Analyse financière et normes comptables internationales IAS/IFRS

Plan : Chapitre préliminaire ; Chapitre I : Analyse financière moyen d’information
Section1 : concept, objectifs, méthodes et démarche
A. Concept B. méthode C. objectif D. démarche

Section2 les outils d’analyse : technique de l’analyse financière
A. présentation du bilan :
1. bilan financier 2. bilan fonctionnel

B. Ratios

Section3 : Etats financiers consolidé
A. les principes généraux B. Bilan consolidé C. Le compte de résultat consolidé

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D. Les caractéristiques des états financiers consolidés E. Ratio d’analyse du bilan consolidé

Chapitre II : les normes comptables internationales
Section 1 : avènement des normes IAS/IFRS
A. Genèse et contexte des normes IAS/IFRS
1. Genèse 2. contexte

B. les enjeux de l’harmonisation comptable internationale
1. L’harmonisation comptable internationale 2. Choix référentiel international IAS/IFRS

Section 2 : adoption et comparabilité entre les normes
A. adoption des IAS/IFRS dans le monde B .exploration des normes IAS/IFRS C .comparabilité entre les normes
1. Normes marocaines versus normes IAS/IFRS 2. Normes française versus normes IAS/IFRS

Chapitre III : impacts des IAS/IFRS sur le diagnostic financier
Section 1 : Apport et incidences:
A. Apport B. Principales incidences

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Section2 : cas pratique « HOLCIM MAROC »
A. Présentation de la société en question B. Analyse financière de la société  Selon les normes marocaines
1. Analyse de la structure 2. Analyse de l’activité 3. Analyse de la rentabilité

 Selon les normes IAS/IFRS
1. Analyse de la structure 2. Analyse de l’activité 3. Analyse de la rentabilité

Conclusion générale Annexes Bibliographie Liste des abréviations

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Chapitre préliminaire :
Le diagnostic consiste à étudier la situation financière de l’entreprise dans le but de mettre en évidence ses points forts et faibles. Le diagnostic ne constitue pas une fin en lui même car un diagnostic n’a jamais guéri un malade. Il doit donc déboucher sur la proposition de remèdes efficaces. Il ne peut pas non plus se limiter à l’étude d’une situation passée et doit intégrer une dimension prospective. Il est donc inséparable de la mesure des risques futurs encourus par l’entreprise. Il est ainsi un préalable à la prise de toute décision financière. L’ambition de ce projet est d’être une initiation à l’utilisation des méthodes financières pour l’aide à la prise des décisions dans un contexte international. Notre projet est organisé en trois chapitres.  Le premier chapitre est consacré à la présentation des outils d’ analyse et l’étude des états financiers consolidés des entreprises.  Le deuxième chapitre traite le cadre réglementaire des IAS/IFRS, leurs contexte, leurs adoption ainsi que leurs comparabilité avec les autres normes.  Le troisième chapitre traite la problématique de l’utilisation des IAS/IFRS sur le diagnostic financier . Compte tenu de l’environnement actuel et de l’évolution des métiers du diagnostic, le travail de diagnostic requiert de plus en plus des capacités de synthèse à partir d’une masse croissante d’informations En dehors de l’expertise technique, l’analyste financier doit faire preuve d’une rigueur déontologique : 1. Non utilisation d’informations privilégiée : L’analyste ne doit pas utiliser des données confidentielles dans ses analyses et ne doit pas accepter d’être un “initié ”. Il ne peut pas personnellement détenir les titres des sociétés au suivi desquelles il participe dans les professions utilisant les techniques d’analyse financière. 2. Absence de comportement susceptible d’induire autrui en erreur L’analyste doit s’abstenir de diffuser dans le public des informations fausses ou trompeuses sur les perspectives ou la situation d’un émetteur d’instruments financiers ou sur les perspectives d’évolution d’un instrument financier.

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sauf qu’elles doivent s’apprécier au regard de l’intérêt particulier du ou des clients qui sont les commanditaires de l’étude. Il est recommandé de diffuser les informations. Ses analyses et conseils devront refléter son indépendance de jugement et son objectivité et ne pas être altérés par les activités des départements. Il ne doit donc pas y avoir de conflits d’intérêts. Équité de traitement des clients L’analyste doit diffuser l’information de façon équitable à l’ensemble de la clientèle de l’établissement qui l’emploie. mais cette recommandation est limitée par le caractère continu de l’actualité et par l’internationalisation croissante des transactions boursières. de l’établissement auquel il appartient. Pour les consultants devant mener des études ponctuelles à la demande de clients isolés et pour des opérations ciblées. les mêmes règles s’appliquent. 5 .3. Ces règles s’appliquent principalement aux analystes produisant des analyses "publiques". Primauté de l’intérêt des clients et absence de conflits d’intérêts Les études rédigées et les conseils donnés par l’analyste doivent avoir comme objectif premier l’intérêt des destinataires de ses travaux d’analyse. y compris le sien. recommandations et changements d’opinion sur les sociétés cotées aussi tôt que possible dans la journée (de préférence avant l’ouverture de la séance de bourse).

Elle suppose aussi des comparaisons (dans le temps et par rapport au secteur d'activité). Cette comptabilité organisée pour la présentation des documents de synthèse : bilans. Ces informations classées et regroupées dans les rubriques définies par le plan comptable sont ensuite agrégées périodiquement pour faire apparaitre la situation active et passive du patrimoine de l’entreprise et la mesure du résultat de la période. Une analyse financière fondamentale vise à donner à une entreprise cotée en bourse une valorisation absolue. d'en caractériser la rentabilité et les perspectives afin de faciliter l'investissement (analyse boursière. Concept : L'analyse financière est une technique de gestion qui a pour objectif de donner une vision synthétique de la situation de solvabilité d'une entreprise. et surtout une étude des perspectives financières en fonction des caractéristiques de l'entreprise et de son environnement économique (c'est à dire dans le cadre de la stratégie d'entreprise). La comptabilité générale procède à l’enregistrement des faits financiers passés pour autant qu’ils puissent être quantifiés et les transforme en information comptable à l’aide d’un ensemble de principes. 6 . compte de résultat et compte de cash flow ou compte de trésorerie) afin de tirer des ratios clefs. ne se limite pas à un simple examen plus ou moins approfondi et critique des comptes.. ou l'octroi de crédit. L'analyse financière utilise les comptes des entreprises (bilan.Chapitre I : Analyse financière moyen d’information Section1 : concept. ne tenant pas compte de la situation de marché. objectifs. méthodes autorisées et procédures.). tableaux de flux. au sens d'analyse fondamentale.. méthode L'analyse financière. elle ne donne pas d’informations détaillées sur les activités internes de l’entreprise et ne saisit pas les données physiques. En contrepartie. L’information comptable qu’utilise l’analyse financière provient donc exclusivement de la comptabilité générale. à la différence de l'analyse technique. comptes de résultats. est particulièrement adaptée aux besoins du reporting externe. B. méthode et démarche : A.

Ce point fait ressortir qu'une analyse fondamentale. L'analyse extra comptable L'analyse extra comptable.Elle comprend donc plusieurs tâches : L'analyse comptable Il s'agit d'analyser les comptes d'une entreprise : Bilan. de ses projets. vise à déterminer les perspectives d'évolution de l'entreprise et leur incidence sur ses comptes prévisionnels pour vérifier l'opportunité d'un crédit (capacité future de remboursement) ou d'un placement. une part de celui-ci représente le montant maximum d'échéance du crédit que peut supporter l'entreprise.. De plus. de rentabilité. c'est de l'EBE que l'on extrait le cash flow réel par la formule : Cash flow réel (flux de trésorerie réel) = Excédent de trésorerie d'exploitation (ETE) = EBE . qu'elle vise à évaluer le risque de crédit propre à une entreprise ou à obtenir sa valorisation. du fonctionnement et du positionnement de l'entreprise dans le secteur. les points faibles et les points douteux à éclaircir. 7 . L'analyse de l'Excédent brut d'exploitation (EBE) est fondamentale pour fournir un crédit à l'entreprise. ne constituerait en aucune façon une analyse.) entre diverses séries de postes comptables et à comparer leur évolution dans le temps et par rapport à ceux d'autres entreprises ayant une activité similaire. Hors bilan et annexes. et naturellement des concurrents et de leurs projets. concernant le futur. C'est une facilité à laquelle certains analystes peuvent se laisser aller en délaissant cette partie de l'analyse.augmentation de Besoin en fonds de roulement L'analyse comparative Elle consiste essentiellement à tirer des ratios (de solvabilité.. Flux de trésorerie. exige une connaissance de l'environnement économique général. à prendre des taux de croissance plus ou moins extrapolés de l'historique comptable. pour détecter ses performances financières et en dégager les points forts. Compte de résultat. En effet. du secteur d'activité considéré. Une étude qui se bornerait à aligner les chiffres passés de l'entreprise et. dite aussi analyse économique.

 La mesure des performances de l’entreprise : Pour comparer les performances réalisées par une entreprise.  La croissance : L’entreprise doit mesurer la croissance de son activité sur la période d’observation retenue.C. 8 . Objectif : Le diagnostic financier a pour objectif de répondre à quatre interrogations essentielles du chef d’entreprise :  L’appréciation de la solvabilité : La solvabilité d’une entreprise se définit comme l’aptitude à assurer le règlement de ses dettes lorsque celles-ci arrivent à échéance.  Les risques : Le dernier objectif poursuivi par l’analyse financière est l’appréciation des risques encourus par l’entreprise. L’analyse fonctionnelle du bilan permettra de mieux apprécier la solvabilité d’une entreprise. il faut comparer les moyens mis en œuvre aux résultats obtenus. L’analyse des risques permet d’apprécier la pérennité de l’entreprise. Il faut également apprécier la concurrence et étudier si le secteur d’activité de l’entreprise est porteur ou non. L’analyse de la croissance permet d’envisager les perspectives de développement d’une entreprise. L’analyse du compte de résultat nous permettra de mieux apprécier la performance de l’entreprise. Il s’agit en l’occurrence du risque de défaillance d’une entreprise. Ces derniers sont mesurés par des indicateurs de résultats.

étude de solvabilité… Diagnostic Appréciation de la situation et identification des causes des difficultés rencontrées Recommandations Propositions de solutions pour améliorer / redresser la situation financière de l’entreprise 9 . détérioration des résultats Investigations Ex : analyse du bilan. des symptômes Ex : difficultés de trésorerie.D. démarche La démarche d’analyse financière peut être schématisée comme ci-dessous : L’entreprise présente des signes.

L’activité de l’entreprise est analysée en cycles.Section2 : outils de l’analyse financière : A. En l’absence d’autres informations. Le bilan est un solde établi à un instant donné. en cours. en distinguant le cycle long d’investissement et de financement et le cycle court d’exploitation. L’objet du bilan est de comprendre les emplois de l’entreprise et les modes de financement mis en place pour y faire face. Cette approche prudente est bien entendue statique puisqu’elle présuppose qu’un capital accumulé constitue une protection contre le risque de défaillance. Les actifs sont évalués à la valeur des flux d’opérations qui les ont formés. marchandise. présentation du bilan : Le bilan décrit les avoirs et les engagements de l’entreprise et donne une évaluation de son patrimoine. Il recensera les grandes rubriques suivantes :  Les actifs immobilisés : les investissements réalisés par l’entreprise nets des amortissements et des provisions. Les actifs sont en principe évalués à leur valeur actuelle.  Les emplois d’exploitation (stocks et créances d’exploitation) et les ressources d’exploitation (dettes d’exploitation) dont le solde constitue le besoin en fonds de roulement d’exploitation. Etant ainsi il existe deux conception du bilan :  Selon l’approche fonctionnelle : Le bilan est un ensemble de stocks d’emplois et de ressources. Ces deux approches sont complémentaires pour un diagnostic financier d’entreprise.  Selon l’approche patrimoniale : Le bilan est une image statique des biens dont l’e ntreprise est propriétaire (actif) et de la manière dont ils sont financés (passif). PF) 10 . c'est -à-dire à leur valeur de comprendre les emplois ou besoins de l’entreprise et les modes de financement mis an place pour y faire face. Il est la différence entre des flux d’entrée et des flux de sortie.  Le besoin en fonds de roulement d’exploitation BFR= stocks (MP. les tiers qui contractent avec l’entreprise voient dans l’importance et la composition du patrimoine le support des garanties que l’entreprise peut offrir.

... Exigibilité aptitude d’un élément d’actif à se transformer sans délai en caractère de ce qui est demandé comme une chose due...+ Créances d’exploitation (clients...... % % Actif à + d'un an Capitaux permanents Capitaux propres Dettes à + d'un an Actif à .... afin d’évaluer le risque financier du prêteur (risque d’insolvabilité).. Capitaux étrangers Valeur réelle de ces éléments Bilan financier au .. avances et acomptes versés.... produits constatés d’avance et autres dettes d’exploitation) 1. Le classement des postes du bilan se fait entre les éléments à plus d’un an et à moins d’un an.d'un an Total 100 Dettes à . Les principes d’établissement du bilan financier  Les éléments d’actif sont pris en considération pour leur valeur réelle. Si pas de valeur réelle alors prise en compte des valeurs nettes comptables.d'un an Total 100 La valeur réelle correspond à la valeur des éléments en cas de vente. Les plus-values seront rajoutées aux « Capitaux Propres » et les moins-values en seront déduites afin de respecter l’équilibre Actif = Passif... 11 ... autres créances d’exploitation.. dettes fiscales et sociales (à l’exclusion du dividende à verser. charges constatées d’ avance) -dettes d’exploitation (dettes fournisseurs. avances sur commandes.. bilan financier : L’analyse est faite en termes de liquidités et d’exigibilité.. Liquidités monnaie..

d’un an » sinon aux « Capitaux Propres ».d’un an ».  Les cycles longs d’investissement et de financement : la décision de constituer le capital ou de contracter un emprunt assure le financement de l’entreprise pour plusieurs années. bilan fonctionnel : Le bilan fonctionnel repose sur la distinction entre cycles courts et cycles longs. Il convient alors de les déduire des « Capitaux Propres ».  Le cycle court d’exploitation : C’est un cycle court de quelques semaines..). afin de respecter l’équilibre Actif = Passif.  Si les provisions pour risques et charges sont justifiées.. La réalisation d’un investissement (immobilisation) fixe pour longtemps l’équipement de l’entreprise. elles sont intégrées au « Dettes à .  Le bilan financier est établi après répartition du bénéfice une partie :  en réserve : « Capitaux Propres »  distribution de dividendes : « Dettes à . les frais de recherche et de développement et les charges constatées d’avance constituent de « l’actif fictif » (sans valeur de vente)..). créances clients.) doit être financé par les dettes circulantes (dettes fournisseurs.. Les actifs stables doivent être financés par des capitaux stables. Ils ne sont donc pas pris en compte dans «l’Actif à + d’un an ». L’actif circulant (stocks. 12 . durée du crédit consenti aux clients ou celui consenti par les fournisseurs. L’investissement est donc un emploi durable (actif stable). Les frais d’établissement. 2. Le capital et les emprunts sont donc des ressources durables (capitaux stables).  Les provisions pour dépréciation des comptes clients (on estime perdre le montant de la créance correspondant à la provision) seront rattachées en partie à « l’Actif à + d’un an » si la perspective de recouvrement à court terme est fortement incertaine... Toute décision affectant ce cycle engage l’entreprise à court terme (volume des stocks.

trésorerie disponible Disponibilités 13 . Actif stable Actif circulant Stocks Créances .valeur brute des créances diverses .valeur brute des charges constatées d'avance .valeurs brutes des immobilisations .valeur brute des valeurs mobilières de placement .valeur brute des clients et comptes rattachés .valeurs brutes des stocks .STOCKS Ventes Achats CREANCES clients DETTES fournisseurs Encaissements Paiements DISPONIBILITES Structure du bilan fonctionnel : Valeurs financées = Modes de financement emplois Actif stable Actif circulant Disponibilités Capitaux stables Dettes circulantes Trésorerie passive = ressources Retraitements à effectuer à partir du bilan comptable : Le bilan fonctionnel se présente avant répartition du bénéfice.valeur brutes des autres créances .

. Bilan fonctionnel au ..produits constatés d'avance d'exploitation ......capitaux propres .... ACTIF STABLE Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations financières Total 1 % CAPITAUX STABLES Capitaux propres Amortissements et provisions Dettes financières Total 1 % ACTIF CIRCULANT Stocks Créances Total 2 DETTES CIRCULANTES Dettes Total 2 DISPONIBILITES Total 3 TRESORERIE PASSIVE Total 3 Total général 100 Total général 100 14 ......dettes financières (emprunts) sauf concours bancaires Dettes circulantes ..  Les produits constatés d’avance correspondent à des produits enregistrés comptablement mais qui concernent l’exercice suivant (vente enregistrée en 1999 mais dont la livraison sera effectuée en 2000).autres dettes ...impôts sur les sociétés .Dettes sur immobilisations ...dettes fournisseurs et comptes rattachés ..Capitaux stables .concours bancaires et soldes créditeurs de banques (découverts) Trésorerie passive Remarque :  Les charges constatées d’avance correspondent à des charges enregistrées comptablement mais qui seront utilisées ou consommées sur l’exercice suivant (loyer du premier trimestre 2000 payé en décembre 1999).amortissements et provisions de l'actif et du passif .dettes fiscales et sociales ....

comptes de résultat. Une sélection rigoureuse doit être faite selon leur utilité. d’autre part . Les ratios sont regroupés dans des tableaux de bord. l’interprétation devient difficile.B. Les ratios de structure Les ratios de structure du bilan donnent l’architecture globale de l’actif et du Passif du bilan. 1. sur le niveau des capitaux étrangers a long et moyen terme et ceux a court terme. Ratios d’Equilibre Financier. De même au niveau de l’interprétation... Il est nécessaire que son élaboration résulte de données exprimées à une même date ou pour une même période. Un ratio peut être un outil de sécurité. Les Ratios de Structure de l’Actif donnent une idée sur l’Intensité Capitalistique de l’Actif. il faut être très prudent. d'alerte. Ils renseignent sur l’importance des différents postes de l’Actif en liaison avec le secteur d’ activité de l’entreprise.. Au niveau de l’analyse des ratios. d’une part. les problèmes à résoudre et l’intérêt des destinataires. Ratios de Gestion et enfin les Ratios de Rentabilité. une incitation à la réflexion et à l’analyse. Ratios : Un ratio est un outil de gestion qui définit un rapport ou une relation entre deux grandeurs ayant une relation de cohérence ou de corrélation. car sans normes. leur importance. Il illustre une information et permet de visualiser à un instant donné son évolution ou sa situation.. Il y a lieu de calculer les ratios qui répondent à une question et éviter de calculer les ratios qui donnent les mêmes informations. FP / Total Passif Passif Circulant hors trésorerie / Total Passif Trésorerie Passif /Total Passif 15 . bancaire. (sectorielle. il sert à mesurer les relations qui existent entre les éléments du bilan. On distingue généralement quatre groupes de ratios : Ratios de Structure. Actif immobilisé / Total Actif Actif circulant (HT) / Total Actif Trésorerie actif / Total Actif Les Ratios de Structure du Passif renseignent sur la part des capitaux empruntes et des capitaux propres. Exprimé sous forme d’un pourcentage ou en relativité. dans l’espace.) et dans le temps (évolution des ratios).

Les ratios de Gestion  Les ratios de Gestion intègrent outre les données bilancielles. plus l’entreprise fait usage efficace de ses biens et en tire le maximum de rendement. Ces ratios essayent de mesurer la vitesse de rotation des biens réels et financiers de l’entreprise.D’autres ratios sont également calcules au niveau du passif du bilan dans le but d’éclairer l’analyste sur les aspects lies au financement. D’âpres la norme bancaire. on dit que la capacité d’endettement a long terme l’entreprise est saturée. de ces ressources longues. Les Ratios d’Equilibre Financier Les Ratios d’Equilibre Financier mettent en rapport les éléments de l’Actif du Bilan avec ceux du Passif.5. Plus la vitesse est grande. L’équilibre financier sera atteint lorsque l’entreprise arrivera à dégager. A titre d’exemple. tel que le ratio d’autonomie financière a long terme : Capitaux Propres/Capitaux Permanents. une entreprise est financièrement équilibrée lorsque a chaque emploi correspond une ressource financière de la même durée: Actif Immobilisé = Financement Permanent . D’autres ratios sont également nécessaires pour mesurer l’équilibre financier de l’entreprise : Ratio de trésorerie générale: AC / PC Ratio de trésorerie relative: AC (HT) / PC Ratio de trésorerie immédiate: TA / PC Ces ratios renseignent sur la solvabilité et la liquidité de l’entreprise. (évolution du ratio pour la même entreprise) et dans l’espace (comparaison entre plusieurs entreprises). 2. ce ratio doit être supérieur ou égal à 0. 3. Ils doivent permettre la Comparaison dans le temps. Le FR se calcule par la différence entre le Financement Permanent et l’Actif Immobilise. Traditionnellement. les éléments relatifs à l’activité de l’entreprise. A noter que les deux derniers ratios n’ont aucune signification dans l’absolu. Le Ratio du Fonds de Roulement se calcule par le rapport : Financement Permanent/Actif Immobilisé. Actif Circulant hors trésorerie = Passif Circulant hors trésorerie . une partie pour financer les emplois à court terme. Trésorerie Actif = Trésorerie Passif. Dans le cas contraire. il est possible de mesurer le rendement que tire l’entreprise de l’ensemble de ses actifs par le Ratio suivant: 16 .

est le compte. plus forts sont les besoins en FR et plus faible est la trésorerie de l’entreprise. Dans ce cas. est mesurée par le ratio suivant: Créances de l’Actif Circulant et Comptes rattachés Chiffre d’Affaires Journalier Comme pour les stocks. élément composant du BFR de l’entreprise. Le besoin en FR est néanmoins attenue par le crédit accorde par les fournisseurs qu’on peut mesurer par le ratio: Fournisseurs et comptes rattachés Achats journaliers 17 . le calcul la vitesse de rotation doit concerner chaque catégorie de stock. qui est. le délai de crédit que l’entreprise accorde a ses clients. Un stock élève et immobile entraine une baisse de la liquidité de l’entreprise et augmente ses besoins de fina ncement a long terme. stock des produits finis. on trouve plusieurs types de stocks : stock des matières premières.Vitesse de rotation de l’actif: Chiffre d’affaires / Total Actif Vitesse de rotation des stocks: Chiffre d’affaires / Stock moyen D’un autre cote. La mesure de la vitesse de rotation des stocks est donc importante puisqu’elle détermine à la fois la solvabilité et le niveau du FR nécessaire. Client. La vitesse de rotation de ce poste. la Vitesse de rotation du stock de matières premières: Achat Mat. en fait. Dans l’entreprise industrielle. Ainsi. Premières HT La Vitesse de rotation du stock des Produits Finis: Chiffres d’Affaires Stock Moyen Produits Finis Un autre poste de l’Actif. stock ou PRMV (le prix de revient des marchandises vendues) d’en cours. Premières HT Stock Moyen Mat. plus ce ratio est élève. concernant le volume des stocks il est admis qu’il a une liaison étroite avec le niveau de trésorerie.

Une politique commerciale agressive. les ratios calcules ont trait a la rentabilité commerciale. Les ratios de rentabilité Les ratios de rentabilité s’attachent à mesurer la performance de l’entreprise a travers un certain nombre d’indicateurs de Rentabilité. La rentabilité d’une entreprise se calcule par le rapport entre les résultats et les moyens mis en œuvre pour atteindre ces résultats (Résultat / Moyens).charges d’exploitation réellement Décaissées. Ce surplus rapporte a l’Actif Total utilise mesure donc la rentabilité de l’activité courante de l’entreprise. + Impôts sur les sociétés + Résultat net. 18 . Le ratio de rentabilité commerciale est mesure par le rapport Bénéfice net/ CA. Des lors. Le ratio de rentabilité économique ou globale est mesure par le rapport Bénéfice net /Actif total.4. Qu’il soit calcule par différence ou de façon algébrique l’EBE donne une très bonne Indication sur la capacité de l’activité normale de l’entreprise à générer des richesses. Une mesure de la structure financière et/ou des impôts. est approchée au travers du ratio: EBE/Actif Total. le prix de revient et dégageant un résultat. Quant au Ratio de Rentabilité Financière. Il mesure la marge commerciale de l’entreprise et donc sa capacité à vendre à un prix couvrant. il est possible de calculer plusieurs ratios de rentabilité. Généralement. Ce ratio est très significatif quant à la rentabilité de l’affaire dans sa globalité. tandis que le ratio de Rentabilité Financière des capitaux propres est donne par le rapport: Bénéfice net/Capitaux Propres. ou l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) se calcule de la manière suivante: EBE = Produits d’Exploitation encaissés . il est calcule par le rapport Bénéfice net /Capitaux. Ou encore EBE = + Dotations aux Amortissements ou aux provisions (longues) + Frais Financiers à long terme. une politique d’investissement cohérente et une politique de financement prudente sont les trois piliers de la rentabilité financière des Capitaux Propres et de la performance de l’entreprise de manière générale. il donne une idée sur les bénéfices produits compte tenu du volume des fonds (de toute origine) investis dans l’entreprise. économique et financière. Ainsi le Ratio de Rentabilité Financière des Financements Permanents est donne par le rapport : Bénéfice net / Financements Permanents .

Arrivé a ce stade de l’analyse financière. dans ses aspects financiers.            19 . De l’entreprise. Photographie. Il reste que l’approche par ratio utilisée demeure statique puisqu’elle se base sur des états financiers de synthèse eux mêmes donnant une. a un moment donne. l’analyste doit être a même d’avoir une idée précise sur les différents aspects de la gestion de l’entreprise durant les années objet de l’étude.

Les états financiers consolidés peuvent également être complétés par un tableau de financement consolidé et un tableau de variation des capitaux propres. 20 . moins de retraitements que les comptes sociaux. C’est ainsi que des méthodes d’évaluation complémentaires non prévues par le code de commerce peuvent être utilisées : inscription au bilan des biens en crédit-bail. en principe. Les règles qui régissent leur établissement visent donc la traduction de la réalité économique des opérations et ne s’appuient pas sur leur qualification juridique. enregistrement des stocks selon la méthode LIFO (Last In First Out). Les principes régissant l’établissement des états financiers consolidés sont globalement identiques à ceux applicables aux états financiers sociaux. il convient donc de garder présent à l’esprit les différences qui peuvent exister entre le contenu des comptes sociaux et celui des comptes consolidés. toute société qui contrôle de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres entreprises ou qui exerce une influence notable sur celles-ci est tenue d’établir et de publier des comptes consolidés. etc. Il s’en suit une créance ou une dette d’impôts différés enregistrée à l’actif ou au passif du bilan consolidé selon le cas. Il est tenu compte pour l’établissement des comptes consolidés de l’incidence fiscale de tous les retraitements comptables effectués sur les comptes sociaux (application de méthodes non autorisées par l’administration fiscale. inscription des écarts de conversion au compte de résultat consolidé. Principes généraux : Les comptes consolidés ne sont pas. Ces derniers sont virtuellement plus proches de la réalité économique et nécessitent donc. Les entreprises ont alors une plus grande liberté quant aux méthodes comptables qu’elles appliquent pour l’établissement de leurs comptes consolidés. soumis à la réglementation fiscale.). etc.Section3 : La consolidation : Depuis la loi du 3 Janvier 1985. La structure du bilan et celle du compte de résultat consolidés sont présentées ciaprès. il existe quelques différences notables et il convient donc de les évoquer. élimination de toutes les opérations purement fiscales. Toutefois. Pour la réalisation d’un diagnostic financier. A.

une société mère paye généralement un prix qui est supérieur à la valeur des capitaux propres de la cible. À l’actif.1 – Bilan consolidé ACTIF Actif immobilisé Immobilisations incorporelles Écarts d’acquisition * Immobilisations corporelles Immobilisations financières Titres mis en équivalence * Actif circulant Stocks et en-cours Clients et comptes rattachés Autres créances Valeurs mobilières de placement Disponibilités Comptes de régularisation et assimilés PASSIF Capitaux propres Capital Primes Réserves Écarts de réévaluation Écarts de conversion * Résultat de l’exercice * Intérêts minoritaires * Provisions pour risques et charges Dettes Emprunts et dettes financières Fournisseurs et comptes rattaché La structure du bilan consolidé est quasiment identique à celle du bilan non consolidé. 21 .1 TAB. ” Écarts d’acquisition : Lors de l’acquisition d’une filiale. Les écarts d’acquisition sont amortissables sur une durée qui n’excède pas 20 ans en général. Ils sont assimilables à des immobilisations incorporelles.B. Sans rentrer dans des détails techniques. Le supplément de prix ainsi payé est appelé "Écart d’acquisition" (survaleur ou goodwill) lorsqu’il ne peut être affecté à un actif précis. Bilan consolidé Le modèle de bilan consolidé du PCG se présente tel que le montre le tableau 1. nous présentons dans les lignes qui suivent un bref commentaire sur les postes marqués d’une étoile (*) et qui sont spécifiques au bilan consolidé. deux postes appellent des observations : “Écarts d’acquisition ” et “Titres mis en équivalence. 1.

les postes suivants appellent quelques remarques : « Écarts de conversion » « Résultat de l’exercice ». Ces intérêts minoritaires sont assimilables à des dettes.Titres mis en équivalence : Ils représentent la valeur réelle des participations qui ne peuvent être consolidées par intégration globale ou proportionnelle. Au passif. Écarts de conversion : Les écarts résultant de la conversion en euro des comptes des filiales et établissements étrangers (à distinguer des écarts de conversion des créances et dettes en devises) peuvent être inscrits. Résultat de l’exercice : Le résultat de l’exercice figurant au bilan consolidé correspond à la part du groupe. 22 . et « Intérêts minoritaires ». soit directement dans les capitaux propres. Le poste “Écarts de conversion ” ne figure donc que dans les bilans consolidés des sociétés ayant opté pour la première solution. Ils peuvent donc être assimilés à des immobilisations financières. Intérêts minoritaires : La part revenant aux actionnaires minoritaires (des filiales) dans les capitaux propres consolidés et dans le résultat dégagé par les sociétés du groupe est inscrite distinctement au bilan au poste “Intérêts minoritaires ” (ou “Intérêts hors groupe ”). soit dans le compte de résultat consolidé. au choix de l’entreprise. Puisque la société mère ne détient pas 100% de toutes les filiales. 2 une partie du résultat global dégagé par toutes les sociétés du groupe appartient à des actionnaires minoritaires et est donc exclue du résultat du groupe.

Le modèle proposé par le PCG peut être résumé dans le tableau 1. TAB. 1. Le compte de résultat consolidé Le compte de résultat consolidé peut être présenté par nature ou par destination. Le bilan et le compte de résultat consolidés du PCG peuvent faire l’objet d’adaptations si nécessaires (selon l’activité et la structure de l’entreprise). des entreprises mises en équivalence Résultat net de l’ensemble consolidé Part revenant aux intérêts minoritaires Résultat revenant à l’entreprise consolidante Classement par nature Chiffre d’affaires Autres produits d’exploitation Achats consommés Charges de personnel Autres charges d’exploitation Impôts et taxes Dotations aux amortissements et aux provisions Résultat d’exploitation Produits financiers Charges financières Écarts de conversion Résultat financier Résultat courant des entreprises intégrées Produits et charges exceptionnels Impôts sur les bénéfices Résultat net des entreprises intégrées Quote-part dans les rés.C. des entreprises mises en équivalence Résultat net de l’ensemble consolidé Part revenant aux intérêts minoritaires Résultat revenant à l’entreprise consolidante 23 .2 – Compte de résultat consolidé Classement par destination Chiffre d’affaires Coût des ventes Marge provenant du chiffre d’affaires Charges commerciales Charges administratives Autres charges et produits d’exploitation Résultat d’exploitation Produits financiers Charges financières Écarts de conversion Résultat financier Résultat courant des entreprises intégrées Produits et charges exceptionnels Impôts sur les bénéfices Résultat net des entreprises intégrées Quote-part dans les rés.2 Les intitulés des rubriques du compte de résultat consolidé sont suffisamment explicites et ne nécessitent donc pas des commentaires supplémentaires.

Les caractéristiques des états financiers consolidés Les caractéristiques qualitatives déterminent l’utilité des informations contenues dans les états financiers. En effet. l’information relative à des sujets complexes qui doit être incluse du fait de sa pertinence. L’information possède la qualité de pertinence lorsqu’elle influence les décisio ns économiques des utilisateurs en les aident à évaluer des événements passés. il est nécessaire que transactions et évènements soient comptabilisés et présentés conformément à leur substance et réalité économique et non pas seulement selon leur forme juridique. -La pertinence : Pour être utile. L’importance relative permet donc de sélectionner les rubriques à faire apparaître directement dans les états de synthèse et dont l’importance peut affecter les évaluations et les décisions. Cependant. de la performance financière et des flux de trésorerie d’une entreprise. . présents ou futures ou en confirmant ou corrigeant leurs évaluations passées. les états financiers ne sont pas neutres si. ne doit pas être exclue au seul motif qu’elle serait trop difficile à comprendre par certains utilisateurs. et que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une image fidèle de ce qu’elle est censée présenter L’image fidèle : Les états financiers doivent présenter une image fidèle de la situation financière.D. La neutralité : Pour être fiable. l’information doit être pertinente pour les besoins de prise de décisions des utilisateurs.L’intelligibilité : Les informations présentées dans les états financiers doivent être immédiatement compréhensibles par leurs utilisateurs. c’est à dire sans parti pris. ils influencent les prises de décisions ou le jugement afin d’obtenir un résultat prédéterminé. par la présentation de l’information. La fiabilité : L’information possède la qualité de fiabilité quand elle est exempte d’erreurs et de biais significatifs. 24 . l’information contenue dans les états financiers doit être neutre. La prééminence de la substance sur la forme : Si l’information doit présenter une image fidèle des transactions et autres événements qu’elle vise à présenter. -L’importance relative : Une information est considérée comme significative si son omission ou son exactitude peut influencer les décisions économiques que les utilisateurs prennent sur la base des états financiers.

pour faire en sorte que les actifs ou les produits ne soient pas surévalués et que le passifs ou les charges ne soient pas sous-évalués. ce qui signifie que les utilisateurs doivent être en mesure de confronter les états financiers de l’entreprise et à ceux d’entreprises semblables afin d’évaluer de façon relative leurs situations financières. En effet. doivent donner lieu à l’indication du chiffre correspondant de la période précédente. 25 . L’exhaustivité : L’information contenue dans les états financiers doit être exhaustive autant que le permettent le souci de l’importance relative et celui du coût. une omission peut rendre l’information fausse ou trompeuse et en conséquence. et dans l’espace. non fiable et insuffisamment La comparabilité : Afin de permettre aux lecteurs des états financiers d’établir des comparaisons dans le temps.La prudence : La prudence est la prise en compte d’un certain degré de précaution dans l’exercice des jugements nécessaires pour préparer les estimations dans des conditions d’incertitude. les informations chiffrées au titre de la période écoulée.

Ratios relatifs aux capitaux propres  Autonomie financière Capitaux propres consolidés Total du passif >20 ou 25% Ce ratio mesure l’implication des actionnaires dans le financement du groupe. Il convient de prendre la totalité des capitaux propres consolides. D’autres groupes au contraire font largement appel aux actionnaires minoritaires pour financer l’acquisition ou le développement de filiales. Intègre. En outre. ce ratio est susceptible de fluctuer dans le temps en fonction : 26 . les banques souhaitent que les actionnaires apportent au moins 20 à 25 % du total des ressources du groupe.E.  Degré d’intégration du groupe Capitaux propres. y compris la part des minoritaires. Ratios nécessaire pour l’analyse du bilan consolidés : Dans les parties précédentes nous avons parlé des ratios spécifiques soit à l’analyse liquidité soit à l’analyse fonctionnelle. maintenant nous allons voir d’autres ratios. part des minoritaires Capitaux propres consolidés (y compris minoritaires) Il mesure la contribution des actionnaires minoritaires dans le financement en capitaux propres du groupe. des ratios que nous pouvons les utiliser dans les deux démarches. I. Pour prêter a LMT. Dans certains groupes dits. 1. Ratios de structure : Ces ratios portent sur la structure des capitaux permanents. le poids des minoritaires est faible ou négligeable.

. Cette pratique ne nous parait pas nécessaire en normes IAS/IFRS car le groupe doit justifier de la valeur de toutes ses immobilisations incorporelles et corporelles dans e cadre de la norme IAS 36. Ratios relatifs à l’endettement à LMT  Composition des capitaux permanents Emprunt à LMT <1 Capitaux propres consolidés Les banques acceptent en principe de prêter à LMT un montant n’excédant pas les capitaux propres. tangible net Worth . -De la profitabilité et de politique de dividendes des entités intègres comprenant une part importante de minoritaires. la totalité des capitaux Capitaux propres consolidés (yratio compris minoritaires) consolides est prises en compte. 2. incluant les intérêts minoritaires.-Des variations de pourcentage d’ intérêt .  Capacité dynamique de remboursement Emprunt à LMT Marge brute d’autofinancement * La marge brute d’autofinancement (MBA) : Capacité d’autofinancement -Dotations aux provisions pour dépréciations des actifs circulants et pour risques et charges +Reprises sur provisions pour dépréciations des actifs circulants et pour risques et charges Capitaux propres consolidés (y compris minoritaires) =MBA 27 . considérant ces immobilisations incorporelles comme des non valeurs. Comme pour le précédent. Les analystes américains déduisent parfois la valeur des immobilisations incorporelles du total des capitaux propres calculant ainsi le.

la marge bute d’autofinancement (MBA). Selon la norme habituelle. qui sert notamment a rembourser la dette. se contente de comparer des postes du bilan. Comment expliquer cette norme ? L’ hypothèse sous jacente est qu’une entreprise s’endette en moyenne sur une durée de 6 a 8 ans et qu’elle ne doit pas consacrer plus de la moitie de sa MBA au remboursement de la part en capital des emprunts a LMT. une entreprise doit être capable de rembourser son encours d’emprunt à LMT en 3 à 4 années de MBA. Ils ne posent pas la question fondamentale : le groupe est-il suffisamment profitable pour rembourser de façon satisfaisante ses emprunteurs sans dégrader sa trésorerie ? Ce ratio est dit « Dynamique » car il intègre un excédent financier. 3.Les ratios précédents ont l’ inconvénient d’être statiques. Il résulte soit d’un endettement trop élève ou d’une profitabilité trop faible. Ratio d’endettement net ou « gearing » Endettement net <50% Capitaux propres consolidés Les ratios précédents de « capitaux permanents »et de « capacité dynamique de remboursement » se fondent sur une distinction entre les emprunts à LMT et les emprunts à CT. Ce ratio est particulièrement intéressant pour évaluer Capitaux propres consolidés (y compris minoritaires) l’endettement des groupes se finançant directement sur les marches financiers. Connaitre l’hypothèse qui sous tend la norme permet si nécessaire d’adapter celle-ci lorsque les investissements sont réalises sur des durées très longues. 4. Un pourcentage trop élève indique Capitaux propres compris minoritaires) que e groupe risque d’ être prisconsolidés dans une (y spirale de sur endettement pouvant l’amener progressivement a la défaillance. Le ratio d’endettement : Frais de financiers <50% Excédent brut d’exploitation Ce ratio mesure quelle part de l’ excédent brute d’exploitation est absorbée par le paiement des frais financiers sur emprunt. 28 . La MBA a d’autre s utilisations essentielles telles que le paiement des dividendes ou l’autofinancement d’une partie des nouveaux investissements.

En analyse financière. cet indicateur est utilise pour évaluer la rentabilité d’exploitation d’ensemble du groupe. Ils excluent les titres mis en équivalence. Ce ratio intègre alors à la fois la rentabilité des capitaux Capitaux propres consolidés (y ainsi compris d’exploitation (immobilisations et BFR) que minoritaires) des titres de participation non consolides et excédents de trésorerie éventuels.II. l’analyste peut calculer la rentabilité sur l’ensemble de l’actif. Ce ratio est également souvent utilise pour évaluer la performance d’un centre de profit ou d’une filiale au sein d’un groupe. la rémunération des placements de tresorerie étant habituellement inferieure à celle des capitaux d’exploitation. La rentabilité économique  La rentabilité de l’actif total : Résultat consolidé Actif total Dans une première approche. utilisation optimale de l’outil de production. L’existence d’excédents de tresorerie importants est bien évidemment un élément favorable pour assurer la pérennité de l’entreprise. Ils Capitaux propres consolidés (y compris minoritaires) comprennent les immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que le besoin en fonds de roulement. gestion du BFR. un directeur de filiale n’a pas le contrôle des frais financiers qui sont justement exclus de ce ratio. Il intègre en effet l’ensemble de leviers d’action dont dispose un responsable de centre de profit ou directeur de filiale : profitabilité des ventes. Elle aura toutefois une incidence défavorable sur la rentabilité de l’actif. La politique financière étant habituellement définie par la direction du gro upe.  La rentabilité des capitaux d’exploitation Résultat opérationnel Actifs « productifs » nets Les actifs productifs sont ceux nécessaires à l’activité du groupe. participations non consolidées et placement de trésorerie. 29 .

-les actionnaires minoritaires d’entités intégrées globalement. Les comptes consolides permettent de calculer distinctement la rentabilité financière pour les actionnaires du groupe et pour les actionnaires minoritaires des entités intégrées. il est essentiel d’ assurer une rentabilité financière conforme à leur attente de rendement.III. part du groupe Résultat net.  Rentabilité financière. part du groupe Capitaux propres part du groupe de début d’exercice 30 .  La rentabilité financière pour le groupe et les minoritaires Le groupe est finance par deux catégories d’actionnaires : -les actionnaires de la société mère (les véritables actionnaires du groupe) . La rentabilité financière :  La rentabilité financière globale : Résultat net consolidé Capitaux propres part groupe et intérêts Minoritaires de début d’année Pour satisfaire les actionnaires.

part des minoritaires Capitaux propres part minoritaires de début d’exercice L’analyse financière montre parfois une rentabilité pour la minoritaire inferieure à celle pour les actionnaires du groupe. Rentabilité financière. part des minoritaires Résultat net. 31 . Cette différence résulte alors souvent de la stratégie du groupe qui parvient à associer des minoritaires à ses activités les moins rentables afin de préserver sa propre rentabilité.

Chapitre II : les normes comptables internationales Section 1 : avènement des normes IAS/IFRS A. Chaque norme était élaborée en respectant les principes comptables utilisés dans chaque pays représenté. hollandaise. une norme définissant l’information à fournir en matière de principes comptables a vu le jour. Cette méthode a donné de nombreuses normes proposant très souvent deux traitements comptables pour un même sujet. australienne. japonaise. De 1995 à 1999. Dès le début de l’année suivante. Genèse et contexte des normes IAS/IFRS 1. * 32 . ce comité international de normalisation comptable a publié un cadre pour la préparation et la présentation des états financiers et. Dans un premier temps les pratiques ont été recensées et des options ont été ouvertes. De 1987 à 1994. En 1973. De 1974 à 1986. production d’un corps complet de normes L’objectif était de produire un corps complet de normes. Cette période a été marquée par une accélération des travaux et par l’apparition d’un nouveau modèle comptable : la juste valeur. américaine. anglaise et française ont décidé de joindre leurs efforts pour produire des normes comptables internationales. canadienne. mexicaine. Créé en 1973 à Londres. à ce jour. réduction des options ouvertes L’objectif est la réduction des options ouvertes dans les normes émises. les membres de la profession comptable allemande. Les membres qui au départ avaient décidé de produire des normes de base se sont rapidement donnés comme champs de travail tous les thèmes comptables. recensement des principes comptables . 41 normes comptables internationales et 25 interprétations. pour assurer la comparabilité des états financiers des états membres. Genèse Les normes internationales sont élaborées et publiées par l’IASC . Ces normes ont contribué à l’amélioration et à l’harmonisation financière au niveau mondial.

La mise en place de la nouvelle structure fait passer l’IASC d’un rôle d’harmonisateur à un véritable statut de « normalisateur » international. comparable pour aider les investisseurs dans leurs prises de décision 33 . l’une des premières er décisions prises par le nouveau conseil de cet organisme. a * consisté à changer le nom de celui-ci en IASB . l’organisation internationale des commissions de valeur a déclaré officiellement sa position favorable au développement des normes de l’IASC : elle a recommandé à ses membres de permettre aux entreprises cotées dans plusieurs pays d’utiliser le référentiel de l’IASC pour diverses cotations. revue de l’organisation et de la structure de l’IASC Un groupe de travail a été mis en place avec pour objectif de revoir l’organisation et la structure de l’IASC. A l’occasion de la restructuration de l’IASC. En mai 2000. transparente. le 1 avril 2001. Le 13 juin 2000.Dès 1997. L’IASB est un organisme professionne l comptable privé et totalement indépendant dont l’objectif est la production des méthodes d’obtention d'une information financière de haute qualité. Fin 1999 a connu la définition et l’adoption d’une nouvelle structure soutenue par la SEC. la Commission européenne a annoncé qu’elle proposerait aux Etats membres que le référentiel comptable des sociétés européennes cotées soit celui des normes de l’IASC au plus tard en 2005.

et en particulier les scandales révélant des malversations comptables au sein de sociétés de renom telles qu’Enron. Worldcom ou encore Tyco. Les normes internationales IAS / IFRS forment un corpus de normes composé D’un cadre conceptuel (« Framework ») De 34 normes IAS numérotées de 1 à 41 et de IFRS 1 à 5 De 31 interprétations (SIC / IFRIC) numérotées de 1 à 33 Il est important de signaler que de nombreuses normes sont en cours de discussion ou de révision à titre d’exemple on peut citer l’IAS 32/39 I nstruments financiers. L’éclatement de ce que les médias n’ont pas hésité à appeler la bulle spéculative Internet. Le 19 juillet 2002. Le Parlement européen a adopté le règlement qui impose. a interpellé une population plus large que celle concernée jusqu’à présent par l’échange d’in formations financières. à compter de 2005. Il a également provoqué une réflexion plus profonde dont l’adoption d’un nouveau référentiel comptable en est une illustration. En outre. Le fonctionnement des instances de normalisation européennes est consigné dans le schéma ci-après. 34 .2. l’applica tion des normes internationales aux comptes consolidés des sociétés cotées en bourse. contexte Le développement des marchés financiers et des transactions transnationales et la nécessité de faciliter l’accès des investisseurs à des données fiables compréhensibles interprétables et surtout homogènes et comparables ont contribué à la mise en place des normes comptables internationales IAS/IFRS. y compris les banques et les assurances.

De ce fait. L’internationalisation des marchés financiers constitue un autre aspect de cet engouement envers ces normes. L’enjeu aujourd’hui est l’adoption de principes comptables pertinents. Dans ce contexte. un langage comptable commun.les normes internationales (IAS/IFRS).Avant 2005. A quoi sert un référentiel comptable connu nationalement s’il ne l’est pas dans d’autres pays ? 35 . équilibrés et comparables internationalement. à savoir : . Historiquement. C’est pourquoi. .les normes américaines (US GAAP/FASB) ou . les enjeux de l’harmonisation comptable internationale 1. Le nombre important des référentiels comptables européens existants constitue une contrainte pour les investisseurs et les bailleurs de fonds soucieux d’assurer une meilleure rentabilité de leurs capitaux. les sociétés visées appliquaient une variété de normes. ces nouvelles normes devraient faciliter la levée des capitaux sur le marché financier mondial à armes égales avec leurs concurrents. cohérent et unique satisfaisant aux besoins des grandes entreprises et permettant de conserver une identité comptable nationale s'impose : les IAS/IFRS sont disposés à répondre à cet objectif de référentiel international commun. L’harmonisation comptable internationale L’adoption des normes internationales IAS/IFRS s’explique principalement par un besoin accru de disposer des états financiers comparables sur le plan international. Ceci s’explique par la nécessité de raisonner désormais à l’échelle mondiale et pas seulement à celle d’un pays. dès lors les comptes des entreprises ne sont comparables qu’au sein d’un même pays.les normes nationales fondées sur les directives comptables européennes (les quatrième et septième directives sur le droit des sociétés). leurs états financiers consolidés ne sont guère comparables. quels sont les enjeux de ces nouvelles normes dont tout le monde parle ? B. l’autorité du normalisateur comptable ne s’étend pas au delà des frontières du territoire national. Pour les sociétés cotées.

la comptabilité financière doit elle aussi être internationale pour atteindre l’objectif de comparaison des performances. elle permet les prises de décisions et la comparaison des performances. 36 . aux actionnaires et aux tiers. Le problème ressenti jusqu’au là par les investisseurs est que la comptabilité financière s’inscrit au sein de plusieurs référentiels comptables présentant des différences significatives.La comptabilité financière est un instrument permettant d’établir des états financiers donnant des informations fidèles aux dirigeants. Dans un monde où les capitaux. les marchés et les entreprises sont internationaux.

2. Choix référentiel international IAS/IFRS
Pour surmonter le problème de comparabilité plusieurs alternatives se sont présentées à la commission européenne.

Ainsi au 1er janvier 2005, ce sont environ 7000 entreprises européennes cotées en bourse et leurs filiales, qui ont fait évoluer leur système comptable en concordance avec les normes IAS/IFRS. L’adoption de ces normes par la Commission européenne traduit d’une part sa volonté de doter les entreprises cotées de chaque Etat membre d’un même référentiel, principalement aux fins de comparabilité, d’autre part d’offrir aux actionnaires une information de l’entreprise plus basée sur sa valeur (« fair e value») que sur ses coûts. La prise en compte des actifs et passifs de l’entreprise à leur juste valeur se fonde sur l’idée que la valorisation optimale d’un poste bilanciel est relative à sa mobilisation. La valeur de l’entreprise est ainsi déterminée dans le cadre de l’ensemble de ses flux de trésorerie futurs. Chaque élément est ainsi considéré, non pas individuellement mais dans le contexte global de son objet social. Comparée à la vision actuelle, les IAS/IFRS donne une image de l’entreprise tournée vers l’a venir plutôt que vers le passé.

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Section 2 : adoption et comparabilité entre les normes
A. adoption des IAS/IFRS dans le monde

Les entreprises cotées se révèlent motivées et organisées. La majorité d'entre elles peuvent fournir, dès aujourd'hui, des comptes en normes IAS-IFRS et elles communiquent déjà largement sur ce sujet. Seule crainte identifiée : le risque d'interprétation des normes. En revanche, pour les entreprises non cotées, le passage aux normes IAS-IFRS n'est pas à l'ordre du jour.

BENELUX Bien organisées pour accompagner le passage aux nouvelles normes, les entreprises cotées ont anticipé les effets sur leurs comptes et les impacts sur les marchés financiers européens. Les entreprises non cotées, elles, veulent rejoindre les entreprises cotées le plus rapidement possible et souhaitent s'entourer d'experts extérieurs pour les y aider.

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Les IAS-IFRS sont, pour les entreprises cotées, une opportunité forte qui aura des impacts importants sur les marchés financiers européens mais face à laquelle elles sont encore mal préparées. Pour les entreprises non cotées, ce chantier est perçu comme très complexe et coûteux ; ce qui ne les incite pas à s'y engager. France Les entreprises cotées françaises ne sont pas bien préparées au passage aux normes IAS-IFRS. Elles semblent plus pessimistes que la majorité des entreprises européennes sur les avantages de l'application des normes IASIFRS. Pour les entreprises non cotées, c'est l'appartenance à un groupe coté qui est le moteur du passage aux normes IAS-IFRS. Mais c'est surtout le coût du chantier qui est au cœur des préoccupations.

Le passage aux normes IAS-IFRS est ressenti comme une formidable opportunité et les entreprises cotées mettent en place des organisations ad hoc. Mais la préparation et l'anticipation ne suivent pas. Les entreprises non cotées sont parmi les rares en Europe à vouloir adopter rapidement les nouvelles normes.

Préoccupées par le coût du passage aux normes IAS-IFRS, les entreprises cotées britanniques délaissent le volet réorganisation et ne semblent pas impatientes d'appliquer les nouvelles normes. Les entreprises non cotées ne souhaitent pas les appliquer.

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Un pays avant-gardiste en matière d’application des IFRS Alors que la plupart des sociétés cotées des Etats membres de l’Union européenne sont aux prises avec la préparation de rapports conformes aux IFRS, Chypre applique déjà les IFRS, étant donné que la totalité des entreprises chypriotes, de toutes tailles, ont depuis toujours appliqué ces normes et sont donc déjà bien familiarisées avec leurs exigences.

La Nouvelle-Zélande adopte des équivalents d’IFRS. La Commission des normes comptables néo-zélandaises a approuvé le 24 novembre 2004 un jeu d’équivalents néo-zélandais des IFRS (NZIFRS). Toutes les sociétés tenues de publier leurs comptes devront se conformer aux NZIFRS pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2007. Elles pourront si elles le souhaitent les utiliser dès le 1er janvier 2005. Les IFRS obligatoires pour toutes les sociétés cotées Le décret promulgué au mois de mai 2004 oblige toutes les sociétés cotées uruguayennes à utiliser les IFRS pour les exercices ouverts à compter du 1er juin 2004. Bien qu’il ne porte pas sur les versions révisées des IAS et IFRS

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David Tweedie. et parmi elles certaines des plus grandes sociétés du monde. Elles déclarent qu’elles tourneront le dos aux marchés étrangers si on les oblige à restructurer leurs comptes pour répondre aux impératifs des IFRS. Les sociétés japonaises menacent de boycotter les IFRS Les sociétés japonaises. 41 . a fait savoir qu’il comptait envoyer une équipe au Japon pour étudier ce problème. comptant : l’Australie. le Bangladesh. la Nouvelle Zélande et Singapour. Les Philippines rejoignent ainsi le club des pays d’Asie qui ont adopté l’intégralité du jeu des IFRS comme référentiel national. Le président de l’IASB.approuvées par l’IASB en 2003/2004. il autorise néanmoins l’usage des dernières versions actualisées. L’adoption de ces normes permettra d’harmoniser les règles nationales de communication financière avec les normes internationales et d’améliorer leur fiabilité. ont menacé d’ignorer les IFRS et de rechercher de l’argent frais en dehors des pays de l’Union européenne. Les philippines adoptent les IAS/IFRS La Commission de Bourse des Philippines a décidé d’adopter l’ensemble des normes IAS révisées et publiées par l’IASB en 2003 et 2004. Hong Kong. ainsi que les IFRS1 à 5 pour les états financiers relatifs aux exercices ouverts à compter du 1erjanvier 2005.

nous proposons le tableau suivant qui énumère les normes et leurs objectifs : 42 .B . Il est aussi naturel que légitime de se demander quelle est concrètement la valeur ajoutée de ce nouveau référentiel comptable. Pour répondre à cette question il a fallu bien entendu lire attentivement l’ensemble des normes et se référer systématiquement à d’autres travaux de recherche incombant dans ce sens. Pour ce.exploration des normes IAS/IFRS Maintenant qu’on sait quand et comment les normes IAS / IFRS ont vu le jour.

Définir les règles d’affectation des produits et couts aux contrats et les règles d’imputation des produits et couts aux exercices au cours desquels les travaux sont exécutes Indiquer la façon de prendre en compte la fiscalité immédiate et future sur les bénéfices Préciser les règles de présentation de l’information sectorielle sur les différents produits et services d’une entreprise ainsi que sur les différentes zones géographiques ou l’entreprise opère. compte de résultats. Définir les principes de reconnaissance. de détermination de la valeur comptable et les modalités d’amortissement des actifs corporels. Définir le traitement comptable à réaliser dans ces différentes situations et indiquer l’information à fournir de façon a ce que les entreprises présentent des états financiers de façon cohérente et permanente Définir le traitement comptable à appliquer et l’information comptable à fournir sur les événements survenus après la date de clôture de l’exercice mais avant la date de publication des états financiers Indiquer les règles de comptabilisation des produits et des couts relatifs aux contrats de construction. Indiquer pour les locataires et bailleurs les méthodes comptables qui doivent être appliquées pour les différents types de contrat de location IAS 2 IAS 7 IAS 8 Stocks Tableau des flux de trésorerie Méthodes comptables. état de variation des capitaux propres. changements d’estimations et erreurs IAS 10 Evénements postérieurs à la date de clôture IAS 11 Contrats de construction IAS 12 IAS 14 Impôt sur le résultat Information sectorielle IAS 16 Immobilisation corporelles IAS 17 Contrats de location 43 . tableaux de flux de trésorerie Définir les règles de valorisation de tous les stocks achètes ou produits par l’entreprise Définir les modalités de présentation du tableau de flux de trésorerie.N° norme IAS 1 Titre de la norme Présentation Des états financiers la norme en bref Définir les principes comptables et les règles de présentation des états financiers (bilan.

contrôle conjoint ou influence notable dans les comptes individuels de la société mère. ses ressources financières et sa performance. (des parties sont considérées comme liées si l’une des parties peut contrôler ou exercer une influence notable sur l’autre partie) Comptabilité et rapports Indiquer l’information à produire pour chaque financiers des régimes de retraite régime de retraite sur sa nature. avantages postérieurs a l’emploi : retraite.IAS 18 Produits IAS 19 IAS 20 IAS 21 IAS 23 IAS 24 IAS 26 IAS 27 IAS 28 Définir les critères de comptabilisation des produits et apporter des indications sur le moment et le montant du produit comptabilise. Etats financiers consolidés et Décrire les modalités de préparation et de individuels présentation des états financiers consolides et définir la comptabilisation des participations dans les entreprises sous contrôle exclusif. 44 . couverture maladie…). l’évaluation et l’information de tous les avantages accordes au personnel (rémunération. Comptabilisation des subventions Définir les modalités de comptabilisations publiques et informations à relatives aux fournir sur l’aide publique subventions publiques et aux autres formes d’aides publiques Effets des variations des cours des Définir les modalités de conversion des monnaies étrangères transactions effectuées en monnaie étrangère et de conversion des états financiers des activités effectuées à l’étranger. Avantages du personnel Indiquer le traitement comptable. Participations dans des entreprises Définir les modalités de consolidation selon la associées méthode de mise en équivalence (entreprises associes). Informations relative aux parties Définir le champ des relations entre partie liées et liées l’information à produire. Couts d’emprunt Indiquer les possibilités et les modalités d’incorporation des couts d’emprunt a la construction ou la production de certains actifs (immobilisations et stocks).

IAS 31 Participations dans des coentreprises IAS 32 Instruments financiers : présentation et informations à fournir Définir les exigences de présentation au bilan et l’information a présenté pour les instruments financiers. la liquidité et le degré de risque relatif a ses différentes activités. produits et charges des coentreprises. Indiquer l’information à produire concernant les actifs. passifs. 45 . Les utilisateurs des comptes doivent disposer d’informations qui améliorent leur compréhension des instruments financiers inscrits au bilan de l’entreprise.IAS 29 Informations financières dans les économies hyper inflationnistes IAS 30 Informations à fournir dans les états financiers des banques et des institutions financières assimilées Définir les ajustements comptables a réalisé pour neutraliser l’incidence d’une monnaie fondante lorsque l’entreprise qui présente les états financiers l’effectue dans la monnaie d’une économie hyper inflationniste Indiquer les informations a fournir en annexe des banques pour permettre aux lecteurs de mieux appréhender la solvabilité. IAS 33 Résultat par action Définir les modalités de calcul du résultat par action de base et dilue.

46 . à moins qu’un délai plus long. . La différence entre le prix d’achat global et le montant net de l’apport des éléments identifiés (immobilisations. . Comparabilité entre les normes 1. Concernant son amortissement. le goodwill ou survaleur ou écart d’acquisition correspond à l’écart entre le prix payé par l’acquéreur et la fraction correspondante de la juste valeur des actifs et dettes identifiables acquis ou pris sous contrôle. Dans le cas d’un goodwill négatif. En cas d’existence d’un solde résiduel du goodwill. créances …) représente la valeur du fonds commercial.et avoir un coût mesurable avec fiabilité.le passif circulant : retenu par sa valeur comptable . leur coût étant nul. ne dépassant pas 20 ans à compter de la date d’acquisition. ne puisse être justifié. Normes marocaines versus normes IAS/IFRS Normes marocaines Les Immo. Le goodwill créé par l’entreprise ne doit pas être comptabilisé. La durée et le mode d’amortissement doivent être réexaminés au minimum à la clôture de chaque exercice et modifiés en cas de changements majeurs.l’actif immobilisé : généralement retenu par sa valeur d’usage ou économique . en respectant la règle de prudence. un actif incorporel doit comme tout actif : . Les éléments incorporels du fonds de commerce créé par l’entreprise ne sont pas enregistrés.Comptabilisation Le fonds commercial peut être acquis ou créé et seul le fonds commercial acquis est comptabilisé. . Toutefois.Amortissement du fonds commercial Le CGNC ne prévoit que les éléments du fonds commercial qui ne bénéficient pas nécessairement d’une protection juridique leur garantissant une valeur certaine sont amortissables. les justes valeurs d’actifs non monétaires acquis doivent être réduites proportionnellement jusqu’à élimination de l’excédent.générer de manière probable des avantages économiques futurs . Ecart d’acquisition Il correspond à la différence entre le coût d’acquisition pour un groupe de titres de participation dans une société et le montant de sa quote-part de capitaux propres consolidés dans cette société. Incorpo relles IAS 38 Le fonds commercial . Normes IFRS Le fonds commercial L’IAS 38 ne traite pas d’une manière distincte la notion de fonds de commerce mais de l’ensemble des actifs incorporels dont fait partie également le fonds de commerce. Quelle qu’en soit l’origine. cet excédent doit être inscrit comme un produit comptabilisé d’avance et réintégré en résultat sur une période n’excédant pas 5 ans.l’actif circulant : retenu par sa valeur comptable . le goodwill doit être amorti selon le mode linéaire à moins qu’une autre méthode n’apparaisse plus appropriée. Elles peuvent notamment s’inspirer des possibilités prévues par le CGNC au niveau de la consolidation . Les modalités pratiques de la détermination de la valeur du fonds commercial sont la suivante : Il s’agit de définir la valeur de l’actif net réévalué constitué des éléments suivants : . le CGNC ne donne aucune précision quant à la durée d’amortissement nécessaire et accorde donc au niveau de cet aspect des prérogatives aux entreprises les entreprises peuvent ainsi déterminer librement la durée d’amortissement.le montant de l’actif apporté est diminué des dettes du passif circulant. Cette norme admet les faits suivants : Pour être comptabilisé. ce goodwill doit être considéré comme un actif et amorti sur sa durée d’utilité. Selon l’IAS 22. stocks.C. Il représente un supplément de prix payé justifié par l’espoir de bénéfices économiques futurs résultant d’effets de synergie ou d’éléments ne satisfaisant pas aux conditions de comptabilisation des actifs. . le CGNC prévoit en effet que l’écart d’acquisition soit amorti sur une durée n’excédant pas 10 ans.

.Un écart d’acquisition négatif correspond généralement. et pour des projets particuliers. produits.la recherche d’applications de résultats de la recherche ou d’autres connaissances ainsi que leur évaluation et le choix retenu in fine .les activités visant à obtenir de nouvelles connaissances .Cette différence peut être positive ou négative. de systèmes ou de services nouveaux ou fortement améliorés avant leur exploitation commerciale ou leur utilisation. chaque projet doit avoir. la conception. ils peuvent l’être sur une période plus longue dans la limite de la durée d’utilisation de ces actifs. moules et matrices utilisant une technologie modèle . systèmes ou services nouveaux ou améliorés. Selon le CGNC. dispositifs. . . Les frais de recherches et de développement Comptabilisation : Activité de recherche La recherche est définie comme une investigation originale et programmée visant à obtenir une compréhension et des connaissances scientifiques ou techniques nouvelles. gabarits. A titre exceptionnel. systèmes ou services nouveaux ou améliorés. Selon l’IASC. les frais correspondants sont immédiatement amortis par le débit d’un compte de dotations aux amortissements exceptionnels et la valeur nette d’amortissements est ramenée à zéro.la recherche d’autres matériaux. En vertu du principe de prudence. . . elle est inscrite à l’actif du bilan et correspond dans ce cas à la prime payée par la société pour acquérir les titres soit de façon consciente et volontaire (survaleur) soit de façon involontaire (opération malheureuse). Les dépenses pour la recherche doivent être comptabilisées en charges.la conception. En cas d’échec du projet. produits. soit à une plus-value potentielle du fait d’une acquisition effectuée dans des conditions avantageuses. d’appareils. . l'immobilisation de ces frais ne peut se faire que si deux conditions sont simultanément réunies : les projets de recherche et de développement en cause. les frais de recherche et de développement sont amortis au maximum sur une durée de 5 ans. procédés.la conception. constituent des activités de développement : . procédés. systèmes ou services . la construction et l’essai de prototypes et de modèles . qui éclairent utilement. produits. la construction et les tests pour la solution choisie pour d’autres matériaux.la conception d’outils. procédés. dispositifs. 47 . l'entreprise immobilise rarement les frais de recherche et développement qu'elle a engagés. Ainsi. la construction et l’utilisation d’une installation pilote d’une taille insuffisante pour une exploitation commerciale . à l'arrêté des comptes. Toutefois. Lorsqu’ils sont immobilisés. . cet écart est inscrit au passif du bilan parmi les provisions durables pour risques et charges et repris en produits. l’évaluation et le choix final retenu d’autres possibilités de matériaux. peuvent être considérés comme une activité de recherche : . de procédés.la conception. dispositifs. . L’IASC a énuméré des exemples. soit à une rentabilité insuffisante de l’entreprise acquise. lorsqu'elle le décide. de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale. de produits.Quand elle est positive. Activité de développement Le développement consiste en l’application de résultats de la recherche ou d’autres connaissances à la conception de matériaux.la formulation. Les frais de recherches et de développement Ne peuvent être portées dans un compte d’immobilisations que les dépenses qui correspondent à l’activité réalisée par l’entreprise pour son propre compte en matière de recherche appliquée et développement. doivent être nettement individualisés et leurs coûts suffisamment évalués pour être répartis dans le temps . d’activités de développement.

la construction ou la production d’actifs éligibles.La notion de coûts d’emprunt ne se limite pas uniquement aux frais financiers sur emprunts dans la mesure où elle inclut également d’autres frais occasionnés par l’emprunt de fonds comme : . de le commercialiser ou de le vendre . Amortissement La norme IAS n° 38 ne traite pas d’une manière spécifique l’amortissement des frais de recherche et de développement qui s’insère dans le cadre global des immobilisations incorporelles. l’entreprise doit en effet démontrer pour l’immobilisation incorporelle concernée ce qui suit : .l’entreprise doit avoir l’intention et la capacité de le produire.admettent notamment la possibilité d’incorporer les coûts d’emprunt dans le coût des immobilisations même en cas d’absence de financement spécifique . on peut valablement avancer que : .l’existence de ressources suffisantes pour achever le développement et utiliser ou vendre l’immobilisation incorporelle .sa faisabilité technique doit être établie . Néanmoins.la durée d’amortissement de l’actif correspond à sa durée d’utilité.ne prennent pas non plus en considération la restriction relative à la durée comme condition nécessaire d’incorporation . . Les normes IAS : . son utilité pour l’entreprise peut être démontrée .en cas de production de l’immobilisation par l’entreprise.le montant amortissable est déterminé après la déduction de la valeur résiduelle. . . . dans le cas où le délai d’acquisition est supérieur à une année.Comptablement.l’amortissement des primes d’émission ou de remboursement . Normes IAS/IFRS Les charges d’emprunt : la norme 23 permet à l’entreprise de choisir entre deux modalités de traitement des coûts d’emprunt lorsqu’ils sont attribuables à l’acquisition. les frais de développement doivent être comptabilisés à l’actif en tant qu’immobilisation incorporelle sous réserve de satisfaire aux conditions énumérées ci-dessous. les frais financiers spécifiques de préfinancement se rapportant à cette période peuvent être inclus dans le coût d’acquisition de ces immobilisations avec mention expresse dans l’ETIC (A1).l’existence d’un marché pour cette immobilisation ou s’il doit être utilisé d’une manière interne. Normes marocaines Les Immos corporelles IAS 16 Les charges d’emprunt : Le CGNC exclut expressément les charges financières du coût d’acquisition des immobilisations corporelles mais cette incorporation est toutefois possible exceptionnellement : .la capacité d’évaluer de façon fiable les coûts correspondants.en cas d’acquisition du bien. 48 . le coût de production de ces immobilisations peut comprendre le montant des intérêts relatifs aux dettes contractées pour le financement de la production depuis le préfinancement spécifique jusqu’à la date normale d’achèvement de l’immobilisation ou de sa mise en service si elle est exceptionnellement antérieure à cette date. . à la lumière du contenu de cette norme. . .

L’approche par composants : Lorsqu’une immobilisation comprend des composants de durées de vie différentes. L’IAS 16 précise néanmoins que le mode d’amortissement et la durée d’utilité d’une immobilisation corporelle doivent être périodiquement réexaminés lorsque les prévisions initiales n’apparaissent plus d’actualité. par exemple. la durée d’utilisation de l’immobilisation sera inférieure à sa durée de vie . si elle est inférieure.les différences de change sur emprunts en devises étrangères dans la mesure où elles sont assimilées à des compléments d’intérêt.les écarts de réévaluation ne peuvent compenser des pertes et ne sont pas distribuables mais peuvent néanmoins être incorporés au capital. la durée d’utilité du bien. Amortissement du bien loué Le bien loué est amorti selon les mêmes modalités que les actifs de même nature appartenant à l’entreprise. Il faut de ce fait ajuster la charge d’amortissement de la période en cours et celles des exercices suivants.la durée de vie du bien : le montant amortissable sera égal à la valeur d’entrée du bien .ou la durée de l’utilisation effective du bien déterminée conformément à la stratégie de renouvellement des immobilisations de l’entreprise ou en fonction d’autres facteurs qui peuvent être. . intitulée écart de réévaluation. les redevances dues par l’entreprise utilisatrice au titre de la jouissance du bien constituent des charges normales d’exploitation. . la durée d’utilisation n’étant pas la durée de vie physique du bien mais la période pendant laquelle l’entreprise compte utiliser le bien c. Le leasing : Le bien utilisé par une entreprise en crédit-bail ne doit pas figurer à l’actif du locataire.la plus-value générée par la réévaluation. 49 . . légales ou contractuelles.l’amortissement des coûts accessoires encourus pour la mise en place des emprunts . La réévaluation du bilan : . le bien est porté à l’actif de l’acquéreur pour son prix d’acquisition égal au prix contractuel de cession et doit être amorti sur la durée prévisible d’utilisation. Dans ce cas. . . L’amortissement : Toute immobilisation est amortissable lorsque sa durée d’utilisation est limitée . La période d’amortissement peut être exprimée en terme d’années mais peut aussi se baser sur des données physiques (nombre de pièces à produire. L’amortissement : Le CGNC définit l’amortissement comme la répartition du montant amortissable de l’immobilisation sur la durée d’utilisation de l’immobilisation. selon les principes de base d’une évaluation au coût composé du coût d’achat et des frais directs permettant la mise en service. doit être inscrite dans un compte de passif au bilan . Le leasing : Un contrat de leasing doit être traduit par la comptabilisation d’un actif et d’un passif qui seront égaux au début du bail. Lors de la levée de l’option.la réévaluation ne peut concerner que les immobilisations corporelles et financières . celui-ci n’étant pas propriétaire. à la valeur actualisée des paiements minimaux exigibles en vertu du bail.d. de kilomètres à parcourir etc. soit à la valeur vénale du bien loué après déduction des subventions et des avantages fiscaux.les charges financières en rapport avec les contrats de location.à. tant que l’option d’achat n’a pas été levée.) et le montant amortissable doit correspondre à la valeur d’origine du bien diminuée d’une valeur résiduelle qui peut ne pas être prise en compte si elle n’est pas significative.Une mention doit également en être faite dans l’ETIC. Cette durée d’utilisation peut être : . chacun d’eux doit être enregistré de manière séparée. le montant amortissable correspondra à la valeur d’entrée du bien diminuée de son prix de cession probable. des limites juridiques.financement . et pendant toute la durée du contrat de crédit-bail. Le bien est inscrit à l’actif de la société de leasing qui en est propriétaire au sens juridique. soit.

Concernant les autres immobilisations notamment les installations de production. L’IASC considère que pour des immobilisations non soumises à des fluctuations importantes de valeur. le bail est amorti sur sa durée d’utilisation. le cas échéant le bien est amorti sur la durée du bail si celle-ci est inférieure à la durée d’utilisation. une périodicité de 3 à 5 ans peut être suffisante.S’il y a certitude que le locataire deviendra propriétaire du bien à la fin du bail. on peut prendre comme critère le coût de remplacement du bien net d’amortissement. La réévaluation du bilan : Les principes de base de la réévaluation Un actif ne peut être réévalué isolément . Méthodes de réévaluation Deux méthodes existent pour présenter les montants réévalués des immobilisations corporelles dans les états financiers : L’une consiste à faire apparaître les montants réévalués des valeurs brutes et des amortissements de telle sorte que la valeur nette comptable soit égale à la valeur nette réévaluée. Pour les terrains et constructions. Il n’est pas nécessaire de renouveler les réévaluations chaque année. la valeur de référence est également la valeur de marché. 50 . Celles-ci doivent cependant être pratiquées avec une régularité suffisante pour que la valeur nette comptable des actifs à un moment donné ne s’écarte pas trop de la réévaluation qui serait obtenue par une réévaluation à cet instant. la réévaluation doit s’appliquer à l’ensemble des biens d’une même catégorie. En l’absence de valeur de marché. L’immobilisation corporelle doit être comptabilisée à son montant réévalué qui correspond à sa juste valeur. La norme permet néanmoins de réévaluer une catégorie d’actifs par des inventaires tournants à condition que cette réévaluation soit achevée dans un court délai. la norme parle de valeur de marché qui doit être déterminée sur la base d’estimation faite par des professionnels qualifiés. Tous les biens doivent être en principe réévalués simultanément afin d’éviter une trop grande hétérogénéité dans l’évaluation d’une même rubrique.

. si cette moins-value correspond à une plus-value comptabilisée en écart de réévaluation lors d’une réévaluation antérieure.Cette méthode est souvent utilisée lorsqu’un actif est réévalué par rapport à un indice appliqué à son coût de remplacement net d’amortissement. en tant que produit. celle-ci doit être indiquée dans les états financiers ainsi que les informations suivantes : . Quelle que soit la méthode utilisée. la moins-value constatée est comptabilisée en charge.la nature des indices utilisés pour déterminer le coût de remplacement .l’écart de réévaluation. dans ce cas elle doit être imputée sur l’écart de réévaluation. L’autre élimine les amortissements antérieurs et substitue la valeur nette réévaluée à l’ancienne valeur brute. Comptabilisation Il existe deux situations possibles : lorsque la valeur comptable d’un actif diminue à la suite d’une réévaluation.la valeur nette comptable de chaque catégorie d’immobilisations si celles-ci n’avaient pas été réévaluées. . . la contrepartie de cette augmentation pourra être imputée sur le résultat. sa variation au cours de l’exercice ainsi que les restrictions de distribution auxquelles il est soumis. La contrepartie de l’augmentation de la valeur nette comptable provenant de la réévaluation des immobilisations corporelles doit être portée en capitaux propres sous le libellé « écart de réévaluation ».la date de réévaluation .le recours ou non à un évaluateur indépendant . Néanmoins. si cette augmentation correspond à une moins-value imputée sur le résultat lors d’une réévaluation antérieure . Cette méthode est souvent utilisée pour les constructions qui sont réévaluées à leur valeur de marché. Toutefois. dans ce cas. . à concurrence de la perte antérieure comptabilisée en charge 51 .

une provision pour dépréciation doit être comptabilisée pour tenir compte de la moins-value . . en revanche la plus-value latente n’est pas constatée dans les comptes.Normes marocaines Normes IAS/IFRS Les titres de participation Les titres de participation Les Comptabilisation à l’entrée en portefeuille Immob.il est probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques sera nécessaire pour éteindre l’obligation . Le principe du coût amorti correspond au fait qu’en cas de différence entre le prix d’acquisition et la valeur de remboursement du titre. à l’exception des placements détenus jusqu’à leur échéance qui sont évalués au coût amorti. Cette position est similaire à celle adoptée par les FASB. Elles font partie des capitaux propres assimilés. commissions) lesquels sont inscrits directement dans les charges de l’exercice. Les titres de participation et les titres Les placements sont comptabilisés à l’entrée au coût Financières immobilisés ainsi que les titres de d’acquisition qui inclut le prix d’achat et ce que la norme IASC IAS 39 placement sont enregistrés en comptabilité à leur prix d’achat. soit dans les capitaux propres jusqu’à la vente du titre . passifs éventuels et actifs éventuels adopte des dispositions qui ne diffèrent pas sensiblement de celles prévues par le SFAS n° 5. La valeur au bilan est déterminée par comparaison entre la valeur d’inventaire et la valeur d’entrée.Pour les actifs destinés à la vente. droits de mutation.l’entreprise à une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un événement passé . la norme laisse le choix entre comptabiliser le profit ou la perte latente : soit dans le résultat de l’exercice .Pour les actifs détenus à des fins de transactions : la perte ou le profit potentiel doit être inclus dans le résultat net de l’exercice. Les méthodes utilisées pour leur calcul doivent être explicitées dans l’ETIC. la norme IAS 39 distingue entre ce qui suit : . Au cas où la valeur d’inventaire serait inférieure à la valeur d’entrée. En cas de réévaluation des titres à la date d’inventaire. Normes marocaines Les provisions IAS 37 Provisions réglementées : La constatation des provisions réglementées est facultative et résulte d’une décision de gestion. Le principe retenu par la norme est d’évaluer les titres de placements à leur juste valeur et ceci. le profit ou la perte cumulée est ensuite inclus dans le résultat net de l’exercice. Ces provisions ont le caractère de réserves non libérées d’impôts sur lesquelles pèse une charge latente d’impôts non comptabilisée. La cession des droits de souscription ou des droits d’attribution réduit la valeur globale d’entrée des prix de cession. conseils. le différentiel suivant qu’il corresponde à une décote ou une prime est amortie sur la durée de vie résiduelle du titre en question. qualifie de coûts de transaction qui englobent les honoraires et commissions versées aux agents. . Elle considère en effet que toute provision doit être comptabilisée par le débit d’un compte de charges lorsque les conditions suivantes sont réunies : . nettement précisés quant à leur objet mais dont la réalisation est incertaine Normes IAS/IFRS Provisions réglementées : La norme IASC n° 37 qui traite des provisions. Provisions pour risques et charges : les provisions pour risques et charges sont destinées à couvrir des risques et des charges que des événements survenus ou en cours rendent probables. à l’exclusion des frais d’acquisition (honoraires. 52 . courtiers et arbitragistes… Evaluation ultérieure des titres Il s’agit de l’évaluation à la date d’inventaire.

Normes IAS/IFRS L’IAS 20 distingue deux sortes de subventions : les subventions liées à des actifs et les subventions liées au résultat.. notamment sur la durée d’utilisation de l’actif subventionné. Cette définition élimine en conséquence les provisions qui sont à caractère fiscal.le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable. la reprise correspond à la dotation annuelle aux amortissements affectée du rapport subvention / immobilisations brutes. l’IASC évoque la situation où la subvention nécessite l’accomplissement de certaines obligations auquel cas. le montant de la provision doit être revue à la date de chaque clôture pour tenir compte de l’effet du temps sur ce montant. • Comptabilisation des subventions liées à des actifs Cette subvention peut être comptabilisée de deux façons : La première méthode consiste à comptabiliser la subvention au passif du bilan comme un produit différé à répartir sur plusieurs exercices. Il s’agit dans ce cas d’un bien amortissable. la réintégration de la subvention aux résultats suivra le rythme des amortissements. deux cas doivent être distingués : • le bien est amortissable : . Comptablement. Par exemple quand une provision pour litige est constituée. . . Lorsque l’actif subventionné n’est pas amortissable. L’exemple type est celui d’un terrain dont l’octroi est conditionné à la construction d’un immeuble sur le site et il peut être approprié de comptabiliser la subvention liée au terrain en produits sur la durée de vie de l’immeuble. 53 . la perte globale qu’elle aurait constatée si cette subvention ne lui avait pas été accordée . Normes marocaines Les Subventions IAS 20 Le CGNC distingue trois types de subventions : . il y a lieu d’étaler cette subvention sur les exercices supportant le coût d’exécution de ces obligations. Le cas relatif à l’absence de conditions à accomplir n’est pas abordé mais l’on pourrait admettre logiquement que la subvention correspondante n’a pas à être rapportée au résultat en étant conservée au passif du bilan.la subvention d’investissement: dont bénéficie l’entreprise en vue d’acquérir ou de créer des valeurs immobilisées ou de financer des activités à long terme. Provisions pour risques et charges : Il y a la possibilité d’actualiser les provisions lorsque l’effet de la valeur du temps de l’argent est significatif en appliquant un taux d’actualisation avant impôt qui reflète les appréciations actuelles par le marché de la valeur du temps de l’argent. en tout ou partie.la subvention d’équilibre : dont bénéficie l’entreprise pour compenser. les subventions d’investissement sont inscrites au passif du bilan parmi les capitaux propres assimilés et reprises en résultat (en produits non courants) par étalement sur plusieurs exercices Néanmoins. la reprise correspond à la dotation annuelle aux amortissements .(Cette subvention est inscrite parmi les produits non courants). Cette subvention est inscrite dans le résultat de l’exercice concerné parmi les produits d’exploitation.si la subvention est totale. .la subvention d’exploitation : dont bénéficie l’entreprise pour lui permettre de compenser l’insuffisance de certains produits d’exploitation ou de faire face à certaines charges d’exploitation .si la subvention est partielle.

acquises ou créées au moyen de la subvention sont inaliénables au terme du contrat ou à défaut de clause d’inaliénabilité dans le contrat. La subvention se trouve ainsi automatiquement rapportée aux résultats par l’intermédiaire d’une réduction de la charge d’amortissement. La seconde méthode de comptabilisation consiste à déduire celles-ci du coût de l’actif qu’elles contribuent à financer.soit des différences temporelles imposables. La créance doit être comptabilisée en tant qu’élément extraordinaire. Normes marocaines Stocks Et Méthodes De valorisation IAS 2 Les biens fongibles (interchangeables) sont évalués selon la méthode du CMUP. Normes IAS/IFRS Dans la version révisée de l’IAS 12.• le bien n’est pas amortissable : La subvention est rapportée au résultat par fractions égales en fonction du nombre d’années pendant lesquelles les immobilisations non amortissables. selon les cas elles sont soit incorporables soit non incorporables – Si il s’agit de frais opérationnels. la comptabilisation des impôts différés n’est prévue par le CGNC que pour les comptes consolidés. Les différences peuvent être : . . les impôts différés sont calculés sur les différences temporelles . génératrices d’impôt différé passif et qui naissent lorsque la valeur comptable d’un actif est supérieure à sa base fiscale et lorsque la valeur comptable d’un passif est inférieure à sa base fiscale . . Toutefois dans les cas où la subvention : . Normes IAS/IFRS – Possibilité de recourir au LIFO – Informations plus détaillées à fournir dans l’annexe la norme IAS 2 distingue deux cas de figures : • Frais généraux administratifs – elles ne sont pas incorporables • Frais généraux de production – Si il s’agit de frais de structure. et sa base fiscale.soit en diminuant les charges auxquelles elle est liée. 54 .soit en considérant la subvention comme un produit . le CGNC ne s’aligne donc pas sur les principes internationaux qui appliquent la méthode des impôts différés. celles-ci étant définies comme la différence entre la valeur comptable des actifs et des passifs au bilan. Le CGNC préconise de ne pas incorporer les frais généraux dans le coût de production. FIFO. Ces deux méthodes sont les seules admises par la loi comptable et la législation fiscale. d’une somme égale à 1/10 du montant de la subvention. • Comptabilisation des subventions liées au résultat Ce type de subvention doit être rapporté au résultat de l’exercice dont elle compense les charges : . Au niveau des comptes sociaux.ou accordée dans le but d’apporter un soutien financier immédiat à une entreprise plutôt qu’à une incitation à engager des dépenses.a été destinée à compenser des charges ou pertes encourues au cours d’un exercice antérieur . Elles sont incorporables Normes marocaines L’impôt Sur Le Résultat IAS 12 La méthode retenue est celle de l’impôt exigible.

l’impôt différé doit être comptabilisé en produit ou charge et compris dans le résultat net de l’exercice. dans cette situation. sauf si l’opération qui a donné lieu à la comptabilisation de l’impôt différé affecte les capitaux propres auquel cas cet impôt doit être comptabilisé dans les capitaux propres . Si leur récupération ne dépend pas de résultats futurs . un actif d’impôt différé n’est comptabilisé que s’il est probable que l’entreprise dégage des bénéfices imposables suffisants. . En effet. durant les exercices ultérieurs. . les actifs et passifs d’impôt différés doivent être compensés s’ils concernent la même entité fiscale .des différences temporelles déductibles . Situation d’impôt différé actif Les actifs d’impôt différé sont les montants d’impôts sur le résultat recouvrables au cours des exercices futurs au titre : . génératrices d’impôt différé actif et qui se produisent lorsque la valeur comptable d’un actif est inférieure à sa base fiscale et lorsque la valeur comptable d’un passif est supérieure à sa base fiscale. Situation d’impôt différé passif : Les passifs d’impôt différé sont les montants d’impôts sur le résultat payables au cours d’exercices ultérieurs au titre de différences temporelles imposables.l’effet des variations de taux d’impôt et de règles fiscales sur les actifs et passifs différés existants est comptabilisé dans le compte de résultat. 55 .soit des différences temporelles déductibles. En matière de comptabilisation et de présentation des impôts différés : . La comptabilisation d’un actif d’impôt différé n’est cependant pas systématique. que l’obligation porte sur les passifs d’impôts différés et que les actifs d’impôts différés ne sont portés à l’actif que si leur récupération est probable. sauf s’il se rapporte à des éléments précédemment débités ou crédités dans les capitaux propres . ils doivent être présentés séparément des actifs et passifs d’impôt exigible et être classés parmi les actifs et passifs non courant si l’entreprise fait la distinction entre actifs et passifs courants et non courants. . .et du report en avant de crédits d’impôt non utilisés.En revanche au niveau des comptes consolidés. avec toutefois cette précision. les impôts différés doivent être comptabilisés. .du report en avant de pertes fiscales non utilisées . ils seront retenus à hauteur des passifs d’impôts différés déjà constatés arrivant à échéance dans la période au cours de laquelle ces actifs deviennent ou restent récupérables.au niveau du bilan. sur lesquels les différences temporelles déductibles peuvent être imputées.

soit le modèle du coût. . Les coûts de transaction doivent être inclus dans l'évaluation initiale. la comptabilisation n’intervient qu’une fois que les biens commandés ont été livrés. Normes IAS/IFRS Un immeuble de placement est un bien immobilier (terrain ou bâtiment – ou partie d'un bâtiment. Normes marocaines La Consoli dation IAS 27.soit le modèle de la juste valeur. et doit appliquer cette méthode à tous ses immeubles de placement. Évaluation initiale : Un immeuble de placement doit être évalué initialement à son coût. la relation de couverture doit prendre fin : l’instrument couvert retrouve le traitement comptable normal de sa catégorie.ou les deux) détenu (par le propriétaire ou par le preneur dans le cadre d'un contrat: de location financement voir d'un contrat de location simple) pour en retirer des loyers ou pour valoriser le capital ou les deux. . 56 .Si l’efficacité de la couverture n’est plus vérifiée à une date d’arrêté.Les variations de juste valeur de l’instrument couvert sont enregistrées au bilan avec contrepartie au compte de résultat.Normes marocaines Immeubles De Placement – L'immobilier de placement n'est pas évalué à la juste valeur . IAS 40 – Pas d'information en annexe prévue sur la juste valeur de l'immobilier de placement.Pas de présomption de contrôle pour les filiales détenues entre 40 et 50% . la pertinence de la méthode de couverture doit être apportée et son efficacité doit être établie. IAS 31 Il est nécessaire de détenir au moins une part d’une entité pour avoir le droit de la consolider La consolidation des co-entreprises selon la méthode de la mise en équivalence est interdite. . . Évaluation postérieure à la comptabilisation initiale : Une entreprise doit choisir comme méthode comptable . Le contrôle doit être démontré. Normes marocaines Les instrum ents financie rs (IAS 32 et IAS 39) Les actifs et passif qui résultent de ces contrats ne sont pas comptabilisés tant que l’une des parties au moins n’a pas exécuté une part significative de ses obligations contractuelles. Normes IAS/IFRS A l’origine de l’opération. . Normes IAS/IFRS .L’IAS 31 prévoit la consolidation des coentreprises selon la méthode de la mise en équivalence.Obligation de consolider une entité contrôlée même si le groupe n'en possède aucune action (SIC 12). La notion d'immeubles de placement n'existe pas dans le référentiel comptable marocain.

Les écarts résultant de l’évaluation au cours de clôture des éléments monétaires libellés en devises sont enregistrés en écarts de conversion dans le bilan. Normes marocaines Effets des variations du cours et monnaies étrangères IAS 21 .Les écarts de conversion actif font l’objet d’une provision pour risque de change. Normes IAS/IFRS .  les directives font partie du droit européen des sociétés alors que les IAS ne se rattachent à aucune législation particulière . Pour comparer les deux systèmes comptables . Les écarts de conversion passif correspondant aux gains de change latents ne sont pas inscrits au compte de résultat. l’élément qui était considéré comme actif éventuel doit être activé et celui qui était considéré comme passif éventuel doit être provisionné.  les directives européennes s’appliquent à toutes les entreprises qui ont une certaine forme juridique. avec ajustement des valeurs comptables des éléments réévalués et enregistrement des écarts de change en résultat. Normes française versus normes IAS/IFRS Les principes comptables généraux applicables en France qui constituent ce qu’on pourrait appeler les “normes françaises ” sont basés sur les 4ème et 7ème directives européennes. Si c’est le cas. . La comparaison entre les normes françaises et les IAS se fera donc en s’appuyant sur l’examen de la concordance entre les normes comptables internationales et les directives comptables européenne des normes IAS.Normes marocaines Les actifs et passifs éventuels IAS37 Non comptabilisés. Normes IAS/IFRS La norme IAS 21 retient le principe d’une reconnaissance symétrique des gains et pertes de change latent.Ces actifs et passifs éventuels doivent être évalués de manière continue pour déterminer si l’entrée et la sortie de ressources financières sont devenues probables. alors que les IAS sont surtout appliquées par les sociétés cotées en bourse . . 2. il convient d’avoir présent à l’esprit que leurs démarches respectives sont différences :  les directives européennes énoncent des principes généraux alors que les IAS traitent des questions comptables précises avec des indications détaillées sans tenir compte du contexte juridique dans lequel elles doivent s’appliquer . 57 .Les actifs et passifs éventuels ne doivent pas être comptabilisés mais doivent être mentionnées dans les notes.

Informations à fournir dans les états financiers des banques et des institutions financières assimilées D’après la norme IAS.  D’autre part. 22. 23 . 2. IAS 30 . sans que cela ne modifie les pratiques des entreprises . Les questions abordées par ces IAS sont également traitées par les directives européennes. 26. 33 et 34. 15. l’examen de ces IAS révèle une compatibilité avec les principes généraux des directives européennes. les directives ont été élaborées dans un contexte où des considérations telles que la protection des créanciers. 29.Effets des variations des cours des monnaies étrangères La norme IAS requiert la comptabilisation immédiate de tous les gains et pertes dans le compte de résultat alors que les réglementations européenne et française offrent plusieurs choix. 31. 11. 18. On note des différences mineures. 16. tandis que les IAS sont des règles abstraites sans lien particulier avec un quelconque environnement national. 8. En tenant compte des considérations exposées ci-dessus.  les IAS incompatibles avec les directives européennes et qui ne sont pas encore applicables en Europe. 14.  D’une part. 35. et qui créeront donc des divergences avec les pratiques antérieures des entreprises françaises et européennes .Par ailleurs. mais la comparaison ne révèle aucune discordance majeure. la comparaison des IAS avec la législation européenne permet d’identifier trois catégories d’IAS :  les IAS compatibles avec les directives européennes et dont l’application est donc obligatoire. 20. 12. notamment des formulations divergentes. 19. 24. 27. la distribution des bénéfices et la fiscalité jouent parfois un rôle déterminant. 17. 10. etc. leur comparaison avec les réglementations française et européenne donne les résultats suivants : IAS 21 . des options prévues dans les directives et non prévues dans les IAS ou vice versa. 28. 36 et 40.  les IAS incompatibles avec les directives européennes mais dont l’application est obligatoire. il y a les IAS 7. Les questions abordées par ces IAS ne sont pas explicitement régies par les directives européennes . on a les IAS 1. Quant aux normes de la deuxième catégorie. il n’est pas possible d’inscrire les variations des “fonds pour risques bancaires généraux ” dans le compte 58 . Les normes des premières catégories se subdivisent en deux groupes.

IAS 38 . tandis que la directive ne permet qu’un ajustement du coût tenant compte de l’inflation .de résultat. ce qui crée d’importantes discordances avec les directives européennes. elles ne sont pas encore adoptées par le CRC. Ces normes introduisent notamment le principe de l’évaluation des instruments financiers à leur “juste valeur ”. Tous les frais de recherche doivent être comptabilisés en charges . Il en est de même pour les normes récemment adoptées par l’IASB et en cours d’examen par la Commission Européenne (IFRS 2. i l s’agit des IAS 32 (Instruments financiers : informations à fournir et présentation) et IAS 39 (Instruments financiers : comptabilisation et évaluation). parce que son application a pour effet de laisser non couverts des risques pour lesquels des provisions seraient nécessaires en vertu de la réglementation européenne. IAS 41 . non prévue dans la norme IAS. Et pour ce qui est des normes de la troisième et dernière catégorie.Provisions. L’IAS 41 impose une approche consistant à évaluer les actifs biologiques selon le système de la “juste valeur ” et à inscrire sur les mêmes bases les bénéfices non réalisés au compte de résultat. la norme IAS ne permet d’immobiliser que les frais de développement. Compte tenu des différences significatives entre ces normes et les directives européennes.Agriculture Cette norme est incompatible avec la 4ème directive européenne. la directive impose une période d’amortissement maximale de cinq ans pour les coûts de développement (sous réserve d’une dérogation pouvant être accordée par les États membres). Ces variations doivent apparaître comme une affectation ou un accroissement des résultats non distribués. passifs éventuels et actifs éventuels La notion de “provision ” telle que l’entend l’IAS 37 dans le cas particulier des opérations de restructuration est incompatible avec la 4ème directive.Immobilisations incorporelles On relève deux discordances possibles entre l’IAS 38 et la 4ème directive comptable. Les conditions et modalités d’application de ces normes par les entreprises européennes ne sont donc pas encore arrêtées. à savoir : l’IAS 38 permet de réévaluer les immobilisations incorporelles sur la base de leur juste valeur. IAS 37 . ce qui est en opposition avec la 4ème directive européenne et la réglementation française. 59 .

très liquides qui sont facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et qui sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur ”.Chapitre III : IAS/IFRS et diagnostic financier Section 1 : Apports et incidences des IAS/IFRS sur l’analyse financière : A. La trésorerie globale correspond donc à la trésorerie effective et aux équivalents de trésorerie. L’équilibre financier est apprécié traditionnellement par l’étude de la relation entre le Fonds de Roulement (FR). ” Pour l’analyse. il doit être facilement convertible en un montant de trésorerie connu et être soumis à un risque négligeable de changement de valeur. on privilégie une approche liquidité. Les apports I. La principale différence se situe dans la définition de la notion de trésorerie. L’IAS7 précise que “les équivalents de trésorerie sont détenus dans le but de faire face aux engagements de trésorerie à court terme plutôt que pour un placement ou d’autres finalités. “la trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue. On retrouve donc dans l’analyse statique le calcul de grandeurs significatives du bilan et dont l’observation permet d’apprécier l’équilibre financier de l’entreprise. Cette cohérence déterminée en effet sa solvabilité et sa liquidité. L’équilibre financier d’une entreprise est fonctio n de la cohérence qui existe entre ses emplois et ses ressources. On utilise généralement une approche fonctionnelle (en France et également au Maroc) alors qu’au niveau internationale. 60 . D’après l’IAS7. On retrouve la même approche au niveau internationa l où l’on utilise l’expression ¨ Working capital ¨ pour désigner le Fonds de roulement. le Besoin en Fonds de Roulement ( BFR) et la Trésorerie (T). on assimile à la trésorerie les équivalents de trésorerie ainsi définis par l’IAS7 : “les équivalents de trésorerie sont les placements à court terme. Pour qu’un placement puisse être considéré comme un équivalent de trésorerie. avec une trésorerie qui se définie par rapport à l’échéance des actifs et passifs. L’équilibre financier : L’analyse statique rétrospective vise à apprécier la situation financière d’une entreprise à partir de l’étude principalement de son bilan.

Résultat opérationnel . en substance. II. Éléments extraordinaires . 2.En conséquence.2 page ci-contre et 2.3 page suivante. “les activités ordinaires recouvrent toutes activités engagées par une entreprise dans le cadre de ses affaires ainsi que les activités liées qui en résultent. Produits des activités ordinaires . ou en sont le prolongement ou l’accessoire. par exemple inférieure ou égale à trois mois à partir de la date d’acquisition. Les investissements en actions sont exclus des équivalents de trésorerie à moins qu’ils ne soient. Résultat des activités ordinaires . L’examen du mode de calcul de ces soldes montre que la Marge brute a la même définition que selon les normes marocaines et françaises. Intérêts minoritaires . 7. il correspond au Résultat d’exploitation des SIG D’après l’IAS8. 5. 6. 3. il est demandé aux entreprises d’inclure dans leurs états financiers une analyse du résultat selon une classification des charges par nature ou par fonction. ” Le Résultat des activités ordinaires correspond donc sensiblement au Résultat Courant avant 61 . Si l’on se réfère à la norme IAS1. des équivalents de trésorerie. Analyse de la rentabilité : L’analyse de la rentabilité dans un contexte international est influencée par l’utilisation de nouveaux soldes intermédiaires et par l’importance du résultat par action. Charges financières . Charge d’impôt sur le résultat . Quote-part dans le résultat net des entreprises associées et des co-entreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence . La détermination de la Marge brute et du Résultat opérationnel sont présentés dans les tableaux 2. 9. par exemple dans le cas d’actions de préférence acquis peu avant leur date d’échéance et ayant une date de remboursement déterminée ” . un placement ne sera normalement qualifié d’équivalent de trésorerie que s’il a une échéance rapprochée. Il est simplement indiqué que le compte de résultat doit comporter au minimum les rubriques suivantes : 1. Par ailleurs. aucun modèle de compte de résultat n’est proposé. Résultat net de l’exercice. Analyse du résultat selon les IAS/IFRS : Contrairement à la législation française et à la législation marocaine. 1. les normes internationales n’imposent pas de soldes intermédiaires de gestion. Quant au résultat opérationnel. 4. 8.

leur utilisation en matière de diagnostic financier doit s’entourer de nombreuses précautions. comme l’illustre le communiqué de presse de la COB en date du 12 mars 2003 (voir annexe). Cash flows disponibles. les entreprises utilisent de plus en plus des indicateurs de performance économique ne répondant à aucune définition normative. en particulier quant à la comparabilité des résultats entre entreprises. la norme IAS12 indique que “ la charge (le produit) d’impôt relatif au résultat des activités ordinaires doit être présenté au compte de résultat ”. EBITDA. il faut garder présent à l’esprit qu’il n’y a pas d’équivalent absolue entre la distinction éléments courants versus éléments exceptionnels selon la législation française et les éléments ordinaires versus éléments extraordinaires selon les normes internationales. ils sont définis par l’IAS8 comme “les produits ou les charges résultant d’événements ou de transactions clairement distincts des activités ordinaires de l’entreprise et dont on ne s’attend pas qu’elles se reproduisent de manière fréquente ou régulière ”. etc. il convient de ne pas oublier que les différences de méthodes d’évaluation et de comptabilisation peuvent conduire à des divergences entre les résultats obtenus selon les deux normes 2. Cash flows libres. On peut donc les assimiler au résultat exceptionnel des SIG français (résultat non courant des SIG marocains). Toutefois. Free cash flows opérationnels. 62 . Résultat récurrent. EBIT stratégique. Par ailleurs. Le résultat des activités ordinaire peut donc se déterminer net d’impôt. même si comme indiqué ci-dessus il n’y a pas une équivalence absolue entre les éléments extraordinaires des IAS et les éléments exceptionnels des normes françaises. Free cash flows. Bien que les commentaires qui précèdent établissent quelques équivalences entre les soldes intermédiaires selon les IAS et les SIG français et marocains. Les paragraphes qui suivent donnent des indications d’interprétation sur quelques uns de ces agrégats. Quant aux Éléments extraordinaires. les agrégats utilisés font référence à des termes comme EBIT.impôts (RCAI) des SIG après retraitements de la participation des salariés notamment. Compte tenu de l’absence de convergence sur le contenu de ces notions. Indicateurs alternatifs de performance Au niveau international. Comme la COB1 le précise dans son communiqué. ce qui n’est pas le cas du RCAI.

Il correspond au résultat d’exploitation retraité. avant prise en compte de l’amortissement des écarts d’acquisition. Le principal retraitement dont on doit tenir compte pour le calcul de EBITDA (ainsi que de l’EBITA. Taxes. de l’EBIT et du NOPAT) est l’intégration de la participation des salariés et de l’intéressement dans les charges de personnel. soit littéralement résultat opérationnel net après impôt. on passe directement de la marge brute (Gross Margin) au résultat opérationnel (Operating Income).Impôt théorique – variation BFR Investissements nets FCF = (RE + Charges non décaissées) . Il est équivalent à l’Operating Income et il correspond donc au résultat d’exploitation retraité. Il est également utilisé pour l’évaluation des entreprises. provisions et amortissements. L’EBITDA signifie “Earning Before Interests. C’est pour combler ce manque que ce sont développées les notions de EBITDA. investissements de diversification. Depreciatio n and Amortization ”. FCF = (RE + Charges non décaissées) . paiement de dividendes. alors qu’en France. avec les normes internationales. EBIT. soit littéralement résultat avant frais financiers et impôts. et NOPAT. impôts. On l’appelle également NOPLAT (Net Operating Profit Less Adjusted Taxes). EBITA. EBITA. Il se calcule ainsi à partir des rubriques du compte de résultat français (avec T correspondant au taux d’impôt). NOPAT : Les normes internationales ne proposent aucun solde intermédiaire pour apprécier la performance économique hors intensité capitalistique et hors incidence des modes financement. on dispose de l’EBE. Il correspond à l’EBE retraité. Taxes and Amortization ”. Free Cash Flows Le Free cash flow (FCF) correspond au flux de trésorerie généré par l’exploitation après paiement des investissements nécessaires au maintien ou au développement de l’outil de production de l’entreprise. impôts et amortissements des survaleurs.EBITDA. Il exprime la capacité financière disponible d’une entreprise pour réaliser diverses opérations : remboursement de la dette. soit littéralement résultat avant frais financiers. soit littéralement résultat avant frais financiers. L’EBITA signifie “Earning Before Interets. EBIT. etc. L’EBIT signifie “Earning Before Interests and Taxes ”. Il correspond au résultat d’exploitation retraité net d’impôt sur les bénéfices.(RE * T) – variation BFR Investissements nets 63 . Le NOPAT signifie “Net Operating Profit After Tax ”. En effet.

on peut aussi écrire : FCF = NOPAT + Charges non décaissées – variation BFR . et les entreprises doivent publiés un résultat de base par action ainsi qu’un résultat dilué par action.(EBIT * T) – variation BFR Investissements nets Puisque EBIT . certains auteurs proposent la formule suivante : FCF ≈ EBE . on peut enfin écrire: FCF≈ EBITDA . on rencontre dans la littérature les expressions EPS (Earnings per share) et BPA (Bénéfice par action) pour désigner le rapport entre un résultat et le nombre d’actions.Investissements nets Si l’on pose que EBIT + Charges non décaissées t EBITDA. 64 . le FCF peut se calculer ainsi : FCF = (EBIT + Charges non décaissées) . Lorsqu’on doit analyser un EPS ou un BPA.(EBIT * T) – variation BFR . il convient de s’interroger sur quel résultat a été retenu ainsi que sur le mode de détermination du nombre d’actions.(EBIT * T) = NOPAT.Étant donné que RE + Charges non décaissées ≈EBE.Investissements nets À partir des agrégats utilisés par les analystes internationaux.Investissements nets 3.Impôt théorique – variation BFR . Hormis les notions normées de résultat de base par action et de résultat dilué par action.(RE * T) – variation BFR .Investissements nets FCF = (EBIT + Charges non décaissées) . Résultats par action Le calcul du résultat par action est régi par la norme IAS33.

B. qui englobe aussi bien la valeur de marché. les besoins informationnels des investisseurs. En effet. Les actifs et les passifs sont enregistrés à leur juste valeur. Les apports du nouveau langage comptable en matière d’analyse financière portent notamment sur une information comptable plus rigoureuse. en premier lieu. privilégie la réalité économique à la forme juridique. Bien évidemment. En effet. le passage aux IFRS est porteur de modifications méthodologiques dans le travail des analystes financiers avec des effets bénéfiques mais également des défis nouveaux pour la qualité du diagnostic formulé. Cependant. la notion de juste valeur. si l'actif ou le passif est échangé sur un marché actif. plus transparente et plus détaillée. Principales incidences : Au-delà des implications strictement comptables. et plus généralement la nouvelle normalisation internationale. les actifs et passifs à court terme ne requièrent pas d'actualisation. Cette notion répond à l'optique financière des IFRS qui vise à satisfaire. Elle survient suite aux nombreuses critiques adressées au coût historique. 65 . La juste valeur : L'information financière ne repose plus sur la notion du coût historique mais sur celle de la «juste valeur». 1. que sa valeur d'utilité dans le cas contraire. les défenseurs du principe de juste valeur reprochent à la comptabilisation en coût historique sa myopie vis-à-vis de l'évolution des marchés financiers et son incapacité à traduire la réalité économique et l'image fidèle du patrimoine de l'entreprise. les actifs et passifs ne sont pas tous concernés par la juste valeur. La notion de juste valeur implique un changement important sur les postes du bilan de l'entreprise. ce qui implique l'intégration dans le bilan des éléments considérés par l'ancien dispositif comptable comme des éléments hors bilan.

l'une des particularités des normes IASIFRS réside dans la comptabilisation à la juste valeur. tous les pays européen estiment que c'est auprès des marchés financiers. essentiellement. 66 . les fusions acquisitions (41 %) et la valorisation des actifs (40 %). En effet. et non plus à un coût historique jugé déconnecté de la réalité.Constat : Quels sont selon vous les domaines sur les quels le passage aux normes IAS/IFRS aura plus d’impact ? De façon à peu près égale. Mais l'introduction de la juste valeur risque aussi d'entraîner une plus grande volatilité de l'évaluation des actifs. que les nouvelles normes auront le plus d'impacts : sur les instruments financiers (45 %).

4. d’appliquer les règles de suivi de l’efficacité de la couverture. 5. cette incidence sera bien souvent plus forte que l’augmentation de la cette occasionnée par l’application des normes IAS/IFRS. 67 . de suivre les relations de couverture et de fournir les nouvelles informations requises mais également de manière à gérer et suivre une comptabilité multinormes avec la possibilité de mettre en place des «passerelles». Nouvelles exigences sur les systèmes opérationnels : La norme IAS 39 présente des défis importants pour toute l’activité et les systèmes de trésorerie (cash flow). La capacité de mener certaines activités à travers des entités ad hoc exigera une longue préparation et une bonne compréhension des exigences et conséquences de la norme. Ratio d’endettement : En raison de l’arrêt de l’amortissement des écarts d’acquisition qui ne viendra plus amputer les capitaux propres. 3. Nouvelles règles de décomptabilisation des actifs et passifs : La sortie des actifs et passifs du bilan est soumise à des règles très strictes. Ce ratio va surtout devenir plus volatil en raison de l’imp act des ajustements de valeur d’actif sur les capitaux propres 6. L’abandon du principe de la valeur historique conduit à s’interroger sur la pertinence même de certains ratios. Ratios utilisant des capitaux propres : Les ratios utilisant les capitaux propres vont vraisemblablement connaitre des décalages importants par rapport à leur historique et également une volatilité plus élevée.2. Les systèmes doivent être améliorés afin de calculer la juste valeur des dérivés. La volatilité supplémentaire du résultat et de l’actif net peut avoir un impact sur les engagements financiers et affecter la façon dont les actionnaires et les analystes perçoivent la banque. Evolution des composantes du compte de résultat et du bilan: La norme IAS 39 impacte le Bilan puisqu’elle exige l’enregistrement de la juste valeur des dérivés.

l’usage croissant des techniques d’actualisation et des modèles mathématiques d’évaluation nécessitent la formulation d’hypothèses et la réalisation d’arbitrages de la part des comptables. Tout cela requiert donc une plus grande vigilance de la part des analystes financiers. L’existence d’options lourdes au sein du référentiel (options de juste valeur et options de présentation notamment…) nuisent à la comparabilité et. l’absence de standardisation en matière de présentation des états financiers complique sensiblement la récupération de l’information et risque d’entraîner des déperditions voire des erreurs préjudiciables à une bonne analyse. Enfin et surtout. 68 . de manière plus particulière. rendent plus difficiles le travail de l’analyste . par ce biais.Avec l’introduction de la juste valeur comme convention préférentielle d’évaluation et.

Hay Riad .ma Téléphone( s) Télécopie( s) Site Inte rnet Conta ct / a cti onnai re s Claude RUTTIMANN cedric.holcim.com  KPMG  Ernst & Young Commi ssai re s / comp te s Date d 'introd ucti on Capi tal Pri ncipa ux a ctionnaire s 21/12/1993 421 000 000.00% S. Fiche technique Fiche technique HOLCIM MAROC Dire cte ur géné ral Dire cte ur fi nancie r Secteur( s) d'a ctivi té Dominique DROUET Nater CEDRIC Bâtiment & Matériaux de Construction Ad resse Avenue Annakhil .BP: 2298 Rabat (212) 037 68 94 35 (212) 037 71 66 97 www.80% 69 .nater@holcim.00 MAD  HOLCIM Ltd par HOLCIBEL 51.A  Divers actionnaires  Banque Islamique de Développement 35.Section2 : cas pratique « société HOLCIM» A.20% 13. Présentation de la société en question 1.

2001 : Certification ISO 9 001 et ISO 14 001 de la cimenterie de Fès. 70 . Prise de contrôle majoritaire du capital de la CIOR par Holcim Ltd dans le cadre du programme de privatisation. organismes représentant respectivement le Maroc et l'Algérie. 1997 : Installation d'une centrale à béton à Rabat et d'une autre à Casablanca. 1980 : Installation à Fès d'un centre d'ensachage d'une capacité de 500 000 tonnes par an. 1993 : Démarrage de l’unité de Fès portant la capacité de production globale à 1. 1990 : Début des travaux pour la réalisation d'une ligne complète de production de clinker à Fès et lancement de l'activité BPE avec l'installation d'une première centrale à béton à Fès.2. Historique 1972 : Les gouvernements marocain et algérien décident de construire une cimenterie à Oujda. sous le nom de la Cimenterie Maghrébine (CIMA). réparti à égalité entre l'Office pour le Développement Industriel (ODI) et la SNMC. Le projet CIMA fut mis en veilleuse et placé sous administration provisoire à cause du retrait algérien de l'opération en 1975. 1982 : Installation à Casablanca d'un centre d'ensachage d'une capacité de 350 000 tonnes par an. Son capital social est de 75 millions de dirhams.9 million de tonnes par an. 1989 : Installation d'un centre de broyage à Fès d'une capacité de 350 000 tonnes par an.

2002 : Changement de l'identité visuelle: CIOR devient Holcim Maroc. Settat. Ecoval . 2 à Tanger. Granulats L’activité granulats a démarré en 2002 a vec la création de la filiale Holcim Granulats qui exploite une carrière dans la région de Benslimane. Certification ISO 9 001 et ISO 14 001 de la cimenterie d'Oujda. le dimensionnement et la mise en œuvre. un centre de broyage. Nous proposons également un éventail de services allant de la livraison au pompage ainsi que l'assistance technique dans le choix du béton. Nador. Les ciments que nous produisons sont tous conformes à la norme Marocaine NM 10. 2008 : Lancement du projet de doublement de capacité de production de l’usine de Fès. Filiale à 100% de Holcim Maroc. Activités principales Ciments Holcim Maroc exploite trois cimenteries (Oujda. Bétons Holcim Bétons.004. Certification ISO 9 001 et ISO 14 001 du centre de Nador. Démarrage de la nouvelle activité granulats (Benslimane). d’ensachage et de distribution (Nador) et un centre d’ensachage et de distribution (Casablanca). est présente sur le marché de l'Oriental. 3.Traitement de déchets La plateforme de prétraitement de déchets Ecoval a démarré ses activités en juin 2007 dans la région d'El Gara à 40 km de Casablanca. 71 . 2 à Rabat. Début des investissements relatifs à la rationalisation du dispositif industriel de Fès. du Centre et du Centre-Nord avec 10 centrales (Fès. 2007 : Démarrage de la cimenterie de Settat et de la plateforme de prétraitement de déchets Ecoval. Fès et Settat). Holcim Bétons propose une gamme de bétons répondant aux attentes de ses clients (bétons normalisés et bétons spéciaux). et 3 à Casablanca). Ecoval comprend différents ateliers de prétraitement et de reconditionnement des déchets industriels en fonction de leurs caractéristiques et de leur nature.01. filiale à 100% de Holcim Maroc.

a pour vocation de développer un projet pilote dans le segment du logement et de définir les bases du développement de cette activité. 72 . en partenariat avec deux opérateurs immobiliers marocain et français. performantes et durables accompagnant le développement économique et social du Maroc dans les filières du BTP. 4. filiale de Holcim Ltd. une société de promotion immobilière. Mission Holcim Maroc est un groupe national.Mateen . Mateen.Promotion immobilière Holcim Maroc a lancé. l’un des leaders mondiaux du secteur. Sa Vision est d’être le promoteur du professionnalisme des filières BTP et du développement durable au Maroc. Sa Mission est d’apporter au marché des produits et des solutions reconnues. qui a démarré son activité en 2007.

Cette diminution s’explique par le poids des charges financières qui pèsent lourdement sur le résultat. passant de 1857654334.A Interprétations des états financiers de la société HOLCIM :  L’état de solde de gestion : La production de l’exercice : Holcim a connu une augmentation de la production de 16. Et pourtant le groupe HOLCIM a dégagé un résultat net de 490230325.98 DH. il a passé de -23032118.33 DH en 2008. passant de 828125265.43 DH en 2007 à 958902870.47 DH Résultat financier : le résultat financier a connu une très grande diminution de 36%.8%. la capacité d’autofinancement est toujours insuffisante pour financer les investissements 73 . Cette croissance est due à l’amélioration du résultat non courant qui a connu une croissance significative de 117993016  Capacité d’autofinancement Sur les deux années et malgré son augmentation (6. Cette évolution a été privilégiée par la croissance notable du chiffre d’affaire qui a enregistré une augmentation de 315206868 DH par rapport à l’année précédente.17%) .B. Consommation de l’exercice : la consommation a augmenté de 15.63 (soit une augmentation de 14 .5%. chose qui va permettre à améliorer l’EBE.97 DH en 2007 à 2164410381. Analyse financière de la société I.95 DH à 651009376. qui a passé de 639427213.61 DH en 2008.36% par rapport à l’année précédente). Analyse des comptes sociaux de HOLCIM Maroc S.40 DH à -106112620. ce dernier ayant accru de 11% par rapport à l’an 2007 malgré le Résultat d’exploitation : une légère croissance du résultat d’exploitation. La valeur ajoutée : hausse de la valeur ajoutée de 17%.

38 L.59 FR AC PC BFR TN -58078104.83 (soit de 10.14 408012379.57 Ressources 353663857.04 164756358.96 840779920. qui elle aussi a diminué  Ratios de liquidité Ratios Formule L. 93.85% par rapport à l’année précédente).36 AI 3673046000. Son besoin net a été financé par l’emprunt que HOLCIM a contracté (emprunt obligataire de 1500000000DH). Toutefois.59 2007 0.R Actif à moins 1 an Dette à moins 1 an Actif à moins 1an Dette à moins 1 an Disponibilité Dette à moins 1 an 2008 0.60 0.I -0. cette augmentation s’avère insuffisante afin d’absorber les besoins de fonds de roulement qui a augmenté de 385544249.53 432767541.industriels du groupe.G L.94 0.93 221629193.83 Le fonds de roulement a connu une augmentation de 353663857.57 653555432.01 22468129.36 Emplois 189748801.50 2007 3261304037.26 163915056.  Synthèse des masses du bilan Masses 2008 FP 3614967895.58 676023562.25 -0.54 -222834463.002 74 .33 -221993161.80 3483297199.39 -1205270.96 -220787891. chose qui va influencer négativement la trésorerie nette.08 385544249.

Ce qui montre que les dettes fournisseurs sont assez lourdes.25% de2007 et 2008. Cependant il reste toujours faible.F S. ce qui nécessite le redressement de la politique commerciale.Il a passé de 0.98 % en 2008.38% en 2007 mais en 2008.94 en 2007 à 0. ce qui indique l’existence d’un fonds de roulement négatif.07 2.42%.59 en 2008 soi tune augmentation de 55.94. ce qui montre la dépendance du groupe vis-à-vis des tiers.5.R 0.46 -0.  Ratios de la structure financière Ratios F.F C.94 A. 75 . Il est inférieur à 0. même s’il est augmenté de 4.8%.98 2008 0.Ratio de liquidité générale : il a passé de 0.46). soit une augmentation de 42. il a passé à 0. Mais il reste toujours inférieur à 1. Ratio de la liquidité immédiate : ce ratio généralement n’a pas de sens significatif.42 0.51 2.01 Ratio de financement des immobilisations :ce ratio est inférieur à 1 .6 à 0.46 -0. Ratio de liquidité réduite : il était de 0. Ratio de l’autonomie financière : ce ratio reste stable entre la période 2007 :2008(0.I Formule Capitaux permanents Actif à plus 1 an Capitaux propres Capitaux permanents Fonds de roulement Actif circulant Dettes à moins 1 an CAF 2007 0. ce qui explique la souffrance du groupe de la situation de don équilibre financier.

ce qui montre que le groupe n’est pas capable de rembourser ses capitaux empruntés par le biais de la CAF dans un délai qui n’excède pas 2 ans  Ratios de la rentabilité Ratios R. ce qui montre que le FDR est incapable de financer même une partie de l’actif circulant. Ratio de la rentabilité financière : d’après ce ratio les capitaux propres étaient rentables pour les deux années pour les actionnaires.Ratio de la structure financière : ratio négatif pendant les deux années.29 Ratio de la rentabilité économique : Ce ratio a resté stable pendant les deux années (2007. il a même connu une diminution entre les deux périodes. il est de 13%. le groupe a gagné 13 DH.13 0. Ce qui indique la mauvaise situation de l’équilibre financier du groupe. Pour chaque 100 DH investi.29 2008 0.2008).F Formule Résultat net Actif économique Résultat net Capitaux propres 2007 0. Ratio de la capacité de remboursement : ce ratio excède 2 ans pour les deux années (2007.E R. 76 . puisque les actionnaires ont gagné 29 DH pour chaque 100 DH des capitaux propres.2008).13 0.

48 5.49% 20.94 % Ratio d’Autonomie financière : ratio relativement important .08 21.Analyse des comptes consolidés de HOLCIM Maroc S.1 0.91 1.62 10. Donc un niveau d’autonomie assez important et un meilleur choix des politiques financières.35 0.49% entre 2007 et 2008 77 .79 0. c'est-à-dire que sa capacité d’endettement potentielle demeure importante. Analyse de la structure : Ratios formule 2008 2007 Variation % II.96 1.9 0. Rotation des actifs CA IC productives 0. Ce ratio a connu une légère augmentation de 5. Ce qui indique que l’entreprise dispose d’une flexibilité financière .25% 25% Autonomie financière Degré d’intégration du groupe CPC Total passif CP part des minoritaires CPC Composition des capitaux permanents Ratio d’endettement net Emprunt à LMT CPC Emprunt net C. la part des emprunts à LMT dans les capitaux permanents est inférieure à 1. les capitaux propres représentent a peine en 2007 et 2008 respectivement 39% et 35% du total des capitaux propres. Ratio de Composition des capitaux permanents : ratio est plus ou moins satisfaisant pour les deux années .39 0. mais il reste toujours important.74 0.A  Selon les normes marocaines (compte consolidés) : 1.C 0. Ce ratio a diminué de 10.25%.P.

ce qui représente un grand risque pour le groupe. Ce qui nous mène à conclure que le poids des minoritaires est relativement faible. Ce qui traduit le faible appel de l’entreprise aux actionnaires minoritaires pour l’acquisition ou le développement de ses filiales. malgré qu’il ne soit pas toujours significatif de l’activité réelle. Ratio de la croissance de la consommation : ce ratio a connu une augmentation de 23.04%. Ce CA qui traduit le dynamisme commercial de l’entreprise. Ratio d’endettement net : le ratio d’endettement net est toujours élevé. l’entreprise doit bien apprendre à gérer sa décélération. Ratio de Degré d’intégration du groupe: ratio relativement faible sur les deux années 2007 et 2008 même s’il a augmenté de 25%. Malgré l’augmentation qui est de 25%. soit une augmentation de 21.Ratio de Rotation d’actif . il a passé de 1.94%.48 à 1.04% 23.4% Ratio de la croissance de chiffre d’affaires : on constate une augmentation du CA en 2008 de 32.ce ratio mesure le degré de consommation du groupe. Analyse de l’activité : Ratios 2007 2008 Variation Croissance du chiffre d’affaires Croissance de la consommation 2 387 542 1 356 290 3 152 475 1 673 633 32. 2. ce ratio a connu une augmentation de 2007 (74%) à 2008(90%) .Ce qui indique que les outils de production sont plus ou moins anciens. 78 .4% en 2008. Donc le poids des minoritaires est faible. Ratio d’intégration du groupe: ratio relativement faible sur les deux années 2007 et 2008.79 entre 2007 et 2008 c'est-à-dire une augmentation de 20.62%.

Cela s’explique par le fait que souvent la société opte pour une stratégie qui parvient à associer des minoritaires à ses activités les moins rentables afin de préserver sa propre rentabilité.455 1.154 0.78 % en 2008 par rapport à 2007. 79 .7 8% 1.283 0. part M 0. part du groupe R net part M CP. part du groupe et part des minoritaires : les deux ratios sont en diminution en particulier le ratio de rentabilité financière part des minoritaires qui est en dégradation significative.59% 10. des capitaux qu’ il a engagé est satisfaisante et connait une sensible amélioration de 13. cela veut dire que la contribution des actifs au résultat est faible. part du groupe Rentabilité financière. Malgré cela la société a intérêt de revoir la politique financière du groupe. Rentabilité financière. Ce qui traduit un meilleur choix des politiques commerciales.3.151 0.046 0.94% Rentabilité financière globale R net consolidé CP G et M Rentabilité financière. Rentabilité financière globale: qui constitue le meilleur indicateur de rentabilité.313 0. pour l’actionnaire.308 -0. part des minoritaires R net part G CP.89 Rentabilité de l’actif net : ce ratio connait une dégradation défavorable. Analyse de la rentabilité : Ratios Formule 2007 2008 Variation Rentabilité de l’actif net Résultat consolidé Actif total 0.322 13. une aptitude à générer du CA a partir de moyens déterminés et une politique financière adéquate.

38 0.52 25% 9.30 16.79 0. ce qui indique l’ancienneté des outils de production du groupe.05 0.18 9. Ce qui indique que l’entreprise dispose d’une flexibilité financière .42 0. la part des emprunts à LMT dans les capitaux permanents est inférieure à 1.33 16.55 0.54 Autonomie financière Degré d’intégration du groupe Composition des capitaux permanents Ratio d’endettement net CPC Total passif CP part des minoritaires CPC Emprunt à LMT CPC Endettement net CPC Autonomie financière : ratio relativement important . Composition des capitaux permanents : ratio est plus ou moins satisfaisant pour les deux années . Ce 80 .86 1.04 0. Et donc un niveau d’autonomie assez important et un meilleur choix des politiques financières. c'est-à-dire que sa capacité d’endettement potentielle demeure importante. les capitaux propres représentent à peine en 2007 et 2008 respectivement 42% et 38% du total passif.68 0. Analyse de la structure : Ratios formule 2008 2007 Variation Rotation des actifs CA IC productives 0. ce ratio est plus ou moins élevé pendant les deux années. Selon les normes IAS/IFRS : (compte consolidés) 1. le poids des minoritaires est faible.94 1. Degré d’intégration du groupe: ratio faible sur les deux années 2007 et 2008. Rotation d’actif . Malgré l’augmentation qui est de 25%.

18% 31. Il a augmenté entre les périodes (2007 :2008) de 16.54 %.68%. Ce CA qui traduit le dynamisme commercial de l’entreprise. Analyse de l’activité : Ratios Formule 2007 2008 Variation Croissance du chiffre d’affaires CA1-CA0 CA0 19.18% à 31. Ratio de croissance de la consommation : manque d’informations suffisantes pour calculer ce ratio Ratio de croissance de la consommation : manque d’ informations suffisantes pour calculer ce ratio. malgré qu’il ne soit pas toujours significatif de l’activité réelle. l’entreprise doit bien app rendre à gérer sa décélération. 2.68% 12.5% . Ratio d’endettement net : ce ratio traduit une situation particulièrement risquée puisqu’il est relativement élevé.qui traduit le faible appel de l’entreprise aux actionnaires minoritaires pour l’acquisition ou le développement de ses filiales.il a passé de 19. 81 .5% Croissance de la valeur ajoutée VA1-VA0 VA0 Croissance de la consommation C1-C0 C0 Chiffre d’affaires : on constate une augmentation du CA en 2008 par rapport a 2007 12.

Analyse de la rentabilité : Ratios Formule 2007 2008 Variation Rentabilité de l’actif net Résultat consolidé Actif total 0. Ce qui traduit un meilleur choix des politiques commerciales.8% 13. part M Rentabilité de l’actif total : est relativement acceptable et connait une évolution de 1.62% 2. part du groupe et part des minoritaires : les deux ratios sont en diminution en particulier le ratio de rentabilité financière part des minoritaires qui est en dégradation significative.169 0.292 0. une aptitude à générer du CA à partir de moyens déterminés et une politique financière adéquate.8% en 2008 par rapport a 2007. Malgré cela la société a intérêt de revoir la politique financière du groupe.73% 64. part des minoritaires R net consolidé CP G et M R net part G CP. Cette croissance est due en particulier à une amélioration faible de l’efficacité et de la rotation du capital économique. Rentabilité financière.28 Rentabilité financière globale Rentabilité financière. Cela s’explique par le fait que souvent la société opte pour une stratégie qui parvient à associer des minoritaires à ses activités les moins rentables afin de préserver sa propre rentabilité. part du groupe Rentabilité financière. Rentabilité financière globale : qui constitue le meilleur indicateur de rentabilité.62% par rapport à l’an 2007 .166 0. part du groupe R net part M CP.014 0.3. des capitaux qu’ il a engagé est satisfaisante et connait une amélioration de 13. pour l’actionnaire.279 0.317 0. 82 .886 1.284 -0.

comptes de résultats. les créances. beaucoup plus tournées vers l’investisseur que vers le prêteur ou le créancier. Le Département Comptabilité élabore désormais les « business plans » et les budgets par centre d’investissement ou ligne de métiers. états de variation des capitaux propres et des flux de trésorerie. 83 . élabore des bilans. Certaines fonctions comptables seront confrontées pendant plusieurs années à la tenue parallèle de deux référentiels. La fonction comptabilité détient désormais des informations de plus en plus stratégiques. suivant une fréquence trimestrielle ou mensuelle.Conclusion générale Le passage aux normes comptables internationales modifie drastiquement toutes les fonctions de la Finance et de la Gestion dans l’ensemble des marchés financiers. réalise les tests de dépréciation sur les différents actifs. une comptabilisation basée d’une part sur la juste valeur et d’autre part sur le coût historique. La supervision des systèmes d’information doit désormais être en mesure de refondre les structures de comptes pour réaliser les retraitements récurrents et ponctuels. les extractions de données pour les analyses spécifiques et des analyses de données pour fournir l’information sectorielle.

Liste des abréviations : AI : Actif Immobilisé AC : Actif Circulant AT : Actif Total BFR : Besoin en Fonds de Roulement BFRE : Besoin en Fonds de Roulement d’Exploitation BFRHE : Besoin en Fonds de Roulement Hors Exploitation BPA : Bénéfice Par Action CA : Chiffre d’Affaires (HT : Hors Taxes . Taxes and Amortization EBITDA : Earning Before Interests. Taxes. TTC : Toutes Taxes Comprises) CAF :Capacité d’Autofinancement CFROI :Cash Flow Return On Investment CPe : Capitaux Permanents (plus d’un an) CPr : Capitaux Propres DCF : Discounted Cash Flow DF : Dettes Financières DLMT : Dettes à Long et Moyen Termes (plus d’un an) EBE: Excédent Brut d’Exploitation EBIT: Earning Before Interests and Taxes EBITA: Earning Before Interests. Depreciation and Amortization EPS: Earnings Per Share FP: Financement Permament FCF : Free Cash Flows FR : Fonds de Roulement GW : GoodWill IAS: International Accounting Standards IFRS: International Financial Reporting Standards PC : Passif Circulant PCG : Plan Comptable Général PT : Passif Total RN : Résultat Net ROA Return On Assets ROE Return On Equity ROCE Return On Capital Employed ROI Return On Investment ROIC Return On Invested Capital 84 .

com/MA/FR/id/1610656280/mod/2_9/page/editorial. Eyrolles. série : Politique générale. Finance et Marketing Le petit IFRS 2008.bdc. Finance d'entreprise Tome 1. cas corrigés. Analyse et diagnostic financiers.htm . BELKOUIRI concernant l’analyse financière (concepts et outils) Cours de M. rapports. périodiques et autres : Journal hebdomadaire « Finance News » du 31 mars 2009. 1997 2/ Mémoires : Mémoire de fin d’études du cycle normal : Impact des normes IAS/IFRS sur les entreprises marocaines.wikipedia. Edition spéciale « communication financière » (page 80.82) Cours de M. Analyse et diagnostic financiers : concepts. Edition DUNOD Les comptes consolidés « solutions françaises et internationales).org/wiki/Ratio_financier . année universitaire 2007-2008 3/ Revues.32k www.html www. Bernard RAFFAOURNIER Collection GESTION. 81.scribd. Robert OBERT.schumann-bourse.htm TABLE DE MATIERE: 85 .asp?id=32 – http://www2.Bibliographies: 1/ Ouvrages : Les normes comptables internationales (IAS/IFRS).lematin.ma/Actualite/Bourse/Entreprise. Francis LEFEVBRE Edition Francis LEFEVBRE 1993 Serge EVRAERT.oboulo.ca/fr/business_tools/calculators/overview.com/notion-juste-valeur-normes-ias-ifrs-impact-analyse-financierevaleur-15643. FARACHA concernant les normes IAS/IFRS 4/ Sites internent http://www. Gaëtan Morin Editeur-Maghreb. outils.fr/articles/bourse_ratio%20financier. Paris 1991 Rachid BELKAHIA et Hassan OUDAD.18k http://www.html fr.holcim.com/doc/7815474/Ifrs http://www. Méthodes et Cas.

bilan financier………………………………………………………………………….…………………………………………………………………17 4. Bilan consolidé …………………………………………………………………………………………21 C. Les caractéristiques des états financiers consolidés…………………………………...12 B. Concept ………………………………………………………………………………………………6 Méthode………………………………………………………………………………………………7 Objectif………………………………………………………………………………………………. Genèse………………………………………………………………. objectifs.32 1.……………………………………………………15 2.. Ratios d’analyse du bilan consolidés…………………………………………………………26 Chapitre II : les normes comptables internationales……………………………32 Section 1 : avènement des normes IAS/IFRS……………………………………32 A.8 Démarche…………………………………………………………………………………………….Chapitre préliminaire …………………………………………………………………………………………4 Chapitre I : Analyse financière moyen d’information………………………………………….10 1. présentation du bilan…………………………………………………………………………….20 A... Ratios de structure. les principes généraux ………………………………………………………………………………20 B. C. Ratios de rentabilité………………………………………………………………. Ratios ……………………………………………………………………………………………………15 1.6 Section1 concept.32 86 .9 Section2 les outils d’analyse : technique de l’analyse financière……………………10 A. bilan fonctionnel……………………………………………………………………. méthodes et démarche…………………………………………6 A.24 E.. Genèse et contexte des normes IAS/IFRS …………………………….. Ratios d’équilibre financier………………………………………………………16 3. D.23 D.18 Section3 : Etats financiers consolidé…………………………………………………………………. Le compte de résultat consolidé……………………………………………………………….11 2.……………. Ratios de gestion…. B.

Choix référentiel international IAS/IFRS………………………….... Normes marocaines versus normes IAS/IFRS…………………………..46 2. Présentation de la société en question………………………………….77 1... L’harmonisation comptable internationale……………………….35 1.69 A.... Analyse de l’activité………………………………………………......37 Section 2 : adoption et comparabilité entre les normes …………………………38 A. Analyse de la rentabilité……………………………………………79 87 ..... Principales incidences………………………………………………….78 3....... Equilibre financier……………………………………………………….exploration des normes IAS/IFRS ……………………………………...65 Section2 : cas pratique « HOLCIM MAROC »……………………………….2...38 B .46 1.. Contexte……………………………………………………………....35 2..... Analyse de la structure………………………………………………77 2....42 C ..60 1.... Normes française versus normes IAS/IFRS …………………………….... les enjeux de l’harmonisation comptable internationale……………….34 B.60 A..comparabilité entre les normes……………………………………….69 B. Analyse financière de la société………………………………………. Analyse de la rentabilité…………………………………………………61 B.. Apport ………………………………………………………………….57 Chapitre III : impacts des IAS/IFRS sur le diagnostic financier……………………60 Section 1 : Apport et incidences …………………………………...60 2.77 Selon les normes marocaines…………………………………………......73 IAnalyse des comptes sociaux………………………………………73 IIAnalyse des comptes consolidés………………………………… .. adoption des IAS/IFRS dans le monde………………………………..

.80 2.Analyse de l’activité………………………………………………….83 88 .82 Conclusion……………………………………………………………. Analyse de la rentabilité …………………………………………….Analyse de la structure……………………………………………….Selon les normes IAS/IFRS …………………………………………….80 1.81 3..

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