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OEUVRES COMPLÈTES

DU TROUVÈRE

ADAM DE LA HALLE.

Lille.

Typographie

de Lefebvre-Ducrocq,

rue Esquermoise,

57.

MANUSCRIT

657.

OEUVRES COMPLÈTES
DU TROUVÈRE

ADAM DE LA HALLE ET (POÉSIES MUSIQUE)
-– – /<v,i,X. PUBLIÉES PUDLIÉES ~1
SOUS LÈS AUSPICES V i C j DE ET LA DES SOCIÉTÉ ARTS DES SCIENCES, DES LETTRES DE LlLLE PAR A^y

E.

DE

COUSSEMAKER
de l'Institut.

Correspondant

PARIS A. DURAND £ & PÉDONE-LAURIEL, RUE CUJAS, 7. M DCCC LXXII libraires

"PRÉFACE

Pendant les quarante années qui viennent de s'écouler, des travaux considérables ont été faits, tant en France qu'à l'étranger, sur notre littérature nationale. Les principales bibliothèques de l'Europe ont été explorées en vue de nos grandes épopées et aussi de nos poésies lyriques. De nombreuses découvertes venues accroître des richesses déjà importantes. sont

Les trouvères du nord de la France y occupent une large place. Des publications spéciales ne tarderont pas à nous révéler l'ensemble de ces monuments littéraires. Une bibliographie de nos poèmes épiques est préparée par M. Guessard, de l'Institut le savant éditeur des « Anciens poètes de la France ». De son côté, M. Paul Meyer, dont le nom figure parmi les plus érudits « Romanistes », va publier une. bibliographie

PRÉFACE.

complète

des chansonniers

du xme siècle productions,

où brilleles poètes

ront, par leur nombre du nord de la France. Au milieu de cette illustré la Flandre

et leurs

pléiade de trouvères qui ont et l'Artois, Adam de la Halle a tenu

un des premiers rangs. Sa renommée, dans les temps modernes, a eu pour fondement surtout sa charmante pièce dramatique « le Jeu de Robin et de Marion ». Ce n'est là pourtant qu'un des produits de son génie; les autres, moins connus, ne peuvent que corroborer et augmenter sa célébrité. complet; c'était si l'on peut s'exprimer ainsi. Il était le trouvère-type, on a de lui un fragment poète sous toutes les formes des chansons de poème épique des rondeaux des des jeux-partis un congé. Il est auteur de motets pièces théâtrales dont les sujets, pour la première fois depuis l'antiquité, sont pris ailleurs que dans l'histoire Il était musicien musicien mélodiste et religieuse harmoniste. t Sa notice sur le manuscrit de Douce de la bibliothèque Bodléienne d'Oxford et celle de M. Passy, sur un manuscrit de la bibliothèquede Sienne ont signalé de précieusesdécouvertes. 2 On ne saurait considérercomme appartenant au genre religieux proprementdit, les piècesde Hroswitha,publiéespar Charles Magnin en 1843; ce sont des comédies composéesà l'imitation de Térence. Elles appartiennenten quelque sorte à l'antiquité classiquedont elles sont un dernier rayon. Adam de la Halle était un trouvère

PRÉFACE.

Nos études spéciales sur la musique au moyen âge et sur les origines de l'harmonie nous ont naturellement porté vers les œuvres musicales d'Adam de la Halle; et comme celles-ci se lient d'une manière pour ainsi dire intime à la plupart de ses poésies lyriques et dramatiques, nous avons rassemblé tous ses ouvrages en un seul corps, afin de fournir à ceux qui voudront en faire sous ses une étude approfondie la facilité d'apprécier, diverses ce génie multiple, élégant et fécond, formes qui a exercé sur la littérature et sur l'art musical de son temps une influence considérable.

On a publié ses pièces dramatiques, on a édité quelques-unes de ses poésies, même des fragments de musique, mais tout cela a été donné par-ci, par-là, d'une manière scindée. Au point de vue littéraire, on a d'excellentes appréciations de MM. Paulin Paris, Arthur Dinaux, Fr. mais ces savants écrivains Michel et Montmerqué et pourtant de côté la partie musicale des œuvres d'Adam de la Halle. Elle si essentielle ont laissé a été à peine mon. effleurée par Fétis et Bottée de Toul-

Les trouvères, trop le répéter, étaient Plusieurs

nous l'avons déjà dit, et on ne saurait étaient des artistes complexes ils non-seulement poètes, mais aussi musiciens. d'entre eux n'étaient pas seulement mélo-

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distes, mais aussi harmonistes, teurs proprement dits. En examinant

c'est-à-dire

composi-

donc les poésies chantées des trouvères, il est indispensable de tenir compte de l'élément musical qui, à toute évidence, y exerçait une influence déterminée. doivent Les œuvres d'Adam de la Halle surtout être étudiées à ce point de vue, car le trouvère artésien était, comme nous venons de le dire, à la fois musicien mélodiste et harmoniste. poète et musicien Il est même à remarquer une certaine impulsion qu'il a donné à l'harmonie ce qui semble témoigner qu'il a dû faire, soit au monastère de Vaucelles, soit à l'Université de Paris, des études musicales complètes et sérieuses. ayant pour titre « L'art harmonique aux xne et xme siècles », nous avons fait voir que les trouvères ont pris une part assez marquée aux de l'harmonie. Les oeuvres premiers développements d'Adam de la Halle y tiennent une place importante. Ses «.Rondeaux » et ses « Motets » présentent un véritable intérêt historique pour l'art. Le trouvère d'Arras l'emporte souvent sur ses contemporains par la manière facile et chantante dont les parties sont agencées entre elles. Mais en quoi il est supérieur, compositions originalité, c'est dans les offrent une mélodiques quelques-unes une grâce, une naïveté et une fraîcheur Dans notre livre

PRÉFACE.

telles, qu'elles sont devenues populaires et se chantent encore aujourd'hui, sans qu'on se doute de leur origine. Toutes ces considérations nous ont décidé à reproduire ses ouvrages en leur entier, et sans en rien retrancher. Les œuvres complètes d'Adam comprennent trenteseize Jeux-partis quatre Chansons dix-sept Rondeaux sept Motets un Congé le poème du « Roi de le « Jeu Sicile »; le « Jeu Adam ou de la Feuillie » de Robin et de Marion », et le « Jeu du Pélerin ». Les chansons, les jeux-partis, les rondeaux, les motets et le Jeu de Robin et de Marion sont accompagnés de musique nous en reproduisons la notation originale, accompagnée d'une traduction en notation moderne. qui suit, nous donnons une esquisse biographique sur Adam de la Halle, et une notice bibliographique de ses œuvres. Nous cherchons ensuite à déterminer le véritable caractère de ses diverses poésies sicien. enfin nous envisageons Adam comme muDans l'introduction

Dans l'impossibilité où nous nous sommes trouvé d'assigner une place chronologique aux poésies d'Adam de la Halle, nous les avons publiées dans l'ordre où elles sont rangées dans le manuscrit de la Vallière 2736, dont il sera parlé plus loin.

PRÉFACE.

bas des pages les variantes recueillies dans les divers manuscrits que nous avons pu consulter. du texte pour deux raisons la première, parce que notre volume, aurait été presque doublé la sedéjà considérable, conde, parce que certaines pièces, notamment les chansons et les jeux-partis, bles d'une interprétation de controverse. Nous ne sont pas toujours suscepticertaine et à l'abri de doute ou Nous n'avons pas publié la traduction

Nous donnons

au

croyons même pouvoir ajouter que certains passages semblent assez obscurs pour, sinon défier, du moins mettre à la torture les plus rudes et lès plus audacieux traducteurs. nous n'avons pas hésité à en Quant à la musique donner la traduction parce qu'elle repose sur des bases certaines, et pour éviter aux personnes qui ne sont pas familiarisées avec les anciennes notations de devoir recourir Nous aux ouvrages techniques. édition dés œuvres du espérons qu'une célèbre trouvère artésien ne sera pas sans profit pour ceux qui s'occupent de notre littérature nationale et de l'art musical au moyen âge. Nous avons cherché à y nous serons heureux, si nous mettre tous nos soins sommes parvenu à atteindre le but proposé. Nous nous garderons toutefois de croire que notre œuvre soit à l'abri de critique; elle a besoin sans doute d'indulgence;

au Lycée de Lille. Vidal. Emile Mabille a eu l'obligeance de collationner les textes sur les manuscrits de la Bibliothèque nationale dont il est aujourd'hui M. a pris notre livre sous ses auspices.PRÉFACE. sous-conservateur de la Bibliothèque Méjanès. Enfin nous devons une reconnaissance M. à Aix en Provence. M. d'avoir bien voulu relever minutieusement toutes les variantes de texte et de musique du « Jeu de Robin et de Marion dont nuscrit précieux existe dans ce dépôt. un ma- . particulière à voulu revoir les épreuves. bien tenir compte de nos efforts et de nos bonnes intentions. a bien et se charger de l'errata. La Société des sciences. mais on voudra Nous avons à remercier s'intéresser tous ceux qui ont bien voulu à notre publication. des lettres et des arts de Lille. professeur un des savants attachés. toujours empressée de donner son concours aux œuvres utiles. Guesnon.

.

et mis en relief certains autres peu apparents. MM. par leurs recherches. et deviner en quelque sorte. ni celle de sa mort. Il faut chercher. restent environnés d'obscurités qui les laissent à l'état d'incertitude.INTRODUCTION 1 ESQUISSE BIOGRAPHIQUE On ne possède sur la vie d'Adam de la Halle aucun document précis. élucidé plus d'un point obscur. ont. les principales circonstances de sa On se trouve donc biographie dans ses ouvrages. Montmerqué et Arthur Dinaux. au contraire. On ne connaît ni la date de sa naissance. Plusieurs faits se dégagent d'une manière assez nette. Nous n'hésiterons pas à . dans les savantes notices qu'ils ont consacrées à notre célèbre trouvère. Paulin Paris. tant de quelques passages des œuvres même d'Adam que du rapprochement de certains détails fournis par ses contemporains d'autres. souvent livré aux conjectures.

on comme le fait peut supposer avec vraisemblance M. n° 2736. Dans deux manuscrits seulement celui de la Vallière. z85.INTRODUCTION. 4^ 1. Dans son poème « le Roi de Sicile ». et conséquémment la est l'établissement des plus difficile chronologique faits concernant la vie d'Adam de la Halle. leur faire quelques emprunts. La partie la plus obscure. Maistres Adans le Bochus estoit chi apelés. Jusque-là. 2. Paulin Paris que sa taille n'avait pas toute la 1 HISTOIRE LAFRANCE. et en y ajoutant le contingent de nos observations.y. Il a toujours protesté contre ce sobriquet. il dit On m'apèle Bochu. on sera à chaque instant arrêté par des doutes sérieux. en les accompagnant de nos propres réflexions. n° 1490 Adam est appelé « Adam de le Hale » dans les autres il est désigné sous le nom de « Adam le Bossu:8. en ayant soin de n'admettre comme certains que ceux pour lesquels on peut produire des preuves à l'appui. G38. Elle ne satisfaisante pourrait être traitée d'une manière que si l'on découvrait de nouveaux documents. p. et celui du Vatican. p. nous allons grouper les principaux faits. LITTÉRAIRE DE t. mais je ne le sui mie. En admettant . Et dans « le Jeu du Pélerin » on lit Nés fu de ceste ville. p. I. qu'il n'eût pas cette difformité. xx. Cette réserve posée. ou « le Bossu d'Arras ». Et là Adans d'Arras.

Selon le dire des biographes d'Adam son père. Il est probable que Bretel ne l'aurait pas interpellé de cette manière. devers vous m'umeli et souploi. de Jehan Bretel. Cette opinion est partagée par un excellent juge en cette M.INTRODUCTION. Paulin Montmerqué Paris et Arthur Dinaux fixent sa naissance au commencement du xine siècle. occupe le milieu et la fin. ces deux célèbres trouvères florissaient dans la première moitié du xme siècle. au Puy d'Arras. Louis Passy . Louis Passy pense qu'il faut distinguer matière deux générations de poètes artésiens l'une. Nous croyons cette derIl était l'émule et le nière époque plus vraisemblable. souplesse possible. bourgeoisie d'Arras n'établit ce fait. contemporaine du comte d'Anjou. Et vous me rampronès vilainnement. témoigne que celui-ci n'était pas étranger à l'étude des lettres et des arts. M. l'autre. aurait occupé un rang distingué dans la Me Henry mais rien. La qualification de maître qu'Adam donne à son père dans son « Jeu de la Feuillie ». Ce qui semble venir à l'appui de cette opinion. Or. fait naître Adam vers 1240. p. à notre connaissance. 177. peutcompagnon être de Jehan Bodel. si l'extérieur d'Adam n'y avait pas donné prise. contemembrasse la première poraine du Roi de Navarre moitié du xine siècle. toute l'élégance désirable. c'est que Jean Bretel lui ayant reproché de raisonner bochuement Adam se plaint d'être insulté sans provocation Sire.

Adam traire. en ce qui concerne Adam. IVesérie. car ils m'ont d'enfanche Nourri et fait mainte honnestanche. v. il faut modifier quelque peu cette opinion. « Bibliothèquede l'Ecole des chartes». Leur huis m'ont été bien ouvert.INTRODUCTION. et signeur Robert Le Normant. . se Dieu plaist. 8. et au conJean Bretel ne vécut guère au-delà. 11 nous semble que l'on doit considérer Adam comme ayant commencé à fleurir quand Bodel et Bretel étaient déjà depuis longtemps en possession de la faveur publique. Li cuers a tel cose s'aert. Il dès son enfance. t. Se Diex adrèche m'espéranche. 5oi. meri leur iert. Jean Bodel est mort vers 1260. on le verra plus loin ne finit sa carrière que vers 1285 à 1288. p. On peut donc raisonnablement fixer l'époque de sa naissance vers 1220. Selon place Adam de la Halle dans la première1. Bien doi avoir en remembranche Deus frères en cui j'ai fianche Signeur Baude. Nous tirons cette induction de ce qu'Adam était encore au service du comte d'Anjou plusieurs années après la mort des deux célèbres trouvères. Que. Adam eut de bonne heure le goût des plaisirs. 1 FRAGMENTS D'HISTOIRE LITTÉRAIRE à propos d'un nouveaumanuscrit de chansonsfrançaises. Et si li cors ne le dessert. nous. il fut reçu dans la raconte que société des riches seigneurs et bourgeois d'Arras qu'ils lui ouvrirent leur maison et leur bourse qu'ils l'admirent à leur table.

sa conscience lui reproche d'avoir perdu son temps 1 Comment que mon tans aie usé. M'a meconscienche accusé. C'on m'aidast au partir d'Artois. Il en fait l'aveu jeunesse dans son « Congié n. Je l'ai trouvé au besoing père. Doit bien plourer la dessevranche. Or pren cuer en le gent avère. Et toudis loé le meillour. C'est signeur Jakemon Ancois Que ne sanle mie bourgois A se taule mais emperère. 1 Les archives communales d'Arras conserventdes actes avec les sceauxde quelques-unsde ces personnages. à Robert le Normant. il fait ses adieux à Symon Dans d'autres strophes Esturion. puisque je m'en vois. Car il mut parole et matière. ses compagnons de joyeuse vie Il est à présumer qu'il devait ce généreux accueil à son esprit vif et railleur dont il ne tarda pas à donner des preuves dans ses ouvrages. 277 et 278. p. Que congié prengne as Pouchinois.INTRODUCTION. à laquelle il se livra avec toute la fougue de la lui fit abandonner l'étude. 9. J'ai esté vers au primes père. à Colart Nasart et à son frère Robert. Cuers que tel compaignepert. Dou fruit n'aront fors li courtois. à Gilles et à Jehan Joie. Bien est drois. Cette vie de dissipation. à Pierre Pouchin. Il . Noméement à l'aisné frère.

Las dont j'ai despendu le fleur Au siècle qui m'a amusé. à l'étude 5. Et tant le m'a dit et rusé Que j'ai tout soulas refusé Pour tendre a venir à honnour. Que par vous perdu je n'ai mie Ains ai en vos serviche apris Car j'estoie nus et despris Avant de toute courtoisie. P~275. de voir chez dans père Faut-il qu'Adam reçut les riches bourgeois. comme son « Jeu de la Feuillie était avare et ne lui hospitalité il lui en fait que Me pas de ». amours. le reproche Henry. somptueuse. Car j'ai en vous le voloir pris Que je racate los et pris. 275. p. Il est plus probable que la bourse de Me Henry n'était pas aussi bien garnie que celle des . Se vous m'ostates de clergie. son en conclure. chez une les grands On vient seigneurs. p. 276. dans pour la même annoncer il revient encore sur pièce son intention de se remettre passé. très douche vie Le plus joieuse et le plus lie Qui puisse estre fors paradis Vous m'avez bien fait en partie. Mais le tans que j'ai perdu plour. Mais cha fait forche de Signeur Dont chascuns amans de l'erreur Me doit tenir pour escusé. Plus son loin. faisait à sa fortune ? Cela paraît au largesses proportionnées moins douteux. Adieu.INTRODUCTION. Je l'ai par vous ore repris.

Et désirsme le fist gouter A le grand saveurde Vauchèles. en lui fermant les cordons de son escarcelle. 28. il n'a eu d'autre vue que de le soustraire à ses penchants de dissipation et de prodigalité. du nom de Marie. et de lui faire compléter ses études. peut-être aussi le père joyeux compagnons d'Adam essaya-t-il de retenir son fils. 11est plus vraisemblable qu'en le mettant à Vaucelles. dont il ne pouvait oublier les charmes et les attraits. Sa famille semble y avoir pris une part active puisqu'elle fut forcée de quitter la ville. Me Henry voulut arracher son il l'emmena à fils à cette existence désordonnée l'abbaye de Vaucelles. où il prit l'habit de clerc. Il n'y réussit qu'imparfaitement. Voici comme il s'exprime dans « le Jeu Adam» Bonnes gens. Mais à son retour il trouva Arras en pleine discorde. 1. Quoi qu'il en soit. . Ce qui a fait supposer que son père avait voulu lui faire embrasser l'état ecclésiastique.INTRODUCTION. 302. p. car peu de temps après Adam retourna à Arras. ensi fui jou pris Par amours. Peut-être quelques vers satiriques d'Adam auront-ils contribué à cette situation qui d'ailleurs fut le partage de beaucoup d'autres habitants obligés de s'expatrier. rappelé par le souvenir d'une jeune fille. qui si m'ait souspris Car faitures n'ot pas si bêles Come amors le me fist sanler. Mais rien ne motive cette opinion et cela paraît d'autant plus douteux que Me Henry n'a pu se faire illusion sur la vocation de son fils.

contre ceux qui avaient occasionné les dissensions dont il était une des victimes. Droit à Douai te convient traire. Arras. Adieu de fois plus de cent mile. de la Vallière n° 2736. Voici comment il y apostrophe sa ville natale C'est 2. ni son mépris. Ailleurs vois oïr l'Evangile. Qui soliés estre si nobile. Arras. Car chi fors mentir on ne fait. Adam de la Halle et sa famille se réfugièrent à Douai. Et de haine et de détrait. et où il ne ménage ni sa colère. Je ne voi qui vous reconcile. vile deplaît.INTRODUCTION. On i aime trop crois et pile. Ailleurs encore il exprime son amertume non moins vifs i Ms. z75. c'est Baude Fastoul qui nous l'apprend Cuers en cui grans anuis s'aaire. A ceux ki d'Arras sont eskiu Seignur Henri di mon afaire Et Adan son fil à l'occasion de ce départ suivant nous qu'Adam composa son « Congié y> où il fait ses adieux à ses amis en termes affectueux que nous avons rapportés plus haut.f° 248. en termes . Au point qu'on estoit à le mait. Chascuns fuberte en ceste ville. On va disant qu'on vous refait Mais se Diex le bien n'i retrait. p.

P. De mon cuer serés trésorière. Pour micx fructefier plus tart. chà deus. Gros tournois Ont anulés Contes et rois Justichcs et prélas. Fors dou douc païs d'Artois. Pour che que li bourgois Ont esté si fourmenés Qu'il ne queurt drois ne lois. chà trois. 245.INTRODUCTION. car il ne fait aucune allusion à son mariage dans son « Congié ». Et li cors ira d'autre part Aprendre et querre engien et art. bable. Car plus dolant de vous me part Que de rien que je laisse arrière. Souspirant en terre estrange. Je ne puis faire bèle chière. Laissent amis. Et fuient. et maisons et harnois. Que mainte bèle compaingne Dont Arras mehaingne. Il y adresse au contraire des paroles pleines et qui main 6. tant de fois. micudres vous ière. A Dieu cornant amourètes Car je m'en vois Dolans par les douchètes. de On pense généralement que ce fut à son retour Mais cela n'est pas proVaucelles qu'il épousa Marie. p. dont il désire obtenir la . 245. de tendresse est à une amie évidemment celle qu'il ne nomme pas. Chi est si mus et destrois. De miex valoir si arés part Que miex vaurrai. Bèle très douche amie chière.

pas avoir longue la famille de la été de l'apaisement à Arras. Che me tient si longuement. Feuillie » son séjour on l'a qu'il Il éprouva eut à lutter qu'il à Vaucelles se maria dès sa sortie d'ailleurs dit bien. p. Comment c'on m'ait assailli. Pour avoir aïe. son « Jeu de la Adam. L'exil durée. ses amis et surtout la dame De tant com plus aproime mon païs. Et plus li airs et plus truis douche gent. Halle à Douai Après revint ne 'paraît 4. 277.INTRODUCTION. Moi voelle ou non à ami Tant l'ai en druerie Et tant-mi sunt abéli Ili^ penser. des troubles. p.4. Me renovèle amours plus et esprent Et plus me sanle en aprochant jolis. ou au quart. dans p. vu. De si au ticrc an. était fortement épris d'amour pendant mais il n'en résulte pas contre lesquels il du monastère. Dont ne me porroie ester. Laist on bien se tère à gaskière. IN'os autrement réclamer Celi qui m'oublie. Et chou aussi Qu'en souvenir i choisi . des obstacles D'amourous cuer voel canter. joie de revoir de ses pensées de chanter sa Adam s'empresse son pays.

Il raconte ensuite comment il fut séduit par les attraits de Marie et comment il en fut rassasié. Tans est que je l'atour à bien. J'ai chi assésme bourse escouse. C'est alors seulement que Me Henry finit par consentir au mariage de son fils. Si qu'à le saveur de li Me délita se semblanche. 12C. Que l'aprendre kûssier en doie Puisque Diex m'a donné engien. ^98. p. Mais à peine sa passion fut-elle satisfaite que son humeur inconstante et vagabonde reprit le dessus il abandonna sa femme pour aller à Paris dit-il complèter ses études Sachiés je n'aie mie si chier Le séjour d'Arras. Dame de tel honneranche C'un poi de le contenanche De me Dame en l'une vi. A-t-il été à Paris ? On en doute. . peu délicates de cette époque. ne le joie. Mais ce n'était pas là un obstacle pour Adam qui comptait parmi les grands d'Arras de trop nombreux et riches amis dont la bourse lui était ouverte.INTRODUCTION. pour croire qu'il eût dû renoncer à ses projets à cause d'un embarras de cette nature. peuvent seules excuser. Cette mais ce qui la dépare. p. peinture est pleine de poésie de cerc'est qu'elle est poussée jusqu'à l'énumération tains détails d'une naïveté grossière que les mœurs. parce que son père semble lui avoir refusé de contribuer aux frais de ce voyage.

son qu'il serait difficile de déterminer. être reindique de traces. Car de luxure a toute gent plaie. . log. Par vanité que j'ai antée Et par mauvais enortement. Qui vostre amour donnés briement. abbés atrait d'envie Et chevaliers de reuberie. Combien de temps y resta-t-il ? C'est ce En tout cas. Il revint à Arras et semble tourné à Vaucelles avec l'espoir d'y trouver le calme. strophe de celle-ci ne saurait laisser de doute sur son repentir Gentiex Roine couronnée. qu'il a composé ses deux chansons en l'honneur de la Vierge Marie'. C'est probablement aussi pendant son dernier séjour à Vaucelles. Dans une de ses poésies religieuses. il se rendit à Paris où il suivit les cours de l'Université. l'éloge de leur piété. et lorsque la vieillesse commençait à lui faire faire un retour sur son passé. car rien. dans ses œuvres. Prendre nous cuide par monchiaus Encore ce fait pi li mauvais oisiaus. Il est loin de montrer la même estime envers les autres ordres D'orgueil a jà traitié clergie Et Jacobins de bons morsiaus. Il avait conservé bon souvenir des moines de cette il fait abbaye.INTRODUCTION. Selon nous. p. n'en séjour n'y fut pas long. Car en aus règne gloutrenie Mais ceus espargne de Chitiaus Moines. la L'avant-dernière vingt-huitième et la trente-quatrième. Merchi de mon fol errement! Et se tart vous est réclamée.

la Palestine et l'Italie. . en Toskane. Ne consentés. neveu de saint Louis. l'Egypte. 4i6. en i z65. la Syrie. i3o. en Surie et en Tir p. Si fui en Famenie. Il suivit probablement les diverses fortunes de Charles d'Anjou qui fut investi du royaume de Naples. Son imagination ardente et mobile ne tarda pas à lui suggérer le désir des voyages. ai à Luserne. en l'honneur de qui il écrivit le poème dont il sera parlé plus loin. en Sezile Par Puille m'en reving où on tint maint concilie. et de Charles d'Anjou. p. Ce fut aussi à sa cour paraît-il qu'il composa sa célèbre pastorale le « Jeu de Robin et de Marion ». S'ai estéau Sec-Arbreet dusc'à Duresté Dieu grasciqui m'en a senset pooir presté. Il visita. frère de saint Louis. p.INTRODUCTION. comte de Flandre. ce ne fut de nouveau qu'un éclair dans son existence tourmentée. Il s'attacha à la maison de Robert II. Que che soit à mon grèvement. 4i5. à sa suite et à celle de Robert de Béthune. 4i5. Dame doutée. comte d'Artois. Il se dévoua complétement à ce prince. S'il retourna à Vaucelles. Esté En Terre de Labour. Chisclers don je vous conte Ert améset prisiés et honnerésdou conte D'Artois p.

Ce qui fixerait son départ d'Arras vers i25o à 1253 puisqu'il mourut vers 1285 à 1288. N'estoit mie trop aaisiés. Maisc'estqui c'escrist. S'ai puis en maint bon lieu et à maint saint esté.INTRODUCTION. Car sans cotèle et sans seurcot Estoit. p. M. aurait été absent Bien a trente et cbienc ans que je n'ai aresté. et raconte ainsi la fin de son oncle Devant. après la mort du duc d'Anjou. à la fin d'un exemplaire manuscrit du « Roman de Troie » qui se trouve à la Bibliothèque nationale de Paris par un trouvère ou jongleur nommé « Jehan Mados n. Paulin Paris rapporte un document d'où il résulte que la mort d'Adam a dû arriver entre 128 et 1288. Il vivait encore lorsque son premier protecteur Robert d'Artois. temps à Vaucelles Il est certain qu'Adam mourut à Naples. 4I5. vous ai dit et retrait Qui premiers ot trove et fait Le dit rimé et la matère Qui prisié doit estre en tère. On pense qu'Adam vint revoir l'Artois et retourna en Italie après avoir de nouveau séjourné quelque mais cela est fort douteux. Ce sont des vers écrits en 1288. Adam D'après le même récit d'Arras depuis trente-cinq ans. que Philippe-le-Hardi envoya au secours de son oncle fut déclaré régent du royaume de Naples. par un vilain escot Qu'il avoit perdu et paié . Il se dit neveu d'Adam de la Halle. bien saciés.

Adans li bocus. . Ce fu folie Car il ert crémus et amés. Biaus fu li tans et gens. ce fu pités.de vilonnie Que l'escriture a parfurnie. par compaignie. Ces livres fu fait et finés En l'an de l'incarnacion Que Jhésus soufri passion Quatre-vint et mil et deux cens Et wit. Et gart Madot. Qui pour revol. Si. pour voir le set on.INTRODUCTION. il serait difficile de porter un jugement absolu. Quant il moru Car onques plus engignex hon Ne moru. Ensi com vos oï l'avés. Que s'arme mète à sauvement. prions à Dieu bonement. d'une reconnaissance on voit une imagination même. Fors tant que ciex avoit trop froit Qui seurcot ne cote n'avoit. D'Arras estoit. Par le dé qui l'ot engignié. Laissa Arras. Telles existence faits circonstances principales les uns contre les où se heurtent sont les de autres de cette les la les plus opposés du dévouement. Ces JEHANNES MADOS ot non Qu'on tenoit à bon compaignon. ardente d'une brave C'est mobilité tout qui un mélange extrême une méprise sur lequel et les sentiments à côté certaine un piété caractère de jeunesse fougue qui même les lois de la morale. Bien fu connus Ses oncles.

II NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE i° une description somCette notice comprendra maire des manuscrits renfermant les ouvrages d'Adam de la Halle 2° une indication des éditions qu'on en a faites.qui a eu lieu en 1783. sousle n° 81. à Paris. . -Ce manuscrit. § I. BIBLIOTHÈQUE MANUSCRITS. de la rue Richelieu. par la Bibliothèque alors royale. aujourd'hui nationale. i. 2736 r. . – Il a été inscritensuiteà la Bibliothèquedela rue Richelieu. – Aujourd'huiil y est classé parmi les manuscritsfrançais. il porte le n° 2/36. Manuscrit de laVallière. i Dansle catalogue dela Vallière. A PARIS. appelé ainsi parce qu'il appartenait à la riche collection de ce célèbre bibliophile. NATIONALE. sousle n° 25566. a été acquis à sa vente.

C'est li Congié Adan. Voici ce qu'en dit de Bure qui en a fait la description « Manuscrit des plus précieux. L'écriture est celle « qu'on appelle lettres de forme. Li motet Adan. Jus Adan. en ajoutant les variantes des autres. Li parture Adan 4.INTRODUCTION. Nous ne les avons pas insérés dans notre édition. C'est celui que nous avons pris pour type.. Il est le seul qui reproduit la musique de toutes les pièces destinées à en recevoir. . Voici dans quel ordre les œuvres d'Adam y sont transcrites i Chi commenchent les canchons maistre Adan de 3. parmi lesquelles on remarque le « Jeu de Saint-Nicolas » deJehan Bodel le « Bestiaire » de Richard de Fournival le « Renard noviel » de Jacquemars Gillès. Li jus du Pélerin 6. sur vélin. C'est du roi de Sezile. Il est enrichi de beaucoup de « miniatures ». Il est considéré aussi comme le plus exact et le plus correct. Sous les nos 9 et i 1 s'y trouvent deux autres pièces à la suite de la dernière. Ce superbe volume est le seul connu qui contienne toutes les œuvres d'Adam de la Halle. et les pages en sont « sur deux colonnes. 5. Li rondel Adan • le Hale 2. écrit « en différents temps et par différentes mains. on lit: Explicit d'Adan. mais ces deux morceaux sont regardés par les meilleurs critiques comme n'étant pas de lui. après le « milieu et vers la fin du xme siècle. 10. etc. Ce manuscrit contient en outre trente-trois autres pièces de divers trouvères du même temps. 8. Chi commenche li gieus de Robin et de Marion c'Adan fist 7.

– Ce manuscrit. il porte le n° 2719. 26. 66 et 67 de ce ils ont été ensuite cotés 7222=* 72223 et 72224 fonds ils sont inscrits parmi de l'ancien fonds. sur 4. de Cangê. in-folio. moins important que le précédent. Manuscrit 1109. Le volume 847 en contient trente et une. 846 et 847. à la Bibliothèque nationale de Paris. qui provient de la même source. Elles y sont accompagnées musique. 22. toutes celles du manuscrit de la Vallière 2736. 14. 21. Elles y sont accompagnées de la musique. moins beau. Elles sont accompagnées de la musique. contient vingt-trois vélin. toutes celles du manuscrit de la Vallière 2736.INTRODUCTION. 5. 17. 15. i3. 25. 846 et 847. ce sont les nos i. z6 et 27. Aujourd'hui les manuscrits français sous les nos 845. On y trouve sept chansons d'Adam de la Halle. y portaient autrefois les nos 65. 3. 6. 27 et 3o. ancien 7363 chansons d'Adam de la Halle. 23. 5. – Il a été classé à la Bibliothèquede la rue Richelieu. – Aujourd'hui il est parmi les manuscritsfrançais. 2. moins les nos 2. 11. 29 et 33. sous le n° 5g. Ce magnifique volume. sur vélin. est néanmoins d'un très grand prix à cause du nombre considérable de poésies de trouvères qui y sont transcrites. est un des plus précieux que l'on connaisse pour l'hisi Dans le catalogue de la Vallière. Autre manuscrit . xive siècle. sous le n° 24406. Manuscrits Les manuscrits connus sous ce nom. de la 11. 3. n° 184 de l'ancien supplément français. Le volume 846 contient sept chansons les nos 2. Manuscrit 12615. moins les nos 22 et 33. 2. infolio. de la Vallière Ce 24406 volume.

Plusieurs chansons y sont transcrites deux fois une fois d'après les manuscrits et une fois sus-désignés d'après le manuscrit du Vatican 1490. 7218. 3. toire littéraire au xme siècle. Lancelot ».INTRODUCTION. Le tome iv contient toutes les chansons de ce dernier moins les nos i5. Le langage y est plus moderne que dans le manuscrit de la Vallière 2736. L. 26. qui avait dessein de « le faire imprimer et m'a esté communiqué par « M. volumes intitulé Poètes français avant>i3oo. 27 et 3o du manuscrit de la Vallière 2736. ne sont pas des copies les uns Ces cinq manuscrits des autres. Le tome i contient les chansons nos 2. 5. Douze du manuscrit de la Vallière. Manuscrit BIBLIOTHÈQUE DE L'ARSENAL A PARIS. Fr. Recueil en quatre 7. Les tomes i et iv contiennent des chansons d'Adam de la Halle. 17. Elles n'y sont pas notées. seulement sont accompagnées de la musique. Celles-ci portent. Une note placée en tête du premier volume explique comment et « Ce recueil tiré de par qui ce recueil a été formé « différends manuscrits a esté fait par les soins du sieur « Cousteller. 6. . Il contient les cent soixantequatorze premiers vers du « Jeu Adam ». c'est-à-dire toutes celles moins la sixième. Manuscrit 120% B. Les manuscrits dans lesquels Coustelier a puisé sont ceux du marquis Baudelot d'Herval de Noailles et de Clerambault. manuscrit. 28 et 34. Il renferme trente-trois chansons d'Adam de la Halle. imprimeur libraire.

10. dans le manuscrit de la Vallière 2736 22. . malheureusement il a été fort mutilé il offre des lacunes regrettables. L'ÉCOLE ig6. On lit à la fin: « Ces livre fu « escris en l'an que l'Incarnation coroit sous mil et ne tt et soissante dis et vin. Ce manuscrit. Il contient divers ouvrages importants. Manuscrit DE H. Viniers. In-folio de 212 feuillets il porte la date de 1278. Le manuscrit contient en outre un certain nombre de miniatures représentant les trouvères dont il reproduit les poésies. BIBLIOTHÈQUE g. de Hugues de Brégy. 21. On y compte. qui est sans i Catalogue des manuscrits de la bibliothèque d'Arras. d'Adam de la Halle six chansons. r2. 3. 7. 4. Dargies. i3 et i5. de Pierre de Molaines du duc de Brabant et d'Adam de la Halle. de Ricars de du châtelain de Coucy. Ce volume est très précieux pour l'histoire littéraire au moyen âge. 1860. 2. du vidame de Chartres. 9. Nous donnons en tête de notre volume la miniature représentant Adam de la Halle. les nos 1. Manuscrit 657. 5 et 32. Au point de on y trouve soixante-quinze vue qui nous occupe chansons et jeux-partis de Wil. 1l. de Gautier de Fournival. A MONTPELLIER. Si « l'escrit Jehans Damiens LI PETIT ». DE MÉDECINE.INTRODUCTION. et sept jeux-partis les nos 1. Nous en avons donné les variantes avec le manuscrit de la Vallière. BIBLIOTHÈQUE D'ARRAS. Il était déjà en cet état en 1720J. as octaves de mi-aoust. les nos 3. 8. 23 et 24.

Ce manuscrit offre de notables variantes avec le manuscrit de la Vallière 2736 mais les plus considérables concernent l'orthographe.INTRODUCTION. Fragments de manuscrit. Elles ont beaucoup souffert. Nous les avons reproduits aux ANNEXES. Nous avons laissé les variantes d'orthographe. 10. avec notation musicale intercalée dans le mesurant texte. à ce dernier. trois et quatre parties. BIBLIOTHÈQUE DE CAMBRAI. est intitulé « Mariage de Robin et de Marote ». contredit le plus important pour l'histoire de l'art harmonique aux xiie et xme siècles ne l'est pas moins au point de vue de l'histoire littéraire à la même époque. mais nous avons reproduit avec soin celles du texte et de la musique. En 1839. Il est en outre très fatigué. Il contient plus de trois cents motets français à deux. Manuscrit 572. d'Adam. On y trouve. Il est postérieur. Il contient cent vingt-six miniatures chacune environ vingt centimètres carrés. 11. du xve siècle. d'après la collation qu'a bien voulu nous adresser M. BIBLIOTHÈQUE D'AIX. Nous avons donné une description très détaillée de ce volume dans notre ouvrage intitulé l'Art harmonique auxxiie et xme siècles. EN PROVENCE. Vidal. Ce manuscrit. elles représentent des scènes de l'ouvrage. sous les nos 1 et II. in-40. auteur d'une publication fort intéressante intitulée ( Lou Tambourin ». sur vélin. deux Motets qui ne sont pas dans le manuscrit de la Vallière. d'au moins un siècle. nous J ni .

2. 1844. dans son « Romvarts. 244 et suiv. Volume in-folio de 297 feuillets. avons trouvé collés à l'intérieur de la couverture d'un volume de la bibliothèque de Cambrai. où les mêmes pièces sont disposées dans le même ordre. 2° le commencement du « Jeu Adam » tel qu'il est dans le manuscrit 7218 de la Bibliothèque nationale de Paris. Manuscrit Douce 3o8. Adelbert Keller. Le texte et la musique des nos i. reste toujours le fait qu'il a existé un bon recueil des œuvres d'Adam dans le nord de la France. écrit par diverses mains vers le second .fonds de la Reine Christine. format in-quarto. – Ce manuscrit sur vélin. Cette preuve nous échappant. 3 et 4 d'Adam de la Halle. du xive siècle contient un grand nombre de poésies de nos trouvères. Manuscrit 1490. 2° les Rondeaux i. BIBLIOTHÈQUE D'OXFORD. p. Ce manuscrit a été décrit par M. Nous la donnons aux ANNEXES.INTRODUCTION. DU VATICAN. Ces feuillets contiennent i° la fin du dix-septième Jeu-parti. Si le manuscrit auquel ont appartenu ces fragments provenait de l'abbaye de Vaucelles. L'écriture cursive et la notation sont du xive siècle. On y trouve d'Adam 1° quelques Chansons sans la musique. BIBLIOTHÈQUE 12. ce qu'il ne nous a pas été donné de constater ce serait une probabilité qu'Adam y aurait reçu un enseignement musical complet. La perte de ce manuscrit est fort regrettable. 13. deux feuillets provenant d'un manuscrit sur vélin. 3 et 4 sont plus purs et plus complet que dans le manuscrit de la Vallière 2736. sous le n° III. La musique du n° 2 y est différente.

dont l'im14. 5oi. 2 FRAGMENT d'histoire littérapre à propos d'un nouveaumanuscrit de chansons françaises. i NOTICE SUR LEmanuscrit d'Oxford. v. t. . BIBLIOTHÈQUE Ce recueil. 14. quart du XIVesiècle.. 4e série. Louis Passy. t. Passy. Bibliothèque de l'Ecoledes chartes. 3. 2e série. huit sont adressés à Adam de la Halle comme tenant ou interlocuteur.INTRODUCTION. Le manière complète savant linguiste en a donné une ample description accompagnée d'une remarquable étude sur les trouvères dont les poésies y sont transcrites 2. et en a fait une description il renferme un est un des plus importants connus nombre considérable: i° de Grands chants ». les nos 2. a été exploré d'une en i858 par M. X. 36. Paul Meyer l'a examiné avec détaillée J. i3. p. DE SIENNE. 26. 27 et 30. M. v. mais on y compte quatre-vingts Jeux-partis de Jehan Bretel. Cela n'est pourtant guère probable parce qu'en ce cas ils auraient sans doute attiré l'attention de M. dans le manuscrit de la Vallière. 11. portance était restée inconnue. Manuscrit H. Archivesdes missionsscientifiques et littéraires. Cette vaste collection ne contient aucune pièce d'Adam de la Halle. Ballades Parmi les « Grands chants » se trouvent les Chansons d'Adam de la Halle portant. Peut-être s'y trouve-t-il quelques passages d'où il serait possible de tirer certaines inductions concernant la vie d'Adam. Ce recueil soin. 6. 2° d'Es3° de Jeux-partis 5° de 4° de Pastorelles tampies 6° de Sottes chansons.

Montmerqué et Francisque Michel. OUVRAGES IMPRIMES. du « Jeu bibliophiles de Robin et de Marion » et du « Jeu du Pèlerin ». avec un glossaire. Le poème « le Roi de Sicile » a été imprimé par Buchon. Celui-ci y a joint une traduction. L'édition de 1822 est accompagnée de la musique. Montmerqué a donné. vm. et M. en 1822.INTRODUCTION. l'autre dans ses « Trouvères artésiens ». édition de i8o8. Nous ne parlerons ici que des éditions de textes d'Adam de la Halle. dans sa « Collection des chroniques nationales françaises ». Arthur Dinaux a édité le « Congié » et quelques fragments de chansons. Malgré les soins donnés par l'imprimeur pour imiter la notation originale il s'y est glissé' un assez grand nombre d'inexactitudes. § II. Mais cette édition n'a été imprimée qu'à vingt-cinq exemplaires pour les membres de la Société elle n'a pas été mise dans le commerce. Ces trois pièces ont été rééditées en i83g. Dans les deux notices sur Adam de la Halle. Les éditeurs de i83g ont reproduit quelques mélodies dont la traduction leur avait été fournie par Bottée de Toulmon. Méon a reproduit le <rCongié dans le tome i de ses « Fabliaux ». t. dans le « Théâtre français au moyen âge » par MM. publiées l'une dans ses « Trouvères de la Flandre -». pour la Société des une édition du « Jeu Adam». Jubinal l'a transcrit dans .

Fétis a essayé de reproduire un des Rondeaux d'Adam dans le tome i de sa « Revue musicale ». les « Notes et éclaircissements dont il a accompagné son édition des œuvres de Rutebeuf ». Les autres poésies d'Adam de la Halle. Dans une notice sur Adam de la Halle. publiée en 1828. un Rondeau et un Motet. avec quelques mélodies tirées du manuscrit de la Vallière. . Enfin la « Revue de musique ancienne et moderne ». ses Jeux-partis. i « Théâtre français au moyen âge ». mais la notation originale y est inexacte et sa traduction est fautive. c'est-à-dire ses Chansons. Bottée de Toulmon • a traduit quelques mélodies du « Jeu de Robin et de Marion ». 5i. musicien.INTRODUCTION. ses Rondeaux et ses Motets sont restés complètement inédits. contient un article sur le Jeu de publiée en i856 Robin et de Marion ». p.

Pour celles-là. CHANSONS. il ne sau- . ni l'intention de faire une appréciation complète des œuvres d'Adam de la Halle. un travail de cette nature serait une tâche fort lourde. i. Ce serait une erreur de croire que le mot chanson avait aux xne et xme siècles la signification qu'on lui donne aujourd'hui. Nous nous bornerons à jeter un coup d'oeil sur chacune de ses poésies dont nous cheren les accomcherons à déterminer les caractères pagnant de quelques remarques et observations.III POÉSIES Dans l'examen succint qui va suivre. Nous confessons volontiers qu'en présence des progrès accomplis par les études spéciales sur notre ancienne littérature. nous ne sommes pas suffisamment préparé pour oser entreprendre un examen approfondi des productions de notre célèbre trouvère. nous n'avons ni la prétention. Nous ne voulons pas parler des chansons de gestes.

rait y avoir de doute. lit constatvisitantibuslibràs ».quœ nobilissimasunt carissimeconservantur. sed inter ea que cantata sunt cantiones carissime conservantur. Voici les paroles de M. 4 Enumérant les motifsqui font de la chansonle genre le plus noble. et aussi parce qu'elles sont accompagnées de mélodies. 11 « répartit en six sections les pièces qu'il contient: i° les « grands chants.INTRODUCTION. eloq. le Dante dit « Preterea. Il. t.. II. p.. et qui ont généralement le nom de cançons ou chansons On est accoutumé de ranger les dans les manuscrits. chansons des trouvères parmi les poésies légères. 2" série. v. Il n'en est pas de même des pièces composées d'un certain nombre de strophes. tout le monde sait qu'on appelait ainsi nos épopées nationales.) . sans doute parce que l'amour y joue le principal rôle.. 2 Horum autem modorumcantionummodumexcellentissimum esse pensamus. c'est-à-dire les chansons par excel« lence. 157. Les chansons faisaient partie de la poésie lyrique. 1 NOTICE sur LEMANUSCRIT d'Oxford Archivesdes missionsscientifiqueset littéraires. eloq. Puis un peu plus loin 3 il dit « C'est une très juste observation de Dante « qu'entre les pièces lyriques. i58. De vulg. excellent juge en cette matière s'exprime ainsi. celle du Dante. le genre que Dante plaçait au-dessus de tous « les autres 2 2° les Estampies ». C'est l'avis il de M. p. en étayant d'ailleurs son opinion sur une autorité que personne ne contredira. (De vulg. les chansons propreci ment dites ont été conservées avec le plus grand « soin 4 ». Paul Mayer. 3 Ibid. m. m. etc. Meyer 1: « Le manuscrit Douce « est le seul qui ait adopté le classement par genres. Mais ce n'est pas là leur véritable caractère.

les chansons avaient un caractère plus élevé que les pièces auxquelles on donne aujourd'hui le nom de chansons. car dans la série des grands chants du « manuscrit Douce ». qu'on ne l'oublie pas. soit qu'ils n'aient eu qu'à suivre ce qui se pratiquait chez leurs ancêtres du Nord. p. Soit donc que les trouvères aient voulu imiter les anciens. . ce sont les mélodies elles-mêmes dont elles sont accompagnées. mais au contraire.INTRODUCTION. ils n'ont fait que suivre la tradition Ce qui démontre encore que. composée de quatre-vingt-onze pièces. 63et suiv. Il faut donc abandonner cette dénomination de poésies légères donnée aux chansons des trouvères pour leur restituer leur véritable caractère de poésies lyriques. une forme traditionnelle à laquelle ils se conformaient d'autant plus volontiers que la mélodie est essentiellement expressive. pour les trouvères. et Adam de la Halle en particulier. pour eux. ont évidemi Nous avonstraitécette question. Il ne saurait y avoir aucune équivoque. D'ailleurs.preuvesen main. la poésie lyrique était chantée chez les Grecs elle a continué d'être chantée chez les Romains elle l'était au moyen âge. Ne peut-on pas dire également que. Elles ont un cachet plus artistique que celui qui convient à des poésies légères. c'était de la part des trouvères non une innovation. cinquante-deux se et dans ces cinquante-deux on retrouvent ailleurs compte neuf Chansons d'Adam de la Halle. si cette sorte de poésie était chantée. Les trouvères en général. dansnotre HISTOIRE DE l'harmonie AU MOYEN aûk. L'examen de la facture poétique des chansons semble aussi inspirer la même réflexion.

INTRODUCTION. et dans le n° on 1490 du Vatican. Nous avons recueilli avec soin les variantes des divers manuscrits cités plus haut. Les Chansons d'Adam de la Halle se trouvent toutes ou en partie dans les manuscrits 2736. comme dans presque tous ses ouvrages. Il est évident que. Les allusions qu'on y remarque ne sont pas toujours assez transparentes pour qu'on voie clairement à qui elles s'adressent. Adam a mis sa personne en jeu. dans le manuscrit 120 de la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris. Elle est aussi une nouvelle preuve qu'il n'était pas encore marié à son départ pour cette ville. ment mis plus d'art. mais elles semblent jeter une bien faible lumière sur les passages mal rapportés. mais il est facile de s'apercevoir qu'elles lui sont personnelles. et principalement à son amour pour Marie. La quatorzième semble avoir été écrite à son retour de Douai. Malgré ces nombreuses leçons n'en possède pas un texte pur. dans plus d'une de ses chansons. Il nous paraît difficile de refuser cette qualité à plusieurs des Chansons d'Adam de la Halle. apporté plus de soin ingénieux à cette sorte de poésie que ne le comporte l'idée que nous avons de la chanson. dans le n° 637 de la Bibliothèque d'Arras. 24406 846. Il y aurait peut-être de l'exagération à dire que leurs chansons s'élevaient jusqu'à l'ode mais on peut affirmer du moins que plus d'une de ces <r cançons » renferme de la véritable poésie lyrique. Elles ont été transcrites inexactement soit de mémoire. il fait allusion à ses amours. . soit sur des copies non originales. 1109 et 12615 delà Bibliothèque nationale. 847. Dans ses Chansons.

Tout à coup les deux « adversaires s'arrêtent. JEUX-PARTIS. Adam de la Halle est choisi par Jehan Bretel comme [ FRAGMENT D'HisTomE etc. v. La bataille est acharnée. dit-il. et il ne semble pas K qu'on puisse en prévoir la fin. on se frappe avec des a injures. L'un jette le gant. ou en désigne un autre. Ferri. Greivillier. on lutte. Louis Passy de cette sorte de poésie tant en vogue aux xu*~ et xni~ siècles ccLe jeu-parti. Celui qui a « relevé le défi accepte ce juge. prend la forme d'un « dialogue tantôt c'est une conversation poétique qui « s'éteint sans conclure tantôt c'est un véritable tour« nois littéraire à deux et même quelquefois à trois ou « quatre tenants. les n°s 18~ 3o et 3t. celui qui a porté le défi dépose « les armes. -Nous duire la définition pittoresque que donne M. On « s'échauffe. l'autre le relève. Bibliothèquede l'Ecole . il nomme un juge du camp. Evrar. Jean de Marly et la dame de DaneRogier. un des riches bourgeois d'Arras qui l'avait si généreusement accueilli et auquel il adresse )). » On rencontre les principaux caractères de cette définition dans les Jeux-partis d'Adam de la Halle. Cuvelier moy. UTTÉKAiRi:.INTRODUCTION. qui lui furent demandées par Robert Nasart. Il faisait aussi des chansons pour ses amis. des chartes. ses adieux dans son Congié ne pouvons résister à repro2. & rarement on en cherche un troisième. K on se perce avec des railleries. on se charge à coup de strophes. Les personnages qu'Adam fait intervenir sont Jehan Bretel. Il en est trois. série. Dragon. t. Audefroi.

sans d'Arras en contient 11. dans les Jeux- ce sont les n~ o. I. ou par M. loyal amant. Sire JEHAN (BRETEL) à ADAM Quel est l'amant Est-ce l'amant satisfait ou l'amant platonique? Dragon et Audefroy. 12. son interlocuteur dans sept jeux-partis contenus dans le manuscrit de Sienne 1. sans voir autre compagnie et sans jamais sortir de la ville ? Juges III. sept avec la mu13 et i5. 2736. ADAM à sire JEHAN (BRETEL) Consentiriez-vous à demeurer toujours à Arras seul avec votre amie. ADAMJEHAN posées Un amant à qui on promettrait sa vie des faveurs de sa dame. Louis Passy. 2 Excepté les n°si3 et 15. II. ADAM à sire JEHAN (BnETEL) Pour un est-ce le bien qui domine en amour? est-ce le mal? Juges IV. 10.. Grelvelier et Cuvelier. Les seize.INTRODUCTION. que précontre votre dame. p. au de nombre la Vallière i iog de la de le manuscrit le manuscrit Bibliothèque Le manuscrit la musique nationale 3° dans de Paris. content? Juge V. la musique. votre dame contre l'amour? Juges Greivelier et Ferri. Jeux-partis se trouvent avec d'Adam 1° dans de la Halle. tous les Jeux-partis ont pour interlocuteur Jehan Bretel qu'Adam désigne sous les noms de Jehan. ibid. le plus ADAM à sire JEHAN (BRETEL) être favorisé par l'amour féreriez-vous. sire Jehan ou simplement Sire. En loyal amant. sique Voici des questions l'analyse d'Adam de la Halle partis (BpETEL ') de jouir dix fois seulement dans devrait-il se hâter ou attendre ? Juges Audefroy et Dragon. 477. Ferri et Greivelier. .

INTRODUCTION. sans en avoir reçu merci. ADAM à RoctER Je suppose que vous aimiez ma femme et moi la vôtre mais nous n'en sommes pas aimés. XI. et à JEHANDE MARLI Qui X. Voudriez-vous qu'en allant plus avant je fusse accueilli par la vôtre et vous par la mienne ? Juge Ferri. âpres avoir VII. ou de celle qui s'est détachée par raison ou par honneur ? Pas de juge. XII. ADAM à S)RE (JEHANBRETEL) Qu'est-ce qui est préféVI. IX. rable gagner la faveur de votre dame par trahison. VIII. Ferri et Audefroy. ou de perdre son amour quand il l'a obtenu ? Juge Ferri. ou la servir avec désintéressement toute votre vie. vous en quoi pourquoi et comment vous le qui savez si bien l'amour servez ? Juges Dame de Danemoy. ADAMà StRE (JEHANBRETEL) Le savant Aristote fut chevauché en selle par une amie qui lui manqua de parole. . JEHANBRETELà ADAM De laquelle vaut-il mieux être aimé. peut-il l'abandonner et chercher consolation auprès d'une autre? Juges Ferri et Dragon. ou de voir sa prière repoussée par la dame > qu'il aime. ou celui qui le demande aussitôt ? Juge Dragon. ADAM à sire JEHAN(BnETEL) Veuillez me dire. XIII. de celle qui n'a jamais aimé. ADAM à SiRE (JEHAN BRETEL) fait mieux. ADAMSIRE (JEHANBRETEL) Un amant. ADAM à SIRE (JEHANBRETEL) Que doit craindre le plus un amant sage. et qu'elle soit satisfaite ? Juges Ferri et Greivelier. voudriez-vous être accoutré de même par votre dame pourvu qu'elle tînt sa promesse ? Juges Evrar et Ferri. deux ou trois ans. fidèlement aimé sa dame pendant sept ans. celui qui attend merci un.

sa dame. ai-je gagné? Juge Ferri. Quelques-uns en diffèrent. (BRETEi. 3.) J'étais parvenu à me faire aimer d'une dame qui bientôt en aima un autre. Francon et les autres auteurs de traités de musique des xii~ et xm" siècles parlent des rondeaux comme d'une des compositions alors le plus en vogue. Lequel doit plaire le plus à XIV. . ADAM à GKElVEHERCelui qui veut prêcher l'amour. Le dernier des Rondeaux d'Adam est une sorte de noël. bien que placée parmi les Jeux-partis. crit de la Vallière 2736. mais très peu. Au point de vue de la versification. celui qui fait ostentation de son amour devant tout le monde. à JEHAN ADAM BnBTËi. Le Rondeau est une poésie toujours accompagnée de musique. emploie-t-il mieux son temps en s'adressant à l'amant loyal ou à `! l'amant trompeur ? ADAM à sire JEHAN XVI. XV. La dix-septième pièce. RONDEAUX.INTRODUCTION. Il sort des formes observées dans les autres. le rondeau paraît avoir été une pièce n'ayant généralement que deux ou trois strophes. La plupart des Rondeaux d'Adam ont cette forme. commençant par un ou plusieurs vers qui servent de refrain aux diverses strophes. Elle y est aussi à la fin des Chansons d'Adam de la Halle. Adam de la Halle est le seul harmoniste de cette époque dont il en soit parvenu des spécimens. est une pièce latine sur la résurrection de Elle ne se trouve que dans le manusNotre-Seigneur. Ai-je perdu. ou celui qui se laisserait plutôt mourir que de faire voir son affection? Juges Ferri et Dragon.

Le manuscrit de la Vallière est le seul qui contienne tous les Rondeaux d'Adam de la Halle. 365). lorsque le vin les avait mis en gaîté jusqu'àa faire les bateleurs (voir p. 5. Le motet était une composition har4.. Considéré au point de vue poétique. C'était une pièce dont le rhythme et l'étendue étaient abandonnés à la volonté ou au caprice du poète. le motet n'avait point de forme déterminée. MOTETS. Cela n'est-il qu'une fiction poétique. Hancart et Gautelos. il en résulterait qu'Adam et ses amis Haniket. On est étonné de voir un accouplement de strophes aussi disparates. La première partie du troisième est fort singulière. 2j 3 et de la Bibliothèque de Cambrai. LE CoNGÉ. les n°s i. Le Congé d'Adam de la Halle est une de ses pièces les plus remarquables.INTRODUCTION. s'abandonnaient. Elle est pleine de sentiment et de cœur. Les Motets d'Adam de la Halle sont tous à trois parties chantant des paroles différentes. monique dont il sera parlé plus loin. . La seconde partie de ce même motet est une nouvelle peinture des charmes de Marie qui séduisirent Adam. ou est-ce la réalité ? Il serait difficile de le décider. S'il fallait la prendre à la lettre. Nous avons rapporté plus haut la première partie du premier motet où Adam se plaint d'avoir dû quitter Arras par suite des mesures vexatoires exercées contre les bourgeois. On en trouve transcrits sur les fragments quatre. La seconde partie du deuxième Motet est charmante.

XX. Paulin Paris fait remarquer avec raison. une netteté de pensée. 6. ont écrit leur n Congé jo au moment de quitter tout ce qu'ils avaient de plus cher au monde. celui d'Adam. Rien d'étonnant qu'ils soient empreints d'un sentiment de tristesse qui tient du désespoir. . FRANCE.INTRODUCTION. une facilité de « versincation. dans la notice biographique que nous avons tracée plus haut les principaux faits du Congé qui se rattachent à notre trouvère. Le Congé d'Adam a été composé dans des circonstances pénibles aussi. Le Congé d'Adam ne se trouve que dans le manuscrit de la Vallière 2736. 653. M. contraints d'achever leur existence dans un hospice de Saint-Lazare. p. Nous avons cherché à faire ressortir. LE Roi DE SICILE. une élégance K d'expression rares dans les compositions littéraires de « tous les temps a. Jehan Bodel et Baude Fastoul. que « la forme surannée de langage n'empêche « pas de reconnaître dans cette pièce. Ils sont tous trois écrits en douzains octo-syllabiques. La pièce intitulée « C'est du Roi de Sezile est une chanson de geste ou plutôt 1 HISTOIRE DE LA UTTÉRAJRE t. suivant nous. On ne connaît que trois « Congés celui de Jehan Bodel et celui de Baude Fastoul. C'est dans le Congé d'Adam qu'on trouve le plus de renseignements sur la partie de son existence antérieure à son mariage. mais n'offrant rien de douloureux et de lugubre comme le malheur qui atteignit ses compagnons en gai savoir.

évêque de Tournai. car. qu'en écrivant un poème où il célébrait ses exploits. Après avoir énuméré les brillantes qualités de son héros. Adam nous apprend qu'un autre ménestrel. dont il ne donne pas le nom. Elle a joui d'une certaine réputation. Le mérite d'un personnage aussi éminent demande à être célébré d'une manière digne de lui. masculine et féminine. et se croit en mesure de la mener à bonne fin.INTRODUCTION. dans un passage rapporté plus loin. Le manuscrit de la Vallière 2~36 est encore le seul qui nous l'ait transmise. un fragment de Chanson de geste en l'honneur de Charles d'Anjou. Ce que nous en avons n'est que la première partie elle s'arrête au moment du départ de Charles pour Naples. elle est divisée en stroplies de vingt vers à rime alternative. Adam de la Halle avait cru ne pouvoir donner de meilleure preuve de son dévouement et de son attachement au prince qui l'avait si bien accueilli. Gilles li Muisis. Cette Chanson est composée en vers alexandrins. Adam raconte les circonstances de son mariage la révolte des Marseillais. vers 135o. Adam va entreprendre cette tâche. Est-ce là tout ce qu'Adam y avait composé ? Cela est douteux Gilles Muisis. parlant de . avait essayé de chanter les hauts faits du prince. sa avec Béatrix d'Anjou conquête du royaume de N~Je's* sur son adversaire dont les qualités royales ne sauraient être contestées. semble en parler comme d'un ouvrage achevé. roi de Naples en 1282. mais qu'il n'avait fait qu'un ouvrage qui avait besoin d'être « redrécié r.

jamais bon clerc <cne quitta Arras ? Et que deviendra Marie ? fait « Gillos. « Elle vous suivra. Ce passage confirme l'assertion d'Adam relativement à l'existence d'autres poèmes sur le même sujet. Rainelet. Walès. répond Adam. 7. de même que « le Jeu de Robin et de Marion ».INTRODUCTION. Riquesse Auris. et maxime Adam li Bochus de Atrebato « fecit et composuit librum unum in quo plurimum <L ipsum commendavit s. Magloire et Arsile. l'hôte. Riquier. on ne peut séparer ceux que « l'Eglise a unis. dont nous parlerons dans un instant. e Le Jeu Adam B peut être regardé comme la plus ancienne comédie. « Qu'y feras-tu. Guillot le Petit. LE JEU ADAM. Hane le Mercier. La pièce débute par une scène où Adam. Ce sont.OU DE LA FEUILLIE. comment n'aurais-je pas été séduit ? » JY . une comédie de mœurs au Le « Jeu Adam est premier chef le sujet de l'ouvrage est la propre histoire de l'auteur. il yoccupe le principal rôle. est le plus ancien opéra--comique. Nous voici arrivé aux pièces de théâtre d'Adam de la Halle. ses œuvres principales. diverses pièces qui avaient été composées en l'honneur du roi Charles. le médecin. Les autres personnages sont maître Henri de la Halle. et les trois fées Morgue. le courrier des fées. cite surtout celle d'Adam de la Halle e Facta principis Caroli nobilis habentur in metro et « in prosa. le fou. Vous parlez à merveille mais II. une femme. sans contredit. Elle restera avec mon père. vêtu en clerc annonce qu'il a quitté sa femme pour aller à Paris compléter ses études. dit Riquesse Auris.

Ces unions constituaient alors le cas de bigamie. Leur approche est annoncée par l'apparition de la troupe Hellekin. Survient alors maître Henri on lui demande de l'argent pour son fils partant pour Paris. La seconde La première partiesemble8nn"Tà. s'ouvre par la préparation de l'arrivée des fées. dit le médecin. Il demande des offrandes pour saint Acaire qui guérit de la folie on lui présente plusieurs personnes qui réclament l'intervention du saint. Croquesos est le messager envoyé par Hellekin à la fée Morgue. Puis il fait rénumération des charmes de Marie~ tels qu'ils lui apparurent avant son mariage. . peu décente. XX. d'une dame lui fournit l'occasion de passer en revue les dames d'Arras dont la réputation est plus ou moins équivoque. nomme l'avarice. coupable d'avoir contracté mariage avec une femme veuve. par l'effet de cette décrétale. dépouillés de leurs fonctions de notaires et d'avocats Henri de la Halle était dans ce cas près de l'officialité de bigamie.. Alexandre IV avait privé des franchises ecclésiastiques tout clerc revêtu des ordres mineurs. et dans la ville d'Arras un grand nombre de clercs se voyaient. chargée de garder la demeure des fées.II ne peut en <r Dela maladie qu'on donner. p. Enfin on amène un fou qui fait allusion à une décision du Pape. il en est bien d'autres qui sont atteints de la même infirmité.INTRODUCTION. ou notée d'infamie. il est vieux et malade. ~–Puis une consultation. 645. Une autre scène s'ouvre par l'arrivée d'un moine d'Haspres. Adam critique vivement cette sentence. t. t HISTOIRE HTTÉRAIRE DELAFRANCE.

Adam n'y fait pas faute. bien garnie perfection en poésie. que qu'Adam n'aille pas à Riquiers soit pelé et chauve Paris. on peut voir combien le cadre de la pièce prêtait aux allusions et à la satire. De tout temps la malignité . en bas et foulé sous ses pieds. elles souhaitent à Riquesse Auris. Riquesse Auris. Adam et les autres boivent à la taverne. Morgue rend ses bonnes grâces à Hellekin. est Thomas de Bouriane. D'après la courte analyse qu'on vient de lire. les hommes. accompagnée de Magloire et Arsile. bourse à Adam de la Halle succès en amour. Crespin et Jacques Louchart. Morgue et Arsile distribuent les dons de leur puissance. On veut faire payer l'écot par le moine qui s'était endormi. il finit cependant par laisser ses reliques en gage. Arsile lui dit que c'est le plus vain et le moins redoutable des champions. et reste dans les bras de sa femme. Tout Arras y passe. les bourgeois y sont nommés en toutes lettres. Elles s'installent. Quand il se réveille. les femmes. Cette pièce n'est sans doute pas la seule de ce genre qui ait été composée à cette époque. Hane le Mercier. Magloire est pressée à son tour de n Je veux leur vouer quelque chose dit-elle. Elle arrive Les fées Arsile et Morgue s'éloignent. Le moine. mais c'est la seule qui nous soit parvenue.INTRODUCTION. On voit approcher <:la Fortune agitant sa roue en haut sont les deux nouveaux favoris du comte Ermenfrois d'Artois. il se fâche et refuse de payer. les riches. » Ensuite Morgue feint d'aimer le trouvère Robert Sommeillant. et de le préférer à Hellekin.

Elle se laisse embrasser. s'est plu à la chronique publique personnalités injurieuses. Arrivent Baudon. compas'éloigne et va chercher les compagnons gnes. sans plus de succès que la première fois. Nous parlerons de la musique un peu plus loin. Péronelle.INTRODUCTION. Il mais elle se bat Robin et finit par emmener Marion défend si bien qu'il renonce à la retenir. dans une pièce théâtrale. tout-à-fait du genre théâtral en usage à cette époque. la musique avec la poésie. Robin et. elle n'en aimera jamais d'autre. Il insiste. Ici nous donnerons une courte analyse de la pièce. Marion appelle Robin qui accourt. On a dit avec raison que c'est le premier opéra-comique. Elle désire danser la tresque. Elle retourne tout en auprès de Robin. Elle est un nouveau témoignage de la souplesse du génie d'Adam de la Halle. Revient Robin à qui le chevalier cherche querelle. Survient un chevalier qui cherche à séduire Marion. par des couplets et des dialogues ayant pour but de concourir à l'action. elle lui chante un < Trairi deluriau Le moqueur. s'il revenait. chevalier part. Marion raconte à Robin sa petite aventure avec le chevalier. repas champêtre entre les deux amants. LE Jeu DE RoBm ET DE MARION. On s'arme de bâtons pour défendre Marion contre le cheIl apparaît et recommence ses valier. mais il perd son temps: Marion aime Robin. Cette pièce non moins originale que « le Jeu Adam 9 sort. tentatives. chants d'amour. Gautier. . comme celle-ci. Doux propos. Il semble être le premier qui ait tenté d'entremêler. Huart. Robin m'a ». scandaleuse aux 8. e Robin Elle commence par la délicieuse mélodie m'aime.

La pièce se termine par une danse nommée « la tresque ». La tresque était une danse sans fin. C'était une danse qui avait besoin d'être dirigée. lui reprochant sa couardise. d'autres sont d'avis qu'elle a été écrite à Arras avant le départ d'Adam pour l'Italie. on décide celui de Perrette avec Warnier. qui a encore cours en Flandre et en Artois Ch'est sans fin Corn' F danse Robin. Après cette scène. Robin est il s'en acquitte à la satisfaction de chargé de ce soin tous. à celui de roi et reine. Nous sommes disposé à nous rallier à la première opinion par cette raison que les airs y sont notés d'après la manière qu'Adam ne paraît avoir adoptée qu'après son départ d'Arras. La versification en est élégante et facile. il en est déjà question dans un autre endroit de la pièce. Le « Jeu de Robin et de Marion se trouve .INTRODUCTION. comme la valse ou autres semblables. fort à la mode et au goût du temps. L'expression traduit toujours fidèlement et nettement la pensée. Les uns croient qu'elle a été composée pour les fêtes de la cour de Naples. On joue au jeu de Saint-Coisne. comme pendant au mariage de Robin et de Marion. Le proverbe suivant. Le mérite littéraire de cette petite pièce est incontestable. Puis. Il serait difficile de déterminer d'une manière précise l'époque fixe où cette pièce a été faite. prouve que le souvenir de la tresque n'y est pas complètement effacé. la compagnie des bergers et bergères se livrent à des divertissements. Marion surtout ne lui épargne pas ses éloges.

celui de la Vallière 2y36 et dans deux manuscrits celui d'Aix. qui contient les autres. ainsi que sa mort récente. ce qui ne se rencontre également que dans les ouvrages d'Adam. il est complet le texte et la musique y semblent être dans leur pureté primitive. œuvres d'Adam. semble la corroborer. le sous-bibliothécaire de la bibliothèque Méjanès. La musique offre des variantes qui indiquent aussi une origine plus moderne. Dans le premier. g. Le soin avec lequel il y est rappelé qu'Adam n'est appelé Bochu qu'à Arras. Vida). Ensuite. il renferme des Le langage y est plus moderne lacunes. Voici ce qui nous fait croire que la pièce est d'Adam D'abord c'est. comme les deux précédentes pièces. Il n'en est pas de même dans celui d'Aix. est encore une forte induction en faveur de notre opinion. Nul autre auteur n'a fait de pièces semblables. la présence de cette pièce dans le manuscrit de la Vallière 2y36. LE JEU ou PÉLERIN. Nous ne partageons pas ce doute.INTRODUCTION. nous sommes heureux de pouvoir en faire profiter nos lecteurs grâce à l'obligeance de M. Cette pièce appartient-elle à Adam de la Halle ? On a émis à cet égard un doute qui se fonde spécialement sur ce que le principal personnage de la pièce <: le Pèlerin y annonce les divers faits et gestes d'Adam depuis son départ pour l'Italie. Les tentatives qu'on avait faites jusqu'ici pour les donner n'ayant pas réussi. on y trouve deux mélodies. une petite comédie de mœurs où l'histoire d'Adam est le fond de l'action scénique. Enfin. .

On s'est demandé si Adam de la Halle n'exécutait pas lui-même sa musique.nsd'Arras. ce qui confirmerait le sentiment de ceux qui croient qu'Adam est revenu en cette ville avant d'aller mourir à Naples.4. le passage suivant semble démontrer qu'il en était ainsi Car mainte bèle grace avoit.~iS. C'est dans cette pièce qu'il est fait mention des de l'accueil voyages d'Adam en Italie et en Orient qu'il reçut du comte d'Artois et de Charles d'Anjou qui l'avaient en haute estime.INTRODUCTION. Et s'estoit parfais en chanter. p. Le « Jeu du Pélerin ne se trouve précieux manuscrit de la Vallière 2736. indiquent que la pièce a été représentée à Arras. que dans le . p.6. Ces vers Nés fu de ceste ville. Et seur tous biau diter savoit. Maistres Adans « H Bochus estoit chi apelés EtIâAda.

. dans la seconde se rangent ses Rondeaux et ses Motets. Dans celles-ci la musique est non un accessoire oiseux ou superflu. ses Jeux-partis et les airs dont il a orné le Jeu de Robin et de Marion.IV. Adam de la Halle doit être considéré comme un des musiciens les plus distingués du xui~ siècle. A la première appartiennent ses Chansons. texte et musique forment un ensemble difficilement séparable. mais une partie essentielle de leur constitution. MUSIQUE Les œuvres d'Adam de la Halle se composent de poésies sans musique et de poésies accompagnées de chant. Son mérite est pour le moins égal à celui des meilleurs déchanteurs de cette époque il est incontestablement supérieur à celui des autres trouvères. les autres harmoniques. Il en est surtout ainsi des Rondeaux et des Motets. Les productions musicales d'Adam de la Halle peuvent se diviser en deux classes les unes mélodiques.

la facilité vement. dans les allures qu'on remarque dans la tournure mélodique de ces airs de là aussi la popularité dont ils ont joui immédiatement et longtemps après. il est nécessaire de remarquer que la musique religieuse était. c'était la musique artistique. § I. COMPOSITIONS MÉLODIQUES.INTRODUCTION. tandis que les autres sont des compositions artistiques. Mais cette popularité tenait encore à une autre cause. d'une autres. Cette différence provient de ce que les mélodies du Jeu de Robin et de Marion sont le résultat de l'inspiration spontanée. qu'on les analyse et les compare entre elles. ce qui leur donne un caractère tout à fait populaire. Celles-ci sont naturelles. forme difficile à retenir. Dans les premières. les faciles. c'est-à-dire soumises à des règles de convention. cadre convenu liberté pleine et entière dans le moude là le naturel. Nulle rhythme étaient abandonnés nulle obligation de se renfermer dans un contrainte. elle tenait à leur tonalité. Pour bien comprendre ce fait particulier et essentiel. par des principes de tonalité. la seule dont les bases fussent réglées par une théorie. La . chantantes sont souvent maniérées. Quand on examine les diverses mélodies d'Adam. à cette époque. le musicien pouvait donner libre carrière à son imagination l'inflexion tonale et le à sa spontanéité. au contraire. on remarque une différence sensible entre celles des Chansons et des Jeux-partis et celles du Jeu de Robin et de Marion.

si si bien appropriée aux chants chrétiens. dans le < nord de la Gaule et en Angleterre. tonalité diatonique fixée par saint Grégoire et adoptée par ses successeurs était la tonalité officielle. ils étaient accompagnés d'un « personnel nombreux et instruit ayant pour mission « d'y introduire tout ce qui était de nature à instituer «et à consolider le dogme par le culte et les cérémo< nies en usage à Rome. une des branches du culte « à laquelle le célèbre Pontife attacha le plus d'impor« tance. c dans la Germanie. Aux missionnaires prêcheurs il ne « manqua pas de joindre des ecclésiastiques instruits <t dans l'art qu'il venait de réformer et de régler. si l'on peut s'exprimer ainsi. mais certains faits sont propres à nous éclairer sur cette question. fut le chant. En <[ passant par la Gaule où ils séjournèrent quelque <i:temps. On ne possède pas. L'apôtre Boniface. <)t). t L'ART AUX XliC ETXIUS HARMONIQUE StÈCLES ?. le moine Augustin dans les îles <[ de la Grande-Bretagne. Or. Mais à côté de cette tonalité calme. à la fougue populaire.INTRODUCTION. majestueuse. Cette dernière est fort ancienne et son origine semble être septentrionale. comme « nous l'avons dit ailleurs que le christianisme reçut « son plus grand développement en Allemagne. . « C'est sous le pontificat de saint Grégoire. ne furent pas seulement chargés d'y prêcher la foi. à la vérité. d'exemples de mélodies d'une date fort reculée. convenable il en existait une autre dont les allures et les inflexions s'adaptaient mieux aux passions mondaines. ils y enseignèrent le chant grégorien ou romain.

1. des recherches faites dans ces der« niers temps ont fait reconnaître que la tonalité des « peuples du Nord diffère essentiellement de la tonalité « ecclésiastique. Bientôt « Pépin fut obligé d'appeler de nouveaux maîtres ro« mains. p. et malgré « la prédominance de celle-ci. à travers la musique artistique. On la trouve dans les « mélodies des trouvères qui ont obtenu de la popula« rite. « qui prétendaient conserver leur manière de chanter. e: Lorsque Charlemagne monta sur le trône. Signalons à cet égard les airs intercalés dans <: le roman <[Li Renard noviel » du trouvère lillois i GERBERT. AUgemeine . On connaît la lutte que le grand « monarque eut à soutenir avec les chantres français. Ce caractère. et ses efforts n'eurent pas grand résultat. 205et suiv. 26~. 1.INTRODUCTION. p. FoRKEL. n. De Cantu et musica sacra. mais qui avaient leur origine « dans le caractère même de la mélodie.t. e: Les changements introduits par eux étaient tels que « le chant usité dans les églises de France était devenu « en quelque sorte un chant particulier auquel les « auteurs ont donné le nom de « gallican Il y avait « donc entre le chant romain et le chant français des « différences considérables qui ne résidaient pas seule« ment dans l'exécution. Gcschichteder Mustk. et suiv. Elle se rencontre dans les chants po« pulaires dès qu'il s'en présente des vestiges notés on K en suit la tradition dans les airs populaires du <cmoyen âge. « c'est la tonalité particulière que les auteurs désignent « avec fondement sous le nom de « goût national « Effectivement. « mais ce chant n'y resta pas longtemps intact. il fallut en « venir à une réforme complète pour opérer l'unité « avec le Saint-Siége.

Leur forme et leur tournure ont pour nous quelque chose de maniéré qu'elles ont emprunté à l'art conventionnel qui semble avoir présidé à leur conception. 96 et SUIV. ». p. et un grand nombre qui servent de thèmes « à des compositions harmoniques du manuscrit de « Montpellier. L'ART AUX XII~ ETXIU~ tfARMOtiIQUE SIÈCLES. Cette facture n'est pourtant pas exclusive d'élégance et de grâce. mais avec une forme particulière dont nous allons parler. CHANSONS. C'est cette tonalité qu'il est facile de reconnaître dans les mélodies du « Jeu de Robin et de Mariont.INTRODUCTION. ceux du <c jeu d'Adam de La <cBassée. c'est encore cette tonalité qu'on remarque dans plusieurs airs adaptés aux Chansons et aux Jeux-partis d'Adam de la Halle. i. c'est en outre une certaine recherche visant à l'art~ qui ôte à ces mélodies la simplicité qui caractérise les mélodies spontanées. Ce qui leur donne surtout ce cachet. . p. « Jacquemars Giélée. Plusieurs méritent d'être signalées sous ce rapport. c'est l'étendue diapasonale de certaines phrases mélodiques. f)5et suiv. Ainsi que nous venons de le dire. nous avons fait voir 1 que cette tonalité existait longtemps avant Monteverde à qui on attribue cette sorte de [ HISTOIRE DEL'HARMONIE AUMOYEN AGE. qui dépasse souvent de beaucoup celle qu'on rencontre dans les airs populaires. En parlant de l'origine de la tonalité moderne. les mélodies des Chansons d'Adam de la Halle n'offrent aucun des caractères qu'on remarque dans les airs populaires.

Nous y trouvons la preuve palpable de sa volonté . dans ces deux mélodies. le fa dièze n'est pas placé pour éviter le triton entre si et fa mais bien au contraire pour déterminer le ton de sol à chaque cadence où cette note accidentelle se rencontre. même avec les signes distinctifs qui affirment ce caractère. Si nous les donnons comme exemple de la thèse que nous soutenons. c'est parce que la volonté d'Adam y est marquée de la manière la plus formelle. Voici la première phrase mélodique de la huitième chanson et la première de la neuvième Il est bien évident que. Ces deux pièces sont d'ailleurs entièrement dans le ton de sol.INTRODUCTION. Quelques exemples puisés dans ses Chansons en seront la meilleure démonstration. révolution musicale. Elle existait notamment dans les mélodies des Chansons d'Adam de la Halle.

comme on en trouve de nombreux exemples dans ses Chansons 1 et dans ses Jeux-partis ~j on pourrait concevoir quelque doute. c'est-à-dire dans le ton de fa. Les Chansons d'Adam de la Halle sont notées dans Nous avons pris pour point de plusieurs manuscrits.INTRODUCTION. Cependant nous avons dû en plus d'un endroit. avec son caractère moderne. bien que moins exacts sous divers rapports. la tonalité moderne est nettement fixée. ce sont les cadences et les demi-cadences.xvni et xxi. La musique des des Motets et des mélodies du < Jeu de Rondeaux i Voirles nOS xi. est encore sun&samment accusé dans les mélodies des Chansons n°s xv et xix et ce qui achève de démontrer l'existence de cette tonalité. Enfin le ton mineur. Par l'addition du dièze au fa. . ce qui contribue encore à donner à ces mélodies le caractère et la physionomie propres à la musique moderne. à cause de l'analogie qui existe entre le cinquième mode ecclésiastique et le ton de fa de la musique moderne mais ici il ne saurait y en avoir aucun. de faire entendre la relation de quarte augmentée ou de Si Adam s'était borné à écrire ces quinte diminuée. nous guider sur d'autres recueils. Nous devons placer ici une observation sur la notation adoptée par Adam de la Halle. parce qu'il nous a paru le mieux écrit et le plus exact. départ celui de la Vallière 2y36. mélodies un ton plus bas. Xtv. Le rhythme musical y est réglé sur la disposition il est généralement régulier et presque symédes vers trique. 2 Voir les n°s y~ et xvi.

INTRODUCTION. et quelquefois deux semibrèves tantôt deux brèves. Ce n'est que par des recherches et un examen comparatif que nous sommes parvenu à donner à ces mélodies leur véritable physionomie 2. p. 1. H semble résulpas compte des principes ter de cette différence qu'Adam avait noté ses Chansons et ses Jeux-partis avant d'être initié dans l'art du d'où l'on serait amené à conclure que les déchant Chansons et les Jeux-partis sont antérieurs aux Rondeaux. est le résultat de l'examen comparatif des divers manuscrits. aux Motets et au « Jeu de Robin et de Marion Quant à la musique des Chansons d'Adam. est notée d'après la doctrine Robin et de Marion franconienne exposée dans les traités de cette époque 1. 2 Noussaisissonscette occasionpour faire remarquer que la différenceque l'on trouvera entre la traduction des fragmentsreproduits dans L'ART HARMONIQUE. Cette différenced'ailleursn'est pas essentielle. DEL'HARMONIE AU période est en outre expliquée dans J'His-roiRE MOYEN et dans L'ARTHARMONIQUE AUX XIIe ETXIII~ SIÈCLES. i Ces traités sont publiés dans la collectionintitulée SCRIPTORUM DEMusicA MEMi ~Evi NOVA t. La notation musicalede cette SERIES. AGE. . au contraire. des Chansons et des Jeux-partis Celle. moins fixe on n'y tient est écrite d'une manière franconiens. 3° dans les ligatures de trois notes. la valeur de la n'est pas toujours déterpremière et de la dernière minée d'une manière certaine. et celle que nous donnons ici de ces mêmes fragments. ()8. 2° les ligatures de deux notes descendantes et ascendantes signifient tantôt une brève et une longue. trois choses contribuent à jeter de l'incertitude sur leur no10 on y confond souvent les longues et les tation brèves.

Elles offrent plus de douceur. nous avons dû examiner s'il existait dans leur musique une différence analogue. dans les mélodies des Jeux-partis. dans la traduction moderne. mais qui est déplaisant à nos oreilles modernes. L'examen des mélodies de ces deux sortes de poésies n'en laisse guère apercevoir soit dans la tonalité. p. plus de naturel. Nous avons fait remarquer que le texte des chansons a été altéré par les copistes il est possible qu'il en ait été de même de la musique. . – La 2. On semble néanmoins remarquer plus de simplicité. JEUX-PARTIS.. néanmoins nous estimons que quelques-unes peuvent être chantées selon la manière italienne c'est-à-dire quand on rencontre une formule semblable à celle-ci 1 On peut. surtout quand on les chante à la manière italienne comme on disait à la fin du xni~ siècle. soit dans le rhythme soit dans la phraséologie musicale. que nous avons publié dans le tome ni du SCRIPTORUM. à cet égard.INTRODUCTION. consulter le traité de Marchetto de Padoue etc. Nous avons conservé. la valeur des notes d'après les règles franconiennes. i. Aussi celle-ci donnet-elle à certaines mélodies quelque chose d'un peu saccadé qui était du reste dans le goût du temps. c'était l'inverse dans la manière française. composition littéraire des Jeux-partis étant différente de celle des Chansons. Cette manière consistait à chanter le premier temps fort et le second faible.

Ce que nous disons à cet égard de la musique des Jeux-partis s'applique à celle des Chansons. MÉLODIESDU K JEU DE ROBIN ET DE M.INTRODUCTION. si l'on remplaçait les iambes des mesures 5. Ils offrent tous le cachet de spontanéité qui se remarque dans les airs populaires.ARION ?. à Ar ras tou-- ? "– vo vi-e. leurs phrases rhythmées et v . 8 et 9 par des trochées. car on risquerait de détruire le caractère de certaines mélodies. évidemment le caractère de l'air Robin m'aN. Pour ne citer qu'un exemple. Leur tonalité. Il ne faudrait pas toutefois généraliser ce que nous venons de dire relativement à la manière italienne. – C'est dans la musique de cette pièce que se révèlent l'originalité mélodique du trouvère artésien et sa supériorité sur ses devanciers et ses contemporains. 6. De même nos observations sur la notation des airs des Chansons s'appliquent à celle des airs des Jeux-partis. 3. on dénaturerait « Robin m'aime. Il ne faut donc user de cette faculté qu'avec discrétion. Tous les airs sont gracieux. faciles et naturels.

Combien. Le contraire a pourtant été soutenu. Cette différence démontre une fois de plus la souplesse d'invention dont était doué Adam de la Halle. Il suffit d'ailleurs du moindre examen de l'ensemble de ce petit drame pour avoir la conviction que le texte et la musique. cadencées dénotent une autre musique que celle des Chansons et des Jeux-partis. et que. Robin m'a » forme l'une d'elles. . On a prétendu que toute la musique du « Jeu de Robin et de Marion a avait été chantée à plusieurs parties. La simplicité de la composition dramatique de cette pastorale n'aurait pas comporté une musique compliquée et prétentieuse comme celle des Rondeaux et des Motets. lors de la représentation de la pièce. sont en parfaite harmonie l'un avec l'autre.INTRODUCTION. On n'y trouve aucun morceau d'ensemble. lors de la représentation ils ont été exécutés à trois parties chantant des paroles différentes? Cela nous paraît inadmissible. On tire cette conclusion de ce que le manuscrit de Montpellier contient un motet à trois parties dont la mélodie « Robin m'aime. à plus forte raison. peut-on en inférer que tous les airs de la pièce ont été traités de même. Est-ce là une preuve ? Parce qu'il aura plu à Adam de la Halle de mettre à trois parties une de ses mélodies. de couplets et de dialogues. tels qu'ils sont conservés dans le manuscrit de la Vallière 2736. La musique du « Jeu de Robin et de Marion se compose d'airs. un pareil système ne doit-il pas être repoussé quand il se trouve en opposition avec les faits quand il vient se heurter contre des incompatibilités.

Les mélodies du < Jeu de Robin et de Marion sont notées dans deux manuscrits. D'un autre côté. qui consiste à prétendre que ces mélodies naïves gracieuses. En enet. soit avec les scènes particulières auxquelles elles sont mêlées. Un pareil système n'est donc pas admissible un seul instant. n'auraient été que des parties séparées de morceaux à plusieurs voix c'est-à-dire des compositions graves.INTRODUCTION. Il faut laisser aux mélodies du « Jeu de Robin et de Marion leur véritable caractère. un cachet de naïve et gracieuse fraîcheur qui a singulièrement contribué à la popularité dont ils ont joui et dont quelques-uns . qui a noté les Rondeaux et les Motets avec leurs parties harmoniques. n'aurait pas manqué de noter de même les airs du « Jeu de Robin et de Marion ». Ce sont la plupart des airs qui dénotent une origine spontanée. légères au lieu d'avoir été chantées dans leur simplicité et telles que nous les révèlent les manuscrits. celui de la Vallière 2736 et celui de la bibliothèque d'Aix. par respective du texte et de la musique. Ni dans l'un ni dans l'autre on n'aperçoit aucune trace d'harmonie. une tonalité qui est presque la tonalité moderne. nullement en rapport soit avec le caractère lourdes général de la pièce. on trouve illogique et bizarre cette idée conséquent. l'incompatibilité scénique de la pièce avec des morceaux à plusieurs parties chantant des paroles différentes. plus on examine ce petit drame plus on admire la simplicité et plus. Si réellement les mélodies de cette pièce avaient été le copiste destinées à être chantées à plusieurs parties du manuscrit de la Vallière. est manifeste.

La musique y onre des variantes avec celle du manuscrit de la Vallière. Les mélodies du < Jeu de Robin et de Marion :) y sont exactement notées elles paraissent reproduites dans leur forme primitive et originale. Nous les avons données au bas des pages il est facile de voir que les airs y ont un cachet moins original que dans le manuscrit de la Vallière. Mais. ce qui répond à la mesure moderne de sixhuit.INTRODUCTION. Il nemuse « au grand bourdon » est très probable et presque certain que les airs étaient accompagnés ou du moins soutenus par des instruments. cependant tout porte à croire qu'il en était ainsi. Mais plusieurs pouvaient se chanter par dipodies. la seule usitée à cette époque. de la musette Baudon et Gautier. On y danse au son des instruments. sont encore en possession aujourd'hui dans le nord de la France. du cor. Sans cela il eût été presque impossible de rester dans le ton. . elles sont en mesure ternaire. Les airs du « Jeu de Robin et de Marion étaient-ils accompagnés par des instruments de musique? Rien ne vient le démontrer. Cela se pratiquait spécialement dans les mouvements vifs. Robin joue du flageolet d'argent Huars. Le manuscrit d'Aix est moins ancien. du tambourin et de la cordeux autres. rien n'en donne la certitude. nous le répétons. Le manuscrit de la Vallière 2~36 est le plus ancien. Toutes ces mélodies portent le caractère rhythmique du temps. cela est certain.

Moniot de Paris. il leur est supérieur et de beaucoup. COMPOSITIONS HARMONIQUES. Le rondeau était une espèce de déchant dans lequel les trois parties chantaient les mêmes paroles. IQt. Mais on a déjà vu qu'Adam était assez riche de son propre fonds pour ne pas-aller 1 L'ART AUX XH< ETXttt~ HARMONIQUE SIÈCLES. 11 la doit sans doute aux études qu'il avait commencées au monastère de Vaucelles. . entre autres par Gillon Ferrant. Quand on examine les pièces harmoniques d'Adam de la Halle. Adam de la Halle a été. RONDEAUX. Nous avons fait voir que l'art d'écrire de la musique à plusieurs parties avait été cultivé par un certain nombre de trouvères. Moniot d'Arras. Il ne pourrait y avoir de doute que sur les nos 5 et 6 dont les airs sont reproduits dans le « Renard noviel ». Thomas Hermais aucun de ceux-ci ne peut être mis rier. le prince de Morée. Les Rondeaux d'Adam sont composés suivant ces principes. § II. i. pendant longtemps considéré comme le seul trouvère harmoniste. en parallèle avec le célèbre artésien. Tous paraissent avoir pour base une mélodie inventée par le trouvère harmoniste. et complétées plus tard à l'Université de Paris. etc. ou un chant populaire emprunté. de Jacquemart Giellée. Il avait pour thème ou pour fondement une mélodie inventée par le compositeur.INTRODUCTION. p. on reconnaît bientôt sa supériorité.

Les gardes du manuscrit de Cambrai contiennent quatre rondeaux d'Adam. est tout à fait différente de celle des fragments de Cambrai. Elle est écrite à deux colonnes. La découverte de ces fragments présente cette chance que le rondeau n° 4 du manuscrit de la Vallière. Nous reproduisons cette dernière version sous le n° III. se trouve précisément parmi les quatre du manuscrit de Cambrai. Le manuscrit de Montpellier reproduit deux ron« Adieu deaux d'Adam de la Halle. ~Le manuscrit de la Vallière 2736 est le seul connu où soient conservés les Rondeaux d'Adam de la Halle encore n'y sont-ils la plupart qu'à l'état de fragments. s'y présente sous la forme de motet à trois parties dont la première chante <tAucun se sont loé)). et les trois parties sont écrites les unes sous autres. Plusieurs rondeaux d'Adam de la Halle semblent avoir pour base harmonique des airs populaires. et la notation de quelques-uns laisse-t-elle à désirer sous le rapport de l'exactitude. Le cinquième comant amouretes ». donnée par le manuscrit de la Vallière. page 428. La musique des pre- . dont la notation est fautive. Il est plus probable que Jacquemart Giellée a mis Adam à contribution. La notation de ce dernier manuscrit est semblable à celle du manuscrit de la Vallière. La notation y est exacte et nette.INTRODUCTION. la deuxième <t Adieucornant amouretes et la troisième « Et super ». Dans le manuscrit de la Vallière les trois parties chantent le même texte « Adieu comant amouretes f. à l'emprunt chez ses contemporains. aux ANNEXES. La musique du n° 2.

le morceau finit après la sixième mesure et reprend ensuite le commencement tandis que. mières mesures de la deuxième partie et de la troisième seulement se ressemblent dans les deux manuscrits. Aujourd'hui encore. puisqu'il a fait d'autres motets. est. Avant la découverte du manuscrit de Montpellier. Il n'y a à cet égard aucune indication positive. Il a ainsi la forme de motet. Nous le reproduisons aux ANNEXES. Ce qui tend à confirmer cette opinion. sous le n" I p. modifications Mais. et en présence de ce vaste recueil de monuments de l'art appartenant aux xii~ et XIIIesiècles. sous le voile de l'anonyme. des motets que le manuscrit de la Vallière attribue à Adam. chaque partie chante des paroles différentes. sauf de légères la même dans les deux manuscrits. elles n'ont rien perdu de leur intérêt « historique B. Dans ce dernier manuscrit.INTRODUCTION. sur ces paroles <: Fi mari de votre amour ?. 421. on ne connaissait pas de compositions harmoniques aussi anciennes et aussi intéressantes que celles d'Adam de la Halle. mais on peut croire qu'Adam en est l'auteur. La musique de l'autre rondeau. si l'on voulait envisager les compositions harmoniques d'Adam de la Halle au point de vue esthétique moderne. dans celui de la Vallière. Nous soulignons cette expression parce qu'on se tromperait fort. . dans le manuscrit de Montpellier. c'est que le manuscrit de Montpellier contient. On pourrait se demander si ce rondeau a été ainsi converti en motet par Adam de la Halle ou par un autre artiste. la troisième partie seulement répète la même mélodie après la sixième mesure.

une composition harmonique. Le motet était une poésie essentiellela mélodie était inséparable du texte. et ayant pour thème ou ténor un fragment de plain-chant ou un air populaire. Plus tard. Jusqu'à la découverte du manuscrit de Montpellier. il est facile de voir que le motet au xm~ siècle n'avait aucun rapport avec ce que l'on nomme ainsi aujourd'hui. servant de base harmonique et rhythmique. était un motif connu. et d'un accompagnement consistant en un fragment de plain-chant ou de mélodie populaire exécuté par la voix ou par un instrument. en outre. C'est pourquoi l'on se contentait d'en indiquer le commencement. 2. MOTETS. chantant des paroles différentes.INTRODUCTION. D'après cette définition. Ce fragment qu'on appelait K ténor sans doute parce qu'il était destiné à soutenir la voix dans le diapason et dans le rhythme. le motet prit une forme plus artistique. A l'exception d'un seul dont l'une des parties chante des paroles latines. et notamment conle n° 12615 de la Bibliothèque nationale à Paris tiennent un grand nombre de ces motets. Plusieurs manuscrits. tous les Motets d'Adam de la Halle ont pour texte des paroles françaises~ ce qui pouvait donner à croire qu'il n'y avait pas d'autres variétés. Les plus anciens motets ne se composaient que d'une partie principale qui chantait le texte.'c'était. on ne connaissait d'autres motets à plus de deux parties que ceux d'Adam de la Halle et ceux qui se trouvent à la suite du traité du pseudo-Aristote. Mais l'examen du manuscrit de Montpellier fait voir que . ment musicale . Il devint une composition harmonique à trois et à quatre parties.

en effet. Mais il est évident qu'avec les du xin~ siècle moyens restreints que les compositeurs avaient à leur disposition. parfois avec bonheur. dans l'origine. trios ou quatuors d'opéras . cette idée était difficilement réalisable. Au fond. Le motet à trois ou quatre parties. Ils ne l'ont pas moins tentée. semble. Faire chanter. d'autres dont toutes les quelques-uns dont parties chantent des paroles latines l'une des parties chante des paroles françaises. les combinaisons étaient aussi variées que possible. On y trouve. les motets ne sont pas plus singuliers que certains duos. en l'examinant de près. Cette idée que les dévemoderne loppements et les ressources de l'harmonie peuvent seuls réaliser. Aussi ce genre de composition a-t-il été l'objet de critiques sévères. est celle qui. au premier abord. par plusieurs parties. quelquefois parvenus quatuors ou chœurs d'opéra. des motets dont toutes les parties chantent des paroles françaises. dans l'esprit du musicien. Toutefois. surtout celui avec paroles françaises. paraît bizarre. a dû présider à la création du motet à plus de deux parties. simultanément des paroles différentes est quelque chose qui. cela ne semble pas inexplicable. et l'autre des paroles latines.INTRODUCTION. surtout à l'égard des motets destinés à être exécutés dans les églises. etc. ils l'ont même résolue à leur point de vue avec une quelquefois certaine habileté. dans laquelle il a eu l'inavoir été une composition tention de donner à chacune des parties un rôle particulier dont la réunion devait créer un ensemble harmonique analogue à celui que les artistes modernes sont à produire dans des trios.

En terminant cette introduction. i A l'appui de cette observation nous avons publié un certain nombre d'exemples dans L'ART HARMONIQUE Aux xn~ ET xm~ stÈCLES p. nous sommes loin de croire ainsi que nous l'avons dit plus haut. nous sommes parvenu à attirer l'attention sur ce qu'ils renferment d'intéressant et de curieux. 423. Nous le donnons aux ANNEXES.INTRODUCTION. l'auteur a voulu donner à la deuxième partie un caractère plus léger et plus orné. 63 et suiv. sous le n° II.. p. modernes où chaque partie chante des paroles différentes'. Robin m'a ». Les trois premiers sont reproduits dans le manuscrit de Montpellier. que pour l'étude des moeurs à la même époque. qu'elle puisse tenir lieu d'un examen approfondi des ouvrages mais notre but sera atteint. si. d'Adam de la Halle comme nous l'espérons. Les Motets d'Adam de la Halle sont composés d'après les règles de Francon. faisant partie de la collection de thèmes les plus usités par les harmonistes de cette on remarque que époque. tant pour l'histoire de la littérature et de l'art musical au xiu~ siècle. Celuici a en plus le motet composé sur l'air: « Robin m'aime. Ils ont tous pour thèmes des fragments de plain-chant. . Le manuscrit de la Vallière sy36 nous a conservé cinq motets d'Adam de la Halle. Dans les deux premiers.

LE JEU ADAM – DU PÉLERIN.OEUVRES DU TROUVÈRE ADAM DE LA HALLE. LE JEU DE ROBIN ET MARION – LE'JEU . DE S[CtLE –. CHANSONS MOTETS JEUX-PARTIS – RONDEÀUX LE CONGÉ – LE ROI.

NSONS.\CH."A. .

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CHANSOKS. .

n'qs réclamer SCeIiki–Ihid. Dont 1 ne me porroie oster 3. s Abeitli– Ms. A. Ms. Moi voelle Tant l'ai en druerie 6. et Ms.. i Autrement Ms. DestourberC'est ce Ms. M. Si Je ne puis merchi trouver Chest chou 13 qui m'aigrie.CHANSONS. et Ms. 9 Ke cose Ms. A. ~Weille – fbid. Tant de valours Ice je di Grans valours Ms. Cest cou ki– Ms. uog. et Ms. nog. 126.A. < . ou non a ami. Et tant m'en sont tbid. A. MMettroie–tbid. A. noc). A. A.etMs. . et Ms. itOf). 5. t0f). Et tant mi sunt7 abeli Li penser Tant est Celui Tant sage pour blasmer qui folie bele pour esgarder. N'os autrement reclamer Ce)i qui m'oublie. A.og. Comment4 c'on m'ait assailli. Que chose9 c'on die Ne m'en porroit dessevrer. s En chierie Ms. CoumentMs. Comment meieroie~" en oubli grant valeur" que je di: Male gent haïe Qui a tort m'en volés si Destoumer~. 3 Je ne m'en porroie oster !bid.

12615.. Car puis que premier le vi 3. Pour ce le boin Ms. MVoeilki–Ms. et Ms. et Ms. i iog.A.nog. D'un vouloir en li 12615. Et bien voelqu'il~ soit ensi.. A. A. et Ms. M'a tenu ]ecors~joU Le grunt baerie 5 Que j'ai d'un regart en ii ü Recouvrer. A. tog. s La grans baarie Ms. ~Ancois– Ms. 9 Merchi – tbid. uog et Ms. . A. Aincois Ms.etMs. – Kar en signcric – Ms.. A. 3 Kar puis ke Ms.A. pi emiers la vi 'tCuer–tbid. 2 U –Ms. A. Il Car à signeric A on maintes fois falli Par haster. Pour chou le bon espérer Neperdernimie. Signourie DesnuerIbid. A. Ms. D'amoureuse vie Ms. Anchois 7 voit f~ on refuser Celui qui trop prie. Que chelui desamonter Qui pluss s-umilie.CHAKSOKS. <26t5. Pour chou le boin Ms. En espoir d'avoir marchi* 0. s Bien Ibid. nog. Je ne saroie ou~ tourner. Pour chou soetire sans rouver. A. Chis me veut bien destourner De joieuse vie 13. s Du regard de ii Ms.

5 VoiMs. en courtoisie Sont de li maint enrichi Par anter. t Textbid. Espoirs le m'atie présenter. A. 6 Ensignic Ibid. "Sa–Jbid. A.CHANSONS. Et Migrant valours aussi De mieudre ains parler noï. A. ~Enhorte–t26t5. Ma canchonvoei Mndameenvoisie' Bienlevaurraescouter~. Louer Ibid. Conques tell Tant isai'd'envie Qu'été ait volenté de mi Contbrter. Ki mi Ms.y. 3 Vraiement Ms. Qui m'enorte 1 dësamer Dame si jolie Et qui tant fait à locr~: Maissivoirement~lipri. – Ms. ~KeletevoeHeeskouter–MB. . s. 7.A s Mi Ibid. 1 -eiit ne crei.S-). Car. – Teu~. Quime''t:utasseurer.

CHAKSOKS. .

A. 8~. 4 Boin Ibid. A. et Ms. 5 N'ert Ibid. Car à merveilles remir Comment" nus a cuer d'o'ir Que sa dame l'escondie. Et bien espoir pour longement sourrrir. t tog et Ms. GCoument Ms.7. ÏEXTESKL'L. . 2 Ke de kanter me Ms. VARIANTES Ke Ms. Ne ja de moi n'ierfS ma Dame proïe. Li jolis maus que 1 je senc ne doit mie Que de chanter me doute~ plus tenir Car j'aim de cuer s'ai penser 3 envoisie. A. t0f).CHANSONS. puisse 3 Pensée Ms.

Je ne dis pas. Dame. Mais je ne quit~ ja venir Car je ne m'oses enhardir Que mon penser vous ne die 9. 2 Le point tbid. Car je ne me porroie adonc'~ couvrir. If) De-Ms. Si comme bel semblant sans vilenie Qui moût m'aidast à mes maus soutenir. Dame. 4 Desiré Ms. Ms. i top et Ms. A. 'l Gehir Ibid. Comment que ma proiière en fust 13 oïe. Se jou l'eusse en tout ou en partie. A. i iog et Ms. 9 Vous en die Ms. Je ni quie s Jou n'os Ms. ne s'umelie Pour moi metre en volenté de jehir 11 Mon cuer dont je vous ai encoragie. S~y et Ms. Faus est qui trop en son cuidier se fie On voit aucun sour l'espoir2 d'enrichir. Que par trop taillant désir Perdre tout à une fie. Jou ni cuit Ms. Fols est kl trop en son quidier se ne – Ms. 1109. A. Car miex me vient user toute ma vie En mon joli souvenir. tant dont il après mendie Emprendre Tout che me fait de [i proiier cremir. Se~* vos dous cuers. A. . Porroie plus couvrirtbid. que vostre aïe N'aie tous tans 3 desirrée à sentir. A.7. 6 U Ibid. Proiiere fustIbid. 3 Cans Ibid. A. 84.CHANSONS. 5 Vilounie – Ms.

4 Nus cuers Ibid. . Car lues mes cuers s'i laissa encaïr s Que vi vo fache amoureuse polie 7. A.A.7. Ms. 8~. Fait le volenté hardie. 5 Je suis Ibid. Que ni vo face amoureuse et jolieEn vo siervice Ms. SDeceliconvoitet–Ms. 6 Car lues c'amors si laissa enchair )bid.CHANSONS. Comment se puet nus homs~ contretenir A vo biauté j'en~ sui en jalousie. Dame vaillans. iog. Et si puisse jou jo'fr En vo services et morir Mout l'uim de vostre maisnie. De cheli con veut2 servir 3. S-)y. Car pités con voit issir l. liscir–Ms.fiog. gracieuse et jolie. et Ms. 3 De cheli con veut siervir Ms.

.CHANSONS. TuADLCnoN KK Kor.mo~' MODEREE.

A. . 4 Douce espérance Ibid. tioa. s Dont cascuns en regardant Doit estre espris. s La biauté ki m'a soupris Ms. A. 8~7. et Ms. Cler et riant.A. A. TEXTE SEUL.Ms. En recordant Le biauté qui m'a souspris 6. Je n'ail autre Et le regart atraiant En un dous~ viaire assis. 8~. DoucMs. 7 Doe Ms. SAdres–Ms. Dont chascuns en esgardant Doit estre pris s. VARIANTES: Jou n'aiMs. Et d'une douche espéranche Qui me vient adès devant. retenanche 2 En amour que3 de mon chant.S~y. En amours ke de mon cant M s.CHANSONS. 8~y. A. 3 En amor ke – Ms.7. SRetenance–Ms.

Ne doit avoir hom rassis Merveille grant De moi c'on tient pour enfant 11. s Cremant – Ms. Dont ne puis avoir grevanche 3 Pour tele Dame en souffrant .?. De ciaus 6D'amors Ibid. L'amoit – Ms. i i og.Desonsamblant Veoir est si grans délis. A. 'o Kele Ibid. tiog. d'astenance – Ms.lbid. Et puis donc qu'elel" vaut tant. De chcaus Iii Ms.. 12 Se je sui pris Ibid. 1 Douce souffrance–Ms. Si je suis pris 12. 847.CHANSOKS. sComdevivre–Ibid.A. Cel ki. Que s'aucuns l'alolt~ antant De ceus'' qui m'en ont repris. 847. 7Cil kl Ms. et Ms. D'amour6 ardant L'ameroit en escoutant Ses sages dis. Madame~acuisuisougis. Ms. A. Contient à enfant.~ .A. Et plus sage et plus sounrant Aroient droite escusa. s La bele Ibid. Chi) qui~ plus sont d'asteimnche. En desirant. j.nche S'il devenoient amant. H n'est si douche souffranche 1 Que de vivre2 en espérant.uoqetMs. ~Grevance–Ms. A.

Et le sachant Cuidier que che soit pourfis De ce qu'il fuioit~ avant. De ce tdfuiott– Ms.'nume–M'tOQ. Ms. A. i top. s Gentiex d'amoureus samblant Ms.A. fDe chou 10 n'avés pas sievant'~ Il Le cuer au vis. Ni en plaignant 9. ~Sacant–)bid. A. de grant vaillanche. Hé Dame Tel i Car amour a tel poisancc Ms. Douche et noble en contenanche. 5 De chou qu'il si voit Ms. A. "PamMant–Ms. .A. De ce Ms. Et fait hardi le doutant. A. Comfins amis en cantant Et si ne puis estre ois Enrequerrant–tbid. Plus que je ne vois disant s. A. ~Cuer–Ms-8~7.CHANSONS. ~[. 4 Fait sambler estre pourfis Ms. et en parlant Sage en œuvre De cuer joiant Vous ai servie toudis mais en chantant Loialment Ne puis de vous estre oïs. est d'amours la puissanche astenant Qu'ele fait l'omme° Désirrer sans atempranche. C'amours errant Ne l'ait cangië en moustrant Dame de pris. Ne nus n'est de lui si fis. 1109 et 847.etA[s.

Chieus cans jolis Ms. Cis kans jolis Mt. S~y. Veoir n os pour les mesdis 1 Son cors vaillant. fiog.CHANSONS. A. A. PorMs. 3 Ains ira por contremant Chischansjotis'. IV IL NE MUETPAS DE SENSCHELL'IQUI PLAINT. . Por mesdisans Ms. i icg. 3 Pour Ms. aVo–Ms.

i . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.CHANSONS.

Qui bien le sert.CHANSONS. Qui n'est souffrans et d'estable enrage !1 ne se doit entremestre d'amer Car cuers ne puet en amour pourriter Qui est acompa'gniës à cuer volage. 2 Ke cil !bid. i iog. Chil qui d'amour essauchier~ ne se faint. ~Ce)uit!)–!hid. 5 Cors Ibid. et Ms. Dont ne fais pas chieus con le tmgneM à sage. et Ms. 7 Servir lbid. Qui sert sa Dame en amour de ~ulUer" Chascuns le doit fuir 12 et eskiever Com chelui que's se loiauté engage. A.Ciex con le tiengne qu'on ti tiengne 'l Et amours de giller Ms. 3 Joir d amors – ïbid. VARtANTES: t Atrait avantage – Ms. DaméMs. cis biens fais lbid. et Ms. A. 847. ~Ensaucler–Ms. 'o Cil Ibid. 'sCascunsledotthair–!bid. Il ne muet pas de sens chelui qui plaint Paine et travail qui acquiert avantage 1 Pour chou ne puis veoir que chiex bien aint. ses biens fais~ li remaint Qui mal drois est. M~. A. nof). Ne puet avoir en li servant7 damage. s La sert. A. TEXTE SEUL. qu'il U tourt~ a hontage.tiog. 9 Le court Ms. Qui pour goïr d'amours~ souffranche gage. 1 log. .

Et qui suis tous vostres à hiretage De che que vous m'avés fait endurer. quant il ne fraint Vers moi qui nient9 ne demant par haussage. la cui biautés sourvaint" Il Mon cuer qui vous a fait loial hommage '°. A. Les siens garnist. M09. Tuit que g'ère Ms. nog et Ms. Mon taint viaire en croi 9 RiensIbid. lige hommage tiog . Cruaftë – Ms. Ms. et Ms. Mon taint viaire en trais à tesmoignage.5. A. A. toute cruauté~ vaint. Car jeu vail miex d'un savereus penser12615.CHANSONS. A. Ms. l log et Ms. M Mon cuer ki vous en a fait Ms. et ~Sacenttoutk'iere–Ms. A. A. 3 ServageMs. !26!5 et Ms. Veist on tost autrui désespérer. Par vo cuer l'ai. A. 126. Voirs est c'amours toute valour ataint. Dame. 11 Li que-i biautés sous vaint Ms. N'est pas petis Ms. 126:5 et Ms. Dame. Merchi. Mais ja pour che ni penserai folage. A. De bien amer voeil maintenir l'usage Plus douchement ne quier mon tans user Car je vail miex dou savereus penser Et d'un joli espoir qui m'assouage s. Et par li sont furni tout vassetage. Dont sachent tout que g'iere 2 en son servaige 3. A. M Ki sui tes vostre àiretage Ms. ~M'asouhaige–Ms. t26i 5. N'est pas petit7 ti maus qui me destraint. i26. 2615 et «og. s Car jou vail miex dou saverous penser Ms. Ms. Ne puis mon tans user Ms. et Ms.

de cuj jou fais mes~ge – ibid. Et souffranche ne me porra grever. Et qu'en autrui n'en voi le signerage Me voeilliés vous d'un resgart conforter.t26:5.CHANSONS. chançons. De bien et tost alègies mon malagc.26t5. 5 Boinement Ibid. tjoq et . Pour accomplir son voloir sans véer Me voeil a H bonnement5 présenter. et i tog. ~Carboins–Ms-llOt). Car bons secours fait bien tenir estage Comment c'a moi soit ma Dame sauvage. 1 Et qu'en autrui ne voei!!e signourage Ms. Si voirement qu'en vous H pooirs maint. 8Par toi. 3Estaehe–Ms. Par ma canchon de cui je fais mesage. . 4 Cornent k'a moi !bid.

. TRADUCTION t!N NOTATION MODEREE.CHANSONS.

9 Et s'ilIbid. C'on ne )i set que reprouver Et tant amann en dangier maint Com e)e~ se fait désirrer. A. !3 Hëlas – Ibid. 3 Orendroit fraint Ms. E)as~! Com je plaing don d'amie. sCete–fbid. Ouvrer . 84. Ainsi c'on deveroit amer 2 Cascuns l'amant Ibid.7. t2Gt55 L'amant – Ms. et Ms. Et quant avient qu'il le seurvaint en 11 vaurra clamer. Car tant est le femme proisn:. [09. et Ms. A. Chascuns amant2 orendroit faint 3 Et veut ~o't't"' sans endurer Et pour chou se doit bien garder Chele 5 qu'on prie. Haussage" Et chele n'osera parler Qu'il ne li die 12. TEXTE SEUL. Ne le die Ms. A. 'o Sorvaint Ms. A. S K'amie Ms. i )o<) et Ms. 4 Joïr Ms. i !og. Pour si vilainement user VARIANTES: Ms. 8~7. 6 Que demanderMs. Hélasfilnestmaisnusquiaint Ainsint c'on deveroit amer 1. A. n Hausage – Ms.CHANSONS. 12615. Ibid.

Chele" qui par fierté destraint Trop son ami. Je Ne je n'ai n'os riur~ proiier en amour ne rouver. ains qu'ele otrie. a'miM'~ t~~ Pource~'licuerspasnc. Et ses tiea qui. SKaï jus par trop haut voïc~–Ms. Son ami par oevre esprouver.[]oq. A. Pour chou doit Dame. 7 Et ai ïbid. cL Ats. .mestaint. SK'ensi–!bid. – .A. Et– Ms. c Fin ami fait à blasmertbid.Ms. par ~e ibiie. P'u tous ars par trop hunivoiLT~. Jou n'ai riens en amor. Ne 1 qui saroit bel sermonner2 N'aime pas pour chou s'il se plaint. fait à blâmer Et chiex~ si l'onneur de li fraint. j i.CHANSONS. Sermouncr – lbid. ~Pource–Ibid. . Ainsvit'deme'~Dameesgarder. ~Dema–tbid.)!j c) S-~ "Pourchou–Ibid. Dëdalus qu'ensi~ vaut ouvrer Le senene.'Cele–lbid.s ataint. Moiennement convient aler. Chascuns qui a vialre taint. Ne s'il est larges de donnera D'amie voit on maint vanter Qui ne l'amie. SLairgcsdedoun~r-–îhid.

1 Pour teus gens sui en jalousie Qui ne vous puissent enganer.c–Ibid. ~I~an!. 2 Ha doucheIbid. Chiex ne cache fors vilenie 1 Qui ne s'en veut atant passer. Ma~ douche Dame on doit douter Langue~ polie. De soushaidier et d'espérer Tele est ma vie. A.CHANSONS. . et Ms. 'Ctexnekacefortvilounie–Ms.]i0f).

CHANSONS. TEXTE SEUL. Hélas il n'est mais nus qui n'aint 1 Plus c'on ne deveroit amer.S Mais qui n'aint Ms. VARIANTF. t top. .

S Amors Ibid. 8~7. Et de tant me tieng pour ataint C'ainc pour femme empris à chanter Car or m'en convenra~ plourer: Par leur boidie. Chou soit Ibid. Ai tout mis en ele anter Ibid. Et qui set mentir et guiller 1 K'ainc pour terne eripris à cantsr – Ms. !26i5. . Et de sens que che "soit sotie: Qui plus i set~. Ne nus por bel servir n'i vaint. Ciller Ms. s Conviet–Ibid. !<' De chou outrer Ms. s Vient Ibid. Qui plus set 's TrechièresIbid. 9 Senler Ibid. mains y voit cler. Amors Ibid. S~. Escole.–Convient–Ms. Amours~ le sens loie et estaint Amours fait cuidier et sambler9 9 Que tout soit sens de che outrer Qui est folie. 3 Seignourie Ms. Mais li trechière qui se faint. uog. fi En amor amertume maint Ibid. t !OQ. Ne par se Dame foy porter.CHANSONS. tbid. amis et singnerie Ai perdu par eles anter 4 Or amour amertume maint Et de là muet~ au droit parler.

non et 8-). Chil qui bien sont d amour empraint. Douner– . Mais nus n'i fait~' tant à Marner Que che que femme cange et fraint C on ne se peut en li fier.CHANSONS. 8~. chi taist ester~ Che n'est point vie. s'ele ot bourder Gent par envie. 7 Ke amours vous serez honie Ibid. ne rouver. Ou qui a assés à donner Tel ont amie. 'Anamoura–Ms. Ains doit li uns l'autre amender. ~Set–M~. Amours. Chi ~Imme ore. Doivent leur vie ensi mener Se cheie tient trop et destraint. On n'en doit partir pour che mie. Mais par droite foursenerie Me convient ensi démener Ms. S Les douze derniers YGrs manquent dans les Mss. 3Prier–Ms. Coi que jou die. 12615.7. vous soiiés li honnie 7 Se ne leur faites comparer. Son ami chiex doit endurer Et chele aussi.7.nog. Est amours' à devisses maint. ~Courtois–Ms.]iog. Je ne me puis d'amour biàmer. 'Chiaimeetietasse–ibid.S-). Et )i bons cuers honteus" Qui mendie n'ose proiier 3.

VII TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. .CHANSONS.

Merci . un désirrier joli Par Qu'il prist en le contenanche Et en le douche samblanche 3. i io(). Ms. car il l'a déservi.CHANSONS. On me deffent que mon cuer pas ne croie. 1109 et S~. nog. Contenance Ms. 3 Lu douce semblance Ibtd. Mais si ferai. Car il a fait amour venir à mi'. De l'amoureus viaire de cheli Cui je proi de cuer merchi 1 Amor venir en mi Ms. TEXT~SELL.y. Par lui sui jou en déduit et en joie.

Nis oï 'o Soufrance – Ibid. M'espérance Ibid. De moiaidifTj parmi chou legrassi–Ms-rtoq. De ses dons iex en trespassant avoie tbid. Doutance – Jbtd. U S) dure la vi 1J'eusse ~~Saseignorië–Ibid. S'en seroient tout onni. Et si me dout mont qu'ele n'aint ausi Je ne lésai pas défi.' Mais pour oster le doutanche 3. Ibid. Mais ne cuit pas que seus espris en soie. . Ms.iiog. De cheste" errour asséurés seroie. parmi chou le grâci' bien oreajoiefa)i–Ms. quant si dure le vi Fors chou qu'ele eust ami. se singneriel2 le desvoie Hélas De moi amer. 5 De cette s D'umileté Ibid.se mis à voie J'eusse bien ore a goïe failli'. Désir sauve m'espéranche Que nus ne tust jamès amés de )i. [og. Se par mon cuer n'en feu . Ibid.CHANSONS. S'un seul regart d'umeliteS flouri De ses vair ès en trespassant avoie Ne ja douté je ne m'eusse ensi S'ele m'eust nés oï 9. ~Queelen'aintaussi–!b)d. Ne jà de li douté n'eusse aussi Ibid. Quant je ti dis me souffranche Jou ne sai quele cuidanche Peusse avoir.

. plus m'a fui. et si t'avance. Ainsi H est quenautrui~miex s'emploie. VIH 1 JE SEXCH K!< ~O! L'AMOUR REXOL'V]. Au Wyonois d'ounerance Va. i t0f) seulement. Vos dous resgars. i .ot). Ms. Parsetreshautevaillanche. Douche Dame. sans nul si Me promist bien aléganche. aQuoisi–Ms. L'en a dou tout desmenti. 3 Ces quatre derniers vers se trouvent t Autre dans le M s. Si sara miex que je di 3. Qui pour me povreté s'en orgueilli.CHANSONS.. tenres estre soloie Mais vous m'avcs par souffrir endurchi: Près de confort piëcha estre cuidoie. Que un poi de souvenanche Ait des dolours que l'autre jour souffri. Mais quant plus l'ai cacié. En despit a quc j'ai si haut choisi~ Toutes oures je )ipri. Aussi a il le mal d'amour senti.585. canchons. Et vos cuers par sourcuidanche.L]:R. Au point qu'ele m'escondi.

. .CHANSONS. TRADI'CTIOX EN NOTATION MODEBNF.

2 Le doue mal traire Ibid. Canter – Ibid. Et ne pourquant bien fait à pardonner. 7 Est bele et boine et digne d'ounourer Ibid. et gent set honnerer 7. Ch'est bons4 maus qui cuer esclaire. 4 Cest boins Ibid. Car qant Dame est noble et de grant affaire s. Par coi mes chans renouvèle et repaire. tog. Je sench en moi l'amour renouveler t mal traire. Ms. X . Car j'espoir et pens par li Trop haut drois est qu'il y paire 5. TEXTE SEUL. iog. Qui autrefois m'a fait le douch Dont je soloie en désirant chanter 3.CHANSONS. Tant desert miex c'on l'aint par essamplaire VARIANTES 1Jou senc l'amour en moi renouveler Ms. Belle et bonne. 5 Trop s'en droit qu'il me paire 6Car quant plus est Dame de haut affaireM s. 8~y. Mais amours m'a le ju trop mal parti.

C'onques courrous n'en issi Fors ris et samblans d'atraire.y. 8~. Resgarder Mpreciex–Ms. amours.iioc). iiog. 8 Mais vostre bonté se paine'Ibid.nog.8~. Ms. Enviers poure home Ibid. Les gens ne se pueent taire. 1109. Dame. Pour si dous iex doit on bien lonc aler saintuaire Et mout i a précieus iDeboinaire–Ms. vostre oeil -me font joie espérer. me Dame m'est contraire. s.Ibid. 9En esgarder Ms. 7 Et nis pitiés sert repunse pour moi Ms. Et parmi chou le m'estuet compërër Mes cuers me laist. Et doist estre débonnaire 1 Envers povre homme 2. merchi. . Ms. car je di Qui des bons est souef flaire.y. 5 Ma Dame s Pour moi pis faire. Et nis pités s'est repuse pour mi 7. Mais vo bonté ne cesse de retraire s Le larguèche qu'il font en ravarder s Par leur douchour vient en espoir de plaire Car il sont en un viaire Si amoureus. si douch et si poli. qui de me Dame amer Donnés talent autrui pour moi mal faire s.CHANSONS. Assés de meschiés a chi Ains c'on puist joie estraire. en otriant Sauve s'onneur. Et vous. Ms. 3 Sauve s'ounour car jou di 4 Comparer Ihid. 847.

Mais on ni laist baisier ni adeser. IX LI MAUS D'AMER ME PLAIST MIEX A SENTIR. Sans faire le fol hardi De parole ou de près traire. N'on ne doit pas Ms. 1109. S-). . Ne nus ne doit 1 penser si haut salaire Drois est c'on se fraigne et maire Vers tel jouel et confort bien nouri. – Ne on ne doi pas Ms.CHANSONS.

TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.CHANSONS. .

Ibid. Ibid. 7 Douch Ibid. Si bien me plaint quanques amours m'envoie Car quant plus sueffre et plus3 me plaist que soie Jolis et chantans Aussi liés sui et joians Que se plus avant estoie. K'a maint amant ne fait li dons de joie. )26i5. Sages doit estre et vaillans Li hom à cui on l'emploie. s De ma Ibid. Car mes espoirs vaut d'autrui le joïr S. TEXTE SEUL. 5 De la millour del. Li maus d'amer me plaist miex à sentir. SGoir–Ibid. se peusse venir Au douch otroi à coi désirs m'avoie. tant qu'ele en pité voie VARIANTES 1 D'amour–Ms. Mais li dons est grans. Et ne pourquant. 3 Car corn plus soeffre et miex Cantans Ibid. iiog. A jointes mains rians le prenderoie. Che font li douch amoureus souvenir De le meilleur dou5 mont qui me maistroie. o Au douch otroi Ms. Dont me doi7 bien à mon espoir tenir: Dignes ne sni que l'otroi avoir doie. S'umelités ne fait le cuer ouvrir De me8 Dame. .CHANSONS.

. Car vous estes si sachans.y. Voeilliés mon chant s. avoec plus asseurs3 seroie 4 De tous mesdisans. M Si sui mesceans – Ibid. assez faites souffrir Mon cuer qui point contre vos caus ne ploie. 8~y. se j'avoie Le vostre. Noble et gentiex~ de contenanche coie 7. Si sui mesquéans 10 Quant vous m'estes eskievans r. . 6 Noble gentix? Noble et vaillans en toute contenance coie -Ms. Ms. noo. Hé franche.. Si sui mescheansMs. 2 Si ne vous puis escaper Ms. Par dire voir desert bien c'on le croie. Si vous ne puis escaper s. 8~y. 3 Le vostre aussi plus aseurIbid. f. Qui trop miex'~ le vous diroie.[0<). s K'encore aim mix – Ibid. semblanz Ibib. i iog.og. s'il vous plaist. Qu'encore aim miex qu'il ne monstre et desploie. en aucun tans. tS Car trop mix – Ibid. !I EskEvans–Ms. S Gant – Ms. gentiexS. retenir.CHAKSOKS. Dame et amours.7. 1 Men cuer qui pas contre vos cols contre vos cuersMs. S'en son cuer. t . 4 Plus asseur en seroieMs. Sans estrc cangans. Le loiauté c'à li ai et aroie. rians. riens. ne fuir. 5Hé france. faite à loisir.8~. Ms. Que vous leur taurriés le voie. Car par le cuer me tenés.26<5. Merchi seulement trouvoie. 8-). s.

i )og. les iex rians Por cui 3 mes cuers me renoie. ~Poureui–tbid. .CHANSONS. De par moi 2. Canchon vat ent où aler n'oseroie Soies saluans. x LI DOUC MAUS ME RENOUVÈLE. Canchons vat en u alers n'oseroie2 De par mi – Ibid. Ms.

847. tiog et 12615. TEXTE SEUL.CHANSONS. VARIANTES: Ms. . Li dous maus me renouvèle Avoec le printans Doi iou bien estre chantans 1 Pour si jolie nouvele 2 Doi-je bien estrecantans– s Kojv'cle – Ms.

l Car onques Mie nus pour plus biele ~Millour–Ms. 847. 8~. Ne senti mal ne dolour 4. s Entour – Ibid. M'ont cangié cuer et vigour 9 Or est ensi 10 Que j'atenderai merchi.Ibid. Tant grate Ms. 6 Ma querele Ibid. 4 Dolor Ms. Mais vair oeil. iog. Au dessus de me querele 6 Ai esté deus ans. Tant joue~ on bien et revele Que d'une seule estinchele Ms.uog.nog.7. . Colour '"Oreestensi–Ms. Tant jue Ihid. Ms. iiog. Or est ensi Que j'atenderai merchi s. 12 Mal gisans Ms. Sans estre en dangier manans De Dame ou de Damoisele. Rians et vermeille en tour 8. S~y. sj'atendraimerchi–Ibid. C'onques 1 mais nus pour si bele Ne plus sage ne meillour 3. 'EstincÈte–tbid. blanche 7 maissele. Çant grate Il kievre en gravele Qu'ele est mal~gisans! 1 Si est il d'aucuns amans. t top. T Œil elEre Ibid. Ms. 9 Color.CHANSONS.

CHANSONS. XI POUR COI SE PLAINT D'AMOUR NUS. 3 Ore est ainsi–M s. maintiens de puchèle Gras~ cors avenans. . Or est ensi Que j'amenderai merchi. SKaymans–tbid. Esprent en ardant amour Je fui espris par tel tour 2. Vers cui cuers durs caymans s De joie oeuvre et esquartèle Mar fui à le fontenèle Où je vous vi l'autre jour. 1 Amor Ms. Or est ensi 3 Que j'atenderai merchi. Gens cor Ibid. et nog. 847. 2 Cest tor Ibid. Car sans cuer fui au retour. Dous vis. 1109.

TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.CHANSONS. .

Pour coi se~ 2 plaint d'amours Mais amours se deust plaindre. Koy – Ms. nus? Là qui sera loiaus drus.CHANSONS. VARIANTES 1 Quoi Ms. S'il mesdit d'amours. Et qui ne l'a. TEXTE SEUL.S~y. Ne par bel3 servir. 4 Voit Ibid. 3 Biau Ms. Comment c'on le puist s destraindre. 7 Onkes jor Ibid. 6SI–Ms.tiog. 2 Si – Ms. sc'ont'cnpuist–Ms. Et de tele ou onques jour 7 Ne trouva fors courtoisie. sans deservir. . nog. Recouvrer joie et amie. 847. Car ele rent assés plus C'en ne puist par sens ataindre. leusS qu'il prie. iiog. 5 Lues tbid. i iog. Or veut on.

4 S'il ne le seraIbid. esleus. 8~. Ses anemis mouteplie. 3 Foys dusk'au Ibid. 'Chascuns Qui a besongne d'aïe. Frans cuers. 847. N'iert jà d'amer recreus 1. 9 Cascuns chace Ms. ~Ainsesttoudiseniui–Ibid. et Ms. Pour toute valorMs. Si ne l'osera gehir 4. s Aura meillor Ms. a Dolor Ibid. De cheus qui sont au desus 7 D'amours voit on plus remaindre Et mètre le mestier jus. .7. 7 De ciaus qui sont au-dessus Ms. Et s'il avient qu'il li die. M S'ounour– Ibid. Pour toutes valours achaindre 1 N'ert de servir recieus–Ms. Et micx li plaira la vie. Que de chieus c'amours fait taindre Et assës souffrir. Ains iert tous jours en li graindre 2 FoysdusqueauSmorir. gentiex. s Plus voit on d'amour remaindre Ms. iiog et 8~y.nog. cache 9 son désir. Pour chou doit estre saisie Dame de s'onnour~: Car qui fait de serf signour. 8~7. Et se Dame l'escondie.CHANSONS. Cuer ara meilleur s D'endurer miex la dolour s. 8~7. i Jog.

847. 5 ValorMs. Et le langue'~ m'est loïe. 847. Cors saigement maintenus Pour les mesdisans refraindre 1. 847. et i tog. 10 pour menIbid. 14 EntorMs. 847. l~ La langue tbid. 2 Humle et Ms. Resgars pour ouvrir Cors. 8~7.:og. 15 Et quant sui u retorIbid. Car chascuns de vo valour s S'esbaubist et humelie~.CHANSONS. 3 FolorMs. Cascuns Ibid. t ioq et 8~. Que ma vigor sench estaindre 9 Nis salus Ms. 1109. 1 Restraindre Ms. ne samblant faindre Pour mon cuer couvrir. Sage. 7 Umelie Ms. Me venist entour' Quant je sui ou retour 15. Quant je vous voi. Aussi que~ se faérie. si sui mus Que me vigour sench estraindre Si que ne puis nés salus Dire à vous.7. 6 S'abaubit Ms. Li reveoir 16 me tarie. 847. Mes cors commenche à frémir. i iog. humele Il n'est nus qui pensast mie. 13 Aussi comIbid. bien enseignie. Envers vous folour s. il Mes cuers commenceIbid. . Ms. pour cuers dedens ravir. . 16 Li reveoir – Ms.

r XI r MERCHI AMOURS DE LE DOUCHE DOLOURS. fai un tour. 1 Koye 2 Si va Ms. . fai toi de maisnie A me Dame tant coïe Soies par douchour. Canchon. Ibid. 8~. S'on t'en cache.CHANSONS.y. Si rentre 2 à l'autre partie.

.CHANSONS.

1 10Yet 8~7. noble d'atour. ne loer. t [03 et 8<j. rians '° à l'entrouvrir. 7 Dcspis. Dame gentiex de cuer. 4 C'on puist amer. TEXTE SEUL.haïne et maus tous.Ms. haïne et maux tous Laissier guerpir et haïr Et le jouvent en joie maintenir s. par nul tour. Que vous m'en faites venir De sa Dame venir. 9 Coulour !bid. envers vous.CHANSONS. Mesdis. Vairs iex Lil'entrouvrir Ibid. Je tiens l'espoir. log.7. Jà à l'amour de se Dame avenir s Car li souvenir Qui en viennent font courous.Ms. qui s'i set maintenir.1 Resplendissans de naturel colour 9 Entours. mg. 8~7. le désir et l'amour ~(' A bel déduit. Merchi amours de le douche dolour Que vo maistrie au cuer me fait sentir Pour le plus bele et toute le meillour 3 C'en puist ou mont ni amer ne servir r Ne jâ déservir Je ne porrai. .Ms. Gente de cors. 3 Pour la plus sage et toute la meiilor – Ibid. Tout soit ensi c'on ne puist. VARIANTES De la douce dolor Ms. Ibid. 4 . vairs ex. Les biaus avantages dous Que vous me faites venir 5. s En joie poursivir Ibid. ne servir. Me faire au cuer sentir Ms. délitable à veïr.

Car si dous maus vaut d'autre le goïr Ibid. Miex m'en vient s tapir. s'onques nul jour Nus gentiex cuers ot~ pité de martir. Car mes espoirs vaut d'autri le goïr 1 Si pressiousMs. )bid. 3 Paut tenir Ibid. plus sui joious. 4C'onques à vous Ibid. 9 Ne désespoir de les tans maus soustenir M Ai es dous maus amoureus – Ibid. Com plus sench. Che n'est~ pas paire de vous. 2 Mais force d'amour mi fist enkaïr. 8Ne paour Ibid. Bien sai jà n'iere rescous. Franche Dame.CHANSONS. i [Of~. Or le comper. Quant en lieu si précious t M'osai d'amer enhardir. Se vous pité n'en laissiés convenir. Si vous emproi le merchi !bid. car ne m'en poi tenir 3. Ihid. < io<). Non pas pour chou qu'aie anui ne freour Ne désespoir pour longuement souffrir s Car si grant plaisir Prench es dous maus saverous~. 6 Car n'est pas '? Cuers eut Ms. Ne je n'en voeil point guarir. . Si vous empri le merchi par douchour. Je doi bien frémir Et trébuchier ou desous. C'onques vers vous 4 m'osasse descouvrir. Dame merchi vous proi. s Miex me vient Ibid. et si n'ai par vigour.

XIII ON DEMANDE MOUT SOUVENT K'EST AMOURS.CHANSONS. . TRADUCTION EN NOTATION MODKRNE.

Par soi meismes en puet estre garnis. . VARIANTES ï K'est amors Ms.7. s Abaubis Ms. On demande moût souvent qu'est amours 1 Dont maint hom est de respondre esbaubis 2. Mais qui à droit sent les douches 3 dolours.CHANSONS. nog et 8~. TEXTE SEUL. s Douces Itud. t]og.

qui n'ai pensée ailleurs. Et les ai tous en ti servant apris. che m'est vis. Me sui je bien de tout chou garde pris Car j'ai sentu c'amours est par ches tours. s Qui n'a Car j'ai senti k'en amours par ces tours Estre fin tbid. regars est commencieEt par valour poursivieIbid. De tout le mont aie coisieIbid. Et pour valoir poursievie Traïson het et folour. Ou pas n'aime. ] ioc). Par Ms. Qui vit en si foie errour Carildistqu'ilaSegnour. Li droite Ibid. c C'est li partisIbid. Se j'arai jamais amie. ° Si fol error Ms. Et s'il aime. Fors seulement d'estrefis". Estre amés. . Dont désirriers est li douche4 saveurs. nog. 3 D'amor Ibid. )btd. Et espéranche en est li drois délis. En droit de moi. Par resgart est commenchie s.CHANSONS. Ibid. ch'est li merchis 5. ch'est li vie i En chelui mal emploie. 1 S'est li vie–Ms. Amours est volentés durans toujours En cuer d'amant d'amour 3 de Dame espris.' Et si ne le connoist mie. Et fait sambler que la riour. Chascuns dou mont ait choisie s. 847.

. qui douchour 7 Et pitié me senefic. et trésors de secours Pour enrichir d'onneur 3 les plus mendis Biautës parfaite et sans cure d'atours. Ëspëranche Qui les cuers tient en vigour. Dont je blame jalousie: Car puis c'on set le valour De se Dame. S. Biaus reconfort à cheus qui quièrent pris Dous cuers ne vous soit despis. quel paour En a on.CHANSONS. fors par sotie ? de joie. 1 Trais les traitors Ms.7. 109 et 8~7. le m'atie. Car tost connoist les taus et les meillours.). il le warde tousdis. Si je vous aim sans folie ° Amours a fait s'envaïe Sour moi. Et vos resgars. Ms. Dame Ms. Pour coi pense on à folie? voit on traïr les traiteurs~. 5Se jou vous aim sans boidie c Me vient entor – Ihid.y. 1109. Dou cor – Ms. Pour enricir d'avoir4Biaus reconfort à ciaus qui quièrent pris Ibid. 2Et por prisier boine Dame Ms. Tant c'on ait si bel retour. 1109 et 8~7. tant me vint entour e. 8~. Qui aime honnour Ni n'est mie fins amis Qui bonne Dame castie. Tousjnurs Et peu prisier bonne Dame leur dis.

Canchon. .CHANSONS. XtV AU REPAHUER EN LA DOUCHE CONTRÉE. à mon Seigneur prie De Saint-Venant.nog. qu'en l'onnour D'amours. 'Asievir–Ms. quant ert asseiour En lieu afférant te die.

. TEXTE SEUL.CHANSONS. Au Où en ta douche 1 contj'de repairier laissai au départir~. je men cuer VARIANTES: ~Douce–Ms-ïioc) 2 Si je laissai moncuer au départir–Ibid.

847. Cest paine– [bid. C'est son desir merci Ibid. Et est-Ibid. s Muei Ibid.CHANSONS. Pour Ou je sai et voi cheli 4 Qui me tient joli s'' On dist que point n'ai manière muée 6 Pour le revel qui me plaist à sievir Selonc sen mal et selonc se pensée s Se doit amans déduire et maintenir. ~Porterëveit–Ibid. i iog. On prent en gré le cose présentée Selonc le lieu '° dont on le voit venir. ~Asaveurjoie–Ibid. 8~7. Qui ne m'i laist de chanter 2 plus tenir. tiog. 'Dotors–Ms. . Ch'est c'on désire merchi". ''Ujevoietsaiceii–Ibid. Ms. Selon lui dont Ibid. Mais tant me plaist ceste painne et agrce Que je le prcnch assavoir de goïr 14. Et il 'm'est ensi 12. Puisque d'un seul souvenir Jolis estre aillours soloie. Ke ne me laist de canter – Ms. Selon le mal et selon sa pensée 9 Entrer Ms. Est ma douche doulours 1 renouvelée. ) )og. ° Ki moy tientMs. coi 3 chi ne le seroie.S~y. 3 Por quoy Ibid. Car du Ms. Comment porroit cuers sentir Si douch mal sans estre en joic~?1 Car dou 10 pis c'amours envoie.

's t aploie Ibid. io() et 847. noq. S-j~. Daigniés me en vo Je ne quier autre mérir. rians~ à l'entrouvrir. serviche retenir. 3 Sage et loiaus de tout le mont loé 4 Pour la bonté Ms. C'avis 13 m'est que je ne voie Ms. demander n'oseroie tbid. En vo gent cors où s franquise est monstrée En vos vairs ex. Et si m'entente j'emploie~. 847. noq. Si doi en gré recueillir t Mon mal. J S'en doi en gré requeillir s N'onkes – Ms. Francise est mostrée n A vo regart riant Ms.io(). Douche amoureuse ymage désirrée. 847. Ms. Ne penser ne l'oseroie °. !!0f) et 847. S~y. Ains vous voi de tel désir. Vueittie me enIbid. Qu'encor m'est avis que soie Trop peu souffisans d'estre y. Ne K'encore avis m'est que soie – Ms.CHANSONS. de tout le mont amee 3 Pour vo bonté qui ne puet amenrir. s. . S'amors ni enMs. Dame gentiex. S'amours n'est s pour mi. Séant en une face colourée Dont je ne puis iex et cucr espanir. . Ms. K'avis Ibid. & En vo fins cuers cui–Ms. car miex m'i emploie Que se d'autre âmes estoie N'onques 2 mais nus ne senti Mal si c'on gdi.

le cucr n'ai si hardi.tioqetS-~7. de LaVa)[iere.si Me sench je ravi 1. 'Mais 'Il donnes H Amours. je t'envoieroic A ma dame. XV AMOURS M'OKT SI DOUCHEMENT.CHANSONS. uog et 847' ~Umadameestsej'ozoie–Ms. 'A dont ciel ne terre si M'en sent je ravi Ms. ils sont dans lcs Mss. Canchons.8~7. . Adontchietnetcrrc. sans variante' U y a ici une transposition que nous laissons subsister parce qu ci!L se trouve dans les Mss. se j'ozoie". 3 Ces quatre derniers vers ne sont pas dans le Ms.

TEXTE SEUL. Amours Navré que m'ont nui si mal douchement ne sench 1 VAmANTES: 'Doucement–Ms. TRADUCTION EN NOTATION MODKRNE.S~y.CHANSONS. ~Scnc–Ibid. .

s Je ne criem Ibid. Mais bon se fait sagement 7 8 et si soutieuement Déduire. n'iert autrement. Amis. Ains voeil user mon jouvent En amer loiatment. t Puis que joie Ihid. 3 Ains vuel Ibid. . Amours et men Douch ami 1 à cui me rent. Ma douce amie Ms. Mais femme. °Ne jamais. Je vous amoie ensement. Colement – tbid. Se vousm'amiés~ loialment. entre Parler vilainement. Et fai de mon cuer présent. lbid. Et je puis 5 jésir souvent Lès son cors gent Je n'en crieng ore ne vent. Si servirai bonnement. Se vous m'aimés Ibid.7. Por nul torment Ibid. Sagement C on n'en puist devant la gent – ïbid. le gent Trop me sistés longement. Et que je puis Ibid.CHANSONS. pour nul tourment" Que j'aie. Ou plus forment. 8~. à moi proiicr cnt. Puis que j'ai fait mon taicnt. Et si ne m'en caut comment On m'aparaut laidement. C'on n'en puisse. au commenchement.

TRADUCTION EN NOTATtOM MODERNE. . Ne doit laissier qui i tent Arcqucrreaspremcnt. Se doit tenir ticrement: Pour chou. XVI DE CHANTEK AI VOLEUTÉ CURIEUSE.CHANSONS. s'ele se defïent.

Pour une Dame a cui fente doi. et 84. . Veoir le puisse encore en autre ploi. A l'escondire envers moi trop viseuse 3. ''Sivoircmentcom–tbid.ttog.etsinesaipourcoi. De chanter ai volenté curieuse. ~Vizcuze–Ms.Carjcletruis~. TEXTE SEUL.etS~y.CHANSONS.7. Si notoirement que4 je proi De volenté amoureuse. io(). . VARIANTES t Sambler Ms. Mais en servant me doit sanler~coustcuse. ° Car j'ai la truis Ibid.

~Trait–Ibid. )~oo. K'aint Ibid. ) tog. Car biaux 13 samblans riens ne couste ne fraie. Et trépassé maint terme tex castoi Ibid. D'autrui pourfit convoiteuse. 9 De ma joie scngneuse Ms. je croi. Teus Dame d'amer wiseuse Sage est et bonne et belle et gracieuse. Et s'a tost un disiteus enrichi. s K'ele Ibid. Elle aime autrui.y. S'affiert il bien à Dame c'on entraie.s. Chascuns pour se valour li. puisqu'ele ne vieut~ moi Car onques ne fu. Les biaus samblans sauve l'onnour de li. Traite Et trespassé maint dolereus castoi~ Mais gaires n'est de me joie soingneuse A mon vis part et à mon maintien coi C'ains Dame ne fu si poi. Ms. !i0t) et 8~. Quidetousjustichier~savesvoroi. 6 Tex Dame d'amer heureuse Ibid. tbid.7. soutiex' et artilleuse. A mon vis pert et à mon maintien quoi Ms. Quen'es~parsevolentëPnelevoi. 1 Soutix . Ahi! amours. s Justicier savés vo roy – Ms. porte foi. II affiert bien t~ Car biax M. i ioc). ai pour li mainte nuit dolereuse. Raison ja Ibid. t 109 et 8~. Mais raison à quant de moi n'est piteuse.CHANSOKS. s Veut Ibid. K Disetex Ms. 8~7. Pour coi souffrés qu'ele m'est si crueuse.

° A dont savoie & qui A!s. .CHANSONS. Et qu'ele ne sache 9 aussi.iloq. 2 Pour chaus aventure–Ibid. 8Par quoi se douch Lucifer le rourtroie Ibid. A dont saroie à cui donner merchi s. 9 Face–Jbid. ] toq. f0(). ~M'assaie–Ibid. ai failli 2. 3 Et pour eux–ibid. di li que doi que ne me paie Selonc l'amour qu'ele a trouvé en mi. Qui pour se grant biautë s'enorgueilli. f' Quant aura cest mant oy. Bêle Dame est. Canchons. cri.H HT AMOUHS. Ces quatre derniers vers sont tirés du Ms. ne s'avilleroit si Pour chou me douch Lucifer ne pourroie s. S'abaisseroit si !bid. Vers moi qui l'aim d'amour vraie. Jou ne di pas que de me Pour ceus par aventur y Qui de fausser ont le Et pour ans 3 de moi Dame l'aie 1. Mais je ne sai comment a chou l'otroie s. CL'atraie–Ms. Pour chou fait mal quant ele ne m'essaie 4. 8-]y. Ma dame l'aie Ms. s'esmaie. Or proi Dieu ke biens m'en kaie' XVII 1 MA DOUCHE D.

CHANSONS. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. .

):oo. Mercis retrie Ms. Et ma souffranche est jolie Mais si bien ne m'alast mie As maus c'on m'i fait 5 sentir Se li espoirs de goïr 6 Ne me tenist compaignie.t. .CHANSONS. si qu'aillours Ne pens che le senefie 9 C'on me salue tel fie Sour le point dou souvenir VARIANTES: Ma. Ce que senefie Ms. 847. Du souvenir–Ms. t :o(). Ma vie Ms. 847.o<). ~Sanle–Ms. s Mi faitMs. douce Ms. 8~7.nog. Ches espoirs est mes retours 7 Entreus que merchis detrie Là me déduis. 4 Souffrance Ibid. TEXTE SEUL. )t0!). RecoursMs. 847. Ma douche Dame et amour Me fait tant amer me vie 2 C'uns ans me samble 3 un seus jours. sjoir–Ms.

Ms. s Meuroit – Ms*. 847.nog. Nisdeïoir–Ms. ~Enricie–Ibid. s Signoune– Le mentient Ibid. i tog et 8-).CHANSONS. Li mieudre 3 entre les meillours Essample 4 de courtoisie i Diex 5 ai si très grant partie De biens amis à vous furnir s. . 1 Vous benéic – Ms. C'une autre se doit tenir Dou 7 meneur à bien paie. ~Prisée–Ms. tiog. Qui ne mouveroit s coulours 9 De veoir la signerie Les maintiens 10 et les honnours Dont vous estes enrechie Et honnerée et proisie ? Chil qui servent de mentir Se doivent nes de l'oïr Chastoier 14 de leur folie. s De bien mis en vos furnir Du meneurIbid. 847. Quede dire n'ai loisir As gens Diex nous bénéie 1. Ms.y. 4 Esscmple Ms. ~Tendre–Ms. iio<).nof). SDieus–Ms. 847. "Castier–Ibid. Tenre 2 de cui rien délie. Dame blanche comme flours. 847. 3 Li meudre Ibid.

si que vo valours N'en doive estre amenriie Vous pri merchi 2 et secours. Trop est grans ti dons d'amie Ne pour quant je le désir Mais on me puet retenir Souvent de mains le moitié XV [H QUI A DRO!T VEUT AMOURS SERVIR. de La ValliL're. Amenulsie – Ms. Et non volés enlarguir. . i . Dont bien estes aaisie. 3 C'est rikeceIbid. Ces quatre derniers vers ne sont pas dans le Ms. Et tout adès mouteplie.of).CHANSONS. S Vou proi merci Ibid. Ch'est riqueiche 3 en trésorrie Qui ne sert fort de gésir. Dame.

.CHANSONS. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

jiog. 847. 5 Sens et valour Ibid. M TormentIbid. Che fait cueillir 4 Sens et bonté 5 et hardement. Et plus li semble anientir VARIANTES 1 Goieus Ms. Qui à droit veut amours servir Et chanter de joieus talent. Ms. 8~7. Mais au bien qui en puet venir 3. S Puis qu'il i tent Ms.CHANSONS. 1o Warde– Ms. 2Qu'il sent 3 Mais as bien qui l'en peuent. 4 Quellir –Ms. e Sentir– Ibid. 8-).Ms.y. Et le mauvais bon 6 devenir Car chascun bée au déservir Puis c'on i tent i Qui s'esmaie pour mal souffrir 9 Ne qui prend garde à son tourment Il ne puet amer longuement' Mais com 13 plus pense par loisir A son désir. Longhement Et com Ibid. [oq. 1 Penser ne doit as maus qui sent °. 6Et les mauvais boins Ibid. 7 Car cascuns bée à desservir Ibid. nog. nog. . Et plus li samble qu'il vient lent Ainsi fait ensemble anéantir Ms. TEXTE SEUL. Ms.

Et se au partir– Ms. C'est de désirer–Ibid. Lui et amours et dessevir (' Tout son jouvent. veut amours maintenir Ensi Se douche gent. Par rire et par biaus dis oïr Et par joli contènement. tPoursivir–Ibid. 9 Commcncemcnt Ibid.CHANSONS.ttog. Encor n'i puist on avenir 6. Lui et amour et déservir Tout en son Ibid. Pour chou fait bon mains envaïr. Et espérer merchi 5 briement. ~Bom–Ms. Ms. ''Uvenir–Ibid. Car chou c'on ne vaurroit oïr Quiert on souvent. ) )on. 'Merci–Ibid. Vient amours au commenchement Et ensi se veut poursievir Et esbaudir. Or ont il deus tans s à souffrir. Ch'est de désir folement Quit ne se puéent astenir Et s'au partir s Sont escondit vilainement. Trop font chil amant à haïr Qui requièrent hardiement. . Car puis c'amans a hardement De proier Dame qui s'entent 3. 8-~y. Tost ans Ibid.

7 Ce que je vous eus en couvent s Osasse mentir Ibid. XIX MERVEILLE EST QUEL TALENT J'AI DE CHANTER.CHANSONS. Par amours. ains laist convenir Pité qui nient ne laist périr Qui tout li rent 2.iiog. d'un chant furnir Mis envers vous un piège gent. Moustre il qu'il le doive fuir. ~Raeniplir–fbid. Robert Nasart. Car descouvrir N'oseroit son cuer nulement 1 Fins amis. 9Qui sour tel Ibid. Cuities lent Ibid. s Veul – Ibid. . SNerent–Ibid. Sire. 8~7. Ibid. quitiés l'ent Car je vous vieng 5 ce chant offrir Pour remplir s Che que vous avoie en couvent Pour riens n'en vausisse mentir 8 Qui seur tel s piège acroit tenir Doit bien couvent. 1 Veulement- Ms. s Riens–Ms.

CHANSONS. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

eti26i5. 847.nog. Car je ne puis. Jamais Ganter–Ms. ne ne sai Tant penser Que puisse joie trouver. Merveille est quel talent j'ai De chanter 1. Car je n'affierch'l mie à li. TEXTE SEUL. 1 VARtANTES: . ''Pour jour ne cesserai Despérer Merchi ne sai se l'arai Mais anter N'os ma Dame n'à parler. Disoit Ms. ~Etsimedouttrop–Ibid. ~et3 Merci–tbid. ~N'aSert–Ihid.CHANSONS. Tost me disist Ibid. C'on eust de moi merchi On a par fausser 'goï Mais anchois morroie Que je vausisse avoir joie avoir menti. Et si me douch moût s ausi Se je la parloie Ne desist s Va te voie S'aim miex estre ensi.

Diex vous tenoit bien à soie Quant il vous furni. che dont sui s en esmai D'achiever 2 3 4 s 6 Merci Ms. S~y. voit tot cler 3 Que je l'aim trop miex de mi 4. nog. [ log. Ne me peuc Ibid. 1109 et S. Que je vous prierai.). Que vos viaires otroie. Se j'ai merchi g'i venrai Par amer. mais se le veoie. s Ne jâ ne la conquerrai Par rouver. Que jou l'aime miex que mi Vermeille est que Ms. Mss. Assés nul mal n'averoie Car me Dame Fors douch et joli.CHANSONS. Dame.y. i iog et 8~7. Car ma Dame voit tout cler Ibid. Vermeille Clère que 5 rose en mai Pour mirer. . Au finer. De chu dont je suiMs. 11 plaira tost gari Quant M'ara. Quelli– Ms. que solaus el rai Ains lasser Ne me poi 6 de raconter Le sens de saison cueilli 7 Et le bien qu'aves nourri. Ne ja ne le Ibid.

Que vous daingniés escouter Et chanter che chant joli 1. Mss. Si m'arés mout enrichi Et miex en feroie Canchon s'a faire l'avoie.y. Chest cant seri~Fourche–Ms. XX SANS ESPOIR D'AVOIR SECOURS DE NULUt. nog et 8-).ttog. .CHANSONS. Pour chou 2 le vous di.

CHANSONS. TEXTE SEUL. .uog. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. 2 C'onkes Ibid. Que c'onkes Ms. 847. Et ou pieur point d'amours C'onques fui VARIANTES lEtu–Ms. Sans espoir d'avoir secours Denutui.

s Annuis – Ibid. 1103. ~Mauvais–Ibid. M Sa franquise Ibid. 7Fors pour paour– Ms. s S'il atendent Ms. 847. . Je ne désir longue vie Pour paour de guerpir Li avcir De bien n'en ai ne dochours Fors annui 9 Se franquise est mes retours Là m'apui Et selonc raison Je nel demant se moi non Ms. Ocquoison– ~Madolours–fbid.CHANSONS. Chele est mircours et flours cui Entour MatvaisS cuer félon Prendent voloir d'estre bon S'il antent~ se compaignie. Et ne pourquant me dolours 2 Muet d'autrui. Se mi non Ms. 8Li a veire Ibid. i iog. 847. Vient Ibid. Ai faite canchon Si n'en ai autre ocoison 1 Fors c'une Dame m'en prie. Qui est de tel singnourie C'on doit à li obéir Dusc'au morir. -'Celé est mireors–Ibtd.

s Pour cell c'on a coisie Ms. Cristaus samble avoec safir A l'entrouvrir. Mentant miex Ibid. iiog. Ne pour chou se je d'aillours 6 Men chant mui De ti servir à tousjours Pas ne fui.t!0().Ibid. 4 Tout.7. 1109. 3 Ge sui Ibid. car le don 4 M'emblent si vair oeil larron Car s'ele estoit courechie 5 Sembteroit il qu'ele rie.CHANSONS. . 5 Que sele estoit courrouchière Ibid. Et cuers me cange et vigours Quant andui Parlons. Car été ne set mie S'ele n'en est amie Sans plus pur m'en maintenir Quant j'etremir~. Aillour Ms. 2 Remir Ibid. s Jou Ms. 8~. Mais point ne doit on Refuser Dame de non Riens qu'ele voeille ne die. ~Neltset–Ms. Pour cheli que j'ai servie 8 Doit on chascune 9 servir Et chier tenir. Car sans me mue et colours Quant g'i sui 3. 9 Cascune Ibid.

XX 1 JE NE CHANT PAS REVELEUS DE MERCHt. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. 6 .CHANSONS.

VARIANTES: t 2 3 4 Ms. Je ne cant Desirous Ibid Cil Ibid. Ibid. che 6 m'a mort. Cou – Ibid. Si con chieus 3 qui quiert et prie Confort dou mal qui 4 n'a pas déservi. ÏEXTE SEUL. 847.CHANSONS. Kil Ibid. La mort . Coisi Ibid. Las pour coi s'amort 7 A tele Dame désirrer Que je n'os anter. Mais con désiteus 2 d'aïe. 5 Trop hautement a choisi Mes cuers. Je ne chant pas reveleus de merchi.

CHANSONS. 84. 10 D'onnour Ibid.Ibid. Qu'ele me gage et ouvlie 8 Pour chou qu'ele me voit 9 parel à li De grâce et d'amour '° aussi. pour mon volentieu cuer le di. Ibid. 9Que ne me voit. pour pis 5 trouver. Humelie – Ibid. ''RIkece–Ibid. 6 Ce guerredon Ibid. Des outrages que font li fol hardi Compèrent chil à le fie Qui déservi ne l'ont mie. et biautés l'avule si Mais riquèche Dont cle se gloirefie. 1 'Cil Baer s Hélas 4 Jou- Ms. – Ibid. a fait esui de mi.7. ke – Ibid. Qui Pour souffrir descort Et samblant en tort Car cors ne puet contrester Où cuers veut béer sont enrichi! Hélas que guerredon Lonc tans a que j'en mendie. jel sai de fi Car piécha que j'en 4 offri Moi tout sans ressort. Dame. Et s'en offre le moitie Plus c'autre ne feroit. . sSeteIaistc'apris–)bid. De guerredon escaper. Me Dame ara tort S'ele laist.

Tant que je sois aidiés. 4 Secourés qui en amour monteplie Ibid. 84. Et voeilliés vo segnirie s.Ibid. j'ai bien 01 dire Faic jou savoir u folie. par mi le mal ke jai senti XXII TANT ME PLAIST VIVRE EN AMOUREUS DANGIER.CHANSONS. de La Vallière.8~7. metre en oubli Car onques fors moi ne vi Amer nul si fort. – Ces quatre derniers vers ne se trouvent Ms. Ne si outre bort Si m'en convient conforter En mon espérer.7. Hë Dame. 5 Signourie Ibid. Je sui à mau 1 port Pour avoir déport. Car riens ° ne puis demander Que veille gréer 3. Ibid. tjMal–Ms. pas dans le . 6 Ms. secourez mon cuer joli Qui en amer mouteplie. Qui me tieng en la baillie D'amours. Sire d'Amiens. 2 Que rien 3 Graer.

CHANSONS. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

CHANSONS. Trouver 3 pour haschie. )bid. Sans penser nulle folie. Li mal d'amoureuse vie Ne me font fors catillier De joie et de désirrier 5. VARIANTES ) Paines – Ms. De joie en desiricr Ibid. par raison. 2Je n'en plains Ibid. Si ne chant pas pour mes maux allégier Car je nc plains fors le male fuison. me plaist vivre en amoureus dangier Qu'à paine 1 ai pensée à guerredon. TEXTE SEUL. t26l5. Conter ChanUer– Ibid. Tant . "Travail qui plaist ne doit on.

3 Avis cieus Ibid. Li désirs en afoiblie 9. Ibid. 11 m'est avis chiex 3 qui ose assaiier De se Dame s'il est âmes ou non Pourquiert de li départir occoison s Pour chou que s'il prie. 1 U a cier Ms.CHANSONS. 2 Par contenance Ibid. 4Se il est Ibid. tz6i5. Pour chou se puet on bien trop avanchier'O Car les honnours cangent l'entention. Ibid. Celle – Ibid. Changent . 8 Changier9 Afevlie Ibid. AvancierIbid. Et s'on li veut otroier. Mais ele est tant sage et de grand renon Que sa segnerie Ne li laist perchevoir mie S'ele me het ou a chier Ains ai un salu légier Pour contenanche 2 à le fie. 6Ce que Ibid. s Occhoison Ibid. Je n'ai pooir perchevoir ne cuidier Chele dont j'ai faite cheste canchon Que j'osasse nes s'amour soushaidier Je trouveroie adès son cuer félon. L'espoir puet perdre ou cangter~. Et chele ne li otrie. Et che doit bien souffire au droit jugier A moi c'on tient en droit li pour garchon.

Maus qu'ele me rie. Car se tele prouvende ai sans empirier. Et feroit a merehier Car grans paours m'en castie 8. 4 Ma livroison Ibid. pour li miex servir el ne quier C'avoir sans plus l'espoir de garison. Mais je ne li os noncierTrop grans paours m'en chastie Ibid. ~S'en s aroie meilleur vie.CHANSONS. On ne set mais cui gaitier. Ibid. Premiers convoite amans le repairier Et quant il a de se Dame che don Puis requiert chose où il a soupechon. 3 Sa prison Ibid. Pour chou. Et feroit a mercier Ibid. 12615. Ms. Porrai longuement vivre en se prison 3 Et se croistre daignoit me livrison 4. Tant qu'ele est traie (* S'ele ne s'est bien gaitie. 5 Viaus CJ'enaroje–Ibid. XXIII DAME VOS HOM VOUS ESTIUNE. . Car con 2 plus treuve cuer fier Amans et plus s'umelie. Cel don 2 Car com Ibid.

.CHANSONS. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

Ibid. . Tel fait doit 4 une Roïne Pardonner à un garchon Qu'en cuer n'a point de raison Où amours met se saisine 5. lEstreinne–Ms. Jà si tost m'ameroit on Une caitive meschine. 'Je vous aim sans traïson A tort m'en portés cuerine 2 Car con plus avés fuison De biautés sans traïson 3 Plus fors cuers s'i enrachine. ~Blance–Ibid.26)5. s Mâle Ibid. TEXTE SEUL. 5Sa saisine Ibid.CHANSONS. 8~. 3 Mesprison 4Tel dou donneIbid. s Querine – Ms.. Dame vos hom vous estrine 1 D'une nouvèle canchon Or verrai à vostre don Se courtoisie i est fine. et de male boichon. Maigre C'une de clère fachon Blanche riant et rosine.7.

Je nel di pas pour haine Ne pour nule soupechon. vie et renon Ms. tout le couvine. Mais gaitiés vous dou sourgon Que vous ni quaés souvine. t26i5. ~Jou–Ms. se mal non. . Vous faites capel d'espine.7. Hëlas! j'ai à bonne estrine Le cunquiet dou baston Quant je vous di abandon De mon cuer. Coi que soit de guerredon. Bien sanlés estre devine. Et cevre de Guennelon: Autres got dont j'ai famine. 3 Le cunhier du baston Ibid. Car je truis semblant félon. Comme chiex 4 qui l'or afine Laist l'or et retient le plonc. Je 2 n'ai mais qui pour moi fine Tout ai mis en abandon. 'Cel–Ibtd.CHANSONS. 1 Cuer et cors. Pour venir à garison 'Vo bouche à dire ne fine Que jà n'aim. Et que tout pert mon sermon.84. S'ostés le vermeil bouton. Qui miex vaut esgardés mon. En vous ai mis de ravine Cuer et cors 1 et renon. Et s'estes aillours encline.

Jalopsie est me voisine Par coi en nostre occoison Me fait dire desraison Si m'en donnés decepline. .CHANSONS. XXIV MOUT PLUS SE PAINE AMOURS DE MOI ESPRENDRE.

Mout plus se paine amours de moi esprendre Qu'été ne fait 1 de mes maus allégier VARIANTES Qu'été ne face Mss. TEXTE SEUL. . n6i5 et S-). TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.CHANSONS.?.

Ains doi chanter aussi c'on m'eust chier. 847. i S'il faut au priier 10. M A premiers Ibid. De vous ne se 13convient' mie esmaier 'Ce–Ms. 3 Souhaidier Ms. Dame. 2 Canter Ms.7 Ains veut se Dame engingnier et sousprendre. 8~7 et t tog. pour vous aprendre. tiogetS~. penser et veillier. Jà tant ne li sera dure. 847. Mais je ne doi mie à chou garde prendre. 847. Et qui tout chou 5 n'ose de cuer emprendre. Car nus en vous ne saroit qu'ensengnier. 5 Cou Ibid. 8 Nus encacier Mss. nog. N'est pas amis qui vit à soushaidier 3. Mais qui sert en aventure.CHANSONS. Saige et vaillans estce~ pour vous deffendre. Et bien savés connoistre un losengier. . Estes. de se nature 4 Atrait desirrier. Ne me convient – Ms.uog. 9 Cuis-Ms. Dont cascuns se puet Ibid. 6 j . Dignes ne puet estre d'avoir loier. <<og. 4 Sa nature Ibid. Espoir. Car le loial ne puet nule encachierS. Car amours. 'l Va pourkaicier-Mss.Ms. Dont chascune se doit 7 trop bien gaitier. Mais chiex s qui souffrir n'endure. a Sa Dame tbid. Aillours se voist pourcachier Je nel di pas.

Trecier Ibid. ? A jamais 12 a desconnture Si que de cangier Ne seroie pour cuer fier. s Paraistre – tbid. Au bien Ibid. Dame. Manechier– Ibid. Et chou Ms. . 1 2 3 4 Ibid. à chou descendre Et tiex heres donner pour moi aidier C'un bel samblant eusse ore au premier De vôtres 11 douche figure. Car je vous ai amee et sans trechier 4 Lonc tans c'onques ne m'I daignastes rendre Nes un seul ris. s Mix–Ibid. Mais jalousie et ardure Et che que vous n'avés cure De moi avanchier Me font merveilles cuidier. [op. 9 A chou entendre Ibid. 's Jamais Ibid. Car don plus ai de vo secours mestier Et plus vous en truis oscure. pour voir los tesmoignier. Ne m'en. Hélas 1 je ne puis mais à riens 3 entendre. pour estre s sure Ne pour esmaier Mon cuer de vous eslongier ? > On voit pour miex 8 le grant disner atendre Souvent li rehaignet anchois mengier S'aussi voliés.CHANSONS.Ibid. 1o E tes eres donner de moi aidier Vostres. De mi Ibid. Cuidiés vous.Ibid.

XXV POUnCHOUStJEN'AtESTK. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. .CHANSONS.

:1 Espris–!bid. Espris Ibid. Ains suis plus souspris 3 mais et plus cspris C'onques VARtANTKS: Pour ce jou – !'Cant!)ns–)h. ~K'onques–tbt<J. ~Souspris–ibiJ. TEXTE SEUL. Ms. t' 7 .J.CHANSUKH. A~~ <~ ~~–– i. 8~7. Pour chou si je n'ai 1 esté Chantans~etjoHs N'ai-je mie mains amë.

Font sage autrui de leur vie Tant c'on'leur 4 met sus. s'il se fussent tenus En simples abis. 4 Lor Ibid. En regars et en faus ris Est tante femme honnie. langue polie. De tel cuer ait on pité. . L'amour pas ne senefie Mais fins cuers loiaus repus C'on ne mesdie 2. 1 Volt Ms. pur leur cointe veulie. 2 N'en mesdie Ibid.CHANSONS. 3 Sor Ibid. Que. Car behours veult 1 envoisie Biaus canters. Ne solers agus. i Mais cors qui désirre amie Doit estre con cos emplus Et li cuers rie. En fais et en dis. 847. Jâ n'en fust issus mesdis i Mais. On voit tant home effronté t. Nient des soursalis. Li mesdisant ont parlé Seur 3 aucuns amis. Par coi chele qui n'a mie Leurs assaus eus Doit estre bien castoiie On doit dire Levés sus I A tel maisnie.

CHANSONS. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. XXVI OR VOt-JE BIEN QUtL SOUVIENT. .

Or voi-je bien 1 qu'il souvient Bonne amour de mi. ÏKXTH SEUL. Car plus asprement me tient C'ainc mais ne senti. Ms. Che s m'a le cuer esjoï Déchanter. 8~y. Ensi doit amans monstrer Le mal joli. 3 Celi Ibid. VARIAXTES: Or voi jousc'on–Jbid.CHANSONS. Cis Ibid. . Li souvenirs d'un estre se maintient Qui m'a abaubi. me retient Que j'ai de cheli 3 Dont chis 4 jolis maux me vient Que maint ont pour li. S'il voient chou que je vi A 1 anter. s. C'on met pour li esgarder Tout Car en ouvli.

Mais nus ne s'i apartient Ne pourquant je di C'umelités. sans nul fi. 4 Pitiés Ibid. Fins cuers qui vostres devient N'a point meschoisi. 1 Chu que j'ai servi Ms. 3 Merci Ibid. . /) FaitsMter~ Quant amours sen veut merler. D'autre part me fait merchi 3 Esperer Pité qui bien set ouvrer Pour fin ami. Par coi je croi qu'il avient As autres ensi/ Car jâ ne seront hardi Déparier.CHANSONS. se c'estoit pour nient Dame Chou que ja servi 1 Si sui-je 2 liés qu'il convient Que vos secours pri. s Et si sui-je Ibid. Chou que j'ai trop haut choisi Pardonner ~MeveiUiés. Chascun onni.7. A mon cuer doi comparer L'autrui aussi.c'aine-pouramsr < TantnesouSri. 8<).

CHANSONS. . XXVJI l PUISQUE JE SUI DE L'AMOUROUSE LOI.

.CHAKSO'NS. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

~ droit jugier. Car. Car.Ibid. 2 Jou doi canter Ibid. . Ne je n'en quier jamais assouagier. 3 Sui el cors Ibid. Si se traie en sus. 5 Hauhers ne escus Ibid. 6 C'on ne face à l'eskiever 7 Si jou wel tbid. Encor i a meilleur raison pour coi Je doi chanter 2 d'amourous désirrier. Puisque je sui de l'amoureuse loi. 8~7. Ibid. ) Sui au cuer 3 trais et férus D'un vair iex 4 sés et agus. Si je voeil lieu donc à droit amer i*· Chou qui 8 me fait embraser aprochier ?. Rians pour miex asséner: A chou ne puet contrester . Je ne sui pas pour tel caup en effroi. se li maus amenuisoit en moi Il convenroit l'amour amenuisier. Et au Amours est si con li fus. Bien doi amours en chantant 1 essauchier. sans manechier. Car de près le sent on plus C'on ne fait de l'eskiever Et qui ne se veut brûler.'i Haubers ni escus 5." VARIANTES En cancane – Ms. s Je doi chou qui Ibid.CHANSONS. 4 D'uns vair ieux. TEXTE SEUL.

6Li anter Ibid. 2 Jel criem correchier Ibid. 3 Vers moi ses cuers ne si mus Ibid. Sa bonté meniace Ibid. Mais que je guarde envers me Dame foy. Jel criem courouchier Mais ainc ne fu si repus Mes cuers vers li. 5 Por coi Ibid. Tant mo'isse refuser. Ibid. Amoureuse. pour cuers esléeschier Bonne Dame. Au départir me convient. si mevoeille 1 ele aidier. .8~7. ne si mus s. flours dei siècle où mes travaus emploie. 9Queje sui Ibid. sage et de maintien coi Essamples bons et biaus pour castoiier Assesde_. 4 Ne me samblait miex Ibid. Quant sa bouche meniache 7 et je le voi En départant m'en convient 8 repairrier.CHANSONS.Ibid. Que jou Il Et biste pour castiier Ibid. Que par son doue regarder Ne me samblast jus Ch'est li raisons par coi je ne recroi De li amer s ne de merchi proiier.caehier Hé 1 Si com je fai si me welle M s. Et lues que g i suis venus E!e me dist Levés sus Ains que je 10 puisse parler N'i) ne me loist escuser Tant sui esperdus. Si que je fai.

Me poés je suis vencus Et du tout à vous rendus Pour tel raenchon donner I Que vous vaurres demander 2 Plus avant que nus.8-~7. ~Douner–Ms. Ces quatre derniers vers sont dans le Ms 8-~7 seulement. .CHANSONS. 2 Que vous sarés deviser Ibid. il l'estuet raler Là dont il mut au trouver Teus en est mes us XXVIII GLORIEUSE VIERGE MARIE. Or soit u non retenus Mes cans.

TEXTE SEUL. °Biax–)bid. .CHANSONS.ttOQ. Glorieuse Vierge Marie'. vos serviches m'est biaus Puisque VAUJA~TES 'Virgepucele–Ms. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. 1.

9 Qui sui tant à meffaire isniaus M Que ja pour vanité Ibid. . Quant pour juger 4 sera fais 11 apiaus. Ibid. s He gentex Dame assignourie Ibid. Et ai par vanité M m'ame engagie. Ne s'asseurt li. trot). 7 Cascuns !bid. Chascuns 7 y mousterra sa vie. n Ensauchie Ibid.CHANSONS. jouvenchiaus n'escuse mie Qu'inoranche~ Les péchiés c'on fait ès reviaus6. t [og. Jà n'ara nus talent quil rie. Roïne de roial ~s lignie Bien vous doit souvenir de chiaus 1 Cans nouviax–Ms. en gloire essauchie". nog. M De roiaus Ms. De doucheur 12 fontaine et ruissiaux. qui tant sui à meffaire isniaus 9. 6 Les pekiésc'on fait es reviaus Ibid. 4De jugier s K'morance – Ms. Car chier 3 comperrai mes aviaus. 847.Ms. Douche Dame. Ibid. Et je vous ai encoragie. $ Hé gentiex Dame assignirie! s Soiiés couvreture et mantiaus De moi. Fais en sera uns chans nouviaus 1 De moi qui chant con chieus qui prie De ses faus erremens aie. Se d'argumens n'estes pour moi garnie. De doucour. 8~y. 2 Cant con ciex Ms. iiûg. Cier – Ms.

Ne soit d'iaus sire et damoisiaus – )b)d. Monciaus Ms. ““ 11 Qu'il raHe–Ibid.'squarriaus.CHAXSONS. Que l'anemis. Proiiés vo douch fil qui ralie" 11 Comme bons paistres ses aigniaus Pour vous en fera grant partie. De cheus qui vous ont courouchie Prendre nous cuide 9 Trecc le Ms. De ciaus qui vous ont correchie Ibid. Et chevaliers de reuberie par monchiaus Encore a fait pis li mauvais Car de luxure à toute gent phne. Dont vous devés estre servie par trécherie et damoisiaus 2. à mort espie. Car de lui fustes nés vaissiaus. 4 Traité Ibid. 8 A trais Ibid. Dont nostre 3 gent pourtraire a jâtraitië~elergie L'orgueil Et Jacobins de bons morsiaus s Car en aus règne gloutrenie 6 Mais ceus espargne de Chitiaus 7 abbés a trait~ d'envie Moines. Ne soit et sire QuHapluiseursenvenim. 3 Dont vostre – Ibid.). ? Mais ciaus espargne de Cistiaus Ibid. 5De morsiaus Ibid. 8. trof). M Et le mauvais Ms.y. ~Aignaus–Ibid. t)og. s Frères menus de gloutrenie Ibid. .

et cantans Ms. Quant anemis fait seur euls s'envaïe.CHANSONS. .iog. XXIX SE LI MAUS C'AMOURS ENVOIE. Soiiés leur donc fremetés et castiaus 1. Doit estre vostres li fardiaus. Or leur soiez fremetés ï Car l'anemi Ibid. Qui dolant sont de leur folie. .

CHANSONS. Se li maus c'amours envoie Nefustsiptaisans. TftADUGTION EN NOTATION MODERNE. Nus ne le peust lonctans Souffrir. 8- .tmours – Ms. THXTK SEUL. sans entrer en voie VArnANTES K'.

Et espéranche de joie Qui est apparans Et 3 débonnaires sanlaris. Et as dous . 8~y. Et as maintiens seigneriex. Ibid.riens je ne querroie Ne ne croi c'amans --Puisse estre .en amour cangans. Fait cuidier chascun qu'il doie v Estre en pité 5 recueillis. 6 Cascuns Ibid. 4 Cascun qu'il doiveIbid. Si que chascuns est souffis. au los et au pris Dont il est pris. De désespoir ou de pis. M s. Ne que souffranche l'effroie Mais qu'il ait le cuer toudis Et l'entente au riant vis. Sor l'espëranche – !hid. Mais c'est uns maus si jolis. Et de servir volentiers Seur l'espéranche 7 de miex Ne nus n'est à droit espris Sans tel avis. 3 Es Ibid. SPItiës–tbid.CHANSONS. A~ dous 9 amoureux iex. s Puist-Ibid. Au bien. Ne pour. Et amours est si soutiex Et li pensers si gentiex 2 Que c'est un drois paradis As fins amis. 1 Est amors est si soutius2 Gentius Ibid.

frans et piex Est herbegies. C'est mes diex Et de lui morrai saisis J'en sui tout fis 9. < Cou – Ibtd. SDms–Ibid. 5Dont Ibid. SK'eacor–tbid. 3 Entretins Ibid.847. Pour eus ne jamais pourfis N'en venroit as soursalis Qui n'aiment fors à leur kiex Mais as loiaus ententiex 3 A che qu'il ont entrepris: Là n'a merchis. Chou les fait estre cantans Entroeus c'umelités proie. sc'aloridex–]bid. Hé très dous Devéées m'est li Faites que mes Y soit et mais etauricx~. '"Aurius–Ibid. De chu suis fis Ibid.CHANSONS. Il' Lius – Ibid. Car che 1 rapaie et ravoie Tous les plus souffrans. . ~Souffransetpuis–tbid. Penser aillours ne porroie. Tout 5 ne fussiés vous vivans. 1 Chu– Ms.'j Dame. Tant me senc de vous souspris Qu'en moi n'apert fors délis Où mes pensers. se pour voir cuidoie Vivre chent mile ans. dous liex cans ois dis. s .

XXX DOUS EST LI MAUS QUI MET LE GENT EN VOIE.CHANSONS. .

TRADUCTiON EN NOTATION MODEREE. .CHANSONS.

Que vers bonne Il amours me doie VARIANTES: 1 La gent Ms. TEXTE SEUL. Mais douchement Et plus me fait de bien faire penser 10 Li désirriers que j'ai de recouvrer Le tans que perdu avoie. 1109.CHANSONS. 2 Celi Ms. achater. 10 Pener – Ibid. 1109. 847. 8 Commencasse Ibid. Qui me fait ore penser A la savereuse joie C'on ne puet trop Ne désirrer. 1 109. 847. qui met le gent 1 en voie De' tous biens dire et faire et alever. Bien doit on croire en chelui 2 qui l'envoie. 3 Et li Ms. S'ai grant désir que je soie Teus en cuer à l'esprouver. 8 Doue – Ms. Ch'est bonne amours qui me fait tant trouver. Dous est li maus Je 7 plaing Anchois que le tans que je perdoie souvent 8 à amer je commenchasse 9 me conforte et ravoie. Che que faire ne savoie 5 Quant le douch 6 mal ne sentoie. 0 Doucement Ms. C'est Ibid. 847. . Et lui de cuer servir et honnerer. 7 Jou Ibid. 3 Soloie Ms. 11 K'envers boine Ibid.

a Le tout Ibid. En vous servir nus son tans 10 mal n'emploie. 3 Ma Dame Ibid. 847. 0 Sonnour Ms. Qui fait tout visse 7 eskiever Et redouter? Frans cuers gentiex où 8 tous biens monteploie. Comment dont le 5 fausseroie Qui miex doi s'onnour 6 garder. 847. » S'on n'i – Ibid. 5 Li fausseroie Ibid. 1 109. Visse 8 Gentix u Ms. Car mi vieut li 2 tout avant trairoie Se cuer avoie envers li de fausser. Et d'autre part faire ne le porroie Car me Dame 3 est tant douche 4 à resgarder Que mauvaistés ne porroit demourer En cuer d'omme qui le voie. . 4 Douce Ibid. 7 Jusse Ms. Ms. Con fins amis acquitier 1 Par bien ouvrer. Ne jamais ne vous diroie Mon cuer fors que par chanter 13. •3 Canter Ibid. 12 En merci Ibid. S'on ne pooit u autre bien conquester Que vous veoir et merchi 12 espérer.CHANSONS. 1 Aquiever Ms. En tant c'amours m'i aploie. 9 Signourix. Cors singneriex 9 pour cuer faire eslever.Ibid. Plus demander n'oseroie. 1 109. 10 Sen tans Ibid. 1109.

5 N'en deveroie Ms. pour t'i assener. 1 Ancois – Ms. 847. 1109. 12 Ces quatre derniers vers dans le Ms. Di Robert Nazart et proie Que il te veulle escouter Et recorder 12. 4 Ne pour cou Ms. Et pour chou 4 pis avoir ne deveroie 5 Se je ni os ne venir ni aler 6. 7 Humles pitiés Ibid. Par consirrer 3. 8Povres hontex fait mix – Ibid. 11 M'aloie Ms. 6Ne aller Ibid. 10 Alanghe Ibid. 847. 3 Consirer Ibid. Povres honteus fait miex 8 à visiter C'uns truans qui quiert se proie 9. 1 109. 2Merci Ibid. Ou saluer ? Canchons. Et de merchi 2 affamer. 9 Sa proie Ibid. i Comment hardement aroie De mon cuer à vous monstrer. Quant cuers et lange w me loie Il Se je le doi apparier.CHANSONS. Car miex par droit que se hardis estoie S'en deveroit humle pités 7 merler. . Anchois 1 morir me lairoie. 1109 seulement.

. XXXI AMOUBS NE ME VEUT OÏR.CHANSONS.

Ele m'oste 5 son viaire.CHANSONS. Chant Ms. Ne dou mal 4 que me font traire. Ne du mal Monstre – Ibid. Ne pour douchement atraire Ains m'est si contraire. VARIANTES 1 2 3 4 5 c Proiier Ms. Riens ne 8 puis estraire. 847. Et ma Dame ausi. 1 109. 1109. Aler ni os ne venir. Qu'il ne leur est nient 3 de mi. Car on i het mon repaire. . Amours ne ma veut oïr Pour proiière 1 ne pour quant 2 faire. Ibid. Riens Ms. TEXTE SEUL. Ne pour loialment servir. Riens n'en Ms. Et quant je le cuit veir. 847.

1109. 1109. Ni salus ami1 Con d'espérer joie a chi A moi quel 2 essamplaire. 8 Que vostre amour 9 U traire Ibid. Le cuer servir Mss. 1109. i iog et 847. Car je ne ine saroie où traire Et ore m'esclaire 9. `: I Ne je n'os me 3 géhir C'on ne puist en che meffaire 4 Car se par moi le désir Chi n'affiert point de salaire. Que vo serviche 8 aguerpir. 1109 et 847. 2 Cruel Ms. Si convient men cors sievir 11 Men cuer là où ia il s'aaire 1Ni salut ami Comme Mss. 6 Cruaulté – Ibid. Et tieng plus joli C'onques mes cuers me guerpi ]0 Pour Dame de tel affaire. . Comme puist en ce m'effraie Ibid. 5 Si me Ibid. 12 Là u Ms.CHANSONS. 3 Mie Ibid. Et s'aim je miex 7 alanguir Pour vous. Si m'en 5 vient miex taire Et souffrir ensi. 7 Jou mix Mss. 1109 et 847. Dame débonnaire. Ms. Tant que pités viegne en li Qui toute cruauté 6 maire. 10 Ce que mes cuers m'a guerpi Ibid.

Mss.817– 12615– Ms. vers ne sont pas dans le Ms. A Robert Nazart l'otri. De tel semblant 1 Quoy que soit du 2 Doncques Ibid. . 1109.A. Cis cans k'ai furni. 1109. Coi qu'il soit dou 1 retenir. Pour l'amour parfaire. Car p e-le n p. 5 Ces quatre derniers Ms. 847. Ibid. Li cuer l'ensievi 3 Dous cuers aiés 4 ent merchi Ne deffaites pas le paire. Li cors la sieuvi * Aiiés – Ms. de La Vallière. XXXII DE CUERPENSIEU ET DÉSIRRANT. Pour ce chou que mix paire. i sert de chou moustrer r 7 Que cuers voit premiers de vi sant. Suis Ms. Car cankes i dit doit plaire 5. i* P rDecuer pen-sieu et p-r-n4 dé-sirrant > a Vient qui bouche muet v m a ls par 1 i 1er.CHANSONS. Et puis dont que 2 sans retraire.

TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. .CHANSONS.

2 Que bouce 3 Che Ms. A. Ibid. A. i° Qui percevant Ibid. 847. 4 D'itel Ms. A. 1 109. 9 Mais ce me vait mout Ms. 11 Me voit trop de sa cruauté – Ibid. 5 Jolieté Ms. De 4 tel semblant Me fait estre en joliveté 5 Amours. dont j'ai si grant plenté C'alègement proi en chantant. r Car ele sert de chou 3 moustrer Que cuers vait premiers devisant. va mout 9 esmaiant 10 C'aperchevant Me vois si de se crualté n Despoir vient que j'ai tant duré Qui réconforte maint amant. Quant plus me voit me 12Dame en grant De li servir et hounerer. Mais ce me va mult esmaiant M. Ms. Cou Ms. 7 Si ce n'estoit fors penserIhid. 1 109. 8 Vers absent dans le Ms. VARIANTES En désiraut . 6 Ne viegne Dame amer – Ibid.CHANSONS. 1 109. TEXTE SEUL. 847. Je ne puis Ne viegne de Se che n'estoit Mais che me dire qu'en avant me Dame amer 7 fors dou penser 8. A. et M s. De cuer pensieu et désirrant Vient qui bouche 2 muet à parler. 12 Ma Dame Ibid. 1 Pensiu – Ms. A. 1 109 et Ms.

` Mais douchours – Mss. Ces quatre derniers vers dans le Ms. Pour coi me vois si dolousant ? Trop me puis bien desconforter.Ibid. On voit maint perdre par haster Che 6 dont goïssent li souffrant. . Cascune autre oublier Ms. Parés d'un regart atraiant i En espérant Sans goïr ai mon tans usé Par coi comparer en durté 4 Vous puis et doi à l'aymant 5. Gent cler vis Ibid. Hé! douche Dame. En durre Ms. or le velliés Si qu'ele me puist De vous un resgart l 8 3 4 5 0 7 Hé vous fais présent. raporter atraiant 7. 1 109 et Ms. cui j'aim tant Que pour chascune autre ouvlier • Gens cors faitis 3 pour esgarder. escouter. Cou – Ibid. 12625 et 1109. Mains douchour 1 me fait espérer. Ne doi avoir'si haut pensé: Pité et vraie humelité En trai plainement à garant. ma canchon Dame. 847. Atendrai Dame vostre gré Et si ne m'iert jà reprouvé Que de cuer serve dechevant. Et pour itant. 847 seulement. Vous puis a loyal amant. En verte Ms.CHANSONS. Et plus me va contraliantDamage grant. A. A.

En li mirant trouver chou qu'ele a quis Endementières s'enfuit chieus qui les prent. Che me tient si longuement. Ne ne m'ouvliés aussi Pour me longue demouranche £. Et plus li airs et plus truis douche gent. Me renovèle amours plus et esprent. Ne faites mie ensement. Dame de mi. Et chou aussi. XXXIII DE TANT COM PLUS APROIME MON PAÏS l. Et plus me sanle en aprochant jolis. Car ch'est en vo ramenbranche C'au mireoir m'entrouvli Car à vous et non pas chi Li cuers et li espéranche. Si fait li tigre au mireoir.CHANSONS. . et cuide proprement. quant pris Sont li faons. De tant com plus aproime mon païs. ? 1 Cette chanson n'est pas accompagnée de musique. Qu'en souvenir i choisi Dames de tel honneranche C'un poi de le contenanche i j De me Dame en l'une vi Si qu'à le saveur de li Me délita se samblanche.

Traduction EN NOTATION MODERNE.CHANSONS. . XXXIV qui N'A PUCHELE OU DAME AMÉE.

S'il entend bien cest argument. TEXTE SEUL. Car par painture est ravisée Toute chose c'on 5 voit et sent. 1109. . VARIANTES i Qui a Ms.CHANSONS. Qui n'a puchele ou 1 dame amée Où n'a fors dechevanche 2 et vent Par raison doit savoir comment 3 Li Vierge doit estre honnerée 4 Dont on atent meilleur saudée. 5 Chose qui – Ibid. 1109. Ms. 4 Hounerée – Ms. 847. 3 Couvent Ibid. Ki a pucele u Decevance Ibid.

De racorderesse esmérée. Ibid. pensée. 4 Qu'il n'ontibid. par cui joie est donnée. Dame. 2 Tournée Ibid. Trop a li cors de hardement Ascesmee Ms. 5 Cent – Ibid. n . « A celui Ibid. 10 Sainement – Ibid. Certes mout doit m'ame estre irée. On se doit plus que de riens née Esmerveillier d'aucune gent Qui sont en parler belement Envers car humaine achesmée 1 Et leur pensée'vl'ont trouvée 2 De tout en tout 3 si folement Que n'ont à vous. Qui vaurroit vivre saintement l0 Quant li cors à veulie tent.. Pour cui vous volés douchement s Proiicr à vo douche portée Qui tant vous aime coreument 9. 9 Coralment – Ibid. • Par cui deust estre sauvée. A chelui 6 iretavlement Qui par péchiet ne les despent 7 Mout est l'âme bien assenée.CHANSONS. Qui plus bele estes que les chent r\ Dame. Dame deffaites le meslée. 1109. 7 Qui par pitie ne le despent s Doucement – Ibid. 3 Du tout en tout – Ibid.

4Que ce tout •"• Apielce – Ibid. Merchi de mon fol errement i Et se tart vous est reclamée. Par vanité que j'ai antée Et par 3 mauvais enortement. Ne consentés. s Se ma – Ibid. 1 109. Dame. Que che soit 4 à mon grèvement. Ms. Ibid. apelée 5 Que je n'atent nul sauvement Se me ° proiière est refusée De vous où péchieres 7 s'atent. . Li 1 cose est jà si mal alée Que l'ame en peu d'eure se sent 2 Gentiex Roine couronnée.CHANSONS. 1 La cose 2Peu d'eure s'en sent 3 U par Ibid. Pour chou vous ai. Dame doutée. 7 U pecieres Ibid. Qui vostre amour donnés briement. Ibid.

JEUX-PARTIS .

.

LI PARTURES ADAN 1 ADAN S'IL ESTOIT ENSI. .

Adan s'il estoit ensi Que joie fust ottroiie A vous dou cors de cheli 1 Que 8 vous volés à amie VARIANTES: 1 Ccli 2 CuiMs.JEUX-PARTtS. TEXTE SEUL. Ibid. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. 1 109.

On doit tenir pour falli Chelui 3 qui famine aigrie S'il mangier 4 à presté gage. bien puis chi Viser le meilleur partie. Que Sires. f Aie – Ibid. X fois en tout vostre éage. 5 Fols Ibid. v-.PARTIS.JEUX. On ne puet son avantage Faire trop hastéement Dont est chieus faus 5 qui atent. 8 Cil Ibid. '> Pau – Ibid. De le souris 10 esbanie – Ms. 1 Briesment . 10 La soeris – Ibid. Adan haster 6 a nuisi Plus que souffrirs mainte 7 fie. Chieus 8 fait plus bel vasselage Qui joie à durée prent cil qui tost le despent. Sans plus or me faites sage Se vous les prendriez briement x Ou atendriés longement 2. vous avez grant cri Mais en vo sens peu 9 me fie Quant vous voi contraire à mi. Chil qui d'amour ont senti Tourneroient à folie Vo respons et à outrage. 2 Longhement – Ibid. 3 Celui Ibid. 4 Maignier – Ibid. 6 Hasters Ibid. iog. y Sire Jehan.

9 Kancois Ibid. grief malage NFassouageT– Ms.JEUX-PARTIS. Et chascuns s au prendre tent C'anchois s prent ne s'en repent. Ibid. assouage l. Li vins c'on à boire détrie. Buverage s Car cascuns Ibid. si Que ne s'en sent lour maisnie Parmi le tans ivrenage. Fait meilleur warder le wage Sour coi 5 on atent argent Que despendre folement. Ne malie Ibid. Qui tost le despendent. Sire Audefroi.v. Qui du tonnel ore issi Car si savereus n'est mie. 1 2 3 4 5 6 1 Ibid. parlement souvent. . io Cil Ibid. Cil Ibid. Qui paiiés est. Faut – Ibid. Milleur fait warder le wage De coi – Ibid. chieus 10esrage. chil 3 sont escarni. Tant sai bien de beverage 7 Tost prendres est en usage. Sires. Li cas tant qu'il Li tost prendres Car en trop lonc Ne gist 2 traïson a damage. nog. Adan. onques ne m'a vie 6 ». Quant ont leur messon cueillie.

JEUX-PARTIS.

ciex vit liement Soustient Qui atent son paiement. Dragon, en tant font folage Chil qui atendent tant sage 2 Con doit batre vistement Le fer caut de caurre 3 esprent.

II1
ADAN VAURRIF.S VOUS MANOIR.

Ms. 1 109. 2 Sai-je Ibid. 3 Kaut de kaure – Ibid

Sen

JEUX-PARTIS.

TRADUCTION

EN

NOTATION

MODERNE.

TEXTE

SEUL.

Adan, vaurriez vous manoir A Arras toute vo vie,

JEUX-PARTIS.

Si eussiés 1 tout l'avoir Qui ens est 2 en bele amie, Qui fust avoec vous manans Et l'amissiés ben tous tans, Mais jamais plus que vous deux viveriés 3 Me jamais hors le vile n'isteriés 4.

Sire tout chou voel avoir, Sans nule autre compaignie, Car adés, et main et soir, Seroie sans jalousie. Jà kiens en cuisine estant N'iert de son per désh-rans. Vïien ensient, par tel convent prendriés L'avoir et le Dame s'alzieur estiés 5.

bien puet perchevoir Adam Hom qui cler voit, vo folie Vo preu ne sariés voloir Riquèche 7 ne druerie Ne vous seroit pourfitans; < Tous seus loehs sériés 8 restans Et soelés com prisonniers viveriés Et con paiens car jà messe n'oïriés.

VARIANTES: 1Et s'eussiés-Ms. 1109. 2 En s'est Ibid. 3 De vous deus viverriés Ibid. 4 N'istriés Ibid. 5 La Dame sa vostre kix en estiés6 Savés – Ibid. 7Rikèce Ibid. s Sériés loens manans Ibid.

Ibid.

JEUX-PARTIS.

Sire Jchan, puis ier soir Avés moult messe enchierie Trop vous eslongiés du voir. On entre en une abbéie ,'> Pour mangier 2 oes et caus flans. Encore est déduis plus grans D'estre d'avoir et d'amie aaisiés ` Or esgardés dont de coi vous plaidiés. li esprohon 3 noir Adan sont point de vo partie. 1 Ne Moines soiés en dortoir Aisé 4 en l'enfremerie; Puis que tant haés les cans, Ne doit estre cuers vaillans D'avoir acquerre et d'amie esmaiés 5 Puis c'aler puist par tout sains et haetiés 6. Sire, je ne puist veoir Tort n'aies à ceste fie. Quel siècle voit tant paroir De mesdisans et d'envie C'adès seroie doutans.

c.

Pour ch'aim miex liés et joians Tous cois près de ma Dame estre logiés C'aler par tout et souvent est iriés. Griuviler, Est faintis je di k'Adans et recréans

1 Avés vous messe encierrie Ms. 1 109. Ibid. Maignier 3 Espron Ibid. 4 Naisé Ibid. 3 D'amie acquerre et d'avoir esmaiés – Ibid. 6 Hetiés Ibid.

JEUX-PARTIS.

Qui va illeke et set > joians et liés Mais chieus qui siét adès est loens sequiés Cuvelier 3, sire Jehans Est si légiers et volans Qu'il ne puet arester seur les daintiés Et fuir les pouretés et les griés.

III 1
ADAN, D'AMOURS VOUS DEMANT.

Sest Ms. 1 109. 2 Cil qui siét adiès est loes seckiés 3 Grieviler Ibid. 4 Veust arester sour Ibid.

Ibid.

JEUX-PARTIS.

TRADUCTION

EN

NOTATION

MODERNE.

TEXTE

SEUL.

Adan, d'amour vous demant Que m'en dichiés, sans cheler 1, D'où qu'il pueent plus trouver En amour li fin amant, Ou du bien ou du mal 2 Vous le devés Mout bien savoir, car esprouvé l'avés.

VARIANTES

1 Que me dites sans celer- Ms. 1109. 3 U de bien u de mal Ibid.

JEUX-PARTIS.

Sire, je voi l'un doiant, Lautre lié de bien amer Mais je ne m'en doi blasmer, Car j'en go, et ne pourquant 1, Comment que faite en soit me volontés 2, Li maus plus que li biens i est trouvés. Adan, à guise d'enfant Me respondés, c'est tout cler. On i 3 puet tant endurer De maus, che sevent aucquant 4 C'uns tous seus biens n'estaigne les griefs C'on a senti; li biens pert plus assés. Sire, amans en soeffre 5 tant, C'on en voit maint despérer chier voit on 6 compérer Trop Déduit et riquièche 7 grant. Et d'autre part chascuns n'est pas amés Qui a les biens d'amour chier compérés. Adan, tout li maus souffrans 8 Dou pis c'amours set donner N'en veulent mie saner, Dont est il bien apparant Que li biens est assés plus drus semés, Car maus qui plaist ne doit estre contés.

1 J'en goch, mais ne pourquant-Ms. 2 Cornent que soit faite me volenté 3 On n'i Ibid. 4 Auquant Ibid. 5 I soefre Ibid. 6 Puet on Ibid. ? Rikèce – Ibid. 8 Plus souffrant

1109. Ibid.

Ibid.

JEUX-PARTIS.

Sire, amour trouvai quisant, Quant je le soloie anter, En villier, en desirer, En penser, et en doutant Mais point n'estes d'amour bien embrasés Pour chou ni cuidiés point tant de durtés l Ferri, on trueve lisant Que tant de mal n'a pas li condampnés Gon a de joie ichil 2 qui est sauvés. Grieviler, en acquérant Est chascuns plus traveilliés et penés Qu'il ne soit au despendre reposés.

IV
SIRE JEHAN, AINC NE FUSTES PARTIS.

1 De duretés Ms. i iog. 2 Gomme de joie a cil Ibid, 3 Assés et lenés Ibid.

JEUX-PAKT1S.

TRADUCTION

EN

NOTATION

MODERNE.

i0A

JEUX-PARTIS.

TEXTE

SEUL.

Sire Jehan, aine ne fustes partis Ne demandés d'amour, si con je croi D'omme qui jà s'en alast escondis me sachiés dont à dire quant doi Or " Ont tant amée une Dame proisie, Que li uns 2 d'amer li prie, L'uns en ribaut, li autres sans dausnoy 3 Li quiex aime en meillieur foy ? Adan, bien sui de respondre garnis. Nus n'en ira jà escondis de moi, Se il me part. Sachiés qu'il m'est avis aime trop miex, ensi le voi 5 Que d'ueus Qui cois se tient vers li quant le proie, Car amours veut et otroie Le coi tenir d'uex en set miex sen roi Qui en pensant se tient coi. Sire Jehan, de chou ne sui pas fis. Souvent par fausseté maintient on soi Couvertement et pour estre avant mis. Mais raison a qui bien aime par loi 6, Dalès se Dame en jouant s'esbanie: Car tes maintiens s'en fie t. t L'abondanche dou cuer à chou m'otroie N'amours n'a de taisir loi.

VARIANTES 1 2 Voi Cascuns – Ms. – 109. Ibid.

3 Dosnoi- Ibid. Ibid. 4Cil 5 Croi Ibid. s Pour coi Ibid. ~>Friant Ibid.

Piert on par chou. Ibib. dusqu'à Paris. de veulie A un clerc plein 1 Kiens Ms. Çuer – Ibid. Il n'a si fin amant.JEUX-PARTIS. Ne fera jà lonc font. Soustenu ai. puisque faire le doi. ne doit avoir desroi. Ibid. Adan sachiés que j'ai le meilleur pris. . au riboi me sui mis Et ne pourquant de vous le contraire oi. Au clerc couvert de fause ypocrisie. Uns fins cremans est prisiés tous dis uns en vaut miex que troi. Qui ne senlast musars en son riboi Car amours het tout outrage et folie. et par coi Simplèce vaut miex d'effroi. je sai bien. Chiens esragiés coi c'on die. Car. 4 Simplice renvoi 5 Ke li batis Ibid. 2Qui 3 De plaitIbid. Sire Jehan. en amour. 6 Corn apensées Ibid. Adan. je vous castoi De trop riber outre moi. à droit me partie. Que li parlans 5 Jà soursalis n'iert de si grant prisie Comme apensés 8 à le fie. Tant qu'il vient à canesie Et dont est plains d'outrage 3 et de buffoi Par quoi simplèche 4 renoi. Sire. 1 109. amans doit estre si faitis C'on ne le voie onques en mauvais ploi. Chieus qui devant se Dame est amis Iert comparens.

Dragon. ribers démonstre moquerie. Sire.JEUX-PARTIS. 1 K'en quoillart 2 Ai-je droit Ms. SE VOUS AMIES BIEN LOYALMENT. Audefroi. V ADAN. Ibid. 1 109. Dames sont si batues à le roi Des ribaus qu'il i ont poi. Pour mains de mal qu'à un coilart t m'aproi J Di je voir 2. . Li pensans ne se faint mie.

Ou c'amour. vous i vausist avanchier A son pooir bonnement.JEUX -PARTI S. Texte Adan. Traduction EN NOTATION MODERNE. se vous amies bien loyalment. . 1 Avancicr- Vahiantks Ms. i 109. seul. Lequel ariés vous plus kier.

mais Aine Si curieus 1 Son nuisement – Ms. ° Mais quant chele en cui le besongne gist Veut. Sire. Et jà 5 n'avcroit talent 3 d'estre en mon grèvement. . 2 Avancier Ibid. ne vous oï si folement Sire. Chele amours prent en mon avanchement Car s'ele me veut aidier. amours Parler ne set ne plaidier. On met l'cscaudé doit. pour alégier. Se chele ne si asent A cui li fais de le besoingne s apent. sachiés. io Cui Ibid. Ou que vo Dame avanchier A son pooir. Et vo Dame fust en vo nuisement. 4 Cele qui jaim 1 bid. que j'am 4 ne me puet empirier. 5 Ne jaIbid. et amours vous nuisist. vous vausist. u Enrichist – Ibid. 9 Cele a li besoigne Ibid. 6 Mesist Ibid. 1109. qui 10 quen poist. Ne me fesest8 Besoigne Ibid. plus longuement. son ami enricist Il. N'ele ne puet ami assouagier. Adan. car autrement Vers le fu Sen daurroit on. Ibid. parler ne jugier. 3 Avancement Ibid. en autre ploi ne le mejiist 6 C'amours Et que par forche amer ne le feist 7 n'a sens n'entendement.JEUX-PARTIS.

Pour batre fort et souvent 3. amours set assés plus soutieusement 7 Les siens batre et castoier Car chieus cui ele akeut s à guerroier. Sachiés 9 c'est pour folie ou pour argent S'amours de cuer de feme se partist. n Dame aime a dies Ibid. pour mi assaier 1. Errant cuer et cors li rent. 4Ses cuers si entent Ibid 5 Preis – Ibid. vous m'avés fait un argument De nient. 6 Commande – Ibid. Adan. Ne 10plus avant ses pooirs ne s'estent. Grieviler. 2 Avoiier – Ibid. 1 109. 7 Soutieument Ibid. 12 Nient autrement Adans Ibid. Comment arai secours. . Maistres ne puet aprentich avoier 2. Dame aime adèsll quant il li abélist Nient autrement Adans 12 ne set qu'il dist. 3 Ne souvent Ibid. De si adont que li cuers s'i astent 4 Castois n'est preus 5 se cuers ni obéist Amours commenche 6 et Dame parfurnist. Et puis au requérant ne contredist. 8 Cel qui ele acuelle Ibid.JEUX-PARTIS. amours esprent. a Saciés – Ibid. 1 Assaiier – Ms. C Sire. 10 Mais Ibid. se d'amour Qui désirier et amer le me fist? n'ist.

tout certainement. S'amours i nuist. de La . V I ADAN A MOI EESPÛNDÉS. Kerri. Les Vallière. quatre derniers vers ne se trouvent pas dans le Ms. nule riens ne souffist 1.JEUX-PARTIS. Sire Jehans a trop fol ensient Qui gage chou de quoi li biens nourist.

Textk seul. Con lais à moi hom respondés à cest affaire. Adan.JEUX-PARTIS. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

Ibid. Que me pourtite li grés De me Dame 5. Adan. VARIANTES 1 Avés – Ms. s Con puet sa Dame paiier Ibid. Ou vo Dame à gaingnier 2 Outre vo gré 3. 1109. On puet Ibid. A ses autres biens voeil avoir parchon Se n'i faurrai mie. Se le truis appareillie. sans autre guerredon. 4 A le fols Ibid. jamais ne prendés Cose oii traïson repaire. 2 Gaaignier – Ibid. par droite traïson Ou li servir loiaument en pardon Très toute vo vie Et si s'en tiengne apaïe. Sire. on voit les plus senés A le fois traïson faire Pour riquèche à eux atraire. Car ne sai point de gramaire Et vous estes bien létrés. 3 Outre son gré. Certes che me semble assés Quant on set 7 tant exploitier C'on set se Dame apaier 8. . Lequel arriés vous plus chier. au droit jugier.JEUX-PARTIS. Car 6 tous fins cucrs doit desplaire. s K'a – Ibid. Qui m'ara fait traveillier Tout mon vivant. 5 De celi Ibid.

3 Parture Ibid. en chou que dit avés En vous a foivle 4 contraire. Pour chou que trop goulousés Chou qui ne nous a mestier 9. On doit savoir sans cuidier Que loiautés est de fine boichon. sans accomplir mon bon Ne porroie finer se par mort nonMiex vient querre aïe C'atendre si grief haschie.JEUX-PARTIS. 110g. Comment puet li hom meffaire Qui à pâture 5 est menés. fort me trouverés Et deffensavle adversaire s Car au pieur vous voi traire. conquérir 2 ne puet on Si grant singnourie. Et traïson de trop vilain renon Par coi chascuns prie Que traïson soit honnie. . 3 Courecie – Ibid. Adan. 9 Conqueste n'a mestier – Ibid. Et si l'a on couracchie 3. En li servir. Sire. 1 En boine Ms. s Aversaire – Ms. 2 En le traïr conquerere Ibid. Par li servir en droite 1 entention. De deus maus s'il laist glachier 6 Le pieur pour li aidier 7? Dou mains mauvais. A foible Ibid. 8 Glacier que piour puet lui aidier Ibid. 7Ce vers est supprimé dans le Ms. 1109. i 109.

Ibid. bon 5 se fait gaitier De commenchier outrage ne tenchon Sour l'espoir de venir à raenchon. 1 Par force de desirrer 2 Jen qui je bien a paier 3 A son besoing Ibid. chelui Qui bien le manie 7. 4 Were Ibid. Par forche et désirrier 1 Si l'en cuit jou apaier2. « Li fols Ibid. chis cas est prouvés Que traïson ne doit plaire Mais ma Dame est débonnaire. Li faus 6 se cointie Dont li sages se castie. Sires. se je suis outrés.JEUX-PARTIS. Ms. Gist en grant guerre 4 à le fie. Ferri. Grans pais. 5 Boin – Ibid. A sen 3 besoing fait on bien mesproison Sour cuidance de pais et de pardon. coi c'on die. ne doi cachier Vers ma Dame simplèche ne raison Car volentiers tient femme à compaignon. Tant l'ai assaié. Par coi. . 1 109. ? Manie – Ibid. Grieviler.

TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. . VII -ADAN QUI AROIT AMEE.JEUX-PARTIS.

pour folie bée Jones 4 hom qui bien s'entent 6 A feme si longuement Puisqu'il en a tel saudée. TEXTE SEUL. 8 Oertie – Ibid. 4Jouenes Ibid. S'en porroit il départir par raison 2 Et querre ailleurs confort et guarison 3 ? Sire. qui aroit amée Une Dame loiaument VII ans tout entièrement Et n'eust en li trouvée Merchi ne confort. Fors adès sanlant en tort. 7 Saciés Ibid. iioq. Adan. 3 Garison Ibid. 2 Sans raison. VARIANTES: 1 Entirement – Ms. 5 Se sent Ibid. .JEUX-PARTIS. Ortie 6 qui mort Sachiés 7 tempre s'i amort.lbid.

s'anchois 10 n'a guerredon. n ailleurs se Perquerre puet sans mesprison. 6 U non Ibid. 13 Pau si entent Ibid. Sans assai s'amour Pour avoir déport. 13 Jouence – Ibid. ch'est chose passée Chiex s qui à amer emprent N'est mie preus. Non pas pour estre en descort VI ans ne VII. car Dame 7 a briement. 1° K'anchois Ibid. 1109. 7 Feme Ibid. 2 Cil Ibid. . Quant il S li vient à talent. 4 Fols. Vous parlés à le volée. 11 Pour querre Ibid. s'il n'atent Que merchi 3 soit meurée. donnée °. Quel espoir de s'amour avoir puet on Puisquen VII ans n'en fait démonstrison? Adan. 3 Merchis Ibid. s Que– Ibid. 5 Par deconfort Ibid. amours fa trouvée Pour servir outréement Sans fin mais peu s'i entent la Vos cuers jonèche I3 l'i vée 1Cest cose passé – Ms.Ibid.JEUX-PARTIS. Faus 4 est et s'a tort Qui s'en part pour desconfort 3 Car bien doit Dame ains c'otroit si haut don Prouver lonc tans se bien l'emploie ou non 5. Sire. 9 Dounée Ibid. Adan.

Adans dort. Ferri. Adont doit il manoir en sa prison. ame est par 5 chou sauvée Que sains esperis 6 l'esprent.Ibid. nog. à mal port Arrive qui sans ressort Se veut tenir à Dame à cuer félon. 9 Destruisson. 2Qui se part 3 Dusken son Ibid. Ibid. 4 En rent Ibid. . Qui le conforte souvent Ains que du cors soit sévrée. 6 Que li sains espris 7Plaisance u soupeçon – Ibid.JEUX-PARTIS. 1Du kemin M s. 5 Pour chou Ibid. 8 De nuuson. Car en amour n'a point de muison 8.Ibid. Sire. Son preu défuit pour se destruction B. On doit amer outre bort Coi c'on i truist plaisanche ou soupechon 7. Dragon. Quant par son acort Dame fait son ami fort Et vertueu d'un regart de boichon. Dou chemin se tort 1 Qui s'en part 2 devant le mort Son loier pert qui ne sert dusqu'en son? Par bien servir eurent 4li saint pardon. Ibid.

JEUX-PARTIS. VIII ADAN VOIS OEVÉSSAVOIR. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. M .

5 Proiie – Ibid. Ou quant il a fait amie Dou reperdre 3 en aucun tans. Ou d'estre escondis. TEXTE seul. Adan.JEUX-1'ARTIS. Or me dites donques voir Dou quel doit plus grant paour r Avoir fins amis. i 109. . vous devés savoir Canque il esquiet 1 en amour. 3 Du reprendre Ibid. Or n'en soiés pas mentans. Quant a se Dame proïe 2. VARIANTES: 1 Eskiet Ms.

Adan. Car s'ele s'amour otrie7.JEUX-PARTIS. Dont doit. Et chieus ô desconfis Qui crient c'on ne l'escondie. Sire. par droiture. par estouvoir 10 Volés avoir le meillour n Et Qui Ms. 1 109. 1 2 3 J Proie . Bien est en seûre tour plaide saisis. ' Car cuers de femme est cangans. CisIbid. avoir Li amés doute gringnour. Qu'il aura Cele Ibid. amans prie 1 en espoir Qui aura 2 joie et retour. « Cil– Ibid. du perdre est puis doutans s r Dont est 9 il doubles dolans Sire. s Est si doutans Ibid. Ains doit en joie manoir. f Car il a apris Soûlas et delis. adès. Il MillourIbid. 5 L'ounourIbid. W Estavoir Ibid. Car se ele li otrie Ibid. chieus 4 n'a que doloir Qui a d'amie l'onnour 5. « Ert-Ibid. Ibid. Si aroit pis le moitie S'on li toloit chele 3 vie Dont li aventure est grans.

1109. s Et rices Ibid. qui terre ou manoir ^Requiert en court de Seignour. Aussi n'a amans qui prie. on afaite un ostoir 9. un affaitier ostoir Ibid. Fu tenans Ibid. Entrues lbid. se demie A de sens ne de voisdie. 7 Du reperdre Ibid. 9 Sire. K'a perdre n'a mie Ibid. En soit dis Ibid. Chieus 1 qui a à perdre avoir Confort d'amie 2 et douchour Doit cremir tous dis Plus que li mcndis.JEUX-PARTIS. 10 Voit on faire un mauvais tour- 1 2 3 4 5 6 Ibid. Et puis fait il mauvais tour 10 Se j'ai Dame à mon voloir N'en doi doute avoir menour. Entreus 5 qu'il atent le jour Que drois soit ois 3. Confort amis Ibid. Pour chou c'a perdre n'a mie 3. Povres doit estre esmaians Et riches s fiers et joians. Car ne puet estre perdans D'amour si nen est tenans. Que quant ens est mis De reperdre 7. Tant sont de mesdis Que nus estre fis Sire Cil– Ms. Adan. . II se doit plus douter voir.

de .1 109. Sour Ibid. 1 2 3 4 Ms. Ne doist estre en sa signourie Car ancois Ibid. Ms. vers ne sont pas dans le Ms. 1109. Ferri.JEUX-PARTIS. Li diseteus requérans En péril est droit Tristans. Ces huit derniers La Vallière. se fie Bien voel que Ferris face que plus se gramie Cil qui pert se manandie Et que ne fait li vaillans Au don dont est désirans t IX ADAN MOUT FU AR1ST0TESACHANS. cuers falis est en lui et pau Rices qui plus apaurie. Ne doit en sa Singnerie Car anchois 2 a on envie Au jour d'ui seur 3 les poissans C'on n'ait seur les mendians.

E.JEUX-PARTtS. . TRADUCTION E~ NOTATION MO[!EK~.

~IANTKS Ms.JEUX-PARTIS. S II eut la plaisance Ibid. De celi cui il voloit amie S SI Ibid. i tog. se vous tenist Sire. Yaurriës vous estre atournés De vo Dame. Ibid. en ot il mie aïe. TEXTE SEUL.. qui prent as fais des souNisans et cuer n'en doit estre blasmes. mont fu Aristotes sachans 1 Adan Et si fu il par amours tes menés Qu'en seles lu comme chevaus fcrrans Et chevauchiés ensi que vous savés Pour cheli que il voloit à amie Qui en le tin couvent ne li tint mie. Essample Aristostes fu de moi plus vaiUans En en scienche en bontés renommée. casement couvent. El cevaucies!bid. 9 Dame n'en eut Ibid. Et quant il ot le s plaisanche acomplie De sa Dame. 7 Science !bid. 1 Aristoces boins clers Cevaus ferrans!bid. V. . s Ne doit)bid.

s. 5 Cil 6 A paine cuide estre a tans saoutës Ibid. Mais nus n'en doit souffrir apertement Blasme commun. or estes vous trop esmaians Et peu en vo scienche 1 vous fiés. Ibid. Dont Qui doi-je bien faire tel hardement. 2 Que cevauciés fuissiés s Mais ce fait perece qui vous maistrie tbid. Qui vorriés estre à tel honte escaans fussiés ° pour estre sm. car amours le deffent. 4 Pour eskiuver le paine que on sent tbid. . chieus 5 A paine cuide jà estre Parmi tous prieus doit A se Dame toutes ses Sire. jamais ne soiés connissans Que vous soiés à tel honte livrés C'on vous chevaut. Ibid. Que chevauchiés Moult en avés abaissié clergie. '< Sont de tel signourie Ibid. Mais je sai bien peresche vous maistrie 3 Pour esquiever li paine c'on ensent 4 Au déservir volés goïr vieument. Bon en fait en secré souffrir haschie.JEUX-PARTIS. Non ne li doit pas tourner à folie Ibid. Jehan.i)lance–Ms. Adan. t Va. mains vail et s'arai alègement. Chest bien chose apparsns vous désirrer n'osés Que autrement Que vous aiés soulas ne druerie.Yûf). . Adan. qui est désirans seelés faire fins amans volentés On ne le doit pas tenir à folie 7 Car biens d'amours est de tel signerie C'on n'i puet emploier mauvaisement Honte à souffrir diffame ne tourment.

s'il ne le prent. JE VOUS DIS UNE FOIS. Pour peu de honte avoir. Et chieus qui sert amans par trécherie et compaignie A de se Dame honnour Par coi je douch che péril seulement f Que je servi eusse pour noient. Evrart~. mais. se g'i sui fallans. Car qui premiers choisist ne s'entreprent X ADAN AMIS. Sire. .JEUX-l'Alt'l'IS. Drogon. fois en cil Coisit ne s'en repentIbid. voire. A me Dame g'icre désespères. A cui on offre à faire courtoisie. faus est chieus 3 qui son preu détrie. On doit d'amour goïr secréement: Et qui ne le fait ensi il mesprent. 1109. Ms. Ferri. Je voi que cuers de terne est si cangans Que li loiaus est souvent refuses. Je doue pour cest péril seulement SFerri–Ibid. Mais biens d'amours à droit pris monteplie. 3 Ibid. avoirs' mal aquis apovrie.

JEUX-PAKTiS. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

Et sueffre et crient estre escondis de li.. che me sante~ povres esplois De lonc tans servir ains c'on ait jehi~4 Ses maus. 1 I) manque ici un vers dans le manuscrit. Qui fait mieus. Adan. TEXTE SEUL. Aussi c'uns courliex sur voie. En bien servant. Sire. je vous dis une fois. Chieus fait miex qui s'umeloie. ou chicus qui atent merchi. Mais tenir ne m'en porroie. Et est en bon espoir humles et cois. t an ou deus ou trois.' car ichil fausvoie. Que jamais ne partiroie. si 11 fault. moult sen daura. Mais d'autre amour se pourvoie. Anchois qu'il ait trop en pardon servi Et. s'il veut c'on le croie. Qui n'ose assaier se goie. Et prent chou c amours envoie. Ou chieus qui loeus merchi proie ? Sire.s estrelois Qui prie loeus c'amours la assailli.JEUX-PARTIS. Mout petit i mouteploie< t Qui merchi proie ains qu'il l'ait déservi Car il doit son bienfait monstrer anchois Qu'il prie. Vous et maistre Jehan de Marli. d'amant est mout gran. . Adan amis. Anchois qu'il ait d'autre scienche oï. qui veut estre sire de lôis.chest drois.

Sire. Cest jcus de boute en coroie. par coi chclui mains prois Adan. ne coment. Qui tost requiert. li otrois.JEUX-PARTIS. Plus grant plaisanche averoie En s'amour. Adan peu 11 meismes fist ensi que je tost: lues tu fais Urequist Bien l'en vint. Xi ADAN A5US. MOUT SAVMSBIEN VO ROI. et lai sent en amour onni. di. On pris tost feme de vilain cri. Et clerc Qui plus longuement foloie. sachiés de fi. or le kerroie. con plus aroie este destrois Et désirrans merchi. s'après l'avoie. renoie. pas courtois. tous tans parlés vous en clergois. Vous le servés. Ilnikcurtc'unnemonnoic. Dragon. C'aussi bien sont tardieuescarni Que )i hasticu. il n'est dont Et fol est qui li otroic. J'ubienmestier . ne por coi.

TK.JKUX-t'AKTtS.~DUCTifWf!N NOTAT~OM MODM)! .

mout savés bien vo roi D'amour servir. c Ce vous senefie Ibid. S'el voeil savoir de vous.JEUX-PAR-HS. VARIANTES 1 Et comment–Ms. tout chou que dire vous en oi Sai jou piécha.lbid. Et pour avoir amie. Adan amis. par amisté de coi Vous le servés. selonc chou que j'entenj: Or me dites. et tout si faitement Sert jou amours. Car tres tout coi Ibid. Ibid. che sont li doi. aprendés m'ent. Ne de cahgier n'ai pooir ne talent Cheli c'ai choisie 9.. Sire Jehan. . 9 Coisie– Ibid. Che vous sene&e a Comment j'ai amours servie. mout bien savoir ie doi Je serch amours du cuer premièrement. ''Ettot–Ibid. s Vostre ensignement Ibid. Et pour amie avoir ce sont5 Et si ti sert–Ibid. et de plus.iog. Adan. ne comment J'ai bien mestier de vo enseignement Car je n'en sai mie Le maintien ne le maistrie. TEXTE SEUL. ne pour coi. 3 De cuer. Or avés des trois choses jugement. Et si le sert 5 en chantant liement En désirrant en bel contènement. car tout coi Me tieng en loiauté parfaitement.

Sire. Votes oir Ibid. .JEUX-PARTIS. de sens grant défaute en vous voi. Ne li diversités. 3Plus de cent–Ibid. 1 Cil ne sert pas qui aime faussement– ~Adjointe–Ibid. Censé)–Ibid. on ne puet amour servir sans foi Chil n'aime pas qui aime faintement 1. s Se ce–Ibid.of). le favle o'ir volés 5je croi Dou rouge cokelet. je n'aprendrai noient. en pensant à U souvent En espoir d'aïe. Moustrer ne puis. Mais par légerie. Se che s ne vous rassasie. Sire. ains les aprent. En veillant. Je serche 7 amours en proiant humlement. quanques il i apent. Et tant me diversefie Que j'en diroie articles plus de chent Adan. Se vous plus à l'autre fie Ne me moustrés. Et nequedent Ibid. Com plus i a d'articles plus en sent Chieus qui d'amour maint ou cuer du tournoi Li tariers mie ne le deffent. mais 6 nequedent Jou le dirai pour vous oster d'esfroi. N'en avés apris demie G'irai conseil 4 querre à plus sage gent. ) . Je sers–Ibid. C'amours me tarie. Encor orrés plus de mon errement. Dont n'avés vous riens ajousté s sour moi J'avoie avant tout contenu briement. Ms.

2Qui esterdie 3 Vosre – Ibid. 6 De vostre esredieIbid. Mais trop fai vous distes estreloi. Ibid. Nostre respons à Lambert Ferri proi Qu'il estudit 2 bien et soigneusement Se vous en avés fait souffisaument Saine vo 3 partie Le vérité 4 vous en die Je l'en querrai. car bien sai qu'il s entent. 1 Mais ne Ibid. 9 S'en ert M Ma parole Ibid. car autrement Ne vous porroie 5 oster legièrement De vo enre~hdie s. que de chou me repent s. s Proie – Ibid. Ibid. Sire Jehan. Ains vous tenisse assés à parlement Se vous ne vous en feussiés mis seur Je m'i métrai aussi. ..JEUX-PARTIS. or estes vous en meilleur ploi Mais n'el prent mie encore en paiement. T Ju mout s FaitementIbid. Mais jou le lais. pour chou que vous perchoi Si non sachant. Je vous S'en iert amenrie Me parole M et mains Car vous parlés d'amour prisië trop jonement. vous en partes honteusement. i iog. Vous esmutes ceste aillie. non Ms. tenisse a jeu bien 7 longuement. moi. La vérité Ibid. Adan. Que j'ai vo sens prisië si longuement Adan. encor pas ne recroi.

Je maing par sens en amour fermement. Ibid. Ibid. Car maint jone 1 escolier. que de jouvent 2 L'estude a laissie. bien sai que je foioi. Sont plus agu de faire un argument C'uns anchiens ne soit. chil'*qui Se vardent miex 5 de fol enbatement Que li niais. M Par tcnce Ibid. Adan. sont batu à le roi. pour chou parlés si rudement 3. 2Qui tres jouvent 3 Cruetment – Ibid. 6 Ne Ibid. autre gent que li jone n'ont loi De servir amour ne de parler ent. Qui vous demant sens ni 6 apensement. . 11 Mix Ibid. 9 Vilainement– Ibid. par daserie. Vous devés avoir guerpie Amours. Sire. Et trop me respondés bochuement. Et vous me rampronés vilainnement et par anoi. i [09. 5 Se gardent mix Ibid. et souploi. Vaincre cuidiés par tenche couvrir vo rude entendement. Si que li vens qui balie. devoir vous m'umeli 9. 7 Si com s En – Ibid. Sire. à chou m'apoi.JEUX-PARTIS. 4Cil Ibid. Pour miex Pour chou s'aucuns son contraire desment Et dist vilenie Vous 1Et maint jouene Ms.

s Paissiës – Ibid. poi. Adan. Pour chou vous proi tout débonnairement Que vous sentés 5 d'amours plus vivement. Ibid. Sire. M A pièce vostre argent Ibid. 2 Proeve Ibid. 12 D'amours ne porriés nullementIbid. N'a ii mie desrainie 1 Se cause.~Glergie D'amour doit "savoir le vie. 9 Jel sai Ibid. par Dieu. par outrage ne par buffoi Ne vaint on pas se cause voirement Mais par raison. il Dou Ibid. Ibid. par sens et par castoi. Se nus le set.JEUX-PARTIS. <. 1 Sacausedesrainsnie Ms. . encore alés vous au marescoi Bien me paiés de trufes et de vent Quant vous dites que je sens d'amour Car pour amours je sai 9 certainement Ne guerpiriés à pièche vo argent ~°. Adan. au hanap où je boi Ne porriés vous boire nulemenr~. sil ne le prueve 2 en présent. s Qup pau sentés Ibid. 3 Vaingne on pas cause voirement 4 Vous pruis tout déboinairement Ibid.og. Vo testes aguisie 6 7 Respondit miex le moitie Se sentissiés con ses pooirs s'estent. s Aghuisie 7En respondit le moitié Ibid. pour sentir asprement. Che fai jou.

'o Du Ibid. pour amour. 1 En ire et en cruel torment Vuidie Ibid. Sire. Chil ont 9 autrement sentie viés testament. Qui l'ai cslongie. 100. 6Que j'oevre Matere – )bid. or le truis lent. cest mien ensient. 3 Cui je cuidoi Ibid. Par jonèche n'avés pas cruellement 5 . Ne doit dire tel folie Hom qui connoit qu'il aime loiaument. Et vous dites que j'uevre 6 sotement. Vous en sentés en joie et en dosnoi. et. . Et jou en ire et cruel tourment Se vous avés. Ne riens n'ai dit pour vostre empirement Mais trop vous eslongiés.1 Que se je fusse escoliers seulement Et pour itant 5. Par jouenèce n'avés pas correument – tbid. se l'escole renoi 'Ch'est pour moi emploier plus hautement. Qui sèvent d'ore et dou Ms. Adan. Ibid. folement L'escole voidie 2 Vos sens point ne monteplie Que je cuidoie 3 isne). 4 Mix m'emploi Ibid. en servant amours. par saint Eloy.JEL'X-PARTtS. De le matière~.-Amour assaillie. s Et ne quant Ibid. de vous vauroie faire un roy. 6 Ci[ Font Ibid. mout mieus emploi .

Et se che non. s Mais puis est bien en Signour – Ibid. 9 M'avës – Ibid. s Prengons – Ibid. nog. 7 K'a vous ne voeil iote ne tenchon Ibid. Audefroi et Ferris ensement t Boin – Ms. mout bien me plaist. Communaument– Ibid. Vous. dame de Danemoi N'i voeil avoir pour mi nomméement.JEUX-PARTIS. Me teste en iert~apaisie. Or serés 12 vous en jugement tout troi. Adam. adès fait bon taissier l'esbanoi. . et si l'otroi Qu'à vous ne voeil riote ne content Mais bien en pais en Signeur s Audefroi Men mech. Je vous pardoins le honte et le desroi Que sans raison m'avës fait 3. je voeil que il l'ament. M Seulement Ibid. or peust bien curieusement Se vous avës ° respondu passanment. S'il le vous grascie. 6 Cui Ibid. Entroes – [bid. 11 N'autre de vous Ibid. par couvent Qu'encore un hom ou deus soingneusement Prendons s sans boisdie Ferris le me loe et prie Que nous avons pris au commcnchement. M Or irés Ibid. Entreus s qu'il est biaus et sans mautalent. 3 Dit !bid. Sire. M En est Ibid. Autrui que vous~.

J'ai. .JEUX-PARTIS. or soiés en m'aie. UN DON VOUS VOEL PARTIR. XII COitPAtNS JEHAN. Se vous veés que raisons le consent. i [o~. selonc che que bone amours s'estent 1. Verité jugie: Dame. Chou que boine amours m'esprcnt Ms.

S'en kieusissiés tost à vo volenté VARIANTES Gieu. TEXTE SEUL. un don 1 vous voel partir. . Compains Jehan. Si coisissiez à vostre volenté )bid.Jh'UX-l'Atf'nS. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.Ms. uog.

jugement livrer 's Que mixIbid. t3 U est Ibid. Li quele amours vaut miex 1 à maintenir. Pour chou aime mix que cele Ibtd. iMix–Ms. 5 Bonté – tbid. à moi n'avenra mie.tiog. Ou d'une autre qui d'une druerie S'est. 6 Celi Ibid. partie. 7 Sele ot amours qui bien sot deservir )bid. S'il fu faintis. Prendre au meilleur savés mal assener* On dist qu'envis 12 puet on son cuer partir De là où s'est'~ premièrement donnés. Partant aim miex que chele soit m'amie Qui à premiers s'est à moi otroïe. Et tous amans a pour moi refusé. Ou de cheli que onques n'a amé. Par tant porroi mieus déservir son grés 9. . < Mais Ibid. s U mix Ibid. Je senc mon cuer si ferm en loiauté.JEUX-PARTIS. C'aussi et miex 8 sera de moi servie. 9 Gré Ibid. selonc le mien plaisir. par raison et par honnour 3. M Sire compains Ibid. 2 U de celi qui onkes Ibid. 3 Houneur Ibid. Et andeus sont d'un pris. Soit pour tbid. S'ele ot ami qui bien le sot servir 7. d'une biauté ~*? Adan. je mech en cheli s mon désir Qui bien d'amour a seu et prouvé. !l Convient autre ton Ibid. Sire Jehan M.

s. Sire. Et quant d'amour est bien ensignerie 4 Tant rent plus tost au vrai ami ° bonté. *FatlIr–Ms. . '? Le nouvel pot pour keu)i n'a entré – )bid. ` 5 Amant–Ibid. Qu'à le meilleur des deus ai assené 2. s M'ai assené – Ibid. Sf SOIT QUE ME rEME AIMÉS TANT.Oublie–Ibid.JEUX-PARTIS. Car s'il estuet à amour obéir – Jbid. De tant a plus et apris et usé A faire honneur et sens et courtoisie.nog. et se ni puis faillir I. Pour chou aim miex feme en mon sens nourie Que s'ele eust à autre 9 escole esté. je di. Que le saveur à nul jour n'en ouvlie s. assés miex vous deveriés tenir A che qui tantes fois est esprouvé s. XII l ADAN. Adan. Vous savés bien con voit si retenir Feme tout chou où sen cuer a enté 7. Car s'il l'estuet ore à moi obéir 3. Et tant plus est d'amour plus ensignie – Ibid. 9 Que chou k'ele ait à autre – Ibid. BAcou qui est tante fois esprouve–Ibid.

THADL'c'nO~ KS NOTATION MODERNE. .JEUX-PARTIS.

Et pour itant. demanch se vous vaurriés Que je fuisse de la vostre acointiés 2. aussi est il de mi 1. TEXTE SEUL. . 2 De vo feme acointiés )bid. si soit que me feme amés tant C'on puet amer. et jou le vostre aussi Andoi sommes de goie dësirans Ames n'estes. Si très avant c'on en puet avoir goie Et feussiés tout autel de le moie ? VARIANTES 1 Amés n'estes amel di jou de mi Ms. 3 Et fussiés autretel de la moie Ibid. Adan. t iop.JEUX-PARTIS.

Adan. Rogier. Vous ne savés quant je vo femme vi. Et qui le fait mout en est avilliés. . tbid. Adonc sarai se j'ai le jeu parti l. « Que cil Que vous aiés me feme à vo commant x Se l'aim de cuer et sers que Ibid. Encontre dis un tout seul meteriés. A deus Dames sommes 4 andoi amis Et vous m'alés de tot aatissant. Je vous demant le voie dont issiés. Se j'aim vo feme. Et pour vous di c'amans 6 trop se desroi Qui ne s'assent à che c'amours envoie. d'un autre m'arainiés s. Se sans assai tel escange prendroie 3. Cuidiës aussi plaisant Ibid. Et. Ne point amours ne le commande ensi. par orgueil. Et cat en sac à vous acateroie.JEUX-PARTIS. il n'affiert point pour li Que vous aiés le moie en vo commant 7. Se vo feme cuidasse aussi vaillant z Con le moie. 3 Prenoie Ibid. que 8 je ne doie Avoir merchi. d'amours ne savés tant ne quant. metés vo tôt en plache avant. ~Soumes–Ibid. j'eusse tost choisi. Se pour vo feme ensi le mole aviës. Ibid. 'Lejuparti–Ms. Rogier. Je ne sui pas sans che faire esmaiés Se l'aim et serf de cuer.uog. vers moi alés débat cachant. mais vo cuers faut et ploie. SM'arainsniës–fbid.

quant il a fain se proie s . Miex ameroie adès estre entrepiés en amour par tel cose essauchiës Qu'estre Et contre amour de vo feme gorroie. Esperviers Ibid. chil sont musart et non sachant Qui pour un seul goïr sont si hardi honte et damage grant. sires de le Tieuloie Adan. certes trop faus seroie Se mon désir pour mon ami laissoie. de damage cuidiés. Fols Ihid. Pau saccant Ibtd. 9 Seroie jou donc fols. . Car che seroit pournt marchiés que je feroie. Li espreviers est trop mal affaitiés Qui refuse. S'en me vie m'escaoit tes marchiés 1 Que vous gagiés. ains vous va cuers faillant Quant refusés le déduit de merchi.JEUX-PARTIS. sires de le Tuiloie Jbid. se je laissoie reperderoie? Seroie je donc Me feme à che que tost 1 s 3 4 5 6 S'en ma vie m'eskaoit cex marlciés Ms. Qu'il emprendent Prendés che bon marcié 1.Tesmoigniës le. car j'en di fi. Ferri. K'estre Ibid. amours Mais sen baron Dame est courte et briés sert feme en tous meschiés. Pour vo feme que vous aies doutant A vo sanlant sans amour pour che di Que vous estes de sens amenuisiés. Quant plus a fain s Tesmoigniés nient. uog. non fait. Adan. se je cangoie Ibid. Ibîd. faus. A~arkiës Ihid. s Rogier.

XÏV ADAN. Lt QUELS DOIT M1EX TROYER MERCHI.JEUX-PARTIS. . TRADUCTION EN NOTATtON MODERNE.

au dire voir. Car le grant amour qu'il sent Ibid. li quels doit miex 1 trouver merchi En se Dame 2.JEUX-PARTIS. U cil !bid. Jà tant n'i ara de gent. Adan. i too.. Perchoivre Ibid. Ou chieus 3 qui va tousjours parler à li Où il le puet veoir 4. TEXTE SRUt. U chius Ibid. La u il la puet veoir Ibid. En sa Dame Ibid. Ou chieus s qui se lairroit anchois mourir Que il laissast perchevoir son désir ? 1 2 3 4 5 6 7 VARIANTES Li ques doit mix – Ms. Pour le grant amour qui sent. .

Car au grant fu qui esprent Convient il allègement Il. .JEUX-PARTIS. f. Car de petit d'amour 4 vienent taisir. ~Eskiever–Ibid. Sire. d'amours avés mout poi senti. ''K'ence–Ibid. Ibid. D'amer celes dont il voelent joir 4Car de petite amour Ibid.iiog. Qui trop s'enbat. ~Saciës–Ms. ~Poursivant–Ibid. Adan de chou largement vous desdi. qui oseroit tollir Se Dame honneur pour son bon acomplir. ~Dessert–Ibid. Et si doivent miex avoir et alègement Confort Que chil qui n'ont hardement D'anter cheles dont il vceulent goïr 3. "Espargement–Ibid. je responc chi: Sachiés bien font leur devoir En poursievant 2 leur Dames fin ami. M Percevoir–Ibid. 8Savoir Ibid. Par chou le puet on veoir 8. Désert miex bien que li chent Car chieus monstre apertement. ''Et il sert Ibid. Sire Jehan Bretel. pour eschiever 5 le cri. Et si sert s en bon espoir. Que chou 9 c'amant sont de parler hardi Puet on l'amour perchevoir M. N'à li parler.Chieus qui ne s'ose mouvoir.

parmi le bouche issir 2 Adan moût miex 3 se tient Diex aservi D'un moine au caperon noir t Quant il aoure en lieu coi et seri Que s'il faisoit aparoir S'orison trop baudement. à chou que j'ai oï~7 Faites vo sens peu paroir 8 Car puis c'amours a cuers d'amant saisi Mesure ni puet manoir.Ibid. tbid. 6 Doit Ibid. . Keurt tbst cascuns quant on i puet venir Est cascuns !bid. 7 K'ai chi oi Ibid.. Amours veut faire ensement Loial honteus doit amie enrichir. e Chou Ibid. Sire Jehan. Del moune au caperon noir Ibid. Et total haut eskiever sans mërir. t Plus esclarcir Ms. Chascuns 12doit garandir L'ocneur se Dame et mesdisans cremir. Parole doit. jugiés nous briement. quant il i puet venir Et perèche fait maint home apovrir. 3 Adan trop mix – tbid. s En liu de fcnicril par bouce ouvrir. C'est certes cose. 5 Quant il aoure en secré liu ~eri Ibid. pour le cuer esclarchir'. Ferri. Car che 9 c'on ne voit souvent Et c'on aime loiaument 'o Ceurt tost chascuns. s Vo sens faites pau paroir Ibid. Durement tbid. [iog.JEUX-PARTIS. Je di Qu'en amours mesprent Qui iuSres est.

On doit jéhir son talent. Fols Ms. 2 Sourvenir tbid. Dragon. Si c'autres n'i puist à tans seurvenir °. faus'est qui atent. 1103. XV ASSIGNÉS CHI. . GRIVILER.JEUX-PARTtS. Et che qu'il a espargnié enveïr 3. JUGEMENT. ~Envair–tbid.

Ou en chelui qui aime loiaument . jugement: Ou quel puet miex chiens se paine emploier. TEXTE SEUL. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.JEUX-PARTIS. Qui amours veut par parole essauchier. Assignés chi Griviler.

Qui chou ne set ne voit pas clèrement Pour droit jugier. . Con voit par défaute d'ensengnement Maint desvoier. Et ensement qui est en bon sentier Peu fait qui dist Alés seurement. Et mal entent con ne puet conseillier. de che vous jugerai briement. Jehan de Griviler. Pour Adan.JEUX-PARTIS. Tant qu'il l'ait fait à amer loiaument Acoragier. N'il n'est pas plains de bon entendement. Pour ravoier. Laissiés le faus amant à justichier Si vous tenés à chelui qui ne ment. En un loial a peu à preéchier. Et mainte tour qui n'a retènement Adamagier. Jehan chelui resanlés proprement Qui le grant faix prent. Li hom qui veut le grant fait encarchier Le pieur prent en son maniement. Ou en chelui qui aime faussement. si laist le légier. che qu'il n'ait volenté ne talent Desoycangler. Chieus fait trop miex qui se paine despent Au losengier. seur fondement Foivle et mauvais fait mal édéfier. Chiex fait trop mains qui loe un bon ouvrier Que ne fait chieus qui à ouvrer l'aprent. Adan. sachiés que mal ot qui n'entent. Au mien cuidier.

Et faire encor ovrer plus saintement Que ne fait chieus qui vit onniement Sans folier. tant ouvrast soutieuement Faire esprevier. Adan. On puet moût bien pëcheour radréchier. Et si dist-on Ne porroit partout communément Que de bruhier nus. Le mal parlier: On doit vitaille à familleuse gent Appareillier. On doit anchois l'estaulle vérillier Que 11 chevaus soit perdus nichement: Pour che convient il avoir garnissement. il ne fait de bon preëchement El que moquier. tout faus sont li vostre argument. Che c'avés dit vous convient renoier. se vous ne posés autrement. . sera chis escris longement. Quant on le veut estruieir et ensengnier. Jehan.JEUX-PARTIS. Mais qui trechier Veut. Moût savés bien de vostre tort plaidier Hom soelés n'a mestier de mengier Laissiés chelui qui aime fermement. Adan. Si conseilliés de fol errement. Preus est qui fait povre commenchement Monteplicr.

JEUX-PARTIS. XVI AVOIR CUIDAI ENGANE LI MARCHIÉ. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNK.

. TEXTE SEUL Avoir cuidai engané le marchié. Se de vo Dame avés joie acomplie VARIANTES Dame Etjotie–Ms. bien avés esploitié. Ains l'a chascuns à son tour gaaingnié. Quant convoitai bele Dame jolie 1 Et tant pourquis qu'ele m'eut otroié Qu'elle m'amoit et me fist courtoisie. ai jou perdu ou gaaignië ? Sire Jehan.JEUX-PARTIS. Adan. Mais li marchiés m'a trop miex engané Car en li n'a ne foi ne loiauté. itog.

Bacelerie – Ibid. che fu bachelerie 5 Et quant j'euc~par bel servir desrainié. Che que je vaut et fui en segnerie. Adont oï je s à perdre à grant plenté Quant je perdi ce que j'euc conquesté Je sai pour voir qu'ele m'eut le moitié Plus que reconforté adamagié < Sire Jehan.nog. lEntecié–Ms. M Chou que j'euch Ibid. M Par son meffait elle m'eut la moitié Ibid. s Et le. <<J'ench–Ibid. de nient avés plaidié.JEUX-PARTIS. Vo travail tieng à mout bien emploié Adan. Comment qu'ele ait cuer et cors entechié 1 D'atraire à li cheus dont ele est proie. s Grant planté Ibid. S'après le voi 13 d'aucun visse entechie. Et bonnement s'est à vous obligie. '~Adamage–Ibid. Le cuer en avés vous sans faille ire Mais puis c'avés son déduit désirré. 2 Chiaus Ibid.cuer en avés sans faille ire Ibid. Le truis Ibid. . Je tien vo travail a bien emploié Ibid. povrement avés soutillié Se je conquis. s Adont eut jou Ibid. Car se jai une Dame convoitie Qui m'a selonc mon désir apaié. 7Chou que je vauch Ibid.

dont a il bien 6 prouvé Que chieus a plus de biens en li trouvé 7 Que du mauvais. S'adont s'en part. Et après che. bien d'amour sont mal emploié En chelui qui légièrement ouvlie 4. plus me tient aquoissie. et bien ne senefie Che quil n'a pas son serviche laissie Ferri. Oublie ]bid. Me joie faut et mes deus monteplie. . si 2 escaufé De tenir bele Dame compaignie C'on est d'un sien 3 lait visse refroidie. < iog. quant se sent engingnié Et que sa Dame est à autrui amie. Car on n'est pas. car amours auvulé s caitiveté preu. chieus qui a assaié Des biens d'amours doit faire chière lie. Sacies tantDu sien. 1 s 3 4 5 s Ms. Ibid.tbid. Que cel a plus en li de biens trouvé s Amant avulé. Et con plus vail.JEUX-PARTIS. Tant qu'ele m'a par amours fait bonté. Mout tost a raison déduit ouvlié t. Desir oublie !bid. Sire Jehan. S'après en li perchois desloiauté.Ibid. Ibid. sachiés. l'a jugie.Ibid. e C'est folie Ibid. Se j'ai grant bien en me Dame5 cuidie. Ma Dame S'en part dont il est bien. Et lui en bonne entention servie. Adan. tant sont fin ami Que chascuns maint en le Plus volentiers qu'en son Faire l'estuet. ch'est folie °.

.JEUX-PARTIS. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. XVIt ADEST BIES HEC TERTIA.

JEUX-PARTIS. .

Hic sepultus Et occultus Erat fons dulcoris. signum foris. TEXTE SEUL. sudarium. Et si vobis oris Non sufficit testimonium. Lapis. Adest dies hec tertia Passi redemptoris.JEUX-PARTIS. Ecce locus. AUeluia! . Qua surrexit caro pia.

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RONDEAUX .

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LI RONDEL ADAN 1 JE MUIR D'AMOURETES. .

etc. Quant H pri 1. de Cambrai. je muir d'amourete Las aimi 1 Par défaute d'amiete De merchi. Et puis le truis si fièrete. VARfANTE Kant li pri Ms.RONDEAUX. A premiers le vi douchete Je muir. . Je muir. D'une atraiant manièrete Adont le vi. TEXTE SEUL. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. je muir.

II ] LI DOUS REGARS DE MA DAME. de Cambrai différente. Je muir. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.RONDEAUX. la musique de ce rondeau est totalement n . je muir d'amourete Las aimi Par défaute d'amiete De merchi. 1 Dans le Ms.

xxxv. Li dous regars de ma Dame Me fait espérer merchi. TEXTE SEUL. p. Diex gart son gent cor de blasme. Li dous regars de ma Dame. Li dous regars de ma Dame Me fait espérer merchi. xxxi et traduction. voir n Histoire de l'harmonie ni. Je ne vi onques par m'ame Dame plus plaisant de li. .RONDEAUX. 1 Pour les variantes. m 1 HAREU LI MAUS D AMER. au moyen âge )'.

-Hist. Par un douch regarder Meprist. .xxxte[trad.xxxv.pl.RONDEAUX. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. Hareu li maus d'amer M'ochist. Hareu li maus d'amer M'ochist H me fait désirer.p. Hareuti maus d'amer. IV FINES AMOURETES AI.voir . TEXTE SEUL.de l'harm. 1 Pour les variantes.'<.

RONDEAUX. .

.RONDEAUX. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

Fines amouretes ai. Et s'ele est de moi Tost devenra pale et S'il en est esclandèle Déshonnerée l'arai. Fines amouretes ai. enchainte teinte et plainte etc.RONDEAUX. etc. Dieust si ne sai Quant les verrai. . Or manderai mamiete Quiestcointeetjolicte Et s'est si savérousete C'astenir ne m'en porrai. TEXTE SEUL. Fines amouretes ai.

Fines amouretes ai. Car s'onnour le garderai. Miex vaut que je m'en astiengne. etc. Et que de U me souviengne. V A DIEU COMANT AMOURETES. . Pour li joli me tiengne.RONDEAUX.

RONDEAUX. A Dieu cornant amouretes. Cornant que la chose empraigne. Dolans lairai les douchetes. A Dieu cornant amouretes. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. S'estoie roys. Et mout destrois. TEXTE SEUL. Car je m'en vois Souspirant en tere estrange. A Dieu cornant amouretes. . Car je m'en vois Souspirant en tere estrange. J'en feroie roïnetes.

. TRADUCTION EM NOTATION MODERNE.RONDEAUX. MARIS DE VOSTRE AMOUR. VI i F.

Fi maris de vostre amour.RONDEAUX. Pour che l'aim chi. Fi maris de vostre amour. etc. . Fi maris de vostre àmour. TEXTE SEUL. Il me sert et nuit et jour. VI 1 DAME OR SUI TRAÏS. Car j'ai ami Biaus et de noble atour.

Et par vo douch ris. Dame or sui traïs. etc. . or sui trais Par l'ocoison De vos iex qui sont Privé laron. Dame. TRADUCTtON EN NOTATION MODERNE.RONDEAUX. TEXTE SEUL.

TRADUCTMN EN NOTATION MODERNE. .RONDEAUX. or sui traïs. Car il est assis Sur cuer félon Dont j'apel vo vis Detra'ison. Dame. etc. VIII l AMOURS ET MA DAME AUSSI.

IX OR EST BAIARS EN LA PASTURE. Se n'avés pité de mi Votres. . Votre grant biauté mar vi Amours et ma Dame aussi. grant biautés mar vi Amours et ma Dame aussi.RONDEAUX TEXTE SEUL. etc. Jointes mains vous proi merchi. Amours et ma Dame aussi. Jointes mains vous proi merchi.

RONDEAUX. . ÏRABUCTtfM EN NOTATtON MODERNE.

Or est Baiars en la pasture Hure. X A JOINTES MAINS VOUS PROI. Au repairier des prés Or est Baiars en la pasture. Hure Au repairier des prés. Des deus piés defférés. Des deus piés defférés.RONDEAUX. TEXTE SEUL. Des deus piés defférrés. . Avoir li ferai couverture. H porte souef l'ambleure Or est Baiars en la pasture.

. Avés merchi de moi. A jointes mains vous proi. merchi. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. Liés sui quant je vous voi. Douche Dame. je vous en pri. Douche Dame. merchi. A jointes mains vous proi. Dame.RONDEAUX. TEXTE SEUL. A jointes mains vous proi.

XI HÉ DIEX QUANT VERRAI. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. HëDicx! quant verrai. ts . Certes je ne sai. TEXTE SEUL.RONDEAUX. Hé Diex f quant verrai Cheli que j'aim.

X![ DIEX COMENT PORROIE. De vir son cor gai Muir tout de faim. Hé Diex quant verrai Cheli que j'aim. .RONDEAUX.

Diex coment porroie.RONDEAUX. cornent porroie Sans cheli durer Qui me tient en joie? Elle est simple et coie. Diex. Diex. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. etc. TEXTE SEUL. cornent porroie Sans cheli durer Qui me tient en joie. Se s'amours n'avoie. . Ne m'en partiroie Pour les iex crever.

RONDEAUX. Ne m'en puis remouvoir. Trop désir a veoir . TEXTE SEUL. XIII TROP DÉSIR A VEOIR. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. Trop désir a veoir Ce que j'aim.

XIV BOINE AMOURETE.RONDEAUX. Et au main et au soir Me complains. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. Trop désir a veoir Ce que j'aim.

TEXTE SEUL Boine amourete Me tient gai. Boine amourete Me tient gai. Ma canconnete Vous dirai. XV TANT CONJE VIVRAI. Ma compaignete. Boine amourete. .RONDEAUX.

RONDEAUX. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE. .

con je vivrai N'amerai Autrui que vous.RONDEAUX. Ains vous servirai Loiaument mis m'i sui Tant con je vivrai N'amerai Autrui que vous. . XVI DIEX SOIT EN CHESTE MAISON. Jà n'en partirai. TEXTE SEUL. Tant tous. Tant con je vivrai.

. TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.RONDEAUX.

RONDEAUX. .

.RONDEAUX. Diex soit en cheste maison Et biens et goie à fuison No sires noeus Nous envoie à ses amis Ch'est as amoureus Et as courtois bien apris. Diex soit en cheste maison Et biens et goie à fuison. Qui sommes de ses nouris Et si enfancon. Diex soit en cheste maison. Pour avoir des pareisis A no'hélison. Mais as frans honteus Nous a en son lieu tramis. Nos sires est teus Qu'il prieroit à envis. TEXTE SEUL. Et biens et goie à fuison.

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MOTETS .

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2. SUPER TE. A DIEU COMMANT. 'ADAN SE SONT LOF.LI MOTET ADAN 1 I.. 3. .

.MOTETS.

MOTETS. <6 .

TnAMJCTtÔN EN NOTATION MODERNE.MOTETS. .

.MOTETS.

.MOTETS.

se sont loe d'amours Mais je m'en doi plus que nus blasmer. Car je m'en vois Dolans par les douchetes. chà trois. et maisons et harnois. chà deus. tant de fois. Pour che que li bourgois Ont esté si fourmenés Qu'il ne queurt drois ne lois. Laissent amis. Que mainte bele compaingne Dont Arras mehaingne. Et fuient. I. Chi est si mus et destrois. Gros tournois Ont anulés Contes et rois. Justiches et prélas. Souspirant en terre estrange. 2. TEXTE SEUL. Fors dou doue pais d'Artois. Conaues a nul four . A Dieu cornant amouretes.MOTETS. Adam.

2. Super te. DE MA DAME. Trop mi dona à penser Ains que je le peusse ouvlier. Or vois je bien sans douter Que loiaus hom est perdus qui veut amer. . Je cuidai au premiers Avoir amie par loiaument ouvrer Mais g'i peusse longuement baer Car quant je miex amai Plus me convient maus endurer. Ne nus che m'est vis ne s'en doit merler. 3. Fors chil qui bee A servir de guiller. I! 1 I. 3. OMNES. Nonques chele que j'amoie. Ne mi vaut monstrer Sanlant où je me deusse conforter Ne merchi espérer. Tant adès m'estoit peine à moi eskiever. DIEX COMENT.MOTETS.

.MOTETS.

MOTETS. .

.MOTETS.

.MOTETS.

.MOTETS. TRADUCTION EN NOTATtON MODERNE.

.MOTETS.

.MOTETS.

MOTETS. .

.MOTETS.

De ma Dame vient Li dous maus que je trai Dont je morrai S'esperanche ne me retient. TEXTE SEUL. .MOTETS.

se seulete Ancui en un destour Truis m'amiete. Ne l'ai mie. Et la grans joie que j'ai. Si qu'elle m'a tout ensi qu'entrouvllié Qui en soloie estre au deseure. fais me voie Par chi passe gent de joie Tart m'est que g'i soie Encore m'i avez vous musi. quant venra l'eure Qu'aie a li parlé. Blondete Saverousete. La sadete. Car j'aperchoi bien et sai C'on m'a grevé et mellé. Ains est par envie Con en a mesdist. La douehete. Finte gaité. 17 . Et pour euls crever. ferai Meilleur sanlant que je ne deveroie. Et de chou qu'on m'a mis seure Mi escusé Très douche amie. Ayés de moi pité Pour Dieu merchi! Onques n'ama qui Pour si pau haïne déservi. Si serai-je miex de li C'onques ne fui.MOTETS. Que Diex doint bonjour. Diex. Et en leur despit Maintenant irai.

2. Quant je vous sentoie Aimi A le saveur de mon ami. Omnes. Mais comment. à jour failli. . Ne pour quant d'autres en ai A eleus d'argent et de soie Pour m'en user Mais lasse f comment porroie Sans cheli durer 2 Qui me tient en joie ? Canchonete chelui proie Qui le m'envoia Puisque jou ne puis aler là Qu'il enviengne à moi Chi droit. chainturele mar vous vi Au dcschaindre m'ochiés De mes griétes A vous me coniortoie.serai sans ti ? Dieus. Car tu fus sieve aussi. Pour faire tous ses bons Et il m'orra quant il ert poins Canter à haute vois Par chi va la mignotise Par chi ou je vois 3. Diex cornent porroie Trover joie D'aleraceli Cui amiete je sui i Chainturete.vai ` En lieu de mi. Si m'en conquerra miex.MOTETS.

ni 1.MOTETS. CHIKt' mF. .NS~rir.–2. KUTtŒ A))AM ET HANIKŒL. APTAUtt.–3.

MOTETS. .

MOTETS. . TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.

.MOTETS.

.MOTETS.

MOTETS. .

baisié livre sans Gautelos fait l'ivre Si proprement et si bel Que sanle à son muisel Qu'il doive traire à se fin. Et au piastre batre En hoquetant Sont si séduisant. A grant esbanoi qui ot Leur revel. si joiant Et si riant . Quant il hoquetent.MOTETS. Et quant il font li molin Ensamle tout quatre. Si gai. Plus tost clapetent Que Fretel Li damoisel Mais qu'il aient avant Saint Torture!. I. Entre Adan et Hanikiof. Hancart et Gautelot. TEXTE SEUL. Et si chantent tout Viès et nouvel.

3. JE NOS A MA MtE. J'OS B)EN 5!AMIE. Chief bienséans Ondes fremians. 2. Vairs humelians. . 3. Et plus li remanans Ont fait tant denchans Que pris est Adans. Boutine sousievans Maniere avenans. Catillans et frians Nés par mesure au viaire afferans Bouchete rians. Aptatur. IV T. Col reploians. – 2. Pis durs et poignans. Plains frons reluisans et parans Resgars atraians.MOTETS. Vermeillette à dens blans Gorge bien naissans. Chil iiij enfant Que nule gent tant. SEC)JH)M.

MOTETS. .

TRADUCTION EN NOTATION MODERNE.MOTETS. .

.MOTETS.

Je n'os à ma mie aler Pour son mari Que il ne se peust de mi Garde doner.MOTETS. Et hors de sa maison pnfremer. Et tous mes bons de mamiette achever. 3. Car je ne me puist garder D'encosté U De son bel viaire regarder. Et li vilains faire muser 2. Et baisier et acoler D'encostëli. J'os bien à m'amie parler Lès son mari. TEXTE I. Et lui ort jalous clamer Wihot aussi. SEUL. Car entre amie et ami An jeux sont à cheler Li mal d'amer. Seculum. .

V t. –– 2. J'At ADÈS C'AMOURS CHANTÉ.MOTETS. . OMNES.

TRADUCTION EN NOTATION MOHERNE. 2. amis et avoir Est che dont drois k'amours mi Laissant nenil voir. J'ai adès d'amours chanté et servi En bon espoir Ma dame et si ai guerpi Pour U avoir Escole. .MOTETS. SEUL. TEXTE t. Omnes.

LE CONGÉ .

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t" 5~ t. Las dont j'ai despendu le fleur Au siècle qui m'a amusé.]S''8t. 2. Mais le tans que j'ai perdu plour. Et tant le m'a dit et rusé Que j'ai tout soulas refusé Pour tendre à venir à honnour. Et de haine et de detrait. Qui soliés estre si nobilc.C'EST LI CONGIÉ ADAN D'ARRAS Ms. On va disant qu'on vous refait Mais se Diex le bien n'i retrait. . vile de plait. Arras.de ïaVaUière. Et toudis loé le meilleur. Mais cha fait forche de Signeur amans de l'erreur Dont chascuns Me doit tenir pour escusë. Chascuns fut bcrte en ceste vile. Je ne voi qui vous reconcile On i aime trop crois et pile. Arras.tTnp.255M.B. Comment que men tans aie usé M'a me conscienche acusé.aujourd'hui FondsFr.

Ailleurs vois oïr l'Evangile. Qui mains grans reviaus ont menés Et souvent biaus mengiers donnés. Li an acourchent mes estais De che feroie bien relais Que je soloie plus chier vendre. ne sons. Li plus joieuse et li plus lie Qui puist estre fors paradis.LE CONGÉ. Encor soit Arras fourmenês Si a il des bons reniés. A cui je voeil prendre congiet. Je l'ai par vous ores repris. 3. Trop ai esté entre les lais Dont mes damages i est lais. Dont 11 usages bien deschiet: Car on i a si près faukiet C'on leur a tout caupé le piet Seur coi leur deduis ert fondés Chil ont fait grant mortel pechiet Qui tant ont a rive sakiet Que tes viviers est esseués. Au point qu'on estoit à le mait Adieu de fois plus de cent mile. 4. Amours. Vous m'avës bien fait en partie. . ne lais. Car chi fors mentir on ne fait. tres douche vie. 5. Adieu. Miex vient avoir apres c'aprendre. Je doi premièrement descendre A cheus que plus à envis lais Aler voeil mon tans miex despendre. Puisque che vient au congié prendre. Se vous m'ostates de cler~ie. Nature n'est mais en moi tendre Pour faire cans.

Lafge en ostel.LE CONGÉ. De miex valoir si arés'part Que miex vaurrai. Sage debonnaire et souffrant. Car j'estois nus et despris Avant de toute courtesie. Et li cors ira d'autre part Aprendre et querre engien et art. Bien doi avoir en remembranche Deus freres en cui j'ai fianche Signeur Baude. Sans mesdit. . Ains ai en vo serviche apris. Biau parlier. mieudres vous iere. Car j'ai en vous le voloir pris Que je racate los et pris. 6. Symon Esturion avant. Bele très douche amie chière Je ne puis faire bele chière Car plus dolant de vous me part Que de rien que je laisse arriere De mon cuer seres trésorière. Compaignon liet et libéral. Pour miex fructefier plus tart. honneste et riant. ou au quart. Congié demant de cuer dolant Au meilleur et au plus vaillant D'Arras et tout le plus loial. Et si aime d'amour coral' Je ne sais home chi aval Que femes doivent aimer tant. 8. car ils m'ont d'enfanche 7. preu au cheval. Laist on bien se terre à gaskière. et signeur Robert Le Normant. De si au tierc an. Que par vous perdu je n'ai mie. sans fiel et sans mal.

Puis c'aler doi hors de men lieu Haniel Robert Nasart. C'est signeur Jakemon Ancois Que ne sanle mie bourgois A se taule. Que congie prengne as Pouchinois. adieu !0. 1r. Je l'ai trouvs au besoing père. Car il mut parole et matière. Plus que pour hom que s'i tient. Je ne doi mie estre sans ire. Li cuers a tel cose s'aert. biaus sire. Se Diex adreche m'esperanche. Nourri et fait mainte honnestanchc. Bien est drois. Que. Sires Pierres Pouchins. Diex le vous mire. puisque je m'en vois. meri leur iert. g. Cuers que tel compaigne pert Doit bien plourer le dessevranche. J'ai esté vers au primes père. mais emperere. Noméement à l'aisné frère. La vile est bien alée a nient De coi cités bone devient. Dou fruit n'aront fors li courtois. bien l'os dire. Pour avoir chascun que là vient Faistes vo serjant estre au piere. C'on m'aidast au partir d'Artois. se Dieu plaist. Quant de vous partir me convient Tant m'avés fait. C'au départir mes cuers souspire Toutes les fois qu'il m'en souvient. Pour vo venue. Leur huis m'ont été bien ouvert. . Et si li cors ne le dessert. Or pren cuer en le gent avère.LE CONGÉ.

quant il gerront souvin. 12. Quand il parloient après vin Ains cueillerai cuer despiteus Et serai fors et vertueus Et drois. Encore me sanle il que je voie Que le airs arde et reflamboie De vos festes et de vo gieu. . t3. Mis en feste las. Chi fine li congiés Adan. or est coie Le bone vile ou je véoie Chascun donneur faire taskieu. Dont je ferai chascun hontex Car je ne serai mie tex Qu'il m'ont jugié a leur osteux.LE CONGÉ. Giles !I père Jehans Joie Au jouster n'enes mie eskieu De bos avés fait maint alieu. Et maint biau drap'd'or et de soie'. Et vient si bien qu'il ne peut miex Pour estre de valeur au loins Emploiier son tans li doinst Diex Si bien qu'il en soit prisies viex. Du jour est li vespre tesmoins. A tous ceux d'Arras en le fin Pren congié pour che que mains fin Ne me cuident de cuer vers eux Mais il i a maint faux devin Qui ont parlé de men couvin. Bien doi parler entre les bons De Colart Nasart qui est loins Bons et nés courtois et gentiex Seur tous jones grasce li doins Encor ne 11 soit il besoin: Car s'il estoit à plus deschiex Si sanle il estre d'un roi fiex.

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POÈME .LE ROI DE SICILE FRAGMENT D).

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nichetés et folours. Li matère est de Dieu et d'armes et d'amours. Car nature i fu toute à son poovoir esquise. Par cui li drois estas de le foi est ressours.8<).C'EST DU ROI DE SEZILE Ms. C'est dou bon roy Charlon. En biauté et en forche. plus doit metre paine et secours A che bien ordener qui miex doit estre encours.255<j6(anc. le seigneur des seigneurs. Que Diex et hardemens et sa roiaus vigours Li fisent conquester par proueche en estours. Et de royal lignie ensieut les anchissours Et de chevalerie est chiex et dieus et flours. et s'est hontes A tous bons trouveours. Mais chiex qui les emprent et si n'en set les tours. Quant bonne matère est ordenée à rebours Car qui miex set. Et du plus noble prinche en prouesche et en mours atours. D'autre part fu valours en cestui bien assise.Fr. On doit plaindre. Che fu damages grans. drois est que les descrise: . Qui onques endossast chevalcureus N'à qui onques en terre avenist grainde honneurs. Qui fu roys de Sézile et de Puille et d'aillours. Lui quart de frères fu. Se si bele matère où jà iert mes retours Demouroit si qu'ele est mau rimée à tous jours.LaVa]. j. Ne chiex ne meffait mie qui les vers fait meillours. en gentil taille alise.

Li uns fu Loeys. Et bien en mainte marche i parut chi aval. Car de ses anemis ne se mist mie en mise. Et li quoins de Poitiers et chis qui les ravise. Mar virent mescréant lui ne se vaillandie. Si qu'il ne puet en aus demourer couardise. Tel gent ot avoec lui pour bien tenir estal. Li hardemens de lui se gent muet et atise. pourpoint. De canques il ot empris ot-il victoire aquise. . Et le cuer en largueche. Car par le hardement séur et natural Fu chascuns Oliviers et séurs au cheval. en Dieu et en franquise. Les seurmontoit de non et de fait et d'emprise. Nos bons roys de Sézile en maint estour mortal. C'est mais tout reuberie. li roys de Saint-Denise. N'il n'en prist raenchon. il n'eut nul principal. Teus hom doit tenir terre et règne empeiral: Nient plus ne doutoit chaus que s'il fust de métail: Et l'espée en ses puins fait valoir Durendal. Ne compaignon aussi de lui plus général. N'onques de lui ne fist nus plus bele devise. Et avoec che qu'il eut cuer et cors de vassal Ne vit onques de lui nus prinche plus loial. Ne qui plus honnerast dames d'amour coral. Et li bons quoins d'Artois qui fu à chele prise. Mais par s'umelité furent tout parigal. Chiex seus fu Diex en terre. Car le vertu du cors ot toute en armes mise.LE ROI DE SICILE. Pour eles escilla chevaus. Chiex qui tant essaucha et ama sainte Eglise. il n'ont point d'apoial Mais s'encore fust Charles en Franche le roial Encore trouvast-on Rolant et Parcheval. Si com vous m'orrés dire ains que je gaires lise. Par cui fu Damiete as Sarrasins conquise. chendal: Bachelerie est bien depuis muée en mal. ains les mist à yuise.

et soutiex. Mais aussi proprement comme mais et avriex Entre les autres mois est biaus et dous et piex. de meffaire doutiex. Et pour chou n'cstoit-il des dames mie eskiex. Et. On m'apclc bochu. Car au jour qui fu nés estoit le poestiex Li pères dou roiaume et sacrés et esliex Che n'iert-il quant il eut ses -iij. et pour che je m'afie Que pour l'amour du Roy m'en iert Diex en aïe. Servichaules. mais Charles le fu miex. mais je ne le sui mie. Et de joie eslever cuer d'amant et d'amie. Or dirai de s'enfanche. Ne sai quel ménestrel l'avoient depêchie. Mais jou ADANSD'ARRASl'ai à point radrechie. Tout furent filz de roy. Ains l'en metoit amours des plus beles à kiex. Li mainés fiex leur père fu Charles le gentiex. Et d'autre part j'ai si ceste oevre encoragie Que je croi qui m'en cuer fenderoit à moitie Du bon prinche i veroit le figure entaillie. de servir volentiex. grati~us En doctrine entendans. il en est chi bien liex. Et d'armes esmouvoir toute chevalerie. Ains qu'il fust eslevés ne que il fust parcriex . pour chou c'on ne soit de moi en daserie. As chiens et as oisiaus par nature ententiex. Enfès fu bien veignans. Deus fust se ceste estoire éust esté périe. Car peine i est si bien et si biel emploie Et me créanche est tele. primerains fiex. Fu Charles li plus gens et li plus signeriex.LE ROI DE SICILE. Car il l'ama et fist tant pour lui en sa vie Que je croi qu'il plaist Dieu que je l'ai commenchie. rians. Or avës se proueche en général oïe: Chi après vous sera clèremect desploïe Et depuis qu'il fu nés en orde ponrsievie Se loenge est si bele et si autorisie Qu'ele doit vilain cuer purgier de vilenie.

iii. qui trouva le porte deffremée. S'avint que en Provenche ert li nouvele alée Tant que chele l'oï qu'il eut puis espousée Qui demoisele estoit et hoirs de la contrée. De gai cuer. mais ses cuers disait non. Dont ne fu-ele à pais si ot véu Charlon. Com plus vint en avant. Li bons freres Charlon quel vie j'ai contée. . Longuement fu ensi tant qu'en se région Un riche conte avoit qui Ramoas ot a non C'on li voloit donner. Car par loy revient là li hoirs à la maisnée. Et quant el ot véue se fourme et se fachon. Li autre estoit au roy d'Engleterre donnée. qui n'estoit encor pas mariée. Elas! et pour che sont cuer de feme larron C'on ne puet riens savoir de leur entention. d'œil riant. Ne le puet nus savoir tant fust de se maison. Ains s'est tant de bon cuer en l'o'fr delitée Qu'ele se sent aussi que toute enfantosmée. Car amours et désirs le cachoit savoir mon Se li personne estoit concordans au renon. de légière pensée. Et nous leur disons tout chi a male parchon. Dont fu-cle d'amours en plus male frichon. adont fu-ele de s'amour embrasée.LE ROI DE SICILE. Seur ches . Portoit-il hardement en vairs amoureus iex. Et amours. Ne onques au sanlant de li n'a se raison. Ft anchois qu'il fust nés le saintefia Diex. Et parole est tantost en divers lieux volée. Ains suchoit à par li ses ca~s par s'occoison. ne ferai ore plus demourée. Saut ens. plus crut se renommée. Li quarte. Du bon renon Charlon ne fustjà saoulée. chi ot gente portée. L'autre au roy d'Alemaigne. Car au naitre aporta le crois roial con chiex Qui seroit roys du mont après le roy des chiex.

. Les chevaus ont restrains et l'enfès premier hue. ains a pris . Anchois que li proueche i fust onques séue. Quant il eut par loisir le lettre pourvéue. Qui dont véist Charlon à joie repairier Et douchement d'amours l'un à l'autre acointier. et chiex l'a retenue Envers cui ele fust à envis desfendue. Loeus qu'il vinrent à Ais en un secr. De lonc lanche seur fautre et sans atendre aieue Les escrie et chil ont se vois reconncue: Se fuient comme aloe fait esprevier de mue La puchele remest. de quel forche et de quelle value Ert ti frères au Roy par sanlant de véue. Li nouvele estoit jà tout partout espandue De quel cuer. Amours li entre ou cuer et li sans )i remue. En un petit d'escrit li a fait mention Comment amé l'rvoit et se li faisoit don De son cors s'il voloit li rescourre à Raimon. vint en Prouvenche et chele ert jà méue Pour mener espouser dolante et irascue. Et chelui qui le nuit le cuidoit tenir nue. Nis dou mal de le mort se peut rehaitier. garchon. A son ami l'envoie à coite d'esperon. moustier. De désirrier frémist et d'espoir s'esvertue: Prist gent. Vit que chele dansele voloit estre sa drue.LE ROI DE SICILE.i. Et quant li enfès ot la novele entendue Et le route des gens à plains cans connéue Et vit en milieu d'aus le puchele en sambue. Comment qu'el en fesist pour s'onneur sanlant bon. Nature à tous faisoit sa personne~remue. Beles paroles dire et doux regars lanchier. Dont ne se paut cheler. Et en le partefin acoler et baisier Et le seurplus prometre et enconvenenchier Par veu de mariage et par foy fianchier.

Le prist chele à signeur et il ti à moullier. Car li uns ne cuidoit jà à l'autre aprochier. Et as osteus paioit si despens et ostage Que nus ne s'en plaingnoit ne n'i avoit damage. Seur lui pooient tout li bon clamer haussage. S'amours l'assali jone. Ensi Que il estoit si jones qu'encore à guerroier N'avoit-il fait barnage quant il fist che premier.*M s'en seut bien aidier: Ensi doit-on d'enfanche à valeur commenchier. Mais par jour et par nuit. par vent et par orage. si parans et si biaus. tel que cuer et usage Mist tout en armes puis pour avoir vasselage. Et chascuns le sievoit com pantière sauvage. N'estoit-il chevaliers. Dont fist Charles le fait à son frère nonchier Qui véist Loéys de joie appareillier. Au point que Charles fist ce premier vasselage. Mais qui n'avoit de coi s'estoit de son mainnaige. Droit en armes estoit. Et le fist chevalier.LE ROI DE SICILE. . Il ne refroida pas pour estre en mariage Ne pour castiement d'omme de son lignage. Pour che se pena plus de le feste essauchier. La royne méisme avoit assez plus chier Qu'il éust se sereur que autre chevalier. Aloit de marche en marche acroistre son barnage. Plus ates et plus joins qu'en ses plumes oisiaus. Ne nus pour li sievir ne metoit terre en gage. se commencha Charles à assaier. ne n'avait iretage. Mais ses frères li Roys li fist tant d'avantage Qu'il U donna tantost d'Angau le signerage Pour partie de terre à tenir en houmage. Ou il avoit au mains bouche à court et fourage. Et avoecques tout che eut-il le cuer si large Et manière si bone et si bele et si sage C'on ne savoit si bon nului de son éage.

Là ert adès ti queins et s'ensengne royaus De aus prendre et donner tous jours frès et nouviaus. Du cors faisoit estaque et des deux bras flaiaus Et de son elme englume et d'espées martiaus. Hé Jehans de Bailloeul frans chevalier loiaus. Sachiés n'i jouoit mie 11ber à reponnaus. amours n'i a que faire. Menestreus envoisier hiraus crier et braire. festes ne jeus. Qui se fait bon ouvrier drois est c'a l'œuvre paire Mais on puet maintenant par maint essample estraire De quele amour on aime et s'on jue à mestraire. Le plus sovent metoit sen content as fissiaus. S'il aloit à le jouste ou à si fais chembiaus. Ahi! Charles. on le veut contrefaire. bons roys. En aloit en planant plus tost c'uns arondiaus De si près qu'il rifnoit gloières et bouriaus. Nis li gent gaaignant amoient son repaire. on pouroit mout retrairc i9 . 11 ne raportoit mie à l'ostel ses labliaus. Et séurs au cheval plus que tours en chastiaus. Là où véoit le plus machucs et coutiaus Et hiaumes effondrer et decauper musiaus. qui ne set ore où traire S'on amoit par amours en aussi bon affaire Li siècles seroit bons et la gent débonnaire Mais jà bon ne seront ensanle doi contraire. ains les faisoit atraire. Mais ou plus grant tintin d'espées seur cherviaus. Il féist à envis deffendre ne deffaire Tournois. Et or le veut chascuns et tolir et fourtraire. Qui à droit ameroit il ne li porroit plaire Riens dont il ne s'amie i péussent meffaire. Dieus ait merchi de vous jà fustes-vous de chiaus! Encore paroît-il à vous de ses meriaus. Par lui régnoit Amors.LE ROI DE SICILE. Du cors droit apensés et des gambes isniaus. Car quant il ont goi ne s'en pusent-ifs taire. Puisque haïnc règne. Nus n'aime par amours.

Vous avez bien oï de l'empereur parler. Folie me seroit ore plus arester As enfanches de lui. De bien de vos amours et tant bel essamplaire: C'est drois c'oisiaus gentiex par lui s'afaite et maire. cuida régner Ënsi qu'il avoit fait. Et si fu condampnés l'emperère se sire. . qui piéchà fu condampnés par errer Contre Roume et le foy que il devoit tenser Lui et ses successeurs le convint comparer. qui tout puet et cangier et muer. N'enver aus ne se daigne amender n'escondire. Pour le besoigne avoec le lettre miex pardire. assaure et condampner. Qui les veigne sekeure ains que li cose empire. Quant furent assanlé et li papes souspire En recordant comment Mainfrois les mésatire.LE ROI DE SICILE. Loier et desloier. et au pape estriver Et encontre l'Eglizc usages alcver. Pensa comment porroit ceste honte amender Si fist les cardonnaus et les frères mander. meilleur ne sot eslire. car trop ai à conter Des proucches de lui et par terre et par mer. Et que le terre il ait s'il le puet desconfire. n'en perkemin n'en chire. Fédri. Dont chil ne doit tenir le règne ne l'empire. Mais de plus haute estoire ai tant à deviser Qu'il m'estuet des meneurs legièrement passer. les autres par tuer. Et de Marcelle aussi qui cuida reveler Contre lui par deus fois. qui descendi de lui. Par coi il leur loa c'on fesist tost escrire Au bon conte d'Angau. Li papes. Mainfrois. dont il fist rafrener Les uns par encachier. Et on ne dist ne fait. Vous péusse assés dire et lui à droit loer. Que pour amonnester ne pour lui entredire Ne laist Dieu ne le foy ne l'Eglize à despire.

Biaus chevaliers. et sages fu Mainfrois. ensanle . Et quant Mainfrois le sot. et chou le fist ochire. Bons nous essauche plus quant il va loing et dure C'avoir dont li tenans honncrer ne s'en dure. et menoit son gabois De le venue au conte et de tous les Franchois. Que tous li mons péust à lui tenir eslire. S'il ne se pourveoit de gent ne de harnois. Honnis soit li avoirs qui singneur deffigure. Ne sanlant ne daingna faire qu'il s'en aïre. que on n'en oie espire. et preus. En son demaine avoit. Tout s'acordent à che sans contredire Et ont messages pris tés qui doivent souffire. ou trois. quels qu'ele soit.LE ROI DE SICILE. d'orgueil prist à sourrire. che tesmoingne Escriture. outre le pois De toute sainte Eglise. Car c'est dou cucuel faire le nourreture. Par engien conquiert-on Si fist Charles. Et si règne plus grans avarisse et usure. qui tant ama guerre et tournois Qu'il en dut bien adont avoir pris tous ses plois. Ains atendi le pril sans vuaitier anchois. Le règne de Sezile et Puille. en atrait . En lui ne faloit riens fors que seulement fois Mais ceste faute est laide en contes et en roys. Car il ne cuidoit mie. n'iert pas drois. Che sont li visce ou mont. Et si faisoit gaitier les passages destrois. Qu'il n'estoit ens trouvés chevaus ne palefrois Qui ne fust retenus et pris outre sen pois. Pour chou fu-il mandés et pris par esliture A si noble besoing seur toute créature. Pour chou espéroit-il Charlon tenir as dois. Par coi toute vertus devient anchois oscure.ij. De toutes bonnes tèches entechiés et courtois. Et unne mcsquéanche Autre scienche estuet de guerre que de loys: sen plus fort maintefois. Chose. com sires.

Car 11 propres seaus du bon conte i estoit. Retourné sont à Rome. Et en contant. Le fist savoir à tous. Et prist gent de s'amour et de se connissanche. et en lisant de joie larmoioit Et Dieu de l'aventure humlement grascioit. Quant orent besoingnié et pris congiet à droit. oti on les atendoit. et plus grant foi portoit. Par devers mescréans garda bien le pasture It tous seus nous fu clés et deffense et closure. Devant les cardonnaus li papes les rechoit. Et chascuns cardonnaus qui lire li ooit.LE ROI DE SICILE. Ne prélas en le foy. Or vaurrai revenir a me première ourture Des messages au pape et de leur aventure. Et autre bonne gent sage et de grant vaillanche. chascuns de Charlon se looit Selonc che qu'en sen lieu retenus les avoit. Si les envoie a Rome en plus grant cspéranche . Monseigneur Jaque Antiaume où il avoit fianche. et si leur preéchoit Pour miex persévérer en chou qu'il emprendroit Et li queins d'autre part entr'oeus s'apareilloit. Et puis li ont conté comment le cose aloit. Après li ont baillië l'escrit qui contenoit Le besoingne plus clère. Sans arester venu sont au pape tout droit. Et lut. Ensi va maintenant H siècles male alure. Et pour che que le pule esvertuer voloit Pour si noble secours que venir li devoit. il convient par droiture Les membres par desous traire à desconfiture. Car puis que li chiés faut. dont or fut mal séure Toutes crestientés. Et revenu anchois c'on ne les espëroit. Si Charles n'i éust mis piéchà si grant cure. Le pié ii ont baisié. et souffrist grant laidure. si com il afferoit. Li prinche en leur sougis ne resgardent mesure.

que caroigne et argent. Et s'a Dieu en aieue. non pas par esmaianche. de Dieu ti vcngement. qui fu premièrement Simples queins et puis roys. Car il vient miex eslire un bon cors bel et gent Qui ait sens et valour et bon entendement. si quiet aucun bien ou mnuvaisement. De Dieu et de t'EgUseavint-il Et Diex li vo~rItt~M~pr chou qu'il emprent selonc i alèrent ~A~'C~ ~H~P~' de ~'C~t/f. encore miex aient. et bons vens les avanche qu'ils vinrent à Rome et tout sans mesqueanche. Et furent rechëu à moût grant honneranche. ains gardent l'aimanche Ou païs de se gent et en sénéfianche Qu'ils tiennent à signeur le filz au roy de Franche. Mais proueche ne sens on n'acate ne vent. A tant se sont parti don conte à grant doutanche Pour Mainfroi qui faisoit gaitier à grant beubanche mais pour le perchevanche Les passages partout. Car seur tous a proueche et sens et hardement. et pour metre ordenanche Ou pais tant qu'il ait toute se pourvéanche. De se venue avoir. Pour chiaus asséurer de toute dechevanche. Qu'il nous chiet bien ou maus setunc notre errement. Car sens atrait avoir et amis ensement. Jour quant il seroit là sans nesune escusanche. à cui riens ne se prent. Car canques il avient desous le firmament Vient du pooir de Dieu et du consentement. Si qu'il pert à Charlon.LERO!BES)C!LE. Ains sont si très sont. mais qui le dist il ment. Et si leur a mandé. S'en Tant par mer. Bien font canque li queins leur mist en ramembranche Désormais ne sont plus li Romain en balanche De le venue au conte. Que c'est de son ëur. Con poi qu'il ait d'avoir. Pour c'est faus qui ne prent garde au commenchement Qui marier se veut à cui il se consent. On dist. Pour chou que Charles a fait par l'ensengnement ou il tent. .

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t.~LI~~U~ ou ADAN l".n: . DRLAF~UH.

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Si m'en vois à Paris. ADANS. savés pour quoi j'ai mon abit cangiet? J'ai esté avœc feme. .LI JUS ou ADAN DE LA FEUILLIE. D'autre part je n'ai mie chi men tans si perdu Que je n'aie à amer loiaument entendu. Encore pert-il bien as tès quels li pos fu. Chascuns puet revenir jà tant n'iert encantés: Après grant maladie ensieut bien grans santés. Si avertirai chou que j'ai piecha songiet. Or ne porront pas dire aucun que j'ai antés Que d'aler à Paris soie pour nient vantés. Mais je voeil à vous tous avant prendre congiet. Caitis qu'i feras-tu? Onques d'Arras bons clers n'issi Et tu le veus faire de ti Che seroit grans abusions. or revois au clergiet. Segneur. RtKECE AURIS.

Biaus sire. et giete molt lonc Mais puis que che vient au besoing Et que par moi m'estuet aidier. Car bien sai. Tant avés-vous muaule chief. Cuidiés-vous qu'il venist à chief. il n'ira mie ensi S'ele se puet mctre à le voie. Me commère dame Maroie? ADANS.EHS. LI PETIS. GUILLOS. N'est mie Rikiers Amions Bons clers et soutiex en sen livre? HANELI MERC. Biaus dous amis. ADANS. ne le joie. Oïl pour deus deniers le livre Je ne voi qu'il sache autre cose. Maistres.LI JUS AMAN. Chascuns mes paroles despist. RIKIERS. Mais nus reprendre ne vous ose. avœc men père ert chi. GUILLOS Que devenra dont li pagousse. s'onques le connui. Sachiés je n'aie mie si chier Le séjour d'Arras. Que l'aprendre laissier en doie Puisque Diex m'a donné engien. Che me sanle. de che qu'il dist? ADANS. . Tans est que je l'atour à bien -1 J'ai chi assés me bourse escouse.

Delitaule en chans d'oiseillons. Adont me vint avisions De cheli que j'ai a feme ore. près de foi-iteiièle Courans seur maillie gravèle. Ne li cose à che point ne tient. -1 Où li cose a plus grant saveur Car nus n'i cache sen meilleur Fors chou qui li vient à talent. Aussi com par chi le me taille: Qui s'en fust vardés à l'emprendre Amours me prist en itel point Ou li amans -ij. Et savés-vous que je ferai? Pour li espanir. Esté faisoit bel et seri. Et en l'aspreche de jouvent. meterai De le moustarde seur men v. S'il se veut contre li deffendre: Car pris fu au premier boullon. Maistres. che n'est mie à retaire. Garde estuet prendre a l'engrener. En haut bos. Tout droit en le varde saison. Que demain iroit sans respit. fois se point. Qui or me sanle pale et sorc. ? . ADANS. Ensi n'en poés-vous nier Car puis que sainte Eglise apaire Deus gens. Par foi tu dis à devinaille. ADANS. GUILLOS. Doue et vert et cler et joli. Que s'ele vous i savoit hui. tout che ne vous vaut nient.LI JUS ADAN.

LI

JUS

ADAN.

Rians, amoureuse et deugie; Or, le voi crasse, mautaillie, Triste et tenchans.
RIKIERS.

C'est grans merveille. Voirement estes-vous muaules Quant faitures si delitaules Avés si brièvement oubliées Bien sai pour coi estes saous.
ADANS.

Pour coi? RIKIERS. Ele a fait envers vous Trop grant marchié de ses denrées.
ADANS.

Ha! Riquier, à che ne tient point Mais Amors si le gent enoint, Et chascune grasse enlumine En fame, et fait sanler si grande, Si c'on cuide d'une truande Bien que che soit une roïne. Si crin sanloient reluisant et crespé et fremiant D'or..ioit Or sont kéu, noir et pendic. Tout me sanle ore en li mué; Ele avoit front bien compassé, Blanc, omni, large, fenestric Or le voi cresté et estroit Les sourchiex parsanlant avoit En arcant, soutiex et ligniés, D'un brun poil pourtrait de pinchel, Pour le resgart faire plus bel Or les voi espars et dreschiés Con s'il vcellent voler en l'air Si noir osil ne sanloient vai~, /r

LI

JUS

ADAN.

Sec et fendu, p rest d'acaintier, Gros desous délies fauchiaus A deus petis plocons jumiaus, Ouvrans et cloans à dangier, Et regars simples, amoureus Puis si descendoit entre dcus Li tuiaus du nés bel et droit Qui li donnoit fourme et figure, Compassé par art de mesure, Et de gaieté souspiroit. Entour avoit blanche maissele, Faisans au rire .ij. foisseles .1. peu nuées de vermeil, Le cuevrekief; Paransdesous Ne Diex ne venist mie ù chic~ De-faire un viaire pareil Que ti siens adont me sanloit. Li bouche après se poursiévoit Graille as cors et grosse ou moilon, Fresche, vermeille comme rose; Blanque denture, jointe, close; En après fourchelé menton, Dont naissoit 11 blanche gorgete Dusc'as espaules sans fossetc, Omni et gros en avalant; Haterel poursiévant derrière Sans poil blanc et gros de manière, Seur le cote un peu reploiant; Espaules qui point n'encruquoient, Dont li lonc brac adevaloient, Gros et graille où il afferoit. Encor estoit tout che du mains, Qui resgardoit ches b[l]anches mains, Dont naissoient chil bel lonc doit, A basse jointe, graile en fin, Couvert d'un bel ongle sangin, Près de le char omni et net.

LI

JUS

ADAN.

Or verrai au moustrer devant De le gorgete en avalant; Et premiers au pis camuset, Dur et court, haut et de point bel, Entrecloant le rivotel D'Amours qui chiet en le fourchele Boutine avant et rains vautiés, Que manche d'ivoire entaillés A ches coutiaus à demoisele; Plate banque, ronde gambete, Gros braon, basse quevillete; Pié vautic, haingre, à peu de char. En M avoit itel devise: Si quit que desous se chemise N'aloit pas li seurplus en dar; Et ele perchut bien de li Que je l'amoie miex que mi, Si se tint vers moi fièrement Et con plus fière se tenoit, Plus et plus croistre en mi faisoit Amour et désir et talent; Avœc se merla jalousie, Desespéranche et derverie, Et plus et plus fui en ardeur Pour s'amour, et mains me connui Tant c'ainc puis aise je ne fui, Si euc fait d'un maistre .i. segneur. Bonnes gens, ensi fui-jou pris Par Amours, qui si m'eut souspris Car faitures n'ot pas si beles Comme Amours le me fist sanler,/ Et Désirs le me fist gouster A le grant saveur de Vaucheles. S'est drois que je me reconnoisse Tout avant que me feme angroisse, Et que li cose plus me coust; Car mes fains en est apaiés.

LI JUS

ADAN.

RIKIERS.

Maistres, se vous le me laissiés, Ele me venroit bien à goust. ADANS. MAISTRE Ne vous en mesqucrroic à pieche. Dieu proi que il ne m'en mesquicche; N'ai mestier de plus de mchaing, Ains vaurrai me perte rescourre, Et pour aprendre à Paris courre. MAISTREHENRIS. A! biaus dous fiex, que je te phnng, Quant tu as chi tant atendu, Et pour femc ten tans perdu Or fai que sages, reva-t'ent. LI PETIS. GUILLOS Or )i donnes dont de l'argent; Pour nient n'est-on mie à Paris. MAISTRE HENRtS. Las! dotansf où seroit-il pris? Je n'ai mais que .xxix. livres. HANELI MEKCŒjfS. Pour le c.l Dieu estes-vous ivres?

MAISTRES HENRIS. Naie, je ne bui hui de vint J'ai tout mis en canebustin Honnis soit qui le me loa! MAISTRE ADANS. Quia, kia, kia, kia? Or puis seur chou cstre cscoliers.

LI

JUS

ADAN.

MAISTRES

HENRIS.

Biaus fiex, fors estes et légiers, Si vous aiderés à par vous; Je sui .j. vieus hom plains de tous, Enfers et plains de rume, et fades. LI FISISCIENS. Bien sai de coi estes malades, Foi que doi vous, maistre Henri Bien voi'vo maladie chi: C'est uns maus c'on claime avarice. S'il vous plaist que je vous garisce, Coiement à mi parlerés. Je sui maistre bien acanlés, S'ai des gens amont et aval Cui je garirai de cest mal; Nomméement en ceste vile En ai-je bien plus de .ij. mile Où il n'a respas ne confort. Haloisengistjàâlemort Entre lui et Robert Cosiel, Et ce Bietu le Faveriel. Aussi fait trestous leurs lignages. GUILLOS LI PET1S. Par foi che n'iert mie damages. Se chascuns estoit mors tous frois. LI FISISCIENS. Aussi ai-jou deus Ermenfrois, L'un de Paris, l'autre Crespin, Qui ne font fors traire à leur fin De ceste cruel maladie, Et leur enfant et leur lignie Mais de Haloi est-che grans hides, Car il est de lui omicides. S'il en muert c'ert par s'ocoison,

LI

JUS

ADAN.

Car il acate mort pisson S'est grans mervelle qu'il ne criève. MAtSTRES HENRIS. Maistres, qu'est-che chi qui me liève? Vous connissiés-vous en cest mal? LI FISISCIENS Preudons, as-tu point d'orinal?
MAISTRE HENRIS.

Oïl,~maistres, ves-cn chi un.
LI FISISCIENS.

Feis-tu-orine

à engun?
MAISTRE HENRIS.

Oïl.
LI FISISCIENS,

Chà dont, Diex i ait part i Tu as le mal Saint-Liénart, Biaus preudons, je n'en vœil plus uir. MAISTRES HENRIS. Maistres, m'en estuet-il gésir?
LI FISISCIENS.

Nenil, jà pour chou n'en gerrés. J'en ai .iij. ensi atirés Des malades en ceste vile.
MAISTRES HENRIS.

Qui sont-il? LI FISISCIENS. Jehans d'Autevile, Willaumes Wagons, et li tiers A à non Adans li Anstiers
20

U

JUS

ADAN.

Chascuns est malades de chiaus, Par trop plain emplir lor bouchiaus Et pour che as le ventre enSë si. DOUCE DAMEBiaus maistres, consillie-me aussi, Et si prendés de men argent, Car li ventres aussi me tcnt Si fort que je ne puis aler. S'ai aportée pour moustrer A vous de .iij. lieues m'orine.
LI FISISCIENS.

Chis maus vient de gesir souvine; Dame, ce dist chis orinaus. DOUCE DAME. Vous en mentés, sire ribaus, Je ne sui mie tel barnesse. Onques pour don ne pour premessc Tel mcstier faire je ne vauc.
LI FtStSCtENS.

Et j'en ferai warder ou pauc, Pour acomplir votre menchongnc. Rainelet, il couvient c'on oigne Ten pauc, liève sus .j. petit; Mais avant esteut c'on le nit. Fait est. Rewarde en ceste crois, Et si di chou que tu i vois.
DOUCE DAME.

Bien voeil, certes, c'on die tout.
RMNNE'LÉS.

Dame, je voi chi c'on vous f. Pour nului n'en chelerai rien.

LI JUS ADAN.

!F:SfSC!E~S. En henc,Dieus! je savoic bien Comment li besoigne en aloit. Li orinc point n'en mentoit. DAME. DOUCE Tien, honnis soit te rouse teste f
RAINNF.U'.S.

Anwa! che n'est mie chi feste.
LI FISISCIENS.

Net'encaut,Rainetet,biaus6ex. Dame, par amours, qui est chicx De cui vous chel enfant avés?
DOUCE DM:E.

Sire, puisque tant en savés, Le seurplus n'en chelerai ja'. Chiex viex leres le vaegna. Si puisse-jou estre delivre!
RIKfERS.

Que dist cele feme? est-ele yvre? Me met-ele sus son enfant?
DOUCE BAME.

Oïl.
RIKiERS.

N'en sai ne tant ne quant Quant fust avenus chis araires'
DOUCE DAME.

Par foy il n'a encore waires, Che fu .j. peu devant quaresme.
GUILLOS.

Ch'cst trop bon à dire vo feme Rikier, Ii volés plus mander?

LI

JUS

ADAN.

MKtERS. Ha gentiex hom, laissiés ester, Pour Dieu n'esmouvés mie noise, Ele est de si male despoise Qu'ele croit che que point n'avient. GUILLOS. A di foy bien ait Je tiens à sens et Que les femes de Se font cremir et cui on crient à vai Hanche le waranche rensoignier. HANE. Li feme aussi Mahieu l'Anstier, Qui fut feme Ernoul de le Porte, Fait que on le crient et deporte; Des ongles s'aïe et des dois Vers le baillieu de Vermendois Mais je tieng sen baron à sage Qui se taist. RIKECE. Et en che visnage A chi aussi .ij. baisseletes, L'une en est Margos as Pumetes, Li autre Aëlis au Dragon Et l'une tenche sen baron, Li autre .iiij. tans parole. GUILLOS. A! vrais Diex! aporte une estoile Chis a nommé deus anemis. HANE. Maistre, ne soiés abaubis S'il me convient nommer le voe.

ADAKS. Ne m'en caut, mais qu'été ne l'oe; S'en sai-je bien d'aussi tenchans:

H

JUS

ADAN.

des Argans Qui grate et respree c'uns cas, Et li feme maistre Thoumas De Darnestal qui maint labors. HANE. Cestes ont .C. d:ales ou cors. S< je fui onques fiex men père. ADANS. Aussi a dame Eve vo mère. HANK. Vo feme, Adan, ne l'en doit vaires. LIMOGES. sires sains Acaires 'enus visiter; tout pour ourer, chascuns s'oërandc, Qu'iL n'a saint de si en Irlande Qui si beles miracles fache Car l'anemi de l'ome encache I~arie saint miracle devin, Et si warist de l'esvertin Communément et sos et sotes; Souvent voi des plus édictés A Haspre, no moustier, venir, Qui sont haitié au départir: Car M sains est de grant mérite, Et d'une abenguete petite Vous poés bien faire du saint. Segneur, me Vous est chi Si l'aprochiés Et si mesche MÀtSTRE HKSRtS. maint )''urfoy[dont!o-jouconi Walet ains qu'il voist empirant.

Li feme Henri

Ho! Walet. Biau nié. biaus nies. . Et si t'aporc. MAISTRE HENRIS.LI JUS ADAN. Car je sui. si con je croi Biau nié.j. WALÉS. Donne-me assés de poi pilés. Et on m'éust ore pendu. Sains Acaires que Diex kia. . LI MOINES. va te sir. bon froumage cras Tou maintenan le mengeras Autre feste ne te sai faire. voi. baise le saintuaire Errant pour le presse qui sourt. sus. Baise aussi. biaus niés Walaincourt. Par foyl voirement est chis beste. Et tu fusses mais à toudis Si bons menestreus con tes père? WA'LÉS. WALÉS. Droit a s'il vient à saint Acaire. Walet. Watet ) passe avant: Je cuit plus sot de ti n'i a. MKIERS. aussi bon vielère Vauroie ore estre comme il tu. Ou on m'éust caupé le teste. Or châ. Walet! foy que dois saint Acairc) Que vauroies-tu avoir mis. LI MOINES. un sos clamés Si sui moult lié que je vous voi.

Bien les connois très k'es enfanche. WALES. Car il ont ou saint grant fianche. Piëchn que il li voué. Frère.Li JUS ADAN.· Avés-vous le saint ouvlié? HENRIS DE LE HALE. Et ves-chi . HANE. Metés chi devcns ches billons. voeilics me oïr Chi envoient deus estrelins Colars de Bailloel et Heuvins. sire. Faites aussi prier pour lui Aussi est-il malades hui Du mal qui li tient ou chervel. LI KEMUNS. mencaut de blé Pour Jehan le Keu. Et puis les amenés demain. N'est-il mais nus qui mèche?. ou i ne ~ient chi? . LI MOINES. Moic? LI MOINES. LI MOINES.j. tu l'as bien commandé: Et où cst-ii. no serjant A saint Acairc le commant. Ves-chi pour Wautier Alemain. Pour Dieu. DAME DOUCE. Or èn faisons tout le vieel~ Pour chou c'on dit qu'il se coureche. C'aloient tendre as pavillons.

Robers Soumillons. Si venés le saint aourer. Qui est nouviaus prinches du pui. rengrami. Se che non.j. H maus l'a Sire. Non ferai je sui uns crapaus. Vous ferra. LI DERVÉS. Se Diex plaist. A sen pui canchon faire doit . Et si ne mengue fors raines. Escoutés je fais les araines. LI DERVÉS. Que c'est? me volés-vos tuer? Fiex à putain. petit coukiet Demain revenra chi à piet. Or cha! levés-vous sus. LI PERES. HENRIS. LI PERES. Est-che bien fait? ferai-je plus? Hl'ERES. A! biaus doux fiex. sëës-vous cois. et il ara miex. Ha! biaus dous fiex. Ou vous ares des enviaus. Bien kie de lui: Je sui miex prinches qu'il ne soit. entes. LI DERVÉS. Si l'a on . leres. car je sui rois. biaus fiex.LI JUS ADAN. Tréés-vous lâches ypocrites. Laissié-me aler. séés-vous jus. Si vous metés à genoillons.

II en seroit mains orgueiUeus. Escoutés que no vache muit. Qu'il ne quièrent autre déduit. MAISTRE Dont sera chou au ju des dés. RIKIERS.ij. Qui est chieus clers à cele cape ? LI PERES. Et uns autres leurs paringaus. LI DERVÉS. Et dist qui! se. Biaus fiex. Maintenant le vois faire prains.ra courounés. LI DERVES. s'entremet De chanter par mi le cornet. Enhenc! maistre Adan. Par droit maistre Wautiers as Paus. Que c'est? Taisiés pour les dames.LI JUS ADAN. c'est uns Parisiens. Bien sai que ceste-chi est voe.. Maistre Wautiers jâ. LI DERVÉS. que je ne vous frape. . Qui a non Thoumas de Clari: L'autr'ier vanter les en oï. LI DERVES. Bau! LI PERES. or sont . Si li sousvenoit des bigames. LI PERES. ostés vos mains De mes dras. HENRIS. A sos puans. Che sanle miex uns pois baiens.

Ou mariages vaut trop pis Que demourer en soignantage.LI JUS ADAN. MAISTRE HENRIS. Qu'il prouveront tout en apert Que nus clers. Certes. Plumus s'en est bien aatis. Qu'il r'avera cho c'on li taut . ont prélas l'avantage D'avoir femes à remuier. ADANS. Où nous devons prendre peuture Mainent en péchié de luxure Et si goent de leur clergie Romme a bien le tierche partie Des clairs fais sers et amatis. ne désert Pour mariage estre asservis. Car aucun ne sont aati Des plus vaillans et des plus rikes. Qui ont trouvées raisons friques. li meffais fu trop grans. Et s'en sont-il de plus vaillans. Sans leur privilege can gier. Que set-il qu'il blâme ne loe? Point n'a conte à cose qu'il die Ne bigames ne sui-je mie. GUILLOS. Ne pourquant n'ira mie ensi. Et chascuns le pape encosa Quant tant de bons clers desposa. Comment. Se se clergie ne li faut. Et uns clers si pert se franquise Par espouser en sainte Eglise Fame qui ait autre baron 1 Et li fil à putain laron. par droit.

HANE. Mout est sages. GUILLOS. Car il li éust dit csprec Et si éust fait l'escarbote. Poura metre . s'il ne radote.j. Qui sont-il? MAISTRE HENHIS. Mal li éust onques osé Tolir previlege de clerc. Pour chou qu'il sont andoi bigame. Colars Fou-se-dame. Est euereux quant il est mors Jà ne fus si poissans ne fors C'ore ne l'éust desposé. Mais près de mi sont doi voisin En cité qui sont bon notaire. Car il s'atissent bien de faire Pour nient tous les escris du plait Car le fait tienent à trop lait. Mais Mados et Gilles de Sains Ne s'en atissent mie mains. Et s'est Gillcs de Bouvignies. Et dist qu'il livrera s'avoir Se Jehans Crespins livre argent. Li papes. qui en chou eut coupes. Et Jehans leur a en couvent Qu'il livrera de l'aubenaille. MAISTRE HENRIS. Car mout ert dolans s'on le taille.LI JUS ADAN. Chis fera du frait par tout fin. peson d'estoupes. Maistres Gilles ert avocas Si metera avant les cas Pour leur privilege r'avoir. .

Toudis LI DKRVKS. Chis noteront Ensanle par aaties. Ahai chis a dit comme Manse Le Geule je le voistuer. Je perdcroie anchois . Et si n'ai mestier de plaidier. saus Que g'ississe de leur acort. GUILLOS. . Si n'ai mie à vivre gramment. et vous. MAISTRE Non fai. vous tenés au plus fort. Par foi! encore est-che bien chi Uns des trais de la vielle danse. Ils prengnent Marien le Jaie Aussi set-ele plais assés. Point ne me couvient resoignier Les tailles pour chose que j'aie.c. Voire. Plus d'une femme a vés éue Et s'avoir volés leur aieue Metre vous i convient du voe. me faites-vous le moe ? Par Dieu! je n'ai goute d'argent.l JUS ADAN. maistre Henri. MAISTRE > Gillot. Si ne vœil point estre contre aus. HENIUS. plaidront pour tous. GUILLOS. Che wardés-vous.ï. voir. Enhenc! maistre Henri. tout emporte li vins J'ai servi lonc tans eskievins. GUILLOS. HENRIS. assés amassés.

ans. Encore set-il mains qu'il dist. ou cante. Sire. LI DERVÉS.c. Et vés me chi pour l'apostoile 1 Faites-le donc avant venir. LI PERES AU DERVÉ. Par foi! sire. dist-il tant de brubeilles Quant il est en sus de le gent? LI PERES. il a bien .ij. . Et si ne set oncques qu'il fait. LI MOINES. Si l'ai wardé à grant meschief. Esgardés qu'il hoche le chief Ses cors n'est oncques à repos.ij. car il dist merveilles Preudons. ou brait. Dieus qu'il fait bon oïr Che sot-là.LI JUS ADAN. Et dont estes-vous ? LI PERES. LI MOINES. il n'est onques autrement Toudis rede-il. laissiés ester C'est ses bigames qu'il parole. A biaus dous fiez. LI MOINES. Combien a que li maus li prist ? LI PERES. De Duisans. pos. Il m'a bien brisiet . Car je sui potiers à no vile. Aimi.

xxx. Nenil. Bien i pert quant il bat sen père. se tu l'as. Il ne sait qu'il [fait] li variés. par l'ame te mère. Que devenus sui uns choies. biaux fiex. tesmoins ce tatin ? Ai-je emploié bien . Qu'est-chc ? Seront hui mais riotes ? N'arons hui mais fors sos et sotes? . Dist chiex moines que tu me bâches ? LI PERES. LI DERVÉS.j. Di-je voir. Tenés. Et demain le ramenras chi Quant un peu il ara dormi Aussi ne fait-il fors rabâches. je n'ai or plus d'argent. Ll MOINES. saus? Il me bat tant.LI JUS LI ADAN. Et offre du tien. LI PERES. pau Si prendons congié à tous. DERVÉS. LI DERVÉS. Biaux fiex. Anons-nous-ent. Bau R1QUECE AURRIS. chis grans ribaus. Car il est de veillier trop las. Fai bien maine l'ent en maison Mais fai chi avant t'orison. alons dormir . Biaus preudons. J'ai d'Anséïs et de Marsile Bien oï canter Hesselin.

. Si croi bien que soient chi près. Mien ensiant. LI MOINES. Si m'aït Diex. je m'en irai Offrande hui mais n'i prenderai Mais souffres viaus que chaiens soie. Or vous taisiés dont Je ne cuit pas qu'ele Car il est aussi que Elcs sont ore ens ou trestout coi demeure seur l'eure chemin. si verrai pour coi. LA GROSSE FEME. je croi c'oïl. qui vient devant Et mainte clokete sonnant. Je sai bien. Sire moines. volés bien faire ? Metés en sauf vo saintuaire. N'es querrai. J'oi le maisnie Hielekin. Et que chés grans merveilles voie. ne vous anuit. RIKECK. Puis qu'ensi est. Aimi I sire. se pour vous ne fust. RAINELÉTA ADAN.LI JUS ADAN. Venront dont les fées après ? GUILLOT. Biaus dous sires. GUILLOS. Que piécha chi endroit éust Grant merveille de faërie Dame Morgue et sa compaignie Fust ore assise à ceste taule Car c'est droite coustume estaule Qu'eles vienent en ceste nuit. il i a péril Je vauroie ore cstre en maison.

Ou eles n'on point chi esté. ains sont les fées. je ne les vi mi Doivent-eles par chi venir ? CROQUESOS. déchéus sui En che que j'ai trop demeuré. Ensi c'on m'a fait à entendre. Nenil voir. Sié-toi. A chi esté Morgue li fée Ne elc ne se compaignie? DAMEDOUCE.ECE. Voire. vielles reparée. sire.Li JUS ADAN. barbustin? CROKESOS. RIKECE. ADANS. ADANS. et mengier à loisir. . CROQUESOS. Chi les me convenra atendre. RAINNELÉS. Tais-te. A! cui ies-tu. En non Dieu. Oïl. Dites-me. Qui ? jou? RIK. Me siet-il bien li hurepiaus? Qu'est-chc ? n'i a-t-il chi autrui ? Mien ensient. ribaudiaus. di. Je m'en vois. il n'i a fors que raison Che sont beies dames parées.

Dame. Seés-vous dont. sire courlieu. Croquesot! Que fait tes sires Hellequins ? CROKESOS. CROKESOS. que vostres amis fins. sié-te j. misent chi lieu. Voirement sont Pour Dieu. petit là. Je t'apelerai maintenant.LI JUS ADAN. Dame. MORGUE. Volentiers. 1er de lui mui. Diex bénéie vous et lui! CROKESOS. Croquesot. O vés-les chi RIKIERS. CROKESOS. tant qu'eles venront. A! bien viegnes-tu. RIKECE. aime par amour chi entour. 21 . MORGUE. besoigne m'a carquie Qu'il veut que de par lui vous die Si l'orrés quant il vous plaira. tramis en mesage Morgue le sage. or ne parlons nul mot. MORGUE. Qui chi m'a A me dame Que me sire Si l'atenderai Car eles me Au roy Hellekin. Si vous salue.

LIJUSADAN.

Or chà, Maglore, alés avant Et vous, Arsile, d'après li Et je méismes serai chi Encoste vous en che debout.
maglore

Vois, je sui assie de bout Où on n'a point mis de coutel. MORGUE. Je sai bien que j'en ai .j. bel.
ARSILE.

Et jou aussi.
MAGLORE.

Et qu'est-che à dire ? 2 Que nul n'en i a ? Sui-je li pire? Si m'aït Diex, peu me prisa Qui estauli ni avisa Que toute seule à coutel faille. MORGUE. Dame Maglore, ne vous caille Car nous dechà en avons deus. MAGLORE. Tant est à mi plus grans li deus Quant vous les avés, et je nient. ARSILE. Ne vous caut, dame ensi avient Je cuit c'on ne s'en donna garde. MORGUE. Bele douche compaigne, esgarde Que chi fait bel et cler et net.

LI JUS

ADAN.

ARSILE.

S'est drois que chiex qui s'entremet De nous appareillier tel lieu Ait biau don de nous. MORGUE. Soit, par Dieu Mais nous ne savons qui chiex est. CROQUESOS. Dame, anchois que tout che fust prest, Ving-je si chi que on metoit Le taule et c'on appareilloit, Et doi clerc s'en entremetoient S'oï que ches gens apeloient L'un de ches deus Riquece Aurri, L'autre Adan filz maistre Henri; S'estoit en une cape chiex.
ARSILE.

S'est bien drois qu'i leur en soit miex, Et que chascun .i. don i mèche Dame, que donrés-vous Riqueche? Commenchiés.
MORGUE.

Je li doins don gent Je vœil qu'il ait plenté d'argent; Et de l'autre vœil qu'il soit teus Que che soit li plus amoureus Qui soit trouvés en nul pais.
ARSILE.

Aussi vœil-je qu'il soit jolis Et bon faiseres de canchons.
morgue

Encore faut à l'autre .j. dons. Commenchiés.

LI JUS

ADAN.

ARSILE.

Dame,je devise Que toute se marchéandise Li viegne bien et monteplit.
MORGUE.

Dame, or ne faites tel despit Qu'il n'aient de vous aucun bien. MAGLORE. De mi certes n'aront-il nient Bien doivent falir à don bel Puis que j'ai fali à coutel. Honnis soit qui riens leur donra MORGUE, A dame, che n'avenra jà Qu'il n'aient de vous coi que soit. MAGLORE. Bele dame, s'il vous plaisoit, Orendroit m'en deporteriés. MORGUE. Il couvient que vous le fachiés, Dame, se de rien nous amés. MAGLORE. Je di que Riquiers soit pelés Et qu'il n'ait nul cavel devant. De l'autre qui se va vantant D'aler à l'escole à Paris, Vceil qui soit si atruandis En le compaignie d'Arras, Et qu'il s'ouvlit entre les bras Se feme, qui est mole et tenre, Et qu'il perge et hache l'aprenre Et mèche se voie en respit.

LI JUS

ADAN.

ARSILE.

Aimi dame, qu'avés-vous dit? Pour Dieu rapelés ceste cose. MAGLORE. Par l'ame où li cors me repose Il sera ensi que je di. MORGUE. Certes, dame, che poise mi: Mout me repenc, mais je ne puis, C'onques hui de riens vous requis. Je cuidoie par ches deus mains Qu'il déussent avoir au mains Chascuns de vous .i. bel jouel. MAGIORK. Ains comperront chier le coutel Qu'il ouvlièrent chi à metre. MORGUE. Croquesot
CROKESOS.

Dame? MORGUE. Se t'as lettre Ne rien de ton seigneur à dire, Si vien avant.
CROKESOS.

Diex le vous mire Aussi avoie-je grant haste Tenés. MORGUE. c'est paine waste II me requiert chaiens d'amours Mais j'ai mon cuer tourné aillours Di-lui que mal se paine emploie. Par foi

LI

JUS

ADAN.

CROKESOS.

Aimi dame, je n'oseroie II me geteroit en le mer Nepourquant ne poés amer, Dame, nul plus vaillant de lui. MORGUE. Si puis bien faire. CROKESOS. Dame, cui?
MORGUE.

Un demoisel de ceste vile Qui est plus preus que tex .c. mile Où pour noient nous traveillons. CROKESOS. Qui est-il ?
MORGUE.

Robers Soumeillons, Qui set d'armes et du cheval Pour mi jouste amont et aval Par le païs à taule-ronde. Il n'a si preu en tout le monde, Ne qui s'en sache miex aidier? Bien i parut à Mondidier, S'il jousta le miex ou le pis. Encore s'en dieut-il ou pis, Ens espaules et ens ès bras. CROKESOS. Est-che nient uns à uns vers dras Roiiés d'une vermeille roie ? morgue Ne plus ne mains.

U

JUS

ADAN.

CROKESOS.

Bien le savoie. Mesire en est en jalousie, Très qu'il jousta à l'autre fie En ceste vile, ou marchié droit De vous et de lui se vantoit, Et tantost qu'il s'en prist à courre, Mesires se mucha en pourre Et fist sen cheval le gambet, Si que caïr fist le varlet Sans assener sen compaignon. MORGUE. assés le dehaignon Nonpruec me sanle-il trop vaillans, Peu parliers et cois et chelans, Ne nus ne porte meilleure bouque. Par foi Li personne de lui me touque Tant que je l'amerai, que-vau-che ARSILE. en le cauche, Dame, qui pensés à tel home Entre le Lis voir et le Somme N'a plus faus ne plus buhotas, Et se veut monter seur le tas Tantost qu'il repaire en un lieu. Le cuer n'avés-mie MORGUE. S'est teus? ARSILK. C'est mon. MORGUE. De le main Dieu Soie-jou sainnie et benite! Mout me tieng ore pour despite ?

LI JUS

ADAN.

Quant pensoie à tel cacoigneur, Et je laissoie le gringneur Prinche qui soit en faërie. ARSILE. Or estes-vous Dame, quant bien conseillie, vous vous repentés. MORGUE. Croquesot CKOKESOS. Madame ? MORGUE. Porte ten scgnieur Amistés de par mi. CROKESOS. Madame, je vous en merdii De par men grant segnieur le roy. Dame, qu'est-che là que je voi En chele roce ? Sont-che gens ? MORGUE. Nenil, ains est esamples gens, Et chele qui le roe tient Chascune de nous apartient Et s'est très dont qu'ele fu née, Muiele, sourde et avulée. CROKESOS. Comment a-ele à non ? MORGUE. Fortune. Ele est à toute riens commune Et tout le mont tient en se main L'un fait povre hui, riche demain

LI JUS

ADAN.

Ne point ne set cui ele avanche. Pour chou n'i doit avoir fianche Nus, tant soit haut montés en roche Car se chele roe bescoche, Il le couvient descendre jus. CROKESOS. Dame, qui sont chil doi lassus Dont chascuns sanle si grans sire? MORGUE. Il ne fait mie bon tout dire Orendroit m'en déporterai. MAGLORE. Croquesot, je le te dirai. Pour chou que courechie sui, Huimais n'espargnerai nului Je n'i dirai huimais fors honte Chil doi lassus sont bien du conte, Et sont de le vile signeur Mis les a Fortune en honnour Chascuns d'aus est en sen lieu rois. CROKESOS. Qui sont-il ? > MAGLORE. C'est sire Ermenfrois, et Jacquemes Louchars. CKOKESOS. Bien les connois, il sont escars. MAGLORE. Au mains regnent-il maintenant, Et leur enfant sont bien venant Qui raigner vauront après euls.

Crespins

LI

JUS

ADAN.

CROQUESOS.

Li quel ? MAGLORE. Vés-ent chi au mains deus Chascuns sieut sen pere drois poins. Ne sai qui chiex est qui s'embrusque. CROKESOS. Et chiex autres qui là trebusque, A-il jà fait pille-ravane?
MAGLORE.

Non, c'est Thoumas de Bouriane Qui soloit bien estre du conte; Mais Fortune ore le desmonte Et tourne chu dessous deseure Pour tant on li a courut seure Et fait damage sans raison, Meesmement de se maison Li voloit-on faire grant tort.
ARSILE.

Péchié fist qui ensi l'a mort 11 n'en éust mie mestier; Car il la laissié son mestier De draper pour brasser goudale. MORGUE. Che fait Fortune qui l'avale II ne l'avoit point déservi. CROKESOS. Dame, qui est chis autres chi Que si par est nus et descaus ?
MORGUE.

Chis ? c'est Leurins Li Canelaus, Qui ne puet jamais relever.

LI

JUS

ADAN.

arsile. Dame, si puet bien parlever Aucune bele cose amont. CROKESOS. Dame, volentés me semont C'à men segneur tost m'en revoise. MORGUE. Croquesot, di-lui qu'il s'envoise Et qu'il fache adès bele chiere, Car je li iere amie chiere Tous les jours mais que je vivrai. CROKESOS. Madame, sour che m'en irai. MORGUE. Voire, di-li hardiement, Et se li porte che present De par mi tien, boi anchois viaus. CROKESOS. Me siet-il bien li hielepiaus? DAMEDOUCE. Beles dames, s'il vous plaisoit, II me sanle que tans seroit ains qu'il ajournast. D'aler-ent, ARSILE. Ne faisons Car n'afiert En lieu là Alons vers chi plus de séjour, que voisons par jour où nus hom trespast le pré esraument, Je sai bien c'on nous i atent.

LI JUS

ADAN.

tU.GI.ORE. Or tost alons-ent par illeuc. Les vielles femes de le vile Nous i atendent. MORGUE. Est-chou gille p

MAG10RE. Vés, Dame Douche nous vient pruec. DAMEDOUCE. Et qu'est-ce ore chi, beles dames? C'est grans anuis et grans diffames Que vous avés tant demouré. J'ai annuit faite l'avan-garde, Et me fille aussi vous pourwarde Toute nuit à le crois, ou pré. Là vous avons-nous atendues, Et pourwardées par les rues; Trop nous i avés fait veillier. HOKGUE. Pour coi, la Douche ? DAME DOUCE. On m'i a fait Et dit par devant le gent lait. t, Uns hom que je vœil manier Mais se je puis, il ert en biere, Ou tournés che devant derriere Devers les piés ou vers les dois. MORGUE. Je l'arai bientost à point mis En sen lit, ensi que je fis, L'autre ar., Jakemon Pilepois, Et l'autre nuit Gillon Lanier.

LI JUS

ADAN.

MAGLORE. Alons nous vous irons aidier. Prendés avoec Agnès, vo fille, Et une qui maint en chité, Qui jà n'en avéra pitié. · Fame Wautier MORGUE. Mulet ? DAME DOUCE. Alés devant, C'est chille, et je m'en vois.

LI

MOINES.

Aimi, Dieus que
HANE

j'ai soumeillié! J
LI MERCIERS.

Marie

et j'ai adès veillié. Faites, alés-vous-ent errant.
LI MOINES.

Frere, ains arai mengié avant, Par le foi que doi saint Acaire 1
HANE.

Moines, volés-vous dont bien faire > Alons à Raoul le waidier. Il a aucun rehaignet d'ier Bien puet estre qu'il nous donra.

LI JUS

ADAN.

LI

MOINES.

Trop volentiers.

Qui m'i menra ? HANE.

Nus ne vous menra miex de moi Si trouverons laiens, je croi, Compaignie qui là s'embat, Faitiche où nus ne se combat Adan, le fil maistre Henri, Veelet et Riqueche Aurri Et Gillot le Petit, je croi.
LI MOINES.

Par le saint Dieu et je l'otroi, Aussi est chi me cose bien, Et si vés-chi un crespet, tien Que ne sai quels caitis offri Je n'en conterai point à ti, Ains sera de commenchement. HANE. Alons-ent donc ains que li gent Aient le taverne pourprise. Esgardés, li taule est jà mise Et vés-là Rikeche d'encoste. Rikeche, véistes-vous l'oste ?
RIKIERS.

Oue, il est chaiens.
LI

Ravelet
OSTES.

Veés me chi.
HANE.

Qui s'entremet Dou vin sakier ? Il n'i a plus.

LI JUS

ADAN.

Lt

OSTES.

Sire, bien soiés-vous venus Vous vceil-je fester, par saint Gille Sachiés c'on vent en ceste vile Tastés, je l' venc par eschievins.
LI MOINES.

Volentiers. Châ dont.
LI OSTES.

Est-che vins ? Tel ne boit-on mie en couvent, Et si vous ai bien en couvent Qu'aven ne vint mi d'Aucheure.
RIKIERS.

Or me prestés donques .j. voirre Par amours, et si seons bas Et che sera chi le rebas Seur coi nous meterons le pot.
GUILLOS.

C'est voirs.
RIKIERS

Qui vous mande, Gilles? On ne se puet mais aaisier.
GUILLOS.

Che ne fustes-vous point, Rikier De vous ne me doi loer waires. Que c'est? mesires sains Acaires A-il fait miracles chaiens ?
LI OSTES.

Gillot, estes-vous hors du sens Taisiés. Que mal soiés-venus

LI JUS

ADAN.

GUILLOS. biaus hostes, je ne dis plus. Hane, demandés Ravelet S'il a chaiens nal rehaignet Qu'il ait d'essoir repus en mue. LI OSTES. Oïl, .j. herenc de Gernemue, Sans plus, Gillot, je vous oc bien. GUILLOS. Je sai bien que vés-chi le mien; Hane, or li demandés le voe. LI OSTKS. Le bau fai que t'ostes le poe, Et qu'il soit à tous de commun; Il n'affiert point c'on soit enfrun Seur le viande. GUILLOS. Bé! cest jeus. LI OSTES. Or metés dont le herenc jus. GUII.LOSLI PETIS. Vés-le-chi, je n'en gousterai Mais .j. petit assaierai Che vin, ains c'on le par essiaue. Il fu voir escaudés en yaue, Si sent .j. peu le rebouture. LT OSTES. Ne dites point no vin laidure, si ferés courtoisie Gillot Nous sommes d'une compaignie, Si ne le blamés point. Ho

LI JUS
GUILLOS

ADAN.

LI

PETIS.

Nonfai-je.
HANE LI MERCIERS.

Vois que maistre Adans fait le sage Pour che qu'il doit estre escoliers. Je vi qu'il se sist volontiers Avoecques nous pour desjuner.
ADANS.

Biaus sire, ains couvient m'éurer Par Dieu je ne le fac pour el.
MAISTRE HENRIS.

Va-i, pour Dieu, tu ne vaus mel Tu i vas bien quant je n'i sui.
ADANS.

Par Dieu sire, je n'irai hui, Se vous ne venés avoec mi.
MAISTRE HENRIS.

Va dont, passe avant, vés-me-chi. HANELI MERCIERS. Aimi, Diex con fait escolier Chi sont bien emploié denier. Font ensi li autre à Paris? RIQUECE. Vois, chis moines est endormis.
LI OSTES.

Et or me faites tout escout Metons-li jà sus qu'il doit tout Et que Hane a pour lui yué.
23

LI

JUS

ADAN.

LI

MOINES.

Aimi, Dieu que j'ai demouré Ostes, comment va nos affaires ?
LI OSTES.

Biaus ostes, vous ne devés waires Vous finerés moult bien chaiens Ne vous anuit mie, g'i pens. Vous devés .xij. sols à mi Merchiés ent vo bon ami Qui les a chi perdus pour vous.
LI Pour mi ? LI Voire. OSTES. MOINES.

LI

MOINES.

Les doi-je tous ?
LI OSTES.

Oïl, voir.
LI MOINES.

Ai-je dont ronquiet? J'en éusse aussi bon marchiet, Che me sanle, en l'enganerie Et n'a-il as dés jué mie De par mi, ni à me requeste.
HANE LI MERCIERS.

Vés-chi de chascun le foi preste Que che fu pour vous qu'il joua. LI MOINES. Hé, Diex à vous con fait jeu a Biaux ostes, qui vous vaurroit croire ? Mauvais fait chaiens venir boire, Puis c'on cunkie ensi le gent.

LI JUS

ADAN.

LI OSTES. Moines, paiés chà mon argent 1 est-che plais ? Que vous me devés LI MOINES. Dont deviegne-jou aussi fais Que fu li hors-du-sens ennuit! LI OSTES. Bien vous poist et bien vous anuit, Vous waiterés chaiens le coc, Ou vous me lairés chà che froc Le cors arés, et jou l'escorche. LI MOINES. Ostes, me ferez-vous dont forche 2

LI OSTES. Oïl se vous ne me paiés. LI MOINES. Bien voi que je sui cunkiés, Mais c'est li darraine fois. Par mi chou m'en irai-je anchois Qu'il reviegne nouveaus escos. MAISTRES HENRIS. vous n'estes mie sos Moines Par mon chief! qui vous en alés. [li FISICIENS.] Certes, segnieur, vous vous tuéi Vous serés tous paraletiques Ou je tieng à fausse fisique Quant à ceste eure estes chaiens.

LI

JUS

ADAN.

GUILLOS.

Maistres, bien kaiés de vo sens, Car je ne le pris une nois. Seés-vous jus.
LI FISICIENS.

Chà, une fois Me donnés, si vous plaist, à boire.
GUILLOS.

Tenés, et mengiés ceste poire.
LI MOINES.

Biaus ostes, escoutés un peu Vous avés fait de mi vo preu Wardés j. petit mes reliques, Car je ne sui mi ore riques Je les racaterai demain.
LI OSTES.

Alés, bien sont en sauve main.
GUILLOS.

Voire, Dieus
LI OSTES.

Or puis preeschier De saint Acaire vous requier, Vous, maistre Adan, et vous, Hane; Je vous pri que chascuns recane Et fache grant sollempnité De che saint c'on a abevré. (Li compaingnoncantent Mais c'est par .j. estrange tour. A! jà se siet en haute tour. Biaus ostes, est-che bien canté ?

LI DERVÉS. le fu. LI ostes respont Bien vous poés estre vanté C'onques mais si bien dit ne fu. Li chent dyable aporté vous ont Vous ne me faites fors damage. LI DERVÉS. c'est une plume Alés. mengiés dont ceste pume. Biau sire Diex 1 con sui honnis Et perdus. et qu'il me meschiet . che poise mi D'autre part. Tenés. LI PERESAU DERVÉS. LI PERES AU DERVÉ. Où ira-il querre santé ? Certes il m'a jà tant cousté Qu'il me couvient querre men pain.LI JUS ADAN. le fu Aussi bien canté-je qu'il font? LI MOINES. Certes. je ne sai que faire Car. Vo père ne tieng mie à sage Quant il vous a ramené chi. Vous i mentés. LI DERVÉS. Par le mort Dieu 1 je muir de faim. s'il ne vient à saint Acaire. ele est ore à Paris. A hors le fu. sire. LI PERES.

tien RIKECE. Je ne vous en ferai jà forche Tenés vos reliques. le pot. nous meskièche prengne se pièche trop villiet. Car se chis sos-là nous ceurt seure. Foi que doi Dieu Tout avant que il Chascuns de nous Aussi avons-nous je le lo bien. . Hé. Toutes eures chà mes reliques Vés-chi . LI MOINES. dyable m'en porche 1 LI HOSTES.LI JUS ADAN. Pour l'amour de Dieu 1 ostonstout. Diex qui est chiex qui là se keute ? Boi bien.xij. et tu. LI MOINES. Certes. c'est trop bien emploiet Pour coi le ramenés-vous chi ? LI PERES. Et s'en i a chi de plus riques. sire il ne feroit aussi En maison fors desloiauté 1er le trouvai tout emplumé Et muchié par dedens se keute. vous m'avés bien pilliet. Pren le nape. Ostes. Vous et vo taverne renoi Se g'i revieng. MAISTRE HENRIS. Le glout le glout le glout GUILLOS. sols que je doi.

LI DERVÉS. s'on m'en croit. Aimi or tien che croquepois. Fiex à putain. che me sanle. biaus fiex. LI PERES. Par le mort Dieu on me compisse Par là deseure. LI PERES. j'ai tout avant osté. Taisiés. GUILLOS.LI JUS ADA'N. Hane. Peu faut que je ne vous estranle. GUILLOS. . Et che chierge offrir qu'ele fïame No cose nous en venra miex. Or chà 1 Honnis soit qui m'i amena Je n'ai mie apris tel afaire. Que c'est ? me volés menés pendre. Ains irons anchois. LI MOINES. leres prouvés? LI PERES. Sos puans Que Diex vous honnisse LI DERVÉS. Nenil. Or chà! levés-vous sus. Baisier le fiertre Nostre-Dame. Di. C'or fussiés enterrés. Avons-nous i a-il plus que faire? chi riens ouvlié? HANE. J'ai encore men blé à vendre. Faisons l'oste que bel li soit.

. Je ne fai point de men preu chi. je suis li espousés. LI MOINES. N'il n'i a mais fors baisselettes. S'en irons à Saint-Nicolai Commenche à sonner des cloquetes. LI DERVÉS. Ai-je fait le noise dou prois ? LI PERES. LI DERVÉS. Alons. vous en venrés. Puis que les gens en vont ensi. Enfans et garchonnaille or fai. DE EXPLICIT/tKJEUS · LA FEUILLIE.LI JUS ADAN. Nient ne vous vaut.

MJzv < DE ROBIN ET DE MARION .

.

LI GIEUS DE ROBIN ET DE MARION C'ADANS FIST. .

d'Aix en Provence. Robins m'acata cotèle D'escarlate bonne et bèle. si m'ara. . Robins m'aime Robins m'a. de La Valliére il > a . Les variantes que nous donnonsau bas des pagessont toutes tirées du Ms. (*) Partout où il y a Marions et Li Chevaliers dans le Ms. Robins m'a demandée. Robins m'a demandée. Souskanie et chainturèle. A leur i va 1 Robins m'aime.LI GIEUS DE ROBIN TEXTE SEUL. Robins m'a.VIaiîotk et Lu Oieimlteiî dans le Ms. si m'ara. 1 VARIANTES. d'Aix.

.ET DE MARION.

Et bien m'a moustré qu'il m'a chière. Bergière. Diex vous gart. il i a bien pour coi J'aim bien a Robinet. . Biaus sire. Par amor. 1 Bergière. sire! LI CHEVALIERS. Hé 1 Robin. Ceste houlète et cest coutel. Par amours maine m'ent. Si trouvai Marote 1 seulete. M CHEVALIERS.LI GIEUS DE ROBIN Je me repairoie du tournoiement. MARIONS. MARIONS. se tu m'aimes. 2 Car j'aing bien. Au corps gent. se tu m'aimes. or me contés Pour coi ceste canchon cantés Si volentiers et si souvent? Hé! Robin. Par amours maine m'ent. Douche puchèle. Diex vous doinst bon jour! MARIONS. Donné m'a ceste panetière. et il moi.

LI CHEVALIERS. par ma foi non. Di-moi i. Si m'ait Dieus. Or sui-je mout bien assenés Di-moi. Ma tante. J'en vi ier .iij. Je n'en vi nesun 3 puis quaresme. j'en ai veu ne sai kans 2. aler au molin Est-che chou que vous demandés ? LI CHEVALIERS. véis-tu nul hairon^ MARIONS. nul ane? MARIONS. Je n'envi hurens.ET DE MARION. LI CHEVALIERS. Che n'est point che que je demant Mais véis-tu par chi devant. Me taiien cui sont ches brebis. véis-tu nul oisel Voler par deseure les cans? MARIONS. oil je ne sai quans. Sire. Encore i a en ces buissons ^. C'est une beste qui recane. sur che quemin. Que j'en vi mengier chiés dame Eme. 1 2 3 4 On me di. Vers cesterivière.Et cardonnereuls et pinçons Qui mout cantent joliement. Tous quarchiés. Sire. bele au cors gent. Hairans! sire. .

En lui a trop plus de déduit: A no vile esmuet tout le bruit Quant il joue de se musète.LI GIEUS DE ROBIN LI CHEVALIERS. foi que vous mi devés 1 Quele beste est-che seur vo main? LI CHEVALIERS. . Sire. Onques mais ne fui si gabés. 1 Par foy or ne sai-jeque dire Nedoi avoir talent de rire. En rivière. MARIONS. Robins n'est pas de tel manière. N'ainc mais je ne fui si gabés MARIONS. Non. MARIONS. Par foi 1 or sui-jou esbaudis. Cele beste ? LI CHEVALIERS. MARIONS. MARIONS. mais bonne char. Et où alés-vous ? LI CHEVALIERS. Mengüe-il pain? LI CHEVALIERS. C'est uns faucons. Esgar ele a de cuir le teste.

Or me dites. Biaus sire. Je ne sai que chevalier sont. sire. Vauriés-vous venir avœc moi Jeuer seur che bel palefroi. LI CHEVALIERS. Or dites. douche bregerète. en che val? MARIONS. devenésma drue Et faites che que je vous proi. Bregière. Deseur tous les homes du mont Je n'ameroie que Robin. Chi vient au vespre 1 et au matin. ostés vo cheval. traiiés ensus de moi Chi estre point ne vous affiert. Ameriés-vous un chevalier? MARIONS. I Ji viens au soir. traiiés-vous arrier. Aimi. Sire. Et une grant pièche de pain Que il m'aporta à prangière. douche bregière. Li Robins ne regiète mie Quant je vois après se karue. Selonc che bosket. LI CHEVALIERS. MARIONS. toudis et par usage Chi m'aporte de son froumage Encore en ai-je en mon sain. Par poi que il ne m'a bléchie. A moi.ET DE MARION. LI CHEVALIERS. 23 .

Nan. sire Aubert. Nan. Aubert. MAHIOKS. d'Aix. Je n'amerai autrui que Robert 2. . LI CHEVALIERS. par ma foi 1 Ce vers manque dans le Ms. Vous perdés vo paine. bregière? MARIONS.LI GIEUS DE ROBIN A poi vos chevaus ne me fiert Comment vous apèle-on? LI CHEVALIERS.

mais j'ai Bergeronnète Ami bel et cointe et gai 1. Hui mais ne vous sonnerai mot. MARIONS.ET DE MARION. Cuideriés empirier de moi ? Chevaliers sui. LI CHEVALIERS. sui. Jà pour che ne vous amerai. Bregière. . LI CHEVALIERS. Diex vous en doinst joie Puis qu'ensi est. g'irai me voie. et vous bregière. Qui si lonc jetés me proière. MARIONS.

delurot1. 1 Traili. . deluriele. li duriau. durele.LI GIEUS DE ROBIN Trairi. deluriau. deluriau. LI CHEVALIERS. Trairi. dnrot. Traili duriau. deluriau. deluriau.

deluriau. deluriau. Hé! trairi. delurot. deluriau. . Hui main jou chevauchoie Lés l'orière d'un bois Trouvai gentil bregière Tant bèle ne vit roys. deluriele. MARIONS. Trairi. deluriau.ET DE MARION.

leure va.LI GIELS DE ROBIN Hé 1 Robechon. S'irons jeuer dou leure Dou leure. deure leure va Car vien à moi leure. ROBINS. leure Je vois à toi. leurc va. leure va. leure va Mârion. S'irons jeuer dou leure. -1 leure va. Hé! . leure. leure va. Dou leure leure va.

hom à cheval 6 Qui avoit cauchie une moufle. men jupel S'ai pris me cote 3 de burel. Mestu me regougnissoïsr r Ici fu un home à cheval. MARIONS. D'où viens-tu ROBINS. 1 2 3 4 5 6 7 Doncviens-tu? Par le saint Dieu J'ai pris ma houce. Robin. si con tu venoies Et tu ne me reconnissoies 5? ROBINS. Robin ROBINS. Marote MARIONS. Robin. Et portoit ausinc comeescoufk. dous amis Et si ne le tien mie à mal Par chi vint . ? Par le saint2! j'ai desvestu Pour che qu'i fait froit. Et si t'aport des pommes tien. MARIONS. .ET DE MARION. MARIONS. tu ne sés. je te connue 4 trop bien Au canter. Si fis au chant et as brebis. Robin. Et portoit aussi c'un escoufle 7 Seur sen poing et trop me pria D'amer mais poi i conquesta Car je ne te ferai nul tort. je te cognui.j.

dous amis. Ne t'en caut. encore ai-je Du froumage chi en mon sain. ROBINS. Robin. 2 Maisvient'aseoir delez. Marote. MARIONS. ROBINS. Et une grant pièche de pain 3. Ne Baudons mes cousins germains. ne Gautiers li Testus. Diable i éussent mis les mains Jà n'en fust partis sans bataille. MARIONS. Et des poumes que m'aportas. tu m'aroies mort Mais se g'i fusse à tans venus Ne jou. Mais or faisons feste de nous. Robin. 1 Baudoul. si te sie encoste moi 1 Si mangerons. Serai-je drois > ou à genous ? MARIONS. Diex que chis froumages est cras Ma seur mengûe. Mais je ne t'ai rien^aporté Si ai fait certes grant outrage. Et jou l'otroi Je serai chi lés ton costé. ROBINS. . ne te caille. 3 En mon sain peu de fromaige.LI GIEUS DE ROBIN ROBINS. Vien.

Robinet. Car trop haut pent as quièverons Faisons de che que nous avons Ch'est assés pour le matinée. Choulas-tu? que Diex le te mire I ROBINS. foy que tu mi dois. pochon. si le di Vés-chi fontaine en . . Vous l'orés bien dire. nous n'en arons point. Diex! que j'ai le panche lassée De le choule de l'autre fois MARIONS. bèle. Diex qui ore éust du bacon Te taiien bien venist à point. Di. Et tu aussi. ROBINS. MARIONS. ROBINS. Quant tu viens boire.i.ET DE MARION. Robin. Vous l'orés bien dire. MARIONS.

voir MARIONS. . Et vés-li-chi. che froumage en mon sain. Ains le met en te panetière. Naie. ROBINS. Dusqu'à jà que nous arons fain. Di. veus-tu plus mengier ? KOBINS. MARIONS. et jou esprouverai Se tu m'iés loiaus amiète. Robin.LI GIEUS DE ROBIN MARIONS. Robin. 1 Ncnnïl voir. Car tu m'as trouvé amiet. je ferai. Marote. Dont metrai-je arrier Che pain. quelchière! Proie et commande. ROBINS.

Douche baisselète Donnés-le moi. Donnés-le moi. vostre chapelet.ET DE MARION. vostre chapelet. Bergeronnète. veus-tu que je le mèche Seur ton chief par amourète? ROBINS. Robin. . MARIONS.

vostre chapelet. Bergeronnète. Men iert il miex. M'aumosnière et mon fremalet. ISeurtonchiefparamourete. O't vous serez m'am'ette.se)eiemEt~ ROBIN. Douche baisselète.LI GIEUS DE ROBIN Oïl. . se je le met · Men!ertilmiex. et vous serés m'amiète 1 Vous averés ma chainturète. Donnés-le moi. MARIONS.

Veus-tu des bras ou de le teste ? Je te di que je sai tout faire. . Robin. Robin. fai-nous .j. par l'âme ten père Sès-tu bien aler du piet? ROBINS. Volentiers. ROBINS. Ne l'as-tu point o'i retraire? MARIONS.ET DE MARION. men douc amiet. poi de feste.

bèle. Robin. Avant et arrière. par l'âme me mère )1 Resgarde comme il me siet.LI GIEUS DE ROBIN Oil. par l'âme ten père Curnousfaitetourdouchief. ROBINS. Avant et arrière. . MARIONS.

1 fait-on tel chière. 1 fait-on tel chière ? > MARIONS. Robin. ROBINS. par l'âme tcn père Car nous faite tour des bras. par l'âme me mère! J'en venrai moût bien à chief. bele.ET DE MARION. . Marot.

LI GIEUS DE ROBIN Marot. par L'âme me mère Tout ensi con tu vaurras. par l'âme ma mère! Rail en moi biau vallet Devant et derrière. bele. Robin. Est-chou la manière. Est-chou la manière? MARIONS. 1 MAROTE.? ROBINS. Ouil. Robin. par l'âme ton père Ses-tu fère le touret: ROBINS. . bèle. Devant et derrière. par l'âme ten père Ses-tubaJerauseram'? .

MARIONS. g'irai pour le tabour Et pour le musc au gmnt bourdon. Et si amenrai chi Baudon. bèle. trop bien atire. Oi). Nous sommes Ne t'en caut. scs-tu mener le treske 2 ROBtMS. Et mi housel sont desquiré. VajetamaineàtotBauJon Setu]etruevesetGnttLcr. et Gautier t. or fai par amour. St . Aussi m'aront-il Se li chevaliers bien mestier. MARIONS.parl'amememère! Mais j'ai trop mains de chaviaus Devant que derrière.ETBEMARfON. ROEIKS. Aten. Se trouver le puis. Robin. Devant que derrière. 1 En place de ces deux vers il y n ceux-ci MAROTF. revenoit. O'i) mais li voie est trop freske.

Bien soies-tu venus. Or te haste. biau cousin. Que j'ai Las je sui si lassés Que je ne puis m'alaine avoir. Lais-me escourchier Je ne ferai fors courre MARIONS. . revien à grant esploit. je ne feraifors courre. Or va. Gautiers. Di s on t'a batu.1 GIEUS DE ROBIN MARIONS. voir. “ ROBINS. Si c'en va au molm Rogier. ) Sache. Me compaignesse. GAUTIERS 4. ROBINS. estes-vous là ~? Ouvrés-moi tost l'uis. Baudoul. BAUDONS 3.1. Et se tu trueves Péronnèle. ROBINS. Robin. estes-vouslà? GAUTIERS 4 GAUTIERS ET ET BAUDOUL. Robin. HAUDOUL. Di tost s'en t'a fait nul despit. si l'apèle: Le compaignie en vaura miex. GAUTIERS. Nenil. C'as-tu qui ies si essouflés ROBINS. Baudon. Ele est derrière ces courtiex. 3 Gautiers.

GAUTIERS 2. Biau seigneur. 2 GAUTIERS ET UAUDOUL. Bon froumage et clère fontaine. Hé 1 biau cousin. Che fera mon. Car je ne sai ques ménestreus A cheval pria d'amer ore si me douch encore Marotain Que il ne reviègne par là. Etjcm~enirafpardcca. BOUDOUL. se vous i venés. va. I Por Dieu soufrez-vousi petit. escoutés un petit 1 Je sui chi venus pour vous deus. Car vous et Huars i serés Et Peronnele sont-chou gent Et s'averés pain de fourment. il le comperra. par ceste teste ROBINS. 3 GAUTIERS. BAUDONS. Mais vous deus irés chele part. 4 Va donc. . Vous averés trop bonne feste. ROBINS. BAUDONS 4. S'il revient. ROBINS. Et je m'en irai pour Huart Et Péronnele. Va don. car nous i maine. Signeur.va.ET DE MARION. BAUDONS 3. Vers la voiedeversla ville Porterai ma fourchefiera GAUTIERS.

Hé 1 Péronnèle. ROBINS. nenil. Or te haste. Baudon et Huart et Marote. S'aporterai me fourke fière. Vestirai-je me bele cote ? ROBINS. nient. Perrote. Qui est chiés Bourguet me cousine. Et qui i sera? ROBINS. PÉROMNÈLE.LI GIEUS DE ROBIN GAUTIERS. PËRONNÈLE. Tu ne ses. Va. Jou et tu. Përonnèle PERONNÈLE. Et s'arons Gautier le Testu. je te sievrai maintenant Se j'avoie mes aigniaus tous. Et je men gros baston d'espine. Marote te mande. ies-tu che? Quel nouvèle ? ROBINS. BAUDONS. je vois devant. PÉMNNÈLE. Robin. Nennil Car chis jupiaus trop bien t'avient. Et s'averons fcste trop grande. . Et nous en irons par deçà Vers le voie devers le pierre.

Certes. oisel à une sonnète. H CHEVALIERS. Est. par amours ? MARIONS. Oïl. PourDieu! sire. H CHEVALIERS. sans faille. CHEVALIERS. alés vostre voie.1. de l'oisel ne me caille 2 S'une si bèle amie avoie. Si ferés mout grant courtoisie.ET LI DE MARION. bèle très douche amie. Je ne le di mie pour mal Mais je vois quérant chi aval . Dites bergière. MARIONS. LI CHEVALIERS. . Alés selonc ceste halète Je cuit que vous l'i trouverés Tout maintenant i est volés LI CHEVALIERS. 9 Peu me caU!L. Pour Dieu sire. alés vo chemin. Certes. Pour qui? 1 1estalés. MARIONS. Car je sui en trop grant frichon. n'estes-vous Chèle que je vi hui matin ? MARIONS.

MARIONS. Jamais nul jour ne m'ameroit. Voire. si ferés bien Aussi oi-je chi venir gent. Vous n'avés garde de nului. laissié-me ester. . Alés-vous-ent Car je n'ai à vous que parler Laissié-me entendre à mes brebis. pour Robechon. vous nous ferés sousprendre. Certes. suis-je bien caitis Quant je mec le mien sens au tien. Voirement. 1 Te je rien naing tant com Robin. MARIONS.LI GIEUS DE ROBIN MAR[ONS. LI CHEVALIERS. Ne je tant rien n'aim comme lui 1. Se vous volés à mi entendre. Si en alés. Pour lui? MARIONS. L. Sire. s'il le savoit. LI CHEVALIERS. CHEVALIERS.

Diex ) hareu bonne gent Hareu LI CHEVALIERS. Ha sire vous feriez pechiet. MAMONS. Au flagol d'argent. J'oiRobin&agoler Au flagol d'argent. Ains perderoie mes brebis 1 Il auroit moult bien c5p1oitéé. Fais-tu noise ? tien che tatin.pe. Bergerète à Dieu remanes Autre torche ne vous ferai. LI CHEVALIERS.j. mar i fai Pour coi tues-tu mon faucon? Qui te donroit .ETDEMARION. or vous en alés. Ha mauvais vilains. Quant tu le manie sigent! 1 ROBINS. souspape. horion Ne l'arott-ii bien emploiet ? ROBINS. Sainte Marie! j'oï Robin: Je croi que il soit entrepris. S'~aigrantpacn'qu'Unem'csm. Peur ai que il ne m'escape 2. . LI Tien de loier ceste CHEYALIERS. Pour Dieu 1sire.

il m'a mort. H CHEVALIERS. Je croi que pour moi l'ait ba. Par Dieu sire. que fais-tu ? ROBINS. Certes. Et desquiré cote et sercot. Volontiers. bregière. Il n'en set mie la manière Pour Dieu sire. Ha! las! or ai-jou tout perdu A tart i venront mi cousin. or li pardonnés.LI GIEUS DE ROBIN Quejenelialasseaidier.ttu. Je perc Marot. Lasse! je voi le chevalier. douche amie. MARIONS. MARIONS. Je non ferai. Certes dont me fcrcs-vous forche. vos avés tort. Et vueil que chis chevaus vous porte. s'aveuc moi venés. que ne me resqueus-tu ROBINS. Robin. LI CHEVALIERS. s'ai un tatin. Qui ensi l'avës deskirë. MARIONS. Robin. Et comment a-t-il atiré Mon faucon ? esgardés. MARIONS. LI CHEVAUEUS. . Si ferés voir N'autre amie ne voeil avoir. dous amis.

ROBINS. 2 Baudoul. J'ai tout perdu estes-vous là ? Marote en va. Marot. Car on enmaine Car on enmaine Robin. Marot. 1. estes-vous là 3 Et que ne )'a!ons-nous secorre. resveille-toi.iiij. 1 BAUTtOUL. chens. Cautters. Et que ne l'alës-vous reskeure ROBINS. espée colëe 4 grant tans.ET DE MAR10N.me donna tèle Que je le sentirai hors du sens. Taisiés S'il en i avoit . . GAUTIERS. Aimi Gautier. 4 Il medona &igrant cotes. C'est uns chevaliers Qui a une si grant Or. ? il nous couroit jà seure. GAUTIERS Hé.

Car je vœil Marion sekeure. si en mengeras. 1. 3 Or ne me soyez plus si fiere. Demisele. si ferés grant savoir. non ferai voir Ains vous enmenrai aveuc moi. Il i éust éu merlée. J'ai plus chier mon froumage cras Et men pain et mes bonnes poumes Que vostre oiset à tout les plumes Ne de rien ne me poés plaire. Se g'i fusse venus à tans. Or esgardons leur destinée Par amours si nous em buissons Tout troi derrière ces buissons.LI GIEUS DE ROBIN BAUDONS*. ne porrai-je dont faire Qu'est-che? Chose qui te viengne à talent? 1 GAU-nERS. Que j'ai pris MARIONS. Ne soiiés envers moi si fière Prendés cest oisel de rivière. MARIONS. LI CHEVALIERS. Biau sire. peu revenus. 2 Car je vueil Marote resqueurc Si me l'aideriez à sequcure. . Et si arés je sai bien coi. traiés-vous en sus De moi. ROBINS. Se vous le m'aidiés à reskeure s Li cuers m'est . LI CHEVALIERS.j.

sachiés certainement. rouStHTn&. Sire. et Diex vous consaut Certes voirement sui-je beste. dous amis. c'est-il qui là hue. Quant à ceste beste m'areste. Vien donques chà. puis que je te voi. Robins. biau sire. MARIONS.commcnLtcvmt~ . Que nenil riens ne vous i vaut. Dieus Marote. ~Dicux'cst-Uccquilahuc. MARIONS. Marote? ~IARQTE. Adieu. Lasse ore est Robins en grant ire. Robin? ROBIK. LI CHEVALIERS. Adieu. ROBINS. bergière. MARIONS. acole-moi. Bergière. Hou hou'! MARIONS. comment vait ? ROBINS. Car bien me cuide avoir perdue. je sui de bon hait Et garis.ET DE MARION.

. que che doit Que tu ne sès par quel engien Je m'escapai. Je le soi bien. Qui me baise devant le gent. MARtONS. nous sommes si parent Onques ne vous doutès de nous. puis qu'il t'est bel.LI GIEUS DE ROBIN ROBINS. Robin. Voirement. Nous véismes tout ton couvin. Je ne le di mie pour vous. Mais il parest si soteriaus Qu'il en feroit devant tous chiaus De no vile autretant comme ore.] 2 1 GAUTIERS. ROBINS. 2 Ce qui est ici entre crochetsne se trouve pas dans le Ms.d'Aix. BAUCONS Marot. Volontiers suer. MARIONS. Esgarde de cest sosterel. Et qui s'en tenroit? MARIONS. [Diex con je seroie jà preus Se )i chevaliers revenoit! MARIONS. ROBtNS. ROBINS. Esgarde comme est reveleus. Et encore.

Or est-il bien tans de canter. Et Gautier.!].]' 1 GAUTIERS. Di. Dieus te bénéie MARIONS. 1 Ce qui est ici entre crochets ne se trouve pas dans !e Ms. Bien viegnes-tu Perrète. GAUTIERS. ~noBt~. S'il orent en moi que tenir: Trois fois leur escapai tous. tu ies trop corageus. . Mais quant li cose est bien alée.ET DE MARION. as-tu te chiévrète? HUARS. Marote. Oïl. Voirement sont. PERONNÈLLE. De legier doit estre ouvliée. quant t'en vi partir. !1 nous couvient Huart atendre EtPeronnèiequivenront: Ou vés-les-chi. Huart. Ne nus ne doit apres entendre. d'Aix. Tu as esté trop souhaidie. L[ COMPAIGHtE. Ne nus ne ~doit point ~~eprendre BAUDONS 3. [Demandes Baudon. men cousin. MARfONS. Robin.

Or pourpensons un jeu. GAUTIERS. on i cunkie. 3 A Saint-Cosmer 4 !tontN. Marote. Veus-tu as roys et as roïnes ? MARIONS. A Saint-Coisne ? BAUDONS Je ne voeil el. Mais des jeus c'on fait as estrines. si ne riés mie.LI GIEUS DE ROBIN Aveuc tèle compaignie 1 Doit-on bien joie mener. BAUDONS. HUARS. HUARS. . MARIONS. C'est vliains jeus. HUARS 5. Somme-nous ore tout venu ? HUARS Oïl. 1 En si bonne compagnie. PERRETE. Entour le veille du Noël. MARIONS.

GAUTIERS. Qui le sera? ROBINS Jou. PERRETTE. Jou. ï BAUDOUL. Tenés. 't GAUTIERS. il rit. Ens ou lieu saint Coisne doit sir °. Tenes. 3 BAUDOUL. Et qui le nous devisera? HUARS 1.c'est drois. Hé! il le doit. Tenés. Et se vousen avespetit. Et qui en puist avoir s'en ait. C'estbienfait. Ho! il le doit. il rit.cest présent. Gautiers. Qui le doit? Gautiersle Testus. ROBINS. . che présent Et se vous en avés petit. BAUDONS 3. GAUTIERS. trop bien quiconques rira Quant il ira au saint offrir. Certes. saint Cosme. Tenés. offréspremièrement. C'est bien fait. HUART. saint Coisne. offrés premièrement.ET DE MARION. MAROTE. Gautier. MAtUONS. 2 Ens où lieu saint Cosmedoit seir.

Baudoul Tu ris. Car encore n~ai-je point ris. or sus! MARIONS. biaus dous sire. . Diex. de rire! alés. Biau sire sains Coisnes. c'est drois. Qui com ele se tient Perrote. est-ce estris Mal soies-vous ore venus Tu veux tous jours estre batus ? Or le paiés tout dans deinger. Huart après ? je vois. saint Coisnes. MARIONS. va après? PÉRONNÈLE. Non faut. HUARS. BAUDOUL. Marote. Tu Or te passes sus. Gautiers H Testus. HUART. HUARS 1. et vous. Vc chi deus mars. Je vous aporte s iHOBt~. tenés. point ne vous levés. et bel et gent. Certes.UGtEUSDEtfOBIN GAUTIERS. ribaud. ROBINS. Tenés. Baudon Huart. Qui le doit? HUARS. Or sus. che présent. Vous le devés. ROBINS. Qu'est-ce Huart. dont tu le dois. Huart. Or tout quoi. et vous.

sains Coisnes. Je le voil volentiers paier. ROBINS. HUARS. Je vois. Mau soiiés-vous ore venus! Or le paiés tost sans dangier. -Nonfach. après. est-che pais? MARIONS. point ne vous levés. 'Or tout coi. Tenés.') Huart. BAUDONS. dont tu le dois. est-chou estris? Tu veus toudis estre batus. HUARS. saint Coisne. GAUTIERS. [GAUT. Tenés. GAUTIERS.? PÉRONNÈLE. LIROIS. Vousiedevés. ribaus. BANDONS. Une vaut nient. Car encore n'ai-je point ris. Tu ris. M . Vës chi deus mars. chis jeus est trop lais En est. Hol singneur. Huart.ERS. Que ch est.ET DE MARION. che biau don. Pérrete.– HUARS.

Fi! Gautier: Savés si bel esbanoiier. baisselètes. 3 ROBIN. Je n'i voi si bon. Et vous estes entre vous . GAUTIERS. rt je ferai demandesfines. pet pour nous esbatre. Je le lairai. 5 Joueraus rois.ilij.ij.j. BAUDONS 2. GAUTIERS. pour avoir pais.j. Que devant Marote m'amie Avés dit si grant vilenie Dehait ait par mi le muse! 1 A cui il plaist ne il est bel 1 Or ne vous aviègne jamais. l Maudehaisait par le musel. jeu. Or faisons . 4 MAROTE. GAUT1ERS. HUARS 3. aus roynes.LI GIEUS DE ROBIN Et sachiés que bien apartient Que fachons autres festelètes Nous sommes chi . 3 MAROTE. Faisons . ROBINS. . Et je ferai demandes fines. 2 Quel vieus-tu ? BAUDONS Je vœil o Gautier le Testu Jouer as rois et as roïnes 5. Se vous me voles faire roy.

Et deus. Conteaprès. GAUTIERS 2. sire. Or chà 1 metons nos mains ensanle. HUARS 1. Je commencherai volentiers Em preu. C'est bien de nous tous li otrois. Nenil. . HUARS. Gautiers. sire. Certes.ET DE MARION. t ROBINS. ~HUART3BAUDOUI. Et chieus qui chiet en . Marot. Et trois. for que vousdie. Et quatre. BAUDONS Sont-etes bien. Nennil. GAUTIERS. 6 Et quatre. 'tRDmN. soit rois f HUARS 3. par saint Eloi Ains ira au nombre demains.biauscompains. &BAUDOUL. ROBIN. BAUDONS 6. tu dis bien. ROBINS 5.sans débattre. que vous en sanle? Liquiex commanchera? HUAM.x..

Et . Levons-le haut et couronnons. Trop volentiers. Et Vt. GAUTIERS 2. Marot. PÉRONNÈ~E. le volons. Et. Et x. MARIONS. seigneur. BAUDOUL. HHAnS. Ei.viij. ROBINS.x. . Conte après. Eutenc biau seignor. Et vin. ROBINS.vij.vj. Et vu. or donne Par amours. Et. 1 MAROTE.Et v. sans débatre.ix. Et-. je sui rois.v. Ho bien est. Hé Perrète.LI GIEUS DE ROBIN HUARS'. S MARQTE. Au roi ton capel de festus. BAUDONS.je sui roys. Enhenc biau Et . Par le mère Dieu chou est drois. Et ix. HUARS. Et nous tout. en lieu de couronne. GAUTIERS. je cuit. Trop volontiers.

Oïl. Et puis s'apelerai Robin. watecomme ) che qu'il te plaist. commandés Tel cose que je puisse faire. 4 Ce mot ne sc trouve pas dans le Ms. pour . Tenés. FËRONNËLE. Roi. 3 LiM. Donc fu de l'amie jalous.mitnde-moi com qu'il te )'!ct:M .ET DE MARION. tantost venés. Or sus. LI ROIS. Demande-moi 1 BAUDOUL. sire. 2 Je le ferai se j'onques puis.). rois. Venés à court. Que tu dies ci-devant nous. Robin. Et qui ne soit à moi contraire Je le ferai tantost pour vous LI ROIS 3. mastin Que j'oïs hurter l'autre fie A l'uis de le cambre m'amie Si en soupechonnai . On y lit I! . LI ROIS Gautiers li Testus.~r~f: Gautiers premièrement te ruis. d1Aix. GAUTIERS. home. fu-tu onques jalous. ROBINS.j. Volentiers. sire.Rois. GAUTIERS. Di-moi.

Non? Va. ROBINS. car li demande est laide. El de mi vous n'enporterés I. Sire rois. Non ferai.LI GIEUS DE ROBIN LI ROIS. voir Mais si vous le volés savoir. Si fait. au cul li wardés. LI ROIS. s'acole dont Marion Si douchement que il li plaise. voir. LI ROIS. Robin. LI A vous ROIS. et je voeil qu'il souhaide Son voloir. . Marot. Donc i respon. Il a droit. ROBINS. Je n'os. A coi sès-tu qu'ele est femèle? ROBINS. sire. Ceste demande est bonne et bèle LI ROIS. k'en mente? MARIONS. quant une beste naist. Me cuidiés-vous chi faire honte ? MAMONS. t Ja plus de moi n'cmportercs.

MAROTE. MARIONS.'iS.s. de par Dieu!Vous vous corc:~s. et si m'acole Par pais faisant. ROBtNS'. s'il ne me baise t ROBINS. Or. Venéscà. ROBINS. Venésàcourt. Vous vous courchies 1 Venes chà. 1 ROEtN. Biau sire. et je ne dirai plus N'en soiés honteus ne confus. Biau sire cEc. froumage.puis que vous le volés.j. non fac. si vous apaisiés. Je cuidai tenir . Certes. MARIONS. Si te senti-je tenre et mole! Vien avant. LI ROIS. blos. dyable sos Tu poises autant comme . Je vois.j. venés. Awar dou sot. de par Dieu MARIONS. seur. Huart HUARS. Vous en mentes Encore i pert-il.ET DE MARION. Or. MAKtO. Je cuit que mors m'a ou visage. esgardés. Va. si vous rapaisiés. .

1. Or di. PERRErTE. Perrete. Ordi. HUARS. Perrète. Le plus grant joie c'ainc eusses en quel lieu que tu fusses. alés à court. Par cèle foi que tu dois mi. Dieu com faite venaison Huart n'en diroit autre chose. vien à cort. PERRÈTE. Jsn'ose. volentiers le dirai.<ROIS. Bon fons de porc. BAUDONS Si feras. Certes. si. LE ROY /C . BAUDONS con faite venison Hé. PERRÈTE. Par foi chou est quant mes amis 1 LE ROY parle: Hé. D'amours. et je t'escouterai. Dieu H uars n'en diroit autre cose. HUARS. Or di. Quel viande tu aimes miex? Je sai bien se voir me diras. Perrette.LI GIEUS DE ROBIN I. pesant A le fort aillie de nois et cras.sit'aitDiex.Huart. Sire. j'en mengai l'autre fois Tant que j'en euch le menison.

Marote. Marotèle. sans vilenie. voir. Par le saint Dieu je t'en eroi bien. BAUDONS 2. che joli varlet. Combien tu aimes Robinet. volentiers le dirai Sire. Honnie soit qui mentira MARIONS. or sus vien à court. Di-moi.ETDEMARION. Faites-moi dont demande bèle. 2 3 4 LE LE ROY parle ROY. sire. 3LIROY~r~: . ce que mes amis vint A moi aus chaus et si me tint Sengnement bonne compaignie. vien. Men cousin. BAUDONS 4. HUARS~. Je l'aim. Pluseurs fois menu et souvent. d'amour si vraie Que je n'aim tant brebis que j'aie. 1 Sire. RO]3(. HAROTE. Nis cheli qui a aignelé. Voire. BAUDONS Volentiers. Ele ment. Qui en moi cuer et cors a mis Tient à moi as cans compaignie Les mes brebis. Sans plus? PERRÈTE. 5. Par foi je n'en mentirai jâ.

GAUTIERS. prestes-moi vo machue. ceur i tost. Par le saint Dieu c'est bien amé Je voeil qu'il soit de tous séu. Marote. MAROTE. Robin. ROBINS.LI G!EUS DE ROBIN BAUDONS 1. Marote. dous amis. or taste Par où li leus l'avoit aierse. ROBINS. ILEROV. MARIONS. Si verrés jà bacheler preu. caitive Comme ele revient dolereuse ROBINS. Ne puet caloir ce fu de haste Quant je le pris. MAROTE. Anchois que li leus li mengile. 2 Sui-gele plus hardi qui vive . Lasse. Marote. Et comment tiens-tu chele beste ? Ele a le cul devers se teste. Gautier. Mais esgar comme ele est croteuse. il t'est trop meskéu Li leus emporte une brebis. Hareu le leu le leu le leu 9 Sui-je li plus caitis qui vive s ? Tien.

BAUDONS 2. est-che tout mien ? 1 Par ou 11 lcus avoiraherse Mais esgar commeelte ci perse. tenés-Ie en vos mains. GAUTIERS. BAUDONS. JoLt l'otri. ROBINS. Mais wardés bien que ne vous morde. Marote. Chà. Ses-tu de quoi je wœil parler. Et jou le vœll bien. Certes je le te loeroie A prendre. vous estes vilains . se Gautiers l'otroie. car est trop orde.)e. Robin ? Se tu aimes autant Marotain com tu fais sanlant.- Mais esgar comme ele est chi perse. que vous estes vilains ROBINS. Jou l'otri. Gautier. &AUT!ERS. Non fsrai-. GAUTIERS.ET DE MARION. Comme 2 HUART. Mais laissié-le aler pasturer. Pren-le dont. ROBINS. MAROTE. MARIONS'.

II m'est bel et je l'otroie Je le veil! bien. Si j'ai au mains routin tralant. si. nus ne l'en fera tort. Se tu l'osoies assaier. Hé Ne 1 Robin. Tu n'as el monde plus vaillant. GAUTIERS. Voir. Ce est tout mien. sès-tu que tu m'estrains faire bèlement ? BAUDONS. PERRETE. ROBIN. sire. HUARTSi aroit voir par avanture. fort De ches 1 A prendre se Gautier l'otroie. BAUDONS3. par aventure. pren le donc. nus ne t'en fera tort MAROTE. A moi ou à Gautiers. Ba Cui ?9 Si aroit ne prent envie. A qui HUART. Cui ? Qui moi jamais 2 je n'en sai nul en vie éust de moi cure. PERRÈTE. C'est grans deus merveille gens qu'il Perrete PERRETE. HUART.LI GIEUS DE ROBIN BAUDONS. GAUTIER. GAUTIERS. OLi. Oïl. . poi vo musete. 2 Qui ? moi 3 Je n'en ai nule envie.

Voire. Tu n'as ou monde plus vaillant. Bon harnas et herche et carue.d'Aix. Gautier Mais je n'oseroie acointier Nului pour mon frère Guiot Car vous et li. pour vo musète. Et une rente c'on li doit De grain seur .ET DE MARION. Perrete ? PERRÈTE. estes doi sot'. ne m'en caille Entendons à ces autres noches. BAUDONS. . Et si sui sires de no rue S'ai bouche et sercot tout d'un drap Et s'a ma mère . Mais j'ai au mains ronchi traiant. bon hanap Qui m'escherra s'elle moroit. Et une vake qui nous rent Le jour assés lait et froumage N'a-il en moi bon mariage. Mais à moi. Dites. GAUTIERS. Di-moi. molin à vent. HUARS. Se te ne me veus. Oïl. très douche Perrete. sire. A moi ou à Gautier. S'en porroit tost venir bataille. HUARS.j. c'as-tu chi en ches boches ? ~Ccvers n'est pas dans tcMs.j. GAUTIERS.

Et du pain qui nous demoura. Et tu. Et jou ai deux froumages frès. . 6 BAUDDUt. Il i a pain. as-tu rien Marion ? MARION. voir. 2 Cevers manque dans le Ms.d'Aix. 9 ? Naie. HUARS 4. Di.L[ GIEUS DE ROBIN PÉRONNÈLE. ROBINS Seignor. Et des poumes qu'il m'aporta 2: Vés-en chi. se vous en volés. S HUART. Vés-les chi tous près. et j'ai des pois rotis. Et qui veut deus gambons salés? HUARS. GAUTIERS. as-tu rien. GAUTIERS. Fors du froumage d'ui matin. & HUART. sel et cresson Et tu. demande Robin. 4 MAROTE. Marion MAMONS. Où sont-il? GAUTIERS.. 1 Il i a pain seil et cresson. PÉRONNÈLE 3. de quoi sont-il? FÉRONNÊLE De brebis.

Nient plus? [ROBINS. encore' ai-jou poumes quites Marion. HUARS. Naie.ETDEMARION.] ] Si ai. . Cuides-tu par tant estre quites ? ROBINS. Di me dont voir ROBINS. en veus-tu avoir? MARIONS. MARIONS.

. Marote. veus-tu plus. Marote. Bec à bec. > 2 Marote.en non Dieu. veus-tu plus de mi 2 ? MABtONS.LI GIEUS DE ROBIN J'ai encore. Chi me r'atendés. ROBINS. 3 1 Ai-je encore un tel pasté Qui est de coulon tubé. Que nous mengerons. tel pasté Qui n'est mie de lasté 1. et moi et vous.]. Et jou te di Que Qui jou a gros ai un tel et cras capon crepon. Oil. or di ? 3 Qu'encore ai-je un tel capon. Chi venrai parler à vous. Marote.

Chi me r'atendés. volontiers. MARIONS. revien dont tost à nous. mengiés endementiers Que g'irai si ferés que sage. MAROTE. nous feriemmes outrage. où vas-tu ? ROBINS. Ma douche amie. A partir de ce vers ii y a une lacune jusqu'à celui qui commenceavecces mots « Metten jupel. pour de le viande Car l'aval a feste trop grande. Chi venrai parler à vous. Non feras.ETDEMARtON. Marote. ROBINS. 1 Quar je reviendraitout errant. Et vous. M . ROBINS. Bec à bec. Et si metés sus vo vitaille Car je revenrai certes lués WARNIERS. etc. mais fai chi estendre Ten jupel en lieu de touaille. Onen feroit. dangier. Robin. Saches que je te vueil atendre. Venras-tu avcec nous mengier ? WARNIERS. Chi devant. Que nous mengcrons. Robin. je cuit. Voirplus loin page 4o?. A Bailvés. et moi et vous. Robin. Marote.

L'autre semaine. GUIOS. Et ele n'i vaut pas entendre. Rogiaut! Que? GUIOS. Par tans nouveles en aras Veu i ai trop biaus baras. Avœcques m'amie Saret. ROGAUS. Si en éust parlé à ti. ROGAUS. Point ne l'ara car il bati. Acaté i ai ches bourriaus. ROGAUS. Or ne veistes onques Plus grand déduit ne plus grant teste Que j'ai véu. Et de cui ? GUIOS. Guiot. Car j'oï dire qu'il vaut ier Pêronnète te sereur prendre. mien neveu. Tous des pastouriaus. GUIOS. . ROGAUS.LI GIEUS DE ROBIN ROBINS. s'i trouverons Wautier. or alons vir Maret L'aval. . Jou irai donques. Vers Aiieste. Où? GUIOS.j. WARNIERS. Non feroit nient.

bons cornès. par amendement. et s'a este dechute Car on dist que ch'est de no prestre. Et qu'il vient petite aléure GUIOS. à tout boire. A war que chis vient adolés. non ferai Mais le meilleur vous presterai. vent-m'en . Guiot. En non Dieu Rogaut.j. sentés.ET DE MARION. je suis trop courechiës. C'est Warnères de le Couture Est-il sotement escourchiës WARNIERS. Prendés lequel que vous volés.ij. Puis que vous vous i assentés Vés-chi . tous sera abatus Chis estris. ROGAUS. ROGAUS. . se tu me veus croire Car Gautiers te donra à boire A genous. GCtOS. Que j'ai acatés à le foire. Segneur. Mehalès est agute M'amie. GUIOS. Et je jurai et fis le veu Que il scroit aussi bastus. Guiot. Comment ?> WARNIERS. Je le vœil bien si faitement. ROGAUS. GUMS.

WARNIERS. WARNIERS. segnieur. Car jà ne meteras maaille. Certes. tu ne sès? Mehalos Est hui agute de no prestre. las jou avoie en couvent De Mtemprement espouser. Car ele i aloit trop souvent. GUIOS. GUIOS. Hé. comme avés maise geule . Tu te puès bien trop dolouser. En non Dieu Warnier. Que bien sai à l'enfant warder. WARNIERS. ROGAUS. Warnet. Hé tout li diale i puissent estre Robert. Car il vient chi les grans walos. Foi que je doi sainte Marie WARNIERS. vo compaignie Me fait mètre jus men anoi. En non Dieu non ferons. Or faisons un peu d'esbanoi Entreus que nous atenderons Robin.LI GIEUS DE ROBIN ROGAUS. A che doit-on bien resvarder. ROBINS. Biaus très dous amis ne te caille. bien puet estre.

est-il bons caitis ? . Perrete. Robin venant. Certes. je voi là. PERONNELE. foi que devés Marote Métés ceste cose en delui. ROBINS. Esgar.ETDEMAMON. Alons. MARtONS. Warnier. si m'ait Diex et sote. Marote. PÉRONNELE. veës-le chi tout prest Estendé-le où vous le volés. Je n'i parlerai plus de lui Alons-ent. WARNIERS. MARION. vo viande chà. S'il vous plaist. ROGAUS. ROGAUS. Puis que vo volentés i est. C'est mon. Met ten jupel. Or chà biau segnieur. Toudis a-ele esté trop veule. ROBINS. Robert. et si vient tout balant Que te sanle. Che me samble. Marot. Passe avant. avant Aussi est-il plus blans du mien. aportés. Tenés. je le voeil bien. HUARS.

Très grant merchis. voir. Marot il est faitis. Hé que sont-che là ? 1 Esgar les corneurs qu'il amaine SMAROTE. Par le saint Dieu je les voi bien. Awar les corneurs qu'il amaine 1 r HUARS2. Et de faire vo gré se paine. Oïl. cornés HUARS. 3 PERRETE. De che que tu ne t'en escuses. MARIONS. tien Or di. Certes. Vo~-tu ches varlés Qui là tienent ches . Usont-il? GAUTIERS 3. Marote. m'aimes-tu de bon cuer ? MAMOKS.ij.LI GIEUS DE ROBtN PÉRONNELE. MARIONS. ROBINS. ROBINS. je suis venus. . suer.

Et voeil que nous soions ami. con bèle eosète [Or faisons tost feste de nous. Guiot. levés-vous sus levés Je vous pardoins tout le meffait C'à mi ni as miens avés fait. PÉMNNELE. si te repose Que m'aportes-tu ? ] 1 Lesversplacés entredeuxcrochets danste Ms. Che sont muses Que je pris à chele vilète: Tien. ROGAUS. manquent . buvés. parole à mi -1 Vien te chà sir. Gautier.d'Aix. frère.ETDEMARtON. autos. GAUTIERS. Oïl. or te met à genous Devant Guiot premièrement Et si li fai amendement De chou que sen neveu bâtis Car il s'estoit ore aatis Que il te feroit asousfrir. GAUTIERS. esgar. Volés que je li voise offrir A boire ? ROGAUS. Wautier. Guyot. ROBINS.

Volentiers. Je t'eusse amëe sans faille. MARIONS. 3 Ce vers manque dans le Msd'Aix. chà te main Par amours. et si te sié chà Et chil compaignon seront là.LI GIEUS DE ROBIN GUIOS. à quoi pensés-vous ? &AUT!ERS. biaus amis dous. Hé Gautier. je pensoie à Robin Car se nous ne fussions cousin. ostés vo main delà Et n'est--che mie vo amie. . Robin. Certes.] 1 MARIONS. bèle amie chière. ROBtNS. Car tu es de trop bonne taille. 1Lesversplacés dansle Ms. Baudon.d'Aix. esgard quel cors chi a. ROBINS. dous amis. Gautier. Or faisons trestout bèle chière s Tien che morsel. Mais t'aras bel jouel demain. entredeuxcrochets manquent 2 Robin. [Nulcose.par amours sic te ça.

Robin. GRUTIERS. GAUTIERS. Gautier. par amours. ROBINS. ne te doute. Je n'ai cure de vo gabois Mais entendes à nostre feste. Encor~voi-je qu'il te boute.ETDEMARION. MARtONS. Oïl. GAUTIERS. .voir. Fai-moi dont escouter 1 ROBIN. MARIONS. tenës cois. En es-tu jà en jalousie? ROBINS Oï!. Je sais trop bien canter de geste Me volés-vous oïr canter ? BAUDONS'.

bouse vous di. Et tu verras passer d'escole. En mal éure gabe chis sos. ROBINS. 2 M. Or fai. MAMONS Or ostons tost ches choses dont Par amour. Robin. Dieus que tu me fais de paine MARIONS. PERRETE 2. ROBINS. dous amis. et Robins le menra. je t'acole. Et chil doi autre corneront. Pour chou que tu m'as acolé 1 Vous chantez com ors menestriex. ROBINS. serés-vous tous jours teus ? Vous estes uns ors menestreus GAUTIERS. S'il veut. or le maine. dist Raimberge. Nennil voir. 3. et Huars musera. 3 Ce mot n'est pas dans ïe Ms. Ho! Gautier. fi Dites. Qui me va blâmant mes biaus mes N'est-che mie bonne canchon ? ROBINS. Hé.AROTE. Par amours faisons Le tresque. je n'en voeil plus. .LI GIEUS DE ROBIN Audigier.d'Aix.

Dieu Robin. ROBINS. Or sus. levés-vous Si vous tenés g'irai devant. ] Dieu Robin. ROBINS. pour Dieu. Soit. con c'est bien balé ROBINS. puisqu'il te plaist or alons. 1 MAROTE. Est-che bien balé. Marote. MARIONS. Mais nous arons anchois balé Entre nous deus qui bien balons. PÉRONNÊLE'. Or voeil-jou le treske mener. mes amis dous. Voire.ET DE MARION. biau segnieur. . tous li cuers me sautèle Que je te vois si bien baler. preste-moi ton gant S'irai de plus grant volenté. 2 De tous tu dois avoir le tes. MARIONS. que ch'est bien aie Tu dois de tous avoir le los 2. Par amors mainne nous au bos. Marotele ? MARIONS. Et si tien le main au costé. Certes.

. ~ExplicitdeRoBmetdeMARioN. le sentèle les le bos 1.LI GIEUS DE ROBIN Venés après moi venës le sentèle. Le sentèle.

LE JEU DU PÉLERIN .

.

S'ai puis en maint bon lieu et à maint saint esté. Et si est tout quemun. Or pais. Dieu grasci qui m'en a sens et pooir presté. si ai alé maint pas Par viles. seignie ur et à moi entendés Nouvèles vous dirai. Si fui en Famenie. Car n'ai mie par tout mout bien trouvé mes pas. U VILAINS. Bien a trente et chienc ans que je n'ai aresté. s'un petit atendés. Setgnieur. . par trespas. Vous ariés jà plus chier à sir en le taverne Que aler au moustier. or pais. par castiaus. Or vous taisiés tout coi. si ne me reprendés. pélerins sui. par chités. · Je t'en vœit desmentir. S'ai esté au Sec-Arbre et dusc'à Duresté. Par coi trestous li pires de vous iert amendés.LI JUS DU PÈLERIN LI PELERINS. S'aroie bien mestier que je fusse à repas. en Surie et en Tir S'alai en un pa'fs où on est si entir Que on i meurt errant quant on i veut mentir. Car entendant nous fais vessie pour lanterne.

LI VILAINS. Li quoins n'en vaurroit mie cinc chens livres tenir.LI JUS DU PELERIN LI PÉLERINS. Et li quens desirroit un tel home à trouver. Or. En Terre de Labour. En fist un dont il doit mout très bien sousvenir. D'un clerc net et soustieu. LI PKLEMNS. Car je sai de chertain que vous estes truans Or tost fuiés-vous-ent. signeur Chis clers don je vous conte Ert amés et prisiés et honnerés dou conte si vous dirai mout bien de quel aconie D'Artois Chieus maistre Adam savoit dis et chans controuver. Très mal atrouvelés Soiiés. Et là. Trop par estes muans Or atendés un peu que j'aie fait mon conte. Ou vous le comperrés. qui en seut très bien à chief venir. en Sezile Par Puillem'en reving où on tint maint concille. Adans d'Arras. nés fu de ceste ville Maistres Adans li Bochus estoit chi apelés. sire. Maistre Adans. Or est mors maistre Adans. Car biaus est à oïr et bons à retenir. Pechie fait qui me ferne. dou Jhesu-Crist merchi . Et le nomper du mont. pais. pour Dieu. Car je sui mout lassés esté ai à Luserne. si li ala rouver Que il féist uns dis pour son sens esprouver. grascieus et nobile. ne soiés deluans. mauvais vilains puans. Diex li fache merchi A se tomble ai esté. Quant acointiés en fu. con vous avés vos aus pelés 1 Est-il pour truander très bien atripelés ? Alés-vous-en de chi. en Toskane.

LI PÉLERINS. Or veillés un petit. Fuies Hé vrais Dieus. Comment. Trop vous ai ore deporté. Doit-on dire ses dis chi endroit et aprendre Si sui pour che chi enbatus. biaus dous amis. Et comment vous nomme-on qui si estes testus ? LI VILAINS. as-tu le raison Oie de cest païsant. GUIOS. Warnet. Vilains. Li quoins le me moustra. LI PÈLERINS. Oué. mais hom.LI JUS DU PÈLERIN.j. l'autre an. le soie grant merchi Quant jou i fui. Qu'ens en l'onnour du clerc que Dieus a volut prendre. ou vous serés batus. Que diable vous ont raporté. GAUTIERS. sire vilains ? Gautelos U Testus. LI PÈLERINS. fuiés de chi Ou vous serés moût tost loussiés et desvestus A l'ostel serés jà autrement revestus. envoiés souffrance Tous cheus qui me font desraison. Que je ne vous ai embrunkiet. Et comment il nous va disant Ses bourdes dont il nous abuSe ? WARNÉS. Ne que cist saint sont enfunkiet II ont véu maint roy en France. Donne-li une buffe Je sai bien que c'est . LI VILAINS. 27 7 . attendre Car on m'a fait mout lonc de ceste vile entendre.

Que c'est? mesires sains Guillains. le clerc d'onnour. . ains savoit canchons faire. Warnier. Et seur tous biau diter savoit. Rogaut. ROGAUS. ore alés en maison. Tenés. Et si n'i venés plus. ROGAUS. Volentiers voi jou en sai une Qu'il Est. Car mainte bèle grâce avoit. que je te canterai. Partures et motés entés De che fist-il à grant plantés. ROGAUS. ~Qui ert de toutes vertus plains. Et s'estoit parfais en chanter. WARNIERS. Tant fort m'anuie sa parole. à poi que je ne criève. Nenil. je ne sais quantes. le largue donneur. Savoit-il dont gent enchanter ? Or pris-je trop mains son affaire. ROGAUS. Je te pri dont que tu m'en cantes Une qui soit auques commune. vous puist faire baler Pour coi en faites vous-aler Chest home qui rien~ne vous griève ? WARNIERS. Warnier De maistre Adan. Le joli.LI JUS DU PÉLERIN. vilains. GUIOS. WARNIERS. il parole Taisiés-vous. Et balades.

WARNIERS. Volentiers. WARNIERS. Uns grans caitis loufé se waigne. Ele est l'estron-de vostrc mère Doit-on tèle canchon prisier ? Par le cut-Dieu j'en apris hier Une qui en vaut les quarante. Warnier. WARNIERS. ROGAUS. Et tous nos estris abatons. et je t'escouterai. ROGAUS.LI JUS DU PÈLERIN. Mais c'estes vous qui estes l'ours. foi que doi m'amie. . De tel chant se doit-on vanter. Warnier frère. Par foi il t'avient à chanter Aussi bien qu'il fait tumer l'ours. Di? WARNIERS. Est ceste bonne. ROGAUS. or le cante. Or di. Par amours.

Hé. Biaus preudons. ou masque. LI PÉLERINS. Oïl. LI PÉLERINS. Que? ROGAUS. Soit mais anchois wœil aler boire Mau dehais ait qui n'i venra ExpLicrr. Et je m'en irai.LI JUS DU PÈLERIN. voir. Ne je n'ai chi plus riens que faire. Veus-tu bien faire? Alons vers Aiieste à le foire. mes consaus vous loe Que chi ne faites plus de noise. . Ne plus parole n'i dirai Car je n'ai mestier c'on me fière. ROGÂUS. Et si ne puis avoir séjour. Je m'en vois. WARNÉS. Diex je ne mengai plus tierche. Warnet! WARNIERS. ou dore. Et s'est jà plus nonne de jour. ROGAUS. GUIOS. Se je ne boi~. Par foi or ai-je grant engaigne De vo grande mélancolie Je feroie hui mais grant folie Se je men sens metoie au vostre. Loés-vous dont que je m'en voise ? ROGAUS. j'ai faite me tasque.

t JOUS. 3. NUS N[ERT J. DAME BELE. 2. FI MARI. .ANNEXES t MOTET I.

. TuACUCTtON EK NOTATION MODKRNE.ANNEXES.

Sanz séjour. De cuer mignot et joli. ROBIN M'AIME. 3. TEXTE SEUL. 3. . Car j'ai ami. Et je m'en vois à li. MOUT ME FU GRIEF. Se je n'ai de vous confort. Vilains vous demorirés. Arrivé sui à mal port. Dame bèle et avenant et de biau port. H1 MOTET I. Tel qu'il anert à mi Qui me sert et nuit et jour. t. Sans nul resort. Je muir à grant tort. z. Nus n'iert ja jolis s'il n'aime.ANNEXES. Sui mis à la mort. PORTARE. Fi mari de vostre amour. 2.

ANNEXES. .

ANNEXES. TRADUCTION EN NOTATION MODEREE. .

Moût . Qui est blanche et vermeHete.ANNEXES. I. me fu grief li départir Dem'an'uetelajotieauctervis. TïXTE SEUL. Corne rosc par dessus lis.

A leur i va. 3. Robin m'aime. 2. Me fait frémir. Pour vous sui en grant dolour. Robin m'a demandée Si m'ara. Robin m'a. Portare. Et si œil vair riant languir. Pourquoi donc ne l'ameroie. Ha Diex 1 com mar la lessai Blanchète corne nour de lis. Robin m'a. . Robin m'a demandée.ANNEXES. Robin m'achata corroie. Et aumonnière de soie. Quant vous verrai 1 Dame de valour. Vermelle corne rose en mai. Son très douz ris. Robin m'aime. Ce m'est avis. Si m'ara.

Il y avalL probablement _mi. II y a ici un trou de ver dans le parchemin. t tt RONDEAU LI DOUS REGARS DE MA DAME. si.ANNEXES. .

ravardcr de plaire /~t?~: Adan à ami que je di ? à tort trouver. 5. –12. q. asseurer j grans –aussi– – de cuer. grant aussi de cuer enrichir cremir. *t. –20. Et doit – – m'est contraire rc~~arder de plaire li – – –23. – . – 9. –20.– 34.–n. –10. – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – quc)edi: a tort trouver chest premier s'umilie soetfre d'envie asséurer. ligne 5. 4. au lieu de: Adam a ami 5. – 6. J ch'cst premiers s'umelie –sueûre – d'envie '–. )* –i7. i5. – 8. il – w w – – – t.– w –i5. il 4.– – x s. 6. – 17.CU1 si je sui '– d'amour –âhontage – ne fait pas c'on –a)ëgier – te signcrage à II –s'iironneur a tant le doucli mal traire et pens par Trop haut. 2.g~ – w – 12. –11. – z~. –. – i4. enrichir –ig. –. con a cui si je suis d'amours a hontage ne fais pas con alegiès le signerage. – t – . a li sil'onneur atant le douch mal traire.– 2. – i4-.cremir: –c'on ––H.– – ft.. et pens par li Trophaut Et doist m'est contraire. – w –-z~. 3. o x '< 6.3.– “ y. – – 4'. – .– – – . –i3.ERRATA Page – – – – – – – – – – – 3. – to. –it. 2. 16. – 12. –33.

7. dautre aillours Dous cuers. – – – – – – – – – – – 40. – 4i. < 5o. 8. Hé! – franche riens. l. Se j'avoie Page3-t. –58. 8. 21. t2. a – c'on – Les . – – –. vairs ex au desous ou desous Mais force d'amour m'i fist encair. – – “ – . 2. – le vostre. Tant grate durs c'aymans esquartele C'en ne puist deust tant c'ole En tant sans plus que jou l'aim et désir.y. Doi jou – nouvete – deus ans –cntour – vigour. 18. – 25.5. Hé! franche riens. y.ERRATA. 11. -3. tCj. 23. Biaus reconfors sans boisdie Aseiour Selon liu con goï requellir – [oee – – de mon cuer présent à cui me rent. – – – – – – – 54. 7. – – – – –t. – – – – – – – – . 8. – – – 38. – – – – – – – –21. Mais raison à c'on entraie Les biaus samblans – et si n'ai parvigour morir.3. 8. en tour vigour Cant grate durs caymans esquartetc C'on ne peust dust tant coïe le vostre avoec.o. – Tropmënstesîortgement – à cui fëute doi – amoureuse 1 – Mais raison entraie biaus samblans.. 5. ~IJoMt~ et si n'ai par vigour. Hé franche. printans.)ignetQ. – escaper. -28. Ajoutef Entourvairsex. 2. – – – – – t 42 – – – 4y. 22. me tenés. 3y. se j'avoie 8. Portant y porrai ~'OKte~ d'autri ailleurs Dous cuers Biaus reconfort sans boidie Asievir Selon lui – si si c'on goï requeillir loe de mon cuer présent. ne fuir y. i. . – – – – printans Doi iou nouvêle deus ans. – – – iQ. riens – rians Hé franche. Si bien me plaint 4. g. . . – – – – – – 63. 35. – – me tenés.2. 17.t!t<Hm<<€. 64.6. M!n'en:ssi et c'on soit Si bien – me plaist escaper ne fuir.nenissi et confort 4. i4-. 6. 5. < ). – 4g. . 2g. a cui feulé doi amoureuse. 35.– – – – 6t. à cui me rent Trop me sistés longement. avoee – g. – 5y. Entours. 4. 4. – – – – – – – – – 55.

– Yj I. 7.~ _g~ 83. A dont 6. – 3. voisine. – 84. g 8. Ch'est riquèche Et n'en volés le pësir i dessenir mis – je – et – avenir – anchois morroie – D'espérer merch] –n''aparÏer . il. 3. ail lieu de: raison ja heureuse –26. 8. –65.– – a (jg “ “ – – 5~ y jo. n'à parler Se je la par]oie Car ele ne set m!c S'ele 3. ligne 24. i4.~ – – – –. . Lucifer ne pourroie ne sache aussi sedouchLuciferlepourtroie amour me fait sentir Ches espoir~ Tenre ~jc~: raison huiseuse Adont à chou l'atraie ne s'avilleroit si. gx. – Car ele ne [le] set mie – S'ele n'en est avoïe – Sansptusparmenmam– désirer – diséteus – – Ce guerredon l'avuJe si. – – 3.–SejePaparIoIe.g. t. g. 4. – – :S. à garison. Viaus qu'ele me rie n'ameroit on Cueretcors.– a chou l'otroie – y. f6. Cuer et cors et renon d'Amiens [ke] j'ai [bien dire oï – ke j'ai sentt – Cheste canchon. 9. 8.– – – –68. – i4–t7. desraison . Page 64. 5. ne s'avi!leroit si. – Sire ke j'ai senti Cheste canchon Maus qu'été me rie m'ameroit Le cunquiet à garison voisine desraison on dou baston. 2. – 5. gy 88. Lucifer ne pourtraie ne fache aussi jedouchLucifernepour[traie amours me font sentir Chis 'i~ J espoirs i a Tenre. – – – – – no n. l 3. nes de l'oïr. Le cungniet dou baston. –Diexai De biens amis –~jj~Debiensamis – Enrechie Se doivent nes de l'oïr – Ch'est riqueiche Et non volés je le désir et desservir avenir m'orroie merch! D'espérer.vieetrenon. – – – – n'en est amie Sans plus pur m'en désirée désiteus De guerredon l'avule si Sire d'Amiens.ERRATA.4. ftcuir ~o. Diex a De biens entechie Se doivent. go i. g. j'ai bien o! [dire main[tenir anchois – – n. “ “ –67.

~– 8. –. au priier. – – moustrer – – monstrer ~100. – – 3. – –robe volt – – 2g. g4. s'il faut. – merler merler. Devotrèsdouchefigure.o4. – e [gie [g'e – e – Mais. – t'enrôle. – Entretius – – – sy. –jto. . – i5.~ – 3~ – Visse – jusse – –28. – – Pour eus – Pour eus t – 5. Assés de cachier – . que ja servi – – sanler t – so.– i. us. – i. – – Ni salut ami. – estes estre – –19. – et castiaus et cantans i. – – Devëes Devéées – 20.~ – 12. Nes un seul ris g. – – – 20.– – – De parler. estre servie _. /M< auegier Page9~'e°C9. l'effroie.ERRATA. –s'i)fautaupri!er. de miex – dcmiex. De parler – – – – que )à servi 8. – nes un seul ris.f:K!if.e'ainc – z5. Entretins – – Car me vieuté Car mi vieut – j. – – tl mauvais oisiaus li mauvais – . j.3. – amenulsier. – encachier.–i4-. – t~ en regars enresgars – –'o. _. ceus espargnéde Mais ceus esparene de – n s [Chitiaus (Chitiaus. –!0t. – c'umelites proie – C'umelités proie. monchiaus.3.og. Et au droit jugier. – -–D'orgueilajâtraittecierL'orgueil a jà traitié cter– G. Et. au droit jugier.o5. – dous mais et avriex – doux mais et auriex – ig. Ni salus ami i. f). reube en08.' – estre servie. pour li – ensi ensi 2.–11. – Si je voeil ieu doncà droitt Si je voeil donc à droit r [amer. 4. – amenuiser. ~o – grief sssampiaire quel essamplaire. pur x –ï3. – ig. me vient – maux me vient – 13j – ~~maus – – <4. – –Carconpîusai Car c'on plus ai – – Devotres douche figure. – – – Mais.Mdf:a)lëgier – – encachier. – t4. – – Vostre Vostres – –H. je doi [amer – – Assés décachier – 2~. sanler. par Mais.5. – – z). – Carbehoursveultenvoisie Car behours. – 21.. – par par monchiaus – t2. – Me veilliés c'aine –MeveiUiës. – –-au trouver: au trouver – 8. pour li.

– –i4Q. 5. –125. 5j 6.en grant. – – – – – – – – – 23. l'ont trouvée ne les dcspent.<Hei<de:c'on – Carjenemesaroie 5.4. 20. . à chou m'otroi despent – – –tG. Sire. 2.–22. –20. – < – '–i48. loeus – l'enfrcmerie –tescans.rant – s'diliautpcnsc – longemcnt – etidernentiers Car à vous est – Quiapuchclc –saudee. sauvée. ne s'estent apale. – nE s'estent. 2.–26. Audefroioi. – f). ne puist G)a. par pitié sans plus onques ne m'a vie caut de caurre esprent viveriés loens carjàmessen. tent. 10. iS.– – M – –t55. –t35. sans plus. – apa!s – guerredon –Ent!trttlr ? ne r). –j3g.–~ –<36.– –n4.–!t. –20.puist – C-Lrjcncsaroic – Que cuers vait engrant – contraliant. etsou. sauvée. – –. 8.– – – –t4o. –24. – – – – – – – – – – –t43. –. Sire Audefroi! – Ou c'amour – le mesist – qui qu'en poist – li cuers s'i assent. –]54. –22j – '9.– – n 6.'o'fries aaisiés locns t'enfremerie.– – – – u esprent –t~ –i3. –ig.onm(. – C'on a de joie Assez et lenés tes maintiens s'enfie oie dou cuer à chou m'otroie Di je voir. guerredon.ligne – –ï23. –i44. l.– – – –128. – . Ouc'amour. ï 3y. –etsonventestreirijs – lesgries c'on a senti n'i cuidiés – Conadcjoic – Et lassés – tes – dou maintiens senefie cuer.– – – – – – –16. –~ – – – – – – – – – – 7. – onquesncm'abdi –= cant de caurre n'i vcrriés loeus car jà messe n'orriés –saisies.– – –t2g. – –'9) –. f5. –f. J –iont trouvée ne le – lenl. ne le me fist qui quen poist !icuerss'iasrent. 2. –11.5. Page)2f. Entetrair – Di je voir. si haut pensé longuement endementieres Car à vous et – 5. 6. Quin'apuchdc saudéc. 2. 3. – Farpécic.– – – –txG.–t3.– – – –ly.– –. les cans.5o. 4.'–17. contraliant grant..–n. z3.46. – < w – 12'. 7. –' – – – Quccuer&voit . t.ventcsttrics tesgrieM c'on a senti nicuidics /<~ /L.ERRATA.

ses maus si li fault chest drois il ni keurt j'entend Etsitisen Adjointe De vo enrendie Qui esterdie Sire.–22.– –167. que Ferris face Aristoces 17.–33. i.–'17.–~8.–25.–16. i8. 10. 1 t. rcpcrderoie.M. Anohelison musi tantdenchans maimete An jeux nuisi tant d'enchans m'amiete Anicux . ne voeil rihotc Le nouvel pot. –t66. –i4. – – –177. – –.–24. –~99t– – 13. g.– –z5y. pour k'cn pi n'a entré.– –)6S.6. – » Jouence 35. –i8S. rCHi~/ac~ –x35. un affaitier –.–i~. –iQj 3. – le moitie – adamagie – cuidte '~– avutle 7. –27.7'– –)~. –176. – –~o. 26. –!8o.– – –21. –t78. –ic). – – – w –. ja estre santés jehi.–i2. – – – – – – – – – – – – – dernière –' – 10. – s3. Clergie ne voeil iote Le nouvel pot pour keuli é l n'a entré tôt en tôtenpiache se desroi reperderoie? le moitié adamagié cuidie auvulé ~~?!e de j)ï~s~~e – H ~6~r – J'en quije Voscuers: Jouenèce dusqu'en son de muison un affaitiet en sa singnerie. –sanle –JJeht ses maus – s'i) i fault –ch'estdrois. – –]9. –!7i. couvent. 22. –)5o. –t6o.– – -–ty.– 270. devoir vous Che fai jou. tot en plache se desroie –iy5. – 201. –200. – –[87.– dusqu'en son – De nuuson w –28.ERRATA. – il n*i keurt –tentent Et se le serf – Adjouste – De vo enredie – Qui estudie Sire. 2. –)65. –266. en sa Singnerie.aMt~M<<c.Ugne22. – i8+.– 187.. Paget56.–i~.Jenquijebienapa!er –' Voscuersjonëchet'iYee. 3.–27. vers vous Che fai jou clergic. que Ferris Aristotes couvent estre jà saca bien apaier ionechelivëc.– – » g.

– Haniel. a.ERRATA.8. –t8. w – t j. – –. 284. contée. 22. – 275. to. – 20. 34. –21. ~–2~j –t5. – . – – – w – – w – – 2. – pour pour hom que s'i tient que là vient Faistes Haniel Robert Nasart.–ï5. 33. 30.77.– – – – t B 25. – – – ore repris – Car j'estoie nus – s~i arés part en remembranclie –enramembranche car ils m'ont –car il m'ont EtsiUc&rs– Et se li cors été – Leur huis m'ont esté Leurhuism'ontëtc Cuers que tel compaigne e Cuers qui tel compa!" fgnie pert [pert t – Que congiet congret prengne Que congié prengne – Nomméement Noméement C'est Jakemon n – C'est signeur signeur Jakemon. 28. – Gilles M pères – Au jouster n'estes mie H airs –Que '– – ne 11 soit il il besoins qu'il ne puet qu'il en soit prisiés à son pooir csquise lui ne se vaillandise ains les mist à juise De canquc il ot cmpris – Mais s'encorefust Charle Et anchois qu'il fust nés à la mainsne~ quel vie j'ai contée. –t7~ –18. –286. ~CM de: Laissant nenil voir – Las dont j'ai despendu – forche de Signeur – Etdehaine – qu'on vous refait –. GHeslipÈre Au jouster n'enes mie Que le airs ne li soit il besoin qu'il ne peut qu'il en soit prisies à son poovoir esquise lui ne se vaillandie ains les mist à yuise De canques il ot empris Mais s'encore fust Cliarle Ft anchois qu'il à la maisnée quel vie j'ai fust nés qui là vient Faites Robert Nasart. 2. 32~ – –. –' – – – – – –10~ –t4.n]û ne &anle Qui Qui Que De coi cités – De coi Cités home qui s'i tient. 10. 15' 2. – suchoit à par li ses cars . '7. – – – w B – –ï3. –. – – – – – – ? – i4~ – –278. r. w – 12. –t6. 2. s ~A. – – –3i. ?– a 13.ncuis [ançois. 5. 8. ~? Las dont j'ai despendu – forche de signeur – Et de haine –' c*on vous refait t le bien n'i ratrait Je ne vois Chascuns fuberte à rive sakiet Miex vient avoir apris – Se vous m'ostastes a –276. le bien n'i retrait – Jenevoi – Chascuns fut berte a rive sakiel Miex vient avoir aprcs Se vous m'ostatcs ores repris Car j'estois nus si ares part Page 272. ne sanle sa. – – 2~ 6. 3 1J 34.24-. ligne t3. suchoit à par li ses can& –~79j– – '– – Tt – – –' – 283.– – – t – – – – – – – – – ]t – io. 7.– –ïr.

– – a – –3[7.– – – – 3oi. Je tieng qui maint là hors. –2Q. –?32. – l5j –2~. Page 287. – –3oB. 6f i.< de: – – 5.–2o.ERRATA. Qu'i ne vient chi ? Des clairs qu'il livrera s'avoir En cité gramment commcManse le Geule: C'est ses bignmes Ëtsinesetoncques etsacompaignic N'es querrai. – o –292. à droit Qu'iltiennentàsigneur. – – – 2. – – – – – – –' – – – – – – – – – – – – – – En un petit d'escrit Comment amël'rvoit et de quelle value sa personne ércmue et l'enfés premier hue sepeutrehaitier frans chevalier sans waitier anchois honnerer ne s'en dure dont or fut et pris congiet à droit Qu'ils tiennent à signeur si briévement D'or. si briément D'or roit et crespe ne sanloient vair. au ~e. 8.– –3o8. –26. –3.6. –22. –3oo. –M.En chele roe 1 c'est Leurins ti Cauelaus – Alons vers le Pré Ving-je – Toute nuit à IcCrois ou ~'e.–16. 5. ioe – – – – – – 22. –25. j5. – l6. t. – H ~. 1. –22. 11. –r. . 6.3. Wes-ch) ne vient chi qui – Des clers – qu'il livrera savoir – En Cité granment c'om me manse – le génie – C'est des bigames – Et si ne set onques – et se compaignie '– Mesquerrai – je – ne tes vi mie à dire qu'cst-che chi –322. 6.– – z – 2~3. g. t.– –3og. 4.4~–S. – 3~7. 2o. je ne !esvi mi qu'est-che Ving-je – – – – – à dire? si que on metoit t – Hm lise.nu nu -ju c.– – – 3if). –23.– –3tt. iS. t6. ~~g. si que on [metoit Tant que je l'amerai J jquevauche 1 –. – – 8.roitetcrespc nesanloient~'ais nevenistmieàchiest sans poil blanc lenvotet vés-enchiun EnhenCjDieus! Je tiens qui maint labors. ne venist mie à chief sans poil. – – M 320.5.– – 291. 6. 5. – – – – –t~. 21. i. Ves-chi. ligne 4. – – –28~.–)o. g.– –3o5. – – o. blanc le ruiotel '– ves-cnt chi un Dieus Enhenc. é. 6.– –Soy. ~prc. – 3°_8. 330.– – –3.– – 323. 3o.quc[vau-che'' En chete chele roëe ¡ c'est Leurins li Canclaus Atonsverstepre pré Toute nuit âlecrois. 16. –33f. eTantque]cl'amerai.: – En un petit descrit Comment amé l'avoit et sa et se de qucle value personne cremue l'enfès premiers hue peust rehaitier chevaliers frans – sans waitier anchois – honnerer ne s'endure dont et or fust pris congiet.

je ne dis plus – demandés Ravelet 2.aue!ct – nul rehaignet – c'onleparessiaue ains couvient méurer. 5. – Taisiés. Hane A )à se &iet Et tu. '– 17. – – – – g. – – – – – 19. ~9~ it. au lieu de: qui maint en chité n'en avéra pitié Ravelet! 20j C'on vent en ceste vile 3. – 3'79. ts. . – 36o.–Quenenil.t. Châ dont. le pot. 3. – i5. – ~8~. – – i4-j –' – n – – – – – 3.riens – Empren {:) – Se tu ne mevcus-~ –ABaUugs~ – C'est'Wà'rnerës – Etsi. – 35g. 4o3. 42~ – – '– – – c. a pour lui jué Car je ne sui mie et à vous. – – 340.~ EttiI "A 16~ – 33~. – – – 342. Cha dont Qu'auan ne vint mie Taisiés. – – – – – – – – mal rehaignet c'on le par essiaue ains couvient m'eurer a pour lui yué Car je ne sui mi et vous. ligne – H – 334. Hane Aia se siet et tu le pot tien. que mal – jenediplus – demandes R. ïo. Que mal 20. 3.ERRATA. to. 375. Je n'ai mie à pris pour che qui fait froit si te sié –Peur ai . – 3~3. – l. – – – 336. – 4oi.<git. 335. 3. tien Je n'ai mie apris pour che qu'i fait froit si te sie Peur ai Que nenil riens Em preu Se te ne me veus ABaUvcs C'est Warnères Et si œil maint en Chité <M~qui n'en avera pité Rauelet 1 C'on vent en ceste vile. Page 333. – Qu'aven ne vint mi 8. 4. 397.

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2. ESQUISSE BIOGRAPHIQUE. Le Roi de Sicile. xxxvin LVI !V. NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE: §1. Lvu Lxix §11. Jeux-partis. r. Rondeaux. – 8. 6. Chansons.. II. 1. Rondeaux. Motets. PRÉFACE. 3. Motets. 3. Le Jeu du Pélerin MUSIQUE. 4. y. . 9. z. Le Jeu de Robin et de Marion. INTRODUCTION I. OUVRAGES IMPRIMÉS. Congé. v xm XXVIII XXXVI III. Le Jeu Adam. POÉSIES. Chansons. Mélodies du Jeu de Robin et de Marion COMPOSITIONS HARMONIQUES. §11. § I. Jeux-partis. COMPOSITIONS MÉLODIQUES. 5. 2. MANUSCRITS.\M°-L~ & ni* r!r page.

ŒUVRES D'ADAM DE LA HALLE page. Typographie de Lefebvre-Ducrocq.LE. l3t I RONDEAUX. 2g5 LE JEU DE ROBIN ET DE MARION 3f). 2o5 MOTETS. 23~ 7 LEGONGE.5 LEjEUDuPÉLEtUN. 28l I LEjEUÂDAMOUDELAFEUILUE. ~t3 ERRATA.TABLE. CHANSONS 3 JEUX-PARTIS.29 Lille. rue Esquermoise. 273 LERo[DESlC. 57. .