Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 10 Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

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Newcomer en 1974 . mais elle se voulait. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. 1974. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. indispensable à la communication dans les études technologiques.Avant-propos La première édition. 5 Nos collègues préhistoriens. Roche. 2 Tixier. 11 . Inizan. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. a été notamment ajouté. 1992. en 1980. Madrid) pour l'espagnol. Antikli a Moundre a pour le grec. un chapitre consacré à l'expression graphique. 1980. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. 1963. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". ont pris en charge cette transcription. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . 2 3 4 5 1 1 Tixier. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . puis traduit en anglais par M. comme la précédente. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. Tixier. En 1992. Roche. 3 Tixier. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. 4 Inizan. afin de faciliter la communication et d'étendre. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). d'enrichir le domaine de la technologie .

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Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. comme des techniques. Dans ce même courant. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. entre autres celles concernant le travail de l'os. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. telle la danse. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. y compris celle des gestes . etc. Il est opportun de rappeler que c'est à M. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. c'est en tant que science des activités humaines". de leur complexité. même partielle. avant que soient énoncés des choix culturels. puis les arts du feu comme la céramique. les archéologues. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. 6 7 6 Mauss. des techniques. A-G. le métal. de leur capacité à signer une culture. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. Si. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. Lors de l'établissement de chronologies. L'analyse technologique doit. et que si la technologie doit être une science. dans tous les cas. dans cet ouvrage. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. puisqu'il considérait les activités du corps. le verre. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. 13 . 7 Haudricourt. en effet. permettre d'évaluer la part des déterminismes. De même. 1964 : 28. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. 1947. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent.

industries et métiers. premier volume de "Evolution et techniques". L'ensemble : techniques. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. 8 9. Il faut noter que cette expression. 1943 et 1964. 1989 : 26. Leroi-Gourhan. 1987 : 22. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. prend en compte tous les processus. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. 12 Organisée autour de R. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. forment le système technique d'une société". Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. La chaîne opératoire. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . 1947 : 29. ainsi que sur le chantier de Pincevent. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. 14 . Cresswell. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". en resituant chaque objet dans un contexte technique. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. A. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. percer. Mauss. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. etc. 14 13 8 Leroi-Gourhan. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". Cresswell. 10 M.. La rigueur de son enseignement. racler. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. la plupart du temps. sociaux ou symboliques.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. 14 Perlés. gratter. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. donc. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. dans l'étude d'une industrie lithique. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. et. nous ne donnerons pas une définition de ce concept.

Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. Les outils (au sens large). 4) techniques r e t o u c h e (ch. connaissances et savoir-faire. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . d'ordre intellectuel. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). des gestes et des savoir-faire. 6). finalité des opérations de taille. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. 1995. Au sein d'une chaîne opératoire. des matières. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. des savoir-faire. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. Selon leur nature. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. 15 . il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. 102). selon la culture à laquelle il appartient. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. 3) et d é b i t a g e (ch. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . 5) | (ch. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. Or le tailleur. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. sont privilégiés dans les études typologiques. des gestes.

Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. Par économie. C'est l'une des voies les plus fructueuses. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. Dans un gisement. on ne parle pas d'économie de la matière première. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. sans l'observation répétée de phénomènes. etc. la quête des matières premières. puis son utilisation éventuelle et son rejet. comme les nucléus. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . nous entendons une gestion différentielle de la matière première. la seule présence de produits caractéristiques. on peut parler d'une économie de la matière première. du débitage ou de l'outillage. 16 . Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. • Un premier niveau d'observation. quel que soit le contexte archéologique. Par exemple.tels schémas. à l'amont. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. En effet. si dans un gisement. on l'a vu.. les crêtes. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. En revanche. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. Cette chaîne. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. de faits semblables. 16 Gallay. actuellement en plein essor. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. d'un échange. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. des outils. des supports. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. selon les cas. pour aborder les modes de vie préhistoriques. 1 9 8 6 : 115. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. Par exemple. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. Pour définir ces choix. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. il y en a en général plusieurs. d'une communication avec autrui. s'il est possible de mettre en évidence des choix.

avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. volontairement repris de la terminologie usuelle. mais sont conçus en même temps que le texte. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. en reconnaissant que les mots sont des outils . Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. mais comme une véritable écriture technologique. Beaucoup de termes sont conventionnels. réduire les synonymies. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. 1982 : 3. Nous rejoignons à nouveau A. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. Boksenbaum. 18 Leroi-Gourhan. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. Démêler les confusions. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions.En effet. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. facilement maniables. Elle doit être réalisée. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. et c'est ce que nous avons tenté (chap. 17 . 17 "However. 7). où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. mais ils sont consacrés par l'usage. Levallois. 1977 : 30. Leroi-Gourhan qui a organisé. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. etc. just as stone artifacts they study were the tools of people". microburin. En effet. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. qu'ils peuvent éventuellement remplacer.

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elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. des grès. mais aussi le quartz qui est un minéral. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. par une texture microlithique ou vitreuse. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. des dolomies. de chaille. Parmi celles-ci. Les lois de la répartition des contraintes permettent. à partir d'un choc prédéterminé. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. • Les roches éruptives caractérisées. certains calcaires. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. en partie. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. de guider le déplacement des fronts de fracture. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. les installations et les déplacements des préhistoriques. 19 . A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. pour la plupart.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. Leur choix a certainement déterminé. 1). 1 : 1. on trouve des rhyolites. 2 et 7). M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. des roches essentiellement.

6 : p h o n o l i t e gris bleuté. 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . R . S . A . . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. M i n a s G é r a i s . 5 : quartzite s a n g u i n e . terrasses du Tage. M e x i q u e . Zinaparo. 3 : obsidienne noir bleuté. I s e n y a ' K e n y a . . D o r d o g n e . Brésil (Atelier p h o t o C .M a t i è r e s p r e m i è r e s . D o r d o g n e . U . P o r t u g a l . Oregon. a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. N . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . M e u d o n ) . S . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. 2 : silex d e T o u r a i n e .

andésites. les choisissant selon leur aptitude à la taille. 1 : 6 ) . Il n'est pas question d'être exhaustif. aux mêmes conclusions. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). pétrographiques. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. 2 .). • Roches se taillant asse z bien .trachytes. phonolites (fig. comme certains silex. les testant. • Roches se taillant mal . la qualité principale est l'homogénéité. mais rarement très prolongées. 1 : 3 et 4). depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille.1. homogénéité. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. e t c .T. Nous sommes loin. etc. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. Néanmoins. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. les roches non vitreuses et peu fragiles. Débiter. 19 Crabtree. 1967. actuellement. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés.. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. l'os. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. 1 : 5). fig. quartz hyalin (cristal isolé. différemment motivé du préhistorique. En fait toutes les gradations existent. sur le plus de matières naturelles possibles. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. les sélectionnant. retoucher. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. par percussion directe ou indirecte et par pression. basaltes. l'ivoire. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. ou encore des retouches longues. à des détails près. 2. leur abondance et leur forme. ignimbrites et obsidiennes (fig. utiliser la pierre. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. cristallisant à basse température. 21 . évaluées au cours de tests expérimentaux. sous ses diverses formes . Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. ont donné lieu à des tentatives multiples. toutefois. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. Nous donnons une estimation globale. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. pour obtenir un débitage régulier. 1 : 8). le bois animal ou végétal. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). sur quelques dizaines de matériaux. très schématisée . standardisé comme le débitage laminaire. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. fragilité.

.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. Algérie. 22 . Grèce. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U. Angleterre.S. Equateur) Ignimbrite (U. Turquie.A.A..S. Italie.S.. Algérie. Mexique.A. U.. Liban.A.) Résinite (France) Quartz hyalin . Belgique. Afrique.. Brésil.S. Japon. Qatar . Grè s (France.A. Grèce. Asie du Sud-Ouest. Niger) Basalte (France. U.S.S. Algérie. Maroc. Algérie).A.A. Améthyst e (France.. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .) Silex opaqu e (Europe.S. Ethiopie.S. U. U.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U.A.S. Brésil) Silex translucid e (France. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Islande.) Jaspe (France. Danemark. Sénégal. Kenya. Tunisie. U.) Novaculite (U.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig.A. Guatemala.

Les Atériens ne s'en sont pas privés. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. devant un problème. • En règle générale plus une matière première est translucide. La valeur esthétique. pour espérer être relativement précis. retouches parallèles longues par pression. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. Ces estimations doivent être modulées. sauf pour de très petites pièces. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles.ou très peu . Exemple : ondulations. meilleure elle est. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. être considéré comme un cas particulier. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. Un outil est-il beau ou laid. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. est un autre aspect à manier avec prudence. en tout cas non gélivée. bien ou mal fait. sont présentés dans un tableau (fig. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . voire chaque rognon peut. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles.). qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. alors qu'elles ne donnent pas . etc.de bons résultats pour d'autres techniques. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). bulles. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. sauf pour le cristal de roche. par exemple le silex. Chaque variété de roche. • Une roche qui sonne bien. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. lames par pression pectorale à la béquille. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques.Ces trois degrés. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. à la limite. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. 23 . a toute chance d'être bonne. La solution doit toujours passer par l'expérimentation.

Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. 1985.2. 24 Smith. actuellement. 26 Posselh. le jaspe. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . 1969. L'expérimentation a montré. dans de la cendre. de manière empirique. Tixier. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. 24 . 23 Crabtree. 1981. 22 Flenniken. 1993. comme le silex. aucune lame. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. etc. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. Domanski. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. 1987. semble-t-il. Cette opération dure environ 24 heures. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . 1966a. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. Webb. Deux critères sont. Le principe actuel. c'est à D. la dacite. Les exemples modernes. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. 1964) . Butler. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. 1992. Lechevallier. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. Il y a quelques années. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. ainsi que les travaux expérimentaux. que sur certaines roches siliceuses. Roche. 1984. 25 Bordes. déjà taillées ou non. 1964. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. excréments d'animaux. etc. Jusqu'à présent. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . comme peut l'être un foyer culinaire. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. • Plus une roche est élastique. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. mieux elle permet le débitage par pression. Borradaile et al. le meilleur exemple étant l'obsidienne. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. Il consiste à introduire des roches. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. 1987. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . Comme pour le débitage par pression. Inizan. 2.) placé au-dessus. 21 Binder. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression.

a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. Si.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. de zones d'influence. comme on l'a vu. en général d'origine métamorphique. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. Pelegrin et Richard (éds). témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. On y ajoute les accidents. le besoin en roche tenace. 59). même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. gras. leur utilisation. 1994 qui traite d'une seule région.. etc. d'échanges. leur accessibilité. on a toutefois des exemples de sa permanence. la Grèce. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. 1991. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. Féblot-Augustins. Le traitement de la cornaline par la chauffe. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. Geneste. Dans le cas de la cornaline. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. la Rhénanie au Paléolithique. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. etc. Floss. toute cassure. leur abondance. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. 1 : 7 ) . 6 ) . L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. Cette approche n'est pas nouvelle. de nature différente de celle de la pierre taillée. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. 25 . 1982. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. . Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. depuis une trentaine d'années. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. à part la couleur. mais elle a surtout concerné la pierre polie. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). en effet. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. 1995.

sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. au travers de l'étude des assemblages lithiques. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. de plus. On a aussi trop affirmé. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. car elle a.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. chaque région. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. le privilège d'être quasi impérissable. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. terrasses fluviátiles. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. moraines. 2. coulées volcaniques. des compétences techniques qui ont leurs limites. transporte.). ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : .sont apparemment locales. etc.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. filons. chaque site. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. 26 . 1.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. Les problèmes posés. mais elle reste à préciser pour chaque période. mais sa présence. extraction dans des mines. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. en est un. cônes de déjection.).de quelle qualité est-elle. des besoins à satisfaire. pointements. voire complexes. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. L'absence de toute roche dure taillable est rare. entraînent des réponses multiples. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. dépôts de pente.comment se présente la matière première. accessible aux hommes préhistoriques. d'autre part des besoins de la culture étudiée. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . prélèvement à l'affleurement. etc. dépôts marins. est-elle rare. sélectionne. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. apparemment simples. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. une tradition culturelle à respecter. plus il choisit. ou au contraire abondante ? .

Devant des nucléus sur éclat. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. l'explication technique peut être retenue.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. 3. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première.seuls les produits de débitage bruts. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. nous en retenons quatre (fig.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements).la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. 6). or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. C . D . Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche.. retouchés ou non. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. dans un premier temps. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent.seuls les outils. sont peut-être la raison de cette différence. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. 3) : A . La modification du paysage. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. pièces de grandes dimensions. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique.). chacune de ces stratégies. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. B . de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. lamelles.. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. en termes d'accessibilité. Il y a lieu. à l'Adrar Bous (Niger). se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. Dans ce dernier cas. l'altération des roches disponibles. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. Exemple : au Ténéré. Chacun de ces cas. et surtout pratique des remontages (ch.

3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e .éclats. dans le cas de nucléus. les entames peuvent être rares . ou achevés pour les pièces bifaciales.blocs bruts : y compris peu modifiés . éclats de préparation de crête . ou retouchés. supports utilisés tels). e t c .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes.blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. d'exemplaires (fig. . . 28 . . .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : . Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques.pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées .nucléus débités : à différents stades .outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. . Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout.

Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. La présence d'éclats de taille. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. négatifs et positifs. permettent seuls de définir un objet taillé. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. e 29 . l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. bien que se posant fréquemment. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. Résultant d'un choc ou d'une pression. Les stigmates d'enlèvements. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site.

C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. procèdent de la taille. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. 30 . un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . débiter . Les principale s technique s 1. le débitage et la retouche. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. 4 et 5. notamment Bal out. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. 73). le débitage et la retouche qui. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. un coup de main. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. tous trois. 72 et fig. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. façonner . retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. en sont les principales variantes. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. Le façonnage. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. la percussion lancée sur enclume. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. 1967). Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés.Tailler. 1967 et Tixier. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. confirmées par l'expérimentation. ont un sens plus restrictif. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . Un geste. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille.

c o u p . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 31 .F i g . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 4 — T e c h n i q u e s de taille. 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é .

elle ne constitue donc pas un argument chronologique. qui peut être en bois animal ou végétal. 4 : 5 et 6). le diagnostic de J. ou en métal (fig. Pelegrin. les résultats ne seraient pas aussi bons. 1981. Avec les autres roches couramment employées. 1994. ivoire. 1991. p. Madsen. On note son apparition tardive. et apparaît sans doute avant cette date. Guiria. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. en os. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. 4. enfoncée dans le sol. 30). C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. 1989. basaltes. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". C'est une technique remarquablement efficace. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. Possehl. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. en os. 7 7 . Avant le Mésolithique. en métal. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. • La pression au levier La pression au levier. Volkof. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). Roux. 1983. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. plus dures et plus tenaces. d'une main. Pelegrin. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. 4 : 3 ) . 1988 : 4 8 . et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" .) est plus tardive (fig. comme les quartzites.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. 30 2. cf. 1972. fig. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. est expérimentée depuis p e u . 1991a.. Pelegrin. Pelegrin in : Manolakakis. etc. 32 . 4 : 2). os. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. silex etc. légèrement friables au choc.

Dès la mise en évidence de production de supports. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. etc. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . 33 . on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. éclat de retouche. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. on parle de produits de débitage. éclat de taille de biface.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. Enfin. non retouché et non destiné à être un support d'outil.

Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. du façonnage ou de la retouche. 126). 34 . Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. 5). sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. 3. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. 1982. Paradoxalement. donnant un produit à morphologie spécifique . L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. talon en bas. 4. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. grâce à des stigmates spéciaux.1. non intentionnel. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. car ce sont elles.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. . Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. essentiellement. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. est un phénomène imprévu. dans la chaîne opératoire (fig. lancettes (voir p. . il existe au moins un éclat d'entame. 33 33 Roche. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. Tixier. etc. une fois l'éclat orienté (fig. du débitage (crête. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. etc. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). Leur présence précise des activités de taille spécifique. on détermine un éclat par sa face inférieure. bulbe. qui ont été taillées. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. Talon et bulbe peuvent être absents . Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. 5) : . 8. lancettes. point d'impact. survenant au cours du débitage. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. 2.

1982 : fig. Tixier. silex du G r a n d .P r e s s i g n y .). 35 .).L o i r e . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . à l a n g u e t t e . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J. etc. I n d r e .F i g . L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . 1).e t .T.

emportant une partie des deux bords. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. normal dans sa partie proximale. etc. 6). Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 1970. 7 : 5 et fig. 77). • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. pression. 7 : 5). filé moins loin que prévu (fig. Les produits d'accidents de taille. qu'il soit nucléus.2. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. normal dans sa partie proximale. 7 : 1 . peuvent aussi servir de support. etc. "hinge-fracture" des anglophones ). 4.3.). s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. de ce fait. 4. etc. 36 . bien que non intentionnels. 7 : 2. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). 3 et 4). recoupant enfin brusquement la face inférieure. 36 Crabtree. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion.). 1972 : 25. vacuole. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. s'arquant brusquement vers la face supérieure. fig. simples ou doubles. Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent.). Le support a.) dont nous présentons les principales. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. produit de débitage ou outil (fig.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". soit à la "main" du tailleur. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. 4. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. outrepassage d'une pointe Levallois. • Les cassures "en nacelle". • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure.1. 70). etc. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. 14 : 3). nodule saccharoïde. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). qui a longtemps été prise pour un burin. 36 35 34 34 Bordes.

S . silex du B e r g e r a c o i s . 37 . 1). 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. D o r d o g n e . O i s e . Tixier. o b s i d i e n n e ( R o c h e . 3 . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 1982 : fig. A . silex de G o u s s a i n v i l l e . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. p e r c u s s i o n i n d i r e c t e .F i g . U . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e .

soit supplémentaires ("esquille" provenant. dernier geste technique de la séquence de débitage. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . de leur chronologie.4. . Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. de la corniche du plan de frappe. Il en résulte une partie proximale. • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. pied.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. intentionnels. cuisse). l'éclat ou la lame peut emporter. beaucoup plus de matière que prévu. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. avec son talon. 39 Tixier. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . . lors du détachement même d'un éclat par percussion. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. donnant un déchet de section triangulaire. à profil concave. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. allongé. 38 Tixier. sans talon ni bulbe).pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple.4. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. 6). de même que les "bulbes incipients". 1963 : 106. un bulbe tout à fait diffus. en partie distale du support. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. de la retouche. S'ils ne sont pas examinés minutieusement. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. . 38 . 1976. des schémas opératoires mis en œuvre. avec un talon très large. les éclats ou lames non totalement détachés. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. fig. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . 1956. Cet accident est indépendant de la matière première.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. surtout par percussion directe au percuteur tendre. avec une constriction postbulbaire. .à une meilleure compréhension des gestes techniques.

5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 4 : finition p a r p r e s s i o n . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . en partant d ' u n éclat. 39 . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e .

1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 0 : b l o c brut.0 F i g . 3. 40 .

F i g . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .l a t é r a l e s (B et C ) . 0 : b l o c brut. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 41 .

.

par définition. Les préformes qui. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. et quadrangulaire. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. les ciseaux. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. enfin. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. etc. on parle alors de mise en forme du nucléus. Ce mode de taille.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. Le façonnage. ainsi que le hachereau. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. comme les polyèdres et les sphéroïdes. polyédrique et sphéroïdal. 80).. les haches à section rectangulaire. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. chacune ayant ses variantes. triédrique. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. car le concept est différent. de la préforme de la hache destinée au polissage. 43 .. les trièdres. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. du biface dont on ignore l'usage. outil bien particulier. recouvre un certain nombre de méthodes. sont traités à part.

il est. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. bloc. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. notamment dans le cas du biface. La finition s'apparente à de la retouche. 1991. matérialisé par une arête .qui délimitent un contour. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. Roche. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. car ces deux surfaces . le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. Roche. fragment et bien sûr éclat (fig. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. 1989. 11 : A). Par la suite. 8). la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. Texier. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . les techniques et les manières de faire qui diffèrent. il y a plus d'un million et demi d'années. pour approcher la morphologie souhaitée. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. plaquette.sont loin d'être toujours symétriques. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. 1995b. dégagement d'un pédoncule. larges. il devient. il faut. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. d'une soie. dans d'autres contextes culturels d'Asie. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. quasi universel. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. le concept de base demeure identique. moins le travail d'ébauchage est important. parfois avec le hachereau. avant l'ébauchage proprement dit. etc. Ce sont les schémas opératoires. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. rognon.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. 11 : B). Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). surtout pour les petites pièces faites sur éclat. d'ailerons. avec le développement des pointes de projectile. l'outil dominant de l'Acheuléen. qui ôte le cortex s'il y en a. 41 Texier. 41 2. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. En revanche. 44 . 1. procéder à l'épannelage de ce bloc.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). 1973. 49 . 45 F i g . non contigus. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. 42 43 44 45 Joubert. Toutefois. les pointes d'Ohokam nord-américaines . jusqu'à obtenir une sphère parfaite. Crabtree.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. 1982. Boletín de Antropología Americana. Roche. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 16 : 1). 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. Texier. 16 : 3). 1941-1946. Vaufrey. Un sphéroïde (fig. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. doivent désormais être impérativement prises en compte. Il en est de même pour les bolas (fig. et à la prouesse technique. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . Plus les angles sont ouverts. 15). avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). 1995a. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée.

1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 3 : bol a e n q u a r t z . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . K e n y a . 50 .F i g . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . I s e n y a . A c h e u l é e n .

se fait. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. selon qu'une. Leroy. 51 .ou encore celle du sud-est asiatique. Dans ce cas. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. Dauvois. 1981. pour lesquels il existe en tant que tel. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. ou pic triédrique. par bouchardage. ou bien que les trois pans sont taillés. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. les deux s'effectuant à la pierre. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. et perdure tout au long des temps préhistoriques. on Fa vu. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra).Ainsi polyèdres. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. ou encore un étroit ciseau (fig. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. La base peut demeurer entièrement naturelle . dès l'Oldowayen. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. qui relèvent de méthodes différentes. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. voire deux surfaces (naturelles. de façon différée mais "irrattrapable". Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. la fin du façonnage ou le polissage. rhomboïdale. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. auquel il s'oppose dans sa conception. De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. Nous en présentons deux. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. Il requiert une très grande maîtrise technique. comme les objets à section triangulaire. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. dont la fonction n'est pas établie. quadrangulaire. Leroy-Prost. 18 : 1) . notamment pour les objets de grandes dimensions. 46 Brézillon. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. 17). 1968. Le pic triédrique. n'est pas un objet très courant. pic.. etc. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur.qui est traitée dans le paragraphe suivant . D ' u n point de vue technique. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple.

17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. Acheuléen.Fig. 1976 : fig. 17). Casablanca. Maroc (Dauvois. .

par percussion indirecte. bouchardage puis polissage. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. effectué à la main pour les petites haches.l'autre reste polie -. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. de la perduration de la taille de la pierre. la pression. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. le bouchardage. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. La préforme est prête pour le polissage. et deux exemples ethnographiques. 50 47 48 49 50 Hansen. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). Kelterborn. La régularisation des arêtes de la préforme. Tixier. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. Madsen. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. le bouchardage.). est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . dans des contextes très différents. le polissage et le sciage. Midant-Reynes. et de son rôle socio-économique et symbolique. etc. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face .Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. 1984. le polissage. Pétrequin. ou par pression. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. préparation des bords . 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. 1983. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . 47). 18 : 2). 53 . qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. des "lames" de haches. témoignages "vivants". • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. 1993. 1987. fine denticulation de la partie active. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . protohistorique cette fois. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. Madsen. Pétrequin. polissage puis pression. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. ou sur enclume). L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. 1981. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. qui doivent être parfaitement rectilignes.

2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . Irian J a y a . b a s a l t e . Inde. A ) . 1 ( M a d s e n . Khambhat. 1 9 9 3 : fig. 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . I n d o n é s i e . 18 — P r é f o r m e s . silex. D a n e m a r k . 2 0 2 ) . 54 . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . 4 . c o r n a l i n e .F i g . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . 1984 : fig.

Celle-ci est ensuite abrasée. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. on le sait. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. • Sa partie active. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. circulaire. On procède à la taille en deux étapes. qui est toujours naturel. 32). Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). 55 .. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. et enfin lustrée. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. ébauche et préforme (fig. sciage seul. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). le biseau tranchant.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. juste avant celui consacré au débitage. dans le Gujarat (Inde). est obligatoirement brut de taille. ovoïde. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. etc.. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. perforée. taille minimale et polissage important.. 1973. Ce tranchant. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu).. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. 1943. 18 : 3). et non des hachereaux. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. Pelegrin.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. bouchardage seul . 19) tient à deux éléments essentiels. Rao. 52 Roux. Une fois finies. polissage seul. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. qui sera à section carrée.. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . En effet. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. pour obtenir la préforme. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. l'obtention d'un tranchant terminal. cylindrique. 1989. polie.

Isenya. . Kenya.56 Fig. Acheuléen. 19 — Hachereau en phonolite.

. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. 1989.. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. 1956. 54 Texier . à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. 63 et suiv.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . 28) ou Tabelbala (p. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. 71 et fig. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. Pour les autres types de hachereaux. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. 54 En règle générale. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. 57 . continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. les hachereaux. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. le hachereau.et/ou une régularisation des bords. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. 72). et un des plans de la face supérieure. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. 38 et p. Le hachereau en est un très bon exemple. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination.). psychiquement. C'est un outil en apparence simple. de par son mode de fabrication. D ' u n point de vue morphologique. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. outils très abondants dans certains Acheuléens. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . 53 Tixier.de la face d'éclatement. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. En dépit de cette description très précise. Kombewa (p. et non le façonnage.

.

même intentionnelle. du (ou des) plan de percussion et de pression. 20) passe par la détermination : . puis par une phase initiale du débitage. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. . une phase optimale. Le nucléu s Quelles que soient la matière première.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. Dans le cas de cassure. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. . préparée ou non. 59 . le "plein débitage" et éventuellement une phase finale.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure.de la (ou des) surface. La reconnaissance d'un nucléus (fig. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression .

Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. 60 . tels que nous les observons. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. peut aussi servir de nucléus. F i g . Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme.Les nucléus. qu'ils soient de préparation. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). éclats de préparation. sont des déchets de débitage. choisi à cet effet. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. destinés à. il ne faut pas oublier qu'un éclat. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. 9 et 10). ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. Enfin. éclats-supports et enfin éclats-déchets.

de mise en forme du nucléus à débiter. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. souvent standardisés. Toutefois. et continue son débitage "au fil du nucléus". Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. il peut être réalisé. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Pour rendre compte de ces différences. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. Les nucléus n'ont. si le débitage est assez avancé. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. par toute personne sachant planter un clou. pas de plan de frappe préférentiel. 61 . Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. avec un peu d'entraînement. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. à l'exception d'entame. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. 21). Les nucléus ont un contour généralement circulaire. il n ' y a pas de formes stéréotypées.Les méthode s d e débitag e Le débitage. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . 1. C'est le débitage le plus simple imaginable. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. 2. Quoi qu'il en soit. pourrait-on dire (fig. dans ce cas. ils tendent généralement. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. Celles abordées sont parmi les plus répandues. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. vers des formes globuleuses. comme tout acte technique de taille de la pierre. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. L'absence de préparation. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus.

Ouganda. 2 : nucleus à éclats. Oldowayen. p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. p e r c u s s i o n multidirectionnelle. 62 . Nyabosusi.1 F i g . 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é .

différentes stratégies de taille mises en œuvre. Depuis une vingtaine d'années. Face à ce constat. indépendamment de la surface de débitage. Cette définition était en fait réductrice. d'une part. E. 1971. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. 55 56 57 55 Bordes. le talon en "chapeau de gendarme". existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. 1961. 57 Boëda. en 1909. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen.1. la finalité d'un débitage aussi complexe. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. Si l'on ne peut. 56 Cauvin. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". Ainsi. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". et d'autre part. 63 . • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". par exemple.2. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . 1994. Cependant. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe.

2b.Fig. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 2a : débitage à éclat préférentiel. 1). 1 : nucleus préparé. 3b. . 1994 : fig. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda.

Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. Boëda. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. Tixier . 1988 : 14. dès la mise en forme du nucléus.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. E. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. 22. après J. technique et méthode . • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. propose de distinguer les termes suivants : concept. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. 58 Tixier. 22 : 1). 1988. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. 60 Boëda. alors que le percuteur tendre est. On voit donc que. 1967 : 807 et 817. 65 . parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. 59 Boëda. les éclats de préparation ont un rôle important. par ailleurs. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. sections hachurées). à pointe et à lames. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois.

Fig. 66 . 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .

Fig. 67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .

1. Attention. 68 . 22 : 2b. le plan de frappe est limité. 26 : 1) L'objectif. Si la direction des enlèvements tend à converger. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. 22 : 2a. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. 4b et fig. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. dans ce cas. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. sont indiquées la préparation du plan de frappe. et la mise en forme finale de la surface de débitage. dans un même ensemble. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). 25). Méthode Levallois récurrente centripète (fig. les éclats ont une forme triangulaire. toujours par enlèvements centripètes. par exemple. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 62 Meignen. 1968 : 315-323. alors qu'en " b " . 4. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. c'est l'opération de détachement de l'éclat. 3b. 23 et fig. 61 62 2. Dans la méthode Levallois récurrente. Cette méthode existe. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. Enfin en " c " . Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. 26 : 2). en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). et particulièrement de sa délinéation. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. 3. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. ils tendent à être allongés. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. plus rarement d'une préparation bipolaire. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. sous-presse. fig. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat.

les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. Cette surface concave. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. C'est le principe de la "nervure-guide". elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. dont les applications durent 500000 ans. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. dont la préparation demande donc. Les différentes méthodes Levallois. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. F i g .forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. 69 . un minimum de deux enlèvements. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. 26 : 2). théoriquement. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues.

A ï n C h e b l i . silex. Israël ( M e i g n e n . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. g r è s . L a C o m b e t t e . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . 3 : éclat L e v a l l o i s . silex.0 1 2 33 F i g . 70 .p r e s s e ) . K e b a r a . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . M a r o c . s o u s . V a u c l u s e .

y compris exactement opposées. 1 9 3 8 . très étendu. 1 9 6 7 . Tixier . Balout . Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. 63 Fig. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. peut se placer. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . Biberson . elle a surtout été signalée en Afrique. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig.2.2. mais pas obligatoirement. 27). la préparation d'un plan de frappe. on peut débiter un éclat circulaire. . Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. D a u v o i s 1 9 8 1 . où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. une telle surface peut être obtenue. Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. régulièrement convexe. 6 3 O w e n .

Kenya. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa.72 Fi g. . Acheuléen. Isenya.

à volonté. fig. les lamelles ou microlamelles. 1984. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. mais. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. Alimen. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. ils n'ont pas de talon. variété d'éclats "parasites". La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. L'obtention. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. en métal. au percuteur minéral. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. préconçu. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. Elles sont normalisées grâce à des nervures. en dehors du potentiel de la matière première disponible. donc de production d'éclats Kombewa. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. malgré des restrictions formelles en ce sens. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. 1961 et 1975. Bordes. 1963. afin d'obtenir des produits en série . 1985. Des conventions peuvent alors être fixées. Tixier. Geneste. 28). Economie du débitage laminaire. pression).les lames ou les lamelles . elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. dans ce cas. sinon parallèles. 1978. 73 .sur un même n u c l é u s (fig. 49 : 3). 64 65 2. percussion indirecte.3. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. 1956. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . les lames et les produits de petites dimensions. Il y a "méthode Kombewa" . voire en nucléus. d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. en bois animal ou végétal. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants.à l'instar de méthode Levallois . la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Il est regrettable que. 9 et 10). Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. tout au moins de directions point trop irrégulières.

plus ou moins courbe. Néanmoins. Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. 61 : 6b). La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. plus ou moins soignée selon les besoins. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. 68 Crabtree . la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. 61 : 2). Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. et un parallélisme relatif des nervures. cortical. deux ou même trois crêtes. Ces règles tendent à : . de remettre en forme le nucléus. souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. voire pour chaque lame. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. On peut préformer un nucléus grâce à une. et cela guide le débitage. 74 . le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. Une remise en forme. permettant chaque fois le déroulement du débitage. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. il n'y a pas nécessité de préparation. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". 61 : 1 et 2). . Il est loisible. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . lisse ou préparé. 3 lames). Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. de faire cette crête plus ou moins longue. Si. 1968. en cours de débitage. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. 61 : 3b et 4b). Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. il est possible de resculpter. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. par enlèvements presque toujours bifaciaux. Une fois ôtée. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". appelée crête. 61 : 5). peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. au cours du débitage.

elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. par des enlèvements de rectification. Pelegrin. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. vers 100000 ans. point d'impact. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. Cela impose. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. 75 . très souvent des négatifs de réfléchissements. 1983. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. On ne peut. et des courbures longitudinales (carénage).La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. 69 Crabtree. très vite. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. Madsen. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. voire éperons. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. selon le produit recherché. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. en effet. 32). Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. et un bulbe diffus. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur.pour retoucher un grattoir par exemple -. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. 1991a. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). Cette technique existe ensuite. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. des talons réduits. à l'instar des éclats. on crée alors deux plans de frappe opposés. dans l'Azilien européen par exemple. surtout si de grandes dimensions sont désirées. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. continuer le débitage). 1972. en temps voulu. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. soit indifférente. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. enchaîné. afin que les terminaisons distales se chevauchent. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même.

V i g n o b l e 2. 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. silex du B e r g e r a c o i s . 2 : n u c l e u s à l a m e . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e .F i g . D o r d o g n e . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . P é r i g o r d i e n supérieur. 76 . C o r b i a c . D o r d o g n e . A i l l a s . silex du B e r g e r a c o i s . A u r i g n a c i e n . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .

orthogonales (fig. 29 : 1). 30 : 3a et 5). 29 : 3). elles. 72 Inizan. il y a environ 25 000 a n s . "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. cf. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. La chauffe. L'immobilisation du nucléus (fig. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. 29 : 2). dans une aire sibéro-sino-mongole. sur de grandes séries. 77 . On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. Dans ce dernier cas. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. a été identifié relativement récemment . les produits laminaires tendent à s'arquer. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. Plumet. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. qui ne concerne que les lames et les lamelles. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. 79 : 8). distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. Selon ce schéma. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. 70 71 72 70 Pour l'historique. inventé par des chasseurs-cueilleurs. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. Tixier. intervient elle aussi dans le débitage par pression. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. les directions de percussion sont. 30 : 2). soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. reconnue comme facilitant la retouche par pression. lisse ou préparé. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. 1991. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. En outre ce débitage. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. 1984 : 57-70. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. tout au moins sur silex et calcédoine. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. Lechevallier. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. sur nucléus (fig. 71 Inizan. 1992. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain .

(1. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . Pelegri n . 4 : D . C l a r k ) . 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e .4 F i g . 5 : J. E . 3 : J. 78 . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 2. 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . C r a b t r e e .E.

63). comme l'obsidienne. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. Dans tous les cas. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. soit à deux surfaces successives. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. à chaque lame obtenue. le plan de pression est très souvent égrisé. 74 J. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. par le dosage de la force qui peut être appliquée. Plus que toute autre technique de débitage. 63). Cependant. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. les accidents par outrepassage sont fréquents. 1976a). le maximum de standardisation. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. 1983. Il n'est donc pas concevable. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. conserver une partie incontestablement "cannelée". simultanés. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . pour éviter tout glissement lors du débitage. un nucléus débité par pression doit. pas logique. Les nucléus pyramidaux sont alors : . pour être ainsi appelé.le parallélisme des bords et des nervures. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. Les plans de pression peuvent être corticaux. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. outil composite à presser. la pression permet le maximum de précision. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig.soit pratiquement cylindriques.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. qui tendent à être rectilignes. . lisses ou préparés. 31). de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. Sur les lames et lamelles de plein débitage . 31 : 3 et 4). Dans le cas des roches vitreuses. Tixier. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. . partiellement ou totalement. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. 79 . 73 Inizan. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). donc un débitage idéal : celui qui. 31 : 1). 3 1 : 2 ) . De plus. .soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion.

. sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. 3 : n u c l e u s plat.le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. 1980 . • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur.1 3 4 F i g . 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . 75 Akazawa et al. S'il y a une conception unique de ce débitage. 80 . 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 32 : 1). simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . souvent asymétrique (fig. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". notamment au Japon. En effet.

• La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface.2a ^ 1 f 3 Til ^ . Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. 32 : 3 et 4). Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 32 : 2). même en l'absence de remontages. 32 : 5). suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). 81 . Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. c'est une crête d'entame de débitage.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s .

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"Retouche" . Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. Il en est de même des "enlèvements spontanés". Ils sont au nombre de sept : delineation.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés.ou retouches . étendue. d'achever ou d'affûter des outils. La retouche modifie un support. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. inclinaison. localisation. 83 . que celui-ci soit naturel ou débité. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. position et répartition. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. morphologie.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil.

Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. 76 1. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. elles en marquent parfois le stade ultime. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". 34 : 5 et 6).au sens très large . avec leurs combinaisons possibles (voir p. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. dans la technologie de la pierre. fig.. qu'elles ont une place à part. 1875. par combinaisons. 78). 84 .La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. 7.. de forme générale en "éventail". pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. Néanmoins. 52). 41). mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. 89). sont nécessaires à une description fidèle. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. de définir les outils. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. Elle permet. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. est facilement reconnaissable (fig. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. privilégiée. Tout préhistorien doit donc. certaines techniques de retouche . en 76 Chierici. au bord réfléchi. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. Ces sept caractères. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). comme les lames à crête (fig. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. Elle ne se prétend pas exhaustive. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas).

g r â c e à cette t e c h n i q u e . m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. présence de ces formes. 3).t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 .) on pose un éclat. planchette de bois. S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . 1976 : F i g . 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. m i c r o b u r i n d o u b l e . 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . 8. d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . O b t e n t i o n . t r a p è z e . une lame ou une lamelle brute. d ' u n t r a p è z e . triangle.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . 2. 1955. bloc de pierre. 16). Cette technique du "coup du microburin". 85 . etc. 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7.point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . 9). de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille.

l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. 2. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. En effet. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. La fracture. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. Elle est souvent torse. exerce. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. C'est sur elle que se fonde toute diagnose.voire d'une coche peu profonde . L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. 86 . sous l'action du percuteur. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. Un microburin présente. etc. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. visible sur sa face supérieure. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. par petits coups répétés. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. choisi relativement plat. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. une portion de coche à retouches directes et. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. le microburin est dénommé proximal. s'appuyant sur l'arête de l'enclume.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. on enlève. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. à hauteur de l'arête de l'enclume. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. le microburin. 33 : 4b). Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. Avec un petit percuteur. on attaque presque perpendiculairement. qui est le but de l'opération. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. ondes de percussion rarement bien marquées. 33 : 6). Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. Quand le "coup du microburin" est réussi. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. parfois très effacé. un arrondi. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. 33 : 1 à 3). visible sur sa face inférieure. 33 : 5). présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. 33 : 4a). fait parfois levier et. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. particulièrement sensible dans sa partie centrale. inclinaison inverse de la facette de fracture. ou en os.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche.

en F r a n c e ) . 79 4. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. un excellent support pour une mèche de foret. 34 : 1).peuvent être retouchés et devenir alors outil .chutes et recoupes . sur l'une ou l'autre face. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. 1972. 34 : 4). à silhouette de hache triangulaire allongée.quoique systématiquement décomptés. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). ou encore par pression. d'un ravivage. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. La notion : burin=outil. par exemple. 78 3. Cette technique peut. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. 34 : 7). de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. Les déchets caractéristiques des burins . certains burins très particuliers ("busqués". permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig.fig. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. 56 et 58). 34 : 2). le burin est alors considéré comme un nucléus. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin".chutes et recoupes . L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. 87 . L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. intéressant un bord. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. une chute ou une recoupe est. créant un tranchant vif de taille.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. là encore. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. Cette technique. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. Il s'agit. 1965. 78 Gaussen. 79 Zuate y Zuber. de ravivage ou non. sont rarement intégrés dans une étude technologique. Les déchets caractéristiques des burins . entre autres. qu'il s'agisse. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. ou les deux de façon alterne. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. 55 : 5) . tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. chutes=déchets est désormais périmée. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. Reste le principe. "de Noailles". dans certains cas.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . Gaussen.

2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . silex du B e r g e r a c o i s . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e .F i g . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 1961 : fig.V i g n o b l e 2. 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . A u r i g n a c i e n . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 1). 1 : c o u p du t r a n c h e t . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 88 . C o r b i a c . D o r d o g n e .

presque toujours sur la face supérieure.5. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). avec déchets caractéristiques. par un coup porté en son milieu. une lame d'obsidienne. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. spécifiques du continent américain. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 .

.

. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. 91 .. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. La connaissance approfondie du document de base. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. l'intentionnel. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. dans une perspective d'étude technologique. En effet. La reprise systématique. plus que tout autre. y compris celles postérieures à son dépôt. dans certains gisements. la lecture technologique met en jeu la matière première. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. un outil à patine multiple a une biographie attachante. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. En outre. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter.). Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. arme. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. qu'il soit outil ou reste de taille. un objet lithique. éléments d'outils. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. il est indispensable de discerner le naturel. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. l'accidentel. en l'occurence chaque objet lithique.

seuls stigmates toujours totalement fiables. morphologique (limande). une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. quasi simultanées. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. cassures. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. En effet. si on ne l'a pas lu en son entier. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement.) Outre les actions naturelles. en débrouillant les séries de retouches. 5). C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. utilisée par l'homme. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". des "lancettes" (fig. volontairement choisi. Fait en apparence paradoxal. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives..Le terme "objet". après le détachement. jeux de lumière sur les facettes. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. amènent une reconnaissance globale. contenant en elle-même une hypothèse. perception du volume qu'est l'objet. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. Cette recomposition chronologique. pour les cas complexes. se fait d'elle-même par déduction. réalisées ou ratées. coches. éclat. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. ou souvent en même temps. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 .et identification d'ensemble immédiates. elle deviendra "histoire de l'outil". et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. selon ses formes. Dès l'observation des états de surface de l'objet. puis toucher. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. bloc. en dernier ressort. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. coup de burin. perçues en une fraction de seconde : silhouette. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. relief. etc. on cherche à identifier son support (galet. nucléus. etc. etc. Si cette dernière n'existe plus. Puis vient la reconnaissance de la retouche. couleur. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité.). selon leur succession dans le temps. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . parfois syncrétique. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. A une perception première. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". des événements postérieurs au débitage du support. du biface à la pointe de flèche. Cela se fait. plaquette. géométrique (trapèze). avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. au détachement (au débitage). son abondance. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. éclat.

les pièces. par exemple un transport fluviatile. glaciaire). etc. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. c'est affaire de convention. fluviatile-. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . . 2. etc.pied de falaise. puis ramassé hors de son point d'abandon. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première.par cortex.pendage.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. métamorphique. Mais l'observation.épaisseur et lithologie de la couche elle-même . 93 . Si cela s'avère nécessaire. elle. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. sédimentaire . O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. Ce nucléus porte plusieurs informations. Pour tout matériel étudié. "grattoirs". après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. . . On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. . évoquant le charriage fluviatile. . les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . ne peut être un choix. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". Par sa présence ou son absence sur les éclats. Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement.par patine. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. une surface naturelle. entre autres.site de surface. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. dont les pièges les plus fréquents sont.origine des éléments (volcanique. il a été nucléus " a c t i f . On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. "perçoirs". Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. .par néocortex. 1. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. striées.éolienne. Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs.site enterré. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. N'oublions pas que. puis roulé. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. 2. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. dépôt de pente. en gardant bien en mémoire que nous entendons : . concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés".). d'autres émoussées. la reconnaissance technologique de la pièce. même dans une zone d'habitat. le piétinement est loin d'être négligeable. . parfois préhistoriques. "raclettes". Pour une étude technologique.1.

comme les lustres et les polis d'usage. comme pour les outils à double patine. due à des interactions physiques et chimiques. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. 2. même dans une seule couche. bitume. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. les variations de température qui. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. 2. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. Les agents sont si nombreux. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. ou encore des fractures franches. si divers. 59). Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. puis ramassées.4. 35). consiste en des modifications très diverses de la surface. y compris dans un même site. 2. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. soit uniquement en surface (voile). 51). accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes.3. soit profondément. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. gomme. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle.actuellement . le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. 24). Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît .2. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. comme dans le cas de certains emmanchements. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. cuir. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler.• La patine. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. 94 . et leur étude est si complexe. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. colorant.

En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. de ces altérations et ajouts.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. 95 . Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. F i g . désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. r o c h e siliceuse. P r i n c e l l e ) . particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". L'importance et la complexité des états de surface.

etc.1. 3. prédéterminée par la métode Levallois.) Support débité . Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . etc. . Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. crête.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus.4.). des caractéristiques techniques. . intentionnelles. Technique s spéciale s d e taill e 3. Observatio n de s état s d e surfac e 3. etc.d'après la partie proximale : types de talon. qu'i l soi t outi l o u no n 96 . .d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois.5.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. 3. abrasion de la corniche. la méthode Kombewa.orientation (selon un axe morphologique.reconnaissance des morphologies techniques. . . sur burin. galet. etc. etc.d'après la partie proximale : modes de percussion.2. face supérieure. Définitio n d e l'objet .3 . etc.6. etc.d'après les cassures : accidentelles.3. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. de pression.d'après la face supérieure : non prédéterminée. talon. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. • indiquant une préparation . accidentelles au débitage. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . bords droit et gauche.type (plaquette. etc. etc.) .

1980. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . 1978. Olive. fondée sur cette méthode. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. atelier de taille etc. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. 1982. A Bordj Mellala (Algérie). 1976b. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . 1. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. Tixier et al. sont indispensables au décryptage des sites. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. En relevant les objets sur plan. 1980. 1972. en première lecture. Van Noten et al. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . Brézillon. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . Les remontages. Avec les fouilles de Pincevent . 97 . désormais pratiqués presque systématiquement.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. 1987. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. surtout de plein a i r . Cahen et al. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. Audouze. 1987. campement saisonnier ou permanent.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. Cahen. Cahen. Pigeot.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. 1988. ou simplement à titre anecdotique (fig. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. qui. Un pas a donc été franchi qui mène. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . les remontages ont permis à J. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . En l'absence de sols conservés.plus que des remontages . Leroi-Gourhan. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation .Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. à travers les intentions retrouvées. 36 et 4 0 ) . notamment.

Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. Bérigoule.Fig. Moustérien. silex. 1994). . Vaucluse (Brugal et al. 36 — Remontage.

Roche. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. geste. . Il semblait. Inizan. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. maintien du nucléus ou du support. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. plein débitage. ravivages. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. quelle est.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. le fait est irréversible. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. 2 . 99 . pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. dans la conception de l'économie de la matière première.. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. etc. même pour Homo sapiens fossilis. phase de début du débitage. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. . entre fragments du même support. 1980. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. à première vue très différentes soit par la couleur. il y a quelques a n n é e s . 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. En fait. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. il est important de les tester ou de les faire tester. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. dont nous présentons les principaux buts.les transformations. percuteur. sur un autre support ou sur un nucléus . proviennent en réalité du même bloc. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. soit par le grain. mise en forme.). soit par la patine.

à l'étude d'un ensemble lithique. plusieurs années pour devenir un expert. Volkof. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. L'apprentissage est très long. 32). 71).est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. .les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. et beaucoup reste encore à vérifier : . il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. par percussion indirecte et par pression . devant des ensembles apparemment "mal venus". 32). un tailleur.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. même averti. p.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. 2) : . L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . particulièrement dans le cas des innovations. . Guiria. l'intérêt est relatif. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. 1991a.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. Pour une roche donnée (fig. il faut. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. En revanche. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. avant de juger l'adresse. 1980. en obsidienne des tombes aztèques. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. ni celles. 1991. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. Crabtree. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. 100 . Or au seul vu de ces matières premières. 1966. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. Pelegrin. ne peut le prévoir. comme dans de nombreuses disciplines. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. les uns au-dessus des autres.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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etc. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. nouveaux symboles.) et sa place dans la chaîne opératoire. choisis selon des objectifs définis. Enfin. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. représentations schématiques. déchet. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. etc. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. Loin d'être une copie. 105 . dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. La représentation graphique des industries préhistoriques.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions).

105 Dessiner 1. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. 105 Coineau. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. 54). Cependant. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. ce handicap peut devenir un atout. 104 2. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner.). 104 Prodhomme. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable.. 1987. offre une gamme étendue de moyens. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. Sur chacune des vues. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. judicieusement choisies. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. 106 . Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études.. Pour les pièces bifaciales. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. aquarelle. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. polyèdres et sphéroïdes. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. 1978. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. encre. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. • Le façonnage (fig. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. un choix doit donc être effectué . etc. mine grasse. Des sections. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné.Décider 1.

tuf consolidé. Isenya. Kenya.107 Fig. 37 — Biface acheuléen. .

Le R e l i l a i . A l g é r i e . K e n y a . I s e n y a . L o k a l e l e i . V a u c l u s e . 4 : éclat en p h o n o l i t e . 1 : éclat e n t r a c h y t e . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. K e n y a . M o u s t é r i e n . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . C a p s i e n . P r é . B é r i g o u l e .F i g . W e s t T u r k a n a . 108 . A c h e u l é e n . 2 : l a m e l l e en silex.o l d o w a y e n .

réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. Il est donc préférable de limiter leur nombre. . On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. A partir de cette représentation. A l g é r i e (Tixier. A ï n D o k k a r a .la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. • Les remontages (fig. fig.• Le débitage (fig. 109 .la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. en choisissant une vue générale. Le volume du remontage est rendu globalement. 34 : 5). soit : . alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. C a p s i e n . .la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. 38). A partir de cette vue. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. 2). 2. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. 1 9 7 6 a : fig. montrant le maximum d'informations. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. F i g . car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. 131). : retouche Quina. 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . et non par le dessin de chaque pièce remontée. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. Le dessin du talon est absolument indispensable. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. Les esquilles bulbaires.

40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. . 1991 : fig. Abu Noshra II. Egypte (Phillips. Ahmarien.110 Fig. sans le nucleus. silex. 7).

perçoirs. Les vues sont désignées comme suit : . • Les outils de type grattoirs. le nucleus est orienté morphologiquement. dent du burin. 41 : 1). la partie proximale vers le bas. 21). 41 : 1).2. dans le sens de son plus grand allongement (fig.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. sur la face inférieure. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. pointe du perçoir. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. . 41 : 2. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. trièdres. . quel qu'il soit. 41). sur éclat de gel (fig. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. 12 et 13). Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. Cinq cas peuvent se présenter.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. 29 : 2).norma frontalis pour la vue antérieure . • Les produits façonnés (pièces bifaciales. 111 . Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. . Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. 41 : 5). qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. repose sur l'orientation (fig. préformes. 16 :1 et 2). sur galet (fig. sur petit bloc. etc). 57 : 9). au fur et à mesure de l'avancement des recherches. Descriptio n d e l'obje t 3. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. Les nucleus à lames. 3. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. : pointe Levallois). polyèdres. 50). on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig.1. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. burins. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. S'il est difficile à déterminer. l'orientation est purement aléatoire (fig. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. 41 : 3). etc. la face supérieure vers soi. etc.norma occipitalis pour la vue postérieure. Pour établir un langage graphique commun. etc.

112 . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t .5 F i g . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . a p p e l é alors racloir déjeté. 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé.

• Vue A : c'est la vue principale. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. courbe ou torse. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. On la nomme vue de face. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. Pour obtenir chaque vue. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. Elle permet de montrer l'épaisseur. face A. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. On imagine l'objet dans l'espace. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. • Vue B : vue de l'objet par la droite. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Elle est rabattue à gauche. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. et vue de la face supérieure pour les produits débités. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. A de rares exceptions. 42). enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. F i g . 113 .

etc. des plans de percussion ou de pression.les contours des vues B et C sont identiques .• Vue C : vue de l'objet par la gauche. pour les nucléus Levallois. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. F i g . il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. par exemple. On la nomme vue en bout. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . apposé entre chaque vue. On la nomme vue de dos. D sont identiques . B. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications.les longueurs des vues A. 114 . Conventionnellement. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. et vue de la face inférieure pour les produits débités. 1 : à la française. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. C. • Vue D : c'est la face opposée à la face A. Cette vue a le même rôle que la vue B. . 43 : 1). par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. Pour le dessin de l'épure. mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . Elle est rabattue à droite. Pour cela. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. dans la zone médiane. On la nomme également vue en bout. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. . • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. face B. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. on utilise un tiret gras court horizontal (-). Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale.les contours des vues A et D sont identiques . Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. Pour plus de lisibilité et de cohésion. . des fronts de grattoirs.les contours des vues E et F sont identiques.

Une coupe représente les sécant. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . on peut utiliser le conformateur.3. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. c : section. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections.2. Cependant. Cependant. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. La section est translatée et rabattue à droite. 44). elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. a : profil. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. pour des commodités de publication. La plupart du temps. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. Plus difficiles à dessiner. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. 106 Laurent. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. axe horizontal de la ligne d'horizon). a b c F i g . Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. Pour les autres pièces. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. b : c o u p e . Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. 1970. 115 .

3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 2 : d e s s i n au c r a y o n .Fig. 116 . 1 : c r o q u i s . r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s .

U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. A l'aide de flèches. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté.le croquis. 4. Le dessin des nervures (fig. 117 . On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. compromettant la suite du dessin.le dessin à l'encre. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. des plus grandes au plus petites. 45) : . etc. à main libre et respecte autant que possible les proportions. visibles à la surface de l'objet.2. on la signale par un petit trait de rappel. 45 : 1). La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. On commence par dessiner les principales nervures. de profil ou en bout. La projection n'est jamais orthogonale.le dessin au crayon. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. on relie alors les points entre eux. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. pour plus de précision. . 45 : 2) : le dessin des contours. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. Pour les pièces de grande dimension. 4.4. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. le dessin des nervures. Il est réalisé au jugé. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. . la mise en place des ombres. limite de surface corticale. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. sans Le dessin des contours (fig. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent.1. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report.

a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. 118 . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . 2 : d e s s i n du contour. c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s .12 F i g . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s .

Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. . La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. Dans le tracé des ombres. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . la lumière s'y reflète et y rayonne. de gauche à droite. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. . Les hachures sont parallèles entre elles. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. 45 : 3).les valeurs d'ombre. Pour la technologie lithique.les valeurs de reflets. Conventionnellement. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. Si la surface est lisse. Plus on est éloigné du point d'impact. Inspirés par les techniques de gravure. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Plus on est près du point d'impact. la longueur des hachures. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. mais jamais rectilignes. la matière et la taille. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. parties que la lumière n'atteint pas directement. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. plus les hachures sont courbes. On les nomme ainsi hachures valorisantes. parties encore éclairées directement. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. en hachures légères ou aplat de gris. parties directement touchées par la lumière. Pour cela.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. Sur un même dessin. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours.les valeurs de pénombre. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. mais avec moins d'intensité.les valeurs de lumière. 47). parties dans l'ombre. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). les hachures ont une double fonction. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. de haut en bas. . leur épaisseur et leur fréquence : 119 . pour créer un impression de relief.3. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . il faut rechercher la séparatrice. 4.

P e c h de la B o i s s i e r e . silex. 3 9 . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . 7 ) . S o l u t r é e n . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig.F i g . 120 . (Smith.

40 et 47). hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. réalisées à la lame de rasoir (fig. Les roches éruptives . 5. 48 : 4).dans les zones de pénombre. On garde donc le principe de la hachure valorisante. Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. qui peuvent être combinées.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. 48 : 5) . en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. . 49) pour lesquelles on propose différents traitements.1. 7 : 3 et 4). 48). cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre.le grès . 48 : 9 ) .dans les zones de reflets. . .dans les zones de lumière. . 101 Les roches d'origine sédimentaire . Cependant. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. très grasses et longues. Conventionnellement. épaisses et de longueur moyenne. 1976: 52. 48 : 3 et 8). Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". 48 : 6) . 48 : 7).le silex : hachures pleines-déliées (fig.dans les zones d'ombre.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. 5. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" .le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. 121 . Variétés minérales . Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture.les rhyolites. 48 : 1). . .2. les hachures sont fréquentes..l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. "il est bien entendu que. les hachures sont très fréquentes. 48 : 2) .le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. . Les roches métamorphiques . M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. 48 : 10). 107 Dauvois. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. les hachures sont peu fréquentes. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. .

1 : silex. 10 : calcaire. 6 : b a s a l t e . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 7 : o b s i d i e n n e . 122 . 9 : q u a r t z . 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n .F i g . 4 : g r è s . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 5 : r h y o l i t e . 2 : j a s p e .

M a t a ' a . 3 : o b s i d i e n n e . I s e n y a . 2 : q u a r t z . t r a m e et trait à la p l u m e . t r a m e et trait à la p l u m e . Y e m e n . K e n y a . K e n y a . biface. biface. Ile de P â q u e s . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . n u c l e u s . I s e n y a . éclat p é d o n c u l e . trait à la p l u m e . 1 1 1 1 . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . 1 : quartzite. 4 : p h o n o l i t e . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . 123 .3 i 1 .

Fig.124 1994). 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. . Vaucluse (Brugal et al. La Combette. silex.

le deuxième uniquement les zones altérées. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. I n i z a n . Pour les pièces à multiples patines. F i g . les géodes. 3). 1 : 7 ) . K u t a n . Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. 5. Le premier dessin montre leur aspect originel. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée.3. Iraq ( A n d e r s o n . Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. 50).Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. 1 9 9 4 : fig. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. Les fossiles. silex. 125 . Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées.

le symbole est inutilisable. ni la direction du débitage. mais pas toujours suffisant. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. ou tramés (fig. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage.5. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Le double point indique la présence du talon. C'est. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées.) étant relativement récentes. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Si le point signifie la présence du talon. Le point marque la présence du talon. Ils sont dessinés de manière figurative. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. 51). il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. bitume. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. La flèche indique le sens du débitage. Sens et direction du débitage. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. Lorsque la pièce présente un double bulbe. En effet. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. 57 : 9). • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. etc. Elle se confond avec l'axe de débitage. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Sens et direction du débitage et présence du talon. le symbole est purement un indicatif de présence. non retouchée. . Dans certains cas. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. par exemple. tracéologues mais aussi photographes. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés.4. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. 11 n'indique ni le sens. 52). 6. Lorsque le talon est absent. Il est nécessaire.

retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .

5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 128 .

Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. le microburin. au trait. 34 : 7). • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. Le coup de burin (fig. Parfois. 4. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord.• Les cassures (fig. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. Sauf exception. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. conventionnellement. elles sont laissées en blanc sur le dessin. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. face supérieure et face inférieure. Cependant. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. hachure. qu'elle soit intentionnelle ou non. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. d'une surface par frottement. 5). par le dessin schématique au trait de la partie manquante. 129 . la flèche s'orne d'un point. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Lorsque le contre-bulbe est présent. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. 7 : 3 . • Le lustre (fig. tiretés) la totalité de la surface des dessins. de son complément manquant.

les contours ont sans doute été réalisés rapidement. est-ce possible technologiquement? Si oui. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique.) dans la légende. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. c'est souvent la vue principale. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. S'il y a plusieurs vues. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. puis comparer avec le relief de la vue principale. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. les vues de face. etc. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. d'un tiers. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. Face à des contraintes de composition. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. 130 . 2. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. d'un coup de crayon circulaire. S'il n ' y a pas d'échelle. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. 4. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. 2/3 GN. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. En effet. Ce procédé est à proscrire. 1. Par souci d'homogénéité et de lisibilité.

2 : schéma 131 . le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. F i g . et de trames à points pour isoler les plans de frappe. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. On ne dessine ni concavités. p h o n o l i t e . On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. • Schéma figuratif (fig. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. Les enlèvements sont traités en plan. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. éclat. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. Dans tous les cas. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. souvent la vue de face en perspective. A c h e u l é e n . alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. avec un minimum de moyens graphiques. nervures et flèches numérotées.Schématiser 1. Il permet. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. Dauvois (1976). généralement en une seule vue. La direction. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. symboles. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. etc. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. relief. ni relief. I s e n y a ( K e n y a ) . Il peut être réalisé de deux manières différentes. 53). R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. ni convexités. • Schéma abstrait (fig. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. Il est réalisé grandeur nature. 2. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. et ne comporte ni hachures. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique".

6 : n u c l é u s r é s i d u e l .F i g . 132 . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s .

Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 79 : 6). 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). survenant au Nous entendons par ajout. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . ABRUPT(E). 55 : 3. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. 7 : 5 et fig. non intentionnel. un bord cortical . Terme général désignant l'action "d'user par frottement". Exemples : lame outrepassé e (fig. résultat de ce phénomène. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. ACCIDENT D E TAILLE . 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. intentionnellement ou non. 70 : 1 à 3). parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. 7 : 5). 109 Tixier. 110 AILE D'OISEA U (EN ). 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. 109 ABRASION. 108 cours du débitage. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. languett e (fig. 7 : 2 à 4). 1972. des AJOUT. 66 : 1). 77). les burins par exemple (fig. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. Phénomène imprévu. il y a transformation du type d ' o u t i l . toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. nacell e (fig. 4 et 5). Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. du façonnage ou de la retouche. etc. si une méthode différente a été employée. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. AFFÛTAGE. 133 . acciden t Sire t (fig. etc. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. Action d'aiguiser un outil. les raccords et les remontages apporteront les preuves. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. Cette abrasion. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. régulière.

corticale. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . 51).) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. L'acuité de cet angle. p a s d ' a f f û t a g e visible. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. minéraux (bitume (fig. ANGLE D'ÉCLATEMENT . etc. On parlera de l'arête d'un biface. 74 : 3).) renseigneront sur les techniques de débitage. 1961 : 29. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non.F i g . d'une crête. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. ARÊTE. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . 5) et les mesures que l'on en prend. Comme pour l'expression précédente. 111 Bordes. 1 : burin à un seul p a n . etc. 5) et mesures que l'on en prend. ANGLE D E CHASSE . etc. de l'autre face pour l'autre b o r d . ocre. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig..). Terme de positio n (fig.. Terme de positio n (fig. glacis de lancettes (voir lancette) ... Ce terme. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion.) ou végétaux (bois. 7 4 : 4). 111 émoussée. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. très controversé. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. ALTERNANT(E). ARRACHEMENT. ATYPIQUE. gomme. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. d'une lèvre. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . ALTERNE.

8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. Voir ravivage . etc. 30 : 2). 1976 : 24. 41 : 2). dans le sens de son plus grand allongement . Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. 113 Bordes. 115 Crabtree. V\ F i g . AXE D E DÉBITAGE . B BASE.quelqu'ait été leur support -. grossier. irrégulier. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . 1968. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . et non le mot talon. Dauvois. Ce terme n'explique rien et doit être rejeté.. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil.ne Test pas !). qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . 135 . C'est aussi ce terme. AVIVAGE. que l'objet soit dessiné ou non. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. 114 Dauvois. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. racloirs convergents déjetés (fig. 73 : 1 et 3). et sa détermination conditionnera certaines mensurations. d'un galet taillé. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . la base est alors distale (fig. 41 : 4). 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . 115 BÉQUILLE.. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. des galets taillés. 67 : 5). d'une pièce bifaciale. d'un outil sur plaquette. 1976: 24. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. 1961 : 6 . Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . inachevé. etc. 41 : 1). Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. 5. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . 113 AXE MORPHOLOGIQUE .

Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. etc. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. BRUT(E) D E TAILLE . que nous lui préférons. par une seule percussion (ou pression). Voir abattu . d'un éclat). BIFACIAL(E). 74 : 5). . une lame ou une lamelle. 1909. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. Il peut être double.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . Sur une surface lisse. d'un bloc. récentes de la préhistoire. 60) sur un éclat. les bords ne comprennent pas le talon.rendre rugueuse une surface. il est parfois précédé d'un cône . partant du même bord (fig. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . lame. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. on emploie le mot arête . BULBE. . 1980. en tout cas. par définition. Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. 16 : 2 et 3 ) . ayant été ou non préparé pour la recevoir. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. 119 Breuil. être situées dans la même partie de l'objet.mais ce n'est pas toujours aisé . 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. Voir ces mots. 120 Bourlon. d'une chute d e buri n (fig. retouchés ou non (bords d'une lame. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. son action est inversée et provoque des petites aspérités. fracture. Par analogie. On l'emploiera pour un galet taillé. . La boucharde. 1987 : 79. voire triple. 86).5). q u ' à des outils sur support naturel. dans le seul cas des fractures hertziennes. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. d'un Synonyme de cassure . d'une plaquette. 136 . Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. BORD. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). BRUT(E). Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. dos . est un instrument moderne. ni de la fonction. Elle ne présume ni de la destination. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. édition 1989. Les deux séries d'enlèvements doivent. BORD ABATTU . les deux faces d'un objet. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . Pour les objets bifaciaux. lamelle) non modifié par une retouche. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. pour les arêtes d'un biface. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. Un pa n (fig. fig. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. Ligne qui délimite le contour d'un objet. La den t d'un 119 120 116 Roche. BORD TAILLÉ . nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : .à préparer une surface en vue polissage . 118 Dictionnaire Petit Robert. 1911. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t .avec des percuteurs. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. Voir taillé . 117 Bessac. et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig.Terme de position .etc. 5). BRISURE. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " .

u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). Burins triples. 11 : sur t r o n c a t u r e s . 4 : sur c o c h e s . 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . etc. u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). Burins doubles. F i g . u n e c o c h e (10). 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . L e s 5. Burins quadruples. u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3).12 3 4 5 6 7 10 F i g . 137 . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . 1 : sur t r o n c a t u r e . u n p a n (6). u n p i q u a n t trièdre (7). u n t a l o n (9). 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. u n e surface r e t o u c h é e (4). 3 : d i è d r e s d ' a x e .

surtout pour la pression (fig. autre(s) pan(s) de burin. cassure. Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). 2 9 : 1) et (fig. etc. etc. Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté.burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. coch e clactonienne. 61 : 5 ) . C A S S U R E . (fig. L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. CHAPEAU D E GENDARME . coche . à son axe de débitage. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). . 57) : . . Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. fracture) . . Toutes les classifications sont possibles. à la multiplicité. Dans ce dernier cas. 138 .surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. 122 Terme proposé par D. 1 : 7 et fig. "dos " (bor d abattu). CHASSE-LAME. Tixier).. Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. Terme général. etc. Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . surface brut e d e débitage . 31). 24). Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. 79 : 5). N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. 58). bor d retouché . Cahen (1984). les positions par rapport à l'axe morphologique du support. 1 2 2 121 Tixier. 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n .surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . F i g . piquant-trièdre . ciseau). ne présumant pas des causes de la rupture. 59). CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). Terme emprunté à l'architecture de marine. N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. 1963 : 43.surfaces obtenues par retouch e : troncature.

9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 6 : c h u t e réfléchie. 139 . 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 1 : c h u t e p r e m i è r e .7 Fig. 8. 2. 7 : c h u t e torse. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale.

60 : 2. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 127 Turq. 140 . CONCHOÏDE. 34 : 4). 60 : 4. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. 126 1. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. ainsi de suite. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. généralement concave. sur le même bord. C I S E A U . G o b e r t . L'expression "chute de burin". CINTRAGE. COCHE (O U ENCOCHE) . 1968 : 195. postérieurement au premier coup de burin. non intentionnel. 1954 : 447. 124 Gobert. Synonyme de bulbe . désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. 125 Cahen. obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. donc aux fragments qui ont été détachés. 2.-G. parfois en "V". où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. 1954 : 447. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. 60 : 6).ou départ de retouche . 1984. sa section sera trapézoïdale. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . quelque soit le support. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. 126 Brézillon. 61 : 6 ) . L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. Quand le bord du support aura été préparé. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu.C H U T E D E B U R I N .-G. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. En 1954 E. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. 1988. 60 : 7). note 2 et fig. Brute de taille.de la face inférieure (fig. 3). à petit rayon de courbure. proposé par E. 123 Gobert. la civilisation ou le lieu (fig. 2. qui sera alors dite "préparée". 127 CLACTONIEN(NE). Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . 5). Cette méthode permet. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. ou simplement "chute". "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . 60). Terme de délinéation d'un bord. Peu usité. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. 60 : 8. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. en régularisant le bord. Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . lors de leur détachement (fig. indiquant une entaille nette. 9). Voir réfléchi (fig.

141 .C Ô N E . Terme de délinéatio n d'un bord. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. 20). 1932. pour faciliter une bonne prise en mains. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. C O N T R E . une première lame : l a lam e à crête. Partie saillante qui couronne un nucléus. 61 : 2). 61 : 6a. Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. on parlera de réserve corticale. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig.ou la remise . Tixier. unit le talon au bulbe . s'oppose à denticulé. soit. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. de base ou de talon cortical. on parlera alors de "crête naturelle". C O R N I C H E . Désigne la présence de cortex. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. 129 130 CONTINU(E). CORTEX. Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. qui aura forcément une section triangulaire. pourquoi pas dans certain cas. T e c h n o l o g i q u e m e n t . Suivant son étendue et sa localisation. dans certains cas. S'utilise pour désigner le relief qui. 64 : 4). pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. Il s'agit de créer. 62 : 7). 128 COUVRANT(E). s'oppose à "discontinue" .au Paléolithique supérieur tout particulièrement. Terme qui s'applique à la mise . C O R T I C A L ( E ) . car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). qui a trait à la typologie . ou. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. 61 : 5). 6b). Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. soit que la forme de la matière brute s'y prête. 61 : 1). Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . Quand ce dernier terme ne sera pas employé. sans être destinée à guider une lame à crête : . en la guidant. 130 Sonne ville-Bordes. . comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. de face entièrement corticale. 1963. CRÊTE. ou crête d'entame. 129 Pour Laplace (1964). la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). Cette arête permettra de faire "filer". 20). C R A N .B U L B E . que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. 128 Breuil. qui correspond à la "patine" des géologues. Perret 1956. une arête . 93) tend à s'employer.

6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 2 b : sa l a m e à crête. 6a : : sa l a m e à c r ê t e .1 a 2 b a 3b F i g . 6 b sur n u c l é u s à crête. 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 3 b . 3a. 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s . 142 . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. la c r ê t e .

lamelle). DÉCORTICAGE. Percussio n (directe) . en se combinant.comme synonyme d 'épannelage. voir ces mots. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . 74 : 1). 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . et d 'inclinaison. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. Voir p. DÉLINÉATION. 2.à tort . lame. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Terme de position . DENT D U BURIN . Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. 67 : 1 et 3). Il précède et prépare le dessin définitif (fig. CROQUIS. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. 132 Bordes. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. 76 : 1). Action de taille qui enlève le cortex . Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . 131 CROISÉE. lame. Ce n'est pas un but en soi. DISTAL(E). 143 . donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. 1947. DIÈDRE. 1963. qui peut-être (fig. 45). Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . 132 Terme général de morphologie. Terme de localisation (fig. D O S . DÉBRIS. DÉVERSÉ. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . 30. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon .1. Cette surface peut être : corticale . Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. Dans un deuxième sens. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. 62 : 5). DENTICULÉ. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. 29 : 3). car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. Caractère désignant le dessin que forme un bord. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. lamelle) (fig. 1. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Résultats de cette action. 2. 56). créé par une ligne d'enlèvements. 66 : 2). Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . brut e d e débitage . 7 4 : 6). toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. Ces cinq termes généraux peuvent. D DÉBITAGE. DISCONTINU(E). Elle est formée d'au moins trois surfaces. Ce terme est souvent employé . trois ou quatre plans de frappe (fig. DIRECT(E).

14 : i r r é g u l i è r e . Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. 4 : c o c h e s . Action de polir en frottant avec un abrasif. 144 . Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. d'un nucléus. Premier état de cette œuvre" . édition 1989. préparée.). formée par des retouche s abruptes. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions..d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . de feuille de laurier. ni d'une destination particulière (fig. Terme d'un E É B A U C H E . . É C R I S A G E .11 1 Fig. 5). ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. 6 : scie. de hache. 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . d'un bloc. ÉCLAT. de débitage . 2 : c o n v e x e . "Première forme. Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. 1 .. 5 : d e n t i c u l é . ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. 68 : 1).).. . de préparation. 8 : é p a u l e m e n t .. r e c t i l i g n e . Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. ni d'une morphologie.d'un galet. encore imparfaite. 15 : r é g u l i è r e . 11. 9 . etc. 12 : p é d o n c u l e . 7 : c r a n . d'une plaquette. que Von donne à une œuvre plastique (. m u s e a u . 3 . etc. 13 : soie. etc. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. l a n g u e t t e . indiquant la morphologie enlèvement (fig. c o n c a v e . 10 .d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . É G R I S É .

Altération d'un bord rendu moins tranchant. 145 ÉPANNELAGE.on frappe un nucléus pour le débiter. est due à F. ENCOCHE. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. 134 D a u v o i s . . 135 ENCLUME. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. Bordes (1961 : 13).). etc.0 1 cm 3 Fig. Tell el O u e i l i . à gauche). Retouche "sur enclume" : voir croisé . un burin pour lui appliquer un coup de burin. moins aigu (fig. ENLÈVEMENT. Voir coche . Irak.on pose un éclat (une lame. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. . Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. O b e i d . etc. 135 Une enclume peut être tenue à la main. ENVAHISSANT(E). On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première.la mise en forme d'un nucléus (fig. 64 : 3). Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. 10 : 1). Par commodité. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. un bloc de matière première pour la façonner. 1. en haut. 134 ÉMOUSSÉ. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. 2. .l 'ébauchage d'un outil . L'expression "percuteur dormant". synonyme d'enclume.. 9 : 1. préhispanique d'Amérique centrale. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. 1976: 211. 63). ENTAME.

Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe.envahissante . mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. 1968 : 124. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. son opposé est la face supérieure (fig. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. ÉTENDUE. et peut faire appel à plusieurs techniques. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . Les termes fac e inférieure . si elle occupe une grande partie de la face. ÉPAULEMENT. . son complément FACE. selon une forme désirée. bloc. 79 : 8). etc. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran.mais de FAÇONNAGE. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. celle-ci est dite : . etc. 1976 : 181. 5). galet. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. . 2 : longue. 137 Dauvois. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . .. 136 Brézillon. En préhistoire. F Désigne certaines surfaces d'un objet. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. 5).longue. face 1 et 2. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative.courte. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. 146 . Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. 62 : 8). 131 34 F i g . en sculptant la masse de matière première choisie. polyédriques. FACETTÉ. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. Terme qui s'applique à un talon. 79 : 4). dont la concavité dégage une saillie. triédriques. 3 : envahissante. en négatif. 136 12 ÉPERON (EN ) . 4 : couvrante. et un seul. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. 64). correspondant à un plan de frappe préparé (fig. puis de finition. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette.) on parle alors de face A et B.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. sur un contre-bulbe. etc. 1 : c o u r t e . lames et lamelles.

la pression. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. ( P h o t o J. "Partie d'une chose qui a été cassée. 147 . Certaines causes naturelles (gel. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. 1966. (qui devient nucleus). la flexion. silex du T e x a s . C'est ce terme qui. 139 Smith. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet.) peuvent provoquer le fractionnement des roches. en outil. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . associé à "intentionnel" ou "volontaire". A . P i è c e é b a u c h é e p a r G. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. quel que soit son origine.). La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. d'éclat. E . sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". de tel ou tel outil. l'une ou les deux f a c e s . 1963. 138 139 FLÛTÉ(E). sur tout ou partie de sa longueur. feu. sans en atteindre les bords. etc. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. 141 FRACTIONNEMENT. gel. S . FRONT D E FRACTURE . transformer un support. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. Par l'expression "fractionnement intentionnel". brisée" . T i x i e r ) . édition 1989. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . le sciage. 141 Dictionnaire Petit Robert. 140 "Action de réduire en partie" . T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . U . édition 1973. etc. de biface. FRAGMENT. On dira : fragment de lame. flûtée p a r J. tout éclat est "fragment de nucleus". FRACTURE. etc. p r é f o r m é e p a r D . ressac. 65) ou par pression.F i g . 138 Crabtree. A droite. le feu. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion.

34 FRONT D E GRATTOIR . Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. H H A C H U R E . ils peuvent être (fig. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles.impliquant le développement.. 142 143 INVERSE. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. 1 : abrupte. 66) : . elle peut donner lieu à une classification. INDIRECT(E). Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . pleins-déliés. 4 : rasante. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. lame. 3 : semi-abrupte. Chacun des traits parallèles. . pour les industries spécialisées. lancettes.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. . Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . systèmes de techniques appropriées à des fins. machines différentes concourant à un même but" ou. Dans une acception très large du mot. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. mais est réservé à une technique de percussion . Le préhistorien. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. lamelle) (fig. INCLINAISON. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. 142 Mauss.. proche de 10°. 143 ibid. 74 : 2). 66 — Inclinaison des enlèvements. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. agencements d'industries" . Fig. qui forment un grattoir. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. : 4 L .. Ligne de retouches sur un éclat. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation .rasant s : l'angle est très aigu.. Bien qu'antonyme de direct. 2 : abrupte croisée. INDUSTRIE. 1947 : 26.abrupt s : l'angle est approximativement droit . d'une ligne ou front de fracture. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. une lame ou une lamelle.

1950 : 23.J JANUS (ÉCLAT ). "Ils sont souvent assez étroits. 5). 1976. Voir Kombewa . L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. simples ou doubles opposées. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). qu'au percuteur dur ou par pression. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. L È V R E . 1961 : 6. 1970. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. Cette distinction. Aucune des deux ne possèdent de nervure. 148 Gobert. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . en forme de petite langue. 7 : 2 à 4). pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . de l'extrémité d'un o u t i l (fig. 149 . 63 à 70). 73. LANCETTE. 27. d'une lame au cours de son détachement (fig. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. d'où leur dénomination. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. Certains auteurs. 2. LAME À C R Ê T E . Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. 62 : 10). Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 148 LAME. à morphologie caractéristique. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 146 Tixier. 1963 : 36-39. 28). 145 1. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. Voir crête . est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. lors du détachement de l'éclat (fig. L'un de nous l'a tenté. 71). 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. LANGUETTE. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . parfaitement valable. ou plus. Une lamelle est une petite lame. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. principalement de langue anglaise. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. 149 Bordes. 147 Dauvois. et voir p. supérieure à sa largeur. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. LAMELLE . en forme de "lance". 145 Bordes. l'une (la "supérieure") incomplète. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. en théorie. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". on a affaire à une lame.

seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. L U S T R E . Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. 150 . le support est un produit de débitage. 79 : 9). Etat de surface caractérisé par un brillant... 79 : 2). sur une pièce. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . etc. mésia l (ou central) . Caractère désignant la place occupée. et leur dénomination. galet. Terme de localisation . Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. Il désigne une partie d'un support. 150 les termes proximal . L O C A L I S A T I O N . éolien. de frottement des pièces dans un tiroir.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . q u e l q u e s e x e m p l e s . la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. 4 et 5 : b a s a l e . "Au niveau du bulbe. le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. plaquette. observable sur un éclat. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. 1 : d i s t a l e d r o i t e . 2. 67). LINÉAIRE. LISSE. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. 79 : 8. profil). 1976 : 168. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. 150 Dauvois. Les localisations. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. Deux possibilités : 1.) ou artificielle. en contre-courbe" (fig. donc à orientation conventionnelle unique.1 2 3 F i g . dû aux vibrations de la circulation. 5). On dit aussi "central(e)" (fig. d'usage. distal . dépendent alors de chaque orientation.

suivies. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. MICROBURIN. 69) . Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. (fig. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. d'un enlèvement . forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. Cela implique un support relativement épais. 4 : subparallèle (Bordes. 1961 : 8. en chevron). 3 : parallèle. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. d'un nucléus . plus exactement. 2 : scalariforme. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . 151 "Ensemble de démarches raisonnées. 2.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. 153 ibid. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. 1961 : fig.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. MORPHOLOGIE. 1). 10 et 61 : 1). suivant une marche raisonnée. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . . qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens.MÉTHODE. etc. édition 1989. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. MISE E N FORME . pour parvenir à un but" . 1 : écailleuse. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 33).parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". . 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. mais nettement plus accentués. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. 152 153 . N ENLÈVEMENT . qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. etc. "ondulées" . obliques (en écharpe. De multiples combinaisons sont possibles. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. 68) : . 151 . 152 Bordes.

Par définition. NACELLE. et sur les retouches de tous les outils. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats.N. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. J. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. les ondulations ne soient pas visibles. notamment des grattoirs ou des burins. non vitreuse. l'hétérogénéité de la matière première. 62 : 9). NUCLEIFORME. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. Tixier. 20). cela sans présumer de la finalité de l'objet. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT .. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. 152 . 5). Dans tous les cas. 5). empêche parfois de définir cette direction. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5).E. Crabtree. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. M e u d o n ) . O O N D U L A T I O N S . 20). Fig. Ne pas confondre avec arête. En l'absence de la partie talon-bulbe. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. Il arrive que dans une matière première très homogène. De même. elles indiqueront la direction de taille. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. NERVURE. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. à morphologie caractéristique. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. (Atelier photo C. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. A g a u c h e : o b s i d i e n n e . devient parallèlle aux faces. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. chemine sur quelques millimètres. D. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. NUCLÉUS. la face supérieure des éclats (fig. Assez près du talon. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. Remarques. N Fracture accidentelle rare. en déformant les ondulations.MUSEAU.S.R. emporte une partie des deux bords.

2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée.5 F i g . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . d a n s sa p a r t i e distale. 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 153 . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e .

p PAN. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. Un outil peut 157 Tixier. la patine sera toujours postérieure au cortex . qu'il soit nucléus.le pyramidion d'un nucléus pyramidal.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. . de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. Terme s'appliquant : . légèrement incliné (fig. l'ensemble des armes et outils. OUTREPASSÉ.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig.sur un nucléus Levallois. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage .l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. 71 : 3 ) . d'autres des armes ou des éléments d'armes. dans des sens divers. 70) : . 1963 : 27. ax e morphologique. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. boucharde. PARALLÈLE. Nous employons le mot "outils" pour désigner. normal dans sa partie proximale. Rarement situé sur la face supérieure. d'abord par souci de simplification. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. presque parallèlle à cette face (fig. Sur un même objet. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . . Elle peut être différente. etc. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. . . PATINE. localisation ) (fig. 154 . mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. P A R T I E L ( L E) . Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. produit de débitage ou outil. sans prétendre à l'identification d'une fonction. le burin est alors dit plan. dans la plupart des cas. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. comme il est d'usage. postérieurement à sa taille intentionnelle. 156 Audouze. 155 156 OUTIL. 155 Mauss. .une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . 68 : 3 et 69). 41). Parmi les pierres taillées. punch.). Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. . 76 : 3) . . 71 : 1).aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel).etc. 71 : 2) ou très incliné. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. avec ou sans retouche. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). 1988 : 110. 1947.O R I E N T A T I O N .

ce dernier terme étant. 72). 1955 : 229. un fragment d'os ou d'ivoire. voire des nucléus abandonnés. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. un os. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . Nous avons préféré cette expression créée par E. De plus certains objets taillés. 1924 : 123. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. bien mal choisi. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. façonner ou retoucher la pierre dure. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. 62 : 11. action de frapper un corps contre un autre. La percussio n indirect e (fig. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. PÉDONCULE. PERCUSSION. 155 . 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. débités. La percussio n direct e (fig. 1961 : 5. un fragment de bois animal ou végétal. 158 Bordes.G. de la lame ou de la lamelle. (fig. etc. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. 2 : p e u i n c l i n é . légende de la figure 6. 3 : très i n c l i n é . ont parfois été utilisés comme percuteurs. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". Il concerne donc les objets taillés. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. S i r e t . retouchés. le piquant-trièdre est donc formé. matières animales ou végétales. Par définition. 33). Malgré sa mention très fréquente. 161 Siret. comme son nom l'indique. à celle de pointe oblique.F i g . 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. Voir cortical . lui. PIQUANT-TRIÈDRE. 12). Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . de la lame ou de la lamelle. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. G o b e r t . présenter plusieurs patines. 160 Gobert. façonnés.

7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 5. R . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . P e l e g r i n ) . 12. N . 2. 1. 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 1 1 . 7. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . S . M e u d o n ) . 4.F i g . 156 . . 9.

N .F i g . R . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . 8. 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 7. M e u d o n ) . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. 157 . S . . 5 : p i è c e à r a i n u r e . P e l e g r i n ) .

en métal (fig. D E PRESSION . ciseau . PYRAMIDION. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. en corne. 1961 : 5. 4 : 5 et fig. Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. 67 : 2). Endroit . 20). POLI. lame lamelle) (fig. 4 : 6 ) . Le punch peut être en bois végétal ou animal. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . Il désigne une partie d'un support. Pour les pièces élaborées. retouche) ou de cassure. On dit aussi chasse lame.il s'agit en réalité d'une surface ."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. en ivoire. bouchardage.E.alternant s . Par opposition à la percussion . 70 : 2). Crabtree. cette technique de taille. Terme de localisation . 18). 30). Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile.. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. 72 : 11 à 13). R RACCORD.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. généralement par percussion. POSITION. PLAN D E FRAPPE . POINT D'IMPACT . C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. les ravivages de plan de frappe et de pression. Terme défini à l'origine par D.inverse s . peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. D'après les expérimentations. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. etc.bifaciau x (ou bifaces) . 74). différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. les supports potentiels d'outils. 1966. la face positive et la négative. 5). 94). le façonnage. PROXIMALE(E). Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. ils peuvent être : . Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. c'est retrouver. polissage). 4 : 3). PUNCH. pour les surfaces de taille (débitage. PRODUIT D E DÉBITAGE . Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. et surtout pour le débitage des lames (fig. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. pour en détacher un éclat. P U N C T I F O R M E . Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. lisse ou préparée (fig. et tous les déchets. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. 158 . une lame ou une lamelle. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. appelée percussion indirecte. POLISSAGE. L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. 162 PRESSION.direct s . d'autre part à la retouche (fig. on presse. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation.croisé s P R É F O R M E .alterne s . C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". 5). Bordes. 79 : 10). en os. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig.

1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 4 : a l t e r n a n t e . i n v e r s e sur le b o r d droit). 2 : i n v e r s e . 1 : directe. 5 : biface. 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . irrégulier. 159 . directe sur le b o r d g a u c h e . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute.1 2 3 F i g . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 6 : c r o i s é e . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . F i g . 3 : alterne ( d a n s ce cas.

Voir chut e d e burin . 1933. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. 1 : d i s c o n t i n u e . Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. par opposition). 76). REBROUSSÉ. RASANT(E). RECOUPE D E BURIN . 5). 2 : totale du b o r d distal. filé moins loin que prévu (fig.ou la retouche . sculpter. R E T O U C H E . Les retouches . 53) (voir p. Terme d'inclinaison enlèvements (fig. C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. s'arque brusquement. (fig. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. les adapter. le SIRET (ACCIDENT) . Il arrive parfois que. un support débité ou non.A B R U P T ( E) . en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . une arête. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. 66 : 3). Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. 68 : 2 et 34 : 6). 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. REMONTAGE. vient recouper "avant terme" le support et a. Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. c'est donc aménager. 44). par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. S C H É M A D I A C R I T I Q U E .puis les rapprocher. RÉSERVE CORTICALE . 36 et 40). Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. s SCALARIFORME. Retoucher. normal dans sa partie proximale. Voir réfléchi .sont les traces laissées par cette action. 12 3 F i g . Terme d' inclinaison y (fig. 160 . 60 : 6). lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. transformer intentionnellement Siret. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Il ne faut pas confondre section et coupe. 7 : 1 et fig. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. S E C T I O N . La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. Ensemble de raccords . donnant les silhouettes des différents enlèvements. Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. "/ / 164 Voir cortical . S E M I . de ce fait. 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. 66 : 4). de "rajeunir" une surface. lors du détachement d'un éclat. des R A V I V A G E . 130). RÉFLÉCHI. RÉPARTITION.

plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. M e u d o n ) . 01 2 3 4 5 F i g . d'un produit de débitage. 78 : 1). etc.. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. pied.). 166 SUB-PARALLÈLE. 68 : 4). Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. 77). d'une plaquette. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. 166 Newcomer.. quand ils se manifestent. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . retouché. débité. E DÉBITAGE . Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . 167 Hamal Nandrin. (Atelier p h o t o C . N . SURFACES D SUPPORT. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e .. quartzite de Fontainebleau. d'un galet. 1976.). façonné. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. 161 . S . 1921. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. S O I E . Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . 62 : 13).second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. Ils n'ont rien d'intentionnel. 1961 : 32. . éclats débités au percuteur dur. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). Il est plus rare pour les lames. cuisse.. Il peut donc s'agir d'un rognon. R . c'est pourquoi. Servais.

1947. TALON.). et de morphologie variée." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. convexe. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . . à d'autres périodes. qui se lit en vue en bout. .qu'il soit préparé ou non .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. cortical . ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement.facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne.et du (ou des) procédé technique employé (fig. 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. Un talon peut être réduit à une minuscule surface. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir.1 2 F i g . TAILLÉ(E ). 79).lisse . d'un objet bru t d e taille. Peut s'employer dans tous les cas. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . Dans certaines industries . etc. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. 2) Avec traces de préparation.talo n e n ail e d'oiseau . il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. le talon est naturel. 168 Cahen et al.. tablettes de ravivage. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. avec une seule surface de taille visible . de bor d taillé . concave. TAILLE. Le talon est alors : . On parlera ainsi de galet taillé. 1979. la percussio n et la pression . 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. 162 . 1) Sans trace de préparation. séparés par une nervure . 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . . .

Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 6 : e n aile d ' o i s e a u . 171 T R O N C A T U R E . 171 Zuat e y Zubcr . 7 9 — T y p e s d e talon. 4 : facetté. Ligne de retouches continues et régulières. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . le débitage d'une lame par pression. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. d'un métier" . 1972 . celui du tailleur préhistorique. 8 : en é p e r o n . 61 : 5). P D U ) . formant deux angles avec les bords de l'éclat. sur un nucléus. La forme se lit en vue de dessous. le talon est dit déversé. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. et particulièrement au Magdalénien. presque toujours abruptes. 110 techniques que l'on méthode de taille.talo n e n éperon . Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. 2 : lisse. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. 34 : 2). 9 : l i n é a i r e . par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. 10 : puncti f o r m e . 3 : d i è d r e . nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). Lorsque ce dernier est très ouvert. . ou sur la face supérieure d'une lame à crête. édition 1973. TRANCHET (COU Voir chaleur . de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. Bronze ancien du Proche-Orient) . de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. 163 . 34 : 1). la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques.8 9 10 F i g . Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. 7 : p i q u e t é . 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. La percussion directe avec un percuteur de pierre. v VERSANT. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. 1 : cortical.

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Vocabulaire multilingue .

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égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung.FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . lamelle : Klinge . geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 .

: cortical(e ) . à crête. voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . geschlage n outrepass é carène Kiel.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. kielförmig : carène .p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung.

remontag e chasse-lame 179 . Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch .corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung.

b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran.FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat.

narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . plain : liss e fluted : cannelé . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi.

scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. k n a p p e d : taille . Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran .inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage.

7.» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.7. fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx. "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U . .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j . lamelle : < J L . abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage. Kombewa : I j .<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .t. i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U .7.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . arrachement. atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx.^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .U I <_*jl j angle d'éclatement : .^ ^ de taille : o l i .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .

talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 .

esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame.

JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .^ J L ^ <^JL*.o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .

FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . l a m e l l e : hoja .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista.

c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. aile d'oisea u (en) aguzar. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. ver abatido b o r d e tallado.percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. taillé(e) : talla . égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada .

lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. hojita : lame . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . tallado (a) : taille . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. hoja.

carénage : K a p é v a . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . l a m e l l e : XemÔa . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал .

XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. taillé(e) : XdÇeuar) . 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç.

koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. piKpoX £7riÔa : lame. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa.ar|. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille.

p e .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn.un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.

FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . ègri sé : levigatura . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . l a m e l l e : lama . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .

coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena.pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. taillé (e) : lavorazione . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . c a r e n a g g i o : carène .

lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione. l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . l a m e l l a : lame .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . cf. taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio.!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . cf. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) .

FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . compressora. afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . c i n t r a g e : arco . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. tracejad o (a ) eran : crena. estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . égrisé : areaçâo . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . lamelle : lamina . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista .

ver abatido bordo talhado. gasto : émouss é .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento.p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . a r e a d o : égrisage . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t . taillé(e) : talhe . extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a . formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. pré-formataçâo vertente . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . cintrag e a r e a ç â o . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a).

lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. l á m e l a : lame . t a l h a d o (a) : taille . pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . superficies l a s c a d a s : talhe. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . ver d'impact thermique.

LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .17. : 92.53.0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e . 0500 3 GA P cede x Tél.

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