L'existence du monde extérieur d'après Descartes : thèse présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Paris / [...

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Rodrigues, Gustave (1871-1940). L'existence du monde extérieur d'après Descartes : thèse présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Paris / par Gustave Rodrigues,.... 1904.

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L'EXISTENCE MONDE EXTÉRIEUR D'AIVRÙS DESCAIITES THIOSM à la Faculté des Lettres de ITnivcrsité de Paris Présentée l'Ait GUSTAVE l'iioiKssuvK m: RODRIGUES AI' I. DE LIBRAIRIE Ruo Gujas ET D'ÉDITION 19 O A Tous droits réservé» .osoi'im: PARIS SOCIÉTÉ NOUVELLE 17.NS niu.V«:I'K H'AMIK.

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de corps multiples. Il nous semble. du monde proclame Sur deux extérieur celles de l'existence de l'Ame. Descartes et de l'immortalité de l'entendement foi. rationnelle. qu'il réels et distincts. liée avec que le problème du nous Nous n'avons monde extérieur paraît talité étudié d'après mais cette question être étroitement ou plutôt celle qui traite de. l'exiss'il a en général en général admis des choses particulières. de Péternité de Pâme. dans cet ouvrage Descartes. échapperait de notre à élu- C'est sur ce point précis qu'a porté l'effort particulièrement le côté nocturne et nous nous sommes pourrait appeler attaché ce qu'on de la philo» des idées claires.l'immoren effet. ne met en lumière questions capitales. le défaut de son système. par conséquent.I : X PR$FAOE On voit généralement des idées claires dence purement nous jugeons dans le cartésianisme une philosophie de l'évifausse. croyons-nous. accusant toutes l'impuissance à la de et fait appel à la volonté. des aspects du système. critique. pour soit co fut simplement. panthéisme. soit pensantes. . le type le plus parfait Sans la croire pour absolument celte conception qu'un le moins incomplète. rationnellement ni davantage ni que le pSnseur ne peut établir l'existence celle d'âmes immortelles. réelles. multiples. avec c'est-à-dire celui ainsi. pose il et. distinctes. peut et de simplement l'âme Des principes tence du corps finalement étendues. les doctrines intellectualistes. elle et distinctes. cider sophio déduire et.

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Ni dans l'idée de co monde. d'un monde de corps réels et distincts. Le monde qu'un corps? A première "' extérieur est lo monde des corps. non pas môme certaine. le corps so confond avec sa représentation Toutes les citations Boni extraites des OKuvrcsde Descartes. Qu'est-ce vue. mais simplement possible. C.CHAPITRE PREMIER EXISTB-T-IL UN MONDE MATÉRIEL DISTINCT ? *Ji- On trouverait doctrine aisément chez Descaries les éléments d'une idéaliste. Ni en Dieu. mais il nous parait difficile de dégager de son système des arguments qui établissent avec certitude l'existence. Ni dans ma pensée. L'existence du monde extérieur n'est pas enveloppée dans l'idée de ce monde. publiées par Victor Cousin. I DÉMONSTRATION DR L IDÉALITÉ DES CHOSES EXTERNES On peut prouver lour extérieur n'est fondée : à tour que l'existence du monde A. . ' JJ. A.

XI. 350. à l'analyse. lr 8 part. subjective. et n'ous la croyons minuscule.. 3.. c'est la chose sensible. I. III. 'Prem.. si de tels corps existent. on voit qu'elle est carrée. 55. V* Méi. Prem. Souvent. plus interne dans le sel que la douleur dans une épée 3. a peut-être employé même dans les choses qui toute son industrie à me tromper. X. 2.. pesant. 4. 6.. i» Méd. rêve.. corps peut-être qu'un à que des corps réels répondent mes sensations. L'auteur de mon être. Mèlh. coloré. 330. 111 . 157 .. i.sensible. je le place où il n'est pas. La statue qui se dresse à son faite est colossale. ni surtout. '. et 6» Méd. Il est tel qu'il nous apparaît. Lettres. 402. que la douleur. de près. et pourtant ceux qui sont amputés d'un bras ou souffrir dans la partie du corps qu'ils d'une jambe croient sensations et sentiments n'ont qu'une n'ont plus -. 4° part. VII. I. Iiech. ù" Méd. Lettres. 358 s(jcj.. 64-05. il existe de3 choses génie. 329 . lre part. sonore. du la vér. 237. 5. Ilech. une image fictive.. de la vér. D'ailleurs. cette représentation s'évanouit. Dieu ou malin Enfin. princ. lorsque je dors. car la chose sensible n'enveloppe pas l'existence cessaire. 2. XI. qu'ils se confondent de tous points avec leurs représentations sensibles 5. dira-t-on. me paraissent dentes 0. Dioptr. Le goût n'est pas une qualité valeur toute relative. car elle Mais. I. .. Mais du moins. III. 41. peut varier à l'infini. quel qu'il soit. De loin. Y.-a\.. 95. Le corps. la lour paraît ronde . I. Il se peut donc qu'il n'existe point de choses sibles. I. La veille ne serait-elle pas un songe perpétuel? Je ne connais aucun critérium certain qui me permette delà distinguer clairement du sommeil *. 1.1. être les plus évisennérien ne m'assure Mon même n'est intelligibles... sont donc souvent trompeurs Les sens externes Rien de plus intime De môme pour les sens internes.

apparaissent claires et distinctes. de l'intuition immédiate et son évidence plus. est encore que purement intelligible. on peut donc la résoudre nécessaire.. mon corps. ing. les yeux. les natures et le corps tout entier. qu'une en général mélange des natures simples (la nature corporelle leur quantité et son étendue. générales. essence ou idée serait Toutefois l'idée. n'auraient pas d'existence propre. 1'» part. la lumière emporte notre assentiment 3. Ibid. composée . et cette conclusion et sensibles. preen elle-même et existerait mière. intelligibles par elle-même. et l'idée n'enveloppe soi. particulières. Toutes non comme elles sont. car elles .. 3« Méd. la ligure des choses étendues. III. le corps humain. objet de la mathématique. 3. 212. pas contradiction De ne se détruit pas comme l'image. ou grandeur. XI. ad dir. I.).. 239. (les sorte de ou qualité L'étendue leur nombre. et de toutes les Kn fait. la tête. 266. 71 . sont conçues. etc. . donc elle peut exister. mes yeux. elle n'enveloppe Seuls. ces natures simples qui entrent bien des choses particulières semble-t-il. légitime Sans doute. il n'en est rien. leur par contre. 1. mains. intrinsèquement. L'image vraie '. existeraient en soi. véritablement On ne doit existantes Voir dans à l'aide les il desquelles natures composées les a les yeux. en plusieurs éléments. couleurs formées. L'idée claire et distincte désigne pas plus à la considérer en n'est I.— 7 — . 240. ces élépas l'existence dans la ments irréductibles.). Iles.. tandis qu'on verrait qui la constituent secondes sciences objet de la physique des choses composées 2. Princ. 2. que la précédente.. mes mains. ainsi que toutes les déterminations s'évanouir les qualités . existeront. I. mais comme-ellcs les natures etc. Les choses seraient. Ibid.. etc. les mains des choses serait fausse. composition nécessairement : c'est ainsi que les figures tracées par le mais non pas les peintre peuvent être feintes ou imaginaires.

mais l'âme.. obscure au monde et consensible Mais de ces deux mondes. 2. mais passive. surgir L'idée un Mais doute si je l'examine léger pas et. elle est imprimée dans la cire 3. 511. elle la reçoit d'ailleurs. prendre pour réflexion non le corps. I. dans Si je me confine par hypothèse à en sortir ? L'entreprise parviendrai-je impossible. immuable. ni l'un ni intelligible. métaphysique. non dans sa réalité : Je elle est. 2'i0-42. i" Méd. 2'i3-45. Lettres. un monde mesure l'être des choses donc '.irler. simplepar Dieu sa est posée 2. dans Pâme comme les figures sont empreintes la réalité de la chose. pensante.. je vois éternelle*. la chose étendue. n'ai fait que substituer fuse une représentation à une représentation claire et distincte. 3. l'idéalisme. parait comment être doublement de la n'c&t pas enveloppée de déduire rationnellement la réalité du monde de ma pensée. elle n'est pas active. en dehors n'atteins cette chose que dans sa vérité. elle vérité. 5« Méd. I. une méthode différente. Rien de pl'ts douteux. voire Il nous faudra même adopter de départ de notre point opposée. les choses ? atteindre pensée.. mais comme elle est conçue. 1. biais. pour "j. 166. IX. tâcherons extérieur. 311 .«ne essence sous un autre ainsi vraie. i'« Méd. . VIII. I. avec soi la marque certaine de son existence l'autre n'emporte ma seule pensée qui et c'est toujours réelle et indépendante. lettres. non comme elle est. ment une image plus pure ne serait-elle été suggérée qui m'aurait ne tient ou par un malin pas d'elle-même génie ? Elle elle ne so pose pas. R. même intelli*e ne puis donc affirmer de la représentation ai. L'existence des choses externes dans l'idée en parlant Puis-je. \. car je que j'en gible. la chose âme purement nous Et de celle intellectuelle.

en ce que les choses ne sont que mes modes ou façons de penser 1. 2.. 310. I. flexible el de muable. Mes sentiments et mes imaginade mon âme. 183. ltc part. y Méd. 256-7 . toujours est-il que l'essence provisoirement de la cire réside dans l'étendue que je conçois. ni par suite celle d'aucun corps ou d'aucune action que ce corps exerce11 se peut donc que. . . imaginer. I. la pensée. Sentir. En Il qui n'y a de les cons- de pensée ne contient la représentation effet. la cire est-elle une chose étendue ? Admettons cette définition . 263.i. même et se résout peuvent n'est point si elle échappe à nos sens l. c'est-à dire un corps particulier. Quelle en est la nature intime? 3. exemple.. 3.Elle l'QSt d'abord 9 — . de tout ce que je rien ne subsiste en dehors de ma pensée : la chose perçois. Princ. 3* Méd. 194. l'idée d'aucune image ni d'aucune sensation étrangère. non dans celle La cire est bien quelque chose d'étendu. Il ne s'agit point ici d'une étendue déterminée 1. la chose est une pure représentation de Pâme. non seulement rait tant qu'elle est perçue. telle qu'elle est perçue. par déterminent et qui paraissent la constituer. car ces qualités la substance de la cire demeure. VII. Ibid. en pensée. I. je sens . 107 sq. une chose sensible. Dans sa forme. atfecté de qualités déterminé. 256. 4. celle-ci s'évasur mon âme. A l'analyse. 111.. vraiment fondé dans ces facultés que la pensée titue 3. I. elle conserve sa nature. Son essence consiste-t-clle dans son étendue. X. La cire n'erit pas l'ensemble des qualités ou attributs qui In Soit. Lettres. La cire disparaître. mais toutes ces expressions doivent être précisées. VI. secondes ou sensibles. mais encore serait... Elle nouit l'est aussi dans sa matière. de que j'imagine. celte cire. 254 : Lettres. c'est penser que tions sont des opérations c'est penser que j'imagine. vous supprimez supprimez les corps. 2« Méd. 392 sqq.

objet car l'imagination ne me laisse rien saisir. Itcg. et elle participe ainsi à l'infinité de ma pensée 1. — ni d'un chaleur augmente. I. La cire n'est pas seulement objet de sensation. ad dir. aucune forme pas ce (p»i la pose comme une réalité même.. dehors de l'image présente. qu'elle soit ronde. car changement particulière et déterminée. du sens ou sous l'image empirique pure de l'imagination. carrée. Son essence.. ing. 2* M'id. ni une imagination. l'esprit. Au contraire. quand la ni d'un plus grande quand elle bout. Mais Descartes examine encore la question sous un autre dans sa'matière 1. non seulement l'idée mais recouvre. 2» Méd. triangulaire. sinon la possibilité de substituer née. que celle image encore et surtout la possibilité de réaliser jamais épuisée l'idée dans et l'infinité non des une chose. c'est soit même géopeindre l'idée dans une image. c'est Pacte de la pensée qui constitue de la cire n'est pas une vision. la chose extérieure se confond avec sa représentation interne. Ainsi...— 10 — — car l'étendue devient plus grande plus état quand grande flexible la cire encore se fond. en elleexistant distincte. comme elle. Pcntendrment conçoit. XI. car la sensation ne saisit dans une chose que la forme actuellement donElle n'est pas seulement l'image présente. 258-9. sous l'image métrique 2. etc. Celte perception est en réalité une conception 3. ni un attoucheperception mais seulement une inspection de ment. c'est l'infinité virtuelle de toutes les variétés que ma pensée peul concevoir en elle. n'épuise la réalité de cette cire. seulement qui fait de la chose un mode de la pensée. que à cette image donnée une autre image quelconque. Imaginer. . actuellement donné. soit sensible. sa substance. L'anal) se de ma pensée ne me montre en clic qu'un mode de mon âme. images. comme dans sa forme. I. 3. en d'imagination. La Ce présent. 257-8. 296 sqq. 2. . différente mais particulière de la première.

d'idées qui lui paraissent des choses dismultitude désigner à son essence. y avoir pour le moins et totale que dans son Si donc ma pensée ne peut rendre compte de la réalité contenue dans l'une quelconque de mes idées. l'idée de Dieu parfait En est-il de même ne peut me venir que de car je n'ai pd me donnera moi-même cette idée. Pour sont aussi les images d'objets tinctes. provenir des choses extérieures pas l'effet idées n'est-ellc ? La présence de leur existence en moi de leurs réelle Tant en dehors de moi ? s'en faut. Je prouve ainsi l'existence de Dieu. faut-il ou non admettre des objets ? moi l'existence Le passage de l'idée à la chose. . Dieu. 2. I. Il doit autant de réalité dans la cause efficiente effet. en dehors de moi. 273. En effet. 264-5. A l'idéalisme même à substituer relatif tendraient divine. Ibid. ils l'idéalisme absolu de la pensée 1. l'idée d'un être Donc impar- imparfait. Ibid. I. Sans doute. du parfait dans la pensée de l'être réelle de l'être parfait 2. termes. et je dois regarder cette cause comme existant en elle-même. outre l'existence Or l'âme conçoit une d'une réalité extérieure et indépendante. 1. 11 » de ma pensée. J'ai souverainement et je suis moi-même parfait. de l'essence à l'existence. ne saurait d'une cause imparfaite 3. étrangères sont encore que des modes ou façons de penser extérieurs. ces idées ne ' mais elles ..biais. Les mêmes arguments qui démontrent l'existence de Dieu prouvent l'inexistence des choses extérieures et leur idéalité. cette idée postule une autre cause que la seule pensée. les choses sont ou mes pensées ou les pensées de de la pensée humaine. la expliquer hors de présence en moi des images.. 3* Méd. celle U s'agit de poser. 3. 280.. la présence de l'idée fait exige l'existence En d'autres Dieu Pelfct même. n'est légitime qu'en un seul cas.

de ligure. 2/9-80. j'en suis donc la qui ne conviennent qu'au corps seul et non à l'âme. moi-même prime faible comme si qui n'est rien le froid peut n'être qu'une de la chaprivation du froid. je ne puis être cause de l'idée du parfait. :i. distinctes. de nombre. Quant aux idées soit de ma perfection. ou la chaleur une privation existentpeut-être tous l'idée deux. elles se divisent de l'idée que j'ai de durée. soit formelle'.— 12 — peuvent être mes pensées. confuses ou sensibles si elles un sont sont être si incertaines vraies ou pur et si Sont confuses Elles gibles.. Ibid. . telles les idées d'étendue.. sa réalité la chose représentée d'avec le que je ne puis distinguer non-être. fection 2. telles les idées de que etc. mais ce ne sont là que des modes de la substance. j'ai pu tirer substance. ils l'autre. Ibid. si elle est vraie. sibles. 2° celles des choses j'ai en deux genres : 1° celles que de moi-même. soit éminente. En effet. I. or je etc.. mais la réalité dans représentée les idées des choses extérieures n'est point si grande que jo ne puisse en être la cause.. sensible peut-être u'cxistciit-ils ni l'un ni Ainsi. auteur que n'exige pas d'antre : si elle est fausse. Ainsi leur. I..274. Je désignent une certaine ou un matérielle fausseté représentent chose. suis moi-même une substance. 2. . Dans les deux cas. Imparfait.. de lieu.. Ibid. les autres des objets senqui désignent distinctes celles qui représentent des réalités intelli'Examinons-les tour à tour. et distinctes soit de mon imper- claires corporelles. Les idées vagues (pie j'ignore c'est-à-dire si elles trouve en elles ce iiiêiue fausses. c'est de moi qu'elle procède : clic est le produit. 1. cause formelle 1.. de ces idées les unes celles sont confuses. néant. 277-79.. elle procède du néanl et n'ex- lorsqu'elles c'était quelque réellement est si que ma déficience . donc je puis en être la cause éminenle 3.

pures. la pensée substantielle et matérielle monde n'est qu'une tualisé. Chez Kant. ac. Or cet acte. purement (pie ma déficience. l'étendue la idées ne proviennent existant en soi. l'acte par lequel je me pose et me expriment réalise. en posant l'existence d'un pose du même coup l'existence externes. l'autre cas il n'est jamais qu'une représentation. minent.Ainsi. Puisque je ne pu(s prouver ni en partant de leurs idées de la et de l'exisde Dieu. à nous. c'est l'entendement vérité. On prouve Ou le monde enveloppe la réalité même des choses. géométrique la continuité géométrie. n'enveloppe par là même aucune et aucune réalité. Nous devrons rechercher l'existence de Dieu on peut déduire nécessairement tence des choses notre pensée si. C. Le . les choses Leurs 13 peuvent s'expliquer par la -l pas nécessairement sont des modes extérieures seule pensée. la pensée forreprésentation melle n'exprimera de l'expérience. monde . Les qualités soires. sinon le progrès rationnel de la pensée qui se confond avec la science ? Si Pon toutes les essences intelligibles qui forsupprime idéalement il ne reste que ment en quelque sorte la matière de l'âme. n'enveloppant aucune multiplicité. Les corps sensibles. ma perfection. l'acte pur et vide par lequel elle se pose. il reste que je m'ellbrce si de l'idée fonder en Dieu. ou il est le Ou il est une représentation dans l'un et dans l'idée n'est pas enveloppée et dans l'existence de Dieu. chez Descartes. réels. le cadre que la possibilité dans lequel elle devra rentrer. ex- Une seule issue s'offre l'existence des choses extérieures ni en partant de ma pensée. mais fausse. ne traduisent mières. L'existence du monde extérieur de l'imagination. et illuimaginaires Les qualités preet les propriétés qui la déterdes essences ainsi à nouveau est le rêve sensible rêve intelligible de la raison. d'objets de l'âme. ou il est une représentation vraie. l'idéalité des choses externes./ le monde. Qu'est-ce en effet que l'entendement.

même hypothétide l'existence. maine pour ni l'expérience manifestant contingent c'est-à-dire à la une déterminée.. . d'aucun principe. on pcul aisément prouver.térieur et surtout 14 - Dieu pose du même coup si. son existence serait alors le produit certaine. compréhensible. II. il proscrit toute idée de finalité. en se posant. en dehors de mais sans fondement il existerait intelligible. et que nous sommes tradictoire. On ne peut l'existence des choses de Dieu. dans au* d'abord que Descartes n'est jamais. extérieures de A. que. Si la réponse à ces questions est l'existence du monde exténous concluerons que l'existence négative. 4« Méd. l'être et de la raison. III. Remarquons cun de ses ouvrages. et contradictoire à la perfection I. son essence. qu'elle n'est susceptible d'un acte libre. 297. 1. du monde extérieur. conclusions pantheistiques. disse la pensée cartésienne. rieure et distincte.'Lettres. parti de Dieu. mais encore. IX. traire. hupurement et lorsqu'il VIII. fortuite. Le monde extérieur serait irrationnelle. inrieur (en admettant qu'il existe) est contingente. des traces conclure de l'oeuvre de sagesse ou de à Partisan. 1" part. d'un tel monde. Dieu ne coniient la représentation Or. 231-32.' c'est-à-dire l'idée d'une existence extérieure quelconque. pour remonter de l'effet cause nécessaire. pour s'élever à Pexislence Il n'a pris comme point ni l'expéde départ de sa réflexion rience indéterminée. Nous établirons tour à tour non seulement d'aucune que l'idée de existence extéapprofonest conà des pour peu qu'on qu'une telle conception inévitablement conduit térieures A. ne peut être déduite Ni des arguments qui prouvent Ni des attributs qui constituent déduire l'existence que l'existence : Yexistence des choses ex- de Dieu. qu'elle ne qu'elle procède d'un miracle.. 280. Tout au concomme divine'. Princ. réalité particulière finalité. 81 . se déduire peut d'aucune preuve.

le nerf caché do cet argument. a priori. extérieur ou même de mon propre pour remonter nécessaire. analyse.ne permettent pas de conclure d'un monde extérieur. Prine. Met h. de son Nous avons l'être qui me représente en acte. 3« Méd.. puissance cessaire. le principe et. ils les étudierons a. III. seul il peut qu'il infini ne Dieu. 2.. I. I. l'autre. 284 sqq. //argument tiré de la contingence de la pensée ne permet pas de conclure à l'existence du monde extérieur. Il contre il apparaît illogique est évident de la que. celle corps 1. Si donc l'existence du monde il est possible de redescendre de Dieu logiquement dans ses Méditations). être cause de la présence 1. existence. 86. Le lien qui unit le monde créé au Dieu créateur est un lien contingent et en quelque sorte artificiela. Lettres. . Tous deux s'accordent sur un point : non seulement à l'existence ils. IX. Quels sont eneffet les arguments invoqués par Descarte3 ? L'un. 165. peut avoir Donc enfin en contenant Donc d'autre Dieu moi une l'idée «cause existe. 1" part. ou représentative. 160-61. il est un produit mais une telle existence n'est nullement nédivine.. au monde (comme le fait Descartes par de remonter du monde à Dieu. tire l'existence de Dieu qui est absolument de l'essence de Dieu..— 15 — postule non la causalité efficiente du contingent au qu'il pose est celle de l'âme pensante. lectuel.qu'on peut encore qu'il soit purement intelappeler Pargumenta/)05/er/or/. c'est-à-dire que l'infini puisque idée. si on Nous les interdisent tour à tour. s'il existe un monde. s'élève de l'existence de l'âme à l'existence de Dieu . il ne vient pas du néant et n'est possible que par l'existence réalité au moins égale d'une à celle cause actuelle représente.. mais cet être objectif purement objective n'est pas un pur rien. de poser mais une telle encore. pour ainsi déjà mis en lumière L'idée n'a qu'une réalité dire.

momentané et . par hypothèse. I. La pensée se pose d'abord comme un fait. 11 n'y a donc point là deux choses dislincf. contingent mier moment.. la pensée portée Dieu. 281 2. du même coup. Descartes affirme à maintes reprises que aucune représentation l'idée de Dieu ne contient d'espace. La substance infinie. Je conçois cette ressemblance. Ainsi. aux 5e" Obj„ sqq. dans contenue. 11 y a plus. 3* Méd. Mais. ne contient pas la représentation l'être être qui. dans Pacte par lequel je me je pose déjà virtuellement à sa plus haute perfection. aux 5" Obj. Au preest Dieu. laquelle l'idée do Dieu se trouve par la même faculté par laquelle je me conçois moi-même 2. l'intuition l'intuition de moi-même •. 196 sqq. Seule. une appréhension immédiate de l'être par moi et. nous le voyons. c'est-à-dire d'extériorité 3. Je pense. une preuve. l'infinité qu'ellp représente postule Pcxis. elle second. Dieu est comme la substance de l'infini avant celle constitue celle-ci et la précède : j'ai la percepde Dieu avant tion de ma substance. de l'être en effet. par essence.3. étant plus que la substance finie. pose comme substance pensante.: II. X.. Etant déduit c'est-à-dire d'uri 1. 425.— 16 cette idée doit être mise hors de pair.. donc je suis. elle est sans commune mesure avec toutes les autres. c'est*à-dirc affranchie de toute limite. Il n'y a point là. à vrai dire. elle esl elle-même. une démonstration en forme de l'existence il n'y a qu'une de Dieu. en moi. I. Itép. Dieu. cet acte initial pensée qui se pose elle-même et qui. mais une seule et môme réalité idéale où la pensée se saisit et sahit Dieu dans un même acte d'intuition indivisible. Je pense. Lettres. tence réelle actuelle de cet être. Ibid. qui soient posées l'une après l'autre. 3. pose d'un monde extérieur. de la et indivisible Mais. . 290.. intuition. donc Dieu est. 210 sqq. 237 sqq. 293 . car Dieu est proprement ce qui pense dans ma pensée. du fini. absolu au et éternel. I.. puis comme un droit. de la pure pensée. resterait étranger à l'être. de par soi.

soit créée. sans qu'il y ait lieu de supposer en dehors de son essence aucune autre réalité distincte.T^art. En lui. L'étude sions.. il est substancepensante et non substance étendue. pourrait-on dire. car il épuise l'être en son infi-. I. soit même simplement puissance. présentation se définit que par Pâme et non par le corps. éternelle qui enveloppe vraie idée vraie l'existence de la perfection l'existence nécessuprême enveloppe une perfection. Pr nc7.. l'essence se confond avec l'existence. Un Dieu saire. l'existence «^lant elle-même ne conçu et non réalisé. En tout cas. L'argument ontologique ne permet pas de conclure h l'existence du monde extérieur. l'idée Toute qu'ello contient. do l'essence divine essence nous conduit n'enveloppe III. les arguments qui prouvent nous autorisent l'existence d'aucune chose pas à admettre extérieure. De l'idée de Dieu on ne peut tirer aucune affirmation touchant l'existence du monde extérieur.. simplement serait pas Dieu. ne Dieu. aux mêmes concluni 72. de Dieu ne l'existence Ainsi. Etant adéquat à son être. nierait sa propre essence. cette 1. serait un Dieu imparfait.- 17 - Dieu no peut être que pure pensée <t mémo (nous le monaucune retrerons par la suite) pure pensée qui ne contient d'un monde distinct. ne prouve pasl'exis* celle d'un Dieu qui se suffit pleinement à lui-même. Par suite. 312 sqq. 5* Méd. P. la représenta* conservée par l'effet de sa nité. l'argument ontologique tence d'un Dieu créateur. Dieu se réalise en vertu de son essence et do la puissance est une nature immuable et possible. Dieu sera par là même adéquat à tout l'être. mais seulement qui existe d'une exis- En effet. c'est d'exister '. Mais en ce cas la perfection suprême ne peut d'une existence rien concevoir en dehors d'elle ni peut-être même nécessaire. R. l'essence do Dieu. pour Descaries. tence contingente. .

Il infinitam i/ifinitas \ perfections.. 97. bien qu'elle même infinie (ou plutôt indéfinie) être peut toujours en parties finies '. X. do Dieu.lion de Vétendue. 200. 386-87 {Lettres. VI. 1" part. 79-81. VIII. car l'étendue. nous le transformerions que cette nous introduirions en un corps étendue objet d'imagination. Lettres. substance toute connaissante. P**obj. 280. 526. 197. avec Dieu. et par laquelle moi-même et toutes les autres choses qui sont ont été créées et pro(s'il est vrai qu'il y en ait qui existent) duites'. c'est-à-dire ni celle 18 d'un de monde idéal qui se cond'un fondrait la création. comme l'âme. VIII. . X. Manuscrit de Goetlhgeni 19. le sign'e de la finité. . Lettres. Si nous réservons ce dernier il reste que lo point. 109. 2.aux I. divine. 5. tandis peut être divisé par la pensée en distinctes. et intelligible). 201 sqq. que l'objet plusieurs ce qui est contradictoire à son essenco 6.. Dieu. X. III. V* part. 58. 341. Princ. Lettres. dont Si nous matériel demeurât en lui tandis elle n'est nous et étendu purement que Pindéfinité qu'un accident 5. 385-86.. d'imagination parties 1. 45-46. Lettres. Princ. 3. Rip. éternelle. 97-98. immuable. 24041. Princ. Dieu cartésien est l'infini en acte 2. consiste en un acte un et indivisible 7. III. 7. 237. figurions (en idéale Dieu admettant ne constitue pas le mondo sous la forme d'un même la divisibilité. divisée clic est fectioncs veras L'idée de Dieu la négation du fini. I. indépendante. L'infinité constitue donc Dieu dont l'essence. Per substantiam et reaies est donc actu toutes les enveloppe intclligo substantiam peret immensas habentem 3. VIII. toute puissante. L'étendue • Dieu est pour n'est pas représentée Descartes une dans l'essence infinie. 341. III. 1" part. Mais le corps est soit en elle. 6.. 't.. X. c'est-à-dire monde réel qui se distinguerait a. 3e Méd.. Lettres. 17-18. 78.

Dieu rend sans doute raison du corps. La création On prouverait n'est pas représentée en même façon dans l'essence que l'essence divine divine ne 1. mais nullement Ainsi l'idée do Dieu ne contenant pas d'éléments permet aucune conjecturo d'aucun corps. ce n'est pas êtres. ma- aucuno pluralité. Dieu est partout à raison aucune relation il ne supporte est avec le lieu. à l'infini. l'être une simple fiction. . intrinsèquement que lo schème de la divisibilité Pâme dont il n'est considéré. tière. Dieu ne éminemment chose. Dire de Dieu qu'il est infini. non lo . IX. 308 . concernant la et la volonté ne diffèrent ratione*. Lo à la nature de Dieu qui no saurait l'envelopper. l'étendue de substance qui répugne à sa nature. mais à raison de son essence nom d'infini. et Diou est la réalité suprême. c'est l'étendue un de puissance ou plutôt l'étendue en puissance.. Lettres. X. 172. ne quidem façon de penser. mais par la perfection . Mais ce (pie contient l'essence divine. et c'est pourquoi nous réservons au monde. pouvoir d'extension proportionné tantôt d'autres à une moindre termes. c'est-à-dire tantôt à une plus grande. do sa puissance. corps répugne même idéalement. n'est pas autre chose Or Dieu (tout comme à l'absolu et dégagée do Le corps. 196 sqq. 2. en elle divin et c'est môme altérer une distinction divine entre sa nature ses reconnaître L'entendement de notre » qu'au regard en soi. En partie do la substance corporelle!. étendus réalité ni » ne nous môme la possibilité P. Lettres.Ce n'est 19 entre et non Dieu pas des • pas qu'en un sens il n'y ait une relation car celle-ci est une substance réelle cl l'étendue. VI. en do et non d'une soi formellement. c'est dire qu'il plus grand que lo monde. 237 sqq. mais comme la cause rend raison moins acte. que celle Etant d'un la réalité d'une retient que facultés. mais celui d'indéfini ou d'indéterminé. de l'effet. que l'idée élevée toutes ses limites) no peut contenir aucune multiplicité. non par l'étendue. 132.

-

20 —

contient pas la représentation d'une création possible Celleci dépend uniquement de la puissance divine, et, cette puissance étant par bypothèso infinie, il s'ensuit qu'en effet, s'il existe un monde, ce monde a été créé par Dieu. Mais nous ne saurions affirmer que, Dieu étant posé, le monde suit. Son existence est contingente, arbitraire même; elle dépend d'un décret divin, qui est ou du moins qui parait être libre. Le monde est, qui pourrait ne pas être, il ne se déduit pas plus de Dieu que les lois du mouvement qui le déterminent L Descartes veut toujours maintenir une distinction originaire, une hétérogénéité radicale enlre le créateur et les choses S créées. Dieu n'est pas le monde, parce qu'on conçoit tout autre chose en l'un qu'en l'autre et parce que de la différence entre les idées suit la distinction désignées par ces idées 3. Autrement dit, bien que Dieu soit le principe des lois du mouvement dont sa volonté immuable et éternelle nous garantit seule la constance, on no peut appeler le mou% veinent un mode de Dieu. Descartes n'insiste D'ailleurs, de cet ordro, il .se pas longuement sur les considérations contente de les effleurer et il se garde bien d'instituer un débat sur ce point, pour ne pas sembler favoriser le sentiment de ceux qui considèrent Dieu commo Pâme du monde unie à la malière 3 et pour éviter les conséquences panthéistiques auxquelles il risquerait d'être entraîné malgré lui. » Donc enfin, dan'* l'essence divine ne sont représentées ni l'étendue ni la création, et par suite l'existence du monde extérieur ne semb'e reposer sur aucun fondement.
' ' ' ' *

entre les réalités

Si maintenant nous approfondissons la doctrine cartésienne nous aboutissons à des pour en dégager l'esprit véritable, conséquences inattendues, très voisines du panthéisme, eï qui nous l'ont Voir dans lo'monde
y . . "

extérieur,
... -,

on tant du moins
',..,;

U Le Monde, IV, 246 sqq. ; Lettres, VIII, 2. Lettres, VIII, 435. 3. Lettres, X, 294.

496 ; IX, 340.

qu'il conserve une réalité,

21 un modo de Dieu, Et siinplp la création dans celte philosol'être pourrait-il poser en pas son être ? A cetto

d'abord, phio dehors

comprendre intellectualiste ? Comment

comment

do soi un monde qui ne serait Il lui objection décisive, Descartes n'oppose aucune réponse. suffit de postuler Vincomprc'hensibilité divine en déclarant quo c'est un sacrilège, non seulement de la nier, mais même de la discuter'. Pourtant la doctrine de la création continuée création jette quelque lumière sur le débat. Il ne suffit pas, d'après Descartes, faito par Dieu uno fois pour toutes;

d'une Dieu

unique,' ne cesse do créer

le monde, la conservation est une création continuée, elle ne diffère de la création qu'au regard de noire façon de penser. toute relation do En Dieu, perfection actualisée, suprême durée et toute idée do divisibilité s'évanouit. C'est par un seul et même acte que Dieu pose l'univers et qu'il le conserve, car les volontés divines sont immuables et éternelles 2. Mais que devrons-nous trouver au terme de cette naturel et nécessaire tration, sinon l'évanouissement idéo de création dans l'entendement ? La création devient un avec divin se confond démonsde touto

pur mirage qui l'intuition. Pour

Dieu, voir et créer ne font qu'un. Les choses sont parce qu'il les conçoit, et telles qu'il les conçoit. n'en fait-il Descartes pas l'aveu à maintes reprises 3? C'est toujours par une mémo veut et fait tout 4. et très simple action quo Dieu entend, Prouver que Dieu existe, c'est établir en môme temps qu'il est le créateur de toutes.choses comme aussi de tous les modes qui constituent d'admettre impossible tanée et distincte lyse, ces deux réalités son essence. Autrement Au dit, terme il dans lo cartésianisme et du monde. l'existence paraît simul•

de Dieu

do Pana-

se fondent

en une seule.

1. Lettres, VI, 110 ; VU, 278, 437. 2. 38 Méd., 1, 286; Mêth., I, 172-73 ; Lettres, VIII, 276-78. 3. Lettres,M, 109-10, 131 sqq, 170 sqq, 307 sqq; VII, 142; IX. 165.. 4. Princ., l'e part.,' III, 78.

-

22

-

*

Quelle'cst

la réalité

du monde

extérieur

? 11 est

une

vérité divine. infinie

logique qui se confond est avant tout Dieu liberté ; en lui, C'est

avec là déduction puissance infinie, cl

de l'essence c'est-à-dire

l'existence être.

la puissance précède précède cl pose l'essence.

l'être, prédétermine Dieu esl ce qu'il veut liberté divin, Et cet pose n'est de que à la acte du en tout

la volonté fois forme

de celle infinie par un acte originaire en un entendement divine se convertit et matière des vérités éternelles.

Dieu .son essence constitue par lequel le monde et qui même coup ce que nous appelons infini réalité que l'entendement conscience prenant immuable ce qu'il contient. la nature de infinie cet acte, Dieu

Approfondissons c'est-à-dire pensée, dehors de tout objet ce qui est, je conçois c'est-à-dire immensité, lorsqu'elle adéquate, telle qui, sée'. mise qu'elle qu'elle Mais

pensée extérieur. l'être Dieu

donnée

pure à elle-même en ou son

est

Lorsque dans son avant

l'être je conçois infinité et dans Dieu

moi-même.

est Pâme

tourne qu'elle

sa pensée uniquement sur soi, su saisit serait si elle était adéquatement réaliune et dualité elle libre esl et que Descartes a. tant tant Mais En posée. infinie ; en et fini a.

la pensée enveloppe : elle se pose en lumière se pose, l'âme est poséc( elle est volonté est

entendement

passif

telle qu'elle se pose, c'estlorsque Pâme est posée exactement à-dire lorsque l'entendement est adéquat à la volonté, elle infinie perfection, elle est Dieu. devient Dieu est donc la science universelle avec .qui se confond l'universelle éternelle l'existence. Leibniz, réalité. de l'étendue, Il esl la géométrie en acte, la vérité se donne tard pour ne fait la loi par l'étendue laquelle comme plus Descartes, de Dieu,

Déjà pour le monde est le calcul

et ce calcul

Les choses divine. sont les idées de qu'un avec l'essence 'Dieu : comment se distingueraient-elles de la représentation 1. Méth., 4e part., I, 161 ; Lettres, 2. V Méd., 1, 298 sqq. VIII, 58 ; X, 97 sqq.

23

-

? pour former un univers extérieur réel et indépendant On peut aller plus loin : les choses ne peuvent avoir un genro à celui d'un mode de l'entendement de réalité supérieur divino divin. Elles sont, selon les voit, elles sont le mot de llossuet, parce quo Dieu cette vision même. Disons plus encore:

elles sont parce que Dieu se voit, parco quo la puissance infinie de Dieu se réalise en un entendement infini dont lo ou le monde intelligible. Et cette conelle esl la vérité clusion paradoxale est vraie, suprême : l'idéalisme divin, c'est le réalismo absolu, litre perçu (ou plutôt être conçu) c'est être, lorsqu'il ou s'agit de la perception vrai de la conception de .l'être souverainement parfait. dès l'instant Mais, dira-t-on peut-être, que lo corps se résout en une pure ponséo, celle pensée du corps reste absopeut penser ou le monde des corps ou un comme il peut aussi n'en penser aucun. Il monde différent, n'est point un Jupiter asservi au Styx ou aux Destinées'. lument Le son vérités monde existence, éternelles est donc mais contingent, aussi dans non son seulement essence. dans Les libre. Dieu nom est la science

La posque Dieu les a voulues. sibilité ne précède pas la puissance, elle la suit. Il n'est rien et la contradiction n'est pas que Dieu ne puisse accomplir sont telles une limite puissance. Rien de qui soit imposée à son essence, c'est-à-dire à sa

mais cette argumentation n'est pas plus juste, Ce qui est vraiment libre, ce n'est pas poussée assez loin. Dieu à l'égard du monde, c'est Dieu à l'égard do lui-même. Esl contingent, avec confond Dieu voit. non le monde, mais Dieu. Car le monde se la dialectique interne de l'entendement divin, avec le développement des idées éternelles ; le monde, c'est en tanl qu'il se veut, c'est donc On ne saurait détacher le monde pure à l'entendement 109-10. toute et toute rend Dieu en tant de Pacte qui simple qui rend la volonté lo monde adéquat se qu'il le crée. à

Celle action adéquate

a fortiori

1. Lettres, VI,

Le monde est au monde noumene. le monde devient puisque qu'elle celte réalise supest le nécessaire au moment se pose. même que l'acte par lequel il le crée. et pas autre chose que la vérité éternelle du monde en tant que monde intelligible . du point monde 'perçu par l'imagination est à peu de Karit entend dont par la réalité empirique aussitôt l'idéalité transccndentalc.Dieu. pour ainsi à lui-même. Le chose près ce que il reconnaît tout de l'imagination le phénomène est au d'une conçue chose sous n'est 1/étendiie que le signe ou le symbole d'uno loi. de l'entendement figurée ce quo sous l'aspect cette étendue la forme du vrai. monde distinct. Le monde est enveloppé manifestent la réalité dans l'essence divine divine n'est comme la vérité éternelle de Dieu. et l'acte par lequel il le crée esl le même que Pacte par lequel il le voit. n'a pas de sens. c'est à l'idée. à le prendre parler un langage contradictoire. En d'autres même où Dieu termes. c'esi au mieux s'il représente quelque aux nécessités chose à notre imagination. est-elle objet d'entendement ou objet d'imagination purement Nous entrevoyons l'aspect idéale en L'étendue ? L'auteur . avant du constituer pas étendu. Dieu rendu et sensible la création au fond la création Dieu conserve lo monde Car Pacte par lequel primée. ici un des points les plus obscurs du cartésianisme. c'est mais. pour satisfaire de l'existence. aussi. elle est. parler d'un créé par Dieu. elle transforme une matière à la fois réelle de l'étendue et point vraie. qui. car Dieu ne peut se poser que sous la forme des essences éternelles dont l'ordre et le progrès des choses. Dieu n'est parler. c'est au fond expressément l'essence Un tel monde. qui se confond avec l'essence essence même ne fait qu'un avec l'existence sous la forme de ce monde. mais visible Ainsi l'étendue esl Dieu. pratiques de vue de la raison. continuée.réalise le faux som. en soi. la chose adéquate le Dieu de Descartes L'étendue constitue intelligible le Dieu de Malebranche. On accorde d'une intuition implicitement par là que le monde est l'objet éternelle divine. un pur néant. le pensé adéquat à la pensée.

entre les deux étendues. du moins hésitante. des essences intelligibles. artifice réintroduira dialectique. ni en moi.- 25 — • sinon contradicparaît avoir eu sur ce problème une conception l'étendue restoire. de l'univers perçu par les sens qui. la mesure réel et n'est lui-même où sa représentation enveloppe quelque chose de pas un pur néant. logiquement tenlera . Ainsi donc. Mais Dcscarlcs. soit de la pensée divine. dans sa doctrine soit de ma à l'aide d'un l'idée do aux conséd'échapper au panthéisme. n'est que l'idée que Dieu a de comme forme lorsqu'il se pense comme entendement. ni en Dieu. logiquement comme distinct à la fois Nous retrouverons s'il esl possible. examine les arguments qui établissent l'existence de Dieu et qui déterminent ses attributs. sortit à l'une ou à l'autre de ces deux facultés. intelligible. de préciser et. La philosophie intellectuane peut voir dans les corps pensée. selon qu'on l'envisage. Pierre I3outroux. C'est la raison sonlivre suvl'lmaginapour laquelle M. celte distinction imaginaire. mondes.dans lion et les Mathématiques selon Descartes. choses quences externes réelles et qui les conduisent liste que des modes. revient à distinguer comme existant en Dieu. on voit à prouver sont impuissants l'cxislence d'un monde qu'ils fut-il même purement Le monde. dans distinct. si l'on plus bas et nous tâcherons de résoudre cette difficulté. le inonde extérieur ne trouve de fondement ni Finalement. faux. et comme se confondant avec l'essence divine. en lui môme. entre les deux mathémal'univers conçu par l'entendement tiques.d\s\\i\gi\vi avec beaucoup de peine la Mathématique intellectuelle de la Mathématique de fait entre les deux Au fond. nous est pourtant donné de notre entendement bien qu'il soit comme réel et et de Dieu.

K MONDE INTEM. étant l'entendement divin. le premier objections de Dieu '. pensée absolue. je remonte à Dieu.' ET i/ESSP.. puis. non pas l'existence logique entreprise réelle l'univers d'un monde et de mais l'identification distinct. Ibid. Tout le contenu des deux premières tout ce qui concerne le doute et la pensée n'est sous forme de Définitions. comme le poursuit fera plus tard Spinoza. enveloppe de dialectique ascendante conduit Descartes au principe déduction qu'il veut sorte delà qui mon Car Dieu n'est au fond.NCE I. . Hep. 451 sqq. I. théorème . Dieu posé. et forme de ma propre pensée.IM. il devient ensuite plus arbitraire et plus artificiel.H. de ma pensée qui se confond avec mon être. et je pose ainsi existence comme chose pensante . sorte de qu'une dans Nous en trouvons une preuve principe métaphysique. Descartes sa démonstration de l'existence de Dieu. 2. Il semblerait donc que le terme par l'argument ontologique de la déduction fût.26 — CHAPITRE — DES 11 I. Je pars du doute universel à la pensée pour rn'élever h forme est rigoul'existence de est et l'enveloppe du doute. Cette parfaite.R. entreprendre. dans l'esprit véritable du cartésianisme. aux 2" obj. . more geometrico.A VÉRACITÉ DIVINE COUPS. Axiomes l'appendice deuxièmes dont Descartes a fait suivre aux ses réponses établit l'existence Méditations. L'ordre reusement suivi par Descartes dans les Méditations ce qu'il ait prouvé logique jusqu'à Dieu . 460 sqq. I.. présenté que el Postulats. extérieur de le 1. et il débute même 2.

entendons Aussi. pour échapper affirme le cours de sa démonstration. *« Méd. de la religion. 277-78. 1. brusquement d'un monde à cette conséquence.qu'il à conséquence. de Dieu cl les attributs troverse touchant la nature la cinquième réserve-t-il Méditation. interrompt l'existence et l'auteur. 340. Mais telle n'est pas.. Lettres. il ne sera que continne point exister 1. VIII. et. 87 sqq. soutient avec Dieu n'est pas une liaison Le rapport. 293 sqq. pour un examen ultérieur l'ordre il interrompait Méditation.. de la science réelle ou (au sens où nous fond la possibilité entre celle science et le mot) objective.mais la certitude sibilité simplement 2. créé. dans la quatrième réelle afin d'établir. . pour justifier do la véracité artificiel la rattache à Dieu par lo lien purement en même C'est ici qu'on peut saisir. tant s'en faut. l'argumentation recouvre. 3. croyons-nous. prise. Princ.. VIII. dès le début des choses externes. . il postule pour écarter les les conditions générales de sans cesse Pincompréhcnaux problèmes qui touchent sur la de divine. car on retrouve au aisémen^ n'est pas Pour 1. l'étude de cette question'. divine. essentiel L'objectif divins. On toute controverso pour éviter Dieu et le monde 3. . Lettres. III. Ue part. il n'en est que la garantie. Déjà. non pas l'exislcnce logique de sa déduction Aussi. le lien ne saurait être nécessaire. la raison de cette attitude. le principe de la déduction entrec'est au Le Dieu cartésien. I. 2. 5« Méd. temps nue le nerf caché de le cartésienne. qui pourrait gent. mystères nature du lien qui unit comprend Dieu Descartes. 437. Le monde existe. artificiel. la pensée do Descart'es. 32 sqq. 273 sqq. c'est d'éviter toute conde Descaries. IX. 310. cette existcuco. mais une liaison à la fois logique de principe Dieu. inintelligible et réelle de cause à effet.monde suit. 496 . Y\ 110. 278. De même. Nous voudrions essayer qu'elle sophisme enveloppé de lo mettre en lumière. I.

d'après l'égard du monde : la création dépend d'un décret divin. a fortiori et la liberté divines de Dieu. Lettres. . 170 sqq.. Impart. S'il l'avait voulu. 1. 131 sqq.. des Méd. 158 . En effet. c'est par suite d'une nécessité interne que la subsdans lu série de ses modes finis . VII. elle ne l'ombrasse Ce qui constitue proprement nité. concepts 5. signalons la distinction réelle de l'âme et du corps sur la distinction De là suivent idéale de leurs tandis pose deux substances. 67. Méth. elle le louche. ou formulés. 5. X. Princ. irréductibles. Descartes d'une no voit en eux que deux attributs Spinoza Dieu comme c'est l'infitandis que substance unique. . 96 sqq. Abr. il est de la nature tel. ma pensée l'atteint. IX. III. 4. 307 sqq. à la nature et la laisse simpleprêle sou concours ordinaire ment agir suivant les lois qu'il a établies a priori*. L'intervalle est tel que nous ne saurions de l'un tirer l'autre. 163-64.. 86. 199-200.. Etant déjà complètement indifle scra-t-il éternelles '. VI. de tous les postulats.. 2. implicites celui qui fonde la doctrine cartésienne. 163 sqq.. 389. Lettres. Lettres. IX. 229-30. 165. Dieu pose l'univers par un acte de pur arbitraire..TU.. de ne pouvoir être épuisé par le fini. I.. lre pari. tance infinie se développe elle est absolument libre à Descartes. 105 sqq. IX. que. (pie ne Dieu et la Dieu contenait nature qui sépare point la cause.. Princ. 3. . La toute-puissance que Dieu a sur l'univers est très absoluo férent et très libre à l'égard des vérités à l'égard du monde créé. Or. 142 sqq. Entre tous. et à la faveur comme jettent de celte obscu- rité. VII. de l'infini 1. on ne le comprendra pas . Méth. Descartes pourra éviter de tomber dans lo panthéisme. 231. . 168-70.sein de l'effet des éléments 28 nouveaux. 109 sqq. Donc on concevra Dieu. il aurait pu créer un monde plus ou moins parfait quo le monde actuel 2. I. L'incompréhensibilité un voile épais sur l'idée 3.

sont réels en tant qu'imaginaires. pas sous les prises de notre vouloir scruter les desseins tendre pénétrer le mystère être assurés (jue nous non chacune que rien entendement et il serait do impénétrables des causes finales 2. en tant qu'intelligibles. 168 . I. Lettres. Lettres. 2. dans le cartésianisme.. Princ. VIII. nous ayions de PiucompréCelle-ci no tombe hensibilité divine.. inspire ceux-ci et. 309. Lettres. VI. 297-99 . VIII. part que Dieu conduit tout à sa perfecconsidérions les choses dans leur en particulier subsister 3. » possible. pourvu ensemble et d'autre Dieu ». l'intelliqui unissent l'abstrait et le concret ? Nous verrons les corps. Lettres. La preuve la plus forte qui. 276.. 297 . que. par suite. sont vrais sans être réels. j \ t ir 0 part. enveà défaut de l'existence nécessaire. encore question de réalité convient-il et au mondo la n'iture gible des rapports et le sensible. 1. dans la mesure où l'on peut tenter cette déd'établir tour à tour les points suivants : monstration. Princ. Tout impie de Dieu. mathématiques. / donc à Descarlcs. de la géométrie. et distincte les corps des corps comme peuvent exister en et qu'il nous de ces coVps. lr 0 part.— 29 -r pas'. quelle -est l'idéal et le réel. Méth. 280. 4. IX.. I. 81 .. 273 sqq. 2° Nous avons étendues une idée claire tant qu'objets 3° Enfin. 4» Méd. et sans nous savons de ne peut le concours du démontrer l'existence pour monde extérieur. Dieu n'est comme une croyance invincible existent réelleine*nt en tant que réalités pas trompeur à l'existence I Descartes et surtout agite degré nation une cette démonstration dans la quatrième développe il dans la cinquième Méditation. c'est le fait de la création. de préau plus pouvons-nous tion. VIII. par suite. 4» Méd. . plus délicate : quel genre et quel d'accorder au monde de l'imagides sens? En d'autres termes. I. Dans la sixième. 231-32. III. 75-76. 3. Il suffit 1° Toute loppe choses idée claire et distincte l'existence esl vraie et. III..

forgées Seules. elles me représentent des essences par conséquent. c'est-à-dire par le composé. l'idée désigne tout ce qui peut être en notre pensée 1. corporels. 6. 525. Lettres. enfin. 510. des sens ou qui sont formées d'éléments sont en moi que comme des images peintes dans la fantaisie de l'existence réelle de mon 5. VIII. vraies. 1. 3. 5. VIII.. Seules celles qui sont innées méritent proprement le nom car elles sont conçues par l'âme même et non point par l'homme tout entier.. aux 5" obj. 289 . 265 sqq. percevoir imaginer. I. 4.— 30 — sans être vrais .t aux 5" obj. «. Hep. Notre désignent lectuels. factice* et innées 3. X. 2. 459. Lettres. 452. en tant que sensibles. Ce sont ces différents symbolique aborder l'étude. . 340-41. . donc dépendent corporelle 0 et nécessaire corps n'enveloppent point en soi l'existence 1. éternelles-'. car si esprit esl formé d'un nombre on l'entend dans son acception la plus large. dont il nous faut maintenant I TOUTE IDÉE CLAIRE ET DISTINCTE POSSIBLE ENVELOPPE L'EXISTENCE infini d'idées. aux 2" obj. intellectuels et d'éléments les classe en adventices. Lettres. 268-69 . liép. 'd'éléments Descartes d'ailleurs d'idées.. XI. ou adventices qui me viensensibles ne les idées factices Au contraire. Lettres. 525. VIII. 3« Méd. immuables.. 268-69. composés purement corporels. ne sont ni vrais mais ont un mode d'existence ambigu. ni réels. II. tout ce que l'âme peut ou comprendre 2. 264-65. 510 sqq. Ilcg. Ibid. purement intelenfin.. nent différents d'autres objets. ad dir. une existence points ou représentative. Mais les idées sentir. VIII. dont les uns sont d'autres.. II. ing.

1" part. Méth. 1" part. par l'inlui* par un acte originaire la différence spécifique et la tion. définition logique 6. 534. indivisible saisit en qui ne résulte pas d'une abstraction. 3° Méd. mais Dieu'. mais sans faire appel lui-même. . ensuite une réalité qui y sont gravées2).. Le monde à des idées est un monde d'êtres réels. 166._ 31 — • * ni même ne mon peut-être point exister) corps pourrait (car bien n'être l'existence qu'un (car ce corps pourrait possible rien de plus douteux que la réalité de simple mirage). et non par le genre prochain. un tout une essentia particularis noza appelle affirmativa. l'image : . actuels. et Les universaux n'existent que dans l'esprit par accident. idée quelconque.. i** pari. 5. . d'abord la réalité de et qui se confond avec elles (car il l'âme qu'elles constituent entre l'âme et ses idées qu'entre n'y a pas plus de différence la cire et les figures sui gcneris. 165.. indépendants extérieures et de mon entendement. III. non par essence. 222. ments plus simples. ne sont que des noms. IX. L'idée peut donc exister. Itech. I. 281-82.. une ne se laisse pas résoudre en élélorsqu'elle ce que Spiest proprement un individu. Mais il n'en est pas de même des idées claires et distinctes elles ont une réalité certaine. Lettres. 3. Lettres. 369-VO \Lcttrcs. 99-100. Déplus. c'est-à-dire ce qu'il y a de plus réel. ' ? sont-ils faux et le chaud sont-ils : le froid ». VIII. Princ. de la vér. 68 . L'idée est donc un être idéal. 6.. Princ. en elle-même. Princ. 3 l'idée est donc une chose réelle intermédiaire . 4. III. vrais. I. Une qu'on à aucun la lois et des choses connue telle qu'elle est idée quelconque est immédiatement de l'esprit. propre à chacune d'elles. VIII.. XI. 2. 570. qui vient de l'idée est générale.n effet. directement. F. évidente. Ils se font de cela seul que nous nous choses par-' servons d'une même idée pour penser à plusieurs ticulières qui ont entre elles* un certain rapport 3. exister en soi et par soi. Klle < 68 sqq. Ainsi. III. 1. irréductible.

III. ainsi qu'on le formellement. est capable de la réaliser comme chose.. 267 sqq. verra par la suite. I. 322. mais à la condition vent confondus. distinctes. constituer un objet réel. 71 sqq. tre dans l'idée une tendance claire et distincte à être. . facultés sont : Nous connaissons L'idée . Il nous reste donc à établir deux points : qu'elle du corps esl une idée claire et distincte . 012. Lettres. 1 à l'aide de trois faculles coi ps étrangers tés nettement différentes qui nous en donnent trois représentations radicalement Ces voire même hétérogènes. 1" part. 4" Méd. Elle est donc pour le moins possible. . rien ne s'oppose a priori de l'idée. 2° Cette idée claire et distincte a une existence. Car l'évidence dans l'idée ne suffit pas pour lui assurer étant donné que la cause de concrète. Princ. et comme on ne renconcontradiction intime aucune comme l'image obscure et confuse des sens qui la détruirait à l'existence ou de l'imagination. effective. VIII. 2. 1. L'idée est donc un effort vers l'existence. mais encore réelle. désigne peut ne la contenir (\n éminemet que Dieu seul. distinct 1.- 32 - ' deux degrés d'existence : l'existence en formelle. I. 1* L'idée II L'IDÉB DU CORPS COMME SUHSTANCE ÉTENDUE BST UNE IDÉE CLAIRE ET DISTINCTE ? que nous avons du corps est-elle claire et distincte de distinguer des éléments trop souOui. Mais simplement que nous saisissons une existence l'être objectif ment cl non possible et non pas réelle 2. enveloppe est un mode de l'âme . non seulement possible. l'existence tant qu'elle objective (rese détache de ma pensée pour en tahl qu'elle présentative). 6« Méd..

!*.. 4» part. du corps une représentation une représentation 2° L'imagination qui nous en fournit réelle. les seulos qui méritent vraiment c'est-à-dire de représentations sensibles disqualités. mais peut-être fausse ou tout au moins adaptée à notre faculté humaine de connaître. La quantité telle est la véritable essence du corps que nos sens continue. convertissent en qualité 3. 262. 3° Enfin sentation l'entendement vraie. 16._ 33 - 1° Les sens qui nous donnent illusoire. . 196-99. notre esprit De toutes une idée posée ne parait souvent celles qui proviendifficulté distinguer et celles qui sont dues à l'imagination. simplement et diversifient la qualité première. le mouvement toujours un et idenet qe. 130. lropart. parfaite le corps non comme une chose existant mais seulement comme '. 14. Le corps des qualités de comme du corps nous attacher comme uniquepure- pour être sa représentation objet des sens nous apparaît sous l'aspect le nom secondes. 179. qui seul nous en apporte mais non point adéquate. X. I. Lettres. ces représentations. mais bien quantité. 115513- aucune réalité à lui-même I. 29. — celle du moins Mais l'imagination qu'on pourrait appetique 1. 3. VIII. elles n'ont en cllcs-mêmca elles recouvrent . 2. 2» Méd.. Mais nous écartons pour l'insgination que l'entendement tant toutes les considérations qui traitent objet des sens et de l'imagination ment à déterminer ce que peut ment intellectuelle... 1'» part. 2° Méd. Princ. III. 130. IX. 528. qui n'est point proprement qualité. 2° part. I. III.... Lettres.' modifie la même étendue. nent de l'entendement et il reconnaît que la faculté propre du corps esl plutôt l'ima2. 6'° Méd. Man. 241. III. X. qu'avec une extrême Descartes repré: car il nous sous une dans une présente forme concrète. de Goett.. 252 . 70. 322 sqq. Princ. Mais toutes ces représentations ne sont qu'une sorte de songe de l'être composé .. III. Lettres. 203-04. . tinctes les unes des autres.

Au contraire. . sera pour Descartes le continu. 4. fond avec ses dimensions. 2. Aussi ceque nous appelons espace trouve 1. l'imagination empirique elle aussi. le nombre. etc. X. 5° Méd. imagination pure par ou sensible — ne nous ne l'a point conçue ou entendue n'est pas très facile à saisir. mais seulement par des relations purement abstraites. 34 à opposition fait atteindre. avec sa quantité 3. 197-99. et profondeur largeur qui se d. 309-10. sentation concrète et particulière de celte étendue conçue. 322 sqq. parce qu'elle est loi. que la seule étendue et non les qualités des choses. Le Monde.. IV. Les ils ne peuvent donc exister dans corps forment une diversité. seul objet d'entendement pur. de l'un dans le plusieurs'. G* Méd. la de la chose étendue. dans les choses étendues. I. lieu des seules idées et non des images.. 251. la grandeur de ses éléments.. L'étendue n'eut en sou essence que la quantité continue ou extension en longueur. multiples et divisées à l'infini. chose que mais une loi de construction.ins celte quantité ou plutôt dans la chose à laquelle on l'attribue 3. Lettres.Le l'entendement. elle n'est est que parce qu'elle l'étendue imaginée ne sera que la reprévérité.. L'étenn'est point proprement ou plutôt elle n'est réalité une chose. corps. la réalisation Par suite.. sa matière se conligure. le corps ne peut se confondre avec les corps. La quantité de la matière ne diffère non plus de sa substance que le nombre fait des choses nombrées '. 3. Elle n'est donc constituée par aucun attribut la réel. par des et non pat des choses. 1. comme chez Kant. La preuve en est qu'une proportions telle étendue ne diffère en rien de l'espace. très l'imagination mathématique? réelle. entre l'entendeQuelle différence y a-t-il donc finalement ment et l'imagination Cette différence. Descartes due pure. et suffisamment mise en lumière. 17 sqq. en elle-même une et indifragmentation visible.~ 1er.

la nature du . Ht... peu importe qu'elle réalisée dans un univers sensible. ne de jncs sens et qui.. 293. clairement.. aux 5«» obj. 311 sqq. 3. 299 . l'essence enveloppe virtuellement propres. 179. L'étendue rien. réduite mouvements.. qui ne sont pas le produit point purement imaginaires. 291. Lettres. Lettres. Ibid. 5e Méd. ad dir. 312. triangle. Je ses propriétés. par la seule puissance de mon entendement. I. non un perçu . telles que : 2 égaux à immuables et sont celle de la celle du cercle. VIII. 72 sqq. 343. ramenées L'étendue de la division n'est point à l'infini une chose. une infinité de natures simples et principalement de figures. éternelles. Princ. taines touchant particularités mathématique. ing. sont L'êtro avec ces qui constitue leur vérité et la vérité • simples mais une loi. L'idée soit ou non est un conçu. mais le vrai corps avec toutes ' à un simple de système De plus. 5. XI. et autres choses semblables ou propriétés ne sont d'ailleurs que est un nombre pair. dont la réalité est certaine et ne dépend en sphère.. Rép.. figures est réel. Iles. 230-31 . 354 . X. etc. pourtant. car il se confond est la même chose avec l'être On voit Pélenduo. do par là. ' cl de Pcx' 1. ces particularités' des lois. II. je découvre lorsque je l'examine les les nombres. ces purs conçus.— 3o - vide n'est-il. 385. quelle est la nature propre à de aussi celle des corps. I. VIII. I. 2. 340 . Abr. IX. des Méd. 45-40.pas un pur ses déterminations '.. Lettres. X. en elles cerattentivement. 4. relations. I. puis donc créer. 2* part. la possibilité s tension à l'infini. rien de l'existence réelle des objets qu'elles désignent 2. etc. les trois angles du triangle Je conçois ainsi des natures deux droits.. . t>° Méd. D'ailleurs. les figures. 3. est conçue par une idée claire et distincte. et par suite modes de l'étendue. ces natures éternelles ne dépendent pas plus de ma pensée Mlles ont leurs déterminations que des choses extérieures.

ni sensible ni même imaginaire : elles expriment la série des natures intelligibles dont chacune de détermination de l'étendue désigne un mode particulier à elle-même.. l'inacte qui contient virtuellement finité de ses modes. par le géomètre des êtres. 240 sqq. Il n'y a pas pour l'entendement une car réels. logiques par siûlo 1. Mais celte étendue — du toujours identique moins pour l'entendement qui la conçoit. suivra indéfiniment cet te division '. précisément idéales. l'idée d'unmonde le monde se développe à l'infini et fini enveloppe contradiction. à l'infini actuelle ment subdivisée et constituée par l'infinité des vérités a priori possible en elle intelligibles que ma pensée peut découvrir Le monde des corps n'est pour l'entendement qu'un saisi sous la forme d'une vérité avant de devenir pour un actuel posé comme une réalité. est présente* l'étendue infinie ou indéfinie 'infini' 2. mais seulement des conceptions. sont les vrais êtres. sinon pour l'imagination qui la réalise — n'est que l'acte par lequel elle constitue son unité et sa continuité.. nu'une seule chose. particuliers. X. i. lin outre. Dieu.c puisqu'il dans lequel qu'une existence étendue dans l'imagination Il n'existe toutes les différences purement idéale. dans la série l'aspect Le inonde discontinus. nous l'avons vu. parce qu'elles ne retienparce qu'elles sont purement nent en elles aucune diversité. autant de figures diverses laquelle le géomètre introduit qu'il lui plaît d'en imaginer. . qu'un seul corps. Ibid. dûl forcément sion de l'étendue. sinon proprement l'espace est illimité. Ibid.Il ne peut donc y avoir nature humaine imparfaite 36 Admit-on s'arrêter même que ma dans sa divi- d'atomes. D'ailleurs ces lois. 45-47. existant en eux-mêmes. le monde est indéfini. des vérités n'est donc point formé de corps distincts . des lois. perfection poursuprême actualisée. X. par nous conçues n'ont n'existe seule quV. De même. pluralité de corps distincts. il consiste uniquement que nous saisissons de notre imperfection sous nales limites tracées d'une déduction. 200-02. ne sont pas des choses.

212. I»e part. Pour Descartes. elle ne peut pas ne elle postule l'existence réelle de son objet . pas exister. essences d'une façon réalisées ? Pour l'intuition L'intuition décisive leur existence ' Descartes de fait.i établir celle dernière. point de conmais rien non plus. VIII. jusqu'ici. modes de l'étendue. et la mémoire*. Rien ne tendent à passer du possible à l'actuel. ad dit: ing.. Sont-elles . L'étendue de ces vérités. est d'une emporte l'assentiment. L'intuition claire et distincte existe. Il reste à montrer la vérité se convertit la véracité divine. Donc index sni. ad dir. 71-72. Je pense le triangle comme il existe. ing. il ne peut pas ne pas exister. l'intuition se confond avec l'affirmation car l'éviimmédiate. Lettres. 220. dence est le critérium comme pour Spinoza. 111.— 37 - mais qqe l'entendement infini actualise dans une intuition n'est que la possibilité concrète et en quelunique. n'établit tradiction interne. Tel est le rôle du critérium que de III L'EXISTENCE SU DES CORPS COMME LA OUJErS VÉRACITÉ DE LA (iÉOMÉTRIE PROUVE PAR DIVINE. distingue deux facultés. tive.. existe.. XI. Les des corps. la vérité ne se prouve que par ellemême. 2. l'existence. XI. Mais il n'en est pas de même de la mémoire. Iteg. qu'en fait une telle géométrie en réalité. Le monde. Reste . Iteg. vcrinn en fait. s'elforcent vers intelligibles. c'est la géoque sorte symbolique métrie en acte. . car elles n'enveloppent les empêche d'exister. exclut le doute. évidence entière. Princ. existant 1. de la certitude 2. 82. Descartes tence réelle n'a prouvé que l'existence non l'exispossible. 257 sqq. ou non élucider ce point.

Le triangle.. La sophisme. Si d'ailleurs Pinluilion se suffit à elle-même. 612. de l'existence il n'en va pas de même de toutes les propre pensée. Princ. à elle-même. l'inprésente tuition conservée absente.- 38 - On trouverait vérité. elle contraint elle ne prouve. mais non en tant que je le cou u. exception faite de ma pensée. exige comme mode un autre la règle. 345-46. se : qu'elle pas la vérité de l'étendue ou seulement existe en elle-même soil ou non toujours 1. Ils ne font qu'un en moi : je suis pure pensé». je suis l'acte par lequel je me pense. Il est certain (pic j'ai du triangle une en tant que je le conçois comme el distincte pensée claire esl autre affecté de telle considère nécessaire. efficient la vérité et vérité. l'étendue n'en est pas moins vraie *. ce faisant. explicite faire exception à souvenir. car si que sa propre et l'objet ne font qu'un quand il s'agit de moi. autres choses. connue l'existence enveloppant Seule la soit divine pensée. soit humaine. . Si ma pensée semble c'est parce qu'en réalité elle n'est perception actuelle. qu'elle et de mon Dieu. : nécessité parce qu'elle esl adéquate à la nécessité' en vertu de nia déficience en . VIII. existence et non celle de son objet. ma chose (pie l'acte par lequel je le pense et par lequel je me pense en le pensant.e paît. ou telle propriété. de ma pensée ou de la pensée divine. parce qu'elle se confond de tous points avec to'tc d'exister existence. ici à la fois une vérité el un c'est que l'intuition se suffit par sa présence actuelle. qui se manifeste souverainement parfait. mais critérium 2. jamais ou enveloppée. 71-72. 353. Lettres. comme l'étendue.. simplement par la mémoire. celle qui m'apparait. l'intuition (pie la pensée pure a d'elle-même) enveloppe l'existence nécessaire. 2. au contraire. (car est moins un argument l'argument ontologique qu'une intuition. Mais ni en soi n'enveloppe nécessaire ne constitue réalisée. de son souverainement une ni aucune de ses déterminations l'existence nécessité d'exister. l'esprit Mais. essence même. l. III.'o existant. comme un fait imperfection.

nouveau critérium grâce auquel je pourrai n'être point abusé. en fait et non l'intuition appel qui à la d'un rapport à moi. Ma pensée. vide. formel. non intuitivement dans le présent. 2° que des Dieu ne saurait plusieurs représentations être trompeur. Celte l'intuition déduction qui ne peut admettre comme se pose nécessairement. elle est posée sous la forme d'un entendement en quelque sorte la matière de Pâme 1. et je ne me La seule cause de mon imperfection. enveloppe deux facultés. c'est-à-dire non parfaite. Je suis ainsi en possession d'un l'étendue. cette existenco serait simplement posée en droit . et la pensée ne font on les en puisse dériver d'en les autres.. c'est nia finité . en un acte indivisible. il nous faudra expliquer tour à tour : 1° que je trouve dans mon entendement évidentes . sans que D'où la véracité logiquement. mais en soi. Dieu. en elle-même ou indirectement directement en loitte « même (ce qui n'est pas) que la autre pensée. 1.298. la différence cpii saisis comme un être fin: qu'en comprenant existe entre moi et l'être infini. de fondement où l'être à toutes principe non seulement ma que par mais D'où la nécessité. pourtant divine. D'une part. elle s'évanouirait donc avec justifiée la fonde. puispart. déduction. passif qui constitue composée par les idées claires el distinctes qui désignent les essences pures et que l'esprit connaît déductivcnient dans le temps. de etc. VA. pour l'établir. Pacte pur. admit-on seule intuition des choses externes suffit à prouver leur existence. d'autre comme volonté infinie. Aussi. 1° Je trouve dans mon représentations claires cl distinctes : telles sont les idées (pie j'ai de la pensée. comme la pensée divine.saisissant 39 — ' . le même chez d'affirmer ou entendement . du nombre. Cctle intuition qu'un. \* Méd. I. Avant établir servira pensée. le sens et la nature. Pâme se pose elle-même matière toute qu'elle consiste Dieu et chez l'homme.

Méth. 513 sqq. l'erreur négation. non de Dieu. celte réalité 2° De plus. que Dieu esl affranchi de l'erreur . Iteg... donc ne procède point du néant el a Dieu même pour auteur '. I. Y11I. ad dir. "'. Tels l'existence des j'affirme au sujet rapporte comme attaché avec par l'entendement celui-ci par un lien de nécessité. I. I" 280 sqq. 4. VIII. le prédicat que la volonté cl sa règle 3. fini n'est pas adéqualà n'est rien . 275-76. 4' Méd. mais une privation.. Seule. 278.. Lettres. I. 3e Méd. 3. un néant au regard de l'être infini . comme parce qu'elle est vraie (ce qui reviendrait éternelles 1. 83 sqq. 4° Méd. Prise en soi. qui n'est autre chose que l'entendement sinon une existence. être fini. . infini être est adéquat ni trompeur. et elle n'est de l'homme que dans la mesure où il n'est pas sa part de déficience. elle devient par rapporta à la fois el les causes de une réalité 3. n'est choses externes peint dans l'entendement sa limite entre autres. en un mol le libre arbitre '. Ainsi nous connaissons et les moyens de l'éviter. XI. trompé. tincte. Princ. Dieu ne pense pas une chose à admettre. 302 si|(i. esl de l'homme. à la ni Dieu ne peut être trompé... . 222. Je ne me trompe que dans les jugements trop hâtifs où la volonté se détermine elle-mêmo l'erreur sans chercher sont. en Dieu l'entendement Dieu ne saurait donc volonté infinie.. 5.— 40 — dé nier. I. car sa seule idée exclut la la perfection même de l'erreur. exclut par hypopossibilité L'erreur thèse l'imperfection. ceux par lesquels . elle exprime d'inadéquation Disons plus : la liberté infinie de Dieu à l'égard des essences nous esl une preuve nouvelle. 549 sqq. car tout ce que nous concevons clairement el distinctement est sans nul doute quelque chose. I. ing. III. c'est une plus même. 2. part. 300 . D'ailleurs. 4e Méd. 304-06.. du moins une réalité certaine.. l'idée claire et disen acte a. VA l'erreur provient uniquement de ce qu'en moi l'entendement la volonté infinie. et la plus forte. Lettres. donc moi.. Dieu. 105. conçu esl déjà une première forme d'existence.

Un Dieu trompeur serait qui esl contradictoire. chose n'est vraie que parce qu'il la pense . I.veut conçoit. 310 sqq. l'égalité propriété loin droits. ne se conçoit. de l'idée par moi d'une nalurc vraie el immuable. conséquent. s'évanouit l'évidence intuitive. conçue 1.— 41 - mais une qu'en lui la vérité précède l'entendement). nierait sa propre essence. 319 sqq. Ce n'est donc pas seulement doue d'autant absolue entre la logique qui nous dévoile une contradiction Dieu el la possibilité de l'erreur. 6° Méd. indé- de ma pensée (ce qui no veut point encore dire étemelle. L'idée est l'image analogue à la nature de Dieu. La véracité divine me prouve donc l'existence pendante un Dieu qui réelle. du moins au sens cpuranl du mot).. c'est encore veut. de dépendre de ma même si celle-ci disparaissait. que Dieu esl plus libre à l'égard de sa nature. il ne la subit pas. Leibniz. l'objet que telle d'exister de ma C'est pensée actuelle. il fait la vérité. Dire de Dieu qu'il esl trompeur. Dieu ne pourra pas plus être trompeur qu'être c'est dire qu'il distrompé. ces mots n'offrent qu'il se veut autrement les choses autrement qu'il ne les aucun sens. La nature divine esl d'autant plus immuable. continuerait même s'il n'y avait temps que l'intuition.'et par l'existence de Dieu. Ibid. tingue qu'il son entendement et sa volonté. car elle n'est autre chose que Pacte par lequel il la la morale. lorsqu'elle n'est point ainsi. plus vraie. 1. à cette différence près qu'elle de l'existence possible. 2. ce (pic j'aie prouvé de la valeur de l'inluilion absente .. que pour un être imparfait. jusqu'à je douterai nécessairement 1. Par suile. Mais. de ses trois angles à deux pensée. Kilo subsiste pourtant. du triangle.non n'enveloppe que la représentation même celle de l'existence nécessaire. Un Dieu trompeur serait ce un Dieu qui nierait à la fois sa liberté el son immutabilité. Or. ils ont au mieux une signification ils ne se comprennent humaine.-qu'il. en proie à l'erreur. par exemple. en même plus un seul triangle 2.

La continuité de ma pensée fragmente en moments la science et. qu'en l'entendement divin. quelle matique ont une existence soit (pie les essences pures constituent soit qu'elles Dieu. mais le corps un et hétérogènes. avec la vision divine.qui ne contient aucune de ces limites arbitraires imposées par ma seule imagination les uns des autres les êtres fictifs dont elle combinaisons même monde de n'est artificielles. ou homogène des éléments n'a qu'une plutôt encore dans lequel la diversité existence idéale. pures images (pie l'étendue de corps soit dotées de sensations de pour distinguer le compose. Si nous écartons provisoirement mer en toute cette question. la véracité divine se confondrait-elle. avec la logique des idées ne fait qu'un continuité réelle des choses désignées Peutpar ces idées. toute el c'est constituent la science logiques qui déterminent car l'entendement divin. On aboutit aient par elles-mêmes une ainsi à des conclusions du plus : réel. elle forme que la seule imperfection Dieu garantit multiples. qualités il ne comprend pas géométrique. réalité en dehors de réelle. Si donc il existe en dehors de ma pensée.et de toutes de Dieu. haut intérêt. de mettre en valeur. soit une diversité le illusoires. aux yeux de Descaries. . l'intuition d'ailleurs. logiques. quand je vois que Dieu et que. du moins n'cst-il : je ne dois voir en lui qu'un point lel que je me l'imagine système ne puisqu'il à une série dont lous les éléments sont identiques.. qu'il importe 1° Le monde est à la fois réel et idéal dépend d'idées se ramène pas de moi . des vérités réelle. . être même. idéal. indivisible. en son fond.. du moins affirpouvons-nous certitude de la mathé(pie les natures simples soit la forme. doute métaphysique toute la série des intuitions l'entendement divin. idéal. puisqu'il ou d'essences de lois purement intelligibles. celles qui la relient logiquement de ma déduction. avec la science. les confuses. dans unique. la série l'étendue même. Doute principe qui disparait de dépend un acte avec léger.

XI. non des réalités. nous pas les prétendus éléments la profondeur. abstraites et logiques. que d'une réalité . intelligibles. riclle. ad dir. des rapports et proportions). mais qui se ramènent à des relations ou connexions continu. virtuellement mon éternels. la réunion de parties qui ne sont point elles-mêmes réelles et concrètes. ing. soit de l'entendement L'univ#ers. pensée. éphémères. maté-. l'étendue. non perçues par ce n'est en somme que la possibilité de d'une conception l'homogénéité plutôt à la lettre. qui constituent essence . l'esprit monade formelle conscience en se d'elle-même qui prend 1. L'un transforme l'autre la largeur en Il n'y a là que des aspects. c'est-à-dire l'universelle universel.— 43 - essence purement n'est que ' L'étendue. Iteg. c'est sant dans un acte unique. L'étendue. qui se réalise. L'étendue. qu'elle c'est qu'une représentation l'entendement divin. c'est l'entendement l'analyse. . le mécanisme Ne voyonsintelligibilité. extérieure n'est ni de cette étendue démontrée ni même d'établir est autre et de toutes ses i démontrable que l'étendue chose et plus humain.. la largeur. Au terme de le monde. L'acte par lequel je me pose enveloppe adéinfinie. la longueur en largeur. ce n'est pas la pure mathématique. peut-être l'aspect quate. les sens. des poinls de vue. 2° L'existence déterminations autrement constitue dit. la science a priori. c'est la vraie pensée. conçues par la raison. il n'exclut que mes modes sensibles. tous les modes sous lequel se pense la pensée divine. épuisant la géométrie (si même la science tout abstraite la pensée se saisisdans une intuition coin- donc ce progrès infini et qu'elle ne préhensive qui l'exprime connaît en fait que sous forme de déduction. La une sorte de est. soit de : il nous est impossible un inonde distinct. intelligible. c'est. varier avec chacun de nous'? gueur. 307-08. la lonqui la déterminent. des choses. profondeur. de la diversité toujours une et identique à elle-même. c'est l'aspect sous lequel ma pensée se pense elle-même. aux yeux de Descartes.

Kant ne verra dans la de l'univers. si donc l'on divin au quoi qu'il Il ne Pévito qu'en apparence artifice et par ruse.— i I — saisissant logique comme le développement à la fois ontorationnel. sensibles et tantôt intelligibles. des idées pures. saisit en soi. fussent-elles Les vérités éternelles. Sans doute. que par sur mystérieux infinie et l'incoramonde créé. Nouvelle affirmation de l'idéalisme à l'idéalisme porté à l'absolu. Dieu pose du mémo coup. lorsqu'elle de la liberté même le produit d'un aclc originaire divine. elle ne se saisit que comme l'acte pur et vide de poser une matière quelconque. Desdo pensée que la possibilité rience manifestée parties cartes la cet univers. la rendant en quelque sorte extérieure à elle-même. mais. la forme catégories formelles de réalité substantielle l'expéel vides. humain. ce sont les tantôt modes de la pensée. Non seulement les choses ne sont que mes représentations. constituent tout ensemble et la forme de l'entendement divin et la réalité des choses. les idées qui lui représentent des réalités idées tantôt confuses et tantôt distinctes. ose dire. tantôt étrangères. et celte matière posée. de l'idéalisme aboutit et. ce qu'elle Disons sienne. qu'en la La pensée est en somme tout posant en dehors d'elle-même. Il porte ainsi l'idéalisme à son plus haut degré. en jetant la nature divine. quand elle se tourne vers ellemême. Donc la pensée est l'univers. et logique. la doctrine plus encore. confuses ou distincne réalisent cetto pensée qu'en tes. produit de sa volonté libre. y trouve confondu avec le progrès logique des essences. préhcnsibilité en invoquant de Dieu comme panthéisme. mais la forme sous laquelle se manifeste nécessairement son essence se réalise. mais qui. substitution en ait. sensibles ou intelligibles. 11 comme un voile la liberté principe d'un . Descaries. non pas doulu un monde créé. mais je ne suis moi-même de ces représentations. Si l'on approfondit Dieu et l'univers. Dans cartépar sans vers elle-même on voit s'identifier Pacte lequel il se pose. Descartes que l'ordre reconnaît que la pensée se tourne tantôt vers les essences et .

pour l'existence des choses exlernes. comme plus tard Malebranche. et nous verrons comment Descartes indépendante s'y est efforcé. impossible. c'est l'existence ment des corps) comme idée de l'entendement divin . sa conception du monde imaginaire \ à l'égard Ce qui ressort . c'est aussi sa réalité de ma pensée humaino. et non à l'entendement. mais à la foi dans la puissance infinie appel demeure injustifié. finalement et incompréhensible de Dieu. qui paraît bien n'être au ces fond que celle d'un mode de Dieu. pas seulement dictoire.- 45 - (ait implicitement appel à la foi.' en étudiant et du monde sensible. elle apparaît de la démonstration prétendue du corps (et nulleapportée par Descartes. non pas à la foi justifier dans PKcriture. Mais il faut échappera nouvelles conséquences. Kt cet divine n'est L'ineompréhensibililé contraen sou fond. réalité éphémère et contingente.

du nous avons simplement démontré l'existence Jusqu'ici.. un simple à la pure étendue géomécorps se réduit c'est Or. celte étendue n'est qu'objet d'entendement. ou la loi de construction autant de modifications qui comporte Doscartcs a prouvé qu'il idéales que je puis m'en représenter. monde intelligible. des sphères. n'a-t-on chose. existe des essences. si. objet de la géométrie concrète qui porte sur des choses et des . diversifié d'un monde sensible. et divers. DES CORPS. c'est-à-dire des corps triangles. des la possibilité de construction concept. des cercles. pu établir l'existence par la variété infinie des qualités secondes. Il nous faut maintenant établir : 1° Poxistcnco du monde et connu par l'entendement uni à l'imagination imaginaire. en fait. il y a des concrète. Nous aurons donc à rechercher : l* S'il existe des essences dotées d'une exisgéométriques tence réelle. empirique. mais qui étendue.— 46 - CHAPITRE LE MONDE IMAGINAIRE ET ET LE III MONDE SENSIRLE. non pas même une qui sans doute est constituée par la seule A fortiori reste particulière et distincte. Car chose géométrique. —• L'IMAGINATION L'EXISTENCE L'essence trique. qui porte objet de la géométrie abstraite sur des proportions et des limites. etc. une idéalité. multiples 2* Si les qualités seusibles que nous rapportons à ces corps ont un fondement réel dans leur nature ou seulement dans la nôtre. il n'a pas montré une forme matérielle peuvent revêtir née et former l'essence n'est ainsi une multiplicité point encore une comment ces essences et détermiparticulière de choses concrètes.

2. 322-23. sinon en tant du que sensibles. ou encore une façon de penser particulière 3. l'imagination possibles. 6* Méd. Toujours un argument emprunté obscure dans les doctrines un rôle. 1. pas divin pourra vient donc convertir les de celte présomption imaginalive.Il réalités. Inutile et môme nuisible à la pour les choses matérielles connaissance des réalités purement intellectuelles. Les idées des choses matérielles constituent Or.. l'imagination joue chez Descartes — mutatis mutandis — à celui analogue plus qu'elle remplira tard dans le kantisme. de la faculté L'imagination et parqui connaît au corps qui lui est intimement présent tant qui existe 2. Kilo nous permet d'unir l'idéal et le réel ou plutôt de transformer l'idéal à la science. Méth. Les Il y a des présomptions me paraissent avoir une réalité en elleschoses matérielles mêmes. la puissance divin. . l'obj' -livité Comte. 1. Un décret idées en choses créées. intellectualistes. I L'EXISTENCE DU MONDR IMAGINAIRE en faveur de son existence. se définit une certaine application 1. de la physique. elle est un nous comprendrons son utilité. géométriques.. dans l'expérience... I. tout ce quo je conçois contradiction *. donné 21 celle du monde objet connu par les sens et sensible.322. L'entendement les conçoit l'entendement que. en réel. selon elle donne de le mot d'Auguste En analyet le concret. elle institue. 4« part. moins comme en dehors en tant de moi. les actualise. 163. une relation entre l'abstrait sant sa nature. 6* Méd. I. A l'appui à la faculté de Dieu est telle qu'elle suffit à réaliser toul ce qui n'enveloppe clairement.

. Descartes reproche violemment à Regius d'appeler l'homme un a être par accident » 4. III. un secours pour la science des choses corporelles indispensable '. lieg. accidentelle. VIII. ing.. mais il et cette définition n'y a là de sa part qu'un acte de prudence rend à merveille lo sens de la pensée cartésienne. . aux 4«» obj. natures 1. l'imagination conçoit la réalité Tel d'être d'une existence.précieux auxiliaire de l'entendement.. Lettres. est une vraie qui parlie c'est l'âme en tant qui est le corps même 3.. Sans doute. L'union de Pâme et dii corps est toute fortuite. 1" part. présent.. ing. pensante. mieux encore Pâme en tant qu'image disons idée ou image et non doivent être minutieusement autres) . . L'imagination. je ne suis pas une pure pensée détachée do la subsDestance corporelle (telle est la pensée divine qui. en fait d'une essence. et auxG» obj. XI. 2« part. tous ces ternies les uns des définis el distingués du corps par là l'idée ou l'image propre. consiste dans la juxtaposition fortuite de deux caries. substance hétérogènes. qui rend présent. de mon corps et non pas du corps en général. 296 sqq. l'âme. XI. Iteg. ad dir. II. je suis un être composé. Lettres. En effet. XI. .. Géom. XI... et cette représentation représenté la seule imagination du corps 2. 395. ad dir... C'est elle en effet qui actuatout des objets mathématiques lise. éminemment). du corps (nous (\u'idée. 266 sqq. substance étendue. La seule réalité du corps c'est propre. Ibid.. ing. d'après et non point que formellement. 324 sqq. Princ. V. I. 96-97 . . lieg. 4. lo cas. VII. pose la vérité transforme cette vérité. car il n'est pas de l'essence de l'une d'être jointe avec l'autre 5. 576 sqq. 130-31. sons une forme concrète et définie. 581 sqq. VIII. Rép. 337 . " 2. et cette composition. comme simplement L'entendement n'enveloppant pas contradiction. II. 143-44 . 175 . de prime abord. 313 sqq. est l'oeuvre de est ici presquo et sur- à Pâme. ne contient l'étendue et le corps. 39. contingente. ad dir. 5. Lettres. ce que l'entendement comme possible. et nous entendons point sentiment . IX. Méth. 265. 3. . 297.

n'importe véritablement quelle autre Lo existante. concrète. ing. 296-97. pour ainsi parler. Le nombre est des mémo corporelles. Méth. 323-24. 265-66. Lettres. 265. des lois. qui pensée poser sans poser du même coup le corps. Reg. idée l'imagination transforme en une réalité déterminée. particulière donné à ma pensée '. X. III.. est la faculté de saisir toujours traduire l'idée les relations purement 5. XI. Eu un mot. la fois particulière [distincte Do même. ne sont est une loi. le triangle. relations purement épuisée est une déterminés. spéciale. temps une multiplicité d'images corps dont elle n'est qu'un autre nom. . déterminée également d'une contention d'esprit actuellement . 4. ing. 115-16. de figures chose. Reg. à l'esprit La science exige. 143. no peut se celle existe en fait. ing. réelle. que je puis imaginer. 2. tandis que je puis en concevoir plus restreints. pour être accessible humain. VIII. ses propriétés. 296-97. pour me le qui en fasse représenter. do figurer et de. aux éléments . pensée n'enveloppe Intrinsèquement de parties . 3. des et son idée contient une possibilité jamais Lo triangle que j'imagine particulières. XI. 526 sqq. une relation abstraites. des choses. Donc le corps existe. ad dir. un objet présent. Il esl toujours représenté à la pensée et c'est lui qui la rend à de toute aulro pensée) et finie." une infinité 3. les parties dans le tout 3. conserver pendant un certain comme lo 4. 2« part. une do la à suivre le développement aide l'esprit et qui l'accompagne dans toutes ses mathématique 1. j'ai besoin.. 6« Méd. J'imagine je conçois le cbiliogone..- 49 - la pure considérée. aucune représentation ma pensée. I. Princ. c'est la pluralité.. ad dir. I. une réalité d'une étendue que. L'imagination. 196-99. triangle à leur que je conçois tour. XI... Nous obtenons dans son image et plus dans des intelligibles ainsi du corps une l'imagination la possibilité que l'on puisse particulièrement lignes géométriques représentation pei/jture science qui beaucoup plus nette et. ad dir. Lettres. mais la de corps. Reg. d'étendue. 5.

il se pourrait que l'imagination un rêve produit mirage. ne fût qu'un Car. c'est de fournir une matière à la de celte matière n'est point nécessaire. 324 sqq. l'existence de ces corps. 231 . Mais ce n'est que probablement. elle pensée. 445. selon les cas. s'illusionnerait elle-même corporelle. inexplicable. arithmétiques de l'imagination. seul.par elfecluées par le seul entendement. Ainsi. Les dimenà traduire les sions de l'étendue serviront matériellement opérations Le rôlo 3. intellectuelles.. 324-25. 4. I. Donc ils existent probablement 5. XI. XI. 2. deux lignes qui! l'on juxtapose ou d'une manière analogue à l'aide de quelque autre figure. un carré. 3. 311 sqq.- 50 - démarches'. G° Méd.. des racines. nous par une ligue droite. I. à la considérer en elle-même.. cet corps extérieurs. d'une réalité et qui limite son action. et non pas nécessairement. sentées par l'imagination d'une façon concrète sous la forme de ou que l'on divise. seront reprél'extraction l'unité par figurerons un point 2. si l'on ne suppose pas gination est inconcevable. dent accident réelle la pensée ne pense qu'elle et des pensée de l'univers qui seul postule l'imagination dépend en moi d'autre chose même. . IX.. de toutes pièces par la pensée qui en donnant une forme matériqUe. I. après tout. L'existence C'est ainsi que mon corps est appelé à peut donc disparaître. Abr.. La seule chose à des lois purement 1. le continu.. ad dir. et lui fournit une matière que de moi. Lettres. Ibid. etc. existera de toute éternité *. aux 2" obj.. Rép. essence. des Méd. car. le corps en général. Reg. 5. les opérations l'addition. Mais l'exisne dérive do la tence du corps continu pas nécessairement en son nature de ma pensée. n'est que par acciOr. Et étrangère qui dilfère de mon esprit cette réalité étrangère ne peut être que celle de mon propre L'imacorps en tant qu'il est jiffecté par des corps extérieurs. la soustraction. 130-31. . ing. Ainsi encore. périr exactement comme tous les autres corps .

des Méd.qui 51 — / des idées présentes. c'est de m'élcver à la cause de ces idées. extérieure ? Pourquoi ne seraitpourquoi cette cause serait-elle elle ne serait-elle pus moi-mémo ? Ici. pour le surplus. fonction que de traqui n'a pas d'autre duire l'abstrait en concret. me fait saisir un monde n'est vrai. pourrons Ainsi l'imagination.simples probabilités '. l'idéal en réel. hypothérique. ne peut Si de tels corps existent. Abr. des lois. 233-34. Mais peintes dans mou imagination. dépende de moi. le sculiinenl était un mode de l'entendement'. pas interne ? Pourquoi ne fait mémo plus appel à la véracité divine qui. Il L'ima. plus seulement il devient une mais cette éi Midue.rique. dans la diversité fragmentée d(js choses quantitative. avoir que de . le corps est l'étendue matérielUe (et non des corps idéale) qui se divise dans la pluralité plus seulement qu'intelligible formant une multiplicité actuelle et réelle. de toute qualité. du monde imaginaire El si déjà l'existence est sujette à caution que sera-ce. s'agira du monde des sens ? lorsqu'il II L EXISTENCE DU MONDE SENSIHLE en est de l'imagination comme de l'entendement. a imposé thétique. un rap une cl construction mathématique. sinon l'intelligible faculté imaginative et le mathématique . dont l'existence est certaine. »rt c sensibi réelle. hypo- intelligibles. mais il n'est pas encore une donnée empirique.. a fortiori. Dcscarles d'un monde d'essences ou de lois si elle prouve l'existence n'établit pas celle d'un matériels. I. mais dont la réalité Celte et. qui sur laquelle nous no être tranchée avec certitude. l'étendue n'est idéal. étendues.scia un . gination 1. mais leur existence formé de corps il est évident que Dieu leur univers reste douteuse. ne peut rien produire. dépouillée une équation algéb. t que Le m 'iule ne et nous voyons alors surgir une question de fait.

la faim. etc.. à défaut d'une réalité. *. Comment puis-je m'élever de ces sensations et de ces sentiments ment à l'affirmation de l'existence.. 4 est Le corps réel. sont. 326-27. Si la sensation n'est rien par elle• même. son étendue . la saveur. 2. proprement mais une et immédiatement sorte d'instinct que ces rnc naturel en efmémo aux corps extérieurs.. Ibid. entre autres. seules je ne connais sensations. telles affecté de qualités sensibles qui diversifient illusoire.. lui des sentiments tels que le plaisir. le son. .. me me paraissent chose. ou les inconvénients de ces relaavantages qui résultent tions 2. Le plaisir. A vrai et nullement qu'aux choses extérieures dire. Au contraire.. Souvent. d'autre de mon corps les relations que le corps au milieu desquels soutient avec les corps étrangers propre il se trouve placé. Ce qu'on pourrait nommer l'imagination empirique de l'intuition sensible ou sensible (c'est-à-dire l'équivalent le schème intelpure") détermine opposée par Kant à l'intuition secondes dont ello lectuel au moyen de toutes les qualités l'affecte.* mode de l'imagination: pure fournit à l'esprit Ce qu'on peut appeler l'imagination un scljèine intellectuel. d'abord que le sentiment me révèle l'existence et qu'il traduit d'une façon confuse soit simpletout remarque Et. tf« Méd. 325 sqq. la douleur. Elle nous donne ainsi la représentation d'un inonde mais qui. quelquefois t. il fait naître en part. l'étendue géomé- se composant indéfiniment avec elle même à l'aide du trique mouvement. les n'ont d'autre rôle que de traduire simples ou complexes. la douleur. en agissant sur notre esprit. sans m'aflecter. I. elle aura pour le moins la valeur d'un symbole. elles me sont données malgré moi. etc. l'odeur. nombreux. soit certaine. peut et inexistant. toutes les affections. I. quelque n'appartenir représentent à moi-même. doit offrir une signification. pousse à les rapporter fet. des choses extérieures ? Je probable. celui que noire conscience se représente. la couleur. les sensations qui. la soif.

par exemple.. . sentiments. c'est l'idée confuse 3.. VIII. etc. douleur. sir. 1. il est vrai.. jusque dans leur erreur. 327-29. la un instinct un mouvement nature. turelle. Tout ce qui vient de la nairréfléchi. sensations. VIII. Lettres. 376. que Descaries a longuement Le concept de nature est des plus obscurs. faim. I. 2. ture. 328-29. sition radicale avec celui de lumière naturelle. 270. vrai. De plus. du comqu'un état de l'homme.'î° que toutes images. Lettres. 53 — dans le cas de la douleur.contre ma volonté. I. du gosier et le sentiment ? Sur quoi se fonde-t-clle il esl en oppoLa lumière na- c'est la pensée même.. Ce ne sont là. D'où je conclus sie corporelle. non dans celles corps. 3° Méd. n'exprime sairement n'est pas nécespassions. Pour Quelle la dégager ? signification et pour pouvoir enseignements une signification. car les affections quej'éprouvc. par exemple ni ne disparaissent à mon gré. entre C'est la nature les mouvements institue qui.. identiques viennent des sens. C« Méd. une part de vérité. c'est au contraire aveugle. et de plus il est toujours donné'. l'appelle plaisont senties dans ses différentes parties. etc. ? C'est ce des autres entre la sécheresse celle relation Pourquoi expliqué. soif. 6° Méd. sensations proviennent choses sont : 1° que mes 2* que ces mes quo à leurs . du même coup apporter 1. que des enseignements et non de la raison. c'est la clarté de l'intuition . de l'estomac et le désir de de la soif'-. de la naà défaut . conséquent peut n'être les Mais. c'est donc à bon droit que je mien. 3. 168-69. \° enfin idées des choses externes parmi avec tous les corps il en est un qui m'apparaît comme m'apen propre et comme étant plus intimement lié parlenant moi que tous les autres. ture retiennent posé. que songe et mensonge. par d'une réalité. une relation boire. représenté à ma pensée comme actuellement de la nature. elle elles ne surgissent ni les images de la fantaiont une intensité que ne présentent ni les souvenirs. des choses extérieures.

2e part. comme le corps nie l'âme'. séparation. hétérogènes . par qui apparaît mystérieuse enfin.. Quel rapport qu'elles A.. c'est du corps. qui exclut toute idée de parties. a été prouvée antérieure- ne s'opposent pas seulement. c'est leur union Donc ment. dont l'existence est absolument devers soi distincte une réalité et qui pose un problème. Princ. de la diversité des parties. c'est la chose étendue. qui nous fournit le type même de l'unité Considérée en son essence. l'âme nie le corps composable. 120 sqq. Descartes entreprend — dire une nouvelle induction mieux qui se ramène pour essentiellement aux deux points suivants : A. 331-32. III. des Méd. sante. indésité. l'âme. Comment sensations conclure de l'existence pouvons-nous à l'existence d'un monde extérieur réel ? y a-t-il ? entre ces sensations cl le de nos de nouveaux R. 231. de diverabsolue. Or il est certain que je perçois ment et distinctement l'âme et le corps comme formant deux substances différentes. tandis que la pensée consiste dans un acte indivisible. désignent monde Preuve do l'existence du monde des sensations. extérieur par l'existence Dcs^arles 1" Toutes établit tour à tour les points suivants : les choses que je perçois clairement et distinctement comme différentes dans ma pensée sonl différentes dans la réalité et peuvent avoir été créées séparément par la touleclairepuissanec de Dieu.— [) I en faveur de l'existence d'un inonde arguments une déduction nouvelle — ou externe. même si en fait ces deux natures cevoir sont liées l'une leur à l'autre.. <?« Méd. . I. 1. 2. 1. Ce n'est pas leur distinction. ni de réaliser rien n'empêche Les attributs de conqui les ils se contredisent : la chose constituent le corps. donc. que celui-ci conserve ou qu'il soit une pure illusion 2. Or l'étendue penest le schème de la divisibilité à l'infini. Abr. Pâme.

Elle ou un autre la réalité tée dans nos idées. active celle-là. à leur de prendre divertour être conçues substance exister par conséquent car dans être intellectuelle. à laquelle elles soient attachées.en moi diverses façons de penpart. quelque de changer ne peuvent de lieu. par quelque tel un ange. qu'elles me je trouve viennent I. soit corelles ne existence étendue. Enfin. au contraire. être plus noble que le corps. ni sans elle. il reste donc qu'elle réelle. objective si elle est une représencause énii- une cause formelle. Ce sont donc des je puis parfaitement modes de la substance telles autres Inversement. en moi une grande directement des inclination choses à croire ne peut être Dieu. Dieu soit formellement. ne sauraient être conçus sans moi. qui les contiendrait éminemment. 332-33. le concept clair et distinct que ne se trouve contenue aucune intellection. mais cette fa- une autre. appartienne sera cette autre substance ? Elle pensante. qui soit la cause généde ces idées. soit en une substance étrangère. les idées des choses sensibles . Ne contenant ratrice aucune pensée. spécifiques. Il reste différente de la' qu'elle mienne*. facultés. Celle un corps étranger? car Dieu n'est pas trompeur et les cause est-elle Elle Dieu ? est-elle ne me sont point suggérées.. soit immédiatement soit médiatement par lui-même. ses situations. ncnle. Quelle devra contenir. Mais celte substance ne peut j'ai de ces facultés mais seulement une extension.. soit en passi' 3 en suppose moi. si elle un corps différent du mien. mais timent et imagination 2° D'autre être conçu sans eux. et si ces facultés ont une porelle sont que des modes de la substance en moi une faculté et de connaître culté je trouve c'est-à dire de recevoir passive de sentir. . je trouve Senser. 1. 6e Méd. Tout créature. est sera donc. soit éminemment. cette faculté active à la chose n'appartient point à une autre substance. sans comme celles etc. pensante. dont chacune a ses caractères propres. idées des choses extérieures corporelles.

dcl'existcncodcs corps qu'une assurance mo1. Mais do la représentation les autres causes. La seule raison suf- qui m'oblige car la pensée claire c'est mon imperfection. si l'on peut par l'absurde. Il serait excesssif divin. Ce qu'il fallait démon — ou Mais contre cette démonstration plutôt inférence — s'élèvent do très fortes objections nature à en diminuer conlro qui cette do sont la portée. dit-il. il reste qu'elle husoit le corps ex* monde extérieur de prétendre du que la démonstration tentée par Descartes esl une démonstration mais elle apparaît tout au moins. relatives à la causalité qu'après avoir écarté toutes cette causalité. 4° Enfin. ainsi parler. et cette cause ne pouvant main. dire qu'une telle démonstration soit vraiment peut-on Nous Descartes lui-même n'ose pas)o prétendre. C'est seulement lorsque nous avons passé en revue et épuisé toutes les hypothèses sensible. comme une démonstration par la négative. nous à la chose même pensée et en de- . l'objet extérieur.— 56 — Donc ces choses corporelles trer«. fisante de l'existence 2* La sensation est une donnée obscure cause. faute de mieux. dont je cherche la à rapporter celte cause à 3° Si celte cause n'est pas Dieu. existent. c'est ensuite parce que la perabsolue de Dieu nous oblige à admettre qu'elle est anade l'essence divine une logue à la représentation que nous en avons.. l'idée d'une chose postulant nécessairement être ni l'entendement cause. 334. Ibid. rigoureuse? n'aVons. et distincte qui constitue l'âme ne saurait produire celte image confuse. d'une chose n'est pas une preuve I* La représentation du représenté. rapportons existant en soi et par soi. c'est d'abord parce que la comme puissance infinie de Dieu nous autorise à la concevoir différente fection . I. ni l'entendement térieur. en dehors de ma hors de Dieu.

164. enveexister. est Dieu même 3. cartes effet.» Méd. raisons ni si évidentes et un critérium instinct de droit. Quelle est don. Reste à déterminer. . est purement géométrique.c l'âme de vérité qui se dégage de l'illusion sensible? 4. Rapport des sensations qu'elles et du monde extérieur représentent.. Abr.335. en son fond. 1. que les qualités des corps sont des données confuses qui. I. nous viennent de la naloppent quelque vérité.. mais simplement d'un acte de foi. 11. mais lo critérium aveugle et spontané de la nature. Malebranche. plus logique si la véracité pourquoi avec lui-même. des Méd. . ne sauraient d'autre part. 233. 4« part. que ces données. corps. lorsqu'il n'est qu'un Despour prouver l'existence du mondo extérieur. du moins conjecturé l'existence des non pas leur essence qui. de façon certaine. Discours de la Métho- no Pinvoquerait-on pas en môme façon pour justifier quel autre instinct ? Il ne s'agit plus là de n'importe vérité rationnelle.. à les prendre en soi. En effet. on l'a corps. puisqu'elles ture qui. niais leur signification. droit n'est que la garantie de cet instinct par un appel à la fait appel à l'Ecriture véracité divine. Dans les Méditations. et plus conséquent divine suffit à prouver l'existence En des de fait n'est qu'un de et le critérium si fermes. il reconnaît que ces vérités de sens commun. même fausses. nous un critérium do fait avons de cette existence deux critériums. 2. f. oùil est pourtant plus affirmatifquedansle de. I.- 57 — raie et non une certitude métaphysiquo'. à-dire ce qu'il peut y avoir de fondé dans la représentation sensible de choses en elles-mêmes Il est établi intelligibles. On a. l'existence que celles qui nous conduisent à la connaissance de Dieu et de notre âme 2. d'une part. l'existence du du corps humain ne se fondent pas sur des monde. sinon démontré. Méth. 3. c'estvu.

582. Man. I. de mou* ange la saisirait dans son corps subtil sous la forme l'étenintelligibles qui en diversifieraient purement due 2... l'entendement serait moins moins des insdes affections que des actions virtuelles. tour à tour mon corps et les corps étrangers. etc. Méth. Les erreurs des sens ne font pas. vérité La sensation tra- la relation qui unit mon corps aux autres corps. 6« part. Je ne connais diversité. Lettres. qui m'informent objet de je le la douleur. vements substance . et ce dans du corps. des moyens d'y satisfaire et qui son union intime avec Pâme 1. I. 85-86. En et l'umais un composé. Rép.. 347. IV. II. Vllï. IV. empiriques. Le sentiment nion de Pâme et dit ici comme le substitut l'intérêt de l'idée claire et distincte. aussi rapide cetto do déterminer incapable D'où l'utilité réaction.— 58 — Celle duirait peut n'être que symbolique. j'en souffre 3... quoi qu'il semble. 62. 233. truments de connaissance que des moyens d'action 5. l'ass. qui grande du plaisir et de la douleur sont merveilleusement cet office. 6o Méd. à ses seules Mais. . 4. priée. Il importe en effet qu'à l'action exercée sur action quo lui révèle l'exlui par tous les corps étrangers. 2. purement C'est ce que Descartes établit en d'une valeur tout utilitaire. mon organisme approréponde par une réaction périence. mais j'en éprouve aussi le sentiment. m'avertissent pas ma blessure comme un pilote aperçoit par la vue par le seul entendement ou comme un si quelque chose se rompt dans son vaisseau.. plaisir. I. effet. des Méd. examinant !• Mon connais faim. la pensée. Les sentiments remplissent forces. corps n'est pas seulement le aussi par mes sentiments. 4" obj. Abr. Traduction humaine. excep1.. Pass. JI. 30... je ne suis pas un pur esprit. de ses besoins. I. Ibid. de Goett. I. ces est une véritable corps liées l'une à Pautro qu'elles deux natures sont si intimement ne forincn'i apparaît ju'un seul et môme être 4. de leur do la soif. en termes sensibles. 5.. 189. 335-36 . 6* Méd. 336. aux 50. réduit que possible.

Elle du cerveau qu'on nomme conarium en plusieurs facultés do Pâmo Le corps humain.empoisonnée. Cette faculté. 77. XI. Le corps malade obéit de la nature lorsqu'il se trompe. que l'horloge qu'elle marque mal les heures 2. 190-97.- 59 - lion à la règle. ad dir. ce qui nous permettra occasion certaines obscurités touchant sation à l'objet. intéressé tout entier dans l'acte de concevoir. 344-45 . Ibid. 3. Lettres. point dans Pacte De là suit quo les affections du corps no sont point immédiatement perçues par l'esprit. un peu plus longuement sur la nature des relations qui unissent par la même les rapports de la senon le sait. Nous devons pourtant insister ce point. mais ne lui parviennent que par du sens commun. Lettres. est comme le véhicule qui transporte les des choses de ces choses mêmes jusqu'à nous". non utile à manger une vers le poison.. 340-41. à la conserva- viande. qui me sera funeste. IV... Mais. indivisible .. peut être divisé reste parties. par exemple. à la fois mysl'intermédiaire térieuse et réelle. 3 La même âme qui est sensitivo est intellectuelle *. Pass.. 5. I. afin de préciser le corps et Pâme. la règle. . 65 . 1. Ibid. X. 4. X. Dioptr. Reg. etc. lui est le plus nuisible. I. Ibid. ne sont ses images a son siège dans la partie I.. tion du corps '. tandis que l'âme parties. objectera-t-on à ce qui précisément même de ce dont la boisson confirme qui les désirs du malade vont peut-être. ing. le plaisir que j'éprouve La nature m'attire.. tout entier de sentir. 92. Soit.. et c'est mais ici encore l'exception aussi bien aux lois mal faite lors- le tue. 6'« Méd. tout entier dans l'acte d'imaginer. mais vers la viande. les d'éclaircir et l'esprit est. Il est vrai. 264 sqq. Elles expriment un usage spécial simplement d'une loi en elle-même et défectueux universelle et vraie. 2. 341-43. 344 . L'hydropique veut boire. V. I. au contraire il a besoin.

la présence d'une multiplicité de corps étrangers. de tous les senjouera ainsi un rôle nuisible. part. sinon une preuve certaine.< iv ornent détermine la môme sensation. impression En effet. révélée par la sécheresse du gosier 3. sain. fait naître le désir de la soif et joue ainsi fera naître le môme désir chez Phydropiquc et Autrement dit. Princ. est la condition relle et nécessaire de l'apaisement de la soif. :. c'est Pâme do mon corps quelconque sont toujours transportés au cerveau en même façon.. le mouvement détermine utile et le mieux toujours celui qui apparaît comme le. 2. Or. 608. erreur même il obéit à l'action d'une cause utile. ici encore. le sentiment me révèle aussi. dans Piramcnse majorité des cas. . Pioptr. sont les signes ou que j'éprouve les symboles des mouvements à la surface du corps produits Nous avons donc. du moins une nouvelle en dehors et sérieuse présomption. chez l'homme un rôle utile.plus du corps humain considéré dans son adapté à la conservation état normal. 1. par hasard et par exception. les sentiments vaut 500. VIII. ils produisent toujours la même ils appellent toujours la même réaction cérébrale. 428 2* D'autre En résumé. V. grâce à la diversité de ses données. ments que l'homme peut éprouver. en tant qu'elle est unie au corps. III.. sqq.6» Méd. de mon corps. les mouvements d'un nerf en somme. I. 346 sqq. quelle que soit la partie du corps affectée. en présence d'une vérité partielle mélangée d'erreur. en propre par l'action des corps étrangers. ne se trompe que parce qu'il est L'hydropique mais dans son hydropique. Le mouvement qui. Et mieux du sentiment après tout cette défaillance particulière natuqui. toute sensation correspond à un mouveappropriée. Nous nous trouvons. Le sens commun.. ment déterminé et le môme qu'elle traduit dans la conscience. faveur de l'existence de ces derniers. 34. 4e part.— 60 — 'ou glande pinéalc*. Lettres.

Notre à attribuer aux choses elles-mêmes les modificaen nous. V. des choses que les propriétés sont en elles-mêmes telles que nous les saisissons consiste Cette à croire est inintelligible '. 6.. 2. avec l'objet. entre l'image peinte au fond de l'oeil el les mouvements extérieurs qu'elle traduit?' Les sens reçoivent des certaines empreintes passivement mouvements qui agitent la matière. Qu'y a-t-il de commun.. 263. Lettres. Lettres. Princ. Reg. Dioptr. quelle est 1-jur véritable est essentiellement preinte ments en qualités Le rôle la conduite de bien couleur qu'une du sentiment de noire comprendre que j'imagine rapport tort consiste tions dans l'objet n'est. ir. V. 5.. en effet. 682. 3. Dioptr.. Si. 38-41. ce qu» est absurde 3. Ibid. 38.. 111. Dioptr. plue l'image elle risque d'être apparaît parfaite 3. 112 . X. Il n'y aura donc pas plus de ressemblance entre la chose le mot et la chose . XI. par exemple. 7. pour des raisons d'utilité. les conception choses se confondaient de tous points avec leurs représentations. et le sens commun transforme sensibles 8. souvent Moins la représentation môme celte ressemblance et confondue qu'entre disparaîtra complètement.— 61 '- L'erreur extérieures en nous. III. 95. . 54-55.. 3. V. Ibid.?. 111 sqq. à la prendre en soi> ou étendue n'offrant figure géométrique pas le moindre avec la couleur que je trouve dans ma pensée 7. V. V. ad dir. VIII. 55. l<* pari.. et toute pratique vie dépend de nos sens 6. lre part.. comme la cire reçoit l'emces mouvedu cachet. Princ. l'objet ne ferait qu'un avec l'image. il serait impossible de l'en distinguer. le rouge et le blanc est parfaitement à l'imagination que nous instipar la distinction certaines : c'est une difféligures géométriques que. nous qu'elles en fait entre représentée tuons entre rence de position 1. La distinction produisent qui existe le bleu.. mais il importe La fonction. 4..

III.. Ces conclusions .. en sens. 582. Y.. Dioptr. 111 sqq. 219 Bqq. XI. Reg. 3. la figure et le mouvement. cerveau nos avec qui provoque plaisir. se forme et se développe de nos sens. soif. 238 sqq. 6 sqq. Lettres. no font que confirmer celles du précédent Elle établissent qu'il n'existe en réalité qu'un corps.. 2 On doit en rapport exemple avec la soit sentiments.- 62 - • traduisons de qualité'. Nous tombons à par une différence nouveau dans celle erreur grave qui revient à transformer en élément de connaissance ce qui né vaut que comme moyen d'action et de réaction.. Lettres.. ing. C'est ce que encore en étudiant la manière dont Les choses externes. Paffeelion donc trouver chose qui par que nous éprouvons. étendues qui constituent particules De leur rencontre naît un troisième celui du mouvement. 263. ad dir. l'extrémité lorsqu'elles frappent action les esprits animaux. 1. Le Monde. quelque esprit de tous l'apparition faim. l'eparl. 2. VII. 309 sqq. dans l'objet en notre douleur. 105 sqq. même s'il n'y avait aucun animal pourvu de sens. point la nature ne révèlent 2* Quo pourtant ces données contiennent une part de vérité et prouvent Poxistcneo réelle d'un objet qui. . etc. . mais qui ne peut pas êlre en soi tel qu'il D'où suit enfin : 1° Quo les données sensibles inlime des choses extérieures. à nous servir comme de règles absolument dehors de ces simples marques du composé. VIII. mettent en nous comprendrons mieux la sensation. ne conservent aucun certaines empiriques qui. le mouvement des particules étendues et le mouvement des qui composent l'objet extérieur mon propre corps. chapitre. pris en soi. est et dont les seules propriétés véritables géométrique purement sont l'étendue. d'exister même si nous disparaislumière. X. IV. esl perçu par nous 3. Princ. et qui continuerait sions. Il n'y a rien là que deux mouvements en contact l'un avec l'autre.

actuelle. mathématique. c'cst-à-diro cv le pensé. étendue. H n'y a ne répond comme il n'y a qu'une étendue il n'y a avec celte étendue et comme corps espace. Lo monde intelligible parce qu'il concevons esl le même pour lous. ment font. l'ordre manifesté par intelligible le développement rationnel des lois. Corps. les entre les esprits. sinon de lu différence sensations.t lui posés. la même raison construit Le monde mathématique. Faisons les représentations évanouir ce mirage entendement. se ramèneraient à l'unité. qu'un qu'un el non que le corps. en moi et par moi. c'est l'esprit humain tout entier qui. espace. étrangère Si maintenant nous analysons celte diversité. à chacun d'eux ? particulières et rien ne reste qu'un sensible. Le monde sensible que diffère avec chacun de nous précisément quo nous est sensible. Lorsque je la fais. La diversité pas des corps. même insoupçonnées par l'auteur. intelligible. la diversité des âmes : il n'y qu'une pensée lement évanouir comme il n'y a qu'une étendue. qu'une seule el même en toutes les âmes. conclusions les véritables informulées. lu logiquo des idées . La pensée cl l'étendue. mais poul-être des principes par qui n'en découlent pas moins logiquement la diversité des corps fait éga. précisément parce qu'il esl Soit une opération la plus simple de intelligible. lin s'évanouissant. et ce corps unique s'identifie unique et avec cet unique espace.us les hommes. effectue cette opération. pour ainsi parler. les hommes'un l'entendehomme toutes. ce d'une seule et ne sont là que trois désignalions différentes môme réalité à la pensée. conclusions du système nous dégageons cartésien. seule et même raison qu'une seul et même naturellement âme identique nous percevons égale en to.- 63 - ou plutôt multiplicité nous révèle humaine. En moi la même comme en tout autre. D'où vient en effet lu différence entre les images. formant des qualités sensibles une » que n'a qu'une signification l'expérience purement à rien en dehors du composé. l'addition. unique et éternel. finalement le pensant car le monde n'est que la science en acte. de tous la science. Il y a plus.

ce n'est que la à tort monde extérieur. Tel est le problème de la réalité du monde extérieur se Ainsi. objet éternel de sa propre pensée. devenue à elle-même pensée donnée à cllc-mêine. l'esprit. quo nous appelons son objet. qu'elles soient corps. dont. sans limilcs. Et celte pensée ne pose en ni même des essences dehors de soi ni un monde extérieur détachées. dans un on pourrait concevoir autre mode d'existence. esprit. c'est la vérité et l'être claires. ni Le c'est la et cette âme . Il n'y a qu'une âme éternelle. monde. de en quelque sorte la matière pures qui exprimeraient son système l'entendement divin.. Ce pensée. au ternie de la vérité l'analyse. essences où ce qui connaît se confond avec ce qu'il connaît. La vérité de Dieu. et. et l'être de Dieu. des choses. Il ne peut exister des âmes multiples à des corps également multiples et distincts. c'est l'être même de Dieu. Quoi qu'en ait Descaries. n'est que l'idée de cet unique' unique et distinctes liées corps. Il n'y a proprement ni monde tend et aboutit au panthéisme. infinie. confondrait finalement avec le problème de la réalité de Il n'est qu'une seule âme comme il n'est qu'un seul l'esprit. série des pures Dieu.- 64 - science actualisée. pensée en tant qu'elle esl c'est la pensée en tant qu'elle se pense.

ne peut prouver du < l'idéal. concrètes Notre pensée n'entrera en données. atteint-elle la réalité ? elle du elle cesse Ce qui ressort l'idéal ne contient qu'en s'amoindrissant. nature lorsqu'on analyse choses extérieures la nature intime soi-disant Peut-être n'étail-il pas inutile obscure. du inonde principes pas. Les seront brèves. sur un point précis. non seulement son impuissance. que l'existence non celle de possible. contact avec les choses une sorte de déchéance. . ainsi. subissant A qu'en c'est pas en soi une puissance suffisante pour sCi Nous voyons auss réaliser. non le réel. extérieur. pour se poser comme existant. ambiguë. Son système so ferme sur un acte de foi. encore chez les successeurs de DcscarUs et notamment chez Kant. . le cartésianisme une contradiction par là 'que enveloppe intime : la science ne peut être à la fois intelligible et objective (au sens point moderno n'atteint d'être mot) . ou mais elle apparaît déjà clairement. équivoque. de l'étendue et celle des telles. c'est parce que l'entendement ne peut poser que gination. pour moins philosophiques apparemment que rcli-. n'a pas démontré il ne pouvait pas la démonDescarlcs de sa doctrine ne le lui * intellectualistes permettaient des raisons gieuses. idéaliste se trouvait dans la doccomme N le que le germe du scepticisme trine même de celui qu'on fondateur de l'intellectualisme regarde généralement moderne. de montrer. mais encore S'il fait appel à l'ima-» celle de l'intellectualisme tout entier. finalement de notre étude." . l'actuel. donc que sera plus manifeste Cette contradiction intelligible. 11 prouve Il a postulé l'existence de l'univers. est-elle intelligible? les choses .— 65 ~ CONCLUSION Nos conclusions l'existence trer.

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La véracité et l'essence des corps monde imaginaire et le monde et l'existence sible. C ROI SET. —. Gauthier. corps L'imagination : Le CONCLUSION' Vu et lu en Sorbonue. Imort mette L. .TAREE DES MATIERES Pages PRÉFACE CHAPITRE CHAPITRE CHAPITRE Ier : II III : Existc-t-il un monde matériel distinct divine ? 3 5 20 sendes Mi 05 Le monde intelligible. Vu et permis d'imprimer : Le Vlce-Rccleur de l'Académie de Pnris. le 15 juillet 1903. Plthlvlêrs. A. par le Doyen de la Faculté des Lettres de l'Université de Paris.

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L'imagination et l'existence des corps CONCLUSION .TABLE DES MATIERES PREFACE CHAPITRE Ier: Existe-t-il un monde matériel distinct? CHAPITRE II: Le monde intelligible. La véracité divine et l'essence des corps CHAPITRE III: Le monde imaginaire et le monde sensible.