Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 10 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

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Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . comme la précédente. en 1980. puis traduit en anglais par M. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. 5 Nos collègues préhistoriens. ont pris en charge cette transcription. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. afin de faciliter la communication et d'étendre. En 1992. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. Roche. mais elle se voulait. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. Inizan. 1963. 1992. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. Antikli a Moundre a pour le grec. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. 11 . 4 Inizan. d'enrichir le domaine de la technologie . Newcomer en 1974 . 3 Tixier. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. indispensable à la communication dans les études technologiques. Madrid) pour l'espagnol. 1980. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. 1974. 2 3 4 5 1 1 Tixier.Avant-propos La première édition. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". Tixier. a été notamment ajouté. 2 Tixier. Roche. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. un chapitre consacré à l'expression graphique.

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dans cet ouvrage. 1964 : 28. des techniques. Lors de l'établissement de chronologies. y compris celle des gestes . il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. entre autres celles concernant le travail de l'os. L'analyse technologique doit. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. comme des techniques. de leur complexité. etc. et que si la technologie doit être une science. c'est en tant que science des activités humaines". le verre. permettre d'évaluer la part des déterminismes. Si. puisqu'il considérait les activités du corps.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. 6 7 6 Mauss. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. dans tous les cas. avant que soient énoncés des choix culturels. telle la danse. les archéologues. le métal. Il est opportun de rappeler que c'est à M. de leur capacité à signer une culture. puis les arts du feu comme la céramique. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. 1947. même partielle. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. 7 Haudricourt. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. A-G. en effet. De même. Dans ce même courant. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. 13 .

L'ensemble : techniques. racler. etc. en resituant chaque objet dans un contexte technique. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. 14 . Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". Mauss. industries et métiers. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . mais tenterons de montrer comment il fonctionne. premier volume de "Evolution et techniques". André Leroi-Gourhan est certainement un géant". L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. A. dans l'étude d'une industrie lithique. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . 1943 et 1964. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. et. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. La chaîne opératoire. Cresswell. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. donc. ainsi que sur le chantier de Pincevent. La rigueur de son enseignement. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. Cresswell. percer. Leroi-Gourhan.. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. 12 Organisée autour de R. 1987 : 22. la plupart du temps. 14 13 8 Leroi-Gourhan. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. 8 9. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. 1989 : 26. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. gratter. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. 10 M.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. prend en compte tous les processus. forment le système technique d'une société". que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. 14 Perlés. Il faut noter que cette expression. 1947 : 29. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. sociaux ou symboliques.

la relation entre schémas conceptuel et opératoire. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. sont privilégiés dans les études typologiques. 15 . 102). le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. Or le tailleur.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). des matières. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . 1995. connaissances et savoir-faire. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. Les outils (au sens large). des savoir-faire. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. 4) techniques r e t o u c h e (ch. 5) | (ch. 3) et d é b i t a g e (ch. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. des gestes. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. 6). des gestes et des savoir-faire. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. Selon leur nature. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. selon la culture à laquelle il appartient. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. finalité des opérations de taille. Au sein d'une chaîne opératoire. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. d'ordre intellectuel. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique.

Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . d'une communication avec autrui. Par économie. des outils. C'est l'une des voies les plus fructueuses. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. Par exemple. 16 Gallay.tels schémas. si dans un gisement. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. il y en a en général plusieurs. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. Dans un gisement. les crêtes. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. 16 . même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. du débitage ou de l'outillage. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. on peut parler d'une économie de la matière première. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. des supports. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. En effet. à l'amont. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. 1 9 8 6 : 115. pour aborder les modes de vie préhistoriques. actuellement en plein essor. quel que soit le contexte archéologique.. on l'a vu. etc. on ne parle pas d'économie de la matière première. la quête des matières premières. En revanche. d'un échange. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. de faits semblables. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. Par exemple. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. Pour définir ces choix. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. sans l'observation répétée de phénomènes. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. • Un premier niveau d'observation. comme les nucléus. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. puis son utilisation éventuelle et son rejet. Cette chaîne. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. selon les cas. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. s'il est possible de mettre en évidence des choix. la seule présence de produits caractéristiques.

Levallois. 7). somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. 1977 : 30. Nous rejoignons à nouveau A.En effet. facilement maniables. 17 . 18 Leroi-Gourhan. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. En effet. just as stone artifacts they study were the tools of people". Leroi-Gourhan qui a organisé. etc. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. Boksenbaum. et c'est ce que nous avons tenté (chap. microburin. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. mais comme une véritable écriture technologique. mais sont conçus en même temps que le texte. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. volontairement repris de la terminologie usuelle. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. en reconnaissant que les mots sont des outils . un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. réduire les synonymies. Démêler les confusions. 1982 : 3. Beaucoup de termes sont conventionnels. Elle doit être réalisée. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. mais ils sont consacrés par l'usage. 17 "However.

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Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. mais aussi le quartz qui est un minéral. certains calcaires. Les lois de la répartition des contraintes permettent. pour la plupart. • Les roches éruptives caractérisées. par une texture microlithique ou vitreuse. 19 . on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. 2 et 7). dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. des roches essentiellement. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. à partir d'un choc prédéterminé. on trouve des rhyolites. Leur choix a certainement déterminé. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. Parmi celles-ci. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. 1 : 1. en partie. les installations et les déplacements des préhistoriques. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. de guider le déplacement des fronts de fracture. de chaille. 1). des dolomies. des grès. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs.

a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. S . . P o r t u g a l . D o r d o g n e . Brésil (Atelier p h o t o C . Oregon. U .M a t i è r e s p r e m i è r e s . terrasses du Tage. . D o r d o g n e . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . Zinaparo. 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. S . N . M e u d o n ) . A . M e x i q u e . R . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . I s e n y a ' K e n y a . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. M i n a s G é r a i s . 5 : quartzite s a n g u i n e . 2 : silex d e T o u r a i n e . 3 : obsidienne noir bleuté.

aux mêmes conclusions. les choisissant selon leur aptitude à la taille. andésites. Nous donnons une estimation globale. la qualité principale est l'homogénéité. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. 1 : 5). pétrographiques. standardisé comme le débitage laminaire. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. pour obtenir un débitage régulier. ont donné lieu à des tentatives multiples. ou encore des retouches longues. 19 Crabtree. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. quartz hyalin (cristal isolé. • Roches se taillant asse z bien . le bois animal ou végétal. Nous sommes loin. 2 .trachytes. évaluées au cours de tests expérimentaux. 1 : 8). mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. etc. ignimbrites et obsidiennes (fig. • Roches se taillant mal . différemment motivé du préhistorique. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition.). toutefois. très schématisée . l'ivoire. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). basaltes. 1967. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement.1. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. les sélectionnant. comme certains silex. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. sous ses diverses formes . 1 : 6 ) . Débiter. phonolites (fig. retoucher. l'os. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. par percussion directe ou indirecte et par pression.. 2. mais rarement très prolongées. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. e t c . les testant. leur abondance et leur forme. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. les roches non vitreuses et peu fragiles. à des détails près. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. 1 : 3 et 4). homogénéité.T. fig. 21 . fragilité. En fait toutes les gradations existent. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. actuellement. Il n'est pas question d'être exhaustif. cristallisant à basse température. utiliser la pierre. sur le plus de matières naturelles possibles. sur quelques dizaines de matériaux. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. Néanmoins. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité.

Italie.) Silex opaqu e (Europe..S.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U.A. Turquie.A. Belgique. Algérie).A.A.A. Grèce..) Novaculite (U. Angleterre. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. Tunisie. Danemark.. U. Algérie.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig. U. Asie du Sud-Ouest. Brésil. 22 . Améthyst e (France. Guatemala.S. Brésil) Silex translucid e (France. Equateur) Ignimbrite (U. Mexique. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France.) Jaspe (France. Niger) Basalte (France.S. U. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U. Liban. Japon. Maroc.. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite..A. U. Algérie.S. Algérie. Islande.S. Kenya.S. Sénégal.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.A. Qatar . Grè s (France.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.S. Afrique..A.S. Grèce. U. Ethiopie.S.A.) Résinite (France) Quartz hyalin . 2 — Test s d'aptitud e à la taille .

qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. etc. bien ou mal fait.Ces trois degrés. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". • En règle générale plus une matière première est translucide. à la limite. meilleure elle est.). préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. alors qu'elles ne donnent pas . Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. • Une roche qui sonne bien. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. devant un problème. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. en tout cas non gélivée. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). sont présentés dans un tableau (fig. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . Chaque variété de roche. retouches parallèles longues par pression. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. sauf pour le cristal de roche. être considéré comme un cas particulier. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. est un autre aspect à manier avec prudence.de bons résultats pour d'autres techniques. La valeur esthétique. Exemple : ondulations. Un outil est-il beau ou laid. Ces estimations doivent être modulées. 23 . Les Atériens ne s'en sont pas privés. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. a toute chance d'être bonne. sauf pour de très petites pièces. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. voire chaque rognon peut. par exemple le silex. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces.ou très peu . • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. lames par pression pectorale à la béquille. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. bulles. pour espérer être relativement précis.

Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. Jusqu'à présent. la dacite. Comme pour le débitage par pression. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. ainsi que les travaux expérimentaux. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. • Plus une roche est élastique. 1984. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. 21 Binder. etc. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. L'expérimentation a montré. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°.) placé au-dessus. Butler. 1985. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . que sur certaines roches siliceuses. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. le meilleur exemple étant l'obsidienne. Inizan. Les exemples modernes. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. 1964) . Tixier. 25 Bordes. Webb. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. Deux critères sont. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. 1981. 24 Smith. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. Roche. Domanski. 1969. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . 1992. déjà taillées ou non. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. dans de la cendre. 1993. Il consiste à introduire des roches.2. 1987. actuellement. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. aucune lame. 22 Flenniken. le jaspe. etc. comme le silex. Cette opération dure environ 24 heures. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. excréments d'animaux. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. 1964. 26 Posselh. comme peut l'être un foyer culinaire. semble-t-il. Borradaile et al. Il y a quelques années. mieux elle permet le débitage par pression. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. 1966a. de manière empirique. 24 . tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . Lechevallier. c'est à D. Le principe actuel. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. 2. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. 1987. 23 Crabtree.

etc. la Grèce. Pelegrin et Richard (éds). Le traitement de la cornaline par la chauffe. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. toute cassure. le besoin en roche tenace.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. Cette approche n'est pas nouvelle. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. 1995. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. 1 : 7 ) . qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. leur accessibilité. leur abondance. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. 6 ) . Floss. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. Féblot-Augustins. 25 . 1994 qui traite d'une seule région. on a toutefois des exemples de sa permanence. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. à part la couleur. gras. la Rhénanie au Paléolithique. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. en général d'origine métamorphique. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines.. comme on l'a vu. leur utilisation. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. etc. de nature différente de celle de la pierre taillée. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). Dans le cas de la cornaline. 1982. 1991. d'échanges. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. mais elle a surtout concerné la pierre polie. On y ajoute les accidents. en effet. depuis une trentaine d'années. 59). Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. . de zones d'influence. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. Geneste. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. Si. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch.

moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région.). prélèvement à l'affleurement. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. pointements. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. 1. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières.de quelle qualité est-elle. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. etc. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . terrasses fluviátiles. accessible aux hommes préhistoriques. Les problèmes posés. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. de plus. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. le privilège d'être quasi impérissable. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. chaque site. ou au contraire abondante ? . cônes de déjection. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. d'autre part des besoins de la culture étudiée. des compétences techniques qui ont leurs limites. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. dépôts de pente.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . sélectionne. etc. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. chaque région. 26 . apparemment simples. 2. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. mais sa présence. est-elle rare. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. au travers de l'étude des assemblages lithiques.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. des besoins à satisfaire. On a aussi trop affirmé. dépôts marins. une tradition culturelle à respecter. extraction dans des mines. plus il choisit. filons. coulées volcaniques. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. mais elle reste à préciser pour chaque période.comment se présente la matière première. L'absence de toute roche dure taillable est rare. voire complexes. en est un. car elle a.sont apparemment locales. entraînent des réponses multiples. moraines.). Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. transporte.

de facilité d'extraction et de possibilité de transport. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. dans un premier temps. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. à l'Adrar Bous (Niger). Devant des nucléus sur éclat. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. 6). ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 ..seuls les produits de débitage bruts. Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. 3. l'explication technique peut être retenue. Chacun de ces cas. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. 3) : A .seuls les outils. D . or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. C . l'altération des roches disponibles. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. retouchés ou non. chacune de ces stratégies. B . pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). Dans ce dernier cas. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. Il y a lieu. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. en termes d'accessibilité.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . et surtout pratique des remontages (ch.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). Exemple : au Ténéré. lamelles. nous en retenons quatre (fig. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. La modification du paysage. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. sont peut-être la raison de cette différence.. pièces de grandes dimensions. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue.). Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première.

pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . . d'exemplaires (fig. éclats de préparation de crête . e t c .éclats. éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression.nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés .blocs bruts : y compris peu modifiés . .outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois.blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques. Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. dans le cas de nucléus. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : . . . ou achevés pour les pièces bifaciales. déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. 28 . la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire.nucléus débités : à différents stades . . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. supports utilisés tels). les entames peuvent être rares . . déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . ou retouchés.

e 29 . Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. permettent seuls de définir un objet taillé. bien que se posant fréquemment. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. négatifs et positifs. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. Les stigmates d'enlèvements. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. La présence d'éclats de taille. Résultant d'un choc ou d'une pression. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites.

au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. en sont les principales variantes. la percussion lancée sur enclume. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. Un geste. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. le débitage et la retouche qui. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique.Tailler. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. façonner . Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. un coup de main. débiter . ont un sens plus restrictif. Le façonnage. 73). 30 . la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. 72 et fig. procèdent de la taille. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . notamment Bal out. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. confirmées par l'expérimentation. Les principale s technique s 1. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. 1967 et Tixier. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. 1967). le débitage et la retouche. 4 et 5. tous trois.

F i g . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . 31 . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 4 — T e c h n i q u e s de taille. p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e .c o u p .

4. 1994. Guiria. 4 : 2). 4 : 3 ) . elle ne constitue donc pas un argument chronologique. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. en os. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. plus dures et plus tenaces. ivoire. d'une main. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. 1991. 4 : 5 et 6). 1991a. Avant le Mésolithique. en os. • La percussion indirecte par contre-coup (fig.. 1981. qui peut être en bois animal ou végétal. comme les quartzites. 1983. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). p. etc. 1988 : 4 8 .Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. Pelegrin. enfoncée dans le sol. os. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. basaltes. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. 7 7 . au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. les résultats ne seraient pas aussi bons. On note son apparition tardive. silex etc. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". Pelegrin. Avec les autres roches couramment employées. en métal. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . 32 . l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. Roux. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. 1989. 30 2. • La pression au levier La pression au levier. ou en métal (fig. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. est expérimentée depuis p e u . 31 32 29 30 31 32 Crabtree. Pelegrin. le diagnostic de J. cf. C'est une technique remarquablement efficace. légèrement friables au choc. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. Pelegrin in : Manolakakis.) est plus tardive (fig. Possehl. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. fig. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. et apparaît sans doute avant cette date. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. Volkof. Madsen. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. 1972. 30).

Dès la mise en évidence de production de supports. 33 . non retouché et non destiné à être un support d'outil. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. éclat de taille de biface. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. etc. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. on parle de produits de débitage. Enfin. éclat de retouche. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire.

ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. 3. 34 . 2. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. une fois l'éclat orienté (fig. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. du façonnage ou de la retouche. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. lancettes. survenant au cours du débitage. 8. on détermine un éclat par sa face inférieure. point d'impact. essentiellement. il existe au moins un éclat d'entame. 126). 33 33 Roche. 4. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. car ce sont elles. est un phénomène imprévu. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. donnant un produit à morphologie spécifique . sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. Leur présence précise des activités de taille spécifique. bulbe. dans la chaîne opératoire (fig. etc. Talon et bulbe peuvent être absents . . qui ont été taillées. Tixier.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). talon en bas. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. 5) : . etc. Paradoxalement. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. du débitage (crête. . 1982. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques.1. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. lancettes (voir p.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. 5). Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. grâce à des stigmates spéciaux. non intentionnel.

I n d r e . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s .P r e s s i g n y . 35 .). à l a n g u e t t e .T.F i g . 1). D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l .L o i r e . Tixier. 1982 : fig. silex du G r a n d . L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e .e t . etc. p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.).

Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. etc. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". 36 35 34 34 Bordes. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. 7 : 5 et fig. fig. etc. "hinge-fracture" des anglophones ). • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. filé moins loin que prévu (fig. Le support a. simples ou doubles. outrepassage d'une pointe Levallois. soit à la "main" du tailleur. emportant une partie des deux bords. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. 77). 4.). Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. 36 Crabtree. 7 : 1 .). normal dans sa partie proximale. 6). s'arque brusquement et emporte toute une partie du support.1. 1972 : 25. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe.).2. nodule saccharoïde. 4. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. 7 : 5). Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 70). 1970.) dont nous présentons les principales. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). 4. qui a longtemps été prise pour un burin. etc.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). s'arquant brusquement vers la face supérieure. Les produits d'accidents de taille. 3 et 4). normal dans sa partie proximale. vacuole. etc. qu'il soit nucléus. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. 36 . s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . 14 : 3). recoupant enfin brusquement la face inférieure. • Les cassures "en nacelle".3. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. de ce fait. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. pression. 7 : 2. produit de débitage ou outil (fig. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. peuvent aussi servir de support. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. bien que non intentionnels. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion.

S . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . O i s e . 3 . silex du B e r g e r a c o i s . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . Tixier. 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. 37 . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . silex de G o u s s a i n v i l l e . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . 1). o b s i d i e n n e ( R o c h e . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 1982 : fig. d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure.F i g . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . U . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . D o r d o g n e . A .

fig. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux .à une meilleure compréhension des gestes techniques. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille.4. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. 1956.4.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . intentionnels. les éclats ou lames non totalement détachés.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. 39 Tixier. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. pied. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. un bulbe tout à fait diffus. 38 Tixier. . Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. Cet accident est indépendant de la matière première. . L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. de même que les "bulbes incipients". avec son talon. de la corniche du plan de frappe. 1976. l'éclat ou la lame peut emporter. des schémas opératoires mis en œuvre. 1963 : 106. de la retouche. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel .à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . surtout par percussion directe au percuteur tendre. donnant un déchet de section triangulaire. . • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. . dernier geste technique de la séquence de débitage. lors du détachement même d'un éclat par percussion. avec un talon très large. en partie distale du support. beaucoup plus de matière que prévu. Il en résulte une partie proximale. soit supplémentaires ("esquille" provenant. 6). de leur chronologie. sans talon ni bulbe). • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. cuisse). Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. allongé. à profil concave. avec une constriction postbulbaire. 38 . S'ils ne sont pas examinés minutieusement. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer.

39 . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . en partant d ' u n éclat. 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 4 : finition p a r p r e s s i o n . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g .

4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe.0 F i g . 3. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 0 : b l o c brut. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 40 . 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e .

2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .F i g . 41 . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) .l a t é r a l e s (B et C ) . 0 : b l o c brut. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o .

.

les ciseaux. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. comme les polyèdres et les sphéroïdes. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. de la préforme de la hache destinée au polissage. 43 . sont traités à part. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. triédrique. 80). La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. ainsi que le hachereau. a pour finalité de créer une morphologie spécifique.. car le concept est différent. chacune ayant ses variantes. etc. polyédrique et sphéroïdal. Ce mode de taille. enfin. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. recouvre un certain nombre de méthodes.. les haches à section rectangulaire. Les préformes qui. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. Le façonnage. les trièdres. on parle alors de mise en forme du nucléus. outil bien particulier. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. et quadrangulaire. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. par définition. du biface dont on ignore l'usage.

A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. Par la suite. d'une soie. 11 : A). bloc. pour approcher la morphologie souhaitée. l'outil dominant de l'Acheuléen. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). il devient. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. rognon. car ces deux surfaces . 41 2. d'ailerons. moins le travail d'ébauchage est important.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. notamment dans le cas du biface. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig.sont loin d'être toujours symétriques. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. dégagement d'un pédoncule. 1. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. 8). 41 Texier. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. En revanche. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. 44 . C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. parfois avec le hachereau.qui délimitent un contour. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. larges. Roche. matérialisé par une arête . avec le développement des pointes de projectile. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. 1989. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. Ce sont les schémas opératoires. Roche. il est. etc. qui ôte le cortex s'il y en a. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. procéder à l'épannelage de ce bloc. il y a plus d'un million et demi d'années. dans d'autres contextes culturels d'Asie. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. 1991. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. Texier. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. La finition s'apparente à de la retouche. plaquette. le concept de base demeure identique. fragment et bien sûr éclat (fig. 11 : B). alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. 1995b. quasi universel. avant l'ébauchage proprement dit. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . il faut. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. les pointes d'Ohokam nord-américaines . 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. doivent désormais être impérativement prises en compte. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. non contigus. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. 16 : 3). 1973. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). et à la prouesse technique. Crabtree. Toutefois. Roche. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . 16 : 1). La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 49 . 15). Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. Vaufrey. Plus les angles sont ouverts. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. 42 43 44 45 Joubert. 1941-1946. Un sphéroïde (fig. 45 F i g .Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. 1982. Il en est de même pour les bolas (fig. Boletín de Antropología Americana. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). 1995a. Texier.

1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 3 : bol a e n q u a r t z .F i g . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . K e n y a . A c h e u l é e n . 50 . I s e n y a .

De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. pic. Nous en présentons deux. Il requiert une très grande maîtrise technique. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. voire deux surfaces (naturelles. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. ou pic triédrique.Ainsi polyèdres. par bouchardage. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. ou encore un étroit ciseau (fig. 18 : 1) . le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. La base peut demeurer entièrement naturelle . ou bien que les trois pans sont taillés.qui est traitée dans le paragraphe suivant . pour lesquels il existe en tant que tel. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. Leroy-Prost. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. notamment pour les objets de grandes dimensions. 17). sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. se fait. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. qui relèvent de méthodes différentes. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. 51 . 1968. selon qu'une. Dauvois. quadrangulaire.ou encore celle du sud-est asiatique. la fin du façonnage ou le polissage. et perdure tout au long des temps préhistoriques. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. rhomboïdale. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. Le pic triédrique.. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. 46 Brézillon. comme les objets à section triangulaire. D ' u n point de vue technique. dès l'Oldowayen. de façon différée mais "irrattrapable". Leroy. etc. les deux s'effectuant à la pierre. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. Dans ce cas. auquel il s'oppose dans sa conception. on Fa vu. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. 1981. dont la fonction n'est pas établie. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. n'est pas un objet très courant.

17). Maroc (Dauvois. Casablanca.Fig. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. Acheuléen. 1976 : fig. .

Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. le polissage. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . dans des contextes très différents. 1981. la pression. 1993. et deux exemples ethnographiques. Madsen. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. Tixier. La préforme est prête pour le polissage. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. polissage puis pression. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. 50 47 48 49 50 Hansen. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. effectué à la main pour les petites haches. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. ou sur enclume). le polissage et le sciage. Madsen. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. Midant-Reynes. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. Pétrequin. ou par pression. etc.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. fine denticulation de la partie active. et de son rôle socio-économique et symbolique. 47). préparation des bords . 1987. bouchardage puis polissage. Pétrequin. 1984.l'autre reste polie -. Kelterborn. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. le bouchardage. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. protohistorique cette fois. des "lames" de haches. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . La régularisation des arêtes de la préforme. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. 1983. le bouchardage. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression.). par percussion indirecte. qui doivent être parfaitement rectilignes. 53 . témoignages "vivants". 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. de la perduration de la taille de la pierre. 18 : 2).

1 9 9 3 : fig. D a n e m a r k . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . A ) . Irian J a y a . I n d o n é s i e . 4 . b a s a l t e . 1 ( M a d s e n . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . Khambhat. 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . 2 0 2 ) . 1984 : fig. 18 — P r é f o r m e s . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n .F i g . silex. Inde. 54 . c o r n a l i n e .

En effet. polissage seul. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. 1973. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. bouchardage seul . qui sera à section carrée. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. 55 . cylindrique. On procède à la taille en deux étapes. 19) tient à deux éléments essentiels. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. Pelegrin. et enfin lustrée. ébauche et préforme (fig. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. 1943. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. distantes de plus de 100 k m de Khambhat.. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. polie. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). 18 : 3). La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . et non des hachereaux. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu.. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. Ce tranchant. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. le biseau tranchant. Celle-ci est ensuite abrasée. est obligatoirement brut de taille. taille minimale et polissage important. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines.. dans le Gujarat (Inde). Une fois finies. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important .par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. sciage seul. 1989. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. • Sa partie active. perforée. qui est toujours naturel. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). on le sait. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. juste avant celui consacré au débitage. 52 Roux.. etc. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. l'obtention d'un tranchant terminal. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. pour obtenir la préforme. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. 32). par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). ovoïde. circulaire.. Rao. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle.

Isenya. . Kenya. Acheuléen. 19 — Hachereau en phonolite.56 Fig.

72). continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation.). la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. les hachereaux. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. Le hachereau en est un très bon exemple. psychiquement. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support .. 38 et p. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. D ' u n point de vue morphologique. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. 57 . l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . outils très abondants dans certains Acheuléens.de la face d'éclatement. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. 1989. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. 1956. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. 53 Tixier. 63 et suiv. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. 54 Texier . Pour les autres types de hachereaux. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. 28) ou Tabelbala (p. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. et un des plans de la face supérieure.et/ou une régularisation des bords. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . ce qui impose immuablement un outil sur éclat. C'est un outil en apparence simple. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. 71 et fig. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. 54 En règle générale. de par son mode de fabrication.. Kombewa (p. le hachereau. et non le façonnage. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. En dépit de cette description très précise. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination.

.

une phase optimale. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. 20) passe par la détermination : .des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . 59 . sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression .éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. du (ou des) plan de percussion et de pression. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. Le nucléu s Quelles que soient la matière première. La reconnaissance d'un nucléus (fig. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage.de la (ou des) surface. Dans le cas de cassure. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. puis par une phase initiale du débitage. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. . préparée ou non. même intentionnelle. .

C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. F i g . choisi à cet effet. peut aussi servir de nucléus. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. il ne faut pas oublier qu'un éclat. qu'ils soient de préparation. tels que nous les observons. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. sont des déchets de débitage. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. 60 . éclats de préparation. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. 9 et 10). destinés à. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. éclats-supports et enfin éclats-déchets. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. Enfin.Les nucléus. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre.

Pour rendre compte de ces différences. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. pas de plan de frappe préférentiel. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. vers des formes globuleuses. C'est le débitage le plus simple imaginable. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. Toutefois. il n ' y a pas de formes stéréotypées. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. Les nucléus n'ont. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. 21). Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. 61 . Celles abordées sont parmi les plus répandues. 2. comme tout acte technique de taille de la pierre. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . souvent standardisés. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. pourrait-on dire (fig. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. Quoi qu'il en soit.Les méthode s d e débitag e Le débitage. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. avec un peu d'entraînement. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. par toute personne sachant planter un clou. ils tendent généralement. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. 1. et continue son débitage "au fil du nucléus". si le débitage est assez avancé. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. de mise en forme du nucléus à débiter. dans ce cas. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . à l'exception d'entame. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. il peut être réalisé. L'absence de préparation.

p e r c u s s i o n multidirectionnelle. Oldowayen. 2 : nucleus à éclats. 62 . Nyabosusi. Ouganda. 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é .1 F i g . 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique.

55 56 57 55 Bordes. indépendamment de la surface de débitage. E. 1994. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse.2. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. Ainsi.1. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. 1971. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. la finalité d'un débitage aussi complexe. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. 57 Boëda. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. en 1909. différentes stratégies de taille mises en œuvre. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". Depuis une vingtaine d'années. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". Face à ce constat. et d'autre part. Cependant. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. par exemple. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . Si l'on ne peut. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. 63 . 56 Cauvin. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. d'une part. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . Cette définition était en fait réductrice. 1961. le talon en "chapeau de gendarme".

. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 1994 : fig. 2b. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 2a : débitage à éclat préférentiel. 1). 1 : nucleus préparé. 3b.Fig.

Tixier . 1967 : 807 et 817. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. propose de distinguer les termes suivants : concept. dès la mise en forme du nucléus. E. à pointe et à lames. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. par ailleurs. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. sections hachurées).• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. après J. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. On voit donc que. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. alors que le percuteur tendre est. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. 22. 59 Boëda. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. 1988. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. 1988 : 14. Boëda. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. 65 . Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. les éclats de préparation ont un rôle important. 60 Boëda. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. 58 Tixier. 22 : 1). 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. technique et méthode .

66 .Fig. 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .

Fig. 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète . 67 .

26 : 1) L'objectif. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. Si la direction des enlèvements tend à converger. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. dans un même ensemble. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. 4. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. 61 62 2. alors qu'en " b " . Cette méthode est dénommée linéale lorsque. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. plus rarement d'une préparation bipolaire. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. Dans la méthode Levallois récurrente. fig. 22 : 2a. 4b et fig. 1. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). Attention. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). 26 : 2). 23 et fig. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). sous-presse. et la mise en forme finale de la surface de débitage. par exemple. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. 3. 1968 : 315-323. 25). est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. c'est l'opération de détachement de l'éclat. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. dans ce cas. 68 . • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. 3b. Cette méthode existe. sont indiquées la préparation du plan de frappe. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. et particulièrement de sa délinéation. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. toujours par enlèvements centripètes. 22 : 2b. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. les éclats ont une forme triangulaire. ils tendent à être allongés. 62 Meignen. Enfin en " c " . le plan de frappe est limité. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig.

26 : 2). 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . théoriquement. dont les applications durent 500000 ans. Cette surface concave. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. 69 . un minimum de deux enlèvements. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. C'est le principe de la "nervure-guide". elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. dont la préparation demande donc. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. Les différentes méthodes Levallois. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. F i g . elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue.

A ï n C h e b l i . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. g r è s . L a C o m b e t t e .0 1 2 33 F i g . silex. Israël ( M e i g n e n . 70 . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . s o u s . silex. M a r o c . V a u c l u s e . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s .p r e s s e ) . K e b a r a . 3 : éclat L e v a l l o i s .

régulièrement convexe. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. 1 9 6 7 . 27). une telle surface peut être obtenue. 63 Fig. y compris exactement opposées. . peut se placer. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . Balout . 1 9 3 8 . Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. mais pas obligatoirement. Tixier . on peut débiter un éclat circulaire. D a u v o i s 1 9 8 1 . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. 6 3 O w e n . elle a surtout été signalée en Afrique. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois.2. très étendu. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. la préparation d'un plan de frappe. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. Biberson . 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a .2. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa.

28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Kenya.72 Fi g. . Isenya. Acheuléen.

Economie du débitage laminaire. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires.sur un même n u c l é u s (fig. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. sinon parallèles. les lames et les produits de petites dimensions. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. au percuteur minéral. 73 . donc de production d'éclats Kombewa. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. ils n'ont pas de talon. préconçu. 9 et 10). Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions.3. mais. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. 49 : 3). 1984. en bois animal ou végétal. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. voire en nucléus. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. fig. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. à volonté. malgré des restrictions formelles en ce sens. d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. afin d'obtenir des produits en série . Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. Tixier. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. tout au moins de directions point trop irrégulières. variété d'éclats "parasites". Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". Des conventions peuvent alors être fixées. dans ce cas. 1956. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. Alimen. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. Elles sont normalisées grâce à des nervures.les lames ou les lamelles . 1978. 28). la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. Il y a "méthode Kombewa" .à l'instar de méthode Levallois . L'obtention. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. 64 65 2. 1985. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . les lamelles ou microlamelles. Bordes. en métal. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. Geneste. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. percussion indirecte. en dehors du potentiel de la matière première disponible. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. 1963. 1961 et 1975. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. pression). Il est regrettable que. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa.

61 : 5). 61 : 2). Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. voire pour chaque lame. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. plus ou moins soignée selon les besoins. appelée crête. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). il est possible de resculpter. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. par enlèvements presque toujours bifaciaux.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". lisse ou préparé. 61 : 3b et 4b). en cours de débitage. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. cortical. et cela guide le débitage. 1968. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. deux ou même trois crêtes. 61 : 1 et 2). Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. Une remise en forme. 74 . permettant chaque fois le déroulement du débitage. souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. de faire cette crête plus ou moins longue. Ces règles tendent à : . Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. . seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". Une fois ôtée. On peut préformer un nucléus grâce à une. 68 Crabtree . Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. 3 lames). telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. au cours du débitage. il n'y a pas nécessité de préparation. Il est loisible. 61 : 6b). Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. Néanmoins. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. Si. et un parallélisme relatif des nervures. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. plus ou moins courbe. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . de remettre en forme le nucléus.

surtout si de grandes dimensions sont désirées. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. 1972. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . Cette technique existe ensuite. point d'impact. des talons réduits. Pelegrin. et un bulbe diffus. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. selon le produit recherché. qui domine au Paléolithique supérieur donne. très souvent des négatifs de réfléchissements. 32). voire éperons. On ne peut. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. 1983.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. par des enlèvements de rectification. le plus souvent avec des plans de frappe lisses.pour retoucher un grattoir par exemple -. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. en effet. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. et des courbures longitudinales (carénage). Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. on crée alors deux plans de frappe opposés. afin que les terminaisons distales se chevauchent. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. Cela impose. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. soit indifférente. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. à l'instar des éclats. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). vers 100000 ans. enchaîné. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. dans l'Azilien européen par exemple. 69 Crabtree. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. 1991a. Madsen. 75 . Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . tous deux opérationnels pour le débitage de lames. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. continuer le débitage). quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. très vite. en temps voulu.

silex du B e r g e r a c o i s . A i l l a s . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. C o r b i a c . D o r d o g n e . A u r i g n a c i e n . 76 . 2 : n u c l e u s à l a m e . P é r i g o r d i e n supérieur. silex du B e r g e r a c o i s .F i g . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . D o r d o g n e .V i g n o b l e 2.

La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. a été identifié relativement récemment . 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. 1992. reconnue comme facilitant la retouche par pression. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. dans une aire sibéro-sino-mongole. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. sur nucléus (fig. les produits laminaires tendent à s'arquer. 79 : 8). lisse ou préparé. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. Selon ce schéma. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. sur de grandes séries. intervient elle aussi dans le débitage par pression. tout au moins sur silex et calcédoine. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. 77 . elles. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. 72 Inizan. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. La chauffe. 29 : 3). ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. 1984 : 57-70. En outre ce débitage. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. 70 71 72 70 Pour l'historique. cf. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. inventé par des chasseurs-cueilleurs. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. il y a environ 25 000 a n s . Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. Dans ce dernier cas. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. 71 Inizan. 29 : 2). 1991. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. orthogonales (fig. Lechevallier. 29 : 1). les directions de percussion sont. 30 : 3a et 5). L'immobilisation du nucléus (fig. Plumet. qui ne concerne que les lames et les lamelles. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . 30 : 2). • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. Tixier.

2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . (1. 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . C l a r k ) . 3 : J. 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . E . 78 . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 2. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . C r a b t r e e .E.4 F i g . 5 : J. 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 4 : D . Pelegri n .

79 . Cependant. . Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. 31 : 3 et 4).le parallélisme des bords et des nervures. le plan de pression est très souvent égrisé.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. pour être ainsi appelé. . grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. Tixier. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. 31). ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. pour éviter tout glissement lors du débitage. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. un nucléus débité par pression doit.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. 1983. Les plans de pression peuvent être corticaux.soit pratiquement cylindriques. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). Plus que toute autre technique de débitage. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. qui tendent à être rectilignes. 3 1 : 2 ) . Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. simultanés. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. Dans tous les cas. donc un débitage idéal : celui qui.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. le maximum de standardisation. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. Dans le cas des roches vitreuses. pas logique. Les nucléus pyramidaux sont alors : . grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. 31 : 1). partiellement ou totalement. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. 1976a). comme l'obsidienne. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. 63). Sur les lames et lamelles de plein débitage . lisses ou préparés. conserver une partie incontestablement "cannelée". 63). outil composite à presser. à chaque lame obtenue. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. la pression permet le maximum de précision. 73 Inizan. les accidents par outrepassage sont fréquents. soit à deux surfaces successives. De plus. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. par le dosage de la force qui peut être appliquée. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. 74 J. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. Il n'est donc pas concevable.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . .

75 Akazawa et al. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. 1980 . souvent asymétrique (fig. 80 .le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. notamment au Japon. S'il y a une conception unique de ce débitage. 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . . En effet. 32 : 1). • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. 3 : n u c l e u s plat. délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées.1 3 4 F i g .

même en l'absence de remontages. 81 . 32 : 5). d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s .2a ^ 1 f 3 Til ^ . • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. 32 : 3 et 4). suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). 32 : 2). c'est une crête d'entame de débitage. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n .( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée.

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Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. localisation. 83 . étendue. inclinaison. position et répartition. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. que celui-ci soit naturel ou débité. d'achever ou d'affûter des outils. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. Ils sont au nombre de sept : delineation.ou retouches . La retouche modifie un support. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. "Retouche" . Il en est de même des "enlèvements spontanés".Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. morphologie. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve.

61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. 1875. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. en 76 Chierici. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. Néanmoins. avec leurs combinaisons possibles (voir p. 41). Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. qu'elles ont une place à part. de forme générale en "éventail". Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. Ces sept caractères. dans la technologie de la pierre. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". elles en marquent parfois le stade ultime. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur..La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. par combinaisons. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). certaines techniques de retouche . il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir.au sens très large . 34 : 5 et 6). de définir les outils. fig.. au bord réfléchi. Elle ne se prétend pas exhaustive. est facilement reconnaissable (fig. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. sont nécessaires à une description fidèle. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. privilégiée. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. comme les lames à crête (fig. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. 7. Elle permet. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. 78). 89). 84 . Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. 52). Tout préhistorien doit donc. 76 1.

etc. 9). face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. planchette de bois.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" .t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . présence de ces formes. d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. 8. 16). redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. une lame ou une lamelle brute. g r â c e à cette t e c h n i q u e . m i c r o b u r i n d o u b l e . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. 2. O b t e n t i o n . t r a p è z e . 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n .point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . 3). 1976 : F i g . triangle. S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . 85 . d ' u n t r a p è z e . 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. bloc de pierre.) on pose un éclat. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. Cette technique du "coup du microburin". 1955. 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e .

est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. inclinaison inverse de la facette de fracture. le microburin est dénommé proximal. 86 . alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. un arrondi. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. qui est le but de l'opération. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. parfois très effacé. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. visible sur sa face supérieure. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. Elle est souvent torse. 33 : 6). Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". choisi relativement plat. 33 : 4b). une portion de coche à retouches directes et. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. En effet. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. fait parfois levier et. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. Avec un petit percuteur. exerce. ou en os. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. particulièrement sensible dans sa partie centrale. etc. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. ondes de percussion rarement bien marquées. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. à hauteur de l'arête de l'enclume. on attaque presque perpendiculairement. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. Un microburin présente. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. 2. sous l'action du percuteur. Quand le "coup du microburin" est réussi. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. La fracture. 33 : 5). visible sur sa face inférieure. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. 33 : 1 à 3).voire d'une coche peu profonde . elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. par petits coups répétés. 33 : 4a).de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. le microburin.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. on enlève. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes .

Le coup du tranchet latéral est une technique identique. Reste le principe. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. Il s'agit. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus.chutes et recoupes . un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. Cette technique. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . Cette technique peut. ou les deux de façon alterne. là encore. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. entre autres. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. 34 : 4). de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. à silhouette de hache triangulaire allongée. 87 . 78 3. chutes=déchets est désormais périmée. Les déchets caractéristiques des burins . Les déchets caractéristiques des burins . 34 : 1). La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. certains burins très particuliers ("busqués".fig. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. en F r a n c e ) . sont rarement intégrés dans une étude technologique. qu'il s'agisse.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. 1972. 78 Gaussen. sur l'une ou l'autre face. un excellent support pour une mèche de foret. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. "de Noailles". ou encore par pression. par exemple. une chute ou une recoupe est. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. 79 Zuate y Zuber. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. 1965. dans certains cas.chutes et recoupes . L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. intéressant un bord. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. de ravivage ou non. 55 : 5) . Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. le burin est alors considéré comme un nucléus. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). 79 4. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée.quoique systématiquement décomptés. Gaussen. 34 : 7). une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. 34 : 2). créant un tranchant vif de taille. 56 et 58). Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". d'un ravivage. La notion : burin=outil.peuvent être retouchés et devenir alors outil .par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces.

1961 : fig. 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . C o r b i a c . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 1). D o r d o g n e . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t .V i g n o b l e 2. silex du B e r g e r a c o i s . A u r i g n a c i e n . 1 : c o u p du t r a n c h e t .F i g . 88 . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e .

5. une lame d'obsidienne. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. par un coup porté en son milieu. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). presque toujours sur la face supérieure. avec déchets caractéristiques. spécifiques du continent américain.

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la lecture technologique met en jeu la matière première. La reprise systématique. La connaissance approfondie du document de base. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. l'intentionnel. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. éléments d'outils.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. dans certains gisements. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites.). l'accidentel.. un outil à patine multiple a une biographie attachante. En effet. qu'il soit outil ou reste de taille.. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. arme. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. en l'occurence chaque objet lithique. En outre. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. il est indispensable de discerner le naturel. 91 . dans une perspective d'étude technologique. un objet lithique. plus que tout autre. y compris celles postérieures à son dépôt.

jeux de lumière sur les facettes. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . 5). selon ses formes. réalisées ou ratées. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". du biface à la pointe de flèche. coches.. Cette recomposition chronologique. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin).) Outre les actions naturelles. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. couleur. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus.). géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . etc. Si cette dernière n'existe plus. Puis vient la reconnaissance de la retouche. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. etc. Cela se fait. en dernier ressort. nucléus. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. parfois syncrétique. Fait en apparence paradoxal. En effet. en débrouillant les séries de retouches. des événements postérieurs au débitage du support. pour les cas complexes. après le détachement. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. A une perception première. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude.et identification d'ensemble immédiates. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. Dès l'observation des états de surface de l'objet.Le terme "objet". fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. son abondance. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. cassures. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. éclat. selon leur succession dans le temps. des "lancettes" (fig. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". volontairement choisi. puis toucher. perçues en une fraction de seconde : silhouette. morphologique (limande). contenant en elle-même une hypothèse. coup de burin. utilisée par l'homme. perception du volume qu'est l'objet. on cherche à identifier son support (galet. au détachement (au débitage). un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. amènent une reconnaissance globale. éclat. si on ne l'a pas lu en son entier. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. relief. etc. plaquette. quasi simultanées. seuls stigmates toujours totalement fiables. ou souvent en même temps. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. se fait d'elle-même par déduction. elle deviendra "histoire de l'outil". et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. géométrique (trapèze). désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. bloc.

entre autres. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . "grattoirs". striées. fluviatile-. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. 2.origine des éléments (volcanique. .par cortex. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. dépôt de pente. . N'oublions pas que. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. puis ramassé hors de son point d'abandon. c'est affaire de convention. 93 . Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. en gardant bien en mémoire que nous entendons : . une surface naturelle.éolienne. "raclettes". même dans une zone d'habitat. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. la reconnaissance technologique de la pièce. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". glaciaire). parfois préhistoriques. . elle. dont les pièges les plus fréquents sont. évoquant le charriage fluviatile. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. etc.site de surface.par patine. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. Par sa présence ou son absence sur les éclats. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. Ce nucléus porte plusieurs informations.pied de falaise. "perçoirs". Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. etc. métamorphique. les pièces.site enterré. . les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. 1. Pour une étude technologique. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. . les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . Si cela s'avère nécessaire. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". puis roulé. il a été nucléus " a c t i f . sédimentaire . Pour tout matériel étudié.par néocortex. . Mais l'observation. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. par exemple un transport fluviatile. le piétinement est loin d'être négligeable. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. . l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. 2. ne peut être un choix. elle est immuable et reste la démarche fondamentale.). il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première.épaisseur et lithologie de la couche elle-même .pendage. d'autres émoussées.1.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver.

ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. 24). bitume.actuellement . Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. due à des interactions physiques et chimiques. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. comme pour les outils à double patine. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. 2. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. comme dans le cas de certains emmanchements. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. les variations de température qui. 2. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. soit profondément. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. puis ramassées. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. 59).3. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. cuir. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. Les agents sont si nombreux. 35). Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement.2. même dans une seule couche. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. gomme. si divers. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. 94 . accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°.4. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. et leur étude est si complexe. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. 51). parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. colorant. soit uniquement en surface (voile).• La patine. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. ou encore des fractures franches. y compris dans un même site. comme les lustres et les polis d'usage. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. consiste en des modifications très diverses de la surface. 2. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes.

souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. F i g . Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. P r i n c e l l e ) . de ces altérations et ajouts. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. L'importance et la complexité des états de surface. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. r o c h e siliceuse. désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. 95 .

6. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité .4.orientation (selon un axe morphologique.1. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. . etc. prédéterminée par la métode Levallois. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. des caractéristiques techniques. qu'i l soi t outi l o u no n 96 .). . accidentelles au débitage. • indiquant une préparation . etc. etc.d'après les cassures : accidentelles.type (plaquette. 3. .orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. de pression.2. . Observatio n de s état s d e surfac e 3. Technique s spéciale s d e taill e 3. etc. face supérieure.5. crête. bords droit et gauche. Définitio n d e l'objet .3 . etc.) . 3.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. etc.d'après la partie proximale : modes de percussion.reconnaissance des morphologies techniques.d'après la partie proximale : types de talon. sur burin.) Support débité . etc.d'après la face supérieure : non prédéterminée. intentionnelles. etc.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. abrasion de la corniche. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . galet. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. talon. etc.3. la méthode Kombewa. .

Les remontages. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. 36 et 4 0 ) . 1980. ou simplement à titre anecdotique (fig. 1972.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. désormais pratiqués presque systématiquement. atelier de taille etc. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. 1982. Tixier et al. campement saisonnier ou permanent. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . qui. 1987. 1. 1988. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . 1976b. Cahen. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . en première lecture. 97 . A Bordj Mellala (Algérie). Un pas a donc été franchi qui mène. les remontages ont permis à J. En l'absence de sols conservés. Leroi-Gourhan.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? .les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. Pigeot.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. 1987. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. Cahen et al.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. notamment. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages.plus que des remontages . 1978. Audouze. Olive. fondée sur cette méthode. à travers les intentions retrouvées. Avec les fouilles de Pincevent . Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. surtout de plein a i r . Brézillon. Cahen. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . En relevant les objets sur plan. 1980. Van Noten et al. sont indispensables au décryptage des sites. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré .

1994). . Bérigoule. Moustérien. Vaucluse (Brugal et al.Fig. 36 — Remontage. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. silex.

car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. sur un autre support ou sur un nucléus . entre fragments du même support. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. etc. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. le fait est irréversible. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. . Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. il est important de les tester ou de les faire tester. il y a quelques a n n é e s . . dans la conception de l'économie de la matière première. Il semblait. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. dont nous présentons les principaux buts. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. percuteur. geste. plein débitage. mise en forme. quelle est. 99 . Roche. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro.les transformations. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. maintien du nucléus ou du support. même pour Homo sapiens fossilis. proviennent en réalité du même bloc. ravivages. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible.. phase de début du débitage. soit par le grain. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. à première vue très différentes soit par la couleur. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. soit par la patine. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. En fait.). Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. 2 . Inizan. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. 1980.

Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. 32). 1980. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. 2) : . en obsidienne des tombes aztèques. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. devant des ensembles apparemment "mal venus".est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. il faut. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. avant de juger l'adresse. ni celles. comme dans de nombreuses disciplines. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. Pelegrin. un tailleur. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. 32). . p. et beaucoup reste encore à vérifier : . Volkof. Pour une roche donnée (fig. L'apprentissage est très long. Or au seul vu de ces matières premières. 1991. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. 71). . même averti.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. ne peut le prévoir. plusieurs années pour devenir un expert.à l'étude d'un ensemble lithique. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. particulièrement dans le cas des innovations. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. les uns au-dessus des autres. par percussion indirecte et par pression . Guiria. Crabtree. l'intérêt est relatif.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . 100 . 1991a. En revanche. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. 1966. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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) et sa place dans la chaîne opératoire. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. choisis selon des objectifs définis. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. Enfin. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". nouveaux symboles. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. représentations schématiques. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. déchet. etc. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. etc. La représentation graphique des industries préhistoriques. Loin d'être une copie. 105 .

etc. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. 105 Dessiner 1. Pour les pièces bifaciales. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. Des sections. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé.. aquarelle. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales.). l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. 1978. mine grasse. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner..Décider 1. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. Cependant. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. ce handicap peut devenir un atout. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. polyèdres et sphéroïdes. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. judicieusement choisies. • Le façonnage (fig. 54). P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. un choix doit donc être effectué . mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. Sur chacune des vues. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. 104 2. encre. 105 Coineau. offre une gamme étendue de moyens. 104 Prodhomme. 106 . 1987.

. Isenya.107 Fig. tuf consolidé. 37 — Biface acheuléen. Kenya.

Le R e l i l a i . 4 : éclat en p h o n o l i t e . 1 : éclat e n t r a c h y t e . W e s t T u r k a n a . K e n y a . A c h e u l é e n . B é r i g o u l e . A l g é r i e . K e n y a . P r é . C a p s i e n . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex.o l d o w a y e n .F i g . 108 . I s e n y a . M o u s t é r i e n . 2 : l a m e l l e en silex. V a u c l u s e . L o k a l e l e i .

A partir de cette représentation. Le volume du remontage est rendu globalement. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. 2. fig. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. F i g . 1 9 7 6 a : fig. Il est donc préférable de limiter leur nombre.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. montrant le maximum d'informations. 2). on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. . • Les remontages (fig. 34 : 5). Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. Les esquilles bulbaires. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. 109 . 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. et non par le dessin de chaque pièce remontée. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. C a p s i e n . car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. : retouche Quina. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. Le dessin du talon est absolument indispensable. A l g é r i e (Tixier.• Le débitage (fig. soit : . Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. A ï n D o k k a r a . 131). A partir de cette vue. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. . car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. en choisissant une vue générale. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. 38). réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet.

Abu Noshra II. silex. . sans le nucleus. Ahmarien. Egypte (Phillips. 7). 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. 1991 : fig.110 Fig.

Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. 111 . Pour établir un langage graphique commun. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. préformes. l'orientation est purement aléatoire (fig. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support.2. sur galet (fig. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. . Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. 29 : 2). Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. la partie proximale vers le bas. 12 et 13). 21). burins. perçoirs. . 57 : 9). dans le sens de son plus grand allongement (fig. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. pointe du perçoir. polyèdres.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. 41 : 2. le nucleus est orienté morphologiquement. Les vues sont désignées comme suit : . etc. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. Cinq cas peuvent se présenter. etc.1. etc. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. 16 :1 et 2). 41 : 3). 50). dent du burin. • Les outils de type grattoirs. Les nucleus à lames. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. 3. Descriptio n d e l'obje t 3.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. trièdres. 41 : 1). etc). 41). même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. S'il est difficile à déterminer. la face supérieure vers soi. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir.norma occipitalis pour la vue postérieure. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex.norma frontalis pour la vue antérieure . Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. : pointe Levallois). . sur la face inférieure. 41 : 1). au fur et à mesure de l'avancement des recherches. sur éclat de gel (fig. repose sur l'orientation (fig. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. quel qu'il soit. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. 41 : 5). sur petit bloc.

4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . 112 . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . a p p e l é alors racloir déjeté. différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t .5 F i g .

42).Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. On la nomme vue de face. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. • Vue A : c'est la vue principale. 113 . enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. Elle permet de montrer l'épaisseur. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. et vue de la face supérieure pour les produits débités. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. Elle est rabattue à gauche. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Pour obtenir chaque vue. • Vue B : vue de l'objet par la droite. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. A de rares exceptions. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. courbe ou torse. face A. F i g . On imagine l'objet dans l'espace. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée.

Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. Elle est rabattue à droite. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. 1 : à la française. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et.les longueurs des vues A. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. apposé entre chaque vue. On la nomme également vue en bout. des fronts de grattoirs. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. face B. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. . On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. D sont identiques . F i g . il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer.les contours des vues B et C sont identiques . 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. des plans de percussion ou de pression. Pour le dessin de l'épure. . et vue de la face inférieure pour les produits débités. par exemple. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. pour les nucléus Levallois. 114 . Pour cela.les contours des vues A et D sont identiques . .les contours des vues E et F sont identiques. C. B. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. • Vue D : c'est la face opposée à la face A.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. Pour plus de lisibilité et de cohésion. etc. dans la zone médiane. Conventionnellement. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . On la nomme vue en bout. on utilise un tiret gras court horizontal (-). On la nomme vue de dos. 43 : 1). Cette vue a le même rôle que la vue B.

Plus difficiles à dessiner. on peut utiliser le conformateur. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. b : c o u p e . les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. 115 . La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré.2. Cependant. 1970. Pour les autres pièces. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. 106 Laurent. a b c F i g . La section est translatée et rabattue à droite. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté.3. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. La plupart du temps. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. a : profil. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . pour des commodités de publication. Une coupe représente les sécant. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. c : section. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. Cependant. axe horizontal de la ligne d'horizon). 44).

r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s .Fig. 1 : c r o q u i s . c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 116 . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 2 : d e s s i n au c r a y o n .

celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. Il est réalisé au jugé. La projection n'est jamais orthogonale. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin.le croquis. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. visibles à la surface de l'objet. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. On commence par dessiner les principales nervures. à main libre et respecte autant que possible les proportions.4. la mise en place des ombres. . 4. le dessin des nervures. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. Pour les pièces de grande dimension. pour plus de précision. .1. etc. 45 : 1). c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. A l'aide de flèches. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. on la signale par un petit trait de rappel. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale.le dessin à l'encre. sans Le dessin des contours (fig. 45) : . La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. 4. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. 117 .2. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. de profil ou en bout.le dessin au crayon. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. 45 : 2) : le dessin des contours. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. limite de surface corticale. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. on relie alors les points entre eux.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. Le dessin des nervures (fig. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. compromettant la suite du dessin. des plus grandes au plus petites.

4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 118 .12 F i g . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 2 : d e s s i n du contour. b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s .

3. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. parties directement touchées par la lumière. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. . observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. Les hachures sont parallèles entre elles.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. Dans le tracé des ombres. 45 : 3). parties dans l'ombre. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante.les valeurs de reflets. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. pour créer un impression de relief. la matière et la taille. Si la surface est lisse. Sur un même dessin. de haut en bas. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . mais jamais rectilignes. plus les hachures sont courbes. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. Pour la technologie lithique. On les nomme ainsi hachures valorisantes. . L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. Plus on est éloigné du point d'impact. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement.les valeurs d'ombre. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. la longueur des hachures.les valeurs de lumière. 4. 47).les valeurs de pénombre. Conventionnellement. de gauche à droite. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. en hachures légères ou aplat de gris. il faut rechercher la séparatrice. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Plus on est près du point d'impact. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. les hachures ont une double fonction. Pour cela. parties que la lumière n'atteint pas directement. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. Inspirés par les techniques de gravure. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. parties encore éclairées directement. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. mais avec moins d'intensité. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. . la lumière s'y reflète et y rayonne. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre).

F i g . S o l u t r é e n . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . 120 . silex. P e c h de la B o i s s i e r e . 3 9 . (Smith. 7 ) .

121 . 48 : 1). hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig.2. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. . M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. . qui peuvent être combinées. 48 : 6) . réalisées à la lame de rasoir (fig. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. 5.dans les zones de lumière.. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. Les roches métamorphiques . 48 : 10). jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . 48 : 2) . les hachures sont fréquentes. 40 et 47). Conventionnellement.dans les zones de reflets. 107 Dauvois. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. 48). Variétés minérales . 101 Les roches d'origine sédimentaire .l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. 1976: 52. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 7 : 3 et 4).le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. . 49) pour lesquelles on propose différents traitements. 48 : 4). les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig.dans les zones d'ombre. . Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. On garde donc le principe de la hachure valorisante. 48 : 3 et 8). Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". les hachures sont très fréquentes. . on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. .le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 48 : 7). Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. épaisses et de longueur moyenne. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig.dans les zones de pénombre.les rhyolites. . très grasses et longues. . "il est bien entendu que. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre.1. les hachures sont peu fréquentes.le silex : hachures pleines-déliées (fig. 48 : 9 ) . Les roches éruptives . Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées.le grès . 48 : 5) . 5. Cependant.

48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 7 : o b s i d i e n n e . 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 122 . 4 : g r è s . 2 : j a s p e . 10 : calcaire. 6 : b a s a l t e . 5 : r h y o l i t e .F i g . 1 : silex. 9 : q u a r t z .

3 i 1 . trait à la p l u m e . 2 : q u a r t z . biface. M a t a ' a . K e n y a . t r a m e et trait à la p l u m e . Ile de P â q u e s . 1 : quartzite. biface. I s e n y a . t r a m e et trait à la p l u m e . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . 4 : p h o n o l i t e . I s e n y a . 1 1 1 1 . 123 . n u c l e u s . éclat p é d o n c u l e . 3 : o b s i d i e n n e . K e n y a . Y e m e n .

124 1994). La Combette. Vaucluse (Brugal et al. silex. Fig. 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. .

Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. Les fossiles. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. 1 9 9 4 : fig. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. Iraq ( A n d e r s o n . I n i z a n . 50). Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. 5. K u t a n .3. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. les géodes. 3). 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . silex. 125 . Le premier dessin montre leur aspect originel. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. Pour les pièces à multiples patines. le deuxième uniquement les zones altérées. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. 1 : 7 ) . F i g .

on utilise le symbole d'une double flèche barrée. 57 : 9). il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. Ils sont dessinés de manière figurative. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. ou tramés (fig. Il est nécessaire. Le point marque la présence du talon.) étant relativement récentes. . La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. non retouchée. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. par exemple. La flèche indique le sens du débitage. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. C'est. etc. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure.5. 51). car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. 6. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. ni la direction du débitage.4. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. 52). Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. tracéologues mais aussi photographes. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. Lorsque le talon est absent. bitume. le symbole est inutilisable. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. Elle se confond avec l'axe de débitage. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. En effet. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. mais pas toujours suffisant. Sens et direction du débitage. Sens et direction du débitage et présence du talon. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. Si le point signifie la présence du talon. Dans certains cas. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. 11 n'indique ni le sens. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. Le double point indique la présence du talon. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. le symbole est purement un indicatif de présence. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. Lorsque la pièce présente un double bulbe.

abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .

coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s . 128 . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .

• Les techniques spéciales Le microburin (fig. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. le microburin. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. de son complément manquant. • Le lustre (fig. face supérieure et face inférieure. 34 : 7). 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. Le coup de burin (fig. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. 7 : 3 . Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure.• Les cassures (fig. hachure. au trait. la flèche s'orne d'un point. Lorsque le contre-bulbe est présent. tiretés) la totalité de la surface des dessins. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. 4. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Sauf exception. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. 129 . qu'elle soit intentionnelle ou non. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. 5). d'une surface par frottement. Parfois. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. elles sont laissées en blanc sur le dessin. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. conventionnellement. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. Cependant. par le dessin schématique au trait de la partie manquante.

S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. 130 . de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. 1. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. Ce procédé est à proscrire. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. S'il y a plusieurs vues. d'un coup de crayon circulaire. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. est-ce possible technologiquement? Si oui. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. etc. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens.) dans la légende.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. c'est souvent la vue principale. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. 4. d'un tiers. puis comparer avec le relief de la vue principale. les vues de face. S'il n ' y a pas d'échelle. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. Face à des contraintes de composition. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. 2. En effet. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. 2/3 GN. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non.

On ne dessine ni concavités. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. etc. Les enlèvements sont traités en plan. avec un minimum de moyens graphiques. p h o n o l i t e . ni convexités. Il permet. nervures et flèches numérotées. F i g . Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. La direction. • Schéma abstrait (fig. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. symboles. Dans tous les cas. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". éclat. souvent la vue de face en perspective. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. 2 : schéma 131 . A c h e u l é e n . on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. Il est réalisé grandeur nature. ni relief. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. Dauvois (1976). I s e n y a ( K e n y a ) . On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase.Schématiser 1. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. généralement en une seule vue. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. 53). On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. relief. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. 2. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. et ne comporte ni hachures. • Schéma figuratif (fig. Il peut être réalisé de deux manières différentes. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat.

132 . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l .F i g . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s .

108 cours du débitage. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. ACCIDENT D E TAILLE . 110 AILE D'OISEA U (EN ). qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. ABRUPT(E). 79 : 6). Terme général désignant l'action "d'user par frottement". nacell e (fig. Phénomène imprévu. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. 7 : 5 et fig. 4 et 5). 66 : 1). régulière. 109 Tixier. AFFÛTAGE. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. les burins par exemple (fig. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. 109 ABRASION. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. du façonnage ou de la retouche. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. résultat de ce phénomène. etc. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. acciden t Sire t (fig. 7 : 5). languett e (fig. si une méthode différente a été employée. Cette abrasion. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . survenant au Nous entendons par ajout. les raccords et les remontages apporteront les preuves. Action d'aiguiser un outil. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. 55 : 3. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. il y a transformation du type d ' o u t i l . 133 . 1972. 70 : 1 à 3). non intentionnel. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. des AJOUT. un bord cortical . l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . 77). Exemples : lame outrepassé e (fig. 7 : 2 à 4). etc. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. intentionnellement ou non.

etc. Ce terme. corticale. 111 Bordes.. d'une lèvre. On parlera de l'arête d'un biface. gomme. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. ANGLE D'ÉCLATEMENT . ocre. ALTERNANT(E). ATYPIQUE. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. de l'autre face pour l'autre b o r d . d'une crête. ALTERNE.. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. minéraux (bitume (fig. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . Terme de positio n (fig. très controversé.F i g . 51). p a s d ' a f f û t a g e visible. 5) et mesures que l'on en prend. 1 : burin à un seul p a n . ANGLE D E CHASSE . Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . 5) et les mesures que l'on en prend. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . glacis de lancettes (voir lancette) . Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. 1961 : 29. 111 émoussée.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. etc..) ou végétaux (bois. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. L'acuité de cet angle. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. etc. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. Comme pour l'expression précédente. Terme de positio n (fig. 74 : 3).). ARRACHEMENT. ARÊTE.. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion.) renseigneront sur les techniques de débitage. 7 4 : 4).

irrégulier. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. que l'objet soit dessiné ou non. 115 BÉQUILLE. AXE D E DÉBITAGE . 114 Dauvois. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. 115 Crabtree. 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . etc. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e .ne Test pas !).. B BASE. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. 41 : 4). Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. racloirs convergents déjetés (fig. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. 135 . 1961 : 6 . C'est aussi ce terme. d'un galet taillé. 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. 1976 : 24. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . 67 : 5). grossier. 41 : 1). AVIVAGE. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . 113 Bordes. la base est alors distale (fig. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e .quelqu'ait été leur support -. d'un outil sur plaquette. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. et sa détermination conditionnera certaines mensurations. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. 1968. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. 73 : 1 et 3). dans le sens de son plus grand allongement . 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . 41 : 2).. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . 5. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . des galets taillés. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . Dauvois. V\ F i g . etc. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . et non le mot talon. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. 113 AXE MORPHOLOGIQUE . 30 : 2). d'une pièce bifaciale. Voir ravivage . Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 1976: 24. inachevé.

pour les arêtes d'un biface. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. Ligne qui délimite le contour d'un objet. lamelle) non modifié par une retouche. 60) sur un éclat. 119 Breuil.rendre rugueuse une surface. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. BRUT(E). 1911. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . voire triple. d'un Synonyme de cassure . . pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. retouchés ou non (bords d'une lame. Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. . BORD ABATTU . La boucharde. 118 Dictionnaire Petit Robert.à préparer une surface en vue polissage . dos . S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. en tout cas. on emploie le mot arête . Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . Voir abattu . par définition. 5). Pour les objets bifaciaux. 120 Bourlon. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. Les deux séries d'enlèvements doivent.mais ce n'est pas toujours aisé . Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. les bords ne comprennent pas le talon. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. une lame ou une lamelle. Par analogie. 117 Bessac. 1980. BRUT(E) D E TAILLE . Voir taillé . est un instrument moderne. 1987 : 79. être situées dans la même partie de l'objet. BULBE. BORD. d'une chute d e buri n (fig. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. 86). d'une plaquette. 1909. BIFACIAL(E). BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). Un pa n (fig. ni de la fonction. Elle ne présume ni de la destination. par une seule percussion (ou pression). Sur une surface lisse. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . BRISURE. récentes de la préhistoire. Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. fig. Il peut être double. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p.avec des percuteurs. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. La den t d'un 119 120 116 Roche. que nous lui préférons. On l'emploiera pour un galet taillé. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " .etc. 136 . il est parfois précédé d'un cône . d'un bloc. d'un éclat).Terme de position . . 16 : 2 et 3 ) . les deux faces d'un objet. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . q u ' à des outils sur support naturel. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. son action est inversée et provoque des petites aspérités. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. Voir ces mots. 74 : 5). partant du même bord (fig. édition 1989. lame. ayant été ou non préparé pour la recevoir. BORD TAILLÉ . etc.5). fracture. dans le seul cas des fractures hertziennes.

L e s 5. 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 4 : sur c o c h e s . 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . 3 : d i è d r e s d ' a x e . 1 : sur t r o n c a t u r e . 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). Burins triples. u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). etc. u n t a l o n (9). u n e c o c h e (10). 11 : sur t r o n c a t u r e s . u n p a n (6). 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. u n e surface r e t o u c h é e (4). 137 . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . F i g . Burins doubles. 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n p i q u a n t trièdre (7).12 3 4 5 6 7 10 F i g . u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). Burins quadruples. 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s .

burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. autre(s) pan(s) de burin. . 58). F i g . Terme général. coche . bor d retouché . 2 9 : 1) et (fig. surtout pour la pression (fig.surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. à son axe de débitage. piquant-trièdre . 138 . 57) : . L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. les positions par rapport à l'axe morphologique du support. 1 : 7 et fig. surface brut e d e débitage . Terme emprunté à l'architecture de marine. N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. 1 2 2 121 Tixier. Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. 61 : 5 ) . soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). "dos " (bor d abattu). cassure. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . C A S S U R E . etc. Tixier). coch e clactonienne. à la multiplicité. Dans ce dernier cas. 59). ciseau). . 31). qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. 24). Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. CHAPEAU D E GENDARME .. Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. etc. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. CHASSE-LAME. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). . ne présumant pas des causes de la rupture. fracture) .surfaces obtenues par retouch e : troncature. Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). (fig. 122 Terme proposé par D. 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. Cahen (1984). 1963 : 43. 79 : 5). Toutes les classifications sont possibles. Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. etc.

4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 8.7 Fig. 7 : c h u t e torse. 139 . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 1 : c h u t e p r e m i è r e . 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 6 : c h u t e réfléchie. 2.

Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . 60 : 8. 1954 : 447. lors de leur détachement (fig. 3). Quand le bord du support aura été préparé. 1988. 2. L'expression "chute de burin". postérieurement au premier coup de burin. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. Voir réfléchi (fig. 60 : 2. 124 Gobert. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. 60 : 7). CINTRAGE. à petit rayon de courbure. proposé par E. généralement concave. Peu usité. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première.-G. 60 : 6). L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. 60). indiquant une entaille nette. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. qui sera alors dite "préparée". quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . quelque soit le support. 140 . G o b e r t . la civilisation ou le lieu (fig. ainsi de suite. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. 126 1. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. Terme de délinéation d'un bord. Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . ou simplement "chute".C H U T E D E B U R I N . 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . 127 CLACTONIEN(NE). 123 Gobert. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . donc aux fragments qui ont été détachés. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. En 1954 E. parfois en "V".-G. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. 1984. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig.de la face inférieure (fig. 2. Cette méthode permet. C I S E A U . 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. 127 Turq. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. note 2 et fig. 126 Brézillon. non intentionnel. COCHE (O U ENCOCHE) . en régularisant le bord.ou départ de retouche . 5). sa section sera trapézoïdale. obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. 1968 : 195. 9). 61 : 6 ) . Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 125 Cahen. 60 : 4. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. 1954 : 447. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. Synonyme de bulbe . 34 : 4). CONCHOÏDE. Brute de taille. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. sur le même bord.

ou. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. Suivant son étendue et sa localisation. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig.ou la remise . Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). sans être destinée à guider une lame à crête : . 129 130 CONTINU(E). de base ou de talon cortical. une arête . pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. unit le talon au bulbe . Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. 64 : 4). on parlera alors de "crête naturelle". il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. Il s'agit de créer. Tixier. 61 : 1).c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . 130 Sonne ville-Bordes. 20). C O R N I C H E .au Paléolithique supérieur tout particulièrement. Cette arête permettra de faire "filer". 128 COUVRANT(E). en la guidant. 61 : 5). Désigne la présence de cortex. C O R T I C A L ( E ) . Perret 1956. C O N T R E . de face entièrement corticale. que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. Terme de délinéatio n d'un bord. qui correspond à la "patine" des géologues. CORTEX. on parlera de réserve corticale. 1932. C R A N . CRÊTE. la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. . les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. 20). 93) tend à s'employer. S'utilise pour désigner le relief qui. ou crête d'entame. qui aura forcément une section triangulaire. une première lame : l a lam e à crête. pourquoi pas dans certain cas. T e c h n o l o g i q u e m e n t . 6b). pour faciliter une bonne prise en mains. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. soit. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. Terme qui s'applique à la mise .B U L B E . s'oppose à "discontinue" . Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. soit que la forme de la matière brute s'y prête. 141 . comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage.C Ô N E . La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. 62 : 7). qui a trait à la typologie . Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. 61 : 6a. Partie saillante qui couronne un nucléus. 128 Breuil. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. 129 Pour Laplace (1964). 61 : 2). 1963. dans certains cas. s'oppose à denticulé.

6 b sur n u c l é u s à crête. 3 b . 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s .1 a 2 b a 3b F i g . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . la c r ê t e . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 3a. 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 142 . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 2 b : sa l a m e à crête.

DÉCORTICAGE. Caractère désignant le dessin que forme un bord. DÉBRIS. 62 : 5). 1963. Elle est formée d'au moins trois surfaces. Ce n'est pas un but en soi. qui peut-être (fig. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . 76 : 1). Il précède et prépare le dessin définitif (fig.comme synonyme d 'épannelage. Voir p. 45). car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. lame. lamelle). DENT D U BURIN . Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. DENTICULÉ. 2. Action de taille qui enlève le cortex . Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. D O S . 1947. Ce terme est souvent employé . Percussio n (directe) . 67 : 1 et 3). Terme de position . DÉVERSÉ. 7 4 : 6). 74 : 1). Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. brut e d e débitage . en se combinant. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. lamelle) (fig. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . DISTAL(E). CROQUIS. créé par une ligne d'enlèvements. 30. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. 66 : 2). 56). DIÈDRE. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. 132 Terme général de morphologie. 143 . Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . 1. et d 'inclinaison. DÉLINÉATION. voir ces mots. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . Terme de localisation (fig. DIRECT(E). Ces cinq termes généraux peuvent. DISCONTINU(E). toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. lame. 132 Bordes. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. D DÉBITAGE. Dans un deuxième sens. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. Cette surface peut être : corticale . 29 : 3). trois ou quatre plans de frappe (fig. 131 CROISÉE. Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig.à tort . 2. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig.1. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Résultats de cette action.

3 . 12 : p é d o n c u l e . ÉCLAT. "Première forme. Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. É C R I S A G E . d'un bloc.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche .). le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. 5). Terme d'un E É B A U C H E .11 1 Fig. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). etc. de préparation. 13 : soie. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. préparée.). 2 : c o n v e x e . indiquant la morphologie enlèvement (fig. édition 1989. É G R I S É . c o n c a v e . Premier état de cette œuvre" .d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage.. formée par des retouche s abruptes. 10 . Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). . que Von donne à une œuvre plastique (. 9 . 6 : scie. etc. 14 : i r r é g u l i è r e . L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions.. l a n g u e t t e . Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. r e c t i l i g n e . de feuille de laurier. 7 : c r a n .d'un galet.. etc. de hache. 144 . 8 : é p a u l e m e n t . . ni d'une morphologie. ni d'une destination particulière (fig.. 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . 15 : r é g u l i è r e . d'un nucléus. de débitage . 1 . en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. 11. m u s e a u . 5 : d e n t i c u l é . d'une plaquette. Action de polir en frottant avec un abrasif. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . encore imparfaite. 4 : c o c h e s . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. 68 : 1).

présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. 1. 134 ÉMOUSSÉ. 135 ENCLUME. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . 10 : 1). Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. 134 D a u v o i s . moins aigu (fig. ENTAME.la mise en forme d'un nucléus (fig. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. ENLÈVEMENT. O b e i d . Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression.). ENCOCHE. un bloc de matière première pour la façonner. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . Par commodité.on frappe un nucléus pour le débiter. 1976: 211. . ENVAHISSANT(E). L'expression "percuteur dormant". 135 Une enclume peut être tenue à la main. .l 'ébauchage d'un outil . préhispanique d'Amérique centrale. . Retouche "sur enclume" : voir croisé . 2. 63). Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. 145 ÉPANNELAGE. à gauche). Altération d'un bord rendu moins tranchant.on pose un éclat (une lame. un burin pour lui appliquer un coup de burin. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. Irak. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. 64 : 3). etc. en haut. synonyme d'enclume. etc.0 1 cm 3 Fig.. Tell el O u e i l i . On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. 9 : 1. Voir coche . Bordes (1961 : 13). est due à F.

son opposé est la face supérieure (fig. ÉTENDUE. son complément FACE. et peut faire appel à plusieurs techniques. correspondant à un plan de frappe préparé (fig.courte. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. 62 : 8). en sculptant la masse de matière première choisie. 1976 : 181. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. galet. 3 : envahissante.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . et un seul. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. . Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e .couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. 136 Brézillon. 131 34 F i g . Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple).) on parle alors de face A et B.mais de FAÇONNAGE. lames et lamelles. en négatif. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. face 1 et 2. 4 : couvrante. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. ÉPAULEMENT. 1 : c o u r t e .envahissante . puis de finition. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. 1968 : 124. FACETTÉ. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. Les termes fac e inférieure . F Désigne certaines surfaces d'un objet. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. 146 .Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. 137 Dauvois. etc. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. 2 : longue. 5). sur un contre-bulbe. . .longue. 79 : 4). 64). Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. si elle occupe une grande partie de la face.. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. celle-ci est dite : . dont la concavité dégage une saillie. 79 : 8). Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . etc. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. 136 12 ÉPERON (EN ) . selon une forme désirée. polyédriques. triédriques. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . 5). Terme qui s'applique à un talon. En préhistoire. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . bloc. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. etc.

F i g . S . édition 1989. On dira : fragment de lame. E . T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . T i x i e r ) . FRACTURE. feu. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. gel. de biface. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . le sciage. P i è c e é b a u c h é e p a r G. Par l'expression "fractionnement intentionnel". Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. d'éclat. quel que soit son origine. 139 Smith. ressac. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. (qui devient nucleus).). 138 139 FLÛTÉ(E). la pression. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . flûtée p a r J. etc. etc. 1963. tout éclat est "fragment de nucleus". ( P h o t o J. etc. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. Certaines causes naturelles (gel. le feu. FRAGMENT. C'est ce terme qui. La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. 138 Crabtree. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . brisée" . 147 . FRONT D E FRACTURE . A . p r é f o r m é e p a r D . en outil. sur tout ou partie de sa longueur. silex du T e x a s . de tel ou tel outil. 140 "Action de réduire en partie" . 1966. sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". "Partie d'une chose qui a été cassée. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. U . édition 1973. transformer un support. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet.) peuvent provoquer le fractionnement des roches. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . A droite. 65) ou par pression. 141 Dictionnaire Petit Robert. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. l'une ou les deux f a c e s . la flexion. sans en atteindre les bords. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. associé à "intentionnel" ou "volontaire". 141 FRACTIONNEMENT. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir.

L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. elle peut donner lieu à une classification. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . Fig. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . lame. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. 4 : rasante. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . Dans une acception très large du mot. . 2 : abrupte croisée. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. Le préhistorien.rasant s : l'angle est très aigu. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. 1 : abrupte.impliquant le développement.. INDIRECT(E).) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement.. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. Ligne de retouches sur un éclat. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. Bien qu'antonyme de direct. 34 FRONT D E GRATTOIR . à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. lamelle) (fig. proche de 10°. une lame ou une lamelle. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. agencements d'industries" .. . 142 143 INVERSE. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. 66 — Inclinaison des enlèvements. 143 ibid. 66) : . I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries..semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° .abrupt s : l'angle est approximativement droit . Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. pour les industries spécialisées. 3 : semi-abrupte. INCLINAISON. d'une ligne ou front de fracture. H H A C H U R E . pleins-déliés. : 4 L . INDUSTRIE. ils peuvent être (fig. qui forment un grattoir. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. Chacun des traits parallèles. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. 74 : 2). 1947 : 26. 142 Mauss. systèmes de techniques appropriées à des fins. mais est réservé à une technique de percussion . lancettes. machines différentes concourant à un même but" ou.

LANGUETTE. et voir p. Une lamelle est une petite lame. 145 1. 1976. 28). Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. simples ou doubles opposées. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. 73. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. 149 Bordes. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". 145 Bordes. Voir Kombewa . Aucune des deux ne possèdent de nervure. Certains auteurs. 2. qu'au percuteur dur ou par pression. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. 1963 : 36-39. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. d'une lame au cours de son détachement (fig. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. l'une (la "supérieure") incomplète. 7 : 2 à 4). C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. 148 LAME. L È V R E . Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. lors du détachement de l'éclat (fig. 71). 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. 1961 : 6. en forme de "lance". LAMELLE . LANCETTE. 147 Dauvois. 1950 : 23.J JANUS (ÉCLAT ). pénétrer brusquement et ressortir en oblique. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. d'où leur dénomination. ou plus. 148 Gobert. 63 à 70). LAME À C R Ê T E . 62 : 10). principalement de langue anglaise. parfaitement valable. Voir crête . 146 Tixier. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. 1970. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . supérieure à sa largeur. 27. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). Cette distinction. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. en forme de petite langue. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . 149 . pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . à morphologie caractéristique. 5). La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. L'un de nous l'a tenté. "Ils sont souvent assez étroits. on a affaire à une lame. en théorie.

profil). dû aux vibrations de la circulation.) ou artificielle. 67). éolien. mésia l (ou central) . On dit aussi "central(e)" (fig. distal . tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. d'usage. Les localisations. etc.. "Au niveau du bulbe. LISSE. 2. L O C A L I S A T I O N .1 2 3 F i g .) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. 79 : 9). Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. observable sur un éclat. de frottement des pièces dans un tiroir. 150 les termes proximal . Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . 5). 1 : d i s t a l e d r o i t e . Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. L U S T R E . 150 Dauvois. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . 1976 : 168. Etat de surface caractérisé par un brillant. plaquette. sur une pièce. 4 et 5 : b a s a l e . seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL.. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. q u e l q u e s e x e m p l e s . en contre-courbe" (fig. le support est un produit de débitage. donc à orientation conventionnelle unique. galet. 79 : 2). Il désigne une partie d'un support. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. 79 : 8. 150 . le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. LINÉAIRE. Terme de localisation . et leur dénomination. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . dépendent alors de chaque orientation. Deux possibilités : 1. Caractère désignant la place occupée.

écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. pour parvenir à un but" . Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. obliques (en écharpe. 152 Bordes.MÉTHODE. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. 1961 : 8. . 151 "Ensemble de démarches raisonnées. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . MICROBURIN. 152 153 . 10 et 61 : 1). 68) : . qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. 1 : écailleuse. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. etc. N ENLÈVEMENT . Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. 153 ibid. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. 33). Cela implique un support relativement épais. MISE E N FORME . allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . suivant une marche raisonnée. d'un nucléus . Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. 151 . 1). 2. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. (fig. d'un enlèvement . édition 1989. MORPHOLOGIE. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 3 : parallèle. 4 : subparallèle (Bordes. mais nettement plus accentués. suivies. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". plus exactement. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. 1961 : fig. "ondulées" . 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. 69) . en chevron). La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. De multiples combinaisons sont possibles. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. . 2 : scalariforme. etc. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson.

62 : 9). NUCLEIFORME. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. De même. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. Il arrive que dans une matière première très homogène. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. 20). l'hétérogénéité de la matière première.S. NACELLE. NUCLÉUS. En l'absence de la partie talon-bulbe. Remarques. et sur les retouches de tous les outils. les ondulations ne soient pas visibles. 5). Dans tous les cas. Tixier.R. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig.. 5). 20). Crabtree. Par définition. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. Fig. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. emporte une partie des deux bords. devient parallèlle aux faces. Ne pas confondre avec arête. NERVURE. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. en déformant les ondulations. cela sans présumer de la finalité de l'objet. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus.E. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . elles indiqueront la direction de taille. A g a u c h e : o b s i d i e n n e . 152 . M e u d o n ) . (Atelier photo C. non vitreuse. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. Assez près du talon. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. J. notamment des grattoirs ou des burins. la face supérieure des éclats (fig. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage.N. D.MUSEAU. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. chemine sur quelques millimètres. N Fracture accidentelle rare. à morphologie caractéristique. O O N D U L A T I O N S . se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). empêche parfois de définir cette direction.

153 .5 F i g . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. d a n s sa p a r t i e distale. 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n .

157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. le burin est alors dit plan. l'ensemble des armes et outils. p PAN. localisation ) (fig. dans des sens divers. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . Sur un même objet. ax e morphologique. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. 1988 : 110.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. dans la plupart des cas. avec ou sans retouche. . Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. 156 Audouze. légèrement incliné (fig. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . 1947. sans prétendre à l'identification d'une fonction.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig.sur un nucléus Levallois. 71 : 2) ou très incliné. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. punch. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . 155 Mauss. Parmi les pierres taillées. presque parallèlle à cette face (fig. 154 . Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants).le pyramidion d'un nucléus pyramidal. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. 71 : 3 ) . P A R T I E L ( L E) . 41). qu'il soit nucléus. . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité.O R I E N T A T I O N . PATINE. postérieurement à sa taille intentionnelle. .une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. comme il est d'usage. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin.etc. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. . 68 : 3 et 69). etc.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. . d'abord par souci de simplification. Terme s'appliquant : . 70) : . d'autres des armes ou des éléments d'armes. . les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. Rarement situé sur la face supérieure. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. Elle peut être différente. la patine sera toujours postérieure au cortex . PARALLÈLE. 76 : 3) . ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. boucharde. produit de débitage ou outil. . Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. 1963 : 27.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). 155 156 OUTIL. 71 : 1). Nous employons le mot "outils" pour désigner. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. OUTREPASSÉ.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. Un outil peut 157 Tixier.). Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. normal dans sa partie proximale. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette).

Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . retouchés. action de frapper un corps contre un autre. 2 : p e u i n c l i n é . ont parfois été utilisés comme percuteurs. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. voire des nucléus abandonnés. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. (fig. 158 Bordes. 160 Gobert. 3 : très i n c l i n é . 1924 : 123. Il concerne donc les objets taillés. débités. un fragment de bois animal ou végétal. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. 72). 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. 12). bien mal choisi. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. matières animales ou végétales. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. Par définition. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. façonnés. PERCUSSION. Malgré sa mention très fréquente. PÉDONCULE. à celle de pointe oblique. S i r e t . qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . le piquant-trièdre est donc formé. ce dernier terme étant. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. présenter plusieurs patines. 1955 : 229.G. Nous avons préféré cette expression créée par E. façonner ou retoucher la pierre dure. La percussio n direct e (fig. Voir cortical . PIQUANT-TRIÈDRE. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". La percussio n indirect e (fig. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. 62 : 11. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. un fragment d'os ou d'ivoire. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. de la lame ou de la lamelle. 33). De plus certains objets taillés. etc. G o b e r t . légende de la figure 6. 1961 : 5. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . un os. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. 155 . comme son nom l'indique. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. de la lame ou de la lamelle. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. lui. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e .F i g . 161 Siret. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies.

1. 9. M e u d o n ) . 7. P e l e g r i n ) . 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 5. 2. . 12.F i g . 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . N . R . 156 . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 1 1 . S . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 4. 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n .

5 : p i è c e à r a i n u r e . N . 7. 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . R . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . M e u d o n ) . . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . S .F i g . P e l e g r i n ) . 8. 1 : g r a n d e b é q u i l l e . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. 157 .

il s'agit en réalité d'une surface . Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. D'après les expérimentations.E. 162 PRESSION. POSITION. PROXIMALE(E). les supports potentiels d'outils. appelée percussion indirecte. 94). Il désigne une partie d'un support. 1961 : 5. Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. bouchardage. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. ils peuvent être : . Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle.alterne s . POINT D'IMPACT . Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. en métal (fig. POLI.direct s . Crabtree. Par opposition à la percussion . Bordes. 158 . POLISSAGE. 4 : 6 ) . Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. PUNCH. Endroit . pour les surfaces de taille (débitage. différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. le façonnage. la face positive et la négative. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig.croisé s P R É F O R M E . en corne. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. PYRAMIDION. et tous les déchets. on presse. retouche) ou de cassure. 20). en ivoire. cette technique de taille. et surtout pour le débitage des lames (fig. 70 : 2). intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . 5).bifaciau x (ou bifaces) . peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. D E PRESSION . Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. c'est retrouver. PRODUIT D E DÉBITAGE . 4 : 3). Le punch peut être en bois végétal ou animal.inverse s .. lisse ou préparée (fig. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. 79 : 10). C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. Terme de localisation . Terme défini à l'origine par D. d'autre part à la retouche (fig. pour en détacher un éclat. 1966."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . 72 : 11 à 13). 74). lame lamelle) (fig. 18). le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". 4 : 5 et fig. PLAN D E FRAPPE . Pour les pièces élaborées. 5). L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. les ravivages de plan de frappe et de pression. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. généralement par percussion. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. une lame ou une lamelle. etc.alternant s . 67 : 2). On dit aussi chasse lame.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. 30). c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. R RACCORD. en os. polissage). ciseau . P U N C T I F O R M E .

4 : a l t e r n a n t e . F i g . directe sur le b o r d g a u c h e . 1 : directe. 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 3 : alterne ( d a n s ce cas. 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . i n v e r s e sur le b o r d droit).1 2 3 F i g . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 5 : biface. 6 : c r o i s é e . irrégulier. 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 159 . 2 : i n v e r s e .

60 : 6). 5). RÉPARTITION. donnant les silhouettes des différents enlèvements. 130). de ce fait. une arête. de "rajeunir" une surface. le SIRET (ACCIDENT) .puis les rapprocher. Il ne faut pas confondre section et coupe. Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. des R A V I V A G E . L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. 68 : 2 et 34 : 6). Terme d' inclinaison y (fig. par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. "/ / 164 Voir cortical . 160 . Il arrive parfois que. transformer intentionnellement Siret. 2 : totale du b o r d distal. 66 : 4). Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). 12 3 F i g . Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. S E M I . 36 et 40). Voir chut e d e burin . par opposition). normal dans sa partie proximale. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. sculpter. Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . c'est donc aménager. RASANT(E). REMONTAGE. Retoucher. Terme d'inclinaison enlèvements (fig. 44).sont les traces laissées par cette action. R E T O U C H E . RÉFLÉCHI. 76). s'arque brusquement. RECOUPE D E BURIN . S C H É M A D I A C R I T I Q U E . Voir réfléchi . vient recouper "avant terme" le support et a. un support débité ou non. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. 7 : 1 et fig. lors du détachement d'un éclat. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. s SCALARIFORME. 53) (voir p. lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. S E C T I O N . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. RÉSERVE CORTICALE . les adapter. filé moins loin que prévu (fig. 1933. 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. 66 : 3). Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent.A B R U P T ( E) . Les retouches . C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. 1 : d i s c o n t i n u e . Ensemble de raccords . REBROUSSÉ. (fig.ou la retouche . Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage.

Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat.. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . quand ils se manifestent. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. c'est pourquoi. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE .. 1961 : 32. R . sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. E DÉBITAGE .. SURFACES D SUPPORT. débité. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte.. éclats débités au percuteur dur. façonné. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. 78 : 1). cuisse. quartzite de Fontainebleau. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. 1976. Il peut donc s'agir d'un rognon. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. S . d'un galet. Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). 68 : 4). 77).). Tout élément à partir duquel un objet est taillé. . 161 . 01 2 3 4 5 F i g . (Atelier p h o t o C . 166 SUB-PARALLÈLE. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Ils n'ont rien d'intentionnel. M e u d o n ) . Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus .second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Il est plus rare pour les lames.). S O I E . Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. 167 Hamal Nandrin. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. Servais. retouché. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. 62 : 13). ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). d'une plaquette. etc. N . 1921. 166 Newcomer. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. pied. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. d'un produit de débitage. 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e .

). TALON. . qui se lit en vue en bout. 168 Cahen et al. 162 . avec une seule surface de taille visible . On parlera ainsi de galet taillé." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames.talo n e n ail e d'oiseau . 1) Sans trace de préparation. etc. TAILLÉ(E ). . Un talon peut être réduit à une minuscule surface. 1947.et du (ou des) procédé technique employé (fig. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat.. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. 2) Avec traces de préparation. d'un objet bru t d e taille.1 2 F i g .qu'il soit préparé ou non .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . séparés par une nervure . Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement.dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. le talon est naturel. En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir.lisse . . à d'autres périodes. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . Dans certaines industries . et de morphologie variée. 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. cortical . il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. Le talon est alors : . ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . de bor d taillé . 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . . 1979. 79).facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. convexe. TAILLE. Peut s'employer dans tous les cas. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). la percussio n et la pression . tablettes de ravivage. concave.

mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. d'un métier" . aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". 171 Zuat e y Zubcr . 7 : p i q u e t é . v VERSANT. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. TRANCHET (COU Voir chaleur . celui du tailleur préhistorique. 110 techniques que l'on méthode de taille. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. 2 : lisse. 34 : 2). 1 : cortical. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. Bronze ancien du Proche-Orient) .talo n e n éperon . 7 9 — T y p e s d e talon. 34 : 1). 9 : l i n é a i r e . édition 1973. . 1972 . Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. 163 . Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. P D U ) . La percussion directe avec un percuteur de pierre. 8 : en é p e r o n . le débitage d'une lame par pression. La forme se lit en vue de dessous. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. ou sur la face supérieure d'une lame à crête. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. sur un nucléus. Lorsque ce dernier est très ouvert. 4 : facetté. 6 : e n aile d ' o i s e a u . 3 : d i è d r e .8 9 10 F i g . formant deux angles avec les bords de l'éclat. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 171 T R O N C A T U R E . par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). presque toujours abruptes. Ligne de retouches continues et régulières. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. 10 : puncti f o r m e . 61 : 5). les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . et particulièrement au Magdalénien. le talon est dit déversé. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien.

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Vocabulaire multilingue .

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l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e .b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. lamelle : Klinge . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J.

: cortical(e ) . Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung. geschlage n outrepass é carène Kiel. t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. kielförmig : carène .p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . à crête.

taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. remontag e chasse-lame 179 . verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch .corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung.

FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat. s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e .

taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet.s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. plain : liss e fluted : cannelé . r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 .

scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. k n a p p e d : taille .inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g .

carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .t. "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .7.^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U . abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.7.U I <_*jl j angle d'éclatement : .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx. .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame. é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U . lamelle : < J L .^ ^ de taille : o l i . Kombewa : I j . arrachement.Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .7.^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e . i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j. ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .

localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.

égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage.

^ J L ^ <^JL*.A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E .

FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . l a m e l l e : hoja . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 .

afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. taillé(e) : talla . ver abatido b o r d e tallado. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 .percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. aile d'oisea u (en) aguzar. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille.

suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. tallado (a) : taille . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . hoja. v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . hojita : lame . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla.haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista.

égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . carénage : K a p é v a . l a m e l l e : XemÔa . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage.FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i .

taillé(e) : XdÇeuar) . enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau.localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér.

£mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<.ar|. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. piKpoX £7riÔa : lame.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation .

: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç . p e .

FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . l a m e l l e : lama . ègri sé : levigatura . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e .

c a r e n a g g i o : carène . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . taillé (e) : lavorazione .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille.p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) .

l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . l a m e l l a : lame . abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . cf. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione.!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . cf.

lamelle : lamina . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . c i n t r a g e : arco .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . égrisé : areaçâo . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a).l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . tracejad o (a ) eran : crena. "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. compressora. localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura .

gasto : émouss é . a r e a d o : égrisage . cintrag e a r e a ç â o . ver abatido bordo talhado. ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a .b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . taillé(e) : talhe . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t . pré-formataçâo vertente . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco.t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a .

lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . ver d'impact thermique. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . t a l h a d o (a) : taille .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. l á m e l a : lame . superficies l a s c a d a s : talhe. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora.

17.53.LOUIS-JEAN avenue d'Embrun . 0500 3 GA P cede x Tél.0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e . : 92.

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