Nous soussignés: Oussaya Mustapha et Ouadouch Hamid; détenus politiques de la cause

Amazighe , accusés a tort , d'un homicide , par les adversaires de la liberté d'expression via la
police judicaire le 22/05/2007, a 21h.00, alors que nous étions occupé par la préparation des
examens universitaires , nous étions surpris par l'introduction brusque de la police dans notre
domicile situé a l`adresse : n° 73 quartier Zeitoun , Meknes , sans autorisation légale et sans que
le propriétaire de notre domicile soit présent , ni consulté a ce sujet , la police a procédé a la
détention de 17 étudiants , une Ioi arrivés au siege de la police , elle en a libéré 07 . Suite a cette
opération, la police a saisi ce qui suit :
Deux ordinateurs portables,
Un grand nombre de cédéroms contenant des activités du mouvement culturel amazigh,
Un ensemble de communiqués Iaisant partie des activités du mouvement culturel
amazigh,
Un grand nombre de photos de militants amazighs, et des maniIestations qu`organise le
M.C.A.
Ces saisies démontrent, quand on y regarde de plus pres, que l'objectiI recherché par la police
est unique, c'est la domestication et la neutralisation du mouvement culturel amazigh.
Apres trois jours de garde a vue lesquels nous avons subi traitements inhumains et dégradants
(insultes, coups de pied, coups de poing ..) dignes des années de plomb, la police nous a
contraints a signer des proces verbaux montés de toutes pieces par elle selon ses arriere-pensées
sans même que nous ayons le droit de les lire, sous peine d'être violés dans notre intimité
(sodomie par la technique de la bouteille).
Nous aIIirmant que notre aIIaire n'est pas traitée avec objectivité, loin de la, tous les appareils
de l'état concernés ici notamment (police et justice) étaient prêts a tout pour que nous ne soyons
pas acquittés, le déroulement de l'aIIaire l'indique clairement. Sans preuves tangibles, le parquet
général nous a accusé de · constitution de groupe criminel ~ et de · homicide volontaire avec
préméditation ~. Cette posture de servi tente a conduire le parquet a Iaire des erreurs. L'analyse
de l'ADN l'a démontré clairement, ainsi que le grand nombre de témoins qui ont témoigné en
Iaveur de notre innocence, notons également que plusieurs Iaux-témoins constitués par la police
sont revenus sur leurs déclarations et ont aIIirmé l'implication de la police dans cette macabre
opération consistant a nous rendre coupable coûte que coûte vaille que vaille.
Notons aussi que la déclaration de l'adversaire, constitué en patrice civile, versent dans ce
sens, en aIIirmant que les proces verbaux sont montés de toutes pieces par la police. L`un d'entre
eux, le nommé Mustapha Zamzami a avoué que c'est lui qui a indiqué a la police notre domicile,
a la demande de cette derniere, et apres lui avoir montrer une photo de Mustapha Oussaya.
Nous insistons la-dessus:
Le nommé Mustapha Zamzami a indiqué a la police notre domicile sur la base d'une photo,
nom pas en nous considérant comme étant les auteurs du crime.
Si les services de l'état ont décidé a neutraliser le M..CA, ils n'ont qu'a le Iaire sans avoir
instrumentaliser la justice.
Quant a l'accusation de groupe criminel et d'homicide volontaire sans aucune preuve, il est
clair qu'il s'agit la d'une manouvre dilatoire et macabre qui vise a anéantir les voix de la liberté
aspirant a la mise en place d'un état de droit garantissant la liberté d'expression et le pluralisme.
Le rapport ci-apres démontre l'imbrication des pouvoirs, la mise sous tutelle de la justice
par le pouvoir politique une preuve de plus de la détérioration des droits humains au Maroc.
L'analyse de l'argumentation de jury le conIirme.
Chambre criminelle
Cour d'appel de Meknès
Arrêt n':385 en date de 16/10/2008
Affaire n° : 07-711
En vertu de la loi, et après de la délibération : Argumentation
La séance publique:
La cour rappelle l'exposé des motifs :
 Vu que les accusés sont poursuivis pour constitution de groupe criminel , homicide
volontaire avec préméditation adhésion a un groupe criminel , participation a un homicide
volontaire avec préméditation , détention d'arme dans des conditions qui peuvent constituer une
menace pour la sécurité des personnes , comme ça a été dit dans le rapport qui Iait partie de la
décision de comparution comme indiqué ci-dessus :
 Vu que la déIense des accusés a présenté des requêtes Iormelles avant d'entamer l'étude
de l'aIIaire, la cour répond a ces requêtes en précisant ce qui suit :
 Vu qu'il s'agit, en l'espece, d'un Ilagrant délit, puisque les accusés ont été arrêtés juste
apres avoir commis le crime le même jour. En plus, la police a mis la main sur les outils et les
armes utilisés dans ce crime, parallelement a la détention. D'ailleurs même s'il n'y avait pas
Ilagrant délit, la cour peut poursuivre les accusés dans le cadre de pouvoir discrétionnaire dot
dispose légalement le parquet générale et Monsieur le juge d'instruction. En conséquence, la
requête présentée reste sans eIIet, elle est donc rejetée.
 Vu en qu'en ce qui concerne l'illégalité de l'inspection, l'investissement du domicile situé
aux 73 quartiers Zeitoun qui abritait les accusés, s'est déroulé dans le délai légal, sous le
patronage du parquet général. D'ailleurs, il n'ya plus de preuve qui démontre le non respect de la
procédure a ce sujet. En conséquence la requête est rejetée.
 Vu concernant la nullité de proces verbal de la police judicaire pour cause de torture, la
déclaration des accusés selon les quelles, ils ont été torturés au siege de la police ne sont pas
Iondées sur un rapport médical qui conIirmerait l'existence de la torture .En conséquence la cour
estime que la requête doit être rejetée.
 Vu que concernant la nullité de la décision de comparution, cette décision est soumise au
contrôle de la chambre criminelle qui est chargée de contrôle des décisions et arrêts de juge
d'instruction, par conséquent la requête n'est pas Iondée, elle est donc rejetée.
 Vu que l'accusé Oussaya Mustapha a reconnu devant la police judiciaire avoir participé
avec ses amis du M.C.A au N°73 quartier zeitoune. suite a cette réunion ils ont décidé de
prendre leur revanche et d'attaquer les éléments de Nahj Dimoqrati al qaidi (voie démocratique)
qui ne cessent pas de les provoquer et les harceler, et qui portent atteinte a leur Mouvement
Amazigh.
Dans ces conditions Mr Oussaya et ses amis ont gagné la Iaculté de droit porteurs d'armes
blanches, dans les terrains qui juxtaposent les huileries, les deux courant ( M.C.A et Nahj) ont
livré bataille. Sous l`eIIet des pierres qu'il jetait lui et ses amis en direction des éléments des
étudiants de Nahj , Ces derniers ont reculé et l'un d'entre eux , qui se trouve être la victime , est
tombé par terre. Mr Oussaya , Mr Hamid Ouadouch, Mr Ali Akchour se sont mis a le tabasser
avec l'aide d'armes blanches jusqu'a l'évanouissement de la victime , par la suite , ils ont regagné
leur domicile et inIormé leurs amis qui les attendaient de l'exécution de l'opération .
 Vu que l'accusé Oussaya est revenu sur cette déclaration devant le juge d'instruction et
devant le jury de la cour
 Vu que l'ensemble des témoins entendus par la cour n'ont pas déclaré avoir vu l'accusé
en train de porter des coups a la victime.
 Vu que la déclaration de l'accusé contient un aveu qu'il a porté des coups et des blessures
a la victime Mohamad Sassioui Taher .cet aveu détaillé contient des indication sur le temps, le
lieus et les circonstances du crime .de même , il évoque la saisie d'armes dans le domicile de
l'accusé , lequel lors de son arrestation apres avoir commit le crime , a tenté de s'échapper de la
police .
 Vu que l'accusé ne mit pas s'être procuré les armes saisies a son domicile pour les utiliser
contre les éléments de Nahj.
 Vu que l'expertise médicale indique que l'ADN retrouvé sur la casquette et la hache
appartient a la victime Mr sassioui Taher.
 Et que l'ADN retrouvé dans le sang éparpillé sur la tenue sportive et les baskets
appartient a l'accusé Mr Oussaya Mustapha.
 Vu que la déclaration de l'accusé a été étayée par les épreuves citées, ainsi que les
déclarations du reste des accusés a son égard, et qui Iaisaient partie du groupe guidé par lui pour
se venger du Nahj.
 Vu que l'accusé Mr Oussaya a participé a l'accrochage contre ses adversaires, sans qu'il y
ait pour autant, une preuve qu'il a qualiIié un assassinat ou une embuscade contre la victime en
tout lieu que se soit, et qu'il y ait insistance de sa part. par conséquent, compte tenu de ces
circonstances, la cour considere qu'il ne s'agit pas, en l'espece de d'homicide volontaire, ni de
constitution de groupe criminel. par contre , la cour considere que l'accusé , d'apres sa
déclaration , est coupable d'avoir porté des coups et blessures a la victime , proIitant de sa chute
sur terre , lors de l'accrochage et de l'échange des coups et blessures . ce qui a causé sa mort par
la suite .la cour, dans le cadre de sont pouvoir vis a vis des Iaits, considere qu'il s`agit, en
l`espece, de coups et blessures avec armes blanches ayant causé un homicide involontaire
conIormément a l'article 402 de code pénal .
 Vu que l'accusé Mr Hamid Ouadouch avoue devant la police judiciaire qu'il a, en
compagnie de ses amis Mr Oussaya Mustapha et Akchour Ali lors de leur accrochage avec les
éléments de Nahj, agressé la victime au moment ou il a chuté et perdu son équilibre, lui apporté
des coups, en compagnie d`Oussaya, jusqu' a son évanouissement. apres quoi ils ont regagné leur
domicile et inIormé leurs amis en laissant la victime souIIrir de ses blessures.
 Vu que l'accusé Mr Ouadouch Hamid est revenu sur ses déclarations devant le juge et
devant le jury de la cour.
 Vu que sa déclaration détaillée a été étayée par son arrestation juste apres l'agression chez
lui, et par la saisie des armes blanches utilisées dans l'exécution du crime. En suite, par le
témoignage de la nommée: Amina Sadki qui l'a vu Iuit sur le théâtre du crime en répétant
l'expression "police. police..''. la même Amina l'a reconnu devant le jury de la cour. EnIin, par
les déclarations de son ami Mr Oussaya Mustapha a son égard, ainsi que par sa participation a
ses côtés a l'agression de la victime.
 Vu que la cour, sur la base des donnés citées dessus, a acquis la convection de condamner
l`accusé, sans pour autant, qu'il soit prouvé que l'accusé Ouadouch Hamid planiIiait l'assassinat
de la victime, ni qu'il y ait préméditation a tuer la victime dans quelque lieu que ce soit. l'accusé
a seulement porté de coups a la victime dans le cadre de l'échange de violence avec leurs
adversaires du camp de Nahj. ces coups ont entrainé la mort de la victime, qui était laissé pour
compte sans assistance.
 Vu que la cour, dans le cadre de la requaliIication des Iaits présents devant elle, estime
que le tort de Mr Ouadouch Hamid est le même que celui de Mr Oussaya Mustapha, c'est-a-dire,
coups et blessures ayant causé un homicide involontaire.
 Vu que les accusés Mr Mohamad Nouari , Mr YousseI ait l bacha , Mr Younes Hajja et
Mr Mohamed Chami , avouent devant la police judiciaire qu'ils Iont partie de groupe d'Oussaya
qui attaquaient les éléments de Nahj , et que pendant l'accrochage , ils n'ont pas contribué a
l'agression de la victime, mais ont assuré la protection et la couverture de Mr Oussaya et
Ouadouch lors de l'agression de la victime lors de l'agression de la victime, contre toute
éventuelle attaque des éléments du Nahj.
 Vu qu'ils sont revenus sur leurs déclarations devant le juge d'instruction et le jury de la
cour.
 Vu qu'il n y a pas de preuve qu'ils ont agressé la victime , qu'aucun des témoins ne les a
vu l'agresser , qu'ils ont avoué être présents sur le lieu de l'agression au moment ou elle a été
tabassé sans lui porter secours, la cour qualiIie cette inIraction de : non assistance a personne en
danger .d'autant plus qu'ils étaient en mesure de l'assister . sur cette base, la cour requaliIie les
Iaits a leur égard.
 Vu que les accusés Mr Ouddi Omar , Mr Omar Taghlaoui , Mr Idir Ait Lkaid et Mr
Mohamed Zaddou, avouent devant la police judicaire qu'ils étaient au domicile situé au 73 , en
compagnie des accusés Oussaya , Ouadouch , Nouari , Ait Lbacha , Hajja et Chami , et qu'ils
attendaient leurs amis cités , comme des réservistes pres a intervenir ( a tout moment ) si on le
leur demande.et que les accusés ont été inIormés de ce qui s'est passé au retour de l'accrochage .
 Vu que la cour, au regard des Iaits présents devant elle, n'a pas la preuve que les accusés
cité aient participé ou contribué a l'agression de la victime Sassioui Mohamed Tahar , et qu'ils
étaient chez eux au moment de l'agression .par conséquent, la cour n'a pas la conviction qu'ils
peuvent être poursuivis pour crime en question.
 Vu que les accusés, une Iois inIormés de l'agression par leurs amis n'ont pas notiIié le
crime a la police ; alors qu'ils étaient au courant. apres requaliIication des Iaits, la cour estime
qu'ils sont coupables pour non notiIication d'un crime.
 Vu que l'accusé Mohamed Nouari , Mr YousseI ait Lbacha , Mr Younes Hajja et
Mohamed Chami , et les accusés Mr Ouddi Omar , Mr Omar Taghlaoui , Mr Idir ait Lkaid et Mr
Mohamed Zaddou , étaient en possession d'arme blanches (bâtons , haches ..) saisie par la police
lors de l'enquête préliminaire l'un des accusés a avoué que ces arme sont la pour s'en servir
contre les éléments de Nahj.la cour requaliIie ces Iaits , en plus de non assistance a personne en
danger et non notiIication , de possession d'armes pouvant menacer la sécurité de personne .
 Vu que les accusés Mr Mustapha Zamzami et Mr Moussa Ikourochen avouent devant la
police judicaire qu'ils étaient en possession d'armes blanches (bâtons) pour se protéger contre les
éléments du M.C.A.
 Vu que leur aveu préliminaire qu`il possede des armes est suIIisant pour qu'ils soient
condamnés, d'autant plus que leur aveu était étayé par la possession de ces armes.
 Vu que les accusés Mr Inou HaIid Mr Khalid El Mahi, Mr Jalal Mrou ment toute
possession d`armes.
 Vu qu'aucun arme n'a été retrouvée chez eux, étant donné l'absence de preuve, aucune
condamnation ne peut être retenue contre eux, par conséquent les acquitte et les déclare
innocents.
De la séance publique :
La défense :
La police a investi notre domicile au moment qu'elle considere opportun. D'ailleurs, elle
peut nous rejoindre a tout moment a notre domicile surtout que nous étions en train de préparer
les examens universitaires.
Au nom de quelle preuve, quelle expertise, la cour a acquis les convictions que les armes
en question, étaient eIIectivement les armes utilisées lors du crime. D'autant plus que notre pays
dispose de laboratoires scientiIiques pouvant mener a bien une expertise a ce sujet.
Qu'ont-ils Iait les personnes des pouvoirs publics a ce propos ?! En outre, nous
aIIirmons, comme l'aIIirme les témoins, que nous n'avons aucun lien avec les armes exposés au
tribunal. (Nous aIIirmons que ces armes ont été achetées par la police pour étayer son dossier
monté de toutes pieces).
En ce qui concerne l'enquête, il convient de signaler ce qui suit :
L'investissement de notre domicile par la police sans qu'elle ne nous reconnaisse.
La police n'avait aucune autorisation légale.
La police n'a ni consulté, ni Iait venir le propriétaire de notre domicile.
Les témoins aIIirment que la police n'a retrouvé aucune chez nous.
Tous ces éléments démontrent l'existence de manouvres dilatoire mal intentionnées préparées
dans l'arriere-boutique de la police contre nous et a travers nous le M.C.A.
Les témoins détenus en garde a vue, et qui ont été libérés par la suite.
Ces témoins sont :
Mr. Oudaoued Mohamed, Mr. Berdahem Said, Mr. Lahcen Ouhlal, Mr. Ahid YousseI et
Mr. Mimouni Abdeslam.
En plus des témoins qui sont passes par la prison (Mr Mohamed Nouari, Mr Hajja Younes,
Mr Ait Lbacha YousseI, Mr Chami Mohamed, Mr Idir Ait Lkaid, Mr Omar Ouddi .)
Tous ces témoins aIIirment que nous avons Iait l`objet d`insultes, de traitements inhumains et
dégradants, d`abus de toutes sortes au siege de la police sans que nous puissions avoir droit a un
avocat pour nous assister.
Notre comparution devant le juge d`instruction a permis a ce dernier de voir les plaies et les
traces des coups que nous avons subi, et d`en prendre acte malgré notre insistance, nous n`avons
pas eu droit a une visite de médecin légal.
Nous aIIirmons avec Iorce qu`il s`agit bel et bien d`un coup monté par les services de la
police.
Les preuves :

Les témoins aIIirment que j`étais malade et que je ne pouvais même pas marcher suite a
l`agression dont j`ai Iait l`objet le 10 Mai 2007, c'est-a-dire 12 jours avant la détention.
D`ailleurs j`ai déposé une réclamation au siege de la police du 07 arrondissement de Meknes
en indiquant a cette derniere les traits et caractéristiques de mon agresseur.
Pour appuyer l`idée selon laquelle on est en présence d`un scénario écrit a l`avance, par la
police, contre nous, il suIIit de rappeler qu`elle a toujours utilisé et insisté dans ces proces-
verbaux l`expression suivante :
« En chutant par terre, il a perdu son équilibre, il s`est mis a le tabasser en compagnie d`Ali
Akchour . »
Se pose alors la question suivante : qui c`est Ali Akchour ?
Comment il a été poursuivi ? pourquoi n`a-t-il pas Iait l`objet d`une sentence ? Existe-t-il
vraiment ? Est-il imaginaire ?
Tout simplement, l`auteur du récit imaginaire s`est tablé sur un personnage imaginaire a son
tour.
Que s`est-il passé vraiment ? !
La réponse est tout simple. On est bien en présence d`un récit imaginaire mystiIié par la
police.
De la Iuite :
Je le répete une deuxieme Iois, les témoins aIIirment que je ne pouvais pas marcher suite a
mon agression le 10 mai 2007 (12 jours avant la détention), comment puis-je, a plus Iorte raison,
courir ?!
L`ADN :
 La casquette et la hache, on les a trouvées ou ?
 Est ce que la casquette et la hache contiennent quelques choses contre nous ? Ou toute
empreinte contre nous ?
L`ADN, il révele quoi ?
La phrase est claire a ce propos.
L`ADN révele clairement que le sang de la victime retrouvé sur la casquette et la hache ne
contient aucune trace ni empreinte prouvant notre implication.
 la deuxieme tranche de l`ADN révele que le sang retrouvé sur la tenue sportive et les
baskets appartient a Mr Oussaya Mustapha. Il n`y a rien d`anormal puisque la tenue et
les baskets appartiennent a Mr Oussaya d`ailleurs. Il les portait le jour de son
agression le 10 Mai 2007, 12 jours avant la détention. Notons également que je portais
les mêmes vêtements au moment ou j`ai déposé la réclamation au siege de la police
(voir les archives de la police).
 - a-t-on trouvé dans mes vêtements quelques choses qui appartiennent a la victime ?
Bien sûr que non comme le prouvent les analyses scientiIiques.
Conclusion :
L`ADN démontre clairement que nous sommes innocents d`apres ce qui précede, ou se situent
les preuves ?
La cour a requaliIié l`inIection. Ce qu`elle prétendait être un homicide volontaire avec
préméditation est requaliIié de coups et blessures entrainant un homicide involontaire. Cela
prouve que la cour a acquis la conviction qu`il s`agit d`un coup tordu monté de toutes pieces.
C`est la raison pour laquelle nous demandons a votre honorable cour de revériIier les Iaits pour
que la vérité soit dévoilée, a savoir, notre innocence.
Les Iaux proces-verbaux aIIirment que la victime a été agressée par Ali Akchour, Hamid
Ouadouch et Oussaya Mustapha.
Nous insistons sur cette question :
Qui c`est Ali Akchour ? pourquoi aucune mesure n`a été prise contre lui ? Existe-t-il
vraiment ?
Les Amis
Ils s`inscrivent en Iaux contre les proces-verbaux et témoignent contre le récit imaginaire
d`arriere-boutique.
On ne peut pas sur un aveu que n`existait pas a l`origine !
Le témoin : Amina Sadki :
Elle déclarait : « l`un d`entre eux, barbu, portait des vêtements blancs, et criait police
.police », devant le jury de la cour elle déclarait qu`il s`agissait de Hamid Ouadouch.
Les témoins aIIirment que Hamid Ouadouch ne laissait pas pousser la barbe.
Lors de notre détention, nous avons été Iilmés au siege de la police et en prison. Je demande a
votre honorable cour de consulter les archives de ses deux administrations pour vériIier nos
propos et ceux des témoins.
En outre, les d`éclations du témoin en question (Sadki Amina) soulevent plusieurs
contradictions.
Elle dit qu`elle a reconnu :
1- Dans les proces de la police :
* Ait Lbacha YousseI
* Nouari Mohamed
* Hamid Ouadouch
* Oussaya Mustapha
2- Dans les proces de l`instruction:
* Ait Lbacha YousseI
* Hamid Ouadouch
3- Devant le jury de la cour :
* Hamid Ouadouch
* Hajja Younes
- par ailleurs, elle a reconnu devant le jury de la cour qu`elle a des antécédents judiciaires
(récidiviste) !
- notons aussi qu`elle était présente dans la salle des audiences une heure avant son Iaux
témoignage.
- l`huissier de justice conIirme cela.
- En outre, et c`est le comble de l`absurde, elle a reconnu devant l`instruction et le jury de la
cour qu`elle soutient, a tout moment, pour tout proces, les proces de la police, si besoin est.
Les convictions :
De ce qui précede, on conclut qu`il n`y a pas de convictions contre nous et que l`accusation
n`est pas Iondée.
Il s`agit clairement de proces imaginaires monté de toutes pieces par la police judiciaire.
L`objectiI étant la neutralisation de Mouvement Culturel Amazigh.
- les accusés aIIirment l`inverse.
Est-il normal et logique qu`une Iorce de « réservistes » puisse rester a 10Km du théâtre des
aIIrontements comme le prétend la police ?! C`est exactement la distance qui sépare notre
domicile n°73 de la Iaculté de droit (théâtre des aIIrontements).
Les témoins (accusés pour la police) : Ils aIIirment que : Oussaya Mustapha, Hajja Younes,
Chami Mohamed, Hamid Ouadouch, YousseI Ait Lbacha et Nouari Mohamed n`avaient pas
quitté le domicile.
Taghlaoui Omar était avec ses amis au trésor public de Meknes en ce moment la. Il a sur lui
un document administratiI oIIiciel daté et signé qui contredit les proces de la police judiciaire.
- Le faux adversaire :
Il avoue que les proces sont Iaux
Il déclare qu`il n`a rien contre le M.C.A
- La victime, a l`instar du Iaux adversaire, Iait partie du courant de Nahj, ce qui nous conduit
a poser la question : de l`étrange que les Iaux adversaires n`ont rien dit contre nous ou sur notre
participation. Mais aussi, ils montrent que les proces verbaux ont été montés de toutes pieces.
- Si on a rien retenu contre Inou HaIid, Khalid Belmahi, Jalal Mrou, pourquoi ils sont
détenus ?
N.B :
Il parait étrange que la police, au moment de son arrivée sur les lieux de l`agression, ne soit
pas donné la peine de poser les questions a la victime, sachant pertinemment qu`elle était vivante
et disposait de toutes ses Iacultés intellectuelles.
Conclusions
Vu :
- Des témoins aIIirment notre innocence.
- Le Iaux adversaire aIIirme la nullité des proces-verbaux et qu'il n'a pas aucune animosité
contre nous.
- Les analyses d`ADN aIIirment incontestablement notre innocence.
Nous en tirons la conclusion suivante : Les proces-verbaux la sont mensongers et montés de
toutes pieces par police judiciaire.
Résumé
A partir de cette analyse objective et précise des justiIications avancées, des circonstances de
cette aIIaire et de l`inadéquation des peines prononcées (32ans), nous concluons que l`aIIaire a
été éminemment politique et non pas une aIIaire de droit commun. L`objectiI recherché est la
diabolisation du mouvement Culturel Amazigh et des Imazighens.
Nous souhaitons que la cour d`appel rectiIie le tir et nous rende justice. Nous aspirons a
l`édiIication d`un Etat de droit, qui respecte les libertés publiques et une justice indépendante
pour que les slogans oIIiciels en matiere de réIormes ne restent pas une lettre morte.
Mustapha OSSAYA et Hamid OUADOUCH

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