Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. 10 Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig.

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Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. 4 Inizan. d'enrichir le domaine de la technologie . Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". Roche. un chapitre consacré à l'expression graphique. en 1980. 3 Tixier. 2 3 4 5 1 1 Tixier. a été notamment ajouté. ont pris en charge cette transcription. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. 5 Nos collègues préhistoriens. comme la précédente. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. Tixier. Roche. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). afin de faciliter la communication et d'étendre. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. Inizan. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. 1992. 11 . Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. mais elle se voulait. puis traduit en anglais par M. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . 2 Tixier. 1980. 1963. indispensable à la communication dans les études technologiques.Avant-propos La première édition. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. Newcomer en 1974 . Madrid) pour l'espagnol. 1974. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. Antikli a Moundre a pour le grec. En 1992.

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puis les arts du feu comme la céramique. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. entre autres celles concernant le travail de l'os. dans cet ouvrage. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. dans tous les cas. comme des techniques. le verre. etc. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. le métal. L'analyse technologique doit. telle la danse. Dans ce même courant. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. 7 Haudricourt. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. A-G. 13 . 1964 : 28. et que si la technologie doit être une science. même partielle. Lors de l'établissement de chronologies. avant que soient énoncés des choix culturels. de leur complexité. en effet. 6 7 6 Mauss. de leur capacité à signer une culture. puisqu'il considérait les activités du corps. permettre d'évaluer la part des déterminismes. Si. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. 1947. c'est en tant que science des activités humaines". Il est opportun de rappeler que c'est à M. De même. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. des techniques. les archéologues. y compris celle des gestes . M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs.

répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. ainsi que sur le chantier de Pincevent. 12 Organisée autour de R. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. 1989 : 26. industries et métiers. 1987 : 22. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". prend en compte tous les processus. L'ensemble : techniques. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. en resituant chaque objet dans un contexte technique. Mauss. etc. La chaîne opératoire.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. dans l'étude d'une industrie lithique. donc. et. premier volume de "Evolution et techniques". racler. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. A. Il faut noter que cette expression. La rigueur de son enseignement. 1947 : 29. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. 8 9. Leroi-Gourhan. gratter. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. Cresswell. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. 14 .. forment le système technique d'une société". que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. percer. sociaux ou symboliques. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". 1943 et 1964. 14 13 8 Leroi-Gourhan. la plupart du temps. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. Cresswell. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. 10 M. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. 14 Perlés. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle.

techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. selon la culture à laquelle il appartient. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. des gestes et des savoir-faire. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. des savoir-faire. connaissances et savoir-faire. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. 3) et d é b i t a g e (ch. 4) techniques r e t o u c h e (ch. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. 5) | (ch. Au sein d'une chaîne opératoire. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. Les outils (au sens large). Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). 6). L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. sont privilégiés dans les études typologiques.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. des gestes. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . finalité des opérations de taille. 102). il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. des matières. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. Selon leur nature. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. d'ordre intellectuel. 15 . 1995. Or le tailleur. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille .

Par exemple. si dans un gisement. selon les cas. on peut parler d'une économie de la matière première. du débitage ou de l'outillage. etc. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. • Un premier niveau d'observation. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies.. Pour définir ces choix. des outils. s'il est possible de mettre en évidence des choix. sans l'observation répétée de phénomènes. de faits semblables. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. Dans un gisement. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. d'une communication avec autrui. comme les nucléus. 16 . la quête des matières premières. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. puis son utilisation éventuelle et son rejet. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. 1 9 8 6 : 115. actuellement en plein essor. En revanche. la seule présence de produits caractéristiques. il y en a en général plusieurs. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. Par exemple. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. à l'amont.tels schémas. quel que soit le contexte archéologique. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. on ne parle pas d'économie de la matière première. des supports. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. 16 Gallay. les crêtes. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. on l'a vu. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. d'un échange. Cette chaîne. En effet. pour aborder les modes de vie préhistoriques. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. C'est l'une des voies les plus fructueuses. Par économie.

just as stone artifacts they study were the tools of people". Nous rejoignons à nouveau A. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. mais comme une véritable écriture technologique. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. 1977 : 30. facilement maniables. 7). 18 Leroi-Gourhan. 1982 : 3. et c'est ce que nous avons tenté (chap. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. 17 . microburin. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. Leroi-Gourhan qui a organisé. réduire les synonymies. mais ils sont consacrés par l'usage. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. En effet. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. Beaucoup de termes sont conventionnels. en reconnaissant que les mots sont des outils . l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente.En effet. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. Boksenbaum. Elle doit être réalisée. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. 17 "However. etc. volontairement repris de la terminologie usuelle. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. mais sont conçus en même temps que le texte. Levallois. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. Démêler les confusions. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie.

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Parmi celles-ci. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. des grès. à partir d'un choc prédéterminé. certains calcaires. • Les roches éruptives caractérisées. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. en partie.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. Les lois de la répartition des contraintes permettent. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. Leur choix a certainement déterminé. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. par une texture microlithique ou vitreuse. des dolomies. de guider le déplacement des fronts de fracture. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. des roches essentiellement. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. 1 : 1. 1). A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. mais aussi le quartz qui est un minéral. les installations et les déplacements des préhistoriques. de chaille. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. on trouve des rhyolites. 2 et 7). pour la plupart. 19 .

M e x i q u e . 5 : quartzite s a n g u i n e .M a t i è r e s p r e m i è r e s . U . D o r d o g n e . . terrasses du Tage. S . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. Zinaparo. N . P o r t u g a l . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. S . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. M i n a s G é r a i s . Brésil (Atelier p h o t o C . I s e n y a ' K e n y a . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . R . Oregon. 2 : silex d e T o u r a i n e . M e u d o n ) . A . 3 : obsidienne noir bleuté. a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. D o r d o g n e . . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s .

Nous sommes loin. Débiter. très schématisée . la qualité principale est l'homogénéité. standardisé comme le débitage laminaire. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. fragilité. 1967. retoucher. quartz hyalin (cristal isolé. 19 Crabtree. ignimbrites et obsidiennes (fig. par percussion directe ou indirecte et par pression. e t c . l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. 1 : 6 ) . Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. les roches non vitreuses et peu fragiles. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale.1. les sélectionnant. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. 1 : 5).. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. évaluées au cours de tests expérimentaux. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. l'ivoire.trachytes. actuellement. cristallisant à basse température. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). différemment motivé du préhistorique. 1 : 3 et 4). Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. à des détails près. sur le plus de matières naturelles possibles. 2 . même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. les testant. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). pour obtenir un débitage régulier. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. les choisissant selon leur aptitude à la taille. etc. sur quelques dizaines de matériaux. le bois animal ou végétal. utiliser la pierre. andésites. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. ou encore des retouches longues. pétrographiques. toutefois. Néanmoins. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. ont donné lieu à des tentatives multiples. 21 . Nous donnons une estimation globale. basaltes. leur abondance et leur forme.). • Roches se taillant mal . En fait toutes les gradations existent. mais rarement très prolongées.T. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. Il n'est pas question d'être exhaustif. • Roches se taillant asse z bien . aux mêmes conclusions. l'os. 2. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. 1 : 8). comme certains silex. fig. homogénéité. phonolites (fig. sous ses diverses formes .

Equateur) Ignimbrite (U. Liban. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite.A. Afrique. Maroc. Mexique. Qatar . 2 — Test s d'aptitud e à la taille .) Résinite (France) Quartz hyalin ..) Jaspe (France. Angleterre. Belgique.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.A.A.S.. Turquie.A. Grèce. U. Sénégal. Algérie.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U.A.. Algérie.S.. Guatemala. Danemark. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.S. Ethiopie. U.S.S.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig. Kenya. Tunisie.S.) Silex opaqu e (Europe. Niger) Basalte (France.S. Grè s (France. Algérie).S. Algérie. 22 .S. Italie. Brésil) Silex translucid e (France..A. Améthyst e (France. Asie du Sud-Ouest. Islande. U.A. Grèce.A. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France..) Novaculite (U. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. U. Brésil.A. Japon.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4. U.

retouches parallèles longues par pression. Chaque variété de roche. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces.). Ces estimations doivent être modulées. pour espérer être relativement précis. sauf pour de très petites pièces. est un autre aspect à manier avec prudence. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte .Ces trois degrés. lames par pression pectorale à la béquille. en tout cas non gélivée. sauf pour le cristal de roche. à la limite. voire chaque rognon peut. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. a toute chance d'être bonne. • En règle générale plus une matière première est translucide. bulles. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. sont présentés dans un tableau (fig. par exemple le silex. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. • Une roche qui sonne bien. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. bien ou mal fait. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. etc. alors qu'elles ne donnent pas . Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. devant un problème. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. Un outil est-il beau ou laid. être considéré comme un cas particulier. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général.de bons résultats pour d'autres techniques. 23 . meilleure elle est. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. Exemple : ondulations. Les Atériens ne s'en sont pas privés. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. La valeur esthétique. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre .ou très peu .

2. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. 1984. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. Roche. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. 26 Posselh. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . 1966a. mieux elle permet le débitage par pression. Jusqu'à présent. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. Tixier. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. 1985. 24 . 25 Bordes.) placé au-dessus. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. Butler. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. 1993. 1987. excréments d'animaux. Les exemples modernes. Domanski. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. ainsi que les travaux expérimentaux. de manière empirique. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . actuellement. 1992. Lechevallier. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é .2. Il consiste à introduire des roches. comme peut l'être un foyer culinaire. 24 Smith. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. que sur certaines roches siliceuses. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. Borradaile et al. Comme pour le débitage par pression. 1969. c'est à D. L'expérimentation a montré. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. 22 Flenniken. 1964. 21 Binder. comme le silex. etc. semble-t-il. déjà taillées ou non. Il y a quelques années. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. Cette opération dure environ 24 heures. le meilleur exemple étant l'obsidienne. Le principe actuel. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. dans de la cendre. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. aucune lame. 1981. Webb. la dacite. 1964) . etc. Inizan. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. 1987. 23 Crabtree. • Plus une roche est élastique. Deux critères sont. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. le jaspe. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées.

d'échanges. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. la Rhénanie au Paléolithique. en effet. le besoin en roche tenace. On y ajoute les accidents. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. en général d'origine métamorphique. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. 1994 qui traite d'une seule région. la Grèce. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. 1 : 7 ) . 1982. Si. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. on a toutefois des exemples de sa permanence. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. Floss. etc. Pelegrin et Richard (éds). Le traitement de la cornaline par la chauffe. comme on l'a vu.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. leur abondance. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. 59). qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. Féblot-Augustins. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. 1995. de nature différente de celle de la pierre taillée. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. leur accessibilité.. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. depuis une trentaine d'années. gras. Dans le cas de la cornaline. toute cassure. Cette approche n'est pas nouvelle. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. mais elle a surtout concerné la pierre polie. de zones d'influence. leur utilisation. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. . etc. 25 . à part la couleur. Geneste. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. 6 ) . 1991. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig.

Les problèmes posés. des besoins à satisfaire.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . le privilège d'être quasi impérissable. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. terrasses fluviátiles. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. au travers de l'étude des assemblages lithiques. d'autre part des besoins de la culture étudiée.). L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. coulées volcaniques. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. pointements.comment se présente la matière première. apparemment simples. accessible aux hommes préhistoriques. 1. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe.). chaque région. une tradition culturelle à respecter. chaque site. 26 . 2. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . transporte. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. L'absence de toute roche dure taillable est rare. dépôts marins. dépôts de pente. entraînent des réponses multiples. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. moraines. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. est-elle rare.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. prélèvement à l'affleurement. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. extraction dans des mines. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . mais sa présence.de quelle qualité est-elle. car elle a.sont apparemment locales. en est un. sélectionne. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. etc. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . filons. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. plus il choisit. de plus. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. cônes de déjection. On a aussi trop affirmé. des compétences techniques qui ont leurs limites. ou au contraire abondante ? . etc. mais elle reste à préciser pour chaque période. voire complexes. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre.

ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. nous en retenons quatre (fig. en termes d'accessibilité. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. 3. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. et surtout pratique des remontages (ch. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. lamelles.. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. chacune de ces stratégies.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . pièces de grandes dimensions. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. 6).). gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). sont peut-être la raison de cette différence. dans un premier temps. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. Chacun de ces cas.seuls les outils. Il y a lieu. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. Dans ce dernier cas. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. La modification du paysage. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. 3) : A . D . C . à l'Adrar Bous (Niger). Exemple : au Ténéré. Devant des nucléus sur éclat.seuls les produits de débitage bruts. retouchés ou non. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement.. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. l'altération des roches disponibles. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. B . Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. l'explication technique peut être retenue. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue.

. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. . il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. e t c . 28 . .pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. dans le cas de nucléus. ou retouchés. Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes.nucléus débités : à différents stades . les entames peuvent être rares .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques. ou achevés pour les pièces bifaciales. 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats.éclats.outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. d'exemplaires (fig. . . supports utilisés tels). la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. éclats de préparation de crête . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression.blocs bruts : y compris peu modifiés . .

Les stigmates d'enlèvements. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. négatifs et positifs. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. bien que se posant fréquemment. e 29 . en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. Résultant d'un choc ou d'une pression. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. La présence d'éclats de taille. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. permettent seuls de définir un objet taillé.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large.

confirmées par l'expérimentation. notamment Bal out. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. 72 et fig. un coup de main. 4 et 5. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. 73). Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. tous trois. 1967). Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. 30 . 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. le débitage et la retouche qui. débiter . L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international .Tailler. Un geste. procèdent de la taille. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. la percussion lancée sur enclume. Les principale s technique s 1. façonner . 1967 et Tixier. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. le débitage et la retouche. Le façonnage. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. ont un sens plus restrictif. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. en sont les principales variantes.

F i g . 4 — T e c h n i q u e s de taille.c o u p . 31 . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é .

4 : 3 ) . Avec les autres roches couramment employées. p. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. Avant le Mésolithique. 1989. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. ou en métal (fig. On note son apparition tardive. en os. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. 4 : 5 et 6). enfoncée dans le sol. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. Possehl. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. C'est une technique remarquablement efficace. 1981. fig. 30 2. Pelegrin in : Manolakakis. Guiria. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. d'une main. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. en métal. les résultats ne seraient pas aussi bons. le diagnostic de J. est expérimentée depuis p e u . elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. Volkof. Madsen. 32 . C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. Pelegrin. 7 7 .. 1988 : 4 8 . 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . 1972. os. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. Pelegrin. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. qui peut être en bois animal ou végétal. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. en os. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. 1991. plus dures et plus tenaces. et apparaît sans doute avant cette date. comme les quartzites. Pelegrin. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. 4 : 2). légèrement friables au choc. 1994. 1991a. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal.) est plus tardive (fig. silex etc. Roux.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. 1983. ivoire. etc. 30). Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . cf. • La pression au levier La pression au levier. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. basaltes. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. 4.

33 . même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . on parle de produits de débitage. Enfin. Dès la mise en évidence de production de supports. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. etc. éclat de taille de biface.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. éclat de retouche. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. non retouché et non destiné à être un support d'outil. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat.

car ce sont elles. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. etc. il existe au moins un éclat d'entame. point d'impact. . Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. 34 . Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. Tixier. 1982. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. Talon et bulbe peuvent être absents . du débitage (crête. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. non intentionnel. bulbe. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. dans la chaîne opératoire (fig. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. donnant un produit à morphologie spécifique . etc. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface).sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation.1. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. 8. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. survenant au cours du débitage. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. on détermine un éclat par sa face inférieure. qui ont été taillées. lancettes (voir p. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. 126). talon en bas. 5). du façonnage ou de la retouche. Paradoxalement.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. 4. essentiellement. 3. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. grâce à des stigmates spéciaux. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). 33 33 Roche. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. une fois l'éclat orienté (fig. 5) : . 2. est un phénomène imprévu. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. Leur présence précise des activités de taille spécifique. . lancettes.

I n d r e . 1). à l a n g u e t t e .L o i r e . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.T. D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e .F i g . 1982 : fig. Tixier. 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . 35 .e t . silex du G r a n d .).).P r e s s i g n y . etc.

2. qui a longtemps été prise pour un burin. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. 7 : 5). ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. etc.). nodule saccharoïde. de ce fait. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). 1972 : 25. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). • Les cassures "en nacelle". Le support a. 1970. 70). rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. 4. bien que non intentionnels. soit à la "main" du tailleur. s'arquant brusquement vers la face supérieure. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 14 : 3). Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. 77). Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. fig. normal dans sa partie proximale. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". normal dans sa partie proximale. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". vacuole. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. 7 : 1 . ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig.1. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. 36 Crabtree. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. 7 : 2.3. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. etc. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. Les produits d'accidents de taille. 3 et 4). recoupant enfin brusquement la face inférieure. 4. simples ou doubles. produit de débitage ou outil (fig. qu'il soit nucléus. peuvent aussi servir de support. etc. 6). emportant une partie des deux bords. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. "hinge-fracture" des anglophones ). La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. 4. outrepassage d'une pointe Levallois. 36 . amorcées grâce à un esquillement du b u l b e .). pression. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. 7 : 5 et fig. etc. 36 35 34 34 Bordes.). filé moins loin que prévu (fig.) dont nous présentons les principales.

3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . A . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure.F i g . S . 1). U . D o r d o g n e . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. o b s i d i e n n e ( R o c h e . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . 37 . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . 1982 : fig. Tixier. o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 3 . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . silex de G o u s s a i n v i l l e . silex du B e r g e r a c o i s . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . O i s e .

de la corniche du plan de frappe. S'ils ne sont pas examinés minutieusement. • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. un bulbe tout à fait diffus. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. 1963 : 106. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. fig. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . à profil concave. . un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . soit supplémentaires ("esquille" provenant. lors du détachement même d'un éclat par percussion. allongé. avec un talon très large.4. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. 1976. les éclats ou lames non totalement détachés.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . l'éclat ou la lame peut emporter. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. dernier geste technique de la séquence de débitage. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. 38 . Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. de même que les "bulbes incipients". C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones.4. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. des schémas opératoires mis en œuvre. donnant un déchet de section triangulaire. Il en résulte une partie proximale. intentionnels. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. beaucoup plus de matière que prévu. pied. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" .pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. surtout par percussion directe au percuteur tendre. de la retouche. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord.à une meilleure compréhension des gestes techniques. 38 Tixier. 6). Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. . avec une constriction postbulbaire. . en partie distale du support. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. Cet accident est indépendant de la matière première. sans talon ni bulbe). de leur chronologie. 39 Tixier.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . avec son talon. . dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . 1956. cuisse).

5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 4 : finition p a r p r e s s i o n . en partant d ' u n éclat. 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 39 .

40 . 3. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe.0 F i g . 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 0 : b l o c brut. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe.

4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .l a t é r a l e s (B et C ) . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s .F i g . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 0 : b l o c brut. 41 .

.

Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. 43 . les ciseaux. enfin. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils.. du biface dont on ignore l'usage. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. triédrique. on parle alors de mise en forme du nucléus. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. par définition. sont traités à part. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. etc. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. et quadrangulaire. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. Ce mode de taille. 80). Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. Les préformes qui. outil bien particulier. comme les polyèdres et les sphéroïdes. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. car le concept est différent. les haches à section rectangulaire. recouvre un certain nombre de méthodes. les trièdres.. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. chacune ayant ses variantes. polyédrique et sphéroïdal. ainsi que le hachereau. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. Le façonnage. de la préforme de la hache destinée au polissage. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage.

Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. larges. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. quasi universel. qui ôte le cortex s'il y en a. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. 11 : A). Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. il est. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. car ces deux surfaces . il faut. Roche. d'ailerons. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. Par la suite. dans d'autres contextes culturels d'Asie.sont loin d'être toujours symétriques. 1995b. 41 2. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. le concept de base demeure identique. 1991. pour approcher la morphologie souhaitée. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. 1989.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. notamment dans le cas du biface. rognon. Roche. procéder à l'épannelage de ce bloc. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. fragment et bien sûr éclat (fig. dégagement d'un pédoncule. plaquette. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. etc. parfois avec le hachereau. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet.qui délimitent un contour. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. moins le travail d'ébauchage est important. avec le développement des pointes de projectile. Ce sont les schémas opératoires. d'une soie. il y a plus d'un million et demi d'années. matérialisé par une arête . M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. La finition s'apparente à de la retouche. 11 : B). 1. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. l'outil dominant de l'Acheuléen. En revanche. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. 44 . la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. il devient. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. 41 Texier. 8). avant l'ébauchage proprement dit. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. Texier. bloc.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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1941-1946. 15). Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). jusqu'à obtenir une sphère parfaite. Texier. Boletín de Antropología Americana. non contigus. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. Toutefois. Vaufrey. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. 1995a. 42 43 44 45 Joubert. Roche. La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. Plus les angles sont ouverts. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. 49 . 16 : 1). les pointes d'Ohokam nord-américaines . doivent désormais être impérativement prises en compte. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . Crabtree. 1973. Un sphéroïde (fig. 45 F i g . 16 : 3).Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. Il en est de même pour les bolas (fig. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . et à la prouesse technique. 1982. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés.

16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . K e n y a .F i g . 3 : bol a e n q u a r t z . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . A c h e u l é e n . 50 . I s e n y a . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e .

Il requiert une très grande maîtrise technique. Le pic triédrique. se fait. etc. Leroy. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. 17). Dans ce cas. La base peut demeurer entièrement naturelle . D ' u n point de vue technique. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. comme les objets à section triangulaire. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. on Fa vu. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. de façon différée mais "irrattrapable". pic. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. par bouchardage. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. dès l'Oldowayen. auquel il s'oppose dans sa conception. 51 . Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. ou encore un étroit ciseau (fig. 1968. pour lesquels il existe en tant que tel. notamment pour les objets de grandes dimensions. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. la fin du façonnage ou le polissage. Dauvois. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. rhomboïdale. 1981.Ainsi polyèdres. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. et perdure tout au long des temps préhistoriques. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. selon qu'une. ou pic triédrique.. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. les deux s'effectuant à la pierre. Leroy-Prost. voire deux surfaces (naturelles.ou encore celle du sud-est asiatique. 46 Brézillon. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). dont la fonction n'est pas établie. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. qui relèvent de méthodes différentes. quadrangulaire. Nous en présentons deux. ou bien que les trois pans sont taillés.qui est traitée dans le paragraphe suivant . Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. n'est pas un objet très courant. 18 : 1) .

17). . Casablanca. Maroc (Dauvois.Fig. Acheuléen. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. 1976 : fig.

pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. témoignages "vivants". 1993. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. fine denticulation de la partie active. 1987. La régularisation des arêtes de la préforme. de la perduration de la taille de la pierre. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . Pétrequin. La préforme est prête pour le polissage. par percussion indirecte. polissage puis pression. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). 1981. Pétrequin. etc. et deux exemples ethnographiques. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. des "lames" de haches. 47). Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. Midant-Reynes. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. préparation des bords . 53 . herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. 1983. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. le polissage. la pression. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. Tixier. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. Madsen. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. bouchardage puis polissage. ou sur enclume). en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. et de son rôle socio-économique et symbolique. 1984. ou par pression. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. Kelterborn. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . le bouchardage. protohistorique cette fois. 18 : 2). Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. 50 47 48 49 50 Hansen. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. Madsen. le polissage et le sciage.). car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. le bouchardage. dans des contextes très différents. effectué à la main pour les petites haches. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. qui doivent être parfaitement rectilignes.l'autre reste polie -.

F i g . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . 4 . I n d o n é s i e . 1984 : fig. 2 0 2 ) . Inde. c o r n a l i n e . A ) . D a n e m a r k . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . Khambhat. 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . 54 . 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . 1 ( M a d s e n . silex. 18 — P r é f o r m e s . Irian J a y a . 1 9 9 3 : fig. b a s a l t e .

• Sa partie active. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage.. est obligatoirement brut de taille. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. ovoïde.. perforée. pour obtenir la préforme. 1973.. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. etc.. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. 52 Roux. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. taille minimale et polissage important. Pelegrin. En effet. 1989. dans le Gujarat (Inde).par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. Ce tranchant. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. polissage seul. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. et non des hachereaux. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. 55 . Une fois finies. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. qui sera à section carrée. et enfin lustrée. sciage seul. Rao. qui est toujours naturel. polie. circulaire. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. on le sait. ébauche et préforme (fig. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. bouchardage seul . La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi .Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. 19) tient à deux éléments essentiels. 1943. juste avant celui consacré au débitage. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . l'obtention d'un tranchant terminal. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. 32). La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. 18 : 3). On procède à la taille en deux étapes. le biseau tranchant.. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. cylindrique. Celle-ci est ensuite abrasée. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . soit d'un débitage suivi d'un façonnage. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage.

Isenya.56 Fig. Kenya. . Acheuléen. 19 — Hachereau en phonolite.

54 En règle générale. 57 . puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. les hachereaux. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. 63 et suiv. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. 1989. Le hachereau en est un très bon exemple. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support .et/ou une régularisation des bords. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables.de la face d'éclatement. 72). à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. En dépit de cette description très précise. Pour les autres types de hachereaux.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe .. psychiquement.. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. 71 et fig. Kombewa (p. et non le façonnage. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. D ' u n point de vue morphologique. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . 54 Texier . 28) ou Tabelbala (p. 38 et p. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. 1956. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. outils très abondants dans certains Acheuléens. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires.). et un des plans de la face supérieure. de par son mode de fabrication. 53 Tixier. le hachereau. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. C'est un outil en apparence simple.

.

Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. . du (ou des) plan de percussion et de pression. même intentionnelle. Dans le cas de cassure. 59 . les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. La reconnaissance d'un nucléus (fig. préparée ou non. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. Le nucléu s Quelles que soient la matière première. puis par une phase initiale du débitage. 20) passe par la détermination : .des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. une phase optimale.de la (ou des) surface. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. . sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage.

2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . tels que nous les observons. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. il ne faut pas oublier qu'un éclat. 60 . 9 et 10). F i g . éclats de préparation. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. qu'ils soient de préparation. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. éclats-supports et enfin éclats-déchets. destinés à. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports.Les nucléus. Enfin. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. peut aussi servir de nucléus. choisi à cet effet. sont des déchets de débitage.

ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. pourrait-on dire (fig. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. il n ' y a pas de formes stéréotypées. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. souvent standardisés.Les méthode s d e débitag e Le débitage. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. Celles abordées sont parmi les plus répandues. ils tendent généralement. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. il peut être réalisé. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. 2. de mise en forme du nucléus à débiter. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. 21). Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. Les nucléus n'ont. vers des formes globuleuses. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. C'est le débitage le plus simple imaginable. Quoi qu'il en soit. dans ce cas. si le débitage est assez avancé. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. 61 . par toute personne sachant planter un clou. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. 1. et continue son débitage "au fil du nucléus". Pour rendre compte de ces différences. pas de plan de frappe préférentiel. à l'exception d'entame. avec un peu d'entraînement. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. comme tout acte technique de taille de la pierre. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. L'absence de préparation. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. Toutefois. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. qu'ils soient programmés uniques ou multiples.

1 F i g . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . p e r c u s s i o n multidirectionnelle. Nyabosusi. 62 . 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . Oldowayen. Ouganda. 2 : nucleus à éclats. p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique.

• La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". Si l'on ne peut. la finalité d'un débitage aussi complexe. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. et d'autre part. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée).1. différentes stratégies de taille mises en œuvre. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. Cette définition était en fait réductrice. par exemple. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. 1971. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. Depuis une vingtaine d'années. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. le talon en "chapeau de gendarme". alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. 57 Boëda. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. 56 Cauvin. 63 . selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . Face à ce constat. indépendamment de la surface de débitage. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. 1994. 55 56 57 55 Bordes. 1961. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. en 1909. Ainsi. d'une part. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse.2. Cependant. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. E. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat".

22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 2a : débitage à éclat préférentiel. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 2b. 3b.Fig. 1994 : fig. . 1). 1 : nucleus préparé.

22. E. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. Tixier . Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. technique et méthode . Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. les éclats de préparation ont un rôle important. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. à pointe et à lames. 59 Boëda. 58 Tixier. On voit donc que.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. par ailleurs. après J. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. 1967 : 807 et 817. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. 65 . propose de distinguer les termes suivants : concept. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. sections hachurées). Deux méthodes principales ont été mises en évidence. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. 22 : 1). alors que le percuteur tendre est. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. 1988 : 14. dès la mise en forme du nucléus. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. Boëda. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. 60 Boëda. 1988.

66 .Fig. 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .

24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète . 67 .Fig.

dans ce cas. 61 62 2. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. Attention. alors qu'en " b " . l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. 22 : 2a. c'est l'opération de détachement de l'éclat. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. Cette méthode existe. par exemple. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. sont indiquées la préparation du plan de frappe. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. sous-presse. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. 4. Dans la méthode Levallois récurrente. 26 : 1) L'objectif. les éclats ont une forme triangulaire. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. ils tendent à être allongés. Si la direction des enlèvements tend à converger. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. toujours par enlèvements centripètes. dans un même ensemble. 22 : 2b. le plan de frappe est limité. 25). Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. 4b et fig. 26 : 2). un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). 23 et fig. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. et particulièrement de sa délinéation. 68 . des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. 1968 : 315-323. plus rarement d'une préparation bipolaire. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. 1. 3b. et la mise en forme finale de la surface de débitage. Enfin en " c " . 62 Meignen. 3. fig.

qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. Cette surface concave. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. un minimum de deux enlèvements. 26 : 2). Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. F i g . résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. dont les applications durent 500000 ans. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. dont la préparation demande donc. 69 . Les différentes méthodes Levallois.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. théoriquement. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. C'est le principe de la "nervure-guide".

70 . L a C o m b e t t e .0 1 2 33 F i g . g r è s . K e b a r a . Israël ( M e i g n e n . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . silex. 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . 3 : éclat L e v a l l o i s . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . silex.p r e s s e ) . A ï n C h e b l i . M a r o c . s o u s . V a u c l u s e . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel.

peut se placer. Biberson . D a u v o i s 1 9 8 1 . Balout . mais pas obligatoirement. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. 1 9 3 8 . on peut débiter un éclat circulaire. Tixier .2.2. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. 6 3 O w e n . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. très étendu. 63 Fig. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. y compris exactement opposées. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. elle a surtout été signalée en Afrique. 27). 1 9 6 7 . une telle surface peut être obtenue. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . . Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. régulièrement convexe. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . la préparation d'un plan de frappe.

Isenya. Acheuléen. Kenya. . 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa.72 Fi g.

peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. dans ce cas. Elles sont normalisées grâce à des nervures. 1985. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. à volonté. mais. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. Tixier. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. percussion indirecte. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. 64 65 2. voire en nucléus. 1956. Il y a "méthode Kombewa" . donc de production d'éclats Kombewa. sinon parallèles. les lames et les produits de petites dimensions. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. pression). combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. afin d'obtenir des produits en série . d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données.les lames ou les lamelles . 1978. Alimen. Economie du débitage laminaire. 28). tout au moins de directions point trop irrégulières. en métal. fig. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. au percuteur minéral. malgré des restrictions formelles en ce sens. les lamelles ou microlamelles. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. L'obtention.à l'instar de méthode Levallois . ils n'ont pas de talon. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. 1963. préconçu.sur un même n u c l é u s (fig. 1984. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. variété d'éclats "parasites". la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. 1961 et 1975. Geneste. Bordes. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. 9 et 10). 73 . en dehors du potentiel de la matière première disponible. en bois animal ou végétal. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . 49 : 3).3. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . Il est regrettable que. Des conventions peuvent alors être fixées. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion.

A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". et un parallélisme relatif des nervures. par enlèvements presque toujours bifaciaux. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. plus ou moins soignée selon les besoins. deux ou même trois crêtes. et cela guide le débitage. 61 : 1 et 2). voire pour chaque lame. 68 Crabtree . 3 lames). souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. Une remise en forme.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. Néanmoins. il est possible de resculpter. de remettre en forme le nucléus. 74 . Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. de faire cette crête plus ou moins longue. cortical. lisse ou préparé. 61 : 5).maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). en cours de débitage. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. Si. il n'y a pas nécessité de préparation. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. 1968. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. 61 : 6b). . Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. 61 : 3b et 4b). Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. Une fois ôtée. plus ou moins courbe. 61 : 2). peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. Ces règles tendent à : . au cours du débitage. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. On peut préformer un nucléus grâce à une. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. appelée crête. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. permettant chaque fois le déroulement du débitage. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. Il est loisible. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre.

quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. surtout si de grandes dimensions sont désirées. dans l'Azilien européen par exemple. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. 75 . Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. 1991a. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. et un bulbe diffus. qui domine au Paléolithique supérieur donne. On ne peut. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. afin que les terminaisons distales se chevauchent. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. 1983. 1972. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. par des enlèvements de rectification. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. très souvent des négatifs de réfléchissements. des talons réduits. vers 100000 ans. 32). point d'impact. 69 Crabtree. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. on crée alors deux plans de frappe opposés. en temps voulu. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. et des courbures longitudinales (carénage). contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. Cette technique existe ensuite. à l'instar des éclats. Pelegrin. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée .La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales.pour retoucher un grattoir par exemple -. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. enchaîné. Madsen. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. très vite. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. selon le produit recherché. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. continuer le débitage). voire éperons. en effet. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. Cela impose. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. soit indifférente.

à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . C o r b i a c . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . silex du B e r g e r a c o i s .V i g n o b l e 2. P é r i g o r d i e n supérieur. 2 : n u c l e u s à l a m e . 76 . D o r d o g n e . A i l l a s . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. A u r i g n a c i e n .F i g . silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n .

On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. sur nucléus (fig. intervient elle aussi dans le débitage par pression. 1992. 30 : 2). Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. reconnue comme facilitant la retouche par pression. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. les directions de percussion sont. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. Dans ce dernier cas. elles. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. 29 : 3). inventé par des chasseurs-cueilleurs. qui ne concerne que les lames et les lamelles. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. 70 71 72 70 Pour l'historique. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. 1984 : 57-70. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. La chauffe. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. a été identifié relativement récemment . Lechevallier. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. 29 : 1). dans une aire sibéro-sino-mongole. il y a environ 25 000 a n s . 77 . En outre ce débitage. tout au moins sur silex et calcédoine. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. 79 : 8). L'immobilisation du nucléus (fig. cf. Tixier. 29 : 2). "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. orthogonales (fig. 30 : 3a et 5). La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. sur de grandes séries. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. lisse ou préparé. 72 Inizan. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. Plumet.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. les produits laminaires tendent à s'arquer. Selon ce schéma. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. 1991. 71 Inizan.

4 F i g . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 3 : J. (1. 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . C r a b t r e e . Pelegri n . C l a r k ) . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 4 : D . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . E . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . 2. 5 : J. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . 78 .E.

De plus.soit pratiquement cylindriques. les accidents par outrepassage sont fréquents. Sur les lames et lamelles de plein débitage . Tixier. . conserver une partie incontestablement "cannelée". 73 Inizan. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. 31 : 1). la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. 3 1 : 2 ) . le maximum de standardisation.le parallélisme des bords et des nervures. 31 : 3 et 4). voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. 74 J. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. 31). C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. . Dans le cas des roches vitreuses. Les nucléus pyramidaux sont alors : .la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . pour être ainsi appelé. Cependant. à chaque lame obtenue. le plan de pression est très souvent égrisé. 1976a). . la pression permet le maximum de précision.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. simultanés. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. donc un débitage idéal : celui qui. Plus que toute autre technique de débitage. partiellement ou totalement. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. qui tendent à être rectilignes. soit à deux surfaces successives. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. 1983. lisses ou préparés. Les plans de pression peuvent être corticaux. outil composite à presser. Dans tous les cas. 63). grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. par le dosage de la force qui peut être appliquée. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. pour éviter tout glissement lors du débitage. comme l'obsidienne. pas logique. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. 63). L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. un nucléus débité par pression doit. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. Il n'est donc pas concevable. 79 .

1980 . notamment au Japon. 75 Akazawa et al. 80 . sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence.le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". . 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. 32 : 1). 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . En effet. S'il y a une conception unique de ce débitage. 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. souvent asymétrique (fig.1 3 4 F i g . différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 3 : n u c l e u s plat. 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) .

c'est une crête d'entame de débitage. 81 .( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . 32 : 3 et 4). • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 32 : 2). même en l'absence de remontages. 32 : 5).2a ^ 1 f 3 Til ^ . 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire.

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"Retouche" . La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. La retouche modifie un support. que celui-ci soit naturel ou débité. inclinaison. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. Ils sont au nombre de sept : delineation. 83 . Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. d'achever ou d'affûter des outils. étendue. localisation. morphologie.ou retouches .et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. Il en est de même des "enlèvements spontanés". position et répartition. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication.

Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. 52). par combinaisons. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). 76 1. fig.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. 7.. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. 78). Elle permet. en 76 Chierici. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas).. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. 34 : 5 et 6). et dépend des moyens d'observation dont on dispose. Elle ne se prétend pas exhaustive. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. 89). Néanmoins. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. 41). Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. qu'elles ont une place à part. au bord réfléchi. est facilement reconnaissable (fig. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. comme les lames à crête (fig. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. Ces sept caractères.au sens très large . dans la technologie de la pierre. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. de forme générale en "éventail". 84 . elles en marquent parfois le stade ultime. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. 1875. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. Tout préhistorien doit donc. de définir les outils. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. privilégiée. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. sont nécessaires à une description fidèle. avec leurs combinaisons possibles (voir p. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. certaines techniques de retouche .

t r a p è z e . 16). 85 . Cette technique du "coup du microburin". 8.) on pose un éclat. 1955. 9). 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" .point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g .t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). g r â c e à cette t e c h n i q u e . m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. 3). d ' u n t r a p è z e . 1976 : F i g . S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. présence de ces formes. O b t e n t i o n . planchette de bois. bloc de pierre. face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . 2. etc. triangle.t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . une lame ou une lamelle brute. d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. m i c r o b u r i n d o u b l e .

En effet. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. sous l'action du percuteur. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". qui est le but de l'opération. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. inclinaison inverse de la facette de fracture. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. on enlève. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. parfois très effacé. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. le microburin. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. 2. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. particulièrement sensible dans sa partie centrale. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. ou en os. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. à hauteur de l'arête de l'enclume.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. visible sur sa face inférieure.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. on attaque presque perpendiculairement. etc. un arrondi. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. fait parfois levier et. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. exerce. visible sur sa face supérieure. par petits coups répétés. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. 33 : 1 à 3). alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. Quand le "coup du microburin" est réussi. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. choisi relativement plat. Elle est souvent torse. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. 33 : 5). 86 . une portion de coche à retouches directes et. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture.voire d'une coche peu profonde . 33 : 6). 33 : 4b). Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. ondes de percussion rarement bien marquées. Avec un petit percuteur. La fracture. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. 33 : 4a). Un microburin présente. le microburin est dénommé proximal. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés.

donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. de ravivage ou non. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. créant un tranchant vif de taille. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. 1972.peuvent être retouchés et devenir alors outil . Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. Les déchets caractéristiques des burins . 78 3. par exemple. 87 . 56 et 58). Cette technique peut. un excellent support pour une mèche de foret.fig. une chute ou une recoupe est. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. Cette technique. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. intéressant un bord.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. chutes=déchets est désormais périmée. ou encore par pression. ou les deux de façon alterne. à silhouette de hache triangulaire allongée. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). La notion : burin=outil. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. qu'il s'agisse. dans certains cas. là encore. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. 1965. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. "de Noailles". 55 : 5) . d'un ravivage. en F r a n c e ) .par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. 34 : 2). Il s'agit. le burin est alors considéré comme un nucléus. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. 79 Zuate y Zuber. Gaussen. Reste le principe. 79 4.chutes et recoupes . 34 : 1). 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig.quoique systématiquement décomptés. certains burins très particuliers ("busqués". 34 : 7). Les déchets caractéristiques des burins . 78 Gaussen. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. entre autres. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. 34 : 4). sont rarement intégrés dans une étude technologique.chutes et recoupes . sur l'une ou l'autre face.

l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a .V i g n o b l e 2. C o r b i a c . D o r d o g n e . A u r i g n a c i e n . 1). 88 . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 1961 : fig.F i g . 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . silex du B e r g e r a c o i s . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 1 : c o u p du t r a n c h e t . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e .

Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. une lame d'obsidienne. spécifiques du continent américain. presque toujours sur la face supérieure. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig.5. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". par un coup porté en son milieu. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). avec déchets caractéristiques.

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l'intentionnel. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. plus que tout autre. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. un outil à patine multiple a une biographie attachante. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. l'accidentel. 91 . est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. En outre. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. la lecture technologique met en jeu la matière première. qu'il soit outil ou reste de taille. La connaissance approfondie du document de base. En effet. dans une perspective d'étude technologique. il est indispensable de discerner le naturel. y compris celles postérieures à son dépôt. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. en l'occurence chaque objet lithique. dans certains gisements. un objet lithique. La reprise systématique. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. arme.. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. éléments d'outils.)..

Puis vient la reconnaissance de la retouche. en débrouillant les séries de retouches. du biface à la pointe de flèche. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. si on ne l'a pas lu en son entier. éclat. cassures. parfois syncrétique. elle deviendra "histoire de l'outil". la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. selon leur succession dans le temps. des événements postérieurs au débitage du support. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. on cherche à identifier son support (galet. etc. quasi simultanées. en dernier ressort. après le détachement. contenant en elle-même une hypothèse. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. relief. nucléus. amènent une reconnaissance globale. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. Si cette dernière n'existe plus. Fait en apparence paradoxal. au détachement (au débitage). Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. 5). Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives.) Outre les actions naturelles. etc. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. morphologique (limande). volontairement choisi. Cela se fait. Dès l'observation des états de surface de l'objet. réalisées ou ratées. utilisée par l'homme. ou souvent en même temps. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. se fait d'elle-même par déduction. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. son abondance. perception du volume qu'est l'objet. En effet. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. Cette recomposition chronologique. éclat. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". seuls stigmates toujours totalement fiables. bloc. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. couleur. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. coup de burin. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. pour les cas complexes. perçues en une fraction de seconde : silhouette.). géométrique (trapèze). selon ses formes. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. coches. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. plaquette.. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. des "lancettes" (fig.et identification d'ensemble immédiates. jeux de lumière sur les facettes. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. A une perception première.Le terme "objet". etc. puis toucher.

Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. . Pour une étude technologique. etc. une surface naturelle. Ce nucléus porte plusieurs informations.éolienne. ne peut être un choix. striées. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. 1. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales.par patine. glaciaire). l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles.pied de falaise. . parfois préhistoriques. "grattoirs". Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. "raclettes". dépôt de pente. puis ramassé hors de son point d'abandon. puis roulé. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. Mais l'observation. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. 2.pendage. . Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. 93 . fluviatile-. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. etc. métamorphique. c'est affaire de convention.épaisseur et lithologie de la couche elle-même . . il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. elle. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. même dans une zone d'habitat. d'autres émoussées.site de surface.par cortex. . il a été nucléus " a c t i f . N'oublions pas que. par exemple un transport fluviatile. entre autres. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. les pièces. Par sa présence ou son absence sur les éclats.origine des éléments (volcanique. Pour tout matériel étudié.site enterré.).1. . Si cela s'avère nécessaire. évoquant le charriage fluviatile.par néocortex. le piétinement est loin d'être négligeable. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". 2. en gardant bien en mémoire que nous entendons : . ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. sédimentaire . . la reconnaissance technologique de la pièce. dont les pièges les plus fréquents sont. "perçoirs". On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) .

94 . 51). s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. colorant. consiste en des modifications très diverses de la surface. Les agents sont si nombreux. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . si divers. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. puis ramassées. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. et leur étude est si complexe. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil.actuellement . accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers.4. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. cuir. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. 35).3. comme les lustres et les polis d'usage. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. comme dans le cas de certains emmanchements. ou encore des fractures franches. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. soit uniquement en surface (voile). Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. y compris dans un même site. soit profondément. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". bitume. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler.2. comme pour les outils à double patine. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. 2. 24). 2. les variations de température qui. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. même dans une seule couche. due à des interactions physiques et chimiques. 2. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. 59).que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. gomme.• La patine. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer.

35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. L'importance et la complexité des états de surface. de ces altérations et ajouts. désert de Q a t a r ( P h o t o J-L.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. 95 . En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". r o c h e siliceuse. P r i n c e l l e ) . nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. F i g . souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille.

.) .orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. .reconnaissance des morphologies techniques. . etc. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. etc. face supérieure.3. accidentelles au débitage.6. talon.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. . Identificatio n de s support s discernable s Support non débité .2. des caractéristiques techniques. etc.1. etc. etc. etc. . 3.type (plaquette. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . bords droit et gauche. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. crête.d'après la partie proximale : types de talon. la méthode Kombewa.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. intentionnelles. qu'i l soi t outi l o u no n 96 .d'après les cassures : accidentelles.d'après la face supérieure : non prédéterminée.).orientation (selon un axe morphologique. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3.4. • indiquant une préparation .3 . etc. etc. sur burin. 3. Observatio n de s état s d e surfac e 3. Définitio n d e l'objet .d'après la partie proximale : modes de percussion. etc. de pression. prédéterminée par la métode Levallois.) Support débité . Technique s spéciale s d e taill e 3.5. abrasion de la corniche. galet.

à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. Audouze. Les remontages. surtout de plein a i r . 1980.plus que des remontages . qui. 36 et 4 0 ) . 1980. les remontages ont permis à J. campement saisonnier ou permanent. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. à travers les intentions retrouvées. Leroi-Gourhan. sont indispensables au décryptage des sites. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . fondée sur cette méthode. Avec les fouilles de Pincevent .les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. Tixier et al. atelier de taille etc. notamment. en première lecture. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien .) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. 1988. 1987. 1987. Pigeot. ou simplement à titre anecdotique (fig.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. Brézillon. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . Un pas a donc été franchi qui mène. Olive. Cahen.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. En l'absence de sols conservés. Cahen et al. désormais pratiqués presque systématiquement. 1972. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. Van Noten et al. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. 97 . 1. En relevant les objets sur plan. 1978. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. A Bordj Mellala (Algérie). il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. 1982. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. Cahen. 1976b. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique.

1994). Moustérien.Fig. 36 — Remontage. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. silex. Bérigoule. Vaucluse (Brugal et al. .

phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. dont nous présentons les principaux buts. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. soit par la patine. . 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. maintien du nucléus ou du support. 99 . proviennent en réalité du même bloc. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. . mise en forme. entre fragments du même support. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre.les transformations. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. quelle est. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. le fait est irréversible. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. 1980. Inizan. soit par le grain. il est important de les tester ou de les faire tester. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. En fait. Il semblait. 2 . à première vue très différentes soit par la couleur. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. dans la conception de l'économie de la matière première. ravivages. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. percuteur. Roche.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille.). geste. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. etc.. plein débitage. sur un autre support ou sur un nucléus . Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. même pour Homo sapiens fossilis. phase de début du débitage. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. il y a quelques a n n é e s . pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode.

Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. 32). La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. 1991a. Pour une roche donnée (fig. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. plusieurs années pour devenir un expert. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. un tailleur. p. les uns au-dessus des autres. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. Pelegrin. avant de juger l'adresse. 71). 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. 1991. ni celles. même averti. par percussion indirecte et par pression . beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . et si la technique ne peut honnêtement être précisée. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. et beaucoup reste encore à vérifier : . L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? .à l'étude d'un ensemble lithique. . L'apprentissage est très long. Or au seul vu de ces matières premières. comme dans de nombreuses disciplines. l'intérêt est relatif. il faut. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. . Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. en obsidienne des tombes aztèques. Volkof.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. 1966. 2) : .est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. ne peut le prévoir. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. Guiria. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. particulièrement dans le cas des innovations. En revanche. 1980. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. Crabtree. 100 . 32). devant des ensembles apparemment "mal venus".

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". choisis selon des objectifs définis. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. etc. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques.) et sa place dans la chaîne opératoire. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. Loin d'être une copie. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. Enfin. La représentation graphique des industries préhistoriques. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. etc. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. représentations schématiques. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. nouveaux symboles. 105 . obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. déchet.

• Le façonnage (fig. 105 Dessiner 1. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. offre une gamme étendue de moyens. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. Sur chacune des vues. Des sections. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. judicieusement choisies. Pour les pièces bifaciales. 106 . encre. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. un choix doit donc être effectué . 104 2. etc. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. 54). l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. 1978. mine grasse. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés.. aquarelle. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. 105 Coineau. 104 Prodhomme. polyèdres et sphéroïdes. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. Cependant. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins.Décider 1.). Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales.. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . ce handicap peut devenir un atout. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. 1987. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet.

107 Fig. 37 — Biface acheuléen. Kenya. tuf consolidé. Isenya. .

C a p s i e n . 4 : éclat en p h o n o l i t e . L o k a l e l e i . P r é . Le R e l i l a i . V a u c l u s e . I s e n y a . 108 . 2 : l a m e l l e en silex. 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . K e n y a . 1 : éclat e n t r a c h y t e . A l g é r i e . A c h e u l é e n . M o u s t é r i e n .F i g . W e s t T u r k a n a .o l d o w a y e n . B é r i g o u l e . K e n y a . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex.

réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. 1 9 7 6 a : fig. 2. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. A l g é r i e (Tixier. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. et non par le dessin de chaque pièce remontée. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. 109 . 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . Les esquilles bulbaires. 2). Il est donc préférable de limiter leur nombre. . 131). F i g .la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. 34 : 5). On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. Le volume du remontage est rendu globalement. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. A ï n D o k k a r a . Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. . car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. fig. soit : . car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. C a p s i e n . Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. A partir de cette représentation. A partir de cette vue. montrant le maximum d'informations. en choisissant une vue générale. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin.• Le débitage (fig. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. 38). : retouche Quina. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. • Les remontages (fig.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. Le dessin du talon est absolument indispensable.

Abu Noshra II. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Ahmarien. 7). . Egypte (Phillips. silex.110 Fig. sans le nucleus. 1991 : fig.

norma frontalis pour la vue antérieure . etc). 21). la face supérieure vers soi.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. sur la face inférieure. • Les outils de type grattoirs. la partie proximale vers le bas. . quel qu'il soit. perçoirs. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. burins. 29 : 2). etc. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex.norma occipitalis pour la vue postérieure. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. 57 : 9). 41). Descriptio n d e l'obje t 3. . Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. : pointe Levallois). 41 : 1). S'il est difficile à déterminer. 41 : 1). 111 . le nucleus est orienté morphologiquement. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. etc. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. 12 et 13). L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. sur éclat de gel (fig. Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. 41 : 5). polyèdres. 3. préformes. repose sur l'orientation (fig. dans le sens de son plus grand allongement (fig. pointe du perçoir. dent du burin. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. Pour établir un langage graphique commun. 16 :1 et 2). . sur petit bloc. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. Cinq cas peuvent se présenter.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. trièdres. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. Les vues sont désignées comme suit : . L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. l'orientation est purement aléatoire (fig. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. sur galet (fig. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. 41 : 3). même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. 41 : 2. Les nucleus à lames. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. etc. 50).2. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig.1. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat.

5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 112 . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . a p p e l é alors racloir déjeté. 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e .5 F i g . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) .

la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. 42). • Vue B : vue de l'objet par la droite. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. Elle permet de montrer l'épaisseur. F i g . Elle est rabattue à gauche. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. Pour obtenir chaque vue. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. On imagine l'objet dans l'espace. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. et vue de la face supérieure pour les produits débités. A de rares exceptions. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. On la nomme vue de face. 113 . Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. face A. courbe ou torse. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. • Vue A : c'est la vue principale.

4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . pour les nucléus Levallois. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. on utilise un tiret gras court horizontal (-). • Vue D : c'est la face opposée à la face A. . Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. Pour le dessin de l'épure. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . On la nomme vue en bout. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. On la nomme vue de dos. des plans de percussion ou de pression. B. par exemple. F i g .les contours des vues A et D sont identiques . 1 : à la française. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. . . etc. 43 : 1). Conventionnellement. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. Elle est rabattue à droite. Pour cela. face B. D sont identiques . Pour plus de lisibilité et de cohésion. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. dans la zone médiane.les longueurs des vues A. et vue de la face inférieure pour les produits débités. On la nomme également vue en bout. des fronts de grattoirs. Cette vue a le même rôle que la vue B. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. 114 . 2 : à l ' a m é r i c a i n e . mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite.les contours des vues E et F sont identiques. mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. apposé entre chaque vue.les contours des vues B et C sont identiques . il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. C.

Plus difficiles à dessiner. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. axe horizontal de la ligne d'horizon). 1970. b : c o u p e .3. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. 44). Cependant. a : profil. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. 106 Laurent. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. c : section. pour des commodités de publication. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. Une coupe représente les sécant. on peut utiliser le conformateur. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. a b c F i g . les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. Pour les autres pièces. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. 115 . 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. La section est translatée et rabattue à droite.2. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . La plupart du temps. Cependant. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe.

c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 2 : d e s s i n au c r a y o n . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 1 : c r o q u i s .Fig. 116 . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin.

On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. 117 . Pour les pièces de grande dimension. 45 : 2) : le dessin des contours. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. . A l'aide de flèches. On commence par dessiner les principales nervures.le croquis. . La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent.le dessin au crayon.2. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. visibles à la surface de l'objet. etc. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. à main libre et respecte autant que possible les proportions. compromettant la suite du dessin. 4. des plus grandes au plus petites.1. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. 4. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. pour plus de précision. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale.le dessin à l'encre. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe.4. La projection n'est jamais orthogonale. Le dessin des nervures (fig. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. de profil ou en bout. on relie alors les points entre eux. 45) : . 45 : 1). la mise en place des ombres. le dessin des nervures. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. on la signale par un petit trait de rappel. limite de surface corticale. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. Il est réalisé au jugé.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. sans Le dessin des contours (fig. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements.

1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t .12 F i g . 118 . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 2 : d e s s i n du contour. 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s .

c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Sur un même dessin. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. On les nomme ainsi hachures valorisantes. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. la longueur des hachures. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure.les valeurs de lumière. . On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. les hachures ont une double fonction. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. Conventionnellement. la matière et la taille. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié.les valeurs de reflets. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. il faut rechercher la séparatrice. . Pour cela. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . en hachures légères ou aplat de gris. mais avec moins d'intensité.les valeurs de pénombre. 45 : 3). Pour la technologie lithique. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . 4. mais jamais rectilignes. Plus on est près du point d'impact. parties directement touchées par la lumière. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. de gauche à droite. Les hachures sont parallèles entre elles. Plus on est éloigné du point d'impact. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres.3. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. parties que la lumière n'atteint pas directement. Dans le tracé des ombres. plus les hachures sont courbes. la lumière s'y reflète et y rayonne. Inspirés par les techniques de gravure. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. de haut en bas. Si la surface est lisse. parties encore éclairées directement. 47). Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé.les valeurs d'ombre. parties dans l'ombre. pour créer un impression de relief. . Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses.

7 ) .F i g . S o l u t r é e n . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . (Smith. 3 9 . 120 . P e c h de la B o i s s i e r e . silex.

40 et 47). 48 : 10). L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. les hachures sont fréquentes. 49) pour lesquelles on propose différents traitements. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. 121 . 48 : 9 ) . 48 : 2) . .dans les zones de reflets. 48 : 3 et 8). engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. . . épaisses et de longueur moyenne. les hachures sont très fréquentes. "il est bien entendu que. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. les hachures sont peu fréquentes. 101 Les roches d'origine sédimentaire .dans les zones d'ombre. . 7 : 3 et 4). Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig.dans les zones de pénombre. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. 48 : 4).le grès . Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. Les roches métamorphiques . fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin.les rhyolites.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. . Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". 107 Dauvois. On garde donc le principe de la hachure valorisante. 48 : 1). Conventionnellement. 48 : 5) .2.le silex : hachures pleines-déliées (fig. Variétés minérales . hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. 1976: 52.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. Les roches éruptives . réalisées à la lame de rasoir (fig. . 48 : 6) . 5. 5. . . 48). 48 : 7).. très grasses et longues. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. Cependant.1.dans les zones de lumière. Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière.le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. qui peuvent être combinées.

10 : calcaire. 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 1 : silex.F i g . 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 122 . 9 : q u a r t z . 6 : b a s a l t e . 5 : r h y o l i t e . 4 : g r è s . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 7 : o b s i d i e n n e . 2 : j a s p e .

t r a m e et trait à la p l u m e . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . 123 . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . n u c l e u s . biface. 3 : o b s i d i e n n e . K e n y a . biface. Ile de P â q u e s . 4 : p h o n o l i t e . éclat p é d o n c u l e . K e n y a .3 i 1 . trait à la p l u m e . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . Y e m e n . 1 1 1 1 . 2 : q u a r t z . I s e n y a . I s e n y a . 1 : quartzite. t r a m e et trait à la p l u m e . M a t a ' a .

124 1994). Fig. . Vaucluse (Brugal et al. silex. 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. La Combette.

K u t a n . silex.3. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . I n i z a n . 3). Iraq ( A n d e r s o n . 125 . Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. 1 : 7 ) . Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. les géodes. 5. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Le premier dessin montre leur aspect originel. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. Pour les pièces à multiples patines. le deuxième uniquement les zones altérées. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. 50). Les fossiles. Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. 1 9 9 4 : fig. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée.Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. F i g .

Le point marque la présence du talon. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. 6. par exemple. Elle se confond avec l'axe de débitage. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. Lorsque le talon est absent. bitume. ou tramés (fig. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". Sens et direction du débitage.5. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. le symbole est inutilisable.) étant relativement récentes. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. Il est nécessaire. non retouchée. Sens et direction du débitage et présence du talon. C'est. En effet. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. tracéologues mais aussi photographes. ni la direction du débitage. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon.4. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. 57 : 9). La flèche indique le sens du débitage. Ils sont dessinés de manière figurative. le symbole est purement un indicatif de présence. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Le double point indique la présence du talon. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. 51). 52). 11 n'indique ni le sens. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. . i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. Si le point signifie la présence du talon. Lorsque la pièce présente un double bulbe. mais pas toujours suffisant. Dans certains cas. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. etc. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon.

Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .

coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g . 128 .

Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. elles sont laissées en blanc sur le dessin. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. conventionnellement. la flèche s'orne d'un point. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. 5). qu'elle soit intentionnelle ou non. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. • Le lustre (fig. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. face supérieure et face inférieure. tiretés) la totalité de la surface des dessins. 34 : 7). au trait. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente.• Les cassures (fig. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. d'une surface par frottement. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. Lorsque le contre-bulbe est présent. de son complément manquant. Parfois. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. 4. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. hachure. Cependant. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. le microburin. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. Sauf exception. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. 7 : 3 . On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. Le coup de burin (fig. 129 . Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig.

Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. puis comparer avec le relief de la vue principale. 2. Face à des contraintes de composition. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. etc. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. d'un coup de crayon circulaire. 2/3 GN. S'il y a plusieurs vues. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. est-ce possible technologiquement? Si oui. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. c'est souvent la vue principale. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. Ce procédé est à proscrire. 130 . sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. En effet. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. d'un tiers. 4. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. les vues de face. S'il n ' y a pas d'échelle. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. 1.) dans la légende. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière.

Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. etc. • Schéma figuratif (fig. • Schéma abstrait (fig.Schématiser 1. 2. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. On ne dessine ni concavités. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. F i g . ni relief. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. A c h e u l é e n . R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. généralement en une seule vue. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. Dans tous les cas. Dauvois (1976). 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. Il est réalisé grandeur nature. relief. Les enlèvements sont traités en plan. et ne comporte ni hachures. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. Il permet. ni convexités. éclat. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. Il peut être réalisé de deux manières différentes. 53). On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. symboles. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. I s e n y a ( K e n y a ) . avec un minimum de moyens graphiques. La direction. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. souvent la vue de face en perspective. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. 2 : schéma 131 . nervures et flèches numérotées. p h o n o l i t e . L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas.

132 . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e .F i g . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s .

qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. AFFÛTAGE. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. ABRUPT(E). résultat de ce phénomène. Action d'aiguiser un outil. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 70 : 1 à 3). Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. non intentionnel. 4 et 5). Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. 7 : 5). 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . les burins par exemple (fig. 7 : 2 à 4). Terme général désignant l'action "d'user par frottement". si une méthode différente a été employée. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. 133 . 66 : 1). intentionnellement ou non. acciden t Sire t (fig. etc. Exemples : lame outrepassé e (fig. 110 AILE D'OISEA U (EN ). nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. 109 ABRASION. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. 77). 55 : 3. etc. 1972. régulière. 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. 7 : 5 et fig. survenant au Nous entendons par ajout. 109 Tixier. du façonnage ou de la retouche. il y a transformation du type d ' o u t i l . nacell e (fig. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . ACCIDENT D E TAILLE . Phénomène imprévu. languett e (fig. 108 cours du débitage. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. un bord cortical . Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. les raccords et les remontages apporteront les preuves. Cette abrasion. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. 79 : 6). des AJOUT.

5) et mesures que l'on en prend. Comme pour l'expression précédente. ATYPIQUE. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . Terme de positio n (fig. 111 Bordes. ALTERNE. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . corticale. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point.) renseigneront sur les techniques de débitage. ARÊTE. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. etc.). p a s d ' a f f û t a g e visible. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. d'une lèvre. 5) et les mesures que l'on en prend.F i g . ANGLE D E CHASSE . 1 : burin à un seul p a n . 74 : 3). glacis de lancettes (voir lancette) . 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. 1961 : 29. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . etc. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord... etc. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig.. On parlera de l'arête d'un biface.. ANGLE D'ÉCLATEMENT . ALTERNANT(E). de l'autre face pour l'autre b o r d .) ou végétaux (bois. L'acuité de cet angle. 111 émoussée. ARRACHEMENT. d'une crête. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . très controversé. 7 4 : 4). Terme de positio n (fig.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. 51). 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. minéraux (bitume (fig. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. ocre. gomme. Ce terme.

quelqu'ait été leur support -. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. etc. Voir ravivage . 135 . la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . 115 Crabtree. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. B BASE. 41 : 4). Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 1968. des galets taillés. 73 : 1 et 3). 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . V\ F i g . inachevé. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. AXE D E DÉBITAGE . qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . Dauvois. d'un outil sur plaquette. 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. que l'objet soit dessiné ou non. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. etc. 1961 : 6 . Outil servant à débiter des lames par pression (fig.. d'un galet taillé. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. 113 Bordes. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 41 : 2). 1976 : 24. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . C'est aussi ce terme. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . la base est alors distale (fig. 67 : 5). et sa détermination conditionnera certaines mensurations. dans le sens de son plus grand allongement . 41 : 1). Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. 1976: 24..ne Test pas !). 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . grossier. 30 : 2). racloirs convergents déjetés (fig. et non le mot talon. d'une pièce bifaciale. 115 BÉQUILLE. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. AVIVAGE. irrégulier. 5. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . 113 AXE MORPHOLOGIQUE . 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . 114 Dauvois. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage.

.Terme de position . Par analogie. 1987 : 79. 74 : 5). Sur une surface lisse. Elle ne présume ni de la destination. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. une lame ou une lamelle. d'une plaquette. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. par une seule percussion (ou pression). 118 Dictionnaire Petit Robert. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. La den t d'un 119 120 116 Roche. 120 Bourlon.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . dans le seul cas des fractures hertziennes. Voir taillé . 119 Breuil. fracture. lamelle) non modifié par une retouche. lame. 136 . dos . BRISURE. édition 1989.etc. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. Voir ces mots. 117 Bessac. retouchés ou non (bords d'une lame. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . BRUT(E). 60) sur un éclat. récentes de la préhistoire. pour les arêtes d'un biface. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. BIFACIAL(E). n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . Voir abattu . est un instrument moderne. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . d'un éclat). BRUT(E) D E TAILLE . son action est inversée et provoque des petites aspérités. les bords ne comprennent pas le talon.avec des percuteurs. Les deux séries d'enlèvements doivent. d'une chute d e buri n (fig. 86). les deux faces d'un objet. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. être situées dans la même partie de l'objet. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. 1909. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction.rendre rugueuse une surface. voire triple. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. q u ' à des outils sur support naturel. fig. BORD ABATTU . que nous lui préférons. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). Un pa n (fig.à préparer une surface en vue polissage . Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. par définition. 1911. Pour les objets bifaciaux.mais ce n'est pas toujours aisé . brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. ayant été ou non préparé pour la recevoir. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. 5). d'un Synonyme de cassure . 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. On l'emploiera pour un galet taillé. La boucharde. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. Ligne qui délimite le contour d'un objet. Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. ni de la fonction. partant du même bord (fig. BORD TAILLÉ . on emploie le mot arête . d'un bloc. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. . Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . BULBE. en tout cas. il est parfois précédé d'un cône . L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. . BORD. 16 : 2 et 3 ) . Il peut être double.5). 1980. etc. Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords.

137 . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . u n e surface r e t o u c h é e (4). 3 : d i è d r e s d ' a x e . 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). u n p a n (6). 4 : sur c o c h e s . u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e .12 3 4 5 6 7 10 F i g . u n e c o c h e (10). Burins quadruples. etc. u n p i q u a n t trièdre (7). u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 11 : sur t r o n c a t u r e s . 1 : sur t r o n c a t u r e . Burins doubles. 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . F i g . u n t a l o n (9). 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). L e s 5. Burins triples.

N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. 31). 138 .surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . coche . à son axe de débitage. . . 2 9 : 1) et (fig.burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. Cahen (1984). 122 Terme proposé par D. Terme général. "dos " (bor d abattu). qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. les positions par rapport à l'axe morphologique du support. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . ciseau). etc. C A S S U R E . Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. 58). CHAPEAU D E GENDARME . L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. Tixier). Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) .. (fig. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. . ne présumant pas des causes de la rupture. soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. 57) : . 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . 1963 : 43. etc. Dans ce dernier cas. surface brut e d e débitage . piquant-trièdre . autre(s) pan(s) de burin. F i g . le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. etc. 61 : 5 ) . CHASSE-LAME. fracture) . à la multiplicité.surfaces obtenues par retouch e : troncature. Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). 59). cassure. 79 : 5). 1 2 2 121 Tixier. Terme emprunté à l'architecture de marine. bor d retouché . coch e clactonienne. 24).surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. surtout pour la pression (fig. Toutes les classifications sont possibles. 1 : 7 et fig.

6 : c h u t e réfléchie. 8.7 Fig. 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 139 . 1 : c h u t e p r e m i è r e . 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 7 : c h u t e torse. 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 2.

Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) .-G. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . 61 : 6 ) . 60 : 8. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. 2.-G. En 1954 E.ou départ de retouche . obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. Synonyme de bulbe . faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . sa section sera trapézoïdale. sur le même bord. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. Terme de délinéation d'un bord. G o b e r t . 126 1. 140 . lors de leur détachement (fig. proposé par E. 60 : 6). 60 : 2. ou simplement "chute". non intentionnel. 124 Gobert. 2. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin".C H U T E D E B U R I N . C I S E A U . 3). postérieurement au premier coup de burin. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. Brute de taille. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. 60 : 4. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. Quand le bord du support aura été préparé. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. 5). désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. à petit rayon de courbure. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . Peu usité. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. 1988. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. donc aux fragments qui ont été détachés.de la face inférieure (fig. note 2 et fig. indiquant une entaille nette. 1954 : 447. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. 127 Turq. 60 : 7). Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. L'expression "chute de burin". 1968 : 195. 1984. qui sera alors dite "préparée". 1954 : 447. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. généralement concave. parfois en "V". 127 CLACTONIEN(NE). CONCHOÏDE. 34 : 4). la civilisation ou le lieu (fig. 125 Cahen. 126 Brézillon. Voir réfléchi (fig. ainsi de suite. Cette méthode permet. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. en régularisant le bord. 123 Gobert. COCHE (O U ENCOCHE) . 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . CINTRAGE. 60). L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. quelque soit le support. 9).

de base ou de talon cortical. C O R N I C H E . par enlèvements le plus souvent bifaciaux. 130 Sonne ville-Bordes. que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig.C Ô N E . Perret 1956. . C O R T I C A L ( E ) . Il s'agit de créer.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. qui correspond à la "patine" des géologues. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. 129 130 CONTINU(E). dans certains cas. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. Tixier. Cette arête permettra de faire "filer". Quand ce dernier terme ne sera pas employé. qui aura forcément une section triangulaire. une arête . 61 : 2). Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. CORTEX. 61 : 5). 128 COUVRANT(E). Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. Terme de délinéatio n d'un bord. pour faciliter une bonne prise en mains. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Partie saillante qui couronne un nucléus. car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation .ou la remise . La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles).B U L B E . ou crête d'entame. une première lame : l a lam e à crête. T e c h n o l o g i q u e m e n t . 61 : 1). C O N T R E . 1963. 62 : 7). de face entièrement corticale. Suivant son étendue et sa localisation. 61 : 6a. 6b). S'utilise pour désigner le relief qui. 20). Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. en la guidant. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. 1932. Désigne la présence de cortex. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. 128 Breuil. C R A N . s'oppose à "discontinue" . soit que la forme de la matière brute s'y prête. qui a trait à la typologie . 64 : 4). Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. unit le talon au bulbe . la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. 93) tend à s'employer. CRÊTE. 20). pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. pourquoi pas dans certain cas. s'oppose à denticulé. soit. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. Terme qui s'applique à la mise . 141 . sans être destinée à guider une lame à crête : . on parlera de réserve corticale.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. on parlera alors de "crête naturelle". ou. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). 129 Pour Laplace (1964).

6 b sur n u c l é u s à crête. 3a. 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 3 b . la c r ê t e . 142 . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s .1 a 2 b a 3b F i g . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 2 b : sa l a m e à crête.

Terme de localisation (fig. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. 45). DÉBRIS. D DÉBITAGE. Action de taille qui enlève le cortex . ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. lamelle) (fig. 56). 66 : 2). toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. Elle est formée d'au moins trois surfaces. trois ou quatre plans de frappe (fig. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e .comme synonyme d 'épannelage. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. DÉVERSÉ. 1963. Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Voir p. 30. DENT D U BURIN . Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Terme de position . Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . D O S .1. CROQUIS.à tort . 29 : 3). 143 . Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . Ce n'est pas un but en soi. 132 Bordes. 2. Résultats de cette action. en se combinant. Ce terme est souvent employé . 67 : 1 et 3). DÉCORTICAGE. 7 4 : 6). voir ces mots. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. 74 : 1). Dans un deuxième sens. brut e d e débitage . DISCONTINU(E). 132 Terme général de morphologie. 1. 131 CROISÉE. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. lamelle). Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. DIRECT(E). qui peut-être (fig. Ces cinq termes généraux peuvent. créé par une ligne d'enlèvements. 62 : 5). de retoucher ou de façonner les produits obtenus. 1947. DIÈDRE. et d 'inclinaison. 76 : 1). Cette surface peut être : corticale . lame. DÉLINÉATION. DISTAL(E). DENTICULÉ. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . 2. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . Percussio n (directe) . Caractère désignant le dessin que forme un bord. lame.

d'un bloc. 5 : d e n t i c u l é . 144 . r e c t i l i g n e . 3 .d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche .. 4 : c o c h e s . É C R I S A G E . d'une plaquette. de préparation. encore imparfaite. m u s e a u .11 1 Fig. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . d'un nucléus. de hache. préparée. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. ÉCLAT. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert.. formée par des retouche s abruptes. 14 : i r r é g u l i è r e .d'un galet.. ni d'une morphologie. 10 . 8 : é p a u l e m e n t . É G R I S É . "Première forme. de débitage . Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). édition 1989. 9 . 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . 5). 68 : 1). 6 : scie. 12 : p é d o n c u l e . 15 : r é g u l i è r e . etc. ni d'une destination particulière (fig. Terme d'un E É B A U C H E . l a n g u e t t e . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. etc. 2 : c o n v e x e . ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé.). que Von donne à une œuvre plastique (. . 13 : soie.). Premier état de cette œuvre" . 11. Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. . c o n c a v e . Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. 7 : c r a n . 1 . de feuille de laurier. indiquant la morphologie enlèvement (fig.d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage.. etc. Action de polir en frottant avec un abrasif. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface.

Irak. est due à F. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . moins aigu (fig. 1976: 211. 64 : 3). Par commodité. 1. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille.l 'ébauchage d'un outil . Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. 145 ÉPANNELAGE.. L'expression "percuteur dormant". Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . 2.0 1 cm 3 Fig.la mise en forme d'un nucléus (fig. ENCOCHE. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. etc. un burin pour lui appliquer un coup de burin. synonyme d'enclume. ENLÈVEMENT. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. . préhispanique d'Amérique centrale. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . . Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. Voir coche .on pose un éclat (une lame. Bordes (1961 : 13).). Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . Altération d'un bord rendu moins tranchant. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. ENVAHISSANT(E). O b e i d . Retouche "sur enclume" : voir croisé .on frappe un nucléus pour le débiter. 135 Une enclume peut être tenue à la main. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. à gauche). 134 D a u v o i s . Tell el O u e i l i . 63). etc. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. en haut. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. 10 : 1). . mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. 9 : 1. 134 ÉMOUSSÉ. 135 ENCLUME. ENTAME. un bloc de matière première pour la façonner.

1 : c o u r t e . .) on parle alors de face A et B. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. Les termes fac e inférieure . 64). bloc. 79 : 8). ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. 5). son opposé est la face supérieure (fig. 79 : 4). . Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. 1968 : 124. triédriques. etc. etc. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . 2 : longue. son complément FACE. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. sur un contre-bulbe. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. Terme qui s'applique à un talon. correspondant à un plan de frappe préparé (fig. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. celle-ci est dite : . 1976 : 181. face 1 et 2. 146 . En préhistoire. . 3 : envahissante. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. dont la concavité dégage une saillie. ÉPAULEMENT.mais de FAÇONNAGE.longue. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. 5). E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig.. 137 Dauvois. galet. puis de finition. FACETTÉ. 62 : 8). Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. etc.envahissante . F Désigne certaines surfaces d'un objet. en sculptant la masse de matière première choisie.Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. si elle occupe une grande partie de la face. 136 Brézillon. 131 34 F i g . Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . et peut faire appel à plusieurs techniques.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. 136 12 ÉPERON (EN ) . polyédriques. en négatif. et un seul. lames et lamelles. ÉTENDUE. 4 : couvrante.courte. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. selon une forme désirée. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée.

138 Crabtree. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. 141 FRACTIONNEMENT. 65) ou par pression. FRONT D E FRACTURE . ( P h o t o J. sur tout ou partie de sa longueur. quel que soit son origine.). le sciage. FRAGMENT. d'éclat. transformer un support. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . S . feu. T i x i e r ) . T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . tout éclat est "fragment de nucleus". édition 1973. associé à "intentionnel" ou "volontaire". 147 . édition 1989. sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". de biface. A droite. l'une ou les deux f a c e s . ressac. le feu. p r é f o r m é e p a r D . Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. 138 139 FLÛTÉ(E). FRACTURE. Par l'expression "fractionnement intentionnel". U . E . Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. 1966. C'est ce terme qui. "Partie d'une chose qui a été cassée. P i è c e é b a u c h é e p a r G. la pression. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. silex du T e x a s . 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. (qui devient nucleus). en outil. 139 Smith. brisée" . La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. de tel ou tel outil. la flexion. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. etc. flûtée p a r J. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. 141 Dictionnaire Petit Robert. 140 "Action de réduire en partie" .) peuvent provoquer le fractionnement des roches. Certaines causes naturelles (gel. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . 1963.F i g . A . etc. etc. On dira : fragment de lame. sans en atteindre les bords. gel.

pour les industries spécialisées. : 4 L .impliquant le développement. une lame ou une lamelle. proche de 10°. Le préhistorien. agencements d'industries" . I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. 1947 : 26. systèmes de techniques appropriées à des fins. Bien qu'antonyme de direct.. d'une ligne ou front de fracture. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. 143 ibid. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation.. Chacun des traits parallèles. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. 1 : abrupte. 66 — Inclinaison des enlèvements. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. INCLINAISON.abrupt s : l'angle est approximativement droit . 74 : 2). ils peuvent être (fig. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. 34 FRONT D E GRATTOIR . pleins-déliés. mais est réservé à une technique de percussion .. lame. qui forment un grattoir.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) .. elle peut donner lieu à une classification. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries.rasant s : l'angle est très aigu. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. H H A C H U R E . Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . lamelle) (fig. lancettes. . Fig. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . . 4 : rasante. INDIRECT(E). machines différentes concourant à un même but" ou. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. 66) : . 2 : abrupte croisée. Dans une acception très large du mot. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. INDUSTRIE. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. 142 143 INVERSE. Ligne de retouches sur un éclat. 142 Mauss. 3 : semi-abrupte. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure.

Voir Kombewa . LAME À C R Ê T E . en forme de "lance". 71). Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 148 LAME. 2. 1963 : 36-39. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 146 Tixier. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. supérieure à sa largeur. LANGUETTE. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 62 : 10). si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. Certains auteurs. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 148 Gobert. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. à morphologie caractéristique. ou plus. 63 à 70). LAMELLE . 1970. 149 . L È V R E . 1976. principalement de langue anglaise. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. Une lamelle est une petite lame. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). 145 1. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. L'un de nous l'a tenté. simples ou doubles opposées. LANCETTE. 7 : 2 à 4). 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). 28). parfaitement valable. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . l'une (la "supérieure") incomplète.J JANUS (ÉCLAT ). qu'au percuteur dur ou par pression. et voir p. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. on a affaire à une lame. 5). Cette distinction. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. 73. d'une lame au cours de son détachement (fig. en théorie. 1961 : 6. Voir crête . "Ils sont souvent assez étroits. 147 Dauvois. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. 145 Bordes. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . 149 Bordes. lors du détachement de l'éclat (fig. en forme de petite langue. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . d'où leur dénomination. Aucune des deux ne possèdent de nervure. 27. 1950 : 23. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat.

d'usage. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e .. Les localisations. la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. 4 et 5 : b a s a l e . 150 Dauvois. donc à orientation conventionnelle unique. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. observable sur un éclat. Deux possibilités : 1.. sur une pièce. profil). 79 : 2).1 2 3 F i g . distal . 79 : 8. 67). L O C A L I S A T I O N . Caractère désignant la place occupée.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. LISSE. galet. 5). On dit aussi "central(e)" (fig. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. 79 : 9). le support est un produit de débitage. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. Terme de localisation . 1976 : 168. et leur dénomination. 2. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement.) ou artificielle. "Au niveau du bulbe. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. Etat de surface caractérisé par un brillant. etc. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . 1 : d i s t a l e d r o i t e . LINÉAIRE. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. L U S T R E . le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. mésia l (ou central) . dû aux vibrations de la circulation. éolien. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. 150 les termes proximal . de frottement des pièces dans un tiroir. en contre-courbe" (fig. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . plaquette. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. Il désigne une partie d'un support. q u e l q u e s e x e m p l e s . 150 . dépendent alors de chaque orientation.

MICROBURIN. Cela implique un support relativement épais. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. MORPHOLOGIE. 151 . 3 : parallèle. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 1 : écailleuse. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. en chevron). 4 : subparallèle (Bordes.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. . Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. d'un nucléus . etc. . Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. 33). pour parvenir à un but" . 152 153 . De multiples combinaisons sont possibles. etc. édition 1989. N ENLÈVEMENT . 153 ibid. 152 Bordes. MISE E N FORME . La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . 68) : .écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . obliques (en écharpe. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. 1). le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. plus exactement. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". "ondulées" . 151 "Ensemble de démarches raisonnées. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . 2 : scalariforme. suivies. 1961 : 8. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. mais nettement plus accentués. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat.MÉTHODE. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. d'un enlèvement . 2. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. 10 et 61 : 1). (fig. suivant une marche raisonnée. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. 69) .sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. 1961 : fig. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale.

Crabtree.MUSEAU. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. NUCLEIFORME. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5).R. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. (Atelier photo C. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. Ne pas confondre avec arête. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure.. Dans tous les cas. la face supérieure des éclats (fig. à morphologie caractéristique. elles indiqueront la direction de taille. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. 5). En l'absence de la partie talon-bulbe. M e u d o n ) .N. Fig. en déformant les ondulations. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. Assez près du talon. Tixier. NERVURE.S. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . empêche parfois de définir cette direction. chemine sur quelques millimètres. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. Il arrive que dans une matière première très homogène. Par définition. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. D. Remarques. NUCLÉUS. J. cela sans présumer de la finalité de l'objet. non vitreuse.E. N Fracture accidentelle rare. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. 62 : 9). Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. De même. 20). provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. les ondulations ne soient pas visibles. notamment des grattoirs ou des burins. et sur les retouches de tous les outils. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. 152 . A g a u c h e : o b s i d i e n n e . l'hétérogénéité de la matière première. devient parallèlle aux faces. emporte une partie des deux bords. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. 20). O O N D U L A T I O N S . NACELLE. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. 5).

d a n s sa p a r t i e distale. 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n .5 F i g . 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 153 . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel.

68 : 3 et 69). L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. . la patine sera toujours postérieure au cortex . Rarement situé sur la face supérieure.etc.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. l'ensemble des armes et outils. 71 : 3 ) . un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. OUTREPASSÉ. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. PARALLÈLE. 155 Mauss. localisation ) (fig. Nous employons le mot "outils" pour désigner. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. produit de débitage ou outil. sans prétendre à l'identification d'une fonction. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. etc. dans des sens divers. . . Parmi les pierres taillées. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. boucharde. Un outil peut 157 Tixier. . comme il est d'usage. ax e morphologique. d'autres des armes ou des éléments d'armes. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. 156 Audouze. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . Sur un même objet. dans la plupart des cas. . postérieurement à sa taille intentionnelle. 155 156 OUTIL. le burin est alors dit plan. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s .à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. Terme s'appliquant : . Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). qu'il soit nucléus. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil.). Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. avec ou sans retouche. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. presque parallèlle à cette face (fig. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. P A R T I E L ( L E) . Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. légèrement incliné (fig. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. PATINE. punch. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. 71 : 1). normal dans sa partie proximale. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage .une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe.O R I E N T A T I O N . . .le pyramidion d'un nucléus pyramidal. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. 71 : 2) ou très incliné. p PAN. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). 1963 : 27.sur un nucléus Levallois. 154 . 70) : . 41). 1947.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . Elle peut être différente. 76 : 3) . 1988 : 110. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). d'abord par souci de simplification.

de la lame ou de la lamelle. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . 161 Siret. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. légende de la figure 6. 62 : 11. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". 158 Bordes. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. façonnés. S i r e t . PÉDONCULE. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 1955 : 229. 12). 159 160 161 PLAGE CORTICALE . qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. action de frapper un corps contre un autre. 72). 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) .F i g . L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. un fragment de bois animal ou végétal. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. Par définition. 33). matières animales ou végétales. comme son nom l'indique. de la lame ou de la lamelle. La percussio n direct e (fig. Malgré sa mention très fréquente. un os. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. ont parfois été utilisés comme percuteurs. (fig. le piquant-trièdre est donc formé. à celle de pointe oblique. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps.G. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. présenter plusieurs patines. ce dernier terme étant. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. débités. Il concerne donc les objets taillés. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . PERCUSSION. Nous avons préféré cette expression créée par E. etc. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. voire des nucléus abandonnés. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . 1924 : 123. La percussio n indirect e (fig. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. lui. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. PIQUANT-TRIÈDRE. bien mal choisi. De plus certains objets taillés. 155 . retouchés. 2 : p e u i n c l i n é . 160 Gobert. 3 : très i n c l i n é . façonner ou retoucher la pierre dure. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. Voir cortical . un fragment d'os ou d'ivoire. G o b e r t . 1961 : 5.

6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . R . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . N . 7. 9. P e l e g r i n ) . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 5. 12. 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 1. . 4. 2. M e u d o n ) .F i g . S . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 156 . 1 1 .

F i g . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . 8. 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. . N . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . M e u d o n ) . P e l e g r i n ) . S . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 157 . R . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 7. 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s .

La pression s'applique d'une part au débitage (fig. en corne. 72 : 11 à 13). pour en détacher un éclat. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. lame lamelle) (fig. POLISSAGE. 4 : 5 et fig. PLAN D E FRAPPE . le façonnage. On dit aussi chasse lame. Le punch peut être en bois végétal ou animal. lisse ou préparée (fig. 158 . différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. Terme de localisation . C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. en ivoire. etc. POSITION. généralement par percussion. Terme défini à l'origine par D. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. 79 : 10).où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. Crabtree. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". pour les surfaces de taille (débitage. en os. ciseau . 4 : 3). Endroit . sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. D E PRESSION .alterne s . c'est retrouver. P U N C T I F O R M E . polissage).alternant s .croisé s P R É F O R M E . et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Bordes. 4 : 6 ) . ils peuvent être : . POLI. 67 : 2). C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. POINT D'IMPACT . L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. 1966. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. les supports potentiels d'outils. R RACCORD. Il désigne une partie d'un support. 30). Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" .E. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. 20). 18). 74).. on presse. bouchardage.direct s . ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. PUNCH. D'après les expérimentations. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. 162 PRESSION.bifaciau x (ou bifaces) . 94). Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. appelée percussion indirecte. PRODUIT D E DÉBITAGE . une lame ou une lamelle. en métal (fig. 5). PYRAMIDION.il s'agit en réalité d'une surface . PROXIMALE(E). Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. 5). et tous les déchets. d'autre part à la retouche (fig. Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. 1961 : 5. 70 : 2). Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . Pour les pièces élaborées.inverse s . peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. et surtout pour le débitage des lames (fig. cette technique de taille. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". retouche) ou de cassure. Par opposition à la percussion . les ravivages de plan de frappe et de pression. la face positive et la négative.

irrégulier. 3 : alterne ( d a n s ce cas. 6 : c r o i s é e . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . i n v e r s e sur le b o r d droit). 2 : i n v e r s e . 4 : a l t e r n a n t e . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 5 : biface. 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 159 .1 2 3 F i g . directe sur le b o r d g a u c h e . 1 : directe. 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . F i g .

par opposition). les adapter. Terme d'inclinaison enlèvements (fig. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. R E T O U C H E . Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet.sont les traces laissées par cette action. Voir réfléchi . Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. s SCALARIFORME. Retoucher. sculpter. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. lors du détachement d'un éclat. transformer intentionnellement Siret. un support débité ou non. 2 : totale du b o r d distal. C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. 60 : 6). Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. S E M I . Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. des R A V I V A G E . 76).ou la retouche . 160 . 66 : 4). S C H É M A D I A C R I T I Q U E . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. Il ne faut pas confondre section et coupe. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. 12 3 F i g . filé moins loin que prévu (fig. RÉPARTITION. RASANT(E).puis les rapprocher. le SIRET (ACCIDENT) . s'arque brusquement. Ensemble de raccords . (fig. 1933. S E C T I O N . 5). de ce fait. RÉFLÉCHI. c'est donc aménager. RECOUPE D E BURIN . Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. 7 : 1 et fig. de "rajeunir" une surface. Les retouches . 53) (voir p. par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. 36 et 40).A B R U P T ( E) . Voir chut e d e burin . 44). 130). deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. donnant les silhouettes des différents enlèvements. REMONTAGE. 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. 66 : 3). normal dans sa partie proximale. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. RÉSERVE CORTICALE . S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. une arête. 1 : d i s c o n t i n u e . Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. "/ / 164 Voir cortical . Terme d' inclinaison y (fig. 68 : 2 et 34 : 6). Il arrive parfois que. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). vient recouper "avant terme" le support et a. REBROUSSÉ.

retouché. 1961 : 32. pied. 166 SUB-PARALLÈLE. sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. d'une plaquette. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. 62 : 13). Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. S O I E . Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). E DÉBITAGE . etc. cuisse. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. 1921. quand ils se manifestent. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . 68 : 4). 166 Newcomer. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. quartzite de Fontainebleau. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. . Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. Ils n'ont rien d'intentionnel... N . quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. éclats débités au percuteur dur. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. M e u d o n ) . nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . R . 78 : 1). façonné.. Servais. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig.. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte.). c'est pourquoi. Tout élément à partir duquel un objet est taillé.). 01 2 3 4 5 F i g . Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . d'un galet. 77). débité. (Atelier p h o t o C . Il peut donc s'agir d'un rognon. 1976. d'un produit de débitage. S . SURFACES D SUPPORT. 167 Hamal Nandrin.second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Il est plus rare pour les lames. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. 161 . 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e .

la percussio n et la pression . 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . TAILLÉ(E ). il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . 1979. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement.dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. etc. concave. convexe. . 1) Sans trace de préparation. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. cortical . qui se lit en vue en bout. Un talon peut être réduit à une minuscule surface. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille.talo n e n ail e d'oiseau . Peut s'employer dans tous les cas.lisse . d'un objet bru t d e taille. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e .facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. 1947. 2) Avec traces de préparation. En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. à d'autres périodes. . Le talon est alors : .et du (ou des) procédé technique employé (fig.qu'il soit préparé ou non . le talon est naturel. On parlera ainsi de galet taillé. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. . séparés par une nervure . . tablettes de ravivage.). 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. Dans certaines industries . La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression ." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. 79).1 2 F i g . TAILLE. de bor d taillé . si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). 168 Cahen et al.. TALON. et de morphologie variée. 162 . 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. avec une seule surface de taille visible . ce type de talon résultant de 169 169 Bordes.

10 : puncti f o r m e . TRANCHET (COU Voir chaleur . Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". édition 1973. et particulièrement au Magdalénien. v VERSANT. 4 : facetté. d'un métier" . 7 9 — T y p e s d e talon. 9 : l i n é a i r e . 171 T R O N C A T U R E . Lorsque ce dernier est très ouvert. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. La forme se lit en vue de dessous. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. le débitage d'une lame par pression. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . 163 . la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE .8 9 10 F i g . Ligne de retouches continues et régulières.talo n e n éperon . 2 : lisse. 3 : d i è d r e . celui du tailleur préhistorique. sur un nucléus. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. 1 : cortical. presque toujours abruptes. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). il est inutile d'y adjoindre cet épithète. P D U ) . 1972 . mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 110 techniques que l'on méthode de taille. . le talon est dit déversé. La percussion directe avec un percuteur de pierre. 171 Zuat e y Zubcr . formant deux angles avec les bords de l'éclat. 6 : e n aile d ' o i s e a u . Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 34 : 1). 61 : 5). 7 : p i q u e t é . Egalement révélatrice de techniques et méthodes. ou sur la face supérieure d'une lame à crête. 8 : en é p e r o n . 34 : 2). Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. Bronze ancien du Proche-Orient) .

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Vocabulaire multilingue .

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é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . lamelle : Klinge . verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren.b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage.

t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. à crête.: cortical(e ) . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung. kielförmig : carène . Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. geschlage n outrepass é carène Kiel.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille.p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t .

remontag e chasse-lame 179 . verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch .corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille.

b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat. s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 .

plain : liss e fluted : cannelé . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat.s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d .

naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage.inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . k n a p p e d : taille .

abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage. arrachement.oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.7.<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .^ ^ de taille : o l i .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j. lamelle : < J L .7.^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.7.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U . Kombewa : I j . .t. atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx. é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U . "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .U I <_*jl j angle d'éclatement : .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .

talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 .localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.

schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame.esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage.

1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .^ J L ^ <^JL*.

R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar.FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. l a m e l l e : hoja . hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar .

percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . ver abatido b o r d e tallado. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. taillé(e) : talla . afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. aile d'oisea u (en) aguzar. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch.

suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. hojita : lame . hoja. lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. tallado (a) : taille . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte .

l a m e l l e : XemÔa . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . carénage : K a p é v a . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage.FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a .

taillé(e) : XdÇeuar) .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] .

koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér .ar|. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a .) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). piKpoX £7riÔa : lame.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation .

: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. p e . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.

l a m e l l e : lama . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . ègri sé : levigatura .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e .

cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. taillé (e) : lavorazione . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . c a r e n a g g i o : carène .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 .

l a m e l l a : lame .!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione. taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. cf. cf. l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a .

arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . tracejad o (a ) eran : crena. localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . compressora. égrisé : areaçâo . c i n t r a g e : arco . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . lamelle : lamina . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo.

ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . pré-formataçâo vertente . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. gasto : émouss é . taillé(e) : talhe . superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. ver abatido bordo talhado. ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. cintrag e a r e a ç â o . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. a r e a d o : égrisage .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a .

voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. ver d'impact thermique. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. superficies l a s c a d a s : talhe. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. pré-formataçâo : du) p tratamento térmico.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . l á m e l a : lame . t a l h a d o (a) : taille . lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o .

0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e . 0500 3 GA P cede x Tél.17.LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .53. : 92.

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