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29 mai 2013 Chère Madame, Voici de nouveau, après une assez longue période, quelques informations, que je vous

prie de transmettre à nos amis de Suisse et de France. Grâce au jugement de principe des Nations Unies, l’ère de l’examen historique sérieux et de la libre recherche en matière d’histoire contemporaine semble avoir commencé dans ce pays aussi, même si, en Autriche, quelques créatures vendues s’y opposent encore becs et ongles. Je reçois constamment des informations confidentielles émanant des milieux politique et judiciaire, dont je ne peux à vrai dire pas contrôler la véracité. On m’a rapporté que des hauts fonctionnaires auraient qualifié mon cas de «plus grand scandale judiciaire de la deuxième République» et j’apprends maintenant que se joue déjà en coulisse l’ignoble jeu qui consiste, comme d’habitude dans ce genre de cas, à se renvoyer la balle. Ces messieurs-dames savent donc parfaitement bien ce qu’ils ont fait. Je ne suis pas d’avis, d’ailleurs, que ce cas soit «le plus grand scandale judiciaire», si désagréable que soit cette affaire pour ma famille et moi-même. Celui du massacre de fait – étouffé avec l’aide de la justice politique autrichienne – dû à l’administration d’infusions contaminées par l’amiante (la chose a été pleinement confirmée par un expert judiciaire assermenté) est de loin plus atroce! Cette affaire a probablement entraîné la mort par cancer de centaines voire de milliers de patients – dont des non-Autrichiens d’ailleurs! Chère Madame, je vous envoie, ainsi qu’à tous les amis de Suisse et de France, mes très cordiales salutations. Wolfgang Fröhlich