Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. 10 Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

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afin de faciliter la communication et d'étendre. puis traduit en anglais par M. 11 . En 1992. un chapitre consacré à l'expression graphique. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". Antikli a Moundre a pour le grec. 4 Inizan. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. 1992. 1963. 3 Tixier. comme la précédente. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. 5 Nos collègues préhistoriens. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". Madrid) pour l'espagnol. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. Roche. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. ont pris en charge cette transcription. en 1980. Newcomer en 1974 . 2 Tixier. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. Roche. 1980. Inizan. a été notamment ajouté.Avant-propos La première édition. Tixier. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . d'enrichir le domaine de la technologie . 1974. 2 3 4 5 1 1 Tixier. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . indispensable à la communication dans les études technologiques. mais elle se voulait. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues).

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Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. L'analyse technologique doit. puis les arts du feu comme la céramique. 1947. Il est opportun de rappeler que c'est à M. dans cet ouvrage. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. Si. de leur capacité à signer une culture. puisqu'il considérait les activités du corps. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. des techniques. Dans ce même courant. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. de leur complexité. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. le métal. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. c'est en tant que science des activités humaines". il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. 7 Haudricourt. comme des techniques. 13 . il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. en effet. y compris celle des gestes . De même. etc. permettre d'évaluer la part des déterminismes. 1964 : 28. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. et que si la technologie doit être une science. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. telle la danse. les archéologues. avant que soient énoncés des choix culturels. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. entre autres celles concernant le travail de l'os. 6 7 6 Mauss. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. dans tous les cas. A-G. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. le verre. Lors de l'établissement de chronologies. même partielle.

Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. 14 Perlés. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. la plupart du temps. sociaux ou symboliques. Cresswell. L'ensemble : techniques. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien.. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. en resituant chaque objet dans un contexte technique. dans l'étude d'une industrie lithique. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. gratter. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. 14 . racler. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. forment le système technique d'une société". a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. Il faut noter que cette expression. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . 14 13 8 Leroi-Gourhan. 10 M. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. ainsi que sur le chantier de Pincevent. 12 Organisée autour de R. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. Cresswell. prend en compte tous les processus. Leroi-Gourhan. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. 1943 et 1964. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. 1989 : 26. 1947 : 29. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". donc. premier volume de "Evolution et techniques". et. La rigueur de son enseignement. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. Mauss. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. industries et métiers. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. percer. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. etc. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. 8 9. A. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. 1987 : 22. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. La chaîne opératoire.

le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. 3) et d é b i t a g e (ch. 1995. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. des gestes et des savoir-faire. Selon leur nature. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. 5) | (ch. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. 6). des matières. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. d'ordre intellectuel. 4) techniques r e t o u c h e (ch. des gestes. Au sein d'une chaîne opératoire. Or le tailleur. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . sont privilégiés dans les études typologiques. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. 15 . finalité des opérations de taille. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. Les outils (au sens large). Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . connaissances et savoir-faire. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. selon la culture à laquelle il appartient. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). la relation entre schémas conceptuel et opératoire. 102). des savoir-faire. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique.

de faits semblables. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. Par économie. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. 16 Gallay. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension.. du débitage ou de l'outillage. Par exemple. la quête des matières premières. etc. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. puis son utilisation éventuelle et son rejet. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. sans l'observation répétée de phénomènes. les crêtes.tels schémas. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. on peut parler d'une économie de la matière première. Dans un gisement. si dans un gisement. des supports. Pour définir ces choix. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. des outils. • Un premier niveau d'observation. la seule présence de produits caractéristiques. actuellement en plein essor. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. 1 9 8 6 : 115. pour aborder les modes de vie préhistoriques. 16 . en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. C'est l'une des voies les plus fructueuses. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. Cette chaîne. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. quel que soit le contexte archéologique. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. s'il est possible de mettre en évidence des choix. En revanche. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. il y en a en général plusieurs. à l'amont. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. on ne parle pas d'économie de la matière première. selon les cas. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. d'un échange. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. d'une communication avec autrui. on l'a vu. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. comme les nucléus. Par exemple. En effet.

En effet. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. mais ils sont consacrés par l'usage. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. 17 "However. facilement maniables. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. réduire les synonymies. 1977 : 30. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. Boksenbaum. mais comme une véritable écriture technologique. 7). Leroi-Gourhan qui a organisé. etc. Beaucoup de termes sont conventionnels. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. just as stone artifacts they study were the tools of people". microburin. Elle doit être réalisée. 1982 : 3. 17 . volontairement repris de la terminologie usuelle. 18 Leroi-Gourhan. En effet. Démêler les confusions. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. en reconnaissant que les mots sont des outils . Nous rejoignons à nouveau A. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. Levallois. et c'est ce que nous avons tenté (chap. mais sont conçus en même temps que le texte.

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Les lois de la répartition des contraintes permettent.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. de chaille. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. à partir d'un choc prédéterminé. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. les installations et les déplacements des préhistoriques. des dolomies. pour la plupart. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. Leur choix a certainement déterminé. 1). des grès. Parmi celles-ci. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. • Les roches éruptives caractérisées. en partie. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. des roches essentiellement. certains calcaires. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. mais aussi le quartz qui est un minéral. 1 : 1. 2 et 7). de guider le déplacement des fronts de fracture. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. on trouve des rhyolites. par une texture microlithique ou vitreuse. 19 .

. M e u d o n ) . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. . S . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. A . S . 2 : silex d e T o u r a i n e .M a t i è r e s p r e m i è r e s . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. P o r t u g a l . I s e n y a ' K e n y a . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . 5 : quartzite s a n g u i n e . N . D o r d o g n e . D o r d o g n e . M i n a s G é r a i s . R . U . 3 : obsidienne noir bleuté. M e x i q u e . Oregon. Zinaparo. 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. Brésil (Atelier p h o t o C . terrasses du Tage.

cristallisant à basse température. sous ses diverses formes . • Roches se taillant mal . Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille.. phonolites (fig. leur abondance et leur forme. sur quelques dizaines de matériaux. 2 . quartz laiteux (agglomérat de cristaux). toutefois. à des détails près. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). andésites. très schématisée . actuellement. 1967. 1 : 3 et 4). même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. utiliser la pierre. fig. pour obtenir un débitage régulier. comme certains silex. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. les sélectionnant. quartz hyalin (cristal isolé. e t c .). 2. 1 : 6 ) . même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. 19 Crabtree. Débiter. la qualité principale est l'homogénéité. 1 : 8). le bois animal ou végétal. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. standardisé comme le débitage laminaire. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. 21 . différemment motivé du préhistorique.T. aux mêmes conclusions. les roches non vitreuses et peu fragiles. les testant. 1 : 5). 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. ou encore des retouches longues. Nous donnons une estimation globale. etc. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. Il n'est pas question d'être exhaustif. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. évaluées au cours de tests expérimentaux. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. sur le plus de matières naturelles possibles. fragilité. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. mais rarement très prolongées. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables.trachytes. basaltes. pétrographiques. Néanmoins. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. l'os. Nous sommes loin. En fait toutes les gradations existent.1. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. l'ivoire. homogénéité. • Roches se taillant asse z bien . par percussion directe ou indirecte et par pression. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. retoucher. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. ignimbrites et obsidiennes (fig. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. les choisissant selon leur aptitude à la taille. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. ont donné lieu à des tentatives multiples.

U. Japon. Asie du Sud-Ouest. Qatar ..+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig.A. U.A. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France.S. Brésil. U. Equateur) Ignimbrite (U. Belgique.A. Algérie). U.. Liban. Algérie.) Novaculite (U. Danemark. Brésil) Silex translucid e (France. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U. Algérie.) Jaspe (France. Niger) Basalte (France.A.S.A. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.A. Afrique.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U.. Sénégal.S. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Angleterre.A. Tunisie..) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.. Améthyst e (France. Grèce. U.S. Grè s (France. Maroc.A.S.) Silex opaqu e (Europe. Kenya. Algérie. Islande. Grèce.S.S. Turquie. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .S. Italie.A. 22 .) Résinite (France) Quartz hyalin .S. Ethiopie. Guatemala.. Mexique.

sont présentés dans un tableau (fig. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles.). Exemple : ondulations. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. 23 . est un autre aspect à manier avec prudence. etc. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. pour espérer être relativement précis. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. lames par pression pectorale à la béquille. • Une roche qui sonne bien. être considéré comme un cas particulier. Les Atériens ne s'en sont pas privés. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. à la limite. voire chaque rognon peut.de bons résultats pour d'autres techniques. Un outil est-il beau ou laid. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. Chaque variété de roche. a toute chance d'être bonne. retouches parallèles longues par pression. • En règle générale plus une matière première est translucide. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. La valeur esthétique. alors qu'elles ne donnent pas . les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. bulles.ou très peu . sauf pour de très petites pièces. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. meilleure elle est. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". Ces estimations doivent être modulées. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles.Ces trois degrés. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. sauf pour le cristal de roche. en tout cas non gélivée. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). par exemple le silex. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . bien ou mal fait. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. devant un problème. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc.

le meilleur exemple étant l'obsidienne. • Plus une roche est élastique. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. Inizan. 1981. 1987. Cette opération dure environ 24 heures. 23 Crabtree. que sur certaines roches siliceuses. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. 1966a. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . 1964) . 24 Smith. Borradaile et al. Deux critères sont. 1964. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. 1969. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. 26 Posselh. mieux elle permet le débitage par pression. Roche. Butler. c'est à D. Les exemples modernes. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. semble-t-il. etc. Comme pour le débitage par pression. 25 Bordes. 21 Binder. L'expérimentation a montré. Le principe actuel. 1985. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. 1984. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . Il consiste à introduire des roches. 22 Flenniken. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. déjà taillées ou non. comme peut l'être un foyer culinaire. Il y a quelques années. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. la dacite. Tixier. etc. 1987. actuellement. Domanski. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. 24 .2. 2.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. Jusqu'à présent. 1993. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. comme le silex. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet.) placé au-dessus. excréments d'animaux. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. le jaspe. aucune lame. ainsi que les travaux expérimentaux. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. Lechevallier. dans de la cendre. Webb. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . de manière empirique. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. 1992.

Floss. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. la Grèce. leur abondance. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. 6 ) ..si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. en effet. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. 59). le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). Geneste. Le traitement de la cornaline par la chauffe. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. leur utilisation. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. en général d'origine métamorphique. etc. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. depuis une trentaine d'années. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. mais elle a surtout concerné la pierre polie. de zones d'influence. etc. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. On y ajoute les accidents. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. 1982. Féblot-Augustins. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. Cette approche n'est pas nouvelle. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. . Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. Pelegrin et Richard (éds). le besoin en roche tenace. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. leur accessibilité. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. à part la couleur. la Rhénanie au Paléolithique. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. 25 . Dans le cas de la cornaline. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. de nature différente de celle de la pierre taillée. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. 1994 qui traite d'une seule région. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. 1 : 7 ) . d'échanges. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. 1991. 1995. on a toutefois des exemples de sa permanence. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. toute cassure. comme on l'a vu. gras. Si. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch.

quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique.). apparemment simples. le privilège d'être quasi impérissable.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. prélèvement à l'affleurement. accessible aux hommes préhistoriques. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : .quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. car elle a. pointements. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. 2. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. Les problèmes posés.sont apparemment locales.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . 1. d'autre part des besoins de la culture étudiée. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. 26 . mais sa présence.de quelle qualité est-elle. une tradition culturelle à respecter. ou au contraire abondante ? . voire complexes. dépôts marins. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. etc. des besoins à satisfaire. est-elle rare. entraînent des réponses multiples. L'absence de toute roche dure taillable est rare. coulées volcaniques. chaque région. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. cônes de déjection. de plus. plus il choisit. des compétences techniques qui ont leurs limites. au travers de l'étude des assemblages lithiques. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. mais elle reste à préciser pour chaque période. dépôts de pente. en est un.comment se présente la matière première. sélectionne. filons. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. transporte. chaque site. On a aussi trop affirmé. moraines. extraction dans des mines. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. etc. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre.). terrasses fluviátiles.

ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. Devant des nucléus sur éclat.. 6). nous en retenons quatre (fig. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. dans un premier temps. pièces de grandes dimensions. 3) : A . Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). Chacun de ces cas. en termes d'accessibilité. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. B . l'altération des roches disponibles. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. Il y a lieu.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). à l'Adrar Bous (Niger). Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. et surtout pratique des remontages (ch. chacune de ces stratégies. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. Dans ce dernier cas.seuls les outils. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. sont peut-être la raison de cette différence. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. retouchés ou non.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. Exemple : au Ténéré. 3. D . a trait à l'acheminement au campement de la matière première. l'explication technique peut être retenue. La modification du paysage. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables.. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. lamelles. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques.seuls les produits de débitage bruts. C .).

3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies.nucléus débités : à différents stades . Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : . . les entames peuvent être rares . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . . ou achevés pour les pièces bifaciales.pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. dans le cas de nucléus. .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . d'exemplaires (fig.blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. e t c . .blocs bruts : y compris peu modifiés . la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques. . 28 . déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. supports utilisés tels).outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . éclats de préparation de crête .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et.éclats. . ou retouchés.

e 29 . Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. Les stigmates d'enlèvements. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. bien que se posant fréquemment. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. La présence d'éclats de taille. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. négatifs et positifs. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. permettent seuls de définir un objet taillé. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. Résultant d'un choc ou d'une pression. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles.

un coup de main. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. procèdent de la taille. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. 1967). l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . débiter . un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. le débitage et la retouche. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. confirmées par l'expérimentation. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. ont un sens plus restrictif. le débitage et la retouche qui. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. Le façonnage. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. notamment Bal out. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. Les principale s technique s 1. 4 et 5. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. 30 . au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. 72 et fig. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). 1967 et Tixier. tous trois. façonner . la percussion lancée sur enclume. en sont les principales variantes. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage.Tailler. 73). 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. Un geste.

2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é .c o u p . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é .F i g . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 4 — T e c h n i q u e s de taille. 31 . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e .

cf. 7 7 . • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal.. • La pression au levier La pression au levier. 1972. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. 4 : 2). 1983. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". Volkof. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. est expérimentée depuis p e u . le diagnostic de J. 32 . Possehl. Pelegrin in : Manolakakis. ou en métal (fig. p. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. 4 : 3 ) . les résultats ne seraient pas aussi bons. 30 2. 1988 : 4 8 . et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. C'est une technique remarquablement efficace. 4. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. ivoire. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. en métal. On note son apparition tardive. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. etc. silex etc. 4 : 5 et 6). Pelegrin. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. en os. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. Pelegrin. 1991. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. d'une main. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. et apparaît sans doute avant cette date. Pelegrin. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. Avant le Mésolithique. Avec les autres roches couramment employées. 1994. 1989. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. Guiria. 1991a. basaltes. en os.) est plus tardive (fig. légèrement friables au choc. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. Roux. fig. os. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . 1981. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. plus dures et plus tenaces. 30). elle ne constitue donc pas un argument chronologique. enfoncée dans le sol. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. permettant d'exercer une force considérable (300 kg).Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. comme les quartzites. Madsen. qui peut être en bois animal ou végétal.

33 .Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. non retouché et non destiné à être un support d'outil. Enfin. etc. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. éclat de taille de biface. on parle de produits de débitage. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. Dès la mise en évidence de production de supports. éclat de retouche.

5). Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. 3. donnant un produit à morphologie spécifique . qui ont été taillées. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. 2. 1982. Leur présence précise des activités de taille spécifique. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. 8. . du débitage (crête. lancettes (voir p. du façonnage ou de la retouche. etc. 33 33 Roche. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). Paradoxalement. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. 34 . E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. survenant au cours du débitage. est un phénomène imprévu.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation.1. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. Talon et bulbe peuvent être absents . une fois l'éclat orienté (fig. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. talon en bas. 4. bulbe. etc. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. non intentionnel. point d'impact. Tixier. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. dans la chaîne opératoire (fig. essentiellement. grâce à des stigmates spéciaux. il existe au moins un éclat d'entame.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. car ce sont elles. 5) : . • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. 126). E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. . D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. lancettes. on détermine un éclat par sa face inférieure. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions.

à l a n g u e t t e . I n d r e .).P r e s s i g n y .e t . etc. D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l .F i g .L o i r e . 1982 : fig. 1).). 35 .T. silex du G r a n d . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . Tixier. p e r c u s s i o n directe au b o i s (J. L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e .

36 35 34 34 Bordes. 36 . normal dans sa partie proximale. s'arquant brusquement vers la face supérieure. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière".). 36 Crabtree. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. 1970. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. recoupant enfin brusquement la face inférieure. 7 : 5). normal dans sa partie proximale. Le support a.). Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. 14 : 3). bien que non intentionnels. emportant une partie des deux bords. 1972 : 25. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques.2. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. vacuole. 3 et 4). Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. etc. filé moins loin que prévu (fig. soit à la "main" du tailleur. simples ou doubles. fig. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. Les produits d'accidents de taille. "hinge-fracture" des anglophones ).3. 7 : 5 et fig. 70). Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. etc. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. 4. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. de ce fait. peuvent aussi servir de support. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. pression. • Les cassures "en nacelle". nodule saccharoïde. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion.1. 7 : 1 . ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). 4. 7 : 2. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. qu'il soit nucléus. qui a longtemps été prise pour un burin.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. 4. etc. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e .). 6). etc.) dont nous présentons les principales. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. 77). produit de débitage ou outil (fig. outrepassage d'une pointe Levallois. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support.

7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . o b s i d i e n n e ( R o c h e . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . D o r d o g n e . A . silex du B e r g e r a c o i s . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . O i s e . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . 1982 : fig. 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . U . S . silex de G o u s s a i n v i l l e . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. 3 . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e .F i g . 1). 37 . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . Tixier.

37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. . Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. donnant un déchet de section triangulaire. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . de même que les "bulbes incipients". pied. surtout par percussion directe au percuteur tendre.4. des schémas opératoires mis en œuvre. 39 Tixier. beaucoup plus de matière que prévu. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. de la corniche du plan de frappe. Cet accident est indépendant de la matière première. 1976. les éclats ou lames non totalement détachés. l'éclat ou la lame peut emporter. . est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. avec une constriction postbulbaire. 1956. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. en partie distale du support. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. allongé. intentionnels. lors du détachement même d'un éclat par percussion. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. de la retouche. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. à profil concave. un bulbe tout à fait diffus. 1963 : 106.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. fig. . cuisse). 6). 38 . 38 Tixier.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . Il en résulte une partie proximale. S'ils ne sont pas examinés minutieusement.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs.4. dernier geste technique de la séquence de débitage. soit supplémentaires ("esquille" provenant. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. avec un talon très large.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. . de leur chronologie. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. avec son talon. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame.à une meilleure compréhension des gestes techniques. Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. sans talon ni bulbe).

Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . en partant d ' u n éclat. 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 4 : finition p a r p r e s s i o n . 39 . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n .

0 F i g . 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 0 : b l o c brut. 3. 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 40 .

2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o .F i g . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 41 . 0 : b l o c brut.l a t é r a l e s (B et C ) .

.

de la préforme de la hache destinée au polissage. ainsi que le hachereau. les trièdres.. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. outil bien particulier. enfin.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. 80). sont traités à part. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. du biface dont on ignore l'usage. triédrique. etc. par définition. Ce mode de taille. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. comme les polyèdres et les sphéroïdes. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. recouvre un certain nombre de méthodes. Les préformes qui. car le concept est différent. et quadrangulaire. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. les haches à section rectangulaire. on parle alors de mise en forme du nucléus. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. Le façonnage. chacune ayant ses variantes.. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. les ciseaux. 43 . polyédrique et sphéroïdal.

M ê m e s'il n'est pas omniprésent. 44 . surtout pour les petites pièces faites sur éclat. avant l'ébauchage proprement dit. 1991. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. d'une soie. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. En revanche. pour approcher la morphologie souhaitée. Roche. bloc. il faut.sont loin d'être toujours symétriques. Roche. larges. matérialisé par une arête . Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. parfois avec le hachereau. il devient. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. La finition s'apparente à de la retouche. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. 11 : A). Par la suite. procéder à l'épannelage de ce bloc. il est. car ces deux surfaces . qui ôte le cortex s'il y en a. quasi universel. l'outil dominant de l'Acheuléen. plaquette. 8). le concept de base demeure identique. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. il y a plus d'un million et demi d'années. Texier. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. etc. rognon. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. moins le travail d'ébauchage est important. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. 41 Texier. 41 2. 1995b. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. fragment et bien sûr éclat (fig. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. dégagement d'un pédoncule. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). 1989. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. notamment dans le cas du biface. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. avec le développement des pointes de projectile.qui délimitent un contour. 11 : B). dans d'autres contextes culturels d'Asie. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. d'ailerons. Ce sont les schémas opératoires. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. 1.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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Toutefois. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. Il en est de même pour les bolas (fig. 42 43 44 45 Joubert. doivent désormais être impérativement prises en compte. Boletín de Antropología Americana. 1982. 1995a. et à la prouesse technique. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. 1941-1946. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. Vaufrey. Roche. Crabtree. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. 1973.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 16 : 1). La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. 49 . Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . 16 : 3). Un sphéroïde (fig. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. non contigus. 45 F i g . les pointes d'Ohokam nord-américaines . avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). Plus les angles sont ouverts. Texier. 15).

3 : bol a e n q u a r t z . K e n y a .F i g . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 50 . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . I s e n y a . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . A c h e u l é e n .

rhomboïdale. 46 Brézillon. ou encore un étroit ciseau (fig. etc. Leroy. se fait. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. 1981. Le pic triédrique. 51 . par bouchardage. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement.Ainsi polyèdres. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. et perdure tout au long des temps préhistoriques. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. quadrangulaire. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. La base peut demeurer entièrement naturelle . comme les objets à section triangulaire.ou encore celle du sud-est asiatique. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. auquel il s'oppose dans sa conception. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. ou pic triédrique. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. Leroy-Prost. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. 1968. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. 18 : 1) . pour lesquels il existe en tant que tel. les deux s'effectuant à la pierre. notamment pour les objets de grandes dimensions. 17). se rangent des objets à la fois allongés et robustes. pic. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. voire deux surfaces (naturelles. Dauvois. Dans ce cas. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage..qui est traitée dans le paragraphe suivant . Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. n'est pas un objet très courant. De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. ou bien que les trois pans sont taillés. Nous en présentons deux. la fin du façonnage ou le polissage. selon qu'une. on Fa vu. dès l'Oldowayen. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. Il requiert une très grande maîtrise technique. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. qui relèvent de méthodes différentes. de façon différée mais "irrattrapable". dont la fonction n'est pas établie. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. D ' u n point de vue technique. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur.

Maroc (Dauvois. Acheuléen. 1976 : fig.Fig. 17). 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. Casablanca. .

Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. 53 .l'autre reste polie -. La préforme est prête pour le polissage. Madsen. 1987. dans des contextes très différents. des "lames" de haches. 47). • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. de la perduration de la taille de la pierre. témoignages "vivants". Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. Tixier. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . effectué à la main pour les petites haches. le polissage et le sciage. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. par percussion indirecte. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. Pétrequin. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). 18 : 2). Kelterborn. 1983. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. Pétrequin. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. protohistorique cette fois.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. et de son rôle socio-économique et symbolique. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . etc. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. le polissage. La régularisation des arêtes de la préforme. 1993. et deux exemples ethnographiques.). le bouchardage. fine denticulation de la partie active. 1981. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . la pression. le bouchardage. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. Madsen. 1984. ou par pression. qui doivent être parfaitement rectilignes. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. ou sur enclume). 50 47 48 49 50 Hansen. préparation des bords . 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. polissage puis pression. bouchardage puis polissage. Midant-Reynes. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies.

2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . D a n e m a r k . b a s a l t e . 1984 : fig. I n d o n é s i e . 1 9 9 3 : fig. 54 . silex. 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . 4 . 2 0 2 ) . c o r n a l i n e . A ) . 18 — P r é f o r m e s . 1 ( M a d s e n . Inde. 2 : p r é f o r m e d e h a c h e .F i g . Khambhat. 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . Irian J a y a .

ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). 1989. Dans les terrasses fossiles de la Narmada.. polie. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. • Sa partie active. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. juste avant celui consacré au débitage. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. et non des hachereaux. ébauche et préforme (fig. En effet. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. le biseau tranchant. dans le Gujarat (Inde). est obligatoirement brut de taille.. Rao. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). Ce tranchant. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). qui sera à section carrée. 52 Roux. polissage seul. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. perforée.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. sciage seul. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines.. on le sait. cylindrique. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. Pelegrin. Une fois finies. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. 19) tient à deux éléments essentiels. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig.. 1973. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. et enfin lustrée. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. etc. Celle-ci est ensuite abrasée. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . qui est toujours naturel. 18 : 3). pour obtenir la préforme. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). 32). soit d'un débitage suivi d'un façonnage. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. bouchardage seul . ovoïde.. taille minimale et polissage important. circulaire. On procède à la taille en deux étapes. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . l'obtention d'un tranchant terminal. 1943. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . 55 .

. Acheuléen. Kenya.56 Fig. Isenya. 19 — Hachereau en phonolite.

j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. outils très abondants dans certains Acheuléens. C'est un outil en apparence simple. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. 63 et suiv. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce.de la face d'éclatement. 1956. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . psychiquement. les hachereaux. Le hachereau en est un très bon exemple. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. de par son mode de fabrication. 53 Tixier. 71 et fig. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. 28) ou Tabelbala (p. 54 En règle générale. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. Pour les autres types de hachereaux. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. et un des plans de la face supérieure.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires.. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. 38 et p. 1989.et/ou une régularisation des bords. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. et non le façonnage. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. D ' u n point de vue morphologique. 57 . En dépit de cette description très précise. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. Kombewa (p.. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. le hachereau. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. 72). 54 Texier . se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale.). on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. ce qui impose immuablement un outil sur éclat.

.

. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. même intentionnelle.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage.de la (ou des) surface. du (ou des) plan de percussion et de pression. La reconnaissance d'un nucléus (fig.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . puis par une phase initiale du débitage. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. une phase optimale. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. 59 . Le nucléu s Quelles que soient la matière première. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. . préparée ou non.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . Dans le cas de cassure. 20) passe par la détermination : . un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés.

60 . F i g . ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. destinés à. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . peut aussi servir de nucléus. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). éclats de préparation. éclats-supports et enfin éclats-déchets. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. Enfin. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment.Les nucléus. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. choisi à cet effet. 9 et 10). tels que nous les observons. qu'ils soient de préparation. sont des déchets de débitage. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. il ne faut pas oublier qu'un éclat.

à l'exception d'entame. 2. si le débitage est assez avancé. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. Celles abordées sont parmi les plus répandues. Quoi qu'il en soit. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. L'absence de préparation. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. comme tout acte technique de taille de la pierre. 1. vers des formes globuleuses. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. Pour rendre compte de ces différences. de mise en forme du nucléus à débiter. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. C'est le débitage le plus simple imaginable. 61 . La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. pourrait-on dire (fig. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. dans ce cas. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. Les nucléus n'ont. 21). entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. souvent standardisés. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. et continue son débitage "au fil du nucléus". pas de plan de frappe préférentiel. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. ils tendent généralement. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. il n ' y a pas de formes stéréotypées. il peut être réalisé. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation.Les méthode s d e débitag e Le débitage. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. avec un peu d'entraînement. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. Toutefois. par toute personne sachant planter un clou. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique .

p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. Oldowayen. Nyabosusi. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é .1 F i g . 2 : nucleus à éclats. 62 . Ouganda. p e r c u s s i o n multidirectionnelle.

55 56 57 55 Bordes. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. par exemple. 56 Cauvin.1. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. Depuis une vingtaine d'années. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. la finalité d'un débitage aussi complexe. le talon en "chapeau de gendarme". d'une part. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe.2. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . E. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. 63 . et d'autre part. Cependant. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. 1971. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. en 1909. 1961. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. Si l'on ne peut. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. 1994. indépendamment de la surface de débitage. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. Face à ce constat. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. 57 Boëda. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. différentes stratégies de taille mises en œuvre. Cette définition était en fait réductrice. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. Ainsi.

1). 3b. 2a : débitage à éclat préférentiel. 1 : nucleus préparé. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. .Fig. 1994 : fig. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 2b.

par ailleurs. après J. E. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. Boëda. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. 58 Tixier. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. alors que le percuteur tendre est. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. sections hachurées). Deux méthodes principales ont été mises en évidence. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. propose de distinguer les termes suivants : concept. 22 : 1). En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. à pointe et à lames. technique et méthode . 59 Boëda. 65 .• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. 60 Boëda. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. On voit donc que. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. les éclats de préparation ont un rôle important. 1967 : 807 et 817. dès la mise en forme du nucléus. 1988 : 14. Tixier . 22. 1988. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois.

66 .Fig. 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .

24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète . 67 .Fig.

l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. 68 . 23 et fig. 26 : 2). 3. sont indiquées la préparation du plan de frappe. 1. fig. par exemple. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). 3b. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. Cette méthode existe. sous-presse. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. 4. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. 61 62 2. dans ce cas. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. 26 : 1) L'objectif. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 1968 : 315-323. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. 22 : 2a. ils tendent à être allongés. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. et la mise en forme finale de la surface de débitage. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. le plan de frappe est limité. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. 22 : 2b. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. les éclats ont une forme triangulaire. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. alors qu'en " b " . Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). plus rarement d'une préparation bipolaire. Attention. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. c'est l'opération de détachement de l'éclat. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. toujours par enlèvements centripètes. Si la direction des enlèvements tend à converger. 62 Meignen. Dans la méthode Levallois récurrente. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. 25). et particulièrement de sa délinéation. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. 4b et fig. Enfin en " c " . dans un même ensemble.

elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. Les différentes méthodes Levallois. C'est le principe de la "nervure-guide". résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. dont les applications durent 500000 ans. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. théoriquement. dont la préparation demande donc.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. Cette surface concave. F i g . 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". 69 . un minimum de deux enlèvements. 26 : 2). témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois.

d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . g r è s . A ï n C h e b l i . V a u c l u s e . silex. 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . M a r o c . silex. Israël ( M e i g n e n . L a C o m b e t t e .0 1 2 33 F i g . K e b a r a . 3 : éclat L e v a l l o i s .p r e s s e ) . 70 . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . s o u s . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel.

Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. une telle surface peut être obtenue. 1 9 3 8 . Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. Biberson . Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. Tixier .2. D a u v o i s 1 9 8 1 . où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . régulièrement convexe. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. . 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . y compris exactement opposées. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. mais pas obligatoirement. 1 9 6 7 . Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. 63 Fig. très étendu. peut se placer. elle a surtout été signalée en Afrique. on peut débiter un éclat circulaire. Balout . C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. 27).2. 6 3 O w e n . la préparation d'un plan de frappe.

Acheuléen. . Kenya.72 Fi g. Isenya. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa.

à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. 49 : 3). Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. malgré des restrictions formelles en ce sens. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. Il est regrettable que. afin d'obtenir des produits en série . fig. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. à volonté. 1956. les lamelles ou microlamelles. L'obtention. en bois animal ou végétal. Elles sont normalisées grâce à des nervures. d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement.les lames ou les lamelles . Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. 64 65 2. en métal. préconçu.3. 73 . 1985. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. 1978. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. 1961 et 1975. tout au moins de directions point trop irrégulières. variété d'éclats "parasites". 1963. pression). sinon parallèles. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. 1984. ils n'ont pas de talon.sur un même n u c l é u s (fig. les lames et les produits de petites dimensions. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. Economie du débitage laminaire. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. percussion indirecte.à l'instar de méthode Levallois .Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. Il y a "méthode Kombewa" . dans ce cas. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. Bordes. mais. donc de production d'éclats Kombewa. Des conventions peuvent alors être fixées. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. Geneste. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. au percuteur minéral. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . 9 et 10). elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. voire en nucléus. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . 28). Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . Alimen. en dehors du potentiel de la matière première disponible. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. Tixier.

permettant chaque fois le déroulement du débitage. et cela guide le débitage. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. 61 : 2). La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. . Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. voire pour chaque lame. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. On peut préformer un nucléus grâce à une. et un parallélisme relatif des nervures. Ces règles tendent à : . Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . 1968. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . Une remise en forme. souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. plus ou moins courbe. par enlèvements presque toujours bifaciaux. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. appelée crête. cortical. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. 68 Crabtree . comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. 61 : 3b et 4b). La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. 61 : 5). il n'y a pas nécessité de préparation. de faire cette crête plus ou moins longue. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. 3 lames). Si. deux ou même trois crêtes. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. plus ou moins soignée selon les besoins. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. Une fois ôtée. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. Néanmoins. en cours de débitage. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. il est possible de resculpter. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. 74 . les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. au cours du débitage. 61 : 1 et 2). Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. 61 : 6b). Il est loisible. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. de remettre en forme le nucléus. Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. lisse ou préparé. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête".

1991a. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. et un bulbe diffus. voire éperons. selon le produit recherché. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. on crée alors deux plans de frappe opposés. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. Madsen. en temps voulu. très souvent des négatifs de réfléchissements.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. 69 Crabtree. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . point d'impact. vers 100000 ans. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. dans l'Azilien européen par exemple. enchaîné. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. très vite. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. 1983. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. à l'instar des éclats. Cette technique existe ensuite. 75 . on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. en effet.pour retoucher un grattoir par exemple -. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. Cela impose. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. qui domine au Paléolithique supérieur donne. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. et des courbures longitudinales (carénage). On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. soit indifférente. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. afin que les terminaisons distales se chevauchent. par des enlèvements de rectification. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. On ne peut. surtout si de grandes dimensions sont désirées. Pelegrin. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. des talons réduits. 32). continuer le débitage). 1972. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée .

C o r b i a c . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . 2 : n u c l e u s à l a m e . A i l l a s . silex du B e r g e r a c o i s . A u r i g n a c i e n . 76 .F i g . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage.V i g n o b l e 2. 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . D o r d o g n e . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . P é r i g o r d i e n supérieur.

sur de grandes séries. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. 79 : 8). 30 : 3a et 5). 1984 : 57-70. orthogonales (fig. 29 : 1). 1992. 77 . 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. En outre ce débitage. a été identifié relativement récemment . 71 Inizan. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. La chauffe. 72 Inizan. Tixier. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. les produits laminaires tendent à s'arquer. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. les directions de percussion sont. elles. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. cf.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. 30 : 2). Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. Selon ce schéma. inventé par des chasseurs-cueilleurs. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. tout au moins sur silex et calcédoine. 29 : 3). 1991. 29 : 2). • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. il y a environ 25 000 a n s . Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. dans une aire sibéro-sino-mongole. intervient elle aussi dans le débitage par pression. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. L'immobilisation du nucléus (fig. lisse ou préparé. Plumet. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. qui ne concerne que les lames et les lamelles. Lechevallier. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . Dans ce dernier cas. reconnue comme facilitant la retouche par pression. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. 70 71 72 70 Pour l'historique. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. sur nucléus (fig.

2. 3 : J. 78 . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . C r a b t r e e . 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . E . 4 : D . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e .4 F i g .E. C l a r k ) . 5 : J. (1. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . Pelegri n . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s .

79 .Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. comme l'obsidienne. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. 1983. . simultanés. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. pour être ainsi appelé. 63). ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. le plan de pression est très souvent égrisé. Les plans de pression peuvent être corticaux. pour éviter tout glissement lors du débitage. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. à chaque lame obtenue. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. les accidents par outrepassage sont fréquents. Cependant. 1976a). Il n'est donc pas concevable. . qui tendent à être rectilignes. outil composite à presser. Dans tous les cas. Plus que toute autre technique de débitage. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. 63).la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. De plus.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. Sur les lames et lamelles de plein débitage . partiellement ou totalement. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter.soit pratiquement cylindriques. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus.le parallélisme des bords et des nervures. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). Tixier. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. le maximum de standardisation. 73 Inizan. . donc un débitage idéal : celui qui. un nucléus débité par pression doit. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. 3 1 : 2 ) . Dans le cas des roches vitreuses. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. Les nucléus pyramidaux sont alors : . par le dosage de la force qui peut être appliquée. conserver une partie incontestablement "cannelée". La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). soit à deux surfaces successives. 31 : 1). 31 : 3 et 4). 74 J. lisses ou préparés. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. pas logique. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. la pression permet le maximum de précision. 31).

simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). S'il y a une conception unique de ce débitage.1 3 4 F i g . différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées.le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 3 : n u c l e u s plat. 80 . 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . 32 : 1). sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . . souvent asymétrique (fig. notamment au Japon. En effet. • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. 1980 . il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. 75 Akazawa et al. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes.

même en l'absence de remontages. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. 81 . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . 32 : 5). 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . c'est une crête d'entame de débitage. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 32 : 2). d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. 32 : 3 et 4).( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage.2a ^ 1 f 3 Til ^ . 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée.

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étendue.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. 83 . inclinaison. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. Ils sont au nombre de sept : delineation. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. morphologie.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. localisation. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. d'achever ou d'affûter des outils. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. "Retouche" . Il en est de même des "enlèvements spontanés".ou retouches . position et répartition. que celui-ci soit naturel ou débité. La retouche modifie un support. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches.

Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. 1875. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. est facilement reconnaissable (fig. sont nécessaires à une description fidèle.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. 41). Néanmoins. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. de définir les outils. certaines techniques de retouche . avec leurs combinaisons possibles (voir p. 84 . Elle ne se prétend pas exhaustive. 76 1. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. qu'elles ont une place à part. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. dans la technologie de la pierre. 7. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. au bord réfléchi.. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. Elle permet. par combinaisons. fig. 78). Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. elles en marquent parfois le stade ultime. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. 34 : 5 et 6). elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. 89). privilégiée. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. de forme générale en "éventail". Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. Ces sept caractères. 52). il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil.au sens très large .sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. comme les lames à crête (fig. en 76 Chierici.. Tout préhistorien doit donc. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs.

) on pose un éclat. Cette technique du "coup du microburin". d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . 8. d ' u n t r a p è z e . 1976 : F i g . d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . t r a p è z e . planchette de bois. 85 . g r â c e à cette t e c h n i q u e . bloc de pierre. m i c r o b u r i n d o u b l e . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal.point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . 2. m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert.t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . triangle. 1955. 16). 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. 9). présence de ces formes. une lame ou une lamelle brute. 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . etc. O b t e n t i o n . 3).

33 : 1 à 3). Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. sous l'action du percuteur. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. visible sur sa face inférieure. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . Elle est souvent torse. un arrondi. 33 : 6). Quand le "coup du microburin" est réussi. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. exerce. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé.voire d'une coche peu profonde . on attaque presque perpendiculairement. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. En effet. particulièrement sensible dans sa partie centrale. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. fait parfois levier et. 2. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. 33 : 4b). Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. une portion de coche à retouches directes et. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. par petits coups répétés. 86 . On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. visible sur sa face supérieure. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. choisi relativement plat. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. le microburin est dénommé proximal. le microburin.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. etc. on enlève. ondes de percussion rarement bien marquées. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. ou en os. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. 33 : 5). C'est sur elle que se fonde toute diagnose. Avec un petit percuteur. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. parfois très effacé. La fracture. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. qui est le but de l'opération. inclinaison inverse de la facette de fracture. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. à hauteur de l'arête de l'enclume. Un microburin présente. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. 33 : 4a). Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig.

tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. La notion : burin=outil. là encore.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. Les déchets caractéristiques des burins . donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. ou les deux de façon alterne. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. 87 . de ravivage ou non. Gaussen. sauf peut-être dans le cas de réfection complète .peuvent être retouchés et devenir alors outil . 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. 1972.fig. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte.chutes et recoupes . perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. ou encore par pression. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. 78 Gaussen. une chute ou une recoupe est. 79 Zuate y Zuber. chutes=déchets est désormais périmée. entre autres. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. 34 : 2). par exemple. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. créant un tranchant vif de taille. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. 55 : 5) . Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. 79 4. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat.chutes et recoupes . Reste le principe. Les déchets caractéristiques des burins . L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". Cette technique peut. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. 78 3. qu'il s'agisse. 1965. Il s'agit. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. sur l'une ou l'autre face. d'un ravivage. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. "de Noailles". certains burins très particuliers ("busqués". le burin est alors considéré comme un nucléus. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig.quoique systématiquement décomptés. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. 34 : 1). ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. dans certains cas. 34 : 7). sont rarement intégrés dans une étude technologique. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . 56 et 58). en F r a n c e ) . intéressant un bord. à silhouette de hache triangulaire allongée. 34 : 4). un excellent support pour une mèche de foret. Cette technique.

4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 1). C o r b i a c . D o r d o g n e . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . 1 : c o u p du t r a n c h e t . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . silex du B e r g e r a c o i s . 88 .V i g n o b l e 2. 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 1961 : fig. 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . A u r i g n a c i e n .F i g .

65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. spécifiques du continent américain. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). par un coup porté en son milieu. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. avec déchets caractéristiques.5. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". une lame d'obsidienne. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. presque toujours sur la face supérieure. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage.

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un objet lithique. la lecture technologique met en jeu la matière première. plus que tout autre. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. qu'il soit outil ou reste de taille. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. dans une perspective d'étude technologique. En outre.. arme. éléments d'outils. il est indispensable de discerner le naturel. dans certains gisements. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. y compris celles postérieures à son dépôt. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. 91 . un outil à patine multiple a une biographie attachante. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. en l'occurence chaque objet lithique. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel.). incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports.. En effet. La reprise systématique. l'accidentel. l'intentionnel. La connaissance approfondie du document de base.

Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. En effet. etc. géométrique (trapèze). plaquette. 5). éclat. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. jeux de lumière sur les facettes.. couleur. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. morphologique (limande). Fait en apparence paradoxal. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. contenant en elle-même une hypothèse. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. relief. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. selon leur succession dans le temps. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". perçues en une fraction de seconde : silhouette. selon ses formes. du biface à la pointe de flèche. des "lancettes" (fig. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . se fait d'elle-même par déduction. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. etc. réalisées ou ratées. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. elle deviendra "histoire de l'outil". Cela se fait. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. quasi simultanées. Si cette dernière n'existe plus. coup de burin. on cherche à identifier son support (galet. parfois syncrétique. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . Puis vient la reconnaissance de la retouche. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. Dès l'observation des états de surface de l'objet.) Outre les actions naturelles. puis toucher. en dernier ressort.Le terme "objet". A une perception première. etc. cassures. Cette recomposition chronologique.). avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. si on ne l'a pas lu en son entier. ou souvent en même temps. amènent une reconnaissance globale. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. après le détachement. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. volontairement choisi. seuls stigmates toujours totalement fiables. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). bloc. au détachement (au débitage). désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. nucléus. utilisée par l'homme. son abondance.et identification d'ensemble immédiates. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. perception du volume qu'est l'objet. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. pour les cas complexes. éclat. coches. des événements postérieurs au débitage du support. en débrouillant les séries de retouches.

etc. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. métamorphique. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. entre autres. . "raclettes". les pièces. 1.éolienne. évoquant le charriage fluviatile. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. elle. la reconnaissance technologique de la pièce. c'est affaire de convention. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille.par néocortex. 2. Mais l'observation. . "perçoirs". Pour une étude technologique. une surface naturelle. .pied de falaise. même dans une zone d'habitat.site enterré. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . d'autres émoussées.1. puis roulé. parfois préhistoriques. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. dont les pièges les plus fréquents sont. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". 93 .par patine. Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. fluviatile-. Pour tout matériel étudié. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. Par sa présence ou son absence sur les éclats. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu.site de surface. le piétinement est loin d'être négligeable. par exemple un transport fluviatile. N'oublions pas que. Si cela s'avère nécessaire. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. glaciaire). 2.origine des éléments (volcanique. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première.par cortex. . enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. striées. . en gardant bien en mémoire que nous entendons : .). ne peut être un choix. puis ramassé hors de son point d'abandon.épaisseur et lithologie de la couche elle-même . Ce nucléus porte plusieurs informations. . dépôt de pente. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". . "grattoirs".pendage. il a été nucléus " a c t i f . sédimentaire . Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . etc.

94 . 35). • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. cuir. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. 24).2.actuellement . Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. 59). s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. due à des interactions physiques et chimiques. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. 2. bitume. comme pour les outils à double patine. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. comme les lustres et les polis d'usage. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. Les agents sont si nombreux. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. même dans une seule couche. 2. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. 2. colorant. si divers.• La patine. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. soit profondément.3. et leur étude est si complexe. comme dans le cas de certains emmanchements. gomme. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. puis ramassées. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. ou encore des fractures franches. consiste en des modifications très diverses de la surface. soit uniquement en surface (voile). parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. 51). y compris dans un même site. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. les variations de température qui. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle.4.

Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. P r i n c e l l e ) . Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. r o c h e siliceuse. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. de ces altérations et ajouts. F i g . L'importance et la complexité des états de surface. 95 . particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts".

. bords droit et gauche. intentionnelles.) . face supérieure.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. prédéterminée par la métode Levallois. des caractéristiques techniques. Observatio n de s état s d e surfac e 3. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . de pression.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus.3.type (plaquette. etc. 3. qu'i l soi t outi l o u no n 96 .2. crête. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3.d'après la partie proximale : types de talon. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . etc. .1.d'après la partie proximale : modes de percussion. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. etc. Technique s spéciale s d e taill e 3.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. etc.). galet. etc.orientation (selon un axe morphologique. sur burin.d'après les cassures : accidentelles. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. etc. . 3. la méthode Kombewa.reconnaissance des morphologies techniques. .3 . talon.4.5. etc. etc. Définitio n d e l'objet . • indiquant une préparation . abrasion de la corniche. .6. accidentelles au débitage.) Support débité .d'après la face supérieure : non prédéterminée. etc.

36 et 4 0 ) . 1972. désormais pratiqués presque systématiquement. 1988.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Brézillon.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. 1978. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. Avec les fouilles de Pincevent . il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation .quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. les remontages ont permis à J. 1987. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . Pigeot.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. A Bordj Mellala (Algérie). en première lecture. 97 . la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . 1982. 1976b. Tixier et al. ou simplement à titre anecdotique (fig. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. Leroi-Gourhan. 1987.plus que des remontages . qui. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Cahen et al. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. fondée sur cette méthode. Cahen. En l'absence de sols conservés. sont indispensables au décryptage des sites. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. surtout de plein a i r . Cahen.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . atelier de taille etc. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . Un pas a donc été franchi qui mène.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. Van Noten et al. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . En relevant les objets sur plan. Audouze. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. Les remontages. 1. Olive. 1980. campement saisonnier ou permanent. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. notamment. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. à travers les intentions retrouvées. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . 1980.

Moustérien. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. . 1994). Vaucluse (Brugal et al.Fig. Bérigoule. 36 — Remontage. silex.

geste. percuteur. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. dont nous présentons les principaux buts. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. quelle est.les transformations.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. phase de début du débitage. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. dans la conception de l'économie de la matière première. le fait est irréversible. . En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. . Inizan. proviennent en réalité du même bloc. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. soit par le grain. Roche.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. sur un autre support ou sur un nucléus . 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible.). il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. 2 . imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. 1980. il y a quelques a n n é e s . même pour Homo sapiens fossilis. mise en forme. etc. En fait. plein débitage. soit par la patine. Il semblait. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. ravivages. il est important de les tester ou de les faire tester. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. entre fragments du même support. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. 99 . réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. à première vue très différentes soit par la couleur. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. maintien du nucléus ou du support..

1980. 1991a. devant des ensembles apparemment "mal venus". ni celles. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. Crabtree.est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . avant de juger l'adresse. par percussion indirecte et par pression . ne peut le prévoir. 2) : . l'intérêt est relatif. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. Volkof. En revanche. un tailleur. Or au seul vu de ces matières premières. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. en obsidienne des tombes aztèques. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. 1966. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. L'apprentissage est très long.à l'étude d'un ensemble lithique. Pour une roche donnée (fig. particulièrement dans le cas des innovations. Pelegrin. p. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. même averti.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. . Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. 71). Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. plusieurs années pour devenir un expert. 32). beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . Guiria.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. 1991.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? .nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. il faut. comme dans de nombreuses disciplines. les uns au-dessus des autres. 100 . il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. et beaucoup reste encore à vérifier : . . 32). Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. choisis selon des objectifs définis. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. Enfin. Loin d'être une copie. etc.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". nouveaux symboles. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques.) et sa place dans la chaîne opératoire. 105 . représentations schématiques. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. déchet. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. etc. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. La représentation graphique des industries préhistoriques. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents.

104 2. offre une gamme étendue de moyens. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. Cependant. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. un choix doit donc être effectué . Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. Pour les pièces bifaciales.Décider 1. judicieusement choisies. mine grasse. encre. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. Des sections. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur.. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales.. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. 1987. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. 106 . aquarelle. polyèdres et sphéroïdes. 104 Prodhomme. ce handicap peut devenir un atout. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. 105 Coineau. Sur chacune des vues. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. 54). • Le façonnage (fig. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. 105 Dessiner 1. etc. 1978. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig.).

Isenya. Kenya. . tuf consolidé. 37 — Biface acheuléen.107 Fig.

4 : éclat en p h o n o l i t e . K e n y a . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. 1 : éclat e n t r a c h y t e . P r é .F i g . A c h e u l é e n . M o u s t é r i e n . L o k a l e l e i . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . C a p s i e n . I s e n y a . V a u c l u s e . W e s t T u r k a n a . K e n y a . Le R e l i l a i . 108 . A l g é r i e . 2 : l a m e l l e en silex. B é r i g o u l e .o l d o w a y e n .

34 : 5). : retouche Quina. en choisissant une vue générale. A l g é r i e (Tixier. Le volume du remontage est rendu globalement. 2). • Les remontages (fig. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. .• Le débitage (fig. 131). . Il est donc préférable de limiter leur nombre. A ï n D o k k a r a . Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. Le dessin du talon est absolument indispensable. 109 . 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . fig. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. montrant le maximum d'informations. A partir de cette représentation. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. F i g . car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. et non par le dessin de chaque pièce remontée.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. 38). C a p s i e n . Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. 1 9 7 6 a : fig. soit : . Les esquilles bulbaires. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. A partir de cette vue. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. 2.

1991 : fig. 7). . 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Abu Noshra II. silex. Ahmarien. sans le nucleus.110 Fig. Egypte (Phillips.

Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. l'orientation est purement aléatoire (fig. 21). Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. Les nucleus à lames. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. sur la face inférieure. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. . 16 :1 et 2). la partie proximale vers le bas. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. 41 : 2. 57 : 9). 41). même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. dans le sens de son plus grand allongement (fig. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. etc. 41 : 1). trièdres. . le nucleus est orienté morphologiquement. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. 12 et 13). 3. perçoirs. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. pointe du perçoir.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. : pointe Levallois). 41 : 5).norma frontalis pour la vue antérieure . des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé.1.2. etc. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. Descriptio n d e l'obje t 3. Les vues sont désignées comme suit : . burins. sur éclat de gel (fig. quel qu'il soit. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. sur petit bloc. 41 : 1). sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. la face supérieure vers soi.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. repose sur l'orientation (fig.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. 50). . 111 . 29 : 2). préformes. S'il est difficile à déterminer. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. Cinq cas peuvent se présenter. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. polyèdres. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. dent du burin. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. sur galet (fig. etc. 41 : 3). Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. Pour établir un langage graphique commun. • Les outils de type grattoirs. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. etc).norma occipitalis pour la vue postérieure.

112 . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé.5 F i g . a p p e l é alors racloir déjeté. différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e .

Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. On imagine l'objet dans l'espace. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. Elle permet de montrer l'épaisseur. Pour obtenir chaque vue. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. 42). • Vue B : vue de l'objet par la droite. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. face A. On la nomme vue de face. A de rares exceptions. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. Elle est rabattue à gauche. 113 . • Vue A : c'est la vue principale. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. courbe ou torse. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. F i g . 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. et vue de la face supérieure pour les produits débités.

Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. F i g . Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . des fronts de grattoirs. C. apposé entre chaque vue. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. On la nomme vue en bout. face B. Pour plus de lisibilité et de cohésion. on utilise un tiret gras court horizontal (-). Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. Cette vue a le même rôle que la vue B. et vue de la face inférieure pour les produits débités. pour les nucléus Levallois.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. Pour cela. 43 : 1). Conventionnellement. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. Elle est rabattue à droite. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. . B. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . D sont identiques . On la nomme également vue en bout. . 2 : à l ' a m é r i c a i n e .les contours des vues E et F sont identiques. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. 114 . 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales.les contours des vues A et D sont identiques . Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. .les contours des vues B et C sont identiques . certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. dans la zone médiane. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. par exemple. etc. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche.les longueurs des vues A. • Vue D : c'est la face opposée à la face A. des plans de percussion ou de pression. On la nomme vue de dos. Pour le dessin de l'épure. 1 : à la française. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig.

Cependant. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. a b c F i g . Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. La section est translatée et rabattue à droite. La plupart du temps. a : profil. 44). Pour les autres pièces. axe horizontal de la ligne d'horizon). Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. pour des commodités de publication. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. Une coupe représente les sécant. on peut utiliser le conformateur.2.3. Plus difficiles à dessiner. b : c o u p e . Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. Cependant. 1970. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. 106 Laurent. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. 115 . c : section. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire .

116 . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. 1 : c r o q u i s . c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s .Fig. 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 2 : d e s s i n au c r a y o n .

Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. 4. sans Le dessin des contours (fig.2. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. compromettant la suite du dessin. on relie alors les points entre eux. Le dessin des nervures (fig. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. la mise en place des ombres. Il est réalisé au jugé. La projection n'est jamais orthogonale. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. 117 . Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. Pour les pièces de grande dimension.le dessin au crayon. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. de profil ou en bout. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. . 45) : . etc. visibles à la surface de l'objet. On commence par dessiner les principales nervures. on la signale par un petit trait de rappel. 45 : 1). pour plus de précision. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. des plus grandes au plus petites. A l'aide de flèches. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. à main libre et respecte autant que possible les proportions. 45 : 2) : le dessin des contours. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. le dessin des nervures. . La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi.1. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce.le croquis. limite de surface corticale.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres.4.le dessin à l'encre. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. 4.

4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . 118 . 2 : d e s s i n du contour. Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier.12 F i g . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point.

leur épaisseur et leur fréquence : 119 . Plus on est éloigné du point d'impact. parties directement touchées par la lumière. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. Pour cela. la matière et la taille. 45 : 3). parties encore éclairées directement. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. parties que la lumière n'atteint pas directement. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. Plus on est près du point d'impact. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. de gauche à droite. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. Inspirés par les techniques de gravure. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. en hachures légères ou aplat de gris. mais jamais rectilignes.les valeurs de lumière.les valeurs d'ombre. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. plus les hachures sont courbes.les valeurs de pénombre.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. les hachures ont une double fonction.3. . ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest.les valeurs de reflets. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. il faut rechercher la séparatrice. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. parties dans l'ombre. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . de haut en bas. la lumière s'y reflète et y rayonne. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. Pour la technologie lithique. Dans le tracé des ombres. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. pour créer un impression de relief. . On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. 47). la longueur des hachures. mais avec moins d'intensité. . mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. On les nomme ainsi hachures valorisantes. Sur un même dessin. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. Les hachures sont parallèles entre elles. 4. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Si la surface est lisse. Conventionnellement.

3 9 . 120 . P e c h de la B o i s s i e r e . silex. 7 ) . S o l u t r é e n . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. (Smith.F i g . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e .

le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. Variétés minérales . Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. les hachures sont très fréquentes.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 48 : 9 ) . en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. .dans les zones de reflets. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. 48 : 2) . 48). 107 Dauvois. qui peuvent être combinées. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. 1976: 52. .2.le grès .le silex : hachures pleines-déliées (fig. 48 : 10). engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture.dans les zones de lumière. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. 48 : 3 et 8). . très grasses et longues. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. réalisées à la lame de rasoir (fig. 101 Les roches d'origine sédimentaire . épaisses et de longueur moyenne. 40 et 47). 48 : 4). On garde donc le principe de la hachure valorisante. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . . Les roches métamorphiques . Les roches éruptives .1. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. 48 : 6) . 49) pour lesquelles on propose différents traitements. . 121 . Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex".dans les zones d'ombre. 48 : 1). . 48 : 7). Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig.les rhyolites. Cependant.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. 5. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. "il est bien entendu que. 5.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. les hachures sont fréquentes..dans les zones de pénombre. 48 : 5) . Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. les hachures sont peu fréquentes. . Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. Conventionnellement. 7 : 3 et 4). .

2 : j a s p e . 10 : calcaire. 4 : g r è s . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 5 : r h y o l i t e . 7 : o b s i d i e n n e . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 1 : silex. 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n .F i g . 6 : b a s a l t e . 9 : q u a r t z . 122 .

éclat p é d o n c u l e . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . 123 . biface. K e n y a . n u c l e u s . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . Ile de P â q u e s . trait à la p l u m e . 1 1 1 1 . Y e m e n . t r a m e et trait à la p l u m e . 3 : o b s i d i e n n e .3 i 1 . 1 : quartzite. I s e n y a . M a t a ' a . 4 : p h o n o l i t e . K e n y a . biface. 2 : q u a r t z . t r a m e et trait à la p l u m e . I s e n y a .

Fig. 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. . silex.124 1994). La Combette. Vaucluse (Brugal et al.

les géodes. le deuxième uniquement les zones altérées.Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. Les fossiles. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. F i g . Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. Iraq ( A n d e r s o n . des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. Le premier dessin montre leur aspect originel. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. Pour les pièces à multiples patines. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. 1 : 7 ) . K u t a n . 3). Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés.3. silex. 50). ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. 1 9 9 4 : fig. 125 . 5. I n i z a n .

Elle se confond avec l'axe de débitage. En effet. C'est. mais pas toujours suffisant. 11 n'indique ni le sens. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. 57 : 9). La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. bitume. ni la direction du débitage. par exemple. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon.5. Lorsque la pièce présente un double bulbe. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. tracéologues mais aussi photographes. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. . Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". etc. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. 52). Lorsque le talon est absent. ou tramés (fig. Sens et direction du débitage. 51). Ils sont dessinés de manière figurative. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. Le point marque la présence du talon. Le double point indique la présence du talon. Il est nécessaire. La flèche indique le sens du débitage. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. le symbole est purement un indicatif de présence. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. Sens et direction du débitage et présence du talon. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. Si le point signifie la présence du talon. 6.) étant relativement récentes. non retouchée. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. le symbole est inutilisable. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs.4. Dans certains cas. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives.

retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 .

128 .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g . 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s .

hachure. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. 129 . conventionnellement. Le coup de burin (fig. Parfois. 4. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. au trait. 5). La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. tiretés) la totalité de la surface des dessins. qu'elle soit intentionnelle ou non. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. face supérieure et face inférieure. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. Lorsque le contre-bulbe est présent. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. d'une surface par frottement. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. 34 : 7). le microburin. 7 : 3 . Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. • Le lustre (fig. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. elles sont laissées en blanc sur le dessin. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. Sauf exception. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. de son complément manquant. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. la flèche s'orne d'un point. Cependant.• Les cassures (fig. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin.

) dans la légende. d'un coup de crayon circulaire. 1. Face à des contraintes de composition. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. c'est souvent la vue principale. En effet. les vues de face. S'il n ' y a pas d'échelle. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. etc. Ce procédé est à proscrire. 2. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. 130 . de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. 2/3 GN. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. d'un tiers. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. est-ce possible technologiquement? Si oui. 4. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. S'il y a plusieurs vues. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. puis comparer avec le relief de la vue principale. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6.

La direction. généralement en une seule vue. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. 53). C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. p h o n o l i t e . le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. Dans tous les cas. avec un minimum de moyens graphiques. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. ni convexités. éclat. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. nervures et flèches numérotées. I s e n y a ( K e n y a ) . relief. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. ni relief. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". 2. etc. Dauvois (1976). 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. souvent la vue de face en perspective. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet.Schématiser 1. et ne comporte ni hachures. 2 : schéma 131 . Il est réalisé grandeur nature. Les enlèvements sont traités en plan. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. F i g . • Schéma figuratif (fig. Il peut être réalisé de deux manières différentes. symboles. • Schéma abstrait (fig. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. Il permet. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. A c h e u l é e n . On ne dessine ni concavités.

132 .F i g . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l .

Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. 70 : 1 à 3). Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. il y a transformation du type d ' o u t i l . 7 : 2 à 4). AFFÛTAGE. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. 77). 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. les burins par exemple (fig. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . 1972. du façonnage ou de la retouche. non intentionnel. 55 : 3. 133 . nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. si une méthode différente a été employée. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. nacell e (fig. ACCIDENT D E TAILLE . 7 : 5). un bord cortical . 110 AILE D'OISEA U (EN ). les raccords et les remontages apporteront les preuves. Phénomène imprévu. Action d'aiguiser un outil. acciden t Sire t (fig. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . résultat de ce phénomène. survenant au Nous entendons par ajout. etc. Exemples : lame outrepassé e (fig. 109 ABRASION. Cette abrasion. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 109 Tixier. 108 cours du débitage. intentionnellement ou non. 66 : 1). languett e (fig. etc. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. régulière. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". Un bord est dit abattu quand la retouche continue. ABRUPT(E). 7 : 5 et fig. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. des AJOUT. 79 : 6). 4 et 5). Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique.

Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. Ce terme. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . etc. ARRACHEMENT. Terme de positio n (fig. ANGLE D'ÉCLATEMENT . ocre. 1 : burin à un seul p a n .) ou végétaux (bois. gomme. 5) et mesures que l'on en prend. ATYPIQUE.. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. corticale. ALTERNE. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . 51). Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. très controversé. d'une crête. ARÊTE.. etc. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. 74 : 3)..F i g . 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion.) renseigneront sur les techniques de débitage. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. p a s d ' a f f û t a g e visible. etc. 111 Bordes.. de l'autre face pour l'autre b o r d . et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. ANGLE D E CHASSE . Terme de positio n (fig. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . minéraux (bitume (fig. glacis de lancettes (voir lancette) . 111 émoussée. ALTERNANT(E). Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . 7 4 : 4). 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. On parlera de l'arête d'un biface. Comme pour l'expression précédente. d'une lèvre. L'acuité de cet angle. 1961 : 29. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point.). 5) et les mesures que l'on en prend.

etc. 30 : 2). 114 Dauvois.quelqu'ait été leur support -. Dauvois. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. inachevé. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 1961 : 6 . 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . Outil servant à débiter des lames par pression (fig. 113 Bordes. Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. des galets taillés. B BASE. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. la base est alors distale (fig. et non le mot talon. 1976 : 24.ne Test pas !). irrégulier. 5. grossier. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. V\ F i g . dans le sens de son plus grand allongement . 1976: 24. 113 AXE MORPHOLOGIQUE . 41 : 4). Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. etc. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . 135 . 41 : 2). 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu... d'un galet taillé. 115 Crabtree. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. Voir ravivage . 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . 41 : 1). On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. AVIVAGE. d'un outil sur plaquette. 1968. 67 : 5). et sa détermination conditionnera certaines mensurations. d'une pièce bifaciale. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . racloirs convergents déjetés (fig. 73 : 1 et 3). que l'objet soit dessiné ou non. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. C'est aussi ce terme. 115 BÉQUILLE. AXE D E DÉBITAGE .

être situées dans la même partie de l'objet. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre .5). 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . . Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. La boucharde. On l'emploiera pour un galet taillé. BIFACIAL(E). d'une chute d e buri n (fig. en tout cas.Terme de position .mais ce n'est pas toujours aisé . "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . . Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. BRISURE. BORD TAILLÉ . 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. 120 Bourlon. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. 1911. fracture. Elle ne présume ni de la destination. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. 136 . pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. Voir abattu . par une seule percussion (ou pression). dos . Il peut être double. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . 86). BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). BORD ABATTU . lamelle) non modifié par une retouche. q u ' à des outils sur support naturel. 74 : 5). Voir ces mots. 118 Dictionnaire Petit Robert. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . voire triple. . Ligne qui délimite le contour d'un objet.etc. il est parfois précédé d'un cône . les deux faces d'un objet. BRUT(E). Sur une surface lisse. dans le seul cas des fractures hertziennes. son action est inversée et provoque des petites aspérités. Un pa n (fig. 1980. et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. ni de la fonction. Pour les objets bifaciaux. BULBE. d'un Synonyme de cassure . 119 Breuil. édition 1989. 1987 : 79. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. partant du même bord (fig. récentes de la préhistoire. Dans le cas d'un produit de débitage (fig.à préparer une surface en vue polissage . On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p.rendre rugueuse une surface. retouchés ou non (bords d'une lame. La den t d'un 119 120 116 Roche. une lame ou une lamelle. 60) sur un éclat. BORD. est un instrument moderne. que nous lui préférons. lame. Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. 5). d'un bloc. BRUT(E) D E TAILLE . 16 : 2 et 3 ) . fig.avec des percuteurs. 1909. Par analogie. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . 117 Bessac. on emploie le mot arête . d'une plaquette. Voir taillé . ayant été ou non préparé pour la recevoir. pour les arêtes d'un biface. d'un éclat). par définition. Les deux séries d'enlèvements doivent. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. les bords ne comprennent pas le talon. etc.

etc. u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). u n e surface r e t o u c h é e (4). 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 1 : sur t r o n c a t u r e .12 3 4 5 6 7 10 F i g . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . Burins triples. Burins quadruples. 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n e c o c h e (10). u n p i q u a n t trièdre (7). F i g . L e s 5. 3 : d i è d r e s d ' a x e . 11 : sur t r o n c a t u r e s . 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. u n p a n (6). 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). u n t a l o n (9). 137 . 4 : sur c o c h e s . Burins doubles.

coch e clactonienne. 138 .surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. C A S S U R E . Cahen (1984). le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. CHASSE-LAME. 61 : 5 ) .burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. etc. Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. Toutes les classifications sont possibles. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. 2 9 : 1) et (fig. Tixier). autre(s) pan(s) de burin. Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. 1963 : 43. (fig. etc. à son axe de débitage. F i g . ne présumant pas des causes de la rupture. coche . L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. Terme général. . surface brut e d e débitage .surfaces obtenues par retouch e : troncature. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. 1 : 7 et fig. CHAPEAU D E GENDARME . à la multiplicité. . selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. 24). 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. cassure. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . bor d retouché . les positions par rapport à l'axe morphologique du support. ciseau). 1 2 2 121 Tixier. piquant-trièdre . 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . 59). Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). "dos " (bor d abattu).surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . . 58). qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. 31).. Dans ce dernier cas. Terme emprunté à l'architecture de marine. Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). 57) : . fracture) . Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. 122 Terme proposé par D. 79 : 5). surtout pour la pression (fig. etc.

4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 139 . 6 : c h u t e réfléchie. 2. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 7 : c h u t e torse. 1 : c h u t e p r e m i è r e .7 Fig. 8. 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin.

Brute de taille. 1968 : 195. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. non intentionnel. qui sera alors dite "préparée". C I S E A U . obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. En 1954 E. 60 : 8. Quand le bord du support aura été préparé. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. 60). 2. la civilisation ou le lieu (fig.-G. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. 127 Turq. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. lors de leur détachement (fig. Synonyme de bulbe . note 2 et fig. 126 1. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 2. généralement concave. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. Voir réfléchi (fig. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute.ou départ de retouche . 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). proposé par E. parfois en "V". G o b e r t . 123 Gobert. 60 : 6). ainsi de suite. Peu usité. 9). L'expression "chute de burin". 140 . CONCHOÏDE. 61 : 6 ) . de faire "filer" plus loin l'enlèvement.de la face inférieure (fig. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . à petit rayon de courbure. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. sur le même bord. 60 : 2. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . 127 CLACTONIEN(NE). d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. en régularisant le bord. Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . Terme de délinéation d'un bord. postérieurement au premier coup de burin. 126 Brézillon. 60 : 7). L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". 124 Gobert. 60 : 4. donc aux fragments qui ont été détachés.C H U T E D E B U R I N . a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. 5). CINTRAGE. 1988. quelque soit le support. Cette méthode permet. 125 Cahen. ou simplement "chute". 1984. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. 1954 : 447. COCHE (O U ENCOCHE) . sa section sera trapézoïdale. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. 3). Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur.-G. faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. indiquant une entaille nette. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. 34 : 4). Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. 1954 : 447.

6b). Partie saillante qui couronne un nucléus.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. une arête .C Ô N E . pourquoi pas dans certain cas. Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. . par enlèvements le plus souvent bifaciaux. s'oppose à "discontinue" . les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. ou. 64 : 4). 1963. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. Suivant son étendue et sa localisation. car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. C R A N . qui aura forcément une section triangulaire. Perret 1956.B U L B E .en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). 141 . Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. CRÊTE. Cette arête permettra de faire "filer". on parlera alors de "crête naturelle". 128 COUVRANT(E). s'oppose à denticulé.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . 129 130 CONTINU(E). 128 Breuil. Désigne la présence de cortex. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. 129 Pour Laplace (1964). Quand ce dernier terme ne sera pas employé. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. Tixier. Terme de délinéatio n d'un bord. Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. Terme qui s'applique à la mise . Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. Il s'agit de créer. 20). C O R N I C H E . pour faciliter une bonne prise en mains. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. 61 : 6a. qui a trait à la typologie . qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). de base ou de talon cortical. S'utilise pour désigner le relief qui. CORTEX. 61 : 5). la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. unit le talon au bulbe . 20). que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. sans être destinée à guider une lame à crête : . soit que la forme de la matière brute s'y prête. qui correspond à la "patine" des géologues. de face entièrement corticale. T e c h n o l o g i q u e m e n t . 130 Sonne ville-Bordes. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. en la guidant. C O R T I C A L ( E ) . Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . 93) tend à s'employer. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. 61 : 2). ou crête d'entame. 62 : 7). dans certains cas. on parlera de réserve corticale. 61 : 1).ou la remise . C O N T R E . soit. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. une première lame : l a lam e à crête. 1932.

4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 6 b sur n u c l é u s à crête. la c r ê t e . 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s .1 a 2 b a 3b F i g . 142 . 3 b . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 2 b : sa l a m e à crête. 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 3a.

Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. CROQUIS. DISCONTINU(E). Il précède et prépare le dessin définitif (fig. lame. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. 74 : 1). Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. lamelle). toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . DISTAL(E). Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . 30. 132 Terme général de morphologie. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . Elle est formée d'au moins trois surfaces. 67 : 1 et 3). brut e d e débitage . 2. DIÈDRE. Résultats de cette action. Action de taille qui enlève le cortex .comme synonyme d 'épannelage.1. Caractère désignant le dessin que forme un bord. DÉBRIS. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. DENT D U BURIN . créé par une ligne d'enlèvements. lame. 143 . Voir p. Dans un deuxième sens. Percussio n (directe) . Cette surface peut être : corticale . voir ces mots. 76 : 1). 1963. 2. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . trois ou quatre plans de frappe (fig. Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. 1. qui peut-être (fig. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. 132 Bordes. lamelle) (fig. 131 CROISÉE. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . 56). Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Ce n'est pas un but en soi. Terme de localisation (fig. Terme de position . 29 : 3). DÉVERSÉ. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . de retoucher ou de façonner les produits obtenus. 45). ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. 1947. DENTICULÉ. Ce terme est souvent employé . D O S . DÉCORTICAGE. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. 62 : 5). en se combinant.à tort . 7 4 : 6). et d 'inclinaison. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. 66 : 2). 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. D DÉBITAGE. DIRECT(E). Ces cinq termes généraux peuvent. DÉLINÉATION.

11 1 Fig. de feuille de laurier. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. etc. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). d'une plaquette. 144 . etc. 9 . 8 : é p a u l e m e n t . r e c t i l i g n e . É C R I S A G E . Premier état de cette œuvre" . 10 . Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage.. en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. d'un nucléus. . 68 : 1).).d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. Terme d'un E É B A U C H E . de débitage . . 12 : p é d o n c u l e . c o n c a v e . 5). 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . de hache. Action de polir en frottant avec un abrasif. 13 : soie. etc. 6 : scie. 4 : c o c h e s . 2 : c o n v e x e .). ni d'une destination particulière (fig. édition 1989. m u s e a u . 11. ni d'une morphologie.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . ÉCLAT. 14 : i r r é g u l i è r e . É G R I S É . 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . 7 : c r a n . de préparation. préparée. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé.. 15 : r é g u l i è r e . L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions.d'un galet. que Von donne à une œuvre plastique (.. d'un bloc. "Première forme. indiquant la morphologie enlèvement (fig. encore imparfaite. 5 : d e n t i c u l é . formée par des retouche s abruptes. 1 . 3 .. Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. l a n g u e t t e . Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée).

on pose un éclat (une lame. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . . On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . 1976: 211. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. Tell el O u e i l i . 2.. est due à F. 135 ENCLUME. Altération d'un bord rendu moins tranchant.0 1 cm 3 Fig. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. O b e i d . moins aigu (fig. . L'expression "percuteur dormant". en haut. un bloc de matière première pour la façonner. 63). 1.). Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. Irak. 135 Une enclume peut être tenue à la main. synonyme d'enclume. Voir coche . 9 : 1. ENCOCHE. 10 : 1). Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . 134 ÉMOUSSÉ. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. à gauche). un burin pour lui appliquer un coup de burin. . ENVAHISSANT(E).la mise en forme d'un nucléus (fig. préhispanique d'Amérique centrale. ENTAME. ENLÈVEMENT. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. 134 D a u v o i s . Bordes (1961 : 13). mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. 145 ÉPANNELAGE. Par commodité. 64 : 3). etc. Retouche "sur enclume" : voir croisé . etc.l 'ébauchage d'un outil . 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e .on frappe un nucléus pour le débiter.

En préhistoire. correspondant à un plan de frappe préparé (fig. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. 1968 : 124. lames et lamelles. ÉPAULEMENT.. 64). .bien que très souvent elle produise de nombreux éclats .) on parle alors de face A et B.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. 136 12 ÉPERON (EN ) . L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. Les termes fac e inférieure .Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. 79 : 4). selon une forme désirée. polyédriques. .mais de FAÇONNAGE. galet. en négatif. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. Terme qui s'applique à un talon. 137 Dauvois. 146 . 136 Brézillon. etc. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. face 1 et 2. etc. ÉTENDUE. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). 62 : 8). d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. dont la concavité dégage une saillie. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. 2 : longue. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. 5). Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. bloc. FACETTÉ. 4 : couvrante. 131 34 F i g . puis de finition. 1 : c o u r t e . sur un contre-bulbe. en sculptant la masse de matière première choisie.envahissante . triédriques. . 3 : envahissante. son complément FACE. etc. celle-ci est dite : . ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. et peut faire appel à plusieurs techniques. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . et un seul. 79 : 8). Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. 5). son opposé est la face supérieure (fig. 1976 : 181. si elle occupe une grande partie de la face.courte. F Désigne certaines surfaces d'un objet.longue.

A droite. U . P i è c e é b a u c h é e p a r G. 141 FRACTIONNEMENT. de tel ou tel outil. On dira : fragment de lame.) peuvent provoquer le fractionnement des roches. tout éclat est "fragment de nucleus". d'éclat. le feu. le sciage. silex du T e x a s . feu. gel. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. la pression.). Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . 147 . FRAGMENT. de biface.F i g . "Partie d'une chose qui a été cassée. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . Ce terme ne doit donc pas être employé seul. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. 140 "Action de réduire en partie" . édition 1973. S . Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. FRACTURE. Certaines causes naturelles (gel. 65) ou par pression. sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". A . p r é f o r m é e p a r D . l'une ou les deux f a c e s . édition 1989. etc. sans en atteindre les bords. (qui devient nucleus). 138 139 FLÛTÉ(E). associé à "intentionnel" ou "volontaire". sur tout ou partie de sa longueur. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. 1966. quel que soit son origine. 139 Smith. en outil. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. 1963. brisée" . nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. flûtée p a r J. transformer un support. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. ressac. FRONT D E FRACTURE . etc. la flexion. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . Par l'expression "fractionnement intentionnel". 138 Crabtree. ( P h o t o J. 141 Dictionnaire Petit Robert. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . C'est ce terme qui. etc. T i x i e r ) . E .

L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. Chacun des traits parallèles. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer.rasant s : l'angle est très aigu. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . systèmes de techniques appropriées à des fins. 34 FRONT D E GRATTOIR . lamelle) (fig. elle peut donner lieu à une classification. : 4 L . Bien qu'antonyme de direct. . Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. INDUSTRIE. 142 143 INVERSE.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . 142 Mauss. agencements d'industries" . Dans une acception très large du mot. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. qui forment un grattoir. 66 — Inclinaison des enlèvements.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. Ligne de retouches sur un éclat. d'une ligne ou front de fracture. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. .) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. une lame ou une lamelle.. INDIRECT(E). INCLINAISON. lame.. 2 : abrupte croisée. Fig. pour les industries spécialisées. 4 : rasante. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation ... machines différentes concourant à un même but" ou. 1 : abrupte. 143 ibid. H H A C H U R E . pleins-déliés. ils peuvent être (fig. 1947 : 26. 66) : . mais est réservé à une technique de percussion . Le préhistorien. 3 : semi-abrupte. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. proche de 10°. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. 74 : 2). lancettes.abrupt s : l'angle est approximativement droit . à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche.impliquant le développement.

qu'au percuteur dur ou par pression. 1961 : 6. on a affaire à une lame. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. en forme de petite langue. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. lors du détachement de l'éclat (fig. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. 148 Gobert. 1976. 71). plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. 62 : 10). 73. d'où leur dénomination. en forme de "lance". LAME À C R Ê T E . LANCETTE. 148 LAME. 146 Tixier.J JANUS (ÉCLAT ). 1963 : 36-39. L È V R E . 1950 : 23. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. ou plus. 2. supérieure à sa largeur. Aucune des deux ne possèdent de nervure. 27. LAMELLE . l'une (la "supérieure") incomplète. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). 5). 149 . Voir crête . K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . principalement de langue anglaise. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 28). C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. simples ou doubles opposées. L'un de nous l'a tenté. 145 1. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 7 : 2 à 4). 63 à 70). Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. 145 Bordes. LANGUETTE. à morphologie caractéristique. parfaitement valable. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. Une lamelle est une petite lame. 149 Bordes. Cette distinction. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". en théorie. d'une lame au cours de son détachement (fig. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). 1970. "Ils sont souvent assez étroits. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. et voir p. 147 Dauvois. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. Certains auteurs. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. Voir Kombewa .

Deux possibilités : 1. L U S T R E . éolien. plaquette. observable sur un éclat. "Au niveau du bulbe. dépendent alors de chaque orientation. 79 : 8. 150 Dauvois. 150 . Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. etc. de frottement des pièces dans un tiroir. 1 : d i s t a l e d r o i t e . 5).1 2 3 F i g . 150 les termes proximal . le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. dû aux vibrations de la circulation. On dit aussi "central(e)" (fig. et leur dénomination. sur une pièce. galet. Il désigne une partie d'un support. 79 : 9). 4 et 5 : b a s a l e . le support est un produit de débitage..) ou artificielle. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. LINÉAIRE. Les localisations. la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. 2. donc à orientation conventionnelle unique. d'usage.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers.. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. Terme de localisation . 79 : 2). mésia l (ou central) . Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. L O C A L I S A T I O N . 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. Etat de surface caractérisé par un brillant. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . en contre-courbe" (fig. Caractère désignant la place occupée. profil). LISSE. q u e l q u e s e x e m p l e s . distal . 67). 1976 : 168.

Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. "ondulées" . 1 : écailleuse. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. 2. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . . 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. 152 153 . plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. obliques (en écharpe. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. MICROBURIN. 68) : . 2 : scalariforme. 3 : parallèle.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. 10 et 61 : 1). Cela implique un support relativement épais. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. édition 1989. etc. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. pour parvenir à un but" . . 1961 : 8. suivant une marche raisonnée. etc. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. 69) . De multiples combinaisons sont possibles. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. 4 : subparallèle (Bordes. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. N ENLÈVEMENT . Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". (fig. mais nettement plus accentués. plus exactement. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. 33).écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. 151 . suivies. 152 Bordes. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. MISE E N FORME . 153 ibid. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. 1). d'un enlèvement . Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson.MÉTHODE. d'un nucléus . 1961 : fig. MORPHOLOGIE. 151 "Ensemble de démarches raisonnées. en chevron). La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g .

NACELLE. (Atelier photo C. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. la face supérieure des éclats (fig. Fig.R. De même. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. Remarques. devient parallèlle aux faces. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. l'hétérogénéité de la matière première. et sur les retouches de tous les outils. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. 5). Qualificatif employé pour caractériser certains outils. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . empêche parfois de définir cette direction. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. en déformant les ondulations. NUCLÉUS. 20). Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. N Fracture accidentelle rare. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). Il arrive que dans une matière première très homogène.N. O O N D U L A T I O N S . Crabtree. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. Ne pas confondre avec arête. D. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. Assez près du talon. NERVURE. cela sans présumer de la finalité de l'objet. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure.MUSEAU. elles indiqueront la direction de taille. Dans tous les cas. chemine sur quelques millimètres.. J. 152 . 5). 20). M e u d o n ) . notamment des grattoirs ou des burins.S. Tixier. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. NUCLEIFORME. non vitreuse.E. A g a u c h e : o b s i d i e n n e . Par définition. à morphologie caractéristique. 62 : 9). lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. emporte une partie des deux bords. En l'absence de la partie talon-bulbe. les ondulations ne soient pas visibles.

5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s .5 F i g . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . d a n s sa p a r t i e distale. 153 . 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée.

157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. dans la plupart des cas. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . d'abord par souci de simplification. PARALLÈLE. Terme s'appliquant : . Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . boucharde. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. 71 : 3 ) . il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. 76 : 3) . OUTREPASSÉ. Parmi les pierres taillées.le pyramidion d'un nucléus pyramidal. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. 41). qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . presque parallèlle à cette face (fig. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. punch. normal dans sa partie proximale. . Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette).à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. localisation ) (fig. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. 154 . la patine sera toujours postérieure au cortex . Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. Rarement situé sur la face supérieure. dans des sens divers. produit de débitage ou outil. 155 156 OUTIL. sans prétendre à l'identification d'une fonction. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur.sur un nucléus Levallois. le burin est alors dit plan.O R I E N T A T I O N . Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. Nous employons le mot "outils" pour désigner. postérieurement à sa taille intentionnelle. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. 1947. l'ensemble des armes et outils. . 68 : 3 et 69). mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. légèrement incliné (fig.etc. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. p PAN.). PATINE. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. 70) : . ax e morphologique. d'autres des armes ou des éléments d'armes. 156 Audouze. Elle peut être différente. . etc. P A R T I E L ( L E) . 71 : 1). Sur un même objet. comme il est d'usage. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. . de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. 1988 : 110.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. avec ou sans retouche.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. Un outil peut 157 Tixier. 71 : 2) ou très incliné. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. . . 155 Mauss. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. . Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). qu'il soit nucléus. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. 1963 : 27.

62 : 11. légende de la figure 6. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. 3 : très i n c l i n é . C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. de la lame ou de la lamelle. un fragment de bois animal ou végétal. 2 : p e u i n c l i n é . ont parfois été utilisés comme percuteurs. Il concerne donc les objets taillés. le piquant-trièdre est donc formé. Nous avons préféré cette expression créée par E. 1924 : 123. un fragment d'os ou d'ivoire. PIQUANT-TRIÈDRE. ce dernier terme étant. un os. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 155 . PERCUSSION. La percussio n direct e (fig. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. De plus certains objets taillés. etc. action de frapper un corps contre un autre. retouchés. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. 12). 161 Siret. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. La percussio n indirect e (fig. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. Par définition. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. 160 Gobert. Voir cortical . matières animales ou végétales. bien mal choisi. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. façonner ou retoucher la pierre dure. voire des nucléus abandonnés. (fig. façonnés. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. comme son nom l'indique. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. PÉDONCULE. à celle de pointe oblique. 33).F i g . 159 160 161 PLAGE CORTICALE . 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. 1955 : 229. G o b e r t . Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. 158 Bordes. S i r e t . lui. 72). débités.G. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". présenter plusieurs patines. Malgré sa mention très fréquente. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. 1961 : 5. de la lame ou de la lamelle.

156 . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . R . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e .F i g . 2. . M e u d o n ) . 4. 12. 1 1 . S . N . 5. 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 7. 9. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. P e l e g r i n ) . 1.

9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . S . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . 157 . R . . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . P e l e g r i n ) . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . 8. 7. M e u d o n ) . N .F i g .

inverse s . Terme de localisation . en os. on presse. On dit aussi chasse lame. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". etc. 4 : 6 ) . Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. les supports potentiels d'outils. 79 : 10). c'est retrouver. bouchardage.. pour en détacher un éclat. PUNCH. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. d'autre part à la retouche (fig. 5). L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . le façonnage. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. lisse ou préparée (fig. D'après les expérimentations. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. retouche) ou de cassure. P U N C T I F O R M E . POLISSAGE. Crabtree. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". 5). différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig.alternant s .direct s . 72 : 11 à 13). C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. une lame ou une lamelle. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. généralement par percussion. R RACCORD. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. 4 : 3). 162 PRESSION. Endroit . 30).il s'agit en réalité d'une surface . POLI. PLAN D E FRAPPE .alterne s . Pour les pièces élaborées. POINT D'IMPACT . C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. appelée percussion indirecte. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. la face positive et la négative. peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. ciseau . Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. polissage). lame lamelle) (fig. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. POSITION. les ravivages de plan de frappe et de pression. 74). Il désigne une partie d'un support. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . Le punch peut être en bois végétal ou animal. en ivoire. cette technique de taille. PYRAMIDION. pour les surfaces de taille (débitage.bifaciau x (ou bifaces) . Par opposition à la percussion . 67 : 2). 20). Terme défini à l'origine par D. en corne. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat.croisé s P R É F O R M E . 158 . 94). Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. 70 : 2). 1961 : 5. D E PRESSION . et surtout pour le débitage des lames (fig. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. 18). PRODUIT D E DÉBITAGE .E. PROXIMALE(E). intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. 4 : 5 et fig. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. en métal (fig. 1966. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. ils peuvent être : . et tous les déchets. Bordes.

159 . 3 : alterne ( d a n s ce cas. irrégulier. 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . F i g . 4 : a l t e r n a n t e . 1 : directe. 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 6 : c r o i s é e . directe sur le b o r d g a u c h e . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 2 : i n v e r s e . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 5 : biface. i n v e r s e sur le b o r d droit).1 2 3 F i g . 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e .

RECOUPE D E BURIN .sont les traces laissées par cette action. normal dans sa partie proximale. des R A V I V A G E . 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. 76). 1933. 66 : 4).A B R U P T ( E) . un support débité ou non. 12 3 F i g . donnant les silhouettes des différents enlèvements. de ce fait. 36 et 40). 68 : 2 et 34 : 6). une arête. de "rajeunir" une surface. 1 : d i s c o n t i n u e . par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. 130). 5). Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). REBROUSSÉ. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. 2 : totale du b o r d distal. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. REMONTAGE. lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. RASANT(E). vient recouper "avant terme" le support et a. Voir chut e d e burin . 60 : 6). C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. S C H É M A D I A C R I T I Q U E . "/ / 164 Voir cortical . c'est donc aménager. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. Il ne faut pas confondre section et coupe. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. S E M I . Retoucher. Les retouches . Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. s SCALARIFORME.ou la retouche . 7 : 1 et fig. (fig. les adapter. 44). transformer intentionnellement Siret. Terme d' inclinaison y (fig. par opposition). Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord.puis les rapprocher. S E C T I O N . Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. 160 . 53) (voir p. filé moins loin que prévu (fig. RÉPARTITION. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. lors du détachement d'un éclat. Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. 66 : 3). Terme d'inclinaison enlèvements (fig. Ensemble de raccords . deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. Il arrive parfois que. R E T O U C H E . Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. sculpter. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. RÉFLÉCHI. Voir réfléchi . le SIRET (ACCIDENT) . RÉSERVE CORTICALE . 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. s'arque brusquement. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap.

R . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig.. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . Il est plus rare pour les lames. Ils n'ont rien d'intentionnel. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. d'un produit de débitage. débité. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. . SURFACES D SUPPORT. Il peut donc s'agir d'un rognon. 77). Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat.second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. d'une plaquette. 166 Newcomer. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. pied. 1976. 01 2 3 4 5 F i g . Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). 161 . 68 : 4). 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e .. Servais. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). 62 : 13).. N . (Atelier p h o t o C . d'un galet. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. quand ils se manifestent. E DÉBITAGE . et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. etc. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. cuisse. c'est pourquoi.). quartzite de Fontainebleau. retouché. S O I E . 78 : 1). Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil.. façonné. 167 Hamal Nandrin.). éclats débités au percuteur dur. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . S . 1961 : 32. M e u d o n ) . 1921. 166 SUB-PARALLÈLE.

1) Sans trace de préparation. Dans certaines industries . . . cortical . 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . 1947. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). 2) Avec traces de préparation. . avec une seule surface de taille visible . et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. TALON. concave. il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . . En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir.facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. Peut s'employer dans tous les cas. d'un objet bru t d e taille.). ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. convexe. 79). de bor d taillé . qui se lit en vue en bout. 162 . mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. etc. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . Un talon peut être réduit à une minuscule surface. TAILLE." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames.1 2 F i g . 168 Cahen et al. à d'autres périodes.talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. la percussio n et la pression .et du (ou des) procédé technique employé (fig. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement.dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. 1979. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat.talo n e n ail e d'oiseau . La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . On parlera ainsi de galet taillé. tablettes de ravivage. séparés par une nervure .qu'il soit préparé ou non . il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. TAILLÉ(E ). et de morphologie variée.. le talon est naturel. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes.lisse . Le talon est alors : .

d'un métier" . 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . . Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". sur un nucléus. par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique.8 9 10 F i g . 34 : 1). 163 . formant deux angles avec les bords de l'éclat. 3 : d i è d r e . La forme se lit en vue de dessous. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. ou sur la face supérieure d'une lame à crête. 9 : l i n é a i r e . celui du tailleur préhistorique. v VERSANT. 2 : lisse. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . 171 Zuat e y Zubcr .talo n e n éperon . TRANCHET (COU Voir chaleur . 110 techniques que l'on méthode de taille. et particulièrement au Magdalénien. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. 7 9 — T y p e s d e talon. presque toujours abruptes. Lorsque ce dernier est très ouvert. 10 : puncti f o r m e . 61 : 5). 1972 . 8 : en é p e r o n . La percussion directe avec un percuteur de pierre. la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. le talon est dit déversé. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 1 : cortical. 7 : p i q u e t é . de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. édition 1973. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. P D U ) . 4 : facetté. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . Bronze ancien du Proche-Orient) . C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. Ligne de retouches continues et régulières. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). le débitage d'une lame par pression. 171 T R O N C A T U R E . 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 6 : e n aile d ' o i s e a u . La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. 34 : 2).

.

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Vocabulaire multilingue .

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verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung.b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e . geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J.l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. lamelle : Klinge .

geschlage n outrepass é carène Kiel. kielförmig : carène .: cortical(e ) . t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung.p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . à crête. voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex.

remontag e chasse-lame 179 . gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch .corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung.

arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat. p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle .

r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. plain : liss e fluted : cannelé .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat.

k n a p p e d : taille . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage.inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g .

Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j . .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U . Kombewa : I j .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement. abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage. arrachement.7.7.7.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.t.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.^ ^ de taille : o l i . lamelle : < J L .U I <_*jl j angle d'éclatement : . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U .<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 . i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j. "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx.

localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.

égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 .esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage.

^ J L ^ <^JL*. RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .

hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. l a m e l l e : hoja . c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e .

d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. taillé(e) : talla . égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . aile d'oisea u (en) aguzar. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. ver abatido b o r d e tallado. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido.percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar.

lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . hojita : lame .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . hoja. tallado (a) : taille . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 .

égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . l a m e l l e : XemÔa . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . carénage : K a p é v a .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène.

enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC.localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq . taillé(e) : XdÇeuar) .

koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér .ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|.ar|. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. piKpoX £7riÔa : lame.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a .

: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. p e .

Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . ègri sé : levigatura . l a m e l l e : lama . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e .

p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . taillé (e) : lavorazione . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. c a r e n a g g i o : carène . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b .

ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. l a m e l l a : lame . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. cf. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione.!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille.n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . cf.

FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . égrisé : areaçâo . lamelle : lamina . tracejad o (a ) eran : crena. c i n t r a g e : arco . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . compressora.l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado .

extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . a r e a d o : égrisage . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . taillé(e) : talhe . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a).b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . pré-formataçâo vertente . gasto : émouss é . ver abatido bordo talhado.t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. cintrag e a r e a ç â o . formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma .

pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. superficies l a s c a d a s : talhe. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 .p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . ver d'impact thermique. t a l h a d o (a) : taille . estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. l á m e l a : lame .

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