COLLECTIF « VIVRE, DECIDER ET TRAVAILLER AU PAYS »

Conférence de presse Le vendredi 8 novembre 2013
Le 2 novembre : un rassemblement historique Après le coup de vent du 2 août et les pique-niques des 12, 19 et 26 octobre, sous le dernier portique en place dans le Finistère, c’est un grand élan de solidarité qui est né à la pointe bretonne. A l’appel du Collectif, plus de 30 000 personnes, portant le même bonnet rouge, se sont rassemblées dans le calme et la dignité à Quimper, le samedi 2 novembre : paysans, artisans, commerçants, mais aussi pêcheurs, chefs d’entreprise, salariés, élus, ou tout simplement citoyens bretons… Ils ont mis de côté leurs différences et leurs différents pour porter le même bonnet rouge, symbole du refus du déclin de notre région. Un collectif rassembleur et uni Cette union sacrée a défié toutes les logiques partisanes, et a montré ô combien, nous, Bretons, sommes déterminés, à vivre, décider et travailler au pays. Dans notre péninsule armoricaine, nous sommes dépendants les uns des autres et convaincus que la solution ne peut être que collective. Un mouvement digne et responsable Les Bonnets rouges, s’ils restent mobilisés, ne sont pas responsables des actes de dégradation commis ces derniers jours et que beaucoup souhaitent attribuer à notre mouvement. Notre effort se concentre sur trois projets pour la Bretagne : l'emploi productif, l'aménagement du territoire et la lutte contre les distorsions de concurrence et le dumping social. Des acteurs du territoire déterminés Le collectif renouvelle sa demande du maintien de la gratuité des routes en Bretagne. L’Ecotaxe est un symbole flagrant de l'injustice, de la gabegie et de l'incompréhension de l’Etat. En l’absence d’alternatives pour le transport dans notre région, déjà éloignée des centres de consommation, l’Ecotaxe n’est qu’un impôt supplémentaire, un boulet de plus, insupportable, au pied de la Bretagne. La gratuité des routes en Bretagne est une condition sine qua non au maintien des emplois productifs, à l'aménagement de notre territoire et à l'atténuation des distorsions de concurrence.

Des revendications pour libérer les énergies Nous attendons de l'Etat qu'il sorte de son inertie et qu'il prenne la mesure de la gravité de la situation économique en Bretagne. Il n’est plus temps de tergiverser et d’organiser des grandes messes, il faut agir et vite pour libérer les énergies ! Nous demandons des mesures concrètes et immédiates :  Le maintien de la gratuité des routes en Bretagne. Aujourd’hui ce sont les camions qui seront taxés, demain les utilitaires, après demain les voitures ? Les

Françaises et les Français quand ils viennent dans notre belle Bretagne, même s’ils roulent à 20 km/h de moins, apprécient qu’il n’y ait pas de péages. (CT) L’intervention de l'Etat français au niveau européen pour stopper le dumping social et les distorsions de concurrence qui, dans une économie mondialisée, nous condamnent ! Nous demandons que le gouvernement français obtienne immédiatement auprès de l’Europe l’arrêt de ces distorsions de concurrence avec l’Allemagne. Les usines agroalimentaires d’outre-Rhin fonctionnent avec des travailleurs « premiers prix », des travailleurs « low-cost » venant de Roumanie, Bulgarie ou encore d’Ukraine payés 5 à 6 euros de l’heure. C’est inacceptable. (CT) Retrouver la liberté d’entreprendre et de travailler en mettant un terme aux interventions tatillonnes ou absurdes sur toutes les procédures de production par des normes, des réglementations ou des contrôles ! L’arrêt de la surenchère réglementaire franco-française. (FH) L’arrêt de l'accumulation d'obligations de moyens qui sont des boulets à nos pieds face à la concurrence internationale Nous acceptons volontiers que nos produits aient des obligations de résultats et répondent à des critères de qualité, à condition que les produits importés soient soumis aux mêmes règles. (FH) Nous voulons libérer les énergies bretonnes perturbées en permanence par les prétentions parisiennes à gérer la Bretagne mieux que les Bretons eux-mêmes, alors qu'ils ne nous connaissent même pas. Nous rejetons un Etat jacobin. Nous demandons plus de moyens et d’outils de proximité afin de répondre concrètement aux problèmes des Bretons et des Bretons. (OLB)

Un Etat qui reste sourd Le ministre Stéphane Le Foll ne répond pas aux problèmes de la Bretagne et des Bretons. On lui demande des réponses concrètes sur les questions de l’emploi et du maintien de l’activité industrielle, il nous répond sur l’accompagnement des salariés lors des licenciements… Re Zo Re ! Trop c’est trop. Son refus de se rendre dans le Finistère aujourd’hui préférant se protéger derrière les hauts murs et grilles de la Préfecture de Région à Rennes au lieu de venir sur place ici là où se déroule l’incendie démontre combien le ministre, et à travers lui le gouvernement, n’ont pas compris l’urgence de la situation. Un nouveau grand rassemblement, grave et pacifique à venir Face à cette situation, à l’absence de réponses du gouvernement aux problèmes des Bretonnes et des Bretons, le collectif pour l’emploi - « Vivre, décider et travailler en Bretagne », a acté le principe d’un nouveau grand rassemblement, grave et pacifique. La date et le lieu de ce rassemblement seront précisés dans les prochains jours.

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