- Sommaire

-

Editorial………………………………………………………………………………………..…Page 3

L’esprit Timitar …….……………………………………………………………………………Page 4

5 ans de Timitar…………………………..……………………………………..…………..…Page 5

Le programme …….…………………………………………………………………………Page 7

Les artistes …………………………..…………….…………………………………Page 9

Rencontres des professionnels des Musiques du Monde ………………………………………………...…………….…Page 26

Timitar Off…………………………………………………………..…..…………..………….Page 27 Création théâtrale……..………………………….……….……………..………..Page 28 Colloque…………………………………………….…………..…………………….Page 29

L’équipe Timitar………………..…………………………………….………………Page 30

Les sites du Festival………………………….……………….…….……………..Page 31

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

2

Editorial- EditorialLes artistes amazighs accueillent les musiques du monde

Timitar, festival principalement dédié à la culture amazighe, est devenu, à l’issue de sa cinquième édition, la plus populaire des manifestations publiques consacrées aux musiques du monde, en Afrique, ainsi que dans toute la zone sud de la Méditerranée.

Tout en assurant la promotion de cette culture millénaire, le festival Timitar s’est employé à inviter, depuis 2004, plus de 3 000 artistes du monde entier, touchant ainsi, chaque année, plus d’un demi-million de spectateurs. Cette adhésion, ainsi manifestée à la générosité et au talent des artistes, s’est vue consolidée et encore renforcée par la création d’une dynamique dans les secteurs social, économique et culturel, qui concerne l’ensemble de la région aussi bien que sa capitale, Agadir. Le festival Timitar défend, depuis sa création, la place de la musique amazighe et celle des musiques du monde, en jouant le rôle d’espace de dialogue entre musiciens et intellectuels de toute provenance, mobilisés autour de la question des identités considérées dans leurs pluralités, avec ce souci de réciprocité qui invite les représentants de chacune d’elles à reconnaître celles des autres, à la découvrir, à entrer en empathie avec elles. Cette fois encore, ce sont plus de quarante ensembles et plus de quatre cents artistes qui vont occuper les trois espaces réservés au festival. Ces artistes, qu’ils soient amazighs ou issus d’autres endroits du monde, témoigneront de la grande et riche diversité de leurs espaces musicaux et culturels respectifs, dans un contexte à la fois populaire, moderne et de grande qualité. A tous, je souhaite un très bon festival.

Brahim EL MAZNED Directeur Artistique

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

3

- L’esprit de Timitar TIMITAR : UN FESTIVAL UNIQUE ET AUTHENTIQUE
Depuis 5 ans déjà, le Festival Timitar invite le public pour un voyage musical d’une rare intensité qui réunit plusieurs jours à Agadir artistes amazighs et artistes issus de tous les continents. L’alchimie qui fait le succès du Festival Timitar tient tant de l’exigence artistique que de la convivialité, de sa capacité de rassembler et de faire dialoguer les cultures dans leurs diversités. Des sonorités amazighes aux rythmes envoûtants de l’Afrique Noire, des plus grandes voix du reggae aux sons électroniques des meilleurs DJ, Timitar offre un champ inégalé de découvertes et d’émotions musicales. Des quatre coins du monde, des artistes talentueux et reconnus se donnent rendez-vous pour partager avec le public leur plaisir d’être ensemble avec la musique comme langage universel. Loin de toute logique commerciale, Timitar n’a d’autre but que d’offrir au public le meilleur des musiques du monde. Transcender les différences L’esprit de tolérance, tout d’abord, est placé au cœur d’un Festival qui se veut le reflet d’un Maroc accueillant et ouvert sur le monde. La musique est ici perçue comme un moyen de transcender les différences, d’aller au-delà des aprioris pour établir un pont entre les peuples. Chant traditionnel amazigh, reggae, chant spirituel arabe, chaâbi marocain, musique électronique, world music, hip-hop, raï, salsa... la diversité des genres musicaux exprime avec force cette idée de tolérance qui rapproche les cultures. Découvrir et s’émerveiller Timitar, c’est aussi un esprit de découverte, l’opportunité de voir se produire sur scène des artistes qui bénéficient dans leur pays d’une très forte notoriété. De découverte en découverte, le Festival Timitar est une source d’émerveillement intarissable pour toutes celles et ceux qui sont à la recherche de nouvelles expériences. Timitar offre ainsi au public l’occasion d’assister gratuitement aux concerts de véritables légendes de la musique du monde tels que Youssou N’Dour, Idir, Alpha Blondy, Izenzaren, Cheb Khaled, Salif Keita... Tous ces noms qui resteront gravés à jamais dans le patrimoine musical mondial. Rassembler et émouvoir Enfin, Timitar c’est un esprit de partage qui permet à des centaines de milliers de spectateurs d’être ensemble, de se rencontrer, avec ce même amour de la musique et cette même envie de s’émouvoir. Tolérance, découverte et partage, voici tout ce qui fait l’esprit de Timitar. Une alchimie qui fonctionne à merveille et qui prend, d’année en année, une envergure nouvelle.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

4

- 5 ans de Timitar… Izezaren (Maroc), Batoul Almarouani (Maroc), Nahawa Doumbia (Mali), Raïssa Fatima Tabamrant Les frères Akkaf (Maroc), Inerzaf (Maroc), Ojos de Brujo (Espagne), Rays Lahcen Akhettab (Maroc), Raïssa Amina Demssirya (Maroc), Ittou et l’Ensemble Taghbaloute (Maroc), Boom Shaka (République Dominicaine/Jamaïque/Etats Unis), Saïd Zerouali (Maroc), Rose du désert (Maroc), Luis De La Carrasca (Espagne), Original Hip-Hop (Maroc), Boss Phobie (France/Maroc), Tissent (Maroc), Aglagal (Maroc), Les Maîtres Tambours du Burundi (Burundi), Rays Lahoucen Amentag (Maroc), Daqqa Roudania (Maroc), Faiz Ali Faiz (Maroc), Mouloud El Meskaoui (Maroc), Electric Gypsyland (Allemagne/Roumanie/Bulgarie), L’Kfifates de Houara (Maroc), Abdelwahed Hajjaoui (Maroc), Cyro Baptista & Beat the Donkey (Brésil), Oumayna El Khalil et Marcel Khalife et l’Ensemble Al Mayadin (Liban), Ammouri Mbark (Maroc), Moh Mellal (Maroc), Daby Touré (Mauritanie), Rekba de Zagora (Maroc), Les Tambours de Toyo (Japon), Les Tambours du Bronx (France), Horvath Gypsy Band (Hongrie/Irak), Randy Weston (Etats Unis), Orchestra Baobab (Sénégal), Oudaden (Maroc), Nass El Ghiwan (Maroc), Ismael Lô (Sénégal), Rays Outtaleb Lamzoudi (Maroc), Agadir Gnaoua Oulad Sidi Boujmaa Agnaou (Maroc), Kepa Junkera (Espagne), Anarouz (Espagne/Maroc), The Medicine Show-Jazz (Etats Unis), Ensemble Moha et Hamou Zayani Achiban (Maroc), Mohamed Rouicha (Maroc), Enzo Avitabile (Italie), Roudaniates (Maroc), Guedra (Maroc), Shantala Shivalingappa (Inde), Hamou Agouran (Maroc), Rays Mohand (Maroc), Raul Paz (Cuba), Weshm (Pays Bas/Maroc), Lotfi Bouchnak (Tunisie), Amarg Fusion (Maroc), Le Peuple de l’Herbe (France), Ahwach Ouarzazate (Maroc), Ensemble Kelâat M’Gouna (M’Gouna), Tambours de Brazza (République du Congo), Damou et son Ensemble Amazigh (Maroc), Ensemble Tareq Al Nasser Rum (Jordanie), Ferdawse Taziri (Maroc), N’Java (Madagascar), Lili Haydn (Etats Unis), Massinissa (Maroc), Jbara (Espagne/Maroc), Alpha Blondy (Côte d’Ivoire), Aïcha Tachenouite (Maroc), Toto La Momoposina (Colombie), Amazigh Kateb-Gwana Diffusion (France), Rkia Demsiriya (Maroc), Najat Attabou (Maroc), Faudel (France), Les frères Izem (Maroc), Noujoum Aït Baamran et Tisslatine (Maroc), Iness Mêzel (Algérie/France/Italie), Lahoucine Kili (Allemagne/Maroc), Malkit Singh (Inde/Royaume Uni), Marcia Short (Brésil), Jimmy Cliff (Jamaïque), Jil Jilala (Maroc), Dj Big Buddha (France), Ahwach Telwet (Maroc), Cherifa (Maroc), Malouma (Mauritanie), Oumou Sangare (Mali), Najat Aatabou (Maroc), Vj Dennis Dezenn (France), Inouraz (Maroc), Lo’Jo (France), Cheikh Lô (Sénégal), Aârab Atigui (Maroc), Imghrane (Maroc), Akli D (Algérie/France), Sergent Garcia (France), H Kayne (Maroc), Dj Key (Maroc), Ajmak Souss (Maroc), Arsmouk (Maroc), Orchestre national de Barbès (France), Mustapha Oumguil (Maroc), Dj Claude Challe (France), Maghni (Maroc), Hadda Ouaki (Maroc), Kamkars (Iran), Karima Skalli (Maroc), Raïssa Haja Fatima Tihihit (Maroc), Dobet Gnahoré (Côte d’Ivoire), Désert Rebel (Niger/France), Fnaïre (Maroc), Dj Zayan Freeman (Maroc), Ouad Tamanar (Maroc), Toudart (Maroc), Alan Stivell (France), Toumani Diabaté et Symmetric Orchestra (Mali), Dj Pat Jabbar et Youssef El Mejjad (Maroc), Mikea (Madagascar), Rajery (Madagascar), Tinariwen (Mali), Ensemble Aïchata Guedra (Maroc), Iguidar (Maroc), Fethi Tabet (France), Rogelio Botanz (Iles Canaries/Espagne), Las Ratas (Iles Canaries/Espagne), 08001 (Espagne), Dj Dub U (France), Taskiwine (Maroc), Ali Chouhade (Maroc), Eliades Ochoa et Grupo Patria (Cuba), Yuri Buenaventura (Colombie), Dj Mps Pilot (Pays Bas), Binobin (France/Maroc), Monsif (France/Maroc), Aflak (France/Maroc), Amira Saqati (Maroc), Daqat Saïf (Maroc), Doudou N’Diaye Rose Percussion Orchestra (Sénégal), Mugar (France/Maroc), Cheb Mami (Algérie), Dj Jeff Sharel (France), Ahwach Imidr (Maroc), Les Boukakes (France), Bizmaouen (Maroc), Manu Dibango (Cameroun), Africando (Sénégal), Idbassaïd (France/Maroc), Ahwach Msguina (Maroc), Rays Ahmed Oumast (Maroc), Abdelhadi Belkhayat (Maroc), Jamïca All Stars (Jamaïque), Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Afel Bocoum (Mali), Lahoucine Amarrakchi (Maroc), Boutmzought (Maroc), Djamel Laroussi (Algérie/Allemagne), Rona Hartner (Roumanie), Hoba Hoba Spirit (Maroc), Dj U-Cef (Maroc), Ensemble Houara (Maroc), Fatima Titrit (Maroc), Djur Djura (Algérie/France), Natacha Atlas (Egypte/Royaume Uni), Saïda Charaf (Maroc), Fatima Tabaamrant (Maroc), Vj Kiss Dub (France), Khalid Izri (Belgique/Maroc), Tumi and the Volume (Afrique du Sud), Style Souss (Maroc), Bigg (Maroc), Dj Hicham (Maroc), Ahwach Ouintjgal (Maroc), Mamar Kassey (Niger), Gilberto Gil et Banda Larga (Brésil), Kassav (Antilles/France), Dj Oil (France), Aza (Etats Unis/Maroc), Harem (Turquie), Chebba Zahwania (Algérie/Maroc), Dj Awal (France), Youssou N’Dour et l’étoile de Dakar (Sénégal), Lamchaheb (Maroc), Dj Badrdine (Maroc), Aït Laati (Maroc), Ahouzar (Maroc), Ahwach Ouad Aït Baamrane (Maroc), Tarragt (Maroc), Zong (Ile de la Réunion), Nortec Collective : Bostich Fussible Tijuana Sound Machine (Mexique), Ahwach Tissint (Maroc), Etran Finatawa (Niger), My Ahmed ihihi (Maroc), Chalaban (Bulgarie/Maroc), Mehdi Haddab & The Speed Caravan (France), Darga (Maroc), Dj Mixape (Pakistan/Pays Bas), Rokia Traoré (Mali), Bnet Houariates (Maroc), Dj Ishtar (Iran/Pays Bas), Haj Amentag (Maroc), Maalesh (Iles Comores), Ziskakan (Ile de la Réunion), Vj Raiss (Pays Bas/Maroc), Oulad El Bouazzaoui (Maroc), Mohamed Azenkd (Maroc), Fès City Clan (Maroc), Rap2Bled (Maroc), Didier Awadi et Présidents d’Afrique (Sénégal), Dj Key (Maroc), Ahwach Telwet (Maroc), Outajajt (Maroc), Cheb Khaled (Algérie), Takfarinas (Algérie/France), Dj B*Indi (Autriche), Toudart (Maroc), Walid Mimoun (Maroc), Raïss Tijani (France/Maroc), Yuba (Allemagne/Maroc), Dj Saïf (Pays Bas/Maroc), Ahwach Andam Ihya (Maroc), Salif Keita « M’Bemba » (Mali),… Idir
(Algérie), (Maroc),

Merci aux artistes, merci au public !

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

5

- Programme Festival Timitar 2009 - Mercredi 1er juillet - Soirée d’ouverture Place Al Amal – dès 19h30 Ahwach Imin’Tanoute (Maroc) Rays Atigui & Raïssa Talbensirt (Maroc) Carlinhos Brown (Brésil) Hamid El Kasri (Maroc) Dj RKK (France) Vj Italo Video (France)

- Jeudi 2 juillet Place Al Amal – dès 19h30 Ahwach Tammaste (Maroc) Rays Larbi Ihihi (Maroc) Gaiteros de San Jacinto (Colombie) La 33 (Colombie) Allawa (Algérie) Dj RKK (France) Vj Italo Video (France) Création Tala (France/Maroc) Benjamim Taubkin Quartet (Brésil) Hommage aux Rways Amayno (Maroc) Menwar (Ile Maurice) Saintrick (Sénégal) Makadem (Kenya) Blk Jks (Afrique du Sud) VBH (Cameroun) Dj GEE BAYSS (Sénégal) Vj La Mirza (Liban)

Théâtre de verdure – dès 20h

Scène Bijawane – dès 21h
-Scène Equation Musique avec Culturesfrance et l’Organisation Internationale de la Francophonie-

- Vendredi 3 juillet Place Al Amal - dès 19h30 Ahydouss Ait Ouarine (Maroc) Jouala (Maroc) Max Romeo & The Charmax Band (Jamaïque) Iguidar (Maroc) Dj D.WattsRiot (Espagne-Royaume Uni) Vj Italo Video (France) Rachida Talal (Maroc) Ensemble de Maqâm Ouzbeck (Ouzbekistan) Ege Hi’Jazz Orkestra (Turquie) Hommage aux Rayssates Amawass (Maroc) Sahara Génération (Maroc) Orange Blossom (France) Mazagan (Maroc) Dj Ritu (Royaume Uni) VJ La Mirza (Liban)

Théâtre de verdure – dès 20h

Scène Bijawane – dès 21h

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

6

- Samedi 4 juillet Place Al Amal - dès 19h30 Ahwach des femmes de Tafraout (Maroc) Raïssa Aïcha Tachinouit (Maroc) Samira Saïd (Maroc) Bilal (Algérie) Dj Click (France) Vj Italo Video (France) Hadda Ouaki (Maroc) Ensemble Musical Oriental (Palestine) Aïcha Redouane (Liban/Maroc) Mimoun Rafroua (Pays Bas/Maroc) Rhany Kabbaj (France/Maroc) Momo (Royaume Uni/Maroc) Casa Crew (Maroc) Dj Hassan (Maroc) Vj La Mirza (Liban)

Théâtre de verdure – dès 20 h

Scène Bijawane – dès 21h
-Scène « Artistes Marocains Résidant à l’étranger » en partenariat avec le CCME-

- Dimanche 5 juillet Place Al Amal - dès 19h30 Ahyad Massa (Maroc) Mamady Keita (Guinée) Sekouba Bambino & Bouré Band (Guinée) Rays Lahoucine Lbaz (Maroc) Dj Yusuf (Zanzibar) Vj Italo Video (France)

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

7

juillet - Mercredi 1er juillet - Soirée d’ouverture Place Al Amal - À partir de 19h30
Ahwach Imin’Tanoute (Maroc)
Venu du haut Atlas occidental, Ahwach Imin’Tanoute nous transmet la poésie de la musique traditionnelle Ahwach. Le célèbre groupe marocain a été constitué en 1975 par le Rays Brahim El Maânaoui. Il est composé aujourd’hui de 20 à 60 personnes. Les thèmes abordés empruntent des images du monde agricole, de la chasse, les thèmes de l’amour, de la religion, le tout véhiculant leur regard sur la société. Aux rythmes de ces chants festifs, la parole perd sa prééminence et les voix alternées des deux chœurs deviennent l’accompagnement du jeu des percussions. La troupe a diffusé son art à l’occasion de nombreux festivals nationaux et internationaux, pour lesquels ils se sont produits.

Raïssa Rakya Talbensirt (Maroc)
Cette grande diva a marqué ces 40 dernières années de son style, de sa voix et de sa présence l’évolution de la chanson des « Rways ». Elle a inscrit à son répertoire plus de 400 chansons. Selon elle pour exceller dans la musique amazighe, il faut impérativement passer par l’école Ahwach, qu’elle considère comme une école très formatrice qui permet de maitriser l’art de la poésie et de la composition poétique et également la rythmique chorégraphique, essentiels pour le métier de chanteuse. Toujours fascinée par la poésie des grands maitres : Lhaj Belâid, Boubakr Anchad et tant d’autres, elle a énormément appris auprès des Rways notamment feu Mohamed Albensir et Zahra Talbensirt.

Rays Aârab Atigui (Maroc)
Rays Aârab Atigui est originaire de la région de Lakhssass (région de Tiznit). Très jeune, il accompagne les groupes d’Ahwach. Egalement, il se construit lui-même son premier Ribab. Il débute avec Rays Oultaouliboult, puis part travailler son art à Casablanca. Il y rencontre Rays Boumia qu’il accompagnera. A travers sa musique on ressent l’influence du maître Rays Albensir. Le style d’Aârab Atigui en est d’ailleurs très proche. En 1974, un autre artiste, Rays Med Madih le met en contact avec Raïssa Rakia Talbensirt. La rencontre musicale opère, il l’accompagne alors sur toutes les scènes du pays et ils se produisent en France en 1979. En 1981, Aârab Atigui enregistre son premier album, un disque collectif, avec la chanson : « Fiss Ayguiguil Adour Tallat ». Et en 1984, il rencontre le succès avec « Amz a Fatima Deblij ». Aujourd’hui, Aârab Atigui demeure parmi les plus grandes figures du répertoire des Rways.

Carlinhos Brown (Brésil)
Carlinhos Brown est le pseudonyme d’Antônio Carlos Santos de Freitas, (né à Salvador de Bahia au Brésil). Il est à la fois chanteur, percussionniste, compositeur, producteur et animateur culturel. En 1984, il joue dans le groupe Acordes Verdes, de Luiz Caldas. Il fut l'un des créateurs du style "Samba-reggae" et en 1985, il participe au disque Estrangeiro du groupe de Caetano Veloso. Dans les années 1990, il créé le groupe devenu célèbre : Timbalada. Après ce succès, il se lance en 1996 dans une carrière en solo et sort de nombreux albums. Carlinhos Brown a également participé à l'élaboration des percussions pour la piste Ratamahatta du groupe Sepultura. Mixant les mots avec des rythmes venus d'ailleurs et de partout, Carlinhos Brown compte aujourd'hui parmi les plus grands compositeurs de la nouvelle musique brésilienne. Cet habitué des grands festivals qui a joué devant un million de personnes, se produira pour la première fois au Maroc au festival Timitar.

Hamid El Kasri (Maroc)
Maalem Hamid El Kasri est né en 1961 à Ksar el Kebir, au Nord du Maroc. Hamid El Kasri commence son apprentissage à l’âge de 7 ans et sa carrière sous l’égide des maîtres Alouane et Abdel- Ouahed Stitou. Hamid El Kessri est doué d’une capacité artistique qui lui permet de fusionner les musiques gnaouas du Nord avec celles du Sud. Cette passion musicale, transmise par sa grand-mère, Hamid El Kasri la communique à son tour, à sa fille qui connaît à l'âge de 13 ans tout le répertoire de la musique gnaouie. Il hérite de sa passion pour le guembri via le mari de sa grand-mère, esclave du Soudan. Il fréquente les Zaouia depuis sa plus tendre enfance. Hamid El Kasri construit une œuvre unique, cassette après cassette, une sorte d'encyclopédie du répertoire gnaoui. Il est considéré comme un ambassadeur du Maroc à travers le monde, il a en effet, joué sur les quatre continents. Festival Timitar 2009 Signes & Cultures - Agadir -

8

- Jeudi 2 juillet Place Al Amal - À partir de 19h30
Ahwach Tammaste (Maroc)
Ahwach Tammaste est une troupe qui diffuse un art populaire amazigh. Ils expriment la joie collective, attachée aux racines de l’être humain. C’est un tableau artistique qui réunit la musique, la danse, la poésie et les couleurs. Ahwach Tammaste est une troupe connue à Ouarzazate depuis des centaines d’années. Parmi les danses qu’ils réalisent, on retrouve l’amtalti, le dart, l’arasal,… avec des instruments comme les gangas, talount, lhamz... Les sujets qu’ils abordent à travers leurs chansons sont : la paix, la joie, l’amour, la fraternité, la solidarité. Ils ont participé à de nombreux festivals nationaux et internationaux.

Rays Larbi Ihihi (Maroc)
Fils du Rays Brahim, Rays Larbi Ihihi est né à Ineknafen dans la région de Haha. Il a débuté sa carrière en 1975 avec Rays M’Barek Ayessar et Rays Akhettab. Il a également accompagné Rays Ouahrouch et Raïssa Towrikt. Ce grand maître du Loutar et fin connaisseur du répertoire des Rways a enregistré sa première cassette en 1985, il a réalisé depuis, plus de 60albums. Parmi ses plus célèbres chansons il y a : « Yak Awinou Tghdertagh », « Ourasst n’guik icha ouakal »… Nombreuses de ses chansons sont à présent reprises par les jeunes artistes, dont plusieurs sont des élèves issus de son école.

Gaiteros de San Jacinto (Colombie)
Des siècles de musique ont créé Los Gaiteros de San Jacinto, les plus grands maestros de cette tradition. La légende dit que Los Gaiteros de San Jacinto ont été formés autour de 1930. Fondé par Miguel Antonio "Toño" Fernandez, ils ont préservé et transmis leur art sur plus de cinq générations. Passant leur savoir-faire de père en fils, d’oncle en neveu, ce groupe est devenu le trésor culturel de la Colombie et l'expression vivante de l'histoire d'Amérique Latine, celle de la force, de la passion et de la survie. Aujourd'hui, leurs membres plus anciens, Toño García et Juancho Fernandez, de chacun 77 ans, mènent les jeunes héritiers dans cette tradition. Ces sept musiciens ont gagné la récompense Latine de Grammy’s en 2007 pour le meilleur album traditionnel. Los Gaiteros de San Jacinto, c’est un siècle de tradition inspiré par la passion d'une vie.
©Photo Medellin_Grupo3

Ce concert est programmé en partenariat avec le Ministère des Relations Etrangères et l’Ambassade de Colombie en Espagne.

Embajada de Colombia
República de Colombia

La 33 (Colombie)
L’orquestra La 33 a créé un nouveau style de la Salsa à Bogota : la Salsa urbaine. Ce style s’est ensuite diffusé dans toute la Colombie et a ouvert une brèche pour une ouverture de la Salsa à d’autres influences. Cette nouvelle tendance apporte le son urbain des quartiers, celui de la rue. Ce groupe novateur remporte un large succès aussi bien auprès des jeunes salseros qu’auprès des salseros de la vieille école. Les oreilles les plus habituées à la Salsa comme les moins coutumières du style, ne pourront restées insensibles.

Allawa (Algérie)
Mohamed Allawa, le chanteur adulé de la nouvelle génération kabyle jouit actuellement d’une grande estime auprès de toutes les générations confondues et en particulier des jeunes. Mohamed Allawa est né en 1980 à Alger. Dès son enfance, il suit des cours de musique Andalouse mais également des cours de musique universelle à l’Ecole ElMaoussilia d’Alger. Aujourd’hui, il enchaîne les succès. De « Baba ccix » à « A Sieqa » en passant par « Nan-d ala » et « Ssar tamurt », les tubes se succèdent. Son talent le mène en France dans des salles prestigieuses. Sa participation au Festival Amazigh des Iles Canaries lui vaut le surnom de « Bomba Kabylia» dans la presse locale. Voix enchanteresse, il chante tout en rompant avec les tabous qui continuent à frapper la société algérienne. Pour la jeunesse, il est de ceux qui savent exprimer leurs difficultés et leurs tourments. Ses textes riches et variés parlent de l’amour sous toutes ses formes, la femme, la mère et ont également pour thèmes les maux sociaux et la culture amazighe.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

9

- Jeudi 2 juillet Théâtre de verdure - dès 20h Création Tala (France/Maroc)

Rencontre unique de deux univers, celui de Majid Bekkas et de Titi Robin. Une idée née de la rencontre d’un désir commun entre les deux directeurs artistiques des festivals Timitar et Les Escales (St Nazaire-France) de faire se rencontrer ces deux artistes avec leurs univers, habitués à travailler dans des univers lointains et proches. En effet, il ne s’agit pas d’une création mais d’une rencontre, car celle-ci fait entièrement partie de leur identité musicale. En réunissant ce duo à Agadir, cela permettait l’émergence d’une source musicale inconnue au premier abord, mais familière en définitive. Majid Bekkas originaire de Zagora et Titi Robin, français voyageur, ont choisi chacun d’inviter deux musiciens qui nourrissent leur univers afin de se ressourcer auprès de Tala (source) qu’est la musique amazighe. Cette création a pu voir le jour grâce à une forte implication de la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique.

La première de la création Tala aura lieu au festival Timitar, puis le 7 août au festival Les Escales à St Nazaire.

Majid Bekkas
Digne représentant de la culture Gnaoua issue du métissage des cultures arabo-amazighes et noires africaines, Majid Bekkas est initié très tôt par le grand maître Ba Houmane. A mi chemin entre tradition et modernité, Majid allie musique gnaoua et blues afro américain. Il est également professeur de musique au conservatoire de Rabat et Directeur Artistique du Festival Jazz aux Oudayyas à Rabat depuis 1996.

Titi Robin
Thierry Robin, musicien autodidacte né à la fin des années 50 dans l’Ouest de la France, a construit son univers musical personnel en empruntant autour de lui, à l’instinct, des éléments de langage musical répondant à sa soif d’expression et les deux univers qu’il côtoyait quotidiennement étant les cultures gitanes et orientales. Avant que le courant des «musiques du monde» n’apparaisse, c’est au sein des deux communautés qu’il trouvera un écho sensible et encourageant.

Pour la création Tala Majid Bekkas et Titi Robin ont choisi d’inviter pour les accompagner : Foulane Bouhssine au ribab, Renaud Gabriel Pion au saxophone ténor, Khalid Elberkaoui aux percussions et Minino Garay à la batterie.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

10

Foulane Bouhssine
Né en 1979 à Agadir, il a rejoint le conservatoire Musical d’Agadir en 1996 où il a pu acquérir les principes fondamentaux de la musique. Son génie musical le pousse à puiser dans les sonorités amazighes, il apprend le Ribab. Membre fondateur du groupe Amarg Fusion, Foulane le ribabiste, fétiche des Marocains, commence à envahir les scènes nationales avec son jeu de ribab à la Hendrix et une foudroyante présence sur scène. Actuellement il est membre fondateur du groupe Ribab Fusion et membre du groupe Mazagan. Il a multiplié les collaborations avec plusieurs artistes de renommée mondiale : Bakbo, Karim Ziad, Hamid El Kasri, Amazigh Kateb, Amouri Mbraek, Akli D, Fathi Salama…. ©Photo Jean Berry

Renaud Gabriel Pion
Instrumentiste et compositeur de formation classique occidentale, jouant clarinette, saxophone, cor anglais (grand hautbois classique), flûte et instruments électroniques, Renaud-Gabriel Pion a débuté dans des formations de jazz puis s’est intéressé aux musiques du monde, sans perdre de vue ses racines classiques. Musicien à Dublin puis à Paris, il a tourné et enregistré sur de nombreux albums avec des artistes rock tels qu’Elvis Costello, Siouxsie, Dead Can Dance, Gavin Friday ou John Cale (Velvet Underground). Il travaillait en Octobre 2008 sur un nouveau projet du compositeur et pianiste japonais Ryuichi Sakamoto. Il a également orchestré et joué comme soliste pour des musiques de films, de théâtre… Ce travail de recherche, d’un mode d’expression personnel, est central dans la démarche de Renaud Gabriel Pion.

Khalid Elberkaoui
Lauréat du conservatoire de musique d’Agadir, et passionné de rythme, il s’affiche désormais comme un personnage incontournable du monde de la percussion au Maroc. Khalid travaille depuis une dizaine d'années dans la recherche et le développement des percussions amazighes. Cet intérêt pour la musique et surtout pour la percussion n’est pas le fruit du hasard, car Khalid a vécu depuis son plus jeune âge dans un environnement où la musique avait une place importante, surtout la musique orientale. Il essaye à travers la création musicale de confronter la culture amazighe avec d’autres genres musicaux : oriental, andalou, jazz, musique africaine.....

Minino Garay
Malgré son style inclassable et éclectique, le cœur de Minino Garay bat encore aux sons de sa pampa légendaire. Même vingt ans après avoir été transformé par son passage en France, le plus important percussionniste et batteur de sa génération continue à utiliser le surnom qui lui a été donné lorsqu’il débutait. Il continue toujours à puiser dans ses origines multiethniques : le quartier Ayacucho de Cordoue, la seconde ville d'Argentine, située à 800 kilomètres de Buenos Aires. C'est une terre sans mer, habitée par une population qui, originaire d'Inde n’a aucun lien avec le tango et sur laquelle souffle un vent constant de rébellion. Minino Garay assume ainsi sa condition d'hybride. Dans les années 90, Paris était la capitale des musiques du monde, avec une explosion des cultures africaines. De là Minino s'est littéralement converti, possédé par ce Paris bigarré. Il collabore aujourd’hui avec les plus grands artistes internationaux.

Le festival Timitar remercie l’Institut Français d’Agadir qui a accueilli cette rencontre en résidence, en Mars 2009.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

11

Benjamim Taubkin Quartet (Brésil)
Le quartet de Benjamim Taubkin vise à saisir une expérience fluide de la musique. Il y a quatre instrumentistes issus de milieux différents, qui viennent ainsi nourrir ce quartet avec la richesse de leur diversité. Le quartet c’est la rencontre : du piano urbain mais fortement mélodique de Benjamim Taubkin ; de la percussion profonde et puissante afro-brésilienne d'Ari Colares ; de l'accordéon du nord-est du Brésil avec Lula Alencar et de la basse de Joao Taubkin. Il résulte de cette rencontre un nouveau son dans un dialogue entre des rythmes brésiliens traditionnels et des arrangements contemporains bariolés. Ce son sophistiqué, unique, laisse une respiration suffisante pour permettre l’équilibre idéal entre les arrangements et l'improvisation.

Benjamim Taubkin
La musique brésilienne et son dialogue avec d´autres cultures est le territoire de travail de ce musicien brésilien, compositeur et producteur. Comme musicien il joue dans plusieurs formations comme soliste ou bien avec des Orchestres Symphoniques au Brésil et à l´étranger. Parmi ses récentes participations : “Jobim Sinfônico”; “Samwad- Rua do Encontro” et “Milágrimas” avec Ivaldo Bertazzo ; Orquestra Jazz Sinfônica ; Paulo Moura ; Mônica Salmaso. Ses projets actuels sont l`Orquestra Popular de Câmera (Orchestre populaire de chambre), le groupe Moderna Tradição, le groupe Abaçaí de musique traditionelle, le collectif América Contemporânea qui réunit des musiciens de 7 pays de l´Amérique du Sud, et le Trio + 1, avec Sérgio Reze, Zeca Assumpção et Joatan Nascimento. Il a entrepris de nombreux voyages en Amérique du Sud et Centrale dans le but de mieux connaître les productions musicales locales et établir un réseau d´échanges entre elles. Il a notamment réalisé le projet : “Sons et Images de la Terre”, une cartographie des chants de travail liés à l´agriculture dans le pays. Il dirige le Núcleo Contemporâneo, label dédié à la musique instrumentale brésilienne. Il a participé comme musicien et producteur à plus de 130 disques. Il n’est donc pas besoin d’en rajouter pour dire à quel point Benjamim Taubkin est une figure incontournable de la scène brésilienne. ©Photo Fernando Fiuza

Ari Colares aux percussions
Ari Colares est percussionniste et professeur. Il se consacre depuis 25 ans à l'étude, à la pratique, et à l'enseignement de la percussion brésilienne. Il intervient au centre de Tom Jobim consacré aux études musicales, à l’USP, et à Anhembi Morumbi. Il a joué notamment avec Naná Vasconcelos, Egberto Gismonti … etc, et se produit régulièrement avec Mônica Salmaso et dans Palavra Cantada avec Sandra Peres et Paulo Tatit. Il est l’un des musiciens de l’Orquestra Popular de Câmara (Orchestre Populaire de Chambre), dirigé par Benjamim Taubkin, ainsi que dans le groupe Barca. ©Photo Kris Knack

João Taubkin à la basse
Joao Taubkin est instrumentiste et arrangeur. A la basse, son instrument, il a enregistré avec Paulo Moura, Carlos Aguirre, Laurence Revey, Léa Freire, Toninho Carrasqueira, Orquestra Popular de Camara, Sérgio Reze, Charles Da Flauta, Gigante Brésil, Madhup Mudgal, et bien d’autres encore. De nos jours, il travaille plus particulièrement avec Fabio Barros, Rodrigo Campos et la Marina de Luz. Depuis 2001 il développe auprès de Benjamim Taubkin, un travail afin de remodeler la musique populaire brésilienne traditionnelle. En 2003, il participe à l'enregistrement de la bande sonore du Samwaad musical - la rue des rencontres, par Ivaldo Bertazzo, dans lequel des musiciens brésiliens et indiens sont réunis. En 2008, il a joué en Pologne pour un projet visant à mélanger traditions musicales brésiliennes et polonaises. Ainsi, il se produit avec différentes formations à travers le monde entier dans des festivals de musique du monde et de jazz. ©Photo Kris Knack

Lula Alencar à l’accordéon
Lula Alencar (Lulinha) est accordéoniste, il est également pianiste, compositeur, arrangeur. Très jeune, il a commencé à aborder la musique en étudiant le piano et l'improvisation de jazz. Il a formé le célèbre trio instrumental LSD´Jazz et faisait également partie, autrefois de Banda Buscapé, qui se concentrait sur la musique régionale. En tant qu’accordéoniste, Lulinha a joué dans de nombreux groupes tels que : Mafuá, Mawaca, Antônio Barros et bien d'autres encore.
©Photo Christian Wurm

Benjamim Taubkin invitera pour se produire avec le Quartet, au le festival Timitar des artistes confirmés de la région. Festival Timitar 2009 Signes & Cultures - Agadir -

12

Hommage aux Rways
Hommage aux Immortels, « Les Rways (rays, au singulier : “chef ”, “maître”) qui sont des ensembles de musiciens issus des territoires Ces maîtres ont acquis ces dernières décennies une immense popularité. Le poète-chanteur (rays) s’accompagne à la vièle monocorde, ribab, au timbre “aigre-doux” si particulier rappelant celui d’une flûte, auquel on ajoute le “grésillement de sable dû aux cordes de timbre et aux rangées de perles en verroterie qui agrémentent la table d’harmonie”. Le Rays est accompagné par plusieurs joueurs de luth à trois ou quatre cordes (lotâr ou lginbri) et d’un joueur de cloche (naqous) auxquels s’ajoutent parfois des joueurs de tambours sur cadre (allun) et de (nuiqsat). Les nuiqsat sont des petites cymbalettes en cuivre fixées que les musiciens font s’entrechoquer tout en dansant… La poésie des rways, composée à partir de distiques, utilise des images du monde agricole, de la chasse, de la nature et les thèmes de l’amour déçu, de la religion ainsi que des commentaires sociaux. Les airs, inspirés des territoires d’origines des rways mais aussi de la musique militaire européenne ou de la musique arabo-andalouse, se développent avec de nombreux sauts de quartes et de quintes en couvrant jusqu’à une octave et demie. La construction des phrases mélodiques (dont chacune correspond à un vers) est généralement formée de deux ou quatre fragments mélodiques parallèles.» Extraits du livre de M. Rovsing Olsen, Chants et danses de l’Atlas, éd. Cité de la musique/ Actes sud, 1997. Pour rendre hommage aux immortels, le festival Timitar invite l’orchestre Id Hamou qui accompagnera Rays El Fetouaki, et Rays Lhaj Lahoucine Amentag pour interpréter des textes et compositions éternels.

Orchestre Lahcen Id Hamou
Cet orchestre a à sa tête Lahoucine Id Hamou, instrumentiste, chanteur, qui a participé à un nombre considérable de travaux dans le domaine de la musique amazighe, il était notamment le premier à enregistrer la chanson du célèbre Rays Haj Belaid pour la Radio Télévision Marocaine en 1979. Il a également enregistré des chants d’Aboubaker Anchad pour le Ministère de la Culture à Rabat avec la contribution de la Maison des Cultures du Monde à Paris. Il a participé à plusieurs festivals en hommage à de nombreux artistes dont Maatoub Lounès, Ali Sadki Azaykou et bien d’autres. Il est membre de la troupe Tisoura pour la musique amazighe instrumentale contemporaine.

Rays El Fetouaki
Rays Lahcen El Fetouaki est originaire de la région de Fetouaka, près de Demnate. Passionné de son pays, Rays El Fetouaki est un des artistes qui a connu les trois rois du Royaume. Il a débuté sa carrière en 1954 en accompagnant Rays Moulay Ali. Il s’est ensuite installé à Agadir, où il a travaillé avec Rays Saïd Achtouk. En 1956, il est invité à la fête du trône de Mohamed V, à Tanger. Puis à partir de 1965, il se produira de nombreuses fois en Europe, notamment en compagnie d’autres Rways comme Rays Mohamed Albensir.

Rays Lhaj Lahoucine Amentag
Héritier et interprète des grands Rways : Omar Ouahrouch, Aboubakr Anchad et L’Haj Belaïd, aujourd’hui disparus, Lahoucine Amentag, ancien maçon, a commencé par être Anddam (récitant) dans les ensembles d’Ahwach Ajemak de la région d’Imentaguen. Après avoir accompagné rays Moulay Brahim Amesguin, il crée son propre répertoire, s’inspirant de ses illustres prédécesseurs. Aujourd’hui il se consacre à perpétuer l’œuvre de l’immense Rays L’Haj Belaïd.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

13

- Jeudi 2 juillet Scène Bijawane - dès 21h
Amayno (Souss-Maroc)
Né à Agadir en 1974, Ahmed Boulfra est plus connu sous son nom d’artiste : Amayno. Il s’est épris du banjo à la fin des années 80. Il jouait alors à la maison des jeunes du quartier et à l’occasion de fêtes. En 1994, il rejoint le conservatoire musical d’Agadir pour perfectionner son art et pour participer aux côtés des jeunes musiciens à l’éclosion d’une musique amazighe moderne. Amayno joue dans plusieurs formations et choisit de fonder son propre groupe en 2006 afin d’exprimer au mieux son ressenti musical. Amayno puise son inspiration dans l’art des Rways et cherche à moderniser le patrimoine artistique amazigh. Il travaille actuellement sur la forme et le design de la chanson amazighe, à travers des touches subtiles plus ou moins appuyées, préservant l’essence et la schématique lyrique traditionnelle. Son groupe est composé de 7 membres, comprenant deux synthétiseurs, ribab, loutar, banjo, guitare électrique, guitare basse, tam tam, tomba, derbouka et batterie acoustique. Amayno est à la fois organiste, chanteur, compositeur et créateur de musique de films ; il est considéré comme une des étoiles montantes de la musique amazighe au Maroc.

Scène Equation Musique en partenariat avec Culturesfrance et l’Organisation Internationale de la Francophonie

Culturesfrance et l'Organisation Internationale de la Francophonie ont choisi de s'associer autour du programme EQUATION MUSIQUE qui permet à des structures professionnelles africaines de rencontrer leurs homologues des autres pays, afin de faire connaître leurs activités et d'inscrire leurs productions musicales dans les circuits de diffusion internationaux.

Menwar (Ile Maurice)
Menwar apporte un souffle nouveau et puissant au séga, la musique traditionnelle de l’île Maurice, en puisant dans ses racines africaines avec l’apport d’instruments comme la senza ou mbira, le tambour d’eau et la guitare comorienne, le djenzé. Il utilise aussi des instruments de son invention, fabriqués à partir de tiges séchées de fleurs de canne à sucre et de coques de pistaches. Menwar, avec son groupe Sagaï, impose son nouveau style, un son roots, avec une prestation scénique envoûtante et originale avec des percussions omniprésentes, très appréciées par le public. Il est invité en 2004 au Festival d’Angoulême, depuis il tourne au-delà de sa région, l’Océan Indien.

Saintrick (Sénégal)
Chanteur, musicien et comédien, Saintrick et son groupe les Tchielly triomphent depuis plus de 20 ans sur la scène africaine avec un style bien à eux : le Yeketi. Percussions congolaises et sénégalaises, du ngoma au tama, guitares sixties à congolaises, claviers aux sons rythmiques mbalax et batterie métisse. Sa devise : « Avec rien, faire un peu. Avec un peu, faire beaucoup. Avec beaucoup, faire des miracles. » Son spectacle est un véritable voyage rythmique à travers l’Afrique ».

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

14

Makadem (Kenya)
Makadem – l’homme Ohangla. Devenu musicien confirmé dès 1999, il enregistre et sort « Mr Lololova », un single de reggae. En 2001, 2002 et 2004, Makadem partage la scène avec, respectivement, Gregory Isaacs, Mighty Culture et Glen Washington, à Nairobi. Plus tard, en décembre 2004, il se rend à Djibouti avec le Nairobi City Ensemble pour participer au Festival Fest-Horn. En 2007, Makadem sort un album de 12 titres intitulé « Ohanglaman », il y transforme avec succès son style musical raga en un style plus africain qu’il appelle «Anglo-Ohangla », un mot qu’il invente pour décrire son style musical qui est un mélange de Ohangla (musique traditionnelle luo reposant sur les tambours luo), Nyatiti (musique luo reposant sur la lyre luo) et Dodo (musique traditionnelle luo reposant sur la chanson) avec d’autres rythmes africains modernes et des chants luo-anglais fortement accentués.

Blk Jks (Afrique du Sud)
Ce groupe frais et dynamique va de l’avant. Leurs harmonies posées, leurs guitares elliptiques dévoilent les bleus urbains du zulu du Mbaqanga. S’apprenant mutuellement la guitare, les deux amis d’enfance Linda et Mpumi ont fondé cette formation en 2000. Ils ont ainsi dessiné, à deux, les contours de leur univers, auquel se sont ajoutés le bassiste Molefi et le batteur Tshepang, tous deux issus de Soweto. Blk Jks a alors sillonné les scènes et rencontre aujourd’hui un rayonnement international. Ils dénoncent, notamment à travers les textes de leurs chansons, l'état de la société actuelle en Afrique du Sud, mais également la question des jeunes générations qui semblent exemptes d’opportunités et privées d’ouvertures.

VBH (Cameroun)
Personnalité à plusieurs facettes, VBH (Vise Bien Haut) de nationalité camerounaise a grandi bercé par une multitude de rythmes musicaux locaux et étrangers dont le rap, qui devient très vite sa passion. Il passe des heures entières à déchiffrer les paroles de ses stars du rap préférées pour les interpréter. Fort de cet apprentissage, il décide en 1994 de se lancer dans l'écriture de ses propres textes. Il s’améliore au contact d'autres bons MC's, ce qui l'amène à former le groupe « PIL U FASS » avec Erico et KRim ; ils se produisent à Douala. Le trio qui est remarqué par DJ René en 1999 et managé par So Sound Management, va marquer de son empreinte la toute jeune scène hip hop locale. De scène en scène VBH gagne la reconnaissance du milieu et même les honneurs lorsqu’il fait partie en 2008 de la sélection pour le prix RFI.

La Scène Equation Musique est programmée avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie et de CULTURESFRANCE

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

15

- Vendredi 3 juillet Place Al Amal - À partir de 19h30
Ahydouss Aït Ouarine (Maroc)
La communauté amazighe d’Ait Ouarine se trouve dans le nord du Moyen Atlas. Ahydouss d’Ait Ouarine est un art perpétué dans cette région, de père en fils depuis des siècles pour célébrer la nature et les moments de joie dans leur village. Le répertoire d’Ait Ouarine est composé de plus de dix danses, suivant le son des percussions. Le spectacle est entrecoupé de multiples poésies chantées appelées : tamaouayte, tayafart, dikr, talgouicht… Les membres du groupe portent les habits traditionnels de la région. L’ensemble qui va se produire à Timitar est le seul dans la région d’Ait Ouarine à perpétuer cette tradition et notamment auprès des jeunes.

Jouala (Souss-Maroc)
Menée par le musicien Boujemaa Bassi, la troupe Jouala, inspirée par les légendes comme Nass El Ghiwane et Jil Jilala, a vu le jour en 1975, à Agadir. Depuis, la troupe s'est distinguée par une musique sincère, parvenant à fusionner les musiques traditionnelles et modernes. Jouala a participé à de nombreux festivals nationaux et internationaux. Un album est en cours de réalisation

Max Roméo & The Charmax Band(Jamaïque)
Max Roméo est un chanteur de reggae né en 1947 à St d’Acre, en Jamaïque. Poussé par ses amis à se présenter à un concours de talent, le jeune Max le gagne et quitte la campagne pour Kingston. Il a alors 18 ans et fonde son premier groupe Les Emotions. Ensuite il fonde les Hippy Boys (avec les frères Barrett) qui deviendront plus tard les Upsetters puis les Wailers. En 1969, le premier gros hit de Max Roméo est « Wet Dream », fait un carton en Jamaïque mais également en Angleterre, en dépit d’un unique passage sur les ondes, vite réprimé par les censeurs. La chanson, restée interdite, se voit du même coup propulsée dans les charts et est largement reprise par le public. Il décide alors de se lancer dans une carrière solo et crée son label Romax en 1970. En 1971, Max embrasse la foi rastafari. Sa conversion influe directement ses compositions qui deviennent plus engagées. En 1976, Island Record signe Max Roméo et sort le mythique War Ina Babylon, fruit de la collaboration entre Max Roméo et Lee Perry. War Ina Babylon fait partie de ses « albums fondation » du reggae. Bien décidé à faire carrière aux Etats Unis, Max Roméo se lie d’amitié avec les Rolling Stones. Il participe à leur album Emotional Rescue en 1980. Après quelques années noires, la fin des années 90 et 2000 sonnent le retour du Roots et du succès pour Max Roméo. Il enchaîne alors sorties d’albums et tournées qui ont connu un large succès international.

Iguidar (Maroc)
Issu de Dcheira, banlieue sud d'Agadir, berceau de la chanson amazighe, Iguidar s'est inspiré de l'expérience des groupes phares des années 70. Ils font preuve d'une maturité artistique précoce, se voyant ainsi promus en tant que relève incontestable d'Izenzaren. Les membres d'Iguidar se veulent les porteparoles fidèles de deux poètes de grand talent : Agouad Aberrahmane et Hanafi Mohamed. Le groupe mène une véritable résistance culturelle pour préserver les valeurs de la société amazighe dans la région du Souss, mais également ailleurs. Un album est en cours de réalisation.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

16

- Vendredi 3 juillet Théâtre de verdure - dès 20h

Rachida Talal (Laâyoun-Maroc)
Cette chanteuse du Sud du Maroc, a été une des révélations de l’émission "Noujoum oua Noujoum" sur 2M. Son premier album comporte des reprises, notamment "Taalaqa Qalbi", la chanson qui lui a ouvert les portes de la célébrité et "Yalli Taibna Sinin Fi Houwak". En 1998, elle reçoit le prix de la 2ème meilleure voix au Festival de Dubaï et participe depuis à différents festivals nationaux au Maroc et à l’étranger. Sa voix, comparée à celles des chanteuses du Golfe, fait d’elle une ambassadrice incomparable de la chanson sahraouie.

Ensemble de Maqâm Ouzbeck (Ouzbeckistan)
Le Maqâm est une forme musicale de l'Asie centrale aux règles strictes dont les paroles sont des poèmes mystiques soufis datant des derniers siècles. Les racines de la musique ouzbèke remontent à l'Antiquité (IVe siècle avant J.C.). Hérodote mentionne dans ses écrits l'abondance de chansons et de danses des tribus vivant sur le territoire de l'actuel Ouzbekistan et le rôle que jouait la musique dans la vie de ces anciens habitants de l'Asie Centrale. Les traditions musicales des Ouzbeks reflètent leurs coutumes, leurs idées, leurs espoirs ainsi que leurs luttes pour une émancipation sociale et nationale. Il en résulte une grande variété de chansons populaires. Les villes de Boukhara et Samarkand ont vu se développer un art de cour raffiné, des musiciens professionnels, interprétant le répertoire savant des maqâm. Cette musique a toujours été transmise de manière orale, sans notation aucune. Chaque maqâm peut être considéré comme une œuvre à géométrie variable, seul l'ordre dans lequel les pièces sont interprétées doit rigoureusement respecter l'organisation générale du maqâm. Le festival Timitar a l’honneur d’accueillir cette année, deux figures du Maqâm Ouzbeck : Kadirova Munira et Teshabaeva Munajatkhan avec l’Ensemble de Maqâm Ouzbeck dont la musique est imprégnée de ces influences arabe, ouzbek et persane.

Ege Hi’Jazz Orkestra (Turquie)
Altan Gözetlik à la clarinette, Volkan Şenlendirici au oud et au chant, Veysel Đmeci au kanoun, Murat Gezgin à la darbouka et Mahmut Demirci au violon, ont créés en 2000 : Ege Hi'jazz Orkestra. Ce groupe puise son énergie et son inspiration dans sa terre natale : la région de la mer Egée. Cette troupe est devenue très rapidement une référence en interprétant les œuvres festives et joyeuses du style fasil (suite instrumentale et vocale, forme la plus représentative de la musique savante turque qui vit toujours aujourd'hui dans les meyhane (tavernes) d'Istanbul, d'Athènes ou d'Izmir). Leur musique est un voyage entre la langueur des cours ottomanes et l'ivresse musicale des soirées populaires (fêtes, mariages) marquées par les rythmes et mélodies tziganes. Ege Hi’Jazz Orkestra, constitué de grands musiciens tziganes, passe de l'un à l'autre avec une surprenante virtuosité : une invitation à la danse.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

17

Hommage aux Rayssates
Le festival Timitar consacre cette année un hommage aux œuvres anciennes et invite pour cela, des artistes à interpréter des textes et des compositions immortelles. Ceux-ci ont toujours rythmé nos radios, et seront chantés à l’occasion de cet hommage, en public Raïssa Amina Taouirirte interprétera les textes de son maître feu Rays Mohamed Albensir et Raïssa Fatima Tachtoukt interprétera les œuvres de Fatima Tihihit. Elles seront accompagnées par le célèbre orchestre Belmouden.

Orchestre Belmouden
Maître Belmouden est actuellement l’un des meilleurs joueurs de Ribab. Lahcen El Ansary est né à Chichaoua mais a grandi à Imtougua. Il a accompagné les grands Rways, aujourd’hui disparus, comme : Rays Albensir, Rays Bounsir, Rays Ahrouch, Rays Abdellah Ben Driss. Aujourd’hui, il accompagne la plupart des Rways. Bien qu’il n’ait aucun album à son actif, il a participé à l’enregistrement de plus de 1000 albums en accompagnant les Rways. Maître Belmouden est l’artiste le plus sollicité par les Rways et Rayssates, sa maîtrise du Ribab lui confèrant un réel respect dans le milieu des joueurs de Ribab. Il se produira à Timitar avec son orchestre pour rendre hommage aux immortels Rways.

Raïssa Amina Taouirirte
Raïssa Amina Taouirirte, de son vrai nom Amina Boutalant, est née en 1973 à Idouiran dans la région d’Imin Tanout. Très jeune elle débute sa carrière artistique. Dès l’âge de 12 ans, elle accompagne Rays Akhtab. En 1998, ils enregistrent ensemble un duo de Tandamt. Elle accompagne ensuite, successivement : Rays Jamea El Hamedy, Rays Ayessar, Lahoucine Amarrakchi et Rays Aresmouk. Ces textes expriment principalement les questions de société et les sentiments d’amour. Depuis 2000, elle a enregistré plus de 20 cassettes et a sorti également un DVD. Elle s’est produite dans de nombreux festivals à l’échelle nationale. Elle interprète cette année pour le festival Timitar, une partie de l’œuvre de Rays Mohamed Albensir qu’elle considère comme un maître.

Raïssa Fatima Tachtoukt
Fatima Ezzihar, appelée Raïssa Fatima Tachtoukt, est considérée comme l’espoir du répertoire des Rways. Jeune artiste de 23 ans, originaire d’Aït Amira, elle est passionnée depuis toujours par la musique amazighe et plus particulièrement par l’artiste Raïssa Rakya Talbensirt. En 2007, elle participe à un concours organisé par Radio Plus et remporte le premier prix des meilleures voix, parmi plus de 300 participants. En 2008, elle enregistre son premier album et un DVD où elle interprète le répertoire des Rayssates immortelles comme : Raïssa Tagouramt, Raïssa Talgruicht, Raïssa Sfia Oultlouat et Raïssa Fatima Tihihit. Elle a participé à de nombreux festivals, notamment ceux de Tiznit et de Tafraout. Elle interprète le répertoire de Fatima Tihihit pour le festival Timitar, à l’occasion de ce concert hommage.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

18

- Vendredi 3 juillet Scène Bijawane - dès 21h
Amawass (Souss-Maroc)

Né en 1978 à Dcheira, il n’a cessé depuis son plus jeune âge de baigner dans l’atmosphère artistique de Dcheira. Il est imprégné des sonorités et des couleurs musicales amazighes, des Rways aux expériences modernes (Tazenzart, Ammouri et d’autres groupes). Sa carrière artistique commence en 2000 avec la participation aux activités culturelles et aux soirées artistiques locales, pour être ensuite invité à participer à des soirées et festivals à travers tout le Maroc. Le prix de la création artistique qu’il a remporté en marge du festival Timitar de 2005 a constitué le tournant de la carrière de "Amawass". Amawass est désormais son nom artistique, attribué par son public. L’engouement qu’il a suscité l’a incité à enregistrer son premier album en 2006.

Sahara Génération (Souss-Maroc)
Créé en 2006, le groupe Sahara Génération est une formation qui regroupe des jeunes musiciens, tous originaires d'Agadir, venus de différentes influences musicales (rai, blues, jazz, reggae et chaabi). Les Sahara Génération travaillent une musique orientée vers des rythmes maghrébins, d’Afrique et du monde. Les Sahara Génération sont présentés comme des nomades de la musique, ils voyagent de pays en pays, de sonorités en rythmes pour présenter une musique enrichie.

Orange Blossom (France)
Orange Blossom est un groupe nantais, dont le style se situe entre la musique électronique pure et la world music d’influences arabes et occidentales. Orange Blossom est le fruit de la rencontre musicale, en 1993, de PJ Chabot au violon et Jay C. aux percussions et chant. Puis ils sont rejoints par Eric à l’orgue. L’arrivée en 1995 de Carlos Robbles Arenas à la batterie, au djembé et aux samples apportera de nouvelles influences. Le groupe subira quelques transformations dans la composition de ses membres mais les couleurs musicales sont là. Orange Blossom est imprégné de plusieurs influences, notamment dans le domaine des musiques ethniques et traditionnelles. Ils rencontrent et collaborent avec plusieurs artistes étrangers, comme le percussionniste Yelemba d’Abidjan ou le collectif égyptien Ganoub. Ils ont réalisé des tournées à travers l’Europe, l’Egypte, le Maghreb.

Ce concert est proposé grâce au soutien de l’Institut Français d’Agadir – Ambassade de France au Maroc.

Mazagan (Maroc)
Créé en été 1998, Mazagan est un groupe d’El Jadida. « Mazagan » est l’ancien nom de la ville. Cette appellation met en valeur l’alliance de toute une tradition musicale à la modernité. Les styles musicaux adoptés par Mazagan sont variés : ils reflètent son appartenance à la culture méditerranéenne, amazighe et africaine tout en laissant s’exprimer les techniques modernes de l’arrangement musical. Sa musique se caractérise alors par la présence de plusieurs styles dont : le Raï, la musique Gnawa, la musique africaine. Les textes chantés traversent les différents états d’âme et traitent des sujets variés : d’ordre social, sentimental … Quant aux rythmes, ils marient les tempos occidentaux et orientaux, donnant toute sa dimension à la fusion, propre au style du groupe. A travers la diversité des percussions se dégage une simplicité et une richesse susceptibles de toucher l’auditeur dans ses affinités musicales les plus variées.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

19

- Samedi 4 juillet Place Al Amal - À partir de 19h30
Ahwach des femmes de Tafraout (Maroc)
La danse du voile « addal » des femmes de Tafraout, dans l’Anti Atlas est l’une des danses les plus énigmatiques qui soient données de voir… Serrées épaules contre épaules, un long voile couvrant les visages, dont s’échappe des voix mystérieuses de femmes ne dévoilant que leurs mains, ces femmes dansent l’Ahwach. Au rythme de leurs voix, la danse de leurs mains envoûte. La spécificité de ce groupe d’Ahwach, les rende uniques et célèbres. Elles se sont récemment produites au festival des Amandiers, à Tafraout. ©Photo Mbarek Chbani

Raïssa Aïcha Tachinouit (Souss-Maroc)
Raïssa Tachinouit est l’une des rares stars à avoir su charmer le public asiatique et plus particulièrement les Japonais. Sa passion est née avec elle. Dès son plus jeune âge elle a révélé un goût immodéré et un réel talent pour le chant et la danse. Ce tourbillon artistique ne s’est depuis jamais arrêté. De son vrai nom Aïcha Zity, le public a choisi de surnommer la Soussie : Aïcha Tachinouit. Elle a réalisé de nombreux albums et enchaîne les tournées nationales et internationales.

Samira Saïd (Maroc)
Il y a une trentaine d'années, cette fillette chantait avec assurance devant les caméras de la télévision marocaine dans le cadre de la célèbre émission de variétés "Mawahib". Son talent sautait aux yeux, les professionnels misaient avec certitude sur cet espoir. Ils ne furent pas démentis. Des premiers pas prometteurs, des rencontres marquantes, notamment celles de Baligh Hamdi, Abdelwahab, Mohamed El Mougi, Sayed Mekaoui ainsi que celles de Faïza Ahmad et de son mari Mohamed Soltan, mènent Samira au Caire. C'est Baligh Hamdi qui enfin propulse Samira au firmament avec la chanson " 3 allemnah el Hob ", en 1983. Le coup d'envoi était donné. Samira, désormais super star, continuera sur sa lancée, accumulant les succès : "Al gani ba3d youmin" qui embrasa longtemps les Hit parades et "moch7atnazel 3annak abadan". Samira n'avait plus rien à prouver en Egypte ; elle se lance alors un nouveau défi. Elle fait cap sur le Golfe où elle travaillera avec les plus grands : Talal meddah, Abderrab Idris, Seliman El Malla, Youssef Mahana et enrichira son répertoire. Sachant se tourner au bon moment, vers des jeunes compositeurs pleins de talent comme Salah Charnoubi, Riadh Hamchari, Mohamed Dhia'a. Le succès est chaque fois au rendez-vous, pour Samira.

Bilal (Algérie)
Moufok Bilal est né en 1966 à Cherchel en Algérie, et élevé à Oran où il a suivi les cours du conservatoire de musique. Parfaitement bilingue, Cheb Bilal a aussi appris son métier en se produisant dans de nombreuses fêtes et mariages locaux. Puis il fonde son groupe, "El Ahouar". En 2002, c’est enfin la reconnaissance avec une signature dans un label important et la parution d’un véritable premier album, « Sidi Sidi ». Cheb Bilal y propose une musique traditionnelle teintée de cuivres, de violons et de congas. Les chansons de Cheb Bilal offrent une véritable promenade méditerranéenne. Cheb Bilal rejoint ainsi le club très fermé des vedettes du raï. Il met le Cap sur Marseille en 1989, où il continue de diffuser son œuvre dans de nombreuses manifestations.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

20

- Samedi 4 juillet Théâtre de verdure - dès 20h

Hadda Ouakki (Maroc)
Sa voix de braise et la justesse de sa poésie orale font de Hadda Ouakki l’une des grandes dames de la chanson tamazight du Moyen Atlas. Depuis quarante années qu’elle sillonne villages perchés et villes, de fêtes traditionnelles en soirées privées, les sentences populaires de ses paroles font mouche. Elle a débuté sa carrière à la fin des années 60 en se produisant lors de fêtes traditionnelles. Son duo avec Bennaceur Oukhouya en 1969, a sorti l’Izli amazigh du Moyen Atlas pour le faire connaitre de tous les Marocains. Aujourd’hui, elle dirige son groupe avec Abdellah Zerhaoui. Hadda Ouakki s’inscrit dans un genre musical issu de la tradition orale ancestrale, des paroles et des préoccupations quotidiennes et aspirations profondes de tous. Elle s’est produite pour le festival Timitar 2006, et nous revient cette année, pour le plaisir de tous.

Ensemble Musical Oriental (Palestine)
L'Ensemble Musical Oriental (OME) est l'un des groupes palestiniens de musique contemporaine les plus célèbres et les plus prestigieux. Établi en 1997 par le conservatoire national en Palestine, le groupe a joué en Palestine et a également donné des concerts en Angleterre, en Belgique, en Hollande, en Espagne, aux Etats Unis, en Suède, en Grèce,… L'ensemble instrumental exécute la musique arabe du Moyen-Orient authentique. Les musiciens d'OME jouent leurs propres compositions basées sur le genre oriental aussi bien que leurs propres arrangements et interprétations de la musique folklorique et classique de l'Orient. Le son de l'OME est énergique et le choix de son répertoire a toujours inclus les rythmes rares qui donnent à sa musique une dynamique qui lui est propre. Son répertoire inclut des compositions libanaises, kurdes, turques, irakiennes, égyptiennes, tunisiennes et marocaines. Les instruments employés par l’OME sont des instruments très divers : oud, qanoun, ney, durbuka, daff, mazhar, clarinette,... Les quatre musiciens qui constituent l'OME sont professeurs de l'ESNCM en Palestine : Suhail Khoury, Al-Khatib d'Ahmad, Ibrahim Atari, Yousef Hbeish.

Aïcha Redouane (Liban/Maroc)
De son enfance dans le Moyen Atlas marocain, Aïcha Redouane a gardé le goût de la musique et de la langue arabe. Passionnée par la musique araboandalouse, c’est en écoutant de vieux 78 tours qu’elle découvre l’univers de la Nahda, tradition orale égyptienne du XIXème siècle. Avec la collaboration d’Habib Yammine, musicologue libanais, elle crée l’ensemble Al-Adwâr. Qanoun, oud, percussions, flûte ney accompagnent dorénavant sa belle voix. « Diva du chant arabe », « voix d’or », … etc. autant de titres gratifient la voix, le talent et la qualité artistique d’Aïcha Redouane qui ne cesse d’enchanter les publics du monde entier.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

21

- Samedi 4 juillet Scène Bijawane - dès 21h
-Scène « Artistes marocains résidant à l’étranger » en partenariat avec le CCME (Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger)

Mimoun Rafroua (Pays Bas /Maroc)
Mimoun Rafroua est un des plus célèbres artistes de la musique populaire du Rif. Il a commencé sa carrière dans les années 80. Il a actuellement plus de 20 albums. Il chante sur différents sujets liés à la situation des immigrés dans la diaspora, ainsi que la situation de la femme dans les traditions du Rif ; et il aborde les thèmes sociaux qui le préoccupent. Commémoration de l’histoire de la migration marocaine aux Pays-Bas.

Rhany Kabbaj (Maroc)
Rhany Kabbaj est un chanteur marocain connu pour la fusion qu'il opère entre musique marocaine et les styles internationaux. Né à Marrakech en 1972 de parents marocain et franco-algérien, il considère la musique comme la langue du monde, et comme un moyen de promouvoir l'ouverture et l'hybridation entre les cultures et les peuples. En 1997 Rhany s’envole pour Paris et y enregistre son album qu’il terminera à Los Angeles. Entouré de musiciens talentueux, le disque verra le jour en 1998. Après la sortie d’un best of en 1999 au Maroc, de nombreux concerts ont eu lieu sur les plus grandes scènes parisiennes dont Bercy. Passionné par la musique latine, Rhany est parvenu après des années de travail et de recherche à unir culture ensoleillée et rythmes endiablés. En 2000 il enregistre un album à Cuba au studio Egrem réputé pour ses productions et artistes légendaires (Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Yuri Buenaventura...). Son tempérament joyeux et chaleureux est à l'image de sa musique, un mélange de salsa et de rythmes orientaux. En 2006, Rhany sort un album en France qui regroupe des chansons inédites qui ont connu un grand succès. En 2007, il réalise une tournée à travers tout le Royaume à la rencontre du public marocain. En avril 2008, il sort l'album Kallouni, regroupant un ensemble de chansons avec des sonorités latines en compagnie de musiciens péruviens. Un album original, très créatif et riche en couleur à l'image de son auteur.

Momo (Royaume Uni/Maroc)
MoMo, « Music Of Moroccan Origin », est un groupe de musiciens Marocains basés à Londres. Leur son est une fusion originale de percussions traditionnelles nord-africaines et des dernières trouvailles électroniques qu'ils ont baptisées "Dar". Apportant des rythmes amazighs, gnawa et châabi, Momo crée un ensemble épicé et un mélange sensuel et hypnotique pouvant mener à la transe. Leur danseur charismatique de châabi parvient même à entrainer avec lui les danseurs les plus inhibés. Ils se sont produits dans de nombreux festivals internationaux et ont collaboré avec de grands noms de la musique internationale. Momo s’est donné une mission : apporter le « Dar » marocain aux mélomanes du monde entier.

Casa Crew (Maroc)
Le groupe Casa-Crew, crée en 2003 à Casablanca, est actuellement une pièce maîtresse dans le monde des musiques actuelles marocaines. La musique de Casa Crew se veut un symbole de liberté pour le monde entier, un fil de communication pour tous les citoyens du monde. Le groupe a choisi de s'exprimer à travers un rap rythmé, aux paroles aiguisées. Les textes du groupe sortent du cœur de la rue, avec des sujets qui touchent la jeunesse marocaine et reflètent sa vie quotidienne, des thèmes tels que la paix, la drogue et la pauvreté, la violence... Ils s'imposent comme des jongleurs de mots talentueux et respectés, aux textes pacifistes, parfois revendicatifs, mais toujours portés par des sentiments positifs. Les membres de Casa Crew sont déjà connus pour leur style original, et sont à la quête d'un public toujours plus large, à l'échelle nationale et internationale. Festival Timitar 2009 Signes & Cultures - Agadir 22

- Dimanche 5 juillet Place Al Amal - À partir de 19h30
Ahyad Massa (Maroc)
La troupe Ahyad Massa est originaire d’un petit village à 50 km d’Agadir. Le style musical d’Ahyad rayonne sur toute la région du Souss, de Tiznit à Essaouira. La troupe est composée de deux groupes, les danseurs avec leur chef (le Rays) et les musiciens, deux flûtistes, deux tambourins et l’indispensable «Nakkouss». La particularité d’Ahwach Ahyad Massa repose essentiellement sur la grande harmonie qui existe entre les danseurs et les musiciens, dirigés d’une main de maître. Les gestes et le style du jeune Rays de la troupe « Ahyad Massa » sont à découvrir absolument.

Mamady Keita (Guinée)
Mamady Keïta est un musicien guinéen, percussionniste et plus particulièrement djembéfola de renommée internationale. Il fête cette année ses 50 ans de carrière avec une tournée internationale, jouant son unique concert en Afrique pour le festival Timitar. Il est initié au djembé dès l’âge de 7 ans dans son village. A l’âge de 14 ans, il est sélectionné pour entrer au Ballet National Djoliba en tant que batteur principal et soliste. De 1979 à 1986, il en est le directeur artistique. Il entreprend de nombreuses tournées en Afrique, en Asie, en Europe et aux Etats Unis. En 1986, il entre au Ballet Kotéba de Souleymane Koli à Abidjan. Il y adopte le surnom de « Kargus ». En 1987 il participe au film « La Vie Platinée » de Claude Cadiou. En 1988, il s’établit en Belgique où il donne des cours de percussions et plus particulièrement les rythmes mandingues. Cette même année, il crée son nouveau groupe de musiques traditionnelles mandingues Sewa Kan, avec lequel il donnera des concerts à travers le monde. En 1991, il fonde sa propre école TamTam Mandingues et Laurent Chevalier y réalise le film « Djembéfola » qui lui est consacré. En 1998, il sort son cinquième album « Afö » avec le groupe Sewa Kan et fête ses dix ans de présence en Belgique lors du festival Couleur Café, par un fabuleux concert dont les invités ont pour nom : Mory Kanté, Manu Dibango, Khadja Nin, …

Sekouba Bambino & Bouré Band (Guinée)
Dans sa lignée, on est griot de père en fils. Et depuis l’aube des temps les griots jouent des rôles d’éducateurs, de philosophes, d’ambassadeurs et de conseillers. Fils de El Hadj Baba Diabaté et de Djéli Mariama Samoura, Sékouba Diabaté est né à Kintinya, dans la région de la Haute Guinée qui fait frontière avec le Mali. Après l’école primaire de Siguiri, il range crayons, cahiers et livres pour s’investir définitivement dans l’art musical. Il est recruté à l’âge de 8 ans dans l’orchestre «Révolution Band» en 1972 où il affûte ses premières armes en qualité de chanteur. Quelques mois après, il est confirmé chanteur leader du groupe. Au bout de 6 années de recherche et de sacrifices, l’audience de Sékouba Diabaté déborde la localité et sans se faire prier, il accepte d’être membre de l’orchestre fédéral le «Manden Könö» à la demande insistante des autorités de la région de Siguiri (1978). Avec ce groupe musical, il participe pour la première fois, en 1979, à un festival national des arts et de la culture à Conakry, au cours duquel sa prestation est remarquée. Il est aussitôt repéré. Et c’est l’éclosion d’un génie…

Rays Lahoucine Lbaz (Souss-Maroc)
Le célèbre chanteur amazigh du Souss, Lahoucine Lbaz a enregistré de nombreux albums et a également participé à de nombreux concerts et festivals à l’étranger. Rays Lahoucine Lbaz est considéré comme une des grandes références du répertoire des Rways au Maroc. Il a accompagné à plusieurs reprises Rays Mohamed Oultaoulikoult, puis a fondé sa propre école. Né dans la région d’Imin Tanout en 1957, il a enregistré son premier album en 1980. Sa poésie est reconnue dans le milieu des Rways, et a notamment suscité l’admiration du grand Rays Mohamed Albensir. Les textes de Lahoucine Lbaz viennent d’ailleurs d’être récemment édités. Rays Lahoucine Lbaz que l’on appelle également « le poète de la beauté » est aussi reconnu comme un artiste de grande éthique.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

23

- Des Images & du son - Sets Dj et Vj La place Al Amal et la scène Bijawane accueilleront chaque soir un Dj et un Vj qui feront découvrir au public du festival, entre les concerts, leur travail sur les musiques électroniques et la projection d’images en direct.

Les images…
Scène Place Al Amal : Vj Italo Video (Staycalm !) (France)
Italo va titiller vos pupilles avec sa sélection vidéo, il traverse les époques avec ses images, des plus anciennes et plus ancestrales aux plus récentes. Ses mix vidéo sont au diapason des platines et fait alors groover les images à leur rythme, transportant la piste de danse avec ses effets.

Scène Place Bijawane : Vj La Mirza (Liban)
Artiste visuelle / photographe / image maker, Randa Mirza a très vite adopté les techniques de mixage en temps direct de l’image en mouvement. Née à Beyrouth en 1978 où elle réside actuellement, elle a débuté sa carrière de VJ sur la scène underground à Rotterdam (Hollande) en 2003, s’ensuivront plusieurs représentations à Paris, à Beyrouth et au Koweït. Elle produit ses propres sources visuelles, inspirées du monde urbain et des signes spécifiques de la réalité historique de son pays natal. Elle puise également dans le monde organique qu’elle manipule jusqu’à l’abstraction.

…le son
Scène Place Al Amal : Dj RKK (France)
Rémy Kolpa Kopoul, voix historique de Radio Nova à Paris et DJ selector des tempos chauds, récidive avec la planète latino : à partir de la salsa, de la cumbia, du latin jazz et autres rythmes latino-hispaniques. Il propose d’explorer le mix avec hip hop, dub, house, drum’n bass, reggae, trip hop, broken beat, en sortant des chemins déjà arpentés tels que latin house ou reggaeton. “Latino del futuro”, son dernier album, redessine une carte de l’Amérique hispanique, largement extensible, des Caraïbes à la Cordillère des Andes, en passant par le Rio Bravo. Des rythmes entrainants qui mettront sans nul doute « le feu au dance-floor ».

D.WattsRiot—Fun-Da-Mental (Espagne-Royaume Uni)
Né à Londres, David Watts a ensuite habité à Toronto, où il a été bercé par les influences musicales New Yorkaises : soul, funk, rap et hip hop. En 1988 il retourne à Londres, travaille dans un studio d’enregistrement, il y apprend les différentes étapes de production d’un disque. Il réalise ensuite ses premiers mix à Londres, avec Aki Nation (qui deviendra plus tard Fondamental). D.WattsRiot ose et s’engage, il a notamment été le premier à se produire après l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud ; il a joué pour les réfugiés des zones touchées par les séismes en Turquie ; il s’est rendu à Beyrouth après la guerre civile… Il rencontre de nombreuses difficultés quant à la sortie d’un album politiquement engagé. Maintenant domicilié aux Iles Canaries, D. WattsRiot travaille sur les ondes des radios canariennes, où il fait se rencontrer l’éclectisme culturel (dialogues de cinéma, discours, musiques de tous styles…). Il est aujourd’hui sollicité par les plus grands et multiplie ses participations à des festivals internationaux.
Ce concert est proposé grâce au soutien du Gouvernement des Canaries : Gobierno de Canarias/Canarias Crea

Dj Click (France)
Dj incendiaire aux mixes électro-Balkaniques, Dj Click s’est depuis longtemps fait le complice des projets les plus variés : avec l’extravertie Rona Hartner pour les cultures tsiganes, avec les gnawas d’Essaouira, avec des mixes brasileiros de Zuco 103 ou africanistes avec Issa Bagayogo. Sa touche électro a ouvert la voie à une véritable ligue internationale du métissage. Son champ de prédilection : les dance-floors, ses mixes égrènent avec fougue l’éventail des styles musicaux méditerranéens. Avec les rythmes tziganes, orientaux, klezmers,
flamencos ou gnawis, Dj Click conjugue la techno, la drum’n bass et la jungle sur un autre mode et à d’autres temps... Une langue universelle, communicative et festive, aux accents toniques et aux tempos survitaminés.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

24

Dj Yusuf (Zanzibar)
Dj Yusuf a commencé la musique au début des années 80, dans le but de favoriser la musique africaine et de conscientisé les publics sur le mouvement contre l'apartheid. Depuis le DJ 1998 Yusuf a été basé dans la ville en pierre, Zanzibar, où jusqu'en 2002 il était directeur de la musique et du programme d'arts du spectacle pour le festival de ZIFF des pays de Dhaw. En 2003 Yusuf cesse cette activité et promotionne Busara, une O.N.G. travaillant sur l'ensemble de l'Afrique de l'Est pour favoriser la musique locale et internationale, en participant à la construction et la professionnalisation des artistes régionaux tout en développant des réseaux. Yusuf crée le festival de musique de Busara de Za de Sauti en 2004 mais trouve toujours le temps de se consacré au Djing. En 2007 il reçoit la récompense de musique du monde attribué par la BBC pour le dispositif « trembleur du monde » reconnaissant ainsi, sa contribution à la promotion de musique en Afrique de l'Est. Au-delà de ses engagements, sa musique est à la rencontre des cultures, dépassant toutes les frontières.

Scène Place Bijawane : GEE BAYSS (Sénégal)
Animateur de soirée depuis l’âge de 15 ans, il découvre la technique du Djing en 1995 avec le ‘’Pee Froiss’’ l’un des groupe phare de la scène Hip Hop sénégalaise. Avec ce dernier, il parcoure les scènes internationales et enregistre cinq albums. En 2002, il peaufine sa technique lors de résidences à Marseille. Il est alors sollicité par plusieurs artistes tant sur la scène que sur des albums. Devant le déficit de Dj en Afrique, Gee Bayss se lance dans l’animation de formation en RDC, au Gabon, en Mauritanie et au Burkina Faso avant d’être sollicité par le rappeur sénégalais Matador afin de devenir intervenant pour ‘’African Turntablist’’, le centre d’apprentissage aux techniques du Djing de Dakar. Depuis trois ans, Gee Bayss accompagne le projet de mode urbaine ‘’le Style Rap la mode’’ de la styliste Regina Miang. En 2008, il apporte également sa touche au projet de création artistique réalisé par Kamel Zekry (Algerie) avec les artistes Freddy Massamba (Congo), Sissao (Burkina Faso) et King Ayisoba (Ghana) dans le cadre du Waga Hip Hop festival. En 2004, il reçoit le prix spécial du Jury au Hip Hop Award à Dakar.

DJ Ritu (Royaume Uni)
DJ Ritu est notamment la co-fondatrice des disques des célèbres Outcaste. Elle a voyagé dans plus de 30 pays en tant que DJ solo et ou en se produisant avec sa sœur qui fait partie de l'équation asiatique. Dj Ritu est passée par le WOMEX et le WOMAD, elle s’est frayée une voie qui chemine entre les musiques et les cultures, d'Istanbul à Cap Town en passant par l’Asie. Elle travaille actuellement pour la BBC, où elle expose et donne à entendre les croisements de cultures, s’inspirant du melting-pot Londonien. Sa force réside dans sa capacité à animer la piste de danse, en stimulant le public, le faisant sauter, danser, communier avec la musique. Ritu est un DJ nomade avec un répertoire musical vaste : arabe, turc, persan, algérien, africain, latin, Bollywood, balkanique, bohémien, grec, asiatique et même des musiques des années 60 !

Dj Hassan (Maroc)
Dj Hassan a commencé dès l’âge de 15 ans à s’initier à l’art du Djing, en se produisant pour des soirées privées à Agadir. Très remarqué par son style et son ambition, il est rapidement propulsé au sommet comme l’un des meilleurs Dj de la ville. C’est avec cette consécration en 1998 qu’il débute réellement sa carrière professionnelle. En 2001, il remporte le titre de meilleur Dj du Maroc, suite à quoi il figure sur une compilation qui est diffusée à travers tout le pays. Ce succès le pousse à sortir des sentiers battus et il se consacre à la composition de sa propre musique sur ordinateur. Ce Dj qui fait danser toute la Jet Set marocaine, anime également une émission très appréciée : « carte blanche » sur Radio Plus.

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

25

- Rencontres des professionnels - des Musiques du Monde Institut Français d’Agadir - Jeudi 2 juillet 2009

« Conférence / Débat »

Créer un espace de rencontre et d’échange entre des responsables de structures culturelles œuvrant dans une même dynamique : faciliter la circulation des artistes et positionner les professionnels du Sud face aux professionnels du Nord. Favoriser la création d’un réseau et permettre la rencontre de professionnels des musiques du monde afin de défendre la création artistique et développer sa diffusion. Telles sont les problématiques qui seront abordées. Autour de ces rencontres, le Festival propose d’accueillir deux figures majeures des musiques du monde pour animer deux débats. Dans un premier temps, sera évoqué : le rôle des structures culturelles dans l’accompagnement à la professionnalisation des artistes ; et dans un deuxième temps : l’état du marché des musiques du monde aujourd’hui. Les Musiques du Monde rencontrent depuis plus d’une vingtaine d’années un succès toujours grandissant. Découvertes de musiques traditionnelles méconnues, laboratoires de créations pour artistes en quête de diversité d’influences, voyages et dépaysement pour un public de plus en plus curieux. De nombreuses structures, de nombreux artistes sont apparus grâce à cet engouement. Mais où en sommes-nous aujourd’hui ? Nous proposons donc de dresser un état des lieux et de s’interroger également, dans cette conjoncture de crise, si les musiques du monde sont mises à mal par cette situation.

9h30 :

Accueil café

10h00 : Témoignage sur le rôle des structures culturelles dans l’accompagnement à la professionnalisation des artistes. 11h00 : Débat 12h30 : Echanges autour d’un déjeuner

14h30 : Témoignage sur l’état du marché des musiques du monde aujourd’hui 15h30 : Débat 17h00 : Echanges

Le festival Timitar remercie l’Institut Français d’Agadir qui accueille ces rencontres

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

26

- Timitar Off - Hommage à Izenzaren –

©Photo M.Chbani

Le festival Timitar rend hommage cette année au légendaire groupe Izenzaren, cela à travers trois temps forts qui seront : une création théâtrale, un colloque et le soutien à la sortie d’un nouvel album du groupe Izenzaren.

L’Histoire Fondé en 1972, Izenzaren, avec ses chansons et ses arrangements originaux, restera l’une des formations qui a marqué à jamais la mémoire musicale amazighe. Les musiciens d’Izenzaren avaient inventé un nouveau courant musical, le «tazenzart», avec ses rythmes, ses poèmes et sa propre thématique. Par ses chants, le groupe se fait porte parole de toute une génération de jeunes amazighs, déroutée par les métamorphoses rapides de la société. Il constitue une sorte de repère identitaire pour une jeunesse assoiffée de reconnaissance et en quête de symboles. En 1976, le groupe se produit pour la première fois à la télévision marocaine. S’ensuit une tournée qui le mènera à Paris sur la scène de l’Olympia et une participation au premier festival de la chanson maghrébine en 1978. Certaines des chansons du groupe Izenzaren font désormais partie du répertoire amazigh, comme : « Wad ittemuddun » (voyageur), « Wa zzin » (Oh ! beauté), « Ttuzzalt » (poignard). Aujourd’hui, Izenzaren continue d’animer festivals et rencontres culturelles au Maroc et à l’étranger et fait l’honneur de se produire régulièrement au festival Timitar notamment en 2004, 2007 et 2008.

Izenzaren aujourd’hui Le groupe se produit encore régulièrement, mais les membres du groupe n’ont pas travaillé ensemble sur de nouvelles compositions depuis près de 20 ans. Cependant la flamme de l’inspiration n’était pas éteinte. Ce groupe phare, véritable porte drapeau et flambeau d’une nouvelle école, n’attendait qu’une stimulation pour écrire un nouvelle page de leur histoire et de celle de la musique.

Soutien à la création Presque 40 ans après sa création, le groupe Izenzaren a répondu avec enthousiasme à la proposition du festival Timitar. Né d’une volonté de permettre à cette légende, de se retrouver, de partager à nouveau et de créer, le Festival Timitar en association avec « Les amis d’Izenzaren » ont choisi d’insuffler et de soutenir ce souffle nouveau pour la création d’un nouvel album. Celui-ci est actuellement en cours d’élaboration, il paraitra donc très prochainement, patience…

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

27

- Création théâtrale Mardi 30 juin à 20h00

Tazenzarete, entre poésie et engagement

La création met en scène l’œuvre musicale et poétique du groupe mythique Izenzaren, à travers des textes comme « Immi Hnna », « Igout Lbrih » qui traitent de plusieurs thématiques : l’Amour, la Mère, l’Errance mais aussi de la mort du corps, du rapport à l’Autre, à l’écriture et aux rapports humains, d’une certaine jeunesse en révolte…

Le travail sur les textes et les chants d’Izenzaren révèle cette quête physique, cette obsession du départ, de l’évasion. Au–delà du travail nécessaire de compréhension du sens du texte, les comédiens le disent et le subissent physiquement : des gestes et des mouvements individuels et collectifs qui permettent de traduire sur scène cette tension poétique chère à ce groupe et à son leader Abdelhadi Igoutte.

Ce parcours poétique est essentiellement ponctué par des chants et des musiques du groupe et interprétées par une jeune composition inspiré de la tradition TAZENZARTE.

Cette fusion entre comédiens et musiciens vient prendre le relais de ce que les mots auront fait naître…

Le spectacle est conçu comme une sorte de voyage immobile où les voix, les corps et les chants viennent prolonger la poésie des mots afin de faire sentir l’Ailleurs, l’Etranger, l’Amour, la Transe, l’impacte de la Rencontre.

Abderrazzak ZITOUNY Metteur en scène

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

28

- Colloque Salle de la Wilaya - Mercredi 1er juillet de 9h à 17h
Le groupe Izenzaren et le développement de la musique amazighe et marocaine
Le cadre général La production musicale est l’un des modules socioculturels par lequel une communauté s’organise à travers ce qu’elle encode dans ses différentes formes, genres et discours comme valeurs codées qui deviennent des moyens de communication, d’auto identification et de mobilisation par conséquent. Dès le début des années 70s du vingtième siècle, la scène musicale marocaine a connu l’émergence de ces formes musicales connues par la suite par le générique de "Groupes musicaux" (Nas Al-Ghiwan, Ousman, Izenzar, Jil Jilala, etc.). Ces développements de la scène musicale ont correspondu dans le temps à un contexte sociopolitique particulier, et ont servi de formes d’expression, d’organisation symbolique sociale et de mobilisation. Ces changements continuent encore aujourd’hui avec la parution des groupes dits "Musique du boulevard" ou musique de la "Nouvelle scène". Ces changements sont liés à chaque fois aux mutations internationales en matière d’idéologie globale et de développement des médias d’une part, mais aussi à la succession des générations et à l’évolution des structures et des équilibres sociologiques, économiques et politiques sur le plan national, avec tout ce que cela implique au niveau de la participation sociale et de la répartition des biens matériels et symboliques sur les plans économiques, politiques, intellectuels et artistiques. Ils sont également liés aux rapports qui existent entre la participation sociale d’une part et les équilibres régionaux et identitaires d’autre part, ainsi qu’aux rapports entre ville et campagne et aux développements des grandes métropoles suite à l’exode rurale et à la migration en général. Il est à remarquer, par exemple, en ce qui concerne ces évolutions sociologiques telles qu’elles se répercutent sur le plan des développements des formes musicales depuis le début du tournant de cette époque, que l’élément féminin, jadis présent au moins à travers le chœur dans les formations des rways (amazighophones) et des chanteurs (arabophones), est entièrement ou presque absent des formations des nouveaux groupes musicaux. Il a par contre fait son apparition notable en se frayant le chemin de vedettariat individuel soit via un leadership d’une formation musicale (musique amazighophone) soit via un vedettariat d’orchestres (musique arabophone). Quelles sont donc les caractéristiques qui maquent l’expérience des nouveaux groupes musicaux en ce qui concerne leurs contextes d’apparition, leurs structures (structuration du groupe et distribution des rôles), leur organisation (contact avec le public, production et distribution), leur art (mélodies, rythmes et instruments), leur discours (source des paroles et leur contenu) et quelles sont les significations de toutes ces caractéristiques ? Point de focalisation: le groupe Izenzaren C’est là un spécimen de la batterie de questions que la sixième édition des rencontres Musiques Amazighes et Musiques du Monde, qui se tient dans le cadre du Festival Timitar 2009, se propose de soulever en examinant plus spécialement l’expérience du groupe musical Izenzaren et son rôle précurseur dans le développement de la musique amazighe en particulier et la musique marocaine en général. Il ne s’agit pas d’entrer dans l’historique des détails structuraux internes du groupe. Il s’agit plutôt de détecter les caractéristiques générales et les spécificités artistiques de ce groupe ainsi que les significations sociologiques et ethnomusicologiques de ces caractéristiques et de ces spécificités dans l’optique du type de questions soulevées plus haut. La focalisation mise sur l’expérience du Groupe en soi, n’empêche pas pour autant d’envisager des approches qui placent l'examen de l'expérience dans le cadre de son contexte social et historique général.

Mohamed Elmedlaoui

Mohamed Elmedlaoui Institut Universitaire de la Recherche Scientifique, Rabat Directeur scientifique de la rencontre Tel. 212 (0)70 057 317 - Email elmedlaoui@yahoo.fr

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

29

- L’équipe Timitar -

Président de l’Association………………..……………………….…………...Abdellah Rhallam Directrice Générale……………...……………………………………..… ...Fatim-Zahra Ammor Directeur Artistique…………………………………………………..………….Brahim El Mazned Programmation Off………..……………………………………….……………...Latifa Yaacoubi Directeur Financier…………………………………………………………………. Reda El Baakili Assisté de …………………………………………………………………………………..Jamal Atifi

Directrice de Production………………………………………..…………….. Stephanie Ailloud Assistante de Production……………………………………………….……… Claire Dandault Secrétaire ……….……………………………………………………………….Amina Abouzoubir Partenariats Aérien et Hôtelier……………………………………………………....Nada Jraous Logistique………………………………………………………………………………. Nada Jraous Hanane Chari Radia Tadlaoui Communication……………………………………………………………….…….. Hanane Chari Médias Nationaux...………………...……………………..………………………...Ghita Berrada Médias Internationaux………...…………………………….... Khadija Lachguer El Bennaoui Sponsoring ……………….…………………………….………...........................Kenza Azzedioui

Direction Technique..……………………………………….………………………Frédéric Scéau Régie Générale et régie Scène Bijawane……..……….…………….…. Clémentine Bergel Régie Place Al Amal………… …………………………………...……………... Christian Wallior Régie Théâtre de Verdure…………………….……………………..…… Mohamed Bahatoun Sound Designer…..…………………………………………………………..………...Gilles Bedon

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

30

- Les sites Les trois sites du festival sont situés au cœur de la ville et proches de la zone touristique. Place Al Amal : Angle Avenue Mohamed V et Bd. du Prince Héritier. 80 000 spectateurs. Théâtre de verdure : Avenue Mohamed V. 3 000 spectateurs. Scène Bijawane : Angle Bd. du 20 août et Place Al Wahda. 30 000 spectateurs.

Accès gratuit à tous les concerts. Bureau du Festival Timitar

172 Avenue Hassan II – Immeuble Fouzia 80 000 Agadir – Maroc.
Tél. : (+212) 528 82 03 38 Fax : (+212) 528 84 81 75 timitarinfo@gmail.com www.festival-timitar.com

- Plan d’Agadir d’Agadir

Festival Timitar 2009

Signes & Cultures - Agadir -

31

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful