Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 10 Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Fig.

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Roche. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. Tixier. 5 Nos collègues préhistoriens. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. a été notamment ajouté. comme la précédente. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). 1963. d'enrichir le domaine de la technologie . Antikli a Moundre a pour le grec. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". 1974. en 1980. 11 . 2 3 4 5 1 1 Tixier. 1992. Inizan. Roche. afin de faciliter la communication et d'étendre. Madrid) pour l'espagnol. 4 Inizan. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". En 1992. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. 2 Tixier.Avant-propos La première édition. puis traduit en anglais par M. Newcomer en 1974 . 3 Tixier. ont pris en charge cette transcription. mais elle se voulait. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . 1980. indispensable à la communication dans les études technologiques. un chapitre consacré à l'expression graphique. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 .

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Si.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. puisqu'il considérait les activités du corps. puis les arts du feu comme la céramique. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. Il est opportun de rappeler que c'est à M. les archéologues. A-G. et que si la technologie doit être une science. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. c'est en tant que science des activités humaines". entre autres celles concernant le travail de l'os. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. dans tous les cas. Lors de l'établissement de chronologies. permettre d'évaluer la part des déterminismes. 1947. De même. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. y compris celle des gestes . telle la danse. avant que soient énoncés des choix culturels. le verre. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. de leur capacité à signer une culture. 1964 : 28. 7 Haudricourt. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. 6 7 6 Mauss. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. le métal. 13 . même partielle. comme des techniques. etc. Dans ce même courant. en effet. L'analyse technologique doit. des techniques. de leur complexité. dans cet ouvrage.

1987 : 22. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. premier volume de "Evolution et techniques". est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. L'ensemble : techniques. 10 M. percer. gratter. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. La rigueur de son enseignement. 14 . Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. 14 13 8 Leroi-Gourhan. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. Cresswell. A.. 12 Organisée autour de R. prend en compte tous les processus. 8 9. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. ainsi que sur le chantier de Pincevent. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". La chaîne opératoire. donc. industries et métiers. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. racler. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. et. 14 Perlés. Leroi-Gourhan. Il faut noter que cette expression. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". Cresswell. 1947 : 29. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. forment le système technique d'une société". dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . en resituant chaque objet dans un contexte technique. etc. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. 1943 et 1964. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. sociaux ou symboliques. dans l'étude d'une industrie lithique. Mauss. 1989 : 26. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière".Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. la plupart du temps.

Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. Les outils (au sens large). des gestes et des savoir-faire. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. finalité des opérations de taille. des gestes. Or le tailleur. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. 6). Au sein d'une chaîne opératoire. 3) et d é b i t a g e (ch. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. d'ordre intellectuel. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. connaissances et savoir-faire. 15 . 4) techniques r e t o u c h e (ch. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. sont privilégiés dans les études typologiques. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. selon la culture à laquelle il appartient. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. 5) | (ch. Selon leur nature. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. des matières.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. des savoir-faire. 102). 1995. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch.

la seule présence de produits caractéristiques. puis son utilisation éventuelle et son rejet. actuellement en plein essor. selon les cas. de faits semblables. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. Par économie. si dans un gisement. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. des outils.. En effet. C'est l'une des voies les plus fructueuses. etc. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. d'une communication avec autrui. Cette chaîne. • Un premier niveau d'observation. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. s'il est possible de mettre en évidence des choix. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. 1 9 8 6 : 115. les crêtes. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. Par exemple. Pour définir ces choix.tels schémas. Dans un gisement. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. quel que soit le contexte archéologique. à l'amont. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. pour aborder les modes de vie préhistoriques. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. il y en a en général plusieurs. on ne parle pas d'économie de la matière première. on l'a vu. des supports. 16 Gallay. comme les nucléus. on peut parler d'une économie de la matière première. Par exemple. sans l'observation répétée de phénomènes. d'un échange. du débitage ou de l'outillage. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. la quête des matières premières. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. 16 . Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. En revanche.

nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. etc. just as stone artifacts they study were the tools of people".En effet. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. 1977 : 30. et c'est ce que nous avons tenté (chap. 7). qu'ils peuvent éventuellement remplacer. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. microburin. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. 1982 : 3. En effet. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. facilement maniables. 17 "However. 17 . réduire les synonymies. Levallois. en reconnaissant que les mots sont des outils . Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. Beaucoup de termes sont conventionnels. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. mais ils sont consacrés par l'usage. Nous rejoignons à nouveau A. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. volontairement repris de la terminologie usuelle. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. 18 Leroi-Gourhan. mais comme une véritable écriture technologique. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. mais sont conçus en même temps que le texte. Boksenbaum. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. Démêler les confusions. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. Leroi-Gourhan qui a organisé. Elle doit être réalisée.

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1 : 1.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. des dolomies. 1). M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. des roches essentiellement. 2 et 7). il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. par une texture microlithique ou vitreuse. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. des grès. à partir d'un choc prédéterminé. en partie. Leur choix a certainement déterminé. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. on trouve des rhyolites. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. certains calcaires. pour la plupart. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. • Les roches éruptives caractérisées. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. Parmi celles-ci. 19 . mais aussi le quartz qui est un minéral. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. les installations et les déplacements des préhistoriques. de chaille. de guider le déplacement des fronts de fracture. Les lois de la répartition des contraintes permettent.

M e u d o n ) . M e x i q u e . U . S . R . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. terrasses du Tage. 2 : silex d e T o u r a i n e . . 5 : quartzite s a n g u i n e . Oregon. 3 : obsidienne noir bleuté. 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . Brésil (Atelier p h o t o C . S . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . I s e n y a ' K e n y a . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. 8 : cristal de q u a r t z hyalin. D o r d o g n e . A . Zinaparo. . N . P o r t u g a l . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté.M a t i è r e s p r e m i è r e s . M i n a s G é r a i s . D o r d o g n e .

1 : 3 et 4). toutefois.1. 19 Crabtree. retoucher. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. 1967. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. sur quelques dizaines de matériaux. ou encore des retouches longues. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. Il n'est pas question d'être exhaustif. Néanmoins. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. andésites. utiliser la pierre. les sélectionnant. fragilité. 2. la qualité principale est l'homogénéité. e t c . 21 . • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. l'os. 2 . sous ses diverses formes . d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. Nous sommes loin. les roches non vitreuses et peu fragiles. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat.trachytes. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. très schématisée . leur abondance et leur forme. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. • Roches se taillant mal . 1 : 5). Débiter. En fait toutes les gradations existent. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. à des détails près. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. etc. mais rarement très prolongées. les testant. l'ivoire. par percussion directe ou indirecte et par pression. le bois animal ou végétal. cristallisant à basse température. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques.). ont donné lieu à des tentatives multiples. pétrographiques. • Roches se taillant asse z bien . phonolites (fig. basaltes. actuellement. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. fig. homogénéité. différemment motivé du préhistorique..T. 1 : 6 ) . standardisé comme le débitage laminaire. pour obtenir un débitage régulier. ignimbrites et obsidiennes (fig. Nous donnons une estimation globale. quartz hyalin (cristal isolé. les choisissant selon leur aptitude à la taille. sur le plus de matières naturelles possibles. évaluées au cours de tests expérimentaux. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. comme certains silex. aux mêmes conclusions. 1 : 8).

Brésil.S. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France..S. U. Equateur) Ignimbrite (U.. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .A. Afrique.A.) Silex opaqu e (Europe. Italie.S.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.. Grèce.S. U. Algérie.) Jaspe (France. Guatemala..S.A. Tunisie. Turquie..+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig. Islande.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U. Kenya. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France.) Résinite (France) Quartz hyalin . Danemark. Ethiopie.S.S. Qatar . Algérie. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U. 22 . U. Belgique.S. Brésil) Silex translucid e (France. Maroc.S. Améthyst e (France.A.A. Algérie). U.A. Sénégal. U.A..) Novaculite (U. Angleterre.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.A. Grè s (France. Japon.A. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Niger) Basalte (France. Asie du Sud-Ouest. Liban. Mexique. Algérie. Grèce.

lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. devant un problème. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. lames par pression pectorale à la béquille. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. Les Atériens ne s'en sont pas privés. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. bien ou mal fait.Ces trois degrés. alors qu'elles ne donnent pas . Il est difficile d'en tirer de bons éclats. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. a toute chance d'être bonne. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. en tout cas non gélivée. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. meilleure elle est. Chaque variété de roche. 23 .de bons résultats pour d'autres techniques. sont présentés dans un tableau (fig. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. est un autre aspect à manier avec prudence. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. retouches parallèles longues par pression. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. voire chaque rognon peut. Ces estimations doivent être modulées. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. bulles. • En règle générale plus une matière première est translucide.ou très peu . • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. Exemple : ondulations. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. sauf pour de très petites pièces. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. à la limite. • Une roche qui sonne bien. sauf pour le cristal de roche. pour espérer être relativement précis. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle.). être considéré comme un cas particulier. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. Un outil est-il beau ou laid. La valeur esthétique. par exemple le silex. etc. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable.

1969. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. Le principe actuel. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. excréments d'animaux. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. dans de la cendre. Roche. 26 Posselh. Borradaile et al. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. 25 Bordes. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. Il y a quelques années. ainsi que les travaux expérimentaux. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. L'expérimentation a montré. 1966a. 24 Smith.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion.) placé au-dessus. c'est à D. Lechevallier. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. 24 . Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. 1964) . Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. Jusqu'à présent. Deux critères sont. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. la dacite. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. 2. 1984. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. 1992. Il consiste à introduire des roches. 1964. 1985. 21 Binder. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. • Plus une roche est élastique. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. Webb. Domanski. Inizan. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. 1993. 1981. mieux elle permet le débitage par pression. comme le silex. Tixier. Les exemples modernes. semble-t-il. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. etc. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. de manière empirique. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. Cette opération dure environ 24 heures. 1987. etc. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . Butler. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. comme peut l'être un foyer culinaire. Comme pour le débitage par pression. le meilleur exemple étant l'obsidienne. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. 1987. 22 Flenniken. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . que sur certaines roches siliceuses. aucune lame. actuellement. le jaspe. 23 Crabtree. déjà taillées ou non.2. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet.

Floss. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. comme on l'a vu. on a toutefois des exemples de sa permanence.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. depuis une trentaine d'années. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). leur accessibilité. le besoin en roche tenace. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. à part la couleur. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. Si. d'échanges. Cette approche n'est pas nouvelle. Dans le cas de la cornaline. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. Pelegrin et Richard (éds). a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. 1995. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. la Grèce. etc. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. Féblot-Augustins. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. gras. 25 .la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. toute cassure. 1994 qui traite d'une seule région. en général d'origine métamorphique. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. 1 : 7 ) . nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. On y ajoute les accidents. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. leur abondance. leur utilisation. etc. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. 6 ) . tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. Le traitement de la cornaline par la chauffe. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. 1991. 59). mais elle a surtout concerné la pierre polie. en effet. de nature différente de celle de la pierre taillée. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. de zones d'influence. 1982. Geneste. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars.. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. la Rhénanie au Paléolithique. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. .

de plus. entraînent des réponses multiples.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. au travers de l'étude des assemblages lithiques. le privilège d'être quasi impérissable. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. sélectionne.de quelle qualité est-elle. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. dépôts de pente. extraction dans des mines. est-elle rare. accessible aux hommes préhistoriques. mais elle reste à préciser pour chaque période. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. car elle a. Les problèmes posés.). plus il choisit. une tradition culturelle à respecter.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . dépôts marins. voire complexes. L'absence de toute roche dure taillable est rare. prélèvement à l'affleurement. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. en est un. transporte. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. cônes de déjection. ou au contraire abondante ? . terrasses fluviátiles. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie.sont apparemment locales. coulées volcaniques. etc. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. apparemment simples. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. etc. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. 26 . mais sa présence. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. 2. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. On a aussi trop affirmé. 1.comment se présente la matière première. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? .quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. filons. chaque région. chaque site. des besoins à satisfaire. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique.). Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. des compétences techniques qui ont leurs limites. pointements. d'autre part des besoins de la culture étudiée. moraines.

ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. pièces de grandes dimensions. en termes d'accessibilité. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. a trait à l'acheminement au campement de la matière première.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. 3. D . Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. dans un premier temps. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. Il y a lieu. Devant des nucléus sur éclat. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. sont peut-être la raison de cette différence. 6). retouchés ou non. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. 3) : A . gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. La modification du paysage. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. l'explication technique peut être retenue. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. lamelles. C . et surtout pratique des remontages (ch. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. l'altération des roches disponibles. Exemple : au Ténéré. Chacun de ces cas. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale.. B .la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements).). qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. chacune de ces stratégies. nous en retenons quatre (fig. Dans ce dernier cas. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. à l'Adrar Bous (Niger).seuls les produits de débitage bruts.. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale.seuls les outils.

éclats de préparation de crête . .nucléus débités : à différents stades . . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. dans le cas de nucléus.outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. .éclats. ou retouchés. la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques. supports utilisés tels).éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. les entames peuvent être rares .pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . . 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . d'exemplaires (fig. 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats.blocs bruts : y compris peu modifiés . Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. ou achevés pour les pièces bifaciales. 28 . Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. e t c .

voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. Résultant d'un choc ou d'une pression. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. La présence d'éclats de taille. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. e 29 .Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. permettent seuls de définir un objet taillé. négatifs et positifs. bien que se posant fréquemment. Les stigmates d'enlèvements. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas.

30 . Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. la percussion lancée sur enclume. 1967). 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. 72 et fig. débiter . La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. 73). 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. le débitage et la retouche qui. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. ont un sens plus restrictif. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. façonner . procèdent de la taille. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. tous trois. Les principale s technique s 1. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . le débitage et la retouche. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. confirmées par l'expérimentation. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. notamment Bal out. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. en sont les principales variantes. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). 4 et 5.Tailler. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. 1967 et Tixier. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. Un geste. un coup de main. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. Le façonnage.

F i g . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 31 . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e .c o u p . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 4 — T e c h n i q u e s de taille. p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) .

1981. 1989. silex etc. Possehl. os. Avant le Mésolithique. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. et apparaît sans doute avant cette date.) est plus tardive (fig. plus dures et plus tenaces. C'est une technique remarquablement efficace. 1972. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . Pelegrin. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. 1991a. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. 1988 : 4 8 . 31 32 29 30 31 32 Crabtree. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. 32 . 4 : 2). 30 2. basaltes. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. est expérimentée depuis p e u . • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. en os. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. 4 : 5 et 6). Guiria. le diagnostic de J. ou en métal (fig. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. en métal. légèrement friables au choc. Pelegrin in : Manolakakis.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. en os. d'une main. 4 : 3 ) . enfoncée dans le sol. 4. cf. Pelegrin. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". 1994. les résultats ne seraient pas aussi bons. Pelegrin. etc. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. comme les quartzites. ivoire. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. p. 1991. • La pression au levier La pression au levier. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. Madsen. Roux. fig. On note son apparition tardive. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat.. 1983. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . permettant d'exercer une force considérable (300 kg). Avec les autres roches couramment employées. qui peut être en bois animal ou végétal. 7 7 . ou tout au moins avec l'apparition du bronze. Volkof. 30).

éclat de retouche.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. non retouché et non destiné à être un support d'outil. éclat de taille de biface. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. 33 . ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. on parle de produits de débitage. etc. Dès la mise en évidence de production de supports. Enfin.

A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. grâce à des stigmates spéciaux.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. essentiellement. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. 8. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). etc. Leur présence précise des activités de taille spécifique. du façonnage ou de la retouche. on détermine un éclat par sa face inférieure. car ce sont elles. Paradoxalement. du débitage (crête. 1982. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. etc. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. il existe au moins un éclat d'entame. Tixier.1. 2. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. non intentionnel. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. survenant au cours du débitage. lancettes (voir p. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. 3. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. lancettes. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. donnant un produit à morphologie spécifique . Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. . Talon et bulbe peuvent être absents . s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. est un phénomène imprévu. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. 4. 5) : . une fois l'éclat orienté (fig. bulbe. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. 33 33 Roche. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. qui ont été taillées. 126). dans la chaîne opératoire (fig. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. 34 . talon en bas. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. . point d'impact. 5).

I n d r e . Tixier.). p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.L o i r e . silex du G r a n d . etc.e t .P r e s s i g n y . 1). 35 . à l a n g u e t t e .T. 1982 : fig. L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s .).F i g .

36 Crabtree. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. de ce fait. recoupant enfin brusquement la face inférieure. pression.3. 36 35 34 34 Bordes. etc. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". 4. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. • Les cassures "en nacelle". peuvent aussi servir de support. 1972 : 25. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support.2. 4. produit de débitage ou outil (fig. emportant une partie des deux bords.). Les produits d'accidents de taille. 70). etc. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). 7 : 1 . nodule saccharoïde. simples ou doubles. "hinge-fracture" des anglophones ). Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. soit à la "main" du tailleur.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion.). • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. 7 : 5). 14 : 3). bien que non intentionnels. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. 7 : 2. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. outrepassage d'une pointe Levallois. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. normal dans sa partie proximale. 7 : 5 et fig. qu'il soit nucléus. vacuole. 36 . • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. 4. Le support a. s'arquant brusquement vers la face supérieure. 77). 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. filé moins loin que prévu (fig.1. etc. etc. 1970. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. qui a longtemps été prise pour un burin. 3 et 4). fig. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques.) dont nous présentons les principales.). normal dans sa partie proximale. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). 6).

2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. 1982 : fig. U . 3 . silex de G o u s s a i n v i l l e . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . O i s e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . S . o b s i d i e n n e ( R o c h e . 1). 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . A . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . 37 .F i g . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . Tixier.

pour les pointes de "La M o u i l l a h " . 38 .à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. Cet accident est indépendant de la matière première. de la retouche.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. de la corniche du plan de frappe. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. 1963 : 106. à profil concave.à une meilleure compréhension des gestes techniques. . Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. intentionnels. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . 1956. dernier geste technique de la séquence de débitage. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. avec un talon très large. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. surtout par percussion directe au percuteur tendre. 6). • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. les éclats ou lames non totalement détachés. de leur chronologie. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . 39 Tixier. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. beaucoup plus de matière que prévu. S'ils ne sont pas examinés minutieusement. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. de même que les "bulbes incipients". cuisse).4. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . soit supplémentaires ("esquille" provenant. . . un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. lors du détachement même d'un éclat par percussion. . un bulbe tout à fait diffus. avec une constriction postbulbaire. pied.4. allongé. Il en résulte une partie proximale. 1976. des schémas opératoires mis en œuvre. sans talon ni bulbe). ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. avec son talon. 38 Tixier. l'éclat ou la lame peut emporter. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. donnant un déchet de section triangulaire. en partie distale du support. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. fig.

2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . en partant d ' u n éclat. 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 4 : finition p a r p r e s s i o n . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 39 .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e .

1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. 0 : b l o c brut. 3. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 40 .0 F i g .

F i g . 41 . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) .l a t é r a l e s (B et C ) . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 0 : b l o c brut. 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s .

.

Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. recouvre un certain nombre de méthodes. les haches à section rectangulaire. les trièdres. chacune ayant ses variantes. et quadrangulaire. Ce mode de taille. de la préforme de la hache destinée au polissage. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. etc. ainsi que le hachereau. Les préformes qui. car le concept est différent. Le façonnage. 80).. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. triédrique. polyédrique et sphéroïdal. on parle alors de mise en forme du nucléus. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire.. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. par définition. du biface dont on ignore l'usage. comme les polyèdres et les sphéroïdes. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. outil bien particulier. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. les ciseaux. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. enfin. sont traités à part. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. 43 .

M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées.qui délimitent un contour. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. le concept de base demeure identique. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. matérialisé par une arête . perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. etc. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. bloc. rognon. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. 1991. 8). car ces deux surfaces . d'ailerons. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. 41 2. l'outil dominant de l'Acheuléen. Roche. notamment dans le cas du biface. procéder à l'épannelage de ce bloc. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. qui ôte le cortex s'il y en a. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. avant l'ébauchage proprement dit. Ce sont les schémas opératoires. larges. 44 . Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. dans d'autres contextes culturels d'Asie. plaquette. En revanche. Roche. 1989. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). Par la suite. 11 : B). il faut. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. 11 : A). M ê m e s'il n'est pas omniprésent. dégagement d'un pédoncule. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . avec le développement des pointes de projectile. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. il devient. fragment et bien sûr éclat (fig. d'une soie. moins le travail d'ébauchage est important. parfois avec le hachereau. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. il est. pour approcher la morphologie souhaitée. il y a plus d'un million et demi d'années.sont loin d'être toujours symétriques. 41 Texier. quasi universel. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. 1. 1995b.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. Texier. La finition s'apparente à de la retouche. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 1941-1946. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. Il en est de même pour les bolas (fig. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. non contigus. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. 1982. jusqu'à obtenir une sphère parfaite.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. Toutefois. Vaufrey. Texier. 1995a. 16 : 3). plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. Crabtree. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . 16 : 1). 42 43 44 45 Joubert. 15). 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. Un sphéroïde (fig. Plus les angles sont ouverts. les pointes d'Ohokam nord-américaines . 1973. 45 F i g . La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. Roche. doivent désormais être impérativement prises en compte. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. 49 . avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). Boletín de Antropología Americana. et à la prouesse technique.

16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . K e n y a . 50 . A c h e u l é e n . I s e n y a . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 3 : bol a e n q u a r t z .F i g .

comme les objets à section triangulaire. les deux s'effectuant à la pierre. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. Le pic triédrique. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. 46 Brézillon. se fait.qui est traitée dans le paragraphe suivant . dont la fonction n'est pas établie. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. 17). De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. Il requiert une très grande maîtrise technique. Dans ce cas. 1968. selon qu'une. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. quadrangulaire. la fin du façonnage ou le polissage. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. de façon différée mais "irrattrapable". rhomboïdale. Leroy-Prost. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. auquel il s'oppose dans sa conception. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. on Fa vu. D ' u n point de vue technique. etc. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. qui relèvent de méthodes différentes. ou pic triédrique. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. Dauvois. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur.. et perdure tout au long des temps préhistoriques. 51 . voire deux surfaces (naturelles. ou encore un étroit ciseau (fig. dès l'Oldowayen. La base peut demeurer entièrement naturelle . • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. pic. ou bien que les trois pans sont taillés.Ainsi polyèdres. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. 1981. 18 : 1) . Nous en présentons deux. Leroy. notamment pour les objets de grandes dimensions. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. par bouchardage.ou encore celle du sud-est asiatique. n'est pas un objet très courant. pour lesquels il existe en tant que tel.

Acheuléen. Casablanca.Fig. Maroc (Dauvois. 17). 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. . 1976 : fig.

18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. témoignages "vivants". pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. dans des contextes très différents. 50 47 48 49 50 Hansen. effectué à la main pour les petites haches. La préforme est prête pour le polissage. le bouchardage. et de son rôle socio-économique et symbolique. des "lames" de haches. ou par pression. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. 18 : 2). peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. 53 . 47). Madsen. le polissage et le sciage. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. polissage puis pression. 1983. et deux exemples ethnographiques. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya.). qui doivent être parfaitement rectilignes. La régularisation des arêtes de la préforme. le bouchardage. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. la pression. bouchardage puis polissage. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. Pétrequin. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). Midant-Reynes. 1981. préparation des bords . • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. protohistorique cette fois. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. de la perduration de la taille de la pierre. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire.l'autre reste polie -. fine denticulation de la partie active. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. Tixier.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. par percussion indirecte. etc. Pétrequin. Madsen. 1993. Kelterborn. 1984. ou sur enclume). le polissage. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . 1987. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute .

1 ( M a d s e n . 18 — P r é f o r m e s . I n d o n é s i e . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . 4 .F i g . 54 . 1 9 9 3 : fig. silex. 1984 : fig. D a n e m a r k . 2 0 2 ) . A ) . Inde. 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . Khambhat. 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . c o r n a l i n e . Irian J a y a . b a s a l t e .

ou encore par choc thermique (éclatement par le feu).par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. 18 : 3). polie. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). et enfin lustrée. cylindrique. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). le biseau tranchant. perforée. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. juste avant celui consacré au débitage. bouchardage seul . les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. On procède à la taille en deux étapes. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. 19) tient à deux éléments essentiels.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. pour obtenir la préforme. Celle-ci est ensuite abrasée. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille.. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. 1943. dans le Gujarat (Inde). polissage seul. qui est toujours naturel. taille minimale et polissage important. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. 1989. Pelegrin.. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. 1973. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. etc.. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important .. qui sera à section carrée.. ébauche et préforme (fig. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. En effet. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. est obligatoirement brut de taille. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. on le sait. Ce tranchant. 52 Roux. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). sciage seul. et non des hachereaux. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. Une fois finies. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. • Sa partie active. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. circulaire. l'obtention d'un tranchant terminal. 55 . ovoïde. 32). ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. Rao.

Kenya.56 Fig. 19 — Hachereau en phonolite. Isenya. Acheuléen. .

Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables.et/ou une régularisation des bords. 71 et fig. 57 . se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. Le hachereau en est un très bon exemple.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. 54 Texier . 38 et p. 72). la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . Pour les autres types de hachereaux. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace..de la face d'éclatement. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. les hachereaux. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. psychiquement. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. 54 En règle générale. D ' u n point de vue morphologique.). Kombewa (p. C'est un outil en apparence simple. 1989. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. En dépit de cette description très précise. 63 et suiv. et non le façonnage. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. 28) ou Tabelbala (p. le hachereau. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. 53 Tixier.. de par son mode de fabrication. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . outils très abondants dans certains Acheuléens. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . et un des plans de la face supérieure. 1956. ce qui impose immuablement un outil sur éclat.

.

Dans le cas de cassure. Le nucléu s Quelles que soient la matière première.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage .de la (ou des) surface. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. 20) passe par la détermination : . Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. même intentionnelle. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. 59 . les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. . Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. préparée ou non. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. La reconnaissance d'un nucléus (fig. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . une phase optimale. . du (ou des) plan de percussion et de pression. puis par une phase initiale du débitage. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports.

Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. F i g . C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). choisi à cet effet. destinés à. peut aussi servir de nucléus. éclats-supports et enfin éclats-déchets. éclats de préparation. 60 . 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. tels que nous les observons.Les nucléus. sont des déchets de débitage. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. Enfin. il ne faut pas oublier qu'un éclat. 9 et 10). qu'ils soient de préparation. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig.

Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. avec un peu d'entraînement. dans ce cas. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. il peut être réalisé. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. de mise en forme du nucléus à débiter. ils tendent généralement. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. il n ' y a pas de formes stéréotypées. Pour rendre compte de ces différences. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. à l'exception d'entame. et continue son débitage "au fil du nucléus". L'absence de préparation. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. 61 . on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. 1. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. Celles abordées sont parmi les plus répandues. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. Quoi qu'il en soit. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. si le débitage est assez avancé. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché.Les méthode s d e débitag e Le débitage. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. souvent standardisés. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. Les nucléus n'ont. pourrait-on dire (fig. C'est le débitage le plus simple imaginable. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. 21). 2. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. pas de plan de frappe préférentiel. comme tout acte technique de taille de la pierre. Toutefois. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. vers des formes globuleuses. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. par toute personne sachant planter un clou.

p e r c u s s i o n multidirectionnelle. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e .1 F i g . Ouganda. Oldowayen. 62 . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. 2 : nucleus à éclats. Nyabosusi.

que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa.1. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. en 1909. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. 57 Boëda. par exemple. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. Depuis une vingtaine d'années. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. la finalité d'un débitage aussi complexe. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. indépendamment de la surface de débitage. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. Face à ce constat. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. Ainsi.2. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. 55 56 57 55 Bordes. le talon en "chapeau de gendarme". et d'autre part. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". 63 . différentes stratégies de taille mises en œuvre. Cependant. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). 1994. Si l'on ne peut. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. 56 Cauvin. E. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . 1971. d'une part. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. 1961. Cette définition était en fait réductrice.

1994 : fig. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. . 1 : nucleus préparé.Fig. 1). 2b. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 3b. 2a : débitage à éclat préférentiel.

"La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. 1988. E. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. 1967 : 807 et 817. les éclats de préparation ont un rôle important. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. alors que le percuteur tendre est. à pointe et à lames. 59 Boëda. 22. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. propose de distinguer les termes suivants : concept. 65 . la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. par ailleurs. technique et méthode . 1988 : 14. 60 Boëda. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. 58 Tixier. 22 : 1). Tixier .• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. Boëda. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. On voit donc que. sections hachurées). Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. après J. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. dès la mise en forme du nucléus. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe.

Fig. 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel . 66 .

67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .Fig.

3b. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. dans ce cas. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. Dans la méthode Levallois récurrente. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. sont indiquées la préparation du plan de frappe. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. Si la direction des enlèvements tend à converger. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. 61 62 2. Cette méthode existe. dans un même ensemble. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). plus rarement d'une préparation bipolaire. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 1968 : 315-323. 22 : 2a. 23 et fig. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. 1. par exemple. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). 3. 4. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. ils tendent à être allongés. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. 22 : 2b. fig. c'est l'opération de détachement de l'éclat.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. et la mise en forme finale de la surface de débitage. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. 26 : 2). 26 : 1) L'objectif. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. 62 Meignen. sous-presse. Enfin en " c " . les éclats ont une forme triangulaire. alors qu'en " b " . toujours par enlèvements centripètes. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. 68 . Attention. 4b et fig. et particulièrement de sa délinéation. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. 25). Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. le plan de frappe est limité.

résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. 26 : 2). un minimum de deux enlèvements. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". 69 . liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. dont la préparation demande donc. théoriquement. dont les applications durent 500000 ans. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. F i g . Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . Les différentes méthodes Levallois. Cette surface concave. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. C'est le principe de la "nervure-guide".

L a C o m b e t t e . g r è s . silex. K e b a r a . Israël ( M e i g n e n .p r e s s e ) . silex. M a r o c . s o u s . 3 : éclat L e v a l l o i s . 70 . V a u c l u s e .0 1 2 33 F i g . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. A ï n C h e b l i . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e .

Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. . 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . régulièrement convexe. elle a surtout été signalée en Afrique. 27). Tixier . 6 3 O w e n . semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. peut se placer. Biberson . où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. Balout .2. mais pas obligatoirement. on peut débiter un éclat circulaire. très étendu. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. une telle surface peut être obtenue. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. y compris exactement opposées. la préparation d'un plan de frappe. Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. 1 9 3 8 . 63 Fig. 1 9 6 7 . D a u v o i s 1 9 8 1 .2. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig.

. Acheuléen.72 Fi g. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Kenya. Isenya.

ils n'ont pas de talon. mais. Geneste. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. 1985. Des conventions peuvent alors être fixées. donc de production d'éclats Kombewa. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. 1978. sinon parallèles. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". variété d'éclats "parasites". la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. 64 65 2.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. au percuteur minéral. en bois animal ou végétal. Tixier.à l'instar de méthode Levallois . Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. 28). tout au moins de directions point trop irrégulières. Bordes. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat.les lames ou les lamelles . 1984. les lamelles ou microlamelles. 1961 et 1975. à volonté. en métal. 49 : 3). Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. dans ce cas. 1956. voire en nucléus. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. L'obtention. 9 et 10). afin d'obtenir des produits en série . en dehors du potentiel de la matière première disponible. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. malgré des restrictions formelles en ce sens. Alimen. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . percussion indirecte.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination.3. Elles sont normalisées grâce à des nervures. Economie du débitage laminaire. fig. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. 1963. pression). préconçu. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. Il y a "méthode Kombewa" . de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. Il est regrettable que.sur un même n u c l é u s (fig. d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. 73 . pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. les lames et les produits de petites dimensions.

souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". 74 . il n'y a pas nécessité de préparation. au cours du débitage. 68 Crabtree . 61 : 6b). On peut préformer un nucléus grâce à une. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. 1968. de faire cette crête plus ou moins longue. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. et cela guide le débitage. et un parallélisme relatif des nervures. Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. 61 : 3b et 4b). Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. Néanmoins. plus ou moins courbe. cortical. plus ou moins soignée selon les besoins. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. Ces règles tendent à : . Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. 61 : 2). les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. de remettre en forme le nucléus. deux ou même trois crêtes. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. 3 lames). appelée crête. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. Une remise en forme. 61 : 5). Si. . le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). en cours de débitage. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. permettant chaque fois le déroulement du débitage. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. 61 : 1 et 2). lisse ou préparé. Une fois ôtée. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. Il est loisible. par enlèvements presque toujours bifaciaux. voire pour chaque lame. il est possible de resculpter. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2.

69 Crabtree. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . et des courbures longitudinales (carénage). voire éperons. qui domine au Paléolithique supérieur donne. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. et un bulbe diffus. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés.pour retoucher un grattoir par exemple -. 75 . Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. en temps voulu. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. Cela impose. très vite. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. enchaîné. continuer le débitage). Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. point d'impact. 32). Pelegrin. afin que les terminaisons distales se chevauchent. On ne peut. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. vers 100000 ans. à l'instar des éclats. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. surtout si de grandes dimensions sont désirées. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. selon le produit recherché. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. 1991a. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. on crée alors deux plans de frappe opposés. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. des talons réduits. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. en effet. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. 1983. 1972. Madsen. par des enlèvements de rectification. dans l'Azilien européen par exemple. très souvent des négatifs de réfléchissements. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. soit indifférente. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. Cette technique existe ensuite.

A u r i g n a c i e n . D o r d o g n e . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . silex du B e r g e r a c o i s . C o r b i a c . P é r i g o r d i e n supérieur.V i g n o b l e 2. A i l l a s . 2 : n u c l e u s à l a m e . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . D o r d o g n e . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. silex du B e r g e r a c o i s .F i g . 76 .

La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. En outre ce débitage. 30 : 3a et 5). 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. a été identifié relativement récemment . 29 : 2). La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. il y a environ 25 000 a n s . 1991. les directions de percussion sont. qui ne concerne que les lames et les lamelles. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. 72 Inizan. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. L'immobilisation du nucléus (fig. reconnue comme facilitant la retouche par pression. 29 : 1). Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. La chauffe. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. 29 : 3). tout au moins sur silex et calcédoine. elles. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. Dans ce dernier cas. lisse ou préparé. 71 Inizan. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. cf. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . dans une aire sibéro-sino-mongole.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. intervient elle aussi dans le débitage par pression. Selon ce schéma. 1992. orthogonales (fig. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. Lechevallier. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. Plumet. inventé par des chasseurs-cueilleurs. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. 79 : 8). 77 . Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. 1984 : 57-70. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. 70 71 72 70 Pour l'historique. sur nucléus (fig. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. les produits laminaires tendent à s'arquer. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. sur de grandes séries. 30 : 2). Tixier.

3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . Pelegri n . 5 : J. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . C l a r k ) . 78 . 2. 3 : J.4 F i g . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . (1.E. E . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 4 : D . C r a b t r e e . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e .

63). 73 Inizan. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. à chaque lame obtenue. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. Sur les lames et lamelles de plein débitage . De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. conserver une partie incontestablement "cannelée". "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. partiellement ou totalement. lisses ou préparés. Il n'est donc pas concevable. par le dosage de la force qui peut être appliquée. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur).Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. . 63). voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. pour éviter tout glissement lors du débitage. pas logique. pour être ainsi appelé. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. . comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. 1983. qui tendent à être rectilignes. donc un débitage idéal : celui qui. Les nucléus pyramidaux sont alors : . simultanés. 1976a). aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. le plan de pression est très souvent égrisé. Cependant. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. les accidents par outrepassage sont fréquents. De plus. le maximum de standardisation. 74 J.le parallélisme des bords et des nervures. Dans tous les cas. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. Tixier. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. Plus que toute autre technique de débitage. outil composite à presser. 31).la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale .soit pratiquement cylindriques. 79 . comme l'obsidienne. Dans le cas des roches vitreuses. 31 : 3 et 4). Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. un nucléus débité par pression doit. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. soit à deux surfaces successives. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. . la pression permet le maximum de précision. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. 3 1 : 2 ) . Les plans de pression peuvent être corticaux. 31 : 1). Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale.

notamment au Japon.le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum.1 3 4 F i g . délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. 32 : 1). En effet. simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . 75 Akazawa et al. 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. S'il y a une conception unique de ce débitage. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. 3 : n u c l e u s plat. . différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. souvent asymétrique (fig. 1980 . 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. 80 . 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil).

Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. 32 : 3 et 4). d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. c'est une crête d'entame de débitage. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. 81 .( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . même en l'absence de remontages. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 32 : 2). telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . 32 : 5). • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée.2a ^ 1 f 3 Til ^ . • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus.

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Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. d'achever ou d'affûter des outils. Ils sont au nombre de sept : delineation. étendue. 83 . localisation.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. "Retouche" . La retouche modifie un support. inclinaison. morphologie. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. position et répartition.ou retouches . Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. Il en est de même des "enlèvements spontanés". que celui-ci soit naturel ou débité.

mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. Ces sept caractères. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin.. privilégiée. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. en 76 Chierici. est facilement reconnaissable (fig. Néanmoins. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. 76 1. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. 7. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. 78). de forme générale en "éventail". sont nécessaires à une description fidèle. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). 52). pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. avec leurs combinaisons possibles (voir p. qu'elles ont une place à part. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. Tout préhistorien doit donc. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. par combinaisons.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. 89). dans la technologie de la pierre. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. certaines techniques de retouche . Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. Elle permet. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. 41). Elle ne se prétend pas exhaustive. 34 : 5 et 6). Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. 1875. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. elles en marquent parfois le stade ultime. comme les lames à crête (fig.au sens très large . fig. 84 . Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables.. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). au bord réfléchi. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". de définir les outils.

1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. bloc de pierre. planchette de bois. S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. 1976 : F i g . g r â c e à cette t e c h n i q u e . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. Cette technique du "coup du microburin".) on pose un éclat. triangle. 2. 85 . d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . 8. m i c r o b u r i n d o u b l e . O b t e n t i o n .point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g .t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 .t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). 9). d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. 1955. d ' u n t r a p è z e . 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . 16). face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. t r a p è z e . une lame ou une lamelle brute. 3). présence de ces formes. etc.

Quand le "coup du microburin" est réussi. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. En effet. etc. le microburin. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. 33 : 4b). et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. inclinaison inverse de la facette de fracture. exerce. le microburin est dénommé proximal. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. Elle est souvent torse. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. 33 : 4a). on enlève. particulièrement sensible dans sa partie centrale. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. 33 : 1 à 3). Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. une portion de coche à retouches directes et. on attaque presque perpendiculairement. 33 : 6). qui est le but de l'opération. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. La fracture. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". ondes de percussion rarement bien marquées. fait parfois levier et. ou en os. 86 . sous l'action du percuteur. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. parfois très effacé. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. Avec un petit percuteur. un arrondi. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. par petits coups répétés. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. Un microburin présente. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. à hauteur de l'arête de l'enclume.voire d'une coche peu profonde . Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. choisi relativement plat. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. 2. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. visible sur sa face supérieure. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. 33 : 5). s'appuyant sur l'arête de l'enclume. visible sur sa face inférieure.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête.

60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression.chutes et recoupes .chutes et recoupes . 79 4. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. 56 et 58).peuvent être retouchés et devenir alors outil . La notion : burin=outil. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . 87 . en F r a n c e ) . 34 : 4). entre autres. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. sont rarement intégrés dans une étude technologique. "de Noailles". Les déchets caractéristiques des burins . 34 : 7). 1965. à silhouette de hache triangulaire allongée. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. 79 Zuate y Zuber. 78 3. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. par exemple.quoique systématiquement décomptés.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. dans certains cas. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. ou encore par pression. 34 : 2). sur l'une ou l'autre face. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. une chute ou une recoupe est. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. sauf peut-être dans le cas de réfection complète .car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. d'un ravivage. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. Cette technique. Gaussen. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. créant un tranchant vif de taille.fig. de ravivage ou non. chutes=déchets est désormais périmée. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. un excellent support pour une mèche de foret. Il s'agit. intéressant un bord. certains burins très particuliers ("busqués". S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. Cette technique peut. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. qu'il s'agisse. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. Reste le principe. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. Les déchets caractéristiques des burins . là encore. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. 78 Gaussen. 1972. 34 : 1). 55 : 5) . les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. ou les deux de façon alterne. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. le burin est alors considéré comme un nucléus.

3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . silex du B e r g e r a c o i s . 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . D o r d o g n e .V i g n o b l e 2. l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 1961 : fig.F i g . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . 1 : c o u p du t r a n c h e t . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . A u r i g n a c i e n . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 88 . C o r b i a c . 1). d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e .

A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. presque toujours sur la face supérieure.5. avec déchets caractéristiques. par un coup porté en son milieu. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). une lame d'obsidienne. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. spécifiques du continent américain. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales.

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Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. dans une perspective d'étude technologique. En outre. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. qu'il soit outil ou reste de taille. plus que tout autre. arme. y compris celles postérieures à son dépôt. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. en l'occurence chaque objet lithique.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. la lecture technologique met en jeu la matière première. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil.. un objet lithique. l'intentionnel.). La reprise systématique. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. il est indispensable de discerner le naturel. dans certains gisements.. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. l'accidentel. un outil à patine multiple a une biographie attachante. éléments d'outils. En effet. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. La connaissance approfondie du document de base. 91 .

puis toucher. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". bloc. Dès l'observation des états de surface de l'objet. pour les cas complexes. se fait d'elle-même par déduction. etc. contenant en elle-même une hypothèse. nucléus. couleur. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. au détachement (au débitage). en dernier ressort. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. cassures. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. en débrouillant les séries de retouches. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. éclat. si on ne l'a pas lu en son entier.. éclat. jeux de lumière sur les facettes. selon ses formes. plaquette. des "lancettes" (fig. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. Puis vient la reconnaissance de la retouche. géométrique (trapèze). une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. après le détachement. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . perception du volume qu'est l'objet. 5). C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. des événements postérieurs au débitage du support. coches. Fait en apparence paradoxal. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. Cela se fait. perçues en une fraction de seconde : silhouette. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. quasi simultanées. coup de burin. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. parfois syncrétique. morphologique (limande). on cherche à identifier son support (galet. la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. selon leur succession dans le temps. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades.et identification d'ensemble immédiates. Si cette dernière n'existe plus. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. elle deviendra "histoire de l'outil". réalisées ou ratées.Le terme "objet". volontairement choisi. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. ou souvent en même temps. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. A une perception première. utilisée par l'homme. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. etc. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. etc.) Outre les actions naturelles. du biface à la pointe de flèche. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements.). relief. Cette recomposition chronologique. En effet. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. amènent une reconnaissance globale. seuls stigmates toujours totalement fiables. son abondance.

2. le piétinement est loin d'être négligeable.site enterré. c'est affaire de convention. parfois préhistoriques. striées.par patine. même dans une zone d'habitat. dépôt de pente. puis ramassé hors de son point d'abandon.épaisseur et lithologie de la couche elle-même . l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement.origine des éléments (volcanique. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. "raclettes". Pour une étude technologique. entre autres. . O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. Pour tout matériel étudié.par néocortex. . Mais l'observation. etc. il a été nucléus " a c t i f . "perçoirs".pendage. Par sa présence ou son absence sur les éclats.site de surface.par cortex. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. 93 . N'oublions pas que.). 1. Ce nucléus porte plusieurs informations. etc. fluviatile-. . dont les pièges les plus fréquents sont. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. . en gardant bien en mémoire que nous entendons : . sédimentaire . enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. Si cela s'avère nécessaire. Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première.pied de falaise. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . . 2. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . "grattoirs". On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. évoquant le charriage fluviatile.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives.1. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. métamorphique. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. la reconnaissance technologique de la pièce. par exemple un transport fluviatile.éolienne. glaciaire). Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. . les pièces. d'autres émoussées. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". ne peut être un choix. . puis roulé. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. une surface naturelle. elle.

que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. si divers. comme dans le cas de certains emmanchements. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. puis ramassées. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. bitume. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. cuir. consiste en des modifications très diverses de la surface. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. 51). ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. y compris dans un même site. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. même dans une seule couche.• La patine. et leur étude est si complexe.4. colorant. 94 . comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. 2.actuellement . Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. soit profondément. les variations de température qui. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. 2. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. comme pour les outils à double patine. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. due à des interactions physiques et chimiques. gomme. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. 2. soit uniquement en surface (voile). les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois.3. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. 35). Les agents sont si nombreux. comme les lustres et les polis d'usage. 24). le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement.2. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. ou encore des fractures franches. 59).

souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. F i g . de ces altérations et ajouts. L'importance et la complexité des états de surface. désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. r o c h e siliceuse. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". P r i n c e l l e ) . 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. 95 . Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces.

Définitio n d e l'objet . • indiquant une préparation . intentionnelles.5. accidentelles au débitage. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . qu'i l soi t outi l o u no n 96 . . . etc. crête. 3. bords droit et gauche. etc. abrasion de la corniche. galet. etc. . Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc.type (plaquette. etc.2.4. .reconnaissance des morphologies techniques. des caractéristiques techniques. etc.d'après la face supérieure : non prédéterminée.) Support débité . etc. prédéterminée par la métode Levallois. de pression. sur burin.6.orientation (selon un axe morphologique. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité .d'après la partie proximale : modes de percussion.d'après la partie proximale : types de talon.d'après les cassures : accidentelles. Observatio n de s état s d e surfac e 3. la méthode Kombewa. etc. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. 3.). etc.3.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus.1. talon. Technique s spéciale s d e taill e 3.3 . etc. . face supérieure.) .orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois.

1987. surtout de plein a i r . qui. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . 1982. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. Brézillon. Cahen. fondée sur cette méthode. Les remontages. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. Avec les fouilles de Pincevent . 36 et 4 0 ) . 1972.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : .Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . les remontages ont permis à J. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. Cahen et al. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . Olive. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . Leroi-Gourhan. 1978. Pigeot. 1980. 1976b. à travers les intentions retrouvées. Un pas a donc été franchi qui mène.plus que des remontages . Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. A Bordj Mellala (Algérie). Van Noten et al. 1. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. En relevant les objets sur plan. sont indispensables au décryptage des sites. 1980. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. 97 . désormais pratiqués presque systématiquement. 1987. campement saisonnier ou permanent. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . Tixier et al. atelier de taille etc. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. en première lecture. Cahen. ou simplement à titre anecdotique (fig. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. notamment. Audouze.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. En l'absence de sols conservés. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . 1988.

Bérigoule. Vaucluse (Brugal et al. . Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. 1994). 36 — Remontage.Fig. Moustérien. silex.

En fait.). Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. quelle est. 99 . imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. ravivages. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. dont nous présentons les principaux buts. 2 . le fait est irréversible. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. etc. il y a quelques a n n é e s . Inizan. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. mise en forme. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille.. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. soit par le grain. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. phase de début du débitage. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. . possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. dans la conception de l'économie de la matière première. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. geste. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. . percuteur. entre fragments du même support.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. proviennent en réalité du même bloc. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. plein débitage. il est important de les tester ou de les faire tester. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée.les transformations. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. 1980. Il semblait. même pour Homo sapiens fossilis. soit par la patine. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. maintien du nucléus ou du support. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. sur un autre support ou sur un nucléus . à première vue très différentes soit par la couleur. Roche.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches.

Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. Guiria.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? .quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al.à l'étude d'un ensemble lithique. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. 1991. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. par percussion indirecte et par pression . devant des ensembles apparemment "mal venus". en obsidienne des tombes aztèques. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. . avant de juger l'adresse. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. 1966. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. ni celles. .est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. p. 2) : . 1980. En revanche. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. même averti. les uns au-dessus des autres. ne peut le prévoir. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. 32). et si la technique ne peut honnêtement être précisée. Pour une roche donnée (fig. Crabtree. comme dans de nombreuses disciplines. Or au seul vu de ces matières premières. 100 . il faut. Volkof. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. L'apprentissage est très long. 1991a. Pelegrin. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. 32).nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. plusieurs années pour devenir un expert. un tailleur. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. 71).le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. particulièrement dans le cas des innovations. l'intérêt est relatif. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. et beaucoup reste encore à vérifier : .

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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représentations schématiques.) et sa place dans la chaîne opératoire. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. déchet. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". etc. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). 105 . nouveaux symboles. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. Loin d'être une copie. etc. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. choisis selon des objectifs définis. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. Enfin. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. La représentation graphique des industries préhistoriques. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce.

Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. 1987. 1978. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. Pour les pièces bifaciales. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. Des sections. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. Sur chacune des vues. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées.. 106 . 104 2. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. 105 Dessiner 1. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. un choix doit donc être effectué . La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité.Décider 1. encre. 104 Prodhomme. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. etc. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur.). polyèdres et sphéroïdes. 105 Coineau. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. 54). Cependant. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. offre une gamme étendue de moyens. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection.. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. • Le façonnage (fig. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. aquarelle. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. mine grasse. judicieusement choisies. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. ce handicap peut devenir un atout.

tuf consolidé. 37 — Biface acheuléen. . Isenya.107 Fig. Kenya.

F i g .o l d o w a y e n . M o u s t é r i e n . C a p s i e n . Le R e l i l a i . B é r i g o u l e . 1 : éclat e n t r a c h y t e . A c h e u l é e n . L o k a l e l e i . 2 : l a m e l l e en silex. A l g é r i e . K e n y a . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . P r é . I s e n y a . K e n y a . W e s t T u r k a n a . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. 4 : éclat en p h o n o l i t e . 108 . V a u c l u s e .

• La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. Les esquilles bulbaires. Il est donc préférable de limiter leur nombre. 34 : 5). 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. 2. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. fig. . 109 . 38). .la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. soit : . F i g .• Le débitage (fig. montrant le maximum d'informations. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. • Les remontages (fig. et non par le dessin de chaque pièce remontée. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. en choisissant une vue générale. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. A ï n D o k k a r a . On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. Le dessin du talon est absolument indispensable. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. C a p s i e n . on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. 131). : retouche Quina. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. Le volume du remontage est rendu globalement. 2). A partir de cette vue. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. A partir de cette représentation. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. A l g é r i e (Tixier. 1 9 7 6 a : fig.

Egypte (Phillips.110 Fig. sans le nucleus. . 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Abu Noshra II. 7). Ahmarien. silex. 1991 : fig.

) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. Descriptio n d e l'obje t 3. repose sur l'orientation (fig. : pointe Levallois). Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. 41 : 1). 3. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. Les vues sont désignées comme suit : . au fur et à mesure de l'avancement des recherches. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. burins. l'orientation est purement aléatoire (fig. polyèdres. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. la partie proximale vers le bas. 111 . 21). L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. dans le sens de son plus grand allongement (fig. sur éclat de gel (fig.1. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. 16 :1 et 2). Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. le nucleus est orienté morphologiquement.norma occipitalis pour la vue postérieure. 41 : 2.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. . 41). 41 : 5). L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. S'il est difficile à déterminer.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. Pour établir un langage graphique commun. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. 12 et 13). sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. 41 : 1). etc. etc. quel qu'il soit. 57 : 9). etc). sur galet (fig. la face supérieure vers soi. Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé.2. 50). selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. préformes. pointe du perçoir. sur petit bloc. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. trièdres.norma frontalis pour la vue antérieure . . S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. 29 : 2). Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. Les nucleus à lames. perçoirs. dent du burin. 41 : 3). Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. Cinq cas peuvent se présenter. sur la face inférieure. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. . Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. • Les outils de type grattoirs. etc.

1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . a p p e l é alors racloir déjeté. 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé.5 F i g . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 112 . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e .

On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. et vue de la face supérieure pour les produits débités. On la nomme vue de face. • Vue B : vue de l'objet par la droite. Elle est rabattue à gauche. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. F i g . Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. 113 . Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. Pour obtenir chaque vue. On imagine l'objet dans l'espace. face A. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. A de rares exceptions. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. courbe ou torse. • Vue A : c'est la vue principale. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Elle permet de montrer l'épaisseur. 42). précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu.

des fronts de grattoirs. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. B. . C. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. On la nomme vue de dos.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig.les contours des vues A et D sont identiques . Pour le dessin de l'épure. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. On la nomme vue en bout. par exemple.les contours des vues E et F sont identiques. . 43 : 1). Elle est rabattue à droite. On la nomme également vue en bout. apposé entre chaque vue. D sont identiques . face B. mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. Pour cela. 2 : à l ' a m é r i c a i n e .les longueurs des vues A. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . des plans de percussion ou de pression. Cette vue a le même rôle que la vue B. 1 : à la française. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. dans la zone médiane. pour les nucléus Levallois. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. on utilise un tiret gras court horizontal (-). 114 . Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. Pour plus de lisibilité et de cohésion. Conventionnellement. F i g . • Vue D : c'est la face opposée à la face A. etc. . et vue de la face inférieure pour les produits débités.les contours des vues B et C sont identiques .

Une coupe représente les sécant. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. Cependant. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. c : section. Cependant. pour des commodités de publication. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. b : c o u p e . La plupart du temps. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. a b c F i g . La section est translatée et rabattue à droite. on peut utiliser le conformateur. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. 44). 1970. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. Plus difficiles à dessiner. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. a : profil. Pour les autres pièces. 106 Laurent. 115 . Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections.2. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet.3. axe horizontal de la ligne d'horizon). les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées.

Fig. 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 1 : c r o q u i s . 2 : d e s s i n au c r a y o n . 116 . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin.

Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. quelques points remarquables (intersection de deux nervures.le dessin à l'encre. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. 45 : 2) : le dessin des contours. compromettant la suite du dessin. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. limite de surface corticale.1. 4. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. pour plus de précision. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. la mise en place des ombres. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe.le dessin au crayon. on relie alors les points entre eux. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. de profil ou en bout. visibles à la surface de l'objet. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. A l'aide de flèches. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. on la signale par un petit trait de rappel. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. 4.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. . La projection n'est jamais orthogonale. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. à main libre et respecte autant que possible les proportions. On commence par dessiner les principales nervures. sans Le dessin des contours (fig. des plus grandes au plus petites. Il est réalisé au jugé. 45 : 1). .le croquis. etc. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. 117 . le dessin des nervures.4. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. Pour les pièces de grande dimension. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce.2. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. 45) : . Lorsque le dièdre rencontre une nervure. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. Le dessin des nervures (fig. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille.

d : d e s s i n des r e t o u c h e s . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t .12 F i g . 118 . 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 2 : d e s s i n du contour. 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s .

4.3. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. parties dans l'ombre. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. On les nomme ainsi hachures valorisantes. . Conventionnellement. . Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. Si la surface est lisse. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Plus on est éloigné du point d'impact. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Dans le tracé des ombres. Les hachures sont parallèles entre elles. de gauche à droite. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. la matière et la taille. mais avec moins d'intensité. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même.les valeurs de reflets. de haut en bas. Plus on est près du point d'impact. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Inspirés par les techniques de gravure. Pour la technologie lithique.les valeurs d'ombre. plus les hachures sont courbes. Sur un même dessin. 45 : 3). parties encore éclairées directement. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). parties que la lumière n'atteint pas directement. Pour cela. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet.les valeurs de pénombre. pour créer un impression de relief. parties directement touchées par la lumière. 47).les valeurs de lumière. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. la longueur des hachures. en hachures légères ou aplat de gris. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. .La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. il faut rechercher la séparatrice. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. mais jamais rectilignes. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. les hachures ont une double fonction. la lumière s'y reflète et y rayonne. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière.

(Smith. P e c h de la B o i s s i e r e . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. S o l u t r é e n . silex. 3 9 . 7 ) .F i g . 120 .

48). . engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. 5. 101 Les roches d'origine sédimentaire . 107 Dauvois.dans les zones d'ombre. "il est bien entendu que. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. qui peuvent être combinées. 48 : 4). les hachures sont fréquentes. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. Conventionnellement. .1.dans les zones de lumière. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. très grasses et longues. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. 40 et 47). Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. épaisses et de longueur moyenne. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig.. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. 48 : 1). . Variétés minérales . les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. On garde donc le principe de la hachure valorisante.le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 48 : 2) . Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir.2. Les roches métamorphiques . 121 . Les roches éruptives . les hachures sont très fréquentes. 49) pour lesquelles on propose différents traitements. . .le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. 1976: 52.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig.le silex : hachures pleines-déliées (fig. Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. les hachures sont peu fréquentes. . 5. 48 : 5) .dans les zones de pénombre. 48 : 3 et 8).le grès . Cependant. réalisées à la lame de rasoir (fig.dans les zones de reflets. 7 : 3 et 4). 48 : 10). 48 : 6) . L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. 48 : 7). . fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. .les rhyolites. 48 : 9 ) .

8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 5 : r h y o l i t e . 1 : silex. 2 : j a s p e . 10 : calcaire. 4 : g r è s . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s .F i g . 122 . 6 : b a s a l t e . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 9 : q u a r t z . 7 : o b s i d i e n n e .

éclat p é d o n c u l e . I s e n y a . biface. 3 : o b s i d i e n n e . M a t a ' a . I s e n y a . 1 1 1 1 . t r a m e et trait à la p l u m e . t r a m e et trait à la p l u m e . 2 : q u a r t z .3 i 1 . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . 1 : quartzite. Ile de P â q u e s . 4 : p h o n o l i t e . n u c l e u s . Y e m e n . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . K e n y a . trait à la p l u m e . K e n y a . 123 . biface. trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e .

La Combette. . Vaucluse (Brugal et al.124 1994). 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. silex. Fig.

Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. Les fossiles. 125 . silex. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. Le premier dessin montre leur aspect originel. 1 9 9 4 : fig. I n i z a n . K u t a n . 3). le deuxième uniquement les zones altérées.3.Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. 5. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . les géodes. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. 50). Pour les pièces à multiples patines. F i g . Iraq ( A n d e r s o n . 1 : 7 ) . des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig.

52).4.5. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture.) étant relativement récentes. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. Le double point indique la présence du talon. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. ni la direction du débitage. mais pas toujours suffisant. Sens et direction du débitage et présence du talon. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. Dans certains cas. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. 11 n'indique ni le sens. bitume. Il est nécessaire. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. Si le point signifie la présence du talon. ou tramés (fig. par exemple. . etc. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. non retouchée. 51). Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. 57 : 9). Ils sont dessinés de manière figurative. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. En effet. le symbole est purement un indicatif de présence. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. 6. Lorsque le talon est absent. Sens et direction du débitage. Elle se confond avec l'axe de débitage. le symbole est inutilisable. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. Le point marque la présence du talon. C'est. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". La flèche indique le sens du débitage. Lorsque la pièce présente un double bulbe. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. tracéologues mais aussi photographes. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon.

retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .

128 . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g . 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé.

par le dessin schématique au trait de la partie manquante. d'une surface par frottement. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. • Le lustre (fig. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Lorsque le contre-bulbe est présent. le microburin. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. au trait. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. Parfois. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture.• Les cassures (fig. 34 : 7). 129 . si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. 5). qu'elle soit intentionnelle ou non. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. la flèche s'orne d'un point. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. 7 : 3 . • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. 4. elles sont laissées en blanc sur le dessin. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. de son complément manquant. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Le coup de burin (fig. Sauf exception. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. conventionnellement. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. hachure. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. face supérieure et face inférieure. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Cependant. tiretés) la totalité de la surface des dessins. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée.

S'il n ' y a pas d'échelle. 2. 4. 130 . sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. Ce procédé est à proscrire. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. d'un coup de crayon circulaire. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. est-ce possible technologiquement? Si oui. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. c'est souvent la vue principale. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. puis comparer avec le relief de la vue principale. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. les vues de face. d'un tiers.) dans la légende. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. etc. S'il y a plusieurs vues. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. Face à des contraintes de composition. En effet. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. 1. 2/3 GN. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis.

L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. ni relief. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. Dans tous les cas. ni convexités. • Schéma abstrait (fig. 2. 2 : schéma 131 . • Schéma figuratif (fig. nervures et flèches numérotées. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. On ne dessine ni concavités. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet.Schématiser 1. souvent la vue de face en perspective. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. A c h e u l é e n . 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. Il peut être réalisé de deux manières différentes. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. symboles. F i g . Il permet. Il est réalisé grandeur nature. et ne comporte ni hachures. Dauvois (1976). 53). avec un minimum de moyens graphiques. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. I s e n y a ( K e n y a ) . R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. p h o n o l i t e . relief. éclat. etc. généralement en une seule vue. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. Les enlèvements sont traités en plan. La direction. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer.

6 : n u c l é u s r é s i d u e l .F i g . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 132 . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s .

acciden t Sire t (fig. 4 et 5). 79 : 6). Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 108 cours du débitage. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. languett e (fig. nacell e (fig. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. etc. Cette abrasion. du façonnage ou de la retouche. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. les raccords et les remontages apporteront les preuves. 1972. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. 110 AILE D'OISEA U (EN ). non intentionnel. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. des AJOUT. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. 7 : 2 à 4). si une méthode différente a été employée. résultat de ce phénomène. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. Action d'aiguiser un outil. 109 Tixier. 7 : 5). Exemples : lame outrepassé e (fig. 66 : 1). nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). 70 : 1 à 3). un bord cortical . régulière. 55 : 3. il y a transformation du type d ' o u t i l . 77). 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . 109 ABRASION. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . etc. 7 : 5 et fig. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. survenant au Nous entendons par ajout. 133 . les burins par exemple (fig. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. intentionnellement ou non. ABRUPT(E). AFFÛTAGE. Phénomène imprévu. ACCIDENT D E TAILLE .

Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. 1 : burin à un seul p a n . 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . ocre.. très controversé.) ou végétaux (bois. Terme de positio n (fig. Ce terme. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non.. etc. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. ARRACHEMENT. p a s d ' a f f û t a g e visible. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . corticale. On parlera de l'arête d'un biface. ANGLE D E CHASSE . gomme.F i g . 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. etc. ATYPIQUE. etc. 5) et mesures que l'on en prend.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. glacis de lancettes (voir lancette) . Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres... L'acuité de cet angle.). ARÊTE. ANGLE D'ÉCLATEMENT . 74 : 3). d'une crête. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. d'une lèvre. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . minéraux (bitume (fig. 51). Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. ALTERNANT(E). masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 .) renseigneront sur les techniques de débitage. Comme pour l'expression précédente. Terme de positio n (fig. 111 Bordes. 5) et les mesures que l'on en prend. 111 émoussée. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . de l'autre face pour l'autre b o r d . 7 4 : 4). ALTERNE. 1961 : 29.

113 AXE MORPHOLOGIQUE . Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . 113 Bordes. 41 : 1). Voir ravivage . Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . "pointes pseudo-Levallois" par exemple. Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. d'une pièce bifaciale. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . la base est alors distale (fig. 115 Crabtree. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig.ne Test pas !). 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. d'un outil sur plaquette. racloirs convergents déjetés (fig. AVIVAGE. et sa détermination conditionnera certaines mensurations. d'un galet taillé. inachevé. 1976 : 24. 5. 1961 : 6 . V\ F i g .quelqu'ait été leur support -. 73 : 1 et 3). 41 : 2).. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. que l'objet soit dessiné ou non. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. dans le sens de son plus grand allongement . qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . etc. irrégulier. AXE D E DÉBITAGE . 67 : 5). 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . grossier. des galets taillés. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. 135 . 41 : 4). C'est aussi ce terme. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . etc. 1968.. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . 115 BÉQUILLE. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. 114 Dauvois. B BASE. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. 1976: 24. 30 : 2). et non le mot talon. Dauvois.

117 Bessac. voire triple. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. Dans le cas d'un produit de débitage (fig.mais ce n'est pas toujours aisé . d'un éclat). par définition.etc. 60) sur un éclat. 1987 : 79. Par analogie. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . 16 : 2 et 3 ) . Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. BRUT(E) D E TAILLE . son action est inversée et provoque des petites aspérités. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué.rendre rugueuse une surface. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. Voir abattu . Il peut être double. 136 .à préparer une surface en vue polissage .Terme de position . Sur une surface lisse. on emploie le mot arête . La den t d'un 119 120 116 Roche. . On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . 1909. retouchés ou non (bords d'une lame. que nous lui préférons. les deux faces d'un objet. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. ayant été ou non préparé pour la recevoir. BIFACIAL(E). lame. d'un bloc. 1911. BRISURE. 74 : 5). 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. ni de la fonction. lamelle) non modifié par une retouche. Voir taillé . L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. dans le seul cas des fractures hertziennes. d'une plaquette. 118 Dictionnaire Petit Robert. 1980. 119 Breuil. etc. une lame ou une lamelle. On l'emploiera pour un galet taillé. les bords ne comprennent pas le talon. par une seule percussion (ou pression). 86). Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. BORD. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. BORD TAILLÉ . d'un Synonyme de cassure . La boucharde.avec des percuteurs. fracture. édition 1989. BORD ABATTU . Les deux séries d'enlèvements doivent. Voir ces mots. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. dos . et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. BRUT(E).5). pour les arêtes d'un biface.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . est un instrument moderne. Ligne qui délimite le contour d'un objet. Pour les objets bifaciaux. récentes de la préhistoire. fig. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. être situées dans la même partie de l'objet. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. 120 Bourlon. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. Elle ne présume ni de la destination. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. il est parfois précédé d'un cône . d'une chute d e buri n (fig. BULBE. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . . comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. q u ' à des outils sur support naturel. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. partant du même bord (fig. en tout cas. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . . 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . 5). Un pa n (fig.

u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. Burins doubles. 11 : sur t r o n c a t u r e s . 137 . u n e c o c h e (10). u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). 3 : d i è d r e s d ' a x e .12 3 4 5 6 7 10 F i g . u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . etc. 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . u n e surface r e t o u c h é e (4). 1 : sur t r o n c a t u r e . u n t a l o n (9). u n p i q u a n t trièdre (7). Burins quadruples. F i g . 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . 4 : sur c o c h e s . L e s 5. 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). Burins triples. u n p a n (6).

coche . cassure. 79 : 5).surfaces obtenues par retouch e : troncature. Tixier). "dos " (bor d abattu). Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. les positions par rapport à l'axe morphologique du support. coch e clactonienne. qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. Dans ce dernier cas. 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . etc. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . 138 . CHAPEAU D E GENDARME . Toutes les classifications sont possibles. F i g . (fig. 1 2 2 121 Tixier. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. à son axe de débitage. 24). bor d retouché . Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. Terme emprunté à l'architecture de marine. 57) : . Cahen (1984).surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. ne présumant pas des causes de la rupture. 31). soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. surface brut e d e débitage . 61 : 5 ) . autre(s) pan(s) de burin. à la multiplicité. . fracture) . etc. Terme général. 1963 : 43. ciseau).burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. 122 Terme proposé par D. 59). 58). piquant-trièdre . etc. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces.. C A S S U R E . .surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . CHASSE-LAME. 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . . le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). surtout pour la pression (fig. 2 9 : 1) et (fig. L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. 1 : 7 et fig.

7 : c h u t e torse. 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 139 . 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é .7 Fig. 8. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 2. 6 : c h u t e réfléchie. 1 : c h u t e p r e m i è r e .

60 : 7). obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. 60). 2. 123 Gobert.C H U T E D E B U R I N . note 2 et fig. parfois en "V". 124 Gobert. postérieurement au premier coup de burin. lors de leur détachement (fig. 1954 : 447. 60 : 4. Peu usité. sur le même bord. indiquant une entaille nette. proposé par E. généralement concave. 140 . Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. qui sera alors dite "préparée". Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . ou simplement "chute". quelque soit le support. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. 5). 3). En 1954 E. 1984. Quand le bord du support aura été préparé. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. 126 1. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. 127 Turq. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. 60 : 8. donc aux fragments qui ont été détachés. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. G o b e r t . Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 2. L'expression "chute de burin". L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". 1954 : 447. Cette méthode permet. 61 : 6 ) . 60 : 6).ou départ de retouche . de faire "filer" plus loin l'enlèvement. Terme de délinéation d'un bord. 127 CLACTONIEN(NE). 126 Brézillon. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . 60 : 2. ainsi de suite. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. Voir réfléchi (fig. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. sa section sera trapézoïdale. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. CONCHOÏDE. 34 : 4).-G. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. C I S E A U . Brute de taille. CINTRAGE. 1968 : 195. la civilisation ou le lieu (fig. en régularisant le bord. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. 125 Cahen. Synonyme de bulbe . ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. COCHE (O U ENCOCHE) .de la face inférieure (fig. non intentionnel. 9). 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)).-G. 1988. à petit rayon de courbure.

que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. en la guidant. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. s'oppose à "discontinue" . 1932. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus.ou la remise . 128 Breuil. on parlera alors de "crête naturelle". C O N T R E . 130 Sonne ville-Bordes. 62 : 7). soit. sans être destinée à guider une lame à crête : . qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. 128 COUVRANT(E). 141 . de base ou de talon cortical. S'utilise pour désigner le relief qui. ou. dans certains cas.C Ô N E . qui aura forcément une section triangulaire. une arête . CRÊTE. 61 : 1). Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. Terme de délinéatio n d'un bord. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. on parlera de réserve corticale. 20). les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. 61 : 2). 129 130 CONTINU(E). Tixier. T e c h n o l o g i q u e m e n t . la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. pour faciliter une bonne prise en mains. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). qui correspond à la "patine" des géologues. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. 93) tend à s'employer. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. 64 : 4). une première lame : l a lam e à crête. Désigne la présence de cortex.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . C O R T I C A L ( E ) . Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. 129 Pour Laplace (1964). 20). qui a trait à la typologie . 61 : 6a. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . C O R N I C H E . Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. C R A N . Cette arête permettra de faire "filer".B U L B E . Partie saillante qui couronne un nucléus. ou crête d'entame. 6b). Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. pourquoi pas dans certain cas. CORTEX. soit que la forme de la matière brute s'y prête. car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. . Suivant son étendue et sa localisation. Terme qui s'applique à la mise . 1963. Perret 1956. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). s'oppose à denticulé. 61 : 5). unit le talon au bulbe . de face entièrement corticale.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. Il s'agit de créer. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus.

1 a 2 b a 3b F i g . 3 b . 142 . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 6 b sur n u c l é u s à crête. 2 b : sa l a m e à crête. 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 3a. 6a : : sa l a m e à c r ê t e . la c r ê t e . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s . 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e .

ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . 1. 2. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. 1947. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . Elle est formée d'au moins trois surfaces. 2. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . 132 Bordes. 132 Terme général de morphologie. Résultats de cette action. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. DÉCORTICAGE. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. Ce n'est pas un but en soi. 66 : 2). Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. en se combinant. Action de taille qui enlève le cortex . 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. 30. DENT D U BURIN . lame. D DÉBITAGE. DISCONTINU(E). 67 : 1 et 3). CROQUIS. 45). Terme de position . Il précède et prépare le dessin définitif (fig. D O S . lamelle) (fig. 62 : 5). 56). Terme de localisation (fig. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . DIÈDRE. qui peut-être (fig. DÉVERSÉ.à tort . donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig.comme synonyme d 'épannelage. Caractère désignant le dessin que forme un bord. 74 : 1). Voir p. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . 143 . 7 4 : 6). Ce terme est souvent employé . créé par une ligne d'enlèvements. Dans un deuxième sens. Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. DISTAL(E). DÉLINÉATION. trois ou quatre plans de frappe (fig. DÉBRIS.1. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. brut e d e débitage . et d 'inclinaison. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Percussio n (directe) . Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. 76 : 1). de retoucher ou de façonner les produits obtenus. 29 : 3). DENTICULÉ. 1963. DIRECT(E). lame. Ces cinq termes généraux peuvent. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. lamelle). 131 CROISÉE. Cette surface peut être : corticale . voir ces mots.

1 . . r e c t i l i g n e . 3 . préparée. indiquant la morphologie enlèvement (fig. É G R I S É . d'un nucléus. Premier état de cette œuvre" .d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. 11. etc.d'un galet. 4 : c o c h e s . que Von donne à une œuvre plastique (. 144 . Terme d'un E É B A U C H E . . etc. de débitage . 68 : 1). 8 : é p a u l e m e n t . 2 : c o n v e x e . 6 : scie. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s .11 1 Fig.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . 7 : c r a n . ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). 12 : p é d o n c u l e .. ÉCLAT. Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée).). etc. ni d'une destination particulière (fig. 5 : d e n t i c u l é . 13 : soie. d'une plaquette. de hache. c o n c a v e . d'un bloc. Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. de feuille de laurier. 10 . en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille.). 15 : r é g u l i è r e . 14 : i r r é g u l i è r e . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface.. "Première forme.. ni d'une morphologie. formée par des retouche s abruptes. 9 . Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens.. édition 1989. l a n g u e t t e . É C R I S A G E . 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . encore imparfaite. Action de polir en frottant avec un abrasif. de préparation. m u s e a u . ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. 5).

1976: 211. 63). se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. etc. ENLÈVEMENT. 145 ÉPANNELAGE. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. L'expression "percuteur dormant". 134 D a u v o i s . 1. Bordes (1961 : 13). ENVAHISSANT(E). . ENTAME. 134 ÉMOUSSÉ. O b e i d . Irak.l 'ébauchage d'un outil . 64 : 3). moins aigu (fig. Par commodité. etc. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . 9 : 1. 135 ENCLUME..on pose un éclat (une lame. Tell el O u e i l i . 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. 10 : 1). Retouche "sur enclume" : voir croisé . une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon.0 1 cm 3 Fig. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. en haut. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e .on frappe un nucléus pour le débiter. . à gauche).). 2. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. Voir coche . un bloc de matière première pour la façonner. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. est due à F. 135 Une enclume peut être tenue à la main.la mise en forme d'un nucléus (fig. Altération d'un bord rendu moins tranchant. synonyme d'enclume. un burin pour lui appliquer un coup de burin. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. ENCOCHE. Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . préhispanique d'Amérique centrale. .

envahissante . sur un contre-bulbe. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . en sculptant la masse de matière première choisie. Les termes fac e inférieure . 5). 64). son opposé est la face supérieure (fig. galet. . fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. F Désigne certaines surfaces d'un objet. 146 . dont la concavité dégage une saillie. bloc. correspondant à un plan de frappe préparé (fig. etc. 137 Dauvois. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. 1976 : 181. 5). celle-ci est dite : . Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative.Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. etc. 136 12 ÉPERON (EN ) . Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports .mais de FAÇONNAGE. 4 : couvrante. 3 : envahissante. triédriques. FACETTÉ. En préhistoire. .. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. etc. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. 1 : c o u r t e . Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. ÉPAULEMENT. . 131 34 F i g . Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. son complément FACE. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. polyédriques. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. 2 : longue. ÉTENDUE. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. Terme qui s'applique à un talon. 1968 : 124. si elle occupe une grande partie de la face. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. 79 : 8). lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. 79 : 4). 136 Brézillon. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. face 1 et 2. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. en négatif. selon une forme désirée. et un seul. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat.longue.) on parle alors de face A et B. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig.courte. puis de finition. 62 : 8). Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple).bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . lames et lamelles. et peut faire appel à plusieurs techniques. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig.

T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . ( P h o t o J. d'éclat. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. sur tout ou partie de sa longueur. La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. 1966. E . 1963. brisée" . On dira : fragment de lame. U . 65) ou par pression. Certaines causes naturelles (gel. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . 139 Smith. (qui devient nucleus). Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . quel que soit son origine. édition 1973.).F i g . l'une ou les deux f a c e s . édition 1989. 141 FRACTIONNEMENT. A droite. de tel ou tel outil. en outil. silex du T e x a s . C'est ce terme qui. le sciage. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. etc. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. associé à "intentionnel" ou "volontaire". p r é f o r m é e p a r D . de biface. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. tout éclat est "fragment de nucleus". Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. 138 139 FLÛTÉ(E). 140 "Action de réduire en partie" . sans en atteindre les bords. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . transformer un support. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. Par l'expression "fractionnement intentionnel". "Partie d'une chose qui a été cassée. A .) peuvent provoquer le fractionnement des roches. feu. FRACTURE. T i x i e r ) . 147 . 138 Crabtree. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. etc. 141 Dictionnaire Petit Robert. S . gel. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. FRAGMENT. le feu. la pression. la flexion. etc. flûtée p a r J. ressac. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . FRONT D E FRACTURE . P i è c e é b a u c h é e p a r G. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes.

à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. lancettes. systèmes de techniques appropriées à des fins. 34 FRONT D E GRATTOIR .. elle peut donner lieu à une classification. agencements d'industries" . à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. Bien qu'antonyme de direct. 4 : rasante. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation .rasant s : l'angle est très aigu. INCLINAISON. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. 66) : . 3 : semi-abrupte. 1947 : 26. 1 : abrupte.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. d'une ligne ou front de fracture. Chacun des traits parallèles. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. : 4 L .abrupt s : l'angle est approximativement droit . qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. 66 — Inclinaison des enlèvements.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. proche de 10°. .. 142 143 INVERSE.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° .. machines différentes concourant à un même but" ou. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. Ligne de retouches sur un éclat. H H A C H U R E . lame. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. INDIRECT(E). Le préhistorien. INDUSTRIE. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . .. Fig. 142 Mauss. pour les industries spécialisées. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. mais est réservé à une technique de percussion . ils peuvent être (fig. qui forment un grattoir. une lame ou une lamelle. 74 : 2). pleins-déliés. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. 143 ibid. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. lamelle) (fig. Dans une acception très large du mot.impliquant le développement. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. 2 : abrupte croisée. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat.

Voir Kombewa . ou plus. 1950 : 23. 147 Dauvois. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. Cette distinction. Une lamelle est une petite lame. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. L È V R E . LAME À C R Ê T E . Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. LANGUETTE. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. à morphologie caractéristique. 73. 1963 : 36-39. 148 Gobert. 5). Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". d'une lame au cours de son détachement (fig. 1970. Voir crête . parfaitement valable. 149 Bordes. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 27. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 148 LAME. on a affaire à une lame. L'un de nous l'a tenté. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. 145 Bordes. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. LANCETTE. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). 1961 : 6. qu'au percuteur dur ou par pression. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. simples ou doubles opposées. 145 1. 1976. lors du détachement de l'éclat (fig. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . LAMELLE . 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). l'une (la "supérieure") incomplète. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . en théorie. 71). 28). 62 : 10). "Ils sont souvent assez étroits. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. principalement de langue anglaise. 7 : 2 à 4). en forme de petite langue. et voir p. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. Certains auteurs. en forme de "lance". Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 149 . d'où leur dénomination. supérieure à sa largeur. 2. 63 à 70). Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. 146 Tixier. Aucune des deux ne possèdent de nervure.J JANUS (ÉCLAT ).

1 2 3 F i g . 150 Dauvois. 2.. 150 les termes proximal . L O C A L I S A T I O N . de frottement des pièces dans un tiroir. q u e l q u e s e x e m p l e s . la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. observable sur un éclat. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s .) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. sur une pièce. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . 67). 150 . plaquette. "Au niveau du bulbe. Les localisations. distal . L U S T R E . profil). dû aux vibrations de la circulation. et leur dénomination. galet. le support est un produit de débitage. d'usage. 79 : 2). le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. 4 et 5 : b a s a l e . LISSE. 1976 : 168. dépendent alors de chaque orientation. LINÉAIRE. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. éolien.) ou artificielle. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. 5). donc à orientation conventionnelle unique. On dit aussi "central(e)" (fig. 79 : 8. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. 79 : 9). en contre-courbe" (fig. Il désigne une partie d'un support. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. Deux possibilités : 1.. 1 : d i s t a l e d r o i t e . etc. Terme de localisation . 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. Caractère désignant la place occupée. mésia l (ou central) . Etat de surface caractérisé par un brillant.

forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. etc. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. 2 : scalariforme. . d'un enlèvement . 151 "Ensemble de démarches raisonnées. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. édition 1989. 69) . Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. . etc. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. 1 : écailleuse. mais nettement plus accentués. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . 68) : . 10 et 61 : 1).MÉTHODE. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". en chevron). 4 : subparallèle (Bordes. MISE E N FORME . 3 : parallèle. 153 ibid. 2. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. MORPHOLOGIE. (fig. N ENLÈVEMENT . 1961 : fig. suivant une marche raisonnée. 151 . 152 153 . Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. suivies. obliques (en écharpe. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin".sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. d'un nucléus . plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. 33). 1). plus exactement. 1961 : 8. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. 152 Bordes. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. pour parvenir à un but" . Cela implique un support relativement épais. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . De multiples combinaisons sont possibles. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. MICROBURIN. "ondulées" .

. Par définition. N Fracture accidentelle rare. devient parallèlle aux faces. empêche parfois de définir cette direction. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. 62 : 9). A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. O O N D U L A T I O N S . NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . Il arrive que dans une matière première très homogène. la face supérieure des éclats (fig. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. Ne pas confondre avec arête. Fig. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. à morphologie caractéristique. Crabtree.S.E.R. cela sans présumer de la finalité de l'objet. NACELLE. 20). 20).N. J. De même. non vitreuse. 5).MUSEAU. 152 . Dans tous les cas. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. Remarques. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. notamment des grattoirs ou des burins. Assez près du talon. les ondulations ne soient pas visibles. en déformant les ondulations. D. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. NUCLÉUS. chemine sur quelques millimètres. 5). La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). l'hétérogénéité de la matière première. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. M e u d o n ) . Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. elles indiqueront la direction de taille. emporte une partie des deux bords. Tixier. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. En l'absence de la partie talon-bulbe. NUCLEIFORME. NERVURE. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. et sur les retouches de tous les outils. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. (Atelier photo C. A g a u c h e : o b s i d i e n n e .

2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . d a n s sa p a r t i e distale. 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 153 . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s .5 F i g . 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée.

Nous employons le mot "outils" pour désigner. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . . avec ou sans retouche. p PAN. produit de débitage ou outil. légèrement incliné (fig. Sur un même objet. . Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). . punch. Rarement situé sur la face supérieure. qu'il soit nucléus.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. normal dans sa partie proximale. PARALLÈLE. OUTREPASSÉ. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. 1947. Parmi les pierres taillées.etc. 70) : . Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. d'autres des armes ou des éléments d'armes.le pyramidion d'un nucléus pyramidal. 71 : 1). L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. 156 Audouze. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. boucharde. le burin est alors dit plan. comme il est d'usage. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. dans des sens divers. P A R T I E L ( L E) . l'ensemble des armes et outils. .une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. 1963 : 27. . 155 Mauss. .l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. localisation ) (fig. 155 156 OUTIL. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. postérieurement à sa taille intentionnelle. . 76 : 3) . un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures.O R I E N T A T I O N . Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. dans la plupart des cas. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). presque parallèlle à cette face (fig. 154 . Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . etc.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. 71 : 2) ou très incliné. 71 : 3 ) . Elle peut être différente. 41).sur un nucléus Levallois. la patine sera toujours postérieure au cortex . de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. Un outil peut 157 Tixier. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. PATINE. ax e morphologique.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). 1988 : 110. d'abord par souci de simplification. Terme s'appliquant : . Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation.). les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. sans prétendre à l'identification d'une fonction. 68 : 3 et 69).

33). qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. Il concerne donc les objets taillés. S i r e t . Par définition. (fig. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. de la lame ou de la lamelle. le piquant-trièdre est donc formé. La percussio n direct e (fig. façonnés. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. PIQUANT-TRIÈDRE. 1955 : 229. etc. 1961 : 5. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. ont parfois été utilisés comme percuteurs. G o b e r t . Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. légende de la figure 6. 3 : très i n c l i n é . PÉDONCULE. 2 : p e u i n c l i n é . C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. action de frapper un corps contre un autre. Malgré sa mention très fréquente. PERCUSSION.F i g . ce dernier terme étant. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. matières animales ou végétales. 1924 : 123. 158 Bordes. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. 72). 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. présenter plusieurs patines. lui. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. 160 Gobert. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. Nous avons préféré cette expression créée par E. De plus certains objets taillés. bien mal choisi. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. 62 : 11. 12). retouchés. de la lame ou de la lamelle. façonner ou retoucher la pierre dure. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . débités. 155 . voire des nucléus abandonnés. Voir cortical . 161 Siret. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. à celle de pointe oblique. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. La percussio n indirect e (fig.G. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . comme son nom l'indique. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . un fragment de bois animal ou végétal. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. un fragment d'os ou d'ivoire. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . un os.

N . R . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 1 1 . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e .F i g . 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 2. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 5. 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . P e l e g r i n ) . M e u d o n ) . 4. 7. 156 . 12. 9. 1. . S .

S . N . 7. 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . P e l e g r i n ) . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . . 8. 157 . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. R . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . M e u d o n ) . 5 : p i è c e à r a i n u r e .F i g .

etc. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. POSITION. les supports potentiels d'outils. généralement par percussion. L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. 94). 67 : 2). 1966. 74). Terme de localisation . 18). PRODUIT D E DÉBITAGE . d'autre part à la retouche (fig. Par opposition à la percussion . c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. POINT D'IMPACT .bifaciau x (ou bifaces) . une lame ou une lamelle. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. les ravivages de plan de frappe et de pression. et surtout pour le débitage des lames (fig. ciseau .inverse s . pour les surfaces de taille (débitage. différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. 158 . Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig.il s'agit en réalité d'une surface . Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. Crabtree. polissage). Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. on presse. PUNCH. D'après les expérimentations. P U N C T I F O R M E . On dit aussi chasse lame..alterne s .croisé s P R É F O R M E . 1961 : 5. 20).E. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. lisse ou préparée (fig. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. 5). C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. ils peuvent être : . Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. R RACCORD. PLAN D E FRAPPE . Bordes. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". lame lamelle) (fig.direct s . Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. Terme défini à l'origine par D. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. PROXIMALE(E). 72 : 11 à 13). peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. la face positive et la négative. cette technique de taille. 162 PRESSION. 79 : 10). POLISSAGE. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. Endroit . POLI. Pour les pièces élaborées. en métal (fig. pour en détacher un éclat. appelée percussion indirecte. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. 4 : 5 et fig. 70 : 2). 5). et tous les déchets. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. Il désigne une partie d'un support. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. 4 : 6 ) . bouchardage. c'est retrouver. 30). en ivoire. en os. le façonnage. 4 : 3). retouche) ou de cassure. D E PRESSION . C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. Le punch peut être en bois végétal ou animal. PYRAMIDION. en corne."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" .alternant s .

irrégulier. 4 : a l t e r n a n t e . 1 : directe. directe sur le b o r d g a u c h e . 159 . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 5 : biface. 2 : i n v e r s e . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . i n v e r s e sur le b o r d droit). 3 : alterne ( d a n s ce cas. 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute.1 2 3 F i g . 6 : c r o i s é e . F i g .

7 : 1 et fig. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. 12 3 F i g . Terme d'inclinaison enlèvements (fig. normal dans sa partie proximale. 2 : totale du b o r d distal. de "rajeunir" une surface. transformer intentionnellement Siret. de ce fait. vient recouper "avant terme" le support et a. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. Voir chut e d e burin . 160 . cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. (fig. 44). RECOUPE D E BURIN . S E M I . en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. s SCALARIFORME. c'est donc aménager. RÉPARTITION. un support débité ou non. REMONTAGE. filé moins loin que prévu (fig. Ensemble de raccords . Les retouches . S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. Il arrive parfois que. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. sculpter. RASANT(E). Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. 66 : 3). donnant les silhouettes des différents enlèvements. 1933. RÉFLÉCHI. 66 : 4).ou la retouche .puis les rapprocher. S C H É M A D I A C R I T I Q U E . 1 : d i s c o n t i n u e . Retoucher. 53) (voir p. une arête. 76). 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. 130). Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. 60 : 6). 5). REBROUSSÉ. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. 68 : 2 et 34 : 6). "/ / 164 Voir cortical . les adapter. des R A V I V A G E . s'arque brusquement. le SIRET (ACCIDENT) . convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. lors du détachement d'un éclat. 36 et 40). lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). R E T O U C H E . Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. Voir réfléchi .A B R U P T ( E) . S E C T I O N . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig.sont les traces laissées par cette action. Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. par opposition). Il ne faut pas confondre section et coupe. 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. Terme d' inclinaison y (fig. par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. RÉSERVE CORTICALE .

Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. 1921. d'une plaquette. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. 1961 : 32. SURFACES D SUPPORT. 161 . R . Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . 1976. 166 SUB-PARALLÈLE. E DÉBITAGE . d'un galet. sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. Il est plus rare pour les lames. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. retouché. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. 62 : 13). façonné. 77). Servais. quartzite de Fontainebleau. 166 Newcomer. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M.). Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. cuisse.. M e u d o n ) .second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. d'un produit de débitage. éclats débités au percuteur dur. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main.. Il peut donc s'agir d'un rognon. pied. . Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. débité. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). Ils n'ont rien d'intentionnel. 68 : 4). 78 : 1). S .). La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus.. N . Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). (Atelier p h o t o C . 01 2 3 4 5 F i g .. quand ils se manifestent. 167 Hamal Nandrin. S O I E . etc. Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. c'est pourquoi. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" .

. 1979. TAILLÉ(E ). On parlera ainsi de galet taillé.talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. concave. 1) Sans trace de préparation. à d'autres périodes. d'un objet bru t d e taille. avec une seule surface de taille visible . tablettes de ravivage. 2) Avec traces de préparation. 162 . etc. convexe. le talon est naturel. . On parle alors de talon punctiforme ou linéaire .facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. 1947. Dans certaines industries .talo n e n ail e d'oiseau . Un talon peut être réduit à une minuscule surface. il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . Peut s'employer dans tous les cas.lisse . 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. 79).1 2 F i g ." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . 168 Cahen et al.). de bor d taillé . TAILLE. qui se lit en vue en bout. séparés par une nervure . En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir..et du (ou des) procédé technique employé (fig. Le talon est alors : .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . cortical . et de morphologie variée. 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. la percussio n et la pression . . mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). .qu'il soit préparé ou non . TALON. 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille.

2 : lisse. 10 : puncti f o r m e . de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. 7 9 — T y p e s d e talon. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. Ligne de retouches continues et régulières. 34 : 2). 61 : 5). TRANCHET (COU Voir chaleur . La percussion directe avec un percuteur de pierre. presque toujours abruptes. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. le talon est dit déversé. le débitage d'une lame par pression. la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. sur un nucléus. celui du tailleur préhistorique. 171 T R O N C A T U R E . Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien.8 9 10 F i g . Egalement révélatrice de techniques et méthodes. 8 : en é p e r o n . édition 1973. 9 : l i n é a i r e . 163 . 3 : d i è d r e . Bronze ancien du Proche-Orient) . v VERSANT. formant deux angles avec les bords de l'éclat. La forme se lit en vue de dessous. d'un métier" . L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 110 techniques que l'on méthode de taille. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . ou sur la face supérieure d'une lame à crête. 4 : facetté. P D U ) . 1 : cortical. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . 1972 . 34 : 1). La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. 171 Zuat e y Zubcr . 6 : e n aile d ' o i s e a u . .talo n e n éperon . Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". 7 : p i q u e t é . par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. Lorsque ce dernier est très ouvert. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). et particulièrement au Magdalénien. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement .

.

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Vocabulaire multilingue .

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é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren.l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. lamelle : Klinge . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage.

voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . geschlage n outrepass é carène Kiel. à crête.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. kielförmig : carène . taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung.p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t .: cortical(e ) .

égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch . Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. remontag e chasse-lame 179 . verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung.

arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat.l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l .

narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. plain : liss e fluted : cannelé .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet.

égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 .inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . k n a p p e d : taille .

abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx. lamelle : < J L . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j . .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.t.FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .U I <_*jl j angle d'éclatement : .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement. Kombewa : I j .^ ^ de taille : o l i .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .7.7.Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame. fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene . arrachement.7. i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.

: : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille. talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 .

esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.

^ J L ^ <^JL*. RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U .

crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . l a m e l l e : hoja . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista.

taillé(e) : talla . afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. ver abatido b o r d e tallado.percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. aile d'oisea u (en) aguzar. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada .

arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. hojita : lame . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . hoja. tallado (a) : taille . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada.

carénage : K a p é v a . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . l a m e l l e : XemÔa . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène.

ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. taillé(e) : XdÇeuar) .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille.

KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. piKpoX £7riÔa : lame. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç.ar|. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér .) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation .

T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. p e .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.

é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . ègri sé : levigatura . l a m e l l e : lama .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .

c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . c a r e n a g g i o : carène . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . taillé (e) : lavorazione .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille.

égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o .!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. cf. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione. cf. l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. l a m e l l a : lame . ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o .

l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . compressora. R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . lamelle : lamina . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . égrisé : areaçâo . tracejad o (a ) eran : crena. c i n t r a g e : arco . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo.

ver abatido bordo talhado. formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. gasto : émouss é . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t . superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. taillé(e) : talhe .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . pré-formataçâo vertente . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . cintrag e a r e a ç â o . a r e a d o : égrisage .

p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . superficies l a s c a d a s : talhe.coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . ver d'impact thermique. l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. l á m e l a : lame . lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. t a l h a d o (a) : taille .

LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .53. 0500 3 GA P cede x Tél.0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e . : 92.17.

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