Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. 10 Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig.

présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Fig. Fig.

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Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. un chapitre consacré à l'expression graphique. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place.Avant-propos La première édition. Roche. Madrid) pour l'espagnol. 2 3 4 5 1 1 Tixier. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. Inizan. mais elle se voulait. 2 Tixier. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. 5 Nos collègues préhistoriens. afin de faciliter la communication et d'étendre. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. comme la précédente. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. 1963. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. 3 Tixier. 4 Inizan. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". en 1980. d'enrichir le domaine de la technologie . ont pris en charge cette transcription. En 1992. indispensable à la communication dans les études technologiques. 1974. Newcomer en 1974 . Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". Antikli a Moundre a pour le grec. 11 . Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). 1980. 1992. Tixier. Roche. a été notamment ajouté. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . puis traduit en anglais par M. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 .

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M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. avant que soient énoncés des choix culturels. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. des techniques. et que si la technologie doit être une science. en effet. de leur capacité à signer une culture. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. même partielle. 6 7 6 Mauss. 1947. dans cet ouvrage. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. comme des techniques. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. Dans ce même courant. 13 . puis les arts du feu comme la céramique. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. le verre. A-G. 7 Haudricourt. Lors de l'établissement de chronologies. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. c'est en tant que science des activités humaines". Il est opportun de rappeler que c'est à M.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. dans tous les cas. De même. 1964 : 28. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. puisqu'il considérait les activités du corps. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. y compris celle des gestes . Si. L'analyse technologique doit. de leur complexité. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. telle la danse. etc. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. le métal. entre autres celles concernant le travail de l'os. les archéologues. permettre d'évaluer la part des déterminismes. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée.

en resituant chaque objet dans un contexte technique. 12 Organisée autour de R. etc. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . dans l'étude d'une industrie lithique. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. La rigueur de son enseignement. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. 1947 : 29.. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. Il faut noter que cette expression. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. percer. Cresswell. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. 14 13 8 Leroi-Gourhan. La chaîne opératoire. Cresswell. 14 . 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. 14 Perlés. premier volume de "Evolution et techniques". Mauss.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. sociaux ou symboliques. A. gratter. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. donc. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. 1943 et 1964. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. la plupart du temps. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. Leroi-Gourhan. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . mais tenterons de montrer comment il fonctionne. 10 M. prend en compte tous les processus. 1987 : 22. ainsi que sur le chantier de Pincevent. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. racler. L'ensemble : techniques. et. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. 1989 : 26. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. 8 9. industries et métiers. forment le système technique d'une société". avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie.

Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. selon la culture à laquelle il appartient. 102). il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. finalité des opérations de taille. Les outils (au sens large). Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. connaissances et savoir-faire. sont privilégiés dans les études typologiques. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. 3) et d é b i t a g e (ch. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. Au sein d'une chaîne opératoire. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. 6). des matières. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. 15 . ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. Or le tailleur. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. 5) | (ch. 1995. des gestes. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. Selon leur nature. 4) techniques r e t o u c h e (ch. d'ordre intellectuel. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. des gestes et des savoir-faire. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. des savoir-faire.

Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie.tels schémas. si dans un gisement. sans l'observation répétée de phénomènes. il y en a en général plusieurs. Par exemple. 16 . Par économie. on l'a vu. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. etc. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. on peut parler d'une économie de la matière première. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. d'un échange. on ne parle pas d'économie de la matière première. puis son utilisation éventuelle et son rejet. • Un premier niveau d'observation. Par exemple. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. de faits semblables. la quête des matières premières. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. 16 Gallay. Cette chaîne. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. Dans un gisement. En revanche. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. C'est l'une des voies les plus fructueuses. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. d'une communication avec autrui. des outils.. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. s'il est possible de mettre en évidence des choix. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. Pour définir ces choix. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. les crêtes. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. du débitage ou de l'outillage. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. la seule présence de produits caractéristiques. pour aborder les modes de vie préhistoriques. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. des supports. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. comme les nucléus. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. quel que soit le contexte archéologique. à l'amont. 1 9 8 6 : 115. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. En effet. actuellement en plein essor. selon les cas.

même s'ils ne conviennent pas parfaitement. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. En effet. Nous rejoignons à nouveau A. 1977 : 30. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. 18 Leroi-Gourhan. etc. mais comme une véritable écriture technologique. Leroi-Gourhan qui a organisé. réduire les synonymies. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. Beaucoup de termes sont conventionnels. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. 7). 17 . mais ils sont consacrés par l'usage. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. et c'est ce que nous avons tenté (chap. just as stone artifacts they study were the tools of people". microburin. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. Boksenbaum. mais sont conçus en même temps que le texte. Démêler les confusions. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. Elle doit être réalisée.En effet. en reconnaissant que les mots sont des outils . facilement maniables. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. volontairement repris de la terminologie usuelle. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. 1982 : 3. Levallois. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. 17 "However. qu'ils peuvent éventuellement remplacer.

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Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. Les lois de la répartition des contraintes permettent. à partir d'un choc prédéterminé. en partie. par une texture microlithique ou vitreuse. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. certains calcaires. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. Leur choix a certainement déterminé. on trouve des rhyolites. de guider le déplacement des fronts de fracture. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. • Les roches éruptives caractérisées. des grès. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. 2 et 7). Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. les installations et les déplacements des préhistoriques. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. pour la plupart. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. de chaille. des dolomies. Parmi celles-ci. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. 1). 19 . certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. des roches essentiellement. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. mais aussi le quartz qui est un minéral. 1 : 1.

D o r d o g n e . .M a t i è r e s p r e m i è r e s . N . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. P o r t u g a l . R . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . . M e x i q u e . S . D o r d o g n e . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . Oregon. M i n a s G é r a i s . 2 : silex d e T o u r a i n e . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. terrasses du Tage. 5 : quartzite s a n g u i n e . Brésil (Atelier p h o t o C . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. I s e n y a ' K e n y a . S . Zinaparo. 3 : obsidienne noir bleuté. M e u d o n ) . U . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. A .

même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. Néanmoins. pétrographiques. les roches non vitreuses et peu fragiles. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). la qualité principale est l'homogénéité. très schématisée . Il n'est pas question d'être exhaustif. cristallisant à basse température. sur quelques dizaines de matériaux. 2 . 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles.). 1 : 8). retoucher. 2. différemment motivé du préhistorique. à des détails près. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. toutefois. fig. par percussion directe ou indirecte et par pression.trachytes. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. les choisissant selon leur aptitude à la taille. les testant. l'os. Nous sommes loin. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. actuellement. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. basaltes. les sélectionnant. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. ignimbrites et obsidiennes (fig. standardisé comme le débitage laminaire. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. utiliser la pierre.. pour obtenir un débitage régulier. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. En fait toutes les gradations existent. homogénéité. fragilité. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité.T. Débiter. quartz hyalin (cristal isolé. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. 1 : 6 ) .1. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. phonolites (fig. • Roches se taillant mal . sous ses diverses formes . 19 Crabtree. 1967. ou encore des retouches longues. leur abondance et leur forme. • Roches se taillant asse z bien . aux mêmes conclusions. 1 : 5). quartz laiteux (agglomérat de cristaux). etc. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. ont donné lieu à des tentatives multiples. Nous donnons une estimation globale. andésites. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. évaluées au cours de tests expérimentaux. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. e t c . le bois animal ou végétal. sur le plus de matières naturelles possibles. 1 : 3 et 4). mais des seules qualités d'une roche pour la taille. comme certains silex. l'ivoire. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. mais rarement très prolongées. 21 .

Italie..A. Tunisie... U. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.S. Maroc.S. Mexique.S.A.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U. Brésil) Silex translucid e (France. Kenya.) Novaculite (U.S.S. Islande.A. U. U. U. Algérie. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France. Danemark.) Jaspe (France.A. U.A.) Résinite (France) Quartz hyalin .+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig. Grè s (France.S.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte. Angleterre. 2 — Test s d'aptitud e à la taille . Algérie.) Silex opaqu e (Europe. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. Ethiopie. Liban. Afrique. Brésil. Guatemala. Japon..S. Grèce.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4. Qatar . Grèce.A. Asie du Sud-Ouest. Algérie. Algérie). Equateur) Ignimbrite (U. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite..S. Turquie. Niger) Basalte (France. Sénégal.A.. 22 . Belgique.A.S.A. Améthyst e (France.

• De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. voire chaque rognon peut. est un autre aspect à manier avec prudence. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. • En règle générale plus une matière première est translucide. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. devant un problème. La valeur esthétique. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. Il est difficile d'en tirer de bons éclats.Ces trois degrés. pour espérer être relativement précis. Exemple : ondulations. Un outil est-il beau ou laid. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. en tout cas non gélivée. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. être considéré comme un cas particulier. Ces estimations doivent être modulées. a toute chance d'être bonne. à la limite. alors qu'elles ne donnent pas .). Chaque variété de roche. lames par pression pectorale à la béquille. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques.ou très peu . sauf pour le cristal de roche. par exemple le silex. bulles. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. 23 . retouches parallèles longues par pression. • Une roche qui sonne bien. sont présentés dans un tableau (fig. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. sauf pour de très petites pièces. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. bien ou mal fait.de bons résultats pour d'autres techniques. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. Les Atériens ne s'en sont pas privés. meilleure elle est. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . etc.

1993. Cette opération dure environ 24 heures. 22 Flenniken. 24 Smith. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. Butler.2. etc. Lechevallier. 21 Binder. Les exemples modernes. dans de la cendre. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. etc. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. le meilleur exemple étant l'obsidienne. Il y a quelques années. 25 Bordes. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . Jusqu'à présent. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. 1985. Borradaile et al. 26 Posselh. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. 2. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. semble-t-il. Domanski. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. 1987. aucune lame. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. Inizan. 1969. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . 1966a. Il consiste à introduire des roches. comme le silex. L'expérimentation a montré. de manière empirique. Deux critères sont. déjà taillées ou non. 1984. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. 24 . de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. ainsi que les travaux expérimentaux. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. excréments d'animaux. actuellement.) placé au-dessus. Roche. Webb. mieux elle permet le débitage par pression. comme peut l'être un foyer culinaire. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. 1992. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . • Plus une roche est élastique. Tixier. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. c'est à D. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. Le principe actuel. la dacite. 1987. 1981. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. 23 Crabtree. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . Comme pour le débitage par pression. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. que sur certaines roches siliceuses. le jaspe. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. 1964) . 1964. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable.

telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. leur abondance.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. On y ajoute les accidents. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. Féblot-Augustins. leur accessibilité. leur utilisation. 1991. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). 1982. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. Si. 1 : 7 ) . en général d'origine métamorphique. Floss. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. 25 . la Rhénanie au Paléolithique. comme on l'a vu. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. gras. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. 1994 qui traite d'une seule région. 6 ) . Dans le cas de la cornaline. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. 1995. Le traitement de la cornaline par la chauffe. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. Cette approche n'est pas nouvelle.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. Pelegrin et Richard (éds). a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. en effet. etc. d'échanges. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. toute cassure. le besoin en roche tenace. on a toutefois des exemples de sa permanence.. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. de zones d'influence. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. Geneste. etc. . mais elle a surtout concerné la pierre polie. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. de nature différente de celle de la pierre taillée. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. depuis une trentaine d'années. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. à part la couleur. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. 59). lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. la Grèce. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire.

existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? .sont apparemment locales.comment se présente la matière première. au travers de l'étude des assemblages lithiques. des besoins à satisfaire. moraines. le privilège d'être quasi impérissable. dépôts de pente. dépôts marins. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. filons. de plus. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? .est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. accessible aux hommes préhistoriques.). cônes de déjection. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. entraînent des réponses multiples. en est un. prélèvement à l'affleurement. 26 . Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. ou au contraire abondante ? . etc. etc. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. chaque site. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. 1. mais elle reste à préciser pour chaque période. terrasses fluviátiles.de quelle qualité est-elle. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. On a aussi trop affirmé. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. transporte. 2. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. L'absence de toute roche dure taillable est rare. une tradition culturelle à respecter. mais sa présence. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. apparemment simples. extraction dans des mines. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . car elle a. Les problèmes posés. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. chaque région. d'autre part des besoins de la culture étudiée. sélectionne. voire complexes. coulées volcaniques. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières.). plus il choisit. pointements. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. des compétences techniques qui ont leurs limites. est-elle rare. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels.

Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche.seuls les produits de débitage bruts. D . et surtout pratique des remontages (ch.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement.seuls les outils. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante.). Dans ce dernier cas.. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. C . gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. Exemple : au Ténéré. dans un premier temps. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. pièces de grandes dimensions. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. 3) : A . nous en retenons quatre (fig.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). Devant des nucléus sur éclat. Il y a lieu. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. B . La modification du paysage. 6). les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. chacune de ces stratégies. retouchés ou non. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. lamelles.. en termes d'accessibilité. 3. l'explication technique peut être retenue. l'altération des roches disponibles. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. à l'Adrar Bous (Niger). Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. Chacun de ces cas.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. sont peut-être la raison de cette différence.

. 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies.blocs bruts : y compris peu modifiés .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. éclats de préparation de crête . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. . la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques.nucléus débités : à différents stades . ou achevés pour les pièces bifaciales. . il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . 28 . 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . . dans le cas de nucléus. les entames peuvent être rares . ou retouchés.pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . e t c . supports utilisés tels).outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes.éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. .éclats. . d'exemplaires (fig.

Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. La présence d'éclats de taille. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. Les stigmates d'enlèvements. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Résultant d'un choc ou d'une pression. e 29 . l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. bien que se posant fréquemment. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. négatifs et positifs.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. permettent seuls de définir un objet taillé.

tous trois. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. Un geste. en sont les principales variantes. 1967 et Tixier.Tailler. débiter . retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. le débitage et la retouche qui. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. 4 et 5. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. 1967). au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. procèdent de la taille. confirmées par l'expérimentation. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . 72 et fig. 30 . Le façonnage. un coup de main. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). notamment Bal out. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. le débitage et la retouche. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. façonner . Les principale s technique s 1. ont un sens plus restrictif. 73). la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. la percussion lancée sur enclume. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. le facettage d'un plan de frappe ou de pression.

F i g . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é .c o u p . 31 . 4 — T e c h n i q u e s de taille.

et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. les résultats ne seraient pas aussi bons. 4 : 2). l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. est expérimentée depuis p e u . L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. 1972. etc. basaltes. 4 : 3 ) . cf. en os. Pelegrin in : Manolakakis. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. • La pression au levier La pression au levier. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. Volkof. 1989. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). 1983. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . Pelegrin. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. Pelegrin. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . Avec les autres roches couramment employées. et apparaît sans doute avant cette date. d'une main. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. Guiria. ou en métal (fig. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. 4. Roux. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. os. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. silex etc. On note son apparition tardive. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. comme les quartzites. Pelegrin. 7 7 . Madsen. en métal. 1991. Avant le Mésolithique. 30). 1991a. p. 4 : 5 et 6).. en os. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. fig.) est plus tardive (fig. 30 2. qui peut être en bois animal ou végétal. enfoncée dans le sol. 1988 : 4 8 . • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. 1994. le diagnostic de J. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. ivoire. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. Possehl. 1981. plus dures et plus tenaces. légèrement friables au choc. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". 32 . C'est une technique remarquablement efficace.

non retouché et non destiné à être un support d'outil. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. etc. on parle de produits de débitage. Dès la mise en évidence de production de supports. éclat de retouche. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . éclat de taille de biface. Enfin. 33 . Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus.

lancettes. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. talon en bas. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. du débitage (crête. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. 1982. 126). Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. survenant au cours du débitage. 5). on détermine un éclat par sa face inférieure. grâce à des stigmates spéciaux. 2. Tixier.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. il existe au moins un éclat d'entame. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. dans la chaîne opératoire (fig. car ce sont elles. 3. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. est un phénomène imprévu. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. donnant un produit à morphologie spécifique . mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. non intentionnel. 4. essentiellement. lancettes (voir p. une fois l'éclat orienté (fig. point d'impact. Leur présence précise des activités de taille spécifique.1. 33 33 Roche. . 8. . on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. etc. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. du façonnage ou de la retouche. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. Talon et bulbe peuvent être absents . Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. qui ont été taillées. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). 34 . Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. etc. bulbe. Paradoxalement. 5) : . Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures.

etc. L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . 1982 : fig. 35 .T. silex du G r a n d .P r e s s i g n y . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.). 1). 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s .). à l a n g u e t t e .e t . D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l .F i g . Tixier.L o i r e . I n d r e .

qu'il soit nucléus. • Les cassures "en nacelle". 3 et 4). La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. 14 : 3). C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. 4.3. Les produits d'accidents de taille. 36 35 34 34 Bordes. Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent.2. 7 : 1 . amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . produit de débitage ou outil (fig. etc. etc. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture").). s'arquant brusquement vers la face supérieure. de ce fait. bien que non intentionnels. 1972 : 25. peuvent aussi servir de support. etc. emportant une partie des deux bords. 1970. simples ou doubles. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. nodule saccharoïde. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. pression. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). 7 : 2. fig. 7 : 5). Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. 36 . Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. 6). • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. vacuole. soit à la "main" du tailleur. 36 Crabtree. normal dans sa partie proximale. normal dans sa partie proximale. 70).). • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig.). Le support a. 77). ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion.1. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. filé moins loin que prévu (fig.) dont nous présentons les principales.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. 4. outrepassage d'une pointe Levallois. etc. 7 : 5 et fig. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". "hinge-fracture" des anglophones ). recoupant enfin brusquement la face inférieure. qui a longtemps été prise pour un burin. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. 4. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet.

1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . U . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . A . 1). silex du B e r g e r a c o i s . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 3 . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. silex de G o u s s a i n v i l l e . D o r d o g n e . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . 37 . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. S . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . O i s e . Tixier. 1982 : fig. o b s i d i e n n e ( R o c h e . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e .F i g .

Cet accident est indépendant de la matière première. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. avec un talon très large. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. allongé. donnant un déchet de section triangulaire.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . avec son talon. 1976. 39 Tixier. . Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. . comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs.à une meilleure compréhension des gestes techniques. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . pour les pointes de "La M o u i l l a h " . Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. les éclats ou lames non totalement détachés. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. des schémas opératoires mis en œuvre. fig. 38 Tixier.4. 38 . Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. à profil concave. lors du détachement même d'un éclat par percussion. soit supplémentaires ("esquille" provenant. • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. avec une constriction postbulbaire. intentionnels. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. 6). en partie distale du support. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. de la corniche du plan de frappe. beaucoup plus de matière que prévu. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux.4. dernier geste technique de la séquence de débitage. de même que les "bulbes incipients".à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . l'éclat ou la lame peut emporter. sans talon ni bulbe). C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . de leur chronologie. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . 1963 : 106. un bulbe tout à fait diffus. cuisse). au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. S'ils ne sont pas examinés minutieusement. de la retouche. . 1956. pied. Il en résulte une partie proximale. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. surtout par percussion directe au percuteur tendre. .

en partant d ' u n éclat. 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 4 : finition p a r p r e s s i o n .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 39 .

2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe.0 F i g . 3. 0 : b l o c brut. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 40 . 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe.

3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s .F i g . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 41 . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s .l a t é r a l e s (B et C ) . 0 : b l o c brut. 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .

.

depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. sont traités à part. et quadrangulaire. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. polyédrique et sphéroïdal. car le concept est différent. chacune ayant ses variantes. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. Le façonnage. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. recouvre un certain nombre de méthodes. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. par définition. ainsi que le hachereau. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. 43 .. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. du biface dont on ignore l'usage. 80). on parle alors de mise en forme du nucléus. les haches à section rectangulaire. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. triédrique. les trièdres. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. etc. les ciseaux. comme les polyèdres et les sphéroïdes. outil bien particulier. de la préforme de la hache destinée au polissage. Les préformes qui..Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. enfin. Ce mode de taille.

pour approcher la morphologie souhaitée.qui délimitent un contour. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. bloc. l'outil dominant de l'Acheuléen. La finition s'apparente à de la retouche. 1995b. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. etc. Texier. car ces deux surfaces . les techniques et les manières de faire qui diffèrent. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. 41 Texier. d'une soie. il faut. plaquette. Roche. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . dans d'autres contextes culturels d'Asie. quasi universel. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). rognon. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. En revanche. avant l'ébauchage proprement dit. larges. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. Roche. avec le développement des pointes de projectile. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. 11 : B). fragment et bien sûr éclat (fig. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. Ce sont les schémas opératoires. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. parfois avec le hachereau. il y a plus d'un million et demi d'années. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. il devient. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. le concept de base demeure identique. il est. 1. 1989. procéder à l'épannelage de ce bloc. notamment dans le cas du biface.sont loin d'être toujours symétriques. matérialisé par une arête . 11 : A). surtout pour les petites pièces faites sur éclat. moins le travail d'ébauchage est important. 44 . Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. 8). dégagement d'un pédoncule. 41 2. Par la suite. 1991. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. d'ailerons. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. qui ôte le cortex s'il y en a. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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Texier. les pointes d'Ohokam nord-américaines . Toutefois. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. 1973. 1982. 42 43 44 45 Joubert. 15). Plus les angles sont ouverts. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. Crabtree. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . 16 : 3). 45 F i g . Un sphéroïde (fig. et à la prouesse technique. Il en est de même pour les bolas (fig. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. 1941-1946. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . non contigus. Roche. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . Vaufrey. 16 : 1). 1995a. Boletín de Antropología Americana.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. 49 . doivent désormais être impérativement prises en compte.

A c h e u l é e n . 50 .F i g . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . I s e n y a . 3 : bol a e n q u a r t z . K e n y a . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l .

18 : 1) . La base peut demeurer entièrement naturelle . la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. ou encore un étroit ciseau (fig. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. quadrangulaire. la fin du façonnage ou le polissage. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. dès l'Oldowayen. se fait. pour lesquels il existe en tant que tel. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. qui relèvent de méthodes différentes. dont la fonction n'est pas établie. Dans ce cas. 17). par bouchardage. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur.qui est traitée dans le paragraphe suivant . 46 Brézillon. etc. comme les objets à section triangulaire. rhomboïdale. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. selon qu'une. voire deux surfaces (naturelles. ou pic triédrique. pic.Ainsi polyèdres. Leroy-Prost. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue.ou encore celle du sud-est asiatique. n'est pas un objet très courant. Le pic triédrique. 51 . • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes.. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. Nous en présentons deux. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. Dauvois. Il requiert une très grande maîtrise technique. notamment pour les objets de grandes dimensions. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. 1981. on Fa vu. ou bien que les trois pans sont taillés. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. 1968. D ' u n point de vue technique. les deux s'effectuant à la pierre. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). auquel il s'oppose dans sa conception. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. de façon différée mais "irrattrapable". De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. et perdure tout au long des temps préhistoriques. Leroy. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig.

1976 : fig. Acheuléen. . Maroc (Dauvois.Fig. 17). Casablanca. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite.

Kelterborn. et de son rôle socio-économique et symbolique. Tixier. 1987. qui doivent être parfaitement rectilignes. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. 47). effectué à la main pour les petites haches. 1981. bouchardage puis polissage. 1984. 53 . Pétrequin. Madsen. 1983. 1993. polissage puis pression. témoignages "vivants". peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. par percussion indirecte. le polissage et le sciage. 18 : 2). Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. ou sur enclume). qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . Midant-Reynes. et deux exemples ethnographiques. Madsen. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. La préforme est prête pour le polissage.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. la pression. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. préparation des bords . Pétrequin.l'autre reste polie -. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. le bouchardage. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. 50 47 48 49 50 Hansen. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . La régularisation des arêtes de la préforme. fine denticulation de la partie active. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. etc. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques.). des "lames" de haches. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. protohistorique cette fois. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. de la perduration de la taille de la pierre. le polissage. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. dans des contextes très différents. le bouchardage. ou par pression.

A ) . 1 ( M a d s e n . 2 0 2 ) . c o r n a l i n e . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . 54 . I n d o n é s i e . 1984 : fig. 18 — P r é f o r m e s . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . 1 9 9 3 : fig. D a n e m a r k . Irian J a y a . Inde. b a s a l t e . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . silex. Khambhat. 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . 4 .F i g .

etc. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. Celle-ci est ensuite abrasée. cylindrique. On procède à la taille en deux étapes. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. Rao. est obligatoirement brut de taille. pour obtenir la préforme. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. le biseau tranchant. circulaire. taille minimale et polissage important. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. et enfin lustrée. Ce tranchant. 32).. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). qui est toujours naturel. 1943. ovoïde. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. 52 Roux.. Pelegrin. perforée. En effet. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. sciage seul. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . 55 . les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . bouchardage seul . Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. dans le Gujarat (Inde). par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits).. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). polissage seul. et non des hachereaux.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. on le sait. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. 19) tient à deux éléments essentiels. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen.. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. l'obtention d'un tranchant terminal. 1973. juste avant celui consacré au débitage. • Sa partie active. ébauche et préforme (fig. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains.. 1989.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. polie. Une fois finies. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . 18 : 3). qui sera à section carrée.

Kenya.56 Fig. Acheuléen. . Isenya. 19 — Hachereau en phonolite.

pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . Kombewa (p. 72). le hachereau. 63 et suiv. 54 En règle générale. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. les hachereaux. C'est un outil en apparence simple. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. D ' u n point de vue morphologique. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" ..et/ou une régularisation des bords. et un des plans de la face supérieure. Le hachereau en est un très bon exemple. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. 57 . Pour les autres types de hachereaux. de par son mode de fabrication. 71 et fig. et non le façonnage. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. 54 Texier . qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. psychiquement. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . 1956. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. 1989. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. ce qui impose immuablement un outil sur éclat.). 38 et p. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. 53 Tixier. 28) ou Tabelbala (p. En dépit de cette description très précise. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" .. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. outils très abondants dans certains Acheuléens.de la face d'éclatement. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support.

.

. La reconnaissance d'un nucléus (fig. 20) passe par la détermination : . sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . du (ou des) plan de percussion et de pression. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. même intentionnelle. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. préparée ou non. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. puis par une phase initiale du débitage. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. une phase optimale. 59 . Dans le cas de cassure. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage.de la (ou des) surface. Le nucléu s Quelles que soient la matière première.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage .éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. . Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage.

60 . Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. 9 et 10). peut aussi servir de nucléus. choisi à cet effet. F i g . sont des déchets de débitage. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports.Les nucléus. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). éclats de préparation. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. éclats-supports et enfin éclats-déchets. tels que nous les observons. destinés à. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. Enfin. il ne faut pas oublier qu'un éclat. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. qu'ils soient de préparation.

ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. 2.Les méthode s d e débitag e Le débitage. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. C'est le débitage le plus simple imaginable. il peut être réalisé. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. 1. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. si le débitage est assez avancé. Pour rendre compte de ces différences. comme tout acte technique de taille de la pierre. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. L'absence de préparation. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. pas de plan de frappe préférentiel. 61 . Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . Quoi qu'il en soit. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. de mise en forme du nucléus à débiter. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. Toutefois. Celles abordées sont parmi les plus répandues. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. par toute personne sachant planter un clou. avec un peu d'entraînement. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. vers des formes globuleuses. souvent standardisés. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. et continue son débitage "au fil du nucléus". Les nucléus n'ont. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. à l'exception d'entame. ils tendent généralement. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. 21). pourrait-on dire (fig. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. il n ' y a pas de formes stéréotypées. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. dans ce cas. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées.

Ouganda. Nyabosusi. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. 2 : nucleus à éclats. Oldowayen. p e r c u s s i o n multidirectionnelle.1 F i g . 62 . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é .

il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. différentes stratégies de taille mises en œuvre. le talon en "chapeau de gendarme". Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. et d'autre part. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. 63 . alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. 57 Boëda.2. 55 56 57 55 Bordes. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. d'une part. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. 1961. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. la finalité d'un débitage aussi complexe. par exemple. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. Cependant. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . indépendamment de la surface de débitage. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. Depuis une vingtaine d'années. 1994. 56 Cauvin. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". E. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. Ainsi. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. Cette définition était en fait réductrice. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. en 1909. Face à ce constat. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". 1971. Si l'on ne peut. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue".1.

1 : nucleus préparé. . 2a : débitage à éclat préférentiel. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 2b.Fig. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 1994 : fig. 1). 3b.

parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. dès la mise en forme du nucléus. alors que le percuteur tendre est. les éclats de préparation ont un rôle important. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. Tixier . 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. 1988. 59 Boëda. 58 Tixier. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. 60 Boëda. E. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. propose de distinguer les termes suivants : concept. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. 22. technique et méthode . Deux méthodes principales ont été mises en évidence. sections hachurées). L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. 22 : 1). 65 . Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. 1988 : 14. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. après J. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. à pointe et à lames. 1967 : 807 et 817. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. Boëda. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. par ailleurs. On voit donc que.

Fig. 66 . 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .

67 .Fig. 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .

Si la direction des enlèvements tend à converger. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 26 : 1) L'objectif. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. 61 62 2. Dans la méthode Levallois récurrente. 62 Meignen. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. 4. 26 : 2). le plan de frappe est limité. et la mise en forme finale de la surface de débitage. 22 : 2b. alors qu'en " b " . dans un même ensemble. 68 . Enfin en " c " . ils tendent à être allongés. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). fig. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. Cette méthode existe. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. 1968 : 315-323. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. sont indiquées la préparation du plan de frappe. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. 22 : 2a. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. 23 et fig. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. 3. par exemple. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. c'est l'opération de détachement de l'éclat. 3b. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). 1. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. dans ce cas. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. 25).• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. les éclats ont une forme triangulaire. Attention. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. et particulièrement de sa délinéation. toujours par enlèvements centripètes. 4b et fig. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. sous-presse. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). plus rarement d'une préparation bipolaire. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat.

Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". dont la préparation demande donc. C'est le principe de la "nervure-guide". un minimum de deux enlèvements. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Cette surface concave. théoriquement. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. 26 : 2). témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. dont les applications durent 500000 ans. 69 . F i g . liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. Les différentes méthodes Levallois. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation.

d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e .0 1 2 33 F i g .p r e s s e ) . K e b a r a . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. 3 : éclat L e v a l l o i s . s o u s . silex. 70 . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . g r è s . M a r o c . Israël ( M e i g n e n . silex. 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . V a u c l u s e . L a C o m b e t t e . A ï n C h e b l i .

Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. 27). mais pas obligatoirement. la préparation d'un plan de frappe. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. on peut débiter un éclat circulaire. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. elle a surtout été signalée en Afrique. D a u v o i s 1 9 8 1 .2. 63 Fig.2. 1 9 3 8 . 1 9 6 7 . Tixier . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. Biberson . une telle surface peut être obtenue. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . Balout . Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. y compris exactement opposées. peut se placer. 6 3 O w e n . régulièrement convexe. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. très étendu. .

Isenya. Kenya. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Acheuléen.72 Fi g. .

tout au moins de directions point trop irrégulières. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. sinon parallèles. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. 73 . Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. pression). d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. 28). Geneste. Alimen. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. les lamelles ou microlamelles. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. Tixier. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire.les lames ou les lamelles . Economie du débitage laminaire. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. malgré des restrictions formelles en ce sens. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions.3. en dehors du potentiel de la matière première disponible. 64 65 2. Bordes. ils n'ont pas de talon. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. au percuteur minéral. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. afin d'obtenir des produits en série . la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. L'obtention. les lames et les produits de petites dimensions. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. en métal. donc de production d'éclats Kombewa. préconçu. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. variété d'éclats "parasites". elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. en bois animal ou végétal. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. Des conventions peuvent alors être fixées. percussion indirecte. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. 9 et 10). 1961 et 1975. Il est regrettable que. mais. à volonté. 1963. Il y a "méthode Kombewa" .à l'instar de méthode Levallois . dans ce cas. 1985. voire en nucléus. 1978. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. 1956. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . fig. 49 : 3).sur un même n u c l é u s (fig. 1984. Elles sont normalisées grâce à des nervures.

souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. de remettre en forme le nucléus. 74 . peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. 61 : 6b). telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. deux ou même trois crêtes. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. en cours de débitage. 61 : 1 et 2). Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. au cours du débitage.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. 61 : 3b et 4b). Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. il n'y a pas nécessité de préparation. 1968. Une remise en forme. Une fois ôtée. et un parallélisme relatif des nervures. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. Ces règles tendent à : . . plus ou moins courbe. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. et cela guide le débitage. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. lisse ou préparé. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . 61 : 5). Il est loisible. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. cortical. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. il est possible de resculpter. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s .maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. appelée crête. permettant chaque fois le déroulement du débitage. 68 Crabtree . Si. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. 61 : 2). 3 lames). voire pour chaque lame. Néanmoins. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. On peut préformer un nucléus grâce à une. de faire cette crête plus ou moins longue. par enlèvements presque toujours bifaciaux. plus ou moins soignée selon les besoins.

dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. Cela impose.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. soit indifférente. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. surtout si de grandes dimensions sont désirées. 1972. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. Pelegrin. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. 1983. en temps voulu. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. selon le produit recherché. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . Cette technique existe ensuite. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. 75 . on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. voire éperons. et des courbures longitudinales (carénage). débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. très vite. enchaîné. continuer le débitage). On ne peut. Madsen. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. 32). le plus souvent avec des plans de frappe lisses. on crée alors deux plans de frappe opposés. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. des talons réduits. en effet. vers 100000 ans. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. 1991a. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. afin que les terminaisons distales se chevauchent. par des enlèvements de rectification. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. 69 Crabtree. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. et un bulbe diffus. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. dans l'Azilien européen par exemple. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. très souvent des négatifs de réfléchissements. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. à l'instar des éclats. point d'impact.pour retoucher un grattoir par exemple -.

D o r d o g n e .V i g n o b l e 2. 76 . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . A u r i g n a c i e n . 2 : n u c l e u s à l a m e . P é r i g o r d i e n supérieur.F i g . A i l l a s . silex du B e r g e r a c o i s . C o r b i a c . D o r d o g n e . silex du B e r g e r a c o i s .

29 : 3). dans une aire sibéro-sino-mongole. 70 71 72 70 Pour l'historique. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. il y a environ 25 000 a n s . 79 : 8). La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. La chauffe. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. Lechevallier. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. Selon ce schéma. reconnue comme facilitant la retouche par pression. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. tout au moins sur silex et calcédoine. a été identifié relativement récemment . 77 . L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. les directions de percussion sont. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. elles. Dans ce dernier cas. 1992. sur de grandes séries. les produits laminaires tendent à s'arquer.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. 30 : 3a et 5). 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. Tixier. En outre ce débitage. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. Plumet. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. 30 : 2). sur nucléus (fig. 1984 : 57-70. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. intervient elle aussi dans le débitage par pression. lisse ou préparé. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. 72 Inizan. inventé par des chasseurs-cueilleurs. L'immobilisation du nucléus (fig. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. orthogonales (fig. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. 71 Inizan. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. 1991. qui ne concerne que les lames et les lamelles. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. 29 : 1). • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. 29 : 2). cf. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier.

2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e .E. (1. C l a r k ) . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 78 . 2. 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 5 : J. Pelegri n . 4 : D . E . 3 : J.4 F i g . C r a b t r e e .

enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. 1983. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. pour éviter tout glissement lors du débitage. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. Dans le cas des roches vitreuses. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. qui tendent à être rectilignes. Il n'est donc pas concevable. 63). C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . conserver une partie incontestablement "cannelée". malgré l'amélioration qu'elle peut apporter.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. . le maximum de standardisation. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. . lisses ou préparés. la pression permet le maximum de précision. outil composite à presser. à chaque lame obtenue. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. 63). pour être ainsi appelé. 31 : 3 et 4). le plan de pression est très souvent égrisé.soit pratiquement cylindriques. les accidents par outrepassage sont fréquents. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. 79 . un nucléus débité par pression doit. De plus. 73 Inizan. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. . Tixier. comme l'obsidienne. Plus que toute autre technique de débitage. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. pas logique. par le dosage de la force qui peut être appliquée. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. Les nucléus pyramidaux sont alors : . Les plans de pression peuvent être corticaux.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées.le parallélisme des bords et des nervures. 74 J. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. 1976a). Cependant. 31 : 1). soit à deux surfaces successives. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. 31). Sur les lames et lamelles de plein débitage . la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. simultanés. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. 3 1 : 2 ) . grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. Dans tous les cas. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. partiellement ou totalement. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. donc un débitage idéal : celui qui.

• La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. 75 Akazawa et al. 80 . S'il y a une conception unique de ce débitage.1 3 4 F i g . délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier.le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 32 : 1). En effet. souvent asymétrique (fig. 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . 1980 . Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. notamment au Japon. 3 : n u c l e u s plat. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence.

même en l'absence de remontages. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 81 . c'est une crête d'entame de débitage.2a ^ 1 f 3 Til ^ . les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). 32 : 5). 32 : 3 et 4). Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. 32 : 2). • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface.

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ou retouches .Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. position et répartition. La retouche modifie un support. d'achever ou d'affûter des outils.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. étendue. "Retouche" . localisation. inclinaison. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. que celui-ci soit naturel ou débité. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. 83 . morphologie. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. Il en est de même des "enlèvements spontanés". A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. Ils sont au nombre de sept : delineation.

sont nécessaires à une description fidèle. privilégiée. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. est facilement reconnaissable (fig. fig. 41). 34 : 5 et 6). 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. de forme générale en "éventail". qu'elles ont une place à part. Elle permet. de définir les outils. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. par combinaisons. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina"... 1875. comme les lames à crête (fig. certaines techniques de retouche . reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. Tout préhistorien doit donc. Néanmoins. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch.au sens très large . Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. 84 .La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. 76 1. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. 89). il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. au bord réfléchi. en 76 Chierici. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). Ces sept caractères. 78). dans la technologie de la pierre. 7. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. elles en marquent parfois le stade ultime. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). Elle ne se prétend pas exhaustive. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). 52).sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. avec leurs combinaisons possibles (voir p. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin.

face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille.point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement.t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. planchette de bois. t r a p è z e . 2.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). 9). triangle. bloc de pierre. m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. 3). g r â c e à cette t e c h n i q u e . O b t e n t i o n . S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . 1976 : F i g . m i c r o b u r i n d o u b l e . etc. peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n .) on pose un éclat. présence de ces formes. d ' u n t r a p è z e . 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . 16). d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. 8. 85 . 1955. une lame ou une lamelle brute. est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . Cette technique du "coup du microburin". d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t .

visible sur sa face inférieure. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. fait parfois levier et. on attaque presque perpendiculairement. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. 33 : 4a). la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. visible sur sa face supérieure. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. parfois très effacé. ou en os. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. Elle est souvent torse. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. qui est le but de l'opération. 33 : 1 à 3). Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. choisi relativement plat. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. 33 : 6). il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. ondes de percussion rarement bien marquées. La fracture. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. 33 : 4b). 33 : 5). En effet. Quand le "coup du microburin" est réussi. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. on enlève. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. sous l'action du percuteur. le microburin. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. un arrondi. etc. particulièrement sensible dans sa partie centrale. exerce. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. inclinaison inverse de la facette de fracture. 86 .de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. Avec un petit percuteur. Un microburin présente. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit.voire d'une coche peu profonde . le microburin est dénommé proximal. 2. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. par petits coups répétés. à hauteur de l'arête de l'enclume. une portion de coche à retouches directes et. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe.

34 : 1). Il s'agit. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. dans certains cas. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. La notion : burin=outil. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée.fig. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. là encore. 1965. 78 Gaussen. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". le burin est alors considéré comme un nucléus.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. 34 : 7). de ravivage ou non. Cette technique. entre autres. 87 . On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. un excellent support pour une mèche de foret. créant un tranchant vif de taille. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. par exemple. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. sur l'une ou l'autre face. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). "de Noailles". perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. d'un ravivage. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. en F r a n c e ) . Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. intéressant un bord. 1972. 55 : 5) . à silhouette de hache triangulaire allongée. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. Cette technique peut. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. 34 : 4). L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. 79 4. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. 78 3. 56 et 58).chutes et recoupes . chutes=déchets est désormais périmée. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. qu'il s'agisse. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. ou les deux de façon alterne. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. 79 Zuate y Zuber. ou encore par pression.peuvent être retouchés et devenir alors outil . sauf peut-être dans le cas de réfection complète . 34 : 2). S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. Le coup du tranchet latéral est une technique identique.chutes et recoupes .quoique systématiquement décomptés. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . une chute ou une recoupe est. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. sont rarement intégrés dans une étude technologique. Les déchets caractéristiques des burins . certains burins très particuliers ("busqués". Gaussen. Les déchets caractéristiques des burins . Reste le principe.

4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t .F i g . D o r d o g n e . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . 1 : c o u p du t r a n c h e t . C o r b i a c . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . silex du B e r g e r a c o i s . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 88 .V i g n o b l e 2. A u r i g n a c i e n . 1). 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 1961 : fig. 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d .

par un coup porté en son milieu. une lame d'obsidienne. avec déchets caractéristiques. spécifiques du continent américain. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". presque toujours sur la face supérieure. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig.5. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage.

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arme. éléments d'outils. En effet. plus que tout autre.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. en l'occurence chaque objet lithique. La reprise systématique. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. y compris celles postérieures à son dépôt. un objet lithique. il est indispensable de discerner le naturel. qu'il soit outil ou reste de taille.). fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. l'accidentel. La connaissance approfondie du document de base. l'intentionnel.. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. 91 . est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. En outre.. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. dans certains gisements. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. la lecture technologique met en jeu la matière première. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. dans une perspective d'étude technologique. un outil à patine multiple a une biographie attachante.

A une perception première. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. quasi simultanées. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. réalisées ou ratées. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. Cette recomposition chronologique. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. perception du volume qu'est l'objet. Dès l'observation des états de surface de l'objet. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. Si cette dernière n'existe plus. on cherche à identifier son support (galet. en dernier ressort. Puis vient la reconnaissance de la retouche. éclat. En effet.et identification d'ensemble immédiates. parfois syncrétique. elle deviendra "histoire de l'outil". utilisée par l'homme. contenant en elle-même une hypothèse. cassures. des "lancettes" (fig. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. après le détachement. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. perçues en une fraction de seconde : silhouette. des événements postérieurs au débitage du support. etc.). etc. etc. se fait d'elle-même par déduction. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée.) Outre les actions naturelles. pour les cas complexes. 5).. jeux de lumière sur les facettes. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . nucléus. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. relief. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. si on ne l'a pas lu en son entier. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. selon ses formes. couleur. en débrouillant les séries de retouches. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . plaquette. au détachement (au débitage). ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. morphologique (limande). coup de burin. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. Fait en apparence paradoxal. seuls stigmates toujours totalement fiables. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. volontairement choisi. Cela se fait. amènent une reconnaissance globale.Le terme "objet". éclat. puis toucher. coches. ou souvent en même temps. géométrique (trapèze). selon leur succession dans le temps. son abondance. du biface à la pointe de flèche. bloc.

parfois préhistoriques. Pour une étude technologique.pied de falaise. puis roulé. Par sa présence ou son absence sur les éclats. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. c'est affaire de convention. . les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". dépôt de pente. Mais l'observation. 2. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles.). 1. "raclettes". etc. les pièces. en gardant bien en mémoire que nous entendons : . métamorphique.par néocortex. striées. . O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. la reconnaissance technologique de la pièce. "perçoirs". l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. fluviatile-.site de surface. . "grattoirs". l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle.origine des éléments (volcanique.pendage. . les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. une surface naturelle. N'oublions pas que. glaciaire). le piétinement est loin d'être négligeable.éolienne. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. il a été nucléus " a c t i f . Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement.site enterré. elle est immuable et reste la démarche fondamentale.par patine. Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. Pour tout matériel étudié. entre autres. . évoquant le charriage fluviatile. Ce nucléus porte plusieurs informations. Si cela s'avère nécessaire. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches.épaisseur et lithologie de la couche elle-même .(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. . etc.par cortex.1. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. d'autres émoussées. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. 93 . dont les pièges les plus fréquents sont. elle. même dans une zone d'habitat. 2. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". . par exemple un transport fluviatile. puis ramassé hors de son point d'abandon. sédimentaire . ne peut être un choix.

gomme. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. ou encore des fractures franches. 59).que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. 94 . parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. puis ramassées. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. comme les lustres et les polis d'usage. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. si divers.3. cuir. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. due à des interactions physiques et chimiques. y compris dans un même site. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. 2. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. comme dans le cas de certains emmanchements. même dans une seule couche.4. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage.2. et leur étude est si complexe. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur.• La patine. 24). sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. bitume. soit profondément. 35). sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. consiste en des modifications très diverses de la surface. les variations de température qui. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. soit uniquement en surface (voile). Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. Les agents sont si nombreux. comme pour les outils à double patine. 2. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. 51). Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. 2. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. colorant.actuellement . comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p.

P r i n c e l l e ) . 95 . L'importance et la complexité des états de surface. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. de ces altérations et ajouts. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. F i g . r o c h e siliceuse. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille.

face supérieure. sur burin. . • indiquant une préparation . abrasion de la corniche. .4. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3.5. etc. prédéterminée par la métode Levallois.d'après la face supérieure : non prédéterminée. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. etc. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité .type (plaquette. 3. talon. . Définitio n d e l'objet . 3.orientation (selon un axe morphologique.3. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. intentionnelles. etc. galet. de pression. la méthode Kombewa. etc. accidentelles au débitage. qu'i l soi t outi l o u no n 96 . etc. etc. etc.d'après la partie proximale : modes de percussion.reconnaissance des morphologies techniques.3 . .2. bords droit et gauche.1.) .d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. etc.d'après les cassures : accidentelles.6. Technique s spéciale s d e taill e 3. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille .d'après la partie proximale : types de talon. crête. Observatio n de s état s d e surfac e 3.).orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. etc. des caractéristiques techniques. .) Support débité .

En l'absence de sols conservés. Leroi-Gourhan. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . Brézillon.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. 1978. Tixier et al. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. Pigeot. A Bordj Mellala (Algérie). les remontages ont permis à J. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . 1980. surtout de plein a i r . Avec les fouilles de Pincevent . En relevant les objets sur plan. 1982.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. Cahen. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. campement saisonnier ou permanent. Cahen et al.plus que des remontages . 1988. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. Audouze. 1. atelier de taille etc. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. à travers les intentions retrouvées. Les remontages. Un pas a donc été franchi qui mène. en première lecture. 1972. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. ou simplement à titre anecdotique (fig. fondée sur cette méthode. Cahen. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. 36 et 4 0 ) . Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. sont indispensables au décryptage des sites. 1976b. désormais pratiqués presque systématiquement.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. 1987.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . notamment. 97 . l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. 1980. Van Noten et al. qui. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Olive. 1987.

1994). Moustérien. Vaucluse (Brugal et al. 36 — Remontage. silex. .Fig. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. Bérigoule.

ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. il est important de les tester ou de les faire tester. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. proviennent en réalité du même bloc. dans la conception de l'économie de la matière première. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. 2 .quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. 1980. il y a quelques a n n é e s . L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. Inizan. soit par la patine. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. En fait.. phase de début du débitage. 99 . . En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. mise en forme. quelle est. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. maintien du nucléus ou du support. même pour Homo sapiens fossilis. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques.). pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. ravivages. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. Roche. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. . car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. geste. etc.les transformations. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. sur un autre support ou sur un nucléus . le fait est irréversible. soit par le grain. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. percuteur. entre fragments du même support. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. à première vue très différentes soit par la couleur. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. dont nous présentons les principaux buts. plein débitage. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. Il semblait. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre.

les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. même averti. ni celles. Pour une roche donnée (fig. les uns au-dessus des autres.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. Volkof. comme dans de nombreuses disciplines. l'intérêt est relatif. avant de juger l'adresse. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. 71). Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. 100 .est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. 32).le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. devant des ensembles apparemment "mal venus". Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. 2) : . En revanche.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. Guiria. p. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. Or au seul vu de ces matières premières. 1980. . Crabtree. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. 1991a. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. et beaucoup reste encore à vérifier : . un tailleur. Pelegrin. ne peut le prévoir. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. 1966. L'apprentissage est très long. en obsidienne des tombes aztèques. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. . par percussion indirecte et par pression . 1991.à l'étude d'un ensemble lithique. particulièrement dans le cas des innovations.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. plusieurs années pour devenir un expert. 32). beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . et si la technique ne peut honnêtement être précisée. il faut. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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) et sa place dans la chaîne opératoire. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". Loin d'être une copie. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. 105 . La représentation graphique des industries préhistoriques. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. déchet. etc. représentations schématiques. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. Enfin. etc. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. nouveaux symboles. choisis selon des objectifs définis.

Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. 1978. polyèdres et sphéroïdes.). M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. mine grasse. Sur chacune des vues. judicieusement choisies. aquarelle. 105 Dessiner 1.. 104 Prodhomme. 54). Pour les pièces bifaciales. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. encre. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près.. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. 105 Coineau. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . 104 2. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. Des sections. • Le façonnage (fig. ce handicap peut devenir un atout. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. un choix doit donc être effectué . La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches.Décider 1. 106 . etc. 1987. Cependant. offre une gamme étendue de moyens. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées.

107 Fig. tuf consolidé. Kenya. . 37 — Biface acheuléen. Isenya.

B é r i g o u l e . 108 . M o u s t é r i e n . P r é . 1 : éclat e n t r a c h y t e . Le R e l i l a i . W e s t T u r k a n a . L o k a l e l e i . K e n y a . I s e n y a . A c h e u l é e n . A l g é r i e . 4 : éclat en p h o n o l i t e . V a u c l u s e . K e n y a . 2 : l a m e l l e en silex. C a p s i e n . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e .F i g .o l d o w a y e n .

C a p s i e n . Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. et non par le dessin de chaque pièce remontée. A partir de cette vue. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. 34 : 5). car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. Le dessin du talon est absolument indispensable. 2). soit : . on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. A ï n D o k k a r a . : retouche Quina. . réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. Le volume du remontage est rendu globalement. 131). montrant le maximum d'informations. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. 1 9 7 6 a : fig. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées.• Le débitage (fig. 2. A partir de cette représentation. Les esquilles bulbaires. • Les remontages (fig. . on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. 38). F i g . Il est donc préférable de limiter leur nombre.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. fig. 109 . Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. en choisissant une vue générale. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. A l g é r i e (Tixier.

silex. Abu Noshra II. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Egypte (Phillips.110 Fig. 1991 : fig. 7). . sans le nucleus. Ahmarien.

41 : 5).norma frontalis pour la vue antérieure .norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. etc. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support.2. : pointe Levallois). même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. 21). 41). Les vues sont désignées comme suit : .) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. • Les outils de type grattoirs. 41 : 2. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. sur galet (fig. Les nucleus à lames. Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. repose sur l'orientation (fig. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. 41 : 1). • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. 12 et 13). 3. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. le nucleus est orienté morphologiquement. polyèdres. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. trièdres. la face supérieure vers soi. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. S'il est difficile à déterminer. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. Pour établir un langage graphique commun. la partie proximale vers le bas. sur petit bloc. sur éclat de gel (fig. perçoirs. . S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig.1. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. etc. préformes. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. quel qu'il soit. 57 : 9). Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. 111 . sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains.norma occipitalis pour la vue postérieure. 41 : 1). burins. etc). Cinq cas peuvent se présenter. 16 :1 et 2). etc. dans le sens de son plus grand allongement (fig. l'orientation est purement aléatoire (fig. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. 50). dent du burin. Descriptio n d e l'obje t 3. . Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. 29 : 2). . on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. sur la face inférieure. 41 : 3). pointe du perçoir.

5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé.5 F i g . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . a p p e l é alors racloir déjeté. 112 . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e .

Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. On la nomme vue de face. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. On imagine l'objet dans l'espace. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. A de rares exceptions. courbe ou torse. 113 . il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. et vue de la face supérieure pour les produits débités.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. • Vue B : vue de l'objet par la droite. Pour obtenir chaque vue. Elle permet de montrer l'épaisseur. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. F i g . face A. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. Elle est rabattue à gauche. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. 42). 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). • Vue A : c'est la vue principale.

les longueurs des vues A. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. etc. . On la nomme également vue en bout. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . B. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . • Vue D : c'est la face opposée à la face A.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. F i g . Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. des fronts de grattoirs. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. C. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. Cette vue a le même rôle que la vue B. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. Elle est rabattue à droite. mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche.les contours des vues B et C sont identiques . Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. On la nomme vue de dos. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. par exemple. Pour plus de lisibilité et de cohésion. pour les nucléus Levallois. et vue de la face inférieure pour les produits débités. Pour cela. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. on utilise un tiret gras court horizontal (-). il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. apposé entre chaque vue. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales.les contours des vues E et F sont identiques. dans la zone médiane. Pour le dessin de l'épure. On la nomme vue en bout. Conventionnellement. . . 43 : 1). 114 . 1 : à la française. D sont identiques . face B. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie.les contours des vues A et D sont identiques . des plans de percussion ou de pression.

sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. Plus difficiles à dessiner. 106 Laurent. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. 1970. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. b : c o u p e . 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. La section est translatée et rabattue à droite. Cependant. Cependant. pour des commodités de publication. a : profil. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce.2. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. 44). a b c F i g . Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. Une coupe représente les sécant. on peut utiliser le conformateur. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. axe horizontal de la ligne d'horizon). 115 . les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. c : section.3. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. La plupart du temps. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. Pour les autres pièces. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale.

Fig. 2 : d e s s i n au c r a y o n . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 1 : c r o q u i s . c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 116 .

sans Le dessin des contours (fig. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. à main libre et respecte autant que possible les proportions. la mise en place des ombres. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. 45) : . la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. La projection n'est jamais orthogonale. le dessin des nervures. 45 : 2) : le dessin des contours. On commence par dessiner les principales nervures. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. pour plus de précision. on relie alors les points entre eux. A l'aide de flèches. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant.le dessin au crayon. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. Il est réalisé au jugé. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin.4. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. limite de surface corticale. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. visibles à la surface de l'objet. 45 : 1). celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. on la signale par un petit trait de rappel. . la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. etc. . les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report.le croquis.le dessin à l'encre. des plus grandes au plus petites. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. Le dessin des nervures (fig.1. 4. 4. Pour les pièces de grande dimension. de profil ou en bout. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. compromettant la suite du dessin.2. 117 .

4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 118 . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. d : d e s s i n des r e t o u c h e s .12 F i g . 2 : d e s s i n du contour. b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s .

Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié.les valeurs de pénombre. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres.les valeurs de lumière. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. en hachures légères ou aplat de gris. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. 47). c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres.les valeurs de reflets. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. Pour la technologie lithique.les valeurs d'ombre. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. pour créer un impression de relief. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. de gauche à droite. parties encore éclairées directement.3. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. On les nomme ainsi hachures valorisantes. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. la matière et la taille. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Pour cela. 4. . mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. . parties directement touchées par la lumière. . observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. Les hachures sont parallèles entre elles. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Dans le tracé des ombres. mais avec moins d'intensité. 45 : 3). parties que la lumière n'atteint pas directement. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Si la surface est lisse. mais jamais rectilignes. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . plus les hachures sont courbes. Plus on est éloigné du point d'impact. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. Sur un même dessin. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. les hachures ont une double fonction. la lumière s'y reflète et y rayonne. parties dans l'ombre. il faut rechercher la séparatrice. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. Conventionnellement. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. de haut en bas. Plus on est près du point d'impact. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. Inspirés par les techniques de gravure. la longueur des hachures. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable.

47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig.F i g . 120 . P e c h de la B o i s s i e r e . 3 9 . silex. S o l u t r é e n . 7 ) . (Smith.

les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. On garde donc le principe de la hachure valorisante. 48 : 9 ) .le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig.dans les zones de lumière. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement.dans les zones de reflets. hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. Conventionnellement. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. . Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". "il est bien entendu que.. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. les hachures sont peu fréquentes. Cependant. . 40 et 47). . 48 : 2) . épaisses et de longueur moyenne. Les roches métamorphiques . M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. 48). les hachures sont très fréquentes.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. 48 : 7). 48 : 10). Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. .le grès . . 48 : 1).dans les zones de pénombre.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. 101 Les roches d'origine sédimentaire .le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. qui peuvent être combinées. très grasses et longues.2. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. . 121 . L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig.le silex : hachures pleines-déliées (fig. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . .dans les zones d'ombre. les hachures sont fréquentes. réalisées à la lame de rasoir (fig. 5. 48 : 6) . Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. Variétés minérales . engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. 49) pour lesquelles on propose différents traitements. 48 : 4). . 48 : 5) . 107 Dauvois. Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière.1. 5. 48 : 3 et 8). en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig.les rhyolites. Les roches éruptives . 7 : 3 et 4). 1976: 52. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir.

5 : r h y o l i t e . 7 : o b s i d i e n n e . 10 : calcaire. 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 122 . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 1 : silex. 6 : b a s a l t e . 4 : g r è s .F i g . 2 : j a s p e . 9 : q u a r t z .

I s e n y a . biface. Ile de P â q u e s . éclat p é d o n c u l e . 3 : o b s i d i e n n e . 123 . 2 : q u a r t z . 1 1 1 1 . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . n u c l e u s . trait à la p l u m e . I s e n y a . 1 : quartzite. K e n y a . 4 : p h o n o l i t e . t r a m e et trait à la p l u m e .3 i 1 . K e n y a . biface. Y e m e n . t r a m e et trait à la p l u m e . M a t a ' a .

La Combette. 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. Fig. silex. Vaucluse (Brugal et al. .124 1994).

Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. silex. K u t a n . les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Les fossiles. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. les géodes. le deuxième uniquement les zones altérées. F i g . ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Iraq ( A n d e r s o n .Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. 3). 125 .3. Pour les pièces à multiples patines. des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. 1 9 9 4 : fig. 5. Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. I n i z a n . 50). Le premier dessin montre leur aspect originel. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. 1 : 7 ) .

des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. Le point marque la présence du talon.4. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. tracéologues mais aussi photographes. le symbole est purement un indicatif de présence. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. non retouchée. Sens et direction du débitage. ni la direction du débitage. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. 6. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. etc. Dans certains cas. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre.) étant relativement récentes. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. mais pas toujours suffisant. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. le symbole est inutilisable. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. En effet. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. bitume. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. ou tramés (fig. 51). 57 : 9). Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Lorsque le talon est absent. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation.5. 52). . s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. par exemple. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. 11 n'indique ni le sens. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. Le double point indique la présence du talon. La flèche indique le sens du débitage. C'est. Sens et direction du débitage et présence du talon. Lorsque la pièce présente un double bulbe. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Si le point signifie la présence du talon. Ils sont dessinés de manière figurative. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. Il est nécessaire. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. Elle se confond avec l'axe de débitage.

retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 .

coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s . 128 . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .

d'une surface par frottement. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. Sauf exception. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. la flèche s'orne d'un point. 5). Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. Parfois. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. 4. 34 : 7). Lorsque le contre-bulbe est présent. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Cependant. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. 129 . 7 : 3 . Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. face supérieure et face inférieure. Le coup de burin (fig. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. conventionnellement. • Le lustre (fig. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. qu'elle soit intentionnelle ou non. elles sont laissées en blanc sur le dessin. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. hachure. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. au trait. le microburin. de son complément manquant. tiretés) la totalité de la surface des dessins. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable.• Les cassures (fig. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin.

Ce procédé est à proscrire. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. d'un tiers. les vues de face. S'il y a plusieurs vues.) dans la légende. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. 4. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. S'il n ' y a pas d'échelle. est-ce possible technologiquement? Si oui. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. puis comparer avec le relief de la vue principale. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. Face à des contraintes de composition. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. etc. 2/3 GN. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. c'est souvent la vue principale. 1. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. 130 . sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. d'un coup de crayon circulaire. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. En effet. 2.

de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. On ne dessine ni concavités. 2 : schéma 131 . ni convexités. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. • Schéma figuratif (fig. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". et ne comporte ni hachures. A c h e u l é e n . 53). 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. F i g . éclat. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. La direction. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. etc. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. 2. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures.Schématiser 1. • Schéma abstrait (fig. relief. Dans tous les cas. Il permet. p h o n o l i t e . I s e n y a ( K e n y a ) . et de trames à points pour isoler les plans de frappe. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. Il est réalisé grandeur nature. généralement en une seule vue. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. souvent la vue de face en perspective. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. ni relief. Les enlèvements sont traités en plan. Dauvois (1976). symboles. avec un minimum de moyens graphiques. Il peut être réalisé de deux manières différentes. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. nervures et flèches numérotées. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel.

54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l .F i g . 132 .

7 : 5 et fig.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. si une méthode différente a été employée. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. les burins par exemple (fig. 133 . Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". il y a transformation du type d ' o u t i l . 1972. 4 et 5). intentionnellement ou non. ABRUPT(E). 110 AILE D'OISEA U (EN ). 66 : 1). Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. résultat de ce phénomène. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. languett e (fig. des AJOUT. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . les raccords et les remontages apporteront les preuves. 77). nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). 109 ABRASION. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. Action d'aiguiser un outil. Phénomène imprévu. 7 : 5). etc. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . etc. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. survenant au Nous entendons par ajout. 70 : 1 à 3). Cette abrasion. un bord cortical . toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. non intentionnel. 108 cours du débitage. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. acciden t Sire t (fig. 7 : 2 à 4). ACCIDENT D E TAILLE . 109 Tixier. 79 : 6). régulière. 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. 55 : 3. Exemples : lame outrepassé e (fig. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. du façonnage ou de la retouche. AFFÛTAGE. nacell e (fig. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus.

ATYPIQUE. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. corticale. 111 émoussée. Comme pour l'expression précédente.F i g . 74 : 3).). etc. Terme de positio n (fig. etc. p a s d ' a f f û t a g e visible. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e .) renseigneront sur les techniques de débitage. 5) et mesures que l'on en prend. Terme de positio n (fig. minéraux (bitume (fig. ALTERNE.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage.. L'acuité de cet angle. très controversé. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. On parlera de l'arête d'un biface. ALTERNANT(E). et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. 1 : burin à un seul p a n . 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. 1961 : 29. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. de l'autre face pour l'autre b o r d . masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . gomme. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. etc. d'une crête.) ou végétaux (bois.. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é .. ARRACHEMENT. ANGLE D E CHASSE . 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion.. d'une lèvre. 5) et les mesures que l'on en prend. 7 4 : 4). 51). Ce terme. ARÊTE. 111 Bordes. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . glacis de lancettes (voir lancette) . ANGLE D'ÉCLATEMENT . ocre. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce .

irrégulier. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. 67 : 5). dans le sens de son plus grand allongement . AVIVAGE.. 41 : 4). grossier. et non le mot talon. 5. 115 BÉQUILLE. Voir ravivage .. B BASE. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . d'une pièce bifaciale. 73 : 1 et 3). 113 Bordes. la base est alors distale (fig. inachevé. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. etc. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. et sa détermination conditionnera certaines mensurations. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . 1961 : 6 .ne Test pas !).quelqu'ait été leur support -. des galets taillés. 135 . 114 Dauvois. d'un galet taillé. AXE D E DÉBITAGE . d'un outil sur plaquette. qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . 1976: 24. 115 Crabtree. V\ F i g . Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. 41 : 2). 1968. Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. C'est aussi ce terme. racloirs convergents déjetés (fig. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . que l'objet soit dessiné ou non. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . 1976 : 24. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. etc. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. Dauvois. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. 41 : 1). 30 : 2). Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. 113 AXE MORPHOLOGIQUE . 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil.

Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. 118 Dictionnaire Petit Robert. . BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). d'une plaquette.Terme de position . est un instrument moderne. dans le seul cas des fractures hertziennes. Ligne qui délimite le contour d'un objet. lamelle) non modifié par une retouche. ayant été ou non préparé pour la recevoir. lame. etc. BORD ABATTU . BIFACIAL(E). marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . BULBE. BORD. On l'emploiera pour un galet taillé. d'un Synonyme de cassure . 117 Bessac. 1911. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. voire triple. BORD TAILLÉ . 1909. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . BRUT(E) D E TAILLE . être situées dans la même partie de l'objet. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. 16 : 2 et 3 ) . fracture. d'un bloc. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. 86). Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage.etc. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. La boucharde. les deux faces d'un objet.avec des percuteurs.rendre rugueuse une surface. ni de la fonction. 119 Breuil. on emploie le mot arête .à préparer une surface en vue polissage . S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . partant du même bord (fig. il est parfois précédé d'un cône . Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. retouchés ou non (bords d'une lame. par définition. q u ' à des outils sur support naturel. Les deux séries d'enlèvements doivent. Voir abattu . 136 . BRISURE. Pour les objets bifaciaux. 120 Bourlon. Voir ces mots. les bords ne comprennent pas le talon. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. Un pa n (fig. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. Par analogie. édition 1989.mais ce n'est pas toujours aisé . . son action est inversée et provoque des petites aspérités. fig. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. Sur une surface lisse. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . Voir taillé . 5). comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. La den t d'un 119 120 116 Roche. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. 1980. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . pour les arêtes d'un biface. une lame ou une lamelle. . Il peut être double. que nous lui préférons. 1987 : 79. dos . 74 : 5). L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. 60) sur un éclat. d'une chute d e buri n (fig. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. par une seule percussion (ou pression).émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. récentes de la préhistoire.5). en tout cas. et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. BRUT(E). Elle ne présume ni de la destination. d'un éclat).

12 3 4 5 6 7 10 F i g . 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . u n e surface r e t o u c h é e (4). Burins quadruples. 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 3 : d i è d r e s d ' a x e . 4 : sur c o c h e s . 11 : sur t r o n c a t u r e s . 1 : sur t r o n c a t u r e . 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). L e s 5. u n p a n (6). 137 . 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). Burins triples. F i g . u n e c o c h e (10). u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n t a l o n (9). etc. u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). Burins doubles. u n p i q u a n t trièdre (7). 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e .

Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. autre(s) pan(s) de burin.surfaces obtenues par retouch e : troncature.surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. "dos " (bor d abattu). 138 . 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). coch e clactonienne. 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . Terme emprunté à l'architecture de marine. les positions par rapport à l'axe morphologique du support.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . Tixier). le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. bor d retouché . Cahen (1984). à la multiplicité. Toutes les classifications sont possibles. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. C A S S U R E . surface brut e d e débitage . surtout pour la pression (fig. etc.. etc. . CHAPEAU D E GENDARME . ne présumant pas des causes de la rupture.burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. fracture) . 122 Terme proposé par D. cassure. à son axe de débitage. 1 2 2 121 Tixier. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . (fig. . Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . 1 : 7 et fig. Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. 57) : . 1963 : 43. Dans ce dernier cas. coche . L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). 59). N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. piquant-trièdre . Terme général. 61 : 5 ) . CHASSE-LAME. ciseau). . selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. 2 9 : 1) et (fig. 79 : 5). F i g . Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. 31). Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. etc. 58). 24).

8. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 139 .7 Fig. 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 6 : c h u t e réfléchie. 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 7 : c h u t e torse. 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 1 : c h u t e p r e m i è r e . 2. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale.

127 CLACTONIEN(NE). En 1954 E. Cette méthode permet. Synonyme de bulbe . qui sera alors dite "préparée". C I S E A U . 34 : 4). au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. 1988. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. indiquant une entaille nette. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". 127 Turq. 1968 : 195. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. la civilisation ou le lieu (fig. généralement concave. en régularisant le bord. à petit rayon de courbure. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. 60 : 6). 125 Cahen. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. donc aux fragments qui ont été détachés. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. Quand le bord du support aura été préparé. Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . G o b e r t . lors de leur détachement (fig.ou départ de retouche . postérieurement au premier coup de burin. CONCHOÏDE. COCHE (O U ENCOCHE) . 1984. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. sa section sera trapézoïdale. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . sur le même bord. CINTRAGE. ou simplement "chute". quelque soit le support. 5). L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. 123 Gobert. 60 : 7). où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. 2. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). Terme de délinéation d'un bord. 3). faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. 2. proposé par E. Voir réfléchi (fig. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . L'expression "chute de burin". 124 Gobert. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. non intentionnel. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. 61 : 6 ) . 9). 126 1. parfois en "V".de la face inférieure (fig. ainsi de suite. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. Peu usité. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. Brute de taille. 60).-G. obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. 60 : 8.-G. 60 : 4. 140 . Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . 1954 : 447. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. note 2 et fig. 1954 : 447.C H U T E D E B U R I N . ce qui n'est pas toujours le cas (fig. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. 60 : 2. 126 Brézillon. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première.

les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. Terme de délinéatio n d'un bord. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. S'utilise pour désigner le relief qui. s'oppose à "discontinue" . 129 130 CONTINU(E). soit. dans certains cas. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . 64 : 4). 129 Pour Laplace (1964).c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. Terme qui s'applique à la mise .au Paléolithique supérieur tout particulièrement. 130 Sonne ville-Bordes. unit le talon au bulbe . une arête . Suivant son étendue et sa localisation.ou la remise . ou. en la guidant. par enlèvements le plus souvent bifaciaux.C Ô N E . on parlera de réserve corticale. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. 61 : 2). 128 Breuil. Perret 1956. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). qui correspond à la "patine" des géologues. qui aura forcément une section triangulaire. car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. C O R T I C A L ( E ) . Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. 1963. T e c h n o l o g i q u e m e n t . qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. 20). soit que la forme de la matière brute s'y prête. Partie saillante qui couronne un nucléus. 1932. 62 : 7). Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. C R A N . une première lame : l a lam e à crête. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. de face entièrement corticale. 61 : 5). 20). pour faciliter une bonne prise en mains. pourquoi pas dans certain cas. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p.B U L B E . C O N T R E . qui a trait à la typologie . 141 . s'oppose à denticulé. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. 93) tend à s'employer. CRÊTE. de base ou de talon cortical. CORTEX. . on parlera alors de "crête naturelle". sans être destinée à guider une lame à crête : . Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. Il s'agit de créer. 61 : 1). que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). Désigne la présence de cortex. Cette arête permettra de faire "filer". Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. ou crête d'entame. 61 : 6a. Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. Tixier. 6b). C O R N I C H E . 128 COUVRANT(E). Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig.

la c r ê t e . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s . 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 3a.1 a 2 b a 3b F i g . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 3 b . 142 . 6 b sur n u c l é u s à crête. 2 b : sa l a m e à crête. 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e .

DÉBRIS. 2.à tort . Résultats de cette action. 1963. 74 : 1). 7 4 : 6). DÉCORTICAGE. Ce terme est souvent employé . 66 : 2). Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . DÉLINÉATION. lamelle) (fig. Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. DIÈDRE. D DÉBITAGE. DÉVERSÉ. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . DENTICULÉ. Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. trois ou quatre plans de frappe (fig. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. lame. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. 2. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. lame. 62 : 5). 29 : 3). 30. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Terme de localisation (fig. Action de taille qui enlève le cortex . D O S . Cette surface peut être : corticale . voir ces mots. toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. CROQUIS. DENT D U BURIN . Ces cinq termes généraux peuvent. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. Terme de position .comme synonyme d 'épannelage. DISCONTINU(E). Caractère désignant le dessin que forme un bord. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . 56). 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . Dans un deuxième sens. DISTAL(E). Voir p. 131 CROISÉE. qui peut-être (fig. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . et d 'inclinaison. créé par une ligne d'enlèvements. 132 Terme général de morphologie. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. 1. Ce n'est pas un but en soi. DIRECT(E). 1947. 76 : 1). ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. brut e d e débitage . Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. 143 .1. Percussio n (directe) . car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. en se combinant. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. 67 : 1 et 3). 45). donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. 132 Bordes. lamelle). Elle est formée d'au moins trois surfaces.

133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. 2 : c o n v e x e . ÉCLAT. édition 1989. ni d'une morphologie. préparée. "Première forme. 1 . 6 : scie. Terme d'un E É B A U C H E . 11. 4 : c o c h e s . 5). 7 : c r a n . d'une plaquette. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. de préparation. formée par des retouche s abruptes. 10 . d'un bloc. É G R I S É . Premier état de cette œuvre" .. 9 . 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s .. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. m u s e a u .11 1 Fig. de débitage .. Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. . 144 .). en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille.. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. 14 : i r r é g u l i è r e . É C R I S A G E . 12 : p é d o n c u l e . etc. ni d'une destination particulière (fig. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). 5 : d e n t i c u l é . 13 : soie. encore imparfaite. Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). d'un nucléus. etc. etc.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. que Von donne à une œuvre plastique (. 68 : 1). Action de polir en frottant avec un abrasif.d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. c o n c a v e . de hache. de feuille de laurier. l a n g u e t t e . 8 : é p a u l e m e n t . r e c t i l i g n e .d'un galet.). 3 . indiquant la morphologie enlèvement (fig. 15 : r é g u l i è r e . Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage.

O b e i d . 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. ENTAME. 134 ÉMOUSSÉ. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig..0 1 cm 3 Fig. Irak.on pose un éclat (une lame. un bloc de matière première pour la façonner. Altération d'un bord rendu moins tranchant. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . synonyme d'enclume. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. 10 : 1). une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. Bordes (1961 : 13). à gauche). Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. en haut. ENLÈVEMENT. .la mise en forme d'un nucléus (fig. 63). Retouche "sur enclume" : voir croisé . Par commodité. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. 145 ÉPANNELAGE. 9 : 1. un burin pour lui appliquer un coup de burin. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. Voir coche . moins aigu (fig. 134 D a u v o i s . L'expression "percuteur dormant". etc. ENCOCHE.). On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. 1. . 135 ENCLUME. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. est due à F. 64 : 3). etc. préhispanique d'Amérique centrale. .on frappe un nucléus pour le débiter. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . Tell el O u e i l i . ENVAHISSANT(E).l 'ébauchage d'un outil . 135 Une enclume peut être tenue à la main. 2. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . 1976: 211.

79 : 4). etc. en négatif. 3 : envahissante. 79 : 8). E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . Terme qui s'applique à un talon. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. 64). 1976 : 181. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. En préhistoire. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). celle-ci est dite : . bloc. en sculptant la masse de matière première choisie. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. Les termes fac e inférieure . Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. 1968 : 124. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. triédriques. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. et un seul. 4 : couvrante.. sur un contre-bulbe. selon une forme désirée. . polyédriques. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. si elle occupe une grande partie de la face. 1 : c o u r t e . lames et lamelles. etc. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. 62 : 8). 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . 136 Brézillon. son opposé est la face supérieure (fig.longue. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . 5). 136 12 ÉPERON (EN ) . etc.envahissante . FACETTÉ. 5). . puis de finition. ÉTENDUE. son complément FACE. F Désigne certaines surfaces d'un objet. 2 : longue. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. 137 Dauvois. .couvrant e si elle occupe toute la partie de la face.) on parle alors de face A et B. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e .courte. correspondant à un plan de frappe préparé (fig. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. 131 34 F i g . dont la concavité dégage une saillie.mais de FAÇONNAGE. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. ÉPAULEMENT.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . et peut faire appel à plusieurs techniques. face 1 et 2. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. 146 . galet.Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe.

de biface. FRONT D E FRACTURE . S . Par l'expression "fractionnement intentionnel". tout éclat est "fragment de nucleus". la flexion. flûtée p a r J. etc. 1966. feu. (qui devient nucleus). sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". brisée" . C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . P i è c e é b a u c h é e p a r G.F i g . associé à "intentionnel" ou "volontaire". sur tout ou partie de sa longueur. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. FRACTURE. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. 138 Crabtree. p r é f o r m é e p a r D . 147 . Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. "Partie d'une chose qui a été cassée. ressac. Certaines causes naturelles (gel. 140 "Action de réduire en partie" . Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. C'est ce terme qui. en outil. E . gel. l'une ou les deux f a c e s . quel que soit son origine. 141 Dictionnaire Petit Robert. le feu. ( P h o t o J. On dira : fragment de lame. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . le sciage.). T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . la pression. transformer un support. A droite. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. d'éclat. de tel ou tel outil. 139 Smith. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. silex du T e x a s . etc. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. 138 139 FLÛTÉ(E). 141 FRACTIONNEMENT. U . 1963. édition 1973. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. etc. 65) ou par pression. T i x i e r ) . sans en atteindre les bords. édition 1989. A . La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides.) peuvent provoquer le fractionnement des roches. FRAGMENT. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e .

142 Mauss. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. Ligne de retouches sur un éclat. INDUSTRIE. Dans une acception très large du mot. machines différentes concourant à un même but" ou.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . Le préhistorien. 4 : rasante. systèmes de techniques appropriées à des fins.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. Bien qu'antonyme de direct. 142 143 INVERSE. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . Chacun des traits parallèles. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. 1947 : 26.. une lame ou une lamelle. pour les industries spécialisées. .. 143 ibid. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. elle peut donner lieu à une classification. 1 : abrupte. INDIRECT(E). Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. agencements d'industries" . lame. 2 : abrupte croisée. mais est réservé à une technique de percussion .. . 3 : semi-abrupte. INCLINAISON. d'une ligne ou front de fracture. qui forment un grattoir. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. : 4 L .abrupt s : l'angle est approximativement droit .impliquant le développement. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . Fig. H H A C H U R E . 74 : 2).) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer.rasant s : l'angle est très aigu. lancettes. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent.. proche de 10°. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. 66 — Inclinaison des enlèvements. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. lamelle) (fig. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . pleins-déliés. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. 34 FRONT D E GRATTOIR . 66) : . "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. ils peuvent être (fig.

145 1. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. 71). Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. LANGUETTE. 148 LAME. 5). Voir Kombewa . Voir crête . l'une (la "supérieure") incomplète. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. et voir p. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. 1961 : 6. en forme de "lance". Une lamelle est une petite lame. 149 Bordes. qu'au percuteur dur ou par pression. 2. 147 Dauvois. LAME À C R Ê T E . 7 : 2 à 4). L È V R E . en théorie. principalement de langue anglaise. LAMELLE . 149 . C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. LANCETTE. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. 146 Tixier. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. 1963 : 36-39. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. supérieure à sa largeur. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. à morphologie caractéristique. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). d'où leur dénomination. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. 1950 : 23. on a affaire à une lame.J JANUS (ÉCLAT ). 1976. Certains auteurs. ou plus. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 148 Gobert. 62 : 10). d'une lame au cours de son détachement (fig. 63 à 70). Aucune des deux ne possèdent de nervure. 1970. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . 28). Cette distinction. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. 73. 27. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . en forme de petite langue. parfaitement valable. simples ou doubles opposées. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 145 Bordes. "Ils sont souvent assez étroits. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. L'un de nous l'a tenté. lors du détachement de l'éclat (fig.

67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . mésia l (ou central) . 5). 150 . L U S T R E . 150 les termes proximal . LINÉAIRE. galet. le support est un produit de débitage.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. L O C A L I S A T I O N . éolien. la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. Deux possibilités : 1.1 2 3 F i g . donc à orientation conventionnelle unique. d'usage. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. sur une pièce. distal . observable sur un éclat. plaquette. de frottement des pièces dans un tiroir. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. Caractère désignant la place occupée.. dépendent alors de chaque orientation. 2. 79 : 9). Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. etc. profil). 1 : d i s t a l e d r o i t e . 79 : 2). LISSE. dû aux vibrations de la circulation. Etat de surface caractérisé par un brillant. On dit aussi "central(e)" (fig. en contre-courbe" (fig. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. 79 : 8. Il désigne une partie d'un support. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. 67). 150 Dauvois. "Au niveau du bulbe. Terme de localisation . Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e .. 1976 : 168.) ou artificielle. le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. et leur dénomination. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . 4 et 5 : b a s a l e . q u e l q u e s e x e m p l e s . Les localisations.

en chevron).MÉTHODE. pour parvenir à un but" . 2. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. Cela implique un support relativement épais. 151 . figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. 1961 : 8. d'un enlèvement . 152 153 . les éclats enlevés étant un peu réfléchis. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. 1). mais nettement plus accentués. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. 10 et 61 : 1). plus exactement. etc. obliques (en écharpe. MORPHOLOGIE. 33). N ENLÈVEMENT . Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. MICROBURIN.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. 4 : subparallèle (Bordes. suivant une marche raisonnée. . d'un nucléus . Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. "ondulées" . plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. suivies. 152 Bordes. etc. 2 : scalariforme. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. 3 : parallèle. 1 : écailleuse. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. 151 "Ensemble de démarches raisonnées. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 68) : .parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. édition 1989. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. 69) . . 1961 : fig. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . (fig. De multiples combinaisons sont possibles. 153 ibid. MISE E N FORME . d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons.

cela sans présumer de la finalité de l'objet. l'hétérogénéité de la matière première. et sur les retouches de tous les outils. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. N Fracture accidentelle rare. 20). Tixier. (Atelier photo C. empêche parfois de définir cette direction. 20). A g a u c h e : o b s i d i e n n e . NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. Crabtree. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. Assez près du talon. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). non vitreuse. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. notamment des grattoirs ou des burins. Dans tous les cas.E. NACELLE. Il arrive que dans une matière première très homogène. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus.R. la face supérieure des éclats (fig. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. Par définition. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. 152 . Remarques. devient parallèlle aux faces. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. M e u d o n ) . à morphologie caractéristique. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique.MUSEAU. J. D. 62 : 9). les ondulations ne soient pas visibles. en déformant les ondulations.S. NERVURE. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. Fig. emporte une partie des deux bords. En l'absence de la partie talon-bulbe. NUCLEIFORME. chemine sur quelques millimètres. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. NUCLÉUS. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. Ne pas confondre avec arête. elles indiqueront la direction de taille. 5).N. O O N D U L A T I O N S . 5).. De même. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première.

d a n s sa p a r t i e distale. 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 153 . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n .5 F i g . 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s .

comme il est d'usage. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. PATINE. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. d'abord par souci de simplification. le burin est alors dit plan. dans la plupart des cas. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. la patine sera toujours postérieure au cortex . postérieurement à sa taille intentionnelle. 156 Audouze. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants).l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . Rarement situé sur la face supérieure. p PAN. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. 68 : 3 et 69).ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. 71 : 2) ou très incliné. qu'il soit nucléus.etc. normal dans sa partie proximale. produit de débitage ou outil. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. PARALLÈLE. . .une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage.O R I E N T A T I O N . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans.le pyramidion d'un nucléus pyramidal. etc. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. 155 156 OUTIL. OUTREPASSÉ. légèrement incliné (fig. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. . une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). . Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. . Elle peut être différente. avec ou sans retouche. P A R T I E L ( L E) . 154 . 1988 : 110.). 1963 : 27.sur un nucléus Levallois. . Sur un même objet. 41). dans des sens divers. Nous employons le mot "outils" pour désigner.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. 71 : 3 ) . boucharde. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. Parmi les pierres taillées. l'ensemble des armes et outils. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. presque parallèlle à cette face (fig. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. 155 Mauss. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. 71 : 1).aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). localisation ) (fig. sans prétendre à l'identification d'une fonction. 70) : . Un outil peut 157 Tixier. ax e morphologique. 76 : 3) . 1947. d'autres des armes ou des éléments d'armes. Un pan est différemment incliné sur les faces du support.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . Terme s'appliquant : . mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. . punch. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet.

lui. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. 3 : très i n c l i n é . à celle de pointe oblique. La percussio n indirect e (fig. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . S i r e t . 12). 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. Par définition. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. de la lame ou de la lamelle. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. ce dernier terme étant. 155 . par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. matières animales ou végétales. façonner ou retoucher la pierre dure. ont parfois été utilisés comme percuteurs. 160 Gobert. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . un fragment d'os ou d'ivoire. présenter plusieurs patines. 161 Siret. De plus certains objets taillés. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. un fragment de bois animal ou végétal. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR.F i g . bien mal choisi. le piquant-trièdre est donc formé. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. PERCUSSION. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. Voir cortical . (fig. façonnés. comme son nom l'indique. 1961 : 5. de la lame ou de la lamelle. etc. Nous avons préféré cette expression créée par E. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. action de frapper un corps contre un autre. PIQUANT-TRIÈDRE. 2 : p e u i n c l i n é . 62 : 11. 33).G. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. 158 Bordes. un os. légende de la figure 6. 1924 : 123. PÉDONCULE. débités. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . Malgré sa mention très fréquente. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. retouchés. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. 1955 : 229. voire des nucléus abandonnés. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. G o b e r t . 72). Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. Il concerne donc les objets taillés. La percussio n direct e (fig.

6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 4. 2. 1. 5.F i g . 9. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . S . 12. P e l e g r i n ) . 7. 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. R . 156 . N . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 1 1 . . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . M e u d o n ) .

9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 157 . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . S . M e u d o n ) . 7. 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . P e l e g r i n ) . N .F i g . R . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 8.

18). L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. ciseau . 30). Bordes. POLISSAGE. d'autre part à la retouche (fig. 162 PRESSION. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. en corne. généralement par percussion. en os. etc. et tous les déchets. les supports potentiels d'outils. La pression s'applique d'une part au débitage (fig.bifaciau x (ou bifaces) . et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat.alternant s . POLI. 1966. Il désigne une partie d'un support.croisé s P R É F O R M E . 5). pour les surfaces de taille (débitage. 74). 94). C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. et surtout pour le débitage des lames (fig. Crabtree. une lame ou une lamelle. POINT D'IMPACT . différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". Le punch peut être en bois végétal ou animal. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. c'est retrouver. PROXIMALE(E). C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. P U N C T I F O R M E .il s'agit en réalité d'une surface . D E PRESSION . cette technique de taille. 72 : 11 à 13). le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". ils peuvent être : . 70 : 2). intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. PYRAMIDION. POSITION. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. 4 : 6 ) . Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. retouche) ou de cassure. 158 . 79 : 10). on presse.alterne s . PUNCH. D'après les expérimentations. 4 : 5 et fig. lisse ou préparée (fig. 4 : 3). la face positive et la négative.. Par opposition à la percussion . pour en détacher un éclat. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. Endroit . Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. 1961 : 5. en ivoire. 5). les ravivages de plan de frappe et de pression.inverse s . Pour les pièces élaborées. 67 : 2). bouchardage. le façonnage. Terme de localisation . lame lamelle) (fig.E. R RACCORD. PLAN D E FRAPPE . Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. 20). PRODUIT D E DÉBITAGE . Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage ."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" .direct s . 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. appelée percussion indirecte. On dit aussi chasse lame. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. en métal (fig. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. polissage). Terme défini à l'origine par D.

6 : c r o i s é e . 2 : i n v e r s e . 3 : alterne ( d a n s ce cas. 5 : biface. directe sur le b o r d g a u c h e . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . irrégulier. 4 : a l t e r n a n t e . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 1 : directe. 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute.1 2 3 F i g . 159 . 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . i n v e r s e sur le b o r d droit). F i g .

36 et 40). 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. Retoucher. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. 53) (voir p. 66 : 3). 76). Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. R E T O U C H E . S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. 2 : totale du b o r d distal. Ensemble de raccords . de "rajeunir" une surface.puis les rapprocher. une arête. REMONTAGE. 44). C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. RÉFLÉCHI. 1 : d i s c o n t i n u e . leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. 7 : 1 et fig. un support débité ou non. donnant les silhouettes des différents enlèvements. de ce fait. RÉPARTITION. 66 : 4). 5). convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. Voir chut e d e burin . s SCALARIFORME. S E M I . RECOUPE D E BURIN . 60 : 6). en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. vient recouper "avant terme" le support et a. Il arrive parfois que. par opposition). 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. 130). Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Terme d' inclinaison y (fig. Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. lors du détachement d'un éclat. 68 : 2 et 34 : 6). 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). Il ne faut pas confondre section et coupe. les adapter. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig.ou la retouche . La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. transformer intentionnellement Siret. le SIRET (ACCIDENT) .sont les traces laissées par cette action. REBROUSSÉ. des R A V I V A G E . Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. Terme d'inclinaison enlèvements (fig. normal dans sa partie proximale. S E C T I O N . c'est donc aménager. filé moins loin que prévu (fig. (fig. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. 1933. sculpter.A B R U P T ( E) . Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. 160 . Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. RÉSERVE CORTICALE . deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. 12 3 F i g . Voir réfléchi . s'arque brusquement. S C H É M A D I A C R I T I Q U E . lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. RASANT(E). Les retouches . "/ / 164 Voir cortical . par un seul (tablette d e ravivage ) (fig.

quartzite de Fontainebleau. 1976. 161 . pied. SURFACES D SUPPORT. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. façonné. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . 166 Newcomer. Il est plus rare pour les lames. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type.. Servais. 62 : 13). 166 SUB-PARALLÈLE. cuisse. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. d'un produit de débitage. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. c'est pourquoi. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. E DÉBITAGE .. . Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . R . plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. 77). etc. débité. d'une plaquette. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. quand ils se manifestent..). 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. 78 : 1). S . d'un galet. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. Ils n'ont rien d'intentionnel.. (Atelier p h o t o C . Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). 68 : 4). Tout élément à partir duquel un objet est taillé.second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. M e u d o n ) . Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. 167 Hamal Nandrin. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. S O I E . retouché. éclats débités au percuteur dur. Il peut donc s'agir d'un rognon. 1921. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale).). La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. 01 2 3 4 5 F i g . 1961 : 32. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . N .

Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement. le talon est naturel. cortical . et de morphologie variée." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. Peut s'employer dans tous les cas. d'un objet bru t d e taille. avec une seule surface de taille visible . TAILLÉ(E ). TAILLE. . 162 .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs.lisse . 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat..qu'il soit préparé ou non . qui se lit en vue en bout. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . convexe. 2) Avec traces de préparation. à d'autres périodes. Le talon est alors : . Dans certaines industries . si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . 1) Sans trace de préparation. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. la percussio n et la pression . 168 Cahen et al. de bor d taillé .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. .facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. TALON. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . . concave. 1979.). il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. 1947. On parlera ainsi de galet taillé. tablettes de ravivage.talo n e n ail e d'oiseau . etc.et du (ou des) procédé technique employé (fig. Un talon peut être réduit à une minuscule surface. séparés par une nervure . .1 2 F i g . 79).

Ligne de retouches continues et régulières. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . La percussion directe avec un percuteur de pierre. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . La forme se lit en vue de dessous. 1972 . Lorsque ce dernier est très ouvert. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. presque toujours abruptes. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. 7 9 — T y p e s d e talon. P D U ) . 2 : lisse. ou sur la face supérieure d'une lame à crête. 171 T R O N C A T U R E . de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien.8 9 10 F i g . et particulièrement au Magdalénien. 1 : cortical. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. le talon est dit déversé. sur un nucléus. 9 : l i n é a i r e . par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. édition 1973. 6 : e n aile d ' o i s e a u . formant deux angles avec les bords de l'éclat. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. 8 : en é p e r o n . 3 : d i è d r e . 4 : facetté. TRANCHET (COU Voir chaleur . Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 10 : puncti f o r m e . le débitage d'une lame par pression. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . d'un métier" . 34 : 2). 7 : p i q u e t é . . la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. Bronze ancien du Proche-Orient) . v VERSANT. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. 171 Zuat e y Zubcr . 163 . Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". 34 : 1). 61 : 5). 110 techniques que l'on méthode de taille. celui du tailleur préhistorique.talo n e n éperon .

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Vocabulaire multilingue .

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b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung.l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. lamelle : Klinge . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage.

taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung.: cortical(e ) . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. à crête.p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . kielförmig : carène . t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. geschlage n outrepass é carène Kiel.

verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. remontag e chasse-lame 179 . égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch . gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung.

l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat. arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e . p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle .

p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet.s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . plain : liss e fluted : cannelé . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi .

égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . k n a p p e d : taille . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage.inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran .

lamelle : < J L .carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .^ ^ de taille : o l i . .7.7. arrachement.t.^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx. i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j. abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j . "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .7.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .U I <_*jl j angle d'éclatement : .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene . Kombewa : I j .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .

: : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille.

angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage.

JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .^ J L ^ <^JL*. LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U .

crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. l a m e l l e : hoja . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar.l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e .

chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . ver abatido b o r d e tallado.percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. taillé(e) : talla . c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . aile d'oisea u (en) aguzar. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista.

hoja. v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. tallado (a) : taille . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . hojita : lame . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada.

£7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . carénage : K a p é v a . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . l a m e l l e : XemÔa .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A.

Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. taillé(e) : XdÇeuar) . : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille.localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme .

tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. piKpoX £7riÔa : lame. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a .) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa.ar|. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus.

T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn.: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 . p e .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.

FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . ègri sé : levigatura . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . l a m e l l e : lama . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e .

c a r e n a g g i o : carène .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . taillé (e) : lavorazione . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio .

l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. cf. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. cf.!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . l a m e l l a : lame . lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione.

égrisé : areaçâo . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . lamelle : lamina . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . compressora. c i n t r a g e : arco . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. tracejad o (a ) eran : crena. e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço .

p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. gasto : émouss é . superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. taillé(e) : talhe .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . cintrag e a r e a ç â o . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. ver abatido bordo talhado.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . a r e a d o : égrisage . pré-formataçâo vertente . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico.

lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b .p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . l á m e l a : lame . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. superficies l a s c a d a s : talhe. t a l h a d o (a) : taille .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. ver d'impact thermique. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o .

0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .53. : 92.17. 0500 3 GA P cede x Tél.

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