Édition du lundi 8 avril 2013

|

VOLUME LXXXI NO 24

- Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa -

Photo de classe 2012 - 2013!
Allez tout le monde! À trois, on dit « C’est fini! »

Je ne ferai aucun commentaire là-dessus.

On pourrait pas dire « Fini, l’inertie » à la place?

Je ne vous ai pas donné l’autorisation de parler! Je sais que c’est fini. Ça fait longtemps.

Et ben moâ, je ne veux pas payer pour cette photo.

La Rotonde va finalement me laisser tranquille!

Nous sommes en terre cédée et abandonnée par Pat Marquis.

Could you repeat in english, please?

Je dois repartir, je suis juste venue pour la photo.

FACEBOOK www.facebook.com/LaRotonde.ca

TWITTER @LaRotonde

WEB www.larotonde.ca

L

Lettre du rédacteur
redaction@larotonde.ca

Table des matières Actualités
Exécutif de la FÉUO pp. 3 - 5 Bilan du département des campagnes pp. 6 - 7 Mouvement autochtone pp. 8 - 9 Chartwells en français? p. 10 Négociations de l’APUO p. 11 La hausse des frais de scolarité à l’U d’O p. 12 Retour sur l’affaire Rancourt p. 13 GSAÉD: candidature problématique? p. 14 Impact du budget fédéral sur les étudiants p. 14 Suivi sur l’accès à l’information à l’U d’O p. 15 Désinvestissement juste à l’U d’O p. 15 Le campus l’an prochain pp. 16 - 17 Suivi sur les déssaffiliations à la FÉUO p. 18 Le véritable coût de la FSS p. 18 Destination 2020 repensée p. 19 La loi 8 à l’U d’O p. 20 Rencontre du comité des campagnes p. 21 Bureau indépendant des droits de la personne p. 22 Concours de bonnes idées: résultat p. 22 Prix La Rotonde pp. 23 - 27

Arts et culture
Retour sur l’année avec Spiteri p. 28 Apercu du département de musique p. 29 Artistes sur la scène locale p. 30 Bars à spectacles pour l’été 2013 p. 31 Festivals estivals 2013 pp. 32 - 33 Expositions estivales à Ottawa p. 34 Pièces de théâtre à ne pas manquer cet été p. 34 Littérature, musique et cinéma pour l’été p. 35
Chère communauté étudiante, La session universitaire tire déjà à sa fin. Dans deux ou trois semaines, les examens de la session d’hiver seront enfin achevés et nous pourrons dire que l’année scolaire 2012-2013 est derrière nous. Les quelques milliers de dollars que nous avons déboursé pour la session d’hiver seront officiellement envolés. Les gens iront vaquer à leurs activités estivales, quelles qu’elles soient. Ceux qui commenceront les cours en septembre 2013, quelle image auront-ils de l’année qui vient de se terminer? Quel est le souvenir collectif qui sera gravé dans la mémoire des prochains étudiants ottaviens? En d’autres mots, quelle empreinte avons-nous laissée derrière nous? À La Rotonde, nous avons gardé un œil attentif sur l’actualité durant l’année, tâchant du mieux que nous le pouvions de rapporter les nouvelles touchant le campus, que ce soit au niveau de l’administration ou des associations étudiantes, des équipes sportives de l’Université ou encore de la scène artistique locale. Le plus fidèlement et le plus honnêtement possible, La Rotonde a travaillé dans l’ultime but de servir les intérêts des étudiants et de les approvisionner en informations que nous jugions d’intérêt public, tout en gardant à l’esprit notre mandat spécifique de journal alternatif, celui de publier un contenu différent des médias mainstream. Rendre des comptes aux étudiants et aux citoyens quant aux rapports de pouvoir dans leur environnement ottavien, voilà ce que nous nous sommes attardés à faire pendant 24 semaines. En cette dernière édition de l’année académique, La Rotonde vous a donc préparé une édition toute spéciale qui se penche sur ce qui, nous le croyons, a marqué l’année qui vient de se terminer. Nous vous offrons donc cette édition de 52 pages qui comprend plusieurs suivis d’événements importants qui ont ponctué l’année, quelques mentions honorables aux acteurs sur le campus qui se sont particulièrement démarqués et une projection sur ce que l’avenir nous réserve à compter du moi de mai. Cette dernière édition porte une attention particulière aux institutions en place et leur rapport à la francophonie, à la hausse des frais de scolarité et aux droits des Premières nations. Pour nous, ce sont trois luttes bien vivantes et même convergentes dans une certaine mesure. La mobilisation étudiante sur le campus cette année nous a permis de constater que ces luttes ont tous le même objectif: celui de négocier avec l’élite, en l’occurrence l’administration de l’Université, pour arriver à des solutions concrètes. Ce numéro met ainsi un point final à cette année avec l’intime conviction que, l’année prochaine, le journal sera composé de nouveaux artisans qui partagent la même ambition qui nous a animés depuis le début de notre aventure rotondienne, soit celle de produire le meilleur contenu possible chaque semaine, assumant notre rôle de porte-voix francophone des luttes d’ici et maintenant. Nous espérons qu’ils réussiront là où nous avons pu échouer et nous savons qu’ils poursuivront les luttes entamées – surtout celle de la francophonie en milieu minoritaire qui est intimement lié aux valeurs de La Rotonde – et continueront à en faire la promotion auprès des étudiants. Lorsque le chaud soleil d’été s’estompera peu à peu en même temps que les journées commenceront à raccourcir, et que la prochaine cohorte ottavienne se préparera à entamer l’année 2013-2014, certains étudiants reprendront le flambeau de ces luttes essentielles. La Rotonde devra plus que jamais être aux premières lignes des mobilisations étudiantes pour donner une voix à ceux qui ont trop peu souvent l’occasion de s’exprimer. Être à La Rotonde est un privilège qui s’accompagne de lourdes responsabilités. Être Rotondien ou Rotondienne, c’est refuser l’apathie ambiante, c’est épouser les luttes sociales, c’est demander des comptes à l’establishment. C’est accepté de vivre dangereusement. À bientôt, assurément!

Sports
Prix La Rotonde pp. 36 - 44: - Athlètes de l’année pp. 36 - 37 - Recrues de l’année pp. 38 - 39 - Entraîneurs de l’année p. 40 - Équipe de l’année p. 41 - Matchs de l’année p. 42 - Leaders de l’année p. 43 - Héros dans l’ombre p. 44 - Prix diachylon p. 45 Entretien avec Luc Gélineau p. 45 Qu’est-ce les Gee-Gees nous réservent? p. 46

Tweets de l’équipe de

La Rotonde p. 47

Procrastination pp. 50 - 51

Vincent Rioux,

Rédacteur en chef

p. 2

w w w.l aroton d e.ca

ACTUALITÉS
FÉUO

Émilie Deschamps | actualites@larotonde.ca et Camille Lhost | reportages@larotonde.ca

8 avril 2013

Bilan d’Ethan Plato sur les discussions avec les corps fédérés
Camille Lhost,
Des regrets M. Plato reconnaît aussi que certaines de ses ambitions ont été difficilement réalisables. Plusieurs habitants de la Côte-deSable, réunis en groupes communautaires, se plaignaient du bruit causé par les étudiants du quartier. Le projet du président de la FÉUO était de créer des liens plus fraternels avec les Ottaviens, mais celui-ci n’a pas abouti comme il l’avait imaginé. Il rappelle aussi qu’il avait proposé trois motions lors du Conseil d’administration de la FÉUO, le 24 mars dernier, relatives au système d’élection des membres de l’exécutif de la FÉUO. Toutes ont été rejetées par les administrateurs du Conseil. Des projets en route « Cet été, il va y avoir plusieurs chantiers sur le campus. On va rénover le Centre universitaire en créant une salle de sieste. On va voir comment les étudiants se l’approprient, puis on lancera ce lieu officiellement en septembre », affirme le président de la Fédération. Ethan Plato aimerait qu’Anne-Marie Roy, nouvelle présidente de la Fédération, réfléchisse davantage sur la manière d’améliorer la vie étudiante, notamment en actualisant le site Internet de la FÉUO, qui n’est toujours pas actif de façon régulière. « Je dirais que j’ai été content de pouvoir aider les étudiants de l’Université, de les écouter et de répondre à leurs demandes le plus efficacement possible », termine M. Plato.
- photos Jérôme Simon

Cochef de pupitre
Ethan Plato, président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), est satisfait des relations et des discussions fructueuses que la FÉUO a eu avec les corps fédérés. Les différentes activités qui ont eu lieu sur le campus, en collaboration avec les associations étudiantes, ont également remporté un certain succès. « Par exemple, l’édition de la Semaine 101 a rassemblé le plus grand nombre de personnes depuis quatre ans », note-t-il. Il précise aussi que le Café Alt et le bar 1848 ont été fréquentés par un nombre très important d’étudiants, et précise même que c’est la première année que ces deux lieux réalisent un profit financier.

w w w.l aroton d e.ca

p. 3

Bilan de l’exécutif de la FÉUO

8 avril 2013

Liz Kessler
Vice-présidente aux affaires universitaires

Anne-Marie Roy
Vice-présidente aux communications

Camille Lhost,

Cochef de pupitre
Liz Kessler, vice-présidente aux affaires universitaires de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), reconnaît qu’il « est difficile de savoir, durant la présentation de la plateforme de candidature à la Fédération, quelles sont les campagnes qui pourront être instaurées », mais elle reste satisfaite de son deuxième mandat au sein de la FÉUO. Les projets engagés Les campagnes de communication qu’elle a poursuivies ou qu’elle a mises en place ont, selon elle, remporté un certain succès. « On s’aperçoit que le nombre d’étudiants ayant connaissance des enjeux de ces campagnes et qui s’impliquent dans leur défense est toujours plus important », soutient l’élue sortante. À bas les frais a été la principale campagne sur laquelle Mme Kessler a travaillé cette année. Elle explique que la FÉUO a toujours défendu les droits des étudiants et demandé des informations pour justifier la hausse des frais de scolarité auprès de l’administration et du Bureau des gouverneurs. Elle a aussi planché sur La Coalition de l’investissement juste, qui vise à sensibiliser et défendre la moralité dans les affaires entreprises par l’Université. Le rôle de Mme Kessler était de promouvoir cette campagne auprès des étudiants. Lancée l’année passée, l’ancienne vice-présidente aux affaires universitaires pense que, désormais, beaucoup d’étudiants sont au courant de cette initiative lancée l’année passée. Les nouvelles campagnes L’été dernier, l’Association des étudiants autochtones a engagé des discussions avec la FÉUO afin de savoir quelles actions pouvaient être instaurées pour sensibiliser les étudiants de l’Université à leurs causes. C’est finalement grâce à des ateliers et des groupes de parole que ces derniers ont pu comprendre les enjeux relatifs aux communautés des Premières nations. D’après Mme Kessler, cette campagne a connu du succès. Ce qu’il faut encore travailler Mme Kessler explique qu’elle a beaucoup travaillé sur le U-Pass, « peut-être au détriment d’autres campagnes », note-t-elle, mais que les négociations ne sont pas encore terminées. Ce dossier doit être remis sur la table pour que les étudiants « gardent le droit de prendre l’autobus à un coût raisonnable ».

Camille Lhost,

Cochef de pupitre
Des campagnes ambitieuses Anne-Marie Roy, ancienne vice-présidente aux services et aux communications, a entrepris le projet de repenser toute l’infrastructure du site internet de la FÉUO. D’après elle, la structure et l’interface web sont plus facilement navigables. Elle s’est assurée que tous les sites de la Fédération soient accessibles aux étudiants handicapés selon les standards établis par la province, et qu’ils soient compatibles avec les téléphones mobiles, Ipad, et autres appareils électroniques. Mme Roy encourage Brad Lafortune, élu pour 2013-2014, à poursuivre le travail commencé et à actualiser régulièrement le site internet, ce qu’elle na pas toujours fait. Elle suggère notamment de créer un poste de coordonnateur des médias sociaux pour que la FÉUO soit plus présente et visible sur les réseaux communautaires. D’après plusieurs membres de l’exécutif de la FÉUO, cette campagne de communication était trop ambitieuse et Mme Roy, lors du lancement de la refonte du site internet, n’avait pas mesuré l’ampleur du travail nécessaire. Durant l’été, la Fédération va embaucher plusieurs étudiants pour que le site internet soit actif dans sa totalité en septembre. Renforcer la francophonie Mme Roy a instauré en novembre dernier la première édition du Gala de la Francophonie, un événement qui a récompensé les organismes et individus qui défendent et promeuvent la langue française à Ottawa. Dans le même temps, elle a développé des partenariats avec le Carrefour francophone pour faire participer et unir la communauté étudiante sur le campus, en plus de chercher à créer des nouveaux liens entre les membres de celle-ci. Enfin, selon Mme Roy, les Productions Zoom ont été très visibles cette année. Plusieurs étudiants font du bénévolat avec le département multimédia de la FÉUO, et développent de nouvelles compétences dans ce domaine.

p. 4

w w w.l aroton d e.ca

Bilan de l’exécutif de la FÉUO

8 avril 2013

Adam Gilani
Vice-président aux finances

Kate Hudson
Vice-présidente aux affaires étudiantes

Lina Maret
Adam Gilani, vice-président aux finances de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), avait comme principal objectif pour l’année scolaire 2012-2013 d’améliorer la visibilité des commerces étudiants sur le campus. « Le grand projet pour moi, cette année, se concentrait sur les commerces étudiants », explique-t-il, « non seulement pour améliorer leurs revenus, mais aussi pour en faire des espaces étudiants qui renforceraient l’esprit de communauté [à l’Université]. » Il qualifie notamment de « grand succès l’augmentation de plus de 15 % des revenus du Café Alt. [...] On a transformé un espace qui ressemblait à un donjon en un espace étudiant culturel, où tout le monde vient étudier et déguster sa boisson préférée. » « Le troisième grand projet sur lequel j’ai travaillé concerne les corps fédérés », souligne M. Gilani. « Je voulais améliorer leur relation avec la Fédération, et je crois que l’amélioration des outils de vérification des finances a permis de mieux distribuer les contributions aux différents organes ». Pour démontrer la réussite de ce processus, il affirme que toutes les associations lui ont soumis au moins une vérification de leurs finances cette année, contre moins de la moitié l’année passée. Le vice-président aux finances mentionne finalement un autre projet dont il est fier: le développement d’un système de prêts de manuels, géré par la Fédération étudiante. Le succès de ce système et son bon fonctionnement ne peuvent toutefois pas être évalués, l’idée n’ayant été mise en œuvre qu’au milieu de la session. Dave Eaton: un successeur estimé M. Gilani estime que M. Eaton, qui lui succédera bientôt, est bien préparé pour le poste, notamment grâce au fait qu’il ait siégé durant deux ans au comité du budget de la Fédération étudiante. La proposition de M. Eaton d’organiser des partenariats et des stages avec l’entreprise de production de vidéos de la Fédération étudiante, les Productions Zoom, semble particulièrement pertinente, selon M. Gilani.

Camille Lhost,

Cochef de pupitre
« Je n’avais aucune expérience et, en septembre, j’ai dû travailler avec 40 personnes », explique Kate Hudson, vice-présidente sortante aux affaires étudiantes de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), présentant son défi majeur comme celui consistant à apprendre à gérer les employés des services de la FÉUO. Travailler avec les clubs « J’envisageais de créer des environnements favorables aux clubs, afin que leurs membres puissent partager leurs ressources et se faire connaître davantage », explique Mme Hudson, qui est contente de son travail. Elle a collaboré avec plusieurs clubs pour instaurer des assemblées générales, mais avoue que ces événements « n’ont pas été très populaires ». Un total de 200 clubs sont présents sur le campus et Mme Hudson se dit satisfaite de les avoir aidés dans leur développement et leur promotion. Elle précise que, durant l’été, une personne va être employée à temps partiel pour soutenir ce projet. Nicole Desnoyers, élue aux affaires de l’équité pour 2013-2014, s’est engagée à poursuivre sur cette lancée. Mme Hudson explique que les services de la FÉUO sur le campus fonctionnent bien et que son rôle est « simplement de soutenir les employés ». « C’était une bonne expérience mais, personnellement, j’aurais pu faire mieux, parce qu’il y a toujours des choses à améliorer sur le campus », conclut-elle.

w w w.l aroton d e.ca

p. 5

Les coulisses de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa

8 avril 2013

Le département des campagnes 2012-2013:
Caroline Ramirez

La Rotonde, constatant le statut « en construction » de la page consacrée au département des campagnes de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) depuis mai 2012 et l’absence de présentation de quelconques résultats, a voulu en savoir plus sur les réalisations et l’intérêt de ce département. Le département des campagnes, de l’avis de nos sources, serait la section la moins efficace de la FÉUO, et Liz Kessler, chargée de son fonctionnement, serait la plus incompétente des élus de l’année 2012-2013.
Le département a fonctionné grâce à une équipe de trois personnes à temps plein durant l’été 2012, puis de deux employés à 20 h par semaine à partir du mois de septembre. Liz Kessler, vice-présidente aux affaires universitaires, est censée superviser leur travail, avec l’aide du président de la Fédération, Ethan Plato, et de la coordonnatrice de l’exécutif, Amy Hammett. S’interrogeant sur le fonctionnement du département des campagnes, La Rotonde a interrogé plusieurs personnes évoluant autour de la FÉUO et/ou parmi ses employés, qui ont parfois souhaité garder l’anonymat.

Une rencontre semestrielle obligatoire mais négligée par l’exécutif de la FÉUO
La Constitution de la FÉUO indique dans son article 3.12.4.3.b relatif aux réunions du département des campagnes, qu’« un minimum d’une (1) réunion aura lieu par session d’automne et d’hiver ». Or, aucune rencontre n’a eu lieu à l’automne 2012. Les campagnes organisées par la FÉUO sont choisies notamment en fonction des discussions issues de ces forums démocratiques, fonctionnant comme des assemblées générales. D’après nos sources, cette omission « révèle avec puissance les dangereux dérèglements du département des campagnes ». L’élue n’est toutefois pas la seule en cause, car plusieurs couches composent le problème du comité des campagnes: les em-

Une élue « incompétente » et « payée à ne rien faire »
D’après nos sources, la vice-présidente sortante aux affaires universitaires n’aurait tenu presque aucune de ses intentions électorales, à l’instar de la charte des droits des étudiants en résidence, qui constituait pourtant le « diamant sur la couronne de sa plateforme politique », d’après une source qui s’attarde sur l’incompétence de l’élue: « Liz Kessler questionne la moindre décision, elle veut tout contrôler alors qu’elle est complètement incompétente: elle s’attend à être considérée comme une patronne sans faire les tâches que l’on attend d’une patronne. » Sans aucune hésitation, notre source affirme que « Liz Kessler a été payée 32 000 $ à ne rien faire. C’est un total gaspillage d’argent et une atteinte à la confiance qui lui a été accordée par les étudiants qui ont cru en ses promesses. » Une autre source ajoute: « On peut dire que l’organisation a fait un bon travail de dissimulation de l’inaction de Liz Kessler. [...] À partir du début de la session d’hiver, Liz ne venait même plus au bureau et continuait à être payée. » Toutefois, selon Liz Kessler : « Il n’y a rien dans la Constitution qui dit qu’on doit avoir des heures de bureau. On a une entente entre les membres de l’exécutif qui dit qu’on va être au bureau un minimum d’heures chaque semaine. [...] Il y a parfois des gens qui demandent que l’on fasse des heures de bureau mais, personnellement, je pense que c’est plus efficace de promouvoir le fait que les étudiants peuvent prendre rendez-vous avec nous. » Adam Gilani, vice-président sortant aux finances, constatant la mauvaise gestion du budget attribué au département des campagnes pour la période de mai 2012 à avril 2013, explique que « c’était un problème en lien avec le fait que la viceprésidente qui est responsable pour les campagnes n’était pas vraiment là cette année. Elle n’a pas vraiment fait de suivi. C’est elle qui est responsable des approbations avant que les dépenses soient faites. »

Nos sources affirment par ailleurs que le personnel actuel du département des campagnes a négligé des standards établis de longue date, décevant les bénévoles et les partisans des campagnes de la FÉUO. Entre autres, les bénévoles sont supposés avoir une réunion par semaine pour organiser leur travail. Mais, à partir de la deuxième semaine du mois d’octobre 2012, il n’y a plus eu aucune rencontre. Lorsque La Rotonde a demandé au détour d’un couloir à M. Brannigan pourquoi les rencontres de mobilisation autour des campagnes, censées avoir lieu tous les mercredis de 18 h à 20 h d’après le prospectus du département, n’avaient plus lieu, l’employé a répondu: « La participation n’a cessé de diminuer, alors on a arrêté d’organiser ces rencontres ». De l’avis de nos sources, M. Brannigan aurait toutefois continué à donner aux bénévoles de l’information sur les manifestations et à les inciter à se joindre aux cortèges, insistant

cacher cette apathie commune a consisté à mettre en avant des campagnes tape-àl’œil: on peut évoquer l’absence d’impact réel sur le campus de l’Université d’Ottawa de la très forte implication du département dans la grève étudiante québécoise, dès le début de l’été 2012. Selon l’une de nos sources, « le mot d’ordre était “Solidarité”, mais il s’agissait en fait d’un moyen de distraction car, pendant la durée de la grève étudiante, les campagnes touchant directement les membres de la FÉUO et répondant à leurs besoins ont été largement négligées. » Pour évaluer la pertinence de cette conviction, nous pouvons nous pencher sur quelques-unes des campagnes « actives » du département: - Garderies: Rukiya Mohamed, coordonnatrice en sensibilisation au Centre de ressources des femmes et dont une partie du mandat consiste à travailler sur les campagnes, remarque que « l’accent et l’orientation du département des campagnes, et de l’activisme de la FÉUO plus largement, a généralement été mis sur l’organisation d’actions “sexy”, qui impliquent des manifestations. » Si elle reconnaît que ce type de choix n’est ni mauvais ni inutile en soi, elle affirme qu’il « s’avère problématique quand il devient notre unique forme de militantisme car, dans ce cas, on oublie de s’engager dans des actions durables, pour des campagnes telles celles pour faciliter la garde d’enfants ou pour assurer la décolonisation du campus: ces campagnes seraient directement profitables aux étudiants ». Cette tendance est révélatrice des priorités de la FÉUO, d’après Mme Mohamed: « Les besoins et les voix des étudiants sont négligés et dominés par une petite minorité qui clique ensemble pour empêcher les initiatives à long terme et durables qui amélioreraient pourtant les conditions de vie des étudiants. » Mme Mohamed conclut, un peu amère : « Il faut croire que les Black Blocs sont bien plus palpitants que les garderies. » - « À bas les frais »: Nos sources se sont montrées très critiques à l’égard d’« À bas les frais », rappelant l’utilisation par la FÉUO de matériel plastifié et produit à la chaîne par la FCÉÉ, ne correspondant pas aux défis propres du campus en lien avec une éducation abordable. La Rotonde constate en effet que cette campagne n’est pas parvenue à se fixer des buts spécifiques adaptés à l’Université d’Ottawa et a adopté une approche répétitive et ennuyeuse, éprouvant de fait de la difficulté à amener les étudiants à participer sur la durée. Le département des campagnes n’est pas parvenu à s’approprier et à évaluer démocratiquement la pertinence d’une telle action, adhérant au fonctionnement du haut vers le bas de la FCÉÉ et à sa tendance à définir des lignes politiques à l’emporte-pièce, ensuite appliquées telles quelles à des réalités locales qui nécessiteraient une réadaptation totale, selon nos sources.

« Liz Kessler a été payée 32 000 $ à ne rien faire. C’est un total gaspillage d’argent et une atteinte à la confiance qui lui a été accordée par les étudiants qui ont cru en ses promesses. » - Source anonyme proche de la FÉUO
ployés n’auraient pas fait non plus un travail sérieux et responsable. sur le fait que le prix du déplacement serait payé par la FÉUO. Il semble donc que le département des campagnes, avec un budget de 115 340 $, ne soit pas parvenu à mettre en place des moyens efficaces de communication et de rencontres, qui auraient permis d’assurer un minimum de transparence à son fonctionnement et d’inspirer confiance aux membres. Ainsi, La Rotonde n’a reçu aucun courriel d’informations hebdomadaires sur les campagnes depuis le mois d’octobre 2012. En ce qui concerne le fait que le site internet du département soit en construction depuis le début de l’année, Liz Kessler affirme « que c’est parce qu’on n’a pas de webmestre en ce moment. L’ancienne est partie et puis on n’a pas eu l’occasion d’embaucher une nouvelle personne. »

Un département désorganisé et des moyens de communication déficients
D’après nos sources, les employés du département des campagnes, Nicole Desnoyers et Iain Brannigan, n’ont fait qu’accentuer le caractère dysfonctionnel de cette structure, ajoutant leur propre incompétence à celle de leur responsable: « Desnoyers et Brannigan n’ont rien fait du tout pour les 34 000 membres de la Fédération étudiante depuis le début de la session d’automne 2012: ils se sont contentés de faire de l’organisation communautaire à l’extérieur et n’ont rien fait pour ce campus. » Nicole Denoyers a refusé de nous rencontrer, affirmant d’abord qu’elle devait « demander l’autorisation à sa superviseure », avant de nous envoyer un courriel nous demandant de contacter seulement Liz Kessler « pour toutes entrevues par rapport au département des campagnes ». M. Brannigan n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue malgré son assurance, lors d’une brève discussion en face-à-face, de son intention de discuter avec nous du département des campagnes.

Des actions poudres aux yeux, inutiles à l’avancée des causes sur le campus
De l’avis de nos sources, l’ensemble du département des campagnes est sclérosé par l’attitude des employés et des élus, qui ne prennent aucune responsabilité et préfèrent rejeter la faute les uns sur les autres, sans produire aucun travail véritablement constructif. Un moyen employé pour

p. 6

w w w.l aroton d e.ca

Les coulisses de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa

8 avril 2013

Incompétent, inutile, désorganisé, anti-francos.
- Solidarité entre étudiants et travailleurs: Le personnel de la FÉUO, en dépit de sa négligence à l’égard de plusieurs des campagnes, est parvenu à lancer cette campagne « très large et pleine de vide pour justifier les déplacements à toutes ces manifestations ou rencontres d’organisations externes », d’après l’une de nos sources. Cette campagne aurait été une « couverture pour les activités hors campus d’[Iain] Brannigan », activités qui n’avaient pas grand rapport avec les expériences vécues des étudiants et des ouvriers sur le campus. langues. » Lors de notre bref entretien avec M. Brannigan, nous avons en effet pu constater que, s’il comprenait en partie le français, il était incapable de le parler. Adam Gilani explique pour sa part que « Iain était inscrit dans un cours de français. Il l’a suivi pour la première session et, pour la deuxième session, il l’a laissé tomber. » Nos sources affirment également qu’au département des campagnes et dans les couloirs de la FÉUO, les discours tenus considèrent le français comme « une réflexion secondaire, un emmerdement, un truc que tu n’as pas le choix de faire. Les franco-

Le cycle de fonctionnement du département des campagnes
D’après nos sources, si les quatre mois d’été sont utilisés pour préparer l’année et que la semaine 101 marque ensuite le véritable lancement des campagnes, on réalise bien vite qu’avec la semaine de relâche du mois d’octobre et les examens de mi-session, les projets sont progressivement ralentis jusqu’en décembre et les examens finaux. L’une de nos sources affirme: « Les ressources de la communauté étudiante et le travail du personnel de la

Le français et les francophones? Des « emmerdements » pour la FÉUO
Un autre point problématique soulevé par nos sources est le fait que le département des campagnes de la FÉUO et les personnes travaillant avec lui ont une approche absolument irrespectueuse de la langue française et des francophones. Une de nos sources raconte: « J’ai de nombreuses fois entendu: “Ça ne sert à rien que l’on fasse des efforts car les francophones, et ces journalistes de La Rotonde, vont se plaindre et nous critiquer dans tous les cas, parce qu’ils nous détestent”. » Nos sources rapportent également la mauvaise grâce avec laquelle certains élus et employés envisagent d’améliorer leur français: « Iain Brannigan est exclusivement anglophone. Comme plusieurs employés de la Fédération, on lui a payé des cours de français mais il n’y est jamais allé. Pourtant, [Iain] Brannigan travaille pour le département des campagnes depuis deux ans. Mais il n’a fait aucun effort pour apprendre le français alors que, dans leur contrat, les employés sont supposés parler les deux

« Les besoins et les voix des étudiants sont négligés et dominés par une petite minorité qui clique ensemble pour empêcher les initiatives à long terme et durables. [...] Il faut croire que les Black Blocs sont bien plus palpitants que les garderies. » - Rukiya Mohamed, coordonnatrice au Centre de ressources des femmes
phones sont inclus à contrecœur dans les projets ». Un autre exemple de la difficulté à intégrer le français dans la pensée politique peut ainsi être pris dans le prospectus du département, intitulé Campagnes de la Fédération étudiante. À l’intérieur, on trouve de nombreuses fautes de français, en plus des mauvaises formulations: « ils ont réagit », « font non-seulement », « sont débarqués », « n’ont pas signés », « se sont fais », « injustices auxquels »... FÉUO sont purement et simplement perdus durant la période des élections parce qu’ils ont une attitude aristocratique: “Ok, la chose la plus importante maintenant, c’est de s’assurer d’être réélus.” [...] C’est du népotisme. » Ainsi, tout le travail aurait lieu seulement durant les mois de septembre, octobre et novembre. Il semble en effet justifié de se demander quel travail a pu être accompli par le département tandis que l’une des employés, Nicole Desnoyers, briguait le poste de vice-présidente aux affaires de l’équité.

Nos sources sont finalement très sceptiques quant au rôle du département des campagnes 2012-2013. « Au département des campagnes, pas grand chose n’a été fait de toute l’année. Pourtant, il y a deux personnes qui sont payées 20 h par semaine mais il n’y a aucun résultat qui sort de ce département. Comment peut-on justifier une telle situation? » Adam Gilani s’inquiète pour sa part de la non-utilisation des fonds attribués en début d’année au département. Jusqu’à la mi-janvier, seuls 58 744 $ des 115 340 $ du budget avaient été utilisés, parmi lesquels 37 033 $ en salaires et 7948 $ en publicité. Pour le vice-président aux finances sortant, s’il n’y a pas eu beaucoup de dépenses cette année, c’est parce qu’il n’y a pas eu beaucoup de travail. « Le principe de la Fédération, en tant qu’organisme sans but lucratif, c’est d’utiliser tout le budget dans l’année où on l’a. Si quelqu’un ne le fait pas, si quelqu’un a un grand surplus ou un grand déficit, c’est quelque chose de mal », ajoute-t-il. Pour nos sources, le problème fondamental du département des campagnes est à mettre en lien avec la perpétuation de stratégies éculées et une approche politique répétitive, dépourvue de tout sens critique. « Ils ne questionnent rien... Ni les manifestations, ni les pétitions, ni la campagne “À bas les frais”! [...] Éveiller l’attention des gens, c’est bien, les actions directes, c’est bien aussi, mais seulement quand c’est dans le contexte d’un plan cohérent pour le campus. Je peux affirmer sans aucune hésitation que le département des campagnes a trahi les membres de la FÉUO et la confiance de ceux dont ils devraient se sentir redevables. »

- illustration Nicholas Dubois

w w w.l aroton d e.ca

p. 7

8 avril 2013

un mou vem e nt
Lina Maret et Camille Lhost

Cette année a été riche en événements marquants pour la communauté autochtone, en particulier la création du mouvement Idle No More et la manifestation de l’Association des étudiants en études autochtones et canadiennes (AÉÉAC) de l’Université d’Ottawa, visant à faire reconnaître les enjeux relatifs à leurs communautés.

28 octobre 2011:

Le clan Attawapiskat, dans le Nord de l’Ontario, se déclare en état de crise sanitaire et sécuritaire, engendrée par une infrastructure insuffisante, forçant les habitants à vivre dans des tentes ou des caravanes, sans chauffage, électricité ou eau courante.

Une dizaine de chefs autochtones essayent d’occuper le Parlement pour protester contre les discussions sur le projet de loi C-45 sans leur consultation.

4 décembre 2012:

21 décembre 2012: Entre 1000 et

2000 personnes manifestent devant le Parlement en soutien au mouvement Idle No More. Plusieurs autres manifestations ont lieu au cours des semaines suivantes.

11 décembre 2012: Theresa Spen-

Novembre 2012: Création du mouvement Idle No More par quatre femmes autochtones en réaction au projet de loi C-45 qui menaçait la réserve de territoires alloués aux tribus autochtones.

ce, cheffe d’Attawapiskat, débute une grève de la faim sur l’île Victoria à Ottawa pour alerter les membres du Parlement sur les dysfonctionnements du projet de loi C-45 et obtenir une discussion avec Stephen Harper et le gouverneur général, David Johnston.

26 décembre 2012 : Marc Garneau et Justin Trudeau expriment leur soutien à la cause de la cheffe Spence.

Octobre

Novembre

Décembre

Manifestation pour Idle No More devant le Parlement le 21 décembre 2012. - photo courtoisie

p. 8

w w w.l aroton d e.ca

ACTUALITÉS

|

actualites@larotonde.ca / reportages@larotonde.ca

8 avril 2013

en plein es s o r
7 mars 2013: 9 janvier 2013:
Des membres de la communauté autochtone et des étudiants occupent le pavillon Tabaret pour danser en soutien à la cheffe Spence et à Idle No More. Plus de 200 personnes assistent à cet événement.

24 janvier 2013: La cheffe Theresa

Spence met fin à sa grève de la faim, après avoir jeûné près d’un mois et demi.

Plusieurs membres de l’AÉÉAC rencontrent Christian Detellier, vice-recteur de l’U d’O, pour examiner les cinq demandes de l’association afin de « décoloniser » le campus. L’administration accepte, et M. Detellier affirme qu’elles seront mises en place dès l’automne 2013.

23

mars 2013: Pat Marquis s’excuse auprès de l’AÉÉAC et prend des engagements pour comprendre les luttes des étudiants autochtones sur le campus et manifeste l’intérêt de participer à des ateliers de sensibilisation dans le cadre de la « décolonisation » de l’U d’O.

L’AÉÉAC remet officiellement cinq demandes pour la décolonisation du campus à l’administration. Le même jour, Stephen Harper rencontre certains chefs des tribus des Premières nations. Theresa Spence boycott cette rencontre.

11 janvier 2013:

28 janvier 2013: La dernière manifestation significative organisée par le mouvement Idle No More à Ottawa réunit plus de 500 personnes. Le cortège se déplace de l’Île Victoria à la Colline du Parlement.

19 mars 2013: Pat Marquis, élu vice-président aux affaires sociales pour 2013-2014, est accusé par l’AÉÉAC de manquer de respect envers les communautés autochtones. Sur un page d’événement Facebook, il note que l’U d’O se trouve sur « un territoire algonquin cédé et abandonné ». L’AÉÉAC s’inquiète des conséquences de ces déclarations sur les étudiants autochtones qu’il représentera à partir du 1er mai 2013.

24

mars 2013: Le Conseil d’administration de la FÉUO accepte la désaffiliation de l’AÉÉAC de la Faculté des arts, demandée en novembre.

Janvier

Février

Mars

Cérémonie de purification à l’U d’O. - photo Jérôme Simon

- photo Vincent Rioux

w w w.l aroton d e.ca

p. 9

Services alimentaires

8 avril 2013

Le contrôle du bilinguisme sera perfectionné
Caroline Ramirez

Comment l’Université d’Ottawa (U d’O) s’assure-t-elle que les services alimentaires offerts sur le campus sont effectivement bilingues? La Rotonde s’est penchée sur la nature des plaintes déposées d’année en année auprès de la Commission permanente des affaires francophones et des langues officielles et sur les procédures de recrutement et de contrôle en place.
Des plaintes régulières concernant le bilinguisme des Services alimentaires La Commission permanente des affaires francophones et des langues officielles, dont l’objectif est d’assurer la promotion, le suivi et l’application intégrale et uniforme du Règlement sur le bilinguisme à l’Université d’Ottawa, a produit quatre rapports annuels depuis 2008, année au cours de laquelle il a été décidé de mettre en place un mécanisme de dépôt et de traitement des plaintes. Parmi les 12 plaintes reçues en date du 30 avril 2009, trois portaient sur l’impossibilité de se faire servir en français au restaurant Jazzy, au comptoir Second Cup de la bibliothèque et à la cafétéria. Les responsables des Services alimentaires, consultés par la Commission, avaient alors notamment « indiqué que l’industrie de l’hôtellerie et de la restauration de la région [faisait] face à une pénurie de main-d’œuvre bilingue, ce qui affect[ait] la capacité d’offrir des services dans les deux langues. » Entre mai 2009 et avril 2010, 87 plaintes ont été reçues, dont une dizaine sur le bilinguisme des Services alimentaires. Le rapport annuel 2009-2010 notait par ailleurs que « les plaintes relatives aux Services alimentaires et au Service des sports sont récurrentes par rapport à l’année dernière ». 178 plaintes ont été déposées au cours de l’année 2010-2011, dont 26 au sujet de services unilingues: les Services alimentaires sont encore bien représentés dans cette catégorie. Dans son dernier rapport annuel, celui de 2011-2012, la Commission avait enregistré 185 plaintes au total, dont « une vingtaine de plaintes liées aux Services alimentaires. Dans ce secteur, le manque de services en français et l’affichage unilingue anglais chez les sous-traitants qui font des affaires sur le campus sont les deux thèmes qui reviennent le plus souvent. Plusieurs améliorations ont été apportées dans ce secteur, mais des défis demeurent, en particulier celui de trouver de la main-d’œuvre bilingue pour tous les quarts de travail. » La question du recrutement de personnel bilingue revient souvent dans les justifications des responsables des Services alimentaires, d’après les rapports de la Commis-

- illustration Nicholas Dubois

sion. Mais en quoi consiste exactement la politique de bilinguisme dans ce secteur? La politique de bilinguisme 2003-2013 pour les Services alimentaires Patrick Genest est directeur des Services alimentaires de l’Université d’Ottawa et responsable du contrat signé avec Chartwells, le fournisseur principal des services alimentaires depuis 2003. Un appel d’offres pour un nouveau contrat a été lancé par l’Université cette année, dont l’issue devrait être connue d’ici un mois. « C’est un seul contrat depuis 2003 avec une possibilité d’extension de trois ans et une autre possibilité d’extension de deux ans. Donc dix ans au total, mais des amendements y ont été faits. On a rajouté des points de vente alimentaires, on a fait des changements majeurs qui l’ont affecté », explique M. Genest. D’après le responsable, dans le présent contrat, il existe une clause sur l’embauche de personnel et sur les services qui sont rendus en français, indiquant que tous les services qui sont offerts à la communauté universitaire doivent l’être dans les deux langues officielles et que tout l’affichage doit être fait en anglais et en français. « On a beaucoup travaillé sur cette politique en partenariat avec Chartwells au cours des dernières années, parce qu’on sait qu’il y a un défi sur le campus au niveau des services offerts », assure M. Genest, précisant que des dates butoirs ont été fixées en fonction de l’évaluation initiale

du bilinguisme des services. « En 2006, on en était peut-être à 50 %. L’année passée on était plus ou moins à 70-75 %. On a eu une bonne progression. Effectivement, en théorie, notre objectif c’est vraiment 100 % », affirme-t-il. Une évaluation du bilinguisme laissée jusqu’à présent à la discrétion de Chartwells Si la direction des Services alimentaires impose certains taux de bilinguisme parmi les employés Chartwells, c’est bel et bien l’entreprise qui, jusqu’à la fin du présent contrat, fixe les critères d’évaluation du niveau des candidats dans les deux langues. M. Genest reconnaît l’inadaptation de ce système, qui laisse à Chartwells toute la latitude: « Effectivement c’est un problème. Malheureusement, on était dans un contrat où on avait déjà défini ensemble, entre l’Université et Chartwells, les critères pour ce qu’on voulait. Maintenant, on a mis des critères beaucoup plus serrés pour le futur fournisseur, avec des objectifs plus précis aussi. » David Szabo, directeur général de Chartwells-Université d’Ottawa, explique que, dans la procédure actuelle de recrutement, « les candidats sont interviewés dans les deux langues officielles, certaines questions sont posées en anglais, d’autres en français. Lorsque les candidats sont incapables de répondre dans l’une ou l’autre langue, ils sont disqualifiés. » Le futur contrat permettra de redéfinir complètement les règles de contrôle du

bilinguisme des employés. « Ce qu’on va faire, c’est que Chartwells ou la compagnie qui aura le contrat devra désormais suivre les critères de l’Université. Les employés qui vont être embauchés vont devoir faire un test de bilinguisme avec l’Institut des langues officielles et du bilinguisme. [...] On veut aussi que le nouveau fournisseur forme les employés qui sont unilingues [pour qu’ils deviennent bilingues] », explique M. Genest. L’Université souhaite que ce soit le fournisseur qui finance ces formations. Michel Bock, professeur siégeant sur la Commission permanente des affaires francophones et des langues officielles, nous offre une conclusion en nous invitant à nous interroger sur la nature même de ce que l’on pourrait appeler l’espace « public » de l’université et sur la place que le français doit y occuper: « Une université, c’est bien plus qu’une simple banque de cours, c’est aussi une communauté, un espace partagé dont la configuration relève d’un choix politique. Ce n’est absolument pas normal qu’un membre francophone de la communauté universitaire ait du mal à se reconnaître dans cet espace public et doive parfois recourir à l’anglais pour obtenir des services de base, comme en matière d’alimentation. » Espérons que le nouveau contrat mis en place par M. Genest permettra d’assurer un meilleur service à la communauté francophone de l’Université.

p. 10

w w w.l aroton d e.ca

Association des professeurs de l’université d’Ottawa

8 avril 2013

Les négociations avec l’administration peuvent reprendre
Lina Maret

Les négociations entre l’Association des professeurs de l’Université d’Ottawa (APUO) et l’administration ont franchi une nouvelle étape la semaine dernière lors de l’échange de propositions.
Christian Rouillard, président de l’APUO, a tout d’abord mis en avant la nouveauté dans le processus d’élaboration des propositions de l’APUO: elles ont été déterminées en assemblée générale avec tous les membres de l’Association. Les grands thèmes que les membres ont voulu défendre sont l’amélioration de la qualité de l’éducation, la création de conditions de travail justes et équitables, l’assurance d’une rémunération équitable et l’efficience des négociations. Une convention avait été signée en septembre 2012 couvrant l’année qui venait de passer. Il semblait alors urgent de signer une convention puisque des rumeurs circulaient concernant le gel des salaires par le gouvernement provincial. Le processus a donc dû recommencer cette année, mais n’a pas non plus été aisé, comme l’explique M. Rouillard. Le bulletin des négociations de l’Association confirme cette position: « Cette ronde de négociations collectives a débuté d’une manière particulièrement difficile et décevante. L’APUO a dû attendre plus d’un mois pour que l’employeur soit prêt à remettre ses propositions complètes et détaillées. Lors de la première rencontre le 20 mars dernier, l’employeur a fait faux bond à l’APUO en annonçant son intention de réformer le régime de retraite à la table de négociations mettant, du même coup, fin au groupe de travail employeur/multi-syndicats qui discutait déjà de tous les enjeux liés au régime de retraite. »

Ce n’est qu’un aurevoir! La Rotonde revient en septembre 2013. Bon été!
- iillustration Nicholas Dubois

w w w.l aroton d e.ca

p. 11

Budget

8 avril 2013

L’Université s’oriente vers une hausse des frais de scolarité
Lina Maret

Après plusieurs mois de consultations et d’analyses, le comité consultatif du budget de l’Université d’Ottawa (U d’O) va rendre public son rapport dans les prochains jours. Adam Gilani a confié à La Rotonde que le résultat n’était pas favorable à la baisse des frais de scolarité.
Le vice-président aux finances de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), Adam Gilani, a qualifié de positif le processus de consultation mis en place cette année, mais regrette que la plupart des présentations de l’Université aient appuyé une hausse des frais de scolarité. Seules la FÉUO et certaines associations étudiantes ont encouragé un gel des frais ou une baisse significative. La Coalition ontarienne contre les hausses (COCH) avait envoyé une lettre aux gouverneurs plaidant pour la baisse des frais de scolarité. La réponse du Bureau, signée par son président, Robert Giroux, assurait pour sa part que « la prochaine proposition budgétaire tiendra compte des opinions exprimées par l’ensemble de la communauté universitaire. »

« Dans le rapport final du comité consultatif, il est dit clairement que les étudiants sont contre la hausse des frais », a néanmoins souligné M. Gilani. « Nous sommes conscients qu’un défi financier s’annonce pour l’Université, mais nous encourageons l’administration à prendre les devants en Ontario et à refuser d’augmenter les frais, malgré le cadre, instauré par la province, d’une hausse [moyenne] de 3 % [par année pour les quatre prochaines années]. Mais c’est difficile à comprendre pour

eux. Je ne pense pas que c’est ce qui va arriver », a ajouté le vice-président aux finances. M. Gilani a déploré l’idée, commune chez ceux qui élaborent le budget, selon laquelle une hausse des frais et une augmentation de l’aide financière simultanées et égales se compensent et ne perturbent pas le budget des étudiants. « Ça ne fonctionne pas ainsi. L’aide financière n’est pas accessible à tout le monde. Il y a beau-

coup d’étudiants qui ont des difficultés financières, mais qui ne peuvent pas accéder aux bourses et autres aides, en partie parce que le processus de demande est trop compliqué et sélectif », a conclu le vice-président sortant. C’est le 15 avril, lors de la réunion du Bureau des gouverneurs, que les étudiants sauront si une hausse des frais sera votée à l’Université d’Ottawa.

Adam Giliani, vice-président sortant aux finances de la FÉUO. - photo Jérôme Simon

- illustration courtoisie de la COCH

p. 12

w w w.l aroton d e.ca

Affaire rancourt

8 avril 2013

La poursuite de Gashoka en suspens
Claire Delattre

Une autre année s’achève et l’affaire Denis Rancourt contre le professeur Joanne St. Lewis continue de faire couler de l’encre. Un nouveau volet s’est ouvert récemment lorsque Madame St. Lewis a menacé de poursuivre l’étudiante Hazel Gashoka pour diffamation. L’occasion pour La Rotonde de se pencher sur ces deux cas et d’en faire un bilan.
La « Reine-Nègre » d’Allan Rock La poursuite principale, menée par Mme St. Lewis contre Denis Rancourt, est une poursuite en diffamation lancée après que ce dernier ait qualifié la professeure de « Reine-Nègre d’Allan Rock ». M. Rancourt a fait cette déclaration sur son blog, critiquant ainsi l’évaluation par Mme St. Lewis d’un rapport du Centre de recours étudiant (CRÉ). Il est reproché à la professeure d’avoir fait cette évaluation pour le compte de l’U d’O en suivant les instructions de l’administration, au lieu d’agir de manière indépendante.

Hazel Gashoka, ancienne étudiante de l’U d’O, a lu l’évaluation et a été dérangée par les conclusions qu’elle avançait. Elle a alors publié une vidéo sur son blog, soutenant les critiques émises par M. Rancourt. « J’étais d’accord avec lui, j’en suis moimême venue à la conclusion qu’elle agissait comme la Reine-Nègre d’Allan Rock, au regard de ce que je savais », déclaret-elle. Des poursuites pour diffamation Mme Gashoka a informé Mme St. Lewis de la publication de cette vidéo, dont le but était essentiellement d’ouvrir le débat. Mais c’est l’avocat de Mme St. Lewis, Richard Dearden, qui lui a répondu que, si la vidéo n’était pas retirée, Mme Gashoka serait poursuivie en justice pour diffamation. Denis Rancourt est lui-même poursuivi en justice par M. Dearden pour cette raison. « Si on regarde toutes les personnes qui devraient être poursuivies par rapport à cette critique du professeur St. Lewis, elles sont nombreuses », remarque M. Rancourt, rappelant que les critiques ont été répétées par divers médias. Un financement controversé Les frais judiciaires de Mme St. Lewis dans sa poursuite contre M. Rancourt sont payés sans plafond par l’Université. « Jusqu’à aujourd’hui, l’Université a payé des frais d’avocat de plus d’un demi-million de dollars », a calculé M. Rancourt.

« Savoir que l’argent vient des étudiants, je trouve ça vraiment inquiétant », s’insurge Mireille Gervais, directrice du CRÉ. Cependant, l’U d’O a déclaré qu’elle ne financerait pas une poursuite contre Mme Gashoka si elle venait à se concrétiser. Un problème de communication? La conférence donnée le 27 février dernier par Mme Gashoka sur le campus avait pour but de demander à la professeure St. Lewis de ne pas la poursuivre. Celle-ci n’a pas assisté à la conférence et, par le biais de son avocat, elle refuse toujours de rencontrer l’étudiante tant qu’elle n’aura pas retiré sa vidéo. « Je trouve ça dommage qu’au lieu d’avoir une discussion ouverte sur le campus, on ait recours à des menaces de diffamation », affirme Mme Gervais. Mme Gashoka, comme M. Rancourt, dénoncent aussi une mauvaise interprétation de leurs paroles. « Je dis que Mme St Lewis a agi comme une Reine-Nègre, pas qu’elle en est une », explique l’étudiante. « Je pense qu’en tant que figure publique, elle devrait être ouverte à la critique et devrait accepter d’engager le débat », ajoute-t-elle.

Hazel Gashoka. - photo courtoisie

Des affaires à suivre Les derniers jours du procès opposant Joanne St. Lewis à Denis Rancourt auront lieu aux mois de mai et juin, et la décision sera ensuite prise par l’arbitre trois à neuf mois plus tard. En ce qui concerne Hazel Gashoka, Mme St. Lewis et son avocat n’ont pas déclaré maintenir la poursuite, mais la menace continue tant que la vidéo ne sera pas retirée. Cette possibilité est écartée par Mme Gashoka, qui soutient la liberté d’expression avec ferveur. « Je pense que Denis Rancourt est un héros et qu’il se bat contre le racisme », conclutelle.

Denis Rancourt. - photo courtoisie

w w w.l aroton d e.ca

p. 13

Élections GSAÉD

Budget fédéral 2013

8 avril 2013

Des élections délibérément à candidats uniques?

Quel impact sur les universités?

- illustration Nicholas Dubois

- illustration Nicholas Dubois

Claire Delattre

Des candidatures uniques prévues ainsi? « Avant de déposer mon dossier, j’ai demandé à maintes reprises combien de candidats il y avait à ce moment, car ma candidature en était conditionnée », explique M. Kuitche. En guise de réponse, Mme Pourazizi lui a simplement indiqué les postes pour lesquels aucun candidat ne s’était encore présenté. Lors du débat électoral, M. Kuitche a voulu dénoncer l’absence manifeste de compétitivité entre les candidats, ce à quoi la directrice des élections a répondu que la démocratie ne résidait pas dans la pluralité des candidatures, mais dans le processus. Selon cette dernière, « même s’il n’y a qu’un seul candidat pour un poste, il faut quand même organiser une élection générale, avec les bulletins “oui” et “non”, comme ça ce sont toujours nos membres qui choisissent leurs candidats ». Un manque de transparence M. Kuitche déplore finalement le manque de transparence de la GSAÉD. Parmi les propositions qu’il émet dans son compterendu, il demande notamment à ce que soient publiées toutes les candidatures, validées ou non. Mme Pourazizi considère quant à elle que « la transparence et l’aspect démocratique des élections générales n’est pas comparable à une élection partielle, au sein du Conseil, par exemple ». Il pourrait donc être possible de publier toutes les candidatures pour les élections générales, mais pas pour les élections partielles. « Je me rends compte maintenant pourquoi certains étudiants manifestent un grand désintérêt pour le milieu associatif », remarque l’étudiant, d’autant plus déçu qu’il postulait pour un poste purement bénévole. Les élections ont en effet été marquées par un faible taux de participation, avec seulement 155 votants.

Sarah Hoy
ment disponibles », toujours selon le Plan d’action économique.

Les élections de l’Association des étudiant(e)s diplomé(e)s (GSAÉD) de l’Université d’Ottawa se sont révélées une fois de plus être à candidats uniques. Selon un étudiant dont la candidature a été rejetée, elles seraient volontairement organisées de cette manière.
Candidature rejetée pour dossier inacceptable Herman Kuitche a soumis sa candidature pour représenter les étudiants diplômés en philosophie au sénat de l’Université, le jeudi 28 février 2013. Le dimanche suivant, Fatemeh Pourazizi, directrice générale des élections de la GSAÉD, a envoyé un courriel à M. Kuitche, lui signifiant que son dossier de candidature n’était pas acceptable. « Deux ou trois d’entre ceux qui avaient signé son formulaire n’avaient pas écrit leur nom clairement ou avaient donné des numéros étudiants incomplets », expliquet-elle. Mme Pourazizi lui a alors donné un délai de 24 heures après la date limite de candidature pour soumettre un nouveau dossier. M. Kuitche s’est cependant trouvé dans l’incapacité de fournir un nouveau dossier dans un tel laps de temps. « Il m’a répondu qu’il accepterait ma décision à ce propos », affirme la directrice. « Selon les règlements, je n’ai pas pu approuver sa nomination », ajoute-t-elle.

Le gouvernement du Canada a rendu public son nouveau budget il y a quelques semaines. Quel impact celui-ci peut-il avoir sur les étudiants?
De l’argent pour les formations professionnelles Le budget prévoit notamment l’instauration d’une subvention pour l’emploi qui « devrait permettre [aux Canadiens] de suivre une formation dans des établissements admissibles, entre autres des collèges communautaires, des collèges d’enseignement professionnel et des centres de formation syndicale », peut-on lire dans le Plan d’action économique 2013, publié par le gouvernement du Canada. La formation universitaire ne figure donc pas parmi les priorités de ce programme. Errol Mendes, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa et spécialiste de la politique canadienne, confirme que le gouvernement actuel a une attitude défavorable à l’égard des universités, considérant qu’« elles ne forment pas les gens pour les métiers pour lesquels il y a beaucoup de demande, comme ceux de soudeurs ou de plombiers. » Paul Dufour, chercheur affilié à l’Institut de la recherche sur la science, la société et la politique publique, explique que « le budget essayait de fournir des incitations possibles pour que les jeunes développent des expertises dans certains domaines », c’està-dire les domaines qui correspondent aux « compétences dont les employeurs ont besoin, ou aux emplois qui sont présente-

Un montant conditionnel à la participation des entreprises et des provinces Errol Mendes dénonce le côté trompeur de la nouvelle subvention canadienne pour l’emploi. « C’est un peu comme un miroir aux alouettes pour ce qui est des aspects importants. [Par exemple, les Conservateurs] disaient offrir 15 000 $ aux employés [avec cette subvention], pour leur permettre de développer des qualifications. Mais, si on regarde les détails, ils offrent seulement 50 000 $ et ils attendront que les provinces et les employeurs donnent un coup de main pour compléter le montant, sans que ces derniers aient été consultés », explique M. Mendes. La subvention sera effectivement conditionnelle à un partenariat ou à une initiative d’un employeur privé. M. Mendes poursuit sa critique: « Ils vont promouvoir cette [subvention] particulièrement pour les jeunes étudiants, comme ceux de l’U d’O, afin de montrer qu’ils réussissent avec les jeunes. Toutefois, je pense que rien n’émanera de cette initiative […] tant que le gouvernement fédéral ne s’accordera pas avec les provinces. » La recherche: le parent pauvre du gouvernement Dans le budget, les fonds de recherche et d’innovation pour les universités sont mentionnés brièvement. Mais il semble que la recherche dans les domaines scientifiques et technologiques soit d’importance minime pour le Parti conservateur, avec des coupes continuelles des fonds depuis l’élection du premier ministre Harper. « Ma prédiction est qu’ils vont commencer à restreindre les fonds de recherche pour les universités », conclut M. Mendes.

Les Publications La Rotonde Inc. sont une organisation à but non lucratif gérée par un conseil d’administration (CA) de membres votants. Vous trouverez en ligne les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions du CA, des assemblées des membres ainsi que les Statuts et Règlements en vigueur qui régissent l’administration du journal.

p. 14

w w w.l aroton d e.ca

Accès à l’information

8 avril 2013

Des étudiants demandent l’avis de l’ombudsman
Émilie Deschamps,
Cochef de pupitre
l’information et à la protection de la vie privée, qui n’emploie pour le moment que deux personnes. Finalement, les étudiants demandent une application de l’accès à l’information intégré: l’Université devrait être plus proactive dans la révélation de documents au lieu d’attendre que des demandes d’accès soient formulées pour diffuser une information. Cette dernière recommandation permettrait, selon les auteurs du rapport, d’avoir une institution plus ouverte et transparente. Des problèmes constatés également par le CRÉ Les trois étudiants ne sont d’ailleurs pas les seuls à avoir remarqué la lenteur avec laquelle l’Université traite les demandes. En effet, Mireille Gervais, directrice du Centre de recours étudiant (CRÉ), a aussi écrit une lettre à l’ombudsman pour lui faire part de problèmes auxquels elle a été confrontée dans le cadre de son travail. Elle souligne notamment le fait que l’Université demande très souvent une extension au délai initial de 30 jours prévus par la loi pour répondre aux demandes. « Nous comprenons entièrement que certaines demandes exigent un grand travail, mais nous avons observé ces délais même dans les dossiers les plus simples », peut-on lire dans la lettre de Mme Gervais. La semaine dernière, trois étudiants de l’Université d’Ottawa (U d’O), Nathan A. Boivin, Alexandre É. G. Nanoff et Nigel E. Wodrich, ont officiellement demandé à l’ombudsman, Lucie Allaire, de se pencher sur la question de l’accès à l’information à l’U d’O. Les trois étudiants ont élaboré un rapport sur la question qu’ils ont soumis à Mme Allaire, à qui ils ont demandé de formuler des recommandations pour régler certaines lacunes qu’ils ont constatées. Quatre recommandations pour l’U d’O Dans leur rapport, intitulé L’accès à l’information et l’Université d’Ottawa: analyse comparée et longitudinale, les étudiants font quatre recommandations. Premièrement, que l’U d’O reconnaisse qu’elle a des défis particuliers en matière d’accès à l’information, notamment en lien avec le nombre élevé de demandes. Deuxièmement, que l’Université fasse évaluer sa situation en matière d’accès « par un organisme impartial tel que le Bureau de l’ombudsman ou le CIPVP [Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée] », comme on peut le lire dans le rapport. Troisièmement, les étudiants souhaitent que l’Université augmente le nombre d’employés de son Bureau d’accès à

- illustration Nicholas Dubois

Désinvestissements justes

La CIJIC dénonce les investissements de l’U d’O dans les sables bitumineux
Mathilde Marchand
Le 27 mars dernier, à l’occasion du Fossil Fools Day, une journée de lutte contre l’utilisation d’énergies fossiles, la Coalition pour des investissements justes (CIJIC) a déployé d’immenses messages dans les fenêtres du pavillon des Sciences sociales, demandant que l’Université d’Ottawa (U d’O) cesse d’investir dans les sables bitumineux. L’objectif de cette action était notamment de créer une vidéo promotionnelle afin de donner plus de visibilité à la Coalition. « Nous cherchons d’abord à mobiliser les étudiants au niveau horizontal, ensuite nous pourrons nous lancer dans la campagne verticale, c’est-à-dire le dialogue avec l’Université », explique Assma Basalamah, membre de la CIJIC. « Nous avons discuté une fois avec Barbara Miazga, la directrice de la caisse de retraite. Elle nous a répondu que le désinvestissement n’était pas envisagé », poursuit Daniel CayleyDaoust, également membre de la CIJIC. La CIJIC ne compte donc pas s’arrêter là. « Nous sommes toujours en période de planification, mais notre objectif pour l’année prochaine est d’accroître notre visibilité grâce à des actions stratégiques qui permettront d’étendre notre réseau de soutien aux étudiants, mais aussi aux professeurs. Nous projetons aussi des discussions avec le Bureau des gouverneurs », déclare M. Cayley-Daoust.

Des membres de la CIJIC devant la Faculté des sciences sociales. - photo Jérôme Simon

w w w.l aroton d e.ca

p. 15

Construction et rénovation à l’u d’O

8 avril 2013

Un ap ercu sur l’allure qu’aura le
Andrew Dionne
Et bien oui, c’est ce temps encore, la fin de l’année scolaire! En cette période envahie par la nostalgie, nous vous proposons un regard sur le futur. Voici un aperçu des grands changements qui auront lieu sur le campus l’année prochaine. Complexe de recherche avancée en photonique (CRA) Le CRA, dont les travaux ont été lancés le 25 septembre dernier, rassemblera une quinzaine de chercheurs de renommée internationale. Il offrira un milieu propice à la recherche de fine pointe et unifiera enfin l’étude de la photonique et les études environnementales sous un même toit. Cela permettra une collaboration plus efficace entre les deux domaines. La majeure partie de son coût, estimé à 57 millions de dollars, sera financée par l’Université d’Ottawa (U d’O), mais on s’attend à ce que plusieurs firmes privées investissent à leur tour pour le financement de projets de recherche. L’ouverture est prévue pour cette année. Le dôme À compter du 15 mai 2013, le nouveau terrain sportif situé au 200, avenue Lees sera prêt à accueillir les étudiants de l’U d’O et les citoyens de la ville d’Ottawa. En fait, le projet est maintenant terminé, malgré certains défis qui ont dû être relevés lors de la construction. Suite à une rupture d’entente avec la compagnie Coliseum, chargée de la création du dôme, l’U d’O a décidé d’acheter son propre dôme, ajoutant 1,5 million de dollars au coût initial de 8 millions. La capacité du nouveau terrain sera de 3 500 places dans les gradins, avec une possibilité de l’augmenter jusqu’à 5 000 places avec des installations temporaires. De cette façon, presque tous les matchs à domicile de l’équipe de football des Gee-Gees se dérouleront sur cette nouvelle verdure synthétique, en plus de permettre jusqu’à six équipes de sports intra-muraux d’utiliser le terrain en même temps.

- illustration Nicholas Dubois

p. 16

w w w.l aroton d e.ca

Construction et rénovation à l’u d’O

8 avril 2013

c ampus à p artir de l ’ anné e pro c haine
Le Monument de la francophonie Suite à une campagne de financement qui a permis d’amasser environ 100 000 $, le Monument de la francophonie verra bientôt le jour. Les travaux sont prévus pour septembre 2013. Situé entre les pavillons Pérez et Simard, il sera composé d’un jardin et d’un sentier surmonté d’une structure en bois. Des plaques, aux couleurs du drapeau franco-ontarien, y seront fixées pour identifier les contributeurs. Café Nostalgica: la renaissance La maison des diplômés s’est vue démolie le printemps passé, en raison de son piètre état. Le projet, dont Seamus Wolfe est le cogérant, présentera une plus grande cuisine, de meilleurs équipements, des heures d’ouverture jusqu’à 2 h du matin, un menu revisité, une collaboration avec les autres commerces étudiants du campus, l’une des plus grandes terrasses de la ville et plus d’espace pour des bureaux et des spectacles. Changements autour du Centre universitaire Ethan Plato, président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa, a annoncé que des rénovations allaient avoir lieu dans le Centre universitaire, afin de le rendre plus agréable et d’aménager plus d’espace pour les locaux de la Fédération étudiante. Il a également mentionné qu’un espace de sieste pour les étudiants était envisagé, sans donner plus de détails, le projet n’étant pas encore concrétisé. Le plan quinquennal de développement de l’Université prévoit aussi des rénovations à la bibliothèque Morisset. Des changements à la cafétéria Pour ce qui est de la cafétéria, aucune construction n’est prévue pour cet été, mais il y a tout de même un comité qui travaille actuellement sur un projet d’agrandissement. Ce comité est composé de représentants de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa, de l’Association des étudiant(e)s diplômé(e)s de l’Université d’Ottawa, de l’Association des résidents de l’Université d’Ottawa, de représentants de différents services de l’U d’O, des Services alimentaires, du logement, de la vie communautaire ainsi que des immeubles. Les détails devraient être fournis bientôt, car chacun des groupes membres est d’accord sur l’intérêt de la rénovation.

Apercu de l’allure du campus à partir de l’année prochaine. - illustrations courtoisie

w w w.l aroton d e.ca

p. 17

Désaffiliations de la féuo

8 avril 2013
Faculté des sciences sociales

La grande séduction de la FÉUO

136 millions: facture finale du pavillon
Meghan Fitzpatrick
Le pavillon de la Faculté des sciences sociales, complété en octobre dernier, a dépassé les investissements prévus de 120 millions de dollars, avec un coût final de 136 millions de dollars. De ce montant, 110 millions ont été dépensés pour la construction du pavillon, 22 millions pour les rénovations du pavillon Vanier et 4 millions pour la construction du Centre de calcul. Le montant total inclut aussi les coûts de déménagement des départements de la Faculté des sciences sociales, qui étaient situés au pavillon Desmarais, ainsi que les heures supplémentaires des travailleurs pour terminer la construction. Le projet, qui avait été lancé en 2009 et complété en octobre 2012, était attendu depuis longtemps. Il a permis de réunir les différents départements de la Faculté des sciences sociales sous un même toit, et la Faculté de psychologie a pu élire domicile dans le pavillon Vanier.

- illustration Nicholas Dubois

Émilie Deschamps,
Cochef de pupitre
Alors qu’au cours des deux dernières années, six corps fédérés s’étaient prononcés en faveur de la sortie du giron de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), Ethan Plato, président de la Fédération, confirme, en cette fin d’année scolaire, que la FÉUO a réussi à renouer les liens avec toutes ces associations étudiantes. Le cas le plus long à régler, selon M. Plato, a été celui de l’Association des étudiantes et étudiants de droit civil de l’Outaouais (AÉÉDCO). L’Association considérait notamment qu’elle serait mieux à même de remplir les besoins de ses étudiants si elle pouvait bénéficier de toutes les cotisations que ceux-ci versaient à la Fédération. Afin de mieux satisfaire les étudiants de l’AÉÉDCO, la FÉUO a alors décidé de créer un Fonds de développement professionnel. Ce Fonds serait disponible pour les cinq associations étudiantes liées à des programmes professionnels (autrement dit, les programmes qui demandent une formation universitaire préalable à l’admission), notamment celles de médecine, de droit et d’enseignement. Ce Fonds servirait à organiser des activités de formation et de

développement de carrière. « [Les membres de l’AÉÉDCO] dépensent beaucoup de leur argent pour inviter des conférenciers de Montréal puisque c’est là que sont les spécialistes de leur profession. […] C’est difficile pour eux d’être compétitifs avec les autres programmes de droit civil à cause de cette distance avec Montréal et ça engendre des coûts supplémentaires », affirme M. Plato, expliquant l’intérêt de ce Fonds pour l’association des étudiants juristes. Selon les discussions actuelles entre Ethan Plato et Adam Gilani, vice-président aux finances de la FÉUO, le Fonds aurait un budget d’environ 10 000 $, possiblement plus. La Fédération a aussi accepté de créer plus de liens avec les étudiants en droit civil, notamment en se présentant à eux en début d’année et en leur expliquant le rôle de la FÉUO. L’importance de cette démarche tiendrait au fait que les étudiants en droit civil connaissaient mal la FÉUO et son rôle, et comprenaient donc plus difficilement sa pertinence. M. Plato souligne qu’Amy Hammett, coordonnatrice de l’exécutif de la FÉUO, a assisté aux rencontres de médiation afin d’assurer que le prochain comité exécutif, qui entrera en poste en mai, respectera le contenu de l’entente.

Des résolutions rapides en sciences sociales et en génie Les quatre associations des sciences sociales qui penchaient vers la désaffiliation, soit l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement, l’Association des étudiant(e)s en anthropologie et sociologie, l’Association des étudiant(e)s en criminologie et l’Association des étudiant(e)s en psychologie, ont toutes pu régler leurs différends avec la Fédération, par des rencontres informelles. Selon M. Plato, le fait que les rencontres aient eu lieu entre des comités exécutifs renouvelés a pu contribuer à des conclusions rapides. En ce qui concerne l’Association des étudiants en génie, c’est suite à une journée de médiation supervisée par un médiateur proposé par l’ombudsman de l’Université d’Ottawa que les problèmes se sont résolus.

Le mur végétal en construction. - photo courtoisie

p. 18

w w w.l aroton d e.ca

Chronique

8 avril 2013

20 souhaits Etudiants pour 2020
Élise Vaillancourt

Lancé en 2012, Destination 20/20 est un plan stratégique élaboré par l’administration de l’Université d’Ottawa (U d’O). Constitué de 20 objectifs à atteindre pour 2020, le document devrait « guider notre ascension », selon le recteur de l’U d’O, Allan Rock. Ces objectifs avaient été rédigés sans réelle consultation des populations estudiantines. La Rotonde s’est au contraire fait un devoir d’aller à la rencontre des étudiants afin de permettre une réécriture plus horizontale du document: quelle université les étudiants voudraient-ils fréquenter en 2020?
1. Développer de meilleurs services alimentaires en les rendant plus accessibles et en proposant des aliments plus sains et produits localement. – Catherine Dion-Gagnon, étudiante en développement international et mondialisation Établir davantage de relations avec les employeurs pour faciliter le placement des étudiants après leur remise de diplôme. – Billy Cheung, étudiant en sciences économiques S’assurer de plus de transparence dans les intérêts des recherches privées et publiques. – Alexandre Nanoff, étudiant en études internationales et langues modernes Avoir une université libre de frais de scolarité. – Alexandra Lepine, étudiante en anglais Encourager une culture universitaire plus inclusive pour la création d’un sentiment de communauté à l’U d’O. – Nicholas Cherlet, étudiant en histoire et sciences politiques Construire un centre de ressources autochtones pour répondre aux besoins de la population étudiante autochtone. – Sabrina Jones Monette, étudiante en études autochtones et criminologie Offrir plus de choix de cours en français. – Marie-Christine Corbeil, étudiante en lettres françaises Donner une plus grande considération aux étudiants et éviter de les voir comme des « produits » ou des « utilisateurs-payeurs ». – Christian Philippe, diplômé du programme de développement international et mondialisation Permettre un accès 24h/24h à la bibliothèque Morisset et avoir plus d’ordinateurs disponibles pour les étudiants. – Kevin Harimenshi, étudiant en développement international et mondialisation 11. Créer des bibliothèques et des salles d’étude dans chacune des facultés pour faciliter le travail d’équipe. – Asmaa Alaoui, étudiante à l’École de gestion Telfer 12. Réduire le ratio étudiants/professeur afin de favoriser davantage les échanges. – Yannick Sévigny, étudiant en sciences de l’activité physique 13. Avoir plus de locaux disponibles pour les clubs universitaires. – Martine Ongaro, étudiante en droit civil 14. S’assurer d’avoir un campus plus inclusif en organisant notamment des tables rondes pour sensibiliser la population étudiante à la diversité, afin de permettre la construction d’une communauté universitaire unie. – Kaetlyn Dahlke, étudiante en psychologie 15. Développer un système informatisé plus efficace pour que les étudiants puissent faire leurs choix de cours plus facilement et rapidement. – Brandon Clim, étudiant en sciences politiques 16. Offrir plus de cours au choix et avoir la possibilité de choisir les cours dans des disciplines extérieures à celles du programme suivi. – Gabrielle Fréchette-Martin, étudiante en communication 17. Établir une meilleure communication entre toutes les échelles de l’Université: les facultés, les associations et les étudiants. – Michael Kelly, étudiant en langues modernes et Timmy Nepton, étudiant en droit civil 18. Baser l’accès aux programmes COOP sur d’autres critères que la moyenne annuelle pondérée. – Jordash Alexandra Palmer, étudiante en sciences sociales 19. Développer des services de santé mentale grâce à davantage de formation et la mise en place d’une équipe de santé mentale pour les étudiants en résidence. – Brad Lafortune, étudiant en communication et prochain vice-président aux communications de la FÉUO 20. S’engager dans la valorisation de l’art étudiant et de l’art de la rue sur le campus – Alex Jürgen Thumm, étudiant en sciences politique

2.

3. 4. 5. 6.

7. 8.

9.

10. Rendre l’éducation postsecondaire plus accessible en travaillant avec la Fédération étudiante et en demandant du financement auprès des gouvernements. – AnneMarie Roy, vice-présidente aux communications et prochaine présidente à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO)

- illustration Nicholas Dubois et Davidt Beaudin-Hyppia

w w w.l aroton d e.ca

p. 19

Services en français

8 avril 2013

L’U d’O, toujours à la recherche d’une désignation officielle

- illustration Jérôme Simon

Marjie Brown

Suite à un échec provisoire, l’Université d’Ottawa (U d’O) poursuit ses pourparlers avec le gouvernement provincial en vue d’obtenir une désignation en vertu de la Loi sur les services en français (LSF) de l’Ontario.
L’U d’O a entamé, à l’été 2012, un processus de demande de désignation en vertu de la LSF de l’Ontario pour ses programmes

de premier cycle. L’administration de l’U d’O a tenu des discussions préliminaires avec François Boileau, commissaire aux services en français de l’Ontario, et Madeleine Meilleure, ministre déléguée aux Affaires francophones, qui semblaient alors favorables à l’idée. Toutefois, en décembre dernier, le gouvernement de l’Ontario a partiellement rejeté la demande, en lien avec le fait que l’U d’O souhaitait revoir les programmes désignés tous les quatre ans. Le processus se poursuit… Lors du 15e Banquet de la francophonie de Prescott-Russell, tenu le 23 mars dernier, le recteur de l’Université, Allan Rock, a réitéré l’engagement de l’U d’O à l’égard de l’obtention d’une désignation officielle. Ainsi, l’U d’O poursuit ses pourparlers avec le gouvernement de l’Ontario pour né-

gocier les modalités d’une possible désignation. « Évidemment, l’Université est heureuse que le gouvernement accepte en principe de désigner [s]es services administratifs en français, mais ça n’a pas encore été fait », a constaté Sébastien Grammond, professeur titulaire de la Faculté de droit et doyen de la Section de droit civil. Implications pour l’U d’O Selon M. Grammond, la désignation permettrait de protéger les programmes en français de l’U d’O à long terme, et ce, contre une volonté du gouvernement de l’Ontario de fermer ces programmes. Mais le professeur explique que « dès qu’on commence à creuser le dossier, on s’aperçoit que la loi n’a pas été rédigée en ayant à l’esprit une grande université bilingue. »

Ailleurs en Ontario L’U d’O n’est pas le seul établissement postsecondaire à rechercher la désignation en vertu de la loi 8. L’Université de Hearst et l’Université Laurentienne ont aussi amorcé des démarches en ce sens en 2012. L’Université Laurentienne a d’ailleurs adopté une approche semblable à celle de l’U d’O, en voulant se garder la possibilité d’abolir certains programmes si la fréquentation n’était plus au rendez-vous. Le Collège Boréal a été le premier et le seul établissement postsecondaire à obtenir la désignation, en 2008. Finalement, rappelons que certains des programmes de l’Institut de cardiologie de l’U d’O sont déjà désignés en vertu de la LSF.

p. 20

w w w.l aroton d e.ca

Comité des campagnes

8 avril 2013

Retour sur l’année et adoption d’une campagne de décolonisation

L’AÉA et l’AÉÉAC présentent leurs motions à l’assemblée d’étudiants. - photo Jérôme Simon

Élise Vaillancourt

Une trentaine d’étudiants s’est présentée, samedi dernier, à la rencontre du département des campagnes de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). Liz Kessler, vice-présidente aux affaires universitaires, a d’abord lancé l’évènement en traçant le bilan des campagnes pour l’année 2012-2013. L’assemblée a ensuite voté sur les cinq motions déposées par l’Association des étudiants autochtones (AÉA), conjointement à l’Association des étudiants en études autochtones et canadiennes (AÉÉAC). Adoptées à l’unanimité, celles-ci donnent naissance à une nouvelle campagne de décolonisation, déjà bien présente sur le campus au travers des actions menées par les deux dépositaires.
Bilan 2012-2013 du département des campagnes Mois par mois, Mme Kessler est revenue sur les différentes activités et initiatives du département des campagnes. Interrogée sur l’absence de réunion du comité des campagnes au cours de la session d’automne, Mme Kessler a répondu: « On avait prévu une rencontre en novembre, mais elle a dû être annulée, je ne me souviens plus pour quelle raison ». Une autre question a été posée, s’inquiétant de l’arrêt des rencontres hebdomadaires du comité, qui se veulent une occasion de sensibilisation et de discussion avec les bénévoles du comité des campagnes autour des enjeux de la FÉUO. Selon Mme Kessler, ces réunions se seraient bien tenues sur l’ensemble de l’année, sauf exception. À la fin de la séance, La Rotonde a demandé à une bénévole du département des campagnes, Ciara Roberts, quand avait eu lieu la dernière rencontre. Mme Roberts nous a répondu qu’il n’y avait pas eu de réunion des bénévoles depuis le mois d’octobre, ce qui corrobore l’affirmation d’Iian Brannigan (voir pp. 6-7). Décolonisation: une campagne, cinq motions La campagne de décolonisation est composée de cinq différentes motions formulées par l’AÉÉAC à l’égard de l’Université. « Ces motions sont le résultat de trois assemblées générales [de l’AÉÉAC] tenues l’an dernier », précise Annalisa Harris, coordonnatrice des communications francophones à l’AÉÉAC. La volonté de l’AÉÉAC et de l’AÉA de s’associer étroitement au Département de campagnes tient au fait que « les gens de la FÉUO ont toujours été nos alliés, nous voulions officialiser cette position. [D’autre part,] on ne peut pas demander à l’administration de se décoloniser sans appliquer la même logique auprès de la Fédération », souligne William Felepchuk, coordonnateur des communications anglophones. En ce sens, les motions 1, 2 et 5 invitaient la FÉUO à soutenir les associations dans leurs demandes auprès de l’Université concernant respectivement l’enseignement des langues algonquine et mohawk, la création de bourses d’étude pour les étudiants autochtones et l’augmentation des fonds alloués au programme d’études autochtones. Les propositions 3 et 4 s’intéressaient plus particulièrement à la FÉUO. La première proposait la création d’un portail autochtone sur le site internet de la FÉUO, incluant une déclaration reconnaissant le fait que le campus est construit sur un territoire non-cédé de la nation algonquine. La seconde souhaitait la reconnaissance, dans les espaces physiques de la Fédération, de la présence autochtone. Ces deux motions ont toutefois dû être modifiées au cours d’une brève suspension de réunion, la coordonnatrice de l’exécutif de la FÉUO, Amy Hammett, ayant considéré qu’elles allaient au-delà des pouvoirs du comité des campagnes en allouant indirectement des ressources de la FÉUO aux associations. Sur les documents distribués au début de la séance, il était indiqué que les motions avaient été soumises à la Fédération le 21 mars. Un vote unanime Toutes les motions ont été acceptées à l’unanimité, avec peu de discussions. Trois intervenants ont manifesté oralement leur appui aux propositions faites par les deux associations. Le procès-verbal et la motion corrigée devraient être mis en ligne sur le site de la FÉUO d’ici peu. Le vote unanime de soutien aux motions manifeste « une envie, toutes couleurs politiques confondues, d’améliorer la vie étudiante des autochtones », se réjouit M. Felepchuk. « Il faut aussi dire que nos propositions n’étaient pas vraiment controversées non plus », reconnaît-il. Malgré la possibilité pour l’ensemble des étudiants membres de la FÉUO de déposer des motions, seules celles de l’AÉA et l’AÉÉAC ont été discutées lors de l’événement. « J’aurais aimé voir d’autres associations ou d’autres groupes déposer des motions, comme la Coalition ontarienne contre les hausses (COCH). À mon avis, beaucoup de gens ne voient pas la FÉUO comme la meilleure façon de faire passer leurs demandes », explique Mme Harris. Peu de promotion de la part de la FÉUO Mme Harris s’est par ailleurs dit déçue de la publicité de la FÉUO autour de l’évènement. « J’en ai entendu parler indirectement, mais pas par la FÉUO ellemême, ce qui a fait en sorte que seulement une trentaine de personnes étaient présentes, dont dix de notre association et une douzaine qui sont des élus de la FÉUO. Sur un campus de 40 000 étudiants, c’est ça le résultat », critique Mme Harris. M. Felepchuk a quant à lui regretté « la culture de l’Université d’Ottawa et son manque d’engagement politique ».

w w w.l aroton d e.ca

p. 21

Droits de la personne

Concours

8 avril 2013

Les syndicats du campus appuient la création d’un bureau indépendant des droits de la personne

Améliorer l’expérience étudiante cinq idées à la fois

Olivier Desharnais-Roy, président sortant du SCFP 2626, et Lucie Allaire, ombusman de l’Université. - photos Jérôme Simon

Mathilde Marchand

La question de la création d’un bureau indépendant des droits de la personne est discutée sur le campus depuis environ un an. Bien que cette initiative soit soutenue et portée par la plupart des syndicats et associations de l’Université d’Ottawa (U d’O), aucune suite n’a pour l’instant été donnée par l’administration.
« La genèse de l’idée remonte à l’intersyndicale durant l’été », explique Olivier Desharnais-Roy, président du SCFP2626, syndicat qui représente notamment les assistants de recherche et d’enseignement de l’U d’O. « Nous voulions rassembler dans un centre indépendant ce qui est actuellement une galaxie éparse. Toutes les universités ontariennes ont des bureaux indépendants des droits de la personne », poursuit-il.

Selon divers syndicats du campus, le mandat de l’ombudsman de l’U d’O n’est pas assez vaste pour traiter de toutes les questions liées à ces problèmes. Lucie Allaire, ombudsman de l’Université d’Ottawa, approuve et insiste sur la nécessité de se concentrer sur les questions de handicaps et de travailler à la disparition des discriminations. Elle l’a d’ailleurs signalé à l’administration dans son dernier rapport annuel et est favorable à la création d’un bureau des droits humains. Lorsque La Rotonde a demandé à Mme Allaire si la création d’un bureau indépendant des droits de la personne pourrait empiéter sur son mandat, elle a répondu: « Je ne vois pas de contradiction entre la création d’un bureau des droits humains et la mission d’ombudsman. J’imagine que ce sera un interlocuteur avec lequel je pourrais travailler, et je serai heureuse de voir comment je peux compléter, soutenir ou appuyer ses démarches, car le respect des droits de la personne intéresse les ombudsmans. » Une lettre a été envoyée au recteur de l’U d’O, Allan Rock, le 19 mars 2013, par les huit groupes soutenant le projet, dont le SCFP 2626, l’Association des professeurs de l’U d’O, l’Association des professeurs à temps partiel de l’U d’O et les deux grandes associations étudiantes. Cette lettre explique en quoi la création d’un tel bureau serait nécessaire. L’Université n’a pas encore fourni de réponse à cette missive.

Gagnants du concours Bonnes idées 2013. - photos Serge Banyongen

Marjie Brown
Mardi 2 avril, l’Université d’Ottawa (U d’O) a dévoilé les résultats du concours Bonnes idées 2013 lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté vice-recteurs, doyens et lauréats. Des prises de courant sur les bureaux dans les bâtiments plus anciens, un centre de l’innovation et de l’entrepreneuriat, un babillard en ligne pour étudiants et employés, une voie cyclable traversant le campus et l’impression recto verso des recueils de textes à un prix moindre; voilà les idées proposées par les lauréats Raechel Allen, Sébastien Cusson, Leona Yiu, Malaika Miles-Rossouw et Natalie Bisson. Tenu annuellement depuis 2008, le concours Bonnes idées invite les étudiants de l’Université d’Ottawa à proposer des projets visant à améliorer l’expérience étudiante. Les idées soumises dans le cadre du concours de 2013 ont été évaluées par un jury de dix étudiants en fonction de leur originalité, leur faisabilité et leur impact. 540 étudiants de toutes les facultés ont participé à cette 6e édition du concours. Chacun des lauréats recevra un prix de 1 000 $ applicable à ses droits de scolarité.

p. 22

w w w.l aroton d e.ca

Prix La Rotonde

8 avril 2013

Groupe de l ’année: AÉÉAC
Émilie Deschamps,
Cochef de pupitre On peut dire sans se tromper que l’Association des étudiant(e)s en études autochtones et canadiennes (AÉÉAC) aura contribué cette année à changer le visage de l’Université d’Ottawa (U d’O). Dans la foulée du mouvement Idle No More, l’AÉÉAC a identifié cinq priorités pour décoloniser l’U d’O et, à la surprise générale, l’administration a accepté de travailler sur ces cinq points. Avant de présenter ses demandes, l’Association étudiante a aussi organisé un rassemblement d’environ 200 personnes dans la rotonde du pavillon Tabaret, un chiffre rarement atteint pour des évènements de ce type sur le campus de l’U d’O. Le succès de cette action directe et des discussions de l’Association avec l’administration a démontré que les étudiants peuvent avoir de l’influence jusque dans les plus hautes sphères de l’Université. Contrairement à bien d’autres initiatives étudiantes qui, trop souvent, demeurent lettre morte, l’AÉÉAC a choisi de s’adresser directement à l’administration, plutôt que de passer par la FÉUO. Elle trace ainsi la voie à une nouvelle manière de revendiquer au sein de l’U d’O. Finalement, l’entente que l’AÉÉAC a conclue avec Pat Marquis, suite aux propos problématiques qu’il avait tenus sur les territoires de la communauté algonquine, a à la fois démontré la vigilance de l’Association face aux questions autochtones, mais aussi sa capacité à apporter des solutions constructives et positives. M. Marquis, prochain vice-président aux activités sociales de la Fédération étudiante, suivra ainsi des formations pour le sensibiliser aux enjeux des femmes et des autochtones, ce qui lui permettra de mieux représenter tous les membres de la FÉUO l’an prochain.

L’AÉÉAC livre officiellement ses demandes à l’administration. - photos Vincent Rioux

- photo Jérôme Simon

Rassemblement pour Idle No More à la rotonde du pavillon Tabaret.

w w w.l aroton d e.ca

p. 23

Prix La Rotonde

8 avril 2013

Prix citron : Osama Berrada
Émilie Deschamps,
Cochef de pupitre Cette année, plusieurs problèmes ont gravité autour du directeur général des élections (DGÉ), Osama Berrada, à commencer par sa nomination qui a été obtenue des mois après la date prévue par la Constitution de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). Par la suite, la promotion de la période de candidature a aussi donné lieu à quelques violations constitutionnelles et à des critiques concernant le manque de publicité. M. Berrada et le comité des élections ont ensuite cherché à limiter la participation du rédacteur en chef de La Rotonde à la couverture des élections et ont demandé à ce que le journal étudiant lui fournisse les noms des journalistes qui couvriraient les élections, outrepassant ainsi largement son mandat. Mais la raison ultime pour laquelle La Rotonde a choisi d’attribuer le Prix citron à M. Berrada est le mutisme persistant de celui-ci. M. Berrada n’a en effet jamais voulu réagir aux accusations et aux dénonciations de La Rotonde, alors qu’il aurait pu expliquer ses décisions ou admettre ses erreurs. Ses réponses laconiques n’ont fait que contribuer à perpétuer l’image trouble dont sont entourées les élections de la FÉUO, depuis plusieurs années. La Rotonde veut ainsi rappeler à M. Berrada que, lorsqu’on occupe un poste au service du public, le silence ne paie pas, contrairement à l’ouverture et à la transparence.

Osama Berrada, directeur général des élections de la FÉUO en 2013. - photo archives

p. 24

w w w.l aroton d e.ca

Prix La Rotonde

8 avril 2013

Chouchou de La Rotonde: Brandon Clim
Émilie Deschamps,
Cochef de pupitre Depuis son arrivée à l’Université d’Ottawa en 2007, Brandon Clim, étudiant en sciences politiques, surveille sans relâche les étudiants élus, qu’ils soient à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) ou à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ). Sur son blogue, dans les médias sociaux et dans ses contributions au MacLeans On Campus et au blogue studentunion.ca, M. Clim est toujours en première ligne pour révéler les nouvelles importantes. Il n’hésite pas non plus à demander aux membres de l’exécutif de la FÉUO de rendre des comptes sur leurs promesses et à les talonner sur toutes sortes de dossiers. Il est le seul étudiant à assister à (presque) toutes les réunions du Conseil d’administration (CA) de la FÉUO, il rend donc un précieux service à ceux qui n’exultent pas à l’idée d’aller suivre, un dimanche après-midi par mois, la politique étudiante universitaire, mais qui veulent tout de même s’informer. Et il effectue ce travail sur une base purement bénévole! En somme, il contribue à contrebalancer le manque de transparence actuel de la FÉUO, qui ne met que rarement les procès verbaux de ses réunions en ligne et ne se démène pas pour inciter les étudiants à assister aux réunions du CA. Disons-le tout bonnement, Brandon Clim est un modèle à suivre!

- photos Jérôme Simon

w w w.l aroton d e.ca

p. 25

Prix La Rotonde

8 avril 2013

Initiative de l ’année: Campagne pour les Assemblées générales
Cochef de pupitre

Émilie Deschamps,

Depuis février dernier, un groupe d’étudiants s’est mobilisé autour de la campagne pour avoir des Assemblées générales à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). Nous devons cette initiative à l’Association des étudiantes et étudiants marxistes de l’Université d’Ottawa. La première étape de cette campagne a été de demander aux candidats aux élections de la FÉUO de s’engager sur cette question et d’encourager les étudiants à voter pour ceux qui promettaient d’instaurer des Assemblées générales. Cette première partie fut un succès, puisque le groupe Action étudiante, qui a remporté cinq des six postes à l’exécutif ainsi que la majorité des sièges au Conseil d’administration, a inclus parmi ses priorités l’instauration d’Assemblées générales. Toutefois, les membres de la campagne n’ont pas voulu se fier uniquement à leurs élus, et c’est pourquoi ils font présentement circuler une pétition qui, si elle cumule 1 500 signatures, forcera la tenue d’un référendum sur la mise en place d’Assemblées générales. Si la campagne est un succès, cette initiative représentera un moment charnière dans l’histoire de la Fédération étudiante. C’est pourquoi la création de la campagne pour des Assemblées générales à l’U d’O est un évènement marquant de l’actualité étudiante 2012-2013.

p. 26

w w w.l aroton d e.ca

Prix La Rotonde

8 avril 2013

Effort de l ’année: Ethan Plato
Cochef de pupitre

Émilie Deschamps,

Ethan Plato a amorcé son année en tant que président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) la tête pleine de beaux projets: limiter la possibilité de conflits d’intérêts au sein du Conseil d’administration (CA) de la Fédération, améliorer la participation étudiante, etc. Dans cette optique, il a présenté une motion au CA pour empêcher les employés de la FÉUO de siéger au CA. Cette motion a toutefois été balayée du revers de la main par le Conseil. Certains des membres qui ont voté contre étaient, par ailleurs, directement concernés par cette motion puisqu’ils travaillent eux-mêmes pour la Fédération. Malgré tout, M. Plato a réitéré ses tenta-

tives de réforme, un mois plus tard, en présentant trois motions qui auraient changé le système électoral de la FÉUO, pour le rendre plus démocratique, selon le principal intéressé. Ces motions, appuyées par la majorité des présidents des corps fédérés, ont aussi été rejetées, révélant ainsi un fossé entre la représentation des étudiants par les administrateurs au CA et leurs associations étudiantes fédérées. Malgré ces défaites, La Rotonde tenait à souligner la persévérance d’Ethan Plato, qui a amené la discussion sur des changements importants, tout en sachant qu’ils seraient loin de faire l’unanimité. Bien qu’il n’ait pas tenu toutes ses promesses électorales, il a fait ce qui était en son pouvoir pour faire avancer ses idées.

- photos Jérôme Simon

w w w.l aroton d e.ca

p. 27

ARTS et CULTURE
Ghassen Athmni | culture@larotonde.ca
Bilan de l’exécutif de la FÉUO

8 avril 2013

Jozef Spiteri

- photo Jérôme Simon

- photo archives

Lina Maret
« J’aurais aimé en faire plus. J’ai ce sentiment qu’il y a toujours un concert que j’aurais pu offrir aux étudiants, que j’aurais dû inviter des conférenciers », confie dès le départ Jozef Spiteri, vice-président aux affaires sociales de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). « Je ne considèrerais parfait aucun des évènements que j’ai organisés », ajoute-t-il. M. Spiteri avait évoqué, lors de sa campagne électorale, qu’il souhaitait organiser un événement autour de la francophonie, en dehors du Mois de la francophonie, ce qu’il n’a pas réussi à réaliser au cours de son mandat. Il s’est justifié en expliquant qu’il n’a pas eu d’idée de concept qui le satisfaisait assez pour mettre en œuvre ce projet. Vers une union des affaires sociales et universitaires Malgré le bon fonctionnement de l’exécutif, que Jozef Spiteri a constaté, il a exprimé le regret de ne pas avoir travaillé plus souvent avec Liz Kessler, vice-présidente aux affaires universitaires et responsable des campagnes de la Fédération étudiante, invoquant le manque de temps pour mettre en place cette coopération. « [Pat Marquis, le prochain vice-président aux affaires sociales] est beaucoup plus intéressé à soutenir le développement de nouveaux évènements », explique M. Spiteri, après avoir travaillé sur la transition avec son successeur. « Il va toujours faire la Semaine 101, le Défi Hivernal et le TEDx, mais il veut avoir une approche plus philanthropique et s’engager dans des projets académiques. » Le vice-président renchérit: « Je crois que ça va être intéressant de voir cet angle du portfolio social être ramené à l’avant. » Dynamique du campus Finalement, M. Spiteri affirme avoir constaté une amélioration dans la participation des étudiants entre le moment de son arrivée à l’Université et celui de son départ, cette année. « Il y a quatre ans, personne ne portait les pulls [de l’Université d’Ottawa] et personne ne venait aux évènements, mais je crois que, petit à petit, les gens sont devenus beaucoup plus intéressés. »

- photo Jérôme Simon

p. 28

w w w.l aroton d e.ca

Département de musique

8 avril 2013

« Une année des plus réussies » – David Currie
Ghassen Athmni,
Chef de pupitre

La Rotonde est allée à la rencontre de deux des directeurs de section au pavillon Pérez afin d’évaluer le déroulement de l’année universitaire 2012-2013. Daniel Gress, professeur de cor et coordonnateur des cuivres et vents, et David Currie, coordonnateur des cordes et chef de l’orchestre de l’U d’O, nous ont livré leurs conclusions à propos des récitals et des concerts donnés lors de l’exercice courant.
Des secteurs qui se valent Le chef d’orchestre a tenu à dire que les prestations des différents secteurs ont toutes été d’excellente qualité cette année. « C’est très difficile pour moi de choisir une prestation en particulier. Toutes les spécialités ont évolué à très haut niveau cette année », a expliqué M. Currie. « Je suis ici depuis 1976 et je dirige l’orchestre depuis 1982, et cette année a été des plus réussies, l’orchestre a extrêmement bien joué à toutes les occasions. » L’école a proposé une série d’ateliers et de concerts animés par des musiciens visiteurs qui enseignent dans différentes universités canadiennes ou étrangères, une initiative qui permet aux étudiants d’acquérir de nouvelles connaissances et aux programmes du Département de gagner en notoriété. « Cela permet aux étudiants de rencontrer des musiciens d’exception et de participer à des ateliers auxquels ils n’auraient pu accéder qu’en payant des sommes importantes », a expliqué M. Gress. Des concerts qui se démarquent Parmi les concerts de cette année, le coordonnateur des cuivres et vents a salué la performance du trompettiste de jazz Jens Lindemann. « Dans son contenu et son style la prestation de Lindemann était hors-normes pour notre département, nous n’avons pas tant de jazz que ça ici, et cela fait du bien d’en voir d’aussi bonne qualité », a confié M. Gress. Par ailleurs, il s’est accordé avec M. Currie pour souligner l’interprétation par les étudiants d’Histoire du soldat d’Igor Stravinsky. « Avoir du Stravinsky c’est aussi très enrichissant. Quand on commence à jouer des pièces inhabituelles pour l’école, cela veut dire que nous sommes sur une pente ascendante », a ajouté le professeur de cor. L’année prochaine présentera donc le défi de rester sur cette bonne lancée. « En 2013-2014, ce sera dur de maintenir ce niveau très relevé. Nous venons de recruter un nouveau professeur de violon et d’accepter plusieurs jeunes virtuoses dans le programme », conclut le chef d’orchestre.

- photos courtoisie

w w w.l aroton d e.ca

p. 29

musique locale

8 avril 2013

Des artistes qui se démarquent sur la scène locale
Léa Papineau Robichaud

La Rotonde vous présente quelques-uns des artistes qui ont particulièrement marqué l’année 2012-2013 dans la région.
Defined
Le groupe de métal, réputé pour l’énergie qu’il transmet sur scène, a connu une année importante. La sortie de leur album Diligence en 2011 a fait boule de neige et le groupe est depuis très occupé. « Les années 2012 et 2013 ont sûrement été les plus occupées qu’on ait jamais connues, lancent les membres du groupe. Les résultats du lancement de notre album au niveau du monde entier ont sûrement eu beaucoup plus de rétroactions positives qu’on pouvait espérer. » Le groupe a participé à la troisième édition de l’Omnium du rock. Ils ont réussi à se rendre jusqu’à la grande finale, qui se déroulait au café Campus à Montréal samedi dernier. Le groupe, formé de Jon Rioux, Steve Lajeunesse, Neil Landry et Dan Levis, s’est d’ailleurs vu récompensé par ses nombreuses années d’efforts, car ils feront partie de la programmation du RockFest de Montebello. « Être programmé au festival RockFest à Montebello, avec des gros noms comme Lamb of God, Deftones, Killswitch Engage, Anthrax, etc., ça nous a gardés encore plus occupés et focalisés sur nos efforts à long terme », expliquent les membres de Defined.

- photos courtoisies

Joanie Michaud
La musicienne de 25 ans a connu une année bien remplie. « C’est une année qui a été très bénéfique pour moi et pour mon évolution en tant qu’auteure-compositrice-interprète. J’ai complété une année de formation à l’École nationale de la chanson de Granby, ce qui m’a donné les outils et la confiance nécessaires pour m’investir dans mon projet à 100 % », décrit la principale intéressée. Joanie Michaud a posé sa candidature pour le concours du Festival international de la chanson qui se déroulera à Granby au mois d’août. La musicienne originaire de l’Outaouais a passé les étapes de présélections et les auditions avec brio, lui permettant de participer aux demi-finales. Son parcours de musicienne s’est ensuite poursuivi en septembre, alors qu’elle a eu l’honneur de faire la première partie de Mara Tremblay au Cabaret La Basoche. Puis, en janvier, elle a été nommée lauréate du concours « Gatineau prend la scène ». « Après mon année de formation et le Festival de la chanson à Granby, ça me faisait un bien énorme de pouvoir enfin présenter mes compositions, accompagnée de mes musiciens, aux gens de ma région », avoue Joanie Michaud.

Paul Demers
Le chanteur canadien, emblème de l’Ontario français, a fait un retour dans le monde musical à la fin de l’année 2011 en lançant son troisième opus, intitulé Encore une fois. Ce retour s’est particulièrement fait remarquer et les critiques ont encensé son album, indiquant qu’il était probablement le plus réussi de ses albums. Paul Demers a d’ailleurs vu ses efforts récompensés lorsque lui a été remis le Prix SOCAN de l’auteur-compositeur-interprète par excellence lors du Gala des prix Trille Or en mars dernier.

Claude Munson
Avec son groupe, The Storm Outside, Claude Munson a été particulièrement actif sur la scène locale cette année. Il a multiplié les spectacles au Raw Sugar, au Pressed Café, au Mercury Lounge et même au Blacksheep Inn à Wakefield, en plus d’être animateur lors des soirées de concerts de musique locale au Jail Hostel. « Ce fut une année excitante. C’était vraiment amusant et c’était une excellente aventure. J’ai partagé beaucoup d’expériences avec d’autres artistes », décrit Claude Munson. Avec la sortie de leur premier album, Claude Munson and The Storm Outside ont non seulement brillé sur la scène locale, mais aussi sur les scènes étrangères telles qu’à Montréal, Kingston et Toronto. « Ça avance côté ventes. On vend régulièrement des albums. Et puis, on a eu de bonnes critiques, notamment sur la National campus community college radio. On est rendus numéro deux sur le classement de CHUO et on a été cinquièmes sur le classement folk d’une radio de Calgary, CJKW », énumère Claude Munson.

Pandaléon Souljazz Orchestra
Le groupe de jazz originaire de la région d’Ottawa-Gatineau a remporté le prix du groupe mondial de l’année aux Indie Awards 2013, qui se déroulaient le 22 mars dernier. De plus, le groupe est sélectionné dans la catégorie « album de musique du monde de l’année » aux Junos qui auront lieu le 21 avril. Souljazz Orchestra a été très présent sur la scène locale cette année, donnant quelques spectacles, entre autres au Babylon à Ottawa et au Petit Chicago à Hull. Ce groupe local a continué à se faire remarquer sur la scène franco-ontarienne cette année. Il a même eu droit à une belle vitrine en offrant une prestation en direct à Musique Plus en janvier dernier, mais aussi à Coups Francs, tourné à l’Université d’Ottawa. Pandaléon s’est, entre autres, produit à la Nouvelle Scène, au 1848 et au Ritual Night Club. La formation composée de Jean-Philippe Levac, Frédéric Levac et Marc-André Labelle, a fourni une excellente performance à Contact Ontarois et en est revenue avec trois prix en main: Festival du voyageur à Winnipeg, Festival international de la chanson de Granby et le prix de la Franco-Fête de Toronto.

p. 30

w w w.l aroton d e.ca

Scène artistique à ottawa

8 avril 2013

Bars et cafés à spectacle: à chacun ses spécificités
En 2012-2013, certains bars et cafés connus pour abriter une scène artistique active se sont démarqués les uns des autres en choisissant chacun d’adopter un style et une façon de faire bien particuliers afin d’acquérir une En 2012-2013, certains bars et cafés connus pour abriter une scène artistique acpropre. tive se sont démarqués les uns des autres en identité choisissant chacun d’adopter un
Ghassen Athmni,
Chef de pupitre
style et une f açon de faire bien particuliers afin d’acquérir une identité propre.
- photos courtoisie

Pressed Café: un espace émergent pour la poésie et bien plus
Situé dans le quartier chinois, cet établissement de restauration a beaucoup gagné en reconnaissance cette année, notamment grâce à la multiplication des soirées poésie et des soirées thématiques. C’est en particulier la série de spectacles intitulés The Artistic Showcase, organisée par le poète ottavien Brandon Wint, qui aura marqué les esprits au cours de 2012-2013 – entre autres avec la participation de grands noms tels que Ian Keteku (champion du monde de slam en 2010), Moe Clark, Kim Crosby et OpenSecret. « Je pense que c’est un très bon endroit compte tenu de sa superficie et de son architecture, qui permettent de créer une ambiance très chaleureuse. C’est ce qui attire les artistes ici », précise Wint. Outre ces soirées bihebdomadaires, une soirée pour les jeunes consacrée uniquement aux poètes âgés de moins de 19 ans est organisée une fois par mois. « Parfois, nous voyons des jeunes de 12 ans venir présenter leurs rimes à un public de tout âge », explique Wint. L’espace accueille souvent des concerts de jazz et de folk, ainsi que des expositions photographiques.

Umi Café: improviser comme mot d’ordre
Très convivial et très informel, cet autre espace du quartier chinois semble baigner dans l’esprit hippie. Régulièrement visité par des artistes locaux à l’instar de Balam Santos, Hyfidelik et The Way, Umi s’est bâti une notoriété d’espace voué aux jams. Les interminables sessions d’improvisation avant, après et pendant les concerts, ainsi que la soirée hebdomadaire de jazz improvisé baptisée IMOO – Improvising musicians from Ottawa-Outaouais –, y sont pour beaucoup. « Ces soirées connaissent un grand succès et permettent de révéler beaucoup de talent, mais il y a aussi d’autres soirées au cours desquelles des musiciens ont émergé, notamment Alec Mead qui fait du folk, et Balam Santos qui marie très bien le flamenco au rap », confie John Bainbridge, agent du service logistique.

Mercury Lounge: funk et ambiance do Brasil
Même s’il est connu pour accueillir des soirées slam et divers lancements d’albums et spectacles en tout genre, ce bar du Marché By a souvent vibré aux rythmes de la funk ou des musiques du monde, comme la bossa nova ou la samba. Une tendance que la directrice de programmation du Mercury Lounge, Claudia Baladelli, explique par ses rapports avec le Brésil: « Je suis brésilienne et j’ai des rapports très étroits avec la scène musicale de mon pays. À chaque fois que j’y vais, j’essaie de repérer des talents que je peux ramener jouer ici ». Au-delà de cette influence, l’endroit varie tout de même son programme avec du jazz, de l’électro et surtout du funk. « Nous avons un nouveau projet, The Mad Funk, une idée de Philippe Lafrenière (Souljazz Orchestra), qui vient se produire avec les groupes Phil Motion et Easy Lo-fi puis laisse la place à d’autres artistes. Toute la soirée est dédiée au funk et au soul », affirme Mme Baladelli.

Le Petit Chicago: soirées thématiques
Le bar à spectacles du vieux Hull aura aussi marqué les esprits cette année avec en relief les soirées Souljazz Orchestra, le passage de Bernard Adamus ou Half Moon Run ainsi que les soirées humour. Le P’tit Chic’ a aussi été l’hôte de l’Omnium du Rock. Ceci dit, en temps normal l’espace suit un fonctionnement hebdomadaire où chaque soirée est associée à un genre. « Les lundis c’est du jazz avec beaucoup d’improvisation, alors que les mardis c’est plus électro ambiant. Les jeudis latinos sont un de nos plus grands succès et, chaque vendredi, c’est souvent une musique plutôt dédiée à faire la fête. Samedi est le point culminant de la semaine, avec un concert dont l’entrée est payante », explique Tristan Arnaud, directeur général du bar. « Nous aimerions avoir plus de grands noms et de grands événements, mais c’est souvent trop cher pour nous, surtout vu l’exiguïté de l’espace », rajoute-t-il.

Le Troquet: faire plaisir à tout le monde
À quelques encablures du Petit Chicago se trouve Le Troquet, dont l’histoire est intimement liée à la Virée Blues Boréale. « Avant que nous ne commencions ce projet, il n’y avait presque pas de blues de ce côté-ci de la rivière. Pour en voir, il fallait aller à Ottawa. Cela me tenait à cœur de raviver cette scène », confie Éric Gaudreault, propriétaire du bar-bistro. Mais la programmation ne s’arrête pas à cette collaboration ni à ce style de musique: « Nous essayons de faire plaisir à tout le monde, notre politique c’est de ne pas nous en tenir à une tendance. L’année dernière, nous avions fait beaucoup de musique alternative et, cette année, nous essayons de proposer plus de choix aux clients », affirme M. Gaudreault. Avec des soirées slam, des expositions d’art visuel, du hip-hop voire de la musique orientale, on peut dire que l’équipe de coordination artistique travaille à satisfaire tous les goûts.

w w w.l aroton d e.ca

p. 31

festivals

8 avril 2013

Des festivals pour toute la saison estivale
- photos courtoisie

Festival international de jazz: une avalanche de grands noms
Pour son 33e anniversaire, le Jazzfest a été fidèle à sa réputation en prévoyant un programme copieux. Toutes les prestations seront assurées par des artistes reconnus mondialement, avec un mélange de prestations typiquement jazz et d’autres beaucoup plus variées. « Programmer des artistes dont le style n’est pas le jazz nous aide à garder un bon niveau d’affluence. Ceci dit, le facteur artistique est primordial, nous ne choisissons pas n’importe quel musicien qui rapporte de l’argent », assure Evan Clark, coordonnateur du marketing et des médias. Le vétéran Willie Nelson, la diva soul Macy Gray, le groupe de blues rock The Heavy et l’immense Aretha Franklin assureront l’éclectisme au Parc de la Confédération. De leur côté, le Lincoln Center Orchestra et Wynton Marsalis effectueront leur énième retour à la capitale et veilleront à garder l’identité musicale de l’évènement qui, cette année, aura lieu du 20 juin au 1er juillet. La programmation complète sera dévoilée le mercredi 10 avril. « C’est là que nous révélerons l’essentiel de notre programme jazz, avec notamment une nouvelle série de concerts à l’église Dominion Chalmers », rajoute M. Clark.

Bluesfest: On ne change pas une formule gagnante
Les mélomanes n’auront pas le temps de se reposer, puisque, du 4 au 14 juillet aux plaines Lebreton et un peu partout dans la ville d’Ottawa, se déroulera la vingtième édition du Festival, qui porte depuis 2011 le nom de son commanditaire principal, la banque RBC Royal Bank. L’édition de cette année sera légèrement écourtée, passant de onze à dix jours de spectacles. En tête d’affiche, nous retrouverons des noms issus de scènes musicales très diverses, tels que l’Islandaise Björk, les rappeurs newyorkais du Wu-Tang Clan, le groupe de rock californien Weezer, le trio country des Dixie Chicks. « Avoir des vedettes internationales est primordial pour nous, le festival ne peut s’arrêter au blues, cela limiterait l’auditoire à quelques connaisseurs. Nous voulons toucher un public très large », explique AJ Sauve, directeur des relations médias. Se produiront aussi les vieux virtuoses canadiens de Rush ou encore le duo malien Amadou et Mariam. « Nous tenons à avoir une programmation internationale, c’est pour cela que nous avons de la musique africaine, celtique et latine », précise M. Sauve. La dizaine de jours permettra aussi à plusieurs artistes et groupes moins connus, voire méconnus du grand public, de se produire aussi bien sur les plaines qu’à d’autres emplacements, comme le Casino du Lac-Leamy ou le centre Rideau.

Festival Danse Canada (FDC): beaucoup d’innovation
Pour l’édition 2013, les organisateurs ont choisi d’abandonner les sentiers battus et de rompre avec l’élitisme des représentations en salle. Pour ce faire, le Festival s’éloignera des espaces exigus et envahira sur quatre jours, du 13 au 16 juin, différents parcs, rues et trottoirs d’Ottawa et de Gatineau. « C’est surtout parce que le public se fait de plus en plus rare dans les salles que nous avons décidé de faire le chemin inverse », confie Jeanne Holmes, productrice artistique du FDC. Les artistes iront même plus loin en faisant participer les résidents aux spectacles, ce mode opératoire sera en particulier celui du spectacle Le Grand continental, dirigé par Sylvain Émard, et auquel participeront plus de 100 personnes.

p. 32

w w w.l aroton d e.ca

festivals Ghassen Athmni,
Chef de pupitre

8 avril 2013 Après un hiver qui s’est éternisé, Ottaviens, Gatinois et autres habitants de la région accueilleront l’été à bras ouverts, comme chaque année. Et comme chaque année, saison estivale rime avec saison de festivals. L’été 2013 réserve son lot de grands événements ainsi qu’un grand nombre d’incontournables petites célébrations locales. Festival franco-ontarien (FFO): célébrer la francophonie ontarienne
Même si, à l’exception du chanteur Mohombi, la programmation du FFO n’a toujours pas été dévoilée, ce sera l’une des attractions majeures de l’été. Il coïncidera avec les trois derniers jours du FDC, c’est-à-dire du 14 au 16 juin, et prendra place au Parc Major et au Marché By. Le grand défilé annuel franco-ontarien verra peut-être les danseurs se joindre à la foule. Une dimension historique viendra s’ajouter cette année: « Des activités sont prévues pour la célébration du 400e anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain en Ontario », indique Julie Dumoulin, agente de communication. D’autre part, la journée de samedi, traditionnel point d’orgue de l’événement, sera cette année plus chargée: « Nous allons changer la programmation pour inciter les gens à rester plus longtemps », explique Mme Dumoulin.

Festival international de la musique de chambre: varier les genres
Cette série de concerts, le Chamberfest, qui connaît souvent un franc succès dans la région, débutera le 25 juillet et se poursuivra jusqu’au 8 août. « D’habitude tous nos concerts de début de soirée affichent complet. Cette année nous avons déjà beaucoup avancé sur les ventes des spectacles de Marc-André Hamelin, Measha Brueggergosman et celui des vêpres de Monteverdi, dont la musique a été écrite en 1610 », révèle le directeur du marketing du Festival, James Whittal. Depuis quelques années, le Festival ne s’arrête pas à la musique classique, mais présente aussi différents styles allant du jazz à la musique méditerranéenne et asiatique. « Beaucoup de nos concerts de fin de soirée seront assurés par des musiciens latino-américains », rajoute Whittall.

Autres festivités
Toute une mosaïque de célébrations de moindre calibre occupera divers endroits de la région tout au long de la saison. Le fameux Festival canadien des tulipes fêtera à la fois sa 61e édition et l’acquisition du Prix Tourisme Vert 2013, et ce, du 3 au 20 mai. Le 8 mai au Centre des arts Shenkman, vous pourrez goûter à des mets exotiques lors du Festival des desserts du monde. Les plaines Lebreton accueilleront le Festival international de la jeunesse entre le 28 mai et le 2 juin. Du 20 au 23 juin, le Festival des bateauxdragons fera revivre une vieille course chinoise au Parc de la baie Mooney, alors que la Semaine italienne donnera à la rue Preston des allures typiquement européennes du 6 au 16 du même mois. La Ville d’Ottawa organisera une Semaine de la bière artisanale du 9 au 17 août. Le Casino du Lac-Leamy sera le théâtre des Grand feux, compétition d’art pyromusical, du 10 au 24 du même mois. Enfin, le Festival de montgolfières de Gatineau clôturera la saison le 2 septembre, après quatre jours d’activités.

w w w.l aroton d e.ca

p. 33

Expositions estivales

Théâtre

8 avril 2013

Cet été, c’est musée!

Une programmation estivale conséquente

Photo de l’exposition World Press Photo 2013 au Musée canadien de la guerre. - photo courtoisie

Julia Brumelot-Gourmaud et Ghassen Athmni

déclare Caroline Lanthier, gestionnaire de projet. Dans la même série, Pétrole d’Edward Burtynsky alliera à la fois le reportage photographique et les photos de paysages, en ayant pour sujet l’or noir, depuis son extraction jusqu’à sa transformation en objets du quotidien. « Cela nous permet d’offrir de nouvelles perspectives aux visiteurs et de pointer les dangers qui menacent notre environnement », explique Mme Lanthier. Les clichés de Burtynsky, photographe canadien, pourront être admirés au Musée canadien de la nature du 31 mai au 2 septembre.
Théâtre en plein air au Parc Strathcona. - photo Jérôme Simon

Pour ceux qui cherchent des activités estivales, pour ceux qui s’évertuent à trouver un prétexte pour rester à Ottawa cet été ou tout simplement pour ceux qui sont passionnés de culture, voici quelques idées d’expos pour passer un été des plus actifs.
La photographie à l’honneur...
La photographie occupera une place prépondérante dans les musées de la capitale, puisque trois expositions opteront pour ce support. Si la photographie journalistique et l’histoire des conflits armés vous intéressent, c’est au Musée canadien de la guerre qu’il faudra vous rendre. Des clichés des quatre coins du monde de reporters participant au plus prestigieux concours de photographies de presse, World Press Photo 2013, y seront exposés du 4 au 30 août. « Des images de Gaza, de Syrie, du Soudan et d’Afghanistan, ce sont toutes des photographies qui démontrent comment ces évènements façonnent notre monde », explique le Dr Andrew Butcher, historien du Musée. Si vous êtes plutôt amateurs de la nature, l’exposition Photos de l’année de la faune canadienne saura vous combler. Elle présentera les photos primées du concours de photographies de la revue Canadian Geographic et aura lieu au Musée canadien de la nature, du 15 mai au 7 juillet. « Cette exposition s’inscrit dans la série Les arts de la nature, avec laquelle nous pensons tisser des liens entre les deux mondes et nous ouvrir à un public plus adulte »,

Myriam Bourdeau-Potvin

de la Côte-de-Sable alors que les matinales auront lieu à l’Université d’Ottawa. Attention à ne pas confondre ce théâtre avec la salle Odyssée de la Maison de la culture qui, pour sa part, a déjà quelques pièces de théâtre programmées: Ils se sont aimés, une comédie romantique interprétée par Annie Villeneuve et Pierre Alexandre Fortin; Les Muses Orphelines, un psychodrame écrit par Michel Marc Bouchard; et Après Moi, une comédie noire.

... ainsi que l’histoire du Canada
Parmi les autres thèmes abordés lors de la prochaine saison se démarque celui de l’histoire canadienne, qui sera abordée sous différents angles. La première exposition s’appelle Portés par le Fleuve: elle utilisera le fleuve Saint-Laurent comme fil conducteur pour revisiter les moments fondateurs de l’histoire du Canada. Ce voyage fluvial sera à découvrir au Musée canadien des civilisations du 21 juin 2013 au 26 janvier 2014. Paix – l’exposition sera un autre moyen d’aborder l’histoire canadienne, en se focalisant cette fois sur les actions pour la paix menées par le Canada, depuis la paix de la Confédération iroquoise jusqu’en Afghanistan. Cette chronologie de la défense de la paix sera disponible au Musée de la guerre du 31 mai 2013 au 9 février 2014. Art autochtone: l’événement à ne pas rater De son côté, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) inaugurera le 17 mai Sakahàn: Art indigène, regroupant des œuvres de 81 artistes autochtones de 16 pays et cinq continents différents, ce qui en fera la plus importante des expositions sur ce thème organisée au Canada et ailleurs. « Sakahàn est le point culminant d’un processus de mise en avant de l’art indigène que nous avons opéré au Musée, un évènement d’une telle envergure n’est jamais arrivé auparavant », affirme Greg Hill, conservateur de l’art indigène au MBAC.

Pour la saison d’été, le Théâtre de l’Île et le Théâtre Odyssée (affilié à la Cour des arts d’Ottawa) présenteront des pièces qui promettent de vous faire sortir un peu plus qu’à l’accoutumée.
Jouer sous les étoiles
Beau temps ou mauvais temps, le théâtre sous les étoiles de la Cour des arts d’Ottawa récidive avec Andy Massingham comme directeur pour la deuxième année consécutive. C’est une pièce de Georges Bernard Shaw, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1925, qui a été choisie pour l’édition 2013: Arms and the Man sera présentée par le Théâtre Odyssée du 25 juillet au 25 août. Cette comédie satyrique exploitant les futilités de la guerre à travers la nature hypocrite des humains a été jouée pour la première fois en 1894. « À ma connaissance, c’est la première fois que cette pièce de Shaw est présentée avec des masques, impossible de garantir que ça n’a jamais été fait; mais c’est du moins un concept qui n’a pas beaucoup été exploré jusqu’à maintenant », remarque Mark Turcotte, publiciste pour le Théâtre Odyssée. « Les masques accentuent normalement un aspect ou un autre d’un personnage, en plus de créer un élément physique comique. L’histoire est ainsi communiquée verbalement autant que visuellement », ajoute-t-il. Il espère de cette façon attirer une clientèle unilingue francophone plus nombreuse. M. Turcotte promet une production originale et hors-normes. Les représentations extérieures se tiendront le soir au Parc Strathcona dans le quartier

Théâtre francophone
Pour ce qui est du Théâtre de l’Île, la programmation complète pour 2013-2014 sera dévoilée à la fin du mois. « Le lancement est le 24 avril, c’est donc encore un secret, mais le théâtre d’été sera haut en couleur. Pendant deux mois, on donnera la pièce d’été en formule souper-spectacle. Je peux vous dire que le metteur en scène n’a encore jamais eu la chance d’œuvrer au sein du Théâtre de l’Île, mais je ne peux pas vous dire de qui il s’agit! », lance Patrick Potvin, directeur de la production au Théâtre de l’Île. Ce que l’on sait, c’est que L’amour à l’agenda, un texte de Michel Marc Bouchard, sera à l’affiche du 3 juillet au 24 août 2013. Si ces options ne vous rassasient pas, plusieurs autres événements théâtraux seront annoncés plus tard dans la saison. Le Café Show dévoilera sa programmation 20132014 le 28 mai. Spécialisé en improvisation et spectacles de scène en tout genre, le Café Show offrira probablement des événements francophones tout au long de l’été. Pour ce qui est de la salle JeanDespréz et du Cabaret La Basoche, leur programmation sera dévoilée le 25 avril. Pour les amateurs de films, rappelons que le cinéparc Templeton rouvrira sous peu. La Nouvelle Scène est pour sa part en rénovation et aucune représentation n’y est prévue avant la réouverture, prévue en 2014.

p. 34

w w w.l aroton d e.ca

suggestions culturelles estivales

8 avril 2013

Sorties littéraires de l’été
Ghassen Athmni et Julien Dupont

Albums à écouter cet été
Ghassen Athmni, Chef de pupitre

Les sorties cinéma
Katelin Onishi et Ghassen Athmni

…Like Clockwork de Queens of the Stone Age Tout homme rêve d’être un gangster de Jean Charbonneau
Dans le Montréal de la fin des années 1940, alors que les cabarets sont en effervescence et que débrouillardise et roublardise riment souvent avec criminalité et gangstérisme, l’écrivain dresse avec beaucoup de minutie les portraits de personnages qu’on qualifierait de peu recommandables. Il réussit par ailleurs à reproduire l’atmosphère sombre de l’envers du décor montréalais de l’époque, tout en ne versant pas dans l’exagération et l’affabulation. Six ans après Era Vulgaris et alors que Joey Castillo vient de laisser sa place à John Theodore (ex-The Mars Volta) à la batterie, le groupe de Josh Homme (chant et guitare solo) revient à la charge avec un nouvel opus qui devrait sortir dans la deuxième moitié du mois de juin. C’est en tout cas ce que vient d’annoncer cette semaine Matador Records, la nouvelle maison de disques indépendante du quintette. Alex Turner (Arctic Monkeys) et Trent Reznor (Nine Inch Nails) ont entre autres collaboré à l’album. L’incontournable Dave Grohl a pour sa part contribué à l’enregistrement des percussions, tout comme Theodore et Castillo.

Gatsby le Magnifique
Cette adaptation cinématographique du roman de Francis Scott Fitzgerald sortira en salle le 10 mai 2013, de quoi ravir les amateurs de littérature classique américaine. Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire et Carey Mulligan se partage l’affiche alors que Baz Luhrmann est à la réalisation. Bien que l’histoire se soit déroulée durant les années 20, la distribution, la production et la bande originale promettent une interprétation plus contemporaine du classique.

Filleul d’Hélène Koscielniak
Mis en nomination pour le Prix des lecteurs Radio-Canada cette année, ce roman a pour fil conducteur le parcours d’un jeune réfugié dominico-haïtien qui s’est retrouvé à Kapuskasing, dans le nord de l’Ontario. Koscielniak, détentrice d’une maîtrise en éducation de l’Université d’Ottawa, confronte son personnage aux difficultés d’acclimatation dans son nouvel environnement et aux problèmes que connaît la réserve autochtone voisine.

Twelve Reasons to Die de Ghostface Killah
Denis Coles, alias Ghostface Killah, lancera, le 16 avril prochain, son dixième album studio. Le membre du WuTang Clan a choisi de faire un album-concept dont le fil conducteur est le parcours de Tony Stark, le personnage du roman graphique qui a donné son nom à l’opus. Avec Adam Younge à la composition et RZA à la production, le rappeur de Staten Island continue dans la veine des dernières pontes du Clan. Tous les rappeurs invités sur le disque en font d’ailleurs partie. Le groupe viendra défendre sa réputation au cours du prochain Bluesfest.

Renoir
Cette coproduction franco-italienne relate l’un des derniers épisodes de la vie du célèbre peintre français Auguste Renoir. Pendant la Première Guerre mondiale, alors qu’il fait le deuil de son épouse sur la Côte d’Azur, l’artiste fait la rencontre d’Andrée Madeleine Heuschling qui sera son dernier modèle et deviendra par la suite la starlette Catherine Hessling. Le long métrage s’attarde aussi sur les débuts d’un grand nom du cinéma français, Jean Renoir, fils d’Auguste. Réalisé par Gilles Boudros d’après un scénario de Jérôme Tonnerre et Michel Spinosa, ce film raconte en quelque sorte le passage de témoin entre le père et le fils.

The Great Black North
Une facette de la culture afro-canadienne est à découvrir avec The Great Black North, une anthologie de poésie noire contemporaine du Canada qui vient récemment d’être publiée. Incluant des littérateurs tels que George Elliott Clarke, Ian Keteku, Lilian Allen et Afua Cooper, cette collection est la première du genre à paraître depuis deux générations et offre un nouveau point de vue, tant sur la spécificité culturelle de la communauté afro-canadienne que sur la discrimination qu’elle continue de subir de nos jours. D’autre part, cette publication sert à documenter une scène poétique en évolution et de plus en plus visible, entre autres à Ottawa. Ce livre offre un bon point de départ pour ceux qui cherchent à s’immerger dans la poésie cet été, ou une bonne lecture pour ceux qui le sont déjà.

Oothèque d’Oothèque
Profitant de l’hibernation de Malajube, le batteur du groupe, Francis Mineau, présentera, le 14 mai prochain, le premier album éponyme de son projet solo, Oothèque. Oscillant entre indie pop, chanson française et new-wave, le disque semble loin d’être une vulgaire reproduction de l’univers de Malajube. En citant des influences aussi insoupçonnables que The Riverdales et Alain Souchon, Mineau confirme que cet opus est à découvrir. Pour célébrer la sortie d’Oothèque, l’artiste québécois donnera un concert le jeudi 16 mai à l’O Patro Vys à Montréal.

Les Amants passagers
L’histoire du 19e film de l’espagnol Pedro Almodovar se déroule à bord d’un vol vers Mexico contraint d’atterrir en catastrophe. Loin d’être angoissante, l’œuvre est plutôt une approche comique de la situation. Comme dans sa précédente production, t, le réalisateur dirige une pléiade de vedettes latines telles que Pénélope Cruz, Antonio Banderas, Blanca Suarez et Cecilia Roth et leur fait jouer les rôles de personnages particulièrement extravertis.

w w w.l aroton d e.ca

p. 35

SPORTS

Léa Papineau-Robichaud | sports@larotonde.ca

8 avril 2013
Cette revue de l’année a été rédigée par Léa Papineau-Robichaud, Ghassen Athmni, Vincent Rioux et Philippe Marceau-Loranger. Photos Jérôme Simon.

Athlète masculin de l’année Warren Ward, basketball masculin

Warren Ward, le deuxième joueur le plus prolifique de l’histoire des Gee-Gees, vient de compléter sa cinquième et dernière saison au niveau universitaire en donnant à Ottawa une médaille d’argent aux provinciaux et une de bronze aux nationaux. Sur le plan individuel, l’athlète originaire de Toronto vient de connaître une autre saison remarquable, lui qui a entre autres brisé le record d’équipe pour le nombre de points inscrits en un match, avec 43. Durant son passage avec le Double G, Ward, qui aura d’abord joué dans l’ombre de Josh Gibson-Bascombe durant ses deux premières années, a pleinement assumé le rôle de vedette de l’équipe après le départ de celui-ci. Il restera certainement dans la mémoire collective des étudiants ottaviens qui ont assisté à ses prouesses au gymnase Montpetit, pour son talent offensif spectaculaire, sa tendance à continuellement invectiver ses adversaires sur le terrain et son flair pour le dénouement dramatique. Mentions honorables: Johnny Berhanemeskel, Oluwasegun Makinde, Brendan Gillanders et Dominic Jalbert.

p. 36

w w w.l aroton d e.ca

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Athlète féminine de l’année Sarah Meng, rugby féminin
La co-capitaine du Gris et Grenat a été nommée étoile canadienne du Sport interuniversitaire canadien (SIC). Sarah Meng a connu sa meilleure saison en carrière avec cinq essais et un converti en sept matchs. Elle a d’ailleurs terminé au troisième rang des meilleures pointeuses de la formation de Suzanne Chaulk. Celle qui en était à sa dernière année sous l’uniforme des Gee-Gees avait commencé sa carrière en force avec une mention d’étoile dans le Réseau des sports étudiants du Québec (RSÉQ) à sa toute première année dans l’équipe. Sarah Meng a par la suite continué à donner l’exemple au cours des quatre années suivantes grâce à sa persévérance et sa loyauté envers l’équipe. Elle aura très certainement laissé sa marque dans ce jeune programme. Mentions honorables: Julia Nikonorova, Jenna Gilbert, Kellie Ring, Taylor Moore, Gillian Baggott, Pilar Khoury et Karina Krueger Schwanke

- photos courtoisie

w w w.l aroton d e.ca

p. 37

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Recrue féminine de l’année Catherine Traer, basketball féminin

La garde du Double G a été nommée sur l’équipe étoile des recrues des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) cette année. Elle a été une joueuse clé dans l’équipe, particulièrement en défensive. Elle a terminé la saison avec 54 rebonds défensifs et 30 blocs à sa fiche, se retrouvant ainsi au premier rang de la division, au deuxième rang des SUO et dans le top 10 du Sport interuniversitaire canadien (SIC) au chapitre des blocs. La basketteuse originaire de Chelsea a aussi joué un rôle important lors des séries éliminatoires et du championnat du SIC. Elle a d’ailleurs obtenu une moyenne de points par partie de 8,5, se positionnant ainsi comme la troisième meilleure des Gee-Gees. Elle sera certainement l’un des piliers de l’équipe dans les années à venir. Mentions honorables: Julia Soriano, Emma Galbraith, Maude Laramée, Cindy Laurin.

p. 38

w w w.l aroton d e.ca

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Recrue masculine de l’année Mehdi Tihani, basketball masculin
Mehdi Tihani, qui avait passé toute la saison 2011-2012 dans les estrades avec les Ravens de Carleton, s’est joint à l’équipe de l’autre bout du canal Rideau au début de l’année. Tout au long de la saison, Tihani s’est démarqué comme un garde de pointe très solide en défensive et efficace en attaque grâce à ses nombreuses percées au panier et son précis lancer depuis la ligne de trois points. Il a d’ailleurs terminé la saison avec une moyenne de 6,5 points par match, se classant ainsi au cinquième rang de l’équipe à ce chapitre. Cette saison, celui qui a été nommé sur l’équipe étoile des recrues ontariennes a par moment délogé Mike L’Africain de son poste de meneur partant. Mentions honorables: Mathieu Ouellette, Nicolas Larocque-Marcoux, Vincent Campbell

- photo courtoisie Service des sports (bas)

w w w.l aroton d e.ca

p. 39

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Entraîneur de l’année (équipes féminines) Steve Johnson, soccer féminin

Entraîneur de l’année (équipes masculines) James Derouin, basketball masculin

Johnson, initiateur de l’équipe en 1996, n’est pas étranger à l’excellent parcours de celle-ci cette année. Le système de jeu en 4-3-3 porté vers l’offensive a porté ses fruits, les GeeGees ayant une différence de buts de +53 au terme de la saison régulière. Avec une défense assez haute et un milieu défensif devant les quatre défenseures, il a réussi à asseoir une solidité et une bonne communicap. 40

tion entre les lignes Gee-Gees. Avec un effectif qu’on ne peut qualifier de pléthorique, Johnson a démontré à plusieurs reprises qu’il savait intervenir en cours de rencontre et apporter des changements décisifs. Mention honorable : Andy Sparks.

L’entraîneur de l’équipe de basketball vient de connaître sa meilleure saison derrière le banc depuis qu’il a rejoint l’équipe en 2010. Au cours de la saison morte, Derouin a ajouté plusieurs recrues à son équipe: Caleb Agada, Moe Ismail, Medhi Tihani, Adam Nelson, Matt Plunkett et Ryan Evans. Cette année, il a aussi changé son style de jeu pour lancer beaucoup plus souvent depuis la ligne de

trois points, une tactique qui a porté ses fruits puisque l’équipe a terminé au troisième rang national pour le taux de réussite à ce chapitre. De surcroît, en vue de la prochaine campagne, Derouin a aussi réussi à recruter Terry Thomas, un joueur étoile qui jouait pour les X-men de l’Université SaintFrancis-Xavier dans les maritimes et ne s’entendait plus avec son entraîneur.

w w w.l aroton d e.ca

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Équipe masculine de l’année Basketball masculin
- Fiche en saison: 15 victoires, 5 défaites. - Médaille d’argent des Sports universitaires de l’Ontario. - Médaille de bronze du Sport interuniversitaire canadien. - Taux de réussite depuis la ligne de trois points: 40,2 % (3e au Canada). - Taux de réussite des lancers: 46,5 % (3e au Canada). - Warren Ward a été nommé sur la deuxième équipe étoile canadienne et sur la première équipe étoile ontarienne. - Johnny Berhanemeskel a été nommé sur la première équipe étoile ontarienne. - Mehdi Tihani a été nommé sur l’équipe étoile des recrues ontariennes.

Équipe féminine de l’année Soccer
- Fiche en saison: 15 victoires, 5 défaites. - Médaille d’argent des Sports universitaires de l’Ontario. - Médaille de bronze du Sport interuniversitaire canadien. - Aucune défaite en saison régulière. - Seulement 1 but encaissé en saison régulière (15 blanchissages, 1éres au Canada). - Gillian Baggot, joueuse de l’année du Sport interuniversitaire canadien. - Gillian Baggot, Julia Francki, Cynthia Leblanc, Pilar Khoury, Corinna Jarret et Christine Hardie nommées joueuses étoiles des Sports universitaires de l’Ontario. Mention honorable: Volleyball féminin.

w w w.l aroton d e.ca

p. 41

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Match féminin de l’année
Les Gee-Gees d’Ottawa contre les Lions de York en volleyball
Dans un gymnase Tait Mckenzie complètement acquis à la cause des volleyeuses de l’Université York, les Ottaviennes sont allées arracher une victoire d’anthologie pour mériter le titre des Sports universitaires de l’Ontario (SUO). Après avoir mené 2 manches à 0, les joueuses de Lionel Woods ont été rejointes par l’équipe locale. Menées 11 à 6 lors du cinquième set décisif alors que les Lions n’étaient qu’à quatre points de la victoire, Karina Krueger Schwanke et ses coéquipières ont sorti le grand jeu pour renverser la tendance et remporter le titre. L’intensité était telle qu’au terme de la rencontre les deux camps étaient en larmes, sportives et spectateurs compris. Mention honorable: Finale de soccer féminin des SUO entre les Gee-Gees d’Ottawa et les Golden Hawks de Laurier.

Match masculin de l’année Ottawa contre Carleton, basketball masculin
Le dernier match de la saison régulière a eu lieu contre les éternels rivaux d’Ottawa, les Ravens de Carleton. L’intensité était au rendezvous au gymnase de Montpetit ce soir-là, alors que les estrades étaient pleines à craquer. Les Gee-Gees dominaient à la fin de la première demie, 42-37, mais les Ravens ont rapidement réduit l’écart en deuxième demie. Il aura fallu trois périodes de prolongation pour finalement trancher en faveur de Carleton, 111-107, dans cette joute sensationnelle qui a gardé les amateurs sur le bout de leur siège.

p. 42

w w w.l aroton d e.ca

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Leaders féminines de l’année
Fannie Desforges, Dominique Lefebvre, Alicia Blomberg et Carley Porcellato – hockey féminin
La formation de Yanick Evola a connu une grande série de défaites en début de saison, mais la capitaine et ses assistantes ont su motiver les troupes pour ainsi les mener à une toute première victoire le 4 novembre 2012. Au retour du temps des fêtes, les Gee-Gees ont encore une fois connu une petite série de défaites qui a été facilement surmontée. Desforges, Lefebvre, Blomberg et Porcellato ont donné l’exemple aux 18 joueuses de première et deuxième année dans l’équipe, en effectuant des jeux bien ficelés et efficaces toute la saison durant. Leur implication dans la communauté a aussi été fort appréciée par les différentes équipes de hockey mineur qui sont venues leur rendre visite. Mentions honorables: Sarah Meng, Natasha Watcham-Roy, Kellie Ring, Jenna Gilbert et Myriam English.

Leaders masculins de l’année
Shavin Fernando, François Rodrigue, Aaron Colbon, Simon Le Marquand, Brendan Gillanders, Chris Daly, Tyler Sawyer, Andrew Randall et Matt Bond – football masculin.
L’équipe de capitaines des GeeGees a fait un excellent boulot en cette saison plutôt difficile. Avec le départ de l’entraîneur Jean-Philippe Asselin en mai dernier, les joueurs ont dû faire face à de nouveaux systèmes de jeu avec l’arrivée de l’entraîneur remplaçant, Gary Etcheverry. Les systèmes de jeu n’étant pas tellement adaptés au football universitaire canadien, les capitaines ont décidé de rencontrer leur entraîneur pour lui exprimer leurs insatisfactions, ce qui a éventuellement mené au renvoi d’Etcheverry. Les leaders ont dû rester forts pour garder l’équipe unie malgré les nombreuses défaites d’affilée et les changements d’entraîneurs. L’équipe a terminé la saison sur une bonne note avec deux victoires et une défaite qui est passée à un cheveu de se transformer en victoire pour Ottawa. Le travail des capitaines de l’équipe est à souligner dans cette saison en dents de scie. Mentions honorables: Warren Ward, Gabriel Gonthier-Dubue et Luc-Olivier Blain. w w w.l aroton d e.ca p. 43

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Héros dans l’ombre Ettore Lattanzio, football masculin
Le joueur de ligne défensive du Gris et Grenat a connu une excellente saison, malgré les maigres succès de son équipe. Ettore Lattanzio a d’ailleurs été nommé sur l’équipe étoile des Sports universitaires de l’Ontario (SUO). Il a mené son équipe avec huit sacs, se retrouvant ainsi au quatrième rang des SUO à ce chapitre. Le footballeur de deuxième année a aussi inscrit à sa fiche 26 plaqués. Lattanzio a souvent réussi à se démarquer lors de matchs en se détachant de la ligne pour aller plaquer ses adversaires avec vigueur et autorité. Mentions honorables: Guillaume Donovan, Matthew Falvo et Jordan Vig.

Prix diachylon masculin Luc-Olivier Blain, hockey masculin
Véritable meneur de la formation ottavienne, Luc-Olivier Blain a manqué à son équipe à quelques reprises cette saison. Affligé par les blessures, il a dû s’absenter pour le quart des 28 rencontres du calendrier régulier des Gee-Gees. Le Double G a dû composer sans son capitaine, surtout reconnu pour ses instincts offensifs, son éthique de travail et son leadership. Mention honorable: Touchette. Alexandre

Héroïne dans l’ombre Julia Francki – Soccer féminin
Placée en écran devant la défense et en dernier rempart à l’entrejeu, Julia Francki a effectué un remarquable travail de sape. N’hésitant pas à aller au contact, elle arrive à neutraliser un grand nombre d’attaques au cours d’un match. Elle assure très bien le lien entre la défense et les milieux offensifs avec une conduite de balle et un jeu de passe très propres. Au fil de la saison, la joueuse de deuxième année a commencé à s’aventurer en attaque quand la séquence de jeu le permettait. Elle a démontré une bonne qualité de frappe et un certain sens du dribble qu’il ne faudrait pas négliger la saison prochaine. Mentions honorables: Krista Draycott, Stéphanie Mercier, Ariane LachanceScantland, Julia Soriano et Christina Grail.

Prix diachylon féminin Kellie Ring, basketball féminin
L’absence de la garde de pointe de l’alignement de départ s’est grandement fait sentir durant les séries éliminatoires. Kellie Ring, par sa persévérance et son leadership, était l’une des joueuses les plus importantes dans l’équipe. Avec une moyenne de 9,5 points par match en saison régulière, Ring était difficilement remplaçable, et ce, malgré le grand vouloir des recrues et des autres vétéranes de l’équipe. Nul ne le sait, mais la formation d’Andy Sparks se serait peut-être rendue beaucoup plus loin au championnat du Sport interuniversitaire canadien avec cette joueuse de premier plan en uniforme. Mentions honorables: Cassie Séguin, Jenna Gilbert et Maddie Stephen.

p. 44

w w w.l aroton d e.ca

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Gélineau revient sur l’année des Gee-Gees
Léa Papineau Robichaud,
Chef de pupitre

Plusieurs championnats provinciaux et nationaux, un programme de reconnaissance nationale et le renvoi d’un entraîneur, c’est ce qui résumerait le mieux cette année chez les différentes équipes des Gee-Gees. Luc Gélineau, le directeur du Service des sports, dresse un bilan positif de cette année mouvementée.
« Encore une fois, ça a été une grosse année », lance M. Gélineau. Le succès connu par plusieurs équipes cette année serait en fait le résultat d’engagements pris il y a de cela plus de 20 ans. « Vers le milieu des années 90, on a pris un engagement vers l’excellence. On a commencé à investir d’une façon graduelle. À l’époque, on mesurait nos performances en fonction des résultats au niveau des conférences au niveau provincial. C’était la première phase. Maintenant et depuis 2000, on ne se compare plus au niveau provincial ; notre objectif c’est vraiment l’excellence au niveau national », raconte le directeur. Reconnaissance nationale Au début du mois d’octobre, le Service des sports a lancé le programme de reconnaissance nationale pour les équipes de soccer féminin, de football et de basketball masculin et féminin. « On a créé un comité indépendant (…). On avait 21 critères qui étaient divisés en trois domaines: le premier c’était la performance historique des équipes, le deuxième c’était le potentiel de reconnaissance en termes de visibilité, et le troisième c’était l’élément académique », explique Luc Gélineau. « On n’a pas l’intention de couper des programmes, mais on veut continuer à injecter des ressources pour appuyer l’excellence. » Concrètement, les équipes recevront ainsi des ressources additionnelles, selon leurs besoins. Par exemple, Steve Johnson aimerait pouvoir entraîner son équipe tout au long de l’année. Le Service des sports fera une autre évaluation de ses équipes dans cinq ans en espérant pouvoir en intégrer d’autres dans le programme. Classique de la capitale Cette année, l’évènement qui oppose les équipes de basketball féminin et masculin d’Ottawa et de Carleton a attiré la plus petite foule depuis la création de l’événement, mais les deux universités semblent déterminées à continuer d’organiser ce match. « C’est quand même un très bel évènement. La concurrence est maintenant aussi forte du côté féminin que masculin: je pense que, pour les années à venir, c’est quand même très positif comme évènement, mais il faut gérer les contraintes comme le déplacement », avance Gélineau. Une drôle de saison de football L’équipe de football a connu une saison

plutôt étrange. D’abord, l’entraîneur JeanPhilippe Asselin a quitté l’équipe en mai. « C’est décevant, mais je pense que ça fait partie de l’évolution d’un programme. L’entraîneur Asselin a peut-être manqué de patience. Il était vraiment emballé et passionné par l’aspect technique du football, mais le poste ici comprend aussi la question de gérant général », affirme le directeur du Service des sports. L’ex-entraîneur de la Ligue canadienne de football (LCF), Gary Etcheverry, a accepté le poste d’entraîneur par intérim. « Dans le football amateur canadien, après la fin février, tous les meilleurs candidats sont déjà embauchés. Les deux fois où on a fait des changements d’entraîneurs, on a décidé d’utiliser l’option par intérim pour pouvoir faire un engagement pour le programme à long terme », explique M. Gélineau. Etcheverry ayant eu du mal à s’adapter au système de football universitaire, il a finalement été renvoyé après cinq défaites de suite. « M. Etcheverry était disponible à court terme et il n’y avait pas beaucoup de candidats disponibles à court terme. C’est quand même quelqu’un qui connaît le football, mais il a eu peut-être certaines difficultés à s’adapter à une clientèle plus jeune », expose M. Gélineau. « Quand on a ouvert le poste d’entraîneur permanent, l’éventail de candidats qui postulait était absolument incroyable. Il y a des candidats qu’on a passés en entretien qui, deux ou trois semaines après, signaient avec des équipes professionnelles », souligne-t-il. Pour ajouter à une saison déjà chargée en évènements, le parc Lansdowne était en construction: les Gee-Gees ont dû jouer à Beckwith, situé à environ une heure de route d’Ottawa. « Ce n’était pas évident parce que tu avais une heure de plus à investir de ton temps pour y aller et pour revenir. Ce n’est pas tout le monde qui a la pleine journée pour aller voir un match de football », déplore Gélineau. B e a u c o u p d’avantages avec le dôme L’an prochain marquera le retour de la Panda. « On a [déjà] des scalpers qui nous ont appelé pour avoir des billets! », lance Luc Gélineau. « On a 3500 sièges pour l’instant, mais on sait que tout le monde veut revenir vivre l’expérience. Il faut gérer cette demande-là. Ça va être tout un évènement », décrit-il. Le nouveau stade présentera de nombreux avantages pour l’an prochain. « Avec ce stade-là, on peut avoir plus de spectateurs, plus de commanditaires, plus de visibilité, etc. », estime le directeur. Il souligne que l’Université a différentes intentions avec le dôme.
Luc Gélineau, directeur du Service des sports. - photo Vincent Rioux

« On commence à considérer d’accueillir peut-être un championnat canadien de soccer féminin. On pourrait probablement considérer de faire une demande pour un championnat canadien en basketball féminin aussi. Avant, on était tel-

lement contraints au niveau de l’espace disponible qu’on ne pouvait rien faire », explique Gélineau. « Il n’y a rien qui empêche maintenant l’Université d’Ottawa de faire une demande disons en 2020, pour recevoir la coupe Vanier. »

Activités récréAtives

inscription
de printemps/été
En lignE Et En pErsonnE : 2 avril InscrIvez-vous le plus tôt possIble !

www.geegees.ca
w w w.l aroton d e.ca p. 45

SPORTS

|

sports@larotonde.ca

8 avril 2013

Que faudra-t-il surveiller l’an prochain?
Léa Papineau Robichaud,
Chef de pupitre
Quels joueurs surprendront l’an prochain? Quelles recrues se joindront aux différentes équipes des Gee-Gees? La Rotonde vous fait un bref résumé des choses à surveiller en sport l’année prochaine. Basketball féminin Comme pour cette année, la formation d’Andy Sparks sera encore relativement jeune l’an prochain. Pourtant, ce n’est pas un défi qui effraie l’entraîneur-chef, qui a d’ailleurs reçu le prix d’entraîneur de l’année des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) cette année. « On a de bonnes recrues qui s’en viennent. Certaines d’entre elles pourraient être considérées comme les meilleures recrues de la province, donc ça devrait nous aider à rester au sommet ou près de là », dit-il. De plus, huit joueuses de l’équipe de cette année seront de retour sous l’uniforme des Gee-Gees. L’équipe devra tout de même faire face à quelques défis l’an prochain. La garde de pointe, Kellie Ring, s’est fait opérer la semaine dernière et ne pourra revenir au jeu avant octobre ou novembre prochain. L’équipe devra donc se passer de ses services durant les premiers mois. « Kellie Ring est un élément important du présent et de l’avenir des Gee-Gees. Maddie Stephen jouera elle aussi un rôle important l’année prochaine, mais il faut souhaiter que sa santé revienne cet été, car elle avait deux genoux maganés cette année. On devrait avoir un bon leadership de la part de ces deux joueuses », souligne Sparks. L’entraîneur ajoute que l’équipe est présentement en négociation pour transférer une joueuse de cinquième année au sein l’équipe. Même si l’équipe sera plutôt jeune, Andy Sparks croit que le futur est prometteur. « Seulement une joueuse devrait graduer l’an prochain, donc on est en bonne position pour le futur, pas seulement pour l’an prochain, mais aussi pour les années à suivre », conclut-il. Basketball masculin Même si onze des quatorze joueurs de la formation seront de retour l’an prochain, l’équipe devra faire face à trois départs importants: Jordan Vig, Dimitrios Seymour et Warren Ward. « Il y aura un petit vide à chaque position, mais la façon dont on a bâti le programme et l’équipe nous laisse pressentir qu’il y a quelqu’un de prêt pour remplir chacun de ces postes », explique l’entraîneur, James Derouin. Ce dernier pourra compter sur de solides athlètes l’an prochain. Il souligne d’ailleurs l’excellent travail de Gabriel Gonthier-Dubue et de Johnny Berhanemeskel cette année, et il s’attend à une autre bonne saison de leur part. « Caleb Agada est, selon nous, l’une des meilleures recrues au pays, et je pense qu’on pourra le voir l’an prochain. Mehdi Tihani a aussi eu une bonne saison cette année. Il a joué comme garde de pointe et c’était sa première expérience à cette position. On pense qu’avec un été d’entraînement il gagnera en expérience. On s’attend à beaucoup de lui l’an prochain », explique Derouin. L’entraîneur des Gee-Gees rappelle que l’équipe sera encore très jeune vide devrait être comblé, selon l’entraîneur Réal Paiement, grâce aux joueurs vétérans qui seront encore sur l’équipe. Cela dit, il reste optimiste par rapport aux sommets que son équipe pourra atteindre l’an prochain. « On a une base assez solide. On a un peu de tout, du talent, de l’expérience, etc. pour être capable de débuter la saison en aspirant finir la saison comme champion canadien », espère Paiement. L’entraîneur souligne que l’équipe comptera plusieurs vétérans, tels Alexandre Touchette, Matthieu Tanguay-Thériault, Stephen Blunden, Nicolas Larocque-Marcoux, etc. « Un gars qui a aussi fait une belle progression au niveau du hockey et au niveau académique, c’est Mathieu Leduc. Il a des qualités offensives et défensives et, académiquement, il a vraiment fait des progressions depuis qu’il est arrivé », explique Paiement.
Terry Thomas jouera pour Ottawa à partir de l’année prochaine. - photo courtoisie

Nicolas Therrien se joindra aux Gee-Gees en 2013-2014. - photo courtoisie

Vickie Lemire. - photo courtoisie

l’an prochain. Pour pallier le manque d’expérience, l’équipe a donc entrepris de faire des transferts de joueurs pour aller chercher quelques joueurs plus vieux et expérimentés comme l’ailier de puissance Terry Thomas, un transfert de l’Université Saint-Francis-Xavier et un joueur étoile dans le Sport interuniversitaire canadien (SIC). De plus, le frère de Matt Plunkett, Jeff Plunkett, se joindra aussi à l’équipe. « C’est un joueur de centre, donc il pourra en quelque sorte combler le vide que laissera le départ de Jordan Vig », affirme Derouin. « Je crois que ce groupe de joueurs atteindra des sommets non pas l’année prochaine, mais l’année suivante. Il ne devrait pas y avoir de joueurs qui graduent l’an prochain, le même groupe d’athlètes jouera donc ensemble durant deux ans », souligne James Derouin. Il pense qu’il y aura une très grande chimie dans l’équipe et se dit très enthousiaste par rapport au futur de l’équipe. Hockey féminin Les départs de Fannie Desforges et d’Alicia Blomberg laisseront un vide dans l’équipe l’an prochain. La formation devra donc pallier ce manque en début de saison. L’entraîneur, Yanick Evola, croit cependant que l’équipe sera tout aussi compétitive que cette saison. « On essaye d’ajouter un peu de maturité à l’équipe en allant chercher des joueuses un peu plus vieilles [et] ça s’annonce très bien. On est très contents de la progression du programme

depuis trois ans et on regarde toujours vers le haut », explique-t-il. L’attaquante qui a joué pour Équipe Québec aux Jeux du Canada en 2011, Vicky Lemire, se joindra entre autres à l’équipe l’an prochain. Deux défenseures, Cynthia Whistle et Violaine Houle, viendront elles aussi aux Gee-Gees. « Elle a joué pour Équipe Québec et elle a fait le camp d’entraînement des moins de 18 ans d’Équipe Canada. Ce sera une très bonne recrue à la défense », décrit Evola en parlant de Houle. Selon l’entraîneur, l’alignement de l’équipe devrait encore une fois être combattif. « Carol-Ann Upshall a été blessée une bonne partie de l’année. Elle va rester à Ottawa cet été pour s’entraîner avec notre entraîneur de conditionnement et pour faire de la physiothérapie. On s’attend à ce qu’elle devienne notre joueuse d’impact », indique l’entraîneur. Il rappelle aussi que la vétérane de troisième année, Élarie Leclair, devrait connaître une bonne saison. « On va avoir un gros rôle pour elle l’année prochaine, et pour Dominique Lefebvre aussi. Puisque Lefebvre est plus vieille, on s’attend à beaucoup d’elle au niveau du leadership », considère l’entraîneur-chef et directeur de programme. « En bref, on est très optimistes pour l’an prochain! », conclut Yanick Evola. Hockey masculin Le premier défi de l’équipe l’an prochain sera de remplacer le départ de Luc-Olivier Blain, Dominic Jalbert et Russell Abbott. Ce

« Où on a vraiment un point d’interrogation en ce moment, c’est au niveau du gardien de but. Est-ce qu’on va être capable de combler le vide causé par le départ de Russell Abbott? Ce sera une recrue ou un joueur qu’on a déjà? Le futur nous le dira », souligne l’entraîneur-chef. D’ailleurs, le recrutement va bon train et Paiement se dit satisfait des négociations présentement en cours avec de futurs joueurs. « On n’est pas comme les autres sports à l’Université. Les joueurs qu’on recrute en ce moment peuvent aussi être recrutés par des équipes professionnelles. Ce qui fait qu’on a souvent des réponses très tardives », expliquet-il. Réal Paiement rappelle cependant que certains joueurs ont pratiqué avec l’équipe tout au long de la dernière saison, donc ils devraient percer l’alignement dans la saison à venir. Il mentionne entre autres Andrew Crépin et Nicolas Therrien qui arrive de McGill. « Ce sont deux joueurs qui devraient non seulement percer notre alignement, mais aussi devenir des joueurs d’impact éventuellement. » Soccer féminin « Je pense que nous aurons encore une bonne équipe », lance l’entraîneur-chef Steve Johnson lorsqu’on lui demande ce qu’on peut attendre de son équipe l’an prochain. De plus, Johnson a déjà la prochaine saison bien en tête. Il était d’ailleurs à Vancouver la semaine dernière pour faire du recrutement. « Une des joueuses que j’ai observée à Vancouver est Julia McDonald. C’est une gardienne de but pour les Whitecaps de Vancouver. Elle a entre autres été appelée pour le camp national des U-17, elle a joué pour le Premier League pour South Fraser U-18 et elle a joué longtemps avec l’équipe de soccer provinciale », explique celui qui a été nommé entraîneur de l’année des SUO. En plus des bonnes recrues qui se joindront à l’équipe, Johnson s’attend à voir sa gardienne de but n° 1, Cynthia Leblanc, revenir en grande forme l’an prochain. Cette année, elle ne pouvait jouer qu’un match par fin de semaine à cause de ses blessures. « Je lui ai parlé de sa préparation pour la saison prochaine et je peux dire qu’elle est motivée à revenir et mener l’équipe », affirme l’entraîneur. Johnson souligne aussi que plusieurs joueuses reviendront l’an prochain, ce qui créera assez de leadership dans l’équipe. « On a des joueuses qui sont prêtes à mettre l’effort pour obtenir des résultats, donc j’ai des attentes assez élevées pour l’an prochain », conclut Steve Johnson.

p. 46

w w w.l aroton d e.ca

Que voulez-vous dire aux lecteurs avant de quitter La Rotonde?
@Ghassen Athmni
Chef de pupitre Arts et culture
Tout journal étudiant se doit de sortir des sentiers battus, d’offrir de nouvelles perspectives et d’ouvrir des horizons à ses lecteurs et à ses contributeurs.

@Vincent Rioux

Rédacteur en Chef
Sauver le fait français à Ottawa ne sert à rien si c’est pour docilement reproduire la culture anglo-saxonne. La langue c’est aussi un contenu, un héritage et un projet que nous devons défendre.

@Léa Papineau Robichaud
Chef de pupitre Sports
Lire c’est s’ouvrir au monde. Lire La Rotonde c’est s’ouvrir à VOTRE monde, votre campus et vos GeeGees, bien sûr! Bon été à tous!

@Mathilde Marchand
Adjointe en Actualités
Quelqu’un m’a dit un jour: « Tu cherches le bonheur? Va au Canada! » Il avait raison.

@Lina Maret

Adjointe en Actualités
Ouvrez les yeux, le futur vous appartient. Ne le laissez pas vous emporter, mais dominez-le en vous engageant.

@Camille Lhost

Cochef de pupitre Actualités
Je ne suis pas journaliste, je pose juste des questions.

@Émilie Deschamps

Cochef de pupitre Actualités
La liberté d’expression vient avec celle de se taire car, quand tous parlent, peu écoutent. Je vous tends donc l’oreille: qu’en dites-vous?

@Simon Lalonde Boisvert
Directeur de production
L’art c’est ne pas avoir peur de créer, le design c’est savoir quoi garder. #swagswagswagswagswag #merciBasedGod

@Jérôme Simon
Directeur artistique
Le plus grand secret des gagnants? Ils n’ont pas peur de perdre; ils sont plutôt inspirés par l’échec.

@Élise Vaillancourt
Chef de pupitre Web
Le journalisme tire son essence d’une volonté de partage, d’une lutte contre le cynisme, d’un appel à l’indignation. À vous de (ré)agir.

@Caroline Ramirez

Secrétaire de rédaction
La Rotonde assure un rôle de contrepouvoir aux institutions. Information et critique constructive sont nécessaires, n’en déplaise à certains.

Bon ete!

Horoscope amoureux de l’été

CHER BOBBI

Julie, Jenny et Josée Lavenir: « Nos boules, votre futur »
Poissons
19 fév. - 20 mars Cet été, vous serez à l’image de votre signe: frétillant, vif et... mouillé par tant d’excitation! Vous testerez l’eau de très nombreux aquariums au cours des mois de juin et juillet et repartirez toujours aussi frais qu’un gardon à la chasse au gros asticot ou à la belle grotte sousmarine. Avec un peu de chance, un pêcheur un peu plus malin que les autres parviendra à vous retenir dans son épuisette de plaisir avant la fin des vacances.

Cher Bobbi

Vierge

23 août - 22 sept. Si vous êtes célibataire, l’été 2013 sera aussi tristement morne que les dernières années. À nouveau, vous ferez le bonheur des sites de rencontres et des magasins de sex-toys. Achetez-vous des livres de mathématique intégrale pour passer vos temps libres.

Balance Bélier
21 mars - 20 avril Comme à votre habitude, vous foncez trop vite et vous vous retrouvez coincé dans des situations foireuses. Après quelques catastrophes successives au cours du mois de mai, vous réaliserez progressivement que tout le monde ne mérite pas votre dévouement amoureux et vos efforts grandioses au lit! Sélectionnez votre partenaire plus calmement. L’été, la plage, la mer bleue et les palmiers vous permettront de réapprendre à aimer les plaisirs solitaires.

23 sept. - 23 oct. En retournant dans votre patrie d’origine, vous tomberez fou d’amour pour un(e) joli(e) brun(e) qui s’avère être votre demi-frère/demi-sœur. S’en suivront de lourdes discussions familiales et une tentative d’empoisonnement à l’anthrax.

Cher Bobbi, Voilà quatre ans que je n’avais pas fait l’amour et, hier, quand je me suis remise en selle pour la première fois, j’étais un peu rouillée et j’ai rarement pris l’initiative des changements de position. En vérité, je n’y connais pas grand chose... Pourrais-tu me recommander quelques-unes de tes positions préférées qui pourraient nous faire rugir de plaisir? Timide et rouillé au lit Chère TERAL,

Cher Bobbi, Je suis avec ma blonde depuis presque quatre mois et tout se passe bien. Tout, sauf une chose: elle ne sait pas bien embrasser. Je n’ose pas le lui dire et nous passons de moins en moins de temps bouches collées. Ma blonde pense que je n’aime pas embrasser, alors que c’est faux! Comment lui dire que le problème vient de ses baisers sans la blesser? Elle cherche toujours à tourner à toute vitesse sa langue dans ma gorge, elle a les lèvres trop molles et baveuses et elle ne sait pas terminer un baiser en fermant ses lèvres pour en recommencer un autre: résultat, ses bisous sont étouffants, mouillés, et infinis! De la bave en veux-tu, en v’la! CherDLBEVTEV, Ne soit pas intimidé par l’intimité partagée avec ta douce moitié! Si elle s’y prend mal, tu dois décider ce qui est le plus important pour toi. D’après moi, il a une solution évidente: tu dois avoir une discussion franche et honnête durant laquelle tu lui dit la vérité. Elle pourrait mal le prendre. commencer à aller au gym pour gérer sa colère et remplir le trou que tu as fait dans son âme en critiquant ses démonstrations d’affection. Progressivement, elle deviendra alors obsédée par l’entraînement et ses biceps grossiront jusqu’à être plus gros que ta tête. Finalement, elle te laissera pour un gars qui s’appelle Mart’, un gros beef-gino, qui pue le parfum et qui porte des gilets Affliction. Si tu aimes bien ta blonde, je te suggère une deuxième solution (vilain garçon insatisfait). Encourage son enthousiasme! À votre prochain souper romantique à La Belle Province, au moment où une crotte de fromage se balance au bord de sa lèvre, propose (ou prends-la par surprise) de manger cette petite crotte. C’est Nietzsche qui a dit que l’intimité commence avec les gestes non-consensuels! Ou peut-être que c’était mon oncle Maurice… Cher lecteur, dis oui à l’amour! Étire tes lèvres chaque matin, pratique-toi à baver toi aussi et laisse-toi perdre dans les gencives de l’affection!

Scorpion

Taureau

21 avril - 20 mai Mais quel égo! On dirait que tout tourne autour de vos gosses ou vos babines. Et le plaisir et les états d’âme de l’autre, alors? À partir du mois de mai, initiez-vous à la méditation et apprenez à comprendre le monde et les personnes qui vous entourent. Fort de cette expérience, les mois de juin, de juillet et d’août vous réserveront des surprises et vous partirez cette fois à la découverte de votre corps et de celui de votre partenaire, à la peau bronzée comme un sablé breton et aux fesses douces comme une joue de bébé.

24 oct. - 22 nov. L’alignement de Mars et Vénus montre que cet été sera placé sous le signe de la découverte et de l’aventure pour vous. Essayez de nouvelles positions sexuelles folles, n’ayez peur de rien et invitez la nourriture, les chaînes, le latex, les pinces-tétons et les animaux dans votre lit. Vos partenaires vont adorer cette prise d’initiative. Parties de jambes en l’air inoubliables garanties!

Sagittaire

Gémeaux

23 nov. - 21 déc. Si vous travaillez cet été, faites attention à ne pas harceler sexuellement vos collègues. La limite entre jouer amicalement et être vu comme un pervers dérangeant au bureau est fine! Ne mélangez pas vie privée et vie professionnelle, ne suivez pas vos collaborateurs de loin quand ils rentrent chez eux, n’essayez pas de les espionner dans la salle de bain.

21 mai - 20 juin Je vois de nombreuses péripéties pour vous cet été! Un grand voyage, une liposuccion ou une vasectomie, un faux amour de votre vie et quelques flirts sans conséquences. Le stress causé par tous ces événements vous fera perdre plusieurs kilos et votre galbe parfait vous vaudra d’être le centre des attentions sur la plage. Attention à bien rincer votre maillot chaque soir pour éviter les mycoses.

Capricorne

Cancer

22 déc. - 20 janv. Nous voyons un grand risque d’accident pour vous cet été. Faites très attention à vos actions, ne sortez pas de chez vous, ne voyagez pas, et n’essayez pas d’être original au lit. La position du missionnaire est bien assez dangereuse, ne tentez rien d’autre si vous ne voulez pas terminer un moment intime aux urgences. Et si votre partenaire trouve tout ça bien ennuyant, débarrassez-vous en car il/elle ne veut pas votre bien!

21 juin - 22 juillet Aussi sensuel et doux qu’une pluie de mi-janvier, vos partenaires croient que vous avez du mal à matérialiser vos émotions et votre amour. La vérité est simple: vous ne ressentez pas grand chose. Continuez votre éternel jeu d’acteur et évitez ainsi de passer l’été à faire du pédalo seul sur le lac Leamy.

Verseau

Lion

23 juillet - 22 août Votre audace de félin vous guidera au travers de nouvelles conquêtes durant l’été. Passionné et romantique, vous tomberez amoureux à tous les coins de rue. 1 2013-03-12 Vous finirez ULaval_LaRotonde_10x3,2_4c.pdf par réaménager chez votre mère, acheter une douzaine de chats et dormir en position fœtale.

21 janv. - 18 fév. Les étoiles indiquent que vous n’êtes pas très expérimenté en matière de sexe. Qu’à cela ne tienne, vous allez passer l’été à vous améliorer. Mais attention, la théorie vient avant la pratique, pas d’expérimentation sous la couverture. Vous devez passez les beaux mois le nez plongé dans les magazines ou à regarder des vidéos éducatives qui vous apprendront tout ce que vous devez savoir sur le sexe. Trois mois de bons pornos, quelle perspective excitante!
15:11

Parmi tous les sujets traités dans la section Cher Bobbi, mon sujet préféré serait la gymnastique des olympiques du lit! Oui, chère lectrice, voici le top 3 des positions de mon petit-livre-noir-Kâma-Sûtracoquin-de-gamin, (hihi!). D’abord, n’oublie jamais de t’étirer avant de passer au cheval d’arçon. Si tu savais le nombre de fois où j’ai fini à l’hôpital après des étirements non voulus à l’aine. Une fois que vous êtes étirés et que vous êtes prêts a vous « pendre aux anneaux » (pensez-y fort, à ce jeux de mot). On commence avec la position #1: La gymnastique artistique! J’ai toujours aimé apporter des rubans et des costumes brillants roses dans la chambre à coucher (faire attention aux petites étincelle sur le costume, ça s’accroche au corps et ça peut causer des infections). Ne vous gênez pas pour apporter des cartes de pointage de un à dix, il n’y a rien de mal à donner une note à son partenaire. Position #2: Les barres parallèles (aussi connu sous le nom de toupie-québécoise). Mettez au défi vos biceps et essayez de vous balancer sur votre partenaire, lancez vos jambes en l’air en vous faisant plaisir sans recevoir un pied dans la face… Un sport excitant, tout de même! Position #3: pour les plus avancés, Le grand saut. Donnezvous de l’espace pour celle-ci et n’oubliez surtout pas de vous étirer. Du coin de la chambre, partez en vitesse et lancez-vous dans les airs pour finalement atterrir sur votre partenaire (ne manquez pas l’atterrissage non plus)! On propose fortement l’utilisation de vaseline pour cet exercice. Bons jeux!

Bobbi

Bobbi

C

M

Y

CM

MY

CY

CMY

K

p. 48

w w w.l aroton d e.ca

LES FTX DE TROUBLES

OVILA CASTONGUAY

Pouêsson d’Havre Hill
Vu la date de publication de la présente chronique, nous avons cru approprié de rédiger un article en lien avec le poisson d’avril, puisqu’on est deux gars vraiment originaux (vous souvenezvous, à la Saint-Valentin? Et bien, on avait fait un article sur la Saint-Valentin). Tentez donc de trouver où est caché le poisson d’avril à travers les trois prochaines situations! Situation 1: le Premier Sinistre La Harpe peine à contenir ses troupes Le député conservateur, monsieur Warawa, a décidé de partir à la war contre les bébés filles qui ne naissent pas. En effet, ce con serviteur de la morale immorale de la droite pure tenterait de renverser le régime bien trop libéral du Parti conservateur. Malgré leurs nombreux défauts apparents (45 786), les Conservateurs se sont formellement engagés aux dernières élections à ne pas rouvrir le débat sur l’avortement, ce qui, par chance, ne laisse que trois appuis (incluant lui-même) au député de Langley, en ColombieBritannique. Situation 2: mariage homosexuel Nombre d’entre nous se rappellent comme si c’était hier de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1789. On se souvient que ce document anodin avait été rédigé par notre bonne vieille France française à la suite d’un équivalent de notre Printemps érable (excepté qu’au lieu d’assiéger Victoriaville, le siège était à la Bastille, c’est tout comme). Triste est de constater que nos plus proches voisins sont perplexes face à l’idée de laisser les gens de même sexe s’unir par le mariage. Faut dire que, selon nous, la question n’a pas été soumise aux bonnes personnes (la Cour Suprême des États-Unis), ces dernières étant probablement (espérons le contraire) trop âgées et donc trop conservatrices pour amener un vent nouveau sur le pays. Situation 3: des sécheuses en Afrique Le Canada se retirerait d’un accord de l’ONU servant à prévenir la sécheresse en Afrique. Notre pays serait donc le tout premier pays à se câlisser royalement de l’Afrique, en étant le seul pays au monde à ne pas faire partie dudit accord signé par le Canada en 1994, puis ratifié l’année suivante. Faut croire que le Canada avait cependant une très bonne raison de se retirer, il ne lui reste plus qu’à la trouver. Par ailleurs, étant donné les piètres performances du Canada sur la scène du droit international au cours des dernières années, les plus alarmistes (nous) exagèrent et surnomment maintenant notre pays la Corée Nord-canadienne. Bon, nous vous voyons déjà, les sourcils froncés, les rides dans le front, papier de toilette à portée de main (nous aussi on lit La Rotonde sur le trône), en train de vous demander quel était le poisson d’avril parmi ce qui précède. Et bien justement, le poisson d’avril est qu’il n’y a aucun poisson d’avril (si ça ne voulait pas sortir, la dernière phrase aurait dû vous faire chier en masse)! Non mais, sincèrement, on aime tous ça, penser qu’on vit dans un monde sophistiqué et évolué avec tous nos gadgets style iPhone, iMac, iPod, « iyoye donc caliss », alors qu’en réalité, certains dirigeants des plus grands États de notre planète ont une mentalité aussi évoluée qu’un spermatozoïde. C’est ça, la réalité. Ma copine Dolorès et moi avons pris une photo-souvenir! Malheureusement, ma caméra est tellement ancienne qu’elle ne prend que des photos en noir et blanc... Bonne relâche! Et bon été de la part de mon créateur, Simon Lalonde Boisvert ;)

Édition du lundi 8 avril 2013 VOLUME LXXXI NO24

109, rue Osgoode Ottawa, Ontario K1N 6S1 TÉL. : 613 421 4686

RÉDACTION
Rédacteur en chef Vincent Rioux redaction@larotonde.ca Secrétaire de rédaction Caroline Ramirez revision@larotonde.ca Jeanne Strasbourg, Kayla Cloutier correction@larotonde.ca Actualités Émilie Deschamps (cochef) actualites@larotonde.ca Camille Lhost (cochef) reportages@larotonde.ca Lina Maret informations@larotonde.ca Mathilde Marchand nouvelles@larotonde.ca Arts et culture Ghassen Athmni culture@larotonde.ca Sports Léa Papineau-Robichaud sports@larotonde.ca Opinions et procrastination redaction@larotonde.ca

CARICATURE

Web Élise Vaillancourt web@larotonde.ca Directeur de production Simon Lalonde Boisvert production@larotonde.ca Directeur artistique Jérôme Simon direction.artistique@larotonde.ca Illustrateur Nicholas Dubois photographe@larotonde.ca

Mon Amy la pieuvre
par La Rotonde
J’ai une Amy qui vit au fond des mers, Et qui a des pouvoirs tentaculaires. Ses ventouses s’accrochent à tous les rochers, Et pendant des années y restent collés. Elle a toutefois une pierre de prédilection, Qui de FÉUO porte le doux nom. Elle la jalouse, la berce et la câline Comme un trésor de politiques opalines. Ne vous risquez pas à déranger son monde, Ou vous serez victime de sa gronde. La puissance de son saint courroux Égale la force de son emprise sur le pauvre caillou.

ADMNISTRATION ET VENTES
Directrice générale Alexandra Scott-Larouche direction@larotonde.ca Publicité Chantal Lagueux Réseau Sélect chantal.lagueux@tc.tc Prochaine parution septembre 2013 La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc. , et distribué à 2 500 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en p. 49 totalité ou en partie.

-Les Fauteux de Troubles

La Rotonde souhaite remercier les contributeurs de la semaine :
Julia Brumelot-Gourmaud Andrew Dionne Myriam Bourdeau-Potvin Les FTX de Troubles David Beaudin-Hyppia Sarah Hoy Marjie Brown Meghan Fitzpatrick Katelin Onishi Claire Delattre

Merci de la part
de l’équipe de

w w w.l aroton d e.ca

Université d’Ottawa

|

Faculté des arts

Élec tio ns réd a c teur(ric e) en chef 2013-2014
Oyé oyé! La Rotonde est à la recherche d’un(e) nouveau(elle) rédacteur(rice) en chef pour l’année 2013-2014. Les candidatures doivent être envoyées à Alexandra Scott-Larouche à l’adresse courriel direction@larotonde.ca avant le 8 avril 2013. Les candidats passeront d’abord en entrevue. Les artisans de La Rotonde pourront ensuite exercer leur droit de vote pour choisir le ou la prochain(e) rédacteur(rice) en chef. Tous ceux et celles ayant contribué à au moins trois éditions depuis le 3 septembre 2012 sont éligibles pour voter. Voici une liste non-exhaustive des personnes ayant droit de vote: Annalisa M. Harris, Marjie Brown, Pierre-Alexandre Cardinal, Julia Brumelot-Gourmaud, Claire Delattre, Anaïs Elboujdaïni, Stéphane Bourgeois, Myriam Bourdeau-Potvin, Meghan Fitzpatrick, Julien Dupont, Julien Paquette, Kyle Climans, Sarah Hoy, Katelin Onishi, Philippe MarceauLoranger, Laura Kassar, David Leclair, Cédric Renaud-Lafrance, Nicholas Dubois, Mathilde Marchand, Katherine Sullivan, Hamdi Souissi, Léa Crousset, Ayoub Ben Sessi, Ghassen Athmni, Katia Gagnon, Simon Deneau, Alexandre Chartrand, Maxime Charlebois, Cyrine Taktak, Élise Vaillancourt, Brandon Clim, Lina Maret, Vincent Rioux, Émilie Deschamps, Philippe Pépin, Jérôme Simon, Caroline Ramirez, Simon Lalonde-Boisvert, Camille Lhost, Léa Papineau-Robichaud, Shawn Collins, Catherine Chiasson, Jeanne Strasbourg, Kayla Cloutier et Félix Pilon-Laverdière. Si vous avez contribué à La Rotonde cette année et que votre nom ne figure pas sur la liste ci-dessus, veuillez faire parvenir une lettre de motivation à direction@larotonde.ca pour justifier votre droit de vote pour l’élection du (de la) prochain(e) rédacteur(rice) en chef. Les élections auront lieu après la présentation des plateformes des postulant(e)s, soit après le 12 avril 2013.

www.esi.uottawa.ca

@UO_ESIS

Université d’Ottawa

|

University of Ottawa

Saviez-vous que

l’Université d’Ottawa offre des cours à distance dans les régions de Cornwall, Pembroke et Hawkesbury? Pour plus de renseignements, contactez-nous au 613-562-5787 ou par courriel à distance @uOttawa.ca

Did you know

the University of Ottawa offered distance courses in the Cornwall, Pembroke and Hawkesbury area? For more information, please contact us at 613-562-5787 or by email at distance@uOttawa.ca.

CARTE

REMISE sur votre

RACHAT DE LIVRES

T EMEN R T S I G S ENRE ATION C O L S E D
RETOURNEZ VOS LIVRES LOUÉS

25 AVRIL

avant le

LA LIBRAIRIE DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA 85, rue Universite | 613-562-5353 | www.librairie.uottawa.ca

On se voit en septembre 2013!
C’est pour quand la photo? Je suis pressé! I got my hash-pipe! On se voit au Bluesfest!

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful