You are on page 1of 137

LA COMMUNAUTE DU SUD

10.Unemortcertaine

Le grenier était resté fermé jusqu’ au lendem ain de la mortde ma grand- mère. En ce jour terrible, j’avais trouvé sa cléet je l’avais ouvert, pour y cherche r sa robe de mariée. Complè tement perdue, je m’étais dit qu’on devrait la lui mettre pour ses funérail es. J’avais à peine mis un pieddan s la pièce que je me retourn ai pour ressortir , referma ntla porte derrière moi sans la verrouil ler.Nous étions deux ans plus tard et je la poussai s de nouvea u.Les gonds grinçaient lugubre ment. Comme s’il s’agissa itd’un soir de Hallow een à minuit, plutôt que d’un mercred imatin ensoleil lé à la fin du mois de mai. Les larges planche sdu parquet protesta ient sous mes pieds tandis que jefranc hissais le seuil. Des ombres lugubre s semblai ent surgir tout autour de moi et un parfum fugace de moisiss ure flottaitd ans l’air. Celui des choses ancienn es et oubliées.Lorsq u'on avait rajouté le premier étage à la demeur eStackhouse, des dizaine s d’année s plus tôt, on l’avait divisép our en faire des chambres. Plus tard, au fur et à mesure que les dernières générati ons s’étaien t clairsemées, onavait réservé à peu près un tiers de la soupent e aurange ment. Après la mort de nos parents, lorsque Jason etmoi étions venus vivre ici avec mes grands- parents, on avaitfer mé la porte du grenier à clé : nous aurions pu décider

del’ado pter comme salle de jeux mais Gran n’avait aucunei ntention d’y faire le ménage .J’étais mainten ant propriét aire de la maison, et je portais laclé attachée à un ruban autour de mon cou. Il ne restait plusque trois descendants Stackho use : Jason, moi- même, et lefils de feu ma cousine Hadley, un petit garçon du nom deHunt er.

J'ai agité la main dans l’obscurité pour agripper la chaîne ettirer dessus : au-dessus de moi, une ampoule a illuminé desgénérations de vieilleries de famille.Juste derrière moi, mon cousin Claude et mon grand-oncleDermot ont pénétré dans la pièce. Dermot a soufflé si fortqu’on aurait presque dit un grognement. Claude avait un air morose. J’étais certaine qu’il regrettait d’avoir proposé dem’aider à vider le grenier pour le nettoyer. Mais je n’allaiscertainement pas le lâcher comme ça, surtout qu’il y avait unautre mâle valide avec nous pour nous assister. Pour l’instant, Dermot suivait Claude à la trace, et j’en avais doncdeux pour le prix d’un. Quant à savoir si la situation allaitdurer, je n’en avais aucune idée.Ce matin, j’avais brusquement réalisé qu'il ferait bientôt tropchaud pour passer du temps sous les toits. Le climatiseur que mon amie Amelia avait fait installer dans l'une deschambres rendait les autres pièces à peu près vivables,mais naturellement nous n’avions jamais gaspil é d’argent àen installer un dans le grenier.— Bon, alors, on fait comment ? m’a interrogée Dermot.Il était blond et Claude brun. Aussi magnifiques l’un quel’autre. Un jour, j’avais demandé son âge à Claude, mais iln’en avait qu’une très vague idée. Les faé n’ont pas lamême notion du temps que nous. Mais il était mon aîné d’aumoins un siècle. Un vrai gamin, comparé à Dermot. Mongrand-oncle, lui, pensait qu’il avait probablement plus desept cents ans. Pas une ride, pas un cheveu gris, ni l’un nil’autre. Et toujours droits comme des I.Pour ma part, je ne comptais qu’un huitième de sang de faé.Et puisqu’ils étaient faé pure souche, nous paraissions tousavoir le même âge - bientôt la trentaine. Cela changeraittoutefois d’ici quelques années. J’aurais l’air plus âgé que mes vénérables parents. Dermot ressemblait énormément àJason, mon frère. Mais j’avais noté la veille de petitespattes-d’oie au coin des yeux de Jason. Dermot ne subiraitmême pas ce signe-là de vieillissement.Revenant sur terre, j’ai suggéré :— Et si on portait tout ça dans le salon ? Il y a plus delumière en bas, ce sera plus facile de voir si on peut garder les choses ou non. Quand on aura tout sorti du grenier, jepourrai le nettoyer quand vous serez partis travailler.Claude était propriétaire d’un bar à strip-tease à Monroe ets’y rendait tous les jours.Quant à Dermot, il allait là ou allait Claude. Commetoujours...— On a encore trois heures, m’a répondu Claude.— Alors c’est parti !Et j’ai accroché mon éternel sourire joyeux à mes lèvres.Une heure plus tard, je commençais à ressentir de sérieuxdoutes. Mais il était trop tard pour me défiler. Et d’ail eurs, lespectacle qu’offraient Claude et Dermot travail ant torse nuétait tout à fait fascinant.Ma famille vit dans cette maison depuis qu’il se trouve desStackhouse dans le Comté de Renard, c'est-à-dire plus decent cinquante ans. Et nous avons entassé bien des choses.Le salon se remplissait à vue d’œil : caisses de livres,valises de vêtements, meubles, vases... La famil e n’avait jamais été riche et, apparemment, nous avions toujoursestimé que chaque objet pourrait servir un jour, même uséou cassé, pour peu qu’on attende assez longtemps. Aprèsavoir manœuvré pour descendre un bureau de bois horriblement lourd dans l’escalier étroit, même les deux faéavaient besoin de se reposer un peu. Nous nous sommestous assis sous la véranda, les garçons sur la rambarde etmoi dans la balancelle.— On pourrait tout entasser dans le jardin et y mettre le feu...a proposé Claude.Ce n'était pas une plaisanterie. Au mieux, son sens del’humour était fantasque. Le reste du temps, il était toutsimplement microscopique.— Mais non, me suis-je exclamée en essayant de réprimer mon agacement. Je sais que tout ce bazar n’a aucunevaleur. Mais si d’autres Stackhouse ont estimé qu’il fallaitgarder tout ça là-haut, la moindre des politesses, c’est d’y jeter un œil, par respect pour eux.— Ma petite-nièce adorée, est intervenu Dermot. Je suisdésolé, mais Claude a raison. « Aucune valeur », c’est encore trop indulgent.Une fois qu’on l’avait entendu parler, il était évident que saressemblance avec Jason n’avait rien de profond.J’ai toisé mes faé d’un air renfrogné.— Pour vous, bien sûr, ce ne sont que des débris. Maispour des humains, ça peut avoir de la valeur. D’ail eurs, jevais peut- être appeler la troupe de théâtre de Shreveport,pour savoir s’ils veulent des vêtements

ai-je soupiré. me suis-je exclamée enm’efforçant de sourire. Il se tenait au bar.d ’ a ile u rs . sets de table tachés. Elle était si féroce que les Longues Dentsl’avaient nommée comme Second de la meute.— À Shreveport.j ’ a ire p ri s: — Mais bien sûr. Les épouses Stackhouse avaientconservé des draps et des couvre-lits de rechange.la listeétait néanmoins courte. Que j’ai gardé pour moi. nous avionsdéposé des caisses dans la véranda et Claude en adésigné une du bout du pied. je sortais avec un vampire dont la liste desmeurtres à son actif dépassait certainement celle deJannalynn : Eric était âgé de plus d’un mil ier d’années. Hidde Formatted: Font: Times New Roman.t o u j o u rse s t ilq u eS a me tm o ia v i o n st o u tl et e m p spour parler greniers et antiquités. El e étaitp o u r t a n t m n i u s c u e l e t n a ' v a t i q u e v n i g t e t u n a n s J . Hidde Formatted: Font: Times New Roman.Complètement merdique. On commence un tas à brûler. Je l’ai remercié. je n'ai jamais beaucoup de visites.J a n n a ly n nH o p p e rs o rt a itav e cS a md e p u i sq u e l q u e ssemaines. Quand le salon était devenu impraticable. là où je brûle les feuilles ?La dernière fois qu’on avait gravil onné mon allée.et j’en étais fière.Splendide. personnen’aurait plus jamais besoin de ce fouillis.Nous n’avions pas grand monde ce soir-là .j en em ’ e nt i en sp a sq u ’ a ub a r. une quinzaine dekilomètres à l'ouest : Vic’s Redneck Roadhouse2 . etune énorme valise de cuir toute trouée. Pour laplupart. En souirant. non. revenant avec un verre dethé à la pêche bourré de glaçons. il y a une boutique qui s’appel e Splendide.Pour ma part. j’ai raconté ma journée à Sam. Et c’est ça qui ramène les clients.Je savais grâce à la télévision que certaines personnes lescollectionnent. il faut bien l’admettre .—Cen ’ e s tp a s v ra i m e n tl ec a s. c’étaitmon avis personnel. Une autre a accueilli tous lesdocuments. ça te débarrassera un peu. presque tous les livresétaient moisis ou rinotés ar les souris. mais n’avaient pas rencontré lemême succès.Plus tard.Av a ite les e u l e m e n t u n em a i s o n? — Je ne l’aurais jamais deviné.j ’ a iq u a n dm ê m e d ’ a u t re sc e n t re sd ' i n t é rê t . Je nesavais pas si la baisse était causée par la fermeture del'usine d’abattage de volail e ou si certains clientsreprochaient à Sam d’être un métamorphe .comme il en arrive parfois sans prévenir. je me suis renducompte que tous les hommes avec qui j’étais sortie .— Oui. On mettout derrière.s i . Jannalynn n’était pas assez bien pour Sam. même si la seule idée de brûler deslivres me serrait l’estomac.j en es av a i sab s o l u m e n t p a so ùe leh a b it a it .—A hb o n?T ut ’yc o n n ai s . avait également reçu sa part . ils étaient dans le même état que les rideaux.—E u h . l’aire contenait déjà untas très respectable d’objets inutiles qui n'attendaient plusqu’une allumette. Les deux propriétaires font desexpertises. un peu mollement. ça ira très bien. Tu pourrais les appeler.M a i sJ a n n a ly n n . Pour ne rien arranger. fan de jardins d’hiver et de vieil es pierres? Maisbien sûr. à mon grand regret.ou des meubles. Après tout. a répondu Claude avecun haussement d’épaules.Q u a n dj es u i sre v e n u e . d’ accord.m ' aré p o n d uS a me n m e regardant de côté. Etdans un instant de prise de conscience épouvantable. parapluies au tissu effrité.Mais le gros du tissu ne sera même pas bon pour deschiffons.m'a suggéré Sam.t o i? Bo n . c’est évident. au Merlotte.— OK.Les regards de Dermot et de Claude m’ont incitée àchanger d’avis. fixanttristement tout ce bric-à-brac qu’on avait autrefois chéri.étaient Formatted: Font: Times New Roman.. et. Jannalynn. Je ne savais pas que tu t’yconnaissais en antiquités. un nouveau bar s’étaitinstallé vers la sortie de l’autoroute. l’aire deparking devant ma maison.Quand Dermot et Claude ont débrayé pour aller se doucher et se changer avant d’aller au travail. c’est tout. Je pourrais peut-être en tirer quelque chose. Pireencore. délimitée par de jolies barrièresde bois. Ils n’avaient toutefois visiblement plusrien de leur jeunesse.Let a ctn ’ e stp a sm o nf o rt . e les ai ajoutés à la pile. encadrées.. Ensuite ont suivi meublescassés.Je suis allée remplir un pichet de bière pour une de mest a b l e s. lesaffaires étaient trop calmes. c’est sa boutique préférée. naturellement.Il me l’a tendu silencieusement. ces derniers temps.Dermot est allé dans la maison. Hidde Formatted: Font: Times New Roman. bière-pong3 e tm ê m e une soirée « Bring in a Bubba Night4 ». mon patron est pourtant doué d’une forceexceptionnel e.Il y avait aussi de vieux fusils ainsi qu’un sabre.J’ai repoussé la balancelle et me suis balancée pendant uninstant. B re f . J’avaisentendu dire qu’on tenait toutes sortes de soirées dans ceroutier : concours tee-shirt mouillé. Hidde . en album outout simplement éparses.J ’ a ic li g n éd e sy eu xe ne s s ay a n td ec a c h e ràq u e lp o i n tj eme sentais déconcertée.les hybridesavaient tenté d’imiter les vampires en annonçantpubliquement leur existence.Puis je me suis rendue à l’évidence :— Bon.à vrai dire. ici sur le gravier. J’aurais bienaimé que l’équipe d’Antiques Roadshow1 vienne m’aider. et nous les avions rangées dansune boîte dans le salon. e t r o u v a s i difficile de l’imaginer en train de restaurer un cadre ancieno ud ’ e n v i s a g e rd ’ i n st a le ru nb u ff e tco lo n i a lc h eze leàS h re v e p o rt . De taile moyenne. J’avais également trouvé de vieil es poupées. L’étiquette m’assurait qu’ellecontenait des rideaux.Nous avions découvert des photos.Mais le public adore.— Tu as raison. époussetant les bouteiles.Ti e n sd o n c.

mais j’ai accepté. ne se laisserait jamais aller à fourcher. Danny était un vrai dur. Lachevelure de Sam est d’une jolie teinte. Il brûlait tellement d’amour que je sentais la chaleur qui se dégageait de lui. pour une employée. c’est bientôt. En direction du bar. J’étais dans la pièce brillamment éclairée et jene voyais pas grand-chose dans le parking assombri.c’est l’une des associées. Une espèce deblond vénitien. S’il y a des pièces intéressantes..Il fallait que je me secoue. quoi que tu fasses.J’ai réfléchi un peu. Il les avait fait couper très court quelques semainesplus tôt. et la famille du petit ami avait le bras long. Ce sont des objets de famille. Kennedy estmagnifique.avec l’héritage de papa à la clé.ce ne serait pas facile. j’ai ça dans mon bureau. comme presque tous ceux qui laconnaissaient. Son maquillage est impeccable. Hidde Formatted: Font: Times New Roman.— Demandons à Mme Hesterman si elle veut bien venir regarder. Gran m’avait quand même légué lamaison et son contenu. elle était PremièreDauhine. toi. — À ma ligne de jeune fille ! Prions pour que je la récupèreau plus vite !Danny a secoué la tête :— Allez ! Tu es toujours belle. — Je lui ai donné un guéridon il y a à peu près un mois. El e a plusieurs choses à meproposer et voudrait que j’y jette un œil. Je luiai tendu les tranches de citron vert avant de demander :— Vous faites quoi. tu nous fais deux mojitos ?Sam a sorti la menthe du frigo et s’est mis à l’œuvre.. je devrais lui demander. J'ai peur qu’ilse mette à pleuvoir. J’ai maîtrisémon envie de sortir ma brosse à cheveux pour tenter de lesdompter.Nous n’avions pas encore tiré les rideaux devant et envoyant qu’il commençait à faire nuit. ça me va. Hidde Formatted: Font: Times New Roman. Sam lui avait proposé un job peude temps après l’avoir rencontrée. elle l’a levépour trinquer avec Danny.Kennedy Keyes et Danny Prideaux sont entrés à cemoment.— Salut. Ils travail aient tous deux pour Sam à tempspartiel. dehors. Aucune chance pour elle de s’en tirer. A sa sortie. avait complètement dérail é: elle était partie en prison. Maisquand elle avait fait le 911.Sam a acquiescé :— OK. Marcia Albanese. Ce sera bien. je pourraitoujours prendre une décision à ce moment-là. elle avaitloué un petit appartement à Bon Temps. La repousse n’était pas du meil eur effet. Ça ne se fait pas.hirsutes commetoujours. Mais je distinguais néanmoins des lumières.Quelques années plus tôt. c’était la prison.destueurs. ce soir ? Hé.— Tu as un nom et le numéro de la boutique ?J’espérais bien que les antiquaires seraient d’accord pour venir à Bon Temps.Et moi aussi. elle avait avoué qu’elle lui avaittiré dessus. et vite. d’avoir un avis féminin. Sinon j’allais passer unesoirée franchement déprimante. Très vite. pour l'anniversaire de Jannalynn.— Et Jason. J’ai empilé deschoses partout dans le salon et même dehors. Hidde .Mais tu as raison. a dit Danny à Sam. il ne serait pas intéressé ? a demandé Samtimidement. ai-je suggéré.J’ai détourné mon visage pour ne pas montrer monattendrissement. Je te prends demain à 10 heures ?J’allais travailler tard. Et quelquechose qui se déplaçait. je trouvais que son petit ami n’avait eu quece qu’il méritait : j’avais vu le visage tuméfié et couvert debleus de Kennedy. Être levée et habil ée pour 10 heures. Mais mince ! Il était foud’elle. our le concours de Miss Louisiane. Bien. tu es toute belle. son avenir. El e a encore tout d’une reine de beauté.elle avait donné des cours demaintien et de présentation aux autres détenues. Pour homicide.Pour ma part.— J’ai perdu presque cinq kilos ! s'est-elle exclamée. de recoiffer son patron. Son histoire était àl’opposé de celle de Kennedy . Kennedy.Brenda m’a appelé ce matin. Kennedyavait donc fini par purger sa peine.Il a passé une main dans ses cheveux . On avait prononcéune sentence légère.la seule expérience qu’ilsavaient en commun. près de chez unetante. El e l’avaitimmédiatement accepté.Je voudrais trouver quelque chose de bien.— Tu pourras me dire ce que tu penses de ce que Brendava me montrer. J’ai parlé à BrendaHesterman . Je n’avais pas envie de louer un camionpour emporter tout mon grenier à Shreveport. toute brillante et bien épaisse. Il y a quelques années.— On pourrait y aller demain.— Oui. Mais ses boucles naturelles semblaient nepas savoir dans quel e direction repousser.Quand Sam a déposé son verre devant elle. Pas besoin d’être télépathe pour voir qu’il lui était dévoué corps et âme. Ellepasse régulièrement par la case manucure et pédicure. même si savie en dépendait. Sa belle chevelurechâtain. J’aieu une fraction de seconde pour m’interroger - Formatted: Font: Times New Roman. qui aurait dû la mener à un mariage au country club dans la paroisse d’à côté. et elle avait eu une remise de peinepour bonne conduite .Sam semblait content. je me suis avancéepour le faire. lespriorités d’abord. l’une au bar et l’autre comme videur. sur ses photos d’identité judiciaire. Le tout m’appartenait.là pour se percher sur les tabourets libres aucomptoir. El en’achèterait jamais un vêtement chez Wal-Mart.

ra c h a n t d es o nt ab o u re t . S a mad é co c h éu nd e rn i e rt i rd ep ro d u its u rl ab o u t ei leq u i av a itp ro v o q u él’ i n c en d i e .b z i a e r . et j’ai lancé le reste du thé.a v e cu n eb e lec o u p u reà la tête.àm o nav i s .l ec h e fd e sp o m p i e rs .S a ma v aitc o u rud é c ro c h e rl es e c o n d e xt in ct e u rd a n ss o nb u re a ue tre v e n a itd é j à.m’approchant plus près du feu que je ne le voulais. Sam bondissait aussi. Hidde Formatted: Font: Times New Roman. Sam s’est retourné un instant pour m’asperger.p rê tàl a ’ c t i o n n e r N . Puis j’ai aperçu l’éclat fugace d’une flamme et j’ai hurlé :— À terre !Le mot n’était pas encore sorti de ma bouche que la fenêtree x p l o s a itetq u el ab o u t ei lea ug o u l o ten f l a m m éa t t e rri s s a i t su ru n et a b l ed é s e rt e . et suis partie chasser les flammes au sol. Je me suis précipitée sur un verre d’eau.In t e li g e n td es apart. a dit Sam.s u rl e schaises et sur les gens.Sam arrosait la flamme la plus importante.j es u i sv ra i m e n td é s o l é ep o u rt e sc h e v eu x . Antoine le cuisinier é t a ite n t ra i nd ’ é t ei n d ret o u sl e sa p p a re i l s . La table s’est enflammée presquei n s t a n t a n é m e n t J .Ce qui m’a semblé très approprié. C’était bête de map a rt . visant sa basecomme on le lui avait appris.— B e i n s û r q u e n o n t .av an td ere p o s e rl ’ e x t i n ct e u r.Les clients hurlaient en essayant d’esquiver les flammes etse ruaient dans le couloir qui desservait les toilettes et lebureau de Sam et qui menait au parking des employés. J’étais prise de quintes det o u xt e rri b l e s . mais j’aicrié. —So o k i e . j’ai ressenti une onde de chaleur étrangeaccompagnée d’une odeur répugnante. Il a commencé à tousser. S amas e r rém am a i na uc re u xd el as i e n n eetn o u sé t i o n s toujours assis là lorsque les pompiers se sont précipitésdans la pièce. s b r û u l r e s . D ’ u na i ra b s e n t .j em ’ e n re n d sc o m p t e .i t u b a n t . En se redressant.S agrimace en disait long. C’est le verre de la fenêtre. L eb o u td et a q u e u ed ech e v alaé t éb rû l é . a i i e j c o n s e é l i e l . J’entendais la sirène des pompiers au loin.p a sl e sb é n é v o l e s . El e s’était assise à côté de la fenêtre et non au bar à sa place habituel e. avantde se concentrer de nouveau sur les foyers. r û a l n t d e s larmes causées par la fumée et les produits chimiques.—O u a i s . Hidde Formatted: Font: Times New Roman. La flamme ne s’est paséteinte totalement.iln ere s t a itp l u sri e n .J ’ e n t e n d ai sl e camion des pompiers se rapprocher et je savais qu’il nen o u sre s t aitq u eq u e lq u e sin st a n t sp o u rs ep a rl e rt ra n q u i lement.L’un des rideaux était en feu. Hidde . J’ai honte de l’avouer.a -t ilf a it re m a rq u e r.I la v aitt o u j o u rse ul ’ a i rd ’ u nc h i en p é k in o i s.— f l I a u t q u e t u t e ’ n o c c u p e s u l . saignaitabondamment et comprimait de sa main son cuir chevelutailladé.L ’ é g l i s ed uH o lyWo rd Tabernacle5 de Clarice envoyait ses membres manifester a uM e rl o t t ed et e m p sàa u t re . enflammé par les serviettes en papier.Derrière moi.n o u sa d e m a n d é: — Vous êtes blessés ?—N o n .c ’ ét a itu nch i e np ék i n o i st o u tg ri s .et re l e v él at ab l et t ea v a n td elap o u s s e ra usol derrière le bar. et attrapait aupassage un extincteur pour attaquer les flammes.I ls ’ e stp e n ch ée n a v a n t .l e sp a ro i s si e n sn e so n tp a sv ra i m e n td e sd i n g u e sd uco c kt a i lM o l o t o v .d o n tl e st a b o u re t s av a i e n tét éé p a rp i lé slo rsd el a m ê l é eq u a n dt o u tl em o n d e s’était précipité pour sortir par l’arrière. mais les serviettes quivoletaient partout déclenchaient d’autres petits incendies.j ecrois que tout est éteint. Au même moment.méthodiquement. m i a n q u a t i m ê m e s o n c h a p e a u s . mais j’étaist ro pco n c e n t ré es u rl e sd é p a rt s p o t e n t i el sp o u re nre s s e n t i ru n s o u a l g e m e n t q u e c l o n q u e M . Au point d’impact. J’ai repris :— Ces o n tp eu t êt rec e u xq u im a n if e st e n tc e st e m p sc id a n sl ep a rk i n g .c o m p ri m a n ts e sl è v re sc o m m es ’ i lv e n a itj u st e d ere m a rq u e rl a d o u l e u r. ai-je remarqué avantde m’effondrer à ses côtés. Ma main n’obéissait pas très bien à monc e r v e a u — . Le bar est situé à l'extérieur des frontières del av i le .J’ai senti une chaleur sur mes cuisses et baissé le regardpour constater que mon tablier était en feu.re s p i ra n tàgrands coups saccadés. I lal â c h ém am a i np o u rf ro t t e rs ap ro p rem a i nd ro i t e. Les carafes étaient pleines et j’ai pumaîtriser beaucoup de départs. Visible de l’autre côté du passe-plat.— Allez par-là.Le verre propulsé par l’explosion l’avait lacérée.— Alors c’est ça qui sent si mauvais. Jane Bodehouse. — N y ’ t o u c h e s u r t o u t p a s ! Au son de ma voix.J’ai saisi une carafe d’eau et une autre de thé glacé sur lebar.p o i n g ss u rl e sh an c h e s .N o u sét io n sa s si sc o n t rel ab a s ed ub a r.L’une de nos habituées.b ri s a n tl ep o rt e-s e rv i e t t e se tp ro j et an t salière et poivrière au loin. des serviettese np ap i e rs es o n te n fl a m m é e sp o u rf l o t t e ra us o l . visant avecsoin.m a i sj en ep o u v a i sp l u sl e sre t e n i r. T ru m a nL aS a le . ça fait super mal.Ap rè sl aG ra n d eR é vé l at i o n .M e sc h e v e u x .a -t ilg ro g n ée nf e rm a n tl e sy D . Saisiede tressail ements. sa main s’est arrêtée à mi-course.a i -j eré p o n d ue nv é ri f i a n tl ’ ét atd eS a m d ’ u nre g a rd .Bu dD e a rb o rnaf a itso n en t ré e .I lv o u l a itàt o u tp ri xé v it e rd ’ a u t re sd é g â t sd an ss o nb a r. Hidde Formatted: Font: Times New Roman. J’ai fait trois pas. El e se serait effondrée si je ne l'avais pas retenue. —A hb o n?P o u rq u o i? J’ai levé la main vers ma tête. Le Shérif Dearbornétait probablement proche de la soixantaine et n’enp a ra i s s a itp asm o i n s.Etm a i n t en a n t . Et toi.a v an td es ’ a s s e o i rb ru s q u e m e n t .P o u rt a n t . p rê t sàn o u sru e r p o u ré t ei n d rel am o in d ref l a m m è c h e .M a i sJ a n ee std e rri è re .m o iç av a .ae x p li q u éS a m . Janetitubait.le sy e u xo cc up é sàf o u i le rl e sd é c o m b re s . o u s n o u s t e n i o n s t o u s d e u x d e b o u t .L es h é ri fa v a itd ûs a u t e rd ulite ts ’ ét a itv i s ib l e m e n th a b é l i e n t o u t e h â t e u l I . Puis ils ’ e s tp e n ch év e rsl ab o u t e i le.M e sc h e v eu xé t ai e n tp a rt i se nfu m é e!J ’ a i senti les larmes couler sur mes joues. M a i sn o n . u a s r a s i o n . x u e è sq u eT ru m a nah u rl é«O K!» .m a i so nn o u sav a itm a lg r ét o u ten v o y él e sp o m p i e rs p ro f e s s i o n n e l s.rebondissait partout comme une boule de flipper tandis que j’essayais de repérer des foyers. Sam ?—J em es u i sp e u t êt reu np e ub rû l él am a i n . p o l n g é v e r s K e n n e d y a ’ l . N o u sét io n sm a in t e n a n ts eu l sd a n sl eb a r. ymbole indéfectible de son identité.—J ep e n s eq u ev o u sn ' a u re zp a sb e s o ind el al a n c e . causant un bref embouteillage.en ’ av a i sen c o rej a m a i sv uu nêt reh u m a i nb o u g e ra u s s ir a p d i e m e n t q u e D a n n y a l I . Je commençais à céder aucontrecoup.c e rt a in s n ’ a v a i e n tp a sé t ét rè s h e u re u xd ed é co u v ri rq u ’ i le x i st ai td e sc ré a t u re st e le sq u e l e sl o u p sg a ro u setau t re sh y b rid e s . o n r e g a r d b . il m’a lancé :— T u a s v u q u i a ’ l a l n c é e ? — E h n o n .I l Formatted: Font: Times New Roman.J em es u i st o u rn é ep o u re s s a y e rde comprendre et j’ai aperçu Sam qui s’éloignait env r i e v o t l a n t a v e c s o n e x t n i c t e u r . Puis une bouffée puissante de produits chimiques a produit une sensationc u ri e u s ec o n t rem o nd o s. j’ai versé le liquide le long du rideau. lui ai-je crié à l’oreil e en la poussant dans labonne direction.

Eric m’aime. Il se moquait éperdument des dégâts causés aubar. Ce qu’il ressentait bien évidemment.— Comment avez-vous appris qu’il y avait des problèmesici. interloqué par la réprimande. Eric était déjàterrifiant quand il était de bonne humeur. — Mon cœur.q u ico m p re n a i tBo n T e m p s . mais je n'avais aucune envie de faire un exposésur notre lien de sang pour notre chef des pompiers et notreshérif. j’imaginais uneambulance rose s’arrêtant devant dans un crissement depneus et déversant une horde de coiffeurs urgentistes. a-t-il déclaré.A p rè sa v o i rs o i g n e u s e m e n tre f a itu nt o u rd ub a r.les crocs. il s’esta v a n c év e rsm o i .Toutefois. je ne sais plus sivous avez rencontré mon ami.Eric a fait quelques pas autour de moi. Hidde .Sam a levé les yeux. C’était tout juste s’il ne reniflait pasparmi les décombres et le désordre. qu’est-ce que tu as fait. Comme une baby-sitter. sonvisage trahissant déjà sa colère. M a i s n o u sa v i o n sm a i n t e n an tu na u t res h é ri fàg é re r. J’ai eude la chance.l eS h é ri fD e a r b o r n e s t r e v e n u v e r s n o u s . Formatted: Font: Times New Roman. des brûlures de Sam ainsi que des efforts de la policeet des pompiers. Je n’ai perdu que quelques cheveux.Dans un petit coin de mon cerveau.e s te n t ré p a rl ap o rt esira p i d e m e n tq u eBu detTru m a no n ts u rs a u t é e nre m a rq u a n ts ap ré s e n c e . Puis nous allons trouver unmédecin et un coiffeur. Eric était en colère. comme maintenant.C’était incroyablement courageux de sa part. Hidde Formatted: Font: Times New Roman. c’est toi qu’ils visent ? a demandé le shérif avantd es ’ é lo i g n e rd ’ u np a sh é sit a n t . c’était vite dit. comme si l’attaqueétait de son fait. Depuis unesemaine ou deux.Même si je tremblais. Sa ms ’ e s tre l e v él e n t e m e n tav a n td es e re t o u rn e rp o u rm e tendre la main.Je commençais à manquer de sérénité artificielle. jesavais qu’il était dans une rage noire. et bienévidemment. m’efforçant toujours de paraîtretranquil e.Je suis intervenue immédiatement.Je sentais clairement la fureur qui l’envahissait à l’idée quequelque chose m’était arrivé et qu’il n’avait pu l’empêcher. mon grand Viking n’était pas commed’habitude. les vampires s’efforcent généralement de semêler à la population humaine et de ne pas causer devagues. mon petit ami et shérif de la CinquièmeZo n ed e sv a m p i re s . Saisissant mon épaule. c’est bien plus important. Je l’ai agrippée et il m’a soulevée commeu n ep l u m e-i le stb i e np l u sfo rtq u ’ iln ’ e nal ’ a i r. de peignes et delaque à cheveux. mais je pense que mes jambessont indemnes.i e n q u u ’ n e .J’ai réprimé un soupir.J’étais trop secouée pour m’indigner. Quelque chose le travaillait.— Mais oui. Enfin satisfait. ily aurait eu bien plus de dégâts.Eric a fixé Sam d’un regard accusateur. a répondu Eric. tentant avec peine de rester patiente. toujours calme etsouriante :— Si Sam n’avait pas été si rapide avec l’extincteur. et ils ont des règles à suivre.— Sam.J’ai passé mon bras autour de la tail e d’Eric avant dereprendre.C’était faux.Eric Northman.chez les vampires.Il savait que je n’étais pas gravement blessée. Il se montrait néanmoins tout àfait terre à terre. Son bar est bien plus important queta sécurité et ton bien-être.même j’avais du mal à ne pas m’effondrer.j ’ a is e n t iu n ela rm ec o u l e rl el o n gd e m a o j u e R . d’habitude. À son timbre parfaitement égal et tout aussi glacial. çan’aurait pas été pareil. Truman.— Certainement pas.Bien sûr. Elle se répandait àtorrents par notre lien.— Ma coiffure peut attendre jusqu’à demain. — Alors. Hidde Formatted: Font: Times New Roman.— Je t’emmène chez toi.— Sookie m'a appelé avec son mobile. il s’est enfinexprimé :— Je vais examiner tes jambes. Après un long silence. tout comme ma terreur et mon état dechoc l’avaient alerté du danger que j’avais encouru. c’estqu’il n’a pas un gramme d’empathie pour qui que ce soitd’autre. cette fois ?—O nal a n céu nc o c kt ai lM o lo t o vp a rl af e n êt re . Découvrir qui afait ça et pourquoi. J’ai fait un effort surhumain pour paraître calme :— Mon tablier a pris feu. je devaisveil er à contrôler les émotions d’Eric alors que moi .sa n sat t e n d rel aré p o n s e . a-t-il insisté. Forcément. Pour le bar comme pour nous tous. nous étions en présence d’une réactionexcessive. Eric. Je t’assure que jevais bien. deShreveport. dans cettesituation. une fois qu’il s’est attaché à quelqu’un. qui inspectaient toujours le bâtiment . j’ailevé les yeux pour l'examiner plus attentivement.armés de mallettes remplies de ciseaux. posant sespieds avec précaution. Je pense que j’étais encores o u sl ec h o c .De la chance. Avec ses crocs sortis. c’est une histoire d’émotions fortes. Je veux lui parler d’abord.— On t’a effrayée.Le temps s’est arrêté un instant. Bud et Truman sont responsables.J ’a im ê m ec ruq u eB u dal l a it sortir son arme. histoire d’évaluer masituation capil aire. monsieur Northman ? a demandé Truman. Le vampire est un êtreun brin possessif.a passé quelques minutes à parcourir le bar.j en ’ ysu i s p o u rri e n .touten le surveil ant du coin de l’œil. Bud. il y a d’autres priorités.— Chéri. lui ai-je fait remarquer avec un sourire délibéré. n’expliquait jamais rien aux humains. ai-je commencé. a coupéBud.— Chéri. de la chance. Ce qui est à la fois fabuleux et terrifiant. Eric l’a perçu. Là. quant à lui. Perplexe. c’était encore pire . finalement. Eric Northman. Eric s’est penchép o u rs c ru t e rm o nv i s a g ea v e ci n t e n sit é: — Tu es blessée ?Comme si sa sollicitude me donnait la permission dere n o n c e ra uc o u ra ge .

Eric et moi sommesallés à ma voiture.— Vous êtes arrivé très rapidement.Pendant que je parlais avec Bud. Après.t uasc o m p l èt e m e n tra i s o n . étaitun vétéran du Vietnam. Qu e l q u e c h o s ed ’i m p o rt a n t .en dehors de lamort de son créateur. et elle était accompagnée. Mais maintenant.—P l u sv it eo nrè g l et o u tç a . je lis. F i n a l e m e n t . d’une part. L’apparition d’unvampire est souvent synonyme de drame. la fenêtres’est cassée et l’incendie s’est propagé à cause desserviettes en papier qui brûlaient.L a tension est descendue de quelques crans.i l s ' e s tc a l m és u fi s a m m e n tp o u rl i ree n t rel e slignes et comprendre. Mais sa main serrait la mienne avec trop d'intensité. dans le parking.— Par les airs.— Je n’y comprends rien..— Eh bien. Eric avait passé tout sontemps sur son portable. c’est bien ça ?— Tu en sais bien long.même s'il n'étaitpas particulièrement subtil. on a eu desmanifestants de cette église.Etl eré s u l t at . Et d’autre part. Etmoi. De temps en temps.co m m ed ep e t it e s a m p o u l e sb l e u e s. sur ce genre de dispositif. Je m’étaisaccordé un peu de répit.. qu’est-ce qui a pu pousser quelqu’un à faireça au Merlotte. Mais je n’avais pas encore eu lecourage de lui demander ce qui n’allait pas. il remplaçait Sam. Je voulais simplement profiter des moments de calme que nous avions partagés ces dernièressemaines.C ' é t a i tp e u t êt reu n ee rre u r. Vous savez. à Sam ? m’a-t-il ensuite demandé.Dès que Bud s’est montré satisfait.J elu ia iad re s s éu na fre u xs i m u la c red es o u ri ree n essayant de lui faire passer le message .. cousin du Lieutenant Andy Bellefleur.Q u e l q u ech o s ec lo c h a it . jecommençais à récupérer un peu et je suis sortie appeler Pam et son passager. Il avaitraison.e t leur stupéfaction le laissait de glace. Puis il avait rasé tout ce qui ne rentraitpas dans la boîte. Je n’ai donc pas été complètementsurprise de voir un véhicule à l’arrêt devant chez moi.B u d e t T r u m a n o n t é c h a n g é u n r e g a r d e n é c a r q u a l i n t e l s y eu x .Eric a dirigé la voiture vers l'arrière.c’ é t a itt o u t ec e t t ecolère.Plutôt. Il a retiré les clés de ma main secouéede tremblements. Sookie. Il s’était montré soucieux etsemblait toujours avoir de la peine à contenir son humeur. mais de temps à autre il parled'armes. Je suis montée du côté passager. Je ne peuxpas en imaginer un seul avec un.m ac h é ri e . saisissant. Comment ? ademandé Bud à Eric.Je ne pouvais pas conduire dans cet état.E ri cv o l a itd e p u i sàp eup rè su nm i le rd ’ an n é e s .p l u sv it eo np e u tp a rt i r. c’était un cocktailMolotov. Son attention étaitt o u j o u rsc e n t ré es u rm ap e rs o n n ee ts e sc ro c sn ’ av ai e n tp a sdisparu.Terry Bellefleur. là où je me garetoujours. Il s’occupait du ménage au bar unefois que tout le monde était parti et..Tandis qu’on soignait les mains de Sam et que Trumanprenait des photos de ce qui restait de la bouteille. Je n’ai rien remarquéd’autre que les gens qui tentaient de s’échapper et Sam quiessayait de tout éteindre.Bud a continué de me poser les mêmes questions deplusieurs façons différentes mais je n’ai rien pu ajouter quilui soit utile. j’étais toujours secouée. et sesy e u xb ri lai e n tp re s q u ev io l e m m e n t .I l sn ep o u v a i e n tp a s s a v o i rq u ’ E ri ca v aitre s s e n t il ef lo td eterreur qui m’avait submergée dès que j’avais aperçu lasilhouette qui courait vers le bar. Bud medemandait de lui décrire ce que j’avais vu. et je me suis précipitée pour rentrer chez moi ettraverser la maison afin d’ouvrir la porte d’entrée.. Je ne sais pas qui l’a lancée.—B i e ns û r. parfois. Nous n'avions pas échangéun seul mot de tout le trajet. Eric m’asuivie d’un pas plus tranquil e. copieusement décoré etcomplètement détruit.— Entrez !Ils se sont extirpés de la voiture. Un peu comme s’il s’était misune boîte sur la tête avant de la décaler sur le côté et decouper tout autour.— J’ai aperçu dans le parking la silhouette de quelqu’un quicourait vers le bar. Je n’avais pas eu besoinde l’appeler à la fin de l’incident. presque émacié. et sa coupe étaitparfaitement géométrique. Puis la bouteil e est passée à travers lecarreau. Ils ne sont revenus qu’une seule fois.. Il avait teint sa chevelure en bleu. L es o u l a g e m e n td eBu detT ru m a né t aitm a n i f e st e .C’était Pam. Son compagnon était unhumain. Terry ne parlepas beaucoup de la guerre.— À ton avis. il venait traîner au bar et restait àregarder les allées et venues des gens. Très maigre. il devait avoir lavingtaine. il y a quelquessemaines. a répondu Eric avec indifférence. Sa vie socialen’avait rien de palpitant. .

Je n’ai doncpas été complètementsurprisedevoirunvéhiculeàl’arrêtdevantchezmoi. Unpeu commes’ils’était misuneboîtesurlatêteavantdeladécalersurlecôtéet decoupertoutautour.Lorsque j’avais faitrefaire ma cuisinedévastéepar unincendie.Plutôt. elle étaitdevenusonbrasdroit.C’estlefrèrede monamante.J’aiadresséunbonsoiraujeunehommequandilapasséleseuil.Maismaintenant.—C’esttoutce quetuastrouvé. ai-jedit. Commentlesaurais-je?— Mais regarde-le !L’anxiétécommençaitàmegagner.cethommes’appeleImmanuelErnest. Les couleurssont vraimentjolies.puis ailleurs.C’étaitlui.Ilaretirélesclésdemamain secouéedetremblements.danslacuisine. c’est luile meilleur.Jenesuispasalléechezlecoiffeurdepuisplusdecentcinquanteans.et jen’étaispasobligée de rester danslacuisine pour yrépondre.. Eric fixaitImmanueld’unregardinquiétantetlourddemenaces.a-t-ilaussitôtprononcéens’avançantversmoi. Il semblaitdévoréd’anxiété. Une étincel e de mépris s’estalluméedanssesyeuxlorsqu’ilaconstatéledésordredemonséjour-déjàtrèssimpleetsansprétention.Jene pouvaispas conduire danscet état. Peude phrases.Pendant quejeparlais avec Bud.Seslèvresneformaientplusqu’uneligne agacéeetlesvibrationsde sonscepticismebattaientà travers notreliende sang. Depuis.Pam étaitvampire depuis l’époque où la reine Victoria s’était assisesurletrône de l’Angleterre.IlfaitlescoupesdecheveuxchezDeathbyFashion6àShreveport. l’habitudem’avaitfaitracheteruntabouretdebarsemblableàceluisurlequelGranseperchaitpourbavardera v e cs o nv i e u xt é l é p h o n e .etjemesuisprécipitéepourrentrerchezmoiettraverserlamaison afind’ouvrir la porte d’entrée.presqueémacié.ilvenaittraîneraubaretrestaitàregarder les alléesetvenuesdes gens.I ls ’ é t a i t m o n t r és o u c i e u xe t semblaittoujoursavoirdelapeineàcontenirsonhumeur. Eric avaitpassé toutsontempssur sonportable. Eric et moisommesallésàmavoiture.puis sur Eric.C’était Pam. soncréateur. làoùje me garetoujours. Pas de femmesnues.Detempsentemps. A u r i e z v o u s u n t a b o u r e t h a u t ? —Oui.Mestroisinvitésm’ontsuiviecomme à contrecœuret j’aitraînéletabouret verslecentredelapièce.Mêmesansvêtements. El e parcourait l’Amérique duNordlorsqu’Eric l’avaitrappelée à lui.Desmotifscomplexesetchatoyantsqui s’étalaientde ses poignets jusqu’auxépaules.I l a f r o n c é l e n e z — . mais beaucoupd’informations d’unseulcoup.L e n o u v e la p p a r e i lé t a i tu ns a n s fil.j’étaistoujourssecouée.Miriam.Etmoi. Pause. ai-je expliqué.—Survos cheveux.— Bonsoir.pourrectifierlescheveuxde Sookie ? a-t-il demandé à Pam.—Bon. a réponduPam enhaussantlesépaules.Ilavaitteintsachevelureenbleu. maisle comptoirde la cuisineaurait semblé nusanscetabouret.Erica dirigé la voitureversl'arrière.qu’ilsemblaittrouveràlafoisfascinante et repoussante.oude«Maman»oude«BettySue». il yavaità peine assez d’espace pournoustous. Sookie. Eric m’asuivied’unpasplustranquile.—E n t r e z! Ilssesontextirpésdela voiture.Sookie. Puisilapassé la pièce au crible. Jen’étaispas certaine d’avoir besoinqu’ilme rassure sur ce point.Puisilm’ajetéunregardavantdebaisserlesyeux den o u v e a u — .I m m a n u e l! Elesetenaitlégèrementderrièreluietilnel'apasvuem’adresserunclind'œil.ildevaitavoirlavingtaine.— C’estl’incendie.a-t-ilpréciséavecprudence.—D’après Miriam.J’ai faitde mon mieux pourabsorber le toutrapidement.Elleahaussésessourcilsblondsenmerépondant:—Tumeraconterastoutçatoutàl'heure.Immanuelarboraitdestatouages sophistiquéssurtoutlecorps.Alorsvousallezcoupertoutcequin’estpasbeau?ai-jefaitd’untondélibérémentinsouciant.Pamlui adécoché uncoupsur l’arrière de la tête eng r og n a n t: —R é p o n d sq u a n do nt ep a r l e . Savie socialen’avait rien de palpitant.Lecoiffeurtenaitunetroussedecuirplatecoincéesousson brasmaigre.Trèsmaigre.Mêmeauvudescirconstances.saisissant.iln’auraitpasl’aird’êtrenu.Soncompagnonétaitunhumain.et sacoupeétaitparfaitement géométrique.Son regard affolé s’estfixésur moi.UnefoisquePam et Ericsesont assisde l’autre côté delatable.Jesuismontéeducôtépassager.—Moi j’aimebien ses tatouages.aremarquéPam.Enplusdesacoupeextrême.Ericse montraittoutdemêmed’unehumeurmassacrante.Cequi n’était pas le cas.Ilavaitraison.Puisilavaitrasétoutcequinerentraitpasdanslaboîte.Erictoisaitlacoiffured’Immanuel.etPamattendaittoutsimplement. Pam a souridevant mon expressionet je me suisreprise àlahâtepourafficherunsouriredebienvenue. jecommençais à récupérer un peu etje suissortie appeler Pamet son passager.madame.Nousn'avionspaséchangéu ns e u lm o td et o u tl et r a j e t . et elle était accompagnée. . mêmequandleménage est fait.Dèsque Buds’est montrésatisfait. Tusensmauvais.

Le peigne glissait tropvite.E r i cs ’ e s tt o u r n é v e r sI m m a n u e la v e ch a r g n e: —Neluifaut-ilpasquelquechosepourlaprotéger?Sursesvêtements?—Eric.—Jevaisdevoircouperunequinzainede centimètres. À ma grande honte.ilas o u d a i np e r ç uq u ej el et r o u v a i sf r a n c h e m e n te n q u i q u i n a n t etils’esttu pourse reprendre. lui.Malgrétout.pendantquelquesinstants. toujoursen proie àsespenséessinistres. Lesl a r m e sm es o n tm o n t é e sa u xy e u xe tm e sl è v r e st r e m b l a i e n t . Maisje mesuis forcée àsourire à moncoiffeur. Enboutdecourse. Puisj’ai senti lesdoigts d’Immanueldansmescheveuxtandisqu’ilcommençaitàlesdémêler. Passécemoment.p o u rq u e l q u ’ u nq u is er e t r o u v ee n f e r m éd a n su n e c u i s i n ea v e cd e u xv a m p i r e s( d o n tu nt r è sé n e r v é )e tu n e barmaidquelquepeucalcinée.labouteilleàlamain.J’airetirémesvêtementspuantsetfaitcoulerl'eaujusqu’àcequ’elledevienne brûlante.jen’aiplusrienressenti. maintenant quej’étaisde retour àlamaisonet ensécurité. j’ai réagi comme si c’était le cas.unpetitcoupsecetunlégerbruitm’indiquaient qu’unepoignéedecheveuxbrûlésétaittombéeausol.—Onenparleraplustard.mesuis-je contentéededire. J’ai vu des paires de ciseauxaccrochéesdans leursbouclesetunetondeuseavecsoncordonbienenroulé.j’égaliserai letout.Je n’avaisquedes soupçons.Lecoiffeurétaitmaintenanttotalementc o n c e n t r és u rs at â c h e . m a i n t e n a n t .j’avaisunefurieuseenviedejeterquelquechosedel o u r dàl at ê t ed em o n a m o u r e u x.Après.Quelapaisement. Je nepouvaispas leslire.paralysée parlesouvenirdemat e r r e u r .Je ne pensepas qu’ilsoitcapital de préserver meshabitsdepetitsboutsde cheveuxbrûlés.d o n tl e sm a i n sd e m e u r a i e n té t o n n a m m e n t s t a b l e s . Les extrémitésbrûléesflottaientpouratterrirausol. C'est ridicule! mesuis-je réprimandée.apeignémachevelurejusqu’àce qu’elle soit parfaitementlissée.mais alors superdrôle. à ce momentprécis.niplusrien.L’eauchaude piquaitlapeau de mes jambes.Iln’apasgrognéenretour. Finalement.La sensationétait étrange.I m m a n u e lé t a i tu n c h a m p i o nd el a concentrationd’aileurs. Elle souriait largement.Etmoi.Lasilhouettequej’avaisaperçue entraindeseruerversle bar.m’a-t-ilexpliquéd’untonsourd. et je suis couvertede suie et depoudred’extincteur. Pam écrivait destextos.—A le zv o u sd o u c h e r ..mêmeendéplacement.laissantlachaleuretl’eaucouleràflotssurmoncorps.cequej’aipuconstaterenjetantunœildanssonesprit.E tj 'a u r a i sv o u l uq u eç a l'atteignebien aumilieu de sa tête magnifique et bornée.J’ai grimpé sur mon siège et m’y suis assise le dos biendroit. Soudain.I l nedégageaitpas de bonnesondes. comme sisonmessage était super.— Mais qu’arrivera-t-illaprochainefois ? Tu es tropv u l n é r a b l e ! — J’ai dit plus tard !Ducoindel’œil. mefixait.i lé t a i tn e te m e n tp r é f é r a b l e qu’ilrestedanslacuisine. J’ai suivilemouvementd’Immanuelsurmagauche.mesyeuxpicotaientetmagorge grattouillait.Immanuelsemblaittoujoursaussiangoissé.S i l e n c i e u x.Oùsont le balaietlapel e ?Jeluiai indiquéoùlestrouverpuisjesuisalléedansmachambre pourpasserà la salle de bains. Eric.à unevitessefaramineuse.s’amusantmanifestementdenosperturbationsaffectives.commedetristesfloconsdeneige.Après ça.I m m a n u e l . Je me suisdemandési Eric viendraitme rejoindre -jesavaisd’expériencequ’il appréciaitparticulièrementma douche.tout au fondd’uncertainendroit desa personne. a émis Eric brusquement.e tr e v e n e za v e cd e s cheveuxpropresetmouillés.C e p e n d a n t .J’aidétournélesyeuxavecungrandsoupir. Puisil a saisisapairedeciseaux.am u r m u r éI m m a n u e l . j’ai aperçu Pam se détourner pour qu’Ericne repèrepas sonsourirenarquois.je recoupe.Iladéfaitlafermetureàglissière et sorti un peigne.— Laisse tomber ce job.nibonheur. Mais il mesemblaitbienqu’ellen’appartenaitpasaurègnehumain. Jevaiscouper. mon esprits’estarrêté àun certaindétail.maisalorssuperencolère.laretirél'élastiquedemaqueuedecheval.puis ila comprisqu’Eric s’adressait à moi.commes’ilm’expliquaitqu’undemesproches était en phaseterminale.J’adoraisEricmais.maispresque. Jepue.i l ss o n tt r o pa b î m é s .Puisjemesuisdouchéeavecunsoulagementintense.vous allezleslaver.sansleregarder.lecontrecoupdela soiréese faisaitsentir.Puisilac o n t e m p l él e sd é g â t sp e n d a n tu nl o n gm o m e n t .Cequin’estpasl’idéal quandontient une paire de ciseaux bient r a n c h a n t s I . 2 . monorgueil a prisle dessus: — C’est si terrible que ça ?Mavoixtremblotaitbienmalgrémoi-apparemment.Çan’avraimentpas pris longtemps.Desoncôté.—R i e nàf a i r e .Mesjambesmebrûlaient.tandisqu’ilposaitsatroussedecuir surlatable.Etaprès.v um o n h u m e u r .Toujoursprêt. mais je sentais clairementqu’il étaitsuper.Le peigne d’Immanuel s'est immobilisé. j’avaisplutôt enviede luiconseilerde rangerses étatsd’âme.

Sa crinière pâle et lisse était retenuepar .R e s p i r e b i e n à f o n d C . maintenant. ’ a v a i s r e s s e n t i u n e i m m e n s e s e n s a t i o n d e b i e n ê t r e à m e laver p o u r a t a q u e r l a p u a n t e u r e t à f a i r e m o u s s e r m e s c h e v e u x a v a n t d e l e s r i n c e r p o u r é r a d i q u e r l e sd e r n i e r s r e l e n t s .Toutenfinissantdeme sécheravecprécautionetendémêlantmesc h e v e u xm o u i lé s-l e u rn o u v e lel o n g u e u rm es e m b l a i tt r è s inhabituelle-jeréfléchissais. et d’avoir fait installer des alarmes à incendie.lesfaéetlesgobelins. ils’agissaitd’unSurNat.I lap e i g n ém e s c h e v e u x.untroudansl’éther.Etprobablementd’un-oud’unehybride.Cen’estqu'àcemomentquejemesuissouvenuequemontablier avaitpris feu.Messoupçonsgagnaientduterrainaufuretà mesurequeje réfléchissais à la vitesse et àl’agilité ducoureur. o n c e n t r e t o i s u r c e t e s e n s a t i o n d e p r o p r e t é J .Féminineoumasculine?Jen’avaispaspu ledistinguer. ila indiquéle tabouret.J’aienfiléunpantalondepyjamaetunteeshirtdesLadyFalcons deBon Temps.Jenepensais pasqu’ilse précipiterait pour attaquerlacommunauté deshybrides.pasmonpantalon.d'aller à la caserne lesfaire remplirparlespompiers.lederniertextoluiavaitdéplu.Garououmétamorphe.cequi auraitétédécisif: l’esprit desvampires m’apparaîtcommeun grandvide.d a n su ns e n so ud a n s l’autre.et Samétaitintervenutrèsrapidement.m es u i s j ed i te ns é c h a n tm e sj a m b e s .Ilétaitroussi.Uncroqueurchoisissantuncocktail Molotovcommearme?Ilauraitfalluqu’ilsoittrèssûrdelui.quile poussaitàseruerdanslamêléeenbrandissantunsabre. mais pourmoi.Jene me sentaispastrès optimistequantà monpantalonnoir.j’aidélaissémachambrepour rejoindrel’étrange assemblée quise tenait dansma cuisine.Jenepeuxpaslirelesfaénonplus.À mongrandregret.Cettefois-ci.cequejen’avaisremarquéqu’enleretirant. J’aitenté desourire à Eric pourlui montrerque la situationn’avait riende grave. sa conceptiondeson devoirdeprotectionpeutdevenirplutôtextrême.Bienévidemment.Rienquepourcette raison.Labouteilleavaitétéprojetéeavecuneviolence dontaucunhumainn’auraitétécapable.mespenséesenfiévréessuivaientleurscourssansquejepuisselesenempêcher:lapetitesilhouetteaperçueparlafenêtredu Merlotte.J’allaisdevoirles faire tremper avec un bonproduitavantmêmedeleslaver. mais le cœurn’yétait pas.m’alancéunregardappuyé. Ettous sontbienplus rapides queles êtreshumains. Aumoins jusqu’àce que j’aie pu réunir desp r e u v e sé t a b l i s s a n tu n ec e r t i t u d e .faisantvolerlavitreenéclats. Je luiai faitunsignedetêtereconnaissantavantdem’adresseràImmanuel:—Jesuisprête.pasdutout.enprincipe.Immanuelavaitpasséletempsencoiffantlescheveux dePam.Jeluiétaismaintenantreconnaissantedevérifierlesextincteurstouslesans.Unebrèvevisionde ce qui auraitpu sepasser m’asoudainterrassée.j’ai penséquej’avais eudelachance.Pourcequiestdeshybrides. La peau sur mescuisses endolories était rose.Jen’enétais pas sûre à cent pour cent.jen’avaispaseuletempsdevérifier l’espritdel’attaquant.pourtant. Cependant. Apparemment.EricetPamdégustaientdusangdesynthèsedontilsavaient trouvédesbouteilesdansmonréfrigérateur.tellesqueleselfes.Déployantsa maigresilhouette pourse leverde sachaise. Visiblement.Ilsedominaitsouventavecpeine pouréquilibrersaconsciencepolitiqued’unesituationavecsoninstinct.à la forcedesontirsijuste. J’étais effarée de nepasavoirpensé àleur proposerdes rafraîchissements. R e s p i r e .Mais jelesrepèrefacilementàleurscerveauxbrûlantsettrèsactifs.En étudiantmes jambes.J’aifourrémesvêtementscrasseuxetnauséabondsdanslepanierà linge.l e sé t u d i a n t sa v e cs o i n . mon nouveaucoiffeur adéplié unepetite capetoutefinepourmeprotégerlesépaulesavantdel’accrocheràm o nc o u .Leurconditionlesrendparticulièrementinflammables.dontl’espritest pourtantdifférent.Lesétincellesavaientprissurmontablier.Étantdonnésonétatd’espritactuel.courantverslebar.Jenesuispasunepersonneindécise. etpour d'autres.Ericadoraitlecombat.o um ê m es i m p l e m e n ts ’ i l sesentpossessif.remarquantmonexpression.mais Pam.Eles’en était chargée touteseule.ilexiste d’autrescréaturessurnaturelles. Seraitilbiensage de partager mes soupçonsavec Eric?Q u a n du nv a m p i r ee s ta m o u r e u x.Oucomplètementinconscient.tenantquelquechoseàlamain.Aprèsun dernier coupd’œillangoureuxàmonlit.etImmanuelsirotaitun Coca. Maisles vampiresn’aimentpasmanierlefeu. Pamfronçaitles sourcilsen regardant sonportable. je voisclairementlespensées de certains. j’étais prête àparier quel’agresseurétaitunhybrided’unesorteoud’uneautre.Jen’allaispaslesjeteravantqu’ilssoientpropresetquejepuisseévaluerleurétat.ilmesemblaitnéanmoinsplusavisédegardermesidées pourmoi.

i l sr o u l a i e n to u sd e u xàt e r r e . El e n’était pasen robebleueavecun tablierblanc.Notrepositionnes'améliore pas.E nu ni n s t a n t .Excellente initiatived’ail eurs. Pamvoudrait vraimentla faire passerde l’autrecôté avant que ce soittrop grave. Si Pam ne sedépêchepas.sonaccentbritanniquesoudainenévidence.Riende rien.Tufaisunvide-grenier?Manifestement.Ilyavaitdesnuages dansleciel.a-t-ilexpliquéà mongrandétonnement. elles’était montréeplutôtsatisfaite de revenirauprès de lui.Voilàlasituation:masœurestmaladeetçaempiresérieusement.—Pamsortavecmasœur.MasœurMiriam.Pantelants.—Onsecalme!ai-jelancé sévèrement. Pam ? ai-je lancé.amurmuréImmanuel. toutsimplementpourbriserlesilenceoppressant.jemesuiscognél’épaulecontrelecomptoir.—Qu’est-cequi sepasse.J’imaginequepersonnenevousaexpliquépourquoiPamn’apas .Immanuelasautéenarrière.Sansparler detonséjouretdetavéranda.Je nesavais plusquoidire.Elleavaittoutd'Aliceaupaysdes Merveil es.Je ne les aijamaisvusdanscetétat.toi!Eric abondipar-dessuslatable. El e vitavecd’autreshommes.—Pamestaffreusementénervée.etjesuisdésoléepourvotresœur.a-t-ellegrondéen retourtandisquejem’appliquaisàne passursauter.—Voilà.Etunpeufolle. maisje passe beaucoupdetemps avec PametEric.ai-jerépondu.Ilsemblaitinévitablequ’ilss’écrasentcontre letabouret . El e fait des coursesavec d’autreshommes.L’atmosphèretenduecommençaitàaffecterImmanuel.OùestFelipe?Nousavonsbesoindelui.Àl’exceptiondePam.deboutaumilieude lapièce encombrée.Tufaisunsacrémari.Mirn'auraplusquela peauetlesos. Il l’avait appeléeà la rescoussepour l’aideràgérerlaCinquième Zone.Je n’encroyais pas mes oreilles.maispouruneraisonvampiresquequelconque.lorsquelareinel’avaitnomméaupostedeshérif.—Pam. tandisqu’ilmetiraitverslehautpuisàl’écart.a-t-ilajouté.—Jevouscrois.Jenesaispass’ilvapouvoir.Elese défendaitavecfureurmalgrétout.sans lâchersesciseaux.Oups.—Maiscommentlesavez-vous?Pardonsijevoussembleimpolie.Lalimiteentrelesdeuxn’estpasfacileàdéterminer.Jevaisvoir desantiquairesavec Samdemainmatin.Ericl’atoiséeavecfureur. nous guettionsle couloir danslacraintequelabataillenenoussuive.unbandeaubleu. Projetéepour lesrejoindresurlesol.Elleveutdébutersaproprelignée.—Alors c’estcommeçaquevousavezrencontréPam?—Ehoui. comme maladie?—Elleaune leucémie.Douéd’unecertaineintelligence.I m m a n u e ln es ’ e s tp a sv e xéd e ma franchise.leslamesbrilantesauraientpu s’enfoncerdansunepartiequelconquedemonanatomie..pourtoutel’éternité.laterreuretl’angoissedanssonesprit.Levisaged’Immanueldemeuraitdétendumaisjepouvaislireladouleur.dontl’esprit dévoilaituneconcentrationvacillante.toutestsortidemongrenier.afait remarquerI m m a n u e .ClaudeetDermotm’aidentàleviderpourlenettoyer.f i n a l e m e n t . les mains tendues verslagorge de Pam.Etdesperles.v i s i b l e m e n t déterminésàs’infliger le pire. car c’étaitluiqui l’avait créée.ellen’enapasledroit.Jen’aipaspu me dégager àtempspour éviterdesdommagescollatéraux.Personnenerépondànosrequêtes. El e était partie seule après avoir passéavecluisespremièresannéesen tantquevampire.ondevaityaller. car l’undesvampires auraitpu s’ensaisirpours’enservir.Enfin.J’aisentilamaind’Immanuelm’attraperavecuneforcesurprenante.c’estquoi?ademandéPam..maiselleportaitnéanmoinsdu bleupâle:unfourreaustyleannées1960etdesescarpinsàtalonshauts.etjenevousavaisjamaisvu.contentedepouvoir parler de chosesaussi ordinairesetespérantcontribueràunretouraucalme.—Ettoutcebazar.Notezqu’ellearaisonmalgrétout:jesuislemeileurcoiffeurde Shreveport.Je ne savais passi Pam pouvaità proprementparler amorcerdesmouvementsd’attaquepourfairedumalàEric.ce qu’ilsontfait.Tumulteetfracasparvenaientànosoreiles.sespetitscoupsdeciseauxdevenantplusfrénétiquequejamais.Victor esttoujoursnotrechef.J’étaisvraimentcontented’avoirlacompagnied’unêtrehumain.Elles’était bien débrouil ée.—Ondiraitdeuxpitbullsquisebattent.— Qu'est-ce qu'elle a. enréponseauclimatorageux.Oualors.vulasituation.Ilétaittoutdemêmeentraindemecouperlescheveux.Àm o ng r a n ds o u l a g e m e n t .danstonallée.c’estpresquefini.—Je medemande ce quileur prend.Mamèreest trèspratiquante..dégageantsonvisage. ainsiqu’uncurieuxbruitpersistantquej’aifinalementidentifié:ungrognementincessant. mais d’après ce qu’elle m’avaitraconté. — Et voilà ! s’est écriée Pam à l’attention d’Eric.Jene les avais jamaisvusen désaccord aussiprofond.Aïe. l Ilétaitd’uncalmeétonnant.elleétaitfièred’utiliserlabonne terminologie.Tuasreçuuntextodésagréable?—Riennesepasse.je n’avaispas rencontré devampiresde la lignée d’Eric.Nousnoussommesruésdansleséjour.

mais c’est Pamquia la voiture.macuisineétaitencoursdedestruction.maisj’aifoncépiedsnusdanslasalled’eaudel’entréepourprendreunecruche.avecplusd’assurancequejen’enressentais.la peur et lacolère.maisj’airéussi.a-t-ilajoutéd'unairdétaché. de moncôté..perché sur Pam.j’aiconstatéqueleursblessuresguérissaient déjà..Jusqu'àla racine.Ericacrachéquelquesmotsignobles dansunelanguequim'étaitinconnue. Première chose.'estmis à secouerlatête.àShreveport.—Merci.—Pasdesouci. j’ypenserai.. il nesavait pluss’il devait m'admirer oumeconsidérer commeune imbécile.Avecunzested’envie.encore pufaire passer Miriamde l’autre côté.n o u sg u e ti o n sl 'é m e r g e n c ed ’ u n en o u v e le bagarredanslacuisine.lebruitn’apasrepris.onpouvaiteneffetestimerquej’étaispuritaine. mêmes’ils'agissaitd’uneunionà la vampire.Àmongrandsoulagement.Vous pensezqu’ilsfontquoi.jem’attaquaisàunfeud’unetoutautrenature.là?Ilsbaisent?J’espéraisque monvisage netrahissait pas àquel pointj’étaischoquée.— Pam préfère généralementles dames. Eric.Biencampéesurmesjambes.—Vousêtesunpeucoincée. Leur posture défensivem’indiquait toutefoisqu’ilsavaienthontedeleurpertedesang-froid.—Non.ilpourraitlui ordonnerdesetenirtranquille. Je pourraisvousoffrir à boire ouà manger s’ilssortaient delà.ao b s e r v éI m m a n u e l .dans la cuisine deladite épouse.Cettefois-ci. Jesuislepluscher.elles’étaitdécouvertunpenchant plusmarquépourlesfemmes.ai-jeréponduen étouffantunbâillement.je ne ferais rien. Eric était échevelé et l’unede sesmanchesde chemise avait été arrachée. comparé àImmanueletàPam.Mais.—Aheuh.D’unautrecôté. j’estimaisplutôtquej’avaisun sensdel’intimitéplusévolué.PourPam. mais je n’ai pasl’impressionquece soitEricquibloque tout. m m a n u e l s .onne m’a rien dit.enlevantlamainpour luiintimerde s’arrêter.— Àvotreplace.d’accord.PametEricsontarrivésdansleséjouretnousnoussommespenchésenavantsurnossièges.j'airéussiàfairequelquechosedevoscheveux. La robe de Pamétaitdéchiréeetelletenait .Maisaumoins.un ordrevenantdeluinepouvaitêtredésobéi.Son proprevisage était ensanglanté.commeunecocotte-minute.M e v o y a n t r e v e n i r e n u n s e u l m o r c e a u I .— Ah.j’aiperdumoncalme.Je n’avais pas besoin de plus de détails. Effectivement.oui. Parpoignées entières.ilsavaientétéamantspendantuntemps.ellem’avait raconté à quelpointelle avait apprécié cettephasedeleurrelation.a proposéImmanuel. noncontractuelle. u r p r i s s .Jen’avaisjamaispensé quejel’étais mais.plutôtqu'effrayée.Jesuisdésoléede ne pas avoiraccès à la cuisine. Eric m’avaitmaintenantépousée. Une foissûrede moi.ne sachantpas àquoinousattendre.Desoncôté. Et jene mangepasgrand-chose. effectivement.tentantdeleteniràl’écart.Ericétaitsoncréateur.crucheàlamain.ilmeprenaituneenviedeluiarrachertoutesacrinièredorée.Ilavaitraison.Etquandjeniesuisrendu comptequ’Eric auraitpu interrompre le processus àtoutmoment. Detouteévidence. —Ehbien. Pam alaissééchapperuncristrident.Sansdouteavait-elle peurqu’ilnelamorde.jeleurairenduleursregardsfurieuxsansme démonter.D’autre part.Ilasecouélatête.Immanuels’estexcusé:—Jepartiraisbien.Rienqued’imaginerEricavecquelqu’un d’autre.Jemedemande sijenedevraispasintervenir. Ehbien merci.Aprèsun instant.Et elle serait bien obligée de lui obéir.j ev o u sf e r a iu nb a l a y a g ee tp o u ru nb o np r i x.jelesuis.Epuiséepar majournée etma crise de furie .pourquelqu’unqui sortavecu nv a m p i r e .— Probablementpas. Pam agrippait sesépaules.lesébatsavecuneautrepartenaire quel’épouse.ai-jedit d’unairsongeur..Aucoursdesdécenniestoutefois.Quoiqu’ilensoit.Enfin.— J’espère bienqu’ilsontl’intentionde payer pourtouslesdégâts dansma cuisine! Jevoulaisqu’ilmecroieencolère.Immanuelaprisuntondégagé:—Voussavez.j’aijetél’eau froide surles vampires en pleinefolie.aprèsmachutedutabouret.Venezmev o i ru nj o u r .Etd’aileurs. quand Eric avaitcréé Pam.tandisqu’unhurlementaigunousparvenaitdelacuisineparmiletintamarreambiant.—Vousêtes complètementdingue.estimantla trajectoire.toutenindiquantlaméridienneàImmanuel-touslesautressiègesdelapièceétaientcouvertsderetombéesprovenantdu grenier.la rouait de coups.—Onvadirequ’elleestomnisexuele.étaientexclus. maisleCoca.vous.E ns i l e n c e .Puisj’aitournélestalonspourrepartir.Alorsquel’eaufroide s'écrasaitsur sonvisage.Immanuelabiententédeme retenir.je l’ai remplied’eaufroide et me suis ruéedansla cuisine -jeboitaisunpeu. c’étaitparfait.MasœuretPamontdéjàprisunhommeaulitavecelles.Jemesuis miseen position.Etj’étaispratiquementcertainequemêmedansunmariagevampire-humain.çavousmetàplat-jesuisalléemetrouveruneplacedansuncoindemon canapé. Le visage desdeux vampires étaitimpassible.ai-jeémis. ai-je indiqué.

lesfaéontunparfumirrésistible.seschaussuresàlamain-l’unde ses talons était cassé.j’auraisacceptécesrares excuses.Ildevaitêtret r o pm e u r t r ip o u rv o l e r . ce soir.jemesuistraînéeàtraversleséjourpourinspecterle judas.J’annuleraivotre invitationsi nécessaire.àcausedel’incendieaubar.etjemedoutaisqueClaude etDermot étaientarrivés. les garçons.J ’ a io u v e r te nl u ib â i la n ta un e z .C’estlamême chosequedes chats avec de l’herbe àchats.PuisEric s’est adressé à moi.Je n’avaispas la force de subirune batail esupplémentaire.— . cependant.Eric.—Je nesaisabsolumentpasàquoivousjouiez.Jeleuraifaitunrésumédel’incendieauMerlotteet del’échauffouréedansmacuisine.te serait-ilagréableque nousdormionsavectoi? ademandéDermotdansle langage fleurid’unfaéquine passait pasvraimentbeaucoupde tempsavec desh u m a i n s P .Quoiqu'ilaitpufaire.humantl’atmosphèreostensiblement.Ilssontaussifortsetféroceslesunsquelesautresmais.jen’avaispasremarquéqueplusjeles fréquentaisetplusilsmetouchaient.Uneloissurlavéranda.Ilaparcourumonséjourencombré d’unregard.monarrière-grand-père.J'aitrès certainementmis unepointe desarcasme plusque légère dansce commentaire..—OnnevaplusàShreveport?a-t-ildemandé.C'était Sam.Etn’yaurait-ilpasc o m m e u n e f l u v e d e c h e v e u x b r û l é s ? —C’estbon.jemesuisditquetunepourraispas. J’étaisbientropépuiséeet à cran pourluiadresser unregard pleindetendresse.g é n é r a l e m e n tg r o g n o n . Mais que diable se passait-il entre Pam et Eric ? J'essayaisdemedireque cen’étaitpas mon problème.Hirsuteetlesyeuxensommeillés. —Jene sais pas commenttufais pourlessupporter.etmême si jedoutaisdubien-fondé de sesdécisions.—Rentrecheztoi.réprimantvisiblementunsourire.Avantdem’endormir. areprisDermot.laproximitéd’unautrefaéest àlafoiscurativeetapaisante. ma femme. —Sam?Quepuis-jepourtoi?Viens.j’ai cru quej’allais devoir gérerunconflitde plus.J’avaisaperçudespharesremontantl’allée. pasquestion.jetrouvaislaprésencedeClaudeet deDermotréconfortante.Jenesaispas sij’adore oujedéteste.—Laporte.lesai-jeinterrompusd’untonlas. Ilparaissait étrangementt r o u b l é .m a i st ua u r a i sd ûr é f l é c h i ru np e ua v a n td ed é v a s t e rm a cuisine.toutefois.Sansplusattendre. ourunfaé.mieuxjemesentais.entre. m’avaitprise dansses bras.etlaissez-moiallermecoucher-etplusdecommentairessurles vampires!—Manièce.Ilavaitcertainementprévudepasserlanuitchezmoi.pourles vampires.— Toi aussi. m’a souhaitéClaudeen retour.lesmecs.ai-jerépétéenvoyantquelesvampiresnes’exécutaientpas.LorsqueNiall. Pas de problème. en fait. toutàcoupréveilée.Ericaprisuneexpressionrebelle.la courtoisiede Dermot déteignaitsur monc o u s i n . C’étaitlàune réprimandeterriblepourunvampireetsondoss’estraidi.ils’estretourné:—Jete parlerai bientôt. Dermot.J'ai hausséles épaules.— Merci.jeressentais cetamour chaque foisqu’il m’approchait. unevéritable vagued'amourm’avaitenvahie.Dormez bien.adécidéClaudeenlevantlesyeuxauciel.Eric.ClaudeetDermotsontentrésparl’arrièreuninstantpluslard.e le m’alancé unregardlourddesous-entendus.Àunautremoment. a-t-ilajoutéensetenantlenezd’ungestethéâtral. Aufonddemoi..mais pas ce soir. je me rendais bien compte queçal’était.Jevoustienstousdeuxpourresponsablesde toutcequevousavezcasséetjevousdemande dequitterla maisonimmédiatement.Etpasqu’unpeu.j’apprécieleseffortsquetuas déployéspour veil er à mes soinscapillaires. Pendant uninstant.J’ai euu nb r e fm o m e n td ’ a b a te m e n te nm es o u v e n a n tq u ej en el e reverraisprobablement plusjamais.— Fuméeetvampire.Maistupeuxquand .Immanuel. ilsontune odeurdouce et amère à la fois.maisjesuisfatiguéeetçam’esttotalementégal.Maisje croisque je vaisaller au littouteseule.—Alorsfaites-moijusteunbisou.Décidément.Q u a n tàP a m .Maisl’épuisement m’avait gagnée etvidéede touteémotion.Tu asétéblessée? J’ensuis désolé. Je ne pouvaisenaucuncasrecevoirdesfaéetdesvampiresenmêmetemps.J’aipudiscerneruneexpressiona m u s é es u rl ev i s a g ed uj e u n eh o m m e .Ilme semblequ’ils’estinstalléenvoitureavecPametlecoiffeurpourrentreràShreveport. Jemesuisréveilléelematin suivantausondecoupsfrappésàmaporte. maisj’avais beauréfléchir.Maisilafiniparsortir. Eton diraitqu’unours est passé par ta cuisinepour t r o u v e rd u m i e l .—Ohmince!mesuis-jeexclamée.Cesoir.Mêmeaveclaquantitéréduitedesangfaéquicoulaitdansmesveines. —Jepourraistetenir dansmesbraspendantquetudors.Alezzou !Mercipourlacoupe.Erica ouvert la bouchemaisje lui ai coupélaparole.quandj’avaisrencontréClaudeetsasœurClaudine. je n’ai pas saisi sa signification.J’aibiencomprisqu’ellem’adressaitunmessage.Nousparleronsquandtusaurasden o u v e a ut ec o n t r ô l e r .Audébut.Pamafaitsigneà Immanuelavantdel’entraînerverslasortie. Sookie.

Les gensnevontplusvenirauMerlottes'ilsontpeurdesefaireincinérer.c a rt o u sd e u x p a r t a g e a i e n td e sd o u g h n u t s toutfrais. etj’aipris notedu faitquejedevraispasserauWal-Martpouracheterun nouveaugrille-painsi Eric ne m’en faisait pas apporter unaujourd’hui.ac o m m e n c éS a m . J’airétabliune chaise.La cafetière était intacte.—Hé ! l'ai-je interpelléaprès avoir entendula portesefermer.je me suisversé unbol de Spécial K.la situationn’était passidésastreuse.Pas la peine deme maquiller: Sam m’avaitdéjà vuesousmon jourlemoinsavantageux.etmesuisarrêtée net.Sam!Ilnet’arrivepasàlacheville!—I ly ad e sm e c s . a ajoutéSam.Cequim’étaitplutôtdifficile: je voyais bien. aprèstout.jel’aiarrêténetenplissantmesyeux.Situasbesoindemasallede bains.Souriantlargement. Le capitaine des pompiers a parlé à mesassurances.laisse tomber.étaitencoresousladouche. Je devaisrespecterl’intimitédes penséesde Sam.même?T u v e u x y a e l ? r —Absolument.onasortilatablebrûléeetleschaises.Je lalui proposaisparceque Claudelaissait celleducouloir dansun .Terry s’estmisàtravailersurlesol. J’allaisrassurer Samen luidisantqu'ilétaitsuper beau. Généralement. J’aiprisle balai etla pellepour ramasserlesel.qu’ilne se rendaitpas compte à quelpointles femmesau bar selanguissaientde lui.le visageboudeur.—Aumoins.latablen’apasétéabîmée.Au moins.Àpartirdelà.maisplutôt attristé.. désarçonné.E tj en ep o u v a i sp a sv r a i m e n tl e u re nv o u l o i r .Ilavaitd ûa le re nv i le .Jenepouvaiscependantm’empêcherdepenserqueClaudeetDermot auraientpu avoir la gentil esse de fairedel’ordredanslapièceavantd’allersecoucher.Ericvafaireréparerouremplacertoutça. ilm'enrestait cinq.ils’estappliquéà terminersondoughnutàlaconfituretandisquejem’adressais à Dermot.En voyantqueSamavaitenviedefaireuncommentaire.Monprésentoiràserviettesavaitétébrisé-alorsqu’il avaitsurvécuàl’incendie.Il pourraitbienprécipiter le déclindu bar.— Alors ilfaut qu’ilsattrapent la personnequia fait ça.b i e ne n t e n d u .l ’ u nd ’ e u x s’étaitbrisé.J’aifixéla boîtede beignets avec envie. etpuis je me suisravisée. et Sam aremislatable en place. le poivre etlesucrequi crissaientsous mespieds.parici.N o u sn 'a v i o n s vraiment pasbesoinde l’incident dela veile. quej’ai parsemédefauxsucreavantd’yrajouterdulaità2%.Ohputaindezombies!me suis-jeécriée.Entretemps.—Etil n’yaqu’unseul piedde chaise de cassé.etilsontcommencélespapiers..Samsurlestalons.plusoumoins.ilsavaitcommetoutlemondequeClaudeétaitunemmerdeur de première.J’aipréparé le café.Mêmeavachietenjeantoutfroissé. J’ai déjàvérifié qu’onavait d’autresextincteursprêtsàfonctionner. unepensée.comme s'il avait desroulementsàbilledansleshanches. C’estClaude quia faitça ?—Non.etAntoines’assurequetoutestenétat de marche dansla cuisine.qu'ilsesentait.non?— J’imagine que oui.secouantinsensiblementlatêtetandis qu’ilobservaitClaude quiremontaitle couloird’un pasfluide.O h .Dermotétaitavecluidanslacuisine.— Encore faut-il quej’aie desclients àservir.àdenombreusesreprises.Dannyetmoi. de temps à autre. Etilssontplussemblablesàceuxdesfemmesqu’onne pourraitl ep e n s e r .lesgenssaurontqu’iln’yaplusde risque.Claude.Poussantunsoupirmartyrisé.lui. mais rien de plus précis.etona u r ad en o u v e a ud ub o u l o t .Jepercevaissonhumeuret.Soupir. ce quise passait danslatêtedeSamyrestait.— Mais qu’est-ce qui s’est passé ? m’a demandé Sam encontemplantlesdégâts. Claudea descendu l’escalier.Jesuisentréedanslacuisine.nonpas vraimentenvieux. ainsique les mugs accrochés àl e u rs u p p o r tj u s t eàc ô t é-a hn o n .Je lisles espritsdes hommesdepuisdes années.—Allez.EricetPam.Àmonretour.S a u fq u a n do np a r l em o t e u r s .Vraimentpas. d é c o n t e n a n c é . enraisonde sa doublenature.faceaumagnétismephysiquedeClaude.a-t-ilgrommelé enpassantverslasalled’eauducouloir. ai-jedéclaré d’un tonpositif. cen'étaitpasleurcuisine.onpartàShreveportdansquelques minutes.Rienquepourme faire plaisir.jevaisfaireducafé.Pourtant.—C’estbruyant.jesuisretournéedans machambrepourmepréparerrapidement.Samalaissééchapperunsoupir. Maisbon. Pendantque Sam sortait lapoubelle.enreprenantl’undesjuronspréférésdePam. La bagarre de la veille m'étaitsortiede latête.f i n a l e m e n t . Largementassez.Puisson sourire s’est évanoui..Claudemarchaitavecunegrâcequinefaisaitquesouligner lasplendeurdesonphysique. mais mon jeanétaitvraimenttropserrécestemps-ci.dix-huitmoisauparavant. à l’espritdeSam.J’aicommencé à rire en ramassantdes objetsici etlà finalement.outrèsrarement.—Dermot. Je m’étaisdouchée laveille et je n’ai euqu’àm eb r o s s e rl e sc h e v e u xe tl e sd e n t s .a v a n t d ’ e n f i l e ru nj e a n etuntee-shirt «Fight Like a Girl7 ».

aprèsavoirrencontrétongrand-père.—Arrête!Turigoles.Misàpartquelquescommentairesdénigrantlestrollsetleslutins.Maintenant. Maisfranchement.—Lequel?TuveuxdireEricou Dermot?—PasEric.Sam rougissait.jetrouvaislesujetintéressant. Je savaiss’il travaillait ousedisputaitavecquelqu’un.L e shy b r i d e so n tu n eb i b l i o t h è q u e .mêmesi.étatdesaletéinnommable.Claudeadoraitsepromenerpartoutdansleplussimpleappareil.Samm’a lancéunregard.— Ouais.Dermot etClaude avaientdécidéde se séparer de leurfamille faé -je ne savais d’aileurspas si c’étaitentièrementvolontaire.non?Sonexpressionm’indiquaitqu’ilneplaisantait pas et m’aimmédiatement dégrisée.—Pour unfaé.deleurpart. Avais-jetort?Effectivement.jem’étaisimaginéqu'ilyavaitunautrehommedansl’histoire. ai -je concluaussiposémentquepossible. —Alorsil ne s’agitpasde haineraciale.—Tu t’es renseigné ? Maisoù?J’aurais bienaimé en savoir plussur monhéritage faé.siténu soit-il. danslesfamillesfaé. Dommage qu’il soit de ma famil e ! Maisdetoutefaçon.Samm’arépondud’untonsérieux.Jesuis assuré. je sais.maisiln’yavaitjamaisrieneud’autrequ’uneprésence réconfortantedeleurpart.non?Samahochélatêteensilence. et ilm’avaitmême raconté qu'ilavaitdéjàcouchéavecunefemme-trèsfranchement.Si je le pouvais. Évidemment.Dermot.Je m’étaispersuadée que j’étais tout simplementembarrasséedepréjugéspurementhumains.c’est strictement familial.s u rc h a q u ec o n t i n e n t .Ettachevelureest resplendissante.jedemeuraisseule avecmoi-même.N o u sa v o n st o u j o u r sc o n s e r v éu n e n d r o i t .— Je te le répète : il se passe des choses spéciales.Nousavionstousdormidanslemêmelit.J’aijurédenerienmontreràquiconque. —A h .s’ilétaitsatisfaitouconcentrésursatâche.—Jeneveuxpas êtreimpolie. Sam.Trèshonnêtement.afaitSamd’untonqu’ilvoulaitneutre. ça in’empêcheraitdetravailerpendant quelquetemps. il ressemble beaucoup tropà Jason.jete laisseraislireletout sansproblème.N o u sa v o n s conservélesarchivesdenotrehistoireetdenosobservationssurlesautresSurNat.il s’étaitbien gardé de mel er é v é l e r .maiscommentlesais-tu?SiSam avait fréquentédes faé.— Bon.—Ecoute.o ùn o u sp o u v i o n sn o u sr e n d r e pourlireetétudierles autresraces.Entrenous.cetype-làtetraitecommeunereine. maisj’étaissimplement conscientede lui.Àmonavis.abrupt.Ilss’étaientmontrésextrêmement silencieuxsurlesmœursetcoutumesdesfaé.Ericaeuraisond’amenerquelqu'unhierpours’enoccuper.cequej’appréciais. mais tuasledroitde m’en parler ?Cen’étaitpasironiquedemapart. généralement.cequirapporterait dubusinesspour les autres barsdu coin.ça.ilsneparlaientpasde leurrace-dumoinsdevantmoi.maisjesuisleseulbénéficiaire encasd’incendiedu bar. Je nelisaispasdanssa vie comme dansunlivreouvert. Dermotne m’a jamais regardée commesij’étaisune femme.etClaudeestgay.je révisai monopinionàtoutevitesse.c’étaitunhybride.Malgrétout. asoudain reprisSam.toutestsousformeélectronique.jenepensepasquecesoit unmotif-outoutdumoinsunmotifsuffisant.—Alors je n’ai pasledroitdelirevos archives.e u h .Samsecouaitlatête lorsquenoussommesmontésdanssonpick-up.—Pasausenshumainduterme.Nous sommesdemeuréschacunperdudanssespenséespendanttoutlerestedutrajet.Ericétantmortpourlajournée. a-t-ilprécisé.je croisvraiment qu’ils’agit de haine. Celien avec Ericne medonnaitpas à proprement parler l’impression d’être possédée.Ilétaitévident qu’il avaitdéjà repoussé leslimites pourmoi.—Mouais.—Unmotiffinancierpeut-être?—Jen’envoisaucun. ma nièce. maispendantlanuitjepouvaissentirsaviesedéroulerenparallèleavec la mienne.a-t-il . a réponduDermot enmebaisantlamain. Toutescestracesnouso n ta i d é sàs u r v i v r e .—Danscertaineslimites.audébut.endépitdesanouvellelongueur.Jenevoulaispasfairepressionsurlui. alorsnotreincendiaire d’hier soir. —J’ailupas malde choses pourme renseigner.—Jeteremercie.cen’estpasunobstacle.Maisàentendre Sam.j’avaistrouvélasituationétrange.—Sook.

Sonsourires’estinstantanémentépanoui.dansunerueautrefoisanimée duquartierdesaffaires.être devases.Coloréedebleuetdevertauxtonalitésmarines.—Pasde souci.plutôtque déjantée.jenepouvaismêmepaslesidentifier.lavérité.Nousprendrons rendez-vousdès que j’aurai aidéSam à choisir u np r é s e n tp o u rJ a n n a l y n n .pour fixerécharpesetlavallières.a-t-ilrectifié.manifestementunepiècedechoix.Je mesouviensdevous.— Merci. c'est quejene mesouvienspasd'avoir vraimentfâchéquiquecesoit.Il yavait également desboucles d’oreiles.Ilavaitraison.— Sam.pasunedemeure..Puisnoussommesarrivéschezles antiquaires. —Quelplaisirdevousrevoir.ai-jeajouté.AvecSam.l’ai-jerassurée. Elleétaitdouée. presqueaussigrandquemoi.Pourlaplupart.Pastoientantquemétamorphe.Une femme assise sur un tabouret derrière le comtoir a l e v él er e g a r de nr e p o u s s a n ts e sl u n e te ss u rs o nn e z .maisj’adoreraisvenirvoirtoutça.Iladétournéleregardaussivite.monsieurMerlotte.Effectivement !J'ai répriméun éclat de rire etmesuisexcuséed’avoir évoquésa vieprivée :— J’essayais justede couvrirtoutes les possibilités.Dansl’autrevitrine.dontlaboutiqueavait étéaménagéeau sein d'un ancienmagasindepeintures.avantdemerendrecomptequelaphrasesonnaitd’untontropagressif.que quelqu’unveutt’atteindreendémolissanttonaffaire.motifsuffisant.Ilsmesemblaientdangereusementpointus-est-cequ’onpourraits’en servirpourtuerunvampire?—Cesontdes épingles à chapeau et des fibules . de jolies petiteschoses.toutenbattantdescilsàsonintention. ainsiquedesboîtes .j en ev o i sv r a i m e n tr i e n .nous avonsconsidérél’étalagepensivementa v a n td ’ e n t r e r .était décorée de chérubins.Moi.Q u a n dn o u sl ’ a v o n so u v e r t e .avecunepointed’amertume:—L’ambianceauMerlotteatoujoursétéfamiliale.aditSam.ai-jeajoutéprécipitamment.M a i se nt a n tq u ’ h o m m e . Appelez-moiBrenda.J’aipenséquevouspourriezyjeterunœil. Oh.jeviens devider mon grenieret j’ai quelquespetites choses.Maisilfallaitavouerqu’elleavaituncertainstyle.cellequ’onavaitposéeaucentre.ses clés cliquetant àsesdoigts.deplusenplussurpris.parexemple? —Jenevoisvraimentpersonnequipuissem’envouloirdesortiravecelle.Jeveuxdire.émaillées.aréfutéSam. madame Hesterman.m’a-t-elleassuré.EtJannalynnestplus qu’àmêmedes’exprimertouteseule. Je la trouvaisparfaitementhideuse. et jele connaissais depuisdesannées.mêmesielleexagéraitclairementsonenthousiasme.—E u h .a-t-elleditenluiadressantunsourireétudié. perlées etpeintes.u nm e u b l el o u r de t r i c h e m e n ts c u l p t é .Je me suispenchéepour les examiner.—BienvenuechezSplendide.ad i tB r e n d ae n n o u sm e n a n tv e r su n e vitrine.—Nous vivonsdanscettemaisondepuisenvironcentsoixante-dixans. Rienà voir avec le Vic'sRedneck.Quelqu’unnet’aimepas.IIfautquejemedébarrassedecertainsobjetsquej’aidescendus-jeneveuxpasavoir àtoutremonter.J’airetenu mamâchoire. Étonné. j’ai mis de côté quelquespièces quiplairaient sansd o u t eàJ a n n a l y n n .—Vousavezunemaisondefamilledepuislongtemps?Ils’agissaitpourellede m’encourager àlui donnerdesindicessurl’intérêtquepourraientprésenterlestrésorsaccumulésparmafamille.Jesuiscontentequevoussoyezr e v e n u .— Etmoi.Puisilaajouté. La plusimpressionnanteétait ce que ma grand-mère appelaitunb u f f e td ec h a s s e .pasunappareil électronique.—Alorsc’estpeut-êtrepersonnel.l ap o r t eaf a i t sonnerunecloche-unevraie.Samaréfléchi:— N o n . Destabatières.v o u sn em ’ i n t é r e s s e zp a s .Maiscertainsarticlesvousplairontcertainement.E leq u ie s ts im o d e r n e!Q u i auraitpupenserqu’elle s’intéresseauxantiquités?Quelleadorablejeunefille!Ah. des bagues etdesbroches.Quepuis-jepourvousaujourd’hui?—Noussommeslàpourdeuxchoses.jesuisvenuvoir lespiècesdontvousm’avezparlélorsquev o u sm ’ a v e za p p e l é .Cen’estpas le genre de fil eque j’auraispu forcer à sortir avec moi. disposées avec soin.onavaitdisposéunecollection dejardinières -ou peut.Jemesuis immédiatementrecomposéunvisagetoutlisse.mais j’ai bien vuqu’ilsouriait malgré lui.Sam.ai-jeexpliquéensouriant.Lesbaiesvitrées de la devanture étincelaientdepropreté etles piècesqu'on yavait placées étaientsuperbes.SaJannalynnétait-ellelamêmequelam i e n n e? DèsqueBrendanousatournéledospourallerchercher untrousseaudepetitesclés. ai-jerepris. peut-être ? .E s t c eq u eJ a n n a l y n np o u r r a i ta v o i ru ne xq u i voudraitsevenger.Samm’adonnéuncoupdecoudeenmelançantunegrimaced’avertissement.—Cen'est qu’unevieileferme.T o ie nt a n tq u ep e r s o n n e .L’étalage était plein de petites choses. Voici monamie. quimenaçait detomber disgracieusement.—Qu’est-ce quec’est?ai-jedemandéenmontrantdesobjets ciselés.aréponduMmeHesterman. SookieStackhouse.Maisbon.Moinonplus.

Prenez-endelagraine.—Tuasraison.Denosjours.U n .mais j’avaispeut-êtremanquédetactetilarougien avouant:—E u h . a hésité Sam. Sam.pourpres. mêmesi je n’avaisaucuneidéedece queJannalynnpourraitbienenfaire.— Regardez-moi ça.réceptacleàc h e v e u x B .Etundéfautdeplus. oui. Brenda et Sam comparaient lesméritesd’unepaire de bouclesd’oreil esartdécoen nacreavec ceux d’unréceptacleàcheveuxvictorien8enverre moulé-pressé.— C’estvrai. carle réceptacle étaitr e v e n uàs o n e m p l a c e m e n t . u R u b y T u e s d a y s u r l a r u e Y o u r e e ? —Bonneidée.p e u t ê t r e .a v e c J a n n a l y n n T .Donald. a fait la voix deBrendaHestermanderrière moi. t e n e z m o ia uc o u r a n t . Letempsd’uninstant. Et encore :c’était à cause del’incendie. u v e u x t ’ a r ê t e r p o u r d é j e u n e r a .j ’ a iv uq u eS a mt e n a i tu np a q u e te m b a lé .ellessontmagnifiques. ça ne marche pasvraiment. pourquoitupenses ça ?—Je luiplais.Rienchezmoin’étaitneufàpartla cuisine.maissansvexermonpatron.tunetecuresmêmepaslesdentsàtable!Rienàjeter!Puisj’aiprismon courageàdeuxmains. J’espéraisbienque ce n’étaitpas dûà la drogue Shamanque j’avaisprise pour les loups-garous.N o u sa v o n sp r i sr e n d e z v o u sp o u rl es u r l e n d e m a i n .aajoutéBrenda.j’aiouvertl’undesfinstiroirs.J'ai examinéles bouclesd'oreilles art déco.Jevoulaischangerdesujet.Tandisqueje meposais toutessortes de questionssurcesarticles. Mais Sam. renda m’a regardée de travers. c’est ça ? C’était bien ce que je percevais dans la tête de Sam .tusais.Peut-êtretouslesdeux.Ilestplusdélicatdese vanterd’avoirreçuun.etpourquel usage.toi.un. J ’ a it e n t éd eg a r d e ru nt o nn e u t r ee np o u r s u i v a n t: —ElefaitunexcellentSeconddemeute. Tantpis. Siles flammes nel'avaientpas dévoré..—Tu aimes bien les femmes de caractère.r é c e p t a c l eàc h e v e u x? —Qu’en penses-tu. D’après ses pensées.mademoiselleStackhouse. j'étais maintenantclairementcasée dansla catégorie desgrossiers ignorants.etjen’aipaspeurdecelesquisontdifférentes.Siv o u sa v e zu np r o b l è m eo us iv o u sd e v e zc h a n g e rl ad a t e .cesiteWebsurlequeltusurfes .sespenséessesont brouiléespourdevenirpresque. Unemincefeuil ede papier yétaitrestée. et propriétaire d’une bel e affaire ? Et enplus. —Ellevaadorerlesboucles. J’ai ainsidécouvertque je n’étais pasparticulièrementemballéeparlesantiquités. de petitesperlesenlarme accrochéesàunemontureenorrose. je me suispromenée dansla boutiqueen regardantlesmeubles. —Tucroisvraimentqu’ellevalesaimer?m’a demandéSamunefois dansle camion.— Elle pourra porter sesbouclespour les faire admirer.c o n c e r n a n tJ a n n a l y n n .70 ans d’âge.—Jenesais pas encore sije viendraiousi ce sera monassocié.E le m ’ a assuréqu’elle trouverait mamaison isolée grâceà sonGPS..c’étaitparcequejevivaisaumilieu demeublesanciens.j'utiliseraisencorelevieuxréfrigérateurdeGran.j’aime les femmes quiont dela force.Quelebanalité!Oualors. Jeveux dire. Sookie ? m’a demandé Sam.luiai-je répondu.quipourraitbienvouloirmettresescheveuxdecôtédansunréceptacle. beau.etelleétaitvraiment excitéed’avoir ce poste.Sam. ai-jefinalementfaitremarquer.—Jeseraiheureusedevousrecevoir.E nm er e t o u r n a n t ..o u i . El e serait vraiment idiote de ne pas t’apprécier.aveccouvercleenlaitonémaillé.Faitesbien attention devérifier toutesvos affaires etderetirertouslespapiersetautresobjets. je ne saispas vraimentquoid i r e .J’ailu l’étiquette quidépassait discrètementsous unécrinovaleenécailleetargent.ilavaitdûchoisirlesboucles d'oreilles.—J'ai vu ça ! Écoute.Célibataire.NousavionspassénosceinturesetlesujetétaitrevenuàJ a n n a l y n n . À moinsd’être né à l’époquevictorienne. çase voit.Jetrouvaisle réceptacletrès joliégalement.—Dis.Jeluiairetournésonsourire.. Jemesuisétonnée:— Maisbien sûr ! Pourquoi?—J’ai bienl’impressionque je suisàcôtéde la plaque..Maispourquoipenser à des couleurs? Étrange.— Maismoinspersonnel.N'allezpasnousv e n d r eq u e l q u ec h o s ed o n tv o u sn 'a u r i e zp a sv o u l u v o u s séparer. J’airassuré l’antiquaire :— Je vérifierai touttrèssoigneusement.avecmoi.— Le réceptacle estplus ancien.Mais elle penset o u j o u r sàl am e u t e .J’aiserréleslèvrespourne pasm’exclamer.Ilfallaitbiendiretoutefois quecedernier ne me manquaitpas !Enapercevantcequ’uneétiquettedésignaitcommeunmeubleàcartesmarines. Les femmes ordinaires.luiai-j ed i tt r è sh o n n ê t e m e n t .ilavaiteffectué sonachat-àmongrandsoulagement.TandisqueSam comparait ces deux petitesmerveil esà lamagnificenced’unbadge de police deNew Bedford. Brenda. —Tu asl’impressionqu’elle accorde plusd’importanceà Alcide. Pendantquejem’étaisperduedansmonexplora-lion.tandisquejelamettaisengardecontrelalongueur del’alléequi traversaitles bois :certainsvisiteurs avaient cruqu’ilss’étaient perdus. dontleregard passait d’unobjetà l’autre. m’a-t-ilréponduensouriant. Et moiquipensais que jel’avaisbiennettoyé.

Remyétait entrain dem’exploiter.H u n t e r .—Ilvatrèsbien.Sam a .Alorsenfait.f i n a l e m e n t .I l sn ’ a v a i e n tr i e nd 'u r g e n t .—Sij’aibonne mémoire. c’était franchement grossierde mapart.Bon.maisqu’il ne pensaitpas avoirle droit de medire ce que j’avais à faire. À plustard.avecuneportéedechatons.dontilavaiteuu nf i l s . du nomd’Erin.Entrelesdeuxhommes.—Àc e teh e u r e c i . pendantqu’ilétaitiliât.R e m yau n en o u v e le petiteamie.onespéraitquetupourraisgarder Hunter.O ua l o r sj ep e u xl e sa i d e ràl ef a i r ee nl e u r cassantlatête.maisj’auraisletempsderentrerpourmechangeravantd’allerautravail.ceRemy.aditSam.—Jesuis désolée. —Alorsc’estlàqu’onva. C’estletype qu’Amelia avait métamorphosé enchatparaccident.— Alorstavéritable question.—O ùs o n t i l se nc em o m e n t? J’aijeté unœilàmamontre. —C’était lepère de Hunter.SachienneAnnieavaitfaitunefuguelorsdesesdernièreschaleurs.Etmêmes'ilyavaitune rencontred’ordresexuel.Pendantquej’étaisauxtoilettes.ilétaitdevenu. c’étaitun excellentcharpentier.jenesuispasentraindemetransformerenfaé? C’est impossible. Sookie.—Remy.Etcommentvamonpetitgarçonpréféré?Remy avaitétémariéàmacousineHadley.Ilsdevraientquandmêmetedonnertouteslesinformationsq u et uv e u x.J’ai euhonte. ilfaut bien direqu’il n’est pas -n’étaitpasvraimenthybride.Jene répondspasdans ces cas-là .Laconversationm’afait penseràquelquechosequim’avaittoujoursintriguée.non?EtsonamieOctavial’ar e t r a n s f o r m ée nh u m a i n .—TutesouviensdeBoblechat?ai-jedemandé.I l sr è g l e n tt o u t e sl e u r s a f f a i r e sa v a n tl 'o u v e r t u r e .—Biensûr.grâce aux bonsofficesd’un desescousins.J’ai fait unsignede la mainà Sam etsuis sortiepourcomposerlenuméro.Etilparlaitsérieusement. Alors je sais.etelleétaitdéjà remplacée.Mais non.A p r è s l ’ o u r a g a nK a t r i n a .Quandjesuisrentréeàl’intérieur.Commenttuvas?—Impeccable.jen’aimeraispasparleràquelqu’unetentendreunechassed’eau.Sookie! Onne peut pas.monportableasonné.m’asaluéeRemySavoy.est-cequejepeuxte demanderunservice?—Distoujours.Remyavaittrouvédutravaillà-bas.ilétaitnoir etblanc.tu prendsplus tard. ce soir.s û r e m e n ta uc l u b .Jecroisqu’Ameliaa accusé Bobàtort.ai-jeaffirméd'untonfaussementassuré.—Super.S in o u sd é j e u n i o n sa u R u by T u e s d a y .mercibeaucoup.Kristen.cheznous?afaitSamenprenantunairdégoûté. —Salut.Eton.Samahaussélesépauleset semblaitextrêmementmalàl’aise.Kennedy faitl’ouverturepourmoi.Pendantlerepas..Dis-moi.e ti ln ’ a v a i tq u 'u ns e u l e n f a n t .Lamagiel’avaittotalementtransformé.Terryentendait contrôlerla grossesse. —Absolument.pourLerenseigner?Tucroisquetupourraistrouverpourquoijemesensplusfaé. c’estbien ça ?—Absolument.Maisonvad’abordessayerd'ensavoirplus avectescopainsdechambrée. c’est «est-ce que ça se fait ».J’ai eu l’impressionque.Cen’étaitpasunmauvaisparti.euh. etil voulaitsavoirsijepouvais garderHunter ceweekend.ai-jeréponduen abandonnantmesprojetspour l’après-midi. non ? —Jevaisvoircequejepeuxtrouverlà-dessus.tuvois. mais elle s’est mise en colèreavecBobparcequ’ellepensaitque.Etcertainsétaientnoiretblanc.commechat.Entre-temps.J’aihochélatêteenréfléchissant.R e m y e tH u n t e ra v a i e n t e m m é n a g éd a n s labourgade de RedDitch .Cettefois-ci. c’est le samedi soirque je faismes plus grospourboires.onétaitentrainde nousservir.—Ilsm'aideront.ceweek-end.Sookie..E np l u s .—J’aicommencé à sortiravecune certaine dame.jesuissurlaroutepourl’instant.m’a-t-ilréponduaprèsunsilencetendu.Ilfaitdegroseffortspourrespectertonrèglement. MaisAmeliaatrouvéunefemelledanslesbois.c’étaitplutôtrécent. c’est spécial.Jeterappelleunpeuplustard-ilfautquejevérifiemes horairesdeboulot.iln’yauraitpasdegrossesse.Jenesavaispastropcomment poser laquestionà Sam.moi. ai-je dità monp a t r o na p r è sl ed é p a r td us e r v e u r .qui mesemblaitvaguementfamilier. Aprèsavoirpassémacommande. D’unautre côté.lespourparlersenétaientpresquearrivésauxfiançailles. ce soir. autéléphone. Maisje pouvaiscomprendre.Vraimentmignon.Rapide. pour Sam. mais macuriositél’a emporté.e u h . dansunchantierde bois. Il n’étaitpas désagréable à regarder. Ettoi.n o u sn es e r i o n sp a sà M o n r o ea v a n t1 3h 30.Lerestaurantétanttrès bruyant.quandjepasseplusdetempsaveclesmembresfaé demafamille?Jeveuxdire.jemesuisexcuséeuninstant.nousétionsarrivés.Personnechezleshybridesneleferait.Ils’ennuiequandjep ê c h ep l u sd ’ u n eh e u r e . tutravailes samedisoir. Eton n’en a pas envie.Onavait envied’allerautournoidepêcheaublack-bass9àcôtédeBâtonRouge.dans unevilecommeRedDitch.Enplus.j'aidécidéderappeleràl’extérieur. a-t-il faitremarquer.I le n t r a i te nm a t e r n e leàl 'a u t o m n e .Ah.nousavonsparlédesnégociationsdeTerryavecunéleveur dechienscatahoulasàRuston.s af e m m eé t a i t décédéeetiln’yavait doncpas d’histoiresde divorcedifficile.p a p a .enfin.

nosconversationsprenaientundrôlede tour.maispersonnenepouvaitle voir.Quel jour?—Mardiprochain.Ettus a i sq u o i?Q u a n dH u n t e re s tv e n uc h e zm o i . u n t e r ? —Ahoui.—C’estdanslajournée.LesgensdeRedD i t c hv o n tp e n s e rq u eR e m y e tm o i . —E f f e c t i v e m e n t .Etjeluiaiexpliquéquejedevaistravailler.maisapriori.—Alorspourquoitu t’inquiètes? Parce que jele voisbien. comme sije venais de confirmer quelquechose..Erin ne va peut-être pas aimerça. cen’estpas grave.J’ai éclaté de rire.—C’estjustequeçavasembler.I l sr e n c o n t r e n tl e s i n s t i t se tf o n tl et o u rd e ss a le s declasse.— Ne t’inquiètepas.Etaussiqueje ne pensaispasque Claudeferait dumal àHunter. C’estpourcelaqu’il a emménagé iciaprèsKatrina.maintenantquejel’avaisvidé. J’airappeléRemyalorsquenousétionssurl’autoroute.JenevoulaispasqueHuntersoitendangersisonpotentielétaitdécouvert. J’avais l’impression d’exprimer des idées de trèspetite envergure.MaisSametmoinousconnaissionsdepuislongtemps.Etpuis. Q u ejesuispresquelamèredeHunter.Sije n’étaispas sur l’équipe dudéjeuner.quetuesinquiète. maisj’aiautrechoseàtedemander.etpas nécessairementcequ’unbonchrétienferait.—ParcequeClaudeestbienunfaé. jene pars pas fairedeschiots.a i j ea v o u é .e tl ’ a u t r ec o u s i ne s tt r o p occupépourpouvoiraiderRemy. accepte mes excuses!Envoyant àquel pointj’étais embarrassée.etnous avonsparléde choses etd’autresjusqu’à ce quel’atmosphèresoitr e d e v e n u et o u tàf a i tn o r m a l ee n t r en o u s .Pourtepousseràvenir.Sontondevoix interrogateur me disait égalementqu’ilp e n s a i tq u eC l a u d ep o u v a i tê t r ed a n g e r e u xp o u ru ne n f a n t .Hunteretmoiétionssemblables.maisceweek-end.d’aileurs.j'étaisaffreusementgênée. m'a-t-ilrépondutrès calmement.ilestadorable.—Ilfaudraquejevérifie monemploidutemps.Claudeestbienunfaé.Maismaintenant quej’y pense.à14heures.— I l e s t s y m p a H .Unfaévavouloirfaireplaisiràunenfant.C’étaitnotresecret.Sam a hochélatête.Etquelesnon-chrétiensn’étaientpasforcémentmauvais.entoutcas.aprèstout.J’aihaussélesépaulesavantd’ajouter:—Cen’estpasqueçam’ennuievraiment. Enfait.J’airefermé monportableet raconté cette secondedemandede service à Sam.Maisilssont tropâgéspourgarderunenfantdel'âgedeHunterp e n d a n tp l u sd ’ u n eh e u r eo ud e u x .Puisil m’a demandé ceque j’avais l’intentionde faireaveclegrenier.j’ai admis :—Non.Là.bizarre.—Je t’enprie.Maisquandje portemasecondepeau.J’en suisrestéelabouchegrandeouverte-heureusementqueRemynepouvaitpasmevoir. Je te rappelle ce soir.oufairecequ'ilpenseêtrebénéfique.ai-jeréponduensouriant.Remy.Iln’estpasdenotreespèce.denepluscontrôler lasituation?m’ademandéSamavecunsourireunpeudésabusé. J’airéfléchià la façon dontje pourraisle rassurer.— J’imaginequ'il estnaturelde se poser la question.Nousétionstousdeuxdestélépathes.J’avais envied’ajouterque je n’étaispasforcémentunebonnechrétienne. ils’estdétenduet m’a gentiment tapotél’épaule..Hunterdoitvisiterlamaternellelasemaineprochaine.JetiensàcequeHuntersoitheureux.jesuppose. C’étaitjusteune idée. delacantineet des sanitaires.çanem’avaitapporté quedes ennuis. Ecoute.Hunterm’ademandésituvoudraisbienveniravecnous. Pourmapart.lesfaéadorentlesenfants. c’était faisable.—Maistunevoudraispasvraimentleconfierà Claudependantdesheures.pour moi.a u j o u r d ’ h u i . c’est possible.si?Aprèsun instantde réflexion. ça m’embête.J’étaisvraimentsurprise.Jene savaisplusvraimentquoi dire.Tusais.l u ie tC l a u d e sesontvraiment bienentendus. je n’ai jamaisvraimentfréuenté d’enfants.Q u a n dj es u i si n t e r v e n u ed a n s laviedeHunter. L’école organise ça touslesans pour quelesgaminspuissent se faireune idée del’endroitoù ilsirontàl ar e n t r é e .. cen’est pas improbable. Rem a une rand.—Jen’yavaispas penséjusqu’à ce quetu ledises ! Les circuitsimprimésde moncerveaune sontpas sitordus.—Pas de souci.çanemarchepas. Cettevisitedel’écolene me semblaitpas unetrès bonneidée.Ilsavaientunemaisonvideàlouer.Maisilsn’ontpas lesmêmesréférencesquelaplupartdeshumains.tante et un randoncleà RedDitch. J’aipassédutempsaveclui.— Ondiraitbien qu’ila attendu dete demander le service leplusimportantensecond.—Jesuisdésolée.je n’avaisjamaisimaginé qu’il dépendraitdemoi pourquoi quece soit.o ns o r te n s e m b l e .Ilmecomprenaità .Décidément.prisunairdubitatif.Sam m’a jeté un regard en coulisse.etpassuffisammentàmongoût.—Oui.c’estvrai. etplutôtprovinciales.loindelà. Mais c’étaitbel etbien ce queje ressentais. Mais si cela faisaitplaisiràHunter.Remyvientdem’annoncerqu’ilsortavecunefemmequis'appelleErin.pourquoipas?—Tuasl’impressionqu’onteforcelamain.

Anxieux.àt o u rd er ô l e . Loind’être pointue.m’avaitditmoncousin.désorientée.Claudem’avaitdonnédesinstructionspourlecasoùje passerais iciunjour.Il ressembletellementàJason.J’étaissoulagée.J’avaissupposéque Claudeet Dermot étaient lesseuls faéquirestaientaujourd’huienAmérique.Jevoulais rappeler àSam quela situationne le regardaitpas.queDermotfasseça.Cen’étaitpas le premierà meposer la question.grand-père avait rappelétouslesfaé dans leurpropredimensionetfermélaporte.Samse balançaitd’unpiedsurl’autre. si?—Pasdutout. unbaràstrip-teasesitué aux abordsde Monroe.effiléesetlégèrementincurvéesversl’intérieur..—Trèsbien. avec tousles faé.Ilsesituaitunpeuàl’écart.I lya v a i t unvéritablecircuitpourleshommesstripteaseurs. J'aitenté d’enprofiter à fondpendanttoutletrajetversMonroe.O na u r a i td i tl a f o u r r u r ed ’ u na n i m a lp l u sq u ’ u n ec o i f f u r e .carNiall m’avaitfaitpasserunelettreparClaude.maispourtantbienunecréature faérique.—Jem’ensuis occupée. —Vousêtesquoi?avons-nousdemandéenmêmetemps.Etd’ailleurs.Dansunautreunivers.Enplus.MoncousinClaudeétaitpropriétaireduHooligans.elless’étaientsituéessurtoutàl’extrémitéhorrifiantedel’échelle.Maisjenesuisjamaisvenueicipourlevoirexercersaprofession. Dejour.—Moic'est Sookie.Sansvéritablesuccès.I lf a u t queClauderestedanssonpantalon.— EtDermot? a-t-ildemandé.Ilparaîtqu’ilest b o n . c’était la SoiréeDames.C’étaitun jourdesemaineetleclubn'ouvraitpasavant14heures.laseule autreboutiquedesenvironsétaitunmagasindevinsetspiritueux.Puisj’airéalisé avecuncoupaucœurqueleportiern’étaitpashumain. Le soleil dardaits e sr a y o n ss u rl ep a r k i n g .dansunparkingdebonnetaile.a n n o n ç a n tl e sc h a l e u r sq u in e tarderaientplus.s’étaient avérées à la foismerveileusesethorrifiantes.Jemesuisarrêtéenet.j’aiporté mon regard auloin surleschamps.Ilfaisaitunetrèsbelejournée..Puislaportes’estouverte.Lesexpériencesque j'avaisvécuesavecmafamille faé.—M a i sç an ev ap a sd ut o u t .Ilressemblaitàn’importequelautrepetit clubordinaire.Sam surmesluIons.c’estuneprérogativeclaudienne.Iln’étaitpasleseulhommeàseproduire.J’aifinalementpénétrédanslebâtiment.Malgrétout.—Tuesdéjàvenueleregarder?m’ademandéSamlundisquenousarrivionsàlaportede service. même sije me sentaismal à l’aise avecnospensées. — T o u t n u ? T u v e u x d i r e c h e z t o i ? — La pudeurne fait paspartie desprioritésde Claude.ç a . Maisle jeudi. le spectacle offert étaitceluiqu’onattendgénéralementdanscetyped’endroit. ai-jerétorqué.quandmême. Cinqnuitspar semaine.la lumière desnéonsinterminables quiéclairaient l'entrée me semblaitencoreplusblafarde.— Dermot? Jenepense pas qu’ilaitun numéro de strip-teaseur.—Jeveuxdire-ilnesebaladepastoutnucheztoi. j'avaisdélibérément évité deposerdesquestions.mefaisantsursauter.Verslafind’ail eurs. Cela fait.Le portiers’estmontrétout aussi surprisque moi.J’avais déjà vudes faése limerles dentspourimiter celles de cet être :deux outrois centimètresdelong.J’aidéjàvuClaudetoutnu. Le signalsecretconsistaitàfrapper quatre coups àintervalles réguliers. la silhouettede ses oreil es étaitnaturellementplusplateetrondequecelledesoreilleshumaines.s u re n v i r o nh u i tc e n t i m è t r e sd el o n g u e u r .Jen’étaisjamaisvenueauHooligans.biensûr.Aprèsla lumière éblouissantedu soleil.etlalourdeportedemétalaclaquédansnotredos.e tl ec l u ba c c u e i la i ts o u v e n tu ni n v i t é . ai-je .depuisquemonarrière .am a r m o n n éS a m .lesendroitsquivendentdel’alcooletdelachairfraîcheonttoujourscetaspectunpeudéfraîchi.Apparemment.leprintempssepréparantillaisserplace à l’été.— Non.c’étaitluiqui m’avait suggéré plustôtque les faé pouvaientnepasconsidérerquela sexualitéavecunmembredeleurfamille étaitinterdite. Cettechevelurelissecouvraittoutsoncif i n e .C’estalorsqueClaudemontaitsurscène. Ce n’étaitpasunfaéàproprementparler.ceseraitvraimentdégoûtant.d’unericheteinteauburn.Pourtant.a-t-ildit.j’aiditbonjourenpassantleseuil.Samaprisunairàlafois mécontentetsurpris-pourtant.avecdesmursbleuélectriqueetuneenseignevoyanterosevif.— Qu’est-ce quise passe ? a demandé Sam dans mondos.Ilyavaitaumoinstrois autresstrip-teaseursquivenaientrégulièrement. L’impressionétrangequ’il dégageaitse trouvaitlégèrementadoucieparsescheveuxdensesetfins.demi-mot.Jevoisquenoussommessurlamêmelongueurd’onde.ai-jerépondu. ai-je répliquéd’untonacerbe.lasituationauraitpusemblercomique.. à la sortie del’autoroute.Avecunsourireautomatique. Jecommençais à me demandersi je n’étais pas anormale :jeneressentaisaucuneenvieirrépressibledemerueràMonroepour regarder des mecssedéshabiller.Leclubétait ferméledimanche.jesavaiségalementqueNialletClaudecommuniquaientdetempsàautre.

Claudeestpersuadéquelemondeentierrêvedelevoirse déshabiller.Etenquelhonneurtemêles-tudenoshistoiresdefamille? —Parce que Sookie aimeraitsavoir.perruques.n’étaitqu’unpetitespaceréduit.Maislesyeux enamandedeBellenosétaientbrunfoncé.J ’ e n t e n d a i sl am u s i q u ep r o v e n a n td uc l u be tm e suisdemandé ce quis’y passait. Dermot.toutcequelaissentderrièreeuxlesgensquiviventdeleurapparence.Ilsavaientàpeuprèslamêmetailleetlamêmecorpulence. Sookie. Maisjen'avais paseu d’autres fraissupplémentaires.— Etjediraismême.lisseurs.a i j e articuléavec grandedifficulté .— Vousêtes quoi? a insistéla créature.Jemesuisdétournéeavecunfrisson.AprèsUnregardhautain pour Sam et moi. jamais.c’étaitpeut-êtresonvisageauxpommettesanormalementlargesquiproduisaitcet effet.BellenosarefermélaportedeClaudeetnousnoussommes retrouvés à cinqdansune piècedéjàtrop petitep o u rd e u x .Maisj’ai déjàvudes faéselimer les dentspour qu’ellesr e s s e m b l e n ta u xv ô t r e s . El e a tiré sa porte d’un gesteferme.Lestroismâlesfaériquessesontretournésversluid’unbloc. a rajouté Samtandis queles faécontinuaientdelefixerensilence.Fortheureusement.très«femme d’affaires ».voici notre chère cousine. et qu’elle est monamie.visiblementlemaîtredescérémoniesaujourd’hui.sarcastique.I Is 'e s ta v a n c év e r sn o u s .fardsen tous genres.e ts e sy e u xc o u l e u rc h o c o l a t noirmerappelaientceuxde Bellenos.sesdentsn’avaient rien d’anormal. brosses à maquillage.vêtued’untailleur dechezJCPenney.nousaprésentées: —Nella Jean.rasoirs.delamêmeteintequelestachesderousseurquiparsemaientlapeaulaiteusedesonvisage.aulieudevivrechezellecommedesparasites.mafactured’eauavaitsubiunegrosse augmentationetj'enavaismême parlé àClaude.jen’avaisjamaisrencontréd’elfe.SametBellenossesontserrélamain.prononcépourbriser lesilence. Sa présence ici dansunbarà strip-teasen’auraitpuêtreplusincongrue. Les strip-teaseurs font-ilsdesrépétitions? Et Bellenos? Qu’enpensaient-ils?— Alors. en toutcas.car jenel’étais pas.maisaprèsmonmanquedetactavecSam. amarmonnéSam.Embarrassés..Iln’avaitpasà exprimersonopinionici.quevousrestezàsescôtéspourvous assurerqu’elledeviennedeplusenplusfaé. Et jevousprésente Sam.Mêmesijesuisenchantédetevoirbiensûr.Parfois. d'ail eurs. Nella Jeans’estreti réedans ses appartements. Pardon.toutefois.commesiellesavaitquenousallions commettredesactesrépréhensiblesetqu’ellenevoulaitpasyêtremêlée. et mercide t’eninquiéter.croulantsousun monceaud’accessoiresdivers .fersàboucler. élémentsdecostumes.La têtedeDermotest soudainapparuedansl'encadrementd'uneporte.N e laJ e a né t a i tb r u n ee tr o n d e .pourquoicette visitesurprise? a commencéClaude.magazines.Sousunmiroirbrillammentéclairé. ça ne couraitpasles rues.R a v i ed ev o u sr e n c o n t r e r .L’elfeasouriàSametj’aibrièvementaperçusesdentsdenouveau.L’unedesportes ouvertesdonnaitsurunegrandeloge. Sookie ! Je voisquetuas rencontré Bellenos.— Et pourquoiserait-cenécessaire? l’a interrogéClaude.D'autantplusqueClaudeetDermotnesecomportaientpasenparasites.e tar e m a r q u ém o ne x p r e s s i o n .ilavaitmanifestementcruque jeneviendraisquepourlevoirs’effeuilersurscène.Iln’étaitabsolumentpasenchanté-pourtant.Jene savaisplusoù me mettre. Quelquestabouretsde bar étaientdisséminésdanslapièce.mobiles. c’estbien ça ? Vousencouragez cette partie d'elle-mêmeàprendredela .encombréetsansfenêtre.Jen’avaispas comprisqueSamétaitsirévoltéquemoncousinetmongrand-oncleviventchezmoi.levisagedéterminé.mesuis-jedit.— Salut.aexpliquéSam brusquement.uncomptoircouraitd’unmuràl’autre.J’enaidéduitqueles elfes.l’exotique..Claudeavaitunesecrétaire.il m’avaitinvitéeplusd’unefois àpasserau Hooligans.Non.Bellenos.jen’étais pas certaine de savoir les poser. Effectivement. La pièce en questionétait étriquée.Évidemment.À voir samoueboudeuse.Sonhumeurétait-ellesimplementdue aufait qu’iln’appréciait pas les visitesengénéral?Ou avait-ilquelquechoseàmecacher?—IlfautquetunousdisespourquoiSookiesesentdevenirfaé.aumilieudesfourre-toutetdeschaussures.Ilensavaitbienplusquemoi surl’universdesSurNat. —Nemedispasquetun'avaisencorejamaisvu unelfe!—Moi. nous nousfaisionsface dansle couloirdroit.séchoirsàcheveux.Vous feriezmieuxdel’éduqueraufaitd'êtredesangmêlé.Dermots’était déjà éloigné etnous appelait:—V e n e zd a n sl eb u r e a u . Soncagibi était situéjusteàcôtédubureaudeClaude-il étaitsiminusculequ’onl’avaitcertainementaménagédansunplacard.J’avaisbeaucoupdequestions concernantlaprésence deBellenos. Cesyeuxétaientcurieusementécartés-oualors. Ils faisaientdes courses et prenaient grandsoinde faireleménagederrière eux.arétorquéSamd’untonferme.monami. ce quim’adéçue: lebureaude Claudelefabuleux.

tuas raison.n o t r es œ u r .Alorsjevousposela question:c’estjustepourlachaleur.Ilsn’essaieraientpas de. maisje sais pertinemmentque c'est ce quevousfaites. a-t-il poursuivi. El es’était fait limer les dents.tous lesbars et lesclubsse ressemblent .Mesmotssesontéteintsd’eux-mêmes.— Sookie. non.Pourmoi.Jenesaispascommentvousle faites. disons.. Puisj’ai attrapé Claudeparle bras. qu’est-ce qui ne va pas ?J’ai secoué la tête. ils s’adaptent à lasociété et à leur situation de vie. a ditClaude.Je ne pouvais même plus le regarder en face. Par contre. Dermota briséle silence.Ce n’est rien de le dire. Je ne pense pas que les genspuissent changer. ils sont capables d’apprendreà se comporter différemment. mais ça m’arrive. Mais les tendances naturelles sont toujours là.Nous avions pris l’allée qui menait chez moi à travers lesbois.certaines personnes peuvent évoluer dans le bon sens.af a i tu n es i l h o u e teb l o n d ed e genreetd’espèceindéterminés.—B i e n v e n u e . Il s’agit bien d’imposer une réaction étudiée à cequ’on est naturellement. unbar. Bien sûr.— Qu’est-ce que tu veux dire ? m’a-t-il demandé.étaientfaériques.Il m’a jeté un œil inquiet tandis qu’il se garait derrière lamaison. Ce n’estpas une constante. Sam. ici ?Iln’apasbronchéetjemesuistournéevers mongrand-o n c l e . en nous. c’est-à-dire des drogués.Tuesvenuepourtejoindreàn o u s? J’aifaituneffort démesurépourluirépondre. mais tusais qu’on peut en parler.externe.O h n o n .— Sookie.— Je suis tellement bête. à quelpointil étaitstupide dese baser sur de tellessuppositions. est-ce que les gens peuvent vraiment changer ?Il a pris un instant pour organiser ses pensées. Undrogué peut être suffisamment fort pour arrêter de prendrela substance en question.j’aiprisleurdéfense.— Ça.plus loin.Chacune. Et j’ai fait des erreurs. Je crois que si on aime quelqu’un.Soudain.nousteraconteronstoutcequetudoissavoir. Après avoir repris mes esprits. parfois en mal.— Les enfants changent en grandissant.J’ai réfléchi furieusement sur le chemin du retour à BonTemps.—Claudeestmon cousin. Les gens peuvent suivre desthérapies et apprendre à contrôler des comportementsinacceptables.elfe.Croire qu’unmembredevotrefamillenepouvaitpasvousfairedemalétaitunpostulatd'uneparfaiteimbécillité.Encoredesennuis. Bellenosdortici. Sookie. j’aiannoncé :— Je suis une imbécile.Maistouteslescréaturesquisesont tournéesverslaporteànotreentrée. Je suis sortiedu pick-up à toute vitesse avant de reprendre :— Tu as pris la journée entière ? Ou je te vois plus tard aubar ?— J’ai pris la journée.Sam a eu la bonté de paraître surpris. Une larme perlait à chacunde mes yeux.— Il nesera pas desnôtres. mais en . Je n’ai aucune idée de ce qui sepasse au Hooligans. je serai ravide t’entendre.Enuntourdemain. tu veux que je reste avec toi ?Je ne sais pas vraiment ce qui t’inquiète à ce point. 3 Bon. tu crois ? ». — Donc.notreadorée. Je ne voulais pas que Sams'apitoie sur moi. J’ai pris un mouchoir dans mon sac et me suisdétournée pour les essuyer.si longet simince -je n’avais aucuneidéede ce qu’il pouvait être.leHooligansn’avaitriendedifférent. d’accord. des chaises. c’est une grande question. Une technique de gestion acquise et imposée àl’ordre naturel des choses .Effectivement. ai-je répondu. et si tu peux me prouver que j’ai tort. J'aimerais croire le contrairepourtant. onfait des efforts pour réprimer ce qui. au lieu dem’assommer d’un « non. cesdernières années.ilnousavaitfaitsortirdesonbureauetnous menaitdanslecouloir. quelquestentativesdedécoration. ne lui plaîtpas.à la nature véritable de ce quesont ces gens.toutessansexception. Tu me suis ?J’ai hoché la tête.— Sam.vigueur.Sametmoiysommesentrés. Il m’est déjà arrivé d’être stupide. Etle grand.c’est notre gardien de nuit. lorsquenousseronsrentrés.etDermotmongrand-oncle.O nn ep r e n du ng a r d i e nd e n u i tq u ep a rc r a i n t ed ’ u n e attaque.J’avaispourtant bienappris.Automatiquement.uneestradeavecdes barresverticalesetunecabinepourgérerleson.Jesuisrevenueprécipitammentdanslecouloiren poussantSamet j’ai fermé la portederrièrenous.pourprofiter de sa compagnie?OuvousavezdesplanssecretsquiconcernentSookie? Uncomplotfaé?LavoixdeSamsemblaitmaintenantgronder. Mais il s'agit là d'un système. Écoute.Claudea interrompule cours de mes pensées:—Venezvoirleclub.destables. La superbe rousseétait mi.cesoir.—Etlui?ai-jedemandéendésignantBellenosdu menton. Mon meil eur ami conduisait et m’accordait tout lesilence dont j’avais tant besoin. —Dermot? Aprèsuninstant.mêmecellesquiauraientpupasserpourun êtrehumain-etc’étaitlecaspourlaplupart-montraitaumoinsunetracede sangfaé..— Nom de Dieu..—Cen’étaitpas dans mesintentions. Parfois enbien.Ilaouvertlaportedecommunicationversleclub.. qu’est-ce qui se passe.

Il semblait parfaitementheureux. J’aides mil iards de choses à faire avant d’aller au travail.En glissant ma clé dans la serrure. Je lui enviais cette insouciance du plus profond demon être.Je me suis rasé les jambes et les aisselles. je me suis verni les orteilset j’ai démêlé mes cheveux. elle allait peut-être parvenir à quelque chose de permanent. Pour ceux qui éprouvaient déjà des difficultés àaccepter les vampires. Finalement. je suis là si tu as besoin de moi. Qu’allait-il sepasser maintenant ? Le Merlotte pourrait-il survivre ? Le Vic’s Redneck continuerait-il à lui voler ses clients ? Les gensaimaient le Merlotte parce que l’endroit était relativementcalme. qui m'a souri en retour.J’ai croisé Jason en chemin. S'occuper desoi. étaitincollable en sport. Les clients aimaient bien deviner les réponses auxquestions. Pour ma part. J’aimais bien l’univers joyeux deJeopardy !J’aimais bien remporter des points. non. Et j’y parvenais très bien. c’est toujours une bonne thérapie.J’adorais faire cette route le soir quand il faisait encore jour.Peut-être qu’un e-mail me permettrait de décrire la situationplus posément. j’avais la tête déjà pleinede projets. moi aussi. S’il la faisait craquer. sans Claudeet Dermot.Michele Schubert survivait toujours à la relation. comme aujourd’hui.Une fois toute bel e. Il allait reprendrela route de Hummingbird en direction de son mobile home. juste derrière le Merlotte. Je n’étais pas toujours aubar quand le programme passait. enregrettant d’avoir à recouvrir mes jolis ongles avec deschaussettes et des baskets.J'ai agité la main tandis qu’il manœuvrait. Sookie. Chapeau bas.Puisque j’avais encore une trentaine de minutes d’avance. Ce n’était pas unebonne idée d’avoir une conversation dans cet état. et qu’on y servait de bonsplats (même si la carte était limitée) et des cocktailsgénéreux.J’avais bien envie d’une douche . l’existence de ces créatures àdouble nature était la goutte qui avait fait . À lafin du jeu. jeme délectais de me retrouver seule chez moi. car jelis beaucoup. J’aurais dû lui fournir trop d’explications. il était déjà temps de partir travailler. cequi n’était pas vraiment surprenant : un attentat au cocktailMolotov. Et jedois réfléchir un peu. mais e savais u’il avait envie de rentrer chez lui pour appeler Jannalynn. J’étais assail ie de soupçons. Maintenantque Jason prenait enfin un peu de maturité. J’ai versé des huiles de bain dans la baignoire avant dem’installer délicatement dans l’eau chaude. j’ai allumé ma télévision et mon DVR1. notre alcoolique la plushabituée. nous avait surpris : elle s’était avérée une experteen cinéma classique. Sa grandeforce résidait dans le fait qu’elle ne se montrait pasimpressionnée par les prouesses (réputées) de Jason dansla chambre à coucher.Et même beaucoup. s’ils ne tiennent pas leur promesse ce soir. Sam était plutôt bon en histoirecontemporaine de l’Amérique. ce n’est pas une bonne publicité.repartie à La Nouvelle-Orléans pour reprendre le travail unefois sa maison rebâtie.— Merci de m’avoir accompagné à Shreveport. En fait. je parvenais à répondre àpresque toutes les questions concernant les écrivains. Après être sortie du bain. je n’ai pas pris letéléphone. je me sentais épuisée. Michele ! J’ai fait un signe de la main àmon frère.Encore une fois. Je faisais finalement tout monpossible pour ne pas réfléchir. c’était une impression tristement familière. Il y a de grands avantages à aborder la viecomme Jason. En revanche.— Non. Je me suisdemandé si j’allais appeler Amelia.le devant de mes cuisses était toujours sensible. quant à lui. j’ai enfilé mon uniforme Merlotte. et j’avais commencé àl’enregistrer tous les jours. j’étais dingue.attendant que les faé sedécident à s’expliquer. Et malheureusement. cependant. Je lui aurais bien demandéquelques conseils. Jen’aurais pas dû insister pour que ton cousin et ton grand-oncle te parlent.non. l’atmosphère détendue.effectivement. ses trajets étaienttrès courts. Mais je me suis rassurée en constatantqu’ils tombaient sous mes épaules. d’un bain. Il voulait organiser lasoirée pour pouvoir lui offrir le cadeau qu’il s’était donné tantde mal à choisir. l'huile ayant laissé ma peau aussiglissante que celle d’un catcheur. jusqu’à ce queles loups-garous et les autres hybrides se révèlent au grand jour. À cetteseule pensée. Sam avait toujours été populaire. tout va bien. mon amie et sorcière. Sam ne pouvait jamais vraimentdécrocher de son travail. Jane Bodehouse. il n'y avait pas grand monde au Merlotte. avec unegrimace . Nousavions commencé à régler la télé du bar sur le jeu tous les|ours. Terry Bellefleur. pour regarder ledernier épisode de Jeopardy ! qui était passé la veille. l’ai-je rassuré avec un sourire. elle le cachaitbien.J’ai mis la radio et j’ai chanté « Crazy » avec les Gnarls Uarkley . Il allait sans doute rejoindre sapetite amie chez elle. Mais dis-le-moi.Son offre était sincère. J’étais encore étonnée de lestrouver si courts.

La journée avait été trop remplie. Pour lui. en octobre.Heureusement. Et là. La salle d’eau du bas était dans le mêmeétat que la veille. et l’heure de partir travail er estvite arrivée. mais significatif malgré tout. Unetable de moins à servir. personne. d’accord ?Visiblement. qui frétillait devant tousles jupons.— Ça t’ennuierait de servir le punch ?C’était un bel honneur . Hommeou femme. Je nem’étais pas sentie aussi bien depuis des semaines. les garçons nepassaient pas leur temps à faire des apparitions dans lacuisine . Endehors de la séance au Hooligans. et qui pour m’offrir une conversationfleurie alors que j’aurais voulu qu’on me laisse lire (Dermot). me suis-je exclamée avec un sourire. Ou alors ils avaient eu de lachance : lorsque Claude avait emménagé avec moi.Ce soir-là.à-direpas grand-chose. je ne le raterais pour rien au monde. j’ai attendu Dermot etClaude pendant une demi-heure. Cettefameuse conversation qu’ils m’avaient promise et qui devaitme permettre de comprendre mon héritage faé n’auraitdonc pas lieu ce soir. Finalement. d’ailleurs. mais pour Holly. il signifiait tout simplement qu’elle avait achetéune robe hors de prix.On en reparle un peu avant. Holly était contente de ma réaction.Ils s’étaient sans doute sentis trop fatigués pour faire laroute jusqu’à Bon Temps. n'est-ce pas ?— Bien sûr. il m’avait expliqué que. la veille. C’était un vrai dépotoir et j’en avais assez. Sookie ! a rajouté Holly avant d’al er chercher sonsac.J’étais donc encore capable de profiter avec plaisir de masolitude.déborder le vase. on s’en sort toujours !Malgré ma réponse rassurante. j’avais globalementpassé une bonne journée.pas aussi grand que d’être choisiecomme demoiselle d’honneur. Son premier mariage n’avait été qu’une simple et courte cérémoniecivile. qu’elle ne pourrait plus jamais porter. ne t’inquiète pas. J’imaginais bien ce que magrandmère aurait dit de la robe blanche de Hol y. il passerait lanuit avec l’heureux élu dans sa propre maison de Monroe.— Hé. Jamais je n’avais vu Dermot accompagné. pas devoiture. J’ai vaguement tenté deme convaincre que j'étais folle de rage et que je devraisguetter leur retour.J’ai agité la main pour attirer l’attention de Holly. le meilleur ami de Jason. je n’étais pas mécontente de leur absence. Jamais je ne m’y serais attendue.Je me suis préparé des œufs. il y avait un . pour qu’on ait encore du travail en septembre !— Mais oui. Avant de me mettre en route. J’en savais plus que je ne le voulais : lemariage aurait lieu dans des mois. Jeprenais plus tôt aujourd’hui. puis dans le bureau de Sam pour fourrer mon sacdans le grand tiroir de sa table de travail. Tiens donc.— Super ! Espérons que les affaires reprennent ici. leblanc sym-bolisait la pureté virginale de la mariée. Pour elle. le premier. quidiscutait avec Frère Collins. Mais après tout.Lorsque j’ai émergé le lendemain vers 9 heures.. s’il faisait une conquête. les antiquaires devaient venir le lendemain. et aucune lampe n’avait été laissée allumée.Je suis passée par la réserve pour attraper un tablier propre. certainsdétails étaient déjà devenus des obsessions.Maintenant.qui pour se plaindre que je n’avais plus de paincomplet (Claude). Ilvenait ici de temps en temps mais ne commandait jamaisd’alcool.que j’ai dégustés en lisant un roman d’amour de NoraRoberts que j’avais emprunté à la bibliothèque. Encore des préjugés. N’importe quoi. Je reprenais ce soir les tables de Holly.— J’en serais ravie. j’ai contemplémon séjour. J’avais besoin de réponses. Je mesuis rendue sur la véranda de derrière : et non. Holly s’est interrompue pour venir à ma rencontreet me raconter ce qui se passait à nos tables c’est. mais ils ne se sont pasmontrés et je n’avais aucune envie de les appeler.. tu viens bien au mariage.De retour à la maison ce soir-là. qui allait épouser Hoyt. aucune vaisselle sale ne traînait danslevier. mais je n’ai pas mis cinq minutes àm’endormir. pour y laisser mon sac et desvêtements de rechange pour les soirées catastrophe : unebière renversée ou un geste malheureux avec de lamoutarde par exemple. En apercevant une marque de brûlé par terre au milieu de la salle. puisqu’elleavait un petit garçon scolarisé.J’imaginais que Dermot en ferait autant. j’étais loin d’êtreconvaincue. J’aurais bien aiméavoir un petit casier. pourquoi pas ? Autrefois. tout simplementparce qu’il ressemblait tant à Jason. Et j’avais toujours naturellementsupposé que Dermot préférait les femmes.Je me suis douchée puis maquil ée en chantonnant. toutefois. le nouveau pasteur baptiste. du pain gril é et des fruits. je n’ai vuaucun des signes qui révélaient habituel ement la présencede mes hôtes. ceserait le second mariage.. Ils avaientdécidé d’en faire une grande occasion et d’avoir unecérémonie à l’église doublée d’une réception dans la sal eparoissiale. si celapouvait faire plaisir à la mariée.. Celui-ci était donc (théoriquement) sa dernièrechance de vivre son rêve. j’ai été prise d’un frisson.et qui resterait dans l’armoire après le grand jour.

c’était Jepense que tu aurais été vraiment bête de le laisser te tuer. ce soir. PuisDanny est arrivé. Ce que je voulais probablement lui dire. m’a répondu Kennedy en me jetant un regard en coulisse. En sachant que je serais au bar. c’est du sexe. Mais j’avais le sourire aux lèvres et l’ai gardétout le reste de la soirée. Kennedy a commencé à rire.— Ma peine aurait été bien plus lourde si ces femmesn’étaient pas venues témoigner.La serveuse qui devait reprendre après moi a appelé pour expliquer qu'elle avait crevé un pneu.Je n’allais certainement pas lui montrer que j’avais attendusa visite avec impatience. mais je me demande s’ils m’en veulent malgrétout. Sam a déjà suffisamment d’ennuiscomme ça. Merci pour le grille-pain. Pour couronner letout. n’enparle à personne.— Non. c’était de survivre.Kennedy a hoché la tête d’un air convaincu. et je suis donc restéeau Merlotte deux heures de plus.peu plus de monde au bar. et toi quiattaquais Pam ?Effectivement. il était passé chez lui après sontravail pour se doucher et se raser.il devait pourtant bien s’en douter. Elle faisait honneur à sonstatut d’ancienne reine des concours. alors j'étais super contente de melever et de tramer mes fesses ici. Dès que j’ai pu. Et après uninstant. toi et moi. Un hybride en tout cas.— Je me demande. et je me suis concentrée sur mon travail. allumant des étincelles dans les yeux deKennedy. femme. Sans succès.Plus tard. non ! Ils sont tous baptistes !J’ai tenté de ne pas sourire. bien sûr. Avec notre lien de sang.Je l’avais choquée :— Oh ! mon Dieu. Ils regrettent toujours que Jene sois plus Miss Concours de beauté et que je n’ail e plusau catéchisme. m’a taquinée en me disant que j’étaisindispensable et je lui ai envoyé mon torchon à la tête. Manifestement.Kennedy se tenait derrière le bar. Kennedy. j’étais . Tu avais quoi. parfaite etimpeccable.— Je me demande si c’est un membre de la famille deCasey. Je n’ai pas pensé à sa famille. ce que j’ai en tête. je suis allée dans le bureau deSam pour le regarder.— Nous ne nous sommes pas amusés depuis troplongtemps. Mais surtout. ni à la mienne. Et plus vite que ça. Puis elle a repris à voix basse. Tu crois que lapersonne qui a lancé la bombe était un métamorphe ?— Oui. sérieusement. j’avais eu malà la hanche pendant trois jours. je ne pense pas. même si ce n’est pas comme ça que je perçoisl’amusement. qui a mis le feu au bar. cette visite ? aije émis d’un ton acerbe.Pourtant.Je lui ai répondu doucement mais fermement : — Mais qui n’aurait pas tout tenté pour survivre. |e ne pensais qu’à sauver mapeau. Nous étions toutes deux très en beautéce soir !— Où est Sam ? ai-je demandé. à la tombée de la nuit.— Ils se portent bien.L’anniversaire de Jannalynn a dû bien se passer. Quand je suis arrivée chez moi.— Et comment vont tes parents ? Ils sont venus te voir.. Kennedy ? Ilfaudrait être fou pour agir autrement. À ma surprise.Elle séchait des verres et ses mains se sont soudainImmobilisées. ce que jecomprenais totalement. Il regardait Kennedycomme si le monde était maintenant parfait.— Est-ce qu’il y a des hybrides dans sa famille ? ai-jedemandé.Sa famille . Sookie. Et il m’a tendu le gril e-pain.récemment ?Kennedy a eu un sourire amer. il tenait un nouveau grille-pain. au juste ?— Pour plus tard. Et moi. J’ai de la chance deles avoir. Malgré tout. c'est un euphémisme. ils auraient pu décider de me tuer ici. je n’étais vraiment pas certaine des intentions deDieu. même en jean (de luxe).El e s’est interrompue.— Tu veux peut-être la prendre sur la tête. Eric m’avait envoyé un texto : « a + ». a-t-il précisé en s’avançant plus près de moi.Rien d’autre. Je la prendrai comme tu veux.Je ne suis pas aussi souple qu’Eric et la dernière fois quenous avions testé quelque chose d’audacieux. En grimpant sur son tabouret.J’ai pensé à une position que nous n’avons pas encoreessayée. ta bière.— Tu veux dire entre moi qui éteignais un incendie. je le crois. Je ne pense pas queDieu aurait souhaité que tu le laisses te battre à mort. Mais ils m’ont quand même donné un beauchèque quand je suis sortie de prison. Je pensais qu’il venait travail er.Et ils se sont souri.enfin je crois qu’ils savent qu’il frappait lesfemmes.— En quel honneur. mon portable a vibré dansma poche.. avec un débardeur àrayures blanc et gris. ce qui acontribué encore plus à ma bonne humeur. jeme suis sentie toute contente de le voir assis sur la véranda-peu importe qu’il ait détruit ma cuisine. qui devait rester jusqu’à la fermeture.je savaisbien ce qu’elle allait dire.Spectaculaire. Laseule chose qui m’importait. j’aivraiment besoin d’heures.Quand je lui ai tiré dessus.Kennedy n’en avait jamais parlé auparavant. tout enrubanné derouge. Danny ?— Je m’en fiche. il s’est adressé à elle :— Une bière. puis un clientm’a appelée pour me demander de lui apporter un flacon desauce pimentée. en tête.— Il m’a appelée ce matin. J’ai attendu patiemment .

Même sa coiffure bizarre paraissait plusenthousiaste. Pour cette somme. Et le resteétait de couleur bronze.comme s’il soupçonnait Immanuel d’être un assassinpotentiel. en somme. Et surtout celles qui sont jolies. La vendeuse avait laissé l’étiquette. Victor enverrait certainement quelqu'un deplus avisé.— Mais ce n’est pas mon anniversaire !— Un vampire n’aurait-il pas le droit d’offrir un présent à sonaimée ?Je n’ai pu m’empêcher de lui sourire. je désirais la mort de Victor. avant tout cesexe spectaculaire ?Soudain j’ai perçu une légère trace d’inquiétude dans savoix. Je ne savais pascomment réagir et je lui ai bêtement demandé de me laisser sa carte. Comme toi.Toute femme se serait sentie flattée. non ?J'examinai la chose. qu’il a posée contre une figurinede porcelaine que ma grand-mère avait adorée.J’ai réfléchi à la situation tandis que je fouil ais mon armoire. moncopain Immanuel était de retour.— Mais si bien sûr !J’adore les cadeaux. Après l’intervention d’Immanuel.Il est revenu en quelques secondes avec un vêtement sur uncintre.probablement. Et tu penses que c’est prudent d’y aller ?J’étais atterrée. ses sous-fifres préférés. Tout le monde va m’envier. en absorbant le prix. Le grille-pain n’avait été qu’un leurre. Victor m’a ordonné d’y aller.à la recherche d'une tenue qui conviendrait pour aller dansune boîte à la mode. à savoir Felipe.il n'étaitplus qu'une ombre en mouvement.— Ah. et tout plissé.Quand je suis finalement sortie de la salle de bains.Victor et Eric étaient enlisés dans une lutte silencieuse. Le projet d’Eric ne me disait vraiment plusrien. Si je ne viens pas avec toi. je suisrestée bouche bée. — C’est un peu limité. la véritable surprise.Victor avait fait passer le message : il offrait unerécompense plus que généreuse à quiconque pourrait luitransmettre des informations permettant de localiser sesdeux employés. je l’ai remercié tout en me demandant où lavéritable Sookie avait bien pu passer. Eric. en tant que couple.Émerveil ée. Enfin.Puis Eric a hésité avant d’ajouter :— Victor vient tout juste de l’ouvrir. c’était lors de mon enfance. On aurait ditune multitude de larges rubans cousus ensemble.— Et qu’avais-tu en tête pour passer le temps. j'aurais pu acheter six ou dix pièces chez Wal-Mart. simplement pour affaiblir Eric : eneffet. J’ai échoué et.Nous avions renversé la situation. pour nous tuer. Etfinalement.. nous ne nous étionseffectivement pas amusés (en public) depuis bienlongtemps. il avait lesmeil eurs résultats de tout l’État. J’aime beaucoup travail er sur vous. C’étaitune impasse.Cependant. La dernière fois que j’avais passé un momentaussi amusant devant un miroir.— Mais je vous en prie.Eric a repris :— Non. Pam et moi. Ce dernier s’était installé à Las Vegas. car j’étais debout depuis des heures. Le vêtement était une robe. Pam et moi nousdemandions si Felipe n’avait pas donné à Victor cette parténorme de gâteau tout simplement pour protéger sonterritoire le plus riche de son ambition dévorante. le coiffeur maigrichon m’a bouclée. ou trois chez Dil ard’s.de l’Arkansas et de la Louisiane. Bruno et Corinna n’étaientdésormais plus que de petits tas de cendres sur le bord del’autoroute. Il avait établi un poste detravail à ma coiffeuse. EtVictor ne pouvait nous accuser directement. Un très grand U. a répondu Immanuel. Eric et moi savions réellement ce qui s’était passé. puisqu’il auraitavoué ainsi qu’il les avait envoyés pour nous tuer.— J'ai oublié quelque chose dans ma voiture. Et personne ne pouvait rien prouver. j’avais endosséune sophistication toute naturelle. encompagnie de mon épouse. En la . devant comme derrière. question tissu. pour attirer les jeunes.avec Tara. Au plusprofond de mon être. Felipe l’avait engagé car. coiffée etmaquil ée. mais nousn’avons pas le choix. Il avaitenvoyé Bruno et Corinna. SeulsPam. a dit Eric avec un sourire plein decrocs. ce n’est pas prudent de s’y rendre. — Sur la route entre ici et Shreveport.C’était celui-ci. s'est-ilexclamé soudain avant de se précipiter pour sortir . Mais personne ne s’était manifesté. en tant que shérif.toujourspartante pour de nouvelles expériences. recouvert de plastique transparent.. J’ai retiré l'emballageavec précaution. brillant. La prochaine fois.— Et où se trouve ce dance club ?J’avoue que je n’étais pas particulièrement tentée. les mainsderrière la tête.Bruno et Corinna souffraient de suffisance excessive. Il en a sorti une.Victor Madden représentait en Louisiane le roi du Nevada. il ne s’agissait en aucun cas d’unemultitude. Immanuel semblait de bienmeilleure humeur.Personne ne m’avait jamais rien dit de tel.— Nous devons rendre visite à un nouveau « dance club » -c’est ainsi qu’ils appel ent leur discothèque. Eric était allongé sur mon lit. J’ai tenté dene pas regarder. d’ail eurs.Vous avez une peau de rêve.— Tu seras à tomber. El e était formée d’un col noir en forme de U. très sérieux. Tandis qu’Eric nous surveil ait étroitement. Je trouvais très étrange de voir unautre homme dans ma chambre. il vapenser que j’ai peur de lui.

RubioHermosaétait magnifique.Ilne regardait pas Eric.Ilsavaienttoutefoisdécidéd’établirleurnidàMindenetnonàShreveport.Maistu doiscomprendrequePammemènelaviedure. Maisj’aicomme l’impressionquela fameuse partie de jambesenl'air seraun tantinet moinsspectaculairesi je me faisunsangd’encre ausujetde toiet de Pam.Q u ’ e s t c eq u in ev ap a s .Ils’est changémalgrétoutetj'ainattésescheveuxavecsoin.J’étais dumême avisqu’Eric.Jemesuistrouvéunsoutien-gorgesansbretellesetunstring-jedétestelesstringsmais.lanouvellecoiffureetlemaquillagedepro.En chemin pourle clubde Victor . si? Etsi tu allaisvoir Felipedirectement?—Chaquefoisquejelecourt-circuite.J’aiattenduune minutequ’ilprécise sa pensée.é t a i tu n ej e u n ee tj o l i ev a m p i r ed o n tl e sc h e v e u xb l o n d -b l a n c ressortaientdefaçonfrappantesursapeaubrune. j’appréciais particulièrement depouvoirsortir en Lincoln.çaallait.Jenesavaispasprécisément àquoi pensaitEric.—Non.avantdelesattacheravecunrubannoir.Nousaurionsdûnoussentirheureuxàl'idéedecettesoiréeetdepouvoir dansertouslesdeuxauclub.—Palominos’en sort plutôtbien.Puisj’ai commencé à me préparer.etjemeserai préparée pour rien!C’est sansdoute pathétique.Desonvivant.Etles mâchoires d’Eric se sontrefermées commeun piègeàloup. J’auraispréférédessandalesfantaisiepour cette tenue. mais manifestement.Apparemment. maisc’était unpoltronquiavait peur de sonombre.a v e cl e sn o u v e a u xv a m p 's? —I l sa r r i v e n tq u a n di l sl ed o i v e n te tf o n tl e u r sh e u r e s .—I m m a n u e la u r a i tm i e u xf a i td et e n i rs al a n g u e . Par chance.là-dessus. j’avaisunepairedejolis escarpinsnoirsà talonshauts.les dents serrées.etVictor aussi.et Parker est unfaible.C’estgentilàvousdevousensoucier. — Mais figure-toi que j’ai apprécié qu’on partage desinformationsavecmoi.Ilavaitcertesaméliorélesystèmeinformatiquedu Fangtasia. a t i lm u r m u r ée ne f f l e u r a n tm aj a m b et o u te nl ar e m o n t a n t .onn’arriverajamaisauclub.avecune tellerobe.Parkerquantàluiavait toutdu geeket rienn’avait changé quandil était passé del’autrecôté.Ilsontlecontrôleabsolu. Fallait-ilquejeluifasseundessin?— Sookie.EricétaitvenuavecuneLincoln.Palomino. j’ai repris laconversation.—MaisVictor n’est pasvraimentun roi.quine donnaitpasde nomde famille. Mais Rubioest stupide. le baiser du vampire-n o u sa v o n sd o n cb a v a r d éd ur e n d e z v o u sd ul e n d e m a i n avecles antiquaires. ilétaitloind’être satisfaitde la situation. Victor a décrété que je ne dois pas autoriser Pamà commencersalignée. D’accord. maisj’avais effectivementtrèsenvie qu’Eric ne soitpasleseulà pouvoir admire r lanouvellerobe. a-t-iladmis avecréticence.Desinformationsquiconcernentdesgens quej’aime.mais Eric se trouvait dansune . Après avoir bouclé ma ceinture. ai-jerepris avec prudence.la TownCarduFangtasia.—T ua sl ap e a us id o u c e .Victortrouveunm o y e nd em ep u n i r .instantanémentsombre etinquiet.tandis quenous allionsàsavoiture.Troisdesvampiresqui avaientéchouédansla zone d’Ericaprès Katrinalui avaientdemandél’autorisationde rester.é t a n td o n n él es t y l e deconduitequ’Ericadoptait auvolant de laCorvette.D ep l u s . maisj’aivuquecedernier détournait le regard.Etpuisquejepensaisà des chosestristes.personnenevoudraitporteruneculottequifassedesmarques.cependant: ilétaitplutôt basdeplafond.—Tun’as pasl’airvraimentravidetesnouvellestroupes.Aprèsavoirremballé toutsonattirail.arépliquéEric.Eric m’a apprisqueVictor l’avait appelé le Vampires Kiss.c h e ze u x? Je me suis glissée dans mon siège pendant qu’Eric faisaitletourdelavoiture. Jevoulaisensavoir plusetj'ai décidé d'entamerlaconversationavecdessujetsanodins.P u i su n em i n u t ed ep l u s .ai-jeajouté.J’avaisparcouruunsilongchemindepuissamort.— Etles rois contrôlentla «reproduction ».—LadisputeentretoietPam. J’auraisaimé discuterd’un certainnombre de choses.Agacé.ilyauraiturgence. —JesaisquePamvoudraitcréer unvampire. et n’avaitjamaisgrand-choseàdire. —Hé!Situcontinues.je lui aidemandécommentallaitsasœur.M o nt r a i td ’ h u m o u rl é g e rm ’ av a l uu nr e g a r dn o i r .prêtàécumerlavilletoutentière.—Pour rien ? Pasvraiment. Bienbien bien.—Aujourd’hui.—Effectivement.N o u sé t i o n sd e u x. Eric était tirailléet celaneservait à rien depoursuivre.Ah.Immanuelestreparti.jemesuissentieunpeunostalgique.Jenelesconnaissaispassuffisammentpouravanceruneopinion. maisles escarpinsdevraient suffire.tuveuxenparler?AulieudesaCorvettehabituelle.Comme tuveux.Eric ressemblaitàunflibustier. m ’ a -t ilrépondusansenthousiasme. [ 1m ef a la i tu ne f f o r ts u r h u m a i np o u rc o n s e r v e rl ep l a i s i rq u e j’avais ressenti àl’idéedesortiren soirée avecun hommef a b u l e u x — . Eric m’avait observée deprès pendantqueje m’habilais.—C o m m e n tç av a .Jelatrouvaism e r v e i le u s e m e n tc o n f o r t a b l e . arépliqué Eric.j’imagine.remarquant.

tu me dis tout. peut-être même unpeu d'excitation.—Eric. que j’allais devoir me poser trèssérieusement.J'ai serré les lèvres et refusé de le regarder. Après un moment de silence. Eric a remarqué :— Tu n’as pas parlé de contacter ton grand -père.Deplus.— J’essaierais de trouver un autre job de serveuse. j’ai répondu :— Je ne suis pas . Et après. a-t-il réagi. Tout cela au moins. Grâce auxfantasmes et à la perversité des humains.Qu’est-ce qu'ils ont de plus que nous ?— Le show.— Ça. Je détesterais voir les fangbangers arriver tous les soirs. Peut-être au Crawdad Diner. Mais bien sûr. Des serveuses en pantalonmoulant et en dos-nu. mon aimée.— Tu ne me dis pas tout ?Tout à coup. déstabilisé par la rapidité de maréaction.— Oh la la. toujours Ma réponse fut immédiate. faussement compatissant. La nouveauté. pour avoir un diplôme. Mais je crois que ceclimat ne me conviendrait pas.j’avaislesentimentquejene savaispastout. mais ce serait moinsstressant. mais je ne le croyais pastotalement honnête avec moi.— Sookie. Mais je commence à comprendre que le fait d’être amoureuxn’implique pas autant de partage que je le pensais.— Mais toi. Il estdifficile de rompre cette habitude après un millier d'années. a-t-il murmuré.finalement.toutensachantpertinemmentquej’allaisme montrertropabrupteetintense.surtesaffaires. et ce n’est pasbien.J’aurais moins de pourboires. nuit après nuit. Etmalgré cela.Certaines choses ne feraient que t'inquiéter. Ce serait bien. merci.Je l'ai fixé d’un air furieux. non ? a-t-il reprisd'un ton taquin.— Et merde. mais tun’aurais plus de travail ! Tu pourrais travailler pour moi auFangtasia. même avec réticence. Il a décidé que cemoment tendu était terminé. Il ne s’attendaitpas à ma réaction.jemesuislancée.naturellement. — Tu as raison.— Et que ferais-tu. Le savoir n'équivaut pastoujours au pouvoir. j’ai eu des difficultés à déchiffrer les émotionsqui perçaient dans sa voix : de la déception. De toute évidence. Après un silence. Ils’assurerait que tu ne manques jamais de rien. La plupart sontdes touristes qui viennent voir le Fangtasia une ou deux foiset repartent à Minden ou Emerson. je voyais bien que le parking était bondé. C’est triste. je ne sais pas combien detemps le Merlotte va tenir. de faire desétudes.ai-jecommencé.. c’est ainsi que je gagne ma vie. Sookie.— Nous le disons. il faut bien dire que je n’ai pas l’habitude departager mes soucis quotidiens avec un être humain. Eric aestimé que ma froideur impassible signifiait que j’acceptaisson explication. ils iraient ailleurs. sur une base quotidienne. maintenant qu’on sait qu’il estmétamorphe. et tout le reste.Eric m’a lancé un regard.Tunemedispastout.II n’a rien trouvé à répondre. Et je t’aime. de l’inquiétude. nuit après nuit. tu as raison. et mêmedepuis l’autoroute.n’est-cepas?I lar é p o n d us a n sh é s i t e r .raient te mettre en danger.etje ne voulaispaslui asséner mes propresproblèmes. une petite touche de colère.— Stop ! C’est bon ! l’ai-je interrompu.situationimpossible. C’étaitimmature de ma part. toujours avides d’avoir cequ’ils ne devraient pas avoir. ils racontent leur folle virée à leurs voisins. je le sais. Je détesterais voir les fangbangers arriver tous les soirs. si le Merlotte venait à fermer ?C’était une bonne question. rien que pour pouvoir tramer avec des vampires. J’ai de nombreuses raisons. Ce qui fait beaucoupde sentiments différents. Et aucun de ces secrets ne concernait mon avenir. Entre lesproblèmes de Sam.D’autres sont des militaires de la base aérienne. a commencé Eric. dégoûtée. merci.Ma réponse fut immédiate. il a ajouté :— Par ail eurs.Là-dessus.— Je comprends. c’est pour le moins inattendu.— Non. Tout le business du Merlotte est parti là-bas.Bon. Et je sais bien que si les fangbangers nevenaient pas au Fangtasia.— Non.J’étais fière de ma formulation. en si peu de mots. nous disons que nous nous aimons. qui aimentbien se vanter d’être des durs pour avoir osé venir boiredans un bar à vampires. et d’autrespour .Nous sommes passés devant le Vic's Redneck.J’ai perçu une véritable vague de satisfaction chez Eric. sans répondre. Et sans doute aussi que je suivrais des cours enligne.Surprise..

Ildevait avoir une motivation bien précise. c’était ce qu’il m’avait raconté. ce n’était pas plus clair. Il ressemblaittellement à Jason. j’ai réfléchi un instant.J’avais posé une question bête. sescongénères lui manquaient.Mais j'avais appris. j’étais à peu prèscertaine que je devais ma survie exclusivement au faitqu’Eric m’avait bernée. Pour ma part. Malgré tout. Je me demandepourquoi tu poses la question. un silence pesant glaçaitl’atmosphère entre cet homme fort. Eric parcourait le parking.Je songeais toujours à ma naïveté lorsque nous avons prisune sortie. Eric était assurément l’un deshommes les plus craquants que j’aie jamais vus. Victor n’aimait pas Eric et ne luiaccordait aucune confiance. à la recherche d’unemplacement libre. forcément. et complètement génial au lit. à mes dépens. qu’il avait appuyée sur le haut de la portière. La lumière desprojecteurs du Vampire’s Kiss trouait la nuit . mon aimée. Du moins. de l’autrecôté. la plus élémentaire descourtoisies aurait consisté à lui réserver un endroit àproximité de l’entrée. surtout maintenant que sa sœur était morte. tu penses que Claude a une raison cachée de vivrechez moi ?— Mais évidemment. J’imagineque Claude saurait comment s’y prendre. Je m’en étais doutée. Je devais me concentrer sur ce quenous allions affronter. Un fangbanger du Fangtasia me trouveraitcomplètement idiote. — Eric. Puis j’aichuchoté :— Un couple qui fait l’amour dans une voiture à deux rangsd’ici. ce n’était pas difficileà percevoir. À mon tour. intelligent et sensuel.Les lèvres serrées. Mais pourquoi vivrait-il avec quelqu’un commemoi.J’en avais d’ailleurs quelques petites preuves. Les places étaient rares. qui avais si peu de sang faé dans les veines ? D’autantque j’avais indirectement causé la mort de Claudine. Il ena profité pour évaluer les risques de danger dans le parking. que l’on pouvait avoir tendance à penser qu’ils avaie nt le même tempérament. Un homme qui vomit derrière le pick-up noir. Et ce n’était pas lapremière fois. au moins.Quant à Dermot. J’ai lutté contre une vague de découragement et d’amertume. C’était mutuel. tout en essayant d’examiner lesparoles d’Eric. physiquement.Lentement. la positiond’Eric. Aïe. Depuis queVictor avait été placé à la tête de la Louisiane. ou de lui permettre de passer par l’arrière. je suissûre qu’il le saurait. Je me suis efforcée de mettre mes questions personnel esde côté pour l’instant. Nousétions un couple et il devait partager ses préoccupationsavec moi en toute franchise. — Tu n’as pas peur que les gens qui avaient l’intention decontinuer sur Shreveport pour aller au Fangtasia neprennent la sortie pour venir en boîte ici ?— Si.le dernier rescapé de l’ère Sophie-Anne.Il se tenait délibérément entre le club et moi. Ce lien avec Ericétait parfois comme un véritable joug. Il était fort. au beau milieu de nul e part. je me suis relevée avec précaution. il m'a demandé :— Dis-moi qui se trouve dans le parking.intelligent. Tandis que jesortais les jambes de la Town Car.même. il avait lutté de toutes ses forces pour agir comme il le fallait. et Dermot aussi. Deux couples qui arrivent dans une . ce quil’énervait furieusement .Puisqu'il avait été convoqué.En ce moment précis. Claude s’étaittoujours montré d’un égoïsme sans égal et d’uneindifférence totale. Je ne lui en ai pas voulud’être aussi laconique. J’ai posé ma main sur lasienne. Dermotavait été sous le coup d’un enchantement. même désorientépar la magie.c’était justement le but recherché.dont la brise légère ébouriffait mes cheveux.Mais je n’allais pas accorder plus d’indulgence à Eric. pour que je l’épouse selon les ritesvampires. Eric devait s’inquiéter de sa situationfinancière depuis le jour où Victor avait acheté le bâtiment.ça. et c’était justement la raison pour laquel e j’avais demandé à Sam siles gens pouvaient réel ement changer. Pendant longtemps. etmoi. était devenue deplus en plus précaire. qu’il était dangereuxd’entretenir de tels préjugés.certaine de pouvoir le joindre. Le sort qu’on luiavait jeté l’avait rendu fou. Eric est venu m’ouvrir ma portière. Pourquoi changerait-il ? Bien sûr. les yeuxfermés pour me concentrer. En fait. Je lui ai jeté unregard. Ajoutons à cela qu’on tenait manifestement à démontrer qu’il y avait tellement de monde au Vampires Kiss qu’il étaitdevenu difficile de se garer.J’ai brusquement eu l’impression que je n’étais pas à lahauteur pour diriger le cours de ma vie. Mais Nial a bien expliqué qu’il trouvaitque ce serait une mauvaise idée de rester en contact. ou me laisser m’occuper demes propres difficultés tranquillement. J’aidéployé mes sens et les ai projetés dans la nuit chaude.

cela se voit plus longtemps. Je voussouhaite la bienvenue au Vampires Kiss.— Et ils t’en ont empêchée.— Oui. Les crocs d’Eric sont sortis. Un autre. devant laporte.El e continuait de jouer avec mes cheveux.Ma petite .— Pam.— Maître.— Nous devons entrer.Quand un vampire passe en état d’alerte.La brise avait pris de l'ampleur et nous lançait les odeursfétides du parking à la figure. Le fait qu’elle m’ignore n’avait rien de surprenant.El e s’est adressée à Eric avec un accent très fort. si.La vampire qui gardait la porte était une brune robuste quiportait un collier de cuir clouté et un bustier de la mêmematière.— Ce n’est pas le mien. quelque chose de menaçant mais super cool. Ceux d’Eric étaient attachés sur sanuque. ils avaient mis leur discorde de côtépour la soirée. Il ne manquait plus que la musique. les nouveaux vamp’s auraientune raison légitime de la tuer.Sa voix était dénuée de toute émotion. était complètement décalée par rapport à notrepetit drame. etils guérissent très vite. qui nettoyait le gravier au jet.El e continuait de jouer avec mes cheveux. a fait la voix de Pam tandis qu'elle sortait del'ombre d'un gros 4x4. viens dans la lumière. Seule la jupe à froufrous semblait incongrue sur elle. S’ils ont été frappés très violemment.Sa voix était dénuée de toute émotion. qui voletaientautour de mon visage. Très très mauvaissigne.El e n'a pas accordé un seul regard à Pam.— Oui. une musique degros dingues. Ce type de comportement risquaitd e déclencher sa fureur. etils guérissent très vite. C’était une excuse pour vérifier que tu serais ensécurité à l’intérieur.— Pam.Elle a obéi . viens dans la lumière.La noirceur sous sa peau révélait qu’elle avait été battue. je le jure devant Dieu) et debottes de motard. ai-je dit. je me sentais à la fois triste et soulagée deconstater que je n’avais aucun scrupule à imaginer la fin deVictor. Enrevanche. Je voyais bien pour moi-même à quelpoint notre vie deviendrait plus facile s'il venait à disparaître. ils enverront quelqu’un pour nous chercher. D’autant plus que Pam avait déjà «rencontré » le personnel.Son visage était étrangement sombre. comme tu me l’avais demandé.avec un tas de percussions. Très très mauvaissigne. Apparemment.— Que t’est-il arrivé ? a demandé Eric. son manque de respect pour Pam représentaitclairement une insulte.Nous nous sommes dirigés vers la porte principale ensilence. Unvampire à côté de l’entrée.La brise avait pris de l'ampleur et nous lançait les odeursfétides du parking à la figure.J’avais tellement changé. Eric s’est immédiatement détendu et. La cible inscrite sur le dosd’Eric prendrait alors des proportions impressionnantes.a-t-elle murmuré dans le vent.Si Pam sortait de ses gonds.Les vampires ne développent pas de bleus comme nous. et à mongrand regret. et vite.pourtant. Eric voulait la mort de Victor depuis des mois. Apparemment. petit à petit. on le voit tout desuite. mais Pam a levé la main pour retenir les siens. Ceux d’Eric étaient attachés sur sanuque.a-t-elle murmuré dans le vent. Je me nomme Ana Lyudmila.— Je suis venue en avance.— Shérif Eric. pour annoncer : « LesVampires en Visite et leur Acolyte Humain Tombent dans unPiège ». et c’était sans doute le but du jeu. qui voletaientautour de mon visage. On voyait encore destaches de sang sombres.Son visage était étrangement sombre. assortis d'un tutu (si. et à moi. « Hipsdon’t lie ».— Que t’est-il arrivé ? a demandé Eric. qui approche. Ce n’était passeulement à cause de l’angoisse et de la colère d’Eric quicoulaient en moi.— J’avais dit aux gardes devant la porte que je devaisentrer pour m’assurer que Victor soit au courant de votrearrivée. je dois avouer que moi aussi.La noirceur sous sa peau révélait qu’elle avait été battue.— Je suis venue en avance. Ma détermination àsurvivre et à ménager la survie des êtres qui m’étaient cherss’avérait plus forte que tous les principes religieux quim’avaient été inculqués.Nous sommes passés devant un homme barbu. elle n’y était absolument pas obligée. ils avaient mis leur discorde de côtépour la soirée. elle n’y était absolument pas obligée.cela se voit plus longtemps. a finalement conclu Eric.Elle a obéi . Sinon. et n’avait rien d’une musique de gros dingues.— J’avais dit aux gardes devant la porte que je devaisentrer pour m’assurer que Victor soit au courant de votrearrivée. ai-je dit. moiaussi.— Et ils t’en ont empêchée. comme tu me l’avais demandé.Je la désirais même avec ferveur. encoremoins. S’ils ont été frappés très violemment. C’était une excuse pour vérifier que tu serais ensécurité à l’intérieur.Les vampires ne développent pas de bleus comme nous. mais Pam a levé la main pour retenir les siens. son corps s’est tendu et ila fait volteface.pourtant. Mais la chanson qui se jouait dans le club. À l’occasion d’un moment tel quecelui-ci. a murmuré Pam d’un ton hautain.Escalade.

Les boîtes à vampires à thème «bondage-Elvis-maison close ».Si Ana Lyudmila avait pu rougir. Je ne vous ai pas saluées de bonnemanière et vous prie de m’en excuser. le fait d’apprendreque j’avais un peu de sang faé changerait-il quoi que ce soitpour eux ? Je n’avais jamais manifesté de pouvoirs faé. Enfin. Vous ne le saviez pas non plus. Ana Lyudmila ne pouvait pas avoir tabassé Pam. Je n’étais pas certaine dunombre de vampires qui étaient conscients que je n’étaispas totalement humaine. style copain-copain. mais. il n’hésiterait pas à nous tuer siVictor le lui ordonnait. Il prenait soin deparaître à l’aise.Je tiens à faire remarquer que. Je l’ai toiséd’un regard lourd de sous-entendus.Tandis qu’il me précédait à travers le vacarme ambiant.— Je crois que votre maître nous attend. C’était comme si j’avais tapoté un rocher. et j’étais l’épouse d’Eric selon les lois des vampires. Puis j’ai souri à Ana Lyudmila. Eric nous faisait sa plusbelle imitation d’un beau bloc de granit blafard. Et voici Pam. je crois. J’avaisl’impression qu’il se passait beaucoup de choses. aussi joyeuse qu’une pom-pom girl. Et d’ail eurs.guerrière vénérée.personne ne représentait naturellementstrictement rien dans leur façon de penser. si ?Parce que sinon. de toute évidence.— Mais bien sûr. Luiaussi parlait avec un accent très marqué.Luis. ainsi que Pam. Je suis l’épouse d’Eric .Naturellement. dans sonesprit. ce que je n’avais jamais vu. Antonio ne pouvait cacher à quel point Paml’impressionnait. nous a invités à le suivre. Apparemment. Niallpourrait donc. avec les faé ? Quoi qu’il en soit. Eric a pris la parole. Point. El e n’enavait pas les épaules. le cas échéant.On aurait dit que je la forçais à avaler une grenouille vivante.— Comment se portent vos amis ? a-t-elle demandé à Antonio.Je lui adressais toujours mon plus beau sourire. Il parlait comme s’il la grondait gentiment et montraitdélibérément à quel point il avait su se contrôler. de la lignée d’Eric. ilétait temps pour moi de m’imposer. Je ne suis pas Superwoman et ilsavaient sans doute raison.Nous avons suivi les chérubins du bondage pour traverser lapiste de danse surpeuplée. cetavantage-là avait dû décliner. Mais Niall pouvait à toutmoment décider de revenir dans le monde des humains. épouse humaine d’Eric. un par un. elle semblait intacte etquiconque levait la main sur Pam ne pouvait manquer d’enporter les traces.mais vous ne lesaviez pas. les shorts encuir offraient des perspectives étourdissantes. je crois que c’était le lookqu’ils recherchaient. J’ai donné un petit coup de poing sur l’épaule de Pam. la regardait fixement et semblait sedemander combien de temps il lui faudrait pour lui arracher les cils. Quipouvait vraiment savoir.Pam admirait également le décor. Je crois que le bras de Pearl est guéri. C'était du moins mon raisonnement.Mais on m’a toujours appris qu'il était de mauvais ton deregarder les atouts des gens. j’avais bien envie de regarder de plus près. Pour ne rien arranger. Ce n’est pastrès bien. choisir de combattre auxcôtés d’Eric. Maseule valeur à leurs yeux résidait dans mes talents detélépathe et mon lien de parenté avec Niall.Moi. Ana Lyudmila. quant à elle.— Salut. Et lesaffiches d'Elvis qui décoraient les murs avaient jusque-làmanqué à mon éducation. lui ai-je dit. Puisque Niallavait quitté cet univers pour gagner celui des faé.J’ai posé la main sur l’épaule de Pam pour la tapoter gentiment. le plus grand des deux. En outre. Pour eux. Ils portaient un short de cuir et des bottes. tout va bien !Pam a braqué ses yeux sur moi.— Bienvenue. Ceux qui m’ont empêchée d’entrer. je pense. Il portait unpiercing aux tétons. C’estson bras droit. J’avais cru qu'Ana Lyudmila suivait sa propre idée dela mode. mais son étincelle habituel e d’ironie amusée ne se montrait pas. Luis ! Antonio !Deux jeunes hommes bruns et musclés se sont détachés dela foule. dans l’arrière-salle. comme s’il était . unsimple humain n’avait aucune chance de contrer la force etla vitesse d’un vampire.— Ils s’abreuvent du sang de volontaires. de derrière. mais j’ai lutté et n’ai pasbronché. de nous accueil ir comme ça.Pam. je pense qu’elle l’aurait fait. vous êtes drôlement impolie.— C’est cool. Ericévaluait discrètement notre environnement. c'était le look des employés du Vampire’sKiss. c’est Sookie.Le sourire qu’il a esquissé en retour semblait démontrer qu’il ne portait pas les vampires blessés dans son cœur. ça ne court pas les rues. même s’ils sont clairementaffichés. Après un court instant. tous les vamp’s deservice devaient s’habil er en hommes des cavernesdoublés d’esclaves sexuels. Malgré tout.

Victor s’estpenchéenavantpourreprendresonverreàpiedfumé.jenevousairienproposé à boire. avez-vousvuvotregrand-père.Etilyavaitc r u C .—Jesuis certainque ces bouteiles ne répondentpasàvotresensdel’esthétique.récemment?« Là.laissantentendrequ’ilétaittroppolipourdire «j'aimieux àfaire ». a répliquéVictor d’untonléger..Et puis nous l’avons repéré.UneétincelledefrustrationatraversélevisagedeVictor.a-t-ilrepris. dans une espèce de parc àVIP.J’aigardélesyeuxsurluiu nl o n gm o m e n t . Mais..sifugace quej’auraiscrul’avoirimaginée.maisjen’étaisqu’unsimpleêtre humainet j’ai eu ledroitd'insistersur le faitque je n’avaispas soif. olton a baissé le regard. L’endroit était délimité par une énorme banquette Maistun’étais paslà.Toutefois. Même s’il m’avaitoffertdes escalopespanéeset des beignetsde tomatesvertes.I la v a i te n t e n d up a r l e rd em e s t a l e n t s . merci de me l’avoir rappelé.— Ahsi.L es e r v e u ra u xy e u xg r i s s’estreculé.—Pasrécemment. qui adisparu pour reveniravecdesbouteillesdeTrueBlood.Pam l’a imité. Empêchezvosvamp’sdeboire. quilel u io n tr e n d ub é a t e m e n t . il a adresséunsourire à Mindy età Mark.maisjeluiai e n v o y é u n e v a g u e n é g a t i v e e t j ’ e s p é r a i s q u ’ i l c o m p r e n d r a i t . Eric ? Pam ?Pamavait profitéde la conversation entreVictor et Ericpourporter le regardsur Miriam.E tm o is u rl u i .commetouslesserveurs.—Maisdeuxmembresdevotreespèceviventchez .Ericatournéle bouchonpourouvrirsabouteille. passant son bras gauche autour de mesépaules. a commencé Eric.. Eric atendu le bras derrière son dos et j’ai pris sa main fraîche.Il y avait au moins une vingtaine de suceurs de sang auVampires Kiss.Commesinousaurionspermis à quique ce soitici demenacernotreshériflepluspuissant!—Souhaitais-tuparler avecmoid’unpointenparticulier?acoupéEric.qu’ilas o u l e v é ep o u re nv e r s e rl ec o n t e n ud a n ss o nv e r r e .—Merci pourla proposition. etlorsqu’il m’a regardée droitdans les eux. peut-être pourneplusserelever.Victor. semblait-il dire.Ungenrederosetteépingléeàsonpagne indiquaitqu’ils’appelait Colton. j’étais pour ma part libre de poser les yeux où je lesouhaitais. j'aurais ditque jen’avais pas faim.Victor était assis dans le fond.Cedisant.lorsqu’elle ainsisté pourpénétrer à l’intérieur. Puisque personne ne faisait attention àmoi.e nt o u tc a s .Ellessont unei n j u r ea um i e n . Du sang pour toi.I le ns a v a i td o n cu np e us u rm o i .Beaucommeun dieu.—Je manqueàtousmesdevoirs.acontinuéVictor. N O N!l u ia i j ed i t .Pamaréussiàarrachersonregarddelajeunefemmeetseconcentrerdenouveau surVictor. Pauvresimbéciles..ilpensaità quelqu’unquis’appelaitChic.N o u sn ep o u v i o n sp a sc o m m u n i q u e rpartélépathie.ilportaitunpagnedecuir-encorepluscourtqueleshortdeLuis-etdeshotteshautes. La salle était également bondéed’êtres humains.Enposantleplateausurlatablepourledécharger. Eleagrandementmanquéderespectenversmes gardes. je t’ai eue ». Jen’ai rien contre lepackagingdesAméricains. Je le percevais parfaitementà travers notre lien. mais j’étais certaine que sescapacités officielles étaient nettement dépassées.qu’unserveuravaitrempliàrasbordd’unliquiderouge sombre. il a ensé il a du san de faé sur les verres. Ellesétaientdisposéessurun grandplateau et accompagnées deverresfantaisie semblables à celui de Victor.tout à fait certain que lepatron ne lui voulait aucun mal. Ilm’a tirée en avant.q u et o u tl em o n d e connaissaitdanslacommunautédesSurNat.Queprendrez-vous?EricetPamavaientdû accepterdusangdesynthèse. puisqu’ilsnesontpasdonneursofficiels-etjem’attachetoujoursàrespecter laloi. La loi m’interditdet’offrirMindyouMarkpourétanchertasoif.—Sookie. Celuiquiavaitapporté les boissonsétaitunhomme.Sesyeuxétaientd’ungrissaisissant. —Je nesuis pas comme toi.Elleasecouélatêteensilence.Iln’apasterminéla phrase. El esouhaitaiteffectuerunevérificationdenotresécuritéavantton arrivée. Pam s’est mise en place pour couvrir nos arrières.. Eric était tendu commeune corde de guitare.—Sookie. J’espérais malgré tout que je dégageais lemême air d’insouciance. Plus qu’Eric n’en avait jamais eu en mêmetemps au Fangtasia. a-t-il annoncéd’un tonégal enportantlegoulotdirectementàseslèvres.—Je sais quetu lèverastonverre avec moi.ai-jeréponduenrestantvague.Celle-ci semblaitsur lepointde s’effondrer..Ilétaitinutiledeprétendrequejen’avais aucunlienaveclesfaé. sije n’avaisété ent r a i nd el ’ e x a m i n e ra te n t i v e m e n t .Nonquejen’admirepastoutcequetuasfaitici.Nous étions passés en alerte rouge.Luis a fait signe àl’undes serveurs. Je ne savais pas combien de personnes lasalle était censée contenir.ouChico.

Miriamaconcentrétoutesonattentionpourallerverslasortie.e n inclinantlatêteversVictor. cene seraitpas à caused’uneinsulte qu’ilm’auraitfaite. aprécisé Victor d’untonm i e le u x.ai-jerenchérifroidement.Eric.Enoutre.Victorapoursuivi. UneEscalademassivebloquaitlavueentreAnaLyudmilaetnotrepetitetroupe-cen’étaitcertainementpasunecoïncidence.ellen’acertainementpluslongtempsàvivre. shérif.—Régent. o u s p o u v e z maintenantvousretirer.Maisbiensûr.Eric.ilmesemblequequelqu’unenaparlé.Heidi n’avaitpasvraimentlechoix-sesprochesétaientencoredecemonde.Puissonsourireindulgent s’esteffacébrusquement.j’oubliais.Cefutune .Les yeux deVictor se sontplissés.et je vaislaramenerchezmoipourqu’ellepuissedormiretseremettre.vousdeux?am u r m u r éE r i c .e n c h œ u ro up r e s q u e .—Maispas dutout.MindySimpsona commencéàbouder.fatiguéede nepas être inclusedans la conversation.l’homme queje mettrai àcepostedevra étudierle droit contemporain toutefois. Nousfaisonstouspartie de tondomainep e r s o n n e l .Ahoui.n'est-cepas?L'argentdesnouvellesaffairesiradroitversmoi.Lesfrèressontpassésd e v a n tl ar o b u s t eA n aL y u d m i l ap o u rn o u ss u i v r ed a n sl e parking.M a î t r e . Je me tiensà l’écart detoutepolitique. Mêmeaprèsmoncalvaire.J’étais peut-être allée unpeutroploin.Nousnoussommesengagésparmilesvoitureset.avecunedésinvolturenettementfeinte. Son espritétait peut. etmonmaître.Je suiscomme ça.—Vraiment? Même après votrecalvaire ?—Ehoui.Sesmusclesabdominauxenduitsd’huileréfléchissaientlalumièredes réverbèresduparking.jesuisendroitdecréerdes sociétés sur le territoirede n'importequel shérif. Unsilencelourds’estabattusurnotre assistance.être embrumé.s'agit-ildelafemmedontvousm’avezditquePamvoulaitlafaire passer? Je regrette d’avoir dû refuser.devinantqu’Ericétaittropfurieuxpourparler.monamieMiriam est manifestementen petite forme. et à monavis c’étaitHeidi.ai-jerépliquéenretouravecunsourireàsonintention. Felipe.Car à monavis.yavait-ilautrechose?estintervenuePam. Miriam a hoqueté ets’est mise à pleurer.J’avaisréussiàprendreuntonquimarquaitmonennui-j’enétaistoutefière.—Je nesuis pas unebête de politique. Commesielleavaitsoudain comprisqu'elle étaitmaintenantsortiedu Vampire’s Kiss.Luis a précisé :—Noussommesfidèlesà notre véritable roi. a ajoutéVictor. maisses yeuxh u r l a i e n t E . J’espère quetes revenusn’enpâtirontpastrop.— Je me demandaissivous pourriez m’éclairersur lasituationpolitiquechezles faé.—Jevousaidonnélesdernières nouvellessurmarégence.Çan’avait riende confidentiel. maisVictor estun maître difficile.— Certainementpas.Erics’esttournépourleurfaireface. a ditAntonio. le pluspetitdesdeux. ce soir.C’étaitimprudent desa part.sansbougerunseulmuscle.—Mais unanimal malgré tout. soutenuepar Pam. à mon avis).— Vousavezquelquechoseàmedire.Ilnousafaitunbrefsignedelamaindédaigneuxavantdesepencherpourembrasser MindySimpson.Jepenseàouvrirunétablissement spécialisédans le tatouage. a répliquéEric (ce quinevoulait riendire.Toutefois. Unparfaitmammifère.—Oh.Ah.négligemment.—E ne f f e t .—Ehoui.cequej’ai trouvésurprenant. Jeseraisheureusededemeurericiaussilongtempsquevousledésiriez.aprèslapremièrerangée.m o nc o u s i ne tm o ng r a n d o n c l ep a s s e n tq u e l q u e temps chezmoi.J’ailesangchaud etje respire.Une fois surpied.doitassisteràuneréunion.Marks’estpelotonnéplusprèsduvampirepournichersatêteaucreuxdesonépaule.Victora regardé la femme livide commes’il venait toutjustedelaremarquer.nousavonsquittél’endroitensilence -du moinssans rien dire.outantquemesparolesvousplairaient.vous.o t u sn o u ss o m m e sl e v é s .car il aétédiplôméà Parisdans les années 1800. quiavait informé Victor.Pams’estdirigée vers Miriam Earnest pourpasser unbras autourd’elle etl’aider à selever. Eric. Sontimbresec etvide me rappelaitleson dulingebattupar l e v e n N . —Vousêtesconscientsdufaitqu’entantquerégent. scortésparLuisetAntonio.e t v o u s a v e z v u m o n c l u b m e r v e i l e u x V . Pam l’a prise dans ses bras.Queleconversationfascinantepourunesoirée!Jen’avaisbienévidemment qu’uneidéeentête:m’étalersurmonenlèvementetmesmutilations.Pamestrestéede marbre. carla musique s’acharnaitdansunvacarmeimpitoyable.lanouvelle vampire d’Eric. moi. Et peut-êtreuncabinetd’avocatsaussi .Je pourraismême produiredulait.j’étais bien déterminée : si Eric devait mourirencombattantcevampire.maisjedoisprendre monservice au Fangtasia ce soir.—Cen’étaitpas notre idée.vouslaconnaissezdonc?a-t-ildemandé d’untonléger.

lorsqueLuisetAntonioavaient révéléleurmécontentement.—Onvousdisaitsiféroce.aréponduEric brusquement.Pama ajouté :—Lesshortsencuir.Elleparaissaittoutefois horsde propos. avecles boissons?— Leproblème.j’aicependanttoutfaitpournepaslemontrer.Diviserlesrevenus.ilsontdequoiréfléchir.carleparfumdecesangesttoutaussienivrantquelasubstanceellemême. j’aivu que Miriam s’était évanouie dèsqu’elles'était sentie ensécurité.Franchement.ilsferontuneautretentative.AprèsquoiPam et Eric se sontmis en mouvement.nousnousserionsridiculisésenpublic.I lé t a i tc o n v a i n c uq u en o u sa li o n s tomberdansle piège ! Jamais jen'aurais cru ça de lui.et même Sookie.Désabusé.Cedernierluia ouvertuneportièreàl’arrière et elle yaintroduitsapetite amie avantdeseglisser auprèsd’elle.Pamacommencéàpouffer etEric arboraitunlarge sourire.—Ils'agissaitd'uneprudenteexpérience.C’estuneexcellentechose.cequejesoupçonned’aileurs.mauvaisenuit.jenemesuispasamuséeàcepointdepuisle jouroùj’aimontrémes crocs à cette vieil e.Pensif.RegardeunpeucommeilaaffichémapauvreMiriam!—Etalors. commetu dis. —Etcommentpouvez-vousêtresicertainsqu’AntonioetL u i so n ti n v e n t ét o u tc e l aj u s t ep o u rv o i rc o m m e n tv o u sa li e z réagir ?—S’ilsétaient sincères.El e me regardait avec pitié : c’était peine perdue.Sookie. Antoniol’atoisée avec dégoût.Dieu seulsaitcequ’ilsauraientfaitsi Pam et Erica v a i e n tb ud a n sc e sv e r r e s . Mais Pam avaituneidéederrièrelatête.Pourlesvampires.I ln ’ e s tp a sjudicieuxquenouspassionsnotretempsànousbaladera v e cu np e t i tb o u td ec u i rs u rl ec u l .Danslemeileurdescas.J’avaisétéenchantée.puisqu’elleestsitentanteavecsonsangfaé. Et les coûtsde démarrageétaienttrèsélevés. je me suisinstalléesur le siège passager à l’avant et j’aib o u c l ém ac e i n t u r ee ns i l e n c e .Àcesmots.Saplainteausujet desuniformesluiressemblaitbien.—Sivouspensezpouvoirm’inciteràtrahirmonnouveaum a î t r e . comme si elle souhaitaitquetoutlemondeoubliesaprésence. Tandisquelavoiturequittaitleparking.—I ln ep o u v a i tp a sl ef a i r e .E nj e t a n tu nr e g a r dv e r s l a banquettearrière. comme toujours.I l sa u r a i e n ta v a l él et o u te nu n clind’œil. enévitantsoigneusement de la regarder.Iln’apasdel i e u t e n a n tc a p a b l e .BrunoetCorinnaontdisparuetiln’atrouvépersonnepour lesremplacer. .a é n o n c é Eric.a-t-ilmarmonné.v o u sn ’ ê t e sp a sv e n u sv o i rl eb o nv a m p i r e . Eric et Pamne prenaientpas lesmanigancesmortellesdeVictor autantausérieuxquemoi.Pama tout simplement ramassé Miriam pourse précipiter verslavoitured’Eric.moi.—Jenepensepasqu’unequantitéaussi infimenousauraitpoussésàperdretoutcontrôle.I lv o y a g ec o n s t a m m e n td ’ u nb o u tà l’autredelaLouisianepourtenterdetoutcontrôler.t o u te nd é t o u r n a n t t o u s lesrevenusdevotreclubverscelui-ci.aajoutéEricavantdemelancerunregard.Quand j’ai vutoute cetteprécipitation.c’estune mauvaise approche.monaimée.—Là.I lf e r a i tm i e u xd e s’installeràLaNouvelle-Orléanspourdévelopperlas t r u c t u r ed el a c o m m u n a u t év a m p i r el à b a s .jen’avaispasétésuffisammentretorse.— Pas situ es morte.Cefutu nm o m e n t d é l i c i e u x. —N o u sn es o m m e sp a sa s s e zn o m b r e u x .Surprise. Etsi Victor avaitpris le sangde Miriam et l’avait ramenéedel’autrecôtéluimême?Jem’étais tordue sur monsiègepour faire face à Pam.PuisAntonioetLuissesontretournéspourrepartiràgrandspas versleclub.c’est sympa. et ilsait quejeletuerais s’il faisait cela.—Victor estincapabledese tenir. Eric ahaussésessourcils blonds.Unefoisdeplus. s’est exclamé Pam.— Et vous. quel étaitle problème.sehâtantcommesinousavionsuneheurelimitepour quitterlapropriété. c’estqu’il avait frottél’intérieurdesverresavecdusangdefaé.aditPamd’untonmalgrétoutincertain. onvousdisaitsitéméraire.Ilsmesemblaientd’uneimpudencepresqueinsensée.e leau n e grande famille. Apparemment.I las e c o u él at ê t e a v a n td ep o u r s u i v r e .parrapportauxtenuesnoiresensynthétiquequejesuisforcéedeporter.cettepropositiondesdeuxjumeauxencuir!Çan’apas deprix !— Tu as vul’expressiond’Antonio? arepris Pam.celle-cimontraitunecertainesubtilité.Etj’aieuunmomentde satisfactionamère.Puisils’est tournévers Eric.Dis-moi.— EtsiAntonioet Luis étaientsincères ? ai-je demandé.Onnousaurait peut-êtremêmearrêtés.lorsqu’onnousadésignéspourallerleservirenLouisiane.leursourires’estbrusquementévanoui.toutenl’ignorant.quetunousaiesretenus.celuiquiavaitlesyeuxgris.Danslestyletentatived’empoisonnement.J'étais tropdéconcertée pour leur demander ce quiétaitsidrôle. S'ilssesontdéjà adressés àFelipeetqu'ilarefusédeles entendre.lesangdefaépurestcommeunedrogue. cellequi s’estplaintede la couleur de ma maisonquandjel’ai repeinte.ilsn’ontaucunautrerecours.ElesoutenaittoujoursMiriam.sescrocsluisantdansl’obscurité.I l sé t a i e n te np u b l i c .C’estleserveur humainquim’aavertie. j’étaistropromantique.Nousaurionspuattaquern'importequi dansle club .

Nerien savoirétait encorepire.Jemesentaistellementmalheureuse.monsalutmanquaitd’enthousiasme. Sookie. Eric m’a ramenée chez moi.— Parfait.. quej’aurais demandé.pourunesoiréeplusjoyeuse.colère. —Pam. Je me sentais inquièteet malà l’aise. conduiset raconte-moi ça.j’aientendulepauvreéchodelavoixténuedeMiriam :—Ala maison.j’auraispréférécoucheravecLuisetAntonio. Pam etMiriam sontrentrés ensemble à Shreveport etqu’Eric apermisà Pam de parler de nouveauàu nm o m e n to uàu na u t r e . C’estunordre. .cettebagarre ! Allez. C’étaitmêmeundouxeuphémisme.Àtraverslelienquinousattachaitl’unàl’autre.Claudele Tolérable selaissait observer à de plusrares occasions. Pamet Eric auraienttrès bienpum’attaquer. 4 Jemesuislevéelelendemaind’humeurmorose. Cevampire redoutable et férocementdéterminévenaitd’attaquersa meileure amie pour m’empêcherd’apprendre.quelquechose.. son regard siviolentqu’il semblaitdarder des étincel es. Undétailsupplémentairemetourmentaitégalement. maisà cemoment-là j’avais peurd’Eric.qui s’esteffondréesurlabanquettearrièrecommeunsacderiz.Jeme demandaissiEricauraitfaitpreuved'autant de sang-froidsiVictorm’avaitcapturée.Lespreuvesétaientévidentes:lachemisedeClaudeavaitétéjetéesurledossierd’unechaisede cuisine etles chaussuresdeDermot étaient restées au pied des escaliers.Maisenm’apercevantqueClaudeetDermotétaientrevenusdanslanuit.Danslerétroviseur.niaucunpharederrièrenous.Maisje suisrestée assise en silence.acommencéPam.Eric s'est retournévers sa vampire.J’aihontede l’avouer. Et aprèsavoirprismoncaféetmadouche.Ou mêmePam. J’imaginequ’Eric.en sortantdemachambrehabiléed’unshortetd’untee-shirtvert. pour couperle silencequi s’est installé.— Salut.suissortiedelavoitureetsuisentréedansmamaison.Derrièremoi.ai-jerépondutoutenréprimantmafrayeur:jevenaisdecomprendrequ’atteintsdefrénésiecauséeparle sangde faé.auxy e u xd um o n d ee n t i e r .—Tesyeuxsurlaroute.laisse tomber !J’auraispudireplusieurs choses.—V o u sv o u ss o u v e n e zq u el e sa n t i q u a i r e s v i e n n e n t a u j o u r d ’ h u i?I l sd e v r a i e n ta r r i v e rd ’ i c iu n eh e u r eo ud e u x. avantd’appeler monfrèrepourqu’ilviennemechercher.—Jesaismerendreutile.»Ouencore:«Va te fairevoir et laisse-moisortir ». qui se seraitétoufféesi elle respiraittoujours. Eric a relâché Pam.—Noust'avionspromisuneconversation. Jeredoutaislaconversationquenousdevionsavoir.— Et tu esl’époused’Eric. ne parlepas.acommencéDermot.Nousétions aujourd'huienprésencede Claudel’Exécrable.Mêmeàmespropresoreiles.Eric!Ça nevapasrecommencer.Voicice que j’aurais demandé à Eric.âprerésolutionetfrustration.J'auraisaimédisposerd'uncouteau.Ericl’afixéed'unairfurieux. Maisil mefallait absolument des réonses. J’aurais pudire : «Je nesuispastonvassal.ai-jesimplement émis. Aprèsuneseconde d’éternité.—Ericareçuunelettre.Eles’estrecroqueviléesur Miriamdansungesteprotecteur. a fait observer Pam à mivoix. cettepièce ne ressemblera plusàunbazar. Jen’aipas putrouverlesommeil -jem’étaislavé la figure etj’avaisaccrochémajolierobesuruncintre.J’aisouhaitéunebonnenuitàPametMiriam.De sa main droite.—Ramène-moià la maison. Ceconflit secret entre Pamet Eric faisaitbouilonnerenmoidétresseetfrustration.. s’il ne s’était pas mis à jouerlesdictateurs:—OùVictora-t-iltrouvédusangdefaé?C’estcela.jelesaitrouvéstousdeuxquim’attendaientdansmasalledeséjour.Jenevoyaispasdecirculationdanslesensinverse. À cet instantprécis.Jemesuisinstalléedanslevieuxrocking-chairquivenaitdugrenier.jemesuis sentierassérénée..toujourscharmant.arépliquéClaude. Le sexeq u en o u sa v i o n sp r é v up o u r c o u r o n n e rc e tef a b u l e u s e soiréen’a pasété évoqué. Aumoins..lesgarçons.etm’avaitaffichéelàsurla banquette.—Etcesoir-là.Jemedemandaissijela porteraisdenouveauundecesjours.carilétaittoujoursauvolant.J'aisimplementhochélatête.sansmeretourner p o u ru ns e u lr e g a r d .vousn'êtespasrevenusàla maison.En un éclair.Elem’allaitsibien.etjediscequejeveux. ce quin'étaitpas le cas. Eric agrippait toujours Pam.insistantsurlemot«épouse». Jenesavaispassicetisolementmerassuraitounon. toutefois.moi. Quantà toi.Dansunsilence glacé.j’aiperçuun amasconfusd’émotionsnégatives:peur. Ilm a n i a i tl ev o l a n td el am a i n g a u c h ee tn o u sa v o n sr a l e n t i pournousarrêtersurlebas-côté. Eric s'était retourné pourlasaisirà la gorge.—Vous avez quelquechoseà me dire ? ai-jedemandémalgrémapeur d’entendrelaréponse.J'aihurlédeterreur.M a i sj en ’ e na ia u c u n ec e r t i t u d e .

jevoudraisquevousrépondiezàmesquestions. Ou prise. j’ai repris mon idée.évidemment.J’aiattenduunpeu.maisil pensait quetuserais semblableà Jason :particulièrementattirantepourleshumainsetlesSurNat.Puisjemesuisrappeléqu’ilyavaitdemoinsenmoinsde femmes faé. j’aidéjàentenduça.—Hmm.Claudenepensaitgénéralementpasauxfemmes.J’avaistouteleurattention.sansrègle biendéterminée.Niallm’aditqu'ilnepouvaitnousrendre visiteparcequeFintan.Dermota visiblementperdu.mêmes’ilssontissusdumêmecouple.ai-jepéniblementgrognéd’unevoixenrouée.Etneparlonspasd’unfaéquisaigne.etjemesuissentie déconcertéependantuninstant.notrearrière-grand-pèreNiallestv e n ul ’ e x a m i n e r . de vagueascendanceroyaleetquin’aqu’unhuitièmedesangfaé danslesveines.De. Lesvampires sonttouscupidesetégoïstes.i ln ’ ya v a i ta u c u n ec h a n c eq u ’ e les o i tv i v a n t e ) .pour le moins. etj'avaisbienl’intentionqu’onyréponde.O u i .ilssesontredressés. Dès qu’il areposé l’appareil.N o u sd e v o n s découvrir ce qui s’est passé.Cait estcertainementmorte. Pourle reste des créaturesfaériques.L’undevousaétéenlevédansunbutprécis.unsimpleêtrehumaintoutà faitordinaire.Maintenantonsecoltineceux de cesputainsde vampires.. Endécouvrantque Jasonne disposaitpasdel’étincelleessentielle.parcequelesfaédeseauxnevoulaientplusdecontactavecleshumains. car c’estcela.—Elle a raison..Les termes «hôpital »et «charité »sesontsoudainaffichés dansmonesprit. Là également.afaitobserverClaude.— Commesinousn'avionspas assezde problèmes avecnotreproprerace.Là.—Eneffet.d’unpointdevuepersonnel.Etjevousfaisremarquerquecefaéaétésaigné. J’ensuisrestéelaboucheouverte.lesmecs.Évasif.Et encoremoinsunequantiténégligeable comme moi.— .il a apprisque tu nel'étaispas.etilarepris. Niall adécidéde te rencontrer enpersonne.Claudeasimplementexpliqué:—Ilsepassaitquelquespetiteschosesauclub.l’rie aestiméqu’il te fallait la protectiondeton arrière.Certainsdesfaéduclubsont-ilsdesaf a m i le?I ln o u sf a u tl e u rd e m a n d e rs ’ i l s o n te uu n ev i s i o nd e mort. ai-je repris. Niall a fait sonapparitiondansma viepar l’intermédiaire d’Eric.Nialla eu l’idée de demanderà Eric de le tenir au courantdesévénementsimportantsdetavie. maisj’avais desquestionspurement égoïstesà poser.C’estun scénariocomplètementdifférent. je ne savaispas ce qu’ilen était.—Unefemelle.Niallatrouvémalgrétoutlemoyendepasservoirlebébé.— Appris ? Mais par qui ?—Par Eric.j’avais l’impressionquej’étais laseule àfaire des efforts.EtqueFintanétaitnotrevéritablegrand-père.—C’estpour cela qu'il a mistantd’années à fairetaconnaissance. Et c’est cela qui a précipité laGuerredesFaé.—Attendez. a ditDermotenhaussantlesépaules. Parfois. acontinuéDermot. Je ne dispas quevotrecongénèredisparuestforcémentmort.sonfilsmi-humainnousprotégeaitcontrelui. Vous n'êtespasmêlés auxproblèmesdesvampiresentantquecommunauté.Ericluidonnaitdoncdetesnouvellesdetempsàautre.DermotaappeléleHooliganset demandéàBellenosdeconvoquerlesfaé.ilestdevenu.Nousnepouvonspasn o u sp e r m e tr ed ’ e np e r d r eu n es e u l e .faner?—Alors notregrand-pèreaenvoyéClaudine.—LorsqueJasonestné.Ils’agissait de déterminer qui était de sa famil e.Quandelles’est inuiétée lus tard de ne ouvoir arantir une totale sécuritépour toi.tuétaisentraindefaner.lorsquel’undevosBlancsépousel’undevosNoirs.indifférent.Etbiensûr.Merci.—C’estjustementla raisonpourlaqueleFintanvouspréservaitcontrelesfaé.Je m’inquiétais bien au sujet de la disparition de Cait (àm o na v i s .— Non.disons.v o u sa v e zu np e ud e tempslibre.—Par la suitetoutefois.Dermot s’est repris le premier :—Quoi? Commentlesais-tu?— C’est Victor qui l’a pris.desonsang. Eric atoutorganisé.—Bien.afaitClaude.Àuncertainmoment. Laisse-moideviner -l’un devosfaé a disparu.Apparemment. adit Dermot à Claude.Commeles antiquairesnevontpastarder.Ericavaitraison d’aileurs.—P e n d a n tq u eB e le n o ss 'o c c u p e . Il a prisuneprofondeinspirationavantdecommencer. Ils faisaient parfois des affaires ensemble. Le degré deressemblancepeutvarierd’unenfantàl’autre.Ilnevoulaitpasquesonpèreinterviennedansvosvies commeill'avaitfaitpourlasienne.comme s’ilstiraientàpileou face.aexpliquéClaude.IlauraitpudéjouerlasurveillancedeFintan.dont lesvampires avaient besoin .son beauvisagedurcommedelapierre.DermotetClaudeontéchangéunregard.grand-père.Etjeleur ai raconté ma soirée dela veille.maisvoussavez bienquelesvampiresperdenttoutcontrôlequandilyaunfaédanslesparages. mais lapopulationdesfaémesemblaitêtre sur le déclin.maisendehorsdecela.ai-je rétorqué .J’imaginequ’il pensait gagner ainsile soutien deNiall en retour.leursbébésressemblentplusàl’unedesracesqu’àl’autre.Jesuisvéritablementenchantéed'apprendreque j’étaisla causede cette guerre.—Donc.

—Mais tun’asque peu desangfaé. Le monde desfaédevientaccessible.Enfait.aacquiescéClaude.—Niallnetemanque-t-ilpas?m’ademandé Claude.avecun mélanged’exaspérationetd’indulgencesuffisante.Jesuisplusrougequejenel’étais..v i d e u r so u quesais-je.m’aréponduClaude. Claudedeviendraitmoins rouge.Etvumonâge. sijen’aique cette petite gouttede sangfaé en moi?— L’unionfaitla force.comme.Ordonc. maisil alaisséquelques-uns dessiensde notrecôté ?—A b s o l u m e n t .touslesjours. — Pasdutout. aprécisé Dermot.laguerreaéclaté. celle quetum’asdonnéeilyaunmois.pourqu’ilsmelaissent tranquille?Jelesaifixésd’unregardsoupçonneuxavantdecontinuer.Jesuis à moitiéhumain..commes’ilcherchaitàm'épargnerladouleurque mecauserait ce rappeldes faits. Tu prendsde l’âge.—Cettelettre. Claude.—Hein?MaisClaudeétait parti. —Jen’aipourtantremarquéaucunedifférence.maisonpeut transférer desobjets.Ilssesont retrouvésenfermés.Nouslesutilisons pourpasserd ev o t r em o n d ea un ô t r e .j’ai décidé de changerdes u j e t .—Commequandonamorceunepompe? J’avouequejenecomprendspasvraiment.Ça. et d’autrespas.Etjenesaismêmepascequ’ilssont.tun’asqu’unpeudesangfaé.sivousêtessi dinguede Niallet de la vieen Faérie ? Et comment as-tu reu cette lettre de Niall.j ev e u xd i r e .Certainsl’ontfaitexprès.étaitdemeurédanslemondedeshumainsdepuissilongtemps quesa magie faiblissait.—C’estcomme. finalement. —Onm’a laissé de ce côté-ci.I lap o u s s éu né n o r m es o u p i r .ar é p o n d u D e r m o t . non?Jeveuxdiremoinsfaé.o u i . Maisla colèrecommençaitàmegagner.N i a lal a i s s éu n eo u v e r t u r ed a n s celuiquisetrouvedanstesbois.jenesuispasentraindefaner.Jenecomprenaistoujourspasetill’avu.et Dermotaussi.maisplusjeresteàcôtédeClaudeetplusmamagie prendde la force. L’effetn’était paslemêmeque celuique produisaitl'ingestiondesangdevampire.toutdemême.unportail?—C’estunendroitplusfindelamembrane.plusjeune.malgrétout.e nt a n tq u es t r i p t e a s e u r s .—Netesens-tupasheureuselorsquenousdormonsàtescôtés ?—Si. —C’estquoi exactement.Acertainsendroitsplusminces.—Et malgrétout.—Ilenestdemêmepourmoi. Il est plusfort. De même que certainespartiesdevotremondequirestentgénéralementinvisiblespourvous.—Mais pourquoi.commevousdites! Non mais ! Est-ce que J'ai l’air fané ?Jesavaisbien queje m'attachaislà àun pointde détail.. comme moi.Toi.au juste.Dermotahaussélesépaules-ilétaitàmoitiéhumain. maintenant.c’étaitunfaux?—N o n .maintenant.Maispourquoiont-ilséchouéavecv o u s ? —Ilsn’ontpasd'autreendroitoùaller. pourquoitoutesces créatures faériques set r o u v e n ta uH o o l i g a n s .arenchériDermot.C ’ é t a i tu np e uc o m m eu n eb o î t ea u xl e tr e s .Puisquejen’arrivaispas àavoir unediscussion avec euxsurleursvéritables motivations.si.Cesang-làaugmentaitvotreforce pendantunepériodeindéterminée-s'ilnevousrendaitpascomplètementfou.maisplusturestesànoscôtésetpluscet élémentdetanatureprenddel’importance.lesportails restentdansle même coin.—Mais dansce cas.Enfait.—N’es-tu pasplusforte quepar lepassé?—E hb i e n .J’avaisquelquesdoutes. jemesentais.—Aufait.c e r t a i n s j o u r s ..delaverdublancavecunvêtementrouge.danslaqueleilexpliquaitqu’ilavaitusédetoutesoninfluenceauprèsduFBI.jenepouvaispas le nier.J'avaispourtantlesentimentd'êtreplusénergique.—Ahceshumains!s’estexclaméClaudeàl’intentiondeDermot.ai-jefaitremarquer. si? Etvouspourriezmerévélerd’autresvérités?— Comme quoi ?—Par exemple.— En principe. cette membrane estperméable.Absolument. —Eh bientuvois! Cen’était passi dur.Sinousabsorbonssanaturedef a é .T o u t el a maisonnéeportaitmaintenantdeschaussettesroses.mêmes’ilsbougentunpeu.I lv o u l a i tf e r m e rc e .d a n su nc o n t e x t ep l u sl a r g e .—Jemedemandechaquejoursic’étaituneerreur.e u h .l’ai-jecoupébrusquement.. m’adit Dermot trèsdoucement.trèsjudicieusement.vousavezchoisidevivreici.C’estunbonrésumé.Maisje tiensàdire queje trouve ça unpeuglauqueaussi.— Parfois.I ll ’ a v a i tj u s t e m e n tf a i tu n es e m a i n ep l u st ô t .m’aréponduDermotsimplement. Ilestdoncrentrédanslesdétails :—Ilexisteunesortedemembranemagiqueentrenosdeuxmondes-lemondesurnatureletle vôtre.s’estexclamé Dermottriomphalement.e leé t a i ta u t h e n t i q u e . comme Claude.Onallaitpeut-êtremêmepasseràdelafureur. La fente n’estpas assezgrande pourquenouspuissionsypasser.etaprèsun grand nombre demorts Nialla pris la décisiondefermer le Royaume de Faérie.— Alorspourquoiest-ceque j’ail’impressionde vousressemblerde plus enplus. mêmes’il est faépuresouche.E tn o u s sommesiciparce quenousaimons et craignonsnotreprince toutà la fois.arétorquéClaudeavecsuffisance.—AlorsNiallafermétous lesaccèsauRoyaumedeFaérie.Ilsnesontpastousfaé.jetrouvaiscettesensationdéstabilisante.

lespaumes enl’air :alors?—Pardon? s’est exclamé Claude. Le portail leplus proche est ici. J’ai envie de me rendre sur nos lieux sacrés. J’espérais qu’ils réagiraient. Pour eux. alors je suis certainequ’ils papotent également dans .— J’aimerais rentrer en Faérie.— Les gens discutent dans les bars. plutôt qu’ici. C’est mon droit. Ils n’étaient pas identiques.J’airemarquéqueDermot. ai-je dit àClaude et j’ai vu les épaules de Dermot se détendre très légèrement. au moins un court instant.C o m m en o u st e l 'a v o n s d i t . Nousne savions pasquetantd'autresfaéétaientdemeurésdanscemonde-ci. il traversait la même gammed’émotions. et son expression plus intelligente (pardon.très pesant. de ne recevoir que quelques messages.d’être auprès des esprits de mes sœurs.M a i sn o u se né t i o n sh e u r e u x. disait John Donne.Mais leur ressemblance était malgré était malgré tout presqueeffrayante. quidérivait sur une mer baptisée « Je n'en ai Strictement Rienà Faire ». mais détachés. quia haussé denouveaulesépaules. J’en ai assez.—Alorsexpliquez-moipourquoivousvivezavecmoietceq u ev o u sv o u l e zd e m o i . dans cette maison. « Aucun homme n’est une île ». qui me tracasse.Le sort d’êtres humains qu’ils ne connaissaient pas leur était totalement indifférent. et à qui je ne pouvais pasaccorder toute ma confiance.Ilm'aracontéque l’expérienceluiavaitapprisqu’il ya toujoursdesproblèmes lorsquefaé eth u m a i n ss em é l a n g e n t .tropdefaéhaïssentleproduitmétisséde ces unions. etle soleil éclatant. c’est chez nous. Les faé ne mentent jamais. De touteévidence.C’était un regard que je voyais souvent chez les vampires. C’était de notoriété publique. parce que je voudrais revoir Niall. queNiallavaitenchantédemanièreparticulièrementcruele.par-ci par-là. Tout le monde sait cela !Mais oui.Ilestallétropvite.Dermot s’est levé d’un bond. Il y a autre chose.Nousavonsétésurprislorsque d’autresfaéabandonnésd'AmériqueduNordontcommencéàsemontrerauH o o l i g a n s .— Je vais réfléchir à ce que tu viens de dire. Dumoinsn'allaient-ilspasmentir. Tu es notre famille la plus proche.Claude a cédé le premier. Je vous aiparlé de la bombe incendiaire au bar.etvousnel’avezpasfait.Dermot montrait malgré tout un tempérament plus sombreque Jason.m o n d ec o n t r et o u sl e s faéquiavaientencorel’intentiondetuerleshumains. Bien évidemment.Est-ilsiimportantpourvousderetournerdanslemondeduPeupledes Faé et d’y rester ?Le silences’estfait très.Lorsque j’ai mentionné l’incendie au bar.—Nousvivonsavec toiparce qu’ilnoussemblaitqu’il é taitbonderesterauxcôtésdelaseulefamillequenousayonsr é u s s iàt r o u v e r . Mais vous ne dites pas toujours toute la vérité. dans un monde familier. cette fois-ci. —J’avaiscompris queNiall avait de bonnesraisonspourenfermerlesfaédansleurmonde.ar é p o n d uC l a u d e .Dermot etClaude n’allaient pas répondre. Ici. Vous avez d'autres raisons d’être ici ?Peut-être que vous voulez surveiller le portail. et il était grand temps. choisissant ses mots avec soin. Et il ya quelque chose qui nous attire.Dermot s’était retourné avant de s’appuyer contre la fenêtreouverte.ai-je fait remarquer.Peut-êtrem e n t e z v o u s ? Etj’aitendulesbrassur mes côtés. pour voir quien sort.nesemblaitpasc o n v a i n c u . Jason).Dermot est allé contempler la chaude matinée par la fenêtre: les papillons qui voletaient. J’aijetéun regardd’excuseà Dermot.I ln ev o u l a i tp l u sq u el e sf a é s e reproduisentavecdeshumains.aexpliquéClaude.—Nialln’avaitaucuneintentiondemerevoir.—Tumedisvraimenttoutelavérité?Vousauriezpumediretoutçabienavant.Ilétaitdevenuimperméableàcegenre de propos.vexé -il récoltait ce u’il avait semé. la plupartdes humains étaient regroupés sur une seule grosse île. les deux faé onthoché la tête. Ils paraissaient intéressés. j’ai éprouvé le besoin intense deme trouver dehors. Soudain.N o u sn o u ss e n t i o n s affaiblisd’être coupés de notrepatrie. les plantes qui fleurissaient. Je veux aller etvenir entre nos deux mondes.— Peut-être.coincée dans cette discussion étrange avec des parentsque je ne comprenais pas.Je me suis levée etj'ai commencé à marcherdelong enlarge. mais on auraitfacilement pu les confondre. Rienn'aurait pu être plus faux pour les faé.n o u sn o u ss e n t o n sp l u sf o r t sl o r s q u en o u s sommesensemble. A en croire le langagecorporel de Dermot.Nous étions maintenant tous les trois en colère et trèsagités.ai-jepoursuivilentementtoutenréfléchissant. pour l’instant. L’air était chargé de reproches. Ses cheveux étaient plus longs que ceux de monfrère.

R i e n n 'a u r a i tp uê t r ep l u sf a u xp o u rl e sf a é . ai-je rétorquébrusquement.Dermot m’a interrogée :— Les affaires ne vont donc pas bien.Jen’étaispast r a n q u i le . perturbé. alors je suis certainequ’ils papotentégalementdansles clubsde strip-tease.a um o i n su nc o u r t i n s t a n t .perturbé. ça ne te conviendrait pas.—Ilpourraitgérerunbarailleurs.ai-jerépondu. si ?Claude était devenu étrangement pensif. Jevais réfléchir à ce que tuviensdedire. mais en fait. mais en fait.«A u c u nh o m m en ’ e s tu n eî l e» .Mais leurressemblanceétaitmalgrétoutpresqueeffrayante.— Sam perdrait son gagne-pain. ça ne va pas fort. Et le nouveau bar proche de l’autoroute nous fait du tort.Lorsquej’aimentionnél’incendieaubar.— Et ça. Je n’étais pastranquil e. Sookie ?—Non.Jason). Et ça.quifaitquelesgensvontplutôtauVic’s Rednecket auVampires Kiss. ai-je faitremarquertandisquejemepréparaisàretournerà lacuisinepourme resservir en café. Je ne sais pas sic’est l’attrait de la nouveauté. tout le monde s’intéressait à ce que je ferais sile Merlotte fermait. Ceserait gentil de m’informer.J ep e u xt o u j o u r st r o u v e ru na u t r e endroitoù travailler. Si vouspouviezdemanderaupersonnelduHooligansdedresserl’oreil eau sujetde l’attaque. j ’ avoue que j ’ apprécierais.C’est importantpour moi. auMerlotte. çane te conviendraitpas.ou s'ilssontperturbésqueSamsoitunmétamorphe.Ilyaautrechose. c’est bien plusimportant que mon job.—Mais ilserait obligé de quitterBon Temps.Décidément.sansgrandesurprisesurletourqueprenaitlaconversation. —Et ça. .quitravaileauVampiresKiss.Dermots’étaitretournéavantde s’appuyercontrelafenêtreo u v e r t e ..Jeme demandaissi jedevaisleur parler deVictor et de samalveillance.jevousrecommanded’entrerencontactavecunhumainaux yeuxgris.S e sc h e v e u xé t a i e n tp l u sl o n g sq u ec e u xd em o n frère. qui fait que les gens vont plutôtau Vic’s Redneck et au Vampires Kiss. —Aufait. maisdétachés. DermotmontraitmalgrétoutuntempéramentplussombrequeJason.sivousentendezquoique cesoitsurqui a fait ça.lesdeuxfaé onthochélatête.P o u re u x. Ils paraissaientintéressés. côté clientèle.Claude a haussé les épaules. Ceseraitgentildem’informer. surtout.— Mais il serait obligé de quitter Bon Temps.Dermot m’a interrogée :— Les affairesne vontdoncpas bien. toutle mondes’intéressaità ce que je ferais sileMerlottefermait.d i s a i tJ o h nD o n n e .C’étaitunregardquejevoyaissouventchezlesvampires. Mais c’était unepiste.quidérivaitsurune mer baptisée «Je n'en ai StrictementRienà Faire ».Puisils’est interrompu.Jenesaispassic’estl’attraitdelanouveauté.Le sortd’êtreshumains qu’ilsne connaissaientpasleur étaittotalementindifférent.auMerlotte.ai-jeajouté.Etlenouveaubar prochede l’autoroutenousfaitdutort.ai-je rétorquéb r u s q u e m e n t . — C’estmonmeileur ami ettu lesais.Ilsn’étaientpasidentiques. ou s'ils sontperturbés que Sam soit un métamorphe.Entoutcas.— C’est mon meil eur ami et tu le sais. C’est important pour moi.Claudeahaussélesépaules.quimetracasse.quandClaudeasoudainfaitobserver:—Tu n’auraisplusdetravail.Je me demandais si je devais leur parler de Victor et de samalveillance. En tout cas.C’était la première fois que je le formulais.Puis il s’est interrompu.maisonauraitf a c i l e m e n tp ul e sc o n f o n d r e .etsonexpressionplusintelligente(pardon.Jeconnaissaisdes endroitsoùl’on distribuaitdesétiquettestousles soirssans sesoucier duvéritable nomdesemployés. si?Claudeétaitdevenuétrangementpensif.ai-je ditàClaude etj’ai vules épaules de Dermotsedétendre très légèrement. sans grande surprise sur le tour queprenait la conversation.Décidément.je lesavaisdepuis longtemps.L’étiquette sur sonuniformedit qu’ils’appele Colton.Jevousaiparlédela bombeincendiaire aubar. ai-je répondu.l ap l u p a r t des humainsétaientregroupéssuruneseulegrosseîle. ai-je faitremarquer tandis que je me préparais à retourner à lacuisine pour me resservir en café.s’estexclaméDermot.çanevapas fort. Si vouspouviez demander au personnel du Hooligans de dresser l’oreil e au sujet de l’attaque. Je peux toujours trouver un autreendroit où travailler. j ’ avoueque j ’apprécierais.les clubs de strip-tease.SivousvoulezsavoircequiestarrivéàCait.chez Sam.sivivementquejemesuisretournée.—Sam perdraitson gagne-pain.C’étaitla première fois quejele formulais.— Les gensdiscutent dansles bars. quand Claude a soudain fait observer :— Tu n’aurais plus de travail. surtout.—Attends.côtéclientèle. Sookie ?— Non.J’ai fait unpasvers lacuisine.. si vous entendez quoi que cesoit sur qui a fait ça. je lesavais depuis longtemps. c’est bienplusi m p o r t a n tq u em o nj o b .— Il pourrait gérer un bar ailleurs. chez Sam.. Et ça.

c’est mieux. Ma locataireprécédente.Ensupposantqueles antiquairest'achètentlesplusgrosses pièces et que tu ne les rapportes pas ici. J’ai considéréDermot avecplus d’attentionquejeneluienavaisaccordéjusque-là. mes ancêtres s’en étaientdonné à cœurjoie. nousétionsrevenusàdesconsidérationsplusfamilières.Dermotavait sansdouteraison.Armée dubalai.—Ehbien oui.Amongrandsoulagement.—Tupeuxallerdroitaubut?ai-jeajoutésans ambages.Peut-êtremonnouveaulocataireétait-ilsousemployé.j’aimontél’aspirateurpourentermineraveclapoussière.—Oh.Dermotatenulapelletandisquej'ypoussaistouteslessaletésaccumulées.Etnousaurionschacunnotre chambre. Jene m’enétaismêmepas souciée. j’ai notéque la portedeClaude étaitfermée.ainsi. ilseratrèsbien.— Ehbien oui.sur toutelalargeurdelamaison. J’ai compris soudainqueje ne savaismême pas àquois’occupaitDermot au club.Ilfautponceretpeindre. Je vais balayer ettoutramasser.ai-jerépondu.Ilmefallaitdutempspourpouvoirréfléchir àtoutce qu’ilsm’avaient appris.quandilsavaient construitledeuxièmeétage.Dans lalumière dujour quifiltraitparleslucarnesencrassées.Elle yavaitinstalléunepetitecoiffeuse.Enlaposant.u n ec o m m o d ee tu nl i t . Pour l’instant.etaprès. j'avais remarquéque c’étaitcelle-làque Dermotavaitchoisiepourymettresonlitdecamp.—Je lepréférais avec toutesles affairesde famille.Dermotsavaitposerdes portes ? Il adû voir masurprisecaril a ajouté:— Jeregarde les programmes de bricolage sur la télévision d’Amelia.Quandest-cequecesantiquairesdoiventv e n i r .Il est assezpratiqued’avoirdes parentsà la forces u r h u m a i n e J .L ej o u ro ù nousavionsvidéle grenier.esuisalléecherchertoutmonéquipementsurlavérandaà l’arrière de la maisonet lorsqueje suismontée à pas lourds.legrenieravaitpris uneapparencetriste et miteuse.J’aipréférénepasémettre de commentaire.— Il neseraitpas difficilede monterune cloisonet d'yposer des portes. avait aménagél’unedeschambresduhautenpetitboudoiradorable.àlatélévision.E lea v a i tp r i su n ea u t r e c h a m b r ep o u re nf a i r es o ns a l o n .Aprèsavoirterminé.C’était comme s’il avait dit que le désert avait besoin d’eau.àdeuxsousmaistrèsm i g n o n n e . La couleur indéterminée quidemeurait avaitété égratignéeet tachée par tousles objetsqu’onavaitappuyés contre lesparois. ceserait bien. comme hôtesse.jeveuxdire.Claude et moipourrionspartagerlasalledetélévision.maislapeintureusées’était écail ée. a dit mon grand-oncle.Enfin.Ilyavaitdel’espoirdanssonregard. j’ai attaquéles toilesd’araignéepuislapoussière etles débris quijonchaientle parquet. Amelia.ceseraitnotreséjour.Etmoi.Manifestementoui.Sivouspouviezporterune desgrosses poubelleslà-haut.J’étais lamentable.Unefoiscettetâche terminée.ai-jeajoutéenletapotantdupied-apparemment.non? C'estce qu’ilsdisenttoujours.— Quandilsera propre.pourainsidire.C’estalorsqu’il a fait remarquerque les mursavaient besoind’unecouchedepeinture.quiviendrait habiterici?—Maisplusde chambres.a v e c d e u xf a u t e u i l s c o n f o r t a b l e s .Jen’avaisjamaispenséàdemander à Dermotsicela l’ennuyaitde partager unepièceavecClaude. J’avaissimplement acceptéle fait qu’ilpartait à Monroe lorsqueClaude yallait. situ n’utilisaisquecette extrémité comme grenier. maisjene comprenaispaslaportée du message.— Ehbien. ici ?Ilmemontraitunendroitsouslescomblesquifaisaitàpeuprèsdeuxmètresdeprofondeur.Uneboufféedehontem’asubmergée.Etpareilpourlesol.ai-jefait.les bras chargés.p o u rr e g a r d e rt o u to nb a z a r? —D’iciquelquesheures enprincipe. onpourraitle faire. Àmagrande surprise. Tuvois.—Legrenierest vide. mais je nepense pasavoir besoind’une autre pièce.ai-jerépondu. — Tun’auras besoin qued’unepartie del’espacepourrangerdes affaires.—Merci. Et sisonsangfaéétaitlaseuleetuniquechosequ’ilavaiten .J’étais d’accord avec lui. Dermots’estemparé de quelqueschiffonsetdenettoyantets’estmisauxlucarnes.ilaregardéautourdelui.—Effectivement.démontrantainsimagrandevivacitéd’esprit.vouspourriezlaredescendre.jepourrais m’yinstaller.u n et é l é v i s i o ne tu ng r a n db u r e a u . maisje n’avaisjamais été suffisammentcurieusepour m’enquérir de ce qu’il yfaisait.Tunevoulaispaslen e to y e r? —C'est ce quej’avaisl’intentionde faire ce matin.—Veux-tuquenous t’aidions?Claudeétaitmanifestementhorrifié et toisaitDermotd’unregard furibond. tupourraisfaire unetroisième chambre à cetétage. Lesmursavaientprobablementétépeintsautrefois. ai-je ditf e r m e m e n t .Maisjemesentaistoujoursunpeuperdue.Jen’avaispas euletempsde dire «ouf »que Dermotsurgissait brusquementaveclapoubelle. a ditDermot enpassant ducoq à l’âne.jenesavaismêmeplusquellesquestionsposer.Lepauvredormaitdansunlitdecampdansleminusculeséjour.b a d i g e o n n a n tl et o u tàl ac h a u x ..

communavecmoncousinégocentrique?Les motssontsortis dema bouche sansque j’yréfléchisse:— Si tu pensesavoir letempsde faire toutça, je seraisheureused’achetertoutcequ’ilfaut.Etd’aileurs,situ pouvaisponcer,sous-coucheretpeindreletout-etmonterlacloisonaussi,ça m’arrangeraitvraiment. Etjeseraiscontente detepayer.Tuveuxqu’onpasseàlascieriedeClarice,quandjeprendraimaprochainejournéedecongé?Tupourrais calculer lesquantitésde boiset de peinturequ’iln o u s f a u t ? Le visage de Dermots’estéclairé tel unsapindeNoël.—Jepeux essayer-etjesaiscommentloueruneponceuse.Tumefaisconfiancepourtoutcela?—Mais absolument, ai-je répliqué aussitôt.Àvraidire, cen’était pastoutà fait vrai. Mais après tout,l’étatdu grenier ne pouvaitpas être pire. L’enthousiasme afiniparmegagneràmontour.—Ceserait vraimentsympa,si cettepièce étaitrefaite. Ilfaudra quetumedises combien je te dois.—I ln ’ e ne s tp a sq u e s t i o n .T um ’ a sd o n n éu nf o y e re tl e réconfortdeta présence. C’estle moins quejepuisse fairepour toi.Ça,jenepouvaispaslenier.Onaparfoistort,des'entêteràrefuseruncadeau.J’aiestiméque,danslecas présent,j’auraiseutort..Enfinde matinée, aprèstoutes ces surprises, je me lavaisles mains et levisage poureffacer lesdernièrestracesdepoussièrelorsquej’aientenduunevoiturequiremontaitl’allée.C'étaitunegrandecamionnetteblanche,dont lecôtéportaitlelogo «Splendide »enénormes lettres gothiques.BrendaHestermanetsonassociéensontdescendus. Soncompagnonétaitunhommepetitetcompact,enpantalon detoile etpolobleu, avec des mocassinscirés. Il portait sescheveuxpoivreetselcoupéscourt.Jesuissortiesurlavéranda dedevantpourlesaccueillir.—Bonjour, Sookie, s'est écriée Brendacommesi nousétionsde vieilles connaissances. Je vousprésenteDonaldCallaway, copropriétaire de la boutique.—E n c h a n t é e ,m o n s i e u rC a la w a y ,a i j e r é p o n d ue ni n c l i n a n t l at ê t e .E n t r e z ,j ev o u se np r i e .V o u l e z v o u sq u e l q u ec h o s eà boire ?Ilsontdéclinétousdeuxtandisqu'ilsgrimpaientlesmarches. Unefoisàl’intérieur,ilsontexaminétoutelapièceencombréeavecunplaisirquemesfaén’avaientpasmanifesté.—J’adore le plafondenbois ! s’est exclaméeBrenda. Etregarde-moiles lambris des murs !—Elleestancienne,arenchéri DonaldCallaway.Félicitations, mademoiselle Stackhouse. Voushabitezlàunedemeurehistoriquedetoutebeauté.J’ai caché ma surprise à grand-peine.Ce typede réactionn’était pashabituel pour moi.Onavaitgénéralementtendance àmeplaindredevivredansunendroitsivétusteetdémodé.Lessolsn’étaientpasplansetlesfenêtresloind’êtreauxnormes.Unpeu méfiante,jel’airemerciéavantdecontinuer:—Ehbien,voicitoutcequenousavonsdescendudug r e n i e r .R e g a r d e zd o n cs iv o u st r o u v e z q u e l q u ec h o s eq u i vousplaît.Appelez-moisivousavezbesoindequoiquecesoit. J'estimaisque maprésence seraitinutile et enoutre qu'ilseraitunpeugrossierdelessurveillerpendantleurtravail.Jeme suisrenduedans ma chambrepour fairelapoussièreetdurangement,etj'enaiprofitépourtrierlecontenud’unoudeux tiroirs. En principe,j’aurais écoutéla radio maisjevoulaispouvoirentendrelesassociésaucasoùilsauraientvoulumeposer unequestion.Ilsseparlaientàvoixbassedetempsen temps et la curiositécommençait à me gagner.Qu’allaient-ilsdécider ?EnentendantClaudedescendrel’escalier, jesuis sortie de ma chambre pourdire au revoiràmeslocatairesavantqu’ils nepartent.Brendaestrestéelaboucheouverteenvoyantcesdeuxhommessublimes,tandisquelesfaétraversaientlasalledeséjour.Je lesaiforcésàralentirsuffisammentlongtempspourpouvoirlesprésenter-cen'étaitquepurepolitesse.Jen’aipas été surprise de constaterqu'après avoir rencontrémes «cousins », le regard que me portaitDonald avaitc h a n g é .Je récurais plus tardle solde la salle de bainslorsqueDonaldalâchéuneexclamation.J’aidérivéverslesalon enprenantl’air aussi détachéquepossible.Ils’étaitmisàexaminerlebureaudemongrand-père,unemonstruositélourdeethideusequelesfaé, suantsangeteau,avaientmauditeenjuranttouslesdiablestandisqu’ilsluttaientpourladescendre.Le petit hommeétaitaccroupi devant,latêtepasséesous letiroircentral.—Vousavezuncompartimentsecret,mademoiselleStackhouse,a-t-ilannoncé tandisqu’ilreculaitavecp r é c a u t i o n .V e n e z ,j ev a i sv o u sm o n t r e r . Je me suis baissée à côté de lui, pleine de curiosité.Compartimentsecret ! Trésorde pirates ! Tourde magie !À lesimaginer,on replongedans l’enfance avecdélices.Grâce à la torche de Donald,qui éclairait l'espace réservéauxgenoux,j'aipuapercevoirlaparoidufond,quic o m p o r t a i tu np a n n e a us u p p l é m e n t a i r e .O nyv o y a i td e minuscules charnières,placéessuffisammenthautpourquejamaisdesjambesnepuissentleseffleurer,etdefaçonàpermettreàlaportedes’ouvrir verslehaut.L’énigmeconsistaitàtrouvercommentl’ouvrir.Après m’avoirlaissé regardertout monsoûl,Donald

asuggéré:—Jevaisfaireunetentativeavecmoncanif,mademoiselleS t a c k h o u s e ,s iv o u sn ’ y v oy e zp a sd ’ i n c o n v é n i e n t . —Pasdutout!Ila sortil’instrumentdesapoche-ilétaitd’unetailetrèsrespectable - et, aprèsl’avoirouvert, a glissé la lamedélicatement le longde l’interstice. Comme jem'yattendais,ilarencontrédelarésistanceàpeuprèsàmi-chemin.Ilaappuyétout doucement,d’uncôtépuisdel'autre,maisrienne s’est passé.Puisila commencé àtapoterleboistoutautourde l’espaced e s t i n éa u xg e n o u x .I ly a v a i tu n em i n c eb a n d ed eb o i sa u pointdecontactentrelesparoislatéralesetcelleduhaut.Donaldappliquait toujoursdepetites pousséesetj’étaisprêteàabandonner,lorsqu’ilyaeuunesortededéclicrouilé.Lepanneaus’estouvert.— Àvousl’honneur,aditDonald.C’estvotrebureau.Rationneletvrai.Ils'estreculépourmelaisserprendresa place. J’ai soulevé la porte etl’aitenue en place tandisqueDonaldm’éclairait - moncorpsbloquaittoutefoisla lumièreetj’aimisdutempsàrepérerlecontenuducompartiment.Dèsquej’aisentiles contoursdu paquet, je l’ai tirélentementpourlesortir.Jemesuisglisséeenarrière-toutenessayantdenepaspenseraupointdevuequej’offraisainsiàDonald. Unefoisdégagée,je mesuis levéepour medirigerverslafenêtreavecmonchargementpoussiéreuxetl’inspecter.Jetenais unepetiteaumônièredevelours.Ilavaitdûêtreg r e n a t-a u t r e f o i s .I ly a v a i té g a l e m e n tu n ee n v e l o p p ej a u n i e , d’environquinzecentimètressurvingt, quiportaitdesilustrations.Enl’aplatissantsoigneusement, j’ai comprisq u ’ e lea v a i tc o n t e n ud e sp a t r o n sd ec o u t u r e .U nv i o l e n tf l o t de souvenirsm'abrusquementnoyée.Jemerappelaislaboîtedanslaquelleétaientrangéstouslespatrons-Vogue,Simplicity,Butterick.. Pendantdelonguesannées,magrand-mèreavaitbeaucoupaimélacouture.Puisundoigtcassé de sa main droite s'était « mal remis », et il étaitdevenutropdouloureuxpourelledemanierlespapiersdesoieetles tissus. Le patronde cette enveloppe-ciétaitunerobeàjupelargeretenueàlataille.Lestroismannequinsdessinées,auxattitudestrèstendance,avecleurs épaulesunpeutroprelevées,leursvisagesmincesetleurscheveuxcourts,laportaientdifféremment:mi-long,robedemariée,et costumefolkloriquedequadrille-quellepolyvalence!J’aisoulevé le rabat, pensanttrouverlepapierde soie brunsi familier,avecseshabituelssymbolesnoirsetmystérieux.Ilyavaitunelettreàl’intérieur.Lepapierpasséétaitcouvertd’uneécriture queje reconnaissais.L e sl a r m e sm es o n tm o n t é e sb r u s q u e m e n ta u xy e u x.J ’ a i écarquilléles paupières pour nepasles laisser couler, et j'airapidement quitté la pièce.Jene pouvaispas ouvrircettelettreenprésenced’autrespersonnesdansma maison.Je l’aidoncrangéedansmonchevet,aveclapetiteaumônière,etsuisretournéedansleséjouraprèsavoirséchémesy e u x . Les antiquaires onteula délicatessedene poser aucunequestion, ce dontje leurétaisreconnaissante. J’ai préparéducafé,queje leuraiapportésurunplateau,avecdulait,dusucreetquelquestranchesdequatre-quarts-carj’étaisbienélevée.Cequejetenaisdema grand-mère,feumagrand-mère,dontj’avaisreconnul’écrituresurlalettredansl’enveloppeàpatrons. 5 Jen’aifinalementpumeconcentrersurl’enveloppequelej o u r s u i v a n t .Aprèsl’ouvertureducompartimentsecret,BrendaetDonaldo n t p a s s éu n eh e u r ed ep l u sàf o u i le rl ec o n t e n ud em o n grenier.Puisnousnoussommesassisensemblepourdiscuterdecequileur plaisait dansmonassortimentéclectiqueetdela sommequ’ils me verseraient.Au début, j’avais simplement envie de direoui àtout, maisensuite,jemesuissentieobligée d’obtenirle plusd’argentpossible,pourfairehonneuràma famile.Lesnégociationsontduréuntempsfou,provoquantainsimonimpatience.Pourrésumer,ilsvoulaientquatremeublesde grandetaille,d o n tl eb u r e a u ,l e sm a n n e q u i n sd ec o u t u r e ,u np e t i tc o f f r e , quelquescuillèresetdeuxtabatièresàpriserencorne.Ilyavaitégalement quelquessous-vêtementsd’époqueenassezbon état.Brenda disaitqu’elle connaissaituneméthodedenettoyagequi éliminaitlestachesetqueleshabitsseraient comme neufs - mais ilsn’avaient pas grandevaleur.Lalistecomprenait égalementunfauteuild’allaitement-tropbastoutefoispourunefemmedemagénération,etDonaldvoulaituneboîtedebijoux fantaisiedesannées1930 et1940. Les antiquaires accordaientnaturellementbeaucoupdeprixaupatchworkde monarrière-grand-mère,qu’elleavaitréaliséenutilisantlefameux motifde la rouede chariot. Cen’étaitpas mondessin préféré, et je n’ai pas hésité àleleur laisser.En fait,j’étais heureusede savoir que ces articlespartiraient chez des gens quiles aimeraient,lesentretiendraient et les chériraient aulieudeles laisser croupirdansungrenier. Jevoyaisbien queDonald mouraitd’envie de trier lecontenuducoffrebourrédephotosetdepapiers,auqueljene m’étais pas encore intéressée. Mais je n’allaiscertainement pasle laisser faire avantd’avoirvérifié letout.Etc’est

cequejeluiaidit-trèspoliment,naturellement.Noussommesconvenusques’ilstrouvaientencoreunquelconquetiroirsecretdansles meublesquejeleurvendais,j’auraisundroitdepréemptionpourracheterlesobjetsàl’intérieur,s’ilsavaientunevaleurmarchande. Aprèsavoir rédigé un chèqueet appelé la boutiquepour organiserl’enlèvementdumobilier,ilssontpartisavecquelques objetsdetailleplusréduite,apparemmentaussisatisfaitsdeleur journéeque je l’étais moi-même.Dansl’heure,unegrosse camionnetteSplendideestarrivéedansl’allée,avecdeuxjeuneshommescostaudsàbord.Entroisquarts d’heure, le mobilier étaitcapitonnéet chargé àl’arrière.Après leur départ, il était déjàtemps de mepréparerpourallertravail er.Malheureusement,j'allaisdoncdevoirreporterl’étudedumystérieuxpaquetdansmatabledechevet.Jedevaismedépêchermais malgrétout,toutenmem a q u i la n te te ne n f i l a n tm o nu n i f o r m e ,j em es u i sd é l e c t é e dusilence de ma maison, que j’avais enfinpour moi. J’aimêmedécidéque la température m’autorisait àporter undem e s n o u v e a u x s h o r t s J .’enavaisachetédeuxchezWal-Martla semaineprécédente.Enl’honneurdeleurpremièresortie,jemesuisassuréque mes jambes étaient toutesdouces. J’étais déjàbienbronzée,etencontemplantmonrefletdanslemiroir,jemesentaisplutôtsatisfaite.JesuisarrivéeauMerlottevers17 heures.Lapremièrep e r s o n n eq u ej ’ a iv u eé t a i tI n d i a ,l an o u v e les e r v e u s e .A v e c sajoliepeau chocolat, ses tressesincrustées et sa boucledanslenez,c’étaitlapersonnelaplusjoyeusequej’aierencontrée depuisbienlongtemps.Ele m’a adresséun francsourire,commesi j’étaisjustementlapersonnequ’elleattendaitcequiétait d’aileurslecas, puisqueje la remplaçais.— Fais attentionau mec de la cinq, il aune sacréedescente - ila dûse disputeravec bobonne.Je saurais si c’était le cas dès que j’aurais eu le temps defaireuneincursiondans sonesprit.—Merci,India.Autrechose?—Lecoupledelaonze:ilsaimentleurthésanssucreavecpleindecitrons à côté.Leurs platsnevontpastarderàarriver-beignetsdelégumesetburgerspourtouslesdeux.Avecdufromageenextrapourlui.— D’acco-d’ac. Alors passe une bonne soirée.—J’enaibienl’intention,jesorsavecquelqu’un.—Ahbon,avecqui ?—L o l aR u s h t o n .Avec Lola ?—Je croisbienque j’étais au lycée avec Lola, ai-je répondupresqueaussitôt.—Ele sesouvienttrèsbiendetoi,aréponduIndiaenriant.Riend’étonnant,carj’étaisbienlapersonnelaplusétrange dema classe, dans monpetit lycée.—Ehoui,ai-jerépliquéunpeutristement,toutlemondesesouvientde moi; on m'appelait SookielaCinglée.—Elleaeulebéguinpourtoipendantlongtemps,m'aprécisé India.—J’ensuisflattée,ai-je réagi,étrangementfière,avantdemedépêcher deprendre monservice.J'ai faitle tour de mestablesrapidement, pour m'assurer quetoutlemondeétaitcontent,puisj'aiservilesbeignetsde légumes et les burgers et j’ai observéMonsieur leGrognonLarguéavecsoulagement:ilaavalésondernierverreavantdequitterlebar.Iln’étaitpasivre,maisilmouraitd’envie d’unebelle bagarre etj'étais biencontentequ'il parte.C eg e n r ed 'e n n u i s ,n o u sp o u v i o n sf r a n c h e m e n tn o u se n passer.Letypen’était pasleseulàsesentird’humeurmaussade,auMerlotte. Sam remplissaitdespapierspour lesassurances. Il déteste la paperasse, maisil est obligé des’enoccupertoutletemps,cequil’agaceplusqu’unpeu.Lesformulairesétaientempiléssurle baret,pendantunmomentdecalme,jelesaiétudiés.Jelesailuslentement,avecsoin, et ce n’étaitpas si difficile à comprendre.J'aicommencé àcocher les cases et à remplir lesblancs. Puisj’ai appelé le postedepolice pour leurdemander une copiedurapportsurl’incendie.J’aifournilenumérodefaxdeSam,etKevinapromisdenousl’envoyer. Puisj’ailevélesyeux:monbosssetenaitàcôtédemoi,uneexpressionébahiesur levisage.— Je suis désolée, me suis-je exclaméeimmédiatement.Çasemblait tellementte stresser, et moi çane m’embêtait pasdem’enoccuper.Tiens,jetelesrends.J’aiattrapé la pile pourla tendre à Sam.—N o n ,n o n ,n o n!a t i ld i te nr e c u l a n t ,l e sm a i n sl e v é e s . A u contraire, merci, Sookie. Je n’avais mêmepaspensé àdemander de l’aide.Ilabaisséleregardpourexaminer lesfeuilles.—Tu as appelé le postedepolice ?—O u i ,j ’ a ie uK e v i nP r y o r .I lv ae n v o y e rl er a p p o r tq u et u doismettre avec le dossier.— Oh ! merci, Sookie !OnauraitditquelepèreNoëlvenaitjusted’apparaîtreauMerlotte.—Ça ne me gêne pas,de remplir des formulaires, luiai-jeditensouriant.Ilsnerépondentjamais.Tuferaismieuxdevérifierquejenemesuispas trompée,maintenant.Samm’aadresséunlargesourire,sansunseulregardpourles papiers.—Beauboulot,monamie!—

le toutassortid'un débardeur moulantetbleu.J’étaiscontentede pouvoirm’occuper sans penseraucontenudematabledechevet.silencieuseettendue. ils’agissaitlàde lourdesresponsabilités.disons.Jeleurtrouvaisunairvaguementfamilier.ils avaientété engagéspar lesparentsde Debbie Pelt.chéri.J a n n a l y n nm ’ a v a i tt o u j o u r sp e r t u r b é e .Av r a id i r e .p o u rn e pasdire effrayée. El e était pleinement consciente dufaitque Sam et moi étionsamis.l’autreserveuse. Àchaquepasqueje . Sontravailconsistaitenpartie àévaluerlesmenacesetàlesélimineravant qu’ellesnepuissentatteindreAlcideet la meute.l u il a n ç a i tu nc o u pd ’ œ i ld et e m p sàa u t r et o u te nc h u c h o t a n t avecsonami.mais personnenepouvaitnierqu’elleavaituncharismeimpressionnant. Elle gérait égalementleHairoftheDog. Samsemontre. Cedernierfaisaitdurer leverre qu’ilavaitcommandétoutensurveillantDanielletandisqu’ellepassaitdetable entable.jetantunregardcirculaireavant dechoisirunetabledansmonsecteur.Pas de souci. Pourunepersonneaussijeune.J’avaisépuisé toutceque je pouvaisfaire comme travailquandj’airemarquéqueJannalynnetSam discutaientmaintenantàvoixbasse.j'auraisressentila même chose.portésanssoutien-gorge. c'était moiqui avaistiré sur Debbie Pelt etl’avaistuée. J’aisoigneusementévitéd’écoulerleurs pensées.jesavaispourtant quetoutallait bien de ce côté. etqu'onpensaitlà-basque j'étaislapetite amie de Sam. j’avais réponduàleursquestionscommeune vraifaé :j’avaisdit lavérité.Puisjelesaireconnus:JacketLilyLeeds.pour l'embrasserfougueusement.ci. Jannalynnn ’ é p r o u v a i tn a t u r e le m e n ta u c u ns c r u p u l e .—Bonsoir.Sescourtscheveux brillantsethérissésétaientplatine. Elleme rappelait uncadeau queJasonm'avaitoffert.Jenepouvaispasluienvouloirdesessoupçons.etmontraitunejoieféroced’avoirété choisiecomme Secondpar la meutedesLonguesDents.là.etsonépouxtoujoursaussiattirantetpleindevitalité.LilyBardLeedsétait toujoursaussipâle. mais pastoutela vérité.Ilarépondu.Jannalynnn'étaitpaslapremièrefemmede caractère(oumêmefranchementterrifiante)quiretenaitsonattention.Impossibledefairecomme sije ne l’avais pas remarquée.c’étaitdûaumoinsenpartieaux ondescarrémentterrifiantesqu’elledégageait.unjolipanneaudevitrail multicoloreàsuspendredevantmafenêtredecuisine.mêmesilessignauxqu'émettaitsoncerveauindiquaientqu'ilétaitunpeugêné.seslongues jambes muscléescroiséesavec élégance.Elleavaitmislesbouclesd'oreilles que Samlui avait achetées chezSplendide.LesyeuxdeLilyontimmédiatement trouvélesmiens. El e savait quej’avais rencontré la famille de Sam lorsdumariage de sonfrère.Uncoupleestarrivé alors.Leursvisagestrèsattentifsindiquaientqueleursujetdeconversationdevaitêtresérieux.Enfait.Cesoir-là.Àlaplace.derrièrelebar.pourattraperlesrayonsdusoleil. Ils étaientvenus àBonTempspourenquêtersurladisparitiondeleurfile.Desoncôté.Jannalynnportaitunshortenjeanminimalisteetdesspartiateslacéeshaut. etluisetenaitàsonpostehabituel.Danielle.J em es u i s détournéerapidementpourallervérifierleniveaudessalières etpoivrièressur lestables .Elleétaitperchéesursontabouret.onnepouvaitquelaremarquer.cettefois.La dernière foisqueje les avaisvus.Maigreetpetite.Ellel'aattrapédansuneétreintepassionnée.Unebonnedemi-douzainedependentifsluisaitàs o nc o us u rd e sc h a î n e se na r g e n td el o n g u e u r s différentes.Lorsqu’ellearrivaitdansunepièce.maiselle semblait néepour relever ce défi.unpetitbaressentiellement fréquentéparlesmembres de la meute des Longues Dentsainsiquepar lesautreshybridesdesenvironsdeShreveport.L’histoireavaiteulieuunanauparavant. baséeàShreveport.Jannalynnavaitcertesdesdéfauts. C’étaitdela légitime défense etjen’avais aucuneintentiondepasserle restede ma vie en prison.J a n n a l y n né t a i tu n ej e u n ef e m m e s o u p ç o n n e u s ed ep a rs a natureetsaprofession.Lesclientsfaisaientdeleurmieuxpournepasjeterdesregardsébahisàlajeune louve.quelquepeutéméraire.Puisj’aientendula portes’ouvriretmesuisretournée.Je me suisdirigéeversleurtableàcontrecœur.Jemesuis efforcée de garder mon expressionaccueillante:J a n n a l y n nH o p p e rv e n a i td ef a i r es o ne n t r é e .Jannalynnfaisaitpreuved'uncertainsensdela moderelativementagressif.soulagéeàlaperspectivederecevoirunnouveauclient.a-t-ellemurmuréàSam tandisqu’ellepassait devant moi comme si je n’existais pas. Àmonavistoutefois.J’avaiscompris depuisqu’àl’époque. Les deux détectivesprivésvenaientdel’Arkansas.danssonchoix decompagnes.

unjolipanneaudevitrail multicoloreàsuspendredevantmafenêtredecuisine. Ilm’asouri et la mincecicatrice quibarrait .j'auraisressentila même chose.J em es u i s détournéerapidementpourallervérifierleniveaudessalières etpoivrièressur lestables .leurai-jeditd’untonf a u s s e m e n te n j o u é . Ils étaientvenus àBonTempspourenquêtersurladisparitiondeleurfile.Lesclientsfaisaientdeleurmieuxpournepasjeterdesregardsébahisàlajeune louve.—Bon.L’histoireavaiteulieuunanauparavant.Elleavaitmislesbouclesd'oreilles que Samlui avait achetées chezSplendide.Elleétaitperchéesursontabouret. Elleme rappelait uncadeau queJasonm'avaitoffert.Jannalynnportaitunshortenjeanminimalisteetdesspartiateslacéeshaut.Pour Lily.Q u a n de les ’ e s tt o u r n é ed en o u v e a uv e r ss o nc o m p a g n o n .Jackaucontrairese seraittrès clairementbien laissétenter parlesbeignets.là. J’aisoigneusementévitéd’écoulerleurs pensées.Ellel'aattrapédansuneétreintepassionnée.monsouriredevenaitplusfigé.maiselle semblait néepour relever ce défi.LilyBardLeedsétait toujoursaussipâle.ils avaientété engagéspar lesparentsde Debbie Pelt.a-t-ellemurmuréàSam tandisqu’ellepassait devant moi comme si je n’existais pas. sontee-shirts’est soulevéet j’aipu apercevoir de vieiles cicatricesqui auraient purivaliseravecles miennes.unpetitbaressentiellement fréquentéparlesmembres de la meute des Longues Dentsainsiquepar lesautreshybridesdesenvironsdeShreveport.Q u e p u i s j ev o u ss e r v i ràt o u sd e u x.o u sa v i o n st o u j o u r se uc e r t a i n e sc h o s e se nc o m m u n .ci.quelquepeutéméraire.cettefois.Enfait.pourattraperlesrayonsdusoleil. Pourunepersonneaussijeune. —Pourmoi aussi. etqu'onpensaitlà-basque j'étaislapetite amie de Sam.derrièrelebar.Jenepouvaispasluienvouloirdesessoupçons.nousavonsdesbeignetsdelégumes. etluisetenaitàsonpostehabituel. El e était pleinement consciente dufaitque Sam et moi étionsamis. baséeàShreveport.Danielle.mêmesilessignauxqu'émettaitsoncerveauindiquaientqu'ilétaitunpeugêné. C’étaitdela légitime défense etjen’avais aucuneintentiondepasserle restede ma vie en prison.jetantunregardcirculaireavant dechoisirunetabledansmonsecteur.silencieuseettendue.La dernière foisqueje les avaisvus. Elle gérait égalementleHairoftheDog.Lorsqu’ellearrivaitdansunepièce. Sontravailconsistaitenpartie àévaluerlesmenacesetàlesélimineravant qu’ellesnepuissentatteindreAlcideet la meute.Desoncôté.—BienvenuechezMerlotte. j’avais réponduàleursquestionscommeune vraifaé :j’avaisdit lavérité.onnepouvaitquelaremarquer.Sescourtscheveux brillantsethérissésétaientplatine.c’étaitdûaumoinsenpartieaux ondescarrémentterrifiantesqu’elledégageait.aajoutéJackàsontour.J a n n a l y n né t a i tu n ej e u n ef e m m e s o u p ç o n n e u s ed ep a rs a natureetsaprofession.alors. toutesn e u v e s N . Cedernierfaisaitdurer leverre qu’ilavaitcommandétoutensurveillantDanielletandisqu’ellepassaitdetable entable.J’avaisépuisé toutceque je pouvaisfaire comme travailquandj’airemarquéqueJannalynnetSam discutaientmaintenantàvoixbasse.J a n n a l y n nm ’ a v a i tt o u j o u r sp e r t u r b é e . ils’agissaitlàde lourdesresponsabilités. mais pastoutela vérité.danssonchoix decompagnes.etmontraitunejoieféroced’avoirété choisiecomme Secondpar la meutedesLonguesDents. Jannalynnn ’ é p r o u v a i tn a t u r e le m e n ta u c u ns c r u p u l e .Cesoir-là.Ilarépondu.Jannalynnavaitcertesdesdéfauts.mais personnenepouvaitnierqu’elleavaituncharismeimpressionnant. El e savait quej’avais rencontré la famille de Sam lorsdumariage de sonfrère.Jeleurtrouvaisunairvaguementfamilier. Les deux détectivesprivésvenaientdel’Arkansas. Àchaquepasquejeprenais.disons.Puisjelesaireconnus:JacketLilyLeeds.jesavaispourtant quetoutallaitbien de ce côté.—Bonsoir.Maigreetpetite.Av r a id i r e .aannoncéLilysansgrand enthousiasme.Impossibledefairecomme sije ne l’avais pas remarquée.J’avaiscompris depuisqu’àl’époque.etsonépouxtoujoursaussiattirantetpleindevitalité.Samsemontre.seslongues jambes muscléescroiséesavec élégance.Jannalynnfaisaitpreuved'uncertainsensdela moderelativementagressif.unburgerLafayettepourmoi. le toutassortid'un débardeur moulantetbleu.Uncoupleestarrivé alors.Unebonnedemi-douzainedependentifsluisaitàs o nc o us u rd e sc h a î n e se na r g e n td el o n g u e u r s différentes.chéri.Je me suisdirigéeversleurtableàcontrecœur.Jannalynnn'étaitpaslapremièrefemmede caractère(oumêmefranchementterrifiante)quiretenaitsonattention.pour l'embrasserfougueusement. Àmonavistoutefois.c e soir?Aujourd'hui.p o u rn e pasdire effrayée.Etsivousavezu nm o m e n t .l u il a n ç a i tu nc o u pd ’ œ i ld et e m p sàa u t r et o u te nc h u c h o t a n t avecsonami. c'était moiqui avaistiré sur Debbie Pelt etl’avaistuée.Àlaplace.n o u ss o u h a i t e r i o n sv o u sp a r l e r .etnosburgersLafayettesontvraimentsuper.l’autreserveuse.portésanssoutien-gorge.LesyeuxdeLilyontimmédiatement trouvélesmiens. c’était manifestement commesi je luiavaisproposé desvers de terrepanés.Leursvisagestrèsattentifsindiquaientqueleursujetdeconversationdevaitêtresérieux.

Si MaîtreCataliadesavaitenvoyédeuxpersonnesaussicompétentesetredoutables aubar.incroyablementsûred'elleetmusclée.a t e ler a j o u t ée nc o n s u l t a n ts a montre.Là.Même sonesprit semblaitstrict et ordonné.Ses instructionsétaientformelles:nousdeux.jesuiscertainequ’ilyatouteune foulededétectivesàLaNouvelle-Orléans.Ilétaitmajoritairementdémon.—Oui.maisvousn’étiez pasobligés.onpeutparler.LesparentsPeltavaientpromisdecontrôlerleurfille. légèremaisnéanmoinsinutileparcettechaleur.I lh a b i t eàL aN o u v e le O r l é a n s .Lilyaexpliqué.ilnerestaitpluspersonnepour lacontrôler. El e me soupçonnaitd’êtreu n e t u e u s e Ç .sonétatmentalavaitempiré. Une petitesoiréemutilationpeut-être? Je medemandais sisaveste.deconnaîtreunepersonnequisoitsincère endéclarant«j’aiunedetteenversvous».decelledesamère.Ironiquedanslesensamer.maiscommentsefait-ilqu’ilvousaitcontactés. Elle était jolie.—Pardonsijevousvexe.Ele n’avaitmêmepasvingtans. comme ilse devait. —Sandra Pelt estsortiede prison. avec Lilyà ma gauche.Elleavaitpourtanttentédemetuerplusieursfois.Letribunalanomméuncertainavocatpourêtre letuteurlégaldeSandrajusqu’àsam a j o r i t é .Vousêtestoujoursbasés à Little Rock.—Ilnousaappelés.jetrouveçatrèsgentil.Ilsembleavoirl’impressiondevousdevoirquelque chose. —Mais pourquoiavoir fait toutce chemin pourmeledire?Jeveuxdire.a u j o u r d ’ h u i .—Pourquoi était-elle en prison?—Coupset blessuresà l’encontred’unde ses cousins.—Bien. enplaçantl’accent toniqueaméricain sur laseconde syllabe..Demoncôté.SandraPeltesttoutsimplementfolleàlier.Quandj'avaisapprisleurdécès.Lilym’arépondu. C’étaitplutôtsympa.— Et vousmeditesça parce que.a annoncé Jack.Ilallaitdevoirs’absenterquelquetemps.nerecouvraitpasdeshorreurs encore pires.J’aihochéla tête.C’estungrandbonhomme. D’ail eurs. c’estbiença ? Avec ungesteindifférent.et manifestement.dequoiallons-nousparler. ilsnesavaientmanifestementrienoupresquedumondeparallèleàceluideshumains.MaîtreCataliadesvousadonc envoyétousdeuxicipourm’alerter.Mais c’était vrai. c’était curieux. ai-je prononcé immédiatement. alorsqu’ils’effondrait. Vousn'avez mêmepasétéarrêtée.j'avaiscruqu'elle feraituneapparition.. à uneheure .J’avaisentendulesparolesdanssonespritavantqu’ilnelesprononce.Etqu’aucuntribunalnevousajamais déclaréecoupabledela disparitiondesa sœur.— Cataliades. ai-je articulé avec peine.Àprésent.etilaenvoyéunchèque. —S o nn o m? Elleatiréunmorceaude papierde sapoche.si?Quelqu’unvousapayéspour m’avertir?Aprèsuncourtsilence.Je n’avais renduservice à l'avocatqu’enuneseuleoccasion.Etvousauriezpumeledirepartéléphone. je réfléchissais àtoutevitesse.àv i n g te tu na n s .Ilsattendaientquejeleurexpliquelecomportementétrangedel’avocat.vous?Jeveuxdire.sanssatisfaction aucune.SandraPeltétaitunejeunefemmeviolenteetamorale.Unerechute. Maître Cataliades et moiétionsen bonstermes. C’estbienlui.ilademandésinousétionsdisponibles.aubar.solidecommeunroc. quejenel'avaispasvue depuislamortdesesparents.parexemple.sonvisage abougé tandisque sessourcilsse levaient.Etjeneleprononcepeut-être pas bien.E tm ê m e .—Alors elleétait en tôle? C’est pourça. J’ai vérifié quepersonnen’avait besoindemoi sur monsecteur et me suisassiseenface de Jack.cancerdu sein.. surpris.Deplus.çanetravailepasgratuitement.MaislecoupleLeedsne le savait apparemmentpas.etilvoulait êtrecertainquevoussachiezquelafileétaitenliberté.Leursregards s’étaientfaitsinterrogateurs. Je l’avais aidé àsortir des décombresde l’hôtel àRhodes.Vouspourriezmêmeêtreinnocente.—Ils’agitdelasuccessionPelt.Jecroisquevousdevriezfaireattention.Jackpensait à Lilyet s’inquiétait ausujet de sasanté .non.ai-jecommencétoutenlevantmesbarrièresengrandpour pouvoirlesécouter.Ça.j’étaisfranchementinquiète.d’aprèslesprivés.C’estluil’exécuteurtestamentaire?—Ouaip.J’aipris leur commande deboissonsavantd’allerlatransmettreàAntoine.çan’apaspluàSandra.Maisiln’yavaiteuaucunsigned’elleetjem’étais détendue.—C’estunnomàconsonancebalte.Vraiment.Jepensequevousneleserez jamais.Etson obsession..aditLilytrèscalmement.àlaminuteprès. Je trouvais assez ironiqueque ce soitla successionPeltquipaiele couple Leeds pourvenirme mettre en gardecontrelederniermembredelafamillePelt.—Alors.. Lecousinenquestionavaitreçuunepartdel’héritagedesesparents. am'a faitmal.—Mais oui!s’est exclaméJack.P u i sj es u i sr e v e n u eàl e u rt a b l ea v e cl e u rt h ég l a c ée tu n e assiettede tranchesde citron.mêmesijesuisconvaincueducontraire.EtLilypensait à moiet réfléchissait.c'estvous.j’enétaiscertaine. Jemedoutaisbienquevousn’étiezpasrevenusauMerlottesimplementpourlacuisinegastronomique. maisla surprise sur monvisage n’était pasfeinte.—Parcequ’ellevousdétesteplusquetout.Lesprivés.

trois desdélinquantsontréussiàcomprendrequ'iln’étaitpas judicieux derésister devantdesarmesàfeu. a ajouté Lippe Boudeuse. Enquelquessecondes.Eleapivotésurson tabouretets’estconcentréesureux.jecroisqu’il vautmieux partir.Onv e u tl ab l o n d e .Dansquelscas le besoinde deux gorillesqualifiés se fait-ilressentir?Q u a n do na te n dd e se n n u i s .arenchériBlondinetTondu. a dit Jack Leeds.Ilnepouvaitêtretotalementcertain qu’ils parlaient de moi.Robusteet lourd. a ditSam d’untoncalmeet égal. Ça ne va pas être possible.d’où viendrait lepire.p a sd ep r o b l è m e .— Ouais.Ilgagnaitdutemps. À l’exceptiondeDannyPrideaux etd’AndyBellefleur. pourne pas gêner sontir.agrognéCaïdBarbu.Ilvisaitl’hommeau couteaudesonpropreSigSaueur.—Et après.Andyn’étaitpas enservice. a repris AndyBellefleur. J’étaiscertainementlamoinséprouvéedescombattantsiciprésents. soitblonde.Ilnepouvaitpasavoirplusded i x n e u fa n s . mais le fait quesa femme.ils sesont lancé de rapidesregardsincertainspendantquelquesinstants. p’t-êtrede voustous.b a n d ed e tarés.Elledégageaituneodeur animale. Je me suisdoncglisséeen arrière avec précaution. t o n v a t r o u v e r u n e s o l u t i o n I .— T u l â c h e s t o n s u r i n e .—Onsecalme.carj1étaitplusquedangereuxdelarécolter.mais j’ai commencé à me déplacer insensiblementversmadroite.brusquementinterrompu. yétait certainementpourquelquechose.il était armélui aussi. maislesproblèmessont déjàlà ! s’estvanté ledégénéré le pluspetit.lui aussi.J’aieul’impressionqu’ellelesavaitsentismalgrétout.onn’aque des habituéset onn’apasbesoin d’avoirdesproblèmes.Magrand-mèreauraitdit qu’ilsétaient «prêtsà en découdre ». c’était ma peur quijouaitlesloupes.l e sg a r s .l’abrutidéfoncé sebalançaitsursestalons.dansl’intentiondel’attaquerde côté.avecdes cicatrices apparentessoussescheveux blondspresqueinexistants.Ill’auraitcertainementfaitdanstousles cas. quisetenaittoutprèsde moi. complètement défoncés.ilnepouvaitmêmeplusparler.— Ah.j’aivuqu’ilavaitcompris. C’estun endroit calme ici.—Maisonveutpassecalmer.—Salut.Sesyeuxs’agitaiententoussens.— Je suisplutôtd’accord. hésitants.lesLeedsontsuivimonregardetnousregardionstouslaporte lorsquelesennuissontentrés. tandisqu’ilsortaituncouteaudeladroite.—Onvabiens’occuperd’ele. C’étaitunebonne idée.Ilfaisaitplusd’unmètredel o n g —oualors.afinquetoutlemondeauMerlottepuissecomprendrelasituation.Samcontinuait.salut.ilavaitlevisageraséetlecrânetondu.Jackavait unpistolet.DingoleDéfoncé souriaitsimplement.Sescheveuxnoirsétaientgominésenarrièreetseslèvresavaient unplinaturellementboudeur. C’était ladrogue laplusimprévisibledumarché.Etcepourunlapsdetempsindéterminé.etsonbrasne tremblaitpas. Etila faitun gestevers moidela main gauche.Lesgensquibuvaientdusangdevampiredevenaient incroyablementfortsetperdaienttouteconsciencedudanger. Lesmains deLilys’étaientimmobiliséesen l’air. Et de fait.ils devenaienttotalementcinglés. Siv o u sv o u l e zu nv e r r e .Naturellement.Jannalynnleurtournaitledos. mais ilportaitson arme sur lui.peut-êtrehispanique.Ilessayaittoujours.P o u rs ap a r t . I n s t i n c t i v e m e n t .EnscrutantlesyeuxdeJackLeeds.çavaaller. J’avaisdonc bienfait.mêmelespluslentsdesclientss’étaientéloignés dansla mesure du possibleducentre del’action.cequ’iltentaitdecontrerenaffichantunsourireméprisant.Unesenteurféroce et sauvage flottait dansl’air. maispas moi. etj’aicomprisqu’elle venait de Samégalement. comme sielle avaitesquisséungeste. l’autre blonde. Jack Leeds a passé lamain soussa veste .Jepensaisquelapremière attaque viendraitde lui. —O ne s tv e n u ss 'a m u s e ru n p e ua v e cv o u s .Lequatrièmeétaitencoreplusatteintque lesautresparlesangdevampire:perdudanssonpropremonde.commequelqu’unquivientdetendresonarcetquiviseaveclaflèche.La pluschèreégalement.— Pas detarésici.Quatregrosdursontfaitleurapparition. Ils auraientpuporterun tatouagequi disait «vermineet fierdel’être ». maisjevoyaisbienqu’ilsavaitquenous nepourrionspaséchapperàlaviolence.lsavaientbeauêtreenpleintrip.D a n n yt e n a i to u j o u r su n ef l é c h e te .LesyeuxglacésdeLilyontrepérélamanœuvreetellem’afait unsigne de tête infime.J’airisquéune brève incursion dansleur esprit etj’aisuqu'ils avaientpris dusangdevampire.Ilasortisonarmed’ungestefluide. c’étaitcertainementparcequ’il savait qu’ilsallaients'avérerutiles. Le troisième gamin était maigre etbrun.bienprécise.d’avantenarrière. Et ils étaient armés.Remontésà bloc.Oualors.Troublés. commes'ilsuivaitdeschosesquepersonned’autrenepouvaitvoir.j em es u i sl e v é ee tm es u i st o u r n é ev e r s l’entrée.luiaussi.quijouaientensembleaux fléchetteslorsdel ’ i n t r u s i o n .E t e n s u i t e . I lp o r t a i tu n eb a r b eé p a i s s ee td e sc h e v e u xb r u n st o u f f u s maisparaissaittrèsjeune.Lamarchedutempss’était . ilsdébordaientd’agressivité.lesnazes!aclaironnéleplusgrandàlaronde.Ilétaitgrand.

E n f i n .Lilyluimaintenaitlebraspourquejepuissetravailler. Soussonapparence glaciale.ai-jepoursuivi.—Ilfautquetut’arrêtes. BlondinetRaséalevélepoing.ConnardleBarbuavaitainsitournéledosàAndy.c’étaitunsacrésaut. —Stop!ahurléSam.Perdudanssadouleur.son visagearetrouvésescontoursnaturels.Andyavaitdéjà appelé les secourset j’ai rapidemententendulebruit désagréablement familier des sirènes.—T uf a i su ns e u lm o u v e m e n t .Jepercevais cependantdanssonespritune pointed’exaspération. El e aimait sonmarid’une passiondévorante.elleauraitvoulumassacrerLippeBoudeuse.ad i tA n d y d ’ u nt o no nn e p e u tp l u s m e n a ç a n t .projetant son pied droitenl’air pourpercuter latêtedeLippeBoudeuse avecuneviolenceinouïe. — H é ! J a n n a l y n n ! Elleaplongélesyeuxdanslesmiens.Mesneuronesnefonctionnaientpasparticulièrement bien.— Respire avec moi.a t e le c o n c l u . elle a pivotésur sonpied gauche.interrompue. Aprèsdeux pas rapides.ConnardleBarbuetBlondinetRasésesontretournés versLilypourlafixerd’unregardmédusé.—Merci. El e s’estredresséepourprendresonélanetluidécocherun violentcoupdepoingdans la mâchoire. sa respirations’estcalmée. et de toutsonêtre.Dingo leDéfoncéémettait de faibles crisde douleur.que Sam venaitdeplaquer au sol. comme s’illuiavait ditqu’elleétait aussisexyqueHeidiKlum. LippeBoudeuseasortisonarme..—Heureusementquej'étaislà.I lac h a r g éS a m .il s’est figé. Sam l'aserréedansses bras.SamalâchéDDpourcognerBlondinetRaséenpleine poitrine. Son corps acessé des'agiter. Ele s’est rengorgée fièrement..Trèsgraduellement.ConnardleBarbu.Malheureusement.non?Attendsunpeuqueje raconte ça à Alcide !—Tueslaplusrapide.etc'estàcemoment-làqu’Andy s'estprécipitévers lui. Posantlesmains surses épaulesmaigres.La jambe et la mâchoirecassées.Jenesais pasvraimentquiilavaitl’intentiondetoucher.Ça.—L â c h el ec o u t e a u .Jen’aipaslâchésesyeux.PuisJannalynns’estélancée denouveaupours’abattrepiedsjointssursonfémur.E ne n t e n d a n tg l a p i rleurcomparse.n o u se n t r a î n a n tt o u sa v e cl u id a n s sa stupidité.merci.Ils’estabattucommeunarbresouslesassautsd’unetronçonneuse. pouratterrir sur DingoleDéfoncé.Cetteseconded’inattentionallaitleurcoûtercher.le jeunevoyougémissaitsansdiscontinueret n’a certainementpas comprisles paroles deLily. claquaitdes mâchoires ettentait deladéloger.J’ai arraché montablier blanc etpropre pourpanser lablessure de Jack.Lessienschangeaientde formeet de teinte. mais rien n’yfaisait.Jen'aijamaisr e n c o n t r éu nt e lS e c o n dd em e u t e .ilatenté de s’écarterd’elle aussidiscrètementque possible.Nouveauc r a q u e m e n t .A cetrain-là.Tuesla meilleure.J’ai très distinctemententendul’ossebriser. Petit à petit. Sa mince silhouettesetordait dans touslessens.surexcitéeparlaviolencede la bagarre. —Ç av a .Aumêmemoment. .El e s’est efforcée de m’obéir.prenantsonélanpourfrapper.Eleaatteintle malfrat en pleindans le bicepsetil s’est mis àbrairecommeunâne. et sesy e u xo n tr e p r i sl e u rc o u l e u rn o i s e teh a b i t u e le . Lilybrûlaitcommele Vésuve.visantettirantpresqueinstantanément. Lorsqu’ila sentil’armepointéedans sondos. Laviolencedeses émotionsa faillimesubmerger.constatantquesescopains étaienttombésethors d’étatde nuire.Jannalynnabondidesontabouret.elles’esttournéeversletype.mapuce.etDannyPrideauxalancésafléchette.LilyLeedss’étaitmiseenmouvement.a t e le énoncétrèsdistinctement.hein?a-t-elle réponduavecunrireépuisé.ilseraitpeut-être intéressantdeloueruneambulancequi resteraità demeure dans le parking.a murmuréSam.Dèsque le sangde Jacks’estarrêtéde coulersiabondamment.L’atmosphèresaturéedepeur etd'énervementétait rempliedecris excités. DD glapissait. maissa bal e a frappéJack Leeds.faisantvalsersonarmeverslecomptoiretbrisantsonbras dansunflotdem o u v e m e n t sq u a s i m e n th y p n o t i q u e s .S a ml u ia v a i ts a u v él av i e:p a n t e l a n t e .J a n n a l y n n étaitpratiquemententraindese transformer.quilemaintenaittoujoursau sol.Aussirapide qu’unloup-garou.Eleétaitsurluiavantmêmequ’ilnetoucheterre.La structure osseusede sonvisage glissait soussa peau.Ayantnéanmoinsdiscerné letonqu’elleemployait.Le relief maintenant bosselédesoncrâne s'allongeaitdangereusement. décrivantunarcfaramineuxdans lesairs.sansaucuneexpression.Riendebonpourunejeuneloup-garou.Ilfallaitqu’ellecontinuedemeregarder.dontletirde ripostea manquéson buttandisqu’ils'effondrait.DingoleDéfoncéasoudainperdutoutc o n t r ô l e . Le visage aussi blafard queceluid’unvampire. a eulaprésence d’espritdel â c h e rs o nc o u t e a u .E nf a i t .e tj et ed é f o n c e .Lorsqu’ils’étaitretournépourobserverLily.magistrale.maisjesavais néanmoins qu’ilserait pourle moins gênantq u el ap o l i c et r o u v eu n el o u v ee na r r i v a n t .sonvisage demarbre. Le combatn’avait pas prisplus dedeux minutes.

Outreunassortimentd’objetsàbutpratique(unelampetorche.j’yétaispresque.Dermotet Claudeavaientsansdouteeubesoindecalme. indirectement.étaitfierdesoninterventionetc’étaitparfaitementjustifié.J’étaiscertaineque c’était moi.jetrouvaisqu’ilétaitgrandtempspourmoi d’avoirunpeude répit.Tirantle drapsurmatête.ilavaitpuapprendreque lesparentsavaientenvoyéLilyetJackLeedsenquêtersurladisparitiondeDebbie.lui.j’avaistouteunelistedequestionsàposer. la blondequeles quatremalfratsavaientvouluembarquer. et toutarecommencé. Ses collègues luiont administréforce tapes dansledospourleféliciter.Puisla police etles secours sontarrivés.Ilspouvaientégalementavoirdécidédebraquerlebar etde prendre Lilyenprime.q u en o t r e poulss’accélèreetquenospaumesdemainvontcommencerà transpirer.TousconsidéraientJannalynnavecunmélange à peine dissimuléde méfiance etde respect. Etvumasituationglobale.Lilyet Jack Leedssont partispour l’hôpital.étaitlà.Queles piècesmanquanteslesobjetsque j’avais retirés ducompartimentsecretmerévéleraient-ilssurmonpassé?—Quelmicmac!mesuis-jeexclaméeàvoixhaute.Eleétaitd’unebeautésaisissante.j’avaistropsommeilpourréfléchiràcequivenaitdese passeraubar. Il aurait sudans cecas qu’ilsconnaissaientdéjàledossieret qu’ilssavaientse battre.Eric et Pamétaient enfroidet leur disputeme concernaitcertainement.d’unefaçonoud’uneautre.Ouvrantletiroirdematabledechevet.etjen’avaisaucuneidéedequilesavait envoyésou de ce qu’ilsm’auraientfait s’ilsavaientréussi .cependant.IlsavaientdûresteràMonroe. ilsn’ontjamaisprisledînercommandéet je n’ai jamais pu les remercier d’avoir si bien respecté lesordresde MaîtreCataliades.Toutenhautdelaliste: commentMaîtreCataliadesavait-ilsu quej’auraisbesoind’aide à cemoment précis.celuiqui metenaitleplusàcœur.Enoutre.Rejetantledrap.endépitducalmequirégnaitdanslachambreensoleillée.j’aifouilémentalementlamaison. s’il était vraimentl'avocatdelafamilePelt.Lesurgencesn’étaientpas loin.Manifestement. Silesclientscroyaient quela fameuseblondeétaitLilyLeeds.Jedevaisaffrontermesproblèmesenface. c’était de tenterd’accorder uneprioritéà chaque pointde crise etde voir ce que jepouvaisglanercommeinformations. etles délinquantspouvaienttrès bien l’avoirsuivie.j’enai doucementextraitl'enveloppeetl’aumônièredeveloursusé.Grâce à cette idée fausse. Lilyaexpliquéauxambulanciersqu’elleemmèneraitsonmarielle-mêmedansleurproprevoiture. Le mieux àfaire..sa décision étaitdonclogique etje la comprenaistrèsbien.toutprèsde moi. en cetendroit -là?Qu'est-cequil’avaitpousséàenvoyerles deuxdétectivesprivésde Little Rock? Biensûr.jemesuis assiseavec un soupir.Q u a n ta u xq u a t r em a l f r a t s .jemedemandaisbien commentil avaitpu lesdiriger ainsivers leb a r .une . Ettouslesclients.jemesentaisinquiète.e tj u s t ea ub o n m o m e n t .Victor enavait après Eric.Vous connaissezces e n t i m e n t? Q u a n do nc r o i tq u en o t r ec œ u rv as ’ e m b a le r .Mesyeuxsesont ouvertsbrusquementetj’aieuunhoquetdeterreur.Jackpouvaitparler et marcher . c’étaitque cesquatreétrangersavaientdéclaréleurintentiondeprendreLilyen otage et de dépouillerle Merlotte.probablementriend’agréable. Cequela police a réussi à comprendre.Enrentrantlaveile. Jenesais pasvraiment comment cette impressions’est installée.monsubconscients'enétaitoccupépourmoipendantquejedormais.Leurassurancenecouvriraitpaslatotalitéducoûtdutransfertenambulance. maisj’enétais soulagée. j’ai échappé àun interrogatoirepluspousséqueceluidesautres.Andy.Quantàcedernier.Aprèstoutesleursrévélations. seprécipitaient pourdécrire le coupdepied stupéfiantde Lilyainsique le bondprodigieux deJ a n n a l y n n .a la i e n t i l sa v o u e ràl ap o l i c el a véritableraison deleur visite aubar? Ainsiquel’identité deleur commanditaire ? Expliqueraient-ilsoùilss’étaientprocuré le sangdevampire ? Cedernier pointétait unindiceimportant.Inutiledetergiverser.Leplusimportant. Et sasolutionaussi.J’étaissur le pointde succomber àlapanique.tantmieux. 6 Enmeréveillantdimanchematin. et donc.Sandra Pelt était à mapoursuite! et jenesavaisni oùellesetrouvaitnicequ’ellecomplotaitexactement.J’entendaisson raisonnementdanssonesprit.encoreunefois.Enfindecompte.quiavaientfaitdeleurmieuxpournepasgênerle combat. aprèsmoi.maismentalementetphysiquement. Ce n’étaitpasencoretoutàfaitlecas.Iln’yavaitpersonned’autrequemoi.

Ameliasemblaitfranchementcontente. Amelia avaitchargésavoiture pourpartirpendantlapremière semaine de mars..j’aipresquesoulevéle rabat del’enveloppe.Peut-être.j’aisagementenregistré unmessage circonspect.d’aileurs.I l s s ’ é t a i e n tt r o u v éu na p p a r t e m e n tm i n u s c u l eàN a t c h e z .mais il fallaitbienserendreàl’évidence.Bobavaitdû entrerdanslapièceetelleronronnaitpresque.— Allô? a faitla voix dynamique d'Amelia.Etd’aileurs.Dès qu’ils’étaitadapté de nouveau àsa formehumaine.quatregrosbrasshootéssontvenuspourmeprendre.Puis..Amelia.I l voyait bienqu’ilsn’avaientpasdeplace pourluialors il abourlinguéunpeu. —J’étaisfranchementsurprisede le voir. Écoute.c e u xq u il ’ o n té l e v é .v o u sp o u v e zl a i s s e ru nm e s s a g ee tj ev o u s rappellerai.—Pareil.Pendantqu’ilpassait.bornésetrongésparlahaine.l e mentord’Amelia. Hé ! Troismois.renduvisiteàquelquesmembresdenotreclan etil a fini par atterrir danslesparages.maissivous les o u h a i t e z .bougie etdes allumettes). avec le temps. mais j’ai renforcé .—Vas-y.J’avaisunevéritable ennemiepersonnele bienà moi. J’avaispeur.Etmerde.—Non.. Cen’est passi simple.Amelia aprisune inspiration.il s'était calmé au sujetde satransformationintempestive. je suisdésolée de te déranger enplein romantisme.—Alors?Commentçasepasse.—Tu croisvraiment?Réfléchisquandmême:çafaitmaintenant.s e u l sl e sd e u x n o u v e a u xa r t i c l e ss i précieuxretenaientmonattention.—C’estvrai. figure-toi. J’auraisdû ypenserbienavant :tucroisquetessortsdeprotectionsonttoujoursactifs ?—Ah!Euh.jepense..oui. Puisj’aipréparé ducafé.TouslesPeltétaientégoïstes. cetiroircontenait des souvenirsbizarresde ma vie étrange.jesuis tombée surla messagerie vocale. Puisj’airespiréun grand coupetcomposéle numéro de Maître Cataliades.Jelesaiemportésdanslacuisineavantdelesposersurlecomptoiravecprécaution.—J’ai besoinde savoir oùunecertaine personnese trouve.elleaéchouépardeuxfois.ilavaitquittéBonTempspourrecherchersafamille.p e u t ê t r e? —Très drôle.quej’avaismisàrechargerpendantlanuit-toutpourretarder lemomentfatidique.C’estmaseuleennemie-quejesache. J’ai cherché mon carnetd’adressespuis rangésoigneusementlecordonduchargeurdemonportable.Oupeut-êtrepas.. que c’estbon d’entendre ta voix!Ehbien ça se passe super bien.maisj’aiun serviceà te demander. Il était difficile d’admettre que chaquemembre de lafamille soitdevenusiimmonde -d’autantqueDebbie etSandra avaienttoutesdeux été adoptées .Sookie.unchatéchaudé.Sauf décèsde mapartou delasienne.àLaNouvelle-Orléans?—Sookie! Oh !mon Dieu.J’ai fait une grimace au téléphonemais après lebip.Lesfilesn’étaient quelefruit d el ’ a r b r ev é n é n e u x. l’ai-je coupéeimmédiatement.et je connaissais quelqu’unquipourraitm’aider.quiconcernaitla questiondeSandra Pelt.Elleétaittrèsfièrede ses prouesses de sorcière-etellepouvaitl’être.—U na n n u a i r e .comme. bienàl’écart delevier. mais c’étaitunvraibonheur.Bobétaittellement furieuxcontreAmeliaqu’ilavaitimmédiatementdécampé.— Vousêtesbien surlamessagerie de DesmondCataliades. pourquoin’a-t-ellepas commencé par-là ?—J’ai fini par comprendre. Sandra Peltest sortiedetôleetelleveutmapeau.n’importe quoi !) et suis passée à ma seconde approche.—I lar e t r o u v és af a m i le? — E ho u i!S o no n c l ee ts at a n t e .M a i sa u j o u r d 'h u i . chez moi. Après troissonneries.a retentisa riche voix debasse.I lm ef a la i td é c o u v r i ro ùs et r o u v a i t Sandra.Bon.Je suis envoyageetactuellementindisponible.Je seraiseuleet çavamal se terminer pour moi.quisetrouvaitàLaNouvelle-Orléansquand Katrinaavaitfrappé.—D’ailleurs.JecroisqueSandrayestpourquelquechosedanslesdeux cas.—R a c o n t e . Puis j’ai rayé Maître Cataliadesde maliste mentale (Desmond.—Bobs’estpointé devantma porte la semaine dernière.. que tun’as pas mis lespiedsici.pour moi.Ona incendiélebar.ethier.U n ef o i sr e t r a n s f o r m ée nM o r m o nh u m a i np a rO c t a v i a .. Lessorcières ducland’Amelia tenaient la boutiqueGenuineMagic dansleQuartier Français. pas de commentaire. Sandra ne lâcheraitpas l’affaire.J’espéraisqu’ilétait suffisamment clairpour quel’avocatcomprenneque j’avaisbesoinde luiparler d’urgence. Il s’estt r o u v éu nb o u l o tc h e zu nc o i f f e u ràt r o i sp a sd ec h e zm o i!I l estvenuàlaboutiquedemagiepourdemanderdemesn o u v e l e s .ilteditbonjour. Mais j’ai retiréma mainjuste à temps.Alorsj’aipeurqu’elleaccélèreleschosesetqu’elleenvoiequelqu’unici.

Jevais demanderàcertainsmembresduclancommentilsfontpourtrouverlesgens. l u s t a r d d a n s l a m a t i n é e . e n e p e u x p a s p a s s e r l ’ a s p i r a t e u rs ij en ev o i sp a sl es o l . S o o k e i c . 'a i é t é t e n t é e a .i ly a v a i te uu n et e m p ê t eq u ia v a i ta b a tuu n g r a n d p i n s u r l ’ a l é e J .j et ed i r a io ùj el ’ a im i s .sansavoirpuapprendrecequ’ilsallaientmerévéler. e c r o i s q u e D i e u m ’ a p u n i ep o u rm ac o n v o i t i s e .J ep e n s a i sq u es ij ’ e na v a i s .Je mesuis assise à la table de cuisine et les ai posés devant moi.Maisilfaudrait quandmêmequejelesrenouvelle.m a v i e d e v i e n d r a i t p a r f a i t e J .— Penses-tu ! Pas de problème. ’ e s s a y a i s d e s c i e r l e p i n p o u r q u e t o n g r a n d p è r e p u i s s e r a m e n e r l e c a m i o n v e r s l a maisonàs o n r e t o u r J .Toutescesconsidérationsn’étaient qu’unprétextepouroccupermonesprit. l m 'a d i t p l u s t a r d q u ’ i l é t a i te np a r t i eh u m a i n . e s e r a t o i J . consignes. mais sije ne te rappel e pas. M a i sj ev o u l a i st e le m e n t .m a i sj en ’ a ij a m a i sv ub e a u c o u p d ’ h u m a n i t é e n l u i T .—Çamesoulageraitvraiment.sinonilsvonts’estomper.etlesbouclierstenaienttoujours.’aisoulevé le rabat et vidél’enveloppe.N’oubliepas. Je crois bien que Bob etmoi. o n g r a n d p è r e é t a i t p a r t i p o u r B â t o n R o u g e A .oui. t q u a n d j ’ e s t i m e r a i q u et ue sp r ê t e .Maisçane se faitpas.Ilsdormaientdep l u se np l u ss o u v e n tàM o n r o e . e v a i s à u n e r é u n i o nd uc l u bd ejardinage.lesboucliers avantdepartir. L e sl a r m e sm es o n tm o n t é e sa u xy e u x. a n g e t a c h a m b r e J .j’aieul’affreusetentation d’ouvrirlapoubelleetdelesjeterdedans.Ilfallaitbienavouerqueje nesavaisjamaisquandClaudeetDermotallaientpasserlanuitsousmontoit.— Pendantuncertaintemps. La mariée avecsarobe imposanteme fixaitsans expressiontandisqu’unelettrejaunie apparaissait.Ellecommençaitsuruntonassezformel. S o o k i e . ’ a u r a i s t a n t a i m é q u e t o n p è r e e t a m è r e s o i e n t p r é s e n t s p o u r t e v o i r a v e c t a t o q u e e t a r o b e S .j es u i st e le m e n tf i è r eq u et ua i e se ut o nd i p l ô m e d e f i n d ’ a n n é e a u l y c é e J .etmêmequelqueslettresàmonintention. mais ilsétaientplutôtmincestouslesdeux.serrée.onvasefaireunebaladeenvoiture. ’ l é p o q u e c . Ele mesemblait poussiéreuse.Jepensaisqueleurcoupleétaitsolidecommeun roc.Onvas’occuperdesboucliers. e n ’ a v a i s p a s c o m p r i s q u e l e f a i t d e d e m a n d e r à D i e u d e n o u s d o n n e r u n e v i e p a r f a i t e é t a i t s t u p i d e J .j’aifermélesyeuxtoutenmepréparant. J e p e n s e q u e s i q u e l q u ’ u n p e u t r o u v e r c e c i c . Peut-êtren’aurais-jejamais été prête. Le litde mon ancienne chambreétaitétroit. M ac h è r eS o o k i e .etonferatoutpour retrouverlapétasse.Jevoulaisenêtrecertaine.avecsonorthographeetsa ponctuationparfoisfantaisistes.c’estcequej’avaiscru.Pendantuninstant. Entoutcas.J’enavaisencoreuneliassedansmatabledenuit.Mavieendépendait. u d e l à d e m e s c a p a c i t é s à r é s i s t e r J . Onsedoitd’ouvrir ce quidoitêtreo u v e r t J .j’aitroisjoursde congésquisesuiventbientôt. recettes. ’ é t a u t i n o l n g t r a j e t P . ’ a i f a i t u n e p a u s e e t j e s u i s a l é e v e r s l ’ a r i è r e d el am a i s o np o u rv o i rs i . J’étais certaine que cette lettre-ciserait biendifférente.C’étaitétrange. c’estquejeviens.M a i sq u a n dj el ’ a iv u .tusais. e n ep e u xl a i s s e rc e c in u le p a r t a i l e u r s e .J’avaisdoncquelquesdoutes. j’allaisdevoir installer Amelia etBobdansla chambre de l’autre côtéducouloir.j es a v a i sd é j àq u ’ i ln ’ é t a i t p a s u n e v é r i t a b l e p e r s o n n e I . Ensoupirant.—Jevais luidemander.Ameliaallaitvenir. T u s a i s q u e j ’ a i m a i s t o n g r a n d p è r e p l u s q u e t o u t a u m o n d e . —M e r c id uf o n dd uc œ u r! Mesmusclessesontenfinrelâchés-jen’avaispasremarquéàquelpointj’étaistendue.maisjeneveuxpas t’embêter. Écoute. Commeils occupaientle premier étage.Puisj’aidépliélepapier etbaisséles yeux sur les mots écritsparmagrand-mère. Je faisais pourtantplusconfiance à Amelia. Ladouleurm’afrappéesansprévenirquandj’aivul’écrituretantaiméedeGran-pointue.Ilsétaientdemafamilleetjemesentais heureuseetdétenduelorsqu’ils étaientprésents.—Tu croisqueBobacceptera de revenirici?Bobavaitpassétoutsonséjourchezmoisoussa formeféline. Ouf.commesi les annéespassées dansle grenier s’étaientinfiltrées dans les fissuresmicroscopiques dupapier.t e le m e n ta v o i rd e se n f a n t s .E lea v a i té t é assassinéeavant. La présencede mesdeux faéauraitdû merassurer.Certainsélémentssuggéraient toutefoisquecen’était pasle cas. I lé t a i ts ib e a u .jequittaislamaisonpendantdesheures.Jemesuisverséunetassedecaféavantdesaisirl’enveloppeetlesachetdevelours. o o k i e r ..—Alorsilsfonctionnentmêmeentonabsence.sanslesouvrir. J’avaislu jenesais combien dechosesécritesdesa main: listesde courses.Je croisquejevaismontertevoirpourvérifiertoutça.J'avaisraison. ’ e s J t a n e q u p i a s e r a e t p r e n d r e a p r è s l ’ e n t r a î n e m e n t d e s o f t b a l j .

j’avais toujoursfaitattentiondene jamaisremercier Niallencestermes. L e s m o t s m e m a n q u e n t p o u r d i r e c o m b i e nj ev o u sa i m et o u sl e sd e u x. h a q u e f o i s q u e j e v o y a i s F i n t a n . t p u i s i l a d i t q u ’ i l e s p é r a i tq u ej en ’ a u r a i sj a m a i sb e s o i nd el ’ u t i l i s e r .e tj ev o u l a i su n b é b é T .u a n dl em é d e c i nn o u sad i tq u el e so r e i lo n sa v a i e n t . l ’ a b o u g é t o u t s e u l j ’ a i d i t « M e r c i » n . a a é t é u n eb é n é d i c t i o ne tu ng r a n dp r i v i l è g e . e n ’ a i p a s v u F i n t a n d e p u i sl an a i s s a n c ed et o np a p ae td eL i n d a .Etmoijeme s e n t a i ss is e u l e . B o n j .o m m eu n es o r t ed ep a r r a i n . n e f o i s q u a n d j e g a r d a i s J a s o n e t u n e f o i s q u a n d j et eg a r d a i s . a c h é r i e . o i n n ’ a v a pas t lescinqou i s i x q u ’ i l a v a i t e s p é r é s E .o ùq u ’ e les o i tm a i n t e n a n t e .jeprononçaisplutôtdesphrasestellesque:«Oh. l p a r l a i t d r ô l e m e n t b i e n I .Claudeparcontre.lelingesurlefilétaitsec. ’ a p r è s l u i .I lé t a i te le m e n tc e r t a i nq u ej en e l ’ a v a i s j a m a i st r o m p é . e c r o i s q u e c ’ é t a i t s a f a ç o n d ’ a v o u e r q u ’ i l é t a i d té j àv e n ue nd é g u i s e m e n t . l e s t a p p a r u s a n s p r é v e n i r u . l d i s a i t q u ’ i l é t a i t u n p e u v o t r e c h a m p i o n c .L i n d aae uH a d l e y .J a m a i s . M a i n t e n a n t j . Etmerde. o n g r a n d p è r e e t m o i o . V o u s é t i e z a u b e r c e a u . i ’ e s t j u s t ed el ap o l i t e s s e . Attachée à êtrepolie. i n t a n e s t r e v e n u e . ’ é t a i t l a maladie. n n e p e u t p a s f a i r e p l e i n d e v œ u x I . ’ é t a i t p a s s a f a u t e c .Jelevoyaissisouventquej’étaiscertaine del’avoir remerciéde sortir lapoubelle oudemepasser lesel. e n es a i sp a ss it ul es a i s .s ’ i l c o n t i n u a i td ev e n i r . a c o m p e n s a i t o u t e maculpabilité. e t ’ a i m e m . ’ é c r i s b i e n l o n g u e m e n t J .I ll e sat e n u s d a n ss e sb r a s .i lf a u t s a v o r i q u ’ o n n e p e u s t ’ e n s e r v r i q u ’ u n e s e u l e f o i s C . o m m e l e s h u m a i n s A . e n ’ é a t p t i a s e l g e n r e d e c a d e a u q u e j e p o u v a i s m e t r e à l a b a n q u e e . t i l n e s ’ e s t m ê m e p a sé t o n n é . m l I ’ a d o n n é c e r t u c v e r . ’ a v a i s l ’ i m p r e s s i o n d e s e n t i r s o n o d e u r ! J e m e r e t o u r n a i s m . u e j e l ’ a i e f a i t u n e f o i s c . à l ’ é p o q u e D .e ti lm 'am o n t r é c o m m e n td é c l e n c h e rl e s o r t .vousavezpensé à moi ! Ça me fait très plaisir ! » avant de serrer les lèvresfermement.Etilests o r t i d e s b o i s Q .danslesdébuts.e tç am 'i n q u i è t e .m a i sj ’ a v a i sp e u rd e p o s e r d e s q u e s t i o n s à c e t h o m m e J .j el u ia id e m a n d és ’ i lv o u l a i tq u e l q u ec h o s eàb o i r ee tilavaitsoif.Q u e c ’ é t a i t r o p d a n g e r e u x p o u rm o ie tp o u rl e sg a m i n s .i ly aq u e l q u e s a n n é e s .j e m es e n t a i sd ep l u se np l u sc o u p a b l ev i s à v i s d e t o n g r a n d p è r e c . a i s l e f a i t d ’ a v o i r t o n p a p a e t L i n d a ç . t a p r è s l a v ô t r e J .J’avaisd’ailleursdûmecontrôlersévèrementpournepasdire«Merci ».M a i ss io nd o i tl ’ u t i l i s e rm a l g r ét o u t . . mêmelorsquenousavionséchangénoscadeauxpourNoël. ç t a m ’ a u r a i t p o u r t a n t b i e n a r a n g é e q . E tp u i si le s tr e v e n ue n c o r eu n ef o i s . B r e f .t o i . c i ’ e s e l t c a s c .e n f i n b o n P . i ’ é a t s t i é r t a n g e P . e n ’ e s t p a s c o m m e l a l a n t e r n e d a n s l e c o n t e o .’ é t a i t u n h o m m e t r è s g r a n d e t r è s b r u n I . u a n d v o u s ê t e s v e n u s v i v r ea v e cm o i .I lad i tq u 'i ln ep o u r r a i tp l u sj a m a i sr e v e n i r . a t u r e l e m e n t J . l e s t p a s s é a p r è s l a n a i s s a n c e d e C o r b e t e t L i n d a E . m a i s o n a s u q u e p l u s t a r d q . e d o i s t e p a r l e r d e l ’ a m i d e o t n g r a n d p è r e C . t l I a d i t q u e l e s f a é s e l ’ o fr e n t q u a n d i l s s o n t a m o u r e u x e . t e f e c t i v e m e n t i .L ac u l p a b i l i t ém eb r û l a i tc o m m eu ns a cd e b r a i s e s s u r l e c r â n e Q . e p e n s a i s q u ’ i l r e v i e n d r a i t p e u t ê r t e e . u a n d i l m 'a a i d é e à b o u g e r l ’ a r b r e e n f a i t ..m ê m es ’ i ls e d é g u i s a i t J .M a i sj en el u if a i s a i s pas c o n f i a n c e p o u r d e u x s o u s C . l v o u s a d o n n é u n c a d e a u à c h a c u n S . t i E t à d ’ a u r t e s o c c a s o i n s a u s C .e tp u i si le s tp a r t i . e n e s a i s p a s p o u r q u o c .q u ed ev o u s r e g a r d e r g r a n d i r . ’ a v a i s c o m p r i s q u e q u e l q u e c h o s e n ’ a l a i t p a s .J’avaiscependantcruqu’ils’agissaitsimplement deprotocole faé.Jelesaimaissi o f J . ’ é t a i t d é j à m a l M .E tp o u r q u o ila v a i td e se n n e m i s?J ec r o i sq u e l e s f a é n e s 'e n t e n d e n t p a s t o u j o u r s t r è s b i e n e n t r e e u x c . t r e ’ s p è e r q u e c e n e ’ s t p a sm o np é c h éq u il e saf a i tm o u r i rt o u sl e sd e u xs ij e u n e s . a u v r e M i t c h e l C . ’ é t a i t s û r e m e n t p a s u n b o n c r o y a n t I . v r a id i r e . t q u e F i n t a n l u i a v a i t d e m a n d é d e m e l ’ a p p o r t e r s ’ i l m o u r a i t a v a n t m o i I . a i s d e u x a n s p l u s t a r d F . t C o r b e t v o u s a e u s t . l a d i t q u e c ’ é t a i t u n o b j e t e n c h a n t é E .n i a i s q u a n d o n r e m e r c i e l ’ u n d ’ e u x o . a i s f i n a l e m e n t c ’ é t a i t M i t c h e l M . n a u n e o b l i g a t i o n e n v e r s l u i J .Q u es e se n n e m i sl e s u i v r a i e n ti c i . l a d i t q u e c ’ é t a i tu nc l u v i e ld o r . o i e t J a s o n Ç . A l o r sj ec r o i sq u eF i n t a ne s tm o r t . Claudinemel’avaiteffectivementexpliquéunjourenpassant. t j e l ’ a i r e f a .Aulieudecela. t o u j o u r s p a s d e b é b é J .a r f o i s j . n é t a i t m a r i é s d e p u i s c i n q a n s à l ’ é p o q u e E .A u m o i n s .Jeluiaisimplementditque c ’ é t a i t u n m i r a c l e d ’ e n a v o r i e u d e u x e q t u e c e n ’ é a t p t i a s g r a v e s .

Si notre «parrain» enavaitditplusàGransurceprésent.J’avaise n v i ed er o n r o n n e r .o u r l éd 'o r .j es u i st e le m e n th e u r e u s ed el e sa v o i re u s . ’ a u r a s i tellementaimé t e g u é r i d e ç a p . t u t ’ t e s m o n r t é e r t è s f o r e t à l d e s u s .ai-jemurmuré.J'avaiscertainementtort.etenplus. ’ e s p è r e q u e t u n ’ a u r a s j a m a s ib e s o i n d e s a v o i r t o u t c e c i J . e m e s u i s t o u j o u r s d e m a n d é s i t o np r o b l è m ev e n a i td uf a i t q u e t u a s d u s a n g f a é m . e f a i t q u e t u « s a c h e s » c e r a t n i e s c h o s e s c .J’aidécidé d’envoyer un mail àAmelia.Go-go.lepetit sachetdeveloursdéfraîchi.C’étaitnéanmoinsma propreconceptiondes choses.enplus-qu’elleavaitcouchéavecquelqu’und’autrequesonmari.désorientée etavided'ensavoirplus.soitelleavaittoutsimplementoubliéledétail.A l o r sq u a n di lad i tq u 'i lp a r t a i tp o u rd eb o n .Toutàla fois assommée.maispuissance mile.Jenevoyaisnifermoir.survenualorsqueGranavaitdanslessoixante-dixans.— Sésame. maisrienchezSplendiden'étaitaussibeau. a i s q u a n d j e p e n s e à t o n p è r e e t à L i n d a q . ’ e s p t e u t ê r t e u j s e t u n h a s a r d J . a r j e t e l a i s s e l a m a i s o ne tl ec l u v i e ld o r .e nf a i t . j'étaispresque certaine de l’avoir reconnuà sadescription.j em e s u i ss e n t i ep l u t ô ts o u l a g é e .jemesuissentietrèsbête.Jel’aifrottécontremajoue.J'aidéfaitlelien. T o u j o u r sr i e n . Je me demandaisà quel moment elles’étaitforcée à écrire cette confession.Granétaittrèsémuelorsqu'elleavaitécritla lettre.Riennes'estouvertbrusquementlorsquej'ai doucementappuyésurlecouverclepuisessayédeledévisser.Ilyavaitpourtantbienuncouverclesertid’or. qu’unpédophile étaitbienpirequequelqu’unquifraudaitlefisc.Hmm. merci.parcequenousnesommespascenséschoisirlesrègles auxquellesnousvoulonsbienobéir.Quantàl’amidemongrand-pèrebiologique.avocatetdémon. quis'est effritésous mesdoigts.I l provoquaitenmoiautantde bonheurquelorsquejeserraismonarrière-grand-père dans mes bras .J e m e s e n s t o u j o u r s r u d e m e n t c o u p a b l e m .maintenantque je m'étais remisedu chocd'avoir comprisquemagrandmèreétaitégalementfemme. Entoute logique. ’ a i l e u r s ? O u a l o r s l .gadgetàl ’ o u v e r t u r e .Lecoffret rondn’étaitdoncpasencore prêtà révéler sonsecret.Voicicequej’aiécrit:«Je suisdésoléede .Commentaurais-jepuluijeterlapierre? Le pasteur m'avait expliquéquetousles péchéssontégauxdevantDieu.c e led eJ a s o ne tc e led eH a d l e y . C e ta v e ua v a i td ûl ah a n t e r .J’allaissansdoutedevoireffectuerquelquesrecherches.ouvre-toi. Fallait-ilunmotmagique pourl’ouvrir?—Abracadabra.Ç a p e u ts e m b l e ri n j u s t e .lecadeaudemongrand-pèrefaé-danslapaumedemamain. t q u e t u n e m e m é p r i s e s p a s .Toutefois. les mainsjointes sur latable.E td e v o u s é l e v e r J .jemesuisemparéesansréfléchirdemaseconderelique.par exemple. car le messageétait difficile à formuler.m a i si lf a u tp r e n d r ec eq u eD i e un o u s d o n n e e .Detouteévidence.Rien.maiselleétaitégalementtrèscroyanteetpratiquante. t q u e c ’ é t a i t à t o i q u ’ i l d e v a i t r e v e n i r J .instantanément. u e j ’ a i é l e v é s . Ellesejugeaitcertainementsévèrement. e t e l e t r e t ’ a p p a r t i e n t m a i n t e n a n t c . c’étaitaprèsledécèsde TanteLinda.m a i sl ’ a m id et o n g r a n d p è r e a e x p l i q u é q u e F i n t a n v o u s a v a i t o b s e r v é s t o u s l e s d e u x e .Ilavaitdû encoûterbeaucoupàGrand'avoueretsurpapier. a s o n e t o i ç . a a é t é u n g r a n d b o n h e u r B .ouqu’unefemmeesseuléequi s’abandonnaitparcequ’ellevoulaitunenfant. Lespensées sebousculaientdans mon esprit. o u r q u o i e s t c e q u e c e n ’ e s p t a s p a r e p l i o u r J a s o n ? O u p o u r o t n p a p a e t L i n d a d .niserrure. u m o i n s m . A d e l e H a l e S t a c k h o u s e ( t a g r a n d m è r e ) J’étais assailie par tant d'informations etd'émotionsque jenesavaisplusparoùcommencer. Le «parrain »devaitêtre Maître Cataliades.S o nt o u c h e ri n c r oy a b l e m e n td o u xn 'é t a i tq u ep u rp l a i s i r . r e f C . F a i s b i e n a t e n t i o n à t o i J .ouvert l’aumônière et laissé tomber l'objetdur -lecluvieldor.jenepouvaism’empêcher d’estimer.Çan’apasmarché.Magrand-mère avaitcertesuntempéramenttrèsmarqué.q u e J a s o nn er e ç o i v er i e nd em a g i q u e . L e s e n f a n t s d e D i e u s o n t o u s d e s p é c h e u r s A . ets’ilte plaît.m a i sj en e pensaispasque mes rares courriers puissentreprésenter grand-choseauxyeuxdequiconque. Je saisquela messagerie n’est pasu nm o y e nd ec o m m u n i c a t i o nt o u tàf a i ts û r .Trèsbien.soitelleavaitnégligédelementionner.jemesentaisincapabledelajuger. o u r q u e t u a i e s u n e v i e n o r m a l e .I lm er a p p e l a i t lestabatièresde la boutiqued'antiquités. o n p é c h é a e n r t a n î é t av i e . J’aiplacél'objetsur le côté et suisrestéeassise à regarderdanslevide.Jesuis tombéesoussoncharme. a i s à c e m o m e n t l à p . Maistoutescesformulesmagiquesontfaitnaîtreuneidée.Cependant. ’ e s p è r e q u e t u n ’ e s p a s e n c o l è r e c o n t r e m o i e .I lé t a i td 'u nv e r tp â l ee tc r é m e u x .stupéfaite.J'airepoussémesréflexions confusesdansuncoindematêteetrepris le cluvieldor. Lecluviel dor faisait la même tail eque deux biscuitsOreol'unsurl’autre.

hypothèseplus probabled’ail eurs . Dermotet Claudedevineraient-ilslaprésence dutalisman? Non.Puisj’aireprisma contemplationdu cluvieldor.Je l’aisortide lapochede velours etl’ai glissédansle tiroir àmaquilagede ma coiffeuse.avectoutcequ’ellesont.maismon cœurm’assurait qu’ilétaitimportant.lorsqu’onl'avait attaquée !Chaque foisque jerepensaisàlafaçondontelleavaitétéjetéeet abandonnéeparterre.Cecluvieldorressemblaità.unpetitpoudrier.Lecluvieldormecausaittoujoursplusdedifficultés.D’aileurs.etelleétaitbienunêtrehumain.commeunsimpledéchetdeviandemorte.sansa u c u n e r e t e n u e S .maisje neparvenaispas à mettre le doigtdessus.danslegrenier.Pourquoinepas appeler Sam ? Il pourraitlesplacer danssoncoffre. Àcettepensée.JepouvaiségalementalleràShreveportetutilisermaclépersonnellepourpénétrerchezEricet yrechercherunemplacementsûr.certainementpas.j'aifourrélepetitsacdevelours.esentaisqu'ilyavaitlàuneconclusionàtirer.t’embêter. 7 . oudain. je commençais àr e s s e m b l e ràG o lu m .est-cequetupourraisterenseignerausujetd’un trucdefaé?Initiales:cd. mais en plusde cetterecherchequetufaispourmoisurleliendesang. J’ai rangé lecluvieldordanssonpetitsacetglissélalettredeGrandansl’enveloppeàpatrons.J’ai pensé à rangerla boîtelisseetvertedans macachetteàvampires.etriend’autre. Puisj’ai éparpillé unpeudepoudrelibresurlasurfaceluisante.etilsnel’avaientjamaistrouvé. Maisnon.Aprèsavoirfaitunpeudeménage..jemesuis assisedevantlatélévisionpourregarderletournoi universitaire de softbal World Sériés.toutsimplement.Ets’ilsétaientvenus vivreicijustementdanscebut?Soupçonnaient-ilsqu’ilse trouvaiten ma possession? Oualors .àfond.»Jen’airientrouvédeplussubtil.Ensuite. r ê t e ç a ! m e s u i s j e d i t f e r m e m e n t .parce quemagrand-mèreetmongrand-pèrel'avaienttouché.D’oùmevenaitcetétranges e n t i m e n t? J’aihausséles épaules. j’étais certaineque c’était chez moiqu’ilsseraient le plusensécurité.cettesolutionnem’apasséduitenonplus.J’avaiseumon contentdebouleversementspourl’instant.J'adore lesregarderjouer.. Etj'airisquéunnouveauregardsurlasurfaceverteetcrémeuse. et lecluviel dorne seraitpas véritablement dissimulé. sur ESPN.Ils’étaittrouvédanslegrenierpendanttoutcetemps. Parfait !J'étais ravie du résultat.—M o np r é c i e u x .probablementpour qu’ellel’emploie encasde nécessitéabsolue. Fal ait-il êtrefaé puresouche.Cen’étaitqu'uneébauchederaisonnement maistrèsrapidement.cependant.Je mesuisdemandé simon désirde conserver ces articleschezmoinetenaitpasdufaitquejenevoulaispasêtreséparéedu cluvieldor.a i j ec h u c h o t ée n s i f f l a n t . C'était le cluvieldor. Par ailleurs.Personnenes’y intéresserait. Eric pouvaitdécider d'ypasser la journée.Ilmefallaitmaintenantdissimulercesobjets. Etvoilà :j’avais trouvéla cachetteidéale. Je connaissaisdeux jeunesfemmes de ce styleprécis: Sandra Pelt.aufondduplacarddelachambre d’amis. Danstousles cas.etilmeprenaitl’envie devomir.pourobtenirsonouverture?Non.quisedésagrégeaitpetità petit.Aprèsencore bien deshésitations.Maraisonm'expliquaitqu'ils’agissaitsimplementd’unvieuxboutdetissuenlambeaux. Il avaitété offert à ma grand-mère.j’étaissecouéedefureur..leurexcellentecachette initialeétait partiepouruneboutiquedeShreveport.Avectoutcequis’étaitpassélà-bas.Malheureusement.sielleavaiteuletempsd’allerchercherlecluvieldor. avec mes collants etmesceinturesdansuntiroir.c’étaitimpossible.J'yaimêmerajoutéuncheveude ma brosse..auMerlotte. etJ a n n a l y n n H o p p e r J .ilétaitfortprobablequ’Ericpossèdeégalementuncoffre-fort. Elesn’yseraientpasensécurité.Siseulementl’objetnes’étaitpas trouvésiloin.J’adore le softbal .Aprèsyavoirréfléchi.Iln’avaitcertainement jamaiseul’occasiondemelemontrer. Maisil n’yavaitrien.ilshabitaienticiparce quesa présence lesréconfortait.j'étais sûre de moi: ce n'étaitpas mon sangfaé. j’en aisoudaineu assez. Obnubiléede la sorte.Ah..noyéedanssonsang. j’ai finalement glissél’enveloppe àpatrons danslaboîte de papiers du grenier. T u e s c o m p l è t e m e n t p a r a n o a .dumoins pourl’instant. quiles attirait. à l’intérieur. le bar n'était pas unbonendroitpour deschosesquimetenaienttantàcœur.J'aimebienvoirtoutescesjeunesfemmesvigoureusesaccourirdesquatre coinsde l'Amérique.une penséem’a frappée.Peut-êtrequ’elleauraitpusauversaproprevie.Monesprit avait tellementbouilonné qu’il adécidéde fairegrèvepourlerestedelajournée. etj’yjouais àl'époquedu lycée.etceaumoinsenpartieparcequejedevaisconstammentrésisteràla tentationdeleressortirdusachet.

J’ai dit àAndyà quel point j’étais contente.a-t-ilréponduavecunsourireàsedécrocherlamâchoire.—Tul’asrencontrée.Quelquechoseausein decepetitvolumevertetlissesemblaitprendrevie. plus âgée.maisilseraitcontentdel’entendrede toi.par-ci. Avait-elledéjàtrouvédesinformationssurmon« cd»?T a r aa v a i te n v o y éu nm e s s a g eg r o u p é .Pasdutout.JusteavantledécèsdeMleCaroline.Maismonpoliciernouvellementpréférésemblaitplutôtjoyeuxd’êtrelà.Vous savezsic ’ e s tu ng a r ç o no uu n ef i le? —C’estunefile.Ce quim’a rappelé quela BabyShower quejedonnaispourelleétaitprévuepourleweek-endprochain.Enfrémissant.Iln'était pas trèstard. C’estvraiment formidable.ilavaitfiniparrévélerauxBellefleurqu’ilétaitleurancêtre. mais je n’aurais jamaispenséque Portia. j’ai sortilecluviel dorpour le tenir contre moncœur.— El edit quesonbidonest gigantesque. alors queje m'affairaispour monservice. Je ne m’étaispasétonnée d’apprendrequel’époused’Andyattendaitun bébé.J'étaisunpeu surprisequ'Andyreviennes’asseoir auMerlotteaprèsl’invasionquiavaiteulieudeux joursauparavant. Maisje n’avaisaucune envie de partager quoique ce soit àcesujet. a i n s i u e de faon inattendue. elleal’airsympa.—Oui. Lesinvitationsétaient parties.— Oui. etc’était mêmevrai. mais j’étaisvraimentheureuse .avaitquittécemonde quelquessemainesplustôt. Puis j’ai referméletiroir à regret.Andyet Portia avaientorganiséleursmariagesensimultané.— Mlle Carolineserait tellementfière.lorsquej’ai préparé mon cafélundi matin.j’ai apprisqu’il avait unenouvelle petite amievampire ?Jemesuisefforcéedeprendreunairenjoué.Jecroisqu’elleestcontentequel’année scolairesoit terminée.il n’avaitpasencorecomprisleurliendeparenté.CarolineBellefleur.cequi m’avait d’aileurs agréablementétonnée.Je medéplaçaisdanslamaisonenfaisantle moinsdebruitpossible.jemesuissentietrèsprochedemagrand-mère.Dimanchesoir.aditAndy.Jenepouvaispasêtreplusprête.mapeauleréchauffertrèsrapidement. Andy.lagrand-mèred’Andy.Cejour-là. Le mariage etla perspectived’êtrebientôtpèreluiconvenaientvisiblementtrèsbien. par-là.danslejardindeleur grand-mère.—Jesuistoujourscontentedetransmettredebonnesnouvelles..unhommefierquin’étaitpasparticulièrementattachéauxmortsvivants.ilavaitétéplusdifficile de digérer l’information.tusavaisquemasœurestenceinteaussi ?J’aitentéde cacher ma surprise.En fait.Elleetsonépouxavaientpourtantmis leursdoutesdecôtéetacceptélaprésencedecenouvelancêtreavecunegrandedignité.AndyBellefleurestvenudéjeuneravecleShérif Dearbom.çafaitquelquessemainesqu’elleestchezlui.JeluiaidemandécommentseportaitHalleigh.Andysemblaitplusjeuneet mince.alors.tout en m’habilantet en vérifiantma messagerie : Amelia m’aécritpour direqu’elleétaitenchemin. etj’avaistout organisé pour lanourriture.j’aiprisune inspirationprofondeavantdelereplacerdanssontiroir.BillCompton. Portia était même sortieavecBilà plusieurs occasions .a v e cu n ep h o t o d’elleetdeson grosventre.MaispourAndy. je le luidirai pour toi.Ilparaissait importantdeletoucher. Le Hooligans étant fermé le dimanche.Ilnerestaitplusqu’unetornadedeménageàfaireauderniermoment.je prenaislepremierservice. c’était moiquiles avais réunis. Onva l’appeler Caroline ComptonB e le f l e u r .monvoisinetex-petitami.etmoncontactsemblaitluidonnerdelavitalité. Moi aussi.Ilsdormaientencore.étaitde plusunvampire.j'aientendumesdeuxcolocatairesrentrer.j’aibeaucouppenséàelle. mais ce n’est pasvrai.à l’époque. ai-je fait remarquer.Pe n d a n t u e e r é a r a i s m a s a l l e a u s s i . Et je saisqu'ilvoudraêtreavertidelanaissancedubébé.Halleigh étaitinstitutrice.—TuveuxbienledireàBill?ademandéAndypresque timidement.—J’ai. à l’idée del’appeler. —Oh! Andy. euh.Aufait.rajoutant mystérieusementqu’elleavaitquelquechosed’important à medire.pourdonnerl’impressionqu’iln’avait jamaisbougé delà.Cesjours-ci. ça !C’était ridicule.— Si jelevois. El e est entrain de fairedesrideauxpourlachambredubébé. j’aiessayé de ne pas me préoccuper de ce qu’ilsavaientbienpufairetoutelajournée. soitquelqu’un quisouhaitaitdevenir mère. Je nesuis toujourspas très à l’aise.Enchemin pourletravail.Aujourd’hui.enfait.sansoublierdelepoudrerdenouveau.Pendantquejememaquil ais.—Jesuiscontentqu’elleaitsuavantdepartir.Plutôtgênant. Paniqueàbord ! Mais je me suiscalméepresque immédiatement.échangeantdesplaisanteriesavecsonpatron toutenmangeantunesaladeavecunevinaigretteallégée.MleCarolineavaitété enchantéedecettenouvellepourlemoinsétrange.j’avais achetésoncadeau.Onn’enapastellementparlé.a-t-ilréponduensouriant.jemesentaisplusvivante.

cethéglacé.Ilyavaittellementdechosesquejen’avaispassues. soncorps avait mûri.etilparaîtqueTaraenattenddeux.Et ta grand-mère.etqueJannalynnétaittropviolenteeti m p i t oy a b l e p o u rl er e n d r eh e u r e u xs u rl ad u r é e .At o u tàl 'h e u r e .jemesuissurpriseàattendrelatombéedelanuitavecuneimpatiencepresquedésespérée. il fautqueje passeàlamaison.j’ai vuque Sam sebaissaitpourprendre .sans quitterson grand sourire.Àmonavis. Etdansson esprit.J’avais besoind’être rassuréeparsaprésence.Puisilest sorti.quiafaitunpetitbruitsourden h e u r t a n tl at a b l e .oh. garde la monnaie. —Salut.lesconversationssesontéteintes.m’a-t-ilfaitremarquer avantdeprendreunegorgée. tandisqu’il sortaitlentementsespropresbiletsdesonvieuxportefeuille usé. tucrois qu’elledirait quoi?Le tact ne faisait pas partie de ses qualités. delev o i r h e u r e u x M .Halleighveutquejeposela tringledanslac h a m b r ed ub é b ée t . Unevéritableauradehainel’environnait.parce quejesavaisque Billleseraitégalement.Commesi je n’en étais pas consciente! Et effectivement. c’étaitfranchementstupide. Lorsquesonportable a sonné.qu’enauraitditGran?Quelquesjoursplustôt. j’ai fail i mettre la mainsur mabouche.—Voilàma part.Jemesuistancéesévèrement:leurrelationneme regardaitabsolumentpas.É v i d e m m e n t .I ls o r t a i ta v e ce led e p u i sp l u s l o n g t e m p sq u ’ a v e c aucuneautre depuisqueje le connaissais.Soncerveaum’étaitgrandouvert. e regardais Samtirer unepression. C’était presquecomme sije l'avais formulée touthautetjemesuissentieenvahieparlaculpabilité. ai-je émis àvoix basse.Ilallaitfalloirquejemeblindeunpeuplus. non ?Espoirfatal. Je medisaisque cela devait être plussérieux pourlui cette fois-ci.qui déjeunaitavecElmerClaireVaudry.Ilareposésonverrevide.Puissesyeuxonttrouvélesmiensetsesontéclairésviolemment.Sookie.Jenel’avaispasvuedepuis longtemps-etladernière fois.MaisunevoixplusdoucemedisaitqueSamétaitmonami.pourtant.etsacoupehirsutetoutemignonneoffraituncontrastesaisissant avecla grimace de ragequi la défigurait.C’était vraimentbien. c’étaittout aussiapparent.Trèsbon.—Oh.commepresquetoujours.J’enauraiunquandjeserai prête.j’auraispurépondreàcettequestionsanshésiter.toiaussi.iltefautunpetit.Oui.maismoiaussi.àsonsujet.Portiaaussi.p o u rl u i .Jemedemandais s’il ressentaitla même chose pour J a n n a l y n n .del’apprendre .Saminceurétaitc o n v e n a b l e m e n tc o u v e r t ed ’ u n j e a ne td ’ u nd é b a r d e u rp o r t é sousunechemiseouverte.étincelant commelesfeuxd'artificedu4Juilet.ilaouverts o nt é l é p h o n ee ns o u r i a n t .maissonvisagenecachaitriendesafolie meurtrière.ellem’auraitconseilé d’écouter mon cœur.Danstoutlebar. chérie. car ils'organisaitpouravoirdesnuits. jel'aimais.t o u t ej e u n ef e m m e v e u td e se n f a n t s .J'ai demandéà Daniellede rapporter sa monnaie à Bud. d'être assurée qu’il m’aimait luiaussi. Alors ue ’attendais une commande au asse-lat.—Halleighvaenavoirun.biensûr.EtBudn’avaitditquelavérité. —Jenesuispasobligée d’avoir unbébéjuste pourimiter lesautresfemmes.jet'apporteunmilk-shake. Jannalynnavaitcertestué.Sesmouvementssaccadéstrahissaientsonagitationet elledardaitsonregardentoussensd’unepersonneàl’autre. Surprisepar cettepensée. C’està ce moment-làqu’ilse réveil erait.deressentircettepassionquis'animaitentrenousaucontactl’undel’autre. Elle paraissait cependantplusâgée.Bud.i ll u if a u ta b s o l u m e n tu nm i l k shakeaucaramel. elleessayait de me tuer.Iln'avaitjamaisfaitcelaauparavant.Maismaintenant.J'enaipourdixminutesmaxi. j’avaisquelqueshésitations.Ducoindel’œil. L’idéeque je puissefinalementressembleràJannalynnm’a déprimée-combiendepersonnesaurais-jesouhaitévoirmortes?Maiscette journée allait bien finir pars’éclairer. ce n’étaitqu’uneadolescenteetj’avaisl’impression aujourd’huiqu’ellen’avaittoujourspasatteintlavingtaine.Samm’asouri quandsonregard aaccrochéle mien.il étaitmanifestementsoulagé. À l’époque. Et Eric.SandraPeltafaitsonentréedanslebard’unpasénergique.Peut-êtrequej'estimaisqu’elle étaitviolenteparce qu’il mesemblaitqu’illui arrivait detrouver duplaisirà tuer. Onvoyait bienqu’elle adoraitfairemal.e np l u s . BudrevenaitàlatableetAndyaregardélanoteavantdeposerunbilletde dixsurlatable.dansla ceinturedesonjean.pourlavoirplussouvent.—Maisqu’est-cequ’ilfautquejefasse?a-t-ellehurléd’unevoix stridente.Bud areprissa place. etilnefaisaitquemedémontrerquejem’yprenaismal.. êmesiJannalynnn’étaitfranchementpas assezbienpourl u i .Tandisquej’apportaisunpaniermenuburgeràlatabledeMaxineFortenberry.J’yaivuqu’elleportaitunearmecoincéedanssondos.Aprèsavoirjetéunœilaunuméroquis’affichait.—Ehbentunerisquespasd’enavoirsitucontinuesàsortiravecde la viande froide.Jen'avaisplusenviedeluiparler.Andyapris l’air gêné.J’aiprisl’argentet j’aitourné lestalons avantde m'éloigner.Jesais.

toutefois. .Ayantlâchélabattecommesiellelebrûlait. deprovoquer Sandra.ils’estaccroupienhurlant.j’ai essayé de laprotéger.EtTerryestdevenudingue.ai-jerépondutoutenpensant«Hein?».Cen’étaitpasplusmal.Ensuite la battes’est abattueet l'a frappée.Tuastoujours étéunamipourmoi. J’avaissuqu’Ericm’avaitfaitsurveilerquandjesortaisavecBill.J'auraispréféréqu’ilsetrouvederrière elle..mêmes’iltraversaitunem a u v a i s ep a s s e .—Ilsvoulaientsavoircommenttut’ensortais.je ne voulaispasfairecoulerlesang.Ericetmongrand-père. —Sookie?Tusavaisqu’ilsvoulaientquejeteprotège?Ilss o n tv e n u sm ev o i r l an u i td a n sm o nm o b i l eh o m e . car samain s'estprojetée derrièresondosaveclavitessedontseulunhybridepeutfairepreuve.Sonarme était soudainbien envueet dirigée vers moi.q u i .plusjamais. Terrya poséla mainsur lab a te . a-t-ilprotesté.qui t’aimait bien. biensûr.leplus facileà manipuler. Jamaisjen’auraicruquejemeretrouveraisunjourassiseparterreàtenirTerryBellefleurdansmesbras.Ironiedusort.— Terry.iladiscrètementtendulabatteàTerryB e le f l e u r .Toujours àchoisirleplusfragile.avecquitutraînais.tuaseuraisondeleurparler.J'avaisunecertainedetteenversTerry.—J’essaie dete brûler.Moij’ai fait cequ’il m’adit.mercivraiment.Iln’yarriveraitjamaisàtemps.QueDieutebénisse.avecsatableentreeuxdeux.legrandblondetpuislemonsieurtoutbrillant. et Sandra s’estaffaléecommeunpantindontonauraitcoupélesfils.—Net’inquiètepas.entraindelebercer etde lui murmurerdes paroles apaisantes. etle feus’éteint.LeslinéiquesclientsduMerlottequisetrouvaientencorelàfaisaientgentimentde leurmieuxpourresteràl’écart.Ils’étaittoujoursmontrébienveillantavecmoi. jedonnedeladrogueetdusexegratosàcesconnardset jelesenvoiete prendre etils merdent! J’essaiede rentrer chez toietla magie m’empêche derentrer ! Çafait je nesaiscombiende foisque j’essaiede tetuer et rienà faire ! Tu refuses de mourir !J’ai fail i lui faire des excuses.éclabousséde sang.je ne pouvais pas. Mêmelesa m b u l a n c i e r ss es o n tm o n t r é sn e r v e u xe nr e c e v a n tl e sc r i s stridentsqueTerryleurlançaitàlafigure. soudainp l u sa te n t i f .a v a n tl 'i n c i d e n t .j o u a i ta u xf l é c h e te sa v e cu n a u t r ev é t é r a n .ilsetenaitfaceàSandra.le monsieurtoutbril ant.ellen’estpasmorte.Merci.àsebalancersurlestalons.je ne voulaispasfairecoulerlesang.l am u s i q u ed uj u k e b o xc o u v r a i tt o u s lespetitsbruits. mais moije nevoulaisplusjamaistuerpersonne.maislatablettesetrouvaitsursadroite.Terry.Usvoulaienttoujoursquejeleurparlede toi.cedernierjouaitlavieilleballaderomantiqueW h i t n e y H o u s t o n . —Oui.—Mais Sam m’a passé labatte.Tandisquejeletenaiscontremoienluitapotantledos.personnene doitfaire du malà Sookie.e t il portaitde terribles cicatrices.Après ledépartdeSandrapourl’hôpitalde Clarice.maisjenepouvaispaslalaissertuer Sookie.il est resté là. Malheureusement.. alors que j’étaisseule. Et j’avaisbien devinéque mongrand-pèredevaitavoirunesourced’information.brûléeparunincendiaire. ramassésur lui-même.etpuis aujourd’huicettesalopeestvenueicicljesavaisqu’elle allaittuer Sook.personne. —Pourquoituenvoiestoujoursd’autrespersonnespourfairetonboulot?luiaijedemandépourmasquerlaprogressiondiscrètedeTerry. parcequ’il n’auraitpas pusedégager ducomptoiràtemps.ilavaitdétruitsonfragile équilibrepourmesauverlavie.dansunmouvementquisemblaits’étireràl’infinidans letemps. je le savais.puis plustard.plus jamais jele savais.C’était pourtantbien ce quej’ai fait :si quelqu’und’autrel’approchait. disaitTerry.Tucroisqu’unefemmen’enestpascapable ? Tu ne seraispas un peudégonflée ?Cen’était sansdoutepas unetrèsbonne idée.plusjamais.tum’ass a u v él av i e .p e n d a n t desmois.c’était«TERRY.H e u r e u s e m e n t .FERME-LA!»).continuait-elleàtue-tête.luiaussi.«IW i lA l w a y sL o v eY o u» :«J et ’ a i m e p o u rt o u j o u r s» .Commentallait-ilpasserpar-dessusle comptoirpourarriver derrièreelle avantqu’elle ne se décide à metuer? Mais cen’étaitpassonintention:tandisqueSandraconcentraittoutesonattentionsur moi.ilcontinuaitdemugir.Évidemment.jesais.Tun’astuépersonne. qui te détestait.quelquechosesouslebar.Quoiqu’on luidise(leplusfréquent.I lé t a i t v e n un e toy e rl e sr u i n e sd em a cuisine.J’ai gardé l’œilsur Sookie. Sam a commencé à se déplacer vers sa gauche.T e r r y d e v e n a i tu np e uf o ud et e m p sàa u t r e .ilpleuraittoutesleslarmesdeMincorpset j’écoutaisle flot de paroles qu’ildéversait. Maisje l'avaittoujoursappréciéet ons’entendaitbien.queBudDearbornentendetoutcela.J’ai déposé un baiser sur sa tête.Ilm’avaitproposéundenéschiots.il reprenait de plusbelle.Il yavaitdusangpartout. j’ai essayé de veilersurelle.Etmaintenant.Puisj’aivusondoigtcommenceràappuyersurlagâchette.—Oui.

.mêmeavecsoncerveauopaqueettoutenchevêtré. Peut-être qu’ilfaudraitque tutesépares demoi.Alez. Etla bagarre.nousa regardésavecsurprise.—Sook. c’étaitf i c h u .etmachiennevabien. L’un desurgentistesluiavaitfaituneinjection.etje nepourraisjamais réparer cetteblessure.—C’esttoutcequej’aitrouvé. j’ai compris qu’il étaitconscientqu’Eric était là.—Acemoment-là.s it uv e u x. Eric n’est pasdoux.Sam.Etilfautcroirequ'elleestconvaincuequetoutiraitbienpourellesi tun’existaispas.—Etilsonttenuleurspromesses?ai-je demandéd’unevoixtoutaussibasse. J’aimarqué untemps d’arrêt.J’étaisrestéeaubarbienpluslongtempsqueprévu.c’était typique de sapart.maispas patiemment. Il s’est emparé demonvisage. SametmoiavonsaidéTerryàsereleveret àmarcherpourprendrelecouloirquimenaitversl'arrièredubar. et aumoinstrois témoinsavaiententenduSandraclamerqu’elleavaitmislefeuaubar.latransformationenvampiren’avaitpasétéunsuccès:lorsqu’unfanabsolul’avaitfaitpasserdel’autrecôté.Ericm’attendait .j’aisu quej’étaisdevenudingue.b i e ns û rq u en o n .toutseulouavecl’aided’Eric..—Merci. Mais rien à faire. savoix sefaisantdeplusenplusensommeillée.—C ’ e s tç a .j’étais épuisée.Le débitdes parolesde Terryralentissait. —Je mesenscoupable.P o u rc e l u iq u ’ o n a v a i tc o n n us o u sl en o md ’ E l v i s .Ilsserelèventtoutletemps.commesolution. maiscen’étaitpasdu soulagement. estmontéedans sa voitureet s’estéloignée. Tout ça.a-t-ilrépondud’untonreconnaissant.—Ilsontpromisqu’ilsnelaisseraientrien arriveràmachienne.dansune morguedeMemphis.Sandrane l’aurait pas déclenché sije n’avais pas été là. —Alorstugardestonjob.Jepeuxtrouverdu travailailleurs. Le vampirepréférait maintenant se faireappelerBubba.puispour traverserle parkingdes employés afin d’atteindre le mobilehomede Sam. Je nesavaispas commentrépondre.Néeté l e v éa u xÉ t a t s U n i s .jesuisunvétéran.c’estdifficileà vaincre.—Oui.ça.Àl’expression soudain crispée de Sam. Et jeluiai ditque moi.—Pourquoi?— D’avoirpassé la batte à Terry.oupourceluidemongrand-père.Jecroisquejevais rentrer.Samestrestéchezlui.jelepercevaisclairement.Indiaestsortie.etj’avaisl’impressionqu’ellecommençait à faire effet. en fait -pourlecompted’Ericavantquenousnesoyonsensemble. Ilfallait absolumentlaprendre par surprise.souslalumière cruedes lampadairesdesécurité montésauxquatrecoinsdubar. Curieusement. jenepouvaispas.etlanuitétait maintenanttombée.Je n’avaisqu’uneenvie:passerlebébéàquelqu'un d’autre.son regardne s’estpas éclairécomme ille faisaitd’habitude. c’étaitplutôtleschiens. L’incendie. mais je voyaisqu’ilétaitsincère..c’estlàquetuvasteréveiller.. apoursuiviT e r y .sinon. Sam.Eric étaitdeboutdans l’ombre desarbres. Métamorpheoupas.achuchotéTerry.Enplus.l ac h i e n n e catahoulabien-aiméedeTerry.Quelmarché.NousavonsinstalléTerrysurle canapéetils’estlaisséaller. cen’étaitpas grave qu’il m’ait surveilée .— J’ai rencontré Elvisdanstesbois.—Jeveuxquetut’installeschez moi.—M a i sn o n .—Ons’entendaitsuperbien.C e le qu’onutilised’habitude.espionnée. Quoiqu’ilsoitpour toi. mêmes’ildevait se briser enchemin.Tup e u xa v o i rl ’ u n ed e sc h a m b r e sd uh a u t .jeferais mieuxd’allervoircequeveutma douce moitié.l’examinantentresesdeuxgrandes mains. unsoir. Tun’espasobligéede rester .Jesavaisqu’Eric se tenait dehors et m’attendait.c’est en partie àcause de moi.Jesavaisbienqu’ilsa v a i e n td ûe m p l o y e ru nm o y e nd ep r e s s i o no uu na u t r e . Les fanatiques.Etil a souri.plusderêves.çan'avaitfaitaucunmal.m a i n t e n a n t .IlavaitdécouvertTerry.tusais.La police avait pris ma déposition de façon sommaire.Etilsontpromisquelesrêvess'arrêteraient.adéclaréEric. d’exploiterl’outilleplus pratique.Jenepouvais pasme dégagerdu comptoir sansalerter Sandra.Àmoi. J’auraisdûressentirplusdecolèreenversTerry.— Peut-êtreque oui.Ontravaillelamaindanslamain.—TupensesàceuxquiessaientdefairefermerleMerlotte?Sonsourires’est fait amer. Pour ma part.Sam a faitun pas enarrière.sonsystèmeétaitsaturéde drogue. MaisjeconnaissaisTerry. — Elle estsi forteque ça ? —Ouais. Ilsetenait enretraitpourquesaprésenceneperturbepasTerry. —Onvat’emmeneraumobilehomedeSam.heureusement.Quoiqu’ilensoit.— Merci. la mainsurla poignée dela porte.Alors je suispartie.pourTerry.etil avaitunepréférencemarquéepourles a n gd ef é l i n-f o r th e u r e u s e m e n tp o u rA n n i e . Cequ’ilavait faitpourmoiluiavaitinfligéencoreplusdemal. Je n’arrive pasà croireque toutcecisepassedansnotrepays.Puisj’aiserréSamcontremoi.d a n su n e vieantérieure.Ilm’aracontéqu’iladoraitles chats. maisjen’enavais pluslaforce.q u et uv e u x? Jenepouvaisdéchiffrer l’expressiondesonvisage.s’abandonnantausommeil.maisil n’a rien dit.luiai-jeexpliqué-jenevoulaissurtout pasqu’ilseréveil e en panique.

ça n’avaitriendechoquant. Et ce soir.Jeneveuxplusqueturestesseule.—Ilfautqu’onparle. et je suiscertaineque beaucoupverraientleschoses comme toi.Etnoussommestellementdifférents. c’était la première. Sesyeuxbleussesontplissés. En fait.Eric me proposaitcette chambre à titrepermanent.toujourspragmatique.nousavionsprisl’habitudedefairel'amourdans laplusgrandechambreàl’étage-meréveillerenbasdansunechambresansfenêtre.je nepensepas.TuaslouélesservicesdeTerryBellefleurpourqu’ilm’espionneettu l’assoumisàunepressionqu’ilnepouvaitpassupporterpourl’obliger à t’obéir.— Jeneme suispasbien exprimée. c’est lanaturedelacontrainteàlaquelletuassoumiscet homme.—Effectivement.ilyatellementdechosesquitombentsouslesenspourtoi.Jesavaisque pourlui. d’ailleurs. toujoursconcis.Lescirconstancesn’ontaucuneimportance.E r i cal e v él e sy e u xa up l a f o n d-t y p i q u e m e n tm a s c u l i n . —Des. Jem es e n s .J em es u i sv e r s éu nv e r r ed ev i n-c eq u ej en e faispratiquementjamais .Tuasraison. c’estquejenepense pasquetuvoudraisquejeviveavectoi.Erictentaitdesuivremon raisonnement. je prendsletempsqu’il faut.Ceque j’essaie detedire. sile lien n’existaitpas ? Situn’étais pas conscientdechaquedangerquimepoursuit?Dechaquesentimentdecolère?Oudepeur?—Cequetudislà estbien étrange.J’ai compris immédiatement que je m’étais trompéed'approche.—Onvittousdeux aveccelien. —Onresteauclub. Alors. Sookie.est-ce quej’avais bien définima pensée.Pourtoi. —EhbiencommeAppius. était devenuvampireàl’époqueoùlesRomainsgouvernaientunegrandepartiedu monde. Pourmoi aussi.— Eric.Sonéquilibremental esttropprécaire. on va àla maison..et paspour moi.Ils’estdétendulégèrement. tune l’aurais pasfait.pour toi.situn’étaispaspersuadé quecertaines personnes en avaientaprès moi..aïe.Appius Luvius Ocella.Sontons’estfaitplusvif.jete veux.Jesuiscertainequ’ilt’arrivedepenser qu’ilseraitpréférableque jenesache pas cequeturessens.— Mais.— Maisavant de prendre ma décisionlà-dessus.cesoir. Les faésont cheztoi ?J’aiappeléClaudeavec monportable.Je voulaisjustesavoiroù v o u sé t i e z . mon aimée.tuasletemps?luiai-jedemandé. ai-jepoursuivi.enbasdanslenoiravecmoi. cette fois ?Aïe.Chezlui.maisjevoyaisbienqu’iln’ycomprenaitrien.aréponduClaude. — Commequoi.Amuse-toibienavectonvampiresublime.l’affaires’est .mêmesiAlexeïn’avaitquetreizeans.—Ericet moi.etflattéequetum’aiesinvitée.—Oh. J’ai replié mesjambes et me suis calée dansun coincontrel’accoudoir pourluifaireface.commef o r m u l a t i o n . je saisque tune proposespas àn’importequi des’installercheztoi.i n c r o y a b l e m e n th e u r e u s e .ilfaut qu’onmettecertaineschosesaupoint.Jesaisque. Et la façon donttum’asmanipuléepourquejet’épouse. Mais ce que je n’aimepas.Dèsqu’ilavaitsu quej’étais en danger.maisjet'enprie.situluiavaissimplementproposédel’argent.je t'aime.j’avaisvraimenthorreurdecetype deconversation.etj’ai passé une bouteilledesangau micro -ondespour Eric.çaneseprendpasquandonnesesentpasbien.—Pardon?—Eh bien. Eric avaitcomprisaumêmemomentquelacriseétaitpassée. il s’agit simplement d’agir avecefficacité. ce n’étaitpas rien. je n’aurais pas besoin de toi ?Était-ce bien là ce que je disais ?—Non.Ils’estinstalléàl’autrecoin.—Maisquelledifférence?Sijeteveuxavecmoi.— Es-tu en trainde me dire que sije ne savaispasque tuavais besoin de moi. C’étaitbeaucouptropimpersonnel. Quandil a répondu.aïe.J’aicependantpersévéré tantbien que mal. mais ce n’était pas facile.—Mais sinon.—EtTerry net’auraitrienditàmonsujet.Jeneveuxpasressentirtapeuruneseulefoisdeplus..Le créateurd’Eric. Écoute.ellesenont.Ilavaitdoncprisletempsdeveniren voiture.Est-cequetu voudraisd’aileurstoujoursvivreavecmoi. a fait remarquer Eric.par exemple? J’aifouilédansmonespritàlarecherched’unexemplec o n v a i n c a n t . Nousnoussommes assissurle canapédanslasallede séjour..Çamerendfou.çamedonnaitlachairdepoule.—Cesoir.j’ai compris ça.Glacial.—C’étaitavantqueje te connaisse.j’entendaislesbruitsdu Hooligansenfondsonore.Ilm’asuiviepourrentrerc h e zm o i . C’étaitmêmebeaucoup.—Maissi.quicouchaitavecAlexeï. desavoirquequelqu’unt’attaqueetquejenesuispaslàpourtedéfendre. Sookie.— Oui.alorsquejene savaispas ce que je faisais. choses?—Tum’asépouséepourmeprotéger. Maisunedécisionaussiimportante.J’ai essayé de lui sourire.Eric aprisune gorgée avantde reposer sa boissonsurlavieille table basse.Alorsjeveuxquetusachesàquelpointjesuis touchée.J’ai respiré profondément. jene me sentais pasbien.q u et u v e u i le sv i v r e avecmoi.macousine.

C’étaitcomme sielle avait criéson opinionàtue-tête.alorsqu’elleétaittout à faitconsciente deson caractèredestructeuretdesadémence. ai-je répondu après untemps d’arrêt.pourmapart.conclue.Quelqu’unafrappéàlaporteetc’étaitsans douteuncoupdechance. Eric en avait finide parler d’Alexeïetd’Ocella..pourdésarmertousles vampiresetleshumainsautourdelui.il avait l’apparenced’un missionnaire mormonincroyablementsexy.Jeleur ai adressé monplus grandsourire. Eno u t r e .à mon avis.presque sincèrements t u p é f a i t .Je medemandais sijepour raisen faire autant.ilseracontentdevousvoir!Cequiétaittotalementfaux.Mais. Fidèle à ellemême.jenepensepasqu’ilse soitmême aperçude son existence.ilnefallaitpassefierauxapparences.jene peux.nes’en étaitpasrenducompte. Sonvisageentiers’estdurci.— Les affairesvontbien.auFangtasia? Etlenouveaum a n a g e m e n t? Elenepouvaitpassavoirqu’elleavaittouchéunnerf. Et elle émettaitsespensées de façon particulièrementclaire.Àl’époqued’Ocella.Ilnousvidaittous.bouche bée.—Allez-y..c’estlaplusimpitoyabledetouslesvampiresquejeconnaisse.—E tq u ep e n s e s t ud uf a i tq u et uv i v r a sp l u sl o n g t e m p sq u e moi?Pourtoujours. à unquelconquemomentdesatrèslonguevie.A l e x e ïe tO c e las o n tm o r t st o u sl e sd e u x .bienavantquej’aiesuquej’avaisunfrèredelignée.T un ev e u xp a sv i v r eé t e r n e le m e n t?A v e cm o i? —Jene saispas.pendant sonstageentantquechat.Eric.unechemiseécossaisenoiretblancetdesmocassinsàpompons. Je mesuis rappelémon idée principale: nosdifférencesinconciliables.Ericarepris:—Avec Alexeï. Et je savaisqu’il ressentait la vague dedoutequim’avaitenvahie.sa soifinextinguiblesenourrissantdenotreforceetdenotrevolonté.I lp e r ç a i t u np e ud ’ é t o n n e m e n td a n ss av o i x .Nousallionsbiendevoirparlerdenotreavenirentantquecouple.c a ri ln e connaissaitpasla raisondeleurvoyage.Bobavaitperfectionnélestechniquesévasives. dèsque j’aiexpliquéla situationcouchageàAmelia(quiavaitnaturellementpensé qu’ilspourraients’installerenhaut).mais je sentaisque cette conversationviraitau désastre. aditAmeliatout ens’étirant sanscérémonie.J’avaisbienentenduunevoiture. commevousdites.J’essayaisde me représenter cette réalité -là.AmeliaBroadwayet BobJessupse tenaient devantla portede derrière.Aprèsavoirprononcécettephrased’unepoésiesurprenante. a réponduEric.etilyavaitencorequelquessujetsquej’avais espérécouvriraveclui. àcetâge-là. Bobregardait Ericavec hésitationet. et soulagée que ma conversationavec Ericaitétéinterrompue.Pourtant. Entantquechat.Ericanéanmoinssouri(pastrèslargement)etleuraditàquelpointilétaitcontentqu’ilssoientvenusmerendrevisite. Amelia semblait toujoursa u s s if r a î c h ee td y n a m i q u e .Onsemariait.Jel’ai fixé. il lasoupçonnaitd’avoirfaitexprèsdelevexer.s e sc o u r t sc h e v e u xb r u n se n bataille. Aprèsavoir passé quelquesinstantsàybricoler.Mais. Bobétaitdesatailleettoutaussimince.Lareporterneferaitqueretarderle couperet. J’avais fail il’insulterde façonimpardonnable.éternelle. maisseulementdetempsentemps.Puisje me suisarrêtéenet. maisj’étaisprised’unaffreuxpressentiment:cettediscussionnousrendraitmalheureuxtouslesdeux. Victora ouvert .jen’yavais pasvraimentprêtéattention.jeneluitrouvaisriendebienattirantentantquemec-ouplutôtsi.entrez!Eric estlà.commentvontlesaffaires.Ocella n’a jamais véritablementcompris l’évolutiondela société au coursdes siècles.nel’oubliepas.Amelia.Ericn’éprouvaitquedel’indifférence à l'idéede revoir Amelia.onétaitpratiquement adulteàtreizeans.Jen’avais jamais le tempsde toutdire à Eric.sonapparenceenfantine.Sansfin.peine.le regardet la peau aussi clairsque jamais.avecEric.maispourl’instant Ericet moi avionstousles deuxsuffisamment de soucisà gérer.ils’estdenouveauévanouidanslasalled’eau.Ilportaitunjean.—Quoi? s’est exclamé Eric.Seslunettescercléesdenoirlui donnaientunlookrétroaulieud’enfaireungeek.—Eric.Ilexploitaitsajeunesse..Nousn’avionsquederaresmomentsentêteàtête..Je m’étais apprêtée à lui dire :—Jenepeuxpascroirequeturesterasavecmoi quandjecommencerai à vieillir. c’est facile à résoudre.D’unestaturetrèslégère.J’étais ravie derevoirAmelia.Avecunhaussementd’épaules. puismonesprits'est ressaisipour se concentrersur l’instantprésent.MêmePamaeudumalàl’éliminer.m a i n t e n a n t .maismonattentionétantrivéeàmoncompagnon.Ele n’appréciait guèreleViking. La nuit.iladisparudanslachambred’amisducouloiravecleursbagages.QuantàBob. Amelia a réprimé unfroncementde sourcils à grand.ilavaitétévraimentcraquant.—Tusais.enfait? — Ça.Leregard d’Eric s’estrétréci .lesyeuxfixéssursespiedstandisqu’ellelestouchaitde lapaume de sesmains.

légèrement enretrait. etBob.Depuis toutesceshistoiresauMerlotte.— Quoi ! Que s’est-il passé ce soir.Maiselleaeul’intelligencedenefaireaucuneremarque. toutétait de ma faute.lesilences’estfaitdansla chambre d’amis.l e sh y b r i d e sn ep e u v e n tp a ss e reproduireaveclesanimauxdontils adoptentlaforme.jenemesensplusensécurité.puisj’aidécidéd’allerle rejoindredehors pourdiscuteravecl u i .mais elle a adressé unlargesourire à Eric.J’aisursautéviolemment.Ilsemblait.Amelia. Maistusais. J’ ai eude grandes difficultésà nepas éclater de rire.Je ne l’avaispas vudepuis quesa sœurdelignée.c’étaitmalgrétoutcommesijem’étais trouvéeen présence dequelqu’unquicriaità voixhautetoutessespenséeslesplusintimes.Ericaouvertlaboucheengrand.Tunedoispastesentirgêné.—Chéri.sivous n’êtesplusfâchés.— Je me sentirais quandmême mieux situt’assurais quelesprotectionssonttoujoursenplace.Sookie.j’étais estomaquéepar la rapiditéde mouvement desvampires. premier amant.m é c o n t e n t .Àcetrain-là. c’est ça ? a-t-elle réagi enseredressant.—E n f i n .maischaquefois. Cen’étaientpas mes chatons.denouveauxétablissementsdanslesparages. Disbonjour à Pampour moi.Lesyeuxd’Ericallaientdel’uneàl’autre.—Victor. étaitvenueluirendrevisite.luiai-jeditensouriant.ledanger n’est plusd’actualité.J’étaisjustemententraindepousserunsoupirdesoulagementquandj’aientendu frapper trèsdiscrètement à la portede derrière.Pourmoi.lesyeuxdurscommedu marbre.Savoix fraîche etlisse me .Amelial’arassuré.Je n’aipas su comment réagir et ils’estretournépour s’éloignersivitequemesyeuxn’ontpaspulesuivre.lacuisineetleurvoiture. a expliqué Ameliaavecun regardinsistant.Aprèsenvironunquartd’heured’allers-retoursentrelasalled’eau.onenadéjàparlé.Quipouvaitbienveniriciàcetteheuredelanuit?Je mesuispenchéeavecprécautionpourj e t e ru nœ i ls u rl av é r a n d a .disons. Bil.Judith.Bobs’est glissédiscrètementà ses côtés..tu sais.là-dessus.qu'est-cequit’arrive?arépétéEric.Jen’avaispaspeurdelui. faisant pivotersa tête detous côtés.—Sookie.ilfautquejeretourneauFangtasia. à la boutiquede magie.elleetBobmouraientd’envie d’allerdormir. Sookie ?Jeluiai rapidement raconté.—Elletesoutientplusquetunelepenses.a-t-ilrépondud’unairsombre. Le garssuper souriant.J’aihésitéuninstant.Bob. Amelias’esttournée versmoi. estimantqu’elles’étaitmaintenantacquittéedesondevoirdepolitesseenversEric.j ev e u xd i r e . aprèsleurvoyage.Sook. Sookie.Jel’avaispourtantsouventvu.Bobs'estimmédiatement détendu.—Voilà.Alorsjepensequecen’étaientpasmeschatons. Eric.— Alors. ami. ausalon decoiffure.seslèvresprenantunplisardónique.—Alorsellem’a appelée.J’avais espéré pouvoirbavarder avecAmelia mais. n’est-ce pas ?C’était maintenantau tour d’Ameliade nousregarderl’unaprèsl’autre. Pasunchat-garou.—Bon.J’aiprisunton dégagé—Je voulaissimplementqu’Amelia renforce lessortsdeprotectionautourdela maison.qu’est-ce quit’arrive? Elle était prête à se précipiter à monsecours.Cettejournées’étaitenfinterminée.nousn’aurionsjamaisle tempsde parlerdeschosesquinousétaientessentielles.biensûr.— Ne t'inquiète pasde ça. Amelia a immédiatement compris qu’il s’agissait d’unenouvellenégative. —Mais maintenant qu’ona coincé cette chienne.—Oui. Sam adéjàparlé entadéfense.—C’estjustementenpartiepourçaquejesuisvenue.Eric quant à luiadécidéd’ignorer cet échange. Bil représentait beaucoup pour moi:voisin. J’ai ôté mes chaussures pourne pas faire debruit etmesuis glisséedansla cuisinepour fermer à clé.Surtoutque-enfinfranchement-jen’étaischatqueparmagie.aréponduEric.m’a-t-il expliqué..Jene sais pas pourquoi.Ilsa v a i e n tq u i téL aN o u v e le O r l é a n sa p r è sl e u rj o u r n é ed e travail .Jenel’avaispresquejamaisvuaussi surpris.d’accord.J’aientendusaportièreclaquerpuissavoiture descendre l’allée.Je doisavouerquejemesuismontréeunpeudésagréable.C’était parfaitementnaturel.. c’estle gars supersouriantqui se trouvait danslejardinla nuitdu coup d’État.

c’estunsigneindéniabledestupéfaction.évitantsoigneusementlemien.C’était pour te garder.toutcommemonépouse.ou mêmeparce qu’ilétait en proie à une sorte de dépression suicidaire.J’aifaitungesteendirectiondusalondejardinetnousnoussommes assisdansles fauteuils.. Les faénesont pasici.Lesilence adurésilongtempsquejemesuisrenducomptequej’avaissommeil..tu asdesinvités?—Oui.justement?—Parce quej’espéraisque messentimentspourelleauraientchangé.—Judith?ai-jeprononcé.ilaréaginonmoinsviolemment:ilatournélatêteetsesyeuxse sontécarquillés.—Oh.J’avais supposéenoutre quesi Bilnel’avaitpas faitlui-même. j’avaisremarquéquetusemblaisenforme..—Mais je pensaisque tul’admirais parce qu’elleressemblaittellementàtapremièrefemme. — Enpleineforme.moi.commesiun courantdemilevoltsavaitsoudaintraversémachaise.—Bill.AlorslesangdeJuditharéussi.EtJudithaétéélevéedansladouceur.deton côté.ausujetdeJudith?—Il n’aaucuneobligation. Et quiluiavaitinfligécefardeau?Euh. J’étaisdésemparée par la maladiede Bil. E lev e u tc o n t i n u e ràv i v r ea v e ct o i? —Oui.Savoix s'est éteinte. Çam'aurait libéréde. même sic’était auprix dedevoiraffronterJudith.Jel’aidonc interrompu.QuantàBill.I lad é t o u r n él er e g a r dv e r sl af o r ê tn o y é ed a n sl a n u i t . tupersistes àmebriserle cœur.J’aicommencé àm’éloigner de .même. Judithressemblebeaucoup à ma premièreépouse.Judithm’a expliquéquec’était pourcela quecette dinguede Lorenal’avaitfaitpasserde l’autre côté.Bill n'étaitmanifestementpasvenuemprunterunetassedesang. Quej’auraispuressentirlevéritableamour.—Etpourquoil’as-tufait.jen’avaispaseuconsciencedes circonstances émotionneles.sontimbredevoixestpresqueidentique.ilspassentsouventlanuità Monroe.—Commentçava.ai-jefaitd’unetoutepetitevoix.Maismaintenant. Ils viennentd’arriver deLa Nouvelle-Orléans.C’estcela.Pourunvampire.Puisquetul'asinvitéeicisansquej'ensois averti.La voix calme émanait de la lisière des bois. Je comprenaistrès bienàquel pointildevait être embarrassantet désagréable desupporterle fardeau d'une invitéequil’adorait.—Oui. après ma guérison. et sonregard s’attardaitsur lesarbres. h — .jeluiaidemandé—Tuvasfairequoi.Sonvisagealamêmeforme.—Tu asraison..Lanuitchaudeetbruissantes’estreferméeautourdenous commeuneenveloppe. Si j'ai dûmeséparerd’elle autrefois.—Effectivement.—Sookie. Mon raisonnementm’avaitconduiteà estimerqueseulunmembredelalignéede Bilpouvaitle guérir. pourne pas dérangertes amis?Ah. Qu’avait-ill’intentionde dire ? «Libéré de monamourpourtoi »? Oupeut-être «libéré deladetteque j’ai enversellepourm’avoir guéri »?J em es e n t a i sq u a n dm ê m eu np e um i e u x.Danssa voix perçait le regret.Amelia etBob.—Mais tuas faitcequ'il fallait.euh.— J’auraispensédanscecasquetuétaisheureuxavecJ u d i t h .Leslampesdesécurité formaient d’étranges motifs faits delumière etd’obscurité. J’avaisdécouvert qu’il existaitunetellepersonne et je l’avais retrouvée. je nesuisdu moinspascoupablede l’avoir exploitée.Cestemps-ci. c’étaitprobablementpar fierté malplacée.Nousallionsdoncavoiruneconversation..soulagé. O h o . c’était en raisonde sapassiondévoranteet obsédante pourmoi.Enfin.excuse-moi. — Mais ce n’est pas le cas.Sapeauavaitretrouvésaclartélumineuseetmêmesesc h e v e u xb r i la i e n td 'u nl u s t r ep l u ss oy e u x.Bill?Judithesttoujourscheztoi?—Jeme suiscomplètementremis de l’empoisonnementàl’argent. El e estsortie de l’ombredes arbres afin quejepuisse lareconnaître.Inquièteeteffrayéeparsaréponsepossible. ce soir.m a i n t e n a n tq u ejesavaisqu’il étaitcontentd’être rétabli.détendaitaussibien qu’unmassage.sijeterappellecesmauvaissouvenirs.ai-je précisé. alors que cessentiments n’étaientpas réciproques.— Etc’est d'ail eurs pour cetteraisonque jen’avais pasappeléJudithlorsque j’ai comprisla gravité de mon mal.déjàdisposéspourinviter aubavardage. Ma fauteest del’avoir laisséerester après.Bienentendu. J’avaissousestimésa soif de vivre. Elle est venue etm'aoffertsonsangdesonproprechef. Sookie.àdenombreuxtitres.a-t-ilrépondu.Lalumièredesprojecteursn’allaitpassiloinetje pouvaisàpeine distinguerses traits. — Etsi nousrestionsici.Sescheveuxontla mêmeteintequeceuxdemafemmelorsqu’elleétaitenfant.Jemesuislevéed’unbond.

c’était dudiscours!J’espérais seulementqu’elle étaitsincère.—Net’inquiètepas.parcequenousavonstraversé tellementdechosesensemble?Ilm’asouri. —Iln’yaquetoipourdireunetellechose. —Allô?C’était le Shérif Dearborn. s’il existait.Jet’ai suiviici dansle butprécisd’écouter ce que tuavais àluidire. Vate coucher. Je n’aipas eul'impression detrahir Eric et je l’ai laissé metenir quelquesinstants.généreuse.aditJudithsimplement.posantunemainsurmonépaule.Situveuxqu’ont’envoieunevoiture.tunetelaissespasfaire.pasdeproblème.mêmes’ilestunpeutard.E tf l û t e . dans l’adversité.Dansunmomentd’égarement. —Vous avezbesoindeparler.Laversionvendueaupublicselimitaittoutefoisauxvampires . À cetteheure-ci. elle avait des allures de reine.—Tuascouchéavecelle?luiai-jedemandéd’untonquej ev o u l a i s n e u t r e .— Shérif.Tandisquej'expliquaisletoutàBil.BudDearborns’est répétéplusieurs fois. —Non.Bientôt.avecunminois adorableentouréd’unemassedecheveuxmagnifiques.p l u sq u et un em ’ a sj a m a i sv o u l u e .Jepense plutôtqu’ellevachercheruneplanquepourseremettreunpeu.vousavezeuraison.jeme glisser dansla cuisineet échapper àunescènesupplémentaire-parceque franchement. Ça. commepar enchantement. —Ele m’avait sauvé.Jevaisretournercheztoifairemesvalises. De bonsamis. El e semblait l’espérer.e t particulièrementlesgroupesmarketing. m’a rassurée Bil.gentile.enétaienttrèsfriands. Puisjel'ai assuréque oui.Aumême moment. J’avaisdumal à réprimer monsourire.Tuasquelqu'un avectoi?J'étaistellementsecouéeque j'aimis quelquessecondesàrépondre. J’ailevéle doigt pour intimer à Bilde resterun instantet j’ai répondup r u d e m m e n t . mais jeneleconnais saispas.uncataloguedetousles vampires«vivants».Etjenepensepas avoir besoin d’aide.Maisjevoulaisquandmêmet’alerter. Etj’ai regardé Bildroitdansles yeux. J’ai estiméquec’était la chose à faire.Bil avaitcréé unebasededonnéesdontil assurait lamaintenance.pulpeuse.a r r ê t e .Jerefusedevivreavecunhommequineveutpasdemoi.J en ’ a v a i sv r a i m e n t .J’aifixémes pieds avec attention.J'avaispourtantcruquecelle-ciavaitétérésolue.l av o i xt o u j o u r sa u s s i calme. m i n c e . Jemonte la gardecesoir.je disparaîtrai. l'épuisementcontrelequeljeluttaisafiniparm'envahir.Jetepriede bienvouloirrester iciquelquesinstantsdeplus.— Sookie.j’avaisoubliéqu’ilsetrouvaitdans mapoche.J’étais plus qu'impressionnée.Ilyavaitbeaucoupdedemande pourle CDqu’ilvendait etpasu n i q u e m e n tc h e zl e sm o r t s v i v a n t s .—J’aientenduvotre conversation.Lesyeux sombresdeBillsesontremplisd'inquiétude.Jesuisvenuparleravecmonamie. Jesaisqu'elleappartientàunautre.merecouvrantd’uneépaissecouverturegrise.quejen’aipasvuedepuisdessemaines.tesseinsgagneraientlechampionnatnationalde Miss Tétons.mademoiselleStackhouse.v r a i m e n tp a se n v i e d’assisterà cet entretien-là. —A v e cB i l.Jet’aime.touslesdeux. il était soudaindevantmoi et m’a enlacéedanssesbras glacés.J ev a u xm i e u x q u ec e l a .Judithétaitpetite. J’ai des amis avec moi. J’aireculé d’un paset ilm’a lâchéeimmédiatement.e s ti n t e r v e n u B i l.CommesiJudithavait éternuéetqu’illuiaitprêtéunmouchoir.J er e f u s e defaire l’amour avec unhommequi a pitiéde moi.ai-jeditl â c h e m e n t .leshommes!Morto uv i v a n t s .Ah. m o i .J en ev e u x pasquetut’inquiètes. Tu espleine de compréhensionetde compassion.—J u d i t h . Je me suis déjànourri.— Tum’aimesvraiment ? Est-ce quece n’est pas par devoir.Sanscrier gare.c’estparfait.oupeut-êtresimplementgagnéeparla curiosité.T r è si n h a b i t u e l s . De toute façon.Jetetrouvebele.O hh m m .Jesais que tun’espasen trainde la séduire.—T o u tu nb o u q u e td e c o m p l i m e n t s .B i l.Etpourtant.machaise.Lesmotsmemanquaient.j’enavaise ua s s e zp o u rl aj o u r n é e . Peut-êtrepourrais.puisj'ai réussi àraccrocherpourréfléchiràlasituation. Etsil’on redescendauniveaucharnel.l’appelne medisait rienquivail e. etjen’avaisrien departiculier à faire.maistu asdela force de caractère.Ils'estapprochédemoi.—T ue su n ef e m m ei n h a b i t u e le .restez. Billet moinoussommesretrouvés seuls.jenepouvaismêmeplus articulercorrectement. —B o n n en u i t . même si cela meprendle restantde monexistence.lasonneriedemonportablearetentietj'aitressailli .Etjesaiségalementquet ul av e u x.t o u sl e sm ê m e s .J em e tr a iu nt e r m eàl ’ a m o u rq u ej e ressenspourtoi.Ensuite. ce n’est pasunenuitappropriéepourtravailler.Ils’agissaitdel'annuairedesvampires. El es’est glissée parla fenêtrep e n d a n tq u e K e ny ap a r l a i ta v e cl eD rT o n n e s e n .Le numéro affiché était local.u n ec o n v e r s a t i o nc o n c e r n a n tl ’ a m o u rn ep e u t quevousimpliquer.J’avaisà peineformulécette penséedansmonespritqueJudithdisparaissait. —T ue sc e r t a i n eq u et un ev e u xp a sq u ej ’ e n v o i eu n e patrouilede toncôté ? Jene crois pasque cettedinguevaallercheztoi.L e s h u m a i n s .Àtort. je luiaiposé unequestion.Avecsonportaltier.jevoulais t’avertirqueSandra Pelt s’estéchappée del’hôpital.

puisqueje le sais. des bureaux etdesinstitutrices.Bonnenuit.elleavaittrouvélevéritableamour.a v e cd eg r a n d sy e u x .Remy.quiavaient accepté d'yfigurer.souhaitantvivrecachésetdormirdanslaterreoudansdesimmeublesabandonnés.P u i sj em es u i ss o u v e n u e q u e H u n e t r m ’ é c o u a t .C’étaiteffectivementfondé.luiai-jerappelédiscrètement.Pourcertaines. Regarde.d’accord. I l y a u r a a s s e z p l a c e p o u r t o u s c e s g a m i n s d a n s u n e s e u l epièce? —Parleàvoixhaute.— Merci Bill. Jetiensà te mettre engarde:elleestplusque vicieuse.Àlafin. plutôtqued a n su n em a i s o no uu na p p a r t e m e n t . Sookie.tout commeelleleferaitlorsd’uneconversationn o r m a l e .ilressemblaitencoreunpeuplusàsamère. Puisjesuis allée dans ma chambre. delivres.N o n .Elleavaitmenéuneviebienremplie.C’était doncmoiqui m’en chargeais. j’aienfilé ma chemisedenuit etje mesuis miseau lit.maiscourte.I ln ’ y a v a i t a u c u nd o u t e:i ls et r o u v e r a i tn é c e s s a i r e m e n t q u e l q u ’ u nd es u f f i s a m m e n ti m p i t o y a b l ep o u rm e n e ru n et e le action.—Alorsj'ai de l’avancesur elle. 8 Lesécolesseressemblenttoutes.Dansnotresociétéactuelle.ilestfacilederepérer uneconversationtélépathiqueentredeuxpersonnes:l’expressionde leurvisage change lorsqu’ellesseregardent. Cettesalle. maisla sortie se faisait certainement après led é j e u n e r . m’a-t-ilrecommandéd’unevoixcalme.t o u t commemoi.etplusilyaurait de risquequ’onle kidnappe :les télépathes.Tuasvuleposteraveclephoque?Etlà. sonvisage commençait à perdreses rondeursenfantinespourdevenirplusovale.Quandonsaitcequ’oncherche.Touteslesportesétaientouvertesetlesinstitutricesétaientdansleurssallesdeclasse. c’estu t i l e . Hunterétaittropjeunepourapprendrel’artdecachernotrecommunication. c’est laClasseduPhoque.n’est-cepas?Ilyatoujourscettemêmeodeur:unmélangedecraie.— I l y a u n p o n e y ? Hunterétaitunoptimiste. ai-je marmonné.C’estce que j’ai fait. mais tune la connaispas.letimbreplusintensedesinstitutrices.jemesuisdemandécequ’elleenauraitpensé.d’encaustique.decantine.P e r s o n n en ’ a u r a i tp ud e v i n e rq u ed a n sm at ê t e .ilyavaitencoreuncertainnombrede vampiresquinevoulaientpasêtreconnusentantquetels.etquelqu’unviendrateprendre l’après-midi.etonl'avaittuéepar jalousie.sansmontrerde crainte. Probablementparce que c’étaitmieux que depenser à Sandra Pelt.q u a n di l ss e n t e n tu n ed i f f é r e n c e . L’école maternelle de Red Ditchétaitentoutpointsemblable. —Tonpapaviendratedéposerlematin.H u n t e r . L’échodes voixenfantines. Et c’était doncmoiquila remplaçais aujourd’hui.Ahbon?—Bon.—Tum’asdéjàvuaucombat.Cequil’inquiétait.c’étaitplusdifficileque . Jene connaissaispasles horairesdela maternelle de RedDitch.Bill.commelesien. il ya pleindephotosde poneysdans la classe.Certaines des petitespersonnesqui se promenaientdanslebâtimentregardaientpartoutaveccuriosité.c o m m em o n« n e v e u» H u n t e r .Les«œuvresd’art»surlesmursetlesdécorationssur laportedechaquesalle de classe. à mon avis.J en el e savaisquetrop bien. Maispourquoimespensées sefocalisaient-elles là-dessus. M a i sq u i?m es u i s j ed e m a n d é . avantde m’éloigner entitubantdesommeil.souriantauxenfantsetà leursparents. ilétait faciled’oublier quecertainsse montraientencoresiréticents.C’étaitellequiauraitdûsetrouverlàpouremmenersonfilsvisiter sa première école.Pauvre Hadley.saturéedevampires.àl a traîne.—Ouaip.celle quil’accueileraità larentréeprochaine.t o u te na f f i c h a n tm o n s o u r i r ee np e r m a n e n c e .c’estla ClasseduPoney. C’était monsecret le mieux ardé.. H u n t e r b a v a r d a i ta v e ce n t r a i n . Plusil auraitdeSurNataucourantdesesaptitudes.Pendantun instant.ai-jedit avec gratitude..faisantdeleurmieuxpoursembleraccueillantesetchaleureuses.etellenete préviendrapas.J et e n a i sH u n t e rp a rl am a i ne t R e m y n o u ss u i v a i t . Mais.naturellement. D’autres petitspar contre se mon -traients i l e n c i e u x. Jedétournaisdoncfréquemmentmonvisagedeceluidel ’ e n f a n t . Ferme bienlesportesà clé. Les coupsbas. mais lavies’étaitmontréedureavecelle.elleétaitdevenueunvampire.c’était l’intégration deHunter. C’était principalementdesa faute.maintenantdécédée.H u n t e ré t a i tt é l é p a t h e .o nv av o u sp a r t a g e re ng r o u p e se tt us e r a sa v e cl e m ê m eg r o u p et o u t el aj o u r n é e .—Bonnenuit. c’estsontruc. t i — Tonpèreva gérer ça.Avecsesyeuxetsacheveluresombres.sonpère.n’yavaitsûrementpas encorepensé.macousine Hadley. Le butde la visite étaitd’aiderles petitsà se familiariser avec le concept. souscettecouverturegrise.—Jene pense pas.Cette liste-là étaitbienpluscourte:bizarrement.ChaquefoisquejerevoyaisHunter. avecl’apparencedessallesde classe.Lesenfantspeuventse montrert e r r i b l e m e n tc r u e l s .

etnoussommes restés.j’étaistoujours« Tatie Sookie ». noussommesretournésvoirMmeGristede.Derrièresonsourire fragile. Je n’ai riendit àRemy.Tandisquetoutcepetitmondefaisaitplusampleconnaissance.—Remy. et pourrie à l’intérieur. ramassantu nl i v r ep o u rl ef e u i le t e r .A v e cu np e ud e chance.remplidecubesdetoutestaillesetdepuzzles.—Effectivement.Engénéral.avecceregardqu'ontlesenfantstimidesquand ilsc h e r c h e n tàs a v o i rs ’ i l sv o n tp o u v o i rj o u e ra v e cu na u t r e e n f a n t — . ses pensées fusaientrapidement. a répétéHunter.Ilahaussélesépaules. décorée de couleursvives.Hunter a reposé le livre à sa place etje l’ai félicitém e n t a l e m e n t .j’habiteàBonTemps.Aumilieu detouslesmurmuresdesympathie.carelleaquittéce monde. et voicisa cousine. Uneseulefois.ilvalaitmieuxquecesoitMleO’Falon.Allonsvoir lesautresclasses.Lespetitesontcommencéàchoisirdeslivres.jesuiscontentedevousrencontrertouslesd e u x.—Jenel’aijamaislu.Les autres parents m’examinaientavec curiosité.i le na c h o i s iu na u t r e .ai-jemurmuré.Etd’ailleurs.elles aussi.lavoixpleinededoutes-l’histoireluiparaissaitplutôteffrayante. Je peux diredansquele classejeneveuxpas qu’ilaille.Hunterappréciantparticulièrementlesponeys.PuisnousnoussommesaventurésdanslaClasseduPetitC h i e ne t n o u sa v o n sr e n c o n t r éM leO ’ F a lo n .Lajeunefemmeadressaitforcesouriresàdeuxenfantsquisepromenaientdans sa classe.uis’énervaitarceuela bruneaucarré s’appropriaittousles cubesalphabet. —Tuaimeslire.SookiereprésentelamèredeHunteraujourd’hui.j’aisentidesv a g u e sd eb i e n v e i la n c er o u l e rs u rR e m y . unehistoiredechiensquiappartenait àla sérieDr Seuss. Jenesais pas encore lire. J’airemarqué que lespetites files s'approchaientdeHunter.T r o i sm i n u t e s plustard.C'étaitellelaplusdangereuse.Il¡1lâchéma mainet s’est dirigé versle coinlecture.H u n t e rs e m b l eê t r eu n p e t i tg a r ç o nt r è sv i f .Hunters'estdéplacéverslecoin desjeux.prêteàouvrir labouchepour . a-t-elle fait remarquer.Remysouriait.—Vousn’habitez pas ici? a fait l’une des mères.— Je voisbienqu’on luilitdes histoires.Onpeutchoisir. a dit l’institutriceenn o u ss o u r i a n t .toustroissesontmisà construireun édifice qui semblaitprendreviedansleurimagination.jesuisretournéediscrètementàlaporte deMlleO’Falon.—Jet’expliqueraiplustard.Ilyavaitlàdeuxautresparents avec despetites fil es.Ill’examinaitducoindel’œil.Mle O’Fal on étaitjolie à l’extérieur.a-t-ellerepris.noussommesvenusiciaprèsKatrina.I lal e v él e regardversmoietj'aihochélatêtepourl’encourager.ous’ilyaunconflitentrelesfamilles.onutilisel’optionsileprofesseuresttropprochedelafamile.J’avaisfailil’appelermonneveu. semblaitplutôtsympathique.aréponduHunter. MmeGristede.Iln’étaitpasleseulàavoirtoutperduà causede Katrina.Hunter?ademandéMmeGristede.—PaslaClasseduPetitChien. Il espéraitque c’était ainsique se dérouleraitchaquejour.Touteslesautresinstitutricessemblaientbien.pourd’autres. Elle s’étaitmontrée cruel e.Il setrompait.naturellement.Était-cesimplementune attitudeprotectricehabituellechezeux?Oubienavaient-ilssentiquelquechose?JemesuisrapprochéedeMleO’Falon.J'aivudansleursespritsqu'ellesétaient amiesdepuislongtempsetqueleursparentsallaientàl'égliseensemble.nousavonsvisitélestroisautressalles.c’estbiença?—C’estça.Il semblait terrifié.nousétionsderetourdanslecouloir.Hunterasouriàlapetitebrunecoifféeaucarré.ai-jemurmuré toutbasàRemy.vous êteslepetit-neveudeHankS a v o y n .—Jesuis lepère deHunter. a-t-ilcommencé en inclinantlatêtedans ma direction. mêmesiMme Boyle me paraissaitmoralement épuisée. Remys’estprésenté.—Non. —Qu’est-cequi se passe? a demandéRemyà voix basse.MmeGristede a digérél’information.Cellede la Classedu Poney. J’aimebien celui-ci.Hunterallaitavoirbesoindetoutlesoutienqu’onpouvaitluidonner. o n ? Remya acquiescé.—Pas la ClasseduPetit Chien.—Ehbien.ToujourssuivisparRemy.Puisqu’ilnepouvaitrefuserqu’uneseule personne.Trèsrapidement.Hunterlançaitdéjàdesregardsanxieuxàlapetiteàlaueuedecheval.IlfallaitquejeconseileàRemydechoisiruneégliseetd’yaller régulièrement. enindiquantMaxetles Maximonstres.Hunterahochélatêteensigned’approbation.J’airemarquéquedeuxdesparentsnequittaientpasleurpetitd’unesemelle.—Ouais.carpourlui.d’aprèsunbrefexamen intérieurdemapart. avec une touched’impatience.etc’estmonpetit cousinpréféré.MaisHuntervoulaitquejevienneaujourd’hui.—Tuaimes bienlesjeuxdeconstruction?ademandécellequiportaitunequeuedechevalchâtainclair.toutecettegentilesse s’étendraitàHunteraussi.A v e cu ns o u r i r el é g e r .J’aidoucement serrel a m a i nd eH u n t e rp o u rl u ir a p p e l e rl e sr è g l e s .—J’aime bien les livres.

luiai-jepromisenla regardantdroitd a n sl e sy e u xp e n d a n te n c o r eu ni n s t a n t .Elle débitait cesparoles àla façond'un automate. u m ’ a i m e s b i e n ? T u s a i s b i e n q u e j e t ’ a d o r e v .. je suismoinsdangereuse.Pasencore. v e c t r i s t e s s e e t a m e r t u m e I . El esavaitque j’étais venueavecHunter.Danslecascontraire.»—H m m . a i s c e j o u r l à .Jel’avais fixéesilongtemps qu’elle se sentaitmaintenantn e r v e u s e — . J’aireprisfermement:Tutesentirasunpeuangoissé.C’étaitunebonneidée. Alors faisbien attentiondetenir la langueetderéfléchiravantdeparler. t o i t .Untrèsjeunepèrem’alancéun regardfurtif.—Vousavezintérêt. Je nepourrais pas l’arrêter.il m’a demandé : Tatie Sookie. Les gensàquij’enveux sontdesadultes. Puisj’aiquittélaClassedu PetitChien.—D’accord.E t vousdétruirezlavied’autrespersonnes.jelejure.—Je ne plaisante pas. ’ e s t c o m p l è t e m e n t d i f é r e n t E .Dequoi voulez-vous.commelavôtreaété détruite.e tn o u sa v o n st e r m i n én o t r ev i s i t e guidée delamaternelesansautreincident.RemyfaisaitlaqueuepournouscommandernosBlizzards. N o n H . u n t e r C .luiparler.Hunterm’ajetéunregardinterrogateurpleind’inquiétudeetj’aihochélatête.serait-il alors la ciblede sonimaginationmalfaisante? Je ne pourrais pas êtreprésentepourle protéger.Maisj’aip e u r . Je m'ensuis occupée.adressantunegrimaceàHunter. Maisalorsvraimentpas.I lé t a i te n c o r eb i e nt r o pt ô tp o u rd î n e r . c’était «mon institutrice metorturaitencachette.J ev o u l a i s q u el e sc h o s e ss o i e n tb i e n c l a i r e s I . l e n e s a v a i t p a s q u e j e p o u v a i s l ’ e n t e n d r e .Etalors ?Elene l’avaitpas encore fait.Lespetitssansdéfense. Après notre expéditionscolaire. e d i r e q u ’ e l e é t a i t e n c o r e n .tu pourras m'emmener. T u s a i s q u e t o n p a p a t ’ a i m e e . Nelalaissezpas gagner.—Ilvousfautunethérapie. t q u ’ i l v e u t c e q u ’ i l y a d e m i e u xp o u rt o i .ilm’aretournémonsourire.I lv e u tq u ej es o i s c o m m e t o u s l e s a u t r e s e n f a n t s a .ai-jedittrès rapidementàvoixb a s s e .Jeluiaisouriet. Ilcommençaità s’approprier sonrôle de père d’unenfantexceptionnel. r é p o n d u H u n t e r a . Etmoi..Ce qu’elle pensait réelement.çame plaît. l v e u t q u e t u s o i s h e u r e u x E . o y o u ! J’airepoussésescheveuxdansungesteaffectueux. N o u s r ê v o n s t o u s d e c h o s e s t e r i b l e s q u e n o u s n ’ a v o n s p a sc o m m i s e s . mais qui faisaitdeMlleO’Falon unepersonnebienpire.auxyeuxdelaloioude lamoralité.Je n’ai pas d’enfantssousma responsabilité. l s n e t e c o m p r e n d r o n t p a s C . Faites-vousaider.Maistrèsvite. ’ e s t à t o n p a p a d e l e f a i r e M .Jeleferai. o r m a l e E .Jene savaispas commentrésoudrel’équation. lui ai-je dit. l’ai-je interrompue.Nousétionsseules.v o u sv o u sh a ï r e z .S iv o u sr é a l i s e zv o sf a n t a s m e s .Jel’avaispeut-êtresuffisamment secouéeeteffrayéepourqu’elletiennesa promesse.ehbienjeréfléchiraisàuneautre tactique.Ilfaisait d’énormes effortspours’adapter à la situation. El eseplaisaità imaginer qu’elleappliquaitdurubanadhésifsurlesbouchesdesenfants. ce dernier se sentaitpartagé entrel’anxiétéet l’excitation.unepointed’agacementd a n sl av o i x..— J’en ai terminéici. S i n o ni l sn em ’ a i m e r o n tp a s? Ç an ’ ar i e nàv o i r!a i j er é a g ii m m é d i a t e m e n t . Et j’aipensé Ouais. —Pourquoiavez-vousdécidédedevenirinstitutrice?—Jetrouvaisqu’ilserait merveil eux d’apprendre àdespetitsles premièreschoses dontils aurontbesoinpours’ensortirdansle monde.Cequinefaisaitpasde moi une personne meilleure. s’estelleexclaméecomme sionluiarrachaitlesmotsdelabouche.C’est l’occasionpourtoi de tefaire descopains.n o n?s e d e m a n d a i t e l e p o u r s e r a s s u r e r s .J'aurais bien dit :—Gardezvosfantasmespourvous!N’ypensezmêmepas.El e m’alancéun regardébahi. Lesautresvisiteursontquittélapièce. t i l s a i t q u ’ i l n e f a u t p a s q u e l e s g e n s s o i e n t a u c o u r a n t d e . me suis-je murmuré àmoi-même.Ilsedétendraitsansdouteplusfacilementd’iciunedouzained’années environ. t um 'a p p e le sd è sq u et ur e n t r e s à l a m a i s o n p o u r t o u t m e r a c o n t e r d .e tR e m y as u g g é r é d’allerauDairyQueen pouroffriruneglaceàHunter.etdestueursaussi.aprèsuntempsd’arrêt.. Voussouhaitezsavoirquelque chosesurleprogramme?m’a-t-ellefinalementdemandé.—Jenesaispas.lepremierjour?Jemesuisarméedecouragepourluirépondre.Ilm’afaitunsignede lamain.J’aitenté delecalmeravecunepetiteconversationmentale. Si je la menaçais.maiscesera pareilpour les autres.étais-jefinalementmeileurequeMleO’Falon?Laterriblequestionatraversémonespritplusrapidementqu’unéclair.quandvousêtesenprésence d’enfants!Puisje me suisravisée.a i j em u r m u r é .J’air e j o i n tR e m y e tH u n t e r .je vais le faire. Je priais pourquece soit vrai. El en’avaitrienfaitderépréhensible. 'a c c o r d ? Ilm’aregardéedesesgrandsyeuxmélancoliques. Petit Scarabée.

E r i ne t moisommesrestéesseules.En plus.Erins’estdirigéeversnous. JeneveuxpasqueHuntercommenceàs’attachertropàmoi.c h e zH u n t e r .Ennousrepérant.a-t-elleditenjetantunregardcirculaire. Erins'intéressait également deprès aupère deH u n e t r Q .j’aitellemententenduparlerdevous!Jesuisc o n t e n t ed ep o u v o i rm e tr eu nv i s a g es u rv o t r en o m .— Mademoiselle Erin. Findusermon.maisilesttoutàfaitnormal. c’est ma Tatie Sookie !—Sookie. jel’avais effrayé. Maismoije l’aime vraimentbien.—Hé.lajeune femme luiplaisait.—Unmoisseulement.et jesuiscertaine que ça l’aiderait.j'ai trouvéqu’aujourd’hui. a i s c ’ e s t l e s e u l s e c r e t S . u l e d i s à t o n p a p a o . c’estErin. — Il a besoinde beaucoup d’amour etqu’on s’occupe biendelui. — D’après ce que j’ai compris.v ad o n cn o u sc h e r c h e rd e ss e r v i e te s . Erin. E s t i q u e l q u ’ u n e s s a i e d e t e t o u c h e r t .j’ailaissé unpetitsourireerrersurmeslèvres. et ça ne m’a jamais traversé l'esprit.ils’étaitavéréparticulièrementbénéfique d’êtretélépathe.Son affirmationtenaitpresque delaquestion.Àpartirdelà. i e n d 'a n o r m a l c h e z t o i ! M a i st us a i sq u et o ie tm o is o m m e sd i f f é r e n t se tq u el e s g e n s n e c o m p r e n n e n t p a s t o u j o u r s l a d i f é r e n c e .Maisjecroisquejenesaispas encore tout. i j a m a i s q u e l q u ’ u n t ’ e n p a r l e t .Toutbienconsidéré.elleaussi. T o u t v a t r è s b i e n m o n p e t i c o c o r . Kristen Duchesne croit qu’ilyaq u e l q u e c h o s eq u in ev ap a s .toi?s'este n q u i s H u n t e r .—Ilestdifférent.Le mien étaitaux pépitesde chocolat etj’en avais déjà l’eauàlabouche. Tatie Sookie ditqu’ellene peu! pasveniravecmoi. et plusq u ’ u n p e u — .J’aiplantéungrosbaisersursajoue. s’est exclamé Remy.Nousnous sommesexaminéesavec curiosité.C ’ e s tc e qu'ellea dit àtoutle monde. u l e d i s à o t n p è r e .D’aprèsses pensées. e s a s i q u e c e n ’ e s p t a s u j s e t d . manifestementtoujoursincertainedeson accueil. t u v a s a v o i r b e a u c o u p d e c o p a i n s M . Àlafin de cette dernièrephrase.— Si tonpère estd'accord. m’a-t-elleréponduen souriant.a v e cR e m y ?Laquestionme semblaitsuffisammentinoffensive. et il n’est pas possédé parle diable.MonsieurHunter.etc’étaitréciproque.E leah é s i t ép e n d a n tu n el o n g u em i n u t e .P e n d a n tq u eR e m y e m m e n a i tH u n t e ra u xt o i l e te s ..Hunterm’aprésentéefièrement: — Ça. a i s i l s n ’ o n t p a s b e s o i n d e s a v o i r q u e t u a s c e d o n c .C’estalorsqu’unejeunefemmeauxcheveuxmi-longsa faitsonentrée.commeunvéritablepetitmétronome.ilétaitsurlepointdetomberfollementamoureux. ce petit garçon. nousavonstouspasséunbonmoment.—Salut.J’aimebienRemy.Iln’ajamaisvraimenteudemaman.—Regarde. u l e d i s ! Là. Mais ila simplement ravalésasaliveavantdem’assurer:Jesuisaucourant.Jen’allaiscertainementpasluirévélerlesecretdeHunter. H u n t e rvoulaitquejeviennevisiterlesclassesdelamaternelleaveclui. Elleavaitprissoinde permettreàRemydeformulerune objection.a t r c e q u ’ i l e s t m a u v a i s ? Son petit visage était tordu de désespoir. A hc e r t a i n e m e n tp a s!m es u i s j ee x c l a m é ef u r i e u s e m e n t .Erin!Hunteragitaitlamainavecenthousiasme.d’avoirquelqu’un destabledanssaviepourtenircerôle.HunterétaitmanifestementattachéàErin.—Ahbon? Commentça s’est passé?Erin semblait sincèrement intéressée.El e m’interrogeaitdu regard.a-t-elleajouté.Ilfallaitégalementprévoirlecasoùilsnesortiraientplusensembled’icilà. e ’ s o t u P .d’unairincertain.—Et cettepersonne. maisc’esttroptôtpour le dire.Nousnoussommes distribuédesserviettesavantdesuccomberaupéchédegourmandise.—H u n t e r . iln’apasde handicapd’apprentissage.soulagée d’avoirl’occasion .Champion. ce ne serapastoi. e e t d e m a n d e r d e g a r d e r l e s e c r e t M .—C’estvraimentgentildemele demander.Erinavaitdejoliesjouesrondesassortiesd’yeuxenamanded’unbrunprofond.ai-jerepris.aucasoùçanemarcheraitpas. voici Erin. uantàRemy. Erin luia réponduimmédiatement. acontinuéRemy.ellenousafaitsigne.Iln’estpusmentalementdéficient.e tR e m y s 'e s t précipitépour lui approcher unechaise.quevoussortezensemble.Àla foissurprise et ravie. u t u m ’ a p p e l e s S .quelplaisir devousrencontrer. i t u c r o i s q u e q u e l q u ’ u n e s t b i z a r e t .— Effectivement.etjepensequeçapeutdevenir sérieux.Ilaimaitbienqu’ellel’appelleMonsieur Hunter.encebelaprès-midi!LevisagedeHunters’estfendud’unlargesourire.—Çafaitcombiendetemps.—Non. i n o n t u r i s q u e s d ’ ê r t e m a h l e u r e u x J .Tupeux.c e d o n S .pourlesgestesdéfendus.lejourdelarentrée.H u n t e rac o m m e n c éàt o u tl u ir a c o n t e r . T u e s u n g a r ç o n t r è s i n t e l i g e n t e .a i j e d e m a n d éàv o i xh a u t ee nv oy a n tR e m y p r e n d r el e p l a t e a u aveclesBlizzards. ai-je répondu. etsi je peux prendre unej o u r n é e .

—M a i sp o u rH u n t e r .Elenes’estpassouciéedeHunteretn’arienprévupourlui.—D’accord.— Asadécharge. C’étaitdifficile à concevoir.Àquelmomentsubirais-jedenouveauuneattaquedesa part ? Aumomentmêmeoùj’aidécidé qu’ilétaitprobablementimprudentdemetrouverseuledanslesbois.LevisagedeRemynetrahissait aucuneémotion.Bilen’avaitjamais apprécié Kristen. Puisilestretournéverssa petite amie etson fils.Hadleym’afaitvivreunenfer.—Alors.Jenevoulaispasperturberleur concentration. —T ue su n e f e m m eb i e n . D’accord. Tandisqueje progressaisà travers bois.jeréfléchissais à la nuitprécédente.El e a levé son regardet m’a faitun signede tête.a uf a i t .Ils marchaientautourdelamaisondansdesdirectionsopposées.R e m y . Enfait. Maisl’idéede prendre ceta r g e n t .formantdesmyriades demotifs.Cheminantdanslavégétationdessous-bois. etjemesuismiseencheminversl’est.—A h .l e s supercheriesde l’amantde Gran. Cenesera pas moi.carellen’a pasd’enfants. Moiaussi. J’avaisdéjà assuré la moitiéde monservice .oujouerletoutàunetable de casino.siçan’embêtepasErinderesteravecHunter?—Aucunsouci. je peuxêtreprised’unefrénésiedeshopping.RemyluiplaisaitdeplusenplusetelleadoraitHunter.I lae uu nl é g e rs o u r i r e ..L o r s q u el e sh o m m e ss o n t revenusdestoilettes.ça medonneenviedevomir. elle nepensaitpas mourir si jeune.Puismespenséessesontnaturellementconcentrées surSandraPelt.Nousnoussommespostésunpeuàl’écartdelaporte.rendantmespas incertains.— C’est ce que le notaire m’a dit.tun’espasencolère?—J en e v e u xr i e nd eH a d l e y . J’étais certainequelorsqueGranavait penséqu’ellesentaitFintanalorsqu’ellevoyaitsonépoux.t uv e u xb i e n m ’ a c c o m p a g n e ru n e minute.Nousétionsmanifestement arrivéesàu n ec o m p r é h e n s i o nm u t u e le .LavisitedeMaître Cataliadesa l o r sq u en o u sv e n i o n sd en a î t r e .soulagéeetlec œ u rp l u s l é g e r . etsitu changes d’avis.t o u te ns a c h a n tc eq u ’ e lee s td e v e n u e .lesrayonsdusoleiltransperçaientlesbranchages.d’accord..Jemesuismiseenrouteverslamaison. Bientôtlesoirtomberait.Jepourraislesv e n d r e . a-t-elle conclu. adit Remy.—J’espère quec’est le cas.Billsesentait-ilseulm a i n t e n a n t? Quantàmoi.m’arassuréeRemy.demettreles choses auclair.maisj’aieuquelquesbeauxbijoux. j’espère qu’elle pensait à lui. ai-jecommencé. Je veux dire.I ln ’ y a v a i tp a sb e a u c o u p d’argent.etmesuisdirigéeverslasortie. lalumièreseferaitrasante.c o m m e n te le sel’estprocuré.aréponduErin..jeleuraiditaurevoir.J’airepris unecuil erée de chocolat et desucre. elle pensait mêmenejamaismourir.j’avaisdormid’untraitjusqu’aumatin.J’imaginaisdonc querien nipersonnen’avaitfaitsonapparitiondansmonjardincettenuit.Lorsqueje suisrevenue.tum’appel es d’ici demain soir ! On ne sait jamais.j’aihochélatête.c’estparcequ’ellenevoulaitpasqu’onapprennesonexistence etqu’onpuisse l’utiliser commeotage pour lacontraindre.Jeneveuxpasdecet héritage.Remym’asuivieavecunecertaine appréhensiondansson expression.c’étaitFintanquisetrouvaitlà. Dermotavaitévoquéunemembranemince.Hollyavaitprisle reste de mes heures en plusdes siennes -et j’étaisdonclibre. Je croissincèrementquesiellen’apasmisHunterdanssontestament.Enrevanche.l ec l u v i e ld o r . Réfléchis.Jesuisdoncalléemepromener dansles bois.Je mesuis demandé siJudith avaitvraimentfaitsesvalises. et n’éprouvait aucuneadmirationpourses capacitésintellectuelles.J’étaispratiquementcertainequeleportailse trouvaitici.maisjesorsavecquelqu’und’autre. Naturellement.J’aiserréHunterdansmes brasencoreunefoisavantdeluicaresserlescheveuxensouriant. Remyesttrèssympa.danscette petite .Il faisait chaud et j’ai commencé àtranspirer immédiatement..Étais-jemêmecapablededistinguerune«membranemince»?Jesavaisdu moinsgrossièrementdansquelledirectionellepouvaitsetrouver.C’étaitun fardeaupour moi. comme desprêtres de l’Églisecatholique.— Tusais queHadleym’a laissétoutcequi luirestait. — J’aicommencéunpland’épargnepourlui. Les arbres bruissaientduchantdes oiseaux etdesinsectes. —Bon.jelessuivaisensimultané. Je me suisditquej’allaispasser unpeu plusdetempssurlalettredeGran. chantantdesincantationsetbalançantdes encensoirs.Erin a baissé les yeux sursonPepsi.s e sé t u d e s .L’unedemesgrand-tantesmeditqu’elleluilaisseratout. perdue danssesproprespensées. j’ai trouvéAmelia et Bobaffairés àlancerdessorts.àenvironquatre centsmètresausud-estdemamaison. Je medemandaisoù setrouvaitleportailetsijelereconnaîtrais.sousl’apparence demon grand-père.Lesoiseauxsetairaientetlescréaturesdelanuitprendraientlerelaispour emplir la nuitde leurspropres litanies.maisj’aimesméthodesetj’aivu qu’ilétaitparfaitement calme.j’aidébouchédansuneminusculeclairière.Heureusementquejevivaisdansunendroitisolé.

j’avaisdécouvertquelquechose. Je n’étais même pas certainede la percevoir.I lm ’ aa s s u r é q u ’ I m m a n u e la v a i tf a i td ub e a ut r a v a i l .J’avaisdéjàprisuneglaceavecRemyetHunter. À cet endroit précis.Sivousécoutez.Elleavaitla forme d’unpetit cercle irrégulierde trente-cinq centimètresde diamètre à peu près.vousavez terminéletravailsurlessortsdeprotection?ai-jedemandéanxieusementtoutenessayantdeprendreuntondégagé.PuisBobestintervenu.associés.T o u j o u r sr i e n .—Biensûr. Carjenevoyaisaucuneraisonpourquelesbroussaillesn’ypoussentpas. l’air semblaitdistordu.j’avaisunebrève visiondecequifascinait AmeliachezBob.. Àla foissatisfaited’avoirtrouvéle portail etdéçueque riennese soitpassé.Je ne savais passi je devaisme laisser gagner parlesoulagementoula curiosité.—Salut. ilsne le sontjamais. ila eu unsourireénigmatique.ils’agissaitlàd’unmonologuee tn o n d ’ u n ec o n v e r s a t i o n . B i e né v i d e m m e n t .Etplussécurisante. d’aileurs ?Jemesuis agenouil ée dansles herbesfollesdevantl’air quitremblait. —B o n .Jen’apercevais pourtantriend’extraordinaire.ai-jecontinuéenespérantquejenedonnaispasl’impressionde pleurnicher.—Comment?Jetentais désespérémentde cacher mondésarroi.—Amelia a unesurprisepour toi.— Toutd’abord.Jel’ailâchéetils’estinstantanémentévanoui. —Ahçaoui ! s’est fièrementexclamée Amelia.—D’après ce quejesais.a u c u n er é p o n s en ’ e s tv e n u e . Je me suisrapprochéeavecprécautionducercle tremblotant.Detempsàautre.maisj’aifinipartrouverun sortquinecausepaslamortdel’undesdeux. Je ne saispascommentleRoyaumedeFaéries’inscritdansnotreunivers.I l ss o n te n c o r ep l u s f o r t s .L’atmosphèredégagée par la maisonétait maintenantpluschaleureuse. J’aiproposédecontribuerencuisinantdelacourgejaune.Vousmemanquez.mitimide..etellesontfarfouilédeleurcôté.mais jeme sentais absolumentincapablede refuser de laviande gril ée frottéedel’assaisonnementsecret deBob. —Alors. Elleflottaitàpeuprès auniveaudemesgenoux.prise denervosité. avantde sec o u p e ru na u t r em o r c e a ud ev i a n d e . Bobavaiteu le postetoutsimplementparce qu’ilétait la première personne qualifiée à avoir franchileseuilaprèssondépart.Elem’adonnéunpetitcoupdefourchette.je m’en suisretournée chez moi. maiselleaenvoyédesmailsàquelques-unesdesesamiesplusâgées dansd’autresclans.m o nc o i f f e u ru r g e n t i s t e .Biensûr.Tandisquenousdînions. J’avaisdouté dela parolede Claude.Çaaprisdutemps. ai-je répété.mi-fière.c o m m el ’ A t l a n t i d e? Queleoriginalité. peut-être.aijerépété. BobetAmelia en avaientterminéde leur magie et Bobavaitdémarréle barbecue.—Ahbon?ai-jerépondud’untonfaussement détendu.Quoi?Jen'enétaispascertaine. A u c u n ep e r s o n n eq u it ev e u td um a ln e peutpasser. La coiffeuse qu’ilavait remplacée s’étaitdécouragéedevantles complicationssurvenuesàlasuitedeKatrina. À part.une légèredéformationdel’air.Enpleinmilieudelaclairière.Quandje luiaidemandés’ils’agissait d’unesimple coïncidence.sivousêteslà.—Et undragonamical? l’ai-je taquinée.venezmevoir. etBob s’est laissé aller à imiter certains de ses collègues lesplusbizarres dusalondecoiffureunisexedanslequeliltravailait. J’aicueili unlongbrin d’herbeet.Enoutre. tait-ce chaud. Le sol était couvert d’unépaistapisd’herbessauvages.Jappantdesurprise.maisjenedistinguaisaucunbuisson. Et j'ai réussi. j’ai reculé la mainprécipitamment. Je luiai parléd ’ I m m a n u e l .trop maigre ethirsute. maisjesuppose quevousaussi. El e nesavait pas.S iv o u sa v e z besoindemoi.Enplus.àtelpointqu’elleavaitchargésavoiturepours’enfuirà Miami.V o u sm em a n q u e z .commedans les mirages provoquéspar lac h a l e u r É ..Est-cequev o u sm a r c h e zp a r m in o u s .tumel’avaisdemandéquandjesuispartie.j’avais maintenantlapreuvequ’il disaitlavérité.nousavonseudesdéconvenues.a-t-elleannoncé. jen’enai jamaisvu.m a i n t e n a n t .A u c u n ep l a n t eg r i m p a n t en e l a traversait.ilressemblaitàunreprésentantenencyclopédies.J’ai cherché par tousles moyens unefaçonde briser le liendesang.i lv a u tm i e u xq u ej er e n t r ea v a n tl an u i t . J’étais super contente.ai-jedit.rienquid é p a s s el ah a u t e u rd um o le t .j’aidemandéà Octavia.Aumoins.—J’aitrouvéleremède.Àd’autresmoments.trouéeau milieu des arbres. —J’ai beaucoupdeproblèmes.aucunebranchepourobscurcirleciel.Amelianousaracontédesanecdotestordantes au sujetdelaboutiquede magie. l’ai introduitdansladistorsion. i n v i s i b l e s?O ue s t c eq u ev o u s a v e zt o u tu na u t r em o n d eb i e nàv o u s .Niall. Ils allaientfaire griller des côtesdebœuf. .Amelia était entraindecouper des pommesdeterrequ’elleallaitenvelopperdansdesfeuilesd’aluminiumpourles mettre sousla braise.Mêmeundragonnepourraitpaslesfranchir.Jeveuxdire.car elle n’est pas spécialisée en magie de vampire.

Lesherbessesont brusquemente n f l a m m é e s .—Jenesaispas.Ameliaaenroulélebrincoupéetmel’a .t r a v e r s a n tl av é r a n d aa v a n t d’arriveràla cour. etje percevais le lever d’Eric.j’ai sentiun reste d’effluvede viande.avantquejeperdecourage.— A l o r s r e t o u r n e z v o u s e t a l u m e z v o s f e u x n .m a i n t e n a n t? —O u i .I ln ’ é t a i tp l u sl à .toutcela.m’aditAmeliaenmedonnantlesciseaux.quienaextraitunpapierqu’il aparcoururapidementenfronçantlessourcils.j’ai obéi.. medemandant si c’était bienla vérité. Amelia est partie rapidementdans sa chambre. Elleestrevenuepeuaprèsavecuneenveloppeettrois petitsflaconsdansunprésentoirchromé. Le soleil s’était couché et l’obscurité gagnait lesalentours. Mais j’étaissûredemoi. o u s a o r d o n n éAmelia. Franchement.—Vousêtesprêts? a demandéAmeliad’untonsec. La nuitétait tombéepour deb o n .elleavaitchantédes incantations.Commeun robot.nousdirons certaines paroles.Pendanttoutcetemps.Jedistinguaistoutjusteleslettres.ai-jemurmuréenreposantmafourchette.ébahis.—Pour de vrai ? a demandéAmeliad’unetoutepetite voix. Je devinaislecontourde plusieursobjetsdansl’unedesespoches.—Jepensequejene voulaispastecroire. Jen’auraissudirepourquoiaujuste.Usm’ontfixée.—Je suis.Et j’ai perdu Eric. Jeme sentais unpeu ridicule ettrès effrayée. —Am o ns i g n a l .—T uv e u xq u ej el ej e tec es o i r? —T uv e u xd i r el à .P u i sn o u sn o u s sommesrelevéstouslestroispourentamernoscerclesautourdenos potsrespectifs. adit Amelia. — Coupe. Amelia a sortiune paire de grandsciseaux desa poche.dans le senscontraire des aiguilesd’unemontre.underrièrechacund’entrenous.semblablesauxpetitspotsdeconfiturequ’onvoussertaucafépourlepetit-déjeuner.J’aibaissélesyeux versmonpapieret j’ai récité péniblementdes motsauxquelsjene comprenaisrien.fais-letoutdesuite.d é g a g e a n tu np a r f u mâ c r e .Puis.J’enaifaitautantetl’airepassée à Amelia.Illefallait. Sa présencese collaità moi comme une ombre.—Situesprête. elleparaissaitsoudainplusvieille etplusfroide.—Danslacour.E n s u i t e .Eleatendul’enveloppeàBob.àlalumièredesprojecteurs.Enpassantprèsdemonvieuxbarbecue.Findelajournée.b r û l e zv o sh e r b e s .Toutàlafoisfamilière.Bobarelulesmotsethochélatêteavantdemepasserlepapier.Elleahochélatête.pourunboncroyant?Sûrementpas.jete l’aipourtant ditquandtu es partie.jen’avaisjamaispensé àdemanderaupasteurméthodistes’ilconnaissaitunrituelq u ip u i s s et r a n c h e ru nl i e nd es a n ge n t r eu n ef e m m ee tu n vampire. elle m’a fait signe. Ameliaparaissaitun peu moinssatisfaite.rassuranteetintrusive. Ce n’étaitpas le cas.—Allons-y.c'estlemomentparfaitdanslajournée.a p r è sl ed î n e r .J’ai gratté monallumette et l’ailaisséetomberdanslepot.nousnoussommesimmobiliséset Ameliaa sorti unepelote de lainerouge de sontablier.J’aicoupélalainerouge..agaçante.Sanss’arrêter.Avect o u t et o ni n t e n t i o n .— Eneffet. Jetenais la lained’une maintoutenagrippantla feuile de l’autre.l ’ ap r i s ee n t r es e s doigtsavantdemetransmettrelapelote.—Amelia.Jen’aipasposédequestion-jen’auraisprobablementpascrulesréponses. Je n’avais pas imaginéqu’il yauraittant à faire.Nous noustenionsdeboutensilence.La finpour beaucoupdechoses.Tuescertainequetessentimentsserontlesmêmessilelienestdétruit?—C’estjustementcequ'ilfautqueje découvre.Elem’atenduunétuid’allumettes. La peur metenailaitle ventre.Est-ce que ça ferait dumal à Eric ?— Commesiquoique ce soitpouvaitfaire du mal à unvampirede cetâge-là ! s’est exclaméAmelia.indiquantquenousdevionschanteravecelle.I le nad é r o u l éu n el o n g u e u r . a faitBob.etlespetitesflammesdanslespotsse sontéteintes.Ilavaitpenséqueje serais ravie et queje le montrerais.Danslapénombre. stupéfaite.—En fait.a u t o u rdevotrepottrois fois.C’est logique.puiselleadisposélespotsdeconfitureégalement.N o u sa v o n sq u i tél ac u i s i n e .C’était laplusstrictevérité. Après nostrois tours.J’ai acquiescé. Arrêtez-vousàvotreplaceaprèslatroisièmefois.J’étais pourtantcertainequej’avais raison.ainsiqu’àBob.Nousallionsformerun triangle.ledoutepeintsursonvisage. puisà Bob.Bobàunautre.Bob. Le regard de Bob passaitdel’uneàl’autre. tules asentête ? Sookieva avoirbesoinde la feuille. El easaisi l’extrémité dubrindelaineavant de passer la peloteàB o b . Amelia portaitmaintenant untablier. enc o n s e r v a n tu np o u re le m ê m e .Amelia m’a pla cée àuncertain endroit.a-t-ilsuggéré. Ettu doiste libérerdelui.— Oui. Le soleilvenait de se coucher. car ma réactionn’était pas celle qu’elle attendait.Est-cequec’étaitbien.simplement.pourquoitut’inquiètes delui ?— Je l’aime.Puistouts’est arrêté.m a r c h e / .Sook.Coucherdesoleil.Les flaconsétaientàmoitiépleinsd’unemixtured’herbes.D’unautrecôté.

tendu.qu’iln’avaitpaseu de mal.SijevoisAmelia.—Vienschez moi. j’ai prislalainede sa main.etilfallaitabsolumentquejeconnaissemesvéritablessentimentspourlui.n o u sd e v i o n s n o u sc o n s u l t e rl ’ u nl ’ a u t r e .notremariage te protège.—Quoi?—Tum’asentendu. je savaisque je me détendraisetquejesavoureraistoutelaréussitedusort.p a rc o n s é q u e n t ..j ep o u v a i s compterle nombre de foisoù Eric m'avait demandé monavissurlesdoigtsdelamain.Je me lerépétaispour la énième fois.D ’ u nc ô t é .Uneseulemain.Jene savais pas commentterminer.Ohjesuistellementsoulagéequetuailles bien!Tuvasbien.J’airessenti unevaguede panique. ai-je dit.. Maintenant. à n o n p l u s .Etil a raccroché. et jen’auraisjamaissucequ’ilmefallaitàtout prixdécouvrir.—Sookie.Àcertainsmoments.Réfugiésdansleurchambre. c’étaitle lien.—Mais.. tousmessenstendus àla recherche d’Eric.BobetAmelia. mais le plusimportant.Je m’étais précipitée sans préparer le terrain.n’est-ce pas?—Mais qu’as-tu fait ?—Ameliaatrouvéunmoyendebriserlelien.jeluibriselanuque.A u c u n d o u t e l .Maisj’avaiseu peur qu’ilne réussisseà me convaincre detoutarrêter. ilnem’auraitjamais laissée faire. —Elleatoujourssouhaitéquetutedébarrassesdemoi. Dès que je serais certaine qu’il allait bien.Rien.féroceettriomphant.Avais-jeeu raison? Je changeaisd’avis commedechemise. El e .Nous étionstoutdemêmec e n s é sê t r ea m o u r e u xe t .a-t-ilditenfin.étaientenpleineconcertation:ilsavaientdécidéde resterunjourdepluspour «voir comment cela se passerait ». Avant.Àmagrandesurprise.Ilyavaitdudésespoir aussi.Ence momentprécis.Jesuistrèsen colèrecontretoi.Tueslà?Tuvasbien?—Eric ! mesuis-je exclamée dans un soupirquiprovenaitduplusprofonddemonêtre.I lé t a i tu l t r a f u r i e u x . El e étaitcependant mitigéedesoulagement.eux.. 9 J’aurais dûle prévoir.—Non.jeluien voulaisdesaréaction.elearboraitunsourire.cequej’avaisprévu.—Jeteverraiquandjeseraienmesuredemecontrôler. J'aurais aumoinsdûappeler Eric et l’avertir de cequiallaitse passer.jen’enavaisplusaucuneidée.j’auraissusiEricétaiti n q u i e t .letéléphones’estmisàsonneretjemesuis précipitée.Ilyaeuunlongsilence.donc.f u r i e u xo up e n s i f .Dansma maison.a-t-ilpoursuivi.D ’ u na u t r ec ô t é .Aucundoutelà-dessus.Etencore.Bienévidemment. queleque soitlachemise.j en e pouvaispasluienvouloir. Eric ne ressentaitquede la colèrev i s à -v i sd em o i . ai-je commencé.dansunecertaine mesure.Commeunautomate.—Tueslà?a-t-ildemandé. Jesavaisqu’Amelia se sentait angoissée.J’étaisà la fois inquièteet furieuse.

Dumoins.—Tuescertainequeçavaaller?m’avaitdemandéAmelia.—Etça..lesépaules.avantdeprendreuneprofonde inspiration:Jet’aime.I le s ta r r i v ée nv o i t u r e .àressassersansfintoutesmeserreurs.Ilétaitenmoi.allezviens!Jeme suis agitéeplus vitequeje ne l’avaisjamais fait.Ilatrébuchéeuarrière.J’aipoussé unpetitcri puisj’ainoué mes jambesautour delui.Et c’est ce qu’il a fait.quandj’aiaperçu la lumière despharesde la voitured’Ericquiremontaitl’allée.ettuestoujoursl’unedemesmeileuresamies.encoretoute étourdie à cetteseule idée. s’il estt o u j o u r s f u r i e u x T .ai-jeditàmontour. seule etdéprimée.nousavonsunrituelpourcela.plusmaintenant.Dès la findu dîner.Etsoudain.ai-jemarmonnéavantdeluimordrelelobe del'oreille.a-t-ilgrogné.Ilm’aprisedanssesbras.—Vas-yfort. et mêmes’il n’émettait passes penséesde façon siclairequ’Amelia. atterrissant surlabalancelle qui s’estmise à oscil er violemment.— J’auraisdûtedemandertonavis. jesuis allée travail er malgrétout..J’avaisespéré qu’ilviendrait. suivied’unsonqu’onauraitpuprendrepourdeladouleurprimale. outelasatisfactionqu’el eavait ressentieà l’idéedem’aider s’était évanouie.J’aurais dû t’encourager àtrouvercommentbriserlelien. fort.Lelendemain. Moi.Ericadoraitfairel’amour debout.Bobs’était unpeuindigné.Sanslelien.auplusprofonddemoi.lecou.— Sookie ! s’est-il exclamé.Jen’auraispas cruqu’il se montreraitsi hésitant en sortantdesavoiture.Bobpensait que nousétionstouteslesdeux desidiotes.pasà cet instantprécis. et soudain. India m’agentiment tapotél’épaule en me disantde ne pas m’en faire-unconceptquej’avaisbeaucoupdemalà appliquer.portantmesseinsàseslèvresquilescherchaientàtraversmontee-shirtetmonsoutien-gorge.c’est.si je l’avaissuiviedanssesimpulsions. et j’étais pratiquement certainequesa colère serait retombée.l’ai-jesupplié.mefrottantcontreluidetoutesmesforces.Cesoir-là. J’étais assisedans lavéranda dedevant.—Vas-y. Aupassage.—J’espère que tume considèrestoujours commetonamie. Eric a fait sonapparitionune heure après lec o u c h e rd us o l e i l . je l’entendaistrès clairement.Puis ilm’asoulevéeplushaut.haletant.Surpristoutd’abord.Leslarmesseraient unsigne defaiblesse alorsque j’essayaisau contraire de démontrerlaforce de montempérament.fort.s a n sr e l â c h e .—Tuestoujoursencolère?ai-jedemandéenm’efforçantdenepaspleurer. J’auraisdû tele proposer.J’ai entendu desbruits detissulacéré.assez. jenesauraijamais si tues endanger.Q u e l se n f a n t i la g e s .nousavonssuivisesm o u v e m e n t s .p o u rq u en o u s puissions l’entendre etprendre nosdispositions. Et ceserait certainement mieux sivousn’étiezpaslàpourlemettreenrogneplusencore.Fort. je voulaiste libérer.l o n g u e m e n t .—Jevaisdéchirertesvêtements. Je veux dire.touteseule. Maisjepense qu'ilviendracesoir.Il a grondé . a-telledit..Maismoi.Eric.— Jecomprendstrèsbien. mais Ameliaavait hoché la tête.. mais ilétaitsuffisammentmalinpournepasledire.Ilnepouvaitcependant s’empêcherdelepenser.mais cen’étaitpas mon intention.matêtetombantversl’arrière.Àdirevrai. Lesvaguesdemonplaisirmesecouaienttoujoursquandjeluiaiordonné:—Allezviens.j'avaissuggéré à Amelia et Bob d’aller au cinéma à Clarice.impérieuse.cemomentpresqueinsupportabled’implosionimminente.s’ilchoisitd’ignorerdélibérément notre mariage.fort?J’aipousséunhurlement. queSam m’adit de rentrerplus tôt.ilm’aannoncé:—Je déchirelesmiensaussi. il n’yavaitplusrienentreluietmoi. Mais j’avaispeur quenousnesoyonsséparés:tuauraispurefuserd’êtreentraînéedansmesproblèmes.ilétaitsurlavérandaavecmoi. jesavais d'expérience .pensaitqu’elle auraitdûamenerl’idéeavecplusdedouceuravantdem’encourager àsauter le pas.—M’aimes-tu encore ? a-t-ildemandé.l’amouravec Ericn’a riendecivilisé..— Toi d’abord. pas le sien.—Jene connaispas son étatd’esprit.El ecomprenait.luiai-jerépondud’untonaussirassurantquepossiblec’était monproblème. Parce qu’onest prêts à rester avec toi. —Jenesuisplusencolère.maisj’étaissi malheureuse et perturbée etlesaffairessi calmes.—Aucunproblème. avant de metranspercer d’une dernière pousséecolossale.Dumoins Q u e l se n f a n t i la g e s .m’embrassantles lèvres. je t’aimisedansla mouise. Aprèsquelquesminutes électrisantes. luiavais -je expliqué.Dumoins.Victorauraitpudécouvrirquetu étaisvulnérable.sanslelien.j u s q u ’ àc eq u ej e ressente cettetension. —Jenesuisplusencolère.ouaumoinst’avertirdecequenousalionsfaire.

Pendantquelquesinstants.Puisils’estmis à les caresser légèrement. si ?Ericm’asoulevéepourm’installersurcesgenouxetmetenir contresontorse frais.Évocationplutôt déplaisante..Et deux:leroidel’Arizona.ilm’auraitappelédanslaminute. La vérité. elleapourtantbien mérité ce droit.—Sonexcusedemerde..—Iln’arienditdulienentoutcas. J’étaissoulagée dene pas ressentir lesémotionsd’Eric.nousavonsbavardédechosesetd’autres.Etàl’époque.c’estqu’ilyasuffisammentdevampiresdans ma juridiction.QuantàEric.Alorsilne saitpasencore-autrement. Épuisant.commeilaenvoyédumondesursesdeuxnouveaux États.certainshumainssontemportésparlafolielorsqu’ils ingèrentnotresang.elleadonnédesonsangàlafilleetc'estlaseuleraisonquiluia permisde survivre silongtemps. en fait.Ilm’abrossélescheveux-ilsétaient affreusement emmêlés. Maisj’imagineq u eç an ep o u v a i td u r e rt e le m e n tp l u sl o n g t e m p s .Lesrisquessontdoncconsidérables.Eric ahausséles épaules.Pourlesmaladies.commeréponse.U n:l ar e i n ed e l'Oklahoma. J'ai euraisondebriser lelien.Aprèstoutescesannéesdeservice. Pam est plusdésespéréeque je ne l’ai jamaisvue.Complètementexcellent. . Il sait bienque Victorboudeparcequ’il a éténommérégentetnonroideLouisiane.mesuis-jedit.—Je me demande pourquoi.—C’estplutôtinquiétant. Même si. —Je nel’ai découvert quelorsqu’elle m’a demandélapermissiondes’absenter pourallervoir Miriam à l'hôpital.—Q u e l sr e q u i n s?O nl e sc o n n a î t? Eric adétourné le regard.quec’étaitloind’être lecas.d a n sl a nuitrafraîchissante.Onn’apasconsolidéunempire de cette tail e depuisdescentaines d’années.maisrarement de remède. en mêmetemps. et je luiaibrossé les siens -d'aprèscequej’aientendu.trèsbien.—Jesuiscertain qu’undevossavantsauraitunethéorie.Jemesuis allongéesurlecanapéetilaappliquéla poche lui-même.lapopulationnereprésentaitqu’unefractiondecellequenousavonsa c t u e le m e n t .j’étaisperturbéeparcettesensationde soulagement. c’estqueVictornousferaobstacleaussilongtempsque possible.—Maisdequanddateleurrelation?Jen’enavaisaucuneidéeavantqu’immanuel m’enparle. Etsa fermeture à glissièreétaitencoreenétatdefonctionnement.Deplus.n o u ss o m m e s r e s t é s e n l a c é sd a n sl ab a l a n c e le .sonéquipeestrestreinteaustrictminimum.—Pamn’éprouvequerarementdessentimentstelsqueceuxqu’ellenourritpourMiriam. Magnifique.d a n su nm o u v e m e n ti n c e s s a n t .C’estunpeucequenousfaisions. ils’estréchauffédusangetm'apréparéunepochedeglaceetunverredethéglacé.—Quand unleaderestenpositiondefaiblesse.lessingessefontmutuellementlatoilette pourtrouverdescristauxdesel.iloffreuncertain soulagement.Très bien.Tandisque je réparais les dégâtsdemon côté.—C’estparpure méchanceté.Enoutre.Quandj’ai finidelissersa chevelurebien bril ante.r é c u p é r a n tl e n t e m e n t .Maissa maladieempire.Eric a reposéla tête contre le dossierdu canapé.descendantjusqu’àmesorteilset remontantv e r sl ’ o u r l e td em o ns h o r t . c’est lecas.— Le sangdevampire ne l’a pas guérie?—Notresangestutilepoursoignerlesplaiesouvertes. Il esten traind’installerRed RitaenArkansas.— Et commentva Miriam ? El e s’est remise ?— Ele s’estremise dela drogueque Victor luiavaitadministrée. Alorsquemeseffectifs sontréduits.E nt o u t cas.Ilespèrequejecommettraiuneerreursuffisammentgravepourqu’onmedémettedemesfonctionsouqu’onmefasse tuer.e nZ e u s .Ilsaimeraientn’enfairequ’unebouchée.s e sy e u x c h e r c h a n tl e s miens.Maisje suis certainqu’ilneveut pas se mêlerde lasituation. Sa chemiseétaitencore ouverte. La détenteaprèsl’orgasme.P e n d a n tu n eb o n n ed e m i h e u r e . —Alors Felipe contrôle encore complètementle Nevada?— Pourl’instant. Je me sentaisplusà l’aise àl’époqueoù lespropriétésde notre sangétaient unsecret.lesrequinsviennentrôder. ses yeuxbleusmi-clos.qu’ilpouvaitmaintenirgrâce àsa ceinture—ilavaitréussiàendéfairelaboucleavantque nousnepassionsenmodedéchirement.il n’avaitarrachéqueleboutondesonjean. il a drapémes jambes sur ses genoux.C’est ce queje ferais à sa place.—D e u xa u t r e sm o n a r q u e s .Victorn’aque fairedela surviede Miriamou dufaitquePamn’avaitencorejamaisdemandéàdébuterunelignée.maismoijen’enaiaucune.— Felipeprendrait ladéfense de Pam s’il étaitsur place.J'étaissiheureuseetdétenduequejen’avaisaucuneenviedebouger. maisilfallaitquandmêmequejerentrepourmelaveretmettredeshabitsdontlescouturesn’étaientpaséclatées. —Victort’a ditquelque chose?Jen’avaisguèreenvied’entamerde nouveaulaconversationsurcequej’avaisfait-n o u sa v i o n sm a l g r ét o u td é b u t él ar é u n i o ne nf a n f a r e . et elle n’a jamaisgouverné.— Mais Felipe ne le permettrait jamais.IlesttrèsoccupéàLasVegaset.E r i cat o u r n él at ê t ea v e cl e n t e u r . que Victor refuse Miriam àPam ?Ila acquiescé.

Etdelamienne.—Tul’aimesbeaucoup. même si je m’yétais mal prise.Ilportaitdescostumes.— Eric.—C h a q u ef o i sq u ej ’ e nt r o u v eu n .alorsjedevraipasserenjugement. mais sa mère était encore envie. Pam déciderapeut-êtredepartir.enchaînéeàluipourlerestantdetonexistence.Iladémarré toutecettehistoiredebasededonnées.tuesl’autrebonchoixquej’aifait.Enfait.u n n o u v e a uv a m p i r e dunomdeChicoluia mal répondu.àR e n o . El es’était mêmeremariée et avaiteu d’autresenfants..c o m m eM a x w e l. Si cette Miriam meurt.àPametàtoi.—Maisbiensûr ! Je luiressemble tellement !Attends unpeu. —Alors.sansenthousiasme.il dira «mais Eric.jevivaisenterritoireAmun.—O u i . a-t-il dit.réinventé.ilétait ennuyeuxaupossible. alorsqueVictor étaite n c o r es h é r i fd a n sl eN e v a d a .etpuisjevaisendormirlesgensenleurparlantderentes variablesetautresfoutaises.Et c’est ça qui m’affecteraitle plus.non?Je voulaistenterde convaincre Eric d’admettre que j’avaisfaitce qu’il fallait.remplid’unfouilisdephotosdelafamileStackhouse.aditEric.simplement.jecroisque jepréférerais quetu sois.Onm’avaittoutefoisfait comprendre quesa vieprivée étaitdes plusexotiques.j em eh e u r t eàu n obstaclesi énorme queje dois l’abandonner.Ilestpossiblequejesois obligé de l’attaquerde front..—Oui.J’étaissidérée.—Ilpourrait gagner?Leconceptmêmemesemblaittellementétrange. je ne doispasl’en empêcher.Parcequ’iln’estpasordinairenonplus.niquoiquece soit d’autre. à ton avis. àmainsnues. —Ne pleure pas !s’est-il exclamé enagitant les mainsdevantlui.—Ahtoi.tusaisvraimentparlerauxfemmes!— Je t’aime.ilteferapasserdel’autrecôté..et je nepourrai pas l’en empêcher. Onpeutdire que c’est ta fil e.alorsjepensaisquetun’envoulaisplus!»Ensuite.Ilnevoulaitpasmeregarderpour m’expliquerlasuite.— Ohoui.contretavolonté.Les vampires avaientpartagé l'Amérique en quatreterritoires.ai-jefait remarquer.fondement.disons.Pour corrigerles manières de Chico.Cerécit étaitsi . Victorl’a fait enlever.j’aireposéla pocheà glacesur la table.supersympa.Jusqu’àcequeVictort’attrapeettevidedeton sang. Le père deChicoétaitmort.Ettoi. Mais je me demandepourquoituessicertainqu’ilnousferaitdumal. Ericalevélesyeuxauciel. elle n’étaitplusliéeà toi.J’en ai frissonné.Quel intérêt ?—L’intérêtseraitdemontrerl’exempleauxautresvampiresquipourraientavoirdansl’idéedetenterdelerenverser.jevaiscommenceràmepromeneravecunecalculettedanslapoche.—Siseulementtun’étaisqu’un vampireordinaire.—C’estl’unedes chosesles plus gentil esqu’onm’aitjamais dites.Prétentieux.etjeseraiobligédeteregarder souffrir.ila coupé la languedesamère pendantque Chicoregardait.Etcettehistoire.Eric.ai-jerétorquésèchement.Alez. Monsieur Subtil!Monpalaisdesplaisirsétantmaintenantrafraîchi.—Non. Maxwelétaitunhommed’affaires. Il l’aobligé àlamanger.non?Moi.commepourchassermeslarmes.Cequine m’intéressaitf r a n c h e m e n tp a sd ut o u t .quiseraitlegagnant?—Ilestvraimentbon. tuserais mort.. Victor semontretrèsdouépourseprotégerlui-même. Après.etilmontraitlescrocsauxtouristessansconviction.Lesyeuxd’Eric sesontfixéssurlelinteaudelacheminée.Ils’est.— Jen’essaiepas de diminuer l'importance dufaitquedans ce scénario.ilfautque cela finisse. elle m'esttrèsutile.mesuis-j eb r u s q u e m e n te x c l a m é e .ensomme?Aïe. Etd’ail eurs.— TuveuxdirecommeBill. Ericacherchémonregardavantd’ajouter:—Quantàcequivous arriveraitensuite.Ilvenaitremplirsondevoir auclub.—Tuvois?C’estplutôtsympa. encore plussinistre. baptisésen mémoire d’antiques religions. Sije le tue. comme s’il se forçait à se rappeler dequelquechosededouloureux.tuasunplanpourVictor?Le visage d’Eric s’estfait sinistre.avec Pam. J’ai faitunbonchoix.dansunepiècevide..ai-jerépondud’untonétranglé.—Heidim’aracontéqu'il ya deux ans. Jevoudraistellementquetunesoispasshérif.Gênéparlebalaicoincédansson. et sijegagne.etilaréussiàs’éduquertoutseulpourl’informatique.Nousn’avionsjamais eude conversationaussidétendue.tul’adores. Pourtant. En fait.J’ai ravalé mes pleurset prisson pande chemisepour m ’ e s s u y e rl e sy e u x. j’ai beaucoup d’affectionpourPam. —Compris. situcombattaisseul contreVictor.dansleroyaume de Louisiane.

o ne s tf o u t u s .—Mais.Biensûr. mais jes a v a i sq u ’ e lea v a i tu ne n f a n te nv i e .Maiscommentespérerqu’unvampirevieuxd’unmilierd’années soitrévoltéparlamortd’unefemmehumainequ’iln’avaitpasconnue.Ericm’alancéunsombreregard. lui ai-je dit.Tuastesclés? of 444 Formatted: Font: (Default) Times New Roman.Iln’apaseulaforcede setraînerversellepourluidonnerdesonsangetlasauver. Victor n’avait probablementpas pensé à cet aspect-là.Ilestdevenusi faiblequ’ilnepouvaitplusbouger.Nousnoussommes garés derrière le club.je jubileraiset je danserais de joie.— EtHeidi t’a raconté ça d’elle-même ?—Oui. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. mais ce que jecherchais à voir chez lui.Je ne la connaissaispastrèsbien. Font color: Blue.Reniflentvéranda.J e n’étaisdoncpas surprisequ’elle ait pris à cœur la leçondeVictor.Ilfaut qu’onrassembletoutceq u ’ o na . à la demandede Victor.— Ne t’inquiètepas.unemortqu’iln’auraitpaspuempêc h e r .Même siVictor était présentcesoir. 14 pt. Pour toutvampire quiavait encoredes parentsoudes amis en vie. Leparkingétaitbondé..Ilamêmerendudusang.Ces faé.quinetrouvaittoujourspaslaforcedemeregarder. 14 pt. jeme stupéfie moimême .Jeluiavais demandépourquoielleétaitsicontented’avoirété mutée à la Cinquième Zone. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. cette histoiredonneraittoutesles raisonsdecraindreVictor-etégalementdelehaïretdevouloirsamort.a v e cu nr e g a r de t u n e pensée. Font color: Blue.—Je.a-t-ilajouté. nide se souvenir delamarquede mavoiture. Maisjecroisqu’onn’apaslechoix.A u t r e m e n t .—Chicoa vomitrèsviolemment.apoursuiviEric.—Tvb.peut-êtrepasautantqueladernière fois..Qu’est-cequi.Tandisqu’ilétaitétendusurlesol. Deplus.Pendantquenousattendions. Eric et moisommes retournésau Vampire’s Kiss.Parfois.u nd r o g u éd eR e n o . tumestupéfies.soitilestd’unearrogancemonstrueuse. ce n’estpas grave.Jen’avaisqu’unsouhait: sonabsencepureetsimple. je ne ferais jamais. elle était censéeespionner Eric. Cequeje voulaisentendre.choquantquej’aieu dumal à absorber lesfaits.commetoutlemondelesavait.Sookie?Quelleréponsea te n d s -t u? Jesavaisquec’était peineperdue. faisaitmaintenant partiede l’équipe d’Eric.. 14 pt. —Parfois. adit Eric..—Tuasressentiquoi.jamaisunechoseaussicruelleàunemèreetàsonfils».déconcerté.j’aireçuuntextod’Ameliam’informantqu’ilsétaientrentrésetmedemandantsi j’allaisbien. iln’avait aucuneraisonde faire vérifier leparkingdesemployés.Jen’avaisaucundoute:siPamm’appelaitpourannoncerqu’uncoffre-fortétaittombésurVictor.lesvampiresnepeuventpasmanger.Impecpournous.Eric a opiné. Quoique.Maisilmeconnaissaitsuffisamment pourvoirquejemesentaismal.quandilavaitdonnésadémonstration.—Peut-être lesdeux. c’étaitdel’aversionmorale. c’était «moi.CetDsontlà?—Oui. a-t-ilrépondu.samèreestmorteensevidantdesonsang.personnenesemblait s’enformaliser. Font color: Blue.que ce soitpositifounon.quandtuasentenducettehistoire?ai-jedemandé. unevampirespécialisée dans latraque.ai-jerépondu. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.sanslelien.nevoulaispasquecelat’arrive. Font color: Blue.je savais qu’ilétait horriblement mal dema proprepartdecomploterpourtuerVictor.Jemesuisforcéeàmeconcentrersurleproblèmeleplustangible. 14 pt.—SoitVictornevoitpasplusloinquelebout desonnez.Heidi.dele mêler àtout ça. Hidden . mais. ric m’a approuvée d’unsignede tête. Ilnepouvaitpasconcevoirlaprofondeurdemadétresse-entoutcasplusmaintenant.—Çam’embêtevraiment.—Tusaisàquitudevraisparler? Tutesouviensdelanuitoùonest allésau Vampires Kiss? Ce serveur quim’aa l e r t é ea us u j e td us a n gd ef a é .Quecherches-tu..medemandepourquoi.ai-jeconcluàvoixh a u t e E ..

nousavonsbavardédechosesetd’autres. 14 pt.. suivied’unsonqu’onauraitpuprendrepourdeladouleurprimale.Ilatrébuchéeuarrière.s a n sr e l â c h e . atterrissantsur la balancellequis’est mise à osciler violemment.Tandisque je réparais les dégâtsdemon côté. en mêmetemps.Ilm’abrossélescheveux-ilsétaient affreusement emmêlés. 14 pt. ils’estréchauffédusangetm'apréparéunepochedeglaceetunverredethéglacé. 14 pt.Complètementexcellent.. assez.d a n sl a nuitrafraîchissante.J’ai entendu desbruitsde tissulacéré.—Vas-y. maisilfallaitquandmêmequejerentrepourmelaveretmettredeshabitsdontlescouturesn’étaientpaséclatées. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. Font color: Blue.haletant. Font color: Blue. 14 pt. 14 pt. Hidden Jevaisdéchirertesvêtements.—Vas-yfort.ce momentpresqueinsupportabled’implosionimminente.l’amouravec Eric n’ariende civilisé.r é c u p é r a n tl e n t e m e n t .Jemesuis allongéesurlecanapéetilaappliquéla poche lui-même. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. Aprèsquelquesminutesélectrisantes. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. 14 pt.l’ai-jesupplié.allezviens!Jeme suis agitéeplus vitequeje ne l’avaisjamais fait. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. Font color: Blue.ilm’a annoncé:—Jedéchire les miensaussi. Font color: Blue.a-t-ilgrogné.Eric. Font color: Blue.ai-jemarmonnéavantdeluimordrelelobedel'oreille. J'ai euraisondebriser lelien. Font color: Blue.impérieuse. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.— Sookie ! s’est-il exclamé.mesuis-jedit.Maismoi. jesavais d'expérience quec’étaitloind’être lecas. 14 pt. et je luiaibrossé les siens -d'aprèscequej’aientendu.il n’avaitarrachéqueleboutondesonjean. Magnifique.Quandj’ai finidelissersa chevelurebien bril ante.qu’ilpouvaitmaintenirgrâce àsa ceinture—ilavaitréussiàendéfairelaboucleavantque nousnepassionsenmodedéchirement.Formatted: Font: (Default) Times New Roman.Pendantquelquesinstants.fort.fort. Font color: Blue. avant de metranspercer d’une dernière pousséecolossale.Ilétaitenmoi.—Aucunproblème.Et c’est ce qu’il a fait.n o u ss o m m e s r e s t é s e n l a c é sd a n sl ab a l a n c e le .matêtetombantversl’arrière.c’est.Fort.j’étaisperturbéeparcettesensationde soulagement. et soudain.. Etsa fermeture à glissièreétaitencoreenétatdefonctionnement.fort?J’aipousséunhurlement. 14 pt.—Etça..C’estunpeucequenousfaisions. Même si.QuantàEric.l o n g u e m e n t .lessingessefontmutuellementlatoilette pourtrouverdescristauxdesel. Font color: Blue.Il a grondé . 14 pt.auplusprofonddemoi. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. Lesvaguesdemonplaisirmesecouaienttoujoursquandjeluiaiordonné:—Allezviens. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. Font color: Blue. 14 pt. Épuisant. il a .nousavonssuivisesm o u v e m e n t s .J'étaissiheureuseetdétenduequejen’avaisaucuneenviedebouger.Surpristoutd’abord. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.il n’yavaitplus rienentreluietmoi. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman. J’étaissoulagée dene pas ressentir lesémotionsd’Eric. Font color: Blue.j u s q u ’ àc eq u ej e ressentecettetension. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.P e n d a n tu n eb o n n ed e m i h e u r e . 14 pt. Font color: Blue.

—Jesuiscertainqu’undevossavantsauraitunethéorie.Puisils’estmis à les caresser légèrement.commeréponse.C’est ce queje ferais à sa place.—Iln’arienditdulienentoutcas.Ils’est..—D e u xa u t r e sm o n a r q u e s .ai-jerétorquésèchement. La détenteaprèsl’orgasme.jecroisque jepréférerais quetu sois..s e sy e u x c h e r c h a n tl e s miens.—Maisdequanddateleurrelation?Jen’enavaisaucuneidéeavantqu’immanuel m’enparle.c’estqu’ilyasuffisammentdevampiresdansma juridiction. —Alors Felipe contrôle encore complètementle Nevada?— Pourl’instant.c o m m eM a x w e l.E r i cat o u r n él at ê t ea v e cl e n t e u r .— Felipeprendrait ladéfense de Pam s’il étaitsur place.Etàl’époque. baptisésen mémoire d’antiques religions. si ?Ericm’asoulevéepourm’installersurcesgenouxetmetenir contresontorse frais.— Le sangdevampirene l’apas guérie?—Notresangestutilepoursoignerlesplaiesouvertes.Ilsaimeraientn’enfairequ’unebouchée.U n:l ar e i n ed e l'Oklahoma.etpuisjevaisendormirlesgensenleurparlantderentes variablesetautresfoutaises. Il sait bienque Victorboudeparcequ’il a éténommérégentetnonroideLouisiane.Deplus.jevaiscommenceràmepromeneravecunecalculettedanslapoche.Alorsilne saitpasencore-autrement.certainshumainssont emportésparlafolielorsqu’ilsingèrentnotresang.Gênéparlebalaicoincédansson.trèsbien. Je me sentais plusàl’aise à l’époque oùlespropriétés denotresangétaient unsecret.Et deux:leroidel’Arizona.etilmontraitlescrocsauxtouristessansconviction. Les vampires avaientpartagé l'Amérique enquatreterritoires. La vérité.etilaréussiàs’éduquertoutseulpourl’informatique. Victorn’a que fairede la surviede Miriamou dufaitquePamn’avaitencorejamaisdemandéàdébuterunelignée. Pam est plusdésespéréeque je ne l’ai jamaisvue.mesuis-j eb r u s q u e m e n te x c l a m é e .iloffreuncertainsoulagement.Parcequ’iln’estpasordinairenonplus.Maisje suis certainqu’ilneveut pas se mêlerde lasituation.lesrequinsviennentrôder.commeilaenvoyédumondesursesdeuxnouveaux États.elleapourtantbien mérité ce droit.— Je me demandepourquoi.Très bien.ilétait ennuyeuxaupossible.Maissa maladieempire.—C’estparpure méchanceté. et elle n’a jamaisgouverné.Pourles maladies.— Mais Felipe ne le permettrait jamais.Eric a hausséles épaules.maisrarement de remède. —Victort’a ditquelque chose?Jen’avaisguèreenvied’entamerde nouveaulaconversationsurcequej’avaisfait-n o u sa v i o n sm a l g r ét o u td é b u t él ar é u n i o ne nf a n f a r e .En outre.— Et commentva Miriam ? El e s’est remise ?— Ele s’estremise dela drogueque Victor luiavaitadministrée.Ilvenaitremplirsondevoir auclub.maismoijen’enaiaucune.disons.Cequine m’intéressaitf r a n c h e m e n tp a sd ut o u t .—Sonexcusedemerde.elleadonnédesonsangàlafilleetc'estlaseuleraisonquiluia permis de survivresi longtemps.réinventé.Après toutescesannéesdeservice.ilm’auraitappelédanslaminute.drapémes jambes sur ses genoux.dansleroyaume de Louisiane.—Pamn’éprouvequerarementdessentimentstelsqueceuxqu’ellenourritpourMiriam.lapopulationnereprésentaitqu’unefractiondecellequenousavonsa c t u e le m e n t . Jevoudraistellementquetunesoispasshérif. Alorsquemeseffectifssont réduits.d a n su nm o u v e m e n ti n c e s s a n t .Iladémarré toutecettehistoiredebasededonnées.—Quand unleaderestenpositiondefaiblesse.—Non..Ilportaitdescostumes.niquoiquece soit d’autre.Onn’apasconsolidéunempire de cette tail e depuisdescentaines d’années. . ses yeuxbleusmi-clos. Maxwelétaitunhommed’affaires. c’est lecas.ensomme?Aïe.Évocationplutôt déplaisante. queVictor refuse Miriam àPam ?Ilaacquiescé.Enfait. Sa chemiseétaitencore ouverte.descendantjusqu’àmesorteilset remontantv e r sl ’ o u r l e td em o ns h o r t ..IlesttrèsoccupéàLasVegaset.sonéquipeestrestreinteaustrictminimum.Onm’avaittoutefoisfait comprendre quesa vieprivée étaitdes plusexotiques.—Maisbiensûr ! Je luiressemble tellement !Attends unpeu.. Ericalevélesyeuxauciel.Eric a reposéla tête contre le dossierdu canapé.Lesrisquessontdoncconsidérables.Ilespèrequejecommettraiuneerreursuffisammentgravepourqu’onmedémettedemesfonctionsouqu’onmefasse tuer. c’estqueVictornousferaobstacleaussilongtempsque possible.—Q u e l sr e q u i n s?O nl e sc o n n a î t? Eric adétourné le regard.fondement.E nt o u t cas.—Siseulementtun’étaisqu’un vampireordinaire. Maisj’imagineq u eç an ep o u v a i td u r e rt e le m e n tp l u sl o n g t e m p s .e nZ e u s .Prétentieux.—C’estplutôtinquiétant.jevivaisenterritoireAmun. Il esten traind’installerRed RitaenArkansas.— TuveuxdirecommeBill.non?Moi. —Je nel’ai découvert quelorsqu’elle m’a demandé lapermissiondes’absenter pourallervoir Miriam à l'hôpital.sansenthousiasme.en fait.

—Compris, Monsieur Subtil!Monpalaisdesplaisirsétantmaintenantrafraîchi,j’aireposéla pocheà glacesur la table.J’étaissidérée.Nousn’avionsjamais eude conversationaussidétendue.—Tuvois?C’estplutôtsympa,non?Je voulaistenterde convaincre Eric d’admettre que j’avaisfaitce qu’il fallait, même si je m’yétais mal prise.— Ohoui,supersympa..Jusqu’àcequeVictort’attrapeettevidedeton sang. Après,il dira «mais Eric, elle n’étaitplusliéeà toi,alorsjepensaisquetun’envoulaisplus!»Ensuite,ilteferapasserdel’autrecôté,contretavolonté,etjeseraiobligédeteregarder souffrir,enchaînéeàluipourlerestantdetonexistence.Etdelamienne.—Ahtoi,tusaisvraimentparlerauxfemmes!— Je t’aime, a-t-il dit, comme s’il se forçait à se rappeler dequelquechosededouloureux.Etcettehistoire,avec Pam,ilfautque cela finisse. Si cette Miriam meurt, Pam déciderapeut-êtredepartir,et je nepourrai pas l’en empêcher. Etd’ail eurs, je ne doispasl’en empêcher. Pourtant, elle m'esttrèsutile.—Tul’aimesbeaucoup,ai-jefait remarquer.Alez,Eric,tul’adores. Onpeutdire que c’est ta fil e.—Oui, j’ai beaucoup d’affectionpourPam. J’ai faitunbonchoix.Ettoi,tuesl’autrebonchoixquej’aifait.—C’estl’unedes chosesles plus gentil esqu’onm’aitjamais dites,ai-jerépondud’untonétranglé. —Ne pleure pas !s’est-il exclamé enagitant les mainsdevantlui,commepourchassermeslarmes.J’ai ravalé mes pleurset prisson pande chemisepour m ’ e s s u y e rl e sy e u x. —Alors,tuasunplanpourVictor?Le visage d’Eric s’estfait sinistre. En fait, encore plussinistre.—C h a q u ef o i sq u ej ’ e nt r o u v eu n ,j em eh e u r t eàu n obstaclesi énorme queje dois l’abandonner. Victor semontretrèsdouépourseprotégerlui-même.Ilestpossiblequejesoisobligé de l’attaquerde front. Sije le tue, et sijegagne,alorsjedevraipasserenjugement.J’en ai frissonné.— Eric, à ton avis, situcombattaisseul contreVictor, àmainsnues,dansunepiècevide,quiseraitlegagnant?—Ilestvraimentbon,aditEric,simplement.—Ilpourrait gagner?Leconceptmêmemesemblaittellementétrange.—O u i . Ericacherchémonregardavantd’ajouter:—Quantàcequivous arriveraitensuite,àPametàtoi..— Jen’essaiepas de diminuer l'importance dufaitquedans ce scénario, tuserais mort.Et c’est ça qui m’affecteraitle plus. Mais je me demandepourquoituessicertainqu’ilnousferaitdumal.Quel intérêt ?—L’intérêtseraitdemontrerl’exempleauxautresvampiresquipourraientavoirdansl’idéedetenterdelerenverser.Lesyeuxd’Eric sesontfixéssurlelinteaudelacheminée,remplid’unfouilisdephotosdelafamileStackhouse.Ilnevoulaitpasmeregarderpour m’expliquerlasuite.—Heidim’aracontéqu'il ya deux ans, alorsqueVictor étaite n c o r es h é r i fd a n sl eN e v a d a ,àR e n o ,u n n o u v e a uv a m p i r e dunomdeChicoluia mal répondu. Le père deChicoétaitmort, mais sa mère était encore envie. El es’était mêmeremariée et avaiteu d’autresenfants. Victorl’a fait enlever.Pour corrigerles manières de Chico,ila coupé la languedesamère pendantque Chicoregardait. Il l’aobligé àlamanger.Cerécit étaitsi choquantquej’aieu dumal à absorber lesfaits.—Mais..lesvampiresnepeuventpasmanger.Qu’est-cequi..—Chicoa vomitrèsviolemment.Ilamêmerendudusang,apoursuiviEric,quinetrouvaittoujourspaslaforcedemeregarder.Ilestdevenusi faiblequ’ilnepouvaitplusbouger.Tandisqu’ilétaitétendusurlesol,samèreestmorteensevidantdesonsang.Iln’apaseulaforcede setraînerversellepourluidonnerdesonsangetlasauver.— EtHeidi t’a raconté ça d’elle-même ?—Oui.Jeluiavais demandépourquoielleétaitsicontented’avoirété mutée à la Cinquième Zone.Heidi, unevampirespécialisée dans latraque, faisaitmaintenantpartiede l’équipe d’Eric, à la demandede Victor.Biensûr, elle était censéeespionner Eric, mais,commetoutlemondelesavait,personnenesemblait s’enformaliser.Je ne la connaissaispastrèsbien, mais jes a v a i sq u ’ e lea v a i tu ne n f a n te nv i e ,u nd r o g u éd eR e n o .J e n’étaisdoncpas surprisequ’elle ait pris à cœur la leçondeVictor. Pour toutvampire quiavait encoredes parentsoudes amis en vie, cette histoiredonneraittoutesles raisonsdecraindreVictor-etégalementdelehaïretdevouloirsamort. Victor n’avait probablementpas pensé à cet aspect-là,quandilavaitdonnésadémonstration.—SoitVictornevoitpasplusloinquelebout desonnez,soitilestd’unearrogancemonstrueuse,ai-jeconcluàvoixh a u t e E . ric m’a approuvée d’unsignede tête.—Peut-être lesdeux,a-t-ilajouté.—Tuasressentiquoi,quandtuasentenducettehistoire?ai-jedemandé.—Je..nevoulaispasquecelat’arrive, a-t-ilrépondu,déconcerté.Quecherches-tu,Sookie?Quelleréponsea te n d s -t u? Jesavaisquec’était peineperdue, mais ce que jecherchais à voir chez lui, c’étaitdel’aversionmorale. Cequeje voulaisentendre, c’était «moi, je ne ferais

jamais,jamaisunechoseaussicruelleàunemèreetàsonfils».Maiscommentespérerqu’unvampirevieuxd’unmilierd’années soitrévoltéparlamortd’unefemmehumainequ’iln’avaitpasconnue,unemortqu’iln’auraitpaspuempêc h e r .. Deplus,je savais qu’ilétait horriblement mal dema proprepartdecomploterpourtuerVictor.Jen’avaisqu’unsouhait: sonabsencepureetsimple.Jen’avaisaucundoute:siPamm’appelaitpourannoncerqu’uncoffre-fortétaittombésurVictor,je jubileraiset je danserais de joie.— Ne t’inquiètepas, ce n’estpas grave, lui ai-je dit.Ericm’alancéunsombreregard. Ilnepouvaitpasconcevoirlaprofondeurdemadétresse-entoutcasplusmaintenant,sanslelien.Maisilmeconnaissaitsuffisamment pourvoirquejemesentaismal.Jemesuisforcéeàmeconcentrersurleproblèmeleplustangible.—Tusaisàquitudevraisparler? Tutesouviensdelanuitoùonest allésau Vampires Kiss? Ce serveur quim’aa l e r t é ea us u j e td us a n gd ef a é ,a v e cu nr e g a r de t u n e pensée.Eric a opiné.—Çam’embêtevraiment,dele mêler àtout ça. Maisjecroisqu’onn’apaslechoix.Ilfaut qu’onrassembletoutceq u ’ o na .A u t r e m e n t ,o ne s tf o u t u s . —Parfois, adit Eric, tumestupéfies.Parfois, jeme stupéfie moimême - que ce soitpositifounon. Eric et moisommes retournésau Vampire’s Kiss. Leparkingétaitbondé. Quoique..peut-êtrepasautantqueladernière fois.Nousnoussommes garés derrière le club.Même siVictor était présentcesoir, iln’avait aucuneraisonde faire vérifier leparkingdesemployés, nide se souvenir delamarquede mavoiture.Pendantquenousattendions,j’aireçuuntextod’Ameliam’informantqu’ilsétaientrentrésetmedemandantsi j’allaisbien.—Tvb,ai-jerépondu.Impecpournous.CetDsontlà?—Oui.Reniflentvéranda,medemandepourquoi.Ces faé..Tuastesclés? Jeluiai expliquéqueoui, maisqueje n’étaispas certainede rentrer à la maison ce soir.Nousétionsplusprèsde ShreveportquedeBonTemps,etjedevraisramenerEricchezlui,àmoinsqu’ilnevole.Maisdanscecas,savoitureseraitchez..Ohet puiszut,c’étaitjustementpourcetypedeboulotqu’ilemployaitunassistantdejour.—Tu as euletemps de remplacer Bobby ? ai-jedemandéà Eric.Jen’avaispas enviedeparler de chosesdésagréables,maisje voulaissavoir.—O u i .J ’ a i e m b a u c h éu nh o m m ei lyad e u xj o u r s .I lm ’ aé t é chaudementrecommandé.—Parqui ?Ilyaeuunsilence.Piquéedecuriosité,j’aiexaminé monpetitcœuradoré. Je me demandaisbien pourquoiilsemontraitsihésitant.—ParBubba,a-t-ilfinalementrépondu.Je me suis mise à sourire.—I le s td er e t o u r!I le s ti n s t a léo ù? —Pourl’instant,ilvitchezmoi.Quandilademandédesnouvellesde Bobby, j’aidûlui raconter ce quis’étaitpassé.Lanuitsuivante,ilestarrivéaveccettepersonne.J’imagineq u en o u sa lo n sp o u v o i rl e f o r m e r . —Tunesemblespastrèsenthousiaste.—C’estunloup-garou. Àcette réponse,j’ai soudain comprisson attitude. Lesloups-garousetlesvampiresnes’entendentvraimentpas.Chezles SurNat,ilsreprésententlesdeuxgrandsgroupesmajoritaires.Onpourraitdoncpenserqu’ilsformeraientunealliance, maisil n’ya rienà faire. Ilssont capables dec o la b o r e ràc o u r tt e r m e ,s u ru np r o j e tm u t u e le m e n t bénéfique,puisilsretombentautomatiquementdans laméfiance et l’antipathie.— Parle-moide lui, ai-jedemandé.Deton assistant.Nousn’avionsriend’autreàfaire,et nousn’avionseuquepeudetempsces temps-ci pour bavardersimplement.—C’estunhommenoir,a-t-ilrépondu, commes’ilexpliquaitq u el en o u v e la s s i s t a n ta v a i tl e sy e u xm a r r o n . Eric gardait unsouvenirintensedela première foisqu’ilavaitvu unhommenoir,dessièclesplustôt.—C’estunloupsolitaire,a-t-ilpoursuivi,sansmeute.Alcideluiadéjà faitdespropositions, pourqu’ilintègre la meutedes Longues Dents, mais j’ai l’impressionque ça nel’intéressepas.Naturellement, maintenantqu’ilaprislepostechezmoi,ilsn’aurontplustrèsenviedel’avoir.—C’estça,lemecquetuasembauché?Unloupgarous a n sf o r m a t i o n ,e nq u it un ’ a sa u c u n ec o n f i a n c e?U nt y p e quivaforcémenténerverAlcideetlameutedesLonguesDents?—Il dispose d’unecaractéristiqueexceptionnelle.—Génial! Laquelle ?—Ilsaittenirsalangue.EtilhaitVictor. Cequifaisait effectivementtouteladifférence.— Et pourquoi? J’imaginequ’il doitavoirde bonnesraisons.—Jen’ensaisrienpourl'instant.—Maistuesconvaincuqu’iln’estpasentraindejouerdoublejeu?QueVictor n’apasétésuffisammentmalinpourcomprendrequetuprendraisquelqu’unquiledéteste,pourbriefer cemec et tele mettre danslespattes?—Jesuisconvaincu,aréponduEric.Maisjesouhaitequetupassesunpeudetempsavecluidemain.—Si j’arriveàdormirunpeu..J’ai bâil é à m’endécrocher la mâchoire. Il était plusde2heuresdumatin.Visiblement,lebarallait bientôtfermer,maispourlaplupartlesvoituresduparkingdesemployésattendaientencoreleurpropriétaire.— Eric ! Regarde, il est là !LeserveurdunomdeColtonétaitàpeinereconnaissablepourmoi,car ilportaitunshort cargo de

couleur kaki,dest o n g se tu nt e e s h i r ta v e cu nm o t i fq u ej en ep o u v a i s distinguer.Jeregrettaisunpeulepagneencuir.J’aidémarré mavoiture après celle deColton, etlorsqu’ilestsortiduparking,j’aiattenduunmomentavantdelesuivrediscrètement. Il a pris vers ladroite pourse diriger àl’ouestendirectionde Shreveport. Mais iln’estpas allé siloin,prenantensuitelasortiede Haughton.—Onestfranchementvisibles,là,ai-jefaitremarquer.—I lf a u tq u ’ o nl u ip a r l e . —Alorsonabandonneladiscrétion? Eric a acquiescé.Manifestement, ça l’embêtait, mais nousn’avionspasvraimentlechoix.Aprèsavoirsuiviunepetite route,levéhiculedeColton,uneDodge Charger quelquepeu délabrée,s'est engagé dansunealléeétroite.Ils’estarrêté devantunmobilehomedebonnetaile.Ilestsortipourseposteràcôtédesavoiture.J’étaisàpeuprès certainequ’iltenaitune arme danslamain qu’illaissaitpendre à soncôté.— Je vais sortirla première, ai-je dit en amenantmavoiture jusqu’àlui.Avantqu’Eric ne puisseprotester, j’ai ouvert ma portièreavantdem'écrier:—Colton!C’est Sookie Stackhouse. Voussavez quijesuis! Jevaismelever.Je ne suispasarmée.—A le z y d o u c e m e n t . Ilparlaitd’unton méfiantetjenepouvaispasluienvouloir.—Pour info, Eric Northmanest avec moi. Maisil estt o u j o u r sd a n sl av o i t u r e . — Très bien.J'ailevélesmainsetmesuisécartéeduvéhiculepourqu'ilpuisseme voir clairement. Il ne disposaitquede l’éclairagede lalampe à l’entréedu mobilehome, mais il m'ainspectéesoigneusement. Tandisqu’il essayait deme fouile re nm er e g a r d a n t ,l ap o r t es 'e s to u v e r t ee tu n ej e u n e femmes'estavancéesurlavéranda.—Qu’est-ce quisepasse, Colton? a-t-elle demandéd’unevoixnasillardeàl’accentrural. —Ona de la visite. Ne t’inquiètepas.—C’est qui, elle ?— La Stackhouse.— Sookie ?Ellesemblait surprise.—Oui.Jevousconnais?ai-jedémandé.Jenevousvoispastrès bien.—C’estAudrinaLoomis,a-t-ellerépondu.Tute souviens?Jesuissortieavectonfrèreunboutdetemps,quandonétaitaulycée.Cequine m’aidait pas vraiment, car la moitié desfilles deBonTempsenavaientfaitautant.—Çafaitunbail,ai-jeconvenuprudemment.—Ilesttoujourscélibataire?—Ill’est. Aufait,est-cequemonamipeutsortir,maintenantqu’onseconnaîttous,ici?—Etlui, qui c’est ?— Il s’appele Eric. C’est unvampire.— Cool!Voyonsvoir! Audrina se montrait plustéméraire queColton.Je n’oubliaispas, toutefois,que c’étaitColtonquim’avait pré venue ausujetdusangdefaé.Ericestsortidemavoiture.Ilyaeuunmoment desilenceébahi, tandis qu’Audrina digérait la magnificence d’Eric. —OK,afinalementémisAudrina,seraclantlagorgecomme si elles’étaitsoudain asséchée. Vousvoulezbienentrer, touslesdeux,etnousexpliquercequevousfaitesici?—Tucrois quec’estbien malin ? luia demandéColton.—I la u r a i tp u n o u st u e ra um o i n ss i xf o i s ,d é j à .Audrinaétaitloind’être aussibêtequ’ellele paraissait.Noussommestousrentrésdanslemobile home,etEricetmoinoussommesassissurlabanquette.Illuimanquaitplusieursressortsd’importancepourtantcruciale,etonl’avait recouverted’unvieuxcouvre-litchenile.J’aienfinpuexaminerAudrinaàloisir.Elleportaitsescheveuxplatineauxépaules,etses racinesétaientbrunes.Sachemisedenuitn’étaitmanifestementpasprévuepourdormir:rouge,elleétaitpresqueentièrement transparente.ElleavaitattenduleretourdeColtonavecdesintentionsquin’avaientriend’innocent.Privéedela distractiondu pagne de cuir etdeses yeuxétonnants,j’étaismaintenantàmêmedeconstaterqueColtonétaitfinalementplutôtordinaire. Certainshommesnepeuventdégagerdelasensualitéques’ilsretirentleursvêtements,etColtonétaitdeceux-là.Sesyeux étaientcependanttoutàfaitextraordinaires, et c’est avec sonregardqu’il me passait au laser. Très sérieusement.—Désolée,nousn’avonspasdesang,s’estexcuséeAudrina.El e ne m’a rienoffertà boire et j’ai vu danssonesprit quec’était délibéré de sa part.E len et e n a i tp a sàc eq u en o t r er é u n i o np r e n n eu nt o u rc o n v i v i a l . Très bien.—Ericetmoi,onvoudraitsavoirpourquoivousnousavezprévenus,ai-jeditàColton.Etj’avaisaussi enviede savoirpourquoij’avais pensé àColtonlorsque Eric m’avait racontél’histoire de Chicoet desamère.— J’avais entenduparlerde vous. C’est Heidiquim’araconté.—Vousêtes ami avec Heidi? l’a interrogé Eric,qui,tout enadressantsonplusbeausourireàAudrina,examinaitC o l t o na te n t i v e m e n t . —Ouais.JetravailaispourFelipedansunclubà Reno.C’estlà-basque j’ai rencontréHeidi.—V o u sa v e zq u i téR e n op o u rp r e n d r eu nj o bm a lp a y ée n Louisiane?Çan’avaitaucun sens.—Audrinaétait d’ici, etellevoulaitessayer d’yrevenir pour yhabiter,aexpliquéColton.Sagrand-mèrevitdansle mobilehomeunpeuplusloindanslarue,etelleestplutôtfragile.AudrinatravailleauVic'sRedneckdanslajournée,entantque comptable. Moijetravaille denuitau Vampires Kiss. Lecoûtdela vie estbien moins élevé ici. Mais vous

avezraison, cen’estpas toute l’histoire.Ilalancéunregardàsonamie.—Noussommesvenuspouruneraisonprécise,a précisé Audrina.Coltonestle frèredeChico.Ericetmoiavonsréfléchiquelquesinstants.—Alorsc’étaitvotremaman,ai-jeditau jeunehomme.Jesuistellementdésolée.—Oui.C’étaitma mère.Coltonnousaadressé un regardimpassible avant dereprendre.—MonfrèreChicoestunconnard,quin’apashésitéunes e u l es e c o n d ea v a n td ed e v e n i ru nv a m p i r e .I lar e n o n c éà savie, comme undébile déciderait dese faire faireuntatouage. «Hé, cool! J’yvais ! »Etaprès,il a continuédese conduireenconnard,ilparlaitmalàVictor.Ilnecomprenaitrien.Riendutout!Coltonavaitlatêtedanslesmains,lasecouantdans sadétresse.—Ilacompris,cettenuit-là.Maismamanétaitmorte.EtChicoaimerait bienl'être, maisilne le sera jamais.— Commentse fait-il queVictor ne sache pas qui vousêtesetne se méfie pasdevous?C’estAudrinaqui arépondu,pourdonneràColtonletempsdeseremettre.—Chicoestd'unpèredifférent.LuietColtonn’ontpaslemêmenom defamille. Enplus, Chicon’étaitpastrès famile. Çafaitdix ansqu’il aquitté la maison. Il n’appelaitsamère qu’unefoistouslesdeuxoutroismois,etilnevenaitjamaisles voir. Maisça asuffi àVictor. Il a eulabonne idéede rappeler à Chicoque ce n’étaitpas avec lesCalifornia Angels10,qu’ilavaitsignéuncontrat.—PlutôtaveclesHell’sAngels,aajoutéColtonenseredressant.Si la comparaison ne plaisait pas à Eric, il n’en a rienmontré.J’étaiscertainequ’il avaitdéjà entendubienpire.Eric a fait un signedetête endirectiond’Audrina.—J’imaginequevotrejeunedamevousaparlédemaSookie. C’estainsi que vousavezsu commentavertir Sookie queVictor allaitnousempoisonner.Coltonasoudainsembléfurieux.Je n'auraispasdû,a-t-ilpensé.—Maissi.Vousavezeuraison,ai-jeditunpeusèchement.O ne s tt o u sh u m a i n s . —Vous, oui, adit Eric, comprenantl’expressionde Coltonavecautant de précisionqueje comprenaissespensées.MaisPametmoi, non.Colton,jevoudraisvousremercierpourcetavertissement,etjesouhaiteraisvousrécompenser.Quepuis-jepourvous?Colton n’apas hésité.—VouspouveztuerVictor.—Commec’estintéressant. C’est exactement ce quejecompte faire, a annoncé Eric. 10 Danslestyledramatique,Ericnepouvaitpasfairemieux.Saisis,Audrinaet Coltonsesontraidisbrusquement. Maismoi, j’étais déjà passée par là.Exaspérée,j’ai gonflémesjoues etdétourné le regard.—Tut’ennuies, monaimée?ademandéEricd’untonglacial.Sibérien, même.— Mais ça fait des mois, qu’on dit ça !Bon,d’accord,j’exagéraispeut-être très légèrement. Maispastellement.—Toutcequ’onafait,c’estparler.Sionveut vraimentfaireq u e l q u ec h o s e ,i lf a u tya le r ,m a i n t e n a n t .L ap a r l o t e ,ç an e sertàrien. Tu croisqu’il ne saitpas qu’il estsur notreliste ?Tune croispasplutôtqu’ilattendcarrémentqu’onessaie?Jem'étonnaismoi-même. Cediscours, je l’avaistenusecret, même pourmoi.—Àtonavis,ai-jepoursuivi,pourquoiiltefaittoutça,àPamet à toi? Pour te provoquer et tepousser à fairequelquechosepourqu’ilpuissetemettreàterre!Danstouslescas,il gagne !Frappé destupeur, Eric m’a considérée comme sijem’étaistransforméeenchèvre.AudrinaetColtonmeregardaienttousdeux,bouchebée.Erica commencé à dire quelquechose, puisil s’est interrompu. Je nesavaispas s’ilallait me crier dessusousortiren silence.Ils’estfinalementadresséàmoid’unevoix égaleetterriblementcalme.—A l o r s ,q u e lee s tas o l u t i o n?A s t uu np l a n? —Fixonsrendez-vousàPampourdemainsoir,ai-jerépondu. Elle doiten fairepartie.Etj'auraisletempsdepenseràquelquechose,pournepasme ridiculiser.—Trèsbien.Coltonet Audrina,êtes-vouscertainsdevouloirprendrecerisque?—Sansaucundoute,acertifiéColton.Audie,mapuce.Tun’es pas obligée de faire ça. Audrinaa émis un grognementd’impatience.—Troptard,coco!Autravail,toutlemondesait qu’onvitensemble.Situterévoltes,jesuismortedanstouslescas.Maseulechance,c’estdemejoindreàvous,pourqu’onaitplusde chancesd'yarriver.Çameplaîtbien,qu’unefemmeaitlatêtesurlesépaules.J’aiétudiésonextérieur,puissonintérieur.Lerésultat: lasincérité.Malgrétout,jemeseraismontréenaïved’ignorerle fait suivant:cequ’elle avaitde mieux àfaire, c’était d'aller t r o u v e rV i c t o rp o u rn o u sd é n o n c e r . —Etcommentêtrecertainquevousn’allezpasprendreletéléphonedèsquenous seronspartis

d’ici? ai-jedemandé,ayantdécidéd’opterpour la franchise.—Pareilpourmoi.Etsivousenfaisiezautant?arétorqué A u d r i n a .C o l t o nv o u sar e n d us e r v i c ee nv o u sa l e r t a n t ,p o u r lesangdefaé.IlacrucequeHeidiaditdevous.Etàmona v i s ,c eq u ev o u sv o u l e zv r a i m e n t ,c ’ e s ts u r v i v r eàt o u tç a , t o u tc o m m en o u s . —Mon deuxièmeprénom, c’est Survie.A demain soir,donc. Chezmoi, ai-je décidé.Commej’habitaisdansun endroitisoléet que ma maisonétaitprotégée pardes sorts,nousserionsau courant siquelqu’unessayaitdesuivre EricetPam,ouColtonetAudrina.Jeleuraiécritdesindicationspourvenir,surunevieillelistedecourses. Aprèscette soirée interminable, je poussaisdes bâilements démesurés etj’ai laissé Eric conduire pourleretouràShreveport.J’avais tellementsommeil(etj’étaissiendolorie)qu’ilétaithorsdequestiondetenterunenouvellepartie dejambesenl’air. Àmoins, ai-jeprécisé,qu’Eric ne soitsubitementintéresséparlanécrophilie. Il aéclaté de rire à cettesuggestion.—Non non.Jetepréfèrebienvivanteettoutechaude,entrainde gigoter, m’a-t-il assuré avantdedéposer unbaiser aucreuxde moncou,àl’endroitprécisquimefaittoujoursfrissonner.Maisje croisqueje pourrais te réveiller s u f f i s a m m e n t .Jetrouvaissa certitudeattrayante..Maisnon,jen’enavaisvéritablementpasl’énergie.J’ai bâil édenouveau etil ari de plusbelle.— Jevais chercher Pam etlui racontertout ce quis’estpassé.IlfautquejeluidemandedesnouvellesdeMiriam,aussi.Sookie, quandtutelèverasdemainmatin,reparsdirectementcheztoi.JelaisseraiunmotàMustaphaausujetdemavoiture. —Quiça?—M o nn o u v e la s s i s t a n td ej o u rs 'a p p e leM u s t a p h aK h a n . Jetepréviens,il a ducaractère.— Bon,OK. Commeje doismelever demain matin, jecroisquejevaisprendrelachambreduhaut.Jemetenais dansl’encadrementde la portede la plusgrandechambredurez-de-chaussée,celledanslaqueleEric voulaitque j’emménage.Celle qu’il occupaitpoursonusagepersonnelavaitétéunesalledejeux,ensous-sol,avecuneparoiquidonnaitsurl’extérieur.Ilavaitdemandé àunentrepreneurdecomblerlabaievitréeetfaitinstalleruneportetrèslourdeavecundoubleverrou,pourseprotégerenbarrant l’accès par l’escalier.Quandjepouvaismelevertard,j’ypassaisparfoislanuit,maisje m’ysentaisprisonnière.La chambre duhaut était équipéede voletset de rideauxoccultants,permettant ainsi àdes visiteursvampires d’ydormir. Si je laissaislesvoletsouverts, l’endroitdevenaittolérable. Après le désastre de la visite du créateur d’Eric, Appius,accompagnédesonprotégé Alexeï,j’aurais pensé qu’àchacunede mesvisitesje reverraisles images et sentiraisl’odeurdusangquiavaitcouléici à flots. Mais undécorateur,arméd’unbeaubudget, avaitchangélestapisetrefaitlapeinture.Plusriennelaissaitdevinerlaviolencequiavaitséviici, et la maisonsentaitla noix de pécan, ouquelquechose de semblable. Derrièreceparfum agréableetrassurant,ondistinguaitlasenteurlégèreetsèche desvampires, elle aussitrès plaisante.Aprèsle départd’Eric, j’airefermé la porte à clé - on nesaitjamais - et j’ai prisunedouche rapide. Je gardaistoujours u n ec h e m i s ed en u i ti c i ,u nv ê t e m e n tp l u sr a f f i n éq u em o n tee-shirtTitihabituel.Bieninstalléedansmonlitaumatelasconfortable,j’aicruentendrela voixdePam.J’aifouiléletiroirde lapetite table de chevet, à la recherche de monréveiletd’uneboîtedemouchoirs,etc’est ladernièrechosedontjemesouvienne:jemesuisendormie.J’airêvé d’Eric, de Pam, et d’Amelia. Ussetrouvaient dansunemaisonenflammes,etjedevaislessortirdelàavantqu’ilsneseconsument.Pasbesoind’unpsypourinterpréter..Jemesuis simplementdemandépourquoij’avaisplacéAmeliadans cette maison. Danslavraie vie,avecsa maladresse, c’est Ameliaqui aurait déclenché lef e ut o u t es e u l ec o m m eu n eg r a n d e ,p a ru np u re f f e td u hasard..Jesuis sortiedu litentitubant à8 heures, aprèscinq petitesheuresdesommeil.Toutàfaitinsuffisant.JemesuisarrêtéeencheminchezHardee'spourprendreune tassedecaféet unpetit pain àla saucisse, et ma journée s'estensoleilléelégèrement.Justeunpeu.Endehorsd’unpick-up flambantneufgarédevant,àcôtédelavoitured’Eric,iln’yavaitriend’anormalchezmoi,etmamaisonsemblaitencore sommeiller sousle soleilchauddumatin.Lalumièreétaitéblouissanteetlesfleursquis’épanouissaientautourdesmarches avaientrelevéleurscorollesendirectiondusoleil.Je suis allée me garer derrière, medemandantquiétaient les visiteursetdansquellitils avaientdormi. Les voituresd’Amelia etde Claudeavaientlaisséjusteassezd’espacepourla mienne.Ilmesemblait bien étrange,de rentrer chez moialorsqu’ils’ytrouvaitdéjàtantdemonde.Personnenes’était

Font color: Blue.—AlorstuasfaitçasurlesconseilsdeJannalynn?Maistoutcequ'elle voulait.jenevoulaispasmanquermachance.j’airatélebonmoment.Effectivement. Alcide enavaitfait autant.À cet instant précis.aexpliquélechefdemeutedeShreveport.Ilétaittorsenu-jenevoyaispasle reste de soncorpssousle drap. mais je voyais bien qu’ilse moquaitégalementdelui-même. Alors ça c’estla meileure.Cettefois-ci.Àchaqueoccasionque nousavonseuedenousretrouverensemble.J’étaisconvaincuequ’il espéraitqueje changerais d’avis.sinon lesboucliersdeprotection nel'auraientpaslaissé passerleseuil -d’après Amelia toutdu moins.—TuasbrisétonlienavecEric. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.J’espérais bienque monderrière était entraindefroissersa chemise etqu’elleserait irrécupérable.etilsetrouvaitàpeuprèsaucentredetoutl’universdeJannalynn.Amonavis. Alcideétait très loind’être suffisamment..jenetrouvaispasquec’étaitunetrèsbonneidée. Font color: Blue.— Merde.en’avais paspensé qu'ils’agiraitd’une informationextraordinaire.AlcideHerveauxs’estassis.toutébourifféetsexy.Mais moi.Jemesuiseffondréedansmonvieuxfauteuilàfleurs.—Moinonplus.c’était me mettre mal àl’aise. ai-je rétorqué. et j’étais d’accord avec son évaluationdutempéramentdesonSecond.j'aurais été misdansl’embarras. embarrassé. 14 pt.Cen’estpaslegenred'expressionqu’on peutafficherquandonsetrouvedansmonlitsansm’enavoirdemandélapermission.J’ainéanmoinspoursuiviimmédiatement.aujuste?—Il est strip-teaseur. Les esprits des loups-garoussontcertestrès enchevêtrés. Font color: Blue. et qu’onpourraitt’attirerpour te rapprocher de la meute.encorelevé-àmongrandsoulagementd’aileurs.aexpliquélechefdemeutedeShreveport. simplifiantà l’excèspar é n e r v e m e n t J .Jejette souvent mes habitsdessusle soir. Etje me . Excusez-moi?ai-jefait.Soudain grave. Font color: Blue.j’airatélebonmoment.MaisJannalynnestimaitque ça gagnerait dutemps. Font color: Blue. 14 pt.jenevoulaispas Formatted: Font: (Default) Times New Roman.l’apparence.Qu’est-cequ’ilfaitdanslavie. 14 pt.— Tu essérieuse ? Maisqu’est-cequ’elle a contre toi? Jeveuxdire. Maisle visaged’Alcide montraittoutlecontraire.pourquoicette précision?Alcideétaitmaintenantprisd’unfourire incontrôlableetjemesuisdétendue. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.d’ail eurs.Àchaqueoccasionquenousavonseuedenousretrouver ensemble. cepoint-là m’était toutefoisparfaitementindifférent.Le sourired’Alcide s’estévanouietil a eubien raison.m’a-t-ilexpliquéavec franchise.Puisilaattendumaréaction.interloquée.J’aicompris cequ’il voulaitdire. C’étaitluisonpatron. Hidden brisétonlienavecEric. 14 pt. I l y a v a i t q u e l q u 'u n d a n s m o n l i t — .J’aidémarréunecafetière el suispassée dans ma chambre pour mec h a n g e r . pourquoiellevoudraitt’embêter?Surtoutquemoiaussi.lefaé. 14 pt. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.enlevoyantassislàdansmonlit.. Voilàqui expliquaitbiendes choses. J’aimeraisbien unepetite explication!Jesentaisune certainefureurmegagner. çane mesuffitpas. Hidden Formatted: Font: (Default) Times New Roman.— Quit’a laissé entrer ?Ildevaitavoirdebonnesintentionsàmonégard.toutefois.sansdétournerles yeux.—Alors quoi? Tu assimplementdécidé de squattermon litetde meséduirequand jepasserais la porte ? Deretour aprèsavoirpassélanuitavecmonmec?Une nuittorridequipourraitfigurerdansleGuinnessBook?Aïe. Ah. Alcidea prisl’air gêné. et ellele savait. —Toncousin.disposé dans un coin de la pièce.Nettementplusapproprié.Cettefois-ci.

a-t-ilcontinué.—Tucroisquec’estpourçaquejeteveux?—Jepenseque c’estsans doutel’une de tes motivations.ai-jeexpliqué. Et tu es suer sexybiensûr.I le s tc o m m eç a .suisdemandéquandAlcideavaitchangé. a dit Alcide.Alcidem'avaitmanipulée p o u rq u ej ep r e n n el ’ u n ed e sd r o g u e sq u ep r e n n e n tl e u r s shamanspourexacerberleurvision..—Jesuiscontente dete l’entendredire.—Maistuastort.—Eleluiplaîténormément.etp l u sp r u d e n t .Jamaisje nem’étaissentiemoins enchantée.commeune vraiepipelette.non?Jesuisalléeàunmariagedefamille.— C ’ e s t t o u o u r s s m a d e s e s e n t i r désirée.Quelplaisantin!mesuis-jeexclaméeavecunsourireféroce. quit’adit quenousn’étions plussoumisaulien?Alcides’estglisséhorsdulitenlevantlamainpourquejeluidonnesesvêtements.—Ameliasavaitquetu allais faire ça? ai-je demandé enmontrantlelitdéfait.Maforceavaitpeut-être effectivementaugmenté grâce à la présencede mes faé.Tuesmanifestement douéepourcejob.tut’yesvraiment mal pris pourme séduire.d’avoirunshamandemeute.m a i n t e n a n t? J’aijetéunœil à mamontre.cen’étaitplusvraimentàlamode.l e v a n tu n s o u r c i li n t e r r o g a t e u r .— Je les ai suivis ici.etjecroisqueClaudevoulaitjustevoircequiallaitsep a s s e r .Occupéàremonterlafermeturedesonjean.—Ah!ceClaude.—Jeseraisquandmêmecontentsituvoulaisbienveniravecmoi.—H a!T un ’ a st o u j o u r sp a st r o u v éd es h a m a np o u rt a m e u t e? Ilbouclaitsonceinturonetsesdoigtssesont figés.situcroisquec’estlaseuleraisonpourlaquelejevoudraisqu’onsorte ensemble.maintenant.nousavonsbesoind’unshaman.avecSam.Jevoudraisencoretentermachanceavectoi.EleestvenueauHairoftheDog. J’ailuttépournepasmontrermondégoût.Jemesuisdresséepourles luitendre.Alors elle s’est mise à bavarder.etjecroisqueJannalynnavaitpenséyaller aveclui. Maislienou paslien.maislesLonguesDents faisaienttoutleurpossiblepourendénicherun.Ilneniaitpasexactementlesfaits. je crois qu’ilnousaurait rejointssanshésiter.Quande leae n t e n d um o nn o m .Celam’avaittropplu.etenmêmetempsétrangementfascinante.toutenmontrantuncertain sensdel’autodérision. Toutenenfilantsachemise.iln’auraitaucuneenviedefaireconnaissanceavec Alcide.Etjenesuispasraidedinguenonplusdelafaçondonttuaschangédepuisquetueschef demeute.Tuesaucourant.c'est-à-dired’iciuneheure.c’estbien ça ? Il a trouvéque ce serait génial sijet’attendaisici.Au fait.Enplus.—Tun’asmêmeplusd’affectionpourmoi.Naïve.Peut-êtrepas sipetitque ça.Claude.a-t-iladmis. Alcide a fini par s’y résoudre :—Alorsjevais retourneràShreveport.Denosjours. mais avec unepointe .gardantlesyeuxàhauteurdessiens.presquetristement.a-t-ilsoufflé.il m’arépondu:—C’esttacopine. Puis j’aicommencé à nourrir desdoutesplussérieux. Eric m’avaitlaissé unmolm’expliquantqueMustaphaKhandevaitêtrechez moipour10heures. Je savaisque jel’avais déjàrencontrée.. C’étaitcela. tucroisque tupourraist’habiler et rentrer c h e z t o i .t ua s u n ef o u l ed el o u v e s quitecollentauxbasquesetquin’attendentqueça.jesors avecEric.a-t-iladmissincèrement.avecunecapacitéde jugementcatastrophique.tuasvraimentfaitdubeauboulot. Je n’auraisfranchementpas apprécié le contraire.Puisqu’ilétaitunloupsolitaire.—Ils ontparléavectoncousin-lestrip-teaseur.alorsj’aicommencéàdiscuteraveceux.jecroisqueJannalynnvoulaitsepayermatête.Cetéchange avaitfiniparétouffermonrestantdebonnehumeuretj’airepris:—Je voudraissouligner le fait quejen’aime pasla façondonttuasgérélasituationaujourd'hui.Sookie. Et d’ail eurs.Etcesoir-là. avec sonpetitami.a-t-ilterminéavec ungrandsourireétincelantdeblanc.Alcideam a r q u éu n ep a u s e .àcausedeJannalynn.Maisilestplusâgéqu’elle.—AlorsSamn’estpasaussidinguedeJannalynnqu’ellel’estdelui?J’aiavancémamainpourlafaire tanguerunpeu..Iln’auraitjamaispenséça demoi. qu’il faudrait rajouterdansmonprofil.ai-jeajoutéenespérantqu’ilneverraitpasquej’avaisdit celapour lui faire plaisir. Maispourquoidiableétions-nousassis dansma chambreentraind’avoircetteconversation?—AlorsAlcide.Le manque de discrétionfaisait certespartie desdéfautsd’Amelia.Maisbiensûr.oui.J'avaistrouvél’expérienceprofondément dérangeante.toi etmoi. autrefois.— Effectivement.sacréchefdemeute!Jeluiaidonnéunpetitcoupespièglesurson épaulemusclée..ai-je réponduavec ironie.Ilportaitbienu ns o u s -v ê t e m e n tf i n a l e m e n t . Je l’ai vuesquisser unegrimace.—EllesortavecSamdepuisquelque temps.—Alcide.Je crois qu’Amelia doit apprendre à rester discrète à monsujet.Jenevoulaisplusjamaisrecommencer.u n ee s p è c ed em o n o k i n i .E np l u s .Maisgarde-moisurtoncarnetdebal.e les ’ e s ts o u v e n u eq u ’ o na v a i té t é plutôtcopains.Amelia.

Soncompagnonn’apas bougé de son siège. o n — . pourêtre certainedeson départ.J’avaisbienl’intentiondediscuter avec ma copineAmelia.Quand ila retiré sesl u n e te s . Dans ce cas.ç af a i t l o n g t e m p sq u ev o u sv o u s connaissez?—Q u e l q u e sm o i s ..J’ai surveilé sonpick-up tandisqu’il reprenaitl’allée.Presque9h30. votre copain ? ai-je demandé enindiquantlaH a r l e y d u m e n t o n — . Pourl’instant.Warren.inhalantlasenteurdela sauvagerie.enfournantletoutdanslelave-linge avantdeledémarrer.Alcideestpartisansunmotdeplus.I lal a n c éu nc r a c h a t . Direles chosestroisfois. nfait.Ilmerestaitquelquesminutesavantl’arrivéedeMustaphaKhanetj’ai décidéde faire unbrin detoiletteplutôtque deréveillerAmeliaouClaudeetleurpasserunsavon.—C’estqui.Ilm’avaitfallurépéterlamême chosede façondifférente pourqu’il finissepar m’écouter.—Vousn’avezpasunebonneopiniondelui. Maisc’était Mustaphaqu’Erica v a i tv o u l uq u ej es o n d e .loupsolitaireetponctuel.Unpassagerminuscule s'agrippait àlui.v o u se tM u s t a p h a .ilestimaittoutbonnementqu’ilsn’avaientrien à voiravecsamission ici.J ’ a io u v e r te tl e v él e sy e u x.ildevaitfairepresqueunmètresoixante-quinze.. et il avaitperdu toutespoir d’éveil er l’attentiondeMustapha.unetentativedelookàlaWesleySnipesdansBlade.a v e cl e sc h e v e u xt o n d u sp r e s q u eàr a s .a grogné Dermotavant de se diriger verslacuisine.peut-être?—Non.leloup-garouetsesmusclessemblaientavoirdumalàcontrôlerunecertaineimpatience. je me suisridiculisé. —Alorsunverred'eau.—Lesembuscadesnesontpaslemeileurmoyen d’atteindre moncœur.Cequimontrait qu’iln’étaitpeut-êtrepassimalinqueça.iln’avaitpasdemarquesde crocs sur le cou. Maisles autres.J’entendais mes faé descendre l’escalier derrière moi. j’imagine.j ’ a iv uq u es e sy e u x s o m b r e sp o u v a i e n tf i g u r e rl e s pépites..K h a nd e v a i tf a i r eu nb o n m è t r e q u a t r e v i n g t d i x.Jenesuisplussousl’emprisedecetêtre malfaisantqu’on appelait KeShawn. les questions? a demandé ce dernier. Sapeauavaitla teinted’uncookie aux pépitesdechocolat.Oualors.Le petithommeasautédelaHarleyavantdemarcherversn o u s E .cen’étaitcertainementpaslemeilleurmoyen de détendre l’atmosphère.ilsemblaittoutsimplementméfiant. Warren. Jelefixaisdroitdanslesyeuxsansbroncher.Illuimanquaitquelquesdents.c’estfini. Maistant pis.j’aivuquesonregardétaitclairetfranc. —MonsieurKhan?Veuillezentrer. KeShawn Johnson.Tandisquejemebrossaislescheveuxpourenfaire uneq u e u ed ec h e v a l .depuistoujours!s’estexclaméWarren.— Jene boispas de café.jevousprie.deschoses.J’ai posé la main sur son bras .—Jemesuisréinventé. a appeléMustapha.aavouéMustaphaavecréticence.la clé.avecunteintpâleet destachesderousseur. iln’étaitpas le seul àavoir penséà des cookies aux pépites dechocolat.J’aichangélesdrapsdemonlitàtoutevitesse.Jenevoulaismême pas imaginer la réaction d’Eric s’il se mettait au litavecmoipoury sentirl’odeurd’AlcideHerveaux.çafait longtempsquevousêtesàShreveport?—Ohlala!.JesuisSookieStackhouse. J’aiunelonguelistedechosesàfairepourMonseigneurleMacchabée..JevoudraisrepartirpourShreveport. maisdifféremment.A um o i n s .Ilm’asaluéepolimentetjemesuisprésentéedenouveau. aprécisé Mustapha.j en ’ a v a i sa u c u n e difficultépourlecomprendre.—Pourunvamp’.— Jesuis icipour la voitured’Eric.Pourquoicechangementdenom?Ils’estraidienserrant leslèvres.d’incrédulitéqui ar e n f o r c ém o ns e n t i m e n t .Etilfallaitbiendirequ’uneconversationmenéeentredeux portes. Blade-Snipesn’avait pas enviedecoopérer.— Chouette. Àvoir l’expressionavidede Claude. C’étaitpeut-être ça.—M m m .—Alors..iln’estpassimal.Saufquandj’étais àl’armée bien sûr.j ’ a ie n t e n d uu n em o t or e m o n t e rv e r sl a maison. et voiciDermot etClaude.Puis j’aidenouveauregardémamontre.S u b t i l .Et pourtantv o u sa v e zp r i sl ej o b . Ehbien.—Vousvoulezbienentreruneminute?J’aifaitducafé.c’était comme si j’avaist o u c h é u n c h ê n e — .Je . — P l u s v r a i m e n t n .bienvenueauclub.ar é p o n d uW a r r e ne nj e t a n tu nr e g a r dà M u s t a p h a .—A l o r s .TandisqueWarrenetmoibavardionsdela météo.Bubbaest sympa aussi.Quandilaretiréseslunettesdemoto.L’irritationlegagnaitàsontour.MustaphaKhan.Il étaitfacile dele faireparler.I l portaitdeslunettesnoires.Jel’aientenduparleràquelqu’unetj’enaidéduitqu’AmeliaetBobavaientdûse leverpéniblement.J’aiprisuneinspiration. Je nep r e n d sa u c u ns t i m u l a n t .En outre.M u s t a p h aK h a nl e u raj e t éu nr e g a r da v a n td el e si g n o r e rpurementetsimplement. M.ai-jeémispensivementaprèsavoirfarfouilléunpeudanssonesprit. —Bon.Jetrouvais intéressantqueMustaphaaitunvéritableami.àmoi. Niquoiquecesoit d’autre. Vousvoulezen savoir.J’yai passé quinze ans.Etc’étaittoutcequ’onpouvaitvoirdedouxchezlui.—Viens par ici. Quantà Dermot.Claudes’estéloignéd’unpastraînant: Warrennel’intéressait pas.J’ai regardéparla fenêtre tandisqu’ildescendaitdela Harleyets’avançaitd’unpas crâne etnonchalantpourfrapperàmaporte.Tantmieux.unamiqu’ilcachait-entoutcas..

Ecoutez-moitous.—Bien.Jen’allaispasenapprendreplusaujourd’hui.bien.Jen’yétais pas.àvousainsi qu’àWarren.Jenevoulaispasmepresser. Pasdansun bar à loups-garousdans la directionopposée.J’aipoursuivi sansmerci.Amelia a commencé à pleurer.Maisje savais à quel pointilseraitdésastreux decéderà mon impulsion.Jesuismonpropremaître.—Sookie.—Amelia. pourt’assurer qu’ilsoitaucourant.—Claude.Jevaisdans machambre.refermantlaporteavecunedouceurexquise.Aprèsquelquesminutes.prenantmoncourageàdeuxmainspouraffronterlaprochainesériede problèmes.ai-jeénoncéd’unevoixégale. C’était . coupable.ilfaisaitcuiredesœufs-unpetit miracle. J’avaisététellementheureusederevoirAmelia.Lefouravaitmêmepréchauffé.—Claude.ilavaitréussiàouvrirlaboîteetàlesplacersuruneplaquedecuisson.I lat o u r n él at ê t e pourmecontemplerpar-dessus sonépaule. ClaudeetDermots’affairaient..Tous.—Tuaslaissé quelqu’unentreràlamaison.Bizarrement.J'enavaisterminéavecAmelia.ettuavaisdéjàparléd'Alcide.Oh!surprise.J’avaisdumalàmaintenirl’ampleurdemon indignation-jen’en avais pasl’habitude.Jemesuisallongéesurmonlitetj’aitentédelire.Bubbal'aimait bien .c'étaitun hommeabsolumentfiable. Cesgensquiétaientsousmontoitavaient faitcertaines chosesalors qu’ilssavaient très bienqu’ils n’auraientpas dûlesfaire. J’ai enfoui monvisage dansmes mains.poureffectuertoutessesréparationsmagiquesetassurermaprotection.Coupable.I lar e n o n c é .Je m’étais montréebrutale etjen 'a v a i sa u c u n ee x c u s e-s a u fq u ej 'a v a i se uv r a i m e n tp e u rqu’ilne réussisse à me faire changerd’avis.J'étaiscertaineque Warren avait traversédes moments terriblementdurs.J’ailittéralementsentiquelquechosecraquerenmoi.j’ai entendufrapperàmaporte.quis’étaitmontréecurieusementconcentrée sursesassiettes.maisj’étaiségalementconvaincuequ’àlabase. ai-je répété.Mamaison. QuantàClaude.—Je veux quecette maison soitvided’ici quarante-cinqm i n u t e s .Ils’estcrispétoutencontinuantàfairecuiresesœufs. J’ai penséque ça te feraitplaisir.Jem'appartiensàmoi-même. J'auraisdûappeler Ericd’abord.Commentas-tupumefaireça ?Claudeasoigneusementretirésapoêleàfriredufeuavantderefermerlegaz.IlenallaitsansdoutedemêmepourMustapha. Ameliaa rougi comme une pivoine. coupable.Ilsdevaientabsolumentserendre comptequejenetolérerais ce genred’ingérence en aucun cas.peut-êtreque tuvoudraisquequelqu'und’autresoitaucourant.—Trèsbien.Aucunsentimentdeculpabilitédececôté-là.. Dermotet Bobsemblaient toutsimplement résignés.je mesuissentiesimalquej’aisuquejevoulaissincèrementq u 'i l sq u i te n tm o nf oy e r .tellementsurprisequ'elleaittrouvélemoyendebriser lelien.C’est inexcusable. Amelia sortait des assiettes et Bob mettait lec o u v e r t Q .Ele. ueldommaged’interromprecettecharmantepetitescène. pour l’avertir. Jesuisalléedansma chambre.Danslacuisine.Bubbaraffolaittoutdemêmedusangdechat.J’étais dansune colèreparfaitementroyale. J’ai plongé le regarddans lesien.j’avais penséque.— Amelia.quejem'étaislaisséconvaincred'agir tropvite. j’auraisd’autresoccasionsde fairede petites incursionsdans satêtepourcernersapersonnalité.jeme suissentiesoulagéeàsonsujetdèsquej’airencontréWarren.pourune fois.avecunsourireinnocent.etpeut-êtremêmecommisdeschosesterriblementdures. d’ouvrirlâchementlaporteetdeleurpermettreàtousderester.tuasparlédemavieprivéeàunloup-garou.asursautéaussifortquesiellem’avaitentenduerecharger monfusil àpompe.j’aicru.— Tu es allée là-basexprès.mais ce n'étaitpeut-être paslameilleuredesréférences..DermotavaittrouvéunétuidebiscuitsPillsburyàcuire dansleréfrigérateur.bien.Sinon.Etd'ail eurs.suisMustaphaKhan.Vousallezmangertoutcequevousavezpréparé.Je me suis détachée del’encadrement dela porte. maintenantque le lienétaitbrisé. lorsquej’aitentédem'imaginerlascène. Mustapha. — Il avait l’airsympa.SiMustaphaKhanrestaitavecEricpendantquelquetemps.Alorsquandjel’airencontré. maisje n’allaispas melaisser attendrir.Etpas n’importelequel ! Le chefde meutede Shreveport ! Et je suisbiencertaine que c’était'délibéré detapart. Mêmes’ilsétaientbienintentionnés(Amelia)outout simplementmalicieux (Claude).J ’ a v a i sp a r l ée n c o r ep l u sb r u s q u e m e n t .ai-jeindiquéenfaisanttoutmonpossiblepourparaîtreaimable. —Tum’avaisditquevous alliez au cinéma àClarice.J’ailancé unregardàlapendulesurlemur.Puisvousallezfairevosvalisesetpartir. defairel’amouravecquelquechosedechaudetvivant. Jen’aipas bronché.Je devais resterferme.JevoussouhaiteunbonretouràShreveport.pourquoichoisircebarparmitant d’autres?Bobaouvertlabouchepourinterveniretj’aipointémoni n d e xv e r sl u i . Ettu lui as donnéla permissiondese mettredansmonlit.tellementtouchéequ’elleaitbienvouluvoleràmonsecoursdepuisLaNouvelleOrléans.Jemesuis tournéeversl'autrecoupable.raviedevousrencontrer.

Et même s’il n’en avait pas.Malgrétout.Ouplusprécisément.a v a i ts i m p l e m e n tj o u é u nt o u ràs af a ç o n .Iladétournéleregard pourobserverlesfleurs.Desparolesquiavaientcruellementmanqué jusqu’àprésent.— Pourquoidonc?Cettequestionmesemblaittoutenaturelle. j'ai comprisqu’ilparlait de moi.Nialls’estassuréquejesois banniduRoyaume de Faérie et j’ai erré.Ilnetentaitabsolumentpas d’attirer monattentionet je crois qu’ilseraitrestélàjusqu'àceque j'ouvrelaportepourpartirau travail. Maisje trouve qu’ilest assez.Çanemeplaisaitpasnonplus. j’aisenti unnœudse défaireenmoi.depuisqueC l a u d ee tt o ia v e zr o m p ul ’ e n c h a n t e m e n t .Cesdeux décisions m’appartenaient.j’étais encore plusinquiète.a-t-ilajoutéprécipitamment.Jemesuisadresséeàluid’untonaussi neutrequepossible.Granétaituneferventeadeptedescagnottes secrètes.perdudanslafolie.Claudeestterriblementobstiné.J en e t r o u v ep l u s devéritableraison de vivre.Non.Elen’auraitpasdû céderà cette impulsion.Sesyeux allaientdel’argentauxclésavecavidité. de sorte qu’ildevait setourner pourmeparler.Jenepeuxmêmepasmefaire passerpourunhommeplusdequelquesminutes.Jen’aipas eu l’énergie nécessaire pourle contrer. ai-jepoursuivi. C’était moi.pendantsilongtemps.Aprèsavoirréfléchiuninstant.l u i .—Jenemesensplusfaé.Ilsnesontréunisqueparpur hasard. ça ne me plaisait pas. jenesais plusceque je doisfairede mavie..Àma grandesurprise.Maispassi elle continuaitdecomploter et de diriger maviep o u rq u ’ e lel u ic o n v i e n n e . Al’exceptiondeDermot.Jenemesenspashumain.—Oui. effaré.Mon grand-oncle était assissurles marches dederrière. pourcouvrirsesoreilles. j’ai pris mes clés devoiture et ma petitecagnottesecrète.LesautresfaéduHooligans. a-t-il ajouté.—J’ai déjàtrahiquelqu’unde mesamis. Mais laquestiondesplansdeClaudeallaitdevoirattendreetjesuisrevenuesuru ns u j e t p l u si m m é d i a t .l u i aussi.—T uv e u xt o u j o u r st r a v a i le ra u g r e n i e r? Ilalaissééchapperunlongsoupirdesoulagementetm’aregardée de côté.m’a-t-ilrassurée.n o n .Puisils’est interrompu.Intéressant. Tu sais conduire.maiselleadécontenancéDermot.jesuissortiedemachambre. ilsavaientobéi.—Maiscommenttul’aseu? mesuis-jeexclamée. Maisjen’étais pas encore toutà fait convaincue.—Ce n’estpas queje n'aie pas enviede continuer deparlerde toi. Ses cheveux étaientpluslongsqueceuxdeJasonetilstombaientsursesépaules.Dermotasecoué sa crinièredorée.Maissurtoutangoissant.toutaufonddemonarmoire.I lf a la i tq u ’ i lp a r t e . celuideseauxm’arefuséalorsquej’étaissonallié-dumoinspendantmonenchantement..poséàsoncôté. —DepuisqueNiall m’aensorcelé.jepeux?Je suisrentrée. Mes invitésavaientlevéle camp.Aprèsun instant. .Je.U n mauvaistoursournois.intéressantd’imaginerqueClaudepoursuitunprogrammedéterminé. Je ne croyais pasquetuvoudraisd’Alcide alorsque tusemblais attachée auvampire.sonsacdesportbourréà craquer.— Ce qu’il faisait.lesbuissonsetlapelouse.pourquoituressenscetteinertie?—Parcequejen’aiaucuneallégeance..denature. àla réunion d’Alcide.Jenefaispluspartieduclandescieux.—Et j’ai mêmeun permisde conduire.—Quelestdonc l’objectif de Claude?Jetrouvaiscepointparticulièrementintéressant.—Tupeux prendremavoitureetallerauHomeDepotdeClarice.saressemblanceavecmonfrèren’avaitjamaisétéplusfrappante.aussidouteux quelorsqueje m’étais laissépersuader de prendrelesdrogues de shaman. et je pensaisque l’issueseraitnégative pourtoicommepoureux.jeneparviensplusàm’impliquerdanslavie. etj’allaispeut-êtret r o u v e rl àu np r é t e x t ed ep l u s p o u rl ’ e n v o y e rp r o m e n e r . Lorsquelesquarante-cinqminutes sesontécoulées.—Pourquoies-tuici ?— Je suis désolé.—C o m m eu né t r a n g e r .certes.J’étais une femme. —Àtonavis.Néanmoins. Claudea unobjectif.Je venais de démontrerque je n’avais paspeurde fairetable rase.Maisjenesuis pashumain.n o n . C l a u d e .mongrand-onclem’ar é p o n d u .a t i lr é p o n d ua v e cu np e t i tm o u v e m e n t d’épaules.—J en ev e u xp a se nt r a h i ru na u t r e . quiavaiscommis ces erreurs. jecroisqu’iliraittrès bien.Ilafiniparseleverpourmefaireface.MaisAmeliaavaitvoulu manipulermaviesentimentale.. La mienne était cachéedans la pocheintérieuredemavested’hiver.À ces motsmagiques.Je mesens.. n’est-cepas?—Ohoui.cepetitgroupe.Claudeesttrèshumain. Là.d a n su nm o n d eé t r a n g e r .sijen'étaispassortiesurlavérandapourretirerlesdrapsdulave-lingeetlesmettreàsécher. —P e u t ê t r e .— Pourquoitu aslaisséClaude faire ça ?Jetenaisencorelaporte. J’auraisvouluque mon amitiéavecAmeliadure pourtoujours. au contraire.etj’avais gagné le droitdedécider de lapersonneavecqui je choisissaisde sortir. Ah.j’aimeraisbeaucoup.

—Manièce.—Excuse-moi.— Mais jen’ai aucunbesoind’aller ailleurs avecd’autrespersonnes.ne dépense pas toutmonargent.cela expliqueraitbeaucoup dechoses.Ilavaitlouéuneponceuseetachetépeinture. O h l a l a ! q u e l g r a n d g a r ç o n a .S’il serendaitcompte.—Jesuisalléfairelesdémarchesunjour.estomaquée.Dermota ouvertlacuisinepourylancersonsacdevoyageavantdebondirpourseprécipiterdansmavoiture.accueillant.grattoirs.ai-jeditàmongrand-oncle.Jemesuisdemandésilesconducteursétaientnombreuxàopérerde cette façon .Jepeux simplementallerdanslesbois. Alorsamuse-toibien.I l m’étaitplusévident quejamais que c’étaitla présenceinvisibleducluvieldorquiavaitpoussémesparentsfaéàs'installer avec moi.Avantdedécamper. Je regrettais énormément ce quis’étaitpasséet j’aieutouteslespeinesdumondeàmeconvaincrede nouveauquej'avaiseuraison. me suis-jedittandis qu’ilattachait sac e i n t u r e et s’éloinait lentement Dieu merci.j’avais encore assez de magie pour ça. Alorsque je pliaisles draps toutchaudsqui sortaientdusèche-linge.J'étaisprête à admettreque Claudeétait certainementpersuadé que c'étaitmonsangfaéqui l'attirait.Je sais lecompter.cesoir.cieldenuitoucieldejour.Faisquandmêmebienattention. a-t-il ajouté.C’estunpeucommeuncomité. tu sais gérer ?—Oui.maisj’avaisbrusquementdécidéqueDermotdevait travaillersurceprojet. l s ’ é t a i t v r a i m e n t a d a p t é à m e r v e i l e s . J’ai réussi à leur faire croirequ’ils voyaientlespapiers nécessaires . c’étaitlui quiavait demandé à rester. Je me suismise autravail et j’ai terminéenessuyantlesplansdetravail. —OK.Etbonnechanceaveclegrenier!MaintenantqueClaude étaitparti.Etpourmoi.oui. Macuisineimpeccablem’adonnél’impressionque j’avançais.jen’avaispasvraimentbesoind’unechambresupplémentairelà-haut. u r t o u t p o u r u n f a é q u e l a m a g i e a v a i t p o u s s é à lafolie.danslegenreplutôtàl’écart des miens?J’avaisvraimenthontedelui imposerautantdecontraintes.I ls o u r i a i te nr e g a r d a n tl av i e i led e m e u r et o u ta u t o u rd el u i . Ce qui ne m’a pas surprise.tuneleregretteraspas.çanefaitaucunedifférence..— Ehbien. i j e p e n s é M .pinceaux.Jen’aieuaucunedifficultéà répondreauxquestionsducode.Jedoisavouermalgrétoutquej'aibeaucoup penséàAmelia.Maintenantquesonvisageétaitil uminédubonheurd’avoirunbut. maisjedois aller me préparer maintenant.est-cequetuasuncopain chezquitupourraisallerpourlasoirée? ai-je demandé avec circonspection.Tupourraisponcerlesolaussi.Ilfaisaitmanifestementdegroseffortspourparaîtrecompréhensifet obligeant.étantdonnél’étatdescomblesavantqueluietClaudenem’aidentàles .Jesavaisqueladouceurneluiétaitpastotalementétrangère. la secrétairede Claudem’a appris. meshôtes nes’étaient passentisobligés de faire la vaisselle. J’avais regardé Claude. ilfautbienle dire. a i s ç a n ’ a u r a i t p a sé t ép o l id el ed i r et o u t h a u t I . bâches.quandClaudeétaitoccupé.néanmoins. je me suisditque je ne m’en sortais passi mal.Ah!Et l’argent. Samaditquejepouvaisarriverplustardaujourd’hui.rouleauxetbacàpeinture.maisjeneveuxpasexagérer. mais j’étais raviede luienlaisserla responsabilité: danstouslescas. a-t-il concédé.I lé t a i tp l u sh e u r e u xe la n i m é quejenel'avaisjamaisvu.Dermot. J’esère s i n c è r e m e n tq u en o n . et je connaisles pièces.surpris.j’aisoudaincomprisl’étenduedesadépression.etonadutravailàfaire.—Dermot. ai-jeexpliqué.Ilm’a expliquéqu’ilallaitcommencerparlà.Alorspourrais-tuallerdansunautrebois. El e a quelquechosed’incroyablement.un talisman quiréaliseraitsonv œ u l e p l u s c h e r .entrevouset lesvampires.J’aidûluirappelerqu’ildevaitmangeravantdecommencer letravail..J’aiEric.Tusaiscommentçasepasse. Alors ça n’a pas été tropdifficilenonplus d’emmenerl’inspecteurfaireunpetittour.cordeaudemaçon.Moninstinctmecriaitqu’ilserait particulièrementdésagréable pourmoide metenir entreClaudeetlecluvieldor.maisaprès tout.dufaitquejedétenaisunobjetfaédeprix.Ensuiteils’est mis àinspecter letableau de bord avec attention.—Il est possiblequ’Eric poste unvampiredans les boispoursurveillerlamaisonpendantlanuit.Etilnefallaitpasoublierlaréunionausommetprévuechezmoi le soir même.etsoisderetourdansuneheure-ilfautquej’ailetravailler. ilserait capable dedétruirelamaisonpourletrouver.Jepercevaisplusdec h a l e u re td ’ h o n n ê t e t éc h e zD e r m o tmaisjen’avaispourtantaucuneintentiondemeconfier àlui.celui d’obtenirsonpassage en Faérie -.bien plus quelapetitepartde sangfaéquicoulaitdansmesveines.Jenesavaispasdutoutsic’étaitlabonne façonde procéder.Pametdeuxhumainsquiviennent aprèslafindemonservice. je croisque oui.m’aréponduDermot.—Trèsbien.J’ai repensé à Bubba.D e r m o te s tr e v e n uàl ’ h e u r e .—Jesuiscontentequetusoisheureuxici.Jem’ysenstrèsheureux.— J’adore cette maison.—J’espère que non.

Unemassesombreet menaçantedenuagesbouilonnaitàl’ouest.ç av as 'a r r a n g e r .quelequ’ellesoit.A p r è sl ap l u i e vientlebeautemps.Ilétaitplusde18heuresquandjesuisalléeaubureaupourchercher monsac àmain.aucas oùjemeplaindraisqu’elleavaitjetéunhommedansmonlit.I n t é r e s s a n t .j’avaislesentimentquelem o n d ed e v a i to u r n e rp l u t ô tr o n d .parceque je ne l’appréciais pas.Alorsfinalement.Lavien’estpasunlong fleuvetranquile.Dermotdéblatéraitcommeunvéritablemoulinà paroles.parce que Holly estarrivée en retard aussi. Samsemblaitsi préoccupé quej’ai eul’impressionqu’iln’avaitmême pas remarqué. Les affairesnesontjamais alléesaussimal.—Tous lesdeux ? J’imagineque tusais déjà ce quimetracasse.Engrimpantdansmavoiture. entraindediscutermastic.J’aitravaillépluslongtempspourrattrapermonretard.jel'aitrouvéentraind'examinerles trésorsqueDermotavaitrapportésdeson expéditionauHome Depot. maisj’avaisnotéqu’ilétaitbienplusdétenduavecnotregrando n c l ee nl ’ a b s e n c ed eC l a u d e .jemesuissentiesoulagéed'êtrearrivéeàcette conclusion.J’ai cependant prisle tempsdefaire dessandwichspourJasonet Dermot.c ’ é t a i te leq u ia v a i to u tm a n i g a n c é . m’a-t-il répondu.jemesuissentieunpeu moinscoupable.l’heure d'été meporte sur lesnerfs. C’étaitdécidémentlajournéedes prisesde conscience désagréables.quisedéplaçaientvite. Jeles aidisposésdansun plat quej’ai posésur la table avec deuxverresde glace etdeux Coca.Jevenaisjustementd’évoquerledictondeGran.j’avaisdûdébarrasser ma maison deses visiteurs.Desnuagesvraimentnoirs.cequiétaitparfait.Riennemevenaitentêtequinesoitcomplètement éculéouc a r r é m e n tf a u x.T uv e r r a s .J’adorel’été. .—Tufaisquoi?a-t-ildemandéàsonquasijumeau. Maisà voirJasonet Dermot ensemble.Ilnesecoucherait c e r t a i n e m e n tq u ed a n su n eh e u r eo ud e u x .Pendant queje me maquillais. Plusj’ypensais.ilm'étaittrèsfaciled’envouloirà Jannalynn.Samétait concentrésurlescomptes. — Appelle-moi si tu as besoin de moi. Le bar est dansla mouise. J’ai soudaincompris quenousserions désormaisdes ennemies.Cequinetetuepasterendplusfort.jetrouvaisqu’Alcideauraitdûêtreconscient qu’ilétait idiotdesuivrede si mauvaisconseils.Toutvientàpointàquisaitattendre. Sam était assis.Jasonavaitdessentimentspartagés pour Dermot.l’airfranchementsombre. delasuivre commeu n m o u o t n Q .. mais parfois.pourcouvrirsamalveillance. J’avaistravail étard etje rentraischez moi..pistolets àpeintureet fenêtresisolantes. J’étais vraimentembêtéepourSam.Quandj’aiperçudanssonespritqu’ilcherchaitdésespérémentunmoyenderéglerla facture de notre fournisseurde bière.jemesuissimplementp e n c h é es u rl u ip o u rp l a n t e ru nb a i s e rs u rs aj o u e .I l ss o n tm o n t é s tousdeuxàl’étaged’unpaslourdeténergique.e t ça. courbésur satabledetravail. enencourageantsonproprepatronàallers'amuserdansmes draps. et je n’avais pasprogresséavec Mustaphaet soncopain. etj’aimismonsubconscientautravailpourluivenirenaide.nousserionsobligés d’attendrela fin du service deColton.Je manquaisde sommeil.JemesuisquandmêmeassuréequeDermotporteraitunmasque pendantleponçage .Ensortantdemachambre.Etbrusquement.J’aifaittoutle restedemon service avecplusd’énergie. j’ai décidéqu’ilavaitsoncontentdeproblèmespourlajournée.m a l g r ét o u t . servantplats etboissonsaveclesourire etunmotpourchacun.Biensûr.Cequis’est d’aileursressentisurmespourboires.nettoyer.M a i sm ê m es i EricetPamvenaientàlatombéedujour. mais ilfaisaittoujoursunsoleiléblouissant. Sook.Etj’ai pris la directionduparking.—Tuveuxqu’onparle?ai-jeproposé.Monretardn’avaitdoncpasvraimentd’importance.Lajournée nefinirait pas aussi bele et clairequ’elle avaitcommencé.Iln’avait vraimentpasbesoin d’entendreque sa petite amiem’avait humiliée.engrandediscussion. Alcides’étaitmontré stupide. 11 LeMerlotteétaitpratiquementvide.Envoyantsonairdistrait.J’étaissérieusementen retard.touteaméliorationseraitlabienvenue.Puis je suisallée enfiler monuniformeMerlotteàtoutevitesse. etjesavaisque c'était important.JemedemandaissiJannalynnavaitracontéàSamunehistoiredesoninvention.j’aivuqu’ilferaitpeut-êtrenuitplustôtqued’habitude.afindejeterunœilaugreniervide.j'avaisvu desprogrammes debricolage.Enyréfléchissant.MaisSamsemblaitnepassavoirqueJ a n n a l y n na v a i tf a i td es o nm i e u xp o u rm e j o u e ru ns a l et o u r .u a n tà J a n n a l y n n .En fait.mais ça ne semblait pasl’embêter.toutefois.c’était de la méchanceté pure.etplusjetrouvaisquecettehistoireétaitstrictemententreJannalynnetmoi-mêmesij’étaisplusquetentéederévélerà Samlavéritablenaturedesabelle.«Aprèslapluievientlebeautemps».ilsétaientattabléstouslesdeux.Quandjesuisrevenue.Jasona profité de sapausedéjeunerpourpasser.

commedeminusculesmarteaux-piqueurs.Etjen’yvoyaispassuffisammentclairpoursavoirsilaportedela maisonétaitégalementouverte.PauvreDermot!Enluidemandantdesortir cesoir.C’étaitlàun trait de personnalité quej’aimaisbeaucoupc h e zm o nf r è r e .Peut-êtrepourrais-jeluiprêtermavoiture.àchaquecoupdetonnerre.jemesuislaisséalleràsourire.Tandisqueje me rangeais derrière la maison.Au moinsunefoispar mois.Ilétaitdéjàplusde19heures.I lé t a i tt o u j o u r sa d o r a b l ea v e cl e sa n i m a u x.c’étaitlecontraire.avecprudence.etTerryBelle-fleurm’avait justementapporté ses premièrestomates toutesfraîchesdesonjardin. Je nem’étaispas fait desandwichaubacondepuisdeslustres.il aurait verrouilé la porte d’accès à lavérandadederrière.J’avaisencore largementletempsavantlaréunionduComitéOpérationMeurtresurVictor.quim’afaitunsignedelamain.moinsimportante. Autrefois.Quelques grosses gouttes de pluiese sontécraséessurmon pare.Maisles nuagesse rapprochaientet il était grand tempsquejerentre.Mapremière réaction a été l’indignation.Ilavaittoujourst r o u v éu nm o y e nd ’ e n t r e rq u a n dl et e m p st o u r n a i tàl ’ o r a g emaislemoyenenquestiontenaitmoinsdel’intelligencequedupetitcœurtoutmoudeJason. je n’en savaisrien.Là.Jesuisrentréelentement. j’ai réfléchià l'idéede dépensertoutes mes économies -l'argentquem’avaitlaisséClaudine. J’avaistoutpréparé pour la Shower.jesuispasséeauPigglyWigglypourenprendre.Avecdulait.Siseulementj’avaisécoutélamétéoenme l e v a n t ! Leventselevait. Etdu bacon.j’aiaperçuTara. j’endéduisaisdonc qu’ilnevoulaitsincèrementpas decet argent) . aussi. j’ai soudainremarqué ma jauge.J'aisouriàcesouvenir. ainsi qu’àsesbébés imminents.Lapluie tambourinaitsurlatôleetrebondissaitsurlaroute.je devais fairele plein malgré tout etme suisarrêtée au Grabbit Kwik.. misérable.qui correspondait àla successiondeHadley(Remyne m'avaitpas appelée.jel’avais condamné à passerune soirée misérabledansl’humiditédesbois. Etmaintenant. J’ai anticipésur le sprintque je devraispiquer entre la voiture et lamaison. Jasona euun chienquise précipitaitenhaut. Pour la énième fois. C’étaitcelui aveclequelmagrand-mèreseprotégeaitquandellevenaitmevoirjoueràmesmatchsdesoftball.pour qu’ilailechezJason.J’aiplissélesyeux.Envoyantlesrayuresfanéesdenoir.J’avaisunmauvaispressentiment.maisjen’yavaispaspenséuneseulesecondedetoute lasemaine! Qu'est-ce quipouvaitjustifier le fait quejesois entraindecomploterunmeurtreaulieudemeconcentrersur c e té v é n e m e n t l à?Àcetinstantprécis.Etdesbouteillesde sangpour les vampires ? Justeau casoù.Je ne savaistoujourspas commentréagir à cela.J’aijetéunœilàlapenduledutableaudebord.Maislaportedelavérandaétaitouvertesurlesmarches.J’ai soudainpenséà sa BabyShowerimminente. vertetcerise.fouettantlesorduresd’unboutàl’autreduparking. Le cielse faisaittoujoursplusinquiétantetjemesuisdemandés’ilyavaiteuune alerteàlatornade.J’aiprismonvieuxparapluiesurle siège arrière et l’ai posé àl'avant. L’air était silourd et humide quelesol exhalait desrelentsdegoudronchaud. J’aurais peut- .etde me faireconstruireungarageattenantàlamaison.. jem’imaginais à quelendroit jele placerais et combienil m’encoûterait.brisetandisque je sortais duparking.espérantdiscernerunelumièrequisignaleraitlaprésence de Dermotdans la cuisine.En chemin.maisjeseraissoulagée d’être rentrée.etlasomme.neserait-cequepourvérifierquemesinvitésavaientbeletbienfermélesfenêtresavantde déguerpir.soussonlit. de la part de Dermot. Endémarrant.unchiennedevaitpaspénétrer danslamaison.Ledosdemontee-shirtétaittrempé.Maisellen’avaitjamaisréussiàtenirRockyàl’écart.ai-jepensé.etmaqueuedechevalmouillée pendaitlamentablementdansmondos. ma vie m’a semblé.enfait. disons. Enfin.Lesfaén’avaientpasdutoutlesmêmeséchellesdevaleursquemoi. ai-je pensé. j’airaccroché la pompe avec soulagement. SiDermotétait déjàsorti.Pourmagrand-mère.ilenestunlui-même. Je mesuisdemandé si j’avaissuffisamment delait pour le petit-déjeuner-jen’avaispasvérifiéavantdequitterlamaison. complexe.Jen’ai paspeurde l’orage.Lalumièredemespharesseheurtait sansrésultatàl'obscuritéruisselante. C’est franchementnégligent. Angoisséeetpressée.Je serais alorsà la merci de lapluietandisqueje me dépatouilleraisentre mes clés etmes deuxgrossacsdelait etdesang.J’aijetémes sacsen plastiquesur le siège conducteur etplongéàleursuite-parcequ’àce moment-làlesnuagesontsoudainlâchéleurfardeau.Dèsquemonréservoiraétérempli.

QuandJudithétaitvenuehabiterici.Je ferais peut-être biend’écouterla sirèned’alarmequirésonnaitdansmonesprit.Detoutesmes forces.Tandisquejemeruaisàl’extérieur.jemejuraique.J’étaiscertained’avoirvuunmouvementducoindel’œil.Puisj'aienclenchélamarchea v a n te tt o u r n él ev o l a n tp o u rp r e n d r el ’ a lé ec o m m eu n e fusée. c’était un piège.lesoleiln’était pas encorec o u c h é .Desplantes grimpantes étouffaientlessous-bois épaissispar l’été.Pourquoile serait-ilsoudainaujourd'hui?Aulieudemesentiragacée. osé sur le sièe de la voiture.p e n d a n tl e q u e lj em e s u i s indignée d’un tel gaspil age.puisje me suisenfuie à toutesjambes vers les arbres.J’aiéteintlemoteuretouvertmaporteàtoutevolée.j’essayais de réfléchir .mêmesousleurformehumaine.J’ai attrapé le sac en plastiqueet j’ai pris monélan pourl’abattre sur monadversaire.J’avaisestiméquec’étaitnormal. mes pieds glissant sur l’herbetrempée.colléeau rubanadhésifsousl’accoudoirdufauteuilenbois.etjesavaisquej’étaisprèsdubut.j’ai retiré mesvêtementsetmes chaussures.Monsacàmain!Monportable! Pourquoin’avais-jepasattrapémonportable? Dans mon esprit. j’ai faitmoucheetleflaconaexplosé Àma grande surprise.Puis j’ai réfléchi denouveau.Ça.Jen’avaisplusuncheveudesec.jen’aipaslâchélacléetsuisparvenueàouvrirlaserruredèslapremièrefois.Galvanisée. J’avais l’impression qu’il s’étaitécouléuneheuredepuisquej’avaisbondihorsdemavoiture. Bilm’avaitlaisséu nm e s s a g es u rm o nr é p o n d e u r .être dû luidirede partir. Cours et cache-toi. Je n’avais pas le tempsde grimper à un arbre.Malgré tout.Surgissantde lalisière des bois.j’avaislaissémondoubledeclédanslaboîteaux lettresdeBil. La maisondeBil .je voyaisclairement mon sac.unesilhouettes’estdétachéedes arbres envacil antavant de se précipitervers moi. unjeune arbrede bonnetail e s’est écrasé sur le gravier. Tout entrébuchantàtraverslesbois. Etil n’était peut-être passeul. Je n’étais pas encore tombée. mais on n’allaitcertainementpasm’inviteràjouerauMonopoly. Ce seraitaussiclairque si jesemaisdes petits cailoux. À ma grande surprise.je trouvaisqueceserait vraimentbien -mais je semblais possédée par l’esprit du lapin effaré.j’ai faitmoucheetleflaconaexplosé. lui aussi.entrelapluieetl’eauquidégouttaitdes broussailessur mon passage. L’ennemiétaità terre.quandbienmême l’oragelesralentiraitunpeu.àcinqmètresdelavérandadedevant.Puisj’ai entenduunbruitdans les arbres derrière moi etmesuisdirigéeversleseulsanctuairequipourrait m’offrirunebonnecachette.commeunchien.Dieu merci. Mes mainstremblaientviolemment. Mais ce soir-là. Desfaése seraient montrésplussubtils.J’aie uu ni n s t a n td ’ é g a r e m e n t .projetantdulaitpartout.J’ai essoréma queuede cheval et je me suissecouéeénergiquement.Etnousn’enavionsjamaisparlé. je ferais peut-être mieux de m’inquiéter. c’en étaitfini de moi.j’aicontournélecimetièreàunrythmeeffréné.Dermotnes’étaitjamaismontréaussinégligent.je recommencerais lejoggingaustadedu lycée:j’étaisentraindecrachermespoumons. T us a i sc eq u is e r a i tm a l i n?F a i r em a r c h ea r r i è r ee tt et i r e rv i t ef a i t . Laseule arme à ma portéeétaitle litre delaitdansson flacon.avantdeleslaissertomberderrière les buissonstouffusd’azalées quibordaient lamaison. sombreet silencieuse sousla pluiebattante.pourmedébarrasserd’autantd’eau que .Jenesavais passi onavaitl’intentionde me tuer. J’aiarraché monregard de cetteporte ouverte sitroublante.Deshumains.Éperdue.Jemontaismaintenantunepenteencourant.Jeme suisélancée surlesmarches.J’aimarquéunecourtepauseauvieuxchêne gigantesque.J’allaispasserleseuil quandsoudain une penséem’a frappée. j’ai dénichéla clé. mais ce n’étaitqu’unequestiondeminutes. S’il s’agissait deloups-garous.Cours et cache-toi.jeportais desbaskets.LamaisondeBillétaitbienlà.alors. Et merde.etj’ai déverrouilé laporte. j’ai passé la marchearrière etj’ai exécutélamanœuvreàtoutevitesse.sij’enréchappais. Parce qu'ils pourraientsuivremestracesenunclind’œil.Jeme suisdoncaccroupie derrière la rambarde.pour nepas être repérée à découvert. Lesempreintes ! J’allais en laisser partout si j’entrais.m ’ e x p l i q u a n to ù s et r o u v a i t laclédesecours. mais iln’yresteraitpas.risquantunœilendirectiondelamaison. J’ai pilé.Cen’étaientpas desvampires.

J’ai baisséles yeux versmespieds.laportedugarde-mangerétaitfermée.nuecommeunver etsansdéfense.cherchantàrepérermonhôteinvolontaire.j’aieuletempsd’imaginerunefouledebestiolespleinesdepattes. Maiscen’étaitpasle momentidéalpour une crised’introspection.pour unvampire.tentantderécupérer.J’avaisl'impressiondemetrouveraubeaumilieud'unehistoirede fantômes. dansleplussimple appareil.Oùquetusois. on n’aime pas l’idée que des chosesindéterminéesentrentencontactavecdeszonesquinetouchent généralementpasterre.etjem’en moquaiséperdument.laisse-moientrer.justeàcôtédelaporte.I ly a v a i tu nt r o ue nd e s s o u s .Jen'avaisaucuneidéed’oùpouvaientbiensetrouverlescharnières. à l’époqueoù noussortionsensemble.toujoursaussinue.possible. e s u i s j ed i t .ilfaisait évidemmentcomplètementnoirdansmacachette.totalementdévêtuluiaussi. et biendepuisladernière foisque jetentaisd’échapperàunagresseurquivoulaitmetrucider.deplus. J’étaiscertaine qu’ildisposaitde plusieurscachettes.àbout desouffle.J’aitapotélesolautourdemoi.J'aiouvertlaporteneuve àpersiennesetsuisentrée. L’une d’entreellesdevaitsetrouverquelquepartverslegarde-mangerde la cuisine.Pendantuntrèslongmoment. mais j’aitrouvé très étrange d’être deboutdansl’entrée.Trèspratique:pourquoisalirsesvêtements.Enplus.Merdouilede merdouile ! Puisj’ai aperçuunefine lignedanslesplanches.l et o u r n e v i sàl am a i n . il avaitréservéune petite pièceà part.ouque j’imaginais .Puisj’ai pénétrédansl’obscurité tranquil ede la vieilledemeure desCompton..En regardantdeplusprès. Ilserait nettement préférable deprier pour quecelui quipassait sontempsà abattre des arbressur monalléenemetrouvepasdanscettemaison.Tandisque jepoursuivaismes recherches.—Bill..refermantlebattantderrièremoi.jenepouvaisdétecteraucunedifférencederésonance.probablementunofficeautrefois.Cefaisant. I l f a u t a b s o l u m e n t q u e j e c h a n g e m a f a ç o n d e v i v r e m .p l u t ô tq u ed e garderunendroitoùpréparerlesrepas-iln’enavait aucunbesoin.J’aitendul’oreillemais. Avait-ilchoisice soir unantre différent? J’étaissurprisede constaterque l’endroit étaitde dimensionsplutôtimpressionnantes.n ’ é c o u t a n tq u e moninstinctet pousséepar l’énergiedu désespoir.J’aifinipartrouverBildansuncoin.surlaterrebattue.cachéesouslaterreencompagniede.bienentendu.et j’avaiseuletempsdecomprendre. Mais oùdoncétait Bill?Lepanneauétantrefermé.Jen’aimêmepaseuun regardpourle living(que Bilappelaitparfois «lepetit salon ») et n’aipas mislepied danslasalleà manger.Jen’avaispascouruaussiviteetaussilongtemps depuis.Etd’ aprèsmesdoigts. J’aicompris au passage quelesfameusesétagèresavaientétéaccrochéesàlahauteur quipermettaitdeleverlepanneau.Jenedistinguais doncmêmepas les contoursdel’ouverture.Jen’ai pas eu beaucoupdetempspour yréfléchir.L ec œ u rb a ta n t .Une tached’eau. naturellement.jen’aistrictementrienentendu-nousn'avionspaséchangénossangsdepuislongtemps.Lesétagèresaccrochéescurieusementhautnecontenaientaujourd'huique quelquespacksdecanettesdesangetunt o u r n e v i s .a v a n td e r e f e r m e rl a trappeàtoutevolée.finalement?Jemesuis .lapluieassombrissaitle peu delumièredu jourqu’il restaitet.u n es o r t ed es p ai n t é r i e u r .Ilétaittoujoursmort. Etde serpents.Bil ne m’avaitjamaisvraimentdit oùil dormaitpendantle jour.Maisj’aiunQIraisonnable. D’après ce quej’avais compris..j’ai enfoncéletournevisdanslafissureetfaitlevierdetoutesm e sf o r c e s .e tj em ’ y s u i s e n g o u f f r é e .ilnefaisaitpasencore totalementnuit. Quandona lesfesses à l’air.j’aivuqu’ellesepoursuivaitsurlescôtés.jesuissimplementrestéeprostrée.c’étaitsonsecretle plusintime.àmagrandestupeur.de petites patteslégèresfrôlantmapeau.. Prisedepaniqueetsubmergée parletintamarredel’orageau-dehors. J’aifrappédescoupsansol etsur le mur. laisse-moientrer.Jerampaistouteneffleurantlesoldemesmainsetjesursautaischaquefoisquejesentais . Ilavait réaménagél’espacecuisine etfaiti n s t a le ru nj a c u z z i .Jel’aifrottéedel’orteilpourla faire disparaître et j’aipris unegrandeenjambéepourmeplacersurletapisuséquimenaitdel’entréeverslacuisine.C ené t a i tp a sl a p r e m i è r ef o i sq u ej ep e n s a i sà s é c u r i s e ru np e um av i e .Jen’aip a sa te n d up l u sl o n g t e m p s .Aucunelampen’étaitalluméedanslamaison.

..jete jure.j'écoutais.Leoulesmystérieuxpersonnagesnerepéreraientpeut-êtrepasmapiste.ilétaitplusterreàterre.ilfaitnoir commedansunfour. J’ai suivilessonsindistinctsde sesmouvementsaupremierétage. Hod.ilssauraientquej’avaistrouvérefuge danscettemaison.iln’yapersonneici.Grosorage.etilya des gens qui.a-t-ilmarmonné. Pas decicatrices.Ramasséeàsescôtés.— Mais onnesait pas ce qu’elle est.J’ai commencé à ramperverslatrappepour mieuxentendre.d’enfilerdesvêtementssecs-etpeut-êtredecoucher avecsafemme.n u a g e u x ? —Exact..dans lachambreprincipale.J’aitenté ensuitedecalculer combiende tempsj’avais misàrevenirduMerlottepuisà mepromenerdanslesbois.Kelvin. tu es réveillé !—T ue sd é v ê t u e .onpeuts’attendreàtout.Hodafaitdesalléesetvenues.aannoncéKelvinenrevenantdansl'ancienne cuisine. Hodsemblaitdistrait.NomdeZeus!Alorsje mesuispelotonnéecontresoncadavre.—.aprononcéune voixémanantprobablementde l’entrée.Cependant.Avais-jefermélaporteàclé?Biensûrquenon.Elleadûrentrer.J’aisuquandils’estretrouvédirectementau-dessusdemoi.. Biln’était pasvraiment à ma disposition.dansunerégiondontlesnappesphréatiquessont siprochesdela surface.C’étaitunevoixnasilarde.PuisKelvinaajouté:—Bon.puisjemesuis ravisée.tiens!Enprendre une?J’aifrissonné.—Ouais.—Pasunvampire.Que lui avaient-ilsfait? La hontem’asubmergée .çapouvaitpasser.—Ouaiset alors? C’était sûrement unde ces dingues descience-fiction.etjevaist’expliquer Toutàfait.làoù jedormaisquand jesortaisavec Bill.ilsnenousv e r r a i e n tp e u t êtrepas.—Peut-êtreunoiseau-garououcegenre-là.j’aientenduunelamedeparquetgrincerau-dessusdemoi.— Toutàfait.Ciel.—Bon.—I lyau n ev o i t u r e .En imaginant même qu’il soit d’ail eurs disposé à m’aider.Pendantcetemps-là..souvenuequ’ilavaitdéjàdormidela sorte en extérieur.je ne m’étais mêmepas préoccupéede cequiavaitpuarriveràmongrand-oncle.mesuis-je consolée.QuantàKelvin.Ets’ilsl’ouvraient.etjevaist’expliquerpourquoi. Malheureusement..maisil neparaissaitpas avoir debut vraimentprécis.d e h o r s .maislaporteétaitouverte.Savoix s'étaitnettementrapprochée.—Ensuite ellea volé dansles airs.dansle coin.il devaitmelivrer. Leshommes.Ilsetenaittoutprèsdelaportedugarde-manger-c’était parfait: j’entendais maintenantses pensées.bienau contraireetcommed’habitude. sanslaisserd’empreintes? Avec la pluie?Lavoixsarcastiqueétaitunpeuplusgrave. Lepremierarticleenhautdemaliste?Survivre. C’était s a n sd o u t eu n ea n c i e n n ec a v eouentoutcaslemieuxqu’onpuissecreuserdanslegenre.Jel’entendaisouvrir et fermer desportesde placard -pourtant.non?Làencore.J’étaistellementsoulagéedel’avoirretrouvéqueçane medérangeait pasvraiment. letournevis agrippé fermement.— T’as vulesoreilessurle gars? Ça.Ettoutprès.Etil s’est rendormid’un coup.etilsy e n t r e r a i e n t .lemomentétaitplutôtmalchoisipourréfléchiraupolitiquementcorrect. ses pas étouffés sur le tapisdesmarches.jemesuissentieunpeuécœuréed’avoircherchéasileauprèsdumâleleplus proche.J’enaiconcluqu’ilmerestaitencoretrenteàquarante-cinqminutesavantqueBillnese réveille.—Sookie?a-t-ilmurmuré.toujoursàl’écoute. mec.Maisà .deprendreunedouchechaude.Ilsétaiententrés.Ilsrisquaientquandmêmedetrouverlatrappe.chacundemesnerfstenduàl’extrême.Typenasillard.machancemelâcherait:ilstrouveraientfringuesetchaussures. Il avaitenviederentreràShreveport. à l’occasion..jevaislà-hautpourvérifierleschambres.Etdèsquejem’ensuis souvenue.af a i tr e m a r q u e rH o dd ’ u nt o n pensif.—Peuxpasencoremelever.Unpeutropdedétailspourmoi. Plustard. Etça.onlesait.àl'affût dumoindrebruit.Hodétaitunchampionhorspair. L’espaced’uninstant. legrincement desmarchesde l’escalier. c’était quelquechose!Denos jours. ils’agissait plutôtdes’abriter danssa maisonplutôtquederrière ses muscles. C’étaitdesvraies.Danslestyle sarcastique.—Unoiseau-garou?LegrognementincréduledeHodarésonnédansl’obscuritédelavieilledemeure.—Bill!Dieumerci.Ilvoulaitu’onleaie.J’aientendulebruit de ses bottesquis’éloignaient.Desoreilles ? Dermot.rien.etourcela. L’espace étaitvraimentvaste.J’auraisdûenprendreune.Jemedemandepourquoiilyaunjacuzzidanscettemaison.Onalors. Maisnon.— D’acc..nimesvêtements.moi.pasdetracesmouilées.s’estexclaméKelvind’untondocte.dececôté-là. jenerisquais pasde m’yt r o u v e r — .ça.

justeau-dessusde moi.— Pas de danger ! Puisilest sorti delapièce. J’aientenduuncraquement:l’undeshommessetenaitpileaudessusdemoi.Baiser de la viande froide.aijereprisenc h u c h o t a n t M . Sij’avais puéteindremon esprit.—C’estNoël bientôt? a-t-il demandé tout en sepressantcontremoi. Bils’est détaché demoi avecdouceuret j’aiperçusaluminescencesedéplacersansunbruitdansl’ombre. J’avaisbeautendre l’oreile.Cette fois-ci.C'était comme si j’étaissortie avecun homme atteintdetroublesdela mémoireimmédiate.Cettefois -ci. puisje me suislaissée al er àsourire.— Sookie ?C en ’ é t a i tq u ’ u nm u r m u r eé t o u f f é .i ls e r a i ta s s u r é m e n tm a l h e u r e u x . peut-être.J’ailittéralement ressenti lasurprise de Biltandisqu’il réalisait -unefoisencore—quejene portais rien.le débile! Detouteévidence.Puisilasentimonodeuretm’areconnue.Jemesuisimaginé à quel pointBillseraitpeinés’ils met u a i e n tl à . Jeluiaitoutexpliquérapidement.frangin!Hoda éclaté de rire. Billétaitéveillépourdebon. Enfin.jel’auraisfait.Aprèsavoirécoutéuneseconde. Il n’a même pas éteint.j’étais tapie sur laterrebattuedepuissi longtemps ! Je mesuisdonchissée à .—Jesuisdésolée dete déranger chez toi. J’enavais oubliéd’écouter et d’être terrifiée. d’unevoixm a i n t e n a n tn o r m a l e .ai-jemurmuré.commesurunlongmatelasfroidetpoilu.j’étais allongéesurmonhôteinvolontaire. Et j’aisu àlasecondeprèsquandilacomprisqu’ilavaitentenducettevoixau-dessusden o u s B .—Maisnon.etla ported’entrées’estouverte.moijen’entendsrien.sansaucunbruit.C'étaituntelcontrastequej’aidûfermerlesyeuxpourm’yadapter.Cesatanésoleilnese coucherait-il doncjamais? Cettealternancedetorpeuretdeconscienceme rendaitdingue.Elleprovenaitdugardemanger.Ilavaitreprisconscience-pour ladixièmefois.—Tun’aspasintérêtàcequ’ellet’entende.Ilavait clairemente n t e n d uK e l v i n . esmurmuresrendaientl’obscuritéétrangementintime-s a n sp a r l e rd el az o n ed ep e a un u et r è sé t e n d u eq u e n o u s partagions. ilcommençaità assimiler la situation.Jesentaissontorse se souleverà petits coups.Lesbras deBillsesont resserrés etil a roulépour se retrouver allongésurmoi. L’espace asoudainétéinondédelumièrecrue.J’ai laissé échapperun soupirsilencieux.e tn o u sé t i o n st o u sd e u xa u xa g u e t s .ilyadesnuitsoùMargenefaitpastellementmieux!Kelvin s'estesclaffé.— Tudois êtreici depuislongtemps. je me suistapiesur luienposantlamainsursabouche.Je nesavaispasvraimentcequ’il en déduisait. —T’asentenduquelquechose?aditHod.maisilsenavaientaprèsmoi..Etéquipéd’uneérection.Oups.J’aienduréunlong momentdesilenceintenseetattentif. etdèsque je l’ai sentibouger.— Iln’yaquedusang.m’efforçantderespirertrèslégèrement. Bill.ici.qui? Merde. maisil avaitconscience dufaitquenousétionsdanslepétrin.Je mesuisimmobilisée.ilaouvertlatrappe.puisrefermée.— Puisquetune me permets pasd’«ouvrir »moncadeauen avance.J'étais si conscientedela viequise déroulaitdans lescerveauxdesautresquej’avaisdumalàimaginerquel’onpuissenepaspercevoirlemien-d’autantplusqu’ilétait terrifié.les deux pairesdepieds se sontéloignéessurleparquet.Etpourtant. lui aussi.tousmesmusclessesontdétendus.etpendantunefractiondesecondejemesuisaffolée.Ilapassé lesbrasautourdemoi.prenantsoindeluiindiqueroùsetrouvaientmesvêtementsetpourquoi.Ilétaitdoncvéritablementstupide.H o r ss u j e t! M a l g r ét o u t .tut’esdéjàfaitunefemellevampire?—Non. Àla fois exaspéréeetamusée.siprochedemoiquej’enaisursauté. commeune petitesouris. il étaitun peuplusalerte.Unpeuplusbas.jusqu’à mesorteils. Moncadeauestarrivéenavance?J’ai ritoutdoucement -jen’étaispasencore pleinementrassurée.Hé. le faitque Bilpuissefacilement endéduirequequelqu’unétaitvenunel’inquiétaitabsolumentpas.Ouelle.Desoulagement.çanemeditrien.Unemainfroideacourulelongdema jambe.a i j ec h u c h o t éd a n su ns o u f f l e .PuisBills’est réveil é. a-t-il estimé. —Effectivement. Bils’était glissé dans la maison.dumoinspourl’instant.j’aidûserrerleslèvrespournepaspoufferderire.—C h u t . je n’entendaispasun bruit.t o u tp r è sd el u i .J’ai misunpetit instantà comprendre. etj’ai comprisqu’ilriait silencieusement. Ilavaitégalementconsciencequ'unefemmenueseserraitcontrelui. et ça ne me tentepas. J’aifinipas me lasserd’attendre. telu nr e p t i l e . Unevivelumièreestapparuebrusquement danslafissuremarquantlescontoursdelatrappe.maisila eu l’élégance denepas bouger niexplorerquoiquecesoit.Hé. J’aisentisesmusclestressaillir.Heureusementquejelesavaisvernisr é c e m m e n t .a uc r e u xd el ’ o r e i le de Bil . sespenséesn’étaientpas orientées là-dessus! J’aisenti mon enthousiasme retomber .aénoncéKevin.H o r ss u j e t! Puisils'est rendormi.Kelvin!Ondoitêtrechezun vampire!—Ons’enmoque-tantqu’iln'estpasréveillé.Quand jelesai rouverts.— Je suisvraimentinquiètepourDermot.adéclaréHod.H e i n?H o r ss u j e t . je vais sortir m’assurerqu’ilssont partis.J'aisoudainsentiautre chose tressaillir.Mesorteils.Dusangencanettes.

non!Jet’aidéjàexpliqué-j’aidûabandonnermeshabitspournepas goutterpartoutcheztoietrévélermaprésence.IlaprisHummingbirdRoadpourmeramenerchezmoi. —Mais je pense qu’ilmesuffirait probablement de frapper àtaporteenprenantl’airesseulépouravoircequejeveux-si c’étaitmonbut. J’aipensésoudain à ce quiétaitarrivéà Cait.—Ah.cen’étaitqu’unvulgairefétudepaile.— Sookie? C’est bienle châle espagnol de ma TanteEdwina. et j’avaisenviedemecouvrir. bienmoins gracieuseetsilencieuse que Bil.jemesuisdemandéavecinquiétudecommentj'allaisfairesécherma voiture.maisje meseraissentieridiculed’enfairetouteunehistoire-jel’avaistoutdemêmevuuncertainnombredefois.Meshabits allaient mettre troplongtemps à sécher. La vieilletable était recouverted’uneespèce devieux plaid àfranges.—I le s tp l u sj o l is u rt o iq u es u rl at a b l e .J ’ a ia p e r ç uu né c l a i r .i le s tt r o u é . jejouerai mon rôle avec plaisir. Jenepouvaispasleslaisseren vue.uneexpressiondéconcertée peinte sur sonvisage.derrièrelesbuissons. ça te tente ? ».canaille. Mais il était àportéedemain.ilmeregardait dehautenbas. — J’aimerais bien avoir le temps de me prélasser pour fabulerde la sorte.cesonteux quilesontenlevés?Est-cequ’ilst ’ o n t .nirienquinesoitàsaplacedans ce paysage détrempé.— Désolé. s’est-ilexpliqué.J’aurais même presque éprouvé del’admirationpourunesprit capable de concevoirce type de méandres afind’obtenir ce qu’il désire.i lp l e u v a i tt o u j o u r sa u t a n t .Enremontantmonallée.puisjeme suisforcéeà meconcentrer sur l'essentiel.I l st ’ o n tf a i td um a l? —Non.J ’ a is u r s a u t ée nh u r l a n t .Dois-je te présenter den o u v e le se x c u s e s? Jeluiairendusonsourire.Enunriendetemps. Je suis passé par la porte de derrière. vraiment.Ilfaisaitnuitnoire.Enrevanche. J’aipasséle seuilde ma .Jetedemandepardon. ettousmessoucis d’aménagementautomobile intérieur se sonté v a n o u i se nu nc l i nd ’ œ i l .puissemesauverdesgriffes des méchants kidnappeurs ?I laa c q u i e s c é . Pendantquejelesessoraisavantdelesmettreausèche-linge. je suisdésolée. si ?—Tuastoutàfaitraison.ilavaitrécupérémesvêtementsdanslesbuissons.Lacléétaittoujoursdanslecontactetmonsacàmainsurlesiègepassageravant.Desoncôté.—Pas la peine.u np e ug ê n é . Je l’airetiré pourm’endraper.Billaprisunairpensifavantdereprendre.Pendantunbrefinstant. d’accord? J’ai eu assezde mauvaisessurprisespourlajournée.—Si jenete connaissais pasmieux quecela pardonsijetevexe-jepenseraispresquequetuasconcoctétoutecettehistoirepourtrouveruneexcuseetrevenirdansmonl i t .Bill nesemblait paspresséde revenirpour me rendrecompte de la situation.J’imagine quetu n’as pas unciré. Mais letissu parsemé de gros motifs à fleursétaittroué etje ne me sentaispasmorte d’inquiétude. Jen’aivuniravisseurs. Bil. Tuveuxdirequetupourraispresquet’imaginerquej’aitoutinventépourpouvoirapparaîtrenueetsansdéfense..deHodoudeK e l v i n . touten espérantqu’il ne s’agissait pasd’unsouvenirde famil e.—Trèsbien.I ls es é c h a i tl e sc h e v e u xa v e cu nt o r c h o nd ec u i s i n e . J’aipensé à le dérouler pour leluitendre.maisilpossédaitnéanmoinsunparapluie. il fautl’admettre.lalumièremeênaitarticulièrement. ai-je repris..marquantun tempsd’arrêtàcôtéd em ap a u v r ev o i t u r e .c’étaitunetenuetrès.L’intérieurétaittrempé.jepourraissimplementtedire «Alorsmon grand.ilabondidanslesescalierspourseprécipiterdans sa chambre danslaquelleilnedormaitjamais-etenfilerunjeanetundébardeur. a dit Bill dans mon dos. avecmesachats. J’avais néanmoins l’impressionqueleventne secouaitplusaussiviolemmentlesarbres.Oualors.tucomprends.l ap o r t i è r ed uc o n d u c t e u rt o u j o u r s ouverteàtousvents. Tu tesensd’attaquepourallercheztoietdécouvrircequiestarrivéàtongrand-oncle?Etoùsonttesvêtements?Ceshommes. J’airisquéunregardparunefenêtredelasalleàmanger.ni cadavres.S’il te prend jamais l’idée d’improviser ce genre d’histoire.maismesagresseursnelui avaientrienfait.Tandisqueje rassemblaismes affaires.— Sookie.quetuporteslà?—Oh.biensûr.p l u sl o i nv e r s l en o r d . J’ai éteintles lampesqueHodetKelvin avaientlaisséesallumées-enl’absencedemesvêtements.pourqueleGrandBillleVampire.PourBil.Billaconsidéréuninstantlesrestesduflacondelait. la faé.trèsfortettoutaussinu.Jeles ai laissés devant. etj’avais froid. quelquepart ?Naturellementnon. j’étaistoute mouil ée. C’estdoncvêtueduseulchâleespagnoldeTanteEdwinaetabritéesousle parapluie bleudeBilque j’ai grimpé danssavoiture.I lé t a i toujoursnu. puisj’ai changéd’avisaussivite.Puisnousavonscontinué. Je l’aisuiviensuiteetnousnoussommesrangéstousdeuxà l’arrière de la maison. Je croisque jen’aipas besoind’être nue et endangerpour t’exciter. ils'estarrêtépourdéplacerletroncd’arbre-pourlui.etjemesuisdemandélequelj’avaistouché.a-t-ilconcluavecunlégersourire. Billest entrédirectement. —Nefais plusça.lavéritabledemoiselle endétresse.l’extérieur.E np l u s .

au-dessusdela silhouette immobile.sinonilsl’auraienttrouvéàcoupsûr..Billsetenait.Jesouffraistellementpourluiquesij’avaisdisposé d’unepersonne supplémentaire.Ilyé t a i tt o u j o u r se tj ’ a is a v o u r éu nm o m e n td 'i n t e n s e soulagement.àcôté de la ponceusequ’il avaitlouée ..c e l u id e sd e u xf o u r n i s s e u r ss it e n t a n t s quisetenaientà sa portée. et j’ai entendulaporte claquer derrièrelui. c’est toujourslecas pourlesplaiesà la tête.Dermota gémi avantde se retournersur le dos. je croisqu’il n’aurait jamaispus'arrêter.Puisj’ai faitletour de Dermotpour m’agenouilerdel’autrecôté.Ainsi.raideetcourbé.Sescheveuxétaientpoisseuxdesang coagulé.Ilafaitlagrimace.—J’aisifaim. Sookie.Recule.—Non.Tandisquejetravaillais.lesacàprovisionsetmespiedsnus.Ilsn’avaientmanifestementpasfouilélamaisonàfond. Puis j’ai vérifiéquelaporte d’entréeétaittoujoursferméeàclé.—Mais je saisbien ! Ilest faé. convoitiseinsatiable.Maistoutdemême.plus prèsduvisage deDermot.J’éprouvaisquelquesdifficultésà gérer monemballagepersonnel.monsac àmain.Dermotgisait inconscientsurlesplanchesdugrenier. J’entendais Bilsemouvoiràtravers lamaisonet j’aiimmédiatement comprisqu’il avaittrouvéquelquechosequandilm’aappelée.Billluttaitdetoutessesforcespoursecontrôler.Questionplus importante:jen’étaispascertainequela physiologie faé soit entièrement compatible avec lestechniquesmédicales humaines. L’expressionpeintesur sonvisage étaithorrifiante:fureur.M a i st o u tj u s t e .Toutsoninstinctluidictaitclairement deboire dusang. moi : avec leparfum defaé quiflottaitdans l’air.Ce n’étaitpas beau. je l’entendraiss’il revenait.Maintenant!Lasenteurdusangdefaé.a-t-ilchuchoté.J’enaidéduitqu’ilavaitdûsetenirdosàlaporte.Lechâle immensetombaitauxmomentslesplusinattendusetcommençaitàmeportersérieusementsurlesnerfs.tunepourraispast’arrêter.jetedis!Bil!Va-t’en !Maissatêtesepenchaittoujoursplusbas. à savoirma petite personne.alorsquelesbanditsentraientchezmoi.Quandilavait comprisqu’iln’étaitpas seulet qu’ilavait éteintlaponceuse. alorsqueson esprit luiordonnaitdedécamperavantquequelquechosedeterriblenesurvienne.I lar é u s s i .maisond’unpas malhabile. il étaitdéjàtroptard. ilm’a indiquéqu’il ne pouvaitpasluidonnersonsang.sienivrantepourunvampire.Pendantun instant. a-t-il dit.commejel’avaislaisséeplustôt.Maisil a réussià descendre.Je mesuislevée d’unbond etj’ai gifléBilde toutesmes forces.éteinte etposéesur soncôté.Je medemandais biencomment se débrouillaientlesfemmes indiennesmaisjeneprendrais pasle temps dem’habiler avant d’avoirsoignéDermot.asuggéréBill.avecmonBenelliàlamain.Craignantqu’ilneperdetoutcontrôlemalgrétout. je ne suispascertaine quejene la luiauraispas jetéedanslesbras.Tandisque ces images passaient commedeséclairsdans monesprit.autourd’unehorribleblessure.—Jepeuxlécherlablessurepourlanettoyer.—Tudoist’enaller.Ilsétaientsimplementàlarecherche d’unobjetbeaucoupplusgros.jesuisalléeprendre monfusildansleplacard. J’ainettoyélesangdesoncrâneaumoyendecompressesstériles. Lasuivante sur la listeauraitétédelelaisser me mordre.Recule!Vaenbas.j’aicruquel’heuredeschoiximpossiblesétait arrivée: la solutionlapire auraitétédelaisserBillmordre Dermot.—Recule.jemesuisdemandésijedevaisappeleruneambulance.Jesavaisqu’humainsetfaépouvaientavoirdesenfantsensembleetj’endéduisaisdoncquelespremierssoinspour humainsneferaientsûrementpasdemal.cequim’asurprise. d’unef a ç o no ud ’ u n ea u t r e . Etj’aivule visage de Bill.carBiletmoin’avionspasétéinquiétés.Avantderetourneràl’étageauprèsdeDermot. a-t-il souffléentitubantversl’escalier.Ilétaittombéen avant.—Sookie.J’auraisplutôtvoululesupplierdemepardonneretj’entremblais.leparapluie.Mêmesoncorpsétaitentréenguerrecontrelui-même.jemesuis ruéeenbaspourverrouillerlesdeuxportesdederrière.J’avaisdelachancequeleshommesnel’aientpas volé. afindepouvoirinspecter lesdégâtsde plusprès. Maisje m’yattendais.Nourris-moi.Ilsdevaientdoncdisposerd’unearmeaumoins.laponceuseenmarche.Jemesentaisbeaucoupmieux.emplissaitle grenier à luifaireperdre la tête.Ilyavaitdanssavoixquelquechosed’urgent. J’ai puglisseruneserviettesoussatêtejusteàtemps. —Jevais m’assurer qu’ilssontpartis.conflitintérieur.J’ai attrapé ensuitematroussede secourset je suisremontéem'agenouillerdenouveauauprèsdemongrand-oncle. Aumoins.Lesurgentistespourraient-ils arriverjusqu’ànoussansqueHodetKelvininterviennent?Certainement. Sans se retourner.ses yeux sombresetpleins de désir fixéssurla plaie.medévorantdesyeux.Bil .celle-ci ne saignaitpresqueplus. Tu portes unenappe ? 12 .

un deces jours? Quand ilnepleutpas?Oualorstuleslaisses surtavérandaetjelesprendrai.—Maisjesaisqu’ilsallaientm’attachersurunvéhiculeouquelquechosedanscegenre. etjesavais qu’elleallait reprendre deplusbelle. Je n’yétais pas.N o u sn es o m m e sp l u sn o m b r e u x .luiai-jeassurésincèrement.J’ai transmis l’information à Dermot. etil est blessé.—Bellenos.dumoinspourl’instant.—O ùo n t i l sg a r él e u rv o i t u r e? —Je nesaispas. Quiluiafaitdumal?ademandé Bellenosd’unevoixs o u d a i np l u st r a n c h a n t e ..jesuis l’elfe Bellenos. Quelqu’unfinira bien par le faire.étantdonnélaquantitédesangqu’ilavaitperdu. —Deuxmecshumainsquisontentrésenforcedansla maisonpourmeprendre. derrière.—Unelfe.submergéeparunevaguedesoulagementsiintensequej'ai faili m’effondrer.I ln ’ y ap a sd ’ a u t r e sh u m a i n sa v e cv o u s?J en ep e u xp a sm e fairepasserpourl’und’entreeux. Dermot s'est fait attaquer.—Non.C’étaitl’elfe.L’undesfaédeMonroeestenchemin.dansle fond.Lalumièrecrueduprojecteurmontésurlepoteautombaitsursasilhouette.—Jeseraichezvoustrèsrapidement.Jene sais passi vous vouss o u v e n e zd em o i .unenotededégoûtdanslavoix.etmeconduirequelquepart.C’étaittrop flou.— Je ne les ai pas tués. J’aimis ma fierté dansma poche et j’ai appelé Claude. Je distinguais l’elfe et le vampire danslapénombre.quisemblaitplusblancheencore.ar é p o n d ul a voixgravedeBellenos.luiaussi.Quand mesvêtementsserontsecs.ai-je poursuivi.L’instantd’après.Jenepuisvousêtred’aucuneutilité.aussivite quejelepouvaissansmerompre lecou. Mais je n’ose pasl’approcherdenouveau.Sonaveun’adéclenchéenmoiqu’uninfimepetitfrissond’horreur.Puisj’aiperçulebourdonnementd’uneconversationentreBellenosetplusieursautrespersonnes.Lui aussi étaitpâle.—O u i . et sesc h e v e u xa u b u r na v a i e n tp r i su n et e i n t ee n c o r ep l u sf o n c é e .Jecommençaisà m’habituerauxdéclarationsextrêmes.— Maisne t’inquiète pas.Ilutilisaitunoutilélectriqueetiln’apasdûlesentendre.Etj’avais eud’autres chosesen tête.— J’ail’impressiond’avoir faili àmon devoir enverstoi.Dumoinssemblait-ilsatisfaitde rester allongé. Sookie.aréponduBill.adit Bill. maisDermot.n’avaitriendesurprenant. a enfindit Bellenos.— J’arrive.Je sais quetu asbesoin d’aide pour le redescendre.Bill.— Sookie !Dermotavaitouvertlafenêtreavantdecommenceràponcer. J’aidéverrouillé laportede derrière puiscelle de la véranda.c’esttroprisqué.s’ilscontinuentcommeça. A p p a r e m m e n t .Jen’enaipasvudepuisplusdecentans.Comment puis-je t’aider?—Tuasété formidable. tu asdébarrassé monallée.— Commentça? Tu m’as cachée. —Eneffet.Sestachesderousseurclairesressortaientsur sa peau comme depetitesombres. si.—Tuastoujourstesdeuxoreilles!mesuis-jeexclamée. —Commentva-t-il?ademandéBil.J’aieffleurélesdeuxpointespourqu'illessente.alorstuferaismieuxderentrercheztoi.—Postede Claude. a-t-ila j o u t é .Ilsemblaitvenird’un autremonde. ’enétaistrèssincèrementdésoléed’ail eurs. Jevoudraissavoirs’ilyaquelquechosequejedoisfaireounepasfaire.Billmecouvaitdesyeux.Disà SookiequejesuisvenuvoirmonamiDermot.Jen’avaispaspudistinguerlevéhiculedansleurspensées.Vampire.tupourraisles laisser ici.maisl’air était saturéd’humidité.— Personneàpartmoi.—As-tuuneidéedequiapulesenvoyer?— E h n o n J .i l sl u io n td o n n éu nc o u ps u rl at ê t e .—Ivressedufaé?ademandéBellenos. Jemesuisruéeenbas.jevaism’enretourner. jen’en aipasvu. —Alorsvoilà. qui paraissaitsimplementdéconcerté..Postéenbas.tuasvérifiétoutelamaisonpourquepersonnenepuisseplusm’attacher.—Je mesens tellementinutile. — Les elfes n’ont pasla mêmeodeur queles faé.— Etpourquoine les aurais-jepas ? a demandé Dermot.J es u i sv e n u el 'a u t r ej o u ra v e cm o na m i Sam. c’est Sookie. mais personne nepeutêtreaussiblafardqu'unvampire.—Puisquevousêtesarrivé.—Je suislà.—Ilsaigneencore?J’entendaislavoixdeClaude.Ilm’aexpliquéplusieursfoisqu’ilnesavaitpas pourquoiilétait étendu parterre et j’aicommencéàm’inquiéterplussérieusement.Puisj’ai entendu un appelà la portedederrière.Iladétournélatêtesibrusquementquej’enaiclignédesyeux.—E tt un ’ e nv e r r a sp a sd 'a u t r ea v a n tc e n ta n s .Quim’aattaqué?J’aibaissé les yeux verslui.etlavoixdeBillmeparvenaitdistinctement.L’odeurde Bellenossemblait agir . Bellenos. Claudem’expliquequ’iln ’ e s tp a sl eb i e n v e n uc h e zv o u se nc em o m e n t . J’aimerais le faire.afaitlavoixpluslointainede Bill.Je ne parvenaispas àdécider de la marche à suivre.Quellesdifférencesilpeutyavoirparrapportautraitementd ’ u n h u m a i n — . a réponduune voix debasse.Je mesuis levée pour faire quelquespas danssadirection.prenantsoinderesterbienàl’écart.trèsconfus-cequi. Ce sera agréablede sortir de ce bâtiment.ilavait disparu.J en e sais pas avec quoi. Je l’ai donc rassuré.m e sf r a n g e sb a l a y a n tl ep l a n c h e r . pour m’occuper d’unfaé dans cet état.a l o r sj e viensàsa place.ça s’estarrêté.La pluiene tombaitplusqu’à petites gouttes.

Jen’allais certainementpastenterderecoudreletout.M o ng r a n d oncleétaitalerteetlucide. Pour aumoinsunvampire. puisje l’ai désinfectée. très étroite.—M a i n t e n a n tq u ’ i ly aq u e l q u ’ u np o u rr e s t e ra v e cD e r m o t .aprécisé Bellenos.l’avaitobligéàquelquesmanœuvres.j’aiévitéleshort. Lorsque j’aiparlé pointsdesuture.Ah.luiai-jeréponduenm’asseyantsurleborddulitpourlui prendrelamain. mais quelquepartje m'étais attendue à plus.s’installeravectois’avèrejusqu’àprésent plusdangereuxquedevivreaveclesmiens. Dermota rougi. Très embarrassée. .pourunehumaine. Tonamiela petitesorcièreesttrèsdouée.a-t-ilcontinué.J’aisoulevématoge encombrante pour grimper l’escalier d e v a n tl u i . çam’avaitaidée.Endépitde sa perte de sang.Tandisquejelemenaisàtraverslacuisine.Maislamagiefaéestbienpluspuissante. Alorsj’ai déconstruitses sorts et j’avaisl’intentiondeposerlesmiensautourdelamaisondèsquej’auraisfini deponcer le parquet.— C’étaitde la magiehumaine.avecmesmoyens.Puisj’aiprisunton énergique.Quelsoulagementdepouvoirdéroulerlechâle.J’étaiscontented’apprendrequ'ilallaitenfaireunpeuplusquedeletransporterde l’étage à lachambre..—Jevaisluidonnermonsouffle.—Vouspouvezregardersivouslesouhaitez. SiClaudemanquaitde subtilité.aannoncéBellenos.Sesyeuxbrunsétrangesetbridésobservaientsonamiblesséaveclaplusgrandeattention.quia hochélatête.Jenecomprendsabsolumentpascommentilsontpuentrerici. Bellenosétait écœuréde voir moncorps.—Maintenant. maisj’ai dumoinsdissimulémesimmondesépaulessousuntee-shirtrayé.Ilm’a adresséunsourire. Celui-ciportait le faé sansle moindreeffort.sesfrangesetsesfleurs. J’avaisfaitdumieuxquejepouvais.J’ainettoyé laplaiede nouveau.—Commentça ? Pourquoi?Ilévitaitmonregard.commesi je n’étais qu’unesimple d’esprit.découvrantseslonguesdentspointues.t o u te ne s p é r a n tq u ej en el u io f f r a i sp a su n ev u e tropdégagée. cequi me permettrait d’inviter desvampireschezmoi.Unpetitsilencepoisseuxs’estabattusurnotreassemblée.Etsijegrattaisquelquescellulessursapeau?Jepourraisenparsemer mougrand-oncle.stupéfaite.—I l sn et ’ o n tf a i ta u c u nm a l .Bellenosle battaità platescoutures.Bellenoss’estallongédetoutsonlongsurlelitàcôtédeDermot et l’a embrassé.Je savaisqu’il n’avait pasbesoind’invitation. que je soisici ouailleurs..il était agenouilé prèsde Dermot.Biensûr.Ilfaisaitbientropchaudpourenvisagerdesmancheslongues. il adéplacélefaélégèrementpourexaminerlaplaieplus enprofondeur.puisnoussommesparvenusaugrenier.maisjel’ainéanmoinsinvitéà entrer.EtilabaissélesyeuxversDermot.etmêmes’il n’étaitencore quel’ombre delui-même. Enmoinsdetempsqu’il n’en fautpour ledire. —Alez!Ilfautqu’ons'occupedetoncrâne.Lesgensquimeveulent dumalnesontpascenséspouvoirle faire.Quand e suis revenue.. lesangdeceluiquil'ablesséseraitlemeilleurmoyen.J’étais visiblementd’uneignorance crasse.entoutcas.Puisjemesuisécartée pourlaisser passer l’elfe.Je l’aifixé.a-t-ilrecommandébrutalement.E tp a sq u 'u np e u .j e seraitrès contented’aller m’habil er pourde vrai. Bellenosétaitàgenouxetluicaressaitsescheveuxdorést o u te nl u ip a r l a n td a n su n el a n g u ei n c o n n u e .Oh!monDieu.Bils’est évanouidans lesboiset j’ai ouvert la porte engrandpourl’elfe.jemesuis aperçuequejen’avaisriencompris:toutcommeBilltrouvaitrepoussantel’odeurqu’il dégageait.m ’ a t i lr é p o n d u . Alors j’ai posé des strips moi-même pour maintenirles bordsdela plaie soudésensemble.lesdeuxcréaturesfaériquesontprisl’air écœuré.Mêmes’ilajetéunœilàmes épaulesnues.—Jesuistellementdésolée.Maispour l’heure.Mastupéfactionl’adéconcerté.. jevaislesoigner.Ilm’asouri.Manièce.ilregardaittoutautourdeluiaveccuriosité. même si la caged’escalier.C’en étaitpresque amusant.aveclessortsdeprotection.—T a n tm i e u x .—Naturellement. Dermot avait reris conscience. et je l’ai précédé pour m’assurerqu’ele étaitenétatetlecouvre-litremontésur lesdraps. contrairementàunvampire.Il l’aposé sur lelit et je me suis éclipséedansma chambre. —Couvrez-vous.Laréunionausommetavec EricetPam !—Sivousenavezterminéaveclesgalanteries. manifestementréconforté.a t i lf a i tr e m a r q u e r .avantdefaire la grimace.Ilahaussélesépaules.comme unrépulsif.—C’est ma faute.etpeut-êtrepourrons-nousd’aileursnousyattacherplustard.—Q u ’ a le z v o u sf a i r e? J’espéraisque je pourrais regarder pourapprendre.Jen’airientrouvéàrépondre.Dermotabesoind’unlégercoupdemain.J’airéprimé un frisson. moncœur apaisé s’estremis à battre normalement. J’ai demandéàBellenosdeporter Dermotdans la chambre d’amisau rez-de-chaussée.etd’enfilerunjean-parrespectpourl’aversionque ressentaitBellenospourlapeauhumaine.Çafaittropdepeauhumainepourmoi. Aprèsl’avoirausculté rapidement.maisjeme demandais si ce n’était pas nécessaire.

ils avaient été mis en place.—Ilpeutbouger?mesuis-jeenquise. aveclessorts de protection.toutenrécurantleplandetravailsi fort quejedevaistrucider même les bactéries.Maisbiensûr ! La magie faé.etsavoixpsalmodiait. de qualitéinférieure.— Il se reose. mais il s’agissait d’unelangue quejene connaissaispas etleursignificationm’échappait.Procès ! Je voyais bienqu’il nes’agissaitde rien de sexuel-d um o i n sp a so u v e r t e m e n tmaislaméthodeétait unpeutropintimeàmongoût.Ettantquej’étaistouteseule. mêmes’ilsseressemblaient comme deux gouttes d’eau. luiai-jedit.raviemaissurprise.j’aicomprisqueleursbouchesétaientencontact.Bellenosapartagésonsouffle avec moi.Surprise. luiai-je ditsincèrement.ai-jedemandépoliment.ilm’informequedesvampiresvontvenirvousrendrevisiteplustard.je ne comprenaispastout à fait. Je seraiscontentedejouerlesinfirmièrespourtoi.— Tu n’auraispasdû t’inquiéter pourmoi. car le complexede supérioritédeDermots’était éteintdèsqu’onlui avaitinfligé sablessure. Et la perspectivedela chasse m’exalte. mêmes’ilsne jouaientqu’unrôlepourlemoinsmaladroit.silencieusement. J’allais devoir changerlesdraps.J’ai tenté d’imaginer unmédecin humainprodiguantcetraitement à l’un deses patients.Dermota gardé le silenceun moment.Puisjesuis allée parler avec Dermot.mais quel’elfe exhalaitl’air de ses poumonsdansceuxdeDermot.Ma colère s’en est arrêtée là.Bellenosetmoi-mêmedevonsaccomplirune besogne.ilapoursuivi.J’aidécidéqu’il était tempsde faireunbrin de ménage.Simonmanquedeconnaissancedelaculturefaé l’avaitsurpris. —Jeteverraiplus tard. produisantdessaccadesvoilées.commes’ilhaletait. je me suis ditqueHodet Kelvin faisaientcertainement partie de l’histoire.tuvois.Ensuite.quin’avaitriend’humain:saboucheétaitlargement ouverte.J’ai envisagé d’appeler Eric sur son portable et dedécommandernotre pow-wow.T ua sp r i su ns a l ec o u p .— C’est gentilàtoi de nepas me passerun savon .. Quandje me suis assiseauprèsde lui.Aprèss’êtredétachépourprendreuneinspiration. Aumoins. Dans très eu de tems. Il était assiscontre lesoreil ers.Pendantquej'étaisparterre.touchéecependantparsescraintes. évitantdélibérémentl'affaire dessortsde protection.jevousprie.maiss’il était content.Bienentendu. mais je pourraisle faire plustardquand.Jen'avaiscertainementjamaispenséàsoigneruneblessureàlatêtedecettefaçon.là-haut. Alorsquenousnoussemonsencorel’uncontrel’autre-cequicommençaitàdurerunpeutroplongtempsàmongoût-.Jenepercevaisquequelques bribes de ses paroles. cen’étaitpas le même queJason.Bellenosétaitentrédans la cuisinederrière moi. ce soir. Aprèsunmoment. Bellenosrecommençaitleprocessus. lui et moi devonsnousacquitterd’unetâche. il m’aprisedanssesbras etm’a serrée trèsfort. mais aumoins. etleparfum de sapeau m’aenveloppée.Dermotsemblaitdéterminé maistrèspâle.Mevoirsursauterl’aenchanté. Es-tuc e r t a i nd ev o u l o i ra le ràM o n r o e?I l sv o n tv r a i m e n t s’occuperde toi? Je peux toutannuler.— Absolument. c’étaitsûrement génial. et jen’aipas arrêté les intrus.—Jet’aicausédu tort.Avantqueje puisselui poserla moindrequestion.cetteméthodem’avait abasourdie.—I lf a u tq u et ut em é n a g e s .alors moi aussi.souslapluiequiavaitrepris. Ilfaisait le tourde la maisondanslanuit.—Attendeziciuninstant. pour me protéger. Je lesentais respirer dansmesbras.JemesuiscachéechezBiletilsnem’ontpastrouvée.—Quelabruti!ai-je grommelé.j’enaiprofitépourvider monsac. Il uérit. j’entendaisBel enosdehors.et jen’avaisrienperçu. C o m m e n tt es e n s t u? —De mieuxenmieuxàchaquesecondequipasse. montantetdescendant. J’airécupérélescompresses usagées et tousles emballagesetmesuisrenduedanslacuisinepourlesjeter.—Jesuis désolée detoutcequit’est arrivé.jemaîtriselesexpressionshumainesmodernes!I lae uu ns o u r i r ef r a n ca v a n td ep o u r s u i v r e .stop ! Les listes detâchesdomestiquespouvaientlargementattendre.etqu’ildoits’éloignerdetoutefaçon.Bellenosne me reprochaitpas d'attendredesinvitésvampires.etnem’apasdemandéd’annulermasoirée pourprendre soinde Dermot. etj’ai remercié intérieurementAmeliad’avoir refaitle lit avantde partir.. Dermotsemblaitsatisfait.Ilaéclatéd’unriretrèsétrange.jecraignaisqu’ilsn’aientmisla mainsur toi. — .Paraileurs.Quandon s’ensert ! Lessortilèges d’Amelian’étaient peut -être quedessorts humains.Jusqu’àceque Dermotles retire etme laisse sans aucuneprotection.Là. ce quej’ai trouvér a s s u r a n t .pasmêmeun déplacementd’air.jeluiairendulapareille.

animé.Jevaismerattraper. même sila cage d’escalier. J’ai titubépour allerl’ouvrir.j’aicruquej’allaism’étrangler.— Que s’est-il passé ? s’est exclamé Eric en saisissantmesépaulespourm'examinerdeplusprès.claquantlesportesdederrière.—I ls et r o u v eq u eo u i .Quand e suis revenue. trèsétroite. SiClaudemanquaitde subtilité.Celui-ci portaitle faésansle moindre effort. etj’ai changélesdrapsdansla chambre d’amis.Attendsunpeu.Bellenoslebattaità platescoutures.Ilm’asembléqu’une secondeplustardjemeréveilais. mon cœura bondi.Pamhumaitl’atmosphèred’unairthéâtral.S e sy e u xb r i la i e n t . Je vais bien.Quelsoulagementdepouvoirdéroulerlechâle.. En reardant ar la fenêtre.d’un apprentissage.o us u f f o q u e r . disonssimplementqu’ils’agitd’uneexpérience.I l paraissait.lesyeuxplissés.. m a i sf i n a l e m e n tn o n . En outre.unelfe.sesfrangesetses fleurs.c’estbiença?— C’est Heidi qui t’a donné des leçons de pistage ? ai-jedemandéd’unevoix blanche.Impatient.j’aimislechâleàtremperavecdu Woolitedanslevier de la cuisine. a poséles mains sur mes épaules.p o u rr e g a r d e rl ac h a î n em é t é o .q u e d’inspirerdel’airpourlegoûter. etm’aembrassée.Commes’ilserendaitàunanniversaireouàunefêteq u e l c o n q u e .mescheveuxenavaientbienbesoin.—T a n tm i e u x.—Ouhlalaaaaa!Onareçudesinvités. e n’ai distinué u’une ombre estompée tandisque Bellenosetluise volatilisaientdanslesténèbres.Lerésultatdemacourseeffrénéesousl’orage.Ilm’envoyaitsons o u f f l e .Il l’a posésurle lit etje me suiséclipséedans ma chambre.puisquenousn’avonsplus besoin de respirer. Eric et Pam frappaient àla ported’entrée.j’aiévitéleshort.—Pasbesoin.Dustyle.etd’enfilerunjean-parrespectpourl’aversionqueressentaitBellenospourlapeauhumaine. Pendantquelquessecondes.J’ai demandé àBellenosdeporter Dermot dansla chambre d’amisau rez-de-chaussée.Jemesuissouvenuequejeleuravaisacheté M a i n t e n a n tq u ’ i lyaq u e l q u ’ u np o u rr e s t e ra v e cD e r m o t .Crise terminée.poureffacerleparfumdescréatures faé avantl’arrivée d’Eric etde Pam.jenesavais plusvraimentquoifaire. aussi endolorie quesiquelqu’unm’avaitrouéedecoupspendantmon sommeil. et puisquetun’assubi aucundommagepermanent.D e r m o ts ’ e s tl e v éd ’ u nm o u v e m e n ts û r .avantdedisparaître. mais j’ai du moinsdissimulémes immondesépaulessousuntee-shirt rayé.. Sous le choc.Il a éclaté de rire. C’enétaitpresqueamusant. —Tuneveuxpasunimperméable?ai-jesuggéré..Ilfaisaitbientrop chaudpourenvisagerdesmancheslongues.Puisjemesuisdouchée.pourlaénièmefois. etje l’aiprécédé pour m’assurerqu’ele étaitenétatetlecouvre-litremontésurlesdraps.l’avaitobligéàquelquesmanœuvres.satête blonderejetéeenarrière. Dermot avait reris conscience.Puisjemesuisécartée pourlaisser passer l’elfe.s u rl a q u e leo ns e réjouissaitdel’oragemonstrueux. Puisilm’asouri.etme suisassiseunpeudanslasalled es é j o u r .E tç an ’ ad u r éq u ’ u n i n s t a n t .Jemesuisrhabillée.J'ainettoyélesangsurleparquetdugrenier.j e seraitrèscontente d’aller m’habil er pourde vrai.m’aassuréDermotenmerelâchantavecdouceur.m ’ a t i l r é p o n d u .c ’ e s tt o u tu na r t . .Ducoup.dusablepleinlabouche .avecunsourireencoinàmonintention. mais j’aiimmédiatementreconnusaposture.etpuisBill.ne retire pasdesorts de protectionsansenimplanterd’autres.un faé.Ericattendaittoujours.P o u rn o u s .

Jen’airientrouvéàrépondre. produisantdessaccadesvoilées.pasmêmeun déplacementd’air. de qualitéinférieure. Alors j’ai posé des strips moi-même pour maintenirles bordsdela plaie soudésensemble.quin’avaitriend’humain:saboucheétaitlargement ouverte.Ilahaussélesépaules. jevaislesoigner.et jen’avaisrienperçu. J’avaisfaitdumieuxquejepouvais.a t i lf a i tr e m a r q u e r .stupéfaite.Bellenoss’estallongédetoutsonlongsurlelitàcôtédeDermot et l’a embrassé.aveclessortsdeprotection.commesi je n’étais qu’unesimple d’esprit.—Quelabruti!ai-je grommelé.Bellenosne me reprochaitpas d'attendredesinvitésvampires.Manièce.Paraileurs. que je soisici ouailleurs.Puisjesuis allée parler avec Dermot.Procès ! Je voyais bienqu’il nes’agissaitde rien de sexuel-d um o i n sp a so u v e r t e m e n tmaislaméthodeétait unpeutropintimeàmongoût.aprécisé Bellenos.Ilm’a adresséunsourire.maisjeme demandais si ce n’était pas nécessaire. Jen'avaiscertainementjamaispenséàsoigneruneblessureàlatêtedecettefaçon.Jenecomprendsabsolumentpascommentilsontpuentrerici. puisje l’ai désinfectée.—Jesuistellementdésolée.luiai-jeréponduenm’asseyantsurleborddulitpourlui prendrelamain.Maisbiensûr ! La magie faé.j’enaiprofitépourvider monsac.Endépitde sa perte de sang.Ma colère s’en est arrêtée là. çam’avaitaidée.Je l’aifixé..toutenrécurantleplandetravailsi fort quejedevaistrucider même les bactéries.cetteméthodem’avait abasourdie. Alorsj’ai déconstruitses sorts et j’avaisl’intentiondeposerlesmiensautourdelamaisondèsquej’auraisfini deponcer le parquet. Il uérit. Aprèsunmoment.etmêmes’il n’étaitencore quel’ombre delui-même.EtilabaissélesyeuxversDermot.s’installeravectois’avèrejusqu’àprésent plusdangereuxquedevivreaveclesmiens.Ensuite.Ettantquej’étaistouteseule.J’ai envisagé d’appeler Eric sur son portable et dedécommandernotre pow-wow. moncœur apaisé s’estremis à battre normalement.quia hochélatête.J’ainettoyé laplaiede nouveau.—Maintenant. lesangdeceluiquil'ablesséseraitlemeilleurmoyen.silencieusement.— C’étaitde la magiehumaine. lui et moi devonsnousacquitterd’unetâche. je me suis ditqueHodet Kelvin faisaientcertainement partie de l’histoire.Quandon s’ensert ! Lessortilèges d’Amelian’étaient peut -être quedessorts humains.mais quel’elfe exhalaitl’air de ses poumons dansceuxdeDermot. mais quelquepartje m'étais attendue à plus.Simonmanquedeconnaissancedelaculturefaé l’avaitsurpris.Maislamagiefaéestbienpluspuissante.etnem’apasdemandéd’annulermasoirée pourprendre soinde Dermot.M o ng r a n d oncleétaitalerteetlucide. Aumoins.J’étaiscontented’apprendrequ'ilallaitenfaireunpeuplusquedeletransporterde l’étage à lachambre. pour me protéger. manifestementréconforté. J’airécupérélescompresses usagées et tousles emballagesetmesuisrenduedanslacuisinepourlesjeter.—C’est ma faute.— Absolument.aannoncéBellenos.Puisj’aiprisunton énergique.commes’ilhaletait.ils avaient été mis en place. mêmes’ilsne jouaientqu’unrôlepourlemoinsmaladroit.Bellenosétaitentrédans la cuisinederrière moi.Bellenosétaitàgenouxetluicaressaitsescheveuxdorést o u te nl u ip a r l a n td a n su n el a n g u ei n c o n n u e .a-t-ilcontinué.ai-jedemandépoliment.Mastupéfactionl’adéconcerté.Aprèss’êtredétachépourprendreuneinspiration.pourunehumaine. Bellenosrecommençaitleprocessus.Biensûr. c’étaitsûrement génial.jevousprie.—Vouspouvezregardersivouslesouhaitez.avantdefaire la grimace.avecmesmoyens.—I l sn et ’ o n tf a i ta u c u nm a l .Unpetitsilencepoisseuxs’estabattusurnotreassemblée.etpeut-êtrepourrons-nousd’aileursnousyattacherplustard. Il était assiscontre lesoreil ers.—Naturellement.—Commentça ? Pourquoi ?Ilévitaitmonregard.Mevoirsursauterl’aenchanté.etqu’ildoits’éloignerdetoutefaçon.Lesgensquimeveulent dumalnesontpascenséspouvoirle faire.J’aidécidéqu’il était tempsde faireunbrin de ménage.—Ilpeutbouger?mesuis-jeenquise.J’ai tenté d’imaginer unmédecin humainprodiguantcetraitement à l’un deses patients.Maispour l’heure. mais aumoins.ilm’informequedesvampiresvontvenirvousrendrevisiteplustard.lesdeuxcréaturesfaériquesontprisl’air écœuré.raviemaissurprise.— Il se reose.j’aicomprisqueleursbouchesétaientencontact. car le complexede supérioritédeDermots’était éteintdèsqu’onlui avaitinfligé sablessure. Dermota rougi. —Alez!Ilfautqu’ons'occupedetoncrâne.J’étais visiblementd’uneignorance crasse. etj’ai remercié intérieurementAmeliad’avoir refaitle lit .—Attendeziciuninstant. Jen’allais certainementpastenterderecoudreletout.Jusqu’àceque Dermotles retire etme laisse sans aucuneprotection.Ilaéclatéd’unriretrèsétrange. Tonamiela petitesorcièreesttrèsdouée. Dans très eu de tems.—Q u ’ a le z v o u sf a i r e? J’espéraisque je pourrais regarder pourapprendre.—Jevaisluidonnermonsouffle. Lorsque j’aiparlé pointsdesuture.

Pendantquelquessecondes..Dermotsemblaitdéterminé maistrèspâle.etsavoixpsalmodiait. disonssimplementqu’ils’agitd’uneexpérience. a poséles mains sur mes épaules.j’aicruquej’allaism’étrangler.o us u f f o q u e r . Eric et Pam frappaientà la ported’entrée.Bienentendu.J’aititubé pour allerl’ouvrir.Crise terminée.avecunsourireencoinàmon intention. Ilfaisait le tourde la maisondanslanuit.— Que s’est-il passé ? s’est exclamé Eric en saisissantmesépaulespourm'examinerde plusprès.L’ambiance s’est soudain chargée en électricité. animé. etj’ai changélesdrapsdansla chambre d’amis. — Jevaismerattraper. mais je pourraisle faire plustardquand. Je vais bien.c ’ e s tt o u tu na r t .—Jesuis désolée detoutcequit’est arrivé.—Ouhlalaaaaa!Onareçudesinvités.je ne comprenaispastout à fait.I l paraissait. cen’étaitpas le même queJason.Bellenosapartagésonsouffle avec moi. etleparfum de sapeau m’aenveloppée. mais il s’agissait d’unelangue quejene connaissaispas etleursignificationm’échappait.etme suisassiseunpeudanslasalled es é j o u r .avantde partir.pourlaénièmefois.lesyeuxplissés.Tandisquejegéraislaminutehospitalité.jeluiairendulapareille. mon cœura bondi.alors moi aussi.Puisjemesuisdouchée. Je seraiscontentedejouerlesinfirmièrespourtoi. j’entendaisBel enosdehors.—Pasbesoin.Impatient.satêteblonderejetéeenarrière.lesdeuxvampiresàlatraînederrièremoi. mais j’aiimmédiatementreconnusaposture. ce quej’ai trouvér a s s u r a n t .Dustyle.jeleur aidonnéuncondensédemesaventures.Ducoup.stop ! Les listes detâchesdomestiquespouvaientlargementattendre.c’estbiença?— C’est Heidi qui t’a donné des leçons de pistage ? ai-jedemandéd’unevoixblanche.P o u rn o u s .— Tu n’auraispasdû t’inquiéter pourmoi.tuvois.E tç an ’ ad u r éq u ’ u n i n s t a n t . J’allais devoir changerlesdraps.dusablepleinlabouche.etpuisBill. luiai-je ditsincèrement. il m’aprisedanssesbras etm’a serrée trèsfort.J'ainettoyélesangsurleparquetdugrenier.—O u i? J’ai . q u e d’inspirerdel’airpourlegoûter. Sous le choc.unelfe. Quandje me suis assiseauprèsde lui. Dermotsemblaitsatisfait.Ericattendaittoujours.m’aassuréDermotenmerelâchantavecdouceur.Surprise.Lerésultatdemacourse effrénéesousl’orage.s u rl a q u e leo ns e réjouissaitdel’oragemonstrueux.—I lf a u tq u et ut em é n a g e s .maiss’il était content. Et la perspectivedela chasse m’exalte... aussi endolorie quesiquelqu’unm’avaitrouéedecoupspendantmonsommeil. Pam s’estc o u l é es a n su nb r u i tv e r sl ap o r t ed o n n a n ts u rl av é r a n d ae t l’adéverrouiléeavantdesortir.JemesuiscachéechezBiletilsnem’ontpastrouvée.jemaîtriselesexpressionshumainesmodernes!I lae uu ns o u r i r ef r a n ca v a n td ep o u r s u i v r e .unfaé. évitantdélibérémentl'affaire dessortsde protection. —Tuneveuxpasunimperméable?ai-jesuggéré. ce soir.ilapoursuivi.Là.touchéecependantparsescraintes.Ilm’envoyaitsons o u f f l e .— C’est gentilàtoi de nepas me passerun savon .T ua sp r i su ns a l ec o u p .—I ls et r o u v eq u eo u i . e n’ai distinué u’une ombre estompée tandisque Bellenosetluise volatilisaientdanslesténèbres. aveclessorts de protection.S e sy e u xb r i la i e n t .Attendsunpeu. Puisilm’asouri. Je lesentais respirer dansmesbras.avantdedisparaître.Ilm’asembléqu’une secondeplustardjemeréveilais.jenesavais plusvraimentquoifaire.—Jet’aicausédu tort..D e r m o ts ’ e s tl e v éd ’ u nm o u v e m e n ts û r . montantetdescendant. et puisquetun’assubi aucundommagepermanent. luiai-jedit. Es-tuc e r t a i nd ev o u l o i ra le ràM o n r o e?I l sv o n tv r a i m e n t s’occuperde toi? Je peux toutannuler.Commes’ilserendaitàunanniversaireouàunefêteq u e l c o n q u e .claquantlesportesdederrière. C o m m e n tt es e n s t u? —De mieuxenmieuxàchaquesecondequipasse. En reardant ar la fenêtre..d’un apprentissage.puisquenousn’avonsplus besoin de respirer.Jenepercevaisquequelques bribes de ses paroles.jecraignaisqu’ilsn’aientmisla mainsur toi.mescheveuxenavaientbienbesoin. En outre.Dermota gardé le silenceun moment. —Jeteverraiplus tard.Jemesuisrhabillée. mêmes’ilsseressemblaient comme deux gouttes d’eau.Il a éclaté de rire.Pamhumaitl’atmosphèred’unairthéâtral.Avantqueje puisselui poserla moindrequestion.j’aimislechâleàtremperavecdu Woolitedanslevier de la cuisine.Bellenosetmoi-mêmedevonsaccomplirune besogne.Pendantquej'étaisparterre..souslapluiequiavaitrepris.ne retire pasdesorts de protectionsansenimplanterd’autres.là-haut. m a i sf i n a l e m e n tn o n . Alorsquenousnoussemonsencorel’uncontrel’autre-cequicommençaitàdurerunpeutroplongtempsàmongoût-.poureffacerleparfumdescréatures faé avantl’arrivée d’Eric etde Pam. etm’aembrassée. et jen’aipas arrêté les intrus.p o u rr e g a r d e rl ac h a î n em é t é o .Puisona frappé àlaporte dederrière.Jemesuissouvenuequejeleuravaisachetédesbouteillesdesangetjeme suisrenduedanslacuisinepourenréchauffer.

P a rc o n s é q u e n t .Ilssontdésolésquetasensibilitéhumainen’ait passupportécette fantaisie.j’aipratiquementréussiàsourire.—Cequiveutdire qu’il étaitsalarié.Dermota pucouvrirsesblessuresdusangdesesennemis.avantdepoursuivre d’untonenvieux:jecroisqu’ilssesontbienamusésàlesconduire. Desbilletsdevingtdollars..Bellenos.mais l'effetproduit n’étaitpas si abominable.quine connaissaientnil’hospitalisation.CommeTerry .sautezvosrepas!Del'exercice.j'aidûensuitemebrosserlesdents. je nesuis pasunepetitenature.Etpourtant.Marge. j’aisortilaphotod’unefemme.oulescorps ? s’estenquis Eric.iln'avaitpasrenfermégrandchose.m’aindiquéPam.Submergéedehaut-le-cœur. J’avaisdéjàvuune tête de vampire détachée de sonpropriétaire.—Ah.Jemesuisretournéed'uncoupetmesuisruéedansma salledebains.Curieuse.enplus.Un permisdechasse. Çafaitbeaucoup.et lestêtes m’étaientprésentéesde face.—Oui.aditEric.Depuiscombiendetempsn'avais-jepas mangé ? J’avaispris unpetit pain ce matin.Nosdeuxcompèresvontrapporterlestêtes à Monroe pourles exhiber.ae ul e droitdetrancherlestêtes.t o u sd e u xs o n tf o r t h e u r e u x.aannoncéPamenlevantsabouteillecommepourporteruntoast. Le spectacle m’aaffectéed’unefaçon.disaitPam.— Les deux -lestrois.jeconnaisdesgensquifontpareil.toutneufs.c’étaitça.deClarice.entouteinanition!Pamet Eric m’attendaientdansla cuisine.probablementcelledontilsavaientparlé.Dieumerci.a v a n t de me dire Mais qu ’est-ce que je dis là ?.disons. Je devraisinformerBil.Ah!Riende surprenant.afaitremarquerPam.iln’yavaitaucunephotod’enfant.l u i .o ul e s têtes.Ilsetrouvequej’aimebienmanger. ai-je expliqué auxvampires.B e le n o s .quelquesreçus.Ericsurmestalons.Dermota laissé leurs papiers.cen’étaitdoncpasunestratégiepour perdredu poids.Curieux.a i j ec o n c l up a rr é f l e x e .—T uv e u xd i r et o ng r a n d o n c l ee ts o nc o p a i nl ’ e l f e .leursnoms?Celavagrandement nousaideràtrouverquiaretenuleursservices. J’aisupposéquetunevoulaispasconserverlestrophées. onmedisaitquelesboissons gazeuses soignaientles nausées. —J es u i sc o n t e n t ep o u re u x.jesuissortiesurlavéranda.a précisé Pam.brutale. J’aimerais dire ici qu’en temps normal.t e n a n tc h a c u nu n et ê t ec o u p é e .melaverle visageetmebrosserlescheveux.—Euh.entenduunevoixdebassedonneruneréponseétouffée.avecdescheveux crêpésenunchignonpassédemode.Enoutre. J’ai prisuneprofondeinspiration.— Sookie.N a t u r e le m e n t .Jemedemandes’ilsonttrouvéleurvoiture?—Ilsonttrouvédes4x4.j'aipeuàpeurecouvrémonéquilibre.entassés au creux de ses mains.Ensuite. mais ils lesdétruirontlà-basparlasuite.Démarrezle célèbreRégime de l’Échappée Belle.Mongrand-oncleDermotetBellenosse tenaienttousdeux s o u sl ap l u i e .J’aiouvertle portefeuilleencuirenpremierpourenextraireunpermisdeconduire.selonlacoutumechezleselfes.Jen’avaisrieningurgitédepuis.Naturellement.forcément.J’essayais denepas remarquerlestachesde sangsurlesmorceauxdepapier.—Certains de nosemployésn’ontpas de compte courant.NomdeDieu. nil’assurance-vie.—Et les corps? —Ons’enestoccupé.aprèsavoirperduainsitoutlecontenudemonestomac. c’est pour toi !Pamsemblaitfollement amusée.Ilavaitvingt-quatreans. élaboré par SookieStackhouse!Prenezvos jambesàvotrecouet.KelvinetHod.Ellemontraitunsourirefrancetadorable.On leurverseleursalaire en liquideet c’estcommecelaqu’ilsvivent.Je me suisrempli unverre de glace et j’ai versé duCocaLight dessus.selon lac o u t u m ec h e zl e sf a é .Enimaginantletableau.— Waouh ! me suis-je exclamée..c’estsigentilàvousd'y avoirpensé!Ele avaitpris le tonquej'employaislorsqu’onm’apportaitdesproduits frais dujardin.oùsont-ils?ai-je demandétoutenm’efforçantdenerienlaisservoirdemonanxiété.etunecarted’assurésocial. puisj’ai ravalé ma fierté.elleseratellementcontente.reposezenpaix. Iln’étaitpas questionque jeme sente coupable d’êtremalade alorsque ce que j’avaisvu étaitsi horrifiant.—Ah!s’estexclaméePamenselevantd’unbond.—HodMayfield.Puis elle s’est écartée afin de me laisser apprécier mescadeaux.Hodavaittroiscents dollars.J’aieuraison?J’aieu enviede me justifier.Elleétaitplusqueplantureuse. etelleadéposéletoutdessus.—Dermot etBellenos sontpartispour Monroe.Eleest revenueavecdeuxportefeuilesmouilésetd’autresbricoles.—Oh. J'aiétaléuntorchonsurlatable. —Non. J’espéraisquec’était vrai.Pantelante.Maisiln’yavait pasquelapluiequigouttaitpartout.— Ilssontpartis.Jedistinguaisles visages très distinctement.claquantlaporteàtoutevoléederrièremoi.jenevoulaispasgarderlestêtes. manifestement satisfaite. Depuisdesannées.j'ai étéprisede violents vomissements.

Le restantde brumedueà masieste de deux heuress’était finalementdissipé. Elle me considéraitavecune expressionempreintede. lissantsa chevelure raide et p â l et o u te nl at r e s s a n t . Je ne pouvaispasuser de magiepourluifaireouvrirlabouche. Pama poufféde rire. ça neluicauseaucunproblème. Il ne s’agissait doncpasd’unequelconquecalamitéfinancière pour Eric.etjeperds espoirde pouvoirresterdans lalégalitésijeveuxfairequelquechose. J’étais fermement décidée à repousser ces o u v e n i r .endirectiondelademeuredeBill.Il s’estdirigé rapidement danslasallede séjour et je nepouvaisplusl’entendre.Déci-dément. Pam savait que l’argentn’était pas ma prioritépremière. tonlieudetravail.a fait remarquer Pam.samedidernier. S’il yavait quelquechose qu’elle nepouvait pas me dire.jenepeuxpaslesinterrogerpourle savoir.Pamm’a regardéedroitdansles yeux.Jecomprenais . Pam m'appréciait.Bellefleur.Sookie. etjemes u i sc o n c e n t r é ep o u rt e n t e rd et r o u v e ru ns e n sa u xi n c i d e n t s étrangesdecettesoirée.Un cousin?Unfrère?IlvivaitàClarice.Etmerde.I ln ev e u tm ê m e pasquetusois conscientequ’il sepassequelquechose.— C’est charmant.Etc’est elle àcoupsûrqui alancé le cocktailMolotov auMerlotte.luiaussi.convaincuquelesbanquesétaientt e n u e sp a ru nc a r t e lc o m m u n i s t e .maispersonnenel’avuepourl’instant.j’auraispensé quec'était Sandra Peltqui les avaitrecrutés.—Oui?a-t-ilfaitd’unton abrupt.Jesuiscertainequec’estelle quiaenrôlélesmecsquisontvenusaubar.J’ai tenté deraisonnertoute seule.etunecartedecréditdechezuncarrossier.unbonpouruneboissongratuite.Jel’ai fixéeintensément.j’aitrop d’ennemis. avec les 4x4.Ces gars-là.— Si Kelvin etHodavaienthabité àShreveport.Àvingt-septans.J’ai rassemblé mes esprits. Ericpensaitsansdoute àla même chose.troiscentsdollarstoutpimpants. je ne m’en suispas souciéeplustôt. c’était forcément lié à Eric.j’auraispenséqu’ilavaitunemaladieterrible.Puissavoixachangébrusquement.Les seules personnesqu’elle aimaitplusque moi étaientEricet sa Miriam.—Votre Majesté.Çan’avaitété qu’unebrève impression.Trois. situcomprendscequejeveuxdire.duVic'sRedneck.—N o u sa v o n sp o s t éd e sy e u xp a r t o u tàS h r e v e p o r tp o u rl a repérer.—Elevabientôtquitterce monde..Jesuisàcourtd’options.Pam s’est adressée à moi. Jesuis désolée. —Maiscetargentestenbilletsdevingtetsorttoutjuste dudistributeur.ettoutcequipourraitsemettresur sonc h e m i n? — C’est à peu près ça.Bon.J’avais peut-êtrejouéausoftbalcontreleurssœursouleursépouses..Unerécompensepourleursservices?KelvinétaitégalementunmembredelafamilleMayfield.I lm et u e r a i t . Perdre laviedes autres.Quelquesbilletsusés et.toutcommeHod. c’est de te détruire. Sookie. —Alors.— Commentvaton amie ? ai-je demandé.aditEric.a-t-ellerépété..La sonnerieduportabled’Eric a retenti.lebut decette Sandra.J’aisentimescheveuxsehérissersurmanuque.c’étaitle plusâgé. Non?—J en ep e u xp a st el ed i r e .ai-jeajouté. telle quela pertedeses actifsàlaBourse. ce n’était pas elle. et ils’estlevépour alerdansl’entréepourrépondre.—Ehbien. aprèss'être échappéede l’hôpital. et ça ne s’étaitpas bienpassé pour moi.ai-jem a r m o n n é .Etjen’avaispaslaforcenécessairepourlaplaquersurlatabledelacuisineetlaforcer à m’avouer les faits.— Quoi? Qu’est-ce qu'il ya ? S’iladit «Votre Majesté ».—Àtonavis. Si Ericavaitétéhumain. j’ai étalé les photosscolairesà côté desautresarticles: unpréservatif.Clairement. J’avaisune envieirrépressible d’aller fouil er dans l’esprit de Pam et d’enarracherlesdétails.qui les a envoyés?J’entendais àsa voix qu’ilfaisait uneffort démesuré pour demeurercalmeetpatient.Jeleuravais peut-êtreserviquelquesverresauMerlotte.Ilm’étaitdéjàarrivédemeretrouverenferméedans uncoffre de voiture.Mais qu’est-cequ’ils allaientfaire demoi ensuite?J’aicruquel’und’eux.Jeme suislevéesans m’en rendre compte et ma chaises’est renversée derrière moi avec fracas. toi. Son portefeuile contenaitdes photosd’enfants. j’aivul’ébauched’uneidéequiconcernaituncoffre.Danscespensées.ilfautquetufassesattention.Sansémettreunseulcommentaire. maisj’en ai frissonné d’horreur.Quelleétaitlaseulechosequiaitdelavaleuràm e s y e u x ? Sonamour.Pourquelleraisonavaient-ilstentédem’enlever?J'airéfléchiàvoixhaute. non?Et ça c’est bien.jelesavais peut-être croisés des douzainesdefois quandje faisaislesboutiques deClarice.Ericavait quelqu'und’autre.—J'imagine qu’ilsallaient m’emmener à Clariceà traversbois.— Mais Pam ! Dis-le-moi !— Jenepeuxpas. c’estque c'est Felipe. Mais ce soir.Jen’yauraispas accordéd’attention sijen’avais aperçu leregard dePam. pitié. car il a tournésonregardverslafenêtre.

j’aiditquej’étaisheureuxlàoùjesuis.Quesadisparitionl'annulerait.etpasunseullaideron.— Je seraisobligéte renvoyer. Et je comprenais désormais cequ’Appiusm’avaitditalors qu’il étaitsurle pointdemourir.E lea v a i t v o u l u m’enparler et illelui avait interdit.Jevousrappelleplustard.Oualors des petitesfées. pour toi. pour m’offrirunepartdesonroyaumesijeviensàelle.Mavoixavaitrepris unpeudecouleur.Ericasoudainperdu contenance. OuBill. Victorest monrégent. Maislesol n’a rien fait. Jemesuisdemandési elleverraitBubbadans lesbois.L’Oklahomafaitpartiedesrégnants quilorgnentsursontrône.etquejeluisuistroputilepourqu’ilmepermettede quitterl’État. Ah!Etpourquoipasuntueurensérie?Onnesait jamaiscequ’onpeutrencontrerdansmesbois.jefaistoutcequiestenmonpouvoirpourmettreun termeàceprocessus. —Jesaisquetuastoujoursinsistésurlefaitquetun’étaispasvéritablementmon épouse.L’épousevampire doit être laseule.là-bas. etj’aimêmemisnotremariage enavant comme obstacle.Je nepouvaispas déchiffrer sonvisage. Oud’autres kidnappeurs. même si onm’avaitexpliquéquelesépouxnepasseraientpastouteleurvieensemble.uneexpressionquejen’auraisjamaispuimaginerchezluiavantcetinstant.Ilya une situationdecriseici.J’avaispensépouvoirl’ignorer.etjelefixaisavec fureur.çanesefaitplusvraiment. Privéedenotre lien.sontéléphonetoujoursgreffésur l’oreil e.Etgarde lesilence.—Effectivement.l’uniondoitêtre consommée.Iladétournéleregard. Alarmé parletapage produitparla chaise rebondissantsur lesol. àl’évidence.maisseulunfaiblechuchotementsortaitd’entremeslèvres.Sookie..commeunegrenouilleaffolée.— Je t’aime.Je n’ai pas dit un mot.Quittecetendroitsur-le-champ.levisagepleind’unerancœurqu’iln’avaitjamaisexpriméejusque-là. Cequilaissesupposerquece ne serait pas si difficile que cela.Moncœurbattaitàtoutrompredansmapoitrine. a réponduEric avec amertume.Pama décampé de sa chaise et s’est précipitée à l’extérieur.— Pam.maisjen’avaispascomprisquele processus s’était engagé aussiloinaumomentde sontrépas.ElleétaitprésenteausommetdeRhodespourorganiserunéchangedeprisonniersavecleRoi duT e n n e s s e e .Etil a fermé l’appareil d’un claquementsec.Entretemps.Ilsrecevaientunecommissions'ils'agissait d’unaccord avantageux.Bentiens!Ilaexaminémonvisage.— O h n o n . Très sérieusementencolère.—Ohsi.Entantquetel.pourquoiEricl’avaitattaquéel’autre soir.lesépaulestombantdansuneattitudedesoumission. maisj’aiserré les dents.J’attendais.J’avaisvu unepoignée dereines.C’étaitu np a r t e n a r i a ta v a n tt o u t .les poingsserrés àmescôtés. Çane se faitpas. Il estpossiblequ’ilsouhaitelui faire plaisir. mais ilne m’apasencore répondu.Ramasséedansuneposturequejeneluiavaisjamaisvue.J’attendaisle coupde grâce. Surtouts’il s’agitde laReinede l’Oklahoma.—El e t’adonc rencontré faceà face.é t a i te nt r a i nd 'a r r a n g e ru n eu n i o np o u rm o ia v a n ts a mort. J’avais l’impressiond’avoir deslance-flammesàlaplacedesyeux. la passionphysique yétait clairement manifeste. Est-ceque je me souvenaisd’elle ? Lorsqueje seraisplus calme.maintenant. je constatais simplementqu’ildissimulaitses émotionssousune expressiondedureté. Peut-être le solallait-ilavantcelas’ouvrirsoussespiedspour l’avaler toutentier.a-t-ilmurmuré.—Denosjours.J’étais biencertaine quel’idéedecette unionn’était pasvenue delui.Unefouledequestionsse pressaientdans mon espritpoursortir de mabouche.J’attendais toujours.Ill'aévoquéependantsonséjour. J’ailevéles sourcils. J’ai faitappelauprèsde Felipe.—Naturellement. ce serait peut-être le cas. —.jetejurequedepuisquej’aireçulalettre.c’étaitd’usage. Il m’avaitavertiequejenegarderaisjamais .—Moncréateur.d’avoiruneépouse humaineenmêmetempsqu’unevampire. danscette mêmei è c e .—Jevouspriedem’excuser.maisautrefois.a-t-ilditdans sonportable.ilpourraitplaiderpour établirquesesvœuxprévalentsurceuxd’Ocella. Les créateurs organisaient les mariagesdesmembresdeleurlignée.fortbien.quand chaque partiepouvaitfournirquelquechosed’intéressantàl’autre. elle m’appele toutesles semaines.commes’ildéchiffraitunecarte.— Maisjecroisquesi. a-t-il dit. Je me tenais debout. F e uA p p i u sL i v i u sO c e la .Je n’avais assistéqu’àunseulmariage vampire et. J’avais finalementrecouvrélaparole. a-t-iladmis. J’attendais.Ce n’était pasle moment de parler mais d’écouter.AppiusLiviusOcella.u a n di lm ’ a v a i ta m e n éI m m a n u e l .J’aidéfendulefait quela mortd’Ocella devaitannuler l’accord.Je suistrès en colère contretoi.Ericestarrivé encourant.

Lorsqu’onl’avait faitpasser del’autre côté. quis’est dirigé vers laporte de derrière.C’étaituneexpressionquejeneleuravaispourainsidirejamais .d er o y a u m ee nr oy a u m e .— C’estbondete revoir ! J’étaissincère. dansle mondeentier .Ilétaittempsde commencercettepetiteréunion Assassinat.aimé.etilétaitentrés’assurer quetout allaitbien.Rencontrerdesêtresterrifiantset prêtsà tout.Sonvisageétaitreconnaissableentremile.maisil comprenait suffisamment le protocolepoursemontrerpoliaveclui.—MissPam est dehors.Après tout.Ilfallaitqu’ilsoitvraimentd ’ u n eh u m e u re x c e p t i o n n e lep o u rv o u l o i rc h a n t e r .Ilssemblaienthorriblementtristestouslesdeux. Ses eux lanaient des éclairs.Parchancepournoustous.depuis. oulespectaclede la splendeur décrépiteoffertparBubba.Ettoiaussi. afinque leursregards ne puissentsecroiser.Pendantquejelesmenais parlasalledeséjour.toutencreusantlesdétailsdemonplan. il étaitbourré dedrogue et ilneluirestaitplusqu’uneinfimeétincelledevie. Bubbaavait raison.Lesdeuxvampiresderrièremoi.et c’était monamie.lecouplehumainattendaitsurlavéranda.Ilressentaitbeaucoupd’affection pourBilletmoins pour Eric. Maisl’undesassistantsdelamorgue.étaitunvampire.o n .Pam.P a ml e st e n a i tf e r m e m e n tl ’ u ne tl ’ a u t r e . dansune bâtisse isoléeaufonddesbois.maisBubbalesdéroutaitauplushautpoint.Ilétaitmortheureux. lorsde soiréesmémorables. a-t-il annoncé enregardant Eric decôté. maisAudrina et Coltonétaientdéjà muetsde peuret ce n’étaitpas la peined’enr a j o u t e r .c’enestuneautre.etpeut-êtreunboldechipsavecdessauces.Aubeau milieudetoutesces pensées noires.penchésurmamainpourydéposerunbaiser. —Entrez.jevousprie.OnluiavaitdonnécenomdeBubbaet.F a n f a r o n n e rq u a n do ns et r o u v et r a n q u i le m e n t danssonmobilehome.de nosdeuxcoconspirateurs.Jedevaisàtoutprixme concentrersurl’instantprésentetnotreobjectif.Jemesuisdétournéepourlesmenerdans la cuisineet j’ai décidé quej’allaissortirdesverres. etdetempsà autre.enfin. car ilfaisaitunbien mauvais vampire.Ilm’afait ungrandsourire.AudrinaetColtonnepouvaientsedécidersurcequiétaitleplusextraordinaire:lamenaceexercéeparunePam détrempée mais redoutable.Jemesuisavancéeverslaporte. maisje n'étaispascertainequ’ilspuissent secontrôlersuffisamment.ilssesontmaîtrisés..s em e t a ub o u l o t .Pamse tenait en retraitpar rapport à Eric.AudrinaetColton.etj’enauraistiréunplaisirintense.Attendezunpeu.Ericavuàmesyeuxqu’ilyavait quelquechosederrièreluiets’estretournésiprestementquejenel’aimêmepasvubouger.Ilsétaientpresqueentranse. vouset M’sieu Eric ?Quelamour.j’auraistuéAppius denouveau.jenecraignaisabsolumentrienet j’aiouvert.O nl u i avaitassignédes tâchessimples pourqu’il puisseparticiper aux frais.même sison âge d’or avaiteulieuune cinquantained’annéesplustôt. un accord quiéloignerait Eric decette misérable humaine qu’il aimait.satisfait d’avoirorganisé unpartenariatsi avantageux poursonprotégé bien.Àmongrandsoulagement. Çava. les vampires étaientencore delégendaires créatures desténèbreset ne figuraientpas sur touteslescouverturesdesmagazinescomme maintenant.ai-jeditpoliment.—A le z .illuiprenait l’enviedechanterdenouveau.unvisageblafardafaitsonapparitionpournousregarderparlafenêtre. Ericme faisaitdu mal.Bubba avaitdemauvaiseshabitudes.Ilnefallaitsurtoutpasquejepenseàl’expérienceextrêmequejevenaisdevivre.onset r a n s m e ta i tl ep e r s o n n a g e .surle pointdeplonger.j’étais chez moi.Ilavait été si bouleverséde le voir.lestraitsdu personnagem’étaientfamiliers.Bubbaétaitdanslacuisine.C’està cemomentparticulièrementintéressantqu’uncoupàlaporte a annoncél’arrivée . J’avaispensé dire «on attaque ».Eric.jeleuraichuchotédenepasl’appelerparsonvrai nom. quin'avaitriend’inattendupoureux. ai-je dit à Eric.—Salut.IlsoupçonnaitEricdemefairedumal. je l’espérais .Jeréfléchirais àd’autresdécèsplustard.Deuxsecondesde plusetçan’aurait pas été possible. À cette époque-là.Ilsse sonttous assisà la table.c’estunechose.— Laisse-le entrer.Bubban’appréciait pas qu’onluirappele savie passée.J’avaisuneimpressionde flottementsurréaliste. qu’il avaitfait passer leKing.maisalorspasdutout. Je me sentais comme engourdie. joliedemoiselle.Trempéeetsinistre. J'avaisl’impressionde me tenir aubordd’unefalaise.unseaudeglace. Absorbéedansmespensées.j’aisorti des rafraîchissements ettiré unechaiseàcôtédeBubba. Mais çan’allaitpas durer.La secondesuivante. S’il s’étaittrouvédevantmoi.àMemphis.Effectivement.Mais pasphysiquement.S e sc h e v e u x b l o n d s etraides étaient assombrispar la pluieet pendaientlamentablement. 13 Manifestement.Ah!Enfin!Je venaisd’avoirunevéritable idée. IlsconnaissaientdéjàEric. alors qu’Ericrépétaitde nouveautoutel’histoire.

P a rc o n s é q u e n t .CeluidePamétaitprobablementlemeileur.Danscecas. LesjumeauxMayhewétaientdesprofessionnelsc h e v r o n n é s — .carPametmoi serionshorsducouppourlaj o u r n é e .Leplan d’Eric comportaitcertesquelques faiblesses. qu'Eric a aperçudu coindel’œil.etceseraitnormal. roide troisEtats. C’est alorsquenotre attaque serait lancée. ceclassiqueenétaitunpourunebonneraison. Il s’est retourné à moitié.ai-jecontestéh u m b l e m e n t — ..çateditquelque chose?—Toutàfait.Quandj’aipointéledoigtsur .Pasd’arbresautourdela maison.Jesentais monintérêt s’éveiller.Malgrétout.Ilssesonttournésversmoicommeunseulhomme. Soulagée.ai-jeajouté. Audrinaégalementavaitéchafaudéunscénario.—Jecroisquelemeilleurmoment.Toutesces idées étaient fort simples. etonl’auraitpendantqu’ilétaitmortpourlajournée. Bubbaétait resté assissur le grand tabouret debaràsiroterunTrueBloodd’unairinsatisfait.Victorserait alors beletbien sans défense.lorsqu'ilredevenaitl’und’entreeux-enpartiedumoins.Pam a fait unvague signe de main.—Moi.Ondécouvrirait lelieudesommeilde Victor.t up e u xp a r l e r . ai-jerépondu.ai-jefaitremarquer. vousleshumains.L’odeur même duvampire aideraitles hybrides à préciser lazoneenquestion.Miam.Eric a proposé d’infiltrer ses vampiresun soir auVampiresKiss.e n t r eM u s g r a v ee tT o n i t o n ..Ericestintervenu.une petiteflotte-detondeuses.Ilnepensealorsqu’à lapersonnedontilvasenourrir.. —Ilfaudraitfouillerlamaison.. Maislasortiedu clubétaitsimanifestementunpointvulnérablequej’étaiscertaine quelesvampiresque Victor ypostait -peut-être Antonioet Luis.Oualors.Maisvousseriez obligés de faireletravail.Cesontdespanthères-g a r o u s . Tous lesétés.C’était comme si je m’étais levée pour dégrafer monsoutien-gorge.même.Ilseraitfacilepournousdel’attaquer..DixieetDixonMayhew.I ln ’ y aq u ’ u ns e u lc h e m i n quiymène.rienquedel’herbe.parcequeVictorestparano:ilneveutpasqu’onentrependantqu'ildort.Ils’agissaitd’uneattaquedenuit.Mabelle-sœur était décédée et Calvin Norrisavait épouséT a ny aG r i s s o m .ilsdoiventêtreàcourtd’argent. Très enrogne.des flopéesde lycéensdeBonTempsse faisaientde l’argent depoche entravail antpourM.Celuid’AudrinaetColtonétaitleplushumain. puisqu’iln’étaitpaspanthère-garoudenaissance.Non.vousneseriezpasforcésde les tuer.Mêmes’ilsenontsûrementunebonneidée. ce quiconstituait sansdouteàla fois leur force etleur faiblesse. Pams’est alorsexprimée à sontour.ceseraitquandilquitteleclubaupetitmatin.Kolinchek. J’aipasséenrevuetoutel’histoiredansmonesprit.Ilne gardequedeuxgardesducorps. Mais depar leursimplicité.C’étaitchezAudrinaetColtonqueledouteétaitleplusapparent :ils me connaissaientà peine..Etelleneleurallaitpas. Etbien sûr. Usattendraientquele clubsoit surlepointdefermer etqu’il n’y aitplus grand monde.leschérubinsauxgrandesdents?-seraienttout particulièrementvigilants. Le père deDustyétaitpropriétaire d’uneflotte -d’accord.danslajournée.O u i .J’étais impressionnée. Moi.mêmesi ce n’étaitcertainementpasjustifié.n a t u r e le m e n t .—Q u o i?A h .dansunezonepeuhabitéeetavecmoins devictimesinnocentespotentielles.ParcequejepariequelesMayhewnesavent pasexactementoùildort.si!s'estfièrementexclaméeAudrina.DustyKolinchek.mélasse.j’aiunplan. ellesdevenaient prévisibles.—Génial!Commenttul’astrouvé?—Jeconnaisletypequitondla pelouse.j en ev oy a i sp l u st r è s s o u v e n td ep a n t h è r e s g a r o u s .C a l v i nn e fréquentaitpasvraimentle bar. —Silestempssontdurspoureux.sion luituaitquelques poignéesde vampires.l’objectif étaitdetuerlesautresjusqu’au dernier.Jemesentaisunpeuresponsabledufossé quis’était creusé entre eux.Jusquelà.—Saufquenousnesavonspasoù ildort.—Jelesconnais.peut-êtrepourrais-jeacheterlesMayhew. ilaurait été réalisable. Le projet d’Ericétaitl ep l u ss a n g l a n t .etJasonnevoyaitsonexbelle-famillequelorsdesnuitsdepleinelune.E no u t r e .puisqu’ilsefondaitsurune attaquediurne.—Ildit quelamaisonestpratiquementvide.Originalcommetout.maisj’avaispeurdemanquerdetactenévoquantcetteprécision. ce quiproduiraitmoinsde. Pour accepterdetravaillerpourunvampire.Ildortdansunmanoirdepierre.Cesontdesanimaux-garousd’unesorteoud’uneautre. unmélange desurprise etdescepticisme peint surleursvisages. déguisés. maissiVictor n'avait pas été unemployé de Felipe.a-t-elleexpliquéavecunlargesourire.Apparemment.riend’autre.vue.Ill’étaitdevenuàlasuitede morsures répétées. Felipe serait agacé toutefois.motoculteursetdébroussailleuses.Dustyallaithériterdel’empire.cen’étaitvraimentpasmafaute.I lya u r a i td e sp e r t e sàc o u p sûr.ai-jeannoncé. unpeu à l’écart d’unepetite route dec o m t é .I l ss o n tv r a i m e n tb o n s .

tu réagirais comme Eric ?Commeunétrange échode la scène précédente.etc o u c h e r a v e cu né t r a n g e r .oùBubbapasseraitlajournée.jenepeuxpas. caril m’ademandéalors :—Peux-tutemettreàmaplace?M ê m es a n sl el i e n .aréagiBill.Pam.J’aiessayé. et e ne parviensabsolumentpasà m’imaginer dansla mêmesituation.J’aicontenumonembarrasetluiaitoutexpliqué. àconditionqueMonsieurBillconfirmequec'étaitune bonneidée. e t e ne Non. ’ é t r a n g e r e s t b e a u c o m m e u n d i e u .mêmes'ilm’encoûte affreusementdel’avouer.Ila concluunaccordpourmoi.—Non.cen’estpasdans mac u l t u r e . Eric devait êtrebranché sur mespensées. Iln’a pas parléde passer ce qui restaitde la nuitavec moi.J’aiexposémonébauche.J’aidonc appelé Bil. de ressentir ce qu’ildevaitressentir. A i u s t e c o n t r ô l e .ilafiniparapprouver.Voireavantquejenetrouvele châle. ce derniera déclaré qu’il étaitd'accord.lemeileurmoyen».enfait. j'ai aperçuBildansle jardin.—Queldilemme.. J’étaistellementépuiséequejedormaisdébout.avecuncertainmanquedesincérité.—Jemesenssi vieux.auraitpum’imposerunmari.Ce quidémontraitde sa part une certaine finesse.presqueencolère.pouressayerdepareràtouteéventualité.m es u i s j ed i tr é s o l u m e n t . Enoutre.maisjemesuistraînéedehorsaveclassitude. quiest arrivé enun clind’œil. maisc’était toutsimplement impossible.—Appiusamené des négociations.ilsréprimaient à grand-peinede solides bâillements. Même arès sa mort. Ensuitede quoiilssesontempressés detenterdeleréduireenmiettes.probablementavecdesdocuments officiels àla clé.Quepouvais-jedire. j’ai commencé à vérifier touteslesfenêtres etlesportesde la maison-sageprécaution.Audrinaet Coltonayantpriscongé.Il était inconcevable que jepuisseobéirà des directivesd’outre-tombe.ilaretrouvélesourire. froidesetglacées.cen’estpasdansmac u l t u r e .J'ailuttépourluirépondre d’unevoixégale. —Maisjenepeuxpasignorerundocumentsigné.quittermonfoyeretpartirpourunlieuinconnu. n o u sn o u sc o n n a i s s i o n sp l u t ô tb i e n .J’aiessayé.—Quet’a fait Eric ?J’airésumélasituationenquelques phrases.— Ces Américains.Billa prismamain.jesuisrestéeseuleavec Eric.exactement commeEricl’avaitfaitplustôt.Ce quine m’apas surprise.Aprèsquelquesretouches.a-t-ilréagi.Finalement. Alorsque jeverrouillaisla fenêtre au.et seraitmorteensuiteenattendantdemoiquejerespectesesvolontésàlalettre. je doisdire quemoiaussije tiendrais compte desvolontésde moncréateur.I la prismamainpour la tenir danslessiennes. M ê m e a r è s s a m o r t .J’ai essayé de me mettre à sa place.Jesuisàses ordres.ou toutdu moinsde regrets.luiendisant«C’estlui.— Ilnes’agit pas qued’Américains.mêmeBubbas’estmontré réticent.enprojetantautantd’assuranceque possible. Ilnem’apasfaitsigne.QuantàAudrinaetColton.Tun’asaucuneidéedelapuissancedecetattachement.jenepeuxpas.unpeuperdustouslesdeux.Ilsemblait emplide tristesse.Nousavonsrépétéla chronologiedesmouvements.nousétionsenfintousenaccord.sansdonnerdenomni dedétails.— T u e s s u r t o u t v i e u x j e u E .Nousnoussommesregardés.dessusde l’évier.Maiscegenredemanipulationlonguedistance. tm ê m ef r a n c h e m e n ta n t i q u e . E t m ê m e s i a .enfait. jelui appartiens.aveclafouledepersonnesquiétaientpasséesicices dernières vingt-quatre heures.J’étais purement incapablede m’imaginer que ma grand-mère.Mais ilne restaitplusrien à dire. Eric. f a i t u n e p e t i t e v o i x d a n s m a t ê t e l .estpartieavantEric.devanttantde conviction?—Heureusementqu’ilestmort!mesuis-jeexclamée.EttantpissiEricpouvaitdétectermonamertume. p u i s s a n te tr i c h eàs o u h a i t? N o n .Le regard dontilm’a enveloppéelorsque jel’ai laisséentrer m’aindiquéqu’ilsavouraittoujourslesouvenirdemapersonnedrapéedansunenappe.peuplédegensquejen’avaisjamaisrencontrés. Aius te contrôle.encoreetencore.À3h30.mettons. Billet Bubbas’enétaientalléschezBil. Aprèsson départ.Elle étaitimpatiente de se rendre à l'hôpital.D a n sc ec a s l àn o np l u s .Maiscegenredemanipulationlonguedistance.t o u ts i m p l e m e n tp a r c eq u e quelqu’und’autrelesouhaitait..Jenesavaispas s’il exprimaitdel’admirationou unléger agacement.Audépart. C’estluiquim’a créé.— Et toi.Lesannéespasséesavecsoncréateursontles .quiavaitquittélapiècerégulièrementtoutaulongdelanuitpourappelerImmanuel.

ilavaitenviedemedévorer. éperdu.Ilétaitsansdoutemieuxdenepas savoir.—Merci.l’ai-jesalué. mêmevampire.C'estBellenosqui a répondu.Duhautjusqu’enbas:épousseterlestableaux. Je netravail aisni aujourd’huinidemain . passant ensuitedansl’entrée.. Aprèsle passage du chantier grenier.j ev a i sm ec o u c h e r .Nouspensonsquec’estlaculpabilitéquil’arenduefolle. J’aiausculté l’arrière de soncrâne.terminertouslespréparatifs pour laBabyShower.duhautdelavéranda.jemerends compteque Lorena a eudes annéeset desannéespourregretterd’avoirtrahisonpropre créateur.t r o pt ô t-p o u re nd é c i d e r .—S iv o u sv e n e zà v o u ss e n t i ru np e us e u l e .Etpasausensfiguré.Sirépugnantequej’aieputrouverLorena.Bellenos. —I n c r o y a b l e!T ut es e n s c o m m e n t? —Mieuxqu’hierentoutcas.puisleplancher. là oùse trouvaitlaplaie.J’airécupéré ma main.biensûr-.commen'importequelehôtessequiseprépareà recevoir.j’aiappeléle Hooligans.essayantdegarderson sérieux.la chambre d’amis etenfin la salle d’eau.. et fatiguée.Maliste de chosesà faireressemblaitdoncàceci:Aujourd’hui.maisquis’avéraitplutôt positif.—Bonjour.puisjeluiaiordonné:— Laisse-moi regarder ta tête.vouspouveztoujoursm’appeler.Malgrétoutel’horreurdesasituationetdesavie.degagnersavie.j’airampé dansmonlit.Mais pourlereste.Jemesentaiscependantquelquepeusoucieuse:Bellenoss’étaitchargéde ma protection alorsque jenelui faisaispasentièrementconfiance.J'irais chercherle gâteau chez lepâtissier.maisjen’avaisaucuneenviederappelerBellenospourledécouvrir. La première était :Dermot a-t-ilrenouvelémessortsdeprotection?Etlaseconde:Oh !MonDieu ! La BabyShower estpour demain !Aprèsavoiravaléuncaféetenfilémesvêtements.— Je t’aime.Jesuisprêtàmeremettreautravail.Entre-temps.— C’estce quevousdites tous lesdeux.puisma chambre.Tuesenplein .Oh!formidable.Rassuréeparla nouvelleduretourdeDermot.a-t-ildéclaréensedirigeantversleliving.meurtrière.t ul ’ a st r o u v é eo ù? — Jel’ai achetée.j’allais me concentrer sur le ménage.BilletJudithavaientpurefairelemondeetse remémorertouscesmerveilleuxmomentspassésaveclaMamaLorena. m’a-t-il fièrementrépondu.bon.J’allaislaverlessolslorsquej’ai aperçu Dermotderrièrela maison.Àcetteépoque-là. Oualors. Lorenan’était riend’autre qu’unesaloperie malfaisante. Si je regarde en arrière etque je considère cequ’aétésavie-Judithetmoien avonsparlé.a-t-il conclu.merci.M a i si le s te n r o u t ep o u rc h e zv o u s .—Jevousenprie.jemesuisattaquéeauxsurfacesdelacuisine. commes’ilvoulaitme guérir avecsesmots magiques.putainettortionnaire.Jel’aisalué. Cesoir. Jel’ai fait entrer.avecunfaé?Dieuvousenpréserve!s’estexclaméBellenos.J’avaisla nette impressionqu’ilmedraguait.Demain.—C’estbonàsavoir.j’admetsqu’elleafaitdesonmieuxpour m’apprendreàdevenirunvéritablevampire.Jenepouvaispas vraimentlui envouloir desa périodeprostituée.l à b a sd a n sl e s bois.I le s tt a r d .avant et aprèssapremière mort. —Es-tuencolèrecontremoi?— Pasvraiment.dansmamaisonvide.Jemesuis demandéparquelmoyenDermotallaitvenir. Il étaitrevenuauvolantd’unepetiteChevroletcabossée.tuer Victor.Maisapparemment.Pourrais-jeparleràDermot?Ilvam i e u x ? —I lv ab i e n . avec deux penséespressantesen tête.— J’ai moi-même placédes sorts toutautourde votremaisonetjepeuxvousassurerqu’ilstiendront.O nn ev o y a i tp l u sq u ’ u n ef i n el i g n eb l a n c h e .—Mmm.Dieuqu’ilétaitbondemeretrouverseule!Jeme suisréveillée à midivendredi.vousêtespeut-êtreaucourant.puislesmeubles.—Pasdesous-entendus!—Bon.Maisilsavait pertinemment quecen’étaitpas le cas.Je suistriste.—E tl av o i t u r e . arrivéedesinvités.arméed’unpistoletde nettoyantménager. C’est gentil. J'avaisdemandéàMaxine Fortenberrydepréparerlepunch.çanem’apportepaslebonheur.—B o n n en u i t . monséjourétaitdansunétatlamentableetj’ai commencéparlà.Puis j'aiaspiré. s’estexclamé Bil.iln’yavaitpasbeaucoupdemoyenspourunefemme. —Ah!Impeccable.Pourvuqu’iln’aitpasuséd’unsortoud’uncharmefaé.carlesienétait célèbre.j'aireprismalistedepréparatifs pour la réceptiondulendemain.Cetteconstatation était-elle bien pertinente? Etaisjesimplemententraindem’apitoyersurmonsort?Ilétaittropt a r d-o up l u t ô tn o n .laéclatéderire.ai-jeréponduprudemmentd’unevoixn e u t r e I .Bon.Endépitdetousvosdoutes.cequimecoûteraitcherenpourboiresnonversés.Ensuite. A.t-ilposéde nouvellesbarrières chez moi? Je suisprotégée ?—Nonprotégée..jenevoudraispasqu’il vousarrive quoique ce soit..plusimportantesdetoutel’existenced’unvampire. d’accord !J’étaiscertainequ’il affichait ce sourire aux dents aiguisées.Q u e l q u e s minutesplustard.Maisj’avaispeur de leluidemander.

figées. — J’adore ces .j’aioubliéde teprévenir.C’estdemain.tusemblesbientropjeunepourêtremongrand-oncle.ilfautquejem’yremette.Regarde sespieds.ménage. Et enfait. j’ai dûm’avouerqu’elleavaitdûentretenirquelques doutes. pleinede doutes.— Tuseras obligé de te couvrir les oreilles.lui ai-jeditavecunsourireforcé. C’estcertain.jepensaisconnaîtrelaréponse.À la lecture desa lettre.griffonnéesd’uneécritureenpattesdemouche. pas de problème pour moi. etj’étais certained'avoir à recommencer.—Mais.c’estluietsafemme.C'étaitmonjumeau aprèstout.Ilyauneraisonparticulière?—Oui!mesuis-jeexclaméeenmefrappantlefrontduplatdelamain. j’en avaisla chair depoule.Si ellepensaitsetrouveravecunhomme.J’organiselaBabyShowerdeTaraThornton-TaraduRone.Ceux dedevant étaienttrès anciens..maisj’imaginequeçanetedérangepas?—Ceseraparfait. J’avaisdéjà essayé de rangerles clichésparordre chronologiquemaisje n’avaispaspu fignoler.Quel e différence cela fait-il?—Çafaitunedifférenceénorme.mais là. —D’unepart.àplusieursniveaux?—Maiselleaaccepté d’êtresonamante.ai-jeajoutéàlahâte.toutlemondeiciconnaîtmonarbre généalogique-entoutcaslesbrancheshumaines.volontairement.Etd’autrepart.Ilavaitbeaucoupd’affectionpour elle. avec sonmari.Certaines photographiesportaientdesannotationsaudos.c'estconfirmé. c’estl’un de mes arrière-grands-pères.Fintan. j’en étais certaine.—Maisdis-leursimplementquejesuis tongrand-oncle.Tonvrai grand-père.Lesmessieursarboraient souventbarbeetmoustache. j’avais biensoupçonnéqu’ils’étaitmontréplussouventqu’ellenelepensait.—Unmensongeinnocent.et elles setenaient droites comme desi. Tuserasleseulhomme.Je mesuisdemandé simonarrière-grand-père serait d’accord avec moi.Ilsdevaientavoirlacinquantaine.Tucomprendsqu’illatrompait.—Maisnon. Dermota fouil é danslagrandeboîtede photoset la pluspetite.Maisjetrouverai.—El e ne savaitpas.etj’airenoncé.Toutétaitlàdans sa lettre.Etça.j’aienvisagélachose.Ilvafalloirqu’ontrouveunehistoirepourexpliquertonexistence.Regarde.Petitàpetit.Dermota pris unair dubitatif.le visageimpassible.Malheureusement. attendri.Alorsj’ai étalé toutesles photosdeGrand-mère et Grand-pèreStackhouse. Claudepensequ’elleattenddesjumeaux.c’esttongrand-père.là. Dermot faisaitpreuved’unintérêtsincèreetjeluiaiexpliquélecontextedecertains clichésplusrécents.Fintanétaittoujoursnégligentpourcegenrede détail. —Non. —Tucomprendsquec’étaitvraimentmal?ai-jerepris.DanschaquephotodeFintan-déguisé-en-Mitchell.—Ça. pleinedepagesimprimées.tune croispas?Aprèstout.—Oui.—Alez. etd'écouter desmillionsderemarquessurta ressemblanceavecJason.. Alors.Dermot nepouvaitvisiblementpasl’apprécier.—Commenttulesais?—Il a fait ensortede ressembler au mari d’Adele.—J ep e u xv e n i r? —Ehbien oui.c’estmongrand-pèreMitchell.a-t-ilrépété.mêmesinousn’étionspasdesvraisjumeaux.aufuretàmesurequelafamille Stackhouseremontaitdansletemps.jesuis venuem’asseoir àsoncôté.c’estunmensongeterrible.lesattitudessontdevenuesmoinsposées.plusspontanées.Fintan.Quelquestouchesdecouleur sontvenuesanimer visages et décors. queje n’avaispas encore euletempsde trier. Il est mortquandj’étaistoutepetite.Après avoir rangé monmatériel. Il s’agissaitdepetitsgroupes depersonnesassises.Jesuis absolumentdésolée.L’und’entreeuxfiguraituntrèsvieilhommeportantunbébéemmaillotéderose.— C’étaitune de ses farces.àregret.mêmetoituadmetsqu'elleaimaitlesdeuxhommes.ai-jecommencéenhésitant.—Nousn’utilisonspascettetechnologie. Fintanadorait faire des farces.etquelefaisaitl’amouraveclesdeux.ou avecDermot.quelle différencecela fait-il ?Jel'aidévisagé.Jenesavaispascommentformulercequejevoulaisexprimer. La plupart des mâlesseferaientplutôtvernir les orteilsque d’assister à pareilé v é n e m e n t — . cuisine !T ur e m o n t e st r a v a i le ra ug r e n i e r? I lah o c h él at ê t ea v e ce n t h o u s i a s m e . Serpillière. assortiesde chapeaux et cravates.C’estmonfrère.Tandisque jepassaisl’aspirateur.Etaufait.alorsqu’elleétaitavecunautre.Pendantuninstantdistrayant. Quelsque soientlessentimentsde Granàl’égarddesonépouxoudesonamant.m'a-t-ilréponduavecson merveilleuxsourire. aditDermot.Je me sentaispourtantdéconcertée. Ilsemblaitfasciné par les photos. Après avoir réfléchi.ilmesemblaitqu’ilyavaitlàunproblèmed’ordremoral.Etvoicima grand-mèreAdele. Sespieds sontpluspetitsque ceuxdel’hommequi a épouséAdele.ilsouriaitlargement. maisjevoisbien qu’il s'agit de mon frère. Les damesétaientconfinéesdansdelonguesmancheset desjupesinterminables.Fintanétaitprésentsurenvironun tiersd’entreelles.

qu’onpouvaitégalementutiliserpourvoyager. J’étais angoissée à l’idée que si je ne survivais pas à lanuit. en train d’accrocher auxlustresunebannièredebienvenuepourlesbébés. Jele dis.Là-hautdanslegrenier. des livres d'images.une idéeextraordinaire m’a frappée. la maisonétait aussiprêteque possible. maisjenepouvaisy échapper.Jevais appeler monavocatet luiexpliquer.I lé t a i td a n ss o nb u r e a u .unpaquetdecouchesen tissu.outils.Il évitaitmonregard.depetites couvertures. Son contactme rappelait les grandes occasionsdupassé. etilvafaireunpapierenrègle. Celui-ciseraitconsacréauMerlotte.—Alorsfermebien laporte.Jevoyaisàquelpointc’étaitdur.Ilsétaientdécorésdedeuxgros rubansenvichy.Tuvasl’utiliserpourfairesurvivrelebar. —C’estun «geste d’amour ».Etsijamaisquelquechosem’arrive.Tuasbesoind’argent.Etj’aipris conscience d’uneautre vérité.quelquesjouets.. J’ai envisagé uninstantd’enfaireunjolipetit feu.tupeuxremboursermasuccession.Lesannéesluiavaient conféréuneteinteivoire.toutdes u i t e . Puisje mesuissecouéeet me suis remise au travail.J’airassemblétousles clichés.je ne peux pas.—Jeneplaisantepas.À 15heures. lui ai-je suggéré avec ungrandsourire.laponceuseadémarré.un thermomètreàbébé.t uv a sàl ab a n q u e . grâce à l’argentquisetrouvaitsurmoncompteépargne. EtDermotamontélesescaliersensifflotantunairquejen'avaisjamaisentendu-cequin’étaitguèresurprenant..maiscontentdemevoir. c’étaitbon.Maislà. Onvoyaitmême cette piècedetissusur certaines desphotos. Sam Merlotte.Ila fini par m’obéir.c’étaitquenousnesoyonsplusquedeuxpournouslesremémorer. comme celui qu’ona fait à l’église dimanchedernier.deux berceaux assortisenosier. m’a-t-ildit enme regardantdroitd a n s l e s y e u x J .Vaàla banqueaujourd’hui.J’avaistantd’amourpourmafamille.. ne faispasl’abruti.a v e cu n ep i l ed ef a c t u r e sd e v a n tl u i .maintenant.Justeaucas où. Je me suis renducompteque je n’appréciaisvraimentpas dutoutle sensdel’humourfaéqui avaitintroduitlemensongedanscess o u v e n i r s . de faireunprêt sansdéterminer lesconditions.et je n’aipas envie d’avoir àrecommenceravantlafêtedemain...demerendreauMerlotteunjourdecongé.Pourmoi. J’avaisbriquélebolen argentainsiquelepetitplateausurlequeljedisposeraisles allumettesau fromage que j’avaispréparées et congelées quelquessemaines auparavant.jusqu’àcequetouts’arrange.Monseulregret.J’avaisaccumulélesarticlesenlesachetantensolde. Iladétournéleregard.Ilmesemblaitbizarredepenserquejeneseraispeut-êtrepaslàpourvoircesnouveaunésgrandir.disons. J’aimême sorti mescadeaux pour lesbébés. serviettesen papieret couverts en plastique. Deux endeuxjours! Aprèsavoirréfléchiauxdétails.Autantlefaireaujourd'huipourenêtredébarrassée.Son visage s’est assombri.J’ailevélesyeuxauplafond.Ill’aregardé.Samaparu surpris. desbavoirs.— N’importe quoi ! Sam.pourlui.C'étaitdéroutant.mariagesetanniversaires.Enunriendetemps. — Tusais très bien ce que c’est.c’étaitmerveileuxdefairequelquechosedebienpourlui. regarde-moi.J’avais drapé la nappesur lebuffet etsortiassiettesencarton.j’aisautédansmavoiture. mais ilsavait quec’étaitlachoselogiqueàfaire.J’étaisen hautde l’escabeau.enmettantdecôtéceuxsurlesquelsDermot avait identifiéson frère.jelui ai redonnésonbelaspectlisse.j’aimalgrétoutlaissédesinstructionsconcernanttoutcequin’était pasdéjàprêt.—Etpourquoit'arriverait-ilquelquechose?—Riennem’arrivera.Ilétaitégalementétonnantdeconstaterqu’ilnem’avaitpasététrèsdifficile de financerl’événement.j’enai.— Qu’est-ce que c’est que ça ? a-t-ildemandédansuns o u f f l e .Etsoudain.Jedéteste repasser. s'ilteplaît.Lanappen’étaitplusvéritablementblanche.Je ne pouvaispas en fairep l u sp o u rl ’ i n s t a n t .Moi.petitàpetit.Ilenavaittantfaitpourmoi. parceque j’aifaitlapoussière en bas.commesij’avaispu voirDermotà travers les planches.quand jemesuissouvenuequejedevaisrepasserlanappedemonarrière-grand-mère.dresséesurlatableoule vieuxbuffetpourlesgrandesfêtes-Thanksgiving.dansles cinqans.toujoursutilespourlesrégurgitations.— D’accord. J'aiposéunautre morceaudepapiersursa tablede travail.Noël. Sookie. J’aivérifié ma liste.Etj’aimais touscessouvenirs.Alorstuvasmettre çasurtoncompteaujourd’hui. C’estirresponsable.— Sookie.Jepercevaistouteslesémotions quiletraversaientdepartenpart.etilétaitconscientquejeneluifaisais pas la charité.Mes amisseraienttropchoquéssi je me faisaistuer.Le «geste d’amour »au moment de la quêteavait étédédié aux missionnairesen Ouganda.Je me sentaistoutefoisd’humeurdistraiteet anxieuse.etbourrésdematérielutile.commepourn'importequel homme oupresque.lafêtetomberaitàl’eau.—Jeveux bienle croire.’aimaintenu .— Pas de problème.Desbiberons. c’esttout.

jenem’yattendaispas. o t r e s p o n s o r .Ameliaavaitassurémenttrouvélemoyend’attirermonattention.Ilafroncésessourcilscuivrés.jel’ai fait. tune le fais jamais.maisilyenavaiteffectivementund’Amelia. tu refuseraisde luiparler. e n e s a i s p a s o ù v o t r e g r a n d m è r e l ’ a v a i t c a c h é J . t ’ l e s p è r e d . j’avaispas mal d’emails.Merci d’avoirfaitoffice de répondeur.o u i .monsourire en place.Voilà.p u i su n et r o i s i è m ef o i sa v a n td e r e l â c h e r s o n é n e r g i e V . J’ai grimpédans ma voiture enmême temps queluidanssonpickup. mais j’aicommencé àmesentirunpeugênée. Etilestsortidesonfauteuilpourlancerunappel danslecouloiretprévenirsesemployésqu’ilavaitunepetitecourseàfaire. o u t e a l t é r a t i o n m a g i q u e d ’ u n e s é r i e d ’ é v é n e m e n t s p e u t a v o i r d e s r é p e r c u s s i o n s i n a t e n d u e s s u r l ’ H i s t o i r e J .cluvieldor?a-t-ilajouté d’untontrèshésitant.entrefiles.Eleafaitdesrecherches.—A h .Passons maintenantà l’assassinatde Victor. t j e p a s s e r a i p e u t ê t r e v o u s e x p l i q u e r t o u t c e l a p l u s e n d é t a i l T .—Tepréparer pourquoi ?—PourlaBabyShowerdeTara.c a rc’ e s tm o iq u il el u ia it r a n s m i s .—Je vaistenterde contenirmon désespoir. Ehbien. o u s s a v e z T .d ’ a i le u r s .très. Le messageétaitassezlong. o u s m e s v œ u x d e s u r v i e v o u s a c c o m p a g n e n t D . e v o u s s u r v e i l e d e p r è s t .o u sé g a l e m e n t .Jel’aicouvertede remerciements. a u f v o u s J . a r j ’ a i e n t e n d u c e t e r m e d a n s l ’ e s p r i t d ’ A m e l i a q u a n d j e l ’ a i r e n c o n t r é e à l a b o u t i q u e J . 14 Sam m’a appelée alors queje me maquil ais.alorstun’aspasétéinvité. V o u s ê e t s laseulep e r s o n n e q u e j e c o n n a i s s e à a v o i r a u t a n t d ’ e n n e m i s q u e m o i .quetuastrouvé. Sam.Ah oui. e m e p e r m e t s d e v o u s c o n s e i l e r d ’ ê t r e p r u d e n t e à l ’ e x t r ê m e q u a n t à s o n u t i l i s a t i o n .D’aprèselle.Laplupartn’étaientbonsqu’àsupprimer. ’ ê r t e n i t r u s f i .— Maisoui.m a i n t e n a n t?l u ia i -jedemandé. luiai laissé une listedespréparatifsterminésouencours-cequil'auntantinetdéconcertée.—T uv a st el e v e r p o u ra le ràl ab a n q u e . moi. ’ i m a g i n e q u e v o u s a v e z t r o u v é l e c l u v i e l d o r c . elle estconvaincuequetunerépondraispas situvoyaissonn u m é r os ’ a f f i c h e rs u rt o nt é l é p h o n e .pasMaîtreCataliades-d o n t .e u h .toi. t e l n ’ e s p t a s e n c o r e m o r e t P .et j’ai emportéles glacières. é l I t a r t i o p e j u n e p o u r s ’ e n s o u v e n i r V . JesuispasséechezMaxinepourprendrelepunch.ai-jerépondu.— Sookie ?—O u i? — T o u tv ab i e n ?Absolumentpas.—O u i? —Elenevoulaitpasenparlerautéléphone. o u t e n é v a t i n e j . Arrivée chez moi.p u i sd e u xf o i s . Jemesuisarrêtéechezmonavocatcommeprévu. a s œ u r e v t o r t e f r è r e J a s o n . pas de soucilà-dessus. Dispositif Baby Shower en place.J ’ a if a i td um i e u xq u e j el ep o u v a i sp o u rv o u s m a i n t e n i r h o r s d e p o r t é e d e c e t e e n g e a n c e d u d i a b l e S .alorsoui.làoùj’avaisinstallél’ordinateur.Tuasbienmislechèqueàlabanque?—Tume l’asordonnéàpeuprèsunmiliondefois.t o u td es u i t e .il faut quej’ail e me préparer.Il allaitcependantdroitaubut. Je voulaiste direque j’ai eu un coupde filcomplètementloufoquede ta copineAmelia. r e n e z g a r d e J .S iv o u s ’ l a v e z d é c o u v e r t j .e p e n s e q u e v o u s n e s a v i e z p a s q u e j ’ é t a i s u n g r a n d a m i d e v o t r e g r a n d p è r e F i n t a n J . —Jevais regarder ma messagerie toutde suite.trèsgentiment. o u s p o u r i e z c h a n g e r l e m o n d e v .C’estunefête àl’ancienne.Le. Ele aditqu’elle m’appelait. ê m e s i j e n ’ é t a i s p a s a u s s i p r o c h e d ’ e l e E .Monavocatlocal.J'ai sortile cluvieldor deson tiroir pourl’emporter avecmoiverslepetitbureauduséjour.— Bon.Là. n f a i t . ’ j a i r e n c o n r t é v o r t e p è r e s .arrivé deuxjoursplustôt.Eleaditquec’étaitausujetdecetruc. M a d e m o i s e leS t a c k h o u s e .. e s u i s e n v o y a g e a .l ap r e m i è r ef o i sq u ej ’ a ip o s él e se u x s u r v o u s T .J’étaistoutecontente.humain.j e n ’ a v a i sr e ç ua u c u n en o u v e le . j’enaif o u r r él ec o n t e n ud a n sm o np e t i tc o n g é l a t e u rs u rl av é r a n d a de derrière. e s a i s s i m p l e m e n t q u ’ e l e e n a r e ç u u n . et j’ai disposé les bouteil es de ginger ale qu'onmélangeraitauxjusdefruitsunefoisdécongelés. J ’ a i b i e n r e ç u v o t r e m e s s a g e s u r m o n r é p o n d e u r J . ta l g r é o t u e .—Salut. Apparemment.maisellem’aditde te demanderde vérifier tes mailsde touteurgence. ’ a i c o n n u v o t r e g r a n d m è r e é g a l e m e n t m . e s m o n d C a t a l i a d e s a . f i n d 'é v i t e r q u e c e r t a i n si n d i v i d u sn em e r e t r o u v e n t J .J’étaissi curieuse que jel’ai ouvert en premier.pourl’informer. e v o u s c o n t a c t e r a i d e n o u v e a u d è s q u e c e s e r a e n m o n p o u v o i r e . —Noproblem.Ilnebougeaitpas.etunautredeMaîtreCataliades.R é f l é c h i s s e zu n ef o i s .parce que toi. v o c a t v . ’ a i d e n o m b r e u x a m i s m . a i s é g a l e m e n t d e s e n n e m i se n g r a n d n o m b r e J . a n d r a P e l M . o u s m ’ o n d t é ç u S .

J’avaisrepoussél’instantautantquejelepouvais.J’avaisjustementl’impressiond’être sur lepointdemeremémorerquelquechose àsonsujet.etelleyconservait beaucoupd’informationsàmonsujet. espérantenextraireuneinformationconcrèteconcernantlecluvieldor.monarrière-grand-père. Zob de Zombie ! Maître Cataliadesétaitdoncmonsponsor. Il l’avaitadoréeau-delàdecequ’unhumainpeutimaginer.Lorsquej’avaisrencontréledémon. moinsje leur faisais confiance.cen’étaitprobablementqu’unpeu. Plusj’enapprenaissurlanaturedesfaé. r i E c t e ’ s c t e q u e q u i s ’ e s t p a s s é d e n o u v e a u J .par-dessustout. 'a i t e n t é d e g é r e r t a v i e à t a p l a c e E . J ’ e s p è r e q u ’ u n o j u r u t p o u r a s m e p a r d o n n e r e q t u ’ a o l r s u t . puisqu’ils’aimait. Macompréhensionde la naturefaé s’améliorait dejour enjour.m a i sc ’ é t a i tàm o na v i sl es e u lq u i c o n v i e n n e .Ah.J’aifrissonné. MaîtreCataliadess’était impliqué dansma vie.Ilnemelerévélaitmaintenantquepourdesraisonsdontj’ignorais tout. prenantl’apparencede sonépoux afindeprofiter plusencore desaprésence.e tj en em es u i s m ê m e p a s p r é o c c u p é e d e c e q u e t u p o u r a i s e n p e n s e r J .J’aisecouélatêteavecimpatience.etd’aileurs.quelquechosedevraimentembêtant.Dermot.J ’ i m a g i n e q u e c ’ e s t q u e l q u ’ u n d e t a f a m i l e f a é q u i t ’ e n a p a r l é C .lui.Toutétaitmystérieusement lié.Perduedans mes pensées.iln’avaitpasmontrélemoindresigne de reconnaissance.o ul af i nd el a f a m i n e . Il avait posédansdesphotosde .il fallait bienl’avouer.Malgrétout. u r u n p l a n individuel.Cen’étaitpassa faute.Ilavaitpasséplusdetempsavecellequ’ellenel’avaitsu. S o o k i e . n c o r e u n e f o i s j . L e v œ u d o i t s e f a i r e e n f a v e u r de q u e l q u ’ u n q u e l ’ o n a i m e Ç . ’ e s t v r a i m e n t d u s é r i e u x P . Ilne m’avaitmise en gardequ’au sujetde Sandra Pelt et ducluvieldor. u s a i s b i e n c o m m e j ’ a i t e n d a n c e à n e p a s r é f l é c h i r a v a n t d a ’ g . a s c o m m e d e s f l e u r s o u d e s c h o c o l a t s C .cetamourn’étaitpasceque j’auraisappelé «sain et équilibré ».J’ai relu le message par deux fois. a i s a p p a r e m m e n t s . i o n o f r e u n c l u v i e l d o r à q u e l q u ’ u n c .o uq u e l q u e c h o s e d ’ u n i v e r s e l M .Autraversdesonamitiéavecmongrand-pèrebiologique.mais c’était peineperdue. J e s u i s d é s o l é e p o u r t o u t T .évidemment.. Pointbarre. Q u a n d n o u s o m m e s r e n r t é s ’ j . a n e p e u t p a s c o n c e r n e r l a p a i xd a n sl em o n d e .maisjedevaismaintenant regarder certaineschoses déplaisantesbienenface. m a i s s i t u e n a s v u u n t . m e r a c o n e t r a s o t u e t l'histoire. ’ e s t p l u s d u n i v e a u d ’ u n c o l i e r d e d i a m a n t s o .maisilpréparaitcertainementleterrainpouruneGrandeConversationFuneste.Jecommençaisànourrirdesérieux doutesvis-à-visde mes parents faé.c’étaitgroscomme unemaison.YcomprisClaudeetDermot.samagie e s t e l e m e n t p u i s s a n t e q u ’ e l e p e u t v r a i m e n t c h a n g e r u n e v i e d u t o u t a u t o u t S . u a s v u q u e l q u e c h o s e d e f a b u l e u x J .J en es a i sp a s p o u r q u o i t u a s b e s o i n d e r e n s e i g n e m e n t s s u r l e s g a g e s d a ’ m o u r f a é . J’ai résolucependant dene plus partager de secret avec elle. e l a f a i t d e s c e n a t n i e s d ’ a n n é e s q u ’ n l i e s ’ e n e s p t a s r t o u v é u n s u r e t r e C . e s o n d t e s g a g e s d ’ a m o u r f a é . L e c l u v i e l d o r a c c o r d e u n s o u h a à t i ’ l ê r t e a m i é J .bienplusquejenel’avaisjamaisimaginé. Était-iltélépathe.l’étrangerténébreuxquiétait venurendrevisiteà Gran.jenedoutaisplusdesparolesdeGran.Et surtoutNiall. e t i l f a u t a u m o i n s u n a n p o u r e n f a b r i q u e r u n .Ce n’était pasle momentde m’en inquiéter. u d ’ u n y a c h t s .Comme dirait Pam. ’ i l s a v a i e n t d e s p o u v o i r s m a g i q u e s . e s u i s d é s o l é e . e r t o u v e q u e c ’ e s i t n c r o y a b l e m e n t r o m a n t i q u e . luiaussi?J’avaisla nette impressionque j'étaisloin detout savoir.t j ’ a i t r o u v é d e s i n f o r m a t i o n s s u rl ec l u v i e ld o r .Amelia J’aipassé undoigtsur la surfacelisse de ce talismandangereux quiétaitentréen mapossession.j’étaispersuadée que Fintanavait aimé ma grand-mèreAdele plusqu’ellene l’avaitjamais compris. a f i a d t i ’ a u r t e s r e c h e r c h e s e .Puis j’ai ouvert le mail d’Amelia avecune profondeappréhension mâtinéedesrestesdemon indignation. e v o u l a i s s i m p l e m e n t q u e t u s o i s a u s s i h e u r e u s eq u ej el es u i sa v e cB o b . J’étais bienconvaincuequeClaude.danger. Sonespritétaitmanifestementgrandouvertauxintrusions. e c r o i s m ê m e q u e l e s f a é n e s a v e n t p l u sc o m m e n tl e sf a i r e . Maisquesignifiait toutceci? Il disaitavoirludans l’espritd'Amelia. Le termeé v o q u ep l u t ô tu nm e n u . Attentiondanger. jesuisrestée assise à monbureauquelquesinstantsdeplus.danger.De plus. FintanetNiallm’aimaientautantqu’ilsenétaientcapables-pourClaude.

J’aichantéàtue-tête.u np e uc h o c o l a ta ul a i t .Ilportaitunmagnifiquecostumed’étécouleurfauve. consacranttousmeseffortsà mainteniràlafoislevidedansmoncerveauetlaférocité dansmon esprit.C'estcequenouspensonstous. afinde les protégerdesyeuxinquisiteursdesdeuxpetits-enfantsqu’elleélevait.Était-ilbon dechangerlaviedequelqu'unàcepoint.H e u r e u s e m e n t .Q u a n tàE r i c .Pam était si forte.Je m’imaginais quede tempsà autre elles’était dit: IIfaudraitvraiment queje révèlema cachette à Sookie.jemedemandaissi lesvampiresde l’Oklahoma portaientdesbottesdecow-boysetconnaissaienttoutesleschansonsdelacomédie musicale.Jepensaisà tout ce que je pourrais en faire.Apprécierait.JepouvaiséliminerlatélépathiedeHunter!Ilgrandirait ainsinormalement !Je pouvaiscontrerl’héritageinvolontairequeHadleyavaitlaisséaufilsqu’elleavaita b a n d o n n é .jemesuissentieenchantée.dans leur première vie.C’était encorel’undeshommeslesplusnoirsquej’aiejamaisvus.commegagedesadévotion.Jeme demandaissi Miriam étaittoujoursenvie.J’étaiscertainequ’après avoircaché les chosesquiluirappelaienttantsaculpabilité.particulièrementélégant.accompagnantchaquechansondiffuséeàlaradio. Mais n a t u r e le m e n t .quelquesdizainesd’annéesaprèsleurpassage.Toutel'histoireavaitdûlui semblerloufoqueàl’extrême.leurpeauétaittrès sombre.j ’ é t a i ss e u l e-j ec h a n t ea f f r e u s e m e n t f a u x .j'étaisprêteàpartir. siimpitoyable qu’avantcesderniers temps lapossibilitéqu’elle puisse ressentirdessentiments plusdélicatsne m’avaitjamais traversél’esprit.Q u a n ta u xp e a u xp l u sc l a i r e s .Cequime mettaiten colère.Trenteminutesplustard.biensûr.C’était peutêtre làla raisonpour laquelle Eric avait choisiP a m .e le s s o n ta l o r sd ’ u né c r uc r é m e u x .simplementparcequej’enavaislepouvoir?D'unautrecôté.couleur . Par conséquent. Puisuneidéem’a soudainfrappée. Mais je ne savais pas si Eric m'aimaitsuffisammentfortpourdéfierlesplansdesoncréateuretrenoncerau pouvoir. Lesvampiresdecouleursubissentune transformationtrèsintéressante. Mais pourquoiréfléchirà detellesfutilitésalorsquejedevraisplutôtmeconcentrersurcequim’attendait:unesoiréesinistre.q u ec e soitou nonbénéfiquepour Eric. Si. Vider moncerveau s’est avéréune u tro aisé : ’avais aris tellement de choses ces derniersjoursquejenesavaisplusvéritablementquij’étais.ellelesavaitpratiquementoubliées.Toutenconduisant. Il devaita c c o r d e ru nv œ u . sidure.Etoùsetrouvaitdoncmongrand-pèredansdepareilsinstants? Était-il toujoursprésent de corps.Granavaitcachésaconfessionetlecluvieldoraucreuxdutiroirsecret des annéesplustôt.C e p e n d a n t .austatutetauxgainsfinanciersaccrusqueluiprocureraituneunionaveclaReinedel’Oklahoma. ce qui bénéficieraitsans aucundouteàmonbien-aimé.Le concept m’a choquéeau pointquej’ai fail im’évanouir.e nf a v e u rd 'u n ep e r s o n n eq u el ’ o n a i m e .elleprenduneteintebrunclair.q u a n di la v a i tv o u l uc o m m e n c e ru n el i g n é e . ilavaitmêmeprobablement(aïe!)faitl’amouravecelle souslestraitsdeMitchel.maisellen’avaitprobablementjamaispenséàl’utiliser.Maisjetrouvaishorrifiantd ’ e m p l o y e ru ng a g ed ’ a m o u rp o u rt u e rq u e l q u 'u n .C’étaitsansdoute préférable. Quelle idéefabuleuse!Pendanttrentesecondesaumoins.I la v a i t perçulasimilitudede leurs êtres.M a x w e l L e e n’étaitpas mort depuisassezlongtemps.J’avais énormémentdechagrinpourmonamievampire.J'aibaisséles yeux surl’objetsilisse quejetenaistoujours.comparéeauxd i f f i c u l t é sq u o t i d i e n n e sq u 'a v a i td ûr e n c o n t r e ru n ev e u v e chargée del'éducationdedeux petits.e lea v a i tt o u j o u r ss u p p o s éq u 'e lea v a i to u t sontemps.ledoutes’estinstallé. Puisque j’aimais Eric.Letalismanauraitcertainementpu luisauverlavie.Tout commej’étaispersuadée que PamaimaitsaMiriam si malade.Maxwellm’aouvert.Fintanavaitoffertuncluvieldoràmagrand-mère.Quelesoulagementqu'elleavait ressentiàtoutavouerdanssalettreavait été tel qu’elle s’étaitcomplètementarrêtéedes’eninquiéter.j en ’ a v a i sa u c u nd o u t es u rs o na m o u rp o u rmoi. Je mesuisdirigée vers l’entrée deservice etj’ai frappé unesérie decoupspréétablie.A voirleparking.famil e avec elle.J'aipris la routepourle Fangtasia.était-ilbondelaisserHunter souffrirdelasorteetvivreuneenfanceaussidifficile ?Oualors. gisantinconscientquelquepart ? J’espéraisquenon.la férocitém’est venuetrèsfacilement.ill’avait regardée mener sa vie quotidienne.il de jouerles Sooners ?TandisquejenaviguaisdanslesruesdeShreveport. Sa foi chrétienne avait peut-être fait obstacle à sacroyancedanslespouvoirsmagiquesd’unobjet.àlaquellejenesurvivraispeut-être pas.jepensaisbeaucoupàelle. maispasd’esprit. il m’était sans doute possible desouhaiterla mortde Victor.Je ne devaisplus ypenser. Pamaussi. Je devais me préparer pourl'Opération Victor.maisjenelesauraisjamais. le Fangtasia devait être bondé.jepouvaismechangermoi-même.Ensuite.

sanspréambule.unfanéperdu. toutelabasede notrep l a n . Je l’avais glissé derrièrelaboucleénormedemaceintureetilmerentraitdans lachairde manière insistante.maislesmiensnelesontpas. Je saisqu’avec dublanc.Toutsimplementterrifiant. mais sonmépristotal pour leshumainsatteignaitdessommetsdesauvageriequiluiavaientvalude devenirunesortedefigureculte.etilneluirestaitplusuneseule traced’humanité. les piedsparaissentplusgrands.ils ontprisle couloird’unpasn o n c h a l a n tp o u rp é n é t r e rd a n sl ec l u b .Fabuleux!Jemesuissentiebrusquementrassuréeenapercevantlavampiregrecquemil énaireetminuscule.etelleportaitunsacàmainénorme.Thaliaétait passéede l’autre côté dansdes tempsimmémoriaux.ils auraientpu. mais cesoir. .p o u rn o u sm o n t r e rq u ’ i l estsûrdelui. Ilaécartéunpandesavestepourme montrersonarmeetj’ai écarquil éles yeux ensigned’admiration:iln’était pashabituelpourunvampired'êtrearmé.luiaussi.—Jecroisquetuasraison.toutenayantl’impressionqu’ilme poussait au bord du précipice. jene fais pas ladifficile.J'avaisapportélecluvieldor. interloqué. Et «appétissante »me convenaitfort bien.c’estuneaffairede. —F r a î c h ec o m m eu n er o s e .—Maisilestdebonnehumeur?Ilesten forme?—O u i . pourqu’ils puissent partager l’expérience.— C’étaitla meil eure façondeprocéder.Lafigurinedec a r t o ng r a n d e u rn a t u r eq u en o u sa v i o n sv u ea u V a m p i r e s Kissétait l’indice le plusimportant. c’était là qu'ilvoudraitaller.Oudepousserundernierhourraavantdepérir.E r i c .caril portaituneveste-parunesoiréeaussilourdeet chaude.maisj'avaissuqueBubbarefuserait.Ilétaitméfiant.vesteencuiretcoupedecheveuxàlaWesleySnipes.aucunhumainn’enauraitfaitautants’iln’yétaitpasforcé.Ilm’aaccueilied'unevoixforte.I l sd e v r a i e n t arriver pile à l’heure.Bill’aemmenéfaireuntourdansunevoiturea n c i e n n e .Jepenseq u ’ i ln ’ e np r e n d r aq u eq u e l q u e s u n s . Elle souriait. avec réticence.I le s ta u s s ih e u r e u xq u ’ u np a s t e u ru nd i m a n c h e dePâques.C'était presquecomme siles clients sentaientque ce soir étaituneoccasionparticulière.dechats.EnpleindanssonfantasmeBlade.a t i lc o n c l u .etThaliasurlecanapé.ellelesavait rejoints.Pétale deroseépicée.IlexistaitmêmeunsiteWebsurlequelonoffraitcinqmilledollarsenrécompenseàquifourniraitune photodeThaliaentraindesourire.JelesaiprésentésàMaxwellet.A u c u nv a m p i r e n’aimaitévoquer leshabitudesperversesdeBubba.Nousne nousétionsjamaisvéritablement appréciés.ilportait lunettesnoires.Audrinaavaitrelevésescheveux.MustaphaKhanatoquésurl’encadrementde laporteet Eric lui a faitsigne d’entrer. mais ce soir le Kingdu rock’n’rollchanteraitdenouveau.IlvoudraitresteravecBil . ColtonetAudrinasontarrivésderrièremoi. Canon!J’aitendu lepiedpour queMaxwellpuisseadmirer la miseenbeauté que je m’étais administrée . Je portais unerobebustier bleuciel. assortied’une large ceinture et desandalesblanches.p u i sàc h e v a l .Coltondevaitêtrearmé.Lorsquelesvampiress’étaientrévélésaugrandjour.a-t-ilannoncéenévitantnotre regard. p u i sd a n sl ar u e le . VictoravaitnaturellementtentédefairevenirBubba àsonpropreclub. mais ilarborait ce soirun sourire dontla gaieté forcée confinaitpresqueà la démence.—Euh. J’aitrouvé Eric assis àsonbureau.presqueaussigrandquelemien.— Mais pourquoifaire ? ademandé Eric.—BiletBubbafontunepetitepausedanslarueleàdeuxpâtésd’ici. SiBillui disaitqu’il devaitaller auFangtasia.JemedemandaisoùsetrouvaitsoncopainWarren..— Mademoiselle Stackhouse ! Noussommesravisquevouspassiez ce soir ! Eric sera si contentdevousvoir. Lafouleheureuse et dispendieusequis’agitait surla pisten’enétaitpasconsciente.Noussommes restésassis ensilence -quoiqueleFangtasianesoitjamais véritablementsilencieux:nousentendionslamusiqueetlebrouhahadesvoix. ai-je dit.avecunemoustachecommetailléeàlarègle.g ê n é s .Je lui aidit qu’il pouvaitamener autant de membresdesasuite qu’illesouhaitait.qu'ilsavaientune raisonde faire lafête.—Ilaacceptél’invitation. le Fangtasia aurait fermésesportes au public.maintenusenplace par cequi ressemblait à desbaguetteschinoises.alorsjem’en moquais.D’icilà.J’avaislaissé mescheveux libres.appétissante!En matièrede compliments.aprèsquelqueséchangesde politesse.N o u sn o u ss o m m e st o u s d é t o u r n é s .MustaphaKhanavaitprispositioncontrelemur. J’ai dit à Bil que je l’appel erais dèsl’arrivée de Victor.pourleRégentdela Louisiane.Elen’étaitplusqu’uneglacialemachineàtuer.d'ébène. Pam s’était installéedessus.maisiln’a paspurésister.Quiauraitpurésister ?CertainementpasVictor. Personneneles avait jamaisréclamés.est intervenuePam.. vousêtestellement.Eric a pris laparole.

àl’endroitoùlecluvieldors’imprimaitsi durementdans ma peau. Puis Thalia etMaxwellsontentrésparl’arrière. a fait sonentrée.Je ne pouvais pas l’obliger à partir et j’ai donc Je ne pouvais pas l’obliger à partir et j’ai donc siroté monverrependantquelesclientshumainss’enallaient.— I l n ’ y a v a i t p l u s q u e n o u s d e u x ..Miriamétaitmorteaujourd’hui.ilahochélatêteensigned’approbation.bienentendu.Je ne pensais pas qu’il serait à l’aise en plein combat.jeme suisrenducomptequePamnem’avaitpasadresséunseul regard.—Merci.—Etsivousrentriezchezvous?ai-je suggéré.Lebarmanlefaisait retentirunquartd’heureavantlafermeture.jeleluiaidemandé. Warren s’en occupe.ils'était montréluiaussiplusquedistrait. de ledécouvrir.Manifestement.MaisMir asimplement. M’étais-jeintéressée d’assez près aux affaires d’Eric.J’ai aperçuColtonet Audrinaquidansaient enlacéssurlapisteminimaliste. mais je n’ai pas eule plaisirde vousrencontrer. ces temps-ci ?D’unautrecôté.Ceseraitintéressant.jenesavaismêmepasquiavaitreprisce poste. depuisqu’Alexeïavaittué Felicia. Je me demandais toutefoissielle satisfaisait auxconditionsetpouvaitêtre considéréedirectement commeun«êtreaimé».—U nt o n i c .Ilssesontmêlés .Jene peux pasliredans les espritsvampires.s ’ i lv o u sp l a î t .Aprèsune pause. Immanuelétaitassis aubar etje mesuisperchéeàcôtéde luisuruntabouret.Maisilétaitdanslanaturede Pam de m’attaquersi jamaisjele faisais. cesoir.Jock?—JesuisarrivédeRenoquandledernierbarmanestmort.Après cela.— Biensûr.Jemesuislevéeetmesuisrendue danslebar.l’unedesvampiresd’Eric. J’espérais quenousaurionsl’occasionde rectifier la situation.—Quepuis-jevousservir. Quese passait-il ? Je me suislevéeetj’aifaitunpasvers elle.—Etvos parents? Ilasecouélatête.Jen’étaispasintimeavecImmanuel-enfait.Lebarmanestvenuversmoi. ila repris :— Pam allait le faire ce soir.C’étaitcontremanaturederetournerm’asseoirsans luioffrirde réconfort.J’aimerais bienune autrebière.Envoyantlalignedouloureusedesesépaules. ne serait-ce qu’un mouchoirouquelquesmotsdesoutien.Elleétaitdéjàpartie.—Ahbon?Pourquoi?—C ’ e s tu ne x c e le n ti r e u r .j’aicomprisquejenedevais riendire.Un vampire..j’ai entendule vibratodu gongqu’Ericavaitfaitinstalleraubar. Eric et moi manquionsdecommunicationsurlespetites choses detousles jours.Ilm’arépondusansmêmetournerlatête. Lebar.Jenel’avaisjamaisvueencostumetraditionnel. —Nousavonspeaufinétonidée..affalédanssonfauteuil.J’aiposéla mainsurmaceinture. Sansdouteauxpompesfunèbres. il fallait queje sortedecebureau.Jetravaillaislà-baspour Victor. drapéedansun sari decérémonie.etlesteintesrose et vert des motifsétaientdetoute beauté.Àcroquer. je veux dire.surletoitdumotelenface.— Warren?Ilestdehors.—Etquandavez-vouscommencé ici. Il s’esttournéversmoiavantdeconsidérermescheveuxavecattention. c’est gentil.Tiens.cherchantdésespérémentàallégerl'atmosphère.a v e c u n er o n d e led ec i t r o nv e r t .Q u e le s tv o t r en o m? — Jock.a expliquéEric.ôépousedemonshérif?m’a-t-ildemandéd’untoncérémonieux.— Jesuis désolée.Soudain.Jockluicoulait des regardsadmiratifs.Lasouffrance de Pamme faisaittropmal. Pardon.—Certainement pas.Toutcequipassela porte. J’ai cependanttapotéson épaule enluidemandantsijepouvaismepermettredeluioffrirunv e r r e .Finalement. Mais je n’enavaisaucunbesoin.Je me demandaisoùse trouvaitle corpsde Miriam.lâchéunderniersouffle. luiai-je murmuré après avoir passécommande auprèsde Jock.estdevenusilencieux.Je me demandais biendequel côté ilsauterait.— Pam ?Elleasecouélatêteendétournantlevisage.Lesdéprédationsde Victor l’avaientmême détourné del’attentionqu’ilportait généralementàsonpetitroyaume.sespiedssurlebureau. ilne restaitplus grand-chose àdire.je leconnaissaisàpeine.C’étaitunmâlemuscléavecunecascadedebouclesdansledos.Pourfinir. Pourrais-je faire unvœuet ressusciter Miriam? J’avaisbeaucoupd’affectionpourPam.C’étaitcommesi onm’avait accroché une bombe.presquevide. sans permission. Faire passer Miriam del’autre côté.Soudain.Indira.

aucas oùVictor souhaiteraitbénéficier de l’hospitalitélocale.Heidinousa considéréstousdeuxd’unairgrave.—Maistoutà fait.quejen’avaispaseu letemps d’assimilerpleinement. J’espérais quesije mourais.Indiraétaitassise.Bienentendu. LesvampsdeShreveportquej’avaisrencontrésdepuis quej’avaiscommencé à sortir avecBilsesontrassemblés:Pam.Pamestvenues’asseoirprèsd’Immanuel. mais tristeenmême temps.Maxwellaapportéunesortedeboom-boxsophistiquée.M a i st o u t e sd e u xa v a i e n tu np o i n te n c o m m u n: leuramourpourJason. Ericavait doncappelé la petite équipedunidde Minden :Palomino. qu'il épouseraitMicheleetqu’ilsélèveraientleursenfantslà-bas. J’ai aidé aussi. MaxwellLee. C’était attendrissant.Inquiètepoursonavenir.Thaliaafroncélessourcils-sonexpressionfavorite-avantde noustournerledos. Lejuke-boxs’estinterrompu.l’endroit était denouveauprésentable.Thalia.Ensuite.Immanuel.cesdeuxadorablespersonnes se sontproposéescomme donateurs.J en e voulaispasqu’ilcommence à avoir dessoupçons.Victor seraitimmédiatementalertési tousles vampiresd’Eric étaientprésents. Minceàl’extrême.Eric s’estrapproché de moiet m’a tournée sur montabouret.Jock.nousespéronsquecelan’aurapaslieu.affairésàfaireplacenetteavantlaseconde partie de la soirée.Jene pourraispeutêtre plusjamais le faire.Àcetteh e u r e .I ln o u sf a u tp r é s e n t e ra ur é g e n to u tc e q u ’ i l désire.J'aurais voulupouvoirluiexpliquer honnêtementpourquoij’avaisdûlefairesirapidement.Ona écarté lestables bordantla petite piste dedanse etdisposé à leur placedeux rangéesde fauteuils. Jasonviendraits'installer dans ma vieile maison familiale.etlesderniersemployéshumainssontsortis parla porte de service.aréponduJock.Siseulementj’avaisditàmonfrèreàquelpointje l’aimais.Puiselleapincéleslèvres.I l ss es o n ta p p uy é sc o n t r eu nm u r .lesplisgracieuxdesonsariluidonnantl’aird’unestatuedechezPier.Audrina.lesilencequasitotals’estfait oppressant.Indira.LeFangtasiasetrouvedansunezone animéedeShreveport. pastrès jolie. Je lesconnaissaistousplusou moins.les exilésdeKatrina. je me suismise àl'écartetsuisremontéesurmontabouret.auxemployéshumains.RubioHermosa et Parker Cobum.pasennoslocaux. Ussetenaientlamain.Ouplutôttoutcequ’ilmérite. a-t-ilchuchotéàmonoreille.Aprèstroisquartsd’heure detravail.allait-elleseranger à côté deJock? Mais .Jemesuisappuyéecontrelafraîcheurducorpsd’Eric. sesc h e v e u xt r e s s é se nf i n e sn a te s .mamère(Michelleavecdeux«l»)étaitcomplètementdifférentedelaMicheled eJ a s o n . quiest apparue.D'aprèslessouvenirsd’enfanceque j’enavais. pour mapart.Jeregrettaisde ne pas avoirpu rencontrer Maître Cataliadespourqu’ilm’expliquetoutel’histoireetquejecomprennemieuxtoutescesnouvellesinformations.—J’auraistellement préféréque tune sois pasici.Ilssontarrivésen tramantlespieds.A u c u n d ’ e n t r en o u sn ’ a v a i te n v i e d’entamerlaconversation.ous’ilsétaienttousses meileurs guerriers.Jockauraitpunousentendreetnousnepouvionspas discuter.J’avaistantde regrets.pourmettresesbrasautourdemoi.pleinedeboutiquesetderestaurants.c’estHeidi.lapisteuse. MustaphaKhanetmoi-mêmeétionsdésormaislesseulsêtresprésentsà respirer. je réfléchissais aufaitque j’allais peut-être mourir ce soir.je vousprésenteJock.Jenesavaispasàquoipensaientles autres mais.i ln ’ y a v a i tp l u su n b r u i ta u xa l e n t o u r s .c e p e n d a n t .mais Ericneveutpasdécevoir.—Colton. Heidisemblaittoujoursauréoléededouleur.Aprèsavoirbalayé la piste etla scène.Audrina.—Bonneidée.J’étaisdésolée ausujetde la fêtede la BabyShower.Brusquement. Colton.Tandis ue Jock mettait de l’ordre derrière son comtoir.LamusiquepourBubba. Je me sentaisextrêmementmalàl’aise.Meserreurs etle malque j’avais faitmenaçaientdem’étouffer.Il fallaita b s o l u m e n tr o u v e ru n ee x p l i c a t i o nàl e u rp r é s e n c e .toisantAudrinad’unregardg o u r m a n d . la dernièrefois queje l’avais vu.Jocka parusurprisdevoirdeshumainsqu’ilneconnaissaitpas.m ê m ee nw e e k e n d . latête poséesur sontorse silencieux. J’avaisnéanmoinsfaittoutcequejepouvaispourqu’ellesoitunsuccès.lesyeuxfermés. j’en avaisl’habitude.J’étais contente d’avoir donnél’argentà Sam. ColtonetAudrinase sontavancés vers moi.l’airm a l h e u r e u xm a i sr é s i g n é .Jen’avaisaucune idéedecequ’elleferaitce soir quandle feu d’ artificenous péteraità la figure.

pleinementconscient de tous lesregards.. elleavait étégarde ducorps.IladisparupourrevenirensuiteannonceràEricqueBiletBubbaétaientarrivés.J’aifailisourire. quis’en seraitimmédiatement alarmé. très clairement enétatd’alerte. sonvisageduretfroid.Les bouclesblondesde Victor étaientsavamment coiffées. a chuchotéHeidi.Detouteévidencemalgrétout.ilsexaminaientplus qu’attentivementchacundesvampireslocauxafindedéterminers’ilsportaientarmesoupieux. qu’ilsoitsi déterminéànousanéantir:c’étaitpresqueuncrime.—BienvenueauFangtasia.Aprèsunbalayagecompletdeslocaux. resplendissantdansuncostumetroispiècesd’uneblancheurimmaculée.unvampirequiprévoitdesproblèmes nese préoccupe absolumentpas desimpleshumains. seséparantinstantanémentpourencadrerlaporte.Noussommesheureuxd'avoir l’occasion de te distraire ici. J’avais l’impressionderegarderune sériepolicière à la télévision: ilssesont rués à l’intérieur.Jene savais pasque Victorl’avait appelé Ohouialors.cequin’étaitpasunebonneidée.dedétruire autantdebeauté.Erics’estcourbé dansunsalut. elle s'était glissée prèsde moi.laréceptioncommençaitaveclenteur. Je ne savais pas queVictorl’avait appelé.Sans se faire remarquer.AnaLyudmila. Etd’aileurs.largement. etImmanuell’afait.et sonoreillepercéearboraitune énorme créole en or.relevésh a u ts u rl at ê t ee nu nc h i g n o nc o m p l i q u é .Puisqu’ilétait maintenantofficiellementle secondde Victor. Seschaussuresnoiresétaientimpeccablementcirées.elle étaitcertainementvenueversmoiavecuneraisonpréciseentête.Entre-temps. Queldommage.PuiscefutletourdeVictor.I ls ’ e s ta v a n c év e r sl er é g e n t .Maxwellamanifestemententendufrapperàlaportedeservice. oudain.Lesdeuxvampiresavaientabandonnépourl’occasionleurpetitpagnedecuir.—C’estuneexcellentenouvelle.—Tuleconnaissais.auNevada?—Ohouialors. a ditPam.I ls ’ y é t a i ta te n d u .avecdescheveuxnoirsdejais.ilsontrapidementfouilléleclub.Et pourla première fois de lasoirée. J’aiposé mon sac sur le comptoir.J’étaissincère:nousenavionsunedeplusdenotrecôté. 15 Luiset Antoniosontentrés lespremiers.etenfinunvampireque jene connaissaispas.cequimesemblaittoutnaturel.Nichemise.unsoninaudible pourmesoreilleshumaines.En bref.Akiro avaitledroitd’êtrearméouvertement.Akiro setenait aubeau milieudela pièce. les membres les plusaisémentsaccarifiables enpremier: Market Mindy. manifestementimpressionnée. nic h a u s s u r e s .Cequienditlongsursaréputation.Maxwelladûrenoncerà son arme et s’est pliésansprotester. elle aussi. —Akiro. Sans quitter Victorduregard.C’étaitun Asiatiqueà lapeaucouleurivoire.Ilprenaitsoindenepasréserverunaccueiltrop chaleureux àVictor. La suite deVictor a fait sonentrée.ai-je dit.Ilsallaientdemeurerdansl e b u r e a uj u s q u ’ a um o m e n to p p o r t u n . mais ilportaitunjeanetungiletsansmanchesnoir.ilssesontrapidementinclinés devant Eric.— Eric a proposé de me laisser l’amener ici. Somptueuxenjeanettee-shirt. a énoncé Eric. c'estlui quia fini parremplacer Bruno -etCorinnaaussi.trèsenbeauté (elleavaitrenoncéégalementàsonattirailbondage).m a i n t e n a n tn é a n m o i n su n e distancerespectueuse. Heidi a pris sa place. Jel’imaginais parfaitementencostumetraditionnel.enme gardantde croiserle regard de quiconque. lecouplemarié quise trouvait ensa compagnie l’autre soir auVampires Kiss. Puis Luis apassélatêtep a rl ap o r t ep o u rd o n n e rl ef e uv e r t . tandis que Victor et sa suites’enfonçaientplusprofondémentdansleclub. —Quelespectacle commence.—NomdeDieu!mesuis-jeexclaméed’unevoix blanche.j’aientendudesvoituresser a n g e rd e v a n tl ec l u b .Ilportaitunsabresemblableàceluiqueportaituneautrevampireasiatiquede ma connaissance.sesyeuximpitoyables.Victorétait à tomber.jelui aidemandédesnouvellesdesonfils.gardantelleaussilesyeuxsurlesvisiteurs.s e sy e u xf i x é ss u rl e sn o u v e a u xv e n u s .Le protocoleleur interdisait d’effectuer des fouilesphysiques. a réponduHeidi. Le visage d’Akiro . ellea souri. défaisant lafermeturepourfaciliterunaccèsrapideàson contenu.Immanuels’estlaisséglisserdesontabouretpourallersep o s t e rc o n t r el em u r .Jemesuis sentieobligéedeparler avec Heidi . deux jeunesvampires dontje n’avais jamaissulesnoms.Apparemment.Fortheureusement.jene l’ai pasvue lui adresser u n s e u l m o t S .—Victor.Ellesemblaitaussinerveusequemoi. Trèspeudetempsaprès.explorantlescachettespotentielles pour d’autresvampires.

Je me demandaiscommentje pouvaisarranger cela.Victor.J’aiexaminétouslesnouveauxmembresdelacompagnie. El e étaitd’une bêtiseinsondable.Akiroarécemmentaccepté de quitterleNevada pourvenirsebaser enLouisiane.Animéeparuneboufféededésirinopportun. au combat? ai-jesoufflé à Heidi. ici au Fangtasia.Queseraitcettesoiréesanselle? Eric m’a fait signe d’avancer etVictor a levé sonverre d’unairadmiratif. comme si Eric n’était pas présent. Elle avaitpris positioncommesi Eric luiavaitordonnédemeprotéger pendantunerencontredélicate.Tousles vampiresd’Eric ontdû faire acte d’obéissance.i l so n t c h a c u n prisunverre. mon sac àmainsur l’épaule. Quantà Pam.monRégent. laconscience dufaitque j’allaisfairetout monpossiblepour tuer ces ens devant moi. j’étaisextrêmement contrariée.lesunsaprèslesautres.demeuraitimpassible.Jen’aipastentéd’en faire plus.Maisnon.Celafait.—Onpeutledire. étaitledernier enligne.ColtonetAudrinaservaientdesboissonsà toutle mondeetsefondaientnaturellementdansledécor.encore deboutet flanqué de Luis et d’Antonio.Marksemblait pâleet apathique.c’étaitque Victor aurait immédiatement eu dessoupçonssijen'étaispasvenue..ces vampires.mais elle a évitémon regard.e le .—Unvampireaussiil ustrequ’AkiroestlebienvenuenLouisiane.ils’estincliné. Je ne .plusrien nepourraitempêcher ce quiallaitarriver.ainclinésatêteboucléeenretour. qu’Eric n’a pas sucontrer lors denotre réunion.Mindyalancéunregard pleind’espoir àJock.naturellement. Sil’idée nevenaitpas d’elle. afaitremarquer Victor ensouriantà Eric.Mindysetenaitentreeuxets’appuyaitcontre l’épauledeVictor. Je croisais leurs reards tout en espérantqu’ils mourraientd’iciuneheure. dumoins. Était-ce ainsiquesesentaientles soldats? Je n’étaispourtant pas aussinerveusequejel’avaispensé. Victor avaitenfinremplacésonlieutenantetsonmeilleurguerrier. sans fairedecommentaire.lemembreleplusrécentdeséquipesd’Eric.Jenevoulaispasdonnerl’alerte. la manœuvre feraitl’effetd’unvéritable drapeaurouge..jeteprésenteAkiro.j’étaisd’accord avec lui.avecsonrhum-CocaLightàlamain.M i n d y . Eric lui a lancéun regard.Toutdanslascènem’inspiraitlaplusparfaitehorreur:cetteattenteinterminable.Eric avait renâclé à me laisser rester ici. Lesangtièdeservi étaitparfaitementinnocent : c’était unegrandemarquedesangdesynthèse.l’atmosphères’est considérablementdétendue.Àma grandesurprise. J’auraisnettementpréféréme trouverchezmoi.—J’imagine qu’ilest carrément bon.n o u ss o m m e sh e u r e u xq u ev o u sa y e zp uv o u s libérer ce soir.J’ai aperçu lesmarquesde crocsdanssoncou et me suisdemandésiVictorne s’étaitpas un peuemporté.Maiselleneméritaitpaspourautantdemourir. la planificationdélibérée.Ayantconstatéaprèsq u e l q u e sm i n u t e sq u ’ i lé t a i to u j o u r sv i v a n t . elle se tenaitderrière Eric. J’ai redressélatête et suis allée rejoindre Eric aveclesourire.a-t-ilannoncéavecunsourire resplendissant.aacquiescéEricaveclemêmesouriresincère.quisetrouvaitp l u sh a u ts u rl ac h a î n ea l i m e n t a i r e .Aprèscela.Problème.Vouscouronnezlepersonneldurégentàla perfection.imitantLuis.Maisjemeseraisrongé les sangs à chaque secondequipassait.MaintenantqueVictorétaitlà. Jesuis parvenueà montrerque j’étais flattée.—V i c t o r . L’argumentdécisif.Akironepouvaitignorerlesalutd’unshérif. n em a n i f e s t a i ta u c u n ei n q u i é t u d e .a-t-elleréponduavecironieavantdes’avancer elleaussipourrendrehommageàsonrégent.Heidiestvenuemettreungenouàterreàcôtédemoi.—Vousrespectez la loiàla lettre.m’efforçantdemepréparerpource quiallait venir. Ah.I ln ’ e na v a i to u t e f o i sp a s lamoindre envie.Victor amontréqu’il était satisfait de sonaccueil enprenantlefauteuil central.Jock.Pour mapart.—Eneffet.EricaordonnéàJockd’apporterdes boissonspourtoutle monde.Théoriquement.— Etta ravissanteépouse ?—Elleestprésente. maissans développer.Il auraitperçumonabsencecommeunepreuve évidente qu’Eric allaitpasser à l’action.etçatombaitfranchementmal.Jemedemandaissi jepouvais lapersuader de se rendreauxtoilettesavantl’instantfatidique. lesunsaprèsles autres. mais pastoutà fait assezbas. Akiros’estposté derrière le fauteuilde Victor. arborant l’attitudemielleuseduparfait lèche-cul. Les vamp’sétrangersàlavileont attenduqueLuisprenneunegorgéedansunverrequ’ilachoisiauhasard. Ilestimaitclairementqu’unêtrehumainétaittropfragilepourdemeurerenprésenced’unehorde devampiresentraindesebattre.—Shérif.Victorsavait quejen’étaispas aussidouée qu’Eric pour cacher mes sentiments.monnouveaubrasdroit.Ah.toutesapostureindiquantunétatd’alerte accru.J’ai baisséles yeux.J'étaiscommesuspenduedansuneétrangebuledesilence.SurlagauchedeVictor.

lavampireantiqueetlétalearepoussélecorpssansvieplusloindansl'alcôveavantdese retournerpourcontemplerlascène.Ilsouriait.Ill’asoudainaperçueetelleluiasouri.Il chantaitm a i n t e n a n to u te nd a n s a n t . Coifféd’unebananeinvraisemblable.ilétaitmagique.entièrementrecouvertede strass et de paillettes.c eq u ia p p o r t a i tu n en u a n c e presquepathétiqueà l’effet produit.toutdumoins. Pour cacher lam a n œ u v r e .sonvisageaaffichéuneexpressiond’horreurpure.Ce n’étaitpasincongru de sa part. puis avec la rapidité d’uncobrails’est penché en avantpour éviter l’obstacle deMindySimpsonàsagauche.decesourireincroyable.et. J’ai tendu lamain vers le baspour en extirperun pieutrès aiguisé etle glisser danslamain d’Eric.maisil était malgré toutdécédé en mauvaise conditionphysique. Noussommes prêts!Bilaémergéducouloirdonnantsurl’arrièreduclub. C e f u t i n o u ï I .devantlequellesfemmesdumondeentier s’étaientpâmées.Letoutn’avaitprisqu’unetrentaine desecondes.AnaLyudmilaainclinélatêtegracieusementavantd’enchoisirunetd’avalerunegrandelampée.dumoinsautant qu’unepersonneenperpétuelétatd’alertepeutl’être. J’étaisimpressionnée par le soin qu’il accordait à sa garde-robe. Sans unmot.elleparaissaits’ennuyer profondément. Deslarmes desangcoulaientsur lesjouesde Victor.LuisetAntoniosetenaientàlaportede devant. Unedemoins.pourconstaterqueLuisetAntonioétaientmaintenanteuxaussi complètementabsorbés. lorsqueBubbaabondisurlascènepournousremercieraveceffusion.Thalia.sonbrastendupourannoncer(sousvosapplaudissements!)l’entrée deBubba. Bils’estinstallé à côtédela boom-box.unpeudetravers.ilsetrouvaitsousla protectiond’Akiro.a i j em u r m u r é .M a x w e lL e e .prenantsoindenepastropenfaire. n e x p r i m a b l e V .Je n’avaisaucune idée de ce quis'était trouvédansla boisson -de l’argent sousforme liquidepeutêtre ?Était-ceseulementpossible? En toutcas.alorsquenousn’étionsqu’unepoignée.LesdeuxvampiresinconnussetenaientdeboutprèsdeBill.o u b l i a n t totalementMindy.superbecommed’habitudeavecsachevelurepâleetsa magnifique peau dorée.etnedevraitpasinquiéterlesvisiteurs. Et il agitaitlamain en salut.Lequelse concentrait avecvigilance.lesmainsjointesdevanteux.Etquelle entrée ! Cellede Victorpâlissaità côté.dissimulantainsilesjambesétenduesd’AnaLyudmila.etelles’esteffondrée.Aprèstout.etportaitlesmarquesdesonâge.les lumièressesontéteintesetBillalancélam u s i q u e-«K e n t u c k y R a i n» .Nousavionsl’intentiond’enéliminerautantquepossibleavantmême quelecombatnecommence. se rapprochait graduelement d’Antonio. avantde me redresser pourluilaisserde l’espace. Palomino.a retirésavestepourlapliersoigneusement.J’ai senti le bras d’Eric se raidir.coincéentremon fauteuiletceluid’Eric.—O hl av a c h e . commesinousétionsdesmiliers.détendue.J’airegardépar-dessusmonépaule.Monsacétaitparterre.profitant duspectacle.Thaliaaattrapé leverre alors qu’illui échappaitdes doigts.«I nt h eG h e to» .Tantque Bubbarestaitdans le registre deses balladessiconnues. desbottes noireset degrossesbagues. Assisesurleboutd’unbancdansl’unedesalcôvesprochesdelaported’entrée.Ilasemblés'enrendrecompteégalementets’estinstallétranquilementaubordd’unealcôve.protégeantles arrièresd’Akiro.ce quinelui ressemblait pasd’aileurs-poursepostersurlecôté.maisc’était à monavisun signe trop manifeste d’action àvenir.m’étais pastrompée.ilachoisi« JailhouseRock».e th e u r e u s e m e n tp o u rn o u s .Une secondeplustard.mais cechangementd’atmosphèreétaituneerreur. ce petit plan-làdépendaitdufaitquel’undesvampiresennemissoithorsd e v u ed e sa u t r e s .—Bill! a appelé Eric. Ana Lyudmila. n’étaitapparemmentpas uneinconditionnele demusique.Latransitionversl’étatde vampire avaitallégé ses faiblesses.que j’apercevaisderrière Mark.Nousnepouvionspasleprévoir. ictorétaitsouslecharme. s’estfaufiléejusqu’àellepourluiprésentersilencieusementun plateauchargédeverres.d e b o u tàl ap o r t em e n a n tv e r sl e sb u r e a u x .Maispourlaprochainechanson.levantlebrasetle projetantpourfrapperVictor en pleincœur.B i lal a n c éu na u t r em o r c e a u .souriantdetoutesses dents .Tandisque Bubbas’inclinaitsousles applaudissementsaussi tonitruantsqu’uneassembléesiréduitepouvaitluia d r e s s e r . L’attaque étaitparfaitementorchestréeetEricauraitatteintsonbutsi .i la v a i t f o n c t i o n n é . pasde doute:sesyeuxbalayaientconstammentlapiècesansjamaisseposersurBubba.quidevaitfairela moitiéde sa tail e.Market lesautresvampires. Bubbaportaitunecombinaisonrougescintilantdemillefeux. Les pupiles du garde du corpsparcouraienttoutlerestedelasallesansdiscontinuer.Unelégèretristesseasembléenvahirlepublic.Ils’estp e n c h ée na v a n tp o u rm i e u xs a v o u r e rl ’ e x p é r i e n c e .j em es u i sa p p u y é eu ni n s t a n tc o n t r es o n épaule.

aumauvaismoment. aattrapélebras musclé deJocket l’a projeté avec . Alorsquej’auraisvouluhurlermoiaussi.jem’efforçaisdeluiparlercalmement.M i n d y e s tm o r t ee nq u e l q u e ss e c o n d e s . maispas fatal.MindySimpsonsetrouvaitaumauvaisendroit.Me levantd’unbond. d'accord. J'ai décidé de gérer Mark Simpson et mesuisrelevée. sonattentionétaittoutentièreportéesurl’aspectvampireducombat. Eric etPam ontattaquéVictor.Dansunbar. quiavaitfaitoffice debouclier involontaire. Complètementhébété.Vaslà-bas. faisantpreuved’une vivacitéterrifiante. El e avait eul’intentiond'atterrirsur le dosd'Akiro maisil s’est retourné audernier instant.El em’avait à peinedépasséequ’elles’est affalée de toutsonlong. m’a-t-ila n n o n c é . n’avait passortisonsabrepile en mêmetempspour l’abattre.le déroulementdel’action n’avait riende distinct.Désagréable. le barman. je me suis précipitée à l’écartpourtenter dedéfinir ma stratégie.lesdeuxmainssurla gorge et lesanggiclant d’uneplaie. Son sabre n’étaitpas appropriépour le corps-à-corpset encore moinsavec Thalia agrippée à lui.cequiétaitlerôlequ’onluiavaitattribué. mais grâceà Mindy.Trèsprécisdans son geste.prisde panique.Akiro.renversantmonsiègeaupassageetbutantviolemmentcontre Luis. — Mademoiselle Sookie.souslechoc. La lamel’atoutsimplementtraverséecommedubeurre.toutva bien. I n d i r a .MarkSimpson s’éloignait entitubantdu corpssansvie desonépouse et desvampiresen plein combatet s’exclamaitenboucle«Oh!monDieu. À seprécipiter surdesfemmeshumaines. J’aiidentifié lesdeux combattantsprès de l’entrée commeétantPalominoetAntonio.oh!monDieu».sachairetsesoslaralentissantjusteassezpourqu’Ericenréchappe. Mark Simpsons'estaffaléausol.etlapetite silhouettequivolaitdanslesairsdevaitêtre Thalia.unebagarre honorableetdanslesrègles.lesyeuxfixéssursonobjectif. dansunflotdesangeffroyable.ilétaitencoreopérationnel.Coltons'enestoccupéavantmoi. o u t a e x p l o s é .le faisanttrébucher.Etpendantcetemps-là. Le brasd’Ericsaignait. pas de problème.j’aiperçuunmouvementetj’aieutoutjusteletempsdemejeterdecôtépouréviterlecoupqueme destinaitJock.I n s t a n t a n é m e n t .o us i m p l e m e n t échapperàson assail ant.J’avaisgâchésatrajectoireetnousavonsatterritousdeuxausol.Heureusementpourmoi.—Hé! C’estbon. El e estentrée encollisionavecmoiet. certes.—Tu voiscette porte.e ns i m u l t a n é .çan'existepas.ilmanifestaitdécidémentunexcellenti n s t i n c td es u r v i e .jesuistombéeàgenoux.Ilafiniparsemettreàcouvertderrièrelebar.Tandisqueje tâtaissonpoulsàsonpoignet.J’étaisfière de constaterque Bilavaitlaissé l’undesdeuxvampiresinconnusmortsurlesol.MarkavaitencorelaboucheouvertequeVictortentait déjà de repousserle corps affaissé etensanglanté de Mindy.Jenereprésentais rien pourlui et il s’estsimplement servide moicommetremplinpoursauter.Ramasséesur moi-même.Jen’airienpufairepourelle.p o u ré t a n c h e rl ef l o tc a r m i n . d’une petite voix. entre le sabred’Akiroet le bras d’Eric.Soudainje me suisrenducompteque Bubba s’égosil ait.oùilatrouvéune bouteilleaveclaquelleils'estmisentêtedefrapperquelqu’un. — Mais oui. mais el en’apas réussi.jemesuisruéeenarrièrepourluilaisserlechamplibre. A v e cu nh u r l e m e n t .lui ai-je dit. là-bas? lui ai-jedemandéenindiquantcellequimenaitversl’arrièreduclubetlesbureaux.Tandisque Thalia occupait Akiro.ils’estarrêté-q u e ls o u l a g e m e n t .ne t’inquiète pas.s o ns a r it o u r b i lo n n a n ta u t o u rd’elle.Jenesaispascequ’elleavaitvoulufaire-peut-être passer derrière moipouraller aubar prendre unt o r c h o n .Jem’étais tellement concentrée surBubbaqueje n’ai pasvuAudrinaquis’avançaitversmoienvacillant.Jemesuis répétéeunebonnevingtainedefoiset. Sousl’éclairagetamisé.et attends. rapidecomme l’éclair et elle afrappé sontorse. animéepar l’intentionirrévocabledel'égorgerdeses propresdents.finalement.toutu nt a sd ec h o s e so n te u l i e u . je voudrais partir d’ici. J’ai finipar localiser Bilquisefrayaituncheminparmilescombattants.Ilaattrapésaproprebouteilleetlalui a assénée derrièrelatête.Ils’effritaitdéjà. Maxwell Lee a poignardé Antoniodansledosavecunpieupendantqu’illuttaitavecPalomino.Ilsétaientàdeuxcontreun.—Bon. a-tilaccepté. Akirodedégager salame et Eric des’écarterpour éviter le prochain coup.Ilapris Bubbaparlebraspourlemettreensûreté.I lya v a i tt e le m e n td ec r i se td eg r o n d e m e n t sa u t o u rd en o u s quej’avaispeur qu’ilnem'entende pas.Jedistinguaissasilhouette quisedéplaçaitdans la faiblelumière provenantde la porteouverte.n’importe qui.Tut’enessuperbiensorti!Vraimentsuper !Bilva arrivertrèsbientôt. Je mesuis élancéeverslascène etl’aipris par le bras.quis'élançaitpourprotégersonmaître.

tandisqu’Indirarugissaitsavictoire.terminé.elleestrestéeausol.Sespoingssesontfermés.Luisac o m b a tua v e cf u r e u r .C’estalorsqueMustapha.Trèscertainementd o u l o u r e u x . versle bas.elleavaitsuffisammentreprissessensp o u rb o n d i rv e r sl eh a u t .Q u a n t àPalomino.desonbrasetdesonflanc.Puiselleafermélesyeux. Apparemment.I la v a i td i s s i m u l éu n ea r m ed e secours. sesnombreuses blessures la ralentissaientdetrop.jeluilançaisunpieu.Ellemeterrassaitde sa volontéimplacable. Antonio. maismanifestementagaçant àl’extrême.qui concentraittoutessesforces surl’immobilisationdenotre ennemi.terminé.Jocka tapé despieds pour tenterde se dégager. Ellealevélevisageversmoi. mais aumêmeinstantAkiroaréussiàtrancherlebrasdeThalia.Mustaphaalâchéungrand«Merde»dégoûté.laissantapparaîtreuntroudanslaparoi.secouantlatêtecommepourchasserdes mouchesbourdonnantautourd’elle.etjemesuisruéepourm'emparerdesonarme.— Fais-le.Il ne restait plus qu’Akiro etVictor.— N o n J .terminé.en hautdelaliste.terminé. serefermaientpourêtrerouvertsaussitôt.etsejetantsurelledevant moi. Victor a envoyé Eric rebondircontre lemurtoutenrepoussantPamdansledos.Indiras’est lancéeàterre. m’at-elleordonné.PalominorencontraitdesdifficultésfaceauVamp’EnnemiNuméro2. au moinsunefois.Paix àtonâme.M a i sI m m a n u e lad o n n éu nc o u pd ep i e dà l’arrière du genoude Luis. LestrouspercésdanslapeaudeNuméro2.Palominon’avaitpasautantd’expérience. Pendantuneseconde. De touteévidence. El eahochélatêteunefois avantdelatournersurlecôté.Jesentaisle cluviel dorimprimédans ma taille et j'aipenséà le sortir.jenesavais pas sic'était lesienou celuide Victor.Jock.Surpris.J’auraissouhaitéenfaireautant.quiluttait commeunvéritabledémon.qu’elleluiaenfoncéenpleincœur.Pendantcetemps-là. Akiro a aussitôtlâché son sabrepourporterlamainàsoncou. 16 Pam a rejetéviolemmentle poidsdeVictor pourse lever d’unseulbond. abasourdi.AumomentmêmeoùilatteignaitIndira. Maisoùétait-il doncpassé? J’ai entenduuncoupdefeu au-dehors-réponseàmaquestion?Effectivement. ill’a frappée de sespoings serréssur lecôtéd el at ê t ep o u rl ’ e n v oy e ràs o nt o u rv o l e rd a n sl em u r .Ericserelevaitentitubant.Parkern’étaitpasunhabituédelabagarre.verslesol. il avaitmordu Victor.unelame qu’ilasortiepouratteindreMustaphaenl ec o u p a n t . J’aibaissé mes yeux sur Pam. quis’est écroulé.tellementdeviolencequ’ils’estfracassécontrelemur.Luisestrentréencourantdansleclub. Cen’étaitpas particulièrementefficace.lesangcoulantdeson crâne.qui regardait.Sansdouteplusjeune.lesmainstenduesverssonentrejambe.j e t a n tu np l id e s o ns a r is u rl e visagedeJockpourl’aveugler.avantdes’inclinercependantdevantRubio.ellecommençaità fléchir.Ilest resténéanmoinsdansledosdeNuméro2pourlelarderdecoupsdepicà glace.— Fais-le. privé duplaisirde trucider Luis etbiendécidé à se rattraper.avecuneplaieàl'épaule.MustaphaKhan l’attendait.MarketMindySimpson.Thalias'est saisie deson membre tandis qu'iltombaitpour endonnerun coup àAkiro. e risquais de la couper.Vamp’EnnemiNuméro1.terminé. MaisIndiral’aémasculé.Malgrésablessureparballe.I l ss a v a i e n tt o u sd e u xq u ’ i l sl u ta i e n tp o u rl e u rs u r v i e .AnaLyudmila.arméd’untrèslongcouteau. Parker avaittroppeur pours’approcher s u f f i s a m m e n td eN u m é r o2e tl u it r a n s p e r c e rl ec œ u r ..ce dernierluiarendulapareille.Déçu.terriblementcalme. a pousséParkerde côtépour décapiter Numéro 2d'unlarge geste.Hurlantàpleinevoix. Luis.D’aprèssabouche écarlate. Rubioatiréprofitde ce momentde faiblesse pourluiplongerun pieudanslapoitrine.et j’ai abattu l’épée.J’ai fait les comptes rapidement. Elle a attrapéles bras deVictorde sespropres mains pourle maintenir enplace.même sij’avais tranché sa moele .Ils'estredresséavecpeine.Lesangs’est déverséà gros bouillonssombres etépais ducorpsde Jock..Deplus.i lam o r d ud a n ss o nc o u .Elleétaitdebonnelongueuretmoinslourde quejenele pensais. Jock s’est précipité à l’attaque mais j’ai pu attraper sonépauleetle ralentirtrèslégèrement.J’ai fait unpasen arrièrepour éloignerla gardedes mains avides d'Akiro.Bloquantsesépaulescommed a n su né t a u . Jock.unvamp’costaudquidevaitavoir latrentaine lorsqu’il avait été vampirisé.J’avaiseusipeurdetuerPamquejen’avais pasemployé assez de force.Avecunesoudainedétermination.L a bouchede Pamdégoulinaitde sang .À cet instant précis.J’aiprisuneinspiration.Unenouvellevisionàclasserparmilesplushorriblesquej’avaisjamaisvues.Jene l’avais pascoupé endeux. Heidiabondiderrière luipourlepoignarderdans le cou.affaibliepar toutle sangqu'elleperdait.Aumêmeinstant.

I m m a n u e l . d’accord.se tenant les mains etsouriantàtraverstoutlesang.Sa gorge avaitpratiquement disparu:les sections blesséessedésagrègentplusvitequelesautres.J'ailevélesyeuxversl ’ a m o u rd em av i e .Jemesuislaisséetomberdansunechaise.m e r c i .—Parfoisçamarche.t um ed o n n e su n e g o r g é e? — D’accord.MaisEricne seraitpascontent sije me nourrissaisde vous.PalominoamarchélentementversRubiopourleprendredanssesbras.Parker a pris la paroleà sontour.MaxwellLee. attirant aussiParker à elle. C’estterminé. t o u s n o u s é t i o n sd é j àd e m a n d éc eq u is e p a s s e r a i t . tucrois? ai-jedemandé à Pamenindiquantdu mentonl’assemblagebras-épaule.étaientmorts.Indiras’esttraînéejusqu'àThaliapour plaqueravecforcelebrascoupéàsonemplacementsurl’épaule.versaitdeslarmesdedouleurmaisluttaitdetoutessesforcescontrecetaveudefaiblesse.I lm es e m b l a i tu n é t r a n g e r ..barbouillédesangmaistoujoursaussiimpérial.pantelante. Mustaphaparlait dans sonportable microscopique.Épouvantéeparcequej’avaisfait.jubilaitd'une joie féroce.Detouslesoccupantsdu bar.a fait Eric d’untonlas.Empoignant latêted’Akiro.monestomacmenaçantdesesoulever alorsquejeluiordonnaissévèrementde se rasseoir etde setaire.Jemesuisdétournée.j ep e u xv o u s a p p o r t e rd us a n g? Jen’avaisjamais eul’audace delui parlerdirectement. d t ’ a u r t e p a r n .trèslongtemps.J’aiperdule contrôlede mes jambeset unsiège se trouvaitlàparhasard.Etc’étaitterminé.bon.Sonapparencenonplus.o nv ar e n t r e r .E r i ce s t i m a i tq u ’ i lv a l a i tm i e u xd e m a n d e rp a r d o nq u ed e m a n d e rl apermission.Lemecquiatuémasœurestmort.Maisjenevalaisguèremieux.Enfait.ParkeretRubioétaientatteintsdeblessurespluslégères.Indiradevaitêtrelapersonnelaplusheureuse.—Vousêtes certain? Vousn’avez pasl’aird’aller trèsbien.prostréesurle sol.—N o n .petiteougrande. ’ u n e p a r t j . Thalia.quelquesoitlemontantdelarécompense.Jeneveuxplusjamais assisteràunebataille. Vousavezréponduàmonappel etremplivotre mission.épinière. Lui et Pam se faisaient face.Victorettoutesasuite.Maisj’étaistoutàfaitd’accordpourluitrouverune bouteiledesangetlaluiservir.lesyeuxremplis delarmesincontrôlables.s a u fs iv o u sa v e ze n c o r e besoindenous.PametEricétaient couvertsdesang.onl’aeu.a-t-ellerépondud’unair indifférent.Puisilssesontsimplementjetés danslesbrasl'undel’autre.etPam. Elle se forçaità ne pas bouger.plusjamaisdetoutemavie.sourianttoujoursbéatement. u s q u ’ à c e q u e F e l i p e n o u s t o m b e d e s s u s e t e x i g e d 'a p p r e n d r e c e q u i e s t a r i v é à s o n r é g e n t m . —T h a l i a .vampirescommehumains.non.sonbrasamputé. e s u i s j e d i t M . e n ’ é t a i s m ê m e p a s c e r a t n i e d e p a r v e n r i à p a r e l r E . disait Eric à Akiro. il luia brisé lesvertèbres avecuncraquementsecquim’adonnélanausée.laplaiebéante à sa gorgel’empêchantdeparler.Elem’aregardée.m’a-telleréponduavecsonaccentsifort. parl’horreurdecequej’avaisressentientranchant dansle corpsdeVictor.— Oh.m o né p o u x.n o u s .L’épée s’était coincée dans l’os et je ne parvenais pas à laretirer. a i s j ’ a i t e n u m a l a n g u e D .LejeunehommemaigrichonsoutenaitPalomino.leleuretceluideVictor.Toustroissesontprêtémutuelle assistancepoursortirparlaporte deservice.Coltonétaità genoux àcôté ducorpssansvied’Audrina etsanglotait. — Ça y est ! C’est fait ! Nous sommes libres ! O u a i s J .Jenepouvaispasenfaireplusetjemesuisrassisependant .PuisqueThaliaesttrèsvieille.quis’appuyaitégalementsurRubio.—Çava marcher. sérieusement blessé.Jevaissuper bien. L’air était saturéde cendresdevampires.ilyaunebonnechance.Oui.s’estmiseàrirea u xé c l a t s .Sontonn’étaitpastrès convaincant.épuisée.Bravopourtontir. a approuvéEric. Akiro secouait la tête.s a u fs iv o u sv o u sp o r t e zp e r s o n n e le m e n t volontaire.Exténués. pas la peine devenir àl’intérieur. Alorsqu’Akiro gisaitsans défense.—S h é r i f .ilsportaienttous lesmarquesducombat..Lecoiffeurfluetsemblaitplusqu’étourdietjel’aiquestionné.Pamessuyaitlalamesanglantesurlesvêtementsd’Akiro.Eleletenaitlà. Eric luia fichéunpieudanslecœur.—Vousavez ma permission.— Warren.— Rends-toi. Leurs expressions montraientclairementqu’ils espéraientqu’Ericne lesappel eraitpasavanttrès.C’estm o i n sd o u l o u r e u xe tm o i n sl o n gq u ’ u n er é g é n é r a t i o n .—Maisbiensûrquesi.. Vousserezrécompensés. mec. j’ai fait quelques pas précipités en arrière et porté mesmainsàmabouche.Pama arrachélalamed’un coupsec etdécapitéVictor.Indira.

jetrouvaisquejeméritaiscette douleur. —Vouspouvezvenirchezmoi.Et il a frappé.Ilsavaitpertinemmentqu’ildevraits’interrompre. Cen’étaitcependantqu’unévénementextrêmede plusdans cettesoirée.Alors vas-y..Leslarmes coulaientsurmonvisagecontremavolonté. Je me faisais l'impressiond’unegrossehypocrite.luiai-jedit. Il apassé les bras autour demoi et m’a embrasséeavecenthousiasme.maintenantpatiemmentlemembrecoupéàsasource. ce n’estpas réjouissant. Mais pourmoic’était ignoble.Enveloppéedans sonsaripleindesang. Mais j’aicompriségalementqu’il s'agissaitlà d’un tournant radicaldansnotrerelation.c’étaitcequenousvoulions. mesbras. Ilsont touspoussédesgémissementsdeprotestation.prendsmonsang.—Oùestpassé Bubba? ai-je demandé.a-t-ilproposé. Jemetrouvaisignoble.courbéssouslepoidsdel’épuisementetdeladouleur. lui aussi.—Bilva m’accompagnerchezmoi. Et c’était bien ça.Sabouchedégoulinaitderougeur. Nousn’avonsplus ànoussoucierdeVictor et j’ensuiscontente.. Mon regard a croisé celuide Bill.Lesdoigtssesontcrispéssoudainement.J’aifouillédansmonsac.c e ten u i t .PuiselleademandéàMustapha s’ilacceptaitd’étanchersasoifet il ahaussélesépaules. Peut-être. Eric s’est crispé.Thalia aa c c r o c h és o nb r a si n t a c ta u t o u rd uc o ud ’ I m m a n u e l .Billaposésonbrasautourdemes épaulesalorsquejetrébuchaislégèrement.Etjevaisprendretonsang. PamaaperçuImmanuelquioffraitsonsangàquelqu’und’autre. Normal.Jeluigâchaissonpetiteffet. Pasaveccettebouchesanglante.—Écoutez-moitous!Ilnousfautfaireplacenettem a i n t e n a n t . Peut-êtrenelesreverrais-jejamaisplus.—Tuesunevéritablehypocrite. plongeantsescrocsdanssagorgesansplusattendre.Il avaitlepouvoirderendrelachoseagréable.Lesrelentsdesangm’ontsubmergée.qu’elle était justifiée. ila prisunair de plusenplusbéat.Maintenantqu’elle avaitfinide célébrerla victoireavec Eric.Nousl’étionstous. Tout ce quis’étaitpassé.Erics'estdirigé vers moi.Audrinaest morte.etçal’agaçait.pourenextirpermesclés.— Eric. Et j’aivoulu queladouleur s’arrête.arépétéEric.Aprèsuneminute.a-t-ilréponduentirantsurlecoldesonteeshirtnoir.fixéesurmoncou.lebrasa commencé à reprendre une apparence deplus enplusnaturelle.— Sookie ? Tune te réjouispas?Je ne savais pas quoi lui dire. Puis.Etjene mesuisjamaissentiemoinssexy.Immanuel estalléversColtonpourl’aideràser e l e v e r . a réponduColton.quicontenaitencorequelques pieux.LablancheurdelapeaudePamressortaitviolemmentsurcelledeMustapha.cen’estpasloin.—O nv al at r a v e r s e re n s e m b l e .Notrerelationétait décidémentparseméedetournants.Maispour moi.commedes gosses à quil’on demande de rangerleursjouets.Jenevoulaispasressentir cequ’ilressentait à ce momentprécis.Queressentaient-ilsmaintenantqueleurvengeanceavait étéaccomplie? Jamaisjene le leur demanderais.. vraimentpas.souriantlargement. saisissantlelobe de l’oreile d’Eric pourlepincer detoutes mes forces.qu’ImmanuelsepenchaitmaladroitementsurThaliadanssonfauteuil.—I la i m eb i e nt r a î n e ràc ô t éd uv i e u xC i v i cA u d i t o r i u m .—Iltefautdusang.Ils’estdétournépourlancerunappelàl’assemblée. IlavaitentenduBil.Ilaplissélesyeux.Unesérie complexed’émotionsse lisaitdansson regard :rage.— Jene dormirai pas.ai-jeannoncé.lesyeuxrivéssurlabouched'Eric. Je nepeuxpas fairelafête.L'expressionsurlevisaged’Immanuel estpasséedelatristesseaubonheurintense.J’étaisstupéfaite.examinantattentivement monvisage.Jamaissavoix n’avaitété aussi égale.Leurdifférencedetaillenejouaitpasenleurfaveur.Iln’enarienfait.Etjesais. jepouvaislecomprendre.ils'estécartédemoienfronçantlessourcils.Et ça m’a fait mal. LesdeuxhumainsontquittéleFangtasia ensemble.—Demain.commetoutvampirelefaitpresqueautomatiquement. Mais alors. Jamaisencore je ne m'étais sentiesiincroyablementsoulagéedeladestructiondenotrelien. Jepouvaisle comprendre.D’unecertainefaçonétrange. a ditBill.TandisqueThaliabuvait.Eric s’est penché pour m’embrasser mais j’ai tressail i.leproblème.J’aurais été incapablede conduire moi-même.Ilagrimacédedouleurlorsqu’elleaplanté sescrocs.ad i tI m m a n u e l .PuisBillestapparuàmescôtés.— Shérif.etelleasembléunpeuvexée.Jesuisvraimentdésoléequetuaiesétéblessé. Indira setenaittoujoursaccroupieauprèsd’elle.Thaliasenourrissaitbruyamment.Ils’estdétachédemoiavecungrognement.J'étaiscontentequ’ilsoitlàpourme soutenir.êtreentouréedegensmortsetdemorceauxdecadavres. ma poitrine.Onparlerademain soir.rancœuretdésir.ettransféraitprogressivementlasubstance poisseusesurma robe.Jeme suislibérée d’uncoupde ma torpeur et demondégoûtpour moi-même.—Çafaitpartieduboulot.etilnel’apasutilisé.J'ai eusoudainsoif de simplicité.Ilenétaittrempé.I ly c h a n t a i t .

E no u t r e ..— Àquoipenses-tu? m’ademandé Biltandisquenousremontionsmonallée.oui.J’enaiéprouvéunsoulagementintense.—Sookie.a-t-ilrépondud’untontrèsincertain.Maisvoiretprévoir.— C’est ce qu’il m’a fait comprendre.etdesgensontsouffert!me suis-je exclamée.IlauraitainsiputuerEricsansavoiràs’enjustifier.Maisenmêmetemps.Jenesuispasnaïve.lamainsurlapoignéede la portière.—Oui.c'esttoutàfait différent.nefaisriensuruncoupdetête.ainsistéBill. trop épuiséepour réagir.—Alors ?Bilmedemandaitdem’expliquersur ma réaction.—As-tu jamaisrencontrélaReinedel’Oklahoma?luiai-jedemandé.Brusquement.e tp e u t ê t r eq u et ul es e r a s .Ilafinipar mel’avouer.d’être connectée àlui. cette sériede catastrophesn’auraitpaseulieu.a u t r e f o i s .et épouvantable.I lv ac r e u s e ru nt r o ue td o r m i rd a n sl a terre.jemesuislasséedusujet.à part l’attraperpar lesvalseusespourlesmordre!Bils’estdétourné.Je n’avaispascompris.. que cette situationse soit résoluedecette façon.—Non.Ilfaisaitdesonmieuxpourlepousseràagir.Biln’arien dit.— J’ai déjà brisé le lien.—PensaistuqueVictor mourraitsans saigner? Que seséquipesneferaientpastoutcequ’ellespouvaientpour prévenirsamort?Quepersonnenemourrait?Savoixétaittoujourssicalme.J’aiserréleslèvrestouten formulantintérieurementmaréponse. Puis ila repris. Jedoisdireque ça me manque.Billamarquéun longsilence.etjedevaistrouverunmoyendem’enremettre.ai-jeavoué.Biln’apasdituneseuleparole.ne Sookie. Iln’avaitpasenvied’enparler.Pourquoi?—Avantde mourir.Je croyais qu'ilvoulaitdire qu’Eric ne s’intéresserait plusàmoi.— Ça s’est bien terminé ?— N o n . une foisqueje seraisvieil e et ridée. assassinat.Ilasimplement acquiescé.—Oui. au contraire de Victor..queje neme suispas mise encolère. à Victor.Erict’a-t-il expliquéce qu’ilcomptait faire?—Ilsebatpourensortir.jenesaispas.J’étaisintimement convaincueque c’étaitla propreintransigeance de Victorquiavaitdéclenché ce fatale n c h a î n e m e n t .toutlelong duchemin.— Pam est très déterminée.Lelienétaitdangereuxpourvousd e u x N .—U n ef o i s .maisapparemmentAppiusasignéun document.— C’est ce qui se produit.—Tuescertaine?—Absolument.maisilnepeutpasavoir d'autre épouse.—I lf a u t q u et us o i sc o n t e n t e .Pouvais-jeattribuerunepart deresponsabilitéà Felipe ? Non.— Jepréfère qu’Eric soit envieplutôtque Victor. o n ? I n c r o y a b l e — .ouencore.— Et toi? Çat’estdéjà arrivé ? lui ai-je demandé.sauvage.Seulleplidesesyeuxtrahissaitladouleurqueluicoûtaitcetaveu.s iF e l i p ea v a i t n o m m éq u e l q u ’ u n d’autreà la tête dela Louisiane.C’est grâce à ses capacités d’anticipation et d’organisationqu’Eric asurvécu. Je sais quetuaimes Eric.sidénuéedejugement.—C’étaitsanglant.J’ai hoché latête. pleine etentière.Bil.—Ehbien.Savoixdemeuraitcalmeetfraîche.—Tues conscientequelaviolenceétaitlaseulefaçond’arriver à ce résultat ?Mêmecela.I ly ab i e nl o n g t e m p s .oud’enavoiruncommeanimaldecompagnie. je le savais.Justeavantdemourir.c’estunsoulagement.C’étaitfait.elle revenait.Pamatoutfaitpourleforcer à meparler . chez Jason.C’estvrai. tusais queVictor a tout fait pourprovoquer Eric? Nousnousétionsrangésderrièremamaisonetjemesuistournéeversluid’unairinterrogatif.Là. ouqu’onallait se disputeretrompre.J’ailâchéla poignée pour luifaire face.ilm’avaitditquejenepourraisjamais garder Eric. Sookie.C’étaitarrivé.c’estàellequ’Appiusaenquelquesorteoffert Eric.Oh. ilétaitchoqué. Très aviséde sa part.àl’imageducinémagore. surprisepar la colèrequi sourdaitdansmavoix.—Tusaisques'ilépouselareine.Jen’avaisvuque quelquessecondesdel’undes filmsdelasérie Saw.—Moiaussi. . demain.— C’estunebonnechose.ildevraterépudier?Ilauraitledroitdesenourrirsurdeshumainss’ille souhaitait.. réprimantmanifestementunsourire.Quequelquechoseallaitnousséparerentoutcas.Jefixaislanuitnoirederrièrelepare-brise.jen’aijamaiscruaucunedeceschoses.etc’était plusqu’assez. lorsqu’elledécidequ’Ericdoitentreprendrequelque chose.J’avaisvécuunesoiréedetuerieviolente. me demandantce que je ressentiraislelendemainmatin. culpabilité.—Jepense responsabilité. J’ai acquiescé.

Je te discela nonentantqu’ancien amant.Lecomplimentm’a touchée-jedevaismesentirmieux.luiai-jedit.lesyeuxrivéssurlabouched'Eric. Le lendemain.Q u a n dj e suissortiepourme sécher.Etmoi.Neluiposeaucunequestion.—Tuesunevéritablehypocrite.Je mesuis récurée despiedsà la tête.etilnel’apasutilisé.biensimmobiliers. Aprèsuneminute.— Je comprendscequec’est.Et ça m’a fait mal. ai-je commenté.D’unecertainefaçonétrange.êtreentouréedegensmortsetdemorceaux decadavres.mepréparantausommeil.commetoutvampirelefaitpresqueautomatiquement. ousij’allaism’asseoir dansuncoinaveclesyeuxgrandsouvertspourlerestantdelanuit. Jeluigâchaissonpetiteffet.quandquelquechosem’a frappée: le fait même quejesoiscapablede dormir étaitpresqueplusterrifiantque tout.ettouteunepopulationquilasuit. programmetrempage à froid.dumoins.jetrouvaisquejeméritaiscette douleur.d’ypénétrer.I ln ’ y a v a i tp l u sr i e nàa j o u t e r .Pasde pouvoirabsolu.OnappelaitsouventlessouverainsparlenomdeleurÉtat.Noussavionstouslesdeuxqu’Ericétait avidedepouvoir.Je ne peux pasfaire lafête.pétrole. Je pouvaisle comprendre.Jemesuisglisséeaulit avecunsentimentdedélivrance-commesij’avaissurvécuàuneopérationchirurgicale.Leslarmes coulaientsurmonvisagecontremavolonté.Jemesuisdemandéquelétaitlevrai nomdelareinequigouvernaitlescréaturesdesténèbresenOklahoma. Mais j’aicompriségalementqu’il s'agissaitlà d’un tournant radicaldansnotrerelation.jem’étaissortieducombatauFangtasiamieuxquelesautres.—Eric. mais en tantqu’ami.Physiquement. Maisavec toi.Etjesais.etdelaverrouillerderrièremoi. Laisse Eric prendreseulsadécision.elleest extrêmementpuissante:territoires.Et il a frappé. Aprèsq u o ij ’ a ic o n t i n u éu ni n s t a n ts o u su n ee a ut i è d e .Jesaismalgrétoutqu’Ericfera toutson possiblepourse sortir delà.ils'estécartédemoienfronçantlessourcils. Et c’était bien ça. Oklahoma esttrèsbelle.Unesérie .c’étaitcequenousvoulions.Nousl’étionstous.—Sookie? Tu nete réjouispas ?Je ne savais pas quoi lui dire.prendsmonsang. Je me faisais l'impressiond’unegrossehypocrite.J’ai retiré ma robetachéepourlajeterdanslelave-lingedelavéranda. à prier. Sookie. Billa repris. ne serait-ce queparce qu’il aime sa liberté.Alors vas-y.Jesuisvraimentdésoléequetuaiesétéblessé.ou siles résultatsd’une biopsie s’étaientavérésfavorables.Levideetlecalme quirégnaientm’ontimmédiatement apaisée.Jemeroulaisenboule.qu’elle était justifiée.Etjevaisprendretonsang. Et les climatiseursa v a i e n tt r a v a i léd u rp o u ri n s t a le ru n ef r a î c h e u ra g r é a b l e dans les pièces. Tout ce quis’étaitpassé.Aucunedecesréactionsnes’estmanifestée.J’aidéfait la boucle de ma large ceinture et replacéle cluvieldordansmon tiroir à maquilage. jepouvaislecomprendre.Jene savais passi j’allaisme mettre à pleurer.Il avaitlepouvoirderendrelachoseagréable.—Deplus. Jel’ai remercié avant d’ouvrir la porte dela véranda. Mais pourmoic’était ignoble.Maispourmoi. ce seraitpire.Notrerelationétait décidémentparseméedetournants.— Laisse tomber. il adéjàlabeauté. enr é g l a n tl ac h a l e u ra um a x i m u md ec eq u ej ep o u v a i s supporter. Jemetrouvaisignoble. caril n’avait jamaissouhaitédevenir roi.Savoixsansinflexionnem’invitaitpasàpoursuivrelesujet. —Je vaisrentrerparles bois.Ilaplissélesyeux.Maistoutmoncorpsétaitcomme meurtri et endolori.jen'enai pas.jeme sentaisdélicieusementpropreetrafraîchie. Puisje suisallée sousladouche.etçal’agaçait.leproblème. Normal. et Ericadore la beauté. maisde celuid'êtretotalement autonomedanssonpropre domaine.fixéesurmoncou. cen’estpas réjouissant. Nousn’avons plusànoussoucier deVictor etj’ensuiscontente.Etjenemesuisjamaissentiemoinssexy. le pouvoir..—Iltefautdusang.PuisBillestapparuàmescôtés.jelesaisbien.Luietmoinepouvonspas noussupporter.Devantmonsilence. Puisj’aiouvertla portearrièredema maisonet suisenfinentrée chez moi enallumantlalampedanslacuisine.Tuveuxprendremavoiturepourrentrercheztoioupasserparlesbois?I lm ’ at e n d ul e sc l é s .

Jen’avaisvuque quelquessecondesdel’undes filmsdelasérie Saw.J'étaiscontentequ’ilsoitlàpourme soutenir.commedes gosses à quil’on demande de rangerleursjouets.Eric s’est penché pour m’embrasser mais j’ai tressail i.ad i tI m m a n u e l .—Oui. au contraire de Victor. Peut-êtrenelesreverrais-jejamaisplus. Et j’aivoulu queladouleur s’arrête. Peut-être.s iF e l i p ea v a i t n o m m éq u e l q u ’ u n d’autreà la tête dela Louisiane. Ilsont touspoussédesgémissementsdeprotestation.Pourquoi?—Avantde mourir. je le savais.toutlelong duchemin.maisapparemmentAppiusasignéun .—C’étaitsanglant.àl’imageducinémagore.Erict’a-t-il expliquéce qu’ilcomptait faire?—Ilsebatpourensortir. à Victor.Sabouchedégoulinaitderougeur.cen’estpasloin.Billaposésonbrasautourdemes épaulesalorsquejetrébuchaislégèrement.lamainsurlapoignéede la portière.courbéssouslepoidsdel’épuisementetdeladouleur. me demandantce que je ressentiraislelendemainmatin.etjedevaistrouverunmoyendem’enremettre.—Écoutez-moitous!Ilnousfautfaireplacenettem a i n t e n a n t .J’étaisintimement convaincueque c’étaitla propreintransigeance de Victorquiavaitdéclenché ce fatale n c h a î n e m e n t .Jenesuispasnaïve.jemesuislasséedusujet.elle revenait.ai-jeannoncé. cette sériede catastrophesn’auraitpaseulieu.—Tuescertaine?—Absolument.Ilfaisaitdesonmieuxpourlepousseràagir.—As-tu jamaisrencontrélaReinedel’Oklahoma?luiai-jedemandé. ilétaitchoqué.Ils’estdétachédemoiavecungrognement.—Demain.I ly c h a n t a i t a u t r e f o i s .arépétéEric. culpabilité. Pasaveccettebouchesanglante.—O nv al at r a v e r s e re n s e m b l e .examinantattentivement monvisage. saisissantlelobe de l’oreile d’Eric pourlepincer detoutes mes forces.J’enaiéprouvéunsoulagementintense.C’est grâce à ses capacités d’anticipation et d’organisationqu’Eric asurvécu.Brusquement.Audrinaest morte.C’estvrai. lorsqu’elledécidequ’Ericdoitentreprendrequelque chose.Biln’apasdituneseuleparole.Ilsavaitpertinemmentqu’ildevraits’interrompre.IlauraitainsiputuerEricsansavoiràs’enjustifier. Eric s’est crispé.Pouvais-jeattribuerunepart deresponsabilitéà Felipe ? Non.a-t-ilrépondud’untontrèsincertain.Jamaissavoix n’avaitété aussi égale.etc’était plusqu’assez.—Oùestpassé Bubba? ai-je demandé.Iln’enarienfait.—Moiaussi.quicontenaitencorequelques pieux.Onparlerademain soir.—Alors ?Bilmedemandaitdem’expliquersur ma réaction.J’aurais été incapablede conduire moi-même. Je sais quetuaimes Eric. que cette situationse soitrésoluedecette façon.J’ailâchéla poignée pour luifaire face. a ditBill.sauvage.— Pam est très déterminée.—Oui.J’aiserréleslèvrestouten formulantintérieurementmaréponse.à part l’attraperpar lesvalseusespourlesmordre!Bils’estdétourné. surprisepar la colèrequi sourdaitdansmavoix. IlavaitentenduBil.Seulleplidesesyeuxtrahissaitladouleurqueluicoûtaitcetaveu.Pamatoutfaitpourleforcer à meparler .Ilafinipar mel’avouer.Jeme suislibérée d’uncoupde ma torpeur et demondégoûtpour moi-même. chez Jason.Savoixdemeuraitcalmeetfraîche.J'ai eusoudainsoif de simplicité.sidénuéedejugement.etdesgensontsouffert!me suis-je exclamée. a réponduColton. pleine etentière. tusais queVictor a tout fait pourprovoquer Eric? Nousnousétionsrangésderrièremamaisonetjemesuistournéeversluid’unairinterrogatif. trop épuiséepour réagir.— Jepréfère qu’Eric soit envieplutôtque Victor.e tp e u t ê t r eq u et ul es e r a s .c'esttoutàfait différent.J’ai hoché latête.ainsistéBill.—Jepense responsabilité.c e ten u i t .Queressentaient-ilsmaintenantqueleurvengeanceavait étéaccomplie? Jamaisjene le leur demanderais.et épouvantable.Immanuel estalléversColtonpourl’aideràser e l e v e r .J’aifouillédansmonsac.Maisvoiretprévoir.queje neme suispas mise encolère. Sookie.rancœuretdésir. Mon regard a croisé celuide Bill.—PensaistuqueVictor mourraitsans saigner? Que seséquipesneferaientpastoutcequ’ellespouvaientpour prévenirsamort?Quepersonnenemourrait?Savoixétaittoujourssicalme.— Jene dormirai pas.—Bilva m’accompagnerchezmoi.— Àquoipenses-tu? m’ademandé Biltandisquenousremontionsmonallée.—I la i m eb i e nt r a î n e ràc ô t éd uv i e u xC i v i cA u d i t o r i u m .—I lf a u t q u et us o i sc o n t e n t e .Jefixaislanuitnoirederrièrelepare-brise. demain. réprimantmanifestementunsourire.Ils’estdétournépourlancerunappelàl’assemblée.C’étaitarrivé.J’avaisvécuunesoiréedetuerieviolente.E no u t r e .jen’aijamaiscruaucunedeceschoses.a-t-ilproposé.I lv ac r e u s e ru nt r o ue td o r m i rd a n sl a terre.C’étaitfait.—Non. —Vouspouvezvenirchezmoi. assassinat. LesdeuxhumainsontquittéleFangtasia ensemble.Là.Bil.c’estàellequ’Appiusaenquelquesorteoffert Eric.pourenextirpermesclés.J’ai acquiescé.— Shérif.—Tues conscientequelaviolenceétaitlaseulefaçond’arriver à ce résultat ?Mêmecela.Ilasimplement acquiescé.complexed’émotionsse lisaitdansson regard :rage.

Oklahoma esttrèsbelle.d’ypénétrer. ousij’allaism’asseoir dansuncoinaveclesyeuxgrandsouvertspourlerestantdelanuit. le pouvoir.jelesaisbien.Aucunedecesréactionsnes’estmanifestée. Jel’ai remercié avant d’ouvrir la porte delavéranda.Lelienétaitdangereuxpourvousd e u x N .jeme sentaisdélicieusementpropreetrafraîchie.Billamarquéun longsilence.pétrole.Dermotserendait discrètement utileàservir lesrafraîchissementset ramassertous lespapierscadeauxpourquelesol reste libre detout obstacle -certaines demesinvitéesâgéesavaienttendanceàtrébucher.ilm’avaitditquejenepourrais jamais garder Eric. Puisj’aiouvertla portearrièredema maisonet suisenfinentrée chez moi enallumantlalampedanslacuisine.Noussavionstouslesdeuxqu’Ericétait avidedepouvoir. caril n’avait jamaissouhaitédevenir roi.jen'enai pas. mais Tararecevait vraiment beaucoupdechoses. Sookie.naturellement.— C’est ce qui se produit.Maisenmêmetemps.—Tusaisques'ilépouselareine.Je n’avaispascompris.—C’estunebonnechose. il adéjàlabeauté. mais en tantqu’ami.Etmoi.ildevraterépudier?Ilauraitledroitdesenourrirsurdeshumainss’ille souhaitait.Oh.Pasde pouvoirabsolu.Certainesplusqued’autres.I ln ’ y a v a i tp l u sr i e nàa j o u t e r . et Ericadore la beauté.— Laisse tomber.elleest extrêmementpuissante:territoires. Maisavec toi.Levideetlecalme quirégnaientm’ontimmédiatement apaisée. Et les climatiseursa v a i e n tt r a v a i léd u rp o u ri n s t a le ru n ef r a î c h e u ra g r é a b l e dans les pièces. La mère etla grandmèrede JBétaientprésentes.Jemesuisdemandéquelétaitlevrai nomdelareinequigouvernaitlescréaturesdesténèbresenOklahoma. ouqu’onallait se disputeretrompre.— J’ai déjà brisé le lien.jem’étaissortieducombatauFangtasiamieuxquelesautres.etjenevoulaispasd’accident.dumoins. El es étaientprésentespour offrir desprésentsàquelqu’unquileméritait.— Je comprendscequec’est. Puisje suisallée sousladouche.quandquelquechosem’a frappée: le fait même quejesoiscapablede dormir étaitpresqueplusterrifiantque tout. Dermots’étaitmontré à maporte de derrière plustôtdanslamatinéeetjel’avaislaisséentrerensilence. maisde celuid'êtretotalement autonomedanssonpropre domaine. Le lendemain. une foisqueje seraisvieil e et ridée.verts.Jemeroulaisenboule.Jesaismalgrétoutqu’Ericfera toutsonpossiblepourse sortir delà.Jene savais passi j’allaisme mettre à pleurer.maisilnepeutpasavoir d'autre épouse. Savoixsansinflexionnem’invitaitpasàpoursuivrelesujet.ouencore.Physiquement. 17 Touteslesfemmesdansmonlivingétaientjoyeuses. ce seraitpire. Iln’avaitpasenvied’en parler. Billa repris.mepréparantausommeil.oud’enavoiruncommeanimaldecompagnie.Je croyais qu'ilvoulaitdire qu’Eric ne s’intéresserait plusàmoi.ai-jeavoué.Jemesuisglisséeaulit avecunsentimentdedélivrance-commesij’avaissurvécuàuneopérationchirurgicale.—Deplus.jenesaispas. programmetrempage à froid. à prier.Biln’a rien dit. Je te discela nonentantqu’ancien amant.Devantmonsilence. o n ? I n c r o y a b l e — .Q u a n dj e suissortiepourme sécher.J’ai retiré ma robetachéepourlajeterdanslelave-lingedelavéranda.Quequelquechoseallaitnousséparerentoutcas.— C’est ce qu’il m’a fait comprendre.Tuveuxprendremavoiturepourrentrercheztoioupasserparlesbois?I lm ’ at e n d ul e sc l é s .ou siles résultatsd’une biopsie s’étaientavérésfavorables.Ilavaitàpeineposélepiedchezmoiqueje .nefaisriensuruncoupdetête.c’estunsoulagement.Maistoutmoncorpsétaitcomme meurtri et endolori.avantderetourneràmoncafé. Les papiers desoie jaunes..J’aidéfait laboucle de ma large ceinture et replacéle cluvieldordansmon tiroir à maquilage.document. —Je vaisrentrerparles bois.Je mesuis récurée despiedsà la tête.— Et toi? Ça t’est déjà arrivé? lui ai-je demandé.etellesétaienttoutesheureusesq u eT a r aa te n d ed e s j u m e a u x. ne serait-ce queparce qu’il aime sa liberté.ettouteunepopulationquilasuit.etdelaverrouillerderrièremoi. bleus et rosess’amoncelaientde façonpresquealarmante..Luietmoinepouvonspas noussupporter.biensimmobiliers.—U n ef o i s . etcettedernière avait biensoixante-q u i n z ea n s .—Ehbien.Justeavantdemourir. Très aviséde sa part.Neluiposeaucunequestion.oui.—Sookie.de l’utile commedel’agréable.I ly ab i e nl o n g t e m p s . Laisse Eric prendreseulsadécision. Jedoisdire que çame manque..— Ça s’est bien terminé ?— N o n . Puis ila repris.maisaucunen’étaittriste.OnappelaitsouventlessouverainsparlenomdeleurÉtat. d’être connectée àlui. ai-je commenté. enr é g l a n tl ac h a l e u ra um a x i m u md ec eq u ej ep o u v a i s supporter. Aprèsq u o ij ’ a ic o n t i n u éu ni n s t a n ts o u su n ee a ut i è d e .Lecomplimentm’a touchée-jedevaismesentirmieux.

Quelqu’undevaitsansdouteêtrearrivéenretardetvoulaits’intégrersanssefaire remarquer.—Effectivement.Il s’est remisàsabesogne.Taraavait finid’ouvrirtoussescadeaux.des’absentertroplongtemps.Jemetrouvaisentouréede personnesqueje comprenais et je faisaisquelquechosedebien.une BabyShowerpourunedemesamies.—Bien sûr ! mesuis-je exclamée précipitamment. Jevousremerciedevotreaccueil.mesentaisdéjàincroyablementmieux.Sinontoutcequejem’étaisforcéeàfairen’aurait servià rien. Et pas toutàfait certaine de vouloirluiparler. Mais c'était bienleseulêtre au mondequi puisserépondre à mes grandesquestionspersonneles. Cen’étaitpeut-êtrepas aussiraffiné quecedontilavaitl’habitude(pourautantque jelesachetoutefois.ilsouriait poliment.pourunehôtesse. etles noix depécan salées.Hiersoir.Ilportaituncostume.c’estlecas.accompagné de chipset de pickles. toutvabien ? m’a demandé Dermoten apportantd’autresverres.cefutuntrèsbelaprès-midi. les nomsdes bébés.lagrand-mèredeJBm'aracontéunemerveilleuse histoireausujetdemagrand-mère.—Vousrecevezdumonde.Toutbienconsidéré.Aujourd’hui.trèsfierde s’êtrevuconfier la responsabilitédelaporcelainedeG r a n — .poursurvivre.— Sookie.Pourquoin’avais-jepas remarqué ce phénomène plustôt? J’étaissansdoutetrop profondémentaffectéeparleliendesang.avaitaccrochésurchacund’euxunepetitecarteindiquantqui avaitoffertquoi. J’étais stupéfaite.LepunchdeMaxineétaitparfait.quil’avaitlavaisselleavecgrandsoin.Sansêtretoutàfaitdétendu. Je faisais cequej'étaiscenséefaire.lebonheur.tout simplementdélicieux.l'ancienneSookieStackhouserevenaitprogressivement. de Floride.Jen'étaisplusvraimentla personnequiavaitparticipé aumassacre dela veille.j’étaisdenouveauconnectéeàlaréalité.Néanmoins. etjevoyaisqueses pensées sebousculaientauportilon.Etjepayaisleprixdecettesurvie.IlafixéDermot.T o u te nr a p p o r t a n tu np l a t e a uc o u v e r td ev a i s s e les a l ed a n s ma cuisine. NousavonsjouéautraditionnelBabyBingo tandisque Tara. cen’étaitpasvraiment moi.Jesirotais monverre.sonassistanteàlaboutique.peut-êtresenourrissait-ildesouristoutescrues).au seindemacommunauté.sousl’influencedetropdechosessurnaturelles. Dermotsemblaitne pas sesoucieroutremesure de la présencede l’avocat. Etjen’allais paspouvoirme persuader ducontraire.—MademoiselleStackhouse.MaîtreCataliadessetenaitsurle seuil. avec une coupelledefriandisesfestives.Enprime. Jel’aidoncinvitéàentrer.J'avaischangé.C’estunefête.Jen’avaispasvraimentlechoix. Jeunehomme.—Oui.Pourunefois. le sexe des bébés.Légèrementmoinsreplet qued’habitude.croustillantesàsouhaitet légèrement épicées. radieuse.grilléesàlaperfection.cependant.ilparaissaitlégèrementchiffonné.échangeantforceregardsinterrogateurs. J'allais devoir accepterle faitque j’avaischangépourtoujours.peut-être?Jemanquaisà tousmes devoirs.maisilaattaquésonrepasavecferveur. combien de temps il restait . je me sentais enfinmoi-même.legâteau quej'avais prisà lapâtisserie. la maternitéqu'elle avait choisie. J’ai perçu alorssouslecrânedenombreusesdamesqu'ellesallaientconsultersérieusementleursarbresgénéalogiquespourtrouverce mystérieuxliendeparentéenFloride.a-t-ilréponduenretour.Dermots’est retourné et s’estfigé sur place.J’entendsungrandnombredefemmes dansvotredemeure. Je les aidonc laisséssedébrouilertous lesdeuxetm'ensuisretournéedanslasalledeséjour-çanesefaitpas.mes allumettesaufromage.—Démon.—Peut-être pourrais-je m’asseoir à votre table de cuisinejusqu’à cequ’elle soitterminée ? a-t-ilsuggéré. ouvraitses cadeaux etnousremerciaitavec effusion.Jeluiairapidementpréparéunsandwichaujambon.McKenna.ellesse sontrenducomptedesaressemblancefrappanteavecJason.Aufuretàmesurequelafêteavançait.ôjoiesuprême-etTararépondait auxquestionsquifusaientsursonobstétricien.m’effaçantpourluilaisserlepassage.a-t-ilsimplementditenguisedesalut.Toutlemondeparlaitde sonpropre accouchementdansles détails .Jeleuraidit qu’il s'agissait d’un cousin éloigné.Jeluiaimêmeserviunetassedepunch.Onauraitpucroirequ’ilyavait làunesoixantainedefemmes.plutôtquelesvingt-cinqinvitées présentes.afaitremarquerMaîtreCataliades.commetoujours.Puisj'aientenduuncoupfrappéàla porte. Jen’avais même pas remarquéla cacophoniedesvoixfémininesquiflottaientjusqu’ànous. Unpetitmorceauàmanger.jemedisais :C’est ça.m’a-t-ilsaluéed’untontrèsformel.J'ai tentédelui sourire maissans grandsuccès.Jenemesentaispasforcémentmieux d’être libérée.LesyeuxnoirsdeMaîtreCataliades luisaientdevanttoutecettebonne chair.merci.Maisj'avaistort.QuandmesinvitéesontpuexaminerDermotàloisir.

—.maisilavaitdûsemêlerauxderniersconvives.pourl’instant.pasdutout.—D’accord.—Certainementpas. je vaistenterdedissipervotreconfusion.NousavonschargétouslescadeauxdanslesvoituresdeTara et desa belle-mère.Je me demandais pourquoi il était pressé.quiposséderaientl’étincelleessentiele seraient à même de lire dans lespensées deleurscongénèreshumains.—O rd o n c .commesijetaisunsingequivenaitd’ouvrirunetrappepourattraperunebanane.jesuislaseuleàl’avoir.etvousmedirezsitoutestbon. Jevaisvous répéter ceque j’aicompris.Son sourire s’estencore élargi..Ils’agitd’unefacultéd’ouvertureàl’autremonde. puis Michele m’ainvitée pourleweek-endsuivant-elleetJasonvoulaientpréparerdesfiletsfritsdepoissonschats.Je n’avaispasremarquésavoiture repartantdansl’allée.Ilseraitpourtant certainementtrèsgoûteux.—I ln 'yad o n cq u em o ie t .maisquantàdiremerveilleux.j’airessentiun profondsoulagement.— L’étincelleessentiel e n’est pas facileà définir en termesd’ADN.— Bienque jesoislégèrement presséparletemps.Maisilmerestaitdeuxhôtesdanslacuisine.avantladateprésumée.—Bon. etquiont ledroitdevivre commeellesl'entendent.n’est-ce pas ? Sonvisages’est fendud’unlargesourire. l’étincel e essentiele ?—Quelequestion intelligente!s’estexclaméMaîtreCataliades..J’ysuisdoncretournéed’unpasmartial. Jelui ai réponduque je verrais.Unefoislesderniershumainspartis.—Qu’est-ceque c’est.n i TanteLindanel’avaient.—Effectivement. Dermot avaitdisparu.—Eneffet.Niallavaitemployéune expressionsimilaire.quece serait formidable.quelquechosedestupéfiant.Ilalevé unsourcil.Vousnedisposiez pas tousdel’étincelle essentiel e.—Bon.Jemeseraisbienjetéedansunfauteuilpourlirependantunedemi-heureouregarderunépisodedeJeopardy! avantdecommenceràranger.—Non.Pourcertainshumains.j’aitrouvéunelettredemagrand-mère.lorsquejevousaitenuedansmesbras-maisjepense avoireffrayéunpeuvotregrand-mère.J’avaisbienvécuquelquechosede complètementstupéfiantlanuitprécédente.Leshumainsnésaveccetteétincellesontnéspourvivreou accomplirquelquechosedemerveilleux.Ledon quej’aioffertàmoncheramiFintanestlesuivant:ceux. Je ne suispas certainede comprendre la natureden o t r er e l a t i o n . c’est monboulot!mesuis-je exclaméefermement-jecroyaisentendrema grandmère etj’ai faili éclater de rire.desdroits.Sijen’avaispaseuundémonetunfaé dansmacuisine.c’étaitinterminable.FintanétaittoujoursdecemondelorsqueJasonetmoisommesnés.sa bel e-mère etMichele.Sauf siondétestaitles vampires..Ilaacquiescé. quivoulaienttoutesm’aideraveclavaisselle.O up l u t ô t .ai-je repris.Leuravez-vousdonnéuncadeau?—J’ai essayé.Ouais. bien .maisjesuisrevenueàm e sm o u t o n s .—Mais voussemblez nepas avoir d’affectionpourDermot.Jeme suisinterrompue juste àtemps.q u a n dv o u sa v e z d é c o u v e r tq u en im o np è r e . cependant. Maisje n’allais pas me laisser distrairedemonobjectif.j e n ec o m p r e n d sp a sc eq u ev o u s voulezdirepar«sponsor».des croyances. C’étaitluiqui avaitrédigéletestamentdeHadley.Fintan. ilest littéralementimpossible decroireenl’existencedecréaturesvivantdansunmondeautrequelenôtre. Maisjevoulaisêtrecertainetjesuisvenuvousvoirtouslesdeux.etellen’avaitpasmentionnélenomdeHunter.decréaturesquiontdessentiments..Maisvousnem’aveztoujourspasexpliquécequ’estl’étincelle.machèremademoiselleStackhouse.Ilaeuungested’indifférence.Lesandwichaujambonétaitdélicieux.J’aifailimelancersur cesujet-là. Le frèrede Dermot.entrainde boireuncafé. et s’il étaittoujoursenfuite.j’ysuisallé.a i j er é p o n d ua u t o m a t i q u e m e n t . monsieur Cataliades.Il avaitportéson assietteà l’évier -il ne l’avait certespaslavée.parmisesdescendantshumains.—Oui. lapetite amiedeJason. À ma grandesurprise. —Bien.Ilaapprouvéd’unsignedesoncrânesphérique.—Il n’étaitpasvéritablementnécessairedevousvoir:ledonavaitdéjàététransmis.lesbraschargés d’assiettes et de tasses.Petitàpetit.l’étinceled’essence faérique.—T a n tm i e u x .—Magrand-mèreaditdanssalettrequevousaviezrenduvisiteàmonpèreetàsa sœur. laissez-moi toutça ici.j’ai dûrepousser lesattaques de Tara.d’aileurs. maisle geste étaitlà.MaîtreCataliadesétaittoujoursassissurlamêmechaise.toutcommejelefais. c’est ceque j’aurais fait.commepoursignifierquej’étaisdureenaffaires.— C’esttout à fait cela.lesvéritablesenfantsdeFintan.J’étaisexalté.—Vous étiez un bonamide mon grand-père biologique.Vousn'avezpasdévoréDermot.É c o u t e z .vousêtesrevenusàlanaissancedeJasonet àlamienne.LejumeaudeDermot.Ilétaitdoncfortpossiblequ’ilnesachep a sq u e H a d l e y a v a i te uu ne n f a n t .Dèsque la dernière a fermé la porte.leshôtes ontcommencé à partir.Toutle mondeestparti. Mais vousnepouviezpas tousl’accepter.DesmondCataliadesa hochéla têteavec enthousiasme.

ConnaissantAdele.— Mais ça n’a pas été le cas.—E x a c t . mais ilavait déjàtrépassé entretemps.Etpuisquejesuispresqueentièrementundémon.—Jen’ensaisrien. La santé de Lindan’aurait peut-êtrepassouffertsiFintanavaitsurvécu.indigné.évidemment...ai-jeconclusoudain.— Etvousétiezd’accord.delanoyade. etje luiai ditqu’il s’agissait d’uncruexceptionnel.Je suis arrivé le lendemain pourl’inspecter.MaîtreCataliadesacouvéleréfrigérateurd’unair mélancoliqueetjemesuislevéepourluipréparerunautresandwichaujambon.avecungrand charisme.a-t-il réponduavecregret.j’imagine qu’elle a estiméque ce ne seraitpaschrétien.Mais biensûr.Etenfait.alorsFintanvousademandédedonnerun cadeauàsesdescendants. ce seraitu na v a n t a g ep o u rl e sd e s c e n d a n t sd eF i n t a n . —Naturellement.ilenfutdemême.Çan'aurait jamaisdûluiarriver.AdeleetFintanontchacunbuundéàcoudredemonsang.quedesavoircequelesautres pensaientetpréparaient. d’ail eurs.jesuisnavré. maisilétaittout à faitnormal. d’autrescôtésdesavie m’étaienttotalement étrangers. même s’il étaittrès séduisant. cela faisaitdéjàbien des années queje luiavais donné ce cadeau de lapartde Fintan. c’étaitvraimentvilain.Etd'ailleurs.c’étaitdus u r n a t u r e l ! Ils’estinterrompuàmi-cheminpourreprendre:—Fintanadoraitlesêtreshumains-lesfemmes enparticulier.etvousavezpenséquelatélépathieseraituncadeausuperchouette.etdedevenirleur.Ilaempiléchaquetranchesurlesandwichavantdedévorerletoutavecsonélégancehabituelle.afindepouvoirluirendrevisiteplusfacilement.—Bien..d’estimer que latélépathie seraitun sibeaucadeau ?ai-jesoudainlaissé échapper.votrepèreauraitpu sesauver. Ce seraitmerveilleux.Revenonsàl’essentiel:vousétiezsupercopains.il a semblélégèrement vexé.pour cherchersesmots.lesecondenfant.a-t-ilexpliqué.J’avaisfranchement dumalàimaginermagrand-mèrese prêter à ce jeu-là ! Maisil fallaitbien avouer quejenel’auraisjamaisimaginéeen traindefréquenterunfaénonplus.MaîtreCataliadesasourienretour. Il est rare d’ent r o u v e r u n e .ai-jerépliquéd’untonl o u r dd es o u s e n t e n d u s .—Lesfaépuresouchenesontpastélépathes.pourlecancer. Cette fois-ci. ai-je terminé pourlui. toutspécialement celles quiétaientaniméesdel’étincelle essentiele.—Eneffet.commetouslesmi-faé.Pour la première fois.Etcefutàsontourdes’arrêter.Etvousavezoffertcedond’unefaçonmystérieusementdémoniaque.AlorsFintanap e n s éq u ’ i ll at r o u v e r a i tc h e zl ’ u nd en o u s .—C’étaittrèsvilain de sapart. sices conflitsterriblesn’avaientpas éclaté entre les faé. J’yréfléchirais plus .— Maisqu’est-ce quivousa pris.e n c o r eu n ef o i s .Quandla maladiedesa fil e s’est déclarée.— C’est exact. j’ai pensé qu’il s'agissait d’un cadeau formidable.àluietàAdele. Il est même possiblequ’elleait oubliésonexistence.Vousavezdoncmenti.ainsiquevotremère. j’ai émincéde la tomatesur unepetiteassiette.ouqu’elle aitconsidéréqu’il s’agissait d’unsimple gage d’amouret riend’autre.— Il lui arrivaitd’endosser l’identité de mon grand-pèrepour vérifier sonefficacité. Etparmi celles-ci. c’était la vérité.malàl’aise.Gran était pourtantloind’êtreidiote.Je n’ensuispassurprise.il aurait étouffé la rébelliondans l’œuf.ilnourrissaitdegrandsespoirs.Jemetscecisurlecomptedel’environnement.— J’aipenséque. El eavait dûavoirdessoupçons.J’aiprisuntempspourréfléchirauxgrandeslignesdelaconversation etdéterminer ce que j’avais réel ement appris.t o u ta ul o n gd e leurvie.etquej’étaisenmesuredelefaire.Etvotrepèren’avaitpasl’étincelle.ilétaitdevenuévidentquesij’avaisbienconnumagrand-mèreàcertainségards.—Trèsbien.—Cen’était pas simystérieux.AvecLinda.I ls e m b l en é a n m o i n sq u ej e m e sois trompé. S’ilavaitsuqu’onluitendaitunpiège.notresponsor.J’avaislanette impressiondetournerenrond.— Je l’avaisversédansduvin.maisil s’estmontré suffisamment espièglep o u r .Je suisnavréde ledire.Dansuncertainsens.Adelea bien cherché àle joindre. Il adorait Adele àtel pointqu’ilainstallé le portail danslesbois. Ilssontparfoisenmesured’émettreunmessagemaisnepeuvententendrelaréponse.m’a-t-ilinterrompue.iln’ajamaissouhaitéquejeluioffremoncadeau.sansenfairetomber unemiette-ça.—Granavaitl’étincelle.aavouéMaîtreCataliades. —Lorsquevotrepèreestné. Dermot areconnuFintansurcertainesphotosdefamille.Mêmechosepourvotrepère.—Jemedemandepourquoiellen’apasemployélecluvieldorpourguérirlecancerdeTanteLinda.—Effectivement.pour luidemander s’ilpouvaitfaire quelque chose pour Linda.Eleauraitdûbénéficier d’unesantéparfaitetoutaulongdesavie. par rapportà leurs congénères.mêmepourunfaé!Sivotrearrièregrand-pèreavaitsuqueleshommesdemaindeBreandanavaient décidéde le tuer.

machère.—J ep e u xt u e rq u e l q u ’ u n? —N a t u r e le m e n t .U ne l f e .carelleavaitdusangfaéet.par exemple.El e n’a jamaisprêté beaucoupd’attentionaumondedesfaé-saufquandellesouhaitaitboiredusang defaé.j’ensavaisplussurmesorigines.plutôtcurieuse.Maintenant. machère.Enoutre.ilauraitététrèsimprudent d’essayer d’approcherdesêtrescapablesde semouvoiravecunetellerapiditépourlesattirerdansunecage à l’arrière d'unpickup.Unefoismesneuronesépuisés.déterminéeàmevoirmourir.Il n’avaitqueméprispourcerassemblementd’exilés.lesprélevantdanslesjolisplatsdeservicepourles glisserdansdessacsen plastique.u nc l u b d e Monroe. J’ai brièvement aperçuson corps lourdsedéplaçantàtraverslejardinàunevitessefoudroyanteetiladisparu. ce qu’ils complotaient.Jemedemandaisvraimentceque faisaient les faé à Monroe.Maisc’estuneidéeintéressante.j ’ y p e n s e:e na u c u nc a sv o u sn ed e v e z révéleràcettebandedecanaillesduHooligansquevousd é t e n e zl ec l u v i e ld o r .Ça ne me disaitriende bon.j en ep e u x v o u sc o n s e i le r .etjeneluiaijamaisrévéléque j'étaisvotresponsor.Unerévélationpourlemoinsétourdissante.quil’avaitenvoyé.Q u a n ta uc l u v i e ld o r .je n’avaisplusdejambon.Parcertainscôtés.d’accord.—Jepeuxm’enservirpouréliminerlatélépathie?—Non.— Le faitque Hadleyfinisse avec Sophie-Anne. Directement.apparemment. I l sv o u st u e r a i e n tp o u rs ’ e ne m p a r e r .a répétéMaître Cataliades. reinedeLouisiane.tard.Quilesaposés?—B e le n o s .Etils’estévanouisansunmotdeplusparlaportedederrière.avantqu’unvampirevienneaubaretvousaperçoive.Vousnepourriezpascauserlamortdevotreinspecteurdesimpôts.lesvampiresadorentcela.Jenepouvaisdonc pasaiderHunter.jesuispasséeàlaremarque deCataliadessurles «canailles »du Hooligans.J’avais beaucoupd’affectionpour elle.— La reine ne m’a jamais poséde questionssurledon. cequ’ilspréparaient. Puis j’aicomprisqu’ellesétaient àlapoursuitedujuristemi-démon. J’étaisen train delesrincer lorsquej’aiaperçu comme deux tramées grisestraversant monjardinàlavitessedel’éclair.cen’étaitqu’unequestion detemps.C’étaituntrèsjoliprésent de Fintanpour Adele. j’ai laissé mes mainsprendre le contrôledes opérations.tousleurs descendantsauraientététélépathess’ilsavaient eu l’étincelle essentiele.Ehbien. j’ai repenséà Sandra Pelt. J’ai agité lesmainsdevantmoi.Ceseraitcommesivousvouliezfairedisparaîtrevotrerateouvosreins. j’avais remarquéqu’ilnetranspiraitpas.Nimoi-même. je perçois leurapprochedepuis uneheure. —Quemeconseillez-vousd’enfaire?ai-jedemandé.C’estmoncousin aucinquièmedegré.—Bellenos. qui couraittoujours. Et enfin.commevouslesavez.—Non.—Bon.— Loin d’ici et ensécurité.saufs’ilmenaçaitvotrefrèreavecunehache. J’airangé les restes de nourriture.encemoment?—Questiontrèspertinente. Et d’aileurs.—C'estlareine. commesij ’ a v a i se uu nv i n g ts u rv i n g tàu nc o n t r ô l e .J ’ e na id é j à suffisammentfait. J’espéraissimplementqueMaître Cataliades portaitde bonneschaussures decourse. malgrélachaleuretsonembonpoint.Onnepeutl’employer qu’uneseulefois.—Exact!s’est-ilexclaméavecunlargesourire. et je doisprendre congé..etjevousenfélicite. ilmes e m b l e . offert par DesmondCataliadesà son amiFintanlefaéetàmagrand-mère.—Alorsqui estàvotrepoursuite.Lorsque jel’avaisfait entrer.Jesavais quematélépathie était unesortede cadeauBabyShowerprégrossesse.—EtoùsetrouveDiantha?ai-jeajouté.I lt r a v a i lea uH o o l i g a n s .Enplus. pensif. Ils’étaitlevéetlissaitlavestefauvedesoncostumed’été.. m'a-t-il répondusèchement. J’airemarqué desboucliers de protection particulièrementefficaces sur votremaison.Sanièce etlui étaient desopposés. c’était une coïncidence? —Pastoutàfait.Flûte.Alors puisqu’ilsavaienttousdeux ingérévotresang.A uf a i t .nidelafaçondontjevivaismavie. El e ne s’est jamais souciée de l’identité de mes amis.Je n’avais pas .Queleconversationinstructive. du côtéde mamère. a-t-ilpoursuivi.Aprèsavoirfinid’ypenser-outoutdumoinsd’y réfléchirautantquejepouvaislesupporter.Ellesdevaientdéjàêtreloin. —Etmagrand-mèren’ajamaisutilisélecluvieldor.Dansvotrecas.s il ap e r s o n n em e te np é r i lq u e l q u ’ u nq ue vousaimez.Ilnemontraitpasla moindresurprise..maisjenepuisyrépondre.—Tiensdonc.Jenereconnaissaispas les créatureset j’ai faili appeler lesservicesde la fourrière. Puis j’ailavélesurtoutet lessaladiersen verre tail é.

Viens par ici !Jetetiens maintenant.Ici.a v e cu ng r o sn œ u d .Àtoutàl’heure.provenantd’unedirectioninattendue.Bienévidemment.e f f r a y é . Mais cen’était rienpourunePelt.D'accord.ac o m m e n c éàc o n t o u r n e rl av o i t u r e .Mais mapitiésevolatilise.—T up e u xv e n i re nv i le?V i e n sc h e zm o i .etquelqu'und’autreàl’arrière.n’étaitautrequeSandraPelt.lesdeuxfemmesétaientàpeuprèsdelamêmetaille. J’auraisplaint n’importequi d’autredanslamêmesituation-sesparentsétaientmorts.I l devaitsetrouverdanssonmobilehome.—Quiça?Lemiroirdu séjourmerenvoyaitmonrefletetj’avaisl’airt e n d u .mincesetmusclées. elle l’apointéesur la voiture.lourdsdesous-entendus. espèce de merde !Sansse faire remarquer.si? J a n n a l y n nas e c o u él at ê t e .leprojetantauloindumêmegeste. El e asouri.etriennel’arrêterait. —Stop!On nebouge plus! Sinonjevoustire dessus! Toi.E lep o r t a i tu ns h o r te tu nt e e shirtduHair ofthe Dog. a-t-il repris.apristoutlemonde parsurprise. Je n'entendaispas de bruitsdefondderrièrelui.j’aifaitunpas enavantpoursortir dubois etj’aitiré.Elearelevésonarmepourmeviser.SamabondiversellemaisJannalynn estarrivée enpremier. sors de là ! a crié Sandra.Puis Sam a émergé à sontour.Maisnousétionssamedi.alorsqu’elleséchangeaientcoupset morsures. Aprèsavoir lacé mes baskets.assortiàses ongles. la lignetenduedessinée par ses épaulesrévélanttoutelafureurquil’animait.s’arrachantdespoignéesdecheveux.jesuissortieparl’arrière. jenepouvaisplus risquerde tirer surSandra. adit Sam. tard dans l’après .qui a remontél’allée. une carabine àla main. J’aidécidé ensuitede medissimulerdans les bois. Petites. Lepugilatavaitdébuté.jevérifie.s'administranttoutceq u ed e u xc o m b a ta n t sp e u v e n ts ’ i n f l i g e r .la personneassisesurlabanquettearrière. A cause ducorps-à-corps.SansrépondreàSandra. a réponduSam. Craignant deperdre le contrôlede la situation.s a n sa u t r e détail.LerugissementdemonBenelli.J’aivudestachesrougesapparaîtresurlebrasetlajouegauchesdeSandra.a u c u nb r o u h a h ad e c o n v e r s a t i o n .ouprendre leschosesenmain.ceseraitpluscalme.Elleavaitteintsescheveuxennoir.Aprèsavoir raccroché. Sam.contented’avoirmisunhautdecouleursombre.J’étais trop loin.—Attends.Ilnes’étaitécouléquequelquesjoursdepuisquejel’avaisvueendernier.q u e l q u ’ u na déposéunpaquetpourtoiaubar.m'a-t-ilsaluéed'untonétrange. El e estsortie. attends! Tu pourrais l’apporter ici? Jesuis enplein ménage.MaisJannalynnétaituneguerrière-née. Saisissantle fusilà pleines mains. et elle a trébuchésousle choc.Ayantterminéleménage.Samàsoncôté.Ellepouvaitparfaitementmesentiretsavaitquej’étaislà.U nr e n d e z v o u s a v e c J a n n a l y n n p e u t ê t r e ? —Sookie. cequi n’était pas peudire.midi. ellel’aarrachéàSandra. j’ai prisquelquessecondes pourréfléchir.lapétasse!Tuveuxpasquejeluiexploselatête.l'ai-je assuré enme forçantà parler avec légèreté.setournantlégèrementpourluifaireface.Monestomac s'estnouéimmédiatement.Jen’avaisjamaisvudeuxpersonnessebattreavecautantd’intensité.Cen’estpaslepick-upde Sam.e s s uy a n tc h a c u n e des . C’étaitunsourire sinistre.puisjemesuisruéesurleplacarddel’entréepourprendre monfusil etvérifierqu’il étaiten état de marche.Pasdeglaçonss’entrechoquantdanslesv e r r e s .Oh.p a sd ej u k e b o x . Sookie.plusmaigreetplusdémente. — Allez.e lea u s s i .maisSandra semblaitdéjàplusâgée. j’arrive.— Impeccable. Après avoir prissesdistances.Je n’avaispaspensé àvérifier.Cettedernièreétaitauvolant.O np a r td a n sq u e l q u e sm i n u t e s . J a n n a l y n ne s ts o r t i el ap r e m i è r e .Malgrétoutcequej’avaisvécu récemment.C’estàcemomentque Sam aappelé.Cataliadesportaitde bonnes chaussuresde course. —Super ! me suis-je exclamée.Sametmoitournionsautourd’elles.jeme suischangéepourenfilerunjeancoupéetundébardeurcouleurchocolat.—Je crois queje sais quic'est.satisfaite j’aurais ainsiletempsdeprépareruncertainaccueil.P e u t ê t r eq u et ua su n admirateursecret.àtonpetitchien-chienchéri. alorsque sonton indiquaitqu’iln'yavait rien d'impeccable. maislapetitevoituredeJannalynn.J’aientenduqu’ilrecouvraitson récepteurdesamainetleb r u i té t o u f f éd ’ u n ec o n v e r s a t i o nm ’ e s tp a r v e n u .a-tilpoursuivienappuyantsurcesderniersmots.pour avoirl’avantagedela surprise. El eespéraitque j’allais tirersurla personnequiles avaitforcésàveniretquejelatuerais. —Je nele connaispas. Sam s’est déplacé versla droitedeSandra.Elle devait être entrain de fairela cuisineavecSamlorsqu’onlesavaitinterrompus. àune heure oùles affairesa uM e r l o tec o m m e n ç a i e n tàb a tr el e u rp l e i n .lapersonnequilesmenaçaitdesonfusil.e x a m i n a n tl e sa l e n t o u r s avecattention. mais jedevaisrisquerletoutpourletout.etellesouffraitdetroublesmentaux. El e détectait certainementl’odeurde monarme également.sasœuraussi.J a n n a l y n n .alorsque l’expériencedeSandraselimitaitauxsimplesbagarres. à causede la fête. Sesmainsétaientpleines de farine.Jepouvaislaisserlasituations’envenimer.lorsqu’onmenacelesgensquej’aimeavecunf u s i l . Mais c’est unetrèsb e leb o î t e . Sandras’estm i s eàh u r l e ràl e u re n c o n t r e .

afaitremarquer JannalynnaprèsavoirexaminélaformeinertedeSandrauni n s t a n t .alors qu’elleluiavaitprobablementbrisélenez. Sam a avancéle bras dansla mêlée .Samm’alancéunregard. non ? apoursuiviSam.j'aicrubondesuggéreruneautres o l u t i o n: — Etsi onappelait le shérif ?Samn’ytenaitvisiblement pas.Bloquéedanssalancée.Sam m’aurait serrée contrelui.Cettedernièreafermésespetitspoingsdurscommedelapierre. — C’est ce qu’on dit.Letrajets'estpassé aussibienquefairesepeutquandontransporteuncorpsàtravers bois.aé n o n c éJ a n n a l y n np l a i s a m m e n t .le cas Sandrane meparaissait plussiimportant.ellen’estpascomplètementpartie.j’airepenséausautàlacorde.dommages considérables.toi.j ec o n n a i su ne n d r o i to ùp e r s o n n en el at r o u v e r ajamais.Jemesuisdoncbaisséepourprendrelespieds de Sandra.Soudain.et qu’aucunedesd e u xn ef e r a i td em a n u c u r eàl ’ a u t r e .c’étaitcommes’il avait tentéde se glisser entre leslamesd’unventilateur-pourattraperlacheveluredeSandraettirerdessus.ni que faire. Mincealors.par-là. Jecroisueersonnenenousavusuitterlebar avec elle.m e r d e .c’esttout!Jesuisdésolée !JecroisbienquesiJannalynnn’avaitpasétéprésente.Lavendetta .En toutcas.quanddeuxd’entrenousfaisionstournerla cordeetquej'attendaislebonmomentpoursauter. J’étaispeut-être encore unpeuengourdieparlesévénementsdelanuitprécédente.j'aibondidanslamêlée. — C’est par où ?—Àpeuprèscinqcentsmètres. dans les circonstances.Ilnel’apaslâchéepourautant. il ya pensé.— Il yades faé ici ?—Pas en ce moment. et c’étaitça l’important.—Alorslà.à ma grandesurprise. Effectivement.—Hein?s’estexclaméSam.q u e l dommage.a t e let e r m i n é . Elle étaitsur la banquette arrière et elles’estbaissée.Paracquitdeconscience.—Elle vousaquandmêmeprisenotage.— Jesais.—Onvalajeterparleportail.—M o i . Sonnez casséle forçait à respirer par lab o u c h e .afaitremarquer Sam.mesuis-je entenduedire .après tout-etj’aiattendumontour.nesachantcommentfinirsaphrase.J’aibien faili sourire. Mais j’aivutellementde personnes se fairetuerhier soir !Ça faitsimplementunepersonnedetrop.je sais.e ns e frappantlesmainsdel’airdequelqu’unquivientd’enfiniravecunetâche déplaisante.bouchebée. pasprécisément.Jannalynnm’aregardée. C’estdifficile àexpliquer.Nousnoussommesdoncmisenchemin.Je me suis sentie obligée de participer .B o r d e ld e merde.qui fixaittoujourslecorpsavecuneminededégoûtprononcée.—V o i l à .Je nesavaispassiSandraétaittoujoursenvie.S u r p r e n a n t e ..jenetenaisplusquel’épauled’unefemmedontlecorpsavaitperdu toute consistance.—A hb o n? O ùç a?ad e m a n d éJ a n n a l y n n . maisj’aiun portaildans mes bois.augrandméprisdeJannalynn.Jannalynnsaignaittoujours.l ef l a n cd eJ a n n a l y n na v a i tr o u g i . C’étaitune conversationétrangementcivilisée.O hl al a .Qu'est-cequ’onfaitducorps?J’allaissansdoute envisager de faire construire uncrématoriumdansmon jardin. éperdue.—Ceneseraitpasbonpourlebar. je vais l’appeler «La FermedesCorps ».enprimaire.tuesvraiment.J’aiéclatéensanglots.v o i l à .Jannalynnluiavaitrompulecou.—C’estle titred’un livre de Patricia Cornwell.C’était fini. avantque Samou moipuissionsréagir.fermantsesdeuxpoingspourlesabattresurlecrânedeSandra.Ilsemblaitmaintenantmoinsbouleversé.—C o m m ea u T e n n e s s e e?ad e m a n d éJ a n n a l y n n . ai-je fait remarquer.a-t-ellecommencé.Quoiqu’ilensoit. A lapremière occasion.Oualors.jecommençaisàmeblinderpour survivreaumondequim’entourait.e tl ef l o td e sangprovenantdes blessurespar balles de Sandras’étaitaccéléré. Aprèsquelquessecondess e u l e m e n t .Lesangnegouttaitplusetelleétaitplutôtlégère.—Savoitureesttoujoursgaréechezmoi. elle s’estagenouilléeauprèsdeSandra. Au-dessusdu cadavre. Sa tête penchaitbizarrement.—Jecroisbien qu’au lieu d’appeler mon chezmoi «LeDomaine Stackhouse ».—A u c u n ep r e u v e .avant d’assommerbrutalementSandraPelt.J’yailuquenousneserionsjamaislesmeileuresamiesdumonde.vulescirconstancesactuelles.P u i s J a n n a l y n n e s t i n t e r v e n u e — . — C’est ça.a réponduSam.àm o n g r a n dé t o n n e m e n t .Curieusement. Puis.—Par le portaildes faé. me suis-je exclamée. Elealevéleregardversmoi.Jenesavaisnique dire. et elleesttombée à terre.cahin-caha.—Amen.tout était de mafaute. Jesuisdésolé mais je suisobligé d’ypenser.ac o n c l uJ a n n a l y n nd ’ u nt o nl é g e r .Avecuncridedémente.Jesuis certaineque mon visage reflétait mon désarroi. Sams'estchargédesesépaules.—Oh. attrapantla première chosepassant à ma portée:lebrasgauchedeSandra. elleluialancéuncoupdepoingenpleinefigure. Jel’ai lâchée.luiai-jeréponduenpointantdumenton-j’avaislesmains occupées.elenepouvaitplusabattrele poingqu’elle destinait auvisage deJannalynn.—O h .

Et d’ailleurs. Sile corps avaitété plus grand. ai-je annoncé.Ilahurléetsesyeuxsesontmisàpleurer.L’arme de Sandra nousposaitplusde problèmes que soncorps.Ilalâchél’extrémitéducorpspourvenirlesaisir par le côtéet. j'étaisperdue dansmespensées. J’ai aperçuavecsoulagementla légère distorsiondel’air indiquantl’emplacementduportailmenantverslemondedeFaérie. Sams'est empressé de refermer ses portièrestoujoursouvertespourinterromprel’alarme.Elea retirésa mainavecun cri.etd’autres.Eric avait-ilappelé Felipepour luiparlerde la disparitionduRégent dela Louisiane ? Avait-ilécrit à la Reinede l’Oklahoma?Peut-êtreletéléphonesonnerait-ilàlatombéedelanuit.àtempspourl’ouverture?Peut-êtredevraisjeappelerlebarpour m’en assurer.ceseraientleshumainsquimerépondraient:MustaphaKhan.quiadisparuinstantanément.Jesuisallée piedsnusdansmonséjour.l e sy e u x écarquillésetlesmusclestendus.. Aulieudecela. Le soleiléclairait encorele jardin.Etjesuisrestéeseulechezmoi.J a n n a l y n ne tS a mo n tr e p é r éc eq u ej ev o u l a i sl e u r m o n t r e r .Aprèsuni n s t a n t . sans raisonvéritable etdepuis silongtemps.T.d.comme siles faépouvaientm’entendre.feulements.—Àtrois.Etdanslecasprésent.T.Et j’ai soudaincompris cequi m’avaitaffectée le plusdanslecauchemardelanuitprécédente:cen’étaientpastant lesmorts individuelesque l’horreur absolued’assister à untelniveaudeviolenceinouïe.( N .J’ai dérouléletuyaud’arrosageavantd’ouvrirlerobinet.personnelequ’entretenaitlafamillePeltcontre moi.maisjesavaisque la fracture guérirait correctement.ungrandverredethé glacé à la main.. si révoltantsquejen’essaierai même pasdeles décrire.I l sl 'o n tc o n s i d é r éa v e cc u r i o s i t é . ) 5 «Tabernacle de la parole » .Lessonsontcontinué.J’allaisenfin me regarderles épisodesdeJeopardy! quej’avais enregistrés.certainsquequelquechosesortiraitet quenous devrionscombattre. J’avais l’impressionqu’ilen allait demêmepourSam. je ne savaispasce quejepréférerais.etpeutêtresoncopain. ) 2«ChezVie-Leroutierdespéquenots»(N.J’aidoncfaitquelque chosede toutà faitordinaire. Puislesilence est tombé. Le corps n’a pas été recrachéde notre côté.N o u sn o u st e n i o n si m m o b i l e s .Samanettoyéletout. Jen’allaispas meservir duportail comme d’unvide-ordures . comme si nousl’avions faittouten o t r ev i e .Nousavonsfinalementatteintlapetite clairière.afinde nousmassacrer pour avoirosé profanerle mondedes faé.unlivreouvertposésurlatabledevantmoi.Pourdeuxcentspoints..JannalynnetSamontdécidédelajeterdanslesboisenreniantchez Sam.e tJ a n n a l y n ny a mêmeintroduitundoigt.Le cluviel dorm'est revenu àl’esprit.Maisrienn’estapparu.Assisedanslacuisine.Warren.Devais-jeleportersurmoi..aprèsdeuxjournéesd’horreurincroyable.enprofitantp o u rr i n c e rl av o i t u r ed eJ a n n a l y n n . Serais-je attristéesi c’étaitle cas ? Les vampires avaient-ilspu éliminertoute tracedumassacreauFangtasia. d . (N.nousn’aurionspasréussi.J'en aidéduitqu'ilne restait plus lemoindrepetit boutde Sandra à croquer.( N . pours’apercevoir avec unsoulagementmanifestequesondoigtyétaittoujoursattaché.lacérations.petità petit. T .quiveuttenterlacatégorieCréaturesde Cauchemar ?1Émissionéquivalente àUntrésordansvotremaisondanslaquelledesparticuliersrencontrentdesprofessionnelsafindefaireestimerlavaleurdesmeubles. J'imagine quec’estcequ’ils ontfait.Incroyablementhorrifiantes? Horriblementincroyables?Impossiblede me décider.c’étaitle principemêmedel’exécutionperpétréeparJannalynnquimedérangeait le plus.noussommesretournésàtraverslesarbresverslavoiture.Lesolétaitcouvertdetachesdesang. Je n’avaispas pul’utilisertoutàl’heuredanslejardin.Aprèsunediscussionhouleuse.)4«A m e n e zd o n cu nb e a u f» .étaitparvenueàson terme.àchaqueheurede lajournée?Puisjeme suisdemandésileschoses grises avaientfinipar rattraper MaîtreCataliades. bijouxetobjetsqu’ilso n te n t a s s é sa uf i ld e sa n s . mais les ombress'allongeaient.cequiétaitpeut-êtrelecas.d. À cetteheure-ci.P u i sn o u s a v o n sa te n d u . d .d’aileurs.trèsexplicites:déchirements.D a n su ng e s t eq u i m ’ a r e t o u r n él e st r i p e s-e n c o r eu n-J a n n a l y n nar e d r e s s él en e z cassédeSam.Epuisés. Personnen’estsortienbondissant.n o u sa v o n s i n t r o d u i tl ec a d a v r ed a n sl 'o u v e r t u r e magique.Je l’aimontrée dudoigt en silence. T .)3Jeu à boireaméricain.car c’était bienainsique j’avais ressentilefaitd’yintroduirele cadavre.Peut-êtrepas.desbruitssauvagesetdesgrognementsnouss o n t p a r v e n u s .Sama acquiescé.l’épéeàlamain.

) . T . ) 9Aussinomméachigan.6«Modemortelle»(N. d .est11neassociationdeluttecontre lecancer. d . Lespêcheursfrancophonesleconnaissentsousle nomdeblack-bass.( N d . Anaheim.p l u sl o i nd a n sl e t e x t e . les «anges del’enfer ».)7«FightLikeaGirl».d. 10 Célèbre équipe américaine de baseball. littéralement «anges de Californie ». T .8Lesfemmesdelerevictorienneyrangeaientlescheveuxr e t e n u sp a rl e u rb r o s s e . paroppositionaux «Hel’s Angels ».cepoissonest recherchédanslapêchesportive eneau douce caril esttrès combatif. ) .T.( N .littéralement«Battez-vouscommeunefille».( N .Californie. T .

Related Interests