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SERIES ENTIERES
PLAN I : Définition, rayon de convergence 1) Définition 2) Rayon de convergence 3) Détermination pratique 4) Convergence normale II : Fonction somme d'une série entière 1) Continuité 2) Dérivée et primitive 3) Somme de séries entières 4) Produit de séries entières III : Développement en séries entières 1) Définition 2) Développements usuels 3) Exponentielle complexe Annexe 1 : Exemple de série de Taylor divergente Annexe 2 : Une formule sur π découverte en 1995 Annexe 3 : Les nombres de Catalan Annexe 4 : Convolution I : Définition, rayon de convergence 1– Définition DEFINITION : On appelle série entière d'une variable complexe une série de la forme : ∑ an zn z est complexe, ainsi que les an. On pose par convention 00 = 1, comme pour les polynômes, de sorte que la valeur de la série pour z = 0 soit a0. La première question que l'on se pose est de savoir pour quelles valeurs de z la série converge. DEFINITION On appelle domaine de convergence D de la série entière l'ensemble des z tels que la série converge. EXEMPLES : u∑ zn n!

Pour z = 0, la série converge et vaut 1. -1-

Pour z ≠ 0, on applique la règle de D'Alembert. zn+1.n! z = tend vers 0 quand n tend vers +∞ donc la série converge pour tout z. (n+1)!.zn n+1

   

D=

.

u ∑ n! zn Pour z = 0, la série converge et vaut 1. Pour z ≠ 0, le terme général tend vers l'infini, donc la série diverge. ⇒ D = {0}. u ∑ zn Pour z <1, il s'agit d'une série géométrique convergente. Pour z ≥ 1, il s'agit d'une série géométrique divergente.

D = { z | z <1}. zn n

u∑

Pour z < 1, la règle de D'Alembert permet de conclure à la convergence. Pour z >1, la même règle permet de conclure à la divergence. En ce qui concerne le cas z = 1, on peut montrer que la série converge sauf pour z = 1, mais cela dépasse le cadre du programme. ⇒ D = { z | z < 1 ou [z ≠ 1 et z =1] }. u∑ z n2 1 . Elle est donc absolument n2

Pour z ≤ 1, le module du terme général de la série est majoré par convergente. Pour z > 1, le terme général tend vers l'infini donc la série diverge.

D = { z | z ≤ 1}.

On remarque que dans tous les cas, le domaine de convergence est un disque centré à l'origine, de rayon éventuellement nul ou infini, et comprenant ou non des éléments du cercle frontière. Nous allons voir que ceci est général. 2– Rayon de convergence PROPOSITION : LEMME D'ABEL -2-

ce qui prouve que : D ⊂ Df(R). et en particulier lorsque la série de terme général anZn converge. Alors il existe R élément de [0. il existe un complexe Z tel que z < Z < R et tel que Z appartienne à D.On appelle disque fermé de rayon R. Démonstration : Soit M un majorant de anZn . On appelle disque ouvert de rayon R. Si z est tel que z > R. -3- . alors elle converge nécessairement pour tout z de module inférieur à Z .+∞] tel que : Do(R) ⊂ D ⊂ Df(R) (Autrement dit. si la série converge pour Z. DEFINITION Soit R un réel positif ou nul. Autrement dit. Soit z tel que z < Z . Do(R) et Df(R) sont égaux à ¡ ¡ . Alors la série ∑ anzn est absolument convergente. et l'on note Do(R) l'ensemble { z / z < R } . PROPOSITION Soit ∑ anzn une série entière de domaine de convergence D. sans qu'on puisse préciser davantage si les points de la frontière du disque appartiennent ou non à D). La série de terme général anzn est donc absolument convergente. alors par définition de R. On a : anzn = anZn × La série de terme général M zn zn n ≤M Z Zn zn est une série géométrique de raison strictement inférieure à 1. n=0 ∞ Si z est tel que z < R. la suite (an Zn) est bornée (et tend même vers 0). Ce qui prouve que : Do(R) ⊂ D. Le lemme d'Abel permet de conclure que z appartient aussi à D. Comme ∑ an Zn converge. R s'appelle le rayon de convergence de la série entière. et l'on note Df(R) l'ensemble { z / z ≤ R }. Démonstration 1 : Soit R = Sup{ z | z ∈ D }. par définition de la borne supérieure.Soit ∑ anzn une série entière et Z un complexe non nul tel que la suite de terme général anZn soit bornée. le domaine de convergence est un disque de rayon R. Démonstration 2 : Soit R = Sup{ Z | la suite (anZn) est bornée }. Pour R = +∞. Elle Zn est donc convergente. L'hypothèse de la proposition est en particulier vérifiée lorsque anZn tend vers 0 lorsque n tend vers l'infini. ∑ an zn diverge. alors.

alors par définition de R. n=0 ∞ La proposition précédente s'applique également sur un compact K inclus dans le disque ouvert de convergence. (i.R).Si z est tel que z > R. 4– Convergence normale PROPOSITION Soit ∑ anzn une série entière de rayon de convergence R. Démonstration : Le terme général de la série en effet majoré en module par anrn qui est le terme général d'une série convergente. Le lemme d'Abel peut également servir . qui à z associe z est continue. donc en particulier ne tend pas vers 0. On notera qu'il peut ne pas y avoir convergence normale sur de disque D(O. équivalent pour montrer qu'une série converge ou diverge. Alors. alors. Si de plus la série de terme général anZn diverge. Donc si Z est tel que la série de terme général anZn est semi–convergente. En effet. par définition de la borne supérieure. K est donc inclus dans Df(O. cette série converge normalement sur le disque fermé de centre O de rayon r. la fonction de K dans . Ce qui prouve que : Do(R) ⊂ D. Il suffit de prendre par exemple la série ∑ zn. 3– Détermination pratique La règle de D'Alembert est d'un usage fréquent pour le calcul du rayon de convergence (cf exemples du I–1). minoration. pour tout r < R. ¢ ¢ II : Fonction somme d'une série entière 1– Continuité PROPOSITION -4- . Le lemme d'Abel permet de conclure que z appartient aussi à D. alors R ≥ Z . Le lemme d'Abel prouve également que la convergence est absolue dans Do(R). n=0 ∞ Si z est tel que z < R. ce qui prouve que : D ⊂ Df(R).e. et il y a bien convergence normale. donc la série ∑ an zn diverge. alors R = Z . On peut aussi utiliser les critères usuels de majoration. il existe un complexe Z tel que z < Z < R et tel que la suite (anZn) soit bornée. donc admet un maximum r strictement inférieur à R. si (anZn) est bornée.r). la suite (anzn) n'est pas bornée. convergente sans être absolument convergente) alors R = Z .

r) et que chaque terme de la série est continu. On remarquera que la continuité sur le domaine de convergence D tout entier n'est pas assurée. Alors f est continue sur Do(R). Démonstration : Soit z tel que z < R. Il ne suffit pas d'avoir un développement limité à tout ordre pour conclure que f est développable en série entière. il en est de même de la somme. même si la série converge en z. à l'ordre n : f(z) = ∑ ap zp + p=0 n n p=n+1 ∑ ap zp ∑ ap zp–n tend vers 0 quand z tend vers 0 ∞ ∞ = ∑ ap zp + zn p=0 p=n+1 = ∑ ap zp +o( zn) p=0 n La réciproque est fausse en général. Il peut en effet se poser des problèmes de continuité aux points z tel que z = R. Alors f admet un ∞ développement limité à tout ordre en 0. PROPOSITION Soit f(z) = n=0 ∑ an zn la somme d'une série entière de rayon de convergence R > 0. C'est ce que nous allons voir dans les paragraphes qui suivent. ∞ de rayon de convergence R. ∑ n +1 a zn+1 ont même rayon de convergence que celle–ci. Soit r tel que z < r < R. Comme il y a convergence normale sur Df(O. dites respectivement séries dérivées et séries primitives de ∑ anzn. somme de la série entière. -5- . 2– Dérivée et primitive PROPOSITION Les séries ∑ nanzn–1 et n . Voici une conséquence immédiate de la proposition précédente.Soit f(z) = n=0 ∑ an zn la fonction définie sur le domaine de convergence D. Démonstration : On a.

La série dérivée est donc absolument convergente sur Do(R).(n–k+1)an xn–k n=k ∞ On en déduit que : f(k)(0) k! Ainsi. La série de terme général nanzn–1 terme général anzn. pour ∑ nan xn–1. n+1 ∑ an xn la somme d'une série entière de rayon de convergence R non nul. R[. Donc Rd ≥ R. on a: f(k)(x) = ∑ n(n–1).Démonstration : u Soit R le rayon de convergence de la série initiale. Prenons r tel que z < r < R. la primitive s'annulant en 0 étant définie par F(x) = ∑ ∞ n=1 n=0 an xn+1 . Montrons que la série initiale converge. les coefficients de la série entière sont définis de manière unique par f. Soit z tel que z < R. On applique le théorème de dérivation des séries normalement convergente. n+1 Démonstration : On se place en x tel que x < R.. Par récurrence. Une série entière de rayon de convergence non nul est nulle si et seulement si ses coefficients sont nuls. anzn ≤ nanzn–1 z étant absolument convergente. on en déduit que Rp = R. R[. Soit maintenant z tel que z < Rd. il en est de même de la série de La conclusion des deux étapes est R = Rd u La série ∑ anzn étant la dérivée de la série ∑ PROPOSITION Soit f(x) = n=0 an zn+1 . f est dérivable et sa derivée est définie par f '(x) = admet une primitive sur D0(R). ak = -6- .. La série de terme général anrn est absolument convergente et l'on a : zn–1 1 nanzn–1 ≤ n n–1 anrn r r zn–1 or lim n n–1 = 0 donc le terme général de la série dérivée est majoré par M anrn . f ∞ ∞ tout x de l'intervalle ouvert ]–R. Il y a convergence normale sur ]–r. et l'on choisit là aussi un r tel que x < r. Par conséquent. Montrons que la série dérivée converge pour ce z. r[ de la série dérivée. On en tire le corollaire suivant : une série entière est indéfiniment dérivable sur ]–R. où M est une r n→+∞ constante. Donc R ≥ Rd. Rd celui de la série dérivée et Rp celui de la série primitive. deux séries entières de rayon de convergence non nul sont égales si et seulement si leurs coefficients sont égaux. Alors.

Alors (f+g)(z) = 0 avec un n=0 ∞ ∞ rayon de convergence infini.R2).R2). Démonstration : Si z est tel que z < Min(R1.R2). les termes des deux séries peuvent se compenser pour faire converger la somme au delà de la valeur commune du rayon. Prendre par exemple : f(z) = n=0 ∑ n! zn de rayon nul et g(z) = ∑ – n! zn de rayon nul. Alors l'une des séries converge et l'autre diverge. Si R1<R2.Réciproquement. ce qui prouve qu'on ne peut avoir R > R1. Alors ∑ (an + bn) zn est une série entière égale à la somme des deux séries initiales. Alors n=0 p=0 ∑ [ ∑ apbn–p] zn est la somme d'une série entière égale au produit des sommes des deux séries ∞ n initiales. et supérieur ou égal au minimum de R1 et R2 si R1=R2. soit z tel que R1 < z < R2. Ce qui prouve que : R ≥ Min(R1.R2).R2). 4– Produit de séries entières PROPOSITION Soient ∑ anzn et ∑ bnzn deux séries entières de rayon de convergence respectivement R1 et R2. alors chaque série converge absolument. les réciproques étant fausses : f développable en série entière ⇒ f indéfiniment dérivable ⇒ f admet un développement limité à tout ordre en 0 3– Somme de séries entières PROPOSITION Soient ∑ anzn et ∑ bnzn deux séries entières de rayon de convergence respectivement R1 et R2. Donc R = R1. par exemple. donc la somme diverge. alors chaque série converge. et de rayon de convergence R égal au minimum de R1 et R2 si R1≠R2. Ce qui prouve que R ≥ Min(R1. de même que leur produit. de même que leur somme. et de rayon de convergence R supérieur ou égal au minimum de R1 et R2. On a seulement les implications. il ne suffit pas qu'une fonction soit indéfiniment dérivable pour être développable en série entière. On peut donc avoir R > Min(R1. Dans le cas où R1=R2. -7- . Démonstration : Si z est tel que z < Min(R1.

Et dans ce cas : f(n)(0) an = n! Inversement. on a : f(x) = ∑ an xn n=0 ∞ On peut aussi définir un développement en série entière au voisinage de z0. Une condition nécessaire pour que f soit développable en série entière est que f soit indéfiniment dérivable. Si les rayons sont différents. soit f indéfiniment dérivable. Il n'y a pas de règle particulière. en posant : f(z) = ∑ an (z–z0)n n=0 ∞ Les développements en séries entières généralisent par des séries ce que les développements limités procurent par des polynômes.R[. tel que : n=0 ∞ ∀ x ∈ ]–R. on a : f(z) = ∑ an zn n=0 ∞ Une fonction f d'une variable réelle est dite développable en série entière s'il existe une série entière ∑ an zn de rayon R strictement positif. III : Développement en séries entières 1– Définition Une fonction f d'une variable complexe est dite développable en série entière s'il existe une série entière ∑ an zn de rayon R strictement positif. tel que : n=0 ∞ n=0 ∑ zn avec R1=1 et g(z) = 1–z avec R2 = +∞.Rappelons en effet que si ∑ un et ∑ vn sont deux séries absolument convergentes. . on est amené à considérer la série : n=0 ∑ ∞ f(n)(0) n x n! -8- Cette série est dite série de Taylor associée à f. R peut ne pas être égal au minimum des deux. alors on a : n=0 n n ∑ un ∞ n=0 ∑ vn = ∑ [ ∑ upvn–p] n=0 p=0 ∞ ∞ n un = anz et vn = bnz conduisent à la formule annoncée. Le produit vaut ∞ ∀ z ∈ Do(R). Prendre par exemple f(z) = fg(z) = 1 avec R = +∞.R[. f est–elle développable en série entière ? Pour une fonction définie sur ]–R.

Plus précisément. en dehors de 0. n! il existe une fonction C∞ telle que an = n!. sauf la dérivée n-ème qui vaudra ann!. mais ne converge pas vers f. -9- . qui rappelons-le a toutes les possibilités de diverger. x x x £ £ ¤ ¤ La série de Taylor associée à f est donc identiquement nulle. Pour définir une telle fonction dans le cas où la série ∑ anxn diverge. pour x non nul. mais ne converge pas vers f(x). Analyse Mathématique. elles sont toutes nulles. f(n)(x) = Qn(x)exp(– 2) où Qn est une fraction x rationnelle en x. en particulier. αn]. f est alors développable en série entière. il existe une fonction C∞ définie sur f(n)(0) telle que = an. Montrons que. b) La série est convergente. on remplace anxn par anxnhn(x) où hn est une fonction C∞ de la forme suivante : ¥ ¥ nulle en dehors d'un intervalle [– αn. Bien entendu. La fonction obtenue est alors C∞ et sa dérivée n– ème en 0 a pour valeur ann! de sorte que la série de Taylor de la fonction est bien ∑ anxn. Par exemple. la série de Taylor est convergente. Le lecteur qui souhaitera plus de détails consultera par exemple R. Un exemple explicite est donné en annexe. 2003). βn] avec – αn < – βn < 0 < βn < αn . pour tout n. Springer (1998. f est strictement positive. alors f(n)(0) est égal à la limite en 0 de = exp(– 2). f n'est pas développable en série entière. f(n)(0) = 0. Voici un exemple (Cauchy 1823) : f: → 1 x → exp(– 2) pour x non nul x 0→0 1 On montre par récurrence que. égale à 1 sur un intervalle [– βn. la série ∑ anxn n'a alors aucune raison de converger. f n'est pas développable en série entière.Plusieurs cas peuvent se produire : a) La série est convergente et converge vers f(x). de sorte que la série de Taylor de cette fonction ∑ n!xn diverge en tout x autre que 0. Le plateau égal à 1 sur [– βn. αn] permet de limiter la divergence de la série. on peut choisir αn et βn de façon à ce que la série ∑ anxnhn(x) converge normalement. Or. Le fait que hn soit nulle en dehors de [– αn. ainsi que toutes les séries dérivées. c) La série de Taylor est divergente. Godement. Ainsi. mais il existe bien d'autres exemples. Cette limite est nulle. Si c'est vrai au rang f(n–1)(x) Qn(x) 1 n–1. C'est vrai pour n = 0. Borel a démontré en 1895 que. si on se donne une suite réelle ou complexe (an) quelconque. βn] permet d'affirmer que toutes les dérivées de anxnhn(x) en 0 sont identiques à celles de anxn .

indéfiniment dérivable sur un intervalle I. On peut prendre R quelconque puisque n tend vers +∞ lorsque n tend R vers +∞. qui tend vers 0 lorsque n tend R vers +∞. + xn–1 +  (x–t)n–1 dt 2 (n–1)! ⌡ (n–1)! 0 ou bien l'inégalité de Taylor–Lagrange : (n–1) M xn (0) n–1 f 2 f "(0) – .Les problèmes du type b) ou c) se rencontrent uniquement pour des fonctions de variable réelle. PROPOSITION Soit f une fonction de variable réelle. On prend la limite lorsque n tend vers +∞. alors f est développable en série entière sur l'intervalle ]–R. Pour ces fonctions. Des exemples d'utilisation de cette proposition sont donnés dans le paragraphe suivant. – x ≤ f(x) – f(0) – xf '(0) – x (n–1)! 2 n! où M majore f(n) . la formule de Taylor avec reste intégral : x f"(0) f(n–1)(0) ⌠ f(n)(t) f(x) = f(0) + xf '(0) + x2 + ..R[ ∩ I. La proposition précédente s'applique en particulier lorsque les f(n) sont bornées par une constante n! indépendante de n et de x.10 - sur © © (iv) cosx = ∑ (–1)n n=1 sur   (v) . Si. f(n) Mn! est majorée par n . le majorant de la formule de Taylor est n ..R[ ∩ I. Si le majorant tend vers 0. R Démonstration : M xn Pour x dans ]–R. Les hypothèses sont donc vérifiées. alors la série de Taylor convergera vers f. pour tout n... 2– Développements usuels Voici les développements des fonctions usuelles en séries entières : ex = ∑ ∞ n=0 ∞ xn n! x2n+1 (2n+1)! x2n+1 (2n+1)! sur ¦ ¦ (i) shx = ∑ sur § § (ii) n=0 ∞ sinx = ∑ (–1)n n=0 ∞ sur ¨ ¨ (iii) chx = ∑ n=0 ∞ x2n (2n)! x2n (2n)! . il existe cependant un moyen d'étude possible.

Elles sont donc développables en séries entières. ex est donc développable en série sur ]–a. indépendamment de 1 1 – zn+1 .a[. + zn = . a étant quelconque.1[ (x) arctan(x) = ∑ (–1)n n=0 ∞ α (1+x)α = ∑  n  xn  n=0  sur ]–1. Le membre de droite admet une limite.   u (ii) et (iv) : sh(x) et ch(x) sont les parties paires et impaires de l'exponentielle.11 - .. . la dérivée nème de l'exponentielle est majorée par M = exp(a).1[ (xiv) Démonstration : u (i) : Sur tout intervalle ]–a.   u (iii) et (v) : sin(x) et cos(x) ont leur dérivées nème majorées par 1 sur n et x.1[ (xii)  α  α(α–1)...a[. indépendamment de n et de x.1[ (xi) sur ]–1.1[ (xiii) C2n n n n=0 x2n+1 4 2n + 1 sur ]–1. ex est développable en série sur . u (vi) : 1 + z + z2 +. si et seulement 1–z 1–z si z < 1.∞ 1 = ∑ zn 1–z n=0 ∞ 1 n–1 2 = ∑ n z (1–z) n=1 ∞ p–1 1 = C n zn–p+1 ∑ p (1–z) n=p–1 ∞ sur Do(1) (vi) sur Do(1) (vii) sur Do(1) (viii) ln(1+x) = ∑ (–1)n–1 n=1 xn n sur ]–1.1[ (ix) ln(1–x) = – ∑ ∞ ∞ n=1 xn n x2n+1 2n+1 sur ]–1.(α–n+1) où  n  =   n! 1 = ∑ n x2n 2 1–x n=0 4 arcsin(x) = ∑ ∞ ∞ C2n n sur ]–1. u (vii) s'obtient en dérivant la formule (iv) ..

1].12 - . pour x élément de [0. la série la somme partielle ∑ (–1)k–1 k=1 n n=1 ∑ ∞ (–1)n–1 xn est alternée..1]. la série est continue sur [0.. On k a ainsi : ∀ x ∈ [0. la formule ∞ arctan(x) = ∑ (–1)n n=0 x2n+1 est valable y compris en 1. réel.1] (y compris en 1).1] et l'on a donc l'égalité avec ln(1+x) sur [0.. en dérivant. de sorte que : 2n+1 π = ∞ (–1)n ∑ 4 n=0 2n+1 .1]. ln(1+x) – ∑ (–1)k–1 k=1 n xk xn+1 1 ≤ ≤ k n+1 n+1 ⇒ n 1 xk Sup ln(1+x) – ∑ (–1)k–1 ≤ k n+1 k=1 x ∈ [0. En particulier. Elle est vraie pour p=1 et p=2. on obtient : ∞ p–1 p n–p p+1 = ∑ C n (n–p+1) z (1–z) n=p ∞ p–1 n–p+1 n–p 1 z p+1 = ∑ C n (1–z) p n=p ∞ p ⇔ = ∑ Cn zn–p n=p (x) s'obtient en intégrant (vi) pour x réel et (ix) en changeant x en –x. Si elle est vraie pour p. Convergeant ∑1 n ∞ uniformément vers [0. on a : ln2 = ∑ u (–1)n–1 n n=1 ∞ (xi) s'obtient en intégrant (vi) pour z = x2.1] et pas seulement sur [0. ∑ (–1)n–1 x n alors qu'elle ne converge pas normalement (puisque n=1 ∑ ∞ || (–1)n–1 xn ||∞ = n n=1 diverge).1[.1] ∞ n On a donc ici un exemple de série n=1 qui converge uniformément vers ln(1+x) sur [0.u (viii) s'obtient par récurrence. (vii). On remarquera en outre que. alors. en dérivant successivement les formules (vi). pour x = 1. La différence entre n xk et la somme totale est donc majorée par le premier terme négligé. Comme pour ln(1+x).

n+1 α n   b) La formule de Taylor avec reste intégral conduit à : α(α–1) 2 α(α–1).. Elle est donc majorée par x . La première utilise l'inégalité de Taylor-Lagrange. On obtiendra alors la série du binôme de Newton. la deuxième montre comment utiliser une série entière pour résoudre une équation différentielle. la quatrième est une démonstration historique due à Cauchy.. Le critère de D'Alembert donne :  α   n+1  x   = x (α–n) qui tend vers x quand n tend vers ∞... u (xii) Cette série s'appelle série du binôme de Newton. puis indépendamment.(α–n) ⌠ α–1  x–t  (1+ t ) dt = Rn(x)    n! 1+t ⌡0 x La fonction t → x–t est une fonction homographique monotone.. Ce reste.(α–n) n 1 x (1+x)α – 1 n! α Or α(α–1).. Démonstration 2 ...13 - . mathématicien indien de la région de Kerala vers 1400. comme on le vérifiera facilement en utilisant le critère de D'Alembert. par Gregory et Leibniz au XVIIème).(α–n) ⌠ D'où : Rn(x) ≤ (1+t)α–1 x n dt (on a gardé la valeur absolue autour de l'intégrale  n! ⌡0 dans le cas où x < 0) ≤ α(α–1).. variant de 0 à x lorsque t varie de 0 1+t x à x.(α–n) n x tend vers 0 lorsque n tend vers l'infini.(formule découverte par Madhava.(α–n) ⌠ α–(n+1) (x–t)n dt +  (1+t) n! ⌡0 c) Soit x tel que x <1. Nous en donnons quatre démonstrations.(α–n+1) n (1+x)α = 1 + αx + x + . la troisième montre réciproquement comment utiliser une équation différentielle pour trouver la somme d'une série entière. car c'est le terme général d'une série n! convergente.. + x 2 n! x α(α–1). en valeur absolue. α(α–1).... Démonstration 1 a) Montrons que la série converge pour x <1. peut s'écrire : n α(α–1). il suffit maintenant de montrer que le reste intégral tend vers 0 lorsque n tend vers l'infini..

Considérons la fonction y(x) = (1 + x)α. on a donc :   n! ∞ α f(x) = ∑  n  xn  n=0  Démonstration 3 Soit g(x) = encore : α  α  n n  = (α – n + 1) n – 1      ⇒ n=0 ∞ α n  α  α(α – 1).. La condition ∞ y(0) = 1 donne a0 = 1. On a.(α – n + 1) α – n + 1  α   x .(α–n+1) an =  n  = . Ecrivons la première sous la forme (1 + x)y' = αy. ∞[. n = =  n – 1  ou ∑      n! n n=0  n  xn = x ∑ n n xn–1 = xg'(x) d'une part ∑ n n   n=1 ∞  α  = ∑ (α – n + 1) n – 1 xn d'autre part   n=1 ∞ α = ∑ (α – n) n xn+1 en rebaptisant les indices n – 1 → n   n=0 ∞ α ∞ α . on trouve comme 1+x solutions les fonctions λ(1 + x)α [Il suffit d'intégrer y'/y]. si on considère l'équation différentielle y' = αy et y(0) = 1... La constante λ est donnée par la valeur y(0). pour n > 0. De sorte que :   y' = αy α 1+x y = (1 + x) ⇔   y(0) = 1 Cherchons donc les séries entières n=0 ∑ an xn solutions de cette équation différentielle. Du fait de l'unicité de la solution. 1+x αy sur ]–1. On a alors y' = α(1 + x)α–1 = Réciproquement.14 - . On obtient : (1 + x) ⇒ ⇒ ⇒ ∞ n=1 ∑ nan xn–1 = α∑ an xn n=0 ∞ ∞ ∞ ∞ n=1 ∞ ∑ nan xn–1 + ∑ nan xn = α∑ an xn n=1 n=0 n=0 ∑ (n + 1)an+1 xn + ∑ nan xn = α∑ an xn n=0 n=0 ∞ ∞ (n + 1) an+1 + nan = αan α–n ⇒ an+1 = an n+1 On vérifiera par récurrence que la suite (an) vérifiant ces conditions est précisément définie par  α  α(α–1)..

si α varie dans un intervalle [–a. Autrement dit.∀β∈   n  α  β   α+β  .. on considère la série comme ∑ n ∞ α n=0 fonction de α et non plus de x.. la relation reste vraie en x = 0 ⇒ g'(x)(1 + x) – αg(x) = 0 (*) On peut alors résoudre l’équation différentielle en tenant compte du fait que g(0) = 1. Comme dans la démonstration 1. ϕ est continue sur . a]..(a+n–1) n x terme général d'une série convergente (appliquer d'Alembert par exemple). a] et est donc continue sur [–a. ∑  k  n–k  =      n  k=0  Or les deux membres de l'égalité sont des fonctions polynomiales de α. on montre que la série converge si x < 1. On a donc : .∞ ∞ α α = α ∑  n xn+1 – ∑ n n xn+1    n=0 n=0  = αxg(x) – x2g'(x) ⇒ xg'(x) = αxg(x) – x2g'(x) ⇒ g'(x) = αg(x) – xg'(x) pour x non nul.. Pourquoi ?). alors : α(α–1). Ces deux fonctions polynômes étant égales pour toute valeur entière de α sont égales pour toute valeur réelle de α (deux polynômes qui coïncident sur tous les entiers positifs sont égaux.15 - . ϕ est une fonction continue de α. donc g(x) = (1 + x)α. x étant provisoirement fixé entre –1 et 1. En effet. En effet. égale à h(0) = 1. On a en effet : (1 + x)α g'(x)(1 + x)α – αg(x)(1 + x)α–1 = 0 d'après la relation (*) h'(x) = (1 + x)2α Donc h est constante. cette égalité est vérifiée pour toute valeur entière de α et β (on    n  k=0  dénombre de deux façons différentes le nombre de parties à n éléments dans un ensemble à α + β éléments). Démonstration 4 Cette dernière démonstration est plus compliquée que les précédentes. On a donc : ∀α∈   .(a+n–1) n x ≤ x n! n! a(a+1). a étant quelconque. n! ϕ(α) converge donc normalement sur [–a. Posons maintenant ϕ(α) =  xn.(α–n+1) n a(a+1). ou bien encore g(x) considérer h(x) = . mais présente l'intérêt historique d'être due à Cauchy lui-même. a]. mais les fonctions étant continues... Considérons maintenant deux nombres α et β et effectuons le produit de Cauchy de ϕ(α) par ϕ(β) (les séries convergeant absolument) : avec   ∞ ∞ ∞ n α β  α  β  ϕ(α)ϕ(β) = ( ∑  n  xn) ( ∑  n  xn) = ∑ ∑  k  n–k  xn       n=0 n=0 n=0 k=0  n  α  β   α+β  Or ∑  k  n–k  =  .

Enfin. Etant égales pour toute valeur entière de β. Ainsi : ∀α∈   .16 - . Pour α = 1. En effet. on a. On a donc : ∞ α ϕ(α) = ∑  n  xn = Cα  n=0  ∞ 1 n avec C = ϕ(1) = ∑   n  x = 1 + x.∀β∈   n  α  β   α+β   . ϕ(α) = Cα pour tout α ≥ 0 en prenant α comme m m suite de rationnels (et donc ϕ(0) = C0 = 1). (On peut remarquer que ϕ ≥ 0 puisque ϕ(x) = ϕ( + ) = ϕ( )2). ϕ(0) = ϕ (α + (–α)) = ϕ(α)ϕ(–α) ⇒ 1 = Cα ϕ(–α) entraîne que ϕ(–α) = C–α.∀α∈   . ∑  k  n–k  =     n  k=0  On regarde maintenant les deux membres comme deux fonctions polynomiale de β. elles sont égales pour toute valeur réelle. 1 2 Si on a une fonction quelconque. ∑  k  n–k  =      n  k=0  Il en résulte que : ∞  α+β  n ϕ(α)ϕ(β) = ∑   x = ϕ (α + β ) n=0  n  Or cette relation fonctionnelle. tous les autres termes de la somme étant nuls.∀β∈   n  α  β   α+β  . Pour α = . on obtient donc ϕ(n) = Cn. où C est la valeur de ϕ en 1. on n 2 2 2 m 1 n obtient ϕ( ) = ϕ( )n = Cn/m. on obtient ϕ(1) = C = ϕ( )n n n 1 x x x 1 soit ϕ( ) = C1/n. ϕ(nα) = ϕ(α)n pour tout entier 1 1 n strictement positif. par récurrence. pour tout α. avec ϕ continue. pour α = . caractérise les applications de la forme α → Cα. prouvant la validité de la formule ϕ(α) = Cα sur tout entier. on peut procéder comme suit pour voir si elle est développable en série entière. Ainsi : n=0 ∞ n=0  xn = (1 + x)α ∑ n α u u (xiii) C'est la formule (xii) avec α = – (xiv) en intégrant la formule (xiii). et par continuité de ϕ. EXEMPLE : .

Cette fonction est développable en série entière et le rayon de convergence 1+x est au moins égal à 1. ∑ n ! Cette série. réelle ou complexe. on a : ez+z' = ezez'. C'est DEFINITION On pose. sous une définition unique. est définie pour tout z complexe. . Mais est-on plus t 3– Exponentielle complexe Toutes les fonctions décrites au III–2) par des séries entières sur en particulier le cas de l'exponentielle. peuvent être étendues à " " . A noter qu'en première année. PROPOSITION Pour tout z et z' complexes. ! ! . ln(1+x) et . Démonstration : On a : ezez' = ∑ ∞ ∞ n=0 zn ∞ z' n ×∑ n! n=0 n! n zp z' n–p ∑ p !(n–p)! p=0 =∑ =∑ ∞ n=0 n=0 p=0   ∑ p  n n zp z' n–p n! On reconnaît un développement binômial. Sa série dérivée est égal à – pour z réel compris entre – 1 et ∑ n2 n z n=1 z n=1 1. (A noter que le mathématicien Landau fut chassé de l'université de Göttingen par les nazis en 1934 sous prétexte d'avoir présenté l'exponentielle de cette façon à ses étudiants).17 - . L'intérêt de définir l'exponentielle par une série entière permet d'unifier les deux exponentielles. de sorte que la série initiale est ⌠  ⌡0 avancé ? – ln(1 – t) dt (fonction dilogarithme). pour z complexe ez = n=0 ∞ zn . on définit l'exponentielle complexe comme étant : ez = ex+iy = ex(cosy + isiny) Nous allons donc montrer que les deux définitions coïncident. ayant un rayon de convergence infini. On applique en effet les théorèmes sur les produits de séries entières en partant 1 des trois fonctions sinx. 1+x A l'inverse. il n'est pas toujours possible d'exprimer une série entière à l'aide de fonctions usuelles. Ainsi en est-il de ∑ ∞ ∞ zn zn–1 ln(1 – z) .Soit f(x) = sinx × ln(1+x) .

u Continuité de f : la série étant normalement convergente et chaque terme étant continue. f est indéfiniment dérivable sur . u Cependant. si z = x + iy. Elle est donc égale 2n n4k cos(n2x) 2n n4k+2 sin(n2x) 2n à la dérivée de f. Plus généralement : f(2k)(x) = ∑ (–1)k n=0 ∞ ∞ et f(2k+1)(x) = ∑ (–1)k+1 n=0 les séries étant toujours normalement convergentes. Annexe 1 : Exemple de série de Taylor divergente Soit f(x) = ∑ ∞ n=0 cos(n2x) 2n cos(n2x) 1 ≤ n donc la série f est normalement convergente. Elle est définie n 2 2 u Convergence de f : pour tout x. On a donc : f(2k)(0) = ∑ (–1)k n=0 ∞ n4 k et f(2k+1)(0) = 0 2n # # Ainsi. Le terme général de f(k)(0) xk cette série est : k! On a : . nous allons voir que sa série de Taylor associée est divergente.=∑ ∞ n=0 (z + z')n n! = ez+z' En particulier. on a ez = ex+iy = exeiy et : eiy = ∑ ∞ ∞ (iy)n ∞ y2n y2n+1 = ∑ (–1)n + i ∑ (–1)n n! (2n)! (2n+1)! n=0 n=0 n=0 = cosy + isiny On peut également vérifier que la dérivée de l'exponentielle est l'exponentielle. la somme est continue. u Dérivabilité de f : La série dérivée est ∑ – n=0 ∞ n2 sin(n2x) qui est elle-même normalement convergente. avec x et y réels.18 - .

On prendra ensuite x = 1 et p = 1. 5 ou 6. 4. Or : f '(x) = ∑ 1 8n+p–1 xp–1 16 xp–1 = n x 8 = x 16 – x8 n=0 16 1– 16 x 1 ⌠ 16 tp–1 ⌠ 16 tp–1 f(x) =  dt et f(1) =  dt  16 – t8  16 – t8 ⌡0 ⌡0 ∞ 1 ∞ ⇒ ⌠ 4 – 2t3 – t4 – t5 1  4 2 1 1   ⇒ – – – = 16 dt ∑ n 8n+4 8n+5 8n+6 16 – t8   n=0 16 8n+1 ⌡0 3 4 5 2 2 avec 4 – 2t – t – t = – (t – 1)(t + 2)(t + 2t + 2) et 16 – t8 = – (t2 – 2)(t2 + 2)(t2 + 2t + 2)(t2 – 2t + 2) 1 ∞ ⌠ 1  4 2 1 1  t–1 ⇒ – – – dt ∑ 16 n  2  = 16  8 n +1 8 n +4 8 n +5 8 n +6 ( t – 2)( t2 – 2t + 2)    n=0 ⌡0 .f(2k)(0) x2k = (2k)! ≥ n=0 ∑ ∞ n4k 2n x 2k (2k)! 2k (2k)4k x . chose qu'on ne sait pas faire en base 10. Le rayon de convergence est nul. Simon Plouffe découvrit la formule suivante : π=∑ ∞ n=0 1  4 2 1 1  – – – 16n  8 n +1 8 n +4 8 n +5 8 n +6   Ce qui est remarquable.(2k)2k ≥ x 2kk2k. Or le terme général tend vers +∞ quand k tend vers +∞. pour n = 2k 22k (2k)! x 2k(2k)4k ≥ 2k car (2k)! < (2k)2k 2 . à 0h29. Précisons également qu'elle permet de calculer un chiffre de π d'un rang donné en base 16 sans avoir à calculer les chiffres qui précèdent. ∞ 1 x8n+p . dont le rayon de ∑ 16 n 8n+p n=0 Il suffit de calculer la somme d'une série entière de la forme f(x) = convergence est 161/8 > 1. On connaît ainsi (en 2000) le 40 mille millardième chiffre binaire de π (un 0 suivi de 000011111001111111110011011100011101). c'est que la preuve de cette formule est à la portée d'un élève de CPGE et qu'elle aurait pu être découverte depuis longtemps. Annexe 2 : Une formule sur π découverte en 1995 Le 19 décembre 1995.19 - . La série initiale n'est donc absolument convergente pour aucune valeur de x non nulle.

.⌠ t t–2 =4  2 – 2 dt t – 2 t – 2t + 2  ⌡0 1 1 2 2 1 =4 2 ln t – 2 – 2 ln t – 2t – 2 + arctan(t – 1)   0 =π Annexe 3 : Les nombres Catalan Le nème nombre de Catalan dénombre les façons de parenthéser sans ambiguïté le produit non associatif de n termes (par exemple le produit vectoriel de n vecteurs) ou bien le nombre d'arbres binaires ayant n feuilles. on associe à chaque parenthésage un arbre binaire : 1 (ab)(cd) est associé à a b c d ((ab)c)d est associé à a b d (a(bc))d est associé à a b a a((bc)d) est associé à b a a(b(cd)) est associé à b c d c d c c d Si an est le nème nombre de Catalan. On dispose de la relation de récurrence : an = ∑ akan–k pour n ≥ 2 k=1 n n–1 = ∑ akan–k k=0 si on pose a0 = 0 En effet.. a4 = 5.. on a a1 = 1.20 - .. a3 = 2. pour n = 4. L'identité entre parenthésage et arbre binaire est classique. Posons alors f(x) . et une branche à droite suivie d'un arbre à n–k feuilles. a2 = 1. en partant de la racine. Par exemple. on crée un arbre à n feuilles en dessinant une branche à gauche suivie d'un arbre à k feuilles.

Cette influence est déterminée par un coefficient multiplicatif h(t). Le plus souvent. d'où f(x) = C2n n ∞ 1 – 1 – 4x . 2(2n–1) Soit a = (an) une suite. une variante consiste à utiliser la fonction génératrice exponentielle n n x qui a un rayon de convergence supérieur à la première ∑a n! ∞ ∞ n=0 série). 2 En développant f en série entière.21 - . la suite obtenue ∑ ak bn–k. le système est une voiture. Le n par convolution de a par b est la suite c = (cn) avec cn = k=0 produit de deux séries entières donne le résultat remarquable suivant : T(a * b) = T(a)T(b) Ainsi. Cette notion n=0 ∞ ne présente d'intérêt que si la série converge. • L'automatisme Considérons un système dont la sortie y peut être modifiée par une commande u (ou entrée). Si a = (an) et b = (bn) sont deux suites. commande donnée à un moment ayant précédé x d'une durée t. on trouve an = Annexe 4 : Convolution . Notons T(a) la fonction x → n=0 ∑ an xn. Considérons une modélisation particulièrement simple où la valeur de la sortie y à un instant x donné dépend des valeurs données à la commande dans le temps qui a précédé x. la commande est la pression exercée sur le frein. (En cas de divergence. La série entière ∑ an xn s'appelle fonction génératrice de la suite. Pour chaque t ≥ 0. Il s'agit donc de faire la somme des u(t–τ)h(τ). la valeur de u(x–t).On note cette suite c = a * b.= n=0 ∑ an xn . aura une influence sur la valeur de y(x). change également le produit de convolution en un produit normal. Cette somme peut faire intervenir un nombre fini d'instants (impulsions de Dirac à des moments donnés). la transformation T qui change une suite en une fonction. La relation de récurrence sur les an exprime que f(x) = f(x)2 + x. commande u sortie y système Par exemple. On suppose le système linéaire de sorte que toutes les entrées vont s'ajouter pour déterminer la sortie. la sortie est la vitesse du véhicule. on sera amené à effectuer une sommation sous forme d'intégrale. x +∞ ⌠ u(t)h(x–t) dt y(x) = ⌠ u ( x – t ) h ( t ) d t =   ⌡0 ⌡–∞ . La convolution intervient dans bien des domaines.

La distribution de Dirac δa est telle que la notation +∞ +∞ ⌠ u(t) δa dt est par définition égale à u(a). Le terme h peut être très général : une fonction. Cette formule s'interprète de la façon suivante : l'amplitude de l'onde de pulsation x dans le signal de sortie y = u * h est égal au produit de l'amplitude de cette onde dans le signal de commande. h et y jouent ici le rôle des suites a. posons T(u) la fonction x → ⌠  u(t) e dt. Un peigne de Dirac.   ⌡–∞ ⌡–∞ Autrement dit.22 - . la sortie ne peut dépendre d'une commande ultérieure). comme ci-dessus. par exemple. b. mais aussi ce qu'on appelle une distribution. voire une série d'impulsions de Dirac. Voyons-en quelques-unes. T(u) peut s'interpréter comme la part que prend une onde de pulsation x dans le signal u.On peut rendre l'écriture plus symétrique. compte tenu du fait que h(t) est nul pour t < 0 (pour des raisons de causalité. la sortie y à l'instant x est purement et simplement égale à la commande u à un moment ayant précédé x d'une durée a. Si u est un signal de ⌡–∞ commande. ∞ Dans le cas où h est une distribution de Dirac δa par exemple. et que ⌠ u(x–t) δa dt est donc égal à u(x–a). Il s'agit en fait de densité d'onde. on a : y(x) = (u * δa)(x) = u(x–a) ∞ ∞ ∞ ∞ –ixt ⌠ u(t–a) e–ixt dt = ⌠ u(v) e–ix(v+a) dt = u–iax ⌠ u(v) e–ixv dv ⇒ T(y)(x) = ⌠ y ( t ) e d t =     ⌡–∞ ⌡–∞ ⌡–∞ ⌡–∞ –ixt -iax = u-iax T(u)(x) = (T(u)T(δa))(x) puisque T(δa)(x) = ⌠  δa e dt = e . de la forme n=1 ∑ δn consiste définir une sortie comme ∞ ∞ somme d'impulsions d'une commande à des intervalles réguliers : y(x) = ∑ u(x–n). comme une distribution de Dirac. mais peu importe. On peut aussi faire une somme. ⌡–∞ Plus généralement : ∞ ∞ –∞ –ixt ⌠ ⌠ u(v)h(t–v) dv e–ixt dt T(y)(x) = ⌠ y ( t ) e d t =     ⌡–∞ ⌡–∞ ⌡–∞  ∞ –∞ ∞ ∞ –ixt –ivx –ix(t–v) ⌠ ⌠ ⌠ =⌠ dvdt   u(v)h(t–v)e dvdt =   u(v)e h(t–v)e ⌡–∞ ⌡–∞ ⌡–∞ ⌡–∞ ∞ . • La transformée de Fourier Pour u intégrable sur $ $ –ixt . c. On montre alors que T(u * h) = T(u)T(h). multiplié par l'amplitude de la même onde dans le facteur h. +∞ –∞ ⌠ u(t)h(x–t) dt y(x) = ⌠ u ( x – t ) h ( t ) d t =   ⌡–∞ ⌡–∞ On a défini ci-dessus le produit de convolution de u par h. de sorte que : y=u*h u. n=1 Il existe alors des transformations T modifiant le produit de convolution en un produit usuel. c'est à dire une impulsion ponctuelle en un instant donné.

dans l'annexe 3 avions-nous à trouver une suite a = (an) vérifiant : a0 = 0. Posons 2π  ⌡–π T(f) = (cn)n∈ . et par exemple de déterminer h connaissant y et u. (u * h)(x) = 2π  ⌡–π Pour f 2π-périodique.0.1.⇒ –ivx –ivx ⌠ =⌠  T(h)(x) u(v)e dv = T(h)(x) u(v)e dv = T(h)(x) T(u)(x) ⌡–∞ ⌡–∞ T(y) = T(h)T(u). On peut considérer ces coefficients comme une version discrète de la transformée de Fourier. –ix(t–v)  –ixw –ivx ⌠ ⌠  =⌠ dt u(v)e–ivxdv = ⌠   h(t–v)e   h(w)e dw u(v)e dv  ⌡–∞ ⌡–∞ ⌡–∞ ⌡–∞   ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ 1 ⌠π f(t)e–int dt. De même. Si z était imaginaire pur.23 - .0. ce qui serait extrêmement difficile directement. avec ici (u * h)(x) = ⌠  u(t)h(x–t) dt compte tenu du fait que les fonctions sont ⌡0 T(y) nulles pour une variable négative. avec ici : 1 ⌠π u(t)h(x–t) dt.. an = ∑ akan–k k=0 n soit a = a * a + u. U = T(u) et H = T(h). On note T(u) Y(z) alors Y = T(y). On montre là aussi que x T(u * h) = T(u)T(h). où z est un réel strictement (ou complexe à partie réelle positive). Par une démonstration comparable à la précédente. où u est la suite (0. et ∀ n ≥ 2. L'application de la transformation T conduit à l'équation du second degré T(a) = T(a)2 + T(u) et c'est bien ainsi d'ailleurs que nous avons déterminé la suite a. ou un calcul rapide de H à partir de Y et U par simple produit ou quotient. Le quotient T(h) = s'appelle ici fonction de transfert. on montre que T(u * h) = T(u)T(h). on retrouverait la transformée de Fourier. cn(f) correspond à l'amplitude de l'onde einx dans le signal f.).. . On pourrait ⌡0 –zu noter ⌠  u(t) e du en considérant que l'instant 0 est l'instant où le système démarre et que toutes ⌡–∞ les fonctions (commande. mais la transformée de Laplace peut s'appliquer à des fonctions non intégrables pour laquelle la transformation de Fourier n'est pas définie. Des tables permettent alors de remonter aux fonctions y ou h initiales. a1 = 1. on définit les coefficients de Fourier cn(f) = % % • Les séries de Fourier • La transformée de Laplace Une autre transformation possible est la transformation de Laplace.0.. d'où H(z) = sous une forme plus usuelle. sortie) étaient nulles avant 0. où T(u) est la fonction ∞ –zu z→⌠  u(t) e du. U(z) ∞ L'intérêt de cette transformation est donc de permettre un calcul extrêmement rapide de Y à partir de U et H.

T(f * g) = T(f)T(g) x .24 - .Les analogies rencontrées sont donc les suivantes : Objets Convolution Série entière Transformée de Fourier suite a = (an) (a * b)(n) = ∑ ak bn–k k=0 n Transformation T(a)(z) = ∑ an zn n=0 –itx T(f)(x) = ⌠  f(t) e dt ⌡–∞ ∞ ∞ fonction f sur & & (f * g)(x) = ⌠  f(t) g(x–t)dt ⌡–∞ (f * g)(x) = 1⌠π f(t) g(x–t)dt 2π ⌡–π x ∞ Série de Fourier Transformée de Laplace fonction f 2πpériodique fonction f sur ' T(f)(n) = 1 ⌠π f(t) e–int dt 2π  ⌡–π ∞ + ' (f * g)(x) = ⌠  f(t) g(x–t)dt ⌡0 –zt T(f)(z) = ⌠  f(t) e dt ⌡0 avec. dans chaque cas.

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