La campagne de Norvège

9 avril - 13 juin 1940
Dossier n° 1 : la campagne vue du côté français

N° 1/ Référence : MARINE 207-2878 Embarquement à Brest de chasseurs alpins du 13e BCA (Bataillon de chasseurs alpins) à bord du croiseur auxiliaire « Ville d’Oran » pour la Norvège. 12 avril 1940, photographe inconnu

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Sommaire

La campagne vue du côté français Introduction I L’envoi du Corps expéditionnaire français en Scandinavie (CEFS) 1. Création, composition et commandement 2. L’embarquement à Brest 3. La traversée en mer 4. Le débarquement à Namsos en Norvège II Les combats du CEFS en Norvège 1. Les combats de Namsos 2. Les combats de Bjervik 3. Les combats de Narvik Conclusion

La campagne vue du côté allemand Voir dossier n° 2.

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Introduction
Fin janvier 1940, la France et l’Angleterre décident de porter secours à la Finlande en lutte contre l’URSS en envisageant de passer par la Norvège et la Suède. En outre, le ravitaillement en minerai de fer suédois, qui transite par le port de Narvik, préoccupe les gouvernements alliés qui souhaitent empêcher la mainmise du IIIe Reich sur cette matière première vitale pour l'industrie de guerre allemande. Le 5 février 1940, le conseil supérieur allié décide la création d’un corps expéditionnaire pour intervenir dans le Grand Nord. Le Corps expéditionnaire français en Scandinavie (CEFS)1 est donc créé le 16 février 1940 et regroupé à Belley dans l’Ain. Cette expédition est placée sous le commandement britannique et la participation française consiste en l’envoi du CEFS placé sous les ordres du général de division Audet. Le noyau est formé d’une brigade de chasseurs alpins, commandée par le général de brigade Béthouart. Cette brigade est renforcée notamment par les légionnaires de la 13e DBMLE (Demi-brigade de marche de la Légion étrangère) - future 13e DBLE en juillet 1940 - du lieutenant-colonel Magrin-Vernerey et par une brigade polonaise.

N° 2/ Référence : MARINE 260-3634 Mitrailleurs de la brigade de chasseurs alpins franchissant la voie de chemin de fer qui sert au transport du minerai de fer suédois (Norvège). Avril 1940, photographe Jean Manzon

La voie ferrée électrique relie Narvik, port norvégien exportateur de minerai de fer, à la région des mines de Kiruna et de Gällivare (Suède). La campagne de Norvège fait l’objet de plusieurs reportages photographiques conservés dans le fonds « Seconde Guerre mondiale » de l’ECPAD. Les images, rapportées par les photographes du SCA (Service cinématographique des armées), immortalisent l’embarquement des troupes à Brest à destination de la Norvège via l’Ecosse, la traversée en mer, les batailles navales, la défense de la voie ferrée menant aux mines de fer et les engagements à Namsos, Bjervik et Narvik. L’expédition alliée prend fin en juin 1940 avec le retrait des troupes françaises en raison de l’offensive allemande sur le front de l’est de la France, laissant les armées allemandes seules occuper le terrain et écourtant « l’offensive victorieuse » menée par les hommes du CEFS.
L’appellation change au cours de la campagne : le « Corps expéditionnaire destiné à la Finlande » créé le 16 février 1940 devient « Groupement A » le 17 mars puis « CEFS » le 15 avril 1940.
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Paris Match. le nom du photographe mais aussi le cachet de la censure et la ou les publications du cliché à l’époque. le 1er février 1940 la création d'une Brigade de haute montagne (BHM) placée sous les ordres du colonel Béthouart et comprenant les 5e et 27e Demi-brigades de chasseurs alpins. d’unités ou d’officiers généraux identifiables et implique la non parution (mais non la destruction) des images dans la presse de l’époque. composition et commandement du CEFS Dans la perspective d'une intervention franco-britannique au profit de la Finlande en guerre avec l'URSS depuis novembre 1939. réparties en 25 reportages. Pages d’un cahier de légendes d’origine du SCA section Marine. Elles laissent la part belle aux préparatifs ou plus exactement à l’embarquement des troupes en France et à la traversée en mer puis aux événements qui se déroulent à Namsos. Paris Soir et Le Miroir sont les trois périodiques cités dans les cahiers de légende. Création. sont précisés la date. La mention « censuré » apparaît dès qu’il s’agit de matériels. Montereau et Züber) envoyés couvrir les événements.La campagne vue du côté français Les photographies de cette campagne sont au nombre d’environ 500. Le port de Narvik et sa prise par les forces alliées ne sont pas ou peu montrés alors même que la campagne est souvent résumée à la seule bataille de Narvik. ont pu décrire leurs prises de vue dans des cahiers de légende conservés à l’ECPAD. conservé à l’ECPAD I L’envoi du Corps expéditionnaire français en Scandinavie (CEFS) 1. Les cinq photographes identifiés du SCA / section Marine (Costey. La rareté des images de Narvik même contraste donc avec l’importance de son enjeu militaire. position stratégique à occuper (le port donnant accès à la route du fer suédois). En plus de la description du sujet photographié. 4 . Jean Manzon. la France décide. où débarque le CEFS. Jammeron.

El Mansour. Les forces terrestres françaises se composent de 2 : • la 1re DLCh (Division légère de chasseurs) ex BHM Créée le 15 avril 1940 à partir de la BHM. le départ des troupes est ajourné. la BACP est formée le 9 février 1940 à Coëtquidan (Morbihan) à partir de l’armée polonaise reconstituée en France. constitué d’une part de la 1re Division de croiseurs auxiliaires du contre-amiral Cadart comprenant les paquebots rapides armés pour l’occasion El Djezaïr. Foudroyant . la BACP (Brigade autonome de chasseurs du Podhale . La 2e DLCh néanmoins percevra son matériel et ira en Ecosse.Avec la décision de renforcement des moyens. Épervier et des torpilleurs Brestois. du contre-amiral Derrien. et le débarquement. Boulonnais. la 2e Division légère de chasseurs et la 3e Division légère d’infanterie sont affectées au CEFS mais après l’ajournement de l’expédition en mars. . Le transport de minerai de fer suédois vers l'Allemagne. contraire aux principes de neutralité des états scandinaves. Chevalier Paul. Le 12 avril 1940 a donc lieu à Brest le départ des premiers éléments français à destination de Namsos en Norvège. la 14e Compagnie antichars .la 27e Demi-brigade de chasseurs alpins. • la 13e DBMLE (Demi-brigade de marche de la Légion étrangère) Composée de deux bataillons. engagée du 27 avril au 7 juin dans le secteur de Narvik . Le 4 mars 1940. elle est sous les ordres du lieutenant-colonel Magrin-Vernerey (futur général Monclar). et d’autre part des paquebots et cargos réquisitionnés 2 Le 15 avril 1940. la 342e CACC (Compagnie autonome de chars de combat) . . donnent à nouveau aux alliés des raisons d'intervenir. Elle comprend quatre bataillons et est incorporée à la 1re DLCh pour participer à l’offensive sur Narvik.la 5e Demi-brigade de chasseurs alpins. la 1026/40e Batterie anti-aérienne et la 802e Compagnie de camionnettes. chargé de la protection des convois et constitué des croiseurs Émile Bertin puis Montcalm. est mis sur pied. MailléBrézé. composée de deux groupes : .le « groupe Emile Bertin ».le 2e Groupe autonome d’artillerie coloniale .le « groupe des transports ». la Finlande entame des négociations avec l'URSS en vue d’un cessez le feu et un accord est signé le 12 mars. Elle comprend elle-même plusieurs unités et ensemble d’unités : . . Milan. le 16 février 1940. 5 . elles sont envoyées dans le nord-est de la France et ne seront jamais engagées en Norvège. engagée du 19 avril au 3 mai dans le secteur de Namsos . L'intervention franco-britannique n'étant ainsi plus d'actualité. Tartu. le Corps expéditionnaire destiné à la Finlande placé sous le commandement du général de division Audet et comprenant la BHM. Les forces navales françaises sont constituées par : • la « force Z ». à compter du 9 avril 1940 des troupes allemandes dans les principaux ports norvégiens. des contre-torpilleurs Bison. El Kantara et Ville d'Oran. • la BACP (Brigade autonome de chasseurs du Podhale) Commandée par le général Bohusz-Ssyszko. elle est commandée par le général de brigade Béthouart (promu à ce grade ce jour).unité polonaise -) ainsi que la 13e DBMLE.

à la tête du CEFS et le général Béthouart. partis dans le même convoi de Greenock sur l’estuaire de la Clyde (Ecosse). Albert Leborgne. Vulcain. croiseurs. Saint Clair. des forces navales composées d'une quinzaine de bâtiments (cuirassiers. Paul Émile Javary. 1955 6 . l'armée norvégienne comprend. Chenonceaux. Général Metzinger et Providence. ont débarqué à Namsos le 19 avril. Service historique de la Marine. N° 3/ Référence : MARINE 241-3357 Le général Audet. Il convient de lui ajouter les membres d’équipage. Président Doumer. sur le théâtre d'opérations de la Norvège centrale. porte-avions et destroyers) ainsi que des appareils de la Royal Air Force et de la Fleet Air Arm (aéronavale de la Royal Navy). Saumur. Les forces britanniques assurent le haut-commandement allié des opérations en Scandinavie. Cap Blanc. Château Pavie. la 5e Division d'infanterie commandée par le général Laurantzon et sur le théâtre d'opérations de la Norvège du nord. Brestois. photographe Jean Manzon Les deux hommes. Flandre. Source : « La campagne de Norvège 1940 ». Mexique. capitaine de frégate Caroff. Les forces norvégiennes Commandée par le général Otto Ruge. 25 . Saint Firmin. Djenné. matériels et ravitaillement. Les troupes terrestres franco-polonaises qui le constituent sont fortes de 15 923 hommes3 auxquels il faut ajouter les effectifs de la Marine nationale ainsi que les troupes britanniques et norvégiennes. Elles comprennent deux grandes unités terrestres : la 146th Infantry Brigade et la 24th Brigade (Guards). Ville d'Alger. secteur de Namsos. Enseigne de vaisseau Préchac.27 avril 1940. Colombie. Le CEFS ne représente qu’une partie des forces alliées engagées en Norvège. secteur de Narvik. à bord des croiseurs auxiliaires « El Djezaïr » pour le général Audet et « Ville d’Oran » pour le général Béthouart. commandant la 1re DLCh (1re Division légère de chasseurs) à Namsos (Norvège).affectés au transport de troupes. Amiénois. 3 Ce chiffre est la somme des effectifs embarqués dans les convois franco-polonais. la 6e Division d'infanterie dirigée par le général Fleischer.

Ceux-ci font escale en Ecosse (Greenock ou Scapa Flow) avant de gagner la Norvège. La 1re DLCh et les éléments organiques du CEFS sont répartis en cinq convois principaux dont le départ du port breton s’échelonne entre le 12 et le 23 avril 1940.Chronologie de la campagne 9 avril 1940 : début de l’opération allemande Weserübung. L’embarquement du CEFS à Brest L’embarquement des unités franco-polonaises pour la Norvège débute le 12 avril 1940 depuis le port de Brest. 23 avril 1940.4 juin : poursuite de l’offensive alliée vers la frontière suédoise 7 juin : début de l’évacuation de la Norvège par les Alliés 15 juin : arrivée à Brest des dernières troupes françaises du CEFS 2. photographe Jean Manzon 7 . invasion du Danemark et de la Norvège 12 avril : début de l’embarquement des unités franco-polonaises pour la Norvège à Brest 19 avril : début du débarquement allié à Namsos 20 avril : bombardement et destruction de Namsos par l’armée allemande 27 avril : début des opérations dans le secteur de Narvik 29 avril : rembarquement des forces alliées présentes à Namsos 30 avril : mouvement des forces alliées vers Bjervik 13 mai : début du débarquement allié à Bjervik 28 mai : prise de Narvik par les Alliés 29 mai . N° 4/ Référence : MARINE 222-3101 Embarquement du CEFS (1re DLCh et éléments organiques) à bord de paquebots à destination de la Norvège dans le port de Brest.

« Mexique » et « Colombie ». « El Djezaïr ». Il se compose des quatre croiseurs auxiliaires de la division du contre-amiral Cadart. « El Mansour ». appareille pour Greenock avant de rallier la Norvège. rejoint ce dernier le 18 avril 1940. 8 . Un mois de vivres et de maintenance de matériel sont stockés dans les cales. « Chenonceaux ». Ce convoi qui comprend les paquebots réquisitionnés « Général Metzinger ». 23 avril 1940. Les légionnaires montent à bord avec leur équipement individuel. Le 23 avril 1940. « Providence ». N° 5/ Référence : MARINE 222-3111 Embarquement de légionnaires de la SES 2 de la 13e DBMLE à bord du paquebot « Général Metzinger » dans le port de Brest.Le premier convoi emmenant les troupes franco-polonaises appareille le 12 avril de Brest et lève l’ancre le 16 avril 1940 de Greenock (Ecosse) à destination de Namsos (Norvège). Dès le mois de mars. une partie de l’état-major de la 1re DLCh et la 5e Demi-brigade de chasseurs alpins. photographe Jean Manzon Les légionnaires de la SES 2 (Section d’éclaireurs skieurs) du 2e bataillon de la 13e DBMLE sont armés de mousquetons 92/16 et de FM 24/29 et équipés de skis. « El Kantara » et « Ville d’Oran ». Le paquebot « Ville d’Alger » rejoint le convoi plus tard. Le croiseur « Émile Bertin » qui doit assurer la protection du convoi. la 13e DBMLE embarque à son tour à Brest. s’entraînent au camp du Larzac sous un froid intense qui aguerrit ces familiers du désert promis à la neige et à la glace. les légionnaires venus d’Afrique du Nord. Il transporte notamment l’étatmajor du CEFS.

du coke. Jammaron Outre des animaux (mulets et chiens). des motos et des side-cars. photographe R. quelques chars. des vivres. le matériel embarqué comprend pour l’essentiel des munitions. du matériel de campement et des cuisines roulantes. Jammaron Près de 4 000 Polonais participent à la campagne de Norvège au sein du CEFS. 23 avril 1940. 9 . des canons de 25 mm et de 75 mm. photographe R. 23 avril 1940. de l’essence. du bois. Leurs principaux faits d’armes sont de s’être notamment emparés de la presqu’île d’Ankenes et d’avoir nettoyé les collines jusqu’au fond du Beisfjord.N° 6/ Référence : MARINE 219-3069 Soldats polonais de la BACP intégrée à la 1re DLCh sur un quai du port de Brest avant leur embarquement à destination de la Norvège. N° 7/ Référence : MARINE 219-3070 Embarquement d’un mulet du CEFS à bord d’un paquebot ou cargo à destination de la Norvège dans le port de Brest. des voitures.

tandis que le « Providence » vient à manquer de combustible. La traversée en mer ne se fait pour certains bâtiments pas sans mal. le paquebot « Général Metzinger » est victime d’une collision avec le vapeur anglais Historian dans le canal de Saint-Georges. En effet. photographe Jean Prevel La photographie est issue d’un reportage donné à l’ECPAD et attribuée au photographe professionnel Jean Prevel. photographe Jean Manzon 10 . Ils prennent finalement le large le 1er mai 1940 et débarquent le 7 mai à Harstad-Ballangen dans la presqu’île de Haafjeldet. accoudés au bastingage sont accompagnés des chiens du bataillon. également équipés de gilets de sauvetage. 18 avril 1940. ceints de leurs gilets de sauvetage. Ecosse) à destination de la Norvège. Les hommes du 13e BCA (Bataillon de chasseurs alpins). Ils se retrouvent immobilisés à Greenock.3. 12 avril 1940. Les légionnaires passagers des deux bâtiments sont transbordés sur le paquebot « Ville d’Alger » et le paquebot transport de troupes anglais Monarch of Bermuda. de la 5e Demi-brigade de chasseurs alpins. N° 9/ Référence : MARINE 212-2926 Chasseurs alpins du 13e BCA sur le pont du croiseur auxiliaire « Ville d'Oran » en route pour Namsos (Norvège). La traversée en mer du CEFS N° 8/ Référence : D25-01-32 Chasseurs alpins transbordés sur un chalutier armé à Scapa Flow (Iles Orcades.

de mener une action terrestre conjuguée en direction de la ville de Trondheim au sud de la zone. à partir de là. photographe Montereau 4. dès le 20 avril. Le premier convoi entre dans un cirque enclos de murailles. qui stoppe alors devant Namsos. II Les combats du CEFS en Norvège 1. le « Ville d'Alger ». moyens de transmission) ainsi qu'un important stock de vivres. canons de DCA. l’attaque des avions et des navires allemands surprend le contingent français.N° 10/ Référence : MARINE 276-3810 Légionnaires de la 13e DBMLE sur le pont du paquebot « Ville d'Alger » lors de la traversée en direction de Namsos (Norvège). Elle a pour but d’y débarquer et. tous les matériels (voitures. 11 . Or. de munitions et de matériel du génie doivent être débarqués par un deuxième paquebot. les Français s'accrochent à Namsos. ambulances. A ce moment-là. la côte de Norvège se découvre. Début mai 1940. Les combats de Namsos L'une des premières opérations alliées est dirigée vers le port de Namsos. et par cargos avec un décalage de deux jours. Sans aucune arme de DCA. Le débarquement du CEFS en Norvège Le 19 avril 1940. Le complément d'effectifs de la 5e Demi-brigade. vide de ses habitants qui l’ont évacuée. l'aviation allemande commence à bombarder le port et la gare de Namsos. Le premier convoi français entre dans le fjord et débarque le 19 avril à partir de 22h00 à Namsos. incendié. le corps expéditionnaire subit d'importantes pertes en matériel et en vivres. Tandis que les forces britanniques et norvégiennes chancellent sous les coups de la Luftwaffe depuis le 9 avril.

des contre-torpilleurs et les trois croiseurs auxiliaires français « El Djezaïr ». N° 11/ Référence : D25-01-45 Vue de Namsos (Norvège). « El Mansour » et « El Kantara ». photographe Jean Prevel N° 12/ Référence : MARINE 240-3337 Un marin français dans les ruines du port de Namsos (Norvège). Avril 1940. Au premier plan. en raison du mauvais état du port et de la menace de l'aviation allemande. un chasseur alpin. le haut commandement britannique renonce à poursuivre les opérations de ravitaillement et décide d'évacuer les troupes de Namsos. le convoi perd deux contre-torpilleurs. les éléments français et anglais rembarquent à bord de plusieurs navires. le « Bison » (français) et l'Afridi (anglais). Ecosse). photographe Montereau 12 . le 5 mai. Avril 1940.Les renforts dirigés vers Namsos ne pouvant être débarqués. à Scapa Flow (Iles Orcades. Attaqué par l'aviation ennemie. le croiseur anglais York. Dans la nuit du 2 au 3 mai 1940. avant d'arriver.

dans Namsos en ruine. du Hallamshire battalion. Deux soldats britanniques.la 146th Infantry Brigade : commandée par le Major-general Carton de Wiart. photographe Costey Les seules forces terrestres britanniques engagées sont : .N° 13/ Référence : MARINE 227-3177 Pompiers éteignant les incendies dans Namsos (Norvège) alors que le port vient de subir un bombardement allemand. skis sur l’épaule. elle intervient dans le secteur de Namsos et est composée du 1/4th Battalion The Royal Lincolnshire Regiment. Avril 1940. a été presque entièrement détruite par les bombardements ennemis. du 1st Battalion Scots Guards et du 2nd Battalion The South Wales Borderers. The York and Lancaster Regiment et du 1/4th Battalion The King's Own Yorkshire Light Infantry. Fin avril 1940. N° 14/ Référence : MARINE 258-3607 Deux soldats britanniques quittent Namsos (Norvège) alors que le port vient de subir un bombardement allemand. photographe inconnu La ville de Namsos dont les habitations étaient construites traditionnellement en bois. . Pourquoi ces hommes portent-ils des skis alors qu’aucune unité britannique ne comprend de skieurs ? Ce sont plus vraisemblablement les skis des chasseurs alpins français que ces Britanniques ont récupérés avant de rembarquer. 13 .la 24th Brigade (Guards): commandée par le Major-general Mackesy puis le Major-general Auchinleck et composée du 1st Battalion Irish Guards. L’image peut prêter à diverses interprétations. elle est engagée dans le secteur de Narvik.

Fin avril 1940. peut-être embarqué en qualité d’observateur. Le lieu reste incertain : aucune mention ne figure dans la légende d’origine mais une indication postérieure sur le cahier de reportage indique « Narvik ». photographe Jean Manzon L’équipage d’un bombardier allemand est capturé après le crash de l’appareil. 14 . Ce lieu est peu probable car le reporter Manzon est à Namsos à cette date. photographe Montereau N° 16/ Référence : MARINE 243-3382 Officier allemand de la Kriegsmarine fait prisonnier. Parmi les prisonniers. Fin avril 1940.N° 15/ Référence : MARINE 240-3344 Des marins et soldats français subissent une attaque aérienne allemande dans un bois dans le secteur de Namsos (Norvège). Il est revêtu d'une tenue de vol de la Luftwaffe. gardé par un légionnaire armé d’un mousqueton modèle 92/16 dans le secteur de Namsos (Norvège). se trouve un lieutenant de la Marine allemande (Leutnant zur See).

qui combine les fonctions de chasseur et de bombardier en piqué. 15 . N° 18/ Référence : MARINE 241-3366 Avion de la Fleet Air Arm britannique posé dans le fjord de Trondheim (Norvège).N° 17/ Référence : MARINE 259-3623 Dans le secteur de Namsos. Fin avril 1940. Des chasseurs alpins français observent la scène. Fin avril 1940. des soldats se recueillent sur les tombes d’hommes tombés pendant les bombardements sur la ville. est celui du lieutenant britannique Collingham du Squadron 803 de la Fleet Air Arm. photographe Jean Manzon Les soldats font probablement partie du détachement sanitaire de l’hôpital installé à Namsos et en particulier des conducteurs de la 271e Ambulance chirurgicale légère. photographe Jean Manzon L'avion Blackburn B24 Skua. Il a été contraint de se poser le 25 avril 1940 sur un banc de sable (ici recouvert de neige) dans le fjord de Trondheim.

Mai 1940. N° 19/ Référence : DG 16-294 Bombardement naval des positions allemandes de Bjervik (Norvège) avant le débarquement d’éléments du CEFS. photographe inconnu 16 . Mai 1940. Tandis que chasseurs alpins français et troupes norvégiennes prennent l'offensive au nord de Bjervik. le haut-commandement allié veut alors porter l'effort principal sur Narvik. la 13e DBMLE et les chars Hotchkiss de la 342e CACC débarquent sous le feu ennemi et s'emparent de la ville le 13 mai 1940. Les combats de Bjervik Après le revers essuyé à Namsos. Trois bataillons britanniques débarquent au nord du Lofotenfjord. La prise de Narvik le 28 mai 1940 N° 20/ Référence : DG 16-338 Vue de Narvik (Norvège). photographe SCA inconnu 3. rejoints par la 27e Demi-brigade de chasseurs alpins et la 13e DBMLE.2.

Mai 1940. alors que se prépare l’assaut final sur la ville de Narvik. L’évacuation des « Forces franco-polonaises en Scandinavie » (qui remplacent le CEFS. les Allemands ripostent. Sous les bombardements. les forces alliées se regroupent. Le général Béthouart décide néanmoins de s’emparer de la ville et de poursuivre les Allemands en direction de la frontière suédoise. le corps expéditionnaire britannique est encerclé dans Dunkerque. Cramponnés à un plateau qui domine la ville de Narvik.Fin mai 1940. les Polonais faisant leur jonction avec des éléments de la Légion étrangère dans le Beisfjord. deux bataillons polonais se portent sur Ankenes et Beisfjord. Les Allemands sont repoussés lentement vers la frontière suédoise. Dans le même temps. occupent les crêtes et forcent l'ennemi à reculer. la situation devient préoccupante en France et. date du départ du général Béthouart à bord du croiseur britannique HMS Southampton. 17 . Les troupes franco-polonaises sont acheminées vers Brest ou Lorient. Français et Norvégiens entrent victorieux dans Narvik (le bataillon norvégien Hylmo a l’honneur d’entrer le premier dans la cité dévastée). la situation est devenue dramatique en France : les panzers allemands ont percé les lignes françaises. l’évacuation de la Norvège septentrionale par les Alliés est annoncée. dissous le 31 mai 1940 et qui passent sous les ordres du général Béthouart). Au sud. où elles commencent à débarquer le 14 juin 1940 pour être directement jetées dans la bataille de France. photographe inconnu Légionnaires et Norvégiens atteignent Orneset. N° 21/ Référence : D233-10-3 Chasseurs alpins du 6e BCA (Bataillon de chasseurs alpins) dans un abri à Narvik (Norvège). Ordre est alors donné aux forces alliées de quitter la Norvège. commence le 1er juin et s’échelonne jusqu’au 8 juin. soutenus par leur aviation.

président du Conseil. Christine Majoulet. numéro 1. les évènements militaires en France n’ont pas permis de conclure de manière définitive cet « épisode norvégien » qui aura coûté aux forces francopolonaises. Larousse. Cependant. Néanmoins. Foreign Legion. préfigurant les opérations futures. déclare devant les sénateurs : « La route du fer suédois est coupée (…). cette campagne. Les Alliés sont à Narvik et ils tiennent la route permanente du fer ». 1955 Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale. avril 2010 La Légion étrangère. soldats polonais. mars avril 2010 L’Histoire. 1990 Ligne de front n°22. La campagne de Norvège (9 avril . Musée de tradition des troupes de montagne.gouv. Service historique de la marine. légionnaires. 1939-1945. Editions Heimdal. en particulier. historiques succincts. Caraktère. Ministère de la guerre. « Le corps expéditionnaire français en Scandinavie ». l’immobilisation d’unités allemandes en Norvège et l’importance des pertes subies par la Kriegsmarine sur ce théâtre d’opérations vont contribuer au succès britannique lors de la bataille d’Angleterre. Albane Brunel Bibliographie Revue historique de l’armée 13e année. capitaine de frégate Caroff. reste gravée dans la mémoire collective comme la seule victoire française de la drôle de guerre et.Conclusion Le 16 avril 1940. comme une expérimentation concluante de l’emploi sous le feu de bateaux de débarquement. près de 350 alpins. 2000 La Légion au combat. Tomes I à III. sapeurs et marins tués. 18 . février 1957 Hommes de guerre n°23.1967 La campagne de Norvège 1940. Paul Reynaud.cheminsdememoire. Narvik. Par ailleurs. Pierre Dufour. François Vauvillier. autopsie d’une défaite France 1940. les grandes unités. 1979 http://www. artilleurs. Sophia Publications. Editions Atlas. Avril 1940 Narvik batailles pour la route du fer !. Grenoble.7 juin 1940) Remerciements à l’adjudant-chef Philippe Thiry. SHAT. numéro spécial n° 352.fr. 1990 Guerre 1939 – 1945.

13 juin 1940 Dossier n° 2 : la campagne vue du côté allemand N° 1/ Référence : DAM 79 L19 A Swinemunde (Norvège).La campagne de Norvège 9 avril . photographe inconnu 1 . des fantassins allemands à bord d'un transport de troupes. 6 avril 1940.

L’ordre d’engagement du Propaganda Staffel Norwegen 3.Sommaire La campagne vue du côté allemand 1. La bataille de Narvik 3. La production du Propaganda Staffel Norwegen d’avril à la fin mai 1940 La campagne vue du côté français (voir dossier n° 1) 2 . La création et l’organisation du Propaganda Staffel Norwegen 3.1.3.2. Les compagnies de propagande allemandes en Norvège 3. L’opération Weserübung Nord et l’ordre de bataille allemand 2. La campagne de Norvège dans le fonds photographique allemand de l’ECPAD 3.4.

2 bâtiments de soutien. 1. le haut-commandement allemand élabore les plans pour l’occupation de la Norvège. la Norvège craint un débarquement britannique ce qui pousse Quisling à proposer à Hitler d’envahir son pays. les Britanniques et les Français devraient passer par Narvik. sous le commandement du Konteradmiral Hubert Schmundt. quittent les ports et se dirigent vers leurs objectifs qui sont : Narvik. l’exercice sur le fleuve Weser. dès octobre 1939. Car. 3 torpilleurs et une flottille de dragueurs de mines . sous le commandement du Kapitän zur See Helmuth Heye. l’attaque de l’URSS sur la Finlande aurait pu permettre aux Alliés de se rapprocher de la Norvège. 2 torpilleurs et une flottille de vedettes rapides . Kriegsschiffgruppe Oslo (Groupe 5). ce qui faisait lourdement défaut à la Marine allemande lors de la Grande Guerre et dans un second temps mettre la main sur le minerai de fer de Kiruna et Gällivare. sous le commandement du Kapitän zur See Friedrich Rieve. Le but est double : dans un premier temps capturer des ports sur l’Atlantique. sous le commandement du Kapitän zur See Friedrich Bonte. La partie Sud concerne le Danemark et la partie Nord. sous le commandement du Korvettenkapitän Kurt Thoma. Les forces navales de l’opération Weserübung Nord : Kriegsschiffgruppe Narvik (Groupe 1). fournit un prétexte à Hitler. sous le commandement du Konteradmiral Oskar Kummetz. Kriegsschiffgruppe Bergen (Groupe 3). 3 . on dénombre 2 cuirassés. les préparatifs de la mission sont accélérés. Kriegsschiffgruppe Kristiansand (Groupe 4). En mars 1940. Hitler fixe le début des opérations pour le 9 avril.Introduction Après la chute de la Pologne. les navires répartis en six groupes d’assaut. Bergen. Le 30 novembre 1939. avec 1 cuirassé. Kristiansand et Oslo. les Kriegsschiffgruppe. Kriegsschiffgruppe Trondheim (Groupe 2). Dans la matinée du 7 avril 1940. 1 bâtiment de soutien. avec 3 dragueurs de mines . Kriegsschiffgruppe Egersund (Groupe 6). on dénombre 10 destroyers . on dénombre 1 cuirassé et 4 destroyers . Stavanger. est le nom de code de l’opération allemande pour l’invasion du Danemark et de la Norvège. la rencontre entre Vidkung Quisling. Le 14 décembre 1939. une décision de la Société des Nations aurait également permis aux Alliés d’intervenir pour soutenir la Finlande mais le 12 mars un traité est signé entre l’URSS et la Finlande mettant fin au combat. Malgré leur désir de soutien à la Finlande. Weserübung Nord débute le 9 avril 1940 avec le nom de code Wesertag ou W-Tag. précise les intentions du IIIe Reich. avec 3 cuirassés. dirigeant le parti pronazi norvégien et Adolf Hitler. Le 2 avril. L’opération Weserübung Nord et l’ordre de bataille allemand L’opération Weserübung. En effet. Le 16 février 1940. pourtant neutres. puis transiter par la Norvège et la Suède. Escortant des prisonniers britanniques à son bord. Trondheim. pour accéder à la Finlande. l’Altmark est arraisonné par le destroyer britannique Cossack dans les eaux norvégiennes. l’incident du navire ravitailleur allemand l’Altmark. la Norvège. les Alliés reçoivent un refus de la Suède et de la Norvège. 3 torpilleurs et une flottille de vedettes rapides .

Regiment. 4 .138). 7 Avril 1940. Deux bataillons du 193e régiment d’infanterie comprenant 1 400 hommes sont également aérotransportés .139) avec 3 « bataillons »1 et environ 2 000 hommes .138) avec 3 bataillons et environ 1 700 hommes .159).Kompanie / Fallschirmjäger-Regiment 1). Une fois le terrain sécurisé.- Les navires croiseurs de bataille Gneisenau et Scharnhorst. Les troupes aéroportées des 1re et 2e compagnies du 1er régiment aéroporté allemand (1 u.163). Kriegsschiffgruppe Bergen (Groupe 3) transporte et fait débarquer le 159e régiment d’infanterie (Infanterie-Regiment. les graffiti présentent un marin allemand bousculant le ministre britannique des Affaires étrangères Anthony Eden en ajoutant "Oh. Kriegsschiffgruppe Kristiansand (Groupe 4) transporte et débarque un bataillon du 310e régiment d’infanterie (Infanterie-Regiment. grâce à 131 parachutistes de la 3e compagnie du 1er régiment aéroporté (3. une partie de la 69e division d’infanterie avec environ 1 900 hommes . Kompanie du Fallschirmjäger. pardon Mr Eden". N° 2/ Référence : DAM 49 L12 Sur la tourelle Anton du croiseur allemand Köln. La Kriegsmarine déploie également des sous-marins pour couvrir le débarquement des troupes. Kriegsschiffgruppe Trondheim (Groupe 2) transporte et fait débarquer le 138e régiment de chasseurs alpins (Gebirgsjäger-Regiment. Le groupe Stavanger a pour objectif la prise par les airs du terrain d’aviation de Sola.1) doivent prendre le contrôle du terrain d’aviation de Fornebu.310) avec environ 1 100 soldats. une partie du 163e régiment d’infanterie (InfanterieRegiment. une partie du avec environ 2 000 hommes . situé à proximité d’Oslo. Kriegsschiffgruppe Oslo (Groupe 5) avec un bataillon du 307e régiment d’infanterie (Infanterie-Regiment.307) et un bataillon du 138e régiment de chasseurs alpins (Gebirgsjäger-Regiment. il est aussitôt utilisé et permet l’acheminement de deux bataillons du 324e régiment - - 1 Le mot Abteilung a été traduit par « bataillon » bien que le sens ne soit pas tout à fait équivalent dans les deux langues. photographe inconnu Les forces terrestres de l’opération Weserübung Nord : Kriegsschiffgruppe Narvik (Groupe 1) transporte et fait débarquer le 139e régiment de chasseurs alpins (Gebirgsjäger-Regiment. 2.

photographe inconnu 5 . photographe inconnu N° 4/ Référence : DAM 51 L21 Dans le port de Bergen. le rembarquement de fantassins allemands d’une division d’infanterie allemande. 14 mai 1940. Kriegsschiffgruppe Egersund (Groupe 6) débarque 150 hommes de la 69e division d’infanterie. des chasseurs de la 1re compagnie du 137e régiment de chasseurs alpins allemands (1. Fin avril 1940.137) sont largués à Bornfjell.Kompanie du Gebirgsjäger Regiment.- d’infanterie. N° 3/ Référence : DAM 66 L04 Après une courte période d'instruction parachutiste. ainsi que des éléments de la 163e division d’infanterie totalisant environ 2 000 hommes . à l’issue de la bataille.

Consulter l’article intitulé « Le fonds allemand de l’ECPAD ». Cependant. l’action des escadrilles de chasse et de bombardement est très peu représentée dans les albums de l’ECPAD. A la différence des images du SCA (Service cinématographique des armées). les images des Propaganda Kompanien (en abrégé Pk) conservées à l’ECPAD ne présentent pas le départ des troupes et des convois de la Kriegsmarine vers la Norvège. l’évocation des revers de l’armée allemande est tout à fait contournable dans la mesure où les armées allemandes occupent la Norvège jusqu’en mai 1945. La propagande pourra à loisir recomposer certaines batailles pour les tourner à leur avantage. les échecs importants comme la perte du croiseur lourd « Blücher » ne peuvent être camouflés et ne cesseront d’être commémorés durant la guerre. l’autre au Bundesarchiv de Coblence2. Toutefois. il est nécessaire de consulter les collections photographiques des deux centres d’archives. La seconde peut venir également des mauvaises conditions météorologiques dans lesquelles furent réalisés les reportages. La plupart d'entre eux transportent des boîtes de munitions. Une importance toute particulière est donnée à l’assaut aéroporté des parachutistes allemands et souligne l’impact de cette nouvelle arme dans les combats du futur. le rembarquement de fantassins allemands portant leur paquetage complet. Pour une vision exhaustive de la campagne de Norvège. Toutefois. Enfin. la censure peut être également à l’origine de la destruction de reportages. La campagne de Norvège dans le fonds allemand de l’ECPAD Les images de la campagne de Norvège rapportées par les opérateurs des compagnies de propagande de la Wehrmacht sont réparties sur deux sites. La première peut tout à fait être le manque d’efficacité de la Kriegsmarine notamment lors de l’attaque d’Oslo. Fin avril 1940. l’un à l’ECPAD. 2 6 .N° 5/ Référence : DAM 51 L23 Dans le port de Bergen. pour des raisons diverses. Les actions terrestres contre les forces alliées sont abordées uniquement par le biais des prisonniers britanniques ou français ou par les destructions causées dans les villes portuaires de Norvège. photographe inconnu 2. toutes les étapes de la campagne ne sont pas immortalisées sur les pellicules des reporters. mars 2009. les chemins de la mémoire numéro 192. En revanche.

le haut commandement prend la décision de rassembler les reporters au sein d’une seule unité de propagande. les photographes Heinz-Bruno von Kayser et Willi Ruge. ainsi que les cameramen Heinz Jaworski et Nolte. dessinateurs. On note la présence du lieutenant (Oberleutnant) Bruno Giese en tant que responsable d’une équipe de cameramen.K 20). en majorité issus des Pk de la Marine allemande3. le Propaganda Staffel Norwegen. les équipes sont constituées de cameramen. ingénieurs du son. Les 1re et 2e Marine Kriegsberichter Kompanie. 4 Ce n’est qu’après la campagne de Norvège que verront le jour la 680e compagnie de propagande de l’armée de Terre (Pk 680). Sous le commandement du Korvettenkapitänleutnant (capitaine de corvette) Klaus-Gottfried Hahn. commandant la 5e flotte aérienne s'entretient avec le colonel Bruno Brauer et le capitaine Erich Walter du 1er régiment de chasseurs parachutistes. abrégées Lw. rattachée au haut-commandement de l’armée de Norvège (Armee Ober Kommando Norwegen) et la 681e compagnie de propagande (Pk 681) rattachée à la 20e Gebirgs (A. composée de correspondants des trois armes de la Wehrmacht. journalistes de presse. Parmi les hommes du capitaine de corvette Hahn. Début juin 1940.B. Ces deux compagnies de propagande vont illustrer les activités de l’armée allemande en position en Norvège et Finlande jusqu’au 8 mai 1945.K. Quant aux opérations aériennes depuis la Norvège et depuis les bases de la Luftwaffe en Allemagne. reporters radio et techniciens audiovisuels (assistants cameramen.K 1 et 5) travaillent de concert. photographes. Les compagnies de propagande allemandes en Norvège Déjà doté d’unités de propagande allemande engagées lors de la campagne de Pologne. Répartis dans les différents groupes d’assaut. devront illustrer les opérations.N° 6/ Référence : DAM 90 L04 Le général Hans Jürgen Stumpff. les 1re et 5e compagnies de l’armée de l’Air allemande (Luftwaffe Kriegsberichter Kompanie. photographe inconnu 3.O. 3 7 . imprimeurs)4. on compte 11 membres de l’armée de l’Air allemande issus des diverses compagnies de propagande (Luftwaffe Kriegsberichter Kompanien). les 73 reporters.

Hahn doit rassembler puis former des reporters des trois armes de la Wehrmacht pour les rendre efficaces ensemble. Les reporters au sein de l’armée de Terre allemande (Heer) : A Potsdam. de la Marine et de l’armée de l’Air travaillent indépendamment. N° 7/ Référence : DAM 46 L06 A l’issue de la campagne de Norvège. Pour l’opération Weserübung et l’occupation des deux pays scandinaves. dans la mesure où les hommes émanant de toutes les antennes de la propagande allemande n’ont pas l’habitude de travailler ensemble.3. entouré de reporters de la Marine allemande (Kriegsmarine). le reportage radio. les unités de reporters « Propagandastaffel Ost » et « West »7 sont mobilisées. il s’agit de rendre homogène l’équipement des reporters (appareils de prise de vues. le département de la propagande au sein du haut commandement de la Wehrmacht5 prévoit l’intervention des Pk des trois armes sous l’autorité d’un seul commandant. Juin 1940. photographe inconnu a. La tâche du capitaine de corvette n’est pas simple. véhicules. la compagnie de propagande de réserve (Propaganda Ersatz Kompanie) dispense des formations militaires et techniques aux reporters des trois armes de la Wehrmacht et parfois aux reporters de la Waffen-SS. Dans un premier temps. les compagnies de propagande de la Wehrmacht de l’armée de Terre. l’accent est mis sur le travail des différentes spécialités des Pk : la photographie. le journalisme. Dans l’urgence.1. les membres des compagnies de propagande sélectionnés pour la mission reçoivent une convocation pour une formation à Potsdam6. afin de rendre les reporters polyvalents. le capitaine de corvette (Korvettenkapitän) Klaus-Friedrich Hahn. 7 L’équipe de propagande « Est » et « Ouest ». Le 9 avril 1940. dans le plus grand secret. A Potsdam. leur dénomination change pour celle de « Propagandastaffel Dänemark » et « Norwegen ». début mars 1940. durant toute la durée de la guerre. le film. En effet. le capitaine de corvette (Korvettenkapitän) Klaus-Friedrich Hahn. Leur mission se décompose en trois temps : les reporters doivent suivre les unités de la Wehrmacht lors de leur transport. armes) souvent très hétéroclite en fonction des compagnies. commandant du Propaganda Staffel Norwegen. puis une 5 6 Oberkommando der Wehrmacht / Wehrmacht Propaganda. Durant quatre semaines. 8 . La création et l’organisation du Propaganda Staffel Norwegen pour les opérations au Danemark et la Norvège (avril 1940) Lors la campagne de Pologne.

Le lieutenant (Leutnant) Erwin Kiekheben-Schmidt rédige les articles en tant que journaliste (Wortberichter) et les lieutenants Sonderführer Gerd Habedank et Eric Borchert illustrent les combats par leurs images en qualité de photographes (Bildberichter). le port de Bergen est en grande partie détruit. La 2e compagnie de propagande de la Marine allemande (Marine-Pk 2) quitte celles de Wilhelmshaven. c'est-à-dire la radio.K. Travemünde et Kiel pour rallier la Norvège. Enfin. Un lieutenant (Leutnant zur See) membre de la 1re compagnie de propagande de la Marine allemande (Marine Propaganda Kompanie) équipé d’un appareil photographique Leica III. abrégée en Lw K. c. Les reporters au sein de la Marine allemande (Kriegsmarine) Les deux compagnies de la Marine sont impliquées dans la campagne.B. mais n’iront pas en Norvège. La « Propagandastaffel Norwegen » sous le commandement de la Marine allemande et de son responsable du capitaine de corvette Klaus-Friedrich Hahn parlant couramment le norvégien. Wessermünde et Cuxhaven. les reporters doivent prendre le contrôle des médias du pays. N° 8/ Référence : DAM 545 L15 Après les combats. La 1re compagnie de propagande de la Marine allemande (Marine-Propaganda Kompanie) quitte ses bases allemandes de Swinemünde. la presse8. la compagnie quitte Ütersern pour Oslo. Après la prise des principaux aérodromes du sud de la Norvège. La mainmise sur la presse et les radios norvégiennes est indispensable pour soutenir l’action des troupes.LuftwaffenKriegsberichterkompanie.1) est cantonnée à Ütersen (SchleswigHolstein) sous le commandement du Major9 der Reserve Carl Cranz. Les reporters de la 5e compagnie de propagande de l’armée de l’Air (Lw K.K.B. le quotidien Nordwacht est publié et distribué dans toute la Norvège à 3 000 exemplaires par jour. Juillet 1940. Tous les navires de la Kriegsmarine disposent à leur bord de reporters.5) succèdent à la 1re compagnie.fois débarquées les suivre dans les combats terrestres. photographe inconnu Durant les combats. b. 9 Commandant. 8 9 . Les reporters au sein de l’armée de l’Air allemande (Luftwaffe) : La 1re compagnie de reporters de guerre de l’armée de l’Air (1. Quelques jours après le début de l’opération. les premiers rapports affluent.

le second groupe de reporters doit se présenter à Bernau où est cantonné le poste de commandement du 138e régiment de chasseurs alpins allemand (Gebirgsjäger-Regiment. A bord. le convoi naviguant sur Oslo. Emden et Blücher ainsi que trois torpilleurs quittent Swinemünde pour la Norvège. Le 5 avril. à quelques miles de Kristiansand. le commandant du Blücher reçoit l’ordre du Konteradmiral Oskar Kummetz de pénétrer dans le fjord d’Oslo. Dans la matinée du 8 avril. Les croiseurs ont 10 .138). les chauffeurs du Propaganda Staffel Norwegen sont les premiers à recevoir leur feuille de route et embarquent leur véhicule à bord du paquebot l’Antares amarré dans le port de Stettin. quitte le port d'attache pour effectuer une mission de déminage dans un fjord. Le 5 avril. des personnels et quelques véhicules rejoignent le port de Gotenhafen (Gdynia) où ils prennent place à bord du paquebot Espania qui prend la mer le 8 avril au sein d’un convoi. embarquée à bord d'un canot à moteur.2. Le 10 avril. La flottille est suivie par une équipe cinématographique de la 1re compagnie de propagande de la Marine allemande (Marine Propaganda Kompanie). A bord. l'adjudant (Feldwebel) et cameraman Paul Schmöckel et le caporal (Gefreiter) et assistant cameraman Wolfgang Krimmel. un sous-marin britannique coule le Rio de Janeiro. les croiseurs Lützow. De Potsdam. Les rescapés de l’Antares sont admis à bord de chasseurs de mines de la Marine allemande qui les déposent à Frederikshavn (Danemark) où ils sont redéployés vers Oslo ou renvoyés à Berlin faute de matériel. Enfin.N° 9/ Référence : DAM 545 L15 Une flottille de dragueurs auxiliaires légers de la Hafenschutzflottille de Bergen. 3 reporters et 2 chauffeurs perdent la vie. les derniers membres du Propaganda Staffel Norwegen quittent Potsdam le 6 avril et prennent la route puis le train pour le port de Swinemünde où ils montent à bord du croiseur Blücher. Dans la nuit du 8 au 9 avril. L’ordre d’engagement (Einsatzbefehl) du Propaganda Staffel Norwegen Les 16 et 17 mars 1940. Le 7 avril. est attaqué par un sous-marin britannique qui coule un navire d’accompagnement et 4 paquebots dont l’Antares privant ainsi les reporters d’une partie de leur équipement. du type "Zwerg". le capitaine de corvette Hahn reçoit l’ordre de mouvement pour une partie des hommes. photographe inconnu 3. Dans la nuit du 3 au 4 avril. Juillet 1940. les reporters doivent rejoindre Stettin et monter à bord du Rio de Janeiro qui à son tour quitte rapidement le port en direction de la côte sud de la Norvège. Dans la nuit du 5 au 6 avril. les reporters et les chasseurs quittent Bernau pour le port de Cuxhaven où ils montent à bord du croiseur lourd Admiral Hipper ayant pour objectif Trondheim.

A son bord. Dans la matinée du 9 avril. photographe inconnu N° 11/ Référence : DAM 45 L12 A Bergen. transmetteurs et soldats du Génie sous les ordres du général (Generalleutnant) Engelbrecht. N° 10/ Référence : DAM 45 L17 Le port de Bergen après l’attaque de la Royal Air Force. diplomate allemand envoie un ultimatum au ministère norvégien qui préfère l’ignorer et quitter la ville pour Hamar à 150 kilomètres au nord d’Oslo. 10 avril 1940. plus de 300 soldats perdent la vie. Le Königsberg faisait partie du groupe d’assaut naval 3 (Kriegsschiffgruppe 3) sous le commandement du Konteradmiral Hubert Schmundt et avait comme objectif le port de Bergen. Kurt Bräuer. les batteries côtières norvégiennes de la forteresse Oskarsborg coulent le croiseur Blücher. le ravitaillement et les troupes sont débarquées ce qui facilite grandement la prise de la ville. 6 reporters et techniciens du Propaganda Staffel Norwegen. A Oslo. le croiseur léger Königsberg commandé par le capitaine (Kapitän zur See) Heinrich Rufus est coulé par une attaque de la Royal Air Force. les troupes allemandes débarquent des croiseurs Lützow et de l’Albatros. photographe inconnu 11 .à leur bord de nombreux fantassins. Malgré les tirs des batteries norvégiennes. Malgré le cahot qui règne. Parmi eux. 10 avril 1940. Le terrain d’aviation de Fornebu dans la banlieue d’Oslo est capturé dans la matinée du 9 avril par des troupes aéroportées allemandes permettant ainsi aux avions de transport Junkers Ju-52 de se poser. dont 125 membres de l’équipage et 195 soldats des troupes d’assaut.

l’attaque par la Royal Navy de la flotte allemande ancrée à Narvik et sa destruction par le HMS Warspite sème le doute au sein du commandement allemand sur l’intérêt de continuer les opérations en Norvège. n’ont de l’essence que pour venir. commandant de l'invasion en Norvège. les généraux Eduard Dietl. la 1re compagnie du 139e régiment de chasseurs de montagne attaque le secteur de Bjornfjell et prend possession de la voie de chemin de fer qui traverse la Suède. de vivres et de renforts. Début juin 1940. Ainsi. La bataille de Narvik A Narvik.3. en raison de la distance entre le terrain d’aviation et Narvik (environ 900 kilomètres) ne peut venir en aide aux troupes allemandes. le retour n’est réalisable qu’en puisant dans les réserves des avions endommagés. Le débarquement allié à Namsos aggrave la situation des troupes allemandes. aux marins et aux chasseurs alpins. Grâce aux armes saisies aux troupes norvégiennes. photographe inconnu La Luftwaffe. Dietl organise la défense. A Narvik. Le 16 avril. permettant l’acheminement de médicaments. Le 13 avril. commandant du corps des chasseurs alpins et Nikolaus von Falkenhorst. le général Dietl organise la défense selon trois secteurs répartis entre les chasseurs de montagne et les marins de la Kriegsmarine. Au sein du haut commandement de l’armée allemand. 12 .3. le général Jodl précise à Dietl de tenir autant que possible. les 2 000 chasseurs alpins allemands commandés par le général (Generalleutnant) Eduard Dietl sont dans une situation difficile en raison du débarquement des 24 000 hommes des forces alliées. Un ravitaillement aérien est possible mais les avions de transport Junkers Ju-52 qui atterrissent sur le lac gelé de Hartvig (25 kilomètres au nord-est de Narvik). Le ravitaillement par voie ferrée est alors possible. Dietl dut faire appel aux 2 600 marins des destroyers de la Kriegsmarine coulés par les armées norvégiennes et britanniques. le périmètre défensif alloué aux chasseurs et les conditions météorologiques ne permettent pas l’envoi de renforts. N° 12/ Référence : DAM 90 L20 A Narvik. De plus. Hitler et Jodl préparent un éventuel retrait des troupes allemandes et la destruction des installations du port.

photographe inconnu N° 14/ Référence : DAM 70 L34 Les chasseurs alpins de la 1re compagnie du 137e régiment de chasseurs alpins allemands (1. sont recentrées sur Narvik. deux compagnies du 137e régiment de chasseurs alpins sont larguées en soutien des troupes aéroportées de la 1re compagnie du 1e régiment parachutiste déjà larguées le 14 mai. le 23 mai.Kompanie du Gebirgsjäger Regiment. la Luftwaffe opère maintenant des sorties depuis le terrain de Vaernes (nord de Trondheim) ce qui permet de contenir les attaques alliées et de larguer du ravitaillement et des troupes. Ainsi. Le déclenchement des combats en France et l’opération « Fall Gelb » permettent aux troupes allemandes de prendre place dans Narvik le 13 juin 1940. photographe inconnu Peu à peu les forces combattantes allemandes.137) se sont rassemblés à l'abri d'une maison. 13 . 6 jours après le départ des Alliés. N° 13/ Référence : DAM 70 L31 Les chasseurs alpins de la 1re compagnie du 137e régiment de chasseurs alpins allemands (1. 23 mai 1940.137) à l'abri d'une maison derrière laquelle ils plient leurs parachutes et perçoivent le ravitaillement. Une grande partie du personnel du Propaganda Staffel Norwegen est renvoyée à Potsdam et attend une nouvelle affectation. quittent Oslo en août.Kompanie du Gebirgsjäger Regiment. 23 mai 1940. comme les unités de propagande. Les 15 derniers membres alors sous les ordres du lieutenant Noethlichs suite au départ du capitaine de corvette Hahn.De plus.

la propagande allemande reste muette ou presque.14 pellicules photographiques Leica et 2 Contax dont un reportage en couleur . Le 20 avril. Le lieutenant (Oberleutnant) Richard Daub. . il contient le travail de la semaine du 22 au 28 avril 1940 : . . . en raison de l’anniversaire d’Adolf Hitler. 3. Les reporters sont rappelés à Berlin et les images sur Narvik.4. L’envoi comprend : . La production du Propaganda Staffel Norwegen d’avril à la fin mai 1940 Le 11 avril. La position de faiblesse des chasseurs alpins lors des combats défensifs de Narvik s’avère en effet difficilement défendable d’un point de vue de la propagande. un convoi de 6 navires accoste à Oslo dont le paquebot « Espania » chargé des véhicules techniques lourds comme les camions d’enregistrement dotés de magnétophones. le capitaine Richard Quapil commandant la branche aérienne de la Propaganda Staffel Norwegen rassemble les reportages effectués pour les envoyer par un avion « courrier » vers Berlin10. rédacteur en chef pour les reporters de l’armée de Terre au sein du Propaganda Staffel Norwegen rédige un rapport sur la perte du croiseur lourd « Blücher » qu’il transmet à Berlin par téléphone. de fait. Les reportages des lieutenants Daub et Giese réalisés à Oslo sont télégraphiés à Berlin dans l’après-midi. Le courrier est acheminé à Berlin par la voie des airs.2 articles de presse. il s’agit du Gauleiter Josef Terboven qui travaille en étroite collaboration avec le haut commandement des troupes allemandes en Norvège commandé par le général (Generaloberst) Nikolaus von Falkenhorst.21 rapports écrits ou articles . .42 bobines pour les actualités allemandes die deutsche Wochenschau dont 4 films sonores . un « courrier » quitte Oslo pour Berlin . Le 24 avril 1940.Face à ces revers dans le secteur de Narvik. un commissaire (Reichskommissar) du IIIe Reich est nommé en Norvège .22 pellicules photographiques Leica et Contax dont un reportage couleur .24 reportages pour la radio. Le 12 avril. se font rares. une parade militaire est prévue à Oslo.plus de mille mètres de film 35 mm et 200 mètres de 16 mm tournés par les reporters de la Luftwaffe. parfois le temps ne le permet pas comme le 17 avril 1940. Le 29 avril. par ordre d’Adolf Hitler. Tous les reporters du Propaganda Staffel Norwegen sont réquisitionnés. 10 14 .

photographe inconnu N° 16/ Référence : DAM 94 L24 Après la prise des îles Lofoten.N° 15/ Référence : DAM 94 L23 Après la prise des îles Lofoten.36 reportages radiodiffusés.29 rapports écrits ou articles . un « courrier » quitte Oslo pour Berlin . 26 avril 1940. 15 . Le 6 mai. . les chasseurs alpins qui y avaient été parachutés rejoignent le continent à bord de train. .20 bobines de film avec 690 mètres dont 180 sonores . photographe inconnu Le 30 avril. En arrière-plan le monument aux morts de Lofotbanen.13 pellicules photographiques Leica et Contax . . 26 avril 1940. les chasseurs alpins qui y avaient été parachutés rejoignent le continent à bord de train. le reporter de la presse écrite. il contient le travail de la semaine du 29 avril au 5 mai 1940 : . Franz Hausmann prend part à une attaque de bombardiers en piqué Junkers Ju-87 Stuka sur des navires britanniques amarrés dans le port de Namsos.

. . est en tournée d’inspection en Norvège. 12 Ibid. Elle est mensongère et par là-même reflète l’importance que le ministère de la propagande accorde aux combats en Norvège de la fin mai à début juin 1940. A partir du 15 mai 194012. Un avion « courrier » quitte Oslo pour Berlin avec à son bord le travail des reporters pour la semaine du 13 au 19 mai 1940 : .1 article de presse ou rapport écrit .2 bobines de film pour les actualités allemandes de 110 mètres . Versuch einer Dokumentation. un second « courrier » quitte Oslo avec 17 bobines de film pour les actualités allemandes hebdomadaires (510 mètres) tournées par le caméraman et sous-officier Winterfeld lors de son dernier engagement avant son retour sur Berlin. décembre 1964. . . Hors-série de la revue « Die Wildente ». les combats dans le secteur de Namsos sont terminés11 si bien que le ministère de la propagande prévoit déjà le retour des reporters de la Marine et de l’armée de l’Air allemande.8 reportages radio ou interview. Le 23 mai.25 rapports écrits ou articles . les engagements des reporters ne se font qu’au nord de Drontheim-Namsos et à Narvik. Le 20 mai. 13 Propagandan Ersatz Abteilung.30 reportages filmés avec 2 220 mètres . Dans le texte on peut lire « en raison de la fin des combats en Norvège ».9 pellicules photographiques Leica . un « courrier » quitte Oslo pour Berlin . Le 19 mai. le commandant en chef de la Marine allemande. quelques reporters restent engagés en Norvège notamment à Trondheim et à Narvik. Beiheft zur Zeitschrift « Die Wildente ». Les activités à Trondheim sont couvertes par les reporters von Hedet et Nolte. l’amiral (Grossadmiral) Raeder.Le 11 mai. un dernier courrier transporte 4 pellicules photographiques Leica et 4 bobines de film (120 mètres). Les reporters sont engagés pour la dernière fois avant de profiter d’un avion « courrier » pour rejoindre Berlin et la compagnie de propagande de réserve13. dans l’après-midi du 15 mai.29 pellicules photographiques Leica et Contax dont 2 reportages en couleur . . il contient le travail de la semaine du 6 au 12 mai 1940 : . . Le 6 mai. Cette information figure dans la revue : Propagandatruppen der deutschen Kriegsmarine. A Oslo. 11 16 .12 reportages radiodiffusés. Les reporters radio y terminent trois reportages avant de rejoindre la compagnie blindée von Bürstin à Namsos pour y évoquer la progression de ses blindés.

n’ont pas transité par Oslo et ne sont pas comptabilisés dans ce bilan.300 bobines de film d’environ 18 000 mètres . 17 . Toutefois. Bergen.200 reportages radio ou interviews. de nombreux reportages réalisés à Stavanger. Les ouvrages et les périodiques allemands et étrangers relatent la campagne de Norvège et l’illustrent en s’appuyant largement sur les clichés des reporters. ce bilan ne prend en compte que les éléments reversés à Oslo où siège le poste de commandement du Propaganda Staffel Norwegen. . pour les deux phases de l’opération Weserübung en Norvège comme au Danemark. à proximité de Bornfjell. Conclusion On peut imaginer l’ampleur du travail réalisé par les reporters des Propaganda Staffeln Norwegen et Danemark. . L’écho dans la presse allemande ne peut être mesuré en raison de la multitude des supports choisis et utilisés par la propagande du IIIe Reich. En effet. les baraquements occupés par les soldats du 1er régiment de chasseurs parachutistes. Une baraque est baptisée Villa klar zum Tunnel en raison des tirs incessants des navires britanniques qui ont obligé les parachutistes à quitter leur abri pour se réfugier dans les tunnels.250 reportages photographiques . photographe inconnu Bilan des documents envoyés par les avions « courrier » vers Berlin : Entre avril et fin mai 1940. 23 mai 1940. Trondheim et Narvik ont été envoyés directement à Berlin. le bilan des reportages envoyés aux organes de censure du haut commandement de l’armée allemande est considérable : .N° 17/ Référence : DAM 91 L02 Le long de la voie ferrée Narvik-Lulea.300 articles de presse ou rapports écrits (Wortberichten) .

si l’objectif n’était pas brisé.O/Berlin. ce fut une grande joie. Les émetteurs danois et norvégiens furent très rapidement sous le contrôle allemand et aussitôt utilisés à des fins de propagande. Le reporter apporte son témoignage. A titre d’exemple. Malheureusement. Sur le terrain. les Allemands présentent le film de propagande Feuertaufe (référence ECPAD : FT 98) à des Norvégiens. certaines phrases. Ce film montre les victoires allemandes en Europe : l'invasion de la Pologne. Toutefois. à de maintes reprises. aider à l’évacuation d’un blessé. La radio a été fort utile au soutien de l’opération Weserübung. utiliser une arme plutôt que mon appareil. nombreux furent ceux qui par la suite. En effet. chaque marin était utilisé pour maintenir les lignes devant la pression de troupes alliées. Oldenburg I. nous sélectionnions en amont avant d’envoyer par avion « courrier » les documents exploitables. le bombardement de Londres. À cela s’ajoutaient les températures négatives et l’humidité ambiante à tel point que le développement des pellicules photographiques était impossible à Narvik. Ces séquences allemandes sont reprises dans le film Biter Bit traduit pour la France par « La revanche des ailes » (référence ECPAD : SA 12). l’ambassade allemande invita de nombreux officiers norvégiens pour la projection du film Feuertaufe qui présente la campagne de Pologne à travers le bombardement par l’armée de l’Air allemande de Varsovie15. ce qui n’était pas sans poser quelques problèmes. L’engagement important des reporters de guerre de toutes les spécialités a certainement participé au succès de l’opération allemande notamment au sein de la population et des forces allemandes et norvégiennes. je me suis demandé si mon appareil Leica fonctionnait toujours. reporter photographe de la 2e compagnie de propagande de la Marine. Un jour. Le second appareil fut aussitôt équipé d’une pellicule couleur. m’envoyait de ses nouvelles mais également un magazine dans lequel une de mes photos était publiée. Narvik im Bild. Gerhard Stalling Verla. J’ai dû aussi bien transporter du matériel. 15 A Oslo.Gerhard Böttger. Il est l’auteur d’un livre dans lequel il apporte son témoignage14 : « Comment était mon travail dans le grand Nord. j’avais également du courrier de Graz. Nous devions les envoyer à Berlin pour qu’elles soient exploitées correctement. ont été détruits ». combien de temps devrais-je attendre une pièce de rechange. si l’obturateur et le déclencheur n’étaient pas gelés. En effet. par le ravitaillement. dictées par la propagande. 1941. Par chance. En cas de casse. En tant normal. à Narvik ? La situation militaire des troupes allemandes à Narvik a provoqué de nombreux bouleversements dans mon travail de reporter. deux jours avant l’invasion. si la mise au point était correcte. J’ai dû à maintes reprises ranger mon appareil pour apporter mon soutien en première ligne. Ma femme de qui je n’avais pas de nouvelles depuis longtemps. un second boîtier Leica a été parachuté. ont été supprimées. le 5 avril 1940. la sélection opérée par les services de la censure était irréversible. réalise de nombreux clichés durant la campagne de Norvège. Ce fut pour moi. soulignant ainsi l’importance de la guerre psychologique. 14 18 . la première preuve que les avions « courrier » arrivaient à destination. Gerhard Böttger. les discours de Goebbels et Goering.

présentation à l’ambassade d’Allemagne du film Feuertaufe. 2004 Batailles aériennes numéro 5. After the Battle number 126. Oldenburg I. Gerhard Böttger. éditions TMA Sarl. Gerhard Stalling Verla. Beiheft zur Zeitschrift « Die Wildente ». special Issue. la campagne de Norvège. 19 . Versuch einer Dokumentation. Hors-série de la revue « Die Wildente ». décembre 1964 Narvik im Bild. juillet-août-septembre 1998 Ciel de guerre numéro 4. la campagne de Norvège. 1941 The Norwegian campaign.N° 18/ Référence film (photogramme) : SA 12 Time code TC IN : 00 : 03 : 51 A Oslo.O/Berlin. La Presse. Nicolas Férard Bibliographie Propagandatruppen der deutschen Kriegsmarine. N° 19/ Référence film (photogramme) : SA 12 Time code TC IN : 00 : 04 : 00 A Oslo. présentation à l’ambassade d’Allemagne du film Feuertaufe.

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