Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. 10 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig.

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un chapitre consacré à l'expression graphique. d'enrichir le domaine de la technologie . Tixier. 3 Tixier. ont pris en charge cette transcription. Roche. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . En 1992. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. 1980. 2 Tixier. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. Madrid) pour l'espagnol. 11 . qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. a été notamment ajouté. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. comme la précédente. 2 3 4 5 1 1 Tixier. 1963. 1974. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. Newcomer en 1974 .Avant-propos La première édition. mais elle se voulait. afin de faciliter la communication et d'étendre. Roche. Antikli a Moundre a pour le grec. Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. en 1980. Inizan. 4 Inizan. indispensable à la communication dans les études technologiques. 1992. 5 Nos collègues préhistoriens. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. puis traduit en anglais par M.

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le verre. A-G. L'analyse technologique doit. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. dans tous les cas. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. Dans ce même courant. 13 . Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. le métal. dans cet ouvrage. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. avant que soient énoncés des choix culturels. 1947. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. Lors de l'établissement de chronologies. puis les arts du feu comme la céramique. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. et que si la technologie doit être une science. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. Il est opportun de rappeler que c'est à M. etc. de leur capacité à signer une culture. comme des techniques. y compris celle des gestes . entre autres celles concernant le travail de l'os. 7 Haudricourt. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. 6 7 6 Mauss. des techniques. en effet. 1964 : 28. puisqu'il considérait les activités du corps. c'est en tant que science des activités humaines". fondée sur l'étude raisonnée des techniques. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. de leur complexité.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. même partielle. permettre d'évaluer la part des déterminismes. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. Si. telle la danse. De même. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. les archéologues. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent.

fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". Mauss. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. sociaux ou symboliques. forment le système technique d'une société". 1943 et 1964. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. 14 13 8 Leroi-Gourhan. Leroi-Gourhan. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire.. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. 10 M. 1947 : 29. racler. donc. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. et. prend en compte tous les processus. André Leroi-Gourhan est certainement un géant".10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. ainsi que sur le chantier de Pincevent. Il faut noter que cette expression. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire .Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. 1989 : 26. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. L'ensemble : techniques. Cresswell. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. 8 9. gratter. la plupart du temps. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. premier volume de "Evolution et techniques". 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. Cresswell. 1987 : 22. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. 14 . La rigueur de son enseignement. 12 Organisée autour de R. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. dans l'étude d'une industrie lithique. La chaîne opératoire. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. etc. industries et métiers. percer. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. 14 Perlés. en resituant chaque objet dans un contexte technique. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. A.

2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. 15 . 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. 5) | (ch. 102). d'ordre intellectuel. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. des gestes. des savoir-faire. 3) et d é b i t a g e (ch. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). connaissances et savoir-faire. Selon leur nature. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. 1995. Or le tailleur. Au sein d'une chaîne opératoire. des matières.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. des gestes et des savoir-faire. 6). Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. finalité des opérations de taille. 4) techniques r e t o u c h e (ch. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. Les outils (au sens large). ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. sont privilégiés dans les études typologiques. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. selon la culture à laquelle il appartient. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires.

il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. d'un échange. du débitage ou de l'outillage. etc. on peut parler d'une économie de la matière première. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. Par économie. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. • Un premier niveau d'observation. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. sans l'observation répétée de phénomènes. à l'amont. selon les cas. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. En revanche. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. 16 Gallay. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. la seule présence de produits caractéristiques. En effet. des supports. Pour définir ces choix. on ne parle pas d'économie de la matière première.. si dans un gisement. pour aborder les modes de vie préhistoriques. de faits semblables. Cette chaîne. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames .tels schémas. s'il est possible de mettre en évidence des choix. actuellement en plein essor. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. des outils. la quête des matières premières. quel que soit le contexte archéologique. Dans un gisement. il y en a en général plusieurs. les crêtes. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. 16 . Par exemple. on l'a vu. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. comme les nucléus. C'est l'une des voies les plus fructueuses. puis son utilisation éventuelle et son rejet. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. Par exemple. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. 1 9 8 6 : 115. d'une communication avec autrui. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit.

Elle doit être réalisée. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. 1977 : 30. just as stone artifacts they study were the tools of people". etc. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. microburin. Démêler les confusions. mais ils sont consacrés par l'usage. mais comme une véritable écriture technologique. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. même s'ils ne conviennent pas parfaitement.En effet. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. facilement maniables. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. Levallois. 17 . nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. volontairement repris de la terminologie usuelle. Leroi-Gourhan qui a organisé. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. 7). en reconnaissant que les mots sont des outils . Nous rejoignons à nouveau A. Beaucoup de termes sont conventionnels. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. En effet. 1982 : 3. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. 17 "However. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. Boksenbaum. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. 18 Leroi-Gourhan. mais sont conçus en même temps que le texte. réduire les synonymies. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. et c'est ce que nous avons tenté (chap.

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en partie. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. 1 : 1. • Les roches éruptives caractérisées. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. 2 et 7). de guider le déplacement des fronts de fracture. de chaille. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. certains calcaires. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. mais aussi le quartz qui est un minéral. Leur choix a certainement déterminé. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. des grès. des roches essentiellement. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. pour la plupart. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. on trouve des rhyolites. 19 .Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. par une texture microlithique ou vitreuse. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. à partir d'un choc prédéterminé. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. des dolomies. Parmi celles-ci. Les lois de la répartition des contraintes permettent. les installations et les déplacements des préhistoriques. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. 1).

U . 2 : silex d e T o u r a i n e . 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. . D o r d o g n e . M e x i q u e . S . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. terrasses du Tage. M i n a s G é r a i s . D o r d o g n e . I s e n y a ' K e n y a . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. Oregon. 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . P o r t u g a l . N . Zinaparo.M a t i è r e s p r e m i è r e s . 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. 5 : quartzite s a n g u i n e . R . S . A . . M e u d o n ) . Brésil (Atelier p h o t o C . 3 : obsidienne noir bleuté.

19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. sur quelques dizaines de matériaux. actuellement. les roches non vitreuses et peu fragiles. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés.T. 1 : 8). standardisé comme le débitage laminaire. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur.). 2 . Débiter. aux mêmes conclusions. leur abondance et leur forme. toutefois. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. sur le plus de matières naturelles possibles. cristallisant à basse température. sous ses diverses formes . les choisissant selon leur aptitude à la taille. 1 : 6 ) . ignimbrites et obsidiennes (fig. les testant. Nous donnons une estimation globale. la qualité principale est l'homogénéité. Nous sommes loin. Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. mais rarement très prolongées. l'ivoire. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. quartz hyalin (cristal isolé. 1967. homogénéité. 1 : 3 et 4). • Roches se taillant asse z bien . 21 . utiliser la pierre. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. différemment motivé du préhistorique. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. l'os. En fait toutes les gradations existent. 19 Crabtree. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. le bois animal ou végétal. très schématisée . • Roches se taillant mal . retoucher. e t c . phonolites (fig. évaluées au cours de tests expérimentaux. andésites. fig. pétrographiques. Néanmoins. 2. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes.trachytes. etc.. ont donné lieu à des tentatives multiples. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. fragilité. par percussion directe ou indirecte et par pression. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. basaltes. comme certains silex. les sélectionnant. pour obtenir un débitage régulier. Il n'est pas question d'être exhaustif. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. 1 : 5).1. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. ou encore des retouches longues. à des détails près. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig.

Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France.S.) Novaculite (U.A. Liban. Maroc. Algérie.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4. Grèce. U.) Silex opaqu e (Europe. U. U. Kenya. Mexique. Asie du Sud-Ouest.A.. Brésil) Silex translucid e (France.S.A. Italie. Grèce.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig.A.. Niger) Basalte (France. Améthyst e (France. Equateur) Ignimbrite (U. Algérie.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U.. Afrique.) Jaspe (France. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .S. Angleterre. Danemark. Islande. Algérie.A. Japon. Qatar ..S.S.A. Brésil. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U. Ethiopie. Grè s (France.) Résinite (France) Quartz hyalin . U.A. Algérie).) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. 22 . Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite.. Turquie.S. Sénégal. Tunisie.A. Guatemala. U.S. Belgique.S.A.S.

sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. alors qu'elles ne donnent pas . Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. pour espérer être relativement précis. lames par pression pectorale à la béquille. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. en tout cas non gélivée. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. a toute chance d'être bonne. sauf pour le cristal de roche. etc. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. Exemple : ondulations. retouches parallèles longues par pression. La valeur esthétique.ou très peu . préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. Chaque variété de roche. meilleure elle est. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. est un autre aspect à manier avec prudence. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin.Ces trois degrés. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. à la limite. Ces estimations doivent être modulées. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). Les Atériens ne s'en sont pas privés. 23 . Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. presque impossible d'en extraire des lames par percussion. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. sont présentés dans un tableau (fig. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. • Une roche qui sonne bien. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. devant un problème. sauf pour de très petites pièces.de bons résultats pour d'autres techniques. être considéré comme un cas particulier. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. bien ou mal fait. bulles. Un outil est-il beau ou laid. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable.). voire chaque rognon peut. par exemple le silex. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . • En règle générale plus une matière première est translucide. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques.

seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. 25 Bordes. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. aucune lame. le meilleur exemple étant l'obsidienne.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. Deux critères sont. Les exemples modernes. 1987. Butler. Domanski. 23 Crabtree. c'est à D. 1969. que sur certaines roches siliceuses. Il consiste à introduire des roches. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. 1984. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. 24 . Il y a quelques années. Roche. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. L'expérimentation a montré. 1966a. de manière empirique. etc. dans de la cendre. Le principe actuel. la dacite. • Plus une roche est élastique. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. 1993.) placé au-dessus. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. excréments d'animaux. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . 1964. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. le jaspe. déjà taillées ou non. Lechevallier. ainsi que les travaux expérimentaux. 26 Posselh. 1981. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. comme peut l'être un foyer culinaire. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. actuellement. 1992. 1987. mieux elle permet le débitage par pression. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan.2. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. comme le silex. 22 Flenniken. 24 Smith. etc. Tixier. Comme pour le débitage par pression. Jusqu'à présent. 2. 1985. semble-t-il. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. 21 Binder. Cette opération dure environ 24 heures. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. 1964) . Borradaile et al. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. Inizan. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. Webb. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F.

d'échanges. Le traitement de la cornaline par la chauffe. mais elle a surtout concerné la pierre polie. la Rhénanie au Paléolithique. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. toute cassure. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. Pelegrin et Richard (éds). 6 ) . de nature différente de celle de la pierre taillée. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. On y ajoute les accidents. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. Féblot-Augustins. Floss. 25 . depuis une trentaine d'années. leur utilisation. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. . le besoin en roche tenace. leur accessibilité. comme on l'a vu. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. en général d'origine métamorphique. Si. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). 1982. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. à part la couleur. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. de zones d'influence. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. etc. etc. 1994 qui traite d'une seule région. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. Cette approche n'est pas nouvelle. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. en effet. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. 1995. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. 59).la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. gras. 1991. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. on a toutefois des exemples de sa permanence. leur abondance. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. Geneste. 1 : 7 ) . Dans le cas de la cornaline. Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable.. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. la Grèce.

chaque site. plus il choisit. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. accessible aux hommes préhistoriques. des compétences techniques qui ont leurs limites. 26 . Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. L'absence de toute roche dure taillable est rare. mais sa présence. le privilège d'être quasi impérissable. etc. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. filons. mais elle reste à préciser pour chaque période. pointements. ou au contraire abondante ? . extraction dans des mines. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. coulées volcaniques. 1. cônes de déjection. etc. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. dépôts de pente. des besoins à satisfaire. 2. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. sélectionne. une tradition culturelle à respecter. voire complexes. est-elle rare.de quelle qualité est-elle. dépôts marins.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . Les problèmes posés. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. terrasses fluviátiles.sont apparemment locales. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. en est un.). Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. On a aussi trop affirmé. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . d'autre part des besoins de la culture étudiée. au travers de l'étude des assemblages lithiques.comment se présente la matière première. apparemment simples. car elle a. prélèvement à l'affleurement. transporte. de plus. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes.). entraînent des réponses multiples. chaque région. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. moraines.

seuls les outils. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. et surtout pratique des remontages (ch.. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. Il y a lieu. 3.. dans un premier temps.). se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . nous en retenons quatre (fig. B . l'altération des roches disponibles.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. Chacun de ces cas. Devant des nucléus sur éclat. La modification du paysage. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. Dans ce dernier cas. C . Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche.seuls les produits de débitage bruts. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . lamelles. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. pièces de grandes dimensions. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. sont peut-être la raison de cette différence. à l'Adrar Bous (Niger). l'explication technique peut être retenue. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite). en termes d'accessibilité. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. Exemple : au Ténéré. retouchés ou non. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. 6). D . or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. 3) : A . et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. chacune de ces stratégies.

éclats de préparation de crête . . ou achevés pour les pièces bifaciales. ou retouchés.nucléus débités : à différents stades . e t c . .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques. déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . 28 . . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées .blocs bruts : y compris peu modifiés .outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. dans le cas de nucléus. .éclats. . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. les entames peuvent être rares . supports utilisés tels).blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. d'exemplaires (fig. déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes.

Les stigmates d'enlèvements. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. bien que se posant fréquemment. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. Résultant d'un choc ou d'une pression. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. La présence d'éclats de taille. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. e 29 . voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. négatifs et positifs. permettent seuls de définir un objet taillé. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas.

Les principale s technique s 1. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . le débitage et la retouche qui. la percussion lancée sur enclume. notamment Bal out. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. 1967 et Tixier. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. 73). le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. confirmées par l'expérimentation. Un geste. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. façonner . 1967). débiter . le facettage d'un plan de frappe ou de pression. 30 . Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. un coup de main. 72 et fig. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. Le façonnage. 4 et 5. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . en sont les principales variantes. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. ont un sens plus restrictif. procèdent de la taille. tous trois.Tailler. le débitage et la retouche.

c o u p . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . 4 — T e c h n i q u e s de taille. 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e .F i g . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e . 31 .

1972. est expérimentée depuis p e u . 1989. os. cf. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. silex etc. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. enfoncée dans le sol. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). Pelegrin in : Manolakakis. les résultats ne seraient pas aussi bons. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. 1981. qui peut être en bois animal ou végétal. 4 : 3 ) . • La pression au levier La pression au levier. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . d'une main.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. Pelegrin. ivoire. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. 30). Pelegrin. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". Possehl. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. plus dures et plus tenaces. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. 4 : 5 et 6). en os. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. ou en métal (fig. le diagnostic de J. légèrement friables au choc.. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. comme les quartzites. Volkof. fig. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. Pelegrin. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. et apparaît sans doute avant cette date. en os. en métal. Guiria.) est plus tardive (fig. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. 30 2. p. C'est une technique remarquablement efficace. On note son apparition tardive. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. 1983. Madsen. Avec les autres roches couramment employées. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. 1988 : 4 8 . basaltes. etc. 1991a. Roux. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. 32 . 7 7 . 4 : 2). Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. 4. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. 1991. Avant le Mésolithique. 1994.

Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. Dès la mise en évidence de production de supports. non retouché et non destiné à être un support d'outil. etc. 33 . Enfin. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. éclat de taille de biface. éclat de retouche. on parle de produits de débitage.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel.

4. Talon et bulbe peuvent être absents . 2. 5). A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. Leur présence précise des activités de taille spécifique. une fois l'éclat orienté (fig. donnant un produit à morphologie spécifique . 34 . point d'impact.1. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. 8. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). Tixier. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. est un phénomène imprévu. qui ont été taillées. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. Paradoxalement. du débitage (crête. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. 1982. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. bulbe. . non intentionnel. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. grâce à des stigmates spéciaux. talon en bas. du façonnage ou de la retouche. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. survenant au cours du débitage. D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. 33 33 Roche. dans la chaîne opératoire (fig. 5) : . • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. etc. 3. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. on détermine un éclat par sa face inférieure. essentiellement. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. lancettes. etc. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. il existe au moins un éclat d'entame. car ce sont elles.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. lancettes (voir p. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. . tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). 126).

e t . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J. Tixier.T. 35 . à l a n g u e t t e . 1). etc. 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s .L o i r e .P r e s s i g n y .). L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l .F i g .). 1982 : fig. I n d r e . silex du G r a n d .

nodule saccharoïde. produit de débitage ou outil (fig. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. 1972 : 25.1. 1970. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. peuvent aussi servir de support. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. 7 : 2. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. 4. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). 4.2.) dont nous présentons les principales. • Les cassures "en nacelle". etc. etc. qui a longtemps été prise pour un burin. qu'il soit nucléus. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. 7 : 5 et fig. bien que non intentionnels. 36 35 34 34 Bordes. 77). emportant une partie des deux bords. Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. outrepassage d'une pointe Levallois. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. vacuole. 7 : 5). s'arquant brusquement vers la face supérieure.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. fig. soit à la "main" du tailleur. 7 : 1 . • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. 70). • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". 36 Crabtree. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. 14 : 3). simples ou doubles. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". 3 et 4). rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe.). cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. etc.). 6). Le support a. normal dans sa partie proximale. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . Les produits d'accidents de taille. normal dans sa partie proximale. 4. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture).). etc. recoupant enfin brusquement la face inférieure. de ce fait. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture.3. 36 . filé moins loin que prévu (fig. "hinge-fracture" des anglophones ). pression.

3 . S . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . silex du B e r g e r a c o i s . 1982 : fig. A . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . U . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . o b s i d i e n n e ( R o c h e . Tixier. D o r d o g n e . 37 . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . 1).F i g . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. silex de G o u s s a i n v i l l e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . O i s e . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o .

Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. donnant un déchet de section triangulaire. l'éclat ou la lame peut emporter. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. 1963 : 106. allongé. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. à profil concave. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. beaucoup plus de matière que prévu. avec son talon. fig. de la corniche du plan de frappe. . Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. de la retouche.à une meilleure compréhension des gestes techniques. 39 Tixier. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. 38 . • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. soit supplémentaires ("esquille" provenant. 1956.à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes .à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. avec une constriction postbulbaire. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. cuisse). S'ils ne sont pas examinés minutieusement. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . sans talon ni bulbe). devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. . surtout par percussion directe au percuteur tendre. . de même que les "bulbes incipients".4. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. . de leur chronologie. Cet accident est indépendant de la matière première. intentionnels.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. un bulbe tout à fait diffus. dernier geste technique de la séquence de débitage. pied. des schémas opératoires mis en œuvre. avec un talon très large. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. 38 Tixier. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . Il en résulte une partie proximale. lors du détachement même d'un éclat par percussion. les éclats ou lames non totalement détachés. en partie distale du support. 6). pour les pointes de "La M o u i l l a h " .4. 1976. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur.

2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 39 .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . en partant d ' u n éclat. 4 : finition p a r p r e s s i o n .

3.0 F i g . 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 40 . 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 0 : b l o c brut.

F i g .l a t é r a l e s (B et C ) . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 0 : b l o c brut. 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 41 . 2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s .

.

les trièdres. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. et quadrangulaire. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. triédrique. ainsi que le hachereau. polyédrique et sphéroïdal. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. comme les polyèdres et les sphéroïdes. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. chacune ayant ses variantes.. de la préforme de la hache destinée au polissage. Ce mode de taille. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. les haches à section rectangulaire. car le concept est différent. par définition. enfin. sont traités à part.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. etc. les ciseaux. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. outil bien particulier. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. Le façonnage. Les préformes qui. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. 43 . a pour finalité de créer une morphologie spécifique. on parle alors de mise en forme du nucléus. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. recouvre un certain nombre de méthodes.. 80). du biface dont on ignore l'usage.

d'ailerons. larges.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. dégagement d'un pédoncule. La finition s'apparente à de la retouche. avant l'ébauchage proprement dit. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. il faut. le concept de base demeure identique. pour approcher la morphologie souhaitée.qui délimitent un contour. Roche. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. plaquette. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. 1. moins le travail d'ébauchage est important. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. il est. il y a plus d'un million et demi d'années. Roche. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. etc. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. notamment dans le cas du biface. 1995b. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. parfois avec le hachereau. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial.sont loin d'être toujours symétriques. dans d'autres contextes culturels d'Asie. avec le développement des pointes de projectile. Texier. qui ôte le cortex s'il y en a. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. 41 Texier. matérialisé par une arête . fragment et bien sûr éclat (fig. l'outil dominant de l'Acheuléen. 11 : B). 1991. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. Par la suite. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. car ces deux surfaces . T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. 11 : A). M ê m e s'il n'est pas omniprésent. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. 41 2. procéder à l'épannelage de ce bloc. bloc. d'une soie. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. Ce sont les schémas opératoires. rognon. quasi universel. il devient. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. 1989. 44 . • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. 8). En revanche. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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16 : 3). 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. Roche. 1982. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . jusqu'à obtenir une sphère parfaite. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. et à la prouesse technique. 16 : 1). plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. 1941-1946. 49 . Vaufrey. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). les pointes d'Ohokam nord-américaines . 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. non contigus. 1995a. Il en est de même pour les bolas (fig. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. 15). Un sphéroïde (fig. 45 F i g . 1973.Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. 42 43 44 45 Joubert. Texier. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. Plus les angles sont ouverts. Boletín de Antropología Americana. Toutefois. Crabtree. et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . doivent désormais être impérativement prises en compte. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique).

F i g . K e n y a . I s e n y a . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 3 : bol a e n q u a r t z . 50 . A c h e u l é e n .

le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. Le pic triédrique. par bouchardage. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. pic. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. Dans ce cas. comme les objets à section triangulaire. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. Dauvois. n'est pas un objet très courant. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. selon qu'une. Nous en présentons deux. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. ou encore un étroit ciseau (fig. Il requiert une très grande maîtrise technique. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. auquel il s'oppose dans sa conception. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. La base peut demeurer entièrement naturelle . les deux s'effectuant à la pierre.qui est traitée dans le paragraphe suivant . ou bien que les trois pans sont taillés. notamment pour les objets de grandes dimensions.ou encore celle du sud-est asiatique. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. voire deux surfaces (naturelles. la fin du façonnage ou le polissage. dont la fonction n'est pas établie. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. pour lesquels il existe en tant que tel. 46 Brézillon. 18 : 1) . De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. ou pic triédrique. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. Leroy. dès l'Oldowayen.Ainsi polyèdres. rhomboïdale.. D ' u n point de vue technique. 1968. quadrangulaire. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. se fait. qui relèvent de méthodes différentes. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. et perdure tout au long des temps préhistoriques. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. on Fa vu. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. de façon différée mais "irrattrapable". 1981. 51 . Leroy-Prost. 17). Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. etc.

Casablanca. 17). Maroc (Dauvois. 1976 : fig. Acheuléen. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite.Fig. .

et de son rôle socio-économique et symbolique. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. fine denticulation de la partie active. et deux exemples ethnographiques. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. effectué à la main pour les petites haches. Madsen. La régularisation des arêtes de la préforme. l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. Midant-Reynes. la pression. 1987. 1983. qui doivent être parfaitement rectilignes.l'autre reste polie -. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . Pétrequin. le polissage. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. polissage puis pression. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. par percussion indirecte. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . 53 . qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. 18 : 2). le polissage et le sciage. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. préparation des bords . 1993. Pétrequin. témoignages "vivants". de la perduration de la taille de la pierre. Madsen. le bouchardage. La préforme est prête pour le polissage.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig.). avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . ou par pression. protohistorique cette fois. Kelterborn. le bouchardage. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. 47). 1981. bouchardage puis polissage. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . dans des contextes très différents. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. 50 47 48 49 50 Hansen. des "lames" de haches. 1984. ou sur enclume). 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. etc. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. Tixier.

1 ( M a d s e n . D a n e m a r k . b a s a l t e . 1 9 9 3 : fig. I n d o n é s i e . Inde. A ) . silex. 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n .F i g . Irian J a y a . c o r n a l i n e . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . 4 . 2 0 2 ) . 54 . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . Khambhat. 1984 : fig. 18 — P r é f o r m e s .

51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. 52 Roux. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. 55 . pour obtenir la préforme. cylindrique. 1943. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). ovoïde. Pelegrin. 19) tient à deux éléments essentiels. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. est obligatoirement brut de taille. dans le Gujarat (Inde). sciage seul. taille minimale et polissage important. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. circulaire. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage.. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). Rao. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. l'obtention d'un tranchant terminal. polie. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est.. bouchardage seul . ébauche et préforme (fig. juste avant celui consacré au débitage. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. qui est toujours naturel. 18 : 3). soit d'un débitage suivi d'un façonnage. et non des hachereaux.. Une fois finies. Ce tranchant. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. perforée. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu.. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. 1973. 32). Celle-ci est ensuite abrasée. En effet. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. on le sait. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille.. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l .Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). polissage seul. et enfin lustrée. le biseau tranchant. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. • Sa partie active. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. etc. On procède à la taille en deux étapes. 1989. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. qui sera à section carrée.

Isenya. Acheuléen. . 19 — Hachereau en phonolite. Kenya.56 Fig.

le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . 53 Tixier. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. et non le façonnage. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. 72). La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. 1956. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. de par son mode de fabrication. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. 71 et fig.et/ou une régularisation des bords. Pour les autres types de hachereaux. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce.). C'est un outil en apparence simple. Kombewa (p. le hachereau. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . outils très abondants dans certains Acheuléens. 54 En règle générale. 1989.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . et un des plans de la face supérieure.. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. Le hachereau en est un très bon exemple.de la face d'éclatement. 63 et suiv.. 54 Texier . avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. psychiquement. les hachereaux. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. 38 et p. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. 28) ou Tabelbala (p. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. D ' u n point de vue morphologique. 57 . Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. En dépit de cette description très précise.

.

de la (ou des) surface. . préparée ou non. du (ou des) plan de percussion et de pression. 20) passe par la détermination : . un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. Le nucléu s Quelles que soient la matière première. une phase optimale. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . . La reconnaissance d'un nucléus (fig. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. puis par une phase initiale du débitage.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. Dans le cas de cassure. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . 59 . même intentionnelle.

tels que nous les observons.Les nucléus. sont des déchets de débitage. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. Enfin. éclats-supports et enfin éclats-déchets. destinés à. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. peut aussi servir de nucléus. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. 9 et 10). éclats de préparation. 60 . ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. qu'ils soient de préparation. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. choisi à cet effet. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. il ne faut pas oublier qu'un éclat. F i g .

Celles abordées sont parmi les plus répandues. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. pourrait-on dire (fig. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. 21). La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. 1. de mise en forme du nucléus à débiter. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. Les nucléus n'ont. L'absence de préparation. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . Les nucléus ont un contour généralement circulaire.Les méthode s d e débitag e Le débitage. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. 2. Pour rendre compte de ces différences. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. avec un peu d'entraînement. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. Quoi qu'il en soit. C'est le débitage le plus simple imaginable. et continue son débitage "au fil du nucléus". ils tendent généralement. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. à l'exception d'entame. vers des formes globuleuses. si le débitage est assez avancé. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. pas de plan de frappe préférentiel. souvent standardisés. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. Toutefois. s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . il n ' y a pas de formes stéréotypées. 61 . comme tout acte technique de taille de la pierre. il peut être réalisé. par toute personne sachant planter un clou. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. dans ce cas. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir.

1 F i g . 2 : nucleus à éclats. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . p e r c u s s i o n multidirectionnelle. Ouganda. p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. 62 . Nyabosusi. 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . Oldowayen.

et d'autre part. par exemple. Cependant. en 1909. Si l'on ne peut. indépendamment de la surface de débitage. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. Depuis une vingtaine d'années. la finalité d'un débitage aussi complexe. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. 63 .2. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". 57 Boëda. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). Ainsi. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. d'une part. Cette définition était en fait réductrice. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. 55 56 57 55 Bordes. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. 1961. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. 1971. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. le talon en "chapeau de gendarme". 56 Cauvin. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. E. Face à ce constat. 1994. différentes stratégies de taille mises en œuvre.1.

3b. 2b. 1994 : fig. 2a : débitage à éclat préférentiel.Fig. . 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 1). 1 : nucleus préparé. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda.

• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. E. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. alors que le percuteur tendre est. 22 : 1). Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. dès la mise en forme du nucléus. Boëda. Tixier . 60 Boëda. par ailleurs. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. propose de distinguer les termes suivants : concept. 1988. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. technique et méthode . 58 Tixier. 1988 : 14. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. les éclats de préparation ont un rôle important. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. sections hachurées). On voit donc que. après J. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. 22. 1967 : 807 et 817. à pointe et à lames. 65 . 59 Boëda.

23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel . 66 .Fig.

Fig. 67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .

dans un même ensemble. 1.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. 3b. le plan de frappe est limité. Enfin en " c " . les éclats ont une forme triangulaire. 22 : 2a. 4. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. et particulièrement de sa délinéation. 62 Meignen. 1968 : 315-323. c'est l'opération de détachement de l'éclat. 22 : 2b. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. 23 et fig. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. fig. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. 68 . les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. ils tendent à être allongés. 26 : 1) L'objectif. 4b et fig. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. 3. sont indiquées la préparation du plan de frappe. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. plus rarement d'une préparation bipolaire. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. 25). dans ce cas. et la mise en forme finale de la surface de débitage. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. alors qu'en " b " . Si la direction des enlèvements tend à converger. par exemple. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. 26 : 2). 61 62 2. Cette méthode existe. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. sous-presse. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. toujours par enlèvements centripètes. Dans la méthode Levallois récurrente. Attention.

un minimum de deux enlèvements. théoriquement. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. dont les applications durent 500000 ans. Cette surface concave. 26 : 2). qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. Les différentes méthodes Levallois. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. 69 . elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. dont la préparation demande donc. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". F i g . qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. C'est le principe de la "nervure-guide". témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue.

A ï n C h e b l i . silex. V a u c l u s e . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s .0 1 2 33 F i g .p r e s s e ) . 70 . 3 : éclat L e v a l l o i s . silex. 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. K e b a r a . M a r o c . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . g r è s . Israël ( M e i g n e n . L a C o m b e t t e . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . s o u s .

Tixier . régulièrement convexe. Balout . mais pas obligatoirement. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. elle a surtout été signalée en Afrique. 1 9 6 7 . y compris exactement opposées.2. Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. on peut débiter un éclat circulaire. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . 63 Fig. la préparation d'un plan de frappe. 27). Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. D a u v o i s 1 9 8 1 . 6 3 O w e n .2. 1 9 3 8 . peut se placer. très étendu. une telle surface peut être obtenue. . Biberson . Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles.

28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Isenya.72 Fi g. Kenya. Acheuléen. .

les lamelles ou microlamelles. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa.sur un même n u c l é u s (fig.à l'instar de méthode Levallois . à volonté. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. préconçu. 1984. mais.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. Alimen. dans ce cas. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. Il est regrettable que. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. pression). a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . en métal. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . 1963. les lames et les produits de petites dimensions. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. Des conventions peuvent alors être fixées. en bois animal ou végétal. Il y a "méthode Kombewa" . Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. Bordes. en dehors du potentiel de la matière première disponible. fig. L'obtention. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier.les lames ou les lamelles . 28). malgré des restrictions formelles en ce sens. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. sinon parallèles. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. 1978. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . percussion indirecte. 1961 et 1975. tout au moins de directions point trop irrégulières. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. 1956. afin d'obtenir des produits en série . la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. 64 65 2. 73 . d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. 1985. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. Economie du débitage laminaire. 9 et 10). ils n'ont pas de talon. Geneste. 49 : 3). il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. Elles sont normalisées grâce à des nervures. variété d'éclats "parasites". Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. au percuteur minéral. donc de production d'éclats Kombewa. Tixier. voire en nucléus.3.

61 : 5). Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. deux ou même trois crêtes. par enlèvements presque toujours bifaciaux. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. cortical. au cours du débitage. plus ou moins courbe. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. voire pour chaque lame. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. il est possible de resculpter. il n'y a pas nécessité de préparation. A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. et cela guide le débitage. Si. Une fois ôtée. Néanmoins.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). 61 : 6b). 1968. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . 74 . Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. . en cours de débitage. de faire cette crête plus ou moins longue. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. Une remise en forme. 68 Crabtree . le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. lisse ou préparé. plus ou moins soignée selon les besoins. Ces règles tendent à : . Il est loisible.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". permettant chaque fois le déroulement du débitage. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. 61 : 1 et 2). appelée crête. de remettre en forme le nucléus. 61 : 2). On peut préformer un nucléus grâce à une. et un parallélisme relatif des nervures. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. 61 : 3b et 4b). La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. 3 lames).

afin que les terminaisons distales se chevauchent. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. 1972. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. selon le produit recherché. à l'instar des éclats. en effet. On ne peut. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. Pelegrin. 1991a. point d'impact. soit indifférente. 1983. 69 Crabtree. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. on crée alors deux plans de frappe opposés. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. et un bulbe diffus. très souvent des négatifs de réfléchissements. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. 75 . les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . par des enlèvements de rectification. 32). contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. voire éperons. surtout si de grandes dimensions sont désirées. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. Cela impose. Cette technique existe ensuite. vers 100000 ans. en temps voulu. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. et des courbures longitudinales (carénage). Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. très vite. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. continuer le débitage). De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. Madsen. dans l'Azilien européen par exemple. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. des talons réduits. enchaîné. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits .pour retoucher un grattoir par exemple -.

à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. silex du B e r g e r a c o i s . silex du B e r g e r a c o i s . A i l l a s . C o r b i a c . 2 : n u c l e u s à l a m e . 76 .F i g . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . D o r d o g n e . P é r i g o r d i e n supérieur.V i g n o b l e 2. A u r i g n a c i e n . D o r d o g n e . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n .

30 : 3a et 5). La chauffe. L'immobilisation du nucléus (fig. Lechevallier. 70 71 72 70 Pour l'historique. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. reconnue comme facilitant la retouche par pression. les produits laminaires tendent à s'arquer. Tixier. orthogonales (fig. 71 Inizan. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. 72 Inizan. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. inventé par des chasseurs-cueilleurs. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. 30 : 2). la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. a été identifié relativement récemment . elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. Selon ce schéma. les directions de percussion sont. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. sur nucléus (fig. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. il y a environ 25 000 a n s . 29 : 3). 79 : 8). Plumet. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. cf. 1984 : 57-70. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. 29 : 1). dans une aire sibéro-sino-mongole. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. Dans ce dernier cas. En outre ce débitage. 1991. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. 1992. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. lisse ou préparé.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. sur de grandes séries. 29 : 2). 77 . 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. qui ne concerne que les lames et les lamelles. tout au moins sur silex et calcédoine. intervient elle aussi dans le débitage par pression. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. elles.

4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . 3 : J. 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . 5 : J. 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . Pelegri n . 2. 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 4 : D .4 F i g . C l a r k ) . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s .E. E . (1. C r a b t r e e . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 78 . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e .

31). conserver une partie incontestablement "cannelée". la pression permet le maximum de précision. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. pour éviter tout glissement lors du débitage. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. . lisses ou préparés.soit pratiquement cylindriques. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. Il n'est donc pas concevable. Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. Dans tous les cas. . . pour être ainsi appelé. un nucléus débité par pression doit. soit à deux surfaces successives. comme l'obsidienne. partiellement ou totalement. outil composite à presser. Dans le cas des roches vitreuses. pas logique. 1976a). ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. donc un débitage idéal : celui qui. Cependant.le parallélisme des bords et des nervures. 3 1 : 2 ) . le maximum de standardisation.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . 79 . par le dosage de la force qui peut être appliquée.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. les accidents par outrepassage sont fréquents. Plus que toute autre technique de débitage. 63). malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. De plus. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. Tixier. Les plans de pression peuvent être corticaux. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. 1983. 63). Les nucléus pyramidaux sont alors : . grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. 31 : 3 et 4). le plan de pression est très souvent égrisé. 74 J. simultanés. qui tendent à être rectilignes. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). 31 : 1). L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. Sur les lames et lamelles de plein débitage . à chaque lame obtenue. 73 Inizan.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne.

1 3 4 F i g . 3 : n u c l e u s plat. 75 Akazawa et al. 32 : 1). Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". S'il y a une conception unique de ce débitage. 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). En effet. sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. 80 . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . notamment au Japon. 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. 1980 . 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. souvent asymétrique (fig. .le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes.

• L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . 32 : 5). 32 : 3 et 4). telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . c'est une crête d'entame de débitage. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. 81 . • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. même en l'absence de remontages. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 32 : 2).2a ^ 1 f 3 Til ^ . suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions.

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"Retouche" . Ils sont au nombre de sept : delineation. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. position et répartition. inclinaison. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. étendue. morphologie. 83 .ou retouches . d'achever ou d'affûter des outils. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. La retouche modifie un support. que celui-ci soit naturel ou débité.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser. Il en est de même des "enlèvements spontanés". localisation.

il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. elles en marquent parfois le stade ultime. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. comme les lames à crête (fig. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. de forme générale en "éventail". 84 . mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. Tout préhistorien doit donc.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. 78). Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. 7. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. privilégiée. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. 41). en 76 Chierici. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). est facilement reconnaissable (fig.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. Elle ne se prétend pas exhaustive.. 76 1. de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). sont nécessaires à une description fidèle. certaines techniques de retouche . pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin.. au bord réfléchi. Ces sept caractères. 1875. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. de définir les outils. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. fig. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. Elle permet. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. 52). par combinaisons. avec leurs combinaisons possibles (voir p. dans la technologie de la pierre. qu'elles ont une place à part. 89). Néanmoins. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. 34 : 5 et 6). Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche.au sens très large .

85 . g r â c e à cette t e c h n i q u e . est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . m i c r o b u r i n d o u b l e . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. bloc de pierre. 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. d ' u n t r a p è z e . 16). O b t e n t i o n . d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . t r a p è z e . 8.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e .) on pose un éclat.point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . 1955. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. présence de ces formes. redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. une lame ou une lamelle brute. 9). m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. 3). de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal.t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . Cette technique du "coup du microburin". triangle. 2. planchette de bois. 1976 : F i g . etc. face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n .

Un microburin présente. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. le microburin est dénommé proximal. Avec un petit percuteur. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". on enlève. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. fait parfois levier et. le microburin. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. etc. 33 : 4a). 33 : 4b). qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. qui est le but de l'opération. ou en os. choisi relativement plat. visible sur sa face supérieure. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. Elle est souvent torse. En effet. parfois très effacé. un arrondi. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. particulièrement sensible dans sa partie centrale. par petits coups répétés. 33 : 6). La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. visible sur sa face inférieure. une portion de coche à retouches directes et. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. inclinaison inverse de la facette de fracture. exerce. 86 . est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. sous l'action du percuteur. 2. 33 : 5). Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. on attaque presque perpendiculairement. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. 33 : 1 à 3). Quand le "coup du microburin" est réussi. La fracture. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. ondes de percussion rarement bien marquées. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. à hauteur de l'arête de l'enclume.voire d'une coche peu profonde .

55 : 5) . sauf peut-être dans le cas de réfection complète . Il s'agit. créant un tranchant vif de taille. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. 34 : 1). à silhouette de hache triangulaire allongée.peuvent être retouchés et devenir alors outil . là encore. ou les deux de façon alterne. 34 : 4). une chute ou une recoupe est. 78 3. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. qu'il s'agisse. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. de ravivage ou non. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. un excellent support pour une mèche de foret. "de Noailles". Cette technique peut. chutes=déchets est désormais périmée. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur.chutes et recoupes . ou encore par pression. sur l'une ou l'autre face. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. d'un ravivage. 34 : 2). entre autres. dans certains cas. tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. 56 et 58). Gaussen. 78 Gaussen. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . sont rarement intégrés dans une étude technologique. intéressant un bord. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig.fig.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. 79 4. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. par exemple. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. 87 . certains burins très particuliers ("busqués". en F r a n c e ) . Le coup du tranchet latéral est une technique identique. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. Les déchets caractéristiques des burins . Les déchets caractéristiques des burins .chutes et recoupes . 1972. le burin est alors considéré comme un nucléus. Les variations stylistiques sont quasi infinies et. 34 : 7). S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. 1965. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". Cette technique. les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). Reste le principe.quoique systématiquement décomptés. La notion : burin=outil. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. 79 Zuate y Zuber.

A u r i g n a c i e n . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . silex du B e r g e r a c o i s . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . C o r b i a c . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s .F i g . D o r d o g n e . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 1). 1961 : fig. 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 1 : c o u p du t r a n c h e t . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t .V i g n o b l e 2. 88 .

spécifiques du continent américain. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . avec déchets caractéristiques. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. par un coup porté en son milieu. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée".5. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). une lame d'obsidienne. presque toujours sur la face supérieure. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig.

.

en l'occurence chaque objet lithique.. éléments d'outils. plus que tout autre. y compris celles postérieures à son dépôt. qu'il soit outil ou reste de taille.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient.. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. il est indispensable de discerner le naturel. l'intentionnel. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. La connaissance approfondie du document de base. dans une perspective d'étude technologique. La reprise systématique. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. dans certains gisements. arme. En outre.). Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. la lecture technologique met en jeu la matière première. un outil à patine multiple a une biographie attachante. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. 91 . un objet lithique. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. En effet. l'accidentel. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil.

perception du volume qu'est l'objet. si on ne l'a pas lu en son entier. elle deviendra "histoire de l'outil". Si nous nous en tenons à la quête des intentions. réalisées ou ratées. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. ou souvent en même temps. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. Dès l'observation des états de surface de l'objet. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. en débrouillant les séries de retouches. après le détachement. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. coup de burin. En effet. etc. plaquette. au détachement (au débitage). 5).et identification d'ensemble immédiates. son abondance.. des événements postérieurs au débitage du support. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". volontairement choisi. puis toucher. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. relief. quasi simultanées. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. pour les cas complexes. seuls stigmates toujours totalement fiables. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. cassures. géométrique (trapèze). selon ses formes. contenant en elle-même une hypothèse. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour".Le terme "objet". éclat. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement.) Outre les actions naturelles. selon leur succession dans le temps. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. éclat. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. coches. Si cette dernière n'existe plus. parfois syncrétique. A une perception première. on cherche à identifier son support (galet. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. morphologique (limande). etc. en dernier ressort. la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. Cela se fait. des "lancettes" (fig. Puis vient la reconnaissance de la retouche. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. amènent une reconnaissance globale. Cette recomposition chronologique. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. etc. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. bloc. utilisée par l'homme. perçues en une fraction de seconde : silhouette. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . couleur. du biface à la pointe de flèche. nucléus. Fait en apparence paradoxal. jeux de lumière sur les facettes. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades.). se fait d'elle-même par déduction.

entre autres. . Si cela s'avère nécessaire. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. il a été nucléus " a c t i f . striées. sédimentaire . Ce nucléus porte plusieurs informations. 1. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. dépôt de pente. puis ramassé hors de son point d'abandon.site de surface.). il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. c'est affaire de convention. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. . métamorphique. 93 . il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . Par sa présence ou son absence sur les éclats. même dans une zone d'habitat. elle. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles. évoquant le charriage fluviatile. Mais l'observation. parfois préhistoriques.par néocortex. . Pour tout matériel étudié.pendage. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. fluviatile-.épaisseur et lithologie de la couche elle-même . en gardant bien en mémoire que nous entendons : . Pour une étude technologique. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. etc. glaciaire). il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . une surface naturelle. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement.site enterré. .(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. . "grattoirs".origine des éléments (volcanique. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. puis roulé. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. dont les pièges les plus fréquents sont. "perçoirs".par cortex. 2. N'oublions pas que. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. .pied de falaise. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". le piétinement est loin d'être négligeable. les pièces. .par patine. la reconnaissance technologique de la pièce. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. ne peut être un choix. "raclettes". E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés".éolienne. 2. d'autres émoussées. Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. par exemple un transport fluviatile. Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales.1. etc.

• Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. 2. comme les lustres et les polis d'usage. cuir. si divers. gomme. 59). soit profondément. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". ou encore des fractures franches. même dans une seule couche. colorant. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère. et leur étude est si complexe. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. 35). Les agents sont si nombreux. consiste en des modifications très diverses de la surface. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage.2. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation.3. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. 51). 2. 24). 2. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig.4. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. puis ramassées. les variations de température qui.• La patine. y compris dans un même site. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. 94 . • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. soit uniquement en surface (voile). D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. bitume. due à des interactions physiques et chimiques. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus.actuellement . Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille. comme pour les outils à double patine. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. comme dans le cas de certains emmanchements.

r o c h e siliceuse. F i g . 95 . souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. L'importance et la complexité des états de surface. Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. P r i n c e l l e ) . désert de Q a t a r ( P h o t o J-L.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". de ces altérations et ajouts.

d'après la partie proximale : modes de percussion. sur burin. etc. . intentionnelles.6. face supérieure. . prédéterminée par la métode Levallois. . galet.).2.3. etc. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc.orientation (selon un axe morphologique.d'après la face supérieure : non prédéterminée. etc. de pression.3 . Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. talon. etc. etc.4.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. bords droit et gauche. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . accidentelles au débitage. . crête.) Support débité . qu'i l soi t outi l o u no n 96 .1. . Observatio n de s état s d e surfac e 3. etc.type (plaquette. abrasion de la corniche.) . • indiquant une préparation . etc. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille . Définitio n d e l'objet .5.d'après les cassures : accidentelles.reconnaissance des morphologies techniques.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. 3. etc.d'après la partie proximale : types de talon. des caractéristiques techniques.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. Technique s spéciale s d e taill e 3. la méthode Kombewa. 3. etc.

les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. 1978. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. désormais pratiqués presque systématiquement. fondée sur cette méthode. En l'absence de sols conservés. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. Avec les fouilles de Pincevent . en première lecture. les remontages ont permis à J. L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . notamment. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. 1987. Un pas a donc été franchi qui mène. ou simplement à titre anecdotique (fig. A Bordj Mellala (Algérie).) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. à travers les intentions retrouvées. Olive. Cahen. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. Les remontages. En relevant les objets sur plan. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. 97 . 1982. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. atelier de taille etc. campement saisonnier ou permanent. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . surtout de plein a i r .Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. 1976b. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. Audouze. 1980. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. 1972. qui. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. Van Noten et al. 1988. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : . Leroi-Gourhan. sont indispensables au décryptage des sites. 1980. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : .plus que des remontages . Pigeot. Brézillon. Tixier et al. 1987. 36 et 4 0 ) . Cahen. Cahen et al. 1. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode.

Vaucluse (Brugal et al. . Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. Bérigoule. Moustérien. silex. 1994).Fig. 36 — Remontage.

Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre.les transformations. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. mise en forme. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. etc. . . sur un autre support ou sur un nucléus . le fait est irréversible. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. maintien du nucléus ou du support. il est important de les tester ou de les faire tester. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. soit par la patine. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. 99 . Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. plein débitage. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. Il semblait. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. dont nous présentons les principaux buts. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. à première vue très différentes soit par la couleur. Roche. il y a quelques a n n é e s .quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. proviennent en réalité du même bloc. soit par le grain. phase de début du débitage. dans la conception de l'économie de la matière première. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. Inizan. En fait.). quelle est. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. entre fragments du même support. geste.. ravivages. même pour Homo sapiens fossilis.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. percuteur. 2 . 1980.

ne peut le prévoir. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. 2) : . Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. ni celles.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. Guiria. il faut. Pelegrin. avant de juger l'adresse. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. 1980.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . Crabtree. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. p. 1991. en obsidienne des tombes aztèques.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. 1966. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. comme dans de nombreuses disciplines. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. particulièrement dans le cas des innovations. 32). l'intérêt est relatif. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. En revanche. devant des ensembles apparemment "mal venus". 32).le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. Or au seul vu de ces matières premières. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. . plusieurs années pour devenir un expert.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. 1991a. un tailleur. .nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. Volkof.est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. même averti. 71). par percussion indirecte et par pression . Pour une roche donnée (fig.à l'étude d'un ensemble lithique. L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. 100 . L'apprentissage est très long. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. les uns au-dessus des autres. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées. et beaucoup reste encore à vérifier : . Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. 105 . Enfin. etc. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. déchet.) et sa place dans la chaîne opératoire. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. représentations schématiques.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". choisis selon des objectifs définis. La représentation graphique des industries préhistoriques. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. nouveaux symboles. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. Loin d'être une copie. etc. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes.

Cependant.). polyèdres et sphéroïdes. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. 1987. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées.Décider 1. 104 2. judicieusement choisies. 105 Dessiner 1.. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. offre une gamme étendue de moyens. 105 Coineau. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. Sur chacune des vues. un choix doit donc être effectué . ce handicap peut devenir un atout. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. Pour les pièces bifaciales. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. • Le façonnage (fig. mine grasse. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. 1978. Des sections. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. aquarelle.. 106 . Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. etc. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. 104 Prodhomme. 54). P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. encre. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e .

. 37 — Biface acheuléen. Kenya. tuf consolidé.107 Fig. Isenya.

2 : l a m e l l e en silex. V a u c l u s e . 1 : éclat e n t r a c h y t e . W e s t T u r k a n a . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . M o u s t é r i e n . A l g é r i e . Le R e l i l a i . K e n y a .o l d o w a y e n . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. P r é . C a p s i e n .F i g . A c h e u l é e n . L o k a l e l e i . B é r i g o u l e . 4 : éclat en p h o n o l i t e . K e n y a . 108 . I s e n y a .

car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. 2. C a p s i e n . Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. montrant le maximum d'informations. F i g . en choisissant une vue générale. : retouche Quina. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. 2).la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. Les esquilles bulbaires. 38). On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. . 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. Le dessin du talon est absolument indispensable. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. A ï n D o k k a r a . Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. • Les remontages (fig. 1 9 7 6 a : fig. 109 . Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p.• Le débitage (fig.la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. . 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. et non par le dessin de chaque pièce remontée. 131). A partir de cette représentation. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. A partir de cette vue. A l g é r i e (Tixier. Il est donc préférable de limiter leur nombre.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. soit : . Le volume du remontage est rendu globalement. 34 : 5). fig.

1991 : fig. Abu Noshra II. silex. Egypte (Phillips. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. . sans le nucleus. 7). Ahmarien.110 Fig.

. etc). • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. pointe du perçoir. perçoirs. la partie proximale vers le bas. Les nucleus à lames. • Les produits façonnés (pièces bifaciales. 41 : 2. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 29 : 2). . etc.2. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. 41 : 5). 111 . burins. sur galet (fig. le nucleus est orienté morphologiquement.norma frontalis pour la vue antérieure . Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. 41).norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. Descriptio n d e l'obje t 3. 41 : 1). 12 et 13).1.norma occipitalis pour la vue postérieure. préformes. dans le sens de son plus grand allongement (fig. sur petit bloc. sur la face inférieure. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. sur éclat de gel (fig. . dent du burin. la face supérieure vers soi. • Les outils de type grattoirs. 50). au fur et à mesure de l'avancement des recherches. 57 : 9). Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. 41 : 1). Les vues sont désignées comme suit : . • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. l'orientation est purement aléatoire (fig. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. repose sur l'orientation (fig. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. : pointe Levallois). S'il est difficile à déterminer. 21). un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. etc. quel qu'il soit. 16 :1 et 2).) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. Pour établir un langage graphique commun. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement. etc. 41 : 3). Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. 3. Cinq cas peuvent se présenter. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. trièdres. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. polyèdres. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet.

différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . a p p e l é alors racloir déjeté.5 F i g . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 112 . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e .

• Vue B : vue de l'objet par la droite. 42). et vue de la face supérieure pour les produits débités. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. courbe ou torse. F i g . On imagine l'objet dans l'espace. 113 . elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. Pour obtenir chaque vue. Elle permet de montrer l'épaisseur. face A. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. Elle est rabattue à gauche. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. • Vue A : c'est la vue principale. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. A de rares exceptions. On la nomme vue de face.

Pour plus de lisibilité et de cohésion. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. par exemple. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. F i g . On la nomme vue en bout. on utilise un tiret gras court horizontal (-). Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . . des fronts de grattoirs.les longueurs des vues A. Elle est rabattue à droite. Cette vue a le même rôle que la vue B. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. pour les nucléus Levallois. C. dans la zone médiane.les contours des vues E et F sont identiques. . apposé entre chaque vue. On la nomme également vue en bout. et vue de la face inférieure pour les produits débités. 1 : à la française. Pour le dessin de l'épure. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. 114 . face B. etc. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. B. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. Pour cela. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale.les contours des vues B et C sont identiques . Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. Conventionnellement. • Vue D : c'est la face opposée à la face A. On la nomme vue de dos. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. D sont identiques . mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. des plans de percussion ou de pression. 43 : 1). mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. . Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et.les contours des vues A et D sont identiques .

Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. La plupart du temps. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale.3. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. on peut utiliser le conformateur. a b c F i g . on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. Plus difficiles à dessiner. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. 115 . Une coupe représente les sécant. axe horizontal de la ligne d'horizon). 106 Laurent. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections.2. Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. Cependant. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. Pour les autres pièces. 1970. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. b : c o u p e . les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. Cependant. pour des commodités de publication. La section est translatée et rabattue à droite. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. c : section. a : profil. 44). 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet.

3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes. c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s .Fig. 116 . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 1 : c r o q u i s . 2 : d e s s i n au c r a y o n .

le dessin à l'encre.2. A l'aide de flèches. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. 45) : . le dessin des nervures. la mise en place des ombres. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent.4. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. limite de surface corticale. 45 : 1).) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. 45 : 2) : le dessin des contours. on relie alors les points entre eux. à main libre et respecte autant que possible les proportions. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. 117 . celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. Il est réalisé au jugé. pour plus de précision. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. .1. 4. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. . visibles à la surface de l'objet. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. 4. des plus grandes au plus petites. La projection n'est jamais orthogonale. on la signale par un petit trait de rappel.le croquis. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig.le dessin au crayon. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. de profil ou en bout. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. compromettant la suite du dessin. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. Le dessin des nervures (fig. On commence par dessiner les principales nervures. etc. Pour les pièces de grande dimension. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. sans Le dessin des contours (fig. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille.

4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . 118 . 2 : d e s s i n du contour. b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s .12 F i g . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . d : d e s s i n des r e t o u c h e s .

3. parties encore éclairées directement.les valeurs d'ombre. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . Plus on est près du point d'impact. 4. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. la lumière s'y reflète et y rayonne. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. plus les hachures sont courbes. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. . Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. . pour créer un impression de relief. Sur un même dessin.les valeurs de lumière. de gauche à droite. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. parties directement touchées par la lumière.les valeurs de pénombre. Pour cela. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. parties que la lumière n'atteint pas directement. de haut en bas.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. Dans le tracé des ombres. 45 : 3). . c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°.les valeurs de reflets. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. Si la surface est lisse. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. mais avec moins d'intensité. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. mais jamais rectilignes. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. en hachures légères ou aplat de gris. il faut rechercher la séparatrice. les hachures ont une double fonction. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. Conventionnellement. parties dans l'ombre. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. Pour la technologie lithique. la longueur des hachures. Inspirés par les techniques de gravure. Les hachures sont parallèles entre elles. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. Plus on est éloigné du point d'impact. la matière et la taille. 47). On les nomme ainsi hachures valorisantes.

D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. 7 ) . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . 3 9 .F i g . P e c h de la B o i s s i e r e . silex. (Smith. S o l u t r é e n . 120 .

48 : 2) . 107 Dauvois. 48 : 9 ) . Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. 7 : 3 et 4). 48 : 5) . Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. On garde donc le principe de la hachure valorisante. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig.dans les zones de reflets. 40 et 47). épaisses et de longueur moyenne.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. 48 : 6) .dans les zones de pénombre. 48 : 7). Les roches éruptives . Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". 5.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. les hachures sont fréquentes.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. . les hachures sont très fréquentes. les hachures sont peu fréquentes.le grès . Cependant. 48 : 1). 49) pour lesquelles on propose différents traitements. engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement.dans les zones d'ombre.dans les zones de lumière.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. "il est bien entendu que.2. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. Variétés minérales . 121 . 48 : 10). . 48 : 3 et 8).le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig..le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. . cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. Conventionnellement. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. 1976: 52. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. 5. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. . les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. . Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. . qui peuvent être combinées. 48 : 4). réalisées à la lame de rasoir (fig. 101 Les roches d'origine sédimentaire . Les roches métamorphiques .les rhyolites. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement.1. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage. 48). s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. . très grasses et longues.le silex : hachures pleines-déliées (fig. Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. . fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement.

8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 4 : g r è s . 5 : r h y o l i t e . 10 : calcaire. 7 : o b s i d i e n n e . 6 : b a s a l t e . 122 . 1 : silex. 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 9 : q u a r t z . 2 : j a s p e .F i g .

123 . K e n y a . M a t a ' a . 1 : quartzite. 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . t r a m e et trait à la p l u m e . I s e n y a . biface. I s e n y a . 1 1 1 1 . 4 : p h o n o l i t e . 3 : o b s i d i e n n e .3 i 1 . t r a m e et trait à la p l u m e . Y e m e n . trait à la p l u m e . biface. 2 : q u a r t z . Ile de P â q u e s . K e n y a . éclat p é d o n c u l e . i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . n u c l e u s .

124 1994). Fig. 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. Vaucluse (Brugal et al. La Combette. silex. .

silex. Le premier dessin montre leur aspect originel. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. le deuxième uniquement les zones altérées. Les fossiles. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) .3. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. 125 . 1 : 7 ) . sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Pour les pièces à multiples patines. 50). des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. K u t a n . F i g .Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. les géodes. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. I n i z a n . 1 9 9 4 : fig. Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. 5. 3). Iraq ( A n d e r s o n .

Sens et direction du débitage. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. etc. le symbole est purement un indicatif de présence. Lorsque la pièce présente un double bulbe. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure.5. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. le symbole est inutilisable. Sens et direction du débitage et présence du talon. bitume. 6. Le point marque la présence du talon. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure.) étant relativement récentes. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. 51). . ou tramés (fig. Elle se confond avec l'axe de débitage. tracéologues mais aussi photographes. En effet. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. Ils sont dessinés de manière figurative. C'est. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. 11 n'indique ni le sens. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction.4. Il est nécessaire. Le double point indique la présence du talon. par exemple. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. non retouchée. mais pas toujours suffisant. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. ni la direction du débitage. 57 : 9). Dans certains cas. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. Si le point signifie la présence du talon. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. La flèche indique le sens du débitage. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. 52). Lorsque le talon est absent. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig.

retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 .

abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s . 128 .

Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Cependant. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. tiretés) la totalité de la surface des dessins. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. 4. le microburin. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. de son complément manquant. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. Le coup de burin (fig. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. 5). Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. d'une surface par frottement. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. au trait. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. hachure. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. 34 : 7). la flèche s'orne d'un point. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. Lorsque le contre-bulbe est présent. conventionnellement. 129 . elles sont laissées en blanc sur le dessin. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. • Le lustre (fig. Sauf exception. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. Parfois. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. qu'elle soit intentionnelle ou non. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. 7 : 3 . 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. face supérieure et face inférieure.• Les cassures (fig.

il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. 4. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. d'un tiers. puis comparer avec le relief de la vue principale. c'est souvent la vue principale. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. d'un coup de crayon circulaire.) dans la légende. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. S'il n ' y a pas d'échelle. 130 . Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. 2/3 GN. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. S'il y a plusieurs vues. 1. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. est-ce possible technologiquement? Si oui. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. etc. Face à des contraintes de composition. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. les vues de face. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. Ce procédé est à proscrire. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. En effet. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. 2. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6.

Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. nervures et flèches numérotées. ni relief. A c h e u l é e n . F i g . de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. 2 : schéma 131 . • Schéma figuratif (fig. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. Les enlèvements sont traités en plan. Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. Il permet. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. I s e n y a ( K e n y a ) . Il peut être réalisé de deux manières différentes. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. • Schéma abstrait (fig. etc. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel.Schématiser 1. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. La direction. souvent la vue de face en perspective. On ne dessine ni concavités. Dauvois (1976). 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. éclat. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. Dans tous les cas. 53). le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. p h o n o l i t e . alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. généralement en une seule vue. avec un minimum de moyens graphiques. ni convexités. symboles. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. 2. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". Il est réalisé grandeur nature. et ne comporte ni hachures. relief.

F i g . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e . 132 .

du façonnage ou de la retouche. si une méthode différente a été employée. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. les raccords et les remontages apporteront les preuves. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. des AJOUT. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". 55 : 3. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. AFFÛTAGE. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. etc. 66 : 1). 79 : 6). Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. un bord cortical . 7 : 5). 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . régulière.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. etc. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. Cette abrasion. 7 : 5 et fig. 1972. Phénomène imprévu. non intentionnel. il y a transformation du type d ' o u t i l . Un bord est dit abattu quand la retouche continue. les burins par exemple (fig. 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. ABRUPT(E). toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. ACCIDENT D E TAILLE . 109 Tixier. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. acciden t Sire t (fig. 7 : 2 à 4). 77). Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. 4 et 5). 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. nacell e (fig. 108 cours du débitage. languett e (fig. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. 70 : 1 à 3). survenant au Nous entendons par ajout. Exemples : lame outrepassé e (fig. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . 109 ABRASION. Action d'aiguiser un outil. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. intentionnellement ou non. nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). résultat de ce phénomène. 133 . 110 AILE D'OISEA U (EN ).

etc. ALTERNANT(E). 74 : 3).F i g . 1961 : 29.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. corticale.. 5) et les mesures que l'on en prend. minéraux (bitume (fig. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . glacis de lancettes (voir lancette) . etc. L'acuité de cet angle.) ou végétaux (bois. Comme pour l'expression précédente. Ce terme. ARÊTE. ALTERNE. 51). ANGLE D E CHASSE . 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig.). très controversé. de l'autre face pour l'autre b o r d . d'une crête. Terme de positio n (fig.) renseigneront sur les techniques de débitage. 1 : burin à un seul p a n . Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. p a s d ' a f f û t a g e visible. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. 5) et mesures que l'on en prend. gomme. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. etc. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. ocre. 7 4 : 4). ANGLE D'ÉCLATEMENT . Terme de positio n (fig. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s .. 111 Bordes. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . 111 émoussée.. ARRACHEMENT. d'une lèvre.. On parlera de l'arête d'un biface. ATYPIQUE. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce .

114 Dauvois. 5. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 41 : 4). Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. et non le mot talon. etc. 135 . qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales .ne Test pas !). la base est alors distale (fig. 113 AXE MORPHOLOGIQUE .. B BASE. Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. V\ F i g . grossier. Voir ravivage . Dauvois. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. 41 : 2). 115 Crabtree. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. 115 BÉQUILLE. etc. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. inachevé. 73 : 1 et 3). 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . 41 : 1). Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. d'un galet taillé. 1976: 24. dans le sens de son plus grand allongement . qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. AXE D E DÉBITAGE . d'un outil sur plaquette. 1961 : 6 . 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . que l'objet soit dessiné ou non. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . et sa détermination conditionnera certaines mensurations. 1968. AVIVAGE. racloirs convergents déjetés (fig. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. 1976 : 24.quelqu'ait été leur support -. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . 113 Bordes. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s .. 67 : 5). irrégulier. des galets taillés. 30 : 2). C'est aussi ce terme. d'une pièce bifaciale.

La boucharde. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. 74 : 5). Un pa n (fig. d'une plaquette. Pour les objets bifaciaux. 86). Sur une surface lisse. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . lame. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . fracture. 60) sur un éclat. en tout cas. 1909. Voir taillé . . etc. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . 16 : 2 et 3 ) . Breuil en 1 9 0 9 et définie par M.avec des percuteurs. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. q u ' à des outils sur support naturel. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. par une seule percussion (ou pression). pour les arêtes d'un biface. par définition. BRUT(E). 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . Elle ne présume ni de la destination.Terme de position . BORD. ni de la fonction. une lame ou une lamelle. 5). voire triple. retouchés ou non (bords d'une lame. les deux faces d'un objet. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. Voir ces mots. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. 119 Breuil. Voir abattu . 1980. . dos . 118 Dictionnaire Petit Robert. BORD TAILLÉ . marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre.émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . 136 . . et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. récentes de la préhistoire. BRUT(E) D E TAILLE . pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. lamelle) non modifié par une retouche. que nous lui préférons. d'un bloc. on emploie le mot arête . On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t .mais ce n'est pas toujours aisé . Par analogie. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. 1911. son action est inversée et provoque des petites aspérités. les bords ne comprennent pas le talon. BULBE. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. est un instrument moderne. être situées dans la même partie de l'objet. dans le seul cas des fractures hertziennes.rendre rugueuse une surface. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. BRISURE. partant du même bord (fig. Les deux séries d'enlèvements doivent. Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent.à préparer une surface en vue polissage . 1987 : 79. Il peut être double. 117 Bessac. d'une chute d e buri n (fig. Ligne qui délimite le contour d'un objet. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat.5). On l'emploiera pour un galet taillé. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. il est parfois précédé d'un cône .etc. BIFACIAL(E). La den t d'un 119 120 116 Roche. d'un éclat). édition 1989. fig. d'un Synonyme de cassure . BORD ABATTU . BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. ayant été ou non préparé pour la recevoir. 120 Bourlon. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords.

l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 3 : d i è d r e s d ' a x e . 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . Burins quadruples.12 3 4 5 6 7 10 F i g . u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . L e s 5. 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 11 : sur t r o n c a t u r e s . u n e c o c h e (10). 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . u n t a l o n (9). 137 . Burins triples. u n p i q u a n t trièdre (7). 4 : sur c o c h e s . u n e surface r e t o u c h é e (4). u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). F i g . u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n p a n (6). Burins doubles. etc. 1 : sur t r o n c a t u r e . 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes.

Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. .surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. 1963 : 43. 24). L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. ne présumant pas des causes de la rupture. à la multiplicité.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. Cahen (1984). 59). Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. (fig. etc. surtout pour la pression (fig. Dans ce dernier cas. etc. 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . Terme emprunté à l'architecture de marine. CHASSE-LAME. C A S S U R E . N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. les positions par rapport à l'axe morphologique du support. soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). "dos " (bor d abattu). . 31). le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). 61 : 5 ) . 122 Terme proposé par D. bor d retouché . Terme général. CHAPEAU D E GENDARME . etc. ciseau). Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. 79 : 5). à son axe de débitage. Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). 1 2 2 121 Tixier. 138 . coche . coch e clactonienne. Tixier). cassure. piquant-trièdre . F i g . CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . Toutes les classifications sont possibles. Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e .. surface brut e d e débitage .burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. fracture) . 57) : . selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. 1 : 7 et fig. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. . 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) .surfaces obtenues par retouch e : troncature. 2 9 : 1) et (fig. autre(s) pan(s) de burin. Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. 58).

139 . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin.7 Fig. 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 1 : c h u t e p r e m i è r e . 8. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 6 : c h u t e réfléchie. 7 : c h u t e torse. 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 2.

60). COCHE (O U ENCOCHE) . la civilisation ou le lieu (fig. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. note 2 et fig. 127 Turq.de la face inférieure (fig. Terme de délinéation d'un bord. En 1954 E. sa section sera trapézoïdale. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. 60 : 8. Cette méthode permet. 124 Gobert. 127 CLACTONIEN(NE).ou départ de retouche . en régularisant le bord. 1968 : 195. obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. 60 : 7). ou simplement "chute". 2. 5). non intentionnel. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . 3). Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. ainsi de suite. 126 Brézillon. 60 : 6). 9). parfois en "V". C I S E A U . 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. 125 Cahen. proposé par E. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. Brute de taille. CONCHOÏDE.-G. L'expression "chute de burin". Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . postérieurement au premier coup de burin. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. indiquant une entaille nette. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut.-G. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). 60 : 2. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. 1984. lors de leur détachement (fig. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. à petit rayon de courbure. Synonyme de bulbe . CINTRAGE. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig.C H U T E D E B U R I N . de faire "filer" plus loin l'enlèvement. Voir réfléchi (fig. Peu usité. Quand le bord du support aura été préparé. quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. 1954 : 447. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. 1954 : 447. 2. 1988. 61 : 6 ) . Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . 140 . donc aux fragments qui ont été détachés. G o b e r t . 34 : 4). quelque soit le support. 123 Gobert. faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. qui sera alors dite "préparée". généralement concave. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. 60 : 4. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. 126 1. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . sur le même bord. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage.

qui aura forcément une section triangulaire. 129 Pour Laplace (1964). Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. pourquoi pas dans certain cas. Terme qui s'applique à la mise . on parlera alors de "crête naturelle". 128 COUVRANT(E). 20). Terme de délinéatio n d'un bord. unit le talon au bulbe . les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. 129 130 CONTINU(E). ou. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. C O N T R E . en la guidant. 61 : 2).B U L B E . qui correspond à la "patine" des géologues. On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig.au Paléolithique supérieur tout particulièrement. qui a trait à la typologie . . 6b). la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. 61 : 6a. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. Suivant son étendue et sa localisation. 130 Sonne ville-Bordes. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. s'oppose à denticulé. de base ou de talon cortical. que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. on parlera de réserve corticale. Il s'agit de créer. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. une arête . qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. CRÊTE. Tixier. 128 Breuil. 62 : 7). 93) tend à s'employer. C O R T I C A L ( E ) .en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). S'utilise pour désigner le relief qui. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. C O R N I C H E . Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. Désigne la présence de cortex. soit que la forme de la matière brute s'y prête. Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). C R A N . Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. 141 . Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. de face entièrement corticale. Perret 1956. 64 : 4). car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. Cette arête permettra de faire "filer".ou la remise . comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. 1932. sans être destinée à guider une lame à crête : . 61 : 1). s'oppose à "discontinue" . ou crête d'entame. pour faciliter une bonne prise en mains. Partie saillante qui couronne un nucléus. 1963. T e c h n o l o g i q u e m e n t . 61 : 5).C Ô N E . soit. CORTEX. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation .c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . 20). dans certains cas. une première lame : l a lam e à crête.

1 a 2 b a 3b F i g . 3 b . 3a. la c r ê t e . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s . 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 142 . 2 b : sa l a m e à crête. 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 6 b sur n u c l é u s à crête.

45). 76 : 1). 2. DÉBRIS. et d 'inclinaison. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . Résultats de cette action. Elle est formée d'au moins trois surfaces. voir ces mots. lame. D DÉBITAGE. Dans un deuxième sens. 67 : 1 et 3). Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. Percussio n (directe) . créé par une ligne d'enlèvements. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier.comme synonyme d 'épannelage. 1963. DÉLINÉATION. 2.1. DENT D U BURIN . Voir p. 56). Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . 132 Bordes. DIRECT(E).à tort . DÉCORTICAGE. lamelle). toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . 143 . CROQUIS. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . Caractère désignant le dessin que forme un bord. 131 CROISÉE. brut e d e débitage . Cette surface peut être : corticale . Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. Action de taille qui enlève le cortex . Ce n'est pas un but en soi. 29 : 3). 74 : 1). ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. Ces cinq termes généraux peuvent. Terme de localisation (fig. DISCONTINU(E). Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . DIÈDRE. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . lame. Terme de position . Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. 132 Terme général de morphologie. 66 : 2). Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. DÉVERSÉ. DISTAL(E). donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. DENTICULÉ. 1. qui peut-être (fig. lamelle) (fig. 1947. en se combinant. 62 : 5). Ce terme est souvent employé . Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. trois ou quatre plans de frappe (fig. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. D O S . de retoucher ou de façonner les produits obtenus. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. 7 4 : 6). 30.

de débitage . etc. Premier état de cette œuvre" .. 144 . c o n c a v e . 3 .). 8 : é p a u l e m e n t . de préparation. 6 : scie. d'un bloc. É G R I S É . m u s e a u . ÉCLAT. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . 5 : d e n t i c u l é . ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). etc.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche .11 1 Fig. 1 . 10 . 9 . de feuille de laurier.d'un galet.d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. É C R I S A G E . r e c t i l i g n e . etc. 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : .). . 15 : r é g u l i è r e . Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. 11. 68 : 1). 14 : i r r é g u l i è r e . le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). 12 : p é d o n c u l e . ni d'une destination particulière (fig. Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. encore imparfaite. l a n g u e t t e . que Von donne à une œuvre plastique (. d'une plaquette. "Première forme. 7 : c r a n . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. 4 : c o c h e s .. indiquant la morphologie enlèvement (fig. . d'un nucléus.. L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. préparée. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. Action de polir en frottant avec un abrasif.. ni d'une morphologie. de hache. édition 1989. 13 : soie. Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. Terme d'un E É B A U C H E . en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. 5). formée par des retouche s abruptes. 2 : c o n v e x e .

). Par commodité. Bordes (1961 : 13). Retouche "sur enclume" : voir croisé . 64 : 3). 135 ENCLUME. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. 9 : 1. synonyme d'enclume. Altération d'un bord rendu moins tranchant. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig.l 'ébauchage d'un outil . 2. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. 134 ÉMOUSSÉ. un bloc de matière première pour la façonner. O b e i d . 1976: 211. ENVAHISSANT(E). "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. ENLÈVEMENT. 1. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. un burin pour lui appliquer un coup de burin. moins aigu (fig. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . préhispanique d'Amérique centrale. etc. Tell el O u e i l i . ENCOCHE. Irak. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile.la mise en forme d'un nucléus (fig. ENTAME. etc. à gauche).on frappe un nucléus pour le débiter. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . en haut. .0 1 cm 3 Fig. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. 135 Une enclume peut être tenue à la main. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. L'expression "percuteur dormant". 10 : 1). 134 D a u v o i s . . Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. est due à F. Voir coche . 145 ÉPANNELAGE. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e .. . mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon.on pose un éclat (une lame. 63).

et un seul. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales.) on parle alors de face A et B. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . 2 : longue. 64).mais de FAÇONNAGE. 1968 : 124. .longue.. 137 Dauvois. en sculptant la masse de matière première choisie. 62 : 8). fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. 136 Brézillon. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements.couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. etc.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats . mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . correspondant à un plan de frappe préparé (fig. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. FACETTÉ.Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . galet. 1 : c o u r t e . triédriques. F Désigne certaines surfaces d'un objet. puis de finition. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. 79 : 4). celle-ci est dite : . 136 12 ÉPERON (EN ) . et peut faire appel à plusieurs techniques. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. 4 : couvrante. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première.courte. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. polyédriques. lames et lamelles. . bloc. 5). 1976 : 181. selon une forme désirée. dont la concavité dégage une saillie. si elle occupe une grande partie de la face. Terme qui s'applique à un talon.envahissante . ÉPAULEMENT. 146 . en négatif. Les termes fac e inférieure . . Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . 79 : 8). En préhistoire. son opposé est la face supérieure (fig. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. face 1 et 2. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. son complément FACE. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. 5). ÉTENDUE. 3 : envahissante. 131 34 F i g . etc. sur un contre-bulbe. etc.

65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. etc. tout éclat est "fragment de nucleus". T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. édition 1973. 139 Smith. gel. 1963. U . la pression.) peuvent provoquer le fractionnement des roches. etc. de biface. E . ressac. 141 Dictionnaire Petit Robert. édition 1989. feu. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première.F i g . C'est ce terme qui. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. transformer un support. A . un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . A droite. FRONT D E FRACTURE . l'une ou les deux f a c e s . S .). p r é f o r m é e p a r D . Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. quel que soit son origine. flûtée p a r J. FRACTURE. sans en atteindre les bords. en outil. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . de tel ou tel outil. la flexion. 138 139 FLÛTÉ(E). sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". 141 FRACTIONNEMENT. le sciage. etc. On dira : fragment de lame. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. sur tout ou partie de sa longueur. Par l'expression "fractionnement intentionnel". 138 Crabtree. P i è c e é b a u c h é e p a r G. ( P h o t o J. 1966. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. FRAGMENT. 65) ou par pression. d'éclat. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . (qui devient nucleus). le feu. 147 . associé à "intentionnel" ou "volontaire". C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . brisée" . T i x i e r ) . 140 "Action de réduire en partie" . Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. Certaines causes naturelles (gel. "Partie d'une chose qui a été cassée. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. silex du T e x a s . La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides.

à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. elle peut donner lieu à une classification. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. . d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. machines différentes concourant à un même but" ou. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . lamelle) (fig. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. 34 FRONT D E GRATTOIR . Bien qu'antonyme de direct. 66 — Inclinaison des enlèvements. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. d'une ligne ou front de fracture. 2 : abrupte croisée. pour les industries spécialisées. Chacun des traits parallèles. mais est réservé à une technique de percussion . 142 Mauss.abrupt s : l'angle est approximativement droit . 4 : rasante. Dans une acception très large du mot. H H A C H U R E . 1947 : 26. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . 142 143 INVERSE. INDUSTRIE. pleins-déliés. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. Ligne de retouches sur un éclat. 66) : . 74 : 2).. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche.impliquant le développement. . Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . qui forment un grattoir. 143 ibid. lame. 3 : semi-abrupte. Fig. systèmes de techniques appropriées à des fins.. 1 : abrupte. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. une lame ou une lamelle.rasant s : l'angle est très aigu. : 4 L . Le préhistorien.. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. INDIRECT(E).) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. proche de 10°. INCLINAISON. lancettes. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. agencements d'industries" . ils peuvent être (fig..

La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. on a affaire à une lame. Certains auteurs. et voir p. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. 145 1. en théorie. "Ils sont souvent assez étroits. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. Cette distinction. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. 73. lors du détachement de l'éclat (fig. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. Une lamelle est une petite lame. 27. supérieure à sa largeur. parfaitement valable. 63 à 70). de l'extrémité d'un o u t i l (fig. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. Voir Kombewa . 62 : 10). Voir crête . LANCETTE. l'une (la "supérieure") incomplète. 1963 : 36-39. 145 Bordes. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte.J JANUS (ÉCLAT ). d'où leur dénomination. d'une lame au cours de son détachement (fig. 1950 : 23. 149 Bordes. 5). 7 : 2 à 4). 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. 1976. principalement de langue anglaise. LAMELLE . est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . en forme de "lance". Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . 1961 : 6. 28). L'un de nous l'a tenté. Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). Aucune des deux ne possèdent de nervure. 148 Gobert. simples ou doubles opposées. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. ou plus. L È V R E . Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . LAME À C R Ê T E . Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". LANGUETTE. 148 LAME. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. 1970. à morphologie caractéristique. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 146 Tixier. 2. 71). en forme de petite langue. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. 149 . Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. qu'au percuteur dur ou par pression. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. 147 Dauvois. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) .

etc. 67). sur une pièce.1 2 3 F i g . Terme de localisation . Caractère désignant la place occupée. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . dépendent alors de chaque orientation. Deux possibilités : 1. profil). LISSE.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. Les localisations. 79 : 9). Etat de surface caractérisé par un brillant. 4 et 5 : b a s a l e . la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. 79 : 8. éolien. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL.. 79 : 2). On dit aussi "central(e)" (fig. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . donc à orientation conventionnelle unique. "Au niveau du bulbe. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. LINÉAIRE. 150 les termes proximal . distal . L U S T R E . plaquette. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. observable sur un éclat. 2. L O C A L I S A T I O N . Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. 150 . q u e l q u e s e x e m p l e s . 1976 : 168. le support est un produit de débitage.. dû aux vibrations de la circulation. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . Il désigne une partie d'un support. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. 1 : d i s t a l e d r o i t e . 5). en contre-courbe" (fig. et leur dénomination. le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. mésia l (ou central) . galet. d'usage. de frottement des pièces dans un tiroir. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig.) ou artificielle. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. 150 Dauvois.

4 : subparallèle (Bordes. 69) . plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. 1961 : fig. en chevron). d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. 1961 : 8. édition 1989. pour parvenir à un but" . Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. mais nettement plus accentués. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. 153 ibid.MÉTHODE. 2. 152 Bordes. etc. Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. Cela implique un support relativement épais. . 1 : écailleuse. 10 et 61 : 1). (fig. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. suivies. De multiples combinaisons sont possibles. 3 : parallèle. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". 1).parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . MICROBURIN. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. 2 : scalariforme. etc.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. d'un nucléus . 33). suivant une marche raisonnée. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. 151 . MISE E N FORME . plus exactement. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. d'un enlèvement . 152 153 . 151 "Ensemble de démarches raisonnées. obliques (en écharpe. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . 68) : . . Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. N ENLÈVEMENT . "ondulées" . MORPHOLOGIE. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin".

Remarques. D. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. Ne pas confondre avec arête.N. notamment des grattoirs ou des burins. la face supérieure des éclats (fig. les ondulations ne soient pas visibles. 20). surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. 152 . Il arrive que dans une matière première très homogène. 20). 5). (Atelier photo C. 62 : 9). Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. NUCLÉUS. cela sans présumer de la finalité de l'objet. elles indiqueront la direction de taille. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. Assez près du talon. Dans tous les cas. l'hétérogénéité de la matière première. Par définition. NUCLEIFORME. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. Fig. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. à morphologie caractéristique. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. NERVURE. De même. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). NACELLE. chemine sur quelques millimètres. empêche parfois de définir cette direction. N Fracture accidentelle rare. M e u d o n ) . non vitreuse.. les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. emporte une partie des deux bords. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. Crabtree. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. Tixier. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig.E. en déformant les ondulations. J.R. devient parallèlle aux faces.S. O O N D U L A T I O N S . Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. A g a u c h e : o b s i d i e n n e .MUSEAU. En l'absence de la partie talon-bulbe. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. 5). et sur les retouches de tous les outils. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. Qualificatif employé pour caractériser certains outils.

7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . d a n s sa p a r t i e distale. 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée.5 F i g . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 153 . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s .

Parmi les pierres taillées. 71 : 3 ) . Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. comme il est d'usage. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants).une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. .le pyramidion d'un nucléus pyramidal. PARALLÈLE. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) .à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. postérieurement à sa taille intentionnelle. 1963 : 27. dans la plupart des cas. punch. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. 1947. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. etc. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. légèrement incliné (fig. d'autres des armes ou des éléments d'armes. Elle peut être différente. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. . d'abord par souci de simplification. normal dans sa partie proximale. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . Un outil peut 157 Tixier. boucharde. 68 : 3 et 69). . l'ensemble des armes et outils. 70) : . 71 : 2) ou très incliné. . ax e morphologique. dans des sens divers. presque parallèlle à cette face (fig. la patine sera toujours postérieure au cortex . 1988 : 110. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. PATINE. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. 41). 155 156 OUTIL. 154 . . Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. 76 : 3) . qu'il soit nucléus. produit de débitage ou outil.etc. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. . 71 : 1). Un pan est différemment incliné sur les faces du support. Rarement situé sur la face supérieure.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage .).l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. . Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. 155 Mauss. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans.O R I E N T A T I O N . localisation ) (fig. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. Terme s'appliquant : . Sur un même objet. le burin est alors dit plan. Nous employons le mot "outils" pour désigner.sur un nucléus Levallois. p PAN. P A R T I E L ( L E) . avec ou sans retouche. OUTREPASSÉ. sans prétendre à l'identification d'une fonction. 156 Audouze. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel).

72). L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. voire des nucléus abandonnés. (fig. La percussio n direct e (fig. façonner ou retoucher la pierre dure. un os. 155 . 1955 : 229. à celle de pointe oblique. 160 Gobert. 33). ont parfois été utilisés comme percuteurs. retouchés. La percussio n indirect e (fig. PIQUANT-TRIÈDRE. G o b e r t . présenter plusieurs patines. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. De plus certains objets taillés. Voir cortical . PÉDONCULE. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. un fragment de bois animal ou végétal. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e .F i g . S i r e t . Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. de la lame ou de la lamelle. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . 161 Siret. lui. 3 : très i n c l i n é . un fragment d'os ou d'ivoire. action de frapper un corps contre un autre. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". comme son nom l'indique. Par définition. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. etc. Il concerne donc les objets taillés. Nous avons préféré cette expression créée par E. légende de la figure 6. 1924 : 123. 1961 : 5. 12). matières animales ou végétales. débités. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. bien mal choisi. par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. 2 : p e u i n c l i n é . 62 : 11. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. 158 Bordes. Malgré sa mention très fréquente. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. PERCUSSION. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. ce dernier terme étant. le piquant-trièdre est donc formé. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig.G. de la lame ou de la lamelle. façonnés.

S . 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . 5. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 12. 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 1 1 . 9. M e u d o n ) . 7. N . 156 . 4. .F i g . 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. P e l e g r i n ) . 2. R . 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 1.

3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . . S . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . P e l e g r i n ) . N . R . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 7. 5 : p i è c e à r a i n u r e . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . 157 . 8. M e u d o n ) . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J.F i g . 1 : g r a n d e b é q u i l l e .

en corne. 1966. peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. pour en détacher un éclat.E. généralement par percussion. 4 : 6 ) . le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle.bifaciau x (ou bifaces) . une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". les supports potentiels d'outils. c'est retrouver. la face positive et la négative. etc. 74).alterne s . 67 : 2). les ravivages de plan de frappe et de pression. Terme de localisation .où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. 5). et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Le punch peut être en bois végétal ou animal. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. D'après les expérimentations. R RACCORD. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. PRODUIT D E DÉBITAGE . PROXIMALE(E). et tous les déchets. 162 PRESSION. polissage). Terme défini à l'origine par D. lame lamelle) (fig. 79 : 10). 158 . intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. 30). appelée percussion indirecte. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. 72 : 11 à 13). Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . Par opposition à la percussion . on presse. en métal (fig. retouche) ou de cassure. 18). différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. Pour les pièces élaborées.croisé s P R É F O R M E .direct s . 70 : 2).il s'agit en réalité d'une surface .inverse s . ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. 20)."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . 4 : 3). POLISSAGE. PYRAMIDION. ciseau . Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. bouchardage. PUNCH. 94). D E PRESSION .. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. en os.alternant s . C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. POSITION. POLI. pour les surfaces de taille (débitage. et surtout pour le débitage des lames (fig. P U N C T I F O R M E . On dit aussi chasse lame. POINT D'IMPACT . cette technique de taille. C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. PLAN D E FRAPPE . le façonnage. en ivoire. 4 : 5 et fig. Crabtree. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. d'autre part à la retouche (fig. Bordes. Il désigne une partie d'un support. ils peuvent être : . 1961 : 5. Endroit . 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. 5). une lame ou une lamelle. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. lisse ou préparée (fig.

7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . directe sur le b o r d g a u c h e . 6 : c r o i s é e . i n v e r s e sur le b o r d droit). irrégulier. F i g . 1 : directe. 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 4 : a l t e r n a n t e . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 5 : biface. 159 . 3 : alterne ( d a n s ce cas.1 2 3 F i g . 2 : i n v e r s e .

RECOUPE D E BURIN . des R A V I V A G E . S E C T I O N . convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. RÉPARTITION. de "rajeunir" une surface. un support débité ou non. Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. RASANT(E). par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. S E M I . 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. Voir réfléchi . donnant les silhouettes des différents enlèvements. 130). Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord.ou la retouche . filé moins loin que prévu (fig. 12 3 F i g . vient recouper "avant terme" le support et a. 1 : d i s c o n t i n u e . c'est donc aménager. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. 5). Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. Ensemble de raccords . une arête. de ce fait. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. R E T O U C H E . 66 : 4). s'arque brusquement.puis les rapprocher. La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. 76). RÉFLÉCHI. Voir chut e d e burin . Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. Il arrive parfois que. 68 : 2 et 34 : 6). par opposition). sculpter. 60 : 6). Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). lors du détachement d'un éclat. 44). Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. le SIRET (ACCIDENT) . C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. Les retouches . 7 : 1 et fig. REMONTAGE. 66 : 3). 36 et 40). S C H É M A D I A C R I T I Q U E . Retoucher. 2 : totale du b o r d distal. 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . 1933. les adapter. Il ne faut pas confondre section et coupe. 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. RÉSERVE CORTICALE . Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig.A B R U P T ( E) . 53) (voir p. REBROUSSÉ. 160 . Terme d'inclinaison enlèvements (fig. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. s SCALARIFORME. normal dans sa partie proximale. lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage.sont les traces laissées par cette action. "/ / 164 Voir cortical . Terme d' inclinaison y (fig. (fig. transformer intentionnellement Siret. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit.

ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). cuisse. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . R . 68 : 4). d'un galet. Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus.. façonné.. c'est pourquoi. Il peut donc s'agir d'un rognon. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. 1961 : 32. S O I E . 78 : 1). L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. retouché. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. Il est plus rare pour les lames. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. (Atelier p h o t o C . Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. E DÉBITAGE . sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. 166 SUB-PARALLÈLE. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. 1976. pied.. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. éclats débités au percuteur dur. débité. . N . 01 2 3 4 5 F i g .second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. SURFACES D SUPPORT. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . M e u d o n ) . 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . 161 . Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. Servais. etc. quand ils se manifestent. d'un produit de débitage.). 167 Hamal Nandrin. 62 : 13). 1921.. Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . 77). Ils n'ont rien d'intentionnel. 166 Newcomer.). quartzite de Fontainebleau. d'une plaquette. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. S . Tout élément à partir duquel un objet est taillé. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig.

. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. séparés par une nervure . 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . .1 2 F i g . il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. tablettes de ravivage. de bor d taillé . et de morphologie variée. le talon est naturel. TAILLE. 79). En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. Peut s'employer dans tous les cas. On parlera ainsi de galet taillé. 162 .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. 1947. convexe.lisse . ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. 1) Sans trace de préparation. . 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . Un talon peut être réduit à une minuscule surface. etc. TAILLÉ(E ). . à d'autres périodes. . 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. cortical ." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. 168 Cahen et al. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel).facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat.). Le talon est alors : . TALON. la percussio n et la pression . Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement.qu'il soit préparé ou non .talo n e n ail e d'oiseau . et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. 1979.et du (ou des) procédé technique employé (fig. d'un objet bru t d e taille. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . 2) Avec traces de préparation. qui se lit en vue en bout. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . Dans certaines industries . concave. avec une seule surface de taille visible .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs.

110 techniques que l'on méthode de taille. 1972 . 9 : l i n é a i r e . celui du tailleur préhistorique. édition 1973. nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . 34 : 1). et particulièrement au Magdalénien. 6 : e n aile d ' o i s e a u . 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 10 : puncti f o r m e . L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . TRANCHET (COU Voir chaleur . 34 : 2). 2 : lisse. P D U ) . sur un nucléus. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. le débitage d'une lame par pression. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. Bronze ancien du Proche-Orient) . 1 : cortical. 7 : p i q u e t é . le talon est dit déversé. 7 9 — T y p e s d e talon. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. v VERSANT. 163 .talo n e n éperon . 3 : d i è d r e . Lorsque ce dernier est très ouvert. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". d'un métier" . Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 4 : facetté. ou sur la face supérieure d'une lame à crête. par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. presque toujours abruptes.8 9 10 F i g . La forme se lit en vue de dessous. 171 Zuat e y Zubcr . . 61 : 5). formant deux angles avec les bords de l'éclat. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. 8 : en é p e r o n . La percussion directe avec un percuteur de pierre. 171 T R O N C A T U R E . la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . Ligne de retouches continues et régulières.

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Vocabulaire multilingue .

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lamelle : Klinge . alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage.l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e . é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e .b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren.

t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex.: cortical(e ) .p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . geschlage n outrepass é carène Kiel. kielförmig : carène . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung. à crête. t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge.

égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch . verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. remontag e chasse-lame 179 .corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren.

p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat.l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e .

r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. plain : liss e fluted : cannelé . narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long .

égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m .inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage. bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. k n a p p e d : taille .

fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx. i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j. é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U .t.U I <_*jl j angle d'éclatement : . "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U .7. abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage. atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx.7.^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.^ ^ de taille : o l i . lamelle : < J L .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 . arrachement.) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j . ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .7.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 . . Kombewa : I j .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .

taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille.

schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 .

JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .^ J L ^ <^JL*. RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 . 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U .

brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . l a m e l l e : hoja .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e .

taillé(e) : talla . ver abatido b o r d e tallado. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. aile d'oisea u (en) aguzar. v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada .percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 .

arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla.haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . tallado (a) : taille . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . hoja. hojita : lame . t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte .

l a m e l l e : XemÔa . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. carénage : K a p é v a . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a .

: atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. taillé(e) : XdÇeuar) . 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua.

t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). piKpoX £7riÔa : lame.ar|. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér .ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|.

: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 . nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|. p e .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn.un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .

l a m e l l e : lama . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . ègri sé : levigatura .

taillé (e) : lavorazione . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio . c a r e n a g g i o : carène .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena.pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture .

n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . cf. abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. l a m e l l a : lame . lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) .!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. cf. l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 .

"eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . tracejad o (a ) eran : crena.FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . lamelle : lamina . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . c i n t r a g e : arco . égrisé : areaçâo . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). compressora.

a r e a d o : égrisage . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . ver abatido bordo talhado. lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico.b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . cintrag e a r e a ç â o .orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . taillé(e) : talhe . gasto : émouss é . pré-formataçâo vertente .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento.

estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. l á m e l a : lame . chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . t a l h a d o (a) : taille . ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . ver d'impact thermique. l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. superficies l a s c a d a s : talhe. pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma.

0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .17.LOUIS-JEAN avenue d'Embrun . : 92. 0500 3 GA P cede x Tél.53.

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