Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 10 Fig. Fig. Fig. Fig.

quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig.

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1992. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. ont pris en charge cette transcription. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. mais elle se voulait. Roche. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". 1963.Avant-propos La première édition. 2 Tixier. un chapitre consacré à l'expression graphique. 1980. indispensable à la communication dans les études technologiques. 4 Inizan. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. 5 Nos collègues préhistoriens. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. Newcomer en 1974 . une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. Tixier. Inizan. puis traduit en anglais par M. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. 1974. En 1992. Antikli a Moundre a pour le grec. d'enrichir le domaine de la technologie . Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). comme la précédente. 2 3 4 5 1 1 Tixier. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. 3 Tixier. a été notamment ajouté. Roche. afin de faciliter la communication et d'étendre. Madrid) pour l'espagnol. en 1980. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . 11 . Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 .

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des techniques. A-G. permettre d'évaluer la part des déterminismes. y compris celle des gestes . Dans ce même courant. Lors de l'établissement de chronologies. 1947.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. dans tous les cas. etc. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. L'analyse technologique doit. les archéologues. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. dans cet ouvrage. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. avant que soient énoncés des choix culturels. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. en effet. de leur capacité à signer une culture. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. 6 7 6 Mauss. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. puisqu'il considérait les activités du corps. puis les arts du feu comme la céramique. Il est opportun de rappeler que c'est à M. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. 1964 : 28. Si. comme des techniques. le verre. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. de leur complexité. De même. 7 Haudricourt. le métal. même partielle. entre autres celles concernant le travail de l'os. et que si la technologie doit être une science. c'est en tant que science des activités humaines". 13 . il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. telle la danse.

Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". 14 13 8 Leroi-Gourhan. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . gratter. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. La rigueur de son enseignement. A. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. 1943 et 1964. 1987 : 22.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. Mauss. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. Il faut noter que cette expression. L'ensemble : techniques. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. dans l'étude d'une industrie lithique. Cresswell. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. 1989 : 26. percer. industries et métiers. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. la plupart du temps. etc.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française.. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. racler. donc. en resituant chaque objet dans un contexte technique. La chaîne opératoire. prend en compte tous les processus. 10 M. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". 1947 : 29. 8 9. 14 Perlés. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. premier volume de "Evolution et techniques". Cresswell. sociaux ou symboliques. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. forment le système technique d'une société". Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". ainsi que sur le chantier de Pincevent. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. Leroi-Gourhan. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . 14 . 12 Organisée autour de R. et.

connaissances et savoir-faire. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. 3) et d é b i t a g e (ch. 15 .Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. des gestes. Selon leur nature. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. d'ordre intellectuel. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. 6). sont privilégiés dans les études typologiques. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. 1995. 5) | (ch. des savoir-faire. 4) techniques r e t o u c h e (ch. 102). ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. selon la culture à laquelle il appartient. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. Les outils (au sens large). finalité des opérations de taille. des matières. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. Au sein d'une chaîne opératoire. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. des gestes et des savoir-faire. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). Or le tailleur.

la seule présence de produits caractéristiques. actuellement en plein essor. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. si dans un gisement. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. les crêtes. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. 16 Gallay. Par exemple. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. Dans un gisement. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. il y en a en général plusieurs. comme les nucléus. puis son utilisation éventuelle et son rejet. pour aborder les modes de vie préhistoriques. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. du débitage ou de l'outillage. la quête des matières premières. 1 9 8 6 : 115. des outils. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. à l'amont. • Un premier niveau d'observation. En revanche. Par économie. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. de faits semblables. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse.. on l'a vu. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. on peut parler d'une économie de la matière première. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. des supports. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. quel que soit le contexte archéologique. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. on ne parle pas d'économie de la matière première. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée.tels schémas. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. s'il est possible de mettre en évidence des choix. d'un échange. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. C'est l'une des voies les plus fructueuses. En effet. sans l'observation répétée de phénomènes. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. 16 . etc. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. Par exemple. Pour définir ces choix. d'une communication avec autrui. selon les cas. Cette chaîne.

lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. Démêler les confusions. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. Elle doit être réalisée. just as stone artifacts they study were the tools of people". 18 Leroi-Gourhan. Leroi-Gourhan qui a organisé. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. Levallois. En effet. 1977 : 30. facilement maniables. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. 17 "However. mais sont conçus en même temps que le texte. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions.En effet. volontairement repris de la terminologie usuelle. mais ils sont consacrés par l'usage. 1982 : 3. réduire les synonymies. Boksenbaum. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. 17 . Nous rejoignons à nouveau A. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. 7). Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. en reconnaissant que les mots sont des outils . mais comme une véritable écriture technologique. Beaucoup de termes sont conventionnels. microburin. etc. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. et c'est ce que nous avons tenté (chap.

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des grès. 1 : 1. Leur choix a certainement déterminé. certains calcaires. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. des roches essentiellement. des dolomies. en partie. 19 . Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. mais aussi le quartz qui est un minéral. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. de chaille. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. pour la plupart. à partir d'un choc prédéterminé.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. on trouve des rhyolites. 2 et 7). de guider le déplacement des fronts de fracture. • Les roches éruptives caractérisées. Les lois de la répartition des contraintes permettent. 1). il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. Parmi celles-ci. les installations et les déplacements des préhistoriques. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. par une texture microlithique ou vitreuse. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin.

P o r t u g a l . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. D o r d o g n e . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . N . R . Zinaparo. M i n a s G é r a i s . Oregon. S . . D o r d o g n e . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. M e x i q u e . . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. 2 : silex d e T o u r a i n e . I s e n y a ' K e n y a . 3 : obsidienne noir bleuté. U . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . Brésil (Atelier p h o t o C . S . 5 : quartzite s a n g u i n e .M a t i è r e s p r e m i è r e s . terrasses du Tage. A . M e u d o n ) .

comme certains silex. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. ont donné lieu à des tentatives multiples. 1 : 3 et 4). l'ivoire. 1967. fragilité. mais des seules qualités d'une roche pour la taille.1. etc. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz).trachytes. 1 : 8). andésites. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. utiliser la pierre. En fait toutes les gradations existent. le bois animal ou végétal. les choisissant selon leur aptitude à la taille. pétrographiques. leur abondance et leur forme. mais rarement très prolongées. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles.). depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. Il n'est pas question d'être exhaustif. Nous donnons une estimation globale. quartz hyalin (cristal isolé. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. 2. toutefois. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. ou encore des retouches longues. actuellement. 19 Crabtree. les testant. 2 . 1 : 6 ) . les sélectionnant. ignimbrites et obsidiennes (fig. pour obtenir un débitage régulier. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition.T. Néanmoins. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. cristallisant à basse température. e t c . • Roches se taillant asse z bien . 21 . basaltes. aux mêmes conclusions. l'os. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. homogénéité. Nous sommes loin. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. par percussion directe ou indirecte et par pression. Débiter.. les roches non vitreuses et peu fragiles. retoucher. sur quelques dizaines de matériaux. sous ses diverses formes . dont le meilleur exemple est l'obsidienne. différemment motivé du préhistorique. phonolites (fig. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. évaluées au cours de tests expérimentaux. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). la qualité principale est l'homogénéité. à des détails près. • Roches se taillant mal . 1 : 5). fig. très schématisée . • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. sur le plus de matières naturelles possibles. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. standardisé comme le débitage laminaire. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux.

A. Kenya.S. Ethiopie. Qatar .) Novaculite (U.S.S.. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .A.A. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Tunisie.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U. Turquie.S. Angleterre. Islande. Guatemala.S.A. U. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France.S. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. Algérie. Equateur) Ignimbrite (U. U. Liban. Algérie).. Maroc. Mexique. Algérie. 22 . Sénégal. Améthyst e (France.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig.S. Brésil) Silex translucid e (France. Afrique. U.) Résinite (France) Quartz hyalin ..A. Grèce. Grèce.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.A.A. Japon. Danemark. U..S.A. Niger) Basalte (France.. Italie. U. Belgique.S.) Silex opaqu e (Europe. Algérie.A. Brésil. Asie du Sud-Ouest.) Jaspe (France.. Grè s (France.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.

Ces estimations doivent être modulées. • Une roche qui sonne bien. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. La valeur esthétique. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. devant un problème. par exemple le silex. sauf pour de très petites pièces. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil.ou très peu . Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. en tout cas non gélivée. lames par pression pectorale à la béquille. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. retouches parallèles longues par pression. Chaque variété de roche. bien ou mal fait. etc. voire chaque rognon peut. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. Exemple : ondulations. pour espérer être relativement précis.).Ces trois degrés. est un autre aspect à manier avec prudence. sont présentés dans un tableau (fig. meilleure elle est. Un outil est-il beau ou laid. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. Les Atériens ne s'en sont pas privés. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. 23 . a toute chance d'être bonne. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. alors qu'elles ne donnent pas . bulles. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". être considéré comme un cas particulier. • En règle générale plus une matière première est translucide. à la limite.de bons résultats pour d'autres techniques. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. sauf pour le cristal de roche. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte .

Lechevallier. 1964) . 1984. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . Butler. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. 1987. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. 1981. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . 24 . le meilleur exemple étant l'obsidienne. Il consiste à introduire des roches. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. 26 Posselh.) placé au-dessus. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. Il y a quelques années. la dacite. comme le silex. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. Tixier. semble-t-il. 1987. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. comme peut l'être un foyer culinaire. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. etc. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. 1985. déjà taillées ou non. Les exemples modernes. 1964. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. etc. 23 Crabtree. Roche. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. c'est à D. • Plus une roche est élastique. mieux elle permet le débitage par pression. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. 24 Smith. actuellement. Comme pour le débitage par pression. Borradaile et al. que sur certaines roches siliceuses. Cette opération dure environ 24 heures. excréments d'animaux. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. Domanski. ainsi que les travaux expérimentaux. aucune lame. dans de la cendre. 21 Binder. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. L'expérimentation a montré. 25 Bordes. le jaspe. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. Le principe actuel. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . Jusqu'à présent. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. 1993. 22 Flenniken. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. 1969. 2. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. Webb. 1992.2. Inizan. Deux critères sont. de manière empirique. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. 1966a.

Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. de nature différente de celle de la pierre taillée.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. la Rhénanie au Paléolithique. . Cette approche n'est pas nouvelle. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. en effet. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines.. Dans le cas de la cornaline. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. Féblot-Augustins. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. depuis une trentaine d'années. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. 1982. toute cassure. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. d'échanges. 59). L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. Le traitement de la cornaline par la chauffe. comme on l'a vu. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. on a toutefois des exemples de sa permanence. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. etc. mais elle a surtout concerné la pierre polie. leur accessibilité. On y ajoute les accidents. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. 1991. 1994 qui traite d'une seule région. 1995. en général d'origine métamorphique. Pelegrin et Richard (éds). leur utilisation. Geneste. Si. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. 1 : 7 ) . les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. 6 ) . a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. etc. leur abondance. le besoin en roche tenace.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. à part la couleur. Floss. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. de zones d'influence. gras. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. la Grèce. 25 .

). voire complexes. ou au contraire abondante ? . moraines.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. cônes de déjection. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. 2. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. le privilège d'être quasi impérissable. chaque site. mais sa présence. d'autre part des besoins de la culture étudiée. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. des besoins à satisfaire. etc. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. Les problèmes posés. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. prélèvement à l'affleurement. car elle a. au travers de l'étude des assemblages lithiques. sélectionne. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. L'absence de toute roche dure taillable est rare. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . pointements. entraînent des réponses multiples. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . dépôts marins. 26 . en est un. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique.sont apparemment locales. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. terrasses fluviátiles. accessible aux hommes préhistoriques. transporte. chaque région. etc. une tradition culturelle à respecter. coulées volcaniques. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : .comment se présente la matière première. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. 1. On a aussi trop affirmé. de plus.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. des compétences techniques qui ont leurs limites. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre.de quelle qualité est-elle. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. est-elle rare.). mais elle reste à préciser pour chaque période. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. filons. apparemment simples. plus il choisit. dépôts de pente. extraction dans des mines.

Devant des nucléus sur éclat. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. l'explication technique peut être retenue.. C . ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent.. Chacun de ces cas.). et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. La modification du paysage. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. nous en retenons quatre (fig. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. en termes d'accessibilité. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. B . elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. 6). a trait à l'acheminement au campement de la matière première. retouchés ou non. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. dans un premier temps. 3. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . 3) : A .la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . à l'Adrar Bous (Niger).la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). lamelles. Dans ce dernier cas.seuls les produits de débitage bruts. l'altération des roches disponibles. chacune de ces stratégies. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. Exemple : au Ténéré. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. et surtout pratique des remontages (ch. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques.seuls les outils. Il y a lieu. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. pièces de grandes dimensions. D . Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. sont peut-être la raison de cette différence.

déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . éclats de préparation de crête . la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. .nucléus débités : à différents stades . ou retouchés. 28 . d'exemplaires (fig. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. dans le cas de nucléus.blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats.blocs bruts : y compris peu modifiés . il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . supports utilisés tels). . Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. . 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e .éclats.nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . .outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. les entames peuvent être rares . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. e t c .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. . Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. ou achevés pour les pièces bifaciales. à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques.

voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. bien que se posant fréquemment. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. négatifs et positifs. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. Les stigmates d'enlèvements. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. La présence d'éclats de taille. permettent seuls de définir un objet taillé. e 29 . l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. Résultant d'un choc ou d'une pression. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus.

le débitage et la retouche. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. 73). 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. 72 et fig. procèdent de la taille. ont un sens plus restrictif. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. le débitage et la retouche qui. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. Un geste. tous trois. Le façonnage. Les principale s technique s 1. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . 4 et 5. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. le facettage d'un plan de frappe ou de pression.Tailler. un coup de main. notamment Bal out. confirmées par l'expérimentation. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). 1967 et Tixier. 1967). un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. débiter . en sont les principales variantes. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. 30 . la percussion lancée sur enclume. façonner .

3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é .c o u p . 4 — T e c h n i q u e s de taille. 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e .F i g . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . 31 . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e .

Avant le Mésolithique. 30 2. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. est expérimentée depuis p e u . aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. qui peut être en bois animal ou végétal. • La pression au levier La pression au levier.) est plus tardive (fig.. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. en métal. ivoire. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. 32 . permettant d'exercer une force considérable (300 kg). os. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. 4 : 5 et 6). 1991a. 1981. fig. en os. Pelegrin. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. 1994. 7 7 . le diagnostic de J. Madsen. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". en os. C'est une technique remarquablement efficace. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. cf. 1989. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. On note son apparition tardive. Pelegrin in : Manolakakis. comme les quartzites. plus dures et plus tenaces. et apparaît sans doute avant cette date. Roux.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. Volkof. 30). 4 : 2). 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. Guiria. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. etc. enfoncée dans le sol. Avec les autres roches couramment employées. 1972. légèrement friables au choc. 4. silex etc. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. ou en métal (fig. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. 1988 : 4 8 . p. d'une main. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. 1983. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. 4 : 3 ) . Pelegrin. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. basaltes. Possehl. Pelegrin. 1991. les résultats ne seraient pas aussi bons.

éclat de retouche. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. non retouché et non destiné à être un support d'outil. etc. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. éclat de taille de biface. Enfin. 33 . on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . on parle de produits de débitage.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. Dès la mise en évidence de production de supports.

Tixier. 5) : . 1982.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. 2. 3. 4. 33 33 Roche. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. 34 . ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. grâce à des stigmates spéciaux. . L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. 8. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). Paradoxalement. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. bulbe. qui ont été taillées. . il existe au moins un éclat d'entame. du façonnage ou de la retouche. du débitage (crête. car ce sont elles. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. 126). talon en bas. point d'impact. non intentionnel. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture.1. donnant un produit à morphologie spécifique . A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. essentiellement. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. est un phénomène imprévu. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. Leur présence précise des activités de taille spécifique. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. on détermine un éclat par sa face inférieure. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. survenant au cours du débitage. lancettes (voir p. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. etc.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. une fois l'éclat orienté (fig. 5). ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. Talon et bulbe peuvent être absents . lancettes. etc. dans la chaîne opératoire (fig. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat.

L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e .L o i r e . 35 . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.). I n d r e .e t . 1). 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . à l a n g u e t t e . D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . 1982 : fig.). Tixier.F i g . silex du G r a n d .P r e s s i g n y .T. etc.

etc. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. 7 : 5). rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. normal dans sa partie proximale. 70). Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent.).3. soit à la "main" du tailleur. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. 4. simples ou doubles. 1972 : 25.2. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig.1. 36 35 34 34 Bordes. nodule saccharoïde. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. normal dans sa partie proximale. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. 14 : 3). • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. outrepassage d'une pointe Levallois. s'arquant brusquement vers la face supérieure. filé moins loin que prévu (fig. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). 1970. • Les cassures "en nacelle".) dont nous présentons les principales. peuvent aussi servir de support. 7 : 1 . 3 et 4). pression. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 7 : 5 et fig.). 4. 36 . etc. emportant une partie des deux bords.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. 7 : 2.). Le support a. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. "hinge-fracture" des anglophones ). • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. qui a longtemps été prise pour un burin. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. recoupant enfin brusquement la face inférieure. de ce fait. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). vacuole. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. etc. qu'il soit nucléus. Les produits d'accidents de taille. 4. bien que non intentionnels. 6). La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". 77). amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". fig. etc. 36 Crabtree. produit de débitage ou outil (fig. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement.

1). silex du B e r g e r a c o i s . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e .F i g . A . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . S . D o r d o g n e . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . Tixier. O i s e . silex de G o u s s a i n v i l l e . 3 . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . 1982 : fig. 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. o b s i d i e n n e ( R o c h e . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . U . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 37 .

• Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple.4. un bulbe tout à fait diffus. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. 1963 : 106. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . surtout par percussion directe au percuteur tendre. en partie distale du support. avec un talon très large. les éclats ou lames non totalement détachés. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. S'ils ne sont pas examinés minutieusement.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. sans talon ni bulbe). avec une constriction postbulbaire. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. .4. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. 1956. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. . 6). ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. de même que les "bulbes incipients". 1976. avec son talon.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . des schémas opératoires mis en œuvre. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. dernier geste technique de la séquence de débitage. intentionnels. de la retouche. pour les pointes de "La M o u i l l a h " .pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. soit supplémentaires ("esquille" provenant. . Il en résulte une partie proximale. l'éclat ou la lame peut emporter. de leur chronologie. . fig. beaucoup plus de matière que prévu. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. 38 Tixier. donnant un déchet de section triangulaire. 38 . allongé. pied. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. à profil concave. Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. Cet accident est indépendant de la matière première.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : .à une meilleure compréhension des gestes techniques. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. lors du détachement même d'un éclat par percussion. de la corniche du plan de frappe. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. cuisse). devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. 39 Tixier.

4 : finition p a r p r e s s i o n .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . en partant d ' u n éclat. 39 . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) .

9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 0 : b l o c brut. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 40 . 3.0 F i g .

0 : b l o c brut. 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .F i g . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 41 .l a t é r a l e s (B et C ) . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o .

.

La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. polyédrique et sphéroïdal. enfin. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. car le concept est différent. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. Ce mode de taille. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. recouvre un certain nombre de méthodes. Le façonnage. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. et quadrangulaire. les haches à section rectangulaire. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. du biface dont on ignore l'usage. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. comme les polyèdres et les sphéroïdes.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée.. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. chacune ayant ses variantes. 43 . outil bien particulier. par définition. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. sont traités à part. etc. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. Les préformes qui. les ciseaux. de la préforme de la hache destinée au polissage. les trièdres. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. ainsi que le hachereau. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. 80). on parle alors de mise en forme du nucléus. triédrique..

Par la suite. plaquette. La finition s'apparente à de la retouche. car ces deux surfaces . 41 2. dégagement d'un pédoncule. il faut. l'outil dominant de l'Acheuléen. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. il y a plus d'un million et demi d'années. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. avec le développement des pointes de projectile. 1995b. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. qui ôte le cortex s'il y en a. parfois avec le hachereau. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. quasi universel. T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. rognon. avant l'ébauchage proprement dit. d'une soie.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. Ce sont les schémas opératoires. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. matérialisé par une arête . Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). larges. 44 . 41 Texier. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. dans d'autres contextes culturels d'Asie. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. 1991. pour approcher la morphologie souhaitée. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. etc. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. En revanche. notamment dans le cas du biface. Texier. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. 11 : A). 8). il est. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. le concept de base demeure identique. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. d'ailerons. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. 11 : B). procéder à l'épannelage de ce bloc. bloc. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. fragment et bien sûr éclat (fig. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. Roche.qui délimitent un contour. Roche. 1989. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal.sont loin d'être toujours symétriques. 1. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. il devient. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . moins le travail d'ébauchage est important.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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et à la prouesse technique. Un sphéroïde (fig. Roche. 16 : 1). 42 43 44 45 Joubert. 1973.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). Boletín de Antropología Americana. non contigus. Toutefois. 1995a. doivent désormais être impérativement prises en compte. Vaufrey. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . 1982. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . Plus les angles sont ouverts. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. Crabtree. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. 16 : 3). 45 F i g . Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). 1941-1946. Il en est de même pour les bolas (fig. les pointes d'Ohokam nord-américaines . 49 . La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. 15). Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. Texier.

F i g . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . K e n y a . I s e n y a . A c h e u l é e n . 50 . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 3 : bol a e n q u a r t z . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l .

par bouchardage. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien.. 18 : 1) . De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. comme les objets à section triangulaire. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. voire deux surfaces (naturelles. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. La base peut demeurer entièrement naturelle . Il requiert une très grande maîtrise technique. dès l'Oldowayen. dont la fonction n'est pas établie. et perdure tout au long des temps préhistoriques. 51 . la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. D ' u n point de vue technique. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde.Ainsi polyèdres. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. ou pic triédrique. quadrangulaire. 1968. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. 1981. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. se fait. de façon différée mais "irrattrapable". Leroy. selon qu'une. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. etc. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. n'est pas un objet très courant.qui est traitée dans le paragraphe suivant . mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. ou bien que les trois pans sont taillés. les deux s'effectuant à la pierre. la fin du façonnage ou le polissage. rhomboïdale. qui relèvent de méthodes différentes. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. ou encore un étroit ciseau (fig. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. auquel il s'oppose dans sa conception. Dans ce cas. 46 Brézillon. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). pic. notamment pour les objets de grandes dimensions. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. Dauvois. Le pic triédrique. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. on Fa vu. 17). Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. Leroy-Prost. pour lesquels il existe en tant que tel.ou encore celle du sud-est asiatique. Nous en présentons deux.

17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. 17). 1976 : fig. Acheuléen. Casablanca. . Maroc (Dauvois.Fig.

1983. le bouchardage. Madsen. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. La régularisation des arêtes de la préforme. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . le bouchardage. fine denticulation de la partie active. 1993. ou par pression. etc. le polissage. Pétrequin. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. Kelterborn. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. 1984. ou sur enclume). polissage puis pression. et de son rôle socio-économique et symbolique. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). protohistorique cette fois. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. 1981. des "lames" de haches. la pression. Pétrequin. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. Tixier. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. qui doivent être parfaitement rectilignes. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. bouchardage puis polissage. 53 . est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . 1987.). en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig.l'autre reste polie -. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. 18 : 2). Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . La préforme est prête pour le polissage. Madsen. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. témoignages "vivants". polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . 50 47 48 49 50 Hansen. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. préparation des bords . par percussion indirecte. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. le polissage et le sciage.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. Midant-Reynes. de la perduration de la taille de la pierre. et deux exemples ethnographiques. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. 47). dans des contextes très différents. effectué à la main pour les petites haches.

3 : p r é f o r m e d e p e r l e . 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . Inde. 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . b a s a l t e .F i g . 2 0 2 ) . 1984 : fig. 4 . Khambhat. Irian J a y a . 54 . 1 9 9 3 : fig. 18 — P r é f o r m e s . silex. A ) . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . I n d o n é s i e . c o r n a l i n e . D a n e m a r k . 1 ( M a d s e n .

• Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. 52 Roux. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits).. qui est toujours naturel. 32). l'obtention d'un tranchant terminal. • Sa partie active. etc. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. juste avant celui consacré au débitage. pour obtenir la préforme. 1943.. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). circulaire. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. on le sait. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. qui sera à section carrée. bouchardage seul . La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. et enfin lustrée. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . 1973. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. Une fois finies. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. Rao. Ce tranchant. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. 55 . c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. cylindrique. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. sciage seul. taille minimale et polissage important. polie. perforée. 1989. le biseau tranchant.. dans le Gujarat (Inde). et non des hachereaux. En effet. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. 18 : 3). Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. On procède à la taille en deux étapes. Pelegrin. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. ébauche et préforme (fig. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif.. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger).. ovoïde. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. est obligatoirement brut de taille. Celle-ci est ensuite abrasée. polissage seul. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. 19) tient à deux éléments essentiels. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. soit d'un débitage suivi d'un façonnage.

Kenya. Acheuléen.56 Fig. Isenya. 19 — Hachereau en phonolite. .

qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. Le hachereau en est un très bon exemple. les hachereaux.). 1956. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. 72). 57 . mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. Pour les autres types de hachereaux. 54 Texier . l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . En dépit de cette description très précise. C'est un outil en apparence simple. Kombewa (p. 28) ou Tabelbala (p. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue.et/ou une régularisation des bords. et non le façonnage.de la face d'éclatement. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. 63 et suiv. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. 71 et fig. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. D ' u n point de vue morphologique. et un des plans de la face supérieure. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. 1989.. le hachereau. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. 54 En règle générale.. 53 Tixier. 38 et p. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. outils très abondants dans certains Acheuléens. de par son mode de fabrication. psychiquement.

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nous n'utiliserons jamais le terme de débitage.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. La reconnaissance d'un nucléus (fig. .des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. 20) passe par la détermination : . Dans le cas de cassure. . le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. 59 . du (ou des) plan de percussion et de pression. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . une phase optimale. puis par une phase initiale du débitage. préparée ou non.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage.de la (ou des) surface. Le nucléu s Quelles que soient la matière première. même intentionnelle. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support.

Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). peut aussi servir de nucléus. éclats-supports et enfin éclats-déchets.Les nucléus. éclats de préparation. 60 . destinés à. Enfin. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. F i g . Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. tels que nous les observons. 9 et 10). il ne faut pas oublier qu'un éclat. qu'ils soient de préparation. sont des déchets de débitage. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. choisi à cet effet. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre.

Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. si le débitage est assez avancé. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. Les nucléus n'ont. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. 61 . pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. pourrait-on dire (fig. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. 21). La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. L'absence de préparation. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. il peut être réalisé. Celles abordées sont parmi les plus répandues. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . il n ' y a pas de formes stéréotypées. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. Pour rendre compte de ces différences. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. vers des formes globuleuses. avec un peu d'entraînement. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. ils tendent généralement. par toute personne sachant planter un clou. et continue son débitage "au fil du nucléus". 2. de mise en forme du nucléus à débiter. Quoi qu'il en soit. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. qu'ils soient programmés uniques ou multiples.Les méthode s d e débitag e Le débitage. comme tout acte technique de taille de la pierre. pas de plan de frappe préférentiel. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. Toutefois. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. C'est le débitage le plus simple imaginable. souvent standardisés. à l'exception d'entame. 1. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . dans ce cas.

p e r c u s s i o n multidirectionnelle. 62 . Ouganda. Oldowayen. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . 2 : nucleus à éclats. Nyabosusi.1 F i g . p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique.

La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. Cependant. Face à ce constat. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". 1961. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. 1971. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . 57 Boëda. 63 . Ainsi. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). différentes stratégies de taille mises en œuvre.2. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. Cette définition était en fait réductrice. indépendamment de la surface de débitage. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. 1994. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. le talon en "chapeau de gendarme". 55 56 57 55 Bordes. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. Si l'on ne peut. d'une part.1. Depuis une vingtaine d'années. et d'autre part. 56 Cauvin. E. en 1909. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. par exemple. la finalité d'un débitage aussi complexe. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France.

. 1). 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 1 : nucleus préparé. 3b. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 2a : débitage à éclat préférentiel.Fig. 1994 : fig. 2b.

Deux méthodes principales ont été mises en évidence. Tixier . 22 : 1). Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. alors que le percuteur tendre est. 60 Boëda. propose de distinguer les termes suivants : concept. E. après J. 1988 : 14.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. sections hachurées). Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. technique et méthode . parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. 65 . La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. 58 Tixier. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. On voit donc que. par ailleurs. Boëda. les éclats de préparation ont un rôle important. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. à pointe et à lames. 1967 : 807 et 817. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. 22. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. dès la mise en forme du nucléus. 1988. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. 59 Boëda. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois.

66 . 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .Fig.

Fig. 67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .

est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. Enfin en " c " . les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. 26 : 2). 4. les éclats ont une forme triangulaire. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. et particulièrement de sa délinéation. toujours par enlèvements centripètes. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. Dans la méthode Levallois récurrente. Attention. 62 Meignen. ils tendent à être allongés. par exemple. Si la direction des enlèvements tend à converger. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. 4b et fig. alors qu'en " b " . 1. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. 61 62 2. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. sont indiquées la préparation du plan de frappe. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). dans ce cas. plus rarement d'une préparation bipolaire. le plan de frappe est limité. 22 : 2a. et la mise en forme finale de la surface de débitage. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. c'est l'opération de détachement de l'éclat. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. 1968 : 315-323. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). 22 : 2b. 68 . 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. 25). Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). 26 : 1) L'objectif. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. Cette méthode est dénommée linéale lorsque.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 23 et fig. 3b. sous-presse. 3. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. dans un même ensemble. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. fig. Cette méthode existe.

2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . un minimum de deux enlèvements. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. C'est le principe de la "nervure-guide". les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. F i g . qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. 26 : 2). dont la préparation demande donc. théoriquement. Cette surface concave. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. dont les applications durent 500000 ans. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. 69 . Les différentes méthodes Levallois. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base.

2 : p o i n t e L e v a l l o i s .p r e s s e ) . silex. 70 . V a u c l u s e . silex. A ï n C h e b l i . s o u s . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e .0 1 2 33 F i g . g r è s . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. Israël ( M e i g n e n . M a r o c . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . L a C o m b e t t e . K e b a r a . 3 : éclat L e v a l l o i s .

Tixier . elle a surtout été signalée en Afrique. 27). 1 9 3 8 . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité.2. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. 1 9 6 7 . peut se placer. 6 3 O w e n . y compris exactement opposées. Balout . mais pas obligatoirement. régulièrement convexe. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . la préparation d'un plan de frappe. on peut débiter un éclat circulaire. Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. une telle surface peut être obtenue. Biberson . Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. D a u v o i s 1 9 8 1 . Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois.2. 63 Fig. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . . très étendu.

28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Kenya. Isenya.72 Fi g. Acheuléen. .

Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. les lamelles ou microlamelles. 1985. au percuteur minéral. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat.3. tout au moins de directions point trop irrégulières. Economie du débitage laminaire. 64 65 2. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. afin d'obtenir des produits en série . voire en nucléus. la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants.à l'instar de méthode Levallois . à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. malgré des restrictions formelles en ce sens. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. fig. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . ils n'ont pas de talon.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. en dehors du potentiel de la matière première disponible. 1984. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. 1963. Il est regrettable que. donc de production d'éclats Kombewa. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée.les lames ou les lamelles . il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. Tixier. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. 1978. Il y a "méthode Kombewa" . Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. sinon parallèles. variété d'éclats "parasites".chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. Geneste. Elles sont normalisées grâce à des nervures. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. 9 et 10). L'obtention. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. en métal. percussion indirecte. 73 . 1956. préconçu. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. 28). 1961 et 1975. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . Des conventions peuvent alors être fixées. à volonté. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. pression). pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. dans ce cas. Bordes. mais. en bois animal ou végétal. Alimen. 49 : 3). les lames et les produits de petites dimensions. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement.sur un même n u c l é u s (fig.

61 : 2). la lame d'entame est dénommée crête naturelle. voire pour chaque lame. de remettre en forme le nucléus. 1968. Ces règles tendent à : . plus ou moins courbe. plus ou moins soignée selon les besoins. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. il est possible de resculpter. 68 Crabtree . Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. 3 lames). Il est loisible. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". il n'y a pas nécessité de préparation. par enlèvements presque toujours bifaciaux. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. de faire cette crête plus ou moins longue. Une fois ôtée. Une remise en forme. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. . Néanmoins. appelée crête. On peut préformer un nucléus grâce à une. permettant chaque fois le déroulement du débitage. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. Si. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". 61 : 5). Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. et un parallélisme relatif des nervures. 61 : 3b et 4b). Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. 74 . à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles .maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. en cours de débitage. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. 61 : 1 et 2). deux ou même trois crêtes. souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. et cela guide le débitage. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. au cours du débitage. 61 : 6b). cortical. lisse ou préparé.

point d'impact. en temps voulu. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. 75 . De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. On ne peut. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. très souvent des négatifs de réfléchissements. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. Cette technique existe ensuite. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. à l'instar des éclats. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate.pour retoucher un grattoir par exemple -. afin que les terminaisons distales se chevauchent. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). 1991a. on crée alors deux plans de frappe opposés. voire éperons. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. par des enlèvements de rectification. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. en effet. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. surtout si de grandes dimensions sont désirées. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. 69 Crabtree. continuer le débitage). soit indifférente. selon le produit recherché. Pelegrin. et des courbures longitudinales (carénage). Cela impose. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. Madsen. 1972. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. dans l'Azilien européen par exemple. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. et un bulbe diffus. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. 1983. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. des talons réduits. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. très vite. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. 32). elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. vers 100000 ans. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. enchaîné.

F i g . C o r b i a c . P é r i g o r d i e n supérieur. 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . A u r i g n a c i e n . silex du B e r g e r a c o i s .V i g n o b l e 2. D o r d o g n e . A i l l a s . 2 : n u c l e u s à l a m e . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . 76 . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .

71 Inizan. 29 : 3). En outre ce débitage. 1991. 29 : 2). Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. 29 : 1). Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. les produits laminaires tendent à s'arquer. 79 : 8). Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. lisse ou préparé. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. 72 Inizan. sur nucléus (fig. a été identifié relativement récemment . est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. Dans ce dernier cas. Plumet. sur de grandes séries.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. 1992. cf. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. qui ne concerne que les lames et les lamelles. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. 1984 : 57-70. dans une aire sibéro-sino-mongole. 30 : 2). On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. tout au moins sur silex et calcédoine. inventé par des chasseurs-cueilleurs. les directions de percussion sont. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. 70 71 72 70 Pour l'historique. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. L'immobilisation du nucléus (fig. Tixier. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. 30 : 3a et 5). La chauffe. il y a environ 25 000 a n s . Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. Lechevallier. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. orthogonales (fig. 77 . L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. reconnue comme facilitant la retouche par pression. Selon ce schéma. intervient elle aussi dans le débitage par pression. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. elles.

E . 5 : J. 78 .4 F i g . (1. 4 : D . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e .E. 3 : J. 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . Pelegri n . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . C l a r k ) . C r a b t r e e . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . 2. 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e .

grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. conserver une partie incontestablement "cannelée". malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. . comme l'obsidienne. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. Dans le cas des roches vitreuses. Dans tous les cas. les accidents par outrepassage sont fréquents. Il n'est donc pas concevable. simultanés. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. pour être ainsi appelé. par le dosage de la force qui peut être appliquée. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. . Les nucléus pyramidaux sont alors : . lisses ou préparés. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). 1976a). la pression permet le maximum de précision. 1983. 63). à chaque lame obtenue. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. De plus. Tixier. le maximum de standardisation.soit pratiquement cylindriques. 73 Inizan.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. 31 : 3 et 4). Les plans de pression peuvent être corticaux. 63). la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. qui tendent à être rectilignes. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. 3 1 : 2 ) . outil composite à presser. Cependant. 79 . l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe.le parallélisme des bords et des nervures. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. partiellement ou totalement. . le plan de pression est très souvent égrisé. Sur les lames et lamelles de plein débitage . donc un débitage idéal : celui qui. 31). comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. soit à deux surfaces successives.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). Plus que toute autre technique de débitage. 74 J. pas logique. pour éviter tout glissement lors du débitage. un nucléus débité par pression doit. 31 : 1).la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale .

• La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). souvent asymétrique (fig. 3 : n u c l e u s plat. 80 . 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes. 75 Akazawa et al. 32 : 1). 1980 . 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . . il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. En effet. notamment au Japon. 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) .le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. S'il y a une conception unique de ce débitage. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu".1 3 4 F i g .

les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 32 : 5). • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . 32 : 2). avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). 32 : 3 et 4). 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. même en l'absence de remontages. c'est une crête d'entame de débitage. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. 81 . les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions.2a ^ 1 f 3 Til ^ . 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu.

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reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. localisation. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. d'achever ou d'affûter des outils. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. La retouche modifie un support. "Retouche" . 83 .ou retouches . Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. morphologie.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. inclinaison.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. Ils sont au nombre de sept : delineation. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. étendue. que celui-ci soit naturel ou débité. position et répartition. Il en est de même des "enlèvements spontanés".

comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. certaines techniques de retouche . mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. 84 . 7.au sens très large . fig.. Ces sept caractères. elles en marquent parfois le stade ultime. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. 41). 89). et dépend des moyens d'observation dont on dispose. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). qu'elles ont une place à part. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. Tout préhistorien doit donc. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. de forme générale en "éventail". Elle permet. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. avec leurs combinaisons possibles (voir p. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. comme les lames à crête (fig. 1875. de définir les outils. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. 78). 52). au bord réfléchi. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. 76 1. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. en 76 Chierici. 34 : 5 et 6). sont nécessaires à une description fidèle. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. par combinaisons. Elle ne se prétend pas exhaustive. privilégiée. est facilement reconnaissable (fig. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. Néanmoins.. dans la technologie de la pierre.

une lame ou une lamelle brute. 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. 16). 8. Cette technique du "coup du microburin". 9). planchette de bois. O b t e n t i o n .point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g .t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . 85 .t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. 1976 : F i g . face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. 3). présence de ces formes. bloc de pierre. t r a p è z e . 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . triangle. 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . d ' u n t r a p è z e . etc. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7.) on pose un éclat. m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . g r â c e à cette t e c h n i q u e . de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. 1955. 2. m i c r o b u r i n d o u b l e .

particulièrement sensible dans sa partie centrale. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. qui est le but de l'opération. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . 33 : 4b). est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. on enlève. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. Un microburin présente. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. le microburin est dénommé proximal. parfois très effacé. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. visible sur sa face supérieure. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. 86 . Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. sous l'action du percuteur. exerce. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. inclinaison inverse de la facette de fracture. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. on attaque presque perpendiculairement. etc. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. un arrondi. ondes de percussion rarement bien marquées. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. Avec un petit percuteur. Quand le "coup du microburin" est réussi. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. En effet. visible sur sa face inférieure. ou en os. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. La fracture. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. choisi relativement plat. 33 : 1 à 3). à hauteur de l'arête de l'enclume. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. 33 : 4a). le microburin. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. Elle est souvent torse. 2. une portion de coche à retouches directes et. fait parfois levier et. 33 : 6). s'appuyant sur l'arête de l'enclume. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle.voire d'une coche peu profonde . par petits coups répétés. 33 : 5).

par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. le burin est alors considéré comme un nucléus. Gaussen. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . créant un tranchant vif de taille. Les déchets caractéristiques des burins . 34 : 7). chutes=déchets est désormais périmée. 87 . dans certains cas.chutes et recoupes . S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. 1972. en F r a n c e ) . beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte.chutes et recoupes . sont rarement intégrés dans une étude technologique. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. Les déchets caractéristiques des burins . L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). 1965. 79 Zuate y Zuber. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig.quoique systématiquement décomptés.fig. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. "de Noailles". Il s'agit. à silhouette de hache triangulaire allongée. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin".peuvent être retouchés et devenir alors outil . un excellent support pour une mèche de foret. Cette technique peut. Cette technique. sur l'une ou l'autre face. 56 et 58). 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. intéressant un bord. 78 Gaussen. La notion : burin=outil. 78 3. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. de ravivage ou non. qu'il s'agisse. 79 4.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. d'un ravivage. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. entre autres. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. par exemple. Reste le principe. 55 : 5) . une chute ou une recoupe est. 34 : 2). là encore. certains burins très particuliers ("busqués". 34 : 1). un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. 34 : 4). ou encore par pression. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. ou les deux de façon alterne.

88 . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 1). 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e .F i g . D o r d o g n e . C o r b i a c . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 1 : c o u p du t r a n c h e t . 1961 : fig. silex du B e r g e r a c o i s . A u r i g n a c i e n . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a .V i g n o b l e 2. 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e .

65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. une lame d'obsidienne. spécifiques du continent américain. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage.5. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. avec déchets caractéristiques. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". presque toujours sur la face supérieure. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. par un coup porté en son milieu. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord).

.

dans une perspective d'étude technologique. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet.. plus que tout autre. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. 91 . En outre. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. il est indispensable de discerner le naturel.. qu'il soit outil ou reste de taille. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. l'intentionnel. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. La reprise systématique. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux.). Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. la lecture technologique met en jeu la matière première. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. l'accidentel. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. La connaissance approfondie du document de base. en l'occurence chaque objet lithique. un objet lithique. En effet. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. y compris celles postérieures à son dépôt. un outil à patine multiple a une biographie attachante. arme. dans certains gisements. éléments d'outils. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports.

amènent une reconnaissance globale.) Outre les actions naturelles. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. au détachement (au débitage). 5). etc. après le détachement. contenant en elle-même une hypothèse. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. on cherche à identifier son support (galet.et identification d'ensemble immédiates. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. relief. coup de burin. selon leur succession dans le temps. couleur. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . selon ses formes. pour les cas complexes. seuls stigmates toujours totalement fiables. se fait d'elle-même par déduction. ou souvent en même temps. Cela se fait. bloc.). elle deviendra "histoire de l'outil". volontairement choisi.. puis toucher. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales.Le terme "objet". réalisées ou ratées. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). Si nous nous en tenons à la quête des intentions. cassures. en débrouillant les séries de retouches. son abondance. des "lancettes" (fig. Fait en apparence paradoxal. perception du volume qu'est l'objet. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. A une perception première. utilisée par l'homme. du biface à la pointe de flèche. nucléus. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. Si cette dernière n'existe plus. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. Cette recomposition chronologique. éclat. géométrique (trapèze). morphologique (limande). perçues en une fraction de seconde : silhouette. etc. Dès l'observation des états de surface de l'objet. En effet. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. jeux de lumière sur les facettes. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". coches. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. etc. Puis vient la reconnaissance de la retouche. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. quasi simultanées. éclat. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. des événements postérieurs au débitage du support. si on ne l'a pas lu en son entier. en dernier ressort. plaquette. parfois syncrétique. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte.

origine des éléments (volcanique. dont les pièges les plus fréquents sont. elle est immuable et reste la démarche fondamentale.éolienne. striées. . On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. . il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. puis roulé. Par sa présence ou son absence sur les éclats. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. métamorphique. évoquant le charriage fluviatile. Mais l'observation. "raclettes". Ce nucléus porte plusieurs informations. parfois préhistoriques. même dans une zone d'habitat. les pièces. elle. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". etc. puis ramassé hors de son point d'abandon. sédimentaire . . 2. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : .pied de falaise.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. . . Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. par exemple un transport fluviatile. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. c'est affaire de convention. dépôt de pente.pendage. entre autres. . enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille.site enterré. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés". 1. "perçoirs". l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. le piétinement est loin d'être négligeable. Pour une étude technologique. 2. ne peut être un choix. etc. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. Pour tout matériel étudié. d'autres émoussées.1.par cortex. 93 . N'oublions pas que.épaisseur et lithologie de la couche elle-même .par néocortex. il a été nucléus " a c t i f . glaciaire).). "grattoirs". fluviatile-. Si cela s'avère nécessaire. une surface naturelle. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. la reconnaissance technologique de la pièce.par patine.site de surface. . Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. en gardant bien en mémoire que nous entendons : .

L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. 24). puis ramassées. et leur étude est si complexe. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. comme dans le cas de certains emmanchements. cuir. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. comme les lustres et les polis d'usage. 59). des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. soit profondément. Les agents sont si nombreux. soit uniquement en surface (voile). même dans une seule couche. ou encore des fractures franches. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes.actuellement . sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total.4. due à des interactions physiques et chimiques. consiste en des modifications très diverses de la surface. les variations de température qui. colorant.• La patine. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. 35). Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. bitume. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler.2. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. y compris dans un même site. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . 51).que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. 2. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". comme pour les outils à double patine. 2. 94 . parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. 2. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig.3. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. si divers. gomme.

nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. P r i n c e l l e ) . souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. de ces altérations et ajouts. r o c h e siliceuse. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. F i g . particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. L'importance et la complexité des états de surface. désert de Q a t a r ( P h o t o J-L.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. 95 .

orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. • indiquant une préparation . qu'i l soi t outi l o u no n 96 . etc. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. 3. prédéterminée par la métode Levallois. galet. etc.d'après les cassures : accidentelles.) Support débité . etc. . de pression.) .d'après la face supérieure : non prédéterminée.2.d'après la partie proximale : types de talon. Technique s spéciale s d e taill e 3.reconnaissance des morphologies techniques. sur burin.orientation (selon un axe morphologique.6. Définitio n d e l'objet . etc. 3. .type (plaquette. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. Observatio n de s état s d e surfac e 3.5. etc.).d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. . etc.d'après la partie proximale : modes de percussion. . crête. . la méthode Kombewa. accidentelles au débitage. etc. des caractéristiques techniques. talon.4. face supérieure. intentionnelles. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille .3 .1. bords droit et gauche.3. abrasion de la corniche.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . etc. etc.

36 et 4 0 ) . pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. Pigeot. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. Cahen et al. qui. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . 1978. Van Noten et al. ou simplement à titre anecdotique (fig. 97 . campement saisonnier ou permanent.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. surtout de plein a i r . Un pas a donc été franchi qui mène. 1982. sont indispensables au décryptage des sites. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille .plus que des remontages . 1976b. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. 1972. désormais pratiqués presque systématiquement. A Bordj Mellala (Algérie).quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . 1. Les remontages. Brézillon. Audouze. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . En l'absence de sols conservés. 1987. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. 1987. Cahen. Avec les fouilles de Pincevent .les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. Cahen. les remontages ont permis à J.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . à travers les intentions retrouvées. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. notamment. atelier de taille etc. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . en première lecture. 1980. Olive. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Tixier et al. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. En relevant les objets sur plan. 1988. fondée sur cette méthode. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. 1980. Leroi-Gourhan. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique.

Fig. Bérigoule. 36 — Remontage. . silex. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. Vaucluse (Brugal et al. 1994). Moustérien.

. à première vue très différentes soit par la couleur. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. 2 . etc. maintien du nucléus ou du support. dans la conception de l'économie de la matière première. Roche. 99 . sur un autre support ou sur un nucléus . phase de début du débitage. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. . plein débitage. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. ravivages. Inizan. Il semblait. soit par la patine. même pour Homo sapiens fossilis. proviennent en réalité du même bloc. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. 1980. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. entre fragments du même support. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. le fait est irréversible.les transformations. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. il est important de les tester ou de les faire tester. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. mise en forme. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. quelle est. soit par le grain. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. dont nous présentons les principaux buts.). .de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. il y a quelques a n n é e s . L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. geste. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. percuteur. En fait.

le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. Volkof. en obsidienne des tombes aztèques. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. particulièrement dans le cas des innovations. ne peut le prévoir. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. 1991. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. par percussion indirecte et par pression . Guiria. 32). ni celles. . Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. avant de juger l'adresse. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. p. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. l'intérêt est relatif. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. devant des ensembles apparemment "mal venus". 32). Pelegrin. L'apprentissage est très long. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. les uns au-dessus des autres. 1966. comme dans de nombreuses disciplines. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. 71). L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames.à l'étude d'un ensemble lithique. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. 1991a.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . 2) : . En revanche. 100 . Pour une roche donnée (fig. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. Or au seul vu de ces matières premières.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale.est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. 1980. . un tailleur. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. Crabtree. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. plusieurs années pour devenir un expert. il faut.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. même averti.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. et beaucoup reste encore à vérifier : .

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions).) et sa place dans la chaîne opératoire. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. choisis selon des objectifs définis. nouveaux symboles. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. La représentation graphique des industries préhistoriques. etc. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. Loin d'être une copie. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. déchet. représentations schématiques. Enfin. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. etc. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. 105 .

. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. judicieusement choisies. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. Sur chacune des vues. un choix doit donc être effectué . Pour les pièces bifaciales. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. 104 Prodhomme. ce handicap peut devenir un atout.. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. 104 2. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. Des sections. etc. aquarelle. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. 105 Dessiner 1. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. 1987. 105 Coineau. 54). Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig.). 106 . il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet.Décider 1. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. polyèdres et sphéroïdes. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. Cependant. 1978. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. offre une gamme étendue de moyens. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. encre. mine grasse. • Le façonnage (fig.

107 Fig. . Isenya. 37 — Biface acheuléen. Kenya. tuf consolidé.

M o u s t é r i e n . I s e n y a . B é r i g o u l e . A c h e u l é e n . A l g é r i e .o l d o w a y e n . 2 : l a m e l l e en silex. Le R e l i l a i . K e n y a .F i g . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . W e s t T u r k a n a . 1 : éclat e n t r a c h y t e . P r é . V a u c l u s e . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. 108 . L o k a l e l e i . C a p s i e n . K e n y a . 4 : éclat en p h o n o l i t e .

montrant le maximum d'informations. C a p s i e n . • Les remontages (fig. . 131). soit : . Le volume du remontage est rendu globalement.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. fig. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. 2. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. en choisissant une vue générale. A ï n D o k k a r a . 34 : 5). A l g é r i e (Tixier. 2). les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées.• Le débitage (fig. Il est donc préférable de limiter leur nombre. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. A partir de cette vue. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. : retouche Quina. 109 . 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . 38). . 1 9 7 6 a : fig. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. Les esquilles bulbaires. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. A partir de cette représentation. Le dessin du talon est absolument indispensable. F i g . et non par le dessin de chaque pièce remontée. car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage.

Abu Noshra II. sans le nucleus. . Ahmarien. 1991 : fig. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames.110 Fig. Egypte (Phillips. silex. 7).

Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. etc. Les nucleus à lames. 41 : 2. . Les vues sont désignées comme suit : .norma occipitalis pour la vue postérieure. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 50). Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. 57 : 9). quel qu'il soit. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. perçoirs.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. dans le sens de son plus grand allongement (fig. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. . Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. 41 : 1). 3.norma frontalis pour la vue antérieure . sur la face inférieure. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. le nucleus est orienté morphologiquement. : pointe Levallois). 41). • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. sur petit bloc. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. Descriptio n d e l'obje t 3. dent du burin. sur galet (fig.2. S'il est difficile à déterminer.1. trièdres. pointe du perçoir. Pour établir un langage graphique commun. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. etc). 41 : 3). on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. 29 : 2). etc. repose sur l'orientation (fig. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. sur éclat de gel (fig. etc. • Les outils de type grattoirs. 111 . 12 et 13). Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. la partie proximale vers le bas. 21). un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. la face supérieure vers soi. Cinq cas peuvent se présenter. polyèdres.) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. 16 :1 et 2). 41 : 1). . Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. burins. préformes. 41 : 5). l'orientation est purement aléatoire (fig.

112 . différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . a p p e l é alors racloir déjeté. 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n .5 F i g . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) .

Pour obtenir chaque vue. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. courbe ou torse. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. • Vue A : c'est la vue principale. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. • Vue B : vue de l'objet par la droite. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. On la nomme vue de face. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. et vue de la face supérieure pour les produits débités. Elle permet de montrer l'épaisseur. 113 . A de rares exceptions. face A. On imagine l'objet dans l'espace. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. Elle est rabattue à gauche. F i g .Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. 42).

114 . mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. C. . Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. F i g . et vue de la face inférieure pour les produits débités.les contours des vues A et D sont identiques . D sont identiques . On la nomme vue de dos. . • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. . Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . B. On la nomme vue en bout. 1 : à la française. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. dans la zone médiane. Elle est rabattue à droite.les contours des vues B et C sont identiques . pour les nucléus Levallois. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . des fronts de grattoirs. 43 : 1). Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. On la nomme également vue en bout.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. Pour cela. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. Cette vue a le même rôle que la vue B. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. des plans de percussion ou de pression. Conventionnellement. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. apposé entre chaque vue. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s .les longueurs des vues A. Pour le dessin de l'épure. on utilise un tiret gras court horizontal (-). Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer.les contours des vues E et F sont identiques. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. face B. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. Pour plus de lisibilité et de cohésion. etc. par exemple. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. • Vue D : c'est la face opposée à la face A.

Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. axe horizontal de la ligne d'horizon). a : profil. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. 44). c : section. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. 1970. 106 Laurent. Une coupe représente les sécant. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. La plupart du temps. pour des commodités de publication. 115 . Plus difficiles à dessiner. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. Cependant.2. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées.3. La section est translatée et rabattue à droite. a b c F i g . Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . on peut utiliser le conformateur. Pour les autres pièces. b : c o u p e . Cependant.

Fig. 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 1 : c r o q u i s . r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 116 . c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 2 : d e s s i n au c r a y o n . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes.

compromettant la suite du dessin. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face.1.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres.2. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi.le croquis. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe.4. pour plus de précision. 45 : 2) : le dessin des contours. 117 . la mise en place des ombres. 4. limite de surface corticale. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. Le dessin des nervures (fig. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. des plus grandes au plus petites. On commence par dessiner les principales nervures. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. à main libre et respecte autant que possible les proportions. Il est réalisé au jugé. . L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. visibles à la surface de l'objet. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. on la signale par un petit trait de rappel. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. 45 : 1). Lorsque le dièdre rencontre une nervure. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. . on relie alors les points entre eux. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. La projection n'est jamais orthogonale. de profil ou en bout. 4. Pour les pièces de grande dimension. 45) : . sans Le dessin des contours (fig. etc. le dessin des nervures. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet.le dessin au crayon.le dessin à l'encre. A l'aide de flèches.

b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . 118 .12 F i g . Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 2 : d e s s i n du contour. c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s .

les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. Si la surface est lisse. la longueur des hachures. Plus on est près du point d'impact. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité .les valeurs de pénombre. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. de gauche à droite. . il faut rechercher la séparatrice. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. parties dans l'ombre. . On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. mais avec moins d'intensité. en hachures légères ou aplat de gris. . plus les hachures sont courbes. 45 : 3). mais jamais rectilignes. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Sur un même dessin. les hachures ont une double fonction. Conventionnellement. 4. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. parties directement touchées par la lumière. Inspirés par les techniques de gravure. 47). L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig.les valeurs de lumière. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. On les nomme ainsi hachures valorisantes. Pour cela. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. Plus on est éloigné du point d'impact. Pour la technologie lithique. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. Les hachures sont parallèles entre elles. Dans le tracé des ombres.3. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. la lumière s'y reflète et y rayonne. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig.les valeurs d'ombre. parties encore éclairées directement.les valeurs de reflets. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. de haut en bas. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. pour créer un impression de relief. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. la matière et la taille. parties que la lumière n'atteint pas directement. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres.

S o l u t r é e n . 7 ) .F i g . (Smith. silex. 120 . P e c h de la B o i s s i e r e . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. 3 9 .

. .1. 48 : 1). jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . On garde donc le principe de la hachure valorisante. épaisses et de longueur moyenne.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. ..dans les zones de lumière. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. qui peuvent être combinées. .le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. . Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. Cependant. les hachures sont fréquentes. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. 107 Dauvois. réalisées à la lame de rasoir (fig. très grasses et longues. Les roches métamorphiques . 101 Les roches d'origine sédimentaire . 48 : 3 et 8). 48 : 7). 121 . Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". 48 : 2) . Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. 5. 48 : 6) . 48 : 4). en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. 7 : 3 et 4).le grès . s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. . Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. . 40 et 47).le silex : hachures pleines-déliées (fig.2. "il est bien entendu que. Les roches éruptives . Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. 48 : 10).le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. les hachures sont peu fréquentes.dans les zones de reflets. les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. 49) pour lesquelles on propose différents traitements. 48 : 9 ) . hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. 1976: 52. . M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5.dans les zones d'ombre. 48). L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig.les rhyolites. les hachures sont très fréquentes.dans les zones de pénombre. Conventionnellement. 48 : 5) . fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. 5.le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. Variétés minérales .

5 : r h y o l i t e .F i g . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 10 : calcaire. 9 : q u a r t z . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 122 . 7 : o b s i d i e n n e . 2 : j a s p e . 6 : b a s a l t e . 4 : g r è s . 1 : silex.

t r a m e et trait à la p l u m e . Ile de P â q u e s . 3 : o b s i d i e n n e . I s e n y a . éclat p é d o n c u l e . I s e n y a . K e n y a .3 i 1 . 1 : quartzite. K e n y a . 123 . n u c l e u s . Y e m e n . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . M a t a ' a . t r a m e et trait à la p l u m e . 2 : q u a r t z . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . trait à la p l u m e . biface. 4 : p h o n o l i t e . biface. 1 1 1 1 .

124 1994). Fig. 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. La Combette. Vaucluse (Brugal et al. silex. .

des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. I n i z a n .Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. 125 . 5. K u t a n . on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. 1 9 9 4 : fig. 3). Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. F i g .3. 50). Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. Le premier dessin montre leur aspect originel. Pour les pièces à multiples patines. les géodes. Les fossiles. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. silex. Iraq ( A n d e r s o n . sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. le deuxième uniquement les zones altérées. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. 1 : 7 ) .

etc. ou tramés (fig. Lorsque la pièce présente un double bulbe. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. Le point marque la présence du talon. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. C'est. le symbole est purement un indicatif de présence. mais pas toujours suffisant. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. 11 n'indique ni le sens. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. 52). Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. 6. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. tracéologues mais aussi photographes. . le symbole est inutilisable. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon.) étant relativement récentes. 57 : 9). Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre.4. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. Le double point indique la présence du talon. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. Dans certains cas. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. non retouchée. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. ni la direction du débitage. Elle se confond avec l'axe de débitage. La flèche indique le sens du débitage. En effet. 51). Il est nécessaire. bitume. Sens et direction du débitage. Si le point signifie la présence du talon.5. Sens et direction du débitage et présence du talon. par exemple. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. Ils sont dessinés de manière figurative. Lorsque le talon est absent. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique.

abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .

128 . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g . 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé.

51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. de son complément manquant. Lorsque le contre-bulbe est présent. Parfois. au trait. Sauf exception. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées.• Les cassures (fig. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. Cependant. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. elles sont laissées en blanc sur le dessin. qu'elle soit intentionnelle ou non. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. hachure. • Le lustre (fig. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. tiretés) la totalité de la surface des dessins. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. Le coup de burin (fig. 129 . la flèche s'orne d'un point. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. d'une surface par frottement. le microburin. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. 34 : 7). face supérieure et face inférieure. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. conventionnellement. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. 5). elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. 7 : 3 . 4. par le dessin schématique au trait de la partie manquante.

2/3 GN. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. etc. 130 .) dans la légende. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. Ce procédé est à proscrire. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. S'il n ' y a pas d'échelle. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. Face à des contraintes de composition. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. d'un tiers. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. S'il y a plusieurs vues. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. c'est souvent la vue principale. puis comparer avec le relief de la vue principale. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. est-ce possible technologiquement? Si oui. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. 2. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. d'un coup de crayon circulaire. 4. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. 1. En effet. les vues de face. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article.

1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. etc. On ne dessine ni concavités. p h o n o l i t e . alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. • Schéma figuratif (fig. alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. ni relief. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. Les enlèvements sont traités en plan. et ne comporte ni hachures. Dans tous les cas. Il peut être réalisé de deux manières différentes. avec un minimum de moyens graphiques. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. • Schéma abstrait (fig. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. éclat. 2. souvent la vue de face en perspective. Il est réalisé grandeur nature. I s e n y a ( K e n y a ) . Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. Il permet. F i g . 53). A c h e u l é e n . La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet.Schématiser 1. Dauvois (1976). La direction. nervures et flèches numérotées. relief. 2 : schéma 131 . Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. symboles. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. généralement en une seule vue. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. ni convexités. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial.

132 . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l .F i g . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e .

Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. du façonnage ou de la retouche. résultat de ce phénomène. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. 108 cours du débitage. survenant au Nous entendons par ajout. non intentionnel. 109 Tixier. nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). Phénomène imprévu. languett e (fig. il y a transformation du type d ' o u t i l . 7 : 5). acciden t Sire t (fig. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. 79 : 6). régulière. 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . etc. ABRUPT(E). ACCIDENT D E TAILLE . Exemples : lame outrepassé e (fig. 70 : 1 à 3). 66 : 1). 109 ABRASION. 110 AILE D'OISEA U (EN ). les burins par exemple (fig. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. un bord cortical . AFFÛTAGE. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. 1972. 4 et 5). si une méthode différente a été employée. 55 : 3. les raccords et les remontages apporteront les preuves. 133 . Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. intentionnellement ou non. 7 : 5 et fig. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. nacell e (fig. Action d'aiguiser un outil. Cette abrasion. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . 77). des AJOUT. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. 7 : 2 à 4). etc.

Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. ATYPIQUE. etc. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig.. Ce terme. L'acuité de cet angle. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig.) ou végétaux (bois. corticale. etc.) renseigneront sur les techniques de débitage. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . 111 Bordes. Terme de positio n (fig. de l'autre face pour l'autre b o r d . gomme. Comme pour l'expression précédente. ALTERNE. 1961 : 29. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 ..). ALTERNANT(E). minéraux (bitume (fig. 74 : 3)..F i g . Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. 7 4 : 4). ARRACHEMENT. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . 51). ARÊTE. 5) et les mesures que l'on en prend.. ANGLE D E CHASSE . ANGLE D'ÉCLATEMENT . 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . On parlera de l'arête d'un biface. très controversé. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . Terme de positio n (fig. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. d'une lèvre. 111 émoussée. ocre. etc. p a s d ' a f f û t a g e visible. d'une crête.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. 5) et mesures que l'on en prend. glacis de lancettes (voir lancette) . 1 : burin à un seul p a n .

Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 135 . 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . 1976 : 24. 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . 1968. Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. d'un galet taillé. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . 73 : 1 et 3). Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. 113 Bordes. C'est aussi ce terme. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. 114 Dauvois. etc. et non le mot talon. 115 BÉQUILLE. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . 67 : 5).quelqu'ait été leur support -. 1961 : 6 . la base est alors distale (fig. d'un outil sur plaquette. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . Voir ravivage . Outil servant à débiter des lames par pression (fig. 41 : 4). racloirs convergents déjetés (fig. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. 113 AXE MORPHOLOGIQUE .. que l'objet soit dessiné ou non. 1976: 24. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . 5. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit.. AVIVAGE.ne Test pas !). B BASE. 41 : 2). 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . et sa détermination conditionnera certaines mensurations. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. grossier. Dauvois. dans le sens de son plus grand allongement . 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. AXE D E DÉBITAGE . 115 Crabtree. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . 30 : 2). 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. 41 : 1). etc. irrégulier. inachevé. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. d'une pièce bifaciale. V\ F i g . des galets taillés. "pointes pseudo-Levallois" par exemple.

BRISURE.5). son action est inversée et provoque des petites aspérités. pour les arêtes d'un biface. Par analogie. 5). 16 : 2 et 3 ) . comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction.avec des percuteurs. BORD ABATTU . une lame ou une lamelle.Terme de position .rendre rugueuse une surface. BIFACIAL(E). Voir taillé . Sur une surface lisse. 119 Breuil. La den t d'un 119 120 116 Roche. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. q u ' à des outils sur support naturel. est un instrument moderne. Il peut être double. BRUT(E). On l'emploiera pour un galet taillé.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . Dans le cas d'un produit de débitage (fig. fracture. 1987 : 79. 74 : 5). "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . il est parfois précédé d'un cône . L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. 136 . Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. Pour les objets bifaciaux. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. . ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. ayant été ou non préparé pour la recevoir. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . . dans le seul cas des fractures hertziennes. 118 Dictionnaire Petit Robert. BULBE. récentes de la préhistoire. d'un Synonyme de cassure . 1909. fig. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. BRUT(E) D E TAILLE . et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. d'un bloc.mais ce n'est pas toujours aisé . lamelle) non modifié par une retouche. 120 Bourlon. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). ni de la fonction. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. etc. Elle ne présume ni de la destination. que nous lui préférons. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. on emploie le mot arête . On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . lame. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. Les deux séries d'enlèvements doivent. d'une chute d e buri n (fig. par une seule percussion (ou pression). 1980. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. d'un éclat). en tout cas. Un pa n (fig. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . les deux faces d'un objet. 60) sur un éclat. Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords.à préparer une surface en vue polissage . édition 1989. 86). partant du même bord (fig. les bords ne comprennent pas le talon. Voir ces mots. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. 1911. être situées dans la même partie de l'objet. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. .etc. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . BORD TAILLÉ . retouchés ou non (bords d'une lame. d'une plaquette. Voir abattu . Ligne qui délimite le contour d'un objet. par définition. La boucharde. 117 Bessac. dos . pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. voire triple. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. BORD.

u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). etc. 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . u n t a l o n (9). 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). u n e c o c h e (10). 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). Burins doubles. 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). u n p i q u a n t trièdre (7). l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 137 . 4 : sur c o c h e s . Burins quadruples. 1 : sur t r o n c a t u r e . F i g .12 3 4 5 6 7 10 F i g . 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . u n e surface r e t o u c h é e (4). 11 : sur t r o n c a t u r e s . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . 3 : d i è d r e s d ' a x e . 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n p a n (6). 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . Burins triples. L e s 5.

. 59).burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. 61 : 5 ) .surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. à la multiplicité. cassure. ne présumant pas des causes de la rupture. fracture) . surtout pour la pression (fig. coche . soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). etc. 57) : . 79 : 5). 2 9 : 1) et (fig. 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . F i g . Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. surface brut e d e débitage . etc. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. .surfaces obtenues par retouch e : troncature. N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. 1 : 7 et fig. 122 Terme proposé par D. "dos " (bor d abattu). (fig. CHAPEAU D E GENDARME . autre(s) pan(s) de burin.. Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. 1 2 2 121 Tixier. . Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . Toutes les classifications sont possibles. 24). Terme emprunté à l'architecture de marine. piquant-trièdre . Tixier). 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . Terme général. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. 138 . le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. bor d retouché . etc. Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). Cahen (1984). C A S S U R E . coch e clactonienne. Dans ce dernier cas. CHASSE-LAME. 58). les positions par rapport à l'axe morphologique du support. 31). le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). ciseau). CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. 1963 : 43.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . à son axe de débitage.

3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin. 7 : c h u t e torse. 6 : c h u t e réfléchie. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 139 .7 Fig. 8. 2. 1 : c h u t e p r e m i è r e . 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é .

1954 : 447. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) .-G. 34 : 4). En 1954 E. 126 Brézillon. Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. qui sera alors dite "préparée". ou simplement "chute". postérieurement au premier coup de burin. 60 : 2. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). 60 : 4. Terme de délinéation d'un bord. 2. 123 Gobert. lors de leur détachement (fig. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. 9). 5). sur le même bord. 60 : 7). 1954 : 447. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. 125 Cahen. ainsi de suite. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. 60 : 8. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . la civilisation ou le lieu (fig. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. parfois en "V". de faire "filer" plus loin l'enlèvement. Voir réfléchi (fig. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. CONCHOÏDE. Quand le bord du support aura été préparé. 127 CLACTONIEN(NE). à petit rayon de courbure. 126 1. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. indiquant une entaille nette. 2. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. Peu usité. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. 1988. 3). Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. G o b e r t . 140 . 127 Turq. quelque soit le support.ou départ de retouche . 60). 1984. 61 : 6 ) . en régularisant le bord. 124 Gobert. COCHE (O U ENCOCHE) . non intentionnel. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig.-G. Synonyme de bulbe . obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. sa section sera trapézoïdale. Cette méthode permet. proposé par E. donc aux fragments qui ont été détachés. CINTRAGE. L'expression "chute de burin". faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . 60 : 6). 1968 : 195. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. généralement concave. Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible.C H U T E D E B U R I N . ce qui n'est pas toujours le cas (fig. C I S E A U .de la face inférieure (fig. note 2 et fig. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . Brute de taille.

128 Breuil. 141 . pour faciliter une bonne prise en mains. Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. Désigne la présence de cortex. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. . Perret 1956. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. on parlera de réserve corticale. C R A N . Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. qui a trait à la typologie . la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. Terme qui s'applique à la mise . 61 : 5). On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. de face entièrement corticale.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. s'oppose à denticulé. 20). 61 : 2). 130 Sonne ville-Bordes. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. de base ou de talon cortical.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. 6b). 93) tend à s'employer. CRÊTE.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). 129 130 CONTINU(E). la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. ou crête d'entame. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. 1963. une première lame : l a lam e à crête. 64 : 4).B U L B E . qui aura forcément une section triangulaire. C O N T R E . sans être destinée à guider une lame à crête : . 62 : 7). s'oppose à "discontinue" . Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. ou. on parlera alors de "crête naturelle". C O R N I C H E .ou la remise . 1932. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. unit le talon au bulbe . une arête . C O R T I C A L ( E ) . Tixier. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). 20). comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. Suivant son étendue et sa localisation. T e c h n o l o g i q u e m e n t . Terme de délinéatio n d'un bord. dans certains cas. 61 : 1). S'utilise pour désigner le relief qui. 61 : 6a. qui correspond à la "patine" des géologues. soit. Cette arête permettra de faire "filer". 128 COUVRANT(E). pourquoi pas dans certain cas.C Ô N E . Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. en la guidant. Il s'agit de créer. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. soit que la forme de la matière brute s'y prête. 129 Pour Laplace (1964). Partie saillante qui couronne un nucléus. CORTEX. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique.

2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s .1 a 2 b a 3b F i g . 3a. 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 3 b . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 142 . la c r ê t e . 6 b sur n u c l é u s à crête. 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 2 b : sa l a m e à crête. 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t .

toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel.comme synonyme d 'épannelage. 67 : 1 et 3). 76 : 1). Ce terme est souvent employé . Action de taille qui enlève le cortex . Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon .1. DISTAL(E). Voir p. et d 'inclinaison. 30. Terme de localisation (fig. DÉCORTICAGE. Dans un deuxième sens. Résultats de cette action. Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . DÉVERSÉ. voir ces mots. créé par une ligne d'enlèvements. lamelle) (fig. Ce n'est pas un but en soi.à tort . DENT D U BURIN . DENTICULÉ. 45). Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. 2. Caractère désignant le dessin que forme un bord. DÉBRIS. D O S . Elle est formée d'au moins trois surfaces. Cette surface peut être : corticale . Percussio n (directe) . trois ou quatre plans de frappe (fig. 2. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. DIÈDRE. 1. 131 CROISÉE. brut e d e débitage . Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Ces cinq termes généraux peuvent. DISCONTINU(E). lame. en se combinant. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . Terme de position . qui peut-être (fig. lamelle). CROQUIS. 56). 143 . 66 : 2). 132 Bordes. 74 : 1). car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. 7 4 : 6). 1947. Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. DÉLINÉATION. lame. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. 62 : 5). 132 Terme général de morphologie. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . 29 : 3). DIRECT(E). D DÉBITAGE. 1963. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. de retoucher ou de façonner les produits obtenus.

Premier état de cette œuvre" . "Première forme. 144 . d'un nucléus. que Von donne à une œuvre plastique (. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. de débitage . formée par des retouche s abruptes.d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. de hache. 15 : r é g u l i è r e .11 1 Fig. d'une plaquette. 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : .d'un galet. 14 : i r r é g u l i è r e . ÉCLAT. 2 : c o n v e x e . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. d'un bloc. Terme d'un E É B A U C H E . Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. 12 : p é d o n c u l e . 1 . de feuille de laurier. Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). etc. 7 : c r a n . ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). 3 . 68 : 1). 8 : é p a u l e m e n t . etc.). Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. r e c t i l i g n e . de préparation. 13 : soie.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . É G R I S É . édition 1989. Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert..). 11. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. É C R I S A G E . .. 10 . 4 : c o c h e s . etc. en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. Action de polir en frottant avec un abrasif. m u s e a u . préparée. ni d'une destination particulière (fig. 5 : d e n t i c u l é . 6 : scie. .. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . l a n g u e t t e . 5).. encore imparfaite. ni d'une morphologie. 9 . c o n c a v e . indiquant la morphologie enlèvement (fig.

ENCOCHE. . 63). Irak. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. O b e i d . L'expression "percuteur dormant". 135 Une enclume peut être tenue à la main. etc. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig.l 'ébauchage d'un outil . On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. . 2. 145 ÉPANNELAGE. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . . Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. un bloc de matière première pour la façonner. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. Bordes (1961 : 13). une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . Altération d'un bord rendu moins tranchant. moins aigu (fig. 1.on frappe un nucléus pour le débiter. préhispanique d'Amérique centrale. synonyme d'enclume. ENVAHISSANT(E). Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure.la mise en forme d'un nucléus (fig.. un burin pour lui appliquer un coup de burin. 64 : 3). etc. 135 ENCLUME. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action.on pose un éclat (une lame. en haut.).0 1 cm 3 Fig. à gauche). 134 ÉMOUSSÉ. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. Voir coche . Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . 9 : 1. 10 : 1). ENTAME. Par commodité. est due à F. Tell el O u e i l i . 1976: 211. ENLÈVEMENT. 134 D a u v o i s . Retouche "sur enclume" : voir croisé .

sur un contre-bulbe..bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. bloc. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. Les termes fac e inférieure . dont la concavité dégage une saillie. 146 . En préhistoire. galet. correspondant à un plan de frappe préparé (fig. lames et lamelles. . FACETTÉ. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. etc. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés.Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. son complément FACE. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. 4 : couvrante. en sculptant la masse de matière première choisie. 1976 : 181. 79 : 4).longue. etc. 79 : 8). triédriques. son opposé est la face supérieure (fig. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . Terme qui s'applique à un talon. etc. . ÉTENDUE. 5). 131 34 F i g . ÉPAULEMENT. et peut faire appel à plusieurs techniques. si elle occupe une grande partie de la face. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. 2 : longue. 1 : c o u r t e . puis de finition. 136 Brézillon. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. celle-ci est dite : . lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. selon une forme désirée. 5). Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. 1968 : 124.courte. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. 62 : 8).envahissante . Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. et un seul.) on parle alors de face A et B. face 1 et 2. . 136 12 ÉPERON (EN ) . 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e .mais de FAÇONNAGE. polyédriques. 64). 137 Dauvois.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. 3 : envahissante. en négatif. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. F Désigne certaines surfaces d'un objet. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran.

A . 141 FRACTIONNEMENT. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. 1963. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. P i è c e é b a u c h é e p a r G. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . On dira : fragment de lame. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. etc. transformer un support. en outil. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. "Partie d'une chose qui a été cassée. 1966. édition 1989. flûtée p a r J. édition 1973. FRONT D E FRACTURE . ressac. sur tout ou partie de sa longueur. de tel ou tel outil. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. 140 "Action de réduire en partie" . 139 Smith. Par l'expression "fractionnement intentionnel". La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig.). U . 141 Dictionnaire Petit Robert. brisée" . d'éclat. etc. p r é f o r m é e p a r D . l'une ou les deux f a c e s . le feu. le sciage. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . FRACTURE. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e .) peuvent provoquer le fractionnement des roches. de biface. tout éclat est "fragment de nucleus". ( P h o t o J. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. sans en atteindre les bords. 138 Crabtree. (qui devient nucleus). gel. 138 139 FLÛTÉ(E). feu. etc. S . A droite. associé à "intentionnel" ou "volontaire". C'est ce terme qui. la pression. FRAGMENT. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. Certaines causes naturelles (gel.F i g . sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". silex du T e x a s . Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . E . T i x i e r ) . quel que soit son origine. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . 65) ou par pression. la flexion. 147 .

: 4 L . l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. lancettes.. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. lame. INDIRECT(E). 34 FRONT D E GRATTOIR . Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. 66 — Inclinaison des enlèvements. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. mais est réservé à une technique de percussion . ils peuvent être (fig. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . qui forment un grattoir. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. 74 : 2). Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. agencements d'industries" . et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. Bien qu'antonyme de direct. 3 : semi-abrupte.. Ligne de retouches sur un éclat. Le préhistorien. machines différentes concourant à un même but" ou.rasant s : l'angle est très aigu. H H A C H U R E . à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. . Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. 1947 : 26. elle peut donner lieu à une classification. Fig. d'une ligne ou front de fracture. une lame ou une lamelle.. 1 : abrupte. 66) : . pleins-déliés. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. INDUSTRIE. lamelle) (fig..impliquant le développement. 2 : abrupte croisée.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . proche de 10°. . 143 ibid.abrupt s : l'angle est approximativement droit . Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . INCLINAISON. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. Chacun des traits parallèles. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. pour les industries spécialisées. 4 : rasante. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . 142 Mauss. systèmes de techniques appropriées à des fins.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. 142 143 INVERSE. Dans une acception très large du mot.

d'une lame au cours de son détachement (fig. en théorie. simples ou doubles opposées. 1963 : 36-39. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". ou plus. parfaitement valable. L'un de nous l'a tenté. l'une (la "supérieure") incomplète. et voir p. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. Voir crête . plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 71). est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. 1976. 148 Gobert. Une lamelle est une petite lame. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. 63 à 70). 62 : 10). pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . supérieure à sa largeur. d'où leur dénomination. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. 145 Bordes. 148 LAME. 146 Tixier. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. principalement de langue anglaise. Certains auteurs. LANGUETTE. on a affaire à une lame. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. 73. 27. LAME À C R Ê T E . 1961 : 6. 145 1. 5). LANCETTE. en forme de petite langue. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). qu'au percuteur dur ou par pression. Aucune des deux ne possèdent de nervure. Voir Kombewa . "Ils sont souvent assez étroits. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. à morphologie caractéristique. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . 149 . 7 : 2 à 4). Cette distinction. LAMELLE . 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. 28). 1950 : 23. 147 Dauvois. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). 2. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. en forme de "lance". L È V R E . de l'extrémité d'un o u t i l (fig.J JANUS (ÉCLAT ). lors du détachement de l'éclat (fig. 149 Bordes. 1970.

Etat de surface caractérisé par un brillant. dépendent alors de chaque orientation. 4 et 5 : b a s a l e . L U S T R E . de frottement des pièces dans un tiroir. éolien.1 2 3 F i g . le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face.) ou artificielle. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. sur une pièce. 150 les termes proximal . Les localisations. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. 150 . "Au niveau du bulbe. en contre-courbe" (fig. distal . 5). 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . On dit aussi "central(e)" (fig. Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. plaquette. 67). 79 : 9). 79 : 2). profil).. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. LINÉAIRE. Deux possibilités : 1. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . Terme de localisation . 1 : d i s t a l e d r o i t e . la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. dû aux vibrations de la circulation. donc à orientation conventionnelle unique. observable sur un éclat. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. Caractère désignant la place occupée.. 2. le support est un produit de débitage. et leur dénomination. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . 79 : 8. q u e l q u e s e x e m p l e s . d'usage.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. Il désigne une partie d'un support. mésia l (ou central) . 1976 : 168. L O C A L I S A T I O N . etc. galet. 150 Dauvois. LISSE. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig.

pour parvenir à un but" . suivies. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. en chevron). suivant une marche raisonnée. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. 152 Bordes. 69) . forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " .scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. 68) : . . La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . 1961 : 8. 1). nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. 10 et 61 : 1). MORPHOLOGIE. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. MICROBURIN. plus exactement. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. 2 : scalariforme. 151 . . Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. édition 1989. MISE E N FORME . 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . 151 "Ensemble de démarches raisonnées. 4 : subparallèle (Bordes.MÉTHODE. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin".sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. De multiples combinaisons sont possibles. obliques (en écharpe.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. 1 : écailleuse. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. etc. N ENLÈVEMENT . etc. 1961 : fig. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. 2. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 152 153 . mais nettement plus accentués. d'un nucléus . 33). qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. "ondulées" . 3 : parallèle. Cela implique un support relativement épais. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. (fig. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. d'un enlèvement . 153 ibid.

Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . se développant à partir du point d'impact ou de flexion. en déformant les ondulations. la face supérieure des éclats (fig.E. (Atelier photo C. 20). notamment des grattoirs ou des burins. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. 20). empêche parfois de définir cette direction. NERVURE. cela sans présumer de la finalité de l'objet. Crabtree. M e u d o n ) .R.MUSEAU. non vitreuse. Par définition. NUCLÉUS. Dans tous les cas. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. Assez près du talon. devient parallèlle aux faces. Fig. NUCLEIFORME. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. Ne pas confondre avec arête. Remarques.S. l'hétérogénéité de la matière première. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. D. En l'absence de la partie talon-bulbe. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. A g a u c h e : o b s i d i e n n e .. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. O O N D U L A T I O N S . J. NACELLE. 5). chemine sur quelques millimètres. Il arrive que dans une matière première très homogène. N Fracture accidentelle rare. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. 5). emporte une partie des deux bords. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. 62 : 9). 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. 152 . A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. à morphologie caractéristique. elles indiqueront la direction de taille. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. les ondulations ne soient pas visibles. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig.N. Tixier. De même. et sur les retouches de tous les outils.

1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n .5 F i g . d a n s sa p a r t i e distale. 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 153 . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel.

. Nous employons le mot "outils" pour désigner.le pyramidion d'un nucléus pyramidal. Sur un même objet. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. 1988 : 110. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. presque parallèlle à cette face (fig. PARALLÈLE.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. . Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement.O R I E N T A T I O N . 76 : 3) . 71 : 3 ) . P A R T I E L ( L E) . mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. d'autres des armes ou des éléments d'armes. 155 156 OUTIL. normal dans sa partie proximale. . Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. Un outil peut 157 Tixier.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. OUTREPASSÉ. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. 41).l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). . il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. 154 . ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. le burin est alors dit plan. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. Parmi les pierres taillées.etc. dans la plupart des cas. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . Elle peut être différente. ax e morphologique. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. etc. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. d'abord par souci de simplification. boucharde. 156 Audouze.sur un nucléus Levallois. l'ensemble des armes et outils.). 1947. p PAN.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . 155 Mauss. produit de débitage ou outil. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. la patine sera toujours postérieure au cortex . PATINE. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. 71 : 2) ou très incliné. 70) : . postérieurement à sa taille intentionnelle. . comme il est d'usage. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. légèrement incliné (fig.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . Terme s'appliquant : . localisation ) (fig. punch. 68 : 3 et 69). dans des sens divers. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. qu'il soit nucléus. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). .aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). 1963 : 27. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. 71 : 1). Rarement situé sur la face supérieure. sans prétendre à l'identification d'une fonction. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. avec ou sans retouche. .

De plus certains objets taillés. Malgré sa mention très fréquente. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. 1955 : 229. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . 33). 161 Siret. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. La percussio n indirect e (fig. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. ont parfois été utilisés comme percuteurs. voire des nucléus abandonnés. 62 : 11. façonner ou retoucher la pierre dure. La percussio n direct e (fig. 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. matières animales ou végétales. action de frapper un corps contre un autre. 1924 : 123. 1961 : 5. Par définition. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. Il concerne donc les objets taillés. PIQUANT-TRIÈDRE. 2 : p e u i n c l i n é . nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. PÉDONCULE. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. 160 Gobert.G. etc. débités.F i g . Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. lui. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. Voir cortical . ce dernier terme étant. un fragment d'os ou d'ivoire. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. 155 . un os. de la lame ou de la lamelle. retouchés. comme son nom l'indique. 72). "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . Nous avons préféré cette expression créée par E. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. à celle de pointe oblique. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. un fragment de bois animal ou végétal. bien mal choisi. 3 : très i n c l i n é . de la lame ou de la lamelle. légende de la figure 6. 158 Bordes. G o b e r t . 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. présenter plusieurs patines. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . 159 160 161 PLAGE CORTICALE . le piquant-trièdre est donc formé. (fig. façonnés. S i r e t . 12). PERCUSSION.

13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s .F i g . 9. . N . 5. 156 . P e l e g r i n ) . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 12. 4. 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . 1 1 . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 1. M e u d o n ) . 7. 2. S . R .

F i g . P e l e g r i n ) . 7. 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . R . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 157 . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 8. . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. N . S . M e u d o n ) .

. bouchardage. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". 20). Il désigne une partie d'un support. D'après les expérimentations. Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. lame lamelle) (fig. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. et surtout pour le débitage des lames (fig. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. PYRAMIDION. 74). 18). POSITION. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. Terme de localisation . Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. le façonnage. polissage). pour en détacher un éclat. Endroit . 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. Terme défini à l'origine par D. différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. cette technique de taille. etc.alternant s . P U N C T I F O R M E . 1966.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. 72 : 11 à 13). une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. 79 : 10). Bordes. en métal (fig.direct s . POLI. 1961 : 5. 30). PUNCH. 158 . 70 : 2). Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. R RACCORD. 4 : 3). les supports potentiels d'outils. 4 : 5 et fig. retouche) ou de cassure.inverse s . c'est retrouver."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. PLAN D E FRAPPE . en os. et tous les déchets. la face positive et la négative. en ivoire. On dit aussi chasse lame. on presse. 5). ils peuvent être : . PROXIMALE(E). Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. lisse ou préparée (fig. 5). POLISSAGE. en corne. appelée percussion indirecte. 67 : 2).alterne s . POINT D'IMPACT . d'autre part à la retouche (fig. ciseau . Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig.bifaciau x (ou bifaces) . les ravivages de plan de frappe et de pression. C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. 94). c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. Crabtree. Pour les pièces élaborées.il s'agit en réalité d'une surface . D E PRESSION . intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p.E. généralement par percussion. Le punch peut être en bois végétal ou animal. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. une lame ou une lamelle.croisé s P R É F O R M E . 162 PRESSION. 4 : 6 ) . Par opposition à la percussion . PRODUIT D E DÉBITAGE . On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. pour les surfaces de taille (débitage.

1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 2 : i n v e r s e . 159 . F i g . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . irrégulier. 3 : alterne ( d a n s ce cas. i n v e r s e sur le b o r d droit). 6 : c r o i s é e .1 2 3 F i g . 4 : a l t e r n a n t e . directe sur le b o r d g a u c h e . 5 : biface. 1 : directe.

sont les traces laissées par cette action. REBROUSSÉ. RÉFLÉCHI. C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. s SCALARIFORME. de "rajeunir" une surface.ou la retouche . 1933. Voir réfléchi .puis les rapprocher. (fig. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. 2 : totale du b o r d distal. 66 : 4). 76). Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Voir chut e d e burin . S C H É M A D I A C R I T I Q U E . La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. "/ / 164 Voir cortical . R E T O U C H E . lors du détachement d'un éclat. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet.A B R U P T ( E) . donnant les silhouettes des différents enlèvements. 44). c'est donc aménager. filé moins loin que prévu (fig. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. Terme d'inclinaison enlèvements (fig. transformer intentionnellement Siret. 60 : 6). s'arque brusquement. sculpter. Les retouches . Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. RASANT(E). 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. 7 : 1 et fig. RECOUPE D E BURIN . Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. 53) (voir p. par opposition). une arête. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. 160 . L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. 5). normal dans sa partie proximale. 130). un support débité ou non. le SIRET (ACCIDENT) . cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. 66 : 3). RÉPARTITION. 1 : d i s c o n t i n u e . Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. vient recouper "avant terme" le support et a. par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. 12 3 F i g . de ce fait. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. Terme d' inclinaison y (fig. Il arrive parfois que. des R A V I V A G E . Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). Ensemble de raccords . RÉSERVE CORTICALE . S E C T I O N . 68 : 2 et 34 : 6). 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. Retoucher. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. REMONTAGE. les adapter. 36 et 40). Il ne faut pas confondre section et coupe. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. S E M I .

68 : 4). sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. 161 . Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). N .. façonné. Il est plus rare pour les lames. Servais. (Atelier p h o t o C .). éclats débités au percuteur dur.. 78 : 1). quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. pied. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . 1976.). 167 Hamal Nandrin. SURFACES D SUPPORT. c'est pourquoi. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . E DÉBITAGE . plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. R . L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. retouché. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale).. 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e .second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Il peut donc s'agir d'un rognon. . S O I E . etc. débité. 62 : 13). 01 2 3 4 5 F i g . quand ils se manifestent. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. 1921. d'un produit de débitage. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. 77). Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. S . d'un galet. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. quartzite de Fontainebleau. 1961 : 32. 166 SUB-PARALLÈLE. Ils n'ont rien d'intentionnel. cuisse. 166 Newcomer. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. M e u d o n ) .. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. d'une plaquette. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première.

cortical . la percussio n et la pression .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. TAILLE. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. 1979. . Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement. de bor d taillé .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. 1947. 168 Cahen et al. et de morphologie variée. 1) Sans trace de préparation. etc. Dans certaines industries . il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille.talo n e n ail e d'oiseau . Un talon peut être réduit à une minuscule surface. TALON. 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. qui se lit en vue en bout. . En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir.. 162 . 2) Avec traces de préparation.qu'il soit préparé ou non . On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . tablettes de ravivage. 79). concave. On parlera ainsi de galet taillé.1 2 F i g . il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . à d'autres périodes. .). séparés par une nervure .lisse . Le talon est alors : . convexe. avec une seule surface de taille visible . 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e ." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. . le talon est naturel. 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . TAILLÉ(E ). Peut s'employer dans tous les cas. d'un objet bru t d e taille. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel).facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne.et du (ou des) procédé technique employé (fig.

34 : 2). d'un métier" . Ligne de retouches continues et régulières. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. 7 9 — T y p e s d e talon. v VERSANT. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. 9 : l i n é a i r e . 61 : 5). 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . 1972 . sur un nucléus. Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". Egalement révélatrice de techniques et méthodes. TRANCHET (COU Voir chaleur . 171 T R O N C A T U R E . 10 : puncti f o r m e . 163 . l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. celui du tailleur préhistorique. 2 : lisse. formant deux angles avec les bords de l'éclat. 8 : en é p e r o n . La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . édition 1973. 4 : facetté. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. La forme se lit en vue de dessous. . Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 110 techniques que l'on méthode de taille. Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. Bronze ancien du Proche-Orient) .talo n e n éperon . 1 : cortical. Lorsque ce dernier est très ouvert. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. 6 : e n aile d ' o i s e a u . 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 7 : p i q u e t é . 3 : d i è d r e . 34 : 1). le talon est dit déversé. 171 Zuat e y Zubcr . nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. La percussion directe avec un percuteur de pierre. presque toujours abruptes. la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques.8 9 10 F i g . aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . le débitage d'une lame par pression. et particulièrement au Magdalénien. ou sur la face supérieure d'une lame à crête. P D U ) .

.

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Vocabulaire multilingue .

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b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. lamelle : Klinge . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren.

taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. kielförmig : carène .p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . à crête. Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. geschlage n outrepass é carène Kiel.: cortical(e ) . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame .

taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. remontag e chasse-lame 179 . verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch .

b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat.

narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. plain : liss e fluted : cannelé .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet .

Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m .inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. k n a p p e d : taille . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g .

oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx. abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.7. "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement. .U I <_*jl j angle d'éclatement : . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U .7. i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .7.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .^ ^ de taille : o l i . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx.t.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j . arrachement. lamelle : < J L . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 . Kombewa : I j .

talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.

schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage. égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame.esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 .

LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U .^ J L ^ <^JL*. 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .

afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista.FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . l a m e l l e : hoja . c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e .

chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch.percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. taillé(e) : talla . aile d'oisea u (en) aguzar. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . ver abatido b o r d e tallado. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage.

patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . tallado (a) : taille . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . hoja.haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. hojita : lame .

£7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. carénage : K a p é v a . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . l a m e l l e : XemÔa .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e .

enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. taillé(e) : XdÇeuar) . : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme .

£mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . piKpoX £7riÔa : lame.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç.ar|. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa.

T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. p e .: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.

ègri sé : levigatura . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . l a m e l l e : lama .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e .

cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . taillé (e) : lavorazione .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . c a r e n a g g i o : carène .

l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . cf. cf. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione.!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille.n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . l a m e l l a : lame . égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 .

afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a).FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . tracejad o (a ) eran : crena. R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . égrisé : areaçâo . compressora. c i n t r a g e : arco . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . lamelle : lamina .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado .

pré-formataçâo vertente . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . a r e a d o : égrisage . taillé(e) : talhe . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . cintrag e a r e a ç â o .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a . formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. ver abatido bordo talhado.t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico. adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . gasto : émouss é . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido.

l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. ver d'impact thermique. voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. t a l h a d o (a) : taille . " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . superficies l a s c a d a s : talhe. estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . l á m e l a : lame . v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista.

: 92.17.0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .LOUIS-JEAN avenue d'Embrun . 0500 3 GA P cede x Tél.53.

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