Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 10 Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

.

Antikli a Moundre a pour le grec. Madrid) pour l'espagnol. mais elle se voulait. 1992. ont pris en charge cette transcription. Inizan. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. Tixier. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. 11 . d'enrichir le domaine de la technologie . 1974. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. 1980. 2 Tixier. afin de faciliter la communication et d'étendre. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia".Avant-propos La première édition. a été notamment ajouté. puis traduit en anglais par M. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. 3 Tixier. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. Roche. comme la précédente. indispensable à la communication dans les études technologiques. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . 2 3 4 5 1 1 Tixier. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . 4 Inizan. En 1992. Roche. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. un chapitre consacré à l'expression graphique. Newcomer en 1974 . en 1980. 5 Nos collègues préhistoriens. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". 1963.

.

Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. y compris celle des gestes . le métal. Il est opportun de rappeler que c'est à M. des techniques. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. permettre d'évaluer la part des déterminismes. c'est en tant que science des activités humaines". L'analyse technologique doit. 1947. A-G. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. dans cet ouvrage. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. entre autres celles concernant le travail de l'os. Dans ce même courant. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. avant que soient énoncés des choix culturels. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. dans tous les cas. puis les arts du feu comme la céramique. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. le verre. de leur capacité à signer une culture. 6 7 6 Mauss. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. 1964 : 28. 13 .Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. en effet. De même. de leur complexité. puisqu'il considérait les activités du corps. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. Lors de l'établissement de chronologies. comme des techniques. Si. et que si la technologie doit être une science. même partielle. les archéologues. etc. telle la danse. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. 7 Haudricourt.

14 Perlés. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. ainsi que sur le chantier de Pincevent. 12 Organisée autour de R. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. dans l'étude d'une industrie lithique. 10 M. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. 1947 : 29. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. 1943 et 1964. et. donc. forment le système technique d'une société". Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. La chaîne opératoire. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. 14 13 8 Leroi-Gourhan. gratter. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. etc. prend en compte tous les processus. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. 1989 : 26. Leroi-Gourhan. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. 1987 : 22. 14 .. L'ensemble : techniques. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. 8 9. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. Il faut noter que cette expression. Mauss. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. industries et métiers. percer. racler. Cresswell. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". Cresswell. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. La rigueur de son enseignement. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. premier volume de "Evolution et techniques". sociaux ou symboliques. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. A. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. la plupart du temps.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . en resituant chaque objet dans un contexte technique.

réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. des matières. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. Au sein d'une chaîne opératoire. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. des gestes. Selon leur nature. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. finalité des opérations de taille. 6).Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. 102). L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. 15 . 1995. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. 3) et d é b i t a g e (ch. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. des savoir-faire. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). 5) | (ch. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. d'ordre intellectuel. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. selon la culture à laquelle il appartient. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . Les outils (au sens large). 4) techniques r e t o u c h e (ch. sont privilégiés dans les études typologiques. Or le tailleur. des gestes et des savoir-faire. connaissances et savoir-faire.

nous entendons une gestion différentielle de la matière première. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. d'un échange. En effet. si dans un gisement. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. • Un premier niveau d'observation. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. à l'amont. des supports. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. actuellement en plein essor. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. selon les cas. on peut parler d'une économie de la matière première. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. Pour définir ces choix. 16 Gallay. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. des outils. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. il y en a en général plusieurs. C'est l'une des voies les plus fructueuses. 1 9 8 6 : 115. la quête des matières premières. on l'a vu. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. Par économie. Par exemple. d'une communication avec autrui. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. Cette chaîne. En revanche. on ne parle pas d'économie de la matière première.tels schémas. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. les crêtes. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. etc. la seule présence de produits caractéristiques. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. sans l'observation répétée de phénomènes. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. de faits semblables. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. Par exemple. pour aborder les modes de vie préhistoriques. du débitage ou de l'outillage. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. Dans un gisement. 16 . comme les nucléus. quel que soit le contexte archéologique.. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . s'il est possible de mettre en évidence des choix. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. puis son utilisation éventuelle et son rejet. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu.

non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. 17 "However. etc. et c'est ce que nous avons tenté (chap. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. 7). réduire les synonymies. Beaucoup de termes sont conventionnels. just as stone artifacts they study were the tools of people". même s'ils ne conviennent pas parfaitement. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. Démêler les confusions. En effet. 1977 : 30. 17 . schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. mais comme une véritable écriture technologique. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. mais sont conçus en même temps que le texte. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. mais ils sont consacrés par l'usage. 1982 : 3. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche.En effet. microburin. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. Elle doit être réalisée. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. 18 Leroi-Gourhan. en reconnaissant que les mots sont des outils . Nous rejoignons à nouveau A. Leroi-Gourhan qui a organisé. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. volontairement repris de la terminologie usuelle. Levallois. facilement maniables. Boksenbaum.

.

19 . il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. on trouve des rhyolites. pour la plupart. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. • Les roches éruptives caractérisées. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. 2 et 7). on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. des grès. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. de chaille. en partie. des dolomies. Parmi celles-ci. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. Les lois de la répartition des contraintes permettent. à partir d'un choc prédéterminé. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. certains calcaires.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. des roches essentiellement. les installations et les déplacements des préhistoriques. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. de guider le déplacement des fronts de fracture. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. 1). mais aussi le quartz qui est un minéral. 1 : 1. par une texture microlithique ou vitreuse. Leur choix a certainement déterminé. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes.

A . . Brésil (Atelier p h o t o C . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. P o r t u g a l . M e x i q u e . Zinaparo. . S . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. U . M e u d o n ) . terrasses du Tage. 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . R . M i n a s G é r a i s . I s e n y a ' K e n y a . Oregon.M a t i è r e s p r e m i è r e s . S . 2 : silex d e T o u r a i n e . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. D o r d o g n e . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. 5 : quartzite s a n g u i n e . 3 : obsidienne noir bleuté. N . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s .

utiliser la pierre. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. 2. comme certains silex.. andésites. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. actuellement. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. évaluées au cours de tests expérimentaux. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. e t c . quartz hyalin (cristal isolé.T. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. les testant. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. 21 . sur quelques dizaines de matériaux. basaltes. pétrographiques. Débiter. l'ivoire. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. aux mêmes conclusions. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. cristallisant à basse température. phonolites (fig.trachytes. • Roches se taillant mal . Il n'est pas question d'être exhaustif. ont donné lieu à des tentatives multiples. En fait toutes les gradations existent. standardisé comme le débitage laminaire. différemment motivé du préhistorique. Néanmoins. retoucher. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. sous ses diverses formes . 19 Crabtree. toutefois. 1967. 1 : 6 ) . leur abondance et leur forme. 1 : 3 et 4). les choisissant selon leur aptitude à la taille. fig. la qualité principale est l'homogénéité. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. Nous sommes loin. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. ou encore des retouches longues. 2 . sur le plus de matières naturelles possibles. homogénéité. 1 : 5). Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. fragilité. les roches non vitreuses et peu fragiles. très schématisée . le bois animal ou végétal. 1 : 8). Nous donnons une estimation globale. par percussion directe ou indirecte et par pression.1. à des détails près. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes.). les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. les sélectionnant. mais rarement très prolongées. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). l'os. pour obtenir un débitage régulier. • Roches se taillant asse z bien . ignimbrites et obsidiennes (fig. etc.

U..MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U..) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.A. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.S.A. Algérie. Equateur) Ignimbrite (U. Afrique.A.S. Grè s (France. Italie. Algérie).. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France.) Novaculite (U. Mexique.A.A. Maroc.) Silex opaqu e (Europe. Qatar ..A.S. Améthyst e (France.S. Belgique. Japon. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .A. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France. Angleterre.) Résinite (France) Quartz hyalin . Ethiopie.S.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte. Algérie.A.A. U.. Asie du Sud-Ouest.S.. Brésil. Kenya. Guatemala.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig. 22 . Algérie. Islande.S.) Jaspe (France.S. Sénégal. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Grèce. Tunisie. Brésil) Silex translucid e (France. U. Danemark. Turquie. Liban. U. Niger) Basalte (France.S. U. Grèce.

Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. pour espérer être relativement précis. retouches parallèles longues par pression. a toute chance d'être bonne. devant un problème. par exemple le silex. bien ou mal fait. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. Ces estimations doivent être modulées. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). Exemple : ondulations. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". meilleure elle est. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes.ou très peu . etc. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. sauf pour le cristal de roche. à la limite. être considéré comme un cas particulier. est un autre aspect à manier avec prudence.de bons résultats pour d'autres techniques. • En règle générale plus une matière première est translucide. La valeur esthétique.). sauf pour de très petites pièces. • Une roche qui sonne bien. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. 23 . Les Atériens ne s'en sont pas privés. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . alors qu'elles ne donnent pas . Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. en tout cas non gélivée. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. lames par pression pectorale à la béquille. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. Chaque variété de roche. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. bulles. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. sont présentés dans un tableau (fig. voire chaque rognon peut.Ces trois degrés. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. Un outil est-il beau ou laid. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien.

comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . Inizan. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. le meilleur exemple étant l'obsidienne. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. 1985. 21 Binder. la dacite. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. Tixier. Cette opération dure environ 24 heures. comme peut l'être un foyer culinaire. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. Deux critères sont. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées.2. c'est à D. 1993. Il consiste à introduire des roches. 2. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. 25 Bordes. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. 1987. déjà taillées ou non. semble-t-il. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. 1992. 1987. 1966a. actuellement. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. Lechevallier. 1964. 1984. Borradaile et al. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. 1969. etc. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. Le principe actuel. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. 24 . le jaspe. Domanski. 26 Posselh. Les exemples modernes. comme le silex. Il y a quelques années. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. Comme pour le débitage par pression.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. Butler. 24 Smith. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. excréments d'animaux. • Plus une roche est élastique. 1981. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . Roche. mieux elle permet le débitage par pression. aucune lame. 1964) . L'expérimentation a montré. 23 Crabtree. dans de la cendre. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. etc. ainsi que les travaux expérimentaux.) placé au-dessus. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. Webb. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. 22 Flenniken. de manière empirique. que sur certaines roches siliceuses. Jusqu'à présent.

On y ajoute les accidents. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. 25 .la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. Dans le cas de la cornaline. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. on a toutefois des exemples de sa permanence. leur abondance. depuis une trentaine d'années. 1995. à part la couleur. Le traitement de la cornaline par la chauffe. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. la Rhénanie au Paléolithique. gras. leur utilisation. Si. leur accessibilité. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. Cette approche n'est pas nouvelle. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. d'échanges. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). de nature différente de celle de la pierre taillée. le besoin en roche tenace. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable.. Féblot-Augustins. toute cassure. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. Geneste. 1994 qui traite d'une seule région. 1991. de zones d'influence. 59). 1 : 7 ) . il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. 6 ) . 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. mais elle a surtout concerné la pierre polie.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. en effet. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. etc. Floss. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. . la Grèce. etc. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. Pelegrin et Richard (éds). elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. 1982. comme on l'a vu. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. en général d'origine métamorphique.

pointements. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. voire complexes. transporte. des besoins à satisfaire.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. etc. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. Les problèmes posés. moraines. entraînent des réponses multiples. etc. 26 . Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. chaque site.sont apparemment locales. 2. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. sélectionne. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . plus il choisit. coulées volcaniques.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . est-elle rare. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . car elle a. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . chaque région. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. terrasses fluviátiles.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. ou au contraire abondante ? .). mais elle reste à préciser pour chaque période. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. L'absence de toute roche dure taillable est rare. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances.de quelle qualité est-elle.). dépôts de pente. extraction dans des mines. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. dépôts marins. d'autre part des besoins de la culture étudiée. des compétences techniques qui ont leurs limites. filons. prélèvement à l'affleurement. une tradition culturelle à respecter. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. accessible aux hommes préhistoriques.comment se présente la matière première. mais sa présence. 1. en est un. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. au travers de l'étude des assemblages lithiques. le privilège d'être quasi impérissable. apparemment simples. On a aussi trop affirmé. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. de plus. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. cônes de déjection.

Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. pièces de grandes dimensions. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . 3) : A . 6). peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. Devant des nucléus sur éclat. l'explication technique peut être retenue. l'altération des roches disponibles. à l'Adrar Bous (Niger). Exemple : au Ténéré. et surtout pratique des remontages (ch. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. Dans ce dernier cas. C . retouchés ou non. Chacun de ces cas. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques.. dans un premier temps. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. La modification du paysage. 3. chacune de ces stratégies.).la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale.seuls les produits de débitage bruts. sont peut-être la raison de cette différence. Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. lamelles.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). D . nous en retenons quatre (fig. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales.seuls les outils. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. en termes d'accessibilité. B .. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. Il y a lieu.

la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. .éclats.éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. les entames peuvent être rares .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . ou achevés pour les pièces bifaciales. . e t c .blocs bruts : y compris peu modifiés . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques.pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . dans le cas de nucléus. éclats de préparation de crête . . supports utilisés tels). 28 . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. . d'exemplaires (fig. ou retouchés. . .nucléus débités : à différents stades .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout.

qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. permettent seuls de définir un objet taillé. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. négatifs et positifs. Résultant d'un choc ou d'une pression. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. e 29 . bien que se posant fréquemment. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. La présence d'éclats de taille. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Les stigmates d'enlèvements. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques.

façonner . ont un sens plus restrictif. notamment Bal out. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. le débitage et la retouche qui. procèdent de la taille. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . Un geste. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . débiter . 30 . Le façonnage. 1967). C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. 72 et fig. le débitage et la retouche. la percussion lancée sur enclume. un coup de main. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. confirmées par l'expérimentation.Tailler. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. tous trois. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). en sont les principales variantes. 1967 et Tixier. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. 4 et 5. 73). le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. Les principale s technique s 1. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin.

4 — T e c h n i q u e s de taille. p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é .F i g . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) .c o u p . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 31 .

permettant d'exercer une force considérable (300 kg). l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. Roux. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. 4 : 2). La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". Avec les autres roches couramment employées. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. plus dures et plus tenaces. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . 30). Possehl. 1994. enfoncée dans le sol. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. ou en métal (fig. le diagnostic de J. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . 4. Pelegrin. 1972. p. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. les résultats ne seraient pas aussi bons. en métal. d'une main. os. 1988 : 4 8 . Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. 32 . Pelegrin. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. 1991a. 7 7 . Pelegrin.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps.. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. basaltes.) est plus tardive (fig. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. 1981. 1989. Avant le Mésolithique. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. 1991. en os. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. et apparaît sans doute avant cette date. etc. comme les quartzites. C'est une technique remarquablement efficace. fig. en os. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. Guiria. ivoire. • La pression au levier La pression au levier. cf. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. On note son apparition tardive. Volkof. Madsen. qui peut être en bois animal ou végétal. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. 4 : 3 ) . I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. 1983. 30 2. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. 4 : 5 et 6). légèrement friables au choc. est expérimentée depuis p e u . Pelegrin in : Manolakakis. silex etc. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans.

FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. éclat de retouche. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. on parle de produits de débitage. non retouché et non destiné à être un support d'outil. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. Enfin. 33 . etc. Dès la mise en évidence de production de supports. éclat de taille de biface. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale.

essentiellement. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. 1982. 2. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. etc. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. survenant au cours du débitage. est un phénomène imprévu. non intentionnel. talon en bas. Leur présence précise des activités de taille spécifique. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. une fois l'éclat orienté (fig. bulbe. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. lancettes (voir p. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. Tixier. du débitage (crête. qui ont été taillées. 8. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. etc. lancettes. 3. dans la chaîne opératoire (fig. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. 5) : . il existe au moins un éclat d'entame. 126). • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. 33 33 Roche. donnant un produit à morphologie spécifique . Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. car ce sont elles. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. . point d'impact. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). grâce à des stigmates spéciaux.1. 5). 4. Talon et bulbe peuvent être absents .sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. du façonnage ou de la retouche. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). Paradoxalement. on détermine un éclat par sa face inférieure. . 34 .

P r e s s i g n y . I n d r e . silex du G r a n d .). L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . 1982 : fig.T.). Tixier.L o i r e . 1). etc. p e r c u s s i o n directe au b o i s (J. à l a n g u e t t e .F i g . 35 .e t . D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l .

emportant une partie des deux bords. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). 7 : 5). ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. Les produits d'accidents de taille. outrepassage d'une pointe Levallois.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. vacuole. peuvent aussi servir de support. 14 : 3). • Les cassures "en nacelle". Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 4. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". 70). 77). rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. 7 : 1 . 3 et 4). 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". filé moins loin que prévu (fig.2. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. soit à la "main" du tailleur. bien que non intentionnels. nodule saccharoïde. s'arquant brusquement vers la face supérieure. Le support a. 1972 : 25. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. 7 : 2. de ce fait.). C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. 4. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. 6). • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. recoupant enfin brusquement la face inférieure. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. ou d'un objet au cours de toute opération de taille.) dont nous présentons les principales. pression. etc. 1970. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. 36 35 34 34 Bordes. 36 . amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . 7 : 5 et fig.3. etc. simples ou doubles. 4. "hinge-fracture" des anglophones ). etc.). qui a longtemps été prise pour un burin.). Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). normal dans sa partie proximale. qu'il soit nucléus. normal dans sa partie proximale. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. etc. produit de débitage ou outil (fig.1. fig. 36 Crabtree. Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent.

p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . silex de G o u s s a i n v i l l e . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . U . A . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. S . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . 3 . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e .F i g . Tixier. O i s e . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . o b s i d i e n n e ( R o c h e . 37 . 1). o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 1982 : fig.

pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. 39 Tixier. de la retouche. intentionnels. l'éclat ou la lame peut emporter. lors du détachement même d'un éclat par percussion. un bulbe tout à fait diffus. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. . Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. soit supplémentaires ("esquille" provenant. avec une constriction postbulbaire. de la corniche du plan de frappe. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . S'ils ne sont pas examinés minutieusement. en partie distale du support. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. allongé. 38 . Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. sans talon ni bulbe). C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. des schémas opératoires mis en œuvre. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. à profil concave. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. 1963 : 106. Il en résulte une partie proximale. avec un talon très large. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. Cet accident est indépendant de la matière première. donnant un déchet de section triangulaire. 1956. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . de leur chronologie. dernier geste technique de la séquence de débitage.4. les éclats ou lames non totalement détachés. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. beaucoup plus de matière que prévu. .à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . 1976. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. 6). cuisse). de même que les "bulbes incipients". surtout par percussion directe au percuteur tendre. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. . Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. pied.à une meilleure compréhension des gestes techniques.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. fig. .4. avec son talon. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . 38 Tixier.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" .

Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . en partant d ' u n éclat. 4 : finition p a r p r e s s i o n . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 39 . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s .

9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe.0 F i g . 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 40 . 3. 0 : b l o c brut.

41 . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 0 : b l o c brut. 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s .F i g . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) .l a t é r a l e s (B et C ) .

.

il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. triédrique. et quadrangulaire. les haches à section rectangulaire. recouvre un certain nombre de méthodes. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes.. polyédrique et sphéroïdal. outil bien particulier. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. etc. chacune ayant ses variantes. car le concept est différent. comme les polyèdres et les sphéroïdes. de la préforme de la hache destinée au polissage. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. Ce mode de taille. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. sont traités à part. les ciseaux. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps.. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. ainsi que le hachereau.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. les trièdres. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. on parle alors de mise en forme du nucléus. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. Le façonnage. 80). qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. enfin. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. 43 . du biface dont on ignore l'usage. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. Les préformes qui. par définition.

alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. dans d'autres contextes culturels d'Asie. le concept de base demeure identique. fragment et bien sûr éclat (fig. 44 . Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. 1. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. Par la suite. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. rognon.sont loin d'être toujours symétriques. 8). 11 : A). légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. 41 Texier. parfois avec le hachereau. il est. etc. pour approcher la morphologie souhaitée. bloc. Roche. d'une soie. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. Texier. Ce sont les schémas opératoires. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. l'outil dominant de l'Acheuléen. 41 2. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. plaquette. matérialisé par une arête . Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). moins le travail d'ébauchage est important. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. avec le développement des pointes de projectile. 1989. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. dégagement d'un pédoncule. quasi universel. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. il faut. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. En revanche. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. avant l'ébauchage proprement dit. il devient. La finition s'apparente à de la retouche. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. Roche. 1995b. 11 : B). M ê m e s'il n'est pas omniprésent. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. 1991. procéder à l'épannelage de ce bloc. d'ailerons. il y a plus d'un million et demi d'années. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais.qui délimitent un contour. car ces deux surfaces . larges. qui ôte le cortex s'il y en a. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. notamment dans le cas du biface. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

46

F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

47

F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

48

15). La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. 42 43 44 45 Joubert. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. 45 F i g . Boletín de Antropología Americana. doivent désormais être impérativement prises en compte. 16 : 3). qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. Roche. et à la prouesse technique. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. Un sphéroïde (fig. La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. non contigus. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. 1973. les pointes d'Ohokam nord-américaines . jusqu'à obtenir une sphère parfaite. Vaufrey. Il en est de même pour les bolas (fig. 1941-1946. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. Texier. Toutefois. 1995a.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. Plus les angles sont ouverts. 1982. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 16 : 1). En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . 49 . dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). Crabtree.

I s e n y a . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e .F i g . K e n y a . A c h e u l é e n . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 50 . 3 : bol a e n q u a r t z .

pic. rhomboïdale. Il requiert une très grande maîtrise technique. La base peut demeurer entièrement naturelle . ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. ou pic triédrique. comme les objets à section triangulaire. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. qui relèvent de méthodes différentes. Dauvois. De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. Nous en présentons deux. Le pic triédrique. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue.qui est traitée dans le paragraphe suivant . 17).Ainsi polyèdres. 46 Brézillon.ou encore celle du sud-est asiatique. notamment pour les objets de grandes dimensions. selon qu'une. les deux s'effectuant à la pierre. auquel il s'oppose dans sa conception. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). dès l'Oldowayen. de façon différée mais "irrattrapable". ou bien que les trois pans sont taillés. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. Dans ce cas. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre.. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. la fin du façonnage ou le polissage. n'est pas un objet très courant. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. 51 . sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. Leroy. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. 18 : 1) . Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. quadrangulaire. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. on Fa vu. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. par bouchardage. voire deux surfaces (naturelles. D ' u n point de vue technique. 1968. ou encore un étroit ciseau (fig. Leroy-Prost. pour lesquels il existe en tant que tel. etc. et perdure tout au long des temps préhistoriques. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. dont la fonction n'est pas établie. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. 1981. se fait.

17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. .Fig. Maroc (Dauvois. Casablanca. 17). 1976 : fig. Acheuléen.

La préforme est prête pour le polissage. Pétrequin. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. effectué à la main pour les petites haches. ou sur enclume). le polissage. 1983. des "lames" de haches. préparation des bords .). l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. 1987. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . 1981. le bouchardage.l'autre reste polie -. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. Midant-Reynes. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. témoignages "vivants". 1993. qui doivent être parfaitement rectilignes. Pétrequin. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. le polissage et le sciage. 18 : 2). la pression. 50 47 48 49 50 Hansen. etc. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. 47). herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. Madsen. 1984. et deux exemples ethnographiques. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. ou par pression. par percussion indirecte. protohistorique cette fois. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. Madsen. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. et de son rôle socio-économique et symbolique. fine denticulation de la partie active. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. bouchardage puis polissage. Tixier. le bouchardage. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). polissage puis pression. 53 . La régularisation des arêtes de la préforme. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. Kelterborn. dans des contextes très différents. de la perduration de la taille de la pierre.

2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . c o r n a l i n e . 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . 2 0 2 ) . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . 1984 : fig. silex. 54 . 4 . 1 ( M a d s e n . 18 — P r é f o r m e s . Inde. I n d o n é s i e .F i g . 1 9 9 3 : fig. Khambhat. A ) . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . b a s a l t e . D a n e m a r k . Irian J a y a .

L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. 55 . les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. ébauche et préforme (fig. et non des hachereaux. Une fois finies. polie. ovoïde. bouchardage seul . Ce tranchant. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. 52 Roux. circulaire. En effet. le biseau tranchant. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. qui est toujours naturel.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. dans le Gujarat (Inde). soit d'un débitage suivi d'un façonnage. on le sait. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés.. sciage seul. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). perforée. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. polissage seul. et enfin lustrée. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. etc. 32).. Celle-ci est ensuite abrasée. Rao.. 1973. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. cylindrique. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. est obligatoirement brut de taille. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. On procède à la taille en deux étapes. 1943. taille minimale et polissage important. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. qui sera à section carrée. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. 18 : 3). l'obtention d'un tranchant terminal. juste avant celui consacré au débitage. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . dont on connaît l'usage dès le Néolithique. Pelegrin. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. • Sa partie active. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. 1989.. 19) tient à deux éléments essentiels.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . pour obtenir la préforme.. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger).

. 19 — Hachereau en phonolite. Kenya. Isenya. Acheuléen.56 Fig.

). D ' u n point de vue morphologique. et un des plans de la face supérieure. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. 72). 1989. 57 . de par son mode de fabrication. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. 53 Tixier. 54 En règle générale. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. 54 Texier . 71 et fig. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. 63 et suiv. 38 et p. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. psychiquement. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale.. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. Le hachereau en est un très bon exemple. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . C'est un outil en apparence simple. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires.et/ou une régularisation des bords. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. Kombewa (p. En dépit de cette description très précise. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" .. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. les hachereaux. et non le façonnage. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . 28) ou Tabelbala (p. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. Pour les autres types de hachereaux. 1956. le hachereau.de la face d'éclatement. outils très abondants dans certains Acheuléens.

.

de la (ou des) surface. du (ou des) plan de percussion et de pression. 59 . une phase optimale. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. puis par une phase initiale du débitage.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage .Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. 20) passe par la détermination : . Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. Le nucléu s Quelles que soient la matière première. . même intentionnelle. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. préparée ou non.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. La reconnaissance d'un nucléus (fig. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . Dans le cas de cassure. .

tels que nous les observons. destinés à. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. F i g . éclats de préparation. choisi à cet effet.Les nucléus. qu'ils soient de préparation. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). il ne faut pas oublier qu'un éclat. sont des déchets de débitage. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. 9 et 10). ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. peut aussi servir de nucléus. Enfin. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. 60 . éclats-supports et enfin éclats-déchets. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment.

qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. 1. il peut être réalisé. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. par toute personne sachant planter un clou. 21). on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. pourrait-on dire (fig. dans ce cas. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. 2. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. Pour rendre compte de ces différences. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. de mise en forme du nucléus à débiter. si le débitage est assez avancé. avec un peu d'entraînement. Quoi qu'il en soit. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . à l'exception d'entame. ils tendent généralement. Les nucléus n'ont. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. il n ' y a pas de formes stéréotypées. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. L'absence de préparation. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. souvent standardisés. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. 61 . La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. comme tout acte technique de taille de la pierre. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. pas de plan de frappe préférentiel. C'est le débitage le plus simple imaginable. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. vers des formes globuleuses. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Celles abordées sont parmi les plus répandues. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. et continue son débitage "au fil du nucléus". Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. Toutefois.Les méthode s d e débitag e Le débitage. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre.

p e r c u s s i o n multidirectionnelle.1 F i g . Oldowayen. Nyabosusi. Ouganda. p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. 62 . 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . 2 : nucleus à éclats.

Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. 55 56 57 55 Bordes. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première.2. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont.1. 57 Boëda. Face à ce constat. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. 1971. d'une part. Si l'on ne peut. et d'autre part. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . Cependant. Cette définition était en fait réductrice. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). en 1909. Depuis une vingtaine d'années. E. 56 Cauvin. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". différentes stratégies de taille mises en œuvre. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. le talon en "chapeau de gendarme". la finalité d'un débitage aussi complexe. 63 . pour assurer le détachement idéal de l'éclat. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". Ainsi. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. indépendamment de la surface de débitage. par exemple. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. 1994. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . 1961.

3b. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 1 : nucleus préparé. 1). 2b. 2a : débitage à éclat préférentiel.Fig. 1994 : fig. .

E. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. sections hachurées). Boëda. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. 22 : 1). Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. 1967 : 807 et 817. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. 60 Boëda. 1988 : 14. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. après J. dès la mise en forme du nucléus. Tixier . 22. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. technique et méthode . • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. les éclats de préparation ont un rôle important. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. On voit donc que. à pointe et à lames. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. alors que le percuteur tendre est. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. 65 . la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. par ailleurs. propose de distinguer les termes suivants : concept. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. 59 Boëda. 1988. 58 Tixier.

Fig. 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel . 66 .

67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .Fig.

et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. 4. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. 68 . 4b et fig. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. 26 : 2). chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. sous-presse. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). 25). les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. 23 et fig. 61 62 2. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. 1968 : 315-323. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. dans ce cas. et particulièrement de sa délinéation. Enfin en " c " . il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. 3b. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). 22 : 2b. Si la direction des enlèvements tend à converger. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. sont indiquées la préparation du plan de frappe. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. 62 Meignen. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. Attention. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. Dans la méthode Levallois récurrente. et la mise en forme finale de la surface de débitage. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. plus rarement d'une préparation bipolaire. fig. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. par exemple. ils tendent à être allongés. dans un même ensemble. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. le plan de frappe est limité. 1. toujours par enlèvements centripètes. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. c'est l'opération de détachement de l'éclat. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. 22 : 2a. les éclats ont une forme triangulaire. Cette méthode existe. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. 3. 26 : 1) L'objectif. alors qu'en " b " . Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig.

elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. 69 . qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. 26 : 2). dont les applications durent 500000 ans. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". théoriquement. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. C'est le principe de la "nervure-guide". dont la préparation demande donc. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. un minimum de deux enlèvements. F i g . elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Les différentes méthodes Levallois. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . Cette surface concave.

silex. M a r o c . A ï n C h e b l i . g r è s . K e b a r a . L a C o m b e t t e . 70 . Israël ( M e i g n e n . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . V a u c l u s e .0 1 2 33 F i g . silex. d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. 3 : éclat L e v a l l o i s .p r e s s e ) . s o u s . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s .

6 3 O w e n . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. on peut débiter un éclat circulaire.2. 1 9 3 8 .2. elle a surtout été signalée en Afrique. 63 Fig. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. mais pas obligatoirement. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. D a u v o i s 1 9 8 1 . Biberson . Balout . une telle surface peut être obtenue. très étendu. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . 1 9 6 7 . y compris exactement opposées. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. la préparation d'un plan de frappe. peut se placer. 27). Tixier . régulièrement convexe. .

72 Fi g. . Kenya. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Isenya. Acheuléen.

dans ce cas. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. les lamelles ou microlamelles. 64 65 2. préconçu.sur un même n u c l é u s (fig. au percuteur minéral. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. 1985. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". 1956.les lames ou les lamelles . en métal. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. 73 .à l'instar de méthode Levallois . Bordes. les lames et les produits de petites dimensions. Tixier. 1978. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. ils n'ont pas de talon. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. pression). sinon parallèles.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b .3. donc de production d'éclats Kombewa. en bois animal ou végétal.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. percussion indirecte. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . 9 et 10). Geneste. Economie du débitage laminaire. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. fig. 1963. voire en nucléus. Il y a "méthode Kombewa" . Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. 1961 et 1975. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. Des conventions peuvent alors être fixées. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . 49 : 3). mais. tout au moins de directions point trop irrégulières. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. 1984. Alimen. la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. 28). Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. en dehors du potentiel de la matière première disponible. Il est regrettable que. à volonté. Elles sont normalisées grâce à des nervures. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. variété d'éclats "parasites". L'obtention. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. malgré des restrictions formelles en ce sens. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. afin d'obtenir des produits en série . certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors.

61 : 6b). Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. et un parallélisme relatif des nervures. Une remise en forme. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". Ces règles tendent à : . en cours de débitage. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. de faire cette crête plus ou moins longue. 68 Crabtree . Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. . 61 : 5). On peut préformer un nucléus grâce à une. 1968. voire pour chaque lame. 61 : 2). par enlèvements presque toujours bifaciaux. plus ou moins soignée selon les besoins. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. Une fois ôtée. plus ou moins courbe. 74 . Si. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. de remettre en forme le nucléus. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s .assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. 3 lames).particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". Il est loisible. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. lisse ou préparé. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. il n'y a pas nécessité de préparation. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. au cours du débitage. deux ou même trois crêtes.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. cortical. souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. il est possible de resculpter. appelée crête. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. et cela guide le débitage. Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . Néanmoins. permettant chaque fois le déroulement du débitage. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. 61 : 3b et 4b). 61 : 1 et 2).

On ne peut. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. 69 Crabtree. selon le produit recherché. afin que les terminaisons distales se chevauchent. point d'impact. dans l'Azilien européen par exemple. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . surtout si de grandes dimensions sont désirées. qui domine au Paléolithique supérieur donne. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. 32). L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. Madsen. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. Cette technique existe ensuite. Cela impose. continuer le débitage). et un bulbe diffus. 75 . soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. par des enlèvements de rectification. en effet. 1983. 1972. voire éperons. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. on crée alors deux plans de frappe opposés. vers 100000 ans. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. et des courbures longitudinales (carénage). Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. soit indifférente. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. 1991a. à l'instar des éclats. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. très vite. enchaîné.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. Pelegrin. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). très souvent des négatifs de réfléchissements.pour retoucher un grattoir par exemple -. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. des talons réduits. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. en temps voulu.

76 . silex du B e r g e r a c o i s . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . P é r i g o r d i e n supérieur.V i g n o b l e 2. C o r b i a c . D o r d o g n e . D o r d o g n e . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . 2 : n u c l e u s à l a m e . A i l l a s . silex du B e r g e r a c o i s . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . A u r i g n a c i e n .F i g .

Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. intervient elle aussi dans le débitage par pression. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. 72 Inizan. les produits laminaires tendent à s'arquer. 1992. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. 79 : 8). 1991. lisse ou préparé. Tixier. tout au moins sur silex et calcédoine. 29 : 2). 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. La chauffe. L'immobilisation du nucléus (fig. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. 77 . La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. 29 : 3). dans une aire sibéro-sino-mongole. 30 : 2). Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. les directions de percussion sont. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. Selon ce schéma. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. 1984 : 57-70. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. a été identifié relativement récemment . "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. 30 : 3a et 5). 70 71 72 70 Pour l'historique. sur de grandes séries. 71 Inizan. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. 29 : 1). Dans ce dernier cas. orthogonales (fig. reconnue comme facilitant la retouche par pression. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. il y a environ 25 000 a n s . inventé par des chasseurs-cueilleurs. elles. qui ne concerne que les lames et les lamelles. sur nucléus (fig. Plumet. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. cf. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. En outre ce débitage. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. Lechevallier.

5 : J. C l a r k ) . (1. 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . C r a b t r e e . 78 . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 4 : D . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 2.E.4 F i g . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 3 : J. 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . Pelegri n . 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . E .

Les plans de pression peuvent être corticaux. Dans le cas des roches vitreuses. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. Il n'est donc pas concevable. pas logique. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. les accidents par outrepassage sont fréquents. 79 . soit à deux surfaces successives. le maximum de standardisation. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. Les nucléus pyramidaux sont alors : . pour être ainsi appelé. partiellement ou totalement. .la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . 74 J. simultanés. qui tendent à être rectilignes. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil).soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. le plan de pression est très souvent égrisé. Sur les lames et lamelles de plein débitage . Tixier. 31 : 3 et 4). par le dosage de la force qui peut être appliquée. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. Cependant. comme l'obsidienne. pour éviter tout glissement lors du débitage. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. un nucléus débité par pression doit. . outil composite à presser.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. Plus que toute autre technique de débitage. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. lisses ou préparés. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. 31 : 1). donc un débitage idéal : celui qui. à chaque lame obtenue. 63). ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. 31). grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. .le parallélisme des bords et des nervures.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. 1976a). Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. 1983. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. 63). conserver une partie incontestablement "cannelée". 3 1 : 2 ) . De plus. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. 73 Inizan. Dans tous les cas. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. la pression permet le maximum de précision.soit pratiquement cylindriques.

4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . . sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. notamment au Japon.1 3 4 F i g .le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. souvent asymétrique (fig. simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . 1980 . 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 32 : 1). 3 : n u c l e u s plat. En effet. 75 Akazawa et al. délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. 80 . 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). S'il y a une conception unique de ce débitage. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu".

Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. 81 . 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . 32 : 2). telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. 32 : 3 et 4). 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. même en l'absence de remontages. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage.2a ^ 1 f 3 Til ^ . 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 32 : 5). Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. c'est une crête d'entame de débitage. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig.

.

Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. localisation. La retouche modifie un support. "Retouche" . Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. étendue. que celui-ci soit naturel ou débité. inclinaison.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. position et répartition. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. morphologie. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. Ils sont au nombre de sept : delineation. d'achever ou d'affûter des outils. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. 83 . Il en est de même des "enlèvements spontanés".et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil.ou retouches .

Tout préhistorien doit donc. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. est facilement reconnaissable (fig. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. Elle permet. privilégiée. sont nécessaires à une description fidèle. avec leurs combinaisons possibles (voir p. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. 52). qu'elles ont une place à part. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina".La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. de définir les outils. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. 76 1. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. Ces sept caractères. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). de forme générale en "éventail". Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. 84 . elles en marquent parfois le stade ultime.. 34 : 5 et 6). comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). Elle ne se prétend pas exhaustive. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig.. au bord réfléchi. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. fig. dans la technologie de la pierre. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. 7. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. par combinaisons. certaines techniques de retouche . il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. 78). 89). comme les lames à crête (fig. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. 1875. Néanmoins. en 76 Chierici. 41). Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille.au sens très large .

3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . bloc de pierre.point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . présence de ces formes. face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. 1955. 2. t r a p è z e . redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . O b t e n t i o n . 16). m i c r o b u r i n d o u b l e .) on pose un éclat. peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. Cette technique du "coup du microburin".t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). planchette de bois. triangle. 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. 1976 : F i g . une lame ou une lamelle brute. 85 . est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" .t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . 3). d ' u n t r a p è z e . etc. 8. 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. g r â c e à cette t e c h n i q u e . d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. 9).

on attaque presque perpendiculairement. 33 : 6). elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. ou en os. à hauteur de l'arête de l'enclume. etc. choisi relativement plat.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. parfois très effacé. En effet. inclinaison inverse de la facette de fracture. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. 2. Elle est souvent torse. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. 33 : 4a). 33 : 5). de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. par petits coups répétés. 33 : 1 à 3). Un microburin présente. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. particulièrement sensible dans sa partie centrale. La fracture. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. 86 . la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. une portion de coche à retouches directes et. fait parfois levier et. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. Avec un petit percuteur. un arrondi. 33 : 4b).voire d'une coche peu profonde . On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. on enlève. Quand le "coup du microburin" est réussi. visible sur sa face inférieure. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. le microburin. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. visible sur sa face supérieure. sous l'action du percuteur. le microburin est dénommé proximal. ondes de percussion rarement bien marquées. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. qui est le but de l'opération. exerce. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main.

Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". La notion : burin=outil.chutes et recoupes . sont rarement intégrés dans une étude technologique.fig. chutes=déchets est désormais périmée. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). d'un ravivage. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. entre autres. un excellent support pour une mèche de foret. créant un tranchant vif de taille. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. là encore. 34 : 1). en F r a n c e ) . Le coup du tranchet latéral est une technique identique. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. Gaussen.quoique systématiquement décomptés. intéressant un bord. Reste le principe. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. Il s'agit. une chute ou une recoupe est. 34 : 2). Cette technique. 79 4. de ravivage ou non. le burin est alors considéré comme un nucléus. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. qu'il s'agisse.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. dans certains cas. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. Les déchets caractéristiques des burins .chutes et recoupes . La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles.peuvent être retouchés et devenir alors outil . On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. 78 3. 79 Zuate y Zuber. 34 : 4). 34 : 7). Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. certains burins très particuliers ("busqués". 55 : 5) . un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. 1965. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. 78 Gaussen. "de Noailles". 1972. à silhouette de hache triangulaire allongée. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. ou encore par pression. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. 56 et 58). ou les deux de façon alterne. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. Cette technique peut. sur l'une ou l'autre face. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . 87 . Les déchets caractéristiques des burins . par exemple. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces.

1 : c o u p du t r a n c h e t . A u r i g n a c i e n . silex du B e r g e r a c o i s . 1). 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 1961 : fig. 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 88 .F i g . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . C o r b i a c .V i g n o b l e 2. 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . D o r d o g n e .

presque toujours sur la face supérieure. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig.5. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". une lame d'obsidienne. avec déchets caractéristiques. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . spécifiques du continent américain. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. par un coup porté en son milieu.

.

Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter.. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports.). un outil à patine multiple a une biographie attachante. dans une perspective d'étude technologique. En effet. La connaissance approfondie du document de base. dans certains gisements. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. il est indispensable de discerner le naturel. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. plus que tout autre. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet.. En outre. qu'il soit outil ou reste de taille. la lecture technologique met en jeu la matière première. l'accidentel. un objet lithique. 91 . y compris celles postérieures à son dépôt. La reprise systématique. en l'occurence chaque objet lithique. arme. éléments d'outils. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. l'intentionnel.

la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. seuls stigmates toujours totalement fiables. elle deviendra "histoire de l'outil". parfois syncrétique. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. des "lancettes" (fig. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. selon ses formes. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. contenant en elle-même une hypothèse. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. Puis vient la reconnaissance de la retouche. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. nucléus. se fait d'elle-même par déduction. Cela se fait. Cette recomposition chronologique. amènent une reconnaissance globale. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. jeux de lumière sur les facettes. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. perception du volume qu'est l'objet. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). 5). En effet. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. géométrique (trapèze). Fait en apparence paradoxal. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. Si cette dernière n'existe plus. etc.). relief. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. selon leur succession dans le temps. etc. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . en débrouillant les séries de retouches. éclat. etc. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . A une perception première. utilisée par l'homme. plaquette. on cherche à identifier son support (galet. pour les cas complexes. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. morphologique (limande). en dernier ressort. perçues en une fraction de seconde : silhouette. des événements postérieurs au débitage du support. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. Dès l'observation des états de surface de l'objet. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. quasi simultanées. cassures. éclat. si on ne l'a pas lu en son entier. son abondance. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement.. réalisées ou ratées. coup de burin. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. ou souvent en même temps. après le détachement. au détachement (au débitage). volontairement choisi. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour".) Outre les actions naturelles. couleur. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée.et identification d'ensemble immédiates. coches. bloc. du biface à la pointe de flèche.Le terme "objet". puis toucher.

les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. évoquant le charriage fluviatile. par exemple un transport fluviatile.épaisseur et lithologie de la couche elle-même . enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. parfois préhistoriques. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. une surface naturelle.site de surface. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. métamorphique. . Pour une étude technologique. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. glaciaire). la reconnaissance technologique de la pièce. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. "perçoirs".site enterré. c'est affaire de convention. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. Pour tout matériel étudié.par cortex. 2. ne peut être un choix. etc. . Si cela s'avère nécessaire. N'oublions pas que. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". . les pièces. . ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. dépôt de pente. Mais l'observation. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . fluviatile-. le piétinement est loin d'être négligeable. . un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. etc. dont les pièges les plus fréquents sont. d'autres émoussées.pied de falaise. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première.). elle. 1. même dans une zone d'habitat. puis ramassé hors de son point d'abandon. Par sa présence ou son absence sur les éclats. 93 . striées. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. . 2. Ce nucléus porte plusieurs informations.origine des éléments (volcanique.éolienne. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : .pendage. . entre autres. sédimentaire . il a été nucléus " a c t i f . Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches.par patine.par néocortex. "grattoirs". "raclettes". Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. puis roulé.1. en gardant bien en mémoire que nous entendons : . Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs.

4. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. 2. 35). 51).actuellement . bitume. colorant. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. soit profondément. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. Les agents sont si nombreux. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. comme pour les outils à double patine. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. consiste en des modifications très diverses de la surface. due à des interactions physiques et chimiques. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. 24). les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques.2. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°.• La patine. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage.3. soit uniquement en surface (voile). ou encore des fractures franches. 94 . La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . cuir. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. si divers. puis ramassées. les variations de température qui. même dans une seule couche. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. 2. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. y compris dans un même site. 2.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. et leur étude est si complexe. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. comme dans le cas de certains emmanchements. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. gomme. 59). comme les lustres et les polis d'usage. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord.

r o c h e siliceuse. Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. F i g . de ces altérations et ajouts. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. L'importance et la complexité des états de surface. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. P r i n c e l l e ) . désert de Q a t a r ( P h o t o J-L.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. 95 .

crête. prédéterminée par la métode Levallois. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois.d'après la face supérieure : non prédéterminée. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3.d'après la partie proximale : modes de percussion. des caractéristiques techniques. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . abrasion de la corniche. 3. • indiquant une préparation . etc. intentionnelles.) .3. .3 .d'après les cassures : accidentelles. etc.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure.orientation (selon un axe morphologique.5. Technique s spéciale s d e taill e 3. face supérieure. etc. Définitio n d e l'objet . S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. de pression. etc. etc. bords droit et gauche. etc. etc.). etc. etc. qu'i l soi t outi l o u no n 96 .) Support débité .4. . la méthode Kombewa. . accidentelles au débitage.type (plaquette.reconnaissance des morphologies techniques. . galet. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité .1. talon. sur burin. Observatio n de s état s d e surfac e 3. .6. 3.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus.d'après la partie proximale : types de talon.2.

Cahen et al.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. Cahen. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . 1980. campement saisonnier ou permanent.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. 1987. Audouze. 1987. Olive. ou simplement à titre anecdotique (fig. Leroi-Gourhan. Tixier et al. Van Noten et al. à travers les intentions retrouvées. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. désormais pratiqués presque systématiquement. fondée sur cette méthode. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. 1978. sont indispensables au décryptage des sites. notamment. qui.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. atelier de taille etc. En relevant les objets sur plan. En l'absence de sols conservés. 1988. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . Un pas a donc été franchi qui mène. surtout de plein a i r . Pigeot. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. en première lecture.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . 1980. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : .plus que des remontages . Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. 36 et 4 0 ) . a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. 1982.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. A Bordj Mellala (Algérie). 1972. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . Cahen. les remontages ont permis à J. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. Brézillon. 1. Les remontages. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Avec les fouilles de Pincevent . 97 . c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . 1976b.

silex. Bérigoule. 1994). Vaucluse (Brugal et al.Fig. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. 36 — Remontage. . Moustérien.

proviennent en réalité du même bloc. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. Inizan. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. soit par la patine. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. sur un autre support ou sur un nucléus . . Il semblait. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. 2 . soit par le grain. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. à première vue très différentes soit par la couleur. Roche. ravivages. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. phase de début du débitage. même pour Homo sapiens fossilis. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. 1980. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. le fait est irréversible. dans la conception de l'économie de la matière première. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. En fait. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. il y a quelques a n n é e s . forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. percuteur. entre fragments du même support.les transformations. plein débitage. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. il est important de les tester ou de les faire tester.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. maintien du nucléus ou du support. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. quelle est. dont nous présentons les principaux buts. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. . mise en forme. 99 . en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques.). etc.. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. geste. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée.

les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . comme dans de nombreuses disciplines. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . Crabtree. Pelegrin. 2) : .le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. Volkof. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. l'intérêt est relatif. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. plusieurs années pour devenir un expert. 1980. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. particulièrement dans le cas des innovations. avant de juger l'adresse. 100 . 1991. Guiria. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. ne peut le prévoir.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. En revanche. Or au seul vu de ces matières premières. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. et beaucoup reste encore à vérifier : . car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé.est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. . 32). 1991a. devant des ensembles apparemment "mal venus". un tailleur. 71). par percussion indirecte et par pression .à l'étude d'un ensemble lithique. ni celles. Pour une roche donnée (fig. L'apprentissage est très long.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. même averti. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. 1966. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. en obsidienne des tombes aztèques. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. p.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . . voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. 32). Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. les uns au-dessus des autres. il faut.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
92 93 94 95

92 93 94 95

Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

101

La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
96

4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
97 98

96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

102

tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
100 101 102 103

99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

103

obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". déchet. La représentation graphique des industries préhistoriques. 105 . Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. Loin d'être une copie. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. représentations schématiques. etc. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). choisis selon des objectifs définis. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. Enfin.) et sa place dans la chaîne opératoire. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. nouveaux symboles. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. etc. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques.

M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . Cependant. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. aquarelle. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. Pour les pièces bifaciales. 106 .Décider 1. • Le façonnage (fig. judicieusement choisies. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. 1987. etc.. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. 104 2. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. polyèdres et sphéroïdes. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. 105 Coineau. ce handicap peut devenir un atout. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. encre. mine grasse. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. Sur chacune des vues. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. offre une gamme étendue de moyens. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. 105 Dessiner 1. un choix doit donc être effectué . Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection.). il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. Des sections. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet.. 104 Prodhomme. 54). 1978. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches.

37 — Biface acheuléen.107 Fig. Isenya. . Kenya. tuf consolidé.

3 : éclat l a m i n a i r e en silex. 2 : l a m e l l e en silex. W e s t T u r k a n a . L o k a l e l e i . Le R e l i l a i . P r é .o l d o w a y e n . 108 . 1 : éclat e n t r a c h y t e . I s e n y a . V a u c l u s e . K e n y a . 4 : éclat en p h o n o l i t e . M o u s t é r i e n .F i g . A l g é r i e . K e n y a . B é r i g o u l e . C a p s i e n . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . A c h e u l é e n .

on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. F i g . en choisissant une vue générale. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. : retouche Quina. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. 109 . Les esquilles bulbaires.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe.• Le débitage (fig. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. . • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. 2. 34 : 5). montrant le maximum d'informations. Le volume du remontage est rendu globalement. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. • Les remontages (fig. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. . on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. C a p s i e n . car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. fig. 131). A partir de cette représentation. 2). A l g é r i e (Tixier. et non par le dessin de chaque pièce remontée. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. soit : . 1 9 7 6 a : fig. 38). 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n .la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. A partir de cette vue. A ï n D o k k a r a . car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. Le dessin du talon est absolument indispensable. Il est donc préférable de limiter leur nombre.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme.

7). sans le nucleus. silex. Ahmarien.110 Fig. Abu Noshra II. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Egypte (Phillips. . 1991 : fig.

50). • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. dent du burin. Pour établir un langage graphique commun. Les nucleus à lames. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. 111 . Cinq cas peuvent se présenter. 16 :1 et 2). qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. Les vues sont désignées comme suit : . polyèdres. dans le sens de son plus grand allongement (fig. sur galet (fig. etc. etc. 12 et 13). : pointe Levallois). burins. sur petit bloc. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. la face supérieure vers soi. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité.norma frontalis pour la vue antérieure . Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. . • Les produits façonnés (pièces bifaciales. . l'orientation est purement aléatoire (fig. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. 41 : 1). S'il est difficile à déterminer. sur la face inférieure. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. 41 : 2. sur éclat de gel (fig. 41 : 1). pointe du perçoir. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. 41). Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. repose sur l'orientation (fig. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. 21). Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. .norma occipitalis pour la vue postérieure. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. quel qu'il soit. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. 3.1. trièdres. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. 41 : 3). le nucleus est orienté morphologiquement. la partie proximale vers le bas. préformes. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. etc. 41 : 5). • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. 29 : 2).norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. perçoirs. 57 : 9). etc). Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. Descriptio n d e l'obje t 3.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. • Les outils de type grattoirs. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig.2.

différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . a p p e l é alors racloir déjeté. 112 . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface.5 F i g . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) .

• Vue B : vue de l'objet par la droite. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. Pour obtenir chaque vue. • Vue A : c'est la vue principale. 113 . Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. Elle est rabattue à gauche. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. face A. Elle permet de montrer l'épaisseur. et vue de la face supérieure pour les produits débités. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. On la nomme vue de face. A de rares exceptions. On imagine l'objet dans l'espace. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. F i g . La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. courbe ou torse. 42). précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive.

D sont identiques . Conventionnellement. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche.• Vue C : vue de l'objet par la gauche.les longueurs des vues A.les contours des vues A et D sont identiques . 1 : à la française. on utilise un tiret gras court horizontal (-).les contours des vues B et C sont identiques . dans la zone médiane. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. par exemple. et vue de la face inférieure pour les produits débités. • Vue D : c'est la face opposée à la face A. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . . apposé entre chaque vue. pour les nucléus Levallois. B. Pour cela. face B. Pour plus de lisibilité et de cohésion. . 43 : 1). 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . C. On la nomme vue de dos. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . des plans de percussion ou de pression. On la nomme vue en bout. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales.les contours des vues E et F sont identiques. . mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. 114 . • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. Elle est rabattue à droite. Pour le dessin de l'épure. F i g . etc. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. Cette vue a le même rôle que la vue B. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. On la nomme également vue en bout. des fronts de grattoirs. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation.

Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. Une coupe représente les sécant. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet.3.2. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. b : c o u p e . les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. 1970. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. 115 . c : section. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. axe horizontal de la ligne d'horizon). Pour les autres pièces. 44). Cependant. a : profil. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. La plupart du temps. a b c F i g . 106 Laurent. Plus difficiles à dessiner. La section est translatée et rabattue à droite. pour des commodités de publication. on peut utiliser le conformateur. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. Cependant.

Fig. 1 : c r o q u i s . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 2 : d e s s i n au c r a y o n . r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 116 .

Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. 45 : 1). on la signale par un petit trait de rappel.2. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. etc. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. on relie alors les points entre eux. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. la mise en place des ombres. 117 . 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. . Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. de profil ou en bout. Il est réalisé au jugé. 4. compromettant la suite du dessin. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. limite de surface corticale.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. des plus grandes au plus petites. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. à main libre et respecte autant que possible les proportions. 45) : . On commence par dessiner les principales nervures. A l'aide de flèches. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. Le dessin des nervures (fig. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. visibles à la surface de l'objet. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. pour plus de précision. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi.le dessin à l'encre. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale.4.1. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. La projection n'est jamais orthogonale. sans Le dessin des contours (fig. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. 4. le dessin des nervures. 45 : 2) : le dessin des contours. Pour les pièces de grande dimension.le dessin au crayon.le croquis. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. .

2 : d e s s i n du contour. c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . 118 . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. d : d e s s i n des r e t o u c h e s . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t .12 F i g . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s .

On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . la longueur des hachures. parties directement touchées par la lumière. les hachures ont une double fonction. en hachures légères ou aplat de gris. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. On les nomme ainsi hachures valorisantes. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. il faut rechercher la séparatrice. . ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres.3. de gauche à droite. plus les hachures sont courbes. pour créer un impression de relief.les valeurs de pénombre. Plus on est près du point d'impact. parties dans l'ombre. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. Les hachures sont parallèles entre elles. . . la matière et la taille.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. mais avec moins d'intensité. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. Inspirés par les techniques de gravure. Pour la technologie lithique. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière.les valeurs d'ombre. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. Sur un même dessin. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). Conventionnellement. de haut en bas. 45 : 3). les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. Plus on est éloigné du point d'impact. 4. parties encore éclairées directement. Si la surface est lisse. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine.les valeurs de lumière. 47). On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . Dans le tracé des ombres. Pour cela. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante.les valeurs de reflets. parties que la lumière n'atteint pas directement. la lumière s'y reflète et y rayonne. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. mais jamais rectilignes.

S o l u t r é e n . 3 9 . 7 ) . (Smith. 120 . silex. D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig.F i g . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . P e c h de la B o i s s i e r e .

121 .le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 7 : 3 et 4). Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex.dans les zones de reflets. les hachures sont très fréquentes.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. 107 Dauvois. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. 48 : 6) . les hachures sont peu fréquentes. 48 : 9 ) . 5. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. On garde donc le principe de la hachure valorisante. 48 : 1). jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . Les roches éruptives . s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin.. 101 Les roches d'origine sédimentaire . fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex".dans les zones de lumière. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. . 48 : 4). réalisées à la lame de rasoir (fig. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig.le grès . . épaisses et de longueur moyenne. . . 40 et 47). 48 : 5) . . cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées.2.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage.le silex : hachures pleines-déliées (fig. les hachures sont fréquentes. 48 : 2) . Les roches métamorphiques . Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. 49) pour lesquelles on propose différents traitements.dans les zones de pénombre. 1976: 52.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. . 5.dans les zones d'ombre. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. "il est bien entendu que. très grasses et longues. . hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Variétés minérales . 48 : 10).les rhyolites. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. .1. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. Conventionnellement. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. qui peuvent être combinées. 48 : 7). 48 : 3 et 8). Cependant. 48).le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig.

2 : j a s p e .F i g . 10 : calcaire. 5 : r h y o l i t e . 7 : o b s i d i e n n e . 122 . 6 : b a s a l t e . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 1 : silex. 4 : g r è s . 9 : q u a r t z .

I s e n y a . 1 1 1 1 . Y e m e n . biface. 1 : quartzite. 123 .3 i 1 . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . 2 : q u a r t z . éclat p é d o n c u l e . 3 : o b s i d i e n n e . Ile de P â q u e s . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . n u c l e u s . t r a m e et trait à la p l u m e . M a t a ' a . I s e n y a . trait à la p l u m e . t r a m e et trait à la p l u m e . 4 : p h o n o l i t e . K e n y a . biface. K e n y a . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g .

silex. Vaucluse (Brugal et al.124 1994). La Combette. . 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. Fig.

Le premier dessin montre leur aspect originel.3. 3). Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. 50). des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. silex.Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. 125 . Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. Iraq ( A n d e r s o n . les géodes. Les fossiles. Pour les pièces à multiples patines. 1 9 9 4 : fig. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. 1 : 7 ) . 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . K u t a n . I n i z a n . Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. F i g . le deuxième uniquement les zones altérées. 5. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même.

Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. Si le point signifie la présence du talon. ou tramés (fig. 57 : 9). Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. mais pas toujours suffisant. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. Elle se confond avec l'axe de débitage. 51). Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés.5. Dans certains cas. tracéologues mais aussi photographes. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées.4. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Sens et direction du débitage et présence du talon. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. ni la direction du débitage. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. le symbole est inutilisable. La flèche indique le sens du débitage. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. Ils sont dessinés de manière figurative. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. bitume. 6. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon.) étant relativement récentes. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. Le double point indique la présence du talon. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. par exemple. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. Le point marque la présence du talon. C'est. En effet. 52). Lorsque le talon est absent. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. Sens et direction du débitage. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. etc. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. Il est nécessaire. 11 n'indique ni le sens. . Lorsque la pièce présente un double bulbe. le symbole est purement un indicatif de présence. non retouchée.

retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 .

5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 128 . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .

Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. Sauf exception. tiretés) la totalité de la surface des dessins. 7 : 3 . 5). on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. Parfois. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. au trait. Cependant. 129 . La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. conventionnellement. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts.• Les cassures (fig. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. elles sont laissées en blanc sur le dessin. face supérieure et face inférieure. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. Le coup de burin (fig. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. le microburin. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. 34 : 7). • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. qu'elle soit intentionnelle ou non. hachure. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. Lorsque le contre-bulbe est présent. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. la flèche s'orne d'un point. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. • Le lustre (fig. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. d'une surface par frottement. de son complément manquant. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. 4. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil.

Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. puis comparer avec le relief de la vue principale. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. En effet. 1. etc. d'un tiers. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. est-ce possible technologiquement? Si oui. Ce procédé est à proscrire. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. S'il n ' y a pas d'échelle. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. d'un coup de crayon circulaire. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. c'est souvent la vue principale. 2/3 GN. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. S'il y a plusieurs vues. 130 . de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. 2. les vues de face. Face à des contraintes de composition. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3.) dans la légende. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. 4.

on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. A c h e u l é e n . Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. La direction. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. généralement en une seule vue. ni relief. nervures et flèches numérotées. Dans tous les cas. • Schéma figuratif (fig. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. p h o n o l i t e . le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. 53). souvent la vue de face en perspective. Il peut être réalisé de deux manières différentes. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. Les enlèvements sont traités en plan. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. ni convexités. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. I s e n y a ( K e n y a ) . Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. avec un minimum de moyens graphiques. relief. 2 : schéma 131 . Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". et ne comporte ni hachures. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. F i g . C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. On ne dessine ni concavités. 2. • Schéma abstrait (fig. éclat.Schématiser 1. etc. Dauvois (1976). Il est réalisé grandeur nature. symboles. Il permet. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire.

6 : n u c l é u s r é s i d u e l .F i g . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 132 .

77). Action d'aiguiser un outil. 7 : 2 à 4). si une méthode différente a été employée. régulière. nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). 70 : 1 à 3). Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". un bord cortical . Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. AFFÛTAGE. Un bord est dit abattu quand la retouche continue.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. Exemples : lame outrepassé e (fig. survenant au Nous entendons par ajout. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. les burins par exemple (fig. Cette abrasion. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. 7 : 5). 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. 55 : 3. les raccords et les remontages apporteront les preuves. etc. etc. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. 133 . ABRUPT(E). Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. 4 et 5). Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. des AJOUT. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. non intentionnel. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. acciden t Sire t (fig. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. Phénomène imprévu. 110 AILE D'OISEA U (EN ). il y a transformation du type d ' o u t i l . 109 Tixier. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. 1972. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . intentionnellement ou non. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. 66 : 1). ACCIDENT D E TAILLE . Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. 109 ABRASION. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . 7 : 5 et fig. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . languett e (fig. 108 cours du débitage. du façonnage ou de la retouche. nacell e (fig. résultat de ce phénomène. 79 : 6).

. 5) et les mesures que l'on en prend. ATYPIQUE. 74 : 3). p a s d ' a f f û t a g e visible. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. Terme de positio n (fig. Ce terme. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. glacis de lancettes (voir lancette) . et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. gomme. On parlera de l'arête d'un biface. 51). ALTERNANT(E). Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. 1961 : 29. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . très controversé. ANGLE D E CHASSE . Terme de positio n (fig. etc. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. d'une crête. 1 : burin à un seul p a n . d'une lèvre.) renseigneront sur les techniques de débitage. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . L'acuité de cet angle. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. ocre. 7 4 : 4). Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . de l'autre face pour l'autre b o r d . 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é .). minéraux (bitume (fig.. etc. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . ARÊTE.F i g . ANGLE D'ÉCLATEMENT .. corticale.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. 111 émoussée. Comme pour l'expression précédente. etc. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. 5) et mesures que l'on en prend. ARRACHEMENT. ALTERNE. 111 Bordes.) ou végétaux (bois..

des galets taillés. irrégulier. d'un outil sur plaquette. que l'objet soit dessiné ou non. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. 67 : 5). 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . etc. grossier. inachevé.ne Test pas !). 5. AVIVAGE. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. 135 . 114 Dauvois. 30 : 2). Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. 1976: 24. et sa détermination conditionnera certaines mensurations. racloirs convergents déjetés (fig. Dauvois. d'une pièce bifaciale.. 41 : 1). d'un galet taillé. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. 1961 : 6 . 115 Crabtree. 41 : 2).. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. 113 Bordes. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. 115 BÉQUILLE. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . Voir ravivage . V\ F i g . et non le mot talon. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l .quelqu'ait été leur support -. 113 AXE MORPHOLOGIQUE . etc. 1968. B BASE. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . C'est aussi ce terme. la base est alors distale (fig. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. 73 : 1 et 3). dans le sens de son plus grand allongement . 1976 : 24. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . AXE D E DÉBITAGE . "pointes pseudo-Levallois" par exemple. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . 41 : 4). 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e .

118 Dictionnaire Petit Robert. pour les arêtes d'un biface. ayant été ou non préparé pour la recevoir. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . il est parfois précédé d'un cône . Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. Un pa n (fig. édition 1989. BULBE. Voir ces mots. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . BORD ABATTU . 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. Elle ne présume ni de la destination. et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. récentes de la préhistoire. d'un Synonyme de cassure . par définition. Pour les objets bifaciaux. 60) sur un éclat. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . La boucharde. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). La den t d'un 119 120 116 Roche. 1987 : 79. Par analogie. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . dans le seul cas des fractures hertziennes. lamelle) non modifié par une retouche. 74 : 5). 5). On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . d'un bloc. on emploie le mot arête . q u ' à des outils sur support naturel. Sur une surface lisse. lame. les bords ne comprennent pas le talon. 119 Breuil.mais ce n'est pas toujours aisé . BORD TAILLÉ . que nous lui préférons. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. fig. 1911. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. voire triple. BRISURE. ni de la fonction.avec des percuteurs. 16 : 2 et 3 ) . retouchés ou non (bords d'une lame. 1980. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords.etc. Ligne qui délimite le contour d'un objet. Les deux séries d'enlèvements doivent. . Voir taillé . les deux faces d'un objet. d'une chute d e buri n (fig. être situées dans la même partie de l'objet. partant du même bord (fig. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. BORD. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué.Terme de position . BRUT(E). d'une plaquette. 1909. est un instrument moderne. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. en tout cas. une lame ou une lamelle.rendre rugueuse une surface. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. 136 . 86). Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. Voir abattu . dos .5). BRUT(E) D E TAILLE . 117 Bessac. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . son action est inversée et provoque des petites aspérités. fracture. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. Il peut être double. par une seule percussion (ou pression). pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. On l'emploiera pour un galet taillé. etc. d'un éclat). 120 Bourlon. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. . BIFACIAL(E).à préparer une surface en vue polissage .émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . . La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p.

4 : sur c o c h e s . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . u n e c o c h e (10). Burins quadruples. u n p i q u a n t trièdre (7). u n e surface r e t o u c h é e (4). u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3).12 3 4 5 6 7 10 F i g . Burins triples. 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . 1 : sur t r o n c a t u r e . L e s 5. 137 . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . etc. 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . F i g . 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. Burins doubles. u n t a l o n (9). u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). 11 : sur t r o n c a t u r e s . 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 3 : d i è d r e s d ' a x e . u n p a n (6). 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l .

Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. ne présumant pas des causes de la rupture. surtout pour la pression (fig. .burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. 58). à son axe de débitage. 1 : 7 et fig. . Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . Terme emprunté à l'architecture de marine. 61 : 5 ) .. autre(s) pan(s) de burin. Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). Dans ce dernier cas. 59). 2 9 : 1) et (fig. cassure. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. Terme général. CHAPEAU D E GENDARME . F i g . CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . "dos " (bor d abattu). Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. etc. (fig. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . CHASSE-LAME. les positions par rapport à l'axe morphologique du support. 138 . coch e clactonienne.surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). etc. bor d retouché . coche . N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . Tixier). . selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. surface brut e d e débitage . 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . piquant-trièdre . 1 2 2 121 Tixier. fracture) . 1963 : 43. qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. 31). L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. Toutes les classifications sont possibles. etc. 57) : . Cahen (1984). à la multiplicité. ciseau). 79 : 5). C A S S U R E .surfaces obtenues par retouch e : troncature. 122 Terme proposé par D. 24).

7 Fig. 2. 139 . 8. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 6 : c h u t e réfléchie. 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 1 : c h u t e p r e m i è r e . 7 : c h u t e torse. 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) .

ainsi de suite.-G. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. quelque soit le support.de la face inférieure (fig. 1988. 61 : 6 ) . Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. 1954 : 447. C I S E A U . 126 1. 124 Gobert. 60 : 2. 125 Cahen. 34 : 4). obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. COCHE (O U ENCOCHE) . L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. Brute de taille. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. postérieurement au premier coup de burin. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . 126 Brézillon. sur le même bord. non intentionnel. Voir réfléchi (fig. Peu usité. 127 CLACTONIEN(NE). 123 Gobert. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. CINTRAGE. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . 60 : 8.C H U T E D E B U R I N . 5). 1954 : 447. 1984. Terme de délinéation d'un bord. Synonyme de bulbe . 2. qui sera alors dite "préparée". à petit rayon de courbure. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui.-G. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. 60 : 4. 60 : 7). G o b e r t . Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . proposé par E. 2. indiquant une entaille nette. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. 3). ou simplement "chute". CONCHOÏDE. note 2 et fig. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . L'expression "chute de burin". Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 9). 60 : 6). Cette méthode permet. faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . donc aux fragments qui ont été détachés. parfois en "V". quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. en régularisant le bord. En 1954 E. généralement concave. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute.ou départ de retouche . Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. 1968 : 195. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. sa section sera trapézoïdale. 140 . 60). 127 Turq. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. Quand le bord du support aura été préparé. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". lors de leur détachement (fig. la civilisation ou le lieu (fig.

une arête . qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig.C Ô N E . . la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. CORTEX. 64 : 4). par enlèvements le plus souvent bifaciaux. unit le talon au bulbe . soit que la forme de la matière brute s'y prête. 129 130 CONTINU(E). il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). 93) tend à s'employer. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . dans certains cas. S'utilise pour désigner le relief qui. Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. pour faciliter une bonne prise en mains. ou. Suivant son étendue et sa localisation. 61 : 5). 61 : 2).en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). 129 Pour Laplace (1964). en la guidant. car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. C O R T I C A L ( E ) . 61 : 1). Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. 128 Breuil. 6b). qui correspond à la "patine" des géologues. 141 . qui a trait à la typologie . s'oppose à denticulé. Désigne la présence de cortex. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. 128 COUVRANT(E). de base ou de talon cortical. Terme qui s'applique à la mise . une première lame : l a lam e à crête.B U L B E . Tixier. Perret 1956. Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. qui aura forcément une section triangulaire. Partie saillante qui couronne un nucléus. s'oppose à "discontinue" . Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. 20). Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig.ou la remise .c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . C O R N I C H E . 130 Sonne ville-Bordes. que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. Il s'agit de créer. sans être destinée à guider une lame à crête : . On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. on parlera alors de "crête naturelle". Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. de face entièrement corticale. 61 : 6a. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. Cette arête permettra de faire "filer". comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. C O N T R E . La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. soit. CRÊTE. ou crête d'entame. 62 : 7). Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. 1963. on parlera de réserve corticale. 1932. 20). pourquoi pas dans certain cas.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. C R A N . T e c h n o l o g i q u e m e n t . Terme de délinéatio n d'un bord. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus.

3a. 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 2 b : sa l a m e à crête. 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. la c r ê t e .1 a 2 b a 3b F i g . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 6 b sur n u c l é u s à crête. 142 . 3 b . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s .

DIÈDRE. CROQUIS. Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . 132 Terme général de morphologie. brut e d e débitage . 67 : 1 et 3). DENTICULÉ. lame. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. D O S . de retoucher ou de façonner les produits obtenus. DÉCORTICAGE. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. Percussio n (directe) . DISTAL(E). 132 Bordes. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. 29 : 3). 45). Ce n'est pas un but en soi. Elle est formée d'au moins trois surfaces. Terme de localisation (fig. 1947. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . 56). 2. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . lamelle). Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. Caractère désignant le dessin que forme un bord. 143 . 2. 30. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. DÉLINÉATION. 1963. DÉBRIS. 62 : 5). 1. D DÉBITAGE. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. 66 : 2). Ce terme est souvent employé . Résultats de cette action. Action de taille qui enlève le cortex . DIRECT(E). Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. DISCONTINU(E). 131 CROISÉE. lamelle) (fig. Dans un deuxième sens. créé par une ligne d'enlèvements. DÉVERSÉ. toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale .comme synonyme d 'épannelage. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. Voir p. Cette surface peut être : corticale . qui peut-être (fig. 7 4 : 6). et d 'inclinaison. voir ces mots. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . 74 : 1). lame. DENT D U BURIN . Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Terme de position . trois ou quatre plans de frappe (fig. Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat.1. en se combinant. Ces cinq termes généraux peuvent.à tort . Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. 76 : 1). Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e .

. É G R I S É . 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : .). le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. ÉCLAT.. "Première forme.11 1 Fig.. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). 13 : soie. en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. ni d'une morphologie. Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). 144 . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. . formée par des retouche s abruptes. de préparation. 4 : c o c h e s . d'un nucléus. Premier état de cette œuvre" . 1 . l a n g u e t t e . de débitage . 11. 3 . É C R I S A G E . r e c t i l i g n e . 8 : é p a u l e m e n t . etc. 7 : c r a n . 15 : r é g u l i è r e . préparée. 2 : c o n v e x e . Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. 10 . 6 : scie. ni d'une destination particulière (fig. Terme d'un E É B A U C H E . édition 1989. m u s e a u .d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. etc. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. indiquant la morphologie enlèvement (fig. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. encore imparfaite.d'un galet. etc. que Von donne à une œuvre plastique (. c o n c a v e . 12 : p é d o n c u l e . . Action de polir en frottant avec un abrasif.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche .. 14 : i r r é g u l i è r e . d'une plaquette. d'un bloc. 5). de hache. 5 : d e n t i c u l é .). 9 . de feuille de laurier. 68 : 1).

présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. 135 ENCLUME. 9 : 1. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. ENVAHISSANT(E). . Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . Bordes (1961 : 13).on frappe un nucléus pour le débiter. 2. 134 D a u v o i s . Retouche "sur enclume" : voir croisé .l 'ébauchage d'un outil . 135 Une enclume peut être tenue à la main.0 1 cm 3 Fig. . Altération d'un bord rendu moins tranchant. est due à F. ENTAME. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. à gauche). 63). 1. O b e i d . un bloc de matière première pour la façonner. L'expression "percuteur dormant". 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . ENCOCHE. Par commodité. en haut. préhispanique d'Amérique centrale. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. 134 ÉMOUSSÉ. un burin pour lui appliquer un coup de burin. 10 : 1).la mise en forme d'un nucléus (fig. 64 : 3).on pose un éclat (une lame. 145 ÉPANNELAGE. Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . etc. ENLÈVEMENT. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. Tell el O u e i l i . On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . etc. 1976: 211. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. synonyme d'enclume. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. . se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. moins aigu (fig. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile.). Irak.. Voir coche .

. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. 5). 5). Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple).envahissante . Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . . en négatif. Terme qui s'applique à un talon.mais de FAÇONNAGE. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. correspondant à un plan de frappe préparé (fig. ÉPAULEMENT. 4 : couvrante.courte. F Désigne certaines surfaces d'un objet. galet. 136 12 ÉPERON (EN ) . 62 : 8). son complément FACE. 3 : envahissante. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. etc. et peut faire appel à plusieurs techniques. 1976 : 181. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. etc. celle-ci est dite : .) on parle alors de face A et B. lames et lamelles. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. 79 : 8). etc. 2 : longue. 79 : 4). en sculptant la masse de matière première choisie. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. triédriques. En préhistoire. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. bloc. face 1 et 2.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . puis de finition. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. et un seul. FACETTÉ. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. 131 34 F i g . dont la concavité dégage une saillie.. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . sur un contre-bulbe. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. si elle occupe une grande partie de la face.Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. 1968 : 124.longue. 136 Brézillon. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. son opposé est la face supérieure (fig. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. . quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. Les termes fac e inférieure . 1 : c o u r t e . 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . selon une forme désirée. 146 . 64). Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . ÉTENDUE. 137 Dauvois. polyédriques.

1963. E . nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. FRONT D E FRACTURE . un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . (qui devient nucleus). le sciage. 141 FRACTIONNEMENT. édition 1973. FRAGMENT. flûtée p a r J. de tel ou tel outil. transformer un support. S . Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. le feu. 140 "Action de réduire en partie" . édition 1989. 138 Crabtree.). Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. gel. ( P h o t o J. associé à "intentionnel" ou "volontaire". tout éclat est "fragment de nucleus". etc. Par l'expression "fractionnement intentionnel". sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". 1966.F i g . etc. T i x i e r ) . en outil. Certaines causes naturelles (gel. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . FRACTURE. silex du T e x a s . U . On dira : fragment de lame. 65) ou par pression. la pression. sur tout ou partie de sa longueur. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . C'est ce terme qui. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. brisée" . la flexion. l'une ou les deux f a c e s . p r é f o r m é e p a r D .) peuvent provoquer le fractionnement des roches. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. 147 . feu. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. P i è c e é b a u c h é e p a r G. de biface. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. "Partie d'une chose qui a été cassée. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 141 Dictionnaire Petit Robert. La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. d'éclat. ressac. sans en atteindre les bords. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . 138 139 FLÛTÉ(E). etc. 139 Smith. A droite. quel que soit son origine. A .

Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. d'une ligne ou front de fracture. Ligne de retouches sur un éclat. Le préhistorien. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. elle peut donner lieu à une classification. systèmes de techniques appropriées à des fins. 4 : rasante. H H A C H U R E . ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. 66 — Inclinaison des enlèvements. INDIRECT(E)...) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. agencements d'industries" . pour les industries spécialisées. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . 142 Mauss. 1947 : 26. INCLINAISON. 1 : abrupte. INDUSTRIE. : 4 L .abrupt s : l'angle est approximativement droit . une lame ou une lamelle. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. 2 : abrupte croisée. lame. ils peuvent être (fig. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. pleins-déliés. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations .impliquant le développement. 142 143 INVERSE. . Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure.. . 3 : semi-abrupte. mais est réservé à une technique de percussion . Bien qu'antonyme de direct. proche de 10°. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. machines différentes concourant à un même but" ou. Dans une acception très large du mot. Chacun des traits parallèles. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . 74 : 2). 66) : . d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. qui forment un grattoir.rasant s : l'angle est très aigu. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. lamelle) (fig. lancettes. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. 143 ibid. Fig. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent..) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. 34 FRONT D E GRATTOIR .semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° .

148 Gobert. Une lamelle est une petite lame. 145 1. qu'au percuteur dur ou par pression. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. Certains auteurs. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . 1976. en forme de "lance". plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . 62 : 10). ou plus. 28). L È V R E . et voir p. 63 à 70). 1950 : 23. en forme de petite langue. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. 73. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. 147 Dauvois. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. Aucune des deux ne possèdent de nervure. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. Voir Kombewa . 1970. 1963 : 36-39. on a affaire à une lame. d'où leur dénomination. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . 149 Bordes. l'une (la "supérieure") incomplète. 71). 146 Tixier. 145 Bordes.J JANUS (ÉCLAT ). "Ils sont souvent assez étroits. d'une lame au cours de son détachement (fig. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 7 : 2 à 4). L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. 1961 : 6. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. L'un de nous l'a tenté. LANCETTE. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. 5). supérieure à sa largeur. LANGUETTE. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. principalement de langue anglaise. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". Cette distinction. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. en théorie. simples ou doubles opposées. parfaitement valable. lors du détachement de l'éclat (fig. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. 27. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. LAME À C R Ê T E . Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. à morphologie caractéristique. LAMELLE . 148 LAME. 149 . Voir crête . Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. 2.

seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. Deux possibilités : 1. mésia l (ou central) . le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. etc. Il désigne une partie d'un support. 150 Dauvois. q u e l q u e s e x e m p l e s . par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. et leur dénomination. Caractère désignant la place occupée. sur une pièce. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. L O C A L I S A T I O N . 150 les termes proximal . Etat de surface caractérisé par un brillant. éolien.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. 2. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. Terme de localisation . LINÉAIRE. 79 : 2).. 79 : 9). 1976 : 168. de frottement des pièces dans un tiroir. profil). donc à orientation conventionnelle unique. dépendent alors de chaque orientation. dû aux vibrations de la circulation. distal . d'usage. 67). 4 et 5 : b a s a l e . plaquette. 150 . la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre.1 2 3 F i g . LISSE. le support est un produit de débitage.. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. 79 : 8. 1 : d i s t a l e d r o i t e .) ou artificielle. L U S T R E . observable sur un éclat. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . 5). "Au niveau du bulbe. On dit aussi "central(e)" (fig. galet. Les localisations. en contre-courbe" (fig. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien.

scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. 2 : scalariforme. d'un nucléus . 3 : parallèle. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. édition 1989. plus exactement. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. obliques (en écharpe. 1). le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. etc. 1 : écailleuse. 152 153 . d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 33). 10 et 61 : 1). . 151 . 4 : subparallèle (Bordes. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. 68) : . MICROBURIN.MÉTHODE. De multiples combinaisons sont possibles. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. 152 Bordes.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. d'un enlèvement . 151 "Ensemble de démarches raisonnées. N ENLÈVEMENT . figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. pour parvenir à un but" . Cela implique un support relativement épais. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . (fig. 153 ibid. Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. suivies. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. "ondulées" . Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. suivant une marche raisonnée. MORPHOLOGIE. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 1961 : fig. 2. 69) . MISE E N FORME . forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. en chevron). Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. mais nettement plus accentués. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. etc. . 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . 1961 : 8.

NUCLEIFORME.R. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. les ondulations ne soient pas visibles. 62 : 9). se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. NERVURE. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. En l'absence de la partie talon-bulbe. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. Dans tous les cas. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. Tixier. cela sans présumer de la finalité de l'objet. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. non vitreuse. chemine sur quelques millimètres. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. O O N D U L A T I O N S . A g a u c h e : o b s i d i e n n e . Crabtree. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. D. 152 . empêche parfois de définir cette direction. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. emporte une partie des deux bords. en déformant les ondulations. Assez près du talon. Fig. 5). 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. notamment des grattoirs ou des burins. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. N Fracture accidentelle rare.MUSEAU.E. l'hétérogénéité de la matière première. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. la face supérieure des éclats (fig.N. Remarques. De même. Il arrive que dans une matière première très homogène. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. M e u d o n ) . Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. et sur les retouches de tous les outils. 5). NUCLÉUS. NACELLE. Ne pas confondre avec arête. 20). devient parallèlle aux faces. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure..S. (Atelier photo C. 20). 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. J. elles indiqueront la direction de taille. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . à morphologie caractéristique. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. Par définition.

153 . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. d a n s sa p a r t i e distale.5 F i g . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n .

sans prétendre à l'identification d'une fonction. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. 41). le burin est alors dit plan. boucharde.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . l'ensemble des armes et outils. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. OUTREPASSÉ. Sur un même objet. 1963 : 27. 1988 : 110. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . P A R T I E L ( L E) . ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. presque parallèlle à cette face (fig.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. . Rarement situé sur la face supérieure. punch. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. . 71 : 3 ) . Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). PARALLÈLE. 154 . légèrement incliné (fig. Elle peut être différente. etc. la patine sera toujours postérieure au cortex . . p PAN. normal dans sa partie proximale. avec ou sans retouche. d'abord par souci de simplification. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage .ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. 155 156 OUTIL.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. .à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. comme il est d'usage. 71 : 2) ou très incliné. dans des sens divers. Nous employons le mot "outils" pour désigner. d'autres des armes ou des éléments d'armes. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). .une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. . Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. 156 Audouze. dans la plupart des cas. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. 70) : . Parmi les pierres taillées.O R I E N T A T I O N .etc. 1947. . ax e morphologique.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. Un outil peut 157 Tixier. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. PATINE. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. 68 : 3 et 69). Un pan est différemment incliné sur les faces du support. 155 Mauss. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. produit de débitage ou outil. 71 : 1). postérieurement à sa taille intentionnelle. 76 : 3) .). qu'il soit nucléus. localisation ) (fig. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig.le pyramidion d'un nucléus pyramidal.sur un nucléus Levallois. Terme s'appliquant : .

légende de la figure 6. bien mal choisi. un os. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . (fig. 2 : p e u i n c l i n é . S i r e t . Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . à celle de pointe oblique. PERCUSSION. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. 155 . ont parfois été utilisés comme percuteurs. La percussio n indirect e (fig. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. présenter plusieurs patines. comme son nom l'indique. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. façonnés. de la lame ou de la lamelle. 1924 : 123. lui. Nous avons préféré cette expression créée par E. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L.F i g . Voir cortical . La percussio n direct e (fig. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 3 : très i n c l i n é . Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. le piquant-trièdre est donc formé. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . Par définition. un fragment de bois animal ou végétal. voire des nucléus abandonnés. un fragment d'os ou d'ivoire.G. matières animales ou végétales. Malgré sa mention très fréquente. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. débités. PIQUANT-TRIÈDRE. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". 12). retouchés. 160 Gobert. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. 62 : 11. PÉDONCULE. façonner ou retoucher la pierre dure. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . Il concerne donc les objets taillés. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. 1955 : 229. ce dernier terme étant. 72). 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. action de frapper un corps contre un autre. De plus certains objets taillés. de la lame ou de la lamelle. 158 Bordes. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. etc. 33). 1961 : 5. G o b e r t . 161 Siret.

10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . M e u d o n ) . . 4. P e l e g r i n ) . 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 9. N . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . 7. 12. 2. 1 1 . 1. 156 . 5.F i g . S . R . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s .

2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . . R . 5 : p i è c e à r a i n u r e .F i g . P e l e g r i n ) . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 157 . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 8. N . M e u d o n ) . 7. 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . S . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. 1 : g r a n d e b é q u i l l e .

POSITION. Terme de localisation ."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. les ravivages de plan de frappe et de pression. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. 94). lisse ou préparée (fig. 72 : 11 à 13). 1966.alternant s . PUNCH. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. Endroit . R RACCORD. D E PRESSION . Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. retouche) ou de cassure. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. P U N C T I F O R M E .alterne s . On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. D'après les expérimentations. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. 158 . 5). les supports potentiels d'outils. 18). etc. 70 : 2). Il désigne une partie d'un support. et surtout pour le débitage des lames (fig. Par opposition à la percussion . Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. Terme défini à l'origine par D. bouchardage. appelée percussion indirecte.bifaciau x (ou bifaces) . intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. ciseau . 4 : 5 et fig. 20). La pression s'applique d'une part au débitage (fig. Pour les pièces élaborées. PYRAMIDION. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. cette technique de taille. Crabtree.direct s .inverse s . 5). 30). L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. d'autre part à la retouche (fig.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. pour en détacher un éclat. POLISSAGE. le façonnage. Le punch peut être en bois végétal ou animal. en corne.croisé s P R É F O R M E . 4 : 3). en ivoire. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. en os. C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. 74). C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. POLI. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". 162 PRESSION. polissage). on presse.il s'agit en réalité d'une surface . PROXIMALE(E). 4 : 6 ) . et tous les déchets. pour les surfaces de taille (débitage. généralement par percussion. 79 : 10).E. ils peuvent être : . différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. lame lamelle) (fig. PLAN D E FRAPPE . la face positive et la négative. PRODUIT D E DÉBITAGE . 67 : 2). Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. c'est retrouver. une lame ou une lamelle.. Bordes. en métal (fig. POINT D'IMPACT . 1961 : 5. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . On dit aussi chasse lame.

2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 2 : i n v e r s e . irrégulier. 5 : biface. 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 1 : directe. directe sur le b o r d g a u c h e . F i g . 6 : c r o i s é e . 3 : alterne ( d a n s ce cas. 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n .1 2 3 F i g . i n v e r s e sur le b o r d droit). 159 . 4 : a l t e r n a n t e .

Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. vient recouper "avant terme" le support et a. les adapter. C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. RÉPARTITION. 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig.ou la retouche . une arête. transformer intentionnellement Siret. donnant les silhouettes des différents enlèvements. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. des R A V I V A G E . 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées.A B R U P T ( E) . Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. un support débité ou non. Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. de ce fait. "/ / 164 Voir cortical . lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. Retoucher. S E C T I O N . L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. s'arque brusquement. 68 : 2 et 34 : 6). 1933. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. 53) (voir p. 160 . cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. Terme d'inclinaison enlèvements (fig. S C H É M A D I A C R I T I Q U E . 12 3 F i g . 36 et 40). La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. normal dans sa partie proximale.puis les rapprocher. 7 : 1 et fig. REMONTAGE. 66 : 4). 44). Il arrive parfois que. 76). Terme d' inclinaison y (fig. de "rajeunir" une surface. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. 130). 2 : totale du b o r d distal. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage.sont les traces laissées par cette action. filé moins loin que prévu (fig. c'est donc aménager. 60 : 6). 5). sculpter. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. 1 : d i s c o n t i n u e . s SCALARIFORME. R E T O U C H E . Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. RASANT(E). Il ne faut pas confondre section et coupe. par opposition). Ensemble de raccords . Voir chut e d e burin . RECOUPE D E BURIN . RÉSERVE CORTICALE . le SIRET (ACCIDENT) . convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. (fig. Les retouches . Voir réfléchi . S E M I . REBROUSSÉ. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). 66 : 3). lors du détachement d'un éclat. RÉFLÉCHI.

etc. cuisse. 77). d'un produit de débitage. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. 01 2 3 4 5 F i g . Il est plus rare pour les lames. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. 1961 : 32. sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. 62 : 13). quand ils se manifestent.. N . 1976. 166 Newcomer.. (Atelier p h o t o C . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. M e u d o n ) . S O I E .. 78 : 1). Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . S . plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. 68 : 4).second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. débité. retouché. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . 167 Hamal Nandrin. 1921. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . 166 SUB-PARALLÈLE. SURFACES D SUPPORT. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Servais. Ils n'ont rien d'intentionnel. d'une plaquette. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . 161 . pied. éclats débités au percuteur dur. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus.). quartzite de Fontainebleau. d'un galet.). La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. façonné.. Il peut donc s'agir d'un rognon. R . E DÉBITAGE . . Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. c'est pourquoi. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig.

d'un objet bru t d e taille. 1) Sans trace de préparation. 2) Avec traces de préparation. qui se lit en vue en bout. . 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . etc. convexe. 1947.facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne.). On parle alors de talon punctiforme ou linéaire .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs.qu'il soit préparé ou non . 1979. TAILLÉ(E ). il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. Le talon est alors : . à d'autres périodes. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat..1 2 F i g . TAILLE. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. avec une seule surface de taille visible .talo n e n ail e d'oiseau .lisse .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement. . le talon est naturel. séparés par une nervure . si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). 79). 162 . concave. 168 Cahen et al. En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . Peut s'employer dans tous les cas. Un talon peut être réduit à une minuscule surface. On parlera ainsi de galet taillé. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . la percussio n et la pression .et du (ou des) procédé technique employé (fig. tablettes de ravivage." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. . et de morphologie variée. cortical . Dans certaines industries . de bor d taillé . ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. . 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. TALON.

Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché".8 9 10 F i g . TRANCHET (COU Voir chaleur . de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. 10 : puncti f o r m e . aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . 8 : en é p e r o n . 3 : d i è d r e . sur un nucléus. v VERSANT. 171 T R O N C A T U R E . La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. d'un métier" . 4 : facetté. 34 : 2). La forme se lit en vue de dessous. presque toujours abruptes. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. 34 : 1). la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. 7 9 — T y p e s d e talon. 9 : l i n é a i r e . 6 : e n aile d ' o i s e a u .talo n e n éperon . et particulièrement au Magdalénien. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 171 Zuat e y Zubcr . ou sur la face supérieure d'une lame à crête. 7 : p i q u e t é . 163 . La percussion directe avec un percuteur de pierre. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . 2 : lisse. Bronze ancien du Proche-Orient) . . nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). Lorsque ce dernier est très ouvert. par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. le débitage d'une lame par pression. le talon est dit déversé. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 1972 . les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. P D U ) . l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. celui du tailleur préhistorique. édition 1973. 110 techniques que l'on méthode de taille. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. 1 : cortical. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 61 : 5). Ligne de retouches continues et régulières. formant deux angles avec les bords de l'éclat.

.

S .S. Tokyo : Rippu Shobo.A.. Iraq. BINDER D. au Sahara nord-occidental (Saoura. I N I Z A N M .7 3 6 . Paléorient. 25). P a r i s : C. Bishop W.W. C h i c a g o a n d L o n d o n : T h e U n i v e r s i t y of C h i c a g o P r e s s . R .U. Arts N . ( e d s ) ..N. expérimentales et ethnographiques. B A L O U T L.L . Y A M A N A K A I . 1988 L e s activités d e b o u c h e r i e à Verberie ( O i s e ) . Tabelbala). (eds. R . B E S S A C J-C. A c t e s du C o l l o q u e I n t e r n a t i o n a l d e L i è g e . C z i e s l a E.E.R. Eickhoff S.L. T I X I E R J. : 97-111. Paris : A U D O U Z E F .) : 7 0 7 .8 4 . 2 : 2 1 0 . B o n n : H o l o s (Studies in M o n r e p o s 1 9 8 7 . Lithic Technology.A.R.. 1). 1967 P r o c é d é s d ' a n a l y s e et q u e s t i o n s de t e r m i n o l o g i e d a n s l ' é t u d e des e n s e m b l e s industriels d u P a l é o l i t h i q u e inférieur en Afrique d u N o r d . 1994 Utilisation du t r i b u l u m au d é b u t du I I I m i l l é n a i r e : des l a m e s " c a n a n é e n n e s " lustrées à K u t a n ( N i n i v e V ) d a n s la r é g i o n d e M o s s o u l .. BIG PUZZLE (THE) 1 9 8 0 International symposium on refitting stone artefacts. Paris : C.. R . In : Les habitats du Paléolithique supérieur. (Monographie du CRA. B A L O U T L. e A U D O U Z E F. VI. 1987 L'outillage traditionnel du (Revue Archéologique de tailleur de Narbonnaise. N . (Préhistoire de la pierre taillée'.P. (Notes et Monographies Techniques . L'Anthropologie.S. B O Ë D A É.N. 1982 D é c r y p t a g e d ' u n h a b i t a t m a g d a l é n i e n d e p l e i n air. P r é p u b l i c a t i o n du c o l l o q u e i n t e r n a t i o n a l en h o m m a g e au Pr. 1984 S y s t è m e d e d é b i t a g e l a m i n a i r e p a r p r e s s i o n : e x e m p l e s c h a s s é e n s p r o v e n ç a u x .R. 20. M é x i c o : Instituto p a n a m e r i c a n o d e g e o g r a f í a e historia.C.2 2 0 . Paris : A N D E R S O N P.4 9 . 1978 L'évolution de VAcheuléen Meudon : C. C l a r k J .) L'Homme de Neandertal. 9).. nos jours. A N D E R S O N R C . pierre de l'Antiquité à S u p p l é m e n t : n ° 14). 3 : 28-30. study. (éd. 1977 S o m e c o m m e n t s o n classification.Bibliographie A K A Z A W A T.W.. 6).R. B I B E R S O N P.R. 1986 : 4 1 . 1980 The Japanese Palaeolithic: a techno typological ALIMEN M-H. 165 . 6. N . Modern Archaeology. (éd. 1967 L ' A c h e u l é e n d e Ternifine. BOLETÍN DE ANTROPOLOGÍA AMERICANA 1982 Vol. O D A S. S . 2). 1988 L e c o n c e p t l a m i n a i r e : r u p t u r e et filiation a v e c le c o n c e p t L e v a l l o i s .. S .. U n i v e r s i t é d e L i è g e (E. In : Background to evolution in Africa. In : O t t e M .2 3 7 . B O K S E N B A U M M. In : Technologie Préhistorique C . Ougarta. . D . 8 : la mutation. W i n t e r D . B O Ë D A É. C A H E N D. 35). P a r i s : C . (Monographie du C. In : Economie du débitage laminaire : 7 1 . N . 71 : 2 1 7 .) 1992 Préhistoire de l'agriculture : nouvelles approches C . 2 : 85-103. 1994 Le concept Levallois : variabilité des méthodes. A n d r é Leroi-Gourhan à Roanne-Villerest.

B O R D E S F.. 267-278. 213 : 25-29. I.2 0 2 .. A . du Française. I V supplément). M a n n . CAHEN D.1 9 7 .R. Berlin. J A U B E R T J.C A T I L J. D E M A R E Z L . 18 : 2 5 . Matériaux pour un vocabulaire des Paris. Archeologia Belgica.. pierre taillée.1 2 5 (Notices d'Archéologie Vauclusienne . 7 : 197. 1967 C o n s i d é r a t i o n s sur l a t y p o l o g i e e t l e s t e c h n i q u e s d a n s l e P a l é o l i t h i q u e . 1947 E t u d e c o m p a r a t i v e d e s différentes t e c h n i q u e s d e d é b i t a g e et d e la t y p o l o g i e du P a l é o l i t h i q u e a n c i e n et m o y e n .J. 1909 E t u d e s d e m o r p h o l o g i e p a l é o l i t h i q u e . Bordeaux : Delmas.. BREUIL H. 2 : 1 2 5 .L.R. 3). C.A. 1911 Essai de classification d e s b u r i n s : leurs m o d e s d ' a v i v a g e . K I S S I N S. . Sievekind G. . 1993 M a g n e t i c a n d optical m e t h o d s for d e t e c t i n g t h e h e a t t r e a t m e n t of chert. Française.A. Journal Archaeological Science. Hamburg (1958) : 1 4 2 . S . In : V. 1969 T r a i t e m e n t t h e r m i q u e du silex au S o l u t r é e n . (Gallia Préhistoire. B O R D E S F. B O R D E S F. Revue anthropologique.S.. 1987 Refitting stone artefacts : w h y b o t h e r ? In : The human uses of flint and chert. 18). L'Anthropologie. I. I. S e r v i c e d ' a r c h é o l o g i e d e V a u c l u s e : 7 1 . S T E W A R T J . Revue de l'Ecole d'Anthropologie de Paris.b l o w b l a d e flake in o b s i d i a n . Verlag Gebr.. C R E G U T . T r a n s i t i o n d u M o u s t é r i e n v e r s Y Aurignacien à l'Abri A u d i ( D o r d o g n e ) et au Moustier. N e w c o m e r M . de la Société Préhistorique B O R D E S F. 6 6 . X I X : 3 2 0 . 1984 T e c h n o l o g i e d u d é b i t a g e l a m i n a i r e .1 9 0 . 5 4 : 19-34. N . la Société Préhistorique B O R R A D A I L E G. 1979 N é o l i t h i q u e r u b a n é d e faciès o m a l i e n à B l i c q u y . .S. la place S t-Lambert à Liège. L E B E L S. ( e d s ) P r o c e e d i n g s of t h e fourth i n t e r n a t i o n a l flint s y m p o s i u m h e l d at B r i g h t o n P o l y t e c h n i c .C a t i l J. BOURLON M. 20 : 57-66. 1932 L e s i n d u s t r i e s à éclats du P a l é o l i t h i q u e ancien.. W E R N E R T. A v i g n o n .5 5 . In : Les fouilles de 1 7 1 . Bull. R .1 4 7 . of XXI : B R A ID W O O D R.). C a m b r i d g e : C a m b r i d g e U n i v e r s i t y Press. F R A N C I S C O .M. 10-15 aprii 1 9 8 3 : 1-10.R. U n i v e r s i t é d e L i è g e (E.R . C A H E N D . R O S S W . D . C . International Kong re ss für Vor-und Frühgeschichte.. 6 9 . . In : Le Paléolithique moyen en Vaucluse. C. 1961 T h e g e n e r a l a p p e a r a n c e of o b s i d i a n i n S o u t h W e s t e r n A s i a a n d t h e m i c r o l i t h i c s i d e . BREZILLON M. B u i s s o n . 67. (éd. Etudes et Travaux : 293-308. 166 . 1968 La dénomination préhistoriens de des objets de langue française. A la rencontre des chasseurs néandertaliens de Provence nord-occidentale. BREUIL H.U. H .3 4 0 . 1: CAHEN D.J. T E X I E R P-J. Bull de Française.N. 1975 L e g i s e m e n t du P e c h de l ' A z e I V : n o t e p r é l i m i n a i r e . de la Société Préhistorique du Bull. 1994 D i v e r s i t é et c o m p l é m e n t a r i t é d e s p r i n c i p a u x g i s e m e n t s v a u c l u s i e n s . B O R D E S F. Préhistoire. G U E R I N C . V A N B E R G P. e B R U G A L J . 7 : 1 9 9 . B U I S S O N . 1961 Typologie du Paléolithique ancien et moyen. .B O N N O U R E E .O R T E G A I. d e G. Quartär.M. B O R D E S F. L e C l a c t o n i e n . 1970 R é f l e x i o n s sur l ' o u t i l au P a l é o l i t h i q u e .-L.

16. 1964 N o t e s o n e x p e r i m e n t s in f l i n t k n a p p i n g : 1. Tebiwa..6 1 4 . C O I N E A U Y. (Cahier du Quaternaire'. P o c a t e l l o : I d a h o State U n i v e r s i t y M u s e u m .D.E. (Préhistoire de la pierre taillée. 10. American Antiquity. C R E S S W E L L R. 1973 E x p e r i m e n t s in r e p l i c a t i n g H o h o k a m p o i n t s . In : Mélanges à L. Tebiwa. P o c a t e l l o : I d a h o State C R A B T R E E D. 1972 A n I n t r o d u c t i o n to flint w o r k i n g . V A N N O T E N F. Péri g u e u x : D A U V O I S M. réaliser vos dessins scientifiques ? Paris : Gauthicrs-Villars. I. C R A B T R E E D.A. 1976 Précis de Fanlac.E.S. University Museum. S . m a r s 1987. F É B L O T . C R A B T R E E D. C R A B T R E E D. Les Voies de VHomme. Préhistoire Africaine : 3 1 3 . spatiale et f o n c t i o n n e l l e d ' e n s e m b l e s lithiques.H. 1 9 9 4 La circulation des matières premières lithiques au Paléolithique : synthèse des données.E. Paletnol.M. circulation. . 5). 2).R. heat t r e a t m e n t of silica m a t e r i a l s . K E E L E Y L. 1981 D e la s i m u l t a n é i t é des c o n c e p t s K o m b e w a et L e v a l l o i s d a n s l ' A c h e u l é e n du M a g h r e b et du S a h a r a n o r d . 19 : 6 0 1 . ( L i b a n ) .E. L e v a l l o i s de B e q a 68. N a n t e r r e : U n i v e r s i t é d e P a r i s X. Paris : C . approvisionnement. Journal of Archaeological Science. 1980 M é t h o d e s d ' a n a l y s e t e c h n i q u e .3 2 1 . B U T L E R R. 1 : 3-39. 3 : 89-90. R . Occasional Papers of the Idaho State 28 : 1-98.. He Uni uni. N . 1 : 8-24. C R A B T R E E D.E.E. In : André Leroi-Gourhan ou du C . C. P o c a t e l l o : I d a h o State U n i v e r s i t y M u s e u m ..o c c i d e n t a l . 1971 A p r o p o s des n u c l é u s Préhistorique Française. Paris : A l b i n M i c h e l .A UG U S T I N S J. 3 : 209-259. 1992 Effect of heat t r e a t m e n t o n siliceous r o c k s u s e d in p r e h i s t o r i c lithic t e c h n o l o g y .P.C A H E N D . 1 9 8 2 Uutilisation du L'exemple du silex au Paléolithique supérieur : choix. 1 : 33. Tebiwa. 1966 A stone w o r k e r ' s a p p r o a c h to a n a l y s i n g a n d r e p l i c a t i n g the L i n d e n m e i e r F o l s o m . 167 . A c t e s du c o l l o q u e dessin dynamique et structural des industries lithiques préhistoriques. Bassin de Brive. Bull. 1875 L e selci r o m b o i l d a l i . de la Société C H I E R I C I G. Tebiwa. S .E. C A U V I N J. K A R L I N C . 1978 Comment it al. 2 0 . Balout. ÉCONOMIE DU DÉBITAGE LAMINAIRE 1984 Paris : C. T h e f l i n t k n a p p e r ' s r a w m a t e r i a l s . 1989 L ' u n i t é f o n d a m e n t a l e . du Bull. 8-24. D O M A N S K I M. P o c a t e l l o : I d a h o State U n i v e r s i t y M u s e u m .F. C R A B T R E E D. . W E B B J. 1 : 10-42. D A U V O I S M. N . R . T h è s e d e doctorat. University M u s e u m . Paris : A. 4 : 446-478.R. P o c a t e l l o : I d a h o State U n i v e r s i t y M u s e u m . 1967 N o t e s on e x p e r i m e n t s in flintknapping : 3. 10.. D E M A R S P-Y . 1968 M e s o a m e r i c a n p o l y e d r a l c o r e s a n d p r i s m a t i c b l a d e s .P. perspectives comportementales. 9.

J . M A D S E N B . A c t e s d e s r e n c o n t r e s ...R. N é o I. U n i v e r s i t é d e B o r d e a u x I. Arctic Anthropology. 1987 T h e p a l a e o l i t h i c D y u k t a i p r e s s u r e b l a d e t e c h n i q u e of Siberia. Paris : E . S i e v e k i n g G. 1950 S u r u n rite c a p s i e n du r o u g e . P r o c e e d i n g s of t h e fourth i n t e r n a t i o n a l flint s y m p o s i u m h e l d at B r i g h t o n P o l y t e c h n i c . 2 : Mittelrheingebietes. d e G. 10-15 april 1983 : 4 3 . 1987 E x p e r i m e n t a l i n v e s t i g a t i o n of t h e h e a t t r e a t m e n t of flint. 1988 Préhistoire i n v e s t i g a t i o n of a flint a x e Danish Archaeology. O H N U M A K. 1965 U n atelier d e b u r i n s à L a g r e i c h . 1986 U Archéologie demain. La Pensée.N A N D R I N J. A n e x p e r i m e n t a l m a n u f a c t u r e site at H a s t r u p Voenget.A. Journal of 43-59. B E R G M A N C.P i n s : A . e Panafricain de G R I F F I T H S D. 1952 : 2 2 1 . O u e d T i l e m s i ( R é p u b l i q u e du M a l i ) . language and cognition.V.. In : 25 ans d'études technologiques en préhistoire. C .. Reunión i n t e r n a c i o n a l . S E R V A I S J. D . . 1955 N o t i o n s g é n é r a l e s a c q u i s e s sur la P r é h i s t o i r e de la T u n i s i e . A . 117-132.3 5 . Cambdrige : Cambridge University Press.4 5 2 .. Alger. In : The human uses of flint and chert. U Anthropologie. III : II : 4 4 1 . 1964 L a t e c h n o l o g i e . Bull. 1983 F l i n t a x e m a n u f a c t u r e in the N e o l i t h i c .G. H A N S E N P. la Société des Sciences naturelles de Tunisie. GENESTE J-M. 69 : 237-248. N e w c o m e r M .J. FLOSS H. L e n u c l e u s et ses différentes t r a n s f o r m a t i o n s .5 2 . C L A Y T O N C. (Monographien: 21). e 168 .V.. J u a n .F L E N N I K E N J. X I R e n c o n t r e s I n t e r n a t i o n a l e s d ' A r c h é o l o g i e et d ' H i s t o i r e d ' A n t i b e s . 2 : 115 : 2 8 . 1991 L e d é b i t a g e p a r p r e s s i o n : d e s c h o i x c u l t u r e l s .G. une approche technologique du T h è s e d e doctorat. à Qatar. G O B E R T E.R. INIZAN M-L.. H . 31. R . (eds) 1993 Tools. 24. INIZAN M-L. (Treballs d'arqueología : 1).2 0 o c t o b r e 1990 : 3 6 7 . B o r d e a u x : G E N E S T E J-M. C a m b r i d g e : Cambridge University Press. 1985 Analyse lithique d'industries moustériennes du Périgord : comportement des groupes humains au Paléolithque moyen. de 18-23. G O B E R T E. (eds). 1 8 . 1954 C a p s i e n et I b é r o m a u r u s i e n . E a s t Z e a l a n d .1 9 . R O B I N S G. G A U S S E N M . 1921 C o n t r i b u t i o n à l ' é t u d e de la taille d e s silex a u x différentes é p o q u e s d e l ' â g e d e la p i e r r e . H A U D R I C O U R T A-G. I N G O L D T. G I B S O N K. In : Technologia y cadenas operativas líticas. Revue anthropologique. C . 1991 L ' a p p r o v i s i o n n e m e n t en m a t i è r e s p r e m i è r e s d a n s les s y s t è m e s de p r o d u c t i o n lithique : la d i m e n s i o n spatiale d e la t e c h n o l o g i e .J. S E E L E Y N . Lybica. G A U S S E N J. vol. P .. In : II Congrès Préhistoire. G O B E R T E. G A L L A Y A.3 7 7 . Bonn : Dr Rudolf Habelt Paris : B e i f o n d .l e s .2 3 9 . Paris : A r t s et M é t i e r s G r a p h i q u e s . 15-18 e n e r o d e 1991 : 1-36. s c i e n c e h u m a i n e .G. Bilan et perspectives. H A M A L . 1 9 9 4 Rohmaterialversorgung im Paläolithikum des G M B H ..

G O U R H A N A. P a r i s : L a D é c o u v e r t e . 1 9 7 5 .6 8 1 . 1 : 111-117. . In : Materials Issues in Art and Archaeology.R. C a m b r i d g e : University Press. L a t o u r B .M. E v o l u t i o n d e l ' i n t e r p r é t a t i o n d e s e n s e m b l e s lithiques et o s s e u x en F r a n c e . . Quaternaria. V A U F R E Y R. Oueili. P L O U X S. 1994 L e travail de la p i e r r e au P a l é o l i t h i q u e . Paris : P. of stone tool uses. P L U M E T P.U. D r u z i k J. In : De la préhistoire aux missiles balistiques. R O C H E H. W h e e l e r G . 1983 Tell e l ' O u e i l i . X I X : 1-18. : Technique et langage. I). W . I N I Z A N M . Latour B.G O U R H A N A. In : Larsa et Paris : E .C. L e m o n n i e r P. . V a n d i v e r P.1 9 3 . O u c o m m e n t r e t r o u v e r l ' a c t e u r t e c h n i q u e et social g r â c e a u x v e s t i g e s l i t h i q u e s . 1987 Scientific replication of the standard type Gerzean I n t e r n a t i o n a l Flint S y m p o s i u m in B o r d e a u x .7 6 A v a n t a g e d ' u n t r a i t e m e n t t h e r m i q u e p o u r la taille des r o c h e s siliceuses.E. C h i c a g o a n d L o n d o n : T h e U n i v e r s i t y of K E L T E R B O R N P. I N I Z A N M . (Nouvelle Clio).. 1985 L a taille du silex p a r p r e s s i o n à M e h r g a r h . flint knife. P o s t e r d e s i g n e d for the 5th F e r r a r e (Annali dell Università di Ferrare. (eds.INIZAN M L . 11. B .. JULIEN M. (Materials Research Society S y m p o s i u m Proceedings : 267).L . In : De la préhistoire aux missiles balistiques. 2 au vol. LECHEVALLIER M. I N I Z A N M . Paris : L a D é c o u v e r t e .. la pierre taillée. 1964 Essai de typologie systématique.R. 1 9 4 1 . le m a t é r i e l lithique.H.L .P.4 6 L e N é o l i t h i q u e du T e n é r e . L : 325-330. LAnthropologie.L . Paris : A l b i n M i c h e l (réédité en 1971). . R . T I X I E R J.6 4 . 1980 Experimental determination Chicago Press. 1994 P r e h i s t o r i c t e c h n o l o g y : a c o g n i t i v e s c i e n c e ? In: The ancient mind. L E R O I . . 1992 A t e c h n o l o g i c a l m a r k e r of the p e n e t r a t i o n into N o r t h A m e r i c a : p r e s s u r e m i c r o b l a d e d e b i t a g e . III. C . S e z i o n e 15. (eds) : 152-164. 1964 Le geste et la parole I IV : 7-44. 1992 Technology of Knapped Stone.o n p a r l e r d ' u n s y s t è m e t e c h n i q u e c h i m p a n z é ? P r i m a t o l o g i e et a r c h é o l o g i e c o m p a r é e s . KARLIN C . Origini. 1992 D u fossile d i r e c t e u r à la c h a î n e o p é r a t o i r e . (Préhistoire de J O U B E R T G. M e u d o n : C. (sous la direction de) : 4 5 . I N I Z A N M . F r e e s t o n e I.. L A P L A C E G. supp.L . L A U R E N T P. S . JULIEN M. Z u b r o w E . J O U L I A N F. T I X I E R J. 169 . 3). .8 2 . : L'homme et la matière. Paris : A l b i n M i c h e l . L a t o m b e d ' u n t a i l l e u r ? Paléorient. 1994 P e u t . P a k i s t a n . L e m o n n i e r P. Its origin in t h e P a l e o l i t h i c of N o r t h A s i a and its diffusion. . cognitive Cambridge K A R L I N C . 1970 L e s sections et les c o u p e s d a n s le d e s s i n d ' a r c h é o l o g i e p r é h i s t o r i q u e . .F. travaux de 1978-1981 : 164-175. R e n f r e w C .. K E E L E Y L. R O C H E H. In : La Préhistoire dans le monde : 1 6 3 . 1943 Evolution et techniques I L E R O I . Roma.) : 6 6 1 . (sous la direction de) : 6 5 .. L E C H E V A L L I E R M . T I X I E R J. Element of archaeology.

H. In : Proceedings of the International Conference The definition and interpretation of Levallois technology ". OLIVE M.R E Y N E S B . traditions culturelles et organisation sociale. 170 .L E R O I . T I X I E R J.H. Paris : C . (Notes et Monographies Techniques . P a r i s : C . 1968 T h e M o u s t e r i a n industries of N u b i a . Paris : A. Paris : C o l l è g e d e F r a n c e L.5 2 . VIII supplément). Journal of 2: 1 2 . 1981 Projet p o u r u n e E T . 1984 Flint a x e m a n u f a c t u r e in the N e o l i t h i c : e x p e r i m e n t s w i t h g r i n d i n g t h i n .F. 12. In préhistorique : 3 7 . D A U V O I S M .A f r i c a i n .A. 1976 S p o n t a n e o u s r e t o u c h . Philadelphia : Prehistory press. L E R O Y J-P. M E I G N E N L.P. LITHIC USE-WEAR ANALYSIS 1979 B .3 1 . S é m i n a i r e sur les ( C h a i r e d ' E t h n o l o g i e P r é h i s t o r i q u e ) et L E R O I .2 9 9 . ..b u t t e d flint a x e s . u M I D A N T .E. Maastricht : l'unité P 15. Journal of Danish Archaeology. 38.275. Bahut. M A C K A Y J.S o r b o n n e ) . . 218 : 203-205.G O U R H A N A.) N e w York. 1938 T h e K o m b e w a C u l t u r e . A . N E W C O M E R M. P E L E G R I N J.P R O S T C . B R E Z I L L O N M . U n i v e r s i t é de P a r i s I ( P a n t h é o n . 20). S . 1943 Chanhu-Daro excavations Oriental Society. 20). R . e L E R O Y . données de fouille. L o n d o n : A c a d e m i c P r e s s . (Mémoires de la Société O W E N W. 3 : 47-62.G O U R H A N A. Paris : P a y o t . 1935-36. W e n d o r f (ed.P.D. M A R K S A. S a n F r a n c i s c o . Préhistoire Africaine : 2 9 3 . Paris : Nubia.E a s t : t h e c a s e of the u n i d i r e c t i o n a l m e t h o d . 1 9 9 4 La production des outils en silex dans les sociétés hiérarchisées Bulgarie : évolution.3 8 1 . sous-presse L e v a l l o i s lithic p r o d u c t i o n s y s t e m s in the M i d d l e P a l a e o l i t h i c of t h e N e a r . (Gallia Préhistoire. La Recherche. In : Mélanges à L. MAUSS M. K e n y a C o l o n y . Boston : Boston Muséum of F i n e Arts (American M A D S E N B. 3).E. du g r o u p e des trièdres d e l ' A c h e u l é e n N o r d .F. In : Second International Symposium N e d e r l a n d s e G e o l o g i s c h e V e r e n i g i n g (Staringia. Man. N . 1972 Fouilles de Pincevent : Essai d ' a n a l y s e e t h n o g r a p h i q u e d ' u n h a b i t a t m a g d a l é n i e n (la section 3 6 ) . N . 1988 D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l p a r p r e s s i o n " D u p l u s petit au p l u s g r a n d " . H a y d e n (ed. 1988 Une habitation magdalénienne d'Etiolles. R . M A N O L A K A K I S L. 1947 Manuel and polishing of de VEnéolithique en T h è s e d e doctorat. N .) Vol I : d'ethnographie. Préhistorique Française . S . 1983 N e w e v i d e n c e of late paleolithic s e t t l e m e n t in E a s t J u t l a n d . 1 9 8 2 Interrogation directe et interrogation indirecte des structures d ' h a b i t a t . 120 : 3 8 0 . P a r i s : S. In : The Prehistory of 315-323. M A D S E N B. : Technologie 25). Danish Archaeology. 1981 L e s gestes de l ' a r t i s a n é g y p t i e n . on Flint : 62-64.

Tome 2. 4 : 39-47. e PIGEOT N. In : 25 ans d'études technologiques en préhistoire. R O C H E H.w e a r a n d chaînes opératoires. Dordogne.N. Expedition comportements techniques individuels. Z U B R O W E .S. Paris : Société d ' e t h n o g r a p h i e . 1987 Les industries lithiques taillées de Franchthi (Argolide. : 8). la maison et les champs. 18-19 o c t o b r e 1 9 9 1 .1 2 8 . P . A c t e s d e la T a b l e . 1991 L a n o t i o n de c o m p l e x i t é d a n s u n e n s e m b l e lithique. et de La Côte. S . D .l e s . and the Indus civilisation. 18-19-20 o c t o b r e 1990 : 9 9 . R A O S. 16 : 1 0 6 . Uos et la pierre. Paris : C . T h è s e de d o c t o r a t . S . 1993 Ecologie d'un outil: la hache (Monographie du C.3 1 8 .P i n s : A . 1981 K h a m b h a t b e a d m a k i n g . P É T R E Q U I N A . (éds) 1995 Les mines de silex au Néolithique en Europe : avancées récentes.R. J u a n . Pincevent. de pierre en Irian Jaya (Indonésie). W .l e s . A c t e s des r e n c o n t r e s 1 8 .. A . P É T R E Q U I N P. 6-9 avril 1988) : 1 1 8 . H . A c t e s des r e n c o n t r e s . 1987 Magdaléniens d'Etiolles : économie de débitage et organisation sociale. Greece. 1995 Technologie lithique : le Châtelperronien de Paris : C . R E N F R E W C . In : Archéologique expérimentale. p r é s e n t a t i o n g é n é r a l e et i n d u s t r i e s p a l é o l i t h i q u e s . 1991b L e s savoir-faire : u n e très l o n g u e h i s t o i r e . 1973 Lothal : réflexion.R. C . Paris : E d i t i o n s E r r a n c e s (Archéologie aujourd'hui). méthode et conseils pratiques. X I R e n c o n t r e s I n t e r n a t i o n a l e s d ' A r c h é o l o g i e et d ' H i s t o i r e d ' A n t i b e s . P L O U X S.. S . (eds) 1994 The ancient mind. Bilan et perspectives.P i n s : A .H.. N .M . e d g e . B l o o m i n g t o n : I n d i a n a U n i v e r s i t y P r e s s (Excavations at Franchthi Cave.R. X I R e n c o n t r e s I n t e r n a t i o n a l e s d ' A r c h é o l o g i e et d ' H i s t o i r e d ' A n t i b e s . Elements of cognitive archaeology. T E X I E R P-J. Roc de Combe. Terrain. 1991 Refitting. N a n t e r r e : 23. Paris : C. P .r o n d e i n t e r n a t i o n a l e de Vesoul : L e s m i n i è r e s d e silex n é o l i t h i q u e s en E u r o p e o c c i d e n t a l e . P E L E G R I N J. P E R L É S C. A c t e s du C o l l o q u e I n t e r n a t i o n a l " E x p é r i m e n t a t i o n en a r c h é o l o g i e : bilan et p e r s p e c t i v e s " ( A r c h é o d r o m e de B e a u n e .1 0 8 . R . R .L.S. 3). J u a n . Grèce). R O C H E H. Bilan et perspectives.. Lot. P R O D H O M M E J.F. e 171 .T. In : 25 d'études technologiques en préhistoire. 1991a Sur u n e r e c h e r c h e t e c h n i q u e e x p é r i m e n t a l e des t e c h n i q u e s d e d é b i t a g e l a m i n a i r e et q u e l q u e s résultats. T o m e I. N . R I C H A R D A . 1987 La préparation des publications archéologiques Paris : M . 1989 Approche archéologique de la variabilité des L'exemple de quelques tailleurs magdaléniens à U n i v e r s i t é d e Paris X .2 0 o c t o b r e 1990 : 3 0 5 . C . 1980 Premiers Cambridge : Cambridge University outils taillés d'Afrique.1 9 . Paris: C. 12). P O S S E H L G.A.P E L E G R I N J. La terre. A . B o m b a y : Asia Publishing House. (D. D . P E L E G R I N J. 20). P H I L L I P S J.1 1 3 . B . Press.A. P E L E G R I N J. (Cahiers du Quaternaire'. A p p l i c a t i o n a u x séries a c h e u l é e n n e s d ' I s e n y a ( K e n y a ) .

P. Poitiers.4 9 .R O C H E H.5 6 . Vol. R O C H E H. vol. S M I T H P. S I R E T L. 1956 Le hachereau Préhistorique de dans l'Acheuléen nord-africain. 1924 L a taille des t r a p è z e s t a r d e n o i s i e n s . Bull. D I E T R I C H G. Juan-les-Pins : A. S E M E N O V S. X X X : 120-177. R O C H E H . 1933 L e c o u p de b u r i n m o u s t é r i e n . In : Evolución humana en Europa y los yacimientos de la Sierra de Atapuerca. Tervuren : M u s é e Royal d'Afrique Centrale R O U X V.C. E v a l u a t i o n of t e c h n i c a l c o m p e t e n c e of H o m o e r e c t u s in E a s t Africa d u r i n g M i d d l e P l e i s t o c e n e . France. V I I ) L a m e s r e t o u c h é e s . 1 9 6 6 b Le Solutréen en France.D.b e a d k n a p p i n g in K h a m b h a t . N o t e s T y p o l o g i q u e s . V ) O u t i l l a g e à b o r d abattu. T E X I E R P-J.4 0 . E v o l u t i o n a n d e c o l o g y of H o m o e r e c t u s . L o n d o n : C o r y a n d M c Key. e R O U X V . 14 : 2 3 . e : Congrès 172 . 1966a R e p o r t o n the L i t h i c T e c h n o l o g y Anthropology. In : La vie aux temps préhistoriques. Revue Anthropologique. de la Société Préhistorique X X X I V : 18-70. Bordeaux : Delmas. American Antiquity. 2 : 403-420. XI Rencontres Internationales d ' A r c h é o l o g i e et d ' H i s t o i r e d ' A n t i b e s . A c t e s d e s r e n c o n t r e s 1 8 . Human evolution in its ecological context. 27. 2). T I X I E R J. R O C H E H .1 9 . Française. Techniques et culture. . 1963 A fluted p o i n t f r o m t h e O l d W o r l d . P E R R O T J. 1989 A p p r o c h e e x p é r i m e n t a l e q u a l i t a t i v e des p r i n c i p a l e s c h a î n e s o p é r a t o i r e s d ' u n n o u v e a u site a c h e u l é e n d ' A f r i q u e orientale.. B R I L B . P r é a c t e s du 2 3 C o n g r è s P r é h i s t o r i q u e de F r a n c e : 3 2 .R. IX) O u t i l l a g e s l a m e l l a i r e s . 1995b T h e i m p a c t of p r e d e t e r m i n a t i o n o n the d e v e l o p m e n t of s o m e a c h e u l e a n chaînes opératoires. G i r o n a : C. 1 : 592-593. VI) P i è c e s t r o n q u é e s . Current Conference at L e s Eyzies.. A . In : 25 ans d'études technologiques en préhistoire. p o i n t e a z i l i e n n e . chaîne T E X I E R P-J. E n q u ê t e e t h n o a r c h é o l o g i q u e dans le Gujarat.E..A.9 2 3 . sous p r e s s e .1 : P a l e o a n t h r o p o l o g y . 53 : 547-559. de la Société Préhistorique Française. India. 1991 P e u t . 1995 Skills a n d l e a r n i n g difficulties i n v o l v e d in stone k n a p p i n g : t h e c a s e of s t o n e . 1956 L e x i q u e t y p o l o g i q u e du P a l é o l i t h i q u e supérieur. R O U X V . 1995a P o l y è d r e . In : Pithecanthropus Centennial 1893-1993. S I R E T L.2 0 o c t o b r e 1990 : 4 7 .P. Cahier Noir. 28. A c t a s .3 3 . X V session. 1964 Prehistoric technology. 3 : 397-399. e T E X I E R P-J. World Archaeology. 1989 Taille d e s p e r l e s et s p é c i a l i s a t i o n artisanale. quoi faire : préhistoire et technologie lithique IL 65-76. A n g o u l ê m e : 9 1 4 .B O R D E S D .o n interpréter les activités lithiques p r é h i s t o r i q u e s en t e r m e s de d u r é e d ' a p p r e n t i s s a g e ? A p p o r t d e l ' e t h n o l o g i e et de la p s y c h o l o g i e a u x é t u d e s t e c h n o l o g i q u e s . 1964.. d e . s p h é r o ï d e et b o i a : des s e g m e n t s plus ou m o i n s l o n g s d ' u n e m ê m e o p é r a t o i r e . 1 : 63-87. O u t i l l a g e lithique. T E X I E R P-J. S M I T H P. S O N N E V I L L E . T I X I E R J. VIII) P i è c e s v a r i é e s . In France. P E L E G R I N J. 1982 L e s a c c i d e n t s de taille In : Tailler! Pour Recent progress in mie row ear studies : ( S t u d i a P r a e h i s t o r i c a B e l g i c a . L i e d e n : N e t h e r l a n d . 7 : 3 1 . S M I T H P. R o y a l N e t h e r l a n d s A c a d e m y of A r t s a n d S c i e n c e s . Bilan et perspectives. Bull.S.

B i s h o p W.R. P a r i s . d e C A H E N D .l e s . A . d e M A R M I E R F. K E E L E Y L . J u a n .. C. 1988 L e M o u s t é r i e n t y p e Q u i n a du r o c d e M a r s a l à C a m p a g n e ( D o r d o g n e ) : c o n t e x t e s t r a t i g r a p h i q u e .P. T I X I E R J. (eds. . T I X I E R J. A c t e s des r e n c o n t r e s 1 8 . 69.R. H .R. D .P.P i n s : A.) : 7 7 1 . N e w c o m e r .A.P.. ( a v e c la coll.E.7 0 . In : Background to evolution in Africa.D.3 9 0 .V. Document d'Archéologie Périgourdine ( A . 2). (Préhistoire de la pierre taillée. In : 25 ans d'études technologiques en préhistoire. X I R e n c o n t r e s I n t e r n a t i o n a l e s d ' A r c h é o l o g i e et d ' H i s t o i r e d ' A n t i b e s . D i p l ô m e d e l ' E c o l e P r a t i q u e des H a u t e s . r é g i o n de T é b e s s a . Newsletter of lithic technology : special p u b l i c a t i o n . A .R. with s p e c i a l r e f e r e n c e to the E p i p a l a e o l i t h i c of the M a g h r e b . Libyca. 2). et M O Y E R S O N J. 1980 T e r m i n o l o g i e et t e c h n o l o g i e . du Bull.1 9 . 1972 O b t e n t i o n d e l a m e s p a r d é b i t a g e " s o u s le p i e d " .E. T r a n s l a t e d . T I X I E R J. A l g é r i e . T I X I E R J.R. T U R Q A. 5 : 134-139. Ouargla. 1974 G l o s s a r y for d e s c r i p t i o n of stone t o o l s .M.8 2 0 . T I X I E R J.P. Algérie.S. 173 . 1984 L e d é b i t a g e p a r p r e s s i o n .L . 1967 P r o c é d é s d ' a n a l y s e et q u e s t i o n s d e t e r m i n o l o g i e d a n s l ' é t u d e d e s e n s e m b l e s industriels d u P a l é o l i t h i q u e r é c e n t et de l ' E p i p a l é o l i t h i q u e en A f r i q u e du N o r d .P. e Z U A T E Y Z U B E R J. G U I R I A E l . (Dissertationes Archaeologicae Gandenses).) 1978 Les chasseurs de Meer.TIXIER J . T I X I E R J. M . 1976a L ' i n d u s t r i e lithique c a p s i e n n e de l ' A ï n D o k k a r a . Paris : C. G . b y M . 1. Paris : E c o l e P r a t i q u e des H a u t e s E t u d e s . C l a r k J.2 0 o c t o b r e 1990 : 3 7 9 . B r u g e s : D e T e m p e l . A l g e r . H .D. 21-54. a n a l y s e l i t h o l o g i q u e et t e c h n o l o g i q u e . T I X I E R J. ( M é m o i r e du C. ) .O u e s t . C h i c a g o a n d L o n d o n : T h e U n i v e r s i t y of C h i c a g o P r e s s . V A N N O T E N F. 1972 Le Paléolithique de la vallée de la Somme. V O L K O F P. Bilan et perspectives.E. R .E. I N I Z A N M . 24 : Paris : C. In : E c o n o m i e du d é b i t a g e l a m i n a i r e : 5 7 . 1). P . 1963 T y p o l o g i e d e l ' E p i p a l é o l i t h i q u e de M a g h r e b . de la Société Préhistorique Française. R O C H E H.E t u d e s . Paris. C. .) 1976b Le campement préhistorique de Bordj Mellala. 3 : 5-30. et T R E C O L L E G..A.W. ( a v e c la c o l l a b .C. (Préhistoire de la pierre taillée. 1991 R e c h e r c h e e x p é r i m e n t a l e sur u n e t e c h n i q u e de d é b i t a g e .

.

Vocabulaire multilingue .

.

b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. lamelle : Klinge . verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung.

t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. kielförmig : carène . geschlage n outrepass é carène Kiel.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. à crête. voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung.p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t .: cortical(e ) .

remontag e chasse-lame 179 . Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch . gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille.

s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat. p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle .

knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat.s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . plain : liss e fluted : cannelé . taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet .

Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage.inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . k n a p p e d : taille . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 .

^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .7.^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement. arrachement.oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.7. lamelle : < J L . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame. .7.U I <_*jl j angle d'éclatement : . abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage. atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx. "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .t. Kombewa : I j . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .^ ^ de taille : o l i . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 . i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.

talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 .localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.

angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 .esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.

^ J L ^ <^JL*. LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .

crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e . hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . l a m e l l e : hoja .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista.l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar.

taillé(e) : talla . chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. aile d'oisea u (en) aguzar. ver abatido b o r d e tallado. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista.percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada .

arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. hoja. patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. tallado (a) : taille . v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . hojita : lame .

avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . l a m e l l e : XemÔa . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . carénage : K a p é v a .

taillé(e) : XdÇeuar) . ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç.localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua.

): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène.ar|.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. piKpoX £7riÔa : lame. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a .

nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|. p e .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn.: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .

l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . ègri sé : levigatura . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . l a m e l l e : lama .

c a r e n a g g i o : carène .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille.p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . taillé (e) : lavorazione . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio .

cf. cf. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione.n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio.!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. l a m e l l a : lame . abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o .

tracejad o (a ) eran : crena. pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . c i n t r a g e : arco . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). égrisé : areaçâo . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . compressora. arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . lamelle : lamina . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e .

ver abatido bordo talhado. gasto : émouss é . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento.p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo.orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. a r e a d o : égrisage . cintrag e a r e a ç â o . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . taillé(e) : talhe . formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. pré-formataçâo vertente . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a .

v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . superficies l a s c a d a s : talhe.coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. t a l h a d o (a) : taille . l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. ver d'impact thermique. pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. l á m e l a : lame .

0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .LOUIS-JEAN avenue d'Embrun .53.17. 0500 3 GA P cede x Tél. : 92.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful