Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 10 Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig.

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mais elle se voulait. en 1980. un chapitre consacré à l'expression graphique. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. ont pris en charge cette transcription. a été notamment ajouté. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . comme la précédente. Tixier. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. 1980. 2 Tixier. Antikli a Moundre a pour le grec. 2 3 4 5 1 1 Tixier. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. 11 . de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique.Avant-propos La première édition. Inizan. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". d'enrichir le domaine de la technologie . réalisé par des préhistoriens des langues concernées. 4 Inizan. 1992. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). Roche. En 1992. 5 Nos collègues préhistoriens. 1963. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . Roche. Madrid) pour l'espagnol. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. indispensable à la communication dans les études technologiques. 3 Tixier. afin de faciliter la communication et d'étendre. 1974. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. puis traduit en anglais par M. Newcomer en 1974 .

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L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. 1964 : 28. entre autres celles concernant le travail de l'os. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. Il est opportun de rappeler que c'est à M. Dans ce même courant. telle la danse. permettre d'évaluer la part des déterminismes. en effet. A-G. puisqu'il considérait les activités du corps. Si. 13 . le métal. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. 1947. De même. avant que soient énoncés des choix culturels. le verre. de leur complexité. même partielle. puis les arts du feu comme la céramique. dans cet ouvrage. et que si la technologie doit être une science. dans tous les cas. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. 7 Haudricourt. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. 6 7 6 Mauss. de leur capacité à signer une culture. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. les archéologues. Lors de l'établissement de chronologies. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. L'analyse technologique doit. comme des techniques. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. etc. des techniques. c'est en tant que science des activités humaines". y compris celle des gestes .Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue.

8 9. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. premier volume de "Evolution et techniques". ainsi que sur le chantier de Pincevent. gratter. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". etc. en resituant chaque objet dans un contexte technique. 1947 : 29. 14 Perlés. industries et métiers. L'ensemble : techniques. La rigueur de son enseignement. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. A. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. 1987 : 22. prend en compte tous les processus. 10 M. La chaîne opératoire. Cresswell. 1943 et 1964. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers.. la plupart du temps. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". Leroi-Gourhan. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. Cresswell. forment le système technique d'une société". dans l'étude d'une industrie lithique. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. 14 . sociaux ou symboliques.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. racler.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. Mauss. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. 12 Organisée autour de R. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. donc. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. Il faut noter que cette expression. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. et. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. percer. 14 13 8 Leroi-Gourhan. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. 1989 : 26. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système .

réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. des savoir-faire. 4) techniques r e t o u c h e (ch. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. 15 . 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. selon la culture à laquelle il appartient. finalité des opérations de taille. connaissances et savoir-faire. Or le tailleur. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. des gestes. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. 6). Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. d'ordre intellectuel. Selon leur nature. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. sont privilégiés dans les études typologiques. 102). Au sein d'une chaîne opératoire. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). 5) | (ch. des gestes et des savoir-faire. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. Les outils (au sens large). 1995. 3) et d é b i t a g e (ch. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . des matières. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch.

on peut parler d'une économie de la matière première. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. quel que soit le contexte archéologique. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. du débitage ou de l'outillage. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. on l'a vu. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. puis son utilisation éventuelle et son rejet. etc. des outils. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. • Un premier niveau d'observation. comme les nucléus. 16 Gallay. C'est l'une des voies les plus fructueuses. d'un échange. il y en a en général plusieurs. la seule présence de produits caractéristiques. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. les crêtes. la quête des matières premières. Par économie. Pour définir ces choix.tels schémas. des supports. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. 16 . selon les cas. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. Dans un gisement. si dans un gisement. Par exemple. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. à l'amont. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. on ne parle pas d'économie de la matière première. En effet. pour aborder les modes de vie préhistoriques. Par exemple. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. de faits semblables. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. 1 9 8 6 : 115. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. sans l'observation répétée de phénomènes. s'il est possible de mettre en évidence des choix. Cette chaîne. actuellement en plein essor. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes.. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. d'une communication avec autrui. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. En revanche.

qu'ils peuvent éventuellement remplacer. réduire les synonymies. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. Beaucoup de termes sont conventionnels. Nous rejoignons à nouveau A. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. Démêler les confusions. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. 1977 : 30. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. etc. 7). et c'est ce que nous avons tenté (chap. mais sont conçus en même temps que le texte. en reconnaissant que les mots sont des outils . Leroi-Gourhan qui a organisé. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. Boksenbaum. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. 17 . somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. mais comme une véritable écriture technologique. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. facilement maniables.En effet. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. Levallois. just as stone artifacts they study were the tools of people". Elle doit être réalisée. volontairement repris de la terminologie usuelle. 1982 : 3. 18 Leroi-Gourhan. 17 "However. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. En effet. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. microburin. mais ils sont consacrés par l'usage.

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M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. 1). des grès. mais aussi le quartz qui est un minéral. par une texture microlithique ou vitreuse. en partie. pour la plupart. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. des roches essentiellement. 19 . Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. de guider le déplacement des fronts de fracture. certains calcaires. les installations et les déplacements des préhistoriques. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. • Les roches éruptives caractérisées. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. Parmi celles-ci. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. 1 : 1. des dolomies. à partir d'un choc prédéterminé. Les lois de la répartition des contraintes permettent. on trouve des rhyolites. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. de chaille. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. Leur choix a certainement déterminé. 2 et 7). il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme.

. 5 : quartzite s a n g u i n e . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . S . S . . M e u d o n ) . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. R . M i n a s G é r a i s . A . I s e n y a ' K e n y a . Zinaparo. 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. Brésil (Atelier p h o t o C . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. P o r t u g a l . 2 : silex d e T o u r a i n e . N . U . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. 3 : obsidienne noir bleuté.M a t i è r e s p r e m i è r e s . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . Oregon. M e x i q u e . D o r d o g n e . terrasses du Tage.

même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. 1 : 5). basaltes. toutefois. andésites. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. 2 . le bois animal ou végétal. évaluées au cours de tests expérimentaux. Néanmoins. différemment motivé du préhistorique. 19 Crabtree. actuellement. retoucher. l'os. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. 1 : 8). sur quelques dizaines de matériaux. comme certains silex. ignimbrites et obsidiennes (fig. ou encore des retouches longues. ont donné lieu à des tentatives multiples. En fait toutes les gradations existent. fragilité. les sélectionnant. sur le plus de matières naturelles possibles. etc. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. pour obtenir un débitage régulier. mais des seules qualités d'une roche pour la taille.T. les choisissant selon leur aptitude à la taille. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. aux mêmes conclusions.trachytes. 21 . depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. • Roches se taillant asse z bien . 1 : 3 et 4). 2.1. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. • Roches se taillant mal . phonolites (fig. l'ivoire. sous ses diverses formes . La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. fig. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. cristallisant à basse température.). • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. mais rarement très prolongées. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. leur abondance et leur forme. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. par percussion directe ou indirecte et par pression. les roches non vitreuses et peu fragiles. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). Débiter. 1 : 6 ) . • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. les testant. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). Nous donnons une estimation globale. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. pétrographiques. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. standardisé comme le débitage laminaire. e t c . Nous sommes loin. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. utiliser la pierre. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès.. Il n'est pas question d'être exhaustif. quartz hyalin (cristal isolé. très schématisée . à des détails près. homogénéité. la qualité principale est l'homogénéité. 1967.

. Afrique. Angleterre. U. Grèce. Grèce. Brésil. U. Guatemala. Ethiopie. Islande. Améthyst e (France. Brésil) Silex translucid e (France.S. Danemark.A.S. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France.) Novaculite (U. Algérie.A. U. U.S. U.. Belgique.A. Grè s (France.A.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U. Italie.) Silex opaqu e (Europe..A...S.S. Turquie.) Résinite (France) Quartz hyalin . Japon. Algérie)..A.S. Equateur) Ignimbrite (U. Mexique. Asie du Sud-Ouest. 22 . Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite.) Jaspe (France. Kenya. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. Tunisie. Maroc. Liban.A.S.S. Algérie. Algérie. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.A.S. Niger) Basalte (France.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte. Sénégal. Qatar .A.

lames par pression pectorale à la béquille. voire chaque rognon peut. alors qu'elles ne donnent pas .de bons résultats pour d'autres techniques. Exemple : ondulations. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". bien ou mal fait. Un outil est-il beau ou laid. est un autre aspect à manier avec prudence. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. sauf pour le cristal de roche.). • En règle générale plus une matière première est translucide. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. La valeur esthétique. retouches parallèles longues par pression. meilleure elle est. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. devant un problème. Ces estimations doivent être modulées.ou très peu . presque impossible d'en extraire des lames par percussion. Les Atériens ne s'en sont pas privés. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . Il est difficile d'en tirer de bons éclats. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. être considéré comme un cas particulier. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. par exemple le silex. a toute chance d'être bonne. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc.Ces trois degrés. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. etc. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. à la limite. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. • Une roche qui sonne bien. Chaque variété de roche. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. sauf pour de très petites pièces. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. sont présentés dans un tableau (fig. en tout cas non gélivée. pour espérer être relativement précis. bulles. 23 . • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes.

la dacite. etc. actuellement. aucune lame. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. ainsi que les travaux expérimentaux. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. 25 Bordes. Tixier. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. 21 Binder. 24 Smith. Borradaile et al. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. Cette opération dure environ 24 heures. le jaspe. c'est à D. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. Roche. mieux elle permet le débitage par pression. 24 . Butler. Webb. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. 1984. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. 1987. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés.2. comme le silex. Domanski. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . Lechevallier.) placé au-dessus. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. 23 Crabtree. 1993. 1969. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . semble-t-il. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. le meilleur exemple étant l'obsidienne. 1992. 1981. 1985. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. 1966a. de manière empirique. déjà taillées ou non. Deux critères sont. Inizan. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. 26 Posselh. 2. etc.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. 1964) . 1964. comme peut l'être un foyer culinaire. Comme pour le débitage par pression. dans de la cendre. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. Jusqu'à présent. Les exemples modernes. Il y a quelques années. que sur certaines roches siliceuses. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. • Plus une roche est élastique. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . 22 Flenniken. excréments d'animaux. Le principe actuel. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. L'expérimentation a montré. 1987. Il consiste à introduire des roches.

qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. en général d'origine métamorphique. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. 1 : 7 ) .si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. toute cassure. 1995. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. . même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. 1994 qui traite d'une seule région. à part la couleur. Si. Dans le cas de la cornaline. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. etc. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient).la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. On y ajoute les accidents. Le traitement de la cornaline par la chauffe. depuis une trentaine d'années. la Grèce. comme on l'a vu. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. Féblot-Augustins. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. leur utilisation. Geneste. Pelegrin et Richard (éds). en effet. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. 1991. 59). la Rhénanie au Paléolithique. d'échanges. 25 . de nature différente de celle de la pierre taillée. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. Floss. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. 6 ) . Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. etc. de zones d'influence. on a toutefois des exemples de sa permanence. leur abondance. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. gras. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. le besoin en roche tenace. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. Cette approche n'est pas nouvelle. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. leur accessibilité.. mais elle a surtout concerné la pierre polie. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. 1982.

une tradition culturelle à respecter. extraction dans des mines. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . chaque région. accessible aux hommes préhistoriques. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières.). Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. coulées volcaniques. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . dépôts de pente.de quelle qualité est-elle. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. dépôts marins. plus il choisit. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre.comment se présente la matière première. sélectionne. pointements. Les problèmes posés. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. le privilège d'être quasi impérissable. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. ou au contraire abondante ? .quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. apparemment simples. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. mais sa présence. de plus. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. car elle a. mais elle reste à préciser pour chaque période. au travers de l'étude des assemblages lithiques. en est un. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. 1. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables.sont apparemment locales. 26 . Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. etc. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. entraînent des réponses multiples. terrasses fluviátiles. On a aussi trop affirmé.). prélèvement à l'affleurement. chaque site. des compétences techniques qui ont leurs limites. est-elle rare. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. etc. cônes de déjection. 2. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. des besoins à satisfaire. d'autre part des besoins de la culture étudiée. moraines.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. filons.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. L'absence de toute roche dure taillable est rare. voire complexes. transporte.

La modification du paysage. l'altération des roches disponibles.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. Chacun de ces cas. 3) : A . • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. sont peut-être la raison de cette différence. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. dans un premier temps. 6). Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales.seuls les produits de débitage bruts. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. B . et surtout pratique des remontages (ch. pièces de grandes dimensions. retouchés ou non. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. Dans ce dernier cas. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue.. Il y a lieu.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. Exemple : au Ténéré. nous en retenons quatre (fig. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). D . la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . C .seuls les outils. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante.. lamelles.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. chacune de ces stratégies.). Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. à l'Adrar Bous (Niger). 3. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. l'explication technique peut être retenue. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. Devant des nucléus sur éclat. en termes d'accessibilité.

ou retouchés. dans le cas de nucléus. éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : . .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. . déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. 28 . d'exemplaires (fig. 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. . 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . supports utilisés tels). la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire.outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. . Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout.blocs bruts : y compris peu modifiés . Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. éclats de préparation de crête . e t c . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . ou achevés pour les pièces bifaciales. . les entames peuvent être rares .nucléus débités : à différents stades . à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques.éclats.pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées .

Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. bien que se posant fréquemment. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. La présence d'éclats de taille. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. négatifs et positifs. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. permettent seuls de définir un objet taillé. Les stigmates d'enlèvements.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. e 29 . Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. Résultant d'un choc ou d'une pression.

1967). 4 et 5. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. tous trois. débiter . le facettage d'un plan de frappe ou de pression. le débitage et la retouche qui. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. procèdent de la taille. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). notamment Bal out. 72 et fig. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. le débitage et la retouche. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. Un geste. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première.Tailler. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. Les principale s technique s 1. la percussion lancée sur enclume. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. Le façonnage. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. un coup de main. ont un sens plus restrictif. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. 30 . l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. en sont les principales variantes. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. 73). 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. 1967 et Tixier. façonner . C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. confirmées par l'expérimentation.

6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 31 . 4 — T e c h n i q u e s de taille.F i g . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) .c o u p .

la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. 32 . Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. est expérimentée depuis p e u . 30 2. 7 7 . et apparaît sans doute avant cette date. Roux. 1983. cf. 1972. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. le diagnostic de J. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. Possehl. ou en métal (fig. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. 1991. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. etc. en métal. en os. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. Volkof. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières .Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. C'est une technique remarquablement efficace.) est plus tardive (fig. 1981.. fig. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. 4 : 3 ) . Madsen. enfoncée dans le sol. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. 1988 : 4 8 . plus dures et plus tenaces. Pelegrin. Avec les autres roches couramment employées. os. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. comme les quartzites. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. en os. 4 : 2). et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . 1994. Pelegrin in : Manolakakis. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. 30). Pelegrin. p. légèrement friables au choc. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. ivoire. 4 : 5 et 6). • La percussion indirecte par contre-coup (fig. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. On note son apparition tardive. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. • La pression au levier La pression au levier. Guiria. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. 1991a. qui peut être en bois animal ou végétal. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. 1989. basaltes. 4. silex etc. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. Pelegrin. d'une main. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. Avant le Mésolithique. les résultats ne seraient pas aussi bons.

Dès la mise en évidence de production de supports. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. etc. éclat de taille de biface. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . Enfin.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. éclat de retouche. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. non retouché et non destiné à être un support d'outil. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. 33 . on parle de produits de débitage. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé.

sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. etc. 5) : . de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). 4. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. etc. talon en bas. Talon et bulbe peuvent être absents . on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. 1982. essentiellement. Leur présence précise des activités de taille spécifique. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. survenant au cours du débitage. dans la chaîne opératoire (fig. une fois l'éclat orienté (fig. donnant un produit à morphologie spécifique . qui ont été taillées. non intentionnel. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. est un phénomène imprévu. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. point d'impact. 33 33 Roche. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. . il existe au moins un éclat d'entame. lancettes (voir p. bulbe. 3. Tixier. du débitage (crête. du façonnage ou de la retouche. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. car ce sont elles. 126). on détermine un éclat par sa face inférieure. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. grâce à des stigmates spéciaux. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. 8. 34 . 2. . • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression.1. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. Paradoxalement. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. 5). mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. lancettes.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale.

I n d r e . 35 . 1982 : fig.). 1).F i g . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . Tixier.P r e s s i g n y . silex du G r a n d .e t . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.). L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l .L o i r e .T. à l a n g u e t t e . etc.

7 : 5 et fig.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e .) dont nous présentons les principales. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. etc. fig. 1972 : 25. simples ou doubles.2. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. etc. 1970. qui a longtemps été prise pour un burin. 7 : 1 . filé moins loin que prévu (fig. produit de débitage ou outil (fig. soit à la "main" du tailleur. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. 36 Crabtree.). bien que non intentionnels. recoupant enfin brusquement la face inférieure. 7 : 2. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe.). s'arque brusquement et emporte toute une partie du support.3. emportant une partie des deux bords. pression. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. normal dans sa partie proximale. 36 . Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent.1. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. peuvent aussi servir de support. 70).). outrepassage d'une pointe Levallois. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. qu'il soit nucléus. Les produits d'accidents de taille. etc. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 4. "hinge-fracture" des anglophones ). Le support a. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. 77). 3 et 4). 14 : 3). 7 : 5). normal dans sa partie proximale. s'arquant brusquement vers la face supérieure. • Les cassures "en nacelle". de ce fait. 36 35 34 34 Bordes. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. nodule saccharoïde. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. 6). 4. vacuole. 4. etc. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure".

4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. S . A . O i s e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . U . 1982 : fig.F i g . 1). 3 . Tixier. p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . 37 . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . silex du B e r g e r a c o i s . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . o b s i d i e n n e ( R o c h e . silex de G o u s s a i n v i l l e . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . D o r d o g n e . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure.

à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. l'éclat ou la lame peut emporter. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. . est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . 38 Tixier. • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. 6). • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. sans talon ni bulbe). S'ils ne sont pas examinés minutieusement. . un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute.4. 1976. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. cuisse). Cet accident est indépendant de la matière première. dernier geste technique de la séquence de débitage. 1956. surtout par percussion directe au percuteur tendre. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . avec une constriction postbulbaire. 38 . des schémas opératoires mis en œuvre. pied. donnant un déchet de section triangulaire. 39 Tixier. beaucoup plus de matière que prévu.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel .à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. de la corniche du plan de frappe. Il en résulte une partie proximale. en partie distale du support. lors du détachement même d'un éclat par percussion. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . de la retouche. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. 1963 : 106. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. . Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. un bulbe tout à fait diffus. avec un talon très large. Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille.4. . de leur chronologie. soit supplémentaires ("esquille" provenant. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus.à une meilleure compréhension des gestes techniques. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. avec son talon. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. fig. les éclats ou lames non totalement détachés. de même que les "bulbes incipients". allongé. à profil concave. intentionnels.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales.

5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . en partant d ' u n éclat. 39 .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 4 : finition p a r p r e s s i o n . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e .

9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe.0 F i g . 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. 3. 0 : b l o c brut. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 40 .

4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s .F i g . 41 . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o .l a t é r a l e s (B et C ) . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 0 : b l o c brut.

.

et quadrangulaire. les ciseaux. polyédrique et sphéroïdal. outil bien particulier. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. Les préformes qui. les haches à section rectangulaire. Le façonnage. ainsi que le hachereau. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. on parle alors de mise en forme du nucléus. 43 . du biface dont on ignore l'usage. enfin. sont traités à part. 80).Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. car le concept est différent. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. recouvre un certain nombre de méthodes.. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. chacune ayant ses variantes. a pour finalité de créer une morphologie spécifique.. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. comme les polyèdres et les sphéroïdes. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. triédrique. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. Ce mode de taille. de la préforme de la hache destinée au polissage. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. etc. les trièdres. par définition.

il faut. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. l'outil dominant de l'Acheuléen. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. 1989. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. Par la suite. avant l'ébauchage proprement dit. 41 Texier. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. dégagement d'un pédoncule. d'ailerons. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. 1995b. Texier. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. La finition s'apparente à de la retouche. 1. plaquette. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. qui ôte le cortex s'il y en a. il devient.sont loin d'être toujours symétriques. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur.qui délimitent un contour. il y a plus d'un million et demi d'années. 11 : A). rognon. En revanche. larges. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . surtout pour les petites pièces faites sur éclat. procéder à l'épannelage de ce bloc. avec le développement des pointes de projectile. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. etc. Roche. moins le travail d'ébauchage est important. Roche. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. le concept de base demeure identique. parfois avec le hachereau. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. car ces deux surfaces . dans d'autres contextes culturels d'Asie. notamment dans le cas du biface. 41 2. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. 1991. il est. matérialisé par une arête . quasi universel. bloc. d'une soie. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. 8). M ê m e s'il n'est pas omniprésent. 44 . pour approcher la morphologie souhaitée. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. Ce sont les schémas opératoires. fragment et bien sûr éclat (fig. 11 : B).

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. 1941-1946. Texier. 42 43 44 45 Joubert. 1973. doivent désormais être impérativement prises en compte. Plus les angles sont ouverts. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. 1982. 49 . Un sphéroïde (fig. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique).Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. et à la prouesse technique. 1995a. La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. Boletín de Antropología Americana. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . Il en est de même pour les bolas (fig. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . 16 : 3). jusqu'à obtenir une sphère parfaite. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. non contigus. les pointes d'Ohokam nord-américaines . 15). Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. Toutefois. Crabtree. 45 F i g . 16 : 1). Vaufrey. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . Roche. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig.

A c h e u l é e n .F i g . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 3 : bol a e n q u a r t z . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 50 . I s e n y a . K e n y a . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e .

La base peut demeurer entièrement naturelle . ou encore un étroit ciseau (fig. 17). le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur.. Dans ce cas. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. Dauvois. dès l'Oldowayen. ou bien que les trois pans sont taillés. qui relèvent de méthodes différentes. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola.qui est traitée dans le paragraphe suivant . Nous en présentons deux. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. 1981. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. de façon différée mais "irrattrapable". ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. notamment pour les objets de grandes dimensions. D ' u n point de vue technique. 46 Brézillon. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support.ou encore celle du sud-est asiatique. selon qu'une. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. et perdure tout au long des temps préhistoriques. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. Le pic triédrique.Ainsi polyèdres. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. pour lesquels il existe en tant que tel. voire deux surfaces (naturelles. par bouchardage. quadrangulaire. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. 1968. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. ou pic triédrique. 18 : 1) . La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. on Fa vu. se fait. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. auquel il s'oppose dans sa conception. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. Leroy-Prost. etc. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. Leroy. dont la fonction n'est pas établie. comme les objets à section triangulaire. les deux s'effectuant à la pierre. rhomboïdale. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. pic. la fin du façonnage ou le polissage. Il requiert une très grande maîtrise technique. 51 . Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. n'est pas un objet très courant.

Acheuléen. Maroc (Dauvois. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. Casablanca.Fig. 17). 1976 : fig. .

le bouchardage. 1993. La préforme est prête pour le polissage. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. 18 : 2). 1981. protohistorique cette fois. etc. Pétrequin. 1984. par percussion indirecte. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. Pétrequin. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. dans des contextes très différents. 53 . le polissage. le bouchardage. témoignages "vivants". Tixier. ou sur enclume). qui doivent être parfaitement rectilignes. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . ou par pression. fine denticulation de la partie active. effectué à la main pour les petites haches. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. Midant-Reynes. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. de la perduration de la taille de la pierre. la pression. Madsen. des "lames" de haches. et deux exemples ethnographiques. polissage puis pression. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). 47). le polissage et le sciage. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. 1983. Madsen. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. préparation des bords . Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. 1987. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression.l'autre reste polie -.). La régularisation des arêtes de la préforme. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. 50 47 48 49 50 Hansen. Kelterborn. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . bouchardage puis polissage. et de son rôle socio-économique et symbolique.

1 ( M a d s e n .F i g . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . c o r n a l i n e . D a n e m a r k . b a s a l t e . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . Inde. 54 . 2 0 2 ) . silex. Khambhat. I n d o n é s i e . A ) . 4 . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . 1984 : fig. 1 9 9 3 : fig. 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . Irian J a y a . 18 — P r é f o r m e s .

disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . dans le Gujarat (Inde). distantes de plus de 100 k m de Khambhat.. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. pour obtenir la préforme. ébauche et préforme (fig. 1989. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. perforée. juste avant celui consacré au débitage. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). polissage seul. En effet. ovoïde. 55 . Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. 1943.. polie. on le sait. Celle-ci est ensuite abrasée. sciage seul. Rao. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. 1973. Une fois finies. etc. qui est toujours naturel. • Sa partie active. 52 Roux. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. cylindrique. et enfin lustrée. est obligatoirement brut de taille. 19) tient à deux éléments essentiels. circulaire.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. Ce tranchant. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. 32). Pelegrin. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. et non des hachereaux.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif.. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. bouchardage seul . l'obtention d'un tranchant terminal. qui sera à section carrée. taille minimale et polissage important.. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. 18 : 3). La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. le biseau tranchant. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. On procède à la taille en deux étapes. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi ..

Isenya. Kenya. 19 — Hachereau en phonolite. Acheuléen. .56 Fig.

). 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage... Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . outils très abondants dans certains Acheuléens.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe .et/ou une régularisation des bords. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. 54 Texier . Pour les autres types de hachereaux. 28) ou Tabelbala (p. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. C'est un outil en apparence simple. et non le façonnage. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. et un des plans de la face supérieure. Le hachereau en est un très bon exemple. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. 63 et suiv. le hachereau. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. 71 et fig. 72). 57 . 38 et p. D ' u n point de vue morphologique. 54 En règle générale. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires.de la face d'éclatement. Kombewa (p. 1989. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. les hachereaux. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. psychiquement. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. 53 Tixier. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. 1956. En dépit de cette description très précise. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. de par son mode de fabrication.

.

préparée ou non. une phase optimale. du (ou des) plan de percussion et de pression.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports.de la (ou des) surface. puis par une phase initiale du débitage. Le nucléu s Quelles que soient la matière première. Dans le cas de cassure. même intentionnelle. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. . Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. 20) passe par la détermination : . sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . 59 . le "plein débitage" et éventuellement une phase finale.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. La reconnaissance d'un nucléus (fig. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. .

il ne faut pas oublier qu'un éclat. sont des déchets de débitage. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. choisi à cet effet. éclats de préparation. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. F i g . éclats-supports et enfin éclats-déchets. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. peut aussi servir de nucléus. destinés à. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède.Les nucléus. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. tels que nous les observons. Enfin. qu'ils soient de préparation. 60 . ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. 9 et 10).

Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. 1. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. pourrait-on dire (fig. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes.Les méthode s d e débitag e Le débitage. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. vers des formes globuleuses. C'est le débitage le plus simple imaginable. avec un peu d'entraînement. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. à l'exception d'entame. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. 2. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. Toutefois. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. ils tendent généralement. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. et continue son débitage "au fil du nucléus". il n ' y a pas de formes stéréotypées. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. Pour rendre compte de ces différences. 61 . si le débitage est assez avancé. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. 21). qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. comme tout acte technique de taille de la pierre. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. Quoi qu'il en soit. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. il peut être réalisé. Celles abordées sont parmi les plus répandues. de mise en forme du nucléus à débiter. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. souvent standardisés. dans ce cas. Les nucléus n'ont. L'absence de préparation. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. pas de plan de frappe préférentiel. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. par toute personne sachant planter un clou. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques.

p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. Nyabosusi. 2 : nucleus à éclats. Oldowayen. Ouganda. 62 .1 F i g . p e r c u s s i o n multidirectionnelle. 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e .

La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant.1.2. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. 1971. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. Ainsi. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . et d'autre part. la finalité d'un débitage aussi complexe. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. 55 56 57 55 Bordes. Cependant. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. différentes stratégies de taille mises en œuvre. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". E. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. Cette définition était en fait réductrice. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. 57 Boëda. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. 1961. 56 Cauvin. Depuis une vingtaine d'années. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. le talon en "chapeau de gendarme". Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. Si l'on ne peut. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. par exemple. d'une part. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). 63 . en 1909. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . indépendamment de la surface de débitage. 1994. Face à ce constat. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens.

2a : débitage à éclat préférentiel. 2b. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 1 : nucleus préparé. 3b. .Fig. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 1994 : fig. 1).

après J. sections hachurées). 22 : 1). 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. Tixier . Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. Boëda. technique et méthode . les éclats de préparation ont un rôle important. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. On voit donc que. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. E. par ailleurs. à pointe et à lames.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. 60 Boëda. alors que le percuteur tendre est. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. 1967 : 807 et 817. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. dès la mise en forme du nucléus. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. propose de distinguer les termes suivants : concept. 65 . 22. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. 1988 : 14. 58 Tixier. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. 1988. 59 Boëda.

66 . 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .Fig.

24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète . 67 .Fig.

alors qu'en " b " . dans ce cas. plus rarement d'une préparation bipolaire. fig. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. toujours par enlèvements centripètes. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. Attention. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. le plan de frappe est limité. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. 23 et fig. 3b. Si la direction des enlèvements tend à converger. 25). 26 : 2). 61 62 2. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. c'est l'opération de détachement de l'éclat. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. sont indiquées la préparation du plan de frappe. et particulièrement de sa délinéation. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. les éclats ont une forme triangulaire. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). par exemple. 26 : 1) L'objectif. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. 62 Meignen. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. Enfin en " c " . 22 : 2b. 22 : 2a. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. Cette méthode existe. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. 1968 : 315-323. 4. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. 3. et la mise en forme finale de la surface de débitage. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. dans un même ensemble. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. 1. ils tendent à être allongés. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. 4b et fig. Dans la méthode Levallois récurrente. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. 68 . il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. sous-presse.

les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". un minimum de deux enlèvements. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. Cette surface concave. 69 . dont les applications durent 500000 ans. dont la préparation demande donc. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. Les différentes méthodes Levallois. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. 26 : 2). Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. F i g . théoriquement. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . C'est le principe de la "nervure-guide". témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques.

silex. 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. Israël ( M e i g n e n . A ï n C h e b l i . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . L a C o m b e t t e . K e b a r a . s o u s . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . M a r o c . g r è s . silex.p r e s s e ) . 3 : éclat L e v a l l o i s .0 1 2 33 F i g . V a u c l u s e . 70 .

peut se placer. 6 3 O w e n . on peut débiter un éclat circulaire.2. Balout . mais pas obligatoirement. elle a surtout été signalée en Afrique. D a u v o i s 1 9 8 1 . y compris exactement opposées. Biberson . Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. Tixier . 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . 1 9 6 7 . 1 9 3 8 . C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. très étendu. . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité.2. 63 Fig. 27). Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. la préparation d'un plan de frappe. une telle surface peut être obtenue. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. régulièrement convexe. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier.

28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Acheuléen. Isenya. . Kenya.72 Fi g.

a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . Bordes. Il y a "méthode Kombewa" . Alimen. L'obtention. 1963. Des conventions peuvent alors être fixées. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. fig. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. au percuteur minéral. sinon parallèles. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. afin d'obtenir des produits en série . d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. 28). La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. 9 et 10). Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion.les lames ou les lamelles . 73 . pression). en dehors du potentiel de la matière première disponible. dans ce cas. donc de production d'éclats Kombewa. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. 1978. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques.3. 1985. à volonté. Geneste. mais. Elles sont normalisées grâce à des nervures. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. voire en nucléus.à l'instar de méthode Levallois . combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. les lames et les produits de petites dimensions. ils n'ont pas de talon.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. 1956. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. Il est regrettable que. tout au moins de directions point trop irrégulières. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. Economie du débitage laminaire. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé.sur un même n u c l é u s (fig. préconçu. percussion indirecte. variété d'éclats "parasites". 1961 et 1975. les lamelles ou microlamelles. 1984. malgré des restrictions formelles en ce sens. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . en métal. Tixier. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. en bois animal ou végétal. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. 64 65 2. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. 49 : 3). Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés.

assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. Néanmoins. Il est loisible. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. . souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. et cela guide le débitage. et un parallélisme relatif des nervures. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. plus ou moins soignée selon les besoins. par enlèvements presque toujours bifaciaux. 61 : 5). lisse ou préparé. plus ou moins courbe. 61 : 3b et 4b). cortical. 1968. 68 Crabtree . à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. 61 : 1 et 2).particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. Une fois ôtée. permettant chaque fois le déroulement du débitage. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. appelée crête. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. de remettre en forme le nucléus. On peut préformer un nucléus grâce à une. en cours de débitage. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. 3 lames). au cours du débitage. deux ou même trois crêtes. 74 . 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. voire pour chaque lame. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. de faire cette crête plus ou moins longue. Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. il n'y a pas nécessité de préparation. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. Une remise en forme. il est possible de resculpter. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. 61 : 2). telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. Si. 61 : 6b). Ces règles tendent à : .

elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. Pelegrin. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. dans l'Azilien européen par exemple. 1972.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. enchaîné.pour retoucher un grattoir par exemple -. Madsen. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). tous deux opérationnels pour le débitage de lames. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. Cela impose. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. on crée alors deux plans de frappe opposés. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. 1983. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. point d'impact. soit indifférente. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. en effet. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. voire éperons. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. 69 Crabtree. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . continuer le débitage). par des enlèvements de rectification. Cette technique existe ensuite. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. selon le produit recherché. 1991a. très vite. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. afin que les terminaisons distales se chevauchent. à l'instar des éclats. et des courbures longitudinales (carénage). On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. vers 100000 ans. 75 . On ne peut. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. surtout si de grandes dimensions sont désirées. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. 32). Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . des talons réduits. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. et un bulbe diffus. en temps voulu. très souvent des négatifs de réfléchissements.

A u r i g n a c i e n . 2 : n u c l e u s à l a m e . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. C o r b i a c . D o r d o g n e . A i l l a s .F i g . D o r d o g n e . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . silex du B e r g e r a c o i s . silex du B e r g e r a c o i s . P é r i g o r d i e n supérieur. 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . 76 . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e .V i g n o b l e 2.

ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. 29 : 3). 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. 29 : 1). 79 : 8). sur de grandes séries. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. a été identifié relativement récemment . 77 . il y a environ 25 000 a n s . Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. les produits laminaires tendent à s'arquer. reconnue comme facilitant la retouche par pression. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. tout au moins sur silex et calcédoine. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. inventé par des chasseurs-cueilleurs. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. les directions de percussion sont. Selon ce schéma. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. dans une aire sibéro-sino-mongole. 71 Inizan. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. 1992. Lechevallier.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. En outre ce débitage. L'immobilisation du nucléus (fig. La chauffe. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. Dans ce dernier cas. 30 : 2). Plumet. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. 70 71 72 70 Pour l'historique. 29 : 2). orthogonales (fig. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. 30 : 3a et 5). 1991. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. sur nucléus (fig. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. elles. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. qui ne concerne que les lames et les lamelles. intervient elle aussi dans le débitage par pression. 72 Inizan. cf. 1984 : 57-70. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. Tixier. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. lisse ou préparé. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient.

2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 2. Pelegri n . E . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 78 .4 F i g .E. (1. 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . C l a r k ) . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 3 : J. C r a b t r e e . 4 : D . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . 5 : J.

74 J. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. Dans tous les cas. Il n'est donc pas concevable. 1983. Sur les lames et lamelles de plein débitage . le plan de pression est très souvent égrisé. outil composite à presser. les accidents par outrepassage sont fréquents. De plus. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. pas logique. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. . qui tendent à être rectilignes. Les nucléus pyramidaux sont alors : . 31). un nucléus débité par pression doit. Cependant. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. lisses ou préparés. le maximum de standardisation.le parallélisme des bords et des nervures. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. 3 1 : 2 ) . Dans le cas des roches vitreuses.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . . conserver une partie incontestablement "cannelée". 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion.soit pratiquement cylindriques. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. 79 . pour être ainsi appelé. partiellement ou totalement. . 63). Plus que toute autre technique de débitage. la pression permet le maximum de précision. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. 31 : 3 et 4). simultanés. 31 : 1). 63). 73 Inizan. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. pour éviter tout glissement lors du débitage. Les plans de pression peuvent être corticaux. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. soit à deux surfaces successives. 1976a). donc un débitage idéal : celui qui. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. par le dosage de la force qui peut être appliquée. Tixier. comme l'obsidienne. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. à chaque lame obtenue.

simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . S'il y a une conception unique de ce débitage. sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. En effet. délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. notamment au Japon. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu".1 3 4 F i g . souvent asymétrique (fig. 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). 80 . 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . 75 Akazawa et al. 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . 32 : 1). 1980 . il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. 3 : n u c l e u s plat. .le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées.

3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 32 : 5). • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. même en l'absence de remontages.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . 32 : 3 et 4). les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus.2a ^ 1 f 3 Til ^ . c'est une crête d'entame de débitage. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. 32 : 2). 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). 81 .

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Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. étendue.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. La retouche modifie un support. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve.ou retouches . position et répartition. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. d'achever ou d'affûter des outils. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. inclinaison. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. Ils sont au nombre de sept : delineation. Il en est de même des "enlèvements spontanés". qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. 83 . localisation. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. que celui-ci soit naturel ou débité. morphologie. "Retouche" .

mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. Tout préhistorien doit donc. certaines techniques de retouche . Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. 78). mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). 84 . fig. dans la technologie de la pierre. de forme générale en "éventail". il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. 7. Elle ne se prétend pas exhaustive.. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. 1875.au sens très large . Néanmoins. qu'elles ont une place à part. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. de définir les outils. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. comme les lames à crête (fig. 89). Ces sept caractères. en 76 Chierici. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. Elle permet. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. 41). est facilement reconnaissable (fig. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. par combinaisons. 52). Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). privilégiée. au bord réfléchi. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. 34 : 5 et 6). avec leurs combinaisons possibles (voir p. elles en marquent parfois le stade ultime. sont nécessaires à une description fidèle.. 76 1. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin.

16). 1955. bloc de pierre.t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . O b t e n t i o n . présence de ces formes.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). 2. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. une lame ou une lamelle brute. m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al.) on pose un éclat. d ' u n t r a p è z e . 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. 8. 3). 85 . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. 9). 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . Cette technique du "coup du microburin". est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. 1976 : F i g . g r â c e à cette t e c h n i q u e . planchette de bois. t r a p è z e . 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. etc. d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . triangle. m i c r o b u r i n d o u b l e .point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g .

Avec un petit percuteur. 86 . elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. qui est le but de l'opération. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. exerce. En effet. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig.voire d'une coche peu profonde .de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. Quand le "coup du microburin" est réussi. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. 33 : 4a). Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. ou en os. fait parfois levier et. on enlève. inclinaison inverse de la facette de fracture. Elle est souvent torse. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. parfois très effacé. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. par petits coups répétés. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. le microburin. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. à hauteur de l'arête de l'enclume. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. visible sur sa face inférieure. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. La fracture. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. 33 : 4b). la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". 33 : 6). On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. 2. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. choisi relativement plat. particulièrement sensible dans sa partie centrale. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. 33 : 1 à 3). Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. ondes de percussion rarement bien marquées. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. etc. 33 : 5). visible sur sa face supérieure. Un microburin présente. le microburin est dénommé proximal. on attaque presque perpendiculairement. sous l'action du percuteur. une portion de coche à retouches directes et. un arrondi.

Cette technique. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). ou les deux de façon alterne. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. 34 : 2). 87 . L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. qu'il s'agisse. Reste le principe. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. créant un tranchant vif de taille. Cette technique peut. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. 1965. intéressant un bord. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. La notion : burin=outil. le burin est alors considéré comme un nucléus. chutes=déchets est désormais périmée. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte.chutes et recoupes .par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. d'un ravivage. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. sont rarement intégrés dans une étude technologique. par exemple. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". là encore. 1972.quoique systématiquement décomptés. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. ou encore par pression. 78 Gaussen. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. 56 et 58).peuvent être retouchés et devenir alors outil . 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. dans certains cas.chutes et recoupes . 34 : 1). 34 : 7). Il s'agit. Gaussen.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. de ravivage ou non. 55 : 5) . 79 Zuate y Zuber.fig. 78 3. "de Noailles". Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. Les déchets caractéristiques des burins . Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. à silhouette de hache triangulaire allongée. certains burins très particuliers ("busqués". entre autres. 79 4. en F r a n c e ) . Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . une chute ou une recoupe est. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. Les déchets caractéristiques des burins . un excellent support pour une mèche de foret. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. 34 : 4). sur l'une ou l'autre face.

1). 88 . A u r i g n a c i e n . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . silex du B e r g e r a c o i s . C o r b i a c .V i g n o b l e 2. 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . D o r d o g n e . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 1 : c o u p du t r a n c h e t .F i g . 1961 : fig. l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t .

par un coup porté en son milieu. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord).5. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . spécifiques du continent américain. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". une lame d'obsidienne. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. presque toujours sur la face supérieure. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. avec déchets caractéristiques.

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). incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. en l'occurence chaque objet lithique. arme. l'intentionnel. qu'il soit outil ou reste de taille. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. dans une perspective d'étude technologique. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. un outil à patine multiple a une biographie attachante. La connaissance approfondie du document de base. dans certains gisements.. la lecture technologique met en jeu la matière première. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. il est indispensable de discerner le naturel. l'accidentel. En outre. La reprise systématique. un objet lithique.. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. plus que tout autre. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. En effet. 91 . y compris celles postérieures à son dépôt. éléments d'outils.

C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. Dès l'observation des états de surface de l'objet. A une perception première. on cherche à identifier son support (galet.et identification d'ensemble immédiates. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. ou souvent en même temps. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 .Le terme "objet". la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. 5). elle deviendra "histoire de l'outil". plaquette. en débrouillant les séries de retouches. parfois syncrétique. après le détachement. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. pour les cas complexes. des "lancettes" (fig. couleur.) Outre les actions naturelles. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. coches. relief. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. jeux de lumière sur les facettes. si on ne l'a pas lu en son entier. coup de burin. Puis vient la reconnaissance de la retouche. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. utilisée par l'homme. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions.). selon ses formes. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. éclat. contenant en elle-même une hypothèse. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. perçues en une fraction de seconde : silhouette. etc. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. volontairement choisi. réalisées ou ratées. son abondance. seuls stigmates toujours totalement fiables. En effet. Fait en apparence paradoxal. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. morphologique (limande). il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. se fait d'elle-même par déduction. selon leur succession dans le temps. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. éclat. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. quasi simultanées. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. perception du volume qu'est l'objet. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". cassures. amènent une reconnaissance globale. géométrique (trapèze). en dernier ressort.. du biface à la pointe de flèche. nucléus. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. etc. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. Cela se fait. bloc. au détachement (au débitage). etc. des événements postérieurs au débitage du support. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. Cette recomposition chronologique. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. Si cette dernière n'existe plus. puis toucher.

il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". 2. striées. une surface naturelle. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. 1.pied de falaise. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. . etc. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. entre autres. etc.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. "perçoirs". . . Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface.).site de surface. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. parfois préhistoriques.pendage. . un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. même dans une zone d'habitat. . en gardant bien en mémoire que nous entendons : . Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. Pour une étude technologique. Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement.1. Mais l'observation. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. puis roulé. 2. Si cela s'avère nécessaire. c'est affaire de convention. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. 93 . les pièces. la reconnaissance technologique de la pièce. puis ramassé hors de son point d'abandon. ne peut être un choix. le piétinement est loin d'être négligeable. N'oublions pas que. dépôt de pente. sédimentaire . fluviatile-. "grattoirs". métamorphique. Ce nucléus porte plusieurs informations. . les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) .par cortex. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. glaciaire). évoquant le charriage fluviatile. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement.par patine. "raclettes".épaisseur et lithologie de la couche elle-même . l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement.origine des éléments (volcanique.éolienne.site enterré. il a été nucléus " a c t i f . d'autres émoussées. Pour tout matériel étudié. elle. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. . dont les pièges les plus fréquents sont. par exemple un transport fluviatile.par néocortex. Par sa présence ou son absence sur les éclats.

Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. 2. 35).• La patine. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. comme pour les outils à double patine. les variations de température qui. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. 2. comme les lustres et les polis d'usage. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. soit uniquement en surface (voile). et leur étude est si complexe. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . 2. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. soit profondément. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. puis ramassées. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. même dans une seule couche.4. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. Les agents sont si nombreux. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. 51). sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. 24). gomme. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle.3. consiste en des modifications très diverses de la surface. cuir. 59). sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. si divers. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. bitume. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. colorant. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. due à des interactions physiques et chimiques. y compris dans un même site. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil.2. ou encore des fractures franches. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. comme dans le cas de certains emmanchements. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. 94 . Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler.actuellement .

95 . P r i n c e l l e ) . désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. L'importance et la complexité des états de surface. r o c h e siliceuse. F i g . 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". de ces altérations et ajouts. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications.

1. . etc.d'après la face supérieure : non prédéterminée. abrasion de la corniche.) Support débité . • indiquant une préparation . etc. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3.5. etc. prédéterminée par la métode Levallois. . talon. .2.type (plaquette. 3.d'après les cassures : accidentelles.4. Technique s spéciale s d e taill e 3. etc.orientation (selon un axe morphologique. Observatio n de s état s d e surfac e 3. 3.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure.6.3 . Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . etc.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. etc.reconnaissance des morphologies techniques. face supérieure. qu'i l soi t outi l o u no n 96 . crête. etc. . accidentelles au débitage.) . galet. sur burin. etc. la méthode Kombewa.3. etc. bords droit et gauche.d'après la partie proximale : modes de percussion. intentionnelles. . de pression.d'après la partie proximale : types de talon. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille .). Définitio n d e l'objet . des caractéristiques techniques.

Cahen et al. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : .les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . désormais pratiqués presque systématiquement. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. surtout de plein a i r . Un pas a donc été franchi qui mène. A Bordj Mellala (Algérie). Cahen. En relevant les objets sur plan. fondée sur cette méthode. en première lecture.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. 1. Tixier et al. 36 et 4 0 ) . 1987. Audouze.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. En l'absence de sols conservés. Van Noten et al. 1972. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. 1988. 97 . Avec les fouilles de Pincevent . campement saisonnier ou permanent.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. Les remontages. Pigeot. 1987. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . Brézillon.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . à travers les intentions retrouvées. notamment. 1982. Olive. les remontages ont permis à J. Cahen. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . Leroi-Gourhan. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. sont indispensables au décryptage des sites. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . 1976b. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. 1978. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. qui. atelier de taille etc. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. 1980. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques.plus que des remontages .quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. 1980. ou simplement à titre anecdotique (fig.

silex. . Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir.Fig. Vaucluse (Brugal et al. Moustérien. Bérigoule. 36 — Remontage. 1994).

ravivages. le fait est irréversible. dont nous présentons les principaux buts. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. 1980. dans la conception de l'économie de la matière première. il est important de les tester ou de les faire tester. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. proviennent en réalité du même bloc. soit par le grain. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. maintien du nucléus ou du support. à première vue très différentes soit par la couleur. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. sur un autre support ou sur un nucléus . 2 . soit par la patine. . entre fragments du même support. Il semblait. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. . Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. phase de début du débitage. il y a quelques a n n é e s .). mise en forme. geste. Inizan. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. quelle est. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. plein débitage. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. En fait. percuteur. même pour Homo sapiens fossilis.les transformations. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée.. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. etc. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. Roche. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. 99 . L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes.

en obsidienne des tombes aztèques. .à l'étude d'un ensemble lithique. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. ne peut le prévoir. plusieurs années pour devenir un expert.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. 71).nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. 1991. Crabtree. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. même averti. 1991a. les uns au-dessus des autres. 1966. par percussion indirecte et par pression . 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. l'intérêt est relatif.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . En revanche. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. 32). Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. 100 . Guiria. avant de juger l'adresse. Or au seul vu de ces matières premières.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. particulièrement dans le cas des innovations. Volkof. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. devant des ensembles apparemment "mal venus". du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. L'apprentissage est très long. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . p. comme dans de nombreuses disciplines. Pelegrin.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. un tailleur. . ni celles. 32). La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames.est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. 2) : . car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. et beaucoup reste encore à vérifier : . il faut. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. 1980. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. Pour une roche donnée (fig.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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C'est un dessin hybride entre l'art et la science. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce.) et sa place dans la chaîne opératoire. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. choisis selon des objectifs définis. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. représentations schématiques. etc. Loin d'être une copie. 105 . la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). La représentation graphique des industries préhistoriques. déchet. Enfin.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. etc. nouveaux symboles. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères.

Décider 1.. Pour les pièces bifaciales. Cependant. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . 54). 104 2. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. 1978. mine grasse. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. ce handicap peut devenir un atout. judicieusement choisies. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. 106 . P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. aquarelle.). l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. Des sections. offre une gamme étendue de moyens. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. un choix doit donc être effectué . Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. encre. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. polyèdres et sphéroïdes. • Le façonnage (fig. 1987. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. Sur chacune des vues. 105 Coineau. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. 104 Prodhomme. 105 Dessiner 1.. etc.

Isenya. tuf consolidé. .107 Fig. Kenya. 37 — Biface acheuléen.

3 : éclat l a m i n a i r e en silex. K e n y a .o l d o w a y e n . B é r i g o u l e . 1 : éclat e n t r a c h y t e . K e n y a . C a p s i e n .F i g . A l g é r i e . L o k a l e l e i . 108 . P r é . 4 : éclat en p h o n o l i t e . 2 : l a m e l l e en silex. I s e n y a . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . M o u s t é r i e n . Le R e l i l a i . V a u c l u s e . A c h e u l é e n . W e s t T u r k a n a .

. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. • Les remontages (fig. . • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. 2). car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. 1 9 7 6 a : fig. A partir de cette représentation.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. montrant le maximum d'informations. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. 109 .la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. 34 : 5).• Le débitage (fig. C a p s i e n . Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. 38). Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. Le dessin du talon est absolument indispensable. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. 131). Les esquilles bulbaires. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. A partir de cette vue. Le volume du remontage est rendu globalement. soit : . 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. fig. et non par le dessin de chaque pièce remontée. : retouche Quina. A l g é r i e (Tixier. F i g . A ï n D o k k a r a . Il est donc préférable de limiter leur nombre. 2. en choisissant une vue générale.

sans le nucleus. Ahmarien. . silex. 1991 : fig. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Egypte (Phillips.110 Fig. Abu Noshra II. 7).

.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. • Les outils de type grattoirs. polyèdres. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. etc. . qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. 41). L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 21). perçoirs. Descriptio n d e l'obje t 3. dent du burin. 3. 16 :1 et 2). 57 : 9). sur éclat de gel (fig. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. 41 : 1). 12 et 13). Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir.1. 111 . etc. Les vues sont désignées comme suit : . • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. Cinq cas peuvent se présenter. l'orientation est purement aléatoire (fig. Les nucleus à lames.norma frontalis pour la vue antérieure . un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. trièdres. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. 41 : 3). sur galet (fig. Pour établir un langage graphique commun. : pointe Levallois). sur la face inférieure. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. le nucleus est orienté morphologiquement. pointe du perçoir. sur petit bloc. 41 : 5). S'il est difficile à déterminer. burins. 50). la partie proximale vers le bas. . L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. dans le sens de son plus grand allongement (fig.norma occipitalis pour la vue postérieure.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. 29 : 2). quel qu'il soit. • Les produits façonnés (pièces bifaciales.2. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. la face supérieure vers soi.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. etc). préformes. 41 : 2. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. repose sur l'orientation (fig. 41 : 1). etc.

différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t .5 F i g . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . a p p e l é alors racloir déjeté. 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 112 . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n .

• Vue B : vue de l'objet par la droite.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. courbe ou torse. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. et vue de la face supérieure pour les produits débités. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Elle permet de montrer l'épaisseur. 113 . On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. Pour obtenir chaque vue. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. F i g . • Vue A : c'est la vue principale. 42). la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. face A. On imagine l'objet dans l'espace. Elle est rabattue à gauche. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. On la nomme vue de face. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. A de rares exceptions. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée.

Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. des plans de percussion ou de pression. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. Elle est rabattue à droite. 43 : 1). Pour plus de lisibilité et de cohésion. 1 : à la française. On la nomme vue en bout. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . . On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. apposé entre chaque vue. etc. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. Conventionnellement. dans la zone médiane. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite.les contours des vues E et F sont identiques.les contours des vues B et C sont identiques . des fronts de grattoirs.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. Pour le dessin de l'épure. B.les longueurs des vues A. F i g . Cette vue a le même rôle que la vue B. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. On la nomme vue de dos. . on utilise un tiret gras court horizontal (-). 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. et vue de la face inférieure pour les produits débités. face B.les contours des vues A et D sont identiques . Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. On la nomme également vue en bout. Pour cela. par exemple. 114 . elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. pour les nucléus Levallois. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. D sont identiques . . C. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. • Vue D : c'est la face opposée à la face A.

La section est translatée et rabattue à droite. Cependant. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. on peut utiliser le conformateur. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées.2. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . b : c o u p e . Une coupe représente les sécant. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. Pour les autres pièces. 106 Laurent. axe horizontal de la ligne d'horizon). on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce.3. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. 115 . Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. pour des commodités de publication. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. Cependant. Plus difficiles à dessiner. 1970. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. a : profil. a b c F i g . sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. 44). Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. La plupart du temps. c : section. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain.

c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 1 : c r o q u i s . 116 . r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes.Fig. 2 : d e s s i n au c r a y o n .

etc. on relie alors les points entre eux. 4.1. visibles à la surface de l'objet. sans Le dessin des contours (fig. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. limite de surface corticale. A l'aide de flèches. la mise en place des ombres. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale.le dessin au crayon. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. compromettant la suite du dessin. 4. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. Le dessin des nervures (fig. . 117 . A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. Il est réalisé au jugé. pour plus de précision. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. à main libre et respecte autant que possible les proportions.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. . La projection n'est jamais orthogonale. 45 : 1). Lorsque le dièdre rencontre une nervure. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée.2. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. On commence par dessiner les principales nervures. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. des plus grandes au plus petites. Pour les pièces de grande dimension. on la signale par un petit trait de rappel.4. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. 45 : 2) : le dessin des contours. le dessin des nervures. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. 45) : .le croquis.le dessin à l'encre. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. de profil ou en bout.

d : d e s s i n des r e t o u c h e s . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s .12 F i g . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . 118 . 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. 2 : d e s s i n du contour.

47). Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. Inspirés par les techniques de gravure. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). mais jamais rectilignes. la lumière s'y reflète et y rayonne. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. Plus on est près du point d'impact. 45 : 3). observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. parties directement touchées par la lumière. . les hachures ont une double fonction. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Sur un même dessin. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. en hachures légères ou aplat de gris. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. Pour la technologie lithique. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . Conventionnellement. On les nomme ainsi hachures valorisantes. . plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. parties encore éclairées directement. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. parties dans l'ombre. . mais avec moins d'intensité. plus les hachures sont courbes. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. Pour cela. Si la surface est lisse. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. pour créer un impression de relief. parties que la lumière n'atteint pas directement. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. de gauche à droite. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. il faut rechercher la séparatrice. Plus on est éloigné du point d'impact.les valeurs de reflets. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. la matière et la taille.les valeurs de pénombre. de haut en bas. Les hachures sont parallèles entre elles.les valeurs d'ombre. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même.3. la longueur des hachures. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. 4. Dans le tracé des ombres.les valeurs de lumière. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé.

(Smith. silex. S o l u t r é e n . 3 9 . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. P e c h de la B o i s s i e r e .F i g . 7 ) . 120 .

très grasses et longues.dans les zones de pénombre. 1976: 52. . Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. les hachures sont fréquentes. 5. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement.. 48 : 10). 48 : 7). Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". Cependant. Les roches métamorphiques .le silex : hachures pleines-déliées (fig. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. 101 Les roches d'origine sédimentaire . Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir.dans les zones de lumière. les hachures sont peu fréquentes. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. "il est bien entendu que. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. les hachures sont très fréquentes.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. . . 107 Dauvois. 48 : 4). 48 : 5) . . jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . 5. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. 48 : 3 et 8).le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 7 : 3 et 4). . engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. 48 : 9 ) . On garde donc le principe de la hachure valorisante.dans les zones d'ombre. . réalisées à la lame de rasoir (fig. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5.le grès . Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. 49) pour lesquelles on propose différents traitements. qui peuvent être combinées. 48 : 6) .le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 40 et 47). les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. Conventionnellement. 48 : 2) .dans les zones de reflets. Variétés minérales .les rhyolites. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. épaisses et de longueur moyenne. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin.1. 48). 121 . . 48 : 1). .2. Les roches éruptives .

6 : b a s a l t e . 10 : calcaire. 7 : o b s i d i e n n e .F i g . 122 . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 1 : silex. 5 : r h y o l i t e . 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 4 : g r è s . 2 : j a s p e . 9 : q u a r t z .

49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . biface. i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . 2 : q u a r t z . Ile de P â q u e s . 1 1 1 1 . K e n y a . K e n y a . I s e n y a . 123 . I s e n y a .3 i 1 . t r a m e et trait à la p l u m e . n u c l e u s . éclat p é d o n c u l e . M a t a ' a . t r a m e et trait à la p l u m e . biface. 3 : o b s i d i e n n e . 4 : p h o n o l i t e . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . trait à la p l u m e . Y e m e n . 1 : quartzite.

silex. Vaucluse (Brugal et al. La Combette. . Fig.124 1994). 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel.

les géodes. 1 : 7 ) . 5. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Le premier dessin montre leur aspect originel. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Les fossiles. silex. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. 125 . Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. I n i z a n . 50). Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. 1 9 9 4 : fig. Pour les pièces à multiples patines.Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles.3. 3). des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. Iraq ( A n d e r s o n . Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. K u t a n . le deuxième uniquement les zones altérées. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. F i g .

ou tramés (fig. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. La flèche indique le sens du débitage. Dans certains cas. Il est nécessaire. . etc. Le point marque la présence du talon. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. tracéologues mais aussi photographes. le symbole est inutilisable. 57 : 9). Sens et direction du débitage et présence du talon. En effet.4. Lorsque la pièce présente un double bulbe. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. ni la direction du débitage.) étant relativement récentes. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. Si le point signifie la présence du talon. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. 51). par exemple. 52). Le double point indique la présence du talon. Elle se confond avec l'axe de débitage. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig.5. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. Ils sont dessinés de manière figurative. bitume. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. 6. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. Lorsque le talon est absent. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. Sens et direction du débitage. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. 11 n'indique ni le sens. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". le symbole est purement un indicatif de présence. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. non retouchée. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. C'est. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. mais pas toujours suffisant.

Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .

abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 128 . 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s .

Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. 7 : 3 . 5). elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. • Le lustre (fig. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. d'une surface par frottement.• Les cassures (fig. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. elles sont laissées en blanc sur le dessin. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. conventionnellement. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. Le coup de burin (fig. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. tiretés) la totalité de la surface des dessins. de son complément manquant. Lorsque le contre-bulbe est présent. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. 129 . Sauf exception. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. Parfois. le microburin. Cependant. 34 : 7). qu'elle soit intentionnelle ou non. au trait. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. hachure. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. face supérieure et face inférieure. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. la flèche s'orne d'un point. 4. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture.

S'il n ' y a pas d'échelle. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. d'un coup de crayon circulaire. les vues de face. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. En effet. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. Face à des contraintes de composition. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. c'est souvent la vue principale. 130 . Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. 2. puis comparer avec le relief de la vue principale. S'il y a plusieurs vues. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. d'un tiers. etc.) dans la légende. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. 2/3 GN. 1. 4. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. Ce procédé est à proscrire. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. est-ce possible technologiquement? Si oui. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives.

On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. 2. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". Dans tous les cas. etc. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. Il est réalisé grandeur nature. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. p h o n o l i t e . Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. ni relief. et ne comporte ni hachures. nervures et flèches numérotées. Il permet. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. F i g . Il peut être réalisé de deux manières différentes. éclat. I s e n y a ( K e n y a ) . Les enlèvements sont traités en plan. ni convexités. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. avec un minimum de moyens graphiques. généralement en une seule vue. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. 2 : schéma 131 . On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. souvent la vue de face en perspective. On ne dessine ni concavités. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées.Schématiser 1. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. A c h e u l é e n . relief. La direction. • Schéma figuratif (fig. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. • Schéma abstrait (fig. 53). alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. symboles. Dauvois (1976). on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel.

54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s .F i g . 132 . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l .

etc. nacell e (fig. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. 110 AILE D'OISEA U (EN ). survenant au Nous entendons par ajout. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . 7 : 5). 108 cours du débitage. si une méthode différente a été employée. nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). les burins par exemple (fig. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. 70 : 1 à 3). acciden t Sire t (fig. 66 : 1). les raccords et les remontages apporteront les preuves. etc. 109 Tixier. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. un bord cortical . 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. 133 . Cette abrasion.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. Action d'aiguiser un outil. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 7 : 2 à 4). intentionnellement ou non. 7 : 5 et fig. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". ABRUPT(E). 79 : 6). du façonnage ou de la retouche. 77). 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. il y a transformation du type d ' o u t i l . Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. ACCIDENT D E TAILLE . régulière. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. AFFÛTAGE. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . des AJOUT. 4 et 5). Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. non intentionnel. Exemples : lame outrepassé e (fig. Phénomène imprévu. résultat de ce phénomène. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. languett e (fig. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. 1972. 109 ABRASION. 55 : 3. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original.

Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . ARÊTE. 1 : burin à un seul p a n . ocre.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. L'acuité de cet angle.) ou végétaux (bois. On parlera de l'arête d'un biface. très controversé.). l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. 111 Bordes. Comme pour l'expression précédente. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion.. ANGLE D E CHASSE . 1961 : 29. de l'autre face pour l'autre b o r d . Terme de positio n (fig. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . 7 4 : 4). 51). etc. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. ALTERNE. glacis de lancettes (voir lancette) . 5) et les mesures que l'on en prend. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. d'une lèvre. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette.. 5) et mesures que l'on en prend. etc. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. ATYPIQUE. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e .. 74 : 3). etc. gomme. ALTERNANT(E). 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s .F i g . d'une crête. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. p a s d ' a f f û t a g e visible. Terme de positio n (fig. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. corticale.) renseigneront sur les techniques de débitage. 111 émoussée. minéraux (bitume (fig. ANGLE D'ÉCLATEMENT . Ce terme.. ARRACHEMENT.

la base est alors distale (fig. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . AVIVAGE. qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . racloirs convergents déjetés (fig. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . et sa détermination conditionnera certaines mensurations. 73 : 1 et 3). Dauvois. 115 Crabtree. AXE D E DÉBITAGE . 30 : 2).. d'une pièce bifaciale. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. que l'objet soit dessiné ou non. 41 : 1). des galets taillés. Voir ravivage . V\ F i g . 113 Bordes. d'un galet taillé. 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. etc. B BASE. 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . dans le sens de son plus grand allongement . inachevé.ne Test pas !). 1976 : 24. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . 113 AXE MORPHOLOGIQUE . Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 67 : 5). Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. d'un outil sur plaquette. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. 1976: 24. grossier.. et non le mot talon. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. 135 . 41 : 2). irrégulier.quelqu'ait été leur support -. 1961 : 6 . 114 Dauvois. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. 41 : 4). 115 BÉQUILLE. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . 5. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. etc. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. 1968. C'est aussi ce terme.

BORD. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . etc. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . Voir abattu . Sur une surface lisse. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H.avec des percuteurs. les deux faces d'un objet. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. . 117 Bessac. voire triple. récentes de la préhistoire. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). 1980. BRISURE. 120 Bourlon. BORD ABATTU . 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. 1909. On l'emploiera pour un galet taillé. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. est un instrument moderne. Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. 5). S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. lamelle) non modifié par une retouche. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. 136 . BIFACIAL(E). 60) sur un éclat. La den t d'un 119 120 116 Roche. une lame ou une lamelle. Par analogie.Terme de position . pour les arêtes d'un biface. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . 74 : 5). Un pa n (fig. . Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. on emploie le mot arête . ayant été ou non préparé pour la recevoir.à préparer une surface en vue polissage . Il peut être double. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. les bords ne comprennent pas le talon. d'une plaquette. 86). 119 Breuil. que nous lui préférons. d'un éclat). Voir ces mots. Les deux séries d'enlèvements doivent. il est parfois précédé d'un cône . 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. par définition. en tout cas. d'une chute d e buri n (fig. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. d'un Synonyme de cassure . lame. dos . partant du même bord (fig. . d'un bloc. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. fig. Elle ne présume ni de la destination. BRUT(E). BORD TAILLÉ . Pour les objets bifaciaux. q u ' à des outils sur support naturel. BULBE. fracture. Voir taillé . édition 1989. par une seule percussion (ou pression). ni de la fonction. 16 : 2 et 3 ) . Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. être situées dans la même partie de l'objet.mais ce n'est pas toujours aisé . retouchés ou non (bords d'une lame. dans le seul cas des fractures hertziennes. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. 118 Dictionnaire Petit Robert.rendre rugueuse une surface. BRUT(E) D E TAILLE . "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : .5). Ligne qui délimite le contour d'un objet. son action est inversée et provoque des petites aspérités. 1987 : 79.etc. La boucharde. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. 1911.

Burins quadruples. 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 137 . u n t a l o n (9). 1 : sur t r o n c a t u r e . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. u n p a n (6). u n e c o c h e (10). u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). etc.12 3 4 5 6 7 10 F i g . Burins triples. 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). Burins doubles. F i g . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . L e s 5. 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). 3 : d i è d r e s d ' a x e . 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . u n e surface r e t o u c h é e (4). u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). 4 : sur c o c h e s . u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). 11 : sur t r o n c a t u r e s . u n p i q u a n t trièdre (7).

Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. coch e clactonienne. 61 : 5 ) . CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . cassure. Terme emprunté à l'architecture de marine. Cahen (1984). bor d retouché . 138 . 31). Terme général. à la multiplicité.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . ciseau). 57) : . Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. . Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. 58). (fig. les positions par rapport à l'axe morphologique du support.burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. surface brut e d e débitage . "dos " (bor d abattu). Dans ce dernier cas. 2 9 : 1) et (fig. soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). 122 Terme proposé par D. Toutes les classifications sont possibles. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. coche . surtout pour la pression (fig. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) .. .surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. à son axe de débitage. CHASSE-LAME. piquant-trièdre . . Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. ne présumant pas des causes de la rupture. etc. N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. autre(s) pan(s) de burin. 24). CHAPEAU D E GENDARME . 79 : 5). selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. 1963 : 43. 1 : 7 et fig. Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. 1 2 2 121 Tixier. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). Tixier). 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . etc. F i g . 59). fracture) . Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). C A S S U R E . etc.surfaces obtenues par retouch e : troncature.

9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 2. 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 139 . 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 6 : c h u t e réfléchie. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 8. 1 : c h u t e p r e m i è r e . 7 : c h u t e torse.7 Fig. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) .

ainsi de suite. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. quelque soit le support. Peu usité. sa section sera trapézoïdale. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). en régularisant le bord. 1954 : 447. Voir réfléchi (fig. 9). qui sera alors dite "préparée". 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. lors de leur détachement (fig. 123 Gobert. 140 . 60). 1984. En 1954 E. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . généralement concave. COCHE (O U ENCOCHE) . Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . proposé par E. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 60 : 8. 125 Cahen. Brute de taille. 127 Turq. postérieurement au premier coup de burin.ou départ de retouche . indiquant une entaille nette. 1954 : 447. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) .C H U T E D E B U R I N . elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. 61 : 6 ) . Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. donc aux fragments qui ont été détachés. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel.-G. 2. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. C I S E A U . obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. 127 CLACTONIEN(NE). 124 Gobert. 2. 3). la civilisation ou le lieu (fig. non intentionnel. CONCHOÏDE. Quand le bord du support aura été préparé. CINTRAGE. 60 : 4. sur le même bord. 60 : 7). 60 : 6). G o b e r t . à petit rayon de courbure. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. parfois en "V". Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. 34 : 4). note 2 et fig. Synonyme de bulbe . 60 : 2. 1988. Cette méthode permet.-G. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . ou simplement "chute". 5).de la face inférieure (fig. 1968 : 195. L'expression "chute de burin". a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. 126 Brézillon. Terme de délinéation d'un bord. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. 126 1.

CORTEX. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. qui correspond à la "patine" des géologues. T e c h n o l o g i q u e m e n t . Partie saillante qui couronne un nucléus. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. pourquoi pas dans certain cas. soit. Terme qui s'applique à la mise . 20). 61 : 6a. de base ou de talon cortical. 129 130 CONTINU(E). qui aura forcément une section triangulaire.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. C O N T R E . Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. 128 COUVRANT(E). Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. 64 : 4). 6b). 130 Sonne ville-Bordes. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. qui a trait à la typologie . s'oppose à "discontinue" . 129 Pour Laplace (1964).en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). Il s'agit de créer. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). on parlera de réserve corticale. Cette arête permettra de faire "filer". par enlèvements le plus souvent bifaciaux.B U L B E . 93) tend à s'employer. 1963. Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. unit le talon au bulbe . CRÊTE. Perret 1956. s'oppose à denticulé. 1932. ou crête d'entame. 61 : 2). Tixier. Terme de délinéatio n d'un bord. 62 : 7). pour faciliter une bonne prise en mains. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. C O R T I C A L ( E ) . Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. 61 : 5). S'utilise pour désigner le relief qui. sans être destinée à guider une lame à crête : . Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. 141 . Désigne la présence de cortex. C R A N . la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. soit que la forme de la matière brute s'y prête. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. une première lame : l a lam e à crête. 61 : 1). Suivant son étendue et sa localisation. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. on parlera alors de "crête naturelle". 20). On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Quand ce dernier terme ne sera pas employé.C Ô N E . dans certains cas. une arête . C O R N I C H E . 128 Breuil. en la guidant. ou. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig.ou la remise . de face entièrement corticale. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . .

142 . 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 6 b sur n u c l é u s à crête. 3a. 3 b . 2 b : sa l a m e à crête. 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s .1 a 2 b a 3b F i g . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s . la c r ê t e . 6a : : sa l a m e à c r ê t e .

Action de taille qui enlève le cortex . voir ces mots. 143 . DENTICULÉ. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . lamelle). Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. 1. D DÉBITAGE. 132 Bordes. Cette surface peut être : corticale . brut e d e débitage . toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . Elle est formée d'au moins trois surfaces. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. 1963.comme synonyme d 'épannelage. DÉBRIS. trois ou quatre plans de frappe (fig. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. 67 : 1 et 3). Résultats de cette action. 30.à tort . DISCONTINU(E). créé par une ligne d'enlèvements. CROQUIS. Percussio n (directe) . DÉVERSÉ. en se combinant. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier.1. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Ces cinq termes généraux peuvent. Voir p. DENT D U BURIN . 74 : 1). Terme de localisation (fig. Dans un deuxième sens. Ce terme est souvent employé . lame. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. 45). Terme de position . Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. et d 'inclinaison. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. 66 : 2). 2. DÉCORTICAGE. 131 CROISÉE. DIRECT(E). 76 : 1). lame. DÉLINÉATION. 56). 132 Terme général de morphologie. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . 2. 7 4 : 6). qui peut-être (fig. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . 62 : 5). Caractère désignant le dessin que forme un bord. D O S . 1947. DIÈDRE. lamelle) (fig. DISTAL(E). Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . 29 : 3). Il précède et prépare le dessin définitif (fig. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . Ce n'est pas un but en soi.

8 : é p a u l e m e n t . L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. ni d'une morphologie. encore imparfaite. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage.. de préparation. "Première forme. d'un bloc. É G R I S É . 9 . 2 : c o n v e x e . 11. 68 : 1). de débitage . d'une plaquette. Action de polir en frottant avec un abrasif. 12 : p é d o n c u l e . 144 . c o n c a v e . 6 : scie.. de hache. édition 1989. 5). Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. indiquant la morphologie enlèvement (fig.11 1 Fig. 1 . 15 : r é g u l i è r e . r e c t i l i g n e . etc. ni d'une destination particulière (fig. 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. Premier état de cette œuvre" . 7 : c r a n .d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée).. . le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. d'un nucléus. 5 : d e n t i c u l é . ÉCLAT. Terme d'un E É B A U C H E . Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert.. préparée. etc. 4 : c o c h e s . que Von donne à une œuvre plastique (. 13 : soie. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . formée par des retouche s abruptes.). m u s e a u . .d'un galet.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. etc. 3 . 14 : i r r é g u l i è r e .). É C R I S A G E . l a n g u e t t e . de feuille de laurier. 10 .

"Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. O b e i d . Par commodité. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. Retouche "sur enclume" : voir croisé . en haut.on frappe un nucléus pour le débiter. 63). Irak. ENCOCHE. 2. 134 D a u v o i s . ENLÈVEMENT. Bordes (1961 : 13). Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. 64 : 3). Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. à gauche). 1.0 1 cm 3 Fig. 135 Une enclume peut être tenue à la main. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. ENVAHISSANT(E).). moins aigu (fig. Tell el O u e i l i . L'expression "percuteur dormant". Altération d'un bord rendu moins tranchant. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . 145 ÉPANNELAGE. ENTAME. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille.on pose un éclat (une lame. 10 : 1). Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2.. etc. 1976: 211. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . préhispanique d'Amérique centrale. . Voir coche . synonyme d'enclume. etc. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action.l 'ébauchage d'un outil . un bloc de matière première pour la façonner. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. 9 : 1. 134 ÉMOUSSÉ. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig.la mise en forme d'un nucléus (fig. . Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . 135 ENCLUME. un burin pour lui appliquer un coup de burin. . est due à F. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première.

d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. lames et lamelles. ÉPAULEMENT. son complément FACE.) on parle alors de face A et B. polyédriques. selon une forme désirée. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran.Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats.mais de FAÇONNAGE. En préhistoire. son opposé est la face supérieure (fig. . ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. et peut faire appel à plusieurs techniques. Terme qui s'applique à un talon. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . . Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. 5). 3 : envahissante.longue. 131 34 F i g . bloc. 64). quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. en sculptant la masse de matière première choisie. 146 .envahissante .couvrant e si elle occupe toute la partie de la face.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou.courte. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . etc. Les termes fac e inférieure . correspondant à un plan de frappe préparé (fig. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). en négatif. etc. puis de finition. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. face 1 et 2. 2 : longue. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. dont la concavité dégage une saillie. etc. 79 : 8). . sur un contre-bulbe. 5). et un seul. 1968 : 124. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. 137 Dauvois. si elle occupe une grande partie de la face. 79 : 4). 136 Brézillon. FACETTÉ. celle-ci est dite : . 136 12 ÉPERON (EN ) . mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. triédriques. 1976 : 181. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . ÉTENDUE. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. 62 : 8).. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. 1 : c o u r t e . La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. F Désigne certaines surfaces d'un objet. 4 : couvrante. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. galet.

sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". A droite. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. P i è c e é b a u c h é e p a r G. de biface. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. sur tout ou partie de sa longueur. brisée" . tout éclat est "fragment de nucleus". nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. 65) ou par pression. de tel ou tel outil. etc. On dira : fragment de lame. transformer un support. feu. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . 140 "Action de réduire en partie" . quel que soit son origine. 138 139 FLÛTÉ(E). ressac. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. E . S . p r é f o r m é e p a r D . 139 Smith. sans en atteindre les bords. A . T i x i e r ) . FRAGMENT. d'éclat. édition 1989. FRACTURE. 138 Crabtree. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . 147 . silex du T e x a s . le sciage.) peuvent provoquer le fractionnement des roches. en outil. U . Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . la flexion. édition 1973. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. associé à "intentionnel" ou "volontaire". 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 1966. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . "Partie d'une chose qui a été cassée. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. l'une ou les deux f a c e s . C'est ce terme qui. etc. Certaines causes naturelles (gel. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. 141 FRACTIONNEMENT. gel. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig.). etc. flûtée p a r J. la pression. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet.F i g . le feu. 141 Dictionnaire Petit Robert. Par l'expression "fractionnement intentionnel". (qui devient nucleus). ( P h o t o J. FRONT D E FRACTURE . 1963.

Bien qu'antonyme de direct. lancettes. Fig.impliquant le développement. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. 34 FRONT D E GRATTOIR . 142 Mauss.. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. Chacun des traits parallèles. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. lamelle) (fig. 4 : rasante.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . 3 : semi-abrupte. 66 — Inclinaison des enlèvements.. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles.. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os.. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer.abrupt s : l'angle est approximativement droit . lame. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. 143 ibid. elle peut donner lieu à une classification. 1947 : 26. 74 : 2). machines différentes concourant à un même but" ou. agencements d'industries" . Dans une acception très large du mot. H H A C H U R E . mais est réservé à une technique de percussion .) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. qui forment un grattoir. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. pleins-déliés. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. pour les industries spécialisées. INDUSTRIE. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . proche de 10°. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . : 4 L . . Ligne de retouches sur un éclat. 142 143 INVERSE. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) .rasant s : l'angle est très aigu. INCLINAISON. ils peuvent être (fig. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. 1 : abrupte.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. . une lame ou une lamelle. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. Le préhistorien. systèmes de techniques appropriées à des fins. INDIRECT(E). 2 : abrupte croisée. 66) : . d'une ligne ou front de fracture.

La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. 146 Tixier. 148 LAME. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. 2. supérieure à sa largeur. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. ou plus. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. qu'au percuteur dur ou par pression. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). de l'extrémité d'un o u t i l (fig. Voir Kombewa . 62 : 10). 148 Gobert. on a affaire à une lame. d'une lame au cours de son détachement (fig. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . L È V R E . Aucune des deux ne possèdent de nervure. 27. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . LANGUETTE. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. à morphologie caractéristique. 73. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . simples ou doubles opposées. l'une (la "supérieure") incomplète. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. L'un de nous l'a tenté. principalement de langue anglaise. Certains auteurs. LAME À C R Ê T E . Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 1976. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. 63 à 70). 5). LANCETTE. Cette distinction. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte.J JANUS (ÉCLAT ). Une lamelle est une petite lame. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). 145 1. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. 1963 : 36-39. 1950 : 23. "Ils sont souvent assez étroits. Voir crête . 149 . d'où leur dénomination. 1961 : 6. en forme de "lance". 145 Bordes. 147 Dauvois. 7 : 2 à 4). en forme de petite langue. 1970. 149 Bordes. lors du détachement de l'éclat (fig. 71). 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". en théorie. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. 28). 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. LAMELLE . Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. parfaitement valable. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). et voir p. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle.

150 . Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. sur une pièce. q u e l q u e s e x e m p l e s . On dit aussi "central(e)" (fig. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s .) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. Les localisations. 1976 : 168. donc à orientation conventionnelle unique. Deux possibilités : 1. profil). le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. de frottement des pièces dans un tiroir. etc. galet. dû aux vibrations de la circulation. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. 2. LINÉAIRE. 79 : 2). seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement.. et leur dénomination. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. en contre-courbe" (fig. 150 les termes proximal . Etat de surface caractérisé par un brillant. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. dépendent alors de chaque orientation. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. L O C A L I S A T I O N . 150 Dauvois.) ou artificielle. "Au niveau du bulbe. L U S T R E . observable sur un éclat. 67).1 2 3 F i g . plaquette. d'usage. éolien. 4 et 5 : b a s a l e . 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . le support est un produit de débitage. 1 : d i s t a l e d r o i t e .. mésia l (ou central) . 5). 79 : 9). 79 : 8. Il désigne une partie d'un support. Caractère désignant la place occupée. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . Terme de localisation . distal . LISSE. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig.

nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. . MISE E N FORME . 152 Bordes. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. 1). d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 151 "Ensemble de démarches raisonnées. 69) . MORPHOLOGIE. 2. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. (fig. d'un enlèvement . Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. 10 et 61 : 1). qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. plus exactement. N ENLÈVEMENT . suivant une marche raisonnée. d'un nucléus . figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. MICROBURIN. en chevron). 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons.MÉTHODE. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. suivies. 68) : . De multiples combinaisons sont possibles. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. 152 153 . 33).écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . Cela implique un support relativement épais. "ondulées" . 1961 : fig. mais nettement plus accentués. obliques (en écharpe. 153 ibid. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. 1961 : 8. 3 : parallèle. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. 1 : écailleuse. etc. pour parvenir à un but" . 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . . La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . 4 : subparallèle (Bordes. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. édition 1989. 2 : scalariforme. 151 . le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. etc.

Tixier. et sur les retouches de tous les outils. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage.R. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. cela sans présumer de la finalité de l'objet.S.N. M e u d o n ) . 5). lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. non vitreuse.MUSEAU. emporte une partie des deux bords. O O N D U L A T I O N S . Ne pas confondre avec arête. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. Il arrive que dans une matière première très homogène. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). 20). Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats.. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. les ondulations ne soient pas visibles. Par définition. (Atelier photo C. Dans tous les cas. à morphologie caractéristique. J. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. empêche parfois de définir cette direction. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. Fig. Crabtree. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . D. 20). Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. chemine sur quelques millimètres. NUCLÉUS. 5). Assez près du talon. En l'absence de la partie talon-bulbe. De même. devient parallèlle aux faces. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. Remarques. 152 . NUCLEIFORME.E. A g a u c h e : o b s i d i e n n e . l'hétérogénéité de la matière première. N Fracture accidentelle rare. 62 : 9). elles indiqueront la direction de taille. notamment des grattoirs ou des burins. NERVURE. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. NACELLE. la face supérieure des éclats (fig. en déformant les ondulations.

3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . d a n s sa p a r t i e distale. 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée.5 F i g . 153 . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s .

Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. 1947. 1963 : 27.etc. localisation ) (fig. . Rarement situé sur la face supérieure. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . 156 Audouze.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. postérieurement à sa taille intentionnelle. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. Parmi les pierres taillées. Terme s'appliquant : .à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. 1988 : 110. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. P A R T I E L ( L E) . 155 156 OUTIL. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans.). Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. presque parallèlle à cette face (fig. Elle peut être différente. . boucharde. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage .l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. sans prétendre à l'identification d'une fonction. légèrement incliné (fig. 70) : . normal dans sa partie proximale. PATINE.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. 154 . Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin.sur un nucléus Levallois. d'abord par souci de simplification. dans des sens divers. 68 : 3 et 69). . . comme il est d'usage. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. ax e morphologique.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). le burin est alors dit plan. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. 76 : 3) . . Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. OUTREPASSÉ. . Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. 71 : 1). l'ensemble des armes et outils. Un outil peut 157 Tixier. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support.O R I E N T A T I O N . il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. 71 : 2) ou très incliné.le pyramidion d'un nucléus pyramidal. la patine sera toujours postérieure au cortex . 155 Mauss. produit de débitage ou outil. punch. Sur un même objet. 71 : 3 ) . PARALLÈLE. 41). Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . Nous employons le mot "outils" pour désigner. etc. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. . Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. d'autres des armes ou des éléments d'armes. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). avec ou sans retouche. dans la plupart des cas. p PAN.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. qu'il soit nucléus.

15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . 1961 : 5. Nous avons préféré cette expression créée par E. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . 12). à celle de pointe oblique. comme son nom l'indique. bien mal choisi. 158 Bordes. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. de la lame ou de la lamelle. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. retouchés. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . PERCUSSION. Il concerne donc les objets taillés. matières animales ou végétales. etc.G. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 62 : 11. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. G o b e r t . qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. présenter plusieurs patines. 72). L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. façonnés. 2 : p e u i n c l i n é . le piquant-trièdre est donc formé. 3 : très i n c l i n é . ce dernier terme étant. (fig. 1955 : 229. Par définition. 155 . nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. Malgré sa mention très fréquente. La percussio n indirect e (fig. un fragment de bois animal ou végétal. PÉDONCULE. Voir cortical . de la lame ou de la lamelle. légende de la figure 6. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . S i r e t . action de frapper un corps contre un autre. façonner ou retoucher la pierre dure. 160 Gobert. un fragment d'os ou d'ivoire. 161 Siret. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. voire des nucléus abandonnés. lui. débités. ont parfois été utilisés comme percuteurs. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin".F i g . 1924 : 123. La percussio n direct e (fig. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. 33). De plus certains objets taillés. PIQUANT-TRIÈDRE. un os.

7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . 1. 4. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 9. P e l e g r i n ) . R . 12. M e u d o n ) . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 1 1 . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 5. N . 2. . S . 156 .F i g . 7.

P e l e g r i n ) . S . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . R . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. 8. 7. N . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . M e u d o n ) . . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 1 : g r a n d e b é q u i l l e .F i g . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 157 .

Terme défini à l'origine par D. en métal (fig. 30). différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. lisse ou préparée (fig. 158 . en os. D E PRESSION . On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression.il s'agit en réalité d'une surface . Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage .alternant s . ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. ils peuvent être : . R RACCORD. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. 74). intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p.E.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. le façonnage. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". POSITION. 162 PRESSION. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". Crabtree. L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. d'autre part à la retouche (fig. pour les surfaces de taille (débitage. PUNCH. 20). 79 : 10). une lame ou une lamelle. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. appelée percussion indirecte. 94). généralement par percussion. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. POLISSAGE. 70 : 2). C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. POINT D'IMPACT . Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. 4 : 5 et fig. cette technique de taille. C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig.. polissage). PLAN D E FRAPPE . 67 : 2). bouchardage. peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus.inverse s . On dit aussi chasse lame. 72 : 11 à 13). PYRAMIDION. Le punch peut être en bois végétal ou animal. lame lamelle) (fig. PRODUIT D E DÉBITAGE . en ivoire. Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. P U N C T I F O R M E . Terme de localisation . les ravivages de plan de frappe et de pression. POLI. 1966. et tous les déchets. Par opposition à la percussion . D'après les expérimentations.bifaciau x (ou bifaces) . 4 : 3). et surtout pour le débitage des lames (fig. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. ciseau . Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. Il désigne une partie d'un support.direct s . 5). les supports potentiels d'outils. Pour les pièces élaborées. 5). etc. c'est retrouver. Bordes. Endroit . PROXIMALE(E). la face positive et la négative. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. en corne. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. pour en détacher un éclat. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. 1961 : 5.alterne s . 18). c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. retouche) ou de cassure.croisé s P R É F O R M E . on presse. 4 : 6 ) .

F i g . 3 : alterne ( d a n s ce cas. 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 159 . 1 : directe.1 2 3 F i g . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 6 : c r o i s é e . 5 : biface. 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . i n v e r s e sur le b o r d droit). 4 : a l t e r n a n t e . 2 : i n v e r s e . irrégulier. 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . directe sur le b o r d g a u c h e .

filé moins loin que prévu (fig. par opposition). les adapter. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. "/ / 164 Voir cortical . Ensemble de raccords . c'est donc aménager. sculpter. Les retouches . une arête. le SIRET (ACCIDENT) . Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. lors du détachement d'un éclat. donnant les silhouettes des différents enlèvements. RÉSERVE CORTICALE . lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord.ou la retouche . Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). R E T O U C H E . RASANT(E).puis les rapprocher. 1 : d i s c o n t i n u e . 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. 66 : 4). de "rajeunir" une surface. s'arque brusquement. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. des R A V I V A G E . Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même.A B R U P T ( E) . Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. REMONTAGE. 36 et 40). 53) (voir p. S C H É M A D I A C R I T I Q U E . Il arrive parfois que. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. de ce fait. Voir chut e d e burin . s SCALARIFORME. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. Il ne faut pas confondre section et coupe. 160 . par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. 130). C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. 5). cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. 68 : 2 et 34 : 6). Terme d'inclinaison enlèvements (fig. Terme d' inclinaison y (fig. RECOUPE D E BURIN . Voir réfléchi . leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. S E M I . deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. un support débité ou non. 2 : totale du b o r d distal. RÉFLÉCHI. normal dans sa partie proximale. 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. 66 : 3). transformer intentionnellement Siret. vient recouper "avant terme" le support et a. REBROUSSÉ. S E C T I O N . Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. (fig. 60 : 6). 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. 12 3 F i g . 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . 76).sont les traces laissées par cette action. 1933. 44). Retoucher. 7 : 1 et fig. RÉPARTITION.

etc. sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. c'est pourquoi. Servais. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Il est plus rare pour les lames. R . T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . façonné. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. quand ils se manifestent. (Atelier p h o t o C .. retouché. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). cuisse. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. 167 Hamal Nandrin. 166 Newcomer. 1961 : 32. 77). 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . E DÉBITAGE . d'un produit de débitage. Il peut donc s'agir d'un rognon. . et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. SURFACES D SUPPORT. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. 1976. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. 78 : 1). N . 166 SUB-PARALLÈLE. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main.second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" .. pied. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. S .. 161 . Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. 1921. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type.). S O I E .. débité.). Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . d'un galet. 01 2 3 4 5 F i g . Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. 68 : 4). d'une plaquette. Ils n'ont rien d'intentionnel. quartzite de Fontainebleau. 62 : 13). M e u d o n ) . plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. éclats débités au percuteur dur.

qui se lit en vue en bout. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire .qu'il soit préparé ou non . il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : .lisse . convexe. Le talon est alors : . la percussio n et la pression . 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . Peut s'employer dans tous les cas. etc. concave. 1947. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . séparés par une nervure . . Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement.). ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. 168 Cahen et al. cortical .1 2 F i g . On parlera ainsi de galet taillé." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. 1979. . 162 .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. tablettes de ravivage. Dans certaines industries . à d'autres périodes. TALON. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs.facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. TAILLÉ(E ). TAILLE. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes.. de bor d taillé . si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). Un talon peut être réduit à une minuscule surface. 1) Sans trace de préparation. . d'un objet bru t d e taille. et de morphologie variée. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression .talo n e n ail e d'oiseau . 79). avec une seule surface de taille visible . le talon est naturel. 2) Avec traces de préparation.et du (ou des) procédé technique employé (fig.

par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. 1 : cortical. 61 : 5). 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. Lorsque ce dernier est très ouvert. 2 : lisse. 4 : facetté.talo n e n éperon . 10 : puncti f o r m e . 171 T R O N C A T U R E . 110 techniques que l'on méthode de taille. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. d'un métier" . ou sur la face supérieure d'une lame à crête. la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. le débitage d'une lame par pression. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 8 : en é p e r o n . celui du tailleur préhistorique. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. La percussion directe avec un percuteur de pierre. le talon est dit déversé. sur un nucléus. 6 : e n aile d ' o i s e a u . aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . 7 : p i q u e t é . 9 : l i n é a i r e . édition 1973. TRANCHET (COU Voir chaleur . 7 9 — T y p e s d e talon. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. 163 . Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". formant deux angles avec les bords de l'éclat. . P D U ) . Ligne de retouches continues et régulières. 34 : 2). il est inutile d'y adjoindre cet épithète. La forme se lit en vue de dessous. 3 : d i è d r e . Bronze ancien du Proche-Orient) . 171 Zuat e y Zubcr . 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes.8 9 10 F i g . 34 : 1). l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. v VERSANT. Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). presque toujours abruptes. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. et particulièrement au Magdalénien. 1972 .

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Vocabulaire multilingue .

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é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e .b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e . lamelle : Klinge .

t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. à crête. taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung. kielförmig : carène .p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t .: cortical(e ) .t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. geschlage n outrepass é carène Kiel.

égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch . taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. remontag e chasse-lame 179 . gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung.

l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat. b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e . s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 .

p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . plain : liss e fluted : cannelé . taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping .

inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . k n a p p e d : taille .

7.t. i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j. arrachement.7.7.FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U . lamelle : < J L .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx.» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 .U I <_*jl j angle d'éclatement : . Kombewa : I j . . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .^ ^ de taille : o l i . "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 . abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage. fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .

talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 .localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille.

esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage. égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame.

LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .^ J L ^ <^JL*.A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j .

c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . l a m e l l e : hoja .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar .

égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. taillé(e) : talla .percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. ver abatido b o r d e tallado. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. aile d'oisea u (en) aguzar. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 .

t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . hojita : lame .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . tallado (a) : taille . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . hoja. suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina .

piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. carénage : K a p é v a . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . l a m e l l e : XemÔa . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e .

: atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. taillé(e) : XdÇeuar) .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme .

x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér .ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. piKpoX £7riÔa : lame. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation .ar|. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia).) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v.

: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn.un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç . p e . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.

Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . l a m e l l e : lama .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . ègri sé : levigatura .

c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . taillé (e) : lavorazione . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. c a r e n a g g i o : carène .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille.

abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione. taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. l a m e l l a : lame . égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . cf.n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a .!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . cf. ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 .

tracejad o (a ) eran : crena. (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . c i n t r a g e : arco . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . égrisé : areaçâo . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . lamelle : lamina . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a).l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . compressora.

orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . gasto : émouss é . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. a r e a d o : égrisage . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco.t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . ver abatido bordo talhado. adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . pré-formataçâo vertente . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . taillé(e) : talhe . talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. cintrag e a r e a ç â o . formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a .

estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . ver d'impact thermique. voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . l á m e l a : lame . lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. t a l h a d o (a) : taille . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . superficies l a s c a d a s : talhe. pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora.

53.LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .17. : 92. 0500 3 GA P cede x Tél.0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .

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