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AuxLedeurs,
kAwm Ltflsurs qui ce Livre l.fez,t £:cffouilkz,y6ui de toute ajfeêlion: JEt lehfant ne vous fiandalifez,: Il ne contient maUny infeflion.

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qu^icypeu de perfection,

Vous apprendrez, Jinon en cas de rire:

tsfutre argument ne peut mm coeur ejlire, Voyant le dueil qui vous meine & confomms. Mieux ejl de rit que de larmes efcrire: fettrceqtn rirt ejl le propre de l'homme.

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Prologue deî'Auteur.

v y £ v R s tresilluftres , & vous Verolez trefprecieux ( car à vous , non à autres , font dédiez mes efcrits ( Alcibiades au dialogue de Platon , intitulé, Le !banquet,lbuât fon précepteur Socrates, fans controuerfe Prince des Philofophes : entre autres paroles le dit eftre femblablc es Silenes.Silencs cftoyet iadis petites boiftes , tel¬ les que voyons de prefent es boutiques des Apothicaires , peincles au defîus des figures ioyeufes,& friuoles:cornme de Harpies, Satyres,Oyfons bridez, Lieures cornuz,Canes baftees , Boucqs volans, Cerfs limoniers, & autres telles peintures contrefaites à plai» fir, pourexciterle monde à^rrre, quel fut Si¬ lène maiftre du bon Bacchus : mais au de¬ dans Ion referuoit les fines drogues, com¬ me Baulme, Ambre gris, Amomon, Mufc, Ziuette , Pierreries , & autres cliofes pre-

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cieufes . Tel difoit eftre Socrates: par ce que le voyant au dehors, &l'eftimantpar l'exteriore apparence, n'en cuisiez donné vn coupeau d'oignon , tant laid il eftoit de corps, & ridicule en fon maintien , le nez pointu, le regard d'vn taureau , le vifage d'vn fol, fîmple en meurs, ruftique en veftemens,

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fortune ^infortuné en femmes,
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inepte a tous offices de la R.epub~fiquc,tour- " iouis riant , toufiours bcuuant d autant h vn chacun, toufiours fe gabclant , toufiours

difsimulantfondiuinfcauoir. Mais ouurât
cefte boifte : eufsiez.au dedans troUué vne ccleftcj & impreciable~drogue , entende* ment plus qu'humain-, vertu merucilleufe,,! courage inuincible , fobrefle non-pareille,. contentement certain-, aiïeurance parfaite, deprifemétincroiabledetout ce pourquoy les humains tant veillent , courent ,' trauaik lcnt,nauigent& bataillent. A quel propos-, à voftreaduis, tend ce prélude, & coup d'eflay Par autant queJ
?

vous mes bons difciples , & quelques au¬ tres fols deféiouB lifàns lesioyeux tiltrefc d'aucuns liures de noftre inuention, com¬ me Gargantua, Pantagruel-, Feflepinte, La dignité,des braguettes , Des^pois au lard|

cuin commento, &c. jugez trop facilement n'efheau dedans traité.que moqueries , fo-, lateries , menteriesioyeufes: veu que l'enfeigne exteriorc ( e'eftje tiltre) fans plusj auant enquérir , eft communément receu à, derifion & gaudiflerie . Mais par telle legcKté.ne conuient eftimer les uures des hu> mains . Carvous mefmes dites, que l'ha» bit ne fait point le. Moine .& tel eft veftii i'kabit Monachal ,.qui au. dedans n'eft ri si*

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-moins que Moine : & tel eft veftu de cappe -Hefpagnole , qui en fon courage nullement affiert à I^elpagne. C'eit pourquoy faut ou.urirlc liure & fongneufement pcfercequi y eft déduit . Lors congnoiftrez que la drorgue dedans contenue eft bien" d'autre va¬ leur, que ne. promettait la boifte . C'eftà dire que les matières içy. traitées ne font tant folâtres , coinme le tiltre au deiTus pre-

tendoit. Et poféle cas, qu'au
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fens

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treuuez. matières alte-z ioyeufes,&bien cor'xefponderites aux Homs : toutesfois ,pas.de^mourerlà ne faut , comme au charjt de Si¬ lènes : ains à' plus haut ftns interpréter ce. que parauenture cuidiez dire en.'gayeté de coeur. Crocheeaftcs vous onques boute illes? Caifene. Reduifezà menioircJacontenance qu'auiez . Mais veiftes vous cr.cjueà -chiens, rencontrant quelque' os mcdulare? Ceft comme Platon dit.lib. ij. de Kepubliç. labefte du monde plusphilofophc . Si veu Taucz , vous auez peu noter de quelle deuetionille guette; de quel foing ille'gardeî <îe quel ferueur il le tient : de quelle pruden-cejl l'entonne:de quelle affection il le brife: ' & de quelle diligece il le,fugcè. Qui l'induit àcefaire ?iQue( eft l'efpoir de fon eftndcî quel bien prétend il ? Rien plus qu'vn pt-B

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(T '""' "TTs OBVVR.ES' ' T" . de mouelle. Vray eft que ce peu, plus eft de-f licieux quede beaucoup de toutes autres; ' pource qiiela mouelle eft aliment elabouré à perfedion de nature,comme dit Galen. in facult.natural.& xj.de vfupartium. À l'exemple d'iceluy vous conuient eftre fages pour fleurer 3 fentir , & eftimer ces be¬ aux liures de haute greffe , legiers au prochaz , & hardis à la rencontre , Puis par cuiieufe leçon & méditation fréquente rom¬ pre l'os , de fugeer la fuftantificque mouelle: c'eft a dire , ce que i'entens par ces fymboles Pythagoriques , auec efpoir certain d'eftre faits efcors3& preux à ladite lc&ure: car en icelle bien autre gouft trounerez , & docTrineplusabfconfe, laquelle vous reuelcra de treshaurs facrements & mifteres horrifî.

ques,tant en ce que concerne noftre religiô, qu'aufsireftatpolitic, & vie «économique. Croyez vous en voftre foy5qu'pnques Ho

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mère, efctiuant-1'Iliade & l'Odiffee, penfaftes allégories , lesquelles de luy ont calfrété Plutarque,Heraclidc, Pontic, Euftatie, j Phorftute : & ce que d'iceux Politiana defrobé ? Si les croyez , yous n'approchez ne de pieds ne de mains à mon opinion:qui décrè¬ te icelle aufsi peu auoir elle fongecs d'Ho¬ mère, que d'Ouide en fes Metamorphofes, Mes facremésjlc l'Euagile;iefquels vn frereLu,
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DE M. FS.. RABELAIS. *T -binjvray cFô^TTelaTcîcmTiS^fVefrbi'él^emon^

trer fi d'auenture il rencontroit gens aufsi fols queluy,& (comme, dift leprouerbe)cou uercle digne du chaudron. Si ne le croyez, quelle caufe eft, pourquoy autât n'en ferez de ces ioyeufes & nouuelles chroniques Combien que es dictant n'y pe* fafle en plus que vous qui par auenture beûuez comme moy» Caràiacompofition de ce liure feigncurial , ieneperdy neemployay onques plus ny autre temps,que celuy quieftoit eftably à prendre ma réfection coipbielle:fçauoir eft, beuuant Se mangeant. Aufsi eft ce la iufte heure d'eferire ces hau-» tes matieres,& feiences profondes. Comme bien faire fçauoit Homère , paragon de tous Philologes: & Ennie,peredes Poètes Latins : ainfi que tefm oigne Horace, quoy qu'vn nialautru ait dit , que fe's carmes fentoient plus le vin que l'huile. Autant en dit vn Tirelupin de mes liures: mais bran pour luy. L'odeur du vin ô com¬ bien plus eftfriant,riant, priant, plus celeftc & délicieux que d'huile . htprendray autant à gloire qu'on die de mo'y , que plus en vin aye dependu,qu*en huile. Que feitDemofthene, quand de luy on difoit , que plus en huile qu'en vin depeu<loit î A moy n'eftque honneur & gloire,
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& Teputë bon gaultier, & bon"

compaignoo : en ce nom {uis b'ien venu en toutes bonnes compagnies de Pantagrueliftes. ADemofthenes fur reproché par va .chagrin que fes oraifons fentoyent comme .Ja ferpillere d'vn qrd & fale huilier. Pour-, tant interprétez tpus mes faits , & mes dits, en la perfeâilsime partie: ayez en reuerencelecernean cafeiforme qui vous plaid de ces belles billes vezees , & à voftre pouuoix tenez moy toufiours ioyeux. ,Or efbaudiffez vous mes amours., & gayement lifezJereftetoutà l'aifc du corps, &au prouffit des re'ins.Mais cfcoutaz vietzdazes , que le malubec vous trouffe : vous foubuiennedeboireàmy pour la pareille, & ie vous plaigeray tout ares metys. Velagenealogie,<& antimite de Gargant¬ ua. CH isfPlT RE i. IE vous remets à la grande chronique Pan tagrueline recognoiftre la genealogie,& antiquité d'ond nous eft venu Gargantua.
-

Enicelle vous entendrezplusaulongcommerit les Geans nafquirent en ce monde : Se comment d'iceux par lignes directes ifsit Gargantua père de Pantagruel :& ne vous fafchera , fi ppur le prefent, ie m'en déporte, Combien que la chofe foit telle, que tant plus feroit remembrée, tant plus elle plai-

j pe û7~JrTk. abel AisP". 9 hïoit à vdz fëigneuriesxôme vous auez Pau>

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torité de Platon in Philebo , & Gorgias , Se dcFlacce.qqi dit élire aucuns propos tels que ceux cyffans doute , qui plus font delepables, quand plus fôuuent font redits. Pleuft à Dicu.qu'vn chacun feeuft aufsi
certainement fa généalogie, depuis l'arche -4cNoéiufquesàceftaage.Ie penfe que plu¬ sieurs font auiourd.'huy Empereurs , Rois,
DucSjPrinces
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& Papes en la terre , lefquels

font defeendus de quelques porteurs de ro¬
gatons, & decouftrets. Comme au rebours plufieurs font gueux de l'hoftiere , fouffretcux & miferables ; lefquels font defeendus de fang & ligne de gtands Rois & Empe¬ reurs : attendu l'admirable tranfporc des rè¬ gnes & empires. Des AfsirienSjesMedes: DesMedes,esPerfes: Des Perfes,es Macédoniens: Des Macedoniens,es Romains: Des Romains,és Grecs: Des Grecs, es François. Etpour vous donner à entendre de moy qui parle,ie cuide que foye defeendu duquel que riche Roy , ou Prince, au temps iadis: Car onques ne veiftes homme, qui euft plus grande affection d'eftre Roy , Se riche quç cioy : à fin de faire grande chère , pas ne tra-{
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10 IBS OETVfcÊ.S uaillef, point ne me foucier,& bien enrichit mes amis,& tous gens de bicn,& de feauoir. Mais en ce ie me conforte,qu'en l'autre mo¬ de ie le feray: voire plus grad que de prefent ne l'oferoy e fouhaiter. V ousen teIle,ou meiP leurepenfee reconfortez voftrc malheur , & beuuez frais fi faire fe peut. Retournans à noz moutons , ie dy que-par don fouuerain des cieux, nous a efté referùé l'antiquité, & généalogie de Gargantua.plus entière que nulle autre:excepté celle du Mef fias, dont ie ne parle ,ear il ne m'appartient: aufsiles diables (ce font les ealumniateurs & caffàrs)s'y oppofent. Et fût trouué par Iea Audeau , en vn pré qu'il auoit près l'Arceau

Gualeau}au deûous de l'Oliue,urant à Narfay .Duquel faifant leuer les foffez,toucherét lespiocheurs deleurs marres vn grand tom¬ beau debronze,lôg fans mefuré:car onques rfê trouuerét le bout par ce qu'il entroit trop auâtles exclufes de Viine.Iceluy ouurans en

certaïlieUjfignéau delTus d'vn goubelet,alé tour duquel eftoit eferit en léttresEthrufques HIC B I B I T V R : trouucrent neuf flaccôs en tel ordre qu'ô afsiet les quilles en Gaf congue. Defquels celuy qui au milieu eftoit couuroitvn gros,gras,grand,gris,ioly,petir, ,moify liuret,plus,maiï uô mieux fentâtque jrofes. En iceluy fut ladite généalogie uou-

DE M. FR. TÎABÊLAIS. "; Il uee efcrite au long,de lettres cacellarefques, non en papier,non en parchemin, nô en cire: mai$~efcorce d'Oîm eau , tant toutefoisvfe.es par vetufté qu'à peine en pouuoit on trois r-e

,congnoiftrederang. Ie(combien que indigne)y fus appelle: 8e à grand renfort de bezicles pratiquant l'art d'ondon peut lire lettres non apparentes, comme enfeignc Ariftote , latranfîatay ainfî que veoir pourrez en Pantagruelifant , c'effc a dire,beuuans à gré,& lifans les geftes horrifiques de Pâtagryel. À la fin du liure eftoit vn petit traité intituié:Les Fanfreluches antjdotees.Les Rats_& Blattes, ou (à fin que ie ne mehfe) autres malignes beftes auoyent broufté le commencement:le rcfte i'ay cy def fous adioufté.parreuerençede l'antiquaille.
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Les Fattfrelucb es atttidotees trouvées en v» monument antique, C H uf P. II*
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i?enulegrâd dopteur de Cimbres fant par lair,de peur delà roufee, fa venue on à rempîy les timbres beurre fraizjtôbantparvnehoufce

' " aqlquadfutlagrâd merearroufee Cria tout haut,herspar grâce pefchez le: Car fa barbe eft prefque toute emboufee, O u pour le moins, tenez luy vne efchellc.

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Aucuns difoient que leicher fa-pantoufle

Eftoit meilleur quegaingner'les pardons. Maisilfuruintvn affe&é maroufle,
Sony du creus ou Ion pefche au Gardons Qui dift:Mcfsieurs, pour Jjieunous engardons

L'anguileyeft.Scenceft-eiTaumuiTe, Là trouuerez(ii de près regardons) Vne grand' tare,aufond de fon amufle. Cniand fut au point de lire ce chapitre, Onn'y t'rouua que les cornes d'vn veau.

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Ie(difoitil)fenslefond'dema mitre Si froid, qu'autour me morfond le cerueau: On l'cfchaufad'yn parfum de naueau, Etfut content de foy tenires arces, Pourueu qu'on feift vn limonnier nouueau
A tant de gens qui font acariâtres. Leur propos fut du trou de falnct Patrice,, Dt Gilbathar,& de mille autre trous, STan les pourroit réduire à cicatrice, Par tel moyen, que plus n'euîTent la toux: Veu qu'il fembloit impertinent à tous, Les veoirainfi à chacun vent bailler, Si d'aducntureik eftoyent à point clous,

On les pourroit pouroftage bailler. En ceft arreft le Corbeau fut pelé Par Hercules qui venoir de Libye. Quoy?dift Minos.que n'y fuis ie appelé? Excepté moy toutic monde onconuie. __

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Et puis f*on veut que paiîé mon-enure, A les fournir d'huitres,& de grehoilles:
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le donne au diable en cas que de ma vie.
Au faufconduitdes miftcs Sanfonnetz.
Le tamifeur,coufin du grand Cyclope; Les malTacra.Chafcun mqufche fon nezr En ce guerct peu de bougrins font liez: Qujan n'ait berné fur le moulin à tan.. Courez y tous Se alarmes, fon nez, Plusyaurez>.qu©n'yeuftcsantan. . Bien peu après que l'oifeau de Iupiter. Délibéra parier pour le pire; Mais-les voyant tant-fort fe defpiter,. Craignit qu'on niift ras,ius,bas,mat. ,.
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iPreigne à.mercy leur, vente de qûenoillcs. Pour le matter furuint.QjR.qui clop'e
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l'Empire:

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Et mieux aima le fétr-du ciel Empire- ±Au tronc rauirou-lon vend les, forets:-. Qtfà air ferain, contre qui Ion contpirejAlluicttir es<dit« des MalTorcts. Le tout conclue! fut à pointe affilée,Maugré Até,la cuilîe heronniere,

Quilàs'afsift,vôyantPantafilee . Sus fes vieux ans prinfc pour crelîbnnicrc; Chacun crioit,vilaine charbonnière T'appartieut il toy trouucr par chemin? Tu la tolluz la Romaine Baniere, ' Qujon auoit fait au, trait du pârchcrnia» '
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Ne fuit Iuno,qui delTous l'arc celéftc" Auecfon Ductendoit àlapipee: Oh luy euft fait vn tour fi trefmolefte, Que de tous pôincts elle euft efté frippee-. L'accord futtel,qued'icellelippee Elle en auroit deux uufs de Proferpine: Et fi Jamais elle y eftoit grippée, Onla heroit au mont de L'aibefpine.
Sept mois aprcs,oftez en vingt & deux, Cilquiiadis anichila Cartage, Courtoifementfemëift en milieu d'eux
Les requérant d'auoir fon héritage:
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Ou bien qu'on reift iuftement le partage la loy que Ion tire au riuet, Diftribuant yn tatin dû potage A fes faquins quifeirentle breuet. Mais l'an viendra figné d'vn arc courtois De cinq fufeaux,& trois culs de marmite, Auquel lé dos d'vn Roy trop peu courtois Poyuré fera fous vn habit d'hcrmite. O la pitiélPour vne chatemite LailTerez vous engouffrer tant d'arpens: Ceilez,cellèz,cc mafque mal n'imite, Retirez vous au frère des ferpens. C'eft au paiTéjCil qui eft,regnera Paifiblemenrauec fes bons amis. ! Ny brufq,ny Smach lors ne ddminera: Tout bon vouloir aura fon compromis. Et fe foulas qui iadis fut promis,
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DE M. FR. RABILA IS. ' If Es gens du ciel,viendra en fon befroy. Lors les harats qui eftoient eftommis ^ Triompheront en royal palefroy» "~^% Et durera ce temps de pafle en pafîe Iufques à tant que Mars ait les empas. Puis en viendra vn qui tous autres paflè Delicieux,plaifant,beau fans compas. Leuez voz coburs,tendez à ce repas Tous mes feauxxar tout eft trelpafle Qui pour tout bien ne terourneroit pas,

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Tant fera lors clamé le temps palTé.
Finalement celuy qui fut de cire Sera logé au gond du ïacquemait. n ' Plus ne fera reclamè,fyre,fyre,
Le brimballeur,qui tient le cocquemart. Heu3qui pourroit faifîr fon braquemart? Toit feroyent nets les tintouins cabus: Et pourroit on à fil de poulemart Tout baflbuer le magazin d'abus.
-ventre de fa mère. C
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Comment Gargant»afittonz,e mois porte'an

H isfP. JIÎ. GRangoufîer eftoit bon raillart en fon temps , aimantàboire net autantqu'homme qui pour lors fuit au monde , & mangeok volontiers falé . A cefte fin auoic ordinairement bonne munition de Iam '

bons'de Magence , 8c de Bayonne , force langues de Beuf fumées , abondance d'A ndouilles en la faifon , 5c beuf falé à la mou-

ftardc.Renfortde Boutargues,prôuîlîon de faucilles , non de Boulongne ( car il craihgnoit ly boucon de Lombard ) mais de Bigorre , de Lonquaulnay , de la Brene , & de Rouargue, en ion aage virile efpoufaGargamelle fille du roy des parpaillons , belle gorge& de bonne trongnc.Etfaifoyent eux deux fouuent enfemble la befte à deux doz, ioyeufemetfe frottans leur lard, tant qu'el¬ le engrofla d'vn beau fils, & lcporra'iufqucs à l'onziefme mois . Car autant , voire d'aduantage,peuuentles femmes ventre porter, mefmemcnt quand c'cft quelque chef d'am¬ ure^ perfonnage qui doiue en fon temps faire grades proùefles. Comme dit HomeI rc que renfant(duquel Neptune engrofla h Nymphc)nafquit l'an après reuolu,cefutle douziefmemois,Car(commedit A.Gellcli bro iij.)ce long temps conuenoit à la maie£é de Neptune, afin qu'en iceluy l'enfant fùtformé à perfection. A pareille raifonlupirer fcitdurer xlviij. heures la nuict qu'il coucha auecquesAlcmene.Caren moins de temps n'euft il peu forger Hercules , qui nettoya le monde de Monflres & Tyrans. Mefsieurs les anciens Pâtagruelifles ont conformé ce que icdy,& ont dedairénon feulement pofsihle , mais aufsi légitime l'enfant né de femme l'onziefme meus après

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M. FR. R'AB EL A I S.

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la mort de fon mary. Hypocrates lib.de alimento. Pline lib.vij.cap.v. Plautein Ciftellaria. Marcus Varro en la fatyreinfcrite, Le teftament,alleguat l'autorité d'Ariftote à.
ce propos.
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Cenforinuslib.de die natali. Ariftot.lib.vij.capi.iij. & iiij. de naturaanimaliunï. Gelliushbro iij.c.xvj1. Scruiusin cgi. expofantce mettre de Virgile, Matrilonga dé¬
cernée. /

Et mille autres fols, Le nombre defquels a eftépar leslegiftesacreu.fE de fuis & le1

gitl,Lnteftato.$.fin.

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Et in authent. de reftitut» & ea qux parit in xj.menfe. D'abondant en ont chaffouné leur robe diladirqueloy, Gallus.fr. delibr. & poft.&l. , Septimo.fF, de fiât. homi. & quelques autres,que pour le preient dire n ofe. Moyennans Jèiquelles loix les femmes vefues peuuent franchement iouer du ferrecropiere à tous enuiz , & toutes reftes , deux mois après le tiefpas de leurs mariz, le vous f>riepar grâce, vous autres mes bons auerans,fi dicelles-en trouuez qui vaillent le debraeeter.montez cclïus & me les amenez.
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Car fi au troifieme mois elles engroiflenf, leur fruit fera héritier des defuncts.. Etla groilTe congnue,pou(fent.hardimët oultre,& vogue la galee,puis que la penfe eft pleine.Comme Iulie fille de l'Empereur Octauia s'abarrdonnoit à.fes taboureurs, fi-non quld elle fcfentoitgrolfe à la forme que la nauire ne reçoit fon pilot,que premièrement nefoit callafatèe & chargée. Et fi perfonneles blafme de foy faire rataconniculer ainfi fus leur groille -, veu que les beftes fur leur ventrées n'endurent iamais le malle mafculant : elles refpondrôt que ce font beftes,mais elles font femmes, biëentendétesies'beaux &ioyeux menus droicts de fuperfetation : comme iadis refpondit Populie félon le raport de Macrobelibr. ij. Saturnal . Si le diable ne veut qu'elles engroiffent,ilfraudratortrele douzil & bouche clofè.
Comment Gargamelle ejlant greffe de Garrgantua,mangea grand' plante' de - n tripes, CHiSTP. II IL I'Occafion& manière comment Garga»

^melle enfanta fut telle. Etiîne lecroyez lefondemeos vous efeape. Lefondemë&luy efchappoit vneapres difnee le iij.iour de-Feurier , par trop auôir mangé de. gaudehillaux . Gaudebillaux font graffes tripes de co-raux. Coirauxfoct beufs engreffezà la

D E >Mn. E R. K A B E L A I S. I> ,creche,& prez gui maux. Prez gùimaux font^ prez qui porter herbe deux fois J'an.D'iceux gras beufs auoyent fait tuer trois cens foixante fept mille & quatorze, pour eftre àmardy grasfallez : à fin qu!enJap,time vere ileufïènt beuf de faifon à tas , pour au com¬ mencement des repas faire commémoration
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defaleure,& mieux entrer en vin. \ Les tripes furent copieufes, comme enten' dez : & tantfriandes eftoyent que chacun.en leichoit fes doigts .-Mais lagrande diablerie à quatre perfon nages eftoit bien en ce que ' pofsible n'eftoit longuement les referuer : f car elles feulTent pourries -, ce qui fembloif: indecent.Donc fut côclud,qu'ils les bauffieroyent fans rien y perdre. A ce faire conuieii rent tous les citadins de Sainais, deSuille, I de la Roche -elermaud , de Vaugaudry, fans JaiiTer arrière le Coudrày ,- Montpenfier , le t Gué de Vede,& autres voifins:tous bôs beu ueuiSjbos compagnons, & beaux loueurs de quillela. Le bon homme Grangoufier y prei noitplaifir bien grand : & coinmandoitqufe' !tôutallaft par efcuelles . Difoit toutefois à i ,fa femme quelle en mangeaft le moins, veuj j qu'elle approchoir de fon terme, & jquë ceII fte tripaille n'eftoit viade moût louable. Ce. I lHy(difoitil)àgrande.enuie-demacher'rner^de^qui d'icelkleiâ-C4nange.Npnobftant_ç_e8 '
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ÎO 1ES0EVVR.ES* rerhonftrances , elle en mangea feize muis, deux bulfars , & fix tupins . O belle matière fecale,qui deuoitbourfouffler en elle. Apres difncr tous allèrent ( pelle melle) à la faulfaye: & là fus l'herbe dure dancerent au fon desioyeux flageolletz, & douces cornemufes tant baudement, que c'eftoit paffêfemps celeftcles veoirainfi foy rigoller.
Les propos des Benueurs. GHi^fP. V. P Vis entrèrent en propos de defiuner au propre liea Lors flaccons d'aller , Iam-

bons de trotcr,Goubelcts de voler, BreulTcs
de tinter.Tirc.baille, tourne brouille . Bou-" te à moy , fans eau, ainfi mon amy fouettemoy he vcrre,galentemènt, produis moy du

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clairct,vcrre pleuraet.Treues dcfoif.Hafau fe fieure,ne t'en iras tu pas?Par ma fy.cômere , ie ne peux entrer en bettes . Vous eftes morfondue m'amie.Voire.Vétre faintQuenet parlons de boirc.Ie ne boy qu'à mes heu res,commelamule du Pape. le ne boy qu'en mô brcuiayic,commc vn beau peregardian. Qujfurprcmier.foifoubeuuerie? Soif. Car qui euft beu fans foif durant le temps d'inno cence? Beuuerie. Car,priuatio praîfupponit habitum le fuis clerc. F calices quern son fecere difertum ? Nous autres innocens ne beuuonsque trop fans-foif.Non moy pé¬ cheur fas foif:&fi nô prefchte,pour lé moins

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DF M. F R. RABELAIS. future Ja prcuenantcomnieëntcdez.

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le boy Pourlafoifaduenir le boy éternellement. Ce m'eft éternité de beuuerie, & beuuerie

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d'éternité Chantons, bcuuons, vn motet,entonnons.Ou eft monentonnoir?Qupy!iene boy que par procuratiô. Mouillez vouspour feicher, ou vous feichez pour mouiller le n'entens point la rhétorique . De la pratique ic m'en aide quelque peu. Balte. le mouille, ie humette, ic boy: & tout de peur de mourir . Beuuez toufiours vous ne mourrez iamais . Siiencboy,iefuis à fec. Me voila mort. Moname s'en fuira en quelquégrenoillicre.Enfeciamaisramen'habitc.Som-^ melicrs^ô créateurs de nouuelles formes,ren dçz moy de non beuuant, beuuant.Perannu té d'ar/roufementparfes nerueux & fecs bo¬ yaux . Pour néant boit qui ne s'en fent . Ce?

ltuy entre dedans les

piflotleren'y aura rien, le laueroisvoluntiers lc$tripes,de ce veau quei'ay ce matin habillé, l'ay biça
vcnes_,la

faburré mon eftoinach . Si le papier de mes fchedules beuuoit aufsi bien queiefais,mes' créditeurs auroient bien leur vin, quand on! viendroit à la formule d'exhiber. Cefte main vous galtc le nez . O quants autres y entre¬ ront , auant que ceftuy cy en forte ! Boire à fij petit gué , c'eft pour rompre fon petral. Ce-î «y s'appelle pipec à flaccoris . Quelle difïefe,

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le boy comme vn 'Templier: &ictanquam fponfus:& moy fiicut terra fineaqua .. Ainfi fe feift laques C riche . boire ça . Hume Guillot.Nozperesbeurentbien. lieue mon appel en forme . Cefte rongneure. & flac- jcon àviz. Or boite . [ -& vuidercnt les potz.^ 1 s s oj y V R B S irence eft. Il ny à point charge. Ainfi philofophie . comme d'abus .-11. parleiarnbonen l'eftomach . Ainfi conquefta Bacchus l'Inde . le ne boy enplusqu'vneefponge.Parie poulain on defcend le vin - . Vn fynonime de iariïbon? c'eft vncompulfoiredebeuueurs: c'eft vn poulain .Iefoulois iadis boire tout . Mais fi. refpice perfonam. . Page baille : ie te infinue ma nomination en'mon cur. Pagere. Ainfi proufite bois en friche. encoresenyà il au pot. Petite pluye abat grand vent . .Longues beuuettes rompent le tonnoirre .ma couille pilToiMelle vrine . le me porte pour appellant de foif.| . C'eft bien chié chanté. entre bouteille & flaccon? grande: car bouteille eft fermée à bouchon .1a voudriez vous bien fugcer? Iere-tticn après . Melinde .ualle.Ncnoûs haftôspas & amaf- en cane ça à . Voulez vous rien mander à lariuiere'ceftuy cy va làuer les tripes.pone pro duos:bus non eft in vfu .ie fulfe pieça haut en l'air . Si ie montois aufsi bien comme i'a. 'beuuonS . maintenant ie n'y IailTerien.Debelles.

maisla foif s'en va en beuuant. Non. comme auoit Brianus . difoic Angefton . Cornons icy à fon de flaccons 8e bouteilles que quiconques aura përdufoif. Ceftuy cy me la banira du tout . ou ceftuy vinne furettelafoif. cent mains faut à vn fommelier.Ccftuy cy me la fouette bien.. n'ait à la chercher céans . iamais ne vous mordera. Remède contre la foif? Il eft contraire à ce-. & iamais ne vqus aduiendra . le vous refueille. Le j grand Dieu feit les planettes . Longs çlifteres.DE M. Argus auoit cent yeux pour veôir. Les palTerèaux ne mangentjfinon. -Sommelier éternel garde nous de fomme .goudebillaux d'ennuy . ie vous en prie . O pour Dieu eftiillonsleà proufît demefnage. luy qui eft contre morfure. La pierre dite ao-êso'hs n'eft plus inextinguible que la foif de ma pater¬ nité . de ce fauueau à la raye noire. F R. beuuez toufiours auant la foif. pour infatigableb iiij . RAS EL AI S 13 i fons bien tout. & nous faifons les plats netz . Lagona edatera . le ne boy finon qu'on me flatte . ou ie vous. Voicy tripes deieu. qu'on leur tappe les queues. en bouche: Sitio . de chien . L'appétit vient en mangeant . de beuuerie l'ont fait vuider hors le logis. non. Il nya raboulliere en tout mon corps. le vous y pren. i'ay la'parole de Dieu.' Beuuez . Berniez. courez' toufiours après le chien .

& luy difarife EVx . O les altérez ! Page mon a.ia. Ilny Comment Gargantua nafquit en façon. La langue me pelle . CfL\y£P. O la- chrymaChriftilc'eftdela Dcuinierc:c'eit vnpineau .Hen.Abium. d'enfant . VI.bicn drappé & de bonne laine . hen.c'eft morfiallc cela.Natura abhorret vacuum: Di riez vous qu vne mouche y euft beu ? A la mode de Brctaigne.' my emplis icy & couronne le vin ie tc. Lans tringùe : à toy compaing : Dehait. Du blanc verfe tout ..dehait. Mon compaignon. courage.'pry.Exhocinhoc .à ce piot.Icy fuis maiftrc pafle. ' [ O les beuueurs.net.iefuispreftre Macé. ué. vcrfc de par le diable: verfe deçà tout plein .la. .Net. A la cardinale. penfantquece fuft mal. il eft à vne aureilk. Auallcz.ce font herbes. dont Grangoufier fe leua deflus l'her be. tenus ces rrten9 propos de beuuerie.il fait beau feicher. & la reconfortoit honneftement.àbrum.la. O le gentil vin blanc & par mon J ame ce n'eft que du vin de tafètas. Mouillons hay.14 *** OEVVRES ment verfcr . bien ef range. Pour ce «' ieu nous ne volerons pas : car i'ay fait vn le» à point d'enchantcment:chacun de vous la veu. Gargamelle commença fc porter mal du bas.

vous :l l'entendez bien. i Courage.que vous l'eufsiez coupé.ie_nc le'dydc bon coeur.j ^ que veguade t/Si ce pendant vous furùeooir i l il . Mais pleuftàDieu. t $ qu'elle s'eftoit làhcrbee fous la faulfaye . & pour ma parole n'en faites ne | plus ne moins .ie me parforceray. K AB E L A I S. Ha.p'uifc l qu'il vous plaift. Ha dift elle . Courage de brebis (difoit il)depefchez nous de ceftuy cy.en forte que feulement ne luy ea 1 l refteroitlafouùenancc. Ha | (dift elle)quc vouseftes bonhomme.qui toft fuccederojt. Ic m'en vois boire encores quel*.de deuanr! . Mais i'auray prou d'affaire» auiourd'huy^fiDieune m'aide. dift elle. courage (dift il) ne vous fotî5 ciez au.& laiiTez faire aux quatre bufs . Mon membre (dit il) Sang I de les cabres fi bon vous femble .au nouucladuenementdc^fon poupon . vous autres hommes: l bien de par Dieu .luy tolîiroit tout ' ceft ennuy. faites ap( porter vn coufteau .& bié ^tdften faifons vn autre. & encores que la douleur luy fuit quelque peu en fachérie : toutefois qu'icelle feroitbriefuc : Ô*C [ la ioye.reftc. & qu'en briefelleferoit pieds neufs: par ce luy couenoit prendre courage nouueàu.» I M. Qupyidift Grangouficr . & tout par voftre membre . F R. tlt vou» I patlez à voftrcaife. ia Dieu ne plaifc: Dieu me^le pardbint. que vous feufsiez bien ja.ife.

& -entra en la vene creufe . comme auons déclaré cy deflus. luy feift vn reftrintif fi horri¬ ble . qui eft chofe bien horrible àpenfer: mefmement que le diable à la meffe de Sainct Martin . & grimpant parle diaphragme iufques au defllis des efpaulcs(ou ladite vene ie part en deux) print ion . Peu de temps après elle commença à foufpirer . vous leséufsiezeflargis-.quetous 'es Jarrys tant furent opilez & . cfcriuant le ca. à la mollifîcation du droit inteftin( lequel vous appeliez le boyau culier)par trop auoir mangé de tripes . gea bien fon parchemin .laquelle auoit réputation d'eftre grande Médecine.furent au deiTus relafchez les cotelydons de la matrice. trouuerent quelques pelauderies. Parxeft inconuenient . aflezde mauuais gouft. & fortit par l'oreille .chemin à gauche.referrez . par lefquels furfauta l'en-. à belles dents alon-. huchanten paulme ie me rendray à voue. .. mais c'eftoit le fondement qui luy efchappoit. quetdedeux Galoiles . fant .ïS ' XES OÎVVRRIS' quelque mal ie roetiendraypres. lamenter & crier . &là eftoit venue deBrifepaille . qu'à grand' peine auec les dents. Soudain vindrent à tas fages femmes de tous coftez. d'auprès Saint Genou deuant foixante ans .Et la taftât par le bas.&penfoyent que ce fuft l'enfant . dont vne orde vieilJe de la compagnie.

diriez vous qu'il ne l'cult.partie ne trouue rien efcrit es Bibles fainctes. qui foie cotrecela.à boi¬ re . n'ëburelucoquez iamais voz efprits de ces vaines penfees. que à Dieu rien n'eft impofsible.a boire.. mies.à boire. con tre raifon . pour grâce .Et s'il vo. mais vn hom¬ me de. comme inuitant tout le monde à boire.iî bien qu'il feuft ouy de tout le pais deBeuflV. mies. peu faire? Ha.uloitles femmes auroyent! dorenauant ainfi leurs enfants par l'oreilje. fj jfcneftre . Eftce contre noitre loy . déjà coque d'vn pont ScefclouxparLeda. vn homme da bon fenscroic toufiour5. Mais fi le vouloir de Dieu tel euft efté . Mais vous feriez Bacchus n"e Iupiter ? . RABELAIS. Car ie vous dy . PR.Soudain qu'il fut né.DE M. bien.ie ne m'en foucie. j fut il engendré par la cui'fTe de' Rocquetaillade nafquit il pas du talon de fa mère ? Croqircmouche . & de Bibatois . ne cria commeles autres enfans. Sine le croyez . contre lafaincte efcriture?De ma . le me doute qHie ne croyez afleurement cefte eftrange natiuité . noftre foy . mies: Mais à haute voix s'efcrioit. de la pantoufle de fa nourrice ? Minerue naquit elle pas du cerneau par l'oreille de Iupiter?' Adonis par Pefcorce d'vn arbre deMirrhe? Caftor & Pollux . & qu'il trouue par efcrit.ce qu'on luy dit.

ru. dontil dift.Etfutportéfus lesfôu &labaptifé comme eft la couftume des bôj Chrefticns. çap. & pleut tresbien à fa mère . It luy furent ordonnées dix &feptmil| . à boire. à l'imitation & exemple des anciens Hébreux . quand il bramoit demandant^ boire. à boire. fupplé. te ne m'en tabuliez plus l'entendement. que grand tu as.ifj.| l8 IBS OEWRES bien dauantage esbais & eftonnez./kp. I Comment le nomfut impofeà Gargan-' t'HaiCr comment U humait leyiot > CH*.fi ie vou* cxpofois prefentemchtlc chapitre de Pline. LE bon homme Grangoufier beuuànt. A quoy fut condefeendu par iceluy . dirent que vrayemeti il deûoit auoir par ce le nom GargantuaJ puis qu'elle auoit efté la première parole de fon père à fa naiffance. auquel parle des enfantemens eftrangcs & contte nature . Et pour l'appaifer luy donnèrent àboireàtirelarigot. Ettoutefois ie ne fuis point menteurtantalTeurécomme il à efté .'-. I . entendit le cry horrible que fon fik auoit fait entranï en lumière de ce monde . legouficr. Lifez le feptiefmé delà Naturelle h iftoire.-. 8c fe rigpllant auecque» les autres. Ce que oyans lesafsiftans-.

pour chacune fois. cour! *. Combieriqu'aucuns-doéteurs^cotiftesayent affermé que fa mère l'alaicta : & qu'elle pouupit traire de fes mamelles. que delà difpofition accidentale qui luy eftoit aduenue. Car s'il aduenqit qu'il fuit defpité . mais il fe conchioità toutes heutes ". RABELAIS. car il portoit bonne trongoe & auoit prefquedix' mentons. par là. Ce que n'eit vray femblable . auquel temps parleconfeil des Médecins on commença le porter & fut faite vne belle charetre à .par trop hunier de purée Septem» brale . F R. bufs par l'inuention delean Denyau. & fentantde loing herefie. & rie crioit que bien peu . de¬ dans icelle on lepourmenoitpar cy . . ioyeufement : &îefaifoitbon veoir.©E M. quaJ torze cens deux pipes neuf potées de laictl 1 . pourl'alaicter ordinairement. & de Brehemond. confideré lagran-l de quantité de lai et requis pour iceluy ali¬ menter. Et n'en hùmoit goutte fans caufe. car de trouuer nourrice fuffifante n'eitoit| pofsible en tout le pais. En ceft eftatpaffaiufquesà vnan &dix mois. Et a efté la propofition déclarée mammallement fean-' daleufe des pitoyables aureilles ofFenfiues. car il eftoit' merueilleufement phlegmatique des fefTes: tant de fa complexion naturelle . If j le neuf cens treze vaches de Pautille.

yo Les oe v v R e s ronce . faifoyent deuant luy fonncr des verres auec¬ ques vn coufteau ou des flaccons auecques leur coupons. -. il entroit en. De fait on y J^efongna . Ion leremettoit en nature '.ecftafe. En forte qu'elles . fôn père ordôn^ luy feift habillemens à fa lî-. C'H^îP. urée : laquelle eftoit blanc & bleu .qui font en la Cham¬ bre des contes à Montforeau .. s'il crioit : luy~apportant à boi¬ re. qu'au feul fon des pintes & flaccons . Vy cftant en ceft'aage . iurantfa fy que de ce fai¬ re il eftoit tant couftumier . taillez & coufuzàlamodequipourlors^couroit. Comment on yefrtt Gargantua. na qu'on Vllï. pourlc-refiouir au matin. leurs conuerçles. Vne de fes gouuernantes rnji dit . Pat les anciens Pantarches. fafché ou marry : s'il trepignoit'. Auquel fon il s'efgayoit. & furent faits . & foudain de-mouroit coy & ioyeux . comme s'il gouftoit les ioyes de Paradis. ie trouue . confiderans cefte comple- xjon diuine. iltrefiàilloi-t . s'il pleuroit . & luy mefme feberfoit en dodeli¬ nant de la tefte îTionochordiiant des doits} & baritonantdu cul. auecques. ou de pintes .

& bien proportionnées au reite de fa ftature. &. feize aulnes vn quartier d'iceluy rncfmc. quinze cens neuf peaux & demie de chiens . FR. lefquels onmeùfous les efTelles. 3T qu'il feuft veftu en la façô que s'enfùit:Pour ' fa chemife furent leuees neuf cens aulnes de .& non le pourpoint aux chauffes : car c'eft chofe con¬ tre nature : comme amplement a Beclaré Olzam fus les explonibles de. .M. de damas bleu.' ' . . . & vn tiers d'eftarnet blapc.LAIS. drap . Lors commença le monde at¬ tacher les chauffes au pourpoint.DE M. Et floquoit. à fin '4e n'efehauffer les reins. Pour fon pourpoint furent leuees huit cens treize aulnes de fatin blanc : & pour les aguillettes . RABE. Et notez qu'il auoit tres.. Pour fes chauffes furent leuees onze cens cinq aulnes. ont commencé. & furent déchiquetées en forme de colon¬ nes ftriees Se crénelées par le derrière . Et n'eftoit point froncée.bellesgreues. car la fronecure des chemifes n'a eftéVinuenteefînon depuis que les Lingieresv lors que la pointe de leur aguille eftoit rom¬ pue. tant" que befoing eftoit. toille de Chafteleraud. par de¬ dans la defehiqueteure . Pour la braguette furent leuees. befongner du cul. & deux cens pour j les couflons en forte de carreaux .i:HaultcchaufTade.

fucculente. Mais voyans la belle brodurede canetille . qiuilles .pleine d'humeurs. faduoue Dieu. fines tufquoiies. L'exiture de la braguette eftoit à la longueur. toufiours fructinanre. 5c les plaifans entrelats gens d'orfeufei'iegarnis détins diamâs. defehiquetee comme les chauffes . Car (ainfîqueditOrpheuslibro de lapidibus. toufiours fleurifante. refudade. D'vn cas vous aduercis. d'vne canne .ToulîourJS galante.fi eftoit elle bien garnie au dedans & bien auitaI < . & vnions Perliques. que fi elle eftoit bien longue & bien ample. en vn chacun defquels eftoit enchaftëe vne grplTe efmeraude de la grofïcur d'vne pomme. s'il ne le faifoit bon veoir . p.fïnes çfmeraudes. auec le damas bleu floquanteom me deuant . telle que voyez es anti-. .$1 LES OEWRES Hfutla forme d'icelle comme d'un arc bouT" tant ..nourrices de lupiter. bien attachée ioyeufement à deux crochetz d'eimail . Adraftea & îda. & Pline libro vltimo ) elle a vertu erectiue & confortatiue du membre naturel .lei ne de fleurs . pleinede fruits . toufiours verdoyante.vousreufsiez comparé à vne belle corne d'abondance. pleine de tou¬ tes délices.fins rubis. d'orange .. Mais ie vous en expoferay bien dauantageau liure que fay fait delà dignité des braguettes . Se telles que donna Rjiea es deux ' nymphes. .

neuf milleMix xens.ou ie me fuis bien a'bufé.&-moi ti é ble^e.v ieflepinte en fp«i tçps ( . jS-on cfpce nefut Vajenciene. &'de* ij>ie dexerge de foye. pour fa robe fuient leuees.auln.haifîpit tous ces Lndalgos Bouj-rachons. Hec Pracontal procon fui de Lybie .n.p ai ri-ct s &j4orez çoKimevn chacun fouha'itteroit.5ç le poignard dé ciiir L>ô u i J y . d'vn tas.P-our fe^foullicrs furet le¬ uees quatre cerfs fix aulnes de velours bleu 'cJ/a*noifi-.aït en j gvene..y. v njfor-ir^es .bx.bour.mais il put La belle efpeé de : bois...cylin ckes. -de. & par Je inijjeu' L^epeïçp^ d^ar^f^descan^Ule.em.\ F R* RABELAIS^ jj i atiitaillee'içn rien ne"i. .ent.fe fut faite de la cou il! e "d'vn Ori fiant que luy donna.heiâej£reç. & furent déchiquetées mignonernérpavlignes parallellesipinctes en.marraniiez çctu^e diables . Sareeinturefut4'etroiscé$ aulnes.es. Sa. de muguetz . Ç:HC. -velours bjbeijf>t.. qui ne font pleioesquc de vét^au gràd intereft dufexe feminin. moitié blâche.à quelles 4e rnçrlus» Po^fbnfayefuïem leuees duhuict-cens 1 I - -au Inès.. i tantqnîilfèroit y-pb.fon poinp-nar4 SarragolTois : car fon père. Pour laquarreleurç d'i'ceux fur.ns pea^'de va<he brnne^aille.DE -U.pipyez onze ce.s.odé - alétour de belles vignettes.!êfïè"nîB Ht les hypocrt: tiques bragettcs.-.es mo i ns deux tier^^ : : 1 .

de velours bleu comme déiîiis. qui refîouifioitmerueilleufcmét lesyeux des fpe« ctateurs . faite en for¬ me de grofles bacces. tout porfilé'" d'or en figure diagonale. entre lefquelles efto'yent en cç'aure gros iafpes' verds engrauerf/ .£iits corne vne croufte de pafté . .tellc <jue voyez es cols de tourterelles . porteroy eut quelque iourx malencontre àlcurs tonduz.< . & autour éftoié efcrit en lettres Idniqucs '.couleurinnommee. Pour ion plumart pbrtoit vne belle grade plume bleue. audit efté l'humaine nature à fon eomencemét'myftic. Pour fon bonnet furent leuees trois cens deux aulnes vn quart de velours btanc.pefant foixante huit marcs vne figure d'efmail corripetant: en-laquelle eftoit pourrrait vn corps humain ayat deux telles .& fut la forme d'iceluy large & rôde àla capacité du chcf. l'vne virée vas l'autre quatre bras.34»LE S' 0E V V R ES.Car fon perc difoit que cesbonets àlaMarrabaife. prinfe d'vn Onocrotal du pais d'Hircanie îafauuage. Pour pdrter-'aà col eut vne chaine d'or pefante vingteinq mille foixantetrois marcs d'ot. Pour fon image auoit en-' vne platine d'or. quatre pieds.tels que dit Plato in Sympofio . a r a ir ir o<-v z* h t e i ri'EAïTHï'.8c deux culs.bien mignonement pêdente fur l'oreille droite .dont par iufte per > fpediue iifoit vne.

côme les portoit iadisle roy Nècepfoâ . eut vn aineaufait des quatre métaux enfemblé. & trois de Loups Garous pouf Jabrodiire d'iceux. RAÉELAIS. Dot toute favie en eutr. i s perfectiô.Et de telle 1 . Le tout fut fait]? h 51e capitaine Chappuis. $f ^àTWeTëTTDrlc'cfs^ous enuironnez de ra* .Au doigt médical d'icellè. vne efcarboucle greffe cômevn ceuf d'Auftrui che. yes &efteincelles. 'renouueller le ligne antique denoblefre)il eut au doigt indice de fa main gauche . enchaftee en or de feraph bien mignÔ-.Au doigt médical de la dextre eut ^ itvnaneau fait en formé fpirale.'FR.fans qiie ' i ij'atgétfemllaft le'c-Uyure. Ijnônànte quatre mi' le dixhûit moutons à la renchafTezvn balayen ucrî > - c ij . les eftimôità* i. Car Ha'ns. Et defcendôit iufqûes à!a boucque du haut ventre.vn diamât pointe. matière luy furet faits par l'or-donance des ' Cabaliftes de Sainlouaud.Alcofriba. Pour les aneaux > [ (kfquëls voulut fon père qu'il portaft pour.©E M.Caruol grand :-lapidaireduroy deMclinde. de (jpris ineftimable .& vne efmeraude de Phyfon .. âucpeftoy et 1 .valeur de foixante neuf millions huit ces. »nem?t.emo~lumctte.la.lque fcauétles médecins Gfegoys Pour fes gands furet m'ifes en Vu lire leize peaux de Lutins.sfon'b5 ] efacteur .&.fans que l'afsier fr'oiflaft l'or. en ' j daplus merueilleufe façon que iamaisfuft i vèuë.

fance : & le'bleu chofes çeleftes.foy:& bleu. . gnifiefoy. courroucer . -d'autre contrainte n'vfcray enuers vous.&refiouif . portcballes : au tj-lrre .outrecuidâce.ny autres quels qui foyer. & bleu. reux ) refpondezmoy fi bon vous femb. . fo-n.. bien que iifansçes mots. IX.norn.ny alterer(carle temps eft dangé-.' luy fignifioitioye.delices.& reputezl'expofitiÔ des coo leurs par trop indague & abhorrente:& dK tes que blanc fignine. Quil à fait? QaiconquesÂl fqitj en qc à efté prudét. fermeté". .'.. .. Lis couleurs O* Hunes de Gargantua. Le-blafon-des çon-. leurs. cf-.* Eç par icelles voulpit fon perc qu'o entcdift \ que ce luy eftoit vne ioye celèfteXarleblâç LEs CHu^P. fèulemét vous diray | vn mot de ma bouteille.dit qucblanc. chaurTer. -grand laine: autant l'eftimerent les Four-* J qiies d'Auxbourg. Mais au refté.iK.^ l'entends .lç:. Qui vous meurt j .r$. ic ne fçay quoy premier ça. luy ic doiue admirer .comme cy de (Tus auez peu lire. . outrecuidance .i$ fon. Mais fans vousinouuoir .XSr t-E S OEVVRES-. vous mocques du vieil beuueur. . . qui vouspoind ? qui vous.& . qu'il ny à point m. ou fa beftcrieiSoH.plaifif.& bleu fermeté? Vn (dites vous) liure treplu qui fe vend par les bifoua. coeleurs de Gargantua furent bla'Ç. ou. . qui fans.

fans apparence . .orit eu 'foy à fes eferits.rroùrpeinéS: ce l'An'chotiéj^bUt' iàidariçholiô : la Liliie B icorne. frâgc -leurs lits.'raifon>fans caufe e l"ai s. & vriaîcrér.cepdfé dû fo ris: &'('qurpi s eft) fait impoftbres & lâches tours cladeftinemet entre fes'^ùbliques mitroncs...'brodé Teùxsgands.dù temps des hauts botirtets. qui 'jb'at raifonsmanifeftes contentée lès lecteurs . à au'fé preferire de fon autorité prince. 'En-pareilles renJErbVeslbht compris.lefauels. pour non * âût'n-àb'itivrr. Et félon iceux/ofit taillé leurs àpohthe'grraefs &:dicte!z. qui veulent leur ar. 57 .efcartelé leurs çhaufîès.gfefienx'de c6urt'^& transporteurs' de ^itoras1 i lefquels vôulànseri leurs deuifes fi:.peinct leurs. . tyrans . ' c nj .- . font pôùttraire vnè fphere: ae^^éhnesd'oifeaux. f ©e '"m/'er.e vfàn$ a'utrès-demonfti-â'tion's cVaVgume's va¬ lables le môdef eigleroit fes demies par fes ïmpofitions badaudes. ' " . gnifrèf êfp.A cul de foiïad' toufiours abon de-mefde)ira trouué. Sa brftèrie . quelles cho fes ferôyet dénotées par les couLeurs:ce qui eft Pvfancé'des. foutViuré etxroifîantiv'n bac rompu . .fit fans" cH.' r a b Se ' ' bitre tcnitliëu de rarfon : non des fages& fauSs .eii ont ench-evieftté leurs muletz^eft'û l.qui à eftimé vqù.quelqu'eteftê de nràys.pour banque roufé'Lnon'. -De fait (comme Hic Ie£rouéfbe.potir' vn licencié. "cè's.o if .ighes.e'urs pàgcs.enfe.

& faire vn mafque d'vne bouze de va¬ che à vn chacun d'iceux qui en voudroit. Par mefmesrâifo ns (fi raifons les doy nommer. .a ! 1 ' Octauian Augufte.c'eft vn veffeau de pets. Içretqurnc^faire fcalle.fanf radcs.laquelle premier port.& no refue ries)feroîs-iepeindre vn panier . Et vn eftron de chien. Etle fond de mes chàuiTes. En France voua en auéz quelque tranfon en la deuife démonfieur l'Admirai : . dénotant qu'on méfait pener. quand ils efcriuoyentpariettres. Et vn potàpi(Ter.offîcial. dorenapant vfer en France après la reftittf.& guez mal plaifans. Bien autrement faifoyétau temps iadis les fages d'Egypte.tantruftiques Stbarbares. c'eft le grefle des arrefts. tien des bonnes lettres. & nature des chofes par icelles figurées: Pefquellesprus Appllô à. proprié¬ té. "" ^ P°" . Et ma bragette .3? " LÉS OE V V RE S - Qui font homonimes tant incprés. que Ion deuroit attacher vne queue de renard au co» let. que c'eft mô c à qui moult tarde. en Grcccôpofé deux liures:& Polyphileau soge d'amours.Et vn pot à mouftarde.c'eft vn.Mais plus outre ne fera voile mô efquif entre ces goufFres.au . c'eftrvn tronc de ceans:ou gift l'amqurde marnie. eriàdauantage expoié.qu'ilz appeloyéthieroglyplriquesdefquellesnul n'é tendoit qui n'entendift la vertu .

douleur. que fuppofant deux chq'fes contraires en leur efpece : comme bien Se mal . ' De ce quefjîgmfiépar les couleurs blanc LO>ble». Bien ay-ie efpoir d'en efcrire quelque iour plus amplemét:&mô itrer tant par raifons philofophiques .ar.& ainfi des autres.Exemplé:Vcrt'u & Vice font co. Ariftote dit.fi vous les couples en telle cfaçoJi. R ABE L A I S. FR.aufsi font bien & mal.comine dï- foit - ma mère grand.. vertu & vice .es envne efpece.Cequé pourrez verificr.que l'autre contraire copev . foulas.trair.quelles&quantes couleurs font en nature:& quoy que parvne chacune peut eftre defignéjfi Dieu mefauuelemou le du bonnet. . ioye & dueil. mais à droit & iufte riltre.qu'yn contraire d'vne efpece couiéne raifonnablemetàfvnsc6rraire d'vne autre: ifeit confequét. X. 35 ' port dont fuis iffu.c eft'le pot au vin. froid & chaud. Si l'vn des contraires delapre-j miere efpece conuient à l'vn dé la féconde comme Vertu & Bien : car il eft feur^que 6 W)* . que par autoiitez receué's & approuuees de tou teancienneté. volupté &.voulez entendr* cequeprefentemént vous expoferay.fi. . Eblacdonques fignifie ioye.xiere mifes voz afr'ections.teauec l'autre le refîdu. & lieffe : & non à tort le fignifie.blanc & noir . QH<^¤P.DE U..

& rMançolieufe? Elle -eft " .àê p'iettes blanches : les m'ftèV& dèfortunez. J humaine inftituee. . . deperfônnè'..ttiftc..Lëquel côfewtemêt Vniuerfel n'eft fait. au< temps palTé lcsThracês. EtnVft cette fignifiance par impofition. mais r-eceue par eonfeq-1^ -:'temétdetoutlcmôde..CômealTezfçauez. foulaSjplàifîf & délectation. dôcqueseft que noir fi-/ gnifiedueihàbôdroitblâc lignifiera ioye.i qui font md&vicctcar vice èft maùûiis. [ Cefte réig'le logicale entendue. de noires.'ainfi feront les'deux refidufc. 4» XES OE VV'RES.&C^f êtes frgnoyëtlesiours bien fofftJttez'&iôyeux. que les philofophes 'noment lu§getium.l'aqublleno^is:âppfelloiii-s droit haturél. La nuit ri'eft( elk'funerfte. ioyeck trifteiTc : puis ces deuXjbl'âc &noit:Càrils font côtraires phi ficalement Si ainfi.Patle-blat/àrncfm^sifldufftiôs de nature/tout le monde iéfttefr'l'u roye^ièiîe. deux contraires . qui auoyet ramedettauers)toiites lagues vôu lans exterieu remet defnôft'rër leur triftcfle portét habit de noitr&ixrntdueil eft faitgnoif. que tous peuplcfjtoutes natiôs(i'exccpte les an¬ tiques Syracufans & quelques Argiues .droit vniuerfel valable par toutes contrees. que nature n'cft donne quelque argumët & taifon: laquelle Vn cha'cQ peut foudain par foy côpréhdrè-fin^ autrement eft're inftruit . prenez ce9. l f vertu eft &5ne.

Act.4.lt ïho-» biecapic.En telle couleur tefrrroigtterenc les Anges la ioye de tout l'vniuei's'alaTÇfurrectiô du Sauucur: Ieàn lô. RA.. re du ciel ?.&à-fon afee fion.BËÉAI?. Apoc. veftimerita eius faéta funt alba fiçut lux. Lifez les hiftoires antiques tant Grecques que Romaines. Vous tr.refpô-dit. vous trouuerez que la: ville d'Albe (premier patron de R. --^L Boire-Sc oVicure paFpTfuatTovEa clarté n'ëiT iouit elle toute nature ?£Ue eft blanche plus que ch.ievous pourvois r'eniioyer au liure'de Laurens Valle contre Bartole: mais le tefiuoignagc euangel-ique vous cptentera.EKS M.' FR.Par laquelle Macheurjumineui'c donoit entendre à fes trois aportres . C^r par laclaiïté font tous hu^naini e.MatthiX vij.& 7-les fidèles Véi}ns en la celefte St béatifiée Hierufalem.v.fiouis.erez" que fi aucun^apres . quandileutperdu'ia v'eùè.& to ftruite & appelleéàl'inuention d?vnç truye blanche.omc)fut. De femblable parureveit fainct Iean euangelifte. l'idée & figure des ioyes étemelles.Ses veftemens furent faits blancs comme la lu» miere. ditqu'àla trâsfiguratiô de'rioitre Seigneur:. Gomme vous auez le dit d'vne vieille qui n'àuoit -dens en gueule^eocore difoit elleiÊWria llix. A quoy prouùtr.ouu.r. lors que Raphaël le falua. Quelle joye pourray-iea'uoir.qui point ne voy lalumie.qui foit.e-li-.ofe.

feulemêt craint & îeuere le coq blanc? Car(ainfi que dit Pro.4i -LESOEVVRES .eftoit décré¬ té qu'il entrait à Rome en eftat triomphât. qui eft l'organe & promptuaire de toute lumière terreftre &îyderale. . Moyennant laquelle intelligece pouuez refoudre vn problème .plus 'eft fymbolifanie&competenie<aucoq. Léonine ont efté diables fouuent veuz..ny couleur ne pouuoyétplus: i certainement exprimer la ioye de leur vc. Autâtceluy qui y entroiten ouatiô: car par(7gne. . !ius dir.duc des A then-iés. Mille autres exéples &lieuxàceJppos vo9 pour t rois. ' il y entroit fus vn char tiré par cheuaux blâcs.libro deiacrificio & magïa)c'eftparce quelaprefence deiiavertu du Soleil. lequel Alexandre Aphrodifee a réputé infoluble.blanc:rant pour celle couleur.quc pour fa propriété & ordre fpc cifique.& repos:ce pcadâV* q ceux de l'autre part barailleroyct.efquclspar fort eftoyët auenues les febues blancheSjpaiTcrtoutgla* iourneeenioye. 1 cl9. Vous trouuerez que"! - Pericles.foulas. voulut celle pari | de fes genfdarmes.S nue5qparlablâcheur. qu'en forme. lef¬ quels à la prefence d'un coqblâc foudainof .qui -de fon feul cry & rugiifemétéf pouuante tous animaux. auoir eu des ennemis victoire.qu'au Lyon. Pourquoy le LyÔ.mais çe~n'elt icy le lieu.ie expofer.

félon l'opinion d'Ariftote. difgrege& efpartla veuëfe difToluent manifestement {les efprits vififs. Se patift manifefrerefoldtion. RABELAIS.de . Si demandez commentpar couleur blanche.candi. nets.quâa vous paffez les monts couuersdeneige:en forte que vous plaignez de ne pouuoir bien regar4er.le blanc extérieurement.Me. par ecftç ^ pericharie.commedit Galien.ainfî que Xenophon efcrit eftre auenu à Ce$ gês: & comme Galié expofe amplçmêtlibr. jho.{ihtQ vydçlx'cis affectis. F R.que les Grccznôment Gala) volôtiers portent plumes blâches fus leurs bon* . que le cceur .libroxij.43 caufe pourquoy Gallice(font les François ainfi appel¬ iez par ce q blancs font naturellement corn mclaiét. des efprits vitaux.&biéaimez:&pourleurfym. laquelle tant peut eftre acrue. " en Ces Problèmes . &libro ij.gratieux.. .demoureroit lpolié de fon entretien. .que l'analogie Se conformité eft telle.axj de vfupartium."ment font difparus.» K M. & par confequent feroit la vie eftainte .naturcnous induit entendre ioye &liefTe:ie vous refpô . Car par nature ils font ioyeux. Car. & des perfpectifs : & le voyez par expcricnce.Tout ainfi le cceur par ioye excellente eft intérieurement efparr. C'eft la . 4e$. côme. . bole & erifeigne'ont la fleur plus que nul¬ le autre blanchex'cft le lys.

& lujJV-. c.fès trois infqueià cïq.queî:èbleufigni6e certainemetleciel &chofesceleïfteSj par nlefmes fymbolés que kb^c fignifie ioyècV plaifir. ..lv.Gell. ^Tarts. queftio.andeSrcilû. ) & domûtù irnariget dot iftjrSt fcfoif c-./ XÏ. Aphrodife^.fiït nourry & ihftijtué tri toute difcrplihe couênâté.l-ib. parle tômâdemet de fon pere. ' De l'stdekfeeneède Gargantua* Âïgâtuà. Alex.Tufcul.côrdis. Iey voyez. ïdy dônque* calléray mes v'oilles..ca'none.Iuuët?i.PlMl'em6n.& pour caulê. Et coritoè dit Auken'ne.& lib. in ij. cciuy tépspàffâ-'cêniè les petits enfans .j. 'f . Et'cômè eftre aii t£ps pafle aùenu tefmô'ignct Marc Tulle-.prôble.Poly crateiP-hilift'i-ôJM-. Di-o tyr.à dor- . & autres àDkgouas^Rodténj'Chi'lôjSophocLe's.xix..<de vMb. remettât le refte au liuré en ce côfommé du tout . libr.du fap'hraB^ lequel tât efiouit le cceur qùril le defpouille de vie fi on en pr¤d en dofe exccfsiue.& autres qui mou turent de. Et 'diraymvdmot.xx#ij.j.&.du^ai'^ eteft&lTa^i-r^àbbir^ïhdhgér C> CfJv&P. ioye.iu5.V&rriu's^riftotejTireLiue. plus àuant en cefte ïh atrcrè que ïi't ftâbl iffo i*!au co m en c e m et.Philippi'fe.Mais quoyjï'entre.par re fblution& dilatation fuperflue. après la bataille de Cannt-sj Pline libro vij. 'depuis.lib.c.'44 'LES 'OE'VV'R Ê S ' ' fymptbmatoncàufis.iij.

pkry.oit ' vploritiers après les parpaillonsydefquels.batt9i* â froit .#. .ifeit gerbe de. il Ce moufchoit à fes manches^ . -ou..aculok fes fouliers. & fe frottoir ordinaire¬ ment le vétre d'y ^panier . baifloitfouuent.. Il pilîbit fui: Tes.au bafein. fa chemife . eCçprxhoii le.embrafibit. tournoitles truyes au foin. fç gratoit ^ 1 troit parles-fanges I i -.il.ttoit le chien deuât le lyp.roitd'vin.. .u..ba. ' foulierSjil chioit en.petoit 4e greffe. nez .il£oit par tousJi. piflbit contre le foleU fe caxbqit en l'eau poujtia.ifoitlgi patenoftre du cinge. faifoit le.: F Rv R A BELAI . moutons.fucçre.bcuupjt.'met-t toit la.e. fo:hgeoit creux.faiÇ.it. aux moufche».agiepïî ' fa fouacç far&s 2&\n}.éux^&beu ùoit en fa pât.j DE M.. Ton père .jiiotjâ@ït. .ns aguifoit d'vn fabotjfès maïs lauojt-de potaige.pq^m. tiroijt les yers -du neZjtrop. & peu eftraingnoit mlgeoit Ton pain blanc le premier .fe pei gnoit d'vn gQub^etyS'afleoir çntfe dfux fei les Je cul à terre/ecoj4.o-iouil lé.tenoiNt l'Empire .boireSc manger ' Toufiours fê veau- mafcaroit 1s. Ce S.iMn% ripit en morda.eri mâg^ot^jfoup. ferrbit .leyifage.fo uueBfrCrjacho.rctqurnoit à Ces.dedans fa fquppe:c^patrQu. Ce:. chaufTourroir. ne luy démangeojtpoint.n.oufjle.Ses dc..reiiard..- 4f fjmk. & çour. fe chatouilloit pour Te faire ri - ^ferueit tresbie en cuiûne/a.les cigalles . maunjQit..charette devant les beufs .c-n.d..

Il leur mordoit les aureilles^ils luy gra phinoyétle nez.Et fabczquc |y billots. que maux de pipe vous byre . du coq à l'afne .& chioit porree . fe foucioit aufsi peu des rais côme des tôdus. congnoiiToit mouches en laict. prenoit les grues du premier faut.tiroini'vn fac deUx mou- i ! tures.faifoit chanter magnificat I àmatincs. chaufFour roitleparchemïjgaignoitau pied. mettoit entre deux vcrdeS vne meure.ratiflbit le papier. Tous les matins efeorchoit le renard. faifoit de tel pain fouppe .ils luy lefchoyctlé*s badigoinces.faifoit de necefsité vertu .fautoit. efperoit prendre les alouettes.de cheual do -.faifoitdcl'afnepour auoirdu brî.& q vefsiej fufient lantcrncs. faifoit perdre les pieds aux moufche$.4$ LES OE V VRE S feurre aux dieux.mâgeoit chous. Illeurfouffloitaucul.contou fins fon hofte. faifoit de-la terre le folTé.croyoit que nues fufsent pailles d'arain. né toufiours regardoit en la gueule.&le trouuoitbien àpropos. les petits chiens de fon perc mangeoyct en fon efcuelle : luy de mefmes mangeoit auec eux. gardoit lalune des loups .battoit les buiflbns fans prendre les byzillons. ce Petit paillard toufiours taftonnoit fes gou-* . Si les nues tôboyét. de fon poing faifoit vn maillet.tiroit au cheuroiirî. vouloit que maille à maille on fift les hauberge5s.

ma .l'autre mô boadon. Elle eftàmPy.i'autrc ma pine. difoit l'autre Moy (difoit l'autre) ny aurayie rienîpar ma foy ie la couppcray 4ôques»' Ha coupper(difoit l'autre (vous luy feriezmal ma dame . j " Des cbiuafrx faflices de Gargantua. che de coural.ezx vous laehôfe.l?autre ma bran-* ! .mon bou chon.mapendiloche. Ec pour s'efbatre comme les petits enfans du pais luy feirent vn beau virolet des ailes d'vn moulin à vent de Myrebâlais.Bï M.-mô rudeesbatroyde &bas.C'eftla>mienne.fen dcuatnder 'riere.harry bourriquet:& défia commêçoit (exercer fa bragette.mô dreffouoir^ma petite endouil le vermeille . XII. quad elle leuoit les aureilles . ma petite couille bredouille. R AB E L AI S.Laquelle vn chacû lotir Tes gouuernantes ornoyent de beaux boutqiiets.aux enfans . il feroit monfieur fans queue . de beaux rubans: de belles fleurs. PVis afin que toute fa viefuft bo cheuau cheur. coupp.' F R. L'vnelânômoit ma petite dille. tericre.mon vibrequin .Puis s'efclafoyent de rire.xôme ' file ieu leur euft pieu .difoitrvnc.lon luy feic vn beau grâd cheual . ' _ C H A P. mon pouftbuer . 47' itueirnantesfen defilis dcffous. de beaux flocquars : Se pafTbyent leur temps 1 : si la faire reaenir entre leurs mains comme tvri magdaleon d'entract. : i i .

letraquenaïd . .de. dePai -Menfac.>penfatTS que volontiers les enfans dec.voî tigèr. & l'ona-. gantuaieuhcgaiibnnetjl'uy demandons fecretement ou eftpyét.le galop.gtos4:ra>in & > .le trpU'enrrçpas.&fept pourla.: fytou-t nrctroit.les eliablçs . d^feza^degris-pômelé.qu.llcs mena parles grâds ~ degrez .es diables.douze. apparat . Pai-coa foy Iciogis. guli.y-mefme d'v. fut vu peu eftroitpour tant-de gens .lequel ITfâlïôTFpêpader.ck pye.ruer. vrfç«iull¤>*eç. iautet.es la ho-uife pour la -chambre . fem b-labler> ipeut veraaz voiir.de rouen. CQUcheiauçres de>foy. fift vn eheuaj pour la c-haffe .&j. de Painêfac vifitafoa'perâ-eii .des grads .Jej comte de MouiUcuent.leuce. 4e poil'de ra^de cerf.d....-Vç iour lefeigneuf. EncofeSrÊ^eutjlrdix.&idanfer tout enfemble:?ller k pas.px?âe.le hobin. de zench?.l-e>duc dç'Fra. les ambles.fclon les fc ftsSjdeBaycbnjQ.à xeliays. griçt.eliçi tout. Lors i.. vn autre d'vn fuft de gielToiïoi toupies iours: Se d'vn grawd chefno-. de vache.erementl.-& lin-.cheuaux. dudijcbfeigncur. Et lyy faifoit çhager de poil.oicrepafS. comme -font les moines de Coultibaux. ou. Lu.e peeUje. donc les Maiftrç dlioftel & Foiirri-çj. ajiqusl' ioWl'e'ftoyonj.. lexamelin .poujrfpiioirfiâiJkurs en Jamaifoa eftoyent eftabies y acruès^'adreficrent àGaj.4%r *~ 'JL ES OU V V'RE S debois.ne groffe traync. r .

D E 'M.tfôtt!£V ôïla i"Roy desperdris oV.il fera' Goitre.'duthaitea'u .TraquVttàd::&îes-.toôn.é.Ceft^ditleriiaiftrè d'hoftel) malcnten ' <du à vous: car ie fçay des lieux à Ly°n.:paf!ant par la féconde falle eivVhe-grâdeigarle'. 49 idegrez.VdifeW^^ } ^ si il » b ? f1uèdài>. & retirant la porte. Paàec vn tiercelet d'Au-tcyutjdémy-déEz^fïe M '1 î'éfpagn-o>lz.rie.-&' deux .oû les efta blés font au plus' haut du logis : ainfi peut eftré que derrière y à ifTue au montouer.9&rd'é^f2frrd'pè'.ejçhàlloh's.thdf^ea!d'vn igTos liu'iervie vousdonn-c'(dit'il)de Pht^zô iliélay eu deFràncforc.lé ii r'î'èîs :'.'Pqi's ftles pàffant par vne autre grande TàlLe les ^ïhéna'eh Ta chambre l. -mais ieleu'êmaderay plus aflcuremét. F R. par laquelle en}i -t-rerenten -Vôé-gT-olTé tourna: eux mbntans ' -pareil ùt-ires d.} vbky(ditil) ley-eftableé qrfe u\lmidez:\pi r'-la'mPnCedët. à la Bafm-ettè^&'Oh'aifn_ôj&allicurs. . L . iil efi bon p'étitchét(âllet.ért érif-i-nt-nous abufe.'Par faint Ieàn(diretit ils) nous en fomUnes bie.Lors demanda à Gargantua: Mon petit mignon. ou nous menez vous A l'eftable(ditil/>de «j mes grandscheuaux . R A B E L A 1 S. < - d . à cefteheurè aucs cous le rrovne. Nous y Tommes tanf toftjHïcrntôs feulement ces. car les i-ëftabks nefônt ia-mais au haut de la mai' ' ' feVri.d-iït le Fourrier au-rnai " -frrédfhoftéî.e-gle'z. mais.fn'c.licurespourtdiJt ceft'yruef.

& fens derrière & les contattes trop mal.refpondit il.O pe tit mignon..& ce gentil papegay . .ou de foy cacher pour leur honte.dit Gargatua.Vous.ainfi:maislors vous ferez papillon. dit Gargantua.cinq eftrôcs j)our vous faire vne mufeliere. Diuinez içy duquel des deux ils auoyent plus matiere._Ce font. . ditlp maiftre d'hoftel. Il nefuttroisioursà céans. fi nous fouî¬ mes roftiz.tu nous as baillé foin en corne. Mais.ia au feu ne brufleronsxar nous fommes lardez à poinct. .qu'ori feift de voftrenez vne dille . & de voftre gorge vn entonpir. Eux en ce pas defeendanstous confus. pour tirer vn muy de merdç.nousauôs trouue vn caufeur.diuinez combien y àdepoinâs d'aguille en lachemife de ma.Iel'entéds.tO 1 E S OE V VRE S . dit lemaiftrc d'hoftel..ne dites l'euangile : car il y en à fens deuant. dit il. ou de rire pour le pafTe temps.dit Gargantua. ditil.car les fonds eftoyent euentez. pour la mettre en autre ve(Teau. Cor dieu. dit le Fourrier.Pour ce iour d'huy .à mon aduis. Monficur leiafeur Dieu vous gard de anaLtant vous auezla bouche fraiche. Quand? dit le Fburrier. fera vn papelard tout fait: Voire.Iele vous nie.Aloi1s. voire.Seiz» dit le Fourrier. mère? . ie te voirtay quelque iour pape.il demâda: Voulez vo9 vneaubelicre? Qujeft ce difent ils.

erlegros .Cornent cela.cÔ- kmcvn tel pçre. Vefprtp £ i.i *" metmiUetix.qu'aymeriez va9mieux.refpondit Gargatua.pouuo.à l'tnuentiçn dP'-vp .t d'autant auecques luy &fe?> [gouuernâtesrefquellcspat grand foing de]ii>andoit entre autres cas.ditGrangoufîer-.Jiuiçr.FR.de la defFaite. RAjEtÀIS.S'il vous Talion aller^'icy à Çabu* faç. pac longue &curieufe expe? n .4e.ou cheuaucher .Tay.ïeifent riîé cprr>e j^r tas ç}e mouchçs.v C.tuai La fut refîouy. .laifl'erent tomb.& racgtans cefte npuuelle Jiiftqï ure lqs.Etce4i fant entreret en la fàJleb^fTe^QU.ou menervne truye en laifle:Tayb_E_M>.} X 1 1 1. Et beu. _ i1 merpism'ieuxboire. eftojt toute ) h l?rigade.t le baifaiil Se accolant l'interro i.HidCP. vn oyfon. . { yifîta-fon:fJl$1Gla£gan.de Gàrg.kfefti'e. _JJ_ Ainfi defcendens à grand hafte fous l'ar>-ceau des degrez.> '' SVs la fin.qu'il leur auoit chargeront dittGar. :Vj Çqmmentipjiangovfier c consent.ditlefourrier. i if . Gragoufiei retourna?.Que diâtres vous eftes mauuaisxhesuaucheurs : vpftre courtaut vous faut au L befoing. voyant vn fien ^tel enfantr. Ganarriés. 4e la'quinte année.E.gatua.donné tel 01 dre> qu'en tout -le pais n'eftoit garfon plus) net que luy*. $ L tonbecd.geoijt de petits propos puériles en diuerTes ifc/rtes.s. fi elles l'auoyeEt tenu blanc & net: A ce Gargatua feit refpôifç qu'il y auoit. .

<de vei'bafc e(qtw èft ffcarlatêde ctfl) édita et uès-.L t. & fut de meffra. -me toi-chaç des gîjûds dé ma îftere ..inàrs Le touÉ-'me-feiffrfâd^ie à ma iâ>.4e -pl'US expédiant que iainais Tût V-eU . Vne au-tre fois.dfela Jd&ïtoyfftHrf qui les portait o^Cfcjmatpàflâteé doitëharït d'v-r» ifoSde* deftfge Éien éttijiuïhé'àla^uïfle. car la mollice de fa foyeme caufoitâuTondcmeht vne va . i-dk Gargantua.Vouskracc»nterûy.fiantMtd«Èei«reVfi^tïi'âânJii<otràay' <vn that de ni^rS.-d'ictfliiy>fli¤»«>r<!'hay: rrlais i Tes griphe£ ^m'-éxulcérerefi't tout le périnée. d'a-neth . & le ttOunay bon .'de feuilles de (Souries . deehoux/de'btttes.es.-&. 'De cem'e gtiêfiz^u lendemain.dlvnCâGhecol:vneautrefois des aureilletces dèfâtin trariioifi: mais la doreure d'vn tas de fpherês de'merde quiyeftoyent.. le plus excellent .lupté bien grande. defenoil . Puisme torchay dé iauge.Vne autre fois d'vn-châperon d'icelles. de maf-iolài'flè . m'efeorcherent toutie derrière : que le feu faint Antoine-ârde le bo-yau C-ulifer de l'orTeiirequiks!fdft. I . Sc-deïufeifles d'efy.z LES 0EV VR ES friënceinuenté" vn moyen de me torcher le lei-iljle plus feigfteutia'i .-deJrofeS . de pamprejdie guyhïMu^s. Pbis. Quel? -dkGrarigoufiet»Côine. prefetfte«iêt/lè m etorchày rv ne fois d'vn'C'ache-lèt dé ve-lôùrs drvnedâmoifelle.-bien parfumez de mauioih .

. 'RLA^B-EL A I Si ' Sf~~~ be:de mercuriale..' l ..uenjÇ m'en -rime. >i < ^ - Se/part. >.. F^cautea^iu^rditaoftifeirsKai^ atfx fianteurs. Quoy?ditGrlgoji^îçr.' . d'vaejnappe.refpondit Gargàntu^monRoy ie rime tant & plusiêf rca nmatlipu.": irn '. è'mpi'.equ. de pailîle ." Brenoas^'..' * *» ^«-' : i -' '.. d'vne feriiiette. Gargrançu. . Voire n3ais.u^ srr . -jcj'i-ji-'v" . r . - .. dé^rTuiguine .î^.uj| CQftillQQS eTm.auteni .gnouoir.am " Foirarr.a. . Dont Tus gary me torchant de ma bragette .el.d\vn mouchene^. et biadliXÉHf ijtle .-'- 4 «i- .?. .d'vn rapiz.uUroùuas tu meilleur > Fj» eftéis^ dit. : /j as tu prins. potè reil que: *u rime d.que n'ont les-rgnigneux: quand on/les eftrilie. & bien toft'en fçanraatik ftu. le me torchay de foip.Q-rc. -.. aux linxeux. En tout ie trouuay de plaifije plir£.Q©u.ilcaiiiFe. FR..->. . Puis me tQrcitay.illon. bourrejdeilattte^p^pieriMfiSi Toufiours. j' £ uCEapart(h d^j j i i ) j ' m Pesait. Ji Tatti[arijj. - .'.d'vn verd.. '.rago«fier. à lacjoHiuejxurx^auridiea.* Chia|tr.l.iiu d>n coiffin.tit.DE M. .-m9iLpe.he Qui fon ord cul à& gapi«l torche.4ttG.efia? O uy dca. d^o1?tie~$7~ decôfolde: mais l'en eulacaqueCarigue de Lombard .t-Qrxhe:c.

En voulez vous d'auantâge?Ouy dea. *> <'< En chiant. .. . i. Par la merdé ie ne lesay fait an ie: mais les oyant reciter à dame grauil rque voyez cy. . " Mon trou de merde garanty. . -.54 jf.Adonq dit Gargantua: -ROND - . les ay retenu en lagibefsiererde-fna mé¬ moire.Sort trond'vfine àmon4ourdois. O fi quelqu'vn euft confenty M'amener vne qu'attendois. . . Or dites maintenant que ie ny fçay rien. Lefeù défaint Antoinet'ard: ' ' '-"^ I- Si tous ' .-_ 1"ES OE YVR'ES sur-houS. ditGrangoufier. < . 1 En chiant l'autre hier fenty . ' L'odeur fut autre que cuidois l'en fuz du tout cmpuanty.3 R jc3 > ~" > ' ..refpô .""" ' HordousMerdous Efgous.x La gabelle qu'a mou cul dois.Tu ne torche auant ton départ. E A V. Ce pendant euft auec fes doigts.i-'-f ~ Carie luy eulTeallirheuty .En chiant. Tes trous Efclbus. .

Mais (dift Gargantua) voulez vous payer vn buf fart de vin Bretô . Ces premiers iour s ie teferay palier docteur en gaye fciencè.chier doriques "nous faut dauant que le cul torcher. tua)d'vn'coûurechef }d'vn aureiller"'. Mais torcher le cul. le me torchay aprec-(dift Gargan.iet'ê prié.-. d'yn coqid'vn po'ulettdela peau d'vn veau. d'vne panttoùfle . Ordure n'y peut eftre fi on n'a cliié :. les autres tarretaflez . maisô lemalplaifant torchecul. i'entens de ce bon vin Breton. RABELAIS. lequel point ne croift en Breta'igné. dîft Grangoufier. les autres farini-1 zez . O (dift Giratigôufiev) que tu as bon fens petit garfonnet.1 Il n'eft(diftGargâma)point befo'ing tor¬ cher le cul. Et notez que 4es chapeaux les vns font ras. ' Ç? Retournons (dift Grangouiîer ) ànoftre prôpoS..Or pourfuy ce pro¬ pos torcheciilatif. d iiij .finon qu'il y ayt otdure. fi ie vous fais quinaut en c'e. Et par mabarbe. car tu as raifon plus que d'aagé'.rPPos?C'uy vrayement^iflGrangoufier. d'vnpanier. d'vne gibefsïere. F R.-DE M.Quel?(diftGàrgantua)clHer?Non. les autres à poil. Puis me torchay d'vne poulie. Puis d'vn chapeau..le meilleur de tous eft celuy de poil: carilfait tresbunneabfterfion delamatiefe fecalle .lriais éh ce bô pais de Verfon . Tes autres veîcutez .pâr Dieu.pour vn bu'flart tù auras foixâte pippes.

d'vn cormora.Ec m'en croyez fus mo honeur. es 'ettres Latines:.Ét telle eftl*opinion de maiftre Ieand'ElcofFe. laquelle facilsniét eft comuniquec.ur.ou Nectar.' autres inteftins: iufqne* à venir à la région du c.icy .V& .d'vn fac d'auocat . / C 'omtnent Garg. qui font parles champs Eli-. que parfa chaleur tempérée de i'oifon ..ppUrueu qu'on luy tiënefa te¬ lle entre les iambes.deratiehautfés &mcrueilleux entêdemêtde fonnSIz Gargatua.fut infiituépar y» Sophifîe .4e ffi^s : . d'vn leurre. S_OA yJLRXSd'vn lieuré. d'vne coiphe.&.côfi. .d'vn pigeori. X 1 1 l^L.& du cerneau. L E. C H. Mais concluant ie dy & maintienjqvvil n'y à tel torchecul que d'un oifon bien dumeté.comme difent ces vicille$.tant par la douceur d'ice luy dumet. liens foit en leur Afpodele. côgneutle bon fens defon'filz'Alcxâdre.irariô.Car Içdit çheual eftoit fi reti riblc Se ef&^é^que nul. CEs propos enteduz le bonliôme Grâ- goufictfutrauy. Et ne penfez quela béatitude des Fleiïocs. & Simidieux .enadm. d'vne barbute .Car vous fentez au trou du cul vne volupté mirifique.Etditafcs gouuernates: Philippe roy de Macedone. Qifujt mpte r. au boyau culier. Elle eft (felqn mon opinion) ence qu'ils fe tor¬ chent le cul d'vn oifon.ou Ambrofie. à manier dextre^ met v. .nchcuaj.

Ce.Etpaxuieq4r? à>4c gré jfpuuerain de fapience.Et'n'y veux rien efpargner . mois. le Facçt>. P>ent.1 qevenoit que de frayeur qu'il prenoitàfon opbre. (qui eftoit {e lieu.sà autre la ceruelle .^i fe. pour l'endoctriner fe. fi que l'ombre tôboit par de.Bpar coeur au rebours. le bailler ^ quejque hô Ui-me fçauan-t.11(1.n£ 8ç j(jt. A quoy i congneut fpn perde diuirvenrendçmêtqui «en luy eftoit ySe le fehtrçsbieneodoétriner pai. à lautrejes l mâ4ibules.« . ou lô pburI 1 . montant defTus. eftoit. iijiîon luy enfeigna vn grand docteur Sophie j. qu'en ce febl.&voltigeoitTes chcuaux)auifaque la fureur du cheua. ii 1 » 4 m El .. De fait. dp Qrece.tât ie veux. à l'autre ' les iambe. ie congnoy que fpn entendement par¬ ticipe de quelque diuinité:tâtie le voyage d fubcil. le feî t courir cncôtre le S oleil.> Par ce.lpn fa cai iiipacité..Hais ic vous El dy .oyc Mrenditleclieual^ouxàfon vouloir.prqfond.le col. qu'à tous fes cheuaucheurs ilbailloit la façcade: à l' vn rôpant. prop/as que i'ay prefentetotmenîdeuant vous temiàmonfilj&Qargan. Ariftot'e qU|i ppur for s. 8&y fut cinq a.11 . eftirn.rriere. menoit.rpjls.& pat ce m.nômé maiftre"Thrubal Holoferne .s'il eft biçninftiîiitué..liiitua. qui y aprint Ta charte fi bien qu'illa difpiç . Pour.a'fte. puis luy Jeut Je ppnap. qiie côiîderant Altxadre en l'hippodrome.ràin.é Cas tous les PhilbToghes.

nô.duqllegalimart eftoit aufsi gros & gtad que le gros pillier d'Enay:& le cornet y pendoit a grolTes chaînes de fer .j8 ' LES OE V VRE S * * ^ Theodolet. Et prouuoit fus fes doigts à fa mere. Apres en eut vn autre vieux toulTeux.Seriecà 4e quatuor virtutibus cardi* J . ' Mais notez que cependant il luyapre»- noit à eferire Gottiquemét.èt futPan mil quatre cens & vingt . les commens de Hurtebizé.le Do ' ctrinaldes parole Quid eft.qua. Car l'art d'imprefsio n'eftoit en¬ cores en vfage . . de la vérole qui luy vint . Se vn tas d'au-' très : &y fut plus de dixhuit.auec . ans & onze1 mois. de modis figni ficandi non erat feientia .& Alanus in parabolis : & y fut treizeansfîx mois.Grecifme.mé maiftre Ipbelin bridé . aàridis. & deux fepmaines. Et lefceuft fi bien qu'au copulaud il leirendoitpar cceur àreuers.Puis luy leut De modis fîgnificandi.ouiIfutbienfeizeans & deux mois &lors que fondit précepteur mourur. Et portoit ordinairement vn gros eicricoire. qui luy leutHugotio.delcanle veau.Brelinguandus . pefant plus de fept mille quintaux. Puis luyleutle c5poft.8cefcriuoit tous fes liures.Flebard.Ma'rrnotret^de rriptibusin menfafèr-. de Troppifeux.de Fafquin .de Gualehaut. de Billonio. le Supplément tUm. à la capacité d'vn tonneau de marchandife.

DE JW. meilleures parolier. FR. toutefois que rie ne proufitoit. Et quelques au¬ tres de femblable farine . A Tant fon père aperceut que vrayemét il eftuâioit tresbien & y mettoit tout fon téps. Viceroy de PapeligofTe.en deuenoit fou. Dequoy fe compiaignant à donPhilippes desMarays . Au foir en foupant. prenez (dit il) quelqu'vn de cesieunes gens du temps prefenf.pédagogues. Comment Gargantuafut mis fottbs autres "~'r. meilleur entretien & hôneftc entreJe mûde. que tels iiures foubs tels pre cepteurs appredre. ledit des Maray s introduit vn-fie ieune. toutrcfueux Se Iraflbté.& corrôpant toute fleur de ieunelTe. à la lecture defquels il deuint aufsi fage qu'onques puis ncfourpéafmes nous. Ce que a Grangoufiér pleut tresbien. X V.pa-^_ J 1 . C HA P . ccûnentôTETddFr1 mi fecure pour les fcftes . . Car leur fçàuoif n'eftoit qûebefterie: Scieurs fapience n'eftoit que moufles. &CÔ-' madâ qu'ainfi fuft fait. QVaihQ fbit . RASE LAIS.encas qu'^l n'ait meilleur iugement. abaftardiflans les bons & nobles efprits. meilleur propos que voftre fils . entêditque mieux luy vaudroit xiç n'appredre.1 qui ayc feùlemcteftudié deux âns.reputez moy à iamais vn taillebacon delaBrene.m. fp ïïaTiblis^^fïaTïantûTcu. Et qui pis elt.niays.

Cçângauficr.pi. qu'ij luy fuft fait grâce. ¤a>r autre dan.enpiçr.quartemept de fa bçanrq'cprpQrjejh».tant.ft.rr .ftes.. Et ppur le quint dprtÇ.r? mateologiens du temps iadis. lçv moindre de fes fexuitçur$ . J^tooit fut p^ iceluy. . 4e.. Alp. ques modeftie.ùpirîtietcenifit de. tcoa.à.iiméuile. i&ftruire-. xement de fa vertu..tîtteftonné.iuy. complaire err.vpyôs fi bon vou5 fernble^ quelle diifsrçnceya en¬ tre le fçaubir c|e yQzi»enieu.gnifie'r. LE S QE ytu s _ gedcViUcGoogySjnoinmé~EÏÏ3emon.fetinc fus (es pieds.bien tiré. tat hôneftc en 'fon maintie.rs Eudprr\q demanda çongé-d^e fai|e audit yicq$pj[.Pereerr tpute Ohfjçruapce\lcqijel| tant s'eftudiqità bien 'le faire.ye|u. ety fin le pripit quelle voufift Ktenif pour.. uette .1a.tantbien efpoufleté. Se commcçale louer Se ma. jeune enfamMl n!a çnior douze ans.feçôdement defoafça..& les ieunesgens de main.nt..ëo.^ ^flpu^ fez.l£S.tant pyopres^. ucrer fon.. bpuche'v:çrmçvUe.e.npbleflè.. & le regarçUfs^ fus Q% rgaeiwa . que trop mieux refembloit quelque.Grangoi}fiê..^ eon>mlda que lç page p-ro.pofa. fino^ quelque feirçicçagrxabj.'. petit angelot qu'vn hp me. Vqy'ez vouscc. arteç-.çm^nt Çpxpijflit ire-.Puis dit'a.L'euay plein.ptpfçréaueç ge. fa.. pour le prçfenc nesequerpit dçs cieu^.§c bonnes rnpeuts.

. & feeachoitlc vifage de fon bônet.qu'e'l£> recepteur Ion luy pourroit'bailler .& langage tant a orné & bien Latin . ' i ^ Comment Cjargantttàfut'chuoyia Paris. Si fuft auifé j entre eux. Au môins.gages. d'dnêtaie il meuréit ainfi fou comme Vii Ànglùià.Mais tbtftè la contenance de Gargatua fut qu'il fe printà p^euret co¬ rne vne vache . temps. Mais ledit Mes Maràys l'erigarda par belle remôftraee i qu'il luy Teit en manière que Fut fon ire mo it'derec .u.confuIta Grangoufier auec'le'Vicetoy.party -delà mâTfofi..uoix tanteloqué|te.& que totrs "enfrm'b'lé irqyent à Paris. Puis commâda qu'il Tuft payé de fes . non plus qU'vn pètd'Vnafne mort. qu'il voulut occire maiftre Iobelin '.& quWle'feift bieri chùpïhétïpphi rftiqucment:ce fait. . Cl fnonciation tant 4iftincte.difoit il. R A B E L A I S. M aiftre Ipbcl in.I » E TAjji R.pour<le iourdlilry rie cpuftera il gueies àfôn ho:fte. [< i i . qu'à c'eft office feroit mis Panocrates pédagogue de Eudemon.& ne fut pofsible detirer de luy vne "parole.qu'il'allaftà tous les dia ^bles . Dontfonperc fut tant courroucé . vn Cicei p.pourcongnoiftre quel eftph J'éftude des ionuènceâux deFracé pour ic'elùy. Souvn Ëmiliusdu temps pa'fie^qu'vn iouué céau de cexiecIe. que mieux refîembloit vn GracchûS. & l'enârm? luilicntejiii leporta. .

& auoit les pieds fendus en doigts. Car elle eftoit poy plus poy moins grolTe corne la pile faint Mars auprès de Lâgres & ainfi quarr ec.de Surie.petite coine au çùl. les aureilles ainfi pedentes cpme les cheufés" de languedoih . delaBeauce.lust'enor me & la plus-grade que fut onques veue. CHt^fP. t'ant elle eft longue & pe¬ lante. cnt'reilli'zé de grizes pommelcttes. y.quarraques & vn bri_ Afrique apporte toufioursquçlque cliofe de nouueau)Çar elle eftoit grande comme fix ' Oriflâs. Fayolcs quart roy de Numidie .s mouches bottines de . enuoya du pais.'Au réft'e auoit poil d'Alezan toufta'de". vous autrès paillairdes. efquels faut (îi'Tcnaud dit vray) affufter vne eharette au eut. éc h plus môftreufe(comme aficz fçaucz.des moutons.de plat pais. corne le cheual de Iules :Cefar . EN cefte mefme faifori.- LES ÔTTTTTE-Scomment elles deffit l. fus tout audit la queue horrible. Si de ce vous èfmeruejllcz:efmerueiTlez vous dauantaige de la queue des béliers de "Scythie:qui"pelôitplu8 de trente liures: & . Vous 'ne fauez pas telle.que 6l K chez.aue'cqùçs les brancars ny plus ny moins enniçro- > . j>our la porter . & vne .d'A¬ frique à Gragoufier vnè iumet là p. Mais. Et fut aniepec par mer en trois.que font les efpics ad blélj '/ ' -.

la longueur de trenteçinq lieues. Ainfi ioyeufc ment paffcrent leur grâd chemin & toufiours grand chère .LorsqueGrâgoufierlaveidjVoi.par vn tour . Auquel lieu eftoit vne ample fpreft " de .Sa n'eftoyêt mefsieurs les beftes. iufques au port de Olone en Thaijtnondois. de forte que c'eftoit vne vrayebriganderiepourlespoures iumens. Icelle eftoit hûni 51 11 1 < riblement fertile & copieufç en moufches bouines. tfj CI jgantin. RABELAIS.s.& les gens:enfem} blc eux Eudcnion le ieune paige. iufques au deffus d'Orleans. afnes.nous viurion's comme ' clercs. Car foudain qu'ils furent entrez en ladite fpreft: : Se queles freflôs luy eurët liuré l'afM m si H it faut:ellé defgaina fa queue:& fi bie s'efcar.Babinles nomme brodequins. '& de 1 largeur dixfept.j DE M.ou enuirô.Ilfe.fon père luy feit faire (les botes fauues. qu'elle en abatit .cy(.foh précepteur Ponocrates.& cheuaux.apresboire. duquel ne fe doutoyét mie. (comme 'entédez)prindrent chemin. Gargantua.& freflos. Et par ce \ que c'eftoit en temps ferain & bien attrem"î pé.tout ira bie. BK. Au lendemain.dit il) bien le cas pour porter mon filz à . l'. mouchant les efmoulcha.Paris. Or ça de par Dieu. Mais la iumét de Garga¬ " a S| ntua vengea honneftement tous les outrages en icelle perpétrez fur les beftes de fon efpe ce.ra grand clerc au temps auenir.

ddlus dcftoubs. dttou. -abaroitbaiscômè vn faufche-ur fait d'ilerT>esl ÉnTorteque depuis n'y e Ut ne b6i< ne. faiTantehérfclye auecques fes gens.fans autremenr s'en varîter:& dit à fes gens: le trouue beau ce^Dét fut depuis appelle ce païs de Beauce. & j Tâtirtèp.y voyant -Gargantua .paigne.Finalemêt arriucrent à Paris:âuquel licûfe refraifc'hit deux ou trois iours .vn-por tëur de rogafôs/vn muler auecques fes cy m baleSjVn vielkuxau milieu o'-vncarfcfemr.de large.^tort. & n'en crachent que mieux. | .rrdéadmirition.6\ LES OE V VRES *toUtlebois.à trauefs. y print plaifir bien grand. /~~\ Ve'lquts tours après qu'ils fe furet re j V^j^ frakhiz-iil vifitala villeî&fut Veu j' Je . Trèflbns tqna-is'fut tout païS réddk 'en fcam.t'lemode1éri'gra. delà.de lorig.tarit badaut. de baifler &^ i'en trouùét fort bien .parlà. par cy. peup'led«Pa-li$ titrât fot. mais -toutleur defiuner fut-par bailler . :( I C f1k>ï p.te-de'nài!Ui«:qu'vn~bâftèfetf-r. deçà. & s'enque ïtant quels' gens fçauans eftoy ent pour lors -en là vi'l'f e:& quel v in on y beuuoiu . x ri r. lCônrment Gdrgantuapayafa btvn tenue es '->t > \" "f tytirifiensilcr'cvnmèiït il print les grojfes tlbèhesd(}->%gltfehdj}Jre Dame. G^uo. En-memoiredequoy encores deprefent les Gâiils homnies de Beauce defîùnen.CaT .

mais ce ne fera que par risr. Par fainte mamye^nous fôrnes baignez par ris:dont fut depuisla ville nom¬ mée Paris: laquelle au parauanton appel sloit Leucece.Etquand furent au plushaut de iî'vniuerfitéjfuanSjtoufranSjCrachâs. Etpar autant t-qu'à cefte nouuejle impofitiôdu nom^tous iJesaflîftans iurerent chàfcuri les faints de jfa paroilfe.& voyattant 4e' '-gens alentour de foy. TR.les t vns en cnolere. 'qu'il en. que hlTferoit v«'! " ^bonprefcheua-êuângelicque.& tirât Ta mcntiûVcn faity\es côpiffaTi aigremenf.comrnenceré't à renier & iurer. Et tant mole.-qu'il futc6traint. Quelque nom j f'bre d'iceux euada ce piffefort à légèreté fdespieds.veuletqoeieleur paye ^icy ma bien venue Se mon profîciat.f uftement le pourfuiuirent.Blanchette. R Â/BET-'AÏs.C'eft t adiré en Grec.li. Auquel lieu eftant. font par natura '&\ j x f ' 1 ! J K v .les Parifiés.p.pour lesbîaches (xuilTes des dames" duditlieu. -<ff aflèmblera plus dcgens .qui font faits de tou nies £cns &t o.-Caryrnary Carymara.ctits enfans.iiij.. &hors -d>aleine.-noya deux f-cent foixare mille quatre cent-dixhuit/ans |Jes femmes &. C'eft' lj-ailou:leleur Vois dônerle vin.t foy-repoferfur les tours de i'eglife noftre Dame.mes pièces!.ditclairemêt:le crpy -que-ces marrpufles-. Lors en Tôuiiarit deftacha!TabePebragëtte.ti'ï TA.les autres par ris. Corne dit Strabo.

Cc pendant vint vn commandeur iâbonnicr de faint Antoine. &i de harans. les voulut emporter furtiuement: mais par honnefteté les IailTa .ceft adiré fiers en parler.ch autrement parbonne iufi-i. que les nations eftrangCJ s'elbahifTent de la patiece des Roys de Frl ce.luy vint en penfee qu'elles fer.ce ne les refrènent : veu lesinj:onueniensqui en fortent de iour en iour. .dieu. non par ce qu'elles eftoyenttrop chaudès. Ce quefaifant.vous fçauez qu'à ce ils!» font tantfaciles .fraiz.lefqu. uiroyentbicn dccampanesau coldefaiu» mént.De fait.quçie XcculTîl'officiae en laquelle font forgez cesl .Toute la ville fut efmue.toute chargée de froùmages deBrye. LES OE VV RE S. S'ilnefut pas ce.Pleuft à.Dont eftime loaninus de Barrauco.mais par ce qu'elles eftoyent quelque peu trop pelantes a la pot ' tee.les emporta en fonj logis. bons iurcurs &bos iuriftes.libro decopiofitate reuercntiarum. qu'ils font dits Parrhèfiés en Grecifme. . en (édition.& faire trembler le lard au charnier.laquelie il vouloit renuoyer à fon pere.pour faire fa que | fie fuilledequel pour fe faire entendre dei loing.8c quelque peu -outrecuidez.luy de Bourg:car il eft trop de mes amis. comme.66 . -Ce fait confidera les groffes cloches qui eftoient efdites tours:& les feit fonner bien harmonieufement.

ntenât n?eft pi us. Scieur frayeur en foy les voyât iiainfidefguifeZj&penfoit que fu fie ne quel- - * ' ^ e ij .fonlyripipioàl'antique)& bié l'antidote l'eftomac de côdignac de four .Luce fut propofè le cas. fut à ceft afFairc lfefleu. fut Nefle. Apres a%oirbiéargotépro'&contra.pour ijluy rem-otrer l'horrible inconuenient de la '°perte d'icelles cloches. ?R^ RABELAIS 67 'Ychifmes Se monopoles. ''ce. fi yf Aiftre lanotus todu-a la Cefarine. inertes bien crottez à iiproufit dé mefnage. l'oracle de. A l'entrée les rencôtra ilPpnocrates.& remontré l'inco nienient des cloches tranfportees. Comment lanotus de Bragmardo fut cn~ noyé pour. CroVezquc lelieu auquel conuicnt le peuple '^ourfolfré & habeiiné .gantua. Se trainant après «Cinq ou fix maiftres.du. & ceau bènifte de caue fe trafporta au logis de igGargantua . Là f * Il H XVllî. touchant deuant foy trois veffdeauxàronge mùzeau. lors 'eftoit. quialieguotyent que cefte charge mieux côpetoit àvn 'Orateur qu'a vn Sophifte . pour les mettre en ûleuidêce es confrairies de ma paroiiîe. ve. ^greffes cloches.mai.DEM. ' l1XyJ-fttid'e.Et noobftat la remo¬ ntrance d'aucusMel'yniu. C <^£P\ .érfite.noftre maiftre Ianot9 de Bragmardo.fu£ conclu en "Baraliptôjque lô enuoiroit le plus vieux Se PTuffifantde la faculté vers Gar.ncomrer de Gargantthiles .

Gargatua admoriefté du cas appella à part. eux fur ce qui eftoit tantà faire que à refpô dre.Gymnafte fonefcuyer.lonmandaft(ce pen¬ dant qu'il chopinerait)queritlePreuoft de.& là on les feift boi.ues mafqueshors du fens. Puis s'enqucftà à quelqu'vn defdits maiftres inertes de la -b.& à lin que cctouiTeux n'entraften vaine gloire . de I'eglife : efquels dauant .£8 LES OEWR Rï $ q. qu'ils demadoyent les cloches leur eftre rendues. Ponocrates courut dire les nouuelles à Gar £antua. Apres ce.'en pleine fal» le introduir/.s'enfuHV? en tou.àfin qu'il fut preft delà refponfe.le Sophifte fut.queie Sophifte euftpropoféfa cômiflion .merie? Il luy fut ïçfpôdu.iîant. la ville . Tous furent d'aduis qu'on les menait au retrait du goubelet.âde que queroit cefte mô. ( . le Recteur delà faculté . le vicaire".pourà farequefteauoir rendu lçscloches. Philotime fon-. deliberaftfur le chap ce que eftoit de faire. re ruftrem¤nt.16n deliureroit.iceux ^prefenSjlon oyroit fa belle harangue j ce qui futfaif:& les fufdits arriuez. Soudain ce propos entendu.& Euderrion:& fommairement conféra auec. La harangue de maîîlre lanotus de Lïrag» mardnfaite à Gargantua pourncou^ ' . roaiftre d'hoftel. les cloches.ÔC. ' Ponocrates fon précepteur.&commé'çaàiniï que.

cnauons bien autrefois -refufé.Ca.il n'a pas paire de chauffes qui veut.éx . Car fi no* 'perdôs le piot.Mnadies monfîeui*. car ellesç . FR.fi auiôs.r4.hen.Par ma foy.-Iïafch. de bon ar¬ gent de ceux de Londres en Cahors.par le corps Dieu. . urer les cloches .Ce ne ferpit c^bon.vrayemét "nôpas noftres.rnnadics.Telefçay bien.ou îlsne me tienuront pas promeffe.Ibiiacetrepus.&fens.hê..RABELAIS _ 6> C H ks¤ P.. JQ/Et vobis mefiieurs.u bienamesiambes.ha.mare<quefte. .fï voulez foupper auecques juoy in camera. . '.Ho par dieu Domine.vne par re de chauffes eft bonne:& vir fapiens non abhorrebit eam. quant' eft J DE M.pour extraneize.lotz & les turbïes fur noz vignes.charita* ' c "J.nous fontbië befoing.^X I &.doniinc. ^ .îoy.& vne 'bône paire de chaufïès.es ha.7v . que nous rendi filez noz cloches .nous perdons tout.5i vousnous Iesréhdezïà.domine..Auifez.. .ily à dixhuit iours queie fuis à matagrabpulifcr xefte belle harangue.-. "nous de ceux debourdeaux en Biye^qui les ''vouloycntachetterpour la fabïtantilique 'qualité de lacoplexion élémentaire qui eft: 'intrpnifiquee enleterrefterité de leur naJturequidditatiue.mais"d'icy auprès.fa- ri:&quaîfuntDei.Ha. .Hen.qui me feront srad i.Deo.Nous .r . ' JTT Heu. Reddite quaefunt Ca:faris. I de inoy. ieygaingneray fïx pans'defaucices.

Si voftre iumét s'en treuue bien: aufsi fait noftre faculté.Touc le mode s'en ferr. & nihiL poyabitis.hafch. Omnis clocha clochabilis in clocherio clochaqdo . Carie vous prouuequc me les doiuez bailler. Tenez.patris &filij & fpiritus faa» .Hcn. Parifius habet clochas.clochidonnaminor nobis.ic vous donc de par la faculté.nos faciemus bonû chérubin.hen. que vtina vous nous baillez noz cloches. chocharc facit clochabiliter clhochantes.& eft vnû bonû Achilles. clochans clochatiuo.U eft in tertio prime en Darij ou ailleurs.ha.i'ay veu le temps que iefaifoislediabled'arguer. le dos au feu.Hay.on rie peut faire mau uais latin.que côparata eft iumentis infîpfentibus.Dea. date nobis clochas noftras.per dicm vos habebitis . Par mon ame.eft bonum vrbis. bon lit. ha.O monfieur domine. Ego fie argumentor. Vultis etia pardonos. Ego oc cidi vnum porcum. C'eft parlé cela. vn fermories de Vtino.Mais de prêtent ie ne fais plus que refuen Et ne me faut plus dorenauant.domiheUe vous prie in n9tnine.ehen. Orfus de parte dei. le tfentreàlatable.70 LE S OE V VRE'S '' tis. Ergo gluc.& efcuelle bien profonde. Ha. & ego liabet bonû vino : Mais de bon vin.& fimilis fa cta eft eis . pfalmo ncfcio quo . fi l'auois-ie bien quotte en mô paperat.qùc bon vin.

'?I cti. i qui viuit &regnatper omniafeculafeculo rû.torcholoren'e.nafchehfach gzrehhenhafch.ticque. contre les autres maiftres.allegltl'autorité d'vn TaponnuSjie faux . F R.amcn. RABELAIS. Amé. & com¬ ment il eut procez. Sophifle n'eut fîtoftacheuéq Pono- eiii. Iufques à ce quenons lesayez rédues nous ne ceiTeros de crier aptes vouSjCÔme vn aueugle qui a perdu fon b⬠ton : de brefler côme vn afne Tins eropiere & de bramer corne vne vache fans eymbajes. LCH%y¤P. E 2C2C.Et plus n'en ditle depofant.& noftre Dame de fanté.Hen.qu'il defiroit qu'elles Tufient deplume. .il fut de clairéheretiquemouslcs faifons comme de. cire. Valete 6x plaudite. Vn quidâ Latinifateur demourant pies I flioftel Dieu. Poète feculier.& le bâtai! fut d'vne queue dere nard : pource qu'elle luy engendroyent la chronique au tripes du cerueau.eft côme vn aueugle fans bâton. Commentle Sophtfie emporta fon drap.quand il c6 pofoit Ces vers carminifprmes. Verûénim veto quâdoquide 'dubio procul edepol quoniâitacertemeus deusfïdi* vne ville fanscloches.Mais nac pe tetin petetac.q vousrédez nozcloches:&Diexî> i vous gard de mal. vn afnefanscropiéreJ.! i I 1 DE M.& vne va¬ che fans cymbales.dift vne fois.Calepinus recefui. c'eftoit Pontanus.

Se corne' Philemon.La fut Ponocrates d'auis qu'âfeift reboire ce bel Orateur.trois ces de gros bois de moulle. doutant qu'on ne trouuaft à .& tranfcoulecsiouxte les nerfs optiques7Eji quoy par eux eftoit DemocriteHeraçlytizant. voyât vn afnecouillart qui mâgeoit des" chardôs? . Et veu qu'il leur auoit donne du paffetcps.confulta Gargantua auec¬ ques Ces ges fur ce qu'eftoit de faire.Crates & Eudemo. mieux.& plus fait rire que n'èuft Songccreux. qu'ils en cuiderét rêdrel'ame "a Dieu.&: Heraclyte Democritizant reprefenté.âuecques vne paire de chaufles. mctionnez en la ioyeufe harâguc. vn lia à triple couche déplume anferine. tant que les larmes leurs venoyét es yeux. euelle bien capable & profonde . mourut de force de rir e.s eTcl'afferent 4erire tant jpfondemét. Enfemble eux commença rire maiftre lanotus .-Jl ' LES.àqui mieux.ris du tout fedez.& vne ef. voyant vn afne qui m⬠geoit les figues qu'5 auoit aprefteespour le difner .Letout fut fait ainfi qu'auoit efté deliberézexçepté que Gargatua.qu'oniuybaillaft dix pas de faucice. Ces .par la veheméte concutiô de lafubftâceducerueau : à laquellefuret ex¬ primées ceshumiditezlacrymales. lefquclles difoit eftre à fa vielcfrenecclJiires.vingtcinq muis devin-.. aEVVRES . ne plus ne moins que Craifus.

tu ne con¬ clues poït in modo Se figura. Carperemptoire- .qui-' eft vn pont leuiz de Cul. fianter:ou à fa marinière.luy remonftroic -que ce n'eftoit hôneftc ny decet à fon eftat & qu'il le baillait àquelqu'vn d'entre eux.Baudet Baudet .bes:doutat aufsi de quelle façon mieux dui roiet audit Orateur.pour plus aifement.Vndefdits maiftres. urerfept aulnes de drap Manchet pour la doubleure. Maiftrelanot voulut ^ porter le diap.& parua logicalîàv Pan us pro quo fupponit.nom.Confusè(dit Bandouille) &diftributiuè.Le bois fut porté par les gaïgne 4eniers.ou àla martingaie. Le bon fut quand le toufTeux glorieufemét en plein acte. Ha.de peur d'efchaufFer les reins:luy feit li.quomodo fupponic mais pro quo^c'eflBaudet protibiis meis» Et pource le porteray~iecgomet..ditIanotus.fîcut fup~ pofitum portât adpofîtum.tions.Ie/ne te demade pas (dit lanotus) Baudet.poùr te¬ nir chaude la bcdôdaine:ouàquë de mer* luz.tenu che2le$.les maiftres es arts portèrent les faulcices & efcuelles. 7$ '1 fheure chauffes commodes pburfesiam. pour mieux fou-i lagerles rongnons:ouà la Souïce. Ainfi l'emporta entapinoiSjComme feit Patelin fon drap.mé maiftre IoulTebandôuille. :FR.Vôila dequoy feruentles fuppofi.r>E Wt.mdtuns. RAB-ELA'tS.requift Tes chauffes & faulcifTes.

Se morueux . ment luyfuïent déniez.Cenonobftant luy futrefpondu qu'il fe contentai! de raifon. La terre ne porte gens plus mef .iufquesàcequ'ilnefurdit par Afreft difinitif.felô les informatiôî fur cefaites. Et q ic foyé ladre s'il ne vous faittous vifs brufler comme bougres.ti'aiftres.Traiftres malheureux vous ne valez rien.i'auertiray leRoy.fcirent veu de nefoy delcroter: maiftre Ianotauec fes adhères fèit veu de ne femouf cher.Raifon (dit lanotus) Nous n'ëvfons point ceans-.Par ces veuz font iufques à prefcnt demeurez & croteux .L'arreft fera donné es prochaines CaK- .& qu'autre bribc n'en auroit. I'ay exercé la mefchanfevè auecques vous.7+ LESOBVVRBS . Parla ratte Dieu.le jpces fut retenu 'parla Cour & y eft encores.&par voz mains me nez. car la Cour n'a encores biégrabelé toutes les pic ces. Les magiftres fur ce point. de faf iberalité : par laquelle ils n'eftoyentmieabfous deleurs promcf. par du tant qu'il les auoit eu de Gargantua.ennemisdeDieii&cîe vertus. Ielefçay bienmc clochez pas devra nt lesboiteux.prindrent articles con treluy:Luy de l'autre cofté lesfcitadiortf.&feducteurs. ner.Somme.here- tiques. Il leur remonftraque ce auoit efté de gratis .des énormes abus qui fontforgezceans. fes. v. A ces mots.châs'que vous eftes.

rienefait immortehcar elle i met fin &:" période à toutes chofes par elle produites:Car omniaortacadunt. confacré en Delphes. "ÎFR.& ve rifié le c\kàe Chilon Lacé. Corne vo* fçauez qu'il font plus que nature. XXI. RABEL A I S. .&c.voulut de tout fon fens cftùdier à la diferetion de Ponoerates.qu'il Teroit à fa manière accouftumee:à fin d'en¬ tendre par quel moyen en/fi long temns fc«.& infinis. L'eftttde de Garg fsbtfla difcipline de fes pré¬ cepteurs Sophiftes. 7? âes GreequeSjc'eftadire.& im> mortels. ÇH t^TP.Naturc. difantj mifere eftre com¬ pagne de procés:& gens plàidoyeursmiferàbles. Car plus toit ont fin de leur vie. Les articles de Paris i chantent que Dieu feul peut faire chofes in finies. Ce que faifans ont dôné lieu. Iecroy qu'elle n'y foîtpïus maintenat.Mais iceluy pour le comencement ordôna. iours ainfi pafTez & les do chesremifes en leur lieu:les citoyés de Paris par redôgnoifTance de Ceftehônefteté s'offrirent d'entretenir & nourrir fa iumét tant qu'il luyplairpit. Ce fait. Se contre fleurs articles propres. B E M. Etl'enuoyetet viureenla foreft de Bière.quc i de leur droit prétendu.» \ i.4emonien. LEs premiers.ïamais.Tle que Gargantua print bien à gré. f Mais ces aualleurs de frimars font les procès deuant eux peudans.

.& ignorant. que tant foudain ne deuoit repaiftre -au partir du lict.lancr & nettoyer.& fe moruoit en archediacre.eftoit perdretemps en ce mande. ainfi l'auoyent ordôné fesre.& force fouppes de prime . fansauoir premièrement1 fait quelque exércice. .baif- loit.rcndoit fa gorge. piflbit. Puis fiantoit. Se efternuoit.bellcsxabirotades.Gargantua refponditi Quoy?Nay-iefait fuffîfant exerciceîle me fuis Yeautré fix ou fept iours parmy le lift. pour mieux-ef- baudir fesefprits animaux^ 8cfehabilloit félon là faifon.8c paillardoit parmy le lict quelque temps.. c'eftoit des quatre doigts & du poulce.que foy autrement peigner.'_7j[ LES OEV'VRES -f ântiquesprecepteurs l'auoyent rendu raw fat.il difpenfoit douques Ton temps en telle fa^çon^que ordinaireméc il s'efueilloitcntrehuit & neuf heures. Ponocrates luy remonitrpit. difoy5t.petoit. allegans ce que sdit Dauid: Vanuin eft vobis ante lucem furgeïe .Car fes précepteurs.gens antiques.beaux iambons.crachoititoufîoit/angloutoiE.niays. Puis fe gambayoit.pcnadoit. fuit iour ou npn.rotoit. Si del[ieunoit pour abatre la rofce & mauuais air:belles tripes frites. belles charbônades. mais volontiers portoitvne grade & lôguerobbe de grofie frize>fourree de renards : après fepeignoit du pig-ne -d'Almain .

Auecques icelùy marmonnoit toutes ces ^ jiyri elles : & tant curieufément-les efpruf* p|xhoit. qu'il n'en tôboirVn feul grain en ter ^ H < . mes premiers maiiires m'y pnt accou-ftumé. 77- déuant que meleuer. pourtant y ïbeuuoyét les premiers.N'eft-ce affez?Le pape Alexandre ainfi faifoit patrie confeil de fon ^ médecin Iuif .' poy plus poy moins . mais bien de partir debonne.'onze quintaux fix lijures. Vnde verfus». comme cannes: ï-maisouy bié* de boire matin.©E M. ilLeuer matin n'eft j>oint bon heur.boire. «'humani'té. 5 - ji pe*Au partir dereglifè. »heure:au-iTî n eft. & vefquit iufques à la mort .ce la fanté totale de noftre . pnluyamenpitfur : . Se luy portoit on dédans vn gtad ipêniervngros breuiere empatouflé.ce n'eft tout l'auantage de cou¬ vrir bien toil. alloit jjài'eglife. B ABELAIS. Ie-m'én tEouue fort r [bien: & n'en difneque mieux. là'Paris)que-. . ÏU.dilàns que le dcflieuner faifoit bonne mémoire. & trefbië ' antidote fonalaine àTorceTyrop vignolat.àtasjà'tas. tai defplt des enuieux . [(Boire matin eft le meilleur. mcffesrce pendant'difoit fon difeur d'heures en place jfimpaletoqué corhmevne duppe.peiant j tant en greffe qu^en fremoirs & parchemin. . Apres auoir bien apoint-defîeuné. Et me difoit j iimaiftre Tubal(qui fut premier de fa licéce.Làroyoit vingtfix ou trente.

. Les ieux.~ yne traîne àbéufs . Se lor§ ceffoit de manger quand le ventre luy tiroit . & le pourmenant par lescloiftres.Car il difoit que les metes & bout nés de boire eftoyét.'puis beuuoit vnhorrifiqerait devin blâc.poiir luy foulagerles rongnos. de langues de beuf fumées . de boutargues.quad laperfonae beuuarrt . ' Ç H AP> XXlh .aulTi grofles chafcune que eft le moulle d'vn bonnet. Apres mangeoir felo la faifon. de fainct Ciaude.d'andouilles. l'vn après 1 autre continuellement. ^ 0i . TS ^JL .Puis eftudipitquelque mefchante demie heure. en difoit plus qut: feize hermites.1e liège de fes prntouflcs enfloit4n haut d'vn demypié.s'affeoir à table.f% LES OEWRES T~. vn forats depatenoftre. les yeuxafsis delTus fon liurèunais (corné ditieComicq) fon amc eftoit en la cuifine.fe lauoit les maïs de vin frais.de Gangartua.& tels autres aiut coureurs de vin.galeries. commençoit fon repas. PiiTant dqnq plein vrinal. par quelques douzaines de iambons. f Vis tout lourdeniet grignotât d'vn tra^ fon de graçes. mouftarde àpleinespalerccs. A boire n'auoit pointfin ny canÔ. ou iardï. .viades à fon appétit. Ce pendant quatre de fes gens luy iettoyént en la bouche . Et par ce qu'il eftoit naturellement phlegmatique .

"'force dez. D E M. . E JJAuflu* A la prime '|\ la vole »|A la pille filA la triomphe si A lopinion "Aquifaitl'vnfait l'autre A la fequence - lAlapicardie wiAu d(A cent < l'efpinay u'iA la màlheurcufe ftiAufourby tdApafledix ' i A trente & vn iii A pair & fequence ii. . Puis le %erd eftendu .& renfors de tabliers . qui gaineneperd.AuSa7 Au lourche A k renette . lu Auxefchets Au renard Aux marelles Aux vafches . Aux tables fore .lon defployoit force cartes. A trois Cens i! Au malheureux ItAlacondêmnadç A la charte virade i[Aumaucontant i. A lanienoque . IV "A la blanche ( A la chance .i) 'j Vefcuroitles dés auec vn pié de porc.R. R A B E L A I S. Aulanfquenet [ Au cocu A qui a fi parle. . AuxJuettes Autaiau A coquimbert. Aubeline Au tormènt A la ronfle Auglic Aux honneurs A là mourre . Au marinas |.& dcfcifoit ioyeufement auec fes gens. *\. La iouoit. »v A trois dez Apilc^ade^ocque.

Aux clefs " A tire la broche A la boutte foyre A' compère prcftez mo*y voftrefao.ounon A croix.8o . four Alacheueche -Aufau-x-villain A ie rc pinfe fans rireAuxcaillcteaux" Apicçtcr Au bolTuautica» A-deferi-erl'afnec ATaint-trcHUié. coui lie de.piaf .A ie m'afsis A'reniguebie-u A forcé Aux dames A la baboûe A primus fecundus Au pié du couteau A la barbe doribus \ J Alaboufquine - ' I i . Alamoufquc Aiarchetru ' Aefcorcher lerenanî Alaramnfle Acrocmadame - meut A-tirer les fers dit fc Ala - c<5r-ne~ ' Au beuf violé. Se iuge/^uxpics - -A figues de marfeilfc. ' Ttou N Aux tablèsrabatues.la.bélier Au franc du carreau A boute hors Apair.ou pille Aux martresAux pingres VA la bille " Aufauatier Auhybou A vendre l'auoyne Audorelot duiieureAToufflerle charbon A la tirelitantine Aux refponfai-lles Aconchanet vadeuarAu iuge vif. LE*OE VV RE S' Aubarignin Au trictrac A toutes tabjes > Alaiautru Aubourry bourry.: S . À. A .

fondu A Iaqueucau loup A pet en gueule A Guillemin baille/. . 'Aupireuollct .bafton Ackncm.cuau ' Aucaffepof A îa "' - jA montalant "~pyrouette Auxionchees ' Au court . ER.ucb. \ > Aufouquet lAux quilles Au rapeau A la boule plate A l'esbahy A la foullè A là nauette tAuvireton Aupicquarome ^ A rouchemerde . Afeffart Auballay A faintCofme ie te viens adorer. .|A la courte bouîlé IfjA la griefche jA la requoquillette .ucet. Si ' A pinfe morille ]Au poitier ' Aupicquet  la Manque Àpimpompet -.[A angenart j. m y ma lance" i '_ f ""' ' ' ' . Au fur on Autriory ' A la feguette Auchaftelecr tAu cercle Alatruie A la rengee A ventre cotre ventreA la follette . . tAux combes * !fA la vergette Au palet )(Au i'en fuis : .DE M. Auronflart A la trompe ' Aumoyne Au tenebry . \ A efearbat le brun A ie-vbus prens fans verd '< A bien & beau s'en va quarefnie A u chefne fourchu yA. RABELAIS.te .

! : Alamoufche. AuttersA la bourrée AufautdubuhTon A croyfer.: A la crolle Au^ifton Aubilleboquct Auxroynes Aux meftiers i Aupignonnet.8r LES y OE V V RE Alabrandelle Autrefeau ^Au bouleau 1 Au belufteau A femet l'auoine A brifaut Aurholinet A defendo A lavireuoftc Alabacule Au laboureur Alacheuefce Aux efcoublette en» ragees.eut te chache - A tefte à teftô bêche Alamaillebaurfc uct . ' dame/ . en cul Au pinot A malle mort Au nid delabonditf Au paffauant. Au cul fallé A colin maillard.A lamignemigne beuf Au propos A neuf mains Auchapifou Anx ponts cheuz A colin bridé A la grolle ^ A labeftemorté Aucoquantin* A monte-monte Mchellete Au pourceau mory. Au crapaut.. A la figue A làuer la coiffe ma Aux petarradés A pille mouftarde. Auxcroquinolles. A mi reli moufle A moufehart.' A la.

ny maldire. Acambos Alarecheutte RABELAIS» A la grue fâ - Aupicandeau> Ataillecoup Aux na'zardes Auxchinquenaudes. paffé. Apresauoirbien ioué.ainfî marmotat8de la bouche.'quelque peuv & patendftres en auant. laquelle. pour lefV ^quelles mieux en forme expédier. FR.q c'eftoit mauuaife diete."-. Te ttâf«portoiten lacùifine pour fçauoir quel rouit': eftoit en broche . Et fouppoit tresbien par.-& behttétemps côuenoit boire quelque peu.faffé.Puis commençoiteftudier.& volontiers conuioit quel¬ ques beuueurs de fes voifins . la bcuuoitr mieux que iamais.Au retour. vin frais. . & dodelinant de la tefte i alloit veoir prendre quelqueconilaux fîllets.ainii< "boircapres dormir.ou>vnbeau p le-inlict i'cftcndre Se dor mir deux ou trois heures fans péTer.banqueter c'eftoit fur vn beauAcrqquetcfte_ ' banc. Car de ma natu¬ re ie dors fallé: & le dormir m'a valu autât .Contoyét des vieux iufques^ : . 'lés: ce pendant eftoit apporté. auoit feruy :neuf Roys.Ponocratcs-Juy'' remonftroit.DE M.c'éftoyent onze pegads pour homme. ma confcience.Luy efueillé fecouoit vn peu les aureil . deiabon. auec'lefquels ibeuuatd'àutat. &foudain après . montoit: fus vne vieille mulle .C'eft(refpondit Gargltua(la vraye vie des pères.

Entre autres auoit pour do. fupplia vn fçauant mé¬ decin de celuy temps. à ce qu'il confîderaft fi poflible eftoil remettre Gargantua en meilleure voye.ou bien alloyét veoir les gar Ces dentour . ouïe beauflux. Par ce moyen aufsi Ponocrates jLujfeit. mais ^ pour les premiers iours le tolera:coiiderant ^uè nature n'endure mutatiôs foudaines fis grande violence.84 LES OEVVR. Puis dormit fans defbridcr.t ce qu'il auoit .vn. Se arrière collations .deux. iufques aulendemain huift heures. Apres foup per venoyenten place les beaux euangiles des bois.trois r ouà toutes reftes pour abrcger.& parce médicament luy net«oyatoute l'altération & peruerfe habitude -. -duxerueau.ES csnouueaux. " Comment Gargantuafut inftitue'par Fohocraui en telle difcipUne^uHl ne per doit heure d» iour.nômé maiftre ThcO' dore . c'eftadire force tabliers.oublifir. CHAP. XXUI.& de Marigny. QVandPpnocrates cogneut la vicieufç ^ manière de viure dcGargâtua.de Goniuil le.de Grignaut. Pour donques mieux fon <8uure commencer.tou.apprini .dc libéra autrement l'inftituer en letttes. meftiques les feigneurs du Fou.Lequel le purgea canoniquemetauec Eleborc ide Anticyre. -. Se petits banquets parmy col¬ lations .

prier . '' re quelconque du iouttains tout fon temp4 "eonfommoit en lettres.Pour mieux ce faire.Selôle propos& argument decefte leçon. La fon précepteur repetoiteéqu'anoitefté leu : luy expofant lespoincts plus obfcurs & difficiles.nornmé Anagnoftes. . l'introduifoit es compagnies de gens* 'fçauans . & en quels lignes entroit le Soleil. Ce pendant qu'o ' lcfrotoit. adorer .aulîî la Lune pour icelle iournee . Se fup> plier le bon Dieu: duquel la lecture mon f ftroit la maiefté & iugement merueilleux. qui la eftoyent.luy eftoit lue quelque pagine d la diuineefcriture hautement & clairemê auec prononciation compétente à la matiè¬ re^ à ce eftoit commis vn ieune page natif deBafche. qui auoyét efté in¬ struits fous autres mufieiés. . &-honneftefçauoir+ S'efueilloit donques Gargantua enuiro quatres heures du matin.DE U. Ex retournans confideroyentl'eftat du ciel. ^uisalloites lieux fecrets faire ex cretion-^es digeftiôs naturelles .!fous fes antiques "Thimote à fes difciples. FR. côme faifbif . à l'émulation defIquelstuycreutleTprit & le defir d'eftudier. RABEtArS. fouuetefoiss'adonnoitàrcuerer. |"f précepteurs . autrement. Apres en tel train d'eftude le meit qu'il ne perdoit heu-. fi tel eftoit comme l'auoyent noté au foir précé¬ dât'.& fe faire valoir . Ce fait eftoit £ ny Ji 1 i .

ou . Se fe defportoyet en Bracque.Adôq eftoyettrefbien efTuyez. Au cômencement du repas eftoit leue quelque liiftoireplaifante des anciennes prouefles: iufques à ce qu'il euft prins fonvin. Puis par trois bônes heures luy eftoit fait lecture. Ce fait iffoyet hors.& frottez.& iouent à la balle. mais ordinairement ceffoyent lors qu'il eftoit du tout . iour deuant. changeoyêt de chemife.habillé .toufiours conférât des propos de la lecture.Ce pendant monfieur l'appétit venoit : & par bonne opportunité s'afleoyent à table .& parfc mé.La attendâsrecitoyent clairemët Se eloquément quelques fentences retenues de la leçon. galantement s'cxèrçansle corps corne ils auoyent les âmes au parauat exercé.ou eftoyét autremet las.& concernas l'eftathumain.lefquels il entëdoit aucunefois iufqs deux ou trois heures . ou es prez.peigné.durant lequel temps on luy repetoitles leçons du.Tout leur ieu.Lors((ï bon fembloit) oncontinuoit lalecture.'8iT LES OE V VRE S habille.&doucemét fe pourmenâs alloyent veoir fi le difner eftoit preft. car ils laifibyet la partie quadleur plaifoit: & ceffoyét ordinairemét lors q fuoy et parmy le corps. àlapiletrigone.teftonné^acouftré.à la paulme.Luy mefmes lesdk Toit par cuur:& y fondoit quelques cas pra .tiquez. n'eftoit qu'en liberté.

Se tous lesiours. pour lors n'eftoitmedecin qui en feuft à la moytié tâteoraeil faifoit. «R AB E L A I S. propriété. des viandes. efficace.Êiiam. Se autres. $'<? oômençoyentà deuifer ioj eufemét enfenrblej.herbes. du vin . Se nature de tout ce qui leur . Du pain.Ce fait on apportait des cartcSjnôpouriouerjmais pour y apprédre mille petites p-eritiléfTes. Heliodore.Gal5jPprphyre. fruits. poiu* plus eftre affeurez . Et fibie & entieremct retint en fa mémoire les chofes dites . f iiij . du fel . Apres deuifoyce des leçons leues aii matin.eftoit feruy arable. Se paracheuant leur repas par quelque confection de cotoniat. ex inuétions nouuelles. Athene. Ieeux propos tenus faifoyent fou uant. FR. .premiers mots de la vend. LefquelTcs toutes iffoyët d'Arithmetique. poiffons. de l'eau. Julius Polux. racines & del'apreft d'icelles.s'efcuroitles dés auecxn trou de Lentifce.fe lauoit les mains & les yeux de belle eaue fraifche ~& rendoit grâces.DE M. apporter les liures fufdrts à table. Ce quefaifant aprint en peu de teps to9 les paffagesàcecompetans en Pline.'paucdc .En ce moye entraen affection d'icelle fcïcnce numérale. Qpiâ..parlans pour-les. que . Ariftote.après difner'& fouppery. Diofcorides'. à dieu fât quelquesbeauxcâtiquesfiitsàlalouâgede la munificence & bénignité diuine. Polybe.

Apres s'cbaudiffoyent à chanter muficalement à quatre Se cinq parties.&àneuftrouz. CarattédanslacocoéHon & digeftion de fon paft. Au regard ~ desinftrumës demufique ilaprintà iouei duluc.&Mufîque. thème à plaifîr de gorge.del'efpinette. lequel luy montrpit l'art de Chéualerie» .de la viole. nommé l'cfcuyer Gymnaftc.8o' de la facquebutte. qui en auoit amplement efcrit côfefTa que vrayement en côparaifon de luy il n'y entendoit queie haut Alemant. mais des autres fciences mathemàtiques.comme Géométrie. lcmét d'icelle. & de mefmepratiquoyentles canons Aftro nomiques.la digeftion paracheuee fe purgeoit des excremens naturels :puis fe rcmettoità fon eltude principal par trois heures ou dauantage : tant à repeter la lecture matutinale. A tant fccut d'icelle & theo rique & pratique . ils faifoyent mille ioyeuxinftrumés Se figures Géométriques. Aitronomie. Ce fait iffoyent hors " leur hoftcl auec eux vrvieune Gentilhôme de Touraine.dclafleut« ted'Alemant. fi bien que^Tunftal Anglois.. qu'aufsi à efcrire à bié traire Se former les antiques St Romaines lettres. qu'à pourfuyurele liure entrepris. Et non feu.1 j ' iî l E S OE V YRS S temps aufsi plaifantement. qu'il fouloiten dez ou es cartes.delaharpe. Celle heure ainfi emploJ y ee. ou fus vn.

|donnoit cent quarrieres. a lahafchc.fautcr le palis.de pié en cap.ou en bataille."|cn l'aii-jÉrâchir le foffé. !*fus vn cheual bardé . tant àdextre comme *à feneftre. Letoutfaifoitarmé. Le voltigeur de Ferrare n'eftoit qu'vn» I lu cingeen côparaifon. Mais louable it gloire eft d*vne lance auoir rompu dix de: » les'ennemis. H Cnleuoit vnefelle d'armes.l'ay * rompu dix laces en tournoy. id & roide. enfonçôit vn has i nois. court '«tourner cn"vn cercle.onfsin.verde. RABELAIS.^Singulicrement eftoit apnns à fauter haftiuement d'vn cheual fus \ l'autre fans prendre terre. cheual legier : Se luy^ t!.Là rompoit nô la lance: Car c'eft Ha plus grande refuerie dumonde. le faifoit voltiger .L^elalâce donq.fus vn r. laquelle tant bien couloir. aculoit vn arbre. nul ne le feit mieux que j luy.l>efiîltoires. 8p "Changeant donques de veltemés montoit *fus vn courcier. RR.rompoit vn huis.& de chacun cofté h lance au poing.afleree.DE M. enclauoit vn aneau. Et nommoit on j ces chéuaux.dire.3 difeipline mili¬ taire. vn aubert. « vn charpentier le feroit bien. vn g$ :i telet.fus vn genêt. monter fans eftriuicrs:& i 5 I i guider le cheual à fon plaifîr.& faire'les petits popif» mes fus vn cheual. tant verdement de tous pics' referroit 9 tant foupplcmcnt àfans bride Car telles chofes feruent à . Vn autre iour sVxerçoit. Au regard de fanfarer..

âubpuclier. le dain. tournait . creufoitles roxheris.trois pas vnfaut.. non à cloche pié . le cheureul. & du.fautoit.puis d'vne main entroit par grande force en vn bafteau: d'iceluy fe iettoit derechef en l'eau la tefte première . Nageoit enprofonde eau .del'efpee ba. Iouoitàlagroffe balle. en laquelle tenant vn liure tranfpaffoit toute la riuiere de. à la rodelle. armé. de cofté . vne. gouuernôit.le Heure Ja. non au faut d'Alemat. Se en tous ef- $0 LES OE"V VR ES fays.Tacquoit de l'efpeeà deux rnains. de l'efpagnole .volloitfus vneha» ye. Luctoit.Car (difoit Gymnafte)tels fauts fontinutiles.perdris.couroit.i fan.nonà. Seine fans iceluy mpuiller.baftcau.pié que du i poing. plongeoit les abyfmes & goufres.feneftredela hauteur d'vnelance.1 -?< ' uallôit en taille ronde.l'otarde. à l'enuers .non armé. comme faifoit Iules Cefar. Puis icehiy.& denulbien enguerre. des feulspicdz.lefa. de tout le corps. Puisbranloitlapicquc.Iefanglier. motoit fix pas encontre vne muraille & ramp'oit en ceftefaçoni. & tirant par fes dens fon mâteau. qu'il fut pafTé Chcualier d'armes en campagne. &la faifoit bondir en l'air autant du. fondoit le profond.poingnard.Mais d'vn faut perfoitvnfoffé. delà dague.ftarde. < . Csuroitle feif. l'ours.à la cappe. à l'endroit. vne main en l'air.

On luy attachoit vn cable en quelque haute tour pendant en terre: par iceluy auec deux mains montoit. puis deualoitfi roidemet.& fiaffeurement.l'efpieu. le retenoit en pleine efcleufe.del'arqueboufe àl'ceil.tendoit le vêle. afFuftôitle canon.à fil d'eau xontre cours.fau-. d'amont en valjdeuât^de cofté. côtreueni" toit les boulines. que de la cheute n'eftoitaucunement graué. 'd'vnemain le guidoit. en arrière. du bas en mont. côme les Parthes. monf.Ia barre.aiouftoitla bouffole.| D E M.tiroitàlabutte.Milo:auec deux poingnars altérez Se deux J'poinfonsefprouucz montoitau haut d'vne ï f métjgrauoit es maifon comme vn rat.aupapegay.defcendoitpuisdu haut en bas en telle coinpofîtion des mem\ bres . que plus ne pourriez parmy vn pré bie ega dé. 9Ï menoit haftiuement. abbatoitles gros rameaux corne vnautre >. F R.Iettoit le dart. -R A B E L A I S. Jflàntdei'eauroidemétmontoitencon-(i trela montaigne.la pierre.toit au matz par les traict s : couroit Tus les l?branquars.Ia halebarde. enfôçoit l'arc.de l'autre s'elcrimoir 'auec vn grand auiron.bendoitie gouuernail. «toitdel'vne enl'autre côme vnefcurieux. bâdoit es reins les fortes arbaleftesde pafï I fesvifoit. lentement.laiaueline. & deualloit aufsi frache} arbresxomme vn chat. On luy metoit vne groflc perche apuyeê .

A l'imitation duquel aufsi te¬ noit vne pomme de grenade en fa main.& d'icelle alloit& venoit fans des pieds à rien toucher qu'à grande coutfe on ne l'euft peu aconceuoir. Et pour galentir ks nerfs.Et quand le poinctauenoitjfe tenoit fus fes pieds tant roidement qu'il s'a bandonnoit es plus auetureux en cas qu'ils * lcfeifTentmouuoirdefaplace:Cômeiadis faifoit Milo. ou autres lieux herbus vifitoit les arbres &4plantes.& palîant par quelques prez.Le tepsainitemploye. lesxonfc£ans auec lesliures desancies qui . main & les efkuoiten l'air au deffus de la tefte. & refraichy d'habiflemens.& la donnoit à qui luy pourroit ofter. nettoyé.$1 -' LES OEÏVRIS a deux arbres.tout doucement retourBoit. tt pour s'exercer Je thorax Se poulnrion cripit côme tous les diables. qu'eftoit vne . louoit aux barres. force inimitable.ori luy auoit fait deux groftès faulmo nés de plomb. lefquelles il nommoif altères Icclles prenoit de terre en chafcune .auec les plus forts. le l'ouy vne fois appelât Eudemon depuis la porre faint Victor iufques à Motmartre.chafcune du poix de huit mil lefept cet quintaux. &lestenoitaîfi fans foy remuer trois quars d'heures & dauantage. Stentor n'eut onqués telles voixi la bataillede Troye. à icelle fe p en doit par les mains .luy frotè.

Notez icy que fon dif. quoy qu'vn tas de ba« daux médecins herfelez en l'officine des Sa phiftes confeillcnt le contraire. es .Pline.& goubelets : & là demouroyetfaifans grad chei£. Eux arguez au logis ce pen dant qu'on appreftoit. R ÀB E LA I S. cerfouettes.mais le foupper eftoit copieux & large.. Macer & Ga len.ou de ces petits pafTetemps qu'on fait dez. ncr.tranches. be» ches.ner eftoit fobre & frugal: car tant feulemet mageoit pour refréner leshaboys de l'efta mach.& autres inftrumcns requise bien arborizer. quelque es cartes. Aptes grâces rendues s'adonnoit à chanter muftcaTement:à iouer d'inftrumens harmo nieux.Diofcorides. 93 enontefcri<tcommeTeophrafle. des pioches .Marinus. le foupper repetoyét quelques pafïages de ce qu'auoitefté leu & s'afleoycnt à table.Ce que eft la vraye dieteprefcritre par l'art de bonne &feure médecine.-le refte eftoit cô« fommé en bôs propos tous Icttrez Se vtiles.enfemble des marrochoiis .& en emportoyent leurs pleines mains au logis.Nicander. defquelles auoit la charge vn ieune page nommé Rhizotomé.Durant iceîuy repas eftoit continuée la leçon du dif.DE M.Cartant en prenoit que luy eftoit de be> îoing à foy entretenir & nourrir.tatque bon fembloit. FR.s*ebaudifTansaucvi nefoisiuTiues àflieure de dormir.

£ES OE VV RE S- fois àlloyet vifiter les copagnies desgéslct trez:ou de gens q eu fient veu pais eftrâges. Puis auec fon précepteur recapituloitbriefucmentàla mode des Pythagori» ques tout ce qu'il auoitl'eu.5>"4'.: & légion-fiant de fa bonté immenfe : & luy rendant fracc de tout le temps paffé. En pleine nuict deuat que foy retirer al.Ce fait entrôy ent en leur propos.& entendu au decours de toute la iournec. loyent au lieu de leur-logis le plus defcouuert voirlafaccdu ciel : &lànotoyentles cornettes fi aucuneseftoyétjlesfigureSjfitua tions.veu.' eïhitpluuieux. Si prioyetDieule créateur en l'adorant.pppofitiôs & conionctiôs des aftres. CH: \ S'il auenoît que l'air fuft pluuieux & intë" peré.excepté qu'il fai¬ foit allumer vn beau Se clairTeu^pour cor¬ riger l'intempérie de l'air. ner en lieu des exercitatiôs ils demouroyét en là maifbn^& par manière d'Apotherapic s?efbatoyent à boteler du foin . Mais après dif. & ratifiant leur foy enuers luy. fe recomman» oyent à fa diuinc clémence pour tout l'auenir.fait. à fendre & fcier du bois. .fceu.afpects.etnfloyoit le tep s quand Pair X'XIIIL \ gc:puis efludioyenten l'art de painéture.& à batre les gerbes en la gràV Commet Garg.tout le téps deuat difner eftoit em¬ ployé côme de couftume.

mes.orga'niftesj&auîijtre telle forte d'ouuricrsj& par tout donnas unie vin aprenoyét. En y iouant-recoloyent les partages ttdes auteurs anciens. FR. les concionsdes prefj.u prinfe quelque métaphore fusiceiiluy ieu..enfern* %le aufsi commet on les aduiterok.fueilles. 8c la con* " litre les maiftres effayoit de tous baftons . & fongneufemetrt i jconfideroyét les fruits.& cofideroyenti'induftrie m& inuétion des merciers.les ojhorologiers.ainfi qu'en à efcrit Léo*.femences.qu'autant voi* ire plus eu fauoit quIceux. les declamationSiles plaidoyez jjdes gentilsaduocats.DE M. > 'herbiers & apothicaires.racines.gô-.efquels eft faite men<^ion. otpu les Alchymiftes.PafToitpàr les falles.ualloyent veoir les là-' /pidaires.ou comment on iatfondoitrartilerie:o. 11(& lieiix ordonnez pour Pefcrimé.axunges. & .. RABELAIS.Imprimeurs. ' leurs montroit par euidence. 6e monnoyeurs.o. ouïes loihautelifsiers. Allok- .vifîtoyetles boutiquesdes drogueurs.les tifTotiers.peregrinès. 'hicuSj&commey iouenoftrebon amy La ':tcaris. Séblablement ou alloyét veoir co¬ mment on tiroir les metaux.orfèures^ tailleurs de pierreries. S5c pf fculpture:ou reuoquoyent en vfage l'arr-^ "i-ique ieu des tablee.Etau lieu d'ârbo vjfer. Alloyentouyr les ^leçons publiqueSjles actes Tolénnels.jcHeurs eiiangeliques.les veloutiers.les ré¬ pétitions .

ne homme felô fon eage de bon fens.ou au pot Charanton. Eux retournez pourfoupper.& continubit ce procès de iour en iour. & alloyent ou à Gentily.Eti là. auquel bougeoyent au jnatm de la ville. Lequel combien .' ou à Bolongne. fuft par ce moyen corrigee.ouà Vanncs.& beau parler :fîngulieremét de ceui de Chaunys en Picardie.bailleurs.É» "* tES OBVVR.mageoyenc plus fobremét qu'es autres iours .cÔrae auoyent da couftume.de balliuernes en matière de cinges verds.en td exercice .+^. & theria- . cieur$.ES voir les bateleurs. en la continuation tant doux fut .leursfobrcf faux. Toutefois Ponocrates pourlefefiourner de cefte vehemëte intention desefprits^auifoit vne fois le mois quelque iour tien clair Se feraia. Ainfi fut gpuuerné Gargâtua. & extenuantes:à fin q fin temperie humide del'air communiquée au --corps par neceffaire confinité . . traiectaires . & beaux.qu'il femblaftpourlccommencement difficile.prou« fitant côme entendez que peut faire vn ieu. legier..ou à Montrouge.ouàiaintclou. Se viades plus deficcatiues.& côfideroir leurs rufes.& ne leur fut incommodç par ne foy eftre exercitez. que mieux relTembloit yn palTetemps de Roy que l'eftude d'vn efxholier. & délectable .^5.Jainfi continué. car ils font de na¬ ture grands iafeurs .

grande chère dontilsfepouuoyet aduifer»iraillanSjgaudifFariSjbeuuanî d'autant jjiouans.Sc Pline^auecques vn gou iitbeletdeLierreïlauoyëtle vin en plain baf. xxr.Eii banquetât.. tffin d'eau. Jr :if <eux du fait de Gargantuaje grand débatj.chantans. telle n'eftoit pafleeTans prou fit.qui fut la faifon ûevéds.« R'A-BEL^AIS. Mais"cncores q«icelle iourWeTuft paflcefansliuics & lectures. («c'eft à dire foy mouuans eux mefmes.prê>r riant descailles.- | j- X2 N ceftuy téps.fc voytrans en quelque beau pré. #'R'. denichans des paffereaux. 'HY: rlapaffoyenttputelaiourneeàfairè la plus?* .-* il[JL-ges au cômencement d'Autonne.duRuftiq. l'plaifans vers de - » Itl Commentfût meu entre lesfeuaeiers de lxrnt >&' . dent furent faites grcjfes guerres. point . du vin"'aiguéfeparoyent Teaii : comme l'cnfeignc flCato de ré ruft.. l'agriculture de Vergile^ ad.pcfchansaux grenouilles^ & efcreuiflès.Hefiode. les-' jibergiers de'la contre* cftoyeè à garder les .puis Je retiroyent auce vn embutr «ifiifoyent aller l'eau d'vn verre en autre:ballftifoyent plufieurs petis engins automates:. i il CHxstp.dePoliiiâ:4efcriuoiét* ttquelquesplaifanscpigrâmes en Iatinîpuis "'îesmettoyent par -rondeaux & ballades en Mangue Ffançoife.danfans.i tti U. Car en ce'"beau pré ils reeoloyent par céur quelques .

.manger à defieuner raifins auec fouaces fraiches.donr font nommez les cuideurs de vendanges. Ruftres.Taluaffiers.Tezei. Plaifans roufreaux. Car ils les font aller long côme vn vouge:& fouuent cuidas peter ils fe conchicnt.Lefditsbergiers les requirent xourtoifement leur en bailler pour leur argent.deueyent cô renier de gros pain.98 .Auerlans.Li mefourdes.Chienlicts.Riéneuaux.& empefcher que les eftourneaux ne niâgeaflent les raifins.Boyers d'eftrôs.Chal laas.mais (qui pis cft)les outragèrent grandemcnt.lesap pellans Trop ditcuXiFrefchedens^.. DandinSjBaugears.mcnans dix ou douze charges de fouaces à la viile.Landores.au pris du marché.GaubregeuXjGogue luz. Car notez que c'eft viande celefte. xunementenclinez lesfouacicrs.gétilsFlo -quetz.balle.Faictzneans.des mufcadeaux.Bufta :rins. Friandeaux.des fiers.C]aquedés. Auquel temps les Eouaciers de Sernepaffoyétle gràndquar.§i 4«i .aioultans quepointàeux n'appartcnoit( manger de Ces belles fbuaces:majs qu'ils fe .& des foyràrs pour ceux qui font confti pez de ventre. A leurr equefte ne furentau .delabica ne.Hapelopins. Bergers de merde : Se autres tels epithetes diffamatoiïes. ioy.Traineguaincs.Galliers.mefmcment des pineaux.' LES OE V VUES 'feignes .Copieux.Malptruz.

Auqutl outrage vn-d'entr'eux nômé Forgief.voz gafteaux Sf.DE &. Se lia force.affaire de nous.homme de fa perfon 1WJ& notable bachelier . .tant qu'il péut^cofemble luy get ta va gros tribard qu'il portbit fous fon ^fxelle^ck le attaint pai.ft>n'aces:encores par le marche -vous eufliofeno-us dôné de nos raifins :riiais par la merdé vous en pourriez repentir.mangéasherfoittrop de mil.viença.oquand venez icy achetteiSnoftre beau ft.& aïfï ne vous farfohsrrîoirs".iença.bien hônefte. xefpondit doucenicifltiPepuMlquâd auez vou^ prins cornes qu'eftestant'roguésdeuènusîDeavousno9 en fouliez volontiers bailler.quelque iour . V.AdonqMarquet grandbaftonnier delà confrairic des fouacie^Sjlùy ditvV rayera en t tu es bien acrefté à.taiairicture colonie ' j ' K / ^ t "tf \. F R. .cematin:tu.tîraht<vn onzain de fon baudrier. penantquc Marquet luy deuft depofcher de esfouaces:mais'illuy bailla de fon fouet à raitcrs les iabes.anaenty duquel vous faites.ie te donneray de ma foua-. & aurez .jCé/n'^'ftfait debôs voifins.lorsnous ferons enuers vous à la pa¬ reille^ vous en fouuiénè.mais Forgier s'eferia au meurtre. îciLors Forgier eu toute fimpleffe appro-4 :ha. RABELAIS $~$ tourtc.fi rudemét que les bonds appa'roiffoyent:puis voulut gaigner à la |uyte. & maintenât y refufez.

acoururcnt auec leurs grandes gaules & frappèrent fus fes .rét chère lye auecques ces fouaces & beaux. bergiers .enfemble au fon de" labelle bouline fe moquant de ces beaux fouaciers glorieux qui auoyéc trouue mal ' encôtre..Etaucc grosiaifins chenins eftuuerent les iamber deForgier.du coite"* dextre:en telle forte que .greflc Finalemendesacconceurent^Sc oûerct de de la tefte. Puis lesfouaciers aidèrent à monter Marquct qui eftoit vilainement bleffé.toutesfois. .ES I ' | ' l'arterc croraphique. cas. que . fouaçicrs côme fus feigle verd. & retourne* xent à Lernefans pourfuiure le chemin de Pareille : menaflànsfort & Terme les bouuiers . iaifins.& bergiers.& fe rigolèrent.Lcs'autres bergiers & bergiéres oyans le cfy de Fon gier .& leur donnèrent vn cent de que. y vindrentaueeleurs fondes Se braf* fiers. meftaiers deSeuille & 'de. .Marquet tôba de fa iument : mieux fembloit homme mort.Se bergiéres fi>. Sinays..vif*-' Cependant les meftaiers r qui la! auprès challoyent les noiz. Ce fait. c-outurné.fus t 1 leurs fouaces enuiro'n quatre ou cinqdou-i zeines. & lesfuiuirit à'grâds coups de pierre tôt menus qu'il fembloit quece fuft.ilsies payèrent au pris a-.& trois panerees de Fracs aubiers.-' . E»S S OE V YR.par faute de s'eftre lignez delà bô'-rl ne main au matio. . ini.ÏOVO.

fouaces déftroufiees. par de là Séuille? Lequel incontinent entra en courroux' furieux.tiers décenèm*propoferêt leur (*corhplàintejmonftrans leurspaniers roml!puz\'leursbo'rîtaetsTorUpîz/lcuis robbe.ry.L ^BE'll. & charger force murritions. En difnant bailla uks comm-ifsions:& fut par Ton edixtcôfti1 3 I i i - .foudaï -au Gâpitoly-'j&'f14'deù"ânt$eur R.& finglief"vrementMàrqu*et bleiré enormétnêt. ajfaillirmt s ! Ti'a^sje/ ^ p/ r x x yi% '^ Es'Fouaxiérsretoifr-nez à Lérne.s def 1 firees. alla faire afFufter fon at ti 11 e ri e^. rtlll/^éûat boire fijr-ovàh^ef.que dçgueullé.conuinteri armes en la .leurs.entre-prinle.gra tid xairoy i.rcrocholë.grand' placé deuantlèxhafteaù^à heure de midy. FR/'R'A BÊLAIS.cntioyâ fonriêMê'tabouria à rentouf de la ville'.tànt de harnoisd'armes.&qué^hc.lrBiên qu'il FuttàWl gue. fe tiârporterëx 'T>.Coto'meritdésLhabiidnsdt Ztmepar lexommàn * >~'demePdePicrocbok leur Moy .6y nommé * '*- au dejpourueu les bergiers de-*Gargaiiiu:. "IO* 'jgnonBêmènr.diiàns le tout auoit efté fait par les" bergiers Se nVc ftaiersdc Grâgo'u fier'jp-res ie-.hecû <Turpeinedelahart. . &'fansJplus -outre s'rn térroguer-quoy ne commentjTcit crier par fon païs'banck arriéré bàri.Tuy mefm'èscx pédant qu'on ap" p f eftoit fondifner. déployer fori enfeigne "& oriflant. -Pour mieux confermer ion.

LESOEVVRRBS. L'ar* rieregarde fut baillée au Duc Raquedena» re.ny prpphaqC) .pour defcouurirlepaïs.chapons . brebis. Ce que entendant Picrochole .& autres pièces.faciè. i".fpiroIcs.borri.Ainfîfommairemenfr1 accouftrez .ea| uoyerent trois cens cheuaux legiers fous la conduite du Capitaine Engouleuent.an$ tout par ou ils pa.moutons . & fçauoir fiembufche aucun e eftoit par la contree.bafelics? ferpétines.riylieu. A.yct.10 1 '.Ct bronzc.taureaux.fansafTeni blee quelconque. . cheures & boucs.faucôi palfeuolans.& yaches.donqucs fans ordrq^.en canans.' A l'artillerie fut commislè grandi Efcuyer Touquediîlon: en laquelle furent cotées neuf cens quatorze groffes pièces 4. . fans efpatgner ny pourenyriehe. ligemment recherché» trouuerent tout le pais a l'enuirô en paix & filénce.couleurines. emmenoyent beufs.genifTes. oyfons.uVo.M ais auoir dj. feize.double canpns. millequatorze haquebutiersjtrcnte raille & onze auanturiers. En la bataille fe tint le Rpy &lesPrinrt ces de fon Royaume.deuâtquefe mettre en voyc.mefureprindrentks champs i : les vrisparmylesautreSjgaftâs & dillip. poullcts.vç jauv. commanda qu'vn chacun marchaft fous fonenfqignehaftiuement. poullcs.bardes. tué le fcigneur Trepclu fus l'auangarde:cn laquelle furent contez.

Et ne trouuerent perfonnc "iquileurrefiftaftimais-vnchacranfe mettoit 4 à leur mercy .oyes.vendangeans les vignes.pores. Mcdecïs.6x & femmes. FR.is enuers eux.Combien que la pefte y fuftpar la plus grande part des maifons. Efqtielles remonftrances.truyes guorretz: abbatâs \cs noix. x xrn~ TAntfeirent & tracafTeret pillant & lar ronnant. & iamais nul n'en print danger. R A BE I AI S.Car les CuKZ. ( omment yn Moine deSeudle fama h dos de i'tsfbbaye dùfac desennemis « il i ch^îp. ' .Chirur> deflroufTerét homes .qu'ils arriuerentà Seuille.croullans tous les fruits des arbres. lesfupplians eftre traictcz ''plus humainement.pour ainfi » foudainernent eftre par ieeux mal vexez. ilsentroyetpar tout. '|C eftoit vn defordre incomparable de ce ^qu'ils faifoyent.ne trop pcfant.DE M.Prefchcurs.rauifToyéttout ce qui eftoit dedans.q eft cas allez merueilleux. & prindrec ce qu'ils peurent .. Une commirent excès neoutrage. 10} iards. & l qué'Dicu les en puniroit de brief.& que iama. en confideration de ce I qu'ils auoyent de tous temps efté bons & k amiables voifins. rien plus ne refpôdoyée finon qu'ils leur vouloyent apprendre à ! manger de la fouace. emportas ""'les feps. rien ne leur fuft ne trop chaut.Vicaircs.

ideSjeitQyët tous morts de l'infection.prefehér Se admonefter les mala .d vient cela.pe~ier.haut. A'vr - J .guerir. nômé frère Icartv dés entorameures.au defpefcheur d'heures.icune gallâr. Les poures diables de moynes nefçauoyéc auquel de leurs faints fe vouër. Pour tout dire fprnmairement *vray moyne fionques enfut depuis que le ' ^ondemoynantmoyna demoyneric.quialloyét vificer.bienadextre..f0 4 LES OEWREvS çgiens Se Apoticaires.be. & ces .& deux cens lan .tures feirent Tonner adeapitulum capitulates-là fut décrété qu'ils feroyeut vne belle proceflion renforcée de beaux prefehans & Jetanies contra hoftium infidia.lors vn moyne clauftrier . beau debrideur de méfies .hardy.auetureux. En l'Abbaye eftoit pour .ré.Don.bienfendu de gueule.ces qui la refterent.maigrp.biea auitagé en nez. dehayt. exceptez fept enfeignes de gens de pied.s : & beaux refpqns propace.& rompirent les murail les du clos à fin de gaftertoute la védange.à toutes aué .delibe . beau deçrotcur de vigiles.frifque.diables pilleurs & meurtriers onques n'y -prindrent mal. Le bourg ainfi pillé vie trâfporterencen l'Abbaye auec horrible xumultejinais latronueretbien referrcegc ïfermee : dont l'armée principalle marcha outre vers le gué de Vede .Mefsieurs? ^ penfez y ie vous prie.

bien chic chanté.diable. Ventre faint laquer que boirasbti nous ce peudat. ty Vertu Dieu que ne chantez vous.Mais.corps Dieu de quatre années q hallebouiite-t dedans.te fourneau ceur.a.im.n. 8ctatbie pi couppéc & feps & raifins .i.ne.nim.chantez icy ne.ne. A dieu pa miniers vendanges font faites : lemedôneau tH.num. .ini.no.pe.fi'fait tout hÔrne de b'ié.nous autres poures diables? tp Seigneur Dieu da michi potum.num. Mais ces jtclpons que.nene.o.lt yurôgneicy? ejQujan mêle meineen prifon:troubler ai» . cler iufq ues aux dents en matière de 'breuiere. clamais homme noble nehayt le bon vin.M.|juicedu vin.vuas mefme monfieur le Prieur ayinez ol(boire du meilleur. m c'eft -vnapophthcgme monacal.faifons tat qu'il ne foit troublé jxar.ne. 'F R. ffl fortic hors polir voir ce qu'ils Eiifoyêc. "© S %ni.lefer . ne. qu'il ny aura par :kle. lttfiîefemicediuin.neno.no.Iceluy entendant le bruit que fai"l'foyet les ennemis par clos de leur vigne. R A B E L*L I S. lequels voyltvchanter.del'eglife. num. S[ne.tum. tOf -refte .oucftoyet les au M très moyncs tous eftônez côme fôdeurs de iï cloches. .diftlemoyne.co. font par Dieu .dit-il.Lors dit le tli Prieur clauftra^Que fera ce.ne.s'ilsne font en noftreclos.ne.o. Et iltaaifant ce qu'ils vendangcoyct leur clos au 'fyquei eftoit leur boire de toùtl'an fondee.no.o.num.rurtt lne.C'eft.

rondà plein poing. cp l'Auant & tout Hyuer longues. corps de Dieu fi me fuiucz: Car hardiment que faint Antoine m'arde fi ceux taftent du piot qui n'auront fecouru la vigne Ventre Dicu. ainfi fortit en beau fay ô.ES ||l point de fàifoh. long comme vne lance. mift fon froc en efchar pe.les biens de l'Eglifelha non non.medift. quiayniez le vin.& de fon bafton delà croix dôna fi bruf. Cedifant mit bas fon grand habit: & fe faifit du bafton de la Croix . & qu'en Hyuer nous les hurniôs.Car les porteguidôs Se portenfeignes auoyent mis leurs guidés . Di» ble .netromperte.Pourquoy font noz heures h en temps de moiflbns Se vcndages courtes-.que la raifon eftoit à fin qu'é ceftefai fon nous facions bien ferrer Si faire le vin. vous autres . faint Thomas l'Anglois voulut bien pouriceuxmourir. parmy Ie-cloz vendangeoyet. & quelque peu femé de fleurs de lys. Fende bonne mémoire frère Mace Vtloffe.n'y mourray ia pour tant:car c'eft moy qui le fais aux autres.\*ray zelateur(ou ie me donne au Die blc)de noftrc religion.ne taborin . qui eftoit de cceur de cormier.IOIÎ" LES OEVVR.toutes prefque effacées . quemént fur fes ennemis qui fans ordre ne enfcigne.fi i'y mouroisne ferois iefaintde mefmes?Ie.il m'en fouuient.Efcoutez Meilleurs.

frappans à tors & à tra.e.Siquelqu'vnfe vouloir cacher enCB :|» «trelesfeptplusefpez.frere Ieai> îrtcmcrçns. degondoit les ifchies. àicc i luy faifoit Voler la tefte en pièces par leco iKmiffurelambdoide.pochoit les yeux. Si quelqn'vn grauoiti :lenvnarbr. )l1' Icoftépour lesemplir de raifins.Et fi perfoa Jftc tant fut cfprins de témérité qui luy vou- .aualloitlc"nez'.àiceluy froiffoittoH'tel'areftedudôz. fphaceloi t les gre¬ nues. 11 tei uersàvieilleefcrime ..< R AB ELAIS. aux autres rompoit bras Se 'Miamhes. les tabourï^ neuts aaoyétdefoncé leurs tabourins'd'vn .aux autres demoulo^t les reins. SiaucunTau'uërfcYouloitcnfuyat. aux autres delochoit les fpondilles "' du col. 10^ *>& enfeignes dorée des murs.DE Wv FR.penfantycftreen feureté.Il t'eft(difoit iflbicn force.&l'efrenoitcôrnevn chié» tl.deD'crouloit les omoplates . féndoit les me" ""tibuleSjenfonçoit les dens en la guelle. k\ Siquejqu'vnde fa vieille congnoiflànce rifluy crioit. Jtîtfoudain luy donnoit dronos.les trompée '' tes eftoyeat chargez de moufsines:xhacun [eftoit derayé^ Il choqua donques fi roidcrnentfuseux.Mais wienfembic tri rcdrasl'ame a tous lès diables. Aux vns efcarbouilloit la cet uelle.'-Ha frère Iean m on amy.qu'il les renuer I1 foit comme porcs. debexilloit les« faucillcs.fans dire gare. icc«uydefon bafto enipaloit par le fondera et.

to8 MES OEVVRE-5" <> luft relifter en face .Iaquesdes autres. àfaintClouaud de Sinays: au reliqs de Laurezay: Se mille autres bôiu rpetis'fiints. CdeLaurette. qu'il leur faiffrlt fbrtir les tripes:auxautres parmy les couit 3'lôs perçoitie boyau culier. Les vns fe vouoyent à faint 1 faint fuai-re. au cteSjàfaintMefmesde Chinon. nouuelles.Lesaurrescrioyétà haute vdh. aux autres tant fièrement l'frappoit par.Les vns mouroyent fans parler.Confiteo^Miferere.à faint Ma tin deCandes . Croyez que c'e¬ ftoit le plus . de bonnes. Tantfut grand le cvy dss naurcî .Car ilieur-iranfperçoitlâ poictrine par le mediaftine &r pa«ie prmî a d'autres donnant far la' faute des collés. Les autres parloyent fans mourir . leur fubuertiffoit l'eftomac .de riuiere ..-en mourlt. le -nombril . Les aui très à Cadouin:Les autres à faintleati d'An >geiy r Les autres à faint Eutrope de Xain.delale nou. Lesvbi Te mouroyéteriparlât. de Chanv bery:maisilbrufîa*roi's mois après fi bien qU'on n'en peut favmer vn feul brin.. ftn uianus.Lcs autres parlpyent -..Confduo^Gonfeftiô. '.~1aïnoriitroit illâ'ïofïe :defesmUfcles . Se mouroyent Toudainemént .horrible ïpectacle qu'on veit oncquesl Les vnscrioyentfainte Barbe:Lei autres faint George : LesautreSjfai-nteKyvtouche:Lcs autres noftreDame deCunaw.

vnçtreille/3i>. :ii& blelîez à mort.& lify de«imanderent en quoy il voulait quWls luy ai .Sauezvous de quels ferremé's?A* j beaux go uetz-.& ont gaigne les pardons : Ils «'en vont cri Paradis aufii droiteomme vne faucille.' demy toute. 'Ainfi par fa prpefTe furent deconfîz.fon bafton de la croix [jgaig'na. cpmmencererit ef[jgorgeter-.»'«.p.-Aquoy refppndit.faire des Jarretières. [[lAdonqueslaiffam leurs grandes çappes fur. Mais quand-1 » 1 quis'effoyent confeffez voulurét Tortir Par icelle brefche .adalTenf î-. qu'ils efgor ge i'}ita(Tent ceux qui eftoyent portez par terre.Iabrefcheiqu'atioyent faite les ennemisLAucunsdes Moynerons emporterct--: les enfeignes& guidés en leurs chambres pour en. tousceux de l'armée qui.Mais ce pendant quelespreftres s'amuïi Bifoyentàconrefferles petis moynerons cou..moit de coups: difanr.j les noix.: B:E-:M:.nieurtnz.i [{rurétaU licuou eftoitfrereIean.eftoyeu&entrez. & adieuec ceux qu*auoit defja« j. le Moyne les afTom. Ceux cy font confezu .&repentans. Puisa tout.en confeflerent quelques -. & comme eft le chemin de Faye. parmy là' vignes. ceux i < .s près. Lefquels quand apperceurent?. R-'AB-B-t Aï Si I-O * * eîeTFfeur de Tabbay e auec to9 Ces moy«ipes fortiient. liitvos.' (jaux dôt les petis enfSs de noftre païsxernër .: Itses poures gens ainfi tuez. qui font petis.lu. dedans*.' m.

fi d'aillieùrs eftoit aflàilly .ES ^ Je clos iufques au nombre de treize nulle1" iîx cens vingtdeux. bien ' inftand à l'cflude des bônes lettreSiSi exei' ( _-.âuec le bafton delà croixx Comment' \Ptcrochole pfint d'ajfautla Rofhe Clermaud) & levegret e> difficulté ~_}ïs lue feit. & le rempaj ratrcfbien.enfans. CE pédantq le moyne s'efearmouchoit cômè auôs dit.&' retournons à noftre bon Gargantua. Car le lieu* eftoitifott..& lepourueut de munitions rc quifcs.cela s'entend toufiours. qui eft] àrParis.penfant la faire fa retraite . 1 LES "OE V VR.au quel lieu neluy fut faite rellftéce quelconque: & par cequ'il eftoit ianuit délibéra en kelle ville Te héberger foy & Cei gens Se refraichir de facholerepugnuiue . O r laiffon s les ia. guerre.& chafteau..[& aflàilliret la Roche -Clermaud.mis.«té?paualèguéde Vedeauecfesges.Picrochole à grande ha ftiu. jamais Mali ItO gis hermitene fe porta fi villânemét à toiit Ion bourdon contre les Sarrafins. .K par ar t Se par nature^ à caufe d'e la fituatron & aflîette. C H> A P. Grangoufter d'entreprendre ._ XX ri Ha. .fans les femmes &petis j. Au matin print cMi faut les bouleuars.côtre ceux qui eftoyét entrez ^ans le cloz. defquels eft efcrit es geftes des quatres fifz haymon.comme feitleMoyne al'encontredescnni .

III Stations athletiqueSj& le viel bon homme «IGrangoufier fon père.en icelle heure .luy & fes ges. j -nie vient il affaillir ? Qui le meut? qui le poinct?qui le conduit? qui l'a ainfi côleillé? Hp.& alliacé. & raconta entièrement les cxcez& pillages q faifoit Picrocholc Roy de Lerfle.ho.Ie protefte.ie iure deuat tpy. qui après foupper fe Miauffe les couilles à vn beau clair & grand ('feu . Rj^B E Lj<L J^S. ne en Ces ^terres-iefeis piilerie : mais bien au contraiI lu H os u | il i. Se attendant graifler des chaiftaignes.gafté.DE M.Mon Dieu. Vn des bergiers qui gardbyét les viHgnes. FR.m5 amy ancien de tout temps.holos. faccagé tout Le pais i excepte le cloz de Seuille que frère Ieâ des entommeures auoit fauué a fon hôneur: Se «de préfet eftoitledict Roy enJaRocheGlcr maudjcV la en grandeinftance fe rarnparoit j.confeillemoy à ce qu'eft de faire. aide moy 4 infpiremoy. faifant à fa Jrfemme & famiita de beaux contes du têps j iadis. fetrafportadeuersluy «. ainfi me fois tu fauorable . &co met il auoit pillé.mon fauueur. fiiamaisà luy 'deplaifir . . qu'eftcecy. ne à Ces gens dommage. | .dc toute race.ho.bonncgés.ho. Songe-ie.oufi vray j eft cequ'ô me dit? Picrochole. Jiefcritau foyer auec vn bafton bruflé d'vn feboutjdont en efcarbotte le feu .nomméPillot.ho.dit Grâgoufîer.Holos.en fes terres & dommaines.

Ho. ftre fon aduantage . car de leur labeur ie fuiji entretenu.& mes féaux feruiteurs. ho-. tenant de harhoisie charge mes poureséfpauleslafTés &foibles.iele voy bien qrnain.&' en-ma maintien1 blanteie prenne la lance & la mafTe pour ft courir & garantir mes poures fuiets. Se de leur fueurie fuis notirry-' jmoy.mes cnfan$.Si par cas il eftoit deuenu furieu?-.& toute ma vie ri'ay:ri entât/ procuré que paixs:mais il faut.faudrailqueié vo9 cmpefcheà m'y aider? l_a$ ma vieille fie ne requerreitdorenau-ant^ucrepos.& faueurj &r. & fça'uoir le rendre auiong de ton faint-vouloir pari bonne difeipline. enuoyé: donne moy &pouuoir.de confeil.] IÎZ LE S" -OE VVR E S rs ie l'ay fecourudegens?d'argét. Bon Dieu tu ecngtioismoncouragejcarà toy rien ne-peut eftre celé. . queie n'aye elîay érous les arts Si moyens de paix Jaie-fnerefoluz .ie n'entreprendray guerre. Qujl m'ait donq-en ce* ppinct outragé.Ce neneb- . Adonqfeitconuecjuerfon' confeil Si propo/à Taffaire^tel comme il eitoitj&Tutconclud'qu'ô-enuoyroit quelque! homme prudent deuer* Picrochole/çauoir * P0Utv . > ..& ma fanvitlc.qu'ay peu côgnoi-.ce nepeut eftre que parl'e» ïpiitmaling.en tous cas.& que pour luy rehabiliter fon cerueautu nael'euflèiey.La raifon le veutainfi . ho-. M es bonnes" gens mes awiis. ' ftant.

eTquelks . ains d'appâifend'affaillir.-B-l M. force m'eft te rappeler.5'eiifuit.& çomotjtnâda qu ainfi Tirft fait. & enuahy les terres.~& défendre à ce bctt|foing.à fia jjide maintenir le pais .&à 'fon effect réduit. mais ^efendre:de côquefte^mais de garder mes féaux fuiets & terres héréditaires.fi la confiance de noz -amis Se anciens côfederezyn'eur de prefent jfru-ftréla faureti de ma'vieiilëfiè\Mais puis o telle eft cefte fatale-dcftittee* . R A BELAI S. Dont fus l'heure eniipoyale Bafq'ue fon laquais quérir à toute di fpligence Gargantua. C H. Ifquel» » u -^ ' .Dauantage qu'on jenuoyaft quenr Gargatua Se fes'gens. îi$ fip6urquoy ainfi foudaincment eftoit ^>arty fon repos. [je i ]' * ' La teneur des lettres que Grangoujîér rfcri- Jtoit à Gargantua. qui en '^emps opportun par vertu n'eft exécuté. Ma délibération p'^ft de 'prouoquer. Se le CÔfeil-inUtile. X \X IJC. M'auoitdtoitquelconque. Le tout pleura Grangoufier.aufitbf!de clés gens & biens qui te font par droit naturel affiez. &iuy efcriuoit comme 01. Car ainfi comme débiles font les armes au dehorSjfileconfeil n eft en la maifon:aufsi Vaine eft feftude. t[jT A ferueur de tes eftudes requeroit que ijl nn-L-dc lôg temps ne te reuocafi'e de ceftuy ffiphilofophiqùe ïepos. code E R.'-q par iceux foye inquiété: efquels plus ïê-mé repofoyê.

pour entendre en quoy.11. qui ne peut lire que mefchant.Dpnti'aycongneu que Dieu éternel l'a laiffé au gouuernail de fon franc arbitre Se propre fens.non rat moy (ce que toutefois pat Îitié naturellement tu dois ) que les tiens. mô filz bié.fait à moindre efFufiô de fang qu'il fera pofsible.# les cnuoyronsioyeux à leurs domiciles. ie tyraniquc.& réduire à congnoiflàncemel'a icy enuoyé à moleftcs enf eignes. efquels par raifontu peux fauuer& gardcr. nous fauuerons toutes les amés. . CESOEVVRES ~ 1 les eft hoftilement entré Picrochole .fipar grâce diuinc n'efl continuellement guidé:& pourlecontenk en officc.L'exploitfera.parqd Se cornent il fe fentoit outrage:mais dehiy n'ay eu refponfe~que de volontaire defian.4- .Et fi pofsihle eft pat .ces lettres veués. fans caufe ny occafion. non tolerables àperfonnes.retourne en diligence fecourir. Se de iour en iour pourfuit fa furieufe entreprinfe.Pourtant. libres . guerres. le m» fuis en deuoir mis pour modérer fa choie- .cautelles& jufcsi: e> .auecques exc« .luy offrant tout ce que ié pcn< fois luy pouuoir eftre en contentement^ par pluficursfois ay enuoyé amiablernent deuers luy. engins plus expediens. ce:& qu'en mes ferrer pretédoitTeulement droit de bienfeance.aimé^e pluftoft que faire pouiras.

Ce que facilement il creut.duqûel en diuers & contcticux affaires il auoit efprptt. XXX. 'Wlave'rtu-&bonaduisallaft deuers Picro"xhole..Gimnafte & Eudcmon de par moy.s'e""ftoyent enferrez en la roche Clermaud . Comment rlrich Galletfut envoyé deuers Ptcrocbole. Salué Ponocrates. Se "qu'il ne luy confeilloit point de procéder Foutrc. TF? j'TiefcherfilzIapaixde Chrift noftre réde¬ mpteur foit auecques toy .depeurdu guet.carleur fureur eftoit?enorme. pour luy remonftrer ce quepar eux "'auoit efté décrété. FR. Au lendemain matin fe tranfporta auec 'lia trompette àla-porteduchafîeau>& re¬ ctifies gardes qu'ils le feiffent parler au :»roy pour fon proufit. & lignées. CHAP. 11 i't>ouleuard. Gragoufier L^ordônaqu'VlrichGalletmaiftre de fes !^tqueftes. En celle heure partit le ''bon homme Gallet. . Ton père Grangoufier.i DE M'.& pour "(celle quiet hébergea auecques le mufnier. Du xx. mais fe tranfporta fus le T Es lettres dictées . de l'eltat de Picrochole : le¬ quel luy feit refponfe que fes gens ne luy '"auoyctlaifTé ny coq ny geline. Les paroles an nôcees feuroy^neconfentitaucunemenEqu'On Juy "touurift la porte.homme fage Se difcrer. Se qu'ils. RAJELAIS.& paffé le gué deman¬ da au mufnicr. de Septembre.& diftàPàmbaffadeur : Qui à il .

QHAP.par la cordiale affection. q fi du lieu.&perturbé en fon entéde* met: merueilleferoit fi ne l'auoyent efmeu les excez incomparables .dot . en tant que par . Et non fans caufe (combien que fans raifon) .fe font eux' met mes priuez de celte lumière. cfquels n'a efté omis exemple aucun d'inha manité. faify -de grad deplaifir.Hl¤ 1E-S OEVVRÉ^S *de nouueauîquc voulez vous dire?Adoqo« . iufte caufe de douleur naiftrc ne peut entre les humains. plus grief luy eft.ont efté par toy.1'Embaffadeur propofa comme s'enfuit. qui en Ces terres & fukts.toy . Se en cas quepar force ny autre en¬ gin ne l'ont peu corriger. PLus Jence. Donqucs mer ucillc n'eft file Roy Grangoufier mô mai ftre eft à ta.furieufé & hoftile venue . La Haragjtefatte par Gallet à Picrocb oie.& tes gens comis.plufieurs venus en tel accident*ontceftein.ils reçoyuent cnnuy & dommage. de laquelle toufîoursà cheryfes fuiets. qu'à mortel homme plus eftre nefcauroit: toutefois fus T-eftimation -humaine.par droiture efperoyent grâce & bencue-. dignité mois eftimé tolerable^ queleur vie propre. . XXXI. Se les tiens ont efté ces griefs Se rorts faits : qui de toute mémoire Se ancienneté alliez tqy Se xssgexps vne amitié auecquei .Ce que luy eft tant grief de foy.

ou fuperbe. Plus y a*. ie ne dypoint voz terres .par crainte de l'autre. 117 itoy.!! bien que non luy feulemër.toute amipeu de gens ) .qui ait ofê I courir fus. « nyles fiem. & les abyfmes ériger au deffus des nuesque defeparer voftre alliance : & tant Cl l'ont redoutée en leurs entreprinfes . AÏS.à pactes pour vous mefmesconditiôi nez : autant eftimans voftte confédération' i que leurs propres terres. gardeer & entretenue.i.Bretons.& tous ces anceftres conceue ^laquelle' iufques à prefent.Manceaux. tât à emplyleciel.Poiei. Quelle furie dôques t'efnieue Tnaintcnât^oute alliance brifee.& ceux qui hall" bitent outre les Ifles de Cânarre. Prince f ny Ligue tant efFerec. irriter.& Ifàbella* l'ont eftimé "aufsi facile demollir le firmaa" ment..c5 dommaines. que 11 01 w d font auiÔurd'huy habitant pat l' toutlecontinét & ifles de l'Ocean:quin'ayentembicieufememrafpiré eftre receus en iceflc.Et fi par côfeil pi e f'eipité ont encontre eux attenté quelque ca$ )de nouuelleté. qui nelt" ont iamaisoféprouoquer. ÏR^RA-BE î.cteuins. ny endô-' mager I'vn. En' l forte que de toute mémoire n'a efté.le nom & tiltre de voftre àlf liance entendront foudain defifté de leurs? entreprinfes . mais celles de vos confederez.comme facree : enfemble auiez inuioloblement maintenue .maisles nations barbares. DR M. IB Ceftefacree_amitié.

& deuft ores ton heur & repos prendre fin. falloir. fans en rien auoir efté par luy nyles fiens endommagé. qui eft ufte retributeur de noz entreprinfes ? Si le uidcs.I 8 LES OE W RE S tié concuIquec. que l'effet affeuré Se tefmoi- . irrité. & au Dieu fouuerain . ny prouoqué?-Ou eft foy'ou eft loy'ou eft rai ïbn?ou eft humanité'ou eft crainte de dieu? Guides tu ces outrages eftro recelez es efrits éternels. tat abhorxente de fens commun .enuabit hoftilemët Ces terres.ou influences des aftres qui veulét met jtre fin à tes aifes & repos ? Ainfi onttoutes chofes leur fin& période. !raifbn & tempérance moderer. elles font en bas ruineesxar elles ne peuuét long téps «n tel eftat dernourer * C'eft la fin de ceuxej leurs fortunes & profperitez ne peuuçtpar . qu'a peine peut elle eftre par humain entendement conceue : & iufques à ce demeurera non croyable entre ics eftrangiers.il que cefut en incom¬ modant à mon Roy? celuy par lequel tueftois eftably?Si ta maifon deuoit ruiner. Et quâd elles font venues à leur poinct fuperlatif .Sont ce fatales defti|nees.Mais fi ainfi eftoit pheé .tu te trompes:car toutes chofes vien dront à fon iugement.fal loit il qu'en fa ruine elle tombait fus les aûres de celuy qui l'auoit aornee ? La chofe eft tant hors les metes de raifon .tout droit trefpafré..

LÀB E AI S.ckdemain pour tout le iour! fois retiré en tes terres. & i phantafmes ludificatoircs mis en ton enten 8 * » dtment. qu'enuers toy eufsions faitchofe non digne de no'ftre ancienneamitié:tu deDois premier enquérir delà verité. quelle eft ton entreprinfe?'Voudrbis tu. fans par le chemin faire aucun tumulte ne force. La moitié bailleras demain . qifil ne peuft refifter à tes iniques afraux?Deparsd'icyprefentemct. Mais. qu'eufTes eu occafion de toy contenter. fi par nous i'ton nom & hôneur euft efté bleffé:ou pour mieux dire:fil'efprit calomniateur. côme tyrant perfide. " Iï> 'Vné. Et nous eufsions tant à ton i gréfatisfait. l'autre moitiépayerases \ i - ^ iiij .puis no* en admônefter. d'argent de confeil & d'art mi¬ litaire .pour fuyureleurs afFectiÔs 'perùerfes. piller ainfi Se difsiper le Royaume | j de mon màiftre?L'as tuefyrouué tantigna- ue &fiupide. tentant 'à mal te tirer. Et paye mille bezâs d'or pour les dômages qu'asfait en fes terres. FR.Si quelque tort euft efté par 'nous 'Tait en tes fuiets Se dommaines . p Dieu éternel-. qu'il ne Voulut:ou tant deftitué de gens.I DE 1A. fi par nous ''euft efté porté faueur à tes maluoulus. fi en if tes affaires ne t'eufsiôs fecouru . efpeces .leûr donne à entcdre que rien -n eft ny îïaintj ny facré à éeûx qui fe f bnt-emancipez '"de Dieu Se raisô.euft parfallaces .

lequel trouuaà genoulx.Manr «qu'autre choie délibérer fureeque fc* .dit Gallet. quelle caufe prétend il de ceftexcezîllne m'a. ».Ha mon aniy. > < Comment Grangoufer pour acbetterpdixfeit rendre lesfouaces.il luy demanda. Quandvidlebon homme de retour.de raifons fanS y procéder p force. XXXII.caufc quel. AT.Voirc mais . uail. I yiconte de Morpiaille* .& de Men.de Bafdefeffes. Ils ont belle couille& raoullc. «conque e-xpofé:itnon qu'il m'a dit en cholere quelques niots de fouaces. &le.Gratelles .ItQ CES OE V V RES-.ordrc:cefthômeeft du tout hors du fens Se delaiffé de Dieu. tefte nue.dit Gai let. venez le quérir. Ides de "May prochainement venant :nêtf» détaillant ce pédant pour hoftege les Ducs de Tourncmole.bien entendre de. m'apportez vbusîll jo'y a. enfemblele prince de.finon:Vcnez le quérir. ils vous brayeront de la fouace.encliné en vn petit coing de fon cabinet. auroit. quellesnouuelles.t fe teut le bon home Gallet:mai$s Pierochole àto? fes propos ne refpôd autrechofe. priant Dieu qu'il voufift amollirlacholere de Picrochoîe. .monamy. dift Gfangouiier.Ie nefçay fi 15.&le mettre.an. outrage à Ces fouaciers» le le vcuXjdit Grangoufier.mon amy. Adonqucs re¬ tourne vers Grâgoufîer.point fait. au poïct. C H.

Luy racfmes en- .beaux moyeux de. i trois Philippuspour payer les barbiers qui i i j .Mar'quet auoit vn coup de tribard f "ù-r la te-fte. & quepourfe» i intetefts il luy donnoitfept cens mille 8Z. beau fafrran. & que ledit Marquer auoit premier blefie Forgier de fon fouet par les iambesI JEtfembla à tout fon côfeil qu'en toute for! payé I ceilfedeuoitdefendre.& chacun.& d'abondant luy la meftairie delà donnoit pomardiercà perpétuité frachepour luy & les fîens.Ccnonobftantjdift Grangoufier. i'effayeray le cô téter. i car il me deplaift par trop de leuer guerre. . I'auroyent pefé. puis qu'il n'eft queftion que t de quelques fouaces.Alors manda fçauoir de ceft I af faire :&tï?ouua pour vray qu'on auoit prins'par force quelques fouaces de Ces gens.& qV .8c belles cfpices pour ej ffre-diflribueesàMarquet.t>t M» FR. i Adonques s'enquefta côbien on auoit prirrs i de fouaces. . i sufs. foye force grands rameaux de canes & ro- zeaux. Se en feit armer autour leurs charret tes. RARE! AI S. LequeF par le chemin feit cueillir près de la faul» .Pour le tout côj duire & pafTct fut enuoyé Gallet. deschaxtiers. Toutefois que le tout auoit efté bien. & cntédant quatre on cinq doui zaineSjCommanda qu'on en feift cinq chart retees en icelle nuict. III îouTde~ïa7re.& q l'vne fuft de foua i ces faites à beau beurre.

Sc pour l'intereft qu'il pourroit prétendre ie luy cède la meftairie delaPomardiereàperpetuité. A^ donq luy dit lebon homme. LE^S OEWR E S" ' vw tint vn en fa main fparce vouTanedonnéTî' côgnoiftre qu'ils nedemandoyét que paix.pour vous retirer de tout ce débat & ofter toute excufe que ne retournez en naître premiè¬ re alliance. & qu'ils venoyent pour l'acheter.Cinq dou zaincs en prindrent noz gens i elles furent trefbien payées: nousaymons tant la pais que nous en rendons cinq charretées :-defquelles cefte icy fera pour M-arquet qui pi' le plaint. en laquelle n'auez droit quelconque . D'auantage pour le contenter entierement.- .Seigneur.lit. Et pour Dieu viuôns dorenauant en paix. & leur manda qu'il eftoit empefché. pour luy & les fiens polTedable enfranc alloy : voyez cy le contract de la tranfaétion. Se vous retirez' en voz terres ioyeufement:dedans cefte pla ce icy. . Picrochok ne voulut onques les laifier entrer .mais qu'ils difTent ce qu'ils voudroyétau Capitaine Toucquedillon.lequcl affuftoit quelque pièce furies murailles.-" Eux venus à la porte requièrent parlera Picrochole de par Grangoaficr.nous vous rendons prçfentemét les fouaces dont eft la côtrauerfe. ny aller à eux parler .voila fept cens mille & trois Phi lipp' queie luy liurc.

autant à voz gens comme à moy. Nous fommes icy affez mal auitaillez .ic auertir. Mais pen fent ils bien auoir affaire à vne duppe. le bon traitement Se la grande familiarité que leur auez pat cy deuat tenue. &aureftenoushaftonsde remparer icy & pourfuyure noftre fortune.D' vne cho fc. Nous.Si grangoufier nous mettoit fiege.dit Picrochole . ?R. des à prefent m'en irais faire arracher les dents toutes . mais ouy bié vuider les flafcons. 113 comme bien le confelTez Et amis comme 'I parauant . luy difant : Ces ruftres ont belle peur:Par Dieu Grangoufier fe côchic. vous veux. de vous paiftre de fes fouaces: voila que c'eft. Ca.il vous poindra. Saint Iaqs ils en aurôt fait ainfi qu'auez dit. RABELAIS.auec icelJes nousn'auangerons que trop à manger noz munitions. Toucquedillon raconta le tout à Picrochole Se déplus en plus' enuenima fon courage .il vous oindra.lepo urebeuueurcen'eftfô art d'aller en guerre.ça.DE M.Poignez vilain.ditTourquedillon.dift PicrochoIe.ça. vous ont rendu enuers eux contemptible. feulement que trois me reftaffent. & pourucuz maigremét des harnois de gueule. O ignez vi lain.nau rons que trop mangeailles. Sommes nom ky pour mâger oupour bataillerîPour ba- .Ie fuis d'o¬ pinion que retournons ces fouaces Se l'ar¬ gent.

Grand mercy. Sire nous fommes' à noftre deuoir.côte SpadaffinjSc capitaine Merdaille.Sire auiourd'huy nous Vous rédons le plus heureux plus cheualeureux Prince qui oneques fut depuis la mort d'AlexâdreMa .que par les repars faits à voftre inuétiom Voftre armée partirez en deux^.Sc les» renuoyerent fans mot dire .. &luydirent. force endettât iafer.^ fouaces. beufs. fi non que plus n'aprochalTentdefi près pour la caufe qu'ô leur diroit demain. Ainfi fans rien faire re¬ tournèrent deuers Grangoufier.Couurezeouurez vo'. & charrettès..pour garder la place. LEs CHAP.côme . A donqprindrét ar¬ gent. SainYfez ce qu'ils ont amené.dirent ils.& luy eon» terentlc tout : adiouftans qu'il n'eftoit au¬ cun efpoifde les tirer à paix . XXXIII. fî-non à viue & forte guerre. Comment certains gouuerneurs de Picrochole pur confeil précipite le mirent ait dernierpéril. cedo.ditToucquedillon.Mait de la panfe viét la-danfe-» Et ou faim règne. dît Picrochole.1*4 EES OEVVREr tailler vrayement.Lemoyen-eft tel.Vouslaif> ferez icy quelque Capitaine en garnifonauec petite bade de gens.laquelle vous fembleaiîèz forte tant par nature. fouaces detroulfees comparurct dauâtPicrocholedc duc de M enuail.diftPicrochole.

& Ces gens. ou aurez renfort de tout équi¬ page requis à vn conquerat. à faint Jean de Luc. Larecouurerczargentàtas:carle vilain en a du "content..car ce ne font que Mar dourrez. PefTee la mer Picrocholine. Voire. pilleres tous les lieux maritimes iufques à Vifbonne. Et oppu£nerez les Royaumes de Tunic. L'autre partie ce pédant tirera vers Ouys.deHippes. EiBElAIÎ.Ieprendrayàmercy. Par icelle fera de prime abordée facilement déconfit. le. Bone.Vous palTerez par l'eftroict de Si¬ bylle.Corone.baptifer.hardimét toute Bar »baric. diret ils. à perpé¬ tuelle mémoire de voftre nom. Sas refiftécepredront villes. Argiere.DE M.voicy Barbe-rouffe qui fe rend voftre efclaue. * R. Paffaot outre retiendrez ea voftre .& Fôtarabie faifirez toutes les naufs . pourueu qu'il feface.Me doz&Elanes.Sàctonge. Vilain. & coftoyas vers Galice & Portugal. Et fera no>méceftuy deftroict.difons nous.?: là érigerez deux colonnes plus ma gnifiques que celles d'Hercules . Î*J trop mieux l'entendez.Thefaurizer eft fait de vilain.enfemble Perigourt. Angoul mois Se Gafcôgne.par ce que vn noble Prince n'a iamais vn fou. L'vne partie ira ruer fur ce Grangoufier . A Baio'nne. Par lecorbieu Hefpagne fe rendra.la mer Picrocholine. dift Pichafteaux crochole. Se fortereftès.

encores. dift Picrochole. Myfie.jie.Carie. le.& le .attendez vn peu:ne foyez iamais tatfoudain à voz entreprifes.dift Picrocholcye ne luy baiferayia fa pantoufle. I'irois.Genes. voila Naples.rien. Sçauez vous que difoit Octouian Auguitc?Feftinalente. Samagarie.& Makheauec.ce fera au retour.Sardaine.Beto. Ricn..direntils.Lycie. Babylonc. & donnerons fur la Moree.Il vous côuient premier mentauoir l'Afic minor. fique. Non.Minorque.Para phile.Phrygic. feray dôques baftir le temple de Solomon. Apouil le & Sicile toutes à fac. volontiers à Lorette.Rhades.Dela prendrons Candie.& autres Ifles de la mer Liguftique & Baleare.domincrezt&u te la Gaule Narbonique. & les Ifles Cyclades. Elorence. Cor.Celicie.Par ma foy.ProuenceJ& AUo broges. Prinfe Italie.Coftoyât à ganchc. car le Soudan n'eft pas côparable à voftre puiffance. Saint Treignan Dieu gard Hierufalem.Calabre. Cipre.CharaziejSatalie.Voir' xons nous.Ic voudrois bié q les plaifans cheualiers iadis Rhodiés vous refiftafsér pour veoir de leur vrine.& à Dieu fcraRomme.Luga. dift Picrochole. dift il.CaftameJ5a.Luques.116 LES OlïTHJJ main Maiorque.Lydie.SauaftaiùfquesàEuphrates. dirent ils. Le poure monfieurdu Pape) meurt défia de peur. Nous la tenons.

& les trois Arabies?Par nufoy. que fait cependant la part de noftre armée quidecôfitcewilain humeux Grangoufier? Jls ne chommét pas.Bieu foit loué qu'e ites venu vous & voz gens faufs & entiers iufques-au fleuue du Tigre.Ils vous ontprins Bretai» - . auôsia donné ordre à tout.Là fe font trouuez vingt & deux cent mille chameau x.dift il. dirent ils. RABE LA I S. Parla vertu.nous fommcs affolez.vn preux. ER. vn préten¬ dant Se afpirant àl'Empirc vniuers ne peut toufiours auoirfesaifes. It7 motSinay.& feize cent elèphans . Par la mer Siriace vous auez neuf mille ? quatorze grands naufs chargées des meil¬ leurs vins dû monde . diftil^.diftiI.Iln'cft. Hapoures gcs(Quoy?diret ils)Que boirôs nous par fes deferts Car Iulian Augufte Se tous fonoft y moururent de foif côme Ion dit» Nous. chcuauché les deux Armenies.nous ne beufmes point frais.DE M. N'eft ce pas allez tracaflé .nous lesrencontrerons tatoft. Mais-. elles arri-uerent à la^phes. lors qu'en traftes en Lybie : 8e d'àbôdanteuftes toute laGarauânc de Lame* cha.dirét ils. d'a-ruoir transfreté la mer Hircane . dirctils. dirét ils.nô pas d'vn petit poiflbn.vn conquerat. lef¬ quels aurez prins en vne chaffe enuiron Sigeilmes.iabefoing pour cefte heure.Nc vousfournirët ils de vin à fuffisace? Voire : mais.

après auoirmisàfac Souëuc.RufsiejValache^aTranfiluanc. Rich Dace.Surk:.Flandres. Ne tuerôs nous pas tous ces chiens Turcs & Mahume tiftes? Que diable. hooneftèmêr. -rendre à eux le pluftoft .fcrôs donques? Et donnerez leurs biens :& terres à ceux qui vous aurontferuy.& Irlande.Normadie.iufques à la mer glaciale. Bauiercs.& Stirie.& font à Conftantinoble. Selande : ils ont paflele -Rhein par fus le vétre des Suilfes &e LâTquc nets.& par les S arm⬠tes ont vaincu & dpnié Prufsie.Syvedé. car ie veux eftre aufsi Empereur de Trebizonde.Engroneland. Polonie.la Lorraine.Turquic. c'eft equjté» Je vous donne !a Carmagne. les Eftreiins. & part d'entre eux ont donté Luxemt>ourg.Puis ont donné fieremët enfemble fus Lurbelz. dift il. Morauie. Ce fait con_ quefterét les Ifles Ôrchade$:& fubiuguetét Efcofic.Vvitemberg.Gothic.gne. dit Picrochole.Hadi-rcnt . Holande.. Sauoye iufques à Lyon:auquel lieu ont trouue yoz j^arnifons retournans des conqueftes nauales de la mer Mcdircrranne. d>rctîls. Et fc font reaf- femblez en Boemc. Laraifbn. Allons nous . Auftriche.le veut.Bulgarie. Se route Pa'eftine.Brabar. De lànauigans par la mer fabuleufe. :Hongrie. Litvvanie.la Champagne.Angleterre.Haynaur.Notvverge.ïi8 îes^ïvvRIS . Artois .

dift Picrochole. lequel oyant ces propos* Mift. le ne |crains que ces diables de legiôs de Grâgou nfierjCcpédâtquenous-fommes en Mefopo!(tamic. s'auentu- < mule. vray routier de guerre. s'ils no* dûnoyetfurla queue.©B-'M.par Dieu voicyvn ebon refucux . Q|2C prétendez vous par ces: Dbelles-$onqueftes? Quelle fera la fin de tar. R AffEIAIS Ï2"9» .duquel vncordouannie-rfe faifoit richepar refucrie : puis le pot calîè n'eut de [quoy. £. mais allons nous cacher au icoing delà cheminee:& la pafTons auec les^ idames noftre vie Se noftre téps. I'ây grand peur que toute cefte eutrelcprinfe fera femblableà làfarce du pot aa !Iaict.que nous retournez refpoferôs à noztàifes:dôtdift Echephrô.difner.perd cheual Se .refpondit Malcon.grâd mercy> 'Dieu vous face bie toufiours profperer.& fi par cas iamais= cn'en retournez ? Car le voyage eft long & «périlleux :N'cft ce mieux que des maintemât nous rcpofonsjfanj nous mettre en ces1' thazars'Oidift SpadaftTn.queli. (Bafte.à enfiler des1 {perles .r 5d« trauaux & tranfuerfes ? Sera.qui:ir)ès'auemure. Là?prefcnt eftoit vn viel gétilhôme efprouuè Vn diuers bazars'. i:re.Qui trop. ER.Sire c'éft du bié de vo9.ou à filer comme Sardanapalus. foômèEchephron .n'acheu3l.ny mule.ce dit Salilomon.diftEchephrÔ .rétils. paffonsoutre. dift Picro-ticliole.

Iaquelle vous enuoyera aux Mo'couites. Comment Gargantua laijfaU Mlle de Pa¬ ris pour fi courir fon pai< .amenant tous fes Iiures &inftrumeiis philofophiques.dit Picrocholejqu'on depefchctout. & Vaugaudry:& qu'ils auoyet couru. futauerty par le meftayer de Gougetxemment Picrochole s'eftoit réparé à la Roche Cler maud .i.ie rue. cefte mefme heure Gargatua quie- . auoit ia palfé le pont de la nonnain:îuy. XX XII II.ie frappe.Luy arriuéà Parille.fus. Sus.ie turoie vn pigne pour vn mer cier!lemon. qui pour lefuiurc auoyentprinscheuaux de polie: lerefte de fon train. l'attrape.airaillirle bois de Vcde.fouHain les lettres de fon pcreleués.73 O ' t B S O-E V V RE J " remede?Tresbon. EN CHisfP. Se Eudemon.ftoit iflu de Paris. O comment Gtmnaflc rencontra les ennemis.ufqsau prelToucr Billard:3c qucc'cltoit xhol^eflrâge Se difficile. vnetîelîc petite commiifiô. ic tue .fur fa grande iumét viuant. à croire des excès . ie renie.dift Merdaille.& auoit enuoyé le Capitaine Tripcl auec groiTearmee.Gimnafte. \ous mettra en camp pour vn moment quatre centcinquantennllecô batans d'cilite.&qui m'aime fi me fuiue. O fi vous m'y faites voftre Lieutenant.Po nocrates. venoit àiuftesiournecs. h pol le.

auoit efté leur amy Se cô fédéré.adoaçil leur criarMctTieurs..acoururét fus luy à la foule pour lçdçtroufler.que pour [lemeilleur il menait auecqs foy quelqu'vn quicongvseuftles voyes Se defîorfcs. R A BEL AI S IJI qu'ils faifoyentpar ie pai's?tât qu'il luy feit peur. FR.& quatorze muis.pillans & derobans tout ce qu'ils pouucyct:& de tant loing qu'ils l'ap .& feitdonnerà laiu [ment vn picotin d'auoine. Gimnafle s'ofr frit d'y aller : mais il fut conclud.: PE M. & par luy feroyét mieux aduifez de tous affaires:ce qu'ils feirent incôrinent. Mais Ponociates luy côfeilla qu'iljietrâfportalTent vas le Seigneur de la Vauguion qui de tout temps.perceurét. { ! ik riuieres del'entour.!: fans pcffroy cfpicréntdetouscoftez Ce pendant Gargantua ferefraichit .& ne fçauoic bic que dire ny q faire.efcuyer de Vauguion. i i. Gimna[ite èc fon compagnon tant cheuaucherent jqu'ils rencontrerét les ennemis tous efpars .trois boiffeaux. Ictrouuerct en bonne délibération de leur fecourir: & fut d'opinion qu'il enuoiroit quelqu'vn àeCts gés pour decouurir le pais i & fçaupir en quel eftat eftoyétles ennemis à fin d'y procéder par confeil prins félon la forme de l'heure prefente. Se repeut quelque : peu auecques fcsgcns.'c'eftoyct foixare .St les .Âdoques partirent luy Se Prelingad.& mal en ordre.cV. .

Quoyldilt.rouftir. que i'àyc le i-ouifin:& fi bien il ne me por-te.& pour mô proficiat ie boy à tous bons cÔpaignos. & tiras les langues côme leuners. Fay encores quelque cfcu. Les maroufles lercgardoyét ouurans lagueufe d'vn grand pied. : pourtant mdnfieur le diable'defcendez .& aprefter. ie vous requiers que ayez de moy mercy. poure dia ble. bcuuôit allez honneftemec.c'eft vin delà FaicMoniau.beuuez en ha-rdimêt.&. CHnestuPle fuis. ce Gautier icy Ce gabcle de nous. ïc fuis poure diable.c'eft raifon que paffes outre.i'en ay faitl'ef iay. vedu pour payer ma bié venue:celafait. dift G'irmiafte.car toutpo ure diable paffp par tout fans péage ny ga->bclle:maisce n'eft decouftumequepoures diables foyent fi bien montez. voire par Dieu de mébrer. me porterez : Car i'àyme fort . nous le boirôsxar c'eft aurum potabi Ie. Lors docouurit fa ferrie» & fans mettre le nez dedans. A luy Gim.en attente de boi re après : mais Tripet le Capitaine fus ce poinct acourut veoir q c'eftoit.Ha^iftTHpetjpuis que tu es poure dia ble. Ttfipet .Î3& tes oev-vrbj.difant: Tenez Capitaine. nafte offrit fabouteille. lardcr.vou's.maift-re diable .retenezmoy desvoftres carumiis homme ne fceut mieux prédfe.& ce cheual icy fera.gpurmader poulie que moy qui fuis icy.

pour. » .Dont dit Tripet: Ha ne feray pas ceftuy là. Pourtant feit fcmblant 'I-defcendre de cheual.xxxr.& fetinc des deux pieds s9 la felle. fflttvn diable tel m'emporte.cV depar l('toyent de la côpagniede tout notât & con''fîderantGimnaftc.Si tu es de Dieu. Capitaine des Fractopins3tira Tes heures defa bragette. Agios otheos. r. ï&pardefrouspaureifelaçaenl'air.& fe fei> rgnoyét de toutes mains. Jy.le cul tourné yers ' la tefte du cheual. R A'B.Lors par gra de force Se agilité feit en tournant à dcxtie * i . &pour caafè.nefaillit onqde rencontrer fa propre afîîcte fans en rien varicr. ievay défaire ceftuy fauit. F R.&cria efiez haut. Puis dit: Mon cas va ^u re 'bqurs.8 L A r S. Et pas ne s'é alloit:ce 'qu'entendiret plufietus delabâde. .'% .aucuns d'entre eux cômencerentauoir frayeur.penfant que ce fuit vn Diable deguifé:& quelqu'vn d'eux.ccfte heure-. Bren dit Gimnafte.fi t'en va.<5c tournant à fene [ftre. fi parle.( DE.& quand fut pendant 1 du cofté du môtouer^feit foupleméc le tour 'del'eftriuiercjfon cfpeebaftarde au cofté. motsentendus. feit : la gambade fus vn pied. -..es de l'autre. fi tu i.. M.i'ay fail-. oc CÈs cHt^fp. » Comment Gimnafefouplement tua le Capitaine Tripet ^ antres gtns de picrochole.Adonq en telpoinct qu'il eftoit..' ^ .nôvrnéBô loan. ft.

fles en grand efbahiflemét difoyent. les marrou.Mais.fercnucrfacul fus tefte en l'air .puis frappant du plat de Ja main dextre fus le milieu delà felle.l'vna l'autrc:Par la merde c'eft vn Luiton.comme deuant.5c ainfi fe tint pieds ioints entré les ar¬ çons.tenezmoy tenez1.tx leua tout !e corps en l'air lé fouftenant tout le corps fus le mufcle. Cefait.Diables.tout à l'aife palfe la iambc droite par fus la Telle & fe meift en eftat de cheuaucheur.f34 1a LIS OE V V RE S.dit. dçùantfoy.Cefait.Diablcs. comme font les damoifelles. gambade. & là tournoya plus de cent tours .& nerf dudit pouce. Ce reuuerfant tout le corps fans à rien touch'er. & fe trouua entre les arçons en bon maintié.i'enrage. fur la croupe. mieux vaut que ie me mette entre les arçons:adonqs'apuyant fur les pouces des deux mains à la eroupe . les bras eftendusencroix.fe donna tel branile qu'il s'aftit fits la croupe. Tandis qu'ainfi voltigeait.il .&crioitce faifantà haute voix:renrage. & ainiî fe tourna trois fois:à la'quatnefme.fe guinda entre les deux oreilles du cheual fautant tout le corps en l'air fus le pouce delà fcneftre : & en ceft eftat feit le tour du moulinet. ou vn .miftle pouce de la deurc fus l'arçon delafelle. puis d'vn fobrefaut leua tout le corps en rair.i'cn' rage tenez moy.

fans que fmilluy refiftaft.& qu'il conuient i tous cheualiers reuerentcmcnt traicter eur bône fortune.naurez. titane droit fon chemin vers la i iiij .& ce pendant qu'ieeluy fe. & la moitié du foye.Gimnafte fe retire. comme vn chien qui tfemporte vn pluivail. Lors Ginmaftc voHyantfon auantage .iz. defceud de che. dcKigainne fon efpee.tàtparles merueilleux voltigcmés (qu'il auoit fair.& grand coups chargea lesruoitàgiads moi' t{jceauxbleiTcz.& l'amc mcflee parmy les foupes.le co¬ lon.mais il eftoit bien armé.fans la molcftcr ny gebé" 1er.lança vneftoc volant audit Tri j pet.. confiderant que le cas de hazartiamais ne faut pourfuijrc iufques à leur periode. ' 1 Ce fait.Sinon queTripetcn trahifonluy vou¬ lut fndre la ceruclle de fon efpee lanfque-». inet>e.& à i|lus les plus huppez.al .& foudain fetournant. FR. RABËtAfS.pcfantque ce fut vn diable )jafFamé.en l'appellant poure dia ible.& de ceftuy coup ne fentit que le chargemét. Et môtant fur fon cheual luy dône des fperons.que par les propos queluy (auoittenu Tripet.t? E M.dont tôba par ter¬ re^ tôbant redit plus de quatre potées de foupcs. Ab hofte marignô li¬ mera nos domine. ï# Wiableain fi deguTé.couuroit en nautjluy tailla d'vn coup l'eftomach.& meurti. & fuyoyentàlatoutCjieUgardans derrière foy.

accom pagné comme deuant auons dit.& contmein ils pajfertntk Gué. xunsqui auoyentprins le chemin vers les . A donques mô ta Gargantua fus fa grande Iument.ignorâs de toute difcipline militaire. feclhardimet ils fe mit fent en voye.creu vn bourdon que iadis Saint Martin y planta) dit: voicy ce qu'il me failloit.racontareftat auquela. X X X VI.que toute cefte bande des ennemis fu orent en grand horreur noyez .1 5 6 LES OE V V R ES Vauguion.car il leur feroit tresfacile de les aiTom mer comme beftes.& duStrata» geme qu'il auoit fait luy feul. uoit trouuéles ennemis.pource qu'ainfi.Ce pendât fa Iument piftà pour fe lafeher le ventrc:mais ce fut en telle abondance:qù'ellc en feitfept lieues de deluge:8cderiuatout lepiflatau gufé de Vede.& tant l'enfla deuers le fil de l'eau.&brigâs.Ceft arbre me feruira debourdo & de lance.Comment Gargantua demoullit lechaflenui» Gué de yede.(le< quelcommunemét on nommoitl'arbtede Saint Marrin.pilleurs. C H <_^f P.contre toute i leur caterueraffermât qu'ils n'eftoyétqma raux. Eneu qucfuc. Si le para pour fon plaifir. excepté au-. .& Prelingand auecques luy. Etl'arrachit facilement de terre Se en ofta les rameaux.Ec trouuât en fon chemin vn haut & grand arbre.eftoit.

& arquebouzes.Gargatua s'eferia tant qu'il'peut. Qu^eft cela? dit Garga :tua. Ceuxqui^ftoyentdedâslechafteau amu ifezàlapillejentendant le bruit coururent taux tours Se forterefies. :FR.qu'il s'efilcria:Ponocrates mô amy.Elteç vouslà.&vid ^que n'eftoyét autres mouches que les coups ^d'artillerie que lô tiroitdu chafteau.D E M.nousiêttez vous icy de grains de rai!fîns?La vendange vqus coûtera cher:péfant de vray que le boulet fut vn grain de raifin. errplus que s'il luy euft iefté vne prune. Alors choqua de fon grand arbre contre le dui .ie n'ay quedire.à gauche.que dedans le chafteaueitoic quelque tefte des ennemis..qui eftoit au Machicou lis. R ABE L A I S. & luy tirèrent plus t:de neuf mille vingteinq coups de fauconïBeaux.ou n'y elfes pas?Si vous y efte«.Mais vn ribaudcanonier.xes mouches icy [jni'aueuglenrbaillez moy quelque rameau (defesfaulles pour les ehaffer: péofant des plombées & pierres d'artillerie que fulTent ]rnouches bouines.pour laquelle chofe Içauoir.luy tira vn coup de canon..Ponocrates l'auifa. Gargantua venu à l'en¬ droit du bois de Vedé. vifans tous à fa teïite & fi menu tiroyent contre luy. î?? couftaux. n'y foyez plus:fi n'y eftes.fut aduifé par Eudemon. Se l'attaignit par la temple dextre furieufemetrtoutefois >neluy feit pource mal.

!jS tES OEVVRBS___ ftcau.& ruina tout par terre:par ce moyî furent tous repus . fans que ii mais fon cheual euft frayeur des corps morts.& à grld coups abatit & tours.y ont pafTé pour en emporter les âmes damnées.Si les Diables y ont paffe . Les Diables.& fortcrelTes. i'y palferajr fort bien. Car il auoir acouftumé (félon la do clrine de Aelian)à ne craindre les âmes n| corps morts.ainfique raconte Homère : mais en luy mettant vri phantofmc parniy fon foin. Delàparrans arriucret au pontdu moulin. Non en tuât les gens. & Vlixes met tpit les corps de fes ennemis es pieds defci cheuaux.eniceluy. & trouuerëttoutlegué couuerr de corps mors.diftEudemoii.en relie foulle qu'ils auoyéc-engorgé le cours du mou!in. ou ie demoureraj en-chemin.ditGiranafte. La furent en pcrifcnicnt comment ils pourroyét palier.& le faifant ordinairement palier fut icduy quand il luy baillou fon auoine.comme Diomedescuoit les T races.& c'eftoyc't ceux qui eftoyct péris au déluge vri naldcla Iumcnr. Et donnant des efperousàfon cheual paffa frâchement outre .Voi re voire. veu l'émpefchement de ces cadauers. Mais Gimnafle dift. mis en pièces ceux qui cftoycnt. Saint Treignant(dift Ponocrates) par dcii ques côfequence necefuire il y paflera.Lcl - .

& fetcftonnânt !<jefoflpcigne(quieftoitgrand décent can!'ncv>ppoincté_de grandes dents d'Ekphans 'toutes encieresjfaifoit tôber à chacuju çou^ yl . xxx ri L "'TSiUslanuede Vede. La vérité fut.& bien peu me foueye ny d'elle "n'y d'autre. dit . que Garga-^ '"pelle y mourut de ioye . F R. d'artillerie. .peU de temps après J aborderét au chafteau de Gragoufier. pat l'atouchement'dts boyaux de ces gros mit^roufles.excepté Eudemon. Et (qui eft chofe merueilTeufeen Hippiatric) fut'ledit cheual euery ' d vn lurot qu'il auoit en celuy pied.f 1 . 1*.9 troh autres le fuyuirentfans faillir. duquel le cheual enfonça le pied droit iufques au genoildedâs la panfc d'vn gros & gras vilain qui eftoit là noyé à l'en-. ien'en fçay rien s'ae'ma parr. ch kstp. . Juers. qui ffes attendoit en grad defir. que Gargantua fc Vcfraichant d'habillement . . A leur venue ils l'jTefefloyet enta tour de bras. '! Comment Gargantua foy peignant faifoit tomj ' ber de fes cheueux tes boulet z.DE M.cVne le pouuoit tirer hors:ainfidemou toit empeftré iufques à ce que Gargatua du bout de fon bafton enfon Jra le refte des tri I pes du vilain en l'eau:cc pendat que le che¬ ual leuoitle pied. RABELAIS. iamais on ne "Wt gens plus ioyéux i Car fupplemcntum 'Tupplementi chronicorum.

: dtfqtteis.X4'0 1H OEUVRES' ^ . que ne font ces malotrus audit colliege.feuflentpQUX> £cluy dift:Deamon bonfils. Adonq Ponocrates jrefpondit : Seigneur ne penfez que ic Paye mis au collicge de poulkrie. .penfoitque. . i Mais ils en eurent telle recompenfe qu'ils font tous perilz co la ruine du chafteau: c5<roe les Philiftins par engin de Samfon. pour l'énorme cruauté .par Ja traifon de voz ennemis.traitez lesforfairxs entre les Maures Se Tat tares: les meurtriers en la prifon criminel¬ le: voire certe les chiens en voftre maifon.Et fi i'eftois Roy de Paris. Car trop mieux font .lc diable m'emport fi ic ne mettois le feu dedans & ferois bruf 1er & principal Se regens.Ge que voy at Gran. que nagueres à receu voftre fils Gargantua paffantdeuant leboisdeVe de. S ceux qu'opprima la tour de Siloe.dit: Ce font coups de canÔ.nQUSastuapporté iufques icy des efparuiersde Montagu?Ie n'entendois que la tu feiffe refidence.plus de fept balles de boullets qui luy elW yent demeurez entre fescheueux àlad^np lition du bois de Vede.qui endurent celle inhumanité deuat leurs yeux eftre exercée. Lorsleuantvn de cesboulletz. & vilauie que ie y ay congneue..qu'ô nomme Montagu: mieuxl'cuiîe voulu mettre entreles guenaux de faintlnnocent . goufierfon pere.

i îieSjPocheculliereSjPouacreSjHeronneaux» j ËôttlcreSjAigrettes^Ci^pn^piSj'Gaanespe. Se iamais plu* ne re¬ tourne.foixantetrois cheureaux mpiflbnniers. ce ne fera pas àcefte heure. des E'flàrsi& quelque dou zeine de Ramiers-. 141" eft efcrit Luc xiij. Se dixhuict belles fauues que donna le feigneur deGra.trois cens Se trois Hoftardcs. d'oileaux deriuiere de.. quatorze cens Le-'.on appreftale foupper & de fûccroift furent roftis feize boeufs. onze vingt Perdris.quar I trecent Chappons de Loudunois & Cor* nouaille.Pluaiers. !' .troisgeniffes. carie veux vo? feftor yer pourcefpir.8irfoyezIes tresfbié venus» Ce dit.Courtes.Crauâs. RABELAIS. F R. trente deux veaux.vous"ne lapouuez plus reubquer.l tôs.D>B I M.Vaneitaux. Ieetixiefuis d'aduis que ' mous pourfuyuons . I ritfoudain recouurer .: enfcmble fept vingt faifans qu'enuoyale feigneur.. fors onze Sanglier*." f Cercelles.fix ces Gelinottes.quand'elle eft outrepafîee. II 'I .vroiïcétgorrets de îaict' à-beau mouft.fcpt cent BcccafTes.fix mille poullets & autant dePigcons.lô ne peut.Tadour ^ ( II ( . Vrayementjdit Grangoufier .. quatre vïgt quinze m'ou.Tyranfons.& mille y ' feptcés Hutaudeaux:de venaifô. '[ . qu'enuoya l'abbé deTurpenay.Franco« lys. ''mon . ce pendant que l'cur efl ' toour nous : Car l'occafiô à tous fes cheueux' lâu front. utaux.elle eft chauuepat le derrière de la tefte .- .Buots.

> 1 .furët appraftezbônefternsnt par Fripper fàulcé. Flammans (qui fontphft. ny toulTcr. C H A P.Micqueiec.lespclerinsdifoycnten v oix baiîe l'vn à autre :Qu'_eit il défaire ? nous noyés icy entre ces laict ues. Oranges. s'efto yent muiT z au iardin deffus les ppizars.qu'ils n'ofoyent ny parler.Gargantua fetrou u'a quelque peu alteré.14* - ' 1 E S OE V VRES tieres.entre les choux Se laictues. Sebaftian près de Nantesy& pourfoy. / -' Les lauant donques premièrement enli fontaine.cn emporta.forceCofcolTbns.&. Sans point de faute : eftoit de viures abondance. renfort dépotages . ' Et entédant qu'il y en auoit des plus bel les Se grades du païs.atlef 'luymefrnescV.& Vcr:e. net appreftcr-r. parlerons nous? mail.& dénuda fi lô pow roit trouuer des laict ues pour faire fallade. XX X r.lefqueh auoyent fi grand peur.Ianoc. nieopterês)Terrigoles. & oous'paii&isjl nous tuera comme cfpies.en fa main ce bouchon luy fembla. ".t fort bien à boire. Poulies d'Inde.&.car elles eftoyét gran¬ des cômeprunien ou noyers:yvouIut. Il L LE propos requiert que rocôcions ce que ^aduint à fix pèlerins qui venoyét deS.enfemble emporta les -«x pelerins.heber ger celle nui et de peur des ennemis. . Holï-lu:pot<& Pillcuerius cuifinicK dc-Grangotifier. "Comment Gargaiitua mangea enfalladeftxpdtrins.

fe mirent en fràchife àloree des dents.itoit dedans le plat caché fous Vue laictue.diità Gar¬ gantua Je croy que c'eft la vne corne de liHniaçon. côme font les miquelots.Lequel voyant Grangoufier.PI . Se auoit Saengoullécinq des pèlerins .& l'auec'huile Se vinaigre & fel les mangeoir 'pour foy rcfraichir deuant fouper.aiïauoir s'ils eftoyét en fett i reté. fe tiferét hors les meullts de fes dents tic mieux que fairepeurêt. Et tirât 'le buurdô.Les pèlerins ainfi deuo frez.Pourquôyrdvft "Gargatua. cuiderent noyer en fa bouche : Se le «i ïtorrét du vm prefqueles empoitaau gou- fi e de fon cftomachrtouresfois fautans auec deurs boutdôs.jEc M. J45 comme ils deîiberoyent ainfi.:lefixieme e'. donc p 1 . cx'e^téfoiiboarJÔquiapparoifToit audef "fus. & attendirent quelotï «appreftaftle foupcr.frappa rudemêt en la faultc d'vne dent c-i'eufe.ne la mangez p oint. enfemble enleua le pèlerin Se ie i'tmangeoit trefbien. Et lors que Gargantua beutle grand itraict. ils font bôs tout ce mois. Mais f par malheur Vvn d'eux taftât auecques f< n bourdon le paîs. TV.gràd côme la tonne de Cifteaux. Puis beut vn horrible ^traict de vin pineau. GargatJ* les mit auec fes laict lies dedas vn plat delà 'maifon. RABELAIS.& ferutle nerf delà nwdibulé. Se péToy et qu'on les euft mis en quelque baffe foîiVdes prijifons.

Dont efchapperenr moyênât fin*. En laquelle heure fut appelé pat Eudemôpour foupper. .Lors pifia fi cppieufeinent.Et là furent réconfortez de leu& ma^icuc par les bonnes-. P'autrc par l'efçbarpe .T^^ t E S OR V V RE S fëltrfésforTe douleur à~GâTgantua.car tout eftoit preft.dit-il. Ainfi les pèlerins déni gez s'en fuira à trauersla planteà beau vrot. Pour d-onquesfe foulager du mal feit apporter fon eu redent. l'acrocha parla br* gerte. toutefois ce luy fut vn grâdheur:«& il luy perça vne bofie chscreufe.Delà i(ïus. duftrie dudk Fournillicr3quircpittou$les lacs & cordages. le m'en vay déques.trainnee. ' Car il arrapoitl'vn-par les ïambes.pour lereftede xellenuict couchèrent ew vne loge presle Coudray. mença crier de rage qu'il enduroit.r5berét to%exceptéFourni!lier.cV<:oni.. & le poure haire cjui l'auok féru du bourdô. l'autre par labeface .que l'vrine ïrencha le chemin aux pelerinSj& furet cô trainctspalTerla grade boire. PaiTans de là. -rat lorée de la touche en plein chemin.& appaifa là douleur. forrant vers le noyer grollier vous deiiigea mefiieurs les pèlerins. parolles d'vn de leur . .en vnctraptî qu'on auokTaitc pour predre les loups àl$ ' ^.qui 1e mar» tiufoit depuis le têps qu'il? eurcr pafTé An«cnys. l'autre par la fbui!loufe.piffer mon mal» heur.

' ' : . Se nos liberati fumus.. par Garga¬ tintenfcH- àtablc. \ Comment le Moynefut fiïhyé CH J*\P.cV la premiere poincte des morceaux fut bau~ Gragoufiercomençaracôterla fourcs &la caufe de la guerre meuë entre luy ëc Picrpchole:& vint au poinct de narrer cora irient frère Iean des cntômëures aupit triôphéà ladefenfe du clos de l'abbaye.. nommé Lafdaller. quand nous pafïàmcs là ' grade boire. RABELAIS.Torrenttm pertranf'iuir animanoltra . eVandGàrgantuafut I .defonvrinc. FR.DE M.&c. Benedict us dominus iqui non dédit nos in captiôncm dentibus ieorUm. forte vivics deglutifsêt nps.forfîtan aqua abforbuiflct nbsrquad il beut le grand traict. dont il 'nous tailla le chemin. des beaux proposait XX X ï X. . lequel leur remôftraque cefte advienne auoit efté 'predicte par Dauid. . tua. par iFournillier.Forfitan pertrâfifiet anima noiftraaquâintolerabilë. & pont. Ttf 'leur compagnie. quand nous tombafmes en latrape. quand nous fufmes mangez en fallade au grain du fel. Adiutojjriuni noftrum. Pfal. Anima hoftraficutpaffer erepta eft delaquco venantium. deïTus des prouêffes de Camili^Sci k . Se le loua au. Laqucuscontritus eft. . Cnm exurgerent Ifiomines î nos.Cum irafeeretur furor eorum Un nos.

cc froc'vous rompt les deaj efpaules. & l'amena io» yeufemét auec fon baftô de croixjurlamu le de Grâgoufier. auqueke plairoit le cas.Pôpee.elle me refraichin le foyè. Urne fait le corps tout ioycux. dift Je.>r4* tE'S OEVVRXS.home ne fut tat courtois ny.Cefar & Themiftocles.dc l'eau. A moy labial*.frere Iean de pai le diable:L'accolee mô amy.Sijj le laifTe.boute.à ce bout. iaraais .dift le Moi» »nc.dift Gimnaftc. à fin qu'auecluy on cônfuhaiî de ce q eftoit à faire. fte}ça couillon que ie t'efrene à force de tt accoller. Monamy.moy. Page. mille embraffemcns .Bailleicy que ie gargarife.cômcil'mefut faitvne fois à Coi - . Etfrere Iean de rigoller .Depoliti cappa.Ie!e veux bicn. Parleur vouloir l'alli querirfon maiftre d'hoftel.çi dift Gargantua:vnc cfcabelle icy auprès^ .He frère Iean mô amy.Bré. gracieux. frère Iel mon grad coufin. uoyé quérir..Ca. mille careiTes . ~ - pion.oftons ce frpc.laifTe le moy :car par Dieu ie n'en boy j mieux.mettez bas. mille boni jours furet donnez.Mpi jie.mefsieurs les pages en ferôt des *eticrcs. boute mo enfant.puis qu'ainfi vous plaift. Ado« requift Gargantua que fur l'heure fuit en.Hopai DieUjdiftle^Moinejmon gentilhomme ilf a vn chapitre. Quand il fut venu .dift Gitnnaftcjbreu pow voftre chapitrc. in ftatutis ordinis .

dilt Gimnafte. l'Enfercirnier de noftre Abbaye n'a donques la tefte iltbien cuite.es ? Ce proble1 DE M.qu'ils n'ont point de cuifî %iers à les cuire.car il à les yeux rouges côme vn Cadeau de vergne. Et s'ils ne font côpetentcfmét cuits ils dcmeurét rouges & nô blancs» H.ie boi tay par Dieu &àtoy &à ton cheual.car des chaj>ôs. dift le Moine .ii ne fera ble poït aux renards. rougeur des viandes eft indice qu'elles 4e font afTez cuites. j1 1 .14? laines.Pourquoy?diit le Moine. ou lacuifle d'vne Nonnain. . Par ce.». n'eft cefalotemet mourir quad on meurt le Cai"che roide?-Noftre Prieur aime fort le blanc 1!Hechapon. iamais ne mangent : leblâc. FR.Dieu gard de mal lacopagnie. :»Pefte Dieu bayars .Ccfte cuifTe de leuraut eft iiiiône pour les goutteuz. f|)ourquoy eft ce que les cuiffes d'vne daiihoifelle font toufioursfraicb. De tous poiiTons fors que la tenche prenez l'aile de la perdrix. Exceptez les gamares f& efereuices que Ion cardinalizc à la cuite. RABELAIS.Encela. > ij .po ulcs.re~ "jfpondit Gimnafte. '"pouletz qu'ils prcnent. Dauantagc ie n'auray nul appetifc Mais fi en ceft habit ie m'afsis à table. I'auois Touppé:mais pouree ne mangeray-ie point moïsîcari'ay vn eftomacpaué.Et dehait. creux côme la botte faint Benoift: toufiours ouuert cô¬ me la gibbefsiere d'vn aduocat. A propos truelk.

crac.pource que c'eft v n lieu vmbrageux.auquelii mais le foleil ne luit. pour trois caufes :pat iefquelles vn lieu eft naturellement refrai. i'euffe bien engarde que les Iuifs ne l'enflent prins au iarx din d'Oliuet. pourec que l'eau decourttom dulong. Pourquoy nemouroyentlls là plus toft\que laifTèr leur bon Prince en ceftent.*4'8 IBS OEVVRÏJ | . iî i'eufle failly de coupper les iarrets à met fieurs les Apoftres .me.queiene fuis Roy de Fràee pour quatre vingt ou ce't . Hon. qui fuirent tant lack» ment après qu'ils eurét bien fouppé.obfcur Se tenebteux.ans.Que Dieu eft bon. Iehay plus que poifon vn homme qui Tuitquand il faut iouer des coufteaux. n'eftnyen Ariftow. Dieu ie vous mettrois en chifeour raut les fuyars de Pauie.Enfemble le diable me faille. Crac.Pageàlahurniere. de chemife& d'abondant de la braguette. I'auouè' Dieu fî j'euffe efté . xhy.& bif¬ fèrent leur bon maiftreaubefoing..ny| en Alexandre Aphrodilee.dift Gargantua.cefsiré N'crt il meilleur & plus honnorable mourir vcrtueufenient bataillant.pource qu'il eft continuelement euété des vents du trou debize.qui nous jdonne ce bon piot. dift le Moine.crac. Par.ny en Plutarque. que ? .au temps de Iefuchrift. Primo. Leur fieure quartaine. Secondo.j C'eft. Et tiercement. Etdehait.

Germinauit radix lefTe. le n'eftudie point oe ma part.Monfîeur mpnamy. 145» 'tvïurc fuyant vilainemét ? Nous ne mangebrons gueres d'oyfons cefte année. le rie préns point de plaifir à . Diauoî .Vou» ne viftes onques tant de Heures comme il y en à cefteannee. il n'y a iplus-demouft. mais il m'eferiuit n'agueres qu'il eftoit dëuenu Pa¬ rais. En noftre Abbaye nous n'eftudions iafnais. Les Perdrix nous mageront les oreil¬ les mefouan.nia gis magnos clericos . RABELAIS.CongnoifTez vous frère Claut de des hauîs BarroisîO le bon compagnon j que c'eft ! Mais quelle mouche l'a piqué? Il rrie fait rien qu'eftudier depuis ie ne fçay quand. Quel vin beuuez vousà Paris? 6 le me donne au diable fî ie n'y tins plus /de fix mois pour vn temps maifon ouuerte ttàtous venâs. Le itrenie ma vie ie meurs de foif. Vnj eft que fautant les hayes & buif- k iij . Si iene . Par Dieu. le n'ay peu recpuufer ny Autour nyTiercelet de lieu du monde. non funt raagis ma¬ gnos fapicntes. ta Tonnelle . Moniteur de la Bcllon» niere m'auoit promis vn Lanier . Ha mon iâmy baille de ce cochon.SI M.de peur des auripeaux. FR. car ie m'y morfons. Ce vin n'eft lides pires.coursdi ic ne tracâfTcjc ne fuis point à mô aife. Noftrcfeu Abbé difoit que c'eft chofe môftrueufe vepir vn moine fçauant.

comme aucillcs chalient les freflons d'entour leurs rufches. .ce pédant qu'ils durent. FOy de Chreftien. que le froc & la coculc tire à foy les opprobres . Uertvn gentil leurier.qu'en euftfaitce boiteux? Le corps Dieu il préd plus de plai* fir quâd on luy fait prefent d'vn bon couple de b Comment. A quoy refpondit Gar gantua : Il ny à rien fi vrây . Ignauum fucos pecus (dift Maro) à prarcepibus arcent. Ainfijdift le Mpine.dift Eudcmon. Ce font cou. iniures.dift Ponocrates.dift Gimna». & pourquoy les yns ont le nez. Iedonneaudiableli luy efchappelieurëjVn laquais le menoita monfieur de Mauleurier : ie le detrouflayj feis-ie mal? Nenny frère Iean.confîderât l'hônefteté de ce Moine : Gartl nous efbaudift icy tous.tout ainfi côme .vous iurez frère leanîCen'cft^iftleMoine.àces diables. leurs de rhétorique Ciceroniane.que pour aorner mon langage. mon froc y laiffe du poil.. Peurquoy les Moinesfont refus du monde. XL. 1ES OEVVRES Tons . & malédictions du monde.1J-0 . C H *^¤ P. itej nenny de par tous les diables nenny.i'entre en grade refuerie. plmgrad que les autres. I'ay recotu. Et comment donques eft ce qu'on rechafTc les moines de toutes bonnes compa¬ gnies ? les âppellans Trpublefefte. Vertu Dieu.

attire les nues. C'eft la caufe pourquoy de tous fonthuez &abhorris.Rien moins. 5 î ( 8 Abbayes. .comme la brebis: \ il ne porte pas le faiz. H. - k mj > t-» .commevn chien: il netire pas l'aroy . 3JM levent. Voire mais .comme le chenal ..dit Cecias. dift Grangoufier. tout reçoit moque ' I Semblablement vn moine (i'entçns de cesocieux moines) ne laboure . Le cingef 'ne garde point la maifon. La raifon ' peremptoirc eft .côme le bon docteur euagelique Se peda gogue-:ne porte les cômoditez Se chofes ne ceflairesàlarepublique. par ce qu'ils mangent la merde du monde. qui i famille eft toufiours moqué Se 11 1 ' 1 eft la caufe pourquoy de ries Se baftonhades. comme le beuf : il ne pioduitny laict.' Mais fi entendez pourquoy vncinge en vne 1 hercelé. feparees de conuerfation politiqucjcômefont les retraietz d'vne maifon. Se comme machemerdes Ion les reiette en fleurs retraietz : ce font leurs Conuents Se . & des vieux Se des ieuncs .côme le marchant.c'eft a dire les péchez . . vo' \ entédrez pourquoy les moines font de tous refuis.nylaine. comme le. ils prient Dieu pour nous .Ce qu'il fait eft tout concilier Si degafter.SE M.comme le Medecinmeprefche ny endoctrine le niotide. comme. . l'homme 1 : 1 1 deguerreme guenft les malades. païfant:ne garde le païs . : RABB1AI~S.

il fubuient es fouffreteux.il garde le clos de labbaye.Mais or ça à bdire.ileft honnefte. vne méfie .Ie fay(dit le Moyne) bien dauâtage. en tous licux. Ils contentforcs Paten offres entrelardées delongs Auemaria.'& non par peur de perdre leurs miches & fouppej grafTes. deliberé.ïfi L B S 02 V VRE S (refpon dit Gargatua) Vray eft qu'ils moleftent tout leur voifinagc à force de trinque baller leurs cloches. Il n'eft point bigot. -iefay desretz'8c des poches à prendre les connins Jamais ie ne fuis oifîf. (Voire.il défend conforte lesaffligez.Mâis'ainfiîeur aide Dieu s'ils prient pour nous.de tous eflats. Car en depefehant noz matines & anniueriairesaucurr cnfemble ie fay des cordes d'arbalefte.il .ioyeux.ie polis des mattraz & garrots.' vne vefpres bien t fonneeSjfontàdemy dites) Ils marmonnée grand renfort de légendes Se pfaulmes millementpar eux entendus.àboireça.Tous vrais Chrefties.Maintenant tel eft noftre bon IeaiVjPourtant chacun le fouhaite enta compagnie.il laboure.& dieil tes prent en grace.fans y penfer n'y entendre.il n'eftpoït defciré.Et cei'appelle mocque Dieu. & l'efprit prie & interpelle pour iceux*.AportelefruitrCcfôtcltt compagnô 11 les opprimez.bo trauaille. vne matines . dit le Moyne.en tous temps prient Dieu.nô oraifon.

non. Par ce t.gay. Vou* °Ji n'cftes encores céans amouftillez.D E M. mais point fih'y entre.(dit Ponocrates) qu'il Tut des premiers à la {.G.Ic pac mange iamais de confîture. fodic le moinc.» tîa.Pour {S|quoy(ditGargantua)eft ce que frère Iean à: )Df :4fi beau nez?Par ce(refpondit Grangoufier) io!qu'ainlî Dieu l'a voulu .Pagei laJui^ ..|ticcs font les enfans camus.Non.ferois-ie en dangier de noyer? ttveuq fuis enleau iufques au nez.auec bô vin non ^ueau.la compofeur de petz. en lalaijctant.jrc.Par Dieu 'kie boy à tous. lequel nous fait en «telle forme Se telle fin félon Ton diuin arbi¬ tre que Tait vn potier fes vaiffeaux . If J ^ ""ftaignes du bois d'£ftrocs. 'ad formam nafi cognofeitur ad te leuaui.Trut auant(ditle moîne)felô vraye (jPhilofophie mpnofticque c'eft par ceqma ^nourrice auoit les tetins mplets . Les durs tetins de nout. F Ri R A B J L A I S.ha.& là s'efleuoit Se croiffoit comme la pa¬ rité dedans la met. oftez siicefle rouppie que vous pend au nez. cônie vn cheual de pro °&moteur. Mais gay..irnnafteluy dit:Frere Iean. ifjiQuare?Quja elle en fort bien .voy vous.Il print des plus beauxoc plus fcgrands.guets.foire des nez. Car il eft bie antidote de pampre* O mon amy. qui auroit bottes d'hyucr de apftel cuir : hardiment pourroit il pefcher aux ilMuiytrestcar iamais ne prëdroyét eau.mon nez y enfondroit côme en beur.

. LÉ e> defes heures & bremaire. fer.Faifant au rebours commençons maintenant noz raatinesptf' .Luy cfucilléjtousles autres efueilla.autre. HoRegnaut ïcucille toy reueille.& fut côclud qu'enuiron la» minuictilsfortiroyétàrefcarmouchepout» fçauoir quel guet & diligéce faifoyét leurs ennemis. Quàd tous furet efueillez.tain il e- ftoit habitué à l'heure des matines cl au (irai les. C H AP.confulterent furlaft1 faire inftât. fînon quand ie fuis.L'inuention pleut tresbien à Gargl' tua . Dont luy dit le Moyne : le ne' dors iamais à mon aile . Mais Gati gantua ne pouuoit dormir en quelque faço qu'il fe milt.Item roufties. Ion dit que matines commencent partout.* furlcpoinct deBeati quorum s'endormirw &l'vn&l. X Ll.Maisie Moine ne faillit on ques à s' efueîller auant la minuict. 8c foupper par boire.ou quand ic prie Dieu .1 If 4 ' II» OE V V RE S > fê merie . en ce pendât qu'ils fe repoferoyét quelque peu pour eftre plus frais.ô regnaut reueille toy.il dit: Meilleurs.> j « foupper achcué. le vous fupplic commençons vous & moy les fept pfeaulmcs pour veoir fi tantoft ne ferez endorrfry.chi tant à plaine voix la chanfon. au ferrnon. & commençans le premier pfeâulme. / <* Comment le Moy ne fest dormir Gatgant^ i.

ditle Moine. ie m'efeure tout le poulu|mon. Dôt dit Gar-. à trois pfeaulmes & trois leçons. Boira fitoft après le dormir?Ce n'eft.dit Gargantua. Ilf-C boire.Pourtant ie foy des miennes à guife d'eftri» . phlcgmes &. dites vous [injcerueau des 7|)1ces - bel!esheures?A l'vfage./uiettis à heures. ou £lricn du tout qui ne veut. bien medeci- me fautent au corps s'il ny. dit le raiMoine:car tout ainfi que les fauconniers de fouânt que paiftre leurs oifeaux les font tirer ^quelque pied depoulIe. &defoiràl'entree de foupper nous. RABELAIS. Cent diables plus de vieut e esitua. ie m'e vay «après mon tirouer. >**< toufferôs à qui mieux mieux .les heures font faites pour^Jioijime.enrendez vous ? Mon breuiaire . Ilfefautpre("ilmiereicurer l'eftomach des fupcrfluitez &.ditGargâ'"tp «Il à né. gâtua. pour les mettre ||ji.& non l'homme pour les heures.en appetit:ainfiprenant ce ioy eux petit bre jtjliiaireau matin. yurongnes . iiinexcremcs.pourleur purger le. qu'il n'y à de 'foo vieux Médecins J'ay compofé auec mon ap ais( petit en tellepaction. 5c à cela ie donne bon ordre.dit le Moine. vefeuen diète de médecine . ER.DE M.Iamais ic ne m'af. i:li le iour durât aufsi auec moy il fe lieue Ken litldez tant que voudrez voz cures . C'eft.de j|(Fccan. Quel tirouer.que toufiours il fecovv ueiche auec moy.& voy mêla prefl à boite. . |at A quel vfage.

Q u eft efcrit ce la? Par ma foy. & le bafton de la. dit le Moine.ie vous refemble.l«fif LES OfirVEES _ uicres.lô gua potatio euacuat ciphos. Comment le Moyne dmne courage a fes confè gnmst& comment il pendit à vn arbre.rnÔ petitcouillaudjmais tu vaux trop. En cela. Venitca potemus. laianceaupoing.Gini en fon riafte.Toutefois à leur plaifir fut ai mé depié en cap.Lon apprefta carbônades àfoi ce. .& vingteinq des plusauan tureux de la raaifon de Gràgoufier.ditPonocrates.Breuis oratio pénétrât culos. Et armèrent le Moine contre fon vouloir ..EnfembleGargâtua.raontez comme faint George: chacun ayant n harqueboufier en croupe.croix poing. gnie.& de q"°) .toasaimezàl'aduantage.les autres s'en deporterent. OR CHAP. cai il ne vouloir autre armes* que fon froç deuantfoneftomach.Ponocrates.îe les acourcis ou alonge qualûThoti me femble.ie ne fçay. s'é vÔt les nobles chapiôs à leutal ueture.Eudemon.bien délibérez d'entedre quel' le rencontre faudra pourfuyuro. XLll. Se vn gros braquemartaa cofté.&belles foupcs de primesck beut le moine à fon plaifir.Apres cha¬ cun commença foy armer & acouftrer .& monté fur vn bô courfier du royaume. Aucunsluy tindrctcompa.Mais.

il . ie me donne au diable fi ié ne le fay moine en mou lieu.difant:En-» fans. laquelle garentift la perfonne de toutes bouches a feu. Toutefois mo bafton de croix fera diables. RABELAIS.Le Moine difantcesparolesencholerepafTafousvnnoyer. çj ne valoir rien pour luy meitvnfrocaucol.& embrocha la vifîerede fon heaume à la route d'vne grofTe branche du noyer. EtleMoine leur donne couragc.. Ce r. & l'encheueftreray de mon froc: il portemedecine A couardife de gens. Toutefois ie fçay quelque oraifon que nia baillé le fous fecretain de noftre abbaye. qui au parauât eftoit efrené.Dieu & faint Bcnoift foyëtauecnoUs.par le corpsDieu il n'cfcapoit'ny lieure ny regnar deultluy.n'aye£nypeur ny doute. Par Dieu qui fera la cane de vous autres.ôobfcant donna fiales champs. If? le faudra contregarder quand viendra la ioùrnee de la grande & horrible bataille. Se qui plus eft.tirât vers la faulaye.Mais elle ne me f roufitera de rien.& frigid'is & malcficiatis. Ï-R.Si i'auoye la force de rnefm* le courage pat la mort bieu ie vous les plu'rnerois comme vn canart.couurit toutes les chiennes dupais.DE M. Auez poirit ouy parler du leuricr de monfieur deMcurles. le ne crains rien fors l'artillerie.ie vous conduiray feurement. car ie n'y adioufte point de foy.

i I . Gargatua venu côfidera la côtenanec du Moine. en manière que le cheual bôdit en auât^ck le Moine voulant -défaire fa vifiere du croc.qui difent que quicon>» que vo-irra fon prochain en dangicr de mort.lcqueleftoît ehaftouilleux à la poinctè. Se fuga feculi : & lors qu'ils feront roides * morts. depar le diable. Eudemô premier l'aperceut. :&diflâEudemon1vousauezmalreuc6tré) lé côparant à AbfalomCar Abfalon fe pédk par les cheueux . Parce 'mayé demoura le Moine pédant au noyeri Se criât à l'aide Se au meurtre. q de luy aider. dift .lafche la bride.ilic doit fur peine d'excÔrnunicatioû trifulce.proteftat aufsi de trahifon.Tf8 ' LES OÉVVRES' ^ remet des efperôsà fon cheual. Quand dôquesieles voirray tôbezenla ïiuiere.&laforme dont ilpédoit. Aidez moy. Ce pendant que le cheualTe dérobe delTous luy. N'eft il pas bieft j'Ie téps de iafer? Vous me femblez les prefIcheurs decretaliftes.en lieu de les aller quérir & bailler la main. ie les ir ay pefther» Ne bouge.ie leurferay vn beau & long fermon de eontêptu mûdi.dift le Moine. mais le Moine ras de tefte s*eft pendu par les oreilles. S ire venez & voyez Als falon pedu.&prefts d'eftre noyez. & de la main fe pend aux b radies.pIuftoft admônefter de foy cofefTer Se mettre en eftat de grâce.»x appcllât Gargatua.

puis que de par l'autre ne voulez.AlQrs. fe defeit de tout fon harnois. tfy Gimnàfte mon mignô ie te vay quérir. & comment Tir auant. Garganttta.. j: & montant au noyer. Ainfi s'en vôt ioyeùjj fement tenant le chemin de laTaulayc. maisic n'en vy oriquesquï euft meilleure grâce en pédilrant. &fuel'auois aufsi bonne^cvoudroye ain¬ fi pendre toute ma vie. ]. XLlU. l .defcéudit Gimnaftedefon cheual. * R.puit.=.j CHAP. tomber en terre & foy apres. 'i i « .L A I 8 . 8» & ietta l'vne pièce aptes l'autre parmy le i champ.t o. » Comment l'efearmottehe de Picrocholefut rencontrée par - . k tempore ocloco^praîlibatis. car tu es gentil petit monachus. Monachus in clauftro non valet oua duo : fed quand© eft cxtra. pT) . fouleua le Moine par i les gouifets d'vne main^& de l'autre defeit (Ta vifïere du crot de l'arbre .D ï 1*. ^ Je Moine tua le capitaine . . lequel Eudemon jf auoit retenu à-la fuite. & ainfi le laifla i. ' : ' r' fut prifonnitr entre les ennemis. R A B E. Aurez vous(dift& -Moine)tàntoft afTez prefché? Aidez moy de par Dica.benc valet triginta* Tay veu des pen>çhuplus decinq cents . X Icrochole àlaielatiô de ceux auoyc'ç . Se reprenant fon bafton de la croix jj'iemonta fur fon cheual .. i Pari'habitqUe ie porte vous en repentirez.Dcfcendu que fut le moine . / g.

160 LES OE V V* ES cuadéà la route. Se chacun aya't pour leur figne vne eftollc en efcharppc. adiurations & requefte qu'ils feiflcnt. lors queTripet futeflti.aufsinc s'tn defioitil.& la maladicre. onq repaflerent par le défais. pé. comme s'ils fuffentelpies.iceux feiffent difpaloir &efuanouyr.feize cent cheualiers. lequel dit à fes gens:Compagnons il y a icy rencontre Sc.à toutes auenturcs s'ils rencôtroyent les dia¬ bles.tons biê afpergez d'eau beaeifte.Coururent donc iufques près la Vauguion.maison3ues ne trouuerent perfonne à qui parler. & en la loge te tugure paftoral. que par vertu tant de cefte eau Gringo rianc. pour dccounrir les païs. fut cfprins de grand courroux. près le Coudray trouue¬ rent les cinq pèlerins. vers Seuille. Lefquels liez Se baffouez emmenèrent . voyant que les diables auoyent couru fur Ces gens.Cc que Picrochole ne croyoit du tout.fout en nombre trop plus . furent cnrenduzpar Gai gantua. Pourrit enuoya fous là con- duitedu Comte Tirauant.nonobîtant les exclamations. auquel Haftiueau &Toucquedillon conclurërquefi puiffance eftoit telle qu'il pourroit défaire tous les diables d'enfer s'ils y venoyét. Defeendus de là. que les eftoilles. tous montez fur cheuaux legiers en efearmouche . Se tint fon côfeil toute la nuict.

m'ais rencontrant le'frox hdrrifu ique. Et voyant l'eflolle qu'il portoit :en efcharpe. choquons.& non par Vertu &:hardiefTe'?Puis s'ef îfcria:Chôquons diables. & les abbatoit.Scen'ferut «à toute' outrance le Moinc. fait. x DE M. RABEL Al S iVl dix fois que nous. corne feil le. ie vous en tueray cômé dèmoûfchès. s'ils les de uoyétpoUrfuiure.Adôq le Moine auec fon baftô de croix: (luy donna entre col & collet fùsd'os Acroi mion fi rudement qu'il l'eftonna Se\ ïeit per ^jplus « [i dre tous fens & mouùèmer. Ce'qué 'i éntendansTcs ennemis penfoyent certainei ment quefuffent vrais diables.& tôt>â es piedi du cheual.tant qu'il attranpales derniers. Car félon vtayedifciriline mîli taire.cè n'eft q'u'vn Cdrtfînèneement de moi'nç.excepréTirâuât lequel coUcha fa lance en l'arreft..iamais ne faut meterefon ennemy 'en î .dir à Gargatua. Â quôy crftGafgaùtuà Nullement.aumiliê'ii dé la ïpoictrine.â fiis l'heure Gargatiià.reboufcha pat le fer. ER. comîé'fi vous ffâp îpiez d'vne petite bougie contre vne enclùr j rne. Puisle grandgallot courut ap'ré's-.choquer6s nousfus féux?Quediàble(dit le Moine) ferosnous |idônq?Eftimez voUsles hommes par ripitilHbtes. Ceux cy ne font i Iquepreftres. frappant a tors SÏ à thfuerlsiÇimnàfte îinterco'gu.dont cômeh scerentfuir àbrideauallee.par faint léan ieTuiïPgi bine par.

pourci Î>clerins:&làle voulat mettre à fac..à tous hazarsmc nous retirés pas encores. Voire: mais(diç pimnafte^ilsontlc moine.eil "leur remède de falut à gens eftomrniz '&« çruz que de n'efpercr falurauc'un. fans de nuili auoit mercy.ilsfe.à fin de les fenuoyer. Ont ils(ditGajgàtua)lcmoinç?Surmôh5neui que cefera-àleur dommage. Par ce que telle rkcelFm luy multiplie fa force. à.LES QEVVRRES Heu de defefpoir.s'efctli e pclerbr.Car i-epéTe iaafjqz çpngnoiftrc l'engin de noz enne ïffl mis.non par confeii Iccux ainliatjtendans fous les noyers.guident par fort.Quantes victoires ont efté tollucs des mains des val queurspar les vaincus. fans en vouloir l'ait fer . mpnfkïitrle prieur fauuez moy ie vous si .Yn feul pour emporter les "nouuellesî jQuurez toufiours à voz ennemis toutesles portes Se chenus. ge}qui ia eftoit deject &fally. & accroiftle coura.cep dant leMoinc pourfuyuoit choquânttous xeux qu'il rencontroit. iufques à ce qu'il rencontra vn che¬ valier qui portoit en croupe vn des.& deftruire total fement leurs ennemis. Mais. quand ils ne fe font contentez de raifon? mais ont attempté du tout mettre à iuternecion. & pluftoft leurs faites vo pont d'argent.fin de fubuenir.Ha monfieur le priour mô amy.Etn'yan.attendons icy en filence.

Gargatua entedit le bruit.mais détout rien ne fcntoir. * CH^¤P. 'ichannifTementdcschcuaux . ' 5 ment ïefearmouche de Picrocholefut défaite.donteftime .Adonq. ainfi départir. RABELAIS..'sent que Gargantua eftoit fuy auec fa badel . qui 'I viennent côtrè nous! la fpulle. Puisaduifa la contenance de fes . lifccourir.& toumansbridç !ne virent pcrfonne contre eux. gens . Comment le Moin: fe defeit de fes gardes^ com ? ^ 11 itantilauoitlapcaudurc. rR.couiuréi. & fe contriftoir ^merucilleufcmctdc ce qu'il ne les pouuoit.le Moine feul.Laquelle parolié entédue fè retourne rent arrière les ennemis & voyansquelà ne tltoit que le Moine*quj faifoit cetefc'idrç lccliargeréntrdccQUps. vers les noi-reft. par.cs. *.bourrins . Bcejmç»yeanotùs les.& iapperçoy aucuns.& dift à Ces gensxompagnons i'entends le trac de nbz ï cnnemis.en dé l'I^fordrCjCoieétura qu'ils aljoyét charger E Moine les v'oyat ^ fur Gargantua "T & les. XLJI U.Puisle baillèrent -à garder à. J&$ prie..tant roy "dément qu'il s peurent pour les rencontrer -& JaifTcrent là.deu-x archiers. . -portçms rexeuoir a .. |-mcfmementxjUàd ilsfrapoyét fur fon froc. & à rioftre honneur.leur n perte.XQmmc on fait Va afncde bois. auec deux ar"chiers de garde. ^d'içcux.fèrrô> nous %y^Se fenonsie chemin en .DI M.

monfieùr It Prieurmo mignoiî.monfieurle Prieur. Par» l'habit (difoitfe. vous aurez fur voï pqfteres. auecques le gargareon. tieremét les venesiùguîaires. 1ES OBVVRIJ deux archiers de garde. à .j I î^4 »v.& artères fpa gitides du col.Môfieuf le Pofterieur. lontiers couruapres la troupe pour y buti¬ ner quelque chofe & toufïoursregardoyét vers la valee en laquelle ils defcendoyent.Et fe Moine crioit de mefme.& le Moine auatagé foi foy»Crioit à haute voix. monfieùr le Prieurmo» amV. ces gens icy font bien mal exercez en faits d'armes:car oncquesne m'ont demandé ma foy i& ne m'ont ofté mon braquemart. de Sctièrce vertebre. Moine) 'que ie porte ie vou'sifëfayky' car¬ dinal. Riçonnez-vous lès gens de felig$ Vous aureï vn chapeau rouge à ceitéheuic.là tomba l'archier toiii mort.luy coupant en. Et le Moine deftournat fon cheual gauche courut fus l'autre3lequel voyatfoû compagnon mort.iufques es deux adcnesî&'retiranc ie coupJuy entr'ouudt îa.mouelle fpinale entre lafeco t.Ha (difoit l'archiôr). Soudainaprès tira fon dit braqucmart. ! D'auantagc fillogifoit difant .nVôfieur le Pricur.lefquels euiîeritM.cjuc Dieu vous face Abbé. ma amy.& en ferut l'ar chier qui le tenoir à dextrc. monfieùr le Pofterieur. "\Ha monrîeurlt Prieur ie me rens.

Lors d'vn coup luy trancha la tefte. en forme d'vn bônetdo» ' dorai noir paidefTus. 1 "j r ' Iv* *\ .hon monfieùr le Prieur mô bo «petit feigneur le Prieur iemc rensàvous.môfieurle tout.Ponocrates. dit le^Moinejà tous les diables. . léTquels* auoyctrécôcré Gargatua^ Ces côpagnonr ad grad chemin.) t lie DE M. & pourfuiI j .ha. Et ie te rés.& la commilTure fagittale^auec grande partie de l'os coronal.Monfieui le [Prieur.luy cou jpantleteftfuf les os petrux.rpugep dedas.tous ef frayez & perturbez de fens & entendemét corne s'ils viiTentla propre efpece & form e demorx deiiânt leurs yeux. Aufsi tôbaroide mort en terre.& le* autus.qu'ils» cômençoyentfoy retirer à diligéce. ' ' . ï4* ma maimEt l'archiercrioit. 'Ha. R A BE L AI S. Ce faille Moine 'donti'e des efperôs à fon cheual. Gimna- fïe.'FR.& en leuâtles deuxosbregmatis. ] ' ' uitlavoyevq tenoyét les ennemis.môfieur l'abbé: ^futu^monfieurlecardinal.ce oue faifanc luy trancha les deux memingesv & ouurit jp fondement les deux pofterieurs ventricules du cèrueau:& demoura le crairre pédant fur les efpaules-àla peau du péri ctanepar derrière.& tâeeftoyéx diminuez au nombre pour l'enôrme meurtre qu'y auoit1 fait Gargatua auec fon gi ad arbre.hes.Eudemô. monfieùr le Prieur. Et comme vous j ! voyez^n afne quîd iTààu'cul vn>itre ' .

1S(Ç LES QE V VRS J" s | ' noniquc. gifoyentmorts. cfp ces. quemart.coi * rir çà & làfânsvoycny chemïiettârfacrar ge par terre. laces.exceptéquAitottS fai foiE laiffer leurs piqués. teps à veoir fouiries cnncmis. fe retourna derechef fur ta roche f partant.&auccfon grand bra-.& ne fçait on qui lemeut:car Ion ne voit.ou vne moufchc qui le poinct.quc fon bràquemart rompit en deux pièces. Ainfi fuioyçts ces gé$ de fens def pourueuZjfans fauoir caufe de fuir.-il lesmettoit à pic & deliuroit leurs cheuauxaufditspeterin$. &que lereftedcuoitefchaper pour en pot ter des n ou elles. 8cha« quebûtes:& ceux quiportoyétTespelerjni liez .tantfeu lement les pourfuit .&.lesretcnançattcc- qucsfoyl'oree de la h'aye . defccnd de fon cheual. Adonque pcnfaen !! foimefme que c'eftoit alTczmaffacré & tué.frapoitfur ces fuiars à.grand tour de bras Ens fefaindrcny cfpargner^Tant en tua & mit par terre. fans aucunemét refpirer ny prendre repos. EtToucqueduV . Pourtât faifit en fon poïg vne hache de ceux qui là.&cuîlebute£: entre les corps niOrts. rôpant fon frainSt renés .-vne terreur panice la< quelle auoyent côeeue en leur âmes. Vol yant le Moine que toute leurs penfees n'e¬ ftoit finon à gaingner au pie. rie qui le touche. Se môte fus v ne grofie roche qui eftoit fur lechemin.

& des la porte de la bàffc cburt. niais tant luy greuoitjde ce que le Moine ne côparoit aucunement.Et les voyât to* " faufs & entiers les embraffa de bon amour Se dcmâda houuelles du Moinc.Ils aur6t. 10 Uon. R A tl U-i s.qu'il ne vouloit ny boi re ny manger.! 1 » E M.dont Gargantua fortit au deù3t& luy feirent le meilleur recueil quepeurent.Jequel il retint prifcmnier. ) C i^TP. ï R.dift Gran goufier^donques marehContre. CEfte efcarmouche paracheuee fe reti¬ ra Gargantua auec fes ges excepté Je Moine.Le toutaprefté Ion appella Gargantua. vin frais.de bailler leMoincàquel1 H X LK 1 I J I I ! qu'vn.Pour'tânr encores eft le prouerbe en vfage.Mais Gart gltualuyrefpôdit que fans doute leurs errnemis auoyêt le Moinc.Cequ'auoit efté bien vray. vin ftaiSjGimnafte moamy.s'éfcria.' & le menèrent dcuàru Grangoufier . &furlapointedttiourfc*xédirctà i Grangoufier.léqucl en fou lict prioit Dieu pour leurfalut & victoire.Gimiiaftc fortit & vid que c'eftoij: frerc Iean qui amenoit cinq pèlerins. & Touqucdillô prifonnier. lequet 1 iiij . ~ Commet le Moine amena lespèlerins.& les bon' ' nés paroles que leur dift Grangoufier. Toutfoùdain le Moine arri ue.Adonqucscômanda qu'on apreftaft trefbicn à defieuncr3 pour les refraichir.

No9 venôs de faint Sebaftiapres deNàies.humains ? Comme Homère efcrit quelapefte fut raife en .qu'ils les font femblables aux diables.& comment il auoit recosuert lespe.dou ils venoyent.Voire.dit Grangoufier.JfiS LES . r linterrogua de toute fon auenture"XeMoi ne luy difoit tout:&c»mét on l'auoitprins Se comment il s'eftoit défait des archieis. entre les .qui ne font q mal.O. efti mez vous que la pefte vienne de faint Seba ftiaru'Ouy vrayement. noz prefeheurs nous l'afferment. Lafdaler pour tous rcfpondit : Seigneur ie fuis de fait Genou en Bery:Ceftuy cy eftde Paluau : Ceftuy cy eft de Onzay ceftuy cy eft de Argy :Et ceftuy cy eft de Viliebrcnï.& amené le capitaine Toucquedillô.dift Grangoufier. Ouy (dift Grangoufîer)les faux prophètes vous anôCent ils tels abus?Blafphemcntils en Cefte façon les iuftes Se faints de Dieu.refpondit Lafdaller.OUVRES . .poures gens. Puis fe mirent à banqueter ioyeufemcht tpus enfemble.mais. & nous en retournons par noz petites iour nees.Ce pendant Grangoufierin terrogeoit les pèlerins de quel pais ils eltoy ent.luyx>ffrir noz votes contre la pefte. dift Lafdaler. 3c la boucherie qu'ilauoit fait parle ck< min.& ou ils alloycnt.1'oft des Grei. lerins.qu'alliez vous faire à faint Sebaftian? Nous allions.

dift le Moine. C'cfl.nefe rompra ià le col pour lanuict.Luy difant ces paroles entra le Moine tout dehberé. . Et mefbahis fi Voftre Roy les laifle prefeher par fon Royaume tels fcandales. LABE.direntils.dift IcMoû ne. Saint Eutropc.AinfiprefchoitàSinays vnCaphart qucfaint Antoine mettoitle feu esiâbes. ler.Car qui la. 1 ( s I iour.ie n'ay pas peur de la mierine.Lapefte netue que le corps. que Proferpinc. elle aura par Dieu la faecade puis qu'il y. FR. mais tels impofteurs empoifonnent les ames.Hinhcn. Car plus font à punir que ceux qui par artmagique ou autre engin auroyët mis la peltè par lepais.AIS.fe porte l'abbé Tranchelion le bon b'euueur?Etles moines.faifoit les hidropiques. Ï69 gois par ApoIlo. Elle pourroit eftre aufsi laide.& commeles poètes fain- DE M. que depuis ce temps Caphart quiconque n'eft ofé entrer en mes terres.Saint Genou les gouttes.a.Etcomment. Sait Glidas les fofs.& leur demanda: Dont éft'es u vouSjVous autres pour es haires ? De Saint Genou. dift Lafda-..Moines auverra de l'aller vifiter . gnentvngrâdtasde Veioues& dieux mal faifans. bien rentrer de picques. Mais je le punis en tel exemple quoy qu'il m'appèllaft hérétique. quelle chère fôt ilsj'Lc cordieuilbifcotent voz femmes ce pendat 1 [ t 1 1 [ 1 [ qu'elles en romiùage.

& PlineJib.Etdorf enauat ne foyez faciles à ces ocieux & inuri Ici voyages.qu*cn tous les fermas que iamais nous furent prefehez en noftre viIle:C'eft.cha.&des corps. Car vn bô ourier met in différera ent toutes pièces en ceuure.Puis les mena Garga¬ tua prendre leur réfection en la falle : niais les Pèlerins ne faifoyct que foufpircr.Allez vous en pourcs gens au nom de Dieu le createur. Nous fomnies plus édifiez Se inftruits en ces pro pos qu'il nous a tenu. Lors ditGrangoufier.vij. Entretenez voz familles . C'eft . auifc.quc lors les Republiquesfe royent heureufes. des Anges.\J& LES OEVVRBS tour. tra» uaillez chacun en fa vocatiô.iij.côme l'eau du Nilc en Egypte.& viuez côme vousenfeignelebô Apoftre faint Paul.!! t.v.Que i'ayc la vérole en cas que ne les trouuiez cngroilTccsà vo ftre retour. dift Gargâtua. Se des Saints auecques vous:& n'y aurapefteny mal qui vousportc nuifancc.dit Gargantua.inftruifez voz enfans. Ce faifans vous aurez la garde de Dieu .& <ii rent à Gargatua.de rcpub.quand les Rois philofa- . Car feulement l'ombre du clo¬ cher d'vne abbaye eft féconde.ous croyes Strabo. O que heureux eft le pais qui a pour feigneur vn tel homme.que c'eft delà miche.deshabits.ee que dit Platon lib.lc quel vous foit en guide perpctuelle.

celte imitatiô des anciens i » ï I ï i ! Herculus. Alexahdres. . RABELAIS Ift phèroyeht. & terres .C'eft.Ccfars.mainteriant nous appelions briganderies.trop entreprins. ' - j ' rr"' Ourquedillon fut prefcrlté à GrâgoirX fier & interrogé par iceluy fut l'intre'I prinfe Se affaire de Picrochole ._ i efTes.& autrastcls eft contraire* i àlaprofeffion de l'Euagile.j ment Touc^utdillonprifon»ier.par lequel nous i dl commandé garder .dit Gràngoa fier.Le temps n'eftplus d'ainfi eonquefier les Royaumes auec dommage de foa prochain frère chreftien . X LVU* ' - ii pretédoitp la tumultairc vacarme. I ( Comment Grangoufier traiefla humaine* \ l s .oulesPhilofophes regneroyef» Puis leur feit emplir leurs befaces de viures.( " * 'i DE M. A quoy rcfpondit quefafin & fa deftinee eftoit de côcjuefter tout le païssilpouuoit. . leurs bouteilles de vin.& mcfchancctez. pour l'in iurc faite à Ces fouaciers. Mieux euft il lait Toy contenir çh fa maifoa roy allemcnt la gou> I i i « . non boi fhlleroent enuahir les autres .&admi f riiftrer chacun Tespaïs .fauuer regir. & à. *R.chacun* donnacheual pour foy foulagcr^au refte du chemin & quelquescarolus pour viure. peu * eftraint. quelle fin il i il GHAP.31 . Scipions. Et ce que les Sarrazins JcBarbares iadis appeloyent pro. Hannibals.qui trop embraffe.

veu q cefte no ftrê differéce.n'eft point guerre jpprement.Si guerre la nommez. Quad eft de voftre rançonne vous la1 donne entièrement. & noftres.remonftrez à voftre Roy les erreurs que cognoiftrez. & iairïais ne le eôfeillez.ains fedition quad les Grecz mouuoyent armes les vns contre» lesautres. Laquelle encores q congnuffiez.v.ÎJt ' LES OE V VRES j uernant.elle n'entre point au profond ca binet de noz coeurs . que de r'abiller quelque favi-l tecommifeparnoz^genSji'entés Se voftrés. Ce que fi par malc fortune auenoit. car les per¬ sonnages querelans eftoyent plus à contenter.il commande qu'on vfe de toute mode ltie.hoftille'. par me piller fera deftruit.derep. Allez vous en au nom de Dieu:fuyuez bon ne entrepiinfe. vous deuez laifïer couler outre. Comment Platon lib. ayâtefgard à voftre proufit particu¬ lier.que à ramemteuoir. Car nul de nous li'eft outragé en fon honneur:cVn'eftqueftion enTomme totale. ellen'eft que fuperficiairc. car auec le commun elt aufli îe propre perdu. mefmemènUeùr fa tisiaifant félon le grief comme ie me fuis- .que infulter en la mienne.vouloitè-t itrc non guerre nommee. & veux que vous foyét rendues armes & cheual : ainfi faut il faire entre voifins & âriciensamis. car par bien la gouueriieri Peuit aUgmétec .j ment la pillant .

DE M.ucc yous.ditGrangou'fieràu Moine^nis à ran. :qik*prcfen£tToucquedillan)fuiTent contez. .' il à aagc& difcretion. ^donqqesditjToucquedilip:Scjgbetur c'eft Juy véritablement qui m^àprinsîr.& Dieu foit a. rtere Iean mon bon amy eftes vous qui auezprinsle capitaine Toucquedilloa icy prefent?Sire. çon?Non. Ce que fut fait ce pendit qu'on feit la collation auditTovicquedillo^auquei demanda Grangoufier s'ij vouloit demou» rer auec luy.de faprinfe'Rien/ien. F R.cn rien foit offenfé Ces paroles acheuees appellale Moine.dit Grangoufier. DonqUes.Moine foixante Se deux mille falus pour celle prinfe. voudriez you$ .que par moy ny lesmies» . ou fi mieux aymoit retourner à fon Roy. au. retournez à vojftre Roy.Dieu feraiufteettimateux de noftre differêt lequel ie fuppliepluftoft par mort jnetôliixdc cefte vie & mes biens dépérir deuantmesyèûx. Decélaneme foûxieX6bien. R A B E t A I S.ie nie jendsToir prifonnier: franchement.ditle Moine. L'àuez YOUS.ileitprefcnt.cela ne ine mené pas.Toucquedillon refpondjt.& deuant tous luyvdema-"da.ait Grangoufier.ditle'Moine. &.i'ayme mieux queie fçachez par fa EorifefHon?quepar ma parole. qu'il tiédroùtle party lequel il luyxonfdlleroit. ÏJ} offert . Lors commâda Grangoufier. diète Moine.

. X LVAl: ENcesmcfmes iours .&tousceux qui m?au rontbienferuy.Et guerrcfaite fans bonne prouifion d'argent n'aqu'vnfoùfpirailde viguêuut' Les nerfs des batailles font les pecunesïDonquesjdilt Grangouficr. mille falus qu'ilauoit receu.174 ' ' Uî OE VV RE $ Puis luy donna vne belle efpee de Vienne. ' auec le fourreau d'orfait à.iué par h. puis fut.garny dé fines pierreries à l'eftimatiô de cent foixante raille ducats. ceux de BelTedù Marché vieux. .belle vignettes d'orfeurie.8c vn collier d?ôr. & dix mille efcus par prefent honorable.difant: Sïrece il'eft-ores. C'H. car l'on ne ~fçait quels affaires pourroyent furuenir. du < . .'pefant leptcés deux mille marcs. Gargantua pour fafeureté luy bailla trente hommesr-d'armes.' Picrochole.àla fin ic vous contêtcraypar lonncfte rccompenfe. dubourg S. lt Moine rendit à Gragoutîer les fbixatedeux .Comment Grangoufier manda quérirfis légions^ O comment iTouc uediilon tua Hafiiuea». Iceluy dcparty .' Apres ces propos môta Toucquedillon fut fon-cheual. laques.que vous deucz faire tels dons^ À ttendez la fin de celte guerre'. .commandement' de .&>fix vingts --archiers fous la côduite de Gimnafte . pour le mener iufques es portes de la jocheClormautjfibtfoing eftoit.

du BréhemÔt.ny accepta du tout. de montforeati . RAB £ L A I S.Lés gens cltoyent ' quinze mille hommes d'armes .BB Xi. ! 1 . . j. des riuicrcs des Ro¬ ches faint Pofdu Vaubret5. .dupontde Ciain3de Crauant. Lequel offre Gargantua nerefufa.ils luy i.qùatrrVin^tiIneuîfv mille harqueboufiers .bafîlics Se fpiroles. Se pour leur ancienne confcderation. du Çroullay de Narfy. de Huymes. ofFroyenttout leur pouuoir tant de gés.pour luy dirent' qu'ils eftoyerit auertis des tors que luy faifoit Picrochole. cent quarante mille!aucturiers. .lc tout foûdoyé & àûitaillc ' pour fix mois & quatre iours .lieux confins euoyercntde. dcCoulainesdeChofe. 17$ Trainneau de Parille. i ambalTades.& autres munitions de guerre.onze mille deux ces canons.de Pâzouft.Uets Giagoufier. de Verro. fix vingts quatorze millions dcuxefcuz te demy d'pr. - jfuyenuoyoit.dott blescanÔs.. I Mais gtâdemet les rémerciarit^ dift.4rentVdeux miilecheuauxlcgiers .L'argent de tous montoit par les pactes qu'ils ! . FR.Piôniers quarantefept mille. de Mufle. del'iflc Bouchard.de Varcnes. .de Grâmont des Bourdes. quil comooferoit cefte guerre par tel engin que ''befoing ne feroittantémpefcher de gésdd . de faint Louant.de Pautille.de Cande.de Serge. Se autres .quc td'argét.des ColdreaUx.deBour igueil. de la ville au Mère.

dc. foixantefix millejiommes depié.. qu'vnç armée. Se luy cota au long ce qu'il auoit & fait & veu. vingtfixmillftharquebufiers. ^dipufiat qup. v i ngt deux mille pion ' niers._ls.tât bien aiTortie de leurs tlueforiers. defquels i'amais ji'auoyent eu que tout bien. Tbucqucdilldnarriué fe prefenta à Picrochole.T7/T-.grof.quc mieux refïembloyent vue harmonie d'prgues & concprdaçe d'horploge. .CBJfLy_B. & viuâdiers.deuxcés.& Quihquenais. ny. k .tât prudes à l'auènture.raifon moleftcr ainfi Ces voifins. fes pièces d'artillerie.J___ bié. autres gens neceffaires au trac de bataille: tant bien inftruits en art militaire. tatbien armeZjtantbien recongnqiffans & fuyuans leurs enfeignes. A la fin con feilîoit par fortes paroles qu'on feitâpointernçnt aue<j GrangqufierJequel il auoitefprouuéhrplus homme de bien du monde.de marefchauXjd'af mûriers.Seuleniétenuoyaquiameneroitcnofdre les légions lefquelles entretcnoit ordi¬ nairement ep ces places de la Deuirïiere. Et au regard du principal. que iamais ne fortiroyét de cefte h 1 * entre- . . s.tantfoudains à'entendre& ©beïràlcurscapitaines..tantexpediezàcdil rir^tât fqrtjsa choquer.rnon tant en nôbre deux milles cinq cens homes d'armes .ce n'eftoit ny droit . tous pat bande. ougcdarrnerie. Se fix mille cheuaux legiers. Chauigny.de Grauot. X B.

FR. Ainfi perifTc (qui féaux fçruiteurs blafmera.s'il§ l'eufset voulu rcteninrnais côme vertu eft de tous tantamis que ennemisjlouec Se eftimce. cjui tant facilement font corrôpus côme ie congnoisToucquedillon.djft fràchemét . mettre à Tac II n'jeuftacheué cefte parole.DE M.Etpofé que d'icelle les ennemis fe feruent à leur proufit . A tes parpks Toucquedillonimpatiènttira fon eÇpee\ & en tranfperça Ha¬ ftiueau vn peu au defitis de la mamelle gau. Carie voy fon cou¬ rage tat chagéque vplôtiersfe fuft adioint ànoze^nnemis pou. Se nous trahir.chc.doM mourut incontinent.Car la puifsace de PicrochoTc. pour en ma prefence tuer maligné* Inient mon tant bon amy Haftiueau . queaifementnc lespcuft Gragouiîer. aufli mefchanceté eft itoftcôgneué Scfufpecte. ty] entrepfinfe qu'a leur grand dômagc & mal heur.qn'ils le miffent en pièces.r cotre uoùs batailler. RABELAIS. Ce que fut fait fut l'heure tant crudjeniçnt que la chambre eftoit toute pft . Et tirantfon coup du corps. fi ont ils toufiours les m efch an s & traitres en abo minarion. Lots commaodaàfçsarcbiérs.& /qupea'u tat diapré.dift:T'auoit on dôné ce bafton. q Haftiueau àiû tq ut haut. Bien malheureux eft le Prince qui eft de tels gens fcruy . Picrochole loudain entra en fureur>& voyant l'efpce.n 'eftoiç telle.

crochole. Dauatage il vient grand renfort.qlques jpueffes».laif«. C H x^TP.s ea leurs cou rages.beaucoup dirai nuez en nombre. vous criez deuât qu?on vous cfcorche.fer>oyér.dÔt pluficuw comencerent murmurer cette Picrochole tant que Grippep inaat luy dift:Seigneurie ne fçay quelle iffuc fera de cefte entreprife le vôy voz ges peu conferme.&ecluy deTou* quedillon getter par fus lès murailles en I» vallée. X Lfllh À rgantua e ut la. & ia.Brenjbrcn.par deux ou trois i (Tues.. charge totale de l'ar. dift Picro choie.ÏJ® LESOEVTRES liée defâng. Ils confideréntquefpmmes icy mal pourueuz de viures . C"> Puis gaingnerét'le-gué-dé Vede. Et leur dônât courage par bônes poles(JpmitJ guds dos à-ceux q.& -pai'bar Beaux & pôslegeremêt faits pafTe rent oa tre d'vne traite. fez les feulement venir. vous femblez les anguilles deMehî.Puisfcithônorablerrlentinliii m et le corps dcHaftiueau.ienê voy point côment'ce ne foie ànoftrc ruine tocale. Si nous fommes aflicsp vnefeis. Comment Gargantua ajfàillit picrochole dèi'M la Rocheclermaut _> défit Varmée dttdtt /V.de gens à voz ennemis.Puis côfidcrant l'aftietedî . ~J mee fô perc demourà en fon fort..Les nouuelles de ces outrages furent feeuës par toufel'armee.

Mais s'ils feiournent".Ceuxdelaville' [rldef^ndoyét le mieux q !t pouuoyét. FR.»B M. & gaingna au deffus le puy iufques au grad ^chemin de Loudiny Ce pendant l'aflaut côJitinuoittesgens de Picrochole ne fçauoyêt. sa i) . Lors ils ' font pires que diables. mettant les lubfides du cofté de la montée.c)C c'en grande diligence tranfuerfa les marez. ' t'Maisfurieufementfortitàuecques quelque fl bande d'hommes-d'armes de fa m'ai fon . Le Moine print auec luy fix enfeignes de c| gens depié. 1 T79 ïavillcqu'eftoitenlieûhaut& auantâgeux délibéra celle nuict fur ce qu'eftqit de faire. ! Mais Gimnafte luy dift. A don. Seigneurtelkeft la n-aturc & complexiôn desfrançoiSjqu'ils ne valent qu'a la première pointe. pour mi-s 111 S1 111 eicuxdônerlieuàl'artillèrie. dont les imGargàtuiftes fe retirèrent au val .qui'greiloyent deuersies couftaùx. paffoy et outre par dclfus fans nul fe[cjiirAueûs delà bande fauucz de l'artillerieirait».mais les.L'aduis fut trouue bon.& deux ccnshômés-d'armes.faciez do- 'Derl'auflàut. * ques prôdùir toute fon armée en plain cap. le fuis d'aduis 1 ? 8 f qu'a l'heure prefènte après que voz gens au¬ ront quelque peu refpiré& repeu. ils(fout moins que femmes. & :l»lafutreceu& feftoyéàgrads coups de canô' t. RABHAIS. fi le meilleur eftoit fortyhors Se les rece-1 Muoir^ou bien garder la ville fans bouger».

parquoy fe mirent en fuitte fans ordre ny maintien.Lc Moine voyît celuy cofté s|tîel il tenoit aiuegé.mais ce pédant le Moine àuoit occupé le pàflage. &y enuoya quatre legiôs de la compaigme de SébâftCjmaisu toft ne peurent gaingner lehau^qu'ils ncrécontraffenten barbe PicrocKole. Aucûs vou loyentleur donner la cha{fc. toutefois gtadement furent cndôrriagez par ceux qui' fiftqycnt furies murs en coups de traict.&laruezpar terre. .&ceuxqauecluy s'eftoyétefpars. gar-ll . mais peu proufiterent. OEVVRBS donnèrent fierem et fur noz gens.craingnantque fuyuatlesfuyans perdifient leurs rancs .tre. tant que toute la force de la ville ] fut cuoquee. dénué de gens & le j.l8o' LES. Se que fur ce poinct ceux de la ville chargeaffent fus eux .cnuoyale duc Phrontiftepout amonefter Gargatua à ce qu'il auâçaft pou.Ce q feit Gargatua en toute diligece. & çômença fon artillerie à hurter fur ce quartier des mu¬ railles .S srtillenc.Ceque voyansfe youloyent retirer.Quoy voyant Gargatua en grade puilTance les alla fecqunr . Puis attédant quelque efpace. tors chargèrent fus roydemét. pour cmpefcher la retraite de Picrochole par celle porte. car tous furet receus entre les prdres.& nui ne côparant ài'encon. gaingner le couftau à la gauche .mais le Moine les retint.

merey. FR. penfans que plus dé crainte& de frayeur dô nent ceux quifuruienn'ent à vn côflict. Voyaris les alliegez de tous coftez . que ceux qui lors à leur force combatent.& en fou tefiercté coururent enfemble vers la porte del'OrientjOU eftoit'le defarroy. Scies Gargatu|ltes auoir gaingnéla ville ) fe rendirent au Moineà. M.& aucus de fes gens.cV les fiens enfemble. excepte lesdeux cens homes-d'armes qu'il laiffa hors pour les hazars . 8c fournirent aux hommes-d'armes. Tou¬ tefois nefeit oriques effroy.iufques à ce que tous les fiens euffcnt gaingnéla muraille. B AB eIaiS^ des niagnanimemét tira vers feit qu'd môtafur luy. Puis ouurant celle porte " Orientale fcfrtit au fecours dé.& fans refiftence tueretles gardrs'd'icelle porte. Le Môincleur feitrendre les'baftons & armes. A donq co gnoiffant Picrochole & fes gens .BB. Puis s'efcria hoBriblemcnf. & par outrecuidace fe ha¬ sarda plus que deuant . & tous retirer & refèr rerparleseglifes. frère Iean en bonne heure foyez venu. & tat m iij . Gargantua: " Mais Picrochole pénfoit que le fccburs ltfy yenoit de la ville. iufques àce que Gàr gantua s'efcria: Frère îean mon amy .Et par der riererenuérferènt toute leur force.&xômettarisgenses portes pour les garder de iffir. quev to«t *!$( le fort.faififranttousles baftoris decroix.

ainfi s'en alla le poure cholérique. Et toufiours feguemete à touseftrangieis de la venue des Coque cigrucs .&au chemin de Riuie. se fô cheual brocha par terre. à quoy tat fut indigné que de fô efpee le tua enfacholerc puis ne trouuant perfonne qui le rcmôtait. cfperant certainement félon la prophétie de la vieille . C H A P. puis paifant l'eau au port Huaux. eftre à leur Ycnue .ï'8 1 L E S OE V V R E S .mtua les pourfuyuit iufques près Vaugaudry tuant Se raaffacrant . que fon Royaume luy feroit rendu .& racontant fes malcs fortunes futad* uifé par vne vieille Lourpidon .eftoit defefperé . X LIX.cho1ère comme deuant. voulut ptédrc vnafnc du moulin qui la au¬ près cftoit:mais les municrs le meurtrirent tout de coups. à la venue des Coquecigtues : depuis ncfçaitonqu'ileft deuenu . Toutefois l'on ma dit qu'il eft de prefent pôuré gaingne denier à Lyon.& luy baillerétpour foy couurit vne mefchanteTequenie. Picrochole ainfi defefperé s'enfuit vers rifle Bouchart. Garg.& le detroulferét de fes habil lemcs. Comment Picrochole fuyant fut furpris demain fortunes j&* ce quefeit Gargantua après U bataille. puis Tonna la retraite. prindentla fuite entons endroits.

Car plus-eftimoyécla viue fouuenari ce des humains acquife par libéralité .au.1 1 ! U.qui 1. cfquels prefens tous Ces Princes<Se Capitaines. Laconcion que feit Gargantuaes ya:ncuz.& -commanda es threforierS que ce repas leur fuît défrayé Se payé.refrai çhir chacun par fa bande . que . Içauoir eftxquelques gens depied de la bande du capitaine Toi m ère. jtkPonocratcs qui auoit vn coup de barquefcbuzçcn fort pourpoint.ayeulx Se ariçeftresde toute mémoire ont efté dece feras . par euxcPnfbmmees ont pour ligne mémorial des triôphes & >i ctoires plus volotiers érigé trophées Se mo numés es coçurs des vaincuz par grâce: que es terres par eux conquefteespar architc. par¬ la comme s'enfuit.. i'frj ' Tcintcgré à fon -royaume.. ? R. q des batailles. » E iCHt^PL TRE .4 jeftqyent de la part de Picrochole . R A S E t A I S.L. NOz ' - m_"litp .Puis les fèit. 6\la feroyent payez pour. pcrcs.. Se cefte nature. fix mois.cture. & trouùa que peu d'iceux eftoyétper. Apres leur retrai'le -Gargantua' premièrement recenfa Tes gens. >>eu qu'elle eftoit fiennc.& après leur repas ils comparu fient en la place de* -liant lechafte. riz en la bataille . Ce que fut fai-ppuis feit conuenir deuant foy en ladite place tousxeux. & que Ion ne feit outrage quclcôquc en la ville.

chargé de dos. Peuffènt miferâblcment traité.feit affembler tous les Princes.depôpu!é Se faccagé* Jcs fins maritimes d'Olone & Talmôdois. fuiecte es calamitez de l'air. Tout ceciel à efté reniply des louanges & gratulacions que vous-mefmes 3c voz pères feiftes lors qu' Alpharbal Roy de Canarre non alfouûy de fes fortunes çnuahit furieïi fement le pais d'Onix ^exerçant la pirati»» que en toutesles ifles-Armoriques"& rcgiôs côfines. Si entendant admirez le bon traitement qu'ils feirent es Barres de Spa» gnola. Vous àuez entendu.il 4 LESOEVVRÊtf îamuteinfcriptiôdesarts. le logea auecques foy en fon palais .& à la demolitiô deParthenay.qui auoyët pillé. Il fut en iufte bataille nauale prins Se. vaincu de monpcteàuquel Dieu foit gai de Si protecteur. Mais quoy au cas que les autres Rpis Se Empereurs. . & enuied'vn chacun. & par incroyable debônaire^éJe renuoya en faufcôduit.amiablement.colomnes&py. chargé de grâces . voire qui fefont nommer Catholiques. durement emprifonné ^ran¬ çonné extrêmement : il le traita'courtoifemcnt. ramides. Souuenir affez vous peut de la manfuetude dont ils vférét enuers les Bretons àlaiournée de faint Aubin de Cot micr. chargé de toutes offices d'amitté^u'en eftiladuenu? Luy retourné' en fes terres.

mais prefque de tout. bagues. ER/ R.Papegays.Genettes. tes.Ptlicans.leur expofa l'hu . or-. Ari.Guenons.orîraûtla tranfaction k> . & les façon que le monde 'yeuftexemple.q Ion offreroit entièrement Sieurs terres .décrété par confente:iment vnanime.' [ioyVax^fpiceries^rogues Se odeurs aromà |ticjues.ain« fut erribraffé focialcméttoffrit fes preses..lgrac.ASS LAIS. & ne fut toleré.comme auoit ia en nous de ..Ciuctfpna fut ce délibérer en ' - .LaTut.to& DE M. qui dedans ne iettaftee qu'auoiti de Çngulier. chacun à( la foule [iettoit dedans icelle.Caç foy embarquât pour faire voile jau vent VeftenNoideit. argent .le faïtfureftime indigne. ilepaîs. I Wnité qu'il auoit en nous congnue. . Point n'eftoit fils » i | debonnemere repute . vouloir baifer les pieds de rhondit Bere. Porcs efpics.il« ne furent receus par trop eftre excefsifsrfe donna mancipe & ferf volontaire.ieufeté honnetteraufsi en eux1 d'honnc Ifteté graçieufe. s îSf eftats de fon Royaume.iué quefut. foy & fa pofterité : ce ne fut accepté par ne fembler équitable : céda par Je décret àes eftats fe» terres & Royaume. «menârnon feulëmét les thtcfors de fa roaif Ton Se lignée Royallë. à en afaire félon noftre arbitre: Alpharbal en pro lipre perfonne foudain rétourna auecqs neuf smilletrenrehuict grandesnaufs onerantes. dommàînesSc royaume.

i l eftoit tenu de ce faire. Quelle fut l'iffue. La fin fut.par ce qu'vnbon tourliberalèmécfait i homme de raifon.trais mil Jions.lES'OÏV VRI* tranfport figné. que ferpns contraints leur inhiber de -rien plus nous apporter.la tierce xxvj. vouloir en payerét xxiij.augmëte Se accroift les bieffâits.euiTcnt ped tyràniqueraét exi¬ ger vingt fois cent mille efetus . ils nous furet l'ai née première icy payez ta féconde de franc .céts millerla quarte.'Eh lieu que pour fa rançon prinfeàtoii ïcextrcraité.& les côtracts iettez au feu. & fi rie d'honefteté leur auoit monftré.fecllé & ratifié de tausceut qui faire le deuoyent:ce fut totalcrnétre ïffef 1 fé.croift continuellement . Car le téps qui toutes chofes ron* ge Se dirninué.confiderât de franc vouloir Se fimplicité des Canàrriens:& pat mots exquis Scfentences congrues dimù nuoit le bô tour qu'il leur auoit fait.quç monditpere commença lamenter de pitié & pleurer copieufemët.&tanttoufiours croiltènt de leur boa gré:. cents mille cfcuzi i. & retenir pour hottagers fes enfans aifnezdls fe font faits tributaires perpétuels. difant ne leur auoir fait bie q ui fuit à l'eftimation d'vn bouton. & obligez nous bailler par chacun an deux millions d'oraffine à vingt-quatre karats.Mais tant plus l'augmétoit Alpharbal. C'eft la nature de -grauicé.

Ic regrette de tout mô càur que n'eft icy Picrochole. Lequel parce qu'eft trop bas d'eage [(car il n'a encores cinq ans accomplis) fera igouuemé & inftruit pat les anciés princes. D'abon¬ dant ferez à l'Unie des portes payez chacun pour trois mois.Car ie luy eu fie donné ïà entendre q fans mon vouloir. fR. & huit mille hommes de pied fous la cpnduite de mon efcuycr Alexandre. tenant ie vousabfous Se deliure.i'ordônc i& veux que Ponocrates foit fur tous fesgoii iuerneurs entendant. pour vouspouuoir retirer en voz maifonsox familles. Dieu foit auec vous.&ne fçait on ou.ny cômét eft efuanouy. Et par autant iquvn royaume ainfi dcfoléferoitfacilemét ruiné.& vous ré* francs & libres comme parauant.Ne vovt Jant doriques aucunement dégénérer de la debônaireté héréditaire de mes parés mai-.ny mô nom.Mais puis qu'il eft efperi du.& afsidu auec fefant iufques à ce que i > . (ie veux que fon royaume demeure entier à Ton fils.fi on ne refrenpit la conuoitife Se aua ifice des adminiftrateu rs d'iccluy. auec authorité à ce re :quife. ï?7 par noble penfee & remembrance.SE M.-eftoit faite cefte guerre. fans efpoir 1 1 1 ' i £ ^d'accroiftrcnymonbië. l& gens fçauans du royaume. à fin que 'parles paifansnefoyez outragez. Se vousconduitout en fauueté fix cents hommes d'armes. RABELAIS.

lefquels i'auroy et inci¬ té.egir & régénérer. I'Ceïuy toutesfois ce npnobftânten certain! endroits punît rigoureufemét les autheurs de rébellion. capitaines.Sc pardonner a vn chacun.Ie confidere que Iule Cefar empereur tant débonnaire. le côfidere que Moyfe. if tétrbp énerUee diffoluedepardonnéres malfaifans.Ie plus douxhôme'quf de fontempsfull Se i fut la terre^'aigrement puniffoit les mutins & fedicieux du peuple d'Ifrael. qui a efté fource & caufe première de cefte guerre par fa vaine outre cuidance. / _ .que fa fortune rien ' l'plusfouuerain n'auoit. A ces exemples ie vucil que meliuriez auant le dcpartir. officiers &donleltiques de Picrochole. par cefte pernicieu.Et finalement tous confeillers.S econdemêt fes côpagnons fon¬ ciers qui furent negligens de corrigerfat? ftc folle furl'inftant. fe confiance de grâce. après la bataille. loué ou confeillé de fortir fes limites! pour ainfi nous inquiéter. que de luy dift Ciccron. Commentles yifteurs Gargantu.premiercmerii ce beau Marquet.fauuef.svisfnm\ les rtiompenfez.finô qu'il pouu"oit.J( j fa vertu meilleur n'auoit. le confidere que facili.lS8 X ES OE V Y RE S le congnoiftra idoine de pouuoit par foy ~r.finô qu'il vouloir toufiours.leur eft occafion depluslégiere» met derechef malfaire. .

& deux fouacierslef . fur et l V^liurez les fedicieux par luy requis excc |([ptezSpadafsin. QH c/âr P. l8.&auçamp de Brufieuieille. quels périrent en laiournee.! »* M. f l'autre iufqu'au val de vire . Les naurex. il feit panfer Se traiter en fon grand -î^oipn corne. Autre mal ne f leuifeitGargantua. F R. tçs. &les. L I /""^Efte concion faite par Gargatua. I . de tous leurs intereftsàleur confefsipn &C ferment.Excepté aucuns de la légion Decumane .Merdaille&Menuail. l'autre iufqu'à t logroinefas derrière foy regarder ny predrealaine par chemin. RABELAIS. L'vn iufques au' col de Laignel d'vne traite.Puis céuxquilaeftoyent morts il feit honiiorablcment inhumer en la vallée des hJoiret([ d t ( . Apres aduifa es dommages faits en" la vjlle Se habitans : & les feit rernbourcer.finôn qu'il les ordonna^ pour tirer les preffes à fon Imprimerie : laquelle il auoit nouuellementinftitueé. lcfûs il auoit veu en la iournee faire quel- .renuoya hyuerner en leurs ftations & garnifons. |.Et y feit baftir vn fort chafteau : y commettant gens Se guet pour à l'adiicnir mieux foy défendre cotre les foudaines cfnieutes. Au départir remercia gracieufement tous les foudars de fes légions qui a- uoyent efté à cefte défaite.Iefqls i cftoyent fuiz fix heures deuant la bataille.

leCoudray:àEudemô. 8f ©uuragequipar eftime de tous excedoiten pris la matière d'iceux.ur le Moi" .Môtpêfier:!eRiuau. àChilonacte:Grauot. A la veuë& venue d'iceux le bô homme futtatioyeux que pofsiblene feroitlede. Adone leur feit vnfeftin le plus ma* gnifiquc. ferire. nacelles. C ommet .felon1 que plus leur eftoyent commodes.ton te d'or mafsif. Et d'abondât à chaefi d'iceux dorrna1 à perpétuité ( excepté s'ils mouroyent fanî Koirs) fesxhaftcaux & terres voifines.drageoyers & autre telle vaifTelle.AlexandrciLigrejài Sophrone:& ainfi de fes autres places.ip O LES OEVVRIf '- ques prouêfles:&les Capitaines ies badef.couppesr {>otcts. calathes. àToImere:à Ithibole. A PiiTue de table il diftribua àehacû d'iceux tout le parcmét de fon bufferq eftoit au poix de dixhuit cent mille quartorzeèc fans d'oren grands vafes d'antique..Montfaureau:à Aca-' mas. A Pono» cratesdônalaRochcclei-maud:àGimnaftc. vio- icrs. ' Ga7^antuafettbiii~îirpe. outre la pierrerie.le plus abondant Se plus délicieux que fuit veu depuis le temps du roy Affueje.Plus leur feit Conter de fes coffres àehacû douze cêts mille efcitf Contes.à.candclabres. efmeil.grâdes ta(Tes. ' lefqls il amena auecfoy deuers Grâgouiier.à. grands potSjgrands Dafsins. ScbafteiQuinquenais.Câde:V arènes.

fjuimoymefmegouuernerne fçaurois. REftoitféulemctleMoineàpourueoir. en vlancesque Ci femme aucuney entreft'eni tens de preudes Se publiqucs)on nettoyé la.Etrcquift à Gargatua qu'il inltituaft fa-^ religion au contraire de toutes-autres.dece monde eft. C H. ' IçT wl abbaye de Theleme.octroyer moydefbndér. S'if vous femble que ie vous a^efait. lequel Gargantua vouloit faire abbé deSeuillc:maisillè rcfufa.-' diftle Moine. grande foreft du port Auaut. Pfe*miercmét dôq(dift Gargàtua)il n'y faudra1 iabaftirmurailles au circuit.dô ner l'abbaye de Bourgeil. en uic& confpiration mutuc.la. FR.BI U.vnç abbaye à mon deuis. dlcs ont pafTéîfutordont-dcuxlieuës delà . Se non fans caufe.que de moine il nevouloit charge nygouuernemêt.il luy voulut. quelle mieux luy duiroir.Mais-le Moine Ioy^ fcitrefponfeperéptoire.&qpuiffc àrauenirfaircferuiceaggreable.ou mur y ar & deuâT 8c derrière y a force murmur.La demande pleut-à Gargantua. Dauantage. jlacepar laquelle. car toutes au¬ tres abbayesTont fièrement murées. RABE t A I S. LU.ou les toutes deux s'il prenoit mieux à gré. Car commentjdifoit ilspourroie gouuemer autruy.veus qu'en certains Cônuents. Si offrit tout pai'sdcThelemciuxtcla riuierede Loire i.ou de S. Voire.Florét.

diftleMoi-. à quoy vaut elle? A mettre en religion. J.aii tat .limité & reiglé par heures. pafTé.finô cçlles.coter les heures. ijc. E) par ce qu'es religions de çç monde coutcô.propos (dift lé Moine) vne femme qui n'eft ny bel le ny bonne.troii par cas fortuit.t paiTé. Item par ce qu'en icetuy temps on nemettoit en religion desfemmes.bofruc$) Ja. difoit Gargatua.Mais félon les bccafiôsSc opportunités fcroyent toutes les luures difpenfees.diftGareantua.Ia plus vray e perte du téps .eftoit de.infenfees.cequ'eî (Conuens des femmes n'entroyent les lior» mes finon à l'émbîee &rclandeftincmét:fuC décrété que ia ne fcroyentlà les Temmes. fut décret té que la ne feroit horologe ny quadrat au» cun.I? î.ides.Voire.qu'il fçeuft. Fut ordonné qus Ia. on nettoycrpitcfurieufemët tous les.maleficiec$ Se tarées :ny les hommes finô catarrez.bien naturèes:& les beaux. rte feroyent rcceuésfinon les belles. mal nez.lieuxp'ar lefquels auroy«. Item par.fqlles. Se nô au dire de bon fens & en¬ tendement.Car.ÏS OÏVVFIS né que fi religieux ou religieufe y ep. &.defaitcs.à faire des cheniifes.&.bicri formées.niais &^empefchè de maifom A. Quel bien en vient il ? Se la plus grande refueric du monde eftoit foy gouuerner au fon d'yne cloche .boiteufes. bien formiez & bien nacurez. .ç|£ftoyctb6rgnes.

"vne fois receùz en religion.leshômeS en cas que ny ftiffentles femmes» Item par ce quêtant hommes que femmes.Diue.. & vefquit en liberté.feize cents foixâteneuf mille efcuz au foleii. POur le baftiment & affortimét de Tab* baye.& obediêce:fut quelà hônorablemet on & dotée l'Abbaye des CH LAP. LUI. Pour la fondatiô Se entretenémét d'icelle donna à perpétuité vingtîrois' cens fôixan'te neuf mille cinq ces quatorze nobles à la rofe. casque n'y fuflent les hômesmy I^J _ ccnftituè ' peuteftre marié. Au re¬ gard de l'ea£elegitime. n . FR. & autant à l'efioile peuffinieie. dixhuir. Gargantua feit liurer de content.de rente foncière indénéz. q. vingt h fept cent mille huit cent trtte Se vit - Cemm'ntfutbaftie Tbelemites.fçauoir eft de DE M. mouton à la grâd laine:& par chacu an iuf¬ ques à ce qUele tout fut parfait^ afsigna fur îarecete de la. fornioyct quad bonleur ferh)bleroit frâchement & en ticremêt. ebaiieté. apresl'an de prpbation cftoyët forcez & aftraints y demeurer perpetuellemét leur vie durant. chacû fut riche..les femmes y eftoyentreceues depuis dixiufqs a quinze ans: les homes depuis douze iufques à. RABEtAlS.fut eftably quetant homes q femmes làrcceuz.p'oureté. Item par ce que ard inahetn-ét lesreligieuxfaifoyêt trois Vaux.

Criere.Et eftoyét toutes pa-. Lebaftimet fut en figure Exagoneen telle-façon qu'a chacun angle eftoit baftie vne groffe tour ronde à la capacité de foixantc pas en diametre. Le tout bafty. Au pié d'icelle eftoit vne des tours af fïfe.' fis Châbourg.iufqs en terre. Et de celeur paffa belles letrès. nç Chantilly: Çareo içelu/ .à fixeftages.IJ4 I-ES OE WRES ' . . Ledit baftimêt eftoit cet fois plus magnifique que n'eft Bôniuet. Lerefte eftoit embrvlché de guyde Flandres à forme dexuls de lapes. Le dçfïïis couuert d'ardoife fîne:auecl'endou(fure<le plôb à figures de petits manequins.En tirant vcxs l'Orienteltoit vne autre nômce Calaer d'autre enfuy liant Anatole : l'autre après Mefembrinc! l'autre après H«fpe-rie:la dernière.nôme Artice. amorriz & foluables par chacunan à lapotte de l'abbaye. Entre chacune tour eftoit efpace de trois xens douze pas. Le fecôd eftoit voûté à la forme d'vne anfe de' panier.ou finiffoyefit en grâds cfchenaux qui tous conduifoyéf ea la riuio re par deffous le logis.& ani¬ maux bié afiortis Se dotez auec les goulue res qui ifibyent hors la muraille cnye lçs croifees. xomprenât les caues fous terre pour vn. reilles en groffeur & portràict. Lariuiere de Loire dccouloit fur l'afpect de Septen¬ trion. peintes en figure diagonale d'or & azur.

. l'afîiete par nôbre de douze entre chacun repos.Depuis a'ij .part depieire Numidique. fee dédis iceluy mefme corps. &. I^f cftoyent neuf mille trois cent trece Se deux chambies. FR. &.Fraçois. que fix homes d'armes la lace fur la cuifTepouuoyet de fronc enfemblc monter iufqueaudeflusdetoutltbaftimér..& Hefpagnol: départies par les diucrs.chapelle.Hebrieu.pac lefquels eftoit receu la clairté :* & par iceux onétroitenvn cabinet faitàclaire voyc de largeur de ladite viz:&montoit iufques au demis la couuerture*. De laquelle tas marches eftoyentpart de porphire. Depuis la tour Articeiufque à Criereeftoyent les belles grades librairies en Grec^La tin.garderobc.Par icelle viz on entroit de chacû cofté en vne grade falle. des falles es châbres. Icelle eftoit faite en telle fymmetrie Se ca¬ pacité.eftages félon iceux lagaees.Tufcâ.là finoit en p&uillon.DE M.Au milieu eftoit vne mcrueilleufe vizjde laquelle l'entrée eftoit par le dehors du logis en vn arceau large de fix toifes. RABELAIS.& iffue en vne gradé falle.En chacun repos eftoyentdcux beaux arceaux d'antique. part de marbre S erpétindôgues devingtdeux piedsj'efpetîeur eftoit de trois doigts.cabinet.chacune garnie de arrière chambre. Entre chacune tour au mi¬ lieu dudit corps de logis eftoit vne viz bri.

Geux mitoufleztrapars efcorniflcz. Y n-'entrezpas Hypocrites.s Rempliroyent mes champs.bafauchiens. mageurs du populaire! Ontciaux.- Infcription mife fur la grande perte de VHk^P.. CIers. Befrlez..hiftoires.b'adaux. .!<?£ ' t£S OE V VRES latcur Anarole(iufquesàMefembrinéffoyent belles grades galleries toutes peintes proueifes. LUI t.bes. qui les bons parroiciens Ainfi que chiens mettez au capulakc Voftre falaire eft aupatibu aire* . prions delà terre.Bigots. Torcoux. Demefchanceté.enflez. Ny Oftrogotspercurfeurs des Magots: Haires. Vieux matagots.& pharifiens.caphars empantouflez. 'luges anciens. Au milieu eftoit vnépa^ rcille montée & porte cômcauons dit du cofté de la riuiere.cagots.& deferi.S ur icelle porte eltoitcfcrit en grofîes letres antiqs ce que s'enfuit: des antiques 1 CTheleme. Etparfauceté TroUbkroyent mes chants Voz abus mefehans Cy n'entrez pas mafchefu'ni praticiens. marmiteux bourioufîez.fagouteurs de Tabus Tirez ailleurs pour vendre voz abus* I [ Voz abus mefchan.plus q n'eftoyétles Gots.fcri.

RAS! I.vicux chagrins Se ialous: Ny aous aufsi fcditieux mutins Larues.iftins Soirs ny matins.Soycnt en pleins cabats v Procès & débats.qui roufipurs amailèz . Raireailleurs:ccans Ncferoitfeans: Vuidezce dommainfi îac. IÇ7 jÀllezy brairetcy n'cft Cdk excès. Cy n'entrez pas vous vfuriers chirharsv BrifFaux. ' » | . Point efgaiîcz n'eftez quand cabaiTez Et entaffez poltrons à chichefacc. La maie mort "en ce pas vous deface. Ou Ton vients'efbàtre. Courbez. a iij . Portez voz loups ailleur paiftre cq bô heut Croufteleuez remplis de deshdnneui:.camars.Lutins. GrippeminauXjaualleurs de frimars.ou Latins plus à craindre que loups: _ Ny vous galoviSjYeroleziufqueàlous.de danger palatins. F R. Face non humaine r_ De tels gens qu*on maine.lefchars.AI S.qui en voz coquemars De mille mars ia n'auriez affez. Preces Se débats :Peu font cy débats . j DE M. ' [ : Cy n'entrez pas vous raffotez m. j Grecs. A vous pour debatre .e non humaine. (D5t en voz cours on deuft mouuoi f jpc es.

tous foyez à milliers. Mes familiers ferez & peculiers Frifques galliers.los.1 5) S LES OEVVRES TIonneur. .& bien foyez venus Et'paruenus tous nobles cheualiers.los.deduk. Puis qu'on côfondc & par voix Se par rolls Les ennemis delà fainte parole. En gênerai tous gentils compagnons. Tous font faim au corps.deduit. Cy entrez vous. Cy entrez vous qui le faint Euangile En fens agille annôcez. De ciuilité Cy font les ouftils Compagnons gentils. Compagnons gentils Serains Ôcfubtils Hors de vilité. Parce bien leur dit Honncur.qu'oy qu'on grôde: Céans aurez vn refuge. La parole fainte. ioyeux. Céans eft déduit Panoyeux accords. qu'on fonde icy la foy profonde. Cy eft le lieu ou font les reuenus Bien aduenus. plaifans mignos.à fin qu'entretenus Grands Se mcnus.& baftille Contre l'hoftile erreur qui tant poftile Par fon faux ftrleempoifonne le monde: Entrez.

Or donne par don Ordonne pardon A cil aui le donne.à celefte vifage. Chacun en foit ceint. Cy entrez vous dames déliant parage En franc courage. Au deffUs les trois Graces.auec cornes d'a- bondance. nui dulieufutdonneuf Et guerdonneur..à maintien prude & fage. Le dedens du logis fur ladite baffe court eftoit fur gros pilliers de Caffidoinc. milieu delà bafTe court eftoit vne fontaine magnifique de bel Alabaftrc.Entrez y en bon heur ' Fleurside beauté. Le haut feigneur.pour vous l'a ordonné* Et pour frayer à tout prou ordonné. t$f îanefoiteftaintc ïncelieutrefîaint. Comment es~lotiie manoir des Thelemites. FR. RABEtAIS. & porphyre. ie autres ouuertu res du corps. Ettrefbien guerdonne Tout mortel preud'hom Or donne par don.Etiettoyent l'eau par les mâraelleSjbouche. En ce paffage eft le feiour d'honneur. C AV H ^yfP. ' Chacuneait enceinte La parole fainte. l'A droit corfage. ~r iiij .yeux.B8 M.oreilles. LK . a beaux ars d'antique.

Hip popotamts. Au bout eftoit le grad parc.& autres cho^ fes fpedtables.L'efcurieau delà des offices. l'hippodrome. & natatoires. xonnerie au deuat d'icellcs gouuerneepar aftruciers bien expers en l'art.foifonnant en toute fanuagine. Entreles tierces tours eftoyentlcs butes pour l'arquebufe. dencs d'Elephâ?.le théâtre. Se foifon d'eau de Myreàouxte lariuiere eftoit lebeau iardin de plaifance. ornées de peinrures& cornes de Cci-fz. Et eftoit annuellemër fournie par les Candiens.Au milieu d'iceluy le beau La¬ byrinthe. au dehors eftoyent les lices. Lafau.100 ISS OEV-V-RES Au dedans defquels eftoyét belles galeries longues Se amples .Licornes.àfinque elles euffentl'efbatemct entre les deux pre¬ mières tours.ïUiinoceros. Deuat leditlogis des dames.Le logis des dames compteuoit depuis la tour A rtice.auec les bains mirifiques à triple folier bien gatniz de tous alTortimcns. Les hommes occupoyétlc refte.&de La gr câffe bal¬ le. l'arc. Venicies. Se l'arbalclte. Entre les deux autres tours efto¬ yent les ieux de paulme. Du cofté de la tour Criere eftoit le vergier plein de tous arbres fructiers. Les offices hors la tour HefperieàGmple eftage. toutes ordonnées en ordre quincunec. Se Sarmaresdctoutes forces d'oifeau* .iufques à la potte Mefembrine.

Comment eftoyêt . I . & cabinets ii eftoyêt tapi ffez en diuer Ces fortes félon les faifons del'annee. Depuis furet reformées parleur franc vou¬ loir en kfaçô q s'ëfuit^ElIeportoyet chauf f« d'cfcarIate./ ZOt paragôs. îlU. 'iLanierSj Faulcon% Efparuiers:Efinerillôs. R AS E t AU.' deur. Se pafToyët .Tout lepaué eftoit couuert de drap verd.d'caurofe3d'eau denaphe. C H <^f P. yçftuZj les religieux & religieu^ fesdeTheleme.& eftoit dételle gran¬ if li ! il .La vénerie fxitpit vn peu plusloing tirant vers le parc. A l'iiTue* des falles du logis des dames eftoyêt les parfumeurs &e teftonéurs.Sâcres. qu'il pouuoit veritablemétreprefenter toute la perfonne.Autours.ou da migraine.©E M. '< C&autres:tantbié faits Se domefliquez que 'Iparrâsdu chafteaupours'efbattre eschâps 1 prenoyêt tout ce q tcncôtroyét. LEs dames aucômécemët de la fondatio' fehabilloyent à leur plaifir 5c arbitre. Gerfaux.Toutes les fallc s. chambres. Iceux fourniiToyét par chacun matin les chàbres des dames. aigles. En chacune arrière chambre eftoit vn miroer de chriftallin enchafféen or fin. Leslictsefloy et de bro¬ derie.& d'e au d'age. LTÎ .autourgarny de pcrles. f .& à chacune la precieufe calfollet te vaporate de toutes drogues aromatiqs.par les mains defqls pafibyét les homes quand ils vifitoyét les dames.

Les robes félon la faifon.iauneclair.gris &c. fus& deflbus.blanc. camelot de foye. fus icelle veftoyem la verdugale de tafetas blanc. toile d'argent.Les fouliers.defchiqueteesà barbe defereuiffe.tanné.rou ge. ou félon que bon leur fembloit & corefpondantàladifpofitiôdcl'air.Et cefte lifîere eftoit de quclqs belles broderies &decoupu«s.toile d'a.bleu.veloursongé.de brodure félon les feftes.de tafetas blanc. drap d'or.de toile d'or à frizure d'argét de fatin rouge couuert de canetille d'or.drap d'ar¬ gent. A u delTus de la chemife veftoy et la belle Vafquinedequelque beau camelot defoyc.efcarpins.verd. or trait.touge^anné.ouvio.velours.. de canecille. let.iuftement.noir.rgét. 10L LES OEVVREà 1 lefdites chaufles le genoil au defluspji trois doigts.8cpaii toufles de velours cramoify rouge. Se côprenoyentle genoil audef.defatin.bleu.cramoify. velours defatin porfîlé d'or en diuerfes portraictures. Les iartieres eftoyent de la couleur de leurs bracelets.tannéfarge de foye.cendré. En efté quelques iours en lieu de robbes portoyét belles Marlottes des parures fufdites ou quelque bernes à la Morefquede velours violet à frizure d'or fur canetille < T .Au dcffusdeli cotte de tafetas d'argent fait à broderies de fin or.damas.& à l'aguille entortillé-.

anneaux.uelsp6rtoyent aecouftrement Fraçois. Les homes cftoyët habillez à leur mode.. BAS EL A I S.Exceptezlesfeftes& dima ches.tafctas.d'efcarlat migraine blanc ou noir. Auprintemps à Tefpagnole . Martres de Calabres. efcarboucles.efq. tc. En hyuer à la mode Françoife.damas. Genettcs noires. efmeraudes. En ! 1 ' c(téàlaTufque.de rnefmes couleurs .fatin.agathes. dcfchiquetcz brodez & accoutrez cnparagô. .de velours (ficelles d'argent. balais.Le pourpoint. & autres fourrures precieufes. Les haux dd couleurs ou bien près ap¬ prochantes: brodées Se defchiquetees félon leurinuencion. chauffes pour le bas d eftametjOu fergcdrappee.)perles. 10$ J'argetjOU à cordeliers d'or garnies aux ren¬ contres de petites perles Indicques.de velours.diamans.Enhyuer robbe de tafetas de couleurs comme défais : fourrées de loups ceruicrs.faphiz. turquoi1fes)grenatz.iazerâs.Les pate-noftres. de drap d'or. L'acouftrement de la tefte eftoit félon le temps. Zibe r fines. FR. rubiz.Les aguillettes de foye te rnefmes couleurs t les fers d'or bien ef.par ce qu'il eft plus honorable . & mi¬ eux fent la pudicité matronale .Et toufiours le beau panache fclon les couleurs des manchons . carcas cftoycnt de fines pierreries. d'or. Se vnions d'excellence.i DE M. bien garny de' papillettes .bcrillcs.

quelle liuree les dames vouloyét en'icelle iournee porter . Les robbesautantprecicufescorn. En ces veftemens tant propres.fr pour iceux acouftremens auoir en meilleïf . Les fayes & chamarres de drap d'or.beaux rubiz. lebout d'or Se d'orfcurie . cun matin.efmeraudes.Les ceintures de foye de cou leurs du pourpoint . Car le tout eftoit fait félon l'arbitre des dames.Etpout à ce ne faillir eftoyêt certains gentils-hom mes ordônez pour dire es ho m m es par cha¬ .&c. .la poignée ds>ree.drap d'argét. Le bonnet de velours noir. au bout defquelles pendoyét enpa pilletes. gatny de force bagues & boutons d'or. que par chacun iour ils 1 eftoyet veftus de femblable parure. qu'en vn momet elles eftoyêt preftes Se habillées de pié en cap.toile d'or.par delTus mignonnement. Le poignart de mcfme. me des-dames. La plume blanche . velours porfilé à plaifir. ne penle qu'eux ny elles perdiiTcnt tempsaucun: caries maiftres des garderabes auoyent toute la vefture tant prefte par chacun matin : Se les dames de châbretant biéeftoyent apprifes. Mais telle fympathie eftoit entre les hom mes & les femmes . chacun la belle efpee au cofté.î©4 . partie'à paillet¬ tes d'or.LES 0E VVRES maillez. Se accouftremenstantri ches .le fourreau devc lours de la couleur des chauffes.

BE M. de perles & pierreries . Ainfi P auoit . brodeurs. chargées de lingots d'or >de foyecrue . & Canibabes. Se la zuuroyent chacun de .RARBIAÎ-S. CH. . lapidaires. yent denaïue reesfjulcons. eftoy ent four¬ . Iceux.Nul ne les efueilloit.LVll. FR. comme on baille ca vnions rédoyenrà vetufté . | ' tailleurs.ny à mager.cn laquelle demou^royentjes orfeures.màgeoyéft trauailloyétfdormoyétquàdledefirlcur ve noit. Comment eftoyent reiglez. Le leuoyent du cjuad bô licSfc leur fembloit:bcuuoyët. ÎO? lepportunité .& le tout pour les fufdits rcligieux & religieufes. tireurs d'or. veloutiers. Si quel¬ matière Se ques Se chageoblancheur:icelles par leur art renouuelloycnt en les donnant à mangera quelques beaux cocqs. feigneur Naufidete.nul ne les parforçoitny àboire. les Thehmites à leur manière de y iure. : nis de . eitofFe par les mains du lequel par chacun an leurrcndoit fept nauires des ifles de Perlas. TOuteleur vie eftoit employée non par loiXjitatuSjOtireigles: mais félon leur vouloir & frac arbitre. tapiffiersi & autetiiTiers.ny à faire ehofe eftabli Garga tua.En Ieurreigle n'eftoit que celte claufe: aurre quelcôque. fon meftier. Au tour du bois de Thelem« ^eftoit vn gràd corps de maifon long de de¬ mie lieue^bien afTorty.

S'ildiloit.tous beuuoyent S'il difoit. les darnes môtees fur belles haquences auec leur palefroy ^orrier fur le poing. mignonnement engantelec.chîter.iouons.rions toufiours chofes defcndues.ou vn efmerillon. Par cefteliberté entrerêt en louable émulation de faire tous ce qu'à vn feul voyoyêtplaire.& retixe de vice.& conuoi I tons ce que nous eft dénié.allôs à l'efbat es chaps. Iamais . Par ce que gés libres.parlcr de cinq Se fix langages. tous y alloyent.10£" 1ESOEWR8S " 1 FAY CEQJVE y O V D RAS.Tat noblemét eftoyêt apprins.efcrire. portoyent chacune ou vn efpar uier. bien iud ftruitsxonuerfans en côpagnies honneftes ont par nature vn inftinct & agaillon.iouer d'inftrumés.qu'il n'eftoit entre eux celuy ne celle qui ne feeuft lirc.Car nous entrepre .ou vnlaneret.& en iceux côpofer. bien riez.qui toufiours les poufe àfaits vertueux.leslio mes portoyét les autres oifeaux. tant en carme qu'en oraifonfolue .:harmonnieux. deitournent la noble affection par laquelle à vertu franchemet tendoyét à depofer Si enfraindre ce ioug de feruitude. tous iouyët. Iceux quand par vile fubiection Se con¬ trainte font déprimez & afferuis . lequel ils nommoycnt honneur. Si c'eftoit pour voiler. ou chaffer.Si quelqu'vn ou quelqu'vne difoit beuuons.

mieux raanians tous b⬠frons qui la eftoyent.àl'agui!ie. ''mieux remuans .Et fi bien auoyent vefeu à Theleme en fdeuotion &amiti.comme le tpremier de leurs nopces. Par cefte raifon qvûd le temps lvenu eftoit qu'aucun d'icelle abbaye .& mes dits entendez. *°T4 ta furent vsuxcheualicrs tat preux.es 'dames tant proprcs. il emmenoit svnedes dames . i Leuez voz cceurs. FR. . ou pour autre cauTe vouluft iffir hors. C H.Iamais ne furet veu.Ic neveux oublier ïvousdeferire vn Enigme .plus doctes. S'ileft permis de croire fermement.Tclle eftoit comme s j enfuir.é. Que par les corps qui font au firmament Humain efprit de foy puiffe aduenir A prononcer les chofes. nioinsr Tafclieufes.DE M. qui fut trouue iaux fondemens de l'abbaye.àla main. ' PO ures humains qui bon heur attendez. ou à ^arequeftede/es païens. R ABUA I S. &eftoyentenfemble ma«liez.que 'laeftoyenr. (à tout acte muliebre hoBnefte& libere. auec foy . en vne grande dame debroze. tat ga'lansjtatdextrcsàpié^àcheualjplus vers. LVUI.tan mignonnes. à venir: Ou fi Ion [eutpar diuinepuiffance. «pour fon deuot. Enigme en Prophétie. celle laquelle l'auroit prins.cncorcs mieux la cpnti 'nuoyçnt ils en mariage : autant s'entr'aytmoyent ils à la fin deleurs iours.

Etle dtuoir d'honneur Screuerence Perdra pour lors tour ordre Se différend Car ils diront que chacun àfon tour Doit aller hors. 1 Du fort futur auoir la congnoiffance. ds. A fut recit d'émotions pareille?. Et qui voudra les croire Se efeouter. Le fils hardy ne craindra l'iiripropere De ce bander contre fon propre père.. Iliortira vne manière d'hommes Las dii iepos. ' Qui franchement ironr. Tant de difcoi. Subornez gens de toutes qualitez A différents & partialittz. le fay fçauoir à qui le veut entendre. Ils feront mettre en débats apparents Amis entré eux Se les proches parents. (Qupy qu'il en doiucaduenir Se coufterj .ueiîies.& fafchez du feidur.ï&S ' l~e s oiveiis . Et fur ce point aura tant de méfiées.5cpui»i faire ïetour. Se cours.. Que ccft Hyucr prochain fans plus attcdie Voirepluftoften celieu ou nous forâmes. ' Xors fe vena maint iionim&de-valeur ^ .ou font les grands me. Mefmes les grands de nobles lieux faillis De leurs fuiets fe verront afiaillis. venues &' allées Qu_enu!khiitoirc.& deplainiour. Tant quelon iuge en alfeurédifcours Des ans loingtains la deftinee.

& débats Le ciel de bruit. - f r v * a - o. . ( Et à bon droit:car leur coeur adonné » A ce comhat. Iuiquesàtan^qu'ilen forte à grand' erre Soudaines eaux.& la terre de pas. Dontlepluslourd fera receu pour iuge. J v i . i t Et croire trop ce feruent appétit.& boyaux deshonueites Ilnefoitfai^nonauxDieuxfacrihxe. I Deîuge(dy ie)& àbonneraifon: Car ce trauail ne perdra fa faifon Ny n'en fera deliureé la terre.que gens de vérité: Car tous fuyuront la créance. Alors auront non moindre autorité HommesTansfoy. Etnepourranul laifler ceft outrage. Mourir en fleur 8c viure bien petitj. Si vne fois il y met le courage: i QtYil. Maisaux mortels prdinairc-feruice^ Or maintenant ie vouslaifîe penfer Comment tout fe pourra difperifer: Etqucl repos en ftoife fi profrondc i Aura ïecorps de la machine .ronde. dont les plus attrempez . îf^ ' Par l'efguilion deieuneffe & chaleur. i F R. . RABELAIS. En combatant ? feront prins & trempez.n'aura point pardonne Mefmeaux troupeaux des innocétes beftes Que de leurs nerfs.DE M. n'ayt emply par noifes. & eftude De l'ignorante Se fotte multitude. O dommageable & pénible déluge.

« Ainfi fera en peu d'heure rengec A trifte eftat. qui phis d'elle tiendront Moins de la perdre & gafter s'abftiedront: Et tafcheront enplus d'vne manière A l'afferuir & rendre prifonnicrc. »Quand Tiphus fi fort fe dépita. Quand fur vnfils de Titan fut iettee. .ains qu'eftre en occident Lairra efpandrc obfcurité fur elle. .«Que dans la mer les monts précipitai. Plus que d'eclipfe. O u pour le moins demeurera deferte. Les plus heureux . Que mefmc ceux qui tenue l'auront t Aux furuenans occuper la lairront. Et pour le pis de Ton trifte accident Le clair Soleil. Mais elle auant cefte ruine Se perte Aura long temps monftréjfcnfiblement Vn violent & fi grand tremblement^ Que lors Ethna ne fut tant agitée.- II» LES OEWREf.. Et plus foudain ne doit eftre eftime.. £n tel endroit que la poure défaite N'aura recours qu'à celuy qui l'a faite. Et du haut ciellafaueur Se clarté.ou de nuict naturelle. i Lors fera le temps bon & propice De mettre fin à ce long exercice: Car les grands eaux dont oyez dçuiler . Dont en vn coup perdrafa liberté. Lcmouuement que feit Inarimé..& fi fouucnt changée/ .

& de manne celeftes. fans par fes affecti¬ ons charnelles eftre diftrait ny diuerty." La lecture de ceftuy monunient'paracneuce. C'eft la raifon. Se dift es affiftens.àfîn Que ce trauail ea tel poinct terminé 1 1 Vn chacun ait fon fort predeftiné.par recompenfe honncfle. Ce ri'eft de maintenant que les gents réduits à la créance euangelique fontperfecutez * Mais bienheureux eft ce¬ luy qui ne ferafcàndalizé . Refte en après ces accldens parfaits Que les efleus ioy eufement refaits 'Soyent de tous biens. au blanc . LeMoihedift: Que penfez vous en voftre entendement eftre par ceft Enigme defigné & fignifie? Qupy. Tel fut l'accord. FR. Par faint Goderan^dift le Moine) Telle n'eft mon expo o ij . Gargantua fouipira profondement.Les autres en la firt Soyent denuez.dift Gargatua. O qu'eft à reuereir i Cil qui en fin pourra perfeuerer. Feront chacun la retraite auiferï ni < r~ Et toutefois deuant le parlement On pourra veoir en l'air apertem est L'afpre chaleur d'vne grand flétrie efprife. RABELAIS. & qui toufiours tendra au but . Pour mettre à fin les eaux .1 DE M. le decours {8c maintien de vérité diuine. que Dieu par fon cher fils nous àprefîx . ' Enrichiz foyent. Et d'abondant. Se l'entreprinfe.

. . La machine Tonde eft la pelote ou l'efteuf...'Les fuborneuts de gens . FIN. Les cordes desraquetes font faites de boyaux de moutons . Se y rauaffez vous Se tout le monde ainfi que' voudrez-Dé mapart. Se change Ion de chemife. > Et grand chère. qui font ordinairement amis Et après . font hors le ieu celuy qui y eftoit Se l'autre y entte. ou fous la corde i Les eaux fontlesfueurs. ou de cheures.XXt 1ES OEVYRES- fition de ftile eft de Merlin le prôphete:don nez y allégories Se intelligences tant graues que voudrez. Après le ieu on fe refraichift deuant v-n clair feu . qu'vne defeription du ieu de paume fous obfcuresparoles . . .ie n'y penfe autres fens enclos . . mais plus ioyeufement ceux qUiontgaingné. O n ctoit le premier qui dit fi l'efteuf eft fus . Et vo¬ lontiers oanquette Ion . font les faifeurs de parties . les deux chaffes faites .

bon Pantagruel..gentiTshommes. ' ' . Se y auçz maintcsfois o iij . s * . Se autres qui volontiers -vous adon¬ nez à toutes gétillefTcs& hohneftetez. àl'Auteur.>'. & comme vrais fidèles les auez creiies gàlàmctncnt -.. .vous auçz n'aeuercs veu..lcu & feeu les grades Se incftimablcs Chroniques de l'énorme geât Gargantua. TResilltstres Prologue.L^ i 51SC 0>?D LIYHTi des Faits & Dits héroïques du . Qt£tl mPeft aduis que yty yn Democrite Riant Usfaits de noflre yie humaine: O r perfeuere3 e$> fi n">en > as mérite En as bas lieuxJpauras au haut dommame* . Prifeferas de cela tien toy feur: s^ je le conpnoy Carton entendement £nct Liuretfours plaifantfondement L'ytilitéàfitresbkndefcrite. . Maiftre Hugues Saleî. 'i . & trefeheua- leurcux champidns. .. de l'Auteur. v Si pour méfierproufit auec douceur On met en pris yn t^Tùteur grandement. .

& à fin de ne foy morfondre .ou que le faulcô fe mift à planter voyant la proye gaingner à tire d'elle.XI4 . ou en cas que tous liures periffent au temps aduenir.pour y vaqueren tierement.à fin auc fi d'auènture l'art de l'Imprimerie ceffoit . fans que fon efprit fut d'ailleurs diftrait ny cmpeïché . 5c à Ces fucceffeurs & furuyuans bailler cômain en main .côme enten¬ dez affez: mais leur refuge de reconfort. qui entendet beaucoup moins en ces petites ioycufetcz.& miftfej affaires propres en oubly.IBS OEVV RES paffé voftre tempsaûec les hônorablerBîi mes & Damoifelles 3leur en faifans beaux &long narrez . .I'en ay côgneu de haux Se puiflans Seigneurs en bon nombre qui allant .que ne fait Raclet enl'inftitute.vn ckciî les peut bien au net enfeigner a fes enfans. àchafredesgroffcsbeftcs. ainfi qu'vne religieufe Caballe. Car il y a plus de fruit que parauenta re nepenfent vntas de gros taluaffiers tous crouteleuez. eftoit à recoler .ils eftoyentbien marris. alors qu'eftiezhors de propos:dont eftes bien dignes de grldelouenge & mémoire fempiternelle. iufques à ce que km les tint par csur.ouvolerpourci nés s'il auenoit que la befte ne fuft rencon» trees par les brifees.Et à la miéne volonté que chacun laiffaft faptopre befon gne.ne fe fouciaft de fon mcftier.

o iiïj . en quelque faculté .»£ M>FR. RABEl-AIS. en quelque langue . qui fe donnoyent àcent pipes de vieux diables .quandornouëdefTus. alors'touteleur confolation n'eftoit que de .ny plus ny moins que les femmes cftâs en mal d'en fant.que de met¬ tre lefdites chroniques entre deux beaux lî fgcs bien chaux.Au'tres font par le mode {ce ne font fariboles) 'qui eftans grandement affligez du mal des 'dents^pres auoir tous leurs biens defpen* llduscn medecinsfans en riéproufiter.uons veu. Se les dents leur treffailloyet côme font lesmari | I chcttes d'vn clauier d'orgues. n'ont trouue remède plus expedient. Mais que diray-ie despourcs i verolez & goûteux? O quâtesfois nous les L-auôs veu. 1 &engreflezàpoinct:&levilàgeleur relui ifoit comme la clauure d'vn charnier. . ôc . en cas qu'ils n'eu fient fenty allégement manifefte à la lecture dudit liure. Se les appliquer au lieu de la douleur les finapifant auec vh peu de pou f die doribus.que faifoyen-t ils. Et en a-v .& qlegoufierieur efcumoit côme à vn verrat que les vautres ontaculé entre les toiles.Eft ce rie cela? Trouviez moy liure . quand on leur lit la vie de fainte Margucrite. à l'heurequ'ils eftoyêt bieoingp. ilf 'les incftimables faits duditGargantua.lors qu'on les tenoit es lymbes.ouyr lire quelque page dudit liure. oud'efpinct- i i te.

il eft fans pair.& fie m'aduint onques de métir. Voulant donq(ie voftre humble efclaue) âccroiftre voftre pafletéps.predeftinatcurî. Et le monde à bien congneu par expérience infallible le grand émolument &vtilité qui venoit de ladite . . Et ceux qui voudroyét ce maintenir. Orlandofuriofo. Mais ils ne font comparables à celuy duquel parlons.fi non qu'il eft vn peu plus équitable Se digne de foy que n'eftoit l'autre.& iepayeray chopi ne de tripes.Guiliaume fans peur.qu'ilsfoyétre putcz abufeurs. Monteuille& Matabrune. le ne fuis né en telle planette. Robert le diable.quc Ion trou¬ ue en aucuns liures dignes d« haute fuftaye certaines proprictez occultes. incomparable Se fans parragon : Iele maintiens iufques au feu exclufiue.qui ait telles vcrtus.au nôbtedefquels Ion tiécFelfcpinte. Chronicque Gargantuine:caril en a efté" plus vêdu par les Imprimeurs en deux mois qu'il ne fera acheté de. ou alfeurer chofe qui ne fuit . Huon de Bourdeaux.Bibles en neuf ans.impofteurs &feducteurs> Bien vray eft il.Fierabras.\il£ v LESOEVVREl "" 1 fcience que ce foit.d'auantage vous offre de prefent vn autre liure de mefine bilîon. Car ne croyez (fi ne voulez errer à voftre efcict)q i'en parle comme les Iuifs de laLoy. Non mefsieurs non.proi 1 prierez & prerogatiues.

. îacaquefangue v/o*^ vienne. me Sodome en &Gomorrhepuifsicz tomber fouIphre3énfeu &... tout ainfi corn . . ccpreuefTes de à gages dés. Car ie voy que tous- CH I.& çq-.le lancy.le feu faint Antoine vousarde. vea que femmes de feiour vousrâmentenoir la pmierefourec Se origine dont nous eft né le bon Pâtagnïel.DE M. voire di-ic crptenotaire des mat tirs amas.le mau fin feu de riqueracque. maulubcc. C'eft des horribles faits . CE ne fera" chofe inutile ne oyfîue.que par fon Congé ie m'en fuis ve nu vifîter mon pais de vachey& fçauoir fi en' vie eft oit paré t rnien aucun? Pourcantià.en abyfme^en cas que vous ne croyez fermement tout xe que ie vous racôteray en cefte p refente chronique. .& croquen'otaire d'amours:quod vidimusteftamur.frn queie face fin à ce prologue. aufsi - menu que poil de vache /renforcé de vifargent vous puiffe entrer au fonderoét.trippes & boyaux . F R. RABELAIS. rneiemc donneàcenr panerees de beaux diable'SjCorps Se ame. lequel fay ferùy q ie fuz hors de pa'geiufques àprefent.Pareillement. mâu déterre vous vire. DihrïnneO' antiquité du grand Panta¬ gruel tsfjP. véritable. en cas que ie mente en toute Thiftoire d'vn Teul mot. XIJ . l'en parle côme vn gaillard drO no crotale.ce Pâtagruel.yous troufTe.

qui furet bcuueurs eternels.il y a plus de quarâtc qua rantaines de nuicts. qu'on l'appella de toute mémoire . Au mois d'Octobre ce me femble. Le mois -de Mars faillit en Karcfme .non feuleraét les Arabes.11$ ItS OIVVRti hons hiftoriographes ainfi ont traité lents Chroniques.& la Lune varia de fon cours plus de cinq toi- fes.pour nôbrer àla mode des antiques Druides ) peu après que Abcl fut occis par fon frère Cain.la terre imbue du fangdu iufte fut certaine année fî tref- fertile en tous fruits. & fuftlaMi«uftenMay. l'année des groffes Mefles:car les trois en faifoyent leboifièau. que le foleil brunch quelque peu côme debitoribus à gauche. Gérais. Se fîngulicrement en Méfies. tares & Latins.qui de fes flans nous font produis . Bar. qu'on nomme la femaine des «ois ieudis: car il y en eut trois. (ie parle de loing.maisaufsi Gregois.En icelle les Kaledes furet trou uees par les breuiaires des Grecs.ll vous côuient donq noter qu'au cômcncement dumôde.&futmanifeftemét veu lemouuemcnt de trépidation au firmamét dit Aplaneitelcment qucla Pléiade moyennelaiffant fes . car de cela me veux ie curieufemenl garder ) fut la femaine tant renommée par les annales .à caufe des irreguliers bifTextes .ou bien de Septébre(àfin queiene erre .

& Mardigras. Car! aucusenfloyentpar.' Jes. ».quelcs A Urologues n'y peuuét mordre.mâis nô à tous en vn mefme lieu. Zlff «Ôpagnes declfna versl'equinoctial : Se l'e* \ ftoile nômee Lefpy laifla la vierge fe retirant vers la balance:qui font cas bien efpou uentables & matières tant dures & diffici.' .Et de cefte race nafquit faint Panfart. 11 11 1 .fpacieufe.Faitesvoftrc " conte que le mode volontiers mageoit def8 dites Méfies.Semblablemétleshommes & femmes de celuy tcps mâgeoyét en grand plaifir de ce beau Se gros fruit.celefte.' çieufe.qu'on nômc le piotjfut trompé en le 1 1 beuuant :car il ignoroit la grande vertu Se puiffanced'iceluy. s'ils " pouuoyent toucher iufques la.& tât eftoyentboffus qu'où les appelpit 1 1 . Mais tout ainfi côme Nbé le faint home ( auquel tat fommes. mais accidens bien diuers leur en auindrent:Car àtousfuruint aU corps vne enflure trçshor^ rible. F R. verre leur deuenoit boffu côme vne grofTe tonne: defquels eft efcrit: Ventrem omnipotêtem.& le.ioy eufe.lef quels furent tous gens de bien Se bons rail» lars.dcli.Ji DE M. car elles cftoyet belles à l'il ' & dclicieufes au gouft. RABELAIS. Les autres enfloyétp les efpaules. deifique H queur. ' obligez Se tenus de ce qu'il nous plata la vigne.levêtre. Aufsi auroyét ils les dens bien lôgues .dont nous vient celle nectarique.

& euft vent enpoupe.ainfi côme difent lesfem mes.& aies veoir eufsiez dit crue c'eftoyent Grues.ou bien gens marchas fur efchaiîes.Et de cefte race ifsitEfopet.Et s'il auenoit qu'il fuit en poinct. Vous fçauei le refte de là chanfon.Car elles lamétentcôtinuellemét qu'il n'en eft plus de ces gros . Autres croilîent par les iambes.120 -LES OEVVRES _1] môtifcrëSjCÔme portemôtaignes. lefquelles iamais n'abitenten bragette:elles tom¬ bent au fond des chauffes.gros.àlés veoir eufsiezditq^ e'eftoyentgens qui euffent leurs lances en l'arreft pour ioufter à la qntainc. Et les petits grimaul les appellent en Grâtnaire Iambus.ou Flâmans. que les trois empliflbyctbiê vnmuy. à là mode v 1 antique.fi bien qu'ils en feruoyct de ceintu¬ re . Es au¬ tres tant croiflbit le nez qu'il fcrhblohla fleutç d'yn alâbic tout diapré.verd & accrefté . Les autres cnfloyet en lôgueur parle mébre qu'on nome le laboureur de nature.duquel vous auez les beaux faits & dits par efcrit. le redoublant à cinq ou à fix fois parle «orps.P'iccuxfoni defeedues les couilles de Lorraine. tout eitinec* | . Et d'iceux eft perdue la race. Iwraw en voyez encor parle mode en diuers fexes Scdignitez. en forte qu'ils l'auoyent merueilleufèment long. Src.gras. Aurres croilfcnt ea matière de couilles fi énormément.

lefquelles tant grandes auoyent que del'vne faifoyét pourpoint. mais tous furet amateurs de purée iSeptembraîe:Nafon Se Ouide en prindrent leur originc. 8 I . de l'autre ic eouuroycnt côme d'vne cappe àfEfpagnolle. lequel fut inaenteut du ieu des Gobelets. 111 . \ Qui engendra Tite. :i t n \> ' Qui engendra Erix. de laquelle race peu furent qui aimaffent la . ' f"( QvùengedrajHurtalyjCj. I . & par eux Pantagruel.oc régna au temps du déluge. Qui engendra Goliath. lédebubelettes:pullulant. qui auec fes efpaules i garda le ciel de tomber. . zoul. ..tout boutôné & brodé de gueules.dont font dites aurcilles deBourbonnois. Les autres croif¬ Tent en long du corps :& de ceux la font ve¬ nus les geans. -FR.Et tous ceux defqucls eft en eTcrit. Ettel auçz veu lé chanoine Pan-.tout efmaillé. . . Autres croifTent par. RABELAIS. . Et dit on qu'en Bourjbônois encore dure l'eragc.DE M.purpuré à pôpctes.ptifane .Qui engendfa Athlas. Qui engendra Sarabroth. 1 . ' ' -. : ' sr \ ' "Qui engendra Faribroth. fut beau mangeur defouppes. ules orcilles. Qui engendra Nembroth. Et-le premier fut Chalbroth. r .^ '. chauffes Se f layon.&Pié de bois médecin d'Apgiers .Ne reminifcaris.

Qui engendra Goliath de Secondille. lequel eut terrible¬ ment beau nez à boire au baril. Qui engendra Oromedon. Qui engendra Etion. .cô-» me tefmoigne Bartachin. Qui engendra Enceladc. Qui engendra Gabbara^qui premier inuen ta de boire d'autant. Qui engendra Othe. . ' Qui engendra Gemmagog .verolîe pour n'auoir beu fraisen cûé. Qui engendra Cace. qui fut isa:ntcur des fouîiers à poulainc. Qui engendra Polypheme. Qui engendra Agatho. . "Qui engendra Porc. contre lequel batailla Alexandre le grand. ^ Qui engendra A rtachees.. Qui engendra Tipha. Qui engendra Alb. Qui engendra Porphirio. . Qui engendra Cce. Qui engendra Offot . Qui engendra Adamaftor. Qui engendra Antcc. Quiengcdra Briaire.lequet premier eut la .qui auoit cent mains.llîr 1E> OEVTREf Qui engendra Eryon. Qui engendra Aegeort. . Qui engendra Aranthas.

Qui engédrales Titanes. t j Qui engendra Falourdin» Qui engendra Roboyftcy .D8 M. Qui engendra Fierabras. 8 'Qui engendra Enay . Qui engendra Bruflefer. 11J Qui engendra Sifyphe. i Qui engendra Mafchefain.inuenta de fumer les langues de beuf à la cheminée . qui fut trefexpert en matière d'ofter les ccrons des mains. * QuiengédraMorga. lequel premier de ce mode ioua aux dez auecques Ces bezicles.dont nafquit Ferragus. FR. Qui engendra Engouleuent. . qui premier . Ieql auoit les couilIons de peuple. lequel fut inuefl» tcur des flacons. i Qui engedra Gayofte. duquel à efcrit Merlin Coccaye. dont nafquitHer cules. Qui engendra Happcmouche. t Qui engendra Longis. & le vit de cormier. j Qui engendra Gaïehaut. compaigno» de Roland. lequel fut vaincu par Oiiuier pair de France. R ABE L AlSi. Qui engendra Boliuorax. Qui engendra Fracaffus . car au parauant le monde les faloit comme on fait les iambons. Qui engendra Mirlangaut» Qui engendra Galaffre.

-. . Qui engendra Hacquelebac.aufsi n'y euft il peu entrer. & bien apparenre: "mais la refponfe vous contcntera. mais il eftoit deflus à cheual.bons couillaux & beauxcorneniufcurs Hebraiques:Iefquels afferment que vcrit> blement ledit Hurtaly n'eftoit dedans l'ar¬ che de Noc. lequel fut vaincu pat Ogier le Dannois pair de France. Qui engendra le noble Pantagruel mon . Qui engendra Foutafnon. car il eftoit trop jjrand . Qui engendra Grangoufier.ou i'ày le fens mal gallcfreté. Qui engendra Mabrun. aueques luy dedans l'àrchc:au nombre deT qviclsin'eltmis ledit H'urtaly ? La demande eft bien faite fans doute. Etdemâdez comment il eft pofsible qu'ainû foit : veuqu'au teps du déluge tout le monde pcrit. Et par ce que n'eftois de ce temps la pour vous en dire à mô pb> finie vous allcgueray l'autorité de.114 LES OE VYXÏS. vous faites en vous rnefmes vn doute biéraifonnab|e. . ' Qui engendra Gargantua. QuT engendra Brusbant deMommiere. » > maiftre. Quj engendra Vitdegrain. Qui engcdra Bruycr. I'cntens bien que lifans cepaffage.s Malforets.fors Noe fie fept perfonnes . Qui engendra Sombrant de Çonimbres.

qui fut tué à: Marignanxhcuauchoitpourfa môturé vn etoscanôpeuicr.ncmét la caufe &raifon de fon nô qui luy P .fans point de faute.cômc faifoit Icaromcnippe à lupiter. Ceux qui dedans cftoyêt.nô fay ic fit elle.Car. Mais pour entédréplai»' . fille du Roy des Amaurotes/ | cnVtopic. Se cômele gros taureau de Bcrne. . i mec Badcbcc.comc font les petis enfans" furies cheuaux de bois. Auez vous bien I» m le tout fans caif.Iuy enuoyentviures par vne cheminée à fuftifancecomme gens fccongnoîfîàns le bien qu'il leur» .fàsainU: fouffoquerfa mère.beuuez"donq vn bon coupnelecroycz. 113 lli ' DE M. FR.c'eftvhc"befte de beau & ioycuxan-iblc.. (li 1 !|i il faifoit. En icelle façon. f felonlcraportdc Lucian. iambc deçàiambc delà.ii B rt ëntcndu. fauua après Dieu ladite arche de periller:carilluy bailloitle branflc auecques* leiiambes Se du pied la tournoit ou il vouloitjCÔmc on fait du gouuernaild'vnenaui K.&fi [lourd qu'il nepeut Venir à lumiere.Et quelquefoisparlemétoy et enfem.Dtlanatmtédutrtfredoutt Pantagruel. v CH i*fP. RABELAIS tt-f eheual.. ît Argantua en fon" cage de quatre cens* d vJTquatre vingt quarâte & quatreans en* ilgédrafon filz Pâtagruel de fafemme nom-. ol ble. II.laquelle mourut du mal d'enfantf /"> itCaril.eftoitfimcrueilleufemcntgrand.

vagans Se crianspar la terre horriblement . Et ne fut d'Helie. belettes. Toute la contree^ftoit à lancre:c'e ftok pitoyable cas'de veoir le rrauaildes hit mains . plus èfchauffec que fut pour lors. trei¬ ze heures . Car il auoit prou affaire defauagi l'eau benoifte pat les eglifes:à ce quenJ . Ail' très le mettoyent au vetre d'vne vachcpooi eftre à l'.les riuières taries . Au regard des hommes.11Î8T LES OE-VVRES ' fut baillé en baptefme.blereaux.vmbre:& les appelle Homère Alibantes . les oifeaux tombant del'air par faute de rofee : les loups.quepalTerent trente fix mois trois fepmaines quatre iours.Car il n'eftoit arbre fus terre qui euft ny feuille ny fleur . pour Ce garentir de cefte horrifiqm altération. les regnarSjCerfs^aglicrSjdainSjlicurcSjCoiininj. les fontai¬ nes à fec .Plufieurs fe iettoyet dedas lespuis.lcs poures poiflbns delaifTez de leurs propres elemens.foynes. Se quelque peu d'auantage fans pluye. Vous noterez qu'en icclleannèefut feicherefle tant grande en toutlcpaïs d'Afrique. auec chaleur de foleil fi véhémente que toute la terre en eftoit aride . c'eftoit h grande pitié^ vous les euffiez ycuz tiransla lâgue comme Heures qui ont couru £xheu res.&autresbcfteslô trouuoitpar les champs mortes la gueulle* baye. les herbes eftoyent au temps fans verdure.

dont elle tua route la mer qui par ce eft falee. FR.lors qu'elle allaicta.Adôq la terre fut tantefehauffee.q rien ne feperdift. Le philofophc raconte en mouuant la queftion .Encores quad quelqu'un entroit'en l'cglifc.che.car tou P <l » - » .DE M. tlj : fuit defconfîre . ledit Phaeton t mal apprins en l'art.bruflat vne gran départie duciel.quc les philofophes appel ^ ï l.qu'autcpsqUè Plias.tant approcha'de terre. mais Ion y donna tel ordre ' parleconfcil de mefsieurs les Cardinaux. qu'il luy vint vne fucur énorme .& . pourquoy c'eft que Bf-eâudelamer eftfalee. 11 RABELAIS. ' Si du fainct Pere. Combien que les iplushuppez poètes difent eftre la partt ou tombale laict de Iuoo. O que bienheureux fut 'en icelle année celuy qui eutcaue fraîche» ' & bien garnie.vous eneufsiez veu à virig~ ' taines depoures altérez qui vcnoyét au der '. bus bailla le goùucruement defôn chariot ilucifiqucàfôn filz Phaeton . Herculcs.riere de celuy qui la diftribuoit à quclqu'û I la gueule ouuerte pour en auoir quelque ! goutelctttf. nomment le chemin faint laques.qu'il mift à fec toutes les côtrees fubiacentes.à fin. Se ne fâchât cnfuiurcU i ligne ecliptiqucentrcles deux cropiquesde tlafphere du Soleil. » II i katvialectea:& les Lifrelofres.comme lemauuais ri.que nul n'en ofoit prédre qu'vnc venue. avaria deTorichemin.

ïbit vne belle procefliô auec forces letanici & beaux prefcharw. quart liure.Et le poùre peuple commen ça à-s'efîoui. vaut autent à diiecom- \ "' '' . [ det.Ilî LIS OEWRS» te fueur cû laleexe q vous direz eftre vray fi roules taftc.fupplians à-Dieu omni potentlcs vouloir regarder defonceildt clémence en tel deconfort.Et par ce qu'en ce propret our nafquit Pantagruel.ou bien do celle des vcrolez quand on les faitfuct. Car Panta en Grec.vifiblemcntfùïent veucs de terre fortir grottes goûtes de eau comme quand quelque perfonne fue eopieufement.r de la voftre propre.aIors que chacun vouloir re¬ cueillir de cefte rofee:& criboireàplargo.LeS autres gerisfçauansdi /ioyét que c'eftoit pluye des Antipodes: ceme Senecquc narre au.r comme fi ce euft efté chofe i eux proufitable:ear les aucunsdifoyêr que de humeuril n'y en auoit goûte en l'air.trouuerent que ce n'eftoit quefaulmurc pire & plus falec que n'eftoit l'eau delà mer.d6t on efpcraft auoir pluye. ce m! eft tout vn. quaîfhV num oaturaliû parlant de l'origine & fource du Nil: mais" ils fùréc trôpez^ar la pro* ceffioïi finie.fbn père luy impofa tel nom.&fai.8c que la terre fupplioitau dcfaut. Quafi pareil cas arriua en cefte dite anneexar vn iour de védredy que tout le mode s eftoit mis en deuotiô.

en lague Hggatene.ce fa rit aguil * lonsdc vin.auffi bien ne beuuions nous que lafcheifient.puis vingteinq char reteesdcpourrcaUx.&Gruel. tinrent premier de fon ventre foixance ©c huit tregertiers.vaut jutant comme altc'ré. mulet tout chargé de fe!. .n5 en lance met. Car alors que fa mère Badebcc l'enfantoit .d'aulx.DR M. R AB E C AlS.Voicy bonne prouifion. chacun tirât parle licol va.Etvoyâtenefpritde prophétie qu'il jferoit quelque iour dominateur des aketes eequcluyfutmônftré à celle heure m ci¬ me par autte figue plus euidertt.il fera chofes merucillcufes.8c s'il vit il aura de Péage. XI) Jinètout. & que les fàges femaies attédoyët pour le receuoir. voicy fortir Pantagruel. Puèatl que mena Gafgantua de la mort defafemmtBadebec.Etcommedlêscaquetoyêatdé ces menus propos entre elles . mais les aucunes d'entre elles dï' foyét. Ti. Il eft né à tout le poil.dot dift vne d'elles en efpefit prophétique.fepc chameaux chargez d'angUillettes.d'dignpns. Cecy n'eft que bô figné. tout velvl comme vn Our$. après lefquels fortirent neuf drogmâdaireSjChargez de iabôs & langues de beuf fumees.&dc cibots:cc que efpoUuetà bien léfditês fages femmes. p iij . voulant inférer qu'à l'heure de fa natiuité le monde eftoit tout alteré.

m'amie.ou vn Milan prins autacct. i QVâd Patagruel fut nc.maisil ne les pouuoit foudre.qui fut bié eifo hy. ' LES OE V VRIS c h <_# p.ma mignonne.ta dame ttef* ..ourirepourla ioye de fô filz D'vn cofté & d'autre il auoit argumensfo.mon petit con (toutefois elle en auoit bien trois arpés &deuxfextercès)matendrette.mafauate.ce fut Gargatua fo pcre: carvoyât d'vn cofté fa fcmmeBadebccmor tc. iamais ienete verray .nc fçaupit que dire ne que faire.ta douce nourriue.Ha Badebeç.tat beau Se ut grâd.quet'auois-ic fait pour ainfi me punir? Quen'en^ uoyas tula mort à moy premier qu'à elle? car viure fans elle ne m 'eft que bnguir.& pplex.Pleureray-»ie.& dePautrefô filz Patagruel né. S315 . Et par ce moy é demouroit empeftré côme la Souriz empeigee. Et le doute qui troubkxitfô entendemeteftoit afçauoir s'il deuoit plorcr pour le duc? ildefafcme. qui fut au mode.ia mais ie n*en recouurcray vne tèlletce m'eft vqc perte incftimabje.mabraguet te.O mô Dieu. car il les fai¬ foit trefbicin modo Se figtua.. Iamais ie ne ta verray . la plus cela.difoitih ouy :car pout quoy ?Ma tat bônc femme eft mortc. phiftiques qui le fuffoquoyct.qui eftoit la plus cccy . tu as perdu ta bônc mere.ma pantoufle. m.Hà poure Pantagruel.

tant riant. Ma femrrïe eft morte.laifibns toute melancholie.Et ce difant pleuroit comme vne vache. me voila» affolé.mô peto. baille leur ce q ils demandetjtiës ma robbe. ie deuiens vieux.ho. lt . 1JI -aymee.boute la nappe. Ce difant ouit la letanie . I» |i me lachandelle. difant: Seiil que ie me côtriftc enco res?celamefafche.rinceles verres. & bien: par Dieu ( Da iurandi ) ie ne la refufeiteray pas pat . Se les mé¬ mentos despreftresqui portoyent fa fem¬ me en terrejdôntlaiffa fon bon. ic pourray prendre quelque fleure .91 ML. Foy de gentil homme il vaut mieux pleurer moins.ho.ienefuis plus ieune. propos'.tàt ioyeux. apporte du mcilleur.fouflecc feu. 6c tout foudain fut rauy ailleurs. que tu es ioly.allu .& tant ie fuis tenu à Dieu de ce qu'il m'a dôné vn fi beau filz. rattu m'es outragcufe de me tollir celle à laqlle immortalité âppartcnoit de droit.que ieme met te en pourpoint pour mieux feftoyer les cô mères.tât ioIy.gneur Dieu faut p iiij .& boire d'auantage.Ha faufc mort tant tu m'es maliuo\ Je.ferme celle porte^taille ces foupes. i mais tout foudainrioit côme vn veau quâd j| Pantagruel luy venoit en mémoire. le temps eft dangereux.Ho.enuoye ces poures. que ie fuis aife:beuuôs ho. RABELAIS. F R. Ha mo 5 petit hiz(difoit-il)mon couillon. chaffe ces chiens.ho.

1 Xyt XES OEVVREt r ' >mesp!eurs. CH ^¤P.ie ne vous peux veoir)allez à l'enterrement d'clle.tempcrans allèrent à l' enterrement Se fu¬ nérailles.Etce pédant feit l'Epitaphe pour eftre engraué en la manière que s'enfuit. & le poure Gargantua demoura à l'hoftel.vellepric Diea pour no':elle eft bictieureufc.autaivt soous en pendà l'eed.én rien outrepafla: Cysgiftfon corps lequel vcfquit fans vice. & ferois en dâfer tomber malade. ÏE trouue par les anciés Hiftoriographes &Poé'tcs.elleeft en Paradis pour le moins. Deîcnfancedt Patagruel. Luy pardonnant. mais beuucz quelque on traict deuat: car vous en trouuerczbié & m'en croyez fur mô hôneur.car ie me fens bien fort altéré.il me faut penfer d'en trouiier vne au¬ tre. geç femmes(ou font elles bônes gens.ellc ne fe fou cie plus de noz miferes Se calamitez. dit-il es fa*. fi mieux n'cft. llll. Elle en mourut la noble Badcbec Du mal d'enfant.que tat me fembloit nice: Car elle auoit vifage de rebec. Et mourut lan & iour que trefpafla.le demouxant.& ventre deSouice.clieeftbien.qpIufieurs fut nez en ce mode » » . Corps d'efpaignole. Mais voicy que vous ferez. IPriez à Dieu.Se ce pendant ie berceray icy mô filz.qu'a cllefoit propice. A quoy ob .. Dieu gard.

Mais vous n'en ouyftes iamiis d'vne fi merueilleufe comme fut celle 'de Pantagruel :car c'eftoit chofe difficile à 'croire comment il creut en corps & en ror'ceenpeu de teps.mais les dents luy eltoyent defîa tant çreucs & fortifiées . le laiiTc »icy à dire comment à chacun de fes repas iK 'hunioit le laict de quatre mille fix cens vafches." F R. R A B B L A I S 133 en façonsbien eftrangcs.liuredePline. Et n'eftoit rien Hercules qui citant au berceau tua les deux ferperis: j'carlcidits ferpens eftoyêt bien petis Se fra^giles.qacferoycnt trop ilôgucsàracompter.& luy magea les deux tetin$. Certain iour vers le matia qu'ô le vouloit faire teter vne de fes vaches (carde nourriffcil n'en eut iamais autre-! raenteomme dift l'hiftoire) il fe defeit des liens qui le tenoyét au berceau vndes bras.Sc la moi» . & vous prêt ladite vache par deffous le iarlret. qu'il rompit idudittimbre vn grand morceau côme tref bien apparoir.(i auez loifir.de Ville.lifezle yij.dieu D i1 1 ' fenNormahdicjdcBramontenLorreirie.Et commet pour luy faire vn paeflon à cuire fa bouillie furent occupez tous tes opefliers deSaumur en Aniou.Mais Pantagruel eftat encores au bet feau feit cas bien efpouuantables.Sc iluybailloit on ladite bouillie en vn grand timbre qui eft encores de préfet à Bourges ipresdu palais.I M.

venoitlcfçherlçvifage. Parquoy craignant Gargantua qu'il fega-' .auec le foye.n'euftefté quelkcti oit horriblementxommc files loupsfatenoyét aux iambes:auquel cry le monde.& le mangcoit tresbien côme vous feriez de vne faucifle.ar¬ rêt ne luy en demeurait côme il le tenoit.veritre. voyans ceuxqiiiJe feruoyent.carlesnourrif' fes ne luy auoyent bien appoint torché les.voulant dôncr àentendre.bon.caril ne fcaupit encores bien parler.*34 6e LES OEVVREl^ île du . cilcment comme Sanfon d'entre les Philiftins. {c luy . Se après commença i dire bon.bon.fa-.&le meiten piecescomme vn poulet.ilfe defeit defdits Cables aufsi. babines.& ofterent ladite vache à Pantagruel.qn'il auoit trouue fort bon : Se qu'if n'en failloit plus qu'autant Ce que-.& les rongnons: l'euft toute deuoree.& quâd on luy voulut pfter l'os iU'aualla bien toft.Mais quelquefois qu'vn grand Ours que nourrifloit fpn père elchappa. & vous en feit vne bonne gorge chaude pour ce repas.le lierêt à gros cables côme font ceux que Ion fait à Tain pour le voyagedu felà Lyon:ou comme font ceux de lagrâd zt'auf Françoife qui eft au port de Grâce en Normandie.cômcvn Cormoranferoit vn petit poifïbn.arriua.& vous print monfieùr de l'Ours. mais ilsne fceurcnt'fi bien faire queie .

: Itauez vne à la. quille failloitlier de chainesdefer en fon berceau.que Ion leue au foir i(erit.QueieditOg eftat encorpetit eftoit tant fort Se robufte.eftàLy5. Et ainfi de\ moura coy & paci fique:car il ne pouuoit ro prêtât facilement lefdites chaînes.Que feit ilîqu'il feit.reles deux groffes tours du haure. ljf |3ta'ft. Et de ces chaînes en.' Mais v'oicy que I arriua vn iour d'vne grade fefte.que lô ne fcfoucioit du poure Pantagrucljèc demouroit ainfi à rcculorum.» DE M.tre.le croy bien que tous tes officiers de fà cour eftoyêt tat occupes au feruice du feftin.Rochelle..& feit faire desarboutans à fon ^berceau bien afuftez.Dôt ppuues bie croire ce que d itNicolas de L'y rà fur le pafTagedu Pfâutierou ileftefcritiEtQgregé lBafan. jqui fe dechainoit en ce temps là à caufe de vne coliquequi le tourmêtoit extraordinai remét. Etla quarte [Tut emportée dés diables pour lier Lucifer. FR. mefmc '" nient qu'il n'auoit pas efpace au berceau de dpnër la fecouiTe des bras. i.feit faire quatre groffes chaînes de féf t|pourlelicr. L'au- '. .mes bonnes es efeourez: Il effaya de rôpre les chaines u berceau auecques les bras . mais il ne > . "I II 5 ' lf ( . RARE t AU.pourauoir mage l'ame d'vn fergent en fricaiîéeàfon defiuner.que fon pe te Gargatua faifoit vn beau banquet à tou« les princes deTa cour.Lautrcà Angiers.

Lors qu'il fuft dechaiue.Ijef LES OEVVRES '.en forte qu'il touchoitlcs" pieds en terrcEt alors auec gtade pûiffanxe fe leua emporta fon berceau fur l'efchine ainfi lié côme vne tortue qui môte cotre vne muraille .car elles eftoyêt trop fortes : adonq il ' trépigna tant des pieds qu'il rôpit le bout defon berceau qui tôutesfois eftoit d'vne groficpofle de fept empas cnquarré.En ce poinct entra en la fal le oulô bàquetoit.qu'il feroit toute fa vie fubietàla grauelle.auec ^pteftatiô de iamais ny retourner^ . pcut.iô le feit affeoir & repeut fort bié.Quoy voyat fon pereeruédit bien cj Jonl'auoitlaiffé fans luy bailler à repaiftre -& cômada qu'ilfuft délié dcfditces cbaines parleconfeildes Princes Se Seigneurs afli Itans : cnfemble aulli que les médecins de* Gargatua difoy et que lî Ion le tenait aifia* bcrceau.mais engrande peine s'en- xlinoit pour prédrc à tout la lague quelque -lippee. & à le veoir fembloit quece .8chardimét qu'il efpouAiantâ bien faililtancc.& aiii qu'il euft mis les pieds dehors il s'aualla le mieux qu'il peut.& mit fon dit bef ccau en plus de cinq ces mille pièces d'vn coup de poïg qu'il frappa au milieu par def pit. mais par autât qu'il auoit les brasliezdedâsilne pouuoitrieri prédreàmâger.fuft vne grade carraquc de cîq céô tôneaux 4jui fuit debout.

Et luy feit* faire côme il eftoit petit vncarbalefte pours'esbatre après les oifillôs. quarré t & d'cTpefTeut quatorze pans : Se la mit fur quatre pilliers au milieu.vne groffc roche . RABBL AIS.finô qu'iiait beu en la fontaine Cabalinc de CroulteIl.i DE Mr BR.Defait vint a. auquel lie» voyat que lèsefcolicrs efto.iambôsi& paftez^ & eferire leur noms defTus auec vn cofteau. croiffoit Patagruel dciour en iour&proufïtoit à veue d'oeil.ne fçauoyét àquoy palTer teps-jCst eut côpafTion.Puis cnueya àl'efcolc pour apprendre & pauer* fô ieune aage.& proufita beaucoup . & de prefent Pâppeilc on la Pierre leucc.ycnt aucunefois j de loint.es. qu'on appelle de. firefcntlagrâd afbaleftcde Chantellc. paffé à Paffelourdin. ayant cnuiron de douze toiles cm. En va iour print d'vn grand fsocher^qu'ô^ôme PafTé-lourdin. Ainfi ! i \ eftudicr. IJf Dej faits du noble Pantagruel enfin ieune aagft. d'vn chap bien à fon aife : à fin que lefdits efcolicrt fluadils ne fçautoy et autres chofe faire pa£ j monter fur ladite pierre . & force fîacôs. u Ch isfp. Et en mémoire de ce n'eit auiourd'huy paffe aucun en la matricule de ladite vniucrfité dePoictiers.&. dot fon père ij'cfiouifToitp àffectiô naturelle.& monté fus la Pierre icuce .En après fafTent tepips à fa baqneter à . Poicticrs pour . y.

vifirantleno. Les cha noines dudit lieu luy dirent que n'eftoit aii tre caufe finon q Pictoribus atq-.&en feray ce que de raifon.faluant le docte Tiraqueau's&V de laarriuerét à Maillezais . Poétisée. berté de paindre à leur plaifir ce qu'ils. parCclles. pos pour le Vifiter comme home de bicn. le Ardillon âbbé. Puis retourna non à Poictiérs.par Sanfay.paiTerentparleGuge. car il y eft en image côme d'vn homrhefiirieux tirâtàdemy fon grand malchusidela guaine.Et demandai t la caufe de ce. & dit ? il n'èft ainfi pairit fans caufe ." dot eut quel¬ que peu de frayeur.parCouîonges.veu¬ lent Mais il ne Ce côtenta deicur refponce.' X}% lésoeWres j" Jifant les belles chroniques de fes anceftrej ^ trouuaqueGcofroy de Lufignan dit Geofroy à la grand dent .Et parût de Poictiérs auec aucuns defescôpa fnons. grand père du beau coufin de la feUr ai-fnee de la tante dû gédre de l'oncle de la bruz de fa belle mère: eftojt enterré à Maillezais.parFontçnayle côtc. j ' .voyant fapourtràiture.par Luiigna. ou vifîta le fepulchre dudit Geofroy à là grad dent.duquel il demande vengeance à fes parens.Ie m'en enqùefteray plusà plain.dôt print vn iourcam. mais voulut vifiter les autres vni . ceft adiré que les Paintres & Poètes ontli. Et me doute qu'a fa mort oh luyà fait-quelque tort.

«mais il i mais yoyans que lan'eftoyent que trois tit gneux^cx vn pelé de Legiftes audit lieu.Ia Dieu neplaicfequeainfiie meure. 4}J nertîtez de Frâcejdont pafîant à la Rochelle feiniftfurmer&vmtà Bordeaux . Ce q«c voyant fon pédagogue côméppiftemâ .papale.& fecuida mettre à eftudier en Medei « it it n dieux par trop.comc t cftl'vfancedes efçoliers de ladite vniuerfî1 i ité. nefut trois iours qu'il ne deuint amoureux cat les femmes y iouent volontiers du fer* [tecropiere. 8e .qui toutefois femblepuureplus di Juin qu'humain : & vint en Auignon.gni.maisil n'ydemouragueres.DE Mi FR.& au chemin feit le potde Guard. ou il trouua fort i bons-vins de Mireuaux.& à iouer de l'efpee à deux mains. car iefuis de manatui ie allez altéré fans me chauffer d'auantage.finon des gaibarriers louant aux luettes fur la graue: de la vint à Thouloufe ou àprint fort bié à dafer. R. i 'amphithéâtre dcNimes en moins décrois hcures. auquel lieu ne trouaà grand exercice.difanr.quand il vid qu'ils faifoyét bruller leurs regês tout vifs »c5mcharansforets.par ce que c'eft terre. confidera que I'eftat eftoit fa¬ & que les Médecins fentoyêtles clifteresxome vieux diables.& mélancolique.s*en J>artit. oui! .e. i Puis vint à Montpellier. Pourtant vouloit eftudier en loix^ cine .AB Il'Al S.& ioyeufe compai.

au monde n'y a liures tant beaux.qu'il n'y auoit grâd exercice. leur bailla à tous la chaife iufques au bort du Rone. ta taor nez.*4<* LE» OEV VREl Pen tira. mais ils femuflerent contre terre comme taupes bien demie lieue fous leRone. mais la brodvue1 d'iceux.& la trouua force ruftres fcoliers.tatinfame. c'eft affauoir la glofc d'Axcurfeeft tant falle.ceque ce permirctlcfdits marrouflcs. Partant de Boorgcf vint àOrlcans. !c quelcsmarroufies de la ville batoyentles efcoliers. Apres ils'enpattit.car difoit il.& punaife.commefont les textes des Pandcctes . tant elegans. qui luy feirent grand chère à fi venue .& vn beau Dimjchc que toUt le monde difoit publiqucmc% vn clcolierTe voulut mettre en danfe.Quoyvoy ant Pantagruel .Et difeitao cunefois queles liurcs des loix luy fembloyent vne belle robe d'or triomphantecV prei cieufcàmerueillcs. Lepertuïs encoresy appareil!. quccen'eft qu'ordure & villehnie . Ainfi vint à Bourges onilcftudia bien long temps & proul» beaucoup en la faculté des loix.ou il fc trouuoit fort bié & y eut demouré quelque cfpace n'euû cftéq la pefte les en chaffa . qui fut brodée de metde.&àtrois pas& vnfattt vint à Angiers.& le mena à Valence auDauphin^ ^ mais il vid.dont eut defpit.& les vouloitfaire tous noyer .

Caries efiudians dudit lieu en font bel -exercice.faifok mie depeurqucla veuejuy i^Tminuaft. mais en recompçnfefçauoit fort bien dafer. & le menoyent aucuncfois es ifles pour s'efbatrç au ieu du poufieaùant . < qui contrefaifoit le langage François» r chap.& iouer à 1 1 .enlimain vne raquette.Etquelquc iour que lonpaflaLicétieen loix quelqu'vn des eleo liersdcfàcôgnoifTance.Mefinement qu'vn quidam des iRegepsdifoit fouuent en fes lectures qu'il n'y achofetant contraire à la veue comme icftlama'adiedesyeux.dôtlon va à Pa¬ rencontra vn efcolier tout ioliet . vne baffe dance au talon. vous voyez la pafle coquillpn .en la|aulme. ri.quide feience n'en auoitgueresplus que fa portée. Comment Pantagruel rencontra yn Limoftn. QVelquciour ie ne fcayquad Patagruel ^ le pourmenoit après foupper auec fesc6pagnonsparlapottc. -F R. qui vcroitpariceluy chemin: Se après qu'ils fe fuririifalueZjluy demanda. vne )oy en la cornette. 141 ijvèrFûeTcr^^eu^rrerripsaprintauec eux à ioueràlapaulmefibien qu'il en eftoit mai lire. il nele.llfeitlcblafon& diuife desLiladite vniuerfité difant: Vnefteuf *nJnbragetre. i ' \ cétiez. Et au regard de fè rompre fort la tefte à eftudier.' RABELAIS.«B ftf. M oc amy dont ris la .

belles fpatules veruecines perforaminces de petrocil. que Ion vocite Lutece.De Palme inclytë.Etàquoy paffez vous le temps vous autres meflieurs eftudians audit Paris ? Refpondil Pefcolicr: Nous transfretons la Sequaneau dilicule. Que diable de langagceft .cecy.&delaMuk. puis cauponifonset tabernes méritoires.refpondit il.& ©mnigene fexe féminin.noui defpumons la verbocination Latialc:& cô¬ me veriiimiles amorabons . & crepufcule .QuVft ce à dire? dift Pantagruel à vn de fes gens?c»eft.Se> .quelque heretique. nous deâbulons par les compites Se quadriuiers del vrbe. omnifomie. Et fipar forte fortune y a rarité ou pénurie de pecune en noz marfupies. certaines dieculei nousinuifonsleslupanares. « .& célèbre académie. du cartel. pont l'efcot nous dimitrons noz codices & Telles ' ©pigncreespreftolanslestepellaircsàvenifî des pénates & lares patriotiques . èe foyét exhauftes de métal ferruginé.Par Dieu tu es."& en eeftafeve nereiqueinculcons noz veretres espenitiffîmes recettes des pudendes de ces meritricules amicabiliilîmes . .de Paris Tu viens dôques deParisidiftil.*41 LESOEVVRE viem tu I cefte heurerL'efcolierhiyrefpe* dif. captons labcniuolence del'omniiuge . A qucjt . de la pomme du pin. Panragrueldift. delaMagdaleine.

qu'eft ce que veutdirece fol?Ic crôy lsqu'il nous forge icy quelque Jagage diab» i|tljque.'ii de ces tant de bien architect ez monftiersrS: k la me irrotat de belle eau luftrale grignot¬ ai téd'vrî tranfon de quelque miflique preca\ tion de noz facrificules . RABELAIS. l^J gnor non. dift Pefcolier..cV qu'il nous charme comme enchan¬ teur.enerclatrialcmentle fupernel aftripotént. Seigneur' .. 1 )t. F R.uoy dift ritagruejj.brcndift Panta¬ gruel.ncndifccdclelate vnguicule. Biéeft tlveriformc qu'à caufe que Mammonncne i» fupcrgurgitte goutte en mes loculesie fuis f quelque peu rare &lend à fupereroger les |rcleemofynesàccs egcnes qucritans leur fti (!pelioftiatement. car Iibentiflîme* ^ mentdesce qu'il illuccfce quelque minu'! tùlelcfche du iour ie demigre en quelqu'vn .jfàns doute ce gallant veut contrefaite la li iguedes Panlicns. Iereucrclesolimpicoles.& luy emblebienqu'ileft quelque grâd orateur :n François. Et. Iev.fubmirmilant p mes precules horaires efleue.Et brén.Ie delige lil & 4 redamçinés jpximcsle férue les prefcripts imidecaiGgiquc!s>& félon la facultatule de mes è»ires. A quoy dift vn de fes gens .DE M. . par ccqu'il dédaigne l'vfancc 'tommundeparïcr.A q. mais il ne fait qu'efeoriper le Latin & cuide ainfi Pidarifcr. Se abitergc k mon anime de fes inquinaméts nocturnes.

Mai* .A quoy dift Pantagruel.L'origineprimeue de mes aucsS ataues fut indigène des régions Lemouiq). Se par vcle & rames ie me enite de le locupleter delà redondance latinicomejParDieu. 5.& non à plein fons:dont diftPâtagruel.Et tuveuxicy contrefaire le Parifian . Au diable foit k mâche rabc tant il put.car le poure Lymofin côchiok toutesces Xhaufles qui eftoy c t faites à queue de merîuz.A cefe 'heures parles tu naturellemêt.luy difât:Tu efcorchcslc Latin par faint Iean ie te feray efeorcher le renard car icit efeoreheray tout vif. l'en tens bien.&: ainfi le laif fa.. Mais uant. pour efcoricrlj cuticule de noftre vcrnaculc Gallique:mais vice verfement ie gnaue opère .Lors le prit à la gor gc. ure Lymofin à dire . Vcc dicou gentilatre.&nemetoii jquasgrou. Or vienca queiete dône vn tour de pcignc. quelle ciuettc . Alipentin.pour tout potagc.hau. Hau . Ho faint Marfaut adiouda my .Pantagruel:Tii es Limofin.refpond moy d'ondes tu» A quoy dift de l'cfcolier.dit Panta gruefic vous apprendray à parler.mon^genie n'cft point apte nateàccq dit ce flagitiofc nebulon .M4 **« OEVVRES Eft ilvray JL'cfcolier refpôditrSeigneuraiif fairc.Lors commença lepo . dift. ou requiefee le corpore de Tagiotare faim Martial.& le lailla . laiffas à quau au nom de dious.

car elle cf floit tant groffe que par engin aucun. Et après quelques anmourut delà mort Roland. FR.&Hcro de ïgcniis:car tout n'y feruit de ricn. qu'il nousconuient parler félon le langage vfité. & Aulle'Gelle. Aigna dudit Orléans en tert re:paffez deux cens quatorze ans-.que mettent Vitruuius de arcJhitectura.illc^dclibfirA le porter au elochejcà ci . [s euft fort bien eftut. Thcon. * Archimcdcs. qu'il f* fauteuiter les mots efpaues en pareille diligenec que les patrons des nauir es euitens fa vengeance 111 . * Comment Pantagruel yint à Paris :&.il délibéra vifiter{' la grade vniuerfité de Pàris:mais deuant que f partir fut auerty c\ vne groffe & énorme clô « «he eftoit à S.|.Euclidcs. lies rochers de mer. des beaux l * 1 Imres de la librairie defainfi yit~lor. «4$ "«luy fut vri tcrreroprcTtoute fïvie./\diéen Orléans . cc/aifànt diuine.& tant futalteré qu'il difoit fouuent q Pantagjruet I"' " letenoità la I* P nées gorge. R ABfcL AI 5e.DE M. * Et comme difoit Octauian Au^uite .cô i bic que Ion y euft applique tous les moyés if.& nous demôftrant ce * que dit le Philofophe . A Près que Patagruel y ii.ne la I pouuoiton mettre feulement hors terre.Alf bertus de rVxdificatoria.Dôt volontiers encline à l'hu blc requefte des citoyens & habitans de la jliïc Y. cHofp.

&auons les gorges fallccs. difans: Nous auons du Pàtagfuel. & le reeardoyenten grand efbahiffement.De fait vint au lieu ou elle eftoit:& la leua de terre auec le petit doigt.Ce fait vint à Paris auec¬ ques Ces gens.tout le bon tin d'Orleâs poulfa Se Ce gafta. qu'ils nefaifoyent que cri cher aufsi blanc comme cotton de Malthe.il difoit .que c'eftoit vne bonne .car la portant ainfi. côme fon perc auoit emporté les campancs de noftre Dame. & par bémol.BI r 1 <deftine. pour attacher au col de fa iumentit ' après quelque efpace de temps qu'il y eut demouré Se fort bief eftudié en tous les fept ws libcraux.dont tout le mondeferefiouyftfort:mais ilenauint vninco uenient bien grand. Dequoy lemô.& non fans grande peur qu'il n'emportait le Palais ail¬ leurs en quelque pais à remotis. & la faire former par toutes les rues en la portant en fa main.Et à fon entrée tout le monde fortit hors pour le veoir. de ne s'aduifa que la nuict cnfuyuât : car vn chacun fe fcntit tant altéré d'auoir beu de ces vins poulfez.Et déviant que la porter au clocher Pari tagruel en voulut dôner vne aubade parla ville.14^ ' LES OE VVR.&la faifant fonner par les rues. aufsi fa¬ cilement que feriez vne fonnctte d'efparuier.côme vous fçauez bien que lé peuple de Paris eft fotparnature. par bequarre.

per MOruinum. defquels s'enfuit le r. Ettrouualâ t librairie de fai net Victor fort magnifiqud ii mefmement d'aucuns liures qu'il y trouua." Bragueta iuris. couille barine des preux. Le viftempenard des prefeheurs compofr . n d | j d Malogranatum yitiorum. ' Formicarium artium.'> Le mouftardier de pénitence.i Pantofla decretorum. I47 i ville pour viure.mais non pour mourir :car i Iesgucnaux de faint Innocent fechauffoyét I jeculdcsoffemens des morts. Lcshanebanes deseuefques. .aliàs les bottes de patience.epcrtoire. V .PB M. Marmotrcrusdcbaboinis Si cingis. fArs honeftè pettandiin focietate. L'apparition de fainte Geltrude à vne non nain de Poiffy eftant en mal d'enfant. j. . Le peloton de théologie. s . aiïà commento Doxbellis. s parTurelupin. v. \ -. . RABELAIS. LcbclinéencourV La .& prinaô: :i Bigua falutis. i .. FR. Les houfeaux. Decretu vniuerlitatis Parifienfis fuper gor giafitatemuliercularum adplacitum. De brodiorum vfuhoneftate chopinandi^ per Silueftrem priérateru Iacobinum..

Pafquilli doctoris marmorei. Tartaretus de modo cacandi. . . Bricot de différentes foupparu4v Lé cullot de difcipline. Les fanfares de Romme. ~. . I libri très. " Le pacquet de mariage. Beda de optimitate triparum. Les lunettes des Romiperes. ^ x Decrotatorium fcholarium. Les hannicrochemens des confeffeurs. Reuerendi patris fratris Lubini prouincialis Bauardix . L'inuention fainte Croix à fix perfonnag« iouec par les clercs de finefle. Le creziou de contemplation Les fariboles dé droict. La complainte des iduoeats fur la refera»* . La fauate d'humilité. Maioris de modo faciendiboudinosv La cornemufe des prélats. de capreoli» cum chardoncra comcdédis temporc pi. de croqucndis lardonibus . L'cfperon de fromage. pâli ab ecclefia interdicto. La croquignolle des curez.1+8 s LESOEVVRES Le cabat des notaires. ~~ L'aguillon de vin. Le tripier de bon penfemcntj Le chaudron de magnanimité. .

Albcricum de rofata. Lccbatfourré des procureurs. R AB F. Praclarifsimi iuris vtrîufquedoxtoris . Eiufdcra de caftramctaûdis criminibus» . tiorvdesdragees. De yfu ' _ Se > .Roft'ocoftoiambedaneirerdemouftar» dapoft pradium feruienda. F R.n. Despois au lard cum commento. -r preftoL?ns .apoftilati per MrVaurrillpnis. Fractopinus de re militari cum figuris Te- uoti. lib. La ruftrie des M. ^ pe calearibus remoucadis décades vnde* cim. VtrUm Chimcraia vacuo bombinans pofsit comedere fecudas intctiones:& fuit debatuta per decem hebdomadas in çoncilio Conftantienfi. Quïftio fubtilifsima . Raquedenari debobelidâdis gloilîj . Lemafchefain desaduoeats.quatuordecim. * 4? ^ Laprofîterolle des indulgences.per M. Stratagemata Francarchieri deBaignblet.amore M.D E M. Lerepetenadcdesçardinauï.noftro de Quebecu.1 A I ». Accur- fiana? baguenaudis içpctitio caueidiluctt lidifsima. Barbouillamcnta Scoti. ' Mai ] ! ftrePilloti. -/ vtilitate efeorchandi equos Se equas. v Le couillage des Promoteurs.

' inceiw autore. La ratouere des Théologiens. lib. Les marmitons d'Olcam à fimpletonfure.2. Boudariniépifcopi de cnlulgéciarum profectibus. Le barrage de manducité. de pelandis mafcarandifque cardinaliû mulis-. lib. Lés brimborions des pàdrcs Celeftins. L'ambouchouer des maiftres en ars.per M.-' La cabourne des briffaux. L'entrée d'Antoine de Leuc Brefil. '" N. Leclaqucdent des marroufles. Cullebutatorium confrâtriarum . Lefaguenat des Hefpaignols fupcrcoquflicantiqué par frai Inigo» ' Eabàrbotincdcsmarmucux.eneades nouem.J0 LES OBVYRES es terres du Marforij bacalarij cubantis Roma . '' rï \ . Le chiabrena des pucelles.n. ^.Songccrufion. - .quadiaginu.tres.& poftea non.Silui triquebillebalata. La coqueluche dés moines. bushorarûcanonicarû. MagiftrîNvFripefaulcerisdegrabellationi . Le cul pelé des vefues. Apologie d'iceluy cotre ceux q difent que la mule du pape ne mage qu'à fes heuresi Pronofticatio quçincipit. cum priuilegi» papali ad tricnniuna.

F R. L'hiftbircdesfarfadetz. Les pctarrades des buliftes. iChautcouillonisdc magiftro noftrâdorum ^ magiftro noftratorumquc beuuentis.. .''-' La galimaffre des bigots.Ia[j coboHocftratenhcreticometra. ' Mancriesramonandifourhellos par Mag* Eccium. La nicquenocque des Queftcuxs cababezacez par frere Serratis. > i Callibaftratoriu m caffàrdiae. ftPoltronifmus rcrum Italicaru. ' Labclliftrandie de*s Millefoudicrs.-1 1 Le poulemàrt" dès marchans. ' » . R A B E L A I S. : ifR.Lulliusdebatisfcdagiisprincipurn. aurore ma- * giftroBruflefer. :' Lcsaifczdc viemonachale. ' Badinatorium Sophiftarum. j lAlmanach perpétuel pour les goûteux &' verolez.» D E M. . La bauduffe des Treforiers. autorc M. feri' * pteurs. copiftes .lib* octogaleatifsimi. If I t . referédaircs Se dataires. Les happelourdcs des officiàux. Le Iimaffon des RimafTeUrs. ' -' Antipericatametanaparbeugedaphicribra^ tions merdixantium.cpmpilees par Régis. Le bouteuent des Alchymiftcs.abbreuiateurs-.

Gcrfon deauferibilitate papa. Le trictrac des frères frapars.Dytebrodij de terribilïtatç excommun cationislibeilusacephalos. La mommeric des rabats Se lutins. J> . Les cymbales des dames. Tarrabalitiones doctorum Colonienfîuni aduerfus Reuchlin. Lyrippij Sorbonki moralifationes per M Lupoldum. v La mufeliere de noblefle. La marmite des quatre temps. ab ccclcfia. La ramaffe des nommez Se graduez. I La patenoftre du cinge. La martingallc des fianteurs. Les brimbelcttes des voyageurs.*jl LES OEWRE Les entraues de religion. Les grezillons de deuotion. Le mouchet des herrnites.- . ! I i . Le mortier de vie politique. Les potingues des cuefques potatifs. Lourdaudus de vita& honçftatcbragardo.Pedebilkls Les bobelis de franc courage. j lo. La barbutc des pénitenciers. lngcniofitas inuoeadi diabolos & «fiaboiV . La raquette des brimbaleurjv L'acoudoirdc vieillciTc. Vireuauftorû nacquctorûpf. rum.

exrraitte de la botte fauueincornififtibulee en la fommeangelique. Le henilles de Gayetan. Le baifecul de chirurgie. & torticollorumritibus. & les autres Ion imprime maintenant en cefte noble ville de Tubinge. Campi clyftcriorum per §. Cacatorium medicorum. > .feptcm.C.6x quod frippooatores non funt damnati ab eeelefia.DE M. Merlinus Coccacius de patria diabolorum. Le hochepot des perpétuons. j Le godemarre des cinq ordres des médiés. Moillegroin doctoris cherubici de origine futepelutarum. Le rauaffeur des cas de confcience. Sutoris adueifus quendam qui vocauerat" cum fripponatorem. La pelleterie des tyrelupins. Le vietdazouer des abbez. " Soixantcneuf breuiaires de haute greffe. La bedondaine des prefidens. 1JJ ' perM. La rriorifque des hérétiques. RABELAIS. Iuftinianus de cagotis tollendis. _ . Antidotarium animaf. Defquels aucuns font ia imprimez. Le ramonneur d'Aftrologic. FR. ib. .Guingolfum. Le tirepet des apothicaires.

& par mort feroit réduite à nclt ceftetant magnifique plafmaturc. uoit l'cntêdemét à double rebra$.quc par ce qu'ils n'auoyet efté obeiffans au commandement de Dieu le Createurjls m ourroyét.&profitoitdemtfmeSjCarila.&en decoursdcvictranfitoircpperuer fon nom & fa femcncc.1a manière q s'enfuit:Trefcher fils entre les dôsjgraces Se pro gatiues.feminalc demeuré esenfans. ce1 :mefemble finguliere& excellente .defqvi elles le fouucrainplafmateur Dieu tout puiffantàen-' douairé.& capaci¬ té de mémoire a la mefure de douze oyres & botes d'olif. CHyiP. par laquelle elle peut en eftat mortel acquérir efpece d'immortaIité. Et côme il eftoit ainfi là dé¬ moulât reccut vn iour letres de fon père en ..& aorrré l'humaine nature à fon cô mencement . en laqlle auoit efté l'hô me erré. qu e d ep e ri fîeites enfan s'. Comment Pantagruel estant à Paris rectùt tettres de fon père Gargantua... ey la copie dicelles. «e. cfquels dit.§c ainfi fuccefsi . VllL PAntagrueleftudibitfortbié'cônieafleï entédez. Mais par ce moyen de propagatiô.If4 v *-** QIVV RE S. xequ'efto-it deperdues parés & esneûcux.Ce qu'eft fait par li gnee iffue de nous en mariage légitime. Dôc nous eft aucunement inftauré ceque nous fut tol'u par lepeché de noz premiers parés ..

BE M. fon royaume pacifique hors tout danger Se contamination de péché.£cle plaifir qpre» 1 . ains pafTer d'vn lieu en autre. efface no2 péchez) mais ifTans reprochc. RABELAIS.lecôfeffe(car nous prions tous. mo -ame laifTera cefte habitatiô humaine . car quand parle plaiiir de luy qui tout régit & modère . veu que la paix tant defiree fera confumee & parfaite : Se que toutes chofes feront réduites à leur fin & période. Non dôques fans iufte Se équitable caufeie réds grâces à Dieu mon côferuateur. & côtinuelklemct à Dieu. \ Laquelle miéne côuerfation a cité moyennât l'aide Se grâce diuine. ÏR.qutl.non fans péché. Iff Bernent iufques à l'heure du'iugemet final.Pourquoy ainfi côme en toy r/cmeure l'image de mon corps. ' 1 i 11 mereputeray totalement mourir. quand fefuchrift aura rendu à Dieu le père \ . par toy ie demeure en mô image vifiblc en ce monde viuàt: voyant 1 1 » & conuerfam entre gcnsd'hôneur& mesamiscôme ie foulois.-. ie ne . 'ue refleurir en ta ieuneflè .lon("ne te iugeroit eftre garde Se trefôr de l'ir»»l mortalité de noftre nora.decequ'il m'a dôné pouuoir veoir mô antiquité chaa. fi parcillcitneat ne reluifoyct les meurs de lame . attendu qu'en toy te . car alors ceflérot toutes générations & corruptiôs. ie i. Se feront les éléments hors de leurs tranfmutations continues .

Iftf : LES OEY VR ES 1 droisce voyant. qui eft l'âme. & par laquelle demeure noftre'nom en bé¬ nédiction entre les hômes.parfait. demeureroit: & lameilleure. Ai laquelle entreprinfe parfaire & côTommcr. il te peut allez fouuenir comment ic n'ay rien efpargné:mais ainfi ay-ie fecon xu corne fi ie n'euflè autre trefor en ce mon¬ ade . .tant en vertu.certcsbié tel en defir.. Et ce que prefentementt'efcriz. Mais encores que mon feu pè¬ re de bône mémoire Grangoufier eut adôa né tout fon eftude. Ce que ie ne dy par defiiee que i'ayede ta vertu. & tcldef(jit. qui eft le corps.& tel te laitier après ma mort. q de te veoir vne fois en ma vie abfok &. que de ' ainfi viure& auoir vçfcu tu te refîouyfTes. à ce que ie proufitaffe en toute perfectiô & fçauoir politique.mon labeur Si. & que .feroit dégénéra. Comme vnmirouer rcprefentantla perfonne de moy ton perc.cômcietefouhaitte.fcroit petit. eftude correfpondit trcfbien ' . mais pour plus fort t encourager à proufiter de bien en mieur. confident que îa moindre partie de moy.& fi non tant excellent. la quelle m'a efté ia par cy deuat cfprouuee. n'eft tant à fin qu'en ce train vertueux tu viucs. «c & abaftardie.hpnnefteté & preud'hommic.commeen toutfauoir libéral & horTnefteté. voire .& te refraichiffes en courage pareil pour lad* uenir.

. . Le temps eftoit . 1 57» 'voire encore outrcpafîàft Ton defir : tputé. .Latine. & n'auois copie de tels ^précepteurs côme tu as eu.la Grecque (fâs. R A B E L A I S.mais pour te i donner affection de plus haut tendre.leslàguesinftaurees." F R. 1 Ce que ie ne dy par iactance vaine. comme à contrehl l'artillerie par fuggeftion diàboliqucTout r . . Maintenant toutes difciplines font reftituees.& la fenten f ce dePlutarche au liure intitulé.ji. & y voy tel. Commet f on fe peut louer fans enuie. H t> E M.qui ont eftéiuuentees demonaagc parinfpiration diuiné. encores ténébreux. la lumière & dignité.nce. Mais par' 'Mabôtédiuine.. qui auoy et mis à de- P'ftruction toute bonne literatureï. & fentantl'infelické Se calamité des Goths. Les imprefsionstant^ élégantes & correctes en vfa.le temps n'eftoit tant idoine ne commode es lettres côme eft de prêtent. : laquelle c'eft honte qu'vne perfonne fe die 11 . encores que ie le puifle louablement faire en t'e ' feriu3nt comme tu as l'authorité de Marc i Tulle cnforiliure de Vicillefle." > fauant)Hebraïque. 4 amendement que de prefent à difficulté fel' rois ic receu en la première clace des petisGrimaux qui en mon aàge virile eftoii(nô e' à tort) réputé le pluiTauant dudit fîecle.à efte "'de mon aage rendue es lettres.fois comme tu peux bien entédre..Catdaïque.

les monumens de Panfanias.qu'on y veoidmaitenant.n'y en compagnie qui ne fera.Parquoy mon filz iet'amonneftequa employetaieunefTeàbienproufitereneftii de & en vertus. Quediray ie?Les femmes Se filles ornai"-.dontlVnpar viue&vocî. pteurs trefdoctes . de libraires très amples. .Ie\oyIe$ brigâs. atten¬ dant l'heure qu'il plaira à Dieu mon créaleur m'appeller.de prece.lesbourreaux.mais ie n'auois eu loifir de comprê\ dre en mon ieune aage.cteurs & prcfcheurs de mon rcmps.Etnefe faudra plus dorfenauâttrou-.lesauâturiers. l'entes .& antiquitez d'Atheneus. i'ay efté côtraït d'appredre les lettres Grec ques lefquelles ie n'auois conténees côme Caton. lefreniers de maintenant plus docïesquq les do.lespa-. Tant y a qu'en l'aageouiefuis.n'eftoittelle comodité d'eftude. blc inftructioni'autre par louables exéples te peut endoctriner.& yeux quêta. pire à cefte louage & mâne celefte de bônq doctrine.lesbe. bié expôly en l'office de Minerue.tj3 I£S OEVVRES le monde eft plein de ges fçauans. & m'eftaduis que n'y au temps" de Platon. Et volôtiersmede lecte à lire les moraux de Plutarche.tu as tô prece pteur Epiftemon.& commâder i/fir de cefte terre. lier enplace.n'y de Papinian. n'y de Ciceron. Tu es à Paris.) aux dialogues de Platon.

ie veux que tu fachbs parcceufles beau textes.tous les arbres. Du droitciuil.pourfuyla refte. - . FR.rien ne tefoit incogneu. Des Jars libéraux .tous les (oifeauxdel'air.ie vevjx que tu t'y adonne curieufe-ment. Secondemét la Latine.terre. Puis fon. tiiian. Curtl n'y ait hiftoire que tune tiennes en mémoire prefente . Pre¬ mièrement la Grecque. Se la Chaldâïque.ton ftyle quant à la Gxecque. . ! tÈt quand à lacongnoiffance des faits de snature. Arifmétique Se Mufiqueàe t'en dôfiay quelque gouft quâd tu eftôis encores petit en l'aâge de cinq ou fixans.& ArabiqUe pareillement.riuiere.DE M. & fart de Lullius corne !abuzj& Vautrez.qu'il n'y ait mer. à quoy t'aydera la Cofmographiedeceux qui en ont efcrit.cries en igneuffméltriuifitelesliurcs des Médecins ..& me les xonfere" auecques philofophie.j ij .à l'imi -tationdePlatô:quât àla Latine. & que tu formes. arbuftcs Se fruitiers des foieftsrtoutes les herbe* de la. dont tu necognoilfes les poiffôns. RABELAIS ZC^ apprennes les langues parfaitement.de Cicerô. Géométrie . Et puis l'Hé¬ braïque pour les Saintes lettres.ny fontaine.tous les métaux cachc-z au ventre des «byfmeSjles pierreries de tout Orienr Se [Midy.c5mc le veut Quin.&d'âftronomiefà " tous les canons?1 Laiffe moy l' A ftro 'logiediuinatrke .

Premieremêten.& fciece fans confcicnccn'eft que ruine de l'ame. Arabes.. repos d'eitude.169 LES OE V VRÉ S ' Grecs. Grec le Nouueau teftament.&parfrequentes antomies acquiers toy parfaite congnoiffance dcl'aUtte monde. Sapiece n'entre point en AmemaliuoIc.en for te que iamais n'en fois defamparé parpe*hé.Sc Latins.Somme queie voy vn abyfmedefcic ce-xar dorefenauant quetu deuiens homme & te fais grad.&parfoy formée de charité eltrc à luy adioint.Et par quelques heures du iour côméce à vifiter les Saintes lettres.aymer Se craindre Dieu. &nozamixfecourir en tous leurs affaires contre les affaux des malfaifans.& en luy mettre ton¬ tes tes penfecs.Er veux que de brief tu affaye combien tuas proufitéjCe que tu ne pourras mieux faire que tenant conclufions en tout fçauoir pu¬ bliquement enuers tous & contre tous :&.& tout ton cfpoir.ne mets ( . Mais par ce que félonie fageSalomon. qui font tat à Paris comme ailleurs.qui éftl'rrorame.il te faudra ifsir de cefte tra . t5c Epiftresde» Apoftres:& puis en hcbricu le vieux teftament.ll te conuient feruir. Se les armes pour défendre nu Se quillité maifon.& apprendrela cheualerie.aye fufpccts les abuz du môde. hantant les gens icttrez. fans contemnerles ThalmudifteSj&Cabaliftes.

à fin que ie te voyc. tant il l'àuoit in- 'fatiçàble&ftrident. Reuere tes precepteurs.fuy les compaignies des gens ' efquels tu ne veux point refîcmbler . retourne ' vers moy. rencôtra vn nomme beau de ayma toute fa yie.iceiles ne reçois en vain. &fut emflambé à 1 .6t lesaimw^comme toy rnefmes. FR. l6l ton ceur à vanité:qar cefte uie clt tranfitoire:maisla parole de Dieu demeure éternel lemét.& veucs. Mon filz la paix & grâce de noftreSeigneur foie auec que toy. comme eft le feu parmy les brandes . Se les grâce que Dieu t'a dônées. Amen. ' Ces lettres receués. C ftature Se élégant en tous lineamens de corps^rnais pitoyablement nauré en diûxrs r iij . Et quand tu cognoiftras qu'auras tout le fçauoir de pardela acquis.Sois feruiable à tous tesprochains. de Vtopie ce dixfeptiemc iour du mois de Mars. 1 1 1 1 1 ! prounterplusquaiamais.eufsies dit que tel eftoit fon efprit entre les liures. iour Pantagruel fe pourmenâc hors la ville vers l'abbaye Saint Antoine. R A BEL A I S.&: donne ma bénédiction deuant que mourir. I X. Convint Pantagruel ti'ouua Panurge lequel il VN H t^4" P.en forte queie vo yat eftudier Se prouficer.DE M. Pantagruel print noviueau courage. ton père Gargatua. deurfant & philofophat auecqs les gens Se aucu ns efeoliers.

LESOEVVRES fembloit es lieux : & tant mal en ordre qu'il eftre efchappé . Et ainfi qu'il fut au droit d'entre eux. vver vlldarnonzufagen vvelcheseuchvct druifich zub mirzu erzelévver. De rant loing que le veit Pantagmehil dit esafliltàs. & me refpondre à ce que vous demaderay. chiés. vieuol diePoè'ten vnnd Orators vorzeiten haben gefagt in irem fpriiehen.î£l . Pourta'tmo amy dites moy quieites vous'dond venra vous'ou allez vousîquequerez vous?& <jl eft voftre nom ?Le compagnon luy refpôd en langue Germanique.il luy dénuda: Mon amy ie vous prie qu'vn peu vueillez icy arrefter. vnnd ? . tunketgott geb euch gliick vnnd hail.carny affection trefgrande de vous dôneraydeà mô pouuoir en la calamité ou ie vousvoy! car vous me faites grand pitié.ou mieux resébloit vhcueilleur de pommes du pais du Perche.Luuor lieber iunket ichlas eucli vviiTendas dar mich von fragt.Voyez vousceft hommequivie't par le chemin du pont Charanton Par nu foy il n'eft poure que par fortune-. & vous ne vous en repëtirezpoint. vnnd fêté- .car ie vo' afieure que à faphyûonomic nature l'a pio duitde riche &' noble lignee.maislesadtié 'tures des gens curieux l'ont réduit en telle pénurie Se indigeuce. ift cin arm vnnd erbar mglich diu.

Nin porthzadikin almucatin milko prin alelmin en thoth dalhebéenfouim:kuthim ai' dum aikaim nimbrothdeohothporth min michaisini endoch.A quoy dift Epiftemon le croy que c'eft langage des Antipodes . A quoy refpondit PantagruebMon amy ie point ce barragouin^pourtat fi vou-. n'entés Adôqlecopagnô luy refpÔdit: Âlbanldim gotfano decbmin brin alabo dordio fal- brothringuamalbaras.Dôdditle cÔpagno:Seignormio voi Vedetc per effempio che la Cornemufa non fuonamai fe lanô hailvétrepieno:cofi io parimête non vi fapio contare le mie fortu nc.parlez autre lagage. Nin hurdiauothmnarbotim dal goufchpalfra'» pin duch im fcoth pruch galedi dal chinon min foulchrich al conin buthathen.DE M. FR» RABELAIS' 1^3 zen das die ge decthnus des elledz vnnd ar muor vorlangs er litten ift âin groffer luft.pruch dal maifoulum hol moth danfrihim lupaldas im voldemoth.mais de nous nul n'y entéd ": note. lez qu'on vous entëde. Lors dift Panta¬ gruel : Compère ie nefçay fi les murailles vous entédront.fe prima il tiibulatp vétre no ha la folita refectione. le diable n'y mordoit mie. Entedez vous rien là ? dift Pan tagruel esaififtans. Al quale è aduifo che le irtani & li dentiabbui perfo il lpro ordine natu1 r iii/ . doth dalprim.

ou i'ay fiilly à eutendre. Encores moins refpÔdit Pantagruel: Adonq dift Panurge. A quoy dift Carpalin:SaïtTrignâ foutys vo9 defcouff.Dôt dit Panurge. gud.Autât del'vncôme dehatre. Lard gefttholb befua virtiufsbeintelligencc:aii yi body fcalbiff benaturall relvth iholb fuld ofmepety ro¬ ue for natur haffvifrcgualy maide bot foi tune fum exalti heffandoyis depreuit:non yeleffvioiff mou virtiuffdepreuitand vir- tuiff men defcriuifffor anen ye ladeniiînô .Eftczvouslà. A quoyrefpndit Epiftemon. Eftou ouffyc ec vinaufoury hin er darftura eguy harm. A quoy dift Epiftemon .rc fpondit Eudemon Genicoa.gouffy etan be harda er remedio bchardc ver fêla yffer landa. Iona andie gauflâ . Lors refponditPa nurge: Prug frcft frinft forgdmad ftrochdi v drhds pag breleland Grauot chauygnypomardierc rufth pkalldracg deuinierepicî Nays : Beuille kalmuch monach drupp del meupplift rincqdrlnd dodelp vp drec loch mine ftz rîcq iald de vins ders cordelis but ioeft ftzampenards. Aran Hon< dauan gualde cydaffu naydaiîuna. Aubat es otoy y es naufu ey neffaffu gourray propofia ordineden. NonyfTena bayte facheria egabe genheraffy badia fadaflu noura afsia. ] raie & del tutto annichilalti.i<$4 *-ÎS OEVVRES.Gcnicoaplafar vadu.

" ner:mine Klee bon och my ne legoms magerhcbxvduyferalligueklalighvvadtyng. mais dites nous ce que voudrez en quelque ligue que puifsionsentcndre. Dont dit Panurge .fomaerfadelign madoch drycke: hvvar for forbar me teg om fyderoffuermeg och befael argyffuc . FR.AquoyrefponditPâtagruef.alenTeg ie met een vbord .Dea mon amy ie ne fay doute aucun que ne f⬠chez bien parler diuers ligages. RABELAIS. my- uennoot vclaertglenoch bbatie beglere. Autât de ceftuy là. Her re ie en fpreke anders gheen taele dan kerften taele my dûct nochrans. Mynhcrreendog icg met ingen tunge ta lede.BEI). para mo ucr voftra reueretia àpiedad fupplicoque mireà la picdad natural. lygc fom bocenj oeg ysk vvlig créât. mogmeeftbehoffrirereb.laqual 10 crco que le moura como es de razon. Dot dift Panurge:Seignor de tanto hablaroy foy can- fado. para que cllos mouan voftra reuerentia a lo ques de confcientia. ghceft my vnyt ber mher tichey t yet v vaer vniegheuoetmachzunch.Aquoyrefpôdit Pantagruel*.por que fuplico a'voftrareueretia que mirealospreccptos euagelicos.y cohceffo non digomas.Lors diftle côpaignon. ^ i^f Parlez vous chreltien mon amy.y fi ellos nô baftatcnt. ou lâgage patelinois? Non c'eft langage lanternois.

fue Icngc ochyk falitgth.ie lay cntëdu.ceen to metalfeme vc eleis vdamos.foufquez voubrol ta bredaguez moupretô dé goulhouft ^daguez daguez nô croupys foft bardonn». ne groeendes machlygerulffon mand Cet bero en fouppeforfetthr.z(>f les oe v vue § meg nogcth:affhuylketieg kadftyrertiy. A quoy refpondit Epiftemô. . Dont dift le côpagnon: Defpotatinynpanagathe. A cefte heure ay bié*entédu:car c'eft l'ague Hébraïque bienrethoriquemét pronôcee. Qupy? dift Carpaïim laquais de Patagruel. Et fi Dieu vouloit ainfi parlerions nous du cul.Ie croysdift Eufte nes.getis depar emu havchre ce hoinos philulogi pandes Bomolo2.Soa fchaltueloef . c'eft Grec.ufitotelogustece rhemetta périt ta hyrpachin opote pragma afto pafi delon efti. hioa pragmara (hom péri emphibetumen) me profphoros epiphenete.Et cornent ai tu demouré en Grèce Donq dift le côpagnon: AgonoudôtoufTys vous dedagnezalgarou:nou den farou zamift vous marifton vlbrou.que les Gothsparloy et ainfi.Eufta garnancei monon logiiûn . Horas gar limo analifcomenon emeathlios.doiti fy mi vc artodotis. Adôq dift le côpagnon:Adonfcolom lechafinifchar harob hal hcbdeca bimeherah thithé ] ' li Kikar lehem:chanchat vb laah al donaichonenral.

ou bien luy refemblc quant au fon.ne fçauez vous parler François? Si fay trefbië feigneur. Agou pafton toi nalprifîys ^ hourtou los echatonous .&ay eiténourry ieune au iardia de Frâce. goulfrcngoul ouftarouppaffou.Donques.egeftatê meam folaremini. F R. Car par ma foy icvo'ay iàprins en amour fi grand que fi vous con vouloir.dift Patagruel: car ou c'eft la gage de mon païsd'Vtopie. prou dhouquys i broi pany gou dé bafcrou noudous caguô-s j.. car iefuisné. Et côme il vouloit co mencer quelque proposée côpagnon dift: Iamtotiesvosper facraperqj Deosdeafqj omneisobteftatusfum.6x~ d'ôd vous venez.memores vetetis illius ada gij:quo venter famelicusauricuîariscarere dicitur. racontez uous quel eft voftre nom. tSf ij flift nougrou.me fita vocant abire. R ' permouet. quaTo. vt fi qua vospietas Il BÈ~ M. Tentens ce me femble.nec vitra vanis veftris interpellation! busobtundatis. c'eft ma Iâgue naturelle Se maternelle .Dieumcrcy. nec hilum proficiô damans & eiulans.Seigneur dïûk côpagnon ma dcfcédezà mô . Dea mon amy.dift Para gruel.& vo9 Se moy ferons vn nouueau pair d^amitie.dift Pantigrucl. vo9 ne bougerez ds macôpagnie.c'cft Tourainé. telle q fut entre Enee & AcJiatçs.finite viri impij quo.refpoditlecôpagnô. ABEL Aï S. Sinke.

&à prêtent viens de Turquie. de baptefnie eft Panur ge. & ieaccepte volontiers l'offre . Lors commanda PantagrueLqu'onle menait en fon lo^isf)& qu'on luy apportait force viures.& magea trefbien à ce foir .appetit ftrident. proteftant iamais ne vous laiffer .car pour xefteheure i'ay necefsité bien vrgentede repaiftre. Comment Pantagruel equitahlemmt iugea d'yut controuerfiemerueûleufement obfcure & difficilefi iuflement yquefon iugementt fut ditfort adniirable CH' X. gorge feiche. tout y eft délibéré (i me voulez mettre en ceuure . & allifsiez vous à tous les diables : nous aurons en autre temps plus commode aiTcz loifir d'en racoter.en forte qu'il ne feit que trois pas & vn faut du lict à table. ventre vuide.Ce que fuft fait. ouicfuz mené prifbnnier lors qu'on allaà Metelin en la male-heure. ce fera bafme de me veoir briber.Et volontiers vous racon 16% vray & propre nom terois mes fortunes qui font plus rnerueilleufesque celles d'Vliffcs :mais puis qu'il vousplaiftme retenir auec vous.LES OEWRES. & s'en alla coucher en chappon 8c dormit iufques au lendemain heure de difner.pour Dieu donnezy or dre . PAntagruel bien records des lettres &ad montrions de fon père . dents agues. voulut vn iour ' .

lefqlles quadil pafïoit par les [ «ues difoyët.côme Dempfthenes prince des orateur» grecs faifoit quad de luy diftvae vielle acco* . l drent biëlefraïn aux dcnts:mais noobftant leursergots &fallaces . roftiflicres.Et à ce affilièrent la plus part des S-ciï gneur's de la Cour . ction.De fait par tous les car. t6f fçauoir. ganiuetieiïes.' reforus de la ville mit conclufipns en nôbre de neuf mille fepr cens foixante &quatre en tout fçauoir.Sc autres. commença à bruire Se pler de fon fçauoir fî . fr. Secre taires. depuis le. matin quatre heures' iufqueàfix du foirrexceptez deux heures de interualle pour repaiftre Se prendre fa refe-.Côfeiliicrs.Et notez q d'iceux la pi* part prin-.touchàt en icelles les plus fors doutes qui fuffent en toutes fciences. courratieres. merueilleux iufques es bonnes fémes lauâr* j dieres.Auocats. .Artiens Se Orateurs. c'eft luy :à quoy il prenoit plai i fir. & les mift tout de cul. il les feit tous quinaux.enfembIeles efche uins de ladite ville. > r \ ï i : Prefidés.auec les médecins & C* noniftes.lesGés des côtes. Puis en Sorbonne tint qoa :tre tousles Théologiens par l'efpace de fix fepmaines.&autrcs.R A b E L A I S. Dôt tout le mode .& leur môtra vifiblemet qu'ils n'cftoyêt q veaux errgipônnez.Maiftres des requeftesy efTayer ton 1 'de m.Et pre mierementenlarue du feurre tint contre tousles Regens.

leur dift:Mefïiçurs îalong tepsa quefom-' mes icy faris rien faire que del pendre. & les pi u s gras de tous les Parlements de Ffance.enfemble le grâd confeil. Philippe Dcce. Petr9 de Petronibus.c'eft ceftuy la. sftoyent fi defpits qu'ils fe côchioyent'deliô te vilainement.& d'Italie. & tant plus y eiludions tant moins y . vn iour qu'ils eftoyenttbus philogrobolizez du ceiueau.quels l'vn eftoit môfieur de Baifecul demâ.fceumot dré. deur d'vne part . & rie pouuons trouuer fond ny riueen celle ma¬ tière. Mais vn d'entv'eux nommé du Douhet le plus fçauant le plus expert.comme Iafon.ny entendre lecas aUnet .& vn ta? d'autre vieux Rabaoiftes. l'autre monfieùr deHumeuefne défendeur de l'autre t Defquelsla côtrouerfe eftoit fi haute& difficile endroit que la cour de Parlement ny entendoit que le hautAlemat^Dontpar le commandemct dnRoy furent afièmblez quatre les plusfca uans.& prudent de tous les autres . 'Or en cefte propre faifon eftoit vn jpces pédît en la cour entre deux gros Seigneurs. def.& tous les principaux Regens des vniuerfîtez. .17° Î-ES OEVVRES pielé môftrantau doigt. pourlemet-' tre en droit en façon quelcôque: dont ils e. Aiufiaffemblez patl'efpacede quarantefix femaines n'y auoyent.non feulemetde France mais auiîi d'Angleteire.

qui ne font .& conférés de ceft affaire auec luy.car iamais homme n'en viendra à bout fi ceftuy là n'en vient . A quoy volontiers confentirenttousces Con pfeilliers&Docteurs:&defaitl'enuoyerent quérir fur l'heure. Dequoy diable j donq (dift il) feruent tant de fatrafferies de papiers & copies que me bailiez?N'eft ce le mieux ouyr par quclire.que ouy.vous auez bien ouy parler de ce grand perfonnage nommé maiftrePanragruel. babouyneries icy . 471 entendons. & le prièrent vouloir le procès canabafTer Se grabeler au poinct^ Se leur en fairele-rapoirtel que de bon luy .font ils encores yiuans? A quoy n .lequelon àcongneueftrefçauantdeffus la capacité du temps de maintenant. ( ' fembîeroit en vràye fcience légale. Mais voicy que i'ay auifé. Mais Pantagruel leur dift: . i '' . Se luy li urerentlesfacs & patarques entre Ces mains i quifaifoyent prefqué le faiz de quatre gros Afnes couillars. & àmonaduisquenous n'en fortirons qu'a deshonneur. es grandes difputations. lluy futrefpondu.qu'iI a tenu contre tous publiquement. le fuis d'o pinion que nous l'appellons.car nous ne faifons que rauaffer en noz conf ultations. ces leur viuevoix leur débat.DE Mit R. RABELAIS.qui nous eft grad honte & char¬ ge de confcience .Mefsicurs les deux Seigneurs q ont ce proces entr'eux.

Curtius. & Barbare . que tromperies.&c« aunes vieux maftins.Hippolyt'.ck toutesiesloix font pleines desfentencés & mots grecs . vousl'a ""liez obfcurcie par fortes Se defraifonnableS raifons Se ineptes opiniôs d'Accurfe. qui iamais n'entendi¬ rent la moindre loy des Pandectes. cauteïles diaboliques de Sa pilo.de origin.dc Caftro.&riello yent que gros veaux dedifme.Car(commeilcft tout certain)ilsnauoyent côgnoi fiance de langue ny Grecque ioy Latine.& n'en ex cepterois volontiers ny Salufte.y auez machiné ce qu'auez peu:pro Se contra.Liue. & au cas que leur contro uerfe eftxjit patetc.comme vous auez le tcfmoignage deVlpian.7 1 L BS OHVV RES .& fubuerfiôs de droit? Car ie fais feut qvie vo9 & tous ceux par les mains defquels à paffé le proces. iuris.& facile à iuger. Bartole.dc Imola. ny Cicerô.1.ny T.Pînorme.Balde..Alexandre. & fecondement font rédigées en Latin le plus élégant & aorné qui toit en toute la langue Latine.ny Senecque.4gnoransdc toutcéqu'eftneceffaireà l'intelligence des Ioix.Bertaehin.ny Varron. Et toutefois les loix font prennemet prinfes des' Grecs.Lpofteri.mais feulement de Gothique.nyQuï tilian.Commentdoaqeuffcnt peu entédre ces vieux refueux le texte des loix q iamais xic veirctbonliurc de langue Latincfcôme nrani'' .

reprochcs.comment l'entcdront ces fols qui\ont it par Dieu moins eftudié en phiiofoptiie que ma mule? Au regard des lettres d'humanité.DE M. corne vous fçauez qu'en toutes copagnies il y a plus de fols que de fagcs.& la plus gra de partie furmonte toufiours la meilleure.& hiftoires. repliquss. Se autres telles . '& :J Iji si m . I A quoy aucuns d'entre eux côtredifoyêt.enqueitcs .& fecôdej{ ment faites moy venir les deux gentils-hômes perfonnellement deuant moy. f D'auatagc veu que les |oix font extirpées 'n dumilieude philofbphie morale & nant¬ ir iellé. C ils en eftoyent chargez comme yn crapaut e deplumes. - ^MaisleditduDouhettintau contraire vi.que ces regiftrcs. FR.eft îty & le de ramonneur de cheminée.Par ce fi voulez que ic )i' congnoilîe de ce proçcs. ainfi q dit Tite Liue parlant des Cartagies. ou de cuifî^ nier ôcmarmiteux mon de Iurifconfulte.( .dôt toutefois les droits font to' pleins. ie vous en diray mon opij nionfansnetiô ny diflimulatiô quelcoquc.&fans cenepeuuentcftreentenduz.| '. & cÔgnoiifance desantiquitez. RABELAIS.faluations . rilement contendant que Pantagruel auoit ' bien dit. Se qvud j ieles aur£y ouy. qui. I"} ^manifeftemét appert à leur itylc.premierement faites moy brufler tous ces papiers. comme quelque iour iemonftreray plus ap i perrement par efcrit.

dictes! Comment les Seigneurs de Baifecul^ <$ jHwnt' uefneplaidoyent deuant Pantagruelfans aduocatz.74 1ES OEVVRES diableries. & allongement de procès . & vous montreray.2. Mais àpropos. Et lors Pantaguel leur dift. Se les deux gentils-hommes perfomiellementconuoquez .lonnedoitdirec|UCTerité: par ce donnez vous garde d'adiouftcr.Sôme tous les papiers furentbraf lez. Le¬ quel de vous eft demandeur? C'eft moy dit le feigneur Baifecul. ny diminuer au narré de voftre cas. contez moy de poinct en poinct voftre affairefelô la vetité:carpar le corps bieu. Couurez vo9 Baifecul. Or mon amy. dift Pantagruel.qu'ca iuftice&iugement.ie vous ofteray la tefte dedeffus les efpaules.il eft vray qu'vne bonne femme de mamaifon pprtoit vcdre des ccufz au marché.dit le feigneur de Baifecul. par autant que les mots . & que le diable les emporteroit tous s'ils ne procedoye'tau trement félon équité euangeîique cVphilofophique.Eftes vous ceux qui auez cegranddiffc rent enfemble?Ouy dirent ils môlîeur. C H k^ïP. Grand mercy monfieur.fi vous en nié tez d'vn mot. q s'enfuif.paffoit entre les deux tropiques fix blancs vers le zénith Se maille .n'eftoyét q fubuerfiôs de droits.M onfieur. D One comença Baifecul en la manieit.XI.'.

car lesmarrou!. île premier trou de l'an que lô hure la foupfr'pe aux biuf. 1J^ fteri 'litédehapelourdes. qui rcjpour lors eftoit groffe d'vnepotee de chaux ftfelon l'opinion des boteleurs de foin: mais lilesPhificiens difoyent.fîr.qu'a fon vrine.alors qu'on paffaiicétié maiftre. finon ijque mefsieurs de la Cour feifsêt par bémol cômandementà la verole.Toute la *nuiétlon nefeit(la main fus le pot)que de"! pefcher bulles à pié. R A^B B L AI S. FR.ils ne congnoiflbyent figne euideri t au pas d'oftar '/. Se la tefte au milieu.DE M. 1 » [fles auoyenria bon comencement à danfer l'eftrindore au diapafon vn pié au feu.& bulles à cheual pour '«retenir les bafteaux.s'eftoyeHtaffemblez iufques au no ^bre de boriibies pour aller à l'aguillanneuf. .qui.moyennâtvnefedition Me bailliuernes meue entre les Barragouins U&les Accurfiers pour lai ebellion desSouiffes. . i Ha mefsieurs. côme difoit le bon Ragot.de non plus allei bouter après les maignans. Jîlhipheesauoyét en celle année grade j. Se contrefoîtune Iadiuerfe vn chartier ropit nazardes fô fouet.xe fut au retour de laBicoque. & la clef du charbô aux filles "'pour donner l'auoyfte aux chiens.de de mâger befagues à la moutarde.car les coufturievs von *loyent faire des retaillons dérobez vne farl'bataine pour couurir la mer Oceane . Dieu modère tout à fon plai! .

que la Pcteco itene vient fois qu'elle ne me couftc:mais hay auant.ne peut fe couurir d'vn reuers faux mon jant par la vertu goy des priuileges de l'vni nerfité . I'entens lecas.peu de pluye abat grâd vent. Antitus des Greflbnnieres en toute lourderie.diftBaifecul.Alors dift Pa¬ tagruel : Tout beau mon amy .Ormonfieur. tout beau. finon qu'on regardait en pcrfpectiuç oculairefncnt vers la cheminée a l'endroit ou pend l'enfeigne du vin à quarâtcTangles. Mais» qui fait le carefmc fi haut .tj¤ LES OEVVRBS ^ .cen'eft pour autre chofe. plus pr« .lâdi te bonne femme difant fes gaudez Se audinos. finon par bien foy baifiner angeliquement le eoUurat d'vn fept de cjuarreaui ' & luy tirant vn çftpc voilant .Dieu gar¬ de de mal Thibaut mitaine .ça.car la mémoire fouuentfepcrt quld on fe chauffe au rebours. en¬ tendu que le fergent me mift fihautleblîc à la butte que le greffier ne s'en lefcha orbiculaircmet fes doigts empenez derards. 48c nous voyons manifeftement que chacun s'en pfentau nez. Fiacre de Brie. pourfuyucz. parlez à trait & fans coleré. par S.comme difentles Canoniftes:Beatilout des. au.qui font nccèffairesà vingt bas de quinquenelle:à tout le moins qui ne vou droit lafeher l'oifeau deuat talemoufes que le decouurir.quoniam ipfi trebuchauerunt.

de ^ pie diable paix. dot Ivfentlespaintres de Flandres.dift Baifecul. pour entendre la procédure de voftre diffe t rent. quâd ils veu¬ illent bien à droit ferrer les cigales .confentit que la bonne fem me efcullaft les ifeiatiques par le protefl des petits poiffons couillatris qui eftoyent pourlorsnecetîaires à entendre la constru¬ ction des vielles bottes. Se que le r Pape donnoit liberté à vn chacun de peter à fon aife .qùe la Pragmatique fann dion n'en faifoit nulle mention .& tu me vies encores tabufter :paix. veu cqu'il fait fi beau couucr . luy confeilla qu'elle ne fe miit point en ce hazart de fecôder la buée brim K 1 ' f iij ^ . FR. Pourfuyuez dift-ilà.cts n'eftoyent rayez quelque poureté que fut au môdc. fi les blanch.* DE M. p BaifecufSc ne vous battez point. Icy voulutintercpeller &dire quelque chofe le feigneur de |Humeuefne.bais biéfortcômentla monde nepôt.dontluy dift PâtagruehEt ve¬ ntre faint Antoine t'appartient il de parler. Voyat doques.tu parleras tô foui. & m'efi.pourueu qu'on fc fignaft de ribaudaille . if? Uu lieu ou Ion vêt les vieux drappeaux. quât ce-i jftuy-cyauraacheuc . tfans commandement ? le fuc icy de haan. RABELAIS. pourtant Iean le veau fon coufîn geruais remué d'vne bûche démoule . l'arc en ciel fraîchement efmoulu à Milan pourefclorre lçsallouetes.

Et en ctoy {>artieauerfein facer verbo dotis. Et à la mienne volonté que chacun euft aufsi belle voix: Ion en ioueroit beau¬ coup mieux à la paume. quad on mageoit fans deguainer coquecigrues à ventre deboutonné .fore.donton auoit bafty \es Lunettes des Princes impri¬ mées nouuellementàAnuers.Et parce moyen fut grande année dequaquerolles en tout le pais d'Artois qui nefutpetit amendement pour Mefsieurs les por¬ teurs de coufteretz. nonobftant que les cheminées fuffentaffez hautes félon la proportion du iouart&des malandres lamibaudichon. car vou¬ ant obtéperer au plaifir duRoy ic m'eftois armé de pié en cap d'vne carleure pour aller veoir cornent mes devétre vendangeurs auoyêt déchiqueté leurs hauts bônetz3pour mieux iouer des manequins.car no de pôtc vadit.& le téps eftoit quelque peu dangereux delafoire.iocque. Se ces petites fincffes qu'on fait à etymologifer les patins defeendroyent plus aifement en Seine pour .dotplufieurs francs.archiers auoyêt efté refufezà la montre .nade.%7% LES OBVVRBS ballatoiréfans premier allumer le papier.EtvoilaMef fieurs que fait mauuais raport .qui cum fapientia capit . à tant pille. «rendu que Mefsieurs des contes neconuenoyent en la fbmmation desfleutes d'allemand.

tes ce que voudrez & abbreuiez. ment veuè.* Môfîeuncar i'ay dit tout le tu auté.I ' < DEM. Mon amy voulez'' vous plus rie dire? RefponditBaifecul. Se\ l'arreft en eft au greffe de céans. C LOrs H isf P. les petits hanièrochçmês fot cachez fous fe pot aux rofes. dommages Se intCr-f refts. côrnen ça Iç feigneur de Humeuef- neainfiqs'enfuit:Môfieur& mefsieurs fi iiniquité des hommes eftoit aufsi facilc. RABELAIS?.. le monde.Lors dift Patagruel. la tricherie. & feroyct au'reilfes maintes fur terre. Vousdonques. . Car combien que tout ce qu'à dit partie aduerfe foit de dumet bien vray quad à la letre Se hiftoire du factura. corne! iadis fut décrété parlé Roy de Canarre. môfieur de Humeuefne.là fineffe. XII." dift Patagruel. quatre beufs ne ferait tant mangé de rats ' cômeil eft .non. 1/9 toufiours feruir au pôt aux mufniers.- r -^ f iiij . Comment le Seigneur dé Humemfne plaidoyoit deuant Pantagruel.en iugemét cathegorique côme on congnoift moùchesf en laict. fans rien routcsfois'laifiér.di-\.de ce q feruira au propos.qui en ont efté rogees trop lafchemét. toutesfois Meffieurs.& n'é ay^ rien varié fur mon hôneur. Pour cej l i i i i 1 ï ! I Môfieurie requiers quepar voftre feign eu! lie foit dit & declairé fus le cas ce que de! rajfon auecques dcfpés.FR.

&.alors qu'on dônoitlcshoriôs du painbenit de la côfrairic.quad il eft mort il ne void goûte.rHais Dieufait l'autrc. & les ferges paiTàns}ou bien ceux du guet rcçoyuêt la décoction d'vn clyftere.lon me viéne ratifier Se tabufterlecerueau. fon ner du cul. fricalfer les efeus elles de bois? Aucunesfois nous penfons l'vn.qu'il feit.oula ma tiere fécale d'vne felle perfee fus leur tinta¬ marres.il fera aufsi malglener cefte annee. fi ie ne le preuue hugremét par ges de plain iour.&fî la cour n'y dône ôrdre.ou acheter bottes d'hyuer.L'an trente Se fix achetant vn courtaut .mal péfer ny mal dire.& faire les petis faux en platefor* me?mais maintenant le monde eft tout detraué de louchets des balles deluccftre.tSo LES OEVTRES \ Dois-ie endurer qu'à l'heure que ieman. toutes bettes font à I'ôbre. ge au pais ma fouppe fans. Et fainte damecombien auons nous veu de gros capitaines en plein camp de bataille.iouer du lue.l'vn fe defbaucliCjl'autre cïq quatre & deux.& quand le Soleil eft cbuché.me fonnant J'antiquaille.ou bié fera des go belets. pour plus honneftemét fe dodeliner.& difant. en doit Ion pourtât rongner les teitorts.ie n'en veux eftre creu.qui boit en mageant fa fouppe.Si vne poure perfonne va aux eftuues pour fe faire enluminer le mufeau debouzes de vachc.

t lapochecuillicrc pour le record du fergent { mieux appanager. à foy garder des Caji .mais au pot de beure ou Ion feelloit les inftrumens Vulcaniqucs.d'aifcz bône lai¬ i i ne^ taint en grene.& que la freffure boudij nale tcigiuerfap les bourfes des vfuriers.toutesfois le notaire y mcit du cçtcra. & hoguines requifes à bien fricaffer rufterie . le ne fuis' point clerc pour prendre là Luneauecles déts. houzé Se.& ganiuet deLyôfurle R.& pour refolution conclurëten Fri- li l i j j fefomorum qu'il n'eit tel que faucher l'efté encauebien garnie de papier & d'ancre. le | ' . I i . bardé auecques le chanfrain. comme afTeuroyetles orfeures.DE M. Mefsieurs ne croyez que au temps que ladite bonne femme englua . c'eft tefte de mouton . d'vnfac de charbonnier.la rouille luy mange le foye. i) |i i! bruit eftoit que le boeuf falé faifoit trouuer le vin fans châdelle . & c'eft bien ce qu'on dit en prouerbë> qu'il fait bon veoir vaches noires en bois bruflé. t il n'y eut rien meilleur.& retant le dormir d'après difjner.ofne. d'Alera aignc haut RABELAIS.6c j puis lô ne fait que 5 rebequer troty colli fleuvoila q'ui I fait le fel tat cher.tara bintarabas: car incontinent qu'vn harnoisO fentles aulx. quand on iouyft de Ces amours. l'en feis confulter la matière à mefsieurs les clercs. & fuft il caché au fond. F R. de plumes.< -. î8î & court.

&queiquepeu d'vne fraize de veau du meilleuralloy que ayent les alchimiftes. que prendre vnelialfc d'ongnons lice de trois cents naueaux.defpifcâdo grenoillibus à tout beaux houfeaux coturniquez.tou tesfoispour fçauoir la game ils n'en craingnoyent courmaran. guare dax.& beuuez àoutrâce. '' ' .mettez la dame au coing du hct. qui fei'. Se bien luter & calci¬ ner ces pantoufles mouflin mouflard auec¬ ques belle faulee de raballe Se foy mucer. ternes du gros bout.fauuat tout iours les lardons. auoyêt quelque peu la mémoire coiute. attendant battre le mettal. difant ces enfans dépen¬ dront grâds en Algonfme. & les bonnes gens de ma terre en auoyent bonne efperance. faifans nozhayes de ffus le moulin à vent duquel à efté parlé par partie auerfe. Bien vray eft il que les quatre bufs defquels eft queftiô. Jflibales.& chauffer la cire aux bauars de Confort.. ny canard deSauoye. LES 0EV VR ES .ce nous fera vne rubrique de droit:nous nepouuons faillir prendre le loup. rent diables de humer her tringue'tringue. Etfije dezne vous veut autrement ambezars . fringuez la tourelouralala.8c meift les Allemans par le derrière . Mais le grand diole y eut enuie. en quelque petit trou detau!pe.ce fera pour les petis oifons de mue quis'efbatentauieudefouquet.l8î.

B-E M. ce m'eft but vn pourueu que la trâchcfîle n'y engendre les vers. FR. à quoy il plaira à la Cour d'auoi r efgard.Cat il n'y à nulle appa¬ rence de dire qu'à Paris fus petit pont gelinedefeurre>& fuffent ils aufsi huppez que d'vppes de marais.ly: ie voy ordinai- 1 rement en toutes bonnes cornemufes. marché la toyfon par mon fermer de 1 1 pour deux Se ar.incotinét les letres veuës.fi d'aueture il eft trop chaut & qui le luy billc. Et t n fut donné pareil arreftàla martingalle l'an dixfept pourle maugouuert de Louzefougeroufe.. les vaches luy furet rédues. confidere qu'aux funerailles du Roy Charles Ion auoit en plein. RABI L A ï S. de balay faifant trois tours par la cheminée.il ne s'enfuit(fauue meilleur iugement de la cour) que fix arpcns de pré àla grand laize feiiîent trois bottes de fine ancre fans fourrier au bafsin .Etpofé le cas qu'au coublementles chiens courans. le aedy vrayement qu'on ne puiffe par équité . les marmoufel les euflent corue prife deuant que le notai¬ re euft baillé fa relation par art Cabalifti- de 1 1 : 1 1 que. iSj doublet en cafe.ou courfiues. & infinuantfa no minationdon ne fait que bander aux reins &foufler au cul.i'entends laine. fi-non vrayement qu'on fcanfiaft les pôpettes au moretfraichement efmoulu deletres verfalles. que quand Ion va à la pipee .

finô àbeaûieu bel argent.Apres queie feigneur de Hume uefnc euft acheué . XI IL A Lors Patagruel fe Ieue & aiTcmbleto' les PrefidéSjCôfeillers & Docteurs la afsiftis.dônez fin à noftre differe't: car nous nefomnacs icy fans grands fraiz.&leur dift:Or ça mefsieurs. qui moufche en plein chat de Mu fique fans foufler les poincts des fauctiers. Cornent Pantagruel donnafenttnct fur Itdif' ferent des deux Seigneurs. qui font la iambette collet à collet a la mode de Bretaigne. Tune mefsieurs quid unis pro minorib'? Car l'vfance commune de la loy Salique eft telle.vousaucz ouy (viuç Yocis oracuio)le differét dot . dommages & interefts.*84 L E S OÈ VVRES depoffeder en iuftetiltre ceux qui de l'eau benifte beuroyét corne on' fait d'vn rançon de tiflerant.& pour Dieu. pour bailler Peftrapade à ces vins blancs cFAniou . dont on fait les fuppolitoiresà ceux qui ne veulent refîgner. C H. doit en téps de godemarre fublimer la pénurie de fon mebre par la moufle cueillie alors qu'on fe morfond à la méfie de minuict .Concluantcôme deffusauec detpes. q le premier boutefeu quji efeorniche la vache . Pantagruel dift au fei¬ gneur de Baifecul : Mon amy voulez vous rien répliquer? A quoy refpon dit Baifecul: Non môfieur: car ie n'en ay dit que la vCiité.

fans varier ny accepter pfonne. .& ex nunc prout ex tune nous l'auons agréable .DE M. RABELAIS. . il fe pourmena vn tour ou deux par lafalle. Par ce nous vous prions vna voce Se fupplions par grace.îaloyEmptor. la loy Ma . * & cômença pronÔcer la fentece corne s'enfuit:Veu.entcdu &bien calculé le différent ' d'entre les Seigneurs de Baifecul Se Hume' ucfne. ' I .Etbien mefsieurs.car il gehainoit côme vnafne qu'on fangle trop fort. laloyVinum.laloyFundi.la Courîeur dift que cofideré îoripi'lationdela ratepenadedcclinét brauemét i dufolftice cftiual pour mugueter les billes .la loy Mulier bona.Nous l'avions vcritablémet ouy.Voftré Paraphe Catô:Ia loy Fratcr. mais nous n'y auons entendu au diable la caufe.la loy Si dominus.la loy Si quis. eftqueftiô. puis retourna s'affeoir .& tat d'autres. FR.font bien plus difficiles en mo opinion. .quevousenfembleîA quoyrefpondiref.la loy Venditor. & ratifions de noz pleins confentemés. dift Pantagruel . .la loy Pôponius. pedum . Et après ce dift.penfant bien profondernet comme Ion pouuoit eftimer. zSç . puis qu'il vous plaift ie le ' feray : mais ie ne trouue le cas tant difficile q vous le faitcs. ter.pénfant qu'il j falloit à vn chacun faire droit .que vueillez donner la fentecc telle que verrez. la loy Gallus .Ialoy Prçtor. la loy quinq.

Mais en ce qu'il met fus au dé¬ fendeur qu'il futratacôneur. lafchât la bouli¬ ne auecques les boulets de bronze. lte caufe de callafater le gallian que labône femme bouifoufloit vn pié cluufle & l'autre nud. côme onvfe en fon païs de Mirebalois.ledemadeureutiu-.qui n'a efté en brimbalant trouue vray . brodé de gueules à trois cheurons hallebrenez de canabaiTerie. & aurai pour le brodeur.& . tyrofageux.le rébourfant bas Se roide en là confcienced'autât de baguenaudes comme y a de poil en dixhuict vaches.l96 LES OEVVREI Velces qui ont eu mal du pion parles malel vexations des lucifuges qui font au climat diathomes d'vn inatagot à cheual bendant vnearbalafteaux reins.dont le» houffepailleurs paftiffoyét conteftablemét fes legumages infeibaftezdu Loire à tout lesfonnettes d'efparuier faites à poinct de Hongrie que fon beau frère portoit mémo rialement en vn penier limitrophe . Coildronneurdemommie. comme bien l'a . Semblablement eft declaréinnôcétdu caspriuilegié des gringuenaudes qu'on penfoit qu'il euft encorudece qu'il ne pouuoit baudement fienter par la decifion d'vne paire degands parfumez de petarradesàlachadelle de noix.au caignard angulaire dôt on tire au papegay vermiforme auecques la viftépenade.

. ( . Laquelle fentence prononcee. RABBLA.iis demea rerent en ecftafe efuanouis bien trois heu* res.debatu M.ffnon qu'on appoi¬ nta force vinaigre Se eau rofe pour leur fai-t Irereucnirlefens&entendementaccouflumé. FR.& tous rauisçn admiration de la prudeCède Pantagruel plus qu'iiumainf. la Cour le condcne en trois verracecs de caiHebotes afsimfcntees. Car auenu n'eftoit depuis tes grandes pluyes. & gaudepifees comme eft la couftume du pais enuers ledit défen¬ deur payables à la Miabuft en May .les deux par¬ ties départirent toutes deux contentes ds l'arieft. j Comment Panurge raconta lamamert. XÎJ ledit défendeur.que deux partiescontédentesen iugemét contradictoire foyent egalemét contentées d'vnarreft i i i i i s | diffinitif.Ety fufsétencores. qui fut quàfi chofe incroyable.& n'auiendra de treize Iubilez. laquell leauoyent congneu clairement en la déci¬ sion de ce iugement tant difficile & efpiilieux.dont Dieu foit loué par tout. Au regard des Confeiliers &au-* très Docteurs qui làafsiftoyent. mais D E ledit défendeur fera tenu de fournir de foin &d'eftoupes àl'embouchement deschaffetrappes gutturales " i i emburelucoquees de" guiluerdonsbié grabelez à rouelle. Se amis comme deuant fans defpens>& pour caufe.prelorelitatees.I S.

Se rédigé es Archiues du PaîaiSjCn forte que le monde cômençaàdi re. Aufsi alloitil du pic comme vn chat maïgre. Salomon qui redit par foupçon l'enfant à fa mère. v iugement de Patagruel futincontjnet fceu Se entédu de tout le monde. car il eftoit eftime fôme vn hara foret. nous fommes heureux de l'auoir en noftre pais.comme à fait le bon Pantagruel .Et queiqu'vn l'admonneîu idem LE ^ » . mais il refufa tout. les remerciant gracievu fement:carilya(diftil)tropgradeferuitude à ces offices. Et de fait on le voulutfaireMai ftre des requeftes .que de trétefept Jubi¬ lez nous n'aurons le iugement final . Mais fi auez qlque muits de bon vin. Ic vous ^enauertis de bonne heure. il efchappa CHAP. Mais leppurePanurgeen beut villaincmct . & Prcfîdent en la cour. iamais ne monftra tel chef d'htfure de prudéce. & fera Cufanus trompé en fes cÔiectures. .2ÎZ (omment LES OE de WR BJ-" Turcs.Etcroy quefiles lièges vuides des anges ne font remplis d'autre forte de gens.Ce qu'ils feirent volontiers Se luy enuoyerét du meilleur de la ville. & imprimé à force . Se à trop grande peiriepouuent eftre fauuez ceux qui les exercent. la main des XIIII.volonticrsi'enreceurayleprefent. & beut affez bien. yeu la corruptiô deshommes.

& encepointme fait . Auquel mot cômcncerc* . vous faites ragede humer.kcroy quei'ôbiede-mô feigneur i"a- 1( . vous cfchapatcs de Ueurs-wiainsrPatdieu Seigneur.dit il3ie leur contois.iy q diable cecy veut diie. ie ne v-ous en mentij'ay de mot.bies deTurqs font bien malheureux de ne boire goûte de vin.xomcntces dia . côrue la Lune fait les carharxes. Les «paillads Tui-qsmaucyent mis en brothe f tout lardé côme vn conuikcar i'eftoy e tant !.-ie5mie de fa loy.taéHielent'édre ks aherc-z.eft-ce. R A BELAIS. rire les afhftans» Ce que voyât Pantagruel dift :Panurgc qu. Mais icnefç.' s R. foif. Mais erme dites scôment.ois. kximé -qu'autrement de ma chair euft efté tfortmauuaife viâde. reaux de Paris qui ne beuuét en plus qu"'va pinlbn.vy de I B n . Si autre mal.- (dit-il) tu n'a pastrouué Ocôpaing fi ic nvëtalleaufii bien côme ie I aunlle^e fuffe défia au dcfiiis ia f pLere-de la. auec E-mpcdoclcs. t%9 ademiealained'vn grand iia-nap plein ée vin vermeil difant' Cô'pcre tout beau. iedoncqau diafble DE M-F t I \ t tes petits beuue-. (Lune.ce vin tft fort bon 6c.dit Pantagruel.qu'auez à riref5eigneur..»mcttr. dift Panur se .. encores ne me . délicieux : niais plus l'en bey plus l'.-& neprtnétkui bechce fïnô qu'oa kur tape la queue à lamcdcdes paiîereaux. n'eftoit en ÎAldioran de Mahumeth.

& de la paille au lict. ic me recémandoye à la grace. &feprenôitauxcouil'ons .ietté au giron de mon paillard iQtifïèurluy brutlatoutlepenil. Incontinent le feu ce print en la. Ainfi côme ils me ro.eft rangeai et.& du liét aufo lier quieftoit embrunchejde fapin. finon qu'il n'eftoit tant punais-qu'il ne têfentift pluftpft.quelefeu que i'auoye.futfait.ie le regarde^ voy qu'il s'endort. foyent rôtir tout vif. ce qui . «iffoycnr.faiti^ queues de lâpes:Mais le bon fut.qui eftoit aupres.5c vn autre ie iette le mieux que ie peu.de lacliemj nee. quel ces traîtres chiens me tiennet pour la v maintenance de ta loy :1e rotiffeur s'endotmit par le vouloir diuin.criir. Seigneur Dieu fauue moy Seigneur Dieu ofte moy de ce toiirmëtan.ayâtcnmcmoireJe bon faint Laures. ' paille.q.quéleiouf .Iors iepren auec les dtts vn tif on p.u'ilmedeli «reroit de ce tourment .3. le bout ou il n'eftoit poît bruflé & vous le iette au giron de mô rotilTeur. car ainfi que merècommandois bic de bô cRur à Dieu.ou eftoit la paillaffe de monfieùr moq rotiffeur.di uine.ct dexap.eigneu: Dieu ayde moy. Quad ie vy qu'il nemo tournoit plus en routiffant.bié .S.9© LES OEWRBS . & toufiours efperois en Dicu.ou bié de quelque bon mercure qui endormit cautemét Arg* qui auoit cet yeux.a fous vn li.

& coupois les liés despieds.it ! : i c m'auoitliél"esmains. Puis voyât:mon ^Bafchats.& Muiàflîz.& pour emporter les ba* on i J ji i il é Depleinearriuee.& le ccruphaufsâtjiuy pénétra le diaphragme gués. s & paratrauerslacipfulecUîcceurJuy fortit i labrochcpar le haut des efpaules entre les j fpondilcs . dal baroth.fedonnaà tous les diables. ftretant qu'il peut dal baroth .& luy perça la tierce lobe du foyc.jfonbien perdu.2'9t & debout eftourdy fe leuant criaTîa Feiie-* CE M.que le cas eftoit defefpcré. & tua tout roide mon rotilTeur. qui v-eutautanrà direcôme au feu .toutefois nô grad-'car les lar filons fouftindrent le coup. & l'omoplate feneftre. ÎR. Rappalus. Se j .il tire la broche ou i'eftois embroché.courut tant qu'il peut ydonnerfecours.& q fa j maifon eftoit bruflee fans remifîiô.dôt il mourut la par faute de gou uernement ou autrementscar il luy pafî'a la broche peu au deffus du nôbril vers le flan droir.1ABEIAI-S. & tentant la fumée de la rue ouille pou rruenoit auec quelques autres Bafchats. Jippellànt Grilgotl^Aftaroft.mais le màiftre delà maifon oyat lecri du feu.& dcfiaauoiscoupé les cordes do.& tout . Vray eft g qu'en tirât la broche de mô corps ie tombe jàterrepresdeslandicrsj&me feit peu de mal la cheute. au feu: & vint droità moy pour me ietrer du'tout aufeu.

2' 92- t E S OE V V RE S Cribuillispar neuf fois.car elle n'eftoit affez pointue.en forte que tu n'eti fera jras rien .Et ou font ils.criant agyos.athanatos o theos. Ha ma ' amy.&rcefaifantietedw f aie ma bragette.& nul ne venoit. difat : M ifiaire Bougrinotu pers icy ton temps.dit il.mais elle ncpouuoitourrepafler.& poulfoit tant qu'il pouuoit. côme vous auez l'autorité du Philofophe Iamblique.mais il neprott fitoit rie.feroyentils bié gens pour m'emp-orter aulTi?Ie fuis ia demy roty.ie fenprk. &MuriBauIt en l'apologie dcBofiutis.&co trefaictspro magutros noftros.amâs& rubisen "' I1 jerfeétion. Quoy voyanti'en depcurpour plus de cinq lois .dôttu languiras route ta vie entre les mains desbarbicrs:maisfi tu veux ie têtue ia y icy tout f ranc.Ce quecôgnoiflat mon \ilainliafchatzfe vouloit ruer demi broche.mes lardons feront caufe de mô mahear ces dia blés icy font frians de lardons . & s'e percer le coeunde fait la meit contre fa poitrine.qui s'en font bien trou uez.mais iefejf le figne de la croix.& quelque di.tien voy latà:ilya fix cens r1 1 feraps dedâs. Eat .cartunete tueras iamais ainfi:bié tebkfleras quelque hurte.dirL|>ifkmS. Se m'en croycar i'en ay bien tué ' d'autres. craignant les diables viêdront à cette heure pour em porter ce fol icy. Alors ie v i n s 4 u y.

Et vo' attife vn beau feu au deilbus. puis prenant Ci bougetee&' vn petit iauelot qui eftoit furies cripons m'enfuy le beau galot.diltPanûrgê~. dit Panurge. Foy d'homme de bien. i9£ lâiruToan.DE M. Qjiâd ie fuz defcédu en la rue.& vous flam¬ bais mon mtlourt côme Ion fait les haretis foretzàla cheminée. s'ils «ont tou/îours. & le pédi.ee que me feitfoTt grand bien. fî bic qu'il n'euftfceu regimber.iy tout le mode qui eftoit acouru au feu à for ce d'eau pour l'eftaindre.ieteprieque nous fâchons commet tu acouttras ton Bafchatz.puiskiy paf- fiymi broche àtrau-ïrs-la gargameile. Se vouslehay ru ftrcm'ent pieds Se mains de mes cordes .efchante braye que ie trouuaylàdemy bruflee. F R.ie n'en ments de mot.Ei: Dieu fait cororme ie fentois mon efpaulc de mouton.ie trouu.Et me voyant ainfi à demy roty curent pitié de moy naturelle ment.raaisou iontJei neiges d'eatanPc'eftoitk plus grand ioucy quveuit Villon le poète Pariiïea.& me ietterét toute leur eau fur moy &me refraichirent ioyeufement. mais ie ne mangeois gaçrcKcar ils ne me baiiloyêt que de i'eau t iij . Acheue.accrochât la broche à deu x gros cri pons quifouftenoyêt des aleb-ardes. lelebandy d?vnem.puis me doncret quel¬ que peu à r-spaiftre. flsfôuTl>ieîrlcïmg. RABELAIS.diit i-Miagmel.

difant. Orcependantqu'ilss'amufûycntàmoy.y coucher de ioye v mais Dieu m'en punit bien. te la ville bruflant. . lefeatriomphoit ne demandez comment à prendre en plus de deux mille inaifons. Autre mal ne mefeite't fi non vn vilain petit TurqbpfTu par le de- uant. Ainfîjdift Panurge. il s'eftoit retiré au feu .conftts à leur mode laquelle regar doit mon poure haire efmoucheté.& vy tou. Cj^and ie fuz furvn petit tucquet qui eft au pres. q ie regardois en gtîd .ie me retourne avriere.Ainfichacus'c' vaàfâchacuniere. Vétre mahum toute la ville brufle.côment.quifurtiuementmecroquoitmeslatdôs maisieluy bailly Û vert dronos fus les doigts à tout mon iauelot qu'il n'y retourna pas deux fois.&nousamufons.t $4 L E S 0E V V RE S à boire à leur mode. car il nem'alloit plus que iufques fur les genoux.dontie fuz tant aifeque ie me cuyda. tant que quelqu'vn d'entre eux l'avala & s'efcria. De moy ie prensmon chemin vers la porte. Corrimét'dift Patagruel.côme la femme de Loth. Maisnotex q ceftuy rotifiementme guerift d'vne fftia tique entièrement à laquelle i'eftois fuiect plusdefept ans auoit du coftp auquel mon rorifliur s'endormant me laifTa bru lier. Et vne ieune Corinthiace qui m'auoitaporté vn pot de Mirobolans emblicz.iey.

&ks icttoisàu milieu d'entre *eux[.m'enfeignant vnreme de bien oportun contre le mal des dents Ec à quel propos.a qui auroit le lardon. mes lardons.eftilmal de dents plus grand.voireplus de treize ces Se vnze chiens gros & menu» tous enfem* ble delà ville fuyâs le feu.l i ( i i i I DE M. ER. XV. que quad les chiens vous tiennent aux iarobes? Mais foudain ie m'auife de.refpondit Panur ge.& viuelaiorifTerie. bieninfpiré. Ainfi efchappe gaillard Se dehait.9 Saint Marceau. .Sc m'euffent dénoté à l'heure. dift Pantagruel .me gabelât.& ie les laiffeaufli fepelaudaa l'vnl'autre.& difant : Ff& pourespulces:hapoures fouris. craingnors tHlemaldesdéts'N'eftois tu guery de tes rheumes?Pafqucsde foles. fi mon bon ange ne de ma l m'euft . De première ve : nueacoururent droit à moy. voulât veoir la folie Goube 1 i"j . i i I . fortirentplus defix. Comment Panurge enfeigne yne manière bien m» uelle de baîîir les murailles de Paris.. PAntagruel vn iour pour Ce recréer de fô. Par cemoyea melaifierent. dents. le feu eft en voftre paillier.fentât l'odeur paillarde chair demy rotie. eftude fe pourmenoit vers les faubour. lors chiens d'allerj Se de s'étrebatre i'yn l'autre à belles. CH^CP.vous aurez raauuais hiuer. RABELAIS* t^f liefîè ce beau feu.

& enirrtfion dift à Pantagruel.ayant touf¬ iours IsFlacô fous fa robe. -Et quâd Pantagruel luy en voulut bailler vne. j dift il . ksiruirailles de la Ciré. chantes pour vne telle ville comme cefte cy:carvne vache auec vnpet en abbatroit plus de fix bralfes.'A grands coups de brodequin. Voicy. difant que c'eftoit ion garde corps. Car rnoaftrant les habitans & citoyens delà ville tant bié expers en difeipline rai« f \itaire:& tant forts & bien armez.& que les Vili lcs& Citez ne fauroyetauoir muraillepl' feure Se plus fort? que h vertu des citoyen»* i j ! ! I | i ( ! ) . dit Pâmagruel.t <? £ LSSTOEWRES lin. Voyez cy ces belles murailles. Voire mais.fçaistubien cequeditAgefilaë. elles font competemment mcf. Par ma barbe. refponditil poutueu que leseftoes fulïènc defrènd'. A leur retour Panurge côàderoit les murailles delà ville de Paris. fi Ion t'aiffaillôit cornent te def feadrois tu.qtua1 on luy demanda.aurre eipee ne portoit il.pourquoy la grande cité j de Lacedcmonc n'eftoit ceinte de murailles. Signifiant -qu'il nre(t muraille que d'os.dift Epiftemon. O quefortes font Se bien en poinct pour garder les oifons en mue. il refpondit qu'elle1 luy cfchaufferoit la râtelle. O mon amy. Panurge eftoit auecqueluy.& quelque mor ceau de iambô:car fans cela iamais u'alloit il.

Ainfi celle ville eft fi forte par la multitude du peuple belliqueux qui eft dedans. à pointer de diam.de faire autres ] ' murailles. Voire : mais dift Panurge.comme ils lespourrontbaftir àbon marché. &"ne fat ceque pourdemandsr qui eftr là bas: au regard des fraiz énormes que di¬ tes eftre neceifaires fi on la vouloit murer.quandon eft. Puis.de fes enne¬ mis. faire vn beau petit entrelardemenr.ïs côme la groiTc tour de Bourges de tac debraquemarsenroidisqui habitée par les bragettcsclauflrales.il .refpondit Panurge.& mettant les plus grands aux premiers rïcz.! Ferrare. ieleur enfeigneray vue manière bien nouuelle. .ou neferoitpoflible. qu'ils ne fefbucient. enuahy.Ie voy quelescallibiftris des femmes dece pais-.fi fait il bon auoit quelque vifage. Si meffieuts delà ville me veulent donner quelque bon pot devin. font à meilleur marché que les pierres.DE M.d'iccux faudroit baftir les murailles en les arrengeant par bône fymmetrie d'architcctii re. dcpicrre. Cornent dift PitagruekNele dites donques mie. & puis en taluantà d'oz d'afne arreger ^ lesmoyéSj&finalemetles petits. FR.fi ie vous réfeigne. Quel diable defai. 2-97 «chibitans. RARELAIS.quila vou droit em-i muraillcr comme Straibourg(Qrleans..tic les fraiz Se v defpcns feroyct exceilifs. D'auâtags.

Ho. Etlpuis que coilleurinesfey vinfent froter. Et à-ce propos ic vous veux dire(nbus en allas pourfoup per) vn bel exépk que mec frater Lubinus libro de côpotationibu's medicantium.dift Pantagruel .Carpourquoyîilsfonttousbe nisoufacrez le n'y voyqu'vnincôueuient. ou bon gros vietzdazesdeProuéce.ha.Dôtk Lyon cloppant tant courut & trac'affa par la foreitpour trouuer ayde.in côtinèt diftiller de ce benpift fruit de grof¬ fe vérole menu cômepluye.vous en verriez. par Dieu.pa{Ta par deffous vn aibre auquel eftoit môté vn vilain charbônkrpourabatre du bois.luy iettafà cPignee. Lyon.Ilfaudroit trcfbienks efmoucheier auecques belles queues de renard.ho. L equel voy ât le.Secaunô des diables. Alt temps que les bettes parloy enc (il ny a pas trois iours) vn poure Lyon par la forcit de Bieure fe pourmenant 5e difant fes" menus fuffrages. itaft aux coups. Dauâtageta foudre ne tôbcroit a maisdelTus.& le blelTa énormément en vne cuilTe.& fe y recuilleroyét facile¬ ment Se y feroyét leur o-rdurx:& voila l'on urage gafté.foit telle muraille:Ilny a métal qviitattefi. Et quel.ha.que il rencontra vn chatpenticr^leql volontiers . C'eft que les mouches en font tant friandes que merueilks.ha.Mais-voicy cornet Ion y reme ï?2 LES OEWRE9- 1 - diroit.

DE M. à quelle heure vne veille fempiterneufe ebufchetoit &amafibit du bois par ladite foreft^laquelle voyantle Lyon v cnir tumba de peur à la ïéuerfe. i<f9 regarda fa playe .en telle façon que le vent luy réuer fa robbc.gnee. 8c . ER..mais bie cinq empans & demy. Ion à blefTé cefte bonne femme icy entre les iâbes bien vilainemét. RABELAIS. qvi'il efmouchaft bien fà play e . efmpuche ie t'en fupplie .Ce que voyat le Lyôt accourue depitié veoir fi elle s'eftoit fait aucun mal.1a nettoya le peut. difant:c5pere Regnard. que les mouches n'y feiffent ordure attédant qu'il iroit cher» cher de l'herbe au charpétier.& dédâs Se dehorSjtu as bonne queue & lôgue.cfmouche moaamy. cfmouche la bie fort ie t'en ptie. Se confîderant km cornent à nom'dics Opoure femme qui t'a ainfi bleiîéc ? Se ce difant apperceut vn Pvenard lequel il appella.fepourmenoitparla foreft .& l'emplit de mouffe. Quand le Renard fut venu .c'eft vn coup de coin .& pour eau fe . luy mieux qu'il difant.ieme donteque la playe foit vieille.cotte. il luy dift: Côpere mon amy .&chcmife iufques au deffusdes efpauks.hau ça ca. Ainfi le Lyon guety. te y a folution de continuité manifefte .. te» garde que la play e eft grande dépuis le cul îufque au nombril mefure quatre. pourtant à fin que les mouches ny prénent.

Dieu t'a bien pourueu de queue tu l'as grade & grof fe à l'auenant. efinoucheteur de Don Pietro de Caftille. Efinouche couillaud .efmouche .& as refafche iamais de bien efmoucher:mon petit compère ie te feray eftre à gages. Car ainfi fut quelque peu loingil s'efcria parlant au Regnard:£finouche bien toufiours compere.aatrement la per¬ sonne ne peut eltre à fon aife. Le poure Regnard efmouchoit fort bien Se deçà & delà .efmouchc Coct.Efmouche fort. & quand il y mettre .TW* 3©0 . Efmouche fculemenc. efinouche bien : car cefte playe veut eftre efinouch.efmouche. ic n'arrelteray gueres. Le poure Re¬ gnard eftoit bien mal à fon aife : car il ne i çauoic de quel coftéfe y ircr pour cuader le parfum des veffes delà vieille: Se aiuli qu'il le touruoitjil veid que au derrière eftoite* . Vn bon efmoucheteurquien efmou checant continuellement efinouche de fon mouchet . ainfi mon amy . OE V V R E $ _ - ^ ccpêntîantte vay~qiïëriFdeta moulfe pour nous faut il fecouririx aider rvnl'aacre. LES -. dedans & dehors: mais la faulfe vieille vaifnoit Se velToit puant comme cent diables .efmouché & tien plus. Puis va chercher fource.ee fouuenc.Or efinouche bien mon petit côpere. par mouches iamais efinouche se fera .Se ne t'ennuie point. efmoucke mon petit bedaud .mouiïe.

& s'esbaifîoit que diable ceftepla yetft profonde.cV cÔmençaen met¬ tre dedans fa playe auec vn bafton qu'il a!porta. ily entreroit de moufle pi*' de deuxcharrettesjmais le Regnard l'auifàr Ocopeie Lyon mon amy. Mais.Z>E M. qui put côme cinq cens diables. 1 ' l _ . le ne me vante d'en auoir embourré quatre cens dixfept depuis que fuis ' «o cefte ville Se ny a que neuf iours .femmes. RABELAIS. mais vraye certitude & ' afleurance .portant fa moufle plus que n'en tié-^ 'droyentdixhuitbaIks. & mertreefmeucheccarsà ga ges .dontluy venoitce Vcs (-taat puant & infect. Comment fçay tu que les membres honteux des femmes font à fi bon.& y en auoit ià bien mis feize balles Si demie.ie te prie ne mets icy toute la mouffe. . -}0I 'corevn autre permis.marché : car en cette ville il y à forcepreude. le vous en di' ïay mon opinion . à ce matin iay U'ouué vn bonhôme. Ainfi faudroit garder ces murailles ' des mouches. non fi grand que ceî-Juyqu'ilefmouchoit.gardes en quelquepeu. chaftei&rpucelles. Et vbiprenus?diftPaBurgc. jcarily acncor icy deflbus vn autre petit permis. . Le Lyon finalement re^ourne. .qui en vnbiiîactel comme celuy d'Efopet portoit 4eux petites fillettes de l'aage de deuxoii \ : : . ER. Lors dift Panragruel . l'en fuis empoifonnné de l'odeur tant il eft punais .

de mal à quila longue bragette à vaiu. difoit il.de celle que ic porte derrière.ie te veux hailler de ma liuree. Vrayement dift Pâmafruel.le compagnon à qui la longue bragette à fauuéla vie: Dieu gard. Dieu gard de mal.Il me demande 1 aumofne. & la faikntbon veoir .pour vn iourcent foixante mille & neuf efeus . toutefois ien'en voudroys mettre mon doigtau feu. ce que fut fait. Et après luy de-mande : Bon homme ces deux fillettes font elles pucelles ? Frère dift-il.ignÔ. Se quarree non ronde.Quant -cft.ir»ais ieluy fey refponcequer'auoys beaucoup plusde xç-uillons que de deniers .qui par fa locgue bragette à fauuc tcut . comme toutes ebeks ont efté innentees en temps.1'vne deuant. Et difoit fouuentquele monde nfauoit encores congneu l'émolu¬ ment & vtilitéqui eft déporter grande bra getre:mais le temps leur enfeigneroit quel¬ que iour. & au regard de celte cy deuant . laquelle ie voy continuellemét en mô auiselle eftpucelk.Et le feit veftir galantement félon la mode du temps qui couroit: excepté que panurge voulut que la bragette de fes chaufksfuft longue de trois pieds. l'autre der- riere. Dieu gard de mal. ie n'en fcay fans faute rien.tu es gentil comp.ll y adeuxans <pj'ainfi ieles porte.$Ql LES OEVYRES uoisans auplus .

RABELAIS. & conditions de P^tnurge» CHt^IP. après les menoit au defvn peu 1 6 5 .malfaifant. & auoit le nez I i 1 1 } aquillin.audemouràt le meilleur fils du md de:&toufioursmachinoit quelque chofeco trtfles ftrgens& contre le guet.Et par Dieu ie feray vnliuredela commodité deslôguc* bragettes. eftoit par façon de larrecin .les faifoit boire c^mme Tem¬ pliers fur le fbir . J. FR. Se fuiect de natureà vne maladie qu'on appel i loit en ce temps là faute d'argét c'eft douleur non pareille . JDej meurs - . X\?L PAnurge eftoitde ftature moyenne . J . bateur de pauez. De faitencompofa vn beau & grand liureauec les figurés : mais il n'eft encores impiimé.iurtiuementfait. ny trop grade ny trop petit.queiefcachc. A i'vne fois il antmb! oit trois ou quatre ' bonsruftres. pipeur. 303 vue ville de mourir de fain .DE M. dont la plus honorable .quandi'aurayplus dtloifir..fait à inanche de rafouer Se pourlorseftoitderaage de trentecinqans ou cnuiron. toutefois il auoit foixate j & trois manières d'en trouuer toufiours à fon befoing .beuj Heur.. ribleur s'il en eftoit à Paris. . & la plus commune.fin à dorer comme vne dague deplôbjbien galàd homme de fa perfonne Cvtyfr qu'il eftoit quelque peu paillard .

& l'heure ^ pafïbit metteit le feu dedôs .& trauerfes de Paris côme fon Deusdet. ou quel. Et au regard despoures maiftres es ars. iamais ne fait- loir de leurfàireqnelque.puis fuyoyct cie l'autre cofté:cai en moins de deux iours. A l'autre fois faifoit e-n-quelqvie belle placepar ou ledit guet dcuoit patîer.cjuean* H'Ciiial.je donques luy Se fes compagnes prennytt vn rombereàti. ilksperfecutoil fur tons autres. maintenant leur attachant de petites queues de Regnard. Antoine les tint aux ïambes . Je ruât de gréde force cotre la vallee.& puis pienoit ion paife temps à veoir la borne gracecu'ils auoycnt en fuyant. maintenant j leurmettantvn eftronc dedans leur chape¬ rons au bourkt.5-0 4 IESOEVVRES fous de fainte Gencukue.ruelks. il feeut toutes les rues. vne trainex de poudre de cano.ou auprès du colliegc deNauarre . Vn iour que Ion auoit aiîîgréi ^ ' iceux . ou des oreil¬ les de Heures par derrière .& Juy bailloyi nr Je branile.mal .&ainfi xncrroyêttout le poure guet par terre cemmeporcs. cV lors qu'iloyoyt fon efpee brâfier c'eftoit - ijgneinfallibkqkguettftoirprcs:àl'h«i- . p enfant queie feu S.ccqueil ccgnoiflbitenniet tât fon efpee fur I-epauc:&' ijoreille auprès. Si à l'heure que le guet montoitpar la.. Qu_nnd il rencomroitqueL -qu'vn d'entr'eux par la rue ..

de vingcfept en eurent la vérole.&en mourut dix ou dou zc. mais il ne s'en foucioit mie.borbonnoife.toufîouis pleines.monde.pour lesauancer d'aller. rendoyent la.s.degalbanum. RABEL AI S 30 f keiixfetiQUuerenlaruedu Fcurfe. il feit vnetarirf . compofee de force deailz.vinwtfix petites bougettes. & oignit tout le paué en for te que.de caito reumTdeftroncs.i iettoit aux yeux de ceux qu'il trouuoit d'au Jtre. dont ilcûupoitlesbourfes:i'autre deaigreftqu'il .qu'il trouuoit portans du vin à leurs maiftres .le diable n'y euft pas duré .t)E M.qu'il iettoit fur lesrobbesScbÔnetsdes bÔnesgens:& fou Uentleurxn faifoit de belles cornes qu'ils portoycnt par toute la ville.&plu».&£icques.deatfà K-tuia. FR.chancreufes.Etportoitordinairemct vn fouet fous farobbe. & d'vn petit couj| teau afilé corne l'aguilie d'vn p< letier.auctmefbis cou tetetu" vic.quatorzc en furent ladres.& de fort bô matin engrena. leurs gorges deuanttoutle.tous chaux .duquelilfouettoitfansremifsipn les pages. v . l'vne ic K mpetit d'eau de plomb .de glateronsempcnnez de petites plu¬ mes d'oifonsyou de chapôs. Et tout ces bonnes gens.Aux fxmes aufsi par defîus leurs le :j. comme .s'ils aillent cfcDrchélerenard.de peftc. En fonfayïaùoitpius de. Se la deftrâpit enfaniede bofie.dix&: huit en furent pouacres.

Se mefiriernènten l'eglife:car iamais ne fe mettoit au cceurau haut. de fil.IJ.EnraB tre vn fouzii garny d'efmorche^ d'allumet¬ tes.30* 1ES PEW R. Se les iettoit auec belles petites cannes ou plumes dont on efcrit . mais toufiurs demouroiten la nef en¬ tre les femmeSjtant à la meffe vefpres. \'ne fois àl'ifuaedu^Pakisàla. En l'autre auoit prouifîon . toit. En l'autre deux ou-troumirouers ardens. chaperons au derrière aucunetoislpîéT . fait en forme d'vn membre d'homme. hommes & les femmes. qu'il empru n toit des gue naux de faint Innocent . En l'autre vn tas de cornets tous pleinsde pulfes Se de poux.comme au fermon . & d'à* «es guilles. Se a l'heure qu'elles fe youloyét départir elles rompoyctroutesleursrobbes.gtand . Se toUtautreapparcilà «c requis. & mefmement celles qui portoyetrobbesde taferasarmoi fy . &leurfaifoitperdre contenance à l'eglife : car il difoit qu'il n'y auoit qu'vn antiftrophe entre femme' folle à la meiTe. En l'autre force prouilion dehaims. de pierre a feu . dont il faifoit mille petites diable» . fur les collets des plus fuccrees da- moifeiles qu'iltrouuoit.êc femme mole à la fellc.dôt il faifoit enrager aucunefois les .& claueaux dont il acouploit fciiuentles hommes & les femmes en compa¬ gnies ou ils cftoyent ferrez.

il emporta emkmble & habit & chemife qui cftoyent bien coufuz cnfemble.côme ditde Alliaco en fes fuppofitions. facriftie. 307 'falle. mefmemenf en prefence de$fem- mes.EtJe monde deman doit pourquoy eft iCequecesFratrcsauoyeotlacGuillc filongue'lcditPanurge folut trcfbienleprobleme. icelle mette. maisen leur.mais en l'accoutrant il luy coufit l'aube auec fa robbe . la cour difhEt quoy ce beau pere nous veut il icy faire l'ofrràde de baifer fon cul ? le feu I faint Antoinelebaife. Se chemife .carceleurferoit occafion dépêché d'é 'uie. Et le fra terroufiouis riroit.A pareille ttifonxcqfaitla couille dïs poures beaux .difant :Cf que fait lesx-reilles des aines figrandes.( D S Mt FR. Se Ce rebraffa iufques aux efpaules monftrant fon callibiftris à tout le m on de qui n'eftoit pas petit. & puis fe retira: quand meflicurs de la cour vindrét s'affcôir pour ouir. l'Ire mi fia eft. RABELAIS.quele pourefrater Ce voulufl deuetirfonaubc.Des lors futordôné eue les poures beaux percs ne fe defpouilleroyét plus deuat le monde.c'eft par ce q leurs mefes ne leur j ] mettoyét point de béguin en la tefte.mais tant plus fe defeou uroittliiufques à ce qu'vndes meilleurs de.lorsqu'vn cordclier difoit la mcffe dé meiîîeursîilluy aida à foy habiller & reueftir.fans doute. Mais quand ce fut à.

voiçy de bon drap.8iquâd il rron Uoitjou feirime . ma dame Dieu vous doint ce que voftre noble cceur délire: vous auez rebbenenfue.nouuél aniyjDfè'u'vouJ y maintiéne/cç-difânfkur'h-iertoirlairiairi JMf-kc&tftî 'cnkmble la male-tacfe ydev .-&les faifoit defpouiller deuant toutlemoride. dis le d'oz des femmes <ju'il vôyoit les plus aefeftees. .voicy bonfàtih. Mais la caufe pour^quoy ils 1 auoyenr gros à l'équipolent. comme font-lespa» tenoftres aux femmes .308 ' Î. c'eft qu'en ce triballàt les humeurs du corps defcendent audit mcmbre:car felonlesLegi- ftes agitation Se motion continuelle eft cal! fe d'atraction.bon tafetas.fpus le femblantde les toucher & dir'e.& leur -va ainfuri Jballant fur les genoux.ES "OÈ V VRES "pères. ouhôfnequieuft quelqtiç i belle robe illéurengfeiToit. Item il auoit vne autre poche plainc-d'alun de plume . C'eft qu'ils >rïe portent point de chauftès foncées-.lesautresdahfercommeiaii fur btezCjOubilkfurtabourrlesaUtrWcott rir les ruesj& kty' après eouroit:'& à celles qui fe-defpouilldyétjil rilèctoit fà-cappefur le dôZjXbmme hoirie courtoise gracieux. & gaftoit tous les plus beaux endroits.' Se leurpoure membre s'eftend xn liberté à bride aualke.Item ënivn-autr-etl:aù0it Vne petit-e'gucdbufleplàine de' vieille huilîe. donc il iettoiede.

elle eft de Foutignan.& les faifoit efternuer quatre heures fans repos* Cependant il pétait comme vn roufsin. & renommée.1 1 ^ DÉ M.luy difans:côment vous PanurgeîNon fay difoit il ma dame: mais l'accorde au çontrepois de l'a mufique <| vous fonnez du nei.Et vn. vn crochet .ei:car il y a icy vn.!! leur mettoit fus le propos de lingerie. En l'autre tout plein ds petits gobekts.pnis. autre il auoit tout plein» d'Euphorbe puluerifé bien fiibîikmeflt. en corps.de-mandant:Eteeft ouurage.ou de Foutarabie. & leur mettait la main atr fein. eft" il de Flandres ou de Ffaynaux?& puis tiroit fon rnouchencîdifa-nt.& le kcouoit bien fort à leur nez. fi énormément engrauee en l'aine.tcnez tenez vovez-ency de l'eu» virage. ER.. &» h dedans metnoit vnmoufche-nez beau Se . nn leur difoit: Madamedônez vous garde de tôb. 6c petez rioyét. bien ouuré qu'il auoit dérobé à la belle lira gieredw Palais. à la. En l'autre vn dàuicd> vn pélican .'dont il iouoit fort artificieles femmçs . R ABE LAïS. Et. 36^ mouroit perpétuellement . quâo5 ' ilfetrouuoitencôpagnie de quelques bon¬ nes dames.leql toutesfois il auoit -mis. que lediable ne l'euft point oitee. Se quelques autres ferremens dont il n'y auoit porte ny coffre qu'il ne crochetait. en luy oftant vn poul d!effas fô fein. deuant vous. grand & fale trou.

Et bien que l'argent.(ie luy tefponds)Ie ne fuis grand pardonneur en ce monde icy .ou Arachne.coname l'aimant attite lefer.i'ayen cores fix folz&maille. ica« VIMiour . ie n'en auray quelqueiour que trop :cari'ay vne pier¬ re philofophale qui m attire l'argent des bourfes.ne blcflèure aucune .qui no vous faudrôcnon plus que la vérole en voftre necefsité .apar.lemétr car iî auoit les doigts faits à la main côme Minerue.3*0 t B S OBVV RE S .maisne vousfouciez.& me doutay bie qu'il n'auoit denare. euft fenty que le vent Comment Panurge gaingnoit les pardons.& Tentes le mabvous auez vn fluzdebourfe.Et par ma foy.q ne veirétoncqpere ny merc. dont le changeur n'en. C H is£P. X Vil.manifeftement. le châgeur euft efté plus fin que maiftreniouche..fiPanurge n'eu ft fait efuanouirà chacune fois cinq ou fix grans blancs vifiblernent. tement. A quoy il me ïefpondit.Panurge vous eftes malade à ce que ie voy à voftre phifionomie.fans faire lefion.ou quelque autre pièce. ic trouuay Panurge quelqpea efeorné & taciturne.dot ie luy dy. Et quand il changeait vnteftô. Se auoit autrefoiscriéle theriacle. Mais voulez vous venir gaingner les pardôs?dift il. & m rioit les yieUUsi& des procès qvfil eufi <* Paris.

ainfi d'vne main ieprins douze deniers. & ainfi des autres cglifes ou eftoit banque de pardôs . RABELAIS. bien allons au né de Dieu pour vn denier ny moins . à S.il me mena boire au cabaret du chafteau . quand nous fuîmes de retour. dift il .grates vobis dominos.Rienrien. ie le mis fi fouplement qu'il fembla que fuft vn grand blanc . Se memonftra dix ou douze de Ces bougettes Îdeines d'argent. Bricf. v iiij Se de .preftez moy dôques vn denier à l'intereft.Mais x diltil.dy-ie. & difant: D'ond auez vous tat recouuert d'argée en fi peu de téps? A quoy il me refpond^t qu'il auoit prins es bafsins pardons:car en leur baillant le premicc denier . de ma part ie n'en gaingnois plus *. & ie gaingne les pardons au premier tronc feulemenc:car ie me contente de peu cncesmatieres. 3II fçay fi ie le feray en l'autre.dift il. voire bie doudes zeliards. De la nous'tranfportafmes à noftre Dame. mais luy à tous les trocs il baifoit les reliques.Le le vous donne de bon crur.& toufiours bailloit argent à chacun des pardonnaires.puis difois mes menus fuffrages Se oraifons de fainte Brigide:màis il eaingna à tous les troncs.à faint Antoine. A quoyie me feignay faiant la croix. FR. & à chacu ion~ noit. Ieâ. Ainfi allafm es commençant à faint GerBais.DE M. ou doubles pour le moins .

fi tu fçauois comment ie fey mes chou! gras de la croifade. Dilige» dominum.Ho mon amy.Ouy bien.dilige. El le. AiniiicnK paye par mes mains :car il n'eft tel. Dauantagele pape Sixte me dona quinze céts liurcs derè" ie fur fon dommaine & threfor ecclefiaftic* que.D'ondils eftoyêt venus^dift ildls « .me valut plus de fix mille fleurins. & ainfi l'e. comme vous auez en la Loy. cemuplum accipies . &RabbiabenLzra .& elles larron & facrikge.il veut due.centuplumac cipies .i dil't il. fur ledii threfor ecckfiaftiçque. qui tant le tourmentoit. VoireJ mais.qu'il en cuidadeuenirboiteux toute fa vie.Et on diable font ils al !ez?dy-ie.difoil il.OE VYRÊS l'autre trois ou quatre douzains:& ainlîpai) toutes les eglifes ou nous auôs efté. Caries pardonnai» resmeie dorinêrrquld ilsmedifenten pretentant les reliques à baifer.id eft.que pour vn denier i'enprenneccnt: caraccipies eft dit félon la manière des Hcbrieux qui vfent du futur en lieu dei'imperatif. pour luy auoir guery vne bolfechancreufe.tu ferois tout efbahy. comme il vousfcmble:maisil. vous vousdamnezcommevnet (àrpe.tpoiè RabbiKimy .& ibiBarcolus.$tfc t ES.nemei lsfembkquantàmoy. & tous les MaiTorets.cétuplum accipe.car tu n'erras vik maille.dy-ie. Ainfi quandlcpardonnigere me dift.

DE M.Parxe moyens àl'vnedonnoit centfkurins . Fin de conte ilsbefongnoyêtcÔme toutes bônesames. a l'autre fix vingts.ainfi leuï faifois bien apprefter à banqueter.autrement le diable ne les euft voulu biicoter. Mais i'enemployay bien trois mille à mariernô les ieunes fiilcSjCar elles ne trou uent que trop maris : mais grandes vieilles fempitemeufes q n'auoyët dents en gueul-' le. FR.àl'autre trois céts. '. voicy qu'eft à toy fi tu veux fretinfrçtailJet vn bon coup.felôqu'elks cito* yentbieninfameSjdeteftables & abomina. ie luy môftrois les efcuts.difant:Compere. 1 t I i ..^ ontiouédukrrecropiereà cul leué à tous iufqu'à ce qu'on n'en a plus voulu.& faifois moy-mefm'cs le mariage.' bleSjCard autant qu'elles eftoyent plushoz ribles Se exécrables. Confîderantks bonnes femmes icy ont? | trcfbien employé leur temps en ieuneife. R ABBlA IS. JIJ feircntfeulemet que changer maiftre. d'autant il leur failloit donner d'juantage. boire du meilleur.Incontinent m'en al lois à quelque porteur decouftrets gros Se gras.Des lors les pour es haires bu? bayalloyet comme vieux mulets. t Etpar Dieu ie les feray faccader encores vnefois deuat qu'elles meurét. mais premkr que luy monftrer les vieilles.^ force efpiceri es pour mettre les vieilles en ruyt & en chaleur. « 8 venans..

que Ipar arreft de la cour fut dit que ces hauts ca jchecols ne feroyent plus portez. &pafTerêt procuration à défendre leurcaufemiais ie les pourfuyuy fi vertement.miis lmecoufta beaucoup .i 3H XBS OEV TRÈS _^ fi-non qvi'à celles qui eftoyent horribïemét vilaines 8e défaites .fôme toute les damoifèlles formerét findicat.me formant partie contre lcfdites damoifèlles.dift il.& eftoyent tous clos par deuant.contemplacifs n'eftoyent contés:vn 'beau iour de Mardi l'en prefeatay requefte à la cour. Et quels procès as ta' rpeuauoir?(difoisie)tu n'as nyterre.ny mai fon.ay perdu 1 'beaucoup en procès.l'eu vn autre procès ien ord Se bien falecontre Hiailtrefify R . lïnô qu'ils "buttent quelque peu fendus pat deuât. façon.vn facfur le vifage. q Ion ny pouuoitplus met¬ tre la main par de (fou s : car la fente d'iceux elles auoyent rhife par derriere.qui leur cachoyent fî bien les fiens.! la cour n'y doa^ noitordre. ic leur faifois mettre . vne manière de collets ou a checols à la haute.dont les poures amans dolcns.monftrerét leurs fondemés. Dauàtage i'en..protcftant qu'à raefme raifon ieferois couldre labragettede mes chauffes au derrière. Se remonftracles grands interefis que i'y pretédois.les damoifèlles de ce* lie ville auoyent trouue par inftigation du diable d'enfer.Mon amy.

ou au renigue bieuàleuraife.lequel eft plus honnorable ou l'air. dift il.tu feras vne fois cnterré. à ce qu'ils n'euffentplus à lire elandeftinemét de nuict.à fin que de leur bauue elies ne gaftafsêc lapaué. RAB Et AIS. les Confeillers leur feiftcnt de belles bauerectes.en forte q les pages du Palais peuf» fent iouer dcfTas à beauxdez. Vne autre fois ic formay complainte à la cour contre les mules des prefîdens Se Confeillers . Non nô.la pipe. Et de ce eu bel arreft : mais il mecouftebon. . tu n'as paftetemps aucun en ce monde. Ce pendant que ces pages banquettent ie garde leurs mules.Ec à quelle fin dy-ie?Mon amy .6c ce es efcoles de Feurre .par faint Adauras:car tu feras vne auecques fois pédu. dit il. ou ie fus condâné es defpens pour quelque formalité de la relation du fergenc. JIÇ fesfuppofls . FR. fans y gafter leurs chauilès aux genoux.dy-ic. nous ferions diables.Et toy.DE M. Orfommczàccfte heure combien me couftent les petits bancquets que iefais aux pages du Palais de iour en iour. le buffart. l'en ayplus queie Roy. en face de tous les Articns fophiftes.ou la terre? He groffe pecorc. ne le quart des Séntécesmiais de beau plein iour. Et fî voulois te raflier moy. & autres ten¬ dant à fin que quand en la baffe cour du Pa lais Ion les mettroit à ronger lcutfrain.

vint du païs d'Angleterre en cefte ieule intention de veoir Pâra<H-i}el. ducoM. Se appreftent à rire pour plus de cent frâcs. philofophant à la mode $ïff » 3 . fçauoir co¬ rne en cftoir la renommée. Defaitarriuéà Paris fe rranfporta vers l'hoftel dudit Pata¬ gruel qui eftoit logé à l'hoftel faint Denis.Ma-is ic me ry encores dauan-. en forte qu'elle netienr qui vn filet. &fut yamc% par Panurge. ils tombent tous plats comme porcs deuat toutle mode.Fin de conte il auoit (comme ay dit defmsjfoixâcetrois maniè¬ res de recouurer argent rmais il en auoit deux cents quatorze de le defp.. Comment yn zrad clerc d*Awleterre yudùl arguer contre Pantagruel .endre.& le côgnoir r tre Se efprouner h tel eftoit fon. X Vl J L EN ces rnefmes iûUrs vn fçauar homme nômé Thaumafte oyant le bruit & renômecdu fçauoirincôparabk de Patagru-» el. ouautreàprins fon brille pour môterfus.par ainfi ic ne plains. Quand le gros enflé de C opfeilier. point ce qui ra'ii eoufté à les banqueter. C Lï A P. c'eft qu'eux arriuez au lcgisikfont fouetter monfieùr du page comme feiglei vcrd. du montouer.. tage . Se pour lors fe pourmenoit par le iardin auecques Panurge .Se tÊS OÉWRïS^~" j conpeàquelqu'vne l'eflriuiere.hors mis la réparation de défions le nez.

De première entrée tréf faillit tout de peur. Chaldee^ Medce. tat les ftimule Se embrafe d'acourir au lieu.fe. qu'on nome Philofophes ne les laiffe dormir ny repoferàkur ai.s'il eft receu es oreilles des ftudieux Se amateurs d'icelle.qué fi l'ima¬ ge defcience & fapiéce eftoit corporelle & Ipeétable es yeUx des humains: elle excite^ roit tout 'le monde en admiration de foy.qui de Scithie alla iufques en Athenéspour veoir Solo. En Anacharfis. Se Architas deTarente. A fîy rie j . : j- j j j ques en Brachrnanes pour veoir Hiarckas. En Pythagoras qui vifita les vaticinateurs Memphitiques. les Indiens. cour 'toifenient luy difant: 'Bien vray eft il cedit Platon prince des Philofophcs. En Platon qui vifita les Mages d'Egypte.En ApoloniiisTyaneus q alla iufques au mot Cau"café . en qui eft dite feience auoir eftably fon temple. le voyant fi grand & fi ' gtos:puisk falua.& produire fes oraclesxomme il nous fut manifeftemét demonftré en Iaroynede Saba^uivint des fi mîtes d'Orient & mer Pèrfique. nauigate grand fiuuc Phyfori. iuf. dcsPéripatetiques.'palïà les Scytes/ks Maffagettes . &Veoirlaperfonne.. Et en Babyïonc.DE ÎÀ.pour veoir d'ordre de k maifô du fage Salomô. Carfcukmentk bruit d'icelle efpandu par l'air. R A BEL AI S. F R. comme eft la façon.8c ouyr fafapiêce. 317.

par efcrit.nô feulemêt desletres. l'attediation de la mer.5l8 tES OEVVRE-S Paithic.i .Defaitoyantle bruit de ton fçauoir tâtineftimable.Ie les redigeray.la nouueauté des cÔtrees.parens &: maifon.!5c me fuis icy tranfporté . des fins limitrophes deFrâce Se Hefpagne. defqlj ie doute & ne puis contéter mon efpritdcfquelsfitu mepeux foudre. Arabie. corne font Ces fots fcphiftes de cefte ville.pour veoir lesGymnofophiftes.. rien n'eftimantla longueur du chemin.ic me réds des à prefent ton efclauemoy Se toute ma pofte* lité : car autre don n'ay qu'affez i'eftimalfc pour la recôpéfc.Semblablemét.Palefline Akxandne.& d'ail» îsurs.pour feulemêt te veoir Se cq- ferer auecques toy d'aucûs pafiages dePhilofophic. Pareil exemple avions rîpus de Tite Liue. mais aufsi des gens letrcz.Syrie.Mais voicy là manière côme i'entens que nous difpute ions:iene veux difputerpro Se côtra. de Geomâtie Si de caballe.à fin que deuant eux pu* bliquement nous en difputons.iufque$ en Erhiopie. & demain le feray fçauoir à tous les gens fçauans de la ville. ay de- lailfé païs. lx ne m'ofe receler au nôbre Se ordre de ces fens tatparfaits:mais bien ie veux eftre dit udieux & amateur. Phcenice.ieneveux difputer en .rour lequel veoir & ouit plufieurs gens ftudieux vindrent en Rome.

' eeft. que les paroles humaines neferoyêtfuffifantes à les expliquer à moi». Et loue grâdementi Ja manière d'arguer qu'as propofee.qùe toy de moy:mais côme as protefté | liouscofcrerons de ces doutes cnfemble. Aunombredefquelsparce qu'en ce temps côme ià bien appeiçoy:tu tiês le pre¬ mier râc. ce fera en la\ grande falle de Nauarre à fept heures du matin.magnificence de foy y trouuer . félon mon petit pouuoir. plaifir. receuoir cefte cekfte mâned'honneftcfça» uoir. Parce il plaira à ta.» . . 3 1£ lâmanierc des Académiques par declamation. Combien que plus de toy ie deuffe apprcn~ [ dre.8ei en chercherôs la refolution iufques au fond! du. ietenotifie qu'à toutesheures me tiouueras preft d'obtépercr à vne chacune de tes requeftes . Mais ie veux difputér par li¬ gnes feulemêt fans parler :car les matières font tant ardues.DEMi.auquel difoit Heracli¬ te eftre la vérité cachée. çôme faifoit Py thagorasj&cômc voulut faire Picus MirâdulaàRomé.ie ne voudrois denier àperfonneen deÎiartir à mon pouuoir : cartout bie vient de uy:& fon plaifir eft quefoit multiplié quad on fe trouue entre gés dignes & idoines de . Ces paro¬ les acheuees 1 Patagruel luy dift honorablcmentiScigneur des grâces q Dieu m'a donné. R A B EL AIS.ny aufsi par nombres.puis inefpuifabîe.TR.

grâce .. te remetciât-de ce quêta haute magnificence tant fe 'Veutcondefcendreàma petite vilitc. quâd on argue. A quoy refpôditThaumafte:feigneur. J)g numeris &'figius.alors qu'on eft au bon de l'arguniét.de feau fraîche pour me gargarifer le palat. auquel il eftoit logé.GarleditThaumaftediftau. Orii Dieu iufques à demain. Dku te. LeliuredePlotin.Se toute la nuict ne faifoit que rauafkr apres-k Li.Or demain ienefaudray >me rrouuer au lieu Se heure que m'as afsi» <gné:mais ie te prie qulentre nous n'y ait de bat ny tumulte. ~ ^fiàuoir par fignes fins parkrxar cefaîîant toy 8e moy nousentendrans:& ferons fions -ces frapemens de mains.nepenfez que iamais gésplus Aident efleuez & tranfportez en penfee.--efcrit.côcierge de l'hoftel de Cluny.fa. \ Dcinenar .q de fa viene s'eftoit trouue tantaltcré côme il eftoit celle nuict. Ilm'eft ( difoit il)auis eue Patagruel me tient à la gorge. & faites tat qu'ayons.. q:fbntxcs»badaur fophiftes.Eeda.*mais la vérité feule.urede. De l'autre cofté Pantagruel entra en la haute garoe. .3lO I IES OEWRES. A Dieu dift Panta¬ gruel. maintienne en.que Panta:gruel.quefurent tout© celle nui ct.& quene cherchés hôneut ny applaufenientdes hômes. donnez ordre que beuuos ie vous prie .tât Thaumafte. Mefsieurs vous qui lifez ce prêtent .

&e\n tas d'autrès tant que Panurge luy dift.refpondit Panurgeje vous prie n'en parlez plus.car de matin ie refpondray Se ar" gueray contre monfieùr l'Anglois^au cas que ie ne le mette ad metanuiô loqui. 7Kpiùvi}i$wiiT(bv. Voire mais .»dift Panurge.(dift Patagruel) Panurge mon amy.tofttôberiez en quelque fieur'c éphémère par cett excez'de péfe ment:mais premier beuuant vingtcinq ou trente bonnefois. Les liures de Philiftiô. Hipponax. Seigneur laiffez toutes ces pefees5c vousallez" coucherrcar ie vousfens tat efmeu en voftre efprit.dift Pantagruel fans grâce diuineefpeciale. # i'ay argué raaintefois contre eux . Ainfi paffa la nuict Panurge à chopi ner auecques. Lcstiures de Arremidore ynfi hmeoKpiTDcùiv. 6c nï>en laiffez faire: y a il homme tant fçauantque font les diables? Non vrayement.il ell merueilleufement ifçauât:commentluy pourras-tu fatisfakç? Trefbien. dites mal de moy.& dormez à voftre aife. 1 JL Ai E 1A I S 311 .quebié. & les ay faitz quinaux-i&mîs de cul.Et toutefois. 1 1 1 ' j 1 ' 1 i i Deinenarrabilibus.SB M.Di -' narius mpl àçarwv. .q ie vous le feray demain chier vinaigre deuant tout le mode. De Anaxagoras 7npi enfjuiliov. 8c iouer toutes les .retirez vous. "ER. Le liure de Prock>De magia.Par ce foyez affeuré de ce glourieux Anglois. les pages.

» Mais Patagruel s'efcria à haute v. .& Intrans cômenceret frapper des i mains cemme eft leur badaude couftume.quia côuaincu tous les refueurs& beiaunes Sophiftes.! me fi c'euft efté le fon d'vn double canon.ce diable dePanugruel.voireeuf1| fent ils mâgé quinzcliurc s de plume.tout le mode afiémblé.ic vous cou. à cefte heure aura foa vin: car ceftAngloiscft vn autre diable de Vauuerrnous verrons qui en gaingnera.oix.Etlors que Patagruel &Panur« gearriuerent àla fallc.i peray la tefte à treftous.Et quad vintl'heure 311 affinée il conduifit fon maiftre Pantagruel au lieu conftitué. i > < . tous ces Grimauty i Artiens.paix:parDien coquins fi vo9 merabuftezicy. i difant. Paix de par le diablc. &n'ofQyétfeukméttouffer. A laquelle parole ils demoureret tous eftonnez comme can./ Ainfi. côme fiPâtagruelleur eu t les gorges faleesJ Lorscômença Panurge à parler difanti . Et hardimét croyez qu'il n'y eut petit ne grand dedans Pans qui ne fe trouuaft au lieu:pciànt.cô.\ .Etfuxcrit tant altérez de ccite feule voix. Thaumafte ksattédoit. l'Anglois: Seigneur es tu icy venu pour ditputerconteaueufemét de ces proportions nés .& àla vergette.qu'iltiroyent la lague demy pied hors la gueule..IES OE V VRE 8 aiguillettes de fes chauffes àprimus &fev cundus.

bleue. dieux défît. aufE-efl ce.côtentapt au parfus^s'il 1 \ .& le laitfe àcesmaraux Sophiftes.blanchc.d.dont-i'ay douté toute rna vie. 313 l 1 1 1 1 i 1 1 i ! mis.fe fçrpit ehofe indi-» gne d'en empefeher mondiç.TAnglois kuahauC .» domtnentVanurgefeit qumaut ÏKSÎnglois. verde. & te. ' eue tu as 1 RABELAIS. C H xyTP. & dedans auoit mis vue bellepomme d'or-ange. ienele veux faite. Seigneur aiurechoje rie m'ameinefinô t bon deiir d'apprendre Se fauoir ce. Vrayemét dift Thaumafte. tcfemblejque trefbien ien'aye fatisfait a ton flu.par ce mieux.&. c'eft: dit.fl ie qui fuis-petit difeiplë~.foit cathedrat iugeant de noz propos. *[*** \. x ij A Dôq tout le monde affiftat Se efèoutât enbônefilece. Or not'ezque Panurge auoit mis au boutdcfa (longue Bragerte vn beau ûoe de foye rougc.?FR..e mon maiftie. Cçjmenee donques.çhofe t£op vile.D* ».ou bien pour apprendre & en içauoirlaverifé'A quoy réfpôditThaumafte.vaudra qu'il. Et au regard dedifpu'tel par contention.XlX.maiftre.kfquelsen leurs dif putationsne cherchent vernéy-mais côtradiction Se débat. monfieùr Pantagruel. te contente & fatiffaisen'tout & par tout. Donqucs dift Panurge. & n'-ay trouue ny liure ny home qui m'ayt contété en la refplutiô des doutes que i'ayprppofez.arguoit parfigne.

auec diftance entre les deux d'vne coudée Se demie. Puis la gauche leuahaut. Cela fait.& paupière.puis d'icelle mit le poulce dedans la nàuire d'iceluy cofté. puis les ouurit. & guignant du dextreauec profonde deprefsiô de la fourCille.comme vifant droitaunezdel'anglois.côme femblant deuotement Dieu pr ier.Puis les remit iointes Se eftedues l'vne iouxte l'autre.Etlî Mercure.finalemér les tint au milieu.314 t£S 0EVVRES en l'air les deux mains feparementxfouanr toutes les extrefnkez des doigts eri forme ?u'on nôme en Chinonnois. La main gauche toute ou*_|_ .Panurge foudain leua en l'airla main dextre.Lorsfeitf An £Îsoi«-îsl figne. de¬ rechef lcsioingnant comme deffus frappa deux fois.dift l'Anglois. Se ainfi à plat de l'vne frappa l'autre en fon ftrident vne fois.en pareille forme baiffa contre terre l'vne & lautre jmain-.Vo9auez parlé mafque.&la tenoiten1 ligne directement correfpondanteàlafsie-' te de la dextre.ccrappa de l'vne l'autre par les pngles quatre fois. Là Panurge interrôtdi fanr.& quatre fois derechef les ouurat.cul de poule.1 auec fort ferrement Se extenfion des quatre1 doigts Se cleuacio du poulce.tcnât les qua¬ tre doigts eftendus & terrez par leur ordre en ligne pararelle à la pinne du nez.fermât l'1il gauche entièrement.

& Decretiftes. ce qu'au oit fait de la dextre. .& de la dexj -tre en tira vu trâfon de coite bouine bl.& ks choquât enfemblc. * iij .ich. 8c ( des quatre doigts d'icelle mouupit l'entent dément en l'air . & Chiruri giens penferent queparxe figneil inferoit l'Anglois eftre ladre. l'autre de Brcfil incarnat. l'y ne. ] :commeiàdkrriaintcneitle^eigneur. Se lepoulcèr («eftenduafsitfurlapinnedunez:Spudainak près leua la dextre toute ouuerte . d'Ebene noir . Les Confcillkrs.e&deux pièces de bois de forme pareille. pêfoyé-t que ce faifant il vouloit conclure quelque efpece de felici té humaine confîfter en eftat de ladrerie.& toute i ouuerte la bailla ioingnât le pouke au lieu il que fermoit le petit doigt 4e la:gauche . -&-Ies mkentre les doigts dtçelle'en bonne fymmetrie.i ( r J . 32$ »uérteil leua haut en l'air.t D E M.. Legiftes. Puis au rebours feit de hs dextre ce qu'il auoit fait de la'gauche: Se de t la gauche. q font les ladres en Bretaigne auec leurs cliquettes. ÇaI nurgedecenôeftonné tira en l'air fa trefmegiftebragette delà gaviçhe. puis ferma as point les quatre doigts d'icelle. mieux toutefois raifonnât Se plus harmonieux:$t de la langue contra¬ cte dedans la bouche fredonnoit ioyeufe3nent.Medecin».toufiours regardant l'Anglois.v F R. 'f it . R A B E I A I S. faifoit ton tel. r Les Theologiens.

-' : IE S OE VV R.& moyen : &les doigts articulaires demourôyét en leurs eftédues. & la mouuant bien mignonnementdeça &dela.De la main dextre il frappa du doigt milieu conttele mufcledela vok^quieil .&leuantlet deux mains en l'ait lcs-tint en telle forme. excepté le doigt indice leql il mettait & tiroitfouuét parentreles deux autres fufdits de la main gauche . Thaumafte com meça pallir & trembler . Se luy feit tel iîgne.les eflongnant le mieux qu'il pouuoit. & en feit tel fîgne : De la mai» gauche il ioingnit l'ongle du doigt indice à l'ongle du poulce faifant au 'milieu de la diftance comme vne boucle.ouvnepinne depoiffon. puis de la dextre eftendit le doigt indice Se le milieu.ES ï-'angloispourec ne s*affraya. puis le acoubla de mo« <k'que le poulce dextre touchoit le gauche.autât en faifoit de ladex tre furl'angletde l' dextte .ain(î les pie- \l¤ fentoit à Panurge .&les tiràns vers Thaumafte: puis mettoit le pouke delà main gauche furl'angletde l'eil gauche. que les trois maiftres doigts ferroit au ping.eftendant toute la main côme vna:fk d'oifeau. A ce Panurge fans mot dire leua les mains. &lc doigt petit gauche touchoit le dextre. & paffoitles poulces entre les doigts indice.& de la main dextrefer roit tous les doigts au poing .

&pifta vinaigre bie fort.regardat intentiuemét Thatt mafte. Thaumafte de grand hahan fe leua. Adonques Pa Ujiiiirge frappe la main l'vne contre l'autre. 11J \ le poukejpuis méitle doigt indi dextre en pareille boucle de la Cénc I flre:maisille meitpardeffous. mais en celeuant feit vn grospetdeboulanger. .&meit tous les ongles de la \ gauche contre ceux de la dextre ouurâ-t les ' d<îigts.I DE M. gaucheJe tirant oc mettat fouuét:puis cfté- dit le menton. I.cotfime fi ce eutfent efté demis cercl'és.entendit bien qu'en ce il demandoic 'i fas dire mot. RÀBB L AI S.6x le doigt auriculaire d'icelle en la bouche de la gauche. apres. . Puis s'aduifa. au deffo* FR.& efîeuoit tant qu'ilpouuoit les mains en ce figue. metouslesdiables:ks atiiftans commeiU ' x iiii .&puoitc5«.ce fait met encores le dojgtindicedeladextreen la boucle de la tj ce de la dl . que voulez vous dire là?De fait Thaumafte commença fuer à grofTesgoutteSjôx fembloit bien vn ho m me qui fuit rauy en haute contemplation.les baffes contre les hautes.car lebran vinc || .à Thaumafte.non par def ili fusxomme faifoit Panurge. Le monde qui n'cntendoit rien à ces fignes. A quoy Panurge foudain meit le poulce delà main dextre fous les màdibales. I &fouffleen paumc. & en ce poinct faifoit tonner fes dents bien melbdieufement.

Apres cela Thaumafte commença d'en¬ fler les deux ioues côme vn cornemufeur. Se le feit pat? feize fois. Se foufloit comme s'il enfloit vne velfie de porç. tESOBVVRES » ' cent s'eftouper le nez. Se la iettât en l'air par fept fois. A quoy Panurge meitvn doigt delà gauche au trou du cul. la tenacen haut tout coy.qu'il alTembloitksboutsde tous les doigts enfembles & la main gau¬ che affift tou te pleine fur la poitrine.puis cômençafecouet fa belle bragette.ou quand on hume fa fouppe.ce fait ouure quelq'ue peu defabouche.à la hui¬ tième la cacha au poing de la dextre. Mais Thaumaftefouffloittoufiourscôme vne oye. Adonq Panurge meit le doigt indice de la dextre dedans la bou¬ cherie ferrant bien fort auecques les muf.& auec ques le plat de la main dextre frappoit deffus. car il fe conchioitde anguftie.& delà dextre print fa pomme d'oran¬ ge.ee Se demic. comme s'il venoit de la fuperficie ou dia¬ phragme par la trachie artère.& de la bouche droit l'air comme quand on mange des huiftres en efcailk.puis leua la main dextre la clouât en telle façon.& la tenoit en l'air delà main gau che.& Peftédit d'vne couc. 1%% . A quoy Panurge tira fa longue bragette auecques fon Floc. faifant en ce vn grand fon & profond'.la môftrant à Thaumafte..

& ferrât tous les doigts au poing.touffant par cinq fois & à la cinqUicr mefrappant du pied droit cotre terre. Alors Thaumafte s^efcriajHa mefsieurs. tenoit le poulce contre le fronr. meit le poulce de la gauche . puis meit fes deux mains liées en forme de le tenant par peignc.FR. A quoy Panurge baifla» fa tefte du cofté gauche. & meit le doigt mi lieu en l'oreille dextre. tre la poitrine. RAS Et AîS.1Thaumafte.tirantlalangue tant que il pouuoit. puis le tiroir.& le feit par neuf fois. commequand les pe¬ tits garfons tirent d'vn canon de. tîes de la au coul depuis tira vn poignard qu'il auoit» la pointe contre bas.puis leua le bras gauche. A quoy Panurge print fa longue bragette. Se fur la pointe mettoit le tlat de la main en retournant quelquepeu Je bout des doigts..Ha i'entensy di.fulz auec¬ ques belles rabbes. Se. tomme vne chieure qui meurt. & tournant les yeux en la tefte.efleuàt le poulce co¬ tre môt'puis croifa les deux bras fur fa poitrine. le tirants faifoit vn grand fon.» le grand fecret ? il y a mis la main iufques DE M. \19 bouche. & la fecouoit tant qu'il pouuoit contre fes cuiffes.iBais quoy îfaifant tel figne qu'il mettoit le mâche de fon poignard co¬ tre la poitrine. Mais Thaumafte corne non * contant de ce.nirfatefte. frappant de la main dextre par fix fois con.

commentfon feul difciple m'acô tenté Se m'en a plus dit que n'en denudois.laqueik me femble eftre enuicufecontre luy. c'eft môfieur Patagruel . quede Philofophiedefquels i'àuois en monefptit. Alchymie. deCaballe. Vous auez veu. Dont Panurge meit les deux maiftres doigts à chacun cofté de fa bouche le reti¬ rant tâtqu'il pouuoit & monftrât toutes As dents:& des deux poulces rabaifibit les pau piers des yeux biéjpfoademét.remercia ledit Panut ge douccmét. car elle n'é r'aporte lamiliefme partic. duquel la renommée m'a» uoit icy attiré du fin fond d' Angleterre. CH. d'Aftrologie .330 iss 6bvv8. Mais deprefentic me courrouce contre la renômee.es for le bout du nez.ea faifantaC fez laide grimace télon q sébloit es afliftâs. XX.Puis dift àhaute voixàtoutc l'afsiftance: Seigneurs à cefte heure puis-ic bien dire le mot euangelique.de ce qu'en eft pat efficace.fermant la refte de ladite main.' Se oftttfo bônet de la tefte. ADôques fe leue Thaumafte. .de Geomantie . Comment Th aumafle raconte les y ertus & fiamir de Panurge. pour conférer auec luy les problèmes infolubks tant de Magie . Etecee plufquamSalomon hicVous auez icy vntrefar incomparable en voftre prefence . d'abôdât m'a ouuert Se enfeoible fola d'an .

BS Mi F R. ce qu'euft peu dire le miiftre. JJI ' très doutes ineftimables .à fin que Jon nepenfe que ce ayent efté moqueries & leferay imprimer à fin que chacun y apren ne comme i'ayfait.| [ i I \ [ | .veu que le difciple àfak telle prouefTe:car Non eft difcipu lus fuper magiftrum . fiefut terra fincaqua.tire.il ny euft celuy qui ne beutt nez vous?Saintc dame commentais au cheurotin .& de la ptant mena difner Thau mafteauecluy . vofre en v ne foc te que ie ne penfois trouuer homme qui en fceult les premiers elenaerns feulcmentx'eft quand nous auons difputé par fignes fans i .En quoy ie vous peux affeurer qu'il ma ouuert levraypuiz.page.Maisàtantie redigeray par efcritce qu'auons dit Se refolu. Se tiroyct vingtcinqoutrétemuis.Semblables actions de grâces rendit Pantagruel à toute raiuiftance. RABELAIS. car il faifoit chaut. & flafcons d'aller .boutte de par le diabk.baille. Dieu vous le rétribue eternellcment. dire mot ny deray.& bien humblemét vous remercie de l'iioneur que nous auez fait à ceft acte. 8c .Etfçauez comme. Se croyez qu'ils beurcnt à déboutonné (car en ce temps la on fermokks uentresà boutons. En tout cas Dieu foit Iouc.boutte. comme les Ventre collets de prefent(iufquesà dire. vin.Donqpouucziuger. d'ond ve¬ eux de torner. & abyfme d'Encyclopédie.

qu'il deuint glorieux.3tt » IE St XtE V VRJT s- ? d'auantages'eftoyent altérez.hpr.& en fut fàite vne châfon. Comment panurgefut amoureux dyne iamtît Parts.fi . X X\.& à moy ne* .efte à voftre liguce.auquel il dcclaiie tout fans rien lailfenpar ce ie m'en dépor¬ te pour le prefent. PAnurgecômëça eftre en reputatiô de'a ville de Paris par cefte difputaùon qu'il .deleclable à .bié qu'il entreprint venir au defl'us d'vne des gfandes dames dé Ja ville.&eftpit bie venu en toute co pagniedes dames & damoifèlles .De fait laiffant vn tasde longs pro¬ logues Se proteftations que font ordinairementxes dolens coutéplatifs amoureux it Carefme kfqs point à la chair ne touchent.i.& la feit au défais efmou xheter de broderie àla Rpmanefque .&fignification des lignes defquelsil» vferent en diputant ie vous les expoferois félon la relation d'entre eux mefmes : mais îon ma dit que Thaumafte en feit vn grâd -liure imprimé à Londrçs. Au regardde l'expoûtion des propofitics mifes-par Thau -mafte. Et le ^qonde le louoit publiquemét.&faifoit des lors bie yaloir fa bragette. en forte . obtintcôtrel'An^lois. luy dit vn iour : Madame ce feroit vn bien fort vtik à toute la republiquc.dont les petits enfans alloyét à la mouftarde.vous. C H A P.

ny demali» . die* il.eux. car l'expérience vous le démonwera. 8c le croyez .R_A B E t A I S 33 J. Allez mekhànt allez.© E M. i'appelleray le monde.' nomicîcar pluftoft la terre monteroit es ci-» . > . ou ie fuis bié trompé à. dift il.&' petits pou lains greuez en la râtouere.ce me feroit bien tout vn. vous ri'cftes rat maie que vous dites.& tout ordre de nature feroit puer» ti.& les hauts cieux defcendroyent en labyfrne.d'auoir bras ôxt ïambes coupez.ditant:Mefchant fol Vous appartiétil me tenir tels propos? A qui péfez vous parler ? allez. ie* vous fcrois couper bras & ïambes*.que fuffiez couuerte de ma race. Or. non.. qu'après luy t nyaqueé-fpoùfTeter. F R. fi vous me di¬ tes encores vnmot. & elegace côme la ^oittcy euft vue goutte de fîel. qu'en fi grade beauté.La dame à cefte parole le recula plusv decentlieues.qui vous fonneroit vneanti-' qu'aille. voftre phyfio.J ioùans des manequins a baffes mat chesîcar» (montrant fa longue bragctte) voicy mai»*» lire Iea Ieudy. A quoy refponditladame.vous feray icy affommer de coups. Il eft galand.ne vous trouuez iamais? deuant moy:car fi n'eftoit pour vn petit . dot vous fcntirez iufques à la mou¬ elle des os.en condition'qUe nous feifè fions'vous éçrnOy vntranfon decherc lie. &vous fcaittant"» bié trouuer les allibis forains. Ho. &. Y eefiâire.

& fuis à ce predeftiné des phees.Venus» BÔ.non à.ieks vay quérir m oymefmc. mène celefte.ce n'eft q fucre.( tantcekfte. Etla> vouloit émbraffer. Donques pour gaingner temps boutte polTeniambions.tantd'elcgâce en Venus. C'eftoit à vous à qui Paris de- ïioitadiuget la pomme d'or.ryàMinerue:car onquesn'y eut tant de magnificécc en luno.tât lînguliere. Adôq fortit Panurgebié toft.IIS osVvRES dit bien qu'a grâd peine veid on lamais femme belk.que heureux fera eeluy.nyàluno. La voftre eft tant excclknte.târ deprudeneeenMinerue.. eften vous.'O dieux & dee-(Tcs celé ites.. car défia elleme aymetout àplain.que ie croy que nature fa mife 334 ee.à qui fairezcel le grâce de cefte cy accoler! de la baifer ! & de frotter fon lard auecques elle! Par Dieu ce fera moy.& luy dift en fuyât:Madame attendes moy icy. comme y a en vous. n'en prenez la peine. quand elle veut employer toute fa puiffâce & tout fon fçauoir. mais cela eft dit de ces beautés vulgaires.qui aufsi ne fuft rebelle. Lon en vous côme vn parragon pour nous donuer entédre combien elle peut faire. A infi s'en alla fat s grande .de tout ce que.Cc n'eft que miel.ce n'eft que.ie le voy bié. mais elle feit femblant de ce mettre à la fenefîre pour appeller les voifins à_ba force.ielcGognoy.

allezie ne m'en foucic: prier Dieu.&penfoit:Ce bon bauatt icjf . & les coupa trefbié. cVne me tabuliez pi us.& me ? laiffez. il eft bien à voftre cômandemenr.patenoftres:car c'eftoit vne de Ces côtenani. ? j ta'àiafriperie. ces àl'efglife.luy vouloit titer fes patehoftres qui eftoyent de Ceftrin. Mais. RABELAIS. &luydift: Madame fâchez queie fuis tant amoureux de vous.PE M. corps Se biens.luy difant. Cepen-» dantla dame n'eftoit fort contente de Ces.môte: Et fur cela priez Dieu qu'il me i doinfcegue. dift elle. à propos. après.& les empor--. Mais. moy icy t i i \ 1 j. dift elle. equiuoquezfur A beau mont lé viconte. mais Panurge ptomptement tira vn de fes. dift il.. ny fiantcr.dift il. s^J j mctfc foucier du refus qu'il auoit eù. Au kndemain. tripes & boyaux.C'eft... s'agenouilla auprès d'elle familièrement. Cedit. à l'entrée luy bailla de l'eau benitcr s'enclinant profondemêt deuant elle.'diftil.voules vous monil couteau Non.:PR.A beaucon lcvit. auecques groffes marques d'or. il fe tiouuaàl'eglife à l'heure qu'elle alloitàla meffe.. » donnez ces patenoftres par grâce. couteaux.Ic nefanroisjdift eik.non. que ic n'en peux piffer. s'il m'en auenoit quelque mal qu'en feroic i j il Allez.voftre noble clur dcfire. Tenez dift elle. knefçay comment fentendez.& n*et feit onques pire chère.

Mais àpropos.&degef tons .ou de'. enayxnerezvous mieux d'or bien efmailleen forme de groffes fpheres .ce qu'il croi> ra facilement voyant encores leboutdunt ban à maxcinture. pu vous moy.portant eq fa manche vnegraa >debource plaine d'efèus du palais. ou fi en voulez d'Ebene. «ft quelque efuenté. s.hommed'eftrage pais..dit-il.oubien toutes mafiîues comme gros lingots . mes patenoftres. ia dit tant de fois que vous ne me teinffiez plus telle» parolèSjfi vous m'en parlez encores ie vous anôtreray que ce n'eft à moy à qui vous de -uez ainfi parler dedeshôneur.à ce que mon 3tt.Partczd'icy.[ «. Apres difner Panurge l'alla veoir. ou de beaux lacz d'amours.on moy vous ? A quoy ellexefpondit : Quant eft de moy ie ne vous hays pointxarcôme Dieu le commande. i'ay me tout le monde. mais ie "vous en veux bien donner d'autres . ' & me redez mes parenoftres. . ie nerecouureray iama'i$. s. S . ma dame voz pateno- itres ? non feray par mon fergent.3*6 M.OEVVRSS ."& luy comrnenç-aàdire: Lequel des -deux aymè plus l'autre.n'eftes vousamouren fe de mey ? le vous ay^dift elle. que m'en dira mon mary Sllfe courroucera à moy : maisieluy diray qu'vn l'arronmc Jes à couppees dedans l'eglife. Commentait.ary: ne me les demande.il.

tons comme fi !ï Voulez vous vne pièce de veloux violleè 1 cramoify taint en grene .bien moy de vous: mais c'effc d<fcofequi nevouscoufterarkn. gros comme vne. r. l'en f'çay vn beau ehape"' letdefinesefhieiaud. ie vous reniercieàe neveux rien de vous. toutefois ^6trophaut. Parla vertu de£ iiiquelies parolles il luy faifoit venir l'eau à-. &nTen au¬ b riez.Mais elleluy dift. * hon..*!§ le ne coftent que vingteinq mille ducats. H..ou de beaux Balais à tour greffes mac . ij^ift-iljfi veux.es marquées d'ambre*. |abouche. dorure$. . ttee difoit faifànt fonner fes .degios Grenats taili kzaueclcs marques de fines Turquoifes." r deDiamansà vingthuit quarres? Né.Il h ? ©E M.tenez{inonftrant fa longue- ihragette) voicymaiftre Iean Chouart qui jdemande logis.: Non .c'cft trop peu.PaiDieu. ie Hj pousen veux faire vn prefênt:car l'en ay du "| content.ou bien cramoify? Voulez vo9 chai Mes. rien moins.Iufques à cinquante mille duficaiSjXenem'eft rien cela . j pu de beaux Topozes marquez de fins Saphits. 337 «udegroiHyacinthes.gctl fefuffentefcus au foleil. cV après la vouloit acokr. bagues ? il ne faut iii«uedireouy. &àlabouckvn vnicnPcrfi$ que.&dcne Panurge retourna fcn. jjMaiselk commença à s'eferier.pomme d'orange*. vne pièce de fanail! i>rocfié.-rtempktfces.. RAB ï L A I S. ques " gris cofeoté .

& quelque peu de. Se la nourrit tresbien çedit iour. XXII.laquelk il lia auec fa ceinture.il ne vous appartient tant de bié ny d'honneunmais par Dieu ie vousferay xheuaucher aux chiens-: & ce dit s'enfouit le grand pas de peur des coups.& toute lanuictaumi tin la tua. mena en fa chambre . OR. temps jptf»|i( m .& luy difbVous ne voulezdorj ques autrement me laiffer vn peu faire? Brë pour vous. CHAP. que orgoofe.& les emporta biéca. Panurge k îuy dôna de l'eau benite. Panurge chercha tat d'vn cofté & d'autre qu'il trouua vnelycif* . notez que le lédemaineftoit la gra defefte du facre . à laquelle toutes les femmes fe mettét en leur triôphe d'habillémés. Comment Panurge feit y n tour a la dame pari' Jtenne qmnefut point a fon auantagt. lefquels il xraingnoit naturellement. ckeesJ& alla ou la dame deuoitallerpinr fuyure la procefsio. Le iour de la vigile.cÔme eft decbuftumeà ladite fefte.& pour ce iour ladite dame s'eftoit yc{tue d'vne ttcfbelle robbe de fatin cramoify Se d'vne cotte de veloux blâc bié précieux. & & le mit en pièces le plus menu qu'il peut.33$ lES 0EYVRES_ faux vifage.biençourtoifeniô J*faJuant.& en priât ce que fçauent les Geo ée la mantiens Grcgois . Et alors qu'elle entre .

Pour cette. £e luy bailla va Rôdeau par efcriten la forme que s'enfuit. FR. v la drogue \ y jj . fois.. Quand eft de moy i efpere que les maies miâs . Pour cefte fois. En remontrant comme l'ard reftincelle. "~ 119 qu'elle eurdir fèy-menus-ftrffragcs fe va ioindre à elle en fon banc .amy partez d'icy cntour.en foupçon. Me dire. Pour cefte fois.ny fait. ks trauaux & ennuiz .finon qu'en vottretouf -Me façiez défiait la combrecelle. \ il RON P E A v. delabeauréquecouure voftre atour: Car rien ny quiers. Tort ne vous fais.Panurgcpromptemêtfema qu'il auoit fur elle en diuers lieux & meïmement aux replis de Ces manches. Vous pouuiez bien par vous fans maqrelk. qu'àvousdame tresbélï-e Mon cas difois.DE M. me feront en deduftion d'autant des peines de purgatoire. Madame les po« «res amans ne font toufiours à leurs aife. efquels me tient l'amour de vous . Etainfi qu'elle ou urit ce papier pour En Si tant à ' veoirqc'eftoit. par trop fûtes rebelle De mecbafïer fans cfpoir de retour: Veu qu'à vous onc ne feis aufteretour dit.fi mô coeur vous àecelU. vous deplaifoir ma querelle.ny libelle. & defarobbe:puis luy dift. OBltAIS.

Panurge les châtia quelque peu.que tous les chies qui eftoyêt en l'cglife accoururent à cefte dame pourl'o.J4° tïS OEVVRES A toutle moins priez Dieu qu'il me doint en mon mal patknce...puis d'elle print congé.Panurge n'euft achcné ce mot.oppe.ks petitspiïïbyent fus Ces patins . & piffans par tout fur elk.&fere tira en quelque chapelle pour veoir le deduit:car les vilains chiens côpifToyent tous feshabilkmens. cômeilsfcnt auteur d'vne chienne chaude .». deuant de parle diable de* li «ant .ceitoit la plus grande viliennie du monde . partit de la . ks autresà la cr.'8c gros Se menus tous y vcnoyëttirans le membre. Se la fentes.igruel.»opces?devianr..ks autres aux manche. tant qu'vn grand leurier luy pitfa fur la tefté.ou bien que quelque ] leurier l'a covmerte fraichenient .difât( î| N'irez vous pas auec voz compagnonsaux ^ «f jHi . ! îdeur des droguesqu'il auoit efpâduVurelle petits & gtands. En forte que toutes ks femmes de la autour auoyent beaucoup àfaireàla fauuer. Et quand ' ifveid que tous les chiens grondoyent bien t alentour d'elle . Et-à-cnué au logis dift à Pantagruel? i| .& diftàqlqu'vn ' des feigneursdela ville . Se alla queritf Pat.Et Panurge derire.Par toutes ks rues ou iktouuoit )\ «hieSjil leur bailloit vn coup de pied. le cioy que cefte dame la eft en chaléur.

A quoy volotiers confen tit Patagruel. Tout le mode ' s'arreftoic à ce fpectacle. RABET.'fon & fermé ta porte aps elle. Ainfi vous aifl.& cfoSbriçJ're de rire.éis luy ! tout ou elle \ ? tenais dexes chiens qui luy montoyctiufi queau.Et c'eft celuy ruiffeau q de |6ptefent pafîc à S. d'aller après. ' feus mille & quatorze chiens alentour d'elL : I fiifoyent mille haires: Se par paffoit les chiens frais venus la jfuyuoyentàlatraffe. FR. Victor.&luy gaftoyet tous ces beaux ac couftremés. Et chiés.côme iadis prefcha publique huât noftre maiftreDoribus. & vid le roi Itère lequel il trotï Hafortbeau & nouueau. Quand elle fut entrée en fa-mai.aquoy ne fceut trouuer auciï re mede finô foy retirer en fon hoftel. Scelle de fecacher.piffans parle chemin ou fes robbes auoyëc touché.à l'en-taur d'vnedame la plus belle de cefte ville . pourla vertu fpecifique de fféspiiTe chiés.blez. Mats le bo fut à la' t procetïïo.én laquelle furet veux plus de fix. J4* Maiftte ie vous prie venez veoir tousles chiés du pais qui font atlèra.AT5.tous les chics" yacouroyet de demie lieue. ^ Dieu. y ijj . auquel Goubelit* iil teint l'efcàrlate. vu moulin y euft peu moudre. auquel les cannes ''euffcnt bié nagé.. ôc-côpifferéc fî '5l)ien la porte de fa maifon qu'ils y feirét vn J'ruifTeau de leurs vrines .&E M.lefqu. No tac .con fiderat les con¬ i le.coI. Se la veulent iocquecer.

34l î. itades.commefutiadis Oger Se Artus enfemble.Dont partit de Paris fans direàDiett à nully : car l'affaire requeroit diligcnce. & tenoyent pour lors la grade ville des Amaurotes af> fiegee. Difant quel'ancknneré des pais n'eftoyent diftincts par lieues. XXIII. toutesfois que ceux du Bafacle à ThoulofeV Comment Pantagruel partit de Paris oyant nouvelles que les Dipfodes enuahtjfoyentlt pays t^fmaurotes . que le bruit de fa tratlation entendu. miliaires.les Dipfo¬ des eftoyêt iffus de leurs limites. des CHisrP. en demâdalà caufe & raifon à Panurge. ny parafanges. & cent belles garces Picardes^ w . Se auoyêt gafté vn grand païs d'Vtopie. Or en cheminât voyant Pan¬ tagruel que les lieues de France eftoyêt pe¬ tites par trop au regard des autres pais .K vint à Rouen. s s Mvviitj. Et la caufe pont* quoy ks lieuesfont tant petites en France.iufquesàce que le Roy Plia ramohdks diftingua : ce qui fut fait en la manière q s'enfuit : Car il print dedasPariJ cet beaux icunes&gallâscôpagnôsbiêde libérez. Eu de temps aptes Pât3gruel duïfnotl U elles qfon père Gargantua auoit efté trâflaté au païs des Phees par Morgue. lequel luy dift vne hiftobe que met Marotus du lac monachus es geftes des Rois de Canarre.

fentit volontiers Panta¬ gruel. Les autres mettct d'au très raifôs:mais celle la me femble la meitieure..de. Se autres pais plus cflofignez.Ainfikscôpagnonsioyeufemet par¬ tirent^ pource qu'ils eftoyêt frais. Pa ris (laquelle il auoit entretenue bcne efpace de temps} vriesletiesinfcriptes au deifvrs y iiij . ils fanfieluchoyent à chafque bout de champjSt voiîa pourquoy ks lieues de Frace font tant petites. qu'ils mifient vne pierre. Ieurfaifant commandemet qu'ils1 allaffent en diuers lieux par cy Se par la. A quoy ton. Se ce feroit vn© liéue. 34$ feit bie traiter.Eufthenes& Carpalim. d'Allcmaigne. & n'y auoit plus d'olif en îycaleil. FR. Panurge.fi grades. & de te iour. RABELAIS. Mais quand ils eurent long chemin parfait. Et voila qfaitlcs lieues de Bretaignej Delanes. Se ef|oyét ia las côme poures diables. Se calfretans leur refreeeut d'vne dame.ils ne belinoyent fi fouuét.& fe côtemoyent bien(i'entens quant aux homes) de quelque mefehantc Se paillarde fois le iour.Et à tous lespafTages qu'ils bifcoteroyent leurs garces. & bien péfer par huit iours^ puis les appella:& à vn chacun bailla fa gai ce auecques force argentpour les deipens.Epiftemô. Auquel lieu attendans le vent propice. Partas de Rouen arriuerent à Hoir»mefknr.cufe mirent fur mer Pantagiuel.DE M.

mais c'eftoit par telle fubtilité que lô n'y voyoit point d'efcriture. QVand Pantagruel eut ku rinfcriptiori il fut bien etbahy.& raoiislôyiT cdcs preux. Puis la monftra à la chandelle.Puisen frotta vn coing de cèdres d'vn nid d'Arôdelles.!: luy mô (Ira ie cas . fi elle eftoit point efcrite du ius d'oignons blancs. Lors appela Panurge. XXIIIX. .pourveoir fi elle eftoit .8c demadant audit mefiager le nom de celle q l'auoit enuoyé. CHAP.Et pour le fçauoir. Puis la meit dedas l'eau pourfçauoirfi laietre eftoit efcrite du fuc de Tithymalle.Puis en frotta vne part de laict de femme allaictic fa fille première née. ouurit ks letres Se rien ne trouua dedans efcrit . pour veoir fi elle eftoit poït efcrite de lexif de figukr. A quoy Panurge luy dift. mais feulemêt vn anneau d'pr auecqs yn diamaten table. PNTG8.L Letrts qiiyn Miffager apporta à Panta¬ gruel d^yne dame de Paris. & bexpofitio» dyn mot efcrit en y» anneau d'or.344 IBS ' OE VVR. Puis en frotte vne partie d'huile de noir.ES Au plus aimé des belks. pour veoirfielle eftoit point efcrite de fangd: Rubettes. la meit auprès du feu pour veoir fi l'efcriture eftoit faite auec du tel Ammoniac détrempé en eau. que la fueille de papier eftoit cfcritc.

& foudainla tira .fay employé pour co gnoiitre fi rie y a icy efcrit. J4? efcrite de rofee qu'on trouue dedans lespo'mesd'Alicacabuc. Adenq Panurge luy voul ut faire raiicles cheueux . RABEtAîS.D-B M.conapaing la dame qui t'aicy enuoyéfa elle point baillé de bafton pour api porter?pcfant que fuft la-finetTe que met A.pour veoir fi elle eftoit efcrite auecfperme de balaine. Puis la mit tout douceraet dedas vn bafsin d'eau fraiche.ce qu'elle vouloit mâ*dcr:mais voyant q ces cheueux eftoyent fort grads. Puis Ix trempa en vinaigre pour veoir fi elle eftoit efcrite de laict d'Efpurge. pour veoir fi elle eftoit efcrite auecques alun de plume. Et voyàt qu'il n'y côgnoiflbit rien. pour fauoir fi la dame auoit fait eferire auecques fort moretfur la tefte raire. Puis en frotta vn autre bout de la fariie des oreilles . Gelle. qU'oa appelle Ambre gris.qui a efentla manière de lire lecres ^ .Puis les greffa de ' Axûges de fouris chauues. ER. appella le meffager Se luy denunda.vne partie de ce qu'en met Melfere Francefco di Nianto le Tliufca.& le meffager luy refpôdit:Non m 5fieur.il defifta: coafîderant qu'en fi peu de téps fes cheueux n'euiTent creu fi longs. Alors dift à Panta* gruel: Maiftre par les vertus Dieu ie n'y fau rois que faire ny dire. pour veoir tî elle eftoit efcrite de fiel ds corbeau.

Or le voyons.& s'en côtriftoit:& vo lontiers fuft retourné à Paris pour faire fa paixauecclle. Défait vne heure après fekua le vét nômé Nordnord vvett.& enbriefi .arétin .qucla uauire refiant à l'ancre.pourquoy m'as tu laitfé : dont fou dain répliqua Panurge.Lamali hazab- thani. & luy fouuint commet à fon départir n'auoit dit à Dieu àla dame.34» LES OE V VRES non apparétes..incontifient. &prindrentia haute mer .que perdre reps à la défier. Et Calphurnius Battus de literis ilkgibilibus. Lors le regardant trouuere't efcrit par dedas en Hebrieu. Dy amant faux pourquoy m'as tu laiiTee'Laquelle expofition enrendit Paragruel. Se eroy qu'il n'y a aurre chofe que l'anneau-.dont appelerét Epiftemé.auquel ils donnerét plaines voi¬ les.voyez vouscedjamâtPc'ett vn diamâtfaux. il faut couper la corde pluftoft. ri grâtnato acriton. Et «qu'il deuoitlaiffertouspenfemens pout furuenix àla ville de fa natiuité qui eftoit en danger. & ce qu'efcrit Zoroafterpe.mais ie n'y voy rien.Tentens le cas.& le ditd'HeraclidesT. quandla nccefsité preiTe.luy deman¬ dant que c'eftoit à dire'à quoy refpôditque c'eftoyétmotsHebraîquesfignifiâs.veut dire la Dame. Mais Epiftemon luy réduit à mémoire le département d'Eneas d'auee Dido.Telk eft doql'expofitiô de ce.

de là parus fei. Panurge dift : Enfans la vill*n efê loingdicy.. fans par Meden.par Gela Phecs. RABE L AI S. efpritfufpéd - .diftil.iem'y en irois en plus grande alfeurance : par ce auifons enfem-.par fim.par Mel- li.' Vti. ny en quel nombre font les ennemis qui tiennent la ville afsicgee : car quand ie le fçaurois.. A quoy tojis'cnférable dirent.feiiétfcalleesifles de CanarreJDe là par . 1^7 fancto.ent voile au vent de la Tranfmôntane paf-.fours paffans par porto tans ÏR. .il n'y aqu'vnpoïct quetiene mô & douteUx.& quelque peu dauatage.par Gabrcpar Sagres.& iouxtele roy¬ aume d'Achoric.à fin <| nerefemblons es Athéniens qui ne confiai toyét iamais finô après le cas fait.par Vden.Î>E Mï pafferent par Capl-anco-.& parMedere.c'ëft que ie rie fçay' en quel ordre .deuant que marcher outre il fe¬ roit bô délibérer de ce qu'cft à faire..parle Cap de bona fperanza.Eftes vous délibérez de viure & mourir auecqs moy? Seigneur ouy(dirét ils tous) tenez vous affeuré de nous côme de voz doigts propres. finalement arriuerent ait portd'Vtopie^iftàt delà ville des Amaur» tes £ trois îieuës.par les ifles des Or.& feirêt fcai leau royaume de Melinde.pa-x Senege.par Cap vijido. bie du moyen comment nous le pour¬ rons fçauoir. Quand ils furent en terre quelque peu refraichis.

& encores que Me ' dcfcouuert & décelé . fans eftre côgneu de nully. vifîter tartille-. ny flefche. y entreray fi les oifeaux y entrent : cari'ay le corps tant allaigreque ri'auray fauté leurs tranchees.Ie.deuat qu'ils m'ayentapperceu. le. fans iamais eftre :decouuert:k diable ne m'aftîneroit pas. & leur ropray bras & ïambes.'& percé4outre tout leur camp. car ieleurpaiîeray furie ventre.diftEpifte mô.cat ie fuis de la-lignee de Zopyre.& toutes ks rufes Se finettes de difei- pline militaire. diabk:car ie fuis de la lignée d'Hercules..toutes ks gardes.5c fuft ce Pegafe dePer- . & fuflent ils aufsi forts que le.Ie.ny clicàal tan.& bragmarder à leurs deipés. & me prelafTer parles bandes.348 ' X E S OEV VRES ïLaiffez nous y aller veoir. i'iray.ier. Se du guet.maugré le guet.dift Euithenes . rie . fefchapperay en leur faifant croire de vous touteeq me plaira: car ie fuis de la lignée de Sinon Ie. les rentes de tous les capitaines. feit leg. & nous attendez icy:car pour touckiourd'huy nous vous cr apporterons nouuelles certaines.dift Carpalin.& banque¬ ter auec eax. entreray par atrauers leurs tranxhees.entreprens d'entrer en leur camp par1 Je milieu des gardes.dift Panurge. Et ne crains ny trait.fçay tousfes ftratagemates& proueffes des vaillàs capitaines Se dupions du temps paffé.

» . A quoy di* rent les autres.' EpiTi(tnon3 compagnons de Patogruçl^def.que deuant eux ie n'efcbap1 pe gaillard. Non fèigneur.. mais il ne faudra pas urder:auancez vous. «enfirent fix cents foixante thtualitrsbicn fibtdement. Adô'c «efpôdit Panurge.& couroyétà bride aualker rjourlesprendre s'ils enflent peu. J49 |eus..Seigneur retiI i [ ^sous rezvous. fansqu'elle fléchi ffe deflbus moy : car iefuis de: Jâligneede Camille Amazone.c'eft bien dit. CH%y¤P.pu Pacolet. Carpahm . Patagruel : Enfans retirez vous à la nauire. & futM. Comment Panurge . veoir» quelle nauiie ckltoit qui eftoit de nouueauabordeeau port. Lors dift. & fauf i'cntreprens de maichec: f ur les efpis de blé.&nousaideronsicy àPanurge.. & vous & les autres?: Car toutfeul ks deconfiray icy .qui acouroycnt là.fur l'herbe des prez.aUx kgers. Adonq Pantagruel diihOrieie veux&iem. Eus~ihene^. SI fent ils dix fois autant :çe pendant retirer vous & en prenez voftre paffetemps. voyez cy de noz ennemis q accourent.il n'eft de îaifon qu'ainfi fàciezrmais au contraire re¬ tirez vous en la nauire.& congnoiftrez que nous fçauonsfairei.XXr^ Ainfi qu'il difoit cela ils auiferêt fix cétsfoixâte cheualicrs môtezàl'auantagefurc-lieu.I «. P . RAREt AIS. mais ic vousks tueray icy comme bettes.

Et incontinét "entra dedXs la nauire Se print ?n faiz de paille & vne botte de poudre de canon.& les meit en terre.& vous offrez es ennemis franchement. Alors Panurgctiradeuxgri» des cordes de-la nef. &efpandit par le cerne des cordcs. Puis dift à Eufthenes& à Carpalim: Enfans attendez icy. & par ce que le riuage glifïbit. & obtempérez à eux . entrez dedans la nauire. & les premiers choquèrent iufques auprès de la nauire.Nous nous rédons i .5fO tES OIVYRIS mais au cas que fufsiez plus foibles: iene vous faudray. en ramenant à vous ces deux cordes.Sc auecyne migraine de feu fe tint aupres."& faites femblantdc vous rëdre:mais auifez que n'entrez au cer¬ ne de ces cordes. Se ks attacha autour qui eftoit fur le tillac. Quoy voyans les autres approchèrent penfans qu'on leur euft refifté a l'arriuee.!' vn plus loing. Mais Panurge leur dift : Mefsieurs ie croy que vous foyez fait mal.rctirez vo9 toufiours hors. tombèrent eux Se leurs cheuaux iufques au nombre de quarantequàtre.<5{ en feit vn lôg circuit. Et dift à Epiftemô. mais c'eft de la lubricité de l'eau de nier qui eft toufiours onctueufe.& quâd ie vous fonneray.Pautfe dedans ceftuy là. pardonnez le nous:car ce n'eft denout.Sou dain arriuerét à grade force les cheualiers. tournez le tour fur le tillac diligenniet .

<S£ yoyat que tous eftoyent dedâs le cerne des cordcs.& boire d'autatle ven» tre contre terre.& qui eftoit dedans. & les feit tous la brufler comm» âmes damnées. Cefte défaite parache¬ vée Patagruel fut bien ioyeux. Ce pendant Panurge s'eflongnoit. &ies feit refraichir Se bienxcpaiftre fur le fiuage ioy. & fautât fur la crou¬ pe de fon chcual. il courut après en telle haftiueté & allegreffe qu'il l'attrappa en moins de cet pas. foudain cria à Epi¬ itemon: tire. Se l'amena à la nauire.& loua mer ueilleufementf induftdc de fes côpagnons.excepté vn qui eftoit mô té fur vn cheual turq.eufement.& Epiitemon qui eftoit fur le jillac. nul n'en cfcbappa. FR. tite. homes Se cheuaux. Se les ruoyét par ter¬ re bié aifémet auec les cheuaucheurs: mais eux ce voyat tirèrent à l'cfpee. à voftre bon plaifir.& que fes deuxcôpagnons s'en efto¬ yent eflongnez faifant place à tous ces cheualiersquiàfoulkalloyent pour veoir la nef.DE M.& leur prifonnier auec eux faroilieicmenîi finon queie poure diable .l embraffa par derrière.& les voulojent defaire.& lesdeux cordes s'empeftrerent entre ks cheuaux. JJL Autat en dirét ces deux compagnons.Lors Epiftemon cômença tirer au tour. RABE L AlS.dont Panurge met le feu en la trainnee . qui le gaingna à fouyr : mais quâd Carpalim l'apperceut.

CH*lAP.Qucnerue mangerons nous iamais de venaifonî Cefte chair falee m'altère tout. Carpalim dilt. Tourainfi qu'ilfe Jeuoitpour ce faire. ft'oyentfachezjdemagerde la chair fdet:'&comme Carpalim alla chafferpour auoir dek ' yenatfon. ce qu'il euft fait tant auoit la gorge large . >& l'atrapaen vn moment:&-cn courit print <de Ces mais xn -Paix quatre grandes O Mtdes.grand cheureui qui eftoit iiTu du forr. NeufB«r> «affes» Dix neuf Hérons. SeptBitars. Comment Pantagruel & fes compagnîmt*. Tien«ctdcux rouges. aufsi facilement que feriez vn grain de dragée.apperceutài'oreedu foois vn beau . Trenredeux Pi¬ geons ramiers».apres de telle roideurj. & ne luy euft monté en fà bouche en plus qu'vn grain de jnilkt en la gueule d'vn Afne.Ie vous vois apporter icy vne cuifîè de ces cheuaux qu'auonsfaitbrullefl «lie fera afiez bien roftie.. Ainfi comme ils caquetoyér. SeifeEaifans.IncÔtinêt courut. DixhuitRalIes parez . Et tua de fes pieds dix ou douzeque Leuraux. «ju'il fembloit q fuit vn carreau d'arbalefle.que Lapins qui iacftovent hors de page. àtnôadajis.3Ï3 EES OÏJVRIJ «n'eftoit point affeuré que Pantagruel ne le -deuoraâ tout entier .'Et vétre S. voyant le feude Panurge. Viîîgt-fix perdrix grifes. XXVI.

Trois grands Renards. vinaigre vinaigre. $e$ enfemble. FR.s efcria. Frappant donques le cheureul de fon Malcus àtrauersîa tefte le tua .pour voir l'aubade que nous douerions au remuement de noz. ' i Tours. neuf belles broches de bois à l'antique.& Sanglerons Et de tit loing que peut eftre ouy. & l'apportant recueil- 1 1 lit fes Leuraux. que le coeur . Qainzefanglerons.& commada qu'on luy appreftaft 'du vinaigre.cV de Càbray.& feirent rotiffeur leur prifonnier.' ' 1 I DE M.Sacre au meto. \ luy feiftmal.&.defait motra ! au noble Patagruel cornent il portoit à fon col vn beau cheureul . & toute fa ceinturebrodée de kuraux.Rafles. Eufthenes aidoit à cfcorcher:& Panurge meit deux felles d'ar ' mes des cheualicrs en tefordre qu'elles fer luirent de landiers. Soudain Epiftemon feit au nom des neuf Mufes ..DÔt' pcnfoit le bon Pantagruel. Mais Panurge entendit bien { qu'il y auoit Leuraut au croc. Et api es grand chère à forCe vinaigre. de .de Poitiers 1 1 »' ! .& au feu ou brufloyét les cheua tiers. RASE I A I S. Deuxf*le-<reaux.au diable l' vil qui fe faignoitjC'eftoit triôphe de les veoir bauffrer Lors dift PâtagrueLPleuft à Dieu quechacûdevous euft deux paires de fonnettes de.difanti Panurge mon amy. q feufTe au mie les grottes horologes de Renes.feirent rôtir leur-venaifon.

dift Patagruel Pourtant demanda à leur prifonnier: Mon amy.djtlîJ?ri.dift. & cou- rageux.-TourlgeleSjAngeiiineSjPpite' f .$Ï4 *** OïT VRBS jbadingoines. A quoyrefpodit Je prifonniet:S eigne-ur fâchez pour la veri té qu'en l'armée font trois cens Gcanstous armez de pierres de taille } grands à mer. Panurge . Se lafortereffe de l'armée.& eft tout armé d'enclumes Cyclopi ques.ks autres Lyonnoife$.* quatre vingt quatorze raille piôniers:cgs cinquante nui le putains belles côme deefTesivoyla pour moy. le nôbre. excepté vn qui eft leur chef . Mais. au delTus noz ennemis.fi tu ne veux eftre efeorché t^tvif: car c'eft moy qui mange le petits enfans.& par quel moye nous pourrons venir.gês forts.leî autres 'I Pari-fîannes.UÎne8.il vaut mieux pefer de noftre affaire vn peu.s^meljp Roy y eft iJ?Q'uy.'onzeiîiillequatre cens homes d'ar mesjtrois mille fix cens double canons."mades. & nenousme'tj .§n rien. Cens foixantetrois mille pietés tous armez de peau de Lutins.dy nous icy la vérité. \ï .^ defpingarderie fans nombre. dift Pan urgc. dont les aucunes font p A rnazôrveSt.tQUtefois nô tant du tout que vous. Atkmandes. Se a nô Loup». ueilles. C'eft bié auifé.de tous païs ^ & toutes langues y en a. Conte nous entièrement l'ordre .Noj. Voire raais. k . garou.Ske.ditPl.

& fort côme cet dia¬ bles.au moins que .C'eftafTez.il y "eft en perfbnne. dift Panut ge. que iene taboure en forme c.qu'il n'en efçhappe pas vne. FR. diable-debiterne. ôcnous k n5* mons Anarche.Maisiemcfouciequclqucf eu d'vn cas.Qmunç. Et à fa tente en la gar detle.<}ui enfera rien.ha ha. C'eft.dift Patagruel. Vnyement. Eiqu'eft-ce.^ tait iufquçs fus les dix ou onze heures: voit rc encor que l'aze dur. % ij .DE M.dift Pantagruel.&ie menerayfafhe.puis que bougeal'aguilk mÔ" mes de Rouçn. Etie.Nous vferons du droit de_ i i I s y . tu en auras "'des plus graffes.sgeans.quoy? «jui ne dreffay onques. comment ic pourra y auangerà bragmarder toutes les putains qui y font en ce* ftcapixs difnee. Au . l'ay ia pcnfé com¬ me ieks vousrendray tous morts comme porçs.dift Patagruel. par Dieu i'en embourre. RAB ËtAl S Jf? fonnier.Roy des Dipfodes.k diable empor |'.dift Bpiftcmon tout k mode cheuau cl?era.. Et Carpalim dift .Ha. uans plus volontiers. dift Panurge. & des plus refates . Com'mcnr.qu'il n'en efchappera au diable ie iarret. qui vauç autant à dire comme gens akerez:car vous ne veilles onques gens tant altérez . ny bçu. Sus enfans«cftes vous délibérez d'y venir auec mpy?A quoy rcfpondit Panurgc:Dku cou fondé qui vaut laiffora.dift Eufthenes. ray quelqu'vne.

ou mettre en pafte. fi croyez Hérodote.Nc vousfoo ciez pour di eu. Et comment pmurg tsmpit yngras baftonfus dtux yerres.& cheuauche corne le monde.diftEpiftemon . mais attache fon afneà va xroc.Non. décrottera toutes ks femmes.3y£ £ ES tVRW RE S guerre.quidedansyrepofe. yefhes les petitesfemmes .puisIeur dift:Vous contez fans voftre hotte. le youj les rends àrotir . et qu'on vous cheuauchera à grand coup de picque.car il auoit trente cens mille combatans. qui potcftcaperecapiat . ou boullir: à frieatTcr. Comment Pantagruel dreffa yn Trophée tn m- dift Panurge moire de leur proueJfei& Panurge yn autre ^it mémoire des Leuraux. Et comment PantApid defeypets engendra les petits hommes. commençons à mar cher.tout. EtlebS Pantagruel rioità. I'ay grad peur que deuat qu'il foit nuict.&faintBalletrou. Sus donques cnfanSjdit Pantagruel. M erde. Se Troge Pompée: Se toutefois Themiflocksàpsu degenslesdeconfit.ne vous voyc en eftat. & de lance . . que n'aurez grade enuie d'arreffer.nonf . dift Panurge ma feule bragette efpouffetera tous leshômes.Ils ne font en figrand nom bre comme auoit Xerxes. & itfts . Bafte.merde.

R. despompes.& ainfi de tout appareil requis a vn arc tiioinphal^pu Trophée.vn gantelet. CommeFabie.vn gorgery.k veux Ce fut icy qu'on congneut les vertus De quatre preux Si vaillans champions. ré.vn haubert.auquel ils pendirent vne felle d'armes .dift Patagruel^ mémoire de la jpuefle quauez pie ériger en ce lieu vn be¬ au Trophée. . A dôq vn chacii d'entre eux er» grande lielTe.des cfperons.des greues.dreflerenc vn grand bois. qu'engin vaut mieux q fotce Car | la victoire Comme eft notoire. vne hache.dcs gouffets.Ducs. 357 t fétemét faic.bruflercôme vus efcorcet Prenez y tous Roys. vneraalTe.deseftriukres.& petites chanfonnettcs villatiques. M. R A B xxn.ocs Se Pions Enfeignemet. * Negift qu'en heur Du confiftoire.vn eftoc d'armes.ouksdeux Scipions. Puisen mémoi¬ re éternelle efcriuit Pantagruel 'le dicton victorial conlmc s'enfuit: en ch^p. Feirentfix cens foixante morpions PuifTansribaux. F R. O^ui de bon fens. vn chahfrain -de cheual. vn haut appareil afîe.i DE I DEuItquepartiôs d'icy. non deharnois vcftus . B I A I S.

Se Trophée de Panta¬ gruel. Vient. & cropions Mai lire leuraut.ks pieds de quatre rainiers. vne lardouerc.JjS t ES- ÔEVVRIS Ou règne en gloire Le haut Seigneur.Panurge emmancha en va grand pal les cornes du cheureuL& la peau Se ks pieds droits de deuant d'iceluy. Et en imitation des vers.non au plus fort.vne breuffe ou ils faut oyent.dont en eurent 1 cftortcv Car l'inuentoire . efcriuit ce que fenfuit: Cefut icy que mirent abas culs Ioyeufement quatre gaillars pions. Ce pendant que pantagruel efcriuoit les carmes fufdits-.com' fautcroires DonqUet à cheuance & honneur Cil qui par foy en luy efpere.vnecorneouilmct toyent le fel. Puis les oreilles de trois kuraux.les îefles de ^ deux bitars. quand chacun fi efforcer Sel.vne guedoufle de vinâigre.PU grigneûf.Se vinaigre.k rable d'vû la pintes mandibules d'vn lieure. ainfi quefcôrpions Le pourfuiuoyenr. A in s à qui luy plaift. & vn gobelet de Beauuois.vn mefehant chauderon tout pertui fé. vne falicre de terre.leur broche de bois . Pour banqueter à l'honneur de Baccuî Beuuans à gré comme beaux carpions: Lors y perdit râbles.

voire Et du meilleur.'Retenez le en point peremptoire. A quoy refpôdit Panurge.mais du pet qu'il fcit. R A D'vn defen foire* £n la chaleur.A ce ccmcnça Epi flemo foufrire.de cheuaux .:Allôsenfaris. Ce n'eft qu'à boire S Ë t A î S.& cria à hau tevoixioyeufement.c'eft malheuf vinaigre auoir memoireî Vinaigre eft fon ame. Sansde 1 1 Lors dift PantâgrucJ. engendra autant de petites femmes acropics côme vous envoyez ea 2 iiij .il n'eft ombre que de courtines-fumée q de tetîs.viue toufiours Pâma gruel. & cliquetis que dé couilions. If n'eft ombre que d'eftandars.& valeur.il n'eft fumée que.ÔB M. Puis kleuant feit vn pet.vn lault.& côtrefaits:& d'vnè vefne qu'il feift.Ce voyât Pantagruel en voulut âutac faire.t R. & cliquetis que de harnois.&vn fubkt.& net.Ia terre tre mbla neuf lieues & la rôde>duquel auec l'air cor rompu engedra plus de cinquâtetrois mille petits hommes nains.&dift:Il n'eft ombre que de cuifînejfumeeque depaftez.c'eft trop rn'ufé icy à la'viande:car à grand peine Vcoi't on auenir que gradé bâqueteurs facêt beaux faits d'armes. ftt » Droit. Mais manger leufauc. Si cliquetis q de tafîçs.

fiiw comme les queues des vaches.qui iamais ne croiffent.côtrebas. En cefte mefme heure Panurge prit deux verresqui la efto¬ yent tous deux d'vne gradeur.beliesfauates d'hommes.& dift à Pantagruel & es autres.& l'autre fus vne autre. Ce q feit Patagruel.ou bié comme les rabbes de Limofin. en rôd. voz pets font ils tant fructueux?ParDicu voicy de. Et quoy.3(fo lis o: v vr es plufieurs lieux. Mais les Grues leur font co tinuellement la guerre.dift Panurge.ils engendreront des mouches bouines.&les meit defTus les deux verres en forte que les deux bouts du fuit touchoyentiuftemétles bars des verres.il les faut marier enfembk. ou ils fc font fort mul «pliez depuis. Metfieurs conliderez co aiment nous aurons viftoirt .& en mift l'vn fus vne efcabelk.& de belles vefies de femme. &les nomma Pigmees.puis print k fuft d'vne iaueline de la grandeur de cinq pieds Se demy.defquelles ils fe dé¬ fendent courageufemétjCar ces petits bouts d'homme (lefquels en Efcoffe Ion appelle manches deftriîks)fontvoulontiers coléri¬ ques. La raifô phificale eil : parce qu'ils ont le cbur près de la merde.ks eflongnans à part par la diftanec de cinq pieds. .& les emplit d'eau tant qu'ils en peuvent tenir.Etks enuoya viuçe en vne itlelà auprès. Cela fait prit vn gros pau.

fans qu' vne feule govi ted'eauenfortcdehorsîtoutainft^nous rôpros la tefte à noz Dipfodes.Bt M. faignoit Pantagruel . pi* eft.ie luy prouueray par dix huit cens mille côbatans.&luy dy nouuelles de ce q tu as veu.& fept mille Geas tous plus grands que tu ne me vois. tous ces propos Patagruel appella leur prifônier Se le rcuoya.& fans perte aucune de noz befongnes. RABELAIS.Ce que feit Eufthenes .:. $ét facilement de noz ennemis.tenez(dift il à Eutthenes) frappez de ce pau tant que pourrez (au milieu.& cotre raifon d'affaillir aintî mon païs.qu'ila faitfollemét.& qu'il fe délibère de me feltoyer demain fus le midy:car incontinéc que mes galleres feront venues. IR. Comment Pantagruel eut yifloire bien _ I eflragemet des Dipfodes .difàt: Va tcà ton Roy en fon cap.& des Geas.fàs ce que nul de nous foit bkffé. Puis dilt. qui fera de main au plus tard.^. :. .fansqu' vne goûte d'eau tôbaft des verres. auoirarm refus mer. Car ainfi côme i ie rompray ce fuft icy deffus ks verres fans que les verres foyent enorien rôpus. En quoy APres chap. Mais à fin que ne penfiez qu'il y ait enchancement.I'ea fay bié d'autres.ne bri* fez: encores q. & lefuft rompit en deux pièces tout net.allôs feulemêt en afeurace. xx ru..

ny en mon induftrie: mais toute ma fiâce eft en Dieu mô prpteeteuriequd iamais ne delaifte ceux qui en luy ont meis leur efpoir & penfee.fît llSOftWllS Mais le prifonnier refpondit qu'il ferefidoitfon efclaue.A quoy refpôd:tParagruel. Car de moy encores quefoyepuiffatcômetu peux veoir.s. toutefois ie n'efpereen maforce. & al¬ lait aîfi qu'il auoit dit. 6V luy dire que s'ilen pouuoit manger vne once fans boire.& luy bailla vneboë tepkinedeEuphorge.&Jaye ge"s infinisen aimes. . Ce fait le prifonnier luy requit que touchât fa rançon il luy vôtt luft faireparty raifonnabk. Adonq le prifonnier le iuppliaàiointes mains qu'à l'heure de fa ba¬ taille il euft de luy pitié.mcts tout tô efpoir en Dicu.luy commandant la portcràfon Roy. ainsplufteft combatte auecques. Et pour Dieu qu'ainfi le permit.confits en eau ardéte en forme de compofie. Apres que tu auras le tout annoté à ton Roy.mais de les enrichir.& qu'il eftoitcôntentdeia xnais ne retournera fes gens .& il ne te delaiffera point.Pantagruel côtrceux. qu'il pourroit àluyreiîfter fans peur. A quoy Pa tagruel ne voulut confentir^ ains luy com¬ manda que partift de là brieuement. donq luy dift Para gruel.quefafin n'eftoit de piller ny iâçcnerks humair.&de grains deCoc cognide.

Le prifonnier party: Patagruel dift àfes gens. gens. cnuiron l'heure du premier fomme. que malheur ne t'ad* tienne.à la dite heure. Quand le prifonnier fut arriuéil fe tranfporta vers le Roy.cefte nuict s'occupent a mettre en or[ dre. * R.& luy feul eftoit fauuépourenpor ter les nouuclks."Vaten.&foy emparer:mais ce pendant mon.qui auoit decôfït.' ! 1 .l | celle fin qu'eux douransla grade venue de .& luy conta"cômec ' eftoit venu vn grand Géant nommé Panta« gruel.Mais toutfoudaï qu'il en eutauallé vne cui!leree.luy vint tel efchaufTement de gorge auecque vlceratiô de l'aluette^que 1$ j 5 ' . R A fi E I: reformer en liberté totalk.Et parlons du Roy Anache Se de fon âimee. Enfans i'ay donné entendre à ce lAI S $ <?£ \ ( I J ^prifonnier quenousauons armée fur merr enfcmble que nous ne leur donnerons Faffaut que iufques . à demain fus le midy.\ I _ » E 1». Puis luy bailla cefte boè'te en laquelle eftoyêt les cô fitures.& fait roftir cruelle ment tous les fix cens cinquante neuf cheËaliers. LaifTons icy Patagruel auecques Ces apd* tfoks.dit-iîr tïi la paix du Dieu viuant: Se ne fuis kmaisf inauuaife compagnie. intention cftque non* chargeons fus eux. Dauantage auoit charge dudit Geât de luy dire qu'il luy apreftaft ail' lendemain fus le midy à difnerrcar il deliheroit de l'éuahir.

& ges de gac 'dc. Parquoy vn chacun de l'armée commença à Martiner.Maintenant retournons au bon Pantagrueb&ra contons commet il fe porta enceft affaire. & meit dedans la hune deux cens trete & fept . & qu'ils deuoyet auoir au lendemain l'afTaut.& les capitaines. Ce que vo chopiner. Et tous fiaconnèrent fi bien que le bruit vint par tout le camp. enfembkks gens degarde. Se ce par boire à tirelarigot. & attacha à fa ceinture la barque toute pleine defel auffi aifement côme les JLanfqucnettcîp ortet leurs p etks panerots.Par ce Ion ner vin yansfes Capita!nes..qu'ils s'cndormlrét co¬ rne porcs fans ordre parmy le camp.Bafchars. comment le prifonnier eftoit de te tour.du refte de Rouen . Partât dulieu du Trophee.& tringuer de rnefmes. Ëtpour rerrkdè~q"u'onlyl feit ne trouua allégement quekonque.'car incôtinét qu'il ©ftoit le gobelet de la bouchcja ligue luy brufloit.poinfons de vin blanc d'Aniou. ne faifoit que luy entéen gorge auec vncmbut.& que à ce ia fe preparoit k Roy. Sômeils i>eur cnt tant Se tant.fino de boire fans remiilion. mais il leur en print côme à leur Roy.pourefprou uer fi elles eftoyêt tant alteratiues '.goufterét defdites drogues. . 3-^4 ix-S 0IVVREJ_ langue luy pela.pritrtk niait de leurnauire en fa main corne vn bourdô .

Se autres efpeces diurétiques.càtharidifc.& beuuôs icy à la Bretefque. & quelques mefchantesbaiffieres pour le vinaigre. jtff chemin auec fes compa¬ gnons .de deux cens tretefeptpoinfons' cxceptévneferriere decuirboully détours.& ce dit. auec laquel¬ le vous mettrez le feu dedans toutes les ten tes. [ A quoy condefccndit volontiers Panta¬ gruel Se beurët fi net qu'il n'y dcmoura vne feule goute. Seigneur voulez voubien faire? Dcuallez ce vin blanc d'Aniou de ia hune. & leur dites qu'a l'heure prefente ils fortent. & partez dudit camp.coudignac.defcendez prenant vne torche allumée . IR. Et ainfi fe meit en RABUAIJ. Panurge luy dift .dift Carpalim. Ce fait Patagruel dift à Carpalim. Quand il fut près du camp des en¬ nemis .& pauillons du cap:puis vous crierez tat que pourrez de voftre groïîc voix. Allez en la ville grauant comme vnrat contre la muraille côme oien fçauez faire . dift Pantagruel maisbiea . j .& donnent fur les ennemis tant roidement qu'ils pourront. Panurge don naà manger à Pantagruel quelques diables de drogues côpofecs de lithotripon nephro » : j i .DE M. Voire mais. Apres qu'ils eurent bien tiré au cbeurarin. Car il l'appel loitfonvademecum. fe¬ roit cebon quei'enclouaffe toute leur artiî krie? Non non. que Panurge emplit pour foy. i I catarticon.

à caufe des dro- . f^u'on appelle en Lufonnois. ecui.ll vint au lieu ou eftoit l'artillerie & meit le feu eu leurs mu nitions.e à Patagruel de piller. Ce pendant Pantagruel commençafe» roerlefel qu'il auoit en fa barque.il eftoit fricafle comme vn cochon: mais il départit fi roideraët qu'vn carreau d'arba lefte ne voie pas pluftoft. Et n'euft efté fa mer ucilleufe haftiu« .té. mais fçauez vous comment? aufsi cftourdis que le premier fon de matines..defehainez. $66 i'*? OEVVRES mettez îc feu en leur poudre. Auquel fon s'eueilkrent les en¬ nemis.&foj tirent de la ville tous les côbatâs qvîi y efto yenr. Quand il fut hors des créchees U s'efcria fi cfpouuetableraçt. Soudain print. il leurxn remplir.crians t Ha Pantagruel tant tu nous chauffes le tifon.patfoit légèrement par fur eux fans qu'ils en fentiffent ne tant ils rôfloyét & dormoyétprofôdemêt. A quoy obteperant Carpalim partit foudain. qu'il fembloit que tous ks diables Ment .bec.frotte couile. tout le goulier. & par ce qu'ils darmoyent la gueule.(Mais ce fut le danger) k feu fut fi foudain qu'il cuidaembraflerk poure Car palim. » tant que ces poures haire» toufsilfoyent comme Regnards .Ef lors qu'il eut mis le feu paries têtes & pauillons..ôc feitxom me auoit efté décrété par Pantagruel. & ouuertc.

& les autres les perfecutoyent . ocpiffa parmy leur camps fi bien 5c copieufement qu'illesnoyatous&ycut déluge particu¬ lier dixlieues àla ronde. ©& «que de faiu'eftok. Protheus> trirpus . k Les ennemis après foy eftre reueilkz vo* ^ yatttd'vn cofté le feu eu leur camp.difoy entais font tous morts cruellement. qu'il y euft eudclugeplus énorme queceluy de Deucalion: car elle ne piflbit fois qu'elfe ne feift vne ri» uierç plus grande que n'eft k Rofne .1 . Et dit l'hiftoire. Aucuns difoyent que c'e» ftoit la fin du monde .nc fçauoyet que diit'Wnyquepenfee.1 . péTant del'vrine de Pau * ne «gruel que futile fang des ennçrnis:carils. voyoyèt finon au luftre du feu des pauil ^ Ions & quelque peu de clairté de la Lune. voyez le fans courir. if qui doit eftte confommé par reu:îes autres. R 1 ! ' I ! II I k II !» quefïla gtand iumentdefonperey euft c» ftç & piffé pareillement . & le iugement final. I O qui pourra malmenant raconter comtjiiaent fe porta Pantagruel contre les trois j^ensQeans? O maMufeJma Calliopc?ma. Se le Danube. ©E M. 3^7 iuesquelûy auoit baillé Panurge'. Mais ils . FR.& l'inun dation & déluge vrinaî. jsTklieiniPÎra moy à cefte heure ? refbure m . Ce que voyans ceux qui eftoyent jffus delà ville.eau marine & falee.eftoyent trompez.A8B tAlS. que lps Dieux marins Neptune.

voicy ktrebUchetjYoicy la difficulté de pouuoir exprimer l'horri¬ ble bataille qui futfaite. Et de nbftre cofté nous ne vous faudrôs.Prenez courage.dift à Patagruel: Seigneurvo y cz la les Geans qui fonciffus.Ethaidimétqueievousen tueray beaucoup/Car quoy? Dauid tuabic Goliath facikmét .$6Ï LIS OEWRES. Comment Pantagruel deconfeit les trois cents Geans armez. de pierre de ta:ïïei & Impgarbu leur capitaine* chkstv.donezdeirus à voftre malt gaknraroentà la vieille eferime. rie fi efpargnera.delacô flagration de Troy e. Ordift ParitagruehDe courage i'enay pour plus de cin* ^uantctïancs . Car c'eft à ceft heure qu'il fe faurmon» ftrer hômé de bien. Ala mienne vc lonté quei'eulfe maintenant vn boucaldu meilleur vin quebeurcnt onques ceux <|ui liront cefte hiftoire tant viridique.royé emportèrent leur roy Anarcheà leur colle mieux qu'ikpeurét hors du fort. LEs Geans voy as que tout leur cap eftoit . Mais quoy Hercules n'ofa iamais . moymesefprits :car voicy lepontauxafnesde Logique.chocjueïà trauers d'eftoc Se de taille . côme feit Eneas fon percs Anchifes. Lefquels quâd Panur£eapperceut. Et puis ce gros paillard Euflhenesquieft fort côme quatre beufs. xx ri it.

& en parole enrouée leur dift'îe renie bieu côpagnôs.bien chié en me. fut efpris de témérité. Se retiroic lcsdoigts.DE M. qui contrefaifoit ceux qui ont eu la vérole . & outrecmdance. dônez faifons point k nous à repaiftre auec vous . Eux difans ces paroles-. Autant vaut l'homme corne il sxfti Jamais entreprendre Panurge.nous ne la guerre . vous côpa» rez vous à Hercules ? vous auez par Dieu plus de force au dents. & Panurge Se Ces compagnons auec eux. car il tordoit la gueule . cependant que noz maiftres s'entrebatenf» A quoy Volontiers le Roy & ks Geans cori fentirerjt. %é) contre deux. Adonqfe retirèrent tous les Geans aueclcur roy la aupres.kquel voy lant Pantagruel feul. par Mahon fiaucun de vous entreprent côbat're centre ceuxey. R ASBLA I J.oU eftoyent ks fîac cons.par efpoir qu'il auoit d'oc icirc le bon homme. PR. voicy arriuer ÏLoupgarou auec tous fes Geans. le veux que me laiifiez côbatre feul:ce pen dant vous aurez voftre paffetéps à nous re¬ garder. & plus de fens au cul cjue n'eut iamais Hercules en tout fô corps" &ame.& les feirent banqueter auec éux« Ce pendant Panurge leur contoit ks fa¬ bles de Torpilles exemples de faint Nico A . Dont dit à fes compa» gnôs Geâs:Paillars de plat païs. C'eftjdift mon htz. ie vous feray mourir cruellement.

Rien icy ne m'ameine. ainfi côme ta as ottroyé es humains de garder .faifoit veu tel côme s'enfuit: Seigneur Dieu qui toufiours as efté rnôpro tecteur.SES 9EVVR.tu.ES las & le conte de la Cigongne . choit en grande fiereté . . leurs femmes. Pantagruel iettant fes yeux au ciel fe recommanda à Dieu de bien bô clur.finon zèle naturel.maisau contraire tout ce qu'il en touchoit rompoit incôtinent.vois la detreilè en laquelle ie fuis maintenant .enfans. car en tel affaire tu ne veux coadieutcur : finon de confeiïïon catholique.toutpuit. Ainfi donques comme il appro.ou auplusqueie ne méte.au bout de laquelle eftoyent treize pointes de diamâs . dont la moindre eftoit 37© aufti grotfe corne la plus grande cloche de noftre dame de Parisj(il s'en falloitpataué turel'efpefkur d'vn ongk. Loupgaroii donques s'adieifa à Pantagruel auec vne maffe toute d'acier pefant neuf mille fept cens quintaux deux quarterons d'acier de Calibes.d'vndoz de ces couftéaux qu'on ap pelle couppe aureilk-mais pour vn petit ne auant ne arrière ( Se eftoit phée en ma¬ nière queiamais ne pouuoit ropre.païs& famil¬ le en cas que ne feroit tô négoce propre qui eft la foy. & feruice de ta parole.cV mon feruateur. & nous as défendu tou tes armes & dcfenccs:cartucsk. & défen¬ dre foy.

/ ietta.Fais ainfî.!! que les abus d'vn tas de papelars & faux prophètes qui ont par eonftitutionshumaines. ou i'auray puifsàcc & autorité .dontiliuy emplit & gorge Se goufiçr. & ou ta caufe propre eft tirée en actionne peux défendre trop plus qu'on ne fçauroit eftimerrtoy qui 'as mille milliers de centaines de millions de légions d'anges. & tourner le ciel & la terre à fon plaifir.duquel le moindre peut occire tous les humains . lny faire peur. Puis luy. par fon horrible cry.ferôt d'entour moy 1 Alors fut ouye vne' voix du cieljdifàf. ie feray pfcher ton faint Euâgik puremëc.& exterminez.come en toy feul eft ma totale confiance Se efpqir: le te fay veu que par toutes contrées tant de ce pais d'Vtopie. Se s'efcria.&tu auras victoire.qui en ton affaire propre. felbn la difcipline des Lacedemoniens .pour..à mort. RAB1 t AI S. Puis voyant Pata gruelque Loupgarou approchoitla gueule euuCrtc.& inuétions deprauees enuenimé tout le monde.t »B M. \ A i) . [ 5 .Hocfac & vinccs.'s'ilreplaiftàcefte heure m'ettrc en aide. côme iadis bien apr parut en l'armée de Sennaeherib.de fa barquequ'il portoit à fa ceinture plus de dix & huic cacques &vn minot de fel. tant qu'il peut: A mort ribaut.fimpkméc& en¬ tièrement. tfî ' fant.vint cotre luy hardimét. . Donques . FR. que d'ailleurs .ceft à dire.

& du vin q ce fut fon vrinequi en fortift. Quoy voyât Pantagruel falentemét Ces bras déplie. luy voulant rôpre la ceruelle . Mais Pantagruel fuft habile. Se entra fa maJkplus&fQJitt. Si cômeeft l'art hafche.cn eftoc au deffus de la mamelle. il euft fendu depuis le fommetde la tefte luiquesau fond de la râtelle . . De ce irrité Loupgatou* luy lança vn coup de fa mafTe . &re tirant le coup à gauche en taillade luy frap¬ pa entre le col Se collet : puis auançâtkpié droit luy donna furies coudions vnpicdu haut bout de fon mafhà quoy ropit la hune.DecenôcôtatPâta fru el vouloit redoubler au coulouoinmais oupgarouhauffantfamaffeauaçafonpas fur luy. & verfa trois ou quatre poinfons de vin qui e la eftoyent de refte.defait en dôna fi verteme't que fi dieu n'euftfecouru le bon Patagruel.par ce démarcha du pié gauche vn pas arrière: mais il ne fceuft fi bien faire que le coup ne tombait fur la barque.Dont Loupgaroupefaque il luy euft incife la vetlie .& de toute fa force la vouloit enfon cer furPàtagruel.& verfa latefte du tel en terre.37* tlS OEVVRES le nez & les yeux. mais le coup 4çctina[à droit par la brufquehaftiuetçde ¥afltagruel.& eut toufiours bon pié &bon ceil.laquelk ropit en qua trc mille o étante Se fix pieces.luy dôna du gros bout fur fon jnaft.

lorgne deffus le Geat . aufsi bie fuis-ie côftipé du vètre-.dift auRoy. 575 piedz en terre à trauers vn groé rochcr.Mais les Geans eftoyêt aifes côme s'. Se À iij .& s*efcria: Aa panurge on es tu? Ce que voyàt Panurge.en frappant . torche . *R. Dout il fuft plus eftonnéqu'vn fondeur de clochcs.&auxGeas: Par Dieu ils fé feront mal qui ne les depr.rtira.& l'àuoit ia tirée . 8C luy vouloit aualler la tefte toutnet:maisf5> maft de maie fortune toucha vh peu au fuft dëiamaffc dcLoupgarou qui eftoit phée (côme auons dit deuant) par ce moyen fon maftluy rôpit à trois doigts de la poignée.ls fuiTentdenopces. mais va Géant luy difbPar Golfarin nepucu de Mahon.luy courut fus . & ne peux gueres bien caga. finonkà force de grincer les dents .affç.come on fait d'vn fup pofïtoire.»E M. reprint le bout de fon maft. mais il ne luy faifoit mal en plus que feriez baillant vne chiquenaude fus vn en¬ clume de forgeron.fi tu bouge d'icy ie te metteray au fond de mes chaufîcs. Puis Pantagruel ainfi deftituc de bafton.dôt il feit fortir le feu plus gros que neuf mille fix tÔneaux Voyant Pantagtuci qu'il s'amufoit à tirer fadite mafTe qui tenoit en terre entre le roc.Lors Carpalim fe voulut leuer'de la pour fecourk fon maiftre. Ce pendant Loupgarbu te k treize tiioit de terre fa rn. RABELAIS.

Mahon:Alaquellevoix fe leuerent tous les Geans pour le fccourir.374 lBS obvvrçs. Pantagruel lefrappa du pié vn fi grîd coup contre le vétte. qui eftoit à - . frappoit parmy ces Geans armez de pierres de tailk. il vous donnera malencontre. difant mefchantà cefte heure te hacheray-te côme chair à pa- « flez. print Loupgarou parles deux piedz.&frappeàtors Se à trauers.Iamais tu ne altéreras les poures gens.& ne regar¬ de point ou.Mahon.que. nul arreitoit deuant luy qu'il ne ruaft par terre. Mais Panurge leur dift:Meffieurs n'y allez pas fi m'en croyez : car noftre maiftre eft rol. Dondà la rupture de ces hatnois pierreux fut fait vn. Et Loup garou s'efcrioit rendant le fang par la gorge.& fon corpsleua cô¬ me vne picque en l'air.& les abbatôit côme vn maffon fait de couppeaux.voyantq Pantagruel eftoit fans bafton*.& diceluy armé d'en clumes .fî horrible tumulte . quille ietta en arrière à ilbesrebindaines. Mais les Geans n'en tindrent côte.Mahon. quand la groffe tour de beurre. qu'il mefouuint. Se vous le train noitainfii l'efcorche culplus d'rritrait d'arc. là paroit pour en ferir Pantagruel qui eftoit foudain auremuemet * Se declinoit tous fes coups iufques à ce qu'vne fois voyant que Loupgaroulcmenaffoit.Lors qu'ap¬ procher les vid Pantagruel .

RABELAIS.lefquels fe rcA iiij .Loupgarou perdit la tefte . Faites voftre conte qu'il n'en efchappa vn feul. les autres de pierre ardoifine. & en tombât du coup tua vn chat brufîé.Paa tagruelferetiraaulicu des flaccons. ce fut quâd Patagruel cnabbatitvn qauoitnom Rifladouilk. CEfte decôfite Gigatale paraoheuee. vnecannepetierc. Finalement voyant que tous eftoyêt morts ietta la corps de Loupgarou tant qu'il peut contre la ville. & tora bacomme vne grenouille fur le verre en la place mage de ladite ville. 37Ç faint Eftienne de Bourges fondit au foleil.vne chatte moillee. c'eftoit de pier¬ res de gryfon. Et de* neuuelles des diables^ des damnez. CH^¤P.& vn oifon bridé.& à veoir Pantagruel fembloitvn faucheur qui de fa faux (c'eftoit Loupgaron) abbatoit l'herbe d'vn pré(c'eftoyét les Gels.DE M.qui eftoit armé à haut appareil. Se appella Papurgc Scies autres. XXX..) Mais àceftefcrime. St. ÏR. Commet EpiUemo qui auoit la couppe te'ëîee futguery habilement par Panurge. Panurge. dont vn efèlat couppa la gor ge tout outre à Epiftcmon :carautremêt la plus part d'cntr'xux eftoyent armez à lakgierex'eftoit de pierre de tuffe.enfemble Carpalim & Eufthenes ce pendant efgorgetoyet ceux qui eftoyent portez par terre.

Et dit à Panurge : Ha mon amy l'aufpice de voz deux verres. ilsktrouuerent tout roide mort. & voirronsla veriré du tout.ie vous le guariray aufli fain que il futiamais.&du fuftdeiauelineeitoit bien par trop fallace. Ce difant print la tefle. Toutefois Panur¬ ge le reconfortoit. Dont Pantagruel fut fi dolent qu'il fe you« lut tuer foymefmes. Eufthenes Se Carpalim porterét le corps au lieu ou ils auoyent bâqucté:no. Lors Eufthenes s'efcria: Ha maie mort. difant:Si ie ne le guery^ ic veux perdre la 'tefte(qui eft le gaige d'vn fol) laiffez ces pleurs.& fa tefte entre fes bras toute fanglate.mais Panurge luy dit: Dca Seigneur attendez vn peu .cxcepté Eufthe¬ nes lequel vn des Geans auoit egraphinc quelque peu au vifage : ainfi qu'il égorge-» toit.il eft encores tout chaut. AdoDq .Et Epiftcmôn qui ne fe côpatoit point. nous as tu tollu Je plus parfait dès homes! A laquelle voix fe leua Pantagruel au plus grand dueil qu'on vid iamais au mode.& la tint fur fa bragette chaudement à fin qu'elle ne print vent. Ainfi donques comment ils cherchoyent. mais à fin' que Pantagruel le vilt. & m'aidjz. par efpoir que iamais guerift. Mais Panurge dift: Enfas ne pleurez goUtte.37^ 1ES OEVVRES dirent à luy fains & fauues. & nous le chercherons entre les morts.

& y fynapifa de poudre de diamerdfs qu'il portoit toufiours en vne de fes facques.qu'iXj appelloit refufci tarif. & fait grâU xhere en enfer : Etpar les champs Eliièes.difant.à fin qu'elle ne tombait derecheft puis mit alentour vn peu d'vn onguêt.puisbaiffer. Au rega rd -des damnez .à cette heure eft il guery affeurement. à fin qu'il ne fuft tortycolly.puis i s .dôt il ne peut onques guerir. | Lucifer familièrement. RABELAIS. Soudain Epiftemon commença refpi-. J77 neftoya trefbicn <îe beau vin blanc IecohSf ' puis la tefte. & les affufta iuftement veine contre veine. (car telles gens il haifibit à mort) ce fait luy feit alentour quinze ou feizepoincts d'aguilk. Qu/il auoit v eu les diabks..' non à force de boire. rer.auoit parlé à .fî.Et la commença à parlcr. En cefte façon fut Epiftemon guery habilement . excepté qu'il fut enroué plus de trois fcmaines.ff. puis ouurir ksyeux. efkrnuer .apres les oingnit deienefçay quel oingnement . quel es diables i eftoyent bons compagnons. Se luy bailla à boire vn verre d'vn grand vilain vin blanc auecques vne roftie iucree.ureit deuant tous . il dift qu'il eftoit bien marry .DE M.& eut vne tous feiche. puis feit vn gros pet de mefnage.netf cotre neffpondyle con¬ tre fpondyle . Dont dift Panurge. iEt ?. fR.

Achfîks teigneux. Demofthcnes vigneron. Lpn ne les traite. & ainli gaingnoit fa poure vie. ^ Xerxes crioit la moutarde. Car ie vy Akxâdre le grand qui repetaffoit des vieilles chauffes. .dift Epiftemon. Agamemnoniichecaflè. Fabie enfileur de patenotîcS. Epaminondas mirailler. Ancus Martiusgallefretier. Artaxerxes cordelier. Cyre eftoit vacher.5?8 ISS OEVVRÏS ' de ce que Panurge l'auoitfi toft reuoquéen vie. R omuk eftoit faunier. Car ieprenois. Eneas mufnier.vn fingulier paûV tçps aies veoir. Ciceron atizefcu. . Brute Se Cafsie agrimenfeurs.Commentjdift Pantagruel.fi mat que vouspenferiez: mais leur eftat eft châgé en cftrange façon. Themiftocles verrier. . Tarquin taquin. Vliffes faucheur. Numacloutier. Pifopaïfant.dift il. Syllariueran. Neltor harpailleur» Dariexurcur de retraits.

Phkgcton. Nerô eftoit vielleux. luftinian bimbelotier. Tous les cheualiers de la table rode cfto* yentpoures gaingncdeniers tir3ns la rame pourpa(ferksriuieresdeGoccyte. Traian eftoit pefcheur de Grenouilles» Antonin laquais. Laucelot du lac eftoit efcorcheur de che¬ .cornv me font ks Bafteliercs de Lyon. uaux morts. Hector eftoit fripefaulce. Catnbyfes muletier." Achilks boteleur de foin. Paris eftoit poure loqueteux.RABELAIS. ER. ^ Priam vandoitks vieux drapeaux. quel¬ que morceau de pain chaumeny. Scipion Africanxrioit la lie en vn fabot. Mais pour chacune paffade ils n'ont qu'vne nazarde. 'j Hannibal coquafsier.& fur le foir.& Fierabras '] fon yalcti . J Marcellusefgouffeurdefebues. ^ »E M. ji Afdrubal eftoit lanternier.quâd mefsieurs. Commode gaeytier. Pertinax efcîialkur de Luculle grillotier. noix. $J$ ? Camillus gallochier.Styx.& gondo¬ liers de Vénife.Acheron & Lethe. j. les diables fe veulent efbatre fur l'eau. j] Drufusrrinquarneilic.

Godeffroy de Bilîoti dominotier. îan de Paris eftoit greiTeur débottés. Huô de bordeaux eftoit relieur de tôneaw. Giglan Se Gauuain eftoyêt poures podiers.& eftoyent racktorets. L. Don Pietro de. Morgant braffeur de bière. Boniface pape huitième eftoit efcumew des marmites. Pcrceforeft porteur de coftrets. mais'il neportoitplus fa grande & bougrifque barbe. Caftille portear de rogatôs. Iafon eftokmanillier. Kcruahouffepaillier. Antioche eftoit ramonneur de chemînecJi Romuk eftoit rataconneur de bobelins. Iule Ccfar & Pompée eftoyent guoildronncurs de nauires. Pirrhus fouillard de cuifine. Octauian ratiffeur de papier. luy mangeoit & beuuoit du meilleur. Se Iuyfaîfoitmâger le pain-bis Se boire vin poulfé. Valêtin & Qxfon feruoyét aux eftuues d'en fer. ArtusdeJBretaignc degrefTewr de bonnets.e pape Alexandre eftoit preneur detttfc . Le pape Iukcrieur de petits paftez. Nicolas pape tiers eftoit papetier.|S© 1ES OEVVR1S mais il luy faifoit mille maux. Geoffroy à la grand dent eftoit allumetier.

graingnbyëtleu£ Le Roy - . Hélène courratierc de chambrières. &remply ks bondes d'Hercules. 9 Ile pape j M. Lucrcfle hofpitaliere. Matabrunelauandiere de buées.dift Panurge.Ie n'en vy onques tant. Galien Reftauré preneur de Taupes. ER. Hortanfia filandiere. l'ont en l'autre. Les quatre fils Ayraon aracheurs de dents. Dido vendoit des moufferons. v OgerleDannois eftoit fpurbiffeur d'har nois. * AB E LAIS. Le pape Vrbain croquclardon.il y en à plus de cet milliôs.dift Epiftemô.yail desverolez de par dela?certes. . plus meures. Melufine eftoit fouillarde de cuifîne.i'en fuis donques quite.diitPantagruel. Cor Dieu. JLiuie raclereffe de verdet.. Cleopatra reuendereffe d'oingnons. Car croyez que ceux qui n'ont eu la vérole en ce monde cy.Semyramis cfpouilkrefTe de beliftres. Côment. En cefte façon ceux qui auoyent efté gros feignems en ce mode icy. -^Sx Sixte greffeur de vérole. Le pape Calixte eftoit barbier de mauioint.3c ay abatu des . Pantafilee eftoit cretfonniere. .Car i'y ay efté iufques au trou dcGy lbatbar. Tigranes eftoit rccouureur.

Lors quand me veid il m'inuita à boire auecques luy courtoifement.fois homme de bien.riéj dift Epictete.fe rigolant.danfer.darifant. Et boire vin blanc & vermeil: Et ne faire rien tous les iours.ie ne donne point de deniers. ce queiefeis volontiers.& auprès de luy force efcus au foleil^A udeffus de la treil le eftoyent pour fa deuife ces vers efcrits.& chopinames théologal ement. pour acheter vn peu d'oingnôs pour fon fouper. ne conter efcus au fokil. Cire fut bien aifc d'auoir rencôtré tel butin. S auter.faire les tours.beuuât. Mais les autres coquins de Rois qui .voila vnefcu.mefchante & paillarde vielàbas.auec vne grade robbe depoulpre. quand il n'auoitbien repetaffé h chauffes.de par delà eftoyent gros feigneurs en leur tourte vyDyogencs qui fe prelaffoit en magnifîcéce. faifant en tous cas grand chcrc. Aa côtraireks philofophes Si ceux qui auoyêt efté indigens en ce monde. Alexandre le grand .3&* IBS OEVVRES * poure.auecquesfot ce Damoifelks.& vnfeptreen fa dextre . Rié. Tien maraut. levyEpiâere veûugalantementàlj Frâçoife fous vne belle ramee. Ca pendant vint Cire luy demander vn de¬ nier en l'honneur de Mercure. & le payoit en grands coups de ba flon. Se faifoit enrager.

Le poure pape alloit pleurant 3uadil fut deuat fon maiftre patifsier . Se tu nous fur£aisicy les viures . dift le pape. Mais dift Pathelin. difant:Gaingnez les pardons coquins.M Ht: t R. luy ift qu'on luy auoit ofté Ces paftez.& en faifant du grobisleur donoitfa benedictiô.lablâchee n'en vaut qu'vn pinard.& Pat pes de ce mode faifoit baifer Ces picds. Tes fleures quartainevilain. Se appella Caillette Se Tribollct. ce que fut fait incôtinentV Ievy maiftre François Villon qui demade àXcrxcs. & lùy demanda côbknla douzaine.comme AlexandrCjDaire &au^ très le defroberent la nuict.combien la denrée de moutarde? vn denier. le vy Pathelin treforier de Rhadamathe.& vous difpcnfe de ne valoir iamais rien .gaia gnez. dift Xerxcs : àquoy dift ledit de Villon. RABEL-AI S. trois coups de [ barrcbailk icy. Adoncpiffa dedans foa . 38^ . fontlabas... Adôq lé patifsierluy bailla Ianguilladc fi bien -que fa'peau n'euftrien valu àfa ire cornemu tes. vilain baille. trois blancs.ilsfontà bon marché: Iê vousabfouls de pain Se de fouppe.& à tous cespourcs Rois. Ievy maiftre Iean le Maire qui contrefaifbitdupape. &en va que rir d'autres.difant:M efsieurs les Cardinaux depefehez leurs bulles à chacun vn coup de pau fur les reins.'qui marchandoit des petis paftez q crioit le Pape Iule .

le vy le Frâcarchier de Baignolct qui eftoit inquifitetir des hérétiques.referuenouscej beaux côtes à vne autre fois.& l'euft fait brufler tout vif. Seulement de nous commet y font traitez les vfuricrs'lc ïcs yy.& tra¬ vaillent iour & nuict attédant la Foire à ve nir .. encoresyena il mauuaife depefche .n'euft efté Morgât qui pour fon jpficiat & autres menus droits luy dôna neuf rauys dcb. mais de ce trauail & de mal'heureté il ne leur fouuient tant ils font actifs 6V mau¬ dits.tous occupez à cher¬ cher les efpingks rouillees . & vieux doux parmy les ruitfeaux des rues . ceforeft pillant contre vne muraille. en la¬ quelle eftoitpaint le fèu de S. & r beuuons ie vous en prie enfans : car il fait . Antokcllle déplaira heretique. beau boire tout ce mois. Mais le quiptal de ces quinquailkries ne vaut qu'vnboufsin de pain .OrdiftPâtagrucl.! 384 LIS OEVVRBS baquet côme font les moutardiers! fuis. Il rencôtraPer. OrdiftPamagrûeljfaifons vn tranfon de bônecherc. ainfi les poures rnalautrus font aucuncfoisplusde trois femainés fans manger morceau ny rnieEte.dift Epiftemon. comme vous voyez que font les coquins en ce monde. pourueu qu'au bout de l'an ils gaignet quelque mekhant denier.ere. Lors degainnerêt fiacôs à tasa& des munitiôs de camp feiiét ' .

à'fin qu'il foit i à. il'.&UfîtcrhurdefûUceyert. dr effets par ks rues. & le conduirez en la ville &fuientfâis beaux feus de ioyeL--' par toute la vil!e. Mais le'poure Roy' Anarche ' se fe»pouuoitîefionir.& tous leurs ennemis défaits.'. kprefent nkit f de refus Si l'ai m ede vous.' ' Contint rantanuel entra enlaytlledès AmaU^f o » rotes :ty cemment Psinurge ntaria-le Roy Anaf' 'che.te ut expert en t'ait < q'uandilfera-depar delà à toupies diables?1' V'ray'cmeht:dit Pantagruel. c'eft.& belles tables rondes gar ' nies de force viures . MaisParjrag?uel.. ^ ei-j*_yrp Près celle .^t!. Laquelle nouuelk entendue.& en grande pope triôpbaleiauecvnelieile diuine.bien auifé* à'-roy.or fais en à tan plaifir: icie redonne. ' 'victoire-'merueilleufe Pata grutl enuôya Carpalim enla ville des /mauiotes dire. Ce fut vn renouueîkment du temps de Sa.paieiikmét debât que nous^ - r- 7* . * diltuVicflkursXe pendant q-le fer "eft chaùa ilkfautbatie.turne tant y fut faite lors grane'echere. fortirent au deuàntdc kvytous leshabitas de la * ville enbon ordre.toutk Sénat atTem blé.dift' P-anuige. | Grand niercy.Dôt dit panurge:E elf quel mefticr ferons non* monfieùr du Roy: tty.a|'. XxX.& annoncer cornet le Roy Anarche eftoit pfins. r'A'R'e lùi^:- -38:yT grande chère.

Non qu'il me fail¬ le gens dauantage pour m'aider à le coque fter.il . Pouttâtceux qui auec moy voudrôt venir. . Vn chacun de vous qui y vou dra venir. lnyfo.eft beau.ie veux qu'allions prj. Se plaifant fur tous ks païs du monde. & au lendemain fe trouuerent en la place deuant le palais iufques au nombre de dixhuit censçinquâtefix mille & ynze.cora me pluficurs de vous fçàuent qui y eftes al¬ lez autrefois.Cecoo fcil Se deliberatio fut diuulgue par la ville.LES OEVVRES -.Mais deuant q pourfuiure cefte entreprife ie vous veux dire cornent Panur ge traita fon prifonnier le Roy Anarclie.nte.fansles femmes Se petits enfans.<£ . s'appreftent à demain après boire : càrlorj ie cômençeray marcher.car autât vaudroit que ie le tinfe délia. & leur donneray tout kpaïs.33. mais ie voy quecefte ville efttantpleine des habitans qu'ils nepeuuent fe tourner par les rueSjdôquesie les meneray comme vne colonie en Dipfode .çpi)ie.foitprcft comme i'ay dit. débaucher dauâtage.çequ'auoit raconté Epifte.ftovè'ctnkea ks-Roys^îi» .fructueui.m9n. Ainfi cômencere'ç à marcher droit enDipfodieenfîbonor dre qu'ils refembloyent es enfans d'Ifraël . .quand ik partirent d'Egypte pourpalfer ia mer rouge.uuintde. dre d'affaut rout le Royaume des Dipfodes. falubte.qui .

Orcommeceà crier. le veux mettre à meftier. Et Pantagruel prenoit à tout B ij .. finon à faire des maux es pour-cs fubiets. JR.& vert.Ainfi diabk.vn petit bonnet pers. ches de ce monde RABELAIS- 3&7 par les champs Elifees.difant:Chante plus haut en gcfotreut.DE M. & ne fçauêt ny ne va lent rien . le le veux faire home de bié:ce$ diables de Rois icy ne font que veaux. C'eft monfieùr du Roy de trois cuirez.tu as bône gorge tu ne fuz iamais fi heureux que de n' eftre pljïs Roy. Pourtant vn iour habilla fon dit Roy d'vn beau petit pour¬ point de toiktout déchiqueté côme la cornetted' vn Albanois.& de belles chauffes à lamaniere.Congnoiflez ceruftre?Non certes. veu qu'il auoit efté peru ers. Etxn tel point l'amena deuant Pan tagruel.oreille. Vous il point de fauke vert.'Et kpoure dia¬ ble crioit.&le faire crictir faut defaulcevert. le fauxicarilrneftauisqu'ily en àuoit-deux: & vne belle ceinture de pers. le.& à troubler tout le mode par guer repour leur inique Se deteftabk plaifir.& le printparl. dift Pantagruel.& cément ils gaingnoyent pour lors leur vie à vils & falks meftiers. C'eft trop bas.difant que cefte liuree luy auenoit bien.fans fouliers.auec vue grandeplume de chapon. dift Panurge.car (difoit il) ils luy gafteroyentlaveuë:&.& vous luy dift.

-&fut auffi gentil crieur de fauke-vcrt. ainfi elle nepeterapoït.&à: boire belle pifc-antine. Quelle parole eft céla?dift Patagruel? Ne voyez vous. .-. ' Pantagruel leur dôna vne petkelcgeaupres delà baffe rue. Elle -n'a 'garde. aueugle ejui leur fonn oi t la note auecques fa. & ks montra à Pantagruel. Se beaux tribars aux ailx.iours après Pamuge kmariaauec. crieur de. ait.& vn mortier de pierre àp:krla faujcc.dift Panurge.vn. ' Apresdifner les amena au palais . loua.'oiVtopie..Pâragruel.bonneshaftilks à la moutarde.quc les chaftagnes qu'ôfaitcuiieaofèu. Et ppurksfaire dancer.Et fèirenren ce poinct leur petit mefnïige. &beau corme. Deux.fauke vert. PjOUIquoy?dift Patagruel. vielle.Ques ve-u. de m'outon.diftPanurge. Pource.qijifuton. i .vnè vieille lanterniere Se luy roefme feit les nopces à belles telles. 8t luy diftmonftnnt " x la mariée. TTâTi'6fê~bien' dîrêquelfeftoirfe: meilleur petit bon homme qui fuft d'icy bout d'vn bafton.(i eîksfont entières elles petit que c'eft rage:5: pour les engarder de peter Jon-ks entame^Â ulfi cette nouuelk mariée eft biéentameepar le bas. Ainfi fut Atiarclieton.kfqucllesil mà'gea toutes rant il les trouuaappetiffantes.qu'elle -eft bien entamée.3$ 8 l-e s -oeVv-re jplaifir.dôt ifenuoyacîq fommades à:.de peter .

dift. '3?9 "Mais Ion m'a dit depuis que fa femme 'te. & qu'il les vouloir coaurir.au rpoing?Allo. Lors fe mirent en bo ordte Se bie ferrez.&incontinent fe rendirent à luy.except:z.& qu'on mêles. toutes fins qu'ilsfe miffct.Dipfodes. fc« foitqu'Vne petite rofee . mais.tantil eft niais.&. Ce que voyac Pantagruel leur feit dire par les Capitaines que ce n'eftoit rien. R-A B E È'A'I S.fe ferrer fvn l'autre. en chemin -paiTaat vne grande campagne. Pantagruel. X.c.bat comme-plâtre.>D E M. Quoy. A quoy cômexerétfetrefinouiTer. Et Patagruel tira fa lague fevilemçc B iij- . & qu'il vcoitbjenau deffus des nuées que ce n. F R.& le verre.de toutes ks villes on ilalloit.ks Admirôdes q. CHks£P.&feirët refpôfe à tes heraux qu'ilsneferédroyetjfinôà bônes cfeignes. X X [ AInfîq Patagruel auecques toute fa bade entrcréi-e-i teri-es-des. Comment Pantagruel de fa. mette à fac.ns. '. Adonq tous fe meirent en ordre comme de libérez de donner l'affaut. Mais. en demandent ils .ioyeux..en ordre.langue cmurit toute ynt armte%& de ce qui V auteur yid dedans fi bouche. à. volurét . furent faifîs '4'v-ie groffe houfee de pluie.tenircôtre luy.& de leur franc vouloir luy apportèrent ks clefs.meilleures que la main au-p-o. & le poure fot ne s'ofe defendre..tout te monde en eftoit.

& de grans prez. Dont tout efbahy luy demaday.tantque i'entray dedâs fa bouche.au bout de l'aulne faut le drap.&yTy de grands rochers.mais quand ie les vy ainfi bien eouuers.& DeelTesq viz ie làilupiter me confonde de fafouldre trifulque fii'en mes.ie me al lay à eux rendre àl'abry . Dôques le mieux qie peu montay par detfus .& ne pouuons eftre tous riches.Cc pendant ie qui vousfais ces tant véritables côtes m'efteiscaenédef fous vnefueilkde Bardanc.de grandes forefts. ou Poictiers. le y cheminois côme » lonfaiten Sophieà Côttantinoble. & les portes vendre au marché en la cité qui cfticyderrierCrIcfus.390 lesoxvvre* à demy. Et à quoy ny comment?dy-ic. Ha meneur (dit il)chacun ne peutauoir les coudions aufiîpefans qu'vn moïtier. Se cheminay bien deux lieues fur falangue. le gaigne ainfi ma vie .de fortes Si grottes villes non moins grades que Lyon.&les en couurit comme vnegeline fait fes poulcts.yailkyvnnoii .côme ks mons des Dan nois.ce queie nepeuz tant ils eftoyent comme Ion dit.q n'eftoit mois large que Y arche du pôt de Môtribk.Mon amy que fais tu icy?Ic plante (dit-il)dcs cliouï.Mais.ô Dieu.ié croy que c'eftoyent fes dents .dyie. Le premier que y trouuàyce fut vn bon homme qui plantoit des chour.

il n'eft mie noa ùeau.dy-ie. dequoy ie fuz fort efbahy.& bien marchldes. Puis entray en la vilk.. 3'p'ï ' ancien.nùm Afpharage & font Chri.' A quoy medirent3que ce ftoit en Laringues. Se vous feront grande chère.es.ouils ont Soleil &Lune:& tout plein de belles befongnesmiais ceftuy:.Ils viennét de l'autre mode. & Nantes.& Pharingues. } a >i il « « J ij j i i j pigeons à pleines volées enrroyentdedans fàgorge.cy eft pi* Se u. Auquel iedemanday? I Won amy d'ond vous viennent ces pigeons icy?Sire.& en bel air. r a é é i a i t.& ou.' J ' ûeau monde i Certes.Et la eau fcdelapefte'aeftépour vne puante & infe ûfcexhalatio qui eft fortic êtes abifmes de-' B iîij tree les .il.Voiremais. Briefie deliberay d'y aller..qui font deux groffes villes telles comme Rouen.ya il icydâger depefte? O feigneur dirét ils. î r. i Lorsiepéfay que quâd Pantagruel baifloir.monamy cÔrnêt nô cefte ville ou tu portes vêdré tes choux Ellea.gens de bien. dit.maislô dit bien que hors d'ieyavne terre.mais à l'en les i portiers me demandèrent mô bul¬ letin.dit-il.laquelk ie trôvir' uay belk..dyie.& leur demaday:mefîeurs.biéforte.ricV.dit il.péfans que fuft vncolôbier. ftians.( . Or en ! mon chemin ietrouuay vncompagnÔ qui tendoit aux pigeons. Vray Dieu.lô Ce meurt icy auprès tant que le chariot court par les rues.

puis.& gaignent cinq & six fols pour iounmais ceux qui retient bie fort.urs.deuaike.cô' inenousauons ditdelfus Delà partit paffaye.depu|s huiçt io.dsic.s plus beaux lieux du m0nde.atrc les. Erco tois aux Sénateurs commet on m'auoitd: jtrpviffé par la valee.S OE V VRE-S . & fey tant que ie m-pntay fur vne. 8c là deraouray bien qua¬ tre mois Scnîfeis onques telle chère que . 6c vne infinité de çaflttes à la mode Italique par ks champs pleins de délices.gc trouue .uis defcédy par les déts du der¬ rière pour venir aux balieures:maiscnpaf .ï3P-* :L.uxdepaurne.u uay le.fant le fuz dcttoulTé des brigands par vne .beU 'fes prarics.alors qu'il mangea tant d'aifladc.que c'eftoic vne puâte ha¬ leine qui eftoit venue de leflomac dePiU . Lors ie penfe & calduk.bclksg.& gaïgnay Jquelquepeu d'argét pour viure. P.&làtio.pour lors.ou ie feis enco *res meilleure chère que iamais.. dont ils font mors plus id« ving.gruel. rochers qui eftoyêt fes dents.illeries.tdeux censfoixantemilk&feize per» fonnes.E.grâdcforeft qui eft vers la partie des oreilles. force vignes-.puis trouuay vne petite bourgade à la .gaignent bien fept fols Se demy.nagueres .bcaux JeEan. lefquels me dirent qii: .Seaues vo' Jcomment'à dormincar Ion loue les gens à jiournee pour dormir.i'ay oublié fon nô.

& brigands de nature. 8c to mbe deuat luyf il me dénuda: Dôd Akofrihasîlc luy refpon ds. RABELAIS.au quel font plus de xxv.ha.cômençi.iure».que nul auoit encores efcrit de ce païs là. A quoy ie co gneu qu'ainîî comme nousauons les con¬ trées -de deça..& .là me deualle en terre.Cl M. ou chiojs-tu?En voftre gorge môfieur . dy ie. Veu.& y a meilleur air. Ha.. & paffant par fa kttbe me icttay fur fèsefpaules. Et de quoy viuQts-tu.oyti.edu mode ne fçait cô-me l'autre vir.5c delà les dents.Seigneur de rnefmes vous.ypenfer qu'il eft bien vray ce que Jo'n .dit-il. Finalement voulu retourner.plus de fix mois.Iere Quandil m'apperceut uiens eu fpons. -.m îs gentil compagnon. ER.dede!aksrnoncs:auftlont ils deça. Mais ilfait beau¬ coup meilleur deça.cx va gros bras rnenmais i'en ay côpofé vn grand l.&de .yf-) pourtout vray les gens dedela eftoyêt mal yiuans.que vous alliez contre IcsAlmirodestl ya.fansles defcrs.de vo¬ ftre gorge monfieùr Et depuis quâd y es ta jdi(til:Depuis. Là . Voire maiSjdift-il. qiam.dy-ie.quebeuuoistu.. dit-iL '' . intitulé L'hiftoke des Gorgias:car ainfi les ay nommez par ce qu'ils demourent en la gorge de mon raaiftee Pantagruel.dit.&des plus trias morceaux qui paffoyétpar voftre gor ge i'é prenois le curage.ro yau mes de habitez..

& ailleurs..vous me faites du que n'ay deferuy enuers vous. 1~y Eu de têps après le bon Patagruel tôba . A Balkruc.& auecques force drogues le. Son vrine tant eftoit chaude que depuis ce temps là elle n'eft encores refroi¬ die. bien. A Bourbonncnfy*. C H A P. félon qu'elle print fon cours:& Ion l'appeïi le les bains chaux.môfieur. xikiues.$t>4 Nous auons auecques l'aide de Dieu coque lté tout le païs des Dipfodes. c> Ufaufr cornent il guérit.comme. ie te donne la chatelknie de Salmigondin. luy print vne piffechaude qui le tourmenta puisque ne penferiez:mais fes médecins le fecoururent trefbien. En Italie. A Appone. A Mons gtot. Grand mercy dy ie. Et en auez en France en diuers lieux. malade. Comment Pantagruelfut malade. XXXll. A Daft.& diurétiques k feirent paiTerfon malheur. . A Codercts.plu* *** OE VVRSS.& par ce que vn malheur ne vient iamais feul . A Limons. ANeric. & fut tat prïs de l'eftomacqut il ne pouuoit boire ny mager.

ER. A Sainte Hélène. A San&o Petro dy Aadua.ou fi c'eft à caufe du Baurach.& n'ert faut enquefterd'auantagc.& mille autres lieux. Vnzc mille neuf cens liures de Reubarbe .ou Soûl phre. Or pour vous dire comment il guérit de fon mal principal.ic faiffeicy comment pour vue minoratiue il print quatre quin¬ taux de Scammonce Colohomaque . A Sancto B'artholomeo. A la porrettc. Et m'esbàhis grandement d'vn tas de fofr Philafophes & médecins. ou de Salpeftre qui eflr dedans la minerc: car ils n'y font que rauaffer . Six vingts & dixhuit charretées de Cafte. A Cafanoua. Pour ce Ion feit dix & fept . que de perdre ainfr le temps à difputer de ce dont ils ne fçauet l'origine. fans les autres barbouilkmens . quiperdét temps àdifputcr d?ent vient la chaleur de cefditeff caux.ou de L'allun . RABILAIS.Car la refolution eft aifee.»E M. Il vous faut en¬ tendre queparleconfeil des médecins fut décrété qu'on ofteroit ce que luy faifoit le mal àl'eftoinae. & mieux leur vaudroit fe aller frot¬ ter k cul au panicaut. que lefdits bains font chaux par ce qu'ils font iffus par vne chaude-piffe du bon Pantagruel. " ' 3? f EnlacontédeBoulongne.

& deshumeurscorrompues.En l'voe. fàffoquez . Et cinq autres -encrèrent trois païfans . puâtScinfeit plus queMephiti.niersfrappercntfus pour la dérocher.chacun defeit ton reftbrc . en telle façon qu'on ks ouurit par leraiU lieu& fermoit à vn reforr. & vn flarabeau allumé . Se premier celuy qui portoit la. . » -ieilleà fon col: 5c ainfi furent aualleescom raepillules . O quel vaporarnentpourenabrenertourets de nez àieunés galoifes. chacun ayant vne pafleà fon col.Finalementttou uerentvnemontioyed'ordure. lanterne.8c fleuretant approchèrent de la matière fcca'e. Q3nd furent en l'cltomac. & k pot au via (lequel on nomme la caboche ) ils fuiTent . Apres en teftonnant.^ l« . En fept autres entrèrent fept porteurs de couftrets.nyla palus Camarinc.plus grolTesque celle qui eft à Rome à l'aguilk d: Virgile. O quel parfum . Se fouirent de leur cabanes .. Et .Et n'euft efté qu'ils s'eftoyét tteibie . duquel efcrit Strabo.antiiotez le coeur.ainfi l'aualla Pantagruel comme vne petite pi 11 ule .X%96 -LES OEWRES _:g'o!ïes pommes de cuiurc. .entrava des gens porrant vne lanterne . & eftaints de ces vapeurs abho» minables . . ny le punais lac de Sorbone .lorslespi6. Si ainfi cheurent plus de demie lieue en vn gouffre horrible..chacua ayant vne cor .l'eftomac.

. vne à Orléans fur le dou¬ cher de l'eglife de fainte Croix. R A B ETA I S . X X X 11 L* & Pexcufede-'' R raelîicuis.& d'en vfer . 3 jy autres auec leurs partes & emplirent les cof" beilks:& quand tout fut bien nettoyéxha cun fe retira en fa pomme.ll mefouuenoitquâd' les grégeois forrirent du cheual en Troye. Sclaibrrirent Iiots^ de leurs pillules icyeufcn3ent. Ce fait Pantagruel fe parforcede rendrefa gorge.tr E M. Et comment il p affales mons Cafpie$. & coqu desk" premier mois de fes nopees. ï R. Et par ce moyen fut guery . & réduit à fa première eonuakfcence . & facilement ks meit dehors . . hauteur CH. & la vous verrez com¬ ment Panurge fut marié. Se la manière de la trouuer.cômcrj£f s . Icy ieferay finàceprcmicrliure:larenemefaitvn peu déniai & fens bien que les regifties de mocerueau font quelque peu brouillez de ce* fie purée de Septembre. & neniontoyéten fa gorge en plus qu'vn petenlavoftie. * JLa coiulufion duprefint iiu:e. Et de fes pillules d'arein en auez. Se comment v Pantagruel trouua la pierre philofophale. Vous aurez krefte» derhiftoire à ces foires de Francfort pro-^ chamemet venantes.vous auez ouy vn cômé- cemétderhiftoire horririque demô maiftre& feigneur Pantagruel.

Efcargots.Botineufs. que ne péfiez bien es voftrcs. Se ietta Prokrpine au feu.Cagots.Caffats. le vous refpons. Ce font belles befongnes . . Et mille autres petites ioyeufetez toutes véritables. Bon foir rneffieurs.&xonqueftaks Ifles de ParlaSjCommcnt il cfpouta la fille du roy d'In^denommce Prefflian . Se ne peqfcztantà mes fautes.vous& moy fommes plus dignes de pardon qu'vn gracf tas de Sarrabouites.Hy« pocrites. que vous nel'eftcsgue" res plus .com me pallant temps ks efcnuoys. Comment il com¬ battit contre les diables. 8c S defeit ' les Caniballes. i ' i > . de vous amufer à les lire .Si vous medites:Maiftreil fembloroitquene futîîez gradementfage de nous efcrire ces baliuernes. Car donnans entcdre au populaire com .?^S LIS OEVVRE ilnauigapar lamer Atlantique .pour fçauoir fi à ia vérité laLune n'eftoit entière : mais que les femmes en auoyent trois quartiers en la tefte.& vne cor ne au cul : & comment il vifita les régions de laLune.8e meit à fac la grande chambre noire . Se feit brufler cinq chambres d'Enfer .& plaifantes mocquettes. Perdonnatemy . & au¬ tres telles fectcs de gens qui fe font deguifez commes mafques pour tromper le mon de. Joutefois fi pour pallètemps ioyeux les lifez.Frapars. Se rompit quatre dents à Lucifer.

Vous le pouuez lire en grofle lettre. Ce que faifans femblenc iescoquins. fçauoir « . elle eft toute confommeeàla \ ^ II lecture des liures Pantagruéliques: no tant «pourpaffer temps ioyeufement. .fed Bacchanalia viuunt . pour trouuer les i noyaux.FR. torticulant. culletaiit .de village qui fougent.faifans toufiours grand che . & alimenter la petite fragilité de !lcurhumanité:au côtràirc font chère.& cnlumineure. c'eft f adiré calumniant.monorticulant. Dieu .de leurs rouges rnuféaux . 39 9 mun. 8c iceux védre es drogueurs q fon i l'huile de Maguelet. \ I ! fçait quclle.& ventres àpoulaine.je)ne vous fiez iamais en gês qui regardât t « > ! i \ j>arvn permis. & diabliculant. couilktant.fanté. & haïffez autant que ie fây .DEM. Et fi defirez-eftre bons Panragruehftes (c'eft à dire viurc en faix.qu'ils ne font occupez fi non à côtemplation Se deuotion .çftarticulant. abhprtiffez . Iceux fuyez.&efchar bottcntla merde des petits enfans en la fai ! fon des cerifps.ioye. que pour ii nuire à quelqu'vn mefchantement .& Curios fimulant. JFÏ» dtèfîc&Hd Zme. Quand eft de * leur eftude. Se vous oT txouuerez bié fus ma foy. 1 RABELAIS.& guignes. en ieufnes & macéra¬ tion de la feafualité: finon vrayement pour fuftanter.finon quand ils fe parfume de Soulphre .

.

4or PANTAGRVELI PROGNOSTIÇATION. véritable. . Aj> genseftourdis. : " - Verte fo- ' * lium. Paffon s outre. & mufars déna¬ ture . fait. NE Certaine.nouuelleraent côpofeeauproufit & auifement des Alcofribas. & infaliible pour l'An perpetuel. C - . Par Maiilre <hitriclin dudit Pantagruel. î?u nombre D'or non dicitur . le n'en trouue point cefte année quelque calculation que i'en aye .

. .ou le premier propos qu'on tiét à gens fraîchement arriuez font : Quelles nouuelks?fçauez vous rie dcnouueau?Qui dit ? qui bruit par le mon de Et tanty font attentifs. Ce que nous voyons encores de iour en iour par Francc.ce n'eft legier péché de mentira fon efcient & abuferle poure monde curieux de fçauoir chofes nouuelks. tisfu Lifeur bintuole faint.au»t tant ou plus font ils faciles à croire ce que ? . ie yous en ay prcfentement calcule la plus fcure.4Q1 LES OEVVR1S. Si donques côme ils font prompts à demander nouuelles. Se véritable que fut onques veue. Car fans doute veu que dit le Prophète Royal. perpé¬ trez à caufe d'vn tas de Prognoitic^ tions de Louuain . faites à l'ombre d'vn verre de vin. Côme de tout temps ont efléfinguliercmentlcs Françoys. v. à Dieu :Tudeftruiras tous ceux qui difcnt menfonges.Pfal. & Paix tn Iefuchnft* COnfiderant infinis abus eftre. ainfi que efcrit Cefar en fes Commentaires .quc fouuent fe courrotiffent côtie ceux qui viennent du païs effranges fans apporter pkinesbougettes de nouuellcsdes appellans veaux Se idiots. & Iean deGrauotaux mythologies Galliques. comme l'expérience vousle démontrera .

par tout le païs d'Vtopie.DE XÏ. & confère dur tout auec Empcdocks . cal¬ culé les quadrats delà Lune. D'va C ij . parauenture n'auiendra mie..FR: RABELAIS.& ' Difpodie. Se Obrophores. & à fçauoir fi elles font véritables» Ouycertes.i'ay re\ uoluc toutes les Pantarchcs des d'eux .<quc fera dit au parfus. Ce . Et ainfi à fait mon bon maiftre Pantagruel. Et tout le sTu aùtem ay icy en peu de chapitres rédi¬ gé : vous affeurant que ie n'en -dy finon ce îquei'en penfe: & n'en penfc finon ce qui .qu'ils nepeuuent de prefent auanger à boire. Deuroit on pas mettre gens dignes de foy à gages à l'entrrce du Royaume . fera paffé au gros ta. Hypernepheliftes . 403 leur eft annoncé . qui ne feruiroycnt d'autre chofe finon d'examineries nouvelles qu'on ap¬ porte. crocheté tout ce que iamais penferent tous les Aftrophifles. Voulant donques fittisfaire à la ' curiofîté de tous bons compagnons. Auffi luy en eft il fi bien auenu &tantprofpere fon territoire.& leur con uiendra efpâdre le vin en terre. Anemophilaccs.eneft: &n'en eft autre chofe pour toute iverité que ce qu'en lirez à cefte heure. &bons raillais .& parauêture auiendra. 1 1 J 1 ' [ Vranopetcs. fi d'ailleurs j ne leur vient renfort de beuucurs.mis à tors & à trauers. lequel fe recom- amande à voftre bonne grâce .

& srousautresvieux refuers affûtiez vozbezicks Se pefèz ces mots au pois du San- tuaire. pour le¬ quel icy. leql pat fa diuine parole tout régit & modère .Utie.de Tubinge.ne croyez que cefte année yayeautregouerneurdervniverfel mode que Dieu le Créateur.Ox mouchez voz nez petits enfans.touteftre .& de Lyô.car hardimentily aura de bien chauffez fi le fournier ne s'en.Car de luy viét.<4-° 4 -LES OEVVRES cas vousauertis . Que fi ne croyezletout. Dugouuernement. Se propriété.& par .luy fe parfait. % £®ucbkn. Se condition ': & fans la main¬ tenance 5c gouuernement duquel . toutes xhofesferoyent en vn moment réduites à QVelque sneant^xoname de néant elles ont cité pat 2uy produites enkureftre.:oo. I. Se humez del'air comme de ihuitres tant que voudres.com« &^4J£k_rxomp££Cc Enanaelique moiifâ': j .ma -vie Se rnouuemét. Les petites anguillades à la faulce ides nerfs bouuinsne feront efpargnez fur £voz efpauks-. & Seigneur de cejk annte. pat laquelle font toutes chofes en leur nature. <en luy cft. ' CHAP. ou ailleurs . vous me faites vn mauuais tour .dort. deNurnberg. chofe que vous"difent ces fols . ferez trefgrieuement puniz . Aftrologues de Louuaï.

hommet? dit Auicenne. lespuffes feront noires pour la plus grande CE part:klardfuiralcspoisen quarefmc : le Kotre Ira deuant.kpetit boa ' DeiEclipfes de ceSh année. CHAP.DE' M. Venus directe .& toutes autres fclô^ noftre viridique refolution fera Dieu tout puifTant. . «meur faint Paul 4©f i Rom. ne action aucune. . ER. Et vn tas d'autres planettes n'iront pas à voftre commandement.ne autre planette. RABELAIS. ny les dialesL vertu. Mercure inconftant.ks broches fur 1 es lan dier s. Et n'aura Saturne. 5c lesbônets fur les chapeauxdcs couilles peh dront à plu fieurs par faute de gibbeficres.xj.& les cordiers à reculés. ne Mars. certes nô ks anges» ny ksfaints .queks caufes fécondes n'ont Ci la caufe prej- mieren'yinflue:ditilpas vray. Saturne fera ré¬ trograde . ne influence aucune.fi Dieu de fon bon plaifir ne leur donne. le cul s'affoira le pre«G iij. Donques le goiï uerneur de cefte annee. I fie année ferôt tantd'cclipfes du So¬ leil & delà Lune.effîcaee. les efeabeks monteront fur les bancs. Dont pour: cette caufe les chancres iront de cofté. ne Itïpiter. ny kshommes.quei'ay peur (5c nô à tort) que noz bourfes en patirôt inanition & noz fens perturbation. II. Comme influence.

cap. les fourds oyront allez mal.Pou« 4etz Se Canarsïnouront:& ne fera fî cruelle . Plufîeiirs CEltc Moutons.SiDeus pro nobisquisco tra nos ? Ma foy nemo domine .coinmeditleCe lefle Aftrologue. Ion nepourratrouuerlafebueaugaiteau des Roysdon ne rencôtrera point d'as au flux .Pourceaux. ks belles parleront en diuers lieux. Oyfons.& hors du fens: Ion ne vid onques tel defordre en nature. Se courront parmy les rues comme fois. Si Dieu ne nousaide nous aurons prou d'af faires. & les fains mieux queks malades . Car il eft 4X>6 trop bon.mais au côtrepoint s'il eft pour nous rien ne nous pourra nuirc. & trop puilfant. III. Quarefme-prenantgaingnera fon procès. les riches fe porteront vn peu mieux que les poures .Beufs. Des maladies de cefte année.vij.fî Prifciâ ne les tiét de court.LE S 0E VVRB S «lier. .Et fe feront cette année plus de vingtfept ver¬ bes anomaux. pour la pareille. CU A P.ent lâchace qu'on demande .Rom. l'vne partie du mondefe deguifera pour tromper l'autre. Icy beniffezfon faint nom. les muetz ne parleront guer es . le dez ne dira pointa fouhaitquoy qu'on k flatte. qui fut rauy iufquesau ciel. & ne viendra fouu. année les aUeugles ne verrotque bien peu.

donr plufîeurs j'iie fçautÔtde quel bois faire flefxhcs. aurcilks feront xourtes Se rares en Gafifcongne plus que de couftume. & es aureil^ { les de Midas. Etattendu le comète de IJan patte .quiaurôtflus de venrre. quand i'y penfercar ie dy qu'elle fera epidimiale . Se l'appelle Auerrois v-ij. & croiteleué.Sc bie j fbuuentcompoferont en rauafîèrie^ïllogijj fans en la pierre philofophalc . Faute d'ar¬ gent. yieilkffe fera iricurable cefte année à caufe des années paffees.n horrible entre les chats Se les rats : en-' tre kschiens & les lietirés'. Et régnera quafi vniuerfelkmét vne maladie bien hor xible Se redoutable : maligne.. FR.vn grand maraut . entre les faticôs Se canars:entre les moines & les ufs* / ÇT iiij les ( le maldes yeux fera fort . Ceux l. A la mort duquel fera fedi-' tio. iront fouuent à la cellepercee. peruerfe.&. R 1 1 1 1 |1 n côtraireàla veuë. St la rétrogradation de Saturne . laquelle reni dra le monde bien eftôné. 407 mortalité entre les cinges & Dromadaires. mourra à l'hofpital.Ceux qui feront pleuretiques auront grand mal au cofté.tout catharfé.Ie tremble de peur . efpouuentable & mal pJaifamë.ABKL A I S. les catharres defcendront cette année du cerueau es membres inférieurs: ' DE M.xolligct.

mais ce nonobftant il fera à pris raifonnable. C H A P. grâd bien es cheuauxàl ne fera gueres plus de lard que de poreeaux .LES OE WR. pluftoft q pour les pourcs Se fouffreteux.& ailleurs.egumages on n'en vid onques tant. C H A P. Le foulfil Se l'ancoliecroiftrom plus que decouftume. à caulc de Pifces afcendanr. fi les fouhaits despoures gésfontouis. à la.BS Desfruits &> biensfort ans de terre. Mais le hobelon de Picardie craindra quelque peu la froidure.nouuelle création des Rois : Ce que < Triboukt nyCaillhette ne-diroyent:qui oHt^cfté toutesfois gens dchautfçauoirj& .aùecques abondance de poires d'angoiffe. de yias. fera grand année de caque. l'auoine fera 40? . IE trouue lés calcules d'Albumafaraault ure de la grande conionction. De beîlat d'aucunes gens. De bleds. LA plus grande folie du monde eft pcn« fer qu'il y ait des aftres pour les Rois* Papes & gros feigneurs. & l. II II. que cefte année fera bien fertile auecquesp lanté de tous biens à ceux qui auront de> quoy.ou deRomulus. comme fi nouuelles cftoiksa. V. .uoycnt efté créées depuis le temps .du delUge.ouPharamôd. rolks» Mercure menaffe quelque peu le perfîl. II.it fruitages.

Ratacôneurs de bobelinSjGensmelancholiques n'aurôt en cette année tout ce qu'ils voudroyent bié.Patepelucs.Buliftes.Ialous.Malpenfans. ie laifferay es autres fols pronpfliqueUrs à parler des rois & riches: Se parleray des gës de bas eftat.Preneurs de taUlpes. RABELAIS» 40<fc "grand renom.Tireurs deriuets. .Fondeurs decloches.comme des maraux. &fe grateront fouuent là ou il ne leur démange poinr.Barboilleurs de papier.Chiqua» iicurs.Caputôs.Prelingans. dcPriam : mais tout ceft erreur ne procède-que par défaut de Tenant donques pour certain que les aftres fefoucient aufsi peu des Rois.& Caillhettedu iang vraye foy catholique. Abbreuiateurs.Tuilliers. comme desgueux:& des riches . Et premièrement des gens lou mis à Saturne. ticollis.Moines.Tanneur» decuirs.ne gctterontkurlard aux chiens . Et par auenture en l'archer de Noé ledit Triboukt eftoit de la lignée des Rois de Caftille.Copiftcs. . ïfperruque^Clercsdegreffe^omiuotiçrs. FR.ils s'efludierôtàrinuention fainte Groix.Hermitcs..Botineurs.cô. Tor."7 DE-M. Racheteurs derentes.Vfuriers. hypocri> tes.Cô pofeurs d'emprunts.Soupçotçeus. A Iupitcr.côme Cagots.me gens depourueuz d'ar-^ gét. .Caffars.Dataires.Refueurs.Sciipteurs. Porteurs de rogatons.ÇhatemittesiSâctorÔs.

. Portexoiks. Manilkrs. Faux monnoyeurs.trois. comme Beuueurs .Coupcurs decouilles. Raminagrobis. Auenturiers.Gens de guet.& dauantage.Chercutiers.Mortepayes. qu'on ne pourra trouuer à qui conférer les benefices. & n'eft plus guercs fat.quatre. Records de tefmoings. Notaires. Akhimiftcs. Tacnins.Grillotiers. fon . Charbonniers.Ramonneurs de cheminées.^ÎO ' IÏS OEVVREï ' Maminotiers.RcnieursdeDieu.Et tant mourra de gens d'Eglife. Coquaffiers. Bouchiers. Mé¬ decins de triqttenique . Meurdriers. Lanterniers. feront cette année de beaux coups : mais aucuns d'iceux feront fort fubiets à receuoir quel¬ que' coupdc bafton à l'embke.Allumeticrs. A Mars. Patenoftriers. Frantau-pins. Maignins.ainfî côrue dit Auenzagei. donnant la bénédiction auec les pieds aux paflans.comme Bourreaux. CafFarderie fera grade iacture de fon antique bruit.Bar«berots.Vn des fufdits fera cefte année fait cuefque des chaps.Boutefeux. Enlumineurs I .Binbelotiers.Brigans. puis que le mode eft deuenu mauuaisgar.Arra xheurs de dents. & Marranes. A Sol . GhafFourreBJ de parchemin. S ergens.Promoteursfè porteront félon leur argét.en forte que plufieursen tiédront dcu?.

. Maiftres es ars . Bouuiers. Meufnicrs. E R. Les nonnains à peine côceuront fans opération virile : bien peu dépucelles aur Jten mara-. feront fains Se alai|rcs. Larrons.Embourreurs f de bafts.Degreffeurs de bôncts. Crochcteurs . Gaingnede" niers. A m' balkurs. 4*1 i . Crocheteurs. Rufîens. Bragards. Frippiere. Harpailleufs. Riraa£ 1 i » E M.Ciaquedens. poullains.Croque| lardons.chc1 mife nouée fur le dos . Caignardiers . comme Putains.Porrchiers. Napkux. AMercure. Bougrains. Buandiere.de chancrc. Ventres à poulaine. Cloifiers.s. grenets . Auocatiere. Recouureurs . Portefaix. Maquerelles.Tauernierc. Faul cheurs . &c. Grangiers..commePipcurs. melles laict. Bateurs de paué .Trompeur$. Decretifies. Efchancrez . Oifcleurs .-Triaeleurs. Chambrières d'hoftelerie. R A B * L A I S. Se autres lignes fe doyuent garder de verolk. Nomina mulicrum definentia in iere. Affinéur$.Vachier. yt Lingiere. généralement tous portans la. de mufeaux.Botekuts defoin..& n'auront la goutte es dêts quand ils ierontdenopcestt A Venus. Gueux de l'hoftiere. Loqueteurs.dc pifTcchaudés .J i I Braîleurs J dx biere. Ribkurs . ferôt cefte année enreputatiommais îefokil entrant en Cancer . Iardiniers . Bergers. i Mariolets.

De l'EÎtat d'aucuns pais* . Courratiefs .SaunierSjLunatiqueSyForSjecemelez. loueurs de pafTe palle{ Efcorcheurs de Latin . MatelorsyCheuaucheurs d'efcu»rie. Alkboteurs. Poftes. LE noble royaume de Frace prôfperera triôphera cefte année en tous plailiis & delices. quelque fois iiront lors que n'en auront talent . Riuerans. Acariâtres. C H A P.feront femblant d'eftre plus ioyeux -que fouuent ne feront . Laquais . . Veneurs. A la Lune. frelofrcs à faint Hiaccho . Fa'ifcurs de Rébus. Bagatins. x x 1 1 1 1. Carriers . VI. Ifcumeurs de mer. Euenrez.& feront fort fubiets à faire banques routes . Verriers . Il defcendra grand abondancedeMiquelots des montagnes deSauoye Se d'Auuergne: mais Sagittariusles menaffc des mules aux talons. Chatfeuxs. Nacquets . Eftradiots.telk«icnt que ks nations eftran» «5c .comme Bifouars.4T* IE S OBV VRES feurs . Papetiers. n'auront cefte année guer¬ res d'arreft.Fauconnkrs. Eàfteîeurs. Toutesfois n'iront tant de Li-. Courriers. comme feirent l'an d. f'ils fe trouuent plus d'argent en bourfequene en faut. A fturcierS'.

dQjuent x£d. ' Alemagne . 1 1 1 Italie.ges 1 | volontiers fe y retireront.bcurres. nulle guerre. Mais il les faudra j brider à force de collations vefpertines. F R. btc de pouretc.Rornanie."StrafDourgs Anuers.ou vn chacun prendra plaifir . Nulle petle. Adeo nihil eft . petits efbaternens .Cecile demourcftoyétfan paffé.T> E M.s fleurs de x®^atÔ. Souifîes . force oliues en Languedoc . R A BR L A I S.& ces vieux doubles duxats. Toutesfois furie milieu de l'efté fera à redouter quelque venue de puftès noires Se i xheuffons de.sleô. forcefel en Breuage.angelots. force poiûons en la Mer.laicta . exomni partebeatum. mille ioyeufetez.Planté de bleds. Petits ban¬ quets..royaux& mou tons à la grand laine retournerôt en vfanceauec planté de Seraps Se efcus aufoleil. force cftoilks au Ciel. Ils fongerôt "bien profondemét vers la fin du Carefmc.Napks.proufiteront s'ils nefai'lknt:k.oute% . kgumages.aigrefîns.&c. on n'y vid onques tant de vins .ges. force chaftagnes en Perigort & Dauphiné . force fables en Olone. la Deuiniere. bren de f oucy.iardinages. bren de melancolie. s'y feront. «ront ou elles :& refueront quelquesfois vers le hàtitd» iour. S»xe. 413 . ny plus frians.nobles i j 1 àlarofc. nul ennuy. force raues en Lymofin.fruitages.

Cauquenwres-. par ce qu'ils ne voudront eftre par les Ronunaniftes belinez . [ I coup d'anniuerfaires. Cambaks . Efcargots . fouuent auront. Boefmes. Pertes & Troglodytes . ra goutte plus clair.lons. ne feront pas cefte année ré¬ duits en plateforme de leur attente. la caquetangue . Saràbouytes . fi Arics afeendant de fà bûche ne trébuche . Cairilk. attendu létal de Sagittarius afeendant. Portugal. & fouuent conteront leurs efcuSjS'ils en ont. Venus les menaffe aigrement des efciouelles gor» gerines .pourueu qu'il fuft bon friant. Se craindront de mourir bien fort . feront bien fubiefs à foudaines altération». Mofcouites . les Eftrillins . Autant fàin leur feroit le vin que la biere.mais ils condefcendrontauvueil duroy desParpil. autant les ieunes que les vieux: tVpourtâtfe tien¬ dront chaudement . feront fort mokftcz as «Se ' i . A toutes tablesleur efpoir fera en l'arrière ieu. Saint Trcignant d'Efcoffc fera de miracle tant Se plus. & n'eft de fa corne efeorne. Arragon. Efcoffe .' Egyptiens . Indiens .luifs. Mai» des chandelles qu'on luy portera . Hefpaigne. il ne ver. Angleterre . fe¬ ront affez matiûais Pantagrucliftes.414 & cette année Ï-ES OÊVVRES ne s'y fonderont pas beau.

Auftrichc . ER. Et première¬ ment du Printemps.& bien peu m'en foucic. Des quatrefaifons de tannée. félon qu'elle approchera ou s'cflongnera du Soleil. vous en cftcs bien marris vous autres qui ne croyez mie en Dieu . fainte & diuine parole .au firmament pour lui¬ re Se guiderles humains de nuict. qui perfccutez fa. Pourquoy ? Pour autant quey«5cc.«5tpeu loueront descyii» baies Se manequins .ne. Se Ci plus en fçauez n'en dites mot> mais attendez la venue du boiteux.Dieu créa au commencement du monde.. 4 If mouches Eouines. Car.veu la brauc entrée du Soleil en Capricornus. Î" N toute cette année ne & laquelle par l'cffcct de faditefacrec pa¬ role a efté eftablie .. fi le Guayac n'eft de requcfle. Turquie^ par ma foy mes bons billots ie ne fçay corm ment ils fe porteront. VU.. fera qu'v ne Lu_. ou accroiffement de fa clarté . Ma Dia* ic ne veux par ce inférer qu'elle ne monltre àla terre Se gens terreftres diminution . Et plus . RABELAIS.. Hongrie. C H A P.CI M.encores ne fera ellepoint nouuelle. Mais allez vous pendre. ia ne fera autre Lune que celle laquelle . enfcmblc ceux qui la maintiennent.

Et fçait trop mieux ce que nous eft neceflaire . CHAP.& ré¬ gner vêt marin. Les grijphons Se marrons des montagnes de Sa- uoye. félon l'opiniÔ d'Auicennequidit que le Printemps vcft lors queks neiges tombent des monts. quand le Soleil entroit au pre¬ mier degré d'Aries. Carikft plus fage que nous. Croyez ce porteur. Quoy .pourtât ne faudraxenier Dieu. feront fruftrez de cette faifon. qui ont xieiges fempiternelles . EN Efté ie ne fçay quel vét courra.mais iefçaybié quildoit faire chaut. Dauphiné & Hypcrborees .Dc mon tempsion coutoit. 5c n'en auront point.^u'exi ait dit Haly J Se fes fuppofts. qu'en toutes des trois autres.Toutesfois fi autremét arri uc.4T^ * E s OEV VRES pour elle ne priez que Dieu la garde des loups . Si maintenant on le conte autrement . que nous rnefmes. je vous en alfeure fur mon honneur.ie vous affic. * DeVEÏie'. Ver. mieux que d'Aranes toute l'année. JEt iou mot. ie paffe condemnation. A propos : vous verrez cette lai. fon à moitié plus de fleurs . Et ne fera réputé fol cil qui en ce temps fera fa prouifion d'argent. car ils n'y toucheront de ceftan. VIII. Beaufera Ce tenir I .

.car il ne tombera de voftre aage.& difpenfe. EN Automne Ion védengcra. & ne fcay guants> iours.pourueu- qu'ayons du piotàfuffifance. qu'il n'eft chofe plus contraire àlafbif. Perpétuons. . Gardez vous. le vous dy bienatachees Etn'cfpcrez dorfenauant prendre les alouettes à la cheuteduCief. Encores ont ils beaucoup tardé : car elles y font deuant feize mille .CagotzrCaflàrs.»B M. ' De automne. Combien qu'aucuns ayent dit . «Se au¬ tres telles triquedodainesfbrtirontde leurs tefnieres.& celles qui on t voué ieufner iufques à ce que les Eftoyles foyentau Ciel. Lescuidez feront de faifon . 417 fe tenir ioyeux. Aufsi. aufsi des areftes.& porteurs de Rogatons. car tel cuidera vefsir .& boire frais. RABBLAIS.furmonhotineur.Jekcrôy. D . CHc*fP. ER. qui baudement fiantera. Ceux.quand vous mangerez du poiffon :& de poifon Dieu vous en gard. à heure prefente peuuent bienrepaiftreparmon ottroy. Con¬ IX. ou après: ce m'eft tout vn.ou deuat. Chacun fe garde qui voudra. traria contrains curantur.

. attend'ans que l'autre amendera. Et ne chiezplus dorfenauaBtaulict.S'il pkut. comme refmoigne Auenzouar. EN ne Hyuer félon mon petit entendemet feront fages ceux qui vcndrôt leurs pellices. X. Redoutez les catherres. £t ainfi ne faifoyet les antiques.& fourrures pour achetter du bois. faites vous voz nidz tant haut? PIN.Beuez du meilleur.418 LES OE V VRE S DeVHyuer. Tenez vous chaudemét. O O poullailks.ne vousen meîancolieZjtant moins aurez vousdepo» dre pour chemin. CHAP.

x u . TABLE DES MA& ' i TIE. x. t Du premier Liure.i. Se comment il humoitkpiot. v 1 1 1. ' * 1 i i . . ^ 14 Comment nom fut imppfé à Gargatua.i . 30 Les couleurs. mangeai grand planté. io Comment Gargantvia nafquiteji façon bie effrange.v i. v.. Delà généalogie & antiquité de Gargantua. chap. 3 6 De ce qireft figniâé par les couleurs blanc &bku. ' page j J. 8c liuree de Gargatua.de tripe.'>. - 1 1 i. chap. z& Comment on veftit Gargatua.'* 'r ' f _. . 18 Les propos des beuueurs.il. \ ij Comment Gargamelk eftant groffe de Gar gantua. jt « j». vu. y? . .RES. i ii r. ' i£ Comment gargantua futj x^. - u [ tj ! "HRologue de l'Auteur. jkbadolefcence de Gargantua. Page ' Les Fanfreluches antidotees trouuecs en vnmonumentantique. 1 x.4 4 D ij . . * ti Contenues au premier fécond Liure.mois porté au ventre de fa mère.

«5c comment il eutproces contreles autres maiftres. __________ Des cheuaux fàctlees"dc Gargantaa. 78 Cément Gargatua fut inftituépoor Pono' . ^4 Comment lanotus de Bragrriar'do fut enuoyé'pour recouurer de . x vi. x v i r i. d] La harangue de maiftre lanotus de Bragmardo faite à Gargantua pour recouurer les cloches. ' ji L'eflude de Gargantua. ji Comment Gargantua fut mis fous autres pédagogues.TABLE. 61 Comment Gargantua paya fa bien venue es Parifiens. xxi. ji Comment Gargantua fut inftitué pat yn Sophifte en lettres latines. xvn. xii.Tefon la difeipline de fes précepteurs Sophittes. xm.& comment il print les grof¬ fes cloches de noftre Dame. x v. . Se de l'énorme itiment qui le porta. x i x. & côment elle defeit les mouches boines delà Beauce. chap.. jî Comment Gargantua futenuoyéàParis.Gargantua les grottes cloches. xmi. 47 Comment Grangoufier congneut l'efprit mcrueilkux de Gargantua à l'inuention d'vn torchecul. xxi i. ?f Les yeux de Gargantua. 6j Comment le Sophifte emporta fon drap. xx.

». w iif Comment Grangoufierpouc achctter paix feit rendre les fouaces.TABLE» [ crates eu telle difcipli ne "qu'il ne perdok heure du iour. xxxiii. xxv. 123 Comment Vlrich Galkt fut enuoyé deuers Picrochole. chap. xxxi. xxvi. xxvnx. 115 La Harangue faite par Gallet à Pichrocho* le. D iij » " it*. . xxxsii. xxix. loi Moine de Seuiile fauua le cloz .par le commadementde Picrochole leur Royaifaillirentau depourueu les bergiers de Gar-^ gantua. dontfurent faites grottes guerres. 97 Comment les habitas de Lerne. xxan.103 Cornent Picrochole print d'affautla Roche Clermaud. xxxii.119 Comment certains Gouuerneurs de Picro¬ chole par confeil précipité le mirét au det nicrperil." Comment Gatgantua employoit quand l'air S4 le temps 95- eftoit pluukux. Cômcntfutmeu entre les fouaciers de Ler ne. . chap. &le regret & difficulté que feift Grangoufier d'entreprendre guerre. de l'abbaye du fac des ennemis.8c ceux du pays de Gargantua le grand débat.xxvir. xxx. ' / 110 La teneur des lettres que Grangoufier efcrt Commet vn uoit à Gargantua.

if* Comment lcfcarmouche de Picrochole fut rencontrée par Gargantua.T A BT~E.x 1 1 i.& autres gens de Picto choie. . 6c comment il pendit à vn arbre. 1 CommentkMoyne fuft feftoyé loupant. xx x v m 1. ^ 133 Comment Gargantua demollit le chafteau du Gué de Vede.x x x 1 u. 141 . 1J4 Comment le Moyne donne couraigcàfes compaignons. 145. x t. " CômmcnrrGargitualaitfala ville de Paris" pour fecourir fon pays. ' 135 Comment Gargatua mangea en fallade fix pèlerins. xxx v 1 r.ij?_ 1 . xn i.& comment le Idoy ne tua le capitaine Tirauant . xl 1. & commentils pafTerét IeGûé.& cômcnt Gyrana ^ Ile rencontra les ennemis.ijû Comment Gymnaftc foupplement tua le 1 Capitaine Tripet. parGar» gantua. & desbeaux propos qu'il tint en xxxix. xxxv. ' 13* Comment Gargantua foy peignant faifoit tomber de fes cheueux les boulets d'artil¬ lerie. xxx yi. puisfut prifonnier entre les ennemis. Pourquoy les moynes font refuis du mode & pourquoy les vns ont le nez plus grâd que les autres.. 150 Comment le M oyne feit dorm ir Gargatua: & de fes heures & breuiaire.

l 1 r. & ks bonnes paroles que leur dift Grangou N fier. . 171 Comment Grangoufier manda quérir fes légions. La concion que feit Gargantua es vaincus. xlvi. 153 Infcription mife fur la grande porte de The kme. x l v 1 1. puis fut tué parle commande» ment de Picrochole. x l 1 1 1 1. 174 Comment Gargantua affaillit Picrochole dedans la Roche-Clermaud & defeit l'ar mee dudit Picrochole. & dotée l'abbaye des Thelemites.L 1. \6% Comment le Moyne amenâtes pèlerins. xivin. 1H3 Comment les videurs Gargatuiftcs furent recompenfez après la bataille. i8z.& ce que feit Gargan¬ tua après la bataille. j 88 Cornent Gargatua feit baftir pour le Moy¬ ne l'abbaye de Theleme.TABLE. l.& commentl'efcarmouche de Picrochole fut défaite. \$ ç> D iiij . comment Toucquedillon tua Haftiueau. lui. 167 CommentGrangoufier traita humainemet Doucquedillon prifonnier. 190 Comment fut baftie . Comment le Moyne fe défît de Ces gardes. XL ix. 178 Comment Picrochole fuyant fut furprins de maies fortunes.-L 1 1 1 1. «Se chap. xiv.

chap. lvi. * 118 De l'enfance de Pantagruel. lvii. ni. chap. Se la copie dtccUes. 105. PRologuc de l'Auteur. X4î .TABLE Commet eftoit le manoir des Thelemitesi chap. . Enigme en prophétie. l v 1 11. v I. 154 . vu. 201 Comment eftoyent reiglezles Thelemites à leur manière de viurc. fin. Comment Pantagruel eftantà Paris receut lettres de fon père Gargantua . vin. chap. v. iji Des faits du noble Pantagtuel en fon ieune aage. îij De l'origine Se antiquité du grand Pan tagruel. qui contrefaifoit k langage François. r. xo7| ' Du fécond Liure. 1 1 it. lv. 11. ~~ 137 Comment Pantagruel rencontra vn Linio. 11S De la natiuité du trefredouté Pantagruel. chap. i99 Comment eftoyent veftuzks religieux & religieufes de Thcleme. 141 CommentPantagruel vint à Paris : & des beaux liures de la librairie de faintVidlot. atf Du dueil que mena Gargantua de la mort de fa femme Badebcc.

I

.

'
1

TABLE» Comment Pantagtuel trouua Panurge,lequel il aima toute fa vie. ix. z6t Comment Pantagruel equitablcment iuge d'vne côtrouerfe merueilkufemet obfcu rc Se difficile , fi iuftement que fon iuge-

mentfut dit fort admirable, x.

z68

Comment les Seigneurs de Baifecul & Hu meuefnc plaidoyent deuant Pantagruel fansaduoeats. xi. 174 Commet le Seigneur de Humeuefnc plai-doye deuant Pantagruel, x ii. 479
l

Cément Pantagruel donna fentencp

fur le

I

differct des deux Seigneurs, xiir. 184 Comment Panurge raconte la manière comment il efchappa de la main des Turcqs. xi n r. _388 Comment Panurge enfeigne vne manière
.

bicnnouuelle debaftirles murailles
Paris,

de1

xv.

29s;

& condition de Panurge. cha¬ pitre x vr. 303 Commet Panurge gaingnoit les pardons., Se mariait les vieilles , Se des procès q u'il eut à Paris, nu, 310 Commet vn grand clerc d'Angleterre vou¬ loit arguer côrre Pantagruel, & fut vaincu par Panurge. ,k vin. 3i£ Comment Panurge feit quinaut l'Anglois, qui arguoit par figues, xix. -313
Des meurs
.

TABLÉ*

Comment Thaumafte raconte les vertus & fauoir de Panurge. os xv 330 Cornent Panurge fut amoureux d'vnehau
te dame de Paris,

xxï.

ji»

Comment Panurge feit vn tour à la dame ' Pari(îenne,qui ne fut point à fon auanta.gc.xxn.
338

Commet Pantagruel partit de Paris oyant nouuelks que les Difpodes enuahiiîoye't
.

Le

pais des Amaurotes : Et la caufe pour¬
xxiii.
341-

quoy ks lieues font tant petites en Fran¬
ce,

Lettres qu'vn meffager apporta à Pantagrtl d'vne dame dé Paris ,& l'expofition d'vn mot efcrit en vn Anneau d'or, cha¬ pitre, x x 1 1 ri. 344 Comment Panurge, Carpalim, Eufthenes, Epiftemon,compagnons de Pantagruel, deconfîrent fix cents foixante cheualiers bien fubtilement. xxv. 342 Comment Pantagruel & fes compagnons eftoyent fafchez démanger de fa chair falee, & côme Carpalim alla chaffer pour auoirde la venaifon. xx v 1. î!i .Comment Pantagruel dreffa vn Thropke en mémoire de leur pfoueiîe,& Panurge vn autre, en mémoire des Learaux.Et comment Pantagruel de fes pets engen-

droit ks grâds homes,

Se

de les vciîesl«

.TABLE.

peTitTs:femmes : Et comment Panurgc rompit vn grosTbafton fus deux verres.
'

çhap.

xxvii.
y

-35e»

1

1

Comment Pantagruel eut victctre bien eflrangement des Dipfodes «Se des Gçans» chap. xxv 111. 361 Comment Pantagruel defeit les trois céts Geas armez de pierre de taille: Et Loupgaroukurcapiraine. xxix. 368 Cément Epiftemon qui auoit la couppe teftce,fut guery habilement par Panurge: Et des nouuelks des diables Se des dam¬
nez, xxx.

-

-

37$

Comment Pantagruel entra en la ville des Amaurotes, Se comment Panurge maria Je Roy Anarchc,& le feit crieur de fauke verd. xxxi. .' 385Commet Pantagruel de fa langue couurit toute vne armee,Scdece que l'Auteur vid dedans fa bouche, xxx 11. 389 Comment Pantagruel fut malade, & la façon comment il guérit : Et de l'inconue-

nientfuruenu
au

à Ces

compagnôs, àfauoir,

capitaine Brifefcr, au fergent la Lune, au caporal Anifchon, à l'Eftaffier groin de pourceau , au petit Landf knekt Se au¬
tres, xxxir

t.
Se

394;

La conckfion du prefent Liure , de l'auteur, xxxiiii.

l'excufe 3^7

Table

de

la Pro»noSlicatton.
page
401

i

L'Epiftre au Lifeur.

i
]

Du gouuernemét Se Seigneur de cette
année, chapitre 1. Des Eclipfes de cefte année.
404
1 1.

4of
40É
cha¬

Dcsmaladiesdccefteannee.nl. Des fruits & biens croiflans de terre, pitre m 1. De l'eftat d'aucunes'gens. v. De l'eftat d'aucuns pais. . v 1.
Des quatre faifons de Vannte. Et
premièrement'.
-

408

408

41I

Du Printemps, vu. 'DcPEfté. vin. De l'Automne, ix. Del'Hyuer. x.
Fin de laTable.

415

4^
4!7
'

418

tf
des

t twk r rnr. nx
faits

dits héroïques du bon Pantagriael,
Se

IRANC

RABELAIS
^

àl'Efpritde la Royne de N au aire.
Esprit abstraits* uy^ eeftatic, (Mjieqùentantles Cieuxjon origine} xA'sdehtffe ton hofte & dcmeftiCj Ton corps (oncoris ,qui tant femengine

<

t/ftesed'tfls,enyte peregrim S«nsfentement)& comme en *^fpathie% Voudrais tu point faire quelque fbrtie
"De

ton manoir diuin,perpetueU

It cabas y eoiryne. tierce partie
Desfait
r
.

iôywx du bon Pantagruel?
j
,.

...

Prologue de l'Auteur.
»
-

'

.

Bonnes

gens, Beuucurs tresillu-

ftres,8c vous Goutteux très- précieux, veilles vous onques -Diogenes le philofophe Cynic ? Si l'auez veu , vous n'auiez perdu la veue, bu ie fuis vray emènt foriffu d'intelligence, & de fens Logiçal. C'eft: belle ebofe veoir la clarté du (vin & efcuz)»*

'

' aa

i us oe vni s foleil.I'en demadc à l'Aueugle né tat reno- j
mé par les tresfacrees Bibles : lequel ayant j ©prié- de reqrir tout ce qu'il vouldroit,par le côman dément de celuy qui eft toutpuif fant , Se le dire duqueleft en vn momctpir
effect reprefehté,ncn plus ne demanda que veoir. Vous itén'eftes ieunes,quieftquali-j té côpetente pour en vin,nô en vain , ains plus que phificakment philofopher,& déf¬ ormais eftre du confeil Bacchique.pour en l'opinant opiner des fuftâce,coukur,odeur cxcelléce.eminéce.prpprieté, faculté,vertu j effect Se dignité du benoift & defiré Piot. j
{

Si vcunerauez^Ômcficikmctiefuisin, duit à croire)pour le moins auez vous ouy de luy parkr.Car par l'air &tout ce ciel,eft fon bruit & nom iufques àprefentrefté me morabk,& cekbreafiez.Etpuis vous eftes tous dufang de Phrygic extrairs(ou iem'a bufe(.Et fi n'auez tant d'efeus commeauoit Midas^auezvousdeluyienefçayquoy, que plus iadis louoyent les Perfes en. tous leurs Otacuftes:& que plus fouhaitoitl'epc I reur Antoninîdôt depuis fut là ferpetine de i RohâTurnômee Belles orcilks.Si n'éauez ouy parkr,dc luy vous veux prefentement vne hiûoire narrer,pour entrer cri vin(beu
ïieu donques) 5cpropos(cfcoutez donques) Vousauertifians(à fin que ne foyez en fînj

»E M^_FR^RABEL A I J^ ' pléSepip-pczxommegéns me fer cas) qu'en fon téps ilfutPhilofophcrare,& ioyeux en

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JlZJ-

'tremille.S'il auoit quelques impcrfectiôs, auffiauczvous.aufîiauôsnous. Rien n'ett (fin© Dieu)parfait. Si eft ce, qu'Alexadre le j grand quoy qu'il euft Ariftotepour preceteui& dometliq, l'auoit en telle cftima- i tion,qu'il fouhaitoit,en casqu'Akxâdie ne j
fuft,eihe DiogenesSinopkn. Quand Philippe roy de Macedoine,cntreprit aificgcr & ruiner Corinthe,ks Corinthiêspàr leurs
efpions auertis,que conrre eux il venoit en grandarroy Scexcercicc numereux,rou's fu iét,non à tort,cfpouuàtez,c< ne furet negli gens foy foingneufemét mettre chacun en
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deuoir,pour fon hoftik venue re-. ville défendre. Les vns des clnps es fortereffes rctiroyét meubks,be flàil,grains,vins,fruits,victuaires, Si muni lions necefTaires. Les autres reparoyct muiaill'es,drcubyêt baftiôs,efquarroyent rauc ;
office
Se

fifter, & leur

.

i

:

lins.cauoyetfofTez, efcuroyetcôtremines, gabionnoyétdefenfcs, ordonoyent plates formes, vuidoy et chafmates,rembarroyent i

faufes braycs,erigeoyct caualliers,reffapoyétcôtrefcarpeSjCnduifoyét courtines, pro i duifoyét moineauxV,taluo'yét parapetes,en clauoyet barbacanes,aiîeroyét machkoli?, icnùuoyct herfes Sarrazine.fqùes,& Cata-;

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LES

OtVVRIS

ractes,affeoyëtlenunefkst^rtl1nc^eritp^, trouilles. Chacû eftoit au guetxhacûri por¬ toit la hotte. Les vns polilibyent corcelets, tverniffoyëcalkcrers^nettoyoyxtbardesjchi
frain's,aubersrcons,brisandineJ,falades,arinets.mouriosjrnailks.goukts., gorgens, hoguiries,plaftrôs, lamines, aubers,pauois,.

bouclkrSjCaliges^reues, fokretz,efperôs, Les autres apprcfloyent arcSjfondes,arbaIe
ifles. gknds,catsp'ukes, migraines,pots,ccr. des &iâces à feu,baliftes,fc0rpi0S,&autres. machines belliques repugnatoires.&deftm ctiuès des Hckpolides.Etguifoyétvcuges,, piques, rancons,hallebardes , hanicroches,, lâces,azes guayes.fourches fîeres,parihifanes,genitaires, matfueSjhaches, dards, dardclks,iauelines,iauclots,efpkux.AfEloyé't cimeterre,bras d'acier, badelaires , efpees,

verdus.eftocs^iftoksjviroktz.dagues.mi doulianes^poignars cofteaux, allumelles, raillons. Chacû exxrçoit fon pcnard.chacî
s

defrouilloit fon.braquema'rd , femme n'e¬ ftoit tantpreude,ou vieille ftift.quine feit fourbir ton harnois: comme vous fauez.q
les antiques Corinthiennes eftoyétaucom 'batcourageutes. Diogenesks voyant en telkferueur mefnage remuer, & n'eftant par ks maeiitrats employé à chofe aucune. taire,cctc-p.ia par quelques iobis leurs con«

ÏS M. FR. R.1BE1AIS tenànce fans mot dire:puis comme

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excite"

d'efprit Martial, ceignit fon palle en efchar; pe ,-recourfa Ces manches iufques es Coudes fetrouifa en cueilleur de pommes, bailla à vn fîen compagnon vieux, fa bezafTe, fes liures,& opiftograph.es, feit hors là ville, ti.rantverskGrank(qu'eft vne colline & jp'rnôtoireksCorinthe)vne belle efplanade:

jroullaktonaeaufict-il,quipour maifon
de

luy eftoit côcre les iniures duciel:8cen grî véhémence d'efprit déployant fes bras,

letoiirnoi^virbit^rouiloirjherfoitjverfoic
reuerfoiCjbaftoitjbautoir.tabucoitjCulkbu (toit,trepott,trép0it,tapoit,timpoit,eltoup'poit,deftouppoit,detraquoit,triquotoit,tfi potoit,chap9Loit,croulloit, etlançoit,branf >Ioit,e(branfloit,lcuoit,lauoit,clauoit,èntTa uoit,braquoit,briquoit,bloquoit,tracaffoi't ama(roit,cjab'ofroit,affetoit,affdftoit,chamoit,armoit,gizamoit,enharnachoit , empennachoit, caparaffonnoit, le deualibit de m5tà val,& precipitoitpar le Crante : puis de val en raontlerapportok: comme Sify phas fait fa pierre:tant que peu s'en failloit qu'il ne le défonçait. Ce voyant quelqu'vn de fes amis, luy demanda , quelle caufe le m.ouuoitàfoncorps,fon efprit,fon toneau aiatî tormenter? Auquel refpondit le philofophe,qu'à autre office n 'eftant pour la Reaa

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LESOEVVRIS

.

publique cmployé.il en cette façon fon tôneau tempeftoit.pour entre ce peuple tant feruét & x)ccupé,n'cftre veu feul ce(Iateut& ocieux le pareillement quoy que foishors d'effroy,ne fuis toutefois hors d*efmoy:dc moy voyàt n 'eftre fait aucun pais digne de
ceuure,& confiderant par tout ce trefnoblc Royaume de Francc,dcça,de laies môs,vn chacun auiourdkuy foy intlâment exercer , & trauailler,part à la fortification de fa pat

tie,& la dcfendre'partaurepoulfementdes ennemis, & les of?cdre,k tout en police tat , belk,en ordônâcefi mirifîque,&à proufit

.

tant euident pour l'auenir (car déformais fera France fuperbement bournee, feront Fràçois en repos affeurez)quepeudechofe me retiét,queie n'entre en l'opinion du bo . Heraclitus .affermant guerre citre de teus biens perc:& croy que guerre foit en Latin dite belle,nopar Antiphrafe,ainficom« 5 meonteuidé certains repetaffeurs de vieil" t les ferrailles Latincs,par ce qu'en guerre, t guère de beauté ne voyent: mais abfolu- j, mcnt,& Amplement par raifon,qu'en guet J re apparoiffe toute efpece de bien & beau, ^ foit decelee toute efpece bié mal Sclaidure. ^ Qv£aïfi foit le Roy fage Se pacifie Salomô, ^ n'a teeu mieux nous reprefenter k perfe- £ ctiou indicible de lafapience diuine,quela^

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Comparant à l'ordonnance d'vne armée eaj

ordôncc.Pour dorf-l ' ques n'cftre adkript,& en ranc mis des no«i tires en partie offéfîuc qui m'Ôt eftimé trop imbécile & impotéttde l'autre quicfldefcn fîue n'eftre employé aucunemêt.fut ce por¬ tant hotte,cacliant crotte, pu caftant motte, toutm>eftoitindifFerét:ay imputé à honte, plus que mediocre,cftrc veu fpectateur oci-1 eux de tant vaillans,difèrs, & cheuakureux perfonnages,qui en veue& fpectacle de tour¬ te Europe iouent cefte infigne fable Se Tra, gicque comédie : ne m'efuertuer de moymcfmc& non y çonfommer ce rien mon tout.qui mereftoit. Car peu de gloireme femblc accroiftre à ceux,qui feulemêt y em ploictent leurs yeux , au demourât y efparf;nent leurs forces,ceknt leurs efcuz.cachet eurargét.fe grattent latefte auec vn doigt, comme Landores degouftez ,. baillent auX) moufches,comme veaux de difme,chauuét des oreilleSjCome afnes d'Arcadic aux châtj
camp bien equippce,5c
ides Mufîciens,ck par mines en fiknçf.figni, jfiêt qu'ils confententà la Profopopce.Prini (ce chois Se ekctiÔ,ay penfé ne faire excrci-|
'ce inutile

,

~

& importun,fi ie remuois mô tô-, neau Diogenic.qui feul m'cft refté du nau¬ frage fait parle pafle au far de malécontre. lAcctiiballcrncc dejôneau, qfcray-ic à ro :"~~ àa iiij .J~
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itreauis ? Par la vierge qui fe rebraffeTi? ne fçay encores. Attédes vnpeu.queie hu¬ mé quelque trait de ceftebouteilkx'ett mô vray Se feul Helicon: c'eft ma fontaine Caballincîc'eft mon vniquc Enthutiafme. Icy
beuuant ie délibère, iedifcours,ierefoulz Se concluds. Apresl'epilogue ie ry,i'efcry, ie co mpofe , ie boy. Ennius beuuant efcri;Uok,efcriuant beuuoit.Acfchylus(iià Plu. tarché foy auez., in Sympofiacis) bcuuoiti compofanc , beuuant compofoit. Homère iamais n'efcriuit à ieun. Catou iamais n'c-' fcriuit qu'après boire. A fin que ne me di¬ tes ainfi viure fans exëple des biens louez, Se mieux prifez.Ueft bo Se fraiz atTcz,com me vous diriez fur le co mm écement du fe. xond degré: Dieu le bonDieu Sabaoth/ell à dire désarmées, en foit eternellemct loué. Si de rnefmes vous autres beuuez va grad ou deux petiz coups en robbe.'ie n'y troue inconuenientaucun,pourucu que du tout louez Dieu vn tantinet. Puis donques que tel eft ou m5 fort,ou madeftinee(caràcha xvl n'eft otroyé entrer Se habiter Corinthe) ma délibération eft feruir& es vns,8cesau très: tant s'en faut que ie refte cetTateur, & inutile. Enuers les vaftadours,pionnier$,& rampareurs,ieferay ce que feirent Neptu¬ ne cxAppolioen Troye touz Laoraedon^cc

de m. m. xAxrïxAU. 9 queTeit Renaud de Montauban fusfesder-' niers iours: ie feruiray les maffons,ie mettray bouillir pour les maffons,&le paftter miné au fonde ma mufette , mefureray la
mufardieredes mufars. Ainfi fonda,baftit, & édifia Amphion fonnât de fa lyre la gra de & célèbre cite de Thebes. Enuersks guerroyas ie vay de nouueau percer mô ta neau: k delà traite(laquelle par deux precedens volumes fi par l'impofture des Im¬ primeurs n'euffent efté peruerciz Se brouil lez vous fuft allez congnue) leurs tirer du creude nozpaffeteraps epicenaires vn gallant tiercin,& confecuciuemenr vn ioyeux quart de fentéces Patagrueliques. Parqupy vous feralicitc les appeiler Diogeniques. Etm'auront(puis que compagnon ne puis
etlre)pour Architriclin loyal, refraichiffant
à mon petit pouuoir leur retour des alarmes:& laudateur,ie dyinfatigabk,de leurs
t

prouetfes,&glorieux faits d'armes, le n'y faudray par Lapathium acutum de Dieu:tî Mars ne failloit à Quarefme : mais il s'en douera bien garde le paillard. Me fouuienc outefois auoir leu.que Ptoleme filz de La gus, quelque iour entre autres defpouilles & butins de fes conqueftes.prefentant aux Egypties en plein Théâtre, vn chameau Ba mantout noir,8c yn efclaue bigarré,telle-

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met que de ton corps lune part eftoit noir?" tautrcblàchemô en côpartimentdelatim* ideparlcdiaphragme,côme fut celkfemme facreeà Venus Indique,laquellefutre« côgnue du philofophe Tyanié cntreleflcu
ue HydafpescV lemôtCaueasimaiscndimefion perpêdiculaire, (chofes non encore veuè's en Egypte) efperoit par offre de ces-p nouueautez l'amour du peuple enuers foV| augméter.Qujen auintil? A la production du chameau tous furet effrpyez Scindignes à la veue de l'hôme bigané,aucus fc moccjrent, autres l'abhomineret comme mettre infâme créé par erreur de nature. S ôme.le fperance qu'il auoit de côplaire à ces Egy¬ ptiens, & par cemoyen eftendre l'affection qu'ils luy portoyét naturellemcduy dec'oul la des maïs. Et entedit plus à plaifir Si deli. ccs,leur eftre chofes belks,ekgâtes,& par'faites,quc ridicules & môftreufes. Depuis eut tâtl'efclauc, q le chameau en mefpris:Û que bien toft après par negligencc,& faute de cômun traittemet,feirent de vieàmort efchage.Ceftuy cxéplc me fait entre efpoir Se crainte varier,doutàt q pour cotentemét

.

pourpéféiercncôtrece que i'abhorre.mô trefor foit charbôs,pour Venus amène Bar bet le chiéicn lieu de les feruir.ie les fâche: en lieu de ks efbaudirte les offcnfccnliea 4

M M. 11. RABELAU.
de leur côplaire, ie

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deplaife,&foit mô aucn ture telle que du coq de Euclion tat célébré parPlaute en faMarmittx: & par Aufonnc en fon Gryphon Se ailleurs: lequclpour ea grattât auoir decouuett le trcfor,eut la cop pe gorgée. Auenant le cas ne feroit ce pour cheureter? Autrefois eft il auenu, auenir ca cores pourroit.Non fera Hercules.Ic recôgnois en eux tous vne forme fpecifique Se jPprietéindiuiduablc,laquellenozmaieurs nômoyet Pâtagruelifme,moyênant laqlls iamais en mau.uaifc partie ne prédrôt cho¬ fes quelcôques.Ils congnoiftrôt fourdrcle bon, frac Se loyal courage. le lesay ordinal

vouloir en payemet prédre, iceluy acquiefccr,quad débilité de pa iffance y a efté affociee. De ce poinct expé¬ dié^ mon tonneau ie retournc.Sus à ce vin côpaings.Enfans beuuez àpkins gedets.Si bon ne vous femble.laifîez le. le ne fuis de cèsimportvisLifrclofres,qui par force, par outrage,& violéce côtraignét les getils côpaignôs trinqr,boire carous.,&alluzçj[pis cft.Toutbeuueur debicn,tout goutteux de [ bie,alterez,venàsàcemientôneau,s'ils ne vculèt ne boyuêt:s'ils veulet,& le vin plaift au goud delà feigneurie de leurs feigneuremet veuz bô
Se

en

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ries,boyuétfrâchcmét,librefnét,hardimêt
fans rien pay er,& ne l'cfpa rgneat,

Tel eft.

7

I» LE S OETVRÏS -Snon decrct.Et peur n'ayez, que le vin fait. le.cômefeit es nopces de Gana en Galilée. Autant que vods en tireray par la dille, au¬ tant en cmonneray p^ir le bondon. Ainfi de

meurera le toneau inexpuifible. lia fourc: viue,8c veine perpetuelk.T'el eftoitlebiea uage contenu dedàs la couppe de Tantalus l'eprefenté par figure entre 'ks fages Brach.mânes: telle eftoit en Iberielamôtaignede <fel tant célébrée par Cato'ti : tel eftoit le ra¬ meau d'ortacréà laDeeftefouftcrraine.tât -célébrée par Vergik. C'eft vn vray Cornacopie de ioyeufeté Se raillerie. Si quelque¬ fois vous fembk eftre expuifé iufque". à la ;lie:pourrit ne fera fec. Bon efpoir y gittau fond.commeeh'la bouteille de Padora,nô »defefp0ircommaau buifaredes Danaïdes. Notez bien ce que i'ay dit,& quelle maniè¬ re de gens i'inuice. Car(à fin queperfonne

n'yfoittrôpé)àI'cxépkde Lucilius, lequel protcltoit n'eferire qu'à fes Tarétins,& C$
-

'

-fentinojstie ne'l'ay perféqpour vo'gésde t>ien,Beuaeurs delà prime cuuee,Sc Goutîteux d( franc alleu. Les geas Doripha'ges.a"sualkurs defrimars,ont au cal patuôsauez -& atTez facs au croc pour venaifon , y vac'^quét s'ils veukntfce n'eft icy leur gibbier. Des cerueaux à boulet, grabekurs de corarectio, ne-aie parlczyie vous fupply au nô#

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R7 B. A b! E A" ï S." ~ Tf îeueréce des cjûàtretèffes qui vous engedrë

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rét.&dela viuifiquechcuille, qui pour lorr lescoupploit.Des Caphars encores moins,.' quoy que tous foyet beuueurs oultrez,tous vcrellczcrôuftekuez, garnis d'àlteratiôinr extinguible,& mâducationinfatiabk.PouE quoy?Pource qu'ils ne font de bien,ainsde mal : & de ce mal , duquel iournelkment à Dieu requerôs eftre deliurez:quoy qu'ils cô; trefacêt qlque fois desgueux. Onques vieiLi Singe ne feit belle moue. Arrière maftins-., hors delà quarriereihors de mon fokil Ca ' huilleau dieble. Venez vous icy cuîktans articuler mô vin,& côpiffer mon tpnneau?Voyez cy k bafton que Diogene: par tefla ment ordonna eftre près luy pofé après fa mort,pour chaffer,& errener fes larues bufiuaircs,& maftins Cerberiques. Pourtant' arrière Cagots. Aux ouailles maftins Hors .d'icy Caphars dspar le diable hay . Eues vous encores là ? Ic renonce ma part.de Papimanie,fiicvoushappe?G zi.g 22Z.gzz-> ini. Deuant deuant.Iront ils Iamais ne ipuifhez vous fianter qu'à fanglades d'eitriuieres , iamais piffer qu'à l'eftrapade , ia«i
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mais efchauffer qu?à coups de bafton. Comment Pantagruel trafporta yne Colonie de

PrtepiensenDipfodie. CM. I. AntagiuelauoitentieremetcÔquefiélc

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pais de Difpodie,en iccluy trâfportavneCo lonie de Vtopiésxn nôbre de ^87^343110 hommes fansles femmes , Se petis enfans artifans de tous meftiers , & profefTeurs de toutes feiences liberaks,pour ledit païs refraichir,peupkr Se orner,mal autremét ha¬ bité 8e deferten grande partie. Et les tran¬ fporta non tant pour l'exccffiuc multitude d'homes & femmes qui eftoyêt en Vtopic, multipliez comme locuftes. Vous entendez affeZjiabefoing n'eft d'auantage vous l'expofer,que les Vtopicns auoyct les genitoires tantfeconds& IesVtopiennesportoye't matrices tant amples, glouttes , tenaces, & cellulees par bône architecture, qu'au bout de chacun neufieme mois fept enfans pour le moins, que mafles que femelles naiffoyét par chacun mariage: à I'imitatiô.du peuple îudaïc,en Egypte: fi de Lyra ne delyre.Noa

tant auiîi pour la fertilité du Sol,folubrité duCieljCX commodité du païs deDifpodie,
^ue pour iceluy contenir en offïcc,& obéit lance par nouueautrâfportdefes antiques &feaux fubiets. Lefquels de toute mémoire autreSeigneur n'âuoyéft côgncu,recôgneu, ,auoué,ncfcruy que luy. Et lefquels deflors, que nafquirent& entrèrent au mondc,aucc le laict de lciirs mères nourrices auoye'tpa îeillcment fuccéla douleur & debônaireti
I

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1 1 M. t K. R. A B I L A I S. . If defon regnc,8cen icelle eftoyêt toufdis co« .fits Scnourris. Qui eftoit efpoir certain, que pluftoft defaudroyet de vie corporelle, que de celle première & vniqucfubiectiô natu- , Tellement deue à leur Prince, quelque lieu quefuiTentefpars Se trafportez. Et non feu- ' lemét tels feroyêt eux Se les enfans fuccetiî uement naiffans de leur fan g, mais autli en cefte feauté Se obeiffance entrediedroyent les nations de nouueau adiointes à fon Em pirc.Ce que véritablement auint , Se ne fut aucunemét fruftré en fa délibération. Car fi les Vtopiens auant ceftuy tranfport auoyêt efté feaux,& bien recognoiffans,ks Dipfodes auoit peu de iours auec eux coucrféjfe ftoyent-encores d'auatage par ne fçay quel¬ le ferueur naturelle en tous humains au coàicncement de toutes eeuures,qui leur viê]

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nentàgré.Seukmctfe plaingnoycnt obtefiants tous les cieux Se intelligences motriccs,decc que pluftoft n'eftoit à leur notice venue la renommée du bon Pantagruel.

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Noterez donq icy,Beuueurs,quc la mad'entretenir & retenir païs nouucllement côqueftez n'eft(commeàefté i'opinio erronée de certains efprits tyranniquesà leur dam Se deshôneur) ks peuples pillant, forçant^angariant, ruinant , mal vexant, Se ïegilfanr, âucc verges, de fer : brief les peu-

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©E VVRES

pies mangeant & deuorantenlafaçonqur Homère appelle le Roy inique Demduort,,

c'eft à dire mangeur de peuple. le ne vous allegueray à ce jppos les hiftoires antique?,, feulement vous reuoqueray en recordatiô' de ce qu'en ont peu vos pères ,& vousmef'mes fi trop icunes n'bftes . Comme enfans nouuelkment nez les faut allaicter,berfer, efiouir.Comme aibres nouuelkment plantez,ks fautappuier ,'<aiîeurer , défendre de toutes vimeres,ihiures,& calanûtez.Côme pcrfonne fauue de longue & forre maladie, Se venant à conuakfcencc, ks faut choyer,. cfpargner,reftaurer: de forte qu'ils concl¬ uent en foy cefte opinion^'eftre au monde Roy ncPrince,quemoïs voufifsctennemy plue optaffent amy. Ainfi Otiris le grad roy des Aegyptiens,toutelaterre côquefta,no tant à force d'armes, quepar foulagement des angaries,enfeignementdebien,&falu, brement viure,loix commodes.gratieufetç i & bienfaits. Pourtant du môdefutilfumô mé le grar d Roy Euergetes (c'eft à dire bicj faicteûr) par le commandement de Iupitel lait à VnePamyleJPefait Hefiode en faHia ra rchie colloque lesbôs Dcmons(appclle^ iesfivoukzanges0ugenies)cômemoyési5j
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.médiateurs des Dkux,&hômes:fuperieur$ <deshommes,inferieux des dieux. EtpourI

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DE m. F r. r. a b e l a I S. T7 <e,que par leurs mains tous auierrnetit les richelfes Se biens du ciel, & font continu e-

tementenuersnous bien-faifans, toufiours du mal nous preferuentdes dit eftre en offi¬ ce de Roys:comme bien toufiours faire,iâ mais mal,eftant acte vniquement Royal. Ainfi fut Empereur de l'vniuers Alexan¬ dre Mac'edon. Ainfi fut par Hercules tout le continent poffedé, les humains fonlageant des monfires,oppreflions,exactions, Se ty~ rannies:én bon traitementles gouuernant:
en équité
Se

iuftice ks maintenant:en béni

gnepolice &loixconuenatesà l'alfiete des
contrées

ks inftituent: fuppîiantàcequc defailloitjCequ'abondoitravjallant: & par¬ donnant tout lepaffé auecoûbliancefempiternelk de toutes, offenfes précédentes:

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commeeftoitl'Amneftie des Atheniês.lors qfurétparla pfoueffe Se induftrie deThra fybulus,ks tyras exterminez:depuis en Rp meexpofeepar Cicerô,& renouuelke fous l'Empereur Aurelian .' Ce font les philtres lynges,& attraits d'amour, moyennant lef¬ quels pacifiquement on retient ce que peni blement on auoit coquette. Et plus en heur
flépeut le conquérant regner,foit Rôy,foit Prince,ou Philofophe,que faifant Iuftice à Vertu fuccedef.Sa vertu eft apparue en la vi croire & coq.uefte.Sa iuftice apparoiftra en
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ce, que par la volonté Se bonne aftectïôrTîâ*1 peuple donnera loix.publiera edits,ettabli ra i eligions,fcra droit à vn chacun,cômc de Octauia A ugufte dit le noble Poète Marot

Il qui eftoit vict.eur,par le vouloir.
Des gens vaincus,faifoit fes loix valoir. C eft pourquoy Homère en fon Iliade, les bons Princes ScgradsRoys appelle Koir» /uriTcopett Awovjc'eft à dire ornateurs despeupies- . Telle eftoitla cotîderation deNuma Pompilius.Roy fécond desRomains,iufte, poli-tic, Se philofophe, quand il ordonna au

,

(

,

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Dieu Terme, le, iour de fa fefte, qu'on nom- j

moit Terminales, rien n'cftre facrifié ,

qui

,j
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euft prins mortmous enfeignat que lester-

mes, frontières, & annexes des Royaumes l

conuientcn paix, amitié, debonaireté.gar- j, der Se régir , fans fes mains fouiller defang Se pilleric.Qut autremêtfaitinoa feulemêt { perdra l'acquis,mais aufsi patirace fcanda- * le & opprobre,qu'dl'eftimcran)al,&àtort auoir acquisrpar cette confequence,quehc queft luy eft entre maïs exfpirévCarlescho * tes mal aq*aifes,mal deperifsét.Et ores qu'if,' en euft toute fa vie pacifique, iouifTance: (i ' toutefois l'acqueft dépérit en fes hoirs : pâ- * rcil fera le fcandak fus le defunct,& fa memoire en makdictionxôme de conquérant { inique. Car vous ditxs enprouerbecômû
>!

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jlTéï chofes mal açqfes,tes tierTfklir ne foui ta. Notez auffi Goûteux fieffez, en ceftuy a'rtîcle,cÔmentparce moyc Patagruel feit d'vn Ange deux,qui eft accidêt oppofite au côfeil de Charlemaigné,lequelfeit d'vn dia bie deuxjqûand il tranfporta les Saxons en Flandres, &dèVF]amans en Saxe. Car non pbviuànt en fubiection côtenir lesSaxôs par luy adioints à l'Empire, qu'a tous moment h'entralîent en rébellion,!! par cas eftoit dilirait en Efpagrie , ou autres terres lointai¬ nes1, les tranfporta en païs fien.&obeiffant nàtureilemér fç'auôlr eft Fladres:& les Hanuicrs ScFlamansfes naturels fubietz trâf-' porta en Saxeifr© doutant de léuf feàuté,en coresqu'ilstrâfmigralTcntén régions eflra 1 ges.'Mais auint que les Saxons côtinuerent j «n leur rébellion Se obftinatioh première:
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* i & les
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Flàmarïs habitans en Saxe,émburent & conditions des Saxons. *\Ctmment Panurgefut fait Chafielain du SaU migondin en Dïfpodte,& mangeait fin(i' " - -' blé en herhC C À P.
les trieurs
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II.

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j'Onnat Patagruel ordre ou gouuern:1/ met dé toute Dipfodie,afiîgna la cha^ itelènic deSâlmigondin àPànujge, vallant païchàcûarifîySgib'kySç'Royaux'en de¬ rniers certains,noncÔpriris l'incertain rcuc* jimi des HànetonSj & Caqueroles, montaot

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a'6 fuç en foy aucumêt indigné.ieunes:fillettes. Mais dépendit en mille petiz banquetz & feftin s ioyeux. Se .toutacte interpretoit à bie. erectios de tépks . herbe.&mî.faché ne marry.Patagruel auerty de l'affaire .. cendres.Toutes chofes prenoit en bône pàrtie.ouuers.mefmemétà tous bons côpagnons. côme vous pourrie^ dire en fondations de monaftcres. Scencores redy. fi autrementfe fuft . gnonnes gàloifes. Abatant.achetaqtçher. baftimens de collieges & hofpitaux . pour la vêrite^çs.que c'eftoit le meilleur petit Se grand bon hômet qu'on-' cjues ceingnitpfpee.le vous ay ia dit.3^7^ mon jtons à la grande laine. 1)15 proprement dilapida. Se mangeantdon blé en. Iamais he'fè tprmentpit.bois. bruflat les groffes fouches.iJamais ne fefcandalifoit.114.Aiifli euft il efté bknforifTududcï ique manoir deraifon . Quelquefois reue-» noit à 1130554311 S eraph:quad eftoit bon¬ ne année de Caqueroks..Hanetpns dere quelle : mais ce n'eftoit tous ks ans * Étfe gouuerna li bien Se prudemmentmonfieur le nouueau chaftelain.ven dre à bon marchç .àtousyenans.qu'en moins de qua¬ torze iours il dilapida le reuenu certain in¬ certain de fa chaftekniepour trois ans. ou gettant fon lard aux chiens.t© LES PB V. prenant argent d'auance.VJtJ! S^ bÔ an malan"dez4 3^768.

» M. He-.gaillard.& troubler noz fens Scèfprits.dehait.autrefouey r.vraycfpurce Se Viue Idée de Papthtologie.' Auièz vous là fermé voftre penfee ? Auiez vous en foing pris me faixe'riche en ce mo' deîPéfezviUreîoyeuxdepat.hauteur?prbfondité.lôgitudé & latitude . * tcfiqueqUi 'en.le fai fciama'isriche. Vous viuât ipyéuz.&que la terre côtienten toutes feSdimenfiehs.. Car tous les Sien quefe ciel coUuTe. mais tel pâlie de mefnage. La ferenité d'icelUy iamais ne foit troublée par nues quelcÔques de pë fëmètpafTementéjde'mesgaing & fâcherie.ic ne feray riche que trop. C'eft demoy. ne font dignes d'efmouuoif nozaffectiôs.Richè? refpondît Panurge. &lybonhoms.& doucettementluy remôtra que fi ainfi vouloit viure Si n eftre autrement. It RABELAIS IS ?ôntrifté on altéré. qui ne fçaitmie qUè c'eft . Tout le mode crie mefnage.e foitreceuàufacrofànét domicile de voftre celefte cerueau .de toute iuftice aufli. qu'il faut confeil près dre . mefnager ._ ( .Et de moy poUr cette heute prendrcz'auertifTement que ce qu'on m'impute à vice. Seulement tira Panurge à part. Autre foing.ly bon Dieu.. _ . a efté imitation des Vhiuerûté & Parlement de Paris : lieux efqucls confîftela.doute _Se fermement ne le T bb nj .' mefnage. ferôir^bu pour le moins bien difncilc. impofîîble._ _l.

Car felô la fentecé d'Hippocratcs.ParccnuK yen eft impofsible qu'c fin riche ne deujéne iî toufiours dure l'apotheque. De prudence. Onq home n'eut les Dieux tât bien à main QjfafTeuré fuft de viure au l'endemian. Ils toutefois en vn iour mangent Ie« Euefque.) Que dit Catqn en fa ménage¬ rie fur ce propos ? Il faut dift il. dy à crédit) vëdant à bon marché (ic dy ar¬ gent contât.1* XES OïVVUt) croit. que le perc de famille foit vëdcur pcrpetuel.cn achetât cher (ie. < .ou le reucnu de leur Euefché(c'eft tout vn)pour vne année antiere. De Iuftice comutatiue. qui fe ofaft promettre viurc trois ans.icuncûc eft impatiëtc de faim: mcfmemet fi elle eft yiuacejalaigrejbrufquCjmouuâte yoltkea» . Car on ne fcait qui mort. fanjjpuifion de mageaillc:&auxbônçs(no tez bônes)8c ieùnes galoifcs(notcz ieuncs. s'il ne vouloit eftrelapidé fur l'inftat. lefquels Fortune auoit iettez côme Vlixes fur le roc debô appétit. Et n'y a lieu d'excufc. A efté aufsi acte des quatre vertus principales.voirepour deux aucunefdis. Qui fçaitfi le monde durera encores trois ans? Et ores qu'il du¬ rait dauatagc. ne quiruc. donnât à repaiftre aux bons(notez bons)& gentils compagnes. C'eft au iour qu'il y fait fô entrée.en prenant argent d'auance.eft il homme tant fol .Diftributhle.

m 'émancipant desappetis fenfuelsr freteux. defangliers.retraites d'heretiques:& les coplaniffant en claires guariguest Se belles bruyeres.& préparant ksfieges pour la nuict du iuge¬ ment. &. qu'elles' fereputét eftre au monde nees.viuât de fallades Se racines.iouât dchauxbois & mufettes. ains de leurs propres perfonnes font part à leurs parties.qui ne valent gueres micux.cfquels faut de la fouace:les batteurs quinelaiflencail.ruinatles obfcuresforefts. deregnars.nô pour foy feulement. ongnon. officines de faux i J I mônoyeurs. réceptacles de brigans & meurtriers.eft ce petit efpargne? Outre lacala- yDjjté des rnulotSjk dcfchet des grcnicrs^S: f| bb -îilj . DeTëperancc:mâgeantmonbkcn herbc.)Lefquelks galoifes volôtiers Se de bon hayt font plaifir à gés de bien : Se Co nt Plato niques & Ciccronianes iufques là. ne efchalotees iardins par l'autorité de TheftilisVergiliane:les muniers qui font ordinairement larrons:6c les boulégiers.fans eaudes g-laU neurs.taupinieres d'afiafsinateuts . quiboyuet volontiers. De Force en abatàt les gros arbres. part à leurs amis.côme vn»hermite.% te. RABEL ! A I S. comme vn fécond Milo. tefnieres de loups. x. . f R. & ainfi efpargnât pour les eftropiats & fouf Carcefaifant i'efpargne les fercleurs qui gaingnët argentdes mxftiuiers.DE M.

lbulage les rongnôs. afïbuplitks reins. enfle les genitoires. de facile digci ftiô.afTerek c!ur. vrincrj efternuer.'Neron le maintenoit. ri ihuétion mirifique dépendu du tout l'auoir & patrimonie q Tyberius luy aueitlaifîé.14 . allège lediaphragme.bien rotter. fuer. LES OEVVRES la mangeaUTê dés charantons & fflÔurrmK De bled en herbe voUs faites belle fanlfj ver.çracher. induite le balane. chatouille la lâgue. laquelle vous efbanouytle cerueau.defoppilk la râtelle.efi baudit les cfprits animaux.rectifie le membrcvous faitbôveii tre. peter. fîanter. drefîer le virolet .» .vefsir.de de légère concoétion. Vous n'eftes le premier.abbreuia les cremafteres.-r .kquel en peu deiours auoit par I I i 1 1 .vuidelcs vki teres'.fangioutir.vomi] te^baiflerjmoucherjhalèine^refpirerjron! fier. Mais en lieu d'obferuer les Loix crnai' . dilate les vafesfpermatiqs. corrige le prépuce.refraichitlefoye. délecte legouft. expurge la vefsie. fortifie ks mufcks. degourdift les fpôdiks.toufsir.refioukla veué^ puure l'appétit. qui ait conceu cefte herefîe. fait le teint clair. Se mille autres rares auantages* l'entends bien (dift Eanta1 gruel.) Vous inferez que gens de peu d'etprit ne fçauroyét beaucoup en brief temps. Se fur tous humains admiroit C. Calicula fon oncle. tempère le fan g. Idependre.

pour dire confummatum eft.la tepidiane. Qui au foir ne laiffe lcuain. . » ~ Comment Vânurge loue les deteurs & em¬ CHAP. ï£_ fes& fumptuaires des Romaïs . lequel auoit eni excefsiue defpenfe mange tout ce qu'il potTedeit*: reftant feulement vne maifon. lefquelles eftoit Licinie.plusparan depédre. MAis(demada Pâtagruel)quand fercs vous hors de detes?Es calëdes Grcc|ques. Cela non force.Dieu me garde d'ë eftre hors.Plus lors ne trouucrois q vn denier me preftaft. Il y conuenoit tout mangeable manger. le refte ietter au feu .la Didie. & quêterez héritier de vous mefmes. R ABfLA IS. Deûez vous toufiours à quel qu'TiuPar i ce luy fera çontinuellçmët D«* prunteurs. rien ne referuer au len¬ demain.ia ne fera au ma.ainfi que depuis dift faint Thomas d'Aquin quand il eut la lamproye toute mangée. la Orchie.il "' meit le feu dedans .. la Fannie. que por¬ toit fon annuel reuenu. le le peux de vous iuftement dire côme k dit Caton d'Albidius .par ! rigoureufement à vn cha-* cundefendu.DE M.refpôdit Panurge. JR. Irinleuer parte.lors q tout le mode |fera content.la CorneHe.la Antie. III.qui eftoit entre ks R omains facrifîee tel quedel'Aigneaupafchal entre les Iuifs.la & des Corinthiens.Vous auez fait Proteruk. .

au moins iufqu'àla mort..longue & beuteufo vie:craingnatfa detc perdre toufiours bien! 1 i ' de vous dira en toute cômpagnicitoufiouri nouueaux créditeurs vous acqueftera: afin' que par eux vous faciez verfure. Pantagruel rien ne refpondant xontinua Panurge.E» OEWRES .&la 'denare que la vie. Tefmoïgsks vfuriersdc Lâderouffe.me reprochât mes detes& créditeurs.varlets & appariteurs eftoyêt tous vifs) bruflez aux funérailles & cxcques de leurs Maiftres & Seigneurs . Se bÔ téps Iretourner. Croyez qu'en plusfetuen-. quand bie i'y penfc.vousme remettez à point eu ronfle veuê. te. n'auoyent ils belle peur que leurs Maiftres & Seigneurs mou. Vray bot.deuotion voz créditeurs prieront Dieu 'que viuez. vous donner bônc.les| fcrfs. iulTcnt?Car enfemble forceleur eftoit mou rir. & de terre. d'autruy rempliflez fon foffé. prié. Dja en cette feule qualité me reputois Ail j . Neprioyct ils côtinuellemét leur gtâd Dieu Mercure auec Dis le perc aux eleuz longuement en fanté ks confcruer?N'e!to« 'y et ils fongneux de bié les traiter & feruirî Car enfemble pouuoyét ils viure. Quand iadis en Gaule par l'inftitution des Druides.&* Î. qui n'aguerefe pcdkent voyâs |lcs bleds Se vins raualler en pris. d'autant Xjue plus aiment la manche que le bras.craindront que mourez.

Ce font aies candidats. î fi vous eftimezlapfectiô des deteurs. Et fait. le paillard peqfe aupir fa depefchc le premier .'Et quand ic note que moy faifant à l'vn yifageplusouuert. vous" i errerez en Arithmétique pratique. i [| plement de toutes les confonantes.Alanumerofité des créditeurs. mes parafites.rcuerend & rcdoutablc.que fus l'opi! nion de tous Philofophcs( qui difentrié de rien n'eftrc fait ) rien ne tcnant.Quoy?tanr de beaux&bôs créditeurs. encores le Dieu dclapafsion de Saulmcur. ' Créditeurs font (ic le maintiens iufques au.eftcreaturelaidc Se mau:. 1 i i 1 i i . dy ie. ^ feu exclufîuemér) créatures belles &bônes. penfe eftre le premier en date . oc chère meilleure que es autres. eftoisfaictcur & créateur. 1 I II vilain diantre de QuoyfDetes. mes falueurs.A B E LA I S. ie yoy ces créditeurs tant Bumbksjferuiabks Se copieux en reuerences. 1 ï __» B WU_J R. . R. quand tous les matins au tour de moy . Cuidez yous que iefuis aife .' ' Q_uiriéneprefte.auec IesT vocales iadis proietté Se côté par le noble Xenocrates. exccde%tes le nombre des fyllables rcfultantes au couuaile^ créature du grand enfer.' Detes. _ î-7_ . & de mon ris cuide que foit argent content. Auois creé. If m'eft auis que ie iouë.ne matière première. O chofe rare & antiquaire ..jjL_ gufte. accom* pagnédefes Anges & Chérubins.

Vn mon¬ de fans detes.là montagne de vertu Héroïque1. Là entré ks aftres ne fe» cours régulier guelconquc.Toùs feront ci. . # créditeurs nouoeaux.(Vainfi foit.prenez.reprefentez vous en efprit feramj'ideeSe forme de quelque môde.1 defcrite par Hcfîode .»8 LES 0EWRÊS mes difeurs'de bôs ipurs.à laquelle tous» . auquel ne foit deteur ne créditeur aucun. laquelle félonies Académiques touteschotes viuifie. le trentième de ceux qu'iroa* ginoit lephilofophe Metrodorus. vne conioriction & colligencedescieuxSc terre: vn cntretenemêtvniqne'de l'humain1 lignage:ie dy fans lequel bien toft tous hu¬ mains periroy ent .fibô vous femble.. vous me demadez quad feray' hors de detes. en laquelle k tenois" degré premier de malicëcè.' faint Babolin le bon faint. iè me donne.1 Voyant auiourd'huy tout le monde en defir feruent ScflrideUt appétit de faire detes .m es orateurs peïî ' pctUels. en cas quetoute ma vieic n'aye eftimé detes eftre comme. Etpénfois véritablement en detei confifter. Et vous me voulez débouter' de cette félici¬ té foubelinc.'éltrepar auenture celle grande a me de l'vniue'rs .Toiitcfois il n'eft dcw teur qui veut:il ne fait créditeurs qui Veut. Bien pis y a. humains femblent tirer Se âfpirer:maispeii y montent pouf là difficulté du chemin.

n'y luira lumière. plus ne fera leurCamille comme en. Génies. . caria terré.alternation ne tranf» mutation aucune. defiftpit leur' jtefter nourriffement par vapeurs & éxhàlîatipris:deCguelies difoit Heraclitus. Mars .'leuj?. n'y yetef a vent. hipircr ne s'eftimant deteur à Saurne."eft en rië'detur. fJU^B^A X£ LAI S. 3Venus ne fera veneree : car elle Vf aura rien ptefté. te. Titanes.Cieux.: Il n'y eftoit en rien tenu. 1* efarroy.JDemôs. 'Entre lès élément »neferafymboIifation. La terre rie ne produi »iqu. Car il ne.:bligé à l'autre.q nie.çre: les aftres n'y' feront influence bonne . il ne luy auoit rien prejtte» i Déterre nefera fait eau : Peau enair ne fe£atranfmuee:dc l'air ne fera fak feu : lefevf a'efçhauffera la terre.ne Autône.il n'y plui.J1_M. Lucifej>fe deflicra. Se auecques àchaine Homérique fufpéndra toutes les ntelligêces. Çicero maintenoit eftre leseftoilles alimentées. aturne/e ralliera auec. 1 oroes. n pluyç.Diabies. Se mettront tout ce mode en perturbation^ Mercure ne voudra foy afferuir es autres.Terre. prou«oyctles Stqictes.le depofera de fa Sphère.Mcr.tousekmens. jb'v fe4'aEfté.La Lune reftera fanglâte & tenebreu icA quel propos luy departiroit le Soleil fa lumière. langue Hetrufqué «ftokn. le Soleijl neJuyra fur.Dkux.Geans. la. Car fvn ne Ce reputera p.e monftres.

corDrtie furent LycaPn.EntreR tumains l'vn ne faluera J'autrc:il âurabèatij Crier à faide.ad feu. De ceftuy monde rien nepreftat ne fera qu'vnc chien- nerie.empoifo'nrteurî malfaifàns.au mcurtre. Aufsi bie n'euft ilparapreJ xie prefté.cômc Ifmael.Pour'quoyHIn'ai.Perfonne n'a intereft en fa conflagration.afTafsineu_rs.auce la cohorte de tous maux". voudra déni¬ cher des cieux tous les dieux . tant dés ma¬ jeurs côme des mineurs peuples. Aufsibiefi ne preftoitilricn.' En lieu d'elles fuccederot D efiâée.Bricf.on ne luy deuoit rien.e Timon Athénien^ . malpenfans. en fonnatt frage.qu'vnebrigue pi9 anomale.malueillàns. Les hommes^ferôht'loupses Sommes. vn chacun cotre tous.3Q Se LES OBVVRES fortat^pIroTond d'enfer auec lésTanfy les peines & diables cornuz.cn fa ruine.pliu côfufe que celle des ieux de Doué. comme Metabus.à f eau.de ceftuy mode feront banmes Foy. quecelle du Recteur de Paris :qu* vne Diablerie. Loupguarbux & Lutins.'perfonne n'ira au fccours.oit rtcnprefté. Belkrophori.' 1 Râcune.Nabuchodo»' nofôr:brigans. M etprilf. haine1 portans.Charité:car'les hômci l'ont nez pour l'aide &fecôursdes honnis. côm. tou¬ tes makdictiôs & toutesmiferes.Vous péferez propremet que là euft Pandorâve'rféi làrboutcille.en fa mort'.Efperance.

Les pieds nela daignerôt porter: les mains cefTetont trauailkr pour elle. vous y trouuerez vn terrible tintamarre.vous figurez l'autre petit mondc. & ne baillera fentiment csncrfs.quc n'a figu-J té Efope en fon apologue. RAB1HAJJ. Et fi au patrÔ deeefacheux Se chagrin mode rien ne preftant. paiftre les cerfs au fond de l'Océan.Par ma foy ic les hay bien. Le ccevirfe fâchera de tant fe mouuoir pour les pouls des mcbres-.rien ne deuant.Le cerueau confiderant ce train dénature . La tefte ne voudra prefterla. que fupporter tefte truandaille de mondequi rien ne prefte. Si que chofe plus facile en nature. Et périra fans' doutcnon périra feulcment.mais bien toit périra.rieri ne preftant. le mettra en refucric. veuë de fes yeux. ER.qui clt l'homme .fera fupprimec. fuft ce A efeulapius rnefmes.JDE M.Lè foy c ne luy cnuoyera fang pour fon entretië. les pour 'guider les pieds & mains. Et ira loudainlccorpscn putrefa&iond'amc tou»- i .nemouuemcntesmufculcs. vous verrez vne confpirationplus pernicieufe. & ne leur preftcra plus. feroit nourrir en l'air les poiffons .SÔmef encemondederayé. Le poulmon ne luy fera preft de Ces foufflets.rien n'empruntât. $1qui pour cette caufe fut furnommé M«ravepûjjros.Lavefsie ne voudra eftre débitrice auxroingnous. L'vrinc.

nul cki xhart .Bacchus de vins.tous foyent .Liefre. templatiô.Argët. A YiCÔtrairq reprefcntez vous vn mode .mârchâdifes troteront de maia en main. -.Cliai n es. domine. ". triomphe? Tous feront bons.31 . Flora de fleurs.O monde .Or.Fidelité.regente. IIII. Dilection. Quelle fympathie entre les ele anensîOcôment Nature s'y delederaen kl peuurcs & productions i Ceree chargée de bkds. Nul procès.nul n'y fera vfurier.falubrc.menumônoye.nullefchart.Entreks humains Paix. LES 0E VVRfiS te indignée prendra eôûtféa toûTleTdîï^ Mes.bagues. nulle guerre.apres mon argent. nul refufant. feraiae. Vray Dieu .plaifante.Amour.R^epoSjBâquets^eftins. nul deï>at.preftcurs.enceftecQ.Iuno en fon air ferain.tous (iront beaux . Ipyc.X^autrejauquel yn chacun prcfte.Pojnona de fr uit. Continuation du difcours de?anurgetitk louange dés Vreïieurs & Deteurs.. Charité feule regne.vn cha¬ cun doiue:tous foyent dcteurs. CH A P.Iemepers.O quelle harmonie fera parmy les réguliers mouuemes des CieuxjUm'eft -auis que ie l'entens aufsi bien que feit on¬ ques Platon. ne fera ce i'eage d'or? le règne de Saturne ? l'Ideeies i ' *egiÔsOlympiques:efquelks toutes autres vertus celfenc. tous feront iuftes.

' LtnrCnrion du fondateur de ce"microcofme.Ie vou's prie cou¬ derez côintt le noble Paulin y ©lilât déifier ' & par diuines louanges mettre iufques avi tiers cicljle père deGuillaume IoulTeatime lien plus ne difffi non.devfâs:c'eft adiré en fônatuieLCar nature n'a créé l'ho fRe.Exce pté feulement faint Yues.La viecon «fie en fang. RABEL A I S. Ô le beau rrunt A ce patron figurez noftre microcofmeen tous Us mêbies. peine ce monde .Plusgiâ j de n'eft harmonie des cieuXj que fera de Cx police.que ne font tous ceux des neuf Euefche.Ie vous iure le bô Vray bis.à qui en vouloit. c'eft 1 ' forger fargcôtinuelkment.efty entrctxnirl'ame.BE M.z deBretaigne.plus de veux. laquelle il y amifecommehofte.En cefteforge > fonttousmembres en office propre : 8c eft: leur hiérarchie telle .r tant vn feul labeur .quepourp. fi ce- ftuymôdeeutPape.miraclifiqueSjà plus de kçës. Et fi preftoit fes dërees.preftans.plus de battes Se plus de châdelks.empf unt5s. FR.Sâg eft de fiege de l'ame.}' vn à l'autre pteûc:l'v^à ce .foiz6nâten Cardinaux & affocié de fô facré college. que fans ctflél'vn de l'amie emprunte. $3 heureux! O gens de ceftuy mode heureux! O beats trois & quatre fois! Il m'tftauisq^ i'y fuis. que.en peu d'ânees vous y verriez ks faims plus druz.refter&enrprunt'er.& la vie.Pou.

& en fait fang.ils voyetles métaux traf-j rnuez dedans leurs fourneaux. Pour icelks trouuer. grand foing Se depcnfe. delailfcnt les excremens. par les venes emulgentcs en ti-. Lors quelle ioye pea fez vous eftre.lcs dents la niafch5r.entre ces officiers^ quand ils onr. Et de ce eft dit le companage en Iâgue Goth.digere.La matière & metaifcon^ uenable pour eftre en fang trafmué.lefquels par vertu çxpulfiue font yuidez hors par exprès conduits:puislaportëtaufoye:illatrâfmuede rechef. y eu ce ruiffeau d'or.prcpaier& cuire.moyénant vn peu de melâcholie aigrette. k portent toute cefte machine : les yeux tout conduifent.qui eft leur feul reftaurant?pius grand n'eft la ioye des Alchi miftes quand après longs trauaux.eft bail lee par nature:Pain & vin»En ces deux font Comprinfes toutes efpecesdesalimens.& chyiifie. ic#rfa«u. fît^que voiis nommez vunc^ .tra- uailkntles mains. cû membre Ce prépare 8c s'efuertuede non» noau à purifier Se affiner ceftuy trefor.l'eftomacli la reçoit. Les. Adonqcha.cheminent les pieds. Les veines mefaraïques en fugeent ce qu'eft bô & idoine.34 LESOfYVRE$ l'autre eft deteur. jCpngnonç . L'appétit en l'orifice de l'eftomach. Lala'gueeg faitl'efTay.que luy eft tranfmis de la râtelle admonnefte d'enfourner viande.

ceft le cceur. &eniîembe.' .qu'ô le ditfpiritue-ljScl'cnUoye à-tous ks mcbres i par fis arteres. La bouteille du fiel en fubitrak la colère fuperflue.s lerefraich.it I En recongnoitïàncc de ce bien. c'eft la veille .tout:& lors font faits deteurs.& la lie.BE'M. j..le-. le cgur luy en départ le meillcur.idifcouftyiuée/refbuk^delibere.lefubtllie. la¬ quelle en temps opportun la vuide hors./ammaux. poufm on ne ccffe auecques fes lobes &fqufflèr.leux quepatapr-e&cjifontfa.. . RABELAIS.mOyënansiefquels xiîe. FR. 3J parles vreteies la découlent en bas.ics ks cfprits i 1 s if s d il.maiht.qiii parauant .par la Veine arteriale.kquef par fes mouuemensdiaboliq's Se fiftahques. En fia taDt eft affiné de'dansle retz rneruei-» j.telkmentque parle vçtricule | 1 dextrek meta perfection.ttfiieiriorjeuVertugoyîcrne> . Se s'en alimente à fa guifc pieds. ia m'cfgare^quarrdi'^ntFe âu-»p rpfo n d^ !|iabyhicdçcemonde. *-- -xx~rj-.ainfip.que vous nouiez melicholie.mieux c- ftreaffiné. & par ks veines knuoye à tous les membres. Chacun mëbre l'attire à foy. imaginej .ie me pcusi.eftoyêt prefteurs.'rioye. Puis "eft tranporté en vne autre officine pour . La râtelle en tire kterreftre.pour l'autre fing des veines efchautfer Se cfuenter» Le.^aciocine& .yeux. Parle r ventricule gauche ilie fait tant fubtil.reft nr^infî . Au bas trouue réceptacle propre .

eaipruntant eft fi bc»n'. Encores n'eftee tout. pourcôferuer Se perpétuer kgétehumain. eft vertu héroïque. il penfe défia prefter àcenx. & multiplier en images à foy femblables.en longs~an-)bages &fl ex uofîtez re¬ çoit forme competëte.& detes de l'vn à î'autre:d'ond eft dit le deuoir de mariage. : . plaifir^akgreffe & volupré. par lefquels descendent es geni toires. tant eni'homme comme enta femme.î& t E S OEVVRES ïtât Croyez. tmi .deuât.cornent rier ne m'aurez pcrfuadé^Sc par voftre beau par i.qui nefomeneores nez:&parpreft. & réceptacles opportuns..& furie parmy ksfens: au preilant loyer eonfigné. Ce fait le tout par prefts. tioir .jC'H-ATï '//'.Pantagruel)& mefeni'. fepcrptuers'il peut.<3c trouue lieux idoi¬ nes. Comment Pantagruel detefie Us Jeteurs >prunteUrs. que chofe diuineeftpreiT«r:de.nature y a préparé vafes. chacun membredu plus précieux de fon nourriffementdeci de.en finyous ferez efbay . A cefte fin.& ronghe vne portion &la renuoye en» bas. acre vexation paimy les membres. P eine par nature eft au refufât interminee. Cemodepreftant. bkzbô'topiqueutî&affectéàvoftrecau» | 4 T fe.Mais ptefcheZ'&patrocinezd'icyàkvPe' teeofte. & '. IEnté's'(rcfpondit.. ce font enfans.que cette alimëtationparachcuec.

^ n'eu ex -iij . que la dit Platon en fes loix quîd il ordonne qu'on ne lailTe chez foy les voilîaspuifereau. Car icelle terre par fa faftâce qui eft graffe. foirte4. ou degout d'eau. F R. Ic ne veux pourtât inférer que iamais ne faille deuoir.& bêché iufqueà trouuer celle efpece de terre qu'on nome Ceramice(c'cft terre à potier jScla ne «ulfent rencontre fource.tel que 1a trouua le philofopheTyaniea dedans Ephefe.que fi fi¬ gurez vn affronteur effronté .& dlfe^çtkatl'humidké. de q. R AB E L A IS. Et fuis d'opi* qu'à cfFroy nion.Riê(dilc le faint cnuoyé) àperfonne nedeues.ia ne mîteréz entrer en dëtes.TS> E M. quelque fois on ne puitîe emprûter. & rninfonges fon ordi¬ nairement enfemble ralliez. encrât de nouueaa en vne vil¬ le iaauertic.L'occa Conféra telle. fi premieremét ils n'auo yêt en leurs jpprcspaftifs fo(Toyé.Car detes . Il n'eft fi riche.qvii quelque fois ne doyue.Il n'eft fi poure. vous trouaerez fon entrée plus feront les citoyens e* & trepidatiô que fi lapefte y entroit en habillemet.que ti'entrsyent les Pcrfes. iamais ne faille prefter. Mais ie vousdy. fors amour. J7 ïer. Se importun.& ma plaifent tresbien.eftimans le fécond vice » être mentir': le premier eftre deaoir. emprunteur.de fes msuts.8cdikction mutuelle.izc.. Vous ra'vfez icy de belles graphides Se diatypofes.

deftimationjil tranfeende tout poix. t ce fera affez lâchement. . quelle contenance auray ie?croy ez que i'auray mauuaife gra.5cfîlesrcmerciemens doyuét eftre mefurez par l'af¬ fection des biens faicteurs.pluttoft que tra uailkr. Ce n'eft là que me deult.mais nô.plus que n'ay enuers vous deferuy.n'a peu par fon labeur fai re gain.Aîff eft ce grande vergoingneroutîoursxptouS lieux d'vn chacû emprûter. ou quâd elle eft foudaineméttôbec en perte inopinée de Ces biens.1 » ' . Se < j .felon mô îugemétjprefter.fempitcrnclkment : car l'amour que de voftre grâce m e portez . eft hors le dei . ie moins de mon plus. ce n'eft là que me cuir.pourtâtlaiffonscepropos.dift Panurgc. ce fera infinie- - ment. & trop plus que nçm'apr .du patfé ie vous deliure. . .mie tantqutpéfcz j en ceftuy article.fera voustemercier.forcecft que le confeiTe. partiët. tout nombre . Vousme faites des } biens beucoup . Lors feulement deuroit on. toute mefurr :il eft infiny.3? Les oe wre s c/ft facrlemëtfairefcours neexhalatiÔ.. . plus que ne requerët mes merites. Se d'orefnauâtne vousatta chez àcrediteurs.eno ltuyartick. fempiternel. & demâge:card'orf enauant eftant quitte.& gaigner. Mais le mefurant au qualibre des biensfaits . contentement deSreeeuans.quandlaper fonne trauaillant.

Et mourray-tout confit en pets. MAis(demâda Panurge) en qllc Loy1 [ eftoit ce côftitué & cftably.en extrême pailiô* de colique venteufe. eftoyent exempt} daller en guerre.fiB M. ER.ie le preuoy. v eu qrt n'y fuis nenoury neaccouftumé. Laiffons (dift Pantagruel) ce proposée vous l'ay ia dit vn fois. l'aimemieux kurdôneir toute ma Caquerolicre. l'en aygrâdpeur'D'auatage déformais ne naiftrapet en tout Salmigondinois qu'i n'ait fonrenuoy vers mon ncz. RABELAIS $£ te pour ks premiers mois.kttant hors dcpioces Miles d'illierSjEuefque de Char tres. ri. leur fera remède prefent. CH^sfP.elks péteront plus qu'ils n'enrendenti Ç'eft pourquoy ic vous prierois volontiers que de detes me laiffiez quelque centurie: commele Roy Loys onzieme. Pourquoy les nouueaux mariez. Si quelque iour pour reftaurât à faire peter les bônesfcmmes.ksmedicamës ordinai resnefatisfontaux medecins.Tousles peteurs du monde petâs difent: Voila pour les quittes.q ceux ce iii j | .Ma vie fîncra bien toft.cnfembk ma Harlt net5niere:rié pourtât ne dcduifant du fort principal.la momie de mon paillard . & errjpeté corps .fut importuné luy en laiffer quelqu'v rt pour fe exercer. Et prenât tant peu que diJrcz. le vous recommâdc mon Epitaphc.

Sientrçtenem5tdemeA . royét exépts d'aller en guerre pour la pre.ccux qui logis neuf baftkoyét. ie fuis trop vieux pour m'en foucierùeacquiefce au foucy des vendengeurs.kur nom& armes rcftaft en leurs enfans.40 L E S OE V VRE S vigne nouuelk planteroyét.fc. à ceux qui voudroyéc multiplier en en fansdes brehaignes. ils iouiftent de leurs amoursà plaifir. Ainfi pour le moïs.SelÔ mon iugemem [tefpondit Pantagruefjc'eftoit à fin que pour la première année.fîl'ançefc conde eftoyêt en guerre occis.àceuy.Ieneba ftis que pierres viues.& ks nouucau mariez.& feilfentprouifîo deheriticrs.Pourquoy[tknuda Panurgejles nouueaux mariez j'Des planteurs de Vigne. qui n'enappete royét:8c les prendroyent pour leurs vertus fiuoir bonnes gracesjfeulement en confolationdomeftiqiie. miereannee?En laloy(refpôditPâtagruel) de Mofes.fefonthomnies. Aufliq leurs 'femmes on congneuftcertainemët eftre ou brehaignesou fécondes (car l'etfay d' vn an leurs fembloit fuffifant.lesfecon des.attédu la maturité de l'eage en laqlle ils faifoyôt nopces)pour mieux après le decez des maris premiers les colloquer en fécondes nopces. vacafTent à production delignage.& les be aux baftiffeurs nouueaux de pierre mortes ne font efcrits en mon liure de vie.

6x flatriz. RABELAIS. .deteftemks fecôdes nopces.qu'en toutes bonnes mai- i . fouskscourcinesde Venus Se Qifainfîfoitno.tous eneruez. iuroit. i me année Jtlsauroyent auroyent ruez s'amie. 41 dift Pa- ^ *' 1 nur^e. Les prefcheurs de Varenes .Ie trouue voftre i! rnaiibn bone Se bien fondee.que H tant taloche leurs i amours de nouueau poffédez. flaige. auec ques le bagaige." bifeoter vne vefue.is voyons encores manu » I maintenant entre autres reliques mens d'aanquicé.(comme c'eft j l'équité Se deuoirJSctant efgoutte leurs va" ' fesfpermaticqucs. Voyrc dift Panurge.touseuirez. VR.qu'auecques les combatâs fccvaillans champions au lieu auquel par Enyo eft meu le hourd. Se fondes coups do partist2t fous Teftâdart de Mars ne frappero/enteoup qui vaille. Caries grads coupj .& deteftant ks nopees fecôdes.. qu'ils en reftoyenttous effîlez.. Si qu'auenat le iour de bataille pluftoft fe niettroyét au plongeon comme canes.fi cefte exéption leurs eftoit otroyed ï pour/taifon que tout le decours d'icelle pri 5 cas que mieux t Ies.! BS M. en n'aymait depuceller cent fil-. Elles font refpôdit Pantagruel.qui en plain termô prefehanc à Pareilï lè.& * *' i fedonnoitaûplus vifte Diable d'enfer.comme folles Se deshonnéites. leur fortes fleures quarcaines.Sc àfrerc Enguainnant auffi.Mais q diriez vous.

quc Patenoftres & oraifons. En pareille for me que le roy Petault après la iournee des Cornabous. mais nous en uoya refrai chir en noz maifôs.ne nous cafta proprement par lât.& de rcchief feauitailkr^ppur mieux au retour côbatre:quoy que fouuent ils n'ayet ne oncle ne tante.fur peine de y nïourirfuffoquez par défaut d'expiratiô. cftq les planteurs de vigne.41 LES'OETVRBS fons après ne fçay quants iours Ion enuoye ces nouueaux mariez veoir Ieu rôde: pour les abfenter de leurs femmes.ie dy moy Se Courcailkt. Il eft enco¬ res cherchant la fîenne. Comment Panurge auoit la pulfe en taureille. & deftftaporterfa magitifiqut braguttlt» . Sont pour ceux la qui les retiennent. Ce que m'induit en cette opinion. Ne vous defplaife.lib.i.La marraine démo grâdpere me difoit.& ce pendant foy repofer. comme docte ment a noté Gakn.n'habitoyét enkurslogis de nouueaufaits. àpeine mangeoyét raifinSjOubeuuoyétvindekur labeur du¬ rât la première annee:& ks batiffetirs pour l'an premicr.quâdi'eftois petit. delà difficulté de rcfpirerje nel'ay demâdé fans caufe bien caufeeme fans raifon bien refonDante. Vn fiffre allans en fenaifons Eft plus fort que deux qui en viennent!.

Et eftoit la pukc noirc.uurage de tau chic. La depence de laquelle rapor tecà fô bureau ne môtoit par quartier gue res plus q le mariage d'vne Tigreffe Hirca nicque.àfïnque derié ne doutez.Iemc veux marier. En tel eftat feprcfènta deuat Pantagtuelrlequel trouua le deguife met effrange.&y at«.& depuis le nourrit en la façon des tiras Se aduocats. i AI S. N'entandantle bon Pantagruel ce myftere. .Ie interroga demandant que pre tendoit cefte nouuelle profopopee. lendemain Panurge fe feit percer CH KSfP. 43 AV tacha vn VII.eftrc en to9 cas bié informé.côme vous pourriez dire 6 o 0000» maluedis.de & du fang de fes fubiectz. petit anneau d'or à o. l'aureille dextre àla ludaïque. RAB S.au caltû duql eftoit vne puke enchaffec.l'ay (te ip6ditPanurgc)lapulce en l'aurcille. £t bonne heure loit.C'eft belle chofe.BB M.dela fueui nes.cUft Pa* . mcfmcment ne voyant plus fa belle & magnifique braguette.printquatre aub/ bureau: s'en acouftra comme d'vne robbelogueàfimplecouture : defiftaporter le haut de fes chauffes :& attacha des lu¬ nettes à fon bon net. Le tant exceffiue depence fe fafchalors qu'il fut quite. ER. en laqud le il fouloit côme en l'acre facree côftituer fon dernier refuge contre tous naufraiges d'auerfîté.

Vraye-' met ien'c voudrois pas tenir vn fer chaud. Chicuti abonde en fon fens : mefraement ea chofes foraines. * |(| ^ fectation 1} 6 * '? * ' * J t ' i Tangcitl'affjctiondeprauee. » . Se af¬ de tiraaaie fus le rude papulai» ie-ne veux pourtant les blafm:r . quoy que plutîeurs l'ayent imputé àpiperie . eft âfpre aux pots. 8c par' l'efprit mande reiglee l'affectiô. &ert cela faire deux iugemens finiftre.44 ''LES QE V Y R B S N $ -\ aagruel. qui eft l'officine de tout bié &tout naahbië.Si quelques perfonna. kfquelles de foy ne font bones ne mauuaifes: pourec qu'elles ne fortent de noz cturs & penfees. refpondit Panurge. qui eft xoulear inufitce en robbes talares entre gés de bien Se de vertas.vous m'ëauez bien refîouy.es.c'cft raô bureau. ie le veux dorenauant'teair . iirapafture .ges d'Ers fies ôefectes pàrticuliaires s'en fat autre foisaccouftréz . ainfi auoir bragues aualades. fi bonne eft .fi hors équité par l'efprit ma -xe .6c latfler prendre fa chemife furlésgenoils fans haut de ch'aufi fes : auec robbe longue de bureau .à propos.excernes. Puis qu'vne fois ie fuis ' quitte» vous ne veiftes onques homme plus iûilplaifant queie feray^Dieune m'aide.nul. La couleur.& indiffercr. Mais ce n'eft la guife des amoureux .SeulementrHe deplaift la nouucauté & mefpris du comua vfage. & de près regar¬ der à mes affaires .

Car coups de poing troteroyét en face. regnentks Toges. 4f yoyeTxymesiyeridïSTA-TiTevoiT^rtoin^ vous diriez proprement que c'eft frère Lear* Kourgeois. Ole grand? mefnaiger queie feray. Dieu gard déniai ks-pelotons. côfiftequcJque oculteproprieréàpeu de gens cogneuê. Pay les efpauks toutes vfees àfor ce'de porter hannois ijCelTent les armes.Ie croy bië que L'année qui vies ieprefcheray encores. vne fois la cipifade». loger ks ff. ïous m'alkhaftes hi.DE M. le nelaylptins qu'ace matin 3 mais défia i'endcfue. antique habillement. qu'en luy. RABELAIS.ie deguene.e> . ceftuy mien bureau nefeiouemon argentier d'aï. chl'arcEiiuiîiphalauffi de Septimius Seue»-' rusJe fuis las de guerre:las des fages & ho¬ quetons.marié.l'é ay prins la forme en la colomne de Traian à Rome.. Au moins pour toute cettehibfequente année fi iefuis. Apres ma mort on» meferabrufkren bufthonorifiquepour er* auoirks cèdres en mémoire & exemplaire du mefnaiger parfait ..Voyez moy deuant Se ekrriere:c'eft la'forme d'vne Toge. des Romains au remps de paix. & labourer en diable bur deffus ma femme fanserainte des coups de bafton.Voyezlvpus» ce bureau? Croyez.erpar la loy MofatqviCi t ?Auxegard du haut de chaufïes^ma grâd. FR. comme'. Corbieu fus. ie grezilk d'eftre marié.

que le gétil falot Galen. qu'il eftoit fait pour la bragUctte. c'eft à dire . Commet la braguette eft première pièce de hamk entregens déguerre.hb. .Et pourcc q ie v"oudroisquelquèefpa ce de tcmps. ie ne porte plus braguette. leurs loix défendue. le k maintiens VOulez refpodit PanutgSycc aê à tort ie k màïti?*. me marier.vn an pour le moins . Et maintiens iufques au feu. veuquebraguettesporter eft chofe en. refpirer de l'art militaire. Car nature euft peu rriertre noz'te'ftel aux genoils ou aux coûftes:mais ordônât les yeux pour decouuriraa loing. les fixa en la tefte comme en vnbaftdn'àu plus haut du corps:ainfi que voyôs les Pha¬ ses & hautes tours fus les hiiures de mer e= ftre crigee's. Car nous difohs q par ef prÔstwi comète foy'ayrrief.dit la tefte'eftre faite bout Ws yeux .Car la braguette eft prrîierx pièce d'harnois pour armer l'homme de guerre. C H isf P .de l'vfage de noz mëbires. maintêfiîr qud la braguette eft pieCe première d* harnoisjmilitaire? C'eft doctrine mont pat adoxe 8cnouuelk.4^ LES OEVVREÎ tante Laurence iadis me difoit.(eïchifiuenierit entendez ) qUe fes Turqs ne font aptemét armez.pour de loing eftre veuel'alanterne.9.Ie le croy en pareille induction. ne par confequent haut de chauffes. ri IL vouSjdift Patagruel.

Cotton. nô plante: com . Ainscrea Ptiomme nud. . à .Febues. a paix non a.efquelks cofifte kelle per t petuité.Taa<>c de a fa.coqs.efpizpappss .BB M.dominatiô pacifique fus toutes bettes.Colocinthes. h munie._ . tandrc.&ksàmunis &couuerspar admirable induftrîe de gouffes .qu'autre partie d'ixelles.&armee.calicuks. . tefts. animant né. ne y defenfiues.'j legerme Se la femence plus eftre couuerte. del'humain genre. efeor! arbres.. l\> humains en'facceifionde. vagines .Efquelks voyons apertemét . '. fans iamais I dépendes efpeces.curieufementarma leurs germes & femences.Albcrgcr. guerre: ^ animant né à iouyfïàncc mirifique de.i Si . perpétuer Se durer (entoure fûcceffipnde temps.t . belles & rcNoix. Se Zoophytes vne fois par elle créez . herbes . s 1 s! D I ces. fans armes ne pffenfiues.fragik. encores que les indiui.en eftat d'innocence & premier aaged'orxomme animant.Fafeols. FR* R AB ELA I S 47 Voyez commet nature voulant les plantes arbriffeaux . L'cxë pleyeftmanifetteen Poix.Bleds d Pauot CitfonSjChaftaignes: toutes plantes generalemcnt.echinespoignis: p qui leurs font comme i fortes braguettes naturelles. A ue fiiant la multiplication de malice entre les j» '. ineanimant(di-ie)nc.tous fruits Se plantes vegetables . duspcriffent. Ainfi ne pourueut natureàla perpétuité j. noyaux.» '.

Efpines. quand eut faitnela priaplus. plus ne luy obéir. & quelle partie de fcn corps il commëca pre¬ mier armer. en tât qu e rcfifter pourroy ét. Chardons.mais luy nuire felô leur faculté Se puifiance.cev'ikur>edetir)ver-i tu.|8ch du tout commodes en dureré: incifure.polilTure.grâdeur. Ainfi neusktefmoigne le capitaine & philofophe Hebiieu Wofcs. fri-j 3 zure'.dift Panur- ge. & telle au . Ce feut (par la vertu Dieu)la touille & le bon méfier Priapus.Cëfiderez.comment naturel'infpira foy armer.48 LES OE V V RE S.. Parla diue Oyegue net (s'efcria Pantagruel) depuis'ks derniè¬ res pluyes tu esdeucnu grâd lifielofre voi xe dy-ie Philofophe. eutneceflité foy aimer de nouueau. l affermât qu'il s'arma d'vne braue & galante j bràguerre^faite par mour belle inuctiondejl feuilles defiguier:kfquelksfêntnaïfue?. prefque tous animaux par fatale difpofitiofr fe emanciperent de luy. & faculté pour couurif & armer couilles- .tre manière de rébellion contre l'hôine en¬ tre ks vegetabks:d'avure par. a" : auflipouoant foy cemmodenientpafffrda feruice de plufieurs animaux . ' règne de Tupiter la terre commença produne Orties. L'home adôq voulant fa première iouifiance maintenir à fa première domination' continuer non .& enfemble tacitemestconfpirerét plus ne le feruir.

ueraentcoclu.Car la confifte côme en vn facre rcpofîtoire le germe conferuatif de l'humain lijnagcEt croyerois pour moirisde cet fracs que ce font les propres piefres.ce sprksxouilks:deparcez tous les diables d'efer. 4? moy tes horrifiqucs couilles de Lorraine.C'eft ce qui meut le vaillafI uftinia lib. quand or* enuoira le frâctaupin en guerre.lequel vn premier iour deMay 'pour plus gorgias eftre .1 p |i lt tj j. _ . Exceptez RABELAIS. ie trouuay à Nanl cy decrotant fes couilles extendues fus vne j' table comme vne cappeà i'Èfpaignole. -C'eft ce que meut le galant Cl. Sauue Te! . . Il faut dire.moycnnans lefquellesDeucalion & Pirrha reftituerent le genre humain aboli par le déluge Poetique. q mieux (c'eft à dire moindre mal ) feroit.que point n'auoir degçnitoiïes. lefquelks à bride auallee dépen¬ chauffe s. uotlepotâu vinx'eft le cruon.re.abhorrent le ma noir desbraguettes hautaines : Se font hors dent au fond des toute méthode: tefmoing Viardiere le no-. bleValêtin. ï defpcrmatc. [ . SauueTeuotkpotàulaict. (. Gakn.qui Ine voudra improprement parler. j ' .periroit toute humaine nature. point de cfur n'auok. ^ "hijideCagôùstolkndiSjàmettrefummura _J d .àbra.lib.La tefte pcrduejnepcriftquelapcrfonneîks couilles perdues. 1 s 5 | .SEM. Donques ne faudra dorénavant dire.FR.

? Defîftezdonques. D'icelle fôt[efciits cesven au tiers liure du Chiabrena des pucelles. Comment V anurgefe confeille à Pantih * gruelpàur feauotr s'ilfè doit murier.(car du tien antique & à demy rouille plus bien feruir nefepou uoit à caufe que depuis certaines années la peau de fon ventre s'eftoit beaucoup efloin gnee des ron gnons) fa femme confideraerj elprit cotêpiatif. &furd'auis . A ntagruel rien ne repliquant/sûda"* . lequel eftoit en fon' cabinetinutile. IX. Celle qui veid fon mary tout armé. Pour cette & autres caufes le feigneur de Me ru cille effayatquelq iour vnharnoisneuf.yctt qu'il ne l'armoit q démailles . Amy. Le bon morceau. k munift tresbien Scgabionnaft dW gros armetde iouftes .vousefbahirdecenou« Beau mien accouftrement. qu'il. Fors la braguette aller à Pefcarmouche. Quoy tel confeil doit il eftre blafmél le dy que non: Car fa peur la plus grande De perdre eft oir.pour fut¬ ure fon Roy en guerre. Luy dift.f* LESeiVVRïJ bonu in braguibus & braguetis. dont elle eitoir friande.qui eft le plus aymé. que peu de foing auoit du pacquet & baftÔ cômu de Ieurmariage. de peur qu'on vous touche. Armez cela. PCHAP.k voyantanimé.

comme vous fçauez qu'il en eft grande année. feuft tel que ic» fuis demeurer. Mais fi(ditt Panurge)ma femme me faifoit coqu.Point doaques ne vous mariez . Voire mais(dift Panurge)ie ne la voudroir auez iette exécuter fans voftre côfeil Se bonauis.fî de malencontrc n'c ftoyent tpus les trous fermez clous & bouclezfie vous fupply par l'amour.refpôdit Patagruel. refpondit Pantagruel. & prinsen ferme délibération.' D I M.l'en fuis(rcfponditPantagruel)d'auis&vousle confeilk.qui eft me marier. plus parler n'c faut. R A B E L A I $. & dift auec vn profond foufpir. que fi long temps m'auez porré.refte feulement la mettre à exécution.fayme bien les coqtts. ce feroit affezpour me faire trefpaffer hors lesgoasdepatience. Mais (dift Panurge) fi vous congnoitliez. Veh folk L'homme feul n'a iamais tel foulas qu'on veoid entre gés mariez Mariez vous donq de parDieu.R. dd ij . Seigneur vous auez ma délibération entë-^ duc. fi Panurge. Voire mais(dift Panur-..& ains fauez décrète .quemon meilleur.fans entreptedre cas denou uelleté i'aymerois mieux ne me marier -point.ditez m'en voftre auis. gc) voudriez vous qu'ainfi feulct ie demeuraffe toute ma vie fans compaignie coniugale? Vous fçauez qu'il eft efeript. J Puis(rcfpondit Pantagruel) qu'vnc fois en le dez.

Mariez vous donq de par Dieu.Ho ho(dift Panurge) de par le petit diable.Ditcz vous.<(% L E S OE V V R E S & me femblentgens de bien . que ces tât femmes de bien ©nt communément mauuaife tefte.fî ie n'enrageois tout vif. dift Panurge.qu'ainfi changer de iour en iour auée continuel dangier de quelque coup de bafton.il entëd en ce monde.& elle me batift 3 ie ferois plus que tiercelet de Iob. C'eft vn poinctq trop me poîcl. Car Ion ma dit. fois 'certain que autruy -tefera. refpondit Panta« ffrucl . refponditPantagtuel. demanda Panurge. Point donques ne vous mariez:(refpondit Pantagruel)CarlafentécedeSenec qui eft véritable hors toute cxception.Et n'en deplaife à leurs maris . Dieu le vouîoit.& auint que i'efpofaffe quelque femme de bien.ou de la verolle pour lepire? Car femme de bien onques nemefut jrien.Ie . autrement viure ne fçauroys(n eft ce le mi¬ eux que ie me affocie quelque honefte & preude femme. aufG ©a? elles bon vinaigre erileur mefnaige. Voire mais puis que de fem¬ me ne me peux palfer en plus qu'vn aueu¬ gle de bafton (Car il faut q le virolet trote. Se les hanté volpnticts : mais pour mourir ie ne le vou drois eftre. cela fans exception ? Sans exception il lé dit. ou en l'autre.Gequ'aautruy tu auras fait . Mais fî .

& eontentferois n'y entrer point. Point donques ne vous mariez. i i l . quitte. légats. dift Panurge . eftant malade & impotët au deuoir demaiiage. qu'on dit eftre amour coniugal.l'enày veu claire experiece en papes.4Car eftant bié fort endeté.8c luy batteroistât Se très tant ea petite oyc. iambcs .& non marié.foye. ie n'ay perfonne qui rât de moy fe fouciaft.ce font bras.De ces tabus ie me paffe rois bien pour cette année.traité ne ferois qu'au rebonrs .k malade eft en grand eftrif. Or la iamais ne m'auriez. tefte. PRrRABELAIS.& moines.DE M. mes créditeurs neferoyët qtrop foingneux de ma paternité. eftant en eftat tel que ie fuis. Mais quitte. prieurs. à autruy s'abandonnoit. que le grâd Diole en attendroit l'ame damnée à la porte.Notez que ie dy quitte en la mal'heure. i'entëds mère familes.8c en mariage kgitime. abbez.preftres. J$ Faurois encores pire.Mariez vous dôq de par Dieu.& non marié. Lefaige dit:La ou n'eft femme.Etfiparcastôbois en mala die.refpondit Pantagruel . euefques.refpondit Pantagruel .& râtelle: tant luy dcchioueterois feshabillemens à baltes rompus .Voire mais. & amour tel me portaft .& non feulemêt ne me feeouiuft au befeing^mais aufli fc aico o d: h) . Mais fi.ma femme impatiëtede malâgueur.poulmon. cardinaux . dift Panurge.

(i'éferay debeaux vn de ces matins. Mariez vous donqde par Dieu. Voire mais. rc- fpondif Pantagruel.n'ëdoutez. comme ic vois iournellcment voftre tant bening Se débonnaire pete faire auec yous. & du fort Homériques &> rirgiliants.& redi¬ tes câtradi&oires. Point dôques ne vous mariez.efquelsie puis Iaiffér mes heritaiges Se acqueft. marie non eftarit. efquelsi euiTc efpoir mon nom Se armes per. en lieu de me confoler . auis m'eft que de mon mal riez. fous cotte» ctiô.refpondit Pantagruel.eftant par accident fâché . VOftrccSfeil.ie n aurois ia¬ mais autrement fils ne filles légitimes. & ( que pis eft ) mt derobaft . comme i'ay veu fouuent auenir: ce feroit pour m'acheuer de paindre. petuer. Car quitte eftant .'J4 LES OEVVRES quart de ma calamité . quand d'ailleurs feroismeshai gné . x.Lcs vncs deftruiffeadet . Chap.dift Panurge.& d'abôdant feray grâd retireur de rames)anec lefquels ic me puiffe efbaudir.8c coutir les champs en pourpoint .sëble à la châfon du Ricochet:Cc se font que'Iarcafmes . moquerks.dift Panurge. Comment Pantagruel remonftre à Vanurge iifji* file chofe eftre le confeil de mariage.& font tous gens de bien en leur fertail & priué .

Aufsi. Nous voyons bon nombre de gës tant heureux à cefte rencontre. Autre affeurâce ne vous en fau rois-iedôncr. ne le fbntdauâtage.Or voyez cy que vous ferez. d d iiij .ïc né fçay es quelles me tenir. refpondit Pantagruel. qu'en leur mariage.' T R. Autres y font tant malheu reux.ksyeuxbandez. 11 s'y conuiét mct- treàfauenturé. Nettes vous affeuré de voftre voulokîLe poinct princi¬ pal y gifl : tout refté xft fortuit Se dépen¬ dant des fatales difpofîtions du Ciel.& par trois fois auecques règle les ouurâSjCxplorërôs parles vers du nôbrcétré noUscÔuënUjie fort futur de vo lire mariage. en voz propofition» tant y a de Si & de Mais. H/*ar< MV irçtla.pUis qu'yne fois l'on s'y veut mettre. Car côme par fors Homeriqs fouuent on arëncôtré la deftincettefmoing: Socrates.DE &.que les diables qui tentent les Hermites par ks dcferts de Thebaide & Monflerrat. Se Ce recommandant à Dieu au dcmourat. femble reluire quelque îdee Se reprefènration des ioyes de paradis.Iliad. Hl B K IA I s7 ff autrtfs.bailfantla tefte. kql oyat en pnfprï reciter ce mè¬ tre d'Homère dit d'Achilks. rà cpVw epi'^aiAov îkoImhv» Icparuiendray fans faire long feiour.que ie n'y fauroi* lien fonder ne rien refoudie. fi bon vous femble Apportez moy les eu-» ures de Virgile .V.baifant la terre.

mais Ta vigueur eft refoluè'." ! Ieunes & forts te laffent certes. rencontra ce vers dit de Patroclus.i6. G'eft Apollo.TefmoingBrutus.au tiers iour. ?«.grande > . en laquelle il fut occis . 8c l'affeuraà Aefchines:comme efcriuent Plato in Critone.Iliad.&DipgenesLacrtius.& vieilleffc Dure Se m okfte accourt & trop teprellè.& ayant obtenu l'Empire feulement vn an & deux mois.fuc par Heliogabalus ieune & puilTant depoflç Se occis.Cieeron primo dedi JE S LE OE uinatione.& du fils de Latone. '. yoéki7tàv Si o\ ynpou faut] O homme vieux. Iliad. dé A\Ao\/Ui/uo'ïçi' o\criTi($ù\ Ai/ISs W]«vfcV u'io's» Par mal engroin de la Parce felone le fuz occis. 8. uoir s'il feroit Empereur deRome.ES En Phthie belle & fertile.Tefinoing Opilius Macrinus.! t prcueid qu'il roourrok le tiers fubfequenî iour.kquelvoulat explorer le fort de la bataille Pharfalique.les foudars déformais. De fait il eftoit ia vieux. . £« siyipov3vi yaaAod &y\a viofrupxo-ijuctyylMi i Jt fait) hÎKtlou .yVB..quifutpourmotduguetle iour d'icelle bataille. auqviel couuoitantfa». Aufsi parfois Virgi» lianes ont efté congneucs anciennement & -preueiies chofes infignes Se cas de.auinij en fort cefte fentence.

<5. Lors que t'aura régnant manifçfté En Romc. En Claude fécond empereur de R orne bien loué : auquel auintpar foxg cevers efcrit. . & rencontra ces vers. En Adrian Empereur Romain . IR. À icela J . RABELAIS.Romain.DE M. . print auis par fors Virgilianes. incanaque mentd Régis Romani. Ierccongnois l'antique Roy Romain.illuftf ument. Puis fut après certaines. A cneid. années reakmët te de fait créé Empereur de Rome. QMprocul ille autem ramis inftgnis oliu* Sacraferensl nofco ermes.Aeneid. lequel eftant en doute & peine de fçauoir quelle opinion de luy auoit Traian . Porte rameaux d'oliue. . Puis fut adopté de Traian.Aeneid. Turegereimpem populos Romane mémento.& veu tel le troifîeme efté. A fon gris poil & facre accroufhement.cômeauint à Alexandre S eue» rc." Romain enfant quâd viendras à l'Empire» Regizle monde en forte qu'il n'empire. {7 importance : voire iufques à obtenir l'Empire. De fait il ae régna que deux ans. Se quelle affection il luy portoit.tf. Ttrtia dum Latio regnantem yiderit aïîas^ . Qui eft ceftuy qui la loing en fa main.& luy fuccedâ àl'Empire. . qui rencontra en celte manière de fort ce vers efcrit.

^1 LIS OKTVRBS " snefmcs s'enquerarit de fon frère Qùintel. L'eftat Romain fera entretenant. Aeneid.i. A Claude Al bin foucieux d'entendre fa bonne auentute auint ce qu'eft efcrit. » . I Oîiendent terris hune tantumfata. Laiffe ibuda-ià ces nations. Aeneid.auint ce vers en fort.j. iequel il vouloit prëdre au gouuernement del'Empire.Pierre Amy. auquel fe guementantdcfapo* lterité.nec temporapono. Ce rnefmes fort efcheut à l'empereur Gordia le ieune.fauoir s'il efchapperoit del'embufchc des Farfadets. Des Cartagiens victoires aura belles: Et des Gaulois.s'ils fc monftrent rebelle». Barbares- pour.auintccvers. Hic rem Romanam magne turbantttumulm SéTieteques^&c.fuge litius auirum. En M. .Claude empereur predecefTeurde Aurelian. Laquelle xhofe aduint. Aeneid.' i. Hû ego neemetas rerum.Car il fut oc* cis dix & fept iours après qu'il cutle manié ment de l'Empire. Longue durée à ceux cyie prétends. & rencotra ce vers.«.Acncid. iîn D. 6. Les Dcftins feulement le monftrerontes terres. Ce cheualier grand tumulte auenant. Aufsixut il fucçeffcurs en longues-genea logks. Et à leurs biens ne mets borne ne temps.quadil explora jHeufuge-crudeks ttrras.

£c maudit liure du paffetëps des téps I dezfutlôg a. /"^ E feroit.inuété par le calôniateur enncmy en ! AchayepresBoure: 8e deuat la ftarue d'Hcr i cules Bouraïque y faifoit iadis. refpon B ^ ditPantagruel. Puisefchappa de leurs mains fain Se fauue.efîre illicite. illicite & grademêtfcâdaleux. bruflé auecques les moules Se \ portraicts. XI.dift Panurge. fupprimé i &aboly. Ce que * 4 es dcz ie vous ay dit..R. Iamais ne vous y fiez.à fin que n'y foyez abufé. dcfquels trop prolix feroit narrer les auëtures auenues félon la fente ce duverspartelfortrencôtré. deprefent ï enplutîcurs lieux fait maïtcsfimpks âmes il errer. i . pluftoft fait & \_j expédié à trois beaux dez.Nô. ! poneàrorackdeGeriô. Comment Pantagruel remmïire le fort des dez.Ccforteftabufif.&enfeslacs tôbcr. R A BELAI S» *f foudain ces riuages auares.Cefonthameffons par lefquels le calomniateur tire ks fîmples. C H. Et ne me II j j I alléguez au contraire le les que fortuné iect des ta* feit Tibère dedans la fontaine d'A-.' Mille autres . Se du tout exterminé. B.ie dy femblablement i des taies.Vousfauez cornée Gargatua mon pere par tous fes royaumes i h défendu.côme pelle trefdâgereufc.Iene veux tou çesfois inférer q ce for vniuerfekment foit kfallible. LaiiTe 1 ! ' ) | * 1 E M. C'eft fort de pareil abus.

Coccaiuslib. en ca^ que autâtde fois iene belute ma femme futu¬ re la première nuic5t de mesnopees. -.commeexpofeMerl.iix. C'ettkverdduDia ble. & tombèrent espoincts decinq. qui pour moy fait fepti«elle au bas ventre.& croy que noz rencôtres ferôt heureufes.Cefont. feize. Auez vous icy dez en bourfeîPlcinegibef» fie.refpondit Pantagruel.diltPanurge .Ie me dôneàtrauers tous les diableSjÇÔmevn coup deboul lcàtrauersvn ieu de quilks. le n'en fais doute.cinq. Au nombre despoincts auenansnouspien drons ks vers du fueilkt qu'aurez ouucit. Prenons les1 vers feziemes du fueiïlet.iabefoing faire fi horrifîque deuotion.Le nôbre meplaift. La première fois fera vne faute Se vaudra quin en n'eftoit ze : au defiucher vous l'amenderez : parce moyen ferôt feze.ren tedez ? Onques ne fut fairfolcecifmeparle Taillât champion.Pour toutesfois vousfatisfaire.fecu do de patria Diabolorvi.tf© âmes à LES OE VVRES » perdition éternelle.bien(tÙ8 d'auis que iettez trois dez fur cefte table.iefpôdit Panurge.ou comme \n coup'de canô à trauers vn bataillon de gens de pied : guare diables q voudra. Les dez furent tirez Se iettez.re.Etainfi. s'il me rencôtroit fans dez.diftPanurge. M'auez vous trouue en .Le Diable mepren droit fans verd .

¤l la confrajrie des fautiers?lamais. XII. Dea nec dignata cubili eft.des muguets^ . Ouurez feulement auec l'ongle. Auât les ouurir. Digne ne fut eftre en table de Dieu.e dift à PâtagruehLe cceur me bat dedans ecorpscommevnc mitaine.ne les autres. Seriez vous point d'aUis auâtj. R A B B L A I S. eft Minerue vier¬ ge trefredoutee /Deeffe puiffante .Ielefaisen pcre &en beat père fans faute.La Deeffeque n'aurez fauorable.D E M. Ces parolks acheuees furet apportez les ceuures de Virgile. A Donques ouurât Panurge le liure. Et n'eut au lict de la DeefTe lieu. CHx^TP.enneinic des coqus.iamais.I'en demande aux ioueurs. ren contra au ranc fezieme ce vers. PanurÎ. Ceftuy f^dift Pantagruel) n'eft à voftre auantage. Nec Deus hune mefa. fou*' dtoyante. Il dénote que voftre femme fera ribaudé. A fa fréquence Se eleuation vous diriez qu'on me pelaude en tentatiue de Sorbone. Touchez vn peu mon pouls en cefte artère du bras gau¬ che.avi grâdfkiiamais. F ft. Comment Patagruel explore parfors r*rgdiants }quel fera le mariage de Panurge.pcedcr outre.vous coqu par confequét. refpondit Fantagruel. qu'inuoquiôs Hercules Se ksDeefiesTeniteSjkfquelks on dit prefïder en la chambre des Sors? Ncl'vn.

A autres dieux Olympiques n'eft licite foudroyer. A donques tint Iupiter chapitre general. fut décrété. Et pource qu'ils auoyêt plutîeurs fois veu ks batailles perdues par l'empefchement des femmes qui eftoyent parmy les armées.& à autruy foy abâdonnâtes.& ia efbranlé le mot 6% des adultères: Olympepoureftiemisaudeflus des deux.non tenâtes la foy promife à leurs ma ris.LES OEVVRES ennemie des femmes Iubriques. & à Iupiter fon père capital . que pour l'heure ori chafferott des cicux en Egypte & vers les . Pour-. Plus vous diray.Xa fut conclu de tous les Dieux.Et m terezpar la doctrine desanciësEthrufque» que les Manubies (ainfi appelloyent ils les iets des foudres Vukaniques) compétent à elle feukmët:cxempk de ce fut donné en la côflagrarion des nauires d'Aiax Oikus. furent tons effrayez.& le prendrez comme ex¬ trait de haute mithologie.Le dieu eft Iupiter tonnât Se foudroyât des cieux. M ais quâd ils veirent par le labeur des Geans le mont Pelion pô¬ le deffus le mont O ffe.& difoyët qu'il n'y en auoit pas pour leurs pages.qu'ils fe mettroyent vertueufement en deféfe. tant ne font ils tant redoutez des humains.QuandlesGean» entreprindrent guerre contre les Dieux: les Dieux au commëcement fe moquèrent de tels eancmis.

ï R.comme Deeffedes ktresSc de guerre. comme . 6$ cofîns du Nil. Par aucnture ma femme fera aufsi belle Se auenante côme fa Venus :mais non ribaude côme elle : ne moy coqu côme luy» Le vilain ïambe torte fe feit déclarer coqvt par arreft & en veutc figure de tous les i Dieux. Ce fort i dénote que ma femme fera preude . nefauxmpnnoycur. Ventre guoy^ dift Panurge. le ne fuis ne boiteux. qui f .& en terre. duquel parle k poète ? Non. Ratc- penadeSjMuferaigncs. fi Agathocles Babylonien * aemct:8c plus bouquin que n'eft vn Bouq: i » .en la mer.neforgeron. Seule Mineruc fut de retenue pour foudroyer auecquesIupiter..non mie armee. t1 . DeefTe redoutée au ciel.ne j eceruekc & çxtraietc de ceruelle .ie dy Bordelier.ferois-ie bien Vulcan.comrneil eftoit. pudi\ quc& loyalk.il à efté le plus fort rufnen. Fouines.& plus infâme Cor. en l'air. Pourcc entëdez au rebours.onques fut : paillard toufiours comme vn I Vcrrat:aufsi fut il nourry par vne Truye en Kljjl'ifledc Candie . Se autres Metamorphofcs.quâd enfemble ferions à table. s &ia ne faalferafon pain en ma foupe. Falas. & ne me fera corriual ce beau lupin. Confiderez Ces ge ftes & beaux faits.rebouffe.toute cefte vetfailk des DeeC fes deguifees en Belettes . B A8 E LA I S. decÔfcil Se exccutiôc Deeffe née armée .B l M.

» > « . Mai s ie fçay corn.j cureiques. vh Efope phlegmatiq. vn modouuré Coritus de la Tofcane.belier cornu.Ie vous luy coupperayleî couillôs tout rafibus du cul.en Or. Vn refueur Agenor.comme feift eftant amoureux delapucelle Phtliie. en Set pent.cn Satyre. ou rriagiftronoftralemétenfcco des intëtions. Il nes'éfaudr» vnpekt.en Atomes Epi. vn Athlas à la grade efchine. qu'il fut alaitc d'vne «heure Amalthee. OEVVRES Aufsi difent les autres . Vertusd'Acheroilbelina pour vn iour la tierce partie du monde bettes Se gcns.cn CoqUjCÔme feit quand il depucellalunofj feeur: en Aigle.en Belicr.4\ EES.\ ment garder fe faut de ce cprnart. voire certes en Pulk. vn Lycaô patepelue.en Pigeô. Pour ceftuy belinaige les Ammoaiens fe faifoycnt portraire en figure debc* ' lier belinât. Il pourroit cent 8e cent fois fe transformer <en Cigne. laquelle demouroit en Egiè:en Feu.Ie le vous crupperay au crue.fkuues & montaigncs:cefw Europe. Par cefte raifonhefera il iamais =fape. en Taureau. Croyez qu'il n'aura trouue vn fot Amphitrion. & Lactance confirme : Ce que RheafeitàAthis. Et fauez que luy feray ? Cor bieu ce quefeit Saturne au Ciel fon père. rn niais Argus auecques fes cent bezicles: vn court Acrifius . vn lâternier Lie9 de Tebcs. Scnccque la de moy prédit.

Mebraquatit . Les osluyrompt.Vo9 ferez coqu.Vous cftes.cartèfticulos nô habet.k Diable me mange. le fuis Ieari?dift Panurge. Panurge) C'eft de moy qu'il prognoftique Se dit . | Il denote(dilt Patagruel) qu'elle Yous.& ks membres luy cafîè: Dont de la peur le fang au corps luy glaffc. que ie la battray eri Tigre fi elle nie fâche Martin bafton en fera i'office. Ecemineo pr&ds & fpoliorum ardebat amorè. ee . ce vers denote.que k Iean en vaut deux : Se Hercules feul n'ofa Contre deux combatre. Brufloit d'ardeur en féminin vfaige De butiner. mâgeroye toute viue:côme la tienne man¬ gea Cambles roy des Lydiens.battrados & ventre.fi ie ne la. Et ie vous ces ïldenore. An tiers coup rëcôtra ce vers. I e péfoisau ieu du l'ourche& tricquetrac.Tout beatrfillol (dift Patagruel) tout beau. felô trois fors. E R. O uurëz pour la féconde fois. qu'elle vous voy bië en poinct.refpôdit Panurge.Et fau¬ te de baft©n.qu'elk m'aimera = -.vous ferez derobé.AU febours.BE M.dift Pantagruel. & robberkbagaige. dérobera. Au rebours (rcfpondit.gelidufqae coit formidine fanguls . diftPantagrueljbiencouraigeux. Hercules ne vous côbatroit en cefte fureur:mais_ c'eft ce que Ion dit. : 6f 'Papc. R ABE L AI S. Lors rencontra ce vers.vous ferez ba tu. . Rien^ienjrefpô dit Patagruel.

Ait pr^tor. Onques n'en mëtitlc Saty rique .C. . vk.: come attellent noz antiques Iurifconfultes & le dit Balde.Quelk^dema . C'eft pourquoy ieprens ces trois forsà 1110 grand auentaige.pre nôsautrcvoyedediuinatiô. vit. tf. . 66 LES OIV VRES d'amour parfait. > < t j > appeller.L.diftPâtagruel. XIII.iarnais onnepeut .de minor. Se aiguillons d'amour.' nouueaux refraichiffemens. quand il difhquc femme bruflatde amour fupreme.ces riottes qui par cer¬ tain temps fourdent entre les amans.Commenous voyôs par exemple les couttelleurs leurs coz quelquefois mar. j OR l'expotîtion puis que ne côuenôs enfemble en des fors Vkgilianes.îupcrieur.on puiffe.auql d'elle Se de fes fors.. ? me aiguilktte. ftreen fon entier reftitué.pour lafaire chercher.§. J CH^îP. Sauezquoy Vn gad. Comment Pantagruel confedle Panurge prtmt Iheur ou malheur de fon mariage parfongis. Etnepcut en ce cas le mineur e- ( . Pareillement ces petites noifettes.de leg.prent quelquefois plaitîr à dérober fon amy. font. .La raifon eft: pource que fortune ne recognoift point de .pour mieux aiguifer les ferremens. Peu . Appelkr.f teler.cômeapcrtemét il dit in L. _ dechofe.rien d'importance. desiugemens décidez par Sort & Fortune. Autrement i'en appelle.

c'eftparfonecs. . F R.Plutarche.& que la cô - coctiôeftde tous endroits paracheuee. Se en contemplation de cette infinie.Plotin. bien repeus.qui eft \e ciel. &authétique.& intcllcctuale fphere. la n'eft befoingpius aulôg vous le prouucr.Syncfius. *7. 1 i i | i PIaton. rien ne déchet tous temps font prefensi note nô feulemêt' s___ e e i j . le cëire 'de laquelle cil en chacun lieu de l'vniucrs.Bonnc.Q^Calaber Theocritc. quand vous voyez lors que les enfans bien nettiz.l'ame fouuent preuoit les chofes futures . (refpôdit Patagruel) antique.Iambliquc. tko\ iw7rv/wv.Pline. . rien ne pafic.Atheneus.& autres. En cefte façon no¬ ftre amé lors que le corps dôrt.Artcmi^ dorusDaldianuSjHcrophilipus.Vous l'cntëdrez par exéplc vulgaire. Car en fongeant auecques codifions Jetquelki deferiuent Hippocrates lib. Galen. RABELAIS.&. De reçoit participation infigne defa prime origine.. da Panurge). la & duirte .Xenophô.rkn plus n'y eftant necefTaire iufques aureucil. comme pour icelle heure licenciées à faire ce que voudrôttcar leur preséce au tour du bers fembkrok inutile..errinede Hermès Trifmcgiftus) à laquelle rien n'auient.Arifto-. teles.dorment profondement les nôurtices s'en aller esbatre en liberté. lacircôfcreace poinct(c'eft Dieu fêlô la do .aleiclcz.SIM. s'esbat & reueoit fa partie.

tant pure. mais auuiksfutures:& ksraportentàforv corps.tat viue Se ardete comme l'auoit receue. côme les auoit Yeues. ou pour l'heur &malheur d'autruv.Les facrees letre le tefmoignent.que d'autruy pareillement. Les Atlantiques Sii ceux qui ha'birent en l'itle de Thafos l'y rie1 des CycJades.rien auflirre nous eftre celé : feulement nous eftre don¬ née figni fication Scindice des chofes auenir ou pour l'heur & malheur qoftre.ne nousla communique telle.indu .ainfî font appeliez des Grecs. & par ks fens & organes d'iccluy les expofent aux amis. aupaïs defquels iamais perfonne ne' fongea.faige.& de noftre tëps le docte yillano:| ( .font priuez de cette comme-' dite.eft dite variefnatrice & prophète.qui foitdextre. rational.6$ LES QE VV RE S' les chofes paffees en m ou uêni es inférieurs. tat lucide. Vray eft qu'elle ne les raporte en telle fyncerité.ks hiftoires prophanes l'af feurët:nou$ expofaut mille cas auenusfelô les fongestanc de laperfonne fongeâte.expert. cVabfolu Oniro» crises. & Oniropole. . ftrkux.ThraJ Jtymedes.Peurtât relie à ces vaticinatiôs fom niaks interprere. Aufli feurét Ckô de Daulie. C'eft pourquoy Heraclitus difoit rie par fongene nouseltre expofé.obftat Pimperfectiô Se fragilité de fens corporels: ' comme la Lune receuant duSoleil falumie re.

Car comme iadis le grand vaticinateur Pro.en eau.paifible.en tigre .ie ne dois rië q vaille.& autant fonge creux que pour lors eftoit mon ventre.lelquels onques ncTôngëT Demain donques fus l'heure que la ioyeute Aurore aux doigts rofats dechaffera ks té¬ nèbres nocturnes . Se via neboife trois jours deuant.la nuict nefay q raua(Ter.FR. Amphiaraus vaticinateur antique vou¬ loit ceux qui par fonges receuoyêt fes oraxles.PB M. non occupée ne diftraire par paftiôs Se afïèctiôs foraines.Cependant dépouillez vous " de toute afFeitloa humaine:d'amour.& autres mafques eftranges .dxfpoir.& de crainte.& art de vaticiner . Nous n'vlerôs Se attendu voftre bon en poinct e e iij . Car fi bien Sdargemëc ie ne fouppe. adonnez vous à fonger pacfondement.eus eftat deguifé Se trlsformé en feu.fî ne peut l'home reçcuoir diuinité. en dra con. habitude.rien tout celuy ioar ne manger. finon lors que la partie qui en luy plus ëftdiUine (c'eft Noùç & Mens) foit coyeitranquille.qu'il fuft reftituéen fa propre 8cnaïfue forméuu. nepredifoit lés chofes auenirrpour ks prédire force eftoit. dift PanurgcFaudrail peu ou beaucoup foupper à ce fbk'Iene le demande fans caufe. RABELAIS $9 _ âânusFrâçois. Point foupper (refpondit Pantagruel) feroit le meilleur. Iek veux.d'hai ne.

côme eftoyêt leurs corps lors qu'ils compofoyét:& diffi¬ - cile chofeeftre. &rigoureufe dicte.bonsj4 ferains refterks efprits.& de mauuaife faliue. difficilement conceuoir notice des chofes fpiritueksme fuis toutefois en l'opiniô de ceux qui après lôgs & obftincz ieufnes cui dcntplus auant entrer en côtemplatiô des chofes cekftes. fiiei croy ie ï home replet de viandes Se crapule.qui en folitùdepé! fant eftre. braitfentlesafnes.fifknt les ferpes.difcourir.naiftre.lamc tentles tourterelles: c'eft à dire plus eftoit troublé. barrient les ekphâs.pourà . kiuncs.haniitent les che¬ uaux. ouNioit:car lafaimeftoitaucorps'. que s'il fuft à la foire de Fontenay.qui gift fous les ventricules du cerueau.Souueniraffez vous peutcô ment Gargantua mon pereftequel parhon ncuricnommejnousafouuétdit leseferis de ces hermites ieufneurs autât eftre fades. eftat k corps en inanition: veu que les Philofophesôc Médecins afferment ksefpris animaux fourdre.8ccôpofer. Nousbaillans excpk d'vn Philofophe.ce pédant iou refais au tour deluyabayëtkschiés.7© LES OEVTR S S de tant extrême.rugiët ks lyons.vllent ks loups.fonnétks cigalks.& practiquer par le fang arterial purifié 5ç affiné à perfectiô dedans le retz admirabk.& hors de tourbe pour mieux cô menter.

DE M.

F

R. RABE

LAIS.

"I

Jaqlkremedier,abbayc l'eftomach,la veue cfblouiftjks vcnes fugcët de la propre fubftâce des membres carniformes:& retirent en bas ceftuy efprit vagabond, negligét du traitemét de fon nourrifon Se hotte naturel ;qui eft le corps:céine fi l'oifeau fus le poing . eftant vouloit en l'air fon volprendre,& in¬ continent par ks longes feroit plus bas de, primé. Et à ceproposnous alkgantl'aucto rite d'Hcmere père de toute Philofophie, Lqui dit les Grégeois lors,non pluftoft,auoir mis àleurs larmes fin du dueil de Patroclus le grand amy d' Achilles , quand la faim fe' ideclaira,& leurs ventres protefterét plus de larmes ne les fournir. Car en corps exinal ni! par lôg icufne plus n'eftoit dequoy pieu ici Se larmoyer. Médiocrité eft en tous cas !loticc:& icy la maintiendrez. Vous mange¬
i
!

i

1

rez à foupper non febues, non lieuies^au-

,trechair,nô Poulpre f qu'on nômePolypc) :nonchoux,n'autres viâdes qui peuffent voz, cfprits animaux troubler & obfufquer.Car Xommele mirouoir ne peut représenter les
fîmulachres des chofes cbiectees Se à luy cxpofeeSjfi fa polifltireeftpar halarmes ou temps nubikux obfufquee.aufîi l'efprit ne

reçoit ks formes dediuinationparfonges, 'fi k coips eft inquiété Se troublé par les va peurs Si fumées des viandes precedentcs,à

'

cc

iiij

7> LE S OBVV RE S »; caufe de la fympathie,laqlkeft entre eux. deux indiflbluble.-Vous mangerez bonnes

poires Cruftumenies,& Bergamottes, vne pomme de Courtpëdu, quelques pruneaux jdeTours,quelques Cerizes de mô verger* Et ne fera pourquoy deuezcraïdreque voz fonges enprouiennct douteux, fallaces.ou jfufpcitsjcômeks ont declairezaucûs Péri patctiques au temps ; d'Aurônedors fauoir' 'eft que ks humains plus copieufemét vfent idefru'iuiges qu'en autre faifon. Ce que les anciens prophètes & poètes myftiquemét ious enfeignët,difans les vais 8c fallacieux onges gefîr Se eftre cachez fous les fueilles hâtes en terre. Par ce qu'en Automne les "vieilles tombent des arbres. Carxefte fereur naturelle laquelle abonde es fruits jnouueaux,5c laqu elle par fon ebullition fa p ilement cuapore es parties animales (com frie nous Voyôs faire le mouft) eftlôg téps ^expirée 5c refolue.Et beurez belle eau de ma fontaine. Lacbnditiô,diftPanurge,me eft quelque peu dure le y confens toutefois foufte Se vailk.Proteftâtdefieuner,demaï bonne hcure,incontinent après mes fongeailks. Au furplus ie me recômande aux, deux portés d'Homere,à'Morphe',àIcelô,a Phantafus & Phabetor. Si au befoing i!sN me fecourent,ie leurs crigeray vn autel io(

RABELAIS. J\ icux toutcôpofé de fin dumet. Si en Laco-. nie i'eftois dedans le temple de Ino entre

DE M. FR.

coitfin quelques braches de Laurier? Il n'eft (refpondit Pâtagruel)iabefoing. C'eft cho jiefuperftitieufe:& n'eft qu'abus ce qu'ëe- ' fcricSerapion Afcalonites,Antiphon,Philo chorus, Artemon, Se FulgentiusPlaciades. Autat vous en dii'ois ie de l'efpaule gauche du Cocrodik Se du Chamekon.fauf l'h<3' ncur du vieux Democrite. Autat de la pier-i re des Bactrians nommée Eumettides. Aui tant de lacorne de Hammon. Ainfi nomëc* i ks Ethiopiens vne pierre precieufe à cou¬ leur d'or & forme d'vne coi rie debelier,c5 i me eft la corne de Iupiter Hanimonien:af j firmans autant eftre vrais Si infallibks les ongcs de ceux qui la portent^que font ks i oracles diuins.Parauenture eft ce qu'efcrii létHomore Se Virgile des deux portes de fonge.efquelks vous cftes recôm.âdé. L'vne :ft a £uoirc,par laquelle entrent ks fonges t :onfus,fallaccs,& incertains, comme àtra.ueisl'luoire, tant foit délice que voudrez, ^oflible n'eft lien veoir:fadëfiié 5c opaciié cmj>cfchcla pénétration dss cfprics viiifï2c>
'
1 1

Oetyk& ThalameSjpar elle feroit ma per pkxité rcfol ue en dormât à beau & ioyeux fongès. Puis demanda à PâtagruehSeroit ce point bien fait fi ie mettois défions mon

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,

74

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oivvxïî

,

rcceptiÔs dcsefpeces vifibks.L'autre eft de corne,pàr laquelle entrét les fongescertaîs vrais, & infallibles.commc à trauers la cor¬ ne par fa iefplcndeur& diaphancïté appa.

roitfent toutes efpeces certainemct &diitïctemcnr.Vous voulez inferer,diftfrcrc kl
que les fonges des coqus cornus, comme fera -Panurge , Dieu aidant Se Ci femme, font toufiours vrais Se infallibles. Le fonge de Vanurge &> interprétation dieduy,
C HxfsCP. X 1 1 1 1. SVsks fept heures du matin fubfequent

-

Panurge feprefenta deuât Pantagruel, eftâsenlachâbre Epittemô,frcre Iean des Erjtommeures,Ponoçrates,Eudemon, Car palim,&autres:cs quels àla venue de Pa¬ nurge dift Pantagruel, Voyez cy noftre fon geur. Cette parolk , dit Epiftemon , iadis coufla bon, & fut chèrement vendue es en¬ fans de Iacob.Adonques dit Panurge, l'en fuis bié chez Guillot le fongeur.I'ayfongc tant & plus, mais ie n'y entends netc. Exce ptezqparmesfongerks i'auois vne fem» me ieune, galante, belle en perfection :1aquelle me trairoir ficentrevenoit mignoir* neinent,côme vn petit dorelot. Iamais ho¬ me ne fut plusaife,ne plusioyeux. Elle ! niefiattoit,mechatouilloit,me tâtonnoit, I me teftonnoit, me baifoit, m'accolloit j.5t

»g

M. FR.

RABELAIS.

7C

paresbatement me faifoit deux belles peti¬ tes cornes au deffus du front.Ie luy remon - ftrois en folliant qu'elle me les deuoit met¬ tre au deffous des yeux , pour mieux veoir xe que l'en voudroisferfnà fin que Momus netrouuaen ellechofe aucune imparfaite. Se digne de correction,commc il feiff en la pofition des cornes bouines.La folâtre non obttant ma remonftrancc mêles fichoit en¬ core plus auant. Et en ce ne me faifoit mal quiconque$,qui eft cas admirable.Peu après im e fembla que ic fuz ne fçay comment transformé en tabourin, ficelle en Chouetjte . La fut mon fommeil interrompu , Se
'

furfautmerefucillay toutfaché/perpkx & indigné . Voyez la vne belle pateke de fonges,faites grand chère la defîus. Et Pcx» :p.olcz commefentendez. Allons defieuncr Carpalim.I'entends(diftPantaçruel)tii'ay Jugement aucun en l'art de diuînation par jfonges,que voftre fëme ne vous fera realement & n app ar nce extérieure cornes au frontjComme portent ks Satyres:mais elle ne vous tiendra foy ne loyauté coniugale, ainsà autruy fe abandonnera ; Se vous fera coqu.Ceftuy poinct eft apertementexpofé par Artemidorus-comme kdy . Autïi ne 'jfera de vous faite meramorphofe en taboulrn,mais. d'elle vous ferez battu comme ta1

en

.

,

j6

I!S

OBWR.ES

'
mais

,

bour à nppcesme d'elle en Chouette :

elle vous dérobera , comme eft k naturel delà chouette.Ec voyez voz fon g es confoc
mes es fors Virgilianes .Vous ferez coqn:vous ferez batu: vous ferez dérobé. La s'ef¬ cria frère Ieâ,& dit. Il dit par Dieu vray, tu feras coqu home de bien,ie t'en à Heure- : tu auras belles cornes . Hay, hay , hay, notre

.

maiftre de cornibus, Dieu ce gard.fuznous deux mots depredicatiô.Sc ie feray la quefte parmy la paroitTe. Au rebours(dift Pa¬ nurge) nionfônge prefagift qu'en mon ma riage ,'i'àuray planté de cotls bkns , auecla corne d'abondance , Vous dites que feront
cornes de Saryres.Amen,a!\ië,ri.u:,natur,ad dirferëciam papa;. Ainiî uurois- ie éternelle¬

-

.

ment k virokc en poinét & infatigable.côme l'ont ks Satyre Chofe que tous detiréc, & peudegësrimpetrentdescieux.Parcon fequent,coqu iamais: car faute de ce eft eau fe tans laquelle noa, caufe vnique, de faire ,ks maris coqus . Qm fait ks coquins man- ' |dier.?C'çft qu'ils n'ont en leurs maifonsde* i quoy leur fac emplir. Qui fait le loup fortit du bois'Defaut de carnage. Qui fait lcsfé-i mes ribaudesî Vous m'entendez alTez. i'ea 'demanda à meffieurs lesclers,à meifiieurs les prc!idë.«,cof«iIkrs, auocats,proculteurs "' & autres gloffateurs delx vénérable rubrv-'

,

DE M. FR. R A BELA IS.

?'/

que de

frigidis Se makfîciatis . Vous (par¬

donnez moy fi ie mefpiens) me fèmblez euidentcmét errer interprétât cornes pour coquage. Diane le porte en tefte à forme de beau croiffant. Eft elle coque pou riant? Comment diable feroit elle coque , qui ne fut onques mariee?Parkz de grâce correct craignant qu'elle vous en face au patrô que ifeift à Acteô.Le bon Bacchus porte cornes femblabkment:Pan:Iupiter Hammonien, tant d'autres.Sont ils coqus?Iuno feroit elle

putain'Caril s'enfuyuroitparlafigure dite jMetakpfis. Comme appelant vn enfant en
^prefencede fes père Se mere, champis ou t auoiftrejC'elt honeftement.tatitement dire -le père coqu , fie fafemme ribaude.Parlons mieux. Lescorncs quemefoifoitmaféme, font cornes d'abondance , Se planté de tous biens. le le vousaftie.Au demourâtieferay ioyeux côme vn tabour à nopces,toufiours fonnant, toufiours ronflant,tourfiurs bour¬ donnant &petât.Cf oyez que c'èllf heur de mon bien. Mafemmc fera coincte & lotie: comme vne belle petite Chonette. Qui ne keroid, d'enfer aille au gibbet. Noël nouif uekt.Ie note, dift Pantagruel, lepoinét der ,j)nkr qu'aviez dit , <5c k confère auec lepre^micr.i Au commencement vous eftieztout jtconfict en délice, de voftre fonge,. En fia'
»

7$ LES 0EV V RBS. , ^ ' vous cfueillaftes en furfaut fafché, perpler, Sctndigné.Voire (dift Panurge), carieh'auois point digné.Tout ira en defolation,ie le preuoy.S cachez pour vrayrque toutforn
.

meil finiffant en furfaut , & laiifant la perfonne facheeSç indignee,ou malfignific.ou mal prefagift.MalfignifiejC'eft à dire mala¬ die cacoethe, maline, peftiknre, occulte & latente dedans k centre du corps , laquelle p*ar fommeil, qui toufiours rëforce la vertu cococtrice, felô ks théorèmes de medicine commencerait foy declairer,& mouuoiit vers la fuperficie. Auquel trille mouuemét feroit le repos diiTolu,& le premier fenfitif ,
admonneftéd'ycompatk& pourueoir,C5"\ me en prouerbe Ion dit , irriter les frétions, rnouuoir la Camarine , efueiller le chatqui drot : mal prefagift, c'eft à dire,quandaufait del'âmexn matière de diuinationfomniaje , nous donneentendre que quelque rnaSe preparé,kquel de bri-. èf fortira en fon effet. Exemple au fbnge& jxfueil efpouantable.de Hecuba. Au fonge d'Eurydice femme d'Orpheus , lequel parfailles dit Ennius s'eftre efueilkes en fur¬ faut Se efpouantees. Aufti après veid Hecu¬ ba fon mary Priam , fes enfans , fa patrie occis Se deftruits : Eurydice bien toft après mourut miferablemcne . En En.e3S fongeac
Jheur y eft deftiné

;

DE M. FR. RABELAIS.

79

qu'il 'ploit à Hector defûct:foudain en fur¬ faut s'eCueillant. Aufli fut celle propre nuict Troye faccagee Se bruflee. Autre fois fonge ant qu'il veoid fes dieux familiers & Penates,& en efpouuâtemét s'efueillant,patit au' ' fubfequët iour horrible tormétc fus mer. En Turnus , lequel eftant incité par Vifion phâtàftique de la furie infernale à cômëcer guerre contre Eneas , s'efiicilla en furfaut ' toutindigné:puis fut après longues defola lions occis par iceluy Eneas.Milie autres. QUaudie vous côted'Encas, notez que Fa biuspictorditrieupar luy n'auoir efté fait !l n'y entreprins,rië ne luy eftre auenu, qprealabkmët il n'euft cognéu Se preueu par di ^ uination fomniale.Raifon ne défaut eséxë pk«.Car fi le fommeil & repos eft don &be » neficefpecial des Dieux,côme maintiennëe A les philofophes,& attelle le poè'ce difant. Lors l'heure eftoit^qfommeiLdô descieux, ji Vient aux humains fatiguez, gratieux. !<''. Tel don en fâcherie Se indignation ne |, peut eftre terminé , fans grande infelicité a prétendue. Autrement feroit repos non $ repos . don non don : Non des dieux amis prouenât.mais des diables ennemis, iouxte j le mot vulgaire. Corne fi le père de famille j eftant à table opulente, en bon appétit, au commeûcement.de fon repas, on voyoit ea
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SO LE S OEV ^R^» furfaut efpouenté foy feuer. Qrkïi'en fçau roitlacaufesen pourroit esbahir. Mais quoy il auoit' ouyfes«feruitèurs crier au feu,fesferuantes crier au larron:fes enfans crier au meurtre . La failloit le repas laiffé accourir, pour y remedier,& donntr ordre. Vrayemëtiemerecorde,qucksCaballiftes Se Mafforethz ïtcrpretes desfacrceskttres, expofans en quoy Ion pourroit par difcrction congnoiftre la vérité des apparitions angeliques (car fouuent l'Ange de Satbn fe transfigure en Ange de-lumkreJdifent'Ja difFerécedeces deuxeftreen ce,que l'Ange bening & côfolateur apparoiffant à l'home Perpouuëtcau c6mécemët,k confole, en la fin le red contët & fatisfaif.l'ange malihg&i feducteur au cômencemét rcfîouift l'iiôme, en fin le laiffe perturbé, fafché,& perplex. JLxcufe de ¥anurge& expefition de Caballt
?

tnonafique en matière debeuffallé.

Panurge) gard de mal q void. bié Se n'oit goutte. le vo9 voy trefbiê, mais ie ne vous oy point. Etnefçayquc dites . Le ventre affamé u'a point n'aureilles.Ie brame par dieu de mal rage de faim. l'ay fait couruee trop extraordinaire . Il fera plus que 'maiftre mouche , qui de ceiluy an ffie fera eftre de longeantes. Ne foa
per

DIeu(dift

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DE M.

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përpointde"pauleDiabk?Cancre.~ATlon« frère Içâdeiîeuner Quâdi'ay bien à poinct deiicuné,& inon cftomach eft bié à poinct ^affené & agcené , encores pour vn befoing & en cas de necxflkémepafferois iëdeditner.Miis ne foupper^point .' Cancre: c'eft erreur. C'eftfcandak en nature. -Nature à faitle iour pour foy exercer , pour trauaillcr", Se vacquev chacun en fa négociation & pour ce plus aptement faire , eik nous fournift de chadelk,c'eft la claire Scioyeufe lumière du Soleil . Au foir elle commence
nous la tollir:. 8c nousdititacitement , En¬ fans vous elles gens de bien. C'eft affez tra

uaillé.La nuict vient : il conuient cefiêr du labeur: & foy reftaurer par bon pin, bon vin, bonnes viandes: puis foy quelque peu_ csbaudir,couch.er,& repofer,pour au kndc main eftre frais Se alaigresau labeut com¬ me deuant. Ainfi font les Faucôniers, quâd f ils ont peu leurs oifeaux , ils ne ks font vo 1er fus leur s gorges , ilsleslaiffent enduire Tus la perche. Ce que tresbien entendit le thpn Pape premier initituteu* des ieufnes. Il ordonna qu'on ieufnaft iufques à l'heure 'de Nones,k relie du iour fut mis en liberté derepaiftre. Au temps iadis peu .de gens l'-dinoyent, comme vous diriez les moyws & chanoines, aulîi bien n'ont ils autTJ!
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occupation , toustes lours leur font feftcsïî & obferuentJitigëment vn prouerbe clau-' Itral,dc miifaadméfam: & ne diffcreroyét feulemêt attendans la venue de l'Abé,pour foy enfourner à table :1a en baufrant attcn-* dent les moines l'Abé,tant qu'il youldra, non autrement n'en autre condition : mais tout le monde foupppit,exceptez quelques rcfueurs fongears, dpnt eft dite la cène com me ccene , c'eft à dire à tous commune. Tu le fçais bien frère Iean. Allons mô amy des par tous les Diabksallons. Mon eftomachj abbaye de maie faim comme vn chien Jettôs luy force fouppe en geukpour l'appai-L fer : à l'exemple de la Sibylle enuers Xer-l bcrus.Tu aimes ks fouppes de prime: plus me plaisét les fouppes de Leurier, affocices: de quelque pièce de laboureur fallé à neuf leçons . le t'entens (rcfpondit frere Iean) K - Cefte métaphore eft extraietc de la marmif te clauftrak.Le laboureur c'eft le beuf , qui' laboure ou à labouré: à neuf leçons, c'eft àf dire, cuit a perfection .Car les bons pères, de religion par certaine Caballiftique in£ ftitution des anciens,non efcrite,mais bail-j ke de main en main foy leuans , demorf temps,pourmatines>faifoycntcertainspre-'»' ambules notables auant entrer en l'Eglifei Fjtntoyêtauxfiantouoirs,pitfoyctauxpif-?%
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DE M. FR. RABELAIS. 8j fouoirs, crachoyent aux crachouoirs , touf5 foyentàux touffouoirs melodieufemét,ref» ubyentauxrefuoirs,àfin de rien immonde (i ne porter au feruice diuin.Ces chofes faites j dêuotementfe tranfportoyent en la fainte j Chapelle (ainfi eftoit en leurs Rébus nom![

^

meelacuifineclauftrale)&deuotemëtfoli- * eftoyêt que des lors fuft au feu le beufmis pour lé defiuner des religieux frères de noftrefeigneur,eux mefmesfouuët allumoyêt lé feu fous la marmite. Oreft que matines ayat neuf kços , plus matin fe kuoyentpar 2 raifon . Plus aufli multiplioyent en appétit " &alteratiô.aux abbois duparchemain:que c matines eftât ourlées d'vne,ou trois leçons 3 feulement. Plus matin fe Ieuans,par ladite -Cabalk, pluftoft eftoit le beufau feu.plus * y eftant,plus cuidt reftoit: plus cuiét reftât," " plus tendre eftoit,moins vtoitks dens,plus ^deleftoitle palat:moins greuoitl'ftomach, : plus nourriffoit ksf>ons religieux . Qui eft rîafîiïvnique Se iotenrion première des fon >datcùrs:en contëpîation de ce qu'ils ne ma¬ ngent raie pour yiure , ils viuëc pour mager, :;& n'ont que leur vie en ce monde . Allons
'
,
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^Panurge. A cette heure (dift Panui'ge)t,ay ^é entendu couillon velouté , couilion clau -tirai & Caballique.il m'y va du propre.Ca-

Jbâl.Lefort,l'vfurc,&lcsintereftz iepardô-

f f ij

$4 l^s ©EVVRES ne.Ie me contente des defpës:puis que tant difertemët nous as faicrepetitiô fus les cha¬ pitre fingulier de la Cabalk culinaire & monaftique . Allons Carpalim . Frère Iean. môbaudrierallons.Bon-iour,tousmesbj5s feigneurs . I'atiois alfez fongé pour boire. Allons. Panurge n'auoit ce motacheué quand Epiftemon à haute voix s'efcria, di¬ fant, Chofebien cômune Se vulgaire entre les humains eft,k malheur d'autruy enten« dce,preuoirxôgnoiftre& predire,Maisôq choie rare eft ton malheur propre pdire,co gnoiftre.puoir & entëdre.Et q prudëtemét lefigura Efopeen fes Apologes,difantcha cun home en ce mode naiffant vne bezacc au col porter : au fachet de laquelle deuant pédant font les fautes & malheurs d'.autruy toufiours expofees à noftre veueSc côgnoif fance:au fachet derrière pédant font les fau ses & malheurs propres: & iamais ne font veues ne entendues fors de ceux qui des cieux ont le bcneuok afpcct.
Comment Pantagruel çonfeiVie à Panurge iè conférer auec yne Sibylle de panzfluft.

CH^rp,xri.
Eu detëpsapresPâtagruel mada quérir Panurge,& luy dift:L'amour queie vo? porté inuètcré par» fuccefîion delongtépi me foikke de peter à voftre bié & proufa.

. DX M.-FR^RA.B-X-L-Al-S* 8£ Entendez ma conception : On m'a dit qu'à Panzouftpres le Croulay eft vne Sibylle trefiniigne,laquelk prédit toutes chofes fu ^ures.preriezEpiftemon de compagnie, & vous tranfportez deuers clk,& oyez ce que vousdira.C'eftjditt Epiftemon,par aùéture vncCanidie,vne Sagane,vne PhitoniffeSc forciere. Ce que me le fait penfer , eft que celuy lieu eft en ce nô diffamé, qu'il abonde en forcieres plus que ne fçft onqUesTheffalie.Ie n'iiày pas volontiers. La chofe eft il¬ licite & défendue en la loy de Mofes.Nous . (dift Pantagruel) ne fommes mie luifs , Se n'eft chofe confeffee n'auerec qu'elle foit forciere. Remettons à voftre retour la gra-

1

beau Se bclvuemët de ces matières. Que fa uons nous fi c'eft vne onzième Sibylle*, vne féconde CafTandre ? Et ores que Sibylle ne fuft,& de Sibylle ne meritaft le nom, quel intereit encourez vous aueques elle,confe rant de voftre perplexité? entendu mefmemét qu'elle eft en eftimatio déplus fauoir, plus entedre, q ne porte l'vfance ne du païs, ne du fexc. Que nuift fauoir toufiours &| toufiours aprédie,fuft ce d'vn fot, d'vn pot,J

L

d'vne guedoufk.d'vne mouflc,d'vne patou£e?Vpus fouuienne qu'Alexandre lé grand,

1

I

aylt obtenu victoire du Roy Darie en Arb elles j>refent fes S atrap es^quekpi es fois ie

-'$6 LES OEVVRB S * fufa audience à vn copaignon, puis en vain mille &milie fois s'en repentit.ll eftoit en Pcrfe victorieux, mais tat efloingné de Ma cedonie fon Royaume hereditaire,que grl
dément fccôtriftoit.par fon pouuoirmoyc aucun inuenter d'en fçauoir nouuelks tant à caufe de l'énorme diftance des lieux,, que dà l'interpolation des grands fleuues,empef chement des deferts,& obiection des mon¬ tagnes. En ceftuy eftrif & foingneux penfeentxjui n'eftoit petit(Car on euft peu fbii aïs & Royaume occuper, Se la inftallcr oy nouueau 8e nouuelk colonie lôg téps deuant qu'il en euft auertiffemcntpour.y pbuier)deuant luy fe prefenta vn home de ^idoine,marchât petit,& de bon fens,mâis J,u refte aifez poure Se de peu d'apparence,»: uy denôçant 8e affermant auoir chemin Se moyen inuenté par lequel fon païs pourroit de les victoires Indianes , luy de- l'eftat de Macedonie Se Egypte eftre en moins de cjinq iours afauante . il eftima la promette tant abhorrente & impofîiblé , qu'onques l'aureilk prefter ne luy voulut , ne donner audience. Que luy euft coufté ouir Se ente'n. dre ce que l'homme auoit inuenté? Quel.e nuifance , quel dommage euft il encouru p ur fçauoirquel eftoit le moyë,quel eftoit le chemin q l'home luy vouloit dsôftreri

DE

iraatureme femble noti fans caufe nousra^-1
uoir formé aureilks ouucrtes , n'y appofant porte ne clofture aucune, comme à fait es yeux , langue Se autres iffuees du corps. ; La. caufe ic cuidecftrc , à fin que toufiours toutes nuicts.continuekmétpuifsiôs ouyr, i&parouye pcrpetuelcmcnt apprendre: car c'eft le fens fus tous autres plus apte es di¬ sciplines. Et peut eftre que celuy homme eftoit ange , c'eft à dire , meffager de Dieu ,xnuoyé,cômc fut Raphaël à Thobie. Trop foudain le côtemna : trop long temps après s'en repentit. Vous dite» bien, refpondk Epiltemon : mais ia ne me ferez entendre, ^que chofe beaucoup auantageufe foit, pren dre d'v né femme , Se: d'vne telle femme, en tel païs , confeil & auis. le ( dift Pa-» nurge ) me trouue fort bien du confeil des femmes, Se mefmement des vieille*. A leur confeil icfay toufiouts vne felle ou deux extraordinaires. Mô amy ce font vrais chiens de monftrc, vrais rubriques de droit. Et bien pf opremét parlent ceux qui ks ap¬ pellent Sages femmes.Ma couftume & (mô ftyk eft les nômer Prefages femmes. Sages font elles: car dextremét clle-s côgnoiffent. Mais ie ks nôme Prefages , car diuinement jelks preuoyent, & predifent certainement îtoutes chofes auenir.Aucunesfois ie les ap»

M. F R. R,A

BELAIS.^

tj

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~X& . IBa-OU.V.l.feli ~-L pelle non Maunettes,maj$ Monettes, comej la Iuno des Romains. Car d'elles toufiours nous viennétamonitiôs falutaires Si prou», fi tables. Demandez en à Py thagoras,Socrav tcs,Empedocks,& noftre maiftre Ortuin', Enfemble ie loue iufques es hauts deux l'âtiquéinftitutiô des Germains, lefquels pri-. foy et au poix du Sanctviaire,& cordiakmêt xcueroyent le confeil des vieilles:par leur: auis & refponfes tant heureufement pro. fperoyentjCÔmeks auoyent prudentemem receues.Tefmoings la vieille Aurinie,& bone mcre Velkde au temps de Vefpafïan Croyez q vkiikfle féminine eft toufiours; foifonnâte en qualité foubeline:ie vouloiY dire Sibylline. Allons par l'aide, allons par la vertu Dieu,allons.A dieu frère Iean,ie tç recommande ma braguette. Bien, dift Epi. itemô, ie vous fuy uray,proteftât que fi i'ay auertifTement qu'elle vie de fort ou enchan» teniët en tes refponfes, ie vouslaifferay à h
:

porte,& plus de moy accôpagoé ne ferez.
Comment Vanurve parla d ta Sibylle de Van*

LEur

Zfiuft. . CHAP, XVII. chemin fut de trois iournecs. La troificme à la croppe d'vne montagne fous vn grand Se ample Chaftaignier leur

fut monftree la maifon de la yaticinatricc.
Sans

difficulté ils entxeixt en la café chau-

BE M. ÎR. RABELAIS.

%f

rnine,mal baftie,mal meublée, toute enfumce.Bafte,dift Epiltemô,Heraclitus grand Scotifte & ténébreux Philofophe^ne s eftôna entrât en maifon fetnblable, expefant à fes (éclateurs Se difcipks,q la aufsi biêrefi,doyét ks Dieux.comme en palais pleins de délices. Et çioy q telle eftoit le café de la*tât * cckbree Hecale}lors qu'elle y feftoya le ie» ne Thefeus : telle aufsi celle d'Hireus ou Oenopion,en laquelle Iupiter,Neptune & Mercure enfemble ne prindrent à defdaing entrer,repaiftre Se logenen laquelle officia ,lement pour l'efcùt forgèrent Orion. Au coing delà cheminée trouuerent la vieilk.Elk elt(s,efcria Fpiftemô) vraye Si,bylk Se vray portrait naïuemcntrepiefentee par 7? Ka^ii'e? d'Homère. La vieille eftoitmal en poinct, mal veftué,mal nourrip,edentex,chafsieUfe,courbafke,roupieu^ fe,lâgourcufe,& faifoit vn potage de choux verds,auequcs vnecauanedelardiaune, Se vn vieil fauorados.Verd Se bleu, dift Epiftc mon, nous auôsfa.lly .Nous n'aurons d'elle refponfe aucune. Car nous n'auons le ra¬ meau d'or.l'y ay,refpondit Panurge.pouruçu.lc l'a y icy dedans ma gibefskre en vne verge d'or ,accëpagné de beaux Se ioyeux Carolws. Ces mots dits.Panurge la faliia profondément;, luy prefenta fix langues de

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LES OEVVRES

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.

beuf fumées , vn grâd pot beurrier plein de~
cofcotôs.vn bourrabaquin garny de breuai ge,vnc couille de bclkr pleine de Carolus nouuelkment forgezren fin auecques profonde reuercnce luy meit au doigt médical vne verge d^ôr bien belk:en laquelle eftoit vneCrapaudine de Beuffe magnifiquemet enchaffee. Puis en briefues paroles luy ex-, pofa le motif de fa venue,la priant courtoilcmét luy dire fon cuis 8c bônc fortune de fon mariage entreprks. La vieille refta quelque temps en fiknce,péfiue 8c rechinâte des déts,puis s'afsiftfus le cul d'vn boif- feau,print en Ces mains trois vieux fufeaux^ les tourna & vira entre Ces doigts en diuerfes manieresrpuis efprouua leurs poinctes, le plus poinctu retint en main, les déuxautrès ietta fous vne pille à mil. Apres print fes deuidoires, & p neuf fois ks tourna, au
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neUtieme tour cÔfîdera fans plus toucher k môuucmëc des deuidoires , Se attendit leur repos çfair. Depuisïe vcy qu'elle dechauflà vn de fes efclos(nous les nommons fabots) meit fon dauanrau fus fatcite,côms les preftres mettent leur amict quand ils'veuknt meffe chârer :puis auecques vn antique tilTU riolé,piolé,la lia fous lï gorge. Ainfi affeu blee tira vn grand traict du bourrabaquin, print de la couille beliniere trois Carolus,

DE M.
^les
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R. RABELAIS.

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meit en trois coques de noix,& les pofà fus le cul d'vn pot à plume ,feit trois tours de balay par la cheminée, ietta au feu demi fagot de bruire , & vn rameau de laurier f ifec.Le côfiderabfufler en filëce, Se veid que * b'ruflant ne faj foit griflcmët ne bruit aucû. r ,î. Adonques s'efcria cfpouuantablement, ' fonnant entre fes dents quelques mots barbares & d'eftrâge terminatiô,dc mode que -ïPanurge dift à Epiftemô, Par la vertu Dieu l ie trembkjie croy que ie fuis charmé , elle ne parle point Chriftian. Voyez comment elle me femble de quatre empâs plus grandeque n'eftoit lors qu'elle fe capitonna de , fon dauantau.Que fignifie ce remuemët de
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,badigoinces ? Quepretëd cefte icetigation des efpauks? A quelle fin fredonne elle des,, ;babines,côme vn cinge démembrant eferc^ Uiffes: Lesaureilksmecornët,il m'eft auis 'que i'oy Proferpine bruyate,ks diables bie oflen place fortiront. O les laidesbeftesi "uyons.Serpe Dieu ie meurs de peur.Ie ne yme point les diables. Ils me fafchent Se bntmal-plaifans, Fuyôs. Adieu ma Damej randmercy de voz biens.Ieneme mariqay point,non.I'y renôce dés à prefent coin i ealors. Ainfi çomméçoit efeamper de la ^hambre.mais la vieilleanricipa^tenentelc iiifeau en famaî:& fortit en vn courtil près ,
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L ES OEV VR ES

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fa maifon.Là eftoit vn Sycomore antiqielle l'efcroula par trois fois , & fus huit fueilles qui en tombèrent, fommairementauequcsj le.fufeau efcriuit quelques briefs vers. Puis les ietta au vent, Se leur dit. Allez les eherJ cher fi voukz,trouuez les d pouuez , le fort fital de voftre mariage y eft efcrit. Ces paroles dites , fe retira en fa tefnkréJ Se fus le perrô de la porte fe recourfa robe] cotte & chemife iufqs aux cfcelks , Se kufi nioftrok fon cul. Panurge l'3perccut,& dift à Epiftemô:Parkfambregoy deboisvoy-j laie trou delà Sibylle. Soudain ellebarra fus foy la portc:depuis ne fut veue.Ils coufj lurent après les fueilles , Se les recueillirétl mais nonfàns grand labeur.Car le vent les auoit efeartees par les buiffons de la valkel Et ks ordonnant l'vn après l'autre, trouue^ rent cefte fentence en meures. s T'efgouffera " j de renom. /
EngroitTera de toy non.
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Tefugcera le bon bout.
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T'efcorchera mais non tout.
Comment Vantagrttel & Vanttrgt diuerfement expofent ks y ers de la Sibylle de
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DE M..FR.

R A BXIjAJLS.

53

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Panzfiuft. CHPisf, X VI II. LEs fueilles rceueillies,retournerëtEpi« ftemô & Panurge en lacourdePantagruel,par ioyeux,par fafchez. Ioyeux pour le retour .fafchez pour k trauaildu chemin,, lequel trouuerët raboteux,pierreux & malordôné. De leur voyage feirent ample rap¬ port à Patagruel, Se de l'eftat de la^Siby lie.. En fin luy prefenterët les fueilles de Sycor~ more , &. monftrerent l'efcrimre en petits vers. Pantagruel auoir Ieu le totaige dift à Panurge en foufpirant. Vous eftes bien en. poinct. La prophétie de la Sibylle apertc-, ment expofc ce que ia vous eftoit dénote tat parles fors Virgilianes,que par voz pro près fonges,c'eft quepar voftre femme fe¬ rez deshonoré : qu'elle vous fera coqu j>'abandounant à autruy , & par autruy deue» nant groffe:qu'elk vous dérobera par quel . que bônc partie , & qu'elle vous battera ef-, corchant Se meurtriflant quelque membre du corps. Vous entendez autant (refpondit Panurge)en expofition de fes récentes pro¬ phéties, comme fait Truyc en efpices.Ne Vous defplaifefiie kdy.Car ie me fens vn peufafché. Le contraire eft véritable. Pre¬ nez bien mes mots. La vieille dit: Ainfi co¬ rne la fébuc n'eft veuë fe elle n'eft efgoufI» fée, aufsi ma vertu Se maperfection iamais,
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le l'ayme défia tout plein. & ia en fuis toutatfoty. Se côbien il vaut. Cor bieu ic' le croy.quelof s on congnoift certainemêt quel eft le perfonnage. feulement le voyant Se l'oyant iargôner en fon iargonnois pué¬ veux ril. Autrement voudriez vous que ma femme dedans fes flans me portaft? ' . Le fécond dit: Ma fcmnie engroiffera ( entendez icy la prime felkité: de mariage)mais non de moy. le luy vraybis conftituer enSalmigondinoisquef que bonne rente. non plus que d'vne febue en gouffe.Facherie du monde tant gran¬ de 8e véhémente n'entrera déformais à mon efprit. Autrement voudriez vous maintenir que l'honneur & bonrénô d'vnhônîe debien_pcndiftau cul_ d'vne putain. Voila quant au premier article. . on ne fait pour Certain ql il eft. Se met en euidencecc qu'il auoit dedans la iabot?C eft à dire. fi marié ie n'eftois. Et benoifte foit la vieille.$4 LES OE.fauoir eft eftant l'hom me en fon priué .mais afsife comme beaux docteurs regens. non courante comme ba.! cheliers infcnfez.VVRES ne feroit mife en rcnô . Ce fera d'vn beau petit enfantekt qu'elle fera groffe. Quantesfois vous ay-ie ouy difant que le migiftrat & l'office decouure l'homme . quand il eft appelé au maniment des affaires. Ce fera mon petit bedaut. Parauat.tnieie ne paffe.

mais non à voftre fens. Eternckmcnt y fera le petitpicotin ou mieux.. En luy eft renouuellee l'anti¬ que Palintocie des Megariens . Vous espofez alkgoriquemçnt ce lieu . Mais(fclonmoniugeI .' genefie de Democritus. comme en tant d'autres j des feripteurs Latins Se antiques. . -FR. Ma femme me fugcera le bon bout. & la Patin. Saféme eftoit grotte de luy. . Il eft deux fois qc.vous tire en partie auerfe Si refraictaire.DE M. Le tiers dit. le vous iure & promets que toufiours le maintiendray fucculât & bien auitaîllé. Vous entédcz affcz que c'eft le bafton à vn bout. Ne m'en parlez iamais.II eft René .. £f ne conceuft?m'enfantàft? & qu'on dift Païurge eft vn fecôd Bacchus. RABELAIS. Elle ne rae le fug¬ cera point en vain. I ment) en vous rnefmes vous entendez que fuit en ce paffage .vne fois deThetis.commc fut Proteus. Comme furent les deux Palices près IcfkuueSimethosen Sicile.l'alkgorie me plaitt.Peut eftre que l'affection fyncere que me portez.5c feco" dement de la merc du Philofophe Apollo¬ nius.& iamais kbô amour Ip'eftrc fans crainte. Se l'interprétez à larrécin &furt. Erreur. .Ielouè'rexpofition. fignifie le . côme fut Hippolitus. comme ^difent les clercs chofe meruçilkufement 1 'craitiuc eftre amour. [ qui me pend entre les iambes. le m'y difpofe.

le vous fupply kuez ] vn peu voz efprits de terriënc pëfee en con.i tëplatipn hautaine des mcrueilks de Nàtu-f re:i5c-j 1 .ne fugce. mais emballe.par voftre foy ?Pource que la chofettc faite à lembke.plus plaitt à la deefïede Cypre . 8e vn panache de plujfies Indiques chaffant les moufches d'au¬ tour. mais gruppc : n'àualk.5>6 LES OEVVREJ doux fruit d'amourettesdequcl vcutVenus eftre fecrctemét &furtiuemét cuilly. entre deux huis . Qui dérobe. Le quart dit: Ma fem me me l'efcorchera. à la Cynique. en tapi¬ nois. fus vn fagot dcroté. & la femelle s'efcurâte ks dents aueci ques vnbrin de paille.ou encre ks précieux co- nopees.mais nô tout O le beau ' mot. derrière la tapifierie.Dieu te gard de mal maffon. fans preiudice de meilkurauis ) que faite en veuê du So¬ leil. qu'elle ce pédant auroic deraché du fond de la paillaffe.Vous l'interprétez àbatterie 8c meur-1 " i J triflure.à lôgs in^ terualks. (8c en fuis la. Autre¬ ment voudriez vous dire qu'elle me déro¬ bait en fugç»u comme on aualk les huîtres en cfcaille. C'eft bien à propos truelk.rauift j j Se iouë de paffe paife. auec vri efmouchail de foye cramoifie .entre ks courtinesdorees. Se côme les femmes de Cilicki (tefmoïg Diofcorides)cueillétla graine de Àlkermes? Erreur. à trauers les degrez .Pourquoy.à plein gogo.

xnfemblemét côfpirerët cfcor Scherkshcmcs tous vifs.par la partie qui plus leurs haitexe jjfft le membre nerucux. Pofé mais non admis ne côcedé le cas.cauerneux. La raifon qui à ce me meu^ .que ma femme par l'inftigatiô dcî'ënémy d'éfer vouluft & entreprint me faire vn mauuais tour . me diftamer. f R. 9J ! re:&icycondénez vous. Dontpar fia l .»1 M. Mais ô vaines k ' .par ce q fus elles imaitrifervouloyéten tous Iieux. Se Toutefois îufqu'à prefent 'en ont efeorché que la telle. ((entreprinfes des femmes.vous rnefmes poul¬ ies erreurs qu'aucz commis perùerfemené expofant les dits pfbphetiques dela. ô grade fragilité (du fçxcfeminin.Etfutceftituy décret promis. plus de ^xmilkansa.Dieu luy doint le bon iour. iou peu apres.Diuc Sibylle.comme k nome 0Catuk. mangeàns-enfemble ' yn boificau de goudiueaux. Elles commencèrent cfcor fjtherl'homme.& fut par vn Lundy matin .confcrmé. RABELAIS.mc dérober 8c outrager :cnco" resne viedra elle à fin de fon vouloir & en treprinfe.il 'm'en fouuyét. Les femmes au cÔmencemcnt du mode.ou gluber.& eft extraicte du fond de PâtheologicmonaftiqUc Frère Art us Culletantmcl a autres fois dit. tft en ce poinct dernier fondee. .mc faire coqu iufqu'au cul.& fi pkuuoit.& iuré entre ptlkspar le fait fang bregoy.

& antres.fcteut.I'y confens dé frac vouloir. l'ay* Ieu. XIX. mieux .meTefcorchera . v E.côme lesjâuticS natipns.t\ «: CH^stP. LES OEYV RES dçfpft les Iuifz eux rnefmes en circoncifîorr feleçôuppent 8c ratailjent .Euflathius fusl'iliade Homerique.Ilsfu* rent fols comme poètes .af^ fez long tëps.ma'is nô1 tcintàe vous en affeuremon bon Roy Vo9 (dift Ëp ïfte m on) n e refpô dez à ce que k ra« meau de laurier nous voyans. qu'aux temps paflc ks plus véritables & feurs ora4 çks n'eftoyent ceux que par efetit ou baik .ft.Tibvilk. & refueurscom-ji me philofophes: autant pleins de fine folie comme cftpit kurphilofophie. brufloitfans bruit negtifleuient aucvi. s'il ne.Porphyrephifofophe argut. elle confïde* rànçJSc exclamante en voix furigufe & efpo uantable.cesmotsacheuéz. L'efprit mrjing( vous feduitsmais efeoutez." .i e.i. Vrayement (iefpondit Panurge) vous m'alléguez degentilz veaux .Ma femme nô degenerâtc de cette commune entreprinfe. comme atte ftétProperce. Vous fauez que c'eft trifte auguiç Se figne grandement redoutable-.\ Comment Pantagruel loue h confeil dès mustz.9*.Antagruel.. & fembloit grandement^ penfif Puis dit à Panurge.aimans eftre dits recutits &( retaillât» marranes^ quècfcorchezpar femmes.

v. t^tfiitrÂp*ôUo'-?dïèu'*debvaticinàciôh furi éômnié Aef iàï Ceux que Ion expofoit par Igeïtes'Scpar fignes.»-» ^ gg i) . TR. rèfp'ondic'«Paf>» 3 ^nârge. Se fans barbe. ' Et ainfi vaticinoitlu-j( pitér eri A *nW: ainfi propfaetifoit Apollo' entf t\e§ A>fitie's.PôuÇcefte taifon lepain-i t » 3 gadyêtik'âtfecqusslongiie barbe. iL'conukn^J drpït'^ue'le'Mut fuf fpuià deXâltsa. quel-* gCjvpMu-ti '-l'en fuis d'àuis . Vfons de celte manierc:&! yp^r iîgïnes&nS.3 MakyditiPahtagrvkl . DE *M.cx»leil prenez de.'ou pjir parole on proferoit. R ABEE AI eftijneÈfinS &3genie!UXVtant à caufexles: iifi phi^blbg iôS^qd iu oq^s y&jpbfcuritcz dess.5£ lbir.** veftu dbfnmè'peffPri nai gG y ieux .rfaif5qucceluvquionquesiie0u.eftoyent les plus.la* .PoiiÈ.refpondit'Panurgé. commeJai». ieune.it. rtfot^c|ue'de-la:feîku'eîedesféntences.. Sc^d'e fens raffisr. s rîon nud . jfôyéttéS'Grecz.eri-f I t<abl#s & certains cftimezt-Telk eftoitl'opi' \ rfiôû'dè'Hdfaclitus. l'entendez? Si vray futqueil'hômeneprcrkftjqui n'euft^L 'p-tiy parfer/k vouêf nxenierofs àlogicalemëci inférer v'ne'prop'olitidfpbief 'àbhoirrcntelSc^ !fât £do% k-M-aVs làiSfTprfô.) >t: \i \ «Côment.i fiance» &pàr confeqUët MutPOaril nçft mut plus-' . Maintes ftiisiy P'nt fait erfcuracéux voir-e qui eftoyêt S.parl-cr. ?V ous^ donqvrest '^cfa-n'J i» l'B^ïroyëz cè qtfcfci:tt»HeWdoté> desdeuxa gardez dedans t ne café par le yo.

& fur reccu en fokrinité liçne^ rabk.difcntks Diale#ici.auecque^ promettes iurxe denô Vç£ Ie . * vous dy ce propos fans caufe.4 mouucment des baukurcs.ck pompes magnifiques.Çar JSartple. gnifient natuEclkmcnt.Ju j. feulement à la. feift^ option-de ctwifis ce que plja.'îjkfquçl* après certain temp^: prononcèrent çeftepa-. que TirHjiJ datesroyde Afmenk.t grueLiC'eft *b»s.tne.S en Rometuya/* plairok.ens)nefi.» * temps ' J tprima. figoifiepaiBftRi«iimoi»s^efpoflditPama.IO© <ilS:OIVVKll j v kurde Ptammetic Roy dès Egypt^eas^ & nourris en pèrpetuUc fiknçç. d'aueïitageif Jeu en autheur docte Sç ekgant .dc*crbjdbjig< raconte que dafpiv fut eniugubeivn nommé mcffeii1 » Nello de GabrieliSjlcqucl par accidët eftoit fourd deucnuîcc non obftârcntendoittout! homme Italian parlant tant fecrcttementqttl ce fut. & ex eeflifs:ou.veue de Ces geftesy»&j.iA fon département lVmpereuf Juytfi fe iedeas1 giao ds.dirc:qu'ayons-langaige} naturel.oHttee fie ©x*|!J ppfee. rôle Becus r laquelle en langue Phrigkranc.^Iero^. Leslangaigesfontparinftitutions arbitraires &conuencncesdes peuples :let> ' voix(comme.à fin del'étrc4 tenir en amitié fempirernelk du Sénat &»ji peuple Romain: &n'y eut chofe memora*^ bJ'fientvieitc. .le nç.quinçWylf«tm. l'ay.U| vifita Romc.majsà plaiiîr.autempj de.

i Refte. Car la femme penferoit tous nos fîgnes^eftre lignes Veneriens. qu'il fetn I bloit parler des doigts.fignes. tntcndoit ce qu'il cxprimoit par fîgnei Se gefticulatïons rallegantqucJbus fadomiiiation 'eftoyent peuples dé diuers langa¬ ges.fardez.ne fut q ie crains deux i chofes. Queh|.Car en matière defîghi fief par gcftcs eftoit tat excellant. F R.ques geftes. pour es quels refpondrc St parler \\If comienpit vfèr de plufîeurs tru'cherhcas : il feula tous fuffiroit. & n'entendit ce qu'il di'fott.que les femmes quelques cho g fei quelles voyent. RABELAIS IOI fdonduire qu'oy qu'il demâdaft. encores fauoir fi tel auis youkz on i d'homme ou de femme prendre.lcql il auoit veu au théâtre. Pourtât y feriôs nous abufez. elles les interprè¬ tent & referet à lacté mouuét de belutaoe. elles fereprefentént ca jleurs cfpritSjClles penfent^élles imaginent*. que foit l'entrée du facre Ithyphalle.&Tnaintiês'quelbn face xalcur veuç Se prefence . ne affectez.DE M. Il demâdâ feulement vn ioueur de farccs. fourd de nature. il {e (refpôdit Panurge) volontiers d'vne c femme le prendrois.à fin q Ces geftes 8c fignes vousfoycatnaifucmctpro i phetiques : non faints .L'vne. ans après la fondation ! I 1 a . Vous fouvriénne de ce qu'auinx'ea 'Roracdeux cens lx. Pourtant vous faut \ chqifîr vn mut.

. cuUeris. Se la grpifTe cÔgnue apel feepar l'abbefteen chapitre & arguced'in^l.^celic/.ixfpôceaucune:elksfbti . 3_r__..éài^ljruir dé. . brifrauçdâ.dintombèroyét en arrière côme reakment côfentantcs à nos tacites demandes. jure. Ou t] fignes aucûs nous faifoyët refponlîfs à...Adoques par fignes (qui cn'amour Xontincôparablemét pi us attractifs. Xeftç. fmt'Ë^finjlan s de bouche rnô 1 3ire. dimet engroifTce. :"a\\ M! .:. ' 1 ! dicuJés^iiene^us^efmcseftimer^iqs leurs t j?epfe.iIslcr.feircn| ^.. efrtca. 1( » . . a^gante qucxqn'a-.hpTi\mc-]^r|^ . luy demandai auecques gesticulations TMltAil'âC *»n t^nAi^/'^ sI'i-s-aII» lit** s] ifs* «%ti«]« ïf'une riôme^natureffémët demande d'iyjie fémme. elle sfcxcm^k.me>ns eftre!Venerçiquesr rVous fauez f corïfefi"i a 'CrbqtiigUjblcs quand la nonnam \ feur reflue fut par içkue.rencontrant au mÇs Çelion vne dame Lati¬ ne nommée Vcronç mute '& fpurde de ni.royêtànos'fi^ncs.noz j>rqpofitronS..oyettant to^latref Se tf ' ' ' .i_^o .Roid.ft.» V iv ieune ge^}l.Lgutre-:qu clkinefc '..

nous toutes euflions cou tu à ton ay de i Refpôndk qu'elle rie aufofc' crier au dortôupir.Mais(ditfàbBefj^) D E M.iïté'xa$ me fut auenu^'ôur'dêmôftrer-'môinQCecèr I Source. pourquoy -Vie criois tuàlaforce.natiô. R A fe E t A méchante que tu es^p'purquoy nefaiY<m.I S. 4 tO$ ^dimet.& l'aecufer 'îxgulairement?.' Par àucntureeuftc'et efté ean-i. F R.tii lignes à tes vo'yfines de chàbretlej'fêftjôdil 'la Feffue.?reuekr 41 tWetfion^&frop'deteftable'îdc-iTSnf-Die^ -& lés'anges.eZ rire. L'abbeffc replicante Se difante. : '"& toutes fu'tF.pourquoyi4 ^xoniinét ne me le vxinstu dire. le fay afTéz. !fe que k feu 'du ciel euft ars tburetîabbayè* I L .pour ce qu'au dortoupir «y àïilëce fempkcriielle.me^ xhante .Mâis demanda rabbéfTe.mechante. (fefpôdit la Feftûe) qùèxraigh&te | demourer eh péché Se eftatdedârr.Ainfi euife ie fait~. Vous(dit Pantat '^ruel) ia ne m'en fer.maispfonnc ne me fecôufut.de périr que ne fuite de mort fou'daitic prefc'e. leursfaifois fignes du Cultât que [pouuois.ieme confefiày àluy auant qu'il^déi parrifldela chambfe:5c»il trie1 bailla enpei Jnitencenon le dire ne déceler »à per-lbnnegTtôp énorme euftcftétê'peclié .ûé\-toute moinerie moinscraint l'escômande* ^iuens dé Dieu traiîfgtxflerjque kûrS^Vdis : 1.onstombees ciîabifmeaueci ques Dathan 6c Abiron. é'eftok au dortoubif. gg i»j . nue.q.

Se ks tournoyoit en la teftecpmcvne cheurc q auortc touffdit ce faifant Se profondement foufpixoit.Tuis leua les yeux au Ciel. .&enbaiflât faifoit hors la boche auec$s lepouçe de la maia dextrela figure delà lçtre Grequeditc Tau.8c tréçefras en'menue monoye:puislc mena deuat Pâta grucl.?TP4 f* Lt*>©IVVRSS prouinciaux.me îodàeuferncot cli'cquer entre fes cuitTrs :fc enclinaflcchifrant. Il bailla alfe2 lôguemér. l'air. vn demy pourceau.ie genoil gauchej& retta tenapt' fes deux bras fus la poict rin c lafcei l'yn.fusj'autre. Prenez donques vn hômrnV Nazdecabre me femble idoine. vn Ycaugras . Cela fait montroitf le defauC'de fa bjraguçttc :puis fous fa chemife print fon piHpfandicr à plein poing. 'Azdccabre fut mâdé.pviislcuala main gauche en . deux buflars dçvkvne charge de blé.par frequêtes réitéra £ij5>. XX.&xn prefëce des gétils homes de châ prc luy feit tel ligne.3c au lendemain arriua.& retintclousxnpoing tous ks doigts d'icellc>exceptèje poulce Se le doigt indice. Panurge à fon arriuee luy dé¬ fia. 4efqaeJ«'i|a<QubU mollcmës ks dcuxon* » . 'Nazdecabrc curieufemenr lcregardoit. Il eft mut Se lourd de naiflancc. Cornet Nazjdecabre parfignes rtfpod à Panurge CH c/TP. & le faifoit.

mais en outre que habir tercz Se ferez bienauantdefeftc.quixft nombre premier par. que ferez niarié^Er non feulemêt cfrtancé. & n'eftoit licite d'en allumer plus ^ fuit es nopees dss plus richcsjne moins.^gks ciifeïnbie. l'cntcns(dit Patagruel) c£~ qu'il prétend par ceftuy figne.tantqucefloingticr pouuoit. impar Se fuperflu.Grand mercy( dift Panurge fe tournant vers. & les cfloignât vns des autres.oa "*n pieu en cinq bça. cftcndant tous les cinq doigts d'icelle.Nazdecabre)imÔ pecitarchl' -tricliû. Trias.Car Picha gorasappelloitle nombre quinaire . mon comité . Dauantaige au rernps pafféks Payés hnploroyêtcinqDicux.fuftxs no¬ ces des plus indigës. Se de Dias.fusxeux que l'on . Puis leua en l'air plus ' haut la dite maia gauche. monalgoufant. nopccs.xôme de mafle & de femelle coublez enfem( blement* De fait à Rome iadis au iour des ^nopees on allumok cinq flabcaux de cire. . Vous ferez marté.ficcs. gui eft nombre premier. ^ I 1 I I ! | i | k .Ii.Icy (dit Pantagruel)plus empkment nous intî nuepar.tîgnificationdunorabre quinaire.mon ibirc .denotcrma riagc:3c d'abondant le nombre trentcnaire félon la profelllon des Pkagoriens. nomi^brc nuptial .& mariage côfommé: pour cefte raifon qu'il eft côpofé de. efpoufe i Se marié. mon batizel.

10 6 .'ks éntrees^rdgrés'. ^ . Vbus(dit Pânurge)tous jours prenex les matières.kmut elternueeninfignevehcmëce ficçonctiifiô detout le corps .fc tourne vers Nazdecabre.? Et ne»con^néuz onques" (fc înô eadsception ce vktWtrepe'luTèïpfiom tToutèsfois(ditPfnÊâgruxl] C/iceroèndft ie ne fay quoy au fecôd liure de diuinatiô.il dénote qp»-v©ftre mariage fera infaufte & malhevi jeurcCD. O (s'efcria /J5ariurge)kgëtil Nazdecabre.P»uis. ' Se fuccés feront bons Se heureux:fait à gau xhé ^au côhrrairer. Urenuerfà des paupières des ' sycuxeontre môqt/tortoit ks mandibules <dc deixtre cfl£.» Cefait. Ce détournant à gaiiche-.: Pitho deelîodc .neftre>tira'ïa. au pis.Iè fi'ertcroy rien.leluy veux .eftuy éfternucment{feiqn la d pet fi Àe'dérTerpfîôn'j eftk démon" $ocTîfti<|H# lèq'uèl f^itàdextrefignifie qu'erv alTeurâce »<&' hardiment on» peut taire &aîkf xellêpartqu'cfhà délibéré . Se totfs icVurs obturbez^comiîîc v'n autre Dauus. tfauail d'enfantement. & Juy fait tel figne. larigue'à deniy . dôner-vnemetairiepresCihaySjCU Vri môvi Jini.verîtenMirebalais.2 ' L B S » PB V' Y R E S ' .' rnarioit: Iupiter nuptial : luffp prefidenft' -delà fcfte:' Venus la belle.de bpis(dit Pantagruel) qu'eft ce la ? Ce n'eft à voftre auentaigc. Vcrtusbeuf.perfuafion Se beau parkr:& Diane pour fe coûts au.

{uid«.& ainfi l'affift au lieu de fa'braguett<?:la.les Arabes appi lient Aï Kàtimv Soudain après changea.nt ciaufe ea poing i excepté le pôulce.lequel droitil retourna atriéfe-fous î'cfcelledcxtre. IO7 £of s fa bouche .&* du doigt rncdieahks referrant atféz fort au¬ tour du poukede relte des ioîtures d'iceux retirant au poihg.plii^ mtftfe povd! cç d'kelkdufqucsi h première ardealat'io' çctf c la tierce iointurc du maiftrfc.Ci nges de feiour. doigt. Se corne1 * font les Conntns mangeas auoine en gerbe. AdonqucsNazdecaDre eiteua caFtfirJa mai dextte toute ouuxrxe." comme fondes.r8itcra'paYn.cTilffôîs. &la main dextre tinï en forme de la fenettre.& Ialâguc:puis iettà fonregard bicle fus Nazdecabre.& ap- .la gauche tint en forme delà dextre)cVlapofa Cas l'Ai Katim.* A^ajneûfîfcfme remiit les paupières^ des yeux 'en leurpofitictnatureilâJâtffit feiflcsmâdibules-. dextre1 >reri. indice & PetitXâ main ainfi compo feepoTa futile nombdli de Panurge nYou* uent ç6ntiaudliemêtl«lq>clulà.brâflât ks baukures.Géftuy changdmët'demairj5. Se la pofâ'fùs le lieu de la braguctre. Ce fait Ji px>faia rkàin gau¬ che ouuerte: exceptez le maiftre doigt.Dï ftU T^R A*-X^ A IS. Se l'affift au dcifuS des feffes au lieu que.'& droits eftenderit ks doigts. le* quel retint perpendiculaircmét fustapau* me.

\ ±$s.fus les doigts Petit &Inî * io$ dice. Lé Mut Yoyac Panurge démarcher . i . coups de poing.-ic vôusfeltoiray d'rrr banquet de Nazardes. en¬ fant.comme fus deux iambes. A tat Panurge fe fâcha Se taçhbk fe défaire Se retirer du MucMais Nazdccâbre continuoit luy touchant auec qucsceiuy. Par Dieu da iurandi.. l'arreftapar force .. main fuccetfiucment a tra-* ucrsk ventre.. .& les limites de'fon)bonne5. maintenaat les yeux^maincenant le front. Ieftomach. dift Panurge.' .» veut prétendre ce maiftre Alliboron? Il m'a prcfquep.la poitrine. Que.fi plus me fâchez.'& luy feift tel figne. Ainfi montoit d'icelle. Par Dieu fnaiftre fol vous ferez battu/ fine me laiffez.Faits ' Iuycnfignc vriegrefle de. fusic rhpurre. Pauurgeipuis aumenton. Il baiffa le bras .il eftfdit lors frère Ieâ] fourd. & le côfde.oché les yeux au beurre noir. Il n'entend ce que tutuy dy couillon.En fin Panurge s'efcria. Puislelaitfaluy fai-i fant la petarrade.Diablc. ouvrir i puyât icelle (nain. & dedans la boucheluymiftlcfuÇditpoukebràflâtî1 puis luy enfrota ie nez. poulce brahflant. vous au¬ rez de ma main vnMafquefus voftre pail¬ lard vifaige.8c montant outre aux yeux faignok les luy vouloir Creuet auecques le poulce.gaingna le deuant. entrelardée dédou¬ ble» Chinquenaudes.

qUe ferez marié.Tout vray à tout vray côfone" Le Mutprctend Se denotc. mariage.la rabaiffoit.mt faire. coquJbatiu. Comment Panurge prmtcenftU&ynyieiL . RABELA IS.dePanthgruelôs» fcrcriht.SilesfieJiet /Vousfaehcntibquancvousfacneratleschp fes fignifiecs. IE \ -\ \ ' C-flA?.&enche-i «aux htur tel que nr eft preckftiné.&.vc' voy JVurfteHjrçfois vofbe> doute efcl.ircir. foudainlarabaiffoit comme deuant? puisàintcruàllesla rekuoit. F R.dbfHo. ) - ' - .clouant tousléj digts en poing. Se defrobes Le." Et yousprk . dift P» Rttr-ge^cxonc'ede. cebkn de ctoire. là monfiroiti à Panurge* ' Pinut-ge dexe fâfehétcua l'epôing pour. . & pafîàntlé pDuleexntréksdoigts Maiftre & IndiccPuis^ueclimain gauchfcfrôttoit lé dctîusfdu coudefduifuTditbras deïtie. fuis d'auis que mouuôs ton tcpkrre. 109 dextre vers le genoil tant quèpouuokPc- ftcndre.é à fes appiehen | l liés cômx ie . & peu a peu àfe frottement jkueic en l'air la mainaiceluy iufques au coude Se aiidcffus:. ftappet :1e ivlut:» : mais ijl reueia la preffrnec .Àlof'sdiftPaîntaefucl.~ ne penfoisjdift Parttagi uelyrainàis ren¬ contrer home tant . i.£ut£ndez ma conception^. XX i.Poété Tranceys nomme Ramin-agrobn.k nieik dcnmurant .' t>% M.Que ja¬ mais homineîn'euit en fcBime'.

f fpcre abordenlenl: jnais lôrs qu'ils apprp.mer^feulementéh filëceks ' confiderons.que chanbde Cicne eft prefaige certain de.' '. shoot de fëiir^o«:Mefmem£t*enMcandé| efëiirmo«:Mefmem£t*eiïMcandét uoir ailleurs veu plufieursmbâWrjmais nul[ chanter en mourant) de modc.* çhxn t du ba'urev 8% parrpttfol les Se -par geltë? i Ie.Mm rGarcojinime n@.. H . dcd . les l>ons^D<mo»s^iod>j| la doctrine de^Platonique^^oyàri^ki hp-i^ . fa àiott pro* chainé.^eox Sibylles . dofauuetéfoniauec ttoqrsarrmiez.: auiîr lèsH Anges ksHeroes.. auénicEtirne fouinent q^à'Ariftophah&Sf en.o Siyip<i)roihw. ..loingftôyâsi les mariniers Se voyagkrspdedamsîkttïS nauf&xnfia'ute-. ! crepit.êc près de fa cas fin^facikmétdiuine'dei .apprô.&bien prions pour leur pro.finoriîqUâdiiU.s fidupns/& congratulons de' ce qu'a port.| .'I'ayd4iuanfagefoU^ uent^ouydire'/que tout homrhcvieuz .us eftarBSifus-»Je\iTOuk-' 8rd©.&nehicurcqVcprealaldemëtfnfàyc chantées cmb'kbkmentlès poètes qui font en^r*otddioTf d'ÀpollOjgpprpchanssdèileui inôruordinakemeordeniennentprophête* ^«bà^^irpkri^pfâliEéirifpirdtioïvtvawol mbJdbx1ïoiesfTutuifesi.A. quelque comédie appelle les gens.pç chantent iai«ais. Les Ciçnos q ft>nt oifeaux fadrez:à Apoll HO - I£S'OEVVR!J<- lo.

'H?. de Iacob .Combienque pour Iops i iîouS femblatfent cfcs^pplietiôs'aucunement' abh'ôrïeni.vous alle-t gucray exemples antiquesyd'Ifaac. predifentce que depuis part au'os' veu. de Hc^t étor enuers Achiks . & iacbmmencefit leurs commû» niquerartdediuination». lequel au" m'ont de'Tarare mou-. mains prochains de mort . de Ianuier lân de foir aa'ge kcU-» matere & de noftre fupputatipl'an "'. de d'OrodesPenueesi Mezêntius. 8c.Les troi$-6lrquatre> heu>> resauàrit fondecéstlemploya en paroles"' vigourcufes. contb Românique. dePatroclus enuers Hector.RABELAIS.de Polyneftor jcnuèrs: Agamennon 8c Hccubaî du Rhodkn celé-' bré pat Pofidottius>vde Calanuslndian èn. les confblemvparknt» auec eux .î trciTeur 5c uers Alexandre le grad. Larigey .'ar ne nous appa-'* rôittre taufe rôe'figrie'aUcu'û ptfefent prono-» flic de ce' qu'il predifoit . lequel on fecori« . FR.eS'&'eftntngèSip. le ne .. horslcs troubtes Se folicitud'éster-cfictlnesylesfaluent. comme îl M. 'Nous'a'uons icyt près là Viflaumere vn homme & vieux 5C{ poete^'cft Raminagt obis. quilité .en fens rranquil Se ferain nous». rutk io.autres?: feulement vous veux* ramenteuoir le docte '8V preux cheual iert Guillaume du Bellaytergneurriadis^dc.' en. parc âtcendonsauenir . III déport falutaire:port derepos^Sc de rra-*.

:& arriuansau logis poé.en la palle duqueleftoit vn.fapphyr oriental beau Si âmpkr Puis àl'imitationdc Socrates luy offritvn beau coq blanc. & re-> gard lumineux. Panurge k fàluant luy meiil au doigt Médical de la main gauche en pur dôyn anneau d'or. ( .plumc. Si par luy Apollo voftre doute diflburdra. A\ Prenex . chant.. Sus! l'heure futparj euxcheminprins. face" ouuerte.& oyez fou.dc ce pas: de peur q morjt nelcpreuicnnc. ' oafquitla belle Bazoche.Tcfpondit Panurge.Car. Veux tu Venir frcrcleanh .Icle veux.dernier momet de fon de** cezi uanfportez vous'vcrs luy. Jouira eftre quxde luy aiîrcs ce que prétendez. eft en.Al lors y Epiftcmon.in tisoivvMi ~ \ t desnopces cfpoufa la grande Guorre.kqucl incominçn t pofé fusr ton lier la tefte efleuee en grande alai greffe fecouafon penngge. dont r.Lc toutfutpromptement liOré. tique trouuerent le bon vieillart en agonie^ auec maintien ioy eux.Sc pa pier.puis chata en bien haufc ton.iei tlaisne dubon du foyc . lelc veux(rcfporiditfrerc Iean)bkn voloov tiers pour l'amour de toy couillctte. . Le bon vieillard coini manda luy eftre apporté ancre. I'ay entendu qu'il.Uige:requift cpurtpifemcti direSc expofer fon iugement fus k doute du marirge prétendu.Ceia faitPan.Adon1 ques efcriuit ce que s'enfuit. l'ai ticle 8c .

1 * Si ne la prenexin.peftikntes< bcfres.ne..prcncz double repas .blanches. i -m Sri Souhaitczlu^vicâctrcfpas. :f»o . le dernier Se de May Se de moy -.ui eft. ^ ».iJ#it or m Ce fera ceuurc par compas. j Prenez la. 8c leurs dift..nc... . effet. . .& plus de ceftuy affaire ne d'autre q foit nçm'4quietcz. Allez enfans en la garde du grand Dieu des cieux.ndes.»I >. maifon à grande fatigue & difficulté çhaifévntasde villaines immo.. t%i RAIEfciAIS I*$ Preniez la. m 'cuocjuoyent du doxix penfement auquel i'acquicfçoiî côtemplant Se voyantSc ia tou chant Si gouttant le bien.. j Puis leurs bailla en main .I?ay cck>urd'buyiq.» . u .j 0 o h as *. S. > Gallopcz.. Reculiez entrez y de fait. I <.^1^ . M. -> . toutes forgées . . kors> ma. isv s' : Rcfaitcb ce qù'cftoirJ défait. ïcufhez. < .r .guartes.j . . . en l'officine de ne fçay quelle iofatiâbilké. cefthieri fait: W . grupperwens harpyiacques^ impoctunitezfreflo uniques. £ Défaites ce qu'eftoitrjefait.maisaIlezfepas. .fauucs..noires. .griuolle: kfquelks laiffer ne mç vou loyentà m'onaife mourir.& par fraudukn tes pointures . cen drces.& félicité q le bô Dieu à préparé à fes fidèles Se eflcus en 1 au» » >' hh __» .3 Si vous la prenez. .Sc.né la prenez pis. î Prenez la.i.

Comment Panurge patrocine à tordre desfratriï Mendiant. foy fen^ tante emburelucoquee d'aucun. ft-i(f .hômoçenrrkale-i ment fe tremoufTe . Panurge comme toiîc effrayé diit.î I. .. toutl'Antonomatic raitsa gfabolifme de l'eglifx. Se rnélaiifez en faïence ic Tousfupply.nefoyezàlclksfemblabIcs'. par ta foy .de miferer& xala-f mité levpoures haircs extraits d'Ichtliiai phagie ? Eft il t frère Iean.>& Iacobins ^ qui font les deux hemifpheres delà Chreftiété.* «.texroyï parla vertu Dieu qu'il eft fierc tique foute me donne au Diableillméfdit des bons p'é resmendians Gordeliers. tre vie 8c eftat d'imraomlitfétf DeeuneCile leur.» plus ce me mokftez . en eftat defaluation?Il s?eriva par Dieu daiiw né comme vneferpeà trente mille hottees de Diàbks.i Ne font ils affez meshaignez les poures diables ? Ne fontils af¬ fez enfumez Se perfumez. voye.. Mais que tous lés Dia* blesluy ontfaitlespoures Diables de Capuffins.. C HlAV.^X X Ll. &par la giro'gnomoniquc circombiliuàginàtion des quels comme par deux filopen-v doks celiuages'.Mcfdire de ces bons Se vaillans piliers d'Eglîfe î Appelle! vous cela fureué t'tï~ ' ~ I .& Minimes. Romaine .YJY -R-I S *. baragouk' nage d'erreur ou d'hèrcfîe.tu -iiu.. .4? » 3 JI'E t L JD&. . .i à ISsantdcla chambre de Raminagrobis.

} jprudens prognoftiqutursf Toutefois (djit' hh ij .. 'Il ncrefpôd quepar dîfiohctiués.en eft il encores de Jl'eraigc ? Ainfi' (refpondit Epiffemon)pfô. O quel PatelineuxV ESaint lago de Ëreffuire. ie n'y prétends aucun intereft. poétique ? le ne m'en peU contenter : ii'peblafphemc contre la re-? . . Il ne p'éut^ |'ne dire vray. ]flV* * chb villainénicnt.DE M*.-' 'teftûit Tfrefias le grand Vaticinateur au* f " 1 . F j.* t A S E LÂ I S.il . Eïcoute' car cftMarrabais. Ventre beuf comment il fé ' donné garde dé mefp rendre en fes paiojes.rehfuisforitfcâdalizé.auiéndra. Il refue le pouUreBeuueùr. Panurge leut atténtemét l'efcripture du bon vieifiarf: puis leur dift . id fuis aùfîî faîg'e qirorW qùes puis nefourneames nous.îel ex cvïfcltoutefois. le monde:fî tout le monde mer dift d'eux .'Ie(di!ft frère' Iean)hénr'en fduck d'vn bouton. où '" !ne auiendra point. Car à la vérité d'icclks fuffift"^ 'l'vnepartie eftre vraye. t f |V oypns ce qu'il à efcript .lecroy 'qu'il eft près de fa fin Allons faire fon epitapné\ Ta'r là fetpôncef qu'il nous donne . ^commencement dé toutésYesT diuinatiofisj:^ difant apertement à ceux qui ne'luy pre-:5 juoyèntauis Ce que ie'diray. Et eft le ftylc des. Ils raefdï fènt de tout. ligiori.

8f ne . Mineurs Se minimç.Il nel'en tçncj ( félon mon.chofe vulgaire Se vfitec(cs bras ou iâ ' : '.Scautrcs tel¬ les bettes : lefquclks font ynes noires.Mais(dit Paourge) ' quel Diable polfedc ce maiftre 'Raminagrobis . Ij£ < LIS.es..autres eendrecs. té propofé par Iupitcr. . qui ainfi fans propos . fans occatîon . mais auffi. autrès fauues.8c lieux confins delà mer Eri three. Lumbriques . .cir5s..Et me fcâdalifcz vous mcfmcsgû ' dcrnentjintcrprctant pcf uerfement des fratrçs.s?I'en fuis grandement fçandalize. qu'elle .rcualcsdcuryeux. Par auëture a il des Afcarid. m'en peu taire. Se autrés.I] àgriefuçment péché.rcfpondit Epiftemo)pat dépit de ce que il àuoit mieux fcnteiitié .tyrâHiqucs. autres tannées &bafanccstroutcsimportunes.Voi> rçj(. Soq l arnè s'en va à trente mille panerces de Diablcs. fus le dou . nô es malades feulement . Il parle afdblumcnt Se proprement des pulces . ce que le bon Poetç difoit". deisbcftes'hoires. iugement ) en telle fophi ftiquç Se phantaftique allégorie . à gens fains Se vigoyreux». Se molettes. > .fauues. mefdit des poure J beats pè¬ res Iacobins.culices. fans raifon.Mendians . Se Vermes dedans le corps. punâifcs. iOBYVRIS { { " ^anurgc)IunoIuyç.moufchcs..Parauenture patift ilfcôme eft en Egyptc.Icne vous cntcnS point(rcfpondit Epi ficmon). je vous aflie.

fl faut tbufipurs de fon j>roeme' interptetertoutes chofes à bien . Cetera ceviure chari table à nous faite. Dracopricaui £tf tioléz.qne les Arabes appellëèMédgVoiis faitez mal autrement expofant ces paroles. FR. à trois' toiles prez les griphes de Lucifcr.tirât vers la chabre noire deDemorgogô. REtournons (dift Panurge côtmu'at)ï'a- XXIÏI. * vtrà Xammàgrobis.Hole vilaï.énci moy (dift Panurge) à cor gnbrftrc moufehes en laictill eft paria Vertu Dieu hérétique . dedâs le propre pafîm infernal^ auquel elle rend Poperatiprrfecaîe'dé fes ctyiteres.Sonamcs'en vaàtrente mille chartees dcdiabIes. au moïss'iiperd le corps îcla vie. ïif ^ bcs quelque poincture de.rno\amy "droit déffoiis la fcellépcrfee de Profcrpine.à co fté gauchéde la grande chaudière . Àpt. ."le dy hérétique forméjhcretiqucclauelé. hh iij j v .cômcvne béHe petite Jioïlo ge. RÂBeVaJS.-C fî\ Comment Panurgefait difeours pour retour. al¬ lés en la vertu dcDi eu. __.qu'il ncdânefon ame.Allôs au nô. Et faiteztort avl bon Poète par detractiorf.here tique bruflable. Se es dits Fratfcs par imputatiô de tel méfhâin.DE M. Nous k in¬ duirons à cotrition de fon pechérà requérir pardon es dits tut beats pères abfenscô'me prefens.Etenprëdrons acte à fin qu'après.Ù monefter de fon faîut.Sauezvp'ou?Corbku.

enpe^dgJK £mi raagrobis gruppçroy êtk . Se delà^ieV'y^ypas.8c.ho{ic.Le. V jfpn tre.tpus quintuple pitance. deJà J^gagequê I' 1 d '.piaye^ernport ti . entrebattanscn Diable.leËiableJfl^ ^u diq^l^ chàmibrelèft detîâpkine^e Diapïes..m abu^e.force obks & apnjuer» "Çairesc: 8c.gptjâs? Qtez^us.à qui humera l'ame Ra« tninagrobidique.fpas ilsne le declaircnt hérétique & - ^dârmié^ômelcs Fafardetz feirét de la Pre uotté d'Orkans:5c kurs fatisfaire de l'ou-> trage.'.è.H6.*.^c|!eràent ils a'yent.f6rcé. qu'au iour de ton trépas fempiter . Soy trouer entre Diables" ^ffamezîentre Djatsks defaétiç^^enrrçPk Jle^qe. tat des .Otcz vous }J vaVj.nveurs par Dieu.% oe v y R es.JLayz. poure^ Panurge qnitçeJlk y ont maintefois failly eftat lafrané & eodeté.Orez vous de l^lç nfy vay'pas.preftres Se des. .m'etga)re en mes ! » - ^tfcpure. ranco par leurs tables.le.-Qui raitjSifvfeîi-Qyët deq pro quo. . f X.es.« fcz.rjaçiTes.8c Briffaux.que des.ordônantpar tousks conuens de ce» ]fte prouinçe aux bôs gères religieux force \ bAb.ii8 \ ^ j.Ainfipourra il de Dieu pardon auoir.lé fes oy défia foy pelaudans Se. Si qup lé grâd bourrabaquin /plein du mçil leur trote de. ckrcs:tant des nouices.que des Pro.jSyrgptz.de^majerajge de peur.& qui premier debroc en bouc ]a portera à mclfcrLucifer.

Canxre. dekurs'deuôtes prières. vn.Gàrm.quad! les gens d'armes tJÔpkfentl'es. le. Car c'ettoit . la cabre morte fus tes elpaules.vay.Frcretean "-veiix tuque prefentbment trente mille char reteesde diables t'emportëtîEay trois.»E« m ^afmcfkie R AB ElXi S. h h iiij .luy promit! yn ' habit en côdition qu'il paffaft outrefaà&à .Oftez vo-us-de là.Car la croix eft cô itrairx au chatmtvEtx'auiendroirce que n'a ^gweresaium^àteâ Dodinirecevteur daOovt t»aray an gué dsVede.Baille moyta bourfe. r'Hf douteà fon.quelque bouf î^ige.!Capâ't>in. Theatin.pknchesVfLepinartrcncôtrant ïfus la riue frère Adam Cou'fcoii cordelkr obferuantin de Mirebeau(." ?fifteraIacobî.cho-fes'. Pourquoy mefdifok il des lions *pereS de'religiô:Ppu»rquoy ies auoit il cjiaf M hors fa chambre .ffâf# R.Lé Diable m^ëpert 'IH'y vay. puiffant? ribauti Lç pacte fut accordé. fus l'heure qu'il auoit ^lu*debcfpiug de leur aide. Adfei bie heikurs à il rien ordonné par-teftamentvLe Diable m cmport fi l'y.enterremérît'.q^clque carreleure de-vcntre^aux ppsores gens qui uôcqueteur vieen' ce -mode? {flTiiille>qul' voudra aller. .CPrdelifer.i$i tfy allois>.ne Minine.Et eux fagés. Diable m'efliporvtélioit.e.'S'il eft damne. àfott dans. de leurs faintes admonitions? Pourquoy par teftcment ne leurs ordônoit "il au moins quelques bribcs.

petit faint C.& vo' iette Dodin en pki ne eau la tefte au fôd. Dodin rcfpô dit. tu auras du Miferereiufques à Vitulos.châtant vn bel Aue maris ftella. A ceftuy: ex cplcfreMj Iean mon amy doux. . Pourquoy i ne lailTas tu tabourfeaumunierrSâs faute tu ne feras prcfcntcmétpuny.au deiius de la roue du moulin.8e charge à fon dbz corne . -qui m'as fait pécher erixepoint.Quand îkfurétau plus parfond du guc. à fin quêtes diables tq emporte mieux à ton aile ^baille moy ta jbourfemcporte croix aucune fus toy. & qu'il ne fe defiaft de la promette faite d'vn habit neuf.Et fi iamais ie .-ing la ttfte pdecdu poète. ger y eft cuident. '. Le da. .portant croixj ks.Sou dain fe dccharge. ledit fuppliant Dodin.xôme Eneas poi ta fon père Anchifes hors la conflagration i deTroye.gentfus no us: Malheureux es tu bié certes.il luy demâda.«o ' f^ats OKTTR:*»-?' Frère Coufcoflfc trouffc iufques au coait-j les.Ayârargët.Cômétjdilt frère Coufcoil.ccm<i ks aigles iettent ks tortuespour kscaffe. txknx.te ictteront fus quelques xochiers.hrittophk . jUnfi le portoit gaycmenr.vu beau.qu'il en auoit pleine gibetficic. i'il auoit point d argëtfusluy. te peu tenir en noftre chapitre à Mircbeau. Efcbylusj .cous eft rigoureufement défendu porter ar .tu fcay bie que parchapitre exprès de npftie rcïgk il .

lit Ettutcferoiçsmallnôramy.LeSpailIardsne.ie payeray pihthe Se fagot. .côj j-rne docteur fubtil en lard.ne me cherche pàs. ! Et'fi pourra feureté.Secôdcmentfois quitte ' Caries Diables aimët fort les quittes. Ic ne m'en fouciroisl xefpondu frère Iean pas tant par auentur^ quelo diroit. FR. xe en Diable Picatrisrecteur'dela faculté diabologique.côme tomba Icarus. Ic le i fcay bien quant eft demoy. xefsétme mugucter.& me faire la cèur.nous difoit q naturellement 1 1 > I C .bien loing.le rcuerëd pei .Iet'enauife^ | Otez vous delà. Le Diable j m emport-fi j'y vay. tomber dedans quelque mer ie ne fayou. Tulcprësbien.non. IDE H. tu veux côpaigmea-j i uoir.Et feroit par après oômec k jnerentômcrique. Ce n'eft viandes àDiableSjTicrcemétauecques ton froc Se ton domino d grobis retourne à Raminagrobis.ayâtmô bragmardau poings . ! h Hercules defeédat eu enfer à tous les D-iàt ..telaifcront.renferois bi| fort marry:ou.G" que ne fouloyent eftat fafrané & endeté. Au temps quei'c ftudiois à l'efcolc de Tokté.L' ' me d'rn Jiôme endeté eft toute hectique diferaficc. En cas I trente mille barclks de Diables nc-t'epor^ i tât ainfi qualifié. le n'y vay pas.dit Panurge & en parté. RA»I LA IS.

Quand on» demande aux . . ne idonnept..s'efcrimant -<tput autour du ljct.Mafibreths 8c Caballiftes pourquoy iesdia blés Centrent iamais en paradis terreftee? Ils. T}leï. > .de peur ayât feulement fa peau de Lyô.! "»' " j <" Quand tujois lehourt de deux armées..nclcv>rfeit tit.te'eft »vn Chérubin tenant en main vne efpee flâbante. Comme fi tu couppois de.-qu'il£peuuët partit folutio'nidexcfri» . autre raifon ^linonqù'à la por. demâdafon efpee Se mourut l'efpec nue au poing. Car parlât en vraye diabolologk de Tolcte .côme par après feit Eneas citât côuucrt d'vn harnois rcpkn .eltoit(peuteftrc)la caufe pourquoy le feigneur Ian IaqucsTri* ^uolfcmourâtà Chattres.tcauetsauecques tô bragrîiard vne flambe de féua'tdât. 8e par cefte eferime mettant «a -fuite tous leç diables quileguetoyétau paf fage de la mprt.rinuité. ie confeffe que les diabks vrayemët ne peuuët par coups d'efpee mou .xomme vaillant &cheualereux . penfe tU Cpjuillafle.ditfant.C.lpgie.& fa maffue. grandie .fit '> : LM S \ ®E viV'R M # il' .ou vne grotte 8c obfcure'fumeeïEtcrict comme diabks à ce fentiment de folution. laquelle leur éft dôloreufè en" diable. Se garny de fon brâgmard bien apoinct fourby Se dérouillé à l'aide Se côfcil jdela'SibylleCumane. ? que le btuk fi. rir: mais ie maintiens félon ladite diabolo.

il eft par ma foy plus rpuillé que la claueure d'vn vieil charnier. reçoyuét coups d'efpecàrimprouifte. ' . mille hommes enfémbk. Homère dit auoir prié en plus haut ton Se plus hqrrifîq effroy. dix. ga r d e.^ais qaoy ? nous parlps dharnoisfour piîjSc 4'efpees refptlcdentes. guetaspelje mellcjes pourcs amcs des bletfez. qu e . JR. quand il fut bleffé par Djomedes deuât Troye. Çar..horrible que Ion y oyt. RABELAIS 11$ .poarrâtfay de deuxxhofcsl'vne:Ou la kcouiHe biê à. croquant les lardons.PuiscrientSc vlct comme dia bks : comme Mars.p difcontjnuation. que neferoyent. .poîqt Se gaillardtou k main :enan t a i nfi rou i Ué. d'pfrîcier.maiftre Hotdouxdônoit vn coup debafton Cusles doigts.qui la.ftîces aërees Se inuifibks:comrne tî à qlquc laquais. de la broche. du cris des naurcz?du fon des tabours Se Se tropettes. .DEM. du bris des laces.'du hannilfemét des chcuaux?dutônerrc des efcourpetcs Se canôsîllcn eft veritabknict qlq chofe.force eft que le cÔfetfe. vacarme principal jpuicnt du dueil Se vlemcnt des diabks.8c par faute d'operer.Mais Je grâd effroy 8c.Ajpfi n'eft if de top bragmard.prouiennedcs voix humaines ?duhurtis des harnois?duclrquctis des bardes .ne r ç ton vn ç .& pa tijfcnt folution en fa côtinuité de leurs fub. . du chapelis des mânes ? du froifsis des piques.

'vps voy et la perplexité de" rno cfprit. le me esbais de vous. 8c luy confeillo'it prendre quelque peu de Elcbàrcfà"'fi»dfe purger' ceftuy hunïuf eç luy peccant. Pourtant ayie fait veu à faint François le ieune. Mais ie crains eftre coqu Se irifoitunc en mon mariage.Youstaucz tât de bôsrernede$:me fatt ikz vous fccourir?Epiftemô print k jppos.Çôperc môah tiqaray.Lc diable m'ëport fi iey vayT >- Commet Panurge prend confeil dEfiftemon.kquçl eft au Plefsig lez Tours récla¬ me de tetj tes fern m es en grande deuotîon :(car il eft premier fundatur des bons hom -meSjkfquels elles appetenf naturellement) porte lunettes au bonnet'.De ma part ie n'y vay pas. . Oeft(diftEpiftemô)vrayemétvnbcau Se joyeux veu.8c fxj' prendre fis accoUftremens ordinaires.& luy difl.CHAP. " t«i oivvJiii \" «o la rriaifon de RamiViagrobis. Aifsas la Villàumeic 8e retournas ver» j Pâtagruel. Se remôtroit à Panurge côm ent la voix pu¬ L.qucfus cefte mienne per plexité d'efprit ie n'aye eu refolutiô aperte. » blique eftoit toute confommèe en mocjucV f ks de fondeguifemem.1 Ijj fuis(dit Panùrgé)Epiftem5 mon comperç.quéa* .par le chemin Panurge saT drefla à Epiftemô. XXIIJI. en phanfaific de me marier.H4 . ne porter bra¬ guette en chaulfc.

laquelle crioit 8c lamentoit énormé¬ ment . . comme femme en trauail d'enfant. me faites fouucnir du veu des Argiues à la large perruque . Se del'Anglois qui . ou iceluy glorieux. FR.DEM.ouinfignemutatiô. ledeffia. 8c que ne reuoquez vos fens de ce farouche efgarerhent en. lifreteurnez à Vous rnefmes . oubliant l'art Se manière deferire hiftoircs. des Royaumcs:maisen fin de compte on fe moque Se du benoift champion. &dc Enguerrant leur tabellion 1 ' plus baueuxqu'vn pot à moutarde.iufques à ce qu'ils eufTcnt recouuert leur ho n n eur Se leur terre: du veu aufsi du plaifât Hcfpaignol Michel Doris. La moquerie eft telle que de la montaigne d'Ho¬ race. qui porta le trançon de greue en fa iambe. Car lifant iceluy long narré. champion. RABELAIS. curieux . Vous entendant parler.kfquclzayans per¬ du la bataille contre les Laccdcmonicns en lacôtrouerfe de Tyrcc . Se occafion de quelque forte guerre. Ion pcnfcquedoiue eftre commëccmét. Se fâcheux conte. firent veu cheueux ert'tcfte ncporter. A fon cris Se lamentation accourut tout le . baillée . Et ne fay lequel des deux feroit plus digne Se méritant porter chaperon vert Se iaunc à aureilks de Heure . par le philofophe Samofatoys.ou Engucrrant qui ci* fait le tât long . I leur tranquilité naturelle.

Et fi iamais fut vray en l'art demedecine.peut entëdre Ces deftinees. il eft en ceftuy endroit verffsime. Aucus Platoniques difent que qui peuf ve-v oir fpn Genius .foy 8c amitié iurcc.ic mefens par trèp infuffifan't à la refofutio.. . & 4ne fuis d'auis qu'y adhérez.' vri' gentil home ftudieux Se curieux au pars d'Eftà'ngourre. j Prxncfte. Cyrrhe.i vcément d ï f i c i l e . Delos . Il y a de l'abas beaucoup.ray biêentmàginatiori" quelques difcoursmoyennâs lefquels nous auriôs.l'en ay veu l'expérience en .' . le ne comprens pas bien leur difeipline . Patare. 1 Mais ils ne me fatîsfont point apertemehr. .Àinfiferay cornme porté 'mort veu.p'iflupifer Philios. Delphes .determination fus voftre perplexité.IlV _ "tlî d\% vr\-s/Ns 8 ^ vdifîhage èh fcxpectation de vébir quelque* admirable1 & môftruevix enfantemët. Tegires.Lycie. Se moque quicloque.Coloph5:cnlafÔtainc Ca-'': ' . iedydu vieil Hippocratcs de Lango. mais" en fin ne nàfquk d elle qu'vné petite foûris^1."Si encores regnoyentks orackl j di Iupiter en A mon: d'Apollo en Lebadïe.' 'fpori'dit Epiftemôndït)k cas eft hazàrdeux. Vn 1 autre y a. dites m'en voftre aùis.Medoy ié'inarier^ou non? Certes (te. C'eft le poinct premier. Non poUftant(dîft Pànutge)fe m'cnfoui] ris. Oif long temps a que auons enfemble vous Se moy.

tes ifles Ogygiesnefont loin g du [port Saramalo .pour entendre fi mariée clleteroitaa'ecqués""CIaudius «L'empereur.Scchtêdrc quel feroit leur iugemët fusjvoftreientreprinfe. dicleferois d'auis (parauëturè non ferois) yalkr. Mais vous fauez que tous font deuenus pfus.' Lcmures. d'Orpheusen Lcfbos:dcTrophonius.enLeuca« . Dauantage ieme recorde qu'Agripi-'nemiftfusà Lollie la belle.entre les Brâhidcs:deBacchus en Dodoae: de Mercure n Phares près Patras : d'Apis en Epypterde krapis en Canobe : de Faunus en Menalie x 5c en Albùnee près Tiuoli : de Tyrcfias en Orchomene : dé-MefusenCilkie *.faifons y vn voyage après jlqu'aurons parlé à noftre Roy.' Pour cette càufe fut prerriiereImcnt bânk.Trop de gës y ont efté trôpcz. Scdepuis à mort igrioiriinieul ifement maic/Mais" f dift Panufge>faifons J mieux.auoir interro>gué l'orack d'ApblIo Clarius. En l'vne des» ! < . depuis la venue de celuy Roy fcrUateur au quelont prins fin tous oracles 8c toutes pro phetics: côme auenante la lumière du clair j B E M* -F Soleil difpârante »tous LutàinsVLârmx's. tlj rallie près Antioche en Syric.muts-que^poiflbns.ne coHfeilkiois-iefacilemen't adiout'er foy à leurs rcfpÔfcs.Ri' *.Garotix>FatfadetsScTeneb^riohsrl Orcstoutesfois qu'écores fuflènten regne^ . A B EHA I S.

quialimcntoycntes [defers faint Paul premier hermite) Se.Yous fauez^ comme par art d'Aftrologie . Trippa.8ccc queluy doita-* ucnir.Iupkcr rien ne propenfe. quédé bonpereen dormât hé côgnoiffc.8c ptophetesty eftre Sa¬ turne lié de belles chaines d'or .0EVVRE J quatre. & nousle oyons vn peu fus cefte mienne pcrplcxité. Mctopomantie . apertement prédire à vn chacun qui Veut entea drefon fort.vaticinateurs.Ie n'iray pas. Se autres de pareille farine il pdit toutes chofes futures: I I conféri .C'eft(refponditEpiftcmô)àbus trop eut dcnt. l Comment Panurge ft confeiUe^à Her * i j .< XXV.Icy presl'iflc Bouchart demeure Her Trippa.ic lay Ieu en bons Se anti ques authcurs . lefquels iournclkment luy font des cieux tranlmis en aboadance par ne fcay quelle efpece d'difeaux (peuft eftre que sôt les rnefmes Corbcaux.auât querctournôt vers noftre Roy . alimëtéd'Ambrofic Se Nectar diuin .^ ] VQyescy(dift Epiftemou continuant} toutesfok q fçre£.C\ mexroycz. habiter pluficurs diuinatçurs.laquclk plus àfon afpect vers Soleil couchant. dedns vne roche d'or-. Geomantie.8c fable trop fabukufe. kCAR. Ccnoas feroit grade abbrcuiatiô de labeur .Car les Parces rien ne fiileiit..on dift.fadeftincc. Chironantie . Se rien ne délibéré.

Sccinquâte beaux angelots:puis familièrement auecques luy conféra de fon affaire. De première venue Her Trippa le regardant en face dift Tu as la merapofcopie Scphyfioncmk d'vn coqu le dycoqufcandalé Se diffamé. Ce faux trait q ie voy icy au def fus du mons Iouie . 1 ii . Panurge luy donna vne robbe de peau de loup. Plus vraye n'eft la vérité. De cela(refpondit Panurge) ie ne fayrië. vne grande efpee baftarde bien do reeà fourreau de-velours. Se dit.ks la¬ quais de cour par les degrez. les accoubla par Geomantie . predifant tout l'auenir. Puis auecques vn ftyle feit hatinemet certain nôbredepoincts diuers. Bien allons vèrsluy^puisqu'ainfik voulez. Au lendemainarriuerétau logis de Her Trippa. Onnefauroittrop apprendre. difcou-. 12.dift. Puiscôfidc rant-Ja main dextre dé Panurge en tous en drois.laquelk e« ftoitaffezbellaftre. RABELAIS. qu'il eft certain qu'e Ce. F R.au grâd Roy des chofes celeftes 8e tranfcendentes.feukmëtnc voyoit fa femme brimbalante .Etilvoyâttoutes chofes etherees Se terreftres fansbezkks. Bien fay ie que luy vn iour parlant.entre les huy s ffbouloyent fa femme à plaifir. ratit de touscaspatfez & prefens.DE M. Se onques n'en feut ks nou¬ velles.9 conferôs de voftre affaire auecques luy. onques ne fut qu'en la main d'un coqu.

il fabricapromptement fa maifon du ciel en toutes fes parties. Quâd tous cdqus s'affembkrontjtu por¬ teras la bâniere. Mais dont me vient ce Ci ron icy entre ces deux doigtz ? Cela difoit tirant droit vers HerTrippaies deux pre¬ miers doigtz ouuers en forme de deux cor nes. à cela tu ne pouuois di\ lir : icy i'en ay d'abondant alPeuranccnouuelk. Car ie trouue la feptiefmc maifon en afpectz tous malins . Capricorne. bien toft après que feras marié.hômc de bié*. l'auois ia prédit apertement que tu ferois coqu. Puis. Et t'afferme que tu feras coqu. Cela fait . Se d'elle feras dérobé.Taurus. 8e les afpectz en leurs triplicitez. Se autres. Se en bat¬ terie de tous fignes portans corncs.cnfemble afpcct terragone de Saturne. 8c confîderantl'aflîcte.comme Aries.Tuferasbié poyuré. Panurge luy ayant baillé . dift-à Epiftemon. En la quarte ie trouue decadëcc de Ioùis. demenda à Panurge l'horofcopc de fa natiuité. Voyez cy k vray Ollus de Martial. le feray (refpôdit Panurgc)tes fortes fieure quartaines vieux fol fot mal plaifant que tu es.8c fermât au poing tous ks autres.ietta vn grâd foufpir 8c dift. Lequel tout fon eftude adônoit à obferuer 8e entendre les maux Se mifercs . affocié de Mercure.i/o us ©b y TRES ras coqu . Dauantaige feras de ta femme battu.

eh public. Ccpchdantla"femme rehoit le btelant. A ces mots print Her Trip¬ î (i U la . outrecuidé intolérable plus que dixfept diables.xn fa maifon i propre eftoit plus aueugle qu'vnc Taupe: ( ches foy rien ne voyoit. qui cft.mat de cathenc . vn rameau de Tamarix. oftoitde fa tefte fes yeux exemptiks comme lunetes . 8c ks cachoit dedâs vn fabot attaché derrière la por j te de fon logis. rauaffer tout fon faoul auecques fes diables priucz. -. .v C'eft vn tel Polipragmon.coNGNois Toy.en vu mot 7TT(à^a. i-f ij .Car retournant du (dehors en fonpriué. j Voulez vous (dit Her Trippa) en fauoir plus amplement la vérité par Piromantic.Ilprëd bien(dit Epiftemon)Nkandet la nôme. C'eft vne autre La- mie.le croirois tpft que les diables v ouluflent fer uirvn 1 1 tan tel I I i I i i 1 maraut. Il de ton coufté poure plus que ne futlrus.diuinatrke. Il ne fait le premier trait de phiiofophie . ne vcoid vne grotte fouchc laquelle luypoche les deux yeux.Au demourât glorieux.\ci^cùv comme bien proprement telle peautraille de beliftrâdicrs nômoyent les anciens. que defetipt Plutarche."" DE Mt^RTXÂ^rFATS ÏJ f~~ d'aUtruy. voyant plus j penetramment qu'vn Oince .laquelk en maifons eftrangcs .Laiffons icy ce fol enra ' gé.entre le commun peuple .Scfe glorifiât veoir vnfeftu en l'oeil d'autry. Allons.

1$ï LES OEVTRES par Aeromantie célébrée par Ariftophanes en fes nuecs.ray.Par Stcrnomantie.& par Aku> romantiemetlant du froment auecques de(| la farine. Par Catoptromantie. Theocrite en fa Pharmaceutrie. Par Cofcinomatie iadis tantreiigieufementob.fois recors de defchauffer tés lunettes. cleSjkfquelstous tôberont à gauche iet'env affeurc. Par Alphitomantie detîgnee par.ie te feray icy tournoyer force çer. De dans vnbaffin plein d'eaue iete môtreray ta femme future brimballant auecques1 deux ruftres: Quâd (dift Panurge) tu mettraston nez en mon cul.auenk il ne<te faudra point de lunettes. (dift Her Trippâ continuant) moyennant) laquelle Didius Iulianus Empereur de Ro' mepreuoyoit tout ce q liiy deuoit.tant iadis célébrée entre les Afiiriés 8c efprouuee par Hermolaus Barbarus. tu verra* Diables.ParTyrom5tie.Par Aftragalomârîe.vrt' formaige de Brehemont à prepos.I'ay céans lesn proiects tous preits. feruee entre les cérémonies des Romains. Tu la ver¬ ras en vn mirouoir brifgoutant âuffi apertement.par Hydromantie.Par ma foy tu as? le pietzeffez mal proportiôné.) Ayôs vn crible Se des forcenés.par Lecanp mantic. Par Gy roroatie.s en la fontak ne du temple de Mineruepres Patras.Par Libanp- .que fi ie te la montf oi.

Par Ga ftromantie. romantie. Par Anthromantk.de laquel Ile vfer fouloyët les Alemans .ParChe .Par Botanomatie. Aulli certainemet que i iadis eftoit fait en la foffe Dina au bois facré à Apollo en la terre des Lyciës. comme Ion ' trouue la febUe au gâteau la vigile de l'E¬ piphanie.ParCapnomâtie:Susdescharbôs ârdens nous mettrons de la femence de Pa uPt 8e de Sifame.Tu verras la cendre en l'air figurante ta femme en bel eftat. routiffansla jtefte d'vn afne fus des charbons ardens.'RAB EL A I S. I33 jmantie. Ayôs de l'huile Se de la cire.Par Onymantie.O cômët Home ne envfe brauemêt enuets les amoureux de Penelope.. O art j diuin en fueilksde figuierlPai Ichthyoma tie tant iadis celebree-Sc pratiquée par Ti rcfîas Se Polydamas.Par 'CerQmantie.. Fais icy prouifion feulement d'vne coingnec Se d'vne pierre Gagate .DE Mr FR.tu en au . Par Cleromontie.ï'ay icy des fueilles fdeSaulgeàpropos.Par Sycomanrie. laquelle nous mettrôs fus labraze.de laquelle en Ferrare longue¬ ment vfa la dame IacobaRhodogine Enga jftrimythe:pat Cephakonomâtie.La par la cire fon due en eaue m verras la figure de ta femme Se de Ces taboureurs. ïas la veffié.de laquelle ' ' 1 I 1 1 ( f ii .Par Tephranutie. Ayons force pourceaux.il ne faut qu'vn peu d'encet.O chofe galate! Par Axino »mantie.

lequel ie partiray toy voyat 8c confidcrant en vingt Se quatre portions equales.Ï34 LES OB V VRE S i Y vfa Heliogabalus empereufde Rome.B.ïs du vol des pifeaux?duchât des Ofcinesîdubal foliftî me des cauts ? ParEftror)fpkine(refpôdic Panurge[]ou bië par Nacromantk?Ié vous ferayfoudain refufeiter quelqu'vn peucy deuant mort. comme féit Apollonius de Tyane enuers Achilles.E.EIIêT eft quelque peu facheufe^Mais tu l'endure¬ ras cffez.Par Onotomâtie. A.Q. Sus chacune ie figureray vne letre de l'alphabet . Vous verrez (ie vousafrkjqu'ilmâgeraksgrains pofez fus les letres C.O^y .auffi fau diquemét..comme feitla Phitonifle en prefence de Saul : lequel nous en dira le totage ne plus ne moins qu'àl'inuocation d'Entho vndeffunef prédit à Poiri- . Par Srichomantie Sibylline .commefous l'empereur Vakns eftât en perplexité de fauoir k nom de.R.Ieferay icy vn cerne galâtement.fus chacune letre ie poferay vn grain de formenr.foa fuccefieur .Cô mentastunom?Machemcrde(refpÔdit Pa nurge)ou bië par Akctryomantie.1e coq vaticinateur 8c Akctrioi mantic mangea fus les letres ©.ôw^y oui lez vous en fàuoir par l'art de Arufpicinè? par Extipifciné?par Augure pr.puis q tu es deftine coqu.S.puislacheray vn beau coq vierge à rrauers.

8e de ceurs de.au diable. Dites amen. i tout le jpgrés 8c iflue de la bataillq Phar ufàlique.pee » i i < 1 1 XI Xllj .vn chapeau pointu. prefentement de fon crachat luy enluminait les mouftaches. le me rcpens d'y eftre venu.en condi¬ tion que celuy qui iadis foufHoit au fond de mes. le ne feray bonne chère de .Ranes verdesîou ma ger du cpur Se du foye de quelque Dracon.pierre de Hyène . te f nir vné Efmeraude. RABELAIS.i'vferay feulçment dcSciomantie. Vray Dieu comment il m'a parfumé de fafcherk 8c diabkrie. ' fous lalangue? ou me munir de langues de Puputs. Et dônerois volontiers cent nobles Se quatorze roturiers. ÎJf.h D E M. forcier. fi auras .de charme Se de forcellerie ? Le diable le puifie emporter. comme faifoyent iadis les Arabes au païs de Mefopotamic? A trente diables foit le coqu.Oufi auez peur des mors. ER. marra ne .foi J enragé au diable. Diable que ne me confeilks tu aufsi bié.ou la . chauffes . i|. Se te fais lâterner à quelqueAlbanois.cornu.RetournÔs vers noftre Roy Je fuis afieurç que de nous content ne fera s'il entend vne fois que foyons icy venus en la tcfniere de ce diable engiponné. Se allons boire.côme ont naturckmët tous coqus. enchanteur de l'Antechrift.refpondit Panurge. 'pour à la voix Se au chant des Cicnes Se oi' féaux entendre mes deftinees . Va.

iuré. - * c. c. ' c. c.apofté. laict é.Arabefque. c.de renom.lyripipié. C H t^CP. madré. c. c. diapré.calandré. ' - ' c. c. C grené. .endefué. c.13$ ^LBS OEV VRES deux. c. Se luy dit becguetant. c. 'c. c.paté.feutré. c. c. le me fens tout matagrabolifé en mon cf- prit . e.rekué.Efcoutecouillon mignon.defiré.requamé.plombé» Couillon moignon.verniffé. calfaté. c. s'addrefTa à frère Iean . antiquaire.8c auoir pafTé la bourgade de Huymes . Tien moy vn peu ioyeux mon bedon. c. ctrouffé alakurefque. c. entrelardé.de ftuc. Se foy gratant l'aurxilk gau¬ che. X X Vl~ PAnurge eftoit fâché des propos de Her » Trippa.afTeré. ç. garance. c. des propos de ce fol endiablé. c.eftamé.de crotefque.martelé. c.d'efmorché. cnaté.d'Ebene. . -c. 1 c. "" - c. » Comment Panurge prent confeil defrère Iean des Entommeures.non de quatre iours. c. c. c.affeuré.goildronné. c. e.palktoqné.bourgeois.

gerondif.gigantîl. c.entaffé.genitif.briflant.abfolu. c.forcené. c.oual. il R. c. . ' c. RABELAIS. fécond. c. ' c. Latin. c. .monachal. c. c.derelés. c.) ' c.banier.eftrillant.àcroc. c. «3T | cdebrefil.pofîtif. x.turquois. c. ' . c.lafcif. ..gent.actif.vital. 1 fubtil. c. .goulu.depafTe.cabus. corganizé. c.fifiîant.farcy. c. c. c.de refpecr.compaffé. c. c. c. c. brufquet.matlif. . c. c. ' x.effrené.ir « - c. c.de feiour. c. * ' c. c. -" - c. c.clabaut. c. c. c.afFecté.d'eftoc.manuel. c.vrgcnt. c.courtois.iolly. c.de bouis.prompt. c.duifant.bouffy. c. c.brandif.refolu. fortuné.poudretif.magiftral.prinfaultier. c. c. . c.c. c. c. . cclauftral.polly.< DE M. e. c. c. viril.membru. d'audace. c. c gémeau.

agreabk.pouppin.de mefnage. c. c. affable. . c. c.vénuttc. . 1 » N c. fallot. c.timpant.rxdoutable. c. c.ronfinant.d'algamala. c. c. c. c.Guelphe. cdigcftif.de triage. c. .fubfidiaire. . c.mafculinant.de haute liffc. c. ..fecourabk.notable. martelant.aromatifant.ES . .Satyrique.Tragique. c. c palpable. c. c. c. c.d'algebra. . .baudouinant.figillatif. c.vfual.bardable. .conuulfsif.diafpermatifant.elpouuantabk. c. . c. fulminant.memorablc.138 LES . . c. s c mufcukux.tranipontin.repercufsif.ftridcnt. c. c. c-.incarnatif. c. c.de raphc. . - c. c. OEYyS. c. c. c. c. c. t c. . c.Vrfin. .cullot.d'alidada.tobulte. exquis. .infuperabk.guefpin.iequis.eftincelant. c.patronymique c. i4 .' > c.reftauratif. c. c. c.refait.pkardent.coyraul. Cprofitable. c. . c..arietant. ' . c. c.de paraigè. tonnant. . d'appétit. c.-c. c. c. c. c.

que fix blacs. Ver¬ tus Dieu à quand te veux tu referuer ? Sais' tu pas bien.pillard. Multiplicamini. * ' c. L'Antichrift eft défia né. » Ij> ' c.brochant. c. . couillon culletant frerc Iean mon amy . \ ' ' ' \ l ' c.fyndiqué. c.marie toy. Des huy au foirfais en crier les bancs 5c le challit. Vray eft que il ne fait encores que efgrarigner fa nourrifle 8cfes gouuernances:& ne montre il eft écores petit. c. R A B E L A I S. ^c. Me doyie ma¬ rier ou non ? Frère Iean luy refpondit en alaigtclfe d'efprit^ difant. c.4- DE M.belutant. Se carrillône à doubles carrillons de coudions. cculbutant. c. . c. c.gaillard.C'eft matière de breuiere.hochant. le dy Se entens le pluftoft que faire pourras .efchalloté.talochant.paillard.qUe n'eftiôs auant hier. V oudrois ta . Cuillonhacquebutant. Il eft efcripr. c.farfouillant. F R.auorté. Marie toy de par le diabk.8c te referuois à bône bouche' ietc prie dy moy ton auis. que la fin du monde approche? Nous en fommes huy plus près de deux tra buts 8c demie toife.Nos qui viuimus. Crefcit. Se le buflart de vin.Car que le fac de bled ne vaille trois patacs .Tat encores ks threfaurs.ce m'alô dit.ronflanr. c. ie te porte réuerence bien grandc. pimpant.

dift frère Iean.8c parler pertinëmçnt.Ainfi mourra il fans regret. Peu en tetour me chaut d'eftrc noyé. l'efprit moût limpide Se ferain. J \ 1 I40.nageantparlàmerHelkfp5tepout vifitcrs'amie Hcro deSefte en Europe.__ . bien lier Se continuer tes coUps.Tuas. LES OEVTE.Panurge mô amy doux.Chofe fi precieufe ne doit eftre follement perduc. 1 1 | Comment frère Iean ioy euftment confeille Panurge. Et fuis d'auis quedorenauant en tout mon Salmigondinois quand on voudra par iuftice exécuter quelque malfaicteur . X X VI I. * t Il ne vouloit point mourir les couilles plei nés. vn iour ou deux deuant on le face bifgottet en Onocrotak . frère Iean couillon Metropolitain.fi i'eftois en ton lieu.Rigomé. Seulement ayesefgard Se confideration de toufiours. Si tu y fais intermiffion. laitfant homme pour homme. C'eft ce dot Leader d'Abyds en Afie.tu es perdu pourxt: 8c t'auien- . fi bien qu'en tous fes vafes fpermatiques ne refte dequoy portraire vn Y Gregoys.dift»j Panurge .prk oit Neptune 8e tous les Dieux marins. Sien allantie fuis de vous choyé. bien qvi'ô te trouuaft les couilles pleines au iugement?dum veneritiudicare. ie ne te côfeilk chofe q ie ne feiffe. C H.Par auentùre engendrera il vn homme .ES. Ar S.

refpondit Panurge . qui ne l'ont peu quand ils voulcyent: car ne l'auoyent fait quâd le pouoyét.. Ne dea.ellesperdent leur laict» Si continuellement n'exerces ta mentuk. & feras protecteur de leur fororité . Donne ordre qu'ils ne viuenr en gentils hommes: de leurs rantes. frère Iean mon couillon gauche. Si elles defifte. RABELAIS. 8c ne tefeiuiraquede piffoticre : ks couilles pareillement ne te terniront que de gibbefliere\let'en auife mon amy J'en ay veu l'expérience en plufîeurs.D E M. FR.fans rien faire . Aviili par non vfaige font perdus tous priuileges cedi. en eftat de labouraige fcmpiternel. Que difent elks?Ie les entends. cloches de Va renés.ntalaicterenfans. Et fiauray toufiours bel Ieschambrieres.Tu vas rondement en befoingnè.fent ks clercs. Ainfi te foit donué des cicux. Efcoute(dift frère îeâ)i'oracle des. ie te croiray .quàndtu me viédras veoir. Pourtant filial maintien tout ce bas Se menu populaire Troglodyte. Il n'y aura poït de faute. elle perdra fon laict. toufiours bas 8c foide opérer. Voila cjuâd à la première partie du fermÔ. Or donques à ta parole ie me mariray . Sans exception n'ambagés tu m'açapertcméjt diffolu toute crainte qui mepouuoit intimider . 141 dracx. (reipondit Panurge ) Leur fon eft par ma foif .q'aukntes nourriflés .

Ne m'allègue point icy en paragon les fabuleux ribaux Hercules. que fut onques Meffalina .marie. marie toy:marie. docile. Se Mahumet. le t'affeure que ic me mariray: tous les elemens m'y inuitent. . ie te prie croire. Se en parloit com¬ me clerc Se fçauant: depuis IuyAriitoteksà declairé l'eftre des femmes eftre de foy infatiabk:mais ie veux qu'on fçache que de mcfmes qualibre i'ay le ferrement infati¬ gable . luy monftrer de près la proye: Se dire.marie.Ie te fupply me fai te ce bien de croire.Si tu te mark.veras. rie. Quant au fécond poinct.hak compaignon. que ie l'ay enco¬ res plus copieux au contentement . Et quâd ma féme future feroit aulîî gloucte du plaifir Vénérien.ll ne luy faut que lafeher les longcSjk dy l'aiguillette .marie. beneuok . Proculus Cefar. ou la marquife de Oinfeftfe en An¬ gleterre. tu me fembles aucunement douter. obeitfant cri tout & par tout. Marie toy.Maric.rresbien t'en touueras.que ie l'ay à commadement. Ic n'i¬ gnore que Salomon dit .Efcoute.14* les eiwini "^tuirfàtrdique que des chaudrons de Iupi¬ ter en Dodone. Ce mot te foit comme vne muraille de bronze. attentif.ma. qui Ce vante en fon .vcras. voire défier de ma paternité : comme ayant peu fauorable le roidde Dieu des iardins.

Se Atheneus. Ic te prie croire ( Se ne croiras chofe que ne foit vraye)mô naturel le facre Ithiphalk meffer Cotai d'Albingues eftre le prime d'el monde . F R. oit à faint Maixent entrant vn iour dedans le parquet ie vèy par la vertu 8e occulte propriété d'icelle foudainement tous^tant.burô:de fermô ne de marché : mais à la paffion qu'on iou.futà cachettes.Le Portecok abandonna facopie:celuy ." IgJ Alcoran auoir en Ces genitoires la force de foixante gallefrctiers. Veids tu onques le froc du moi¬ ne de Caftres. Ne m'allègue point l'Indian tant cé¬ lébré par Theophrafte. lequel auec l'aide de certaine herbe le fai¬ foit en vn iour foixante Se dix fois Se plus.qui ne voulut! bifeo-r ter. Pline. Quand on le pofoit en quel¬ que iuaifon. RABELAIS. Diabk. Ic te iure qu'en ma braguette i'ay autrefois congttcu cer¬ taine énergie encores plus anomale. qu'il nty euft Ange. le n'en croy rien : le nombre eft fuppofé.ne Diabktrê.PS M. ioueurs que fpectatcurs entrer en tentation fi tetrifîque . Icnc te parleray de maifon ne de. Il à menty le pail¬ lard. foudain par la vertu horrifique tous les manens Se habitans du lieu entroyenten ruitbeftes 8e gcnsrhomraes Se femmes.Hommc. iuf ques aux rats 8c aux chats . Efcoutcfa couillette.fut àdefcouuert.Ie te prie ne le croire .

Si tu n'é es las pour cefte heure. quand ks nei¬ ges font es montaignes :ie dy la tefte & le menton .lcy font Tigris 8c Euphrates. defifta eftre fpectateur. & du noir. Detîa voy ieton poil grifonner en tefte. Commentfrère Iean reconforte Panurge fus le' dtute de Coquage.qui n'ait fa vkilkffe Se décadece.Voids tûTekme?Cetoup peticy toutblanc. font ksmons Hiperborees.du blanc. defcendit par lavo leriedes Diables fortkent d'enfer. CU.pea d'an nées après fubfequentes ie te oiray confeffant que ks couilles pendent à ' plufieurs par faute de gibbefliere.il n'eft le Marbre ne ie Pprphire.OEVVRES qui iouoit faint Michel. Se y enu portoyent toutes ces poures femmelettes: 144 '!** mefmesLuciferfedefchaina.Regardeicy. Voidstuks palus du NilDeçà eftEurope. à l'exem¬ ple de Caton le Ccnforindcquel voyât par fa prefence les feftes Floralies en defoidre. il n'y a pas grand chaleur par les valees de la braguette. Voy la Afie. Icy eft la montaigne de là Lune. Tesmales-mules refpond IE .Vey la Afrique. Ta baibe par les di>itinctions du gris. Somme voyat tedefarroy . X X ri I L t'entends (dift frère Ieanjmaisle temps matte toutes chofes. du tanné. iedeparquay du lieu.me femble vne Mappemonde.Par mafoif mon amy .

Quâd la niege eft fus ks montai nés : la foudre. l'efclair.auquel fo'rce eft que ieface cpmpaignie. RABELAIS. àutât | ou plus que iamais.k tonnoirre.fon't par les vallées. n veux tu veoir l'expérience ? Va au païs e Souifle:& côfidere le lacs deV Vnderber ichà quatre lieues de Berne.ie crains la ^encontre du mauuais in.perfonne. la temefte.k rouge grenat.8c fignifie que le midy eft paflé.voire allait il àtous'ks Diabks.en niotjjeremptoire . TuTfentendrpas les -j opiques. Ce n'eft la ou medeult.efquels nous voyons a tefte blanche .que ne fouIois:plus que ne bulois .tous ks Diabks.ma femme me face coqu. Vray eft qu'en moy ie reconjnois quelque fîgnc indicatif de vieilleffe. le crains que par quelque longue abfence de noftre roy Pantagtuel. 8e la queue verde droite Se jvigoureufe . r**-1 kk . V°yk Ie .Note que cela argue ie ne fçay quoy du onët. C'eft ue ie trou uële vin meilleur 8c plus à mon eut fauourcux. tirant vers iion.Mais quoy?Gentilcompaignon toufiours.Tu me reproches mon poil grifonnat 5cne confidere point comment il eft delà Mature des pourreaux. . 14? r(refpondLt Panurge) .Il jkmeurera fecret entre nous deux. tedy verde vieilkffeinek dy à. les lancis . Car tous ceux àquii'pi 1 ' . FR. le mau ubec. le ne crains pas cela de par le Diable ./DE M.

RE S .amadoué. e..f 1 .x.Cc font Topiques *monachaks .exprimé.Ton biëcroiftra d'auantage . c. c.courbatu. c. c. vermoulu.pendillatat. m'en mcnaflènt .tranfy..rouy. Tu n'en voudras que mieux pecheur.profterné.diffolu. ~ . -c. c..malautru. < -' \ . S'il eft ainfi predeftiné .errene. » » j < c. « ^ c. c. c^morfondu.chetif ' c.efgrené.'> c. ç..ecremc.difcfatîé.->*t -.fené. ^ _.gauafche. t.putatif c.bikarié. cdefaillancc chalkbrcné* . c. i*..poitry ir4 d'eaue froide r i . ' " -j *' 1 . c. . Et afferment qu'il m'eft ainfi predeftiné des cieux . / . ç. ç.14* LES OE V V.moify.t. .moulu.^ c.Si tu es coqu v ergo ta femme fera belle ? ergo tu feras bien traité d'elle: ergo tu auras des amis bcauconp:ergp tu feras fauué.' < .. c. c. C.ineongneu. y voudrois tu côtreuenir?dy CoUillon fiatry. .retif. Tu ny trpuueras rien moins. c.chaumeny. c.forbeu.embrené.appcllant.pellu.lanterné. t- * c. qui veut. . c. s ? . c.auallev c.-.- K .Tu nefus iamais fiaife. Il ne eft(refpondit frerc Iean) coqu . x. . c.exprimé.cngroué* VÇ. ay parle.

. x^efclopé. creffilé.chapitré..frclatté. barbouillé.màtté.- ceuiré. c.* .haue. c. c..meshaigné. c.vietdazé. ' 'cbiftorié.trepané.. c. variqueux.malandré. « c.herneux. Cdeshingandéi. x. c. -.baratté.acrauante. c.morné. c.forbeu. cgoguelu.pefneux.entouillé. > \ c. ) c. c.cfgoutté. - c.» c. FR.farfelu. mitonné. 147 ^ . .bimbeloté. -.j H DE M.demanché. c.croufteleué. c. cefcarboté.degoufté.liegé c.halkbatté. diaphane.. ' -> c. c.flaquc. - . c. cfpadoniquc. / Ac. kk ij .trepelu.vefncux. 'cthlafîé..vereux.chagrin.gangreneux.thlibié. c. RABELAIS. c.chippoté. c. c. ' . c..vuidé. c. c.bafané.depenailk. c. c. c. c. c. boucané.vereux.ridé.-mitré. c. .fanfreluché.efchaubouillé. c.chicquanc.difgratié. "c. c. c.fphacelé. c. c. - c. 1 c. c. (. c. i cfarincux.farcineux. > i c. c.

c.. c.hebeté.Ml x.». - c. . manchot.1 . c.frilleux. ^ c. * c.antidaté.fufté. c. c.putois. .rôuillé. c.acablé. c.c »o\ x. c.defîiré. < c.» ' c. j. c.deRatepenadé.ventoufé. c.mariné.perclus. 147 ' i'* s OE VYRB S c. c.^ ^ c." .> »:. . . décadent. c.eftiomcné. c. c. .patalitique. c. c.defoléc.fcrupuleux. affable. c^extirpé. c. hectique* ' c.etrippé. c.feueilkté.nkblé. ' C halle. c.matagrabolife. c.' x. dégradé..'t ' > > <C '» . ' c.\ c. '' ' c.corneté.pantois.tintalorifé. c. c. !v'. c. déchiqueté.quinaut? j c.maleficié. i .marpaut.poulfé. . c.c. " c. * C. c.ripoppé.foufneté.. c.effructé.langoureux. H' c.buffeté. / c. .x.vfé. '. i -i c.mauffack. c.greflé.eruité 'C.gerfé.degodalle. c.fellé. 1: '. macéré. . cconflippé.confus.rance.de petanade.balafté.. . - - - c.fiftukux. .fîncopé.takmoufé.indague. c. c. diminutif.

14? .anonchaly. i'y donneray bon ordre.bobeliné. point.dczcro. FR. ' - cdeuaiizé. Situ te marie: kk iij . c. c.febricitant.engourdely. c. c.point.fbkcïfànt.vkeré. reprocher les detrichoueres . ''" c.dechalandé. RABELAIS.mince.DE M. Couillonnasau diable. voudroystu faire rétrograder les planettes démancher toutes les fphcrescèleftes ? propofer erreur aux intelligences motrices i efpointer les fuzeaux . point.de matafain. " ) 1 e. c.badclorié. c.aflàffiné.aneanty. >c. Efceute que me difentksxîochçsà cefte heure que fÔmcs plus près. c. articuler les vertoilz . " c.Mafoy. c.barré. ou bâtons faudroritau monde.^Aimeroistu mieux eftre ialous fans caufe. Maisfi i'en fuis vne fois -auerty .frere Iean.frippé. ^appelant. c.que coqu fans côgnoi fiance? îe ne voudrois(refpondit Panurge)eftre ne fvn ne l'autre-. c. Tu ferois pis que les Géants ViençacouitlaUd. calomnier les bobines. marie point point . Marie point . c. c. ' ^ ? 1 | condemner les frondrilions defilkr les pelotons des Parces'Tes fleures quartaines couillu .cornant. Panurge mon amy: puis qu'àinfi t'eft predeftiné.-mô meilleur fera point ne me marier .

coqu feras .faifoir tabpurer les feffes d'ail- . qu'elle fe.1*0 ' LES OEVVRES marie point. Dontauint enfucceffion de quelques hebdomades. ftudieux.& raillar. Vous autres ccrueaux cnfrocquez. expert. ieune. de bon iugement. que l'homme marié ne puiffe paner ce monde fans tumber es gouphres 8c dangicrs-deCoquagcîIe te veux(dift frerc Iea) enfcigner vn expedicnt. -vieux iours il efpoufa la fille du baillif Côcordât.n'y fçauez vous remède aucun ? Nature à elle tant deftitué les hu¬ mains . le t'en prie ( dift Panurge)couillô velouté. frifque. ie com¬ mence entrer en fafchcrk. Hans Caruel eftoit homme docte . Sus fes. homme de bien. au' mofnierphilofophe : ioyeux aurcfte.comme vn Tigre: Se entra en foubfon. tiras. branflant de tefte.charitabk. debonnaire. & au¬ cunement mal-âifé de fa perfonne .moyennant lequel iamais ta femme ne te fera coqu fans ton feu 8c ton confentement . gratieufe par trop enuers fes voifîns Se feruitcurs. point. point point.fi onques en fut: ven¬ tru quelque peu. Prcns(dift frère Ican)l'anneau de Hans Ca ruel grand lapidaire du Roy de Melindc. tiras. Digne vertu de Dieu . belle. point : tu t'en repentiras. alié¬ nante .Or dy mon amy. gallante. marie point . de bon fens . qu'il endeuintialous.bon compaignô.

luy feit vn liure des louages de fidélité coniugak.ftant. Vne nuict entre les autres eftât auecques elle couché en telies pafsions.Iuy falJoit tout plein de beaux contes touchant les dcfolations aucnues par adultère : luy Jifoit fouuent la kgëdc des preudes fémcs: la prcfchoit de pudicité.ouy. comme difant.ee n'eft ce qu'il y faut mettre: Se lois fembloit à Hans Catuel qu'on luy vonluft f kk iiij . dift Hans Caruël. Le dia¬ ble le reconforttoit . nenny. reculloit le cul arrière. Se trouua qu'il auoit le doigt au cornent à nom de fa femme : I'oubliois . Grâd mercy. Se luy mift vn anneau -au maiftre doigt. 8c ferme la mefchanccté des ribaudes mariées: Se luy donna vn beau carcan tout Couucrt de Sapphirs orientaux.à conter comment fa femme le tentant.PoUr à laquelle chofe obuier. FR. deteftant fort. difant. & de bône' xhere auecques fes voifins.monfieur le Niable. IJI I ' ! ! leurs. Se qu'il luy conçoit fes doléances. Ce nonob..fongea qu'il parloit au diable. DE M.illa yoyoit taqt délibérée. que de plus en plus croiffoit faialoufie. le te donne ceftuy anneau:tandis que l'auras au doigt ta féme ne fera d'autruy charnellement congnevic fans ton feeu 8cconfencemét. . RABELAIS. le re¬ nie Mahon fi iamais on me l'otte du doigt: Le diable difparut :Hans Caruè'l tout ioyeux s'efueilia.

pour la perplexité de Vanurge. tjr d'yn Vhilofophc . '. Il veut dire fommairement.8c luy môr tarèrent le dicté de Raminagrobis. Comment Pantagruel fait affemhlte d'yn . Telle à toufiours efté mon opinion : 8c autant vous en dys la première fois que m'en parlaftes. Pant'aj- ARriuez CHAP. Les Théologiens à famé. * Théologien .fi me crois. Voicy quoy.dilt:Encoresn'ay ie veu refpôfe q plus me plaife.tion de chacun des trois refpectiuemcnt font aujourd'huy-deftinees trois manières de gens. mç au doigs.cs biens. d'yn Legiîle. au palais. Fair tbns autrement. . N'eft ce remède infaT" libkîAceftuy exemplcfais. Icy fut fin Se du propos Se du chemin. A la conferua. qu'en l'entreprinfe de ma¬ riage chacun doit eftre arbitré de fes pro¬ pres penfees. les Mej decins au corps. ks Iurifcôfultesaux biensi .l'auoir Ieu 8e reku. d>yn Médecin.conterëtà Patagruel le difeours de leur voyage.Ift LES OEVVItH ' * '"dérober fon anneau. X X I X» 1 gruel.au corps.il m'en fouuient.qu} continuelement tu ayes l'anneau de ta fem.Sccongnois que philautie Se amour de foy vous déçoit. En l'ame. Tout ce que foin mes & qu'auonSjCÔfifte en trois chofes.8c de foy rnefmes côfeil pren¬ dre. Mais vous en mocquiez ra^ citement.

r par dits. Vous» parlez en Courtifant.Le tiers ie côcedc.DE M. voyant l'occupa¬ tion principale . par efcripts .BBL A I S. à extirper les erreurs. qu'ils n'ont temps neloifir d'en- . . lefquels pour la plus part font heretkques : Nos corps es Médecins. Nous baillons en garde noz âmes aux Théologiens .dift Pantagruel.voyantksbôs Médecins. Mais le premier poinct ieriie.ie le voy défia bien. Par fainiPkaut'(refpôdit Panurge) nous ne fe¬ rons tien qui vallk. qu'ils n'ont befoing de la therapeùrke 8c N curatiue par medicamés. RA. Se vn Iurifcanfultc. voyans ks bons aduoeats tant diitraicts en leurs patrocinations Se refponfes du droit d'autruy.* Auecques eux enfemble pous conférerons de voftre perpkxiré.q n'ont iamais procès enfemble. FR.vn Médecin. ( tant s'en faut qu'ils en foyenç entachez) Se platerprofondement es cuurs humains la vraye 8c viue foy Catholique.8e herefies. ne prenët médecine: Et noz biens es Aduocats. Lefecondieloué'. icy àdifner vnïheokgkn. voire vnique Se totale des hôs Théologies eftre emploictee par faits. IC3 'TT'ïais d'auis que dîmenche nous ayons . qui tous abhorrent ks mediçamens^amais. Et voyez comment le monde eft viftempenar dé. donner tel ordre à la partie prophilactice Si conferuatrice de faute en leur endroict.

noftre mai lire Rondibilis : pour Legifte .ncl'auoit efté: Hippothadee onques ne le fut .l 'iray inuiter Bridoye.dimcche prochaï à difner.Faitcs(dilt Pata¬ gruel) comme bon vous femblera. Se tel qu'eft Trouillogan. pc' re Hippothadeerpour médecin. Se ne l'eft:' Bridoyel'a efté. Se nel'efttTrouillogâ l'eft.IJ4 LES ©E VVRE S tendre à leur propre.(fi bon vous fera bk)kquel eft de mô antique côgnoifTance: & auquel i'ay à parler pour le bien Se auancemét d'vn tien hôneftc Se docte fils.mcfmement que le Philofophe parfait. attendu . . rcfpondaffertiuement de tous doutes propofez.8c pour foubrcquart ayôs noftrefeal le Philofophe Trouillogan . Se l'a efté. le rekueray Carpalim d* vnepeine. Carpalim donnez ordre que les ayôs tous quatre.kfquelles font hors tout dez de iugement: mais d'abondant en ce que Rondibilis marié eft. Pourtant dimenche prochain ayôs pour Théologien noftre. Et aui" fczfiiepeu ricnpourl'auanccment du fils. Iecroy ( diflEpiftemon) qu'en toute la patrie vous n'eufsiez mieux choify. lequel eftudieàTholofe fous l'auditoire du trefdo cte 8e vertueux BoifTonné. le ne dy feulement touchant les perfections de vn chacun en fon cftat. noftre amy Bridoyc^ Encores fuis-te d'auisque nous entrons en la terrade Pithagorique.

' Iff & dignité du feigncut Boiffôné. Sus l'apport de la féconde table Panurge enparfondcreuercncc dift. ^ Le père Hippothadee à la femonec dç Pantagruel. RABELAIS.DE M. . excepté Bridoye lieutenant de Fonfbcton.Nô fait il (dift Hippothadee) mô atny rmafs en ceftuy eftrif auez vous de Dieu le dô 8e gra 'ce fpeciale de coutiaenccîMa foy non. < Cornent Htppothadie Théologien donne con- - feil à Panurgefui Fentreprinje du mariage. le m'y emploiray de bien bon cour.lcqueI i'ay me Se reuere comme l'vn de plus fuffifans qui foit huy en fon'eftat. ref- . difner au dim éche fubfequ en c n c fut fitoftpreft.il ne «ftqu'eftion que d'vnmot: Me dois-ie maTier. LE CHAP. & reueréce de tous les afsiftans iefpôdit en modeftie incroyable. XXX.commc beaux Pois fus le volet.Mefsicurs.choifîs & triez chacû refpectiuement en fon ettat.ounon? Si par vous n'eft mô doute dif folu. FR.cômelcsinuitez côparurët.Scn tez vousimportuncmët en voftre corps les aiguillons de lachair. Car vous eftés tous cflcus. Mô amy vous nous demandez confeil.mais premier faut que vous rnefmes vousconfeilkz.ie le tiens pour infoluble comme font Infolubilia de Alliaco.Bkn fort (rcfpondit Panurge) ne vous deplaife noftre perc.

fi fut condition la¬ quelle ie peufie obviier.' O la vertu de Dku(s efcria Panurge) nous foit en aide.8c fi mangerons de i'oye. le me marieray fans point. le vous conuie à mes nopces.1^6 LES -OEVVR ES pôdit Panurge.dy-ie. Corpe de galine nous ferons chère lie. Si Dieu plaift ie ne feray poït coqufie feray coqu. Dea. moins que rien. fi Dieu plaift. Reite vn peti^ fcrupule à rompre.Grand mercy monfieur'noftre père. Vous aurez de maliuree. Mais vous me remettez au côlfeil priué de Dieu : en la châbre de fes me¬ nus plaifirs. Encores v ous pricray-ie mener la première dâce des pucellcs.pour la pareille.O u prenez vo9 Je chemin ppur .de faute Se bië toft. Petit. i- C'eft parlé cela (s'efcria Panurge) galante* ment.lefquelks en Dial lectique reçoyuent toutes côtradictions Si impofsibilitez. dift Hippotludcexar trop meilleur eft foyj marier . Seray-ie point coqu?Nenny deamon ami (refpôditHippothadee) fi Dieu plaift.Oume renuoy ez vous bonnes gens? Aux conditionaks. qu'ardre au feu de concupifcence. Si mon jnulet TranfalpiA voloit. .ie ne me defefperé!'^ rois du tout. mon mulet Tranfalpin auroit elles.corbeuf que ma femme ne rouvrira point. Mariez vous donqmô ami. s'il vousplaift me faire tât debkri Se d'hôneur. . fans ckcombiliuaginer au tour du pot.

ie croy que voftre mieux fera ne venir pas à mes nopccs.vous autres François?Monfieur no¬ ftre pcre. RÂBEL AI S.Vous beurez à nous s'il vous plaiflMonami (dift HippothaPee) prenez l)iên-mesparoks. mate ou fcâdakufe? N'eft ce honorer k fei-_ gnèur.de la liurec nuptiale aufsi. Quand ie vous dy.fi. F R.rié ne valoir.plâift. 1 ? . ' If 7 y alkr.ur fauoir fur ce quel eflf fon plaifir .Dieu. Le bruit 8c la tribal le des gens de nopces vousrôproyent tout le teftament. ne.rië ne pôuuoir.protecteur.: '- DE M.ointro]qu.faut entrer en derefgok. vous fay-ie tort? * Eft ce mal patlé ? Eft ce condition blafphe. Vous aimez repos .i terre? N'eft ce véritablement fanctifi'cr-trohbenoift nom Mon ami vous ne 'fefezp. Pp.ce croy-ie. bknîN'efl ce nous declairer tous dépendre de fa bcriignitéîRien fans luy n'eftre.ie vous en prie.tant es cieux cô¬ me en l. Vous" n'y viendrez pas.createur.s'il plaift à Dieu. Et puis vous danfez affez mal.. comêde chofeabfxonfèj 8c pour» .feruateur?"N'eft celerecongnoiftre vnique dateur de tout. filence 8e folitude. Se feriez hon teux menant le premier balte vous enuoiray du relief en voftre chambre.fi fa fainte grâce n'eft fus nous infufe? N'eft ce mettre exception canonique à toutes noz entreprïfes? 8c tout ce que propofons remettre à ce que fera difpofé par fa fainte volonté.

Se cômandé adhérer vniquement à fon 1 mary. T luy môftrerez bon exëple.Pour renfort de cette difeipline * vous de voftre cofté l'entretiendrez en ami ^ tié coniugale.] tere.qu'ilnous les à rcuelez.c'eft à dire.continuerez en preud'hômie.de« clairez.LcbôDieunousafaitce bien.que iamais voftre fenf me ne fera ribaude .non celuy qui plus eft orné de doru res Se pierreries .faddroit côfultcr fon cori- fcil priué . laquelle ^ "* I . fi la prenez iffue de gës de biëjinftruitc en vertus 8c hônefteté. Se apertemét deferits par les facrees bibks. mais celuyqui -véritable. totalement l'aimer ' après Dicu.' ment reprefenfe les formés obiectes : aufsi ! celle femme n'eft la plus à eftimer . Se voyager en la chambre de Ces treffaintsplaifirs.* ment.k feruir.côme voulez qu'elle de fon cofté y iue.cn * laquelle eft rigoureufement défendu adul.chaftement. vertueufement en voftre mefnaigc. aimant Se craingant Dieu.k cherir. non ayant hanté ne frequété compagnie que de bonnes meurs .Là vous trouuerez que iamais ne fe¬ rez coqu.IfS LE S CE Y VRBS laquelle entedre. aimant complaire à Dieu par foy 8c obfer.annoncez. viuréz pudique. Car comme le mirôer eft dit bon 8c parfait.nation de Ces faints commandemens:crain-J gnât l'offenfer Se perdre fa grâce par défaut de foy Se tranfgrefsion de fa diuinc Loy.

que ie fa . .ne de Iupiter. 8ç confor mer aux meurs de fon mary .Etcontinuement implorerez la grâce de Dieu à voftre protection.extraite de noble j race: mais celle qui plus s'efforce auecques Djeu foy former en bonne grâce.belk. Se de luy n*ë reçoit point plus qu'il luy en donne par fon infufîon 8c afpccts. F R.ayât efcouillé le frai CauldaureiLfuttaux autres. R A B E LA I S. ne d'autre plancttc ou eftoille qui foit au ciel .che.ekgâte. ne de Mars .Grand mer cy toutesfois mon père. puis beurez vne couppe d'Hippocras clairet. Mangez ce taillon de maffepain: il vo. -les moines beurs à Saufïignac.il eftfalubrc Se ftomachahSuyuons. Vous voulez dôqucs(dift Panurge Allant les mouftaches de fa barbe ) que i'efpoufe la femme forte deferite par Solomon. - .I D E U. le dy parcilkmët:aux autres : Ca môfieur noftr'e_ .9 aidera à faire digeftiô.Ic ne la vey onqucs. Elle n'en reçoit qûcduSokilfon mari.Dku mêle veille pardôner. I£? feroitriçhc. XXXI.dift:Lc premier mot q diftceluyquiefcouilloit > . 5 Commet Redibilis médecin cofeille Panurge. PAnurge continuant fon propos. CHAP. Voyez cÔmët la Lune ne prëd lumière ne de Mercure. Elle eft morte fans point de faute.Ainfiferezvbusà voftre fem me en patron Se exëplaire de vertuSc honcltcté.

Autrement eft du vin prins tempercment. Par le vin.quèmef* i fer Priapus fut fils de Bacchus 6c de Venus. Se en ha> bit de femme. Vous di tes que fentez en vous les poingnansaiguil Ions defenfualité: le trouue en noftre facul té de medecine.mefmcmët des . * Smrrr .ISO LES OEVVRES maiftre Rondibilis dépêchez moy?Me doy te marier ou non ? Par les ambles de mon mulet. auquel eft dit :que Venus fe morfond fans la.heberation des fens .peruerfion des mouuemens. Et eftoit l'opiniô des anciës'. Quand ie fuis bien yure . félon le récit de Diodore Sicilien. refponditRondibiliSjiene fçay cuie ie doiue refpondre à ce problème.8c l'auons prins de la refolu tion des anciens Platoniqucs.àdormir. comme tout effeminé. fansbarbe. dift frère Iean. ie ne demande qu. L'antique prouerbe nous k defig'ne.]'entcnds(diltRondibilis(pat ^ vin prins intemperamment : Car par f in¬ tempérance du vin àuient au corps humain refroidiflemëtde fiing. Ic le croy. \ i i \ | j Lâpfaçies:cômeattefte Panfanias. difsipation defemence gencratiue.refolution de nerfs. Qui font toutes impertinëtes à l'acte de ge neratiô rDe fait vous voyez painct Bacchns Dieu des Yurongnes.compagnie dé Ceres Se JBàcchus.que la concupifeençe charnelle eft refrénée par cinq ma yens.côme eunuche Se efcodillé.

k(quelles rendent l'homme reftoi?* dy. par labeur. par lefquels pouuoit eftre expulfé. -'j Je i Tkrceméntjdift Rondibilis .lapeau d'vn Hippbpotame. 16% Secondement par certaines drogues .que k fang qui eft par ice¬ luy efpars pour l'alimentation d'vn chacun! membre .Comjjiej au côtraire nous en auons qui efchaufFent.SC plantcs.} excitent.8c habilitent l'homme à l'acte Ve-j nerien.ne Joifir . . tant par leurs venus ckmëtaires. Se vous noftre maiftre. comme trop plus neceiTaire àla côfemation defen indiuidu. n'a temps. Ce que i'ë dy^'eft pai mal queie vous veuille.8cfuperfiuité de la tierce concoction.T3rna rix. iine.makficié. |.8c autres :lef quelles dedans ks corps humains. Periclymenos. dift PanurgeJ Dieu meicy .q devioy et conduire aux lieux deltinez. gèrmepiolifique:ou diftïpentks efprits. Ne vous defplaife toutefois. Cigue. alîidu.Mâdragore.Oichiskpe tit.8c impotent à generatiô^L'ei periencç y eft en Nymphéa Heraclia.Nature parti culiairemët fe la referue. que parleur^ proprietezfpccifiques glaffent Se mortifient le.Viicx.pa£ nature: ou opilentks voyes Se conduits. ne faculté de1 rendre celle refudation feminak.Cheneué.DE M* FR. RABELAIS. Aine . 11 '. le n'en ay befoing . Car en iceluy eft faite fi grade difîo-j lution ducoips.Sauk.

.aqua. deuintadultereîrien plus ne refpôdok.Et qui ofteroit Oi ïïuetédurnonde. ïtft » IE S OE VVRI S.couchez.8cà feiour.quelk chofe il pëfoit eftre A J mourettes?rcfpondit que c'eftoyét patliôsl :desxfprits ocieux.kfquek de fon temps plus cftoyët impotens queEunuches àlelbatement Venerieniparce quecontinuelkmét ils eftoyêt à cheual Se au trauail.quelk caufe fut parquoy Aegiftus. Caril n'eft miefi bôarchier "qu'il puiffc ferir ks Grues' voulans par làiti pies en Scythie . Quâd Ion demâdmit à Ouide.(ïnô par ce qu'il eftoit ocieux.fa trouffe.il les de-j1 -mandequois. le côcinuelkmêt trauaille à la châtie.de quelques peu-. 5c fes fléchés luy feroyët en charge inutileciamais n'é Ce--.de aè're. qu'àlamultiplicarionde fefpece & genre humain.8c locis.fon arc. Oifîueté eftre mère de Luxure..afIis.cô-| me bien faifoyëtks Parthcs:c!eft adiré les -humains tracaffans & trauaillans. Côme au contraire difent les philofophes.! quelle bëfle.' . Diogencs pareillement! .Def fait Theophrafte quelque fois interrogé.bientoft periroyëtksars» de Cupido.-Ainfi efcrit H (ppocratef lib. 8c les Cerfs relancez par ks . . Ainfi eft dite Diane chafte. boucaiges.la^uef.comme caftes efquelscontinuelkmëc trauailloyétks Athlctcs Si foaldats. riroit pionne. Ainfi iadis eftoyêt dits ks Caftres.

co* templcz la forme cPvn home atëttif à quel-que eftude.p'bur eftre faits animaux. Vous verrez en luy toutes les ar teres du cerueau bandées comme la d?vne arbeIette.pour'luy fournir corde ddxtremët. Quartcment. feit" aftatucde Vcnus.parferuente eftude. .aûquéfie terminent ks arterès:tefquel les de lafehefffe armoire du cuurpnoyent leur origthe.de la-1 mernoif e &técordàtio'h:8c!aé. Nonchaloir.DE M. : iLij . efpritS fvifHfah's à emplir les vëtricuks du' fens côrrimurV.com«' meauoyent fait tous fes predeceffeuis. IK.efto-: Îkritksgouucrnantësderuftiennerie. î^tion'd'humainc'Natufè. Car «n icelle eft faite incredible rcfolutiPn dés e-J fp'rîts tclkmét qu'il n'en refte deqvioy poullétaux lieux.^dèta iatiocîriâtibn 8c rëfolut'iori.^arerrc.déftînez cefte refudatiô gène' râtiUe/St enfler1 le nerf cauerneux îduqucl l'office eft liors le'pfbïetter'pôur-la propa-J.non de bout.det'imiginatiori 8capprchëfibn.'& les c'fprits vitaux affinoyct ' en 13gs ambagez. Qïfainfi lbir. : .aflife. ' Demoileque en tel perforinàîge ttudieux ' .ilèment cou rkdeTvri à l'autre par les cônduict s mani.Pourcac Canachus Sicyonien fculpteUr voulant donner enren dré qu'Qifiucté.' fëfteS'êh anâtorriie fus la fin du retzamira bté. Ilf-J difoit Paillardife eftre l'occupation des gés Bonautrement occupez. RABELAIS.

illdebâdoirti » fpnarc.que diminution de Ces côr" templationi:lefquellcs itfentoit interrom-.que médita' tiô de mort.tajgnokfpn» flambeau pgrhontx8ç crainte de kurs.pqurquoy il n'aflailloit les Mufes? refpondit. l'autre à dim-enfiô descprps Geomerricjues-i l'autre àinuentionRhetoriqueJ'autre à co pofition Poétique .l'vpcàxontempla..8c ex. l'autre à-difpofition de Mufique:qu'approchantd. Et me fouuientauoirku.fermoitfatro'ufle. Ainfi/ont les Mules vierges} 4infi demeurent les jÇharitxs .tant pudiques. Puis oftok k bandeau de fes ycuxctjps. 8« ton tinuellemëtoccupees.que Cu pido quelquefois interrogé de fa merc Venus. les frouuoit tant belks.la perte de fa veue.tiâr des affres.Par auenture eft ce pour quoy Democrituss'aueùgla.tutricedesgens fludieux..cftrc hors foy abftraict par ecftafe :8c direz que Socrates n'abufoit du terme j quâd il difoit Philofophie n'eftre autre çhofje.1-64 LESOBVVRES vous verrez fufpendues toutes les facultez naturelles :ceffer tous fensexterieurs:brkf vous le jugerez n'eftre en»foy viuant. tant honneftes. moins eftimant. pues par l'eTgareraët des y eux.qu'iJ.ç ' '.'elks. en pudicité éternelle.nui^ ie.tanrç nettes. l'autre à fupputatip des n'ombres-. plusapertementjks yeoir ep^Càçe^Se uoi. Ainfi eft vir ge dittc Pallas Deeffe defapiéce. fî - ^ .

Degeniturë.8c defefpinedudoz' . FR. I*f leurs plaifans chants Se odes Poétiques. Chuintement. le vous atceodois'là.Tellemët quefouuéc il fe fentoit tout rauy en leurs beautez 8c bonnes grâces. déprimer la rebellion de la chair.C'eft. Hippoctates. Tant s'ep faut qu'il les voufift affailli^où de leurs' ëftudes diftrake Eu ceftuy . par l'a cte Vénérien.difât toUs humains eftre à génération knpotens. | ^ article iecomprens ce ^u'efcrit . (dift Pa nurge)5ckprenspourmc>y. 1 1 .Etfuis ' en cefte opinion : aufli eftoià l'Hermite de i fainte Radegonde au deffus de Chinô:quc plus aptement ne pourroyent les hcrmitess de Thebaide macérer leurs corps.parlant des Scy thes:8cau liure intitulé. La i j H prenoitleplus grand plaifir du mÔde.| | I OB' U'. Se ' du fang fpiritucljduquel les artères font re ceptacks:autli qu'il maintient grande por«on delà geniture fourdredu c'erueau. . quand ie ' vous pàrlois de la refolutiondes esprits. dorriter cefte paillarde fenfualité .dift frère Iean ce que ' Fray S cyllino prieur défait Victor ks Mac i feilkappelle macération de la cha'ir. I 1 »J . 8e s'endormoit à l'harmonie.Vfe'dêà'prece ' dés qui Voudra. RABELAIS.quc lé faifant ving'tcinq ' .au liure fufdit. cfqucls Ion a vne fois couppé les artères pa rotidcstefquellesfoht à cofté des aureilks par la raifon cy deuant expofee . .

- Comment Rondibilisdeclaire Coquage eftre noturedement. auecques fes voylines.'Sifcre^coqu'Jvlo amy ie fuis marié.Vous y amènerez voftre féme . Je yoy Panurge.en aage competât. y ferons cherc & demic.maiftre.Le pjuftot fera. en temps opôrtun.S.bien proportionné en^fes mem brcs. Môfiçur noftre .femijne dç fernbla blc tempera tu fe.QJl.retiés de la feftejsjous. en vouloir équitable de^ .iele vousprÔmetz. a .iljs engëdreront enfemble enfans dfgncs'dc quelque monarchie Trafpôtipe.Scraykpoïtcoqu?Haure de grace(s'c» fcriaRôdibilis)q medemâdez vous. vo* le ferez pair cy après..dift Panur ge. Et ieu fans vilknie.i il ..vous plaift . v CHAP.bièn tempeiéen feshumeûfs. s'il . le vous.s-'ifvcut veoir fes enfans pôvïrueus. -cela s'entend.J6 6 II S.dît Rondibilis. X X X II. Mais efcriuez ce mot en voftre ceruelk auecques vn ftyle de fcri quetout i. OEV TRES .P. .n'ë doutez Se bien tott.ue^aye'nJ'aurcillc. le meilkur.Sipeuq rië.des apennages de mariage.ie le fcray.m?a pluscha rouillé que ne^çic onques. REfte(dift Panurge côtinuant)vn peut poinct à vuider: Vous auez autrefois vcuaucôfanôdeRome.foy ma-r k/t^s'il reDConjrè. lie Putfeq.bkncô plcxionné en fes efprits. Durât voftre docte difcours ce . où trente fois par iour.

ABELATS.L'ôbre plus naturellement nefujt k coips.ne ferez dit imperit architextejde co fequences naturelles.BEM/FR.oupeu. cil e# dôques^ou a efté.elks fecontraingnët. JV.ne voulât qu'elle feule demoul . ou lëra.Mori amy le naturel des femmes nous eftfigur| par laLune. pocratesallant vn Bit vres letr. manage.que Coquage luit les gens mariez.raft en fon mefnage.8c en autres chofcs.8c quels ' gés la vifiteroyét chez fes parësjNpn.eft en dangier d'cftre coqu.8C difliirmknt tn la vetic ie prefence de leurs 11 iiij- .refpondit Rondibilis. Ce neantmoins qu'il veillait fus elle foingneufemrnt .Hip iour de Lango en Poli-" / ftylo vifiter Democfit9 le philofophe.8c en cefte: qu'elles fe mufTent. (efetiuoitil)qieme défie de fa vertu Sfpudiçj'tc laquelle par kpaiTé m'a efté. Cocjuage eft naturelkmët des apênages de . Hypochôdrçs dctotis les Diabks(s'efcriaPanurge)queme dires vouilMonamy.tout.explpree Se co .es à Cionys fon antique amy.efcri - . Se efpiaft quelle part elle iroit auec fa mere.fi vous dites. j¤? tiomme mark'.t eftre coqu vous. Et quand vous oirez due de quelqu'vn ces trois niotS: Il eft mané. gnue:maiselk cftfemme:voyla. lefquels eftoyent gens honorables 8a bien faniez. ? parkfquelks le prioit que pendant fon abfenceilconduiftla femme ches fes pere8s mère.

tantinconftant. par lequel elle auoit créé 8e formé toutes chofes .I<>8 -C E S ^OE VT R»E|S' maris Jceux abfens elles prenentleur aueri taige.fe donnét du bon temps. tant muabk.ou des bettes brutes. vn membre. Mais en fon oppofîtiô. Scimperfaict. ne fay à quoy m'en refoudre : finon que forgeant la fem¬ me.chatouillantesamerement:par "* . Quand ie dy femme. acres. tio tët. vaguent.8C fe declairët: comme la Lune en coniunctiondu Soleil n'apparoift au ckl. elle a eu efgard à la focialc délectation de l'homme. ' lequel n'eft es hômes:auquel quelques fois font engendrées^ certaines humeurs falfes. 8c à la perpétuité de l'efpece humaine:plus qu'a la perfection de l'indiui duale muliebrité. Car Nature leur a dedans le corps pofé en lieu fecret Se inteftin vn animal . notament au temps de nuict. ic dy vn fexe tant fragiLtant variable . Certes Platon ne fait en quel ranc il les doyue colloqucrxou des ani -mas raifonnabks. que nature me femble (parlât en tout honneur & reuerence) s eftrè efgaree de ce bon fens.eftâtau plus duSoleil efloingnee ïeluift en fa plénitude. quand elle à bafty la femme. Et y ayant penfè cent Se cinq fois.ne en terre. Se apparoift toute. ' nitreufeSjbauracineufes . Ainfi font tou tes femmes femmes. mordieâtes lancinantes.depofent leur hy pocrifie.

qué fi Nature ne leurs euftaroufe le froiit d'vn peu de honte vous les voirriez comme forcenées courir l'aiguillette plus cfpouancabkmét que ne feirent onques les Prctide3. \t>9 lapoincturé 8e fretillemët douloureux def"^ quelks(carce membre eft tout nerueux. de indignatrÔ: voire fî violes". F R.deprecipkatioa.toutes affections interinees.d.e V corrugation.DE M. comme lifuc Lipothimie. Sincope^Epikplie. O utre plus . Par ce que ceftuy terrible animal à colli.commeefteuidenten l'Anatomie. comme efcrit Aritloteksîox tout ce q de foy fe meut . le le nomme animal.De miniere. eft ditanimaltàbondroic Platon le nomme animaI. tous-penfemens confondus.ks Mirnalk>nides.ne les Thiades .Bacchiques au iour de leurs Bacchanales. Car fi mouuement propre eft indi¬ ce certain de chofe animée . Se de vif fençement) tout le corps eft en elles efbrlléjtous les fens rauis. RABELAIS.fuyuant la doctrine tant des Académiques . que bien fouuent psx eux eft tollu à la fem me toutautre fens & mouuement . - .t gence à toutes ks parties principales du corps. Apo¬ plexie. que des Peripatetiques. 8c le fetueat les foin .recongnoiffanten luy mouuemefis^ proprés de fuffocation. nous voyons en iceluy diferetion des odeurs manifefte. 8c vraye refemblance de mort.

par accident .plvij que par reeherchement de Veiiré. Se que autres de fafecte.Gakn s'efforce prouuer que ne font moùuemens propres & de foy. vous trouverez.fifommcs en dangier perpétuel d'eftre coqus. trauaillcDt à demôftrer. . hn ce¬ fte difputation ie ne entreray plus auant.que8cen cette matière .17 O LES OEV VRES -. mais.Et feray fin .Pourtantnevouscfbahrtrez. que ne foit en luy diferetion fenfitiue des odeurs:mais effica¬ ce diuerfe procedété de la diuerfitédes fubItancesodoreesiMaisli vous exarhinezftu dieuf ement Se pefez en la balance de Crito taus leurs propos 8craifons. le fay qucCl.qui n'auôspastousioursbié de quoy payer &fati$faire au contentement» Vertu d'au.G.nous . Seulement vous diray que petite n'eft la louage des preudes femmes . font tous fes par ticuliers moùuemens à buffont tous ces ap petisaffopis : font tour es fes furies appailees. 'mes fuir les puantes . Si affection de teprendre leurs maicurs.fi vo9 adioufte. fuiure ks Aromatk rques. Se ont eu la vertu de ranger ceftuy effréné animal à l'obeiffance de raifon.ue ceftuy animal affouy(fi afTouy peut eflre)par l'aliment que Nature luy à préparé en l'home. kfquelks ont vcfcU pudiquement Se fans blafme . 8c beaucoup d'au¬ tres ils ont parlé par gayeté de cbur.

Rôdibilis) q Iupiter feift l'eftat de fa maifon Olympique. CH. (lefponditRondibilisJjSc tref bon duquel i'vfe : Se eft efcrit en auteur cé¬ lèbre paffé à dixhuit cens ans . Mangez vn peu de ce pafté de Coins : ils ferment proprement l'orifice du ventricule à caufe de quelqueftypticité ioy eufe qui eft en eux.au deffus du Noyer groflier. Se aider à la concoction firemiere.' ^Vouscftes (diftPanurge)patla vertu Dieu homme de bkn.XXXllt. auec k bon vin blanc du cru delà Dcuiniere.ne Zinzëbre.nô.iour& faifon defafefte: âtlîgnélieu pour les oracles Se voyages:ordonné de leurs faa ifices -: feift il point. en la plante du grand Cormier. 8c le calédrier de tous fes Dieux Si DeefTes: ayât - eftablyà vnchacû. R ABEL AIS. '_ Comment Rondtbilv. AVtêps(dift.5 Ouy deamoarny. de- . Entendez.ll n'y a que la belle cinamorne triée . médecin donne remède à Coquage." . FE.N'ayez peur de l'Efquinance.Mais quoy ? le parle Latin deuant esckrcs. (dift Panurge) n'y fçauez vous remède aucû en voftre art.Attédezque ie vous dôné à boire dêdâs ceftuy hanac Neftoricn* Voulez vous encores vn trait d'Hippocras blanc. 8c le beau fucre fin.nc graine de Para- dis. I7I tre t|d'vn petit poiffon .i SE M.ll n'y a dedans ne Squinanti.8c vous ayme tout mon be noiftfaoul.

frirhats.faint Laurens'. que lors meftierau monde n'eft.EyvjtES manda Panurge .froidures. tal.com pofeurs diî ioncades .l'Afcea fion. __ r+tBS q.encre Noël Se l'Epipha? nie : les licenciant en tout honneur 8c reuerence' degrefler lors . ains euidemment profita¬ ble au bourgeon. corne Tintcuille cùefque d'Auxerre?Le noble Pontife aymoitkbon yin. fainte Anne. Et entra en cefte opinion . grefles 8e calamitczaue nues parles feftes de S. faint Iean dé¬ collas.j_ ' 172.Or eft que plu fieurs années il vçidlamëtablemët le bour¬ geon perdu par les gelées.8cgafteurs.Philippe. du bourgeon-Pourtât vouloit il leurs feftes tranflaterenhiuer.côme fait tout homme de bientpôUrtat auoit il en foing Se cure fpeciak le bour¬ geon père ayeur de Bacchus.faint" Dominique. voire la Miouft colloquer en May . En leurs lieux mettre ks feftes des faint Chriftophlc .Eutrope.geteurs. que les faints fufdits cftoyent faints grefleurs.8e geler tant qu'ils voudroyênt.qui font au temps que IcSoIcilpatTe fouslefignedeTaurus. George. faincte Magdalene.faincteCroix. agenfeurs de fueilla- ' . Es quelles tant s'en faut qu'on foit en danger de gelée. verglats. Mue. Vi- . qui tant foit de requeftexomrne eft des faifeurs de frifcades. btuines. Là gelée lorsen rien ne feroit dommageable.Sc autres.

Iupiter s'exeufoit remonflrant .FR. de k reuerçr & honorer . fus ksgens mariez . cele-i . pourec que lieu vuide Si vacant n'e¬ ftoit en tout le calendrier. perfqnne deuant le grand Iupiter. qu'en fin le mift en. oublia k poure Diable Coqua ge. Fut toutefois tact~ importuné par méfier Coquage . Iupiter.gue^recber che. foubfopjdefiance. Se Jes bons Se agréables feruices qu'autres fois luy auoitfaitjScinftantement requérant qu'il ne klaiffaft fansfefle. des. neur . . que tous ces bénéfices eftoyêt diftribuez:& que fon eftat eftoit clous .8t refrai fclu fleurs de vin I7J .& luy ordon¬ na en teriêhonncur faerinces Se fefte. RABELAIS.kqucl pour lors ne fut prefent:il eftoicà Paris au Palais folicitant quelque paillard procès pour quelqu'vn de les tenanciers 8c yaffaux.DE M. Se efpies des maris fus kur-s femmes. l'eftat 8c catalcgue. Sa fe fte fut. en concurrence Se au iour delà DeetTe laloufie : fa domina-! tion. alkgantfes mérites precedens . dift Rondibilis.Ne fçay quats iours après Coqua- geentenditla forbe'qu'on luy auoit fait: defifta de fa folicitation par-nouuelk folicitudc de n'eftre forclus de l'eftat: Se cornpa rut en.fansfacrifices. Auec commandement rigoreux à vn cha¬ cun marié ..makngroin. notamment ceux qui auroyent belles femmes: Ces faciifkes..fanshon-.

' aide.cn uers les nautonnicrs-. Ha.qui nel'hônoreroyentcom -me eft dit: iamais ne tiendroit d'eux ton-».' cefferoyët de toute negociationfmetti.ha.chomnieroyent fafcfte.de Vulcan . pour' ' efpier leurs femmes .enuers ks fruitiers : de Neptune.» qui.ksfrequcnterpit.174 LES OEVVRE S brerfafeftcà double: & luy faire les facriV fices fufdics. comme eft dit.)> .enuers les Iaboureux: dePc< mona.Sus peine Se interminatiô. Ainfi qu'eft Y vfance des autres Dieux. enuers ks r forgerops: & ainfi des autres.oyëtt leurs affaires propres en nonchaloir .teroit iour& nuict en leurs maifons: iamais ne feroyet deftituez de fa prefenec? l'ay dit.cnuers les vigne' l ronsideCeres.iamaîs'n ëcreroiten leurs maifonsfiàmais nçhanterpit leurs cpmpaignks : quelques inuocaciôns qu'ils luy feiffent : ains les laifferoit eternelkmët pourrir feuls auec leurs femmes fans corriual aucû: 8c ks refuifoit fempitemelkmeht comme gens Héréti¬ ques Se facrikges.(dift Carpalim en rîât'. Adiointefut promelfeau contraire infallible. il feroit côvinuelk- mentfiiuôrabk :ksaymeroit.nefecours. te.ha.ainfique porte l'ordoa nancesde fesfacrifices». que à ceux ne feroit meffe Coquagé en faneur.qu'aceUx. enuers ceux qui déuement rie' les honnorent:dc Bacchus. les referrer Se mal ^ traict er par ialoufie.

s'd ne luy euft efté defendu. A fes d fendues. ie n'auois couleur de Rheto -tique plus valable . à peine euft iamais entré en tentation de manger le fruit de tout fçiuoir .8ctô tradiction de leurs efprits . C H. Vtcpfjdift Carpalim.DE M. folides. XXXI l II. finon enuers ce quecongnoiftront leurs eftre prohibé Se de fendu Certe<(dift Hippochadec)aucuns de noz docteurs difent .refiftentes: elle ne s'arreftees chofes molksjvuides.Commelafoudre ncbrife Se ne brufle. FR. 8e cedentes : elle bruflera l'efpec d'acier . RABELAIS. n'argument plus per» . Le naturel des femmes eft tel. Snon les matières dures.Qifainfi foit. I7< Voila rn remède encores plus naïf que l'an neau de Hans Caruel. Le Diable m'emport ti ie ne le croy . fubtdité. quci'eflois ruffien à Orléans.en dois dpnques mangenou tu ne ferois pas femme. comme5 - ' voulant inférer : il t'eft dé¬ fendu. que la première fem¬ me du monde que les Hebrieux nomment Eue .confiderez comment le Tentateur cauteleux luy remembra au premier mot ladefence-fus ce faite. fans endommaiger le fourreau de velours : elle confumera les os des corps fans entamer la chair qui les couure: ainfi ne bandent les femmes iamais lacontentiô. ru. Comment les femmes ordinairement appetent ch».

Pafiphaé. > 176 Tiefbkn- .LES OEVVRES fuafif enuers lés dames. & expéri¬ ences quotidianes. elles feront leurs maris coqus infaliblement par Dieu fans iurcr. slkgantes que ks femmes de religion ont quelques petites imperfections fecrettes . Vrayement(dift Ponocrates) i'ay ouy co ter. deteftabkmentremonftrant comment leurs maris eftoyêt d'elles ialous. 8c attirer au ieu^d'amourSjque viuement. Et en auonsloixJexépks.raifon's. Ayans cefte perfuafion en leurs caboches .ll eft efcrit. C'eft que la confc filon doit eftre tenue fecrette. que le Pape Iean x x i i.Ie ne l'auois mie inucté.. mcyënant lequel (epeuf fent confefferks vnes es autres. Vous autres femmes à peine la cèleriez. Il n'y àrien(refponditkPape) que ^ dentiers ne vous ottfoye. mais i'y voy vri inconvénient . kfquelles' hôte infupportabk leurs eft déceler aux ho¬ mes confefieuis:plus libiement.pJus fami¬ lièrement les diroyent vnes aux autres fous lefceau de confeflicn . apêfrement. deuffent elles faire ce quefeirent Semyramis.ks femmes de l'itle Mandez en Egypte blafonnees par Herodo te & Strabo:& autrestelks maftincs. paffant vn iour par l'abbaye de Coing naufond .F_gefta. fut requis par l'A beikjêc mcresdifcietesjeurs côcedervn induit.pour les mettre aux toilles.

177 l>resbien. vne boite en garde .difficile leurs feroit recelkr les confeffions-.Au lendemain le Pa¬ pe les vifita en intention. . leurs promettant en foy de Pape. Mais auant en¬ trer en propos commanda qu'on Jaiy apport tait fa boite. pour y vaquer .t DE H. la porte.m 'm. x_ .. FR. Le père faint auok donné fabene diction fus elks. Se veoir qu'eftoit dedans. ottroyer ce queportait leur requefte . la bôite-defendue. qu'elles grifloyent en leurs entendemens d'ardeur de veoir qu'eftoit dedans : Se leurs tardoit que kPapenefutia hors. Mais leoifelletn'y eftoit plus ii A donques leurs re-' mettra oue chofe trop..fe retira en fon logis Jl n'c ftoir encores trois pas hors l'Abbaïc.Elk luy fut' apportée.(dkentelks)8c plus que ne font les hommes".La defenfe ne fut fi toft faite .'- . dedans la¬ quelle il auoit fait mettre vne petite Linote: les priant doucement qu'elles la ferraffent en quelque lieu feur Se fecret . qu'elles n'éditent à l'auurir en façon quelconque fus peine de cenfure ccclefiaflique 8c d'excommunication eternelle. Au iour propre le père faint leur bailla. fi elles la gardoyent jfecrettexe néant-moins leurs faifant defenfe rigoureufe. de leurs depefeher l'induit . quand ks bonnes dames toutes à li fpulle accou¬ rurent pour ouurir. veu que n'atioyent _ : .ce leurs fembloit. RABELAIS.

xontre ceftuy intermina? bie parlement de femme. Monfiéur noftre maiftre) vous foyez» lé tresbié venu.. que fon mary retourna au Médecin pour rc mede de la faire tairë. La parolk recouuerte. .taire.113 OIVTUf' M' fi peu detemps tenu en feçretla boite tant recommandée .lenc vous auois onques puis veu que iouaftes à Monfpellier auec nos antiques 1 amis-Ant. Guy Bouguier.Sa femme voyant qu'il eftoit fourd deuenu. Py eftois (dift Epiftemon)Lebon mary voulut que elle parlait . Remède vniqué eftre furdité du mary -.. Le paillard de» 'uint foUrdpar nefçay quels .elk parla Se tant^Sc tant. Saporta. "comédie de celuy quiauoit efpoufé vne femme mute . qu'elle parloit en vain .Iean perdrier.er.Tolk.re. Puis leMe» decin demandantfon falai. dpluy nef? foit entenduejdeuint «niraigee.qui luycoupperent'vn enciligotte qu'elle auoit fous la langue.1J% I '. la morale.. . Et loue Dieu de teut.le mary^efs pôdit qu'il eftoit vray em en t fourd : Se qu'il.i Le Médecin rcfpon? dit en fon art bien auoir remèdes propres pour faire parlera les femmes: n'en auoir pourles faire . Elle parla par l'art du Mcdk cin 8c du Chirugien. Se François Ra bêlais. l'ay prins moût gtand plaifir v ous oyant . Iean Quentin y Fran¬ çois Robinet. Balj thafar:Noy.charmes qu'ils feirent.

parVer-1 fu de laquelle il deuint fol. . FR. ' jle nery onques tant.comme nouS cô > mendeHippo.yobisfuntprandiadigna.Apho.8c que né me foucié d'eftre coqu.exiWucoligegrana. Non.1 ^iïiauom la rubii J. Stercus ejy yriua Medicifunt prandia prima. non (dift Panurge) cela ne fait à propos.) Voz paroles tranflatces dePar^ ragoin en François Veulent dire/queic me marie hardimenr. RABELAIS. Monfieùr noftre maiftre iecroy bien' «qu'au iour denopces vous ferez d'ailleurs* îempefché à vos pratiques .t. C'eft bien rentré de treufks noi-' res .Ie vous en excufe. > Nohiffuntftgna.SE M. Se des parties ombilkares.Retournons à noz montons^ dift Panurge.3f. C'eft pour nous autres Legiftcs.De ventre infpicien»^ mm ij i . ' ' Vous prenez mal(dift Rondibilis)Ie vers fubfequent eft tel. Se que n'y pourez Comparoiftre. (dift Rondibilis ) toucher le pous : Se veoir la difputation du bas ventre.. Le Médecin luy iettaau doznefçayquelkpoudre.qc. ! J Si ma femme fe porte makl'en voudrois veoir l'vrine . AdonquSlèfol maty 8c la femme enragée fe radièrent en¬ femble Se tantbaftkentle Médecin Se Chi' furgien qu'ils les laiflérent-à demy mors.. Exaliupaleas.queie feyà ce Patelin nage.auantoutreprocc der. I79 h'entendoit fa demande .

le vous enuoiray du relié en voftre maifon.LES OBV VRES > .Celas'çntend. Demefchantes gës iamaisie ne près rien.Grâd mercy toutefois. Panurge fe doit il marier. Et donques me doyie marier ou non ?Nel'vn ne l'autre .' Pantagruel dift à Troufllogâle philofophe. quatre Nobles "à la fofe.Hc. Puis s'approcha de luy. . Ce quei'ay dit. Le diable m'emport (dift Panurge)fï i<? ne de iiiës rcfueuEi&aie puiffe emporter.Ec ferez toufiours noftre amy .Ic luy apprefte vn cliftere barbarin . Rondibilis les print trefbiempuis luy dift en effroytome indigné. - CEs paroles acheuees.ou noU'Tous les deux.monfieur . Comment Trouillogan Philofophe traide ladiffi culte de mariage. uillogan.refpo dit Trouillogan.Ie fuis toufiouis à voftre commandement.dift Panurge.refpondit Rondibilis. PaiTe fansfluz. - » .refpondit Tro .Qifay ie ouy?demanda Panurge.Ce qu'auez ouy.ISO . do.8c luy mift en main fans mot di¬ re.he. il ne failloit rien.C'cft à vous maintenat de refpondrc. XX X V.refponditTrouillogan. de main en main yo9 eft lampe bailke. C H. Jin payant.Noftrefeal. dà Panurge. Que me dites vous?demâ .he. Rien iamais des gens de bien ie ne refufe.Ne laiffez voz affaires d'ailleurs plus yrgës.'refponditTrouillo gan .Ha ha:En femmes nous là dift Panurge.

Gargantua ayant debonnairemétfalué toute l'afsiftenj cc.dift:Mes bôs amis vous mefercz ce piaf fir.DE M.à toute Jacompagnie:Noftreroy n'eft pas loing d'icydcuôs nous.Donnez moy que ie boiuc à toute la côpaghie.ie vous en pric. Vous foyez kstrefbien venus. F R. Etpref mierement quand Panurge luy a demandé. i me doy ie marier.de nô laîtfer ne voz lieux ne voz propos.Panurgefc 1 J mm iij .Cemot ne fut acheûé.ie mettfay mes' lunettes à cefte aureille gauche . i ! ' vôus?Pantagruelluyrefpondit.Attendez. ï8f fite vous entends. RABELAIS.-Nel'vnnel'autte.'Sur qUel jppos eftrez ! . Chacun fe leua pour luy faire reucrence. pource que tel fut le nom du chié de Thobic. lequel il nommoit Kyné.quand Gargaritua entra dedans latallcdu baquet.quefusrap ' port de la féconde table Panurge auoit pro» ! pofé vne matière problématique . A donques dift. pour vous ouyr plus clair.à la féconde i fois auoit dit. En ceftuy inftant Panta¬ gruel aperceut vers la porte de la falle le pe tit chien de Gargantua.ou non? auoit refpondu: Tous les deux enfembkmcnt.rcfpondoitkfeal Trouillogan. Ores me dites. affauoir f s'il fe deuoit marier ou non? 8c que le père Hippothadee Se maiftre R Ôdibiîis eftoyêt ï expédiez de leurs refpôfesdors qu'il eft enï tré. Apportez moy à ce bout de table vné chaire.

foyctcôme non âyans femrne.Sc focieté de l'hom:.I'interprcre.dift Hip jpothadee.dift Patagruel.d'ellenefuispo(fedé pareille refpôfe. Se moyë en PhiJofophie:par participatiô Se abnégation de l'vne Se l'autre extrémité :8c par comparti. On luy demanda fîjamais elle auoit euafifaireà homme? Refpondit que non iamais: !bienqueks homes.mais elle ne m'a mie.nous neutre en Médecine.dift Pâtagruéljfeit vue fantcfque de Sparte. xom plaint de telles répugnantes & contra «dictoires refpôles: 8cprotefte n'y'enteudrc tienje l'eutsnds.en mon auis.foyent côme non mariez:ceux qui ont . riem'auoir femme.Le S. mettôs . maintenât .quâd^ il dit.dift.Enuoyé. S. dift Rondibilis.I8i . Là refponfc eft fcmblable à ce que dift £vn ancien-: philofophe interrogé s'il auoit Quelque femme qu'ô luy nommoit? le l'ay (diftil)amie.eft l'a-joir à vfaige tel que nature la créa . maintenât en l'vne.auoir 8cn'auoir fera me en cefte façon:que femme auoir.Ielapof fcde. qui eft >our l'aide efbatcment.«n l'autre extremité. nie femble l'auoir plus apertcjmët declairé. quelquefois auoyêt eu > jaffaire à elle. 'nique Se fupreme affection que doitl'hom . imët du tëps. femme. .Ceux qui font ma riez.Gargantua. Ainfi.* LES OEVY RE.eft ne foy apoiltronner nu tour d'elle:pour elle necôtaminer celle .

auquel difoit Heraclytus eftre Vérité cachée. àla Republique. ! > 1 VOus ch^cp.l'y en trou ue plus de cinq cëts. Contez les. Mais ie croy q ie fuis defcëdu au puits i | i i j I ténébreux. pan v R. le dy impropremët parlant: Se prenant nô-. meàDkume laifter les offices'qu'il doit na turekmët àfapatric. à ce que ie Vôy. l8$ . Ces membres malioincts vous fâchent . ou la veuë inc déçoit .îl y. Vous n'y en voyez point?r ro v. N'cm-i bourfezrien..T r o.pour contihuelkmentrà fa fem¬ I me complaire. "Nul.T r o v^ mm iiij . C'eft à dire beaucoup. ie ne voids répu¬ gnance ne contradiction es termes. tcfpôdit Panurge.DE Mf FR. ' dites d'orgues. xxxri. Muons dechanfe. v À.Ie n'y vôy incôuenient aucun. pour indéterminé. a de l'apparence.Medoy-ie marier ? t r o v. le ne voy gouttefie n'entéds tienne fens mes fens tous hebctez. Prenant en cefte manière auoir Se n'auoir femme. 8c parlons' fansdifïûctiues. i » 1 ' Continuation des refponfes de Trouillogan Philofophe Epheclique e> Pyrrhonien. R ABE LA IS.p A N. Et fi ie ne m~e marie point? t r o.Ec doufe grandemët que ie foye charmé Je parkray d'autre ftyk. *»bre certain poui ïncertàin:detetminé. p a n v a.Noftre féal ne bougez. OY ça de par Dieu. à Ces amis : ne mettre en nonchalloir Ces ettudes 38c negoccs.

Aficz.. Ouftez ces villaines beftcs.p. Au nom de Dieu foit . Iedy.Pe le qau Dé i'en fuis bkn.ie vous prie. t R.Ie ne. M'en trouuerày:iebien?T RO.ie ne feray iamais coqu? tr J'y penfois.A N. v an. p a n. o y 1 l. coucher feul ou fans femme.p A. t r. p A.T r o. le ne veux finon ce que me côfeilierez. Tarabin tarabas. > 18a 'LES OJWRES . Par auenture.Prenezlecasque marié ie fois. A. Si ie ne fuis marié.Donques. me markay-ie t r o y 1 l.De par Dieu foit: Car mes Salmigondinoisdifent. p an vR. Ou le mettrôs nous? v.p a.Icn'y cftoispas. pan. Aufsi fi ie rencontre bien.Ie fuis d'ailleurs empefehé.Rien. p a n. p AN.Tournonsàcôtrepoil.N-.feray-ie heureux. Merde enmônezjDeafi i'aufaffc iurer quelque pc titeoup en cappe^cela mefoulageroit d'au» » ? . Ce que voudrez.voftre Commandement.r R p JM'inuoquezrien. Mettons lecas quête fois marié.p A.de par tous ks diables. Iene me ma¬ riray doques point?* r o Je n'en peu mais? l' A.Me mariray k?r RO.p an. p À N.eflre Vie bru-) taie . tr. peu mepafferdefem .T r o v 1 l» A.Etfiré-» contre mal ? t r a.cômei'efpere. l'èfcoutc.Quem/'en confcillcz vous?t r o. Mais conleillcz moy de grâce.me.Selô la rencontre. Que doy-ic faire ?jT r o. Se telle la difoit Dido en fes lamentai tions. le m'en exeufe.

pan.Efcoutez.Lediantre. ie ne fe¬ ray iamais cqqu? t. Encores plus. p aJ 5ima femme eft preude Se chatte .Paige mÔ mignon. j> A. PA.r o. BE M. Pour caufe. FR. C'eft bien chien chié chanté pour ks difcours. p A. Difcourez mieux.p A N.Or bien.ou non?T R. tien icy mon bônet. Onlediroit. enfemble fi ie ne boucle maférne à la Berquamafque. t r p.T R.Par le ventre beuf de bois ie vous fioteray bien mofieur le quelqu'vn. Pourquoy donques doutez vous d'vne chofe que ne congnoiffez ? tr. » Vous nela veiftes iamais?TR. .Patience.Faifons quelque refolutiô.Et donques fi ie fuis] mariéjie feray coqu?TR. Quelque vn.Eftes vous marié.Mais quimeferacoqu'TR. Tant que1* voudrez.Sera'elle'preude Se chafte ? reite feulement cepoinct. Vous lediteSiP A.Ie n'y contredy.l8f j tant.. Que ie fachc.Ne l'vn ucfautrc. p A. Vous me femblcz parler correct.Et fi la congnoitsiez>r R. p A. p A. ie le te donne: fauue ks lunettes 8c va en la baffe courtiurer vne petite demie heure pour moy:ie iureray pour toy quâd tu vou dras.celuyqui n'a point de blanc en l'oeilm'emporte dôques.RABELAIS..T r J'en doute. t r .. p A.p A.8c tous les deux enfemble.ic vous feigneray d'autre vcne. t R. quâd ie partiray hors mon ferrail. A ttendez:puk que de ceftuy endroit nè~peu fang de vous tirer.

8cN dia¬ phragmes font fufpëdus Se tendus pourinCornififtibukren lagibbefsiere dcmôentendcmët ce que dites 8e refpôdes.« j LES OEVVRB t £ <" Dieu nous foit en aide. Se dift: Loué foit le bô Dieu en toutes chofes. ie renonce.. Il m'efchappe.p a.k monde eft deuenu beau fils depuis ma côgaoiflàn- .Il n'eft pas impofsible. que de . Or ça de par Dieu: I'aimerois par Je fardeau de faint Chriftofle autant entre¬ prendre tirer vn pet d'vn afne mort.11 eft vray fembla-1 bie. NôjS'il n'eftoit predeftiné. Vous l'auiez efté vne autrefois? t R o.icrenague:park corps.Pofsibk eft. p A. Il me l'eft auis. le fue par la mort beuf d'ahâ:8cfcnS madigeftipn interrôpuc. i8£ . Mais quoy à bon efsiant.p AN.Aceftefecôde foiscômétvous en trouuez vousît R. ' p A. Toutes mes phrencs.côfelfôs vérité J^euftes vous iamais coqu?Ie dy vous qui eftes icy : ie ne dy pas vous qui eftes là pas au ieu de pàulmc.vous vne refolution. vous en trouuez vous bien ? t r . ierenie:parlcfang.p A. metaphrenes . noftre féal eftés vous marié. Par lâchait. p A. T r P* le jiem'cn empefche. Noftre féal .Vousentrouuaft.faifons honte au diable d'enfer. Si vous auray-ie à ce coup. . A ce que ie voy. Trut:auant. t r.es vous bien la première fois? t r o . t r.Gôme porte mon fort fatal?* a. A ces mots Gar¬ gantua fe leua.

F R» RABELAIS.Sceptiqucs Se ce première. Mais ia ne ferôt tels Philofophes parkursparor les pris. l'eftoit venu quérir Scadiourner pour pfonnekmet côparoitre.fe retira vers la côpagoie. En Ephcctiques.Louéfoitlc bon Dicu-Vrayement on pourra dorfnauant prendre les Lyqns par les Iubcs : les cheuaux par les crainsrks beufs p les cornesdes beufles par ' k mufeaudes loups p la queue : les cheures par la barbe : ks oifeaux parles pieds.à fin de foy reprefenterau iour de l'afsignation.Pourtant eftoit il au iour précèdent dcparty.Iffu Gargatua de la falle.deuXjtroisjoueftlequartîn'cftoitccno tire ami Bridoye?Epiftemô refpôdit. Patagruel dift es inuitez:Le Timé de Platô au cômenccmët de l'affemblee cota ks inui tezmous au rebours ks conterons en la fin.Pantagruel Se les autres le vouloyent fuyure:mais il ne k voulutpmettre. " Vn. Aporrhetiques.DE M. Se ne tôset en défaut ou cô tu m aceJe yeux(diftPa- > . Vn huifsicr du parkmët Myre lingois en Myrelïgues. 8e devût les S enateurs raifon rëdre de quel¬ que fentëce par luy donnee. Ces mots pro a5cez. auoir efté en fa maifon pour l'inuiter:mais ne l'aùpir trouue. l8/ forcîmes nous la? Donquçs font huy les plus doctes 8e prudes philofophes entrez au phrontiftere Se efcholle des Pyrrhoniens. Adieu mes bôs amis.

fe fay huy tat eftre la malignité du monde aggrauee. les appe¬ aux réuerfez & à neât mis.ioyaux.fe retira vers fa chambre.dc peur de quelque ' furprinfe. apercent par la gallerie Panurge en maintien d'vn refueui rauaffant Se dodelinât de la tefte.Pantagruel feit es inuitez dos précieux Se honnorabîes de bagues. bon droitàbiébefoingd'aide. xxx ni. Plus de quarantc^ ans y a qu'il eft iuge de Fonfbeton . iceluy tëps pédant à dôneplus de quatre mille fen tences dffinitiues. Anragruel foy retirant . De deux mille trois eëts. ne peut eftre fans quelq defaftre. Cornent Patagruel perfuade a Panurge pren¬ dre confeil de quelquefol. PCHtsfp. Que maintenât dôques foit perfonnckmët adiourné fus fes vieux iours: il qui par tout le pafTé à vefeu tant faintemerit en fon eftat .Etprefenterrçét délibère y vaquer.le luy veux de tout moa pouuoir eftre aidât en équité.l8S LES OEVVRES tagruel) cntëdie que c'eft. Se vaiffelk tat d'or comme d'argent:8c les auoir cordiakr ment remercié. & neuf fentences par luy dônees fut appel¬ le par les parties codemnees en la Cour fou n ueraineduparlemëtMyrelingois en My-1 relingues: toutes par arrefts d'icelle ont citcj . .approuuees Se côfirmees. Alors furet les tables kuees. que . ratifiees. Se luy dift.

qui ne perd occafion quekôque d'acquérir Se arnaf fer biens Se richeffes . qui cautemet fait obukv es inconueniés de poureté. Vous aquiefeerez en cefte raifon. confeil Se predi-' |ctip des fols vous fauez quâtsprinces.tat^ plus elle s'efforce foy depcftrer de la poix. . fon.BBM.Vousfemblabkiment efforçant ifsir hors les lacs de perple. y demourez empeftré. ' . Se n'y fay remède fors vn.es des fages nettes à plein fatisfak. en i .t-B-ABIlAIS l8> . 8c republiques ont efté conferuees.qui eft vigilant Se attentif au gouuernement de fa mai |. l'ay fou¬ uent ouy en prouerbe vulgaire . 'l'eftimation des intelligences cekftes:ainfî' faut il pourMeuant icclles fage eftre .plus à voftre gré ferez fatif- i faitSt content. Puis quepar les reifponi.Vous me femblezà vne fouriz empegec.duquel l'efprit n'eft point efgaré.Car comme celuy qui de prés regarde à fes laffaires priuez Se domeftiqucs.xité.quâtcsperpkxitez diffoluês .roys. vous appcllez Sage mondain. tatplus elle s'en cmbrcne.Entëdez. Q^vn fol enfeigne bien vrffage. ! .la bcfping n'eft vous ramëtcuoir les i exemples. plus que deuat. ic dy Ifage 8c prefagç par afpiratiôdiuinejSc apte à rccéuoir bénéfice de diuinationjs'oublier . Par l'auis. quantes ibatailles gaingnees. xonfeilkz vous à quelque fol. Pourra eftre que ce faifant.-FR. quoy que fat foit il.

_ I^O- - LES OEVVRES foimefmes. André fus vn canon de certain refcrit^ pipai addreffé auMaire Se Bourgeois de Ja. Et donnent exemple d'Eneas. En cette manière difcnt les Mathématiciens vn rnefmes horofcope eftre à la natiuité des Roys Se des" Sots. au deuant de l'ouuroir d'vn Routiffeur .8c le trouuoit ainfi.ifsir hors de foimefmes.purger fon efprit de toute humaine folicitude.. J f crfumégrandcmctfattouiçuitLe RoUtift * .vn Faquin màngeoit fon^ pain à la fumée du rouft. 8cre-I centement lafon en fesconfeïls. vuider fes fens de toute terrienne àffection. En cefte manière voyôs nous en¬ tre ks Iongkursàla diftributiô des rolks Icperfonnagc du Sot Se du Radin eftre touC iours reprefenté par le plus petit 8c parfait ioueur de leur côpagnie. le ne fe~* xay hors de propos fi ic vous raconte ce que* dit lo. A Paris en la routifferic i du petit Chaftelet. Rochelle : Se après luy Panorme en ce mef^ mescanon:Barbatiafusk$Pâde&es.Le cas eft tel. Se mettre tout en nôchaloir.. lette.* qui eurét vn mefme genethiaque.8c ChbrcebuSjkquel Euphorioh dit auoir efté fol.deSeignyj Ioan fol infigne de Paris. bifayeul de Càil-. Ce que vulgaire¬ ment eft imputé à follie. En cefte manière fut du vulgaire imperit appelle Fatuel le grand vaticinateur Faunus fils de Picusroy des Latîs.

qu'il luy oftéroit fas crochets! Le Faquin tire fon tnbart . R A ETE LAI S. 8c vouloit qu'il luy» payait la fumée de fon rouft. F R. refpôdit k Faquih. î$t féur lefaifibit fàirciEn fin. Le faquin luy meit en main vn TournoisPhilippus.RoutilTeur happe le Faquin au collet:. côme pour entëdre s'il eftoit' -li.demanda au Faquin. Le badàntj peuple de Paris accourut au débat de toutes pars.©E M.AdôquesSeignyloâaUoirkur difcord en-" tendUjCommanda au Faquin.commc explorant s'il eftoit de pois':puis.k.Le Faquin difoit en riê n'auoir fés viâdcs cndommagé:rkh n' auoit du fien prïskn tiénç luy eftrejdebiteur.L'altercationfut grade.quâdtoutle pain j fut baûfré.Ie timpoit fûsla paulmc de fa main gauche *. qu'il luy tirait d. Seignyloâk print 8c le meit fus fon efpaulê gauche. V ' ''- '' ' . Veux tu fus no" ft. Là fe trouua à propos Seignyloâkfol Citadin de Paris.'La fumée dont eftoit queftion^euaporoit par dehors:| ainfi côme ainfi' feperdoit elle: i'amais'n'âuok.re différent croire ce noble Seignylbah? Ouy par k fambregoy.L'ayant apperceû k Routifleur.cfté ouy que» de'dâsParis on euft vëdu fumée derouû en rue. Si Ce mettoit en dcfenfe.e fon baudrier quelque pièce d'argent. Le Rôutiffeur repliJ quoit q dcfumee de fon rouit n'eftoit tenu nourrir ks'Faquins: Se renioit en cas qu'il ne le payait.

Tout ce fut fait en grade fikn* ' ce de toUtle badaut peuple. Puis cmmaicftéPrefidentale tenant fa fmaroteau poing. voire amirable es docteUrs fufdits.lyl .refpôdk P.anurge. T .n alloy : puis le pofa fus la prunelle êTe fon ceil. LES OEVVRES £ J . voire certes^ entre les Areopagites de. Cefte fen tence du fol Parifien tant à femble. fraizé à poincts d'orgues-..En fin le feift fus l'ouuroir fonner per plufîeùrs [fois. ilauois- PAr mô ame. C H. Pourtant auifez fi confeil vou¬ lez d'vn foi prendre. XXX -^ ri II.fîplus iuridiquement euft efté par eux fentëtié. . dift à haute Vdix. Ordonne ladite cour que chacun fe retireen fa châcunkrc:fans defpens. s v » " Comment par Va. de bo.ie le veux? Il m'eft aUis queie boyàrm'eflargift. coudant prealeblement deux ou trois bones fois . 8c affeublant en teftë fon chaperon-de mar¬ tres cingefTes à aurcilks de papier. comme fi fuft vn feptte. en ferme atcëte du Routiffeur. La cour vo9 dit que k Faquin qui à fon pain mâgé à lafumee du rouft. 8cdefepoir du Faquin. le ~ .ou en la rotte à Ro me. équita¬ ble. que ils font doute en cas q la matière euft efté au Parkmët dudit lieu.itagruel &> Vanxrgteft Tri. bpullet blafonné.' cidee.droit .-.ciuilemét à payé le Rotiffeur au ton de fon argent.8c pour caufe. comme pour veoir s'il eftoit biëmarqué.

f. jf.Cefarin. Lunatique. f.Patriarchal.de b quatre Se deti f. conclauififtc. f.Papal. f. f. b n .bulifte.à pilettes.eteré Sclunonien.. f.Genial.fatah. f.ducak f. héroïque.de mère goutte.Mercurial f. f. f. f. F R. ^mol.fynodal. Pantagruel. 1 1 f. "f.me femble côpetentemët fol.aufsi voudroisicq'u'ê noftre confukation prefidaft quelqu'vn qui fuft fol en degré fouuerain.à pompettes. f.erratique.OriginaL {f. f. flouial. Impérial. f.Mais ainfi comme auons chorfy la fine crème de Sapiencepourcôfeil. f.Doctoral. ' f. R A B E LAI S I^J fauois nagueres bien ferré Se côftîpé.de nature.Augufte. f. . confiftoriaî. PANTAG-RVBL. f.Royal.cekftc..iolly f.arctique. f.ferrkn.dift Pâtagruel. f.ecentnque.ioycux Scfolaftranr. .dcla prime cuuee.CE M. f. loyal.f.de montaifôn.original.predeftiné. Se foliant. f.de foubftraicte.àfonnettesi f.riant Se Vénerie». f. ' f.Tribonlkt!. PANVRGE.de hautegamel l f. f. ^ j f.Epifcopal» f.Pa. f." f.Pa nurge refpôd. f. Preprémêt & totalçmët' fol.f.

f abourlet.feigneurial. t faulique. f. f. f. maillé. f.premier de falkece fprimipile. .ciuil.gtiays. f.de fupererogation. f. f.rareScperegrin.extrauagant. ftriomphant. (folie. f. eau datai ie.de leuant.Monaxhai. PANVRGE. t ffifcal. f. f. f Latin.palatin. f.ctirial.f.principal.'radotant.^ f. f. . f. " f.infigne. f.fauorit. niai s.paffagier. f. f.ecfjatique. f.Metaphyfical. .collateral. f. f.vulgaire. cotai. "J f fupercoqlicantieux. f.fotal.popukire. f.fpecial. fjCommenfal. . f. f. f. \ fdomeftiqucf.tranfcendant. f fouuerain. f.' f.aguard. f. f. . f. f. f.gradué nommé^en f.pillart.familkr. .banerol.branchier.eleu. . exemplaire.reuenude quciie. f. f. IBS AGR V B ©B VVRBS L.àkteréakeré. f. f.bourfouflé. gentil.corolfaire. .àfimpletonfure. f. f. .defoubarbade. f.redouté. ' /. f. f.ordinairc.194 P ANT .pretorial.

allegorique. f antonomatique.decumane. f. ^ « .compendieux. - r .- fcordial. émeute. - i.predicabk. " f.hypcrboliquc..bien mentulé.foubelin. f. f. f. . f. f..Sommifte. f.Categorique. < f. . » c fpleonatmique. .Abreuiateur. f. f.f. f.abreuié. f.contrehaiftier.mal empiété. > . j ftainten graine. f. ' f.capufsionnaire.Talmudique. if. 5/ ? f.proportionne proportionné.dcgâbie.couilart. .de fecode intention.r-*> > » f. ï f.Tapinois. ' . . f cramoify. f. ' f.officicux. .fplenctique.ux. -.. fd'Azimuvh.mandataire. PANVRGE.i» * f. » - " £ bourgeois f. ' ' flegitime. T. .Fjd'Almkantarath. .dèCabalk. y ' îf.giimaut. f. . .. If. . de haute faftaye. f. . modal.DE M. FANTAGRVEL. tropplogique. RABELAIS.Tacuin. f. sfiinteftin.vebtc. .rebarbatif. nn y . f.fnarmiteux.viftempenàrd.de morifquè. capital. r f. . f.heteroclite. f. /. FR. f.cercbrcux. !>$ f. .d'Algarnala.' f. f d'Àlgorifmc.d'Algebra.bien bulle. f. »f culinaire. fepotique. f.'£.de perfpectiue. ' ' -. r f. ' - f titulaire. . f.

f.. .en diapafon. .villatiquc. f. f. f.akmbiqué.fcftinal.' ' » .non fâcheux.'i j fà.d'arrachepicd.1 Vu ^ s bi v y r b-s f. >~ »^> f.à xxiiij.à efpreuue de hacJ > 7 £quebuue. f. f. . k f.folenncl. plaifant. ' » -i ' f. i f. f. f. j f. :~ f de Rébus.à la martingalk.de toutes heures. - f. . ' '' ffufanné.alaigrc.fanaftique.deruftricr. > '"-^ f.hieroglyphiquc. célèbre.IJÔ LE f.barytonànt..parragon. - f.refolu.precicuXb f.moufcheté. f.plain buftv f. .de tauchic." ' f. f. f.d'architraue.»- ' - " - f.ordinairc.àchapton. f. carats. ' f. - f. catarrhe. f.. f.' f. f. f./. guingois.depedeftal. * * . f..gourrier. récréatif.bigearre. f annuel.gourgias. lymphatique.d'azemine. ' f. autentique. { f. '' f.à patron. f. t f. f.à la Damafquine.priuikgié.de bon bicx.ruftique.panique.à battons. f.de valkur. .trebuchant. n ( f. f.à la grande laife.bragart. / f.à marotte. ' f f. * f.à doubles rebras.fantaftique. ' f. f. f.

dift Pantagruel affifter au iugement de Bri en doye.& ouir la decifiost nniij '. Si tous fols alloycnt les . Ccpendantque gues i'iray enMyrelin- I i (qui eft delà la riuiere de Loyre) ie defpccheray Carpalim pour de Blois icy ' amener Triboullet. FR. Epiftemon. Si tous fols portoyétcropiere. Sénateurs. le veux. Lors fut Carpalim de pefché.quoy qu'il ait les iambes tortes .DE M. ambks. p a N r.fô père feroit Bonadies. De luy aurons quelque belle refo'Iution .iuftemëtefi France on pourroit inftituer les Triboulletinaks. pa n.frcre Iean. pA N 197 1 t.ilauroit les fef fes bie efeorchees. Co nmènt Pantagruel afsifte au iugemet du luge Bridoyijéjudfèntentioit lesproces au fort desdez. Les Pretidents. iour fubfequéc à heure de l'aiîigna tiôPacagruel arriua en Myrclingues.'. Gym natte Rhizorne . Pantagruel accpmpaigné de fes do meftiques Panurge . mary de la diue Fatue. fa grade me fe Bonedce. . ic m'y attends. très print k chemin de Myrelîngues. AV CHAP. il pafTeroit d'vne grande toife.p A n v R. RABELAIS. XXXIX. S'il eftoit Dica Fatuel duquel auons parlé. Allons vers luy fanifeiourner. 8c au». 8è Côfeilliers le prierententrer auec eux. Ponocrates. Si raifon eftoit pourquoy iadis Rome les Quirinalcs on nommoitla fe fie desfols.

ff.in l.de liber.ferè.qui cum vno.dc re mil.maximuuvvitium.côme eft euidét in l. accuferoit. cranta.coinme auoit faitpark pafïe.lxxxvj.ff determ. Pourtant ne cônoilTôkil tarit diftincterriét les poincts des dez.l.de edil.mo. Diuus Adrianus:refolu. poUrquoy auroit donné certaine fentence contre I'efleuToucherôdejlaquellc ne fem bloit du tout équitable à icelle Cour Cctvl viralcPatagruel entre volôtiers:& la trou-ue Bridoye au milieu du parquet aflis . lcfquelfes not. il auroit prins vn quatre pour vn cinq:notamment référant que lors ilauoit vfé de Ces petits dez.ff dëreg.i$% LES OB WRS S ~ des caufes 8c raifons qallegueroit Bridoye. prêter.mais Nature.per Lu. 8t qu'il n'auoit la veiie tant bonne côme de couftume:alkgant plufieurs miferes Sccala mitez que vieillefle apporte auecques foy.come apert ff.fi npmqu'il eftok viel deucnu.dôt eftoit queftion .Ro.C.per Arcrfid d.l. nô l'home.iur. Se pour toutes raifons 8c excufes rien plus ne refpondant.ediét.l.Et qui autremët feroit .mat. ' Quels déz(demadoit Tinquamelk grad/ .fi verô fty fol.pcrtotu.qu'en la façô qu« îfaac vieux Si mal voyât print Iàcob pour Efaii:ainfi à ia decifion du proces.Dont pouuoit eftre. Et q par difpofition de droifks imperfectios de Nature né doyuët eftre imputées à crimé.

de fortil.C. allégations.requeftes.Gaudëtbreuitatc f mo.8tfueilieté les complaintcSjadiournc mens. 8c l.amplio rem. .exrradecôfuet.ff.côtredits.gl.ecqueftes.de appel.quod debetur.ex literis.ku.Sors.DE M. l$f . FR. Et cômét (demandoitTrinquamelk)faitesvousmô amy?Ie.reku.j.quod met. Hcor. productions.hôncfte.papexaffé. nec emptio.fi duo.ff.ff.rc- nn iiij .8c ibi Bart.Ferrâdat & not.vtik & neceffai re à la vmdange des procès Se diffentions. dit gl.ij. intendits.fedcùmambo.D.in cfi. Ayât bien veu. c.xxvj.l.de pecu.derri.l. C.notêtque le fort eft fort bon.J.més.refpôdit Bridoye.Barto. Alca iudiciorû.de co trahë emp.l.inrefutatoriis.cau.vtnot.ff.cÔpariviÔE.Et defqucls dez vous autres meilleurs jprdinairemét vfezen cefte voftre Cour fou 'ueraine.fuyuâtcequ'enanoté. autfi font tous autres iuges en decitiondesprpces.cômifîions.c.& ibi Inno.deiud.defquels eft efcript per dpct.reueu. informations auant procédez . Prefident d'icelle cour) mon amy eatédcs vous?Les dez(refpôdit Bridoye) des iuge. Se ce que . j Se Akx.vbidoc. j Plus encores apcrtmét l'ont dit Bal. RABELAIS.cômunia de l.rcfpôderay brief uement félon l'enfeignemët de la l.q. le fay comme vous autres>mefitieurs & cô me eft 1' « face de iudicatùre :à la quelle nos droits cômendét toufiours defe rer.

Cùm funtpartium iura obfcura. Et eft not.cû funt.iu.eo.Sc de refcriptis prasfenta. Ic pofe fus le bout de table en mô cabinet tous ks facs du dcfendeut.magiselucefcuc:vtnot.dUpliques.om.de ordinario.con clufiôs. côme yous aures mefsiers . mixta. § fina. apoftoks.&homPareil.j. "auoir eft.reprochcSjgriefSjfaluationSjrccollcmés.c'ôpuIfoires.§.confrontatipnS. lement Se quant 8c quand ie luy liure châfe.$.j .videa mus.de reg.8c tit.ie pofe ksfacs du deman¬ deur .tripliques.reo fauëdum eft potiusquàm actori.ff.1 Mais. Car."8c luy liure chafc premic remëtjComme vous autres menteurs. pretëdusparkspartiespiaydoyâtes?Côme vous autres mefsieurs (refpondit Bridoye) r.dehis qui funt fui vel alie.oppofita iuxcafe pofita. quand il y a beaucoup dcfac. § . y à quoy côgnoiflez vo9 l'obfcurité des drois . Cela fait.400 LBIOEVVRES pliques. vifum vifu.le très Royaux.qui dk. declinatoires.dènô proccder.renuois. enuois.acaratiôs. fus l'au¬ tre bout.YJ.fins.libclks.an ticipatoires.ré liefzjCÔfefliÔSjexploits.d'v- .ff.it7auorabiliores.euocatiôs. munerum j.(demâdoitTrinquameik)m5amy.efcritures.iu.ti.apoîntemës.8c inl.de mun.inl.iij.côme doit faire le bon iuge félon qu'en à no. Spe.iur Srinc.de offi.lib. 8c autres telles dra¬ gées Se efpiflcries/d'vne part 8c d'autrc.ff.

canoniftaeinc.iu.femperiaftipulationibus.Qui prior eft tpe.ti.quj pot.l. in piXpotior. Sépcrinx>b feuris quod minimvi eft fequimur.quànd moins y a de facs.puis q par fore &iect des dez vous faites vos iugements. pourquoy ne liurez vous cette chanfe le iour & heure pro pre que ks parties controuerfes comparent par deuant vous. fuyuat Jal. 20l ne part Se d'autre. FR. Et de re. Et lots i'vfc demcspe.verfalc vérifie que co. Cela fait(de-' mandoitXtinquamelk)cômentfententiez vous.Côme vo' autres meffieurs jéfpùditBridaye.i.fans autre delay? De quoy vous feruent les eferitures Se autres procé¬ dures contenues dedans les facs ? comme à .l.BB M.fEde rcg. des dez. quand la matiece eft plus liquide. Se la l.iu.. RABBLAI S.in obfcuris.Tribunia^pretorial.Ceft à dire. VO-ire mais(demâdoitTrinquamclk) ( mô amy. ff. dcfquels-i'vfe çôme vo9 autres metîîeurs.tis dezxôme vous autres meilleurs.uiét. XL.premier a.eod.môamy. CHkA!P.ray d'au très gros dez bien beaux Se harmonieux.'ticlib. Ainfi cômëdent nos droits.creditor.C.vj.de côf.pour celuy ie dône fente ce duquel la chanfe liuree parte fort du dez iudiciairc.potior ettiure*' Comment Bridoye expofe Us caufes pourquoy il yifitoitles procès qu'il décidait par le fort < .in vj.

fRdefideiuf.ff.nihildolo.c.de inftr.me feruët d'exerci¬ ce hÔ"nefte 8c falUtaire. Se tit.' Pourrit font CÔmeà vousautres mefsieurs. Se archi.8c l.commevous dirkz.Ce que trcfbiëauât luy eftoit noté par Bar.l.rc quifeSj&autëtiques.ff.C.8c récréatif. Car forma mutata mutàtur fubftâtia.de refcrip.hb.Premiercmeutpourla forme.ad exhi. ff dcal. .xij m'a dit maintes fois que faute d'exercitation corporelle eft çaufe vnique de peu de {àté. OthomâVa dare grâdMedecin.8c briefueté de vie de vous autres mefskurs?8c tous offici¬ ers de iuftice.C.en omifsiô de. ànousconfequtiuemëtj quiaaccefforiû na turam fequitur principalis.edi.l.adkg fal. procédures iudiciaiies les formalités de-* ftruifent les materialitcz 8e fubftâces.cvl pricipalis^Sc l.j.Fcu M.in Lj.Dauâtaige vous fauez trop mieux que fouuent en. fecondement comme à vous autres mefskurs.de regu.8calea. vj.l.eo.de féjÉ.luf.8cdecel.inquadam. miff. prasfent. de comit.fiisquiquadringë -^ ta^Etcxtradedeci.cocedez certaïsieuz d'exercice hôneftc .qpro eo quod.10 î.iur lib. c.Scau- .ndciutr.tit. ' l.Iulianusff.tit.c adaudicntiâ.e trefbienSpec. laqlle ce qu'on a fait n'eft re valable prouu.Sc extrade ofri delc. LBSOÈVVRES vous autres mefsieurs (refpondit Bridoye)" elles meferuent de trois chofes exquifes.folët.

ff fixert.pecun.fi gratuitam.deexcuf.Yer.decÔfti. comme vous autres mef- ' fîeursfçauez quepecuniç-obediûtomnia:& laditBalunl. RABELAIS. colf. Ces efpauks :les difoit ce nonobitant ne . Se y entrant par permiffion pécuni¬ aire de l'huiflicr.de baptif.in Ck.C. ZOJ ( ij.V DE "M.receptitia.cèux qui iouétà la mouf che font excufables dedroit. lequel fuit magnuspraj cticus Se docteur foknnel . j. Rofa.C.clx viii.in prin.defpc | îib.antiquei8ckgatàMufcho intientore: de quo C.in promio ff.xj.Laraifon eftexpofee per gl.j.l.falubre.Ij. F R. C. Thomas in fe-' { cûda fecûdç q.il m'en fouuient.confil. fi poft mo tam.ayant quelque affaire burfal en la chambre de meilleurs les Gé¬ néraux.fent.pet. luterponetuisinterdumgaudta curis . le les trouuay tous iouâs à l'a moufche par exercice falubre auantle paft.vij. Se Mufcarij. TielmanPicquet.perd. ink.li.èc Çard.bié à propos alléguée i.8c S al. artif.fingularia.ou après : il m'eft indiffèrent pourueu que hic no queie ieu de la moufche eft hon nefte.x.i. comme attefte I j j Barbariainprincip.8c. 8c ffde \ prâîfcrip. Défait vn iour en l'an 148 «.hBre.Et telle eft fopiniond. de pet.ne autë tertij. & ripit' deecque menteurs detadite chambre gaftoyët tous leurs bônetz à force de luy d'au ber. Al.'l.§ .de.Etpourlors eftoit de moufcheM.vt omncs^bed.l.

côfti.tut.gl.l.Portatur kuiter quod portât quifque libenter.côme not. pat X. gl.inl.côf.Sc Ioâ dePra.mefskurs. Se vifîter procès. Se demorift. que.verd.8cdifferek iugcmëtjà fin que le procès bien vétilé.gra be)é. &ut£t.fueilleter papiers. Se aucommencemët.extra dçpr«efump. pa.de refti.104 LES OE V VRES / eftre de ce degaft de bônetz excufables au retour du palais enuers leurs femmes .de feruit.falfa.j.inl. ie confidereque le tëps meurift toutes chofesipar tëps toutes chofes viennët en cuidë cc:lc temps eft père de vérité.ha. quand on perfe vn apofteme auant qu'il foit meur.C'eft poutquoy. ex Bart. Leiugcantctud.c confti.ti.de condi.de excuf.8c Spc.ff. Or rcfoluto rié loquédo ic dirois comme vous autres mefsieurs. de requif. Se ea. quotter cayers . . TicrcemëtjCÔme vous autrcs.ioinno.& ibi gl. qu'il n'eft exercice tel/nepl' airo raatifànt en ce monde Palatin .8c debatu viêneparfuccefsion de tëps à fa maturité: Scie fort par après auenât foit plus doucettement porté des parties condamnees.CarcÔme eft efcrit in Autér. em¬ plir pankrs. côme vous au très mefsieurs ie furfoye. que vuider facs.trià onera.j.' quand on purge du corps humain quelque humeurpuifantauâtfacôcoctiÔ.delaie. C. dangierferoitde l'incôuenient que difent ks Médecins auenir .ff.

home honorable.eftoit à Semerue vn nommé Pcrrin Dendin.l. Iam matutathoris pknisadoleucratannis Virginitas .d.Sc le répète gl. cal .is ad quem 8e ff.q.Suaagé autat que le plus de vous autres meflieursdequel difoit auoir veu le grâdbonhome Concile de Latran auec fon gros chappeau rouge: xnfemble la bonne dame Pragmatique Sanction fa femme aueerfon large tiffu de.dc donatio.s. RABELAIS. qu'il n'en eftoit vuidé en tout le Palais de Poictiers^en l'auditoire de Mont- .di.in c.empt. c. XLI.ff.§.ficut.caeteriï extr. CHAP. hoc iura negotiis. Rié ne faire qu'é toute maturité. deactio.SE M. bon laboureur.vltimo. Quod medicamcta morbis exhibent. Se Ces groffes patenôftres deGayet.intex vir.dit gl. .$.de re.Nature d'auantaige nous inftruit cuillir Se mâger les fruits quand ils font mcurs.cùmhic ftatf. fatinpers.ij. Marier les filles. .vlt.bkn chaa tant au ktrin.l.hôme decredit.xxiij.$. . Comment Bridoye narre bbiftoire de tApoinleur des procès.Inft.c. quand elles font meurés. Scxxxij. lof prin. IL me f ouuicnt à ce propos (dift Bridoye continuant) que au tëps que i'eftuotois à Poictiers en droit fous Brocadiumiuris. >.Sc vxor. Ceftuybomme de bien apointoit plus de procès . F R..fîquiafpôfa.8c xxxiij.q. de iur. Iulianus.

ff.q j.v.c.C. edict.8c de nôuùelle ioye.de.de.vt no. in l.Legugé.rei vai I.Sc aliisfvibft.Lufignân. C.fed fi Anius.gl.per doc.de impu. ad kg.Viuon ne:Mezeauz.in l. de.cn la halle de Parthenay le vieUx.i. Et eftoit prefquc tpuis les . quif. Arg. i f ioUrs de banquet.fî. ftat. 8c lieux confins tous les débats.LES OBVTRE S morillo.-grand bardeau.Eftables.pe.de iureiur.çp fi aolit. Car iamais lu'apointoit les parties. eftoyent par fon deuis vuideZjComcpar iugefouuerain.8c de ver. obl. lui.fiquis.doct.defèftin. pour faire quelque apointement. '-' .l.ff. dôt il n'euft de la haftiile *xV des boudains . vit Se ltegitimc.'* Etfequitur leuiter'flia màtris iter: vtairgl.g. edil.vj.mais homme de bié. procès Se differcns. de releuailks .hom.decof. qu'ils ne lés feift boire enfemble par fymboledere^ côciliation.Lamotte.1. dif. Se galand home.continuus .d'accordpetfait.j.entcndez. Ce que le faifoit vénérable en tout le voifi %0"6 nagejDeChauuignyjNpuaill^Crôutelks.c. quoy que iuge ne fuft.nopces>dccc> 'meraige . lequel fènïblabkmërTvoulut s'entremettre d'apoihterksplaidoyanscômefçauczquc: SxpefoletfirHiUsfiliuieJfepatri:-' .fKdeperi. Il n'eftoit tué porceau en tout le voifinagé . ainfi m'ailt Dieu.f8e en la tauerne. Ailgne.l.':.Il euft vn fils nôm-é TenptDëdin.îSceôm. & eft no.

Auint qu'if f'en plaignit à fon pere.no manigeducat.tant petit fuft il que fau liez dircEn lieu de ks apointer.de côd.in mu. 107 maief.dealie. l'Apointeur des proces.Excipio filios à moniali fufceptos ex' monacho. cxl.C. RABELAIS. Et fe nômoit en fes tiltres . A gafo.cred.Mais en tel affaire il fut i tant malheureux.fi quis.i. I g.Et difoyétks tauerniersdeSemarue.quefous luy en vn an.ilks irrit toit8caigriffoitdauantaige.}.Car vigilantibus iura fubueniunr. g.incer.quç in frau.pau.8c I le ditg.pcr glo.ikn'auoy et tarit vendu de vin d'apointa tion. Il eft cfcrit:Quinon laborat.quâuis. " - ' Sermo daturamt~lis.l.(ainfinômoyentilskbon vindeLegu gé)côme ils faifoyêt fous fô père en demie Sheure.ij.ff. que iamais n'apointa difl ferent quekonques.fi plu f res. FR.no cnim & inftitu.in c. Se ibi.çauf.fecl.impudicas xxvij.pro qua facitl. il fe ingeroit d'apointer les parties .l. ff. in verbo ôlfecit.CE M.fi quad.nafum ad culû pofuit .animifapientiapaucis.8e cntëdoit par païs eftre meUjpces ou débat.q.ff.fa.dc lib.8eCurrere plus quek pas vetulamcôpellitegeftas.pupillus.l.de dam.in pronm. que incontinent qu'il sëtoit:vt ff.agnof. infec l.gl. Vous fçauez 1 1 1 ! 1 1 « \ 5 meilleurs que.& teferoit les caufes de ce meshaing en la pert » .En ceftuy négoce tant eftoit actif8c vigilanc.ff.

de c5di.ob. Tu n'apointeiamais 10 8 lcsdifferens.$.ilfon pére.Mcsplaidoyeursfemblabkment de foy rnefmes dcclinoyent au dernier but deplaidérie : carkurs bourfes eftoyent vnidcsidefpycefToyëtpourfuyure Se foliciter : plus d'aubert n'eftoit en fouilloufepour foliciter fc pôurfuyure. C.Nè fçais tu qu'ô dit en prouerbe cômûr Heureux eftkMedecin. fi qs. fed quodfancitéxoll. '.8c inapointablc.gLG. D»F .denup. Or quâd oportét yiët en place.franchement luy obiectât.8cautët.iij. ' .de contrahen. .il côrnër. Se comit. Pourquoy? Ieksprens furkurfinbiêmeurs8cdigerez.Pourquoy?Tuksprensdeslc .ainfiditgl. Dulcior eftfruéïttipoft multapericula duflus.par lequel eft es enfans défendu repro cher leurs propres pcrcs.mcnt Dendinmô fils. Ieksapointetous.cau. Se têdoit à fin encores que le médecin n'y furuint. cômencementéftans encores vers Se cruds. 8c Bart. côme il suoit.En quoy faifoit Tenot contre droit. cosetiâ.deappel.l. §. ï l.-LES 0E VVRES uerfité des homes de fon tëps.non moriturus.n'euft acquis l'hon.fT. ftip. rieur Se tiltred'Apointeur tat irréfragable.X]ui eft appelle fus la declination de la maladie?La maladie de » foy critiquoit.defiaué.l.iiij.Cc n'eft la q gift le lkure.que fi au temps iadis le mode euft efté ainfi peruers plaidtoyart.pergl. qu'ainfi feface.

1 ' 1 . Se leurs felonnies modérer . qui premier parlait d'apoinétemët.c.Iray. le ks prendrois fus l'inftant que & les vns Se les autres feroy ent las de guerroyer :i qu'ils aûroyent vuydékursxoffies:expuifé 'les bourfes de leurs fubietzivendu leur dômaine:.ui fuft comme paranymphe Se médiateur .xxxvij. La de pat Dieu kudeparfa mère force forcée leurs eftre.entreles Anglois Se Efcoffois.ie ppurrois paix mettre ou treues pour le moins . C'eft mon gaing. |. 10 ? .fi quando. C'eft ma bonnefor tune. fpirer. entre les Tartres Se les Mofcouites.C'eft mô heur. BB M.hypotheque leurs terres :. Et te dy (Dendin mon filz iolly) que par cefte methode. entre le grâd Roy Scies Vénitiens : entre l'Empereur 8c les . qu'on | 'euft dit. ~.Entends^ bien. entre le Turc Se le Sophy. C'eft la doctrine in gl.nra . usJerofipoterofinonjnuitHi amabo. oo . FR.toit'q kbaftlcbkflbit. RABE\L Al S..Là (Dendin) ie me troue à propos xôme lard en pois. ceftuy cy premi (Mx'eft rendu : il a [premier parler d'apqintcmët: il a efté las le (premier: il n'auoit le meilleur-droit : il fên.entre1 te Pape & les Ferrarois.Saiiîes. ie plus loing?! Ce m'aift Dieu .pour foy fauuer l'vne Se l'aul }tre partie deceftc pernicieufe honte .| Mariquoit. I feulement quelqu'vn q.confumé leurs viures 8c munitions .d. déficit omne. Déficiente pectt .

incxumdilecta. fi is qui. Se de conf.p.Mais lors que ils font bië entaffez. Se l. c.Vn procès à fa naiftancc première me femble.Aquil. peau.8c h perfectiô en tous mëbres.doct. commeà vo9 autres melIieurs.vk.I. on les peut vrayemët dire membrus& formez. Côme vn Ours naiffant n'a pieds ne riiains. pourquoy(dift Bridoye continuant)côme vous autres meffieurs. Comme vous autres meflîeursj.faki. côme vous autres mefueurs.lulianus.q j.ij Se deuant luy Bal.quarfitû.iij.ito lbsorvvres» Comment naiffent les procès. Ainfi voyie.confil.îetc poril e attendant la maturité du proces. La manière eft telle q ditg.informe Se imparfait.naiftre les pro¬ cès à leurs cômencemens informes Se fans membres.d.extra de confue. femblablemçnt les .L'ourfe à force deki cher la«met en perfection des membres t vt no.ij»ir.). ad exib.inl.Atg.ff. fi.l.de lega.fi maior. Ils n'ont qu'vne pièce ou deux: c'eft pour lors vne laide befte. ff. C H.8c entachez. poil.C.extra de refetip.Solënitates. inc. Débile principium melior fortuna fequetur .8c ibi gl.xij.Car forma dateffe rei. f_r commet ihyien* nent à perfection.c.Paulus. X LIl.lib. diui.f£adl.8cl. ff. ad C'Eft leg.cômu. enchaffez. Barbatia.ne tefte : ce n'eft qu'vne pièce de chair rude 8c informe.xe font efcritures facs.

de cekb.cùm Marthç.fugfarits bien fort Se con'tinuellcmës les bourCes des parties.de ro.vcnes.pieds. Cumlabor in danno eft . tsfjfeclum dantis penfat cenfuratonan tis.de tran fa. Hîc no.ff.hûiiTiers appariteurs. L'inconu enjentducôtrairc eft mis in g. in l.engendrét à leurs pr oces te* fte.aduocats. Accipefume.Odi. pr.ff. Litigado iura o o ij N . Râifon pourquoy [ tyfdprsfem oua cras pullis funt meliora.deallu l.non dantes fpernit ç> odit.C. grefîers. la vraye etymologie de procès eft en Ce qu'il doit auoir en fes prochats prou facs.c. Koma manus rodit}quas rodere non yalet cdit.in verb. mif. RABELAIS.Q»*/» yefiis erit. qu'en ceftequalité plus heureux font les plaidoyâsque les miniftresdc Iuftice .gryphes.Ce q plus afpertnent a ditAlb. beatius eft dare.l.glo.Et xxiiij.C. cnquefteurs.DE M.xommcdk gloff:can.quû.deconfd. iij. hi. mains.com. extra. pantes cupkodit.q. galât 8c bié i formé.commiffaires.ocurcurs.talia corda gent.Ro.Et enauons brocards deifiques . eft lib. vt eft gl.mufcks.bec.caccepifti. Car. cape .crefcit mortalis egefias.iij. FR. dents. Ainfi rendent le procès parfait.funt yerba placetia Papt.j.iiij. Ce font les facs. notaires. arteres. chiquancurs.c.humeurs.de quib9 ti.fi. tabellions. quàin accipcre.g. »U férgens.nerfs. Se lu¬ ges pedanecs.

Illud. mon amy commet procédez vous en actiôî criminelk.nô côteft..q.. x parfait en fes membres. I.l.ext.vij.Adôquesic retournei mes dez.C.deop. per no.l.ad uocati.n'eft par moytelle interpel lation fans raifbnfaitcScexperiéee notable. le procès bien par informations formé 8c.ayarit perdu au ieu tout fon argent:8c de ce grandement fâché: côme vous fçauez que.Litigando ius acquiritur.deprob.deaduo. ' x Et cum non. 111 " LES OE»V V RE S .pecunia eft alter fanguis. . Si quis cum i Quandoque bonus dormjtat Homerjis.in.non nudis.ij. 8c. C. Se Bald.Lfi ruis. t Voire mais(deiriandoit Trinquarnelle) ! } .cV. Item gbl in c. f (refpondk Bridoye) ie laiffe Se cômande au demandeur dormir bien fort pour l'entrée» du procesrpuis deuant moy conuenir.Et.la partie coulpabkprinfc(flagriî te crimine) Comme vous autres meilleurs. vn Gafcon nômé Gratianauld natif de Sain feuer.-accedés.diu.vt ait Anto. - __ j trefcont.xxxij. extra vt lit.depraîfumpt. Il me fouuientqu'au camp deStoKolm.b inftrumenta.iud.m'ap portant bône Se iuridique atteftatio de fon j dormir félon la gl. Rxcuuiaefl vita' ij 8 ( . comme maille à mailkeftfiitraubergeonvEn fin ie trouue.profunt ftngulajnulta iuuant.de Butrio in c. .Ce j ftuy acte engendre quelque autre mcmbret j de ceftuy la naift vn autre.Ii.C.non epiftolis.

Màis perfonne ne luy refpôdit.Dcfak - ' . dep. i Pourtant palfek Gafcon au câp des auétui tiers François. I tes gâbadesGâfcôniques.qui. ttibus : àl'iffueduberland deuant tous Ces xompaignôs difoit à haute voix. ta pla dônerien pkz.funtplures. il patte au cap des Hodrefpondres. fortit auec fort efpee .niten.DE M.8c optimus fideiuffor in necefiita-. F R. en ferme deliberarion de combatte auec le Gafcon: Yeu | qu'il auoit perdu comme luy. PloraturlachrymUt amiffa pecunia yerU .LpiskGafconau bout du cap fe coucha pies ks têtes du gros Chriftiâ che ualicrde CrifTé^Sc s'endormit. | boilk truquar ambe iou a bélz embiz? Ne refpôdant perfGnne. oo iij/- .difant ce que defuis. Mais lks fufdits difbycnt: Der Gafconner thut fchich vfz mitt eim iedem ze fchkgë. aber 'er ift geneigter zu itaelcn darumb lieben J 1 t 'fravvenhendfergzuinuermhaufrautEtne H'offritau combat perfonne de leur ligue.c. . Paô cap de bious billots. Sus l'heure vn auenturier ayant pareilkmët perdu tout fon argenr. dit gl. 'trucz. * 11} (hominis. j .ks inuirant à comb'atre auec luy . que rnaux de pippe bous tref Jbyre:arcs que pergudes font les mies bingt k&quouatte baguettes.8c les in i uitantauxombat gaillardement auecpetii i | . RABELAIS. 8e reïreroit ces rnefmes paroks.i'ij.8cpatactz Seydegûdebousaulx.diftinc.

t A CHk^TP.i irent boire enfemble . Tant fe teut Bridoye.Sus hû billot de tous lesdiabks.leuctoy:i'ay perdu-mon argent aufsi bien que toy. Adôques luy dift.libro fexto. - | . quau feys tu qui me -rebelliez que mau de taouerne te gire. chacun fus fon efpee. Somme .defenten.iI4 LES OE VVRES l'ayant cherché parmy le cap.L'auentulier l'inuitoit derechef auxombat . finalement le trouua endormy. 8c reludic. Le Gafcon tout efblouy luy refpôdit: Cap de faint Arnauk . Allons nous battre gaillard 8c bien à poinct froter noftre lard. Lacôpetelemot dorédeloan. Comment Pantagruel excufe Bridoye fus les iugemens faits au fort dzs dez. Auec¬ ques l'oubliance de fa perte il auoit perdu l'enuie de combatre. .' rie ares que ton pla repofat.ils aile.8c foy par auenture entretuer.peulTe truquere.And.quand ? aquoefttaquainmebinguteftee. Ho fait Siobe cap de Gafcoingne ta pla dormieiou . ykimo. Vayne vn pauc ' qui te pofar corn iou. Se pacifié la i flagrante fureur des deux bons champions.cap.. Auifequcmon verdun ne fôit point plus long que ton efpade. en lieu de fe -i batre. mais le Gafcon luy dift : Hé paouret iou t'cfquine. i Le fommeil auoit fait ce bien . j I ' ' | ( Sedendo & quiefeendofit anima prudens. Trinquarftelle XLIII.in.

voyant8c entédant à confelfé iuger au fort des dez. BTAmrArs. Alors dift à Pantagruel. En Bri¬ doye ierecongnoisplufienrs qualitez . qui vous prefent. noz droits Se noz loix ottroyent.de m. comme bien fauez. mais aufsi par le bon fens. déduit à la faueur de Bridoye . Se excufe dejiicsfair. en laquelle vous tenez pair infinis biensfaits ceftuy parlement .ïr. Tkrcement ic recongnois vn autre cas pareillement en noz droits .nÔ par l'o¬ bligation feulemêt. que vous prefen tons la decifion de cefte matière tant nouutlk . Si vous prions qu'en veueillez fententier côme vous femblera iuridiques 8c équitable. en lieu de faire office de luge. Mais puis que vous plaift me faire tant d'honueur . Raifon veut.- -Xît t. Premièrement vieilleiTe. Ce q fut fait. tât paradox!e Se eftrange de Bridoye. Prince trefaugufte. difcret iugemët Se ad¬ mirable doctrkie. 8c tout le marquifat de Myrelingues . A ce refpôdit Patagruel: MefîieUrs mô eftat n'eft en p'rofefsion'de décider procès.ietiendraylieu de Suppliant. fé¬ conderaient fimpkffe : efquelks deux v ous entendez trop mieux quelle facilité de pardon.quc le grand Dieu dateur de tous biës a en vous pofé. » luy cômanda ifsirhcrrrlaxhambre-du parquet. par kfquelks me fembkroit pardon ducas ak uenu mériter.cc 1 ' ' iiij N - .

en la deprefsion des puifîàns.' laquelle krecoriguois.Et me femble qu'il y a ie ne fçay quoy de Dieu.qui a faitSc difpénfé qu'à fes iugemens de fort toutes les précédentes fen tëces ayent efté trôuuees bônes en cefte vo¬ ftre vencrabk & formerai nécourdequelco mefauez.r\6 LE S OlVVRÏ s eft que cefte vnique faute doit eftre abolie. veut fouuét fa gloire apparoiftre eu l'hebetation des fageâ . mais par l'affection fynecre q de toute ancienneté auez en nous côgneuë tat deçaq delà Loire . Premièrement ayant fatisfaitou proteftant fatisfaire à la partie ccdemneeparla fèntëce dont eft queftion. perfonne ne la di-\ roit fake. Se en l'érection des fimplcs Se humbles. non par celle obligatiô que pretëdézàma maifon.SeCondemétjqu'eu fubfîde de . extinetc Se abforbee en lamer immenfc de tant d'equitabksfentëces qu'il a donné par le paffé:8c que par quarâte ans Se plus on n'a en luy trouué^acte digne de reprehenfion: côme fi en la riuiere de Loyrc ic iettois vne goutte d'eau de merrpour cette vniq goutte" perfonne ne la fentirok. en la main¬ tenue de voftre eftat Se dignitez. A ceftuy article ie donneray bon ordre Se contentcmtt. le mettray en obmifsion toutes ces chofes:fcukment vous prieray. que pour cette fois luy veueillez pardon ottroyer.Et ce en deux codifions.

dpcte. II7 fon offre vous luy bailliez quelqu'vn plus ieune. 8c autres* Là montèrent à cheual pour s'en. À tant fupplieray le bon Die. frère Icâ. Epiftemô.prudêt.u createur.' Ces mots dits. A la porte trouua Panurge. FR.lors q le Gafcon r^fpondit» à l'auéturier. Pantagruel feit reuerence à toute la cour'.Panurge faifoit quelque diffi¬ culté de croire l'heur des iugemes par fort. Mai'sj fque diriez vous de ceftuy heur des dez con-j . Epiftemoh dift à Pantagruel.perit Se vertueux confeilkr : àl'auis duquel dorfenauant fera fes procédures iudiciaires.tagruelkurcôtoitdepoinét en poinct l'hi-" ftoire du iugement de Bridoye. 8ç fortit hors kpaïquet.DE M. Frère Ieanj dift qu'il auoit congneu Perrin Dendin au temps qu'il demouroir à Fontaine k Com-r te fousk noble abbé Ardi'llô.ie vous prieray bië fort m'en faire vn prefent' Se pur don. R ABEL AI S. Hiftoirc pareille nous j conte Ion d'vn Prcuoft dcMôflehery.feruat¤ur 8c dateur de tous biens.Ietrouueray par mes royaumes lieux afîez8c eftats pour l'employer Se m'en feruir. retourner vers Gargatua. en fa fainte grâce perpetuekmét vous maïtenir. Par le chemin Pa . mefmement par fi long temps.Gyrnnafte dift qu'il eftoit en la tête du gros Chriftian che ualier de CrifTé. En casque le voulufskz totalement de fon office depofer.

Ce eftoit l'eftat du procès. \ COm'mefut(dift Pantagruel) la cotro* uerfe debatue deuat C.Do labella.La femme entédant la trahifon 8c mechâceté ne voulut le forfait relier impuny: Se les feift mourir tous deux . vengeante la mort de fon fils premier. ie ne m'efbahirois . Il trouua l'affaire tâi ambigu. qu'il ne fauoit en quelle partie in- . J CHAP. Elle fut parla iu¬ ftice appréhendée Semence deuant Cn.Le mary dcfunct.Dolabella proconful en Afie.II 8 LES OEV VRES T tinûeen fuccezde tatôTanneesrPour vn eu deux iugemens ainfi donnez à l'auëture .Le cas eft tel.vitrke. Aduint(côme vous fauez que rare eft l'affectiô des pe iatres.Vnefemme en Smyrne de fon premier mary eut vn enfant nommé Abecé. méfmemët en matière de foyambigues. XLIIII.en trahifon. feulemêt alkgait que de droit Se par raifon.intrïqes.tuerët A~ becé.apres cer¬ tain temps elle fe remaria :8c de fon fécond mary eut vn fils nommé Efegé. du iugement humain. de guet à pens.nouerces Se meratres enuers les enfans des defuncts premiers pères Se meres)que ceftuy mary Se l'on fils occultement. En fa prefence elle confeffa le cas.pplexes8cobfcures.s.elk les auoit occis. » Cornent Pantagruel raconte yneeiirange htftoire des perplexitez. fans rien difsimukr.

des peuples.eux enfemble en trahifon. FF. RABELAIS. entédre quel feroit fur ce leur auis Se iugement. if ne j euft erré..nô par luy outragez. à fin de refpôdre à certains interrogatoirès. .laquclle apartenoit à IuftkecSi pour la femme elle fem¬ bloit auoir eu caufede douleur atroce. veu qu'elle auoit fait la vengeâce de foy. C'eftoit à dir"c. n'iniuriez feu¬ lement par auarice d'occuper le total heriT tage.quc pour la deci fiô il enuoya es Areopagitesen Athènes. Les Areopagites feirent refponfe. Mais la caufe du meurtre luy fcrn-bloit tat naturele/Sc côme fondée en droit . ~*l/~~"~ cTincrrLe crime de la femme eftoit grande" laquelle auoit occis fes mary fécond Se en¬ fant.DE M. i Qui euft décidé le cas au fort des dez . le ne faurois (refpondit Epitte' mô)à voftre demâde categoriqucmër refpô f dreiForce eft queie côfefle. veu qu'ils auoyent tué fon fils premier.mais en Bridoye la côtinuation de tant d'années m'eftonne.que cent ans aptes perfone kment on leur enuoyaft les parties conten.Si contre la femme.auint ce que pourroit. de guet à pens.qui n'efloyëtau procès verbal con tenus. Coniccturalef ment kreférerois ceftuy heur de iugement i i i i ._ dentés.elkmeritoitpunition. .quetant grande leur ' fembloit la perplexité 8c obfcurité de la ma tiere qu'ils ne fauoyët qu'en dire ne iuger.

des couft mes Se ordonnâces: entendant la fraude d Calomniateur infernal . que no9 appelôs Arrcft:remueioyét & tov r neroyët ks dez pour tôber en chanfe de ci luy qui muny de iuftecoplaintcrequero t fcnbô droit eftré par iuftice maintenu. 8e loueur des Intelligéces motrices.110 LES OEVVRES en Pafpect beneuole des cieux . Co¬ rne difent les Talmudiftes. qu'il n'eft fimauuai caufe qui ne trouue fonaduocat. fans celj iamais ne feroitproces au môde. en fort n'eftie mal auc û côtenu. re du luge Bridoye: qui foy défiât de fon uoir & capacité:côgnoifTantles antimonie & côtrarietez des loix.fait fantaltiqucment fembler l'autre partie qu'elle a bon droi comme vous fauez.des edits.fîmplicité 8caffectiô fynce»--. tourne k noir en blanc. lequel fouuent transfigure en meffager de lumière.CÔfeilkr Procureurs à l'vne j Se Se autres tels fuppots.tëplation de la.fe. Lefquelks en c5. feulemêt par fort eftre e a anxiété Se doute des humains manifeftee volôté diuine. du hazar 1 Se perplexité de fentence difîriitiue : Se p? r fe fort exploreroit fon décret Se bon plaift .reco manderoit humblement à Dieu kiuftei ge : inuoqueroit à fon aide la grâce cekfk : fe deporteroit à l'efprit facrofaït.Ie ne voudrois pcfer ne du . par fc miniftres ks peruers Aduocats.

ngues. tac maling. qu'ilvendoit les loix. que tout leur directoire en iudkature vfuale à efté baillé par vh Tribuaian homme mcfcreâtjinfîdele. HAUJU-H MIlufsi certes ne croy-ie tant anomale eftre 'iniquité . Se corruptele tant êuidente de :eux q de droit refpondent en iceluy parlehient Merelingois en Mercli. à la partie plus offrâte. Attendu mefmcment.ks refcrits.__F.PB_M. barbare.lc£ cdits.que de fon droit fe déporter en leurs refponfes & iugemës': Comme fouhaittoit Caton de fon tëps.qu'il eft paffcrit par leurs mains pleines de fang 8c de peruerfe affection. Et ain û leur a taillé leurs mor¬ ceaux par ces petits bouts Se cfchantillons des loix qu'ils ont en vfage . antiqueslurifcôfukes veuz fus l'éx pofîtion des xij. la refte fupprimât& abondant qfaifoit pour la loy totale:de peur que la loy entière . Se confeilloit que la cour iudkiaire fuft de chauffes trapesjùuec. tantauare 8c inique.R.tant beruers. lfuffdu mode apertemet fa mefehacété con'gneuë.lcs côftitutions Se ordonnances en purs deniers. tables Se edits des Prêteurs.que"pirement ne feroit vn procès décidé pariect i lies dez.auint ce que pourroit. ures des .reftâte Sclesli I ' ! 1 . Pourtant feroit ce fouuent meilleur/ !(c'eft à dire moins de mal enauiendroit)es parties controuerfes . marcher fus chaudes trapes.

Ces paro.8c vn quarteron de pômcsBlandureau.Dieu. Se pour toute refpôfe luy dift. AV fixiemeiourfubfcquët Patagruel fut de retour en l'heure q par eaue de Blois eftoit arriué Triboullet.q ne beuft _ volôtiers Se àlongs traicts. ekgâtes. Deuât qu'il euft acheué.8c fi en ay veu pour plus de dix mille frâcs.gare moinCjCornemufe de Buzançay. Pâurge à fa venue luy donna vne vefsic dé porc bien enflee. iouoit de la vefÏÏe..fe délectât au mélodieux . Panurge le regardoit curieufement : 8e ' dift. brâflant bien" j fort la tefte. Trihoul.Encores ne vey ie onques fol.côrne vn chou à pômes} Triboullet ceingnit l'efpee Se la gibbefsiere . print la vefsie en main : mangea part des pômes.8c refonâtc à caufe des pois qui dedâs eftoyêt: plus vne efpee de bois bien doree:plus vne petite gibefsiere faite d'vne coque de Tor-' tue:plus vne bouteille cliffee pleine de vin Bfeton.luy redit en main la bouteilkde nazardoit auecqs la vefsie de porc. X LV.ParDieu. *' C H\s¤ P. vin.' let luy bailla vn grand coup de poing'entre les deux cfpauks. Se . Cornent (dift Carpalim) eft il fol. les acheuecs s'efearta de la compagnie .fGl enragé.^ lll LESOEVYRES Comment Vanurgefe confèille à Trihoullet. Depuis luy expofà fon affaire en parolks rhétoriques &.beut tout le.

8cpC îs tat que ic foulois ne.par les cé¬ rémonies des Mages. Nous en forhmes biq vrayemët. Auez vous confidere cornent fa tefte s'eft auant qu'il ouurift la bouche ipqur parkr. Depuis hcfutpofsiblc tirer de luy mot.dift Panurge. Triboullet tira fon efpee de bois. que difent les Médecins trem¬ blement auenir es membre? du corps hu¬ main. part pour la pefanteur Se violëteimpetuofite du faix p^rtéqpart pour 1 . En iceux i'ay noté myfteres infîgnes. lequel brufquemët en¬ trant en débile Se petite fub (lance (comme vous fauez qu'en petite tefte ne peut eftre grade cerueik côtenue) l'a en telle manière efbranke.Sans nous efraouuoir.8c l'en voulut ferir.8c obferuatiôs des ïu rifconfultes pouuez iûger que ce mouue¬ ment eftoit fufeité à la venue Se infpiration de l'efprit fatidique. droit vifé à ma vifiere.DEM.quekôque. Voila belle refolutiô.m'efbahis de ce que les Turqs rcuerent tels fols comme Mufaphis 8c Prophètes. Etk voulant Panurge dauantage intctrogcr.confiderons fes geftes Se Ces dits.Bien fol eft iheela ne fe peut nienmaisplus folëft celuy q me l'amena: 8c ie trcsfol. RABELAIS %ty fon des pois. FR. C'eft.qui luy ay cômuniqué mes pëfees. refpondit Carpalim.coutlec Se efbranke? Parla do¬ ctrine des antiques Philofophes.dift Pâtagrucl.. fçauoir eft.

Et ailleurs expofant pourquoy Charmides branflbit la tefte. tortre . branfkr là ' tefte.faifant peur. qu'es Bacchanales de Rome . auquel les Menades femme Bac¬ chiques . Cccy iadis ho' prefîguroitla diuinatrice Pythie . dit qu'il eftok en ecftafe. Exemple nianifefte eft en ceux qui à iun ne peuuét en main potter vn grad hanat plein de vin fans trembler des mains. les homes 8i femmes/cmbloyetit vaticiner à caufe ds certain brànflemét 8c kctigatipn du corps x i i | I - : par . Ainfi déclare Plau te en fon Afnerie . diuinatrices.v[b[£fcu fignifie rouer . Ainfi narre Catulle en Berecynthia Se Atys du lieu.Liue . forcenées. que Saurias cheminait branflarit la tefte. Dont ainfi eft dite félon lés antiques Thcologkns:car K.furieux Se hoi's du fens. . Ainfi dit Lapridius que l'empereur Heliogabalus pour eftre réputé diuinateur par plufieurs feftcsde fon grand Idole. Comme en caspareil fiifoyentles Gais efcouilkz preftrcs de Cy -bêle. entre les retaillats fanatiques brànfloit pUbliquemct la tefte. celebràns leurs offices. quâd 1 auantrefpondre par l'oracle cfcroulloit fon laurier domeftique. preftreffcs de Bacchus.yét. 8è faire le torti colli. portantes rameaux de Lierre brantloyentks téftes. Ainfi efcrit T.' 114 LES 0EVVRBS Timbecilité de la vertu 8c organe portant. à ceux qui le rencôtro.comme.

-sC. .Etquelfol?Fol fus vos.i .zri^ji. fam» . -& comme effa-roche-z par affections.refpondit eftre pour fain tenu.k{rspâj -nucoriire cfgarez eri penfemens eltjlinges. vaticination n'eftre iamais des cieux don¬ née fans fureur Se branfkmcns du corps tré blant 8c branflant.qui eft (félon la doctrine-. vous eftezfol. aurok eôuejtfé. q.4 Me.mais lors aufli qu'il la manife* i ftoit Se declairoit. 8c par auenture vaticiné.lly par eux côtrcfaire.' . .» \ i» G h zsfp. << (TLditque t ? X enragé. Se l'opinion du peuple eftoit.fi leferf feroit tenu par fain lequel en côpaignie de gens fanatiques Se furieux .. . vkuxiours vouksea pp< .àfin de remettre kurstens.toutefois tçl branflement de tefte.nô feulement lors qu'il larec»euoit.REM.De fait Iulian Iurifcôfulteinfigne quelques fois interrogé.'FR* RABELAIS. . des Ifages Egyptiens) membre ç©nfapré.x. Comnient Pantagruel^ Panurge diuerfemet «*> terpfetent les paroles ds Tribokt. en bonne 8t philofophiquç difciplinc Oque dedby cpnfeffe Virgile e#Pefbranjkmçnrde Appllo Gynvhiu-s.mo(k<?. abhox $és.faifc yfi pot partes ançes)par vellkatipn 8c xrectjp ides"aurejJks. Ainfi voyonsnousdeprefentks précepteurs Se pédagogues" efbràrjler Jesfce ftes de leurs difcipks ( xommeon. Car la voix cômune de» Philofbphes .-.

nàzardé."llS LES OEWRBS2 mariage vous lier. & vous donna vn coup de poing fus l'efchine.Et fera le Coqiïage infame.que de la vetfieilvous nazardok. fufTe ie dominateur vnique Se pacifique en Europe.Ce noble Tri -boulkt le dit. Afrique. Notez outrc.l'engaigc mon honncur.Les autres oracles Se refponces vous ont tcfolu pacifiquemét coqu.pleine de vent d'outiecuidacè.apertement exprimé . Notez combic ic défère à noftre Morofophe Triboulkt. c'eft à dire bië cornéjCor-» nard 8c cornu. Et ainfi comme il voulâtau -tèj LoyS: douzième demander. &affcruir. Se derobbé . côme'derobbé auiezla veffie de porx.aux petits e. femme adultere. -neUr efpoufer.comme vne cornle mufe.Cela prefàgift que d'elle ferez battu. Sus mô hôneur que par quelquemoine vous ferez fait coqu.:fans de » ( . Ilvousdit.8c vo'xoqu. Faudra il que vo¬ ftre licf côiugal foit incefté&côtaminépaT Moinerie? Dit oultrc.pour vn fîéj "frèrèteXontrcrolledu fel à Buzançay ^detmanda vne Comemufe: vous pareillement "cuidânt quelque fernme de bien 8c d'hoo-.efpouferezvne femme v.que ferez la corncmu fédu B aï an çay. Gare moine.Sç gràndementfcandaleux. criarde 8c malplaifante. par qui feroit voftre. mais n'auoyent encores .8c Afie.chofe plus grade nefaurois.uide de prudence.

Salomô dit que infiny eft des fols le nombrcA infinité xi en ne peut dechoir. A mes internes affections. Tout eft fol.Toutlc monde eft fol. RABBL Aï S 117 VaubrctÔn.plus'me plaift le fon. FR.Il dit à ma fémc. Et fol enragé feibi$. Au rebours (tefpondit Panur¬ ge) Non que ie me vueilk impudcntcmétexemptcr du territoire dé folie.rkn ne peut eftre adioinr.que lés dames' des grandes Cours auecijuej leurs rkhés.Mais le rc lie de fes dits Se geftes fait pour moy. cômeprouuc Ariftoteks. I .fi fol cftat.' Plus dit qu'elle fera villatique Se iplaifante comme vne belle cornemeufè de j|Saulieu. l'en tien» &cri fuis. En Lorraine fou eft près Tou par borl ne diferetion. C'eft ce que pareillement fait le nombre des ma¬ niaques Se enragez infiny. C'eft vn moineau qu'elle aura en délices.ou de Buzançay. Se odoras parfumsf .arors.ic IeconfelTe. Car ie vous aftk ifju'eplusmeplaiknt les gay'es bergerotesx ('cfcheuelees. comme auoit la Lesbie de Catulle: lequel volera pour mou j fch'es.de la* ru-> ? -"p jp i j 1 i 1 .fol ne me reputois.'1e niauioint'.DE M. Auicéne dit que de manie infinie font les efpeces.&y pjaffera fon temps autat ioyeufe-» (ment que feit onques Domitian le croque-' «jrioufche.gare moine.eS'quelkskculfentk Serpoul jer. Le veridique ^Triboullet bien a congneu mon naturel.

C Ht^TP.outeilleccVie refraifchiz. ron en voftre prpfence. Se pèche qui de }uy malpenfe.Ievousiurelefpk ne de faint Fiacre en t3rie..& ijure Stix^cjeAçhe.--.rebecz.te-. -.à mxs.ngnerAu rebours (dift Pamir ge)càr elle eftoit vuide.Icluy pardppede biéjpô céur. -.. porter.don né vn coup de poing fus ma bonne femme d'efchine. U penfbk tfrapper quelque page. .1Z8 v ISS OEVVRBS ^ (V. q fignifie? Qujeft-ce. VOky bië vn autre poinct...de nou ueau moniveu.fredônçmës des lUcs.» Eft toutefois le. v<k Comment Pantagruel & Panurze délibèrent yifiter l'oracle de la Diue Bouteille. que noftre Morq |fophel'vnique. Il eft fol de bien.t ftique corn emeufé. 11 me nazatdoit. à tous nouueaux mariez. .br'agupt. Seeti ^deductiondetantmoins de peines dePurIgatoire. Innocent ie vous afne .. comme auient. neu de la ma f jtieretl m'a fëdu en main.q^uiTfSg j quefn's . Ceferpt' petites folatries entre ma femme 8c moy .premier. lunettes aj^ bÔneti iporrte-hne. Ilm'a.& violons auliques.la bouteille.j(X LV1I.ripfetk nfaye e. Cela >. lequel ne c5 fiderez.nQ LunariqueTriboukt me !remetàJaB.u \e niât .mon ei]itrep. que ks. Pour l'amour de Dieu foit. Il ne le faifoit par mal. à dire?Parauéture(rç^ » fpondit Pantagruel)fignific que voftre fem me fera yuro.

de la Se 12^ Diue Bouteille.vn Damis.Quels dangiers ? dift Panurge in¬ terrompant k propos. No' verrôs chofes admirabks. Volontiers (rcfpohdit Pantâgruel)Mais auant nous mettre en cefte longue peregri nation pleine de azard . 8t oracle.8c m'en.DÉ M. le vous ay de lôg temps CongneUamateur-deperegrinité Se dcfirât toufiours veoir. le vous ferày vn Achates. Se luy donna Pantagruel vne j robbe de drap drop frize)Secôdëmët nous faut auoir l'auis Se congé du Roy mon pè¬ re. pp "i . FR.le païs. le fày homme prudct amy mien. RABE LAIS.qui fait le lièu.8c toufiours apprëdre. de certains poincts nous faut expédier. Allons y enfemble k'vousfupplynemcefconduire. pleine de dangiers cuidens. efuanouiffent les ténèbres: 8e comme les maladies fayoyent à la venue du corps faint Mar tin à Quandc.8c la co »-'rree en laqlle eft fon tëpk. (Ce que fut fait à l'heure. Les dangiers fe rerfuyëc de moy quelque part queie fois.fept lieues àla rondd:commc auenât le prince. Il nous y conduira feuremënt. ccflele magiftrat : auenantk Soleil. dift Pantagruel auant nous mettre en voye . Premièrement i renuoyons Triboullet à Blois. croyez. Panurge 1 > ' i 1 . 8e compaigno en tout k voyage. A propos . Plus nous eft befoïgtrpuuer quelque Si ' by lie pour guide 8c truchement.

Tes paroles font brayes. 8c d'abôndantdeliberoit paffer par le païs.refpondit Panurge.ce font lanternes. Seulement me dcplaift que ne par¬ le bonLanternois.lequclBC durera gueres plus que « < ^ .lc parkray pour vous tous. que c'eft? CcfontjrefponditEpiftemon^nonis deDiâ -bk-s errans.cmin ie te feray vn beau petit dictionaire.t>el amy. Ainfi auras 8c fallot 8c lanternes. C'eft le courtifan langaige Lauternois.it.àCalaisxar il eft goud falIot. Carpalim paflaat pour la conduite de Triboullet.Ia clairement iel'apr perçoy. de LanternoiSiScla prendre quelque docte 8çvtikLanterne. alborlz crinqs zacbac.laquelk leurs feroit .OB V VRBS fefponditque fon amy iXenomaneS leurs fufriro.dit Pantagruel. que par le chemin nous n'engç drerons melancholie.prcn Millot Debitjs .ce qfut la Sibylle^ Eneas defcendantes champs Elifiens.ch.Panurgç ho.ic l'entends côme le materncljil m'eft vfité côme le vulgaire.monfieur le quittiç. Misbe dilbarlkz morp nipp ftanez bac.8c s'efcria difant. diables pafTans. Mon prognoftic eft.pour ce voyagé. Stombtz Panrg vvalmap quoft grufz bac* Or deuine Lpiftemon. Brifzmarg d'algotbric nubftznezos Ifquebfz prufq.bitoribus..8c n'pblkde . diabks rampas. .Ie.xnt tendit ce propos. Par le.«13° LE S .dit Panurge.

&ep face plus ioyeufe que decouftumcluy dift. Refte donques.. Comment Gargantua remônftre ti>eftn licite es en ".Jélouepieq. que ionr leuant tgntir. Mais ievoudrois que pareillepP iiii'\ . Ce que i'ay dit tranflaté de Lanternois çn vulgak je. CHAP.chante ainfi. me Garga¬ tua tehoit en fes mains deux gros paquets derequeftes refpôdues:8c mémoires de. me plaift.ua le bon Gargatua iflat du. _L j.¤TSiîeufsvT/U-Paurasplus ttoft aprins. . .tresbié que par vous foit le voya¬ ge parfait. . . XL VI II.re> fpondretes bailla à Vlrich Galleç fon anti¬ que maiftre des libelles Se requeftesttira à partPanragruef. 3 .filztrefcher^qui vous côferue çn defirs vertueux. Se côgé la peuffent mertre en exécution. . 8ctc feait bien. f. fans le feu & adueude leurs « pères & mères. f am foy marier. . .' "M'accompaignoitîooqn'j eu bien. 13^ vne paire de fouk.que par fon vouloir.07^ a Tout malheur eftant amouteux. ENtrant Patagruel en la falk grade du chafteaUjtrou. Le bon hë. ï*R* RABSLAIS. côfeibluy feift narré fommaire de leurs auentùres:cxpofakurentrcprinfe:8c le fup plia. dift PâtagrueLic vouloir du Roy mon per© entendre . /^... .D É m. 8c.. Panurge l'eft.'j . Se licence de luy auoir. . Gens mariez plus font heureux.

Panurge s'eft atfez ef¬ forcé rôpreles difficultez.comme les f onrifes de Cybék en Phrygie . fuft prophane. Car de'mon temps a efté par le continent trouùépaïs auql ne fay quels paftophores Taul petiérs autânr'-abhorrens de nopces. Fils trefcher.meres.8c promonans leurs pcres.Md femble que dorfenauât venez en aageà cecômpetànt.Sclouç Dieu de te qu'à Voftre-noticc ne viennent q chofes bonnes 8c Iouabks. fi chap* ponsfeuffent. Ien'ay iamais entendu que * l'î't LE'S- *OB V ' par loy aucune .voulans.8c que par les feneflres'dë voz fens rié n'eft au domicile de voftre efprit entré fors libéral fauoir.ie vous en croy." Perc trcfdebonnaire(rcfpondit Patagruel) encores n'yauois iepëfé:de tout ce négoce iem'en deportois fus voftre bonne volôté Se paternel commandement.dift Gargantua. Scrïon gais pleins de falacité Se lafciuie:lefquelsont dittoix es gens ma- .ait efté en arbitre des enfans foy marier.j . Tous Legiflateurs ont es enfans cefte liber-» té tollue. Se parcs prochains. VRES : fment vous vint en vouloir Se defir vous ma rier.. fuft facre .quiluypouuoyët eftre en empefchenient.non confcntaus. que fans voftre plaifir eftre veu vif marié. Parlez pour vous. Se barbare. Pluftoft prie Dieu eftre à voz pieds veu roidde mort en voftre deplaifir.es patens font referuee.

Et ne fày q plus doyue abhominer.es. l'adueu.ptiô d'iceux redoutezTaulpeticrs qui ne Ce contiennent dedans les treillis de leurs my fterieux temples .Car(comme trcfbkn auez dit)Ioy au monden'eftoit. nul au bien Se profit des mariez.Moye naines les loix dont ie vous parle.Ec ne voyët (ce que plus clair eft que l'cftoillc Matute) comment telles fanxions cônubia les toutes font à l'auêtaigc de leurs Mytt.DE M.Par réciproque témérité pourroyëc ils loix eftablir à leurs Myttes fus le fait de leurs cérémonies Se fa crifkes.pour en abô- nourrir.qui es enfans liberté de foy marier donnait .attendu que leurs biens ils decimët Se roignent du gaing prouenant de leurs la beurs Se fueur de leurs mains. dance ks .q'ui ont fanxi 8c prefté obeiffance à* telles tant malignes Se barbariques loix. I33 1 riez fur le fait de mariage. F R. fans le feu. Se s'entremettent des ne. Qui eft caufe fuffifante pour ks rendre fufpectes co me iniques Se fraudukntes. . goces contraire par Diametrcentier à leurs eftats:ou la fuperftitieufe ftupidité des ges markz.8c côfcnteniêt de leurs peres.- RAB EL AI S.ou la tiranique prefom. n'eft ruffiea/orfantjfcekra^pendart^puâtjpunais. Et ne feroyét(felonmoniugement)tantperuerfes8c iinpertinëteSjComme celles font kfquelies d'eux ils ont receu.8c entretenir.

d'entre lesbras de Ci merc. Se faines filles kfquetkstantcheremét auoyêt 'nourries en tout exercice vcrtucux.châcreux.delkates. de la maifon de fon père.que à leurs biës meubles Se heritaiges. OB VVRBeS - f .maugré tousfesparës:fi le ruffien fe y a vne foisaffocié quelque Myfte.barbare.voudra choifir.maftintout> pourry. q ' d'eux ils. ladre.134 t'E S.eftrangier.cadauereux. veiffent naiftre lignage raportant Se hereditât non moins aux meurs de leurs pères 8c mercs.prinfe par force? Et voyât les dolës pères Se meresl Êors leurs maifonsenleUer Se tirer par vn incongnéu. par long.riches.hônefte.voukur.que fauriez dke.quî quel que iour participera de la proyei Feroyent pis 8c actc.pudique.mefchât en leurs cô trees qui violcntemët ne rauiffent quelque fille il . téps atïiegéjà grand frais oppugnee.. richc.pauuremals' heurcux.kurs tât belles.auoyët difeiplincs en toute hôncftece:efperans eft tëps oportû les colloquer par mariage auec' quesksenfaps de leurs voyfins Se antiques amis nourris 8c initituez de rnefmes foing pour paruenir à cefte félicité de mariage.pl' cruel les Gotstes Scythestes» Maffaggettes en place ennemie.belk.Quel fpectacle penfez vous que ce leurs fok? Ne croyez q plus énorme fuft la defolatiÔ du peuple Romain 8c fes côfe- .krigand.tant foit noble.

Ils toutesfois tât font dç crainte du Démon 8e fuperftitiofîte efpris.es Laceiemonieris.Dru- fus Necroyezq plus pitoyable fuft le deconfort d.ont trouue le ruffien aflocié de fori Taulpetier clandeltinement parlementas Se fubonus leurs filles des ont en .R* RABELAIS %}? derez entcdans k decez de German jç.àl'ef-y garcment d'Hy las : d'Heçuba .impatiësde telle indigni té.tuez. Autres ont eu l'efprit plus Heroique .^F. quand luyf ut rauie Proferpine fa . quccôtredkeiIsn'aufent.DE M.que d'Ifis > à la perte d'Ofyris : de Ve-Jf nus. Ne croyez leur dueil 8c lamëtarion eftre mpindre que de.filir.pêdus. ala mort d'Adonis : d'H.ercuks. pais veirenrpar l'adultère Troyafï/urriue-* menfenkUcc Helaine Grecque. Et re¬ liant enkursmaifons priuez de leurs filles tâtaimeesaIc pere maudifsât le iour 8e heu¬ re de fes nopees: la mère regrettât que n'e¬ ftoit auortee en tel tât trifte 8c malheureux enfantement : 8c en pleurs 8c lamentations. finét leur vie . qu'eux rnefmes de dueil Se regret fe font noyez. 8c àl'cxëpkidcs enfans de Iacob vengeans le rapt de Dina leur feur. quadde leurs. à ja fubtraCtion dePolixçne.Ccres.puisqueleTaulpetier y a efté prefent 8e contractant. Autres tât ont efté ecttatiques 8c côme maniaques. laquelle eftoit de raifon finir ioye 8c bon traictcmët d'icelks.

Auquel acte tant viril Se xheualeureux 'ont ïes'Symmyftcs Taulpetiers frémi & lamëté miferablernëi ont forfnéxÔplatntés horribles.par lequel fut peine ou tôt ture à tel faitinterminee.8c iuftice politique.la fille fubornât.n'en loy Impériale quelcon que n'a efté trouuee rubrique . le peut par raifon .Car home vertueux au monde n'eft.8c deshônèur dt fa fille.Sc hors fa maifon qi uiflant. leurs corps après i. Mais n'en équité naturelle J^n'erî droit des gens. 8c leurs corps ictter en dkeptioa des bettes » .inftans fieremcnt8{ cbntendâs eftre detelcas faire exëplairépt nition . & en toute importunité requis 8c imploré Ifc brasfecu licr. fi trouuatle ruffien à la promotiô du Taul pctier. Nature repugnante. Merueillcs donques n'eft. qui naturellemët Se par raifor plus ne foit en fon fens perturbé .13^ ' * L E S' OE V V R E fr.que de fa mort.-oyant le. nouuelks du rapt. ks doit à mort ignominieufe mettre. lcS peut.quoy qu'elle en fut confentante . Se n'en fera par m i ftice apprehédé. 5 *» fus l'inftant mis en pièces 8c occis fetonncment.ettahjcs loups Se cotbeaUxpàrmy l'es chaps. Raifon obfîftâte. le doir pa : nature occire fus l'inflat.Orcs eft qu'v-nXhacv trouuât le meurtrier fusle fait d'homicide en la perfonne de fa fille iniquement 8c du guet à pens .diffame. paragraphe poinct netiltre.

i'ë fuis d'ppiniô l'y pomuoyray.Apreftez vo* au voyage de Panurge. -RABElAIS.. Prenez auec vous Epiftemon.affe pvxs Samajo. frère Iean.agrvebon. tifs. Dcmesthrefaurs faitez à voftre plein (arbitre.fi onques en fut. Se autres quechoifigardez que telles rez.Gargïtu. queie veux a vos nopees faire eekbre.nepourra ne me plaire. Fils trefeher . Puis dôquesquede voftre mariage fus moy vous déportez. pour monter Cm m^\Et de bhtrbe nommée Vmt. & d'vn feftin.e de receuoir le doux^le dehté. FR.En mon arcenac de ThalatTe prenez çquippage tel que voudrezuels pillots. Cjj . fon. après mon deces loix ne foyenten ceftuy Royaume receues:tât que feray en ce corps fpirant Se viuât. luy bien priât pour Je voyage de. Comment Pantagruelfeift fes appreftz..k dernier embraffement de l'aime Se grâdcmerc. j'y donneray ordre trefboauec l'aide de mô Dieu. accôpaigné de Panurge.nauT chki£>tr-ufchemé.Pendaprvoftrc abfence^ ie feray les appreftz 8c d'vne femme voftre. arriua au port de Tha l.DE M. . Tout ce que ferez.sque voudrez:& à-vent oportun faites voile au nom Se protection» duJDku feruatxur.kqucl nous appelions Sépulture.côme ïdign.liTerre. X Ll X^ Eu/k^QursàpreSj Patagruel auoir prins côgé dubon.a. %)J brutes.

Par ce qu'il tenoit ie ne fçay quoy en arriete fief de la Chafteleniedc Salmigondin. hefpalicrs.Patagruel drefta équipage de nauires. Se autres de la noble maifon.côme moyéne.Se n'eft ^pfonde en terre plus d'vne coudée. De la racine procède vn tige vnique. ^' LE 'S 'OÏVVÏÏJ ri Epiftemô . Mauchiers.deniers.crenelé quelque peuàfôirrie decolônes kgieregemët ftrieerpkï de fibres.fria'bk. Olus atrû.viures.& .artilkric.anô-.gës de gueri'e. côme eftoitbcfoing pour lôg Se hazardeux voyage.nnâte en poincte obtufe.pilots.à peu de fillamës. frère Iean des éntômcures abbé* deThekme.Febues. durettc. .i'3 8 .férulacee.es quelles confifte toute k dignité de f herbeîmefmei met en lapauieditxMefa. mu nitiôs.verd audehors.8cGëtiane:ligneux. trufehemens. artifans. Entr eau très chofes id vey qu'il feift charger grande foifon de ton herbe Pantagruelion.blache. L'herbe Pantagrue¬ lion à racine petite.robes. tant verde Se crudè que confite & préparé.droit. La arriuez bre de celles' qu'Aiax de Lalamine auoit ia¬ dis menées en conùoy desGregois àTroye.blanchiflant au dedâs'xôcsuecômeletigedeSmyrgiû.râd.rôdelette. ïiotâtnent de Xcnomanes ie grâd voyagiet &trauerfcur des voyesperilkufesdequelc- ftoit venu au mâdemët de Panurge.8c autres hardes print Scchargea.

8c que pluye neluy défaut enuirô les Feries des pefcheurs .Tantla chérie nature. des fueilles de Frefne Se Aigre auoine:8ctât femblabk à Eupatoire.que plu dîeurs'herbiers l'ayant ditedomeftique.ou de fept. 1J9 .afprettes. qu'elle la douue en fes fueil¬ les de ces deux nobres impars tant diuins&c . tronc .côme l'O reanette:durettes.vligi neux.non arbre en racine.ont ditEuparoirc eftre Pantagruejion fauuaigi ne» Et font par rancs en égale diftâce efpar» fes au tour du tige en rorôdité par nobre en chacun. ER. Sçauoir eft. ordre ou de cinq.Aucu nefois excède la hauteur d'vne l'ance .8c comme vne lancette dont vfent les Chirurgiés.kgier. Et furpatfefa hautes des atbres .eft difTerëte.Et du tige fortentgros Se fors rameaux.quâd il récontre terroir doux. Les fueilles à 16gues trois fois plus que larges. RABELAIS.urs. celle qui eft dite Myfafè^FIâuteur dtceluy communément eft de cinq àfix piedz.verdes touf.DE M. cau»dice.La figure d'icelk peu .humide fans froidure :côme eft Olôneèc celuy de Rofea près Prenefteen Sabinie . incitées au tour côme vne faucille Se côme 'JaBetoine: finiffantes en pointes de Sariffe ûMacedonique. côme vous dites Dëdromalache par l'autorité deThep phrafte:quoy qu'herbefoitpar chacû an de periffante. & Soiftice cftiual.io.Sc rameaux perdurantc.

im. La femence fuient vers k chef du tige. Se c6metannee.ce que voyôs es Laujkrs. fragile.8e*fe-melle. 'engêdremàuuaisfaPg. Sens. qui foifône en petites fkui$.5 meenplufieursplâtes font deux fexes'.. noire. mangeoyent après foupper par friandife.qui ne porte fleur aùcuné.Pffëfè-l'eftomach..couucrie derobbe canoies1.Pougere.Et<. Se buignetz.Àfphodek. mihs:&nepottc femëce qui vailk:8c côme eft des autres fernblabks. Agaric.durette.qui en mangeroit beaucoup 8c tonnent.J>&£mes.tnais àbôde en femence:& femelle. L'odeur d'icelle cil fort. Tarins" 8e autres.obJôgue..&paifonxxcefliue chaleur ferift kcerueau.140 * L E S OE VVRE ST .niaf le. Ariitolothie.à lafueilkplus laige .&peuau defkus.Gyprès Terebiiuhe^Pouliot^èône.Chardriers. fpherique. Se 'reiéplrft'ia-féftb de facheufes 8c douloureufes vapeurs. Alouettes.8c pourtrouuerk vin meilkiirrfi eft ce qu'elle eft de difkile côcoction . tartres. Mais eftaint en lhôme la femëce generatiue.blâchatres. delicktilea tous oifeaux j I cÔmeLinottes.îvlandra gofe. Et quoy que iadis entre les Grecs d'icellelon feift Certaines efpeces de frkaffees.!^ 'en cefte hibe y a mafle. lefquels ils.Elle eft numereufe autant que d herbe qui foit.^.8cpeu plaifant au nez délicats.Hcotifts. t xhyfterkux.Chefnes.ScautJîes:. claire.rh6boi de.

DE M. L.cômeauont dit. C H.fugcer Se auec l'akine attirer le vin nouueau par le bôdon.fî le tëps eft fec. comme de Siphôs. 8e 241 ne croift enpareilk hauteur » On feme ceftuy Pantagruelion àlanôuuuelk venue desHyron délies. FR.fors qu'a faire flâbc lumineufe.côfîftetout fon pris Se valeur)de la partie lignéufe . Se diuerfité des païs. klô la phantafie des peuples. largé.moins dure que le malle. L'enfèignemët premier de Patagruel fut le tige d'icelle deueftir des fueilles Se femëce: la macérer en eaue ftagnâte nô courate par cinqiours. Pantagruelion. on k tire de terre lors que ks Cigalles commencent s'enrouer. 8c feparer ks fibres (efquelles. Comment doit eftre préparé t_r mi» en oeuure le ce- Olebre . D'elle vfçnt aucu¬ nes fois les' friâs à cachettes .. laquelle eft inutile. Npare le Patagruclion fous requin o cte automnal en diuerfes manières . vfent de certains inftrumens cataractes côpofez à la forme qlunô la facheufe ten oit tes doigts . pour.fi le tëps eft nubileux.allumerlefeu. Quelques Panta tagrueliftes modernes euitans k/abeuf des mains qui feroit à faire tel départ. Se l'eaue chaulde: >ar neuf ou douze. RABELAIS. cV. Se 'eaue froide*puis au Soleil kfeicher:puis à ôbrele excortiqr.pourl'efbat des petits enfans entier les veines de porc.

de Panace.du roy Eupator:Tekphium.dc Gentius roy de Sclattonie* Et tât à efté iadis eftimec . cukiua apriuoifa.de Tekphus:Euphorbiû.de Euphorbus Médecin1 du loy Iuba:Cly'menos de:Clymenus:Aki-! biadion. dcfquelks vous expoferay partic.Les vnes ont prins le nô de celuy qui premier ks inuéta.(car Ie. fô t ce que Ion nous côte du patte temps des trois ftursParccs:del'esbatcmët nocturne de la nobleCirce:& de la longue exeufe de Pêne lope enuers fes muguetzamoureux. Se appropria. vous cxpoferimpotîibk)fi deuant. fille d'Efcula- pius:Armoife.côgneut.-Eu patoite. nieres.141 LES OE V VRB S de fes mains liez pour empefcher l'enfante¬ ment d'Akmene mère d'Hercules: Se à trauers iceluy contondët Se brifcnt la partie li gneufe. les fibres .Sc la rendent inutik.Gëtiane.gaingnét leurs vie àrecullons.tout eûàmoyi . En cefte feule prcparatiô acquiefcët ceux qui cotre l'opinion de tout le môde.&Artemis.pour en fauuet. vous in-| terprete la dénomination d'icelk.de Akibiades-.8c en manière paradoxe à tous philpfophes.quieftDiane.cômeMercuriak de Mercure:Panacea.ïe trouue.môftra.Ainfi eft elle mife en fes ineftimables vertus . que les plantes font nÔmees en diuerfes ma. Ceux <j a proufit pi' euidët la veulët aualuer.pëdant] l'abfence de fon mary Vlyxes.

differét. ipportee dé Ligurie. " ' ' .qne côme fut controuerfe meue entre Neptune 5c Pallas.s. F R.apppitees de Puni en cie. 143* celle prerogatiue d'imppfer fon nom zux herbes inuentees.pour ce feul .c'cft la cofte de Gènes.de qui prendroit nom la terre par eux deux enfemblement troùuce:qui depuis fut Athènes dite. Pareillement grades 8e longues guerres fu rent iadis meiies entre certains Roys defeiqur en Cappadoce.vne( herbe nommec:la-' quelle pour tel débat fut dite Pôkmoniay comme guerroyerc.du npnvdefquelsferoit.c'eft Carthage. RJ«barbe. en laquelle furent prcmkrement. Les autres ont retenu le nom des régions defqu elles furent ail¬ leurs tranfporteesv comme pommes Mé.ce fon: Grçnade. i)ces.du fleuue Parbarenomme Rha.ce font Pôcires de M edie.trouuees pômes Punicjue-.c'eft à dire Minerue : pareillemêt Lyncusroy déScythicfcmift en effort de Qccire en trahifon k ieune Triptoleme enueyé par Ceres pour es homes monltrerle fromëtlors encores incôgneu:à fin quepar lamortd'iceluy ilimppfaftfon nom.Ligu{]trcû. RABELAIS. ' <fi"j . oU Louceruier.Pour laquelle trahifon futpar Ccres trasformé en Oince.DEM.8cfuft hônéut Se gloire immortelle dit inuenteur de ce grain tant vtik 8c necetfaireà la vie tumaine. d'Athene.c'fft Linefche.

Spka Ccltica. Autres par Metamorphofe d'hommes.il s'efpanouifkmontât il monte^eclinâtjil declinc.Maulue qui mol- lifie. S abinc.Bechium.au contraire depynthe : car il eft fâcheux à boire. qui aide les femmes en mal d'enfant. 8c quoy qu'on le plongeait en eaue par bien long temps. comme Heli©trope.côme Ariftolochia.qu'il eft.q fait les cheueux beaux. Se femmes de nom femblabfekÔmè Daphne. quoy qu'il naiffe près les eaucs . Perfiques. 8é autres.Adiantû.Ephemerû.fcenU G rec : Caftanes.de Daphne:Myrte. Les autres ont' leur nom par Antiphrafc Se contrarieté:côme Abfynthe. c'eft Laurier.Efyngioh. qui fuit le Soleil.hanebane»j.144 LES 0B v VRB s côme attefte Ammianus:Santonique. Autres font nommées par leurs vertus Se operations.8c autres.Hierarchia. NafturriUtri qui eft CrelTon Aleonis: Hyofcyame. .Callithrichû. il fe clouft. S tcecas de mcsiflesHicrcsJantiqucmét dites Stoechades.de myrlîne Pytis. CarleSokilleuât. Lichë quiguerifl les maladies de fon nom.c'cfttoutde os: au contraire. car herbe n'eft en nature plus fragile Se plus tendre.foy cachant.8e autres.c*eft Soulcil .de Pytis:Cynara.' Les autres parles admira* bks qualitez qu'on a veu en elles . AlylTum.càr iamais ne retiét humidi¬ té.Holofteon.t'Jft ArtichautNar .

. qui femble à la queue de Renard : Pfylion .qui a trois fueilles.DE M.Commc encore? par plus haute reffçm-i blanceeft ditlenombril de Venus.des Létiks'. }es chefueux de Venus. quiherpecô tre terre: Helxine. Car Pantagruel fut d'i- ' q q iij . tules. comme Hippuris (c'eft PrefleJ car elle refïémbk à queue de Cheual: Alepecuros. Petafites .R ABEL A I S.Smiiax. Lesàutres de leurs fprmes:xqmmfc Trefueil. Etautres... qui femble à la Puffe ide Delphiniû.de Mars^ ks doigts de Mercure. Pai réciproque dénomination font dits les Fa¬ bles. ^LI. en fes fleurs: lylyofata^à l'aureille de Souriz : Corono-i pous.ltildelupiter:k fang. Autres parfimilitude. FR.despois:ksLer.au pied deGorneilk. CH. 8e autres.&: fbntonétueux..: Her m odactyles. des Febues:ksPjfons. Pentaphylon.Saphran. 24$ cifTe. de qui acinqfueilksrSerpoulkt.: Ja barbe Iupiter. lacuue deVcnus . Myrobalans. ji l'arc en ciel.a langue Beuf: Iris. que ks Arabes appellent Been . Pourquoy eft dite pantagruelion:<& des admira¬ bles y<ertus d 'icelle.8c autres. PArcesmanieres(exceptezlafahukufe: car de fables iaDieu neplaife qvfiôsen cefte tant véritable hiftoire^) eft dite l'her¬ be Pantagruelion .au Daulphin:Buglofle. car ils fem- bkntàgland.ks Cicerons des pois Çhices.

qué Orobâ ehë.*4<f L ES OE VVRES celle inuenteurde ne dy quant à la plante.à la veue.plus leurs eft contraire Se ennemy. Licambc . kux ribaux Moines:quc n'eft la FeruleSc le {JoaIas. quen'efl la Tigne Se Cufcute. mà:iSquantà vn certain vfaige .re:quék Prefle. aux dormans deffous :1* Aconite. auxNonnains vitieufes : l'ombre d'If.ta graine de Fougère. à l'aynaant : le Oignô. aux femmes enceinctes : la femenec de Saule. aux Dents : l'Huile . aux Oifons : le Poupié.aux Faufcheurs. Pheda.au Fromëtde Lierre. Auctolia.aux poisChkes:Egi!ops. aux Pards 8c Loupsde flair du Figuier. Arachne.que le Roufeau. Car maints d'iceux auons veu par tel vfaige fi.à la Fouge .EmpercUt' de Rome:d' Amate.auxLétiks:Antranium.aux cfcholieres deNauarre:que n'eft e Chou . lequel plus èft abhorré Se hay des larrons-.que fans eftre au¬ trement mallades.au Lin-.auiFebues: l'Yuriye.5c autre» ' de ce feulement indigriez.à l'Orge:Secu lridaca.Acheusroy de Lydie.Leda.aux murail¬ les : que le Nenufar & Nymphéa Heraclia.aux Taureaux in¬ dignez : la Ciguë .femmc du-roy La¬ tin : d'Iphis. à la Vigne : l'Ail .par le Pantagruelion on leurîopiloitlcsxô^fuit^pai^letquels fbrrét-- . aux Arbres .1 ner leur vie haut Se court:à l'exëpk dePhyl lis royne des Thraces : de Bbnofus.

quiïefraichift dedans ce bac. lors qu'on cucilkladite herbe. Comme on prend Ccres pour pâin.Ilne fut onques rouart.» Car .faifant office de ha"rt. Et parloyeflt impropre¬ ment Se en Sdkcifme. Autrement eft dite Pâtagruelion par fimilitude.Bacchus pour vin." R A B E L A I S. plus vaillamment que ne feroit la maleAn^iheSc mortelle Squinanche.8c.Autrés auons oUy fus l'inftant qu'Atropos leur couppok le filet dévie. fpygrkfuemcntcomplaingnans 5c lamentans de ce que Patagruel les tenoit à la gorge.rend tout k monde Tro glodyte.Si-nô qu'on ksexcufaft par figuré Synecdochique.DE M. Mais(las)cen'etloit mie PantagrUel. 247 mots. Car Pan¬ tagruel naiffant au mode eftoit autât grand que l'herbe dôtie vous parle. Autrement eft dite Pantagrueliô par fes vertus & finguliaritez. c'eftoit Pantagruelion. Se contraint habiter es caues Si li¬ eux lubterrains.Sc leur feruât de cornette.prenans Pinuention pour l'inuëteur. 8c en fut prin fêla mefure aifement : veu qu'il nafquit aU temps d'altération. le vous iurcicy par ks bons mors qui font dedans cefte bouteille l'a. SC queie chië d'Icarus par les aboys qu'il fait au Sokil. les bons F R.entrëtleS bons morceaux.qk noble Pantagruel ne print onques àla gorge finôn ceux qui font negligens de obmer a la foif imminente.

tât de perfection. plus en la feule valeur d'icelle Ce * .tât d'énergie. à efté l'Idée 8c. l'autre j Cormier. ex ëplairc à de toute ioyeufè peifectiô. l'autre Chefne. Si v d'iceluy ius vous mettez dedans vn feilleau .k gukrt'autre Noyer. l'autre Fenabregue. Se ^ tout autre animal qui dedâs feroit entré.tant eft grande fa vertu. que fi elle euft efté en | fesqualitez congneuëlors q les arbres(par T larclatiô du Prophète) feirët élection d'vn Roy de bois pour les régir Se dominer.Diray ie plus ? Si Oxylus " fils d'Oriusl'euft de fa fceur Hamadryas a ' cngëdree. feuft dekcté. tant . le laifTe à vous s dire comment le ius d'icelle exprimé Se in. foudain vous verrez l'eau prinfexôme fi fuffent caillebotes. qu'en tous fes huit enfans tant * | célébrez par poz Mythologesjqui ont leurs k ' noms mis en mémoire éternelle. . el) le fans doute euft emporté la pluralité des voix 8e fuffrages.t plie. l'autre Peu.I J 1 LES OEVVRES p comme Patagruel. Lafilkaifï j née eut nom Vignedc fils puifné eut nô Fi.( d'effects admirables .(ie croy que per a fonne de vous autres beùueurs n'en doute) A aufsi en Pâtagruelion ie recôgnois tant de 4 vertus. le dernier eut no Vlmeau. d'eau. Et eft l'eau ainfi caillée remedepre* 14S '' 1 t- % .( Itillé dedâs les aureilks tue toute efpece de j vermine qui y feroit née par putrefactio. 8c fut grand i Chirurgien en fon temps.

les Paftophpres rcueftus. fans autre appareil nexompofitiô.DE M. Sans elle feroyeni ks cuifines infimes .n'en rapporteroyent. Toutes les arbièslanifiqs des Seres. 8c qui tiret des flans. Et ayez efgai d de le chager ainfi que le ver¬ rez defeichant fus k mal. quoy que y fuft en abondanceOr .appliquez y du Pâtagrueliô crud.c'eft à dire tel qui naift de terre. lift les nerfs retirez. Sans.ks iointures côtractes. . La racine d'icelle cuit en eau. Se. remol. Argent. les gouttes nouces. "14? fent aux cheuaux coli queux.Si promptfcment voulez guérir vne bruflure. ks Sxcretaiies. elle ne poncroyët ksMeufnkrs bled au movilin. toute humaine nature couuerveenpmkre pofitiô. 8c Efcriuains? Ne periioyent ks Pâtarqpcs Si papiers râtiersi Ne perii oit le noble art de ImprimerieeDe quoy feroit on chakis'C o mêtfonneroitonkscfochcsPD'elkfontks Ifiaques ornez . r les podagres fclirrhotiques . FR.foit d'eau. les tabks deteftabks. farine. I. quoy que couuertes fuffent de toutes vian¬ des exquifestes licts fans délices.uoyreSc Porphyre. foit de feu.ksCopittes. RABELAIS. Electre. Sans elle cornent ferôyent "portez ks plaidoyers dt s A uoeats à l?auditoire'Commët leroit fans elle porté kplaftre à l'haftelicr? Sans elle côincnt feroit ti¬ rée l'eau du puits ? Sans elle queferoyët les Tabellions.

froid Se la pluye. les fondes faites.Par elle fontbot*' tcs. Se rcuerec des Mânes & Lémures.Verbeniquc.botines.IfO US OE V VRES i i les Gofsâpines de Tyic en la-mer PerfiquéJ les Cynesdes Arabes. Par elle font les arcs ten¬ dus.pantofles.prinfes.efcarpins.les vignesde Malthe. Icelle herbe moyennâteks fubftances inuifibles. ne veftiffent tat de perfonnes. Couure les armées contre le. A leur prinfe & arrett font les groffes -Scpefantes moles tournées agilement à infigne proufit de la vie humaine. defcêd en eau tant douce que mariné au proufit des pefcheurs.houzeaux. vifibkment fontarre ftees. fouliers.boralfes. fauattcs mites en forme Se vfage. que fait cette herbe feulcttc. brodequïs.detenues38c comme en prifon' ffiifes. le diray plus. les arbekftes bâdees.que fans el¬ le ils fupportoycnt en leurs priftincs.Et m'efba- - hycommentl'inuentiondetel vfage a efté par tant de fiecles celé aux antiques Philo¬ sophes. Couureks Théâtres Se A mphiteatrescôtie la chaleur* céinct ksbojs Se taillis au plaifir des xhaffeurs . Et commefîfufl herbe facree. veu l'vtilité impreciable qui en pro uient: veu le labeur intokrabk. Icelle moyénatpar la retëtion des flots aètezibnt . ks corps humains morts fans elle ne font inhumez.plus certes commodemët que iadis nçfaifoyët les peaux.

plus ge qu'onquesnefeirentksAIoides. Par elle Boreas à veu le manoir d'Aufter : Eurus a vifité Zephire. que leur foit baillée par Nature. quel¬ que légèreté de pënagc qu'ils ay ët.s 'efbatre fous l'Equi noctial. nous à elles.Taprobrana a veu.Sc. franchir la mer Athlantique. volter fous la Zone torridc.par l'vfa& vertu de fon hcrbc.LappiaJauaa veu les mons Riphees: Phebol verra Thekmc : les Iflandois Se Engronelands beuront Euphrates.8c quel¬ que liberté de nager en l'air . Icelle moyennant. poutfees à l'arbitre de leurs gouucrneurs. imperméa¬ bles Se incongneuesrà nous venues. F R.font les nations. voyas pàrl'vfage de ceftuy benedict Panragruelion. que Na ture fembloit tenir abfconfes . Les Dieux Olympiques ont en pareil effroy dit : Pantagruel nous a niisenpçnfementnouucau 8c tedieux. RABELAIS.ks Dieux tant marins que terreftres en ont efté tous effrayez .paffer les deux Tropiques.mefurer tou t le Zodiaque.DE M. 2{I les grottes Orchadcsfiesamples^Fhakrne--- gestes forts Galliôstes naufs Chiliandres & Myriandres de leurs ftarions enkuecs.il fera de bref ma- . auoir l'vn Se l'autre Pok en veueà fleur de leurOrizô.ks peuples Arctiques en plein afpect des Antarctiques. De mode que les Intelligences celer ftes. Chofes q ne feroyêtks oy féaux.

çar elle eft d'accez affez feabreux 8c difficile.* ' . peut efireparfiu cenfommse.»Comment certaine efpece de Vantagrueloti ne.les autres au. Lyon d'argent ^s'afkoir à table auecques cous .entrer k-ter-ritoire des fignes cekftes. Croyez la ounô. Se vne d'eau enfem bk bien fort mefkz. t. qui font les feuls moyens de eftre deifioz. ks bôdes des ' pluyes. Enfin ont misk icmeded'y obuier en délibération Se au confeil.filks de Necefsité.comment ks demefleSi i CE q ie vo' ay dir.pourtôtenuahir ks régions de la Lune.ks autres au Mouton. les vnsàl'Aigkd'or. ks autresàla Har¬ pe . Mais fi vouliez vous haz^rder de croire quelque aurrediuinitéde ce facré Pâtagrue liô. Se nez Deefks pren¬ dre à femmes. eft grâd .4fl LES PS y VRES < tîé.kla vous dirois. Vérité vous diray: Mais pour y entrer. A cette deftt* née ne pouuôs nous côtreuenir: car elle eft paffee par les mains 8c fufeaux des foeursfa taks.8ç la prendre logis. CH ~ L II. admirable.Par fes cnfans(peut eftre) fera inuëtee herbe de femblabk ener gie:moyennâr laquelle pourrôt les humais Vifiter les fources des grefles.dela femme aura enfans.8cl'officine des foudres.ce me eft tout vn/me fuffit vous auoir dit vérité. ie vous demande: Si i'auois en cefte bouteille mis deux cotyles de vin. les autres à la Courône.

commefeit Artemi fia ks çëdres de Maufolus fon mary.& vouluffiëzks cèdres boire en in infufiô quelque bon vinblanc. . 8c fenarces des cèdres du . ! cntkrcment'commentks purifierez vous? l'entends bien. comme font les Limofins à bels efclors.de Myreuaux. cômét fauueriez vous icelSe de voz fcmmeSjOU percs ks cendres a part. Il eft vray 8e aueré par mille cxperknces.k refte em pliffans d'eau . FR. riez vous?comment les fepareriez/vous.charroyâsks vins d'Argcnton. Se Sâgaultier:cômcnt en otteriez vous l'eau chartiers .pippes Se bulTarts devin dcGraue.Vous le fauiez defîa. vous me parlez d'vn entonnoit de Lierre.ks auoyêt buffetez 8c beuz à demy.k vin fans l'eau.DE M.ne le croiroyent pofsibk. qui faifoyërprufler les corps morts de leurs païens feigncurs.en mefure pareil leque les y aurois mis.d'0rkans. de manière que vous me rendriez l'eau à parc fans le vin. R ABE L A I S.Marius.ou autremët les rêferuçr entières en quelque vrnes8c reliquaire. Autrementw Si voz Se nautonniers amenans pour la prouifion de voz maifons certain nôbre de tonneafix. Cela eft efcrit.de Beaulne. Cefar & autres Romains empercurs. .ou du tëps de noz antiques Druydes.Paffoas outre.Si nous e fiions du temps de Syl - la. Ift .rVlais ceux qui ne l'ôt feeu & ne le veireht onques.

q prenant de ce cekfle Pantagruelion.& en de? mandez afTertioh Scfignévfual côme Iuifs.pur ' ge 8e blanchiff ce feul Pantagriielioh CafJ pafîëAfbeftin. Se ne deperdra vn feul atome des cëdrês dedans enclofcs.dur 8c bruflé.lié Se coufu de mcfme matiere^iettezleau feU tant grand/ tant ardent que voudrez : le feu à trauersk Pantagtuelion bruflcra Se rédigera en cen¬ dres le corps 8e les os .immUta- .'O cho fe grande* chofe admîrablé?Le feu qui tout ' deuorc.Ainfi lie mettez le âedaS le b'ratkr tant grld Si ardétque voudrez. En fin vous tirerez l'oeuf Cuit.8cfous le climat Diâ Cyenes^àbonmarché. Se increduks:prencz vn frais Si le liez circulai remet au ecqU es ce diuin Pâragruelion.tout degafte 8e côfumc:nertoye. autant qu'en faudroit pour cou urir le corps du defunct . Pourtât eft il appelé Aibcftom Vo'èntrouuerezfoifdn en Cafpafie.^ 1J4 UJL_fiJLV VRB S buft 8e feu funcral? Refpôdez:Par ma figue vous feriez bië empefchez:Ie vo9 cn'depefchc.plus blanc.Sidece vousdefiez. & plus net que ne l'y aukziètté.LailTezkfiiông féps que voudrez*.nerccéura vn feul atome des cendres ' buftuaîres \ mais fera en fîri du feu extraict plus bèau.fans alteration. Se ledit corps ayat bien à poinct enclos dedaris. Se vous dy. le Pâtagruelion non feulement ne fera confumé n'ards.

végète Se refîouift. RABELAIS Iff .Ne.Ne me j côparez icy celle herbe qu'Akxânder'CorI nelius nômoit Eoncm. ne la teut de boisen Pyree. tion. c'eft abus.detcrnpetamëtis. Ssd'kelleauoir efté faite Se baftie la tat I célèbre nauire A rgosiCh.ne pàr. laquelle de fa racine nous pro| du'it de bô Agaric .3.Ne me parâgonnez point icy la Salmâdre.8c la difoit eftre fe'm blabléau Chefne q porte le Guy:Se ne pou ! uok eftre ne par eau.SE M. l'auoit toute enduite d'alum. il quoy q mirifique foit celle efpece d'arbre i que voyëzparks montagnes de Briançon. .nÔ plus que le Guy dechef! ne-.laqlle L. Gaknl'auoitlong temps-acôfermé Se demôftré. Pour moins de cinquante mille efcus Bourdelois . F R.'amodcrez à làdouzieme partie d'v¬ ne Pithc: vous en aurez fait l'experiencc..Ieconfeffe bien que petit feu de paille là.me parangOnnei aufsi. .Sylla ne peut onques faire bruflcr .lib.Icy ne m'alléguez l'alu m déplume. 8c k maintient Diôfcorides lib. jf Se Ambrun.n*efchauffemét du facré Pâtagruelion.ercliez q lécfôye: î le m'en qxcufe. a. . Mais ie vous affeure qu'en grande fornaife elle eft comme tout autre ahimat.feu côfommce L ouçndôraagee. de fon corps nous léd la u II $.fuffoquec 8c confumce. pourec qu'Archelàus j eouucrneur de la ville pour kroy Mitbtidates.Nous caauôs veu rexpcriêce.

lef¬ quels foy confians en la force naturele du lieu. mez Lattixen GrecScLatintes Alpinoisla nomment Melzcdcs Antenorides 8c Venitians.' lis facilement on pouuoit auecques pierres Scliuiers débouter ceux or_approche|oyehr». Vous la nô-. que Galen l'ofc equiparcr à la Terêbinthine:fus fes fueilles deli cates nous retient le fin miel du ciel.Dont fut dit Larignura le chà ftcau en PiedmÔftequel trompa Iule Cefar venât es Gaules. LB S OEVVRES refîne tant excellente.lf£_ .8e qu'à peine les pouuoyent ils darder | iufques i .c'eft la Mannc:& quoy que gôméufe Se onctueufe foit.cxceptez ceux qui eftoyent dedâs Larigno. Quand Cefar entendit que ceux du dedans n'auoycnt autres defenfes que pierres 8c liyiers. Auquel tous furent obeifïans.pour fon Ôoft paffant putre.eftincÔfomptibleparfeu.refuferentàla contribution.Larege.qu'ils euffent à por¬ ter viures Se munitions es eftappes dretfees fus la voyc militaire. que des macliicou. l'Empereur feift droit au lieu acheminer fon armée. Pour les chaftier de ce refus. Iule Cefar auoit fait com¬ mandement à tous les manans Se habitans des Alpes Se Piedmont. Deuat la por¬ te du chafteau eftoit vne tour baftie de gros cheurôs de Latrix lafeez l'vn fusj'autre ak ternatiuernër comme vne pile de bdiSjCcaitinuans en telle hauteur.

Ci haute. defournaifede feu prouenât d'autres elpe-' | bois.Cequefurincontinétfait. qu'elle couurk tout lexhafteau. Se l'abrun deThckmeipareil lement d'iceluy feift couurir ks pouppes.8c d'autant plusque Pantagruel d iceluy voulut eftre faits tous ks huis.portes^encftres.Dontpenfe rent que bië toit après la tour feroitarfe8C demoliie. prores. eftre endommagée.gakres.lc queldefoynefaitfeu. 1^7 iufques aux approches .nauîres. & autres vaiffeaux de.courfies .fans en tien .bri gantins. font les pierres en fourneau dechau. & les fa gots confumeZjla tour apparutentkre. gouftiereSjlaimkrs. Se râbades defescanacons.commanda que hors Je kct des pierres tout au tour Ion feift vne feine de fofTez Se bouclus. RABELAIS. Ce que confide .tillarcs.Et par leur récit côgneut Cefar l'amirable nature de ce bois.cÔ'~.PE iAk F R.Lefeuri-iis es fagors. 8cy mettre lefeu.galiôs. fuites.la flambe fut fi grade St.necharbô:8c feroit digne en cefte qualité d'eftre au de¬ gré mis de vray Par)tggruelion.flambe. eft en fincorrôpu Se» di-fîipé.Pâ | tagruelion Afbeftepluftûfty eftrenouuclé ces de | me i rr . rant Cefar. commada à Ces Coldits iecter au tour force fagots. Mais cclfant la flambe. fon ar ccnacdeThalaiîernefuft queLarrix engrâ.fougû'$. AdôquesksLarignâsfe rendirent à cô'pofition.

Ebene.eftrcnc. Puis fi chez vous peut croiftre. Et emportez de noftre herbe fa grene. Venez icy recongnoiftrc noz biens.LE S OE V TRB S nettoyé. Indes ceifez. Sabiens.en bonne . Tant collauder vosMyrrhe.Arabes. Auquel prouient Pantagr uelion.En'cët. Se ljS i 1 i Fin du Tiers liure. i .que corrôpu ou altéré: Pourtat. Grâces rendez es cieux vn million: Et affermez de Frauce heureux le regnë.

ou autre ment fâchez Se dcfoks auoyent à la lecture d'icelles trompé leurs ennuics. com¬ ment Hippocrates en plufieurs lieux .temps îoyeu fêment palTé.de quantsgrâds perfonnai-. I ' tA'TRESI LLVSTKE P R I JSTce. qu'icelle par cfbatcompofant nepretédois gloire nelouangeaucune:feu lementauois cfgard Se intention par efcrit donnercepeu de foulagement quepouuois es affligez 8e malades abfèns. Prince trcfilluftrc. & Reuerendifttmemonfeigneur Odet3Car' iinddeChaftillon.'. Efquels iefuis couftumierde refpondre. DE M. RABELAIS. . 1J"P LB O/ART 'LIVRET* - des faits & dits héroïques du bon Pantagruel.iefay esprefens qui foy aident de mon art Se feruice.Sc importuné pour làcôtinuation des myfhologies Pâtagrueliques: alléguas que plufieurs gés lâgoureux.kquel volontiers. mek gesi'ay efté. Vo vs elles déviera ent aducrty. fuis iournelkmét ftipulé.8c receu alaigretfe Se confolation nouelle.8c rr ij . Quelques fois ie leur expofe par long difcours.re quis.quâdbefoingeft. malades. F R.

6ale.maïs. voire iufques à parricu larifer ks ongles. 'Hali A bbas) autres auteurs confequés pareilkment.hon neftcté.il qui le iour pre* cédât n 'auoit par paroles déclaré dedcplaiïj fir qu'il auoit eu la voyât en habits impudiîji qucs.ifi-O LES OEVVRES ~" memët au fixkmeiiure dés" EpfdëmieS.veftemés. Aaintî vè* ftue fe prefenta deuât luy. bouche.(îcfcriuantl'inftkution dtfmedecirtfon difcipk:Soranus Ejhefien.k medecin.maintien ~ iegard. Oribafius.comme s'il deuft iduer le rolle de quelque Amoureux ou pourfuyuat cri quelque infignccomedie.l'ont copofé en gcftes.8etafcifs:8c luy auoit grandement de1 pleu.netteté de face.barb'e.Au lcndef main elle changea de veftemés. .contenence. " Laquelle compotïtiôlifant quelque fois me'» eft ibuuenu d'vne parollede luliaà Odauian Auguftefon pere.la maladie.oudefcédre en camp clos pour combatte quelque puiftant j ennemy.touchemen:.& modefte5 ment s'habilla comme lors eftoit la conflua me des chattes dames Romaine^. Défait la pratiqué de Médecine bien proprement eft Par Hippocrates com parée à vn côbat.grace.Vn iour elle s'eftoit" deuât luy prefentee en habiz pompeuXjdif-i1 folus.clie ueux.Cl.quoy qu'il n'en fonnaftmot.ne peut celer le plaifir qu'il prenoitlai| . Se farce iouee à trois per ( fonnages:lemalade.

terrique.nô pour me gorgiafer Se pomper:mais pour le gré du nulade.8c luy relpdndit. Plusy a:Sus vni patfaige du père Hippocrates au liure cy deltus ait e gué nous fuôs difputanrSé recberchans nô file minois du médecin chagrin. Se luydift. côtriftc le malade:8c du médecin la face ioyeufe. Elle eut fon excufe propte. Semblablement pourroit le médecin ainfi deguifé en face & habits. comme dit Petrus Akxâdrinusin 6. Ainfi me fuis ie acouftre. Hier ie l'eftois pour fe gré de mon mary. Huy me fuis ie veftue pour les yeux de mon père.O coirïbkn Ceftuy veftemenc plus eft feât Si louable en la fille' d'Augufte. F R. comme iadis eftoit l'eftat. RABELAIS.ouuerte. Scpar icel- kscôiecturât^'ifrueSccataftrophe de fon * L rr iij . Ce la eft tout efprouué.fcraine. ^reubarbatifjCatonianjraal^laifànr^mal co tent. refpondrc à ceux qui tduueroyëtla profopopee cftrâge.plaifante refiouiftk malade. Z$l voyât ainfi changée. Se eftoit appellee Philônium.mefmemët reueftu de riche Scplai fanterobbe à quatre mâches .8c très certain.feuerc& rechiné. Mais fi telles contriftations 8c efiouiflèmcns prouienncntpar apprehëfion du malade côtëplk ces qualités en fon médecin.gratieu fe. Epid.l DEM.kquel ie vifite : auquel feul 4 'ievcuxentieremëtcôplaireïen rien'nel'of fenfernefafcher.

A vn autre voulant entendre l'eftat de fa maladie. ioyeux ou melancholiques dumedecki en la perfonne du malade.abouchemés. s J . grandemét- . Se l confabulatiôs qu'il doit tenir auecques ks i . mour. Galen lib«4.propos. Ou par transfufion desefp. .* culierdes parolks. c'eft le refiouir fans effenfè i de Dicu. ' lires. Comme grandement eft par Hero* j philus blafmé Calliânax médecin.Sc Diane. Epidemi. Vous dit elle point que ie meure? il follement refpondit.8e Auerroïs. Comme eft " l'opinion de Platon.' xits ferains ou ténébreux :aërez ou terre. blePatelinr Etmonvrine._j ray ieîimpudentement refpondit: i .8c né le contrifter en façon quekô i "ques. qui a vn patient l'interrogeant Se demandât. { Sus toutes chofes les Auteurs fufdits * ont au médecin baillé auertiffement parti. Comment. Qui plus cftoitque n'es honime debien.%6l L ES OE V VRB S malenfuyuir:fauoir eft par les ioyeiifès io^ ' yeufe Sx defiree . Lefqu elles toutes doyuentà vn butiirer.Non. Se l'interrogeant à la m ode du no*. engendré. Pareilkmët eft de Claud.malades. 6. de la part defquels feroit appelle.fi t'euft Latbna mere des beaux enfans Phubus.8e t tendre à vne fin. parles facheufes facheufe ' & abhorrente. Et patrodus à mort fuccomba bien.

RABELAIS. Quintus fon précepteur en medc"cine-.n'enpouuoytt toutefois vne feule exhi¬ ber en endroit aucun : de folatriesioy eu fes hors l'offenec de Dieu.ne vou idroisauoir.int.penfé : comme qui pain.fi autantpofsible eftoit.efcrits.voire certes pen-~ rr jiij -j _'-- .qu 'elle auoit vaincu ma patience:8t plus ne'ftois delibeté é eferire vn Iotâ.prou (c'eft kfubiect Se thème vnique d'iceux liures) d'herefies poinr.quc tels -liures tous eftoyent farciz d'herefies diuer fes. Dont quelque fois me complaignant en voftre ptefence vous dy librement.fcrpent:fuf. feorpion.. VDE M. que fi meilleur Chriftiâie ne m'eftimois qu'ils memonltrent cftie en leur part : Se que fi en ma vie. 1^3 vitupéré.eftoit. F R.interpretans ce que à peine du mille fois mourut. auoit tant contre moy efté atroce 8c deraifônee.finon peruerfement Se con tre tout vfaige de raifen Se delangaige cômun. 8c du roy. voftre halaine me fentle vin arrogamment refpondit: La tienne me fent la heure : duquel eft le flair Se l'odeur_ plus délicieux de lafieburcoude vin? ' Mais la calomnie de certains Cambaks.Car l'vne des moindres contumelies dont ils vfoyët.hôme hônorabk. Mifantropes. Agelaftes .kqucl à certain malade en Rome.luy difant vous auez defieuiié noftre maiftre.er- ' -preteroitpierre:poiffon.paroks.

.8cdes cieux benift roy Hary. tant vertueux. par la faute Se negligeace des Impri¬ meur s. qui fondoit mortelle herefie fus vnN. det'efprit c'aloniateur. . mis pour vn M. Alors me dites que de> telle calomnie ' . Au fîi auoit fon filz noftre tant bon. de manière que pour moy il vous auoit ottroyé priUikgé Se particutiere pro¬ tection contre les Calomniateurs.parceq mechantemetl'on m'en a aucils fuppofé taux Se infimes) n'a upit trou ué palfaigc aucun fufpect.8e curieufernét ayant par la voix Seprqnonciation duplus docte Se fi " dek Anagoofte de ce Royaume ouy Se entendu lecture diftinctc d'iceux liures raiiës ficledy. d'cterne .c'cft JVa^oAoç qui par leursminiftere me fufcite tel crime.' 1^4 - * E s bsvrREs ~ feesjierccongnoiffoisfcintik aucune d'herefie.5c d'abondât lors que n'a gueres vifitaftes mOnfeigneur le Cardinal du Bel!ay:qui pour recouurement de famé i ' .té réitéré à Paris.fe ' i . Jtok le" bbis fec amaffé. Parmoymefm^à l'exemple du Phnnîx.auoit elté le defunct Roy Frâçois.memoke. ' i I i 1 « . Etauoit eu en horreur quelque mangeur deferpens. pour en iceluy me brufler. 8c kfeu allumé. lequel Dku nous vueille longuement cônferuer.auercy.iis ne tomberoyët tant deteftablemét es lacs. Ceftuy euaagik depuis m'auez de vpftre benigni .

envertus>pui. après longue F R.hors toute intimidatiÔ ie meezia plume au vent : efperant que par voftre bénigne faueur me ferez contre les îCaloraniateurs comme vn fecôd Hercules Gaullois-. homme craingnant SCaima'nt Dicu.rancé. Sceflcucn tretous humains : Par luy a voulu eftre fa^ voix ouye.ferenité?C0mmodité.ou (pour mieux 8e plusproprement dire) paradis de fàlubrité.ainenité.âgreabk-à tous.8c -toushonneftes plaifirs d'agriculture.Monfeigneur.DE M. de Dieu 8e des nom^ ^m es bien aymé:duquel heureufe eft la-memoire: Dieu en louange l'a comparé aux Preuxd'afait grâd en terreur des ennemis: Enfa faueur a fait chofes prodigieufes 5c efpouentabks:Bnprefence des Roys l'a ho¬ noré : Au peuple par luy a fon vouloir dé¬ claré^ pat luy fa 'lumière a monftré: Il l'a enfoy Se debonneretéconfacré. .8e éloquence: Akxkacos.8cautorité.pour quoy prcfentement. s eftoit .Mofesk grand Prophète 8V Capitaine en lfraelditle faige roySalomonEcckft. C'eft la caufe. 1 <rj Se facheufe maladie .'prudence.4£. duquel véritablement dire ie peu ceque de. R A B B L A I S.en fauoir. Au'furplus vous^promettantjque ceux reciré à faint .Siàceux qui eftoyêt en ténèbres eftre la loy de viuifique feience annoncée.delices.humains. Maur:lku.8cvic ruftique. ^ .

.66 . lu.Seinuëtiô:& fans vous m'eftoit Je coeur failly.fors humble fubiection 8c obeiffance volôtaire à vos bons commandemens. d. Voftre treshumbk Se tresobeiffant feruiteur Franc. vniquement vouien remercier.. .exhortation tant honorable m'auez donné .itre grandeuj. Noftre Seigneur vous maintiene en fafaincte grâce.de Ianuier.8e couraige.-.& prier noftre Seigneur pour conkruation 8c accroiffement de cefte vo. . A moy rien ne at'tribuer. m. Car par voftre .tous ie adiureray -yous en fauqir gré total . Dé paris ce xviij.8e reftoit tarie la fontaine de mes cfprits animaux.* XBS'OEWRES »' iqui par moy feront rencontres congratu¬ lons dé ces ioyeux cfcrits. Rabelais médecin.

Sc me recômâde. ie vous voy. Ou eftes vous ie ne Vous veux veoir. k bô Dieu en foitetcrnelkmët loue:& (fi telle eft fa fa crée volôréjy foyez longuemët maintenus.Galnon pour telle reuerenec en famé GE Prologue del* t^futtur .moyennant vn peu de Pantagtuelifme(vous enten dez que c'eft certaine gayeté d'efprit côfitc en mefptis des chofes fortuites ) fain Se degourt:preft à boire fi voukz.Gens debien?Refpôkirre fragabk. - FR.Bien Se beau s'en vn Quarefme .8c familles eftes en fantédefiree.Vous auez remède trouue îafallible contre toutes akeratiôs? C'eft vertueufemét operé.Dieu vous fauue Se . grand Dieu:auquel i'aquiefee: auquel i'obscmpere:duqu el ie reuere la facroiai nre pa rôle de bonnes nouuelks .Cela va bien. c'eft l'Euangik. par la fainte bénignité: i'en fuis là. N s de bië.Tel eft le vouloir du trefbon tref. auquel eft dit Luc 4 -en horrible tarcafme8c fanglâte deritiôau médecin negligét de fa jpprefanté. Attendez que ie chauffe mes lunettes.MedecïO gueristoy rnefmes. 267 gard. le n'en ferôis en pièce marry. Dieu. Hà.Vous. patens.Ic'fuis. RABELAIS. ha.enfans.cela me plaift. Cela eft bon. Cl. Quant eft de moy.voz femmes.Me demandez vous pourquoy .SE M.Et donques? Vous auez eu bône vinee? a ce que Ion ma dit .

A laquelje entier il paruint Sevigourcux en tous fes mem. .z. fi malade auoic efté.Sc de fortune triomphât. fi depuis l'an de fonaage vingt 8c(hUitiemc iufques en fa haute vkilktfe il n'a vefeu en fanté entière. j.defanit. . Combië que. de diffeijériis pulfuum cap.bres. Toutefois efid'vkeres tout infet.quoy que quelque fentiméf il euft des facrees Bibles: 8c euftcongneu. tuenda) difficilement feracreule médecin auoir foi ng de la fanté d'autruy.de Vfu partium. Démode qu'en grande braueté ilfe vétcsc« ne veut eftre niedecin eftirné. quer en I'art. .z. exceptez quelques fiebures Ephémères dé psu de durée. \.%6% LES. Ckriftiâs de fou temps-. .de fon naturel il ne fuft des plusfains. OBV VRBS < ' foy maintenoit.Sc fréquenté les faints. wrpos ctKK-JùH àu9os tAKi<ri-[bpv<ov' j1 Médecin eft des autres en effet. dererilàrfectibus^s'ileft de Gakn}mais par crainte de tomber en cette vulgaire Se Satyrique moquerie. Commeappertiib. depuis le temps qu'il commença prati-.-^ .f. êclib.?.cap'.qui de la ik ennejppre eftnegligët Encores plus braue ment fë ventoit Afckpiades médecin auoir uec Fortune xonuenu en cette paction ^ que medecinreputé ne fuft.Càr(dit illib. Se ibidem lib.if.lib. j.Sc eûfll'eftomacheui v denremétdifcrafié. .iufqucs à fa dernière vieillçiTe.

F R.DEM.Ne plus ne moins quelesLegiflateurs antiques autorifoyent le feigneur vëdiquer fon ferffugitifjlapart qu'il feroit trovrcé.dehors. icXiis [lios jbi'cf â¤/w9of. à dextre.tant débonnaire . Se ly bons hôs. Sas fanté n>eft la vie vie.côfeilkr du roy. foif par vous vëdiq'uee. k docte.Royaume deFrâce. Se équitable And. que le mort faifit le vif?Voyez ce qu'en a re centemët expofé le bon. Sans tante n'eft la .Les loix vous le pmettencleRoy l'ërendfie le vouscôfeiJle. derrière. tôbans par maie garde du haut de certains degtez mal emmortaifez Se pourris .loing ou près voz territoires qu'elle foit.foitpaf vous faifie8c rnancipee.à feneftre}dedans. RABELAIS.& criôphant.n'«ft il efcrit Se pratiqué parles ancien¬ nes couftumes de ce tât nobJe. En bonne heure de vous récontrcCjfusrinftantfoit par vous afkree.n'eft la vie viuabk.defTus detlbus.deuât.Tiraqueau.Ly bon Dieu.k faigeje tanthumain. Si parquelque defa? ftrc s'eft fanté de voz ftigheuries emâcipee: quelque part.Heniy fé¬ cond de ceraom en fatrefredoutee cour de *" parlement à Paris. 16$ Fîfiakment fans maladie aucune prêc e dât e feit de vieà mort efchâge. lapuiilkz vous incontirientaUeçl'aide du benoift Ser uatcur rencontrer.râtfîoriflànr^ tantriche.vkxom metresbkndeclare Ariphaon Sicyonien. Santé eft noftre.

iI s'eiforce.en tous endroits agréable. mais outre ce fut ouy.rié plus. . veoir noftre benoift Scr uatcurautour de Hierufalem. Ayl près Orléans Ce ventent auoir le corps 8creliqucs.) 8e tôba .8e le nomment faint Syluain . . veue la ferme foy en laquelle nous les faifons: & : acôplira ceftuy noftre fouhait. vifita fa maifon .il trotigne.qui ont médiocrité requis.il fe efcarte.il môtefus vn Sycomore. .k fer de fa coingnee cfchappa(c'ôme eft efcrit 4»Reg 6.Seprcfenraàfa veue:fit fut non feu lement de luy veu . Mais il eftoit trop petit.faififfez vous duvif. C'eftoit cho fe médiocre Scexpofeeà vn chacun. Exemple au petit Zachee. . . II. e tous louce. l'ay ceftuy efpoir en Dieu qutl oira noz prières . A vn fils de prophète en Ifrael fendant du bois près le fkuue Iourdan.trepigne. Le trefbo Dieucongneutfafyncere 8c médiocre affe xtation. duquel ks Mufaphiz de S. c'eft fanté. Il fouhaitoit.priuez. Scbenift fafamik.atcendu qu'il eft médiocre.c eft à diremors. Di fcourez par ks facres bibles: va9 trouuerez que de ceux lesprieres n'ôc iamais efté efcô duites. c'eft à dire precieufe. Médiocrité à efté par ks fai* fes anciës dite aurce. Se parmy le peuple ne pou¬ uoit. faifiiTez vous dévie. Ainfi donques vous eftâs de fanté .1^0 ItS 0EVVRE S vie quelagueur: la vie n'eft que fimulàchré de mort.

médiocres en matière de coingnee (auifez quand fera temps de boire) ie vous raconteray cequ'eft efcrit parmy les apolo i gués du faigeEfopc k Frâçois.8c marry ce fut ïl .qu'il eftoit Samië.M. Le fer fe leua du profond de î'eauc Se s'adaptaaû mâche. Soudain apparurent deux . côme propre¬ ment vous dites. miracles.abatcur & fendeurde bois . Et en ferme foy Se confiâce iecta nô la coingnee après le manche . comme en fcandaleux fblncifme chantée les diables Câforins: mais la manche après la coi ngnee. Cat de fa .font les nobles François defeë dus.comme'vaffei*mernax: Planu 3es:duquel peuple félon ks plus veridiques croniqueurs._R ABEL AXS. 8c en ce¬ ftuy bas eftat Si gaingnant cahîn caha fapo ure vie.autubeau qu'Abfalôd'euft ilimpetré? C'eft vne queftion.Ce m'eft tout vn.EÎian efcrit qu'il fut Thraciâ: -Agathias après Herodotc. Qui fut bien fafché . A propos de fouhaits. Auint qu il perdit fa coingnee. » : .Il priaDieu le luy votf loir rendre. FR. vn poure hom rnc villageois natif de Grauot némé Couii la:ris. J>E dedans > .De fon temps eftoit. C'eftoit chofe médiocre . »*7T iceluy fîeuue.autant fort que Sanfon.S'ileuft fouhaitémo'ri ter escieux dedans vn charioc flamboyant comme Helie : multiplier en ligne comme Abfahamkftre autant riche que tob.I'enrës Phry gien Se Troyâ.

fans coingnee .RES M coingnee depcdoit fôh bien-8c fo vieipar fa coingnee vivioit eh honneur 8c réputation entre tous rkhe. c Iupiter tenoit confeil fus certains vrgés af.Lamort fixiours après le rencontrant fans coingnee . efquarquilkz.17* ' LEtn OEVV. . prefénremët ne femmes «nous affez icy iladeçifio émpcfchez de tât d'affaires contiouers Si d'importâce. Quel dia-^ bl.ks genoux en terrcJa telle nue. difant à chacû refrain de fes fuffrages à hau. des mains.ô * Iupiter. mouroitdefaim. ou bié k ieuuc & clair Phebus." te voix infatigabkment. Mais ' tant grandetut l'exclamation de Couilla-î.tris.ou deniers pour en f acheter vne autre. Nous'4' <auons vuidé le débat de Prefthan Roy des* Perfcsi30» 8 .implorér.Ma coingnee lupî ter.qu'elk fut en grâd effroy ouye au plein ^ confeil 8c confiftoirc des Dieux.U faires:8elors opinoit la vieille Cybelle . n'aUoSnous par cy deuant efté.s.fi voulez.qui hurle fi^ horrifiquemét? Vertus de Stix.bucheteUrs.Helasmapoure coïgnee. Rien plus. auec foii dail » leuft fauché Si cercle de ce môde.qnemacoïgnee.ma coingnee.Ên ceftuy eftrif coramëçacrier.prier.ks bras hautx entailles doigts.ma coingnee.è(demanda iupker)eft la bas.inuoquertupiter par oraifons moût difertesfcô mevfaos fçauez que Necefîite fut inuent'rfcè 'd'Eloquëce)kuantlaface vers les cieux.

Trippli à changé de.Nous auons refpôdu àlarequefte duCheriph. ! i ' .Oftrogot$.Sc de Suldan Solyman empereur de Conttâtinopk. Mais que ferons nous de ce Rameau Se de ce Gallâd.If nous demandent vengcance.To9 'deux me femblen-c autrement bons compa grions-iSt bien couillus. reftitution de leur premier bon fens .L'vn à des efcus au -Soleiljïe.Sô période eftoit venu.fuppos. dy beaux Se tresbuchâs: l'autre en 'voudroitbié auoir.. 175 ' Perfes. ce que fus i la mer Méditerranée nousxappellôs Aphro (difium. 8e demandansreliabliffei ment de leurs clocles . Se d'Afrinomment les mortels .fecours.LVn à quelque fçauoir: 'l'autre n'eft ignorànt. Se li-" [berté antique . . Ainfi II j . . Saxons. Icy font ks i Gafconsrenians.quî capparaffonez de leurs marmic6s.de la Miradole. I L'eftat de Pafme eft expédié: aufii eft celuy de Maydenbourg.L'vn aime ks gens de I i que.Eftreliris. En ce coing font ks . R A B E L A I S. Se aftipulateurs brouillent toute cefte Académie dé Paris? t'en fuis en grande perplexité: Et n'ayenco Tes refolu quelle part ie doiue encliner.Nousauonsclos lepaflàige 1 entre les Tartres 8c IcsMofcouités.8c Akmâs.par ma ' le garde.peu pic iadis inuinciblejmaintenant aberkeids.maiftre.D E M .Auf fiauôs nous à la deuotiô de GolgotzRays. ff . F R. Se fubiuguez par vn petit homme tou eftrp pié.

Il eftoit pareillement feé. $ Il le vous donna:vous k dônaftes à Europe |j voftre mignonne: Elle le dôna à Minos:Mi ri nos à Procris. ge flabôyâte.L'vn eft vn fin 8c cauld Renard d'autre mefdifant mcfefcriuant 8c abayant contre les antiques Philofophes Se Orateurs comme vn chien.la teftekuee.'i phaîus.Koy Iupitcr(refpondit P/iapus . de mode que quelque mal Se dômaigëqu'il feift.Ce vénérable perc Bacch9.8c d'vn Renard.de befte du mon de ne feroit prins ne offéfé. Procris en fin k donna à Ce.rou- .174 IÉS 0E vv R£s« biend'autre eft des gens de bien aimé. ce cramoifie. auoit pour foy vëger des The bans vn-Renard feé .q fans plus vous tacher n'altet er. de mode.deux faciez ce que iadis fri¬ tes d'vn chien.j il prendrok toute bette rencontrée.ie fuis d'auis.kqucl voyez cy à fa. pus?I'ay maintesfois trouue ton confeil Se auis équitable Se pertinent:^ h ab et tua men tula mentem. defkubant fon capuffion.refpondit Priapus. que à l'exemple des àuoeats de maintenant. Quoy ?dema da Iupker.Cé noble Vulca J auoit d'ErainMonefîanfait vnehié. Que t enfemble dis grand Vietdaze Pria. vienne! .QUand?Qui eftoyent ils?Ou fut ^é?0 belle memoire.Scàfor jj ce de fouffkr l'auoit rédu viuànt Se animé...làutre à vn fin frété Renaid. Se affeurce)puis que l'vn vous comparez à vnchié abayant..

entreThebes8c «[uilaterale au grand temple de Paris.* .ou. metTe. Ce»futlanec des couilles molles.RABELAIS.jQuefeirentik ? Le chien par fon deftin fatal deuoit prendre le Renard : IcR nardparfpn deftin de deuoit eftre prins. hmcbutfars de^Nectar.Pkr recoingner.La vérité Ja fin.par vous iadis pour rnefmes j caufes pétrifié. cas fut ftates non . Tout ce noble contittoixe par défaut de refolution Catego rique encourut altération mirifique Se fut.-A ceftuy exemple k fuis d'opinion que pétrifiez ce chien 8e regnard. X~C luyefchapperoit. eu iceluy confeil beu plus de foixante Scdix . Soudain fuites hors de toute pplexivxtfoudain furent trefues de foifcriées par tout ce grad O ly mpe. Etparccquefelôk jpùerbe des Limofins. Et ferôt en figure vrigone e* -.De voftre fueur tombât en terre nafquirent les choux cobuts.-aa fffj - *) . Auint qu'ils fe rencontre- BE M.. FR. l'effet dedeux contradictions enfemble fut dtclairee impolfible en nature.La Metamorphofe n'eft in côgneUcTous deux porter nom deJ?içrre. rent. Chakide. Les De {tins eftoyêt côtradictoircs. pies Teu. Vous en fua fies d'ahap. Vous jptecontreuenir aux Deftins. àfairela gueuk d'vn four font trois pierres : riecetTaireSjVo' ks affocierez à maiftre. Par mon auis vous lesconuertiffcz en pierres. Le rapporté à voftre confeil.

\ LES OBVV RÈ S milieu 'du Pcruis pofees ces trois pierres mortes en office d'eftaindre auec le nezxo me au ieu déFouquet.pbur vos èsbas fus Antiôche la neufue/ Corne depuis à voftre exemple les gorgias .Car veu-que tat" ils? couuoyët perpétuer leur nô 8c . fans efpargné. comme les fours des Limofins: puis finira:4! mais nô fi toft. puis le temps que vous autres Côdicnx par mô ôtt'roy particulier en kciie'z. A perpétuelle mémoire.Cefte furie durera ton temps.les châdelks.torches. Xj6 cierges. C'eft que. fîmulte .:lef quelles viuantes allumoyent xouillonniquemeritle'feu de faction-.bougies.8cflambeauxallumez.quéretourner. Ainfi n'è'ftës à tous fauorabks.de-.en terre Scpourrimfe/ Icy^derriete vers cette mer Tyrrhene Se li¬ eux' circôuôifins de l'Appennin voyez vous qùelks-ttagedies font excitées par -certains Pâftopliotes. Nous y aurons du pafktéps beaucoup. l'y voy vn inconueniët. ce1 fe-roic bien leur meilleur eftre àinfî aptes leur vie en pierres dures Se marbrines cou- iiertîs. l'ay dit i "Vous leurs fauorifez(dift lupitef)à ce que iëvoy bel mefferPriapus. fectes couilloniques Se partialité entre les ocieux efehôliers.mémoire. nous auons petite munition de foudrés. que ces petites philauties couillôniformes pluftoft deuât vous cotënees furet que côdemnees.

confommerët. mettez les efi befongnc:8c les faites boire .: FR. Steropes. RA BEL A I S.enttde^ yo9 auffi bien comme fi elle valuit k duché de Milan. .Cela eft efcrit es Deftfns.qui ia leuoit fon fiege. r Mercure regarde par Ja trappe. 8c fe redirent à fxr^.qui entreprindrët garder la for tereffe de Dindcnarois contre tous yenâs.Puis n'eurët de quoy en ' tempsdeneceilîtéfcy défendre: 8c vailkm ment cédèrent la place. Etvoid : que c'eft Couilktris. .DE .Polyphcme.Arges. Voyez Mercure qui c'eft? Se tachez qu'il demande..kurs munitions à force de ti .Donnezy ordre filz Vukan:efueil lez vos endormis Cyclopes. tes.cômc tout for » .cené 8c defefperé:8cn'auoitpenfceplus vr-géte que de fa rétraictc accôpagnee de pour tehôte. ff ii.rcr aux moyneaux. 177 champions. M. qu'elle fébk à la gueule d'vn puiz.Bro . gnee perdue:Se en fait le raport'au confeil.Afteropes.Or depefchôs ce cfiartlà bas. . <par laquelle ce quet'on dit ça bas en ter¬ re ils efeoutent. A gens de feu ne faut vin efpargricr.»flemy.qui demande fa coin. des çiéux. Vra)emét(ditIupiter)no9 en fommesbié. A la vérité fa coingnee uy eft en tel 1 . 8e1 femble proprement à vn :efcoutil!on de navfire:lcaromenippe difoit .d'autant. Nous à cefteheuren'ations autre faciende.Pyracmôt . que rédrecoingnees perdues? Si faut il luy îédre.

par le feruice duquel on féd Se couppe bois.Oueneftionsnous? Priapusre ftoit de bout au coingde la cheminee. Et mefouuient (cari'ay mentule. ie notay que cefte diction Coin¬ . Car auec ceftuy ferrement ( cela difoit exhibant fon coingnoir dodrental)ilsteurs coingnent fi fîerc ' ment Se d'audace leurs emtnâchoirs. qu 'et les retient exemptes d'vne peur epjdimiak ' entre le fexe féminin.IBS OEWR5S pris Se eftimation .ça.voire dy-ie memoire. Roy Iupi¬ ter au teps que par voftre ordônance Se par ticulier bénéfice i'eftois gardia des iardins en terre . que feroit à vn Roy fon Royaume:ça. c'eft que du bas vëtre ils leurs tôbaffent fus les talons . Signifie autfi fignifioit .Qutl n'en foit plus parlé. dift en toute courtoifîc Se Iouiale honnëfteté.que cette coingnee foitrëdue. ouy iadis en vnbeauparau moins iadis .il en¬ tendent le raport de Mercure .Refoluonsk différent du clergé Se delà Taulpetiere de Lâderouffe. auoir vn iour Tubiluflre. es feriesdecebô VukaneuMay . Elle fignifie vu certain inftrument.. par défaut de telles agraphes. Et vey que tout bon copaignon àppelloit fa garfc fille deioye. ma coingnee.%*% gnee eft equiuoque à plufieurs chofes . la femelle bien à poinct Se fouuët gimbrctiletolletee.bien belk& grande affez pour emplir vn pot beurrier).

Mailkt?diftelk. Fcuin . Claudin.vokedy-ie mémoire. Maille. AIaire.Confîlioh. L'heritier.8c vn an intercalare apres(ô belle rata* tuk. Mi dy. Gafcoingne. Hobrethi. RABELA I S. Richarfort.Vermont. Lupi. » Neuf Olympia des.chantantmelodieufement. Vigoris.Moutô. Agricola.Morpin. Morales.Cadeac.Loifet côpere. Mail.De la rue. . Pagnier . Iefoloecifc fou¬ uent en la fymbokzatiô Se colligâce de ces deux mots(i'ouyJV.Moulu. Hefdin.Scguin. 0 mon doux amy (ce dit elle) Quel maillet vous voy-ieempoingncr? C'eft(diftil)pour mieux vous coingner.' larcjacotin.Doubkt. S'en vint tout bellement cacher Vn gros maillet en la ruelle. Gendre 8c autres io~'«ux muficiens en vniardinfccretfous . Millet . chicourt. ManIlnecoingnequeducul.Prioris. delà Fage.Grand Tibaut fe voulut coucher Auecques fa femme nouuelk.il n'y faut nul x Quand gros Iean ipe vient befongner.Sandrin. Paffereau. Iac.Brumel.drian vieillart.Bou teiller. Roufleau.Villiers.Carpêtras. Certon. FR. Penet .Marauk. Rouzee . Olkegâ. " ff iiij .Conftantio fefti. Gôbert. Ianequin.quetbercan. Hurreur.{ 9E11.Ajcadet.Sohier.Auxerre. Camclin. Du molliri. £79 terrélofquin des prez.Bruyer.Vcrdelot.

Vulcan auecques fa iâbextorte en feit pour l'amour de s'amie trois. dônez luy les j deux autres.l8o LES OEVVRBS belle fueilladc autour d'vn rampart de fia» con's . Ores feroit à fauoir quelle efpece de coin¬ gnee demande ce criât Couillatrfs. 8c tu feras coingnee. A ces mots tousles vénérables Dieux Se Deeffcs s'efclaterët de rire. paftez ^ 8e diuerfcs Cailles coiphees mignonnement chantans : S'il eft ainlî que coingnee fans manche Ne fert de rien. iambons . Cà.ne houftil fans poingnee.urs \ de coingnees. s'il i prëd la tienne 8e s'en contëte. couppez luy la tefte auecques la fiëne pro¬ pre. M creure auecques fon chapeau pointu. Luy ayat baillé l'option de choifir. fa capeline. Prens que fois mâche. Afin quel'vn dedans l'autre s'cnmanc-he. vne autre d'or.Iupirer .que tout le grand Olympe trembla. Ces paroles acheuees.8e vne i tierce d'argent mafsiues toutes d'vn qualibre. côme vnmkrocofme de mouches. feit vne morgue tant efpouuantable.ou quatre beaux petisfautsenpdate forme. talônieres 8c caducée fe iette par la 1 . Et déformais ainfi faites à ces pcrde.çâ(dift Iupiter àMerçure)defcédez prefënremët là bas | l j Sc'kttez es pieds du Couillatris trois i coingnees : la tienne. . S'il en prëd autre que la tienne. contournât la tefte côme vn cinge qui aualle pillules.

come .1 I? DE M. RABELAIS. Puis prend en main la coingnee de bois. ER.ie vous facrifieray vn bon Se gradpot de laict tout fin couuert de belles fraires aux Idesfc'eft le quinzième iour)de prensla.& l'emporte. Regarde laquelle de \ ces trois eft ta coingnce. deC- iSl cëdiegieremët th terre: 8c iette es pieds de Couiliatris les trois coïgnces. Couiliatris courtoifemét remercie Mercure. il la regar¬ "' ^ ds v i.8clajtrouucbiëpcfànte:puisdiftàMer Marme. cefte cy n'eft mie la mienne.s.aûtiqueatacheàfacein clure de cuir:8t s'en cejnct fus le cul. ic n'en veux grain. t May.8e fouriant du bout de nez dit: Mérdigues cefte cy eftoit mienne. Couil ^ 'lattis foulkue la coingnee d'or . par le ] yucil de Iupiter kredoneces deux autres. cure.diftMercure. Autât fait de la cpïgnce û'àfgentjSc ils ir i fu difbNon eft cefte cy. Tes prières tôt ^ exaufees de Iupiter.ie la vous quitte. Si me la voulez faifler. Sois homme de bien.BonhÔme. Tu as de quoy dorefenauant te faire riche.Puis luy dift: \ Tu as afTez crié pour boire. Etpource qu'as opté Se fouliaké médiocrité en matière de coingnee. ifc «S de.ie teîalaiffe.eniceluy recôgnoift fa marche: Se tretfaillât tout deioye. trappe des cieux.côme Vn renard qui rencôtre poul¬ ies elgarees.fend le yuide del'air. reuerele grâd (Iupiterfacoingnee.il regarde au bout du manche.

j eftâgs. en beaux teftons Se | autre mônoy e blàncherfà coingnee d'or en i beaux Saluts.poulles. Yoireprcmkre du monde. Il en acheté force meftairies.brebis.ville antique.coqs. beaux Royaux . En ay-ie? Au l'endemajn veftu d'vne fequenie blanche.porce-j5 aux.cheures. belles Riddes.furent bien eftonncz:8c fut en leurs'1 î« p rits la pitié 8c commiferation . qu'au1 .beaux Moutôs à la grand lai-~i ne . *î8l " .force grangcs.force cenfes.chappons.paftis.terreslabourabks.Sedumenu. faifant bonne troingne parmi fes parrochiës 8c voifins : Se leur | difant le petit mot de Patelin.'LES OE V VRES i Martin dé Cambray :Xes deux autres plus pcfantes il charge à fon col.' ' ge fa coingnee d'argent.iardins. charge fus fon dos les deux precieufes coin gnees.afnes. Et en peu de tëps fut le plus riche home du.ville noble.j. beaux efeuts au Soleil.ti:uyes. fe tranfporte à Chinon ville infigne. félon le iugement 8e affertion des ' plus doctes Maflbreths.vai[ . ' J y ches. Ainfi s'en va prelaffant par le pais . forcemas.cheuaux.vigncs.jj poulkziOyes^iars. pais : voire plus que Maukurier le boiteux J v Les fracs Gôtiers Se laques bôs hôs du voi-^ nage voyascefteheureuferëcôtre deCouil tris.En chinon il chan.caneSjCanars.bois.t force bordes 8e bordieux .faulfayes:beufs. . force cafsints: r prez.moulins.moutôs.

hen . cornent.qâ Couillatrisauoyêtk petit pré & le petit moulin védupour foy.Si commencèrent courir.8c d'Ar ? . Se ne vous en dcplaife. en. en quel iour . dirent ils.8c rie couft bien petit. Et donques telle eft au t temps prefent la rcuolution des Cieux . RABELAIS. à quelle heure. *l8j parauant auoyêt du paoure Couiliatris. .védirëc leurs efpeespourachctter coingnees. [ DE M. & inopinecs. Entcndansque c'eftoit par' |auok perdu facoingnee.s'enen querir.qui qeperdift fa coingnee.que certains petits Ianfpill'hômes de oasrelief. quel lieu .Adonques tous perdirent leurs coignees.guemêter.gourgiafer à la môftre auertis q ce threfor luy eftoit JÏtï3eparcômoyéfeulauenu. quercchi ne fulTionsîLe moyë eft facik.Hen . Au diable l'vn à qdemoura coingnee:Il n'eftoit filzde bonne merc. epuie changée de Ces richetfes tant grandes. par Dku. Se à quel propos luy ^eftoit ce grâd threfor auenu. Se par celle perte recouurir môtioie d'Or. Encores dit l'A pologue Efopique.coingnee vous ferez perdue..àfin deks perdre:comme faifoyëtkspaïfans.nc tenoit il qu'a la perte d'vne coingnee. la conftcllation des Aftrcs K8c afpect des Planêttes. Plus n'eftoit abbatu plus n'eftoit fendu bois au païsen ce défaut de coingnees. h fin . FR.informerpar quel moyë. Ha.quequicôques coingnee perdra fou dain deuiendra ainfi riche Hen.

ma coingnee delà.ho.Pleuft à Dieu que' i' euflè prefenttmët cent foixâte 8c 'dixhuît^ - millions d'or. ma coin'gneeho.L'air } -tout autour retëtiffoit aux cris Se hurkmés i de ces perdeurs de coingnnee.Mercurefut prompt à leur apporter coingnees à vn cha i cun offrant la tienne p'erdue.ne tierce d'argent.côme quelquefois i. pie vousautresgalliersdeplat pais.V ouseufsiez proprement ditquefull ient petits Romipetes vendanskkur.rupiter ma côïgnee.Tou-schoififlbyctcel "' lequ"i.ho. qui di-jf tes que pour dix mille francs d'imradc ne quiteriez uozfouhaits.ho. comme ^ eftoit l'edir-delupiter:8c fut des teftes coup t I I 1 1 < | pees knombreequal Se correfpondantaux t. auientàceux qui en fimplicitx fouhaitcnt : Se optét chofes médiocres. n Mercure.' 184 " LE S OI V VRE S gen^. Voila q c'eft. Mais fus l'ïnftât t qu'ils la leuoyct de terre couibezêc enclins. leur tranchoit les telles. coîgneesperdvîees. Voila que j. Prenez y to'exé. ie vous ay ouy fouhaitâs.Et de crier 8edeprier.Et déformais ne par.x{tpitd'or.8c de lamenter 8e inuoquerlupi j tcr:Macoingnee. \ 8c'v-.ma coingnee IupiterfMa ' coingnce-deça.8c l'amafibyét remercians ^ le granddonâteur Iupiter.empruntans l'autruy pour acheter Mandats à tas d^vn Pape nouuekmentcrée. kz ainfi impudentemét.vne autre d'or.HoxomentietriorophcroiV -Voznulxsmiaixs^Ciueibiib^ .

k catharre au gauiô. les dents egaffcesîL'autre fouhaittoit le tëpie.ellc vous auiendra. Que vous enfembk?Qnj:n auint il? Au.le gros fronde au cropion.ne vous en aùient que le tac la çlaueke:enbourfe pas mailkmô plus qu'aux deux beliftrâdiers fouhairéuxàl'vfage de Paris.eté.depuis. & auoir autant d'efcusaUfokil.prunes aigres fins peler? Auoitil. lîC' vn Empereur. vn Pape dauâtage? Aufsi vo¬ yez vous par expérience .foir va chacun d'eux eut ks mules au talon. C'eft fouhaité cela.que pour l'édifier on y iettafes premiers fondemenSiufques à l'heure prefente: k tout efti. vendu Se ach. Defqlsl' vu fouhaittoit auoir en Soleil autant qu'à efté en difpendu. Celltuy en voftre auis eftokil degoufté?Auoit il. de noftreDame tout plein d'aiguilles afferèes. mé au taux . vente Se valeur de la plus chère !annee.depuis le paué iufques au plus haut dçs Voûtes.mangé.8c encores mibeaux efcus au Paris 1 » . la maktoux au poulmon.qui aitpaffé en cç laps de temps.'Souhaitez donques mcdiocrité.. RABELAIS. qu'd en pourroit entrer en autat de facs que 15 pourroit coudre de toutesSe vne chacune aiguilk^iufques à. FF. ce que toutes fuflent cre* Uees ou efpoïctées. le petit cicre au niéton.DE M..»8cau diable kbo-ufsin depain pour fe efçurer les-dents-. qu'ayans fait tels >& autres fouhairs.

propéfé Se refolu. voire les efcus de Gadaigne Dont auient qu'ils fouuët n'obtien¬ nent l'vn ne l'autre.Ccfl Goutteux. fecouez j déliait vozaurcilks.Sanita Se guadain mefTer.St.que (s'il plaift au bon Dieu) vous obtiédrez fanté:veu q rien plus que fanté pour le prefent ne dénudez.Ainfî ne font les Gencuois.8c recôgnoiflez vos impfectiôs. ' "j | . trôpé Se affiné/ils fortët en pla cé.Voircmais(ditesvous)Dieuin'cn xuft aufsftoftdôné foixante 8c dixhuk mille.Hay. eux. rance. .CÔmelatreziefmepartied'vndemy. de qui Se de quels celuy iour ils pourrôtti-' rêrdenares: & qui par leur aftuce fera beliné.auequcs demie on¬ ce de paticnce. beuuez en trois .fur quoy ie fonde mô efpc . quand au matin auoir dedans leurs eferitoi res 8c cabinets difeouru.& s'entrefaluâtdifent. LE S 0E VV RlTS f. eftes vous appris ainfi difeourir 8c parler de Jipuiffance 8c predeftinatiô deDicu.hay.corbiné. . O r en bonne fanté touf fez vn hon coup .St.8c vous oy rez dire mer j «eilles du noble 8c bon Pantagruel. dcument ce pendant labourans 8c rra- uaiIlans. Se croy fermcment.Et de g.hay.Humiliezvousdeuâtfa' iâcreeface.St.IlsnefecÔtentëtdefantéid'abôdant ils fouhaitent gaing .pourcs Çeris?Paix. I Attëdèz encores vn péu. Vn million d'Or luy eft a'uffi peu qu'vn obole. Car il eft tout puifïant.< > iftf 1 ».

' auquel auffv Cralfus l'auarkieux fut vaincu i & défait par les PartheS. RABELAIS. Pantagruel prenât bô Gargatua fon père. i entôrneures. GalliôsSc Liburniques nombre pareihbkn equîppees. lequel certains jours parauant cftoitarriué au mandement 'de Panurge.Gymnafte. Ramberges.Carpalim Se autres fies feruiteurs Se domefliques anciës. AVnaois deluin.bië calfatees. Se fubiuga les Hefpagnols. monta fur mer au portMe Thala(fe.-enfemble de Xenomanes le grad voyageurSc trauer-! feur des voyes pcnlkufes .r\hizotome.Epiftemon.accôpagné de Panurge. DE M.auecdes ..au iour des feftes Veftales: celuy propre auquel BrutUs côqfta Hefpagne.en côferue de Trirèmes. CHAPITRE I. 8e tou¬ te fa compagnie. iceluy bienpnant( comme en PEglife primitiue eftoit louable cou ftu me entre ks faits Ghriftiês) pour le jpfpere nauigage de fon fils.Iceluy pour certaines Se bônes caufes auoit à Gargantua laiffé 8e ligné en fa grande 8e vniuerfelk Hydrographie la route qu'ils tiendrpyent viluans l'oracle de la diue Bouteille Bacbuc». ' Le nombre des nauires fut tel que voas ay expofé au tiers lrure.bien munics. FR. Comment Pantagruel mitafur mer pour yifiterl' Oracle delà dame bacbuc. X$% 1| .Eufthenes.frere Iean côgé du ! i .

La quarte vn« poxct d'or à deuxanfes.l88 -LBSOETVRES quès abpndance de Pantagruelipn.La tiercepour deuife auoit vn beau 8cj profond hanat de Porcelaine.L'afïèm blee de tous offickrs. S us la poùppe de la féconde eftoit haut cnleuee vue lanterne antiquaire faite induftiieufement de pierre fphengitide Se fpeau laire:denotâtqutkpalTeroyent par Lancer-*. Ainfieftoit nommée la grade & maiftrelfe nauf de Pâti tagruel : ayât en ppuppe pour enfeigne vne grâdeSe ample bouteille à moitié d'argent biéliz Se polly : l'autre moitié eftit d'or efmaillé de couleur incarnat. La fixieme vn Bourra¬ baquin monachal fait des quatre métaux. Lierre bië précieux battu d'or à la Damafquine. enfembk. hefpaillkrs. La quinte yn brocq infîgne de^ fperme d'Emeraude. nois.ca- i pitames. ieme y ne breufTe d'odoranrA-galoche(vo 9' l'appelez bois d'Aloes)-porfiked'or de Cy( pre .Làfcptieme vn entonnoir d'Ebe-( ne tout requamé d'or à ouurage de Tauçhie.truchemés. nauchiers.La dix-. fadrins. En quoy facile eftoit iugetî que blâc 8c clairet eftoyent les' couleurs des nobles voyagers: & qu'ils alloyent pour auoir le mot de la Bouteille. La ncufkme vne bride de fin or obrizc. Se matelots futenlaThalamege. comme fi fuft vne vrne antique.Lahuitieme vngoubekt de. pilots.

L'onzième vne portoire d'or faite à la Mofaique. ne dift que les voyagiets cftoyéttousbeuueursgësdebicn:8c ne Ju¬ geait en prognofticatfeurc.Laquellciinic fut haut Scclair faite >riereà Dku.iS J prcàouuragc d'Azemine.£n la Thalamcgc donques fut l'atfembkc de tous.faché. Apres l'oraifon fut mclodicufenicnt chanté k pfalmc du fàint roy Dauid.kqucl tôméce : Quand Ifraelhors d'Egypte for¬ en leurs tit. . R A B E L>A I S .fus l'argument de na tngatiô. Les Thalafiens qui pareillement uioyét le pfalmc fufdit châté.La douzie me vn barrault d'or terny. Là' Panta¬ gruel leurs feit vne briefue Se fainte exhot tation toute autorifee des propos extraicts de la faincte efcriture. tanttrifte. 8c viandes proprement apportées.couucrt d'vne vignete de groffes perles Indiques en ouurai ge Topiaire. ou melâcholiqué fuffvoyrey fuft Her'aclit'te pkurart.qui eftoyêt fus c mole accourus pour veoir l'embarquerienr.oyâs8c entédâs tous les bour jcois & citadin $ de Thakffe.fekét de leurs tt .qui n'entraften ioyenouueIk. Lepfalmeparacheuéfurëtfusk tillac [es tables dreffee».De mode qucpcrfônc n'eftoit J> E M.rechiné.& de bônerattc ne fouriftjvoyâtcc noble côuoy de nauires deui fes. que k voyage tant de l'aller que-du retour feroit en alaigreffe Se fanté perfait. F R.

auoit defigné là \ r'outte .j i prëdrela routte ordinaire des Pertugaloistj Lefquels paffans la Ceincture ardente.defc9rcedeCitron.'ôu au? tremët' faifans ce que les fols médecins or donnent à ceux'qui mÔtent fur m'er.j pal nommé lamet Bray er. ne. Se de XenomanèSij 'auîli fut. Boufîoks.felon -lequel le pilot princi'. 8c dreffé la Calamité de toutes les1.1^ perdas îa veue Se guide de l'aiffenftSepteri1 vrionàl.beuuans par quelques iours parauantde l' eaue marine. .font'nauigaciô énorme.ouvfansdechairdé Coings.'veu que l'oracle de la diue Bàcbu'cC eftoit près le Catay en Indie fuperieufe .i9« . ou pure. Leurs i bcuuetes fouuët rëiteiees .oumi'ftiônÊe auecques le vin. Aufquelstncôuenkns n*euffent tant côntd dément obuié.8c n'eut perturbation d'eftomach ne de tefte. dionak d'Afrique . Ce fut la caufe pourquoy perfonne del'aflemblee onques par la marine ne rendit fa gorge.CarPauis fien.' maifons forces viures Se Tousbeurëtàeuxtlsbeurëtàcous.. outre l'Equinodtial. chacun fe retira i ertfanauf.deius de Gre¬ nades àigrefdoUces: ou tenâs longue diète: 6u fe couurans feftomach de papier. Se' le Cap de Bonafneranzafus la poihete Mérr1-. ''les oe vv'r'e s vinage apporter.Se en bone heure feirentvoykaiii Vent Grec leuât. Aihsfuiure au plus près le parallèle dé ladite Indki Se .

Se dan¬ giers innumerables. au . 19ï gircr autour d'iceluy pôle par Occidentrde manrere.de peur d'entrer Se eftre retenus en la mer Gla ciale.temps que Q^Metellus Celer eftoit ProcÔjfulcn Gaulk:comme deferiuent Corn. Se ks deux fubfequens ne leurs apparut terre nechofe autre nouuelle.Pomp. l'enflent à dextre vers le Lcuât.qui au departemét l'eurs eftoit à fene ftre.Ne pos.i CC H t^TP. RABELAIS. port de Olone .qvie telle routte de Fortune futfuyuiepar ces îndiâsqui nauigerent en Germanie.quc tournoyas fous Septétrion le cutTent en pareille eleuation côriie il eft au. j Comment Pantagruel en l'ifle de Medamothi ' athetta plufteurs belles chofes. A u ! tt ij . F R. Et fuis en cefte opiniô iauf meilleur iugement.auecques mille fâcheries. Ce que leur vint à proufit incroyable car fans naufrage. Se furent honnorable:ment traictez parle Roy des Suèdes.fans perte de leurs gcns.cn grande ferenité (exceptez vn iour près Pi fie des Macreôs(fcirëtk voyage ' d'Indie fuperieure en mois de quatre mois: lequel à peine feroycntks Portugalois en trois ans. Car autres fois auoyêt are cefte routte.DEM. Et fayuansxe canonique detoutpar mefme parallèle. IL Eftuy iour. fans plus en approcher. Mêla. . Se Pline après eux.fans dâgier.

Se par ks halles du poit.Car s'eftoit le tiers iour des grandes Sefoknnes foires du lieu:efquelk$ annuellement côuenoyent tous ks plus fk ches Se fameux marchas d'Afrique 8c Afîe.oyfeaux Se autres marchâdifes exotiques Se peregrine$. qui n'eftoit moins grâd q de Canada. diuerfes 'tapifferks. D'entre lefquclles frere Iean achetta deux rares Se précieux tabkaux:en l'vn defquels eftoit au vif painct le vifage d'vn appellât. en toutes qualitez requi-.minois. Patagruel s'enquerât qui en eftoit domina" tcur.cotëplâc.maintië.defquelles tout le circuit eftoit orné. en l'autre eftoit le protraict d'vn varkt qui cherche maiftre . decouurirét vne ifle nômee Me* damothi .entëdit que s'eftoit le royPhilophanes lors abfët pour le mariage de fon frère Philotheamon auecques l'I nfante du royaume d'Engys.alkures.poiflos. belle à l'eil . Se affections: painct Se inuenté pal maiftre Charles Charmois painctre du roy Megifte:& les paya en monoyc de Cinge.> 19* US OEVVRES 1 quatrième. Se plaifante à caufe du gtand nôbre des Phares Se hautes tours matbrines. Adonques dcfcëditauhaure.qui eftoyêt en l'allée du mole.:diucrsanimaux.1 Panurge achetta vn grand tableau païd Se . phifionomie . fes geftes.cependât que les chormes desnaufs 'faifoyëtajguadcjdiuers tableaux.

Sc Atomes d'Epicurus. F R. afin q tel crime nedecelaft Je vo9 iure par le mâche de ce fallot .ie tous prie .auquel 1 vif painct es les Idées de Platô. que ce fuft le protraict d>n homme couple fus vne fille. Cela eft trop fot Se trop lourd. que c'eftoit vne paintture galâte 8c mirifique.côtinuaDt la na tiuité d'Achilks.La peinct urc eftoit bien autre Se plus intelligible Vous la pourrez veoir en Theleme à main gauche entrât en la haute gal' Icrie.finifsât en apparition de fon ombre. Feit aufsi .longues de quatre. fes geftes Se faits d'armes célé¬ brez par Homere:fa mort Se exeqs deferits farOuidc 8e Quinte Calabrois-.Et cômëçoit la tapifferie aux nopees de Pekus Se Thetis.Pâtagruel par Gymnafte feit acheter la vie Se geftes d'Achilksen foixâte Se dixhuit pièces de tapifferie à hautes liffes.tt iij . Rhizotomc en aicheta vn autre.8efacrifice de Po i eftoyêt au les .dcfcritpar Euripides .BE M.Epiftemon en acheta vn autrc.fa ieuneffe deferite par S ta ccPapinie. . Ne pëfez. requamec d'or Se d'argët. larges de trois toifes. toute de foye Phrygienc.auquel eftoit Echo félon le naturel reprefentce. RABEL AI S 1$J [ trltfumpt de l'ouurage iadis fait à l'aiguil¬ le par Philomela expofante Se reprefentâte âfafuur PrognéjCÔmét fon beaufrere Tc- reusl'auoit dépucelée: Se fa lâgue couppee. |yxene.

Enfemble vn Tara de. ie l'ay veu certainement' jerdoyenmais y reliant quelque efpace de1 lempsdeucuiriaulnejbku^âné. eft d?vn cerf. corne \n ieune taureau.que luy.*?4 les oavrRss . Et reprefente la couleur des herbes. portât tefte comme.Gelon peu erieftïe trouue parmy.rochiers.mme d'vngrand Ours: lapeau peu moins dure. arbres. c'eft le Polype. i .Tarideeit va animal grand. vëdlt vn Scythien de la contrée desGeionejs.arbriifeaux.peu plus grand erauecques coi> nt'sinfigneslargemëcramees'. paftis. Si eft ce que ic l'ay yeu couleur changer nô à l'approche feule met deschofescolorees.qu'vn corps decuiiaife.vêrtU' iSe propriété en Magie. violet par.anatomie.laScythyé:par ce qu'il change de Couleur telon la variété des lieux efquelsil paift Se demeure.que Democritusafait vnliureentier de fa fîgure.mais de foymefme' félon la peur 8e affection qu'il auoit. achettettroisbeaux8cieunesVnkornes:vn mafte de poil alezan toftadeiSc deux femel-1 les de ppij gris pômelé.lieux.Et difoit k.fieurs. Cela luy eft cômun auec que k poulpe marin.kspiedzfôr. . Jcs ThoesiauecqueslesLycaons d'lndie:a-l tiecques le Chamekô:qui eft vne efpece de Lifarcrât admirabk.gcncrakm. chus/le pojllongxo.ët de toutes cho-i fes qu'il àpptoche.auecqs . Côme fus vn tapiz verd .

iiij .uisdumokdix T) A ntagruel occupé en l'achat de ces ani coups de Verfes 8e Faukôneaux:enfembk grande 8e ioyeufe acclamatiô de toutes les naufs.nommé la Chelidoine:pource que fus la pouppe eftoit en fculpture d'eraï Corinthien vne Hirondelle de merxfkuee. de fin père Garga tua-:& de 'feftrange manière de fauoir nouueîes ) bienfoudain des pays eftrangters & lointains. d'Inde couleur felô leur pàffiôs chager. '"!.k poil luy deuenoit gris-.Pies de Patagruel veftu. CHisTP.. fucces.que nô feulemêt fa face Se peau niais aufiî tout fon poil relie couleur pnoit. Pât». Ce q fus tout trou uafm es en ceftuy Tarâdead-.J: L A IS.fd poil apparut tout blâc.-R AB.8c veoid que c'eftoit vn des Celoces de fon pe "y le Gargâtua.grueJ fe tourne vers k haure.Les quelles deux dernières couleurs sôtau Cha mekô déniées Quâd hors toute peur &affe ctiôs il eftoit en fô naturelta couleur de fô poil eftoit telle q voyez es afnes de Mevig. 19f façon q voyez la crefte descoqs.cn la ï R. C'eft vn poifTon grâd cÔmevn dar de Loy' tt. III. ' Cornet? atagruel receut letres.le poil Si peau luy rougiffbit:pres du pilot veftu àla mode des Iiîaçes d'Anubis en ï gypte. qlk eftoit es chofes voifiiies Près de Panur ge veftu de farobebure. de fa mapte de efcarlate. linrabk eft.DEM. mauxperegriBsfurêto.

l}6 LES OBtVUït. Se luy porter letrcs decrcâce.quâd . re.fansefquamcs. Ainfi eftoit ce vaifTeau legiercomme vne Hirondelk.I'ayatfait dcmailloter.auant ouurir les ktres ne autres propos tenir à Malicorne.tout charnu. efclouânt fes petits fus l'inftant que ie fufdit Celocc departoit.refponditîl. mais pource que tout lu y eftoit venu à bien i i i i i | profperité.ayât aefles car tilagineufes(quelks fôt es Souriz chauucs) fort longues le larges?moyenas lefquelkï ic i'ay fouuét veu voler vne toife au defTus l'eau plus d'vn traict d'arc. Pantagruel après la petite accolladc Se barretadc gracicufe.côme vo9 fauez qu'il n'eft vol que de Pigeô. C'eftoit vn pigeon prins au co Jorobier de Gargantua .luy de¬ mande. Lcpigeôfoudain s'é Se | ( | volehafchât en incroyable haftiueté. Si fortune auerfefuftà Pantagruel auenue iJ y euft des iects noirs attaché es pieds.luyattacha es pieds vne bâdektte de tafetas blâc 5c fansplus différer fus l'heure le Jailîa en pleine liberté de l'air.de forte que pluftoft fembloit fus mer voler que voguer En iceluy eftoit Majicorne efcuier trâchant de Gapgântua.Il eft en ce panier emmailloté. Auez vous icy le Gozal celcfte mef faigier?Ouy. A Marfeille on le nomme Lendole.enuoy é cxpreffement de par luy entédrc l'eftat Se portemét de fon filzk bô Patagruel.

RABELAIS Ip-J il a eufs ou petits. Le Gozal portât badektte noire ou blanche félon ks occur¬ rences Se accidens.Ils prcnoyëtk GozaI.qu'il portoit la bandelette blanche refta en ioye Se feure té du bon partemët de fon filz.ou grande damedamort ou conuakfcëce deleurs amis 8c alliez ma ladesrSc ainfi desautres.l'air.8c luy côtinuant vêt en pouppe.pour l'obftince folicituw deenluy par nature pofee de recourir Se Ce courir fes pigeôneaux. Telle eftoit l'vfance des nobles Gargantua ScPâtagruel quand fauoir promptemenc vouloyët nouuelles de quelques chofe fort affectée Se f e hementement dcfîree:côme l'iiTuc de quclq batailk. faifant en vne heure plus de che min par. comme parterre : la prîfè ou defenfe de quelque place forted'ap pointement de quelques differens d'impor tanced'accouchemët heureux on infortuné de quelque royne. Adonqucs entendant le preuxGargantua.tant par mer . les oftoit de pëfemcnt à fon retour.vogant à rames 8c à veks. diligé ce par trois iours 8c trois nuits perfaits. De mode qu'é mois de deux heures il frâchit par l'air le Iôe che min qu'auoitk Celoce en extrême.Sc par les poftes le faifoyet de main en main iufques fus les lieux porter . FR.Et fut veu entrant dedâs le colôbkr au propre nid de fes petits.DE U.q n'auoyët fait par terre trëte . dont ils affectoyent ks nouuelks.

Cela eftoit rache¬ ter Se g. Et croyez côme cho¬ fe vray femblable. Medelaiffântau ctur cefte .defquelks la veneur enfuit: .iigner temps. parl'efgard Se reuerences des grâces particulières en toy par élection diuinepofees.que depuis tou partement m'a ncm vne fois toilutoutauçrepenfement.d'vnc chacune chofe kcô mencement eft la moytié du tour:8e fclô le pi ouerbecommû.on trouoit fus uufs ou pe. Pa¬ tagruel kut les mifliuesde fon père Garganrua.tous ks mois Se faifons de l'an . perpetuekment annexée. tits.que vottreem?* barquementaytefté-de quelque meshaing ou fafcherk accompaygné : Cômetufçais. que par les colombiers de leurs caiTmes.l'affcction que naturek. LeGozal laiché. les pigcôsà foy fon.. Ce qu'eftfaçik en mefnage^ rie. portes en vn iour naturel. Se la fa^ creehêrbe Veruaine. vnique Se fôyngneufe peur.i'ay peur de telle anxiété vuider mon entendcmentxxpreffcment depef ' chéMalicorne:àcequeparluy ie foisaçer tainé de toportemet fus les premiers iours > . à l'enfourner on faitks pains cornus. ment porte k père àfon filz bunaymé. Et pource q felp le dit de Hefiode.eft en -mon endroit tant acreiie. qu'à la bonne & Cy ncere amour eft crainte.1^5 ? _A L ES OE V V RE S ~ ~ ..F i l z trefcher.moyënanck Salpêtre qn roche. .

Tuks Iiras. CHAP. pro-1 gnoftiquer.il efcriuit à Gargantua comme s'enfuitr Pbr e tres-debonnàire. C'eft bien ditjefpondit Pantagruef.& iuger du refte.I'ay receuuert quelques hures ioyeuxtefquels te ferot par le prefent porteur rendus. Se autres tes domeftiques mes bons amis. en laquelle pend pourenfeignel'imaige d'vn Satyre à che.Gymnafte. Epiftemô.Et quâd beurez \ vous'Quand beurons nous'Quand' boira monfieurl'cfcuyer'N'eft ce âfTez fer-jrionné pour boire*. 11 II.Xenomànes.Faites drelfer la cotation en cefteprochaine hoftelkrie.ce trezicme de Iuing.8e tel que¬ ie le fouhaïte.Car s'il fcft profpere.quâd te voudras rcfraichir de tes meilleures eftu des. l'$f detô vôyage. Ce pendant pour la depefchè de l'cfcu- j yer. Ledit porteur te dira plus âpkmëts tou tes nouu'elks de cefte cour.La paix det'Etcr nel foit auec toy.ual.De ta mai-" fon paternelk. Se fut auec luy fi long tëps. quePanurge interrompant luy dilt. Près la lecture des lettres fufditesPâta I i gruel tint plufieurs propos auec l'efcuyer Malicorne. comme à tous5 .facik me fera preueoir .DE-H^FR. & A i luy enuoye plufieurs belles & rares chofes. RAS El Al S. . frère Ieâ. ' Comment Pantagruel efcrit àfon père Gargantua 1 I \ ' i . Salue Panurge. r Ton Père Se amy Gargantua.

eferite. Mais puis que nvauez puenu pat le bénéfice de vos gratieufes ktres. Et facilemét acquiefçois en la douce re cordation de vpftre augufte maiefté. penfez Se prcucuz.8c par la creâce de voftre etcuier mes efpriti recrée en nouuelks de voftre profperité Se fantc.prevmieremët louer le benoift Seruatcurdaquel par fa diuinebôté vouscôferue en ce long teneur de fanté parfaite: fecô dement vous remercier.cc que par le pafTe m'eftoit volon» taire. ( 1 .fempiternelkment de cefte feruentx Se inuetere affection que à moy portez. noz fens 8c facukez anima les patiffent plus énormes Se impotétcs per turbations(voyre iufques à en eftre fouuët J'amedefamparee du corps.fqr ce m'eft. voftre trcshùble filz Se ferui» : i i I i j | . ne de vous nou uelks ouir auât la fin de ceftuy noftre voya gc.t| enfemble de toute voftre royale maifô. voyre certes infculpee Sccngraueeau po fterieur ventriculede mon cerueau: fouuët au vif mêla reprefentât en fa^ppre Se naïfue figure. Car ie n'efperois aucun veoir de vos domeftiques . quoy que telles fubites nouuelks futfent'à contentcmentSc fouhait) que fi euffent au parauant efté pro .ainfi m'a grandemëtef meu Se perturbé l?inopincc venue de voftre efeuier Malicbrne.J00 - LE S OE V VRBS J accident en cette vie tranfitpirc nô doutez» ne foubfonncz.

Eftât donq opprimé d'obligatiôs infinies toutes gérées de voftre immëfe bénignité. Ainfi pourray-ie dire que l'excès de voftre paternelle affectiÔ me rage en cette anguftic 8c nccelîité . qu'il mecôukndra viure 8c mourir ingrat.Aurette i'ay cette confiance en lacômiferation 8c aide de noftre Seigneur.ieme fâuueray pourk moins de calônie . 8c le retient en fouuenâceperpetuelle.quand il ac¬ cepte volontiers k bien fait.P E M. en ce q de mes etprits n'en fera à iamais la mémoi¬ re abolk:8t m'çn langue ne ceffera côfetfer & protefter que vous rédre grâces côdignes eft chofe tranfeendente ma faculté Se puiffance. f R.Cômcau rebours le reccuant eftre Je plus ingrat du monderqui m cfpriferoit 8e oubliroit k bénéfice.la tierce du recôpenfant:8c kreceuant tresbien recôpenfer le donnât. JOI teur inutik. tu m'as réduit en telle ignominie. SinÔ qdc tel crime fois relcué par la fentence des Stoïciés: kfqucl&difoyet trois parties eftre i en bénéfice» L'vne du donnatfautre du rece uant. . que . Se impotétàla minime partie dcrecôpëfe. R A B E L A I S. que force me fera viuat mourant eftre ingrat réputé parimpotëcede gratuité.ladis vn Romain nomme Furnius dift à Cefar A uguftc rcceuât à graceSc pardô fon père. Auiourd'huy me faifant ce biê. lequel auoit fuyuy la factiô d'Antonitis.

LESOEWRBS decefte noftrePeregrinatiôla fïncorrefpo* deraaucomencement: Ôcferale totaigeen alaigreffeSe fanté perfait.Elles ne pa.ouuerez que * en elles confifte vne mignotife la pknfgran de du monde. Se onques viues n'auoir efté veues.Ie m'esbahy co¬ rnent nos efcriuams antiques ks difent tant farouches.8e dâgereufes.que neferoyët petits chattons.Forcc eft quepaflure elles prenent csaibresfruitiers.orge. l'ay icy trouue vn Tarande de Scythie. s .Si bô vous femble * ferez efpreuue du côtraire:Sctr.vpoires. felô la diftinctiô des chofes prochaines. Il eft autât maniable Si fa¬ cile à nourrir qu'vn aigneau.' JOl . animal eftrange Se merueilleux à caufe des variatiôs de couleur en fa peau 8cpoil .pômes.Pareilkmët vous enuoye j -. obftant leur longue corne aufront.Ie ne faudray à reî duire en cômentaires 8e ephemerides tout Jedilcours de noftre nauigaige : à fin qu'a noftre retour vous erl ayez lecture veridique.[ fturent en terre .fcroces. gcrbes. le vo9 enuoye pareillemenn trois ieunes Vnicoines plus domeftiques Se appriuoifez.pourueu que malicieufement on ne les ofrèhfe. leur offrant herbes. Se dit la manière de les traicter.touzelk:brief toutes efpc ces de fruits Se kgumages. Vous le prédrcz en gré .ou en ratteliers idoines. ou en main.l'ay conféré auec l'efcuyer.

Epiftemô. liante l'aVifi^Bi ge-itesJd'Ackillës : & ks trois I I . A vn cha curi de fes da'uchiers feift donner cinq cens jëfciïs-ati Soleil v.Panurge.A Gargantua fon père enj»viôya'kTarandë-couUerc d'vne houflV de (fatin broché d'or. aydant Dieu noftre Seu gneurtequel ie prie en fa fainte grâce vous conferuer. Vnions altefnaciuemëtenchaitëz. Eufthenes. Malicorne fut de tous fc ftoyéjfalué.Xeno»imânes. Rhizotome. Vous affeurât que les nouueantcz d'animaux.auèe'k tapifferie conte-» . toutcc icvousporteray . de pierreries que trouuerpourray.Efmeraudes. Pendant que Pantagruel efcriuoit les lettres fufdites. RABELAIS. 8c accôlléà double rebras. Pâ tagrivel auoir parach'eué fes lettres bâqueta ! aUecl'efcuyèr:Et!uy donna vne groife chai ne d'or pefante huit cens efcus . (IR. en laquelle parles chaînons fcptenaires eftoyent gros 1 1 1 ! Dianuns. frère Iean. Dieu fait cornent tout alloit Se cornent recômen dations de toutes pars trotoyét en place. * 305 la vie & geftes d'Achilks en tapifferie biert belle Sctnduftrieulë. Gymnafte.de plates d'oifeaux.8c recou ureren toute noftre pérégrination . après k deuot baifernain vous refalucnt en vfurc centupkrVoftre humble fils 8c feruiteUr Panragruel.Rubiz. Carpalim. Turquoifes.DE -M.DeMedamochi ce quinzième de iuing.

pour retourner vers Gargatua.fî deuotcment les requérez. V.Defquek.( AV { 1 . yoyagers retournans dupays Lanternt'u. cinqiefmeiouriaxômedças tourné yér le pôle peu à peu. Nous rallians auec eux congneufmes] qu'ils eftoyent Fraçois Xantongeois. le traffompt volontiers vous donncray. pource qu'ils les trouuaioyeux Se plaifans . Panta £rucl pouf continuel fon nauigagcLcquel en haute mer feift lire par Epiftemon kslk lires apportez par l'efcuyer. l'Equinoctialjdecourifmes vne nauire mar chaude faifant voileà horche vers nous la ioyerie fut petite tât de nous. Comment Pantagruel rencontra yne naufde .de nous entédans nouuelks delà ma rine. Deui t fant & rai fônnanrtnfembk Pantagruel en-1 tendit qu'ils venoyent de Laoternois. 8ç meurs du peurî pie Lâtcrnier:8c ayâs auertifkment que fus| la fin detuiikt fubfequent eftoit l'aftignavii tion du chapitre gênerai des Lanternes : 8q. mçfmemët nous en-li queftas de l'eftat du pays. nous eflôgnâs de . Ainfi départirent de Medamothi Ivïali£orrie.1-3O4 LXSOEWRES y nicornes capparaffonnees de drap d'or fri \eé.DontU cutnouiieaviaccroifiemëtd'aIaigreffe.d'eux entëdans nouuelks de terre ferme.aûffi( eut toute l'affembkc. CHAP.coime des aiar chans.

Donquesxntëdant ce propos demanda marchât:Côment diable ferois-ie coqu.8c ioyeu. Lequel & tous fes fubieetz pareille¬ ment parlent Iâgaige Frâçois Tourangeau. 30C quefilorsy arriuyons(comme facile nous eftoit) voirions belle honnorabk. côme fi Ion y deuil profondement lanterner.nô pour routes ks bezicks d'Afrique. v v .qui foit en tout ie au qui ne fuis encores marié. Ce pendant qu'entendions ces nouuelks.Nous fut auffi dit que patTans le grand royaume de Gebarin nous ferions honorifiquemëc receus Se trai ctczparkRoy Chabé dominateur d'icelle terre.cômetu es.tccompaignie des Lanternes : Se que Ion y faifoit grands apprefts .plus aucnantes^plus hôneftes. ic le fuiSjSc ne voudrois ne lettre pour tou tes les lunettes d'Europe. RABELAIS. Panurge print débat auec vn marchant de Tailkbourgtnômé Dindenault. félon que iuger ie peu à ta traingne mal gratieufé'Ouy vrayemcnt. dift de luy à fes compaignôs:Voyez la vne belle médaille de coqu.DE M.refponditk marchant. Panurge à caufe de fes lunettes oyoit des aureilks beaucoup plus clair que decouftu me.plus preudes femmes en mariage. L'occafioa du débat fut telk:Ce Dindenault voyât-P» nurgefans braguette auec fes lunettes atta¬ chées au bonnet .Car i'ay vne des pl'ticl lcs. TR.

fi par contentement 8e conuenance de tous les ele mens i'auois facfacbezeuezinemaffé ta tant belk. le te demande. que ferois tu ? Le laifTerois tu la fempiternelkment.tantaUenante. Panurge 'recourt vers Pantagruel à fecours. de Coural rouge.5© 6 t E S Ofi VV RE 8 pays de Xantonge. àcaufe de y refteroit .puis que tu es de tous ks diabks. Ce difant deguaï noit fon efpee:mais elle tenoit au fourreau.Se iven deplaifeaux au¬ tres. Ic »tedonnerois (refpondit le marchant) vn xoup defpëe fus cette aureilf e lunetiere . finon l'humidité excefiiue_8c mtreufe. Frère kâ m-iftta main à fon bragm'ard fraîchement . O lunetier del' Antknft.de mode queie roidé Dieu des Jardins Priapus.tâ. le luy porte dé mon voyage vne belk 8c d'onze poulfeeslôguc brâche.Refpdnds fi tu eS de Dieu. luy fuft au corps deïneuré. fubiect ion forclufe de braguettes atta¬ chées.pour fes eitrenes. Comme vous fçauez qus fus mer tousharnois fîcilemêt chargent rouille .cn tel defaftre. q iamais n'en lortiroit:eternclkment que tu le tirafle auec ks dents . lequel icy habite en liber¬ té .tpreudefêmme.fanthonnefte.'ou bien le tircrois tu à _ belles dents ? Refponds ô belinier de Mahumet.Qujcn as tu à faite? Dequoyte méfies tu? Qui tues'DontestU. Se te tuerois côme vn bélier. dift Panurge.

RABELAlSi 3J7 efmoulu. ' . Vraibis vous portez le minois nô mie d'vn acheteur de moutons. 8c de rechef beut à I Ju. en tourc cour j toiiîeSfiionnefteté.ou-s fçauez bien trupher des po ures gens. 8e touchèrent les mains enfemble Panurge Séle marchât: &beurentd'autantl'vn à 1 autre déliait .mon amy.l i DE M* FR. Dindenault t» de fes moutons. VI. Puis fe addteffa au marchant . en ligne de parfaite réconciliation.y plein hanat de bon vin Lanternois .il y auj ra bié beau ieu.ne fuft que le patron delà nauf. v v ij . fi ia chorde ne rôpt. mais bien d'vn coup! Ci QHxSfP. 1 » peur de boutfes. Dont fut appoincté tout le différent .5e euft felonnement occis kmarchant. Vrayt-meut vous eftes vu gentil dialant. Le j ruarchant k pkigea gaillard. 8c au trespaffagiers fupplkrent Pantagruel: n'eftre fait fcandak. Le marchant luy refpondiuHalas halas. Comment le débat appaisé Panurge marchan¬ de auec .en fon vaiffeau . i E débat du tout appaifé Panurge dift fecrettemët à Epiftemô 8c à frère Jkas l Retirez vous icy vn peu à l'efcart Se ioyeufemét paftez k tëps à ce quevoirez.Cela fait Panurge deuo_ j tement les prioi-r luy vouloir de grâce veni dre vn de fes moutons.O k variant acheteur de moutons. noftre voifin comment v.DeuColaSjfaillon qu'il fe- .

vous eftez ce croy ie kioyeux du Roy. ioyeufementp an. vous feriez bien des voftreSjMais voyez hau bonnes gens. Soit ( dift Panurge) mais de grâce vendez m'en vn.ha. Saris vous fafchcr . voire. Vous allez en Lanternois ? p a n v r. h a n v r.A voftre com- \ .Le m A r. » » amy(refponditk marchant) efeoutez ça vn peu de l'autre aureille. Il vous plaift à dire. le l'entends ainfi.| veoir le monde? p A N.308 LES OÏ tVRES ' roitbô porter bourfé pleine auprès.vous allez veoir le monde.Le marc. Le m a R c.han.. Le m a rc h.Moutôs de Leuant.bien 8e proprement vous payât en mônoye de Ponât . moutons de haute greffe. mô mandement. voire . vous auez ce croy-ie nom Robin mouton . Ce font moutÔs àlagradel'aine. voire Le m arc.Le m a r c.comment il taille de l'hiftoriographe.. Le m A r c.moutons de haute fuftaye .p a n. 8c de baffe greffe.qui ne vous congnoiftroit.Com bien?Commét(rcfpondit le marchant)l'cn tendez vous neftre amy.Iafon y print la toi fon d'or. de taillis. voire. p a. de vous "' enja tripperie fus le degel»Han. Patience (dift Panurge)Mais à propos de grâce fpeciale vendez moy vn de vos moutons.mô voifin. p a N v R. L'or de la maifon de Bourgongne en fut cxtraict. Côbië?Noftrë voifin. Se pour caufe.Fourchez la Ha.

RABELAIS.Noftre amy.refpoditk Marchât.Voky vn . 3O9 Robin moutô.k mie mou ton Robin fera en l'autre:ic gaige vn cet de huirres de Bufch. pan.DE M.Vous qui eftes Robin mouton fe rez en cefte couppe de balance.Robin.0 la belle voix.qlque autredu bas cceur. De k peau ferôt faits ks beaux mat roquins: lefquels on vêdra pour marroquïs Turquins ou de Montelimart.qui fera critre vous Se moy. ou . vous auez nô "~ ' ' n iij . en eftimation il vous emportera haut Se court: en pareille forme qUe ferez quelque iour fu fpendu Se pëdu. i'en feray bien fort tenu au courrait de yo" " vous eftes le ioyeux du Roy.Que pëfez vous?S'il vous plaiftjdift Panurge.Bes.ou d'Hcfpaigne pourkpirc. m'en vendrez vn.fi me le vouliez védre. on fera chor des de violons Se harpes.ks loufchcts de bal¬ les de Limeftrc. de la toifbn de ces moutôs ferôt faits les fins draps de Roué. Bie belle Se harmonkufe Le m a r c.Bes.noftre voi¬ fin Se amy . en valeur. pact.Robin.Bes.Ic vo' en priefire mo fieur. FR. il a nô Robin comme vous.Patiéce(dift Panurge)Mais vous feriez beaucoup pour moy 8c pourvo itrepoftcrité. Voyez ce mouton la.au pris d'elle ne font que bourre. côme fi fu fient chor des de Munican ou Aquilcic.Robin Bes. qu'en poix . mô voifin. kfquelks tant che remet on vêdra.Dts boyaux.

auql ks pourceaux (Dieu foit auecqs nous) ne mâgent q Mytobolâs. le les ameine d'vn pais.. OH. Il n'y faut autre marne. VU'. Par tous ks clrips* cfquelsilspiffent.8c ie le vous payeray en roy.Mais rr. Cancre. Combien? ftoftre amy^efpôdk k Marchât.-JIÔ ' LES 0E V VR'É'S ftre huis. La chair en ett tant délicate . vous eftes cléricUs vel adifcës.dift Panurge. Com¬ bien ? Ce'difoit mohftrant fon efquarcelk pleine de nouueaux Henricus. u ' M!voifîn. De leurs crottes (mais qu'il ne yous .rrr% rrrr. Vo9'n'entê-> déz ce làgage. Mais.rrrrrrr.Plusya.font choux (refpôdit le Mar ' chant) vere ce font pourreaux.mon vôifin}ce font moutôs.rrrrr. ven dez m'é vn'.Deteuf vri ne les Quint-»" cflentiaux tirent k meilleur Salpêtre du morid. le bled y prouiët Comme fi Dieu y euft piffé. Voyez cy argent content. tât fa-' UOureufe 8c tât friande q c'eft bàfme. Les truyes en leur gefîne ( faulue l'honneur detoutelacôpagnie J ne font nourries que deileurs d'orâgers. A propos. dift Panurge.ce n'eft viandeque pour Rois Onamyftefpôditle Marchant) noftre Se Princes. Ho Robin rr.foy de piéton. J Continuation du marché entre Panurge ç_r Dindenault.cxttaits de la propre race de celuy qui porta Phrixusck Helleparlamer dite Helkfponr te. nefurnidr.Ita.

refpon ditPaliurge.dift le Marchant.voirc en vn membre qu'eftimeriez in¬ utile. A propos. vous fauriez qu'es niera bres plus inférieurs de ces animaux diuins. Paticce. mô amy ? A uf fi me couftët ils bÔ.Ienefçay. Seulement vendez m'en vnk payant bien.confiftâs en ces animaux que yoyez. 8e propriété tât mirifique. jlf defplaife) ks médecins de noz pais guerif fent foixâte Se dixhuit efpeces de maladies. Que pëfez vous noftre voifin.Ouy dea. le n'en daignerois excepter ceux de Rauenne.dit le Marchât. Se les côcaf fez vn peu auecques vn pilô de fer. fi vous eftes clerc. Allez moy dire que les cornes de vous autres mefsieurs ks coqus ayët vertu telle.? renez moy ces cornes la. 8c y v iiij .rafponditPanurge. Puis ks en¬ verrez en veuëduSoleil la part que voudrez & fouuët les arroufez. ce font ks pieds.Eutropc deXaintes.Noftrc amy.duquel non d'autre animal du monde. fi vous eftiez clerc.Couftc 8c vaille.y a vn os c'eft le talon.ce m'eft tout vn.DE M.dont Dieu nous fauue Se gard.ie dy grâdsckrcs. En peu de mois vous en verrez naiftre les meilleurs Afperges du mode.l'altragakjfi vous voukz. mon voifin côfidcrez vn peu les merueilies de nature.coqus. fors del'afne Indiàn . RAÊJfcLAIS. La moindre defquelks eft le mal S.ou auec¬ ques vn lâdier. l'ay veu prou de ckrcs. FR.

les gigots . les trippcs. la râtelle. Mais il en payera trois liures tournois de la pièce en choififsât. Vends luy fi tu veux : fi tu ne veux:ne l'amufe plus.Patknce. le le veux.bren (dift le patron de la nauf au Marchant)c'eft trop icy barguigné. ' .311. dift le Marchât. Vous autres coqus n'auez garde d'en gaingner autât. voire fix pour telle fomme de deniers. Les couftekttesdontonfaiten Pigmiô ks beaux petits arcs pour tirer des noyaux de cerife contre ks Grues. auquel l'EmpereurOctauiâ Augufte vn foir gaingna plus de 50000.la goguc. Et quand. les efclangcs. La tefte dont auecques vn peu de foulphre on fait vne mirifique décoction pour faire viander les chiens conftippez du ventre? Bren.refpô dit le Matchât. En noz pais i'en aurpis bien cinq .Mais expédions.qui trop toft voulat riche deuenir Se paruenir. lapoictrine.rcfpon dit Panurge. eft à l'cnùVrs tombé en ponrxté: voire quelquefois c'eft rompu le col. lô iouoit antiquemet au royal ieu des Talcs. efcus.la vcfsic. LES OETVRBS des Dorcades de Lybie . vous auray-ic noftre amy mon voifin. le haut cou lié.digncment loué les membres inter¬ nes? L'efpauk.dift Panurgç. Vous n'eftes leptemicr de ma côgnoiffance.pour l'amour de vous. le fayé. C'eft beaucoup.dont on iouë àla belle. Auifez que ne y foit trop.

dift Panurge. 313 Tcsforr. VIII. lecas futfubit. RABELAIS. iek ^referuoispour le feigneur de Cancak. ft Comment Panurgefeit m mer noyer le Marv ç chant e> les moutons. F R. Panurge ayant payé j le Marchât choifit de tout trouppeau vn I k i beau Se grand mouton.com mebiencôgnoiffantfon natureLCar de fa nature il eft tout ioycux 8c efbaudy. Ce pendant k Marchant difoit à fes moutonniers. le moïdre de fes mbutôs vaut quatre foisplus q le meilleur de ceux que iadis ks Coraxiens en Tutidanie côtree de Hefpagne vendoyent vn talent d'Oi la picce. oyâs tous ks autres 8c enfem*» bkmët bellans Se regardant quelle part on iiïienoitkur compagnon. P ^ Oudain iene fay cômet. . O qu'il l à bie fccuchoifirlechallant. difflc Marchât. côme vne raquette gavi '"çhiere. Se l'cmportoit cryi ant 8c 'bellât.es rîcbures^quartaines. Vrayemët. vous efchauffez en voftre hat nois. q valoit vn talent d'Or ? Ecnoift monfiéur.il s'y entend le .Iourdaut lot que tues.SX M.kbon vrayement.Bien tenez i voyez la voftre argêt. Se auecques vn coufteau bien tren^chantjDieu fait comment il s'en eferime. C H. Par le digne veu> de Charrous. Et que penfe tu ô fot à la grande paye.paillard.à ce queie voy Se congnois. quand il tiéc vne efpaule de mouton en main bien g {feante Se aaenante.

Tous^ les autres mou¬ tons crians Se belles en pareille intonation commencèrent foy ietter Se faulter en met après à la file. 8c noyez miferabîc . Finalement il en i . Aufsi le ' dit Arift. lib ix. Se fut noyé en pareille forme queks moutons de Polyphemus le borgne Cyclope emportèrent hors la cauerne Vlyxes Se Ces compagnons.animal. quelque part qu'il aille. ' mais c'eftoit en vainttousà la file faukoyét i dedâs la mer. La foulle eftoità qui premier y faulteroit après leur côpagnon.8c periffoyëc. au très par la toifon.côme vous faucz eftre du mouton le naturel .de hift. cuidant ainfi le retenir Se fauuer i lerefte aufsi confequëmët. Autant en feirët les autres bergers 8c moutonniers les prenans i vns par les cornes autres par les iambes. Le moutô fut fi puiffant qu'il emporta en mer auecques foy le marchant.Le marchât 4 tout effrayé de ce que deuant fes yeux périr veoyoit Se noyer fesmoutôs. iette en pleine mer fon mou ton criant Se bellant. > print vn grâd Se fort pla toifon fus le tiîlaC de la nauf.Panurge fans au¬ tre chofe dire. Pofsibk ! n'eftoit ks engarder. eftre le plus ' fot Se inepte animât du monde.s'efforçoitks empefcher Se retenir tout de fon pouuoir.314 LIS OEVVREî i ie n'eu loifir le confiderer. toufiours fuyure le ' premier. Lefquels tous furent païeilkmët en mer portez.

Panurge à cofté du fougon tenât vn- ] ' auironenmain. que ks viuans errcefte vallée de mifereJSc à vn chacun de eux jpmettant ériger vn beau cenotaphe. leur remonftrantpar lieux de Rhétorique ks miferes de ce monde.le bien Se l'heur de l'autre vie. affermant plus heureux eftre ks trefpaflcz .?Ou fontceux deThibault l'ai ênelet? Et ceux de Regnaut belin. Que t'en femble frère Iean?Tout bië de vous (refpô finô qu'il me ditfrcre Iean) le n'ay rien trouue mauuais. Se euader k naufrage. Screncotre de quelque Balairie. F R.qui dor¬ ment quan i ks autres paiifent? le n'y fçay riex'eft vn tour de vieille guerre. nô pour aider aux moutôftiers . mais pour ks cngarder de-grimper fiis la nauf . à l'exemple dé louas» La nauf vuidee du marchant 8c des moutôs. laquelle au tiers iour fubfequét les rendift fains 8c fauucs en quelque pais de tarin. viure encores eo^ tre les humains le leur fafchaft . 3IÇ rïiertt. ks prefchoiteloquentemët.commefi fuft vn petit frère Oliuier Maillard..8c fepulchre honnoraire au plus haut du mont Çenis.Refte il icy(dift Panurge) vlleame | mour5niare.' RABELAIS. femble qu'ainfi comme iadis .DÉ M. Se noyer «tinfi ne leur vint à propos^ bonne auëture.à fbn retpur d e Lâternois: leur optât (xeneâtmoins^ en cas que. ou vn fécond frerc Iean Bourgeois.

ou affauk promettre aux foudars double paye pour celuy iour:s'ilsgaingnoyët la bataille Ion auoit prou de quoy payer : s'ils la perdoyent.s'euft efté honte la deraander. mais homme ne me feit plaifir fans recom-i pêfc ou recôgnoiffance pour le moins. Matière debreuiaire. Il eft efcrit. On la nommoit . Se auiôs vn iout paf fé fans terre decouurir. A u tiers iour à l'au¬ be des moufehes nous apparut vne ifle triagulaircbien fort refcmblantc .Ic ne fuis pointingrat.cômc feirentlesfuyars Gruyers après la bataille de Serizolks: aufsi qu'en fin vous deuiez le paycmëtreferuer. Ic ne fuis point fat iufques la. Tu (diftfrerelean) te damne. Se ne le fuz . CH^fP.ou en l'autre. Ia¬ mais home ne me feit deplaifir fans repcn« tëcc. IX. ne feray.comme vn vieil diable. ZEphyre ncus côtinuoiten participation d'vn peu du Garbin. & des eîtranges alliances dupait. quant à la forme Se afsicte à Sicile.$16 . Mihi vindictam. C'eft(diftPâurge)biëchiépoat l'argët.ou en ce môde.> <XÉS OEWRES ©n fouloit en «ucrre au iour de batailk.L'argent vous demeurait entîourfe.Ia-.Frere Iean efeoute icy.8tx. Retirons nous le vêt eft propkc. Commenf Pantagruel arriua en l'ifte Enna-i fin.Vertu dieu i'ay eu du pafTetêps pour plus de cinquatc mille fracs.

R A S E L A I S.quifort du lac de Baccane.coufin nencpueu.depuis furnômee SceIçrate)contrc ceri tains ennemis des Romains (c' eftoyent les 1 1 1 1 1 1 » ii l i i i i \ . Leurs parerez Se alliacés eftoyêt de façon bien eftrangcrcar eftans ainfi tous parens & alliez l'vn de l'autre. auecques cinq j . Vous autres . nous trouuafmes que çfonne d'eux n'eftoit père ne mere. entre le roc Tarpei3n 8c le Ty» brc.ftoit Ennafin. De cefte terre pour vn befoing forcirôt plus de trois cent mille tous parens Se d'vne famille.parrin ne marrinc de l'autrcSinon: I . excepté que tous hommes.gens de l'autre monde tenez pour chofeadmirable. Les hommes Se femme* refcmblétaux Poictcuins rouges . iadis fituee au pied .oncknetâte.Et eftbyët tous pares & alliez' enfembkxôme ils Ce vantoyent Se nous dit librement le Poteftat du lieu. ce fut près le fkuUe Cremere.du moi* de Feburier) par vne porte(ce î fut la porte Carmétak.frerc ne foeur. que d'vne famille Romaine (c'eftoyent ks Fabians ) pour vn iour (ce fut le xiij. du Capitole. F R. Pour cette caufé le nom antique de l'ifle c. femmes 8c petits enfans ont le nez en figure d'vn as de trcufUcs.gëdre ne bruz. 317 l'ifle des alliances. i I .S E M. i/eientcs Hetrufques)fortkëttroisccnt fix homes de guerre tous pares. mille autres fouldars tous leurs vaffaux:qui tous furent occis.

appela vne petite fille aagee de trois ou quatre ans.La parenté Si allian¬ ce entte eux. du Verdcoquin.8c vn veau:N'cft-ce Eftrilk fauueau? Cefauv ueau à la raye noire doit bien fouuent eftre eftrillé. Vn autre fa lua vne fiéne alliée difât: bodi niacoîgnec^ Elle refpôdit:& à vous mon mâche. dift Eufthenes..venèz veoir vne eftri*lk.* t ESPEVVBES ^vrayement vn grand vieillard enaféjcqueî.quâd en¬ femble fe font frottez leur lard.hay. eftoit que l'vn appeloit vne femme.s'efcria Panurge.mô pereda petite tih Jette l'appeloit ma fille. Mais fcroitpointla grade manj^ che que demandent kscourtifanesRomaM tiesîOu vncordelier à la grade mâche. commet cefte coinçneeeftemmâchce. Il y a bië la. » .Bon eftreine mô Fauueau. L'vn appeloit vn autre mon verd. Hay.jlS .r O encoingné.vnefau. Ventre beufs eferia Carpalim. comme ie vey.Bôn iour mon eftrilk:Elk le refalua difant. Vn autre falua vne fienne mignôné difant: Adieu mô bureau Elle luy refpôditif Et vous aufsi mô procès. Pafri. CÔmentce manche eft.hay. L'vn appe^ loit vne gorgiafe bachelette en fouriât. Par faint Treignâ^ (dift Gymnafte) ce procès doit eftre fouuët fus ce bureau.. ma maigre :1a femme l'appeloit mon marfouin. Ceux la ( difoitfrere Iean) deuroyent bien fentir leur maree.Elkl'appelloitfoncoquï.

L'vn vne autre appeloit fapalk . De rnefmes vn'autre appeloit ync d tienne ma trippe .affinité. fi rj non qu'on nous dift.L'vn appeloit vn'autre Biamie^lkl'appeloitmacroutte. L'vn vne autre appeloit ma fauattexllek nommoitpârophk. De fait il auoit quelque traicts 'delodier louidaur. 3!^ faut outre ie v ey v n auerlant q faluat fon al liée.Vn autre de me fines fa lu oit Yne fiénedifant:Bonne viemagouffe.Elkrefpon 1 . l'vn appeloit vne tienne j nionhaurnelaidte. elle le nômok mô gand. G'efkdift Carpalim. l'appela mon matraz. elle l'appeloit fon eftiuallet. L'vn vn'autre nô1 moitfacouane.1 .Etonquesne peu fauoir quelle parenté.C'effdift Gym * naftejVn. j. L'vn vn'autre nommoit fa mitaine. s Et eftoyêt alliez comme vne haumclaicte p d'oeufs.elk l'appeloit monlodier.Vn autre faluât vne tienne difoit: Salutinôefeailk Elkrefpôdir. ' t_ » *i dittongueàvousmôpois. vne huitre en cfcaille. elle l'appeloit fon fagot. / En pareille alliacé.elk l'appeloit fon lard. L'vn vn'autre nomoit ma botine .elkknômoitmon uf. elle l'appeloit fon fourgon. la rapportât à noftre vfage commun. eux.Età vous mon 'huitre. R.poisen^ouffe» Vnautre grâd'Yil-- . ou confanguinit'é fuft entre ' [. Et eftoit entre eux parenté de couanc de lard. alliance. qu'elle eftoit trippe de fîgot.A BEI Al S.DE M. Ftt.

pre* nant d'elle côgé luy dift: Grand mercy bô« k ne mine. Ores eft à fauoir.310 LES OEVVRBS lain claquedcùs monté fus hautes mules de bois.diftPâtagrucl.Cornevolontiers.Vn autre appela vne fienne ma truye.Tât y a que ne vous vey Mufe. le vous voy.Vn autre falua vne i i » fienne I .refpondit elle.ma touppie. Gard pour gard mon fouetuSang faint ÇriSjdift Xenomanes. graffe. fi ce trou par cefte cheuilk peut en tieremët eftre eftouppé. dift elle. Ic vey vn demy gallant boffuquelque peu près de nous faluer vne tien¬ ne alliée difant: Adieu mô trou. Vn bacchelier en bufchc pafîant dift à vne ieune bachekttc:Hay. Mais . Elle luy refpondit fieremët. Frerc Iean dift : Elle cecroy ie eft toute trou. Ce fera vne cornemufe.eft il fouet côpetant. & leur fonfflez au cul. courte garfeluy dift : Dieu gard mon fabbot. La me vint en penfemët. elle l'appela fon foin. trefgrand à vous Mauuais ieu.que cefte truye volôtiers fe tournoit à ce foin.rencontrant vne groffe. Elkdemcf mes le refalua difant.Dieu gard ma cheuille. àMauuais ieu n'eft alliance impertinente. ma trobe.hay.AcpuplczkSjdiftPa nurge .hay. " pour mener cette toupie? Vn docteur regët bien peigné 8e teftonné auoir quelque tëps deuifé auecques vne haute damoifelle. De Bônc mine. Se il de rnefmes^ tout cheuilk.

La on faifoit nopees à la mode du païs.Nous prefens fut fait vn ioycux maria 1 1 l gCjd'vnepouurefémebiengaillardexôme ' xx .mais | à ces propos il cuy da perdre contenance. âgés bottez defoin. F R. A dieu ma mue. En noz païs vous ne pourriez plus outrager Vne femme qu'ainfi rappellant.C'eftà faire i à gens de del i l'eau.non alliez enfembk:car ill'aappelke Veffe.Ie croy.Le vêt de I Gakrne (dift Panurge)auoit donques lanterne leur mère.côme font ce Ped Se ccfte VefTe. rcfpôdit le Poteftat. Ils fortirëtinuifibkmët tous deux i enfemble d'vn trou en vn inftant. Au demourant chère Se de mie.Lc j bô Patagruel tout veyoit. dift le Pote[ ftat. R AB EL Al S. Vo'en fouuiêne vefTe Aulfi fera ped refpodit elle.DEM. I no9 entrafmcs en vn cabaret pour quelque peu nous rcfraifchir. Quelle mer e.Vn auer lâtcaufant auecques vne ieune galoyfc luy difoit.entendez vous? C'eft parenté de voftre j monde. Auoir bien curieufemët confidere l'af\ fierté de l'ifle Se meurs du peuple Ennafé. $11 fienne difant. Bonnes gens de l'autre monde.Sc efcoutoir. vous auez peu de parés i tels Se tant proches. Elle rcfpôdit. Appeliez vous(dift Patagruel au Poteftat)ces deux laparçns?Ie pcnlë que ils foyent cnnemis. Bon iôur mô oyfon.ils n'ontperene merc.dit PonocratcS que ceftuy oyfô eft fouuec en mue.

LES.3tî. 0E V VUES no9 fembloit. CH^fP.Et fut dit à Pâtagruel.toutefois ceux qui en auoyêt tafté. que eft de la poire 8c dufromaige. en laquelle re- LE . mais par aua rice Se conuoitife d'auoirles efcus dôt elle eftoit toute contrepoinctee.qu'il ne fut onques tel mariage .En vne autre falkieyey qu'on marioit vne vieille botte auecques vn ieune Scfoupplebrodcquin. fertile . auec leurs nez d'as de treuffie montafnies enhaute mer. voyre fuit ce pour vn pelcheur.en bon poinct Se grafle à proufit de mefnaige.auecques vn ieune fromage à poil follet vnpeurougea lire l'en auois autrcsfois ouy larenomee. X.quek ieune brodequin prenoit la vieille botte à femme . riche Se popuieufe . Encores dit on en noftre païs de vache.i pouppe.quâd laitfans ces mal plaifans Allianciers.la difoyét eftre mollaffe. Se ailleurs auoyent efté faits plufieurs tels mariages. Comment Pantagruel défendit en Vifte de C'heli en laquelle régnait le Roy faint Panigon. Garbin no' fouffloit e. Sus la declination du Soleil fcifmcs fcalle en l'ifle de Cheli. En vn autre falle baffe ie vey vn ieune efeafignon efpouter vne ieune pâtou phlc:Et nous fut dit que ce n'eftoit pour la beauté ou bonne grâce d'elle.ifle grande. pource q elle bonne robbe.

fus l'entrée du dongeon s'of¬ frit la roy ne accépaignee de fes filles Se da¬ mes de cour. F R.SE M.8e vouloit retour ner au chafteàu pour l'appeller . Pantagruel fonda fon exeufe fus la fe renité du temps. A cefte remôftrâce après boyre vingt Se cinq ou trëte fois par home Panigon nous donna côgé.Scs'efcria en gr^ de gayeté de coeur difantiViuc le noble Pa nigon . 8c princes de fa cour fe eftoit tranfporté iufques près le haure pour receuoir Pantagruel.Sc le faut emploiter quand il auient. demandoit qu'elfe part il eftoit.Panigon vouloit en toute inflâce pour ceftuy iour Se au lendemain retenir Panta¬ gruel.Panigon voulut qu'elle 8c toa te fa fuite baifaflenc Pantagruel* Se Ces gens. RABELAIS 3x3 gnoit le roy faint Panigon. Et k mena iufques en fon chafteau. car il n'auient toutes Se quantes fois qu'on le fouhaite. Se s'efearta parmy les officiers du roy.Ce que fut fait.8e opportunité du vent. quâd frère Iean accourut tout ioyeux.kquel plus fouuët eft defiré des voyagiers q rencontré. Telle eftoit la courtoifie Se çpuftume du païs. Pantagruel re tournant au port.cxcepté frerc lean. & ne voyât frère Iean.qui s'abfenta. Panurge ne fauoit comment l'efcufër. Lequel accôpai gné de fes enfans . Se pourquoy n'eftoit enfemble la côpaignic. Par la mort b de bois il rue cs^ xx i) .

ditfrè-n .tarabas. tout y vaparefcuclks. qu'auint au feigneur de Guyercharois. Vous parlez de baifer damoifelks. la freffurade.il eftoit .par k di gne Se facre froc queie porte.relean. reprinfe.vousfoyez. | ( .Tarabin. reuerenec. Icdks attendantes fa venue.à mon lourdois : qui me j laiffattinfinuer ma nomination.magna. volontiers ie m'en déporte .dames. double.ie ne dy pas que ie n'en tiraffe quelque traict deffus la lie.c'eft merdeà Rouan. ie le cognois : II' eft de mes meilleursamis.014 1*S OEV TRES Cuifinc. Quoy. | .l'en viens. baife la main de voftre mercy.ces cuifines. Bré. ' - i . Dea.que faifoit vn fien parent &voi(ïn'' auquel eftoyent pareillement inuicez tousll les gentils hommes.de voftre ma iefta.l'accoIade. craingnât que m'auknnece.Tantchiatfer Se vrcniikr.1 . Ainfi mon amy (dift Patagruel) toufiours à.chiabrena .Corpcdcgalline(refpondit frerc Ican)i'enfay mieux l'vfaige Se cerimonies que de tantxhiabrener auecques ces femmes.Ie cfperois bien y cotonner à proufit Se vfaige monachallcmoulle de mon gippon. brenafferie dereuerëcesme fâche plus que vn ieune diable : le voulois dire vn ieufne i double.'demada Patagruel.& damoyfclks^ du voyîînage. Saint Benoift n'en mentit Jamais. Mais cefte .inuité à vn foptueux 8c magnifique banquec.magny.

da iuiâdi. Sus la fin. C H ks£P.naïfuemët parlé ca pas moyne.ce q ie vey Se ouy en ïloréc. en cuifine.pourquoy pluftoft ne trâfportÔs nous noz huma nitez en belle cuifine de Dieu?Et la ne cotifuicrons kbraiikmét des brocheSjl'harmo nie des côtrehaftiers. AI Iegant veu qu'ô luy auoit ainfi defguifé ks paigcs. Les pages en damoyiëlksà luy entrant près le pont leuiz fe prêt enterent.il les bayfa tous en grande courtoifie.ks dames qui l'attendoyët eri la galkrie. Ce que voyant Içbô feigneur.par honte Se defpic ne daignabaifericclles dames & damoyfelks naifucs. latéperature des potages. C'Eft dift EpiftemÔ.CE M.s'efclaterent de rire. R ABE LAIS.ks préparatifs du defTcrt.Iedy moyne moynâc.e. Pourquoy les moynesfont yalontiirs .il y a enuirô vingt ans. Vrayemét vous nie reduyfcz en mcmoyre.Vertu Dieu.Nous eftip» xx iij .qup par la mort beuf de bois ce de uoyent la eftre ks variées encores plus fine met deguyfez.8c les habillèrent en damoyfelks bien pimpantes&atourees. X I. à ce qu'ils oftâfTcnt leurs atours.C'eft matière de breuiaire. 3lf deguyferent lestages de raffembke.8c reuereces magnifiques. F R.ic nedy moyne moy né.3cfeirent lignes aux pages.l'ordre du feruice dU vin? Beatiimmaculati in via.la pofitip des lardons.

8c palais magnifiques.& Afriquanes(ainfi nômiez vouSjCemefêbk. côme tout fafché Se mono polé nous dift. Et entrions en contentiô.' C'eft tout Mais Dieu Se môfieur S. Dedâs Amies en moins de chemï quatre fois voy te trois qu'auôs fait en noz cont.amatcurs de peregnnité. ! i ! .nômé Bernard lardon.qui plus aptementks cxtolkroitpar louanges condignestquâd vnmoyned'Amiés. ce qu'ils appellât Tygres)pre* le beffroy. io vous pourrois môtrer plus de quatorze rou tifferies antiques Se aromatifâtes. le ne fay quel plaifir auez prins voyans ks Lyons.8e cÔuoiteux de vifîter les gës doctesiantiqtez.la fomptuofîté des tempks.8cfînguIaritez d'Ita lie.Etlorscurieufement contempliôs l'af» fiete 8c beauté de Florence .3l5 LESOEWRES biëbônecôpaigniedc gens ftudieux.ëplatios. la ftrucfure du dome.8epreftà conter Se nombrer tât à dextre cônie à fene itrecpbië Se de quel cofté plus nous recen¬ trerions de routifîeries routi fiantes.Bernard -Boflrc bon patron foit auec nous en toute1 cette ville encores n'ay ic veu vne feule rou' tiflerie.8ene fuis aueugle pi9 que vous.Voyreic vô'dy cômeefpiât. le ne fay q diâtre vous trou¬ uez icy tant à louer. l'ay auilï bië contëplé côme vous. Etpuis?Qirjeftce?Ce font belles maifons. Se y ay curieufemët regardé Scconfî \ deré.

neRoys?Ou c'eft vneindur étion Se inclination naturelle aux frocs Se cagoulks adhérente x laquelle de foy mené Se poulfe les bôs religieux en cuifine enco¬ res qu'ils n'euffent élection ne. Que fignifieftki-nanda frère ïeâ) Scque veut dire. dift frère Iean.8e propriété .ae empereurs?Eft>çe. formes fuyuâtés la matkre. Car il eft yn peu chatouilleux 8cà peine y toucheriez xx iiij . FR.Papes.ditEpifternbh. Mais les Darioks d'Amie? font meilleures à mô gouft. Ces PorchyreSjCes marbres font beaux.Ainfi les nom¬ me A uerrois.Mais par faint Ferrcol d'Abbcuilk. papcs.iefpor.voyre .quclque vertu latente.qui les moynes y attire. RABELAIS 317 pareillement voyâsks Porczefpicz Se Auftruchei au palais du feigneur Philippes Stroffy.Ces ftatU. Voy re.refpondit Patagruel fans auprobkmepropoférefpondrc.ks ieunes ba cfielettes de noz païs font mille fois plus auenéres.DÉ M.que toufiours voustrouuez moynes cncuifineSjiamais n'y trouuezrois. le n'en dy point de mal.es an¬ tiques fôt biëfaites:tek veux croke.Parfoy noz ficuli'aimerois mieux veoir vn bon. deliberatiô d'y alkr. fpecifiqueabfconfe dedans les rnarmittesSr cotrehaftiers.'II vçutdire.refpondk Rhk zotome. le vous diray. n'y attire Em> percurs. gras oyton en broche.côme i'Aymant à foy le fer attire .

n'auoit toutefois efté Yeu au combat. fans vous efpiner.q Antigon' roy de Macédoine vn iour entrant en la cuifine de fes tentes. Leur propos eftoit de quelq bataille du Roy Frâ çois contre l'Empereur Charles cinquième en laquelle Breton eftoit gorgiafementar-. facile me fera la prouuer. lequel fricaiToit Yn Congre. côme trop brauç Se ternerairemet proférée .voyrcenlieu auquel vousn'eullies ofe vo* trouuer. ie y ay efté .lors qu'il defcriuoitks prouëffes d'Agamemnon? Mais.Le feigneur duc prenâr en ' mal cefte parole. 8c fe haufAutdeprorioSi _ ' . èV luy rnefmes tenoit la paille. .Par ma foy refpô dit Breton . 8c y récô trantle poète Antagoras . le dameray cefte cy.refpcndit Antagoras.monté aufti àl'auentaige. Le Poète luy refnonftroit.vous racontant ce que Breton Villandry refpondit v n iour au feigneur duc de Guy fe.mcfmement de grefues. mé. luy demanda en toute alaigréffe.dift Panurge. Homère fricafToit il Côgres. .que chofe trop plus abhorrëte eftoit rencôtrer le roy en cuifine.5c follerets affe rez.haRoy eftime tu q Agamenon lorsque telles prouëffes faifoir.3i8 LBSOEVTRES vous. Me fouuient auoir leu.fut curieux de fauoir fi perfonne en fon camp fricafToit Congres? Au Roy fembloit indecët qu'en fa cuifine le poète faifoit telle fricaffec.

EtpluslougfeioUr nefeirent en icelle ifle de Cheli. ils mourroyët de maie fjim. Continuât noftre routte au iourfubfe païs quët pafTafmes Procuratiô.comeceux qui parle rapport de Cl. Se à tuer. Auquel lieu voftre honneur n euft peu foy cacher.La veifmcsdes Procultous ScChi quanous ses à tout k poil Ils ne nous inui tercta boirene a mage.ne pcu.Seulemet en logue multiplication de doctes rcuerencesnous dirent.qu'ils eftoyêt tous à noftre cômende ment en payant. cur. quanous la gaingnét à çftre battus.Lcs Chi.qui eft vn tout chaffouvé &barbouillé. difoitPà nurgs. e> de l>e frange manière de yiure entre'les Cbiquaiious. XI I. 319 Breton fàcikmët en grande ri (ëc l'appaifa.DE' M. Gai:n. A Rome gens infinis gaingnétleur vie à cmpoifônsnà barre. &en plein DiametrccontiaircauxRomicoles. difant. Vn de noz truchemens racontoit à Pantagruel commentée peuple gaingnoyt leur vie en façon bien eftrâge. comme ie faifois. C'eft. En ces menus d:uiz arriuerent en leurs nauires.r.kurs femmes Se enfans. FR. R ABEL AIS.i'eftois auecques kbagaige. CHAP. Comment Pantagruel pajfa procuration. De mo de que fi par long temps dersiouroyëc fans eftre battus.uent le nerf cauerneux vers le .ie n'y côgneurie.

eft telle Quâd vnmoyne.8c plus ftupide qu'vne Ra ne Gyrine.s'il rieft pa ralytique de fens.oulabel leiarretade. dift le truchement.8c coups d'efpee fus la tette. Quel ?demandaPanta. fuyuant fon recod 8e inftruction:tantque le gentilhomme. Par S. eftoit home couraigeux^ertueux.fera contraint luy donner baftônades. queie gentilhomme y perdra tout fon auoir:auecques dangier de miferablement pourrir en prifon. Cômcfi coups de bafton fuifent fes naïfues moylTôs.330 LES OEVYRES cercle equateur dreffer. Le feigeur de Bafché .Carilaura du moyne. Contre tel inconuenicjîtjdiftPanur-1 ge.de l'vfurier ou auqca't falairé bie bon: & réparation du gétilhomme aucunefois fi gr^de'Sc excefïïuc. l'outragera.il enuoye vers' luy vn defesChiquanous. La manière. duquel vfoitk feigneur de Bafché. ou mieux le keter parle» cré¬ neaux Se feneftres de fô chafteau Cela fait.pftre. magna- . voyla Chiquanous riche pour quatre mois.vfurief. Chiquanousk citera. dift Panurge. gruel.comme s'il euft frappé le Roy.ie fay vn remède trefbon. l'aiournera.s'ils ne font très bié fouettez. l'ïiurkraim pudétement .ouauocat veut mal à quel¬ que gétilhomme de fon païs.Thibaut qui ainfi me foUet teroit me feroit bien au rebours defarfonner de par tous les diables.

Tenez. chiquané.Voyîa étefeuz d'Oîjkfquels ie vous donne.comme lors eftoit là couftu me en Frâce.Vouipaxeilk_ . en laquelle le duc de Fer rare par laide des François vaillamment fe défendit contre les furies du pape Iules fecond.8c leurs dift en prefenec de ces gétilzhômes Se autres domeftiques.qui le feruoit de fommellier.8cprendrekparry du Soudan à tous ks diables.par chacun iour eftoit adiourné.ie delibe reabâdonnerkpaïs. FR.3c fa femme.I'en fuis la refolujque fi ne me y aidcz.pour entretenir vozbeaux acouftremës..cheuakureux.Vo9 mef fîre Oudartnefaiikzy comparoiftreen vo ftrebeaufupellis & eltolk.foyez prefts vous Loire & voftre femme pour vous reprefenter en ma grande falk auec voz belksrobbes nutiaksj comme R Ion vous fiâfoit. Déformais quâd céans ils viëdront.enfembk le curé de faparroyffe nômé Oudart. Il retournât de certai¬ ne longue guerre.DE M. Enfans vous voyez en quelle fafcherie meiectent lournalkmët ces maraux Chiquanous.cité.Vn iour defîeunant auecques fes gëts (comme il eftoit humain Se débonnaire) mâda quérir fon boulâgier nômé Loire.à Pappetit Se paflêtemps du gras prieur de faint Louant.c\'comrnc temierementfuftesfianfez.auec l'eaue beniftexonlme poux les fîanfer. RABELAIS 33I nime.

il fera Chiqua nous.Tenezprefentemât ie vous dône ces ieunes gâtekts de iouxte. Celuy qui mieux le daube¬ ra.Tappez>daubez.ce font péris coups depoing. Le portier Payât introduit courtoife» mentfonnerala campanelle.» LES OSVVRES mentTrudô(ainfi eftoit nommé Ton tabou rineur) foyez y auec voftre flutte Se tabour. Mais quand ce viendra au Chiqua-* nous.felon la couftume obferuee eh toutes fianfailles. ie vous enpne.pour tous .quc vous ay espofé.$1.àquoycongnoiftronsnousleChiquano9? Car en cette voftre maifon iournel letnentabordétgens de toutes pars . N'ayez peur d'en eftre reprins en iuftice. couuers de chcurotin.refpondit Bafché. Cepropreioai . Voire mais. l'y ay donné ordre. du fouuënir des nopçes. Alors foycî preftzSe venez en falk iouer laTragique ce medk.Ce faifant vous n'ë foupperezque. frappez deffus comme fus feigk ver^ de ne l'cfpargnez.frappez. Quanta la porte de céans viendra quelqu'hômme ou à pied.â Les paroles diteSjSc la mariée baifee.ayât vn anneau d'aï gentgros Se large au poulce. Oudart. le feray garant. Tels coups feront ' dônez en riaut. mieux. ie recognoiftré pour mieux affectionné.Dônez luy coups fans coter à tors & à trauers. demanda .au fon du tabour vous tous baillerez l' vn'à l'autre.1.ou affez mal mQté.

beuuez.àfa mefchanteiument.Cc que fut fait.gro$ rouge Chiquanous. Suslafin . R ABE L AI S. FR.foyez ioyeux.ce pédant qu'on chautfoit gâtelets de tous coftez-Se luy dift: Vous ne pouyezàhcure venir plus oportune.mande quérir OudarvOudart vient portant Peaue benifte:C.Aufon d'iccl le Loire Se fa femme fe vcftirent de leurs beauxhabilkmës.côparurentcnla fallefai fans bone morgue.nous fom mes ccâs de nopces:tenez. Il entrât en la faîk n'oublia faire nom¬ bre de hubles reueréces cita Bafché.attaché à fa ceia fture:l7gnamment au gros anneau d'argent qu'il auoit au poulce gaufche .D K M.Le mainc boire en fon office longuemët.Noftre maiftre eft en fes bonnesmous ferôs tantoll bône chere:tout ira par efcuelks.k priant aftïfterau con» tract Se fianfailks.Sonnât àla porte. l'introduit honneftement ioyeufemët:fônelacâpanelk.arriuavn vkit.eChiquanousbeuuoit. Le portier luy futcourtois.hiauanovw le fuit. ' 333 comme Dieu le Se voulut.Ba fché'voyât en la fa 'le tous Ces gens en équi¬ page rec]uis. à vn fac de toile plein d'informations.fut parle p©rtkr recongneuà fes gtos Se gras oufeaux. Ôudartfereueftit dcfu pellis Se d'eft'olk:fortant de fpn office ren¬ contre Chiquanous.Pendantc|o. Bafché |uy feift la plus grade chareffe du mode luy donna vn Angelot.

mémoire en expira auec le fon des cloches. bien toutcsfois fatisfait Se content du feigneur de Bafché .couurat de la mâche de fon fuppelisle gros gantelet afferè. Se moyennant le fecours. huict couftes freuffees .fes damoifelles. car il eftoit puiffant ribauk. Ainfi retourne à l'ifle Bou chard Chiquanous acouftréà la Tigrefque. Se remôté fusfonetgue orbe(ainfinômok ilfaiumët borgne) Bafché fous la treille de fon iardin fècret5mâda quérir fa fernme. XIII. ^ coups de poing cômeneerët fortir en place J Mais quant ce vint au tour de Chiquanous. lefquelks quarrilonnercnt à fon enterre^ ment. de iabôs. ' ' ' 1 J Dieu fçait cômétOudartyoperoit.tous Ces gens: feift apporter vin de colla tion affocié^d'vn nôbre de paftez . ' . La. Depuis n'en fut parlé. des boiîs Chirurgiens du pays Yefquittant. ilslefeftoyerxtà grads coups de gantektz1 fi bien3qu'ilreftatouteflourdy Se meurtry: vn il poché au beurre noir .ks omoplates en quatre quarticrs..la mafchouere inferieureen trois loppins: Se le tout en riant. Comment a l'exemple de maiftre FrancoU VilU* : 1 i I i 1 : » . Hiquanous iffu du cbaeftau. .3Î4 LESOEVVRES . que voudrez . le bréchet enfondré. fourré d'hermines . lefeigneur de Bafché louefes gens. CCHAP.

dift au Maire . Car tien n'en auroit fans faute. Les rolks diftribuez.mômeries.fous la faueur d'vn ho¬ me de bien.le théâtre préparé.beuc auec eux en grl dealaigrcfle:puis leur dift . 335. Villon feift aux ioueurs le raporc en grand abhomination. Tappecoue ce nonobstant luy dift percmptoiiemât. ^ defrukjSe fromaiges.ks ioueurs recolkz.fi bô luy . Abbé dudit lieu.qu'ail!eurs fe pourueur. 8c efcheuins quelemyftere pourroit eftre preft àriffue des foires deNiort:reftoitfcukment trouuetlubïlkmens aptes aux perfonnaiges.requift frère Eltienne Tappe¬ coue fecretain des Cordeliers du lieu. aioutât q de Tappecoue Dieu feroit vëgëcé .& ieuz diffolus:8cqu'ainfi l'auoit veu praétiquerâBruxelksSc ailleurs. RABELAIS. FR. Maixent en poictou. Les Maire Se efcheuins y donnèrent ordre.alkgantque par leurs ttatuts prouin xiaux eftoit rigoureufement défendu rien bailler ou prefter pour les iouans. La pour dôner paffeteps au peuple entreprint faire iouer la paffion en geftes Se langaige Poicteuin.DE M.fcmbloit.Villon re pliquoit que le ftatut feulement concernoit farces.rieiin'efperatt de fa facrittie. luy prefter vne chappe Se eftolk . Tappecoue le refufa. Il pour vn vieil païfànt habiller qui iouoit Dieu k pere. Maiftre Fran¬ çois Villon fus Ces vieux iours fe retira à S.

Pari ' . 8e punitionxxempfaïre bien toff. A donques feift la monftre de la diablerie parmy la ville Scie marché. 8c qu'il feroit de retour fus ks deux heures apres midy.dc cornes de beuf. Tappecoue . finalement les me¬ na banqueter en vne caifine hors la porte en laquelle fft le chemin de faint Ligaire. Ses dia bks eftoyent tous caparaffonnez de peaux de loups. i | Arriuansàlacafîineds loingil apperceut. qui retournoit de quelle . de vcaux. dont fortoit feu Se fumée terrible.8cdebeliers. Les auoir ainfi conduicts auec contentement du peuple 8c grande frayeur des petis enfans. Se de grands hauez de cuifine : ceincts de groffes courray es efquelks pëdoycnt groffes cym¬ bales de vaches.paiTemétees de tefte de monton.natus de gente beliftra.Tenoyent en main aucuns battons noirs pleins de fuzees . Au famcdy fubfcquent Villon eut auerciffemët que Tappecoue fus la poultre du conuent (ainfi nommentils vneiumentnon encores fail¬ lie) eftoit allé en quefteà faint Ligaife. Se fonnettes de muktzà bruit horrifique.y. autres portoyent longs tizons allumez. fus lefquels à chacû carrefour iectoyët pleines poingnees de poirafine en pouldre.Ç LES OE VV RE S. Se leur dift en versMacaroniques: Hic efl dt patria. Quifolet anttquo bnbas portare lifacco.

8ch.hho. Se foruoyâte de peur j par ks hay es.. freflurades .-bet de mefmes puis des b<?vaux fciif vn lôsr" 1 r " " O * carrai ae . rrrourrrs. De mode qu'elle luy cobbittoutelatefte. qu'il ne le peut onques tirer.hho. rrrourrrs. brrrourrrourrrs.tiqtiela cer ' | Uelle en tcba près la croix Ofanniere .C'eft bië dit (refpondit Villon) Mais cachons nousiUfques à ce qu'il paffe .DE M. hou : Hho.quoy qu'il Ce tint à l'aube dubaftdc toutes fes forces.hho. Hou. en lorte nus lavouhreau con1 1 dales.ur. tous for tirent au chemin au deuant de luy en grand effroy. iectans feu de tous coftez fus luy Se fapoultre:fonnâs de leurs cimbaks. puk ks bras en pkcesj'vn çat'autre la. 8c chargez voz fuzees Se tizons. doubles pepetarra^e : tât qu'elle rua bas Tap pecoue. 337 " Parla mort diene (dirct adonqucs ks dia bks) il n'a voulu prefter à Dieu le père vne poure chappcifaifons luy peur. ks iam. . buyfioni Se fofiez. hho: frerc Eftienne faifons nous pas bien ks diabks ? La poultre rou¬ te effrayée Ce rniftau trot.à petz.à bonds.hho. RABELAIS.Sc lans en au galoc:à ruades.Ses cftriuieres efiçyent de \ chordes:du cofté hors le môtoir fon foulier feneftré eftoit fi fort entortillé.8e ] 1 ji I ' 1 * yy . ' P R. Tappecoue arriué au lieu. Ainfi eftok traîné à efeer j checul par la poultre toufiours multipliâte j *n ruadts contre luy . hou. Diabk:Hho.

de Poictiers auec leur parloire.difl à Ces diables Vous iourez bien . da faint Efpain.Vous efcuyers prenez ces deux couppes d'argent doré.par Dieu.de luy ne portait queie pied droit.d'Angiers: voire. par vous a efie Chiquanous tant difertemcnt daubbé.Secondement vous maiftre d'hoftel. comme voudrez.Vous auez en voz mains 8c côfcruc tous mes threfors.en cas qu'ils puifTent eftre à vous parragonnez . tappé. Ic le vous dône.ileftbon Se frais.8c chatouillé. le defpitela diablerie de Saul mur. .Sc foulier entortillé. Meffire Oudart iexvous donne ce flacon d'argcnt. Ainfi dift Bafché.Vo'mamic (difoit il à fa femme) faites voz honneurs. que vous dorenauac ioucrez bien cette tragique farce : veuqu'à la première monftrc 8e eifay .Voz pages de trois mois ne foyent fouettez. Mande donnez leurs mes beaux plumails blancs auec les pampilkttes d'or. O que vous iourrez bien. prcuoy-ie mes bons amis. O que vous iourez bien. Quant eft de moy.Orça. meilleurs les Diables.ceftuy au-.Prcfcntcmët ie double à vous tous vos'gaigcs.pre mierementieboyà vous tous mes bons a-" mi$. vous iourez bien ic vous affie.de MommorilIon.de Doué. Villon voyâtaue nu ce qu'il auoit pourpëfé.dc Lâgés.prenéz ce baffin d'argët.33* IKS OEVVRBS ucnt arriuante.

XII II. Vous laquais prenez celte grande falliere. qu eftre vne fois cité par ces maftins Chiquanous.Serucz moy bien amis. &Ia jeâpanelkfonnee. CH. par la vertu Dieu .DE M.ces*dix happefouppes. Trudon prenez ces cuillères d'argent. toire [poitrifFoitfapafte. pour1 iepàffetcmps d'vn tel gras Prieur.maifon de Bafeh é. endurer en guerre cent ceups de mafië fus le heaulme au feruice de noftre tant bon Roy . Continuation des Chiquanous daubbez. les genrilstiÔroesiouyët àla paulme.Au fon d'icelle toutle peu | pie du chafteau entendit le myftere . 33^ treic donne aux cuifiniers : aux varlets de chambre ie donne cefte corbeille d'argent: auxpalfrenkrsie donne cefte naiTelle d'ar¬ gent doré:aux portiers ic dône ces deux afliettes:aux muletiers. QVatre iours après vn autre ieunc. RABELAIS.haut Se maiftre Chiquanous alla citer Ba fcbéàlarcqueftedu gras prieur: A fonarriucefutfoudainj? le potrierrecôgneu..Oudarttenoit fon bureau.Lc feigneur Baf|Ché. Se ce drageoir.iouoit aux trois cens trois auec fà femrnèj. les paigesiouoyentàla rapurreà belles chique» y-HF .ic recôgnoiltray: croyâs fermement que i'àimeroismi eux .fa femme belutoit la fa. en la .es damoifèlles iouoyent aux pingres. FR. 1 |Jescfhciers iouoyent à l'impériale . rine.

340 LES OE VVRE S naudes .Vous foyez le bien venu. Chiquonous lïoit par côpar fnic. voire pour le moindre de fa maifon . .quand par Oudart furet fus ks fianfez1 its mots myftericux.8c gantelets en auant.tous afperfez d'eau benifte.k pria ne prendre en mal.!*1 mariée baifee. Lors Oudart fe reueftir. fcruiteur de Moinerie. A fon entrée chacun conV mença fourire.dift le feigrïeur. Soudain fut de tous entendïïTque Chiquanous eftoyêt en pays . tous fe pre parer.La Chiquanous krencontrant.touchees les mains.Trudô fonner de fa flut te. Loire Se fa femme prendre leurs beaux acouftremës.chacû rire.preft à en faire autant pout luy . Chiquanous bien repeu 8c abbreué entre auec Oudart en falle .appariteurdelamitre Abbaiiak. Se refraifchîr: puis l'amenez.batre fon tabonrin.Vrayement.ia ne me citerez . que premier n'ayez beu de mô bô vin de Quinquenays.' Se bien délibérez.Sc n'ayez atfifté aux nopees que ie fais prefentement. la part qu'il luy plairoit l'ëploicterSc cômender. en ma falk. Metïïre Oudart faites le boire trefbien. ! .fe meitt à genoux deuât luy.Bafché defeend en la baffe court. en laquelle eftoyent tous les perfonnaiges de la farce en ordre.ti de la part dugrasPricuril le citoit:remonftra par harangue diferte co¬ rnent il eftoit perfonne publique .

34I Pendat qu'on apportoit vin Se efpkes.Depuis n'en fut parlé. RABELAIS.difoyétils. A u lendemain cas pareil auint.pour> ce qu'au fac Se gibbeffiere du maigre Chi¬ quanous n'auoit efté trouue fon explok.par le ncz. Au demourant courbatu.8e par les aureilks.coups poing cômencerent trotter. bras. En fin il tombe par terre.8e froifrétcftejnucquCidoZjpoictrine. & tout. auec deux Records pour fa feureté .Chiquanous nombre àO udart. Le portier de en dôna i . Entrant en l'ifleBouchard.nefçay s'il fut bien pëfé Se traité tant de fa femme.O udart fous fou fupellis auoit fon gatelet caché:il s'ë chauf fe CÔmc d'vne mitame. .Desnopces.De par le gras Prieur fut nouueau Chiquano* enuoye citer le Seigneur de Bafché .des liopceSjdes nopces : vous en fouuiëne.pai les yeux. FR.Croyez qu'en Auignô au tëps de Carneual les bacheliers onques ne iouerent à la Raphe pi9 melodieufemet. comme des Myres du pays.Et de daubber Chi¬ quanous 8c de drapper Chiquano':8e coups des ieunes garekts de tous collez pkuuoit fusChiquanous. Il fut fibien acoutré que le fang luy forroit par la bouche. ' 1 yy iij . efpautré.On luy iecta force vin fus la face:on luy atacha àla mâche de fon pourpoint belle liuree de iaulne 8e verd: 8c le meift on fus fon cheual morueux.DE M. que fut ioué fus Chiquanous.

Se difnerêttrefbicn 8c ioyeufèmët.Il prend acte. Comment par Chiquanous font renouudees ! ' .342.D' vn cofté font apportez vin 8cef pices:del'autre.préfens8coyasles Records cite Bafché : Bafché^gratieufement luy demade copie de fa cômiifîon.Elle eftoit ia prefte. Bafché prie Chiquanous aflïfter aux fiâfailles d'vn Jîcn officier.difnantaucc fa femme Se gentils-hommes. LESOEVVRBl fonnant la câpanelle.chacun s'eftoit retiré pour la forcc.fes Records près de luy. Il mande quérir Chiquanousde feiftaffeoir près de foy :les Records près les damoifèlles. Chiquanous fut'courtois. Susdeffert Chiquanous fe leuedetable.liureeà tas biâc 8c-tanné. Baf¬ ché eftoit à table.en acouftremens nu- | ptiaux.Oudartreueftufaccrdotakment les prend parles mainslcs interrogue de leurs vouloirs : leurs donne fa bénédiction fans efpargned'eaucbenifte.8c en receuoirkcontract.bien le payât Sexontentât.entendëtque Chiquanous eftoit la. Loire en¬ tre en faite par vne portera femme auec ks damoifèlles par autte.de fon exploitrà Chiquanous Se Ces -Records furet quatre efcus au Soleil dô nez-.Dcfgaïnafon efcritoireyeut papier prô ptement.Tru don commence fonncr du tabourin.de l'autre font produits gatekts fecrettemenf. refiouit toute lafamile.Lecôtract eft paffé &minuté.

fiqu'à Chiquanousfut rôpuc la tefte en neuf endroits: à vn des Records fut k bras droict defaucil lé. apnjs fus ks damoifelks.ma fticatdires Se canines.de Noël. R AB EL AlS. Adonqs feirent gantelets leurexploit. 343 les antiques couslumes desfianfadlés. F R. .à l'autre fut démanchée la mandibule fuperieurc . Hiquanous auoir degouzillé vne grade V-'taflë de vin Bretô.auecques denudation de la luette.Oudart reniait Se defpi» yy "'i .fans eftre aucuneraët apperceus Se confitures multipliées de nouueau. Voyez cômët en plufieurs eglifeslon à defamparé les antiqs beuuetes des benoifts faints O 0. XV.auecques lieffe nouuelk. Or tenez.©I M. Le monde ne fait plus que refuer. Aufli ne trouue on plus de lieures au gifte. Au fondutabourin changeant fon intonnation furent les gatekts muffez.Beuuans les bons corn pagnons vns aux autres. Ce difantfrappoit fus Bafché Se fa femme .des nopees.dcs nopces.ll n'eft plus d'a¬ mis. de mode qu'elle luy couurok le menton à dcmy. Il approche de fa fin. Se tous à Chiqua¬ nous 8e Ces records.8c fus Oudart. CHAP.dift au feigncur:Môfieur cornent l'entedez vous? Lon ne baille )oït icy des nopcës?Sainfambregoy toutes >ônescoufturaesfeperdët. Des nopces. 8e perte infîgne des dëts molares.

a fuffî m'auoir ainfi lourdement morrâbouzeuezengouzequoquemorgatafacbacgueuezinemaffreffé mon poure oeil: d'abondatils m'ont défoncé mô tabôurin.ic ne y penfois en mal. tu oïy'ymi toit les nopces . Tabourins à nopces fontordinairëmët bat tus:tabourincurs bié feftoyez. qu'il en eftoit deuenu tout efperruquânr cluzelubeloUzerirelu du talon.la belle damc.Le Récordsdemantibulé ioingaoit les mains.quc i'ay icy qn mô baudricr.344 . vieilles letres K oyaux. Le diable s'en puifië coiffer. alkgant qu'vn des Records luy auoit defincornifîftibulé toute l'autre cfpaule.Ce nonobftât beuuoi.11 s'adreffa au Re¬ cords cmbaukrédemachouaes. Frère luy dift 'Chiquanous manchot) ie te donneray vnes bellcSjgrandes. 8c monttrâtfon tabôurin defôcé d'vn cofté) quel mal leur auoisie fait? ne leur.batt*iamais.Vn des efeuiers choppant 8c boitant contrefaifoit le bon Se noble fei¬ gneur de la roche Pofay .Loire Ce plai-i gnoit de ce q le Recors debradé luy auoit doné fi grâd coup de poing fusl'autfe couk te. Car parler ne pouuoit il.Scluy dit: Il .t à luy ioycufement. Mais(difoit Trudon cachant l'oeil gaufche auecques fon mouchouoir. Par noftre dame de Riuiere.pour repetaffer ton tabourin:8e pour Dieu pardonne nous. Se tacitemëtluy demandoit par¬ don.

des Frappeurs. . ieu n'eft ce. marmonnant delalâgue.DE M.MaiSjdifoit fa femme.rnon.vrelon. 8c daubbé en diable II tient ic ne Czj i - ! . Le diable (dift Bafché) y ait part. oii des Frappars? Ne vous fuffifoit nous auok aïû morcrocaiTebezaffeuezafiegrigueligo- i fcopapopôdrillé tous ks mcbres fuperieufs à grâds coups det>obelins. de ce q.riantepkuroit. 34f Eftes vous des Frappins.Ieboy àluy de bien bon clur.mon. comme vn Marmot.von.Le Records ioingnât ks mains km bloit lay en requérir pardon.Chiquanous ne s'eftoit contëté la dàubbât fans chois n'eketion des membres-mais l'auoir lourdement decheucke.-Il eftoirbic neccfïaireque monfieùr le Roy ( ainfi fc nomme Chiquanous) me daubbaft ainfi ma bonne hfemme defchine.Mais i'apperçoy clairement qu'il ma cité en Ange.à quel propos. d'abondant luy a* uôit trépigneniâpenillorifrizonoufrefuné les parties honteufes en trahifon.quoy dufrereFrappart.Ie ne luy en veux mal tou tesfois.mon. RABELAIS. .vô.Sc à vousaufsi mefsieurs ks Records. La couuelk mariée pleurante rioit. F R.Ce font petites chareffes nuptiales.fans nous dôner teïsmorderegrippipiotabirofreluchambu-» relurecoquelurintimpanemcns fus les grcues à belles poinctes de houzeaux ? Appe¬ lez vous cela ieu de ieunefie? Par Dieu..

le les appelle fiantailks de merde. Les Records s'excufcrent. l'en ay par la vertu Dieu . difans publiquement. ie ne le veux pas pourtant.mc feit bien afsifter a fes nopces.que iamais n'auoyent veu plus home de bien que le feigneur de Bafché. Chiquanous ne parloit plus. ne mai¬ fon plus honorable quelafienne.cÔmmetout morquaquoquafré:lediable.De la en hors fut tenu comme chofe certaine.par Dicu. Et vefquircnt enco¬ res ne fçay quants ioursapres. tous les bras engouIeuezinemafTez. defcrit par k philo¬ fophe Samofatois. A demie lieue de la Chi quanous fe trouua vn peu mal. C'eft.Enfembk que iamais n'auoyent efté à telles nopces. Le maiftre d'hbftel tcnoit fô bras gauche en efcharpc.dift il.Mais ie diray cela de luy. Mais tonte la faute venoit d'eux.le naif banquet des Lnpithes . que l'argét de Bafché plus eftoit au Chiquanous 5c rc- .LES PE VVR E X fus quelle querelle m'a il tat 8e treftlt fcftoyee à grâds coups de poing?Lc Diatre le emportai ie le veux.qu'il a les plus dures oïccs qu'onqucs ic fenty fus 8c 34^ mcsefpaulks. q auoyent commëcélafrapperie.ma Dia. Les Records arriucnt à l'ifle Bouchard.qu'en daubbantainfin'auoyëteu maligne volonté : 8c que pour l'amour de Dieu on leur pardonnaft:ain(] dcpartét. Appelez vous ceci fianfailks.

part à veoir ces . Il eftoit de noble famille 8c riche en ton tëps. ''. ' ' 347 t 1 I I I 1 cords peftiknt. Nentius.par gayeté de c-ur leur dônoit de grâds C' . ne fut que deuât noz yeux faut la craîte de Dieu côtinuelkmêc auoir j MeiiIeure.fembkroit ioycufe.F DE M. XVI. Mais en luy eftoit cette tyrânique complexiô.difiEpiftemon. FR.Chiquanous daubbez. qu'ilTant de fon palais il faifoit ' phipiir les gibbeffieres de Ces variées d^orSc targëtmonnoyéjSc rencontrât par les rues juelques mignons bragards Se mieux en -loinct/ans diceux eftre aucunemét offen ».8c le cheual Seian. En quoy offen foyentces poures diabks Chiquanous ? Il me fouuiétjdift PâtagrueLà ce propos d'vn antique gentilhôme Romain. à ceux qui le poffedcrët. Coups de poing euf fentaptemët atourné fa tefte rafc: attendue l'énorme côcuffion q voyons huy entre ces iugespedanees fous l'orme. . nomé L. part àfafcher Bafché.dift Pantagruel. Depuis fut ledit feigneur en repos. C H.fiIa pluye de ces ieunçs gâtekts fuft fus le gras Prieur f tombce. RABELAIS. >- l I \ Eftenarration.Il depëdoftpour fonpaffetempsar gent. 8c ks nopces de Bafché en proucrbc commun. Comment parfrère Iean eftfait effay du naturel des Chiquanous .que ne eftoit iadis l'or de Tholofe.mortcl Se pcrnicieux.feroit.

môfkur:cria eft feut. Mais il y a beau gaing. Se maigre Chiquanous habile Se bon clerc.dift frère Iean.Tant qu'il les rendait contens Se fatisfaits.ieune. cour d'egiif e. .Pàr la facree botte de faint Benoift. Puis dift à haute voix en prefence Se audience d'vne grande tourbe du peuple Chiquanourrois. félon l'ordonnâcc d'vneloy des xij.8c entendy vn grand. i . muzcau : lequel au ' poulie de la main dextre portoit vn gros ex large anneau d'argent:en la palle duquel eftoirenchaffee vne bien grade Crapaudine.piefentcment i'ën fauray la verité.io. Se en tiira vingt efeuts au Soleil. L'ayant choifi-ic vey que toutee peuple ir. Et tous accouroyët à la foulk. pour eftre tant precieufement battu.Soudain après pour les appaikr & empefchcr de nô foy côplain dre en iuftke.foy côpiaignât Se mur- .refpondiréttous.pour eftre battu en diable ? Io. Qui " veut gaingner vingt efcvns d'or. . Frère Iean de toute la trouppechoitift vn Chiquanous. tables.io. Vous nous affolerez de coups.$4? LESOEWRES coups de poing en face.urmuroit. à rouge.Adonques defcend en tcrre.lcur departoit de fon argent.mift la main à fon efcarxelle. i Ainfi dependoit fon reuenu battatks gens j au pris de fon argent. Se (côme eftoit la bruit cômun) honnette ho¬ me er.à qui feroit premier en date .

môikur k diable. vous en prie.Et mon vilkiri debout.que ie le cuidois more affommé.u zeau. le fuis tout Se ireftout à vous Monfieùr k diable. papiers. Frète Iean doubba tat Se rreftant rouge m. R A B E J.ieraecôtéteray df 1?.il en embourfoittoufiours vingthuict Se demy.. Puis luy bailla les vingt efcuts.bras Se iâbes.Ie vo9 chiquancray en diable de V*u | uerd.tefte & tout. A I S. plumes 8c | tout. __34»9l. Puis fe tournât vers frère Iean. fi m'auoz trouue bô ne robe. D E M.doz 8cvëcfc.Ne m'efpargnczie. fies. à face' riante Se ioyeufe luy diibReuerend père en diâbkmô (îeur. Se vous plaift encores en nie battat vous efr batre. nous j fomes tous à vous. difât à haute voix:Fetton diens Galkfretiers.Mais tous ces côpîains Se murmures ne procedoyent que d'enuie. moitié de iufte pris. s'il vo9 plaift encores l quelqs vns battre'pour moins d'argéd nous j fouîmes tous à vo'. f R.vcnez vous fus mô marché ? Me voulez vous ofterSe feduire mes chalans ? le vous cite par deuant l'Official à huictaine Mitelaridaine. Les autres difoyëtàFrereleâ:' Meneur frère diable. : .de xe que le rouge muzerj leur oitoit toutes pràctiques:Se q»»ie fi en tout le territoire n'ettoy ent que trente coups de ba ftonà gaingner. aife côme vn roy ou deux. à grands coups de bafton.Rougemuzeau s'efcria côtr'eux. mutant .

Mais nul n'y voulut enten¬ dre. Elles refpon dirent.Gymnafte 8c autres.qui auoit eu baftonnadcs .Mes pages. tout. Depuis cherchans eau fraifche pour la chorme des naufs. que de.dift frercieâ: Vous en parlez comme S. interrogions ks caufes de telle doleance.rcfpondirent qu'ils auoyent derobbéks.voire. veu qu'à îeure prcfente Ion àuoit au gibbet baillé le moine p le col aux deux plus gës de bien qui fafsët en tout Chiquatiourrois. Se ia fai¬ foit fonner la rettaicte. .Les autres chi quanous fe rctiroyent vers Panurge.Epifte« mon. Iean delaPaliffe. ferrcmés de làmeffe:8c les auoyent m uffcz J.Frere Icarr interrôpit fon pro¬ tefte. Pantagruel eftoit refté en fa nauf.| V 3JO LE * OEVVRBS 8e .poulmô. Nous doutas qu'el¬ les fuffent parëtes duchiquanous. Iele vous dy à bône chere. {>kurcr auoyêt caufe^k^l équitable. Interrogées fus les caufes de ceftuy pandage.dift Gymbaftcibàillctlc moine par les" pieds à leurs compagnons dormars.rcncôtrafmes deux vieil¬ les chiquanourres dulieudefquelks enfem bie mit erabkmct pkuroyët Se lamëtoyent.Voire.boyaux fe détourna autre part.ies fuppfiâs dcuotemët eftre par eux à quelque petit pris bat tus: autremët eftoyêt en dâger de bien longucmëtieufner.Bailkr le moine par kcoffcroi't pendre Se eftran- pos^ gkrlaperfonne.

caufee de ce(côme difoyét les Mcdecins)que la vertu concoctrice de fon eftomach apte naturekment à moulins à vent tous brandifs digé¬ rer. en façon tant effrang?. FR. defquels ordinairemét il Ce paiffoit. Voila.q peu deuant le iour fus l'heure de f