Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. 10 Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig.Fig. Fig. Fig.

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1963. 1992. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". indispensable à la communication dans les études technologiques. 4 Inizan. Newcomer en 1974 . une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. 5 Nos collègues préhistoriens. ont pris en charge cette transcription. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. 1974.Avant-propos La première édition. comme la précédente. 11 . qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. puis traduit en anglais par M. 2 Tixier. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. Roche. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). 1980. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. En 1992. en 1980. Antikli a Moundre a pour le grec. afin de faciliter la communication et d'étendre. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. Inizan. Madrid) pour l'espagnol. mais elle se voulait. 3 Tixier. Roche. a été notamment ajouté. d'enrichir le domaine de la technologie . Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . 2 3 4 5 1 1 Tixier. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. un chapitre consacré à l'expression graphique. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. Tixier. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques.

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entre autres celles concernant le travail de l'os. etc. Si. comme des techniques. et que si la technologie doit être une science. Dans ce même courant. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. avant que soient énoncés des choix culturels. 7 Haudricourt. de leur capacité à signer une culture. L'analyse technologique doit. même partielle. y compris celle des gestes . M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. de leur complexité. 1947. puisqu'il considérait les activités du corps. De même.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. le métal. des techniques. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. 1964 : 28. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. dans tous les cas. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. c'est en tant que science des activités humaines". Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. le verre. permettre d'évaluer la part des déterminismes. Il est opportun de rappeler que c'est à M. telle la danse. Lors de l'établissement de chronologies. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. en effet. 6 7 6 Mauss. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. 13 . A-G. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. les archéologues. dans cet ouvrage. puis les arts du feu comme la céramique. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte.

Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. 1987 : 22. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. ainsi que sur le chantier de Pincevent. L'ensemble : techniques. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. et. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". sociaux ou symboliques. donc. 1989 : 26. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. prend en compte tous les processus. Leroi-Gourhan. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire .10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. industries et métiers. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". Cresswell. percer. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. 10 M. forment le système technique d'une société". répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. gratter. dans l'étude d'une industrie lithique. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. 14 Perlés. etc.. premier volume de "Evolution et techniques". La chaîne opératoire. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. Cresswell. A. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. La rigueur de son enseignement. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. 1947 : 29. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. 14 13 8 Leroi-Gourhan. 8 9. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. la plupart du temps. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. 12 Organisée autour de R. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. 14 . on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. racler. 1943 et 1964. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. Mauss. en resituant chaque objet dans un contexte technique.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. Il faut noter que cette expression. nous ne donnerons pas une définition de ce concept.

1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. Les outils (au sens large). des savoir-faire.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. connaissances et savoir-faire. Au sein d'une chaîne opératoire. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . 5) | (ch. des gestes et des savoir-faire. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. 3) et d é b i t a g e (ch. 15 . Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. 4) techniques r e t o u c h e (ch. 1995. 6). Or le tailleur. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. 102). La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. sont privilégiés dans les études typologiques. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. des matières. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. d'ordre intellectuel. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. des gestes. selon la culture à laquelle il appartient. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. Selon leur nature. finalité des opérations de taille.

Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. du débitage ou de l'outillage. Par exemple. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. En revanche. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. s'il est possible de mettre en évidence des choix. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit.. la seule présence de produits caractéristiques. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. d'une communication avec autrui. Par exemple. les crêtes. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. quel que soit le contexte archéologique. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. puis son utilisation éventuelle et son rejet. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. des outils. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. comme les nucléus. En effet. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. d'un échange. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. des supports. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. on peut parler d'une économie de la matière première. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . selon les cas. de faits semblables. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. il y en a en général plusieurs. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. Dans un gisement. on l'a vu. 1 9 8 6 : 115. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. actuellement en plein essor. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. la quête des matières premières. Pour définir ces choix. C'est l'une des voies les plus fructueuses. sans l'observation répétée de phénomènes. Par économie. pour aborder les modes de vie préhistoriques. on ne parle pas d'économie de la matière première. si dans un gisement.tels schémas. Cette chaîne. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. 16 Gallay. à l'amont. • Un premier niveau d'observation. etc. 16 . en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps.

schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. microburin. Beaucoup de termes sont conventionnels. réduire les synonymies. volontairement repris de la terminologie usuelle. en reconnaissant que les mots sont des outils . l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. mais sont conçus en même temps que le texte. 18 Leroi-Gourhan. just as stone artifacts they study were the tools of people". supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues.En effet. facilement maniables. Nous rejoignons à nouveau A. 7). Levallois. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. mais comme une véritable écriture technologique. mais ils sont consacrés par l'usage. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. 1982 : 3. Boksenbaum. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. et c'est ce que nous avons tenté (chap. Démêler les confusions. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. Elle doit être réalisée. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. En effet. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. Leroi-Gourhan qui a organisé. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. 17 . avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. etc. 1977 : 30. 17 "However. qu'ils peuvent éventuellement remplacer.

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de guider le déplacement des fronts de fracture. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. en partie. 19 .Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. des grès. Parmi celles-ci. mais aussi le quartz qui est un minéral. à partir d'un choc prédéterminé. Leur choix a certainement déterminé. 1). on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. certains calcaires. de chaille. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. les installations et les déplacements des préhistoriques. des roches essentiellement. 2 et 7). 1 : 1. pour la plupart. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. on trouve des rhyolites. • Les roches éruptives caractérisées. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. des dolomies. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. Les lois de la répartition des contraintes permettent. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. par une texture microlithique ou vitreuse.

5 : quartzite s a n g u i n e . M e u d o n ) . R . Brésil (Atelier p h o t o C . M e x i q u e . D o r d o g n e . I s e n y a ' K e n y a . S . P o r t u g a l . Zinaparo. M i n a s G é r a i s . Oregon. 2 : silex d e T o u r a i n e . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. U . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. A . S . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . . terrasses du Tage. D o r d o g n e . N .M a t i è r e s p r e m i è r e s . 3 : obsidienne noir bleuté. . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s .

pour obtenir un débitage régulier. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. Nous sommes loin. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). dont le meilleur exemple est l'obsidienne. fig. Débiter. andésites. homogénéité. très schématisée . Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. • Roches se taillant mal . l'ivoire. 2. comme certains silex. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. l'os. fragilité. les testant. En fait toutes les gradations existent. standardisé comme le débitage laminaire. évaluées au cours de tests expérimentaux. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. 21 . la qualité principale est l'homogénéité. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. les sélectionnant. utiliser la pierre. phonolites (fig. ou encore des retouches longues. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. par percussion directe ou indirecte et par pression. sur quelques dizaines de matériaux. les choisissant selon leur aptitude à la taille. retoucher. à des détails près.trachytes. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. différemment motivé du préhistorique. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. aux mêmes conclusions. leur abondance et leur forme. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité.). le bois animal ou végétal. 19 Crabtree.1. 2 . les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). basaltes. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. pétrographiques. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. 1 : 3 et 4). • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. 1 : 5). Néanmoins. les roches non vitreuses et peu fragiles.T. quartz hyalin (cristal isolé. sur le plus de matières naturelles possibles. ignimbrites et obsidiennes (fig. Nous donnons une estimation globale. toutefois. sous ses diverses formes . mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. • Roches se taillant asse z bien . 1967. actuellement. e t c . mais rarement très prolongées. ont donné lieu à des tentatives multiples.. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. 1 : 8). Il n'est pas question d'être exhaustif. etc. cristallisant à basse température. 1 : 6 ) .

Algérie.. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig. Belgique..A. Danemark. Grè s (France.A. 2 — Test s d'aptitud e à la taille . 22 .A. Italie.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U. U. Mexique.S.S. Islande.S.A. U. Turquie.) Jaspe (France. Brésil. Sénégal. Algérie. Kenya. Grèce. Algérie. Grèce. Angleterre.S. Améthyst e (France.S. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.) Novaculite (U.A.. U. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Afrique.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte. Niger) Basalte (France.. Qatar .S. Tunisie. U. Brésil) Silex translucid e (France. Maroc.) Résinite (France) Quartz hyalin .. Guatemala. Japon.A.A.S.. Asie du Sud-Ouest.S. Liban.S. U.A. Equateur) Ignimbrite (U.A. Ethiopie.) Silex opaqu e (Europe. Algérie).

de bons résultats pour d'autres techniques. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. Ces estimations doivent être modulées. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. Chaque variété de roche. bien ou mal fait. • En règle générale plus une matière première est translucide. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. en tout cas non gélivée. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. etc. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. par exemple le silex. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . sauf pour de très petites pièces. être considéré comme un cas particulier. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. bulles. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil".). • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. a toute chance d'être bonne. sauf pour le cristal de roche. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. à la limite.Ces trois degrés. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. La valeur esthétique.ou très peu . lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. sont présentés dans un tableau (fig. alors qu'elles ne donnent pas . Un outil est-il beau ou laid. • Une roche qui sonne bien. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. voire chaque rognon peut. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. lames par pression pectorale à la béquille. 23 . devant un problème. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. retouches parallèles longues par pression. est un autre aspect à manier avec prudence. Exemple : ondulations. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. Les Atériens ne s'en sont pas privés. pour espérer être relativement précis. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. meilleure elle est.

2. L'expérimentation a montré. 25 Bordes. Les exemples modernes. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. 1992. 1984. 1966a. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. etc. aucune lame. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. Cette opération dure environ 24 heures. Tixier. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. Lechevallier. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. mieux elle permet le débitage par pression. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. 23 Crabtree. comme le silex. déjà taillées ou non. que sur certaines roches siliceuses. ainsi que les travaux expérimentaux. Deux critères sont. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. dans de la cendre. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. Inizan. Comme pour le débitage par pression. Butler. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. c'est à D. Roche. 26 Posselh. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . 1987. 1964. est facilement envisageable pour les périodes anciennes.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. excréments d'animaux. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. actuellement. 24 . 1964) . comme peut l'être un foyer culinaire. de manière empirique. la dacite. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. le meilleur exemple étant l'obsidienne. 1987. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. semble-t-il. 1969. etc. Jusqu'à présent. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. Webb. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. Il consiste à introduire des roches. Le principe actuel. 1993. 22 Flenniken. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. • Plus une roche est élastique. Borradaile et al. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . le jaspe. 21 Binder. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. 1985. 24 Smith. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . 2. 1981.) placé au-dessus. Domanski. Il y a quelques années.

tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. Le traitement de la cornaline par la chauffe. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. Dans le cas de la cornaline. leur accessibilité. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. Floss. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. mais elle a surtout concerné la pierre polie. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. 1991. on a toutefois des exemples de sa permanence. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. Pelegrin et Richard (éds). en général d'origine métamorphique. Féblot-Augustins. la Grèce. gras. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. On y ajoute les accidents. etc. comme on l'a vu. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. 1982. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. depuis une trentaine d'années. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. à part la couleur. 25 . de zones d'influence. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. en effet. 1994 qui traite d'une seule région. 1 : 7 ) . etc. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. leur abondance. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. Geneste. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. 59). Cette approche n'est pas nouvelle. leur utilisation.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. de nature différente de celle de la pierre taillée. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. 6 ) . le besoin en roche tenace. 1995. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique..la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. d'échanges. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. la Rhénanie au Paléolithique. toute cassure. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. . qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. Si.

sélectionne. des compétences techniques qui ont leurs limites. filons.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. chaque site. chaque région. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. des besoins à satisfaire. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. etc.). terrasses fluviátiles. au travers de l'étude des assemblages lithiques. 2. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie.sont apparemment locales. de plus. plus il choisit. 1. car elle a. dépôts de pente. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. apparemment simples. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. entraînent des réponses multiples. une tradition culturelle à respecter. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . coulées volcaniques. pointements. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. moraines. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe.de quelle qualité est-elle. Les problèmes posés. On a aussi trop affirmé.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. d'autre part des besoins de la culture étudiée. le privilège d'être quasi impérissable. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . est-elle rare. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . cônes de déjection. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue.comment se présente la matière première. L'absence de toute roche dure taillable est rare. accessible aux hommes préhistoriques. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . dépôts marins. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. transporte. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel.). extraction dans des mines. etc. prélèvement à l'affleurement. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. 26 . mais sa présence. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. voire complexes. en est un. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. mais elle reste à préciser pour chaque période. ou au contraire abondante ? .

la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . a trait à l'acheminement au campement de la matière première. l'altération des roches disponibles.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. Dans ce dernier cas.. Chacun de ces cas. Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. sont peut-être la raison de cette différence. et surtout pratique des remontages (ch. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques.seuls les outils. B . la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille.). ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. à l'Adrar Bous (Niger). qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. dans un premier temps. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. 3. chacune de ces stratégies. Il y a lieu. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). La modification du paysage. 3) : A . l'explication technique peut être retenue. C . en termes d'accessibilité. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. Devant des nucléus sur éclat. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. pièces de grandes dimensions. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. D . nous en retenons quatre (fig.seuls les produits de débitage bruts. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. retouchés ou non. lamelles. Exemple : au Ténéré. 6)..

nucléus débités : à différents stades . ou achevés pour les pièces bifaciales. ou retouchés. 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. supports utilisés tels). .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. éclats de préparation de crête . dans le cas de nucléus. à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques.outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. . 28 .pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées .blocs bruts : y compris peu modifiés . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . les entames peuvent être rares . . d'exemplaires (fig. . il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats.éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes.éclats. 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . . . Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. e t c .

bien que se posant fréquemment. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. Résultant d'un choc ou d'une pression. négatifs et positifs. permettent seuls de définir un objet taillé. e 29 . ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. Les stigmates d'enlèvements. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. La présence d'éclats de taille.

28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. 1967). l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . 30 . Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). 73). au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. un coup de main. 4 et 5. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. 1967 et Tixier. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. tous trois. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. 72 et fig. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. Les principale s technique s 1. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. en sont les principales variantes. le débitage et la retouche. Un geste. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. procèdent de la taille. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. la percussion lancée sur enclume. notamment Bal out. débiter . 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. façonner . confirmées par l'expérimentation. ont un sens plus restrictif. Le façonnage. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés.Tailler. le débitage et la retouche qui. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage.

6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 31 . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é .F i g . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é .c o u p . 4 — T e c h n i q u e s de taille.

p. qui peut être en bois animal ou végétal. en os. ivoire. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. Volkof. Pelegrin.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. C'est une technique remarquablement efficace. 4. os. comme les quartzites. légèrement friables au choc. 4 : 3 ) . On note son apparition tardive. silex etc. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. Pelegrin in : Manolakakis. Pelegrin. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . 30 2. 4 : 5 et 6). Pelegrin.. enfoncée dans le sol. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . etc. les résultats ne seraient pas aussi bons. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. le diagnostic de J. est expérimentée depuis p e u . Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. Possehl. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. Roux. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". cf. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. Madsen. 4 : 2). permettant d'exercer une force considérable (300 kg). 1994. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. d'une main. en os. 7 7 . au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. fig. 32 . • La pression au levier La pression au levier. 1991. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. 1989. Avant le Mésolithique. Guiria. 30). en métal. Avec les autres roches couramment employées. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. 1972.) est plus tardive (fig. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. 1988 : 4 8 . 1991a. basaltes. et apparaît sans doute avant cette date. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. ou en métal (fig. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. 1983. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. plus dures et plus tenaces. 1981.

Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. éclat de retouche. Enfin. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. etc. non retouché et non destiné à être un support d'outil.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. on parle de produits de débitage. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . Dès la mise en évidence de production de supports. 33 . éclat de taille de biface.

2. il existe au moins un éclat d'entame. . survenant au cours du débitage. Talon et bulbe peuvent être absents . mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. donnant un produit à morphologie spécifique .sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. dans la chaîne opératoire (fig. etc. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). 8. car ce sont elles. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. lancettes (voir p. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. . 5) : . est un phénomène imprévu. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. une fois l'éclat orienté (fig. du débitage (crête. 33 33 Roche. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. non intentionnel. essentiellement. on détermine un éclat par sa face inférieure.1. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. talon en bas. point d'impact. du façonnage ou de la retouche. 126). • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. Paradoxalement. Tixier. 5). 1982. bulbe. 3. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. 4. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. grâce à des stigmates spéciaux. lancettes. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. 34 . etc. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. qui ont été taillées. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. Leur présence précise des activités de taille spécifique. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat.

I n d r e . 35 .L o i r e . Tixier. D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . à l a n g u e t t e .e t . 1982 : fig. p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.F i g .P r e s s i g n y .). L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . etc.T. 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s .). 1). silex du G r a n d .

"hinge-fracture" des anglophones ). • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. 6). cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. normal dans sa partie proximale. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". qui a longtemps été prise pour un burin. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. 7 : 1 .). normal dans sa partie proximale.1. 7 : 2. fig. 36 35 34 34 Bordes. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. bien que non intentionnels. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. 36 Crabtree.2. etc. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. 1972 : 25. 4. outrepassage d'une pointe Levallois. pression. soit à la "main" du tailleur.3. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. 7 : 5 et fig. emportant une partie des deux bords. 3 et 4). Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion.). vacuole. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). etc. Le support a. filé moins loin que prévu (fig. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. nodule saccharoïde. etc. • Les cassures "en nacelle". • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. etc. recoupant enfin brusquement la face inférieure. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). 36 . 70). 14 : 3). simples ou doubles.) dont nous présentons les principales. produit de débitage ou outil (fig. 77). s'arquant brusquement vers la face supérieure.). 4. 1970. peuvent aussi servir de support. Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. 7 : 5). Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. de ce fait. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. Les produits d'accidents de taille. 4. qu'il soit nucléus.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase.

Tixier. o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 1982 : fig. 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . S . o b s i d i e n n e ( R o c h e . 1). 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . silex du B e r g e r a c o i s . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . 37 . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . O i s e . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. U . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . silex de G o u s s a i n v i l l e .F i g . 3 . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . D o r d o g n e . A .

• Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . de la retouche. surtout par percussion directe au percuteur tendre. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. Cet accident est indépendant de la matière première. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . 1956. intentionnels. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main.4. 38 Tixier.à une meilleure compréhension des gestes techniques. pied. . à profil concave. sans talon ni bulbe). pour les pointes de "La M o u i l l a h " . allongé.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. dernier geste technique de la séquence de débitage.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. . Il en résulte une partie proximale. de même que les "bulbes incipients". un bulbe tout à fait diffus. 1976. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. donnant un déchet de section triangulaire. 1963 : 106. 38 . les éclats ou lames non totalement détachés. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . avec son talon. cuisse). de la corniche du plan de frappe. . Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. avec une constriction postbulbaire. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. soit supplémentaires ("esquille" provenant. S'ils ne sont pas examinés minutieusement. fig. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. en partie distale du support. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. des schémas opératoires mis en œuvre. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. .à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . beaucoup plus de matière que prévu.4. avec un talon très large. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. l'éclat ou la lame peut emporter. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. 6). de leur chronologie. lors du détachement même d'un éclat par percussion. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. 39 Tixier.

8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . en partant d ' u n éclat. 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 4 : finition p a r p r e s s i o n .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 39 .

9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe.0 F i g . 40 . 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 3. 0 : b l o c brut.

10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .l a t é r a l e s (B et C ) . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 41 .F i g . 0 : b l o c brut. 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s .

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43 . La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. Ce mode de taille. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. sont traités à part. par définition. Les préformes qui.. de la préforme de la hache destinée au polissage. triédrique. polyédrique et sphéroïdal. etc. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. ainsi que le hachereau. les ciseaux. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. les trièdres. on parle alors de mise en forme du nucléus. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction.. comme les polyèdres et les sphéroïdes. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. du biface dont on ignore l'usage. outil bien particulier. 80).Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. les haches à section rectangulaire. Le façonnage. chacune ayant ses variantes. car le concept est différent. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. recouvre un certain nombre de méthodes. et quadrangulaire. enfin. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports.

8). 41 Texier. Texier. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. etc. parfois avec le hachereau. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. Roche. dégagement d'un pédoncule. 11 : A). le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. larges. matérialisé par une arête . La finition s'apparente à de la retouche. Roche. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). il est. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. avant l'ébauchage proprement dit. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. qui ôte le cortex s'il y en a. 41 2. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. En revanche. 44 . notamment dans le cas du biface. pour approcher la morphologie souhaitée. Par la suite. d'ailerons. l'outil dominant de l'Acheuléen. rognon. procéder à l'épannelage de ce bloc. dans d'autres contextes culturels d'Asie. il y a plus d'un million et demi d'années. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. le concept de base demeure identique. il devient. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports .sont loin d'être toujours symétriques. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. fragment et bien sûr éclat (fig. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. 1. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. Ce sont les schémas opératoires. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. car ces deux surfaces . 11 : B). 1991. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. avec le développement des pointes de projectile. d'une soie. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. bloc. 1995b. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement.qui délimitent un contour. moins le travail d'ébauchage est important. quasi universel. 1989. il faut.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. plaquette. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. Toutefois. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . Boletín de Antropología Americana.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . Texier. La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. les pointes d'Ohokam nord-américaines . 49 . les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). 45 F i g . qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. 16 : 1). Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. 1973. 1941-1946. Vaufrey. doivent désormais être impérativement prises en compte. 1995a. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. 42 43 44 45 Joubert. 16 : 3). 1982. Roche. Crabtree. non contigus. Il en est de même pour les bolas (fig. et à la prouesse technique. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . Un sphéroïde (fig. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. 15). Plus les angles sont ouverts. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique).

I s e n y a . 3 : bol a e n q u a r t z . 50 .F i g . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . K e n y a . A c h e u l é e n . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e .

Dans ce cas. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. Leroy-Prost. ou encore un étroit ciseau (fig. pic. dont la fonction n'est pas établie. 46 Brézillon. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. 18 : 1) . Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). 1981. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. rhomboïdale.. de façon différée mais "irrattrapable". La base peut demeurer entièrement naturelle . De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. D ' u n point de vue technique. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. auquel il s'oppose dans sa conception. qui relèvent de méthodes différentes. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. ou bien que les trois pans sont taillés. voire deux surfaces (naturelles. comme les objets à section triangulaire. 51 . n'est pas un objet très courant. Leroy. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. par bouchardage. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. dès l'Oldowayen.ou encore celle du sud-est asiatique.qui est traitée dans le paragraphe suivant . 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. Le pic triédrique. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. etc. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. se fait. et perdure tout au long des temps préhistoriques. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. 1968. les deux s'effectuant à la pierre. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. quadrangulaire. Nous en présentons deux. Il requiert une très grande maîtrise technique. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. selon qu'une. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. notamment pour les objets de grandes dimensions. Dauvois. 17). ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. ou pic triédrique. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. pour lesquels il existe en tant que tel.Ainsi polyèdres. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. la fin du façonnage ou le polissage. on Fa vu.

1976 : fig. . Acheuléen. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. Casablanca. 17).Fig. Maroc (Dauvois.

en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. 53 . bouchardage puis polissage. le polissage et le sciage. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. polissage puis pression. la pression. ou sur enclume). par percussion indirecte. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple.l'autre reste polie -. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . 1987. Pétrequin. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. Tixier. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . La régularisation des arêtes de la préforme. La préforme est prête pour le polissage. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. dans des contextes très différents. témoignages "vivants". car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. le bouchardage. qui doivent être parfaitement rectilignes. le bouchardage. Kelterborn. etc. protohistorique cette fois.). le polissage. Pétrequin. 1984. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. 18 : 2). des "lames" de haches. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. 1993. de la perduration de la taille de la pierre. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. Madsen. 1981. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . Madsen. préparation des bords . avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). ou par pression. effectué à la main pour les petites haches.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. 50 47 48 49 50 Hansen. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. fine denticulation de la partie active. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. Midant-Reynes. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. et deux exemples ethnographiques. 1983. 47). herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. et de son rôle socio-économique et symbolique. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex.

1 9 9 3 : fig. 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . D a n e m a r k . 18 — P r é f o r m e s . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . Irian J a y a . b a s a l t e .F i g . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . Khambhat. 54 . 2 0 2 ) . silex. Inde. c o r n a l i n e . 1984 : fig. I n d o n é s i e . 4 . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . A ) . 1 ( M a d s e n .

L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. etc. 52 Roux. perforée. bouchardage seul .. 19) tient à deux éléments essentiels. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. l'obtention d'un tranchant terminal. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. Ce tranchant. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). et enfin lustrée. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. ébauche et préforme (fig. polie. polissage seul. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. ovoïde. Celle-ci est ensuite abrasée. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. Une fois finies. sciage seul. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. 1973. dans le Gujarat (Inde). circulaire. taille minimale et polissage important. Pelegrin. est obligatoirement brut de taille. 32)... traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. on le sait. En effet. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . • Sa partie active. et non des hachereaux. qui sera à section carrée. qui est toujours naturel. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. juste avant celui consacré au débitage. 1943. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. 1989.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay.. Rao. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . le biseau tranchant. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains.. 55 . cylindrique. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. pour obtenir la préforme. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. 18 : 3). et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . On procède à la taille en deux étapes. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage.

Acheuléen. Isenya. 19 — Hachereau en phonolite. Kenya.56 Fig. .

qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" .de la face d'éclatement. 54 En règle générale.).. En dépit de cette description très précise. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. 71 et fig. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. 54 Texier . les hachereaux. de par son mode de fabrication. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. 1956. et un des plans de la face supérieure. Pour les autres types de hachereaux. 53 Tixier. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. 38 et p. C'est un outil en apparence simple. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. Kombewa (p. 63 et suiv. le hachereau. 28) ou Tabelbala (p. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. psychiquement. 72). continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. Le hachereau en est un très bon exemple. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. et non le façonnage.et/ou une régularisation des bords. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. D ' u n point de vue morphologique. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . 57 ..pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. 1989. outils très abondants dans certains Acheuléens. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p.

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des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. La reconnaissance d'un nucléus (fig. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. même intentionnelle. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. préparée ou non. .Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. une phase optimale. Dans le cas de cassure. . nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. 20) passe par la détermination : . du (ou des) plan de percussion et de pression. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . Le nucléu s Quelles que soient la matière première. puis par une phase initiale du débitage.de la (ou des) surface. 59 .

Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. destinés à. peut aussi servir de nucléus. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. 60 . Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . 9 et 10). F i g . choisi à cet effet. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. Enfin. éclats de préparation. tels que nous les observons. éclats-supports et enfin éclats-déchets. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. il ne faut pas oublier qu'un éclat. sont des déchets de débitage. qu'ils soient de préparation. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification).Les nucléus. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel.

Pour rendre compte de ces différences. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. souvent standardisés. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. ils tendent généralement. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. Celles abordées sont parmi les plus répandues. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. et continue son débitage "au fil du nucléus". Quoi qu'il en soit. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. de mise en forme du nucléus à débiter. Toutefois. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . L'absence de préparation. vers des formes globuleuses. à l'exception d'entame. C'est le débitage le plus simple imaginable. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. pourrait-on dire (fig. Les nucléus n'ont. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. 1. il peut être réalisé. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. avec un peu d'entraînement. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. 61 . il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. dans ce cas. pas de plan de frappe préférentiel. par toute personne sachant planter un clou. si le débitage est assez avancé. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques.Les méthode s d e débitag e Le débitage. comme tout acte technique de taille de la pierre. il n ' y a pas de formes stéréotypées. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. 21). qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. 2. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré.

Oldowayen. p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. 62 . p e r c u s s i o n multidirectionnelle. 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . 2 : nucleus à éclats. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e .1 F i g . Ouganda. Nyabosusi.

Depuis une vingtaine d'années. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. par exemple. et d'autre part. le talon en "chapeau de gendarme". Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. la finalité d'un débitage aussi complexe. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. Cette définition était en fait réductrice. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. différentes stratégies de taille mises en œuvre. E. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. Ainsi. 1971.2. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. en 1909. 57 Boëda. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". Si l'on ne peut. 55 56 57 55 Bordes. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. Face à ce constat. indépendamment de la surface de débitage. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont.1. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. 56 Cauvin. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. 63 . Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. 1994. d'une part. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. Cependant. 1961.

3b. 1994 : fig. 1). 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. .Fig. 2b. 1 : nucleus préparé. 2a : débitage à éclat préférentiel.

En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. Tixier . après J. par ailleurs. propose de distinguer les termes suivants : concept. 1988. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. technique et méthode . les éclats de préparation ont un rôle important. dès la mise en forme du nucléus. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. 65 . l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. à pointe et à lames. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. On voit donc que. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. alors que le percuteur tendre est. E. sections hachurées). L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. 58 Tixier. 22 : 1). 22. 1988 : 14. Boëda. 60 Boëda. 59 Boëda. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. 1967 : 807 et 817.

23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .Fig. 66 .

67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .Fig.

22 : 2a. 68 . 1. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. 3b. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. toujours par enlèvements centripètes. 61 62 2. alors qu'en " b " . La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. sont indiquées la préparation du plan de frappe. dans un même ensemble. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. c'est l'opération de détachement de l'éclat. et la mise en forme finale de la surface de débitage. 62 Meignen. le plan de frappe est limité. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. Dans la méthode Levallois récurrente. les éclats ont une forme triangulaire. ils tendent à être allongés. 4. et particulièrement de sa délinéation. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. par exemple. 1968 : 315-323. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. plus rarement d'une préparation bipolaire. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. 26 : 1) L'objectif. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. 26 : 2). 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. Cette méthode existe. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. 3. 25). l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). Attention. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. 23 et fig. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. Si la direction des enlèvements tend à converger. fig. 22 : 2b. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. dans ce cas. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. sous-presse. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. 4b et fig. Enfin en " c " .

qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Cette surface concave. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. théoriquement. 69 . dont les applications durent 500000 ans. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . dont la préparation demande donc. Les différentes méthodes Levallois. C'est le principe de la "nervure-guide". F i g . elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. 26 : 2). qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. un minimum de deux enlèvements. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation.

0 1 2 33 F i g . Israël ( M e i g n e n . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . g r è s . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. K e b a r a . 70 .p r e s s e ) . V a u c l u s e . s o u s . A ï n C h e b l i . L a C o m b e t t e . silex. d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . silex. M a r o c . 3 : éclat L e v a l l o i s .

Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. Tixier . 1 9 3 8 .2. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. 6 3 O w e n . on peut débiter un éclat circulaire. 1 9 6 7 .2. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. la préparation d'un plan de frappe. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . Biberson . très étendu. . une telle surface peut être obtenue. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. 27). Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . y compris exactement opposées. peut se placer. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. D a u v o i s 1 9 8 1 . mais pas obligatoirement. elle a surtout été signalée en Afrique. régulièrement convexe. Balout . Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. 63 Fig.

.72 Fi g. Acheuléen. Kenya. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Isenya.

Bordes. Elles sont normalisées grâce à des nervures.3. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . préconçu. percussion indirecte. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. 1956. en métal. Il y a "méthode Kombewa" . 1961 et 1975. Il est regrettable que. 1984. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques.à l'instar de méthode Levallois .les lames ou les lamelles . les lames et les produits de petites dimensions. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. 64 65 2. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. voire en nucléus.sur un même n u c l é u s (fig. afin d'obtenir des produits en série . en bois animal ou végétal. variété d'éclats "parasites". il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. pression). 49 : 3). d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. ils n'ont pas de talon. 1963. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. 1985. 73 . Alimen. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". L'obtention. la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. donc de production d'éclats Kombewa. mais. fig. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. Des conventions peuvent alors être fixées. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. Economie du débitage laminaire. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. 1978. Tixier. au percuteur minéral. Geneste. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. malgré des restrictions formelles en ce sens. 28). à volonté. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. les lamelles ou microlamelles. sinon parallèles. dans ce cas. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. 9 et 10). en dehors du potentiel de la matière première disponible. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. tout au moins de directions point trop irrégulières.

61 : 1 et 2). A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. plus ou moins soignée selon les besoins. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. au cours du débitage. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . appelée crête. . souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. 1968.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. Si. On peut préformer un nucléus grâce à une. Il est loisible. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. et un parallélisme relatif des nervures. de faire cette crête plus ou moins longue. Néanmoins. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame".particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. 74 . 61 : 2). 61 : 6b). Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. Une remise en forme. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. il est possible de resculpter. Ces règles tendent à : . plus ou moins courbe. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). 3 lames). en cours de débitage. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. et cela guide le débitage. lisse ou préparé. deux ou même trois crêtes. 61 : 5). La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. permettant chaque fois le déroulement du débitage. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. Une fois ôtée. de remettre en forme le nucléus. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. cortical. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. il n'y a pas nécessité de préparation. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. voire pour chaque lame. par enlèvements presque toujours bifaciaux. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. 68 Crabtree . 61 : 3b et 4b).

1983. et un bulbe diffus. par des enlèvements de rectification. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . le plus souvent avec des plans de frappe lisses. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. soit indifférente. 1972. Cette technique existe ensuite. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués.pour retoucher un grattoir par exemple -. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. 69 Crabtree. Madsen. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. vers 100000 ans. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . Cela impose. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. très vite. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. Pelegrin. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. des talons réduits. en temps voulu. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. continuer le débitage). selon le produit recherché. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. surtout si de grandes dimensions sont désirées. dans l'Azilien européen par exemple. on crée alors deux plans de frappe opposés. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. 1991a. 32). les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. On ne peut. afin que les terminaisons distales se chevauchent. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. enchaîné. très souvent des négatifs de réfléchissements. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes).La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. 75 . tous deux opérationnels pour le débitage de lames. en effet. point d'impact. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. à l'instar des éclats. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. voire éperons. et des courbures longitudinales (carénage).

A u r i g n a c i e n . A i l l a s .F i g . silex du B e r g e r a c o i s . 76 . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. D o r d o g n e . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . C o r b i a c . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . P é r i g o r d i e n supérieur.V i g n o b l e 2. 2 : n u c l e u s à l a m e .

L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. 29 : 1). La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. Selon ce schéma. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. L'immobilisation du nucléus (fig. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. inventé par des chasseurs-cueilleurs. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. 70 71 72 70 Pour l'historique. En outre ce débitage. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. qui ne concerne que les lames et les lamelles. les directions de percussion sont. lisse ou préparé. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. elles. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. Plumet. 29 : 2). • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. il y a environ 25 000 a n s . 30 : 2). 30 : 3a et 5). ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. La chauffe. tout au moins sur silex et calcédoine. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. a été identifié relativement récemment . Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. 77 . orthogonales (fig. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. Dans ce dernier cas. 1984 : 57-70. dans une aire sibéro-sino-mongole. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . cf. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. Tixier. 71 Inizan. intervient elle aussi dans le débitage par pression. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. 1991.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. sur de grandes séries. reconnue comme facilitant la retouche par pression. 79 : 8). 29 : 3). 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. 1992. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. les produits laminaires tendent à s'arquer. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. Lechevallier. 72 Inizan. sur nucléus (fig. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig.

3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . (1. 4 : D . C l a r k ) . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 2. 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . 5 : J. 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 3 : J. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . Pelegri n .E. 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . C r a b t r e e . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 78 . E .4 F i g . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e .

comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. partiellement ou totalement. 3 1 : 2 ) . de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. lisses ou préparés. pour éviter tout glissement lors du débitage. 74 J. conserver une partie incontestablement "cannelée". voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. par le dosage de la force qui peut être appliquée. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. Plus que toute autre technique de débitage. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage.le parallélisme des bords et des nervures. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. 31 : 1). la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. Cependant. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. Les plans de pression peuvent être corticaux. outil composite à presser. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. 1976a). . simultanés. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). un nucléus débité par pression doit. le maximum de standardisation. 73 Inizan. le plan de pression est très souvent égrisé. les accidents par outrepassage sont fréquents. Il n'est donc pas concevable. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. pas logique. . Tixier. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. 1983. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. Dans tous les cas. . De plus. donc un débitage idéal : celui qui. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. Sur les lames et lamelles de plein débitage . soit à deux surfaces successives. qui tendent à être rectilignes. Dans le cas des roches vitreuses. 31). pour être ainsi appelé. 63). "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. à chaque lame obtenue. Les nucléus pyramidaux sont alors : . 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. comme l'obsidienne.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. 31 : 3 et 4). 79 . enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. la pression permet le maximum de précision. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède.soit pratiquement cylindriques. 63).

le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". 75 Akazawa et al. 32 : 1). 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 3 : n u c l e u s plat. notamment au Japon. 1980 . 80 .1 3 4 F i g . souvent asymétrique (fig. 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. S'il y a une conception unique de ce débitage. • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. En effet. 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . .

avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . 81 . les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. 32 : 2). telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire.2a ^ 1 f 3 Til ^ . les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. même en l'absence de remontages. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. c'est une crête d'entame de débitage. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. 32 : 3 et 4). 32 : 5). • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée.

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étendue. inclinaison.ou retouches . A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. La retouche modifie un support. que celui-ci soit naturel ou débité. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. position et répartition. 83 .Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Il en est de même des "enlèvements spontanés". "Retouche" . d'achever ou d'affûter des outils. localisation. morphologie.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. Ils sont au nombre de sept : delineation.

Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. en 76 Chierici. au bord réfléchi. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. qu'elles ont une place à part. est facilement reconnaissable (fig. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. 34 : 5 et 6). Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. comme les lames à crête (fig. Elle ne se prétend pas exhaustive. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. avec leurs combinaisons possibles (voir p. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. 76 1. 1875. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. Tout préhistorien doit donc.. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). par combinaisons. 78). mais de les mettre en valeur par quelques exemples. 7. sont nécessaires à une description fidèle. il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. Néanmoins. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. 52). fig. 89). Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques.au sens très large . Elle permet. certaines techniques de retouche . de forme générale en "éventail". et dépend des moyens d'observation dont on dispose. de définir les outils. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. privilégiée. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. 41).. elles en marquent parfois le stade ultime. dans la technologie de la pierre. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. 84 . Ces sept caractères.

O b t e n t i o n . 16). face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. 9). Cette technique du "coup du microburin". 85 . d ' u n t r a p è z e . 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . 3). une lame ou une lamelle brute. 8. bloc de pierre. t r a p è z e . d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement.point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . etc.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . planchette de bois. présence de ces formes.) on pose un éclat. g r â c e à cette t e c h n i q u e . 1955. peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. 2. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7.t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. 1976 : F i g . m i c r o b u r i n d o u b l e . triangle.

voire d'une coche peu profonde . par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. sous l'action du percuteur. 33 : 6). le microburin est dénommé proximal. exerce. parfois très effacé. fait parfois levier et.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. En effet. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. ondes de percussion rarement bien marquées. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. visible sur sa face inférieure. 33 : 4b). par petits coups répétés. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. choisi relativement plat. Un microburin présente. une portion de coche à retouches directes et. le microburin. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. particulièrement sensible dans sa partie centrale. 2. 86 . Elle est souvent torse. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. 33 : 4a). on attaque presque perpendiculairement. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. 33 : 5). qui est le but de l'opération. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. Quand le "coup du microburin" est réussi. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. 33 : 1 à 3). Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. La fracture. on enlève. etc. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. un arrondi. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. à hauteur de l'arête de l'enclume. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. visible sur sa face supérieure. inclinaison inverse de la facette de fracture. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. ou en os. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. Avec un petit percuteur.

56 et 58). Gaussen. d'un ravivage. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. Les déchets caractéristiques des burins . le burin est alors considéré comme un nucléus. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. ou encore par pression.peuvent être retouchés et devenir alors outil . L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. Il s'agit.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. ou les deux de façon alterne. 34 : 1). entre autres. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. 34 : 7). 1972.quoique systématiquement décomptés. de ravivage ou non. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. sont rarement intégrés dans une étude technologique. 79 4. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. certains burins très particuliers ("busqués". 34 : 2). 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. chutes=déchets est désormais périmée. Cette technique. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. dans certains cas. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. 34 : 4). sur l'une ou l'autre face. là encore.chutes et recoupes . sauf peut-être dans le cas de réfection complète . Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. intéressant un bord. un excellent support pour une mèche de foret. Les déchets caractéristiques des burins . en F r a n c e ) . 79 Zuate y Zuber. 78 3. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. qu'il s'agisse. à silhouette de hache triangulaire allongée. 1965. par exemple. La notion : burin=outil. 55 : 5) . créant un tranchant vif de taille. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". Les variations stylistiques sont quasi infinies et. 87 . perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. Reste le principe. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. 78 Gaussen.fig. Cette technique peut. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte.chutes et recoupes . "de Noailles".car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. une chute ou une recoupe est. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique).

A u r i g n a c i e n . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . silex du B e r g e r a c o i s . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 1). 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t .V i g n o b l e 2. d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 1 : c o u p du t r a n c h e t . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 88 . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . D o r d o g n e .F i g . 1961 : fig. C o r b i a c .

avec déchets caractéristiques. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). une lame d'obsidienne. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". par un coup porté en son milieu. spécifiques du continent américain. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig.5. presque toujours sur la face supérieure. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig.

.

En effet. dans certains gisements. dans une perspective d'étude technologique. plus que tout autre. éléments d'outils. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. arme. un outil à patine multiple a une biographie attachante. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. l'intentionnel.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. il est indispensable de discerner le naturel. la lecture technologique met en jeu la matière première. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter.. y compris celles postérieures à son dépôt. l'accidentel. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. qu'il soit outil ou reste de taille. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. 91 . La connaissance approfondie du document de base. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. un objet lithique. En outre. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique..). incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. en l'occurence chaque objet lithique. La reprise systématique.

coches. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. en débrouillant les séries de retouches. etc. bloc.. parfois syncrétique. ou souvent en même temps. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. puis toucher. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. perception du volume qu'est l'objet. éclat. selon ses formes. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. jeux de lumière sur les facettes. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée.et identification d'ensemble immédiates. perçues en une fraction de seconde : silhouette. réalisées ou ratées. se fait d'elle-même par déduction.). qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. en dernier ressort. la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. volontairement choisi. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. des "lancettes" (fig. pour les cas complexes. seuls stigmates toujours totalement fiables. etc. géométrique (trapèze). Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. des événements postérieurs au débitage du support. Cette recomposition chronologique. 5).Le terme "objet". plaquette. En effet. on cherche à identifier son support (galet.) Outre les actions naturelles. au détachement (au débitage). la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. éclat. son abondance. cassures. nucléus. couleur. A une perception première. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. elle deviendra "histoire de l'outil". Fait en apparence paradoxal. Dès l'observation des états de surface de l'objet. Puis vient la reconnaissance de la retouche. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. morphologique (limande). Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. selon leur succession dans le temps. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . Si nous nous en tenons à la quête des intentions. relief. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. etc. coup de burin. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. utilisée par l'homme. après le détachement. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. contenant en elle-même une hypothèse. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . si on ne l'a pas lu en son entier. du biface à la pointe de flèche. Si cette dernière n'existe plus. amènent une reconnaissance globale. quasi simultanées. Cela se fait.

93 . striées. . .par cortex. ne peut être un choix.épaisseur et lithologie de la couche elle-même .(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives.site de surface. glaciaire). . les pièces.1. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. N'oublions pas que. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première.par néocortex. Par sa présence ou son absence sur les éclats. Mais l'observation. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. sédimentaire . "grattoirs". 1. . entre autres. "perçoirs". il a été nucléus " a c t i f . Pour une étude technologique.). .par patine. une surface naturelle.origine des éléments (volcanique.pendage. d'autres émoussées. . puis ramassé hors de son point d'abandon. elle. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. métamorphique. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. dont les pièges les plus fréquents sont. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. c'est affaire de convention.éolienne. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. le piétinement est loin d'être négligeable. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. Pour tout matériel étudié.pied de falaise. par exemple un transport fluviatile. Ce nucléus porte plusieurs informations. dépôt de pente. la reconnaissance technologique de la pièce. Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. Si cela s'avère nécessaire. Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première.site enterré. parfois préhistoriques. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". etc. puis roulé. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. etc. 2. fluviatile-. "raclettes". évoquant le charriage fluviatile. 2. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. même dans une zone d'habitat. . Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. en gardant bien en mémoire que nous entendons : .

puis ramassées. 59).que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. ou encore des fractures franches. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. 51). 2. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement.2. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. colorant. comme pour les outils à double patine. comme les lustres et les polis d'usage. et leur étude est si complexe. gomme. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. 2. même dans une seule couche. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage.4. 35). soit uniquement en surface (voile). parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. Les agents sont si nombreux. si divers. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. consiste en des modifications très diverses de la surface. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. bitume. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". 24). D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. comme dans le cas de certains emmanchements. 94 . cuir. les variations de température qui. y compris dans un même site. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig.• La patine. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. soit profondément. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes.actuellement . combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle.3. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. due à des interactions physiques et chimiques. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. 2. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total.

P r i n c e l l e ) . désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. 95 . nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. L'importance et la complexité des états de surface. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. r o c h e siliceuse. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". F i g . souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. de ces altérations et ajouts.

accidentelles au débitage.) . des caractéristiques techniques. etc. Définitio n d e l'objet .d'après les cassures : accidentelles. sur burin. la méthode Kombewa. galet. etc. etc. bords droit et gauche.1.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. Observatio n de s état s d e surfac e 3. . etc. crête.d'après la partie proximale : modes de percussion.d'après la face supérieure : non prédéterminée. etc. abrasion de la corniche.3 .orientation (selon un axe morphologique.2.type (plaquette.3. .4.d'après la partie proximale : types de talon. qu'i l soi t outi l o u no n 96 .6.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus.5. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . Technique s spéciale s d e taill e 3. etc. prédéterminée par la métode Levallois. . 3. etc. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . de pression. • indiquant une préparation .reconnaissance des morphologies techniques. talon. etc. .d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. intentionnelles. etc. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc.). face supérieure. 3.) Support débité . Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. . S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3.

Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. Pigeot. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . Cahen et al. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : .ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. 1987. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. ou simplement à titre anecdotique (fig. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. notamment. Van Noten et al. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. Cahen. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . en première lecture. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . Les remontages. 1. à travers les intentions retrouvées. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Olive. fondée sur cette méthode. En l'absence de sols conservés. 1980. Cahen. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. 97 . Avec les fouilles de Pincevent . 1980. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. sont indispensables au décryptage des sites. 36 et 4 0 ) . atelier de taille etc. désormais pratiqués presque systématiquement. Brézillon. 1987. 1976b. 1972. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. qui.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . Tixier et al. 1982. 1978. Audouze.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. campement saisonnier ou permanent. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie.plus que des remontages . 1988. A Bordj Mellala (Algérie). Un pas a donc été franchi qui mène. En relevant les objets sur plan. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. Leroi-Gourhan. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. les remontages ont permis à J. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . surtout de plein a i r .) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations.

Vaucluse (Brugal et al. 1994). 36 — Remontage. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. Moustérien. silex.Fig. . Bérigoule.

soit par la patine. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches..les transformations. 99 . il y a quelques a n n é e s . phase de début du débitage. mise en forme. percuteur. il est important de les tester ou de les faire tester. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. Inizan. . 1980. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. Il semblait. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. proviennent en réalité du même bloc. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. quelle est. entre fragments du même support. soit par le grain. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. etc. même pour Homo sapiens fossilis. geste. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. Roche. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. maintien du nucléus ou du support. dont nous présentons les principaux buts. plein débitage. à première vue très différentes soit par la couleur. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. ravivages. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. . 2 .quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. le fait est irréversible. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. En fait.). dans la conception de l'économie de la matière première. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. sur un autre support ou sur un nucléus .

car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. 1980. Pour une roche donnée (fig. Guiria. il faut. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. devant des ensembles apparemment "mal venus". voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. avant de juger l'adresse. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. Or au seul vu de ces matières premières. 1991. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. 2) : . La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. Crabtree. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. 71). ne peut le prévoir.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . ni celles.à l'étude d'un ensemble lithique.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. 1991a. même averti. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. 32).quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . En revanche. 32). L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. et beaucoup reste encore à vérifier : . plusieurs années pour devenir un expert. l'intérêt est relatif. 1966. comme dans de nombreuses disciplines. en obsidienne des tombes aztèques. L'apprentissage est très long. Pelegrin.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. Volkof. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. . Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. 100 . p. particulièrement dans le cas des innovations. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. un tailleur. .est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. par percussion indirecte et par pression . 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. les uns au-dessus des autres.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. représentations schématiques.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". choisis selon des objectifs définis. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. etc. La représentation graphique des industries préhistoriques. nouveaux symboles. déchet.) et sa place dans la chaîne opératoire. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). etc. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. Enfin. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. 105 . dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. Loin d'être une copie. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes.

Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . 1987. aquarelle. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. 104 2. 54). Des sections. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. Sur chacune des vues. polyèdres et sphéroïdes. un choix doit donc être effectué .. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. etc. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. 105 Coineau. 104 Prodhomme. encre.Décider 1. 1978. offre une gamme étendue de moyens. 106 . le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. • Le façonnage (fig. judicieusement choisies. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. ce handicap peut devenir un atout. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés.). Cependant.. 105 Dessiner 1. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. Pour les pièces bifaciales. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. mine grasse.

tuf consolidé. 37 — Biface acheuléen. Isenya. Kenya.107 Fig. .

3 : éclat l a m i n a i r e en silex. L o k a l e l e i . V a u c l u s e . A l g é r i e .o l d o w a y e n .F i g . K e n y a . A c h e u l é e n . B é r i g o u l e . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . 1 : éclat e n t r a c h y t e . 2 : l a m e l l e en silex. Le R e l i l a i . M o u s t é r i e n . C a p s i e n . P r é . I s e n y a . 4 : éclat en p h o n o l i t e . W e s t T u r k a n a . K e n y a . 108 .

39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. en choisissant une vue générale. F i g . Le volume du remontage est rendu globalement. Le dessin du talon est absolument indispensable.• Le débitage (fig. • Les remontages (fig. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. 34 : 5). fig. C a p s i e n . 109 . Les esquilles bulbaires. A partir de cette représentation. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. et non par le dessin de chaque pièce remontée. . 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. montrant le maximum d'informations. soit : . Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. A partir de cette vue.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. 38). 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. 131). • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. A ï n D o k k a r a . alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. Il est donc préférable de limiter leur nombre. 1 9 7 6 a : fig. A l g é r i e (Tixier. 2. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. 2). réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. : retouche Quina. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. .

40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. silex. Ahmarien. . 7).110 Fig. 1991 : fig. Abu Noshra II. sans le nucleus. Egypte (Phillips.

41 : 2. Descriptio n d e l'obje t 3. • Les outils de type grattoirs. 41 : 1). dent du burin. 29 : 2). pointe du perçoir. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 41). perçoirs. : pointe Levallois). Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. Les nucleus à lames. etc. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. 3. sur éclat de gel (fig. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. etc. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. Cinq cas peuvent se présenter. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig.norma occipitalis pour la vue postérieure. le nucleus est orienté morphologiquement. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. repose sur l'orientation (fig.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. sur galet (fig. l'orientation est purement aléatoire (fig. Pour établir un langage graphique commun. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. .norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. préformes.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. polyèdres.2. 12 et 13). 41 : 3). Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. 111 . • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. 41 : 5). trièdres. 50). quel qu'il soit. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. S'il est difficile à déterminer. . etc.norma frontalis pour la vue antérieure . 16 :1 et 2). la face supérieure vers soi. dans le sens de son plus grand allongement (fig. etc). 41 : 1). burins. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. Les vues sont désignées comme suit : . Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. sur petit bloc. la partie proximale vers le bas. sur la face inférieure. 57 : 9). Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. 21). Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir.1. .

1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé.5 F i g . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . 112 . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . a p p e l é alors racloir déjeté. 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n .

précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Elle est rabattue à gauche. • Vue A : c'est la vue principale. courbe ou torse. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. Elle permet de montrer l'épaisseur. 113 . On imagine l'objet dans l'espace. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. On la nomme vue de face. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. • Vue B : vue de l'objet par la droite. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. A de rares exceptions. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. Pour obtenir chaque vue. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. face A. et vue de la face supérieure pour les produits débités. F i g . 42).

etc. 1 : à la française.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. pour les nucléus Levallois. D sont identiques . 43 : 1). des fronts de grattoirs. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. Conventionnellement. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. Pour plus de lisibilité et de cohésion. On la nomme également vue en bout. • Vue D : c'est la face opposée à la face A. apposé entre chaque vue. et vue de la face inférieure pour les produits débités. On la nomme vue en bout. face B. par exemple. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. dans la zone médiane. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales.les contours des vues B et C sont identiques . il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. Pour cela. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. F i g .les contours des vues A et D sont identiques . Cette vue a le même rôle que la vue B. B. mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. Elle est rabattue à droite. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. C. on utilise un tiret gras court horizontal (-). Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. des plans de percussion ou de pression. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. . Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. 114 . . . 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . On la nomme vue de dos. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type.les contours des vues E et F sont identiques.les longueurs des vues A. Pour le dessin de l'épure. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage.

Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain.2. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. 1970. a : profil. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . 106 Laurent. Cependant. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. 115 . les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. on peut utiliser le conformateur. 44). on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. La plupart du temps. Pour les autres pièces. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. Une coupe représente les sécant. a b c F i g . La section est translatée et rabattue à droite. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. c : section. axe horizontal de la ligne d'horizon).3. Cependant. pour des commodités de publication. Plus difficiles à dessiner. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. b : c o u p e .

116 . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 1 : c r o q u i s . 2 : d e s s i n au c r a y o n .Fig. r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s .

2. 4. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. A l'aide de flèches.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. à main libre et respecte autant que possible les proportions.le croquis. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. 45 : 1). 45) : . On commence par dessiner les principales nervures. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. le dessin des nervures. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. 45 : 2) : le dessin des contours. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. de profil ou en bout.4. pour plus de précision. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. Le dessin des nervures (fig. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. on la signale par un petit trait de rappel. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. sans Le dessin des contours (fig. 4.le dessin au crayon. La projection n'est jamais orthogonale. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. Pour les pièces de grande dimension.le dessin à l'encre. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. visibles à la surface de l'objet. des plus grandes au plus petites. etc. compromettant la suite du dessin. la mise en place des ombres. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. . Il est réalisé au jugé. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. on relie alors les points entre eux. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. 117 . limite de surface corticale. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. . Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté.1.

4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point.12 F i g . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . 118 . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . 2 : d e s s i n du contour. 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s .

les valeurs de reflets. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. 47). Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. . Pour la technologie lithique. . de gauche à droite. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. en hachures légères ou aplat de gris. de haut en bas. parties encore éclairées directement. plus les hachures sont courbes. Conventionnellement. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . Sur un même dessin. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. Plus on est près du point d'impact. On les nomme ainsi hachures valorisantes. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. parties directement touchées par la lumière. Inspirés par les techniques de gravure. .les valeurs de pénombre. Plus on est éloigné du point d'impact. Pour cela. 4. la lumière s'y reflète et y rayonne. Les hachures sont parallèles entre elles. la longueur des hachures. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même.les valeurs de lumière. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. parties que la lumière n'atteint pas directement. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. parties dans l'ombre.3. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. la matière et la taille. Si la surface est lisse. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. mais jamais rectilignes. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. mais avec moins d'intensité. les hachures ont une double fonction. pour créer un impression de relief. 45 : 3). Dans le tracé des ombres. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité .les valeurs d'ombre.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. il faut rechercher la séparatrice. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. leur épaisseur et leur fréquence : 119 .

120 . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . P e c h de la B o i s s i e r e . 3 9 .F i g . (Smith. 7 ) . S o l u t r é e n . silex.

48).dans les zones de reflets. les hachures sont peu fréquentes. 48 : 5) . 48 : 7). L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. . 1976: 52.dans les zones de pénombre. "il est bien entendu que. 48 : 9 ) . engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement.le grès . 7 : 3 et 4). engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement.les rhyolites. 48 : 4).dans les zones d'ombre.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig.1. 48 : 10). Les roches métamorphiques . 101 Les roches d'origine sédimentaire . Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. très grasses et longues. 48 : 2) . Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales.. .les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. . les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. les hachures sont fréquentes. 48 : 1). 48 : 6) . On garde donc le principe de la hachure valorisante.2. Variétés minérales .dans les zones de lumière. 107 Dauvois. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. Les roches éruptives . les hachures sont très fréquentes. réalisées à la lame de rasoir (fig. Cependant. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. 40 et 47). .le silex : hachures pleines-déliées (fig. Conventionnellement. . Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. . 48 : 3 et 8). les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. . fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. 121 . 5.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. . qui peuvent être combinées.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. 5. 49) pour lesquelles on propose différents traitements.le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. épaisses et de longueur moyenne. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" .

1 : silex. 6 : b a s a l t e . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 9 : q u a r t z . 10 : calcaire. 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 2 : j a s p e . 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n .F i g . 122 . 7 : o b s i d i e n n e . 5 : r h y o l i t e . 4 : g r è s .

1 1 1 1 . t r a m e et trait à la p l u m e . n u c l e u s . 1 : quartzite. biface. I s e n y a .3 i 1 . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . 123 . 4 : p h o n o l i t e . K e n y a . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . 2 : q u a r t z . I s e n y a . Y e m e n . éclat p é d o n c u l e . K e n y a . 3 : o b s i d i e n n e . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . t r a m e et trait à la p l u m e . biface. M a t a ' a . trait à la p l u m e . Ile de P â q u e s .

50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. Vaucluse (Brugal et al. Fig.124 1994). La Combette. silex. .

Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. 50). 5. des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. Iraq ( A n d e r s o n .Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. 3). I n i z a n . ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. Pour les pièces à multiples patines. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. 1 : 7 ) . F i g . 1 9 9 4 : fig. 125 . les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. K u t a n . Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. Le premier dessin montre leur aspect originel. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées.3. les géodes. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. silex. le deuxième uniquement les zones altérées. Les fossiles.

Elle se confond avec l'axe de débitage. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique.4. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. le symbole est purement un indicatif de présence. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. ou tramés (fig. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. ni la direction du débitage. le symbole est inutilisable. par exemple. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Ils sont dessinés de manière figurative.) étant relativement récentes. La flèche indique le sens du débitage. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. 6. 11 n'indique ni le sens. Dans certains cas. Si le point signifie la présence du talon. non retouchée. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Lorsque le talon est absent. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. etc. Sens et direction du débitage. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. 57 : 9). Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. 52). des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. Le point marque la présence du talon. . Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. Lorsque la pièce présente un double bulbe. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. mais pas toujours suffisant. bitume. tracéologues mais aussi photographes. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig.5. C'est. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. Sens et direction du débitage et présence du talon. Il est nécessaire. 51). Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". Le double point indique la présence du talon. En effet.

abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .

coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s . 128 . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .

• Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. face supérieure et face inférieure. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Parfois. d'une surface par frottement. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. qu'elle soit intentionnelle ou non. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. 129 . le microburin. elles sont laissées en blanc sur le dessin. 34 : 7). Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. conventionnellement. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. 4. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. Sauf exception. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. hachure. • Le lustre (fig. la flèche s'orne d'un point. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. de son complément manquant. Lorsque le contre-bulbe est présent. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Cependant. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet.• Les cassures (fig. tiretés) la totalité de la surface des dessins. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Le coup de burin (fig. 7 : 3 . 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. au trait. 5).

2. les vues de face. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. En effet. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. Ce procédé est à proscrire. c'est souvent la vue principale.) dans la légende. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. etc. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. est-ce possible technologiquement? Si oui. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. 2/3 GN. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. S'il y a plusieurs vues. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. 1. 130 . d'un tiers.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. d'un coup de crayon circulaire. 4. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. S'il n ' y a pas d'échelle. puis comparer avec le relief de la vue principale. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. Face à des contraintes de composition. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article.

Schématiser 1. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. ni convexités. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. nervures et flèches numérotées. Il peut être réalisé de deux manières différentes. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. p h o n o l i t e . Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. Il est réalisé grandeur nature. ni relief. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. et ne comporte ni hachures. avec un minimum de moyens graphiques. Il permet. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. Dauvois (1976). symboles. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. éclat. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. 2 : schéma 131 . La direction. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. etc. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. I s e n y a ( K e n y a ) . souvent la vue de face en perspective. F i g . • Schéma figuratif (fig. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. Les enlèvements sont traités en plan. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. 2. A c h e u l é e n . Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. • Schéma abstrait (fig. relief. Dans tous les cas. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. généralement en une seule vue. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. 53). La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. On ne dessine ni concavités.

6 : n u c l é u s r é s i d u e l . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 132 .F i g . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e .

109 Tixier. ACCIDENT D E TAILLE . les burins par exemple (fig. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . 108 cours du débitage. 55 : 3. régulière. des AJOUT. 7 : 5 et fig. acciden t Sire t (fig. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). Terme général désignant l'action "d'user par frottement". 1972. survenant au Nous entendons par ajout. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . Un bord est dit abattu quand la retouche continue. si une méthode différente a été employée. Cette abrasion. 79 : 6). Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. etc. résultat de ce phénomène. Exemples : lame outrepassé e (fig. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. 77). AFFÛTAGE. 7 : 2 à 4). nacell e (fig. 4 et 5). les raccords et les remontages apporteront les preuves. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. languett e (fig. non intentionnel. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. 109 ABRASION. Action d'aiguiser un outil. 110 AILE D'OISEA U (EN ). Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. 133 . du façonnage ou de la retouche. 7 : 5). il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. un bord cortical . etc.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. ABRUPT(E). donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 66 : 1). 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. il y a transformation du type d ' o u t i l . Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. 70 : 1 à 3). intentionnellement ou non. Phénomène imprévu.

Terme de positio n (fig. 7 4 : 4). 5) et mesures que l'on en prend. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point.. Terme de positio n (fig. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. Ce terme. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . glacis de lancettes (voir lancette) . 51).F i g . ARRACHEMENT. etc.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . 1961 : 29. minéraux (bitume (fig. de l'autre face pour l'autre b o r d . ATYPIQUE. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres.. ANGLE D'ÉCLATEMENT . 111 émoussée. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. gomme. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . d'une lèvre.) ou végétaux (bois. Comme pour l'expression précédente. 5) et les mesures que l'on en prend. ANGLE D E CHASSE . d'une crête. 1 : burin à un seul p a n . L'acuité de cet angle.. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. ocre. On parlera de l'arête d'un biface. etc. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. p a s d ' a f f û t a g e visible. ARÊTE. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette.) renseigneront sur les techniques de débitage. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. corticale.. ALTERNE. très controversé. 74 : 3). 111 Bordes. etc. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . ALTERNANT(E).). masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 .

qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . des galets taillés. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. Dauvois. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. etc. 1968. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. 115 Crabtree. C'est aussi ce terme. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . AVIVAGE. 114 Dauvois. d'un galet taillé. 1976 : 24. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. d'un outil sur plaquette. 41 : 4). irrégulier. Voir ravivage . Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. racloirs convergents déjetés (fig. que l'objet soit dessiné ou non. d'une pièce bifaciale. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. la base est alors distale (fig. 1961 : 6 . etc. et sa détermination conditionnera certaines mensurations. 41 : 1). la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 67 : 5). Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . 30 : 2). B BASE. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . et non le mot talon. 115 BÉQUILLE. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. 135 . 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . inachevé.. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . V\ F i g . 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . dans le sens de son plus grand allongement . 1976: 24. grossier.ne Test pas !). 41 : 2). 5. 113 AXE MORPHOLOGIQUE .. 73 : 1 et 3). 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. 113 Bordes. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . AXE D E DÉBITAGE .quelqu'ait été leur support -.

5). ayant été ou non préparé pour la recevoir. les bords ne comprennent pas le talon. etc. en tout cas. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . 119 Breuil. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . par définition. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. . 117 Bessac. Il peut être double. Par analogie. Pour les objets bifaciaux. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. 1911.Terme de position . C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. d'une plaquette. d'une chute d e buri n (fig. voire triple. partant du même bord (fig. pour les arêtes d'un biface. on emploie le mot arête . Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . dans le seul cas des fractures hertziennes. 60) sur un éclat. 1980. La boucharde.avec des percuteurs. Voir taillé . Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. d'un bloc. Sur une surface lisse. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. 86). Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. Voir ces mots. BULBE. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . . retouchés ou non (bords d'une lame. Voir abattu .rendre rugueuse une surface. Elle ne présume ni de la destination. 1987 : 79. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. La den t d'un 119 120 116 Roche. 1909. BORD ABATTU . 74 : 5). La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . édition 1989. lamelle) non modifié par une retouche.à préparer une surface en vue polissage . BRUT(E) D E TAILLE . d'un Synonyme de cassure . fracture. Les deux séries d'enlèvements doivent. q u ' à des outils sur support naturel. d'un éclat). et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. 120 Bourlon. Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . 16 : 2 et 3 ) . ni de la fonction. récentes de la préhistoire. lame. 136 . Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. On l'emploiera pour un galet taillé. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. BIFACIAL(E). . les deux faces d'un objet. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . une lame ou une lamelle.mais ce n'est pas toujours aisé . par une seule percussion (ou pression). 118 Dictionnaire Petit Robert. que nous lui préférons. 5). est un instrument moderne.etc. Ligne qui délimite le contour d'un objet. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. dos . BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. BRUT(E). fig. BRISURE. son action est inversée et provoque des petites aspérités. BORD TAILLÉ . Un pa n (fig. être situées dans la même partie de l'objet. il est parfois précédé d'un cône . brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. BORD.

L e s 5. 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . 4 : sur c o c h e s . u n t a l o n (9).12 3 4 5 6 7 10 F i g . 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . F i g . 137 . u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). Burins triples. 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . etc. Burins quadruples. 3 : d i è d r e s d ' a x e . u n e c o c h e (10). 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). u n p a n (6). u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 11 : sur t r o n c a t u r e s . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. u n p i q u a n t trièdre (7). Burins doubles. u n e surface r e t o u c h é e (4). u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). 1 : sur t r o n c a t u r e .

à la multiplicité. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. 79 : 5). Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . 59). Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. surtout pour la pression (fig. Terme emprunté à l'architecture de marine. "dos " (bor d abattu). F i g .surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. Dans ce dernier cas. 122 Terme proposé par D. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). CHAPEAU D E GENDARME . 57) : . Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. ciseau). autre(s) pan(s) de burin. etc. 1 : 7 et fig. qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. Toutes les classifications sont possibles.burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. . 24).surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. 138 . 61 : 5 ) . 31). etc. Cahen (1984). 58). soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). Tixier). 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . . etc. Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). C A S S U R E .. bor d retouché . 1 2 2 121 Tixier. piquant-trièdre . N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. coche .surfaces obtenues par retouch e : troncature. Terme général. Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. CHASSE-LAME. 2 9 : 1) et (fig. à son axe de débitage. (fig. 1963 : 43. . cassure. surface brut e d e débitage . ne présumant pas des causes de la rupture. fracture) . coch e clactonienne. les positions par rapport à l'axe morphologique du support.

7 Fig. 1 : c h u t e p r e m i è r e . 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 7 : c h u t e torse. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 139 . 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 2. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 8. 6 : c h u t e réfléchie.

lors de leur détachement (fig. 126 1. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent.-G. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. sur le même bord. la civilisation ou le lieu (fig. 2. 60 : 8. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. Peu usité. postérieurement au premier coup de burin. à petit rayon de courbure. 60 : 7).C H U T E D E B U R I N . note 2 et fig. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. qui sera alors dite "préparée". de faire "filer" plus loin l'enlèvement. 34 : 4). où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. 123 Gobert. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. CONCHOÏDE. COCHE (O U ENCOCHE) . Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 125 Cahen. Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . L'expression "chute de burin".-G. donc aux fragments qui ont été détachés. généralement concave. sa section sera trapézoïdale. indiquant une entaille nette. Quand le bord du support aura été préparé. Cette méthode permet.ou départ de retouche . Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . 9). Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. 126 Brézillon. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . ce qui n'est pas toujours le cas (fig. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. Brute de taille. Terme de délinéation d'un bord. proposé par E. ou simplement "chute". Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. En 1954 E. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). 60 : 6). 3).de la face inférieure (fig. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. 1954 : 447. 1968 : 195. 60 : 4. CINTRAGE. faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . 61 : 6 ) . 60). 127 Turq. 2. obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. 124 Gobert. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. parfois en "V". non intentionnel. 127 CLACTONIEN(NE). C I S E A U . Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. en régularisant le bord. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. Synonyme de bulbe . 60 : 2. 1988. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". 140 . 5). G o b e r t . 1954 : 447. 1984. quelque soit le support. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. Voir réfléchi (fig. ainsi de suite.

de face entièrement corticale. la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). 128 Breuil. 20). 6b). que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. T e c h n o l o g i q u e m e n t . Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. pourquoi pas dans certain cas. soit. qui a trait à la typologie . une arête . 93) tend à s'employer. C R A N . Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. 129 Pour Laplace (1964). Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Perret 1956. 1963. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. ou. C O R T I C A L ( E ) . s'oppose à denticulé. une première lame : l a lam e à crête. 61 : 5). Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . Partie saillante qui couronne un nucléus.C Ô N E . Terme qui s'applique à la mise . 1932. C O N T R E .c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" .en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles).B U L B E . Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. 130 Sonne ville-Bordes. Tixier. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. on parlera de réserve corticale. ou crête d'entame. . CORTEX. unit le talon au bulbe . Désigne la présence de cortex. Terme de délinéatio n d'un bord. 61 : 2). Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. 20).ou la remise . Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. CRÊTE. Il s'agit de créer. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. S'utilise pour désigner le relief qui. dans certains cas. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. pour faciliter une bonne prise en mains. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. C O R N I C H E . Cette arête permettra de faire "filer". 62 : 7). soit que la forme de la matière brute s'y prête. en la guidant. qui aura forcément une section triangulaire. Suivant son étendue et sa localisation. de base ou de talon cortical. 129 130 CONTINU(E). la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. qui correspond à la "patine" des géologues. 61 : 6a. sans être destinée à guider une lame à crête : . s'oppose à "discontinue" . 61 : 1). 64 : 4). comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. 141 . La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. 128 COUVRANT(E). car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. on parlera alors de "crête naturelle".

2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 6 b sur n u c l é u s à crête. 2 b : sa l a m e à crête. 3a. 142 . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s .1 a 2 b a 3b F i g . la c r ê t e . 3 b .

131 CROISÉE. Action de taille qui enlève le cortex . 29 : 3). 132 Terme général de morphologie. Cette surface peut être : corticale . qui peut-être (fig. DENTICULÉ. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. brut e d e débitage .comme synonyme d 'épannelage. 1. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . lamelle). Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. trois ou quatre plans de frappe (fig. DÉBRIS. Ce n'est pas un but en soi. DÉCORTICAGE. lame. Ce terme est souvent employé . Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . Elle est formée d'au moins trois surfaces. lamelle) (fig. DÉVERSÉ. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. Percussio n (directe) . Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. lame. DÉLINÉATION. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner.à tort . 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . Voir p. D O S . Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. 74 : 1). 1963. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . Ces cinq termes généraux peuvent. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. DISTAL(E). Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. DIÈDRE. 30. 45). Terme de localisation (fig. Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig.1. en se combinant. DENT D U BURIN . D DÉBITAGE. 62 : 5). donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. 143 . car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . 67 : 1 et 3). Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . voir ces mots. Terme de position . Résultats de cette action. DISCONTINU(E). CROQUIS. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. 56). toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. DIRECT(E). Dans un deuxième sens. 2. créé par une ligne d'enlèvements. 1947. et d 'inclinaison. Caractère désignant le dessin que forme un bord. 76 : 1). 2. 7 4 : 6). 132 Bordes. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. 66 : 2).

8 : é p a u l e m e n t .). de préparation.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche .. 7 : c r a n . Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). d'un bloc. r e c t i l i g n e . Action de polir en frottant avec un abrasif. 3 . en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. 1 . etc. 15 : r é g u l i è r e . m u s e a u . 5). c o n c a v e . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. Terme d'un E É B A U C H E . d'une plaquette. d'un nucléus. de feuille de laurier. 68 : 1). "Première forme..). É G R I S É . préparée. 10 .. Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. 144 . 9 . le plus souvent bifaciales (ébauche de biface.. de débitage . Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. etc. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . édition 1989. 12 : p é d o n c u l e . 4 : c o c h e s . 11. 6 : scie. . ni d'une destination particulière (fig.d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. Premier état de cette œuvre" . ni d'une morphologie. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). encore imparfaite. Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. .11 1 Fig. indiquant la morphologie enlèvement (fig. 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . l a n g u e t t e . É C R I S A G E . ÉCLAT. 13 : soie. de hache. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. 5 : d e n t i c u l é . 14 : i r r é g u l i è r e . formée par des retouche s abruptes.d'un galet. que Von donne à une œuvre plastique (. etc. 2 : c o n v e x e .

Altération d'un bord rendu moins tranchant. 10 : 1). Irak. 134 ÉMOUSSÉ. . synonyme d'enclume. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig.l 'ébauchage d'un outil . ENTAME. L'expression "percuteur dormant".la mise en forme d'un nucléus (fig. Par commodité. O b e i d . Voir coche . 1. moins aigu (fig. Bordes (1961 : 13). Retouche "sur enclume" : voir croisé . 63). 134 D a u v o i s . un burin pour lui appliquer un coup de burin. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. . Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" .on frappe un nucléus pour le débiter. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . 135 Une enclume peut être tenue à la main. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. etc. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . ENLÈVEMENT. 135 ENCLUME. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. en haut. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. 1976: 211. un bloc de matière première pour la façonner. 9 : 1. . 2.0 1 cm 3 Fig. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. Tell el O u e i l i . préhispanique d'Amérique centrale. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. ENCOCHE. etc.on pose un éclat (une lame. 64 : 3). 145 ÉPANNELAGE. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. est due à F.). ENVAHISSANT(E). à gauche)..

etc. polyédriques. 2 : longue. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. 136 12 ÉPERON (EN ) . et peut faire appel à plusieurs techniques. . En préhistoire. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran.courte. 137 Dauvois. . celle-ci est dite : . 64). correspondant à un plan de frappe préparé (fig. sur un contre-bulbe. F Désigne certaines surfaces d'un objet. bloc. 146 . 79 : 4).. 136 Brézillon. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. 62 : 8). ÉTENDUE. Terme qui s'applique à un talon. 1968 : 124.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. face 1 et 2. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. en sculptant la masse de matière première choisie. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . son opposé est la face supérieure (fig.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats .Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. dont la concavité dégage une saillie. 3 : envahissante. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . 131 34 F i g . etc. lames et lamelles. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. FACETTÉ. 5). .longue. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . 79 : 8). Les termes fac e inférieure . d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. galet. 1976 : 181. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. son complément FACE. si elle occupe une grande partie de la face. et un seul. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. triédriques. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. en négatif. puis de finition. 1 : c o u r t e . selon une forme désirée. 4 : couvrante. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. ÉPAULEMENT. 5). fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats.mais de FAÇONNAGE.) on parle alors de face A et B. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles.envahissante . etc. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative.

147 . 141 FRACTIONNEMENT. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. la flexion. FRACTURE. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e .) peuvent provoquer le fractionnement des roches. sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". T i x i e r ) . La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. 65) ou par pression. édition 1989. tout éclat est "fragment de nucleus". d'éclat. le feu. quel que soit son origine. A . C'est ce terme qui. feu. silex du T e x a s . un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. ressac. flûtée p a r J. le sciage. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . etc. gel. 139 Smith. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. 1966. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. sur tout ou partie de sa longueur. (qui devient nucleus). 138 139 FLÛTÉ(E). E . transformer un support.F i g . etc. U . 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. Par l'expression "fractionnement intentionnel". 140 "Action de réduire en partie" . A droite. p r é f o r m é e p a r D . de biface. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . en outil. P i è c e é b a u c h é e p a r G. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. etc. 1963. FRAGMENT. de tel ou tel outil. "Partie d'une chose qui a été cassée. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . ( P h o t o J. la pression. l'une ou les deux f a c e s . sans en atteindre les bords. 138 Crabtree. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. On dira : fragment de lame. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . associé à "intentionnel" ou "volontaire". brisée" . S . FRONT D E FRACTURE . Certaines causes naturelles (gel. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase.). 141 Dictionnaire Petit Robert. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. édition 1973.

d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. proche de 10°. 66) : . lame. d'une ligne ou front de fracture. mais est réservé à une technique de percussion . Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation .. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. une lame ou une lamelle. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. Fig. . lamelle) (fig. 66 — Inclinaison des enlèvements. Chacun des traits parallèles. 3 : semi-abrupte.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. lancettes. Ligne de retouches sur un éclat.abrupt s : l'angle est approximativement droit . "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) .. 74 : 2). ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. Bien qu'antonyme de direct. Dans une acception très large du mot. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion.impliquant le développement. INCLINAISON. . Le préhistorien. 2 : abrupte croisée.. machines différentes concourant à un même but" ou. pleins-déliés. 142 143 INVERSE. : 4 L . Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. 4 : rasante. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. INDIRECT(E). 1 : abrupte. agencements d'industries" . elle peut donner lieu à une classification.rasant s : l'angle est très aigu. 34 FRONT D E GRATTOIR . H H A C H U R E . INDUSTRIE.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. 142 Mauss. 143 ibid. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . systèmes de techniques appropriées à des fins. pour les industries spécialisées. 1947 : 26. ils peuvent être (fig. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. qui forment un grattoir..

Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. l'une (la "supérieure") incomplète. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. 73. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". à morphologie caractéristique. Aucune des deux ne possèdent de nervure. "Ils sont souvent assez étroits. d'où leur dénomination. 62 : 10). Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . Voir crête . 149 Bordes. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). parfaitement valable. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers.J JANUS (ÉCLAT ). 1976. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. 148 Gobert. 7 : 2 à 4). 1950 : 23. 27. on a affaire à une lame. LAME À C R Ê T E . Certains auteurs. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. Cette distinction. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. 71). 28). 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 145 1. 1970. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. LANCETTE. Voir Kombewa . 1963 : 36-39. lors du détachement de l'éclat (fig. LANGUETTE. 63 à 70). 149 . est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . 147 Dauvois. 146 Tixier. ou plus. 145 Bordes. L'un de nous l'a tenté. en forme de petite langue. simples ou doubles opposées. qu'au percuteur dur ou par pression. LAMELLE . en théorie. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 148 LAME. L È V R E . supérieure à sa largeur. en forme de "lance". 2. et voir p. 1961 : 6. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 5). d'une lame au cours de son détachement (fig. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. Une lamelle est une petite lame. principalement de langue anglaise. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables.

le support est un produit de débitage. dû aux vibrations de la circulation. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . Les localisations. 5). et leur dénomination. plaquette.) ou artificielle. 79 : 2). 67). L O C A L I S A T I O N . la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. 79 : 8. observable sur un éclat. d'usage. L U S T R E .1 2 3 F i g . galet.. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. 150 . Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . 2. 1976 : 168. dépendent alors de chaque orientation. de frottement des pièces dans un tiroir. Etat de surface caractérisé par un brillant. "Au niveau du bulbe. en contre-courbe" (fig. Il désigne une partie d'un support. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. 1 : d i s t a l e d r o i t e . Caractère désignant la place occupée. éolien.. 150 Dauvois. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. sur une pièce.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. mésia l (ou central) . par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. 79 : 9). LISSE. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . 4 et 5 : b a s a l e . le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. etc. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. Deux possibilités : 1. 150 les termes proximal . donc à orientation conventionnelle unique. LINÉAIRE. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. distal . profil). Terme de localisation . q u e l q u e s e x e m p l e s . On dit aussi "central(e)" (fig.

Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. 153 ibid.MÉTHODE. pour parvenir à un but" . N ENLÈVEMENT . forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. etc. 151 "Ensemble de démarches raisonnées. d'un nucléus . La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. "ondulées" . Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. suivant une marche raisonnée. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. . Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. édition 1989. d'un enlèvement . 1 : écailleuse.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. MICROBURIN. 10 et 61 : 1). allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. 2 : scalariforme. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. plus exactement. mais nettement plus accentués. . 1961 : fig. 152 153 .sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 1). (fig. suivies. MORPHOLOGIE. MISE E N FORME . La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . obliques (en écharpe. etc. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. en chevron). d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. 33). De multiples combinaisons sont possibles. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. 69) . 151 . 68) : . 152 Bordes. 1961 : 8. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. 2. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. 3 : parallèle. 4 : subparallèle (Bordes. Cela implique un support relativement épais. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s .

5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. M e u d o n ) . la face supérieure des éclats (fig. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. (Atelier photo C. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. l'hétérogénéité de la matière première.. Dans tous les cas. notamment des grattoirs ou des burins. Remarques.E. Crabtree. cela sans présumer de la finalité de l'objet. NUCLÉUS. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. De même. Ne pas confondre avec arête. J. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. D.R. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. Fig. En l'absence de la partie talon-bulbe. les ondulations ne soient pas visibles. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. Par définition. en déformant les ondulations. Il arrive que dans une matière première très homogène. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . 152 . A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. NACELLE. 20). auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. devient parallèlle aux faces. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression.MUSEAU. Assez près du talon. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. 20). 62 : 9). non vitreuse. N Fracture accidentelle rare. NUCLEIFORME. elles indiqueront la direction de taille. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). 5). NERVURE. à morphologie caractéristique.N. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. A g a u c h e : o b s i d i e n n e . 5). chemine sur quelques millimètres. O O N D U L A T I O N S . emporte une partie des deux bords. empêche parfois de définir cette direction.S. Tixier. et sur les retouches de tous les outils.

153 . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s .5 F i g . d a n s sa p a r t i e distale. 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n .

68 : 3 et 69). Rarement situé sur la face supérieure.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation.). comme il est d'usage. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. 71 : 2) ou très incliné. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. Un outil peut 157 Tixier. d'abord par souci de simplification. légèrement incliné (fig. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . la patine sera toujours postérieure au cortex . p PAN.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. normal dans sa partie proximale. Elle peut être différente.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. .une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. 1947. dans la plupart des cas. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. 154 . . L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). Terme s'appliquant : .O R I E N T A T I O N . presque parallèlle à cette face (fig. 156 Audouze. boucharde. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. . les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. avec ou sans retouche. produit de débitage ou outil. PARALLÈLE. P A R T I E L ( L E) . un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. 155 Mauss. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. qu'il soit nucléus. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. postérieurement à sa taille intentionnelle. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. 155 156 OUTIL. ax e morphologique. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette).sur un nucléus Levallois. PATINE. Nous employons le mot "outils" pour désigner.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. Parmi les pierres taillées. le burin est alors dit plan. 41). 1988 : 110.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. etc. dans des sens divers. . Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. localisation ) (fig. .etc. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. 71 : 3 ) . d'autres des armes ou des éléments d'armes. . 76 : 3) . OUTREPASSÉ. punch. l'ensemble des armes et outils.le pyramidion d'un nucléus pyramidal. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). . Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. Sur un même objet. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . 1963 : 27. 70) : . sans prétendre à l'identification d'une fonction. 71 : 1). Un pan est différemment incliné sur les faces du support.

33). PÉDONCULE. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. S i r e t . La percussio n direct e (fig. présenter plusieurs patines. matières animales ou végétales. retouchés. action de frapper un corps contre un autre. 12). (fig. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. de la lame ou de la lamelle. un fragment d'os ou d'ivoire. 155 . Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . Voir cortical . qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. De plus certains objets taillés. 160 Gobert. PERCUSSION. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. 161 Siret. comme son nom l'indique. etc. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. 1961 : 5. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. à celle de pointe oblique.F i g . 2 : p e u i n c l i n é . La percussio n indirect e (fig. bien mal choisi.G. 1955 : 229. débités. Malgré sa mention très fréquente. 3 : très i n c l i n é . le piquant-trièdre est donc formé. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. lui. façonner ou retoucher la pierre dure. 72). 1924 : 123. un os. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . Il concerne donc les objets taillés. Par définition. de la lame ou de la lamelle. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. ont parfois été utilisés comme percuteurs. façonnés. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. PIQUANT-TRIÈDRE. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. 158 Bordes. un fragment de bois animal ou végétal. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. Nous avons préféré cette expression créée par E. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. légende de la figure 6. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. G o b e r t . voire des nucléus abandonnés. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. ce dernier terme étant. 62 : 11.

12. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . N . P e l e g r i n ) . M e u d o n ) . 1. 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 2. S . 9. 5. . 4. 1 1 . 156 . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. R .F i g . 7.

. N .F i g . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . S . R . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . M e u d o n ) . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . P e l e g r i n ) . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . 8. 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. 157 . 7.

où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. et surtout pour le débitage des lames (fig. 4 : 3). et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. ils peuvent être : . 70 : 2). pour en détacher un éclat. C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. POLISSAGE. 18).croisé s P R É F O R M E . On dit aussi chasse lame. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . en corne. 5). 158 . Par opposition à la percussion . Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. les supports potentiels d'outils. 4 : 6 ) . 4 : 5 et fig. Terme défini à l'origine par D. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. et tous les déchets. 20).inverse s . La pression s'applique d'une part au débitage (fig. la face positive et la négative. 72 : 11 à 13).alterne s ."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . d'autre part à la retouche (fig. 1961 : 5. Terme de localisation . L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. c'est retrouver. D'après les expérimentations. lame lamelle) (fig. 94). PLAN D E FRAPPE . le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". PYRAMIDION.bifaciau x (ou bifaces) . bouchardage. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. en os. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. 74). Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. en ivoire. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. ciseau . retouche) ou de cassure. POSITION. 30). peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. POINT D'IMPACT . intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. on presse. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. 1966. Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses.E. PRODUIT D E DÉBITAGE . D E PRESSION .. POLI. Endroit . une lame ou une lamelle. 162 PRESSION. les ravivages de plan de frappe et de pression. généralement par percussion. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. polissage). Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. Bordes. lisse ou préparée (fig. pour les surfaces de taille (débitage. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. Crabtree. Pour les pièces élaborées. le façonnage. 67 : 2). en métal (fig. etc. Il désigne une partie d'un support.direct s .il s'agit en réalité d'une surface . 79 : 10). On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. 5). R RACCORD.alternant s . P U N C T I F O R M E . PROXIMALE(E). C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. Le punch peut être en bois végétal ou animal. PUNCH. appelée percussion indirecte. cette technique de taille. différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig.

2 : i n v e r s e . irrégulier. F i g . 6 : c r o i s é e . 159 . 5 : biface. 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 3 : alterne ( d a n s ce cas.1 2 3 F i g . 1 : directe. 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . directe sur le b o r d g a u c h e . 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . i n v e r s e sur le b o r d droit). 4 : a l t e r n a n t e .

Il arrive parfois que. une arête. Terme d'inclinaison enlèvements (fig. Les retouches . vient recouper "avant terme" le support et a. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. le SIRET (ACCIDENT) . 7 : 1 et fig. des R A V I V A G E . RÉPARTITION. sculpter.puis les rapprocher. REMONTAGE. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. R E T O U C H E . par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . 44). normal dans sa partie proximale. de "rajeunir" une surface. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. par opposition). 66 : 3). Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. 12 3 F i g . lors du détachement d'un éclat. RÉSERVE CORTICALE . 53) (voir p.sont les traces laissées par cette action. de ce fait. s SCALARIFORME. transformer intentionnellement Siret. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. un support débité ou non. Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. les adapter. filé moins loin que prévu (fig. 2 : totale du b o r d distal. RASANT(E). (fig. 66 : 4). 36 et 40). Retoucher. 60 : 6). 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. Terme d' inclinaison y (fig. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Voir chut e d e burin . REBROUSSÉ. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. 76). 1933. 160 . S E M I . Voir réfléchi . Il ne faut pas confondre section et coupe. 1 : d i s c o n t i n u e . 130). 68 : 2 et 34 : 6). 5). S E C T I O N . Ensemble de raccords .ou la retouche . c'est donc aménager. C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. RECOUPE D E BURIN . en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit.A B R U P T ( E) . lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. "/ / 164 Voir cortical . Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. s'arque brusquement. S C H É M A D I A C R I T I Q U E . donnant les silhouettes des différents enlèvements. RÉFLÉCHI.

Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. S O I E . retouché. 62 : 13). Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus .. d'un galet. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). . Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. façonné. sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. 161 . 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. etc. Ils n'ont rien d'intentionnel. 166 Newcomer. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. 78 : 1). 166 SUB-PARALLÈLE. Il est plus rare pour les lames. 01 2 3 4 5 F i g . 68 : 4). Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. N . T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . S .. Servais. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. E DÉBITAGE . éclats débités au percuteur dur. SURFACES D SUPPORT. d'une plaquette. Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). c'est pourquoi. M e u d o n ) . R . L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. 167 Hamal Nandrin. Il peut donc s'agir d'un rognon. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus.second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. quand ils se manifestent. 1976.. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. 1961 : 32. débité.). (Atelier p h o t o C . d'un produit de débitage. 1921.). nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . pied. 77).. quartzite de Fontainebleau. cuisse.

tablettes de ravivage. Dans certaines industries . La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . à d'autres périodes. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir.lisse . 1947. et de morphologie variée. TAILLE. convexe.talo n e n ail e d'oiseau . ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes.et du (ou des) procédé technique employé (fig.1 2 F i g . cortical ." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. . 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement. la percussio n et la pression . 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus.dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. Le talon est alors : . 1) Sans trace de préparation.. 1979. concave. qui se lit en vue en bout. . le talon est naturel. d'un objet bru t d e taille. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. avec une seule surface de taille visible . 2) Avec traces de préparation.talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. 168 Cahen et al. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel).facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. 162 . Un talon peut être réduit à une minuscule surface. 79). On parlera ainsi de galet taillé.qu'il soit préparé ou non . de bor d taillé .). On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . TAILLÉ(E ). Peut s'employer dans tous les cas. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. . séparés par une nervure . TALON. etc. . il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : .

171 T R O N C A T U R E . les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . presque toujours abruptes. . L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. P D U ) . Ligne de retouches continues et régulières. 7 : p i q u e t é . 2 : lisse. TRANCHET (COU Voir chaleur . d'un métier" . celui du tailleur préhistorique. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 34 : 1). et particulièrement au Magdalénien. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. 1 : cortical. 3 : d i è d r e . mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. 6 : e n aile d ' o i s e a u . La forme se lit en vue de dessous. 8 : en é p e r o n . Lorsque ce dernier est très ouvert. par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. ou sur la face supérieure d'une lame à crête. formant deux angles avec les bords de l'éclat. 34 : 2).8 9 10 F i g . de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. 7 9 — T y p e s d e talon. Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". le talon est dit déversé. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. 110 techniques que l'on méthode de taille. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. le débitage d'une lame par pression. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. v VERSANT. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). La percussion directe avec un percuteur de pierre. édition 1973. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. sur un nucléus. 1972 . 4 : facetté. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes.talo n e n éperon . aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . 163 . Bronze ancien du Proche-Orient) . 171 Zuat e y Zubcr . 10 : puncti f o r m e . 9 : l i n é a i r e . 61 : 5).

.

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Vocabulaire multilingue .

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b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . lamelle : Klinge . verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J.

Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille.: cortical(e ) . kielförmig : carène . t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge.p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung. geschlage n outrepass é carène Kiel. à crête.

Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch . verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. remontag e chasse-lame 179 .

b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat.FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e . s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 .

narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille.s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . plain : liss e fluted : cannelé . r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet.

Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform.inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. k n a p p e d : taille . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g .

"> e n t a m e : ^ jV I 4 j U . .) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.^ ^ de taille : o l i . lamelle : < J L .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U . arrachement.Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx. abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 .7.^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .t. fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx. Kombewa : I j . i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.7. ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.7.<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .U I <_*jl j angle d'éclatement : .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .

: : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille.

esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.

JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j .^ J L ^ <^JL*. LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .

l a m e l l e : hoja .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena .

égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. taillé(e) : talla . d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 .percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. ver abatido b o r d e tallado. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. aile d'oisea u (en) aguzar. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch.

suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada.haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. hoja. tallado (a) : taille . v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . hojita : lame . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla.

avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . l a m e l l e : XemÔa . piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . carénage : K a p é v a .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A.

XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér.localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . taillé(e) : XdÇeuar) .

KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia).ar|. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér .ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. piKpoX £7riÔa : lame. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a .) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v.

: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. p e . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.

é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e . ègri sé : levigatura . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . l a m e l l e : lama .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D .

coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . taillé (e) : lavorazione .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena.pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . c a r e n a g g i o : carène .

ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . cf. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione. l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a .!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. l a m e l l a : lame . abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . cf.

estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . tracejad o (a ) eran : crena. arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . égrisé : areaçâo . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . compressora. ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . c i n t r a g e : arco . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo.l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). lamelle : lamina . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura .

ver abatido bordo talhado. formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. a r e a d o : égrisage . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). cintrag e a r e a ç â o . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . taillé(e) : talhe . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. gasto : émouss é . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido.orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo.p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . pré-formataçâo vertente . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t .b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico.

pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente.coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. superficies l a s c a d a s : talhe. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . l á m e l a : lame . t a l h a d o (a) : taille . " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. ver d'impact thermique. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b .

53. 0500 3 GA P cede x Tél.0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .17. : 92.

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