Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. 10 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig.

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Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . 1992. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". puis traduit en anglais par M. 11 . Antikli a Moundre a pour le grec. En 1992. un chapitre consacré à l'expression graphique. Roche. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. afin de faciliter la communication et d'étendre. 5 Nos collègues préhistoriens. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie.Avant-propos La première édition. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . 1963. 4 Inizan. comme la précédente. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. en 1980. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. a été notamment ajouté. Roche. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. 2 Tixier. Newcomer en 1974 . Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). 1974. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". indispensable à la communication dans les études technologiques. mais elle se voulait. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. d'enrichir le domaine de la technologie . Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. 1980. 3 Tixier. Inizan. Madrid) pour l'espagnol. ont pris en charge cette transcription. Tixier. 2 3 4 5 1 1 Tixier.

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Il est opportun de rappeler que c'est à M. même partielle. A-G. le verre. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. avant que soient énoncés des choix culturels. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. De même. et que si la technologie doit être une science. de leur complexité. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. etc. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. y compris celle des gestes . entre autres celles concernant le travail de l'os. Si. de leur capacité à signer une culture. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. Dans ce même courant. 6 7 6 Mauss. puisqu'il considérait les activités du corps. 13 . dans cet ouvrage. comme des techniques.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. 1964 : 28. dans tous les cas. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. 7 Haudricourt. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. les archéologues. 1947. des techniques. c'est en tant que science des activités humaines". telle la danse. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. L'analyse technologique doit. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. puis les arts du feu comme la céramique. le métal. en effet. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. permettre d'évaluer la part des déterminismes. Lors de l'établissement de chronologies.

en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel.. Cresswell. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. 10 M. Il faut noter que cette expression. en resituant chaque objet dans un contexte technique. 14 13 8 Leroi-Gourhan. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. industries et métiers. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. gratter. 1947 : 29. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. 1987 : 22. dans l'étude d'une industrie lithique. 12 Organisée autour de R. 8 9. premier volume de "Evolution et techniques". C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. racler. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". André Leroi-Gourhan est certainement un géant". sociaux ou symboliques. La chaîne opératoire. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. La rigueur de son enseignement. L'ensemble : techniques. prend en compte tous les processus. 1989 : 26. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. Mauss. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. ainsi que sur le chantier de Pincevent. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. Leroi-Gourhan. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . Cresswell. 14 . et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. la plupart du temps. donc. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. 1943 et 1964. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. percer. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. 14 Perlés. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. forment le système technique d'une société". et. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. etc. A. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques.

sont privilégiés dans les études typologiques. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. selon la culture à laquelle il appartient. des savoir-faire. d'ordre intellectuel. 6). Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. 5) | (ch. 3) et d é b i t a g e (ch. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . Or le tailleur. 1995. connaissances et savoir-faire. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . 4) techniques r e t o u c h e (ch. des matières. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. finalité des opérations de taille. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. des gestes et des savoir-faire. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. Au sein d'une chaîne opératoire. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. 102). le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. Les outils (au sens large). Selon leur nature. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. des gestes. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. 15 .

on l'a vu. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. 16 . on ne parle pas d'économie de la matière première. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. Dans un gisement. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. on peut parler d'une économie de la matière première. En effet. pour aborder les modes de vie préhistoriques. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. actuellement en plein essor. Par économie. des supports. les crêtes. du débitage ou de l'outillage. d'une communication avec autrui. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. la quête des matières premières. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. 16 Gallay. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. si dans un gisement. etc. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. En revanche. quel que soit le contexte archéologique. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. Cette chaîne. s'il est possible de mettre en évidence des choix. 1 9 8 6 : 115. Par exemple. • Un premier niveau d'observation. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. C'est l'une des voies les plus fructueuses. des outils. la seule présence de produits caractéristiques. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. d'un échange. il y en a en général plusieurs. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet.tels schémas. puis son utilisation éventuelle et son rejet. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. à l'amont. selon les cas. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. de faits semblables. comme les nucléus. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. sans l'observation répétée de phénomènes. Par exemple. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames .. Pour définir ces choix. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension.

I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. réduire les synonymies. mais ils sont consacrés par l'usage. mais sont conçus en même temps que le texte. 17 . 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche.En effet. just as stone artifacts they study were the tools of people". Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. 7). 17 "However. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. Boksenbaum. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. Levallois. volontairement repris de la terminologie usuelle. Nous rejoignons à nouveau A. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. et c'est ce que nous avons tenté (chap. facilement maniables. En effet. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. 1982 : 3. mais comme une véritable écriture technologique. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. Démêler les confusions. Elle doit être réalisée. en reconnaissant que les mots sont des outils . 18 Leroi-Gourhan. Beaucoup de termes sont conventionnels. microburin. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. etc. 1977 : 30. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. Leroi-Gourhan qui a organisé. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^.

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• Les roches éruptives caractérisées. certains calcaires. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. Leur choix a certainement déterminé. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. les installations et les déplacements des préhistoriques. 19 . certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. par une texture microlithique ou vitreuse. on trouve des rhyolites. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. à partir d'un choc prédéterminé. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. 1 : 1. en partie. 1). Parmi celles-ci. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. 2 et 7). il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. de chaille. pour la plupart. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. Les lois de la répartition des contraintes permettent. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. des grès. des roches essentiellement. des dolomies. mais aussi le quartz qui est un minéral. de guider le déplacement des fronts de fracture. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes.

. D o r d o g n e . terrasses du Tage. I s e n y a ' K e n y a . 3 : obsidienne noir bleuté. Zinaparo.M a t i è r e s p r e m i è r e s . Brésil (Atelier p h o t o C . U . S . M i n a s G é r a i s . . A . P o r t u g a l . 5 : quartzite s a n g u i n e . M e u d o n ) . 2 : silex d e T o u r a i n e . Oregon. N . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. D o r d o g n e . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. M e x i q u e . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. R . S .

1967. ignimbrites et obsidiennes (fig.T. fragilité. Nous sommes loin. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. l'ivoire. 19 Crabtree. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. pour obtenir un débitage régulier. 21 . ont donné lieu à des tentatives multiples. les choisissant selon leur aptitude à la taille. à des détails près. comme certains silex.trachytes. 1 : 8). 1 : 5). homogénéité. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. aux mêmes conclusions. évaluées au cours de tests expérimentaux. En fait toutes les gradations existent. • Roches se taillant asse z bien . Il n'est pas question d'être exhaustif. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). sous ses diverses formes . même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. les testant. très schématisée . l'os. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. le bois animal ou végétal. quartz hyalin (cristal isolé.). mais des seules qualités d'une roche pour la taille. 2. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. standardisé comme le débitage laminaire. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. ou encore des retouches longues. les sélectionnant. e t c . 2 . dont le meilleur exemple est l'obsidienne. utiliser la pierre. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). mais rarement très prolongées. sur quelques dizaines de matériaux. cristallisant à basse température. sur le plus de matières naturelles possibles. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. fig. leur abondance et leur forme. Débiter. toutefois. phonolites (fig. différemment motivé du préhistorique.. basaltes. pétrographiques. Néanmoins. andésites. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. 1 : 3 et 4). les roches non vitreuses et peu fragiles. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. • Roches se taillant mal . par percussion directe ou indirecte et par pression. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. 1 : 6 ) .1. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. la qualité principale est l'homogénéité. Nous donnons une estimation globale. actuellement. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. etc. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. retoucher.

Grè s (France. Algérie.A. 2 — Test s d'aptitud e à la taille . 22 .A. Equateur) Ignimbrite (U.) Silex opaqu e (Europe.A. U. Japon. Turquie. Liban.A. Danemark. Algérie. Asie du Sud-Ouest.S. Islande.A.A..S. U. Italie. Algérie. Belgique. Guatemala.A. Brésil. Brésil) Silex translucid e (France. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.S. Afrique.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France.S. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U.) Novaculite (U. U.A....) Résinite (France) Quartz hyalin .S. U.S.A.S. Angleterre. Tunisie. Maroc. Grèce. Grèce.S. Kenya. Sénégal..+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig. Mexique. U. Ethiopie. Améthyst e (France.) Jaspe (France. Qatar .S. Niger) Basalte (France. Algérie).

par exemple le silex. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée.). • Une roche qui sonne bien. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). Il est difficile d'en tirer de bons éclats. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais.de bons résultats pour d'autres techniques. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. est un autre aspect à manier avec prudence. être considéré comme un cas particulier. voire chaque rognon peut. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. bien ou mal fait. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. • En règle générale plus une matière première est translucide. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. sauf pour le cristal de roche. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. meilleure elle est. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. à la limite. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. 23 . sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. alors qu'elles ne donnent pas . appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. lames par pression pectorale à la béquille. etc. Les Atériens ne s'en sont pas privés. sauf pour de très petites pièces. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil".ou très peu . en tout cas non gélivée. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . devant un problème. bulles. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. La valeur esthétique. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable.Ces trois degrés. retouches parallèles longues par pression. Exemple : ondulations. Un outil est-il beau ou laid. pour espérer être relativement précis. Chaque variété de roche. Ces estimations doivent être modulées. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. sont présentés dans un tableau (fig. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. a toute chance d'être bonne.

seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. la dacite. comme peut l'être un foyer culinaire. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille.) placé au-dessus. aucune lame. 21 Binder. 22 Flenniken. 26 Posselh. 1969. etc. 1981. de manière empirique. Webb. semble-t-il. déjà taillées ou non. le jaspe. Le principe actuel. dans de la cendre. etc. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . Inizan. 1985. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. 1964. 1987. Butler. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. 25 Bordes. 1992. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. Roche. 1987. Comme pour le débitage par pression.2. Tixier. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. excréments d'animaux. 24 . 2. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. 23 Crabtree. 24 Smith. Jusqu'à présent. Lechevallier. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. Domanski. Les exemples modernes. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. Il consiste à introduire des roches. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. Il y a quelques années.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . actuellement. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. Borradaile et al. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. Cette opération dure environ 24 heures. que sur certaines roches siliceuses. ainsi que les travaux expérimentaux. mieux elle permet le débitage par pression. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. le meilleur exemple étant l'obsidienne. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. 1993. Deux critères sont. 1966a. 1984. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. 1964) . L'expérimentation a montré. c'est à D. • Plus une roche est élastique. comme le silex.

leur abondance. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. etc. Féblot-Augustins. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. toute cassure. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). leur utilisation. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels.. 1 : 7 ) . tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. la Grèce.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. 59). Le traitement de la cornaline par la chauffe. Floss. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. 1982. 1995. Cette approche n'est pas nouvelle. d'échanges. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. etc. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. gras. 1994 qui traite d'une seule région. 1991. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. comme on l'a vu. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. mais elle a surtout concerné la pierre polie. Si. le besoin en roche tenace. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. de nature différente de celle de la pierre taillée. depuis une trentaine d'années. en effet. Dans le cas de la cornaline. Geneste. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. 25 . témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. On y ajoute les accidents. 6 ) . elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. leur accessibilité. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. Pelegrin et Richard (éds). en général d'origine métamorphique. la Rhénanie au Paléolithique. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. . De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. on a toutefois des exemples de sa permanence. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. à part la couleur. de zones d'influence.

Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel.sont apparemment locales.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. cônes de déjection. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. sélectionne. entraînent des réponses multiples. de plus. accessible aux hommes préhistoriques. plus il choisit.). car elle a. dépôts de pente. etc. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . dépôts marins. 26 . D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. mais elle reste à préciser pour chaque période. voire complexes. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre.comment se présente la matière première. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. en est un. etc. transporte. terrasses fluviátiles. mais sa présence.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . une tradition culturelle à respecter. L'absence de toute roche dure taillable est rare. On a aussi trop affirmé.de quelle qualité est-elle. filons. est-elle rare. chaque site. 2. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. moraines. prélèvement à l'affleurement. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . ou au contraire abondante ? . • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. Les problèmes posés.). chaque région. des besoins à satisfaire. d'autre part des besoins de la culture étudiée. pointements. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. au travers de l'étude des assemblages lithiques. apparemment simples. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. des compétences techniques qui ont leurs limites. 1. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. le privilège d'être quasi impérissable. coulées volcaniques. extraction dans des mines. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail.

et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. 6). Devant des nucléus sur éclat. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale.seuls les outils. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées .. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique.seuls les produits de débitage bruts. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. pièces de grandes dimensions. C . dans un premier temps. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. et surtout pratique des remontages (ch. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. La modification du paysage. en termes d'accessibilité. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. retouchés ou non. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). lamelles.. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. Exemple : au Ténéré. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. Chacun de ces cas.). Il y a lieu. Dans ce dernier cas. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. à l'Adrar Bous (Niger). 3) : A . nous en retenons quatre (fig. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. l'altération des roches disponibles. D . ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. chacune de ces stratégies. l'explication technique peut être retenue. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). sont peut-être la raison de cette différence. 3. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. B .

nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. supports utilisés tels).pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées .éclats. .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. . 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . éclats de préparation de crête . .nucléus débités : à différents stades . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. ou retouchés. . . d'exemplaires (fig. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .blocs bruts : y compris peu modifiés . Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. dans le cas de nucléus. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. ou achevés pour les pièces bifaciales. les entames peuvent être rares . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques.outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. 28 . e t c . Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout.

l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. négatifs et positifs. e 29 . permettent seuls de définir un objet taillé. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. La présence d'éclats de taille. Les stigmates d'enlèvements. Résultant d'un choc ou d'une pression. bien que se posant fréquemment. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire.

le débitage et la retouche qui. la percussion lancée sur enclume. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. ont un sens plus restrictif. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. façonner . le débitage et la retouche. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. confirmées par l'expérimentation. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. Le façonnage. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. Un geste. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. notamment Bal out. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. 30 . la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques.Tailler. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. débiter . 4 et 5. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. tous trois. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. 1967 et Tixier. un coup de main. 72 et fig. procèdent de la taille. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. Les principale s technique s 1. 73). 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. en sont les principales variantes. 1967). C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première.

1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e .c o u p . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 4 — T e c h n i q u e s de taille. 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . 31 . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e .F i g . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) .

et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. 7 7 . La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch".. le diagnostic de J. ou en métal (fig. fig. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. et apparaît sans doute avant cette date. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. 1988 : 4 8 . Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. Pelegrin in : Manolakakis. les résultats ne seraient pas aussi bons.) est plus tardive (fig. 30 2. basaltes. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. p. 1994. os. 1983. Possehl. C'est une technique remarquablement efficace. Avant le Mésolithique. 1989. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . en métal. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). plus dures et plus tenaces. 1991. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. d'une main. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. Madsen. 4 : 3 ) . en os. Avec les autres roches couramment employées. Roux. 1981. Guiria.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. 1991a. ivoire. 1972. est expérimentée depuis p e u . cf. en os. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. Pelegrin. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. 32 . La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . 31 32 29 30 31 32 Crabtree. 4 : 2). elle ne constitue donc pas un argument chronologique. qui peut être en bois animal ou végétal. • La pression au levier La pression au levier. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. légèrement friables au choc. silex etc. On note son apparition tardive. 4. Volkof. etc. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. comme les quartzites. Pelegrin. 4 : 5 et 6). Pelegrin. enfoncée dans le sol. 30). Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux.

Enfin. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. non retouché et non destiné à être un support d'outil. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. on parle de produits de débitage. etc. éclat de taille de biface. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. Dès la mise en évidence de production de supports. 33 .Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. éclat de retouche. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel.

mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. 3. on détermine un éclat par sa face inférieure. bulbe. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. une fois l'éclat orienté (fig. 33 33 Roche. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. 5). dans la chaîne opératoire (fig. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. du débitage (crête. lancettes (voir p.1. 126). . 4. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. survenant au cours du débitage. lancettes. Leur présence précise des activités de taille spécifique. il existe au moins un éclat d'entame. car ce sont elles. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. Tixier. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. 1982. est un phénomène imprévu. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. 5) : . qui ont été taillées. . donnant un produit à morphologie spécifique . 34 . Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. grâce à des stigmates spéciaux. talon en bas. du façonnage ou de la retouche. Paradoxalement. Talon et bulbe peuvent être absents . essentiellement. 2. etc. point d'impact. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. 8. non intentionnel. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. etc.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté.

1). à l a n g u e t t e .L o i r e . L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . 35 . etc. I n d r e .T. 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . silex du G r a n d . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.e t .). D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . 1982 : fig. Tixier.P r e s s i g n y .).F i g .

produit de débitage ou outil (fig. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. bien que non intentionnels. • Les cassures "en nacelle".) dont nous présentons les principales. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 1970.). simples ou doubles. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. 7 : 2. nodule saccharoïde. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. 14 : 3). ou d'un objet au cours de toute opération de taille. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion.3. 6). 70).1. 36 35 34 34 Bordes. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. de ce fait. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure".2. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. 4. Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. 3 et 4). 1972 : 25. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. normal dans sa partie proximale. 36 . Le support a. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. 77). • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. 4. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. 7 : 5). fig. normal dans sa partie proximale. recoupant enfin brusquement la face inférieure. etc. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. "hinge-fracture" des anglophones ). Les produits d'accidents de taille. filé moins loin que prévu (fig. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". qu'il soit nucléus. qui a longtemps été prise pour un burin. pression. 7 : 5 et fig. 7 : 1 . 4. peuvent aussi servir de support. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). etc. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. vacuole. 36 Crabtree.). amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . soit à la "main" du tailleur. outrepassage d'une pointe Levallois.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture).). Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. s'arquant brusquement vers la face supérieure. emportant une partie des deux bords. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. etc. etc.

A . O i s e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . S . 37 . Tixier. d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . D o r d o g n e . 1). 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. o b s i d i e n n e ( R o c h e . silex du B e r g e r a c o i s . U . 3 . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . 1982 : fig. 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e .F i g . silex de G o u s s a i n v i l l e . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o .

• Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. avec une constriction postbulbaire. de même que les "bulbes incipients". . 38 . soit supplémentaires ("esquille" provenant.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . 1976. . les éclats ou lames non totalement détachés. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord.4. 39 Tixier. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . . 1956. surtout par percussion directe au percuteur tendre. en partie distale du support. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. Il en résulte une partie proximale. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. lors du détachement même d'un éclat par percussion. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. Cet accident est indépendant de la matière première.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. l'éclat ou la lame peut emporter. cuisse). • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. sans talon ni bulbe). • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat.4. de la corniche du plan de frappe. 38 Tixier. pied. fig.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. . de leur chronologie.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. 6). des schémas opératoires mis en œuvre. un bulbe tout à fait diffus. de la retouche. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . dernier geste technique de la séquence de débitage. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. allongé. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. à profil concave. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. 1963 : 106. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. donnant un déchet de section triangulaire. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. S'ils ne sont pas examinés minutieusement. avec un talon très large. avec son talon. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. beaucoup plus de matière que prévu.à une meilleure compréhension des gestes techniques. intentionnels. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée.

4 : finition p a r p r e s s i o n . en partant d ' u n éclat. 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 39 . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g .

2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 3. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 40 .0 F i g . 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 0 : b l o c brut. 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe.

2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 0 : b l o c brut.l a t é r a l e s (B et C ) . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o .F i g . 41 . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) .

.

Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. sont traités à part. car le concept est différent. triédrique.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. par définition. ainsi que le hachereau. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. chacune ayant ses variantes. comme les polyèdres et les sphéroïdes. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. 80). recouvre un certain nombre de méthodes. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. de la préforme de la hache destinée au polissage. du biface dont on ignore l'usage. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. les ciseaux. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. les haches à section rectangulaire. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. enfin. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. les trièdres. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. etc. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. et quadrangulaire. 43 . outil bien particulier. polyédrique et sphéroïdal. Le façonnage.. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. Les préformes qui.. Ce mode de taille. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. on parle alors de mise en forme du nucléus.

avant l'ébauchage proprement dit. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . car ces deux surfaces . perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. le concept de base demeure identique. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. parfois avec le hachereau. 44 . 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. bloc. En revanche. matérialisé par une arête . Ce sont les schémas opératoires. procéder à l'épannelage de ce bloc. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. il devient. il faut. d'une soie. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. dans d'autres contextes culturels d'Asie. etc. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. 41 Texier. 11 : A). 8). quasi universel. fragment et bien sûr éclat (fig. l'outil dominant de l'Acheuléen. La finition s'apparente à de la retouche. dégagement d'un pédoncule. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. d'ailerons. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. 1989. plaquette. qui ôte le cortex s'il y en a.qui délimitent un contour. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). avec le développement des pointes de projectile. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. Roche. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. Roche. notamment dans le cas du biface. 41 2. 1995b. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. moins le travail d'ébauchage est important. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. rognon. 1991. larges. Par la suite. il y a plus d'un million et demi d'années. pour approcher la morphologie souhaitée. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur.sont loin d'être toujours symétriques. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. 1. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. Texier. 11 : B). C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. il est. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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Un sphéroïde (fig. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. Vaufrey. 49 . non contigus. Texier. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. Boletín de Antropología Americana. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. doivent désormais être impérativement prises en compte. Roche. Il en est de même pour les bolas (fig. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. 42 43 44 45 Joubert. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. les pointes d'Ohokam nord-américaines . 1941-1946. Crabtree. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. 16 : 3). En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). 1973. 1982. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. 45 F i g .Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. 16 : 1). et à la prouesse technique. Toutefois. La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. Plus les angles sont ouverts. 15). La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 1995a.

K e n y a . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . I s e n y a . 3 : bol a e n q u a r t z . 50 .F i g . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . A c h e u l é e n . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e .

Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. 1981. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. voire deux surfaces (naturelles. Le pic triédrique. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. 46 Brézillon. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre.. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. selon qu'une.Ainsi polyèdres. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. de façon différée mais "irrattrapable". De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. qui relèvent de méthodes différentes. rhomboïdale. et perdure tout au long des temps préhistoriques.qui est traitée dans le paragraphe suivant . se rangent des objets à la fois allongés et robustes. ou bien que les trois pans sont taillés. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. auquel il s'oppose dans sa conception. comme les objets à section triangulaire. dont la fonction n'est pas établie. on Fa vu. Nous en présentons deux. se fait. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. par bouchardage. ou pic triédrique. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. la fin du façonnage ou le polissage. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. La base peut demeurer entièrement naturelle . n'est pas un objet très courant. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. quadrangulaire. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. Il requiert une très grande maîtrise technique. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. Dans ce cas. Leroy. etc. 1968. les deux s'effectuant à la pierre. ou encore un étroit ciseau (fig.ou encore celle du sud-est asiatique. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. pour lesquels il existe en tant que tel. D ' u n point de vue technique. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. dès l'Oldowayen. Dauvois. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. 51 . Leroy-Prost. notamment pour les objets de grandes dimensions. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). pic. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. 18 : 1) . 17).

Maroc (Dauvois. . 1976 : fig.Fig. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. Casablanca. 17). Acheuléen.

50 47 48 49 50 Hansen. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. 1983. et deux exemples ethnographiques. Madsen. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire.l'autre reste polie -. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. Kelterborn. 1981. préparation des bords . 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. témoignages "vivants". l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. polissage puis pression. par percussion indirecte. la pression. etc. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. Pétrequin. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. effectué à la main pour les petites haches. 47). ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . ou sur enclume). Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. fine denticulation de la partie active. qui doivent être parfaitement rectilignes. protohistorique cette fois. le polissage. bouchardage puis polissage. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. le bouchardage. ou par pression. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . La régularisation des arêtes de la préforme. 1984. dans des contextes très différents. et de son rôle socio-économique et symbolique. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. Midant-Reynes. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . Madsen. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . Pétrequin. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. le bouchardage. 18 : 2). 1993. La préforme est prête pour le polissage. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. de la perduration de la taille de la pierre.). en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. 1987. Tixier. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. 53 . des "lames" de haches. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. le polissage et le sciage.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques.

1 ( M a d s e n . 1 9 9 3 : fig. 3 : p r é f o r m e d e p e r l e .F i g . c o r n a l i n e . 1984 : fig. 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . Inde. Irian J a y a . 18 — P r é f o r m e s . silex. I n d o n é s i e . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . Khambhat. A ) . b a s a l t e . 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . 54 . D a n e m a r k . 4 . 2 0 2 ) .

Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. 1973. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. Ce tranchant. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. l'obtention d'un tranchant terminal. 55 . 18 : 3).. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. le biseau tranchant. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal).. On procède à la taille en deux étapes. et non des hachereaux. qui sera à section carrée. cylindrique. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. 32). les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés.. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). qui est toujours naturel.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. 1989. En effet. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. ovoïde. circulaire. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. bouchardage seul . Pelegrin. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. Rao.. pour obtenir la préforme. perforée. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. juste avant celui consacré au débitage.. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. 52 Roux. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. 1943. etc. ébauche et préforme (fig. Une fois finies. dans le Gujarat (Inde). L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. on le sait. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. Celle-ci est ensuite abrasée. taille minimale et polissage important. • Sa partie active. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. polie. est obligatoirement brut de taille. et enfin lustrée. 19) tient à deux éléments essentiels. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. polissage seul. sciage seul. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen.

. 19 — Hachereau en phonolite. Isenya.56 Fig. Acheuléen. Kenya.

j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. outils très abondants dans certains Acheuléens. et non le façonnage. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable.et/ou une régularisation des bords. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. le hachereau.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . 72). 54 Texier . Pour les autres types de hachereaux. 1956. En dépit de cette description très précise. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" .. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage.de la face d'éclatement. D ' u n point de vue morphologique. 1989. 57 . les hachereaux. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. de par son mode de fabrication. 54 En règle générale. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. Kombewa (p. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. Le hachereau en est un très bon exemple. 28) ou Tabelbala (p. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale.. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. psychiquement. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. 71 et fig. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. 63 et suiv. C'est un outil en apparence simple. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . 38 et p.). continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. 53 Tixier. et un des plans de la face supérieure.

.

20) passe par la détermination : . un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. . préparée ou non. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. puis par une phase initiale du débitage.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . La reconnaissance d'un nucléus (fig. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . même intentionnelle. . du (ou des) plan de percussion et de pression. Le nucléu s Quelles que soient la matière première.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. 59 . les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support.de la (ou des) surface. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. une phase optimale. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. Dans le cas de cassure. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage.

Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment.Les nucléus. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. éclats de préparation. 60 . peut aussi servir de nucléus. tels que nous les observons. choisi à cet effet. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. éclats-supports et enfin éclats-déchets. Enfin. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. F i g . 9 et 10). sont des déchets de débitage. destinés à. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. il ne faut pas oublier qu'un éclat. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . qu'ils soient de préparation. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports.

qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. il peut être réalisé. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. ils tendent généralement. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. C'est le débitage le plus simple imaginable. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. 1. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. L'absence de préparation. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. Les nucléus n'ont. pas de plan de frappe préférentiel. vers des formes globuleuses. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. souvent standardisés. 61 . à l'exception d'entame. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. dans ce cas. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. 21). s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. il n ' y a pas de formes stéréotypées. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. et continue son débitage "au fil du nucléus". La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. Quoi qu'il en soit. de mise en forme du nucléus à débiter.Les méthode s d e débitag e Le débitage. si le débitage est assez avancé. avec un peu d'entraînement. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. 2. comme tout acte technique de taille de la pierre. Toutefois. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. Pour rendre compte de ces différences. par toute personne sachant planter un clou. pourrait-on dire (fig. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. Celles abordées sont parmi les plus répandues. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique .

1 F i g . Ouganda. p e r c u s s i o n multidirectionnelle. Oldowayen. Nyabosusi. 2 : nucleus à éclats. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . 62 .

1961. la finalité d'un débitage aussi complexe. Depuis une vingtaine d'années. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. d'une part. en 1909. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. le talon en "chapeau de gendarme". alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. 56 Cauvin. et d'autre part. Si l'on ne peut. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. par exemple. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . Cependant. E. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. indépendamment de la surface de débitage. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. 1994. Face à ce constat. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat".2. Cette définition était en fait réductrice. 55 56 57 55 Bordes. différentes stratégies de taille mises en œuvre. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . il faut reconnaître que c'est à Victor Commont.1. 1971. 63 . 57 Boëda. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. Ainsi.

1994 : fig.Fig. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 2b. . 1 : nucleus préparé. 3b. 1). 2a : débitage à éclat préférentiel.

On voit donc que.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. les éclats de préparation ont un rôle important. technique et méthode . le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. propose de distinguer les termes suivants : concept. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. 22. dès la mise en forme du nucléus. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. après J. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. 1988. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. 60 Boëda. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. 58 Tixier. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. 22 : 1). 59 Boëda. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. 1988 : 14. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. à pointe et à lames. 1967 : 807 et 817. alors que le percuteur tendre est. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. Boëda. E. par ailleurs. 65 . l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. Tixier . sections hachurées). Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés.

23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .Fig. 66 .

67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .Fig.

les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. 4b et fig. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). 26 : 2). et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. les éclats ont une forme triangulaire. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). dans un même ensemble. 23 et fig. 3. 25). le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. dans ce cas. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. 4. sont indiquées la préparation du plan de frappe. alors qu'en " b " . Dans la méthode Levallois récurrente.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. 26 : 1) L'objectif. par exemple. 1968 : 315-323. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. 1. 68 . le plan de frappe est limité. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. sous-presse. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. 22 : 2b. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. 3b. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. fig. c'est l'opération de détachement de l'éclat. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. 61 62 2. toujours par enlèvements centripètes. plus rarement d'une préparation bipolaire. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. Enfin en " c " . 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. et particulièrement de sa délinéation. Cette méthode existe. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. Attention. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. 22 : 2a. ils tendent à être allongés. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. Si la direction des enlèvements tend à converger. et la mise en forme finale de la surface de débitage. 62 Meignen.

Les différentes méthodes Levallois. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. C'est le principe de la "nervure-guide". 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . un minimum de deux enlèvements. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. dont la préparation demande donc. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. dont les applications durent 500000 ans. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. Cette surface concave. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. 26 : 2). théoriquement. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. 69 . F i g .

2 : p o i n t e L e v a l l o i s . A ï n C h e b l i . K e b a r a . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. s o u s . M a r o c . V a u c l u s e . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . 3 : éclat L e v a l l o i s .p r e s s e ) . 70 . Israël ( M e i g n e n . L a C o m b e t t e . silex.0 1 2 33 F i g . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . silex. g r è s .

très étendu. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. la préparation d'un plan de frappe. 1 9 6 7 . C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. 27). Balout . régulièrement convexe. 1 9 3 8 . y compris exactement opposées. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. mais pas obligatoirement. elle a surtout été signalée en Afrique. 63 Fig. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. on peut débiter un éclat circulaire.2. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. Biberson . une telle surface peut être obtenue. peut se placer.2. Tixier . 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . D a u v o i s 1 9 8 1 . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. . 6 3 O w e n .

Isenya. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa.72 Fi g. Acheuléen. . Kenya.

Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants.les lames ou les lamelles . Economie du débitage laminaire. en dehors du potentiel de la matière première disponible. percussion indirecte. Geneste.3. 49 : 3). L'obtention. 64 65 2. 1978. donc de production d'éclats Kombewa. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. les lames et les produits de petites dimensions. 73 . 1984. Des conventions peuvent alors être fixées. 1961 et 1975. variété d'éclats "parasites". 1985. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. mais. afin d'obtenir des produits en série . préconçu. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. fig. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. les lamelles ou microlamelles. malgré des restrictions formelles en ce sens. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. ils n'ont pas de talon. dans ce cas. 1963. à volonté. 28).sur un même n u c l é u s (fig. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. Il y a "méthode Kombewa" . L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale.à l'instar de méthode Levallois . d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. 9 et 10). au percuteur minéral. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. 1956. Tixier. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. Bordes. tout au moins de directions point trop irrégulières. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. Alimen. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. en métal. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. voire en nucléus. Il est regrettable que. en bois animal ou végétal. pression). sinon parallèles. Elles sont normalisées grâce à des nervures.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination.

cortical. Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. 61 : 1 et 2). à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles .maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. et cela guide le débitage. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. appelée crête. Néanmoins. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. au cours du débitage. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. 61 : 5). si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. plus ou moins soignée selon les besoins. plus ou moins courbe. 68 Crabtree . par enlèvements presque toujours bifaciaux.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". permettant chaque fois le déroulement du débitage. 3 lames). La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. deux ou même trois crêtes. 61 : 3b et 4b). souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. il n'y a pas nécessité de préparation. de faire cette crête plus ou moins longue. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. On peut préformer un nucléus grâce à une. 61 : 6b). une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. . Une fois ôtée. voire pour chaque lame. de remettre en forme le nucléus. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. 61 : 2). les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. 74 . Si. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. lisse ou préparé. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. en cours de débitage. et un parallélisme relatif des nervures. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. Une remise en forme. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. Il est loisible. il est possible de resculpter. Ces règles tendent à : . seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". 1968.

surtout si de grandes dimensions sont désirées. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. Cela impose. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. Pelegrin. à l'instar des éclats. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. Cette technique existe ensuite. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . et des courbures longitudinales (carénage). en temps voulu. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. enchaîné.pour retoucher un grattoir par exemple -. par des enlèvements de rectification. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). vers 100000 ans. qui domine au Paléolithique supérieur donne. on crée alors deux plans de frappe opposés. Madsen. et un bulbe diffus. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. point d'impact. en effet. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. voire éperons. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. 1991a. On ne peut. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. 69 Crabtree. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. des talons réduits. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. 75 .La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. soit indifférente. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. 32). on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. afin que les terminaisons distales se chevauchent. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. 1983. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. selon le produit recherché. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. 1972. très vite. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. très souvent des négatifs de réfléchissements. dans l'Azilien européen par exemple. continuer le débitage).

silex du B e r g e r a c o i s . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . 2 : n u c l e u s à l a m e . A u r i g n a c i e n . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . D o r d o g n e . 76 . D o r d o g n e .F i g . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . P é r i g o r d i e n supérieur.V i g n o b l e 2. 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. silex du B e r g e r a c o i s . C o r b i a c . A i l l a s .

79 : 8). ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. qui ne concerne que les lames et les lamelles. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. tout au moins sur silex et calcédoine. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. Plumet. reconnue comme facilitant la retouche par pression. intervient elle aussi dans le débitage par pression. Lechevallier. Tixier. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. 77 . 30 : 3a et 5). La chauffe. En outre ce débitage. a été identifié relativement récemment . 29 : 1). La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. les directions de percussion sont. Dans ce dernier cas. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. 29 : 3). 1984 : 57-70. il y a environ 25 000 a n s . 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. 1991. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. 1992. dans une aire sibéro-sino-mongole. sur de grandes séries. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. 30 : 2). les produits laminaires tendent à s'arquer. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. 71 Inizan. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. inventé par des chasseurs-cueilleurs. 70 71 72 70 Pour l'historique. 72 Inizan. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. Selon ce schéma. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. orthogonales (fig. 29 : 2). sur nucléus (fig. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. lisse ou préparé. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. elles. L'immobilisation du nucléus (fig. cf. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention.

5 : J. 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . E . 3 : J. Pelegri n .4 F i g . (1. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . C l a r k ) . 2. n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 78 . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 4 : D .E. C r a b t r e e . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " .

aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. 73 Inizan. la pression permet le maximum de précision. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. pas logique. outil composite à presser.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. . donc un débitage idéal : celui qui. à chaque lame obtenue. Les nucléus pyramidaux sont alors : . simultanés. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. qui tendent à être rectilignes. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. 79 . voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. 3 1 : 2 ) . De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. conserver une partie incontestablement "cannelée". les accidents par outrepassage sont fréquents. 63). Tixier. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur).la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. partiellement ou totalement. pour être ainsi appelé. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. 31). 1976a). 31 : 3 et 4). l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. le maximum de standardisation. pour éviter tout glissement lors du débitage. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. Cependant. Plus que toute autre technique de débitage. Il n'est donc pas concevable. Dans le cas des roches vitreuses. le plan de pression est très souvent égrisé. 1983. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. Dans tous les cas. 74 J. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. par le dosage de la force qui peut être appliquée. Sur les lames et lamelles de plein débitage . un nucléus débité par pression doit. lisses ou préparés.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . 63). 31 : 1). soit à deux surfaces successives.le parallélisme des bords et des nervures. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. .soit pratiquement cylindriques. comme l'obsidienne. De plus. . Les plans de pression peuvent être corticaux.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation.

• La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 32 : 1). 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. souvent asymétrique (fig. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". 80 . 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s .le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. En effet. S'il y a une conception unique de ce débitage. 3 : n u c l e u s plat. . 75 Akazawa et al.1 3 4 F i g . 1980 . sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. notamment au Japon. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil).

3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. 32 : 2). • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. 32 : 5). 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface.2a ^ 1 f 3 Til ^ . 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. 32 : 3 et 4). même en l'absence de remontages. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 81 . les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. c'est une crête d'entame de débitage. telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire.

.

Il en est de même des "enlèvements spontanés". inclinaison. La retouche modifie un support. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action.ou retouches . La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. localisation. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. étendue. Ils sont au nombre de sept : delineation.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. "Retouche" . 83 . que celui-ci soit naturel ou débité. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. d'achever ou d'affûter des outils. position et répartition. morphologie.

84 . de définir les outils. 78). Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. de forme générale en "éventail". Néanmoins. 7. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". 52). fig. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin.. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin.au sens très large . Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. dans la technologie de la pierre. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. comme les lames à crête (fig. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. 89). mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. 1875. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. avec leurs combinaisons possibles (voir p. est facilement reconnaissable (fig. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. Tout préhistorien doit donc. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. sont nécessaires à une description fidèle. qu'elles ont une place à part. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. Elle ne se prétend pas exhaustive. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. 41). elles en marquent parfois le stade ultime. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. 34 : 5 et 6). certaines techniques de retouche . 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig.. en 76 Chierici. privilégiée. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. Ces sept caractères. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. Elle permet. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. au bord réfléchi. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. par combinaisons.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. 76 1.

S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . triangle. g r â c e à cette t e c h n i q u e . 16).t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. O b t e n t i o n . 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . 1955. 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). 1976 : F i g . face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. etc. présence de ces formes. planchette de bois. 85 . t r a p è z e . 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . 8. est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . 3). Cette technique du "coup du microburin". une lame ou une lamelle brute. 2. bloc de pierre. 9). d ' u n t r a p è z e .point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g .) on pose un éclat. m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. m i c r o b u r i n d o u b l e .

33 : 1 à 3). Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. La fracture. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. etc. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. qui est le but de l'opération. 86 . on enlève. un arrondi. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi".de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit.voire d'une coche peu profonde . visible sur sa face supérieure. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. le microburin. ondes de percussion rarement bien marquées. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. Quand le "coup du microburin" est réussi. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. Elle est souvent torse. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. ou en os. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. Un microburin présente. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. Avec un petit percuteur. une portion de coche à retouches directes et. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. En effet. fait parfois levier et. particulièrement sensible dans sa partie centrale. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. 2. visible sur sa face inférieure. 33 : 4a). C'est sur elle que se fonde toute diagnose. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. on attaque presque perpendiculairement. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. à hauteur de l'arête de l'enclume. choisi relativement plat. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. par petits coups répétés. le microburin est dénommé proximal. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. 33 : 4b). légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. inclinaison inverse de la facette de fracture. sous l'action du percuteur. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. parfois très effacé. exerce. 33 : 6). alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. 33 : 5).

ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. chutes=déchets est désormais périmée. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. qu'il s'agisse.chutes et recoupes . Les déchets caractéristiques des burins . burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. par exemple. sur l'une ou l'autre face. à silhouette de hache triangulaire allongée. une chute ou une recoupe est. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. 34 : 7). Les déchets caractéristiques des burins . en F r a n c e ) . 56 et 58). 79 Zuate y Zuber. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. Reste le principe. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. ou encore par pression. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. 1965. Cette technique. Le coup du tranchet latéral est une technique identique.fig. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. d'un ravivage. 34 : 2). Il s'agit.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. de ravivage ou non. 55 : 5) . 87 . le burin est alors considéré comme un nucléus. ou les deux de façon alterne. sont rarement intégrés dans une étude technologique. intéressant un bord.peuvent être retouchés et devenir alors outil . permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant.quoique systématiquement décomptés. "de Noailles". Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. 1972. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. créant un tranchant vif de taille. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. 78 Gaussen. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. 79 4.chutes et recoupes . les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). Gaussen. La notion : burin=outil. Cette technique peut. dans certains cas. entre autres. 78 3. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. là encore. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. 34 : 1). perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. un excellent support pour une mèche de foret. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. certains burins très particuliers ("busqués". 34 : 4). Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin".

1 : c o u p du t r a n c h e t .V i g n o b l e 2. 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . 88 . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . D o r d o g n e . 1). 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . C o r b i a c . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . silex du B e r g e r a c o i s .F i g . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . A u r i g n a c i e n . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 1961 : fig.

presque toujours sur la face supérieure. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). avec déchets caractéristiques. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. une lame d'obsidienne.5. par un coup porté en son milieu. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". spécifiques du continent américain.

.

des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. éléments d'outils. y compris celles postérieures à son dépôt. arme. 91 . est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. En effet. l'accidentel.). incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. il est indispensable de discerner le naturel. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. En outre. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. La connaissance approfondie du document de base. la lecture technologique met en jeu la matière première. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. un objet lithique.. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. dans certains gisements. plus que tout autre. en l'occurence chaque objet lithique. dans une perspective d'étude technologique. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. La reprise systématique.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites.. un outil à patine multiple a une biographie attachante. l'intentionnel. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. qu'il soit outil ou reste de taille.

des "lancettes" (fig. éclat. Cette recomposition chronologique. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. perception du volume qu'est l'objet. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. etc. Puis vient la reconnaissance de la retouche. etc. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. contenant en elle-même une hypothèse. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". Cela se fait. volontairement choisi. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. coup de burin. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement.) Outre les actions naturelles. jeux de lumière sur les facettes. au détachement (au débitage). ou souvent en même temps. morphologique (limande). la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. etc. du biface à la pointe de flèche. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . A une perception première. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. relief. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. on cherche à identifier son support (galet. coches. nucléus.. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. elle deviendra "histoire de l'outil". L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. selon ses formes. 5). la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. perçues en une fraction de seconde : silhouette. si on ne l'a pas lu en son entier. quasi simultanées. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. Dès l'observation des états de surface de l'objet. en dernier ressort. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. Fait en apparence paradoxal. plaquette. réalisées ou ratées. en débrouillant les séries de retouches. Si cette dernière n'existe plus. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie.Le terme "objet". des événements postérieurs au débitage du support. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. couleur. cassures. utilisée par l'homme. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. pour les cas complexes. se fait d'elle-même par déduction. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. selon leur succession dans le temps. En effet. éclat. amènent une reconnaissance globale. géométrique (trapèze). géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . parfois syncrétique.et identification d'ensemble immédiates. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. bloc. seuls stigmates toujours totalement fiables. après le détachement. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). puis toucher.). Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. son abondance.

On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. entre autres. etc. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. même dans une zone d'habitat. 1. N'oublions pas que. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. . ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. puis roulé. . Pour tout matériel étudié. Ce nucléus porte plusieurs informations.origine des éléments (volcanique. etc.pied de falaise. Si cela s'avère nécessaire. "grattoirs". Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : .épaisseur et lithologie de la couche elle-même . par exemple un transport fluviatile. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. . 2. ne peut être un choix.1. "perçoirs". le piétinement est loin d'être négligeable. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. une surface naturelle. 2. sédimentaire . un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". striées. Mais l'observation.pendage. fluviatile-. .éolienne. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. les pièces.site enterré.par néocortex.par cortex. évoquant le charriage fluviatile. métamorphique. la reconnaissance technologique de la pièce. . les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. dont les pièges les plus fréquents sont. glaciaire).). dépôt de pente. . elle. Par sa présence ou son absence sur les éclats. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. 93 . Pour une étude technologique. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. il a été nucléus " a c t i f . c'est affaire de convention. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. parfois préhistoriques. . Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. "raclettes". puis ramassé hors de son point d'abandon. d'autres émoussées.site de surface. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu.par patine. en gardant bien en mémoire que nous entendons : .

les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. bitume.3. comme les lustres et les polis d'usage. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. soit uniquement en surface (voile). sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. les variations de température qui. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. soit profondément. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. 2. y compris dans un même site.4. 59). Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. 94 . ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. comme dans le cas de certains emmanchements. si divers. consiste en des modifications très diverses de la surface. due à des interactions physiques et chimiques. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer.2. 2.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. et leur étude est si complexe. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. 24). que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. 35). les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. gomme. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. 2. 51). Les agents sont si nombreux. même dans une seule couche. colorant. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. puis ramassées. cuir. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. ou encore des fractures franches. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. comme pour les outils à double patine.• La patine. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total.actuellement .

de ces altérations et ajouts. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. désert de Q a t a r ( P h o t o J-L.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. r o c h e siliceuse. Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. L'importance et la complexité des états de surface. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. 95 . P r i n c e l l e ) . 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. F i g .

de pression.). .3 . Définitio n d e l'objet . . etc. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. Technique s spéciale s d e taill e 3.orientation (selon un axe morphologique.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . • indiquant une préparation .) Support débité . crête. etc.4.d'après la face supérieure : non prédéterminée.d'après la partie proximale : modes de percussion.6. qu'i l soi t outi l o u no n 96 . . etc. etc.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. etc.5. 3.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois.d'après la partie proximale : types de talon.reconnaissance des morphologies techniques.2. talon. face supérieure. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. 3. etc.3. galet. etc.d'après les cassures : accidentelles. .) . sur burin. accidentelles au débitage. intentionnelles. la méthode Kombewa. Observatio n de s état s d e surfac e 3. prédéterminée par la métode Levallois. abrasion de la corniche. bords droit et gauche. . des caractéristiques techniques. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille .type (plaquette. etc. etc. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc.1.

l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. Van Noten et al. En l'absence de sols conservés.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? .Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. en première lecture. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. 1. atelier de taille etc. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. notamment. 1980. Brézillon. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . Tixier et al. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. campement saisonnier ou permanent.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. 1987. désormais pratiqués presque systématiquement. Pigeot. 1988. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . 1980. 36 et 4 0 ) . 97 .ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. A Bordj Mellala (Algérie). Olive. qui. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. Cahen. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. fondée sur cette méthode. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. Audouze. Cahen et al. 1976b. Cahen. à travers les intentions retrouvées. En relevant les objets sur plan. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Leroi-Gourhan. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Avec les fouilles de Pincevent .plus que des remontages . les remontages ont permis à J. sont indispensables au décryptage des sites. Les remontages. 1972. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. 1978. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . 1982. Un pas a donc été franchi qui mène. ou simplement à titre anecdotique (fig. surtout de plein a i r . 1987.

Fig. 36 — Remontage. . Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. silex. Bérigoule. Moustérien. Vaucluse (Brugal et al. 1994).

possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. mise en forme. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique.les transformations. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. Il semblait. percuteur. sur un autre support ou sur un nucléus . La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. etc. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. 1980. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. geste. il y a quelques a n n é e s . même pour Homo sapiens fossilis. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir.). mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. soit par la patine. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. le fait est irréversible. entre fragments du même support. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. . à première vue très différentes soit par la couleur. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. il est important de les tester ou de les faire tester. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. plein débitage. dont nous présentons les principaux buts. soit par le grain. proviennent en réalité du même bloc. quelle est. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. dans la conception de l'économie de la matière première. Inizan. phase de début du débitage. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. ravivages.. Roche. maintien du nucléus ou du support. 2 . forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. 99 . Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. . en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. En fait. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier.

En revanche. Crabtree.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. 1991. en obsidienne des tombes aztèques. p. 71). car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. par percussion indirecte et par pression . les uns au-dessus des autres. 2) : . Guiria. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. particulièrement dans le cas des innovations. . Pelegrin. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. il faut. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. même averti. ni celles. l'intérêt est relatif.à l'étude d'un ensemble lithique. comme dans de nombreuses disciplines. Pour une roche donnée (fig. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. ne peut le prévoir. 32). L'apprentissage est très long. un tailleur.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . plusieurs années pour devenir un expert.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. 1991a. 1980. Or au seul vu de ces matières premières. devant des ensembles apparemment "mal venus".les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? .est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . 1966. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. et beaucoup reste encore à vérifier : . 32). et si la technique ne peut honnêtement être précisée. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. 100 . avant de juger l'adresse. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. . Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. Volkof. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage.) et sa place dans la chaîne opératoire. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. 105 . Loin d'être une copie. Enfin. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). etc. etc. déchet. La représentation graphique des industries préhistoriques. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. choisis selon des objectifs définis.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". nouveaux symboles. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. représentations schématiques. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication.

mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur.). 54). Sur chacune des vues. • Le façonnage (fig.. 1978. offre une gamme étendue de moyens. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. Cependant. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près.Décider 1. mine grasse. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. 105 Coineau. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. ce handicap peut devenir un atout. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. un choix doit donc être effectué . Pour les pièces bifaciales. 106 . polyèdres et sphéroïdes. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e .. 105 Dessiner 1. Des sections. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. aquarelle. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. judicieusement choisies. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. encre. 104 2. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. 104 Prodhomme. 1987. etc. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité.

Kenya. Isenya. .107 Fig. 37 — Biface acheuléen. tuf consolidé.

o l d o w a y e n . K e n y a . Le R e l i l a i . 2 : l a m e l l e en silex. 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. 1 : éclat e n t r a c h y t e . M o u s t é r i e n .F i g . K e n y a . A c h e u l é e n . A l g é r i e . C a p s i e n . L o k a l e l e i . P r é . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . V a u c l u s e . B é r i g o u l e . W e s t T u r k a n a . 4 : éclat en p h o n o l i t e . I s e n y a . 108 .

et non par le dessin de chaque pièce remontée. soit : . . • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. 34 : 5).la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. 38). A ï n D o k k a r a .la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. Il est donc préférable de limiter leur nombre. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. 2). • Les remontages (fig. Les esquilles bulbaires. 131). 2.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. : retouche Quina. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. en choisissant une vue générale. montrant le maximum d'informations. 1 9 7 6 a : fig. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. F i g . Le dessin du talon est absolument indispensable. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales.• Le débitage (fig. A partir de cette vue. A l g é r i e (Tixier. 109 . Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. Le volume du remontage est rendu globalement. car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. fig. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. . les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. A partir de cette représentation. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. C a p s i e n . 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus.

Ahmarien. sans le nucleus. Abu Noshra II. silex. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. 7).110 Fig. . Egypte (Phillips. 1991 : fig.

selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. . des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. 41 : 5). quel qu'il soit. le nucleus est orienté morphologiquement. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. 111 . 12 et 13). 21). Pour établir un langage graphique commun. 41 : 2. perçoirs. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. sur éclat de gel (fig. préformes.2. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. 41 : 3). 16 :1 et 2). dent du burin. Descriptio n d e l'obje t 3.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure.1. la face supérieure vers soi. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. sur la face inférieure. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. polyèdres. Cinq cas peuvent se présenter. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. l'orientation est purement aléatoire (fig. Les nucleus à lames. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. dans le sens de son plus grand allongement (fig. la partie proximale vers le bas. 41). etc. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce.norma occipitalis pour la vue postérieure. Les vues sont désignées comme suit : .norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. pointe du perçoir. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. 57 : 9). etc. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. etc. repose sur l'orientation (fig. 50). . etc). 3. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. burins.norma frontalis pour la vue antérieure . Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. sur petit bloc.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. 29 : 2). . au fur et à mesure de l'avancement des recherches. S'il est difficile à déterminer. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. trièdres. sur galet (fig. • Les outils de type grattoirs. 41 : 1). : pointe Levallois). 41 : 1).

4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . a p p e l é alors racloir déjeté. d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface.5 F i g . 112 . différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e .

face A. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. Pour obtenir chaque vue. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. • Vue B : vue de l'objet par la droite. et vue de la face supérieure pour les produits débités. 42). Elle permet de montrer l'épaisseur. A de rares exceptions. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. On la nomme vue de face. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. courbe ou torse. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. On imagine l'objet dans l'espace. 113 . • Vue A : c'est la vue principale. F i g . Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. Elle est rabattue à gauche.

Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. face B. D sont identiques . Pour le dessin de l'épure. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type.les longueurs des vues A. etc. . • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. On la nomme vue en bout. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. 1 : à la française.les contours des vues A et D sont identiques .les contours des vues E et F sont identiques. et vue de la face inférieure pour les produits débités. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. par exemple. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . On la nomme vue de dos. Elle est rabattue à droite. des plans de percussion ou de pression. F i g . Cette vue a le même rôle que la vue B. On la nomme également vue en bout. . 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. dans la zone médiane. • Vue D : c'est la face opposée à la face A. Conventionnellement.les contours des vues B et C sont identiques . • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. 114 . elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. 43 : 1). mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. C. apposé entre chaque vue. on utilise un tiret gras court horizontal (-). des fronts de grattoirs. . mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. Pour cela. pour les nucléus Levallois. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. B. Pour plus de lisibilité et de cohésion. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation.

on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. b : c o u p e . La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. axe horizontal de la ligne d'horizon). sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. c : section. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. Plus difficiles à dessiner. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. 115 . La plupart du temps. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . a b c F i g . les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. 106 Laurent. on peut utiliser le conformateur. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. 1970. pour des commodités de publication. a : profil. Cependant. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. La section est translatée et rabattue à droite.3. 44).2. Une coupe représente les sécant. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. Cependant. Pour les autres pièces. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles.

r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 2 : d e s s i n au c r a y o n . c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 116 . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 1 : c r o q u i s . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes.Fig.

on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. 45 : 1). La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. La projection n'est jamais orthogonale. visibles à la surface de l'objet. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent.1. sans Le dessin des contours (fig. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. on la signale par un petit trait de rappel. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. Pour les pièces de grande dimension. compromettant la suite du dessin.le croquis. à main libre et respecte autant que possible les proportions. 117 .le dessin à l'encre. la mise en place des ombres. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. des plus grandes au plus petites. A l'aide de flèches. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. 45 : 2) : le dessin des contours. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. On commence par dessiner les principales nervures.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. limite de surface corticale. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. . 4. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. Il est réalisé au jugé. on relie alors les points entre eux. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce.le dessin au crayon.2. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. . L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. etc. le dessin des nervures. Le dessin des nervures (fig.4. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. 45) : . pour plus de précision. de profil ou en bout. 4.

b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 118 . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s .12 F i g . 2 : d e s s i n du contour. 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t .

On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Dans le tracé des ombres.les valeurs d'ombre. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Plus on est près du point d'impact. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. .La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. Plus on est éloigné du point d'impact.les valeurs de reflets. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. il faut rechercher la séparatrice. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. Conventionnellement. 4. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. parties directement touchées par la lumière. On les nomme ainsi hachures valorisantes. plus les hachures sont courbes.3. la longueur des hachures. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. . Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours.les valeurs de pénombre. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. mais jamais rectilignes.les valeurs de lumière. . de gauche à droite. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. parties dans l'ombre. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. la lumière s'y reflète et y rayonne. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. 45 : 3). mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. 47). pour créer un impression de relief. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . Les hachures sont parallèles entre elles. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. Si la surface est lisse. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. en hachures légères ou aplat de gris. de haut en bas. les hachures ont une double fonction. Inspirés par les techniques de gravure. parties encore éclairées directement. Pour cela. mais avec moins d'intensité. Sur un même dessin. Pour la technologie lithique. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. parties que la lumière n'atteint pas directement. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). la matière et la taille.

silex. D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . 7 ) . P e c h de la B o i s s i e r e . (Smith. S o l u t r é e n .F i g . 120 . 3 9 .

les hachures sont très fréquentes.. hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. On garde donc le principe de la hachure valorisante. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. 7 : 3 et 4).le grès .dans les zones de lumière. 107 Dauvois. Les roches métamorphiques . Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. 101 Les roches d'origine sédimentaire . Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". . 48 : 5) . "il est bien entendu que. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. 48 : 1).2. 40 et 47). 48 : 6) .le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. très grasses et longues. . 48 : 4). 5. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. . . Variétés minérales . .1. 48 : 7). s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. les hachures sont fréquentes. 48 : 3 et 8). Les roches éruptives . épaisses et de longueur moyenne. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. 48 : 2) .dans les zones de reflets. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. . Cependant.dans les zones d'ombre. les hachures sont peu fréquentes. 48 : 9 ) . . Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. Conventionnellement. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 48). 121 .le silex : hachures pleines-déliées (fig. 1976: 52.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig.dans les zones de pénombre. 48 : 10). 49) pour lesquelles on propose différents traitements. . qui peuvent être combinées.les rhyolites. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . 5. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig.le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. réalisées à la lame de rasoir (fig.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir.

10 : calcaire. 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 9 : q u a r t z . 4 : g r è s . 7 : o b s i d i e n n e . 1 : silex.F i g . 2 : j a s p e . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 6 : b a s a l t e . 122 . 5 : r h y o l i t e .

3 : o b s i d i e n n e . t r a m e et trait à la p l u m e . K e n y a . M a t a ' a . Y e m e n . Ile de P â q u e s . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . biface. trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . éclat p é d o n c u l e . I s e n y a . n u c l e u s . trait à la p l u m e . 1 : quartzite. 2 : q u a r t z . 4 : p h o n o l i t e . biface. I s e n y a .3 i 1 . K e n y a . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . t r a m e et trait à la p l u m e . 1 1 1 1 . 123 .

50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. Fig.124 1994). silex. . La Combette. Vaucluse (Brugal et al.

1 : 7 ) . Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) .Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. les géodes. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée.3. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. 1 9 9 4 : fig. 50). sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. silex. 3). 5. I n i z a n . des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. Pour les pièces à multiples patines. F i g . Les fossiles. Iraq ( A n d e r s o n . le deuxième uniquement les zones altérées. Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. 125 . Le premier dessin montre leur aspect originel. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. K u t a n .

52). on utilise le symbole d'une double flèche barrée.5. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. le symbole est inutilisable. bitume. le symbole est purement un indicatif de présence. 51). En effet. Si le point signifie la présence du talon. tracéologues mais aussi photographes. Le point marque la présence du talon. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. par exemple. . il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. Ils sont dessinés de manière figurative. La flèche indique le sens du débitage. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. Il est nécessaire. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. Sens et direction du débitage et présence du talon. 6. ou tramés (fig. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Dans certains cas. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. etc. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Le double point indique la présence du talon. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. 57 : 9). Sens et direction du débitage. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. 11 n'indique ni le sens. C'est. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. Lorsque la pièce présente un double bulbe. Elle se confond avec l'axe de débitage. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. mais pas toujours suffisant.4. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. ni la direction du débitage. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. non retouchée. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives.) étant relativement récentes. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. Lorsque le talon est absent. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation.

abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 .

abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g . 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 128 .

elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. 5). Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. face supérieure et face inférieure. au trait. • Le lustre (fig.• Les cassures (fig. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. hachure. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. 129 . elles sont laissées en blanc sur le dessin. qu'elle soit intentionnelle ou non. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. Lorsque le contre-bulbe est présent. 7 : 3 . Sauf exception. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. conventionnellement. Parfois. la flèche s'orne d'un point. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. Cependant. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. 4. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. d'une surface par frottement. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. Le coup de burin (fig. le microburin. 34 : 7). tiretés) la totalité de la surface des dessins. de son complément manquant. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure.

Face à des contraintes de composition. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. les vues de face. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. puis comparer avec le relief de la vue principale. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. est-ce possible technologiquement? Si oui. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. S'il y a plusieurs vues. 2. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. S'il n ' y a pas d'échelle. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis.) dans la légende. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. 1. En effet. 2/3 GN. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. 4. 130 . Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. etc.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. Ce procédé est à proscrire. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. c'est souvent la vue principale. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. d'un coup de crayon circulaire. d'un tiers.

1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. 53). éclat. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. ni relief. et ne comporte ni hachures. ni convexités. Il permet. Les enlèvements sont traités en plan. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. avec un minimum de moyens graphiques. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. souvent la vue de face en perspective. 2. On ne dessine ni concavités. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. Il est réalisé grandeur nature. I s e n y a ( K e n y a ) . • Schéma abstrait (fig. Dans tous les cas. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. 2 : schéma 131 . F i g . La direction.Schématiser 1. nervures et flèches numérotées. etc. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. Dauvois (1976). le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. p h o n o l i t e . • Schéma figuratif (fig. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. A c h e u l é e n . Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". relief. généralement en une seule vue. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. Il peut être réalisé de deux manières différentes. symboles. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial.

6 : n u c l é u s r é s i d u e l . 132 . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e .F i g .

l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. etc. Phénomène imprévu. 7 : 5). régulière. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . nacell e (fig. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. il y a transformation du type d ' o u t i l . nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). Terme général désignant l'action "d'user par frottement". 109 ABRASION. 7 : 2 à 4). si une méthode différente a été employée. intentionnellement ou non. acciden t Sire t (fig. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. etc. non intentionnel. les burins par exemple (fig. Exemples : lame outrepassé e (fig. languett e (fig. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. Action d'aiguiser un outil. survenant au Nous entendons par ajout. du façonnage ou de la retouche. 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage .Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. 79 : 6). Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. 55 : 3. 4 et 5). 110 AILE D'OISEA U (EN ). Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. AFFÛTAGE. les raccords et les remontages apporteront les preuves. ABRUPT(E). 7 : 5 et fig. des AJOUT. 1972. 70 : 1 à 3). 109 Tixier. 133 . Cette abrasion. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. un bord cortical . Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. 66 : 1). ACCIDENT D E TAILLE . résultat de ce phénomène. 108 cours du débitage. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. 77).

ocre. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . etc. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. d'une lèvre. 7 4 : 4). Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient.) ou végétaux (bois. 1961 : 29. Ce terme. d'une crête. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . 5) et mesures que l'on en prend. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. Comme pour l'expression précédente.). etc. L'acuité de cet angle.. On parlera de l'arête d'un biface. etc. corticale. Terme de positio n (fig. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . Terme de positio n (fig. ATYPIQUE. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . ALTERNANT(E). ANGLE D E CHASSE . très controversé. glacis de lancettes (voir lancette) . 1 : burin à un seul p a n . ARRACHEMENT. p a s d ' a f f û t a g e visible. gomme. ARÊTE. 111 Bordes. 5) et les mesures que l'on en prend. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. ALTERNE. 111 émoussée. 51). ANGLE D'ÉCLATEMENT .) renseigneront sur les techniques de débitage. minéraux (bitume (fig. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord.. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. 74 : 3)..F i g .. de l'autre face pour l'autre b o r d .) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage.

Dauvois. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. et sa détermination conditionnera certaines mensurations. irrégulier. grossier. d'un outil sur plaquette. 73 : 1 et 3). Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. d'un galet taillé. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. et non le mot talon. 1976 : 24. 41 : 2). Outil servant à débiter des lames par pression (fig. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. 41 : 1). 3 : b u r i n déjeté d i è d r e .ne Test pas !). que l'objet soit dessiné ou non. AXE D E DÉBITAGE . Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit.. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. 1968. 41 : 4). dans le sens de son plus grand allongement . 113 Bordes. 115 Crabtree. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l .quelqu'ait été leur support -. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . des galets taillés. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. etc. 135 . 1961 : 6 .. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . B BASE. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . Voir ravivage . inachevé. 114 Dauvois. racloirs convergents déjetés (fig. 5. 1976: 24. C'est aussi ce terme. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . 115 BÉQUILLE. d'une pièce bifaciale. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . V\ F i g . AVIVAGE. etc. 30 : 2). 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . 67 : 5). 113 AXE MORPHOLOGIQUE . la base est alors distale (fig. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig.

d'un bloc. dans le seul cas des fractures hertziennes. Ligne qui délimite le contour d'un objet. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . partant du même bord (fig. une lame ou une lamelle. par une seule percussion (ou pression). 5). est un instrument moderne. que nous lui préférons. La den t d'un 119 120 116 Roche. les bords ne comprennent pas le talon.à préparer une surface en vue polissage . 60) sur un éclat. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. 119 Breuil. d'un éclat). La boucharde. Voir ces mots. 16 : 2 et 3 ) . Un pa n (fig. 86). BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). . 74 : 5). etc. BRISURE.rendre rugueuse une surface. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. BULBE. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . retouchés ou non (bords d'une lame. BORD TAILLÉ . pour les arêtes d'un biface. dos . être situées dans la même partie de l'objet. il est parfois précédé d'un cône . BORD ABATTU . 1987 : 79. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. on emploie le mot arête . 1980. 118 Dictionnaire Petit Robert.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . Voir taillé . comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. Sur une surface lisse. les deux faces d'un objet. en tout cas. . BIFACIAL(E). Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. son action est inversée et provoque des petites aspérités. BRUT(E). Il peut être double. 136 . récentes de la préhistoire. d'un Synonyme de cassure . Les deux séries d'enlèvements doivent. ayant été ou non préparé pour la recevoir. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. fig. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. BORD. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. lamelle) non modifié par une retouche. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement.Terme de position . édition 1989. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p.mais ce n'est pas toujours aisé . S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. q u ' à des outils sur support naturel. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . d'une chute d e buri n (fig. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. 117 Bessac. voire triple. d'une plaquette. fracture. par définition. ni de la fonction. lame. Elle ne présume ni de la destination.etc. 1909. . BRUT(E) D E TAILLE . Voir abattu . Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. 120 Bourlon. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . 1911. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. Pour les objets bifaciaux. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. On l'emploiera pour un galet taillé.avec des percuteurs.5). Par analogie.

F i g . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). u n e surface r e t o u c h é e (4). 11 : sur t r o n c a t u r e s . Burins doubles. 1 : sur t r o n c a t u r e . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 3 : d i è d r e s d ' a x e . u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . u n p a n (6). 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n p i q u a n t trièdre (7). u n e c o c h e (10). u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). 4 : sur c o c h e s . 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). Burins quadruples.12 3 4 5 6 7 10 F i g . 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . Burins triples. u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). L e s 5. 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. etc. 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 137 . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . u n t a l o n (9).

Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). Toutes les classifications sont possibles. surtout pour la pression (fig. Dans ce dernier cas. 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n .. soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). coch e clactonienne. 59). à son axe de débitage. cassure. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. . 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . (fig. Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . etc. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. surface brut e d e débitage . qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. F i g . bor d retouché . 1 : 7 et fig. Terme emprunté à l'architecture de marine. .surfaces obtenues par retouch e : troncature. à la multiplicité.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig.surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. Tixier). N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. fracture) . ciseau). les positions par rapport à l'axe morphologique du support. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. etc. 24). "dos " (bor d abattu). ne présumant pas des causes de la rupture. Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. C A S S U R E .burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. 2 9 : 1) et (fig. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . 61 : 5 ) . 1 2 2 121 Tixier. CHAPEAU D E GENDARME . N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. Cahen (1984). 79 : 5). etc. 58). piquant-trièdre . 1963 : 43. Terme général. 138 . 57) : . 31). . coche . 122 Terme proposé par D. Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. CHASSE-LAME. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). autre(s) pan(s) de burin.

7 : c h u t e torse. 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 8. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 1 : c h u t e p r e m i è r e . 2. 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 139 . 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 6 : c h u t e réfléchie. 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin.7 Fig.

Quand le bord du support aura été préparé. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. 60 : 7). parfois en "V". Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". 60). 2. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. non intentionnel. en régularisant le bord. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. sur le même bord. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . 1954 : 447. 123 Gobert. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. ainsi de suite. 125 Cahen. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. CONCHOÏDE. Voir réfléchi (fig. généralement concave. note 2 et fig. 3). 61 : 6 ) . 140 . proposé par E. 5). faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . la civilisation ou le lieu (fig. sa section sera trapézoïdale.-G. 60 : 4. 60 : 8. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. 1968 : 195. 124 Gobert. 126 1. 60 : 6). Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig.ou départ de retouche . 2. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. L'expression "chute de burin". Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. ou simplement "chute". à petit rayon de courbure. 34 : 4). ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. 9). indiquant une entaille nette. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. 127 Turq. C I S E A U . CINTRAGE. G o b e r t . Cette méthode permet. lors de leur détachement (fig. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. 126 Brézillon. COCHE (O U ENCOCHE) . Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e .-G. donc aux fragments qui ont été détachés. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention.de la face inférieure (fig. postérieurement au premier coup de burin. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . 1984. Synonyme de bulbe . Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. 60 : 2. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. Brute de taille. Terme de délinéation d'un bord. 127 CLACTONIEN(NE).C H U T E D E B U R I N . 1954 : 447. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. qui sera alors dite "préparée". Peu usité. En 1954 E. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). quelque soit le support. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. 1988.

Suivant son étendue et sa localisation. 62 : 7). Partie saillante qui couronne un nucléus. 61 : 2). Terme de délinéatio n d'un bord. unit le talon au bulbe . 128 Breuil. CRÊTE.ou la remise . les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. C O R T I C A L ( E ) . de face entièrement corticale. soit. 61 : 1). T e c h n o l o g i q u e m e n t .au Paléolithique supérieur tout particulièrement.C Ô N E . Perret 1956. dans certains cas. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. 128 COUVRANT(E). 61 : 6a.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). 141 . C O N T R E . 130 Sonne ville-Bordes. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. on parlera de réserve corticale. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. en la guidant. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. Terme qui s'applique à la mise . s'oppose à denticulé. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). 1963. 20). 20). CORTEX. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. 64 : 4). une première lame : l a lam e à crête. S'utilise pour désigner le relief qui. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. 129 130 CONTINU(E). 93) tend à s'employer. ou. 129 Pour Laplace (1964). 1932. Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . sans être destinée à guider une lame à crête : . On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. ou crête d'entame. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. soit que la forme de la matière brute s'y prête. 61 : 5). on parlera alors de "crête naturelle". car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. de base ou de talon cortical. s'oppose à "discontinue" . qui a trait à la typologie . Il s'agit de créer. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. qui correspond à la "patine" des géologues. la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. qui aura forcément une section triangulaire. Tixier. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . Désigne la présence de cortex. que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig.B U L B E . Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. C O R N I C H E . pour faciliter une bonne prise en mains. pourquoi pas dans certain cas. Cette arête permettra de faire "filer". une arête . C R A N . . 6b). Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement.

6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 3a. 142 . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s .1 a 2 b a 3b F i g . la c r ê t e . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 2 b : sa l a m e à crête. 3 b . 6 b sur n u c l é u s à crête. 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t .

Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . 143 . Terme de localisation (fig. Caractère désignant le dessin que forme un bord. 2. 29 : 3). 30. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. Terme de position . Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . voir ces mots. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . 132 Terme général de morphologie. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. 1963. DÉLINÉATION. Ce terme est souvent employé . et d 'inclinaison. Percussio n (directe) . lamelle). 131 CROISÉE. DIÈDRE. 7 4 : 6). DISTAL(E). lame. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. Voir p. 74 : 1). DÉCORTICAGE. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. D O S . 1. Ces cinq termes généraux peuvent. en se combinant. Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. 56). 1947.à tort .1. 76 : 1). Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . 62 : 5). CROQUIS. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. 132 Bordes. DENT D U BURIN . Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . Action de taille qui enlève le cortex . 45). Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. brut e d e débitage . trois ou quatre plans de frappe (fig. Cette surface peut être : corticale . lame. DÉVERSÉ. D DÉBITAGE. Résultats de cette action. 2. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . qui peut-être (fig. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. DISCONTINU(E). 66 : 2). Il précède et prépare le dessin définitif (fig. DIRECT(E). 67 : 1 et 3). Elle est formée d'au moins trois surfaces. toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. DENTICULÉ. Ce n'est pas un but en soi. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. créé par une ligne d'enlèvements. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. lamelle) (fig. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner.comme synonyme d 'épannelage. DÉBRIS. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. Dans un deuxième sens. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement.

15 : r é g u l i è r e . 14 : i r r é g u l i è r e . É C R I S A G E . É G R I S É . ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). 3 .). 13 : soie. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. 1 . 6 : scie. d'une plaquette.11 1 Fig.. de feuille de laurier. de débitage . édition 1989. ni d'une destination particulière (fig. 4 : c o c h e s . Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). etc. 5). d'un nucléus.d'un galet. "Première forme. Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. r e c t i l i g n e . Terme d'un E É B A U C H E . etc. . 9 . formée par des retouche s abruptes. que Von donne à une œuvre plastique (. préparée. ni d'une morphologie. de préparation. Premier état de cette œuvre" . ÉCLAT.. 12 : p é d o n c u l e . 5 : d e n t i c u l é . 2 : c o n v e x e . 8 : é p a u l e m e n t . L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions.).d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . 11. indiquant la morphologie enlèvement (fig.. en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. de hache. l a n g u e t t e . Action de polir en frottant avec un abrasif. 7 : c r a n . 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. c o n c a v e . . m u s e a u . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. 10 .. d'un bloc. etc. 68 : 1). encore imparfaite. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . 144 .

Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. un burin pour lui appliquer un coup de burin. Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . Tell el O u e i l i .. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. en haut.). L'expression "percuteur dormant". 10 : 1). 134 D a u v o i s . Voir coche . etc. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. est due à F. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. 9 : 1. 135 ENCLUME. . etc. 1. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . ENLÈVEMENT. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. ENCOCHE. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. . 1976: 211.l 'ébauchage d'un outil . Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure.la mise en forme d'un nucléus (fig. un bloc de matière première pour la façonner. 134 ÉMOUSSÉ.on frappe un nucléus pour le débiter. Irak. O b e i d . Bordes (1961 : 13). ENTAME. 145 ÉPANNELAGE. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . à gauche).0 1 cm 3 Fig. synonyme d'enclume. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. 63). 64 : 3). 135 Une enclume peut être tenue à la main. préhispanique d'Amérique centrale. 2.on pose un éclat (une lame. moins aigu (fig. . ENVAHISSANT(E). Par commodité. Retouche "sur enclume" : voir croisé . 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. Altération d'un bord rendu moins tranchant.

Terme qui s'applique à un talon. ÉTENDUE. correspondant à un plan de frappe préparé (fig. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . 146 . 3 : envahissante. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. . Les termes fac e inférieure . triédriques. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat.mais de FAÇONNAGE. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. 79 : 4). et un seul. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. 64). Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. en sculptant la masse de matière première choisie. son opposé est la face supérieure (fig. 136 12 ÉPERON (EN ) .Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. bloc. galet. 1 : c o u r t e . etc. etc. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). 4 : couvrante. FACETTÉ.courte. 79 : 8). puis de finition. lames et lamelles. en négatif. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. . 5). etc. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. selon une forme désirée..bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . 136 Brézillon.) on parle alors de face A et B. ÉPAULEMENT.envahissante . polyédriques. F Désigne certaines surfaces d'un objet. 62 : 8). 1968 : 124. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. 5).longue. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. face 1 et 2. En préhistoire. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. dont la concavité dégage une saillie. et peut faire appel à plusieurs techniques. 131 34 F i g . son complément FACE. 1976 : 181.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. si elle occupe une grande partie de la face. 2 : longue. celle-ci est dite : . 137 Dauvois. sur un contre-bulbe. .

A . 65) ou par pression. Par l'expression "fractionnement intentionnel". S . gel. T i x i e r ) . 1963. associé à "intentionnel" ou "volontaire". A droite. la flexion. E .) peuvent provoquer le fractionnement des roches. "Partie d'une chose qui a été cassée. 138 Crabtree. le sciage. On dira : fragment de lame. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . l'une ou les deux f a c e s . nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion.F i g . transformer un support. flûtée p a r J. le feu. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. sur tout ou partie de sa longueur. édition 1989. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. etc. 138 139 FLÛTÉ(E). FRONT D E FRACTURE . 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. la pression. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . 147 . p r é f o r m é e p a r D .). (qui devient nucleus). P i è c e é b a u c h é e p a r G. brisée" . sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". FRAGMENT. de tel ou tel outil. tout éclat est "fragment de nucleus". 141 FRACTIONNEMENT. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. silex du T e x a s . de biface. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. U . d'éclat. édition 1973. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. C'est ce terme qui. quel que soit son origine. etc. 141 Dictionnaire Petit Robert. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. ressac. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . sans en atteindre les bords. 140 "Action de réduire en partie" . 1966. 139 Smith. etc. en outil. feu. FRACTURE. Certaines causes naturelles (gel. ( P h o t o J. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) .

. 34 FRONT D E GRATTOIR . Chacun des traits parallèles.rasant s : l'angle est très aigu. : 4 L . et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. 1947 : 26. INDIRECT(E). Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation ..abrupt s : l'angle est approximativement droit . I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. systèmes de techniques appropriées à des fins. 142 Mauss. 66 — Inclinaison des enlèvements. INCLINAISON. pleins-déliés. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. Fig. pour les industries spécialisées.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. d'une ligne ou front de fracture. ils peuvent être (fig. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. Dans une acception très large du mot.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . 4 : rasante. 142 143 INVERSE. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. une lame ou une lamelle. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) .) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. Le préhistorien. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. agencements d'industries" . lamelle) (fig. . 3 : semi-abrupte. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. 1 : abrupte. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. 66) : . lame.. Bien qu'antonyme de direct. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. proche de 10°. lancettes. elle peut donner lieu à une classification.. Ligne de retouches sur un éclat.. H H A C H U R E . 74 : 2). 2 : abrupte croisée. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations .impliquant le développement. qui forment un grattoir. 143 ibid. machines différentes concourant à un même but" ou. mais est réservé à une technique de percussion . INDUSTRIE.

149 . Voir Kombewa . Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. parfaitement valable. "Ils sont souvent assez étroits. 1976. 146 Tixier. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. 63 à 70). Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. lors du détachement de l'éclat (fig. Cette distinction. Voir crête . Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. en forme de petite langue. 62 : 10). L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. 148 Gobert. LANCETTE. 1970. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . 149 Bordes. ou plus. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. 73. LANGUETTE. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. 1950 : 23. d'où leur dénomination. 145 Bordes.J JANUS (ÉCLAT ). principalement de langue anglaise. 1961 : 6. et voir p. L È V R E . Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". 27. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. qu'au percuteur dur ou par pression. L'un de nous l'a tenté. 7 : 2 à 4). 71). l'une (la "supérieure") incomplète. 28). LAMELLE . Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. 148 LAME. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. en théorie. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. Certains auteurs. simples ou doubles opposées. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 2. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. on a affaire à une lame. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . supérieure à sa largeur. d'une lame au cours de son détachement (fig. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). 145 1. 1963 : 36-39. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). 147 Dauvois. LAME À C R Ê T E . en forme de "lance". Aucune des deux ne possèdent de nervure. Une lamelle est une petite lame. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 5). K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . à morphologie caractéristique.

Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. mésia l (ou central) . Etat de surface caractérisé par un brillant. 5). 79 : 2). etc. L O C A L I S A T I O N . en contre-courbe" (fig. 1976 : 168.. profil). LINÉAIRE. éolien. 67). sur une pièce.) ou artificielle. 79 : 9). 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e .. donc à orientation conventionnelle unique. et leur dénomination. Les localisations. Il désigne une partie d'un support. "Au niveau du bulbe. 150 . Caractère désignant la place occupée. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. L U S T R E . galet. 79 : 8. d'usage.1 2 3 F i g . plaquette. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. 150 les termes proximal .) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. Deux possibilités : 1. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. de frottement des pièces dans un tiroir. dépendent alors de chaque orientation. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. observable sur un éclat. q u e l q u e s e x e m p l e s . distal . la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. dû aux vibrations de la circulation. le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. 150 Dauvois. 4 et 5 : b a s a l e . 2. 1 : d i s t a l e d r o i t e . le support est un produit de débitage. Terme de localisation . 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . LISSE. On dit aussi "central(e)" (fig.

Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. obliques (en écharpe. édition 1989. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. 68) : . d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. suivies. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. etc. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. "ondulées" . N ENLÈVEMENT . Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. 1 : écailleuse. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . 153 ibid. 33). 69) . MISE E N FORME . 2 : scalariforme. d'un nucléus .scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. d'un enlèvement . La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. plus exactement. 1961 : 8. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. 152 Bordes. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. De multiples combinaisons sont possibles. 2. 151 "Ensemble de démarches raisonnées. 10 et 61 : 1). suivant une marche raisonnée. pour parvenir à un but" . etc. . nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. . d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. 3 : parallèle. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. MICROBURIN.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. 1961 : fig. MORPHOLOGIE. 152 153 . 151 . mais nettement plus accentués. (fig.MÉTHODE.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . les éclats enlevés étant un peu réfléchis. 4 : subparallèle (Bordes. 1). en chevron). Cela implique un support relativement épais. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit.

Il arrive que dans une matière première très homogène. NUCLÉUS. 20). A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. et sur les retouches de tous les outils.E. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig.R.N. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. Ne pas confondre avec arête. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. 5). devient parallèlle aux faces. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. D. les ondulations ne soient pas visibles. NERVURE. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. notamment des grattoirs ou des burins. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5).. Tixier. A g a u c h e : o b s i d i e n n e . l'hétérogénéité de la matière première. J. NACELLE. la face supérieure des éclats (fig. M e u d o n ) . se développant à partir du point d'impact ou de flexion. chemine sur quelques millimètres.S. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. Assez près du talon. non vitreuse. (Atelier photo C. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. cela sans présumer de la finalité de l'objet. 152 . surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. Crabtree. N Fracture accidentelle rare. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. 5). auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. elles indiqueront la direction de taille. Par définition. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. Fig.MUSEAU. O O N D U L A T I O N S . à morphologie caractéristique. Dans tous les cas. 62 : 9). En l'absence de la partie talon-bulbe. empêche parfois de définir cette direction. 20). emporte une partie des deux bords. NUCLEIFORME. Remarques. en déformant les ondulations. De même.

153 . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. d a n s sa p a r t i e distale. 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n .5 F i g . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s .

157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . boucharde. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. Elle peut être différente. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. . 1947. 76 : 3) . . comme il est d'usage.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. 1963 : 27. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . 155 Mauss. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. 155 156 OUTIL. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. Rarement situé sur la face supérieure.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. ax e morphologique. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. localisation ) (fig. p PAN. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. . d'abord par souci de simplification.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. la patine sera toujours postérieure au cortex . . Sur un même objet.le pyramidion d'un nucléus pyramidal.sur un nucléus Levallois.O R I E N T A T I O N . . 68 : 3 et 69). 71 : 1). Terme s'appliquant : .). Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. OUTREPASSÉ. 71 : 3 ) .etc. Un outil peut 157 Tixier. l'ensemble des armes et outils. 1988 : 110. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. légèrement incliné (fig. dans la plupart des cas. 71 : 2) ou très incliné. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. etc. Parmi les pierres taillées. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). qu'il soit nucléus. 70) : . qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. 156 Audouze. punch. 41). PATINE. produit de débitage ou outil. P A R T I E L ( L E) . s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. normal dans sa partie proximale. . sans prétendre à l'identification d'une fonction. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. PARALLÈLE. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. avec ou sans retouche. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). d'autres des armes ou des éléments d'armes.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). 154 . Nous employons le mot "outils" pour désigner. . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. le burin est alors dit plan.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. dans des sens divers. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. postérieurement à sa taille intentionnelle. presque parallèlle à cette face (fig.

le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. bien mal choisi. à celle de pointe oblique.G. 33). 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. 72). nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. 3 : très i n c l i n é . 158 Bordes. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . 161 Siret. PERCUSSION. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. 1961 : 5. ce dernier terme étant. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. Par définition. etc. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . de la lame ou de la lamelle. voire des nucléus abandonnés. Il concerne donc les objets taillés. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure .F i g . De plus certains objets taillés. légende de la figure 6. PIQUANT-TRIÈDRE. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. débités. PÉDONCULE. façonnés. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. Voir cortical . 12). 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . un os. 155 . Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. La percussio n direct e (fig. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. action de frapper un corps contre un autre. comme son nom l'indique. La percussio n indirect e (fig. lui. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. (fig. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . ont parfois été utilisés comme percuteurs. le piquant-trièdre est donc formé. de la lame ou de la lamelle. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". présenter plusieurs patines. G o b e r t . 1924 : 123. 1955 : 229. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. matières animales ou végétales. un fragment d'os ou d'ivoire. façonner ou retoucher la pierre dure. S i r e t . 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. retouchés. Malgré sa mention très fréquente. un fragment de bois animal ou végétal. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. 62 : 11. Nous avons préféré cette expression créée par E. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 2 : p e u i n c l i n é . 160 Gobert. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde.

F i g . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . 12. 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 9. 2. 1 1 . 5. M e u d o n ) . S . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. N . . P e l e g r i n ) . 4. 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 156 . R . 7. 1. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C .

M e u d o n ) . P e l e g r i n ) . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . S . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . 8. 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J.F i g . 7. R . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . . 5 : p i è c e à r a i n u r e . N . 157 .

E. c'est retrouver. polissage). Pour les pièces élaborées. pour en détacher un éclat. appelée percussion indirecte. D'après les expérimentations. C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. PYRAMIDION. en os. On dit aussi chasse lame. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. 94). Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. retouche) ou de cassure. 72 : 11 à 13). R RACCORD. pour les surfaces de taille (débitage. POINT D'IMPACT . la face positive et la négative. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure.direct s . PRODUIT D E DÉBITAGE . et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. POLI. etc. Terme défini à l'origine par D. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". 30). en ivoire. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. 1961 : 5. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. le façonnage. bouchardage. PUNCH. 4 : 5 et fig.il s'agit en réalité d'une surface . 1966. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. et tous les déchets. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. 70 : 2). une lame ou une lamelle. différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. Crabtree. cette technique de taille. Terme de localisation . 18). L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p.alterne s . Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. 4 : 3). 79 : 10). ils peuvent être : . Endroit . 158 . 74). Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. en métal (fig. Le punch peut être en bois végétal ou animal. Bordes. POLISSAGE. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur.alternant s . P U N C T I F O R M E . les supports potentiels d'outils. 20). PLAN D E FRAPPE . Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. en corne. d'autre part à la retouche (fig.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. les ravivages de plan de frappe et de pression. PROXIMALE(E)."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . lisse ou préparée (fig. ciseau .inverse s . c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. et surtout pour le débitage des lames (fig. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. Par opposition à la percussion .. D E PRESSION . Il désigne une partie d'un support. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". POSITION.bifaciau x (ou bifaces) . généralement par percussion. 67 : 2). Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. lame lamelle) (fig. 4 : 6 ) . 162 PRESSION. 5). La pression s'applique d'une part au débitage (fig. on presse. 5). Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné.croisé s P R É F O R M E .

1 2 3 F i g . 5 : biface. 1 : directe. 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 159 . 6 : c r o i s é e . i n v e r s e sur le b o r d droit). 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 4 : a l t e r n a n t e . directe sur le b o r d g a u c h e . irrégulier. 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 2 : i n v e r s e . 3 : alterne ( d a n s ce cas. F i g . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute.

Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). donnant les silhouettes des différents enlèvements. par opposition). R E T O U C H E . 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. RÉFLÉCHI. (fig. 44). Terme d'inclinaison enlèvements (fig. 2 : totale du b o r d distal. Terme d' inclinaison y (fig. c'est donc aménager. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. Ensemble de raccords . Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. RECOUPE D E BURIN . les adapter. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d .ou la retouche . 160 . Il ne faut pas confondre section et coupe. Il arrive parfois que.A B R U P T ( E) . C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. 66 : 3). Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. 7 : 1 et fig. 66 : 4). Les retouches . S C H É M A D I A C R I T I Q U E . Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet.puis les rapprocher. 68 : 2 et 34 : 6). le SIRET (ACCIDENT) . leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig.sont les traces laissées par cette action. 1933. 53) (voir p. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. 130). filé moins loin que prévu (fig. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. lors du détachement d'un éclat. 36 et 40). 76). RASANT(E). Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. vient recouper "avant terme" le support et a. REBROUSSÉ. 5). sculpter. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. 60 : 6). de "rajeunir" une surface. s'arque brusquement. normal dans sa partie proximale. Voir réfléchi . des R A V I V A G E . Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. S E M I . cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. Voir chut e d e burin . une arête. S E C T I O N . par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. REMONTAGE. lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. s SCALARIFORME. Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. transformer intentionnellement Siret. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. Retoucher. 12 3 F i g . RÉPARTITION. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. 1 : d i s c o n t i n u e . de ce fait. un support débité ou non. Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. "/ / 164 Voir cortical . RÉSERVE CORTICALE .

). Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. S O I E . (Atelier p h o t o C . etc. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. R . . 1921.. quartzite de Fontainebleau. Il peut donc s'agir d'un rognon. M e u d o n ) .. Ils n'ont rien d'intentionnel. 166 Newcomer. Servais. 167 Hamal Nandrin. E DÉBITAGE . 1976. 78 : 1). Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. quand ils se manifestent. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . S . d'un produit de débitage. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . N . Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . 161 . 01 2 3 4 5 F i g . c'est pourquoi. 77). L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M.. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). pied. d'un galet. façonné. d'une plaquette. éclats débités au percuteur dur. cuisse. SURFACES D SUPPORT. débité. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. 62 : 13). Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig.).. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. retouché. 68 : 4). Il est plus rare pour les lames. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) .second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. 1961 : 32. 166 SUB-PARALLÈLE.

et du (ou des) procédé technique employé (fig. TAILLÉ(E ). 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . . convexe. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel).1 2 F i g . Peut s'employer dans tous les cas.. 1) Sans trace de préparation. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement.qu'il soit préparé ou non . à d'autres périodes. . 1979. . La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression .).dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. de bor d taillé . d'un objet bru t d e taille. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire .lisse . .talo n e n ail e d'oiseau . 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. Un talon peut être réduit à une minuscule surface. 2) Avec traces de préparation. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. séparés par une nervure . 79). concave. avec une seule surface de taille visible . En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. Dans certaines industries . 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . cortical . qui se lit en vue en bout. la percussio n et la pression . etc. tablettes de ravivage. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. TAILLE. et de morphologie variée.talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. Le talon est alors : . 1947. 168 Cahen et al. TALON. le talon est naturel." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames.facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. 162 . On parlera ainsi de galet taillé.

les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . 171 Zuat e y Zubcr . le débitage d'une lame par pression. 9 : l i n é a i r e . 171 T R O N C A T U R E . C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. le talon est dit déversé. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. et particulièrement au Magdalénien. 3 : d i è d r e . . sur un nucléus. celui du tailleur préhistorique. 8 : en é p e r o n . 7 : p i q u e t é . Ligne de retouches continues et régulières. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 4 : facetté. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. édition 1973. 34 : 2). 1 : cortical. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " .talo n e n éperon . par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. Bronze ancien du Proche-Orient) . 61 : 5). Egalement révélatrice de techniques et méthodes. d'un métier" . ou sur la face supérieure d'une lame à crête. 110 techniques que l'on méthode de taille. TRANCHET (COU Voir chaleur . 7 9 — T y p e s d e talon. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 1972 . de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. La forme se lit en vue de dessous. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. v VERSANT. Lorsque ce dernier est très ouvert. 2 : lisse. la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. presque toujours abruptes. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. 6 : e n aile d ' o i s e a u . La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. 34 : 1).8 9 10 F i g . Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. formant deux angles avec les bords de l'éclat. P D U ) . 10 : puncti f o r m e . La percussion directe avec un percuteur de pierre. 163 . l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire.

.

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Vocabulaire multilingue .

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lamelle : Klinge .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung.l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel .b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e .

t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. kielförmig : carène . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame .p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . à crête.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille.: cortical(e ) . taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung. Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. geschlage n outrepass é carène Kiel.

verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. remontag e chasse-lame 179 .corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch .

é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat.l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e .

narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille.p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . plain : liss e fluted : cannelé . r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping .

épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . k n a p p e d : taille . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l .inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage.

<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau . .7. "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j . arrachement. Kombewa : I j .7.^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U . lamelle : < J L . i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.U I <_*jl j angle d'éclatement : .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 . abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .7.oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx.^ ^ de taille : o l i .t.

: : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille.

esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.

^ J L ^ <^JL*. JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .

égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . l a m e l l e : hoja .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e .

chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 .percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. ver abatido b o r d e tallado. taillé(e) : talla . afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . aile d'oisea u (en) aguzar.

v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . hojita : lame . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. hoja. tallado (a) : taille . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla.

то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . carénage : K a p é v a . l a m e l l e : XemÔa .

XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . taillé(e) : XdÇeuar) .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau.

KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation .ar|. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. piKpoX £7riÔa : lame. linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a .

un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 . p e . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn.

Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . l a m e l l e : lama . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . ègri sé : levigatura .

coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . c a r e n a g g i o : carène . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille.p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . taillé (e) : lavorazione . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) .

cf. ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a .!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . l a m e l l a : lame . cf. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione.

tracejad o (a ) eran : crena. compressora. ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . égrisé : areaçâo . lamelle : lamina . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . c i n t r a g e : arco . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo.l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e .

b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. a r e a d o : égrisage . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . ver abatido bordo talhado. lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. gasto : émouss é . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. taillé(e) : talhe . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . cintrag e a r e a ç â o . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t . extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . pré-formataçâo vertente . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico.

ver d'impact thermique. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . l á m e l a : lame . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . t a l h a d o (a) : taille .p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. superficies l a s c a d a s : talhe. lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista.

53. 0500 3 GA P cede x Tél.LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .17. : 92.

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