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Communiqués
Crise du lait : un accord interprofessionnel est conclu
03/06/2009
Paris

A la suite d’une longue et difficile négociation, les médiateurs, Philippe de Guenin, et Pierre Lepetit, nommés par Michel Barnier et Luc Chatel,
font part de la signature, ce soir, d’un accord interprofessionnel par le centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL).

Le dialogue avait pu être renoué le 28 mai dernier entre les différentes familles du secteur laitier, éleveurs, coopératives et industriels, et ne s’était pas
interrompu depuis.

Cet accord intervient dans un cadre totalement renouvelé et juridiquement sécurisé, proposé par Michel Barnier, Ministre de l’agriculture et de la pêche, le
28 mai.

Ce nouveau cadre repose sur le rôle central de l’interprofession laitière, le CNIEL, tel qu’il a été défini en décembre dans la loi de finances pour 2009. Il
donne à l’interprofession les moyens de construire de nouvelles relations contractuelles durables, portant notamment sur la définition des prix, les
engagements sur les volumes et les calendriers de livraison, les modalités de règlement, les modalités de renégociation ou de résiliation des contrats.

L’accord conclu ce soir prévoit :

une élaboration des indices de tendance des marchés laitiers par le CNIEL et publiés trimestriellement, à partir de 2010 ;
un engagement des trois familles à négocier un accord interprofessionnel d’ici la fin de l’année pour définir un encadrement interprofessionnel qui
définira les futures relations contractuelles entre producteurs et transformateurs ;
une analyse des marchés pour l’année 2009 qui conduit à une tendance de prix du lait moyen sur l’année de 280 !/1000L pour la meilleure
valorisation.

Cet accord inscrit les relations producteurs et industriels dans un cadre contractuel. C’est l’opportunité d’assurer la visibilité et la stabilité dont l’ensemble de
la filière a besoin.

Michel Barnier souligne l’attitude responsable de chacun, producteurs, coopératives et entreprises privées, qui ont su répondre à la nécessité d’aboutir à un
accord en dépit d’une situation conjoncturelle difficile pour tous.

Par ailleurs, le Gouvernement a pris la pleine mesure des difficultés rencontrées par les éleveurs laitiers du fait de l’effondrement des prix. Sur
proposition de Michel Barnier, il a décidé de mettre en place un plan d’accompagnement pour les exploitations laitières fragilisées, à travers un
allègement des charges financières et sociales et un renforcement du dispositif de modernisation des bâtiments d’élevage. Au total, ce plan mobilisera
30 millions d’euros en 2009. Ses modalités de mise en œuvre feront l’objet d’une concertation avec les organisations professionnelles dans les jours qui
viennent.

Le Gouvernement a également décidé, pour faire la pleine transparence sur les prix et les marges, de lancer une enquête auprès des entreprises et des
centrales de grande distribution. Ces données seront communiquées à l’observatoire des prix et des marges que le Gouvernement a installé en mars 2008.

Le Premier Ministre, François Fillon, a annoncé que la France versera dès le 16 octobre prochain, par anticipation, 70% du montant des aides
directes communautaires.

Enfin, cet accord s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver les outils de régulation des marchés au niveau communautaire.

Ainsi, à la suite des démarches de la France soutenues par plusieurs de ses partenaires, la Commission a décidé de consolider les mesures de gestion des
marchés (stockage privé, restitutions à l’exportation et intervention publique) et de les utiliser tant que les marchés l’exigeront.

Au niveau communautaire, dès 2010, la réflexion sur l’évolution des marchés laitiers sera ouverte dans le cadre du rapport prévu par le bilan de santé.
L’objectif est de construire une véritable stratégie européenne dans la perspective de 2013.

Au niveau national, l’augmentation de 1% du quota sera gelée pour la campagne 2009/2010.

Contact presse :
Service de presse du Cabinet de Michel Barnier : 01 49 55 59 74
4/6/2009 LAIT : un accord insatisfaisant mais indispensable
Le Gouvernement a décidé de siffler la fin de la partie : hier soir, au Ministère de l’agriculture, les trois familles
de l’interprofession laitière ont accepté pour 2009 un prix moyen annuel de « 280 euros les 1000 litres de lait».
Des mesures d’accompagnement nécessaires et légitimes aux exploitations ont été, par ailleurs, obtenues.
Seront-elles suffisantes ?

FEDERATION NATIONALE DES SYNDICATS D'EXPLOITANTS AGRICOLES
11, rue de la Baume - 75008 PARIS - Tél. 01.53.83.47.47. - Fax. 01.53.83.48.48.

Paris, le 4 juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

LAIT : un accord insatisfaisant mais indispensable

Le Gouvernement a décidé de siffler la fin de la partie : hier soir, au Ministère de l'agriculture,
les trois familles de l'interprofession laitière ont accepté pour 2009 un prix moyen annuel de
" 280 euros les 1000 litres de lait". Des mesures d'accompagnement nécessaires et légitimes
aux exploitations ont été, par ailleurs, obtenues. Seront-elles suffisantes ?

Malgré la déception des producteurs, fortement mobilisés ces dernières semaines, la FNSEA
considère que la FNPLait a pris une position courageuse et que cet accord était indispensable. En
effet, si une solution n'était pas trouvée rapidement, les prix seraient restés à des niveaux
catastrophiques. Les producteurs auraient ainsi été laissés dans le chaos de la volatilité des prix
et des volontés des laiteries. Le nivellement par le bas n'est, ni une politique, ni une stratégie
d'avenir.

Nous sommes loin du compte des attentes des producteurs. Comment vivre ?

Au-delà, cette signature engage toutes les entreprises. Elles se doivent de la respecter. La
FNSEA, veillera, par observations et par actions s'il le faut, à ce que chaque entreprise respecte
intégralement les termes de l'accord. Nous serons également vigilants sur une possibilité de
révision en septembre, en fonction de l'évolution des marchés.

Enfin, il n'est pas pensable que face à ce sacrifice imposé aux producteurs, d'autres continuent à
se faire " du gras ". Depuis la mise en œuvre de la loi de modernisation de l'économie, la FNSEA
dénonce le manque de transparence et d'équité dans la filière. Ça suffit ! Nous voulons y voir
clair et nous nous en donnerons les moyens dans les jours qui viennent. Le Gouvernement se
doit de remettre de l'ordre et de la morale dans les relations fournisseurs/distributeurs.

Contact :

Arnaud LEMOINE : 01.53.83.48.83 ou 06.13.24.19.19
e-mail : arnaud.lemoine@fnsea.fr
Web: www.fnsea.fr

Source : FNSEA
www.confederationpaysanne.fr
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Prix du lait : Un prix politique sans politique laitière
Communiqué de presse - 4 juin 2009

Le prix conclu dans le bureau du Ministre par l’interprofession est un prix moyen de 280
euros/1000 litres pour l’année 2009 dans la meilleure des situations, sachant que le prix au 1er
trimestre était de 330 euros.

Le montant moyen pourra descendre à 262 euros/1000 litres en cas de transformation importante
en produits industriels et si certaines entreprises n’envisagent pas de prix encore plus bas.

Ces prix ne couvrent absolument pas les coûts de production des éleveurs !

Les produits industriels sans débouché sont au cœur de la crise et résultent de l’abandon de la
politique laitière européenne de régulation des marchés.

Une heure avant le début des négociations, le Ministre Michel BARNIER avait exigé de
l’interprofession qu’elle définisse un accord sur une contractualisation – double prix, double quota -
faisant supporter les coûts des excédents aux producteurs dès 2010. Mais il n’avait rien exigé sur
la maîtrise de la production, condition nécessaire à l’assainissement des marchés et à la stabilité de
la filière.

La FNPL croit engager les producteurs par la signature d’un accord inférieur aux coûts moyens de
production ; elle est restée sourde aux inquiétudes des éleveurs qui perdront avec cet accord, 15
000 euros de recette par exploitation en moyenne (1, 2 milliard d’euros sur l’ensemble des
fermes).

Mais qui se sent représenté par cette organisation ?

A deux jours des élections européennes auxquelles Michel BARNIER est candidat, les producteurs
restent en colère !

La Confédération paysanne appelle à une action nationale la semaine prochaine pour revendiquer :

en préalable, le gel d’une partie des références laitières au-delà de 150 000 litres par
producteur ;

la suppression des stocks de poudre de lait en les incorporant dans l’alimentation animale ;

des modalités de fixation du prix du lait prenant en compte les coûts de production des
éleveurs et la rémunération de leur travail ;

le gel des augmentations de quota européen.

Contact :
Philippe Collin - Porte-parole : 06 76 41 07 18
Yves Leperlier - Responsable de la commission lait : 06 71 31 68 77