GEORGES SEURAT

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GEORGES SEURAT (1859-1891) .

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Georges S EU RAT .

0Q* * ~*^1 -. ~ CVJ2^y^- S^/"^ par LUCIE COUSTURIER .rs >.. .

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d'une vision juvénile. ne prend presque plus de contact avec des C'est par œuvres successives que les inventeurs totale apaisent les masses violentées. nuances insensibles. est Leur production comme une conversation qui. si Seurat domi- eût continué à vivre. nier. et d'une audace .LES PEINTURES Si et la renommée qui fait retenir le nom de Cézanne de Renoir oublie Seurat. par des formes et des les auditeurs. immédiatement happée et fixée privées. convainc Nul. celle d'un Seurat sonnalité est un grand peintre inconnu. digne des aubes antiques. dont l'anomalie. à la per- présente notre |époque. n'échapperait aujourd'hui à la nation de son œuvre que l'envergure de son caractère et de son pouvoir créateur promettait d'égaler Delacroix. c'est que l'œuvre de ce derdans des collections le public.

ne troublaient pas le peintre. la fixer seul. ses exposi- tions de Paris. déchaînés devant Bruxelles. en décembre 1859. Mais les rires de de ses proches même. qu'il ses formes hautes et équilibrait les ardentes poussées de son sa tête âme. ses traits immobiles et réguliers. il Après le collège. Nuls déplacements inquiets n'agitaient harmonieuse et droite sur son buste. ni aucune expres- sion de trouble. peu soucieux de succès et de luxe.unique à dieux. raides et calmes qu'il a créées. C'est dans une atti- tude rigide. l'art Mais l'occasion d'un bref colloque sur et révélait un regard brûlant 8 une voix psycholo- . ans. Amsterdam. Seurat naquit à Paris. sans l'aide de réminiscences des On comprend que le surgissement à pic d'un novasi teur dont les formules perturbatrices succédaient vite aux violences des impressionnistes ait irrité le public la foule comme un et défi à son infirmité. dans une famille aisée. New-York. où se durcissaient pleines. L'apparence physique de Seurat l'idée était semblable à qu'on se ferait du peintre d'après les figures élan- cées. encadrés de brun. où il resta jusqu'à seize travailla quatre années à l'Ecole des Beaux-Arts avant de s'engager dans des voies personnelles.

Il sortait alors de sa vie profonde avec l'ardeur le d'une louve en quête. Il se suivre dans montrait aussi peu expansif avec sa mère. d'ordinaire. Luce. mais on ne pouvait sa retraite. . était doux comme de le faisait prévoir il le velours de ses et yeux et ses sourcils noirs.gique. Signac. l'artiste L'opinion des témoins du labeur insensé de l'explique comme une conséquence de l'appau- vrissement d'un organisme surmené au-delà des résistances humaines. de s'avancer au premier plan des discussions et des causeries. Cette mort de Seurat. survint au cours d'une pneumonie infectieuse. âgé de trente-deux ans. anéanti avec dans le même mal. avec qui prenait ses repas de chaque jour. absorbant la tendresse de la lumière et des êtres. Angrand. Seurat peignait jour et nuit. Seurat. effleurait l'être intérieur qu'il amplifiait Peu soucieux. étranglée par l'impatience d'amrmer de chères convictions. qu'avec ses amis intimes. mais se révélait entier ombrageux lorsqu'on secrètement. installation régu- Fénéon ignorèrent jusqu'à lière sa mort son lui avec une compagne qui lui donna ce fils. noril malement tendre. il s'y portait tout entier quand il espérait y nourrir le peintre.

Ainsi. étaient fixées dans définitivement son esprit. Leurs proportions. par d'amples figures. donnait à Seurat une gravité dont il se départissait peu. des réactions. pouvait assurer l'harmonie de ses compositions pour ainsi dire mathématiquement. des lumières. ou à favoriser l'élaboration de conceptions nouvelles. dans n'importe quelles conditions de distance ou degré de lumière. il se précipitait vite. il demeurait accroché de longues heures à son échelle douhle placée contre une grande toile. dès la première interroga- tion d'un visiteur. pour démontrer à la craie. Du mur ou du chevalet où on le trouvait en entrant dans son modeste atelier de Mont- martre. sans qu'un seul élément jaillisse et mal dosé clame l'analyse hors du pouvoir absorbant de il la synthèse. même sur de grandes surraces. se hâtant à l'application des parcelles d'arc-en-ciel représentatives des couleurs locales. 10 les bénéfices . Ne malgré l'a-t-on pas les trahisons vu travailler très avant dans la nuit d'un éclairage artificiel qu'il fallait défalquer ? Cette tension permanente d'un esprit attentif à garder des visions précises. qu'il pouvait les répartir. sur la surface de son plancher.Pendant les dernières années de sa vie. obsersi vées dans une étude directe.

enclin à l'insouil ciance et aux fantaisies gamines les arrêtait. par la blancheur du fond rongeant hampe noire. Celle du travail direct d'après nature. il se peu il distraire de ses obsessions par les conversail tions où ne se répandait jamais longuement.1 d'une théorie basée sur le pouvoir expressif de certains angles. en s'absorbant devant les toiles de son ami Signac. et dont M. en fleur grêle. charmé. de nombreux documents 1 . sur de petits panneaux en bois. a Paul Signac. laissait Même chez ses amis. par exemple. Fénéon possède une série émouvante. en de longues méditations. comme : eux. à minuit. il Du café même et des réu- il suivait accidentellement ses cama- ne sortait jamais. devant les fantasmagories Il observait. de certains volumes. d'un banal réverbère. dès la rue. à sa sa base. la déformation gracieuse. comprenant des peintures à l'huile exécutées en larges touches balayées. du clair-obscur. « les plus beaux dessins de peintre qui soient écrit ». Le développement de trois étapes : ce peintre essentiel comprend Celle de l'étude du clair-obscur par des dessins au conté. dévoré à son faîte par l'irra- diation de la lunaire flamme du gaz. car tombait vite en arrêt devant quelque peinture. nions nocturnes où rades.

époque les Impressionnistes. que les Chevreul contenta. de la nécessité de rejeter l'enseignement officiel les et de dégager de Delacroix éléments d'une théorie nouvelle. pour atteindre Un dimanche a la Grande Jatte (1886). concluait à l'utilité de la Delacroix au Néo-Impressionisme. Son analyse des œuvres de ce peintre. P. il Pour De les observer mieux. facilitée par des physiciens (Rpod. La Baignade (1884). nières œuvres. était persuadé par Musée.et esquisses pour ses grands tableaux. On sait' quelles convictions l'amenèrent à ces derd'idées avec Paul Signac. Chevreul. lui permettait de formuler l'en- semble des bien que lois éternelles qui régissent la couleur aussi les valeurs ou les lignes. Le Cirque (1891). etc. d'ordonner jeux harmonieux de Seurat. Celle des grandes compositions synthétiques avec figures. La Parade. Les Poseuses (1888). Helmholtz.). . par 12 M. Hum- bert de Superville. qui commence a. en communion Tandis que ce dernier peignait d'abord pressionnistes et ne s'en séparait comme les Im- que par un besoin. ignorant couleur qu'il observait dans leurs à cette le toiles. quelques grands paysages. Signac. Le Chahut (1889).

la dominante froide. de montantes (au-dessus de l'horizonc'est l'égalité calme de ton. de ligne . le clair. Ces diverses harmonies sont combinées en : calmes. c'est la domi- nante lumineuse. de ton. des contraires (contrastes). par quoi de puissantes valeurs s'inscrivent. et du sombre et du du chaud du froid pour la teinte. la teinte. les directions tale). l'orangé et le bleu. puis- sance expressive du contraste de ton. sombre . gaies et tristes la gaieté la de ton. dominante chaude. ligne. et de ligne. » Seurat rie s'était d'abord assuré des bénéfices de sa théola en expérimentant. le vert. Jules : Christophe en 1889 résu- mait sa théorie c'est l'analogie « L'art. et d'atteindre sûre- ment maximum sa de saturation. les contrastes et dégradés par quoi le elles s'exaltent.technique de la division des couleurs qui permet d'écrire lisiblement avec les teintes les du prisme. de teinte. c'est-à-dire le rouge jaune et sa complémentaire . l'harmonie. Faisant évoluer !3 . de teinte. Le de ton. Sous dictée. c'est-à-dire les directions sur l'horizontale. de teinte. c'est la dominante les sombre . l'analogie des le semblables (dégradés). c'est l'harmonie. c'est-à-dire le clair et le ton. le et le violet la ligne. directions abaissées. de l'horizontriste tale pour la ligne. par des dessins en valeur.

sans conditions mesquines. des noirs sévères ou poignants.passionnément. c'est avec une sans même décision exempte de faiblesse. qu'il H . que l'artiste l'expression de sa pensée à l'éloquence des oppositions du blanc et du noir. son crayon conte sur une feuille de papier Ingres. Il n'a pas surchargé les masses de ces vains détails pittoresques. des blancs rayonnants ou mats. il exaltait. pour évoquer et les le la splendeur d'un dos nu. séductions des jus. le prestige est pressant et se passe Ce qu'il veut dire de Muni de ce procédé impersonnel : le point. Il pas arrêté. par des contrastes. il s'est contenté d'exalter rayonnement lumineux de jaillis sa chair. des factures. soit apai- sant selon des courbes délicates jusqu'à une puissante silhouette d'ombre. par exemple. soit en excitant en les des blancs par des noirs du cadre. mais logiquement. donc joyeux ou brusques. à décrire ses muscles fuites de ses contours. par lesquels le blanc éteint et le noir un peu au moins intense eussent ne s'est été réduits balbutiement. Quand du contraste Seurat étend au chromatisme l'application efficace. La beauté à ce nouvelle et définitive de ces dessins tient a confié. chances. C'est les émoi qu'il rejette le métier appris à l'école.

isolé dans une lumière rousse. Il s'assied devant la nature. dans la Basse-Normandie : Fort-Samson il (1885). s'em- parera successivement des angles secrets qui fixent les terrains et les architectures. etc. d'abord. les êtres. les terrains. recueillent. Félix Fénéon. les nuages. mais notées délicatese hâte. sa luminosité. Quand ton chaud du panneau touches afin que des en bois qui transparaît entre feuillages ensoleillés. La du mauve de dont cet émouvant îlot d'ombre. pour jaillir harmonieusement d'un nécessaires. évaluera en peintre les densités de tous les ciels et de *5 . le sable Il ! son rythme. favorise l'expression grave de cette figure. la silhouette accentuée s'impose à la prairie environnante. les additions d'orangé Comme teinte à il procède pour le ton. par exemple. peu à peu : il élève la de stricts usages expressifs. pour refaire les arbres. Honneur (1886). Exemple une figure de femme accroupie. sa teinte imperceptibles. ses teintes sont peu variées d'abord. Le Crotoy (1889). selon leurs volumes essentiels. il inventera ses sables. il conquiert sûrement ses toiles. c'est le les ment. sans détours ni peur.. Plus tard. ciel bleu.fait servir aux exigences d'un audacieux parti pris. appartenant à qualité M. Comme il il poursuit surtout la lumière.

mais dans bavardage. peu importerait de notre cœur. Certes. la première en Indépendants en la vision date. soient remplies d'éléments imposés par l'observation directe. sur ces personnages un peu réels qui s'immergent nus ou 16 s'étalent sur une berge de . nous portera avant tout. La théorie des équilibres appliquée à toutes les grandes compositions. jusqu'à l'adoration de quelque lumière magique rayonnant dans une belle unité de couleur grave si ou blonde. par des degrés infiniment et proches impérieux. du peintre s'objective encore dans des morceaux d'une qualité rare d'ailleurs. garantit leur tenue. Mais en quelque pays de il ses conquêtes qu'il nous appelle. ou qu'elles attestent un cboix rigoureux. mais seulement dans cette mesure où plus grand bonbeur. importe à notre De toiles cette exquise sensibilité bénéficient toutes qu'elles les du peintre. aucun même. ne trouble en aucun point de leur surface.toutes les eaux par des nuances dune exquise ténuité. aucun chuchotement ces dernières. exposée aux 1884 après avoir été refusée au Salon. tandis une que dans un Seurat rien il n'existe trop. Dans La Baignade. cette unité. certes. ses voies n'étaient celles Il est facile de faire triompher grossièrement un blanc ou un rouge dans toile. le chant qu'elles exhalent.

aux traits évoqués. si inspiré à Seurat ces simplement arrondies. de quels équilibres sûrs émane : calme de cette composition l'île. toute l'ampleur de Seurat et tout son œil sont et sonores. Les modes grotesques de 1886 ont élégantes architectures vivantes. à quatre heures. : exemple le ces miracles de fraîcheur et de vie odorante de visage de la femme à l'ombrelle noire et celui l'en- fant vêtu de blanc. non précisés. Tandis que dans cette toile sont noyées dans la tache. M. Néanmoins là. Afin que l'œil se hâte aux contours de ses grandes figures.la Seine. c'est au contraire les silhouettes la vigueur significative de l'arabesque des ombres qui s'affirme dans Un dimanche a la Grande Jatte. clairs qui repoussent paisiblement leurs fonds par la puissance et la variété de leurs tons. le Félix Fénéon suggère exactement. par une con- cise description du sujet. devant l'espace ensoleillé. le peintre n'a pas éclairé d'expressions attirantes leurs visages distraits. mou- . dans l'orchestration de teintes neuves le dans pouvoir de propager de volume en sa diffusion apaisée volume une lumière glorieuse jusqu'à par le bleu des fonds délicats. de filantes barques au flanc. « Par un ciel caniculaire. Leur jeunesse et leur vie et n'y sont révélées que par : la courbe de leur teinte par sa qualité .

avec ses personnages. parmi des arbres. Autant que Cézanne. allongés norizontalement. : dressés rigides sur des bandes d'ombres comme la d'un Puvis modernisant. C'est son œuvre entier qui nous sug- gère un temple aux mille piliers ou colonnes. su. ses phares érigés entre les soubassements des terrains plans et des ombres portées et les frontons des verdures. assis à angle droit.vante d'une dominicale et fortuite population en joie de ces quelque quarante et grand air. du style. avec ses verticales répétées sur des horizontales nettes. ses mâts. ou de face. Nul mieux que Seurat n'a en creusant sa toile. accrocher les uns aux autres ses volumes et nous com- muniquer l'impression de la solidité par sa science des angles selon lesquels les directions se coupent. traités rigoureusement ou de dos. et personnages sont investis d'un dessin hiératique somou maire. » N'est-ce pas un prodige d'atteindre à grandeur dans la joie des teintes et sans antique le secours d'un seul des qu'utilisait fragments du matériel Puvis de Cnavannes ? et Seurat n'a pas besoin d'introduire des figures des la temples grecs dans ses paysages pour leur donner de gravité. de profil. ses troncs d'arbres. mais par une géométrie ex18 .

des jeux mieux. peintre a décidé les vêtements *9 Le même à servir l'expression . le logi- de lui. le synthétiste. nomènes s'affirme ce parti pris irréductible qui considère les phé- naturels selon leur valeur expressive et non selon leur existence réelle. qui les nie au besoin. il est le père de nos actuels « Constructeurs ». Non moins adhérents à l'expression visée sont les attitudes et les visages des spectateurs : schémas aigus jusqu'à l'animalité. fruits d'une observation épurée de toute contradiction. monté d'une écuyère.pressive du modernisme le plus aigu. cien implacable qui ne s'est servi de cette lumière que pour conserver aux objets risent les apparences qui les caracté- une fois pour toutes. Dans Le Cirque. Cette composition se propose d'enfermer dans courbe jeux croît les lignes une ample ascendantes significative de la gaîté des du de cirque. le du premier plan. L'arabesque hardie surgie et le rouge d'une perruque de clown. jusqu'à le croire attardé à à la représentation la de l'immédiat. plus que dans tout autre tableau. propice au joyeux triomphe du cheval blanc. L'unité d'expression ainsi préparée s'acla richesse d'une atmosphère dorée. On l'analyse. fortuits a méconnu Seurat lumière. agace blanc avec une outrance très représentative d'un spectacle.

Le Chahut et est aussi un phéno- isolé. qui révèle les l'analyse préalable commentant où volumes. Quatre danseuses danseurs processionnant. au premier plan du tableau. un chant ou un d'une déesse est celle mo- Fantaisie et de la Grâce. avec ses formes fuselées. la peinture jaillir presse impitoyablement les formes pour en faire l'idée essentielle.synthétique qu'ils détruisent d'ordinaire par leurs exhorbitantes prétentions personnelles. triant les objets. La petite écuyère. par 20 le rythme de gaîté . rigides. vivante au delà de toutes les pauvres complications de la ressemblance. être. sa tête de fée espiègle l'air. mais partout la toile est couverte. une émanation gaie de son Cette petite forme féminine derne de la comme rire. Dans mène notre époque. et. Il inscrit la fantaisie d'un quadrille du Mou- lin-Rouge. par l'affirmation quatre fois répétée des cam- brures de leurs torses grêles. au-dessus de l'horizontale. le parallé- se répètent en perspective. ça et là tracé bleu se voit. et l'ascension de ses gestes qui se dissolvent dans De tels parmi les logiciens du sentiment ne un se retrouvent que n'est Primitifs. Malheureusement Le Cirque pas terminé. débouchent presque de Leurs gestes face. Par lisme de leurs jambes lancées. par exemple possède une robe qui amplifie à peine.

de bleus. de Delacroix ou de K. ne représente pas en composant ses phases. Le prétexte. en suggère des idées extrêmes par la mise en évidence d'un geste au point d'équilibre de sa course. l'art Différemment représentatives de Seurat. mais par sorte le bloc de la la peinture. Les trois figures nues des modèles. dans la Le Chahut.propagé par leurs visages. Roussel. soudain un blanc ou un vermillon éclate. comme aussi dans La Parade. Naïvement 21 . de lumière prédomi- nance du ton sur la teinte est la artificielle. étant inspirés par des formes en mouvement. X. présentent une de tryptique de beauté féminine. sont concentré de n'est pas Les Poseuses. C'est que Seurat a une conception Il synthétique du mouvement. selon le mode des Japonais. peintes dans les plus simples attitudes. n'étant pas liées l'une a l'autre par une ara- besque. comme il dans les l'art statique des Egyptiens ou des Khmers. Ce grand tableau décoratif au sens attribué d'ordinaire à ce mot. Le Chahut. note osée d'un dessous ou d'une coiffure extravagante. Le Cirque. on leur a reproché de ne pas niquer au spectateur l'illusion de l'agitation et commudu dépla- cement des lignes. ils parviennent à l'énergique cohésion d'un symbole hindou. Dans des accords graves de pourpres.

nous assène notre animalité crier. et pour en dégager un ordre de valeur durable générale en qui la collectivité reconnaîtra — et presque toujours après une longue période d'aveugle et injuste résistance — l'expression de ses besoins et le langage de ses instincts. son parti pris. tiens sait De même la vie que la diorite noire la des Egyp- évoquer mieux que la plus exacte appa- rence de la chair. l'être de Seurat apparaît avant tout.elles imposent leur élégance avec un souverain dédain le de duper spectateur par une pauvre contrefaçon des matières réelles et de se prouver vivantes en détaillant leur anatomie. même matière abstraite de ces ramenées à un noyau de lumière d'un volume expressif. Il n'est pas un objet existant en soi qui se puisse appréhender intérieure. on peut dire qu'à travers tous les aspects de vie qu'il a représentés. de figures. » 22 . mais n'est-ce pas la marque des plus hauts pouvoirs le d'un artiste de recréer monde tout entier selon les ardents besoins de sa nature intime? « M. du dehors. de Sa source assez forte est Elle est dans la personnalité qu'elle tire la pour imposer aux œuvres nature son empreinte. et humanité mo- dernes à nous en faire Certes. Godet a écrit : Le style est un produit de la vie. son sens de l'Univers.

23 . pétrisseur vie. le de moules étroits de notre générateur d'un style exceptionnellement émou- vant. qui suscitera toujours en France et à l'étranger de très profondes admirations.Si telle est l'heureuse définition du style suggérée par les chefs-d'œuvre. elle implique l'urgence de recon- naître en Seurat.

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LES DESSINS Aussi clairement que dans ces splendeur des teintes. des bronzes. fices d'ailleurs. Les larges et intenses frottements d'un conté. sur ces feuilles de papier Ingres au grain 25 . bois frustes. que dans la poésie de Seurat étant incluse dans ses contés. secrets les de comme on étudierait d'un sculpteur. pour surprendre l'artiste. les seuls au monde. imposés par — au sculpteur instruit des sacri- dont un tracé arrondi ou d'ongle peut faire éclater les fibres. Il se garde. le bois. la toiles. sans lourdeur. possibles. des marbres pré- cieux. il — d'oeil sait à Seurat quelles conditions de travail doit l'exceptionnelle puis- sance des blancs et des noirs que nous admirons. d'en briser les blocs expressifs. par un vain détail. hors des cires. Semblable. on peut les les étudier isolément avec profit.

l'une des éclats. des boucles. un aspect de la surface qui matérialisera le plus sensiblement le caractère des formes qu'il conçoit. des maculatures de noir sur du blanc. en courbes longues. Le résultat matériel est ce velouté et profond. des Angrand. à dès ses débuts. exempt de qui caractérise les ruissellement de scintillement contés de Seurat. au con- à inclure la poésie de Seurat. que la sub- stance ductile de Bonnard. bouillonnent. propre. s'épandent telle comme est l'eau. la condition. Il est évident. auront. et qu'il ne faut pas confondre avec la matière de ces crayons en général : celle des Redon. persuasive d'un rigidement érigées. évoquée par des traits gras et ronds. des formes simples. Il monde n'est d'architectures sveltes. par exemple. inventer. en effet. ont servi le besoin qu'avait cet artiste d'écrire. imposer un monde fait de rondeurs souples qui s'écroulent. des flaques. laquelle traire. servira un peintre qui veut nous s'étirent.résistant. L'instinct d'un peintre le porte. l'autre une fluidité incompatibles avec l'immobilité hiératique cherchée par Seurat. Une d'un image proscrit la nature cassante des jeux conté sur du papier Ingres. pour chacune. de %6 . en angles nets. donc pas logique de que dire de deux peintres puis: sants l'un d'eux possède la plus belle matière les on ne saurait comparer .

). ou mus- Que tous ces allusions? reste-t-il. un Forain. est plus ou moins Tous retors. l'image. ici des forces humaines dans personnages. Innocents de procédés d'illustres factures. reproduits. l'émoi. sinon de légères Que reste-t-il dans ce « Nu » (voir fig.servir l'un des artistes étant de desservir l'autre. le Seurat s'est contenté de régler avec minutie s'enflent frottement de son crayon jusqu'à ce que ou s'éteignent à chaque place. les dessins ici reproduits témoignent du bonheur de ce choix dénués instinctif. plis. ils offrent leur velours neuf avec cette candeur des œuvres des Primitifs dans lesquelles servir la spontanément les moyens naquirent pour pensée. 27 dôme tel un fragment mais rien d'un dos . ne regrettera aucune des formes qui sont expressives chez un Daumier. sinon l'allusion double à un d'astre. en effet. » a vanté le pouvoir dans sa « Théorie Peu tisse lui importe que dans les jeux ardents s'anéanil une foule d'éléments pittoresques. un Luce culatures. Pour assurer le sens de ses phrases picturales. : traits des visages. Plus exactement. ces réactions il ou dégradations dont des contrastes. on pourrait dire qu'elle judicieusement adoptée. où du blanc de chair et à s'irradie.

son âme dénaturée fut indif- férente à l'expression des yeux attentifs. 2 Un noir. idéalement. agile sur ce blanc. des doigts. Il n'est rien resté non plus (voir de la tête. un bras. qui. borne minuscule opposée au torrent des blancs. un cône noir. aux frontières d'un blanc. les formes de ce portrait en disant que lui sacrifier sa tbéorie obli- geait Seurat à de souples aspects de vie? s'il Cette supposition serait vraisemblable était un mode a de unique d'appliquer cette théorie. de la main. il compte son del- toïde. tandis que le torse rayonne. de la serviette.que nous fig. son triceps. Seurat ne tient pas à prouver qu'il sait faire ce qu'il ne veut point. n'accuse pas plus d'intenla loi sité. tableau où ce nu muscles indiscrets se sont tus. sa rappelé à Seurat que sa tête comportait des main. cuil- lère. pour plonger en un étiré. des lèvres prêtes. semble 28 . les la Baignade. Mais il peut y avoir autant de manières d'écrire une réaction" qu'il y 1 Par accident. elliptiques comme on l'a fait. et dans s'inscrivit. croissant presque immatériel. un bouclier carré blanc. des narines avides. l'enfile. est resté.) le croyions'. dans ce dessin. Faut-il expliquer. nappe. A l'encontre de certains pédants. qui ne réagit pas conformément à physique du contraste. une pelote noire. son biceps. une tige qui. bouteille tielles : de vin du dîneur que ces allusions essenincliné sur un ovale sombre. des doigts babiles. Le respect dû à son père n'a pas traits. Le peintre a senti l'incohérence de cette simultanéité.

29 . celles-ci ne le toucheront que par leurs manifestations cordiales. parce qu'un éclairage forcément notre sympathie. de : Si ce ne sont pas les contrastes qui violentèrent les formes. parce qu'il n'est rien d'hostile comme mable qui n'en soit pour nos yeux. avec ils sont peints avec de celle-ci. car Seurat ne peignit pas des effets de lumière. il convient de dire que qu'ils . .peintres soucieux de mettre en relation sur une surface des formes à trois dimensions Rembrandt ou de Delacroix Vuillard ou de Picasso. s'il rend appréciables au peintre de nouvelles apparences des formes. qui exaspérèrent Par suite. et nier. ignorer ce blanc qu'il devrait par suite la forme que ce blanc représente. mode du Vinci. de mode de Cézanne. par les déformations d'un les contrastes ? ici exemple. Certes. mais ils ne copient pas phénomène d'ai- multiple. peut-on dire que ce sont « effet ». le papier blanc la enflamment . lumière. contés de Seurat sont lumineux parce des oppositions. les masses blanches ou noires des formes reproduites devraient-elles leur saisissante simplicité à l'heureux effet de lumière représenté ? Non. Des photoles graphies surprennent de curieuses fantasmagories sans nous attendrir. exalter. accidentel ne retient pas mais notre curiosité .

des analystes et des synthétistes comme il y en a parmi les savants. irrésolus. et d'excellents. qui traduit un arbre par une seule palme. traits exemple. un équivalent synthétique. un de ces arbres ? Il est résumé. qui décide Seurat à supprimer les des visages dans ses figures et rameaux dans ses arbres. en des rythmes appro- savent nous imposer leurs préférences ardentes. incapables d'un cboix. qui superposent tous les aspects en des rythmes contradictoires. ce caractérise-t-il bien les rapports mot de l'art de Seurat. avec celui de Carrière qui celui avant tout ? Avec le de Bonnard qui ne précise d'un le personnage que l'orne ? bouton de son habit. primitif comme quadrillé qui Avec celui d'un Henri Rousseau. un éventail de feuilles ? Doit-on appeler analystes il ces derniers ? Plus vraisemblablement. faute d'amour.Si ce n'est pas la volonté de « fendre » pat* du les soleil. parmi les artistes. n'y a pas. sous prétexte de soleil. cependant. émanent d'une conception des volumes dite syntnétique. de ces visages d'admettre et commode et que les rythmes larges des clairs des obscurs. Un . qui les affirme omet les prunelles. serait-ce plus exactement la volonté de donner. mais des peintres médiocres. excluant maints détails. ceux que j'ai nommés qui. Celles-ci varient selon la mentalité 3° du créateur. comme priés.

créés par une intellectualité aiguë. bien loin que mêmes ces objets représentés doivent. il ne résume pas. et la forme qu'il invente exclut celle qu'il a niée. il ou l'effrayent dans une figure préférera dire avant tout sensuelle : ce qu'il en connaît par sa les fruits main les fleurs et parmi les feuilles. de l'attirent bouche. se préoccupera des yeux. du nez. D'une 3 1 même forme . La forme elliptique de la main du dîneur. par exemple. le peintre laisse leur place dans le volume qui les enferme les nie. toutes. lui donnent. qualités doivent être niées successivement. Outre que il le mot synthèse n'implique pas d'amour. Seurat ne il les omet pas seulement.primitif. Il Or. souffre pas la réintégration les Aussi. enfant. à arbre. la rotondité d'un : une jouissance inconnue des Primitifs l'amour d'un Seurat a d'autres objets que l'amour d'un Benozzo Gozzoli. plutôt que sa rondeur. ne de ses doigts. la comme un . invente. la égare encore sur nature d'une création en laissant supposer qu'aux formes omises pour plus de simplicité. La des volupté d'un moderne sa comme Seurat n'a pas besoin de : main comme intermédiaire auprès du monde parcourir mentalement sens nouveaux. qui d'abord d'un arbre. présenter des qualités communes. dans des œuvres de peintres différents.

. ce n'est pas pour conformer à une théorie que Seurat a sacrifié des éléments consacrés. car un peintre n'est pas considérable malgré ce que cela le le public lui reproche. C'est donc au figuré que les peintres parlent de leur plastique. mais font faire leurs formes. Un pur chef- d'œuvre naît informe.dont Cézanne cristal. ni pour reproduire synthèse. aspect schématique. une nouvelle plastique sentimentale. correct. le phénoménal. jeune De même qu'un poète nous dit d'une taille de fille qu'elle est pareille à 32 un lys. pour nous déli- . celles etc. mais il n'offre pas de convention le s'impose dès qu'il a contraint spec- tateur à réaliser d'après ses signes neufs. puisqu'il connue. qu'il lui décoche. des émotions qu'il était accoutumé de fit recevoir . ni pour expérimenter la mais pour définir d'autres raisons d'aimer. car ils ne font pas. L'inconsistance reprochée à Signac devient la fluidité . Il réclame à Seurat par les mots raideur. n'accueille pas les joies nouvelles sans connaitre leurs noms. le Cependant public. génie de la difformité reprochée à Matisse devient celui des proportions expressives. dit qu'elle est taillée à vif Bonnard dira qu'elle est ondulée se comme un comme l'eau. la violence que Seurat à toutes convenances prouvait sa force. En résumé. mais à cause de même.

vrer, par

une image, de
et

l'idée banale

que nous avions

d'une

taille

nous en

faire

concevoir une autre selon
par un signe expressif,
l'asséner

ses vues,

de

même

les peintres
la

nous éloignent de
l'angle
les

réalité

pour nous

sous

imprévu de leur choix. Seurat procède

comme

poètes; ceux qui l'ont appelé un réaliste sont ceux
est le

pour qui l'imagination d'un peintre
rassembler, dans
anciens,

pouvoir de
rares,

un cadre des objets exotiques,

ou inhabituellement confrontés

et traduits.
est

Si,

au contraire, l'imagination du peintre

une faculté
sensibilité

de réagir, par une image, au choc que sa
reçoit

du monde vu,
bien

il

faut

que Seurat
pour
qu'il

soit

doué d'une
s'asseoir

imagination

exaltée

puisse

devant

n'importe

quel

banc,

arbre,

mur,

que

tant

d'autres ont représenté avant lui, sans

que leur définition

puisse se substituer
est

un

instant

à sa vision.

Quand

il

frappé par l'aspect cylindrique et rigidement érigé
il

d'une calme promeneuse,

oublie tout ce qui dans cette
il

forme ne participe pas à

cet aspect;

est

broyé par

lui

seul jusqu'à ce qu'il ait inventé

une manière d'arcnisatisfait,

tecture
jolis

du genre des colonnes qui

au mépris des

enroulements séculaires,

son

nouveau sentiment
d'ordre architectural,

d'une femme. Elles sont, en

effet,

par leur équilibre, leur nudité, leur solidité, ces inven33»

tîons

de Seurat

;

elles

exaltent surtout la voluptueuse

lenteur avec laquelle s'esquive, aux regards, une ample

rondeur d'arbre ou de jupe,

la

fière

et

brusque décitoits

sion avec laquelle des parapets

ou des

d'usine,

raides d'ardeur, tranchent le sol, tailladent le ciel,
se

pour
elles
;

rendre

inflexibles,

à leurs

fins

impérieuses

;

célèbrent le costume
elles

masculin aux âpres

limitations

eussent glorifié les rampes brisées des escaliers
ainsi

du

métro qui plongent, éclatantes

que des

éclairs,

aux gouffres ronds des gares.
ces caractères

Nous

appelions laideurs

de nos

villes

neuves, de nos quais, de nos

banlieues,
lités.

et

nous jugions antipathiques leurs virtua-

Seurat a su nous révéler leur

âme

large et conte-

nue.

Bien
ils

d'autres

peintres,

certes,

les

abordèrent,

mais

craignirent de laisser voir leurs côtés farouches.

Us

voilèrent toujours

décemment
nudité de
soleil.

la

dureté du

mur avec
fer,

des affiches ou du

lierre, la

maigreur du pont de
la terre plate,

avec de
fleurs

la

fumée,

la

avec des
le

ou des jeux de

Seurat époussète

sol,

rectifie les
toits.

murs, rase l'herbe

et aiguise les angles

des

Mais

il

ne

suffit

pas qu'un peintre témoigne d'une
qu'il

conception originale, ni

nous

la

propose en des

signes de son invention, courbes et droites nouvelles,
34

il

faut encore

que

ces signes,

pour que nous

les

vou-

lions déchiffrer,

émeuvent d'abord notre œil par
et

l'action

sensuelle

des blancs
les

des

noirs,

ou des
Les
sont

couleurs

combinées qui
ces

rendent visibles.
sensibles

relations

de
les

éléments

directement
appellent
les

ce

que

professionnels

rapports.
tel

Elles

sont des
tel

analogies de semblables (affinité de
blanc,
noir),

blanc, pour

ou de

tel

rose pour tel rose, de tel noir pour tel
contraires (affinité

ou des analogies de
tel noir).

de

tel

blanc pour

Ces

analogies ou affinités, ont des

degrés persuasifs pour notre rétine, et
degrés
c'est être peintre.
Il

connaître

ces

y

a

beaucoup de

peintres,
les

c'est-à-dire

de techniciens capables d'intéresser
ils

sens

par des tâches heureuses, mais

ne sont pas nécessai-

rement des inventeurs d'humanité. C'est donc en vain
qu'on ne louerait d'un
artiste
le

que

ces rapports

:

ils

ne
sa

peuvent

être

son but, mais
et qu'il

chemin nécessaire de

pensée vers nous
lui.

nous invite à remonter vers

Les rapports de Seurat sont des voies droites de

l'émoi de l'œil à celui
faciles

du cœur.

Sollicité par les degrés

d'un blanc à un blanc de plus en plus éteint, notre

œil nous incite, dans ce dessin des Saltimbanques, par

exemple, à sentir
des

le

rythme

et la

variété des courbes
les

membres

effilés

lancés en fouet
35

uns vers

les

nous : incite à sentir l'équilibre la calotte de ces géométries fraternelles et la en cône de Pierrot tunique en sablier de Colombine.autres. à celle des images. de la comparaison des couleurs à celle des signes. Ainsi dans chaque oeuvre. nous sommes amenés du monument contemporaine. à embrasser l'harmonie à la édifié par Seurat louange de la vie 36 . Appelé par l'opposition d'un blanc il éclatant et d'un noir intense. à comprendre.

XXXV PEINTURES DE GEORGES SEURAT .

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XXX DESSINS DE GEORGES SEURAT .

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La Seine 9- dans l'Herbe. a Grandcamp. 1 1. La Baignade. assise vers 1883 1883 6. 1884 14. Les Pêcheurs a la Ligne. 45- Personnages dans un Pré. Un Dimanche d'Eté a la Grande-Jatte.TABLE DES ILLUSTRATIONS PEINTURES 1. 15. Berge herbue. Rives (étude pour la Baignade). 1884-1886 1885 Marée Basse . 1 1884 la 3 . 1884 Dimanche d'Eté h la 1 2. Le Tas de Pierres. Les Deux 1883 1883 -1884 io. vers 1883 1883 a Asnières (étude pour la Baignade). Sous-Bois. 1882 1882 1882 1883 2. Banlieue. Une Périssoire (étude pour un Grande- Jatte). 3- Maison dans un Paysage. -J* Paysanne 8. Couseuse (étude pour un Dimanche d'Eté à Grande-Jatte).

Le Crotoy (aval). Le Port de Courbevoie. 34. un soir. 18. 1886 1886 21. Le Chahut. Port-en-Bessin. 33. DESSINS AU CRAYON CONTÉ 36. L'Hospice et le Phare a Honfleur. 30. 25. Coin d'un Bassin a Honfleur. les Poseuses). Port-en-Bessin. 26. La Seine a Courbevoie. La Berge a la Grande-Jatte. 20. l'Avant-Port a marée basse. 29. Le Bec du Hoc a Grandcamp. 38. 35. 17. 1889-1890 1890 1890-1891 Le Cirque. . Le Pliant. les Grues et la Percée.îé. Entrée du 22. Le Crotoy (amont). 1881-1882 1881-1882 1881-1882 37. 1885 1885 1885 La Rade a Grandcamp 19. » Maria a Honfleur. Etude pour la Couverture d'un Roman. Femme debout. un Dimanche. La^« Port de Honfleur. 27. 1886 1886 1886 1886-1887 1887 23. 24. 31. Enfant a l'Echarpe. Les Poseuses (esquisse du tableau 1887-1888 1888 1888 1888 28. 1889 1889 32. Le Chenal de Gravelines. 1885 Fort Samson a Grandcamp. Port-en-Bessin.

Tricotant.1882 1881. 42. Le 53. La Ballerine au Chapeau blanc de couleurs). Le Chiffonnier. 43. Jeune Fille (dessin pour un Jatte). 1881.1883 1882. 1881. 41. [884 (dessin La Nourrice Jatte).1882 40. $ î .1882 1882. 61. 50.1883 1882-.[883 Le Buveur. 48. 55. Fort de la Halle. Le Peintre au Travail. 56.39- La Voie La ferrée. 46. Cocher de Fiacre.1882 (dessin aux crayons Groupe de Gens (Musée du Luxembourg). 52.1882 45.1883 1882-1 [883 Torse d'Homme. Grille. Le Manchon. 884 885 60. 1882. 44.1883 Le Haut de Forme. 49.1882 1881. L'Invalide (pastel). 1881. En marche. pour un Dimanche d'Eté a la Grande- 884 Dimanche d'Eté à la 57.1882 1881. 884 .1883 1882. Le Labourage (Musée du Luxembourg).1883 1882. Nœud noir. 5 8. 47. 54. 1882. Grande- 884 Dimanche d'Eté à (dessin la Grande-Jatte). La Jeune Fille a l'Ombrelle la pour un Dimanche d'Eté à Grande -Jatte). 1881. Singes (dessin pour un 884 59. Saltimbanques. Au Concert européen.1883 1882.

Les Banquistes. les Poseuses). 1890 Photographies de la Librairie de France à Paris. 1885 1885 le La Poseuses de face (dessin pour tableau. 64. Portrait de Paul Signac. . Banquistes.6i. 1887 65. 63.

POUR LES ÉDITIONS 21.CE RECUEIL DE SOIXANTE-CINQ REPRODUCTIONS EN SIMILIGRAVURE DE MM. CRÈS ET C\ RUE HAUTEFEUILLE. PARIS. REY A LYON. COLLECTION DES CAHIERS D'AUJOURD'HUI ». DEMICHEL. A PARIS. Crès et C° . by Editions G. « A. EST SORTI DES PRESSES DE LA SOCIÉTÉ ANONYME DE L'IMPRIMERIE G. DIRECTEUR : GEORGE BESSON Copyright 1926. PLOQUIN ET C<.