CORRECTION FRANCAIS ES-S 4h, coefficient 2

QUESTION DE CORPUS La question invite le candidat à analyser la représentation de la mère dans des romans du XXe s. Méthode : − la réponse doit être organisée : introduction (présentation des textes, reformulation de la question), développement construit en paragraphes thématiques qui développent chacun un aspect de la réponse et conclusion brève. − chaque texte doit être cité au moins une fois. − pas d'analyses de détails type commentaire mais une comparaison globale des textes du corpus sur un point précis (figure maternelle). − faire référence aux texte par le nom de l'auteur et/ou le titre (et non pas « texte A », ...) Pistes pour le développement en paragraphes : − la mère nourricière, ancrée dans la sphère quotidienne A : 1er élément lié à la mère = le chocolat en barre / paragraphe 2 : verbes d'action qui relient le portrait de

la mère aux tâches quotidiennes. C : la principale caractéristique de la mère est d'être « abondamment grand-mère ». Progéniture prolixe = éloge de la mère. − la mère, symbole de féminité ambivalent : beauté froide, non sensuelle (A + B : narrateurs = enfants, d'où vision désexualisée). A : portrait nuancé en antithèses (beauté altérée par le quotidien : « teint vermeil que la fatigue rougissait » : opposition vermeil / rougir, mélioratif / péjoratif). B : yeux reflets de l'âme = dimension poétique. Accent sur le spirituel. Définie en tant que « déesse » car « distante ». Dimension religieuse : mise à distance de la beauté. C : quelques éléments raffinés mais refus du sensualisme // A : « éloigné des basses séductions » − le pilier de la famille, la figure de l'autorité familiale B : modèle pour les autres membres. Cumule les rôles différents : « Guérisseuse », « Arbitre ». C : physique imposant (vêtements + « corps de statue ») // sa place dans la famille : chef hiérarchique (« Derrière elle, les nourrices » / « le messager de Madame » : règle la suite domestique). Image symbolique : « la tambour-major » (voc. militaire). Cl : la figure de la mère est hiératique, imposante. Il s'agit de l'éloge paradoxal d'une beauté froide.

COMMENTAIRE Remarque : la date (1947), proche du contexte de guerre pouvait expliquer la vision de la femme en chef de famille (les hommes étant à la guerre) : « tambourmajor » de la maison. Plan possible : I) UN CADRE PRIVILEGIE 1) un milieu social aisé et hiérarchisé 2) un cadre bucolique II) UNE ACTIVITE LIEE A CE CADRE : LA FETE 1) activités ludiques et variées : fêtes et divertissements (à opposer au titre) 2) le regard ambivalent du narrateur sur ce mode de vie : fascination et critique III) UN PORTRAIT HIERATIQUE DE LA GRAND-MERE 1) figure maternelle par excellence (expression humoristique « abondamment grand-mère » qui attire l'attention sur cette

caractéristique principale du personnage) 2) figure autoritaire Cl : art du portrait. Imbrication du personnage dans un lieu qui le reflète. Ouverture : procédé qui rappelle le déterminisme du milieu dans les romans naturalistes du XIXe s.

DISSERTATION Analyse du sujet − « doit-il » / « nécessaire » : notion d'obligation. Le romancier a t-il le choix (différence devoir / pouvoir) ? Y a t-il des contre-exemples ? − « faire de ses personnages » : image du romancier qui façonne de toute pièce ses personnages et leurs caractéristiques. Pouvoir créateur. − « des êtres extraordinaires » : personnages = êtres de fiction qui représentent des êtres réels (paradoxe). Polysémie de extra-ordinaire : un personnage admiré (un héros), un personnage à la destinée hors du commun (donc héros + antihéros), un être hors de l'ordinaire, du quotidien, du réel (imaginaire ?)

Thèmes liés au sujet : − roman / vie − personnage / personne réelle − personnage = héros ? − extraordinaire / ordinaire Méthode : − organiser le devoir avec rigueur en paragraphes − sélectionner les exemples en lien direct avec l'argument à défendre de façon à prouver ce dernier. − développer l'analyse des exemples (ne pas se contenter de citer des oeuvres). − utiliser le corpus et des exemples personnels Plan possible : I) EN EFFET, LE ROMANCIER FACONNE DES ETRES DE FICTION FORCEMENT EN RUPTURE AVEC LE QUOTIDIEN : DES PERSONNAGES EXTRAORDINAIRES. 1) Le personnage merveilleux et imaginaire (conte, roman fantastique, personnage déifié) 2) le travail du romancier est de créer des héros (// épopée, origine du roman. Puis notion d'aventure et de

qualités liée au roman de chevalerie) 3) ou de créer un anti-héros (ce qui importe est le caractère exceptionnel du personnage, que ce soit en bien ou en mal). Ex : L'Etranger de Camus II) TOUTEFOIS CES ETRES DE FICTION PEUVENT RESSEMBLER AU LECTEUR : DES PERSONNAGES ORDINAIRES. 1) Le héros réaliste est banal (XIXe siècle) 2) chaque personnage est ancré dans un milieu et donc un quotidien 3) le personnage « type » (varie selon les siècles mais aussi des types universaux et atemporels) III) LE TRAVAIL DU ROMANCIER N'EST PAS D'OBEIR A UNE TRADITION MAIS DE CREER UNE OEUVRE ORIGINALE ET COHERENTE 1) le type du héros dépend du cadre choisi 2) le romancier peut varier ses personnages (les protagonistes, des personnages extra-ordinaires et les figurants, des personnages ordinaires) 3) un même personnage peut évoluer et changer de catégorie au cours du roman !

INVENTION Analyse du sujet : Il s'agit de jouer sur le paradoxe extraordinaire / ordinaire tout en restant cohérent dans la description. Le portrait devait être contrasté mais nuancé. Petit enjeu poétique : voir l'exceptionnel dans le quotidien. Pistes : A FAIRE S'inspirer du texte source et du corpus et utiliser les mêmes techniques : - portrait fixe ou en action - 5 sens, la perception (le regard) - lien personnage – narrateur ? - vocabulaire précis et soutenu - insertion dans un cadre spatio-temporel - symboles et images Construire le portrait et l'ordonner en

A EVITER Copier l'un des textes du corpus ou imiter maladroitement Ne pas s'inspirer du corpus Une description objective, neutre, sans intervention du narrateur (on doit percevoir son regard)

paragraphes : - état civil - portrait physique - portrait moral 2 éléments importants : − l'art et la technique du portrait (organisation, raffinement, nuance) − les interventions du narrateur

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