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Le manuel des inquisiteurs, à l'usage des inquisitions d'Espagne et de Portugal, ou Abrégé de l'ouvrage intitulé : [...

]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Morellet, André (1727-1819). Le manuel des inquisiteurs, à l'usage des inquisitions d'Espagne et de Portugal, ou Abrégé de l'ouvrage intitulé : "Directorium inquisitorum" , composé vers 1358 par Nicolas Eymeric,... On y a joint une courte histoire de l'établissement de l'inquisition dans le royaume de Portugal, tirée du latin d. 1762.

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.LE

MANUEL

J NQU IS

J TEUR S.

LE

MANUEL
i:

INQUISITEURS,
A
L'f/ G

DES

INQUISITIONS
& de Portugal.. o
z/

D'Efpagne

ABREGE*
D E l'Ouvrage
DIRJECT'ORIUM .COMPOSÉ Grand vers

intitulé
JT~M~TOR~M,

~y/n~c~ i~Sparj~eo~; dans le Royaume I~quinteur d'Arragon.

de ~e~Mt~Menf y ~OM< une courte j~o!fe ~<' f7~M~?Mo~ dans le .Roy~M/Me ~o~M~~ du latin de Loms P~r&înOt ~ee

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AVERTISSEMENT DE y UËDITEUR. A M~ été

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z~6*t en yë/'fM ~'K/zAccordaût Zc jP. de ~M~ 7/z~M~ Ô' c:e~zc ~Vc/rfj, C~KC~, j, j~?K~ C~/OZ~AM~ JajT/~2~6 nom de ~g ~f~ ~e ~K~y f/M~ bonne /'6'~r~/zc que /'7/(?/2 chofe. de u~M~ Drgj eA une fore

Oyï co/Kp/'<cf/ë~ ~e/TZ~~ OM /ZOj!y y<?/M/ /z~ p~zf ~1/M co/K~e du

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-$ JVûK~ y~O~/ë y~ j~. M~tt ~M/ C~e/'C~6/f~~M/?~ l'amide la Société M/Zf/ marquer qu'il a traduit ~?Z~~ le texte ~~y~K~/YC <~ celui de C<7/7?/a'y~ i~~ ~K~/Z~ /<?/Z.' f6/ ~~MO/Ï /C~ ~j~&r ~y r<?~ ~P&J' ~<7~ ~/? & que ~C/ZJ' le ?~?~ 6/? <'<?~Z< <S' ~~<7/~J' /~& 7~M~c~ < J'~ ~Z&' de <~<~<?/Z<<9~7~ /f~/Z<f ~7~J' du ~~C~Z~KC~K ~/T<~ refufe aux ~M~M~ C~ On ~~V<?/rf jp~j voyons pas trop donner ~M /<?.t le

~~MT/ë~ cette t/~c~~ nous

en croit il ne de fe ~M/' de cet

~JP/M~ ~Z y<?/S! <?~F~

naturelles

lde par cela /7Z~~y~P/'C~r~ <a~7 en a ~f~/2~ y~yM~2 c~ ()~ voit

9
p~yc~y ration Saint travers une haine ~o~fa feinte le cruelle contre

<S' vient O~C~ ~/7MM de Af~ <ï tomber entre les mains /< 7/20'M~~K/'J' cerfera /~Mr~ brûlé tainement quoique ne foit pas répondre. Mais pourquoi /~MfgM/du Z)z/c?<?zy~ ~g ~y/?~6'c~o~ ric parmi tant d'autres qui ont écrit pour /Z/?/'McKo/Z des //Z~M~f<?M~ Il ejl i/<myM~z~ga~c/ c/zf .f/'d:~ë cette matiere grande profondeur C~M~r~ f~Mf6K/' Répertoire ~/M fes avec la plus on ~6 anonyme du

~oz'~ des Inquisiteurs fur la Foi, Singularités dans y~ des ~'c~ Aphorifmes dans ~ArSeInquisiteurs M~z~ nai lacré du Saint AIOSHce phonfus la Foi <x Spina C~K~ dans le Fortin de dansfes Rubri-

Bernardus ques C<?~Z~/Ï/MLanterne des Inquifiteurs Zoc~f~ ~c~a/Mj' C~e~~j-

Av

ro
Zanchinus ~/T~/YKJ' Simancas, Z?M~ ~TZ~J' ~Z~ (?~fï/2<~MJ (?~J'~ ~T/f~ Ananias, ~y~y 6' Due& 6'0/~ë~' 6'C. Z~J/ZO/TZ~ P~û/Zr

Co~MM~7~ <S'C. Tabienfis hommes

\S'JMz7/~C~/Z/J'~ de ces grands fans doute

~7<9/?~f~CC/7Z/7Z~M/ i mais ~y! leur /2~/2f O~y/'Og'~ 7M/?ZC6, nous avouons que les raifons que /~M~~M/* 0/7.PO/ /~7?c~ yM~/ donnée à Eymeric jP/ nous

Nos ~<?Mf~?~û~Zf -Z<<?C?ëM/~ s'en CO/ÏT~/ZC/'CTM e/Z lifant la Préface fuivante. Nous ne difons rien de la courte HiH;oir&c/ en Portugal. /yz~M~f~M~ ~'c~~f qu'on
/07F.

~z~M/~<?/z ë/? certain que les de. Lisbonne ~on~/zf&f/ /'6~?<?~~ /ze<.z-

? PREFACE DE

LAUTEUR

~E

z~G~

z?~7 DIRECTOIRE ~J 7/Z~M~f~Z/J'.

des Inquinteurs E Directoire ici Fexnous donnons dont environ vers a ëté compofé trait, le milieu du XI V~~éde par Nicolas Eymeric Grand Inquinteur dans le Royaume d'Arragon. fon Ouvrage adreffa Eymeric en aux Inquifiteurs fes Confreres de fa Charge. vertu de l'autorité Son livre e~Irnë dans les In& confervé quifitions ibigneu~ement en manufcrit, y fervit dës-Iors de règle de conduite & de Code crimmeL Peu de tems après rinvention de rimprimerie on fe une Edition à preHa. d'en donner bienBarceîonne qui le rëpandic tôt dans toureS les Inquifitions du monde chrétien. L'eRime gcncrale T'

!2

enqu'on faifbit de cet Ouvrage en gagea François Pegna, Dodeur & Canonise à le faire Théologie à Rome, avec des fchoréimprimer lies & des Commentaires, M-~bL <en 1~8. Cette Edition eft dédiée à Grégoire XfII. Voici quelques morceaux de i'Epître Dédicatoire, voir Fidée qu'on avoit qui feront de l'Ouvrage d~Eymeric. 3, Tandis que les Princes Chréde toute part à tiens s'occupent 9~ combattre par les armes les enCatholtde la Religion p~nemis Ôe prodiguent le fang de ques leurs foldats l~upour Ibutenir ôc l'autorité du a, nite de FEgliIe 11 eft Siège Apon:olique: zélés qui traaufE des Ecrivains vaillent dans Fobicurilé ou à ré-, futer les opinions des Novateurs~ la puifou à armer & à diriger lance des loix contre leurs per" Ibnnes ) aHn que la févérité des la gr~ieur des iuppeines~: les contenant: dans les ~3 plices faHe fur eux 3~ bornes du devoir

13

d@ ~ce que n'a pu faire l'amour la vertu. j'occupe Quoique ces Déla derniere place parmi 9~ fenfeurs de la Religion je fuis anime du mcme zéle~ cependant l'audace impie des ?, pour réprimer <Scleur horrible nie), Novateurs Le travail que je ici fur le Direcvous prëfence des Inquifiteurs en fera la toire Cet Ouvrage de Nicopreuve. las Eymeric~refpedable par fon contient un Abrégé antiquité de !a des principaux Dogmes unein~rudion très-fui~fbi,&: aux Tri~9 vie &: crss-méthodiquc bunaux de la (ainte Inquintion~ 3, hurles moyens qu'ils doivent em& extirper ployer pour contenir C~ les Hérétiques. pourquoi y) j'ai cru devoir en ~ire un nomcomme Sainteté mage a Votre Chré9, au Chef de la République
,3 chancetë. tienne ~&c.'?

Cette Populi ~K 6'f

Edition Rom~ï

e~ faite in ~J~M~ au Capitole. C'eït Peuple Rc7n~ï, que

i'4 en eft accordé & on Te privilège la devise ~evoir au frontispice C'eJ~ yMf~ Pcpi/~M/~MS Romanus. celle d'après laquelle on a fait l'Abrégé fuivanr. De fortes raifons nous ont déterminé à choifir cet Ouvrage les maximes pour faire connoure & la Jurifprudence de rinqui~ttion. jo. Le Dired:oiree~ un livre fait e~' Pro/~ pouf dogmatique inâruire les Inqui~teurs <Sc pour leur fervir de regle. 2~. Cet Ouvrage e~t autorifé par les approbations que lui ont donné les Souverains Pontifes, toutes les Inquifitions du monde Chrétien )& tous les Ecrivains qui ont travaillé depuis pour l'in~ruction des în<minceurs. eft un des plus ~o. Cet Ouvrage anciens parmi ceux qu'on a écrie fur cette madère il a été composé environ ans après la mort ï de S. Dominique qui a dé comme on le croit, le premier Inqui~ur ain~i les maximes qu'on y

ï~ naïtrouve plus repreientent vement $ &. avec plus de vérité de rinquides Tribunaux i'efprit bafe fur & font la véritable fition, s~eH élevée la Jurifprudenlaquelle Saint fu~Ire Ces réflexions doivent du à couvert nous mettre pour nous faire reproche qu'on pourroit d'écrire fur une matiere qui a déjà d'Auteurs. été traitée par beaucoup L'extrait du Du'e~oire 7~M~'reMr~ doit-être pour des Lecteurs curieux & judicieux un Ouvrage plus iniéreHant que ceux de quelcomme Dellon, ques Ecrivains qui ont écë prifonniers du Saint Office, & qui avoient à vanger leurs proou de quelques Aupres injures teurs Prote~ans l'autorité dont "0pp`ty On poura penfer peut être que les maximes de rinquiHtion font bien changées depuis le quatorziéme nécle qu~au tems d'Eymeric~ il paroît par fon Ouvrage comme les Inquifiteurs même n'ayant pas
ce du Office. eR i"n";n" toujours ta~n un peu ~7(9~P fufpe6te. MSNt.)!m-t!

¡

d'écabliilemcnt ~xe <~ d~un enobliges de fe tranfporter droit à l'autre pour aller au fecours de la Foi, étoienc forcés d'expédier les Hérétiques en bref, & de négliger des formes trop longues & trop icrupuleufes, mais que depuis A~ont eû des Tribunaux qu'ils eft deveb!es~ leur Jurifprudence nue plus régulière & plus humaine, d'où on conclura que le Tableau qu'on préfente ici de l'Inquisition du quatorzième ûécle,ne reftelle femble pas à TInquifuion qu'elle eft dans le dix-huitième. Nous répondons qu'en e~ec les Tribunaux ont de l'Inquïfttion dinérences forpris fuccefEvemenc mes on place communément la création des premieres Inquiétions au commencement du treiziéme fiéde. Les Inquinteurs agiffoient dans ce rems-Jà~ de concert avec les JEveques; les prifbns dcrEvêque étoient fbuvenc d~'Inquiuteur les ~emes~ & Quoique dans le cours de là procédure~ rinquif~ ~¿..

encore

tcur pût agir en fon nom, il y avo~ certaines choies qu'il ne pouvoic comme faire fans FEveque de à la prilbn perpétucicondamner ï < faire r i ou de le appliquer à la la Sende prononcer que~ion tence définitive, &c. Les difputes emre les Evêques & les furvenues de leur fur les limites Inquisiteurs fur les des autonre~ dépouiHes &:c. obligèrent les condamnes Pontifes Souverains de rendre les & féindépendantes Inquifitions des Tribunaux des Eve" parëes fe fit en Ëfques. Cette féparation pagne vers l'an 14~ 3 par le Pape StXte IV. fous le règne de Ferdinand V. Le Pape créa un Inquifiteur Général mupour l'Efpagne, fii du pouvoir de nommer des In&: Ferdiquinteurs particuliers y & ~bnda dota les Inquiiinand tions. Les Tribunaux de rinquiétablis en Portugal. ~ifion furent fur le même pied qu'en Efpagnc 6c dans le Royaume d'Arragon

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yers le commencement:

du ~ecïë

rivant-. Mais ma!grë ces changemens~ les premieres maximes des T~bu" & la forme nau~ du Saini-Omce, de !a procédure J repèrent roules mêmes. Ces maximes &: jours cette forme étoient fondées fur Jes~ dëcifions des Souvedes Conciles, rains Pontifes ~c fur les Loix des Empereurs Ïesinquifiteurs qui les fuivies pendanc qu'ils agifavec les Evede concerf <ques &: qu'ils étoient ~~M~/?~ f en formant les conferverenr leurs nouveaux etaMtfÏëmens. Voici d'autres réflexions qui ferviront a'prouver que. les maximes encore dans fubfiftenc d'Ëymcnc du S. OfRce. Jes Tribunaux r~E'édïtion diaprés laquelîè nous donnons un abrège du directoire, eft de 1~78, c*e~-a-dire de deux cent ans a jpoËërieure de plus de d'Eymcric,& Fourrage des Tn~e~ ans à rétaMi~ement de rinquifition en b~Naux ~xes avoieni ~bient

& en Portugal. OrFEd! lEfpagne teur François qui y a joint Pegna, de remarun très-grand nombre dëdare ques, qu'il le fait réimprides J/z~M~mer pour r:/z~rM~!0/z teurs, ~H~ que cet OH~r~e ô' ~M'072j~ mirable que re/pe~M~ avec q~M~c de p~fe que e~tg'ne d'érudition,les moyens de contenir Ô* les Hérétiques, ô~c. d'extirper 2°. Nous avons vu que cette ,édition de Pegna e~ dédiée à Gré&: approuvée par ce goire XIII, nous ajouterons Pape que Pegna reconnoît en p!uueurs endroits, aux qu'il a de grandes obligations Cardinaux à Rome Inquifiteurs pour les confei!s qu'ils ont bien voulu lui donner qu'il leur dédie un recueil de Bulles qui fert de au Diredoire & qu'il fupplément ie loue par tout des approbations Carauthentiques que ces quatre dinaux ont donne à fon travail. Ce même commentateur cite 3 par-tout une infinité d'écrivains poltérieHrs à Eymeric ou fes propres

~0 contemporains) qui ont fuivi p~ a pas la doctrine du Dire~oire. H fe plaint même qu'on a fouvent fans faire de cet ouvrage proficé honneur à FAuteur des belles choies qu'on lui dëroboit qu'au re~e ja bonté la prudence & l'équité des maximes en ded'Eymeric meuroient daucanc mieux proucroient vees que ces maximes adoptées par un plus grand nombre d'Auteurs. ne trouve Ïe entre ~.°. On commentaire ~s Je texte, que ~es, dtf~ërences Les notes très-légères. de Pegna ne font que le développement des maximes du Direôtoire, le Commenta& même quelquefois teur encherit fur la durecé de ro" riginal. 50. Des Auteurs modernes que Pegna, encore comme citent plus Sou< con.

Ma uni fa Sa!!elès, & avec éloge nnuehemcnt ric & fon Commentateur. Dans tout ce qu'ont l'etac a~ueî des Inquilitions

JEymeécrit de De-'

as

on MarMIier a Limborch les principes rcconnoîc cTEymenc &: de fon Commentateur. ce font Les maximes d'Eymeric dans donc confervées les Tribunaux du Saint-Office nos jufqu'à non interjours par une tradition Si on s'en eft quelquefois rompue. c'e~ fans les ecarce dans le fait, abandonner dans le droic ces même adouciflemens ne fe font gueres faits que dans les Inqui~tions tandis d'Iraiie~ que celles & fur-tout celles de d"Eipagne dont il s'agit plus parPortugal ont confervë toute ticulierement leur ancienne févérité. Enfin la do~rine d'Eymerica toujours été & eft encore la vériaujourd'hui table bafe fur laquelle eft écablie des Inquitoute la Jurifprudence .ndons du monde Chrétien véritG d'établir~ l' qu'il nous a paru néce~ire
îon,

L'OUVRAGE
? en. trois

d'Eymeric
Parties la

eft divi~première

un expofé des principaux préfente de la foi Chrétienne ~br< points des Souverains me des décinons Pontifes & des Conciles, & des Décrétales. ajoute à ces décidons Eymeric fur la foi Cathodouze quêtions relatives lique, plus dire6t:emenc àrin~rucHon des Inquifiteurs. Dans la deuxieme Partie quie~ plus confidérable que la preles Dé'recueille rniere Eymeric les décidions crétalesdes Papes les Con~icutions des Conciles des Empereurs, relatives aux Hé& à leurs fauteurs aux rétiques aux Excommunies ~Magiciens il joint à aux Juifs & aux Infidéles la Glofe ordinaire fur cesioix de Grégoire 1X 9 les Décrétales tit. de ~~ref~M. Le commentaire Cardinal fur d'Henri, d'Oïtie La Glofe fur Je le même iujet. au même tit. de A~re~cM Sexte & le commentaire de Guido de de Bologne~ Bayfb Archidiacre

tir. iur les Clémentines La g!ofe & le commentaire de ~ref~c~ Un extrait de Paul de .Le~zrï~. de Sarragoffe d'un Concile qui des Inquisiteurs règle la conduite cette partie enfin il termine par de ~8 quêtions. l'éxamen La troifieme Partie eft plus par" ticulierement d'Eymeric l'ouvrage ne font autres ( car les deux comme de le voir ? que on vient des compilations ) elle eMivifëe traite en trois tenions la premiere de la maniere dont on doit comle Procès en matiere d~hén~ncer de de la maniere réne; la deuxieme, de le continuer &: la troifieme de le conclure. Cette la maniere eit fuivie, comme troifieme partie les deux autres 7 de quêtions au nombre de cent trente-une, qui à développer & à explifervent à don". quer les régies que l'Auteur nées.

Nous ~carj:er

cru devoir nous avons de l'ordre fuivi par Eyme-;

'~4
a nos- ie~eurs ~c pour épargner ïes rëpëtinons* fans nombre dans &: ÏefqueUes cet Auteur eft tombé une fuite nëce~ïaire du qui étoient a ~uivi &: plan informe qu'il nous avons à un cer.. rapporte tain nombre de chefs toutes les fnaximes dans eparfes l'ouvrage &: qu~on y trouve rë-' d'Eymeric, pétées juiqu'a trois & quatre fois, Nous, avons joint à l'extrait du du com" texte d'Eymeric, Pextrair mentaire de Pegna cette addition nous a paru nëce(Ïai!*e parce que ce commentaire fert à développer & mieux les maximes d'Eymeric, fait avec le dire~oire un corps de Do~rine plus entier & mieux de iuivi) & parce que l'ouvrage une chofe imporprouve Pegna tante que nous avons avancée C'eft-a-dire du Dique Ia~ Do~rine feQ:oire à été mite en pratique) &: s'eft perpétuée dans les Tribunaux de 't'Inquintion. Nous avons toujours di~inguë par les citations

de les endroits tirés du Dire~oire, du ceux que nous avons extraits Commentaire de Pegna. Si nous n'avons pas mis fous les yeux de nos d~ lecteurs les exprefïions latines c'eA que nous avons l'original craint d'augmenter inutilement la & même de du volume, groiieur détourner l'attention. Nous devons avertir que nous n'avons donner une pas prétendu idée complète de la Jurifp~dcnce de l'Inquiution, & de la forme de la ainu nous avons néprocédure; certains détails, glige quelquefois dont l'omiilton formera peut être mais outre vuides quelques lui même ne nous a qu'Eymeric fourni ces détails pas toujours
nous avons cru devoir omettre

ceux

dans des ouqui fe trouvent vrages qui font entre les mains de tout le monde, ou qui n'étant pas d'ailleurs fort intéreuans, font entierement communs aux Tribunaux

B

divi!s ôc a ceux de Pînquiut!orï. Nous ne difons rien de la 6dede notre tra.. iïtc &: de l'exa~itude elle eft prefque duû:ion toujours elle nous a littérale cependant jCpûcp quelque travail. Nous avions à réca~ 4 rendre un latin barbare blir l'ordre & la nectetg dans cer~ à donner de la tams endroits en conferj)Eorce à nos-~pre~Rons vanc la naïveté de rongtnaï; à des trait$ rapprocher quelquefois ieloijgnes pour les faire fornr run ce qui nous a &, par l'autre 1 coû~ beaueoup nous devions autjS nous ab~enir~communtquer june foule ~e re~px-ions que l'original tendoit a nous arracher- à tous piofuens. Voiî~ les difficultés que nous avions a vaincre~ Nous avon$ droit a ~indulgence d~ quelque nps I.-e~eu~~

LE

MANUEL

ÏNQU
CHAPITRE

ISIT

EU RS.
PREMIER. .s D~oc~Jo~D~Opy~c~

<M~~

'$ E. tant

matière dera tout criaUtenes

de ~blemmtés

d'hcréne on proce-' uniment ~ans les des Avocats fans dans les jugemens..

6' J~/d'/x<?~~ ~oc~fo/'M/H <S' C'ej~à-dire ~<~eMrM~/?/M 6'~M/ la plus courte qu'on rendra la procédure en en retranchant <ju'u elt poHIble les délais inutiles, en travaillant àinËruire la cauie même dans les jours ou les autres leurs travaux Juges fufpendent ~n rejettant tout appel qui ne fert qu'à le jugement, en n'admettant éloigner de témoins, inutile pas unejnaultitude Bi!

~t~/M~y

Z~

Manuel

n'obmettrâ qu'on nécenaires pour po~nt les précautions qu'on ne res'apurer de la vérité les défendes légifutera pas à l'Accmé times. J9~~?. pag. 369 & 37ô. un grand &~ beau C'e~-là privilège de FInquiûtion, du Tribunal que les de cuivre pas tenus Juges n'y Soient de l'ordre judiciaire, &c querobmi~ion formalité de droit ne vitie pas quelque .~c. Men entendu toutefois qu'on la procédure, pourvu n'en ôte point les choses eHentielles de la cau~e. au traitement Sur quoi j'avertis d'après l'excellente 6' del.oc~& observation de T'a~& en matière doit d'héréue, qu'un procès fait quant être àuni exa~ement à fes fi ron pro~é'parties ëu~ntielles ~ue toutes lës~ formes de droit. doit~elon ~~M/o<j..ycAo/ de commencer H y a trois manières r~cead'héreue le procès eh matière ~OM~ ta ~7ZO/ZCM~O/Ï &: 1'7/X~MZ/&M~. Le procès e~ intenté par accuiation, Délateur à prouve!s'ocre lorsqu'un en fe Soumettant a la ëë qu'il avance, s'il ne le prouve pas. peine du talion doit cuivre très-rare/Mhquiuteur manière de procéder ï°. ment cette parc~que ce n'e~: pas l'u&ge ordinaire

2 9' T~M~My.y. t. de court &°. paMe que F~ccM/eM~ cette que 3°. parce grands niques &: litigieuse. eSt longue méthode Il doit l'accusateur des.; au contraire avertir au&: le détourner qu'il court, riSques tant ne forment que dépositions alors des Semi-preuves contre l'Accuse, doit conseiller au Délateur l'Inquisiteur de changer dans fa plainte le mot d'~cM" à cauie en celui de ~ca~M~o/ï /~<?/2 du danger qu'il pourroit courir & ruivre lui-même rinAance M' o~~o. Que 6 ces mêmes ne chargent FAccu~e' déportions alors en aucune rtnquiïiteur façon confeillera encore au Dénonciateur ~cfe déûilera de~edéuu:ertout-n-fait, l lui=méme. lui-même. ~~A Si le Délateur Facou reçoit peru~e cù&tion devient par écrit, l'Accusateur partie,
6ce mais

qu'il Si les

eu: en lui.

&: l'Inquinteur
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Direct

3.part.pag.2.83&:i8~.

La peine du talion n'a pas lieu au~ dans l'accusation en matière ~ourd'hui &~ on ne doit point obliger d'héréûe, les AccuSateurs de s'y Soumettre, an cas qu'ils ne puissent ce pas prouver qu'ils avancent; il faut cependant Bi~ pu~

Z~~MS~ ~0 nir le Délateur de faux~ convaincu d'une peine très~grave, on ne laiffe plus faire aux Au reSte le rôle d'Accufateurs en particuj&ers du Saint Ofc'eA un Procureur titre Procureur fice Fifcal, appellé qui intente l'accusation comme d'un chargé & qui par ministère consépublic n'eA Sbumis à aucune quent peine, ne peut fon aclorsqu'il pas prouver ~<~0~ lib. J. ~AoA cusation. Pegna
XIV. S '1

de former le procès eft la plus parla~MM:c~MM/~ uSitee on dénonce comme quelqu'un d'hëréSie fans fe rendre coupable par&: feulement tie, pour ne pas encourir ceux l'excommunication p<~tée contre qui ne dénoncent pas, ou par zéle pour la~bi. On reçoit les dénonciations ou dans un écrit que présente le dénonciateur, ce qu'il dit de vive ou bien en écrivant on le fait jurer fur FEvangile de voix, & on l'interroge fur les dire vérité~ du tems & du lieu fur circonKances à dénoncer les motifs $ qui l'engagent &c. Dans le cours de cette procédure~ l'AceuS~ ItnquiSiteur agit ex <?~c~~

La

deuxième

méthode

~Z~K~~Kr~.

t

adverse..D~& partie part. 3. p. 2.8~ &~ 2.84. les dérecevoir peut L'Inqui~teur du feul a~Aé nondations Grever &: il n'eA pas néceffaire qu'il y inter~~o~. lib. des témoins, vienne
n~t pômt de

~f~o/'

XV.

un hére-~ de dénoncer L'obligation toute" lieu, nonobn:ant tique a toujours de de ferment, eipece d'engagement, faite ~t de garder le fecret promeue & il ne faut employer Ix contraire, ~a dénoncorrection fraternelle avant & après ciation que trës~rarement, &. il eft les plus mûres ré~exions ~/Mf, toujours plus iûr de robtnettre. 2. Schol. i~. Si uïteaccu&ttofi intentée étoit dé de toute de vérité,, pourvue apparence il ne faut pas pour cela que rinquiuteur Fe~ace de fon livre, parce que ce ne découvre qu'on pas dans un tems, dans un autre. 2?~& ~r. ie découvre 3. p. 283. La troifiéme manière de commencer un procès en matiere eft la d'héréne, voie on l'emploie lorid~~M~/o~ ni Accuqu'il n'y a ni Dénonciateur jfateur. Il y a deux espèces d'inquintions $
~â.

j~/HX~ une recherche des générale .c'en: faire les Inquisihérétiques que font teurs de tems en tems dans un Dioceie ou dans un pays, elle eA prescrite le Concile en ces de Touloufe, par termes Dans toutes les Paroiues, on choi" & deux ou iira un ou deux Prêtres à qui trois Laïques gens de bien on ~era prêter ferment, & qui feront » des recherches &: icrupu6'équentes lemes dans toutes les. niai&ns dan& 32 une les chambres, fouterrains, greniers, s'il n'y a pas des &:c. pour s'apurer ~cachés. Jhérétiques ou par par ces précautions LorK~ue on â découvert un hérétique d'autres ni ~ans qu'il Accmateur alors y ait~i JOenonc~ateur, l'InquiHteur peut exercer ~bn miniAere C~M~ &c agir Ijb. Pire~. part. pag. ~8~. ôc adnot. Schol. xvï. a La deuxième d'Inquiutipn espèce le bruit public porte Ïieu, lorsque %ux ou oretUes de l'InquiHteur que telle a dit ou ~it quelque telle perJbnne alors l'Inquiuteuï' cho~ contre la foi cite à ~bn Tribunal des témoins ,&: les fur la mauvaue ïhterroge réputation fi on, d~ de l'Accusé il leur demande

J~

~3. 1 & depuis en: hérétique tpiè l'Accuse loriê~ d'après leur réponfe quand, la mauvaise réputation. qu'elle conâate venir Il cite l'Accuse lui-même pour & fe faite de fa foi, rendre compte du foupçon a fur lui. j~purger qu'on ~(?. ibidem.. de ieraMables refaire On; peut même contre une personne cherches, mais d'herëiie; qui n'eâ pas diffamée il faut qu'un fe conduit Inquifiteur alors avec beaucoup de cH'coR~pc~ion & de fecret, afin de ne pas donner trop à Phonneiit atteinte l'honneur d\ni un, légèrement egerement ~J~e<~ lib. 3. Schol. xvi. Citoyen'. La procédure par voie d'inquiutien~ comme on le volt, furie eA appuyée bruit public mais le bruit luipublic même doit être con~até par deux témoins. Pour obtenir par-là une preuve il faut que les deux témoins complète foient graves & connus comme d'honil iu.mt pour con~ater ~a nêtes gens mauvaife de l'Accute, réputation qu'ils. ont dire entendu à un tel duent qu'ils ou a un tel que FAccu~ Sce~hérétique~ leur déposition fait foi, quand les deux: n'auroient témoins tenir pas entende aux mêmes personnes.M&. ce-propos j. Schol., xx,.
Sv

J~C jMst~M~ A 1 a 1 d<s~ témoins cm~at l.orKnfC déport Aeeu~ë a la réputation d'être heret~que~ & qu'on leur demande ce que c'eA que la renommée ïa réputation ( il n'eA pas néceMaire ett ~<) qu'ils une défiriition donnent exa~e, itâinit dirent que c'eu: ce qu'on dit comqu'ils ~cA<?/. i~. eït parlant Quoique regulieî'ement ne ~bit oblimatiere civite, personne contre lui ie~ même, ge de fournir fervir de preuves piee% qui peuvent a lie~ de ~on dejtit cette obligation ainR un Accuse €.R matière d'hereMë; doit donner communication au Saintde toutes Qmce îe~ pièces qui peuau Promoteur Fifcal pour fervir vent de C'e~ l'avis fondej!' ~n accusation. Doreurs. la pl~p~ A pius ~rt& tîes eA- il obligé de ~burnir~ r ai~o~ ehaettn Servir àconJ es pièces peuvent ,lcmrc,on.. 1 c;!s.~le~esqtUqtu peuvent. va~cre ujat~ autre personne du crime o: d'.h~e~e.M.tOît munément. ~~n~

~~&ar~ ~t_<

3 i

CHAPITRE
DES T~Mo~jv~~

1

Y7 i'L iie.

N

faveur

témoignage

en. de la foi on reçoit dans les causes d'héré-

i~. Les Excommuniés., de FAcdue. Les complices 2. con~ &. les personnes Les infâmes de quelque ctime pables que~ ce tbit~ ~1iI.. ~<z. contre &: jamais: Les hérétiques loi paroît en j&veur de l'Accusé. Cette à réquité,H~turellc~. d'abôrdcon'traire en ce qu'elle été aux Accuses des. leur de prouver innocence y moyens mais-elle e~ au fond très-raifbnnable ne peut pas croire à la papuHqtfon yole de: eeM qm a violé h ~bi qu'H
devoit au Seignettr~ Se qu'on ne ~au-

iur la ndéllté du témoi~oit compter a Dieu. gnage de celui qni eu: in~dele croire air Mais dira-t-on pourquoi de ce même témoignage hérétique, un Accuse, iî Ï0tfqu11 dépose contre ron~ ne y eut pas le croire,, lof~que~ ~Accufé u.ïr$epo6Ëon. eÊ favorable,
N~

3~
tout da~

JL< .~ë%~

Mion une maxïme devait, fe~n~ t0tt~~e$ 'M~HM~Ifupp~ innocent plutôt que coupable.. La dimcuh~éen-preMahtè, mais voici je crois la réponse qu'on, y peut faire, Lorfqu'un hérétique dépose en faveur on: prémme d'un Accuse, quec'sA etr &; pour de l'Eglise, haitte empêcher contre la foi,, que les crimeg commis ne foient punis comme ils méritent de rêtre. Or cette n'a plus présomption ce même délieu, lorsque hérétique Perfonne rAcciue. pose contre que je n'a encore donné cette raifon. içache crois neuve &; déciËve. jP~t?. que ~~E'M <~o~. ~c~o~ les in-. On reçoit en témoignage y&:cela. Bdëles quelconques les. Jui~; non-~ulement quand il eA quefMon de fi rAecujfe rechercher eA tombé dans. Kn6delitc ou a judane mats,meme< des péchés commis con~~ pejnr con~ater tre des artietes de la ~oi. particutiers ~/M~ chrétienne. j9~& F~. ~$' x6~. Les parjures le Oteme accontre ainË Hn jEU~e dans ïà même cau~, tém~om vient de &.jparjurer, il peut cor& alors~ Tig~y & premjefe dépo~tio~ à Jta. &eonde<. Juge$ s'en ti~ie~ont

<~y

~m/~fj~.

3'~

à la procédure Cette loi eft particuliere car dans les Tricontre les hérétiques on s'en tient au prebunaux ieculiers il faut remier témoignage. Cependant ne déposition marquer que la Seconde charge remporter que lorfqu'elle à ia décharge, car fi elle étoit l'Accufé, alors on s'en tient à la première ainït, d'abord tel fi quelqu'un dépose qu'un a dit que le Purgatoire a été inventé ensuite ~bn~ & rétrade par les Prêtres, le premier iub" accusation, témoignage la rétraetation, alitera poitémalgré H e~: vrai cependant rieure. que la ieconde affoiblira un peu la déposition & qu'on doit punir celui qui premiere, faux témoin.. s'en: ainu rétra&é comme Ennn. il faut bien prendre garde, qu'en ajoutant trop de foi à ces rétractations,, le crime d'héré~e ne demeure impunL Z~~S. <S'of. lib. ~<t /~2.
7°. Le& témoins domeuiques, c'eA-

doit

la ismme les encans les paà-dir~, rens & les domestiques d'un Acctue,. en témoignage font reçus contre lui, ne les admette à téquoiqu'on point ce que l'on a réen fa faveur, moigner témoiglé ainii, parce que de pareils de &rce. ont beaucoup jD~tX, gnages ~<Mf.M<B/?.~0~

~S.

H

~c

~~x~

detÔus'nonM~ d*herë6~ ~le irëre penf contre te 6'ere, &: lé 6l5 tétintoign~r Le R. Q. Simancas a voucontre iepere. lu excepter les en~ns les- pères de cette on ne doit mais loi, pas s'en tenjrà~bn ~ejfUimest~ qui e~ <~iHeufs combatttt~ r~t~bn&; 1~ prepar-de &rtes faut obéir à Miiere, plutôt c'eA au'iit c'en: la Seconde, Dieu qu'à Ïes:parëBS de tuer ~ba p@r& ~ue sTI @A permis de la patrie, à plus torïquil eA ennemi îor~ ~brtë raidît peut~on le detïORcer Au rené, îe qu'il e~ coupaMë d'here~ë. ë~ ~buArait ms detateur d~ ~ba père aux peines përtees cciitre par le dr'oit les encans des ttérétiques SE ceia pour délation. ZB~~MMa~ peeoinïpen~e de "e~Fopmïôn <p~en mâtiné dit <qHe tes Temoiïis c~ a d~re, 1~ pâdome~iques ïes amis &: lë$' ï'ett&, domeÊiques dej~ecn~ë jfbnf fe~tts témoigne!' eonîfe hn., t~aM non pas en fa faveur de cette di~erence eH que Ïa fai~on d'une part on ~uppo~e qu'il a'y a qu<~ Ïa~ tbrce de Ïa vént~ arqM ptti~ ~des teaTto~HS de cette ~pec~ ~c contMtre aI'~eëH~e~ tt~depGiitï~N on peut ~qnede Fautre crMte que t~ jfae~ër ~0~ Moas <M~e~ av<Ms

des ~M~~M~. le maîles parens ÏIaiSbns qui uninent &:c. les portent tre & les domeuiques le naturellement à mentir pour Sauver 6 ce font fes enfans, par coupable, FmSamie qui reexemple, pour éviter de fur eux de la condamnation jaillit leur père. des témoins Les dépofitions tbntauSH très-néceSIaires, parce que le ordinairecrime d'héréSie fe commet ment dans le fecret des maubns.o~. j ~yc~pA f~. fe témoin Lorsqu'un pour présente contre un Accufe, déposer ou, loriqu'ii eit cité pour rexacela, rinquiuteur & reçoit fes dépoutions, mine aul&é d'un Greffier ou Notaire. Ille fait d'abord jurer de dire 'vérité enfuite om lui demandes'il connoît ~e l'Accufé eft regardé depuis quand, fi l'Accusé comme bon ou mauvais Catholique' dans Fendroit ou il fait fa réudence s'iï eft dinamé. comme dit ou fait ayant la foi fi le Dépoquelque choie contre tant a entendu ou vu l'Accule dire 01~ faire chofe contre la foi, en quelque & combien de fois présence de qui, ce qu'a dit ou fait rAccu~é, a été dit ou &it Sérieusement ou parplaifanterie, &c. Après quoi on enjoint le fecret ait témoin. On appelle des à, cet examen

JE,e jM~MM~
t <*

témoins une ou deux peribnnes prudenvers la En de Fexàmehy tes, au moins ou même pendant tout l'examen, fi ~air<? le peut, mais couvent cela eft décile à ~2~. p. rinquiuteur. Z~& Deux témoins ât~&~ent, à la tigueur dé6mtivemen.t en mapour condamner il nous paroît tiere d~heréMe cependant cette plus équ~able de ne regarder comme~ ui&iante~que preuve lorsqu'elle €it jointe à la mauvaife deréputation cette indulgence l'Accusé; eft d:'autant plus neceuaire que dans laproeëdure" on s'écarte des en matière d?ltéreue, pratiques reçues dans les autres Tribun'étant rA<:cuie naux point confronté ne les connoulant a!~ecles"témoins,&: toutes chofes. qu'on a réglé même pas comme l'Acen faveur de la rbt. Or, &: qu'il lui e~ cu~ë ne peut pas deviner, fe dépendre, plus décile'de Hnquiuicur en; obligé d'examiner les témoins avec plus de ~oin. ~r~.j ~K~?. 7~ Ce que dit ici Eymeric, qu'il eft plus de ne pas condamner ujr la équitable de deitx &uîs témoins, €& dspoStion a&î'émsntun&ntimentbiendoux;caT de pre~ commune les LoiXjSsI'opinlop que t<âu&les.Do~es laijBent aux ïncnu-

des ~~M/ ~f de condamner entière liberté Ëteursnne un Acculé feulement fur le témoignage de deux témoins on ne voit idoines"; d'hépas en effet qu'il faille en matière à la maxime de FEréiie, donner atteinte duorum ~H~o/H~e ~riture~norg y~M/3. On ne peut pas dire que dans la procédure du Saint-Office, l'Accu~ n'ait pas toute la faculté de fe dé~endre~ vu qu'on examine qu'il peut demander, la cau~e avec tant de foin avant la con~~o~. damnation.. ~ycAoA ~(~ On ne doit point les noms publier ni les faire des témoins côîmo~tre à FAcclue, lorsqu'il y a danger pour les &il eft très-rare Accufateurs, que ce n'ait pas lieu. En effet, danger lorsque rAccmé n'eu: pas à craindre par fes riou fa famille, che~es., ou~a nobleue il FcH: fouvent méchanpar fa propre ou par celle de fes complices ceté, déterqui étant quelquefois des gens
minés, & n'ayant rien a perdre ~bnt

c'en: plus dangereux pour les témoins; m'a appris. Z~f?. ce que l'expérience On a quelquefois j ~M~/?. moins à craindre, l'Accula ou lor~e fes amis {ont des perfonnes nobles ou un bon Marchand riches par exemà deux fois avant de & ple y regarde vanger.

` ~i Zs jMa'/M~/

JLof~ttetout les ment pour ~aire connoîtr~ qui ontdépole G'eA

ce~e e~ecUve" danger on peut Acct.dateurs, à t'Accuse les témoins contre lui. ~j~

en cc~mtmini-' principa'Ienïent le Procès-verbat à FAccu~e, quant qu'on peut craindre qu'il ne découvre ~uels ~st Ïcs tentûins qui ont depo~ dont on €ontf'H: voici les afoyéns fie Ïe~vir îai dérober cett~ peut poitr 1°. on iotervertira ror~ connouïance dre~elon font placés îeqtiel les noms dans î'originâî, en attribuant a Fun la de rautre~ 2;~ Qn communi<dépo'6tiott qHeraîeProcès-vefbaî~nsnoïNsd''Aecu&tetïrs & les notïM des Aecufàt~rs auxquels oh ajoutera ça ëe noms étranger& de gens ~m ~oht jâtttais déporte contre rAccn~ Ces deu~ fnoyens tant dângereuy §e par cette raucMt ~Mr ~c~/a~H~, il ne faut s'en Servir que rarentent. a 3~. On pourralire le Procès-verbal en Atpprïïnant abibïnmehr t'Accusé <Se alors. Ïcs nojnfts des dénonciateurs É'eA à rAccu~S conjec~trer qui ~bnt t ~eux qui ont~rmé contre lui teHes op ou teUês~ccuiatiohs, $ les récuser, c'e~îa metR~Ftït~ leNTsté~oign~ës a~~pàrt, ta d'attirés

~M j~~M~eM~~ 1 thode l'on obferve communément. que jE~~?. part. 3, ~<~ ~97' Ces précautions Se de jfemblables {ont néceuaires parce que le capital les témoins doit toujours être demettre à couvert, il faut prendre pour cela tous les moyens y parce imaginables ne voudroit plus personne qu~autrement laire de dénonciations, d'ott il réuilteroit la de grands incorrvéniens pour La pratique des chrétienne. République Inquifitions d'Espagne à ce u!)et peut de modèle en communiquant fervir on y fupprime t<~ttes les t'acctuation circonûances du tems du lieu, des & tout ce qui pourroit metpersonnes tre l'Accuse de découvrir fur la voie ~~o~. quels font fes Accu&teurs. ~~c~j(~, Auteurs Quelques pouvoit quelquefois témoins à l'Accufé
pour ceux-là aucun

ont pen~e confronter lorsqu'il
ruque a courir

qu~on les n'y avoit
mais.

eft plus u~re, §c doit contraire ropinion être Suivie hors de dans la pratique cas tout-à-~it certains c'eA l'e~ rares; à rouage inArudion prit de rexcellente dont voici de Madrid, des Inquiutions les paroles Q~o~M~ dans les ~M~M T' CQM~M/Kë ~~<?Mr (~~ ~7/ ~e~t

Z<! Jt~M~
COMf/Ï/' la t~~C /ca: ~e~/x'WM~ 7~ ~0~0~ y~O~ <&~ <&~M/ ) CO~ %c < c~c /M~~ ~/?~MT

Scjhpi. xviii. autoujours Engehéraî on ~uppc~e les Acpour i,oiird'liu-1 qu'il y a danger & on cache absolument les ctuateurs noms des témoins, Je~. ~~o~. j Les témoins con~ainGus de faux font

<Z~0~~ ~~6 ~o~/OM/y M~M&~e ~M/M. Ïib. 3 Adnot.

~e ces o~ ~C/M <~P/<ÏM~C/MMC~y /M /!C/M~! /~KC/ ~J~M <M: ~~HC~ fX 0/3'< ~0~ ~M <& grands ~aco~-

condamnes perpeftfeHe, tenH leurs cours delà a.vouë' leur rAceu~eslIottetre entiere.)

à la prifo~ (feulement) ont jfbu(même ior~qu~s tout le depoMtions pendant & qu'ils n'ont procédure, cr~me qu'au moment 1* ivre à la Ju~ce J3~ oit

~)~' Auteurs veutent Plu~îeùrs qu'ondela peine jcerne contre: Je~ faux témoitTS du Talio'n, que quoique c~ prétendent ÏeT~!ionn?ait plus Heu pour les Accules té<afeups/ïiA';M~e encore pour de Roîas, moins, e'eA ropinion

~M sîma~s

Z~K~SM~.

4~

une prétend même qu'il exifte GonAitution du Pape Leon X. qui autorife les les Inquifiteurs à abandonner faux témoins à la Junice Séculière. Pour moi, comme je ne vois aucune du Droit ancien qui décerne difpofition la peine du Talion en pareil cas je crois ne doit pas décider auMi légerequ'on ment qu'il faut l'employer les anciens Conciles de Narbonne, de Touloufe, ~cc. qui Sont entrés dans les plus grands détails fur cette ne font aumatiere le cune mention de la peine du Talion; de Bourges condamnées Saux -Concile témoins à porter l'habit de pénitence aucun desanciens*Caavec des croix; au moins de ceux que j'ai lu, noniAiSs, ne les condamne à la peine du Talion; le Décret de Leon X. dont parle Sin'en: ni reçu ni observé la manas {ainte ne livre de Rome tnquiution les faux témoins féà la Juftice point a culière. A la vérité le faux témoin lorjtque du crime forayant accufé une personne mel d'héréuc l'Accuse, quoiqu'innoa été condamné &: brûlé comme cent, &: impénitent fi les hérétique négatif Juges croyent qu'en un pareil cas les témoins doivent être punis de la peine du

~jM~~M~

Talion nu* ceÏ~ /ils n'ont qu'à coniuher le Grand Inquiuteur. ~e~. ~zof. /j~, ~<?. déAjoutons que rinqmnteur peut cerner la que~ion contre un témoin convaincu du crime de faux à fon Trilui rentrent lntnal. Quelques Canonises ce droit, mais il paroît être une nute des autres de rinquiMteur; la pouvoirs & même la punition des faux queH:Ion témoins devient d'aupartie <du Procès le témoin eft alors mis lui-même leurs, en cauïe par rinquiuteur. J'ai vu le cas Un père arriver à Touloufe en 131~. accufé fon fils pardevant les fnayant &t mis à la quenion ré" quniteurs jfa depoûtion. ~~t?. yoqua ~S/ j ~~?.~

~~M~ëM~.

47

CHAPITRE De
T

III. /<-M/

/'7~/T<?~0~

d'abord jurer de dire vë" fur l'Evangile JLj FAccuSé rité fur tout ce dont on l'interrogera On ,& même fur fon propre compte. lui demandera enSuite quel eS~ Son nom., 9 le lieu de ia nai~ance, dans quel en~ droit il a demeuré &c. S'il a entendu de telle & telle matiere parler ( celle iur laquelle on Fa accufé d~hérëue ) de la pauvreté de Jeuis-Chri~ p3r€xe~T~S'il en ple, ou de la vifion beatifique. a parlé lui-mêm~ &: ce qu'il en a dit, ib ce qu'il en croit, ces ré&:c. Toutes feront & on les lui fera ponses écrites, Un Inquisiteur habile s'en Serligner. vira enfuite Se faire des modèles pour les interrogatoires ~de queSHon pour iuivans. Z~?./7~. 3. pag. 186. On doit demander auui à l'AccuSes'H il a été pris, font fçait pourquoi quelles les perSonnes de l'avoir qu'il Soupçonne fait prendre, quel eSt Son ConSeSTeur &:c.L'In~depuis quand il s'eft confeSIé,
'INQUISITEUR

Sera

~uiSiteur

doit

bien

prendre

garde

d~

~8

Zgj~aM~

dont lefdits inpar la manière croient faits, de fournir ~ërrôgaïp~res des échappatoires; àrAccu~e dts-;e~ & pour éviter cet inconvénient les être prévue doivent quêtions toujours & générales, ~~o~. vagues <y~o/. ~.Dans l'interrogatoire de FAc~burmr, icuieunln~ui&teurne~auroit employer de circonspection trop de prudence, Les Hérétiques font d'une dé fermeté. extrême à cacher ~e~~rs erreurs adre~e ils gavent &: verger jouer la iainteté, des larmes jointes, de toucher capables Mais un les Juges les pins impitoyables. tous ïnqui&teur doit ~e dépendre contre <:es arti~ees y ëc âippo&r qu'on veut ~&c~. toujours le tromper. j, ont dix manières de Héréttques les tnquiûteurjS tromper qui leur'font fubirrinterrogatoire. f ~eur eït réquivôârti~ce premier~ comme ~ue quand on leurparle du rat ils répondent, de fon Corps de JeÏus-C: ou fi on leur demande Corps my~iquc Jfi cela ~/g Corps de ~/M~-(. ils réoui en entendant pondent par cela leur ou une pierre propre voume en corps, 'ce ~ns, que tous les corps qui ~on~daMS font à D~euy & par conséquent ~emonde
a

.~A.2/. Les

des 7/ëM~.

Ou fi on Chriu: qui eu: Dieu. vous que Jefusleur demande Cyo~ = Ils répondent d'une ~? CAr~/? e/?/~ entendant par-là la fermeté fermement; dans leur ils perfiftent avec laquelle
à Jéius

héréfie. Le fecond eft uiage

en qu'ils mettent d'une condition la reu:ri0:ion menqu'ils ibus-entendent, comme tale, quand on leur demande vous la r~/7'~?/c~ c~t: <7y< Z?~ ils, OMz s'il répondent entendant qu'il ne plaît pas à Dieu qu'ils ce myAère. croient Leur troifième méthode efl de rétorfi on leur ainfi quer l'interrogation demande un C/'c~o~~ que /'7/yo~ 6' péché ? Ils répondent, ~<?y~vous vous ~~ë ? On leur dit Nous avec tous fM Catholiques croyons que ~? un péché. Alors ils ajoutent jV<?M~ croyons ~M~. Sous-entendez que, vous le cro/ë~. méthode eu: de réquatrième pondre par admiration. Ainfi, fi on leur demande Cro~-w~ que 7~(~? /g ~o~ incarné dans ~y~M d'une ? Ils /77g Oh Mo~23~M/~c'&o/ répondent de y~6~ faites-vous ~Ke/?M~j; ? Me un 7~? C~~yOK~~OM~ J~
c

artifice Faddition

Leur

Z<! ~M'~S&/ bon MM,~ -/<f ~<M.y..f0~ ~&~ bon Chré<c~ entendgnt qu'un tien ne do~t~ pas croire cela. ils emploient En cmqMième îien, 6~éen reponcpuejdinM'jttt lâ-tergiver~tton, dant fur ce dont on ne le~ mtefroge 6e,en n'e.repondapt p~int~ pas Atrce d~o'to~4@sit-ï~M'oge. Leuï'ËXjènïë~tey~tg~ t~er te dncoua's tnande: <y0~<c~ e/z~c~ /<? ~s~ ~§'x~ ~OKt ~< ~N~Fcroz/ J~M. C/-& ~Ko~ ain~, e~tlé N on détourleur de/<Mcë ~f &?<* /& y~z ~o~ /7z~~ CM ~~?~ ~/?'g/

/K~~ 1~ répondent~ c~~ ~a'r ~ic<?/~

~~9~ ;af~ ~o~<& ~n. /<)w ~?o~ c~ye~e

y<?Maf,r<?~~

En ~ep~èïae-Iieu ils~e remettent ~e~M.à~&M~ lêHr' on les interroge ~Ot, i~s repondèn'H a'% ~û/

apologië~~ nir que!<pte~point;dë" OA ~e~ P~B~ ~~a

quelamu Ë

J9~ <~M~ ~c~e,y'o/~ ~K):' t~M~T'C~ & -dans ~~J@/ e'M~~ <S'OHy/'OM e/ ~r~ j nom ~23~ ~~<?/z~. ~<'j'

yë .7~~ /~yM~~'<9X~ '~KS/~K~ ~M/ <~

~1 l ious". Les emploient t. Hérétiques de vent un autre artmce ils feignent un trouver fe voient mal, loi']fqu'ils fi peu prêtes par les interrogatoires on les en croit, ils ont la tête accablée, e~ ne peuvent fur leurs plus fe Soutenir ils demandent les renjambes qu'on ils vont fe mettre au lit, &: fonvoie à ce qu'ils répondront. gent en attendant lor~ Ils emploient fur-tout cette rufe à la va les mettre qu~ils voient qu'on ils difènt qu'ils font bien foiquestion & qu'ils mourront dan,s ~es tourbles &: les femmes d"êtrc mmens, ceignent aux accidens à leur jettes particuliers ainfi la quefiion, 6' fexe., pour retarder les T~~M~~K~. <ro,6/' Une autre ru~e qu'ils emploient eA de contrefaire les infenfés. to°. Enfin on compter parmt peut les artinees des Hérétiques ra~ëdation de modeu:ie leurs h~biîqu'ils ont dans ~.r leur vliage, 6~ dans toute lemens, leur manière de vivre. Z~ part. des ~& pag. 2.8 9,~90,~ Y. A ces rufes il ïaut que rïnquiûteur en opppfe a.~n de payer les d'Autres Hérétiques de la -même monnoys ( f/M c~o ~M/z~~) &: afin de p.ouvoir leur dire ennjite avec l'Apôtre

-M !W.¡J¡,)!i!

Le Manuel ?2 Comme j'étois fin je vous ai pris par cum nneue <z/?M~~ dolo vos c~~ ad Co~2 cap. <2. Or voici les prinrufes cipales pourra que l'Inquisiteur contre les ruies des Hérétiemployer les forcer par des interroà répondre nettement gations répétées, &: précifément aux queftions qu'on leur fait. Z~~t?. part. 2.91. i'\ Si l'on préfume Accufé qu'un vient de faifir foit dans la réfoqu'on de cacher fon crime ( ce qu'il eft îution àiïe de découvrir avant l'interrogatoire, oit par les Geoliers, foit par des émif~aires qui fonderont FAcetue, ) alors il faudra que l'Inquinteur parle à l'Héréavec de douceur, lui beaucoup tique donne à entendre qu'il ~çait déjà tout, ce ducours ou un Sembla6~ lui tienne ble mon enfant j'ai pitié de ~o~ vous fOM~ on a féduit f<Wë~/n~C vous jP~< vous ~e~~ quoique celui qui vous a ~K~ ~oy~~ criminel, /'c/? encore plus que yoM~ ne vous rendez 6' TZë vous pas coupable du péché ~M~BZ <~?~'xe~ pas pour maître après avoir. été car la vérité eo/MM vous le ye/Të~ je fçais tout mais votre réputation, &afin que ~~y co/ë~Te/' ~ey/ comme ques. ï". Il doit

des

&*~cM~ vous r~~rg ~/2/J~, ~M/ <S~0~~ /7~ J~~ ~MCë ~K<9~ VO~~ /7?~0/Z en ~~t: Ct' ~ûK~ co/o/~K ? ~b~ 6/? ~/z~ /<7~/z~~ L'ïnqui~teur 6' doit lui tenir de femblabtes dlicours, ~c/z~ de ~ë/ ~oy!r 9 ~yc/e. en iuppo~ant fans fe troubler, toujours que le 6ut eu: vrai, &' en n'interrogeant Z)~ rAccufé que fur les circonstances. r~. j pag. ~c)i. Le R. P. Ivonet fournit un autre modèle de discours qu'on peut tenir à l'Héde caqui eu: dans la dupohtion rétique Ne f/'<Hg7~ cher ion crime ditl'in~ztw~ ~z/ ~o~~ ~K~ requiûteur ~OM.! 0/!fy~K~ ~W<~ les ~&M M~f bonnes ~A', ~i'y//y yo~pg/~e~ /ë~ C<9~~ ~Vf<: ~OM~ ~OM~ ~0/ il pourroit ~/7'/y~ des ~C~g de JE'/?My~~ que ~OM~ ~~r/'g /6'<~ Adnot lib. Schol. xxvn. /o/ contre 3~. Si un Hérétique lequel les témoignages n'ont une pas fourni entière convi~ion quoiqu'il y ait de forts indices continue de nier rinle fera comparoître lui fera quifiteur des interrogations au haïard &: lor~ aura nié quelque que FAccmé ~ait~ 9 hoc ~M~) il prendra (~2~ ` C iij

2/2~M~ëM~

Le entre fes

Manuel

mains

le

Broces-verbal

dans

les interrogatoires lequel précédents les ~euilletera &: dira ~ont compris, J7 ~? e~zr <~ ~p~~ me M~~ la M/Y~ En~brte que <M~M~. c~~ o~ l'Accujfe croie qu'il eâ convaincu ~burnk des preuque le Procès-verbal ves contre conlui ( ~/f c/ye ~%M/M ~c ~p~M~'r~ ) -L''Inquiuteur peut encore tenir entre les mains un écrit, &: quand FAccu~e &: niera quelque &it, il ~era rëtonnë, dH'a~: ,C9/Ëp~y~-VOM~ ~~H~ chofe c~~r? Enu.ute ~~M ~e ? (~/<z les il lira dans ~bn papier, Ilyr~era changemens nëce~ires~ il ajoutera: ~A ~~TZ~ ~M ~CMC ? ,y/Z <ïyo~ /B~MZ C~A!M. W~M (7~ </ZM/ ~Mû/Mû~O Ag~ ~M~/? HO~/Zg €'fM~C ~~t /?~~ ~KM~?/ in C~M~M' <$* /6~~ M/M C~ II faut teur prenne détails que ignore généraux. qu'eti cela rtnquiudans des garde de dépendre l'Accuse voir qu~iî pourroit il doit s'en tenir aux termes ) au reue,

jD~<?./M~. j. pag. 2.c)i. Si rAccu~e s'obAine à nier ~bn lui dira, crime rinquiuteur qu'il va inceuamment partir pour aller plus loin~

7/M~.

& qu'ait ne fçait pas quand il reviendra~ 1) qu'il eft bien fâche de'fe voir de dans les priions, le laiHer qu'il pourrir de~a la vérité auroit jfbuhaité de tirer
Fexpédier .pouvoir terminer mais que puisqu'il fbn procès il va rien avouer, 6'obH:in.e à ne vouloir fon retour le laiffer aux fers )uiqu"à lui, decompa~Ionpour qu~il eit touché invu qu'il e~: délicat, qu'il tombera failliblement malade. ~c. ( jE'~ofo~<z/r 6* v~ <~c~ w~~ ~y~
bouche .pour

&:

K~ ~ty~y~ y ~MM ~g~c~ ~y~r /T~ <B~r~K~yo~~ /zë/~ /<; f~~ ~M ~< fM ~f? A~o c~c~ ~f~~ co~z'g~M~' MëH~ 6' ~g r~~yK~ /M~/ ~MM /zë/< y y/ ~&!<z/z~ n~g~M'r ~'c. Ïbid. ~p. ~2. de nier.,rincontinue les interrogatoires qui~teur multipliera &: les interrogations alors ou rAccu~e ou il variera dans ~a réponse avouera., s'il varie, c'en cit allez pour lui faire donner la que~ion, ~ec les autres Indices Se ravis des gens habiles, on Fy fera appliquer de fa pour tirer la vérité on ne multipliera bouche cependant les FAcu~e interrogations que lorsque montrera une grande opiniâtreté car à SiFAccu~e

-~gr~tï/K

Civ

L?

A~

la mêdes interrogatoires fréquens~uF il eft me matiere & en différens tems dans fes facile de varier extrêmement il ri'y a perfonne quine pût yêtrefttrpris. T~M.p. 2.e)2.. 6~. L'Accufé dans perfiftant toujours la négative, luiparl'Inquifiteur pourra ler doucement, le traiter avec un peu plus. d'attention pour le boire & le manfaire en~brte que des gens de bien ger .aillent le voir, s'entretiennent avec lui lui inspirent en eux, confiance quelque lui conseillent en lui prometd'avouer~ lui fera grace-, c~ tant que l'Inquiûteur entre lui 6~ en ~e rendant médiateurs fur la l'Accuse rinquiûteur pourra de à l'Accufe lui-même 6n promettre lui faire grâce, &: la lui faire en effet, ( car tout eA grace dans ce qui fe fait les des Hérétiques, pour la convedion & des re<font des faveurs pénitences rAceufé avouant médes ) & lorfquc on lui demandera fa grace ion crime, en termes généraux tepondra qu'onfera encore ne pourroit plus pou~lui qu'il la enforte découvre demander, qu'on vérité ce que l'Hérétique toit converti, &c. 7~ &; qu'on pag. 2.92., ëc 2. .Native au moins ton âme. ~~o~, lib, réponfes,

i~Me-

des Sur cette

7/

1

~7

que i'inquiliteur promeîie de mifféricorde d'user fait au coupable envers lui & de lui faire grace s'il veut fon crime, on peut demander avouer lici< i~. Si Ffnquinteur peut employer la découvrir tement cette nue pour a fait une Semblavérité ? 2.°. Lorsqu'il ble promeffe, s'il eft obligé de la tenir t déci-* Le Doreur Cuchalon Jerôme de la premiere en approuvant que~ion, cette dimmulation de la part de l'Inquide &: il la juftifie fiteur par l'exemple Salomon jugeant les deux femmes. Quoifeinte qu'une pareille i~bit~~aprouvée JurifeonClarus & d'autres par Julius sultes en matiere civile; je penfe qu'on de dans les Tribunaux peut l'employer de cette difféLa raison rinquintion. rence eft que FInquiuteur a un pouvoir bien plus ample que les autres Juges fa relâcher à volonté des puisqu'il peut & canoniques. peines pénitentielles Ainu pourvu qu'il ne promette pas au il peut coupable~ abfolue l'impunité toujours qu'il lui fera grâlui promettre & remplir fa promené en diminuant ce chofe de ces mêmes caquelque peines entièrement nonrques qui dépendent de lui.
Cv

Manuel. à la Seconde Quant que~ion Phmeurs deux ~entimens opposes. teurs très-graves penfent que, <8

Le

il y a Docmême au couavOir promis après Fimpunité pable~ rinquiuteurn'eÊ point obligé de garder ~fa promeSe, parce que cette fraude cA bonne, &: utile au bien public, &C de tirer la vérité de la que s'iÏ e~ permis par les tourmens, ieiervir ~.plûs j~ peut-on de mencela de di~mula~tion pour C'eu: le fentiment de ~M. ïbnges, de Felyn~ Pfœpoûtus ) de Geminianus, deSoto, d'Archidiaconus, d~ugutius, ~c. cléCynus, Il e~ vrai que quelques autres font accord'avis mais on peut contraire der ces deux opinions en disant que quelques promets que &jSent les Ins'entendre elles ne doivent quiuteurs Accuse, t[ue,dës peines de la rigueur desquelles de$ rel~ciTtçr~ç'e~-à-dire ? peuvent e<: &:penitentiales, ~ines canoniques &: mêm~ de droit non pas des pemes de la quelque petite que ~oit la rémiHIon acpeine canonique que rinquiuteuf cordera, à l'Accufo, il aura toujours accompli ~promeiTe. Cependant pp~ les pn~is grande cureté de conscience, ne doivent faire de proïnqumteurs meHes qu*ën termes fort généraux &~ bouclie d\ln

?9

ne jamais promettre que ce qu'ils peuXXIX. vent tenir. ~Mf. autre ruie de l'Inquisiteur Une de FAcSera d'avoir complice quelque cuSé, ou une perfonne qui lui iera agréable, &: en qui l'on puiffe Se fier, d'enSouvent cette gager personne à parler fecret.. au Prisonnier, &; a en tirerfon feinS'il en eu: besoin cette perfonne dra d'être de la ~ede de rHerétique &~ devoir d'avoir abjuré par crainte tout déclaré à FInquinteur & lorique connan* aura pris quelque l'Hérétique un ~bir cet efpion la conce pourra verfation un peu avant dans la nuit dira qu'il eft trop tard pour qu'il ~e re& reftera dans la priibn alors on tire, dans un lieu commode des apoflera, Gens leur entendre conqui puisent & s'il Se peut, un Grever verfation recueillir les aveux de l'Hérépour en queSHon engagetique que l'homme ra à raconter tout ce qu'il a Sait..D/<?<?. ~pag.
Il faut

193.
remarquer

que celui qu'on à FAccuSe tirer de lui envoye pour fous le femblant de l'amitié, la confefiion de fort crime peut bien feindre mais qu'il eft de la Seûe de FAccufé, non pas le dire; le diSant~ parce qu'en
Cv~

~ë ~M~/ 60 il commettroit au moins un péché vé& on fçait qu'il n'en faut point niel, commettre pour quelque raubn que ce puiffe être. il ne faut employer (<z) En un mot, les nneues avec que qui n'emportent elles aucune de menfonge. apparence Si par ces moyens ou quelqu'autre à faire avouer Finquiuteur parvient chofe à l'Accufé il faut qu'it quelque ~e donne bien de garde d'interrompre &: il ne faut pas qu'il l'interrogatoire s'embal-raire de reculer fon dîner ou ton ou de s'en paffer tout-à-fait, couper ne parce que ces concernons coupées ïum~ent jamais pour découvrir la vérité; c~ parce des Accuqu'on voit fouvent ies d'avouer, après avoir commencé nier à l'interrogatoire & reSuivant,` venir à leur vomiffement. Telles les ru~es ou adreHes font les Inquifiteurs qu'employèrent pour tirer la vérité de la bouche des Hérétiques, gratiofe (b) & fans avoir recours aux tourmens & à la que~ion. Ib. p. 2~ (~) 11eu difficile de bien déterminer la diffé rence qu'il y a pour Fe~pion dont il s'agît, entre feindre qu''il €K de la jfe~re de FAccuie, & le dire. eH eïnbarraGant à traduire. (b) Cr~c~

des Ennn, on

~MM~

61 ï

peut tirer de toutes les obfervations cette règle géprécédentes, nérale les Inquifiteurs doivent que mettre en iuage, la prudence la plus ibutenue la vérité, c~ pour découvrir varier leur conduite felon la différence des ~ed;ej & des personnes auiquelles auront & des autres circonfaffaire comme dit très-élégamtances car, ment &c très-fagement dans fon Ovide, Livre des remèdes d'amour -y~ ~MO/~M7/Z ~M/ <$'/zo~~ Mille Adnot. On ~ëc~~ /M~y~/M~~
XXIII.

<ï/Z//n~ y~yM~~S~

ëy&

lib. 3. Schol. nous

rauto-. oppofera peut-être rite d'Ariflote le fein du qui dans a condamne toute Paganifme espèce de dimmulation & celle des Jurifcon](ultes qui dé&pprouvent les artifices dont les Juges peuvent te lervir pour tirer la vérité de la bouche des crimimais il y a deux d'anels efpeces les unes dirigées à une maudre~es vaife ne doit 6n qu'on pas fe perlouables mettre & les autres

~KC~

~-udiciaires &: celles-ci

la vente pour idac(~tvrir être Marnées.. neiçauro~ent j, ~cA. ~jï-rj. Les protections que ~mt les Accuses de croire tout ce que croit FEglife ne doivent aux d'herëue pas les excuser yeux des MquiRtjeurs lor~qu'H e~ question des dugEtss que chaque Fidèle eft tenu de crmTB Explicitement. Dans les ~res Dogmes pour que la proteitation foit de quelqu'utilité à FAccu~e il faut qu'après de les avertiûemens il abandonne fes erreurs HnquNiteur autrement 6c il devient hérétique même hërétiqne obûiné & impénitent. Auteurs ont prétendu Quelques que les avertiuemens dui ~eui ïnqùi~teur ne iuin~bient mais le Senpas pour cela timent du plus grand nombre & le Seul les eft que toutes qui puiue être ituivi, fois que rinqui'ntenr comme agiuant avertit FAcctHe que telle S~tell~ Juge < ). A < r ?' < même eA opinion loriqu"il héfétique s'agit (Tune opinion qui n'a pas été ouvertement FAccufe eit condamnée de l'abandonner ~bus peine obligé d'être comme obregardé hérétique ~inë. jO~S. ~<~o~ ~a~.
~cAo/. 2~.

c~

2/~R~~r.y.

63

CHAPITRE J9~ <Z/~ ~j~M/tf.

IV.

le crime Accuse confeffe T ORSQu'UN -L' 9 pour lequel il e~ mis à l'Inquiiition il eft inutile de lui accorder des dëfenfes-~ Tribunaux dans les autres quoique du criminel l'aveu foit inm~Kant à moins qu'il un corps n'y ait d'ailleurs de délit bien conftaté en mâture d'héréfie. la feule du con~eHion D'après on peut procéder à la'concoupable., étant damnation parce que l'héréue un crime de l'efprit ne peut ibuvent fe prouver autrement que par l'aveu du criminel. 23~?. jp. j ~p~, -<?~ j~ cette maxime foit inconQuoique les défenfes comme de l'Acteftable, cuse Semblent être de droit naturel, on doit encore laiffer au criminel la liberté celles qui font légitimes & d'employer de droit. Les principales font l'intervention d'un Avocat que l'Accuse pui~e con" des témoins y loriAliter; la récu&tion 3

Z~ A~MM~

à deviner qu'il parvient qui font ceux la récusation qui ont dépofé contrelui de l'Inquifiteur & l'appel. On ne donne d'Avocat à l'Accuse dont on nie les crimes que lorsqu'il & cela après avoir été averti l'accufe, la vérité. fois de conteuer par trois L'Avocat doit être plein de probité, Il e~ & zélateur de la Foi. gavant on lui fait nommé par rinquiuteur l'Accuse avec équijurer qu'il dérendra té & avec ndelité, & qu'il observera un fecret fur tout inviolable ce qu'il Son prinverra & ce qu'il entendra. foin fera d'exhorter l'Accmé à cipal conteuer la vérité & à demander pardon de fon crime s'il e~ coupable. L'Accufé fera ~a réponse de vive voix eu par écrit, de concert avec fon & cette réponfe fera commu" Avocat, au Fifcal du Saint-Omce. Au niquée cette communication de l'Accufé ren'e, & de fon Avocat ~e fera en prépuce de l'Inquinteur. ~~<?~. j .3~J'ai entendu <i douter, quelquefois rAc~ufé demande un autre lorsque Avocat ordinaique celui qui exerce rement cet emploi au Tribunal du S. Office, rinquiuteur peut lui accorder

<~

F/MM/y?~~

6~')

fa demande. Il nous paroît que l'Ina ce droit en vertu de l'étendue quifiteur &; que les des pouvoirs de fa Charge il doit en Loix ne le lui refufent point l'Avocat ordinaire uSer furtout lorsque eu: ennemi de FAccuSé. ~t~ou parent /zo~. lib. 3 Sch. 34. Par le ch. des Décretales & par de Grégoire IX. tit. ~B/c/.t', Canonid'autres du Droit difpofitions il eft défendu à tous Avocats que, &c. de prêter leur miniu:ere Notaires aux Hérétiques. Les Auteurs ne font fur l'interprétation pas bien d'accord de ces Loix. Voici ce qu'il y a d'inconteStable. Il n'efl permis en de plaider aucune manière ni en quelque cauSc connu que ce foit pour un Hérétique certainement pour tel. Mais Si le crime d'héréfie eft encore comme douteux, FAccuSe n'a pas été encore ],prSque convaincu ou d'autres par des témoins l'Avocat preuves légitimes peut alors exercer lui fon miniAere fous pour l'autorité & avec la permission de FInavoir ferment quifiteur après prêté la CauSe d'abandonner auSu-tôt qu'il Sera prouvé que le Client eft Hérétique; c'eSt la louable Coutume de toutes les Adnot. ~cA. ~77. Inquisitions.

6~ II ne faut

.K~/

s Imapas que les Accuses admettra 'facilement la ginent qu'on récusation des témoins en matière car il n'importe d'héréfie (non refert) que îes témoins fbyent gens de bien ou infames, du. même crime, complices excommuniés, ou coupahérétiques bles en quelque manière que ce foit, &:c. C'eH: ce quia'été ouparjures, réglé en faveur de la ~Foi. 7~ /~fo/ p. ~)<~ .Z~T.y~f.~ La Seule cauSe légitime de récusation des témoins, eft l'inimitié Or capitale. il ne faut enpar l'inimitié capitale tendre par que celle qui s'eH: montrée des attentats fur la vie, comme les bie~ ~:res graves dont Ïa mort pouvoit etreianute. Les autres inimitiés an~biun peu le témoignage < bïi~ent tam <ï/~y, mais ne ~u~~ent pas fonder une récusation pour légitime. .Z~n?~. ubi fupra. (<?) les noms des témoins n'ont Lorsque l'Inpas été communiqués à FAcc~ué., doit Se charger lui-même d'exaquisiteur Si les témoins miner avec foin font ennemis véritablement de capitaux
(<) Le. Commentateur finunitie d'une capitale Pegua manière n'explique pas au~ &riû:e.

des ~M~t~~ 67 ne {cal'Accule parce que celui-ci chant précifément quels font fes Accune peut ie défendre iateurs, que d'une tout bien vague manière qu'après Z~f?. il n'cil pas devin. y~ j ~9~ récurent e Comme les Acciues quel~bus le faux préles témoins quefois voici inimitié texte de cette capitale de les empêcher moyens quelques fans de légicette détente, d'employer times i avant raifons. demander à FAcclue On peut le Procèsde lui communiquer s'il n'a point d'ennemis verbal, capitaux qui ayent contre lui pu dépojfer c~ quels par haine &: par méchanceté ils font cela il ne peut récufer après que ceux qu'il a nommés. 3/\ On peut aum lui demander avant la communication du Procès-verbal, conK/z <$' un tel ? ( Ceux qm /2o/tw,M lui les chofes ont contre les dépofé 1 /M/2, il ne plus graves. ) S'il répond comme {es ennepeut plus les récuser mis capitaux. S'il répond <?M~ on lui demande s'il ~çait que cet homme ait tenu des propos contre la Foi, & quels ? S'il répond qu'il lui en a entendu, tenir, ( ce qui doit arriver fouvent parce

6?

Le Manuel

croyent par-là innrque les coupables mer le témoignage de leurs Accusateurs ). On lui demandera fi cet homme eft fon ami ou fon ennemi? Alors l'Ac~ de ce qu'il vient cuSé pour appuyer n'eu: dire répondra que cet homme & dèSlors il ne pourra pas fon ennemi, Au cas qu'il due qu'il plus le récuser. n'a rien entendu dire à cet homme contre la Foi on lui demandera auSu s'il y a & entr'eux, quelqu'inimitié felon fa reponfe on admettra ou rela récusation. ces jettera Cependant deux artifices doivent être employés avec quelque réserve, parce que l'Accuse ainfi interrogé à l'improviue, peut fort aiSément Se nuire à lui-même fans être coupable. jP/~f?. p. 2<~ 6' 2~ Il faut cependant remarquer qu'en certain cas l'inimitié même capitale du témoignan'empêche pas la validité ont ge. Il y a des gens qui lorsqu'ils commis crime contre la Foi &: quelque qu'ils Sçavent peut renque quelqu'un dre témoignage contre font aSIez eux chercher méchans de pour querelle délibéré à celui les propos qui peut & le maltraitent accufer pour pouvoir le récufer enfuite fous prétexte d'inimitié Or comme la fraude capitale.

,7/~M~/?M/

6~

être utile à fon Auteur, ne doit jamais de cette une inimitié cSpece capitale de récusan'eSi: pas un motif légitime tion. Adnot. /3 ? /cA. <2~. à la récusation maintenant Paffons on ne peut du Juge. Regle générale récuSer un Inquifiteur que pour raifon ou tout-à-Sait d'inimitié grave. capitale Adnot. 5' /J Dans le cas de récuSation l'Inquiûhomme de un arbitre teur choifira un autre S'ils font 6e FAccufé bien la récuSation aura fon effet d'accord ils choisiront s'ils font d'avis oppofé un troifiéme dont Favis déciarbitre ou de la légitimitité dera de la nullité de la récuSation. 23/ëc?. part. 3 2~ la récuSation des Juges; 9 Quoique tant ait lieu délégués qu'ordinaires, dans les caufes civiles & criminelles de célèbres Auteurs cependant prétendent que les Inquifiteurs ne peuvent être récufés comme SuSpe~ts parce qu'on
doit toujours Suppoier qu'on ne choifit

cette grande Sbnction pour remplir que des hommes très-juStes très-prudens, & au-deS~is de toute de Soupefpece c'eSt le Sentiment çon d'Archidiaconus, de Ripa de Ro~as & de Bernardus"

70

J~r~K~

eomenns

ce

dernier

y~ j&~e~ n'a prévue <MoM, que là récusation du Saintjamais lieu dans les Tribunaux OSHce. Soit plus con. ce fentiment Quoique Sbrme à l'opinion qu'on avantageuse d'oif avoir delà probité des Inquisiteurs, l'opinion fiire, e~ çe~endaat contraire plus doit être admire parce qu'elle mieux tout Soupçon d''mjnSHce Tribunal. ~.j? de renmoyens que rAccuSe fait

même ajoute dans a~ mot ..X~-

eîoigne de ce Saint

:.T: deux L~ÏnqtuSit~ï'~ dre nuUeJa~'ecuSadon deMr.

D'aboT-d~ s'il préSume que l'AccuSe le récufer, il faut feuille avant que la récusation lui Soit SigniSiée, qu'il donne aune autre perfonne tous Ses pouvoirs de qui jugera FAccuSë par comminion ce moment lui-même ne l'Inquisiteur non plus que le pourra pas être rëcuSë, Comminaire à qui il aura donné fes pouvoirs. En fécond recuSalieu, lorsqu'une tion & Sera présentée à rinquISiteur Sera Sondée Sur de bonnes raiqu'elle fur ce qu'il Sons, comme, par exemple auroit renuë à l'AccuSë les défënSes de

des

maou abufe de quelqu'autre de fon miniAëre., il faudra que les fautes qu'il aura corrige rinquiûteur dans Fêtât & remette le Procès faites, il a avant le moment ou ilétolt auquel donné lieu à la récusation par le vice de à l~Acclue: alors il-dira ~a procédure ~0~ /<~ /f ça: Je remets le P/'OC~ que vous ftyg?crM~vo: /crMgr votre reeK-' je vous accorde les ~M/M~ y~Mo~, devientdroit ~e~ffo~ ainfi ~o~ nulle. Dired': part. p. 2.~8. à rappel Quant que FAccu~e ~ait de' voiau~ouverainPonti~, rtnquiuteur ci queIquesobServations importantes. i °. Toutes les Loix décident que le" bénéHce de Fappel eil absolument inaux hérétiques, c'eâla Loi de' terdit &: le Concile de Frédéric, FEmpereur Conftance l'a fuivie en rejettant commevain & illusoire rappel interjette par JeanHus. il y a des cas o~ Cependant FÀccuie eît autôriîepar les' Fappelde Loix même mais cette opposition Sefacilement. Les hérétiques concilie ne, de la Senpeuvent jamais appeller tence dénnitive, parce que Fappel a été~ établi en faveur de Finnoeence c~ nbïT or pas pour fervir de dé~enSe au crime; ne condamne il eft mam~eAe qu'on la" droit nière

-1-.1

~a~~K~. a

9

7Ï 1t

yx

Le Manuel

mais perfonne comme d'hérécoupable fie par une Sentence dé~nitive qu'il n'ait avoué ou qu'il ne foit légitimement convaincu. on a été obligé de rejetter D'ailleurs, en tout appel de la Sentence dénnitive, faveur de la foi, en haine des hérétiques, ne & que les Jugemens pour empêcher ennn il feroit intrament en longueur Sentence décent qu'une portée après un & une mure délibération long examen par des calompût être ainfi innrmée nies injures. les Accusés Mais peuvent appeller des Sentences interlocutoires, lorfqu'ils s'écarte envers s'apperçoivent qu'on eux des régies de l'équité c'eA ce que duent très-bien part. Eymeric,-D~f?. Zanchinus Simancas, ~M<~?. Squil&c. Adnot. Sch. lacenfis, t~. L'appel qu'un Accufé fait de l'Inn'empêche quifiteur pas celui-ci de demeurer lui mr d'autres Juge contre chefs d'accufation. Z~t?. part. 3 3~ fon appel Ainu, fi un Accufé après à l'Inquiiiteur eft dénoncé interjette comme coupable d'autres l'Inhéréfies contre lui Sur quifiteur peut procéder €es nouveaux y nonob~ant chefs l'appellation.

des Z'&M/ pellation. 30. L'appel que l'Accuse être tantôt peut quifiteur &: tantôt ment légitime
de juites motifs.

7? ~2. fait de l'Infans fondefur appuyé

Dans le premier cas, FInquifiteur, après avoir accordé un délai à FAccufe ce délai expiré lui fignifiera que fon ap&c détruira dans ia pel eA mis à néant, par réponse, qui fera communiquée fur lesquels rAccufé les prétextes écrit, aura fondé fon appel.
Dans le deuxième cas, c'c~-à-dire loi~

eft fondée âtr'dejuH;es que la récusation fera droit iur rapmotifs, FInquifiteur dans un écrit conçu de la pel de l'Accufé manière buvante. .Mw.? Inquifteur, r~7<?/z~ /p~~ votre t/g/TZ~ë mé~f~e~ (fi C~M~/Z~ rite le nom d'appel légitime. ) Z?//0~~ <S' ~t:~0/Z~ que nous avons procédé enf~ vous felon les regles du droit Ici l''Inquifiteur détruira les raifbns de FAc-

qu'il lui fera pof/o// il fuit, que notre procédure que nous ne vous avons ~K//&~ donné ~yM/?g~ raifons .ë/~ appeller. jpo~ Votre appel ejl ~<?/X<: /XN/(S* ~yc' vous votre 7Z~ <M~ recours que pour cufé, fible.
le moins

mal

~'K/?6 C9Nt/~M~

6' /?0~ /~yo/7~/Hë.ï D

y~ pas

fe Mï~K~~
tenus

~J~ <ïy0J;r aucun égard; c~M" y~oM/ë Q'7<~c/ X!<?M le rec evons /~oM~ vous ~<?/ :J tant de tems pendant lequel vous bonne €&~ ~0/Z~M~ Rome fous garde, qui piéces de votre procès /'C~e~ il appartiendra, 6* Je con~elUe de ne auxInqmUteurs aHer eux-mêmes à Rome ~dvre point on a interjette les causes dans lesquelles car ces voyages leur coûteront appel & leur beaucoup d'argenté dé fatigue, cauleront s'il Que auvent beaucoup de chagrin. arrive foient cites en qu'ils des Accuses, personne à la tequiûtion fauent ce qu'ils tout pourront qu'ils ne point entrer en caufe êc pour la procédure toute réduire pour à la du procès. Au di~cumon des pièces les citations à .des Inquifiteurs feâe les plus la Cour de Rome entraînent ineonvéniens la Républipour grands leur absence, Pendant que Chrétienne. leurs Commiuaires ne Suivent pas les on ne les eaufes avec la même vigueur, craint pas autant que les InquiuteuM des hérétiques l'audace les augmente,~ eux-mêmes, Inquifiteurs voyant que zèle la les a à leur ~bi, pour exposés de chagrins fe relâchent dç Beaucoup

teur rigueur Z?~ rêne..

dans

la pourfuite de î hë< ~Oî. ~os. j.jM/ pag.

T~H~?~~

303. ont déterminé les Ce$ inconvéniens les citaSouverains Pontifes à opprimer tions des Inquisiteurs &: perfonnelles la connoiffance des appels è attribuer dans les inquifitions interjettes particulieres aux Inquifiteurs étagénéraux blis dans les différens c'eit Royaumes, on apainfi que dans toute FESpagne à rinquiûteur &: celuipelle général, ci décide avec fon Confeil. Adnot.
\!1 ~.5'~o.~2.

D~

Le

Manuel

CHAPITRE
DE LA T'O~T~

V.

donne la torture a l'Accuse pour 1 lui faire avouer fon crime. Voici les regles doit cuivre qu'on la question. pour décerner ï~. un AcOn applique à la queuion au- des 'cu~équivarte dans fes réponses circonAances en niant le &it principal. 2. Celui qui ayant la réputation d'êétant & ~a diffamation tre hérétique, a contre lui un témoin ( mêprouvée de l'avoir enme unique ) qui dépose tendu dire ou faire quelque chofe contre la foi, ce témoin parce qu'alors & la mauvaife de rAcc~ué réputation font une femi-preuve & forment deux la indices décerner qui u-im~ent pour F~~N queflion. 3~. Si au lieu du témoin qu'on vient de appeler il ~e joint à la diffamation d'héréfie autres indices vehepinceurs ments ou même un feul, on doit encore donner la queâion. Même lorsqu'il n'y a pas dinama-

7/M~. tion

77'

un ieul témoin d'héréûe, qui a vu chofe faire ou dire quelque ou entendu un ou la foi c< d'autres contre parts iu~ïfcnt indices vëhémens plusieurs la queu:ion. décerner pour u:i En général des chofes u.uvantes la mauvaitémoin de fcience certaine de foi, un inse réputation en matière une feule ne âi~Hipas dice véhément, &; ~ufdeux enfemble font néce~aires la quei~ion. Z)~<?. fifans pour ordonner y' 42. Adnot. ?/ /j ~j,~M/?. à une exc~tion Il y a cependant faire à ce que nous venons de dire que ne n.tHit pas la mauvaife réputation & feule décerner la quejfUon pour la mauvaise ç"en: 1°. lorsqu'à réputation font jointes de mauvaises moeurs car mœurs tombent les gens de mauvaifes dans rhéré~ie &: u.:rtout dans tellement les erreurs leur vie criqui autorifent C'eft ainû minelle. par exemple que ceux qui ~bnt très-incontinens & qui ont un grand penchant pour les femmes aisément (e ,periuadent que la limpic fornication n'eu; pas un péché. 2.°.LorP cet indice joint jque FAcc~ue s'eu: enfui, a la mauvaife u.imt encore réputation, décerner la queûion. pour j.yec?.
//<?.

,Dnji_.

~s

I~M~i~ II y a des cas où les indices ne ium~ent pas pour la purgation enjoindre tandis ou l'abjuration canonique (~) la font mm~ans décerner qu'ils pour La raifon de cela eft que la purqueAion. &: l'abjuration font des peines gation à raison du danger que coutrès-graves, d'être rent ceux qui y ont été foumis au bras Séculier livrés à la premiere ~aute une recomme qui eu: regardée n'eA chute. La quenion au contraire
pas {i dangéreuie, &C c'e~: un des meil-

leurs pour

moyens qu'on purger le Soupçon

mette d'héréûe,

en

uiage Adnot.

/<-A. Voici la forme de la Sentence de tor« Nous, parla N. ture grace de Dieu )) J~~M~eNr, ~c. eo~/?~y~~ avec atten» MO~19C~Z~?'M~<'OK/e~0~~t ~< » que yoM~ y~r/~ dans vos réponfes 6' ~H'~ contre vous des indices y& Pour tirer la vérité de votre propre bouë' afin que vous ne y~2'RM~ plus les oreilles de vos Juges dé/z~M~ jugeons, clarons & décidons ~M*s/z teljour à telle heure VOM~~ë~ appliqué ~T<X~BC~ ait Quoiqu'on ûippo~e dans cette formtile dans les ré< qu'il y avoit variation (a) On verra plus bas ce que c~A que raj~ juration & ~apurgadon caconiquet

ries

7/MM~<H~.

&: d'autre de FAccuie, part portes à la quefdices SumSans pour l'appliquer ne ensemble ces deux conditions tion réelles fnmient font pas nëcei~ires, Z?~ l'une fans l'autre. ciproquement j.j. la quemon On ne doit décerner que en a déja mis inutilement lorsqu'on de détous les autres moyens tnage De bonnes couvrir la vérité. manières~ de quelde la nneue, les exhortations
ques personnes penonnes bien intentionnées., mtentlOnnces,

79 in-

~â la

les incommodités d$ la prirénexion fon iu~I~ent tirer des fouvent; i pour l'aveu de leur ~aute~ coupables Les tourmens mêmes ne font pas un la vérité. Il y sur de connoître moyen a des hommes foibles qui ala première douleur avouent même les crimes qu'ils n'ont & d'autres pas commis vigoureux & opiniâtres les qui apportent tourmens. Il y en a qui plus grands la question, la fouayant déjà ibtUtert tiennent avec plus de constance, parce s'étendent que leurs membres presque tout de fuite & réfifient &: fortement d'autres devienqui par leurs fortiléges nent comme infenfibles &: mourroient dans les fupplices plutôt que de rien avouer. Ces malheureux employent JDjv_,

Manuel des pauages leurs maléfices de pour l'Ecriture d'une maniere qu'ils écrivent fur des parchemins ils vierge, étrange ne des noms d'Anges y mêlent qu'on connoît des cercles, des caractèpoint., res finguliers, & portent ces caractères fur quelque endroit caché de leur corps. Je ne fçai pas encore de remedes bien sûrs contre ces Sortilèges on fera cebien de dépouiller pendant Se de vifiter les coupables avec foin avant de les mettre à la que~ion. Adnot. /j. ~0
Lorsque la Sentence de torture aura

été portée, & pendant que les Bourà l'exécuter, reaux fe di~o~eront il & des gens de faudra que l'Inquisiteur bien Sauent de nouvelles tentatives à confeffer FAccuSé la pour engager Les Tortionnaires dépouilleront le Criminel avec une efpece de de précipitation &de triâeiTe trouble, & lorsqu'il fera qui puiuent l'effrayer, tout-à-fait on le tirera à part dépouiHé & on l'exhortera encore à'avouer. On la vie à cette condition lui promettra à moins qu'il ne foit relaps, cas auquel il ne faut pas la lui promettre ( ~). (~) C'eft-à-dire que l'Iuquifiteur promettra la vie à ceux que les Loix ne condamnent point à la mortM

~j
Si tout eu:

7)'MW

à on rappliquera on lui la queAion pendant laquelle fur d'abord iera.iubir l'interrogatoire les moins graves fur le-fquels les articles il eft Soupçonne parce qu'il avouera les fautes plutôt légères que les plus inutile, conudérables. à nier, on 1m S'ils'obuine toujours les in~rumcns mettra fous les yeux d'autres &; on lui dira qu'il uipplices, lui faudra pauef par tous s'il ne veut la vérité. pas confeffer ii l'Accuse n'avoue on En~in, ri~n, la question continuer pourra le fecond &: le troifiéme jour, mais on ne pourra les tortures &; non les q'AS continuer répéter (~z), parce qu'on ne doit pas les fans de nouveaux indices répéter qui mais il n'eu: Tfhrviennent, pas défendu de les continuer /xo/ï ( ad co/~TZM~z~/n iC~~c/z~/n, ~K~ iterari /M/~ debent, /z/ ~o~ indiciis y~?~/t~~H~2~M yg~ cc/ztinuari non ~roÂ/g/zf~ é a Accufé la que~Lorsqu'un Supporté tion fans rien avouer, doit l'Inquiûteur (~) On ne voit pas bien quelle di~rence 1 y a pour le Patient entre continuer ou mais il faut croire qu'il y répéter la torture ett a une pour D~ff?. part. l'Inquifiteur. <F~- F'y~
.mL..

~1lui donner

J~

Manuel

par une Sentence un &<M~<zyo/~<'& qui portera qu'< on n'a rien trouve de légiti~e /o/! procès sz~M~/z~ ~ûM~e contre /H~yMr crime ~07M Olt. /~VO~ <tC<:M/~ Pour ceux qui avouent, ils font traités comme non les hérétiques pénitens fi c~ fois relaps pour la premiere comme les impénitens, s'ils ne veulent fi &: comme les relaps pas abjurer c'eH: e~e~ivement la feconde fois qu'ils font tombés dans Fhéréûe (a). Dans les commencemens de rétabliede rinquiution, ornent tes Inquifiteurs eux-mêmes ne ~ai~bient pas. appliquer les Ac.cufés à la queAion, de peur d'en~ courir Ce foin regardoit l'irrégularité. les Juges la Bulle ad exLaïcs, d'après du Pape Innocent IV. dans latirpanda, aux Magiftrats quelle ce Pontife enjoint de contraindre les J?&par les tourmens <$' ces ces des ames re~Ke~ des Savoleurs Foi cA/H~z/M <:MŒM~ de Dieu, de les, contraindre d'avouer leurs crimes &: de dénoncer les autres hérétiques leurs complices. Dans la fuite comme on remarqua que la procédure n'étOît pas affez fecrete & qu'il (~) On verra plus bas les peines décernées dans ces durées cas. jP~

la liberté

J~~M~/?~

s?

inconvémens pour ërtrén.:îtoitdegrands &; plus IaFoi;onatrouvé plus commode aux Inquiliteurs le falutaire d'attribuer eux-mêmes la que~ion droit d'infliger en fans avoir recours aux Juges Laïcs outre cela le pouvoir de leur accordant le relever mutuellement de l'irrégularidans certains té qu'ils peuvent encourir cas (<z). Nos Inquifiteurs ordinalemployent rement de tourmens dans cinq efpèces la queu'ion; comme c"elt une choie connue de tout le monde, je ne m'y arrêterai pas. On peut coniulter Pauhîs Gh!" landus Locatus, &:c. Le Droit Canonitel c~teUnnpas déterminé que n'ayant les, Juges peuvent plice en particulier, fe fervir de ceux qu'ils croiront les plus. à tirer de FAccu~é la con~e~ionr propres de fon crime on ne doit cependant faire u~age de tourmens irmutés. point Marfilius fait mention de quatorze efp 8ces de tourmens il ajoute même qu'il en a imaginé comme la iouPd'autres tradion du fommeil, en quoi il eft apGrillandus & prouvé par par Locatus mais fi l'on me permet d'en dire natu(a) Comme lorfque les Accules meurent ~aos les tourmëw. Adnot. L. ~cAo~ DvA

§~ tellement

2~ A~~Mc/ mon avis ce font là des re"

cherches de bourreaux plutôt que des traités de Théologiens. C'eA agrément une coutume louable dàppliquer les criminels à la quiefmais je désapprouve fortement tion ces Juges fanguinaires, qui par je ne des içai quelle vaine gloire, employent tourmens recherchés &; fi crueîs que Ïes AcClues meurent dans la torture ou de leurs membres. perdent quelques-uns Ce qu'Antoine Gomès blâme auMi avec de ~brce. beaucoup TLe privilégie que les Loix accordent de ne pouvoir nobles ~~perjbnnes <Kfe mUes à là que~ion dans les autres n'a pas lieu en matière d'hévalues &: dans le Royaume fé~e d'Arragon oit la torture n'eu; jamais employée les crimes on la met en civils pour dans les Trihunaux du Sainttuage Adnot. 0n5ce. ~<)/. Criminels couvent la Les ceignent folie mais lor~pour éviter ta torture démence <~u'on ibupçonne que cette il ne ~aut pas dinerer :n'eft que ûmulée, pour cela de 4c~ appliquer à la qtte~Ioh mieux fervir en pareil cas à qui pourra fi Ïa deinence ejH vrais &ire connoître

Jf/MM~M~. ou

S<{

Se pourvu feinte qu'il y ait d'ailleurs d'autres il n'y a point d'inconindices, vénient à les éprouver vu qu'U ainii de mort. Adnot. L~. j. n'y a pas danger ~~oA

~MM~

CHAPITRE
Z~e co/z~/n~~ë Co~ë.

VI,
/<ï~Mz~ <~

T N Accuse peut être absent pour ~e& &: ignorant araires qu'il a été déféré à l'Inquisiteur ou bien il~ a pris la d'être fuite pour éviter ~aui. l'Accuse eft absent de bonne Lorique doit s'informer le plus &)i, l'Inqniûteur s'il doit ~crettement qu'il fera ponibl&, revenir ou non. S'il doitrevenir, il ~aut & attendre patiemment un an & plus, on procédera contre lui. après ~on retour alors il faut le S'il ne doit pas revenir, citer à comparoîtré dans un en pcribnne temsdonné.s'it ne comparoît pas on l'exs'il demeure fous rexcomcommunie la coutumace munication une année les Sei~û décidée. On requiert alors ou s'il eft des lieux gneurs temporels enfiii de le faire ifaiur fi on ne peut pas de fa perfonne on inuruit s'emparer la contumace la Senon prononce tence contre lui~ & on le livre à la JtuU~ T

des j~ ~e Séculière qui

~7'

en emgie. le fait brûler ie a pris la faite Si l'Accuîe pour il y a trois cas ~bu~raireà FInquiûtion difîerens. Le premier, quand le Fugitif e~ con" confeffion ou par Vaurcu par fa propre ou par des témoiFëvidence du fait, Le fecond, eA gnages u.uïuans. lorsqu'il défère &; cité au Tribunal du feulement comme d'héréile. Saint-OfRce fiupe~ eit fauteur d'héLe trouieme y lorfqu'il tous ces cas il eu: cité à @om" dans un tems donné fi après paroître les citations il ne comparoît pas, il eft de l'excommunication; & s'il y frappé une année il eft concroupit entière damné comme &: foumis hérétique, à toutes les peines de droit. il faut Cependant remarquer que dans le fécond Se le troisième il cas ne peut fort bien arriver que le Fugitif ~bit pas e~ectivement mais hérétique il eu: toujours condamné comme tel par une ncHon ou présomption de droite J~ ~~pf, j. Schol. < rétique. Dans

Z~ .M~J

co;w~M~ c~~<?~ d'un .~r~ pour on employe la C<?/Z~M< fugitif, .· y~z~~ ~po/H/ë de la Foi 1 à Inqmilteurs natif d'un tel endroit d'un Dieu vous fende plus lage, deur a toujours Notre plus grand du Dieu été que la Vigne Sabaoth, plantée par la droite du Pere colère, arrogée par le Sang de fon Fils rendue féconde par les dons de rEiprit* Se douée des plus grands Saint, prita bienheuretife & sièges par toute ne ~ut pas Trinité, iheompréhenilMe de la Forêt, dévorée par le Sanglier ni étou~ c'eA-à-dire, par rHérétique, fée par les ronces de 1'hereHe, ni emdu » poifonnée par le fouffle empesé Nous mettions Serpent ennemi. notre foin à empêcher ~tout les petits renards de Sam~bn, qui font les hèrede manger la moiubn du tiques du Pere de FamiIIe & d'y champ enmettre le feu avec leurs queues de pervertir nammées c'eA-é-dirc damnables la pu" par des Subtilités c~eA pour reté de la Foi catholique Nous Vous N~ ~telDioceÏe cela qu~apres vous avoir convaincu

des d'être tombé

hérénous &: nous être ~aili de vous ûe, ~alutaides remédes )) vous prépanons & féduit mais conduit res par refde êtes ennu vous vous prit malin
sf votre pnibn. Nous vous avons cite à

Z~f7M~/?~M~. &: telle dans telle

So

notre
de

Tribunal,
comparoitre &;

&
vous

vous
Nous êtes

avez
vous

refuic
avons

excommunie,

demeure

tant dans l'excommunication pendant en quel ende tems !Nous ignorons Nous vous a conduit droit le Démon bonté » avons attendu avec qu~ vous au fein de FEgliie.Mainretournanlez dans s tenant donc, que vous perdez ces criminelles nous vous dispositions, if citons pour la derniere à comfois en perfonne un tel jour paroître en tel endroit, c~c. en vous fignifiant nous prononcearrivé, que ce terme rons contre la Sentence vous définiou non, tive que vous comparoii?iex &: a~nque vous n'en prétendiez eau~e Nous ordonnons que les d'Ignorance Lettres de citation foient ~preientes ~a~ichées &~ publiées &:c. ~ë~. P~j.c. On joint à ces citations adreuees aux Inquifiteurs, des Lettres ou aux- Ma.-

Z<' Manuel ~o des .Lieux dans leiqueis le couglitrats pable s'eft enfui. en parlant du L'Inquifiteur y dit t.e malheureux, accumulant Fugitif: » crime fi.tr crime, conduit par fa folie & déduit par l'ennemi qui a trompé » le premier les rehomme, craignant médes Salutaires appliqu'on vouloit » quer à fes ble~ures., & ren.uant de Subir la peine temporelle pour éviter la )) mort éternelle, ~eu: joué de Nous c~: en fuyant de fa de la fainte EgMSe Pour voulant encore Nous prifon. le guéfortement plus qu'auparavant, rir des playes que lui a faites Pennena du Salut & défirant avec la plus de le tendreffevifceratiter grande ramener dans la pï-tfon m~i~, pour s'il marche dans les téneexaminer ou dans. la lumiere Nous. vous bres, & exhortons de le faire requérons fous borpfaifir, & de nous l'envoyer ne & fure garde; nous engageant par les Préfentes à payer toutes les dépenfes que vous ferez obligés de faire, c~c, Z?~?..P~.j.jo3.jo6~ ~oy. Au rc~e, contumax eft rHérétique foumis aux peines contre les portées Hérétiques conVfHncus, c~ lo~fqu'il eâ

~Ï Inquifiteurs. la nature de fa il eu: puni ielon Ïaiû comme c~eH-à-dire faute hérétique s'il s'obâine fes a Soutenir impénitent, fi c'eil pour la comme erreurs relaps &c. deuxième fois au jour prefSi le Fugitif comparoît on le traitera crit, & qu'il '{e repente comme rhérétique pénitent. V. plus bas. on prononce S'il ne comparoît pas on contre lui une Sentence par laquelle le déclare on le hérétique impénitent,~ au bras Séculier s'il comme tel livre, e~: tout fait, eA pris on le ïbf) procès traite comme impénitent. rhérétique plus bas. Voy. c~ d'autres AuZanchinus, Campegius teurs tres-rejipe~ables ailurent qu'on doit tenir & condamner pour convaincu, comme tel tout homme de qui s'enfuit fa prifon mais on peut dire feulement le foupque la fuite fortifie beaucoup Au fond il eu: plus raiçon d'hérésie. fonnable de Soupçonner qu"un pauvre homme s'enfuit parce qu'il eft mal en ou par la crainte des tourmens prifon a que garce qu'il eu: hérétique cependant fi on reprend un fugitif, on ne doit pas laïffer ia~fuite impunie il faudra le fouetter publiquement pour fa R c'eft un homme ~ute feulement

des

9~ du commun

Religieux, & le punir J~z~ ~evere. ~~7~. j doit s'enLa remarque précédente tendre d'un hérétique penqui s'enfiait mais dant l'innrucHon de fon procès fi un hérétique s'enfuit de la prison perà laquelle il a été condamné, pétuelle l'héil doit être puni de mort comme rétique impénitent., parce qu'on doit un levain d'héprésumer qu'il a encore ~e féne caché dans leooeur puisqu'il à la. pourfuite ~buArait qui lui a été enjointe. Z3~~c?.~ ~~r~. ~Me~. (~). &; convaincu Lorsque l'hérétique contumax a été il- peut condamné, être pris,,dépouillé & même tué par en cas de relance. tput particulier, il, eu: au ban du Pape & des pn e~t, Princes & on eft avec lui iéeuliers C'eft ce qu'enseidans l'état de guerre. GaGeminianus Godo~redus, gnent &:c. ~~o~. Roias zaros, j, Quoiqu'il 4<?. &it dépendu partesLoix

Le ~MK~ ii c'eAun ou un Do~euf le garder plus étroitement trèsmanière de quelqu'autre

(<ï) Ce ~eat!ïnent d'Eymenc eA adopte par Zanchi~4/!CA<!M~M~ j Dominicus, ~g/<M convient nus, ~c. Mais ~bn Commentateur Sch. ~44. ~u'U e~unpeu trop dur.

f~ <)~ T~?~K~. d'emencivile &; criminelle enmatiere S~ de juger dénnitiidre les témoins vement fans que la cau~e foit débattue & fans que la Send'un & d'autre côté, le débat de tence ~bit contradictoire, felon les Jurl~confultes, la cau~e étant., cette règle la bafe de tout jugement, ne s'obferve d'hérépoint en matiere de la Foi les fie, parce que en faveur font autorifés à négliger Inquiiiteurs toutes ces formes, &: procéder yM~ ic~y 6* de ~zo. Ainfi la dépofition des même en rab&nce témoins du coupable ou d'un Procureur pour lui, produit ici tout fon ef~t, n'en quoiqu'il foit pas de même dans les caufes d'un autre genre. ~M/M~. 2. fch.

TLe .~M~e?

CHAPITRE X?. JL* B

VII. 0 Z !7 r J 0 JV.

N absout l'Accuie un loriqu'aprcS mûr examen on ne trouve aucue contre U lui, & que d'ailleurs preuve n'eu: ni nupe& ni mal ~ame voici la de cette Absolution. ~ub~ance de Dieu » Le Saint Nom invoqué » nous déclarons qu'il tl'y a rien de lécontre vous qui prouvé gitimement comme ~t~puiiïe vous faire regarder &c. c'eit pe~: d'héréue pourquoi Il faut bien prendre d'inférer garde d'Absolution dans la formule que FAccu~e eft innocent (Mv~M/o~~o~ ponatur ~M<?~~? ~7'o/ï~ ) mais feulement ~um~antes n'y a pas dg preuves qu'il lui. Sed quod non fuit contre probatum contra ~M/M précaution /e~ qu'on afin que fi dans la fuite l'Accuse prend étoit remis en absout cau~ë qu'on FAb~blution qu'il reçoit ne puiÛe pasiui Servir 3~' de de~n~e, j

des C'en: une

7/~M~M~.

~?

maxime générale Foi&: en matiere ~eurdela une Sentence d'Absolution mais être regardée comme ~f~M. jugement.

qu'en fad'hérëj'ie, ne doit jaun dernier

M<MMg~

CHAPITRE
.P<~

VI

IL

différentes

peines

décernées

par

/Y/Z~KZ/~0/Z.

s peines décernées par FInquiûS-~ tion font la purgation canonique dans 4es cas de Soupçon l'abjuration & les pénitences dont elle d'héréue, c'eûles peines pécuniaires, eft Suivie & la confifcation les amendes à-dire, des biens ~a privation de toute efpece & d'Emploi la prifon d'Office perpé& rabandonnement du Contuelle,. damné à la JuiUce De la purgation Séculière.

E

canonique.

La purgation eft enjointe canonique à ceux qui ayant été traduits devant comme dinamés d'héréfie, FInquiûteur n'ont pas pu être convaincus d'avoir dit ou fait quelque chofe la Foi contre mais font feulement d'héréiie accufés le bruit public. par Pour la purgation FAccanonique
cuie

des

7/M~N~

~y

nomcufeeA obligé de trou verun certain bons Catholiques, bre de gens de bleu, des Reli&; de Fêtât même qu'il exerce eu: Religieux, Ô~c. on les appelgieux,s'il doit en être le Cû/n~r~orM le nombre la gravité Suivant plus ou moins grand, du foupçon il faut qu'ils ayent d'héréûe le coupable anconnu depuis plusieurs nées. On fait jurer l'Accuféiur les Evantenu ni enseigné giles qu'il n'a point & qu'il ne tient pas les n'enfeigne doûrines fur lefquelles on hérétiques l'avoit & fes accufé Compurg~teurs les mêmes avec formalités jurent qu'ils a l'Acculé dit la vérité croyent que dans le ferment qu'il vient de faire. La fe fait dans toutes les Villes purgation où l'Accufé a été di~âmé. J9~<?. part. 6' ~/j. j, On donne un certain tems à FAccuîc chercher fes Compurgateurs. S'il pour au nombre ne peut pas les fournir qu'on ou tels c'eAexige qu'on les demande à-dire du même état que le ûen ou de bonnes &c. il eA dès lors moeurs convaincu & condamné comme héréZ~6<?. ibid. tique. la même règle celui qui ne D'après des gens peut pas trouver qui veuillent lui fervir de Purgateurs ~/K
E

Le

A~M~

in purgatione & qui auparavant .J< mtroit été trouvé coupable d'héréûe .doit être comme jugé &: condamné & livré au bras Séculier c'eft Relaps commune.C'&u; il ne l'opinion pourquoi faut pas ordonner la purgalégérement tion canonique, de parce qu'elle dépend la volonté d'autrui. /j~A. La purgation eft quelquecanonique fois prefcrite à des personnes diffamées & qui ne font pas par le bruit public les mains des Inqniûteurs alors entre de s'y Soumettre ~el~i qui refufe jeA & s'il demeure un an excommunié il eft tenu fous rexcommunication &: -foumis à toutes hérétique pour de droit..Z3~t?. les peines ~r~. j ~3~.

<~

7~~&~g&t

99

CHAPITRE
DE z'jc/r~o~.

IX.

eu; ordonnée dans le 'Abjuration d'héréue "L-j cas du foupçon léger y~celui du ibupçon~ëM~~ë levi,dans &. dans le cas du Soupçon vio~/M~ ubi quis g~/M/~gf?~' lent, /~r~?~û/t'/Zter ce font trois difTérens. degrés Les formules d'abjuration font, ~-peu* dans les trois cas mais près les mêmes diâerenelles font Suivies de punitions &: ce qu''il y a de tes pour le moment, de peines très-différentes dans principal le cas ou celui qui a fait abjuration viendroit à retomber car le dans l'héréne de n'e~ pas relaps après l'abjuration au bras Séculier livré au contraire ~s~M. Dire~. après l'abjuration
Tf
part. 3-, p. 31~ c~luiv.

Les abjurations fe font ordinairement dans FEgliIè en préfence de tout le On les fait précéder peuple. par la levure du Symbole & des autres articles <le la croyance Chrétienne, & par celle d~une lifte des erreurs &: principales fur-tout de celles que FAccu~c Eij a foute-

ÏOO ~z/ï~gf. nues. cela ~bmme Apres FInquiûteur t'Aëcufe de con~e~er à haute voix qu'il eA tombe dans telle ou tieHe hefe~e. Ce' Foh cï'aiKt pendant que TAccuIcajnn jfbmme le ne veuille s'excuser devant alors, peuple, pour éviter le Mandate il ne faut pas l'interroger iur la fauueté ou la vérité des accmations partieulieres intentées eontre lui ) mais lui demander feulement s'il veut abjurer ~es propoutions dont on hérétiques de faire levure. vient Z"~t?. ? p. 327. Dans ~e~M l'abjuration y rinquijfi" ieur donne à l'Abjurant t raverti~ement

qui~it. «Mon cher 61s prenez ~rde ear qnoï~je~ à vous legere~vous -S ment, 7no~o, pourunnen,~o & » devien~nez ~t~fpe~ gfavemeat, comme » vous &ï'iez M feriez,: obHge obligé d, d'a~Ufer L' &riez tel, ~6 ~o~ ~to~tez yous livre lier ~ns pour ;Mi~Coyd@ être ~u bra;! SÉeu~ fupputN du dernier

plice~. lui enjoindra Après cela l'itiqui6teuf à propos..Z~la pénitence qu'il jugera /?./Mt~. ~J/ .Dansle~cas/qme~ceîuidu~bnp'.eA Ativie I''abjuratic'n ~on <~ t'TM~ de la peine ~omniunenïent de la priinn

des

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de ~e ou de l'obligation un tems, la aux portes de l'Eglue pendant ou un cierge à la main avec Meffe, de faire un tel pèlerinage de celle n'en: point mais l'Accufé emprifonné & ne porte toujours point de pour ces peines croix jaunes fur fes habits, aux hérétiques, étant paticulieres proJ9~?. dits. y~. p. ~i~. prement le troifieme cas qui eft celui Dans eu u.udu y~M~o~ y~o/ë'ï~, l'abjuration voici la vie de peines plus graves forme de la Sentence que l'Inqui~teuf ~our tenir S~c. vous ayant de telles & telles coupable vous êtes avec fautes pour lesquelles d~héré~uiticc ~bupç~nné violemment vous avez iuivi un bon fie; eomme conieil en abjurant, Nous vous donnons l'absolution, de rexconimunica» tion aviez encourue mais que vous comme nous ne pouvons pas iaiffer le crime avez impuni que vous M commis contre la Majéu'é Divine & afin deveniez déïbrque vous mais &: que dans plus circon~peû, l'autre monde vous moins féfoyez verement Nous vous conpuni xr damnons j ï~npocter vos par-deHus
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prononce Nous » trouvé

au coupable. Inquuiteur

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Ze j~/?~

un habit brtm vetemens.ordinaires, de Moine fans » en forme de ~capu!aire avec des croix jaunes decapuchon vant & derrière, d'un pied longues &c demi &: larges de deux. 2. Vous de telle tiendrez à, la porte vous habit & vos croix, Eglife avec votre )) aux grandes Fêtes de tannée. tant ferez en prifon Vpus pendant de tems, c~c. près la Sentence prononcée~ FIndira au coupable, mon cher quiiiteur & ne vous défils pr enez patience u nous voyons en vous fefpérez pas des fignes de nous adourepentir cirons mais garvotre pénitence de ce dez-vous bien de vous écarter nous vous que prefcrivons parce vous ferez que ô vous y manquez comme puni, impénitent. hérétique nnira par donner une JL'InquIïiteur de quarante à ceux indulgence jours aHiu:è à la cérémonie, c~ qui auront de trois ans à ceux qui y feront entrés c~c. ~<?. chofe part. quelque pour 3~. péut conu~ances, & fur la mais Ï'eau j. p. On quelquefois, fe relâcher nourriture il ne ~nt felon les cif<fur la prifon au pain & à jamais tuer d'in"

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&~ dcsde l'habit âtr l'article eMgence ceh.u font croix, pour parce qu'elles une pénitence Salutaire y qui les porte un grand & pour les autres ~ujct d'édiJ9/ëf?. part. j. ~cation~ retombe dans rhéreSi le coupable comil eft livré au bras Séculier fie on Fen avertit dans la céme relaps rémonie de fon abjuration c~ de ion absolution. On fait faire au~i l'abjuration aux non &; re-hérétiques pénitens relaps mais ils font outre cela punis les laps de la prison &: premiers perpétuelle les relaps abandonnés à la Juâice ieculiere. On demande fi celui qui a abjuré une héréue en particulier, retombant dans une héréue de la premiere, di~inguée doit être' cen{e relaps Andréas penie mais Archidiaconus Gémique non nianus &: d'autres font cond'opinion traire. Le fentiment d'Andréas paroît
plus vrai àconn.uterle iens propre du

celui d'Archidiac.onus fera relaps; fi on confidere les préféré, que toutes fe tiennent ~éréûes &: font liées étroitement. Au refle cette quen:ion devient déformais inutile à traiter parce que Fuétant d'exiger une mage a~uel toujours
E iv

terme

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Le

A~z~H~~

de toute héreHe abjuration générale fë~ cA Soupçonne l'Accufé Ï$hque au moyen de menti ait ~o~/z~y; quoi dans heréue retombe lorsqu'il quelque cenfé reil el~ans dimcuîté que ce foit taps. ~f~c~. lib. 2. ~'<o/. 47. afin que dans On a fait cette difpofition, les cas de rechute,les ne puuent coupables en difant qu'ils ne font plus fe défendre dans l'héréfie pas tombés qu'ils avoient & ne prétenprécédemment abjurée, <tiuent échapper aux peines dépar-là cernées les relaps. ~~o~. contre Schol..5.5. On prescrit enfemble quelquefois &: la purgation l'abjuration canonique. C'eA ce qu'on la maufait lorsqu'à vaife d'un homme en maréputation il ~e joint des inditière de" Doctrine, ees conudérables s'ils étoient qui un peu plus forts tendroient à le convaincre d'avoir eiîecUvement dit ou ~ai~ chofe la foi. L'~ccu~ë contre quelque qui eu dans ce cas, eft obligé d'abjurer héréfie en général, & alors s'il toute dans hérésie retombe quelque que ce même di~inguée de celles fur leffoit été âupeS-, il eft puni quelles il avoit comme &C livré au bras Séculier. relaps D~ j. part. p. 3 24,

f/?~K~J/
Mais cerner un dre n'y at-il pas de deux crime, Cx1132: à qui mj'-unce en mcme-tems 1 ~d 2~lti CA'. &: mcme Y3ît~Tle d'abjurer celui

10~
a dépour peines &; a & à con contraintramon vient d'en-

aufli ia Purgation joindre canonique s'être il iemble déjà lavé par laquelle rédu ibupçon d'héréue ? Campegius la purgapond a cette di~HcuIté que &: l'abtion eu ordonnée pour l'in&mie mais d'hérciie juration pour le Ibupçon n'e~ explication pas recevable, déja déparce que la purgation ayant truit le ibup~on ce ne peut plug être le Soupçon même pour exige qu\)n Panormitanus a mieux rél'abjuration. solu la di~culté, en difant que la puren: pour l'infamie, le Scandale c~ gation le Soupçon &: véhément, que l'abjuration tombe fur la familiarite avec les hé& non rétiques, pas fur les héréues dont. rAccu~ s'eA pur~é canoniquement. ~~o~. lib. 2. Schol. XI.
Ceci nous conduit auHiàrejettef~

cette

comme de Cartrop ievere l'opinion dinalis de Squillacenns, &:c. qui prétendent qu'il faut d'abord mettre à la queftion un Accufé foupçonné violemment s'il n'avoue lui ordonner la purrien &: s'il parvient a ~e canonique à faire purger canoniquement, l'obliger E v abjuration. ~A. xi. gation

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1~ Manuel

CH/ 'Des ~/n~

PÏTRE

X.

6' de la Co/z~c~~o~ des biens.

les Pénitences, l'Inquiuteur des peines pécuniaipeut impofer tes par la même raifon qu'il peut endes pélerinages des jeûnes, des joindre &c. Ces amendes doivent être prières, au en œuvres pies., comme employées Soutien &: à l'entretien du Saint-Omce. faue Il eft jufle en effet que l'Inquiuteur fes dépens payer à ceux qui font traduits à ion Tribunal, felon parce que, Saint Paul aux Corinth. I. Ch. IX. Personne n'eu obligé de faire la guerre à Nemo cogitur Ses dépens. y~M /?~<?~~ militare. Les auiR peuvent Inquiûteurs recevoir des prefens, qu'ils ne pourvu foient mais il pas trop conuderables faut que les Inquifiteurs ne montrent de peur de fcandapas trop d'avidité, lifer les Laïcs. ils doiQue fi ils font des exacHons, vent fçavoir qu'ils font excommuniés de Heret. in Clem a, par le Chap. Nolentes D/ Part. //7. J~
~\UTRE

/i, De toutes

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la plus les œuvres pics &: le mainutile étant Fétabli~ment tien de l'Inquifition les amendes peuà vent être fans dijfHculté appliquées & de leur l'entretien des Inquisiteurs &: il ne faut pas croire que cette application ne doive fe faire que dans le cas de néce~ite, parce qu'il ei~ très à la Foi utile & très- avantageux Chrétienne que les Inquisiteurs ayent afin de pouvoir enbeaucoup d'argent, tretenir & payer leurs familiers, pour la, recherche des Hérempri~onnement &c. & fubvenir aux autres tétiques, cet emdépenfes qu'il leur faut faire eu d'autant ploi des amendes plus nece~ felon Guido-Fulcodius, de&ire~;que fous le nom de Clément IV, puis Pape, les mains des ~yg/o~~ t'ë~~e~, P/-g/77Z ~/Z~~0~~ C<?~ ces funt /n~~K~ m~ ~/z/?~M~ c'eft-à-dire qu'ils ne ~burniuen.t pas~oiontier&aux frais n~cenaiMS la pour & la punition des Hérétiques. pouriuite ~~<?~. 1~. III. Schol. <S' (~). En Italie ou les Inquifiteurs font ils. font entretenus aux dépauvres (a) Ceci efi relatif au premier état des Inqui-~teurs lorfqu'elles n'étoient pas encore fepa. !B&s des Tribunaux des Evêques.
E.vj

Fo~ pens de la

Le

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ce qui a été dans Sa Bulle réglé par .~M extirpanda. le Public tout, Après bien des Bouchers des Médepaye &: cins & des Maîtres des Arts libéraux ne payeroit-il méchaniques, pourquoi de pas les Inquisiteurs qui fupportent ê~ qui font plus travaux plus grands utiles ? Les nourrii~bient Egyptiens bien les Prêtres de leurs Idoles, & le Chrétien ne nourriroit Peuple pas les Censeurs de la FoL, qui maintiennent eux l'observation de la Loi de parmi & la pureté Cathodes Dogmes Dieu, Z~. J7Z. Sch. /6~. Ëqnes ? ~~o~. c~o/6 ~KM~~c Innocent IV. De la c~~T'~c'~ des biens.

La confifcation des biens e~ ordonnée contre les Hérétiques pénitens non relaps lorsqu'ils ne Se convertiuent la Sentence prononcée (car les qu'après avant la Sentence Héretique& pénitêns ne font pas Soumis à la même peine ) concontre les Hérétiques impénitens, & généralement &c. t~îes relaps, tous ceux contre livrés au qui font Z~S. Pars 777.~<~m. bras Séculier. Si les Hérétiques avant la pénitens Sentence ne perdent pas leurs biens,.

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ce n'c~r qucn les par pure bonté que leur laiife au~i-bien que la vie, va qu'ils Fun &: autre, ont mérité de perdre En les biens d'un Hérétique ceffent effet, font de lui appartenir connfquésP~r.! 77/. par le ieul &it. Z?z~ Q~tB/?. /77. ~c~. ~<of. Z~. <oQ. <$'

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La commifération du pour les enfans ne coupable qu'on réduit à la mendicité doit point adoucir cette iévérité puis&: humaines, > que par les Loix divines les enfans font punis pour les fnutes de leurs peres. Z~~?. Pf!r~7.J~ Les encans des Hérétiques~ même font Catholiques ne ibnt pas lorfqu'ils de cette Loi~ & on ne doit exceptés rien leur laiifer, pas même la légitime de droit naleur appartenir qui paroît turel. HoiHenûs a prétendu que cette du Droit modi~poution Canonique derne n'étoit pas aum équitable~ que les Loix civiles anciennes qui admettoient les enfans Catholiques de à la ~uccenlon leur pere, mais il ie trompe. Il n'y a point-là d'inju~ice parce que cela eft néceuaire les peres d'un pour détourner crime aum grand que Fhéréûe c~: c'eA la commune opinion. Les Inquifiteurs pourront cependant par grace pourvoir à la iubHAancc

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Le M<M~'

enfans des Hérétiques on fera apun métier &: on aux garçons, prendre mettra les filles au iervice de quelque femme de la même de conûdération ceux que leur âge ou Ville pour leur d'état ~bible fanté mettroit hors de gagner leur vie, on leur fera donner quelques petits recours. Prince Que fi les encans de quelque étoient dans le cas dont nous parlons & qu'il y eut des filles leur il faudra donner une dot honnête. ~<~o~. Z,77. Sch. 6~ la dot de la femme Régulièrement ave~c n'eH pas connïquée d'unHérétique les biens de fon mari mais il y a deux l'écririons à faire maxime. à cette 1°. La dot eC Sujette à confifcation la femme a ~u en fe mariant lorfque -D~~f?. que fon époux étoit Hérétique. Pars 2. La dot qui n'cu: p. ~o. n'efl pas celle pas ât}ette à confifcation de maqui eft exprimée par le contrat mais feulement celle que la riage, femme &; prouvera par des témoins du Notaire lui avoir par la dépofition été réellement comme le recomptée très bien Gabriel marque Quemada. la comQuant aux biens acquis pendant munauté quelques Auteurs prétendoit

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iqu ils doivent

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être conmques entière-

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mais il me paroit ment ju~e d'en renLib. ~/zo~. dre la moitié à la femme. 7/7. ~A. La confifcation des biens doit fe faire & elle en; par les Seigneurs temporels, au pr ofit du Fifc (après avoir prélevé les dépentes faites par l'Inquiuteur pour la recherche, &: la nourritula capture re de l'acculé.) /7/. /7. ~o. Z?/(?.P~ Les biens des Hérétiques confifqués furent d'abord au Fifc dans appliqués les Terres des Princes & à Séculiers dans les Terres de FEgli~é. Dans l'Eglife la fuite on en fit trois portions, dont la Rtt appliquée à la Commupremiere nauté aux Inqui[ Civile ]) une autre & la troiûénre mite en réiérve fiteurs, être employée encore à la pourpour fuite & à l'extirpation des Hérétiques. Cela fut réglé 1 V. mais par Innocent les ïnquiuteurs lorsque commencèrent à avoir des prifons &; des particulières à leurs gages Oniciers les biens confurent attribués 6i'qués particulièrement aux ~euls Inquifiteurs par Clé-

(~) La Note buvante de Pegua fur cet endro!tfait voir que cette Jurifprudence a éprouvé Depuis quelque changement.

M.
ment d'hui

Le

.~MMC~

V. C'eâ ce qui s'observe aujourdans toute ~c~o/. /32. PËfpagne. on peut Après la mort d'un hérétique encore déclarer fes biens fujets à connScation en priver Ses héritiers quoin'ait' pas été faite que cette déclaration du vivant de l'hérétique. a Z~zr~j, ce Soit une règle générale Quoique en droit civil que Fanion le Cricontre minel s'éteint cette loi par fa mort, a d'héréiie n'ayant pas lieu en matière caufe de l'énormité on de ce crime, un hérétique contre peut procéder tel àreSet & le déclarer après &mort de conn~quer~es ~S'~jm corbiens ( ces biens à celui qui ~~M~t ) ehléver les poHëde jtt~qu'â la troiûeme main&: les appliquer ait- profit du Saint-Office. Juri~& d'autres Sàlycetus, Angélus des confultes ont penfé que ce droit n'avoit Inquisiteurs plus lieu après le terme de cinq ans expirés. Mais Roias, Gomès en cela les Felynus, qui uuveht foudu droit di~poutions canonique, & tiennent avec raifon que les enfans les héritiers des hérétiques ne jouiffent du bénénce de îa prescription pour poiSeder les biens qu'ils en ont reçu qù'a-< près l'espace de quarante années, pour~

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de vu cependant qu'ils les ayent poHedé c'eA-àce temps-là, bonne foi pendant dire, pourvu qu'à la mort de leur père le cours entier de ou parent &: pendant années ils ayent ces quarante toujours cru que fe déiunt étoit bon catholique car s'ils découvert avoient pendant le teflateur etoit hécet intervalle que ils font cenfés avoir été de ce rétique moment de mauvaise foi poueffeurs & alors même, ans après les quarante s'emles Inquifiteurs pauës peuvent de l'hérétique défunt. parer des biens t ~~<?~. /e~. le Procès àla mémoire Lori~qu~on~ait un mort pour ôter à fes héhérétique ritiers les biens dont ils fe font mis en on entend des témoins compoHe~ion, me dans la procédure à l'ordinaire &: on cite pour défendre le défunt ceux à ce que fa mémoire qui font intéreues ne foit pas ne condamnée; forfqu'il aucun c'eft à FInquiparoît défendeur,
fiteur à en nommer un qui 1er vira d'A-

vocat au mort, le Procureur Fiscal dudit Office formant de fcn coté fon accufation. On doit terminer en bref les caufes de cette nature, & ne pas tenir les héritiers en fufpens à caufe du défaut de

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contre à moins qu~tî l'Accuse, preuves aura bienne foit vraifemblable qu'on de nouveaux Mais cela indices. tôt n'empêchera pas que l'AccuSé ayant été absous on nepuiSIe reprendre le Procès de nouveau fi de- nouveaux témoins viennent parce qu'en faveur déposer, de la Soi dans les cauSes d'hérésie, une Sentence d'abSolution ne doit jamais être regardée comme un dernier Juge/< ment. ~~<?~. ~yc~<?/. des hérétique~ excommuLorsque niés & contumax &: privés de leurs biens en punition de leur contumace aux Inquifiteurs, on repréfentent à pénitence, mais on peut les recevoir ne leur rendra biens conn~ pas leurs /) /e~. (x) ~'6~ eues .o~. Nousterminerons ceqtie nous avons à diremjf la confifcati on des-biens des en propofant une grande hérétiques, diHi culte uir cette matière-, à ravoir fi un hérétique encore ni qui n'efi condamné m môme dénoncé eu: obligé dans le for de la confcience d'offrir tous fes biens au fifc ou aux Inquisi& s'il eft en état de péché teurs tant qu'il ne les reSUtue mortel, pas, Panormitanus yiraquellus Felynus Alfonfus Magnerius, Caurus &:c.

~M T~M~M~~ décident

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caché eft oblique l'hérétique mais d'augé à faire cette reuitution le déchartres Doreurs très-graves comme Corragent de cette obligation dus, Clavafius Gomès 9 Sylvefler Simancas &c. Gabriel, Vaiquès caEn effet dire hérétique qu'un ché eu obligé de porter fes biens aux c"e~ lui impofer l'obligaInquiiiteurs, tion de fe dénoncer lui-même. Or, cela eu bien dur, & toutes les raifons qu'AÎCaËrus au contraire phonfus apporte font très-bien réâitées par le R. P. SiC~~A. inflit. tit. ~). Nous manias y rennos lecteurs. voyons La que~ion eft un peu plus embarraHante a un hérétique relativement non plus caché comme nous venons de le ûippo~er, mais qui a nié fon crime en Jugement, de &~ qui par le défaut a été renvoyé libre &: abîbus. preuve On peut douter u un tel homme n'e~: Dieu de donner fes pas tenu devant biens à MeHieurs les Inquifitetirs. Il faut conn~dter fur cette matière Soto de ë' /K/-e. ~~o~ 7~?~. j ~'Ao/. /j/.

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Ze Manuel

CHAPITRE 2~

Xï.

Aï ~y~~o~ <~ ~<?& jE'c~, C~c.?, Pc~yc~, ~M~<?/ jS~~s, Z)~ cc/z~rs les ~e~~Hë~ /eH~ ~ro/zo~c~ <S'c. ~?ï/a~

Sec. font prives Tf E s Hérétiques fans qu'H foit -.t~ par le feul droit, befoin d'une nouvelle de Sentence tout Otnce DiBénënce Pouvoirs &c. La Sentence dëcîaratoire gnités, @A néceuaire des Hépour les hauteurs Z~?. P<ïr~. rétiques. ~i'/f~?. ~/j. /.i3. ~~c~. ~Ac/. Les enfans des Hérétiques deviennent inhabiles à pouéder à acquérir &. de Bénénce toute e~peGe d'Q~ice tant parce ce qui eA très-juAe, qu'ils font tachés de Fin~ânue de leur père, faut que les parens parce que qu'il foient détournés du crime par Famour même à leurs enfans. qu'ils portent Auteurs prétendent Quelques que cette nés depeine ne regarde que les en&ns dans l'hercpuis que le père eH: tombé mais cette diiUn~ion n'e~ étabue fie

Z~M~ ~ur aucun

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& on peut fondement folide, ra~bn déclive, la combattre par cet~c été imaginée ayant que cette punition les peres contenir par l'amour pour à leurs enfans même qu'ils portent elle* doit tomber aiment fur tous puisqu'ils ceux qui font nés avant leur crime, au. tant que ceux qui ne font nés qu'après. difficile C'en: une queAion que cellede pofféder des Offices ci l'incapacité doit-elle ou Bénéfices s'étendre aux ou Bénénces Offices que les enfans des avant le crime poilédoient Hérétiques ou ne regarde-t-elle du pere que'ceux dans la ~uitc ? qu'ils peuvent acquérir le premier Sentiment foit emquoique braHe par le plus grand nombre des CaîioniAes,&: que moi-même je l'aye adopté dans mon Livre ~M.y ~F<-e' m'en tenir à la feconde je crois devoir l'autre me paroiffant opinion trop fé.; vere. ~~<?~. Z~. 3. Schol. /j<~ Cette incapacité de po~cdef &: d'acquérir toute fortes d'Once c~ Bénénce

s'étend du ju~qu~à la Seconde génération côté du pere mais elle ne paffe pas la du côté de la mere ainfi fi le premiere fon fils & fa 611e, » pere eft Hérétique, les enfans de fon fils & de fa fille deviennent inhabiles tout o~. à-pofféder

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J~A~/MMf

cc&bénénce;maisulamefetombe la peine ne s'étend dans rhéréûe que fur le nls &: la fille au premier degré. à ce Uïjet, fi les enfans On demande livre à la des Relaps convertis qu'on font compris fous Juïtice Séculière cette même Loi pour moi je penfe car ne doit pas les en excepter qu'on fe repentent on ces Relaps quoique ne peut pas dire qu'ils foient réincorporés à l'Eglife ;-ils ne font point de péils ne montrent nitence point d'amandement (<ï). On doit dire la même chofe des enfans des Hérétiques qui font en ~~xo~. Lib. 3. fuite & coutumax. J~o/. A la privation de tout emploi, offi&: il faut ajouter <:e, bénénce dignité, celle de toute efpece d'autorité. Dès l'InAant homme & rend qu'un il perd l'autorité d'hérÔMe toupable civile l'an* qu'il a fur fes dome~iques torité politique qu'il a Utr fes Sujets, & l'autorité ou droit qu'il a fur fes biens; le droit qu'il a fur ceux qui fe font oblilui par quelque ferment gés envers que (a) L'Auteur veut dire qu'on n'eA pas ~r de la ~blidité de leur conver~on mais on ne ~m- donne pas te tems de la montrer.

7~

Y Ta

l'autorité ce fbit; &: en&i même pater< nelle. Ce n'en: pas une petite peine que la de l'autorité car paternelle privation elle produit des effets finguliers qu'il de confidérer. ne fera pas inutile Les deviennent dès-lors à enfans étrangers &: ne font plus tenus de leurs parents dès-lors leur obéir; ils deviennent fui juris; les.fubftitutions, remancipation, &:c. les teHamens S~c. les autres ne font plus ~es d'autorité paternelle, d'aucune ces peines ~c. Toutes force, ,ont été établies en haine de l'héréîie g à ce crime. font particulières De-là fuivent plufieurs conféquenméritent d'être ces ) dont quelques-unes Par exemple celui rapportées. qui a n~eft reçu un dépôt d'un Hérétique tenu de le lui refUtuer. Une fempoint n'eu: point me Catholique de obligée rendre ~e devoir à fon mari devenu hérétique. de Place n'ef~ point de rendre ni de conferver fa obligé Place auPrincc qui la lui avoit confiée. &:c. Il faut cependant remarquer quecette difïblution de toute obligation contracUn Commandant

.tée avec

des

Hérétiques

n'a

lieu

que

Le .A~/M~f rhéréue -e~ /7z~/ï~?e mais 3or~que eft mâture, toutes les fois rhéréûe car un crime qu'on peut la prouver n'eA pas caché, ,qu'on peut prouver, mais manife~e. un pere perd par Ainû, par exemple, l'héréûe fon autorité fur fes encans, ait été déïnême avant que le crime du Juge Eccléclare par la Sentence ~cAo~. ~3~. ~<&!<!A Z~. ~aAïque. j. 110

CHAPITRE

.~M~M~.

îl:

CHAPIT De la prifon

RE

XII.

perpétuelle.

eu: A peine de la prifon perpétuelle décernée jLj contre particulierement non relaps. J9~c?. pénitent l'hérétique 6* ~f~o~. ~<K, On annoncera d'abord au peuple dans une tel jour, à telle heure, qu'un on fera faire abjuration à telle Eglife & qu'on lui un hérétique pénitent, fa Sentence fera un qu'on prononcera S~ que les aniuans iur la foi germon des indulgences. y gagneront Avant le jour de l'abjuration, on diftoute chofe, la forc'eu:-à-dire, pofera mule de l'abjuration oc de la fentence un endroit élevé oit l'on placera le coude maniere être vu pable, qu'il pui~e on fera faire les hade tout le monde c~eu-à-dire bits de pénitence, une espèce de Moine de couleur de fcapulaire avec des croix devantes derobfcure, de toile ou de drap jaune. rière Au jour marqué le coupable fera placé fur FeUrade dès le commencement TT

F

Tli

Le

Manuel

de la Meue. Après l'Evangile, l'Inqui~. feur (ou à fa place) 'fera quelqu'un contre &: fur tout 'fermo.n l'héréue contre celle dans laquelle le coupable eft tombé. Le fermon fini, il tiendra au peuple ce difcours ou un femblable mes freres celui que vous voyez la eft tombé dansl'héré6ë contre laquelle comm-evous je, viens de vous prêcher, le verrez par h lecture qu'on va &ire alors un Religieux ou un Clerc lira à haute voix la lifte des erreurs qu'a foutenu l'hérétique pénitent. La lechire dennie l'Ihquiûteur mandera au coupable: convenez-vous que vous êtes tombé dans les erreurs » dont on vient de faire mention l'accusé répondant llnqu'il en convient, continuera: voulez-vous en'quinteur dans vos erreurs ou les ~.core persévérer Alors l'Acctué abjurer. répondant qu'il veut les abjurer, on lui fera faire une de toute héréfie abjuration générale c~ une des héréfies dont il particuliere aura été convaincu.Une de dépromeue férer tous les hérétiques qu'il connoîtra aux de ne reculer Inquifiteurs aucune des pénitences qu'on lui impoavec exactitude. fera,& de les accomplir De ne jamais s'abfenter fans la per-

des

~M~

11%

ïniSuon des Inquisiteurs ( ceci n'a iieu de la que dans le cas ou on Se relâche comm~ de la prifon peine perpétuelle, en donnant à un il arrive quelquefois la Ville pour Hérétique pénitent pritoutes les rôle Sbn ) & de fe repréfenter qu'il en fera requis. Il Se Soumet encore, aux promeffes qu'il manque, qu'il décervient de faire à toutes les peines nées contre les relaps. Le Greffier aura grand foin d'inférer dans fon Procès-verbal que l'Hérétique a abjuré comme convaincu d'héréSie par fa propre afin que s'il reconSeSHon il foit puni comme les relaps tombe, de Fêtre. méritent enSuite à l'AbL'Inquisiteur parlera Mon cher fils jurant en ces termes. vous avez fait fagement vos d'abjurer
encas

avez évité ~erreurs parce que vous vous fel'enfer, &: que, Dieu aidant, » rez reçu~ fi vous le voulez, au Paradis ornais je vous avertis d'être désormais dans vos avions, dans très-circonSpeû: ~vos & dans le choix de votre paro~ car fi dans la fuite vous vous. ~Société rendiez de quelque coupable héréSIe ou fi vous favorifiez les Hérétiques, vous feriez livré fans miféricorde à la. être puni du derJuSUceSéculiere~pour

-f-

Le Manuel c'eA pourquoi nier Supplice, je vous confeille de prendre garde à vous. abfoudra enfuite le cou. L'Inquifiteur pable de l'excommunication qu'il avoit & il ajoutera encourue » Mon fils vous a rEe;K{e de Dieu & vous voilà » reçu avec miséricorde, mais afin mis au nombre de Ses enfans; » que vous f oyez déformais plus circont& que peu, que Dieu vous pardonne, vous ferviez aux autres d'exemple nousallons vous impofer une pëniten' ~ce,non pas auffi grande que vous l'avez mais proportionnée à votre méritée, fi tbibleue. Et ne vous effrayez point ~elle vous paroît dure;parce quefi vous de bonnes diipoutions montrez vous en nous de l'indulgence. trouverez
ï~4

contre jFûy/KH/e de Sentence .PM/MM.

/e~M~~

Frere N. de l'Ordre des Pre~Nous, de la Foi, délègue eheurs, Inquisiteur le Saint Siège. par Conûdprant natifd'un que vous~f. » tel endroit dans un tel Diocèse, avez été déféré à notre Tribunal, des par le bruit public & riniinuation gens dignes de foi, comme coupable

7~

plufieurs pendant de votre au grand détriment années., ): âme dans cet avis a porté la douleur donc voulu notre cœur. Nous avons dans les téii vous marchiez fçavoir & après nebres ou dans la lumière nous avons M l'examen le plus attentif, découvert tant d'années que pendant & couvent vous avez cru de cœur, foutenu de bouche telle & telle hère" )) fie comme que 'la ~'ë~ ~7/ avoir donné ~c~ <ï /e/M~-C~~? eu encore d'autres de S. J~ M c~c. Or, comme Dieu permet quelquerbis les héréfies, pour que les Ça" & les Sçavans s'exercent tholiques dans Fétude des Saintes & Ecritures, deviennent que ceux quitombent plus~ c~ s'exercent dans les œuhumbles vres de pénitence, nous gavons que touché de nos exhortations vous avez abjuré, &: que vous abjurez ÔC détenez vos erreurs; nous levons donc la Sentence d'excommunication aviez encourue majeure que vous & nous vous réconcilions àl'Eglue~ 9 parce que nous mppo~bns que votre converfion en: uncère Mais il feroit faites au horrible que les injures
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dhérélie, dans vos

& que erreurs

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Maître du Ciel & de la terre ne mi!)[eTit pas vangées tandis qu'on punit ~celles qu'on fait à la majeure des Rois » afin donc que Dieu ait pitié de vous aux au» que vous ferviez d'exempt tres, &: que vous foyez déformais plus voici la Sentence circonspect que c., nous prononçons en contre vous, vous. laiffant la vie que par grace » vous aviez mérite de perdre. )) 1°. Vous allez être revêtu d'un habit brun, un fcapulairede ~ait comme Moine fans capuclion, avec des croix &e derriere de jaunes devant longues deux palmes ) &c larges d'une demiecet habit & ces paîme. Vous porterez croix i~r vos a~tMS habits pendant toute votre & torique l'habit Se vie les croix feront vous ne manlues querez pas d'en faire faire un autre parce~ que les croix font le Symbole de la pénitence &: loin de Les avoir en horreur; vous les aimera devez a » parce leuis Seigneur que Notre humblement la croix fur fes porté épaules. » 2.°. Dès que vous ~erez » cet habit, &: tout à l'heure, rez placé dans un endroit porte d'une ~eUe Eglife, revêtu vous élevé de feà la de-

où vous

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&: du (Muer, Pheure )u~u'à le premier juicoup de Vêpres »-depuis du Soleil, aux » qu'au coucher expofé des a~lans & des yenans. regards Vous ferez ainfi placé à la porte ~3~. » de telle ou telle Eglise ( celles ou il va le plus de monde, ) à telles &. telles meurerex à la pncondamnons au fon perpétuelle & à la nourriture cenous réfervant pain & à Feau, cette d'adoucir pénitence pendant fe» de Faggraver ou de la commuer, Ion notre bon plâiur. dira la Sentence, l'InquiMeur Après à rhéretique, en particulier mon cher votre Sentence avec rénls, fup-portez » ugnation, ne tomber pas dans le dé~e~poir, parce que je vous auure, que fi )) vous montrez de la patience vous notre s~iféricorde ». éprouverez La Sentence lue, & pendant qu'on le coupable habillera acrinquiuteur cordera a jours quarante d'Indulgence a. tous les auiuans, trois ans a ceux qui ont contribué à la capture, Fabjuration, la condamnatioR, e~c. de FHérétique, & enfin trois ans au~i de la part de notre Saint Pere le Pape à tous ceux qui ~énonceront quelqu'autre Hérétique. F iv J~/y~j. Fptes » de l'année. Nous vous

<2.X

~cMM~ comme on ra vu fë 1,'ïnquiuteur, réserve dans la Sentence le pouvoir d'adoucir & de commuer la pénitence, & il doit ufer de ce droit felon que le d'amontrera coupable plus ou moins de patience & d'humilité mendement, c'eft ce qu'onf pourra les faire envers Hérétiques qui ont abjuré leur héréûe & aux prefans beaucoup de dimculté, miers avertiMemens des Inquifiteurs. On peut fe relâcher envers eux utr la nourriture au pain Se à Peau, mrla prifon perpétuelle, en leur donnant, par la Ville pour prifon mais il exemple, Air Farne faut jamais tuer d'indulgence ticle des croix font parce qu'elles une pénitence falutaire ceux qui pour les portent, &: pour les autres un grand jfujet d'édincation. Si rinquiuteur, s'être relâché après n7.r en faveur d'un Hérétique pénitent l'article de la prifon pouperpétuelle, voit craindre qu'il en résultât quelque les intérêts de- la inconvénient pour il pourra remettre de nouReligion, & l'y tenir veau l'Hérétique en prifon, enfermé toujours pour quand même ne lui ~eroit le motif de cette rigueur nouvelle taute point fourni par aucune du coupable. On lent bien qu'il n'y au'

~s"" T/~M~ca~. 12.~

les intérêts folt à cela aucune injufHce, étant préde la Foi & la caufe de Dieu confidéraà toutes les autres férables tions. ~~o~. 3. Sch. 62.
Quant aux Hérétiques qui ont mon-

comme tré beaucoup d'obnmation & leur converfion font leur abjuration auez ordinairement il faut nmulées les garder en prifon & ne leur laiffert avec les peraucune communication sonnes foibles dans la Foi, qu'ils pourles roient & fur- tout avec inférer, femmes plus faqui fe lai~Ient déduire cilcment. 9 C'eA dans cet esprit que le Concife' dit éléganrent de Narbonne ~y entre docet, qu'il faut enfermer quatre murailles les Hérétiques qui ont attendu que le temps de grace fut écoulé con~euer venir leur crime. Ce pour même dans les Inn-rucHons Concile, qu'il donne à certains Inquifiteurs, ajoute comme nous avons ë/ Cependant', ~M dire que f~~f ~~r~~HM de CM~ ~'ë<'6, ~K'~ vous feroit difficile <& (~) Le tems de grâce étoit- un ternsqueles Inquifiteurs alors ambulans & arrivans dans ua' endroit, accordoient aux Hérétiques, avant de procéder contr'eux felon toute la rigueur des
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mais trouvernon-feulement f~r~T~ mortier /z~ce~~&ï pierres 6' pour co~ truire ~M~OTH~jf~Mf cachots, t//f:Mce yo~/?/o/yH/~K~ différer de ~~r ~OKV6Mt?Ï Pon~M~ vous <ty~.( CC/Ï/H~C hb. 3. Schol. xii. ~~yM/- cela. Adnot. L'héparlant Quoique généralement doive être condamné pénitent rétique à la prifon perpétuelle il y a cependant à cette c~ quelques exceptions règle i °. enon fe relâche de cette rigueur, à l'Eglife avant vers ceux qui reviennent d'être accufés ou dénonces 2. envers de fuite après, avoir été ceux qui tout confeffent leur crime ô~ &)nt pris, d'autres leurs connoître hérétiques 3°. ceux qui même complices queltems après; avoir été faifis mais que leur avant le& déposobjede qu'on des abandonnent itions. témoins leurs erreurs; dans ces deux cependant & plus conderniers cas, il fera mieux forme au droit commun, de condamà la pri6m ner rhérétique perpétuelle &: de lui faire C'eâ enfuite. la grace Coutume de nnquiiition de Rome. &A< jBCX. t~~ Voici obiervation~ utiles quelques aux pri~bns~ relativement t°, R y a. une di~rence temarqua~

1 des ~~K~~M~. 131 CaCivil & le Droit Me entre le Droit Selon le aux prifons. nonique quant ne font deviDroit les prifons Civil, ceux tenir durement nées qu'on qu'à doit elles '"font ad <?c~z' juger la prifon le Droit Dans Canonique, ad ~tB/2~' Aden: fouvent une peine
3. Schol. 116. il faut prendre garde que Cependant & les cachots ne foient affreux trop trop mal fains, parce que fi les priibn" les Inqui" niers venoient à y mourir C'en; ~Iteurs deviendroientirrréguliers. la raifon que donnent Zabarella~ J~oca" tus & d'autres ~~o~. celébresDoe~eurs. 3 ~'c~<?/. î 16. Au reue, il faut fçavoir que les In& leur$ Vicaires quiuteurs peuvent s'absoudre les uns les autres de l'irréils pourroient gularité dans laquelle fans y prendre Ce droit tomber garde. leur a été accordé IV. Z~par Urbain yëc?. jM/ j). pag. 3~8, 2. L'obscurité &: la dureté des cachots être doivent proportionnées & la grandeur des crimes, & à la quades Il ne faut Eté perfonnesles hommes & les femmes point mettre çnfemble. un mari 4°. On peut mettre & fa femme dans le même cachoty lo~ not. lib.

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Zë Manuel ?~ mais enSemMe qu'ils font condamnés eft innocent Fun des deux la femme par exemple, on doit lui donner un itbre accès auprès de fon mari. Il ne faut point mettre deux prifonniers dans le même cachot, à moins que l'InquiSIteur n'ait pour-cela des raifons particu" commune lieres, parce que l'infortune forme bientôt deux entre, coupables une liaifon & qu'ils étudient étroite, de concert les moyens de s'enmir de la vérité, 8d. 6°. Les Inquificacher teurs doivent viiitèr de tems en tems & leur demander îes prifonniers, fi on donne les choses ïeur & néceuaires, s'ils font bien ou mal. Il en: même à ces vifites foient Sréquentes~ propos'que fouffi-e impatiemiorSque le prifonnier fa captivité car fi la vue d'un ment un mot d'humanité &: Juge eft terrible, de fa part, cA quelquede compaSHon fois une grande conSbJation. EnSîn il y a beaucoup d'autres prati&: fages utiles pour ques lesquelles renvoyons à I~uSage qui inih-uira d'autant mieuxque vos leçons plus certaines choSës qu'il y a en ce genre de ne point divul" qu'il eSt important &: qui font affez connues des tnguer, ~f~A lib. j. ~'< qui~teurs. ïj7. nous

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CHAPITRE Z)g

XIII.

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condamnés à la j7//?/Cë Séculiere.

des

par

abandonne (~) à la Ju~ice Sécu1°. les relaps pénitens 2.°. les liere non relaps; les hérétiques impénitens & relaps ~.°. les hérétiques impénitens ceux c'eH-a-dire, hérétiques négatifs, u.ini~anpar des preuves qui convaincus à nier leur crime. ~°. les tes, s'obninent contumax ~)eut les hérétiques lorsqu'on ce qu'on exécute ~ur leur effi~aiûr N ne peut pas s'emparer gie, lorsqu'on, de leur perfonne. Des relaps pénitens. On appelle relaps celui qui foutient de nouproprement veau telle ou telle opinion hérétique-, il dont avoit été convaincu, & qu'il à la Juflice Séculière ~) 1/a.bandonnement eA la derniere peine que prononce I'InquI~t:on ~ecuiiere qui décerne la peine de mort. Il eft vrai que les Magistrats font excoms'ils ne muniés & traités comme hérétiques mettent pas tout de fuite à mort les coupamais les Inquisiteurs bles qui leur font livrés prétendent toujours qu'ils n'ont aucune parr à la. mort de l'Hérétique parce que les Loix qui les: condamnent à perdre vie, font l'ouvrage d~ laJufUcefëculieret
c'e~ Fautonte

~~M~/ mais outre les reiaps avoit abjurée il y a plufieurs autres dits proprement eA cenfé relaps & cas ou le criminel ï~. lorfque tel~ôc c~eu, puni comme fans avoir été véritablement convaincu la premiere il retombe dans telle fois comme héréue qu'il avoit abjurée mentement ou f/o/<cMM~ Soupçonné. avoir été véhémente2.°.. Lorfqu'apfès ment ou violemment d'une' foupçonné telle héréûe,8~ Fhéréue en avoir abjuré il retombe dans quelque hérégénéral, de celle ne que ce foit, même diAinguée dont iî avoit été Soupçonné. 3°. Lorf conavoir été véritablement qu'après vaincu devoir êc avoir abjuré il communique telle héréHe~ y d'après cette convi~ion des hérétiques~ avec feuleavoir 4.°. Lorfqu'après abjuré il eA uirvenu ment comme de m~pe~ nouvelles contre lui, preuves qui ont fon premier crime & qu'il comeonnaté avec des hérétiques munique parce que ces nouvelles preuves, quoiqu'acfon abjuration, font conquues depuis noitre cet fois, que des la premiere homme étoit véritablement coupable &: qu'on l~aju~é trop. &.vora-' ~héréHe, en ne le &i~ant blement abjurer que <:omme j~upect~ Soutenu

des On

~N~f.

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tous les cas o~ que dans on iuppo~e eA cenfé relaps, rhérétique une une héréile toujours particulière de plus, cette abjuration précédente ou doit avoir été ordonnée, abjuration en vertu du Soupçon ou e~ véhément, vertu du Soupçon violent. Ancharanus &~ Matheus ont prétendu. de ordonnée que Fabjuration précédente, en vertu du Soupçon levi léger, un hérétifuffifoit pour faire regarder cette que comme relaps, loriqu'après on découvre avoit e~ abjuration qu'il ~e<~ivemeni Soutenu rhéréiie il dont etoit &: qu'il légèrement Soupçonné eft retombé dans cette mais héréûe cette eft trop en. opinion rigoureuie, ce qu'elle ne met point de différence entre la rechute l'abjuration de après &: la rechute après l'abjuration y de celui qui eft véhémentement ou vio~ temment ~~<?. Soupçonné. part. j<r ~~o~. 2.M< 6~. ~< voit
'd précédente entraîne les. mêmes fuites que l'abjurarAccuïe tion c~eA-a-dire que lorfque s'en: purgé d'une telle en hérésie par? s'il tombe dans cette même ticulier, il eu: cenfé relaps & puni comhéré6e, a été &)upy ~ne tel. Aijdi ~û un homme canonique L La ry ;t purgation a~,

de penser les ~onné qu'on doit ~o~y & que fur ce foupçon on hérétiques l'ait obligé de fe purger canoniquement, la même s'il vient à foutenir il erreur, fera mais a cenfé relaps lorsqu'on la purgation ordonné canonique que en gênele Soupçon d'héréne d'après fi FAceu~e tombe dans quelque rat, il eA a la vérité héréfie en particulier, mais il n'e~ pas puni très-ieverement, au moins pour la premiere abandonne à la Juu~ice Séculière. Je dis au fois, moins pour la premiere fois car fi ces alors je rechutes étoient fréquentes crois qu'il comme re~ faudrait le traiter Ïaps. ~<~3<?~. /j. ~'eAo/. ~i. la rechute Les relaps donc, lorfque eft bien conûatée, être livrés doivent à la Ju~ice ~eculiere~ quelque proteu~a'& quel~tion qu'ils fanent pour l'avenir, repentir qu'ils témoignent fine auDirect, part. 2. quaeA. quâcumque. 40. part. 3. p. 331. En effet c'en: auez que de pareilles une feule fois FEgens ayent trompé ~~c~. glife par- une faufle converfion. 2. ~~c/. < On doit d'abord au couenvoyer pable des gens de bien qui l'entretientb~nt du mcprt~du des m~e?e& monde, que

~~M~y~ 3e cette

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& des joies de la gloire du Paradis. ils ce préambule, Après lui feront entendre qu'il ne lui eft pas la mort temporelle, &: d'éviter poffible qu'il faut qu'il mette ordre aux affaires de fa conscience ,o~c. On lui accordera les Sacremens &: d'Euchade Pénitence ï~ie s'il les demande avec humilité. vie,
devant lui., paroîtra pas le metparce pourroit que fa préfence tre en fureur &: le détourner des fentimens de patience & de pénitence doit lui infpirer. qu'on avoir ainfi employé Après ~quelques le coupable à la mort, jours à difpofer la Jufiice fera avertir Sel'Inquifiteur à telle heure tel jour, & culier, qu'un dans tel lieu on lui livrera un héréti&: on fera annoncer au peuple que, à la cérémonie, qu'il ait à fe trouver fera un fermon parce que FInquiuteur fur la foi &: que les auin'ans y gagneront les indulgences Z~taccoutumées. L'Inquiiiteur ne

j. p. 331, La Sentence contre l'Hérétique pénitent &relaps fe prononcera dans la forme fuivante Frère N. de l'OrNous dre des Prêcheurs, contre Inquifiteur » les Hérétiques délégué par le Saint nous fommes bien & dueme!'t Siège,

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tel e~ informés que vous, N. natifd'un dans un tel Diocèie/~k accuféde adroit, aviez été convaintelle & telle héréue, ~cu de les avoir enedivement~butenues; devenu &: que plus ~fage, vous les avie% On nous avoit rapporté abjurées. étiez retombé dans depuis que vous nous avons e~ces mêmes en~urs miné la cho~e avec foin, & nous avons reconnu que vous êtes en effet relaps. vous revenez au giron de rEComme ~gli~e,& que vous abjurez votre héréiie, nous vous accordons les Sacremens & deTEuchariuie » de la Pénitence que vous demandez mais avec humilité, rien faire FEgIiie de Dieu ne peutphis de vous avez abu~ après que vous A ces causes y déjà de.ifes bontés. vous nous déclarons nous relaps, » vous rejettons du for de l'Eglife &: nous vous livrons à la Juflice ~écu» lière, en la priant néanmoins, &: cela » eiHcacement, de Sentenf modéreg,~a ce/en~brte que tout fe pa~e envers fans e~uuon de ~ang, 6c fans vous « danger de mort. Z~~c?.j.pag. 332 &3H. fait à la Cette priere que l'inquiuteur Justice iéculiere, que tout fe paffe fans de ~ang doit être ~bigneu~ ~.dion

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mue en uïage afin que les Inquiment fiteurs ne tombent pas dans Firrégularitë. Covarruvias une autre préindique caution utile pour cela. Iî dit qu'au lieu au bras de livrer ~t~ les Hérétiques il feroit Séculier, plus mr de les condu Juge laïc., de les damner en préfence chaffer du for de FEgliie, ~/77~~fo~ afin que ~ir dimittere, ~n~ JKr~cKo/M le Juge Séte champ ut ~c/M~ /?~ du derculier les reçoive & les puniue nier fupplice eos recipiat /M~~y~fM/ M/e'e/'c' <ï~t;M~. C'e~ e~eûivement ce qui s'obferve da~s la prati" que. de FInquiuteuf Quant à FinterceSion du Juge Séculier en lui livrant auprès comme on vient rHérétique quoique, de le voir elle ne ~bit que de ~orme on demander fi peut l'Inquiuteur peut la ~aire en uu-eté de confcience vu qu'il eu défendu Loix d'intercépar pluueurs der en faveur des Hérétiques mais nous répon.dans la vérité il ne fec~à roit pas permis d'employer pour un Héune interce~ion de rétique qui feroit ou qui tenquelqu'avantage pour lui, droit à empêcher la juu:ice qu'on doit tirer de fon crime mais bien celle dont te but eft de ~muh-aljre à rir. l'Inquiûteur

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~~zo~. qu~il encoureroit. régularité z. Schol. xvn. Selon il ne faut Auteurs quelques des condamnés! pas lire les Sentences dans l'Eglife, conduisent parce qu'elles à la mort. Mais l'illuSh-e & le gavant Doreur Martin d'Afpilcueta dans fon foutient contraire Manuel, ropinion par d'airez bonnes raifons; il faut cependant ou l'on convenir qu'une grande place, des echaffauts ou e~rades peut dfeuer &: oti un grand Peuple peut très-élevees, en: encore jfe ra~ïembler plus conve* nable mêmes- qui font que les Eglifes rarement aiïez grande& & affez commo-~ des. C'eA pour cela qu'en on Efpagne hors del'E~ fait toujours ces cérémonies /~j.6~. glife.o~. le Coupable aura été livré à Lorfque la Juftice Séculière celle-ci prononcera fa Sentence, fera conduit & le Criminel au lieu du fupplice desperSbnnespieu~ ~(es l'accompagneront l'aubcieront à avec tui, & ne leurs prieront prières, ~e quitteront point qu'il n'ait rendu fon ame à fon Créateur. Mais elles doivent bien prendre de rien dire ou de garde rien faire qui puiSïe hâter le moment de ~a mort, de peur de tomber dans l'irrégularité, Ain6~ on ne doit point e.xhor~

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ïcr le criminel à monter fur l'écha~ut, t ni à fe préfenter ni avertir au bourreau ci de dMpo~er les inûrumens du celui de manière fupplice que la mort s~en& que le Pa. iuive plus promptement, à caufe lient ne languide point, toujours de l'irrégularité. ~f?.<z~. j. p. ~3 2., Sch. 63 3 ~~o~. j Jurifconfultes ont prétendu Quelques laïcs que les Magiftrats après avoir re" çu les Hérétiques qui leur font aban* donnés fe diP par FInquintion, peuvent eux la Sentence de porter contre penfer de mort. Mais leur opinion ~t .combattue par tous les Canonises appuyée fur les ConAitutions des Soud'ailleurs verains Boniface UrPontifes. VIII, bain IV & Alexandre IV. Si donc les Magiftrats rexécution diiîeroient trop long-tems il faudroit des Criminels, les comme des Héréti-~ fauteurs regarder comme tels ceux qui ques, ôc pourfuivre j!e rendroient d'un auni grand coupables crime. Nous s'ils différoient diions trop car il y a des Pays où Fumage long-tems établi eA de différer l'exécution de quelItalie. On y concpmmeen ques jours, dans les prifons duit les Criminels après du Saint Onice J.a Sentence après quoi

Ï.c Manuel on les en tire un jour ouvrier pour les Le Pape Innocent dans fa brûler. IV, accorde Bulle extirpanda juSqu'à cinq jours de délai, par où Fon voit que Fe" les Magiftrats qui dînèrent feulement ne xécution pendant jours quelques faudoivent comme pas être regardes teurs d'héréSie. En Efpagne FuSage eSt que la JuSUce la SentenauSu-tôt Séculière après que ce des Inquifiteurs eu: portée, prononce elle-même la Sienne, & conduit les cou~~o~. pables droit au lieu du Supplice, 3. Sch. QQ. Dans quelques du monInquiutions de Chrétien on ne livre point les Héréles jours de tiques à la Juuice Séculière Fête. Je ne prétends pas blâmer les coutumes louables en ufage dans les différens Tribunaux du Saint Office; cela eft aHez indinérent, pourvu que FHérétia mérité que-Sbit puni du fupplice qu'il de dire que mais je prendrai la liberté qu~on SaSïe cett~ beaucoup ~'approuve céremomeles jours de Sêtes, parce que, comme le dit très-bien Joannes Andréas, il eft utile qu'une foit grande multitude & aux tourmens au fupplice préfente des Coupables afin que la crainte les détourne du mal. C'eu: fans doute cette
t'Ai

'des J/~M~M/ Y~ 1 1 les Tribunaux fai~cn qui a déterminé choifir les jours de Fête pour d'Eipagne les actes de Foi. La présence des Chapides Eglifes & des Magiftrats tres, y très-éclatante. C'en: rend la cérémonie un Spectacle les autans ds qui remplit du Juterreur, & une image effrayante Or cette crainte eft le dernier. gement fentiment le mieux d'in~qu'il convient & on en retire les plus grands jpirer, ~cAo/. 6j. ~n< avantages. ii Peribnnene doute qu'il ne faille faire mourir les hérétiques mais on peut demander il conquel genre de Suppliée vient AIrbnnis Caurus d'employer. 7~. 2 hiereticor. ~M~M~o/ïe, penié ~<z eK auez indifférent de les faire 'qu'il ou par 'périr par l'épée, ot?par le feu mais Hoflienfis 9 'quelqu'autre fupplice Covarruvias., Simancas 'Godb~edus, &c. Soutiennent Roïas qu'il faut abfo~ument les brûler. En effet comme le dit très-bien iupplicedu ~eu ~n: la peine due à l'héréue. On lit dans Saint Jean, Si quis in chap. i~ me non manferit mittetur foras ficut palmes <S' ~/e~ in ignerit <~ colligent cM~
Hôu:ienus le

6' ~r~ '3 Celui qui ne demeure comme pas en moî~era jette dehors un iarment, on l's & il féchera

2~ Manuel ï44 &: on le jettera au feu, c: ramafiera, il brûle. que la coutume Ajoutons univerfellede la République chrétienne de ce fentiment. Simavient à l'appui noas &Roïas ajoutent qu'il faut les brûler vifs, mais il y a une précaution qu'iî faut toujours en les brûlant, prendre la langue ou de C'eA de leur attacher leur fermer la bouche afin qu'ils ne fcandalifent par leurs pas les afïiAans 6' ~~o~. lib, ;z' ~XY.FYJ. impiétés, ~9~t?. des hérétiques devienQuelquefois fous de leur nent avant l'exécution Auteurs ont préSentence quelques des intervaltendu qu'il falloit profiter les lucides avoir pour les qu'ils peuvent au fuppliee; conduire mais dans des cas femblables il eu: plus fur de confulter le Souverain ~~r, Des Pontife. ,< lib. 3 yi~

Hérétiques

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non L'hérétique impénitent relaps efi abandonné, le relaps, comme a la Il faudra JfuHice Séculière. d'atâcher on pourra bord. de le convertir lui des Religieux envoyer des Prêtres~ avec tuUaBiMeàla main. ~difputent

des .~M~M~ T~ y au de le livrer :I ne faut pas fe preiier d'abord dans bra~ Séculier. On le tiendra & incommode bien obfcur un cachot S'il réSiûe à cette ferré dans les fers. on cherchera à le ramener par épreuve, en le traitant avec d'autres moyens en le mettant un peu plus de douceur en lui dondans une bonne chambre, & en lui nant un peu mieux à manger, on le promettant que s'il fe convertit S~il ne donne recevra avec miséricorde après quelaucun Signe de changement on laiffera venir de auprès ques jours, les plus lui fes enfans, s'il en a iurtou~ & fa femme l'attendrir jeunes pour fi tout cela eft inutile on le livrera au bras féculier. Z)~ pag. S'il arrivoit à prêt que l'hérétique être attaché être au pieu pour brûlé donnât des fignes de converfion on le recevoir pourroit peut-être par grace finguliere & i'enfermer entre quatre murailles comme les hérétiques pénine faille pas tens, ajouter quoiqu'il de foi à une pareille converbeaucoup ne foit ~fton, & que cette indulgence autorifée aucune Eu par disposition mais cela eft fort droit, 9 dangereux à Barcelonne~ j'en ai~ vu u~ exemple 3~

G

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Le

Manuel

condamné Un Prêtre avec deux autres hérétiques &: déja au impénitens, milieu des flammes cria qu'on le re" tirât &~ qu'il vouloit fe convertir on le retira en éffet déjà brûlé d'un côté je ne dis pas qu'on ait bien ou mal fait, ce que je ~çai, c'eA que quatorze ans on s'apperçut qu'il dogmatifoit après & qu'il avoit corrompu beauencore, on l'abandonna de perfonnes coup donc une autre fois à la Jufiice, & il fut brûlé. Z~r~?. part.3, j~. on n'u~e plus d'une Aujourd'hui pareille indulgence envers les hérétiques été liaprès avoir qui fe convertiffent vres à la JuAice iéculiere, parce qu'on ne font présume que ces converfions du regret d'avoir o~e:uë pas l'effet du ~ëu qui eft mais de la crainte Dieu, des coupables allumé fous les yeux ainfi quand ils promettroient mille &: il eA toujours mille fois de fe convertir, en aucune plus fur de ne les entendre manière. L'inuruûion &ite en 1~61 à aver< d'Efpagne, Fufage des Inquiétions de ne pas recevoir tit fagement même les hérétiques négatifs qui fe convertiuent au Sortir de la prifon avant que leur Sentence leur foit prononcée~ or les impénitehs ne doivent pas ctretrai?-

des

7/MM~MM~.

1~7

tés plus favorablement que les négatifs, &; il n'y a rien de plus ju~e, puiiqu'aen public on eft vant de les produire cenfé avoir fait les plus grands efforts ~~o~. ~.j fch. pour les convertir, c~yc&c~. 6~. faire niiOn peut nous robjeûion
vante

de mort un hérétipunit Lorsqu'on on perd fon ame & que impénitent, fans doute un plus grand mal de c'e~ rhérétiperdre une -âme que de laiffer A cela on peut répondre, t que impuni. brûle un hérétique ce n'eA lorsqu'on mais prinpourfon bien, pas feulement & le bien cipalement pour l'édincation du peuple c~ le fpirituel catholique bien public eA préférable à l'avantage de cet homme damne particulier qu'on en le faifant mourir ~/zo~. impénitent. ~y~o/.jc.x~ J9~ ~M ~~c/z~g/M yg~ &: relaps comme eft les à fon bie~

L'hérétique impénitent livre à la Juu:ice iéculiere précédens. Voici ce qu'on le tenir doit dans

objferver un cachot
Gij

égard. Il faudra

Manuel Z~ c~ bien jfur, bien jferré dans attaché avec une chaîne, de les~rs&. ne s'échappe qu'il <8c qu'il n'en peur îe fera aille gâter d'autres. L'Inquiûteur de le auvent &: tâchera comparoître., à bout convertir; que 6 on en vient avec la grâce de Dieu, il faudra cepen" lui faire dant entendre par quelques la ~ensde bien, qu'il ne peut pas éviter mort temporelle &: qu'il mette ordre aux anaires de fa conscience. Lorsqu'on lui aura donne un tems ~u~I&nt pour fe la mort, ( qu'il dupoSer jfe repente ou non, a la JuAice ]fë' ) on le livrera culiere, en lui pronoaçant & Sentence dans la~orme qui âlit: des Prê.Nous, Frère N. de rOrdre y~ incommode ~cheurs,Inqui6teurdëlafo~c.Vous dans pMeursherë' ~étiez déjà tombé vous aviez paru vous repentir, Hes vous avoitabjfbus,&: vous ~rEgli~e r'ouvert fon fein mais nous ~avoit avons appris avec bien du chagrin que dans les erreurs vous êtes retombe Nousav<?ns que vous aviez abjurées, examine la cho& avec le plus grand avons conuaté yotre re~~bin, nous de tout notre chute nous déûrions comme nous délirons cœur, encore ~e vous ~ire rentrer dans le ~m de

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~&~r~.

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des ?) rEglue, & Dieu nous eft témoin grands efforts que nous avons fait pour mais déduit par le malin Esprit y cela; éternel" vous avez mieux aime brûler dans les enfers & être brûle ment à vos damnaM ici bas, que de renoncer C'e~ pourbles &: criminelles erreurs. FE-glue ne peut plus rien quoi comme faire de vous, & qu~elIe a épuise inuti~es reubur" lement envers vous toutes des pécheurs, » ces pour la converûon & impénous vous déclarons relaps à la » niteht, S~nous vous abandonnons en priant Justice Séculière, cegjendant » ladite Cour, S~ cela efficacement, que tout fe paile envers vous ~ans danger M de mort & fans effufion de ~ang, &c. De l'hérétique

On donne concenomàrhérétique vaincu des témoignages ~um&ns par &c on le livre au bras qui nie ~bn crime, isculier. La raiibn de cela ett que celui dont il eft convaincu qui nie le crime €~ évidemment 2?~6f?. impénitent. part. ~M<B~?. Il faut cependant examiner les téïRoins avec le plus grand don~bin, ner du tems à FAcc~ue pour qu'il ~e
Gii~

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jM~~M~

k<, employer obtenir cet moyens. pour il faudra le tenir aveu par exemple, dans un cachot les fers aux incommode & là l'exhorter ibupieds & aux mains, fon crime.S'il vent à confeffer avoue,on le traitera comme l'hérétique pénitent, (en n.!ppoïant cependant qu'il ne foit pas à nier, il fera lirelaps ;) s'il s'obAine vré à la Ju~ice Séculière, & traité comme l'hérétique impénitent. La Sentence contre l'hérétique néga&. .tif, & les cérémonies qui précédent l'abandonnement qui mivent qu'on en fait à lajuu:ice font à peu de Séculière, chofes près femblables à ce qui s'obferdeterunne meilleurs a avouer; ve pour l'hérétique impénitent. Si l'hérétique avouoit fera lorsqu'il au-lieta prêt à être brûlé & déjà arrivé cette converuon du Supplice quoique comme l'effet de la doive être regardée de la mort, crainte plutôt que de l'aon pourra lui acmour de la vérité, entre quacorder la vie~ en Fen~ermant Les Loix, n'obligent cetre murailles. à avoir pas les Inquifiteurs pendant cette indulgence. j' ~<~ ~'rg~ ~7' les hérétiques Lorsque négatif tègent fermement qu'tls croyent protout

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7/M7/MK~.
Ce que croit

I~ï 1

Romaine quelFEgliie ne Auteurs qu'on prétendent ques féa la Ju~ice doit pas les abandonner n'en: pas mais cette culière opinion eu: rejettée recevable elle prefqu'umA la raifon ver~ellement. que nous avons donnée plus haut, que l'Hérétion peut en eft impénitent, que négatif d'autres ajouter beaucoup également fortes. ne fatisfait L'Hérétique négatif pas à l'Eglise qui exige de lui une Satisil ne fe corrige & on point, accorder le pardon qu'a l'amenEn~n il ne con~eu~ pas fon du péché &: la confemon eft crime néceuaire le pardon, pour en obtenir &; pour montrer de dignes fruits de pénitence. fi quelqu'innocent eft tout Après condamné il ne doit pas in~u~ement, fe plaindre du jugement de FEglife, qui a ~ugé d'après des preuves ~um~antes & qui ne lit pas dans les cœurs &: de faux témoins l'ont fait condamner, il doit recevoir fa Sentence avec réfi&: fe réjouir de mourir gnation, pour ,la vérité, ~~o~. ~cA. <~ /j. Il ie préfente ici une belle que~ion à traiter on demande fi celui qui. eit innocent & condamné en conféquence faction ne peut éement.
Giv

t<2.

Le

~<ï~K~

dé la dépofition de faux témoins, peut le crime qu'il n'a pas commis avouer & fe couvrir de l'ignominie que l'héréfie entraîne éviter la mort. Il pour étant Semble d'abord que la réputation un bien extérieur chacun eft le maître de le facrifier pour éviter les tourmens ou racheter fa vie qui qui font un mal, eft le plus précieux de tous les biens d'ailleurs ainfi ia réputation, en perdant on ne fait tort à perfonne. Mais ces raisons ne nous paroiuent Celui qui s'acctue ainfi pas uimfantes. commet au moins un péché véniel comtre la charité qu'il fe doit à lui-même il fait un mensonge en avouant un crime qu'il n'a pas commis ce menfonge le fait à eft furtout criminel lorsqu'on un Juge qui interroge juridiquement car c'eu: alors un péché c~ mortel quand ce ne feroit qu'un péché véniel, il ne feroit de le pas encore permis commettre éviter la mort & les pour doive tourmens ainfi, quoiqu'il pacondamroître bien dur à un innocent né comme de mounégatif~ hérétique le Condans des cas Semblables, rir, ~e~eur qui l'exhorte doit lui faire ende tendre qu'il ne lui eft pas permis .s'accuser fauHemen~ c~ que s'il j{bu&'e

1~ ~M~~r;f. avec le fupplice & la mort reugnaimil obtiendra la couronne tion, du martyre. mortelle ~f~o~. j 9 _/c~.

De ~~yg~~Rc

contumax.

contumax & rnLorfque l'hérétique les citagitif ne comparoait pas après tions qu'on a vu plus haut foit qu'il ait été convaincu ou qu'il foit fimplement ~ecuon le livre à la Juuice contumax, !iere comme par hérétique impénitent, la Sentence mivante. » Nous, Frère N. Inquuiteur.,conûdérant que vous N. natif d'un tel endans un tel Diocèse, étiez dédroit, feré à notre Tribunal comme couM pable d~héréiie & par le bruit public de gens dignes de ~bi par Finunuatiort de les devoirs notre pour remplir nous avons voulu rechercher charge, fi le bruit qui étoit venu )u~qu'à nos oreilles étoit fondé fi vous marchiez dans la lumière ou dans les ténéM bres. Nous vous avons ~ait appeller vous avez avoué vodevant nous '? tre crime & promis vos erd'abjurer ~reurs &:d&vous îbnmettreauxpémtences que nous voudrions vous imposer. Gv

~4 <4 J~M~M~ Mais j~édmt depuis par les arttnces~ du iaîules remèdes ~démpn,& craignant Fhuiïe & le vin que noMS nous taires, à appliquer à vos bîeuures~ ~préparions » vous vous êtes enâli de votre prison, ~~c vous cachant tantôt dans un endroit &: tantôt dans un autre, vous vous dede mantere à np~ per~uiltions ou FeiaMblument que nous ignorons malin Audit vous a pu conduire. ~prit CO/2M6~ ~f(Ce ~M'(M: M~ de V<W ~M/~MM< <i /'J7&r~M co~cK, M/M </C J~! JPr~/O~~ ~Q/C~OM~ ~'M/ co~a~M~ ~'jNe~~M j~ ~M~ M~ 7&Ï M~~ </M ~C JR~ M<WC <0/n~ y<M yo~/M .y<ï~-<?~ Nous vous avons cite ~c/M~M'c~. ) &: vous, en ~tiyant tin cpnïeil ingénie, vous n'êtes point comparu. M Nous vous avons excommunie ~you~avëz&utehnrexcommunicatton. La ~iate Eglue de Dieu a attendu N~ïuau~ ~ein rcbez

~tiî~niënt que vous revinMtez ~de~aïni~ticorde~ ûvous aviez quitta elîe & di~potbit xvcs erreurs, à vous ~nourrir avec les Mameîies.de & ci~tous fes jfoinsppurypus ~meMe niais = ont été inutiles~ ~Nousvousavonsmenacédeproïlon~ ~cer en&i cp~ye vous HNe Sentence

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des

/~K/6&~

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le refus obAinc q'ne vous taipunitive; aûe~ nous montre ~tes de comparoître voulez demeurer toujours que vous ~dans vos erreurs ce qui nous cau~e Mais comme nous une grande douleur. une pa~ tolérer davantage ne pouvons de fi grande de~bbéiuance à rEglue de votre Dieu, après un mur examen dans notre Tribunal ~eauie,nous,ams fous nos les faints Evangiles placés afin que notre Jugement forte yeux de la face du Seigneur~ que nos yeux ~voyent réquité ayant pour guide la ~vérité de la re~gion &: irrén'agable S. Paul, bienheureux ~poUnModclele ~nous contre vous la Sentence portons iulvantë MLe nom de Jeuis~Chriu; invoqué. Nous vous déclarons ob~i" hérétique &: comme tel nous ~.né Se impénitent, vous abandonnons à la Juj~icë fecu* aSe~uculiere, en priant cependant laJuu:ice ~ïement)~) ~uidite~ Mii jamais elle peut vou& avoir en R de modérer fa Sentence ~puiHance » envers vous de manière que toutes ~pa~e~ans danger de mort 8e fans » faon de fang. Z~~<?. jMrjf. j. eSu~

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~6

Z~ JM<SM<~

CHAPITRE J~M Crimes J~H~M Saint-Office.

XIV. 7a/7/<Ko~

en général eft 'T"'OUT hérétique du SaintSoumis à l'animadverSion jt. de mais il y a certaine O~Rce, genres crimes qui ne font pas héréfie proprement 6~ qui rendent dite cependant celui qui en e~t coupable, de juuiciable Voici détails fur rinquintion. quelques cela. i* Les blasphémateurs qui dans leurs difent des chofes contraibla~pbême&, res à là foi chrétienne, doivent être comme &comme jregardés hérétiques; ils font ibumis au jugement des tels & punis des peines de Inquisiteurs celui qui dit, /<z~Hdroit par exemple, fou </?/?M/<M/M que Dieu /n~c nelpourroit nous donner du beau temps péche en de foi contre matière le premier article du Symbole. Z~n'<?. 2. part. ~M~. Auteurs ont prétendu Quelques que ceux dans qui blafphêment FyvreSïe, être comme peuvent punis hérétiques

Y ?7 en: pauee leur parce ïbrSque yvreûe <qu'on doit croire qu'ils ne laiffent échapdans per que des opinions qu'ils avoient leur bon fens mais ce Sentiment eft il faut cependant trop révère infliger dans quelque peine à ceux qui tombent de pareilles fautes. Mais cette indulgence ne doit s'emceux qui étoient dans ployer qu'envers une yvreffe & non pas envers entiere; un homme entre deux comme vins ~< l'a très-bien Campegius. remarqué ~<M. j. ,y~o/. On peut compter parmi ~s Ma~phéceux mateurs qui font des plaifanteries contre la toi Dieu & fes contre Saints. C'eA auul à FInquIuteur qu'il de les A la vérité les appartient punir. loix n'ont pas règle la peine qu'on doit décerner dans des cas pareils. Il fie payo~t pas qu'on doive les punir comme des hérétiques véritables,parce que pour
conAituer i'héréiie il ~aut erreur dans

<M~

ob~ination dans la ce qui ne fe trouve volonté pas dans les plaifanteries. Si cependant une per~bnne après avoir dit en plaifantant,fi en ce monde je /<M ~oM~ /MMe aurai une dans foutej'en /M~~ noit cette alors il renextravagance,

l'entendement

&

~8 treroit

z~ dans

A~

la claffe des hérétiques. C'eA auni un crime énorme que de des pafaire des applications profanes roles de l'Ecriture Mainte, ou de les ern~ eti comme on le fait quelquefois ployer amour le cœur d'une toucher pour v lib. 3. ~c~. /;7. femme. 1°. & Devins font ~uftiLes Sorciers dans ciables du Saint ~Omce. Lorfque ils font des chofes leurs qui fortileges fentent comme de rebaptifer rhéreue les enfans,d'encenfer une tête de mort) 5 &:c. mais s'ils fe contentent de deviner Favenir par la chiromantie, ou infpecà la courte tion des mains ou en tirant ou en comultantTa~rolabe, il paille & c'eit n'y a là que fimple Sortilège, au Juge Séculier à les punir..Z~rM?. 2. placer parmi On*peut ceux des qui donnent aux~ëmmes faire breuvages pour s'en aimer. ~M~?. ~j< 3°< Ceux qui invoquent Ies'Démony~ & dont on peut faire trois claHes. La aux dépremière de ceux qui rendent mons un culte de latrie, en facrifiant, en chantant en ~e proAernant des en. gardant la continence ou en prières, en ton honneur, en allumant. jeûnant des cierges enbr.Maat o~c. de l'encens, ~M~/?. <$!S derniers, ~2.

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La ieconde eft de ceux qui le conten-' tent un culte de de rendre au diable Dulie ou d'Hyperdulic les en mêlant noms des diables aux noms des Saints en les priant d'être dans des litanies leurs médiateurs de Dieu, &~c=i auprès La troifieme claffe comprend ceux qui les démons, en traçant des invoquent en plaçant un enfant figures magiques, au milieu d'un en ~é Servant cercle d'un mi-~ d'une d'une couche épée, &c. En, général reconroir, on {'"ut noître ailex facilement qui invoceux fales démons à leur regard quent leur & à un air terrible rouche, que donnent les entretiens 6-équens qu'ils~ ont avec les diables. Tous ceux qui invoquent les démons de l'une de ces trois manieres, font tujet& à la Juri~dichon du Saint-O~Ece comn~e doivent être punis corn* hérétiqu.es~&: me tels. En en!et, n/M~c~M~ qui ~e trouve dans les trois casque nous venons d'exeA toujours un a~e d'héréfie pliquer, de quelque manière qu'on la pratique. .Z~r~?. ~M<B/?. Si cependant on ne demandoit au diable que des chofes de fon qui font comme de tenter une femmeiinétier

de luxure, pourvu qu'on h'em~ les termes d~~r~o/z Se de mais ceux de commandement 1 qu'en ce tî y a des Auteurs qui penfent d'hécas on as ~ë rend pas coupable téue. cette dërme~e observation y D'après 6 en invoquant renle diable, pour dre une femme ieniïpar exemple le~ai&urde bleàramour, fortileges & fert de l'itnpérat!f;jM commande, je a'eA pas~ t'ordonne ~t-~s, ~e. rhéré6c Ïâ bien tnarquée; mais 6 II dit, je ~c. rhé~e~z~ je ye ife co~ reiie eft manifë~e, parce que ces paroles de prières Se renferAtppoient mentradoratiom~ Parmi ceux ïës déqui invoquent les AArotogues mons, on peut compter ne & JesAlchymi~es~ qui îor~qtt~ls (~coMVertes peuvent pas aux ne inanquent qu'ils cherchent pas de fecourir au diable, Ïm &nt des <acriAces o~î expre~ement t'invoquent., <0u tacitement. 2?~~ ~j. p. 2. conduit <ur-tottt a ÏinvoL'aîchymie cation des démons ceux qui s~ Kvrent &ns argent; car tt tm homme riche oc âiaire de l'or, on peut pNiSanLt eherche péché pîoïe pas a&~lMmept ~e di&ea~er de le ~bupcon-

f~ du

fe~~a~

ner de magie qui fe ruin'ont pas de grands moyens nant communément dans leurs entreou à fe mettent ordinairement prises les démons ou à faire de la mvoquer monnoie. faune Les ChymiAes s'élèveront peut-être mais il faut confidérer contre moi que & je ne n.tis pas feul de mon fentiment, & très-fçaque des Auteurs très-graves vans ont penfé de meme. Je ne vois ce qu'ils pas d'ailleurs à l'autorité peuvent répondre du Pape Jean XXH 1> qui dans fa conu~ution Spondent quas non exhibent divitias paudes peines décerne peres ~A~/H//?~ ceux qui vendent de très-~ëverescontre For ou de l'argent fait par les AlchySchol. miu:es. ~~o~. les infideles les preLes Juifs contre leur miers, pèchent lorsqu'ils dans les articles de leur foi, croyance chez eux & chez qui font les mêmes comme ils facrifient aux nous quand ce qui eA attaquer Funité de démons aux Juifs & aux Dieu, dogme commun Chrétiens. Une autre raifon démontre que les être foumis à l'animadverJui~s doivent ûon. de$ tnquiûteurs attaloriqu'ils

ZM~~M~. mais les Alchymiftes

Ï~E1

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Z~jM~M~

entr'eux les dogmes communs quent & nous. On fçait des que les enfans ou même Juifs qui ont reçu le baptême, les adultes par des mequ'on a obligés de leurs ou par la confifcation naces ou même ou à force de coups, biens à recevoir le de la mort par la crainte être contraints d'obdoivent baptême, ferver les promeues qu'ils ont faites en à plus recevant la foi de JeSus-ChriSt forte raifon d'être les obliger peut-on à Dieu dans les engagemens idoles ont contracté d'oblibrement, qu'ils de croire ferverfes moraux~ préceptes en lui, d'autant plus qu'ils ont reçu paren. ~K~ comme là la ~01 chrétienne le dit très-bien Z~n:~?. part. S. Thomas. 2. ~M<s/?. On peut même étendre ce droit des aux cireonAances c~t les Inquifiteurs, Juifs ne pécheroient la foi que contre chrétienne parce qu'alors par le délit même qui eft eccléËaâique, ils fe foumettent aux Juges ils ecclésiastiques ceiîent à l'Eglife, &: on d'être étrangers ne peut plus leur appliquer la maxime de l'Apôtre Saint Paul, ne que l'Eglife ceux qui font hors de Son )Mge point his qui ~o/-M y&~ ce qui eft Sein, ,vrai Sur-tout lorScru~ les crimes quik

<~M ~&~6~~ commettent peuvent Chrétiens dans les mêmes lib. 2. ~~<9/. ~2. aux Infidéles Quant

ï6~ entramer les excès. ~~<?~.

&~ le l'Eglife Pape par conséquent l'InquiufQur, Pontife, par le Souverain Juge délègue auui. les punir lorfqu'ils pèchent peuvent contre la loi de nature la leule qui leur adorent les re~e, &: même lorsqu'ils idoles. En effet les Sodomites furent Or on ne voit pas punis par Dieu. le Pape, pourquoi qui eft le Vicaire de Jeius-Chri~ ne pourrok pas faire la. même choie. Jenis-Chri~ a donné au D'ailleurs le pouvoir de paître {es brebis Pape or les Infidéles font les brebis de Dieu ainfi le pouvoir du Soucréation, parla verain Pontife ~ur les ..s'étend ~uques inndéles. C'eA la décifion des Doreurs. 6~. Les Excommuniés qui croupirent dans l'excommunication une pendant ce qui ne doit pas feuleannée entière de ceux qui ont été exment s'entendre ou com* communiés pour ca<ue d'héréue) me fauteurs des Hérétiques mais des Excommuniés, pour quelque catué que ce Ibit en effet, le mépris de l'excommunication les rend iuipe~s d'héréne foit parce en pettt légitimement qu'on

%~t conclure

Z~jM~~K~

ne penfent pas bien des qu'ils dont ils ne s'emde l'EgIne, Sacremens comme les barraûent pas de s'approcher foit parce autres Fidèles peut qu'on ne croyent pas au foupçonner qu'ils des Clefs. Z~r~?. pouvoir ~M~/?. ~~yzo~. 2. Sch. apo~ats, y°. Les Chrétiens qui fe font Juifs ou Mahométans quand même ils de la mort apo~aueroient par la crainte aucun le& des ûtppfices, fans avoir dans le cœur font Hévain d'heréâe aux yeux de l'Eglife, qui les tétiques La crainte juge par les aSes extérieurs. n'étant delà mort 6~ des Supplices, pas nne crainte qui puiffe aSeeter un homexcume ~erme dans la Foi, ne içauroit felon- ce que dit S. Au~fer rapc~aHe, vaut mieux de mourir guH:in qu'il de viandes faim que de fe nourrir offertes aux Idoles.. Ibid. ~M~. 8". Les fauteur~des c'e~Hérétiques, A1 .0 ceux à-dire, remprubnqui empêchent ïiement la punition des Hérétiques les Seigneurs 6c les Magiftemporels trà< qui requis par les Inquifiteurs les Hérétiques ~e~bnt pas emprifonner les puniHent otme pas aNezprompteles a abandonnés à la ment, loï~qu'on Ju~ice iëcuUer€) & ennn tous ceux qui

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7/~M~

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ou mdirectedirectement empêchent ~ement l'exécution des Loix contre les On peut Soupçonner d'être Hérétiques. fauteurs ceux qui les viud'Hérétiques c~ qui leur donnent à manger tent, mine à Meffieurs ceux qui font mauvaife &: qui les regardent les Inquifiteurs Un homme habile de travers. distinguera cela fans peine à leurs yeux & à leur nés. Si l'on y prend on verra garde, ne peuvent que ces geus-là pas Supporter la vue de ceux qui poursuivent les du R. P. C'eSt une remarque Hérétiques. ~M~. ~cA. Ivonet. les En excommuniant ou en puninant & les Seigneurs Magi~rats temporels directement ou indirecqui empêchent l'exécution des Loix contre les tement il faut que les Inquifiteurs Hérétiques fe Souviennent toujours qu'ils ne font & qu'ils ont beSbin pas les plus forts du Secours de la PuiSIance temporelle. Ils doivent les voies d'abord employer de la douceur eft §c enfin lorSqu'il d'en venir aux dernieres ex~ queSHon il faudra conSulter les Grands trémités, c~ les Souverains PontiSes ïnquiSiteurs ces attentions toutes font fur -tout né~ ceSïaires & ces ces Seigneurs lorfque ~agiStrats ne dépendent pas de Princes

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plus puluans intérêts de la Religion, ~'eAoZ.

Z~.M<MM~ & qu'eux

zélés pour les ~~o~. lib. 3.

On regarde comme Fauteur celui qui un Hérétique des mains des ïnfauve de s'en~ur, c~c. quiuteurs, qui l'avertit de tous ( II ëâ puni par la confifcation fes biens &: ~a maifon eft ratée. ) Les Loix civiles ont réglé que ceux qui Sauvent des malfaiteurs des mains de la ne doivent Justice pas être traités la même avec ces iëvérité lorfque mal~iteurs font leurs parens mais le \P~M~ GrilRépertoire des Inquiutéurs ~d'autres Auteurs pensent Loi doit cette ne être étendue que pas aux hauteurs des Hérétiques à cau~e de l'énormité d'héréue cedu crime pen'danton peut pemer que, lorsqu'on dbnMë a~yle à uri Hérétiqueen un pareil c~eu: moins eh &veur dé l'Héréne cas & il faut faveur qu'en de la ~parenté; ~ahs doute chofe aux pauer quelque 8e à la nature dont on liens du fang la voix. n'étouffe C'en: pas facilement le plus doux le plus le Sentiment cC il me paroît doit commun qu'on dans la pratique. l'observer Cependant doive U~faut remarquer que quoiqu'on d'une peine moin<: punir alors le auteur

des ~vere,

~~M~f~K/

~7

il faut le punir. De toujours un fils qui donne afyle à fon pere plus, ou une femme &c. qui fauve fon mari, être traités moins de ridoivent avec gueur que ii la par enté eu; plus éloifon ami Si-un ami fauve ou gnée. une amante fon amant, on peut auni ufer de quelqu'indulgence parce que e Curcomme le dirent Ciceron,Baldus& l'amour mais il tius, c/? une fureur faut examiner avec foin eu: fi l'amitié eft vraiment Se 6 Famour grande violent. Celui qui, lorsque les Inquisiteurs font à la pourmite d'un Hérétique, feint d'être celui qu'on foit Cacherche, quoiqu'il & fe fait prendre pour favoritholique, fer revaûon du coupable, eu: encore comme regardé Hérétique ( fes biens ~bnt conniqués, & il eft condamné à la prifon perpétuelle. ) Il faut dire la même
qui ne dénoncent pas

chofe
les

de
Hérétiques

ceux

de cette Loi ( on excepte cependant une femme ne dénonce qui pas fon mari, qui mange gras les jours maigres lorfqu'elle peut craindre qu'il ne l'a~ïbmât, s'il ~avoit qu'il a été dénoncé par elle.2M. 2. LIX. les Juifs & les autres Infidèles Enfin,

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~?!M~

les Chrétiens &at qui pervertirent auffi regardés comme fauteurs d'héréSoumis cela à la Juridicpour tiques, tion des Inquifiteurs, & punis des peines de droit. foit défendu Quoiqu'il par plufieurs de donner ce foit Décrétales, quoique on ne regarde aux Hérétiques pas comme fauteur d~héréiie celui qui donne à manger à un Hérétique prêt à mourir de faim parce qu~un tel homme peut encore ~e convertir. jP~S. x.

pa

de L'Extrait

du Dïre~Oïr~

~Mj&iqMt~gKr~.

HISTOIRE

HISTOIRE
2?

L'ÉTABLI DE

S

SE

MENT

L'INQUISITION
DANS LE RQYAUM'Ë

DE

PORTUGAL,
Louis le Royaume & origine Inquiûtionis.
R~ ~~S~

Tjr R JE JE de y'O~n~ dans J~ëMy intitulé OiRcii
Mâtriti,

à Paramo de ~~f/g progreHn

De Sat~ss

ex T~cg-y~~

0 u s le regne de Jean premier l'an de notre falut Roi de Portugal le fouverain Pontife Boniface IX. 1~.08 d'établir dans ce Royaume dé&'ant des Tribunaux du Saint-Office ~ur le modele de ceux de Caftille qui etoient en-

H

ï4~r'
tt~ Ïé! n~M <~ M~~ic~ns Ï~Bite~r ~néfai te pF~vitiëiài HsS~B~ mais cet etabliiïement erea P. ~meerït de R. de eet Ordre déchut en aHez

peu~tea~. ~hnee§ s'ccouÏeretTit Scîe (~elquës VU.. i~brmé Pape Clément par le Rct Jean I. que les Ju!& c~ les Hérétiques toutes ~mmettoient fortes d~mpïëté~ dans nomma le Portugal, Inqùiûfeur P. le R. DMacus de dans~ceRoyaHme ;Mmmië de Saint de FrânçôYs Sylva, Paule. LeR.. P. de Syl~à ayant a commencé s~adonnerauxfbncHonydetQnmmiAere, pluHëurs perfbnnescon6dérables qui fe virent dénoncées &:pouriuivies,aecutefent les Inquiuteurs c-c de de tyrannie animèrent telcruauté auprès duRoi,&: au Pape lement ce Prince qu'il ~iyit ~n~yo/ï /M~7\Z7~K~~<M au étoit < ~O~~MC ~g~re yM/~M J fis propres intérêts /C~nÈ a ~M~C ~<Mï. Le Pape touché par les repr~fenta~ t~Hs dun Pi-mcetfop ÉtcUe, ï-evoqua aux Inqui~e~ordés ~pus les pouvoirs & autorifa siteurs nouvellëiïient établis, de SinigagUa Mare ) Evêque à absoudre les A~çuiës, ce qu'il Ht. On reta-

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ceux dans leurs ornées dtgmtés §ë on déliqui en a voient été privés, de de gens de la crainte vra beaucoup vdir leurs biens conntqués. & cette indulgence exCette libéralité bientôt ces homtrêmes encouragèrent à fè livrer aux infenfés mes aveugles & îe Roi Jean HL excès plus grands la trop ~eâtf pas longtems~ans déplorer tl degrande ~a~Hte de ~esprédéceueurs. manda donc au Pape Paul IÏI, & obtint lit de ce Pontife de nouveaux înqui6teurs Mais fans leur accorder d'étà~iuement étant à tab~blument fixe, ces Inquisitions établies peu près jfurlepieddespremieres vers Fan ïlt6 y lorsque les Inquifiteurs ~étoient encore ambulans. Envain les &: les fouverains Pontifes Empereurs avoient Sollicité fouvent les Rois de de donner dans leurs Etats aux Portugal du Saint-Onice Tribunaux la forme (Se la confiflance dès-lors qu~ils avoient ~ans les Royaumes de Camille &: d'Ar" Ces Princes féduits ï'agon. par de mauvais confeils n'avoient jamais voulu à cet établissement consentir fi falutaire àrEglijfeo~ à leur Royaume. Mais que le Seigneur eft admirable dansées voyesj Ce que les Empereurs
Hir

~7~ <8~ les

Muverains

Ponti~s

obtenu' partaatd'in~ances.le à unMpon deluMnême raccorda adroit dontDieu ~e Servit pour cette bonne oeuvre. En enet, les méchans font fouvent utiles des deilems de des inArumens il ne réprouve Dieu~ pas ce qu'ils font
debien di~nt à ;e''eâ NptEe ainû Seigneur qu'et; J. S~Marc~ C. Jean MaHre,

n'avaient pu Roi Jean

~nousavonsvu,unhomniéjquMi'eA 8c qui çh~oit M votre DilCqiple, ~monsen votre nom, 6c nous

point les déravons

remempêche. Jeius leur répondit:Ne péchez pas~ car celui qui ~t.desïnirades en mon nom ne dira.point d~ jmaî ~de moi;~ celui qui ne y~us e~ pas cqn~traifeeA pour vous. = y On vit donc paroître en Portugal un Sahavedra coquin appelle qui pour de ce Royaume rhéchauer le démonde ~éue, employa des moyens û étranges c~ 6 inpuis de ce que que ~e douterois fi je ne le pavois pas de Science récris à compren&: que j'ai peine certaine Fadrenë o~ la fourberie dre comment d'un homme a pu aller aum loin. Qui croira en enet qu'un &urbe ait e~e ~brle projet détromper ,tnerc~ exécuter des le iouverain des Princes, Pontiie Rois, d'hommes~ a lui-même ~o~ des milliers

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nous Ce ïi~eA cependant pas une ~able ne raconterons que ce que nous avons écrit de la propre un ouvrage lu dans & qui eu: dépo~ main de Sahavedra à dans la Bibliothèque de Saint Laurent rË~euriàI. à Cordoue d'une Sahavedra naquit famille honnête. Il s'inuruiût de bonne l'écriture heure dans l'art de contrefaire &: de faire de faux feings.Un despremiers ~uits qu'il retirade fon adreffe fut de mettre en poueuion d'une Commandede Saint Jacques de trois fie.deFOrdre mille en vertu de la ducats par an il la po~ contrefaite du. Roi Signature ans. Il tira auui à dix-fept ~ëda~pendant diVëH&s tbis des hommes confidérablcs des deniers royaux. des Receveurs il vint dans L'an 1 rAndaloufie là il fit connoiuance avec un homme mAruit & d'un efprit celuitrès-délié dit ci, après conversations, quelques à Sahavedra qu'il avoit un bref du Pape à établir une Maifon réqui l'autori~bit mais que cette ligteUÏe en Portugal fcellée de l'Anneau du pièce quoique Pêcheur lui étoit inutile, parce qu'on d'un fien point -fait mention n'y avoit entrer dans cetqui devoit Compagnon Sahavedra lui dit qu'il étoit ~e anaire.
Hilj

Z< jS~MM~ M -r à coatre&ir~ Mrt~xerce fort adroit & qu'il le titoutes &ftes d'écritures de l'embarras il ~s voyoit. jpe~Mt Alof~ il pdt le Bref <Sc <:<~tre6t ~ur te cet homdiamp avec tant d~adre~~ue en furent ïn6n~ me &~bn Compagnon PMnrt ~atis&its* Sahavedï-a tes voyant ~ac&aï~es de ce premier eo~6a le grand ë&j[, iem' &nné d'établir n~projet <:{~ a~t ~u~oaeaJ~rt~aly où il et~itd'e~Èoyef
&ms &: tous ~-3vanx.

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iare~ution à ceia~MM
Il a~ta qu'ti

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ne ~<an<qtteM)it pas d~rgent, ~<:e ~u'U y av<Mt de p~ts impûftaa.t ~qu~ avoit des modeî~ d'e.cntHee -de ûgnatufe de t~Htes Jes peï~jajMS dM't j'aj~e~ention ét~it nécessaire p~ur ~et étabK~eetoit tur de!~es eeatee~ife tnent ,u'U eUes-mêmes fi bien que ee& personnes s'ytyomperotent. ra~fre enhardi Peut-être, reprk par cette ouverture, .peut-être que dans le ~nonde entier vo~M ne trouveriez personne qui put vous être a'u~ utile que de votre projet, Il moi pourrexécutioti nous imtt un Cardinal latere, Légat Pontife des poumuni par Je Souverain c~ des lettres les plus amples voirs au Roi Jean~ de rEmperetty du Pape

~~M~
contenant

17~

Ibilicitation~ preliantes pour rëtabliuement de l'Inquiû!s tion dans ~es Etats. Je vous dide à la Bul~e jfbrme que nous devons donner du Souverain & je vous aidePo.ntite rai pour tout le refle. Ces gens étant d'accord on tranfcrivit la Bulle prétendue &: on fit faire les &: autres cachets dont on avoit choies befoin la rëufÏite de rentrepriie. pour Mais pour s'anurer fi la Bulle &: les autres papiers étoient bien faits Sahavedra s'adreffa à un Provincial de r0rdr& de Saint François il lui dif~u'à quelde la Ville il .avoit trouvé que di~ance ces parchemins, & qu'il ibupçonnoit des gens qu'il avoit rencontres c~ qui couroient la po~e fur le chemin de Bade les- avoir <i~os perdus que fi c'etoit des chofes qui leur 6ment de quelil les fuivroit qu'utilité pour les leur dut-il lui en coûter rendre cinjuiqu'à ducats. Le Provincial quante y après avoir lu tout avec attention, lui dit que étoient de la plus grande ces papiers imfalloit monter fur le portance, qu'il à cheval, afin que fa négligence champ nent une anaire dont le pas manquer j(ucces intëreHoit le bien de la religion c'ëtoit une Bulle pour que vl'ëtabli~cW
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des

M!

ment de l'Inqui6tion étaen Portugal, blinement Pontifes que les Souverains tous les Princes & iuneut CHrétiens, tes Rois de Camille avoient avec défiré Ïà plus grande & auquel les ardeur, Rois de Portugal s'étoient toujours relies; qu'il croyoit que ces gens qu'il avoit rencontrés fur le chemin étoient le Cardinal-Légat & fa fuite, qu'appace Cardinal temment n'étoit pas vieux alloit fi bon train, c~ que propuisqu'il bablement ilalloit à Badajoz c~ s'y ar~eTëroit pour former fa maifon &: dilpofer ton entrée en Portugal. Sahavedra voyant par les réponses étoient en 'EtuProvincial que fes papiers à Séville avec les Mgle.~e transporte dont nous avons parlé plus deux-~npons ~Mtut, c~ dont l'un prend te ~itre de Mace l'autre celui de Secrétaire ~ordome, de ~bnEminence.On fait préparer auLédes haune litiere, vaiffelle gatdela Sahavedra bïljemens penmagni6ques. dant ce tems -dans la Ville qupique !le voyoit fes compagnons qu'en Secret, ceux-ci dnant toujours qu'ils attendoient Omtaitennuteîa Maifon fon Eininence. de M. le Légat formée de cent vingt-fix dome~iques. ~un jour c<~venu, Sahavedra étant

des .y~M~ ibrti de la Ville tout fon train
pour dinal aller,

~7? en partit

du Carau-devant difoit-on, qui arriva de nuit à douze mille de le Majordome & le SécréSéville taire le reçurent avec les plus grandes démonitrations & de foumifde re~eû: fion. Le lendemain dans il fit fon entrée la Ville, beaucoup y ait reçu avec d'honneur Se par le Peupar le Clergé & logé dans le Palais de l'Archeple, Se il y demeura jours, vêque vingt ce tems il tira treize mille dupendant
cats deshéritiers d'un riche Seigneur du

en produisant une obligation conpays trefaite'de fomme pareille que ce Seiavoir emprunté du reconnolûbit gneur fon Séjour à Rome &: les. Légat pendant reâuant de exécuteurs-Testamentaires il les y contraignit payer, par les Cenfures Ecclénamques, & partit pour BadaLerena joz. Chemin faiSant,&: paiÏantpar où il y avoit une efpece d'Inquifition
anciennement établie, il emmena avec

lui trois EcclénaAiques qui préfidoient à ce Tribunal, à deueinde les employer dans les Inquifitions qu'il alloit former. Le prétendu à Badajoz Légat arrivé adreua au Roi Jean les lettres de FEmpereur & du Pape qu'il avoit ~~briquées. Le Prince reçut aHez mal le ~rétaire
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~mi'~tOta'na~E&aye~ers-tbn ~Sc t'ext~Mâ ÂaÈ~ndonner

Cardinal jRan projet. ~Sahàvedi'a~faprèsavtMr ïsEpris~ortement ~bh ~ecfètaa'e~e timi~"trep grande stnR:ioi &r le rhamp, dité, 1@ ~ar~ya ien l@~harge&M de déclarer à ce Prince <€fue & ~Mte~i répon& diStinicut-pas utïe de âme ,une, tout ¡rép01;fe <qU(, ~fi:<¡~lùi ~sve~le itatteit ~nnoit'P.as yepatta~e~e& ~onanda 2~0 ~ours. ~~ttr~ë~e~ tems Saha~edra /e~ttHt ~ecet'eïpace.de Me ~R~~pas ~p@M~qu*'0iïi pût envoyer àRi~Hie &ea~ j~gee~o~f une M'poa& ~ceotdae~d~b~

En6n4~obtco<ïqté ~"tant .d~utt"~ces ea~o~t ~at retendu Légat un ~esOranésd~~e~a'~ptMM'deTece~oir, & ~lui laïRa~at~pE~vstr pour Pétabli~du TSaint-Onice ~eïnei~t des~bmBMX ~ahs ~EM~~Sa~a~ed~ ~vmt à la €our ott U 6it -d~ 'bonté, ~u du~rinsB avecibeaucQup ïî y paBa ~ois mois, aptes à &!r~M~i il etnpIe~~tFoisatttl'e~~mois ~tabitr des~nbunatac de l'Ïn~~tailles du '~ti~tïOh dans 1~'pïmEipales

~yàume. 'GësT~bunaux'<sommeneercnttoutde jScil~e fe ~mte~~xereerl~ûr'jMiidi~ion, ~t un ~nd noïnbre-de condamnations ~d~~t~tt<Ms'd'heTétique& t'elaps ) 8c ~s-on~ d'hérétiques :péïuten&

T~&M/~M~.

I~C)

lorss'étoient ainfi panes reconnut la vérité de ce mot de qu'on il n'y a rien de caché qui ne l'Evangile fe découvre. Le Marquis de Villeneuve de Barcarotta, Seigneur Efpagnol, (qui avoit été ~o/~ë ou volé par ~d~gcomme beaucoup <a~ 6' qui dra, avoit probablement découvert la ~M<~ du prétendu Z. ) engagea le Gouverneur de Mora a le feconder dans le avoit formé d'enlever le projet qu'il fourbe. Pour cet effet le Gouverneur de
Mora invita le Légat à un grand ~e~in

Six mois

Se~le Marà ~aïnaubn de campagne, ~u~ le chemin cinquis apoué ayant bien armés, ~e faifit de hommes quante lui ayant fait paner Sahavedra là riviere qui fépare la. Camille &c le Porou le Roi le, conduifit à Madrid tugal, etoit. On le fit cpmparoître Jean par-devant de Tavera de Tolede Archevêque du Prince & grand ~r~cepteur Inquiude tout ce qu'il teur. Ce Prélat étonné du apprit de la, fourberie & de l'adreHe ;faux Légat, .envoya toutes les pièces du Procès auPape Paul III. auui bien que les ac~es desinquiutions que Sahavedra & par lesquelles il paavott étabUes, TT

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j~ Manuel

î-oiubit condamne o~ jugé avoit qu'on déja un grand nombre d'hérétiques. Le Pape ne put s'empêcher de reconnoître dans tout cela le doigt de Dieu & un miracle & il de fa Providence, écrivit au grand Inquifiteur de ne p!S felon toute la rigueur juger cet homme des Loix, parce qu'il feroit bien aife de le voir. Le Criminel été mis dans Ïes ayant lui de Madrid, on répeta contre prifons plus de trois cens mille ducats qu'ilavoit 11 par de faunes iignatures. extorqués fut transféré dans les Prifons du Saintoc condamné à dix ans de galèOffice, res, à quoi le Confeil Royal ajouta une défeme d'écrire ce foit fous quoique peine de ta vie. Après qu'il eut demeuré années aux galères le Pape pluueurs lui 6t Paul IV. touché de compaulon rendre la liberté & il vint fe présenter au Roi qui avoit défiré de le voir. Telle eu: l'origine de l'Inqumtion de ce Portugal qui s'eA conservée depuis tems-là dans leRoyaumeutrIemême pied elle a un Inquifiteur que dans la Cauille & des Inquifiteurs général particuliers y & dans la réun' h~ ureute qui s'eu faite du Portugal à la Couronne ~bns d'Espagne notre glorieux Monarque PhiUppe 11~

~M f~M~~M~. :?y état tout e~ demeuré dans le même AParamo 0~7~. qu'auparavant. C~c. c~. J.x~I~a, (~)'
à l'et~(~) L'origine que donne à Paramo tliuement de rinquilttion nxe des Tribunaux & avouée en Portugal, e~ reconnue par tous les autres de la même Auteurs qui ont traité entr'autres matiere Sala&c, par Illiefcas &c. Un Fernandès Placentinus, Mendoca, feul Auteur Antoine de Soufa dans fes Aphorifmes des Inquifiteurs en doute la révoque mais fes raifons .narration qu'on vient de lire font bien ibibtes contre tant d'autorités oppofées. Son pnnctD3.t argument eft queSahavedra, y a qu'on prétend avoir écrit ainfi fon Hif~re être ~ort bien pu s'acculer fans coului-même, en considération de la grande gloire qui pable, devoit lui en revenir, & dans l'eipérance de des hommes, en s'atvivre dans la mémoire tribuant un Ouvrage auiu admirable que l'étacette raifon ne mérite Mulementderinquifition D'aDteurs Soufadansie récit pas d'être réfutée. à celui d'à Paramo fe rend iu<qu'il lub~itue De mauvaife foi, il cite deux pecr iui-meme. Bulles du Pape Paul Ul au Roi Jean ÏII, ~c deux autres du même Pontife au Cardinal frere du mais on lui oppofe avec Roi Henry, ne te trouvent dans raison que ces Bulles aucune des coUediuns de'- Bulles Aporrbtiques, ne les a pas fait imprimer dans &. lui-même fon Ouvrage. Deux raifons décinvesde rj~etter fon opinion ) & de s'en tenir à celle qui efi appar la commune puyée opinion. d'où .Comm~ ~Ouvrage de Louis à Paramo,

t~2.

2~

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EXTRAIT
;â~E quelques~ endroits de l'~ùvragP de Louis i~ 9 Paramoj Z?~CMe/~<c~rMM or~M~M <~7'0'HfMg~ Lou!s O~CH ~<?<B Z~~M~MOK~. Cet Auteur voulant donner à l'In-

la plus reculée Il quiution l'antiquité commence par faire voir qu'Adam &: du crime font rendus Ëve~ coupables d'heréue c'ej(He but du titre premier j, <S*infidelitate Lib. i. ~~CM~ Ce principe il traite au tit. i, établi, du m~me Livre dont 2. de la maniere Dieu procéda contre Adam en qualité du premier mécontre înquiuteur chanceté. des ~M~ ë~ il trouve dans la conduite, que Dieu tint la ~br" me de procéder du Saint-Office. « D'abord Adam eft cité z~z Adam, M? & cela .pour enseigner aux Tribunaux de la Sainte futurs Inquintion de citation rend la procéque le défaut dure nulle & de nul effet. Adam fe pré~ente~Dieu commence l'interrogatoire, & juge par lui-même & fécretement le Suivent exaccoupable. Les Inquifiteurs nous avons tiré l'anecdote qu'on, vient délire, eft rare & rempli de chofes aCez étranges, dous ferons peut-être plaifir à nos LeReurs 1en. leur en dojNiantHnetegefe idée,

des 7/MM!~M/f. ï8~ 3 A < t de procéder tëment la même terme » de Dieu même. qu'ils empruntent « Les habits nt a d~s peau que Dieu font évidemment le AdarnScàEve~ modéle des ~M-o dont on revêt Les croix qu"on lesHérétiquespënitens. &: qui étoient autrefois y attache &: rapont été depuis couchées droites de la foirne d'une croix de prochées Saint André que les pour marquer ie font écartés de gens qui les portent la droiture de la foi chrétienne. « Apres avoir de cet revêtu Adam habit d'ignominie, qui repré~cn~e rhomme rendu {ëmblable aux par le péché bêtes. Dieu le chaffe du Paradis terc~ c'eA de-là que rinquiiition reu:re; a pris la coutume les biens deconfifquer des Hérétiques. Cette Loi eu: fans doute felon Platon L~. 4. fort fage puisque &: d'Annoté, jM'. <&Lgg~M.! Af<z~7z. les b~ens de ce monde fans j~o~~Mw la vertu ~fbnt ~ine~es à c@ux qui les poflervent d'aliment à leurs pafiedent, &: d'inârument a leurs crimes. iicns 4< Adam au auiR privé de Fempire qu~il avoit fur les animaux par oh nous toute voyons qu'un Hérétique perd autorité civile &: politique. naturelle fes enfans ceu'ent d'être "(bus fa puifles eiclaves &c fes font libres &nce

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-1 Le

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de Tobéinance jL~etsam~nchis qu~iIs lui dévoient.~ «Outre nos premiers on parens, au doit comme regarder Hérétiques & punis de premier âge du monde Dieu comme Caïn qui douta de tels, infinie de Dieu la fcience lorsqu'il & qui dit Je j~g~d'M où 6/2 mo~~r~ de fa miséricorde, en croyant dé~péra étoit trop grand, pour qu'il que~c~~ecAc en les homobtenir le pardon mes du tems de Noë, felon Saint qui s'étoient mis dans la tête que Thomas, Ïà fornication n'etoit point un péché au déluge qui ne voulurent pas-croire dont ce Patriarche oc les menaçoit, de ~oh Arche. qui fe moquèrent <« Au &cbnd âge du monde~Nemrod 6~ les'Ouvriers de la Tour de Babel turent Le premier, en introduiHérétiques. jfant l'idolâtrie &: le culte 8e du ~eu, ceux-ci en fè battant que leHr edinte les mettrpit à*côavert des fléaux de la Divine. colère ~Autrpi6éme âge, les Sodomites~ en çe d'héréiië rendirenr~coupables de persuaque chacun d'eux s'ëitbrçoit der à ~bn prochain que tous les genres de volupté licites & permis. étoient emAumDieu les punit-il des peines ployées contre les Hérétiques, e'eA-

T/MÏM/~&M.

des biens de la convocation à-dire, ne pouvoient car il eft dit qu'Us plus & trouver la porte de leurs maifons) de la peine du Seu. enfuite « Ifmaël étoit Hérétique & Idolâtre à fon égard l'office d'In&: Sara remplit de la maiSbn en le chaSïant quiSiteur de peur paternelle qu'il ne pervertît ïiaac. E~au fut deshérité fon pere par de Simoparce qu'il fe rendit coupable en vendant un plat de lennie, pour tilles ~n droit le Sa.d'ameue auquel cerdoce étoit attaché. Les liraëlites le tems de pendant fe rendans le désert, leurs pèlerinages dirent en mille ocd'héreHe coupables &: loriqu'ils en eaiions révoquèrent doute la vérité de la mi~ion de Moue c~ lorfqu'ils murmurèrent contre lui, fe dénant de la Providence dicalorique de mourir de faim & vine, ils craignirent de~bif. obligèrent Aaron de Se lorsqu'ils ,leur fabriquer îe veau d'or, c~ lorsqu'ils adorèrent Moloch &: Béelphegor. Enfin ils av oient une fi forte haine contre il Se Sut fait Dieu que fi dès' ce tems-là homme ils n'auroient eux parmi pas C'eSt donc le .manqué de le crucifier. crime fur eux tous d~réSie qui attira

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4p~t ~ï~t accaj~s~ .d'erce~M dans ~e dé~l~ ~u~r~at~.ans j&ns p.0~0~' e;~er ~n p~Se~o~ ~e ma~e~ dp tMnte!Terre promt~~ 5 des jtr~at~e~i~~t~~s paf Jes a~a~s ~v~ JLëvjït~ J~ qsu~ repr~nt~t~: ~S I~HpU~t~HFS ja~€S l'M<~$1tj!'i~ ~H~ dn ye~t d'c~; jta iBCMt dje,pht6eup$pi~he~s de coupables ~c~ aux~epulchf~s ~a.6n ~~r~tMe de C~ré pottCMpï~enee leurs :~mtpi~s J~atban& AMroja avec & leu~ eh&M des ~rpens~ la~a~e cnîîe hommes yingf-quàtfe~ é~rgés rendu un culte à P~ape le pour avoir v J~ieu desMoabites, <8cc. is « L'HMoife des Jmfs depuis leur entrée dans !à PaleAmë nous Samuel, ~uqu'à des venges de Mhqui&je~~pay-bEmt le Roi ~on. (3t&dniel Aod qui a~uEaa ïoide Moab Abimelech qui égorgea Xante-dix de ~es frères Atr la même répierre,, ëc qui brûla mille hommes de Baal ~[~ies dans le Temple Jephte ,&: les autres Juges qui & montrèrent de l'idolâtrie, €hnemis etoient revêtue la dignité d'InquiËteurs. eA clairement «PourHeli.nierë~e dans fes paroles Saparquée torique de la part de Dieu aa&t!.eMui annonce ~e

tît~~ps

les maux qui lites. Il eA le maître, qui e~t ~o/?M/K

~K/~MK~. alloient accabler dit-il,

~"y les Mraé" qu'il ~aue ce'

juâeà jfes yeux. ~?ûm~M~ ~o~ Ce qui ~o~/M~H~~K~ dSgnine que Dieu eir un tyran qui &it tout ce qui lui plaît fans conâilter 1% couchoient avec les ~uAiee. Ses enfans à la porte &mmes du ta~ qui veilloient o~ qui ~elon ropinion d'un' bernacle habile étoient ~o" homme, Rel'igieu~s Et d'aill.eufS ~<2& yCoa)n'ïe 1s raconte, les avo~it intmolé I~criture~ Ibr~qu'on leur venoit avec une valet vi~imes, à trois dent%~ la pion* grande fbuFChettte oh cuifoient les geoit dans la marmite ies-tMa~res yiandes, &: prenoit.pour ce que la fourchette toutes" emportoit, les. rendit véritablement. ~ho&s qui du crime d'hérésie. Or ces cri~.upeûs mes & cette héreMe du grand Prêtre de fes enfans & de tout le peuHeli, ïur eux les fléaux de Dieu. ple, attirèrent ëc Phinees moururent miHell, Ophni (' '1 1 «ela"te z ~uatre mille j~eràblemént & ëe trente-quatre M-aélites périrent par le glaive des PhiÏmins.~ « Les Ifraélites unRo~ ayant demandé Saul revêtu de l'autorité 1 Souveraine âtt en même-tems car il fit Inquifiteur mourir les Magiciens, les les Devins
~.nroliques.~

s'étant depuis rendu coupable le Pythonine en consultant oC il Sut réprouvé de Dieu, d'Endor, &: la vie. la couronne perdit « Au quatriéme le Roi âge du monde, il fit David fut Inquisiteur très-zélé Salodes Philiftins, brûler les dieux lui apmon fon fils lui accéda. Dieu en fonge 7/y~-< parut & lui dit, adorent dés 29~~ étrangers ~M~ .de terre ~&~y& ~ï leur'ai <~M:e. Je <~< ~jp~ VoUà je détrùirai ~M~/o/ encore les peines dues à exprimées la confif c'en-à dire, l'exil, t'héréue, cation des biens Se une infinité d'autres maux.~ « Salomôn doue par Dieu de la plus <S~ comblé de fes bïenhaute ~agene", laiMa corrompre & ton cceur ~its Il fut puni adora les'dieux des Nations. dans la personne de ~bn fils Roboam de la confifcation de fes biens c~iï per" dit dix tribus. « Sur quoi on peut remarquer que la de ce Prince ne fut pas au~t punition révère auroitdu rêtre, qu'elle puiique fon idolatrie il de perauroit.mérite par dre fa couronne mais Dieu les traita en coruidération doins rigoureusement

XSS « Mais de magie,

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nou$ devons <îe ton pere David, les hérétiques~ conclure qu'en puniffant d'un peu moins de Sévérité il faut ufer ceux dont les parens font fermes pour danslafbi.~ Roi de Juda, adora bien« Roboam, des nations, Dieu l'en tôt les idoles de fes biens, punit par la confifcation lui Sefac Roi d'Een fufcitant contre fon Royaume, dégypte, qui dévala un grand nombre &: truifit de Villes & Jérusalem. pilla le temple « D'un autre côté Jéroboam,J~oi d'Hd'or à Sajrael, i ayant érigé les veaux Hu: puni par la mort de fon fils; marie, & par beaucoup d'autres -par la famine fléaux. « Abias, fils de Roboam, fuivant les de fon père, fut puni de mort. traces » « Afa fon nls animé de l'etprit de l'Office brûDieu, exerça d'Inquifiteur, les hauts lieux, &: détruitit la les idoles, auui ion regne iut-il heureux & tranquille. idolâtre « Héla Roi d'Ifrael, obUIné, fon domeûicue, .~ut atraMiné par Zamri ,qui regna après lui pendant fept ~ours l'Office en &: qui remplit d'Inquttiteur, toute la maitbn de Baia~ .exterminant d'Hela. pere

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X~JM~t~ ~û~ « SoN~ te régate d'Aehab, Rot d'Hraeî~ toute la ~ëvént~d'tM la:~ieœ:ostr~ jnourir ~i&nt en ~ui6teur 8~0 Prode J3aaL phètes «Ennn le Roi Joiaphat~IePropnete le grand Prêtre Joaiada iEIMee, Jebu Si!:€ch~as Jofias Nabujchodono~br Mathatlas ~c fes cinq Ëts ~es E~ras Maebabé~ tous les per~ONnages de jTii~otfe iainte, qui ont été les Mijtu~tfos des vengeances étoient de Dieu autant des hérétiques. d'JEn~iSteurs « Dans la loi nouvelle, a Jefu~-Chriit & il en à ~ête le premier Inquifiteur, dès Ïe treizième ~exerc~ les- ~bn~ions en faifant annonjour de ~tnaiMance, cer à la ville de Jeru&tem trois parles Rois Mages, qu'il ~toit venu au monde~ & depuis en ~i~ant mourir Herode de vers en chauant les venmangé deurs du temple &c. &; en livrant la Judée à des tyrans, en qui Ïa pillèrent de fon Inndéîitc.« punition Saint Pierre «Après Jeuts-Chrut~ Saint Paul & tes autres Apôtres ont exercé l'Office d'Inquiuteur qu'ils ont IranHnis îeurs aux Papes & auxEvcques j&cceMeurs. les coïnTels on~: été felon A Paramo

~f~M~. mencemens

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de PInqnHitMn dont f<~ dans dit-H i~ ï~e~ ~zf PréMce, depuis ~e~~M yes ~<xM branches dans le mo?!~ e~~er, les ~<?M. Nous ne ~o7~c les fruits dans rhiitoire cuivrons FAu~eur pas des Inqtu~.<~U'il fait de rëtsbUiïenrtent tïons dans tous les pays du monde, de en leuf de tattguer les Le~eurs peur mettant fous les yeux des détails toit~ revoltans jours le fang-froid, ~humanité, par pour & quelquefois par la )oie' on y rapporte les cruelle avec lâque,Me exercées barbaries par les Inqu~teurs.~ En voici cependant traits. quelques Saint «Moi, (c'e~ Frère Dominique à je reconcilie Dominique qui parle) le nommé des Roger porteur i~Eglue te fera présentes, a condition qu'il fouetter trois Dimanches par un Prêtre confécutifs rentrée de la Ville depuis de l'Eglife ]juiqu'à la porte qu'il ~era~
maigre toute la vie qu'il jeûnera troi~

Carêmes dans rannée qu'il ne boira )~ mais de vin, qu'il portera le fan-benito avec des croix, le Ëreviai" qt.t'il récitera re tous les jours dix ~a~r dans la journée & vingt a rheure de minuit, qu'il & déiformais la continence gardera K préfentera de tous les ~ois au Cure

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&c. tout <& ParotjSe, cela fous pem~ d'être traité comme parjure hérétique, Z~. <Sc Impénitent. c~. ,2. « Sous les aufpices de Sainte Madeleine, le Comte de Montfort prit d'anaut la Ville de Beziers & en fit ma~acrer tous les Habitans. Z~. x f~. c~. 2. « ALavaÏonbruîaàune ~eule fois ~oo dans tous les HiAoriens de Albigeois je n'ai jamais vu quej'ailus, Ï'InquiiItipn un acte de foi au~I célèbre ni un fpectacle auai ~blemnei. on en brilla de Cazeras «AuVIUage un autre endroit 60 autres ,& dans ï8o.M! ~A la Guadeloupe, les Ïnquntteurs Hrent brûier 2. hérétiques. cap. «A Se ville comme on cherchoit à faire un exemple de Sévérité fur les Juifs,Dieu tirer le mal du bien permit qui fçait homme une jeune qui attendoit qu'un vit par les fentes d'une cloiïbn une ~/6 de Juifs, o~ les dénonça. On ~ïemblée (e~amt de ces mald'un grand nombre on les punit comme ils leméheureux,& tit. 2., e. 2, yitoient.JL~. en vertu de divers Edits « A Se ville, c~ des Inquifiteurs des Rois d'Efpagne établis dans ce & particuliers généraux il y eut d'abord en fort peu Royaume de

de tems

deux mille hérétiques environ mille de l'an & plus de quatre brûles innnité une 1~2.0 1~8~ juSqu'à à la prifon furent condamnés d'autres ou foumis à des pénitences perpétuelle, Il y eut une fi de différens genres.

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émigration qu'on y comptoit grande & dans le vuides, cinq mille maifons & en tout il y eut DiocèSe trois mille mis à mort, plus de cent mille hérétiques ou punis de quelqu'autre on manière, le châqui s'expatrierent pour éviter timent. Ainfi ces Peres pieux ~rent un des Hérétiques. Sicque jtErand carnage ~Z illi patres /K~/Ï~/K Ag/'ë~~O/?/g/7Z ediderunt. Z,z~ .2, tit. 2, cap. « A la follicitation du Frere Turrecreen Efpagne le mata, grand Inquifiteur Roi Ferdinand V. nu-nommé le Cathobannit de fon Royaume tous les lique, en leur accordant trois mois à Jui~s, de la publication de fon Edit > compter défendu après lequel tems il leur étoit fous peine de la vie de fe retrouver fur les terres de la domination ESpa~nole. Il leur étoit permis de fortir du Royaume avec les effets & marchandifes qu'ils auroient mais déScndu d'emachetées porter d'arget. aucune eSpece ou matiered'or 1 8~

Manuel' Jbe Frère Turrecremata cet appuya de Tolède Edit dans le Diocèse par une fous peine dé~n&àtous Chrétiens, de donner quoique d'excommunication, ce foit aux Juifs, même des chofes les à la vie. » plus nécefïaires « D'après ces Loix il fortit de la Gatalo< de celui gne, du Royaume d'Arragon, de Valence ~&: des autres pays Soumis à environ un ~domination dé*Ferdinand, de Juifs, dont la plupart million périrent de forte qu'ils compaHli~éraMement; ~rent les maux en ce qu'ils ~bu~rirent tems-îà à leurs calamités Tous Tite &us Veipaûen, Cette expul&ondesjua~ cau~aà tous les Rois Catholiques une w ~die incroyable. ont blâmé ces :~« Quelques Théologiens du Roi d'Eipagne leurs -raifons Edits font qu'on ne doit pas con" P~t~jpales la &'t !Éf'ain<h'e les Infideles à embraser & que <?es violences ~e J~&s'-Chî'm, iontrianonte de notre religion.~ '« Mais ces~argumetis ~bntbten ~I~IeS) e~ pieux, ~u~e &E j~~buticas que rEdit on ia violence louable; par laquelle fe convertirent exige des Juifs qu'ils a~etoitpas ~sditionnelle une violence pui~qu~ ab~blue, pouvoient mais s~

Mu&raire

ZM~t'f. en quittant leur patrie

IQ<
d ailnou-

leurs ils pouvoient gâter les Juifs vellement convertis &: les Chrétiens mêmes or., jfelon ce que dit Saint Pau l, communication quelle peut-il y avoir entre la Jun:ice entre la & l'iniquité, Ïumiere & les ténèbres entre JeiusChri~ &: Belial ? >

de leurs biens~ « Quant àla confifcation rien de plus ju~e, parce qu'ils les avoicnt les Chréacquis par des ufures envers tiens ce qui ne ~ailbient que reprendre ~muleur appartenoit. « Ennn par la mort de Notre Seigne~ïr ~~s Juifs font devenus or tout enclaves ce qu'un eiclavc à poffede appartient fon maître conceci foit dit en paffant tre les injuAes cenfeurs de la piété de la )un;ice irrépréhenuble &: de la fainteté de FEdit du Roi Catholique. ~f. L~. 2,e~.(~~
» UétabliiÏementdennquiCtion à To-

feconde de biens Dans le court pour l'Eglise Catholique. de deux efpace ans, elle fit brûler 2. Se no furent conobninés -hérétiques damnés d'ou l'on peut par contumace de quelle utilité cette Inquicon)eû:urer e~ établie -tion a été depuis qu'elle

lede

fut

une

iburce

In

~Ma'~K~/ pui~qu en fi peu de tems elle avoit fait de fi grandes chofes. lit. 2 Z~. 2 cap. 7.~ « L'an milliers d'héréi i quelques dans le Crema~c, tiques s'étant répandus les Freres Dominicains en nrënt brûler la plus grande partie, & arrêtèrent par le feu les ravages de cette peAe. Lib. 2 îa<$ de l'établiMement le Milanôis, vers îe milieu du treizième les héréûëcle n'étoiënt tiques point Soumis à la pe~~ de mort dont ils font cependant fi (~ les Papes n'étoient gnes parce pas que auëz Frederic reipe~es de l'Empereur cet Etat, mais peu de tems qui poHedoit c'eu-à-dire vers 12.2., on brûla après les hérétiques à Milan comme dans les autres de l'Italie. endroits Z~ cap. jo. &:c. c<c. c~c. « Au commencement de nnquintion dans

Po~fcriptum

de FEctiteuf.

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