Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

Fig. Fig. Fig. Fig. 9 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. 10 Fig.

Fig. Fig. Fig.Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

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un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre. Madrid) pour l'espagnol. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. 11 . 1963. comme la précédente. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). 2 Tixier. Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". 4 Inizan. Newcomer en 1974 . Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. 2 3 4 5 1 1 Tixier. 1980. un chapitre consacré à l'expression graphique. Roche. Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . Inizan.Avant-propos La première édition. 3 Tixier. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. 1974. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. puis traduit en anglais par M. mais elle se voulait. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. 1992. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. 5 Nos collègues préhistoriens. en 1980. afin de faciliter la communication et d'étendre. Antikli a Moundre a pour le grec. a été notamment ajouté. Tixier. d'enrichir le domaine de la technologie . Roche. En 1992. ont pris en charge cette transcription. indispensable à la communication dans les études technologiques. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place.

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Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue. 1964 : 28. 6 7 6 Mauss. A-G. dans tous les cas. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. 7 Haudricourt. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. de leur capacité à signer une culture. permettre d'évaluer la part des déterminismes. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. et que si la technologie doit être une science. le verre. puisqu'il considérait les activités du corps. L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. y compris celle des gestes . Lors de l'établissement de chronologies. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. 1947. 13 . Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. le métal. de leur complexité. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. puis les arts du feu comme la céramique. comme des techniques. des techniques. etc. entre autres celles concernant le travail de l'os. même partielle. c'est en tant que science des activités humaines". avant que soient énoncés des choix culturels. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. Dans ce même courant. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. en effet. les archéologues. L'analyse technologique doit. Si. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. Il est opportun de rappeler que c'est à M. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. telle la danse.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. dans cet ouvrage. De même.

L'ensemble : techniques. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. etc. 1943 et 1964. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. Cresswell. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. André Leroi-Gourhan est certainement un géant". 10 M. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. et. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. A. 1987 : 22. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. racler. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. 12 Organisée autour de R. La rigueur de son enseignement. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. sociaux ou symboliques. mais tenterons de montrer comment il fonctionne. Mauss. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. en resituant chaque objet dans un contexte technique. 8 9. La chaîne opératoire. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien.Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. 14 Perlés. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. industries et métiers. premier volume de "Evolution et techniques". 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. percer. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". la plupart du temps. forment le système technique d'une société". 14 13 8 Leroi-Gourhan. ainsi que sur le chantier de Pincevent. 1947 : 29. Cresswell. gratter. prend en compte tous les processus. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. dans l'étude d'une industrie lithique. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. 1989 : 26. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. Il faut noter que cette expression.. donc. 14 . répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes. Leroi-Gourhan.10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire.

4) techniques r e t o u c h e (ch. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. des savoir-faire. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie. 5) | (ch. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. des matières. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . des gestes. 3) et d é b i t a g e (ch. sont privilégiés dans les études typologiques. leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. Selon leur nature. 102). 6). d'ordre intellectuel. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. connaissances et savoir-faire. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. la relation entre schémas conceptuel et opératoire. Au sein d'une chaîne opératoire. selon la culture à laquelle il appartient. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. Les outils (au sens large). 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. 15 . 1995. finalité des opérations de taille.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. des gestes et des savoir-faire. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). Or le tailleur.

selon les cas. actuellement en plein essor. quel que soit le contexte archéologique. sans l'observation répétée de phénomènes. puis son utilisation éventuelle et son rejet. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. Dans un gisement. • Un premier niveau d'observation. si dans un gisement. comme les nucléus. Par exemple. C'est l'une des voies les plus fructueuses. la quête des matières premières. on l'a vu. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes. d'une communication avec autrui. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. Par exemple. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. En effet. des outils. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. d'un échange. 16 Gallay. on peut parler d'une économie de la matière première. etc. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. pour aborder les modes de vie préhistoriques. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. Par économie. à l'amont. 16 . même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. En revanche. on ne parle pas d'économie de la matière première. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. 1 9 8 6 : 115. s'il est possible de mettre en évidence des choix. il y en a en général plusieurs.tels schémas. de faits semblables. Cette chaîne. les crêtes. Pour définir ces choix. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . des supports. la seule présence de produits caractéristiques. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps.. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. du débitage ou de l'outillage.

et c'est ce que nous avons tenté (chap. Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. microburin. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. mais sont conçus en même temps que le texte. Elle doit être réalisée.En effet. Nous rejoignons à nouveau A. Démêler les confusions. non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. Boksenbaum. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. 17 "However. Leroi-Gourhan qui a organisé. mais ils sont consacrés par l'usage. just as stone artifacts they study were the tools of people". etc. 7). avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. en reconnaissant que les mots sont des outils . En effet. 1977 : 30. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. 18 Leroi-Gourhan. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. réduire les synonymies. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. 17 . même s'ils ne conviennent pas parfaitement. mais comme une véritable écriture technologique. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. volontairement repris de la terminologie usuelle. Levallois. facilement maniables. 1982 : 3. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. Beaucoup de termes sont conventionnels.

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Leur choix a certainement déterminé. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. on trouve des rhyolites. 1). 2 et 7). Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. de chaille. en partie. des dolomies. des roches essentiellement. pour la plupart. Parmi celles-ci. à partir d'un choc prédéterminé. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. Les lois de la répartition des contraintes permettent. des grès. mais aussi le quartz qui est un minéral. elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. • Les roches éruptives caractérisées. de guider le déplacement des fronts de fracture. certains calcaires. on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. par une texture microlithique ou vitreuse. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. les installations et les déplacements des préhistoriques. 19 . certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées. 1 : 1.

Brésil (Atelier p h o t o C . M i n a s G é r a i s . D o r d o g n e . . I s e n y a ' K e n y a . Zinaparo. 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. terrasses du Tage. D o r d o g n e . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. N . A . 8 : cristal de q u a r t z hyalin. R .M a t i è r e s p r e m i è r e s . S . U . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. Oregon. 2 : silex d e T o u r a i n e . P o r t u g a l . 5 : quartzite s a n g u i n e . S . . 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . M e u d o n ) . M e x i q u e . 3 : obsidienne noir bleuté. 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s .

Néanmoins. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent. pour obtenir un débitage régulier.). Nous donnons une estimation globale. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. à des détails près. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). andésites. par percussion directe ou indirecte et par pression. les roches non vitreuses et peu fragiles. ignimbrites et obsidiennes (fig.. 1967. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. En fait toutes les gradations existent. très schématisée . 1 : 8). fragilité. • Roches se taillant asse z bien . la qualité principale est l'homogénéité. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. l'ivoire. standardisé comme le débitage laminaire. e t c . actuellement. 21 . les sélectionnant. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. cristallisant à basse température. mais des seules qualités d'une roche pour la taille. 1 : 3 et 4). homogénéité. phonolites (fig.T.trachytes. 19 Crabtree. toutefois. 2. ou encore des retouches longues. etc. le bois animal ou végétal. les testant. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. les choisissant selon leur aptitude à la taille. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. retoucher. sous ses diverses formes . comme certains silex. l'os. évaluées au cours de tests expérimentaux. utiliser la pierre. basaltes. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. 1 : 5). l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. leur abondance et leur forme. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. 1 : 6 ) . pétrographiques.1. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. fig. Débiter. • Roches se taillant mal . depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. sur quelques dizaines de matériaux. sur le plus de matières naturelles possibles. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. différemment motivé du préhistorique. quartz hyalin (cristal isolé. Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. aux mêmes conclusions. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). Nous sommes loin. ont donné lieu à des tentatives multiples. mais rarement très prolongées. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. 2 . Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. Il n'est pas question d'être exhaustif.

S.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4. Améthyst e (France. Grèce. U. Afrique. U.. Algérie.S. Belgique.A.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig.A. Grèce.. 22 . Grè s (France.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U.S. U. Ethiopie.. Sénégal.S.A. Guatemala. Niger) Basalte (France. Algérie.A. Italie. Angleterre.A.) Silex opaqu e (Europe..A. Turquie.) Résinite (France) Quartz hyalin . U.S.S. Brésil) Silex translucid e (France.A.S.) Novaculite (U. Qatar . Equateur) Ignimbrite (U. 2 — Test s d'aptitud e à la taille .S. Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France. Danemark. U. Liban.A. Mexique. Maroc. Algérie. Brésil.S. Kenya.. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.) Jaspe (France. Asie du Sud-Ouest. Algérie).A. Tunisie. Japon..) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte. Islande. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite.

voire chaque rognon peut. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil". presque impossible d'en extraire des lames par percussion. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. • En règle générale plus une matière première est translucide. • Une roche qui sonne bien.ou très peu . qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. Ces estimations doivent être modulées. Les Atériens ne s'en sont pas privés. devant un problème. pour espérer être relativement précis. La valeur esthétique. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. bien ou mal fait. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles.Ces trois degrés. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . a toute chance d'être bonne. lames par pression pectorale à la béquille. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. en tout cas non gélivée. Exemple : ondulations. 23 . être considéré comme un cas particulier. retouches parallèles longues par pression. est un autre aspect à manier avec prudence. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. meilleure elle est. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles.). sauf pour le cristal de roche. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. bulles. à la limite. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. Il est difficile d'en tirer de bons éclats.de bons résultats pour d'autres techniques. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée. sauf pour de très petites pièces. par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. par exemple le silex. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. alors qu'elles ne donnent pas . Chaque variété de roche. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra). Un outil est-il beau ou laid. sont présentés dans un tableau (fig. etc.

tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. déjà taillées ou non. 21 Binder. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. Tixier. Deux critères sont. L'expérimentation a montré. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al. dans de la cendre. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . Borradaile et al. la dacite. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. 1987. que sur certaines roches siliceuses. 2. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. aucune lame. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. Jusqu'à présent. Il consiste à introduire des roches. 1966a. 1964. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. Comme pour le débitage par pression. 24 . ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. Inizan. 1985. 1993. 25 Bordes. Roche. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. actuellement. 1987. 1981. Cette opération dure environ 24 heures. Webb. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. • Plus une roche est élastique. le meilleur exemple étant l'obsidienne. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. etc. 1969.) placé au-dessus. Domanski. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. etc. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. Le principe actuel. 26 Posselh. 23 Crabtree. 22 Flenniken. 1984. comme peut l'être un foyer culinaire. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion.2. de manière empirique. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. 1964) . le jaspe. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. ainsi que les travaux expérimentaux. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. mieux elle permet le débitage par pression. Lechevallier. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . Il y a quelques années. c'est à D. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. Butler. comme le silex. Les exemples modernes. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. excréments d'animaux. 24 Smith. 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. 1992.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. semble-t-il.

il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. gras. . elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. etc. d'échanges. Cette approche n'est pas nouvelle. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. en général d'origine métamorphique. mais elle a surtout concerné la pierre polie. depuis une trentaine d'années. leur abondance. 59). le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). à part la couleur. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. 6 ) . Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. Pelegrin et Richard (éds). Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels.. leur accessibilité. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant. Le traitement de la cornaline par la chauffe. comme on l'a vu. etc. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. on a toutefois des exemples de sa permanence. 1994 qui traite d'une seule région. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. 1 : 7 ) . même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. de nature différente de celle de la pierre taillée. Floss.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. la Grèce. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. Si. la Rhénanie au Paléolithique. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. 1991. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine.si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. Féblot-Augustins. 1995. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. en effet. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. de zones d'influence. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. le besoin en roche tenace. 1982. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. Dans le cas de la cornaline. toute cassure. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. 25 . On y ajoute les accidents. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. Geneste. leur utilisation. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur.

ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. est-elle rare. des besoins à satisfaire. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie.sont apparemment locales. 26 . de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail.de quelle qualité est-elle. ou au contraire abondante ? . cônes de déjection. de plus. dépôts de pente. extraction dans des mines. filons. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. sélectionne.). mais sa présence. des compétences techniques qui ont leurs limites. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. 1. L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières.comment se présente la matière première.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. car elle a. moraines. chaque site.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. Les problèmes posés. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. dépôts marins. prélèvement à l'affleurement. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. voire complexes. pointements. coulées volcaniques. plus il choisit. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . en est un. accessible aux hommes préhistoriques. terrasses fluviátiles. d'autre part des besoins de la culture étudiée. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région. transporte. On a aussi trop affirmé.). • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. une tradition culturelle à respecter. 2.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . etc. au travers de l'étude des assemblages lithiques. apparemment simples. Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. mais elle reste à préciser pour chaque période. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. chaque région. entraînent des réponses multiples. L'absence de toute roche dure taillable est rare. le privilège d'être quasi impérissable. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. etc.

peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. pièces de grandes dimensions. 3) : A . Exemple : au Ténéré. Devant des nucléus sur éclat. de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes.). gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite).. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. 6). l'altération des roches disponibles. en termes d'accessibilité.seuls les produits de débitage bruts. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. La modification du paysage. et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. 3.• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames.la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). Chacun de ces cas. Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. chacune de ces stratégies. retouchés ou non. l'explication technique peut être retenue.. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. a trait à l'acheminement au campement de la matière première. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. sont peut-être la raison de cette différence. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. à l'Adrar Bous (Niger).seuls les outils. Il y a lieu. D . lamelles. dans un premier temps. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques. B . • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. nous en retenons quatre (fig. Dans ce dernier cas. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. et surtout pratique des remontages (ch. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. C .

. e t c . . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. supports utilisés tels). à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques. 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . ou retouchés. 28 . les entames peuvent être rares . déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. dans le cas de nucléus. ou achevés pour les pièces bifaciales.pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées .éclats.nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . .outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois.blocs bruts : y compris peu modifiés . Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes.blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : . . . éclats de préparation de crête .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout.nucléus débités : à différents stades . . d'exemplaires (fig. la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire.

La présence d'éclats de taille. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. permettent seuls de définir un objet taillé. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. e 29 . qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. Les stigmates d'enlèvements. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. négatifs et positifs. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. Résultant d'un choc ou d'une pression. bien que se posant fréquemment. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates.

1967 et Tixier. au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. Le façonnage. ont un sens plus restrictif.Tailler. en sont les principales variantes. 72 et fig. la percussion lancée sur enclume. le débitage et la retouche. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. 73). débiter . la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. 4 et 5. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. façonner . Les principale s technique s 1. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . le débitage et la retouche qui. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). un coup de main. procèdent de la taille. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. confirmées par l'expérimentation. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. tous trois. Un geste. 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. notamment Bal out. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. 30 . 1967). 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique.

3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 31 . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 4 — T e c h n i q u e s de taille. 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e .F i g . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e .c o u p .

• La pression au levier La pression au levier. Madsen. 32 . 1991. Avec les autres roches couramment employées. en os. 4. On note son apparition tardive. 1994. silex etc. Possehl. ou en métal (fig. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. 30 2. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler.) est plus tardive (fig.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. Pelegrin. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. Avant le Mésolithique. et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. 4 : 5 et 6). C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. 7 7 . La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . en os. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. os. qui peut être en bois animal ou végétal. au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. comme les quartzites. plus dures et plus tenaces. Guiria. basaltes. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. C'est une technique remarquablement efficace. enfoncée dans le sol. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). Pelegrin. cf. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. 1972. Pelegrin in : Manolakakis. etc. en métal. 1989. ivoire. le diagnostic de J. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. 1981. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. et apparaît sans doute avant cette date. 30).. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. • La percussion indirecte par contre-coup (fig. 4 : 3 ) . La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". Pelegrin. Roux. 1983. Volkof. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. les résultats ne seraient pas aussi bons. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. légèrement friables au choc. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. d'une main. 4 : 2). 1991a. est expérimentée depuis p e u . 1988 : 4 8 . p. et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . fig.

on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. on parle de produits de débitage. éclat de retouche. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille. FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé. Dès la mise en évidence de production de supports. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. non retouché et non destiné à être un support d'outil. etc. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. Enfin.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. 33 . éclat de taille de biface.

D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. bulbe. 2. etc. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. dans la chaîne opératoire (fig. 34 . est un phénomène imprévu. point d'impact. on détermine un éclat par sa face inférieure. . talon en bas. 5) : . Tixier. Talon et bulbe peuvent être absents . • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. 126). lancettes (voir p. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. survenant au cours du débitage. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. 5). Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. essentiellement. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. car ce sont elles. grâce à des stigmates spéciaux. Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. une fois l'éclat orienté (fig. 3. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique. qui ont été taillées. 4. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. Leur présence précise des activités de taille spécifique.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. 8. 33 33 Roche.1. il existe au moins un éclat d'entame. lancettes. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. . tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). 1982. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux. donnant un produit à morphologie spécifique . du façonnage ou de la retouche. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. Paradoxalement. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. etc. du débitage (crête. • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. non intentionnel.

Tixier. D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J.).F i g . L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . 1982 : fig. etc. I n d r e . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . 35 .e t . à l a n g u e t t e .P r e s s i g n y .). 1).L o i r e .T. silex du G r a n d .

fig. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement. vacuole. Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure".). 4. 1972 : 25. s'arquant brusquement vers la face supérieure. 7 : 2. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet. 7 : 1 . 7 : 5 et fig. 77). Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée.3. ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. 70).) dont nous présentons les principales. Les produits d'accidents de taille. nodule saccharoïde.2. etc. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. simples ou doubles.).). peuvent aussi servir de support. produit de débitage ou outil (fig. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". 7 : 5). outrepassage d'une pointe Levallois. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe. 3 et 4). qu'il soit nucléus. emportant une partie des deux bords. etc. pression. Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. ou d'un objet au cours de toute opération de taille. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. normal dans sa partie proximale. etc. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig. etc. normal dans sa partie proximale. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. 14 : 3). bien que non intentionnels. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . filé moins loin que prévu (fig. • Les cassures "en nacelle". soit à la "main" du tailleur. 4. Le support a. "hinge-fracture" des anglophones ). qui a longtemps été prise pour un burin. 36 35 34 34 Bordes.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion.1. 6). 36 . de ce fait. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. recoupant enfin brusquement la face inférieure. 36 Crabtree. 1970. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. 4. Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture).

A . O i s e . 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. silex de G o u s s a i n v i l l e . 37 . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e . 1982 : fig.F i g . silex du B e r g e r a c o i s . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . U . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . 3 . 7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . S . D o r d o g n e . o b s i d i e n n e ( R o c h e . 1). Tixier. p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " .

1976.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. 1956. à profil concave. . • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. S'ils ne sont pas examinés minutieusement.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" .à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . lors du détachement même d'un éclat par percussion. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. intentionnels. . sans talon ni bulbe). quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. de la corniche du plan de frappe. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. avec un talon très large. 38 Tixier. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. cuisse). soit supplémentaires ("esquille" provenant. dernier geste technique de la séquence de débitage. avec une constriction postbulbaire. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. Cet accident est indépendant de la matière première. beaucoup plus de matière que prévu. est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. 6). de leur chronologie. allongé. 39 Tixier. l'éclat ou la lame peut emporter. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. avec son talon. pied. donnant un déchet de section triangulaire. .4.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. de même que les "bulbes incipients". un bulbe tout à fait diffus. 1963 : 106. fig. des schémas opératoires mis en œuvre. . en partie distale du support. ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. Il en résulte une partie proximale. surtout par percussion directe au percuteur tendre. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. les éclats ou lames non totalement détachés. 38 . • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord.à une meilleure compréhension des gestes techniques. de la retouche. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux .4.

4 : finition p a r p r e s s i o n . 3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n . 39 . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . en partant d ' u n éclat.

3. 0 : b l o c brut. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e . 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 40 .0 F i g .

2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 41 . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) . 0 : b l o c brut.F i g . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s .l a t é r a l e s (B et C ) .

.

Ce mode de taille. Les préformes qui. car le concept est différent. Le façonnage. etc. 80). triédrique. polyédrique et sphéroïdal. de la préforme de la hache destinée au polissage. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées.. les haches à section rectangulaire. recouvre un certain nombre de méthodes. Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux.. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. ainsi que le hachereau. enfin. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. comme les polyèdres et les sphéroïdes. depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. les ciseaux. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. outil bien particulier.Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. et quadrangulaire. 43 . Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. les trièdres. chacune ayant ses variantes. sont traités à part. du biface dont on ignore l'usage. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. par définition. on parle alors de mise en forme du nucléus.

il y a plus d'un million et demi d'années. 44 . Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. plaquette. etc. moins le travail d'ébauchage est important. notamment dans le cas du biface. matérialisé par une arête . avec le développement des pointes de projectile. car ces deux surfaces . surtout pour les petites pièces faites sur éclat. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. 11 : A). Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. La finition s'apparente à de la retouche. il devient. bloc. d'ailerons. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. parfois avec le hachereau.sont loin d'être toujours symétriques. quasi universel. il faut. Texier. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. 8). dans d'autres contextes culturels d'Asie. larges. procéder à l'épannelage de ce bloc. qui ôte le cortex s'il y en a. Ce sont les schémas opératoires. il est. Roche. rognon. 1995b. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. le concept de base demeure identique. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). pour approcher la morphologie souhaitée. En revanche. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. l'outil dominant de l'Acheuléen. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. 1989. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. Par la suite. Roche. dégagement d'un pédoncule. d'une soie. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. 41 2.qui délimitent un contour. Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. fragment et bien sûr éclat (fig. 11 : B). avant l'ébauchage proprement dit. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. 1991. Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. 1. 41 Texier.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . 15). 1941-1946. Il en est de même pour les bolas (fig. Un sphéroïde (fig. et à la prouesse technique. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. 45 F i g . Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). 49 . 1982. Crabtree. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif. Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. Plus les angles sont ouverts. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. Vaufrey. dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée). non contigus. 1995a. les pointes d'Ohokam nord-américaines . 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. 16 : 3). doivent désormais être impérativement prises en compte. 16 : 1).Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. Toutefois. les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. 42 43 44 45 Joubert. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. Texier. plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . Roche. Boletín de Antropología Americana. 1973.

K e n y a . 3 : bol a e n q u a r t z . I s e n y a .F i g . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 50 . A c h e u l é e n . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l .

qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. et perdure tout au long des temps préhistoriques. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. dont la fonction n'est pas établie. 46 Brézillon. Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. ou pic triédrique. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien. par bouchardage. selon qu'une. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. pour lesquels il existe en tant que tel. Leroy-Prost. pic. 17). D ' u n point de vue technique. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. n'est pas un objet très courant. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. rhomboïdale. La base peut demeurer entièrement naturelle . qui relèvent de méthodes différentes. Dans ce cas. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre. Dauvois. les deux s'effectuant à la pierre. on Fa vu. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen. Leroy. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. comme les objets à section triangulaire. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support.Ainsi polyèdres. etc. 1968. notamment pour les objets de grandes dimensions. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. auquel il s'oppose dans sa conception. 18 : 1) . sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. la fin du façonnage ou le polissage. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. se fait. Il requiert une très grande maîtrise technique. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. ou bien que les trois pans sont taillés. dès l'Oldowayen. 1981. ou encore un étroit ciseau (fig. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. de façon différée mais "irrattrapable". se rangent des objets à la fois allongés et robustes. voire deux surfaces (naturelles.ou encore celle du sud-est asiatique.qui est traitée dans le paragraphe suivant . quadrangulaire. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe.. Nous en présentons deux. Le pic triédrique. 51 .

. 17). Maroc (Dauvois.Fig. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. Casablanca. 1976 : fig. Acheuléen.

l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . le bouchardage.). fine denticulation de la partie active. ou par pression. polissage puis pression. protohistorique cette fois. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . 1984. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . par percussion indirecte. en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. la pression. 53 . retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. le polissage. préparation des bords . Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. et deux exemples ethnographiques. avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. 47).l'autre reste polie -. dans des contextes très différents. 18 : 2). etc. et de son rôle socio-économique et symbolique. La préforme est prête pour le polissage. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. Tixier. Kelterborn. Midant-Reynes. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). ou sur enclume). pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. 1987. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. des "lames" de haches. bouchardage puis polissage. témoignages "vivants". 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. effectué à la main pour les petites haches. La régularisation des arêtes de la préforme. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée. Pétrequin. 1983. 1981. le polissage et le sciage. Madsen. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. le bouchardage. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. qui doivent être parfaitement rectilignes. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. 1993. 50 47 48 49 50 Hansen. Pétrequin. de la perduration de la taille de la pierre. qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . Madsen.

F i g . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . Inde. A ) . Irian J a y a . 1984 : fig. 54 . I n d o n é s i e . c o r n a l i n e . 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . 18 — P r é f o r m e s . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . 4 . silex. 1 9 9 3 : fig. D a n e m a r k . b a s a l t e . Khambhat. 1 ( M a d s e n . 2 0 2 ) .

Rao. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. dans le Gujarat (Inde). Ce tranchant.. dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet. taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. Dans les terrasses fossiles de la Narmada. La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi . bouchardage seul . 1989. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . est obligatoirement brut de taille.par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. Celle-ci est ensuite abrasée. 19) tient à deux éléments essentiels. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. circulaire. juste avant celui consacré au débitage. Pelegrin. taille minimale et polissage important. 1943. ébauche et préforme (fig. sciage seul. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. qui est toujours naturel. 1973. Une fois finies. etc. On procède à la taille en deux étapes. l'obtention d'un tranchant terminal. En effet. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. cylindrique. perforée. ovoïde.. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. 55 . et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif.. pour obtenir la préforme. qui sera à section carrée. et non des hachereaux. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. 32). polissage seul. le biseau tranchant. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. polie. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. 18 : 3). et enfin lustrée. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen.. 52 Roux.. • Sa partie active. on le sait.

Kenya. . Acheuléen. 19 — Hachereau en phonolite. Isenya.56 Fig.

publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. 53 Tixier.de la face d'éclatement. 57 . à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. Le hachereau en est un très bon exemple. et non le façonnage. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination.et/ou une régularisation des bords. et un des plans de la face supérieure. 71 et fig. Pour les autres types de hachereaux. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . les hachereaux. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. 54 En règle générale. outils très abondants dans certains Acheuléens. C'est un outil en apparence simple. 1956. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. 28) ou Tabelbala (p. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. psychiquement. le hachereau. 38 et p.. Kombewa (p. 1989. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. D ' u n point de vue morphologique. 72). 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. de par son mode de fabrication.. En dépit de cette description très précise. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau.). continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace. 63 et suiv. 54 Texier .

.

nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support. un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. préparée ou non. . une phase optimale.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage . Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression .Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. puis par une phase initiale du débitage.de la (ou des) surface. Le nucléu s Quelles que soient la matière première. La reconnaissance d'un nucléus (fig. du (ou des) plan de percussion et de pression. 20) passe par la détermination : . 59 . même intentionnelle. .éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. Dans le cas de cassure.

tels que nous les observons. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. éclats de préparation. qu'ils soient de préparation. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. sont des déchets de débitage. il ne faut pas oublier qu'un éclat. 60 . ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. peut aussi servir de nucléus. F i g .Les nucléus. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification). 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Enfin. destinés à. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. choisi à cet effet. éclats-supports et enfin éclats-déchets. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. 9 et 10).

dans ce cas. L'absence de préparation. avec un peu d'entraînement. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. C'est le débitage le plus simple imaginable. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. si le débitage est assez avancé. Les nucléus ont un contour généralement circulaire. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. comme tout acte technique de taille de la pierre. Pour rendre compte de ces différences. Celles abordées sont parmi les plus répandues. 21). Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique.Les méthode s d e débitag e Le débitage. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. il peut être réalisé. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . 2. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. pas de plan de frappe préférentiel. Les nucléus n'ont. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. Toutefois. pourrait-on dire (fig. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. à l'exception d'entame. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. Quoi qu'il en soit. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. par toute personne sachant planter un clou. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. il n ' y a pas de formes stéréotypées. souvent standardisés. 1. 61 . s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. ils tendent généralement. vers des formes globuleuses. et continue son débitage "au fil du nucléus". Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. de mise en forme du nucléus à débiter. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" .

2 : nucleus à éclats. Oldowayen. 62 . 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e .1 F i g . Nyabosusi. Ouganda. p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. p e r c u s s i o n multidirectionnelle.

On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. 63 . • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". indépendamment de la surface de débitage. 56 Cauvin. Si l'on ne peut. B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. Depuis une vingtaine d'années. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. Ainsi. le talon en "chapeau de gendarme". puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . 1971. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première.2. • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". E. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. d'une part. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. 1994. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. différentes stratégies de taille mises en œuvre. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. 55 56 57 55 Bordes. que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. par exemple. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". en 1909. la finalité d'un débitage aussi complexe. Cette définition était en fait réductrice. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens.1. et d'autre part. Face à ce constat. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. 57 Boëda. 1961. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes . Cependant.

1 : nucleus préparé. . 3b. 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. 2a : débitage à éclat préférentiel. 1994 : fig. 2b.Fig. 1).

58 Tixier. après J. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment. 1988 : 14. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. 60 Boëda. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. On voit donc que. sections hachurées). Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. 22. Boëda. 59 Boëda. technique et méthode . par ailleurs. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. 1967 : 807 et 817. Tixier . "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. 22 : 1). les éclats de préparation ont un rôle important. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. 65 . parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. propose de distinguer les termes suivants : concept. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. alors que le percuteur tendre est. dès la mise en forme du nucléus. E. 1988. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. à pointe et à lames.

66 . 23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel .Fig.

Fig. 67 . 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .

Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. 3. 3b. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. Dans la méthode Levallois récurrente. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). le plan de frappe est limité. Cette méthode est dénommée linéale lorsque. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. 23 et fig. dans ce cas. les éclats ont une forme triangulaire. toujours par enlèvements centripètes. c'est l'opération de détachement de l'éclat. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. Enfin en " c " . 25). 61 62 2. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. 68 . est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. 62 Meignen. l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. sont indiquées la préparation du plan de frappe. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. 1. 1968 : 315-323. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). par exemple. alors qu'en " b " . plus rarement d'une préparation bipolaire. sous-presse. et la mise en forme finale de la surface de débitage. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 4. fig. Attention. le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. ils tendent à être allongés. Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. 22 : 2a. Cette méthode existe. en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. 4b et fig. et particulièrement de sa délinéation. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. 26 : 1) L'objectif. 26 : 2). 22 : 2b.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. dans un même ensemble. Si la direction des enlèvements tend à converger.

Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Les différentes méthodes Levallois. 69 . Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. C'est le principe de la "nervure-guide". En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. 26 : 2). liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. un minimum de deux enlèvements. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. dont la préparation demande donc. qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". F i g . Cette surface concave. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. théoriquement.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. dont les applications durent 500000 ans.

0 1 2 33 F i g . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . Israël ( M e i g n e n . K e b a r a . 3 : éclat L e v a l l o i s . 70 . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e . g r è s . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. silex. L a C o m b e t t e . silex.p r e s s e ) . A ï n C h e b l i . s o u s . V a u c l u s e . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . M a r o c .

27). 6 3 O w e n . D a u v o i s 1 9 8 1 . la préparation d'un plan de frappe. Cette méthode allie la simplicité à l'originalité.2. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . Balout . 1 9 6 7 . Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. elle a surtout été signalée en Afrique. peut se placer. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. . 63 Fig. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. une telle surface peut être obtenue.2. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . y compris exactement opposées. Tixier . 1 9 3 8 . Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. régulièrement convexe. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. mais pas obligatoirement. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. on peut débiter un éclat circulaire. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. Biberson . très étendu.

28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Isenya.72 Fi g. Kenya. Acheuléen. .

sur un même n u c l é u s (fig. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . 1985. en dehors du potentiel de la matière première disponible. Elles sont normalisées grâce à des nervures. les lamelles ou microlamelles. La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe.les lames ou les lamelles . percussion indirecte. ils n'ont pas de talon. 1984. ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. Economie du débitage laminaire. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. Tixier. préconçu. Geneste. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. 1978.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. pression). malgré des restrictions formelles en ce sens. donc de production d'éclats Kombewa. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. afin d'obtenir des produits en série . la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants.Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. à volonté. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. 64 65 2. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. en bois animal ou végétal. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. voire en nucléus.3. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. au percuteur minéral. en métal. Des conventions peuvent alors être fixées. C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. 1963. les lames et les produits de petites dimensions. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. 1956. tout au moins de directions point trop irrégulières. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire. 49 : 3). 28). L'obtention. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . variété d'éclats "parasites". sinon parallèles.à l'instar de méthode Levallois . il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. fig. certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. 73 . Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. Il est regrettable que. 9 et 10). Bordes. mais. 1961 et 1975. dans ce cas. Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. Il y a "méthode Kombewa" . certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa". elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. Alimen.

61 : 6b). par enlèvements presque toujours bifaciaux. 61 : 5). Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). lisse ou préparé. permettant chaque fois le déroulement du débitage. . 3 lames). Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. 1968. il est possible de resculpter. de remettre en forme le nucléus. de faire cette crête plus ou moins longue. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. 61 : 1 et 2). cortical. Il est loisible. 74 . Une fois ôtée. voire pour chaque lame. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. au cours du débitage. il n'y a pas nécessité de préparation. Si. Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig. 61 : 2). 68 Crabtree . plus ou moins courbe. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. plus ou moins soignée selon les besoins. Une remise en forme. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire. appelée crête. en cours de débitage. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . et cela guide le débitage. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. 61 : 3b et 4b). Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. et un parallélisme relatif des nervures. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. Néanmoins. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. On peut préformer un nucléus grâce à une. deux ou même trois crêtes. Ces règles tendent à : .

De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. 1972. 1991a. très souvent des négatifs de réfléchissements. 1983. L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. On ne peut. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. très vite. Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . en effet. dans l'Azilien européen par exemple. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. point d'impact. soit indifférente. Cette technique existe ensuite. selon le produit recherché. 32). et des courbures longitudinales (carénage). et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. afin que les terminaisons distales se chevauchent. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. enchaîné. 75 . à l'instar des éclats. vers 100000 ans. surtout si de grandes dimensions sont désirées.pour retoucher un grattoir par exemple -. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. voire éperons. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. des talons réduits. Pelegrin. par des enlèvements de rectification. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Cela impose. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. on crée alors deux plans de frappe opposés. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. en temps voulu. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. continuer le débitage). Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. 69 Crabtree. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes. Madsen. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient. et un bulbe diffus. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe.

V i g n o b l e 2. 2 : n u c l e u s à l a m e . P é r i g o r d i e n supérieur. A i l l a s . silex du B e r g e r a c o i s . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e . silex du B e r g e r a c o i s .F i g . 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . A u r i g n a c i e n . D o r d o g n e . 76 . C o r b i a c . D o r d o g n e . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .

Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. intervient elle aussi dans le débitage par pression. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. qui ne concerne que les lames et les lamelles. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. sur nucléus (fig. 30 : 2). Dans ce dernier cas. il y a environ 25 000 a n s . orthogonales (fig. 71 Inizan. L'immobilisation du nucléus (fig. a été identifié relativement récemment . La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. dans une aire sibéro-sino-mongole. reconnue comme facilitant la retouche par pression. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. Plumet. 29 : 2). La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . 72 Inizan. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. elles. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. Lechevallier. les directions de percussion sont. Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. 77 . tout au moins sur silex et calcédoine. Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre. 1991. 1992. 1984 : 57-70. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. Tixier. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. Selon ce schéma. lisse ou préparé. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. La chauffe. Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. inventé par des chasseurs-cueilleurs. 70 71 72 70 Pour l'historique. • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. En outre ce débitage. 79 : 8). 29 : 3). Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. 29 : 1). cf. 30 : 3a et 5). sur de grandes séries. les produits laminaires tendent à s'arquer.

4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e .E. C r a b t r e e . (1. n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s . Pelegri n . 3 : J. E . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . C l a r k ) . 78 . 3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e .4 F i g . 4 : D . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 5 : J. 2. 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " .

soit pratiquement cylindriques. Cependant. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. le plan de pression est très souvent égrisé. 1983. lisses ou préparés. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. par le dosage de la force qui peut être appliquée. . 31). la pression permet le maximum de précision. Tixier. à chaque lame obtenue. Dans le cas des roches vitreuses. L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). Dans tous les cas. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. soit à deux surfaces successives. Les nucléus pyramidaux sont alors : . l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe. Les plans de pression peuvent être corticaux.le parallélisme des bords et des nervures. malgré l'amélioration qu'elle peut apporter. 31 : 3 et 4). simultanés. outil composite à presser. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées. 79 . 74 J. pour éviter tout glissement lors du débitage. . pas logique.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation. Sur les lames et lamelles de plein débitage . conserver une partie incontestablement "cannelée". Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. . aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. 63). 73 Inizan. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. un nucléus débité par pression doit. qui tendent à être rectilignes. De plus. les accidents par outrepassage sont fréquents. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. comme l'obsidienne. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. Plus que toute autre technique de débitage. grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. 31 : 1). donc un débitage idéal : celui qui. pour être ainsi appelé. 1976a). de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. 63). 3 1 : 2 ) . De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. le maximum de standardisation.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. Il n'est donc pas concevable. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. partiellement ou totalement.

délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil). 3 : n u c l e u s plat. souvent asymétrique (fig. 80 . En effet. 75 Akazawa et al. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 1980 .1 3 4 F i g . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression . S'il y a une conception unique de ce débitage. sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes.le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. 32 : 1). . 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. notamment au Japon. Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu".

même en l'absence de remontages. 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. 81 . suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). les suivantes ont une section trapézoïdale (fig.2a ^ 1 f 3 Til ^ .( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g . les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions. 32 : 5). • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 32 : 3 et 4). 32 : 2). • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. c'est une crête d'entame de débitage.

.

Ils sont au nombre de sept : delineation. Il en est de même des "enlèvements spontanés". reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. étendue. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches. 83 . Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. morphologie. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication.ou retouches . position et répartition.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. "Retouche" . que celui-ci soit naturel ou débité. inclinaison. d'achever ou d'affûter des outils. localisation. La retouche modifie un support. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques.

pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. 84 . Tout préhistorien doit donc. 76 1. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. avec leurs combinaisons possibles (voir p. il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). comme les lames à crête (fig. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. 1875. dans la technologie de la pierre. mais de les mettre en valeur par quelques exemples. 89). Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. 7. en 76 Chierici. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. de définir les outils. qu'elles ont une place à part.au sens très large . Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs.. 41). Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. Elle ne se prétend pas exhaustive. Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina". 52). de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). Elle permet. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. Néanmoins. au bord réfléchi. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. 34 : 5 et 6). est facilement reconnaissable (fig. 78). mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. fig..La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables.sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. certaines techniques de retouche . Ces sept caractères. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. sont nécessaires à une description fidèle. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. elles en marquent parfois le stade ultime. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. de forme générale en "éventail". par combinaisons. privilégiée.

de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. d ' u n t r a p è z e . 1955. 8.) on pose un éclat. 2. peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. bloc de pierre. redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . 85 . m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. m i c r o b u r i n d o u b l e . O b t e n t i o n . 1976 : F i g . une lame ou une lamelle brute. Cette technique du "coup du microburin". etc.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . t r a p è z e . d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. 16). 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. présence de ces formes. 9). planchette de bois. 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . triangle.t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 .point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . g r â c e à cette t e c h n i q u e . 3). d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t .

qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. s'appuyant sur l'arête de l'enclume. exerce. Avec un petit percuteur. 33 : 4b). Elle est souvent torse. fait parfois levier et. sous l'action du percuteur. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. 33 : 4a). parfois très effacé. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. particulièrement sensible dans sa partie centrale. visible sur sa face inférieure.situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. par petits coups répétés. ondes de percussion rarement bien marquées. un arrondi. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. 33 : 6). Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé.voire d'une coche peu profonde . par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. etc. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle. choisi relativement plat. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. le microburin est dénommé proximal. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. le microburin. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. Un microburin présente. à hauteur de l'arête de l'enclume. visible sur sa face supérieure. inclinaison inverse de la facette de fracture. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. La fracture. ou en os. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. qui est le but de l'opération. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". Quand le "coup du microburin" est réussi. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. 33 : 1 à 3). Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. 86 . En effet. 2. 33 : 5). une portion de coche à retouches directes et. on enlève. on attaque presque perpendiculairement.

Cette technique peut. 79 4. par exemple. 34 : 4).chutes et recoupes . 34 : 7). "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte.par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. un excellent support pour une mèche de foret. La notion : burin=outil. 34 : 1). une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. Gaussen. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. 55 : 5) . "de Noailles". une chute ou une recoupe est. Les variations stylistiques sont quasi infinies et.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat.peuvent être retouchés et devenir alors outil . les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". qu'il s'agisse. L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. intéressant un bord. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. entre autres. de ravivage ou non. Reste le principe. d'un ravivage. 78 Gaussen. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig. 1965. ou encore par pression. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. sont rarement intégrés dans une étude technologique.quoique systématiquement décomptés. sauf peut-être dans le cas de réfection complète . le burin est alors considéré comme un nucléus. créant un tranchant vif de taille. Les déchets caractéristiques des burins . tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. dans certains cas. Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . 56 et 58). dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. 78 3. On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. 1972. sur l'une ou l'autre face. Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. chutes=déchets est désormais périmée. en F r a n c e ) .chutes et recoupes . Cette technique. certains burins très particuliers ("busqués". 34 : 2). Les déchets caractéristiques des burins . La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. 87 . 79 Zuate y Zuber.fig. là encore. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. à silhouette de hache triangulaire allongée. Il s'agit. ou les deux de façon alterne.

l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t . 88 . A u r i g n a c i e n . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e .F i g . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a .V i g n o b l e 2. silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 1961 : fig. 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n . 1 : c o u p du t r a n c h e t . C o r b i a c . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . 1).

Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig.5. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage. dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. spécifiques du continent américain. par un coup porté en son milieu. une lame d'obsidienne. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. presque toujours sur la face supérieure. avec déchets caractéristiques. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 .

.

En effet. dans certains gisements. 91 . l'accidentel. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. en l'occurence chaque objet lithique. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique. l'intentionnel. éléments d'outils. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil.. arme. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. La reprise systématique. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter.).. En outre. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. plus que tout autre. un objet lithique. un outil à patine multiple a une biographie attachante. la lecture technologique met en jeu la matière première. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. il est indispensable de discerner le naturel. y compris celles postérieures à son dépôt. qu'il soit outil ou reste de taille. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. dans une perspective d'étude technologique. La connaissance approfondie du document de base.

géométrique (trapèze). la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. se fait d'elle-même par déduction. perçues en une fraction de seconde : silhouette. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements.) Outre les actions naturelles. perception du volume qu'est l'objet. Dès l'observation des états de surface de l'objet. en dernier ressort. 5). nucléus. Si cette dernière n'existe plus. Puis vient la reconnaissance de la retouche. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence.Le terme "objet". Perception où la vue joue un rôle largement dominant . avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. etc. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. coches. éclat.. du biface à la pointe de flèche. elle deviendra "histoire de l'outil". on cherche à identifier son support (galet. Fait en apparence paradoxal. en débrouillant les séries de retouches. si on ne l'a pas lu en son entier. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. pour les cas complexes.). utilisée par l'homme. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". des événements postérieurs au débitage du support. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. bloc. volontairement choisi. En effet. selon ses formes. morphologique (limande). cassures. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. etc. A une perception première. réalisées ou ratées. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif. etc. puis toucher. Cela se fait. relief. amènent une reconnaissance globale. parfois syncrétique. plaquette. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. contenant en elle-même une hypothèse. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). au détachement (au débitage). éclat. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude.et identification d'ensemble immédiates. la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. son abondance. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. coup de burin. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte. jeux de lumière sur les facettes. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. ou souvent en même temps. après le détachement. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. selon leur succession dans le temps. quasi simultanées. seuls stigmates toujours totalement fiables. Cette recomposition chronologique. couleur. des "lancettes" (fig. Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle.

enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement. "perçoirs".origine des éléments (volcanique. entre autres.pendage.1. les pièces. etc. il a été nucléus " a c t i f . métamorphique.pied de falaise. . Mais l'observation. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales. puis roulé.par cortex. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. "raclettes".). Pour tout matériel étudié.éolienne. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles.site de surface. . elle est immuable et reste la démarche fondamentale. une surface naturelle. en gardant bien en mémoire que nous entendons : . . par exemple un transport fluviatile. ne peut être un choix. fluviatile-. Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. . . ces exemples sont donnés à seul titre indicatif. dont les pièges les plus fréquents sont. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . 93 . parfois préhistoriques. la reconnaissance technologique de la pièce. "grattoirs". .épaisseur et lithologie de la couche elle-même . striées. 2. le piétinement est loin d'être négligeable. etc. sédimentaire . glaciaire). les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . . N'oublions pas que. d'autres émoussées. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés".(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. Ce nucléus porte plusieurs informations. Par sa présence ou son absence sur les éclats. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs. On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs.site enterré. elle. c'est affaire de convention.par néocortex. Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. Si cela s'avère nécessaire. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers. 1. 2.par patine. l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. puis ramassé hors de son point d'abandon. dépôt de pente. évoquant le charriage fluviatile. Pour une étude technologique. un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". même dans une zone d'habitat.

s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil. Les agents sont si nombreux. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti.4. 35). si divers. ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. les variations de température qui. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées. due à des interactions physiques et chimiques. 2. 59). Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. 51). La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . cuir. consiste en des modifications très diverses de la surface. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. 94 . Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. soit profondément. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. bitume. et leur étude est si complexe. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. y compris dans un même site. 2.3. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. 2. comme pour les outils à double patine. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère.actuellement . aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. puis ramassées. même dans une seule couche. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. colorant.• La patine. sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. 24).que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. comme dans le cas de certains emmanchements. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. gomme. ou encore des fractures franches. comme les lustres et les polis d'usage. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°.2. que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. soit uniquement en surface (voile). Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille.

Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". 95 . En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. P r i n c e l l e ) . désert de Q a t a r ( P h o t o J-L.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. L'importance et la complexité des états de surface. nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. F i g . de ces altérations et ajouts. r o c h e siliceuse. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille.

2. 3. prédéterminée par la métode Levallois.d'après les cassures : accidentelles. etc.4.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois. sur burin.) Support débité .) . talon. . la méthode Kombewa. qu'i l soi t outi l o u no n 96 . crête.reconnaissance des morphologies techniques. Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . 3.5. .3 . . etc. intentionnelles. Définitio n d e l'objet . etc.type (plaquette. etc.6.d'après la face supérieure : non prédéterminée.1. Technique s spéciale s d e taill e 3. etc. • indiquant une préparation . des caractéristiques techniques. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. abrasion de la corniche.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure.3. etc.orientation (selon un axe morphologique. de pression. . etc.d'après la partie proximale : types de talon. S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3. bords droit et gauche. Observatio n de s état s d e surfac e 3.). galet. Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. face supérieure.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. etc. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille .d'après la partie proximale : modes de percussion. accidentelles au débitage. . etc.

80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. Pigeot.ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. A Bordj Mellala (Algérie). atelier de taille etc. qui. 1972. 1976b. 36 et 4 0 ) . 1987. 1982. en première lecture.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . désormais pratiqués presque systématiquement. 1980. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. En l'absence de sols conservés. Audouze. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué. Cahen. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique. Olive. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. Tixier et al. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. 1980. il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . 1. En relevant les objets sur plan. Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. Les remontages. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : .plus que des remontages . Un pas a donc été franchi qui mène. 97 . campement saisonnier ou permanent. la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . fondée sur cette méthode.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. 1987.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. notamment. Leroi-Gourhan. Van Noten et al. surtout de plein a i r . Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. ou simplement à titre anecdotique (fig. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. Avec les fouilles de Pincevent . Brézillon. les remontages ont permis à J. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . sont indispensables au décryptage des sites. 1978. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. à travers les intentions retrouvées. Cahen. l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. 1988.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. Cahen et al.

Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. Vaucluse (Brugal et al. silex. Moustérien. 36 — Remontage. .Fig. 1994). Bérigoule.

ravivages. 2 . geste. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. même pour Homo sapiens fossilis. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. etc. maintien du nucléus ou du support. . E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. plein débitage. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. soit par la patine. proviennent en réalité du même bloc. Il semblait. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. il y a quelques a n n é e s . Roche. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. soit par le grain. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. sur un autre support ou sur un nucléus . Inizan. L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. il est important de les tester ou de les faire tester. quelle est. 99 . dans la conception de l'économie de la matière première. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. 1980. dont nous présentons les principaux buts.). mise en forme. à première vue très différentes soit par la couleur.les transformations. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. le fait est irréversible.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. percuteur.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. phase de début du débitage. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. entre fragments du même support. Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. .. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. En fait. mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents.

plusieurs années pour devenir un expert. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. l'intérêt est relatif. 32). et beaucoup reste encore à vérifier : . Crabtree.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p. 71). beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . les uns au-dessus des autres. et si la technique ne peut honnêtement être précisée. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. Volkof. p. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. il faut. L'apprentissage est très long. 1966. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. en obsidienne des tombes aztèques. 32). L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. ni celles. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale.à l'étude d'un ensemble lithique. Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. avant de juger l'adresse. 2) : . devant des ensembles apparemment "mal venus". ne peut le prévoir. Or au seul vu de ces matières premières. . .le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? . par percussion indirecte et par pression . même averti. un tailleur. 100 . Guiria. 1991a. 1991. En revanche.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? . sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux. particulièrement dans le cas des innovations.est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. Pelegrin. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. 1980.nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. Pour une roche donnée (fig. comme dans de nombreuses disciplines. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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105 . L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes.) et sa place dans la chaîne opératoire. etc. déchet.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". représentations schématiques. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). etc. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. choisis selon des objectifs définis. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. Enfin. C'est un dessin hybride entre l'art et la science. La représentation graphique des industries préhistoriques. Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. Loin d'être une copie. nouveaux symboles.

il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. judicieusement choisies. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. etc. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins. Des sections. un choix doit donc être effectué . 105 Dessiner 1. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. 1987. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. et des vues multiples pour les objets multifaciaux.). Pour les pièces bifaciales. 104 2. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. 1978. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. Cependant. P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. offre une gamme étendue de moyens. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. aquarelle. 105 Coineau. mine grasse. 54). Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. polyèdres et sphéroïdes.. ce handicap peut devenir un atout. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. 106 . mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. 37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet.Décider 1. Sur chacune des vues. encre. 104 Prodhomme.. • Le façonnage (fig. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études.

tuf consolidé. . 37 — Biface acheuléen.107 Fig. Kenya. Isenya.

V a u c l u s e . 38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . M o u s t é r i e n . W e s t T u r k a n a . 108 . 2 : l a m e l l e en silex. I s e n y a . A l g é r i e .o l d o w a y e n .F i g . L o k a l e l e i . C a p s i e n . Le R e l i l a i . B é r i g o u l e . K e n y a . K e n y a . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. 1 : éclat e n t r a c h y t e . A c h e u l é e n . P r é . 4 : éclat en p h o n o l i t e .

34 : 5). on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. . 38). A partir de cette représentation. fig. Le dessin du talon est absolument indispensable. montrant le maximum d'informations. Il est donc préférable de limiter leur nombre. 2).la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage. réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. : retouche Quina. Le volume du remontage est rendu globalement. alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. F i g . Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. A l g é r i e (Tixier. C a p s i e n . on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. 1 9 7 6 a : fig. 109 . A partir de cette vue. A ï n D o k k a r a . Les esquilles bulbaires. et non par le dessin de chaque pièce remontée. en choisissant une vue générale. car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. 131). Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. • Les remontages (fig. . • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles.• Le débitage (fig. soit : . 2.

silex. Ahmarien. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Egypte (Phillips. sans le nucleus.110 Fig. Abu Noshra II. 7). 1991 : fig. .

12 et 13). le nucleus est orienté morphologiquement. 21). etc. préformes. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. la face supérieure vers soi. . Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. l'orientation est purement aléatoire (fig. sur éclat de gel (fig. : pointe Levallois). Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. Les vues sont désignées comme suit : . • Les produits façonnés (pièces bifaciales. .norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. sur la face inférieure. quel qu'il soit. • Les outils de type grattoirs. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. etc. trièdres. polyèdres. L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. 41 : 2. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. 41 : 3).norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. Les nucleus à lames. dent du burin. Descriptio n d e l'obje t 3.norma frontalis pour la vue antérieure . dans le sens de son plus grand allongement (fig. 41 : 1). 41 : 1).) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig. perçoirs. Cinq cas peuvent se présenter. 57 : 9). même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. 41 : 5). sur galet (fig. S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement.1. 3. 29 : 2). 16 :1 et 2). 41). repose sur l'orientation (fig.2. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. pointe du perçoir. 111 . 50). Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage. la partie proximale vers le bas. etc). Pour établir un langage graphique commun. etc. selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. . S'il est difficile à déterminer. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. burins. sur petit bloc. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support.norma occipitalis pour la vue postérieure. un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig.

112 .5 F i g . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) . différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. a p p e l é alors racloir déjeté. 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t .

il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. On la nomme vue de face. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. 113 . courbe ou torse. • Vue B : vue de l'objet par la droite. On imagine l'objet dans l'espace. F i g . Elle permet de montrer l'épaisseur. A de rares exceptions. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. Pour obtenir chaque vue. • Vue A : c'est la vue principale. 42). Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. et vue de la face supérieure pour les produits débités. face A. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. Elle est rabattue à gauche. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit.

Elle est rabattue à droite. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales.les contours des vues B et C sont identiques . • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale. dans la zone médiane. etc. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. Pour plus de lisibilité et de cohésion.les contours des vues A et D sont identiques . mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite. 43 : 1). certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. pour les nucléus Levallois. par exemple. C. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. 114 . Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : .les longueurs des vues A. 1 : à la française. mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. • Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. des fronts de grattoirs. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. et vue de la face inférieure pour les produits débités. . par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. B. F i g . • Vue D : c'est la face opposée à la face A. Pour cela. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. Conventionnellement. .les contours des vues E et F sont identiques. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . Cette vue a le même rôle que la vue B. On la nomme également vue en bout. Pour le dessin de l'épure. on utilise un tiret gras court horizontal (-). Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. . des plans de percussion ou de pression. On la nomme vue de dos. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. D sont identiques . apposé entre chaque vue. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. face B. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . On la nomme vue en bout.

elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. pour des commodités de publication. Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe. La plupart du temps. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. 44). b : c o u p e . on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. Pour les autres pièces. Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. 106 Laurent. La section est translatée et rabattue à droite. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. a : profil. c : section. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale.3. Plus difficiles à dessiner. 115 . axe horizontal de la ligne d'horizon). on peut utiliser le conformateur. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. a b c F i g . Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. Une coupe représente les sécant. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. 1970.2. Cependant. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. Cependant.

3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes.Fig. c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 116 . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 1 : c r o q u i s . 2 : d e s s i n au c r a y o n . r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s .

pour plus de précision. 45 : 1). on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. A l'aide de flèches. on relie alors les points entre eux. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. 45) : . la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi.1. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe.le dessin à l'encre. le dessin des nervures. 117 . Pour les pièces de grande dimension. On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. compromettant la suite du dessin. de profil ou en bout. . L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin. Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. On commence par dessiner les principales nervures. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. on la signale par un petit trait de rappel. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. Le dessin des nervures (fig. sans Le dessin des contours (fig. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. 4. 4. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. des plus grandes au plus petites. . La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. 45 : 2) : le dessin des contours.le croquis. la mise en place des ombres.4. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale.le dessin au crayon. visibles à la surface de l'objet. limite de surface corticale.2. etc. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. Il est réalisé au jugé. à main libre et respecte autant que possible les proportions. La projection n'est jamais orthogonale.

1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t .12 F i g . 4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . 2 : d e s s i n du contour. Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t . 118 . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point.

On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . mais avec moins d'intensité. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. Sur un même dessin. les hachures ont une double fonction. Pour la technologie lithique. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. la lumière s'y reflète et y rayonne. Conventionnellement. de gauche à droite. parties directement touchées par la lumière. parties encore éclairées directement. la matière et la taille. en hachures légères ou aplat de gris. En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure.3. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. Plus on est éloigné du point d'impact. mais jamais rectilignes. Inspirés par les techniques de gravure. Dans le tracé des ombres. On les nomme ainsi hachures valorisantes. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. de haut en bas. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Plus on est près du point d'impact. La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). 47).les valeurs de lumière. Si la surface est lisse. . parties dans l'ombre. . les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même.les valeurs de reflets. il faut rechercher la séparatrice. parties que la lumière n'atteint pas directement.les valeurs d'ombre. Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. 45 : 3). On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. la longueur des hachures. Pour cela.les valeurs de pénombre. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. 4. . pour créer un impression de relief. Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. Les hachures sont parallèles entre elles. plus les hachures sont courbes. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses.

F i g . S o l u t r é e n . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . 120 . 3 9 . D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. silex. P e c h de la B o i s s i e r e . (Smith. 7 ) .

48 : 9 ) . hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. . Les roches métamorphiques . Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière.le grès . 1976: 52. Cependant.dans les zones d'ombre. les hachures sont peu fréquentes. 101 Les roches d'origine sédimentaire . . engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. les hachures sont fréquentes.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig.l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir.. cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" .2. . s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin. 48 : 4). très grasses et longues. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig.le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. 48 : 10). Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". . 107 Dauvois. "il est bien entendu que. les hachures sont très fréquentes. réalisées à la lame de rasoir (fig. 48 : 5) .dans les zones de lumière. 48 : 7). . 40 et 47). M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. On garde donc le principe de la hachure valorisante.les rhyolites. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. . Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage.dans les zones de reflets. 121 . 48 : 6) . 48 : 3 et 8). . . 5. Les roches éruptives . 7 : 3 et 4).le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig.1. Conventionnellement. 48 : 2) . les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. 48). 5. épaisses et de longueur moyenne.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig. 49) pour lesquelles on propose différents traitements. L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig.le silex : hachures pleines-déliées (fig. 48 : 1). les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture.dans les zones de pénombre. qui peuvent être combinées. Variétés minérales . engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement.

8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 1 : silex. 6 : b a s a l t e . 2 : j a s p e .F i g . 9 : q u a r t z . 7 : o b s i d i e n n e . 122 . 5 : r h y o l i t e . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 10 : calcaire. 3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 4 : g r è s .

3 : o b s i d i e n n e . M a t a ' a . biface. i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . biface. éclat p é d o n c u l e . 4 : p h o n o l i t e . n u c l e u s . K e n y a . t r a m e et trait à la p l u m e . 1 1 1 1 . 2 : q u a r t z . t r a m e et trait à la p l u m e . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . Y e m e n . trait à la p l u m e . Ile de P â q u e s . 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . I s e n y a . K e n y a . I s e n y a . 123 . 1 : quartzite.3 i 1 .

silex. Fig. . Vaucluse (Brugal et al.124 1994). 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel. La Combette.

Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. 125 . Les fossiles. Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. 3). 5. des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . le deuxième uniquement les zones altérées. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. Le premier dessin montre leur aspect originel. Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. I n i z a n . 1 : 7 ) . ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. 1 9 9 4 : fig. Pour les pièces à multiples patines.Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. Iraq ( A n d e r s o n . 50). Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même. K u t a n .3. on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. les géodes. F i g . silex.

ni la direction du débitage.4. 51). Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. En effet. Sens et direction du débitage et présence du talon. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. 57 : 9). La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. Si le point signifie la présence du talon. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon. etc. Il est nécessaire.) étant relativement récentes. le symbole est purement un indicatif de présence. bitume. Dans certains cas. par exemple. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. La flèche indique le sens du débitage. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. mais pas toujours suffisant. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. ou tramés (fig. Ils sont dessinés de manière figurative. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. Lorsque le talon est absent. 6. Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. . Le double point indique la présence du talon. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. Elle se confond avec l'axe de débitage. 11 n'indique ni le sens. Sens et direction du débitage.5. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. 52). les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". le symbole est inutilisable. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. Le point marque la présence du talon. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. tracéologues mais aussi photographes. C'est. Lorsque la pièce présente un double bulbe. non retouchée.

Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .

128 . 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s . abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé.

Parfois. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. au trait. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. hachure. Cependant. Le coup de burin (fig. Sauf exception. 4. tiretés) la totalité de la surface des dessins. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. 7 : 3 . le microburin. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. 34 : 7). 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. la flèche s'orne d'un point. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. d'une surface par frottement. Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. 129 . de son complément manquant. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet.• Les cassures (fig. qu'elle soit intentionnelle ou non. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. face supérieure et face inférieure. L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. 5). Lorsque le contre-bulbe est présent. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. conventionnellement. elles sont laissées en blanc sur le dessin. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. • Le lustre (fig.

Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. 4. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. est-ce possible technologiquement? Si oui. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes. c'est souvent la vue principale. S'il y a plusieurs vues. 130 . 2/3 GN. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. Face à des contraintes de composition. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. puis comparer avec le relief de la vue principale. d'un coup de crayon circulaire. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article.) dans la légende. S'il n ' y a pas d'échelle. les contours ont sans doute été réalisés rapidement. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. les vues de face. 2. En effet. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. etc.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. d'un tiers. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. 1. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. Ce procédé est à proscrire.

et de trames à points pour isoler les plans de frappe. Il peut être réalisé de deux manières différentes. symboles. I s e n y a ( K e n y a ) . L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. souvent la vue de face en perspective. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. ni convexités. relief. etc. et ne comporte ni hachures. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". généralement en une seule vue. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. Il est réalisé grandeur nature. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. La direction. Dans tous les cas. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. éclat. • Schéma figuratif (fig. Les enlèvements sont traités en plan. 2. nervures et flèches numérotées. p h o n o l i t e . Il permet. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. F i g . alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet.Schématiser 1. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. 2 : schéma 131 . On ne dessine ni concavités. 53). R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. Dauvois (1976). Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. A c h e u l é e n . avec un minimum de moyens graphiques. Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. ni relief. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. • Schéma abstrait (fig.

6 : n u c l é u s r é s i d u e l . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e .F i g . 132 . 1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s .

66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. languett e (fig. acciden t Sire t (fig. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". AFFÛTAGE. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. 4 et 5). résultat de ce phénomène. nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). Un bord est dit abattu quand la retouche continue. 7 : 5 et fig. un bord cortical . si une méthode différente a été employée. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. nacell e (fig. etc. 77). 133 . ABRUPT(E). 7 : 2 à 4). il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. Exemples : lame outrepassé e (fig. 110 AILE D'OISEA U (EN ). l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . 55 : 3. il y a transformation du type d ' o u t i l . 7 : 5). 66 : 1). non intentionnel. 79 : 6). Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. régulière. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig. survenant au Nous entendons par ajout. Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. 109 Tixier. ACCIDENT D E TAILLE . Phénomène imprévu. intentionnellement ou non. du façonnage ou de la retouche. des AJOUT. les raccords et les remontages apporteront les preuves. 109 ABRASION. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. 1972. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. 108 cours du débitage. etc. Action d'aiguiser un outil. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. les burins par exemple (fig. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. 70 : 1 à 3). Cette abrasion. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil.

Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. 5) et mesures que l'on en prend. d'une lèvre. etc. Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . 1 : burin à un seul p a n . Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s . 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. corticale. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . Terme de positio n (fig. 5) et les mesures que l'on en prend.) ou végétaux (bois. minéraux (bitume (fig. ARÊTE. Comme pour l'expression précédente. très controversé.. On parlera de l'arête d'un biface. ARRACHEMENT. 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point.. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. ALTERNE. ALTERNANT(E).. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point.. 7 4 : 4). 111 Bordes. etc. 74 : 3). p a s d ' a f f û t a g e visible. 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . 51). 111 émoussée. ATYPIQUE. ocre. ANGLE D'ÉCLATEMENT .F i g . d'une crête. Ce terme. 1961 : 29. de l'autre face pour l'autre b o r d .). Terme de positio n (fig. glacis de lancettes (voir lancette) . L'acuité de cet angle. 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. etc. l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient. gomme. ANGLE D E CHASSE .) renseigneront sur les techniques de débitage.

113 AXE MORPHOLOGIQUE . AXE D E DÉBITAGE . Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. racloirs convergents déjetés (fig. et non le mot talon. Dauvois. etc. 41 : 1). 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . etc. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . "pointes pseudo-Levallois" par exemple. V\ F i g . 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . 113 Bordes. 1976: 24. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage. B BASE. des galets taillés. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. la base est alors distale (fig. 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . dans le sens de son plus grand allongement . 135 . 5. 67 : 5). grossier. 115 Crabtree. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . 30 : 2). Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. d'une pièce bifaciale. que l'objet soit dessiné ou non. irrégulier. et sa détermination conditionnera certaines mensurations. 41 : 2). 1976 : 24. 73 : 1 et 3).ne Test pas !). 115 BÉQUILLE. 114 Dauvois. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. d'un outil sur plaquette. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. C'est aussi ce terme. qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . 41 : 4).. Voir ravivage . d'un galet taillé. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. AVIVAGE. 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . 1961 : 6 .quelqu'ait été leur support -. inachevé. 1968. 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s ..

BRISURE. 118 Dictionnaire Petit Robert. Pour les objets bifaciaux. 1987 : 79. il est parfois précédé d'un cône . édition 1989. Les deux séries d'enlèvements doivent. par une seule percussion (ou pression). d'une chute d e buri n (fig. pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE. Par analogie.mais ce n'est pas toujours aisé . comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. . et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. Voir abattu . q u ' à des outils sur support naturel. ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). par définition. être situées dans la même partie de l'objet. ayant été ou non préparé pour la recevoir. On l'emploiera pour un galet taillé. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. Voir ces mots. les bords ne comprennent pas le talon. 117 Bessac. BRUT(E) D E TAILLE . "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. 119 Breuil. voire triple. . brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. 1911. Elle ne présume ni de la destination. d'un éclat). que nous lui préférons. Ligne qui délimite le contour d'un objet. BIFACIAL(E). Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. 120 Bourlon. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. 74 : 5). 60) sur un éclat. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. BORD. d'un bloc. dans le seul cas des fractures hertziennes. 1909. BORD ABATTU . partant du même bord (fig. Voir taillé . fracture. retouchés ou non (bords d'une lame. n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " . Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . fig. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . en tout cas. pour les arêtes d'un biface. Il peut être double. une lame ou une lamelle. 86). lamelle) non modifié par une retouche.5). BRUT(E). etc. 136 . nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : .avec des percuteurs. d'une plaquette. 5). marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. dos . 16 : 2 et 3 ) . Sur une surface lisse.etc. 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . récentes de la préhistoire. Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage.rendre rugueuse une surface. La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. BORD TAILLÉ . . les deux faces d'un objet. 1980. ni de la fonction. La den t d'un 119 120 116 Roche. son action est inversée et provoque des petites aspérités. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. est un instrument moderne. Un pa n (fig. La boucharde. Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. on emploie le mot arête . d'un Synonyme de cassure . lame.Terme de position . BULBE.à préparer une surface en vue polissage .émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre .

u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). u n t a l o n (9). u n e surface r e t o u c h é e (4). l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. 1 : sur t r o n c a t u r e . 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . Burins quadruples. L e s 5. 137 . u n p a n (6). Burins doubles. u n p i q u a n t trièdre (7). 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1). 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . u n e c o c h e (10). 4 : sur c o c h e s . F i g . 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . 3 : d i è d r e s d ' a x e .12 3 4 5 6 7 10 F i g . 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . 11 : sur t r o n c a t u r e s . Burins triples. etc. 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e .

Terme emprunté à l'architecture de marine. les positions par rapport à l'axe morphologique du support. Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. piquant-trièdre . 61 : 5 ) . Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . Terme général. 31). soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non).. . Tixier). le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). 1 : 7 et fig.surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. 1963 : 43. (fig. 1 2 2 121 Tixier. "dos " (bor d abattu). 122 Terme proposé par D. à son axe de débitage. selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. etc. coche . 24). 79 : 5). 57) : . à la multiplicité. 59). . coch e clactonienne. ciseau). Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. . ne présumant pas des causes de la rupture. 58). 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n . fracture) . le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. surface brut e d e débitage . cassure. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . Dans ce dernier cas. Toutes les classifications sont possibles. Cahen (1984). F i g . 138 . Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). C A S S U R E . Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e .surfaces obtenues par retouch e : troncature. CHASSE-LAME. surtout pour la pression (fig. bor d retouché . L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. CHAPEAU D E GENDARME . autre(s) pan(s) de burin. etc.burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . 2 9 : 1) et (fig. etc.

5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 1 : c h u t e p r e m i è r e . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin.7 Fig. 7 : c h u t e torse. 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 2. 6 : c h u t e réfléchie. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 139 . 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 8.

lors de leur détachement (fig.C H U T E D E B U R I N . non intentionnel.-G. Brute de taille. Terme de délinéation d'un bord. Quand le bord du support aura été préparé. 60 : 8. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. G o b e r t . Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. Synonyme de bulbe . L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. Cette méthode permet. quelque soit le support. 60). 1968 : 195. ainsi de suite. 60 : 6). CONCHOÏDE. la civilisation ou le lieu (fig. ce qui n'est pas toujours le cas (fig.ou départ de retouche . 123 Gobert. L'expression "chute de burin". Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 1954 : 447. 2. 124 Gobert. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. indiquant une entaille nette. 126 1. En 1954 E. Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu. Peu usité. 127 Turq. proposé par E. sa section sera trapézoïdale. parfois en "V". sur le même bord. Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. qui sera alors dite "préparée". L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". 1988. 60 : 2. Voir réfléchi (fig. 9). ou simplement "chute". COCHE (O U ENCOCHE) . obtenue selon diverses techniques de retouches (fig. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. 140 . Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. 1984. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . en régularisant le bord. postérieurement au premier coup de burin. C I S E A U . quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage. 2. 1954 : 447. 5). 61 : 6 ) . Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. à petit rayon de courbure. 126 Brézillon. 127 CLACTONIEN(NE). Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e . Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . 3). 60 : 7). faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . 60 : 4. 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)).de la face inférieure (fig. généralement concave. note 2 et fig.-G. 34 : 4). 125 Cahen. CINTRAGE. donc aux fragments qui ont été détachés. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig.

au Paléolithique supérieur tout particulièrement. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . 130 Sonne ville-Bordes. dans certains cas. en la guidant. 20). 128 Breuil. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. on parlera alors de "crête naturelle". de base ou de talon cortical. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage. 1932. C O R T I C A L ( E ) . S'utilise pour désigner le relief qui. Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. ou. 128 COUVRANT(E). Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. 129 Pour Laplace (1964).ou la remise . que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. unit le talon au bulbe . car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. pourquoi pas dans certain cas. . 61 : 2). il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). qui correspond à la "patine" des géologues. soit. Terme de délinéatio n d'un bord. qui aura forcément une section triangulaire. pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. ou crête d'entame. 20). qui a trait à la typologie . 61 : 5). Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. T e c h n o l o g i q u e m e n t . 6b). Il s'agit de créer. 141 . sans être destinée à guider une lame à crête : . 1963. s'oppose à denticulé. Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. CORTEX. par enlèvements le plus souvent bifaciaux. Partie saillante qui couronne un nucléus. 61 : 6a. 64 : 4). On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. Terme qui s'applique à la mise . de face entièrement corticale. Suivant son étendue et sa localisation.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" . 129 130 CONTINU(E). C O R N I C H E . qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. une première lame : l a lam e à crête. une arête . Désigne la présence de cortex.B U L B E . soit que la forme de la matière brute s'y prête. 61 : 1). la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. Perret 1956. Tixier. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. 62 : 7). Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. C R A N . Cette arête permettra de faire "filer". pour faciliter une bonne prise en mains.en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). C O N T R E .C Ô N E . on parlera de réserve corticale. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. 93) tend à s'employer. CRÊTE. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. s'oppose à "discontinue" . La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique.

3 b .1 a 2 b a 3b F i g . 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . la c r ê t e . 2 b : sa l a m e à crête. 3a. 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t . 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 6 b sur n u c l é u s à crête. 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 142 .

D DÉBITAGE. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. 2. DIRECT(E). trois ou quatre plans de frappe (fig. 67 : 1 et 3).à tort .comme synonyme d 'épannelage. 132 Terme général de morphologie. en se combinant. 2. 30. CROQUIS. Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . Caractère désignant le dessin que forme un bord. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. qui peut-être (fig. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. 56). DÉBRIS. Cette surface peut être : corticale . Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n . DIÈDRE. Voir p. créé par une ligne d'enlèvements. DISCONTINU(E). Terme de position . lame. 74 : 1). Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . 66 : 2). DÉLINÉATION. 62 : 5). toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. DÉCORTICAGE. Action de taille qui enlève le cortex . Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . Ce terme est souvent employé . Résultats de cette action. 1963. 45). lamelle) (fig. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. D O S . 143 . DENT D U BURIN . Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . 29 : 3). Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . DISTAL(E). 1. 7 4 : 6). Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . 1947. Ce n'est pas un but en soi. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. Dans un deuxième sens. Elle est formée d'au moins trois surfaces. 132 Bordes. DENTICULÉ. Terme de localisation (fig. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. Percussio n (directe) . et d 'inclinaison. lame. voir ces mots. car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. DÉVERSÉ. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig.1. 131 CROISÉE. lamelle). Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. 76 : 1). Ces cinq termes généraux peuvent. car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. brut e d e débitage .

"Première forme. m u s e a u . d'un bloc. ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions.d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage. 10 . 4 : c o c h e s . édition 1989.11 1 Fig. encore imparfaite. É C R I S A G E . ÉCLAT. c o n c a v e . préparée. 7 : c r a n . É G R I S É . etc. Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). r e c t i l i g n e . . indiquant la morphologie enlèvement (fig. . 5). que Von donne à une œuvre plastique (. 1 . Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. ni d'une morphologie. 14 : i r r é g u l i è r e . etc. 8 : é p a u l e m e n t .d'un galet. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . 15 : r é g u l i è r e . 11. en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. ni d'une destination particulière (fig. 2 : c o n v e x e . de débitage . l a n g u e t t e . Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. 13 : soie. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. de préparation. Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne. 144 . etc.. 6 : scie. de feuille de laurier. d'une plaquette. d'un nucléus. Terme d'un E É B A U C H E .). 12 : p é d o n c u l e ..). 68 : 1). 9 . 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : . formée par des retouche s abruptes. 5 : d e n t i c u l é .. ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé.. de hache. Premier état de cette œuvre" . 3 . Action de polir en frottant avec un abrasif.

). ..on frappe un nucléus pour le débiter. Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. est due à F.0 1 cm 3 Fig. Bordes (1961 : 13). synonyme d'enclume. 1. 135 ENCLUME. . 1976: 211. 64 : 3). Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . 9 : 1. Tell el O u e i l i . 2.on pose un éclat (une lame. Altération d'un bord rendu moins tranchant. L'expression "percuteur dormant". Retouche "sur enclume" : voir croisé . 135 Une enclume peut être tenue à la main. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. 134 D a u v o i s . 134 ÉMOUSSÉ. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. ENVAHISSANT(E). Par commodité. ENTAME. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. . "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . un bloc de matière première pour la façonner. un burin pour lui appliquer un coup de burin. Voir coche . etc.l 'ébauchage d'un outil . Irak. présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. 10 : 1).la mise en forme d'un nucléus (fig. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. en haut. ENCOCHE. O b e i d . moins aigu (fig. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . etc. Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. préhispanique d'Amérique centrale. 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e . ENLÈVEMENT. à gauche). 145 ÉPANNELAGE. 63).

en sculptant la masse de matière première choisie. sur un contre-bulbe. mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig.courte. etc. 64). 1976 : 181. son complément FACE. 5). ÉTENDUE.longue.. 62 : 8).) on parle alors de face A et B. etc. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . F Désigne certaines surfaces d'un objet. lames et lamelles. dont la concavité dégage une saillie. et peut faire appel à plusieurs techniques. 5). correspondant à un plan de frappe préparé (fig. 136 Brézillon. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. son opposé est la face supérieure (fig. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. 136 12 ÉPERON (EN ) . si elle occupe une grande partie de la face. Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. . ÉPAULEMENT. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette. 4 : couvrante. face 1 et 2. 146 . L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. galet. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. . 79 : 8). ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. bloc. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e .couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. Terme qui s'applique à un talon. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. 1968 : 124. 137 Dauvois. E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . puis de finition. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou. 79 : 4). triédriques.mais de FAÇONNAGE. FACETTÉ. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. celle-ci est dite : . polyédriques. 131 34 F i g .bien que très souvent elle produise de nombreux éclats .envahissante . Les termes fac e inférieure .Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. et un seul. . selon une forme désirée. 3 : envahissante. En préhistoire. etc. 2 : longue. Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. 1 : c o u r t e . en négatif.

Ce terme ne doit donc pas être employé seul. 140 "Action de réduire en partie" . Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. tout éclat est "fragment de nucleus". la flexion. A droite. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . etc. 139 Smith. "Partie d'une chose qui a été cassée. sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". 147 . U .) peuvent provoquer le fractionnement des roches. C'est ce terme qui. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. flûtée p a r J. brisée" . FRONT D E FRACTURE . Certaines causes naturelles (gel. FRAGMENT. quel que soit son origine. p r é f o r m é e p a r D . de tel ou tel outil. 1966. un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. sur tout ou partie de sa longueur.F i g . Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. A . Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. transformer un support. ( P h o t o J. le feu. Par l'expression "fractionnement intentionnel". édition 1973. en outil. l'une ou les deux f a c e s . la pression. T i x i e r ) . Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . (qui devient nucleus). ressac. S .). etc. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . 65) ou par pression. sans en atteindre les bords. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . 1963. le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . associé à "intentionnel" ou "volontaire". P i è c e é b a u c h é e p a r G. d'éclat. FRACTURE. 141 Dictionnaire Petit Robert. gel. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. le sciage. etc. E . 141 FRACTIONNEMENT. feu. 138 Crabtree. On dira : fragment de lame. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille. 138 139 FLÛTÉ(E). de biface. silex du T e x a s . édition 1989.

1 : abrupte. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. : 4 L . Le préhistorien. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. 66) : . lancettes. proche de 10°. une lame ou une lamelle. H H A C H U R E . Fig. elle peut donner lieu à une classification. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . ils peuvent être (fig. 34 FRONT D E GRATTOIR . INCLINAISON. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. 143 ibid.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . Ligne de retouches sur un éclat. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . pleins-déliés. d'une ligne ou front de fracture. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. 74 : 2). systèmes de techniques appropriées à des fins. lamelle) (fig. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. qui forment un grattoir.rasant s : l'angle est très aigu.impliquant le développement.. 66 — Inclinaison des enlèvements. mais est réservé à une technique de percussion . lame.. 142 143 INVERSE. machines différentes concourant à un même but" ou. Dans une acception très large du mot..abrupt s : l'angle est approximativement droit . l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. pour les industries spécialisées. 2 : abrupte croisée. Bien qu'antonyme de direct.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. Chacun des traits parallèles. agencements d'industries" . 4 : rasante. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . 1947 : 26. 142 Mauss. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle.. qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. INDIRECT(E). 3 : semi-abrupte. INDUSTRIE. Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. . . "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat.

62 : 10). et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). 148 LAME. 28). Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . de l'extrémité d'un o u t i l (fig. 71). 63 à 70). Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). en théorie. Une lamelle est une petite lame. supérieure à sa largeur. Voir Kombewa . 149 Bordes. L'un de nous l'a tenté. 5). K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . LANCETTE. Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 2. 1970. L È V R E . 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 145 1. à morphologie caractéristique. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . Voir crête .J JANUS (ÉCLAT ). LAME À C R Ê T E . 1950 : 23. l'une (la "supérieure") incomplète. LANGUETTE. Certains auteurs. pénétrer brusquement et ressortir en oblique. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. 1963 : 36-39. 73. parfaitement valable. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. 146 Tixier. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. 7 : 2 à 4). 148 Gobert. LAMELLE . qu'au percuteur dur ou par pression. 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. 1976. Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. lors du détachement de l'éclat (fig. 1961 : 6. d'une lame au cours de son détachement (fig. en forme de petite langue. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. "Ils sont souvent assez étroits. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. ou plus. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. on a affaire à une lame. simples ou doubles opposées. 147 Dauvois. 27. d'où leur dénomination. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. Aucune des deux ne possèdent de nervure. en forme de "lance". et voir p. distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. 149 . Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". 145 Bordes. principalement de langue anglaise. Cette distinction.

la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. Etat de surface caractérisé par un brillant. q u e l q u e s e x e m p l e s . mésia l (ou central) . 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. 150 Dauvois. Caractère désignant la place occupée. 4 et 5 : b a s a l e . 79 : 9). Terme de localisation . L U S T R E . 79 : 8. 150 les termes proximal . distal . On dit aussi "central(e)" (fig. dépendent alors de chaque orientation. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. donc à orientation conventionnelle unique. éolien. et leur dénomination. LISSE. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL. 1976 : 168. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e . galet. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. etc. 5). Deux possibilités : 1. 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . 2. sur une pièce. profil).. LINÉAIRE. 79 : 2). le plus connu étant le lustre dû aux végétaux.. 67). observable sur un éclat. d'usage.) ou artificielle. 150 . Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. plaquette. le support est un produit de débitage.1 2 3 F i g . Les localisations. dû aux vibrations de la circulation. de frottement des pièces dans un tiroir. Il désigne une partie d'un support. Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien.) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. 1 : d i s t a l e d r o i t e . "Au niveau du bulbe. L O C A L I S A T I O N . en contre-courbe" (fig.

le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. 1 : écailleuse. 33). MISE E N FORME . De multiples combinaisons sont possibles. d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". (fig. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . . Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. 68) : .scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. MICROBURIN. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". etc. mais nettement plus accentués. 152 153 . 1961 : 8. 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. Cela implique un support relativement épais. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons. 151 . obliques (en écharpe. 153 ibid. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. pour parvenir à un but" . . N ENLÈVEMENT . d'un nucléus . 69) . d'un enlèvement . Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. MORPHOLOGIE. 10 et 61 : 1). 2. qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. suivant une marche raisonnée. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. 4 : subparallèle (Bordes. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. 1961 : fig. les éclats enlevés étant un peu réfléchis. 3 : parallèle. 2 : scalariforme. Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. "ondulées" .MÉTHODE. en chevron). 151 "Ensemble de démarches raisonnées. plus exactement. 1). édition 1989. 152 Bordes. etc.parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s . suivies.

les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. 20). en déformant les ondulations. et sur les retouches de tous les outils. NUCLEIFORME.MUSEAU. elles indiqueront la direction de taille. 20). Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig. 5). N Fracture accidentelle rare. Dans tous les cas. Crabtree. NUCLÉUS. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. Fig.N.. 5). A g a u c h e : o b s i d i e n n e . 62 : 9). 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. cela sans présumer de la finalité de l'objet. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. la face supérieure des éclats (fig. empêche parfois de définir cette direction.R. Ne pas confondre avec arête. non vitreuse. Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. emporte une partie des deux bords. devient parallèlle aux faces. Assez près du talon. 152 . Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. NERVURE. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). Remarques. Par définition. chemine sur quelques millimètres. Tixier. A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. D. En l'absence de la partie talon-bulbe. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure. NACELLE. l'hétérogénéité de la matière première. O O N D U L A T I O N S . 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. (Atelier photo C. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. De même.S. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig.E. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. M e u d o n ) . NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . Il arrive que dans une matière première très homogène. notamment des grattoirs ou des burins. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. les ondulations ne soient pas visibles. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig. J. à morphologie caractéristique.

5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 153 .5 F i g . 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e . 4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. d a n s sa p a r t i e distale. 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel.

Terme s'appliquant : . 68 : 3 et 69). Parmi les pierres taillées.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro.O R I E N T A T I O N . 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. 155 Mauss. 156 Audouze.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. produit de débitage ou outil. . 71 : 1). Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. . 1988 : 110. 76 : 3) . comme il est d'usage. ax e morphologique.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. . qu'il soit nucléus. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig.).le pyramidion d'un nucléus pyramidal. légèrement incliné (fig. dans la plupart des cas.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). . . Sur un même objet. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. 154 . de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil.sur un nucléus Levallois.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. dans des sens divers. P A R T I E L ( L E) . localisation ) (fig. Elle peut être différente. 41). la patine sera toujours postérieure au cortex . boucharde. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. d'autres des armes ou des éléments d'armes. PARALLÈLE. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. 1947. postérieurement à sa taille intentionnelle. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur. OUTREPASSÉ. etc.etc. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . presque parallèlle à cette face (fig. 71 : 3 ) . . 1963 : 27. PATINE. Rarement situé sur la face supérieure. p PAN. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . le burin est alors dit plan. avec ou sans retouche. sans prétendre à l'identification d'une fonction. normal dans sa partie proximale. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. d'abord par souci de simplification. 155 156 OUTIL. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu. punch. Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. . Un pan est différemment incliné sur les faces du support. l'ensemble des armes et outils. 71 : 2) ou très incliné. Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin. Nous employons le mot "outils" pour désigner. Un outil peut 157 Tixier. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. 70) : .

retouchés. comme son nom l'indique. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. PERCUSSION. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. façonner ou retoucher la pierre dure. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . G o b e r t . 1924 : 123. Il concerne donc les objets taillés. La percussio n direct e (fig. PÉDONCULE. un fragment de bois animal ou végétal. 3 : très i n c l i n é . 1955 : 229. un fragment d'os ou d'ivoire. 33). PIQUANT-TRIÈDRE. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. le piquant-trièdre est donc formé. 62 : 11. façonnés. (fig. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin. ont parfois été utilisés comme percuteurs. 161 Siret. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin".G. présenter plusieurs patines. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . etc. de la lame ou de la lamelle. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. à celle de pointe oblique. ce dernier terme étant.F i g . par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. S i r e t . 72). La percussio n indirect e (fig. 158 Bordes. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. 159 160 161 PLAGE CORTICALE . "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. Voir cortical . Par définition. légende de la figure 6. voire des nucléus abandonnés. 160 Gobert. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. débités. De plus certains objets taillés. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. de la lame ou de la lamelle. lui. Malgré sa mention très fréquente. matières animales ou végétales. action de frapper un corps contre un autre. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. bien mal choisi. 1961 : 5. 12). 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. Nous avons préféré cette expression créée par E. 2 : p e u i n c l i n é . 155 . un os. Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur.

2. N . R . 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 1 1 . 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . 1. 4. 5. M e u d o n ) . 7. 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 9. S . .F i g . 12. 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . P e l e g r i n ) . 156 . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n .

1 : g r a n d e b é q u i l l e . N . 157 . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s .F i g . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. P e l e g r i n ) . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 7. 3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . . R . M e u d o n ) . S . 8.

PLAN D E FRAPPE . les ravivages de plan de frappe et de pression.alternant s . Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. PRODUIT D E DÉBITAGE . et surtout pour le débitage des lames (fig. lame lamelle) (fig. le façonnage.alterne s . sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. 1961 : 5. polissage). 67 : 2). Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. P U N C T I F O R M E . cette technique de taille. ils peuvent être : . c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation. Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle.. pour en détacher un éclat. Bordes. une lame ou une lamelle. 1966. 20). Il désigne une partie d'un support. en ivoire. On dit aussi chasse lame. PYRAMIDION. Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée"."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . 5). On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. ciseau . différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. D'après les expérimentations. pour les surfaces de taille (débitage. Terme défini à l'origine par D. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. 5). Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage .bifaciau x (ou bifaces) . 162 PRESSION. etc. 4 : 6 ) . Endroit . Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. en corne. appelée percussion indirecte. les supports potentiels d'outils. généralement par percussion. 74).E. 4 : 5 et fig.croisé s P R É F O R M E . on presse. L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. PUNCH. POINT D'IMPACT .il s'agit en réalité d'une surface . et tous les déchets. en os. 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig.inverse s . Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. POLI. c'est retrouver. retouche) ou de cassure. 158 . POSITION. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. R RACCORD. POLISSAGE. 72 : 11 à 13). Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. 79 : 10). Pour les pièces élaborées. C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. 70 : 2). d'autre part à la retouche (fig. PROXIMALE(E). peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. Le punch peut être en bois végétal ou animal. Par opposition à la percussion . 30).où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. Crabtree. D E PRESSION . Terme de localisation . Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. 94). la face positive et la négative. bouchardage. 4 : 3).direct s . lisse ou préparée (fig. une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". en métal (fig. 18).

5 : biface. 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . 6 : c r o i s é e . F i g . 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 3 : alterne ( d a n s ce cas. i n v e r s e sur le b o r d droit). 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. irrégulier. 159 .1 2 3 F i g . 2 : i n v e r s e . directe sur le b o r d g a u c h e . 4 : a l t e r n a n t e . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 1 : directe.

5). 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. 160 . de ce fait. 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. REMONTAGE. normal dans sa partie proximale. 130). 60 : 6). en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. s'arque brusquement. 44). Terme d'inclinaison enlèvements (fig. Retoucher. 68 : 2 et 34 : 6). C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. 53) (voir p. des R A V I V A G E . une arête. donnant les silhouettes des différents enlèvements. RÉPARTITION. 66 : 3). La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Il arrive parfois que. RECOUPE D E BURIN . S E M I . deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. (fig. leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig.A B R U P T ( E) . Il ne faut pas confondre section et coupe. Terme d' inclinaison y (fig. 76). un support débité ou non. Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. Les retouches . 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. filé moins loin que prévu (fig. c'est donc aménager. 1933. Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. 12 3 F i g . 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . "/ / 164 Voir cortical .puis les rapprocher. convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. de "rajeunir" une surface. Voir réfléchi . S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage. lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. par opposition). 2 : totale du b o r d distal. Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. vient recouper "avant terme" le support et a. R E T O U C H E . 36 et 40). Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. lors du détachement d'un éclat. s SCALARIFORME. Ensemble de raccords . le SIRET (ACCIDENT) . Voir chut e d e burin . sculpter. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. RÉFLÉCHI. S C H É M A D I A C R I T I Q U E . L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur.ou la retouche . 7 : 1 et fig. 66 : 4). RÉSERVE CORTICALE . REBROUSSÉ. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille. Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. RASANT(E).sont les traces laissées par cette action. les adapter. S E C T I O N . 1 : d i s c o n t i n u e . transformer intentionnellement Siret.

éclats débités au percuteur dur. ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. S . Ils n'ont rien d'intentionnel. d'une plaquette. Il peut donc s'agir d'un rognon. 01 2 3 4 5 F i g .). N . façonné. retouché. M e u d o n ) .). Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première. 77). sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées.second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. 1921. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes. débité. Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . S O I E . 167 Hamal Nandrin. c'est pourquoi.. pied. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. d'un produit de débitage. 78 : 1). quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. cuisse. d'un galet. etc. Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. Il est plus rare pour les lames. E DÉBITAGE . 68 : 4). T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . 166 Newcomer. Servais. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. 166 SUB-PARALLÈLE. nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. SURFACES D SUPPORT. R . 62 : 13). 161 . . Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . (Atelier p h o t o C . quand ils se manifestent.. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. 1961 : 32. 1976. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e .. quartzite de Fontainebleau. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20)..

cortical . 168 Cahen et al.et du (ou des) procédé technique employé (fig. d'un objet bru t d e taille. qui se lit en vue en bout. 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . de bor d taillé . TALON. 2) Avec traces de préparation. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). TAILLÉ(E ). tablettes de ravivage. 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus. Un talon peut être réduit à une minuscule surface. concave.dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement. Peut s'employer dans tous les cas. .lisse .talo n e n ail e d'oiseau . Le talon est alors : . mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche.qu'il soit préparé ou non . 162 . . avec une seule surface de taille visible . On parlera ainsi de galet taillé.1 2 F i g . 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . la percussio n et la pression . On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . séparés par une nervure . convexe. 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. 1947. 1) Sans trace de préparation. ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. . ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. et de morphologie variée. etc. et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet. TAILLE. . à d'autres périodes.).facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. Dans certaines industries .talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. 1979. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille. le talon est naturel. 79)..

Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. La forme se lit en vue de dessous. 2 : lisse. 7 9 — T y p e s d e talon. 4 : facetté. 34 : 2). 61 : 5).talo n e n éperon . par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 171 T R O N C A T U R E . 1 : cortical. P D U ) . 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. v VERSANT. TRANCHET (COU Voir chaleur . 8 : en é p e r o n . aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. 163 . 3 : d i è d r e . la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. le talon est dit déversé. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement . de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. sur un nucléus. 10 : puncti f o r m e . nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art). La percussion directe avec un percuteur de pierre. 9 : l i n é a i r e . . 171 Zuat e y Zubcr . Bronze ancien du Proche-Orient) . Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. celui du tailleur préhistorique. presque toujours abruptes. formant deux angles avec les bords de l'éclat. 1972 . le débitage d'une lame par pression. Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. Lorsque ce dernier est très ouvert. édition 1973. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. 6 : e n aile d ' o i s e a u . et particulièrement au Magdalénien. 34 : 1). d'un métier" . l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. 7 : p i q u e t é .8 9 10 F i g . Ligne de retouches continues et régulières. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. Egalement révélatrice de techniques et méthodes. 110 techniques que l'on méthode de taille. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. ou sur la face supérieure d'une lame à crête.

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Vocabulaire multilingue .

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verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e . lamelle : Klinge . é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e .b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 . égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung. alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage.FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J.

Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex.: cortical(e ) . geschlage n outrepass é carène Kiel. à crête.p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . kielförmig : carène .t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille. taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung. voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge.

taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage. égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch . Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. remontag e chasse-lame 179 .

l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran.FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e . s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat.

rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet. plain : liss e fluted : cannelé . troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi .p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d .

: punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . k n a p p e d : taille . épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage.inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g .

i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e . arrachement.t.^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement. lamelle : < J L . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j . .Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U . atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx.oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx.^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .7. ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .^ ^ de taille : o l i . Kombewa : I j .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene . é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.7.U I <_*jl j angle d'éclatement : .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 .<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 .) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .7. "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U . abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.

: : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.

égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame.esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.

LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E . JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .^ J L ^ <^JL*. 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .

hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar . l a m e l l e : hoja . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena .

afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. ver abatido b o r d e tallado. taillé(e) : talla . égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada .percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 . v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. aile d'oisea u (en) aguzar.

t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . tallado (a) : taille . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . hojita : lame . suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada.haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista. hoja. v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord .

égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . carénage : K a p é v a . £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . l a m e l l e : XemÔa . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène.FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A.

: dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. : atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau. taillé(e) : XdÇeuar) . 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq .

Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage.ar|. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa. j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç. koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène. linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<. piKpoX £7riÔa : lame.

: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|. p e .

l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . l a m e l l e : lama . ègri sé : levigatura . é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e .

pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. c a r e n a g g i o : carène . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . taillé (e) : lavorazione . coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio .

l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o .n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . l a m e l l a : lame . l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. cf.!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 . cf. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione. égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o .

ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço . c i n t r a g e : arco . tracejad o (a ) eran : crena. "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . lamelle : lamina . égrisé : areaçâo . compressora.FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo.

" c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. cintrag e a r e a ç â o . á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a).t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille. a r e a d o : égrisage . adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t .b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre . ver abatido bordo talhado. pré-formataçâo vertente . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento.orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a .p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. taillé(e) : talhe . ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . gasto : émouss é . talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico.

p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 . t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . l á m e l a : lame . voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . ver d'impact thermique. " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. t a l h a d o (a) : taille . pré-formataçâo : du) p tratamento térmico.coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira. superficies l a s c a d a s : talhe.

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