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M’attabler d’un café,

M’accabler le regard noué dans ce matin sur ce café d’empreinte en prise de mon très cher et mou cerveau lâche et
lâché comme une vierge flèche distendue et léchée d’atmosphère vers
D’hirsutes abandons.
Une histoire ramassée et perdue qui se dit qui se répète et qui bègue et pagaie au large
Des matins cafés.
Divan terrassé de soleil aux murs de table par une détente orthogonale du fond des tasses et des premiers précieux
précipices moments où déconstruction et réveils et veilles auront été brutalisées par courbes droites en présences
courbes et rectifiant l’espace des corps unis limités des sols et s’enlaçant de membres incompris d’absence sommeil
avant café.

Bon jour,
C’est un œil qui se tourne contre cristaux de paupière et la vie qui s’injecte d’une découverte qui se répète : C’est
la même pièce je la connais je l’avais vue je l’avais déjà imaginée. Comme on invente le vague et la vague pour s’en
glisser quand les premiers n’avaient pas besoin de mer.
Parce que les premiers Dragons n’avaient pas besoin d’imagination.

Être là j’aurais aimé j’aurais aimé être là être là tout là j’aurais aimé et entier et là j’aurais aimé être
Comme une mer d’horizon.
Libre de deviner l’envol inconscient d’être là sans avoir à recommencer et voir
Ces yeux.

Ces yeux rouges, bleus, qu’importe, ces yeux, les premiers,


Qui tournent sans retour et qui s’ouvrent et découvrent ce premier moment dans l’éveil révolu d’un premier œil
pour un premier mouvement dans un souffle de dragon comme une truffe de café une truffe griffé comme un œil de
terre injecté de lichens circulant dans le bleu dans le rouge comme la terre dans un ver déambulant et poussé dans une
énergie de regard, qui macère dans
Une mare à café.

La tension de cet œil comme


Une contraction de ver,
Humide, et nue
Dans cette tasse sans plus de café et bordée de crème écume brume caféinée et s’écorchant de sucres indissous,
Et tournant
Comme le dernier des griffons
Abandonnant son envol
Contre les parois
Et divaguant son suicide
Quand plus rien ne recommencera.

Dernière Vague. Et la mort du réveil. Et l’éveil ricochet.

« Le trésor était au ciel et je me suis arrêté,


incapable de ne pas voler.
Je rêvais le lien des nuages.
J’étais horde de muscles,
Je brisais formes d’absence. »
Étincelle dans le pétrole céleste,
Je rêvais le lien des nuages et je jouais.
Et la même et je joue et je gonfle et je respire que je ressens,
Puis je bois et je rebleu ces yeux face aux parois et je grimpe et je tiens et j’attrape et j’agrippe
Et ces tripes qui m’accrochent et qui gluent puis qui suintent et qui larment et qui coulent
Aux pieds aux ailes aux sables aux pierres et à l’ombre et à l’heure et à l’indique Soleil-brume.
Et cette femme et l’orgasme et le judaïsme précieux du fantasme
Par
Mes rêves en action.

C’est un autre café et donc deux cafés comme ses yeux.


Ni rouges, ni bleus.
Parce qu’on ne surf pas sur l’écaille,
On glisse.
Tombé de creux on glisse.
Reflet d’écaille et dent de dragon, on glisse !
Plume sur l’aisselle nez de cheval c’est une écaille on glisse !
Né du cheval c’est un sang chaud c’est une truffe sur un dos...

Application molle étrange sensation :


Sur le dos en bas la hanche sous les côtes tout le nez toute la truffe tout l’humide et tout le souffle chaud.
En contact les peaux délicates et présences en chair tacts ;
C’est une nuit dans un cuir.
C’est un poids sur les hanches c’est l’épaule-muse-post-eau-de-café-en-film-humide-de-
truffe-ventre-louve-sombre-émeraude.

Un réveil sans la lune par la rosée.


Un souffle pour la pensée.
Certains éveils déprivoisés.
Un corps mnésique débarrassé.
Je peux maintenant dormir.
La porte de sa chambre tremblement le souvenir.

Un million de souvenir depuis sa chambre.


Ont traversé un par un les souvenirs.
Des millions de souvenirs
Qui remontent depuis sa chambre,
Remontent dans sa chambre.
- Des tonnes de papier sous les ongles depuis sa chambre.
- Des tonnes d’ongles ont remonté les murs du papier de sa chambre.
Cinq cent vingt trois tables cassées depuis sa chambre.
C’est ainsi.

La fenêtre est ouverte mais l’horizon reste


Grand.
Cielle,
La mer.

Le sable boit l’encre et n’en parait rien.


Le sable perce les feuilles et n’en retient rien.
Le large amène les souvenirs au sable.
Le sable boit et le poète se met à table.
Il compte les vagues à plein poumon.
Il se souvient du regret
De ne jamais la mer.

La mer tremble de finir défigurée.


Le poète s’efface et décompose, il ressent.
À plein poumon il compte
L’horizon : L’inébranlable
Envoie ses vagues.
Un seul souffle :
Il est seul.
(L’horizon est seul et il ne tremble pas.
L’horizon n’a pas peur du poète.)

La mer est en face au le du poète par le pied et le poète trace sa lame dans le sable.
Il se joue de la tendre mer.
Il s’amuse des langues fébriles,
Amuse ses langues tactiles.
Lui défigure le rivage.
La mer lutte le poète et sa lame,
La mer tremble et ses vagues...

L’horizon souffle les cheveux du poète.


L’horizon est loin de la mer et du poète.
Le poète s'ennuie de la mer.
Le poète cherche au loin la mer avant l’horizon ;
Il cherche une autre mer.
Le poète pour y voir des dieux.
Il y voit les empires.

Le cœur du poète vomit les dieux grecs.


Le poète de son cœur vomit les dieux Rome.
Le poète vomit tout son cœur.
Sur le calvaire d’Hercule le poète secoue son vomi.
Les cheveux de son cou vomissent esclaves dans flots Pompéï,
Les chrétiens de Troie et les punks chaussette London,
Il vomit les Nobels, et les paix nobles du désert.
Lon cœur s’en vomis ce tout les dieux et le poète fronde cette
Bille de sable sec.
Tzatzikicardie hostiecardie le poète est mort,
Son cœur a tout vomi.
Son cœur nourrisson s’est étouffé de pleine vague
Et dans ses poumons le fromage des morts.
Les poumons sur cette plage sont pleins de fromage et de vieux croûtons.

On respire ce qu’on vomit et ses poumons


Ne peuvent plus compter la vague,
Le poète est meurt.

Le sable boit les cheveux et la mer peigne le poète.


Et la mort vient la vague que l’on nargue et qui n’est jamais arrivante.
La lisse en seule vague maintenant derrière la dernière lèche le cuir du poète
Pendant que
La plage boit tout le visage.
– Sage la plage sur
Le poète est mort.

Il s’était imaginé la voir pour l’attendre


Boire le sable.
Mais la mer est plus longue que la patience du poète
Et dans le virage la dernière vague sur le rivage : L’âge du poète s’est figée.
Maintenant le poète gît et sur son cœur le fromage des dieux.
Dans ses poumons le fromage des morts.

Le poète vit sa mort à plein poumon.


Égo-site corps du poète létharge au bord du large la mer le lèche.
Il la respire comme on compte la vague qui ne viendra plus.
La mort travaille comme on respire du fromage.
La mort nourrit et le travail durcit.
La mort travaille et le fromage durcit.
La mer lave et la pluie.

Les poumons sauvegardent le travail ; est elle une langue qui s’agite.
Une langue de mort c’est comme racine s’agite,
C’est une langue qui tremble, qui s’excite.
Un fromage qui s’agite de poumon tremble le mort par sa langue.

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La mer lave de sa mort l’enlève.

La mort est une chose sacrée.


Un mort qui meurt et c’est la révolution.
Un poète qui meurt et tout rentre dans l’ordre.

Les dieux ont tué le poète qui ne croyait pas en la mort.


Le poète ne crois pas en la mer.
La mer ne croit pas en la mort.
Les dieux ont donné l’ordre.
Le poète a croisé la mort et quelque chose s’est arrêté.
Quelque chose est rentré dans l’ordre.

La mer lave sub.

Un mort qui ne crois pas en la mort est une subchose trop étrange.
On ne tue pas les morts.
Un mort ça se respecte.

“Un mort ça se respecte et un poète ça se baffe.”

On baffe le poète à longue langue de mer tendre pour le réconcilier avec sa mer.
On baffe un poète pour le réveiller, pour le faire descendre
Puis la mer claque le visage et la nuque.

La mer ne crois pas en la mort et le poète ne crois pas en la mer mais le poète ne veux pas.
Il veut croire en la mer.
Et c’est la révolution.
Le poète croit en la mer,

Le poète, enfin, n’est plus vraiment mort.


Cette mer est crue et la mort recule du poète et la mer désormais l’aime encore.
Elle l’aime sur son corps de poète et dans ses longues larges mortuaires.
Et les langues marées de linceul médusent et confondent les abysses et les dieux oubliés du poète.
La mort du poète est une poésie.
Tout est calme et la mer parle au cœur du poète.

Les dieux se révoltent et renvoient la mer sous l’horizon.


Un mort est une chose sacrée !
On ne tue pas les mort !
Un mort ça a raison seulement si ça reste mort !

Un mort ça a raison et le poète trouvait ça moche.


La mer veut aider le poète.
Les dieux ne comprennent pas la mer.
Un mort c’est du sérieux.
Un mort ça se mord et puis on en parle plus,
On se souvient mais on en parle plus.
La mer parle au poète et le poète se réveille.

Les dieux sont nus.

Les morts sont indiscutables.


On n’a jamais rien changé aux morts !
On ne parle pas aux morts sauf par les dieux !
Aucun souvenir ne passe sinon par les dieux !
La mort nous possède.
Les dieux enficellent.
La vie pucelle et les dieux pornographes.

La mort est une chose qui possède et que ne partagent pas les dieux.
On ne mélange pas la morts et la mer, et la mer maintenant possède le mort.
La mer possède le poète et le poète aime désormais la mer.

Un mort, ça sait encore être déçu


Et un dieu, sûr, ça sait râler.
La mer, ça fait longtemps qu’elle s’est prise le ciel sur la tête et ça ne lui a rien fait.

Le poète se demande la mer.


Le poète veut aimer la mer qui l’aime mais est impuissant sous les dieux.
La mer ne craint pas les dieux.

L’horizon observe.

Un mort qui tremble n’est pas mort.


Un mort qui tremble n’existe pas.
Un mort qui tremble n’est qu’est un mort qui s'émiette et qui s’effrite.
Ce n’est pas un mort, c’est rien
Et rien, ça n’existe pas. Ce n’est pas du bon fromage.
C’est qua non un fromage sans ni ver et sans même
Pain.
Un mort qui n’existe pas est un mort vicieux, un bon sang de tordu de pourceau de mort qui vise la ressuscite.
C’est ne pas savoir apprécier la juste valeur d’un mort.
C’est ne pas croire aux Dieux,
C’est refuser la paix,
Ce n’est pas être tranquille,
C’est du fromage pourri.
Et quand le poète se demande la mer ou sans pain il ne tremble plus,
Pas même la langue. Et la mer :
“Un mort qui ne tremble pas, c’est qu’il doit avoir raison.”

Tandis qu’au large, Cielle-ci jouit d’un frisson lit froissé,


N'arrêtant plus de trembler ni d’en rire ;
Les dieux sont outrés.

Les poètes ne font pas de bon mort et la mer se langue lit s’


Moque bien de ne pas s’y toucher le ciel.
Une personne qui se souvient de tout les morts, cela est utile
C’est un saint.
C’est une personne pieuse et tout les bons morts souvenus sont reconnaissants.

Tout les convenus bons morts sont unanimes, et les dieux avec.
Un bon mort est un souvenir efficace, un regret qui travaille l’espace et le décor.
Quand le saint sera mort il y aura sur sa tombe une stèle,
Ou un pieux,
Sertie de phrases et d’autres choses utiles aux morts.

Il y aura du travail pour le poète.

Les morts avaient besoin du poète.


Les dieux ont besoin des morts.
Le poète a besoin de son corps.
La mer a baffé le poète.
La mer ne touche pas le ciel.
L’invisible habite le ciel.

L’horizon observe,
Quelque chose dans le ventre.
Tout, je jette tout.
Je ne veux plus rien voir.

J’arrête de compter les jours.


J’abandonne jusqu’à l’idée du vide
Pour caler ; sans aucune sommation.

Volontiers, j’épargnerais la consumance du ciel,


Volontiers, je laisserais l’air levant et les gestes voisins.
Mais je laisse en repos l’abris du sol,
et j'appuie tout, aplatis tout, condense, empaquetise, pressurise, condense, fusionne et sublime,
Tout disparaît
Et pour repas je me tais.

Je laisse en repos l’abris du sol et pour repas je me tais.

Écrire c’est décider et j’en ai fini.


Pour que cela se reste infini il faut que tout j'oublie.
Et il me reste quelque chose à l’oubli...

J’arrête tout, je cale tout, colle les drogues et brûle les poubelles.
Drogue les colles c’en est fini, je purifie. C’est :
Je nettoie.
J’éradique. Car :
Je veux voir ce qu’il y a quand il n’y a rien.
Je veux voir ce qui passe quand il n’y a rien.
Et là, ce n’est pas comme si cela voulait dire quelque chose mais...
Je m'ennuie.

Il y a mes os sur la table


Et rien ne se passe.
Il y a mes organes sur la table
Et rien non plus ne bouge.
Ma pense agite ses méninges frites et merveilleusement pense ronde disrythmétrique comme si bien
sait le faire l’immense univers
Alors comprendre que rien non plus ne passe est finalement chose aisée.

Mon mouton :
Mon squelette et mes organes sont sur une table,
Bien séparés,
Chacun de leur coté.
Un corps humain en double puzzle par tas distincts sur une table sans technique de greffe,
Cela n'amène nulle part.

L’ennui restera la plus grande source d’activité :


J’enlève la table.
Alors qu’un bruit’ vient de passer,
La flaque et ses arrêtes ondulent un faible vent comme et qui cogne ses tubes par cliquetis charmants.
Une flaque d’organe avec les arrêtes c’est déjà une table en moins.

Oublier, c’est inventer,


Sans compter que l’ennui... bref :
Sans compter que (pour les sceptiques,
Un peu de mathématiques) :
Ce que j’aime dans l’écriture, c’est la densité.
Avec l’écriture le temps se durci :
On efface et on laisse travailler le temps,
Le temps travaille et on oubli ;
(La sensation de l’oubli est un sentiment appelé nostalgie,
L’oubli est une neurophysique du temps à venir, Façon de faire la place au probable.
L’Homo Oubliant par essence aime les surprises, les inattendus, les chocs, les claques,
Car il est prêt.)
L’oubli finalement ennuie ;
Et avec l’ennui on invente ;
Et avec tout ça je m’éclate.
C’est pour ça mes organes sur la table.
Des organes sur une table c’est comme un coït.
Je m’éclate fatigué ça c’est la flaque,
Et le temps c’est la table.
C’est métaphore, psychologue dit délire
Paranoïaque.
Alors qu’en soit je m’éclate et cette flaque n’est
Qu’antenne sensation.
(L’ordre est à la désarticulation
C’est français parlé mais c’est universel
Comme 2 mains de cinq doigts qui en
Somme s'appliquent volontiers sur une seule poitrine
(Ici le terme Mobonne regrette de ne pas exister).
Et comme les organes ne se multiplient pas,
Alors les organes ne se multiplient pas !
(Faites un clone de mon cerveau, qu’on rigole)
Ce que je peux aimer les mathématiques !
Soit les mathématiques sont comme la peinture alors qu’ici je suis censé faire poésie.
Maintenant imaginons que tout ça soit léger,
C’est à dire sans table,
Et que
Les organes ne se multiplient pas ;
En aucun cas sans une table,
Et d’ailleurs je ne sais d’où ni avec.

Écrire c’est décider et j’en suis nostalgique !


Et la flaque, par terre, rit.
Elle se moque.
Le dos de l’intention prépare l’aveuglement.
Derrière c’est écrit, devant personne n’a vu,
Toute part c’est oublié et moi par tout ce rien je cherche.
J’écris dans ma langue, elle est a terre et alors que je pensais être...

Qui est dans le palais de qui ?

Le sage est monarque dans le royaume du silence.

Je me souviens la table.
J’ai apprise la table et je l’avais jeté.
Maintenant qu’il faut que reste une chose de nostalgique :
Il y a une flaque comme une langue
Qui se souvient de la table comme du vent qui la brosse maintenant.

Je me rappelle et ça me raconte que je me souvient mais de quoi ?


J’y compte bien.
Je ne peux pas me l’enlever.
Le fait est là, et inerte.
Je ne peux pas m’enlever le vent et la table m’est rappelée comme un geste voisin ;
Le cliquetis charmant d’un rêve qui s’attrape.

Ce dont je compte me rappeler, est finalement pas mal plus loin.


Par terre et dans mon dos.
Derrière et dans mon crâne,
-L’hôtel des égarés -
Pas derrière ! mais de tout côtés.

Le rêve n’est rien jamais rien de loin en aucune façon.


Il est dans et autour et c’est la tour d’un concept du mot humain.

Plus loin appelle le rêve et l’appareil qui rapproche est celui qui fabrique le rêve.
Les trois vont de paire.
De l’écho, moi et ce dont je me souviens,
Il y en a un de trop.

C’est à cause de la table.


Je ne peux pas y réfléchir.
Qu’est-ce que je cherchais ?
Ça va me revenir.

J’ai arrêté de compter les jours.


Débarrasser la table d’une idée de vide.
Défaire cette glu de la désorganisation.
Dégluer cette fête des articulations.
Toute matière organique qui macère est sujette au pourrissement, à la dégénérescence.
Il faut passer à autre chose, Je ne suis pas fou, je ne suis pas malade.
Je joue au jeu de l’oubli.
C’est...
- Sans table, plus d’organisme désanimé, désorganisé ou même organiquement stable...
Inorganisme animant les surfaces
Yayou désorganiser l’instable / C’est
L’aquilibre de la flaque.
La stature des couleuvres.
L’effrayance charmante.
Une couette élastique.
Catapusse fanatique.
Capsule fantastique
Glande fantasmagorique
œuf oeuille groze
Groze Neuille
feuille d’oeuf feuille nouille
clé

Oune particule

cadastrée

...Quoi déjà ?...

J’ai vu la langue de dieu


Qui pendait d’un nuage,
Pour happer le tabac des âmes.

Gare,
...savoir
conclure sans l’air de rien

C’est pas comme si ça voulait dire quelque chose.


La patate douce est grande orange-rose et veloutée. Je n’en ai jamais goûté. Elle pousse dans la
terre, elle pousse sous la terre, sous la terre et dans la vapeur elle cuit. Je n’en ai jamais vu,
rarement entendu parlé et je n’ai jamais réellement eût d’intérêt a imaginer une patate douce
dans une situation intéressante qui m’aurait amené à l’écrire. C’est à dire une situation où la
patate serait devenue l’organe d’une forme pensée, d’une pensée mise en forme, d’une pensée
formée ronde ou racontée ou encore d’une autre forme à penser, d’une pensée à décider,
formuler, affirmer puis doctriner.
Faire de la patate douce une doctrine lorsqu’écrire c’est décider et que la patate douce est une
forme restée sans intérêt, c’est comme décider de doctriner d’un flou, d’une pensée clairement
inconnue, pour en faire un repère culturel, puis espérer qu’elle devienne un lien social, une
doctrine autoritaire, un droit inaliénable à la réalité poétique du monde.
Je doctrine le flou social quand je pense que la société ressemble a une vaste patate douce
parce que :
1- Je décide d’être docteur en légitimer le penser semblant.
2.1- Il me semble que la patate douce m’est aussi floue que le lien social et que j’affirme qu’il
est légitime de penser comme semble.
2.2- J’affirme qu’il est légitime de sembler comme forme et former comme une perpétuelle
légitime la pensée lorsque celle-ci se suffit à sembler (J’affirme cela parce que lorsqu’une
pensée habite, alors elle existe et ses influences sur l’habitat sont aussi indiscutables que la
présence d’un objet lorsque celui-ci existe et donc habite un espace où la cohabitation devient
une fatalité et donc où avoir raison est une prise en compte de cette présence dans cet espace ;
espace dont le seul intérêt est de faire participer plusieurs corps aux mêmes génie d'événement
de l’existence : là. Donc, où sembler est une raison suffisante pour exister en tant que tel, et où
avoir raison est une fatalité lorsque on considère l’objet comme source d’attention) : Cela
quelque soit le profile du censé pourvu que. (En ce “pourvu que” je met faussement un terme
à un désastre éthique et rend une forme à l’esthétique par une mathématique élastique et
hautement inappréciable : La sculpture est art et l’art est pas mal sensation. Soit, ici , par ma
doctrine et pour l’exemple : “douce” est la structure et “patate” la forme pas mal sensation.
La forme est mathématique, et c’est souvent malgré cela qu’elle est sensationnelle, c’est en
tout cas en cela qu’elle le reste : Ma cohésion. La sensation patate douce est pour moi une
inconnue, parce que la racine, patate douce, m’est inconnue. Je sais juste qu’elle est une patate
et donc sûrement qu’en cela je me rapproche de l’idée lucide de la réalité “patate douce”, dont
malgré tout je sais être très loin (c’est ici une forme allégeante de : “patate douce donc je
sais.”)
Et donc, de cet exemple, une fois l’idée patate douce doctrinée je peux fonctionner “y =
patate douce + machine à laver”, et je le fais seulement parce que cela m’amuse.
L’équation me reste une improbable révolution humide où le jeu prend un irréel intérêt qui
n’en est pas moins une forme habitante d’intérêt. Quand, pour l’exemple, j’associe patate
douce + lave-vaisselle, j’y vois une forme évidente de nuage en poudre brûlée. Dans ce nuage
de fumée de poudre à particulières particules, il faut y voir la cohue olfactive, le chahut
optique et la sensation du jus dans le brouhaha des corps. C’est la subversion des
considérations dans l’invisible probable, le coté jus de patate dans la patate dont tout le
monde se fout et qui pourtant constitue la majoritaire partie de la patate, ce détail qui la fait
douce, qui fait la douce, qui la rend forte et qui définie cette méconnue patate.
-Je me laisse d’ailleurs imaginer que le jus de patate douce n’a rien de doux et que ce nom ne
lui a été attribué que dans un but sournois de ne pas faire peur aux enfants qui ont toujours été
beaucoup plus délicats en appréciation culinaire...
La patate douce, qui m’est totalement inconnue, a très certainement un goût de grimace :
Acide, amère et disloquante de frisson.-
Parce que je suis dans le flou, dans l’aveugle et l’inaccessibilité des sens, alors je décide que
derrière l’inconnue patate douce et dans le nuage de poudre brûlée se cache une affreuse bête
acide, déchiquetant le moindre petit objet et le moindre morceau de morceau des plus petits
résidus de corps.
Je resterai donc à jamais effroyablement phobique de la moindre trace d’encre de chine parce
qu’un jour, j’ai doctriné mon fantasme à avoir goûté la patate douce.
Écrire, c’est décider.
Moi ça me fait peur.
Je n’ai aucun intérêt à chercher la raison.
Je n’ai aucun intérêt à doctriner la patate douce,
Tout comme la faire fusionner avec un lave vaisselle
pour finalement y voir une sombre bestiole.
Je ne suis pas fou.

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