Technologie d e la pierre taillée

M.-L. Iniza n M. Reduro n H. Roch e J. Tixie r

C R E P
publié ave c l e c o n c o u r s du Centr e Nationa l d e l a Recherch e Scientifiqu e et d e l'Universit é d e Pari s X Nanterr e

Technologie de l a pierre taillé e

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e
Publié pa r l e Cercl e d e Recherche s e t d'Etude s Préhistorique s C.N.R.S. - 1 , plac e Aristid e B r i a n d - 9219 5 M e u d o n C e d e x - F R A N C E

Tome 4

dans la m ê m e collection Tome 1 - Terminologie et Technologie Tome 2 - Economie du débitage laminaire Tome 3 - Technology of Knapped Stone

Technologie de la pierre taillée suivi par un vocabulaire multilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, grec, italien, portugais) Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier. - Meudon : C.R.E.P., 1995. - 199 pages : 79 ill. ; {Préhistoire de la Pierre Taillée ; 4). ISBN 2-903516-04-9

ISBN 2-903516-04-9 © C R E P 1995

Couverture : © C.N.R.S. - photographe : Ph. Delangle

Préhistoire d e l a Pierr e Taillé e Tome 4

Technologie de l a pierre taillé e
suivi pa r u n vocabulair e multilingu e allemand, anglais , arabe , espagnol , français , grec , italien , portugai s

Marie-Louise Iniza n Michèle Reduron-Ballinge r Hélène Roch e Jacques Tixie r

Meudon : CRE P
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Université de Paris X Nanterre

1995

Auteurs Marie-Louise Inizan, Michèle Reduron-Ballinger, Hélène Roche, Jacques Tixier UPR 7549 du Centre de Recherches Archéologiques C.N.R.S. 1, place A. Briand 9 2 1 9 5 Meudon Cedex, France Remerciements Il nous est agréable de remercier J. Féblot-Augustins, M. Lechevallier, B. Lequeux, J. Pelegrin, C. Perlés et V. Roux, qui nous ont prodigué aide et conseils pendant la rédaction de cet ouvrage. Nos remerciements vont également à O. Bar Yosef, L. Bourguignon, J-P. Brugal, M. Charleux, V. Darras, M. Dauvois, J. Jaubert, J-G. Marcillaud, L. Meignen, A. Morala, A-M. et P. Pétrequin, J.L. Phillips, P-J. Texier et B. Vandermeersch, pour nous avoir autorisés à reproduire des documents, parfois inédits, ou fourni des objets pour l'illustration.

Sommaire

Sommaire Liste de s illustration s Avant-propos I n t r o d u c t i o n : L a technologi e

5 8 H 13

Chapitre 1 : L a matièr e premièr e Les roches dures taillées 1. Minéralogie 2. Aptitudes des roches dures à la taille...... 2.1. Point de vue d'un expérimentateur. 2.2. Traitement par la chaleur Stratégies 1. 2. 3. d'acquisition de la matière première Origine des matières premières Disponibilité près des sites Acheminement au campement

19 19 19 21 21 24 25 26 26 27 29 29 30 30 30 30 32 33 34 34 34 34 36 36 36 38 39 43 44 44 44 45

Chapitre 2 : L a taill e La taille intentionnelle Tailler, façonner, débiter, retoucher Les méthodes et les techniques de taille Les principales techniques 1. La percussion 2. La pression Les produits de taille 1. Eclat 2. Eclats caractéristiques 3. Déchets de taille 4. Accidents de taille 4.1. Les cassures 4.2. Les outrepassages 4.3. Les réfléchissements 4.4. Divers Trois exemples de schémas de taille Chapitre 3 : L e façonnag e Le façonnage bifacial 1. Méthodes 2. Techniques 3. Morphologies

5

Le façonnage polyédrique et spheroidal Autres façonnages Préformes Un outil particulier : le hachereau Chapitre 4 : L e débitag e Le nucleus Les produits de débitage Les méthodes de débitage 1. Débitage peu élaboré 2. Débitage avec prédétermination 2.1. Méthodes Levallois 2.2. Méthode Kombewa 2.3. Débitage laminaire Débitage de lames par percussion Débitage de lames par pression Chapitre 5 : L a retouch e Description Caractères Orientation des outils Techniques spéciales et leurs produits 1. Le coup du microburin 2. Le coup du burin 3. Le coup du tranchet 4. La coche clactonienne 5. Autres techniques Chapitre 6 : L a lectur e technologiqu e Lecture d'un objet de pierre taillée 1. Observation des états de surface 2. Exemples d'états de surface 2.1. Altérations naturelles 2.2. Engins mécaniques 2.3. Altérations dues à des actions humaines intentionnelles 2.4. Ajouts 3. Schéma pour la lecture d'un objet lithique taillé 3.1. Observation des états de surface 3.2. Détermination de la matière première 3.3. Identification des supports discernables 3.4. Techniques spéciales de taille 3.5. Description des enlèvements d'après leurs principaux caractères Comment 1. 2. 3. 4. appréhender un ensemble lithique taillé Raccords et remontages Expériences de taille Traces d'utilisation Comportements techniques 4.1. Evaluation 4.2. Interprétation

49 51 53 55 59 59 60 61 61 61 63 71 73 74 77 83 83 83 84 84 84 86 87 87 89 91 91 93 93 93 94 94 94 96 96 96 96 96 96 97 97 99 101 102 102 103 105 106

Chapitre 7 : L a représentatio n g r a p h i q u e Décider 6

1. Choix des dessins 2. Moyens techniques : ordinateur? Dessiner 1. Principes généraux 2. Conventions d'orientation 3. Description de l'objet 3.1. Vues 3.2. Sections et coupes 4. Une technique graphique 4.1. Le croquis.... 4.2. Le dessin au crayon 4.3. Le dessin à l'encre 5. Matières et surfaces 5.1. Matières premières 5.2. Surfaces naturelles 5.3. Altérations 5.4. Ajouts 6. Symboles Estimer 1. 2. 3. 4. 5. 6. Echelle.... Orientation Vues descriptives Enlèvements Symboles Graphisme

106 106 106 106 111 111 111 115 117 117 117 119 121 121 121 125 126 126 130 130 130 130 130 130 130 131 131 131

Schématiser 1. Représentation schématique d'un objet 2. Représentation schématique d'une chaîne opératoire

Chapitre 8 : Lexiqu e terminologiqu e Bibliographie Vocabulaire multilingu e Français/allemand — Allemand/français Français/anglais — Anglais/français Français/arabe — Arabe/français Français/espagnol — Espagnol/français Français/grec — Grec/français Français/italien — Italien/français Français/portugais — Portugais/français

133 165 175 177 180 183 187 190 194 197

7

9 Fig. Fig. Fig. Fig. 1 2 3 4 5 6 7 8 Fig. Fig.Liste de s illustration s Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 8 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Matières premières Tests d'aptitude à la taille Stratégies d'acquisition de la matière première Techniques de taille Principaux termes descriptifs pour un éclat Grande lame à cassures multiples Accidents de taille expérimentaux Schéma de taille : exemple de façonnage d'une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en partant d'un éclat Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à un seul plan de frappe Schéma de taille : exemple de débitage de lames sur nucléus à deux plans de frappe opposés Plans d'équilibre bifacial et bilatéral d'un biface Exemples de façonnage bifacial : pièces bifaciales Exemple de façonnage bifacial : biface acheuléen en phonolite Eclats de façonnage de biface Point de symétrie ou point de gravité (point G) dans le façonnage polyédrique et sphéroïdal Exemples de façonnage polyédrique et sphéroïdal Façonnage triédrique Préformes Exemple de hachereau Principaux termes descriptifs pour un nucléus Débitage peu élaboré Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Levallois préférentiel Schéma de taille : débitage Levallois récurrent centripète Schéma de taille : débitage d'une pointe Levallois Exemples de produits Levallois Schéma de taille : débitage d'un éclat Kombewa Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa Exemples de nucléus à lames débitées par percussion Positions expérimentales pour le débitage de lames et de lamelles par pression Exemple théorique de nucléus débités par pression (lames ou lamelles) La méthode Yubetsu Technique du coup du microburin Exemples de techniques spéciales Effet thermique : cupules naturelles imitant plus ou moins des négatifs de taille Remontage Biface acheuléen Exemples de produits de débitage . 10 Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. quelques exemples Morphologie des enlèvements Exemple expérimental de retouche couvrante parallèle oblique Exemples schématiques de lames et éclats outrepassés Inclinaison d'un pan de burin sur la face inférieure d'une lame Des outils de tailleur pour la percussion (J. Fig. Fig. Fig.Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. présentant un émoussé antérieur au débitage Etendue des enlèvements Flûtage : expérience de taille Inclinaison des enlèvements Localisation des enlèvements. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Des outils de tailleur pour la pression (J. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 Nucleus à lamelles débité par pression puis repris par percussion Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames Exemples d'orientation Vues descriptives d'un objet Deux systèmes de développement des vues Différents moyens de décrire le volume d'un objet Les étapes de la réalisation d'un dessin Réalisation du contour et des nervures Feuille de laurier inachevée Exemples de traitement graphique des matières premières Exemples de rendu de matières Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel Fragment proximal de lame "cananénne" avec traces de lustre et de bitume Illustration des principaux symboles Représentation schématique d'un objet Représentation schématique d'une chaîne opératoire Exemples d'affûtage de burins simples Quelques exemples de burins simples Surfaces pouvant recevoir un coup de burin Exemples de burins multiples Lame de silex chauffée puis retouchée par pression Schéma des principaux types de chutes de burins Schéma de débitage de lames sur nucleus à crête Delineations créées par une (ou des) ligne d'enlèvements Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression. Fig. Fig. Fig. Fig. Pelegrin) Position des enlèvements Exemples de préparation Répartition des enlèvements le long d'un bord Accident "Siret" : cassure d'un éclat suivant l'axe de débitage Tablette et éclat de ravivage Types de talons 9 . Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. Fig.

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Cette nouvelle édition française a été réalisée à partir de l'édition anglaise entièrement remise à j o u r . 4 Inizan. Tixier. 5 Nos collègues préhistoriens. Rome) pour l'italien et Lui s Rapos o (Musée national d'archéologie de Lisbonne) pour le portugais. qui était relativement sommaire et encore orienté vers une typologie plus que vers la technologie. 3 Tixier. Nous y avions adjoint un vocabulair e multilingu e (en huit langues). Joachi m Hah n (Université de Tiibingen) pour l'allemand. Sulta n Muhese n (Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie) pour l'arabe. puis traduit en anglais par M. en 1980. afin de faciliter la communication et d'étendre.Avant-propos La première édition. a été notamment ajouté. Daniell a Zampett i (Université "La Sapienza". ont pris en charge cette transcription. mais elle se voulait. En 1992. indispensable à la communication dans les études technologiques. 1992. Elle prenait en compte le lexique terminologique publié par l'un de nous en 1963 . d'enrichir le domaine de la technologie . 2 3 4 5 1 1 Tixier. un chapitre consacré à l'expression graphique. 1963. Newcomer en 1974 . Sergi o Ripol l (Université nationale "a Distancia". 2 Tixier. Roche. réalisé par des préhistoriens des langues concernées. 11 . Inizan. de "Préhistoire de la pierre taillée" participait à un renouvellement de la lecture des ensembles lithiques dans une optique technologique. Roche. tant dans le domaine théorique que dans celui des applications archéologiques. une nouvelle édition en langue anglaise "Prehistory of Knapped Stone" nous a donné l'occasion de présenter les avancées récentes de la technologie. Madrid) pour l'espagnol. Antikli a Moundre a pour le grec. comme la précédente. 1980. Elle conserve bien évidemment le vocabulaire multilingue dans lequel le portugais a pris place. 1974. un ouvrage de base à l'usage du plus grand nombre.

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L'étude de la pierre taillée fut très vite privilégiée en préhistoire parce qu'elle est le premier témoignage d'une technique bien conservée. puisqu'il considérait les activités du corps. 1964 : 28. Il est clair que pour un objet fabriqué c'est le point de vue humain de sa fabrication et de son utilisation par les hommes qui est essentiel. 7 Haudricourt. le verre.Introduction La technologi e Le terme technologi e est ici réservé à une approche conceptuelle de la culture matérielle en préhistoire. permettre d'évaluer la part des déterminismes. de leur complexité. M a u s s que nous devons cette notion de technique sans objet matériel. entre autres celles concernant le travail de l'os. A-G. dans tous les cas. c'est en tant que science des activités humaines". le métal. L'étude des techniques ne conduit pas uniquement à la technologie. il faut cependant garder en mémoire que la technologie embrasse tout le système technique mis en jeu dans une culture. Lors de l'établissement de chronologies. dans cet ouvrage. Si. 1947. il est par contre sûr qu'il y a un point de vue plus essentiel que les autres. il n'existe aucune typologie opérationnelle sans une prise en compte. puis les arts du feu comme la céramique. et que si la technologie doit être une science. y compris celle des gestes . comme des techniques. de leur capacité à signer une culture. se sont toujours préoccupés de l'invention des techniques. 13 . les archéologues. Il est opportun de rappeler que c'est à M. en effet. même partielle. des techniques. Nous ne proposons donc pas de substituer la technologie à la typologie car ce sont deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs. Néanmoins d'autres études s'ensuivirent. avant que soient énoncés des choix culturels. telle la danse. celui qui peut donner les lois d'apparition et de transformation de V objet. fondée sur l'étude raisonnée des techniques. Dans ce même courant. la technologie est appliquée à la seule pierre taillée. 6 7 6 Mauss. etc. De même. elles peuvent être appliquées concurremment et confrontées avec bénéfice. L'analyse technologique doit. Haudricourt écrit : "Si l'on peut étudier le même objet de différents points de vue.

et. Une de ses contributions originales fut l'introduction du concept de chaîn e opératoire qui fonde l'approche de la technologie développée dans cet ouvrage. grâce à la voie magistralement ouverte par les travaux d'A. Cresswell. • La notion de système technique : en y intégrant l'industrie lithique taillée comme sous-système . 1989 : 26. percer. gratter. prend en compte tous les processus. 1947 : 29. C'est en croisant les résultats des différentes analyses des activités impliquées dans des actions communes que nous enrichissons nos interprétations. André Leroi-Gourhan est certainement un géant".Pourquoi? La technologie s'inscrit dans un courant original de la recherche anthropologique française. avant de pouvoir nourrir réellement la philosophie. 10 M. Julien (1992) a rédigé une réflexion qui fait le point sur ce sujet. en resituant chaque objet dans un contexte technique. allant de l'approvisionnement en matière première jusqu'à son abandon. Cette école a contribué à réhabiliter l'exploitation de la culture matérielle. ainsi que sur le chantier de Pincevent. Leroi-Gourhan. en passant par toutes les étapes de fabrication et d'utilisation d'un outillage. L'analyse de l'interdépendance de différents sous-systèmes permet d'accéder à un nouveau niveau d'inférences : l'industrie lithique dont les qualités consistent à couper. Leroi-Gourhan qui fut ethnologue puis préhistorien. 11 Le terme "chaîne opératoire" est considéré dans une optique technologique. etc. Il faut noter que cette expression. en mettant en évidence que tout fait technique est un fait social ou culturel. La finalité de son œuvre fut la quête de l'homme à travers l'étude des comportements techniques. 1943 et 1964. premier volume de "Evolution et techniques".10 11 12 Comment? Une méthodologi e Les démarches auxquelles nous nous sommes tenus sont intentionnellement limitées à la technologie appliquée à l'industrie lithique taillée : les questions nouvelles que se sont posés les préhistoriens-technologues ont engendré de nouvelles voies de recherche imposant des outils méthodologiques pour les exprimer. 8 9. La chaîne opératoire. Cresswell. Elle est désormais un courant de recherche à part entière en préhistoire. nous ne donnerons pas une définition de ce concept. 13 "L'ensemble des techniques forme des industries et des métiers. 14 13 8 Leroi-Gourhan. 14 . donc. véritable laboratoire de recherche depuis 1964. et aussi à élargir le champ d'étude du système technique par la nécessité de prendre en compte toutes les variantes techniques. que découvrent avec un intérêt toujours soutenu les nouvelles générations de chercheurs. dans l'étude d'une industrie lithique. répond à un certain nombre de besoins qui sont nécessairement liés à des activités précises mettant en jeu d'autres sous-systèmes.. fit paraître en 1943 ''L'homme et la matière". a singulièrement élargi le champ de la recherche en préhistoire . mais tenterons de montrer comment il fonctionne. L'ensemble : techniques. on comprend aisément combien l'étude de ses techniques peut enrichir l'histoire d'un groupe préhistorique. A. dispensé au Collège de France pendant de nombreuses années dans le cadre de la chaire d'Ethnologie préhistorique créée à son intention. est utilisée telle quelle dans des articles de langue anglaise. sociaux ou symboliques. 14 Perlés. 9 "Sur le long chemin que doivent encore parcourir les sciences humaines avant qu'elles deviennent réellement la philosophie. Mauss. et offre un cadre méthodologique à chaque niveau d'interprétation. racler. industries et métiers. Un courant identique dans l'ethnologie française a permis l'émergence d'une "école de technologie culturelle" qui édite la revue "Techniques et Culture". La rigueur de son enseignement. forment le système technique d'une société". la plupart du temps. 12 Organisée autour de R. Elle permet de structurer l'utilisation des matériaux par l'homme. 1987 : 22.

leur taille est régie par des lois physiques spécifiques. Les matières premières peuvent être directement transformées ou même subir des modifications de structure (par la chauffe notamment). selon la culture à laquelle il appartient. finalité des opérations de taille. 6) it SCHEMA OPERATOIRE a c q u i s i t i o n d e la m a t i è r e p r e m i è r e (ch. réalise son projet à l'aide d'un schéma conceptuel et d'un schéma opératoire de taille spécifique. d'ordre intellectuel. techniques et méthodes s'organise de la manière suivante : PROJET SCHEMA CONCEPTUEL connaissances savoir-faire habileté (ch. des gestes et des savoir-faire. Dans cette optique l'industrie lithique taillée peut être étudiée à travers une combinaison d'éléments identifiables tels que des outils. 15 • Une autre notion concerne les projets et leur réalisation. qui est lui-même mis en application selon une suite d'opérations que l'on nomme schéma(s ) opératoire(s ) d e taille . 6). la relation entre schémas conceptuel et opératoire. ils dépendent néanmoins étroitement des matières premières. Pour démontrer l'existence de 15 Pelegrin. des matières. Les gestes sont liés à la psycho-motricité : la main. Dans les opérations de taille le proje t est formé à partir d'un schém a conceptuel . 3) et d é b i t a g e (ch. 102). des gestes. Or le tailleur. le corps agissent en fonction des ordres transmis par le cerveau dans le cadre des capacités motrices de l'être humain. il est facile d'identifier le projet du tailleur préhistorique : fabriquer des supports allongés de telle ou telle morphologie.Or nous commençons seulement à exploiter efficacement la notion de système technique comme moyen d'aborder l'étude des comportements. Les savoir-faire sont constitués d'habiletés motrices et cognitives qui se conjuguent avec les connaissances et sont appréciés en termes de compétences et de performances (voir p. 15 . Au sein d'une chaîne opératoire. 1995. connaissances et savoir-faire. ce savoir collectif pouvant aussi être transmis à d'autres groupes. 4) techniques r e t o u c h e (ch. 2) fonctionnement et fonction abandon Dans le débitage laminaire par exemple. Les activités de taille sont sous-tendues par des projets plus ou moins élaborés identifiables à partir de la reconstitution des chaînes opératoires. Selon leur nature. Les matières premières appartiennent à un environnement géologique. sont privilégiés dans les études typologiques. des savoir-faire. Les outils (au sens large). 1) méthodes f a ç o n n a g e (ch. La transmission des savoir-faire passe par l'apprentissage qui s'effectue à l'intérieur d'un groupe. 5) | (ch. L'analyse des savoir-faire est indispensable pour apprécier un fait technique dans une culture (ch.

Dans un gisement. 1 9 8 6 : 115. Une terminologi e Le problème d'un langage descriptif uniforme se pose d'emblée. du simple éclat ou déchet à l'outil le plus élaboré. • Un premier niveau d'observation. La valeur des inférences dépend non seulement de la nature des vestiges livrés mais aussi de la reconnaissance des techniques et des méthodes.tels schémas. on ne parle pas d'économie de la matière première. Par exemple. d'une communication avec autrui. de faits semblables. c'est-à-dire une lecture technique initiale de chaque objet. plusieurs matières premières ont été collectées et que les différents types d'outils ont été indifféremment fabriqués sur n'importe quelle matière. donc de notre propre maîtrise des chaînes opératoires. il est nécessaire de capter toute cette information et de dégager les régularités d'abord à l'intérieur d'un assemblage puis dans les ensembles comparables. comme les nucléus. est néanmoins suffisante pour définir l'activité et le projet de taille réalisé à cet endroit. la seule présence de produits caractéristiques. en fonction d'activités diverses ou d'activités différées dans le temps. du débitage ou de l'outillage. Ce niveau d'inférence doit aussi être mis en relation avec les autres activités techniques concernées par l'industrie lithique. si dans un gisement. en gardant en mémoire ce qui vient d'être énoncé : les variantes techniques peuvent correspondre à des choix culturels. Une lectur e Elle s'élabore à deux niveaux. 16 . quel que soit le contexte archéologique. En revanche. Une industrie peut donc être étudiée dans sa totalité en ces termes techno-économiques. etc. on l'a vu. il y en a en général plusieurs. • Un second niveau d'inférence consiste à interpréter l'interdépendance des objets dans la chaîne. 16 Gallay. C'est l'une des voies les plus fructueuses. puis son utilisation éventuelle et son rejet. afin de pouvoir estimer sa place dans la chaîne opératoire. il est prudent de s'assurer si la matière première disponible permettait ou non de fabriquer une industrie de plus grande dimension. 16 • La technologie a aussi pour vocation l'étude des relations du système technique avec les phénomènes socio-économiques. la quête des matières premières. il peut n ' y avoir qu'une seule chaîne opératoire. l'absence ou la faible représentation numérique d'éclats corticaux dans un atelier de taille indique que la matière première a été testée ou dégrossie dans un autre lieu. il est cependant primordial de s'assurer de la qualité et de la disponibilité d'une matière première : avant de proposer le microlithisme comme un choix culturel. Pour définir ces choix. selon les cas. enfin son histoire totale jusqu'à son analyse. Par économie. les crêtes. nous entendons une gestion différentielle de la matière première. Toutes les phases de chaque chaîne opératoire ne sont pas toujours représentées dans un site ou dans la surface fouillée d'un site. l'archéologue est privé de comparaisons et reste confiné dans l'anecdote. Toute lecture serait opération stérile si elle n'était suivie d'une expression. actuellement en plein essor. même s'il manque des maillons : présence et absence ont une signification. pour aborder les modes de vie préhistoriques. L'industrie lithique peut s'étudier en termes d'économie. Ou encore : un atelier de débitage laminaire peut ne pas comporter de lames . s'il est possible de mettre en évidence des choix. ne concerne pas seulement le moment de la fabrication de l'objet mais aussi. sans l'observation répétée de phénomènes. des outils. des supports. Par exemple. selon que les préhistoriques auront mis en œuvre différentes stratégies. à l'amont. d'un échange. on peut parler d'une économie de la matière première. En effet. Cette chaîne..

17 . Si une bonne phrase vaut mieux qu'un terme générique flou. En effet. I think it is important that researchers recognize that their words are their tools. Beaucoup de termes sont conventionnels. qu'ils peuvent éventuellement remplacer. mais ils sont consacrés par l'usage.En effet. 17 "However. etc. où dominait le parti d'échapper au piège des mots et de l'identification sans contrôle" ^. et c'est ce que nous avons tenté (chap. avec des symboles qui sont l'équivalent d'une terminologie. un dessin technique précis remplace avantageusement des descriptions floues. Nous rejoignons à nouveau A. Elle doit être réalisée. 1977 : 30. même s'ils ne conviennent pas parfaitement. Levallois. schémas et dessins ne sont plus de simples reproductions d'objets lithiques. 18 Leroi-Gourhan. mais comme une véritable écriture technologique. Boksenbaum. 1982 : 3. somme toute dépouillés de leur signification originelle et désormais intégrés dans un vocabulaire spécialisé en préhistoire comme burin. just as stone artifacts they study were the tools of people". 7). non pas comme une illustration pour soutenir les mots et les définitions. réduire les synonymies. Nous avons évité les termes techniques imprécis et essayé de conserver un seul terme pour le même phénomène. lors de ses séminaires au Collège de France sur les structures d'habitat. facilement maniables. Le lexique terminologique que nous proposons est volontairement consacré au vocabulaire de la technologie. en reconnaissant que les mots sont des outils . l'élaboration d'une réflexion collective et l'établissement "d'un vocabulaire d'attente. microburin. nous réalisons combien la précision d'un vocabulaire peut nous rendre performants dans l'analyse de notre matériel. mais sont conçus en même temps que le texte. volontairement repris de la terminologie usuelle. supprimer les ambiguïtés ont guidé nos choix. 1 17 Une représentatio n graphiqu e La représentation graphique relève de la même démarche. Démêler les confusions. Leroi-Gourhan qui a organisé.

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elle est très cohérente du point de vue de leurs propriétés mécaniques. Sans entrer dans les considérations précises des minéralogistes. 1 : 1. des roches essentiellement. de guider le déplacement des fronts de fracture. Parmi celles-ci. mais aussi le quartz qui est un minéral. les installations et les déplacements des préhistoriques. 1). Leur choix a certainement déterminé. certains jaspes qui sont de véritables argiles silicifiées.Chapitre 1 La matièr e premièr e Les roche s dure s taillée s 1. 2 et 7). A l'exception de certains granités et diorites à grain fin. Si la sélection des roches qui ont été taillées peut être considérée comme hétéroclite en variétés. • Les roches éruptives caractérisées. par une texture microlithique ou vitreuse. • Les roches d'origine sédimentaire comme de nombreuses variétés de silex (fig. Les lois de la répartition des contraintes permettent. il s'agit essentiellement de roches d'épanchement liées au volcanisme. on trouve des rhyolites. Ce sont des matériaux homogènes et isotropes. dont le refroidissement rapide a empêché ou stoppé la cristallisation. des dolomies. M i n é r a l o g i e Les tailleurs préhistoriques ont travaillé une grande variété de matériaux lithiques. en partie. de chaille. 19 . on peut présenter les quatre types les plus communs de roches dures qui ont été taillées (fig. pour la plupart. à partir d'un choc prédéterminé. certains calcaires. des grès. Les roches taillées sont liées au contexte géologique dans lequel se trouvaient les premiers tailleurs.

U . 3 : obsidienne noir bleuté. M e u d o n ) . S . Brésil (Atelier p h o t o C . S . D o r d o g n e . N . M i n a s G é r a i s . 2 : silex d e T o u r a i n e . M e x i q u e . a v a n t et après t r a i t e m e n t par la chauffe. Oregon. 7 : silex " m a s t i c " du B e r g e r a c o i s . 4 : obsidienne marbrée noire et rouge. 8 : cristal de q u a r t z hyalin. Zinaparo. A . . R . I s e n y a ' K e n y a . D o r d o g n e . terrasses du Tage. 6 : p h o n o l i t e gris bleuté. 1 : silex z o n e du B e r g e r a c o i s . P o r t u g a l .M a t i è r e s p r e m i è r e s . 5 : quartzite s a n g u i n e . .

la qualité principale est l'homogénéité. pétrographiques. actuellement. phonolites (fig. les sélectionnant. Débiter.T. ou encore des retouches longues. homogénéité.1. e t c . très schématisée . fragilité. calcédoines et agates (formes microcristallines concrétionnées et zonées du quartz). quartz hyalin (cristal isolé. à des détails près. utiliser la pierre. dont le meilleur exemple est l'obsidienne. En fait toutes les gradations existent. 19 Crabtree. les testant. pour obtenir un débitage régulier. sous ses diverses formes . mais rarement très prolongées. quartz laiteux (agglomérat de cristaux). Nous ne passons pas en revue les qualités physiques qui font un bon ou un mauvais matériau : élasticité. sur le plus de matières naturelles possibles. 1967. aux mêmes conclusions. le bois animal ou végétal. retoucher. A p t i t u d e s d e s r o c h e s d u r e s à l a taill e Il faut garder en mémoire que l'expérimentation progresse continuellement. 1 : 6 ) . ont donné lieu à des tentatives multiples. l'estimation des aptitudes d'une roche à être taillée suit donc ce progrès. 1 : 8). les choisissant selon leur aptitude à la taille.). Dans le souci de clarifier nous simplifions en proposant donc trois degrés d'aptitude à la taille. Poin t d e vu e d'u n expérimentateu r L'homme préhistorique a taillé toutes les matières premières qu'il avait à disposition. 2. Il s'agit donc de l'opinion d'un seul expérimentateur. 1 : 3 et 4). mais des seules qualités d'une roche pour la taille. évaluées au cours de tests expérimentaux.. • Les roches métamorphiques comme les quartzites (fig. ignimbrites et obsidiennes (fig. • Roches se taillant asse z bien . fig. standardisé comme le débitage laminaire. etc. les roches non vitreuses et peu fragiles. depuis les roches avec lesquelles "tout est possible" jusqu'à celles dont on peut difficilement tirer un éclat. d'avoir épuisé toutes les possibilités de l'expérimentation systématique pour mieux comprendre les objets taillés. mais l'ensemble des tailleurs actuels parviennent.trachytes. même si certains d'entre eux réussissent mieux dans certaines techniques et méthodes. 1 : 5). Néanmoins. les variétés de roches taillées par les artisans préhistoriques étant innombrables. 21 . Bon nombre de techniques ont été testées par l'un d'entre nous (J. l'os. comme certains silex. Un seul avis pourrait être taxé d'empirisme. différemment motivé du préhistorique. l'ivoire. basaltes. 19 • Roches se taillant trè s bie n qui peuvent se subdiviser en deux grandes catégories : les roches vitreuses et fragiles. leur abondance et leur forme. • Une espèce minérale d'origine hydrothermale. toutefois. l'estimation de l'aptitude à la taille d'une roche donnée doit impérativement se fonder sur des tests expérimentaux. par percussion directe ou indirecte et par pression. 2 . Nous sommes loin. cristallisant à basse température. La présentation des matières premières qui va suivre ne tient pas compte de classifications minéralogiques. même si nous ne pouvons juger que d'après nos connaissances actuelles. Nous donnons une estimation globale. Il n'est pas question d'être exhaustif. sur quelques dizaines de matériaux. andésites. • Roches se taillant mal .

A.A. U.. Brésil.A.) ++ ++ ++ - ++ + ++ + + + ++ + + / / + / ++ ++ ++ 4.A. Afrique du Sud) Dacite vert e (Niger) Bois silicifi é (U.A.. Japon. U. 2 — Test s d'aptitud e à la taille ..S. 22 .A.S.S.A.) Jaspe (France.+ + ++ / + ++ ++ ++ ++ ++ + ++ + + ++ ++ ++ ++ + ++ ++ ++ ++ + + / / / + ++ ++ + ++ / / ++ / ++ + / / / / / / / + + + + / / + + + - / - / - + / / ++ taille très bien ++ assez bien +: : mal : /: non testé e chauffe -f + : très : peu : pas / : non + améliorée améliorée améliorée testée Fig.A. Maroc. U.S. Turquie. Niger) Basalte (France. Algérie. Algérie).) Novaculite (U. Qatar . Sénégal. Italie.S. Danemark..S. Algérie. Amérique du Nord et du Sud) Calcédoine (France. Ethiopie.A.S. Kenya) "Sanukite" (Andésite ) (Japon) Quartzite. Grèce. Algérie. Kenya. Equateur) Ignimbrite (U.) Résinite (France) Quartz hyalin . Àrénite silicifié e (Brésil) Rhyolite (Algérie) Calcaire siliceu x (France. U. Améthyst e (France. Mexique.) Lydite (Algérie) Opalite (France) Agate (Egypte.. Liban. Grèce. Islande.. Belgique. Brésil) Silex translucid e (France. Angleterre.MATIÈRES PREMIÈRES TESTÉES pièces bifaciales percuteur tendre ++ lames percuteur tendre lames pression retouches parallèles pression amélioration chauffe Obsidienne (U. U. Guatemala. Grè s (France.) Silex opaqu e (Europe.S.S. Tunisie. Asie du Sud-Ouest. Afrique.

lancettes seront bien moins visibles sur un quartzite grenu que sur un bon silex homogène à grain très fin. Conséquence directe du manque d'homogénéité : une très belle matière première peut être rendue intaillable. ou tout simplement façonné selon les seules possiblités de la taille de la roche et apte à satisfaire les besoins auxquels il est destiné? e Quelques réflexions de tailleur • L'homogénéité d'une roche est un caractère essentiel pour une bonne aptitude à la taille. Ces estimations doivent être modulées. devant un problème. Il ne faut pas confondre les matières premières aptes ou plus aptes à la taille avec celles dont la lecture des stigmates de taille nous est malaisée.Ces trois degrés. les zones sous-corticales de certains silex sont parfaitement aptes pour toutes les techniques alors que le cœur du bloc est médiocre. En réalité on ne peut parler des aptitudes à la taille d'une roche en général. bien ou mal fait. Un outil est-il beau ou laid. etc. Les Atériens ne s'en sont pas privés. sauf pour le cristal de roche. meilleure elle est. pour espérer être relativement précis. • En règle générale plus une matière première est translucide. à la limite. Elles ne sont pas toujours facilement décelables à l'œil. bulles. • Certaines roches peuvent permettre certaines techniques. voire de bonnes pièces foliacées bifaciales minces. voire chaque rognon peut. Chaque variété de roche.). par des fissures ou des impuretés (nodules saccharoïdes ou cristaux de feldspath. • Une roche qui sonne bien. sont présentés dans un tableau (fig. Exemple : ondulations. Une démarche reste primordiale : on ne doit jamais. L'un et l'autre se taillent pourtant très bien. être considéré comme un cas particulier. retouches parallèles longues par pression. alors qu'elles ne donnent pas . presque impossible d'en extraire des lames par percussion.de bons résultats pour d'autres techniques. Exemple : le bois fossile du Tidikelt (Sahara algérien) gagne beaucoup à être débité dans le sens des veines (les fibres) encore visibles. qui tinte clair où que l'on frappe sur le bloc. Il est parfois difficile d'énoncer une opinion péremptoire sur une espèce régionale : il faut descendre à la variété même du pointement ou du gîte. lames par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte . 23 . La valeur esthétique. 2) car il nous a paru commode et efficace de résumer ainsi nos expériences pour l'obtention : de de de de pièces foliacées bifaciales par percussion au percuteur tendre . • De très rares roches demandent à être débitées suivant un "fil".ou très peu . a toute chance d'être bonne. Les diaclases et les fissures dues au gel sont d'autant plus gênantes qu'elles sont abondantes dans un bloc. sauf pour de très petites pièces. sauf dans le cas des terrasses fluviátiles. est un autre aspect à manier avec prudence. Exemple : la "sanukite" (variété d'andésite) du Japon permet d'obtenir de très bons bifaces. appréciée par notre œil et notre cerveau du X X siècle. • Certaines parties d'un même bloc de matière première peuvent avoir des qualités différentes. en tout cas non gélivée. préjuger de la qualité d'une roche taillée par les préhistoriques. lames par pression pectorale à la béquille. par exemple le silex. La solution doit toujours passer par l'expérimentation. Il est difficile d'en tirer de bons éclats. de même que les tests de traitement par la chaleur (voir infra).

c'est à D.2. 24 . etc. 1981. ce traitement a été mis en évidence dans le débitage par pression. 1969. la dacite. • Une matière première qui permet d'obtenir de belles et grandes lames par percussion autorise toutes les formes possibles par percussion. lors du Congrès de Technologie lithique (Les Eyzies. 23 Crabtree. Seuls les "préhistoriens-tailleurs" se passionneront pour ce travail et F. Cette opération dure environ 24 heures. 24 Smith. Tixier. Longtemps considérée comme une invention des Solutréens que n'adopteront pas. Parmi les travaux récents voir notamment Griffiths et al.• Il y a une certaine indépendance entre les dimensions du "grain" d'une roche et son aptitude à être taillée : certains quartzites à gros grains permettent de tailler des pièces foliacées. Domanski. tout d'abord dans les cultures néolithiques mais aussi dès le Paléolithique supérieur dans les cultures sibériennes pratiquant cette technique de débitage . Butler. Comme pour le débitage par pression. seules des lamelles ont été obtenues après chauffe . comme le silex. actuellement. Jusqu'à présent. Il consiste à introduire des roches. dans de la cendre. aucune lame. de mettre le feu à un combustible (sciure ou charbon de bois. ainsi que les travaux expérimentaux. 1987. le meilleur exemple étant l'obsidienne. ont montré qu'une chauffe efficace dépendait d'une montée et surtout d'un refroidissement très progressifs. semble-t-il. mieux elle permet le débitage par pression. encore en usage en Inde et au Yémen uniquement pour le traitement des calcédoines. les cultures du Paléolithique supérieur leur succédant. L'expérimentation a montré. celle-ci pouvant être effectuée efficacement dans des foyers à multiples fonctions. 1964) . etc. • Plus une roche est élastique. 1992. ne sont pas (ou peu) concernés par ce p r o c é d é . que sur certaines roches siliceuses. les préhistoriens reconnaissent désormais un nombre croissant de cas où les préhistoriques les ont chauffées afin d'améliorer leur aptitude à la taille. le jaspe. 25 Bordes. aucun nucléus à lames chauffés n'ont encore été observés. indispensables à cette identification : 20 21 22 23 24 25 26 20 Inizan.) placé au-dessus. Webb. excréments d'animaux. de le laisser se consumer plusieurs heures et de ne retirer les roches qu'après refroidissement complet. 1984. 1964. Il y a quelques années. comme peut l'être un foyer culinaire. Roche. 21 Binder. la chauffe a d'abord été reconnue sur les pièces retouchées par pression. 1993. Le principe actuel. 26 Posselh. la retouche par pression était manifestement facilitée par le traitement par la chaleur : la retouche par pression sur silex chauffé "file" beaucoup mieux que sur un silex non traité alors que le quartzite. déjà taillées ou non. Inizan. 2. Crabtree que nous devons la reconnaissance de cette technique qui consiste à porter des roches siliceuses. Traitemen t pa r l a chaleu r Si la majorité des roches ont été exploitées telles que la nature les a livrées. de manière empirique. Pour évaluer l'ampleur de cette technique et son (ou ses) but il est primordial d'identifier les produits chauffés. Deux critères sont. 1987. Lechevallier. 22 Flenniken. 1966a. On peut réaliser la difficulté de retrouver dans les sites archéologiques des foyers ayant servi à la chauffe de roches siliceuses. comme à Khambhat dans le Gujarat (Inde) . 1975-76 : cet article faisait pour la première fois le point entre les expérimentations et les observations archéologiques. Borradaile et al. est facilement envisageable pour les périodes anciennes. Les exemples modernes. B o r d e s reviendra sur ce sujet dès 1969. le "chert" et les calcédoines à des températures allant de 250° à 350°. Cet expérimentateur exposera et démontrera différents types de retouches obtenus par pression sur des roches siliceuses chauffées au préalable. 1985.

leur accessibilité. elle doit s'appliquer à toutes les matières premières minérales observées. mais elle a surtout concerné la pierre polie. Le traitement de la cornaline par la chauffe. propice au polissage tout en permettant des tranchants efficaces. comme on l'a vu. leur utilisation. Stratégies d acquisition d e l a matièr e premièr e 9 Les roches dures taillées ont tout d'abord été présentées selon les critères établis par un expérimentateur. Il a par ailleurs été observé à partir du Néolithique dans ce même territoire dans du débitage par pression sur silex et sur calcédoine. En effet l'analyse de la circulation des matières premières est un des moyens privilégiés pour aborder la notion de territoire. On y ajoute les accidents. toute cassure. etc. en effet. Il est tout aussi important de prendre en compte toutes les observations concernant l'origine des matières premières. 1995. On peut aussi consulter les publications concernant les différents "Flint Symposium" parus. L'expérimentation et les observations ethnographiques doivent aider à une meilleure reconnaissance de ce phénomène. 1982. il joue un rôle esthétique et technique pour assurer à la fois une modification de la couleur et une meilleure aptitude à la taille. de nature différente de celle de la pierre taillée. Cette approche n'est pas nouvelle. elle fut envisagée dès la fin du X I X siècle. cette technique d'amélioration n ' a pas été adoptée et perpétuée par tous les groupes après son invention. Pelegrin et Richard (éds). Rechercher systématiquement les gîtes d'origine (même si cela semble aller de soi) est la première démarche incontournable. tout enlèvement postérieur à une chauffe montre un aspect brillant.la chauffe modifie la couleur de certaines roches selon l'importance et la nature des oxydes métalliques qu'elles contiennent (tendance à la rubéfaction) (fig. la Grèce. tel qu'il est encore pratiqué dans les ateliers traditionnels de fabrication de perles en Inde ou au Yémen. qui tranche nettement avec la matité de l'aspect antérieur (fig. Dorénavant cette démarche ne doit plus être réservée aux seuls matériaux prestigieux et exceptionnels. telles les craquelures souvent observées dans les calcédoines et cornalines. qui livrent une documentation et une bibliographie remarquables : Demars. a entraîné la recherche de nouvelles matières dans de nouveaux contextes géologiques. témoigne vraisemblablement de la transmission ininterrompue d'un savoir préhistorique puisqu'il est pratiqué dans le sous-continent indo-pakistanais sur ce matériau depuis plus de 7 0 0 0 ans. 59). Dans le cas de la cornaline. 1 : 7 ) . L'identification simple de cette roche vitreuse particulière l'impose aisément comme exogène lors de l'examen d'un assemblage lithique. de zones d'influence. 6 ) . sans oublier F exploitation des mines de silex au Néolithique. en général d'origine métamorphique. Floss. 1994 qui traite d'une seule région. 1991. Il paraît maintenant indispensable de chercher systématiquement à détecter l'emploi de cette technique dans les industries comportant l'utilisation de la pression (retouche et/ou débitage) en repérant les stigmates décrits précédemment. Ce sont ensuite d'autres matériaux exotiques comme l'obsidienne et sa circulation qui ont fait l'objet de nombreux travaux (voir. même si elles 27 e 27 II existe une abondante littérature dans ce domaine. lorsque toute source géologique est d'évidence lointaine. De ces recherches peuvent découler non seulement une analyse du système économique mais aussi une approche du comportement social (ch. Si. les nombreuses publications concernant la Mésoamérique. on a toutefois des exemples de sa permanence. Féblot-Augustins.. nous ne citerons donc que quelques ouvrages ou synthèses parmi les plus récents. gras. 25 .si l'aspect extérieur de la roche n'apparaît pas modifié à l'œil. Geneste. d'échanges. leur abondance. qui aident à confirmer la pratique intentionnelle de la chauffe. depuis une trentaine d'années. à part la couleur. le pourtour méditerranéen et le Proche-Orient). 1994 pour ce qui concerne les périodes anciennes. la Rhénanie au Paléolithique. . etc. le besoin en roche tenace.

en considérant un nombre (croissant) de paramètres qui doivent notamment nous éclairer sur les stratégies d'acquisition des matières premières.). sélectionne. transporte.). L'analyse des stratégies d'acquisitions des matières premières. filons. extraction dans des mines. ou au contraire difficile d'accès et d'extraction? . des besoins à satisfaire. offre de nombreuses interprétations qui engagent obligatoirement les dimensions et parfois la morphologie des outils réalisés. 1. Il ne faut pas non plus oublier que l'accessibilité des matières premières a pu varier selon les époques en fonction des modifications du paysage géologique. prélèvement à l'affleurement. est-elle rare. quelles que soient sa nature et sa position dans le contexte géologique. etc. coulées volcaniques.existe-t-il une seule ou plusieurs variétés? . le privilège d'être quasi impérissable. Les problèmes posés. ou au contraire abondante ? .comment se présente la matière première. • L'identification des gîtes et la reconnaissance de la morphologie du paysage dont dépendent les voies de circulation appartiennent au domaine des sciences de la terre. O r i g i n e d e s m a t i è r e s p r e m i è r e s Dans une même région.est-elle aisément accessible et/ou facile à se procurer. dépôts marins. entraînent des réponses multiples. Cette proposition est globalement vraie sur le plan des tendances. d'autre part des besoins de la culture étudiée. accessible aux hommes préhistoriques. L'absence de toute roche dure taillable est rare. qui peuvent s'exprimer aussi sous forme de préférences ou de contraintes. doit permettre d'expliquer des traits spécifiquement culturels. moraines. de nombreuses combinaisons et des hypothèses à large éventail. les gîtes peuvent être multiples et variés (coupes naturelles. car elle a. en est un. voire complexes.quelles furent les possibilités de transport? • L'homme préhistorique a des tâches à accomplir. On a aussi trop affirmé. etc. moins il se laisse dominer par les contraintes de son environnement. sous quelle forme et selon quelles dimensions se présente-t-elle ? . Les questions essentielles qui sont un préalable à toute étude sur les comportements sociaux et économiques relèvent d'une part de l'environnement naturel. chaque région.sont apparemment locales. dépôts de pente. Cependant l'alternative la plus fréquente est la suivante. apparemment simples. cônes de déjection. terrasses fluviátiles. au travers de l'étude des assemblages lithiques. Situer les gîtes en assurant un relevé précis permet d'apprécier les territoires d'approvisionnement lithique de chaque palethnie. de plus. une tradition culturelle à respecter. mais elle reste à préciser pour chaque période. Il est en effet important de déchiffrer les attitudes des préhistoriques face aux matériaux indispensables à leur survie : la pierre. Il s'agit ensuite d'identifier les modes d'approvisionnement (ramassage. Les réflexions suivantes permettent plus spécifiquement d'éliminer des contraintes liées à l'environnement et par conséquent de préciser les choix : . des compétences techniques qui ont leurs limites. D i s p o n i b i l i t é p r è s d e s site s La présence ou l'absence de roches dures taillables à proximité des gisements préhistoriques est à elle seule une donnée primordiale déjà très complexe. 2. chaque site. pointements.de quelle qualité est-elle. Nous nous limitons à trois problèmes incontournables. mais sa présence. plus il choisit. sans réellement le démontrer l'assertion suivante : plus l'homme évolue. 26 .

et/ou les préformes de pièces bifaciales sont apportés au campement. Dans ce dernier cas.la matière première est apportée au campement sous forme de nucléus seulement mis en forme (non débités) et/ou de pièces bifaciales préformées inachevées . Corollaire : le gisement correspond-il à une occupation liée à la richesse des gîtes ? La réponse est aisée si le gisement est bien uniquement un atelier de taille. qui peut aussi traduire des traditions qu'il convient d'établir en prenant en compte toutes les contraintes naturelles décelables. La modification du paysage. des civilisations distantes dans le temps ont occupé le même emplacement géographique. dénombrement comparé des déchets caractéristiques de débitage et de taille bifaciale. nous en retenons quatre (fig. Devant des nucléus sur éclat. retouchés ou non. 3. • Roches présentes sous une forme utilisable pour des morphologies précises d'outils. Ensuite on recherchera la forme sous laquelle la matière première a circulé : les blocs bruts ont-ils été amenés tels quels ou y a-t-il eu seulement un premier dégrossissage? Les préformes et/ou les nucléus mis en forme ont-ils été taillés sur le lieu d'approvisionnement? Les outils ont-ils été fabriqués sur place ou tout au long d'étapes intermédiaires? Les éléments de réponses à ces questions peuvent se déduire de l'observation technologique : observation raisonnée des proportions des surfaces corticales. B . gris foncé) que les néolithiques qui ont recherché les gîtes naturels de la fameuse "roche verte" (dacite).. dans un premier temps. peuvent être décelés quand les conditions s'y prêtent. pressentie depuis longtemps mais en plein essor depuis peu. se poser d'abord le problème de l'existence d'une matière première sous une forme naturelle intransportable avant d'en déduire qu'il s'agit d'un fait culturel. les Atériens ont beaucoup plus utilisé la roche locale (microgrenue. en termes d'accessibilité.seuls les outils. l'altération des roches disponibles. de facilité d'extraction et de possibilité de transport. Il s'agit simplement de constater la présence à bon nombre 27 . 3) : A .seuls les produits de débitage bruts. et surtout pratique des remontages (ch. à l'Adrar Bous (Niger). Acheminemen t a u campemen t Une voie de recherche. 6).• Roches dures présentes sous un gabarit permettant d'obtenir tous les supports désirés (lames. l'explication technique peut être retenue. C . de mesurer les contraintes imposées par les sources d'approvisionnement elles-mêmes. pièces de grandes dimensions. lamelles. Exemple : au Ténéré. D . chacune de ces stratégies..la matière est apportée au campement sous forme brute ou très peu modifiée (testée par un ou très peu d'enlèvements). et les pièces bifaciales achevées sont apportées au campement. Chacun de ces cas. sont peut-être la raison de cette différence. elle est malaisée si le gisement est composé d'ateliers et d'habitats. Il y a de nombreuses façons de concevoir théoriquement l'apport au campement de la matière première. Il y a lieu. ils peuvent être plausiblement supposés dans presque tous les cas de fouille importante. ou nature de la matière première satisfaisante pour certains types d'outils seulement : il est fréquent que dans une même région la matière première ait été exploitée différemment selon les groupes qui se sont succédés.). a trait à l'acheminement au campement de la matière première. la roche verte utilisée par les néolithiques pour leurs armatures de chasse se prêtant bien à la retouche bifaciale. or ces gîtes sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres de la plupart des sites d'habitat néolithiques.

pièces bifaciales préformées : et/ou simplement ébauchées . e t c .nucléus débités : à différents stades .nucléus mis en forme : et/ou simplement épannelés . 3) de certaines catégories de pièces techniquement bien définies. .outils finis : bruts de débitage dans certains cas (Levallois. 28 . à condition qu'il s'agisse d'éléments sporadiques. . déchets caractéristiques d'une technique ou d'une méthode de débitage : crêtes. il est nécessaire de nuancer ainsi les catégories d'objets du tableau : .éclats. éclats de préparation de crête . éclats de préparation et de ravivage de plans de frappe ou de pression. Comme les différents stades techniques ou les différents maillons de la chaîne opératoire ne sont pas toujours obligatoirement menés jusqu'au bout. Le complément peut dans chaque cas être supposé resté près des gîtes. . déchets caractéristiques • • © produits bruts d e débitage outils finis o o O O • • • O possibilit é d e présenc e O © • • • • • obligatio n d e présenc e © O rest e prè s de s "carrières " F i g . 3 — Stratégies d ' a c q u i s i t i o n de la m a t i è r e p r e m i è r e . .blocs bruts A B C D pièces b i faciales ébauchées o u préformées mise e n forme d e nucleus © O © © © O • • 0 éclats d'épannelage e t de mis e e n form e nucleus débités • • • • © O éclats. la présence possible d'autres catégories n'étant pas contradictoire. supports utilisés tels). ou achevés pour les pièces bifaciales.blocs bruts : y compris peu modifiés . .éclats d'épannelage et de mise en forme : éclats corticaux (assez nombreux) et. les entames peuvent être rares . dans le cas de nucléus. d'exemplaires (fig. ou retouchés. .

car ils peuvent être le produit d'actions naturelles. Le diagnostic de la taille intentionnelle est fondé avec davantage d'assurance lorsque les objets sont découverts dans un contexte archéologique bien défini. voire de galets taillés sur une plage par exemple doit conduire à la prudence. Au cours de prospections ou dans le cas de découvertes fortuites. Les stigmates laissés par la taille sur les objets lithiques sont les mêmes. bien que se posant fréquemment. La présence d'éclats de taille. qu'ils appartiennent aux premiers hommes ou qu'ils soient élaborés comme les lames des poignards du Bronze danois du I I millénaire. en revanche la découverte d'un seul biface ou d'un nucléus à débitage Levallois peut assurer une taille intentionnelle : dans ce cas. Les stigmates d'enlèvements. La lecture technologique de n'importe quel objet lithique taillé sera donc unique et fondée sur l'observation et la reconnaissance de ces stigmates. ou encore qu'ils soient subactuels comme les nombreux briquets des sites archéologiques islamiques. négatifs et positifs. l'organisation des enlèvements sur les objets est le principal critère à observer pour juger d'une taille intentionnelle. Le nombre de pièces trouvées et leur position géologique aident ensuite à déterminer le contexte et l'éventuelle présence d'un site.Chapitre 2 La taill e La taill e intentionnell e La finalité de la taille est l'outil au sens large. ils obéissent à des lois de la physique et sont identiques que la taille soit intentionnelle ou non. permettent seuls de définir un objet taillé. Il faut cependant garder en mémoire combien le diagnostic intentionnel/non intentionnel n'est pas toujours simple à établir. l'organisation des enlèvements obéit à un agencement précis qui échappe obligatoirement à une "taille" aléatoire due au hasard de chocs reçus. Résultant d'un choc ou d'une pression. e 29 .

Un geste. un outil ou bien les deux? Les méthode s e t le s technique s d e taill e L'importance d'une distinction entre ces deux termes avait été soulevée dès 1965 lors d'un colloque international . Les techniques spéciales de retouches sont présentées dans le chapitre 5. 28 La méthod e est l'agencement suivant une marche raisonnée d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une (ou des) technique. 73). 4 : 1) et théoriquement sa version symétrique. procèdent de la taille. Les méthodes et les techniques de taille concernent par définition le façonnage. un coup de main. Nous utilisons le terme "taille" lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un terme plus précis. L a p e r c u s s i o n Application d'un choc pour fractionner la matière première.Tailler. Les principales méthodes reconnues actuellement sont définies dans les chapitres 3. 28 Nous attirons l'attention sur l'abus de l'utilisation du terme technologique pour technique ou méthode. notamment Bal out. le débitage et la retouche qui. 30 . l'emploi d'un percuteur dur ou tendre. Il s'agit des cas où il y a ambiguïté quant au rôle et à la destination du produit taillé : un galet taillé par exemple est-il un nucléus. en sont les principales variantes. Un colloque organisé par la Wenner-Gren Foundation s'est tenu à Burg Wartenstein (Autriche). au cours duquel plusieurs préhistoriens avaient débattu de ces questions de terminologie (cf. le débitage et la retouche. le facettage d'un plan de frappe ou de pression. la percussion lancée sur enclume. La percussion directe • La percussion directe au percuteur de pierre (dure ou tendre) (fig. 4 et 5. qu'il s'agisse de façonnage ou de débitage. tous trois. l'interposition d'un "punch" sont des exemples de techniques . Le façonnage. Les critères sont définis à partir d'observations faites sur les ensembles archéologiques. 1967 et Tixier. ont un sens plus restrictif. la préparation d'un bord avant l'enlèvement par coup de burin. retouche r Quelle que soit la manière de fractionner la matière première. C'est la prédétermination qu'il s'agit donc d'identifier. Le terme "taille" est le plus général pour désigner toute action de fractionnement intentionnel de la matière première. 72 et fig. Les avancées de l'expérimentation permettent désormais de diagnostiquer les techniques de taille. confirmées par l'expérimentation. Le terme méthode implique le plus souvent un schéma conceptuel élaboré menant à l'obtention de produits prédéterminés. Les procédé s technique s sont de courtes séquences systématisées de gestes assurant une préparation : l'abrasion d'une corniche. Les principale s technique s 1. façonner . 1967). le tailleur utilise une panoplie d'outils présentée dans le lexique (fig. Ces termes désignent des actions précises qui seront chacune traitée dans des chapitres séparés. la préparation d'un éperon sont des exemples de procédés techniques. débiter .

F i g . 1 : p e r c u s s i o n directe au p e r c u t e u r d e p i e r r e . 3 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e (punch e n b o i s d e c e r v i d é . 31 . 6 : p r e s s i o n d a n s la m a i n ( r e t o u c h e s p a r a l l è l e s ) . 4 : p e r c u s s i o n i n d i r e c t e p a r c o n t r e .c o u p . 4 — T e c h n i q u e s de taille. 2 : p e r c u s s i o n d i r e c t e au p e r c u t e u r en bois de c e r v i d é . p e r c u t e u r en b o i s v é g é t a l ) . 5 : p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e l v i e n n e .

1991. basaltes. Avant le Mésolithique.Si de nombreuses techniques de taille ont été inventées au fil du temps. Volkof. elle peut tout à fait avoir été inventée aux temps préhistoriques. Possehl. 31 32 29 30 31 32 Crabtree. I n d e ) pour la fabrication de petits objets et de perles en calcédoine et cornaline : cette technique consiste à maintenir la pièce à tailler. et elle a perduré tout au long de l'aventure de la taille des roches dures. 29 • La percussion directe au percuteur tendre (bois végétal ou animal. 4 : 2). en os. la première d'entre elles est sans nul doute la percussion directe au percuteur de pierre dure. Guiria. Elle est attestée en Afrique vers 700000 ans.. enfoncée dans le sol. Roux. Il existe de multiples façons d'appliquer la pression (chap. On note son apparition tardive. d'une main. et apparaît sans doute avant cette date. fig. elle ne constitue donc pas un argument chronologique. • La percussion indirecte par contre-coup (fig.) est plus tardive (fig. comme les quartzites. 1988 : 4 8 . C'est une technique de débitage et de retouche inventée dès le Paléolithique supérieur. C'est une technique remarquablement efficace. etc. 1981. Pelegrin. 1994. Pelegrin. Le percuteur est dans ce cas choisi parmi des grès tendres ou des calcaires gréseux. La percussion indirecte • La percussion indirecte classiquement admise met en jeu un outil intermédiaire appelé chasse-lame ou "punch". silex etc. Avec les autres roches couramment employées. en métal. • La pression au levier La pression au levier. ivoire. aucune reconnaissance formelle ne peut en être avancée. l'éclat se détache par contre-coup au contact de la barre de métal. La percussion directe à la pierre tendre permet le façonnage d'ébauches bifaciales et le débitage de lames peu régulières . 1991a. 30). et semble être une technique permettant de débiter les grandes lames (jusqu'à 41 cm) de type "Varna" . qui pourrait être liée à l'utilisation du cuivre. • La pression est exercée par la partie active d'un outil en bois végétal ou animal. plus dures et plus tenaces. 32 . en os. les résultats ne seraient pas aussi bons. Pelegrin in : Manolakakis. 4 : 4) existe de nos jours à Khambhat (Gujarat. 7 7 . et de l'autre main à percuter à l'aide d'un marteau armé d'une corne de buffle la partie opposée. 4. ou tout au moins avec l'apparition du bronze. légèrement friables au choc. 4 : 3 ) . au Chalcolithique et à l'Age du Bronze. ou en métal (fig. au contact de l'extrémité d'une barre de fer appointée. permettant d'exercer une force considérable (300 kg). 1983. p. os. est expérimentée depuis p e u . 1989. Elle fut pendant des centaines de milliers d'années l'unique technique employée. qui peut être en bois animal ou végétal. 1972. cf. L a p r e s s i o n Application d'une pression pour fracturer la matière première (fig. Madsen. 4 : 5 et 6). Pelegrin. le diagnostic de J. 30 2.

FACE SUPERIEUR E négatifs d'enlèvement s antérieurs ^ PROFIL GAUCHE FACE INFERIEUR E extrémité distal e partie central e (ou mésiale ) extrémité proximal e angle de chass e esquillements F i g . éclat de taille de biface. 33 . éclat de retouche. Dès la mise en évidence de production de supports. Enfin. on parle de produits de débitage. etc. même si un simple éclat représente toujours un support potentiel. 5 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n éclat. non retouché et non destiné à être un support d'outil. ce n'est qu'après l'étude des outils et de la production des supports que l'on réserve l'expression restrictive "déchets de taille" à un ensemble ("résidu insoluble") manifestement non prédéterminé.Les produit s d e taill e L'expression "produit de taille" a un sens général qui ne présume pas de la destination finale. on précise : éclat (toujours au sens large) de mise en forme de nucleus. Lorsqu'il est possible de replacer un produit de taille dans la chaîne opératoire. Les produits de taille sont donc des éclats au sens large (qu'il n'est pas besoin dans un premier temps de différencier pour les nommer) provenant de toute opération de taille.

Talon et bulbe peuvent être absents . sa détermination passe obligatoirement par la reconnaissance des stigmates de fracture (fig. Les accidents de taille sont identiques dans les ensembles préhistoriques ou expérimentaux.sur le talon (ou partie détachée du plan sur lequel on a frappé ou pressé) : traces de préparation. etc. de longueur égale ou supérieure à deux fois la largeur. on oriente alors l'éclat selon les autres stigmates de fracture. mais on désigne les bords en fonction de la face supérieure. dans la chaîne opératoire (fig. ils appartiennent à la catégorie des éclats caractéristiques. L'entame est un éclat caractéristique universel : quelle que soit l'opération de taille. A c c i d e n t s d e taill e Un accident de taille. lancettes. • Déchets caractéristiques : de petite dimensions. qui ont été taillées. il existe au moins un éclat d'entame. tablette de ravivage) ou de la retouche (éclat de coche clactonnienne). Il se distingue de l'objet cassé par l'impossibilité de reconstituer l'objet dont il est issu. E c l a t Les éclats proviennent des enlèvements sur tout bloc de matière première et ils ont en commun nombre de caractères déterminés par la propagation des ondes de fracture dans les roches dures. . 34 . 5). Les lames et lamelles sont des éclats de morphologie particulière. 8. une fois l'éclat orienté (fig. Paradoxalement.1. essentiellement. 2. grâce à des stigmates spéciaux. car ce sont elles. bulbe. etc. Quelles que soient les techniques qui ont présidé au détachement d'un éclat. s'ils sont observables sur la face inférieure : ondulations de percussion ou de pression. donnant un produit à morphologie spécifique . est un phénomène imprévu. 1982. 3. Les éclats caractéristiques peuvent aussi être des supports d'outil. non intentionnel. . D é c h e t s d e taill e Cette catégorie concerne tous les éclats ou fragments d'éclat n'ayant en apparence aucune fonction possible et/ou qu'il n'est pas possible de replacer dans la chaîne opératoire. survenant au cours du débitage. Les descriptions qui suivent concernent les seules roches à cassure conchoïdale. 33 33 Roche. 126). lancettes (voir p. on détermine un éclat par sa face inférieure. Leur présence précise des activités de taille spécifique. Un éclat brut de taille est orienté conventionnellement à partir de ces deux éléments principaux. talon en bas. du débitage (crête. Un éclat de retouche de petite armature bifaciale est un déchet caractéristique.sur la face inférieure ou face d'éclatement (la face opposée étant dénommée face supérieure) : ondulations de percussion ou de pression. 5) : . point d'impact. 4. du façonnage ou de la retouche. E c l a t s c a r a c t é r i s t i q u e s Est éclat caractéristique tout éclat qui peut être replacé mentalement sans ambiguïté. 9 et 10) qu'il s'agisse du façonnage (éclat de taille de biface). • Débris : s'applique à tout fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement. Tixier. ce qui renforce la crédibilité de la démarche analogique expérimentale.

L e f r a g m e n t m a r q u é en tireté n ' a p a s été r e t r o u v é ( R o c h e . I n d r e .F i g . p e r c u s s i o n directe au b o i s (J. 1).T.L o i r e . Tixier. 35 .e t .P r e s s i g n y .). 1982 : fig. etc. à l a n g u e t t e .). D é b i t a g e e x p é r i m e n t a l . 6 — G r a n d e l a m e à c a s s u r e s m u l t i p l e s ( s i m p l e s . silex du G r a n d .

ou d'un objet au cours de toute opération de taille. fig. cassure d'une chute de burin quand elle est un déchet.1. simples ou doubles.2. 7 : 2. • Les cassures "en nacelle". normal dans sa partie proximale. Les pièces réfléchies et les stigmates qu'elles laissent en négatif sont très caractéristiques. vacuole. 3 et 4). 35 II n'y a donc pas de "nacelle supérieure". 14 : 3). 77). La cassure se produit quelles que soient les techniques utilisées (percussion. ou s'arrêtant brusquement par une cassure franche ("step-fracture"). ne laisse sur le nucléus qu'une nervure partielle (quand elle est décelable) sur la partie distale du négatif (fig. s'arque brusquement et emporte toute une partie du support.3. etc. normal dans sa partie proximale. soit à la "main" du tailleur. 6). Le s outrepassage s Phénomène qui fait que le plan de fracture. s'arquant brusquement vers la face supérieure. rattrapables (réfléchissement d'une lame sur un nucléus à deux plans de frappe : un seul enlèvement partant du plan de frappe opposé est alors nécessaire pour continuer le débitage) ou sans importance (esquillement du bulbe.). Ils peuvent être rédhibitoires (bris d'une grande pièce foliacée. 4. 36 Crabtree. • Les cassures franches dont la surface est perpendiculaire à l'axe de débitage et à la face inférieure (fig.Ils se présentent sous un certain nombre de "types" liés soit à un défaut de la matière première (diaclase. Le support a. • Les "accidents Siret" : cassure franche d'un éclat en deux fragments suivant l'axe de percussion. C'est l'accident le plus fréquent des tailleurs débutants. • Les cassures "en languette" inférieure ou supérieure.) dont nous présentons les principales.). Le s réfléchissement s C'est le contraire des outrepassages bien qu'ils aient sans doute les mêmes causes physiques (variation de la vitesse de propagation du front de fracture). 4. 1972 : 25. nodule saccharoïde. 7 : 5). 1970. de ce fait. outrepassage d'une pointe Levallois. bien que non intentionnels. qu'il soit nucléus. ces dernières donnant parfois des déchets caractéristiques (fig. 36 . "hinge-fracture" des anglophones ). etc. filé moins loin que prévu (fig. 70). 36 35 34 34 Bordes. recoupant enfin brusquement la face inférieure. etc. Les produits d'accidents de taille. s'arque brusquement et recoupe avant terme la face supérieure du support formant parfois un arrondi distal (fracture en "charnière". peuvent aussi servir de support. emportant une partie des deux bords. pression. Le petit déchet qui correspond à la nacelle a une morphologie très spécifique (fig. 4. 7 : 1 . Les accidents de taille ont des conséquences variables sur la bonne suite de la séquence de taille à laquelle ils appartiennent.). 7 : 5 et fig. Un éclat réfléchi est un enlèvement dont le plan de fracture. Elles sont plus fréquentes par pression que par percussion. etc. amorcées grâce à un esquillement du b u l b e . qui a longtemps été prise pour un burin. produit de débitage ou outil (fig. Le s cassure s Rupture accidentelle d'un éclat lato sensu au moment de son détachement.

7 — A c c i d e n t s d e taille e x p é r i m e n t a u x . o b s i d i e n n e ( R o c h e . A . 4 : éclat p a r a s i t e e n t r e d e u x l a n g u e t t e s o p p o s é e s . p e r c u s s i o n d i r e c t e au bois de r e n n e . 1). silex de G o u s s a i n v i l l e . silex du B e r g e r a c o i s . 5 : l a m e l l e o u t r e p a s s é e à n a c e l l e inférieure. 1 : éclat ( l a m e ratée) à e x t r é m i t é r é f l é c h i e . D o r d o g n e . 2 : l a m e à l a n g u e t t e s i m p l e inférieure. O i s e . Tixier. 37 . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e " s o u s le p i e d " . 1982 : fig. o b s i d i e n n e d e l ' I d a h o . d é b i t a g e p a r p r e s s i o n à la b é q u i l l e p e c t o r a l e . p e r c u s s i o n i n d i r e c t e . S .F i g . 3 . U . 3 : l a m e à l o n g u e l a n g u e t t e s u p é r i e u r e .

avec une constriction postbulbaire. de la corniche du plan de frappe.à une évaluation des niveaux de compétence des tailleurs. allongé. avec un talon très large. sans talon ni bulbe). l'éclat ou la lame peut emporter. Ils se présentent le plus souvent sous forme d'enlèvements courts. quand celui-ci ne peut tomber librement car le nucléus repose sur une partie du corps du tailleur (main.4.pour mieux cerner une tradition lorsque les accidents sont liés à des techniques spéciales. comme surface apte à recevoir un nouveau coup de burin pour obtenir un dièdre par exemple. pour les pointes de "La M o u i l l a h " . des schémas opératoires mis en œuvre. Diver s • Les ruptures simplement amorcées sont à classer dans les accidents de taille. 39 Tixier. Uoutrepassage systématique d'éclats Levallois pour l'obtention de hachereaux de type "Tabelbala" . .à une meilleure approche des techniques par comparaison avec les expériences modernes . . est un aspect tout à fait original de ces pièces acheuléennes du Sahara occidental et d'Afrique du Sud pour lesquelles l'accident serait de ne pas outrepasser! 38 39 37 Newcomer. • Lors de la taille de pièces bifaciales ou du débitage de lames. à profil concave. donnant un déchet de section triangulaire. de la retouche. • Les enlèvements "spontanés" Il s'agit de ceux qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. de même que les "bulbes incipients". . ces éclats peuvent être confondus avec une pièce outrepassée. surtout par percussion directe au percuteur tendre. cuisse). Le négatif ressemble à une large coche clactonienne défigurant le bord de la pièce bifaciale ou le plan de frappe du nucléus. Il n'est jamais facile de les différencier de ceux. S'ils ne sont pas examinés minutieusement. C'est le 'Hipped flake" des auteurs anglophones. ou de coches (voire de denticulés) sur ses bords latéraux . un bulbe tout à fait diffus. Elle a été systématisée bien avant l'arrivée des microlithes géométriques. pied. Des accidents de taille observés par les préhistoriques ont sans doute été à l'origine d'une maîtrise de ce phénomène. les éclats ou lames non totalement détachés. 38 Tixier. 1976.à une meilleure compréhension des gestes techniques. Il en résulte une partie proximale. avec son talon. 1956. 38 . • Les éclats "parasites" Il s'agit d'éclats soit complémentaires de celui que l'on veut obtenir (esquillement du bulbe par exemple.4.à la démarche fondamentale de différenciation entre l'intentionnel et le non intentionnel . de leur chronologie. lors du détachement même d'un éclat par percussion. dans l'Ibéromaurusien il y a plus de 20000 ans. soit supplémentaires ("esquille" provenant. L'originalité de cet accident tient à ce que la rupture s'amorce bien au-delà du point d'impact du percuteur. . fig. en partie distale du support. beaucoup plus de matière que prévu. 1963 : 106. intentionnels. 6). au début du Paléolithique supérieur en Afrique du Nord. Cet accident est indépendant de la matière première. un burin défiguré par une chute outrepassée peut être non pas abandonné mais utilisé dans la partie distale du négatif de la chute. dernier geste technique de la séquence de débitage. 37 Une bonne connaissance des accidents de taille est nécessaire : . devenant alors intentionnel : la cassure en microburin ou en microburin "Krukowski" est arrivée à tous ceux qui ont essayé de faire un bord abattu sur lame.

3 : p r é f o r m e p a r p e r c u s s i o n .Trois exemple s d e schéma s d e taill e F i g . 2 : d é g r o s s i s s a g e p a r p e r c u s s i o n p o u r a m i n c i r la partie p r o x i m a l e ( e n l è v e m e n t s bifaciaux) et r é d u i r e la c o u r b u r e d e la partie distale ( e n l è v e m e n t s i n v e r s e s ) . 1 : éclat brut d e d é b i t a g e . 39 . 5 : d é g a g e m e n t du p é d o n c u l e . en partant d ' u n éclat. 8 — S c h é m a de taille : e x e m p l e de f a ç o n n a g e bifacial d ' u n e p o i n t e de flèche à p é d o n c u l e et a i l e r o n s . 4 : finition p a r p r e s s i o n .

3. 4 : enlèvements de lames de "plein débitage" avec r a v i v a g e s de p l a n d e frappe. c r é a t i o n d ' u n p l a n de frappe. 40 . 1 : m i s e en f o r m e s o m m a i r e .0 F i g . 2 : e n l è v e m e n t d ' u n e première lame entièrement corticale. 9 — S c h é m a de taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e d e l a m e s sur n u c l é u s à u n seul p l a n d e frappe. 0 : b l o c brut.

2 : c r é a t i o n d e d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 10 — S c h é m a d e taille : e x e m p l e d e d é b i t a g e de l a m e s sur n u c l é u s à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s .F i g . 3 : d é b i t a g e de d e u x l a m e s à crête o p p o s é e s . 1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s à l ' a i d e d ' u n e crête a n t é r i e u r e d ' e n t a m e (A) et d e d e u x crêtes p o s t é r o . 0 : b l o c brut. 41 .l a t é r a l e s (B et C ) . 4 : d é b i t a g e d e l a m e s a v e c r a v i v a g e s d e p l a n s d e frappe (plein d é b i t a g e ) .

.

ainsi que le hachereau. on parle alors de mise en forme du nucléus. il concerne également d'autres objets aux morphologies variées. Un excellent exemple en est donné au Japon avec le débitage de lamelles suivant la méthode Yubetsu (p. car le concept est différent. a pour finalité de créer une morphologie spécifique. Le façonnage. sont traités à part. les trièdres.. 80). Si le façonnage s'applique pour l'essentiel aux objets bifaciaux. A peu près toutes les matières premières taillables ont été utilisées. Le façonnage est un mode de taille très répandu dans l'espace et dans le temps. enfin. Il n'est pas toujours possible de lever l'ambiguïté : fabrication d'outil unique/production de supports. outil bien particulier. du biface dont on ignore l'usage. triédrique. Le façonnage s'applique aussi à la fabrication de préformes. La plupart des chaînes opératoires de façonnage produisent en effet de nombreux éclats qui peuvent être utilisés comme supports d'outils. et quadrangulaire. les haches à section rectangulaire..Chapitre 3 Le façonnag e Nous réservons le terme façonnage à une succession d'opérations de taille dont le but est de fabriquer u n obje t e t u n seu l en sculptant la matière première selon la forme désirée. par définition. chacune ayant ses variantes. 43 . depuis le quartzite le plus grossier j u s q u ' à l'obsidienne. ne représentent qu'un stade intermédiaire dans une chaîne opératoire et concernent toutes les morphologies. les ciseaux. recouvre un certain nombre de méthodes. etc. comme les polyèdres et les sphéroïdes. Nous n'évoquons ici que les principales : le façonnage bifacial. qu'il s'agisse d'une pointe de flèche dont on pressent la fonction. Ce mode de taille. Il est aussi souvent impossible d'attribuer une destination fonctionnelle aux objets relevant du façonnage. qui peut s'insérer dans n'importe quelle phase d'une chaîne opératoire. de la préforme de la hache destinée au polissage. Mais lorsqu'une opération s'apparentant au façonnage entre dans une chaîne opératoire de débitage. Les préformes qui. polyédrique et sphéroïdal.

T e c h n i q u e s Les principales techniques de la taille de la pierre ont été appliquées au façonnage bifacial au fur et à mesure de leur invention ou de leur acquisition par les groupes 40 Texier. • L ébauchage consiste à mettre en place de façon simultanée deux surfaces plus ou moins convexes de part et d'autre d'un plan d'équilibre bifacial (fig. dans d'autres contextes culturels d'Asie. Roche. notamment dans le cas du biface. il devient. rognon.Le façonnag e bifacia l Le façonnage bifacial naît en Afrique orientale à la fin de l'Oldowayen. le façonnage bifacial fait partie de l'équipement technique tout au long du Paléolithique supérieur. 44 . 11 : A). Pour une pièce bifaciale façonnée à partir d'un bloc épais. En revanche. fragment et bien sûr éclat (fig. Ce sont les schémas opératoires. 11 : B). etc. bloc.qui délimitent un contour. C'est ce travail qui donne à l'objet sa morphologie définitive : délinéation des bords. et n ' a pratiquement jamais cessé ensuite d'être utilisé. 1991. 40 • Le travail de finition consiste à régulariser le contour de l'objet en fonction d'un second plan d'équilibre bilatéral (fig. plaquette. les techniques et les manières de faire qui diffèrent. légèrement déjetés pour fabriquer leurs bifaces : le façonnage s'intègre alors dans une chaîne opératoire plus longue qui comporte à l'amont une séquence de débitage avec prédétermination pour l'acquisition des supports . moins le travail d'ébauchage est important. on voit le façonnage bifacial apparaître ou disparaître selon les cultures.sont loin d'être toujours symétriques. car ces deux surfaces . Plus le volume initial se rapproche de la morphologie finale souhaitée. Texier. la morphologie désirée peut être obtenue en une ou deux générations d'enlèvements seulement. Certains Acheuléens ont débité systématiquement de grands éclats courts. 1995b. 41 Texier. avec le développement des pointes de projectile. l'outil dominant de l'Acheuléen. Par la suite. perpendiculaire au plan d'équilibre bifacial. quasi universel. matérialisé par une arête . dégagement d'un pédoncule. alors qu'il est ignoré des Magdaléniens. Mais pour une pièce bifaciale façonnée sur éclat. 1989. Nous décrivons ici les grandes lignes du concept bifacial. pour approcher la morphologie souhaitée. Ainsi au cours du Paléolithique supérieur connaît-il une apogée pendant le Solutréen. Roche. le concept de base demeure identique. Sans préjuger du mode d'obtention du support (qui peut se faire par débitage par exemple). il faut. Ce terme est préférable à celui de plan de symétrie. La finition s'apparente à de la retouche. Le biface occupe une très grande place au Paléolithique inférieur. qui ôte le cortex s'il y en a. d'une soie. il y a plus d'un million et demi d'années. Une pièce bifaciale peut être faite à partir de n'importe quel support : galet. M é t h o d e s Si les méthodes utilisées dans le façonnage bifacial offrent des variantes importantes en fonction des périodes concernées. surtout pour les petites pièces faites sur éclat. avant l'ébauchage proprement dit. le façonnage bifacial comporte deux phases principales : ébauchage et finition. Il reste très présent au cours du Paléolithique moyen. il est. procéder à l'épannelage de ce bloc. A la fin du Mésolithique et jusqu'à l'apparition du métal. larges. 41 2. 8). d'ailerons. M ê m e s'il n'est pas omniprésent. parfois avec le hachereau. 1.

préhistoriques : percussion directe au percuteur dur ou au percuteur tendre, percussion indirecte, pression, bouchardage, puis polissage. Dès le Pléistocène moyen, on voit alterner, pour la fabrication d'un même objet bifacial, la percussion directe au percuteur de pierre pour l'acquisition du support et l'ébauchage, et au percuteur tendre pour la finition. Ces deux opérations génèrent des éclats caractéristiques (fig. 14). Ce changement technique entre ébauchage et finition n'est pas systématique, mais fréquent. Il est attesté avec certitude vers 700000 ans en Afrique orientale, et existe sans doute avant. Dans certaines chaînes opératoires longues, avec préformes, des périodes plus récentes, trois, voire quatre techniques différentes ont pu être utilisées pour la fabrication d'un seul et même objet (voir infra).

Fig. 11 — P l a n s d ' é q u i l i b r e bifacial (A) et bilatéral (B) d ' u n biface.

3. Morphologie s Les morphologies des objets issus du façonnage bifacial sont variées (fig. 12, 13, 37). La répartition du volume évoquée ci-dessus au cours de l'ébauchage peut tendre à la symétrie de part et d'autre du plan d'équilibre bifacial, ou rester dissymétrique. De même la vue de face de la forme peut être d'une symétrie bilatérale parfaite, ou montrer une dissymétrie voulue ou simplement laissée telle. Certaines formes ont connu de longues périodes de stabilité, comme le biface. Il n'est pas possible, en l'état actuel des recherches en tracéologie, d'identifier les raisons fonctionnelles du succès du biface. Mais il semble bien que son développement soit lié à l'acquisition de la notion de symétrie (notion qui sera bien maîtrisée au cours de l'Acheuléen ancien en Afrique, autour d'un million d'années), même si elle est loin d'être toujours parfaite, et à la faculté de débiter des grands éclats supports. D'autres morphologies bifaciales reflètent au contraire des conceptions spécifiques qui ont eu une durée de vie très réduite, comme les feuilles de laurier du Solutréen moyen et supérieur, sans que l'on puisse davantage leur attribuer une fonction. La question se pose moins pour les armatures de projectiles, dont les formes, très variées, s'accordent à des impératifs de balistique et d'emmanchement. 45

F i g . 12 — E x e m p l e s d e f a ç o n n a g e bifacial. 1 : "feuille d e laurier", S o l u t r é e n , L e s J e a n s - B l a n c s , D o r d o g n e . 2 : p o i n t e à c r a n , S o l u t r é e n , L e P l a c a r d , C h a r e n t e . 3 : p i è c e foliacée b if ace, N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 4 : p i è c e bifaciale, N é o l i t h i q u e , Al-Abr, Y é m e n . 5 : p o i n t e d e flèche à p é d o n c u l e et ailerons c a r r é s , N é o l i t h i q u e , S h a g r a , Qatar. 1 et 2 (Smith, 1966b : Fig. 5 0 , 1 et Fig. 6 7 , 6), 3 et 5 (Inizan, 1988 : fig. 4 9 , 6 et fig. 5 1 , 5).

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F i g . 13 — E x e m p l e d e f a ç o n n a g e bifacial : biface a c h e u l é e n e n p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a .

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F i g . 14 — E c l a t s d e f a ç o n n a g e de b i f a c e , p h o n o l i t e , I s e n y a , K e n y a . 1 : éclat o u t r e p a s s é . 2 : éclat d e finition, p e r c u t e u r t e n d r e . 3 ; éclat a v e c négatif d ' e n l è v e m e n t réfléchi.

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Texier. les pointes d'Ohokam nord-américaines . les sphéroïdes peuvent être aussi obtenus par aménagement partiel de formes naturelles tendant à la sphère. Roche. et à la prouesse technique. jusqu'à obtenir une sphère parfaite. 45 F i g . Cela permet de maintenir l'épaisseur de l'objet tout en créant les arêtes si caractéristiques du vrai polyèdre (fig. 16 : 3). Un sphéroïde (fig. 15). 1941-1946. La méthode consiste à pratiquer des enlèvements de direction opposée. pour lesquelles le piquetage gagne toutes les facettes de l'objet. Les données technologiques et la relation débitage/façonnage au sein d'un même ensemble. doivent désormais être impérativement prises en compte. Toutefois. Crabtree. 42 43 44 Le façonnag e polyédriqu e e t sphéroïda l Le façonnage polyédrique se conduit non pas à partir de plans sécants mais par rapport à un centre d'équilibre autour duquel le volume se répartit de façon plus ou moins régulière et constante (fig. 1 6 : 2 ) peut être obtenu à partir d'un façonnage polyédrique. Plus les angles sont ouverts. 1995a. Il en est de même pour les bolas (fig. Boletín de Antropología Americana. non contigus. 42 43 44 45 Joubert. qui permettent de comprendre comment les artisans préhistoriques ont géré les matières premières et quels schémas ils ont développés. En témoignent par exemple les disques en dacite du Tenéré . plus la forme polyédrique a tendance à s'inscrire dans une sphère. 1973. 49 . avec éventuellement un écrasement partiel des arêtes par piquetage (on dit aussi bouchardage -voir ce terme dans le lexique). 1982. 16 : 1). et bien sûr les fameux excéntricos m a y a s . dont l'intersection forme un angle supérieur à 90° (valeur théorique limite entre le plan de frappe et la surface taillée).Le façonnage bifacial est certainement un des modes de taille qui a su allier le mieux l'efficacité à l'expression de l'imagination et de la fantaisie. Vaufrey. 15 — P o i n t d e s y m é t r i e o u p o i n t de g r a v i t é (point G ) d a n s le f a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . La variété des formes issues du façonnage bifacial a engendré un grand nombre de classifications qui sont le plus souvent morphologiques et d'un intérêt relatif.

F i g . A c h e u l é e n . K e n y a . I s e n y a . 50 . 2 : s p h é r o ï d e en p h o n o l i t e . 1 : p o l y è d r e en p h o n o l i t e . 16 — F a ç o n n a g e p o l y é d r i q u e et s p h é r o ï d a l . 3 : bol a e n q u a r t z .

Il requiert une très grande maîtrise technique. qui relèvent de méthodes différentes. Mais il est beaucoup moins répandu que le façonnage bifacial. ou pic triédrique. Leroy-Prost. on peut considérer le sphéroïde comme une préforme (voir infra). dont la fonction n'est pas établie. auquel il s'oppose dans sa conception. la fabrication d'un polyèdre n'est pas le résultat du hasard ou de "blocage" au cours du débitage d'un nucléus par exemple. D ' u n point de vue technique. dès l'Oldowayen. se fait. le façonnage polyédrique et sphéroïdal s'effectue par percussion directe au percuteur dur. Et si l'utilisation très contrôlée d'un percuteur peut à la longue transformer celui-ci en sphère. dont le meilleur exemple est certainement la préforme de la hache dite "à section carrée" (en réalité rectangulaire) du Néolithique final danois (fig. ou mieux encore d'un sphéroïde en bola. sphéroïdes et bolas peuvent représenter différents segments d'une même chaîne opératoire. rhomboïdale. • Le façonnage quadrangulaire concerne essentiellement les préformes. à l'exception des manches de poignard du Bronze danois. De multiples schémas de taille sont en fait possibles pour dégager la (ou les) pointe. Le façonnage polyédrique et sphéroïdal apparaît très tôt. • Le façonnage triédrique Sous le vocable trièdre.ou encore celle du sud-est asiatique. ou encore un étroit ciseau (fig. sous une forme plus "légère" au Paléolithique supérieur. qu'il n'est pas facile de réaliser expérimentalement. se rangent des objets à la fois allongés et robustes. etc. Dans ce cas. mais relève bien d'une méthode nécessitant une maîtrise du façonnage. on Fa vu. Un pic peut être façonné à partir de n'importe quel support. 17). Un "raté" sur les enlèvements d'ébauchage peut compromettre. Leroy. pour lesquels il existe en tant que tel. les deux s'effectuant à la pierre. 46 • Le façonnage "quadrangulaire" C'est une méthode assez peu répandue. ayant une ou les deux extrémités plus ou moins dégagées pour former une pointe grossière à section triangulaire. Autres façonnage s Le façonnage permet d'autres morphologies. La technique utilisée est la percussion directe au percuteur dur. de façon différée mais "irrattrapable". la fin du façonnage ou le polissage. le façonnage intentionnel des bolas préhistoriques (et historiques) ne fait guère de doute. par bouchardage. La base peut demeurer entièrement naturelle . pic. 1968. Contrairement à ce qu'il a souvent été écrit. La transformation d'un polyèdre en sphéroïde. voire deux surfaces (naturelles. notamment pour les objets de grandes dimensions. selon qu'une. quadrangulaire. avec changement de technique : percussion directe puis bouchardage. Il existe dès le tout début de l'Acheuléen.Ainsi polyèdres. ou bien que les trois pans sont taillés. et se retrouve au Mésolithique dans l'Asturien.qui est traitée dans le paragraphe suivant .. et perdure tout au long des temps préhistoriques. 18 : 1) . n'est pas un objet très courant. 46 Brézillon. 51 . Le pic triédrique. Nous en présentons deux. comme les objets à section triangulaire. ou d'éclatement) sont conservées et servent éventuellement de plan de frappe. 1981. Dauvois.

Casablanca. Maroc (Dauvois. 1976 : fig. 17 — Façonnage triédrique : pic triédrique en quartzite. . 17). Acheuléen.Fig.

47). en Papouasie-Nouvelle G u i n é e (fig. retouche par pression (sans doute au cuivre) d'une face . avec quatre techniques dont l'agencement varie en fonction des matières premières et des compétences techniques de chaque groupe : la taille (percussion directe au percuteur de pierre dure ou tendre. 47 48 • Couteaux prédynastiques égyptiens Un autre exemple. bouchardage puis polissage. L'étape suivante est la mise au point de la préforme qui se fait par percussion indirecte au punch. et de son rôle socio-économique et symbolique. témoignages "vivants". le polissage. Kelterborn.l'autre reste polie -. peut s'effectuer par petites percussions directes au percuteur tendre. dans des contextes très différents. herminettes ou ciseaux sont encore fabriquées par plusieurs groupes. L'ébauche doit être le plus proche possible de la morphologie finale désirée.). des "lames" de haches. Dans les vallées du centre-ouest d'Irian Jaya. etc. 18 : 2). qui produit de longs enlèvements parallèles en S (ripple flakes) dont la fonction esthétique ne fait guère de doute . préparation des bords . Quatre exemples de chaîne opératoire avec préforme sont présentés dans ce paragraphe : deux exemples archéologiques. Tixier. 1987. le polissage et le sciage.Préformes Une préforme est le résultat de la préparation particulièrement soignée d'une ébauche en vue d'une finition pour laquelle une ou plusieurs techniques sont mises en œuvre (fig. ébauchage puis préparation de la préforme (ces deux dernières opérations au moins par percussion directe au percuteur tendre). l'ébauchage de la forme quadrangulaire se fait par percussion directe avec des percuteurs de pierre de poids modulé selon les différentes étapes du travail. ou par pression. Pétrequin. par percussion indirecte. et les agencements de techniques peuvent varier à l'infini (par exemple traitement thermique puis pression. le bouchardage. qui se déroule ainsi : épannelage d'un bloc ou d'une plaquette de silex. 1984. car les "rattrapages" ultérieurs sont très difficiles. • Haches à "section carrée" du Néolithique final danois Les préformes des haches à section rectangulaire (fig. Madsen. Au moins trois techniques différentes ont donc pu être mises en œuvre. ou sur un grand poussoir avec un dispositif particulier pour celles de plus de 20 c m . 53 . 50 47 48 49 50 Hansen. fine denticulation de la partie active. 1981. la pression. 1983. est la chaîne opératoire complexe des couteaux prédynastiques égyptiens de la période gerzéenne (3200 ans avant notre ère environ) . 1993. effectué à la main pour les petites haches. ou sur enclume). polissage puis pression. protohistorique cette fois. Midant-Reynes. 49 • Haches polies d'Irian Jaya (Indonésie) Il existe un remarquable exemple ethnographique de chaînes opératoires de fabrication de haches ou herminettes polies. pour la compréhension desquels l'expérimentation a joué un grand rôle. Le travail de finition modifie peu la morphologie de la préforme et les principales techniques de finition utilisées sont la percussion. et deux exemples ethnographiques. 18 : 1) sont ainsi p r é p a r é e s : après épannelage d'un bloc d'autant plus volumineux que le produit final doit être de grande dimension. La régularisation des arêtes de la préforme. qui doivent être parfaitement rectilignes. Madsen. Pétrequin. La préforme est prête pour le polissage. polissage complet de cette préforme qui peut atteindre 30 cm . Un traitement thermique s'insère parfois dans la chaîne opératoire. de la perduration de la taille de la pierre. le bouchardage.

D a n e m a r k . 3 : p r é f o r m e d e p e r l e . 1 : p r é f o r m e e x p é r i m e n t a l e d e h a c h e " à s e c t i o n c a r r é e " . 1 ( M a d s e n . 54 . 1 9 9 3 : fig.F i g . 2 ( P é t r e q u i n et P é t r e q u i n . I n d o n é s i e . c o r n a l i n e . b a s a l t e . 2 : p r é f o r m e d e h a c h e . Irian J a y a . Inde. Khambhat. 18 — P r é f o r m e s . 4 . silex. 1984 : fig. 2 0 2 ) . A ) .

Pelegrin. 55 . taille minimale ou sciage et bouchardage sommaire et polissage important . Le haehereau est un outil presque exclusivement acheuléen. les galets de cornaline sont extraits et triés en fonction de leurs dimensions. dans le Gujarat (Inde). cylindrique. dont on connaît l'usage dès le Néolithique. 1973. L'ébauche possède les principales caractéristiques géométriques de la future perle. qui est toujours naturel. Rao. polissage seul.. le biseau tranchant. bouchardage seul . qui sera à section carrée. c'est-à-dire exempt de retouches intentionnelles est obtenu. • Sa partie active. ou encore par choc thermique (éclatement par le feu). dans des puits à ciel ouvert creusés parfois à près de 15 m. "Le principe dominant qui a dirigé la fabrication d'un haehereau est. circulaire. traitement qui peut se renouveler à tous moments de la chaîne opératoire pour modifier le rouge des cornalines. sciage seul. En effet. et enfin lustrée. est obligatoirement brut de taille. C'est pourquoi il nous a paru légitime de le traiter à la fin de ce chapitre consacré au façonnage. pour obtenir la préforme.. On procède à la taille en deux étapes. Celle-ci est ensuite abrasée. et il y a changement de barre de fer (plus pointue) et de maillet (plus léger). • Taille de perles en cornaline en Inde La taille des objets en cornaline telle qu'elle se pratique encore à Khambhat. disposant d'ateliers de fabrication archéologiques à Chanhu Daro et à L o t h a l . La chaîne de fabrication actuelle se déroule ainsi .. ovoïde. les lames sont emmanchées en hache ou en herminette selon des modes variés. l'obtention d'un tranchant terminal. 1943. taille minimale et polissage important. La technique est une percussion indirecte par contre-coup (p. 19) tient à deux éléments essentiels. on le sait. soit d'un débitage suivi d'un façonnage. La force rotative nécessaire à la perforation et au polissage est encore obtenue au foret à archet..par la rencontre de deux plans : plan 51 Mac Kay. Il n'apparaît que très occasionnellement au Paléolithique moyen. par extraction (creusement d'entonnoirs ou de puits). les principales techniques ou combinaisons de techniques utilisées sont : taille élaborée et polissage minimal. ces outils jouent aussi un rôle très important dans les échanges et comme objets de représentation technique et sociale.Après acquisition collective de la matière première par ramassage sélectif. Les pièces bifaciales possédant un biseau tranchant obtenu par façonnage ou par coup de tranchet latéral sont en fait des bifaces à tranchant transversal (ou encore terminal). polie. apporte des informations ethnoarchéologiques du plus grand intérêt car elle peut être directement confrontée aux données archéologiques du IIP millénaire de la civilisation de l'Indu s. juste avant celui consacré au débitage. etc. 51 52 Un outi l particulie r : l e haeherea u La particularité du haehereau (fig. Une fois finies. Utilisés pour l'abattage et le refend du bois. 18 : 3). ébauche et préforme (fig. et non des hachereaux. perforée. • Sa fabrication relève soit uniquement d'un débitage. 32). il a été possible de les comparer aux ateliers contemporains. Ce tranchant. 1989. distantes de plus de 100 k m de Khambhat. Un traitement thermique est effectué pour améliorer l'aptitude à la taille. 52 Roux.. Dans les terrasses fossiles de la Narmada.

Acheuléen. Isenya.56 Fig. . Kenya. 19 — Hachereau en phonolite.

l'acte essentiel dans l'obtention du hachereau" . L'enlèvement d'un éclat représentant la préparation du tranchant du futur outil est. à l'exception bien entendu du biseau tranchant qui reste toujours brut de taille. et non le façonnage. les hachereaux. C'est un outil en apparence simple.pour amincir ou supprimer la partie talon-bulbe . En dépit de cette description très précise. 57 . se caractérise fréquemment par une asymétrie tant bifaciale que bilatérale.. mais qui relève en fait d'un schéma conceptuel élaboré très efficace.et/ou une régularisation des bords. D ' u n point de vue morphologique. 72). Pour les autres types de hachereaux. C'est la prédétermination qui "fait" le hachereau. publiée dès le milieu des années cinquante et assortie d'une classification morpho-technique. 54 En règle générale. on peut dire que l'importance prise par le façonnage est inversement proportionnelle au degré de prédétermination de l'éclat support. 53 Certains hachereaux ne relèvent que du débitage. j u s q u ' à un façonnage bifacial total de la pièce. la part prise par le façonnage bifacial étant très variable. continuent de donner lieu à des erreurs d'interprétation. de par son mode de fabrication.. 63 et suiv. puisqu'ils sont le plus souvent considérés comme des bifaces et classés avec eux. le hachereau. qui joue là un rôle (facultatif) pour équilibrer et régulariser la pièce. depuis un rapide aménagement de la base de l'éclat support . 28) ou Tabelbala (p. Tel est le cas des hachereaux faits sur des éclats obtenus par les méthodes Levallois (p. 1989. Tous les degrés de modifications postérieures au débitage sont ensuite observables. psychiquement. Or leur processus de fabrication repose essentiellement sur le débitage d'un grand éclat qui implique nécessairement une prédétermination. 38 et p. mais cela peut également se produire avec des éclats ordinaires. et un des plans de la face supérieure. ce qui impose immuablement un outil sur éclat. Le hachereau en est un très bon exemple. outils très abondants dans certains Acheuléens. 71 et fig. La complexité d'un objet taillé ne tient pas nécessairement à une chaîne opératoire longue. Eventuellement les bords peuvent être régularisés par retouches. hormis le proto-hachereau dont la face supérieure est entièrement corticale. 54 Texier .). le biseau tranchant résulte de "l'intersection volontairement provoquée de deux surfaces : la face inférieure de l'éclat support (qui) vient recouper le négatif laissé par le détachement préalable d'un éclat prédéterminant" . 1956. avec forte prédétermination pour la production de l'éclat support.de la face d'éclatement. 53 Tixier. Kombewa (p.

.

20) passe par la détermination : . un nucléus porte avant tout les négatifs des éclats qui en ont été détachés. Le nucléu s Quelles que soient la matière première.des surfaces formées par les négatifs des éclats détachés : surfaces de débitage .de la (ou des) surface.Chapitre 4 Le débitag e Le débitage est une action qui consiste à fractionner la matière première afin d'obtenir des supports. du (ou des) plan de percussion et de pression. une phase optimale. les techniques et les méthodes de débitage employées et la nature de son support.éventuellement des surfaces taillées lors d'une séquence antérieure. le "plein débitage" et éventuellement une phase finale. 59 . La reconnaissance d'un nucléus (fig. Les principales étapes du débitage passent souvent par une mise en forme des surfaces de débitage. même intentionnelle. sur laquelle on a percuté ou pressé : plan de frappe ou de pression . Dans le cas de cassure. préparée ou non. Remise en forme et nouvelle préparation peuvent intervenir tout au long d'un débitage. Le débitage partage la matière première en deux catégories d'objets complémentaires : le nucléus et les produits de débitage. Un certain nombre d'éclats possèdent les stigmates caractéristiques de ces préparations et de leur position dans la chaîne opératoire. nous n'utiliserons jamais le terme de débitage. . puis par une phase initiale du débitage. Cette définition conventionnelle s'emploie pour les seuls produits obtenus intentionnellement par percussion et/ou par pression. .

destinés à. choisi à cet effet. 2 0 — P r i n c i p a u x t e r m e s descriptifs p o u r u n n u c l é u s . Les produits de débitage peuvent être classés selon leur rôle dans la chaîne opératoire : éclats de mise en forme. 60 . Elle doit conduire à la reconstitution des séquences de production (une ou plusieurs) et du (ou des) schéma opératoire mis en œuvre. F i g . Enfin. tels que nous les observons. éclats de préparation. ou encore qu'ils soient des déchets caractéristiques (fig. sont des déchets de débitage. éclats-supports et enfin éclats-déchets. qu'ils soient de préparation. Les produit s d e débitag e Ce sont donc par définition des produits débités par percussion ou par pression : au sens large on les nomme éclats. il ne faut pas oublier qu'un éclat. Leur étude ne doit pas être dissociée de celle des produits bruts et des supports des outils si on les possède. C'est grâce aux caractéristiques de certains éclats et nucléus que le préhistorien peut reconstituer le schéma de débitage concernant la fabrication des supports. peut aussi servir de nucléus. Ils nous parviennent au stade ultime de la phase de débitage et n'en révèlent que le dernier moment. ou pouvant devenir des supports d'outils (qu'ils servent tels ou après modification).Les nucléus. Dans ce cas une partie identifiable de sa face inférieure (positif) doit alors subsister pour le reconnaître comme tel. 9 et 10).

il n ' y a pas de formes stéréotypées. entraîne évidemment la quasi-absence d'éclats caractéristiques. qui d'ailleurs n'ont pas nécessairement valeur chronologique. une conception volumétrique du nucléus et les produits obtenus. avec un peu d'entraînement. ce sont bien des comportements techniques que nous sommes amenés à observer à travers les différentes méthodes mises en évidence dans les ensembles lithiques. C'est le débitage le plus simple imaginable. et continue son débitage "au fil du nucléus".Les méthode s d e débitag e Le débitage. qui met en œuvre un schéma conceptuel et un savoir-faire minimaux. si le débitage est assez avancé. dans ce cas. il n'est donc caractéristique d'aucune période ou aire géographique . Les nucléus ont un contour généralement circulaire. L'absence de préparation. 21). il peut être réalisé. Il s'agit d'une méthode de débitage qui nécessite une matière première suffisamment épaisse. qu'ils soient programmés uniques ou multiples. ils tendent généralement. Nous commençons seulement à entrevoir le potentiel d'informations que peuvent nous livrer les différentes conceptions des méthodes de débitage. Toutefois. Le principe est l'enlèvement d'éclats par des percussions dont les directions sont centripètes. il existe de grandes différences dans les modes de conception et de réalisation. pourrait-on dire (fig. Quoi qu'il en soit. si l'éventail des techniques de taille de la pierre inventées et réinventées tout au long de la préhistoire n ' a cessé de s'élargir. une section biconvexe dissymétrique : la face la moins bombée est celle formée par les négatifs d'enlèvements des éclats. La surface de débitage présente plusieurs négatifs d'enlèvements à contre-bulbes bien marqués. néanmoins les éclats n'ont pas une morphologie standardisée. Chaque méthode de débitage se définit par le schéma spécifique mis en œuvre. que ce soit sur le plan de la gestion de la matière première ou de celle des produits de débitage. l'autre étant souvent corticale en son centre avec une périphérie formée par les négatifs de préparation des plans de frappe ou également par du cortex. Les éclats ont des silhouettes et des épaisseurs variées. 61 . par toute personne sachant planter un clou. en tenant compte de la morphologie de son nucléus. 2. Pour rendre compte de ces différences. 1. vers des formes globuleuses. pas de plan de frappe préférentiel. de mise en forme du nucléus à débiter. cela quelles que soient la période et les méthodes considérées. D é b i t a g e p e u é l a b o r é Les éclats sont obtenus sans que leur détachement ait été précédé par une préparation spéciale du nucléus. Leur fréquence durant le Paléolithique moyen a fait dénommer ces nucléus "moustériens" . s'inscrit dans une chaîne opératoire pour laquelle on reconnaît un schéma opératoire de taille auquel préexiste un projet. L'idée maîtresse est bien celle de la production d'éléments préconçus. La percussion directe est en principe la seule technique impliquée dans ce type de débitage. les plus caractéristiques ou les mieux identifiées. terme impropre puisque ce mode de débitage a existé bien avant et bien après le Moustérien et n'est pas du tout négligeable au Néolithique. La méthode d'obtention d'éclats sur des nucléus "discoïdes" indique une certaine prédétermination. Le tailleur choisit chaque fois un endroit où frapper. comme tout acte technique de taille de la pierre. on oppose aux opérations de débitage complexes (débitage avec prédétermination) un débitage peu élaboré. à l'exception d'entame. Déjà un peu plus élaborés sont les débitages discoïdes. souvent standardisés. Celles abordées sont parmi les plus répandues. D é b i t a g e a v e c p r é d é t e r m i n a t i o n Le dessein est d'obtenir à volonté des éclats de formes définies grâce à une mise en forme appropriée du nucléus. pour qu'un éclat utilisable tel ou transformable en outil puisse être détaché. Les nucléus n'ont.

p a s d e m o r p h o l o g i e spécifique. Ouganda. 2 1 — D é b i t a g e p e u é l a b o r é . Nyabosusi. Oldowayen. p e r c u s s i o n multidirectionnelle. 1 : n u c l e u s t h é o r i q u e . 62 .1 F i g . 2 : nucleus à éclats.

indépendamment de la surface de débitage. E. Ce débitage est encore mal compris et il est encore parfois confondu avec une préparation spéciale du plan de frappe. Si l'on ne peut. Si les produits qu'on découvrait dès 1867 dans le gisement éponyme de Levallois ont fait la renommée en préhistoire de cette banlieue de Paris. en 1909. 1994. la finalité d'un débitage aussi complexe. selon la définition proposée par François Bordes en 1 9 6 1 . • On décrivait aussi le plus souvent les produits Levallois en des termes de morphologie comme le nucléus en "dos de tortue". Cette approche est fondée sur des données expérimentales et sur l'analyse de séries archéologiques provenant du Paléolithique moyen du Nord de la France. Elle conduisait aussi à une conception de débitage synonyme d'une consommation importante de matière première. Face à ce constat. 56 Cauvin. Cette définition était en fait réductrice. • On insistait particulièrement sur la préparation du plan de frappe. On assimile aussi le terme d'"éclat prédéterminé" aux éclats Levallois et vice versa. contester la notion de prédétermination dans le débitage laminaire. 63 . que revient le mérite d'avoir le premier reconstitué ce mode particulier de débitage. il devenait de plus en plus difficile aux préhistoriens d'appréhender et de s'accorder sur la définition même du débitage Levallois. La définition ancienne insistait sur la préparation centripète de la surface Levallois et sur la préparation particulière du plan de frappe. l'émergence de nombreuses industries à débitage "Levallois" surtout en Europe et au Proche-Orient. il faut reconnaître que c'est à Victor Commont. puisqu'elle évoquait une seule méthode de débitage finalisée pour l'obtention d'un éclat unique (quoique l'obtention de plusieurs éclats pour la même mise en forme préparatoire ait parfois été évoquée). 55 56 57 55 Bordes.1. d'une part. Elle lui a permis de préciser et surtout d'élargir la définition de Bordes en recherchant. Or les enlèvements centripètes ne sont pas une constante tout au long d'un débitage Levallois. pour assurer le détachement idéal de l'éclat. 1971. Ainsi. alors que ces morphologies résultent d'une série d'enchaînements d'actes techniques qui n'étaient pas expliqués. 1961. différentes stratégies de taille mises en œuvre. on peut cependant reconnaître que le débitage Levallois est la première méthode de débitage très organisée et très répandue qui apparaît avant Homo sapiens. La "tortue" révèle la mise en forme du nucléus par deux convexités asymétriques et le "chapeau de gendarme" est un procédé technique de facettage pour la préparation d'un plan de frappe préférentiel qui assure le détachement d'un éclat Levallois. Depuis une vingtaine d'années. Méthode s Levalloi s Le débitage dénommé "Levallois" qui consiste à obtenir un "éclat de forme prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant enlèvement de cet éclat". B o ë d a a tenté une approche technologique du débitage Levallois afin d'en clarifier la genèse. par exemple. existe depuis un demi-million d'années et concerne tous les continents à l'exclusion du continent américain. • La préparation centripète assure effectivement une morphologie convexe à la surface de débitage afin de permettre le détachement d'un large éclat dénommé "Levallois". le talon en "chapeau de gendarme". alors que la notion de prédétermination participe à toutes les opérations de taille dont la finalité des produits a été mentalement élaborée. et d'autre part. a montré qu'il existait une disparité sans cesse grandissante entre la définition classique de Bordes et les nouveaux produits "Levallois" mis au jour. il n'est pas un bon marqueur chronologique car il peut aussi exister au Paléolithique supérieur et jusque dans des industries très récentes .2. 57 Boëda. Cependant. si le débitage Levallois appartient essentiellement aux industries du Paléolithique ancien et moyen.

Fig. 3b. 1). 2b. 2a : débitage à éclat préférentiel. 4b : débitage récurrent bipolaire (d'après Boëda. . 22 — Représentation volumétrique de deux méthodes de débitage Levallois. 1 : nucleus préparé. 1994 : fig.

E. à pointe et à lames. Cette proposition conduit à mettre en évidence la variété "des méthodes" Levallois. 58 59 Concept Levallois Quels que soient les caractères morpho-techniques des produits désirés. 65 . 1967 : 807 et 817. • Le nucléus est mis en forme par la réalisation de deux surfaces convexes asymétriques délimitant un plan d'intersection (fig. par ailleurs. Deux méthodes principales ont été mises en évidence. Tixier . 22. les éclats de préparation ont un rôle important. En se fondant sur la conception originale de ce débitage englobant les nucléus et les produits prédéterminés et non plus exclusivement les produits prédéterminés. 1988. 1988 : 14. l'autre est dévolue au pla n d e frapp e et elle peut être utilisée telle ou faire à nouveau l'objet d'une préparation : ces deux surfaces ne sont pas interchangeables lors d'une séquence de production d'éclats Levallois. technique et méthode . sections hachurées). On voit donc que. 60 Technique Le débitage Levallois est mené exclusivemen t au percuteur de pierre utilisé en percussion directe. Ce plan de fracture est symbolisé par une ligne de tirets dans la figure 22. Les modes de production mis e n j e u d'après le concept Levallois défini précédemment concrétisent les différentes méthodes observées. La convexité de ces deux surfaces joue un rôle déterminant dans la production des éclats Levallois. L'une des surfaces est la surfac e d e débitag e des produits Levallois. "La discontinuité entre la surface (de préparation) Levallois et la surface de préparation des plans de frappe a pour conséquence qu'aucune de ces deux surfaces ne peut s'agrandir aux dépens de l'autre. la qualité des produits Levallois dépendant de la précision de leur enchaînement. Méthodes Le terme méthode concerne la marche raisonnée qui mène à la réalisation des éclats Levallois. propose de distinguer les termes suivants : concept. le débitage Levallois relève d'une conception volumétrique particulière du nucléus et de son mode d'exploitation. 59 Boëda. Ainsi la capacité d'éclats prédéterminés d'un nucléus Levallois se réduit au volume compris entre la surface de préparation Levallois et le plan d'intersection des deux surfaces" (fig. dont les schémas opératoires peuvent comporter des variantes. 58 Tixier. alors que le percuteur tendre est. 22 : 1). dès la mise en forme du nucléus. Boëda. après J. parfaitement maîtrisé et employé de façon concomitante pour tailler d'autres pièces. 60 Boëda. • Le détachement des produits Levallois se fait selon un plan de fracture parallèle ou sub-parallèle au p'ian d'intersection délimité par les deux surfaces convexes décrites précédemment.• Une typologie de la méthode Levallois établie d'après les produits s'ensuivait : Levallois à éclat.

23 — Schém a d e taill e : débitage d'u n écla t Levalloi s préférentiel . 66 .Fig.

67 .Fig. 24 — Schém a d e taill e : débitage Levalloi s récurren t centripète .

l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus. c'est l'opération de détachement de l'éclat. Pointe Levallois Plus que dans toute autre méthode Levallois. La figure 24 montre en "a" et " b " la mise en place des deux surfaces convexes. 4b et fig. Si la direction des enlèvements tend à converger. l'emplacement et l'importance donnés au(x) plan(s) de frappe. 3. toujours par enlèvements centripètes. la prédétermination de la morphologie d'une pointe Levallois. les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire). en " c " la mise en forme finale de la surface de débitage. Enfin en " c " . les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats.• Débitage Levallois à éclat préférentiel (fig. 26 : 2). 22 : 2a. Méthode Levallois récurrente centripète (fig. fig. alors qu'en " b " . 26 : 1) L'objectif. chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente. les éclats "multiples" ont des morphologies différentes selon l'orientation de leur détachement. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma de taille. est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage préparée. et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura 61 Marks. les éclats ont une forme triangulaire. 62 Meignen. Dans la méthode Levallois récurrente. 23 et fig. dans un même ensemble. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en principe dévolue. 25). le caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours maintenue dans le même plan de débitage. Le schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans le débitage Levallois de lames. 22 : 2b. 24) Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être utilisé. Méthode Levallois récurrente bipolaire (fig. le plan de frappe est limité. 24) La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois. Méthode Levallois récurrente unipolaire Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements. La figure 14 montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes. dans ce cas. 61 62 2. et particulièrement de sa délinéation. est liée au dessin des nervures sur le nucléus (fig. 3b. il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde. • Débitage Levallois à éclats multiples (fig. et la mise en forme finale de la surface de débitage. par exemple. ils tendent à être allongés. sous-presse. Cette méthode existe. 22 : 4b) On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels opposés. plus rarement d'une préparation bipolaire. dans la région soudano-égyptienne et au Proche-Orient (fig. Attention. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un autre éclat. 1. des produits débités correspondent à un seul éclat par surface préparée. 68 . Comme les ondes de fracture ont tendance à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de préparation Levallois). 1968 : 315-323. 4. en "d" et " e " le détachement de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas). Cette méthode est dénommée linéale lorsque. sont indiquées la préparation du plan de frappe.

résultant du choix de l'ordre des enlèvements de préparation et de leur orientation (fig. 26 : 2). 2 5 — S c h é m a de taille : d é b i t a g e d ' u n e p o i n t e L e v a l l o i s . dont la préparation demande donc. elles sont alors la plupart du temps sans triangle de base. Cette surface concave. elles permettent non seulement de caractériser des cultures mais aussi de préciser les comportements techniques. Nous ne figurons ici qu'un exemple parmi les différentes variantes connues. les éclats sont de bons informateurs mais ce sont les nucléus qui renseignent avec le plus d'assurance sur les méthodes et les schémas de taille à condition de ne pas avoir été "repris". liée à la préparation d'un plan de frappe préférentiel assure un large talon (un talon dit en "chapeau de gendarme") et une bonne convergence des bords de la pointe. C'est le principe de la "nervure-guide". Il arrive que des pointes Levallois soient obtenues fortuitement au cours d'un débitage. En réalité il y a très fréquemment un "triangle de base" formé par un contre-bulbe. qu'il soit Levallois (préparation de plan de frappe) ou même non Levallois au sens strict. un minimum de deux enlèvements. F i g . qui a été mis à profit pour l'obtention de la pointe Levallois. théoriquement. témoignent d'une intelligence précoce de l'humanité. Pour définir les méthodes et les modalités d'exploitation. Les différentes méthodes Levallois.forcément une délinéation triangulaire et une extrémité distale pointue. 69 . dont les applications durent 500000 ans.

L a C o m b e t t e .p r e s s e ) . A ï n C h e b l i . 2 : p o i n t e L e v a l l o i s . s o u s . M a r o c . silex. g r è s . 70 . 2 6 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s L e v a l l o i s . V a u c l u s e . 1 : n u c l é u s à éclat préférentiel. Israël ( M e i g n e n . K e b a r a . silex.0 1 2 33 F i g . 3 : éclat L e v a l l o i s . d é b i t a g e r é c u r r e n t c e n t r i p è t e p r é s e n t a n t d e s c a r a c t è r e s d ' u s u r e m a c r o et m i c r o s c o p i q u e s relatifs à u n e a c t i v i t é d e d é p e ç a g e .

Biberson . Tixier . 27). D a u v o i s 1 9 8 1 . on peut débiter un éclat circulaire. où elle est plus ancienne que la méthode Levallois . Entre le débitage de l'éclat dont la face inférieure sert de surface de débitage et l'enlèvement de l'éclat Kombewa. peut se placer.2. 2 7 — S c h é m a d e taille : d é b i t a g e d ' u n éclat K o m b e w a . 6 3 O w e n . Cette méthode allie la simplicité à l'originalité. elle a surtout été signalée en Afrique. Balout . Les deux directions de percussion (éclat servant de nucléus et éclat Kombewa) peuvent occuper toutes les combinaisons possibles. semi-circulaire ou ovalaire de contour très régulier. Méthod e Kombew a Moins connue que les méthodes Levallois. y compris exactement opposées. la préparation d'un plan de frappe. Par une percussion développant intentionnellement un bulbe bien marqué. Le principe en est le suivant : sur une surface régulièrement convexe. 1 9 3 8 . régulièrement convexe. très étendu. 1 9 6 7 . mais pas obligatoirement. 63 Fig. C'est donc en utilisant ce bombement d'une face inférieure qu'un éclat (rarement plusieurs éclats successifs) peut être prédéterminé dans son contour et son épaisseur (fig. . une telle surface peut être obtenue.2.

. 28 — Hachereau en phonolite sur éclat Kombewa. Isenya.72 Fi g. Acheuléen. Kenya.

Il est regrettable que. L'obtention. à la création de plan(s) de frappe ou de pression et plus 66 67 64 65 66 67 Tixier. Elles peuvent être détachées par toutes les techniques (percussion directe. sinon parallèles. percussion indirecte. Bordes. il a été démontré que dans de nombreuses provinces préhistoriques. 1978. pression). C'est le cas pour certaines pièces du moustérien français . ou pierres de tribulum en Espagne par exemple. 1963. 28). Mais la transformation d'un éclat en pièce bifaciale. Il n ' y a pas alors "méthode Kombewa" mais "déchet Kombewa".sur un même n u c l é u s (fig. préconçu. Enfin certains grands "éclats" provenant d'un esquillement de grand bulbe peuvent prêter à confusion. fig. malgré des restrictions formelles en ce sens. tout au moins de directions point trop irrégulières. Le débitage laminaire dénommé "classique" parce qu'il a longtemps été assimilé au débitage de lames par percussion du Paléolithique supérieur est d'une conception volumétrique très différente du débitage Levallois : d'une part les produits sont stéréotypés. Si la distinction lame-lamelle-microlamelle est une affaire de dimensions. 1961 et 1975. Des conventions peuvent alors être fixées. ils n'ont pas de talon. certaines pierres à fusil de Grande-Bretagne ou du Vaucluse en France. dans ce cas. la face supérieure étant alors formée en grande partie par le bombement d'un grand bulbe de percussion au lieu d'être préparé par des enlèvements prédéterminants. Quelques rares exemples montrent que la méthode Kombewa. il y avait eu un choix pour les produits de grandes dimensions.à l'instar de méthode Levallois .Le hachereau est une des destinations privilégiées des grands éclats Kombewa dans l'Acheuléen africain (fig. en bois animal ou végétal. pour les " m a t a ' a " (pièces pédonculées en obsidienne de l'île de Pâques. donc de production d'éclats Kombewa. L'un de nous l'a tenté pour l'Epipaléolithique du M a g h r e b . 9 et 10). certains auteurs aient cru pouvoir généraliser les limites chiffrées proposées alors. en métal. Le débitage laminaire est en général lié à une mise en forme du nucléus. les lamelles ou microlamelles. au percuteur minéral. Elles sont normalisées grâce à des nervures. 73 . Tixier. 1956. mais. à volonté. 1984.chaque fois qu'il y a intention nette de prédétermination. Economie du débitage laminaire. 1985. les lames et les produits de petites dimensions. a été employée pour obtenir des hachereaux de type Tabelbala (éclat Levallois intentionnellement outrepassé) . Alimen. 49 : 3). La morphologie de quelques "lames" n'est pas suffisante pour diagnostiquer un débitage laminaire. peut amener l'enlèvement "fortuit" d'un éclat dans la partie bulbaire.3. combinée avec la méthode Levallois pour la silhouette de l'éclat. Les lames et les lamelles sont des éclats dont la longueur égale ou dépasse le double de la largeur selon une convention largement adoptée. Il y a "méthode Kombewa" . Débitag e laminair e Le débitage laminaire est un débitage organisé. Il s'agit alors d'esquilles bulbaires. Geneste. en dehors du potentiel de la matière première disponible. elles restent valables à l'intérieur d'une province préhistorique pour une ou des civilisations données. de produits laminaires peut rarement être menée à bien sur une matière première de forme naturelle. 64 65 2. la présence de stigmates caractéristiques et d'une production systématique de supports laminaires est nécessaire pour confirmer le diagnostic. afin d'obtenir des produits en série . voire en nucléus.les lames ou les lamelles . d'autre part il y a une utilisation possible de la totalité du volume du nucléus avec une grande liberté dans le choix de la surface de débitage et du plan de détachement. Une analyse statistique des produits laminaires peut discriminer (ou non) les dimensions pertinentes pour ces catégories et de préciser les sélections réalisées par les préhistoriques. variété d'éclats "parasites".

Néanmoins. plus ou moins courbe. Si toutes les crêtes participent à la mise en forme du volume du nucléus. 3 lames). lisse ou préparé. Ces dernières sont d'autant plus régulières (et ce d'autant plus tôt dans le déroulement du débitage) que la (ou les) crête a été soigneusement préparée. 68 Le plan de frappe ou de pression Le débitage de lames s'effectue toujours en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe ou de pression. Les lames suivantes peuvent encore porter des négatifs d'enlèvements de la mise en forme de la crête (fig. peut aussi être obtenue par la taille d'une crête. Ces règles tendent à : . Cette lame à crête a donc toujours une section triangulaire (fig.particulièrement d'une (ou plusieurs) "arête". La "lame à crête" fait partie des éclats caractéristiques d'une chaîne opératoire.assurer une morphologie adéquate du bord du plan de frappe pour de courtes séries (2. Pour l'obtention en série de lames (ou de lamelles) certaines règles (retrouvées par les expérimentateurs) se sont imposées aux tailleurs préhistoriques. il n'y a pas nécessité de préparation. deux ou même trois crêtes. 61 : 2). de remettre en forme le nucléus. Une fois ôtée. Dans la méthode de débitage laminaire par percussion. et un parallélisme relatif des nervures. Une remise en forme. les longueurs maximum des produits laminaires sont fonction du volume initial de la matière première et iront en décroissant j u s q u ' à son épuisement selon les dimensions des produits désirés. par enlèvements presque toujours bifaciaux. voire pour chaque lame. 61 : 5). 68 Crabtree . il est possible de resculpter. Il est loisible. cortical. Si. Il est concevable de préparer un nucléus à l'aide de quatre c r ê t e s . 1968. appelée crête. 61 : 6b). souvent grâce à une crête créée par des enlèvements partant d'un négatif de lame précédente (fig. telle qu'elle est pratiquée dans de nombreuses industries du Paléolithique supérieur. de faire cette crête plus ou moins longue. 61 : 1 et 2). Celles-ci sont donc un stade essentiel dans le débitage des lames. au cours du débitage.maintenir pour chaque enlèvement de lame une morphologie du nucléus (par cintrage et carénage). La crête facilite le débitage de la première lame qui file le long du dièdre grossier formé par les deux séries d'enlèvements (fig. une partie de nucléus ne permet plus un débitage assuré. si la matière première s'y prête comme par exemple pour certaines plaquettes. la lame d'entame est dénommée crête naturelle. 61 : 3b et 4b). Si la préparation n'intéresse qu'un seul versant la crête est dénommée crête à un versant préparé (fig. seules certaines sont destinées à être des crêtes "d'entame". et cela guide le débitage. On peut préformer un nucléus grâce à une. . 74 . Débitage d e lame s pa r percussio n Le détachement des lames par percussion directe ou indirecte est obtenu au percuteur à la pierre ou au percuteur tendre. à l'aide de différents procédés techniques qui souvent signent des traditions culturelles . A tous les types de plans de frappe ou de pression peut s'appliquer l'abrasion de la corniche qui est un procédé de préparation : il est indispensable de ne pas confondre l'abrasion de la corniche avec une éventuelle trace d'utilisation. Cependant des morphologies naturelles de la matière première peuvent permettre un débitage laminaire grâce à une partie corticale à convexité adéquate. comme dans certaines chaînes opératoires de l'Aurignacien par exemple. plus ou moins soignée selon les besoins. la lame à crête crée deux nervures le long desquelles le débitage peut se poursuivre. le volume du nucléus est préparé afin de permettre son exploitation totale. en cours de débitage. permettant chaque fois le déroulement du débitage.

soit entretenue par des enlèvements à l'opposé du plan de frappe principal. On ne peut. en effet. voire éperons. enchaîné. De même la convexité des parties distales des nervures (carène) doit être maintenue par le débitage lui-même. Si une certaine courbure distale du support est soit recherchée . Cela impose. contre-bulbe(s) sur le plan de frappe par des ravivages localisés. Conformément aux débitages expérimentaux et en l'état actuel des connaissances. on crée alors deux plans de frappe opposés. selon le produit recherché. tous deux opérationnels pour le débitage de lames. qui domine au Paléolithique supérieur donne. Cette technique existe ensuite. quel que soit le procédé technique : saillie par préparation sur la surface de débitage. avec un angle d'éclatement toujours largement supérieur à 90°. Ce plan de frappe "opposé" est destiné à corriger les défauts. de lames ne peut être obtenu que si le cintrage (convexité transversale perpendiculaire aux nervures) est bien marqué. 29 : 2) ou dans les nucléus naviformes du Proche-Orient.pour retoucher un grattoir par exemple -. le plus souvent avec des plans de frappe lisses. et un bulbe diffus. et des courbures longitudinales (carénage). Les stigmates sont les mêmes que pour les éclats : talon relativement grand (même s'il y a enlèvement du surplomb dû aux contre-bulbes). 1983. Il faut aussi garder en mémoire qu'un débitage systématique. Pelegrin. débiter de lames si la surface de débitage est devenue trop plate. à l'instar des éclats. très vite. afin que les terminaisons distales se chevauchent. bulbe et esquillements presque toujours bien marqués. 32). des enlèvements de lames dans les parties des surfaces de débitage adjacentes aux "flancs" (préparés ou corticaux) du nucléus. Percussion directe au percuteur de pierre C'est évidemment la plus ancienne technique connue. elle semble aussi concerner le débitage naviforme du Levant. très souvent des négatifs de réfléchissements. dans des contextes du Paléolithique moyen avec des plans de frappe préparés. 69 Crabtree. vers 100000 ans. surtout lorsqu'elles sont très régulières (p. dans l'Azilien européen par exemple. Il faut tenir compte des différentes duretés de la pierre qui laissent des stigmates désormais reconnaissables sur les produits . L'importance de ces procédés dépend de la nature des produits recherchés. continuer le débitage). surtout si de grandes dimensions sont désirées. Il y a donc lieu de distinguer ce deuxième plan de frappe accessoire du véritable plan de frappe de débitage des lames. Le débitage à la pierre tendre est une technique qui semble s'être développée à la fin du Paléolithique supérieur en Europe. et dans des industries beaucoup plus récentes : c'est au percuteur dur que de grandes lames (30 cm) ont été débitées sur obsidienne au Mexique septentrional et en Ethiopie. on entretient la morphologie opposée au plan de frappe par la création d'un deuxième plan de frappe. 1991a. La percussion directe au percuteur tendre est très fréquemment accompagnée d'une abrasion de la corniche. qui ne doivent pas être réfléchies (sous peine de ne pouvoir. par des enlèvements de rectification. 75 . des talons réduits. les plus grandes lames préhistoriques en silex obtenues par percussion ont plus de 50 cm alors que celles obtenues par pression n'atteignent pas 20 cm. comme dans les nucléus du Périgordien supérieur (fig. point d'impact. 1972. en temps voulu. On les utilise alors alternativement pour de courtes séries.La maîtrise d'un débitage de lames passe par le contrôle des parties distales. Toutefois pour les périodes récentes l'utilisation du levier est à envisager lorsqu'il s'agit de lames de très grande longueur. 69 Percussion directe au percuteur tendre Cette technique. Si les lames recherchées sont voulues plus rectilignes. Madsen. soit indifférente. créant ainsi des surfaces de débitage très peu convexes.

F i g . à d e u x p l a n s d e frappe o p p o s é s . D o r d o g n e . silex du B e r g e r a c o i s . P é r i g o r d i e n supérieur. A i l l a s . 2 : n u c l e u s à l a m e . 76 . 29 — E x e m p l e s de n u c l e u s à l a m e s d é b i t é e s p a r p e r c u s s i o n . 1 : n u c l e u s à l a m e s à p l a n d e frappe u n i q u e .V i g n o b l e 2. 3 : n u c l e u s t h é o r i q u e a v e c d e u x p l a n s d e frappe o r t h o g o n a u x et d e u x surfaces de débitage. C o r b i a c . silex du B e r g e r a c o i s . D o r d o g n e . A u r i g n a c i e n .

Elle est exercée à l'aide d'une "béquille" pectorale (fig. Débitage d e lame s pa r pressio n Le débitage par pression. La chauffe. En outre ce débitage. Les caractères des produits laminaires sont alors intermédiaires entre la percussion directe et la pression. soit une seule lame comme il est fréquent dans le Magdalénien (surtout supérieur) où une saillie est dégagée sur le bord du plan de frappe. lisse ou préparé. 30 : 3b) joue un rôle important dès lors que les dimensions des produits augmentent. orthogonales (fig. • Débitage en partant d'un seul plan de frappe. La pression développant l'onde de fracture peut être exercée directement par un outil court tenu à la main (fig. Nous avons choisi d'illustrer seulement trois exemples. cf. est un marqueur technique remarquable qui peut jouer un rôle dans l'identification du peuplement du continent nord-américain . reconnue comme facilitant la retouche par pression. 71 Inizan. Plumet. 72 Inizan. intervient elle aussi dans le débitage par pression. sur nucléus (fig. On peut pratiquer le débitage soit en alternant les plans de frappe soit en le menant à partir de l'un puis de l'autre. La lame débitée emporte une partie de cette saillie et présente alors un talon "en éperon" (fig. 29 : 2). qui ne concerne que les lames et les lamelles. 30 : 4) ou abdominale pour les lames plus longues (fig. ils sont parfois difficiles à distinguer de ces derniers. Lechevallier. Dans ce dernier cas. L'aire de répartition la plus impressionnante concerne l'Orient et l'Extrême-Orient. 30 : 1) ou par un outil à manche plus long dont l'extrémité non active est assurée sous le bras ou à l'épaule pour les petites lamelles (fig. 1984 : 57-70. 29 : 1). dans une aire sibéro-sino-mongole. Tixier. sur de grandes séries. La pointe qui sert à exercer la pression peut être en ivoire ou bois animal. a été identifié relativement récemment . inventé par des chasseurs-cueilleurs. elles. 30 : 3a et 5). Le débitage laminaire par pression semblait j u s q u ' à présent être le successeur du débitage laminaire par percussion et n'apparaître qu'il y a environ 12000 ans au Japon. La percussion indirecte s'accommode bien d'un plan de frappe lisse peu incliné sur les surfaces de débitage. tout au moins sur silex et calcédoine. 1991. 1992. L'angle d'éclatement se rapproche de 90° ce qui. Il a vu ces toutes dernières années son champ d'application s'étendre à des aires géographiques de plus en plus vastes. la préparation intéresse soit une petite série de 2 ou 3 lames. 30 : 2). distingue cette technique de la percussion directe au percuteur tendre.Percussion indirecte Curieusement nous n'avons pas de preuves absolues de débitage laminaire au "punch" avant le Mésolithique. les produits laminaires tendent à s'arquer. "pyramidal" • Débitage en partant de deux plans de frappe opposés sur nucléus cylindrique ou "prismatique" (fig. les directions de percussion sont. 70 71 72 70 Pour l'historique. 79 : 8). 29 : 3). • Débitage croisé : les deux surfaces débitées sont parallèles. Selon ce schéma. elle sera éventuellement remplacée par le métal dès l'apparition de ce dernier. L'immobilisation du nucléus (fig. 77 . Les produits obtenus selon ces schémas sont rectilignes. Actuellement on peut admettre l'Asie comme foyer d'invention. Le débitage de lames peut s'effectuer en partant d'un (ou plusieurs) plan de frappe cortical. il y a environ 25 000 a n s .

3 0 — P o s i t i o n s e x p é r i m e n t a l e s p o u r le d é b i t a g e de l a m e s et de l a m e l l e s p a r p r e s s i o n . 2 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e d ' é p a u l e . 3 b : détail d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u c l e u s . C r a b t r e e . 4 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e p e c t o r a l e . 5 : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . 2. C l a r k ) . 3a : utilisation d ' u n e b é q u i l l e a b d o m i n a l e . n u c l e u s tenu e n t r e les p i e d s .E. Pelegri n .4 F i g . (1. 5 : J. 3 : J. E . 1 : utilisation d ' u n s u p p o r t à r a i n u r e " d a n s la m a i n " . 4 : D . 78 .

donc un débitage idéal : celui qui. Les nucléus parallélépipèdiques que nous dénommons "plats" sont à une seule surface de débitage. les accidents par outrepassage sont fréquents. . 31). 1983.la face inférieure ne porte pas d'ondulations marquées.soit pratiquement cylindriques. comme on en connaît dans le Bronze de Grèce (fig. de débiter par pression en partant de deux plans de pression opposés. outil composite à presser. le maximum de standardisation. 63). 63). . 31 : 3 et 4). voire au polissage pour régulariser certaines parties en cours de d é b i t a g e (fig. ce type de débitage exige une matière première à grain fin et homogène. comme l'obsidienne. par l'exactitude du point où est posée la pointe (presseur). L'obsidienne est la matière première la mieux adaptée à ce débitage. Les plans de pression peuvent être corticaux. 3 1 : 2 ) . lisses ou préparés. Dans le cas des roches vitreuses. De plus. pour éviter tout glissement lors du débitage. la morphologie des nucléus pouvant être variée (fig. grâce à des mises en forme et des dimensions variées pour les nucléus. Tixier. le plan de pression est très souvent égrisé. 79 . Les deux formes de base des nucléus sont la pyramide et le parallélépipède. partiellement ou totalement. Dans tous les cas. 73 Critères de reconnaissance 14 Sur le nucléus Les nervures très rectilignes et très régulièrement parallèles contribuent à différencier un nucléus débité par pression d'un nucléus débité par percussion. La pression étant une technique qui permet de débiter un nucléus "au plus loin possible" comme en témoignent les nombreux "bullet cores" archéologiques (ou nucléus en balle de fusil). 73 Inizan. Cependant. un nucléus débité par pression doit. voire à toute une partie de la surface de débitage (fig. Sur les lames et lamelles de plein débitage . grâce au parallélisme des nervures : cette tehnique assure une rentabilité de la matière première nettement supérieure au débitage par percussion. enlève deux nervures au nucléus pour en créer deux autres. De très rares cas d'égrisage du plan de pression et de la corniche sont connus sur des nucléus de silex. par le dosage de la force qui peut être appliquée. aboutissement d'un nucléus qui a été mis en forme "en mitre" (fig. à chaque lame obtenue. pas logique. 31 : 1). Plus que toute autre technique de débitage. conserver une partie incontestablement "cannelée". . grâce à l'égrisage des plans de pression quand il s'agit de l'obsidienne. 74 J.Le débitage par pression implique un équipement plus élaboré que le débitage par percussion : système d'immobilisation.la faible épaisseur des produits est constante dans leur partie mésiale . Il n'est donc pas concevable. Par les nuances qui peuvent être apportées aux différents mouvements. "en balle de fusil" (bullet core) à plan de pression extrêmement réduit en fin de débitage (fig. la pression a donné lieu à des prouesses d'imagination.le parallélisme des bords et des nervures. C'est une technique qui permet de mener un débitage de lames à deux nervures. Cet égrisage s'étend parfois à la corniche du nucléus. la pression permet le maximum de précision. Tixier a établi les premiers critères de reconnaissance de cette technique d'après l'industrie lithique du Capsien supérieur de l'Ain Dokkara (Tixier. simultanés. 1976a). soit à deux surfaces successives. l'intervention de la chauffe de la matière première dans de nombreux cas témoigne d'un savoir-faire complexe.soit à plan de pression circulaire et silhouette ogivale. pour être ainsi appelé. qui tendent à être rectilignes. Les nucléus pyramidaux sont alors : . malgré l'amélioration qu'elle peut apporter.

S'il y a une conception unique de ce débitage. 31 — E x e m p l e t h é o r i q u e de n u c l e u s d é b i t é s p a r p r e s s i o n ( l a m e s ou l a m e l l e s ) . sans connotation concernant l'aire géographique de son émergence. 80 . notamment au Japon. . Méthode Yubetsu Nous proposons le terme de "Yubetsu". 75 Akazawa et al. 75 Les principales étapes du schéma opératoire sont les suivantes.le talon est toujours plus étroit que la largeur des produits qui atteint très vite son maximum. 2 : bullet core ( n u c l e u s en b a l l e d e fusil).1 3 4 F i g . il est admis désormais que cette méthode originale de débitage a été inventée dans une aire sibéro-mongole au Paléolithique supérieur. différentes variantes qui ont valeur de marqueur culturel ont déjà été identifiées. 4 : n u c l e u s plat a v e c d e u x surfaces de d é b i t a g e s u c c e s s i v e s . En effet. 1 : n u c l e u s p y r a m i d a l . 3 : n u c l e u s plat. souvent asymétrique (fig. 32 : 1). • La matière première est mise en forme par enlèvements bifaciaux taillés par percussion. délimitant un biface foliacé plus ou moins régulier. 1980 . simplement parce que c'est au Japon que cette méthode a été décrite pour la première fois comme une méthode de débitage par pression .

1 : m i s e en f o r m e du n u c l é u s . même en l'absence de remontages. • L'arête la moins arquée du "biface" est ensuite enlevée. • La première de ces lamelles porte les stigmates d'enlèvements bifaciaux de l'autre arête du biface. 32 : 2). suivie en général par d'autres enlèvements successifs (dénommés ski spalls). Le débitage s'effectuant dans la largeur du biface. Le premier enlèvement est une "lame à crête" de section triangulaire. 3 2 — L a m é t h o d e Yubetsu. 32 : 5). avec une surface de débitage réduite à l'épaisseur du nucléus. les suivantes ont une section trapézoïdale (fig. c'est une crête d'entame de débitage. 3 à 5 : d é b i t a g e d e lamelles. 2 : e n l è v e m e n t s de l a m e à crête et de l a m e s sous crête (ski spalls) p o u r p r é p a r e r le p l a n de p r e s s i o n . • La section étroite du biface offre une surface réduite de débitage. telle qu'elle est définie dans le débitage laminaire. d'où la forme spécifique du nucléus et sa dénomination de wedged shaped core ou nucléus en forme de coin (fig. • Le négatif laissé par ces "pièces caractéristiques" va servir de plan de pression pour le détachement des lamelles (fig. 81 . 32 : 3 et 4). Nous sommes en présence d'enlèvements qui portent des stigmates caractéristiques permettant de reconstituer le schéma opératoire du débitage.2a ^ 1 f 3 Til ^ . les produits laminaires ont des longueurs relativement constantes mais de petites dimensions.( 4 Y** 5 ? 5a f 3a 4a F i g .

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localisation. étendue.et "retouché" s'utilisent par définition pour tout ce que nous supposons être un outil. 83 . morphologie. Des enlèvements peuvent provenir d'une action antérieure à la finition de l'outil (préparation) ou d'une action postérieure : utilisation ou actions mécaniques. Elle possède les caractères morphologiques négatifs (uniques ou répétés. La retouche modifie un support. inclinaison. Caractères Nous entendons par caractères un ensemble cohérent de termes servant à décrire chaque retouche ou ligne de retouches.ou retouches . d'achever ou d'affûter des outils. reflétant les techniques d'obtention) de tout enlèvement. Dans ce dernier cas il est parfois très difficile de faire la distinction avec des retouches de fabrication. La règle est alors la prudence : ne parler de retouches ou de traces d'utilisation qu'en cas d'évidence absolue ou de preuve. position et répartition. A chacun de ces caractères correspondent plusieurs descripteurs. qui demeure le terme général ne présumant pas de la finalité de l'action. "Retouche" . que celui-ci soit naturel ou débité. Il en est de même des "enlèvements spontanés". Ils sont au nombre de sept : delineation.Chapitre 5 0 1 2 33 La retouch e Description Le terme "retouche" caractérise les enlèvements obtenus par percussion ou pression dans le but de réaliser.

elles en marquent parfois le stade ultime.. reconnu depuis 1 8 7 5 et sur lequel on a publié des milliers de pages. Elle ne se prétend pas exhaustive. 61) et les ravivages de plan de frappe ou de pression (fig. est facilement reconnaissable (fig. 41). en 76 Chierici. il est nécessaire d'adopter un certain nombre de symboles et de les définir lorsqu'ils ne sont pas universels (ch. il est certain que bon nombre de techniques spéciales sont encore à découvrir. privilégiée. pour faciliter la lecture d'un outil et sa compréhension d'après un dessin. Quoiqu'ayant permis d'obtenir différents types d'outils (voir infra). comme les lames à crête (fig. sont nécessaires à une description fidèle. mais sans qu'une fois de plus des règles logiques sinon fixes se soient encore instaurées. Il est à noter que certaines combinaisons de termes descripteurs pris dans des caractères différents sont incompatibles. de définir les outils. elle est préférentiel lement liée à la fabrication des microlithes géométriques : segments et surtout triangles et trapèzes. Néanmoins.au sens très large . Techniques spéciale s e t leur s produit s Parallèlement aux techniques et méthodes spéciales de débitage dont les déchets sont caractéristiques et bien reconnaissables. L e c o u p d u m i c r o b u r i n Cette technique spéciale est très répandue dans l'Ancien Monde. Tout préhistorien doit donc. L'orientation de la pièce lors de l'observation ou du dessin varie selon les auteurs. 76 1. Ces sept caractères. de forme générale en "éventail".sont si caractéristiques dans les stigmates négatifs qu'elles laissent et dans les "déchets" positifs y correspondant. par combinaisons. mais de les mettre en valeur par quelques exemples.La liste de ces descripteurs est celle appliquée à tous les enlèvements. Notons le cas des fractures intentionnelles par flexion ou par tout autre procédé : l'élément fracturé peut être utilisé directement ou transformé par retouche. Ce n'est pas le cas du célèbre microburin. Certaines techniques spéciales ont été employées au cours de la fabrication d'un outil. et dépend des moyens d'observation dont on dispose. Caractères et descripteurs sont définis dans le lexique. au bord réfléchi. comme par exemple : envahissante (étendue) et abrupte (inclinaison). Elles sont enfin quelquefois difficilement différenciables de certains accidents de taille. Notre but n'est pas d'en établir une liste explicative exhaustive. avec leurs combinaisons possibles (voir p. 34 : 5 et 6). dans la technologie de la pierre. 7. 84 . mais restent tributaires de l'appréciation de chaque utilisateur. 1875. certaines techniques de retouche . qu'elles ont une place à part. Orientation de s outil s La retouche caractérisant un certain nombre d'outils joue un rôle important dans leur orientation (fig. Comme les "déchets" sont encore les parents pauvres des ensembles lithiques. 52). de même que les descriptions d'outils qui débutent soit par la retouche soit par le support (quand elles n'alternent pas). 89). Certains éclats de retouche ont des morphologies spécifiques qui suffisent à elles seules à caractériser la technique : l'éclat de la retouche dite "Quina".. Elle permet. mais inconnue jusqu'à présent dans le Nouveau Monde. 78). fig.

point d'impac t o u d e pressio n 10 F i g . d ' u n e p o i n t e à b o r d abattu et d ' u n p i q u a n t . g r â c e à cette t e c h n i q u e . 3 3 — T e c h n i q u e d u c o u p du m i c r o b u r i n . etc. triangle. présence de ces formes. d ' u n s e g m e n t o u d ' u n t r i a n g l e (7. est destinée à obtenir une morphologie technique appelée "piquant-trièdre" . 1 1 Sur une enclume présentant un angle dièdre ouvert (éclat à section triangulaire posé sur sa face d'éclatement. une lame ou une lamelle brute.t r i è d r e distal (5) ou p r o x i m a l (6). 16). redoubler d'attention dans la recherche de microburins parmi les déchets de taille. 85 . face supérieure en contact avec l'arête de l'angle dièdre 77 Gobert. S c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n m i c r o b u r i n (4a) et d ' u n p i q u a n t . t r a p è z e . 3). O b t e n t i o n . peut-être née dans la répétition d'un accident de taille commun quand on fabrique des objets à bord abattu. 2. 8. m i c r o b u r i n d o u b l e . m i c r o b u r i n p r o x i m a l (Tixier et al. 1976 : F i g . 1955.) on pose un éclat. bloc de pierre. de h a u t en b a s : m i c r o b u r i n distal. 9).t r i è d r e (4b) p a r p e r c u s s i o n ou p a r p r e s s i o n sur un b o r d de l a m e p o s é e sur e n c l u m e ( 1 . 10 : s c h é m a d ' o b t e n t i o n d ' u n t r i a n g l e et d ' u n t r a p è z e sur la m ê m e l a m e . Cette technique du "coup du microburin". planchette de bois. d ' u n t r a p è z e .

situées sur ce côté près du sommet de l'angle qu'il forme avec la portion de coche. Une autre caractéristique de cette partie d'un microburin est la présence fréquente de fines "retouches" directes . Quand le "coup du microburin" est réussi. une portion de coche à retouches directes et. Un microburin peut donc tomber "retouché" : il s'agit en réalité d'enlèvements spontanés. légèrement au-delà du point de contact de la lame ou lamelle avec l'enclume. elle est aussi oblique par rapport aux faces de celle-ci. par petits coups répétés. 86 . le côté qu'elle forme avec la face supérieure de la lame ou de la lamelle montre fréquemment un minuscule "réfléchi". un arrondi.de façon à ce que l'axe de la lame ou lamelle soit en oblique avec cette arête. Un microburin présente. 33 : 5). s'appuyant sur l'arête de l'enclume. à hauteur de l'arête de l'enclume. Avec un petit percuteur. fracture perpendiculaire à l'épaisseur du support. on enlève. Ces "retouches" ont souvent servi d'argument à ceux qui voulaient voir dans le microburin autre chose qu'un déchet de taille et pensaient ainsi prouver une utilisation. alors que les nervures normales de débitage n'accrochent pas à l'ongle : détail qui permet dans bien des cas de confirmer la présence d'un piquant-trièdre. La facette de fracture est la partie la plus importante d'un microburin. le microburin est dénommé proximal. il n'y a pas lieu de modifier en quoi que ce soit les chocs et le trajet du percuteur pendant l'opération.voire d'une coche peu profonde . On peut aussi procéder par pression à l'aide d'un outil en bois végétal ou animal. par percussion ou par pression un fragment en général allongé (appelé chute de burin. fait parfois levier et. Pendant la fraction de seconde qui suit la fracture. La partie se trouvant en deçà de l'arête par rapport à soi est tenue à la main. inclinaison inverse de la facette de fracture. suivant approximativement la direction de l'arête de l'enclume. C'est sur elle que se fonde toute diagnose. Elle est visible sur la face supérieure de la partie qui reste en main : lame ou lamelle à piquant-trièdre (fig. elle doit présenter toutes les caractéristiques d'une face d'éclatement : bulbe petit ou très petit. on attaque presque perpendiculairement. présence fréquente de lancettes en éventail autour de ce bulbe. etc. une "facette de fracture" allant du plus profond de la portion de coche au bord opposé. ondes de percussion rarement bien marquées. La fracture. particulièrement sensible dans sa partie centrale. 33 : 1 à 3). Elle est souvent torse. et sur la face inférieure de la partie qui tombe : microburin (fig. choisi relativement plat. Il se forme ainsi une coche que l'on approfondit jusqu'à ce que la fracture se produise d'elle-même. Un microburin proximal présente donc souvent une silhouette en écusson légèrement dissymétrique (fig. Si le coup du microburin a enlevé l'extrémité talon-bulbe. qui est le but de l'opération. L e c o u p d u b u r i n Il procède des mêmes principes que le débitage : sur un support débité. la partie au-delà dépasse l'arête de la longueur désirée et tombera après la fracture (fig. Plusieurs types de "ratés" peuvent se produire : réfléchissement. visible sur sa face inférieure. l'enlèvement de l'extrémité opposée donne un microburin distal (fig. le microburin. En effet. Les expériences de taille ont montré que des enlèvements spontanés pouvaient se former au coup même qui détache le microburin. 33 : 4b). visible sur sa face supérieure. sous l'action du percuteur. de son côté formé par la facette de fracture et la face supérieure. est donc oblique par rapport à l'axe de la lame ou lamelle. le bord de la lame ou de la lamelle le plus proche de soi. qui peut n'être visible qu'à la loupe binoculaire et qui a sa contre-partie sur le piquant-trièdre sous forme d'une arête (séparant la "facette de fracture" de la face supérieure) qui accroche à l'ongle. 33 : 6). ou en os. 33 : 4a). parfois très effacé. 2. une pression sur la trace d'enlèvement que porte le piquant-trièdre. exerce. Cette pression suffit à provoquer une petite "retouche" continue d'une longueur pouvant atteindre 1 cm. Outre sa double obliquité par rapport à l'axe et aux faces de la lame ou lamelle.

par exemple. un coup est porté près de l'arête qui représente le tranchant. 34 : 1). Les déchets caractéristiques des burins . qu'il s'agisse. 79 4. 78 Gaussen. On obtient un négatif d'enlèvement faisant un angle aigu avec la face percutée. Le coup du tranchet latéral est une technique identique. Les variations stylistiques sont quasi infinies et.car un seul coup de burin peut donner plusieurs chutes. dans certains cas. Cette technique peut. intéressant un bord.chutes et recoupes .par exemple : burin tronqué et nouveau coup de burin sur l'autre bord (fig. beaucoup plus fréquente qu'on aurait pu l'imaginer ( 1 0 % des bifaces de la vallée de la Somme. donne une coche formée par un seul négatif d'enlèvement que l'on dénomme coche clactonienne. 34 : 7). tous les burins sont des nucléus destinés à fournir des chutes utilisées comme tamponnoirs pour percer des perles de cornaline. 79 Zuate y Zuber. L a coch e clactonienn e On oublie trop souvent que le simple fait de frapper assez loin à l'intérieur du bord d'un éclat. donne toujours une silhouette finale approximativement symétrique et représente donc la dernière intention. Reste le principe. ou bien du futur burin sur un percuteur dormant tenu à la main. là encore. 1972. Les affûtages par un ou plusieurs coups de burin ne peuvent être prouvés qu'avec l'aide des remontages et/ou des traces d'utilisations. 34 : 2). Les déchets qui en proviennent sont des éclats caractéristiques qui permettent d'identifier la technique (fig. 78 3. 55 : 5) . Dans un gisement néolithique à Lagreich au M a l i . Les déchets caractéristiques des burins . L e cou p d u tranche t Sur un des bords d'une pièce bifaciale ou à retouches bifaces. 60) le long d'un bord ou d'une ligne de préparation à partir d'une surface (préparée ou non) qui sert de plan de frappe ou de pression. ou encore par pression. Notons que cette technique ne présume pas obligatoirement de la finalité de l'outil "burin". les combinaisons de surface sont innombrables (voir lexique). d'un ravivage. Un coup de burin peut se donner par percussion directe du percuteur. Il s'agit. une chute ou une recoupe est. certains burins très particuliers ("busqués". en F r a n c e ) . sauf peut-être dans le cas de réfection complète . à silhouette de hache triangulaire allongée. burin et chute de burin forment un couple dont les destinations peuvent varier selon les cultures. entre autres. La notion : burin=outil.chutes et recoupes . permettre de reformer le cintrage du front d'un grattoir caréné (fig. de biface acheuléen dans sa partie la plus proche de la "pointe" (fig. dans le Paléolithique supérieur d'Europe occidentale. "de Noailles". 34 : 4). On crée ainsi un ou plusieurs pans (fig. un excellent support pour une mèche de foret. de ravivage ou non. créant un tranchant vif de taille. Les déchets qui en proviennent ont une morphologie caractéristique. 1965. sur l'une ou l'autre face. une fois encore constaté : une technique est au service d'une intention pour des finalités variables. le burin est alors considéré comme un nucléus. Il est tout à fait plausible de concevoir que des burins aient pu être outils et nucléus. perpendiculaire à l'axe de la pièce (fig.peuvent être retouchés et devenir alors outil . Gaussen. chutes=déchets est désormais périmée. Cette technique.quoique systématiquement décomptés. ou les deux de façon alterne. 87 .fig. "bec de perroquet") sont des outils spécifiques d'une période car ils ont une vie courte. La multiplicité des pans créés par coups de burin sur un seul support est très fréquente et toutes les positions étant possibles. S'il est démontré qu'il peut y avoir production de supports. sont rarement intégrés dans une étude technologique. 56 et 58).

F i g . 5 : e n l è v e m e n t d e r e t o u c h e é c a i l l e u s e et d é c h e t en p r o v e n a n t .V i g n o b l e 2. C o r b i a c . 3 : t r o n c a t u r e s c l a c t o n i e n n e s s u c c e s s i v e s sur u n e l a m e d ' o b s i d i e n n e d é b i t é e p a r p r e s s i o n (obsidian side-blow blade flake) et d é c h e t s en p r o v e n a n t ( B r a i d w o o d . l a : d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e en p r o v e n a n t . 7 : n u c l é u s de t y p e " g r a t t o i r c a r é n é " et r a c c o r d d ' u n d é c h e t (avec a c c i d e n t Siret) de c o c h e c l a c t o n i e n n e . D o r d o g n e . 1961 : fig. 3 4 — E x e m p l e s de t e c h n i q u e s s p é c i a l e s . 88 . A u r i g n a c i e n . 1 : c o u p du t r a n c h e t . silex du B e r g e r a c o i s . 4 : t e c h n i q u e de la c o c h e c l a c t o n i e n n e et d é c h e t . 1). 6 : r a c l o i r c o n v e x e à r e t o u c h e é c a i l l e u s e scalariforme d e t y p e Q u i n a . d e s t i n é e à r é d u i r e la largeur du "front" p o u r un b o n d é b i t a g e . 2 : c o u p du t r a n c h e t latéral sur u n biface a c h e u l é e n .

presque toujours sur la face supérieure. • Une technique spéciale "de troncature clactonnienne répétée". dénommée "obsidian side-blow blade-flake" (fig. une lame d'obsidienne. 65) ou Y amincissement de leur base {"basai thinning") sont deux exemples de techniques spéciales. A u t r e s t e c h n i q u e s • Le flûtage de certaines pointes de projectiles (fig. Cette technique signe actuellement des ensembles circonscrits dans le temps et dans l'espace (Néolithique précéramique de la Mésopotamie du Nord). spécifiques du continent américain.5. avec déchets caractéristiques. Les sep t caractère s e t leur s combinaison s POSITION directe inverse alterne alternante croisée bifaciale RÉPARTITION discontinue partielle ÉTENDUE courte longue envahissante couvrante INCLINAISON abrupte abrupte croisée semi-abrupte rasante MORPHOLOGIE écailleuse scalariforme subparallèle parallèle DELINEATION rectiligne concave convexe (en) coche denticulé cran épaulement languette pédoncule soie irrégulier régulier LOCALISATION distale mésiale proximale droite gauche basale 89 . par un coup porté en son milieu. 34 : 3) consiste à fracturer perpendiculairement à son axe de débitage.

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. mais aussi sur l'appartenance des outils à telle ou telle couche archéologique. Toutes les aventures qu'il a gardé inscrites. Cela n'implique pas le rejet des deux premiers pour étudier uniquement l'intentionnel. incite de toutes façons à réfléchir sur la valeur de certains supports. un objet lithique.). qu'il soit outil ou reste de taille. doivent précéder toute étude de l'ensemble lithique auquel il appartient. est donc indispensable afin d'enrichir ultérieurement le domaine inférentiel. des gestes techniques et des savoirs qui concourrent à la conception de l'outil au sens large (outil. l'intentionnel. fait partie d'une opération technique dont tous les éléments sont interdépendants. Il offre d'autant plus d'intérêt que traces géologiques et stigmates de travail humain s'intriquent. sont importantes pour l'insérer (et les insérer) dans le réseau d'informations que nous tentons d'interpréter. La connaissance approfondie du document de base. 91 . arme.Chapitre 6 La lectur e technologiqu e Pour arriver à la notion d'industrie. un outil à patine multiple a une biographie attachante. dans une perspective d'étude technologique. l'accidentel. Lecture d'u n obje t d e pierr e taillé e Les démarches menant à la lecture d'un objet. La reprise systématique. y compris celles postérieures à son dépôt. éléments d'outils. En outre. la lecture technologique met en jeu la matière première. plus que tout autre. En effet. dans certains gisements.. en l'occurence chaque objet lithique. il est indispensable de discerner le naturel. d'outils des niveaux antérieurs pour en obtenir de nouveaux. Un objet de pierre est indissociable de son contexte géologique et archéologique.

etc. L'identification d'ensemble est d'autant plus rapide que l'observateur possède une longue habitude. après le détachement. etc. si on ne l'a pas lu en son entier. selon ses formes. Vient ensuite la vérification de Vhypothèse première avec la mise en train du décryptage des différents stigmates dans leur ordre chronologique pour découvrir les intentions successives.). Un objet taillé est toujours une ronde-bosse que l'on ne connaît pas totalement si l'on n'en a pas fait "tout le tour". contenant en elle-même une hypothèse. plaquette. Si cette dernière n'existe plus. qui conditionnent la réalisation d'un outil définitif.Le terme "objet". des "lancettes" (fig. la modification de la face inférieure (face d'éclatement) étant la seule preuve absolue que la pièce a été "re-touchée". la reconnaissance de la face inférieure et de la partie talon-bulbe. des différents gestes du tailleur préhistorique (ou des tailleurs dans les cas de pièces à double patine) : sur le nucléus. avec toutes les significations des stigmates visibles et les présomptions que certains laissent supposer. morphologique (limande). Cela se fait. etc. Perception où la vue joue un rôle largement dominant . A une perception première. un code ordonne leur succession et il ne peut y en avoir qu'un pour chaque catégorie d'objet (pièce bifaciale. Prenons l'exemple d'un outil sur éclat. on cherche à identifier son support (galet. ne peut se faire que par rapport à la face d'éclatement. pour les cas complexes. géographique (Levallois) ou anthroponymique 92 . nucléus. ou souvent en même temps. il y a lieu d'orienter l'éclat en tenant compte.) Outre les actions naturelles. seuls stigmates toujours totalement fiables. et des nucléus sur lesquels ne subsiste plus de surface naturelle. En effet. Cette lecture ne peut être indifféremment conduite dans ses observations et ses déductions. des événements postérieurs au débitage du support. se fait d'elle-même par déduction.. éclat. coches. la lecture ne peut alors commencer que par la recherche. désigne obligatoirement chaque élément d'un ensemble lithique et sous-entend aussi toute matière minérale supposée manipulée. du biface à la pointe de flèche. Puis vient la reconnaissance de la retouche. la taille peut aussi masquer totalement l'état originel du support : c'est le cas de toutes les pièces à retouches entièrement bifaciales. utilisée par l'homme. Fait en apparence paradoxal. cassures. perçues en une fraction de seconde : silhouette. couleur. Dès l'observation des états de surface de l'objet. relief. perception du volume qu'est l'objet. Ainsi dans le chapitre 1 ont été évoqués les problèmes touchant à la matière brute selon sa qualité. selon leur succession dans le temps. la lecture des événements techniques antérieurs : les stigmates de débitage et de préparation sur le nucléus avant le détachement du support. géométrique (trapèze). volontairement choisi. quasi simultanées. Si nous nous en tenons à la quête des intentions. C'est la "naissance du support" qui doit être mise en évidence. elle deviendra "histoire de l'outil". Cette recomposition chronologique. avec enregistrement immédiat des apparences technologiques et de leur enchaînement. une longue expérience des dialogues pierre taillée-préhistorien. réalisées ou ratées. amènent une reconnaissance globale. jeux de lumière sur les facettes. en dernier ressort. la lecture d'un objet de pierre taillée comporte trois stades. fait suite une série d'observations aboutissant à une biographie. Elle consiste en un enregistrement quasi inconscient d'une multitude d'images visuelles et de sensations tactiles. bloc. son abondance.et identification d'ensemble immédiates. Il y a enfin restructuration mentale des différents événements. coup de burin. 5). en débrouillant les séries de retouches. parfois syncrétique. Qu'ensuite une dénomination pseudo-fonctionnelle (burin). au détachement (au débitage). puis toucher. Différentes démarches interviennent dans la manière d'aborder un objet taillé. éclat.

il est donc absolument nécessaire de connaître les conditions "physiques" exactes des gisements : . l'altération d'une surface taillée [ou utilisée) intentionnellement. parfois préhistoriques. une surface naturelle.(Krukowski) soit donnée et qu'un numéro y soit accolé pour inventaire ou études quantitatives. "raclettes". métamorphique. concassées par la cryoturbation ou les engins mécaniques ("denticulés".épaisseur et lithologie de la couche elle-même . Mais l'observation. 2. sédimentaire .par néocortex.éolienne. les pseudo-bifaces ou galets "taillés" par gélifraction ou amplitude de température et d'humidité (ce dernier cas est fréquent en milieu désertique) . un deuxième tri est opéré qui met de côté les "pseudo-outils". . elle. c'est affaire de convention.par patine. . Si cela s'avère nécessaire. il peut devenir très important par exemple autour d'une source où des animaux sont venus s'abreuver. entre autres.pendage. Altération s naturelle s • Le cortex fait partie intégrante de la matière première sous sa forme naturelle avant toute taille. les galets "taillés" par les vagues ou par la pression des glaciers.origine des éléments (volcanique.site enterré. Par sa présence ou son absence sur les éclats. 93 . On peut donc parler d'une lecture objective puisqu'elle est identique pour tous les observateurs. Pour une étude technologique. etc. Pour tout matériel étudié. O b s e r v a t i o n d e s état s d e s u r f a c e Toute lecture de pièce doit donc commencer par l'examen attentif du ou des états de surface. dont les pièges les plus fréquents sont. même dans une zone d'habitat. . fluviatile-. glaciaire). Ce nucléus porte plusieurs informations. évoquant le charriage fluviatile. une surface du cortex originel modifiée par des causes naturelles.par cortex. "grattoirs". . puis ramassé hors de son point d'abandon. après tri des pièces qui ne présentent que des surfaces corticales.site de surface. puis roulé. . On connaît même certains outils qui ont subi trois séries de retouches avec chacune une patine différente. etc. E x e m p l e s d'état s d e surfac e Loin d'être exhaustifs.). Les marques indélébiles de ses aventures doivent être déchiffrées chronologiquement. ne peut être un choix.pied de falaise. les pièces. . striées. la reconnaissance technologique de la pièce. le piétinement est loin d'être négligeable. Le néocortex est donc le témoin d'une position secondaire de la matière première. dépôt de pente. N'oublions pas que. elle est immuable et reste la démarche fondamentale. d'autres émoussées. "perçoirs". l'examen concerne la totalité de l'apparence de l'outil tel qu'il nous est parvenu. 1. il a été nucléus " a c t i f . . en gardant bien en mémoire que nous entendons : . il renseigne sur la gestion et l'origine de la matière première. par exemple un transport fluviatile. 2. Dans tous les cas l'accumulation des observations est essentielle. Exemple : un nucléus possède des négatifs d'enlèvements aux arêtes et nervures fraîches. enfin à nouveau débité avant d'être abandonné définitivement.1. ces exemples sont donnés à seul titre indicatif.

2. sans en changer notablement la morphologie : changement de couleur avec ou sans modification du grain de la texture. Ces traces pourront être les seuls témoignages d'un incendie ou d'un "foyer". que la chauffe soit intentionnelle ou accidentelle. bitume. Les agents sont si nombreux. accompagnées de modifications de couleur et de brillance pour les objets lithiques ayant été chauffés à une température supérieure à 250°. comme l'émoussé d'un bord de plan de frappe (voir p. D'autres altérations enfin entrent dans la catégorie des traces d'utilisation. aussi les pièces lithiques défigurées par les actions mécaniques d'un métal imitant souvent des retouches sont-elles de plus en plus abondantes. parfois jusqu'au cœur de la pièce qui peut alors être considérablement plus légère.2. • Le lustre éolien est moins brillant que le lustre dû au brassage du sable dans les griffons des sources artésiennes. y compris dans un même site. Elles ont pu alors servir de nucléus ou de support à un outil. Certaines altérations peuvent correspondre à des procédés techniques. ou même du bord d'un biface pendant son façonnage.• La patine. en raison de leur présence fortuite à côté ou sous des foyers. D'autre part ils ont pu subsister assez longtemps pour permettre une patine différentielle. l'action accidentelle du feu qui donne des cupules. le piquetage ou le poli d'un plan de pression ou d'une surface de débitage d'un nucléus. les variations de température qui. • Les actions thermiques sont essentiellement : la gélifraction qui peut aller de simples fissures à des cupules ou même à un fractionnement total. 2. due à des interactions physiques et chimiques. des surfaces chagrinées imitant parfois des retouches sur un bord. consiste en des modifications très diverses de la surface.actuellement . 2. s'ils ne sont pas toujours visibles à l'œil.que grâce au lustre d'aspect "graisseux" visible seulement sur la partie retouchée après le traitement thermique (fig. Une fois encore l'ordre chronologique des faits nous guide : devant une systématisation ou une grande fréquence de pièces chauffées puis retouchées.4. Heureusement ces pièces sont rarement exemptes de points ou de trainées de rouille et les multiples patines permettent le plus souvent de les déceler. 51). si divers.3. Mais les exemples existent de pièces chauffées accidentellement. les interventions humaines actuelles couvrent des superficies de plus en plus considérables et intéressent des couches de plus en plus profondes. Altération s due s à de s action s humaine s intentionnelle s Les stigmates laissées par le feu peuvent être les mêmes. Engin s mécanique s De la charrue au bulldozer. 24). soit uniquement en surface (voile). ou les émoussés de certains burins du Paléolithique supérieur. qu'aucune classification chronologique fondée sur la patine n ' a encore abouti. cuir. les présomptions sont fortes d'un traitement thermique. ou encore des fractures franches. 59). comme les lustres et les polis d'usage. Ajout s Il faut garder présent à l'esprit que bois. puis ramassées. combinées à celles de l'humidité ambiante donnent sensiblement les mêmes résultats (fig. 35). sont décelables et analysables grâce à des microprélèvements (fig. et leur étude est si complexe. 94 . gomme. La chauffe intentionnelle des roches siliceuses afin d'améliorer leur aptitude à la taille par pression ne se reconnaît . soit profondément. comme pour les outils à double patine. Un émoussé peut aussi être obtenu en vue de supprimer le caractère tranchant d'un bord de pièce bifaciale comme c'est fréquent en Amérique du Nord. colorant. comme dans le cas de certains emmanchements. même dans une seule couche. L'un comme l'autre peuvent "user" un silex jusqu'à en modifier notablement sa morphologie et même j u s q u ' à oblitérer toute trace de taille.

En conclusion il y a une infinité de combinaisons possibles de ces modifications. particulièrement pour ce qui concerne "les ajouts". r o c h e siliceuse. de ces altérations et ajouts.Il faut donc rester prudent avec le lavage et le vernissage pour le marquage des pièces. F i g . nécessitent une observation minutieuse en laboratoire et impliquent la plus grande prudence quant aux traitements infligés au matériel lithique lors de son exhumation et immédiatement après. L'importance et la complexité des états de surface. 95 . désert de Q a t a r ( P h o t o J-L. souvent impossibles à débrouiller en cours de fouille. Toute fausse manœuvre peut définitivement empêcher certaines observations et déterminations. 35 — Effet t h e r m i q u e : c u p u l e s naturelles i m i t a n t p l u s ou m o i n s d e s négatifs d e taille. P r i n c e l l e ) .

3.d'après la partie proximale : modes de percussion. des caractéristiques techniques.d'après la face supérieure : surface ou nervure Levallois.2. face supérieure. .3. 3. etc. abrasion de la corniche. galet. Déterminatio n d e l a matièr e premièr e 3. . Identificatio n de s support s discernable s Support non débité . Descriptio n de s enlèvement s d'aprè s leur s principau x caractère s • position • localisation • répartition • délinéation • étendue • inclinaison • morphologie • etc. etc. . crête. Observatio n de s état s d e surfac e 3. y compris les accidents de taille • renseignant sur les techniques et les méthodes de taille .type (plaquette.6. qu'i l soi t outi l o u no n 96 . intentionnelles.d'après les cassures : accidentelles.5. la méthode Kombewa.d'après la face supérieure : non prédéterminée.) .4.) Support débité . etc. etc. talon.reconnaissance des morphologies techniques. accidentelles au débitage. etc.orientation selon l'axe de débitage (face inférieure. . bords droit et gauche.d'après la partie proximale : types de talon. Technique s spéciale s d e taill e 3. etc. prédéterminée par la métode Levallois. . Définitio n d e l'objet . sur burin.3 . S c h é m a p o u r l a l e c t u r e d ' u n o b j e t l i t h i q u e taill é 3.d'après la partie distale : outrepassage sur nucléus. de pression. etc. etc.orientation (selon un axe morphologique. etc.1.). • indiquant une préparation .

Cahen. 1988. notamment. à proposer un type d'organisation sociale dans une culture du Paléolithique supérieur. 1976b.les outils ou leurs supports ont-ils été taillés à l'avance. atelier de taille etc. en première lecture. à travers les intentions retrouvées. Ces nouvelles stratégies de recherche permettent de valider des hypothèses longtemps jugées spéculatives : les raccords et les remontages. Les remontages. 1972. Nous présentons succintement ces méthodes qui sont désormais affaire de spécialistes. en effectuant des remontages (œufs d'autruche et ensemble lithique) puis en analysant l'espace reconstitué.quelles opérations de débitage et/ou de retouche ont été effectuées sur le site même? 80 81 82 83 84 85 86 The Big Puzzle. 97 . Cahen. Avec les fouilles de Pincevent .plus que des remontages . Cependant la maîtrise de la lecture technologique grâce aux développement de nouvelles techniques et méthodes d'analyse a considérablement enrichi l'étude des sociétés préhistoriques. Olive. a permis d'inférer des propositions d'ordre socio-économique en assurant au préalable la contemporanéité des occupations. surtout de plein a i r . Cahen et al. 1. 1980.Comment appréhende r u n ensembl e lithiqu e taill é Les données intrinsèques offertes par un gisement. qui. Elle participe désormais plus à une connaissance palethnologique q u ' à la reconnaissance des techniques et méthodes de taille qui peuvent se déduire de l'analyse des produits de taille . A Bordj Mellala (Algérie).ont été réalisés par les préhistoriens depuis près d'un siècle afin. Uétude des comportements techniques (aspect cognitif et psycho-moteur) est une voie encore toute récente mais elle montre déjà tout le potentiel exploitable dans la recherche des savoirs techniques des cultures disparues. En relevant les objets sur plan. l'importance numérique du matériel lithique et le type de gisement (halte provisoire. Brézillon. Audouze. désormais pratiqués presque systématiquement. Leroi-Gourhan. fondée sur cette méthode. Y expérimentation et les traces d'utilisation sont les domaines où les résultats ont été considérables durant la dernière décennie. Tixier de démontrer l'unité d'un grand gisement néolithique de surface en milieu désertique.y a-t-il relation entre certains nucléus et certains types d'outils? . la qualité des méthodes de fouille et d'enregistrement.) ont sans nul doute une incidence sur les interprétations. 1987. Van Noten et al. 1982. Tixier et al. En l'absence de sols conservés. de vérifier la contemporanéité d'une séquence stratigraphique. campement saisonnier ou permanent. 36 et 4 0 ) . l'exploitation des sols d'habitat par la pratique systématique des remontages a révélé l'étendue des informations qu'apportait cette méthode. ou simplement à titre anecdotique (fig. R a c c o r d s e t r e m o n t a g e s Des raccords . il a mis en évidence que les "sites" représentaient en fait différentes aires d'activités d'une m ê m e occupation . Un pas a donc été franchi qui mène. Pigeot. c'est aussi grâce aux remontages que le site de Meer II a pu être déchiffré . L'analyse de deux habitations magdaléniennes d'Etiolles dans le Bassin parisien . 1987. pouvait être considéré comme un ensemble de sites distincts. les remontages ont permis à J. 80 81 82 83 84 85 86 Les remontages sont aussi nécessaires pour répondre aux questions telles que : . 1978. sont indispensables au décryptage des sites. 1980. ou simplement au fur et à mesure des besoins? Les autres apports se feront surtout sous forme de vérifications : .

1994). . silex.Fig. Bérigoule. Débitage Levallois centripète ayant produit un minimum de cinq éclats Levallois dont un a été transformé en racloir. Vaucluse (Brugal et al. 36 — Remontage. Moustérien.

L'expérimentation doit toujours être menée en fonction des données archéologiques. ravivages. la finalité de chaque opération? On ne peut répondre facilement à cette question sans effectuer des raccords et des remontages. Elle doit être pratiquée en fonction de stratégies de recherche bien définies et de gisements appropriés. le fait est irréversible. En réalité les paramètres se sont avérés si nombreux et si "fluctuants" que l'exploitation statistique de l'expérimentation est pratiquement abandonnée. car les retouches ont souvent modifié profondément la morphologie des supports. il est important de les tester ou de les faire tester.quelles relations y a-t-il entre les catégories de produits de débitage suivant les différents stades de taille (épannelage. Elle ne prétend pas atteindre le tailleur préhistorique mais l'approcher seulement. pour répondre à quelques questions préliminaires et indispensables 87 Tixier. 2 . phase finale) et les types d'outils? Autrement dit. réutilisations de pièces cassées étaient-ils fréquents. Les raccords et remontages qui nécessitent non seulement un lourd investissement en temps mais aussi une bonne connaissance des techniques de taille. dont nous présentons les principaux buts..les transformations. il ne faut guère plus de quinze minutes pour façonner un biface au percuteur tendre et quelques dizaines de secondes pour retoucher un racloir. E x p é r i e n c e s d e taill e L'expérimentation scientifique de la taille des roches dures ne peut avoir pour but des "reproductions" de belles pièces préhistoriques pour leur exposition dans les musées ou leur commercialisation. soit par le grain. imposent une observation minutieuse qui affine la lecture technologique. dans la conception de l'économie de la matière première. Inizan. Roche. Néanmoins s'il est impossible d'estimer le rapport exact être humain/outil des préhistoriques. entre fragments du même support. même pour Homo sapiens fossilis. percuteur. mise en forme. 99 . sur un autre support ou sur un nucléus . à première vue très différentes soit par la couleur. maintien du nucléus ou du support. geste. quelle est. . Des matières premières à tester Si les sources de matières premières sont connues. etc. 1980. plein débitage. phase de début du débitage. Nous ne parlons donc pas de "réplication" ayant pour but de copier. proviennent en réalité du même bloc. .). La taille expérimentale est une démarche analogique qui présente l'avantage de s'apparenter à une manipulation in vitro. possible de renouveler à l'infini un test expérimental en faisant varier chaque fois un seul paramètre (position. la préhistoire ne peut plus ignorer les expériences de taille. car le tailleur moderne n ' a plus les mêmes motivations. ce qui aurait ouvert directement sur une exploitation statistique : nous pouvions ainsi espérer aboutir à une plausibilité en accumulant les présomptions qui permettent de valider un possible. il y a quelques a n n é e s . mais de démarche scientifique ayant pour but de comprendre. 87 Des mythes à détruire L'homme acheuléen taillant et retaillant pendant de longues heures pour obtenir ses outils ou ses armes. forfuits ou systématiques? Suivant que les tailleurs disposaient de peu ou de beaucoup de matière première. en étaient-ils avares ou n o n ? Autant d'interrogations éclairées par les raccords d'outils entre eux ou avec des déchets caractéristiques. Il semblait.de combien de blocs ont-ils tiré leur outillage? Quelles ont été les pièces apportées au campement déjà sous forme d'outils ? On s'aperçoit parfois (et seuls les remontages peuvent nous renseigner à ce sujet) que deux types de roches. La recherche systématique de remontages et les nombreux résultats obtenus ces dernières années ont montré la pertinence et les nouveaux enjeux de cette méthode. soit par la patine. En fait.

Les couteaux à bord abattu du Setouchi (Paléolithique supérieur) au J a p o n sont ainsi souvent obtenus à partir d'éclats débités intentionnellement plus larges que longs. il est essentiel de tester les matériaux pour en connaître les possibilités réelles quant aux différentes techniques constatées.les préhistoriques auteurs de ces assemblages auraient-ils pu faire plus ou mieux ? .nous ne savons pas encore reproduire les très grandes lames (jusqu'à 60 cm) en silex du Magdalénien d'Ile-de-France. Dans certains quartzites (par exemple les "arénites silicifiées" du Brésil) il n'est pas aisé de faire des lames et il est très difficile de réaliser des lames de faible épaisseur qui ne cassent pas au débitage. 32). 1966. Pour une roche donnée (fig. Crabtree. l'intérêt est relatif. Or au seul vu de ces matières premières. beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits (selon les dimensions et la qualité de la roche)? . 1991a. un tailleur. L'analyse des chaînes opératoires d'un assemblage archéologique associée à la démarche expérimentale permettent de reconstituer avec précision les schémas de taille des préhistoriques et donc de définir les différentes méthodes utilisées. Volkof.le "levier" (et toutes ses variantes) est encore très peu p u b l i é (p.quelles étaient les qualités physiques de la roche? Si d'évidence un gisement offre une grande richesse d'outils bien taillés en relation avec une excellente matière première locale. et beaucoup reste encore à vérifier : . La fiabilité d'un diagnostic dépend des tests expérimentaux.le débitage de lames par percussion directe à la pierre commence seulement à être testé sérieusement (p. comme dans de nombreuses disciplines. En revanche. plusieurs années pour devenir un expert. 1991. les uns au-dessus des autres. en obsidienne des tombes aztèques. sur une face inférieure convexe d'éclat (donc "Kombewa" pour le premier au moins. Cependant un diagnostic crédible doit impérativement venir d'un spécialiste expérimenté. 71). il faut. Cette fiabilité dépend aussi de l'importance numérique du matériel archéologique pour pouvoir multiplier les observations. Pelegrin. 88 Des techniques ou des méthodes à redécouvrir Un diagnostic exact des techniques est impératif. ne peut le prévoir. devant des ensembles apparemment "mal venus". ni celles. 1980. .à l'étude d'un ensemble lithique. L'apprentissage est très long. . 32). car il ne faut jamais présumer d'un matériau avant de l'avoir travaillé. On ne s'intitule pas tailleur en quelques mois. voire de "l'archaïsme" des préhistoriques. p. du moins aurons nous des limites (à remettre en question) : différencier le punch de la pression est désormais possible grâce à la mise en évidence de caractères significatifs. Il est d'autre part clair que nos progrès s'accélèrent dès que plusieurs expérimentateurs travaillent sur un point précis : on sait maintenant "flûter" une pointe de Folsom par percussion directe. particulièrement dans le cas des innovations. avant de juger l'adresse.quelles étaient les limites des techniques et les méthodes possibles? .est-ce qu'ils auraient pu obtenir des outils de dimensions différentes. 100 . même averti. 2) : . L'exemple de certaines sanukites japonaises illustre aussi ce point de vue : la bonne aptitude à la taille de cette roche exclut pourtant le débitage systématique de lames. Cela a entraîné obligatoirement une méthode originale d'obtention de certains outils allongés. par percussion indirecte et par pression . Guiria. 89 90 91 88 89 90 91 Akazawa et al. et si la technique ne peut honnêtement être précisée.

Des connaissances à

transmettre

L'enseignement de la technologie lithique par un expérimentateur permet d'acquérir rapidement les notions de base. L'expérimentation a aussi pour but de percer les intentions : - discerner ce qui est accidentel de ce qui est intentionnel ; - discerner ce qui est facile de ce qui est difficile ; il est plus facile de tailler un biface acheuléen qu'une pointe Levallois ; - discerner un geste de préparation technique d'une trace d'utilisation. L'abrasion du bord du plan de frappe - ou de pression - d'un nucléus (frottement avec une pierre dure) pour supprimer la corniche formée par les contre-bulbes des éclats et surtout des lames précédentes est nécessaire pour un bon débitage au percuteur animal ou végétal ; cette abrasion laisse toujours des traces qui vont parfois jusqu'à un très fort émoussé; - discerner les enlèvements de préparation, des retouches : une chute de burin préparée, dont la face inférieure est intacte, brute de taille, représente un déchet caractéristique alors qu'une lamelle à bord abattu dont la face inférieure a été forcément réduite par des retouches, est un outil. - mettre en évidence, par exemple, que la mise en forme d'un nucléus, son immobilisation et tout ce qui précède un débitage par pression implique un savoir-faire bien plus élaboré que le débitage lui-même. Désormais l'expérimentation, qu'elle soit menée par des préhistoriens tailleurs ou lors de programmes ethnoarchéologiques, nous aide aussi à estimer les savoirs techniques des préhistoriques, à évaluer leurs performances et à juger de leur niveau de compétence. 3. Trace s d'utilisatio n L'étude raisonnée et systématique des traces observables sur la totalité de la surface des outils lithiques a désormais fait ses preuves et dépasse largement la recherche de la fonction des outils. Cette discipline, dont les fondements furent posés par le soviétique S.A. Semenov dès 1930, fait appel aujourd'hui à de nombreux spécialistes. En effet, l'ouvrage de Semenov, traduit en anglais en 1 9 6 4 , révéla qu'il était possible de déterminer la fonction de l'outillage préhistorique jusque là vouée aux spéculations de l'imagination des préhistoriens, "...mais c'est indiscutablement à Semenov que reviendra le mérite d'avoir fait des observations systématiques, et d'avoir développé les techniques d'étude nécessaires. Son ouvrage, Prehistoric Technology, restera longtemps un livre de référence" . Nous ne citons que les jalons essentiels qui consacrèrent cette nouvelle discipline : le premier colloque sur ce sujet s'est tenu à Vancouver en 1 9 7 7 , et en 1980 paraît le premier ouvrage de synthèse après celui de S e m e n o v . Les travaux entrepris dans cette discipline récente concernent toutes les périodes de la préhistoire même s'il est difficile actuellement d'obtenir des résultats probants pour les périodes anciennes. L'étude des traces d'utilisation nécessite une bonne maîtrise des matériaux, aussi bien les différents types de roche qui constituent le support des outils que les matériaux qui sont travaillés. Cette connaissance s'acquiert par une longue pratique de l'expérimentation. C'est l'alternance systématique de l'observation archéologique et de l'expérimentation qui permet de comprendre les différentes étapes de fabrication et d'utilisation des outils (emmanchement, manière d'utiliser, affûtage, etc.). Les techniques d'approche varient selon les problèmes archéologiques posés avec des instruments optiques différents : microscope binoculaire, métallographique ou électronique à balayage.
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Semenov, 1964. Bordes, 1967 : 37. Lithic Use-wear Analysis, 1979. Keeley, 1980.

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La tracéologie, telle qu'elle est actuellement conçue, procède de plusieurs démarches. Soit elle tente de répondre à un certain nombre de questions : - quelle matière a travaillé cet objet? - combien de temps a-t-il travaillé? - quel mouvement lui a été imprimé? - y a-t-il eu un emmanchement? Son but est alors essentiellement d'éclairer sur l'utilisation des "outils", voire de confronter les résultats avec la typologie. Soit elle recherche l'origine, la cause, des stigmates d'utilisation. Elle peut alors être un instrument privilégié pour cerner la notion même d'outil. En effet, l'étude des traces d'usure a fait progresser le problème de l'emmanchement en permettant la reconstitution d'outil qu'il faut le plus souvent percevoir comme composite. L'étude des traces doit aussi permettre de déceler les altérations naturelles. Gardons en mémoire cependant que tel ou tel résultat obtenu sur un site n'est pas transposable dans le temps, ni dans l'espace, sans vérification. L'étude des traces d'utilisation s'intègre désormais dans toutes les recherches à caractère palethnologique, puisqu'elle est bien souvent le seul moyen de vérifier les hypothèses concernant les activités domestiques, économiques, artistiques, etc. Le domaine agricole est certainement celui qui a élargi le plus son champ d'interprétation grâce aux études combinées des traces d'utilisation, des techniques de taille (concernant le choix des supports), de la paléobotanique et de l'archéozoologie.
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4. C o m p o r t e m e n t s t e c h n i q u e s La lecture technologique est une des voies privilégiées pour transcrire le matériel lithique en activités techniques, puis en comportements techniques, à partir d'une évaluation des habiletés. 4.1. Evaluatio n L'évaluation des habiletés est primordiale car elle engage la valeur et la crédibilité de toutes les interprétations. Elle doit pouvoir se réaliser dans tous les cas, quels que soient les cultures et les groupes humains concernés ; elle est toujours possible à partir de la production lithique de toutes les espèces fossiles, tout comme il est possible de procéder à des évaluations sur les comportements de subsistance des hommes préhistoriques en examinant le matériel faunique mis au jour dans les sites. Mais elle dépend à la fois de la qualité des fouilles et du matériel lui-même, et aussi, pour une très grande part, de la nature du gisement : il y a peu à dire sur le matériel provenant d'une halte de chasse n'ayant livré que quelques objets, et bien davantage sur un atelier de taille où plusieurs chaînes opératoires peuvent être présentes . Rien n'interdit cependant de mener ce type de travail sur des collections anciennes pour lesquelles on dispose d'informations suffisantes. Comme on F a vu dans l'introduction, transformer un bloc de matière première pour obtenir un ou des outils, c'est avant tout avoir un proje t et le mener à bien. Selon J. Pelegrin , le raisonnement du tailleur correspond à un enchaînement d'opérations cognitives et sensori-motrices, et les différentes étapes de la mise en œuvre du projet s'organisent de la manière suivante : perception de la tâche à accomplir, choix parmi toutes les possibilités connues stockées en mémoire de la solution "idéale" (représentation mentale de l'objet à fabriquer). C'est à cette étape du projet que s'élabore le schém a conceptuel et se déterminent les moyens d'actions sur la matière pour y parvenir. Se met alors en place un schém a opératoir e que le tailleur va suivre en mettant en œuvre
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96 Anderson, 1992. 97 Karlin, Ploux, 1994. 98 Pelegrin, 1991b, 1995.

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tout son savoir-fair e (compétence acquise par l'expérience, la pratique) et ses connaissances pour mener à terme son projet avec une plus ou moins grande habileté . Un schéma opératoire mal conduit peut être sauvé par des astuces techniques qui relèvent du savoir-faire; à l'inverse, un geste malencontreux peut être corrigé par une bonne connaissance des modalités possibles de rattrapage. C'est la lecture des schémas opératoires qui permet d'inférer le niveau de savoir-faire, la qualité des gestes et l'intelligence du tailleur. Analyser les chaînes opératoires en termes de processus psycho-moteurs permet d'aller au delà de l'identification des gestes techniques et, pour chaque moment de la chaîne opératoire, de mettre en évidence les choix, les contraintes, les préférences, les raisons d'un succès ou les causes d'un échec, de voir comment, selon quelle procédure, chaque projet se trouve réalisé. Cette démarche passe inévitablement par une expertise fondée sur les critères établis par un expérimentateur et, lorsque cela est possible, des remontages. 4.2. Interprétatio n Le développement d'une "archéologie cognitive" a ouvert de nouveaux champs de recherche pour l'interprétation des compétences des tailleurs préhistoriques. Toutefois cette interprétation des comportements techniques n'est envisageable globalement q u ' à partir d'Homo sapiens sapiens, car nous postulons qu'il possédait les mêmes capacités cognitives et motrices que l'homme moderne. Il est dangereux de maintenir ce postulat pour les espèces pré-sapiens, dont on ne peut qu'évaluer les compétences telles qu'elles se dégagent de l'étude du matériel lithique". Cependant, la prise en compte des recherches menées en primatologie et en éthologie sur les comportements techniques des primates non humains (notamment les c h i m p a n z é s ) a contribué, ces dernières années, au renouvellement des études dans ce domaine particulier de la préhistoire. Cette approche analogique est d'autant plus nécessaire que l'on aborde les périodes les plus anciennes de la préhistoire. Que l'archéologie dans son ensemble, et la préhistoire en particulier, se soit ouverte aux sciences cognitives n'est pas pour surprendre, puisqu'elle est fondée sur l'étude des cultures matérielles, sur l'analyse d'objets, qui sont les produits de l'intelligence humaine. Démonter, comprendre les mécanismes psychologiques et moteurs qui sous-tendent ces productions ne peut que concourir à l'enrichissement de la discipline. Comment s'est faite la transmission des connaissances techniques? Quelles ont été les modalités d'apprentissage de la taille de la p i e r r e ? Peut-on appréhender la variabilité i n d i v i d u e l l e ? Autant de questions que l'approche cognitive - dont le concept de chaîne opératoire fait partie intégrante - permet désormais d'envisager. C'est un très vaste domaine, encore peu exploré, parfois spéculatif, qui s'ouvre à la préhistoire, et dont les résultats, pour le moment ponctuels, ne permettent pas de dégager des régularités. Certains thèmes sont particulièrement prometteurs. La notion d'apprentissage par exemple, abordée en terme de difficultés d'acquisition des savoir-faire, permet l'analyse de phénomènes majeurs comme la spécialisation, l'innovation, l'emprunt, trois notions qui renvoient à la représentation sociale des techniques.
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99 Roche, Texier, sous-presse. 100 Joulian, 1994. 101 Une abondante littérature existe sur le sujet. Voir notamment Gibson, Ingold (eds), 1993 et Renfrew, Zubrow (eds), 1994. 102 Roux, 1991; Karlin, Julien 1994; Roux, Bril, Dietrich, 1995. 103 Ploux, 1989.

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Le développement de la lecture technologique a conduit à concevoir de nouveaux modes graphiques : vues multiples. mais parfois être le seul support d'échanges en l'absence de connaissance des langues étrangères. déchet. Loin d'être une copie. la représentation des industries préhistoriques a pour premier objectif de décrire de manière intelligible des objets (volumes en trois dimensions) à l'aide d'images (plans en deux dimensions). Elle rend donc compte graphiquement de la chronologie des gestes techniques. etc. 105 . La représentation graphique des industries préhistoriques.Chapitre 7 La représentatio n graphiqu e L'illustration scientifique perpétue une tradition iconographique héritée de l'âge d'or des "sciences naturelles". C'est un dessin hybride entre l'art et la science. L'alliance des techniques graphiques pures et des conventions symboliques font de ce mode d'expression un excellent outil de communication. C'est en effet un langage universel qui peut non seulement participer efficacement à l'élaboration des textes. dont la complémentarité ne peut qu'enrichir la qualité de l'illustration d'une publication. choisis selon des objectifs définis.) et sa place dans la chaîne opératoire. telle qu'elle a été conçue dans cet ouvrage. obéit aux règles de la technologie en suivant une démarche qui montre la morphologie de chaque pièce (outil. nouveaux symboles. etc. représentations schématiques. le dessin et la photographie sont des modes d'expression différents. lisibles grâce aux stigmates qu'ils ont laissés sur chaque pièce. Enfin.

37) Un dessin d'objet façonné doit rendre l'enchaînement des gestes de taille nécessaires à l'élaboration en volume de l'objet. Même s'il peut permettre à tous de restituer des images. 106 .. Le nombre de pièces dessinées répondant aux contraintes de publications qui n'autorisent qu'un nombre réduit de planches. l'ordinateur est un nouvel outil à dessiner. mettent en valeur la nature du volume réalisé par le tailleur. 104 2. Le dessin assisté par ordinateur rend accessible à tous l'expression graphique sans qu'il soit nécessaire d'en dominer les techniques manuelles (fig. La qualité d'impression des imprimantes laser permet d'obtenir des documents de haute qualité. 105 Coineau. le profil doit montrer la symétrie ou la dissymétrie de l'objet. 105 Dessiner 1. encre. etc. ce handicap peut devenir un atout. Dessiner les plus belles pièces n'est pas suffisamment représentatif d'une collection.. Sur chacune des vues. Les prises de données scannérisées restituent des images tramées modifiables au point près. Les logiciels de dessin les plus performants autorisent la réalisation de toute la variété des traits pleins et déliés. Nous proposons ici une technique graphique classique : les dessins sont réalisés au crayon et à l'encre de C h i n e . M o y e n s t e c h n i q u e s : o r d i n a t e u r ? Parmi les nombreux moyens techniques (fusain. il ne pourra jamais se substituer à la lecture technologique des objets qui est un préalable indispensable. judicieusement choisies. et des vues multiples pour les objets multifaciaux. 1987. C h o i x d e s d e s s i n s Le dessin de l'intégralité des objets provenant d'un site est rarement réalisable. Il est recommandé de dessiner les vues des deux faces pour les pièces bifaciales. polyèdres et sphéroïdes. Cependant. Les représentations schématiques sont utilisées pour montrer les méthodes de façonnage adoptées. 1978. 54). mine grasse. 104 Prodhomme.). P r i n c i p e s g é n é r a u x Ils sont présentés suivant le plan de l'ouvrage. • Le façonnage (fig. Il est indispensable que le préhistorien et le dessinateur réalisent ensemble la sélection des objets afin de trouver la meilleure représentation graphique qui mettra en valeur les résultats des études. l'ordinateur reste un outil graphique comme un autre. La quantité n'étant pas toujours un gage de qualité. offre une gamme étendue de moyens. le dessin des lancettes et des contre-bulbes doit être soigné. Pour les pièces bifaciales. aquarelle. Des sections. un choix doit donc être effectué . Quelle aide graphique peut-il apporter dans le domaine des études préhistoriques? Le dessin sur ordinateur bien qu'encore peu utilisé. L'enjeu est de présenter un maximum d'informations à l'aide d'un minimum de dessins.Décider 1.

37 — Biface acheuléen. Kenya. tuf consolidé.107 Fig. Isenya. .

38 — E x e m p l e s d e p r o d u i t s d e d é b i t a g e . A c h e u l é e n . 1 : éclat e n t r a c h y t e . 3 : éclat l a m i n a i r e en silex. P r é . 2 : l a m e l l e en silex. L o k a l e l e i .F i g . K e n y a . Le R e l i l a i . C a p s i e n . I s e n y a . 108 .o l d o w a y e n . B é r i g o u l e . 4 : éclat en p h o n o l i t e . W e s t T u r k a n a . M o u s t é r i e n . A l g é r i e . K e n y a . V a u c l u s e .

A partir de cette représentation. Le dessin de la mise en place du volume du nucléus et des préparations pour l'obtention d'éclats ou de lames est indispensable. Les représentations schématiques illustrent l'exploitation des nucléus. 36 et 40) La difficulté d'interpréter les dessins de remontages montre qu'il est préférable d'abandonner le système des vues orthogonales. en choisissant une vue générale. car le lecteur a du mal à raccorder dans l'espace plusieurs vues complexes. A partir de cette vue. Les esquilles bulbaires. soit : .la (ou les) vue décrivant les surfaces de débitage.• Le débitage (fig. • La retouche Les retouches peuvent avoir été accidentelles. Elles doivent être reproduites sans présumer de leur origine en observant les différentes morphologies et en les dessinant avec précision. Le dessin du talon est absolument indispensable.la (ou les) vue montrant précisément les plans de frappe et leur préparation si elle existe.la (ou les) vue montrant les surfaces de mise en forme. On peut compléter les vues descriptives par des sections dans le plan des zones retouchées pour montrer la modification de l'angle du bord et des morphologies particulières (ex. 38). réalisées par le tailleur ou résulter de l'utilisation de l'objet. C a p s i e n . • Les remontages (fig. 1 9 7 6 a : fig. on décline une ou deux vues de détails permettant une meilleure compréhension de la taille. . les ondulations et la morphologie du bulbe sont souvent de bons indicateurs des techniques de débitage et doivent être représentées. 34 : 5). alors que leur représentation se limite trop souvent à une seule vue des surfaces de débitage. on doit pouvoir identifier partiellement le nucléus d'origine. F i g . Il est donc préférable de limiter leur nombre. Le volume du remontage est rendu globalement. : retouche Quina. Le dessin des produits de débitage présente la morphologie de l'objet et les enlèvements ayant précédé son détachement (fig. Des flèches numérotées indiquant l'ordre des enlèvements peuvent faciliter la lecture du dessin. . 39) Ce sont les nucléus qui comportent le plus d'informations. 2. car il comporte souvent des détails discriminants pour la compréhension des techniques de débitage. montrant le maximum d'informations. 3 9 — N u c l é u s à l a m e l l e s d é b i t é p a r p r e s s i o n puis repris p a r p e r c u s s i o n . fig. 109 . 131). A l g é r i e (Tixier. 2). Le schéma diacritique est utilisé pour synthétiser l'enchaînement des gestes techniques (voir p. et non par le dessin de chaque pièce remontée. A ï n D o k k a r a .

silex. 7). Ahmarien. . sans le nucleus. 40 — Remontage de mise en forme et de phase initiale de débitage de lames. Abu Noshra II.110 Fig. 1991 : fig. Egypte (Phillips.

• Les outils de type grattoirs. . 41). même s'ils sont façonnés à partir d'un support débité. sur éclat de gel (fig. repose sur l'orientation (fig. au fur et à mesure de l'avancement des recherches. 50). L'axe morphologique est l'axe de la plus grande symétrie d'une pièce. polyèdres. Si cette orientation ne correspond pas à l'axe de débitage de l'objet. 12 et 13). S'il est difficile à déterminer. le nucleus est orienté morphologiquement. Cinq cas peuvent se présenter. • Les outils sur support naturel Ce sont les outils sur plaquette (fig. qu'ils soient débités par percussion ou par pression sont orientés le plan de frappe vers le haut. quel qu'il soit. 41 : 2. sur galet (fig. dent du burin. 41 : 1). • Les produits façonnés (pièces bifaciales. préformes. etc. etc. 41 : 3). un symbole précise ce dernier sur la vue de la face supérieure (fig. 21). Pour établir un langage graphique commun. : pointe Levallois). 29 : 2). selon laquelle s'est développé le front de fracture lors du détachement d'un éclat. etc. des conventions d'orientation des objets ont été mises au point sans qu'elles soient toujours logiques. Les nucleus à lames. la partie proximale vers le bas. . S'il est impossible de déterminer ce dernier enlèvement.norma frontalis pour la vue antérieure . trièdres. 57 : 9). Il est impératif de suivre les mêmes règles tout au long d'une même publication et de les préciser. la face supérieure vers soi.norma occipitalis pour la vue postérieure. Ils sont le plus souvent orientés selon leur axe morphologique. sur la face inférieure.norma verticalis et norma basilaris pour les vues supérieure et inférieure. Elle passe par le point d'impact et partage le bulbe en deux parties égales (fig. Descriptio n d e l'obje t 3. perçoirs. 41 : 1). on oriente le dernier plan de frappe exploité vers le haut (fig. 111 . . Les polyèdres et les sphéroïdes sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé. Lorsqu'il existe plusieurs plans de frappe. sur petit bloc. 16 :1 et 2). 41 : 5). • Les nucleus Les nucleus à éclats sont orientés suivant l'axe de débitage du dernier éclat enlevé (fig. dans le sens de son plus grand allongement (fig. 3. l'orientation est purement aléatoire (fig. Un bord droit ou gauche dépend de la manière dont est orienté le support. Vue s Le système de description utilisé est celui mis au point par les anthroplogues pour décrire les crânes humains. pointe du perçoir. • Les produits de débitage bruts ou retouchés Ce sont les éclats (au sens large) retouchés ou non et les outils bruts de débitage (ex.norma lateralis (sinistra et dextra) pour les vues latérales gauche et droite. burins. Convention s d'orientatio n Toute description d'objet. Les vues sont désignées comme suit : .) Ils sont orientés selon leur axe morphologique (fig.2. L'axe de débitage est la ligne droite matérialisant la direction. etc). sur support débité ou non Ils sont orientés la partie supposée active vers le haut (front de grattoir. Ils sont orientés suivant leur axe de débitage.1.

3 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n racloir sur p l a q u e t t e . 2 : selon l ' a x e m o r p h o l o g i q u e d ' u n biface. 5 : selon le b o r d et la surface taillés d ' u n g a l e t taillé. 4 : selon l ' a x e d e d é b i t a g e . 112 . 4 1 — E x e m p l e s d ' o r i e n t a t i o n . 1 : selon l ' a x e de d é b i t a g e (D) d ' u n éclat ( M étant l ' a x e m o r p h o l o g i q u e ) .5 F i g . a p p e l é alors racloir déjeté. différent d e l ' a x e m o r p h o l o g i q u e . d ' u n r a c l o i r d o u b l e c o n v e r g e n t .

F i g . face A. • Vue A : c'est la vue principale. Les différentes vues descriptives portent des noms issus à la fois du vocabulaire de la technologie lithique et du dessin pur.Ce système permet de résoudre le problème de la description d'un objet à trois dimensions par une série d'images en deux dimensions. Elle est rabattue à gauche. La méthode conventionnelle qui permet d'obtenir les différentes vues d'un objet fait appel au dessin par les projections orthogonales. On la nomme vue de face. Elle permet de montrer la symétrie ou la dissymétrie longitudinale de l'objet. Sur chacune des faces se projette une vue descriptive. il suffit d'effectuer des rotations de 90° de l'objet à partir de la vue principale. Elle met en évidence la nature d'un profil rectiligne. Elles sont rarement nécessaires pour la description d'un objet lithique. elle n'est pas suffisante pour décrire l'objet bien qu'elle soit souvent la seule représentée. On la nomme vue de droite ou vue de côté ou de profil ou profil droit. la convexité et l'équilibre volumétrique de l'objet. A de rares exceptions. précisées par des coupes ou sections s'il y a lieu. Ces images donnent séparément la vue des différentes faces de l'objet. et vue de la face supérieure pour les produits débités. • Vue B : vue de l'objet par la droite. 42). enfermé à l'intérieur d'un parallélépipède. 4 2 — V u e s d e s c r i p t i v e s d ' u n objet (à la française). Pour obtenir chaque vue. Il suffit de choisir parmi celles qui permettront la compréhension de la pièce. On imagine l'objet dans l'espace. 113 . Six faces sont donc suffisantes pour décrire complètement tous les éléments de la surface de n'importe quel objet en trois dimensions (fig. Elle permet de montrer l'épaisseur. courbe ou torse.

• Vue F : vue de l'objet regardé par sa partie proximale ou bas aie. par exemple. dans la zone médiane. . On la nomme vue de dos. .les contours des vues E et F sont identiques. mais le profil gauche est dessiné à gauche et le profil droit à droite.• Vue C : vue de l'objet par la gauche. Par le fait même du déroulement orthogonal des vues : . 43 : 1). mais l'objet est toujours orienté suivant l'axe de débitage. Pour le dessin de l'épure. 1 : à la française. 4 3 — D e u x s y s t è m e s de d é v e l o p p e m e n t d e s v u e s . Elle est rabattue à droite. Pour plus de lisibilité et de cohésion. Elle est utile pour le dessin des troncatures distales. des plans de percussion ou de pression. elle n'est pas dessinée pour les produits bruts de débitage. On la nomme vue en bout.les contours des vues A et D sont identiques . certains contours de vues peuvent donc être calqués et reportés. Ce symbole évite bien des confusions lors de la présentation sur une même planche de plusieurs pièces du même type. .les longueurs des vues A. F i g .les contours des vues B et C sont identiques . Le choix de l'une par rapport à l'autre se fait en fonction de ce qu'on désire montrer. • Vue D : c'est la face opposée à la face A. 43 : 2) qui est aussi fondé sur les projections orthogonales. C. B. il est important de lier entre elles les différentes vues d'une même pièce. On rencontre parfois le point pour la même symbolisation. Le rabattement des vues décrit précédemment est appelé "à la française" (fig. face B. pour les nucléus Levallois. on utilise un tiret gras court horizontal (-). etc. Conventionnellement. Cette vue a le même rôle que la vue B. Nous utilisons les vues "à la française" mais les deux systèmes se rencontrent dans les publications. par opposition à celui des vues dites "à l'américaine" (fig. On la nomme également vue en bout. 114 . Pour cela. Elle est utile pour le dessin des talons et des préparations de plan de frappe et. et vue de la face inférieure pour les produits débités. apposé entre chaque vue. 2 : à l ' a m é r i c a i n e . D sont identiques . des fronts de grattoirs. On la nomme vue de gauche ou vue de côté ou de profil ou profil gauche. • Vue E : vue de l'objet regardé par sa partie distale ou apicale.

Les coupes et les sections judicieusement choisies apportent cette information supplémentaire . pour des commodités de publication. on peut utiliser le conformateur. Pour les autres pièces.3. Section s e t coupe s Le système de développement des vues permet de décrire n'importe quel objet. La section est translatée et rabattue à droite. a : profil. 106 Laurent. Une coupe représente les sécant. La plupart du temps. 1970. 44). Le contour des deux demi-plans sécants est pris directement sur l'objet puis reporté. b : c o u p e . c : section. Plus difficiles à dessiner. Cependant. La section est repérée par deux tirets longs et épais matérialisant l'endroit précis du plan de section. elle est parfois présentée au-dessus ou au-dessous de la vue descriptive sectionnée. a b c F i g . Elles morphologie du volume et la position des différentes son axe.2. les vues descriptives n'offrent pas assez de précision dans le rendu du relief des morphologies complexes ou très finement élaborées. on choisit des plans verticaux ou horizontaux par rapport à l'axe d'orientation de la pièce. La surface des sections est hachurée par des traits rectilignes parallèles inclinés à 45° ou 60° sur l'horizontale. 106 Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur d'un objet (fig. sont fort utiles pour montrer la parties de la pièce par rapport à parties d'objet situées à la section et en arrière du plan les coupes sont moins utilisées que les sections. 115 . axe horizontal de la ligne d'horizon). Réalisation des sections et coupes Pour les objets de grande taille et peu fragiles. Cependant. Coupes et sections peuvent être faites dans n'importe quel plan à condition qu'il soit parfaitement repéré. les sections et les coupes se construisent à partir des autres vues déjà dessinées et par report des mesures prises directement sur l'objet. 4 4 — Différents m o y e n s d e décrire le v o l u m e d ' u n objet. Les sections obliques sont plus difficilement lisibles à l'œil habitué aux références horizontales ou verticales (axe vertical du corps humain.

r é a l i s a t i o n d e s c o n t o u r s et des n e r v u r e s . 1 : c r o q u i s . c h o i x des v u e s et o r i e n t a t i o n s des e n l è v e m e n t s . 45 L e s é t a p e s d e la réalisation d ' u n dessin. 116 . 2 : d e s s i n au c r a y o n . 3 : d e s s i n à l'encre avec des hachures valorisantes.Fig.

limite de surface corticale. La technique de construction des contours est la m ê m e pour toutes les vues qu'elles soient de face. on relie alors les points entre eux.le croquis. . Quand un nombre suffisant de points pour décrire fidèlement le contour est projeté. 4. Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur les bords de l'objet est à proscrire. L e dessi n a u crayo n Il se réalise en trois étapes (fig. Le dessin des nervures (fig. quelques points remarquables (intersection de deux nervures. la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. celles qui limitent les négatifs des plus grands enlèvements. Il est réalisé au jugé.) sont reportés à l'aide d'un compas et de deux dièdres. c'est-à-dire semblables à une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet. 45) : . les angles sont émoussés et la profondeur des concavités diminuée. 46 : 3 et 4) Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale. à main libre et respecte autant que possible les proportions. des plus grandes au plus petites. La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. Pour les pièces de grande dimension. La projection n'est jamais orthogonale. pour plus de précision. A l'aide de flèches. Cette opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de la morphologie du bord de l'objet.1. 45 : 2) : le dessin des contours. le dessin des nervures. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de la délinéation en l'élargissant. A l'aide d'un dièdre (une fiche bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce. Lorsque le dièdre rencontre une nervure. etc. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple au plus complexe. la mise en place des ombres.le dessin à l'encre. 46 : 1 et 2) C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend la bonne conduite de l'ensemble du dessin.4. on réalise la projection orthogonale du contour de l'objet sur le papier. 4. sans Le dessin des contours (fig. 45 : 1).le dessin au crayon.2. Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report. . On termine par le dessin des nervures délimitant les retouches. de profil ou en bout. On commence par dessiner les principales nervures. la vue que l'on veut réaliser orientée vers soi. compromettant la suite du dessin. U n e t e c h n i q u e g r a p h i q u e L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. visibles à la surface de l'objet. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille de dessin. on indique le sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille. on la signale par un petit trait de rappel. L e croqui s Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est présent. 117 .

4 : r e p o r t des m e s u r e s des n e r v u r e s sur papier. 4 6 — R é a l i s a t i o n d u c o n t o u r et d e s n e r v u r e s . 118 . 3 : d e s s i n d e s n e r v u r e s . b : r e p o r t des p o i n t s c a r a c t é r i s t i q u e s . 1 : p r o j e c t i o n o r t h o g o n a l e d e s p o i n t s du c o n t o u r d e l ' o b j e t . c : d e s s i n des p r i n c i p a l e s n e r v u r e s . d : d e s s i n des r e t o u c h e s . a : r e p o r t au c o m p a s d ' u n point. Prise des m e s u r e s sur l ' o b j e t .12 F i g . 2 : d e s s i n du contour.

Sur un même dessin. Certains dessinateurs font varier l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre). la matière et la taille. plus elles tendent vers des lignes très peu courbes. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner. Les hachures sont parallèles entre elles. . les valeurs d'ombre et de lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. parties directement touchées par la lumière. Pour cela. Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. 4. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours. . 47). Les zones d'ombre diffusent toujours légèrement sur la lumière.les valeurs de pénombre. la lumière s'y reflète et y rayonne. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus que les grandes masses. leur épaisseur et leur fréquence : 119 . On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils ne paraissent pour obtenir le relief souhaité . Elles ont pour origine le point d'impact et se développent concentriquement. la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest. On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre. Seul le dessin à la plume autorise ce type de tracé. la longueur des hachures.les valeurs de reflets. de haut en bas. Conventionnellement. parties encore éclairées directement. Elles rendent le relief et sont symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. de gauche à droite. ce procédé permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par rapport aux autres. Plus on est éloigné du point d'impact. Les valeurs de gris sont rendues en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. mais qui reçoivent indirectement un peu de lumière. observer l'objet en fermant un œil complètement et l'autre à moitié. pour créer un impression de relief. . En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure. 45 : 3). La pression de la main permet d'élargir ou de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable. c'est-à-dire la ligne qui sépare la lumière et les ombres. Pour la technologie lithique. les premiers dessinateurs d'objets Ethiques ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le modelé. Inspirés par les techniques de gravure. c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°. Si la surface est lisse. plus les hachures sont courbes. Les contours et les nervures sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante.3. parties dans l'ombre. L'épaisseur du trait est décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé? Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories : . Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. On les nomme ainsi hachures valorisantes. Dans le tracé des ombres. il faut rechercher la séparatrice. en hachures légères ou aplat de gris.La mise en place des ombres On ne dessine que l'ombre propre. Plus on est près du point d'impact. mais jamais rectilignes.les valeurs d'ombre. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. les hachures ont une double fonction. c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet lui-même. L e dessi n à l'encr e C'est la réalisation du dessin définitif (fig. mais avec moins d'intensité. parties que la lumière n'atteint pas directement. Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon.les valeurs de lumière.

D o r d o g n e 1 9 6 6 b : fig. 3 9 . S o l u t r é e n . 7 ) . 120 . 47 — F e u i l l e de laurier i n a c h e v é e . (Smith. silex. P e c h de la B o i s s i e r e .F i g .

les phonolites : hachures en trait tireté délié sur fond tramé à points ou à tirets suivant le grain (fig. M a t i è r e s e t s u r f a c e s 5. 48).le calcaire : hachures en traits pleins-déliés réguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. . cette matière est représentée et symbolisée par l'emploi de hachures pleines-déliées.dans les zones de pénombre.2. 48 : 9 ) .1. .dans les zones de reflets. engageant environ la moitié de la surface de chaque enlèvement. 48 : 1). 48 : 3 et 8). 48 : 5) . Ces trames ou ces fonds sont travaillés à la lame de rasoir ou au vaccinostyle par grattage.le silex : hachures pleines-déliées (fig. les hachures sont fréquentes. 40 et 47). engageant environ les deux tiers de la surface de chaque enlèvement. les hachures sont interrompues brutalement pour exprimer une zone de lumière dans une zone d'ombre. épaisses et de longueur moyenne. jamais la réalité technologique ne doit en souffrir" . . Q u ' e n est-il des autres matières taillées qui présentent des aspects différents du silex? Il est intéressant de les différencier (fig. les hachures sont peu fréquentes.les rhyolites. en faisant varier la nature du trait des hachures et le fond du dessin suivant la texture des matières (fig.dans les zones de lumière.les quartzites : hachures en trait tireté plein-delié ou pointillé dégressif suivant le grain avec ou sans trame (fig.. Cependant. 48 : 6) . Les points ou vermicules sont dégradés en densité en fonction des zones d'ombre ou de lumière. qui peuvent être combinées.le jaspe : hachures pleines-déliées dont on fait peu varier la longueur à l'intérieur de chaque enlèvement pour évoquer la grande régularité de cette matière (fig. 121 . 48 : 7). très grasses et longues. . hachures en trait pointillé sur fond tramé (fig. Surface s naturelle s Le cortex Suivant sa texture. Les roches métamorphiques . 1976: 52. Les zones sous-corticales sont traitées de même mais non délimitées (fig. Les fonds tramés sont réalisés à l'aide de trames mécaniques "instantex". "il est bien entendu que. 48 : 4). réalisées à la lame de rasoir (fig. 5. 7 : 3 et 4). Les roches éruptives . 5. Matière s première s Les bases du dessin ont été établies à partir d'objets en silex. s'il est hautement souhaitable que le grain de la roche soit exprimé avec soin.le basalte : hachures pleines-déliées sur fond tramé à points (fig. Conventionnellement. fines et courtes engageant environ un tiers de la surface de chaque enlèvement. .dans les zones d'ombre. . L'obsidienne est aussi traitée comme le silex en apposant alors un point noir à côté du dessin pour différencier la matière première (fig. Les zones corticales sont délimitées par un trait discontinu. 48 : 2) . 49) pour lesquelles on propose différents traitements. les hachures sont très fréquentes. on utilise des points ou de petits vermicules pour dessiner les surfaces corticales. . On garde donc le principe de la hachure valorisante. 107 Dauvois.le quartz : hachures en traits pleins-déliés irréguliers interrompus en réseaux parallèles (fig. . 101 Les roches d'origine sédimentaire .l'obsidienne : hachures blanches pleines-déliées sur fond noir. 48 : 10).le grès . Variétés minérales .

3 : q u a r t z i t e à g r a i n fin. 5 : r h y o l i t e . 8 : q u a r t z i t e à g r o s g r a i n . 122 . 7 : o b s i d i e n n e . 10 : calcaire.F i g . 48 — E x e m p l e s d e t r a i t e m e n t g r a p h i q u e des m a t i è r e s p r e m i è r e s . 2 : j a s p e . 1 : silex. 9 : q u a r t z . 4 : g r è s . 6 : b a s a l t e .

i kl 01 2 ' 'g 4 F i g . 3 : o b s i d i e n n e . M a t a ' a .3 i 1 . 123 . 4 : p h o n o l i t e . I s e n y a . trait à la l a m e de r a s o i r et aplat d ' e n c r e . 1 1 1 1 . t r a m e et trait à la p l u m e . trait à la p l u m e . K e n y a . biface. t r a m e et trait à la p l u m e . 1 : quartzite. 49 — E x e m p l e s d e r e n d u de m a t i è r e s . 2 : q u a r t z . biface. n u c l e u s . Ile de P â q u e s . Y e m e n . éclat p é d o n c u l e . I s e n y a . K e n y a .

. 50 — Grand racloir convexe moustérien sur éclat de gel.124 1994). Vaucluse (Brugal et al. silex. La Combette. Fig.

des colorations ou des brillances différentes de la matière d'origine (fig. 5 1 — F r a g m e n t p r o x i m a l d e l a m e c a n a n é e n n e a v e c traces de lustre ( t r a m e et l i g n e d e c e r c l e s ) et de b i t u m e (petits aplats n o i r s ) . K u t a n . 5. 50). 125 . on multiplie les vues autant de fois qu'il y aura de patines. les géodes. les fissures Tous ces éléments inhérents à la matière même.Les surfaces naturelles Les surfaces planes d'origine naturelle sont représentées par des traits rectilignes pleins interrompus courts en lignes plus ou moins serrées et parallèles. silex.3. sont représentés de manière figurative en excluant les détails superflus. Cette différence est représentée en dessinant deux fois la vue concernée. F i g . Les craquelures Le gel ou la chauffe (intentionnelle ou non) occasionne à la surface des objets de fins réseaux de craquelures qui sont représentés par un enchevêtrement de courtes lignes brisées. 1 : 7 ) . Ils indiquent la nature ou l'origine de la roche utilisée. 1 9 9 4 : fig. 3). Iraq ( A n d e r s o n . Les zones non concernées sur chaque dessin sont hachurées de fin traits parallèles tramés. le deuxième uniquement les zones altérées. Altération s Les cupules thermiques et leurs compléments Quelle que soit leur origine. I n i z a n . Les fossiles. Les patines et la chauffe Certaines pièces patinées ou chauffées offrent des textures. ils sont représentés par des hachures valorisantes concentriques (fig. Pour les pièces à multiples patines. Le premier dessin montre leur aspect originel. Les encroûtements Ils sont dessinés de manière figurative mais légèrement simplifiée.

S y m b o l e s Bien que les vues multiples permettent la description complète d'un objet. il n'existe aucune convention établie pour la symbolisation des traces d'utilisation. L'emploi de la couleur est souhaitable dans le cas des pièces ocrées. . Ajout s Les études sur les ajouts (ocre. La flèche sans hampe est moins précise pour indiquer une direction. Il est appliqué à la périphérie de la vue de la face supérieure ou inférieure. Un travail de codification devrait être entrepris en collaboration entre dessinateurs. le symbole est purement un indicatif de présence.) étant relativement récentes. ce symbole ne dispense pas de réaliser la vue de dessous qui permet de montrer la morphologie précise du talon. Elle se confond avec l'axe de débitage. En effet. C'est. le cas pour un grattoir dont on ne dessine pas la face inférieure. il n'existe pas encore de conventions établies pour leur représentation. i t | 126 Sens et direction du débitage et présence du talon.5. car c'est un moyen de communication essentiel à la tracéologie. Sens et direction du débitage. Les symboles suivants sont à proscrir e pour le débitage : • 1 A Présence du talon. etc. Lorsque la pièce présente un double bulbe. • Les produits débités Le débitage est symbolisé par une flèche barrée avec ou sans point (fig. le symbole est inutilisable. 6. Le double point indique la présence du talon.4. tracéologues mais aussi photographes. Certains symboles ont été consacrés par l'usage et nous présentons les plus communément utilisés. par exemple. des signes conventionnels viennent s'ajouter au dessin figuratif afin d'en faciliter le lecture. les symboles permettent de ne pas dessiner une des vues descriptives. non retouchée. Le symbole appliqué à la face supérieure se substitue au dessin de la vue de la face inférieure lorsqu'elle est brute de débitage (fig. La flèche barrée symbolise le sens et la direction du débitage. Dans certains cas. mais dont on indique la direction de l'axe de débitage par un symbole. 11 n'indique ni le sens. Ils sont dessinés de manière figurative. Lorsque le talon est absent. 57 : 9). mais pas toujours suffisant. Ils précisent et mettent en valeur des informations technologiques indispensables à la compréhension de la fabrication et de la fonction de l'objet. Si les symboles liés à la taille sont reconnus. La jeunesse de la tracéologie explique ce manque d'homogénéité quant aux modes de symbolisation de la fonction. s'il n'est pas confondu avec l'axe morphologique. Il n'existe pas d'indication de présence ou absence du talon. Si le point signifie la présence du talon. on utilise le symbole d'une double flèche barrée. 51). bitume. Ce symbole permet de matérialiser la partie talon-bulbe et l'axe de débitage sur les pièces orientées selon leur axe morphologique. Le point marque la présence du talon. ni la direction du débitage. ou tramés (fig. Ces deux symboles sont déjà utilisés pour les coups de burin. Il peut être confondu avec la liaison entre deux vues ou la mention "obsidienne". 52). La flèche indique le sens du débitage. Sens et direction du débitage et présence du talon. Il est nécessaire.

abrasion ) Lustre Objet e n obsidienn e .Les symboles suivants sont conseillés : 1 : sans talo n 2 : avec talo n Sens e t directio n d u débitag e Sens e t directio n d u débitag e ave c double-bulbe 1 : sans talo n 2 : avec talo n Cassure 1 : retouche (o u cassure ) d'origin e récente 2 . retouche archéologiqu e Accident Sire t 1 : sans talo n 2 : avec talo n ou demi-talo n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n 1 : san s contre-bulb e 2 : ave c contre-bulb e Coup d e buri n antérieu r Traces d'usur e (émoussé .

128 .coup de burin antérieur coup de burin avec contre-bulbe limite de vue partielle retouche accidentell e moderne raccord section liaison entre deu x vue s d'un mêm e obje t cortex émoussé. abrasio n cassure direction d e débitag e talon absen t F i g . 5 2 — Illustration d e s p r i n c i p a u x s y m b o l e s .

le microburin. si la cassure est visible sur la vue de la face supérieure ou inférieure. au trait. une ligne de petits cercles réguliers ou de points réguliers vient compléter ce symbole tramé. Il est symbolisé par l'application d'une trame légère à points sur toutes les surfaces où il est observable. 33) Le piquant-trièdre est repéré sur la vue de la face supérieure. elles sont laissées en blanc sur le dessin. 5). la flèche s'orne d'un point. Toute surface non encrée est considérée de facture moderne. Elles ont le sens et la direction du négatif de coup de burin qu'elles désignent. Le coup de burin (fig. • Les traces d'usure observables à l'œil nu (fig. 7 : 3 . • Le lustre (fig. Certains objets présentent des cassures ou des retouches d'origine récente. Ces deux usures sont symbolisées par une série de points alignés dessinés à la périphérie du dessin de l'objet. 51 et 52) L'émoussé résulte d'une action qui a altéré un bord coupant en le rendant moins aigu. Des chiffres précisent l'ordre des enlèvements lorsqu'il est déterminable. 4. Sauf exception. Cependant. Parfois. 34 : 7). Les cassures simples sont repérées par deux tirets courts et parallèles de part et d'autre de la zone cassée. Les nacelles sont représentées dans le même esprit que les languettes (fig. 129 . L'abrasion résulte de l'usure d'un bord. Les négatifs des coups de burins antérieurs sont symbolisés par des flèches en traits interrompus courts. La longueur et la position de la ligne de points indiquent les zones altérées. • Les techniques spéciales Le microburin (fig. face supérieure et face inférieure. hachure. de son complément manquant. La grosseur variable des points montre empiriquement l'intensité de l'usure. 51) C'est l'aspect brillant d'une surface résultant d'une action de frottement. Elle est réalisée à la périphérie des faces supérieure ou inférieure tout le long de la zone lustrée. Lorsque le contre-bulbe est présent. par le dessin schématique au trait de la partie manquante. Ce symbole permet d'ôter toute ambiguïté face à la difficulté de représenter l'enlèvement du microburin. qu'elle soit intentionnelle ou non. on ne dessine pas de vue particulière pour représenter les cassures. tiretés) la totalité de la surface des dessins. Un point indique la présence ou non du demi-talon (fig. On note alors l'importance de bien traiter au trait (point.• Les cassures (fig. conventionnellement. d'une surface par frottement. 51 et 52) L'emploi du terme cassure ne présume pas des causes de rupture. Le dernier coup de burin est symbolisé par une flèche en trait plein. 55 à 58) Les négatifs d'enlèvements par coup de burin sont symbolisés par des flèches. elle est alors ombrée et hachurée comme le reste du dessin. La fracture en languette est repérée par deux tirets courts et épais de part et d'autre de la fracture et par le dessin en profil. • Les accidents de taille Les éclats ayant subi un accident Siret sont orientés conventionnellement et agrémentés au niveau de la partie proximale d'un symbole : une double flèche décalée et barrée.

4. les dessins présentés à des dimensions différentes sur une même planche devront comporter leurs échelles respectives.) dans la légende. S'il y a plusieurs vues. il est préférable d'opter pour une échelle identique pour toutes les planches d'un même article. est-ce possible technologiquement? Si oui. 2. il existe souvent une mention GN (Grandeur Nature) ou une indication de réduction (réduit de moitié. Cette imprécision initiale entraîne un dessin final incorrect. de dos et les profils ont-ils la même longueur? Sinon. O r i e n t a t i o n Les conventions d'orientation sont-elles respectées? 3. d'un coup de crayon circulaire. les vues de face. 2/3 GN. G r a p h i s m e Quel est l'aspect des contours? Sont-ils m o u s ? Comportent-ils quelques angles ou pas du tout? La délinéation semble-t-elle précise (petites concavités et convexités) ou grossière? Si elle semble grossière. c'est souvent la vue principale. d'un tiers. Ce procédé est à proscrire. Face à des contraintes de composition. puis comparer avec le relief de la vue principale. les dessins peuvent avoir subi des réductions indépendantes de la légende qui n ' a alors plus de sens. sont-ils cohérents par rapport aux autres enlèvements? Observer aussi les enlèvements. 1. on peut craindre que les vues n'aient pas été réalisées en projection orthogonale et que les dessins soient alors peu précis. Certains dessins repris et publiés ont subi plusieurs transformations et les indications d'échelles deviennent fantaisistes. Nous proposons six critères indispensables pour une bonne estimation de la représentation graphique. Les objets ont-ils du relief? Observer l'épaisseur des objets à l'aide des profils ou des sections. En effet.Estimer Comment estimer la qualité d'un dessin publié afin de l'interpréter correctement? Un dessin flatteur à l'œil est agréable mais pas forcément porteur des informations attendues. E c h e l l e Tout dessin doit comporter obligatoirement une échelle chiffrée. Par souci d'homogénéité et de lisibilité. S y m b o l e s Les symboles utilisés sont-ils explicites et judicieux? 6. Les dessins manquent-ils de relief? En ont-ils trop? On peut ainsi estimer le degré de réalisme et de soin dans le rendu de la morphologie des objets. 130 . les contours ont sans doute été réalisés rapidement. etc. Les lancettes sont-elles représentées? Peut-on comprendre l'enchaînement des enlèvements entre eux sur toutes les faces de l'objet? Peut-on réaliser un schéma diacritique à partir des dessins? 5. S'il n ' y a pas d'échelle. Vue s descriptive s Le rabattement est-il à la française ou à l'américaine? Les vues descriptives sont-elles cohérentes? S'il n'y a qu'une vue. Montrent-elles des contre-bulbes? Si non. E n l è v e m e n t s Peut-on retrouver la chronologie des enlèvements ? Il faut observer les hachures valorisantes.

I s e n y a ( K e n y a ) . et ne comporte ni hachures. La direction. 5 3 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n objet. On ne dessine ni concavités. Il est réalisé grandeur nature. Celui-ci propose la vision de la conception de l'objet à partir d'un volume initial. ni relief. 2 : schéma 131 . Il peut être réalisé de deux manières différentes. p h o n o l i t e . alors que la représentation schématique d'une chaîne opératoire a pour ambition de restituer en une seule image son déroulement. généralement en une seule vue. Il permet. éclat. alors que le schéma diacritique représente le seul résultat. et de trames à points pour isoler les plans de frappe. Les enlèvements sont traités en plan. souvent la vue de face en perspective. symboles. Dauvois (1976). avec un minimum de moyens graphiques. C'est un dessin au trait qui ne reproduit que le contour et les nervures. on part d'une vue en perspective hors échelle de l'objet pour remonter phase par phase jusqu'au support initial virtuel. L'ordinateur permet efficacement la réalisation de ce type de schémas. le schéma diacritique est un dessin schématique de l'objet. Dans tous les cas. nervures et flèches numérotées. 22) Les perspectives sont traitées comme un dessin classique : hachures. 54) Les perspectives sont traitées au trait comme un schéma diacritique : contour. • Schéma figuratif (fig. relief. On s'aide de trames pour faire ressortir les plans les plus pertinents. de montrer l'enchaînement des derniers gestes ayant conduit à sa fabrication (fig. 1 : d e s s i n descriptif d ' u n d i a c r i t i q u e du m ê m e éclat.Schématiser 1. • Schéma abstrait (fig. C'est le plus souvent la vue de la face A ou de la face D. Cette dernière est effectuée avec les mêmes techniques de projections orthogonales que pour le dessin "classique". F i g . Cette vue est choisie en fonction du nombre maximum d'informations qu'elle permet de montrer. On s'aide de trames hachurées pour désigner le négatif des enlèvements phase par phase. 2. etc. le sens et la chronologie des enlèvements sont indiqués par des flèches numérotées. R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n o b j e t Elaboré par M. 53). Représentatio n schématiqu e d'un e chaîn e opératoir e Le schéma diacritique montre une étape de la chaîne opératoire. A c h e u l é e n . Des sections et des coupes présentent en plan le volume exact de l'objet. La présence des bulbes ou des contre-bulbes est notée par un point apposé à la base des flèches. ni convexités.

1 à 5 : o b t e n t i o n d ' é c l a t s é p a i s et larges p a r l ' e x p l o i t a t i o n du b l o c de m a t i è r e p r e m i è r e suivant d e s p l a n s d e d é b i t a g e a l t e r n a t i v e m e n t sécants et s u b p a r a l l è l e s . 6 : n u c l é u s r é s i d u e l .F i g . 132 . 54 — R e p r é s e n t a t i o n s c h é m a t i q u e d ' u n e c h a î n e o p é r a t o i r e .

110 AILE D'OISEA U (EN ). 7 : 5). ABRUPT(E). AFFÛTAGE. l'est surtout sur les angle s d e chasse des produits d é b i t é s . intentionnellement ou non. 7 : 5 et fig. Action d'aiguiser un outil. Un bord peut donc être abattu par retouch e abrupte (fig.Chapitre 8 Lexique terminologiqu e A ABATTU. du façonnage ou de la retouche. 55 : 3. des AJOUT. Expression réservée à une morphologie de talo n (fig. 108 cours du débitage. les burins par exemple (fig. donnant des produits à morphologie caractéristique mais fortuite . nous l'emploierons lorsque cette action est appliquée à la suppression des corniches d'un nucléus (particulièrement pour le débitage des lames). nacell e (fig. 133 . 4 et 5). Les ajouts sont d'excellents indicateurs d'emmanchement. Il ne faut pas confondre avec un pol i intentionnel ou un émouss é d'utilisation. ACCIDENT D E TAILLE . 109 ABRASION. il y a transformation du type d ' o u t i l . acciden t Sire t (fig. languett e (fig. Ils peuvent être 108 Les mots en caractère gras renvoient à d'autres termes du lexique. 70 : 1 à 3). etc. toute matière décelable ayant été mise en plus sur l 'outil. Le terme d'affûtage ne doit être employé que dans les cas de rénovation d'un outil par la méthode même qui a été mise en œuvre pour l'obtention de l'outil original. Phénomène imprévu. Exemples : lame outrepassé e (fig. Les éclats caractéristiques renseigneront mieux. etc. survenant au Nous entendons par ajout. Un bord est dit abattu quand la retouche continue. il s'agit d'une préparatio n technique qui n'intéresse donc jamais la face inférieure. Des traces incontestables d'affûtage peuvent subsister sur certains outils. les raccords et les remontages apporteront les preuves. 110 Ainsi un burin sur dos de lame à bord abattu peut être facilement transformé en burin dièdre sur lame à bord abattu. qui l'intéresse est assez abrupte pour ne pas créer un nouveau bord coupant. parfois visible et sensible au toucher sur les nucléus. 1972. 66 : 3) qui modifie un tranchant bru t de débitage . 66 : 1) ou semi-abrupt e (fig. Terme général désignant l'action "d'user par frottement". 77). non intentionnel. résultat de ce phénomène. 79 : 6). un bord cortical . régulière. 7 : 2 à 4). Cette abrasion. si une méthode différente a été employée. Terme d 'inclinaison enlèvements (fig. 109 Tixier. 66 : 1).

ATYPIQUE. ALTERNANT(E). 111 émoussée. ARRACHEMENT. Terme de positio n (fig.. 5) et mesures que l'on en prend. 1961 : 29. 4 : affûtage sur les d e u x p a n s d ' u n b u r i n d i è d r e . 3 : affûtage par e n l è v e m e n t s p a r a l l è l e s au m ê m e point. 1 : burin à un seul p a n . 7 4 : 4). ocre. et surtout la morphologie et l'état de surface de cette partie d'un éclat (préparée ou non. On parlera de l'arête d'un biface. etc. 55 — E x e m p l e s d ' a f f û t a g e de b u r i n s s i m p l e s .. ARÊTE. 51). ANGLE D'ÉCLATEMENT . gomme. Expression qui désigne conventionnellement l'angle que forme le talon avec la face supérieure (fig. Ce terme. etc. 111 Bordes.). 5 : affûtage p a r t r o n c a t u r e et n o u v e l e n l è v e m e n t p a r c o u p d e b u r i n sur le b o r d o p p o s é . Qualifie des enlèvements partant alternativement de l'une puis de l'autre face sur le même bord d'une pièce . 112 L'usage a consacré les termes "alternant" et "alterne" mais il faut reconnaître qu'ils prêtent à confusion. d'une crête.) renseigneront sur les techniques de débitage. Comme pour l'expression précédente.. très controversé. masque souvent une impuissance à reconnaître une pièce (comment peut-on être "burin atypique" ? On est burin ou on 134 . Terme de positio n (fig. 2 : affûtage p a r c o u p s de b u r i n s successifs au m ê m e point. p a s d ' a f f û t a g e visible. 112 Angle que forme le talon avec la face inférieure (fig. corticale.) renseigneront sur les procédé s technique s et les techniques et méthodes de débitage. L'acuité de cet angle.. minéraux (bitume (fig. 5) et les mesures que l'on en prend. Les enlèvements sont appelés alternes quand ils partent d'une face pour un bord. etc. ALTERNE. d'une lèvre. 74 : 3). l'examen de la morphologie de cette partie (présence d'un cône incipient.) ou végétaux (bois. glacis de lancettes (voir lancette) . Terme trop général auquel on substitue les expressions : fracture en lancette. ANGLE D E CHASSE . Terme général de morphologie qui désigne l'intersection de plusieurs surfaces formant des angles dièdres. de l'autre face pour l'autre b o r d .F i g .

. Elle passe par le poin t d'impac t et partage le bulbe en deux parties é g a l e s . 8 : b u r i n d ' a n g l e sur c a s s u r e t r a n s v e r s a l e . 41 : 4). On peut éventuellement l'utiliser pour retoucher par p r e s s i o n (fig. Il sert aussi à discriminer les types de certains outils : 114 Nous entendons par base l'extrémité opposée à la partie supposée active d'un outil. Le mot "base" ou "basal(e)" ne doit en aucun cas se substituer à l'expression "extrémité proximale" pour un produit de débitage.. 7 : b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e . Axe de la plus grande symétrie d'une pièce. Ligne droite matérialisant la direction selon laquelle s'est développé le fron t d e fractur e (et non la direction du percuteur) lors du détachement d'un écla t (fig. 3 : b u r i n déjeté d i è d r e . C'est aussi ce terme. 113 AXE MORPHOLOGIQUE . Ce terme n'explique rien et doit être rejeté. 115 BÉQUILLE. Voir ravivage . que l'objet soit dessiné ou non. dans le sens de son plus grand allongement . Cet axe intervient dans les problèmes d'orientation conventionnelle. 41 : 2). 1976: 24. des galets taillés. qu'il s'agisse d'un produit de débitage (retouché ou non) (fig. Mieux vaut le remplacer par une description ou des qualificatifs adéquats : maladroit. 1 : b u r i n d ' a x e d i è d r e . 1968. 114 Dauvois. Une base peut ne pas être proximale : dans le cas des lamelles aiguës à bord abattu. etc. 67 : 5). irrégulier. 113 Bordes. racloirs convergents déjetés (fig. 2 : b u r i n d ' a x e sur t r o n c a t u r e . et sa détermination conditionnera certaines mensurations. etc. 6 : b u r i n t r a n s v e r s e sur c o c h e . 5 6 — Q u e l q u e s e x e m p l e s d e b u r i n s s i m p l e s . 73 : 1 et 3). AVIVAGE. qui doit être employé dans le cas des pièces bifaciales . V\ F i g . 30 : 2). d'un outil sur plaquette. 115 Crabtree. Outil servant à débiter des lames par pression (fig. 5. la pointe est souvent faite dans la partie bulbaire. "pointes pseudo-Levallois" par exemple. 41 : 1). 9 : b u r i n d ' a n g l e sur p a n t r a n s v e r s a l . Dauvois. 4 : b u r i n d é j e t é sur r e t o u c h e latérale. AXE D E DÉBITAGE . B BASE. 1961 : 6 . 1976 : 24.quelqu'ait été leur support -. d'une pièce bifaciale. et non le mot talon.ne Test pas !). 135 . la base est alors distale (fig. d'un galet taillé. inachevé. grossier.

74 : 5). BIFACIAL(E).Terme de position . Voir abattu . les bords ne comprennent pas le talon. On l'emploiera pour un galet taillé. Ligne qui délimite le contour d'un objet. édition 1989. dans le seul cas des fractures hertziennes. q u ' à des outils sur support naturel. Pour les objets bifaciaux. les deux faces d'un objet. 1987 : 79. Bourlon en 1911 comme étant ce qui "désigne l'action de fabriquer les pans d'un burin" . et présenter des phénomènes d 'esquillement (fig. 71) est en effet obtenu grâce à l'enlèvement. être situées dans la même partie de l'objet. 116 Est moins restrictif que brut(e) de débitage. La den t d'un 119 120 116 Roche.mais ce n'est pas toujours aisé .5). Peut s'appliquer aussi bien aux produits de débitage. 136 . d'un bloc. Voir ces mots. par définition. Un pa n (fig. Dans le cas d'un produit de débitage (fig. 1911. 120 Bourlon. il est parfois précédé d'un cône . d'une chute d e buri n (fig. 86).rendre rugueuse une surface. La boucharde. marteau orné de petites pointes du tailleur de pierre. lame. On préférera cette expression quand il s'agit de décrire la partie travaillée d'un g a l e t . d'un éclat). pour les arêtes d'un biface. nous réservons en préhistoire le terme bouchardage à une technique reconnaissable sur des objets portant de nombreuses traces de piquetage obtenues à la pierre et qui sont destinées à : . Par analogie. récentes de la préhistoire. Un plan de frappe ou de pression d'un nucléus est aussi délimité par ses bords. 5). n'a pas encore été façonné(e) ou élaboré(e) par l ' h o m m e " .avec des percuteurs. 1980. . Voir taillé . fig. voire triple. . par une seule percussion (ou pression). Breuil en 1 9 0 9 et définie par M. 119 Breuil. on emploie le mot arête . une lame ou une lamelle. Sur une surface lisse. Par analogie avec la métallurgie (brut de coulée. ni de la fonction. fracture. comme dans le cas du matériel de broyage (meules et mortiers) ou encore de pierres de construction. dos . etc. 60) sur un éclat. ayant été ou non préparé pour la recevoir. Le bulbe se forme lors de la propagation du fron t d e fracture au départ du détachement de l'éclat. que nous lui préférons. 1909. C'est en fait un travail de piquetage qui est effectué. d'un Synonyme de cassure .à préparer une surface en vue polissage . BORD. Relief conchoïdal plus ou moins marqué qui se développe sur la face inférieure d'un éclat à partir du point de percussion ou de pression. son action est inversée et provoque des petites aspérités. .émousser des arêtes et modeler une forme arrondie dans le cas de la fabrication des sphéroides et des bolas (qu'il ne faut pas confondre . BORD TAILLÉ . BULBE. partant du même bord (fig. 117 Bessac. BURIN (TECHNIQU E D U COU P DU ). d'une plaquette. BRUT(E) D E TAILLE . Des enlèvements bifaciaux (on dit aussi "bifaces") intéressent. L'expression "coup du burin" ou "coup de burin" semble avoir été créée par H. Il peut être double. Les deux séries d'enlèvements doivent. en tout cas. Elle ne présume ni de la destination. "La boucharde écrase et égalise les plus grosses aspérités de la p i e r r e " . 118 B R U T ( E ) D E D É B I T A G E . lamelle) non modifié par une retouche. brut de laminage) l'expression "brut de débitage" désignera tout ou partie d'un produit de débitage (éclat. S'emploie seul pour toute matière première "qui est à l'état naturel. 118 Dictionnaire Petit Robert. retouchés ou non (bords d'une lame. BORD ABATTU . pour des périodes plus 117 BOUCHARDAGE.etc. BRUT(E). La technique du "coup de burin" est une des techniques spéciales de retouches (p. 16 : 2 et 3 ) . ce dernier étant lui-même une surface également délimitée par des bords. est un instrument moderne. BRISURE.

Burins quadruples. 5 7 — Surfaces p o u v a n t r e c e v o i r un c o u p de burin : u n e surface corticale (1).12 3 4 5 6 7 10 F i g . 5 : dièdre déjeté et sur t r o n c a t u r e . 4 : sur c o c h e s . 6 et 10 sont des b u r i n s multiples mixtes. Burins triples. u n e c a s s u r e t r a n s v e r s a l e (5). 1 : sur t r o n c a t u r e . u n e surface b r u t e d e d é b i t a g e (2). 9 : sur dièdre déjeté et d o u b l e sur c a s s u r e . 11 : sur t r o n c a t u r e s . u n e surface r e t o u c h é e (4). 7 : d i è d r e déjeté et d i è d r e d ' a n g l e . L e s 5. u n b o r d t r a n c h a n t brut de d é b i t a g e (3). 10 : d o u b l e sur t r o n c a t u r e et s i m p l e sur c a s s u r e . etc. l ' e x t r é m i t é d ' u n e p o i n t e de flèche à r e t o u c h e s bifaciales c o u v r a n t e s (11). 2 : alternes sur t r o n c a t u r e s . u n t a l o n (9). 8 : d i è d r e déjeté et sur p a n t r a n s v e r s a l . u n p i q u a n t trièdre (7). Burins doubles. 6 : d i è d r e déjeté et sur c o c h e c l a c t o n i e n n e . 3 : d i è d r e s d ' a x e . 5 8 — Q u e l q u e s e x e m p l e s de b u r i n s m u l t i p l e s . u n e c o c h e c l a c t o n i e n n e (8). u n p a n (6). 137 . F i g . u n e c o c h e (10).

autre(s) pan(s) de burin. Cahen (1984). soit d'un bord préparé par retouche plus ou moins abrupte (troncature ou non). Voir punc h (on dit aussi c CANNELÉ. qu'elles soient intentionnelles ou non (voir brisure. coch e clactonienne. . 57) : . 2 9 : 1) et (fig. L'aptitude à la taille (débitage et retouche) de certaines roches siliceuses peut être améliorée par un traitement thermique préalable. . etc. 61 : 5 ) . Dans ce dernier cas. CHASSE-LAME. . Désigne la courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames dans la direction du débitage (dans un plan sagittal). Les foyers d'invention sont certainement multiples et semblent correspondre à l'émergence de la retouche et du débitage par pression il y a 15 à 2 0 0 0 0 ans (p. le premier des deux pans (nombre minimum) de ces burins (dièdres) peut être obtenu soit en partant d'un bord brut de débitage. surface brut e d e débitage . à son axe de débitage. etc. CHALEUR (TRAITEMEN T PA RL A C H A L E U R ) . etc. le deuxième "coup du burin" enlevant le bord préparé (méthode qui semble plus sûre). 24). Le parallélisme et la régularité des nervures évoquent en effet les "cannelures" d'une colonne a n t i q u e . à la multiplicité. les positions par rapport à l'axe morphologique du support. fracture) . N o t e r la brillance des trois enlèvements parallèles de r e t o u c h e p a r p r e s s i o n ( P h o t o J. Tixier). CHAPEAU D E GENDARME .surfaces obtenues par retouch e : troncature.surfaces obtenues par techniques spéciales : fracture intentionnelle . 121 C A R È N E ( C A R É N A G E ) . F i g .. Expression réservée à une forme de talo n facetté (fig. 58). 1963 : 43. 1 2 2 121 Tixier. Toutes les classifications sont possibles. cassure. 59). ne présumant pas des causes de la rupture. 31). 1 : 7 et fig. 59 — L a m e de silex chauffée puis r e t o u c h é e par p r e s s i o n .burin sera donc formée par la rencontre d'au moins un pan de burin avec toute surface apte à servir de plan de frappe (ou de pression) pour le "coup du burin" (fig. Un burin sur retouche latérale ou sur troncature très inclinée peut donc n'être qu'un premier état d'un burin destiné à être ensuite affûté. Terme qui se rapporte uniquement aux nucléus débités par pression (fig. ciseau). coche . (fig. bor d retouché . surtout pour la pression (fig.surface lisse ou bord bru t d e débitag e : cortex. 138 . piquant-trièdre . Terme emprunté à l'architecture de marine. Terme général. C A S S U R E . N ' e s t vraiment marquée que sur les nucléus à un seul plan de frappe (fig. 122 Terme proposé par D. 79 : 5). selon que l'on prend comme base : les combinaisons de surfaces. "dos " (bor d abattu).

8. 1 : c h u t e p r e m i è r e . 5 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e p r o x i m a l e de l a m e à b o r d abattu a r q u é . 6 : c h u t e réfléchie. 2. 7 : c h u t e torse.7 Fig. 3 : r e c o u p e s (chutes s e c o n d e s ) . 9 : c h u t e p r e m i è r e et r e c o u p e sur b o r d p r é p a r é . 4 : c h u t e o u t r e p a s s é e d e b u r i n d ' a n g l e sur t r o n c a t u r e distale. 139 . 6 0 — S c h é m a des p r i n c i p a u x t y p e s d e c h u t e s de burin.

Brute de taille. Voir réfléchi (fig. 34 : 4). 2. Terme de délinéation d'un bord. Synonyme de bulbe . Qualifie une coche obtenue par un seul coup de percuteur. 9). quelque soit le support. 123 124 Chutes outrepassées Un accident fréquent est celui de l'outrepassage des chutes qui. Chutes réfléchies Accident contraire du précédent. sa section sera trapézoïdale. obtenue selon diverses techniques de retouches (fig.de la face inférieure (fig. parfois en "V". En 1954 E. elle présentera donc toutes les caractéristiques d'un éclat au sens large (fig. donc aux fragments qui ont été détachés. 1954 : 447. faute d'avoir vérifié le caractère "vierge de toute retouche" . Une "chute deuxième" sera donc une recoupe première. ont emporté toute extrémité de l'outil en allant recouper le bord opposé (voir outrepassé ) (fig. d'affûtage et de transformation des burins dans tel ou tel ensemble industriel. indiquant une entaille nette. 127 CLACTONIEN(NE). où la chute se trouve raccourcie par un brusque rebroussement et laisse sur le burin une sorte de "crochet" caractéristique. 60 : 6). 34 : 4) (voir notamment clactonien(ne)). Dans ce cas les enlèvements de cette préparation ne pourront en aucun cas intéresser la face inférieure de la chute. 1988. Ce terme est ambigu car il désigne à la fois un type d'outil de pierre (taillé ou p o l i ) et un instrument de tailleur (voir punch) . ou simplement "chute". 123 Gobert. 1968 : 195. Il a été longtemps convenu d'appeler cet objet "lamelle de coup de burin". 2. 5). postérieurement au premier coup de burin. L'expression "chute de burin". G o b e r t . 1954 : 447. proposé par E. non intentionnel. de faire "filer" plus loin l'enlèvement. au lieu de se terminer sur le bord le long duquel elles ont été tirées. note 2 et fig. 127 Turq. 126 1. Qualifie aussi un mode de d é b i t a g e .ou départ de retouche . Cette méthode permet. Quand le bord du support aura été préparé. 1984. 126 Brézillon. C I S E A U . qui sera alors dite "préparée". Recoupes Une chute ne sera dénommée recoupe qu'après l'identification sur sa face supérieure d'au moins un pan de burin antérieur. CONCHOÏDE. "Elles n'ont pas les deux tranchants des lamelles" . 125 Cahen. 60). lors de leur détachement (fig. CINTRAGE. 3). Gobert fit remarquer que ce ne sont pas toujours des lamelles. a incité à restreindre le sens de ce mot aux seules chutes provenant de l'affûtage. L'idée de répétition contenue dans le terme "recoupe". Peu usité. Partie d'un support qui en a été détaché par la technique du "coup de burin" (voir burin) . quand la détermination de l'ordre des coups de burin d'après les chutes s'avérera possible. COCHE (O U ENCOCHE) . Il faut être très attentif en présence de ces objets qui peuvent être confondus avec des lamelles à bord abattu.C H U T E D E B U R I N . en régularisant le bord. 140 .-G. la civilisation ou le lieu (fig. à petit rayon de courbure. Courbure convexe des surfaces de débitage d'un nucléus à lames perpendiculairement à la direction du débitage (dans un plan transversal) (fig. ainsi de suite. généralement concave. L'observation attentive des chutes renseignera sur les techniques et méthodes d'obtention. ce qui n'est pas toujours le cas (fig. 60 : 4. 1 2 5 Chutes premières La chute du premier coup de burin aura en principe une section triangulaire quand elle aura emporté une portion de tranchant brut. 60 : 7). Chutes torses Elles proviennent d'un plan de fracture hélicoïdal. 61 : 6 ) . 124 Gobert.-G. 60 : 8. sur le même bord. 60 : 2. désignera donc les fragments détachés des burins lors de leur fabrication ou de leur affûtage.

soit que la forme de la matière brute s'y prête. comme il peut arriver dans le cas d'une remise en forme en cours de débitage.C Ô N E . Son abrasio n facilite grandement le débitage surtout dans le cas de percussion directe au percuteur tendre. Il s'agit de créer. C R A N . 128 COUVRANT(E).ou la remise . qui correspond à la "patine" des géologues. La présence ou l'absence d'abrasion peut donc constituer un indicateur de technique de débitage et/ou d'un procédé technique. 61 : 6a. soit. 93) tend à s'employer. 129 Pour Laplace (1964). C O N T R E . Il peut arriver aussi que la préparation d'une crête ne nécessite des enlèvements que sur un seul versan t de la future crête. les deux versants de la face supérieure de cette lame étant la partie ôtée de la crête (fig. la continuité des enlèvements sera alors simplement sous-entendue. qui aura forcément une section triangulaire. pour faciliter une bonne prise en mains. Suivant son étendue et sa localisation. Quand ce dernier terme ne sera pas employé. dans certains cas. 64 : 4). Ligne régulière d'enlèvements qui entaille brusquement un bord et se prolonge obligatoirement jusqu'à une de ses extrémités (fig. 20). Une crête peut aussi être une simple participation à la mise en forme d'un nucléus. Terme qui s'applique à la mise . pour permettre une meilleure immobilisation du nucléus. de base ou de talon cortical. Correspond au surplomb du plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus des contre-bulbe s (fig. 62 : 7). Désigne la présence de cortex. ou crête d'entame. S'utilise pour désigner le relief qui. 61 : 1). On aura alors une lame à crête dont un des versants sera lisse (fig. Il peut arriver que la morphologie de la matière première brute ne nécessite aucune préparation . de face entièrement corticale. on parlera de réserve corticale. CRÊTE. CORTEX. pourquoi pas dans certain cas.c'est le cas des nucléus levai]ois à lames ou des "livres de beurre" .en forme d'un nucléus en vue de débitage de lames (ou de lamelles). par enlèvements le plus souvent bifaciaux. Elle n'est pas indispensable dans le cas de percussion au percuteur dur ou de débitage par pression. Le terme patine a pour les préhistoriens un sens différent et le terme néocortex (p. Ce terme est réellement approprié dans le cas d'un "cône i n c i p i e n t " : fissure qui se développe suivant un cône de révolution à partir de la surface d'une matière première quand la percussion (au percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie d'un enlèvement. C O R T I C A L ( E ) . 130 Sonne ville-Bordes.B U L B E . Cette arête permettra de faire "filer". ou. 61 : 2). .au Paléolithique supérieur tout particulièrement. une première lame : l a lam e à crête. T e c h n o l o g i q u e m e n t . Perret 1956. une arête . on parlera alors de "crête naturelle". que les enlèvements de préparation aient été faits en prenant un négatif de lame comme plan de frappe (fig. qui sera alors limitée par deux séries de contre-bulbes (fig. en la guidant. Terme de délinéatio n d'un bord. sans être destinée à guider une lame à crête : . 141 . car l'expression "retouches continues" a été dotée d'un sens bien particulier. Terme caractérisant l'étendue des enlèvements (fig. Empreinte en creux (ou négatif) du bulb e d'un éclat (fig. 128 Breuil. qui a trait à la typologie . 6b). 20). Altération plus ou moins profonde de la partie externe d'un bloc de matière première brute. 1932. 61 : 5). 1963. C O R N I C H E . Partie saillante qui couronne un nucléus. la ou les crêtes opposées ayant seulement pour effet d'équilibrer précisément la morphologie du nucléus. 129 130 CONTINU(E). Tixier. il arrive qu'une seule des deux (ou des trois) crêtes de mise en forme d'un nucléus soit destinée à guider la première lame (crête d'entame). s'oppose à denticulé. unit le talon au bulbe . s'oppose à "discontinue" .

6 b sur n u c l é u s à crête. 142 . 2 b : sa l a m e à crête. 5 : p r é p a r a t i o n sur e n l è v e m e n t d e c e t t e crête. 6 1 — S c h é m a de d é b i t a g e de l a m e s à d e u x v e r s a n t s p r é p a r é s . 3 b . la c r ê t e . 3a. 4 a : d e u x i è m e 4 b : leur l a m e p o r t a n t t r a c e d ' u n e p a r t i e d e p r é p a r a t i o n de u n seul v e r s a n t d ' u n e c r ê t e en c o u r s d e d é b i t a g e . 1 : n u c l é u s m i s e n f o r m e p a r u n e crête p r e m i e r e n l è v e m e n t .1 a 2 b a 3b F i g . 6a : : sa l a m e à c r ê t e . 2a : et t r o i s i è m e e n l è v e m e n t s .

brut e d e débitage . 132 Terme général de morphologie. Terme utilisé conventionnellement pour désigner Faction intentionnelle de fractionner un bloc de matière première en vue d'utiliser tels quels. Terme de répartition des enlèvements le long d ' u n bord (voir continu) (fig. DISTAL(E). voir ces mots. toute mise en forme ou façonnage ne pouvant que commencer par ôter des éclats corticaux quand le tailleur part d'un bloc naturel. créé par une ligne d'enlèvements. CROQUIS. Résultats de cette action. DÉVERSÉ. ne peut donc concerner que les seuls produits de débitage (éclat. 45). 67 : 1 et 3). 1. 66 : 2). 62) : • rectiligne (et non pas "droit") • concave • convexe • régulier • irrégulier 131 Tixier. D DÉBITAGE. 1963. Percussio n (directe) . en se combinant. Il précède et prépare le dessin définitif (fig. Cette surface peut être : corticale . 29 : 3). car ils forment un angle approximativement droit avec chacune d'elles (fig. 56). D O S . 62) : • coch e o u encoch e • denticul é • cra n • épaulemen t • musea u • languett e • pédoncul e • soi e • etc . Dans un deuxième sens. DIÈDRE. Une des techniques d'obtention peut être sur e n c l u m e . Terme de délinéation indiquant une succession de coches adjacentes non régulières (fig. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n qui fait alors un angle nettement obtus avec la face inférieure. Ce n'est pas un but en soi. Dessin rapide dégageant à grands traits l'essentiel de l'objet que l'on veut dessiner. Voir p. Ces cinq termes généraux peuvent. Pour le sens particulier s'appliquant au burin et au talon . 143 . 76 : 1). Se dit d'enlèvements partant de la face inférieure . Caractère désignant le dessin que forme un bord. Ce terme est souvent employé . ce mot est employé pour désigner les directions orthogonales d'enlèvements de lames ou de lamelles sur des nucléus à deux. Il désigne une partie d'un support et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. donner des délinéations particulières exprimées en un seul mot (fig. lame. 132 Bordes. 131 CROISÉE. trois ou quatre plans de frappe (fig. lamelle). Terme de localisation (fig. 2. qui peut-être (fig. lame. DÉLINÉATION. Action de taille qui enlève le cortex . 2. Terme de morphologie générale désignant une surface recoupant plus ou moins perpendiculairement les deux faces d'un support dans le sens de son plus grand allongement. de retoucher ou de façonner les produits obtenus. 74 : 1).comme synonyme d 'épannelage. DISCONTINU(E). 1947. et d 'inclinaison. 7 4 : 6). lamelle) (fig. Ce terme doit être le seul employé pour désigner un fragment informe dont on ne peut identifier le mode de fractionnement et qui ne peut être rapporté à aucune catégorie d'objets . 30. DENT D U BURIN . Elle est formée d'au moins trois surfaces. DÉBRIS. 62 : 5). Il qualifie la partie opposée à l'extrémité proximale . DIRECT(E). DÉCORTICAGE. Le premier sens de ce terme combine obligatoirement une notion de p o s i t i o n .à tort . car les e n l è v e m e n t s partent des deux faces (fig. Partie du burin comprenant le (ou les) départ(s) d'enlèvements(s) de coup de burin (fig.1. DENTICULÉ. Terme de position .

en vue ou non d'un façonnage postérieur en outil : éclat de taille. de hache. édition 1989. r e c t i l i g n e . Il faudra en tout cas avoir de solides arguments pour décider que l'on est bien en présence d'une ébauche (donc d'une pièce inachevée). ni d'une morphologie. 144 .). L'emploi du terme éclat ne présume ni de dimensions. Premier état de cette œuvre" . 12 : p é d o n c u l e . 5 : d e n t i c u l é . m u s e a u . 10 . l a n g u e t t e . É C R I S A G E . 8 : é p a u l e m e n t . Cette technique fut utilisée pour préparer certains plans de pression de nucléus d'obsidienne.d'un nucléus au cours de sa préparation : éclat d 'épannelage.d'un outil en cours de fabrication : éclat de retouche . etc.. Terme d'un E É B A U C H E . de débitage . de préparation. Nous réservons l'emploi de dos à ce seul sens. formée par des retouche s abruptes. 14 : i r r é g u l i è r e . ÉCLAT.d'un galet. 11.11 1 Fig. Action de polir en frottant avec un abrasif... etc. préparée.). É G R I S É . 4 : c o c h e s . indiquant la morphologie enlèvement (fig. 6 : scie. . 9 . ni d'une destination particulière (fig. c o n c a v e .. Ce mot s'emploiera presqu'exclusivement pour les pièces obtenues par façonnage. encore imparfaite. d'une plaquette. "Première forme. d'un nucléus. 21 31 41 5 62 — Delineations c r é é e s p a r u n e ( o u des) l i g n e d ' e n l è v e m e n t s . 13 : soie. 68 : 1). que Von donne à une œuvre plastique (. de feuille de laurier. 7 : c r a n . 3 . ÉCAILLEUX (E N ÉCAILLE ). 15 : r é g u l i è r e . ce diagnostic ayant été j u s q u ' à présent bien galvaudé. le plus souvent bifaciales (ébauche de biface. 5). 1 . d'un bloc. etc. . Elle est largement attestée durant la période 133 Dictionnaire Petit Robert. 2 : c o n v e x e . 133 Terme général qui désigne un fragment de roche dure détaché : .

1976: 211. Tell el O u e i l i . Terme général désignant l'action d'ôter une partie de roche dure lorsqu'on la taille. 2. "Le qualificatif émoussé est vague et ne renseignera guère sur les causes qui ont produit cet état de surface. Terme s'appliquant à l 'étendue des enlèvements (fig. . etc. ENTAME. 145 ÉPANNELAGE. L'expression "percuteur dormant". O b e i d . Cette action a pour but d'éviter le glissement de l'outil à tailler sur les roches vitreuses. est due à F. un burin pour lui appliquer un coup de burin. 134 ÉMOUSSÉ. synonyme d'enclume. préhispanique d'Amérique centrale. Altération d'un bord rendu moins tranchant.on pose un éclat (une lame. 63). Bloc de roche plus ou moins dure posé sur le sol ou en tout cas immobile sur lequel : . un bloc de matière première pour la façonner. une lamelle) pour le retoucher en lui frappant dessus à l'aide d'un percuteur manuel mobile. Voir coche . 135 Une enclume peut être tenue à la main. moins aigu (fig. ENCOCHE. à gauche). Retouche "sur enclume" : voir croisé .l 'ébauchage d'un outil . Théoriquement premier éclat enlevé d'un bloc de matière première (fig. etc. 63 — Fragments proximaux de lamelles en obsidienne débitées par pression.la mise en forme d'un nucléus (fig. On peut imaginer plusieurs entames indépendantes sur un même bloc de matière première. 135 ENCLUME. ENLÈVEMENT.0 1 cm 3 Fig. ENVAHISSANT(E). 3) o u m o i n s (1) a c c e n t u é sur la face s u p é r i e u r e .). . Irak. 134 D a u v o i s . présentant un é m o u s s é a n t é r i e u r au d é b i t a g e et p l u s (2. . Première série d'opérations effectuée sur un bloc naturel pour préparer : . en haut. On peut utiliser ce terme général quand un examen superficiel ne décèle pas de détail particulier de la nouvelle surface" . 10 : 1). 9 : 1. 1. 64 : 3).on frappe un nucléus pour le débiter. Par commodité. Bordes (1961 : 13).. Une entame possède donc toujours une surface naturelle comme talon et comme face supérieure. se dit aussi de la trace (négatif) laissée par cette action. mais aussi en Orient et en Extrême-Orient (méthodes Yubetsu et Shirataki au Japon.

Terme de délinéatio n qui désigne une ligne d'enlèvements régulièrement courbe. galet. etc. Terme qui s'applique à un talon.bien que très souvent elle produise de nombreux éclats .courte. ce qui peut amener d'autres qualificatifs que ceux proposés. dont la concavité dégage une saillie. celle-ci est dite : . correspondant à un plan de frappe préparé (fig. sur le nucleus comprend le contre-bulbe et est une surface négative. ou lorsqu'il s'agit d'un support non débité (plaquette..couvrant e si elle occupe toute la partie de la face. ce terme s'applique à la fabrication des pièces bifaciales. et un seul. etc. etc. FACETTÉ. 64). son opposé est la face supérieure (fig. 5). ÉTENDUE. Caractère s'appliquant au développement des enlèvements sur une face d'objet (fig. Le façonnage est une opération de taille qui a pour finalité la fabrication d'un objet. triédriques. lorsqu'elle n'intéresse qu'une faible surface à partir du bord.envahissante . en sculptant la masse de matière première choisie. Elle se différencie du débitage en ce que sa finalité n'est pas d'obtenir des supports . E S Q U I L L E M E N T D ' U N B U L B E . Il correspond à la formation "d'éclats secondaires" ou parasites qui se produisent en même temps que le détachement de l'éclat (fig. face 1 et 2. Cette opération comporte en général une phase d é b a u c h a g e . mais est conventionnellement réservé "au dégagement de Vextrémité active" (fig. 2 : longue. polyédriques. fac e supérieure sont exclusivement réservés aux éclats. Dans le cas où les stigmates de débitage ne sont plus observables (pièce bifaciale entièrement façonnée par exemple). selon une forme désirée. 1968 : 124. Un épaulement relève en réalité de la même définition qu'un cran. . 79 : 8). 5). F Désigne certaines surfaces d'un objet. En préhistoire. 62 : 8).mais de FAÇONNAGE. d'une lame ou d'une lamelle est la surface positiv e résultant de la fracture de la matière première. 146 . lames et lamelles. L'étendue des enlèvements offre donc toutes les nuances possibles dans la surface occupée. si elle occupe une grande partie de la face. Les termes fac e inférieure . . quel que soit le support utilisé et les dimensions du produit fini. 1976 : 181. 136 Brézillon. 3 : envahissante. 4 : couvrante. en négatif. puis de finition. Terme réservé à une morphologie de talo n facett é (fig. Quelles que soient les proportions de chacun des enlèvements. 137 Dauvois. La face inférieure (ou face d'éclatement) d'un éclat. 64 — E t e n d u e d e s e n l è v e m e n t s . et peut faire appel à plusieurs techniques.longue. son complément FACE. sur un contre-bulbe. 79 : 4). ÉPAULEMENT. 136 12 ÉPERON (EN ) . 131 34 F i g . bloc. Ce type de stigmate peut être observé sur un bulbe ou.) on parle alors de face A et B. 1 : c o u r t e . Néologisme issu du terme "esquilleux" qui se dit de la cassure d'un minerai quand la surface de ses fragments présente des petites écailles. .

140 "Action de réduire en partie" .). le feu. silex du T e x a s . A . un éclat allongé ("channel flake") afin d'amincir. Se dit d'une pièce bifaciale d'où a été enlevé. de tel ou tel outil. Et puisque le débitage consiste à fragmenter intentionnellement un bloc de matière première. associé à "intentionnel" ou "volontaire". ressac. 1966. 139 Smith. A droite. l'une ou les deux f a c e s . la flexion. 138 Crabtree. T i t m u s ( p e r c u s s i o n ) . flûtée p a r J. de biface. sera employé chaque fois que ce fait pourra être décelé pour une "rupture fragile". P i è c e é b a u c h é e p a r G. 138 139 FLÛTÉ(E). transformer un support. 141 FRACTIONNEMENT. édition 1989. C r a b t r e e ( p r e s s i o n ) . On dira : fragment de lame. Ce terme ne doit donc pas être employé seul. FRACTURE. T i x i e r ( p e r c u s s i o n i n d i r e c t e ) . Le "flûtage" peut s'obtenir par percussion directe ou indirecte (fig. FRAGMENT. E . 147 . la pression. le sciage. etc. Certaines causes naturelles (gel. 65) ou par pression. Cette méthode n'est pas connue dans l'Ancien M o n d e . quel que soit son origine. C'est ce terme qui. etc. 141 Dictionnaire Petit Robert. 140 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. 65 — F l û t a g e : e x p é r i e n c e de taille.F i g . gel. 1963. U . le d é c h e t c a r a c t é r i s t i q u e du flûtage (channel flake) c a s s é à la p e r c u s s i o n m ê m e . feu. "Partie d'une chose qui a été cassée. en outil. tout éclat est "fragment de nucleus".) peuvent provoquer le fractionnement des roches. brisée" . etc. édition 1973. nous entendons tous les modes connus et inconnus utilisés pour réduire en partie la matière première (voir taille) comme la percussion. Cette dernière expression ne devra donc être employée que dans le cas d'un nucleus cassé par une action naturelle (diaclase. d'éclat. T i x i e r ) . sur tout ou partie de sa longueur. ( P h o t o J. (qui devient nucleus). La fracture de la matière première est soumise a des lois appartenant à la physique des solides. Par l'expression "fractionnement intentionnel". p r é f o r m é e p a r D . FRONT D E FRACTURE . sans en atteindre les bords. Un fragment est identifiable et peut se rapporter à une catégorie d'objet. S .

Bien qu'antonyme de direct. donne à ce mot un sens à la fois plus restreint et plus concret en l'appliquant aux produits obtenus par l'action de l'homme sur la matière. 66 — Inclinaison des enlèvements. d'une ligne ou front de fracture. ne peut donc s'appliquer qu'aux seuls produits de débitage (éclat. I Caractère désignant l'angle que forment les enlèvements par rapport à la face d'où ils partent. 1 : abrupte. proche de 10°.semi-abrupt s : l'angle avoisine 4 5 ° . à l'aide desquels on indiquera sur le dessin le modelé et les orientations de débitage et de retouche. mais est réservé à une technique de percussion . 143 ibid.abrupt s : l'angle est approximativement droit . lamelle) (fig. et parle d'industrie de la pierre ou de l'os. Le préhistorien. Ces trois termes sont couramment employés mais l'inclinaison étant quantifiable par une mesure d'angle. pleins-déliés. L'anthropologue définit une industrie comme "un ensemble de techniques qui suppose V emploi de 148 Terme de position. 3 : semi-abrupte. d 'inclinaison et de morphologi e de retouche. systèmes de techniques appropriées à des fins. 142 143 INVERSE.) mais c'est la notion de consommation qui permet de déterminer les industries. Ligne de retouches sur un éclat. ils peuvent être (fig. l'industrie se caractérise par une action de l'homme sur la matière afin de la transformer. 34 FRONT D E GRATTOIR . Se dit d'enlèvements partant de la face supérieure. : 4 L . 1947 : 26. ce mot ne sera pas employé pour indiquer une position d'enlèvement (qui est dit inverse) . INDUSTRIE. H H A C H U R E . machines différentes concourant à un même but" ou.. . 4 : rasante. Fig.) qu'il laisse sur la face inférieure d'un éclat ou sur un négatif d'enlèvement. à partir d'un point d'impact ou d'une flexion. qui forment un grattoir.. 66) : . qui se fonde sur les objets façonnés par les hommes préhistoriques pour juger de la façon dont ces derniers ont résolu leurs problèmes de besoin ou de consommation. 2 : abrupte croisée. Le front d'un grattoir pourra être décrit à l'aide d'un ou plusieurs termes de délinéation . Chacun des traits parallèles.. INCLINAISON. INDIRECT(E). "comme un ensemble de techniques concourant à la satisfaction d'un besoin -ou plus exactement à la satisfaction d'une consommation (. lancettes. pour les industries spécialisées. Elle englobe ainsi toutes les activités ayant pour but de produire des objets utiles. elle peut donner lieu à une classification.impliquant le développement. Son importance est liée à l'observation des stigmates caractéristiques (ondulations . 74 : 2). Dans une acception très large du mot.rasant s : l'angle est très aigu. une lame ou une lamelle. lame. . 142 Mauss.. agencements d'industries" .

27. Aucune des deux ne possèdent de nervure. Elles se produisent plus fréquemment par percussion directe au percuteur tendre ou par percussion indirecte. 146 Méthode spéciale d'obtention d'éclats (dans le sens le plus large du terme). LAMELLE . qu'au percuteur dur ou par pression. Les directions de percussion de l'éclat Kombewa ainsi obtenu et de l'éclat ayant servi de nucléus peuvent occuper n'importe quelle orientation l'une par rapport à l'autre. L'un de nous l'a tenté. en théorie. C'est à l'intérieur de chaque complexe industriel concerné que l'on peut établir et chiffrer une limite lame/lamelle. si un "éclat est allongé de telle manière que sa longueur soit deux fois. en forme de petite langue. 73. 1970. lors du détachement de l'éclat (fig. 149 . pénétrer brusquement et ressortir en oblique. 145 Bordes. plus larges à leur origine qu'à leur extrémité" \ de dimensions variables. Les lancettes convergent toujours vers le point d'impact et permettent donc d'identifier la direction du débitage en l'absence d 'ondulations et lorsque les extrémités font défaut. d'une lame au cours de son détachement (fig. 1 4 9 LEVALLOIS (MÉTHODE ). LANCETTE. et sont visibles en négatif (sur le nucléus par exemple) comme en positif sur la face inférieure de l'éclat. 7 : 2 à 4). on a affaire à une lame. Saillie légère de l'arête formée par le talon et la face d'éclatement parfois 144 C'est pour cette raison que les éclats Kombewa ont parfois été appelés éclats "Janus". Méthode d'obtention d'un éclat de forme ovalaire prédéterminée par le bombement de sa face inférieure recoupant le bombement de la face inférieure d'un éclat préalablement débité pour servir de nucléus (p. Cette distinction. l'une (la "supérieure") incomplète. Terme de délinéatio n désignant la découpe par enlèvements réguliers. d'où leur dénomination. et voir p. ou plus. est souvent difficile à faire dans la pratique et nous ne la retiendrons pas" . pour le seul Epipaléolithique du Maghreb . L È V R E . 62 : 10). 147 Dauvois. Les languettes peuvent être inférieures ou supérieures. 2. 146 Tixier. 149 Bordes. supérieure à sa largeur. Leur forme est prédéterminée par une préparation spéciale du nucléus avant leur détachement (p. 148 Gobert. "Ils sont souvent assez étroits. 148 LAME. simples ou doubles opposées. 1950 : 23.J JANUS (ÉCLAT ). à morphologie caractéristique. de l'extrémité d'un o u t i l (fig. 63 à 70). 1961 : 6. recoupée par la deuxième ("l'inférieure") (fig. Voir crête . Elle sera utilisée seulement pour le classement de pièces cassées. 141 L Il est convenu depuis longtemps déjà que. Certains auteurs. L'onde de fracture semble cheminer un moment à la surface de la face supérieure de la lame. 1963 : 36-39. LANGUETTE. Voir Kombewa . Ces stigmates correspondent au découpage partiel d'un très petit fragment de matière première (qui demeure donc en place). distinguent entre lames vraies et éclats laminaires. en forme de "lance". Ce terme est aussi employé pour désigner un acciden t d e taill e : fracture involontaire. La lame vraie porterait sur sa face supérieure la trace d'enlèvements antérieurs parallèles et auraient également des bords plus ou moins parallèles. LAME À C R Ê T E . 144 Stigmate de fracture se développant perpendiculairement au fron t de fractur e et donc de manière rayonnante à partir du point d'impact. 71). parfaitement valable. Un éclat Kombewa brut de débitage possède donc deux faces d ' é c l a t e m e n t . 145 1. 28). principalement de langue anglaise. Une lamelle est une petite lame. K K O M B E W A ( M É T H O D E ) . 5). 1976.

4 et 5 : b a s a l e . Les localisations. la rencontre de la fracture avec les surfaces du plan de frappe du nucléus se fait suivant une sorte de lèvre. "Au niveau du bulbe. Terme descriptif plus particulièrement réservé au talo n (fig. 2 : p r o x i m a l e d r o i t e et m é s i a l e g a u c h e .) ou artificielle.. galet. observable sur un éclat. distal . 150 les termes proximal . 3 : distale d r o i t e et p r o x i m a l e g a u c h e . 79 : 9). dépendent alors de chaque orientation. sur une pièce. seul cas qui permet d'employer M MÉSIAL.. 67). Cette morphologie est caractéristique des éclats obtenus au percuteur tendre. Deux possibilités : 1. en contre-courbe" (fig. et leur dénomination. de frottement des pièces dans un tiroir. Caractère désignant la place occupée. Terme de localisation . 79 : 8. 150 Dauvois. 79 : 2). mésia l (ou central) . dû aux vibrations de la circulation. Il désigne une partie d'un support. LINÉAIRE. d'usage. LISSE. 2. profil). 5). 1976 : 168. par les enlèvements en fonction d'une orientatio n (fig. 150 . Ce lustre peut avoir une origine naturelle (lustre artésien. Dans tous les cas les termes "droit" et "gauche" seront appliqués en fonction d'une face. etc. On dit aussi "central(e)" (fig. tout autre support (produit de débitage non orientable conventionnellement. 67 — L o c a l i s a t i o n d e s e n l è v e m e n t s . éolien. q u e l q u e s e x e m p l e s .) s'oriente arbitrairement selon des critères divers. le support est un produit de débitage. Etat de surface caractérisé par un brillant. plaquette. L U S T R E . 1 : d i s t a l e d r o i t e .1 2 3 F i g . L O C A L I S A T I O N . le plus connu étant le lustre dû aux végétaux. Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. donc à orientation conventionnelle unique.

Ils accrochent souvent à l'ongle dans leur partie distale. 68) : . 1 5 4 151 Dictionnaire Petit Robert. 151 . les éclats enlevés étant un peu réfléchis.MÉTHODE. plus exactement.sub-parallèle s : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures approximativement parallèles. 3 : parallèle. Microburin distai : partie distale détachée d'un éclat. suivant une marche raisonnée. 1 : écailleuse. MICROBURIN. plus larges à leur partie distale q u ' à leur partie proximale. 151 "Ensemble de démarches raisonnées.scalariform e : enlèvements présentant les mêmes caractères. forme d'un enlèvement peut varier pratiquement à l'infini. 4 : subparallèle (Bordes. Cela implique un support relativement épais. le relief donné par l'empreinte des écailles d'un poisson. 2 : scalariforme. suivies. allant jusqu'à former des "marches d ' e s c a l i e r " . mais nettement plus accentués. MISE E N FORME . 33). d'un nucléus . (fig. d'un enlèvement . Microburin double : partie centrale d'une lame ou d'une lamelle présentant à chaque extrémité les caractéristiques du microburin (fig. etc. figurant assez bien les écailles d'un p o i s s o n ou. La MORPHOLOGIE D'U 34 F i g . 69) . 6 8 — M o r p h o l o g i e des e n l è v e m e n t s .parallèl e : se dit d'une série d'enlèvements séparés par des nervures parallèles. obliques (en écharpe. Exemples : nucléus Levallois à éclat non débité. 152 153 . De multiples combinaisons sont possibles. . 1). Terme s'appliquant à la forme : on parlera de la morphologie d'un support. 152 Bordes. 2. d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". La méthode suivie pour obtenir un outil préhistorique est donc l'agencement. en chevron). pour parvenir à un but" . d'une lame ou d'une lamelle par la technique du "coup de microburin". édition 1989. qui se rapportent aux couteaux prédynastiques égyptiens. 154 Ce sont les "ripple-flakes " des auteurs anglo-saxons.écailleux(se ) : enlèvements larges et courts. "ondulées" . d'un certain nombre de gestes exécutés chacun grâce à une technique. 153 ibid. nucléus à lame ayant encore sa (ou ses) crête d'entame (fig. Microburin proximal : partie proximale détachée d'un éclat. MORPHOLOGIE. . qui allient la longueur et l'obliquité de séries d'enlèvements s'ils sont obtenus par pression : parallèles transverses. N ENLÈVEMENT . 12 Cette expression sera utilisée pour désigner la dernière opération donnant à un nucléus sa morphologie définitive immédiatement avant le débitage proprement dit. Nous proposons les termes les plus couramment employés pour la retouche (fig. 1961 : 8. 1961 : fig. 10 et 61 : 1). etc.

Assez près du talon. Tixier. M e u d o n ) . devient parallèlle aux faces. Qualificatif employé pour caractériser certains outils. NERVURE. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux épaulements (fig. NÉGATIF D'ENLÈVEMENT . à morphologie caractéristique. cela sans présumer de la finalité de l'objet. les ondulations ne soient pas visibles. lames ou lamelles en vue d'obtenir des supports pour outils (fig. La nacelle est visible sur la face inférieure de la lame et le petit éclat détaché est également de morphoplogie caractéristique (fig 7 : 5). En l'absence de la partie talon-bulbe. se développant à partir du point d'impact ou de flexion. 152 . (Atelier photo C. Dans tous les cas. De même. l'hétérogénéité de la matière première. empêche parfois de définir cette direction. en déformant les ondulations. 62 : 9). N Fracture accidentelle rare. O O N D U L A T I O N S . les lancette s resteront les éléments les plus pertinents pour l'orientation des produits de débitage. NACELLE. l'onde de fracture s'arque brusquement vers la face inférieure.S. 69 — E x e m p l e expérimental de retouche couvrante parallèle oblique. Ne pas confondre avec arête.. Les négatifs d 'enlèvements sont donc les empreintes observées sur les nucléus (fig.MUSEAU. emporte une partie des deux bords. chemine sur quelques millimètres. 5). et sur les retouches de tous les outils. notamment des grattoirs ou des burins. D. J. elles indiqueront la direction de taille. 20). Bloc de matière première d'où ont été tirés éclats. Fig.N. et recoupe tout aussi brusquement la face inférieure. provoquées par la propagation du front de fracture et souvent lisibles sur la face inférieure des éclats (leurs empreintes peuvent aussi se lire sur les négatifs d'enlèvements) (fig. Par définition. Vagues concentriques de longueur et d'amplitude variables. Remarques. se produisant cependant assez fréquemment lors du débitage de lames d'obsidienne par pression. 5 et 20) ou d'un enlèvement avec une surface naturelle. Ce terme est employé avec une signification de morphologie technologique : ligne formée par la rencontre des négatifs de deux enlèvements (fig.R. A g a u c h e : o b s i d i e n n e . A droite : silex chauffé du Grand-Pressigny. NUCLEIFORME.E. non vitreuse. NUCLÉUS. la face supérieure des éclats (fig. 5). auxquels des enlèvements multiples donnent une morphologie se rapprochant de celle d'un nucléus. Crabtree. surface complémentaire d'un enlèvement issu de la fracture de la matière première. 20). Il arrive que dans une matière première très homogène.

4 : sur u n e p i è c e bifaciale foliacée. 1 : sur u n n u c l é u s à e x t r é m i t é c o r t i c a l e .5 F i g . 5 : d ' u n e c h u t e d e b u r i n . 153 . 6 : d ' u n éclat L e v a l l o i s préférentiel. 2 : sur u n n u c l é u s p y r a m i d a l débité p a r p r e s s i o n . 3 : sur u n n u c l é u s à d e u x p l a n s de frappe o p p o s é s . 7 0 — E x e m p l e s s c h é m a t i q u e s d e l a m e s et éclats o u t r e p a s s é s . d a n s sa p a r t i e distale.

155 156 OUTIL.une partie du plan de frappe opposé d'un nucléus à deux plans de frappe. la patine sera toujours postérieure au cortex . 68 : 3 et 69). les enlèvements outrepassés renseignent toujours sur les techniques et méthodes employées. P A R T I E L ( L E) . Une face d'éclatement très concave et un épaississement généralement distal sont donc les deux caractéristiques des pièces outrepassées qui peuvent avoir emporté (fig. PARALLÈLE. Sur un même objet. d'autres des armes ou des éléments d'armes. comme il est d'usage. Qu'il s'agisse d'un accident de taille ou d'une action intentionnelle (comme dans le cas des éclats débordants). Il désigne la surface négative créée par l'enlèvement d'une chute de burin.O R I E N T A T I O N . presque parallèlle à cette face (fig. ensuite à cause de l'impossibilité où nous sommes. il est sûr que certaines ont été des o u t i l s ou des éléments d'outils. avec ou sans retouche. Un seul pan peut résulter de plusieurs chutes antérieures. un seul coup de burin peut ôter plusieurs chutes et former un ou plusieurs pans. Un pan est différemment incliné sur les faces du support. Quiconque a procédé à des expériences de taille s'en est tôt ou tard aperçu.aux outils bifaciaux non entièrement taillés (biface partiel). Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig.une partie de la calotte corticale d'un nucléus en début de débitage. de prouver qu'il s'agit d'une arme ou d'un outil. p PAN. qu'il s'agisse de les étudier ou de les dessiner (voir ax e d e débitage . punch. boucharde.à la répartitio n des enlèvements le long d'un bord (fig. 71 : 3 ) . . .le pyramidion d'un nucléus pyramidal. 1988 : 110. une partie de la préparation opposée au plan de frappe de l'éclat débité. produit de débitage ou outil. d'abord par souci de simplification. . localisation ) (fig.). PATINE. Contrairement à ce qui a été écrit par l'un d'entre n o u s . le burin est alors dit plan. dans la plupart des cas. normal dans sa partie proximale. .etc. Il s'agit de pièces retouchées sur support débité (exemple : grattoir sur lame) ou sur support non débité (exemple : racloir sur plaquette). Rarement situé sur la face supérieure. qu'il soit nucléus. s'arque brusquement et emporte tout une partie du support. 70) : . 157 Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. Terme s'appliquant : . Elle peut être différente. . postérieurement à sa taille intentionnelle. Il s'agit d'outils dont on sait qu'ils servaient à fabriquer des outils de pierre dure (percuteur.une partie du bord opposé sur une pièce bifaciale . 1963 : 27. 155 Mauss. 154 . ax e morphologique. . Nous étendons donc la notion d'outil à toute pièce dont nous pouvons assurer l'utilisation. ce terme est utilisé par de nombreux auteurs. OUTREPASSÉ. . 71 : 2) ou très incliné. Il s'agit de pièces brutes de taille dont l'utilisation est prouvée par la tracéologie (exemple : éclat ayant servi à découper de la v i a n d e ) . sans prétendre à l'identification d'une fonction. Parmi les pierres taillées. il peut être aussi perpendiculaire à la face inférieure (fig. 156 Audouze. dans des sens divers.ou microscopiques d'utilisation ou d'emmanchement. Nous employons le mot "outils" pour désigner. Un outil peut 157 Tixier.l'extrémité d'un burin opposée à celle qui a reçu le coup de burin. l'ensemble des armes et outils. Il s'agit d'"objets" naturels modifiés par des traces macro. légèrement incliné (fig.sur un nucléus Levallois. Il s'agit de pièces lustrées intentionnellement. L'orientation des objets lithiques taillés est uniquement conventionnelle. mais doit être réservé à la seule terminologie relative aux burins. etc. 1947. 71 : 1). 41). Altération naturelle plus ou moins profonde de la partie externe d'un objet. 76 : 3) .

de la lame ou de la lamelle. ce dernier terme étant. débités. Malgré sa mention très fréquente. Actuellement il n'est pas possible de discerner si un percuteur manuel est " a c t i f ou " p a s s i f ("mobile" ou "dormant") d'après les stigmates qu'il porte. voire des nucléus abandonnés. 1 : p e r p e n d i c u l a i r e . 33). Il concerne donc les objets taillés. 2 : p e u i n c l i n é . 12). 15 Ensembles des stigmates visibles sur une extrémité de lame ou de lamelle quand la partie enlevée a été détachée à l'aide d'un cou p d e micro burin (fig. La percussio n indirect e (fig. Nous avons préféré cette expression créée par E. usitée par d'autres préhistoriens français et créée par L. PIQUANT-TRIÈDRE.F i g . 1924 : 123. Terme de délinéatio n qui désigne une saillie dégagée par deux coches ou deux crans (fig. bien mal choisi. comme son nom l'indique. 4 : 3) met en œuvre un percuteur et une pièce intermédiaire (punch) . par une extrémité aiguë à trois faces lisses : 1) portion de la face inférieure de l'éclat. "Marteau naturel" * utilisé pour débiter. 159 Nous ne tenons pas compte des exceptions : les microburins obtenus en percutant sur la face supérieure se comptent sur les doigts de la main dans le monde. 72). 3 : très i n c l i n é . 158 Bordes. La percussio n direct e (fig. lui. De plus certains objets taillés. PERCUSSION. légende de la figure 6. L'usage a consacré les termes "percuteur dur" pour les marteaux naturels minéraux et "percuteur tendre" (ou "doux") pour les PERCUTEUR. nous n'avons pas encore de preuve de l'emploi de cette technique durant le Paléolithique. 62 : 11. un fragment d'os ou d'ivoire. PÉDONCULE. retouchés. Par définition. façonner ou retoucher la pierre dure. Un percuteur peut être un galet ou un bloc de pierre. 161 Siret. C'est un des deux principaux modes de fragmentation des roches dures en préhistoire. 155 . matières animales ou végétales. Voir cortical . le piquant-trièdre est donc formé. 160 Gobert. ont parfois été utilisés comme percuteurs. présenter plusieurs patines. On ne peut reprocher à l'expression "piquanttrièdre" de ne pas mettre en valeur la technique du "coup du microburin". qui nous semblait bien trop vague pour une technique aussi caractéristique. action de frapper un corps contre un autre. etc. qui permettront de déceler les transformations successives qu'il a subies. un os. 4 : 1 et 2) est due à la seule action d'un percuteur. façonnés. 7 1 — I n c l i n a i s o n d ' u n p a n de b u r i n sur la face inférieure d ' u n e l a m e . Outre une portion de coche dont les enlèvements partent toujours de la face inférieure . 159 160 161 PLAGE CORTICALE .G. S i r e t . G o b e r t . 1961 : 5. 2) portion de la face supérieure de l'éclat. (fig. 1955 : 229. à celle de pointe oblique. de la lame ou de la lamelle. le premier et le seul utilisé pendant très longtemps. un fragment de bois animal ou végétal. 3) trace caractéristique laissée par le départ du micoburin.

7. 8 : petits galets d e g r è s p o u r l ' a b r a s i o n . 1. 3 : différents p e r c u t e u r s de p i e r r e . N . 156 . 13 : punch e n b o i s d e c e r v i d é (Atelier p h o t o C . 7 2 — D e s outils d e tailleur p o u r la p e r c u s s i o n (J. 10 : p e r c u t e u r s en bois v é g é t a l p o u r p e r c u s s i o n d i r e c t e ou i n d i r e c t e . 6 : p e r c u t e u r s en b o i s de c e r v i d é s . P e l e g r i n ) . 12. 1 1 . 9. 4. M e u d o n ) . R . 5. S .F i g . 2. .

3 : p e t i t e b é q u i l l e p o u r le d é b i t a g e de l a m e l l e s ou la r e t o u c h e . N . 5 : p i è c e à r a i n u r e . 1 : g r a n d e b é q u i l l e . M e u d o n ) . 7. 8. 9 : outils e n b o i s de c e r v i d é p o u r le d é b i t a g e ou la r e t o u c h e " d a n s la m a i n " (Atelier p h o t o C . R . 6 : galet plat en grès (outil p o u r a b r a s e r le b o r d du p l a n d e p r e s s i o n ) . 4 : p i è c e en bois à r a i n u r e . P e l e g r i n ) . 7 3 — D e s outils d e tailleur p o u r la p r e s s i o n (J. 157 . .F i g . 2 : e x e m p l e d ' i m m o b i l i s a t i o n du n u e l é u s p o u r le d é b i t a g e d e l a m e s . S .

Un produit non modifié par retouche est dit bru t d e débitage . ce mode de fractionnement des roches dures s'effectue à l'aide d'un outil dont l'extrémité exerce une poussée qui provoque le détachement d'un éclat. 79 : 10). 18). PROXIMALE(E). R RACCORD.E."Partie du nue lé us sur laquelle on frappe" . retouche) ou de cassure. peut être utilisée pour la mise en forme d'un nucléus. Terme défini à l'origine par D. 30). PUNCH. lisse ou préparée (fig.alternant s . le façonnage. La pression s'applique d'une part au débitage (fig. 162 PRESSION.direct s . Caractère désignant l'emplacement des enlèvements par rapports aux faces d'un objet (fig. lame lamelle) (fig. 1961 : 5. en corne. Crabtree. POLI. le stade "préforme" fait donc suite normalement au stade "ébauche " et précède immédiatement le stade "pièce achevée". on presse. etc. et surtout pour le débitage des lames (fig. 158 . cette technique de taille. les supports potentiels d'outils. une lame ou une lamelle. L'extrémité (ou partie proximale) est celle qui comporte la partie talon-bulbe (fig. Le punch peut être en bois végétal ou animal. en métal (fig. POINT D'IMPACT . POSITION. Par analogie avec le sommet d'un obélisque ou d'une pyramide. en os. les ravivages de plan de frappe et de pression. 4 : 3).inverse s . PLAN D E FRAPPE . une morphologie qui va permettre sa finition en la retouchant par pression ou en la "Autant". Expression qui désigne l'ensemble des enlèvements issus de la taille d'un nucléus. C r a b t r e e pour désigner l'état d'une pièce bifaciale à laquelle on a donné. 72 : 11 à 13). 70 : 2). 5). C'est à partir du point d'impact que se développe le côn e puis le bulb e (fig. sommet d'un nucléus pyramidal cannelé (fig. Pour les pièces élaborées. POLISSAGE.bifaciau x (ou bifaces) . 94). la face positive et la négative. bouchardage. pour en détacher un éclat. Effectuer un raccord de pièces ou de fragments. c'est retrouver.alterne s .croisé s P R É F O R M E . On dit aussi chasse lame. 20). 5). Le polissage est donc le résultat d'une action intentionnelle. appelée percussion indirecte. Ce terme est donc réservé aux nucléus débités par pression. Il désigne une partie d'un support. 67 : 2). pour les surfaces de taille (débitage.où le choc a été appliqué pour fracturer la matière première. Terme de localisation . en ivoire. intentionnelles (c'est le po lissage) ou non (p. On emploiera donc le mot préforme pour désigner une pièce façonnée ou préparée en vue de subir une série d'opérations de finition par une ou plusieurs techniques (retouche par pression. généralement par percussion. et tous les déchets. ils peuvent être : . polissage). 1966. 4 : 6 ) . Il est parfois ôté pour éviter les outrepassages et devient alors un déchet caractéristique. PRODUIT D E DÉBITAGE . Le poli (aspect lisse et brillant) d'une pièce peut être acquis par des actions diverses. Endroit . 74).il s'agit en réalité d'une surface . D'après les expérimentations. Il s'observe sur le bord du talon adjacent à la face inférieure. ciseau . 163 Pièce interposée entre le plan de frappe du nucléus et le percuteur. différentes de celles utilisées pour le façonnage ou la préparation (fig. PYRAMIDION. Par opposition à la percussion . Terme réservé à une morphologie particulière de talo n (fig. Finition après façonnag e ou préparation d'une pièce par frottement (avec ou sans abrasif) sur un polissoir dormant ou mobile. c'est à dire tous les éclats au sens large : ceux de préparation.. et doit être uniquement employé dans le cas de produits de débitage (éclat. Un plan de frappe ou de pression peut être une surface naturelle. d'autre part à la retouche (fig. D E PRESSION . 4 : 5 et fig. Bordes. P U N C T I F O R M E .

F i g . 2 b : rectification d e ce b o r d p o u r p r é p a r e r l ' e n l è v e m e n t d'une chute. 1 : directe. 5 : biface. 7 5 — E x e m p l e s d e p r é p a r a t i o n . 7 4 — Position d e s e n l è v e m e n t s . i n v e r s e sur le b o r d droit). irrégulier. 2 : i n v e r s e . 1 : c o c h e d e s t i n é e à arrêter u n e c h u t e d e b u r i n . 159 .1 2 3 F i g . 3 : alterne ( d a n s ce cas. 4 : a l t e r n a n t e . 6 : c r o i s é e . 2 a : b o r d d e l a m e b r u t de d é b i t a g e . directe sur le b o r d g a u c h e .

convient d exécuter une fois pour toutes le burin dit "de Siret" qui n'est qu'un accident de taille. RECOUPE D E BURIN . La retouche sera définie par un ensemble de caractères (chap. en vérifiant qu'elles sont complémentaires (fig. RASANT(E). une arête. RÉFLÉCHI. Il ne faut pas confondre section et coupe. filé moins loin que prévu (fig. S E C T I O N . donnant les silhouettes des différents enlèvements. L'opération consiste à enlever le plan de frappe ou de pression sur une certaine épaisseur. 3 : p a r t i e l l e du b o r d droit. 12 3 F i g . 7 6 — R é p a r t i t i o n des e n l è v e m e n t s le l o n g d ' u n b o r d . de "rajeunir" une surface. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. S'applique plus particulièrement à une préparation du nucléus en cours de débitage.puis les rapprocher. un support débité ou non. sculpter. deux plans d'éclatement perpendiculaires se produisent. R E T O U C H E . Caractère désignant la distribution des enlèvements le long d'un bord (fig. cette dernière représentant les parties d'objets situées "dans et en arrière" du plan sécant. vient recouper "avant terme" le support et a. les adapter. S E M I . REMONTAGE. 5). 1 : d i s c o n t i n u e . 160 . 53) (voir p.ou la retouche . 78 : 2) enlèvements percutés à partir des surfaces débitées. Terme d' inclinaison y (fig. 66 : 3). Une série d'enlèvements est discontinu e si elle présente une ou plusieurs interruptions le long d'un même bord. lors du détachement d'un éclat. RÉPARTITION. Se dit de tout enlèvement dont le plan de fracture. 66 : 4). S C H É M A D I A C R I T I Q U E . leur axe de débitage (souvent supposé) et l'ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés (fig. 76). des R A V I V A G E . Il arrive parfois que. Retoucher.sont les traces laissées par cette action. s'arque brusquement. Une retouche est un enlèvement ou une série d'enlèvements spécifiques pratiqués dans le but d'obtenir un outil. Représentation au trait du contour et des nervures d'une pièce (sans hachures valorisantes). 1933. REBROUSSÉ. s SCALARIFORME. Voir réfléchi . C'est un accident de taille exactement contraire à celui de l' outrepassage.A B R U P T ( E) . 7 : 1 et fig. Ensemble de raccords . RÉSERVE CORTICALE . c'est donc aménager. par un seul (tablette d e ravivage ) (fig. 60 : 6). (fig. par opposition). Voir chut e d e burin . transformer intentionnellement Siret. Une série denlèvements est dite partiell e si elle n'occupe pas la totalité d'un bord ("totale" se définit de lui même. 36 et 40). Terme d'inclinaison enlèvements (fig. "/ / 164 Voir cortical . Terme général qui désigne l'action de rendre plus vif un bord. 2 : totale du b o r d distal. Les retouches . le SIRET (ACCIDENT) . 78 : 1) ou plusieurs (éclats de ravivage) (fig. Une section est la représentation de la surface créée par un plan sécant imaginaire à l'intérieur de l'objet. 130). 68 : 2 et 34 : 6). lorsque son plan de frappe ou de pression est rendu inapte à la poursuite du débitage. 44). de ce fait. normal dans sa partie proximale. Nous avons une préférence pour le terme "réfléchi" dont deux des sens propres à la physique et à la botanique peuvent être appliqués à ces "ratés" de taille.

01 2 3 4 5 F i g . quand ils se manifestent. Tout élément à partir duquel un objet est taillé. 7 7 — A c c i d e n t Siret : c a s s u r e d ' u n éclat suivant l ' a x e de d é b i t a g e . N . sa face supérieure comportera alors le négatif d'enlèvement de la première tablette et le talon sera également fait d'une partie des surfaces débitées. 161 . d'un galet. E DÉBITAGE . ou sur des laves é g a l e m e n t à grains grossiers et peu homogènes (phonolite d'Afrique orientale). c'est pourquoi. 1976. 77). 167 Hamal Nandrin. 1921. T TABLETTE D E RAVIVAG E O U D'AVIVAGE . SURFACES D SUPPORT. Ce type d'accident est fréquent pour des 165 SPONTANÉS (ENLÈVEMENTS) . 68 : 4).). S O I E . Eclat caractéristique qui correspond au ravivage d'un plan de frappe ou de pression d'un nucléus . nous emploierons l'expression "enlèvement s spontanés" . S . débité. Sa fréquence est aussi liée à la qualité de la matière première.. Les surfaces de débitage (ou surfaces débitées) ne comportent donc que des négatifs d'enlèvements limités par des nervures (fig 20). 166 SUB-PARALLÈLE. retouché. R . Newcomer en 1 9 7 6 pour désigner les enlèvements qui se produisent dans la fraction de seconde du détachement d'un éclat. d'un produit de débitage. Plans O U surfaces de fracture formés par l'enlèvement des produits de débitage sur un nucléus. Il est plus rare pour les lames. façonné. (Atelier p h o t o C . Terme de délinéation qui désigne un pédoncule long et étroit (fig. plus rare aussi au percuteur tendre ou par percussion indirecte. Cela explique la fréquente épaisseur des "bords" et le contour polygonal des 167 165 Bordes.second séparant Véclat en deux parties plus ou moins égales" (fig. Servais. quand celui-ci est empêché de tomber librement car le nucléus est pressé sur une partie du corps du tailleur (main. pied. M e u d o n ) . etc... d'une plaquette. 78 : 1). 62 : 13).).. Il peut donc s'agir d'un rognon. et le talon sera constituté par une partie des surfaces débitées (fig. cuisse. La face supérieure d'un premier éclat de ravivage portera donc en négatif les stigmates de préparation propres à un plan de frappe ou de pression. L'expression "retouche spontanée" (spontaneous retouch) a été créée par M. Il est par exemple très fréquent sur un matériau de type quartzite à gros grain ("arénite silicifiée" du Brésil. 1961 : 32. Terme indiquant une morphologie d'enlèvements (fig. quartzite de Fontainebleau. . Ces enlèvements sont dus à la pression de l'éclat sur le nucléus. 166 Newcomer. Ils n'ont rien d'intentionnel. Il est parfois nécessaire d'enlever un second éclat du même type. éclats débités au percuteur dur.

162 . TALON. mais plus particulièrement lorsqu'on ne peut parler ni de débitage ni de retouche. concave. tablettes de ravivage. . à d'autres périodes. Le talon est alors : . En dehors de ces termes généraux qui servent à les définir. la percussio n et la pression . 168 Terme le plus général qui englobe toutes les actions de fractionnement intentionne l des roches dures selon les deux principaux modes connus.facett é : il porte trace de plusieurs négatifs ("facettes") d'enlèvements antérieurs de préparation et peut donc être de morphologie variée (rectiligne. il peut être révélateur de certaines techniques et méthode de taille.lisse . La nature et la morphologie d'un talon dépendent donc de celles du plan de frappe ou de pression . 2 : r é f e c t i o n partielle d ' u n p l a n de frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n éclat. Un talon peut être réduit à une minuscule surface.qu'il soit préparé ou non . Dans certaines industries .dièdr e : il porte trace de deux négatifs d'enlèvements antérieurs. TAILLE. ce type de talon résultant de 169 169 Bordes. Le talon d'un éclat (sens large) est la partie du plan de frappe ou de pression qui est détachée lors de l'enlèvement. séparés par une nervure . 1) Sans trace de préparation. si ce type de talon est fréquent dans le débitage levallois (pour un bon point d'impact préférentiel). et/ou lorsqu'on ignore la finalité (outil ou non) de l'objet.et du (ou des) procédé technique employé (fig. qui se lit en vue en bout. 1979.talo n e n chapea u d e g e n d a r m e : la silhouette de cette morphologie très caractéristique se lit en vue de face. 78 — T a b l e t t e et éclat de r a v i v a g e . 79). 1 : réfection totale d ' u n p l a n d e frappe ou de p r e s s i o n p a r e n l è v e m e n t d ' u n e t a b l e t t e . 168 Cahen et al. il existe des expressions consacrées se rapportant à des types bien particuliers de talon et correspondant à des "procédés techniques" : . avec une seule surface de taille visible . cortical . TAILLÉ(E ). d'un objet bru t d e taille.talo n e n ail e d'oiseau .. etc. On parle alors de talon punctiforme ou linéaire . de bor d taillé . Peut s'employer dans tous les cas. On parlera ainsi de galet taillé.). . .1 2 F i g . ne pas oublier qu'il existe aussi avec d'autres méthodes. convexe. . 2) Avec traces de préparation. le talon est naturel." l ' O m a l i e n " par exemple l'enlèvement successif de tablettes de ravivage est de règle pour les nucléus à lames. 1947. et de morphologie variée.

163 . 9 : l i n é a i r e . 1972 . la fracture d'une lamelle par "coup du microburin" sont des exemples de techniques. Une variante permet d'obtenir un tranchant latéral : elle est connue sur nombre de bifaces acheuléens d'Europe occidentale et a été dénommée "coup de tranchet l a t é r a l " (fig. 5 : e n " c h a p e a u d e g e n d a r m e " . 1 : cortical. 7 9 — T y p e s d e talon. 171 T R O N C A T U R E . formant deux angles avec les bords de l'éclat. les inclinaisons du talon sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'éclat sont définies par l 'angle d e chasse et l 'angle d'éclatement .talo n e n éperon . Egalement révélatrice de techniques et méthodes. 8 : en é p e r o n . 2 : lisse. Nous employons ce terme pour désigner les deux surfaces jouxtant l'arête d'une crête. de la lame ou de lamelle qu'elle recoupe. 34 : 2). 3 : d i è d r e . C'est par l'enchaînement raisonné de plusieurs actions suivant une ou plusieurs TECHNIQUE. 171 Zuat e y Zubcr . 6 : e n aile d ' o i s e a u . celui du tailleur préhistorique. d'un métier" . ou sur la face supérieure d'une lame à crête. Cette morphologie est propre au débitage de lames depuis l'Aurignacien. Lorsque ce dernier est très ouvert. L'une au moins doit être formée de négatifs d'enlèvements de préparation ou de mise en forme du nucléus (fig. mais cette méthode de débitage n'est systématisée qu'en des régions et pour des périodes précises (Néolithique d'Egypte. presque toujours abruptes. 4 : facetté. 110 techniques que l'on méthode de taille. l'enlèvement de deux éclats exactement superposés peut se trouver à travers toutes la préhistoire. 170 Dictionnaire Larousse en 12 volumes. le talon est dit déversé. La forme se lit en vue de dessous.8 9 10 F i g . sur un nucléus. 61 : 5). La percussion directe avec un percuteur de pierre. et particulièrement au Magdalénien. Ligne de retouches continues et régulières. 34 : 1). édition 1973. aboutit à une TRAITEMENT THERMIQUE . 7 : p i q u e t é . Méthode qui consiste à enlever un éclat à l'extrémité de certaines pièces bifaciales paléolithiques ou néolithiques (fig. il est inutile d'y adjoindre cet épithète. 10 : puncti f o r m e . TRANCHET (COU Voir chaleur . par analogie avec la forme d'un éperon de navire de combat antique. La technique étant "Vensemble des procédés d'un art. . P D U ) . de façon à obtenir un tranchant terminal brut de taille. Le terme troncature sous-entendant obligatoirement "retouché". le débitage d'une lame par pression. v VERSANT. Bronze ancien du Proche-Orient) . nous définissons "une technique" comme un des procédés d'un métier (et parfois d'un art).

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Vocabulaire multilingue .

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alterne : alternieren d Zweikantig Abbauwinkel Schlagwinkel arête : Gra t angle de chasse : angle d'éclatement : débris : Trümme r décorticage : Endrindun g délinéation : Kantenfor m d e n t du b u r i n : Abschlagmateria l (Grundproduktion) Mikroklinge a t y p i q u e : atypisc h a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) axe d e d é b i t a g e : Schlagachs e axe morphologique : a r r a c h e m e n t : Ausreisse n Schlaflächenrest d i è d r e : Mehrschla g ( Stichel) direct(e) : direk t dista l dos : Rücke n distal(e) : denticulé : gezähn t déversé : stumpfwinklig(er ) Stichelschneide Kernkantenklinge l a n c e t t e : Lanzettsprun g l a n g u e t t e : zungenförmi g Levallois (méthode) : l a m e à crête : lèvre : Lipp e linéaire : linea r lisse : glat t localisation : Levallois (Methode ) Symmetrieachse base : Basi s discontinu(e) : unterbroche n lustre : Glan z Lokalisierun g b é q u i l l e : Drucksta b bifacial(e) : bifazia l é b a u c h e : Versuc h m é s i a l : media l m é t h o d e : Method e microburin : bord : Kant e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) bouchardage : é c a i l l e u x ( s e ) : schuppi g éclat : Abschla g égrisage. égrisé : m i s e e n forme : Zurichtun g m o r p h o l o g i e : Morphologi e morphologie d'un enlèvement : Kerbres t Verstumpfung.b u l b e : Bulbusnegati v c o r n i c h e : Überhan g Schraffierun g i n d i r e c t e ( e ) : indirek t i n d u s t r i e : Industri e inclinaison : Retuschewinke l inverse : inver s Janus : Janusabschla g Kombewa (méthode) : ajout : Residu e (Schlagflächenrest) Einkantig alternant : alternieren d croquis : Skizz e débitage : überkreuz t Kombewa (Methode ) l a m e . lamelle : Klinge . geriebe n é m o u s s é : verrunde t e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : Abhebun g e n t a m e : erst e Abhebun g envahissant(e) : Abschlagmorphologie m u s e a u : Nas e Aussprung nacelle : kahnförmige r négatif d'enlèvement : n e r v u r e : Gra t n u c l é i f o r m e : kernarti g du) : Stichelschlag-Techni k (kielförmig) c a s s u r e : Bruc h Tempern c a n n e l é : kannelier t c a r è n e (caréné) : Kiel . H a h n c o c h e (ou e n c o c h e ) : c o n c h o ï d e : Bulbu s Kerb e front d e grattoir : Kratzerstirn c ô n e : Kege l continu(e) : durchgehen d hachure : Kante abattu : rückengestumpft e a b r a s i o n : Verrundun g abrupt(e) : Stei l a c c i d e n t d e taille : Bruc h affûtage : Nachschärfun g aile d ' o i s e a u (en) : geflügel t cortical(e) : Kortex couvrant(e) : flachendeckend cran : Schulte r crête : Kernkant e croisée : cortex : Kortex (Rinde ) c o n t r e .FRANÇAIS : ALLEMAN D traduit p a r J. verstumpf t b r i s u r e : Bruc h brut(e) : Grundfor m b r u t d e d é b i t a g e : Grundfor m brut (e) d e taille : Grundfor m b u l b e : Bulbu s burin (technique du coup e n c l u m e : Ambos s Reibspuren. é p a u l e m e n t : Schulte r é p e r o n ( e n ) : Vorsprun g esquillement du bulbe : é p a n n e l a g e : Zurichtun g flächendeckend Abschlagnegativ Schlagnarbe é t e n d u e : Ausdehnun g face : Fläch e n u c l é u s : Kern(stein ) ondulations : orientation : Orientierun g outil : Wallnerlinie n c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme " c h a s s e .l a m e (voir p u n c h ) c h u t e d e burin : Stichelabfal l cintrage : gewölbt e Abbaufläche clactonien(ne) : clactonia n facetté : Facettier t f a ç o n n a g e : Bearbeitun g flûté(e) : kannelier t f r a c t i o n n e m e n t : Zerteilun g fracture : Bruc h f r a g m e n t : Fragmen t front d e fracture : Bruc h outrepassé : durchgeschlage n Werkzeu g pan : Stichelfacett e p a r a l l è l e : paralle l partiel(le) : partiel l patine : Patin a pédoncule : Kante percussion : Schla g Stie l 177 .

p e r c u t e u r : Schlagstei n p i q u a n t . taillé(e) : d u r c h g e h e n d : eontinu(e ) talon : Schlagflächenres t t e c h n i q u e : Techni k Steinbearbeitung.t r i è d r e : Kerbres t troncature : Endretusch e versant : fein : semi-abrup t F l ä c h e : fae e negativ Präparationsfläche n flachendeckend : couvrant(e ) p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) flächendeckend : F r a g m e n t : fragmen t F u s s (eines pyramidenförmigen Kerns) : plan d e frappe : Schlagfläch e poli : geschliffe n polissage : Schlif f p o i n t d ' i m p a c t : Treffpunk t envahissant(e) ALLEMAND : FRANÇAI S chasse A b b a u w i n k e l : angl e d e p o s i t i o n : Lag e p r é f o r m e : Vorarbei t p r e s s i o n : Druc k p r o d u i t de d é b i t a g e : pyramidion préparation : Präparatio n Grundform p r o x i m a l (e) : p u n c h : Zwischenstüc k punctiforme : punktförmi g pyramidion : proxima l Fus s (eine s pyramidenförmigen Kerns ) Zusammenpassun g Nachschärfun g morphologie d'un enlèvement d'enlèvement alternant alterne A b h e b u n g : enlèvemen t A b s c h l a g : écla t Abschlagmaterial ( G r u n d p r o d u k t i o n ) : débitag e Abschlagmorphologie : aile d'oisea u (en) geschliffen : pol i eintrage geflügelt ( S c h l a g f l ä c h e n r e s t ) : gewölbte Abbaufläche : gezähnt : A b s c h l a g n e g a t i v : négati f alternierend Einkantig : raccord : G l a n z : lustr e glatt : liss e Grat : arêt e Grat : nervur e G r u n d f o r m : brut(e ) denticul é rasant : spitzwinkli g ravivage : alternierend Zweikantig : r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e b u r i n (voir c h u t e de burin) réfléchi : ange l förmi g r e m o n t a g e : Zusammensetze n A m b o s s : enclum e G r u n d f o r m : bru t d e débitag e G r u n d f o r m : brut(e ) d e taille répartition : Verteilun g réserve corticale : retouche : A u s d e h n u n g : étendu e Ausreissen : arrachemen t Basis : sub-parallèle a t y p i s c h : atypiqu e a n g e i f ö r m i g : réfléch i annähernd paralle : débitage G r u n d f o r m : produi t d e G r u n d f o r m : suppor t indirekt : indirecte(e ) Industrie : invers : invers e Janusabschlag : industri e Kortexbereich Retusch e scalariforme : stufi g unterscheidendes (diakritisches) Schem a section : Querschnit t semi-abrupt : schéma diacritique : B r u c h : brisur e B r u c h : cassur e Bruch : B e a r b e i t u n g : façonnag e bifazial : bifacial(e ) B r u c h : aeeiden t d e taille bas e Janu s kahnförmiger Aussprung : nacelle (-Bruch) soie : Stiel (lan g und schmaü) spontan paralle Siret (accident) : Sire t fei n B u l b u s : bulb e Bulbus : fractur e conchoïd e k a n n e l i e r t : flüté(e) K a n t e : bor d Kegel : kanneliert : cannel é K a n t e n f o r m : délinéatio n B u l b u s n e g a t i v : contre-bulb e "chapeau de gendarme" : côn e K e r b e : coch e (o u encoche) K e r b r e s t : microburi n K e r n ( stein) : nucléu s spontanés (enlèvements) : sub-parallèle : annähern d clactonian : clactonien(ne ) direkt : direct(e ) distal : distal(e ) D r u c k : pressio n D r u c k s t a b : béquill e durchgeschlagen : chapeau d e gendarm e piquant-trièdre Kerbrest negativ : support : Grundfor m k e r n a r t i g : nucleiform e K e r n k a n t e : crêt e K e r n k a n t e n k l i n g e : lam e tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : Kernscheib e taille.: cortical(e ) . voi r crêt e K e m s c h e i b e : tablett e de ravivage o u d'avivage lame . Mikroklinge : K o m b e w a (méthode) : Kombewa (méthode ) Schneidenschlag 178 Kortex (Rinde) : corte x Kortex. t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir chaleur) tranchet (coup du) : E n d r e t u s c h e : troncatur e E n d r i n d u n g : décorticag e erste A b h e b u n g : entam e Facettiert : facett é lamelle Klinge. à crête. kielförmig : carène . geschlage n outrepass é carène Kiel.

Wallnerlinien : ondulation s Werkzeug : punktförmig : punctiform e Querschnitt : sectio n Reibspuren. gerieben : proximal(e ) geschlagen : taille. verstumpft : O r i e n t i e r u n g : orientatio n parallel : parallèl e partiell : partiel(le ) (accident) Skizze : croqui s spitzwinklig : rasan t Versuch : ébauch e Verteilung : répartitio n Vorarbeit : Vorsprung : bouchardage Patina : patin e Präparation : préparatio n Präparationsflächen : versan t proximal : spontané s (enlèvements) spontan : préform e épero n (en) outi l steil : abrupt(e ) Steinbearbeitung. taillé(e ) Stichelabfall : chut e d e buri n buri n (technique d u coup du) Stichel s c h n e i d e : den t du burin Stiel : pédoncul e Stiel (lang u n d s c h m a l l ) : Stichelfacette : pa n Stichelschlag-Technik : Z e r t e i l u n g : fractionnemen t zungenförmig : Zurichtung : Z u r i c h t u n g : épannelag e languett e égrisage.corticale (voi r cortical ) grattoir Kratzerstirn : fron t d e K o r t e x b e r e i c h : réserv e R ü c k e n : do s rückengestumpfte Kante : stumpfwinklig(er) bord abatt u Schlaflächenrest : dévers é morphologique Technik : S y m m e t r i e a c h s e : ax e L a g e : positio n Schlag : percussio n L a n z e t t s p r u n g : lancett e Levallois (méthode) : débitage S c h l a g a c h s e : ax e d e Schlagfläche : Levallois (méthode ) linear : linéair e L i p p e : lèvr e L o k a l i s i e r u n g : localisatio n medial : mésia l M e h r s c h l a g (stichel) : du bulb e Schlagflächenrest : talo n S c h l a g n a r b e : esquillemen t Schlagstein : pla n d e frapp e T e m p e r n : chaleu r Treffpunkt : techniqu e (traitement pa r la ) poin t d'impac t T r ü m m e r : débri s Überhang : M e t h o d e : méthod e M o r p h o l o g i e : morphologi e Nachschärfung : dièdr e d'éclatement Schliff : polissag e (coup du) Schneidenschlag : S c h l a g w i n k e l : angl e percuteu r ü b e r k r e u z t : croisé e cornich e tranche t u n t e r b r o c h e n : discontinu(e ) unterscheidendes (diakritisches) S c h e m a : N achschärfung : avivag e N a s e : musea u affûtag e Schraffierung : hachur e S c h u l t e r : cra n S c h u l t e r : épaulemen t s c h u p p i g : écailleux(se ) Siret (-Bruch) : Sire t schéma diacritiqu e verrundet : émouss é Verrundung : abrasio n Verstumpfung. remontag e chasse-lame 179 . égris é R e s i d u e : ajou t R e t u s c h e : retouch e Z u s a m m e n p a s s u n g : raccor d Zusammensetzen : mis e e n form e R e t u s c h e w i n k e l : inclinaiso n stufig : scalariform e soi e Z w i s c h e n s t ü c k : punch .

s c a r nervure : a r r i s nucléiforme : core-like nucleus : core ondulations : ripples orientation : o r i e n t a t i o n outil : t o o l outrepassé(e) : p l u n g i n g p a n (du b u r i n ) : b u r i n f a c e t parallèle : p a r a l l e l partiel(le) : p a r t i a l patine : p a t i n a pédoncule : tang percussion : p e r c u s s i o n percuteur : h a m m e r piquant-trièdre : t r i h e d r a l point p l a g e c o r t i c a l e (voir cortical) p l a n d e frappe : s t r i k i n g platform plan de pression : p r e s s u r e platform point d ' i m p a c t : i m p a c t p o i n t débitage : " d é b i t a g e " débris : d e b r i s décorticage : c o r t e x r e m o v a l delineation : d e l i n e a t i o n d e n t du burin : b u r i n t i p denticulé(e) : d e n t i c u l a t e d déversé : c a n t e d dièdre : d i h e d r a l direct(e) : d i r e c t discontinu(e) : d i s c o n t i n u o u s distal(e) : d i s t a l dos : b a c k ébauche : r o u g h o u t écailleux(se) : scaled éclat : f l a k e égrisage : r u b émoussé : blunted enclume : anvil e n c o c h e (voir c o c h e ) enlèvement : r e m o v a l entame : first flake envahissant(e) : invasive épannelage : p r e l i m i n a r y flaking épaulement : shoulder éperon : s p u r e s q u i l l e m e n t du b u l b e : b u l b scars étendue : extent face : f a c e facetté : f a c e t t e d façonnage : s h a p i n g flûte : fluted fractionnement : b r e a k a g e fracture : f r a c t u r e fragment : f r a g m e n t front d e fracture : f r a c t u r e front front de grattoir : end-scraper front hachure : hatching i n c l i n a i s o n : a n g l e (of retouch) indirect(e) : i n d i r e c t 180 .l a m e (voir p u n c h ) chute de burin : b u r i n spall cintrage : b e n d i n g clactonien : c l a c t o n i a n coche : notch conchoïde : conchoid cône : cone continu(e) : c o n t i n u o u s contre-bulbe : negative b u l b corniche : o v e r h a n g cortex : c o r t e x cortical (e) : c o r t i c a l couvrant(e) : c o v e r i n g cran. arête : r i d g e a r r a c h e m e n t (voir lancette) atypique : atypical a v i v a g e (voir r a v i v a g e ) a x e de d é b i t a g e : " d é b i t a g e " axis axe morphologique : morphological axis base : b a s e béquille : c r u t c h bifacial(e) : b i f a c i a l bord : edge b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé : t r i m m e d e d g e bouchardage : pecking brisure : s n a p brut : u n t r e a t e d b r u t de d é b i t a g e .FRANÇAIS : ANGLAIS abattu : b a c k e d abrasion : a b r a s i o n abrupt(e) : a b r u p t a c c i d e n t d e taille : k n a p p i n g accident affûtage : s h a r p e n i n g aile d ' o i s e a u (en) : w i n g e d ajout : a d d i t i o n alternant(e) : a l t e r n a t i n g alterne : a l t e r n a t e angle de chasse : " a n g l e de chasse" a n g l e d ' é c l a t e m e n t : flaking angle . b r u t de taille : u n r e t o u c h e d bulbe : b u l b b u r i n ( t e c h n i q u e du c o u p de) : b u r i n b l o w t e c h n i q u e c a n n e l é : fluted caréné (carénage) : careenated cassure : b r e a k c h a p e a u de g e n d a r m e : "chapeau de g e n d a r m e " c h a s s e . é p a u l e m e n t : s h o u l d e r crête : c r e s t croisé(e) : c r o s s e d croquis : sketch industrie : i n d u s t r y inverse : i n v e r s e Janus : J a n u s K o m b e w a (méthode) : K o m b e w a (method) lame : blade l a m e à crête : c r e s t e d b l a d e lamelle : bladelet lancette : h a c k l e languette : t o n g u e Levallois (méthode) : Levallois (method) lèvre : lip linéaire : l i n e a r lisse : flat. p l a i n localisation : localization lustre : g l o s s mesial (e) : m e s i a l méthode : m e t h o d microburin : m i c r o b u r i n m i s e en f o r m e : s h a p i n g o u t morphologie : m o r p h o l o g y morphologie d'un enlèvement : removal morphology museau : nose nacelle : " n a c e l l e " négatif d ' e n l è v e m e n t : n e g a t i v e of r e m o v a l .

troncature : truncatio n versant : versan t rejuvenation cor e flake knapping . flûte fracture : fractur e fracture front : fron t de fragment : fragmen t "chapeau de g e n d a r m e " : tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : cor e tablet . r e j u v e n a t i o n c o r e flake : tablett e d e ravivag e core-like : cortex : corte x cortical : ou d'avivag e nucleiform e cortical(e ) traitemen t thermique h i n g e d : réfléchi .s c r a p e r front : fron t d e extent : étendu e face : fac e facetted : facett é first flake : entam e grattoir section : sectio n semi-abrupt(e) : semi-abrup t Si ret (accident d e ) : "Siret " diacritical sketc h schéma diacritique : b u l b : bulbe fractionnemen t b u l b scars : esquillemen t du bulbe burin blow technique : (accidentai break ) soie : tang (long . narrow ) buri n (technique d u coup de) den t d u burin flake : écla t flaked surface : surfac e débitée flaking a n g l e : angl e burin facet : pa n (d u burin ) spontaneous remova l spontané (enlèvement) : burin spall : chute d e buri n burin tip : d'éclatement surface support : blan k surface d é b i t é e : flaked sub-parallèle : sub-paralle l butt : talo n canted : dévers é careen ated : carèn e (carénage) fracture flat. plain : liss e fluted : cannelé . taillé(e) : clactonian : clactonie n conchoid : chapeau d e gendarme conchoïd e gloss : lustr e h a c k l e : lancett e h a m m e r : percuteu r c o n e : côn e c o n j o i n i n g (flakes) : raccor d c o n t i n u o u s : contin u (e) c o r e : nucleu s c o r e tablet.p r e s s i o n : pressur e produits de débitage : préforme : prefor m préparation : preparatio n poli(e) : polishe d p o l i s s a g e : polishin g p o s i t i o n : positio n ANGLAIS : FRANÇAIS a b r a s i o n : abrasio n a b r u p t : abrupt(e ) addition : ajou t cortical r e s e r v e d z o n e : covering : ape x (o f a pyramidal core ) pyramidion : p u n c h : punc h punctiforme : punctifor m debitage product s p r o x i m a l (e) : proxima l alternate : altern e alternating : alternant(e ) a n g l e (of r e t o u c h ) : c r e s t e d b l a d e : lam e c r o s s e d : croisé(e ) c r u t c h : béquill e crest : crêt e réserve cortical e couvrant(e ) à crête inclinaison chasse ''angle de chasse" : " d é b i t a g e " : débitag e " d é b i t a g e " axis : ax e d e angl e de débitage anvil : enclum e a p e x (of a p y r a m i d a l c o r e ) : produits d e débitage debris : débri s d e l i n e a t i o n : delineatio n "debitage" products : ravivage : resharpenin g r e b r o u s s é (voir réfléchi) r e c o u p e d e burin : r a c c o r d : conjoinin g (flakes rasant(e) : low angle ) pyramidion atypical : arris : nervur e denticulated : denticulé(e ) atypiqu e diacritique diacritical sketch : schém a b a c k : do s sharpening spal l réfléchi. knapped talon : but t t e c h n i q u e : techniqu e t r a i t e m e n t t h e r m i q u e : hea t treatment tranchet ( c o u p d u ) : tranche t blow techniqu e taille. rebroussé(e) heat t r e a t m e n t : i m p a c t p o i n t : poin t d'impac t i n d i r e c t : indirect(e ) i n d u s t r y : industri e i n v a s i v e : envahissant(e ) h a t c h i n g : hachur e cortex r e m o v a l : décorticag e 181 . r e b r o u s s é ( e ) : r e m o n t a g e : refittin g r é s e r v e corticale : hinge d b a c k e d : abatt u b a s e : base bending : bifacial : blade répartition : distributio n reserved zon e cortica l retouche : retouc h scalariforme : steppe d bladelet : lamell e blank : suppor t blunted : émouss é break : cassur e breakage : cintrag e bifacial(e ) : lam e direct : direct(e ) d i s c o n t i n u o u s : discontinu(e ) distal : distal(e ) dihedral : dièdr e distribution : répartitio n e d g e : bor d e n d .

inverse : invers e J a n u s : Janu s patina : patin e p e c k i n g : bouchardag e p e r c u s s i o n : percussio n de buri n sharpening spall : recoup e taillé(e) k n a p p i n g . Kombewa (method) : de taill e knapping accident : acciden t plunging : polishing : position : preform polished : poli(e ) outrepassé(e ) polissag e positio n : préform e Siret (accident ) sketch : croqui s snap : brisur e s h o u l d e r : épaulemen t s h o u l d e r : cran . scar : morphologique n o s e : musea u notch : coch e négatif d'enlèvemen t rub : égrisage. épaulemen t "Siret" (accidental break) : Kombewa (méthode ) Levallois (méthode ) linear : linéair e lip : lèvre Levallois (method) : p r e l i m i n a r y flaking : preparation : préparatio n pressure : épannelage spontané (enlèvement ) spur : épero n stepped : scalariform e striking p l a t f o r m . k n a p p e d : taille . : punctiform e refitting : remontag e r e m o v a l : enlèvemen t removal morphology : p u n c h : punc h proximal(e ) sub-parallel : sub-parallèl e m e t h o d : méthod e m i c r o b u r i n : microburi n m o r p h o l o g i c a l axis : ax e mésial(e ) m o r p h o l o g y : morphologi e " n a c e l l e " : nacell e negative b u l b : contre-bulb e n e g a t i v e of r e m o v a l . spontaneous removal : pressio n pressure platform : pression proximal : pla n de frappe pla n de localization : localisatio n l o w angle : rasant(e ) mesial : punctiform. bru t d e taille u n t r e a t e d : bru t versant : versan t winged : ail e d'oisea u (en) 182 . égris é scaled : ridge : arêt e ripples : ondulation s r o u g h o u t : ébauch e morphologie d'un enlèvement re s h a r p e n i n g : ravivag e retouch : retouch e tool : outi l traitement thermiqu e t o n g u e : languett e t a n g ( l o n g . naiTow) : soi e t e c h n i q u e : techniqu e thermal treatment : tang : pédoncul e tranchet (cou p du) trihedral point : trimmed edge : tranchet blow technique : truncation : troncatur e piquant-trièdre bor d taill é orientation : orientatio n overhang : parallel : cornich e partial : partie l (le) parallèl e façonnag e mis e e n form e s h a r p e n i n g : affûtag e shaping : shaping out : section : sectio n semi-abrupt : semi-abrupt(e ) écailleux(se ) u n r e t o u c h e d : bru t de débitage.

7.^ ^ de taille : o l i . arrachement. atypique lancette : couvrant(e) fractionner c r a n : (<oiaj_à) crête : jx. é g r i s é : JLU A é m o u s s é : d^Jl ^JlLo enclume : ¿ 1 x 1 ^ e n l è v e m e n t : 4 j U . lamelle : < J L .^ 1^ lame à crête : dos : j4-k l a n c e t t e : -L^A-a ébauche : J j _ U ^ languette : ûry-«-l jljJUjJ i^J c a n n e l é : jji» carene .) JjLjJL* alterne : ( o ^ t a J l ^^L^ ) J j L a n g l e d e c h a s s e : j j .^ axe morphologique : c r o i s é : ^-UlilLô croquis : UU^« fragment : front front d e fracture de grattoir : ^-U£J I 14-^ : U .^\ n ^ •>> J épannelage chute de burin cintrage : ^ I^ U J :1 cran T <i : » * "^ affûtage : i^-A épaulement.FRANÇAIS- ARAB E cassure : chaleur (traitement p a r la) é g r i s a g e .U I <_*jl j angle d'éclatement : . fracture : : ^ J > ^ axe de débitage : j j i J l j j .7. .t. ^ L A l j ^ JLÀ JLC) é c l a t : ( 4 > U A) «XaI j 183 .» ^^-è j^tA bulbe burin (technique du c o u p d u ) : lame.carénage : AL: écailleux(se) : ^^i-Aj^» Levallois : lèvre linéaire : lisse : ^ J U l ( ^ a „11 .7.<11 I+JA débitage : base : ôxc U <_ij x d»! jjVI ^ j ' i < ^ *> LIL : &^ULM : JlAJI ijd^ hachure : Jdk" béquille : débris : bifacial(e) bord : bord : décorticage delineation inclinaison indirecte industrie : ¿3*^-* eau .^1 contre-bulbe cortex : : ¿1 . "> e n t a m e : ^ jV I 4 j U . Kombewa : I j . i I traduit pa r Sulta n M u h e s e n a b a t t u : J\ U abrasion abrupt(e) accident A : J£"a : jla-^Vl de taille ^ ^ I\ I chapeau de gendarme : ±¿¿2 : chasse-lame : : J^JILL envahissant(e) : j.oJj-S éperon : * esquillement clactonien(ne) : ^>i£>£ étendue c o c h e : <jû> c ô n e : J e jj -k-a continu(e) : J^»l>La : face : j façonnage : facette flûté(e) : ^/U» * ciseau : y^La aile d ' o i s e a u : ^ \ < > ajout : ULL» alternant(e) 0 : <J_UO_JI ^ l o l s : (<JjLJÎ II \ J j^lx. abattu : j-AL*-* : LcLu^a dent (du burin) : inverse : ujJX* bord taillé : bouchardage : brisure :l denticulé : ^-L^ Janus : ^ujJ^L* déversé : ^ ^ L i l j ^ U * J ! u JIiLa dièdre : direct(e) brut discontinu(e) distal(e) : -> Uu< 11 ^JaULLa : j-àU-o : ^Ua"n brut(e) : brut de débitage.Aa : J£AJI^jLo> (fractionnement): arête : U U .

taillé(e) : accident d e taille : hachure : technique : burin (technique du coup du) 184 . talon : technique traitement : thermique : taillé(e) : débitée : : carène.localisation lustre : : pousse-lame : tranchet (coup du) : préforme : mésial(e) : méthode : préparation pression produit microburin : proximal(e) : : : : de débitage : : troncature : versant : mise e n form e : morphologie : museau : ARABE- FRANCAI S punctiforme pyramidion raccord : rasant(e) : L raccord : OUtil : nacelle : ravivage : rebroussé : microburin remontage : m i s e en f o r m e : négatif d'enlèvement : recoupe de burin : nervure : réfléchi : nucleiforme : nucleus : ondulation orientation outil : outrepassé : : : proximal(e) : lisse : : ravivage : : produits de débitage remontage : répartition réserve corticale retouche : réparation : scalariforme schéma : : bulbe : débris : ajout : diacritique pan : i parallèle partiel(le) patine : pédoncule : percussion percuteur : : sub-parallèle support : surface plage corticale : retouche plan de frappe : plan d e p r e s s i o n : point d'impact : poli : position : tablette de ravivage : taille. : : : section : semi -abrupt (e) : Siret(accident) : soie : spontanés (enlèvements) : abrasion : ravivage : delineation : préparation : piquant-trièdre carénage retouche : spontanée enlèvement : < taille.

égrisé e : brisure : éclat : industrie : Siret (accident) troncature : angle de chasse : chasse-lame. angle d'éclatement bifacial(e) : pousse-lame pression : nervure : clactonien(ne) : patine : Kombewa : languette lustre : pédoncule : soie : contre-bulbe : percussion : Levallois : déversé : direct(e) : recoupe de burin méthode : 185 . schéma diacritique nacelle ébauche : b r u t d e taille museau : linéaire : distal(e) cassure : polissage : ^ égrisage.esquillement : épannelage : spontanés : négatif d'enlèvement tranchet (coup du) dos : tablette de ravivage (enlèvements) localisation : orientation : Janus: fragment : plan de pression : crête : talon : versant : punctiforme : nucleiforme : plan d e f r a p p e : surface débitée : dent (du burin) piquant-trièdre : support : enclume : débitage indirecte : atypique : semi-abrupt(e) : partiel(le) : front front de de fracture : grattoir : arête : bord : bord bord taillé abattu : sub-parallèle : affûtage : abrupt(e) : surface débitée : entame : c h a p e a u de coche : base rasant(e) : gendarme cortex : écailleux(se) brut(e) : chute de burin : morphologie préforme : cortical(e) : cintrage : épaulement : fracture : brut d e débitage.

JIJLA PYRAMIDION : ^ > a ÉTENDUE : ENVAHISSANT(E) JJI^ * P L A G E CORTICAL E : L J ^ J L S axe de débitage : J j i J I CANNELÉ : FACE : POSITION : D É C O R T I C A G E : i^H\ J-v <\% \ * FRACTIONNER < ^J CÔne : Jo jj-^-ft CROQUIS : FLÛTÉ(E) : R É S E R V E CORTICAL R E B R O U S S É .o TRAITEMENT P A R LA C H A L E U R COUVRANT(E) : CISEAU JLJ^ BOUCHARDAGE : ARRACHEMENT : L A M E .A L T E R N E : ( ù ^ ^ J' ^ ) J ^ L^ DENTICULÉ : LANCETTE : J* W OUTREPASSÉ : ( J I ^ ) *£A±* L> DISCONTINU(E) : ^Ul\« ALTERNANT(E) SCALARIFORME ^ J D I CRO'LSÉ(E) : DIÈDRE : &\ U . LAMELL LAME À E: IL^ J <-UJ U CRÊT E : L+ point D'IMPAC T : l^s^Jl É M O U S S É : d^J I ^JLl û AILE D ' O I S E A U : A X E MORPHOLOGIQU E : J£AJ I section : ^ U I A INVERSE : V nUCléUS : ôljJ .^ J L ^ <^JL*. 1 » POLI : J^ L INCLINAISON FACETTE : ¿ 1 PERCUTEUR : : <j5Lj-» ^JoULL* 1 ^JLULI ^ "« îij-L-* ÉPERON ABATTU : * : pj JU DISCONTINU(E) ^ U Â PARALLÈLE : CONTINU(E) : MÉSIAL(E) : J ^ j h ^fj : 6 j l j . RÉFLÉCH I: E OLL < ^ ± j ^ J^JI^jU > BÉQUILLE (fractionnement) 186 .

hojita l a m e à crête (voir crête) l a n c e t t e : lancet a (fractur a buril en) talla d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o l a n g u e t t e : lengüet a Levallois (méthode) : Levallois (método ) lèvre : labi o linéaire : linea l lisse : morfológico base : bas e dièdre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : discontinu o bord : bord e b é q u i l l e : muletill a (utilizada com o compresor ) bifacial(e) : bifacia l (a) dis tal (e) : dista l dos : dors o localisation : localizació n lustre : lustre m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : puest a a lis o é b a u c h e : esboz o écai lieux (se) : bord abattu (voir a b a t t u ) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : abujarda r éclat : lasc a escamos o (a) desgastar .FRANÇAIS : ESPAGNOL traduit p a r S. égrisé : punto m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un brut de débitage : soport e e n e n c l u m e : yunqu e e n c o c h e (voir c o c h e ) e n l è v e m e n t : levantamient o e n l è v e m e n t : morfologí a d e bruto un levantamient o m u s e a u : hocic o brut(e) d e taille : b u l b e : bulb o burin ( t e c h n i q u e du c o u p bruto descortezado e n t a m e : lasc a d e du) : buril (técnic a del golpe de) acanalad o (prismático) envahissant(e) : invaso r é p a n n e l a g e : desbastad o épaulement : n a c e l l e : navecill a négatif d ' e n l è v e m e n t : éperon (en) : espoló n hombrer a (en) negativo d e levantamient o n e r v u r e : nervadur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o cannelé : esquillement du bulbe : étendue : c a r è n e (carénage) : carena . afila r pajar o(en form a de) ajout : añadid o alternant : aile d ' o i s e a u (en) : al a d e inverse : invers o Janus : cran : muesc a expulsión alterne : altern o angle d e chasse : ángul o d e angle d ' é c l a t e m e n t : ángul o alternant e crête : arista. c a s s u r e : fractur a c h a l e u r (traitement p a r la) : esquirlado de l bulbo extendid o (carenado) o n d u l a t i o n s : ondulacione s orientation : orientació n outil : face : cara calor (tratamient o por) chapeau de gendarme : "chapeau d e gendarme" flûté(e) : aflautado(a ) facetté : facetad o f a ç o n n a g e : facetad o fractionnement : outrepassé : sobrepasad o úti l c h a s s e .l a m e (voir p u n c h ) buril c h u t e d e burin : golp e d e fraccionamiento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o pan : facet a p a r a l l è l e : paralel o partiel(le) : parcia l patine : pátin a pédoncule : pedúncul o 187 . R i p o l l cintrage : cimbre o clactonien(ne) : clactoniens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : front de fracture : frent e d e fractura front d e grattoir : frent e d e escotadura a b r a s i o n : abrasió n a b r u p t ( e ) : abrupto(a ) a c c i d e n t de taille : accident e raspador abattu : abatid o contre-bulbe : contra bulb o cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : cubriente c ô n e : con o continu(e) : continuo(a ) corniche : cornis a cortex : corte x hachure : hace s (d e líneas) indirect o (a) industri a inclinaison : inclinació n indirecte(e) : industrie : de tall a affûtage : aguzar. crest a croisé(e) : cruzado(a ) croquis : croqui s d é b i t a g e : tall a Jan o Kombewa (méthode) : Kombewa (método ) de lascad o arête : nervadur a a r r a c h e m e n t : desgarramient o atypique : atipic o a v i v a g e : aguzad o a x e d e d é b i t a g e : ej e de axe m o r p h o l o g i q u e : ej e débris : débri s décorticage : descortezad o délinéation : delincació n dent du burin : dient e d e l a m e . brisure : rotur a brut(e) : e n bruto tall a en desgastado é m o u s s é : rom o é g r i s a g e . l a m e l l e : hoja .

v e r t a l l a d o e s p o l ó n : épero n (en ) e s q u e m a diacrítico : schém a (enlèvements) diacritique bulbo : bulb e buril ( t é c n i c a d e l g o l p e de) : esquillement d u bulbe e x t e n d i d o : étendu e facetado : facett é faceta : pa n f a c e t a d o : façonnag e fraccionamiento : e s q u i r l a d o del b u l b o : (accidente d e talla) soie : pedúncul o burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamiento por) : espontáneos (levantamientos ) sub-parallèle : subparalel o support : soport e surfaces d é b i t é e s : spontanés (enlèvements) : cara : fac e carena (carenado) : carèn e chaleur (traitemen t pa r la ) (carénage) fractionnement superficies tallada s tablette d e r a v i v a g e o u reavivado o de avivad o taille. aile d'oisea u (en) aguzar. tallad o (a) talon : taló n d ' a v i v a g e : tablet a d e c o n o : côn e chapeau d e gendarm e c i m b r e o : cintrag e cincel : punch. c r e s t a : crêt e atípico : atypiqu e encoche) e s c o t a d u r a : coch e (o u espontáneos écailleux(se ) retouche : retoqu e scalariforme : escaleriform schéma diacritique : (levantamientos) : spontané s base : bas e e esquema diacrític o section : secció n semi-abrupt : semiabrupt o Siret (accident) : Sire t bifacial : bifaeial(e ) b o r d e : bor d borde abatido. égris é diedro : dièdr e cannelé acanalado (prismático) : a c c i d e n t e de talla : aflautado(a) : de taill e burin d i e n t e d e buril : den t du núcleo) raccord : rasant : rasant e remontaj e r a v i v a g e : reavivad o r e b r o u s s é : levantada . taillé(e) : talla . d e s g a s t a d o : denticul é p u n c h : cince l p u n c t i f o r m e : puntiform e p y r a m i d i o n : piramidió n (d e producto d e tall a p r o x i m a l ( e ) : proxima l bouchardag e acciden t égrisage. ver abatido b o r d e tallado. chasse-lam e c l a c t o n i e n s e : clactonien(ne ) c o n f o r m a d o : préform e "chapeau de gendarme" : fracture grattoir fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e de de frente d e r a s p a d o r : fron t golpe de buril : chut e d e buri n 188 .percussion : percusió n p e r c u t e u r : percuto r piquant-trièdre : t e c h n i q u e : técnic a traitement thermique : tranchet (coup du) : picantetriedro plage corticale : cortical play a tratamiento térmic o tranche t (golpe de) continuo(a) : continu(e ) contra b u l b o : contre-bulb e cornisa : cortical : cortex : corte x cornich e plan d e frappe : pian o d e troncature : truncatur a versant : percusión impacto croquis : croqui s cruzado(a) : croisé(e ) cubriente : cortical(e ) point d'impact : punt o de vertient e couvrant(e ) poli : pulid o p o l i s s a g e : puliment o p o s i t i o n : posició n p r é f o r m e : conformad o ESPAGNOL : FRANÇAI S abatido : abatt u abrasión : débris : débri s delincación : délinéatio n denticulado : préparation : preparació n pression : presió n produit de débitage : abrupto(a) : abrupt(e ) abujardar : abrasio n d e s b a s t a d o : épannelag e d e s c o r t e z a d o : décortieag e d e s g a r r a m i e n t o : arrachemen t desgastar. afilar : affûtag e ala d e pajaro (en f o r m a de) : a g u z a d o : avivag e flûté(e) d i r e c t o (a) : direct(e ) d i s c o n t i n u o (a) : discontinu(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eje d e talla : arraneada de buri l alternante : alternan t alterno : altern e ax e de débitag e eje m o r f o l ó g i c o : ax e r e c o u p e d e b u r i n : recort e réfléchi : reflejad o r e m o n t a g e : remontaj e de chass e a ñ a d i d o : ajou t ángulo de expulsión : á n g u l o de l a s c a d o : morphologique angl e répartition : repartició n r é s e r v e corticale : reserv a d'éclatement angl e en bruto : brut(e ) e s b o z o : ébauch e escaleriforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : cortical arista.

t é c n i c a : techniqu e tranchet (golpe de) : talón : talo n tranchet (cou p du) tratamiento térmico : puntiforme : punctiform e d'impact poin t traitement thermiqu e útil : outi l vertiente : versan t truncatura : troncatur e rasante : rasan t reavivado : navecilla : nacell e burin recorte d e buril : recoup e d e ravivag e reflejado : réfléch i y u n q u e : enclum e 189 . suppor t soporte en bruto : débitage subparalelo : bru t de piquant-trièdre pyramidion frappe lasca : écla t l e n g ü e t a : languett e Levallois (método) : lancett e piramidión (de núcleo) : plano de percusión : p l a y a cortical : débitées superficies talladas : sub-parallèl e surface s lasca de descortezado : pla n de tableta d e reavivado o de a v i v a d o : tablett e d e entame corticale plag e Levallois (méthode ) levantada. hoja. tallado (a) : taille . arrancada : posición : presión : p r e p a r a c i ó n : préparatio n p r o d u c t o d e talla : produi t positio n ravivage o u d'avivage talla : débitag e rebroussé lineal : pressio n taille talla e n bruto : brut(e ) d e levantamiento : liso : liss e localización : localisatio n lustre : lustr e m e s i a l : mesia l m é t o d o : méthod e microburil : microburin morfología : morphologi e m u e s c a : era n m u l e t i l l a (utilizada c o m o c o m p r e s o r ) : béquill e linéair e enlèvemen t de débitag e p r o x i m a l : proximal(e ) p u e s t a a p u n t o : mis e en forme p u l i d o : pol i p u l i m e n t o : polissag e punto de impacto : taillé(e) talla. hojita : lame . v e r arista négatif d'enlèvemen t n e r v a d u r a : arêt e negativo de levantamiento : remontaje : remontage corticale raccord . patin e parallèl e J a n o : Janu s Kombewa (méthode ) labio : lèvr e l a n c e t a (fractura e n ) : Kombewa (método) : p e d ú n c u l o : pédoncul e p e d ú n c u l o : soi e p e r c u s i ó n : percussio n p e r c u t o r : percuteu r picantetriedro : Siret (accident ) s o b r e p a s a d o : outrepass é soporte . lamell e h o m b r e r a (en) : épaulemen t n e r v a d u r a : nervur e nucleiforme : nucleiform e n ú c l e o : nucléu s repartición : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e retoque : retouch e inclinación : inclinaiso n inclinado : dévers é i n d i r e c t o (a) : industria : invasor inverso : invers e indirecte(e ) industri e : envahissant(e ) o n d u l a c i o n e s : ondulation s orientación : orientatio n paralelo : r o m o : émouss é rotura : brisur e sección : sectio n s e m i a b r u p t o : semi-abrup t Siret ( a c c i d e n t e d e talla) : parcial : partiel(le ) pátina .haces (de líneas) : hachur e h o c i c o : musea u h o j a c o n arista.

Moundrea-Agrafioti abattu : расхЛ * № — abrasion : a i r o T p i P î f abrupt(e) : аябтод л (етге£еруасгга) accident de taille : а т б х л д а к а т а тг | XàZevot\ affûtage : a i c d v i a u a . égrisé : ХеСауа л émoussé : адРХидеуо с enclume : ap6v t (e7reÇepyaata) inclinaison : кХ(о л (тл е еяе£еруаа{ас) indirecte(e) : еддеао с ( л ) industrie : e p y o T e x v i a J a n u s (voir K o m b e w a ) : I a v o ç (фоХгба) ) K o m b e w a (méthode) : K o дттеои a (péBoÔoç l a m e . avavéoûari aile d'oiseau (en) : тгтериубахлмл фтеру а ajout : тгрбабед а alternant : evaAXaaaduevî j (етге^еруааСа) alterne : evaXXd Ç angle de chasse : ycûvia аябкроиолс angle d'éclatement : ycov{a arête : aicpi f arrachement : poûyprf atypique : атитпкб с avivage (voir ravivage) : avavécûcrri axe de débitage : dÇova ç атгбкрооалс axe m o ф h o l o g i q u e : carène. £7rî7reÔT Levallois ( m é t h o d e ) : ) (<t>répva) cannelé : аиХакаэтб с 190 (((>Tépya) i . то й tfupffva encoche (voir coche) : £yico7rr f enlèvement : a 7 r o X é m a r | entame : i r p c o T f i T o p o envahissant(e) : ETriÔpopiKî f (ETTE^epyaaia) épannelage : £ e x d y T p i a u a épaulement : eaoxt f éperon (en) : epfioXoeiôïf ç ($Tépva) esquillement du bulbe : a7roXé7rian rov kcovo étendue : éKTaar i u ажбожаоцс и о рфоХ оу i kб ç d £ оv а с ciseau : адгХ л clactonien(ne) .FRANÇAIS : GRE C traduit p a r A. трожгбазал cassure : враща л chaleur (traitement par la) : 8epuucrf Ôiepyaai a chapeau de gendarme : кажеХбахлдо€ chasse-lame (voir punch) : тпеатро chute de burin : атгбрргд а уХифСоас cintrage : а^Шсоал . кХактбуго с coche (ou encoche) : eyK07ri f conchoïde : Koyxoeiôé ç cône : kcovoç continu(e) : auvexif ç (е7те£еруаага) contre-bulbe : a v T i i c t i 5 v o ç corniche : yeia o cortex : фХогб с cortical(e) : фХогоболс couvrant(e) : еттсаХгЬгтоиаа (ежеСеруаага) cran : copoç crête : кориф 4 croisée : Огаатаиробдеу л ( е 7 г е С е р у а а г а ) Х^аат г croquis : акаргфлд а 5 face : 6yt\ facetté : 7roXueôpncd ç façonnage : K a T e p y a a i a flûté(e) : paPôû3T<5 ç fractionnement : x a T d T u r ç a i i fracture : 9 p a u a n fragment : T p t f p a front de fracture : iiérumo 8pai5onç front de grattoir : uéTam o ÇéaTpou hachure : y p a p p o a x i a a n base : p d a i ] béquille : a u p m e a T r f ç bifacial(e) : a^ntpôawnt] bord : irXeup d bord abattu (voir abattu) : rcXeopd u e aitor6iit\ bord taillé (voir taillé) : xXeup d XdÇeuoîK bouchardage : a<|>upoic <$7rr|ua brisure : O p o p p a n o p o ç brut de débitage : aveflreÇépYaoToç Orpçïdv aTrdKpouariç) brut(e) de taille : Orpoïdv XdÇeuaiiç ) bulbe : |3oXpdç . carénage : K a p é v a . ko Svoç burin (technique du coup du) : TCXvtKtf t î i ç K p o i î a r j ç aveTreÇépyaaToç e7reÇepyaaia eitefepyaoia débitage : а я б к р о и а л débris : абутргдд а décorticage : аяофХоСаэа л délinéation : тгергурадд а dent du burin : axpî f уХифгоас denticulé : обоутсотб с déversé : yepTt f (фтеруа dièdre : бгебргкб с direct(e) : op8if discontinu(e) : aauvextf ç distal(e) : dva ) ( d x p o ) dos : р а х л ébauche : ягроохебСаад а écailleux(se) : фоХгбозтг ! (еяеСеруааСа) éclat : фоХ(б а égrisage. piKpoXemôa l a m e à crête (voir crête) : ) XetnÔa u lancette : X o y x o e i ô t f ç e icopi)<|>î i pooyuîf languette : yXcoaaiÔ a AePaXXoud (ué6oÔoç lèvre : x c i X o ç linéaire : v n p a T o e i Ô T f ç lisse : X e i a . l a m e l l e : XemÔa .

: atypique : accident d e taill e aTt5xr|pa K a t a rt] apvrjxiKO a7roXémaî]ç : (e7reÇepyaaia) : troncature : KoXdpcoarj XaÇeuarf : versant : тгарифг | spontanés (enlèvements ) 191 a u B o p u n r r i anoXémot] . XaÇepévoç talon : fyrépva technique : texvncrf traitement thermique (voir chaleur) : 8eppixrf Ôiepyaai a tranchet (coup du) : T£X *k 4 t o u xonéa v a 7 r o p p i p a yXu <|>iôaç : chute abrupt(e) a7roTpi(3rî: abrasio n a7TO([)Xoî(joar| : décorticage négatif d'enlèvemen t a a o v e x t f c : discontinu(e) arviriKOC. taillé(e) : XdÇeuar) . 67ripifKr ]ç 8Xda soie : piaxo ç spontanés (enlèvements) : sub-parallèlle : au8dppriTîi a7roXé7ttaT 07rotfapdXXiiXîi (£7re£epyaaioû £7reÇepYaaia n i taille avaauvôear) ( a u v a p p o X o y r i a r i ) : remontage aveTreÇépyaaTO (7rpoïov X d Ç e u a r j ç ) : brut(e) d e aveTreÇépyaaTO (етеСерусхаСа) percussion : £7ríicp0üar | percuteur : крои a r tf рас piquant-trièdre : агхрт|рб plage corticale (voir corticale) : <J>Xoi(i3Ôî|ç Çcovr i plan de frappe : emireSo emxpouarjç point d'impac t : ai] peí о Kpoiianç TpieÔpo support : wr6|îa8po surfaces débitées : a?roicpouopéveç e7n<j>dveieç (7rpoïôv aTToxpouanç) : brut de débitag e aviiKoovoç : contre-bulbe avoo ( a K p o ) : distal(e) a Ç o v a ç a7TOKpouaqç : axe d e débitage aTTOKpocarj : débitage surfaces débitée s aTToXémaq .localisation : е у т о т а д о с lustre : aríXPn punctiforme : атгудоег6г)с pyramidion : ттирарлоего GREC : FRANÇAI S mésial : j i e a a t o (tptfpa ) méthode : péSoÔo ç microburin : pucpoyXucjHÔ a mise e n forme . : dent du avavéooan : nacelle : XepPoeiOifc 8раг5ап négatif d'enlèvement : nervure : vetíp coati nucleiforme : irupr|voeiôriç nucleus : irupifvaç GcpvriTtxó ажоХетацс ауаотрофг! affûtage otKoviajua. (етгеСеруаагас) préforme : 7rpoaxéÔio préparation : ягроетогдаага pression : твоц produit de débitage : T r p o i d v ra аттбкроиаяс proximal(e) : катсо (тд^да ) punch : mearpo taille. Ôiajidp<|>oûar| morphologie : pop^oXoyi a morphologie d'un enlèvement : museau : péy%oç HOp<J>oXoYta aitoXémot\ç raccord : аоуардоут! rasant : emicXtvifc (е7геСеруао{а) ravivage : avavéoûOî ] rebroussé (voir réfléchi) : recoupe de burin (voir chute de burin) : avavéwor ] уХифгоас réfléchi (ou rebroussé) : remontage : ava0i5vôeari (аиуардоХбул^л) répartition : катауод^ réserve corticale (voir cortical) : фХошоес деро с retouche : елеСеруааг а scalariforme : |3a8ptÔu>Tîf schéma diacritique : ô i a x p t T i x d axtfp (eTreÇepyaata) a ауаотрофг| trièdre burin otKuri aixptlpo T p i e Ô p o : piquant- a x u r ] : arête yXccJHÔaç. ondulations : кидатсоаег с orientation : тгрооауатоХгадос outil : epyaXeio outrepassé : U7rép0aar) section : Toprf semi-abrupt : î i p i a 7 r o T o p r | : bifaeial(e ) avavéooar] : avivage (voi r ravivage) avavéooar] : ravivage a v a v é o o a n yXuc|>iÔa ç : recoupe d e buri n (voi r chut e de burin ) a v a a r p o < | ) r j : rebroussé (voi r réfléchi) a v a a r p o ^ r j : réfléch i (o u rebroussé) a p p X c j i é v o ç : émoussé a p o v i : enclume a|i(J)i7rpoaoo7rrî ( e 7 r £$epvaaia) pan : éôpa уХифШа с parallèlle : яараХХт}Хос partiel(le) : дсрист{ patine : iraTÍva pédoncule : дСахос Siret (accident) : 8Xdot] Iipér. enlèvement esquillement d u bulb e de buri n a7roTopn a7roXé7riari a7roKpocapéveç e m c ^ d v e i e ç: 7rupifva tablette de ravivage ou d'avivage : biaxoç avavécûati ç t o c koovou : poli : Xeiaapévoç polissage : Xeiavarj position : Seau.

koovoç : bulbe y e i a o : corniche YepTri ((j >tépva) : déversé YÀooaaiÔa : languette Y p a p p o a K i a a r i : hachure Yoovta a 7 r 6 K p o i Yoovia a7r6a7raar) )arjç : de chass e angle traitement thermiqu e (voi r chaleur) 8éan (£7r£^£pYaaiaç) : position 8Xdor| lipér . linéaire VEupooar) : nervure vrjuatoEiÔrjç (cjxrépva ): ÔieÔpiKoç : dièdre Ô i a x o ç a v a v é o o a n ç nx >pr\va : tablette d e ravivag e o u d'avivage K a t a v o p r ] : répartition K a r a r p u a r i : fractionnemen t KatEpYOCGta : façonnage Karoo ( f p r i j i a ) : proximal(e ) KXaKTovioç : clactonien(ne ) KXÎOÎ) (rr\ç £7T £ÇepYaaîa<.) : ^ £ X o v T p i a j i a : épannelage : coche (o u encoche ) eYKOTrrj : encoche (voi r coche) éÔpa yXix|>iÔoc ç • pan eKTotari : étendue eyK07ï\] o Ô o v t o o t o ç : denticulé op8r] inclinaison KOYXO£iÔéç : conchoïde KoXopooorj : troncature KopTréoua ( p é 8 o Ô o ç ) : 6\|/r| : face £7T £Ç£pYaaia : direct(e) éperon (en ) é p p e a o ç (r| ) : indirecte(e) £ v a X X d £ : alterne evaXXaaaopevrj ( e 7 r e Ç e p Y a a i a ) : alternan t eppoXoeiÔrjç (cjyrépva) : Kombewa (méthode ) Kopu(j)ri : crête KpoDarrjpaç : percuteur KouarooGEiç : ondulations ko S voç : cône TrapdXXrjXoç : parallèlle : versant 7 r a r i v a : patine irapvfyï) TOpiypappa : mearf : pression délinéatio n e v T o m a i i d ç : localisation ETïe^epyaoia : retouche e7riÔpopiKîi (eTreÇepYaoia envahissant(e) ): Xd^£v. x^otoTi • gendarme carénage Kotpévoc. tTtimbt) 7TX£Upd p£ a7TOT6iir| £7T£$£pYaata : bor d abatt u TroXuEôpiKoç : facetté TTpoiovToc (voir abattu ) lisse (fyrépva) : 7rpo£Totpaaia : préparation produit d e débitag e aTroxpouonç : crête (voi r crête ) X£iipO£iÔr(ç 8 p a u a n : nacelle X£mÔa p £ xopix|)r ] : lam e à TTpoaavaToXiapoç : orientation . j : lancette XoYXO£iÔr]ç pooYJir scalariforme pdarj : base Pa8piôcorr] eTreÇepyaaia : j i £ 0 o Ô o ç : méthod e 0 £pjiiKîi poXPoç.ar|. égris é ç : bord taillé (voi r taillé ) XEiavar) : polissage X £ t a a p é v o ç : poli X £ i a . piKpoX £7riÔa : lame. ): punch) 7ri£OTpo : punch 7tX£Upd : bord 7ri £aTpo : chasse-lam e (voi r À£paXXoud (pé0oÔoç 7rX£upd X d $ £ u a r | rasant eTriKpouari : percussion £7rt7T£Ôo £7riKpouar |ç : plan de frappe EpYOtXEio : outil epYOT£xvia : industrie Eaoxr] : épaulement 192 £7rtKaXu7rrouaa ( e 7 r e Ç e p Y a a t a ) : couvrant(e) e m x X i v r i ç (tnt^epyaoia) : Levallois (méthode ) Xeiavor] : égrisage. Xoc££|iévo taillé(e) ç : taille. KotTOXoaxriMoç : chapeau d e Tp07riÔoaar) : carène.ocu X ockoûtoç : cannelé OU|/lÔ(jû(jr|. voi r enlèvement diacritique ÔiaKpmKO axrjp a : schéma morphologique jrop(|)oXoYtK6ç d £ o v a ç : a xe croisée ' Ôiapop^ooar) : mise e n form e ÔiaaTaepoepevri (eTreÇepYaaia). £mjirjKr| ç 8Xdar| : Siret (accident ) 8pauan : cassure 0pat5an : fracture 8 p u p i i a T i a j i ô ç : brisure 0 £ppiKrï Ôi£pYaai (traitement pa r la ) ô i E p y a a t a : chaleur a: partiel(le) p £aaio ( r p t i p a ) : mésial pétcoTTO 8pav5an ç : front de fracture pértOTO Ç é a r p o u : fron t de grattoir uiKpOYXuc|>iÔa : microburin p i a x o ç : pédoncul e p i a x o ç : soie popc|)oXoYta : morphologie pop(j)oXoYia a7ïoXémar\ç : pepiKîi ( £ 7 T £ $ e p Y a a i a ): d'éclatement ç : angl e morphologie d'u n Kombewa ïocvoç (c|x)XiÔa ) : Janus. t o u 7TDpr]v a : cintrage r m i a 7 r o T o p r | £7T£Ç£pYaai a: lamelle semi-abrupt X £7riÔa.

nucleiforme ajLuXri : ciseau OTtYpoeiÔtiç : punctiform e cmApri : lustre a c u m e a T r i ç : béquille a o v a p u o Y î i : raccord aovexrjç (£7reÇ£pYaoia) : D7To(3a9po : support : sub-parallèll e 07T07rapdXXr|Xr| £7T £Ç£pYaata continu(e) a u v r p i u u a : débris a4>opOK07rripa : bouchardage papôoûtoç : flûté(e) páxri : dos paxr|.: abattu puyxoç : museau pooypri : arrachement YXo4>tÔaç : burin (techniqu e du cou p du ) tranchet (cou p du ) Tpripoc : fragment t o u t ] : section TEXvtxrj t o d Koiréa : TEXviKîi : technique T £xvtKîi t u ç K p o u a n ç t t | ç (|>Xoi6ç : cortex (|)XoxcjûÔ£ç u é p o ç : réserve corticale (voi r cortical ) (t>XoioéÔr|ç C^v n : plage corticale (voi r corticale ) cj>XotoSôr|ç : cortical(e ) c|)oXiÔa : éclat (|)0XiÔ(jûTri £7T écailleux(se) cJ>T£pva : talon £Ç£pYaaia : X£tXoç : lèvr e anpeio Kpoviariç : point d'impact aKapíc¡>nua : croquis (jûuoç : cran D7rép(3aar| : outrepassé 193 .T T p ó a B e u a : ajout 7 r p o a x e Ô i a a j u a : ébauche TTpoaxéôio : préforme TTpooTÓTopo : entame 7rr£poYÓaxn. p e .un 4>répva : aile d'oiseau (en ) TTupapiÔeto : pyramidion TTvjpîivacj : nucléus 7ri)pnvo£iÔrjç .

é b a u c h e : abbozz o écailleux(se) : a scagli e m é s i a l : median o m é t h o d e : metod o m i c r o b u r i n : microbulin o m i s e e n forme : messa i n forma m o r p h o l o g i e : morfologi a morphologie d ' u n scheggiatura brut d e d é b i t a g e : grezz o d i b u l b e : bulb o di lavorazion e brut(e) d e taille : grezzo(a intaccatura é m o u s s é : smussat o e n c l u m e : incudin e e n c o c h e (voir c o c h e ) : e n l è v e m e n t : morfologi a d i un distacc o m u s e a u : mus o burin (technique du coup du) : bulino (tecnic a del colpo di) scanalat o cannelé : é p a n n e l a g e : sgrossatur a é p a u l e m e n t : spall a é p e r o n (en) : sperone (a ) e n l è v e m e n t : distacc o e n t a m e : scheggi a cortical e e n v a h i s s a n t ( e ) : invadent e n a c e l l e : navicell a négatif d ' e n l è v e m e n t : nucleiforme : nucleiform e nucléus : nucle o ondulations : ondulazion i orientation : orientament o outil : strument o outrepassé : oltrepassat o negativo d i un distacco n e r v u r e : nervatur a (carenaggio) c a s s u r e : frattur a c a r è n e (carénage) : caren a scagliatura de l bulbo é t e n d u e : estension e face : facci a facetté : sfaccettat o façonnage : esquillement du bulbe : chaleur (traitement par la) : chapeau de gendarme : calore (trattament o co n il ) cappello d i gendarm e bulino 194 c h a s s e .FRANÇAIS : ITALIE N traduit p a r D . lamell a l a m e à crête : lam a a crest a l a n c e t t e : lancett a l a n g u e t t e : linguett a Levallois (méthode) : o Levallois (metodo ) lèvre : labbr o linéaire : linear e lisse : liscio(a ) localisation : a x e m o r p h o l o g i q u e : ass e b a s e : bas e béquille : grucci a bifacial(e) : bifaccial e b o r d : margin e b o r d abattu (voir abattu) b o r d taillé (voir taillé) b o u c h a r d a g e : bocciardatur brut(e) : grezzo(a direct(e) : diretto(a ) d i s c o n t i n u ( e ) : discontinuo(a dièdre : diedr o dos : dors o distal(e) : distal e ) lustre : lustr o localizzazion e brisure : incrinatur a a ) levigato ) éclat : scheggi a ègri s a g e .l a m e : caccialam e chute d e burin : stacc o d i flûté(e) : scanalato(a ) fractionnement : lavorazion e frazionamento pan : facci a parallèle : parallelo(a ) partiel(le) : parzial e patine : patin a . l a m e l l e : lama . Z a m p e t t i c i n t r a g e : curvatur clactonien(ne) : a clactoniano(a) intaccatura fracture : frattur a f r a g m e n t : framment coche (ou encoche) : di lavorazion e affûtage : affilatur a abattu : abbattut o abrasion : abrasion e abrupt(e) : ripido(a ) a c c i d e n t d e taille : incident e c o n c h o ï d e : concoid e front d e grattoir : front e d i frattura front d e fracture : front e d i o grattatoio cône : con o continu (e) : continuo(a ) contre-bulbe : rimozione alterne : altern o angle d e c h a s s e : angol o d i angle d ' é c l a t e m e n t : angol o d'uccello (ad ) ajout : aggiunt a alternant : alternant e aile d ' o i s e a u ( e n ) : al a c o m i c h e : cornic e cortex : cortic e bulbo negativ o de l h a c h u r e : striatur a cran : cra n crête : crest a croisée : cortical(e) : cortical e c o u v r a n t ( e ) : coprent e industrie : industri a i n v e r s e : inverso(a ) inclinaison : inclinazion e indirecte (e) : indiretto(a) Janus : Gian o croquis : schizz o incrociat a Kombewa (metodo ) K o m b e w a (méthode) : di distacc o lancetta arête : spigol o a r r a c h e m e n t : frattur a a a x e d e d é b i t a g e : ass e atypique : atipic o a v i v a g e : avvivament o scheggiatura morfologico di bulino débitage : scheggiatur a débris : residu o décorticage : decorticazion e délinéation : delineazion e dent d u burin : dent e de l d e n t i c i d e : denticolat d é v e r s é : inclinat o l a m e . ègri sé : levigatura .

c a r e n a g g i o : carène . taillé (e) : lavorazione .p a r a l l è l e : subparallelo(a ) support : support o surfaces d é b i t é e s : superfic i scheggiate tablette d e r a v i v a g e ou d ' a v i v a g e : tavolett a di chaleur (traitemen t pa r la ) c a p p e l l o di g e n d a r m e : chapeau d e gendarm e carénage inclinato : dévers é inclinazione : inclinaiso n incrinatura : brisur e incrociata : croisé e i n c u d i n e : enclum e indiretto(a) : indirecte(e ) industria : accident d e taill e i n c i d e n t e di l a v o r a z i o n e : carena. coprente : corticale : talon : tallon e technique : tecnic a traitement thermique : cornice : comich e couvrant(e ) cortical(e ) plan d e frappe : pian o d i percussione d'impatto trattamento termic o tranchot ( c o u p d u ) : trincett o (colpo del) troncature : troncatur a versant : cortice : corte x cran : cra n cresta : crêt e curvatura : cintrag e point d'impact : punt o decorticazione : décorticag e delineazione : délinéatio n dente del bulino : poli : levigat o polissage : position : versant e pré forme : preformat o préparation : preparazion e pression : levigatur a posizion e pression e burin den t du denticolato : ITALIEN : FRANÇAIS a scaglie : écailleux(se ) a b b a t t u t o : abatt u a b r a s i o n e : abrasio n affilatura : affûtag e a g g i u n t a : ajou t ala d ' u c c e l l o ( a d ) : ail e diedro : dièdr e diretto(a) : direct(e ) denticul é produit de débitage : p r o x i m a l ( e ) : prossimal e p u n c h : punzon e pu ne ti forme : puntiform e py rami di on : sommit à d i u n prodotto d i scheggiatur a a b b o z z o : ébauch e d i s c o n t i n u o ( a ) : discontinu(e ) d i s t a c c o : enlèvemen t distale : distal(e ) d o r s o : do s estensione : étendu e faccia : fac e faccia : pa n nucleo piramidal e raccord : d'oiseau (en) rasant : radent e r a v i v a g e : ravvivament o rebroussé : raccord o alternante : alternan t alterno : altern e d'éclatement de chass e corticale débitage a n g o l o di d i s t a c c o : angl e angl e f r a m m e n t o : fragmen t frattura : fracture . invers e intaccatura : coch e (o u industri e 195 . ricomposizione corticale r e c o u p e d e burin : stacc o d i ripiegat o a n g o l o di r i m o z i o n e : area corticale : arrachement frazionamento : plag e fractionnement fronte di frattura : asse di s c h e g g i a t u r a : ax e d e asse m o r f o l o g i c o : ax e fronte di grattatoio : fron t fracture fron t de de grattoi r morphologique atipico : atypiqu e G i a n o : Janu s r e t o u c h e : ritocc o a v v i v a m e n t o : avivag e de débitage g r e z z o di s c h e g g i a t u r a : bru t diacritico scalariforme : scalariform e s c h é m a diacritique : schem a section : sezion e semi-abrupt : semiripid o Siret (accident) : Sire t b a s e : bas e bifacciale : bifacial(e ) bocciardatura : bouchardag e b u l b o : bulb e b u l i n o ( t e c n i c a del c o l p o grezzo(a) : brut(e ) g r e z z o ( a ) di l a v o r a z i o n e : brut(e) d e taille g r u c c i a : béquill e (incidente) di) : burin (techniqu e du coup du) c a c c i a l a m e : chasse-lam e c a l o r e ( t r a t t a m e n t o c o n il) : soie : codol o spontanés (enlèvements) : spontanei (distacchi ) s u b . c l a c t o n i a n o ( a ) : clactonien(ne ) c o d o l o : soi e c o n c o i d e : conchoì'd e ravvivamento o di avvivamento c o n o : côn e continuo(a) : contin u (e) encoche) intaccatura : encoch e (voi r coche) i n v a d e n t e : envahissant(e ) inverso (a) .pédoncule : p e r c u s s i o n : percussion e peduncol o "piquant-trièdre" are a corticale p l a g e corticale : p e r c u t e u r : percussor e piquant-trièdre : lavorato(a) taille. cassur frattura a lancetta : e répartition : ripartizion e réserve corticale : riserv a ravvivamento d i un bulino réfléchi : rifless o r e m o n t a g e : rimontaggio .

l a v o r a t o p r o s s i m a l e : proximal(e ) p u n t i f o r m e : punctiform e punto d'impatto : produit d e débitag e d'impact poin t bulino : recoupe d e burin striatura : hachur e strumento : subparallelo(a) : punzone : punc h m e d i a n o : mésia l outi l sub-parallèl e forme m e s s a in f o r m a : mis e en r a c c o r d o : raccor d radente : rasan t ravvivamento : superfici s c h e g g i a t e : m e t o d o : méthod e m i c r o b u l i n o : microburi n morfologia : morphologi e morphologie d'un enlèvement m u s o : musea u navicella : nacell e m o r f o l o g i a di u n d i s t a c c o : riflesso : réfléch i rimontaggio. l a m e l l a : lame . cf.n u c l e o : nucléu s Kombewa (metodo) : Kombewa (méthode ) l a m a a cresta : lam e à crêt e l a m a . cf. l e v i g a t o : piquant-trièdre p i r a m i d a l e : pyramidio n spalla : épaulemen t sperone (a) : épero n (en ) spigolo : localizzazione : localisatio n lustro : lustr e p r e s s i o n e : pressio n p r o d o t t o di s c h e g g i a t u r a : p r e p a r a z i o n e : préparatio n arêt e s p o n t a n e i (distacchi) : spontanés (enlèvements ) burin stacco di b u l i n o : chut e d e s t a c c o di r a v v i v a m e n t o di u n m a r g i n e : bor d m a r g i n e a b b a t t u t o . taillé(e ) Levallois (méthode ) l e v i g a t o : pol i p e r c u s s i o n e : percussio n p e r c u s s o r e : percuteu r piano di percussione : pédoncul e levigatura : polissag e de frapp e pia n schizzo : croqui s semiripido : semi-abrup t sezione : sectio n sfaccettato : facett é sgrossatura : épannelag e s m u s s a t o : émouss é s o m m i t à di u n n u c l e o "piquant-trièdre" : p o s i z i o n e : positio n p r e f o r m a t o : préform e égrisage. abbattuto m a r g i n e l a v o r a t o . égris é lineare : linéair e l i n g u e t t a : languett e liscio(a) : liss e levigatura (con un abrasivo in p o l v e r e ) . ricomposizione : residuo : débri s ravivag e surfaces débitée s supporto : support remontage t a l l o n e : talo n t a v o l e t t a di r a v v i v a m e n t o o di a v v i v a m e n t o : tablett e de t e c n i c a : techniqu e trattamento termico : ripartizione : répartitio n ripido (a) : abrupt(e ) r i p i e g a t o : rebrouss é ravivage o u d'avivage riserva corticale : réserv e negativo del bulbo : contre-bulbe ritocco : corticale retouch e traitement thermiqu e (voi r chaleur) troncatura : troncatur e versante : versan t n e g a t i v o di u n d i s t a c c o : tranchet (cou p du) trincetto ( c o l p o d e l ) : nervatura : nervur e nucleiforme : nucleiform e négatif d'enlèvemen t esquillement d u bulbe scagliatura del bulbo : scalariforme : scalariform e 196 .!avorato(a) : Levallois (metodo) : labbro : lèvr e oltrepassato : outrepass é ondulazioni : ondulation s o r i e n t a m e n t o : orientatio n parallelo(a) : flûté(e) écla t s c h e g g i a corticale : entam e s c h e g g i a t u r a : débitag e scanalato(a) : scheggia : scanalato : cannel é parziale : partie l (le) patina : patin e peduncolo : parallèl e diacritique s c h e m a diacritico : schém a taille. lamell e lancetta : lancett e l a v o r a z i o n e : façonnag e lavorazione.

adelgaçado (a ) por meio de canelura (s ) façonnage : fractionnement : pâssaro (em) alternant : affûtage : aguçament o aile d ' o i s e a u (en) : as a d e c ô n e : con e continu(e) : conchóid e fraccionamento fracture : fractur a f r a g m e n t : fragment o front d e fracture : frent e d e ajout : acrescent o extracçâo. égrisé : areaçâo . R a p o s o abattu : abatid o abrasion : abrasâ o abrupt(e) : abrupt o (a ) a c c i d e n t d e taille : de talh e acident e ciseau : cinze l clactonien(ne) : clactonens e c o c h e (ou e n c o c h e ) : entalh e conchoîde : buril (rest o característic o resultante d o golpe d e buril ) c i n t r e . (carenagem) é p e r o n (en) : esporâ o (em ) n a c e l l e : "nacelle " (fractur a em form a d e canoa ) négatif d'enlèvement : calor (tratament o pelo ) chapeau de gendarme : esquirolamento d o bolb o é t e n d u e : extensâ o face : fac e facetté : e s q u i l l e m e n t du b u l b e : chapéu d e gendarm e c h a s s e . ve r crista l a n g u e t t e : linguet a Levallois (méthode) : l a m e a crête (voir crête) : lancette : lancet a b o r d : bord o b o r d taillé (voir taillé) dista l dos : dors o (a) Levallois (método ) linéaire : linea r lisse : l è v r e : labi o brisure : rotura . afeiçoamento flûté(e) : canelad o (a). "croquis" debitage m i n d i r e c t e ( e ) : indirect o i n d u s t r i e : industri a inverse : inverso(a ) inclinaison : inclinaçâ o débitage : J a n u s : Janu s de debitagem o u de lascament o axe m o r p h o l o g i q u e : eix o morfologico b a s e : bas e béquille : mulet a a v i v a g e : avivament o axe d e d é b i t a g e : eix o débris : residu o décorticage : descorticament o délinéation : delineaçâ o dent du b u r i n : bise l d o buri l d e n t i c u l é : denticulad o d é v e r s é : inclinad o Kombewa (método ) lámela Kombewa (méthode) : l a m e .FRANÇAIS : PORTUGAI S traduit p a r L . pua compressera bifacial(e) : bifacia l b o r d abattu (voir abattu) diédre : diedr o direct(e) : direct o (a ) discontinu(e) : descontinu o distal(e) : lámina d e crista . ângul o extern o de lascament o alterne : altern o angle d e chasse : ângul o d e alternant e cortical(e) : cortica l c o u v r a n t ( e ) : c o b r i d o r (a ) contre-bulbe : contra-bolb o corniche : cornij a cortex : córte x continu o (a ) fractura front d e grattoir : frent e d e raspadeira hachure : traço .l a m e (voir p u n c h ) n e r v u r e : nervur a nucleiforme : nucleiform e n u c l é u s : núcle o negativo d e levantament o facetad o ondulations : ondulaçôe s 197 . c i n t r a g e : arco . localisation : localizaçâ o lustre : lustr o m e s i a l : mesia l m é t h o d e : métod o m i c r o b u r i n : microburi l m i s e e n forme : conformaçâ o m o r p h o l o g i e : morfologí a morphologie d'un lis o (a ) émoussé : e n c l u m e : bigorn a embotado . estalament o brut(e) : brut o (a ) b r u t d e d é b i t a g e : brut o de debitagem o u de lascament o brut(e) d e taille : brut o (a ) de talh e b u l b e : bolb o burin (technique du coup b o u c h a r d a g e : bojardage m écailleux(se) : escamos o (a ) éclat : lasc a é b a u c h e : esboç o areado égrisage. lamelle : lamina . gast o e n c o c h e (voir c o c h e ) : entalhe du) : buril (téenic a d o golp e de) cannelé : entame : lasca inicia l formataçâo inicia l ombro (em) e n l è v e m e n t : levantament o envahi ssant(e) : invaso r (a ) é p a n n e l a g e : desbastamento . arqueamento o u curvatur a c h u t e d e burin : rest o d e formataçâo . "eran " crête : crist a croisée : cruzad a croquis : angle d ' é c l a t e m e n t : ângul o arête : arest a atypique : atîpie o a r r a c h e m e n t : arrancament o esboço . tracejad o (a ) eran : crena. compressora. e n l è v e m e n t : morfologí a d e m u s e a u : focinh o um levantament o c a r è n e (carénage) : caren a c a s s u r e : fractur a c h a l e u r ( t r a i t e m e n t p a r la) : canelad o é p a u l e m e n t : ombreira .

superficies lascada s tablette d e r a v i v a g e o u d ' a v i v a g e : plac a ou surfaces d é b i t é e s : b o j a r d a g e m : bouchardag e b o l b o : bulb e bordo : bor d bordo abatido. formataçâo inicial : épannelag e d e s c o n t i n u o (a) : d e s c o r t i c a m e n t o : décorticag e d e s g a s t e d e p o l i m e n t o : pol i delineaçâo : délinéatio n débitag e esquema diacrític o d'oiseau (en) atipico : atypiqu e avivamento. gasto : émouss é .t r i è d r e : ápic e peduneul o "tablette" d e reavivament o ou d e avivament o taille.orientation : orientaçâ o outil : utensili o outrepassé : ultrapassad o support : suport e pan : facet a parallèle : paralel o (a) partiel(le) : parcia l patine : pátin a superficies debitadas . répartition : repartiçâ o réserve corticale : reserv a cortical retouche : retoqu e scalariforme : escalariform schéma diacritique : égrisé e aresta : arêt e a r r a n c a m e n t o : arrachemen t diseontinu(e) d e n t i c u l a d o : denticul é desbastamento. á n g u l o e x t e r n o : angl e d e chass e de buri l d'éclatement ángulo d e l a s c a m e n t o : angl e crista : crêt e c r u z a d a : croisé e debitagem : cortical : cortical(e ) c r e n a . lad o c a r e n a ( c a r e n a g e m ) : carèn e (carénage) préparation : preparaçâ o pression : pressâ o chapéu de gendarme : PORTUGAIS : FRANÇAI S abatido : abatt u produto d e debitage m o u de lascament o p r o x i m a l ( e ) : próxima ! punch : punçâo. pré-formataçâo vertente . ver abatido bordo talhado. ver asa de p á s s a r o ( e m ) : ail e diedro : dièdr e section : secçâ o sem i-abrupt : semi-abrupt o Siret (accident) : Sire t reavivamento : avivage (voi r ravivage) bifacial(e ) den t d u burin directo (a) : direct(e ) distal : distal(e ) d o r s o : do s eixo de debitagem ou de l a s c a m e n t o : ax e de débitag e e i x o m o r f o l ó g i c o : ax e (acídente) soie : espigâ o base : bas e bifacial : espontáneos (levantamentos ) s u b . extracto r de lamina s punctiforme : punctiform e p y r a m i d i o n : vértic e d e produit de d é b i t a g e : cinzel : cisea u c l a c t o n e n s e : clactonien(ne ) c o b r i d o r (a) : couvrant(e ) c o n c h ó i d e : conchoïd e chapeau d e gendarm e de taill e a b r a s â o : abrasio n a b r u p t o (a) : abrupt(e ) a c i d e n t e d e t a l h e : acciden t c o n e : côn e c o n f o r m a ç â o : mis e e n form e c o n t i n u o (a) : continu(e ) pirámide acrescento : ajou t c o n t r a . taillé(e) : talhe . cintrag e a r e a ç â o . arqueamento ou c u r v a t u r a : cintre .b o l b o : contre-bulb e cornija : aguçamento : raccord : junçâo rasant : rasant e ravivage : reavivament o rebroussé(e) : revertido(a ) r e c o u p e d e burin : residu o réfléchi (e) : reflectido(a ) r e m o n t a g e : remontage m alternante : alternan t alterno : altern e affûtag e cortex : corte x cornich e á n g u l o de e x t r a c ç â o . a r e a d o : égrisage . " c r a n " : cra n ápice triédrico : piquant-trièdre arco. talhado (a) talon : talâ o t e c h n i q u e : técnic a t r a i t e m e n t t h e r m i q u e (voir c h a l e u r ) : tratament o bruto (a) : brut(e ) bruto (a) de talhe : brut(e ) de taill e bruto de debitagem ou de l a s c a m e n t o : bru t de débitage buril ( t é c n i c a d o g o l p e d e ) : triédrico p l a g e c o r t i c a l e (voir corticale) burin (techniqu e d u coup du) calor (tratamento pelo) : percussâo o u de lascament o point d ' i m p a c t : pont o de impacto poli : desgaste d e poliment o p o l i s s a g e : poliment o position : posiçâ o préforme : plan d e frappe : pian o d e térmico.p a r a l l è l e : sub-paralelo(a ) 198 spontanés (enlèvements) : b i g o r n a : enclum e bisel d o buril : morphologique e m b o t a d o . ve r calor tranchet (coup du) : "tranchet" o u trinchet e (golpe de) c a n e l a d o : cannel é chaleur (traitemen t pa r la ) troncature : truncatur a versant : flûté(e) canelado(a). adelgaçado(a) p o r m e i o d e c a n e l u r a (s) : pré-forma . ver talhado pédoncule : p e r c u s s i o n : percussâ o p e r c u t e u r : percuto r p i q u a n t .

t a l h a d o (a) : taille . " c r o q u i s " : croqui s liso (a) : liss e localizaçâo : localisatio n lustro : lustr e mesial : mésia l m é t o d o : méthod e microburil : microburi n morfologia : morphologi e morfologia d e u m punctiforme : punctiform e rasante : rasant reavivamento : écailleux(se ) esporâo ( e m ) : épero n (en) spontanés (enlèvements ) e s p o n t á n e o s (levantamentos ) : reflectido (a) : réfléchi e r e m o n t a g e m : remontag e repartiçâo : répartitio n r e s e r v a cortical : réserv e ravivag e diacritique e s q u e m a diacrítico : schém a l e v a n t a m e n t o : morphologi e d'un enlèvemen t corticale esquirol a m e n t o d o b o l b o : esquillement du bulbe extensâo : étendu e face : fac e facetado : facett é focinho : musea u faceta : pa n muleta compressora. estai a m e n t o : brisur e retouch e fractionnement fraccionamento : fracture fractura : fractur e f r a g m e n t o : fragmen t frente d e fractura : fron t fractura : cassur e épaulement de secçâo : sectio n semi-abrupto : semi-abrup t Siret ( a c í d e n t e ) : Sire t o n d u l a ç ô e s : ondulation s orientaçâo : orientatio n (accident) de grattoi r frente d e r a s p a d e i r a : fron t p a r a l e l o (a) : parcial : partiel(le ) p a t i n a : patin e parallèl e sub-parallèle s u b . ver d'impact thermique. t é c n i c a : techniqu e t r a ç o . l á m e l a : lame .coche) e n t a l h e : coch e (o u encoche) e n t a l h e : encoch e (voi r lînear : linéair e l i n g u e ta : languett e p u n ç â o : punch. lamelle l a n c e t a : lancett e lasca : écla t l a s c a inicial : entam e L e va 11 ois ( m é t o d o ) : l á m i n a d e crista. voi r chaleu r truncatura : troncatur e ultrapassado : outrepass é utensilio : calor : traitemen t p r e p a r a ç â o : préparatio n préforme p r e s s â o : pressio n produto de debitagem ou de outi l l e v a n t a m e n t o : enlèvemen t Levallois (méthode ) débitage l a s c a m e n t o : produi t de proximal : proximal(e ) v e r tente. v e r crista : p i a n o d e p e r c u s s â o ou d e l a s c a m e n t o : pla n d e frapp e p o l i m e n t o : polissag e p o n t o d e i m p a c t o : poin t p o s i ç â o : positio n pré-forma. chasse-lam e punçâo extractor de laminas (ver punçâo) e s b o ç o : ébauch e escalariforme : scalariform e e s c a m o s o (a) : e s p i g â o : soi e e s b o ç o . superficies l a s c a d a s : talhe. afeiçoamento : nervura : nervur e nueleiforme : nucléiform e n û c l e o : nucléu s ombreira.p a r a l e l o (a) : inclinaçâo : inclinaiso n inclinado : dévers é indirecto(a) : indirecte(e ) industria : in v a s o (a) : envahissante ) inverso(a) : invers e J a n u s : Janus j u n ç â o : raccor d industri e p c d û n c u l o : pédoncul e p e r c u s s â o : percussio n p e r c u t e r : percuteu r plaça cortical ( v e r cortical) plaça ou "tablette" de reavivamento ou de a v i v a m e n t o : tablett e de surfaces débitée s suporte : suppor t talâo : talo n superficies d e b i t a d a s . pré-formataçâo : du) p tratamento térmico. ombro (em) : négatif d'enlèvemen t burin retoque : revertido(a) : rebroussé(e ) r o t u r a . pua c o m p r e s s e r a : béquill e " n a c e l l e " (fractura e m f o r m a residuo : débri s r e s i d u o d e buril : recoup e de buri n de c a n o a ) : nacell e negativo de levantamento : resto d e buril (resto característico resultante do g o l p e d e buril) : chut e d e façonnage formataçâo. t r a c e j a d o : hachur e "tranchet" ou trinchete ( g o l p e d e ) : tranche t (cou taillé(e) ravivage o u d'avivage labio : lèvr e lame a crête (voi r crête ) l á m i n a . l a d o : versan t vértice de pirámide : pyramidion 199 .

0 0 Dépôt léga l : 8 7 — Janvie r 199 6 Imprimé e n Franc e .LOUIS-JEAN avenue d'Embrun . 0500 3 GA P cede x Tél. : 92.17.53.

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