communiqué

Raymond Depardon
Un moment si doux
14 novembre 2013 – 10 février 2014 Grand Palais,
Galerie sud-est, entrée avenue Winston Churchill

Cette exposition est réalisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en collaboration avec Magnum Photos

La couleur apparaît dans l'œuvre de Raymond Depardon dès les premières images. Il a alors 16 ans. Depuis, elle l'accompagne dans tous les moments forts : les années de découverte de la photographie, les premiers voyages en Afrique, les grands reportages, puis plus récemment "un moment si doux" qui donne à l'exposition son titre. L'exposition présente près de 160 photographies en couleur, la plupart sont inédites. Avec la couleur comme fil conducteur, elle invite à une déambulation dans l'œuvre et la vie de l'artiste depuis la fin des années 50 jusqu'à aujourd’hui. Les années déclic Je ne savais pas que j'étais un photographe de la couleur. Elle était pourtant là. Dès les premières images, Raymond Depardon. Chez Raymond Depardon, la couleur est liée à l’enfance. Ses premières images sont celles de sa mère, des animaux de la ferme de ses parents, du tracteur rouge, de la toile cirée dans la cuisine. Il n'a pas encore 20 ans quand "il monte" à Paris, il s'installe dans l'arrière-boutique d'un photographe de l'Île Saint-Louis où il se photographie sur son scooter. Il devient photographe reporter, il photographie Edith Piaf, on l'envoie en Afrique, il découvre le monde. Depuis, la couleur accompagne sa curiosité. Reporter Dans les années 70 et 80, Raymond Depardon travaille pour de grandes agences ; Dalmas, Gamma, Magnum. Il photographie en couleur, il pense en couleur, questionnant l'être humain et la bonne distance avec le réel. Au Chili en 1971, à Beyrouth en 1978, à Glasgow en 1980 il ne cherche pas l'événement mais ce qui se passe autour, dans les marges. Ce sont des reportages fondateurs. Chili En 1971, deux ans avant la mort de Salvador Allende, il photographie les indiens Mapuches qui luttent pour vivre sur la terre de leurs ancêtres. Il observe les hommes qui travaillent les champs et pense alors à son père. Il a 28 ans, il interroge son rapport au monde et au sujet, il cherche une nouvelle voie. Beyrouth En 1978, envoyé par le magazine allemand Stern, c'est à Beyrouth qu'il choisit de prendre ses distances avec le reportage, il ne photographie pas la guerre civile mais ses conséquences. Raymond

Raymond Depardon, Autoportrait au Rolleiflex (posé sur un mur). 1er scooter de marque Italienne « Rumi », avec étiquette de presse sur le garde-boue, Île Saint-Louis. Paris, 1959. © Raymond Depardon / Magnum Photos Raymond Depardon. Un moment si doux 1

Depardon y reste un mois photographiant passionnément en couleur. Son reportage fera le tour du monde. Glasgow En 1980, à la demande du Sunday Times il part à Glasgow. Photographe du sud et du désert, Glasgow lui semble aux antipodes de sa photographie. Il découvre pourtant les lumières du nord, il s'en souviendra plus tard lorsqu'il photographiera le nord de la France. À Glasgow il se pose des questions d'anthropologue : comment éviter l'exotisme, quelle distance adopter? Dans les grandes villes Raymond Depardon se sent comme un exilé de l'intérieur, jeune homme il en a souffert à son arrivée à Paris. Glasgow qui ne sera jamais publié anticipe le travail sur les grandes villes qu'il expose à la Fondation Cartier pour l'art contemporain en 2004. Un moment si doux C‘est dans les années 2000 que la couleur réapparaît et s'impose, elle n'est plus liée au reportage, à la presse, à l'événement mais à la quête d'une vérité de soi, à la recherche du bonheur, d'un endroit où vivre, d'un commencement. Depardon redécouvre les lumières et les couleurs de l'Ethiopie, de l'Amérique du Sud et des palmeraies tchadiennes. Il est spécialement revenu cette année dans 5 pays (Ethiopie, Tchad, Bolivie, Hawaï et Etats-Unis) afin de réaliser une nouvelle campagne de photographies pour l’exposition. "Un moment si doux" dessine alors une approche plus silencieuse, plus intériorisée, plus mentale. Raymond Depardon est maintenant à la recherche, selon la formule de Clément Rosset, de la "douceur du réel".
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commissaire : Hervé Chandès, Directeur Général de la Fondation Cartier pour l’art contemporain scénographie : agence bGc
................................ Le Grand Palais organise deux rendez-vous en présence de Raymond Depardon à 18h30 à l’auditorium. Le 20 novembre 2013 : discussion autour de la naissance du projet « un moment si doux », avec Stéphane Paoli, et Hervé Chandès et le 27 novembre 2013: entretien avec Michel Guerrin. Informations sur www.grandpalais.fr ................................ Parallèlement une rétrospective des films de Raymond Depardon a lieu : - du 14 novembre au 1er décembre 2013 à la Cinémathèque française (samedis 16 et 23 novembre : films - copies restaurées et dialogues avec le cinéaste autour des axes forts de la programmation : « Donner la parole », « Afriques », « Ppp » et « Institutions »). Informations sur www.cinematheque.fr / presse : Elodie Dufour: 01 71 19 33 65 / e.dufour@cinematheque.fr - du 2 décembre au 10 février 2013 au MK2 Grand Palais (reprise de la programmation de la cinémathèque) Informations sur www.mk2.com / presse : Monica Donati : 01 43 07 55 22/ monica.donati@mk2.com ................................ ouverture : tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 20h, et nocturne jusqu’à 22h le mercredi. pendant les vacances de Noël : ouverture tous les jours (sauf le mardi) de 9h à 22h. tarifs : 11 €, TR 8 €, billet Tribu 30 € (4 pers. dont deux jeunes de 16-25 ans). Gratuit pour les moins de 16 ans. accès : métro ligne 1 et 13 « Champs-ÉlyséesClemenceau » ou 9 « Franklin D. Roosevelt » renseignements et réservations sur : www.grandpalais.fr publications aux éditions de la Réunion des musées nationauxGrand Palais, Paris 2013 catalogue de l’exposition, 22x24 cm, 176 pages, 153 illus. 29 € Application Depardon, un moment si doux : catalogue d’exposition + 8 films courts inédits. En français, pour Ipad et tablettes androïd, 3,59 € contacts presse : Réunion des musées nationaux - Grand Palais 254-256 rue de Bercy 75577 Paris cedex 12 Florence Le Moing florence.lemoing@rmngp.fr 01 40 13 47 62 Svetlana Stojanovic svetlana.stojanovic@rmngp.fr 01 40 13 49 95

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L’exposition est réalisée grâce au soutien de

Raymond Depardon. Un moment si doux

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sommaire

communiqué de presse press release comunicado biographie liste des œuvres exposées textes des salles catalogue de l’exposition extraits du catalogue application Depardon, un moment si doux programmation culturelle activités autour de l’exposition informations pratiques liste de visuels disponibles mécènes de l’exposition partenaires de l’exposition

p.1 p.5 p.7 p.9 p.12 p.20 p.23 p.24 p.29 p.30 p.31 p.32 p.33 p.38 p.39

Raymond Depardon. Un moment si doux

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Raymond Depardon. Un moment si doux

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press release
Raymond Depardon
A Sweet Moment
14 November 2013 – 10 February 2014 Grand Palais,
Galerie sud-est, entrance avenue Winston Churchill

An exhibition organised by the Réunion des musées nationaux – Grand Palais in collaboration with Magnum Photos

Colour appeared in Raymond Depardon's first photographs from the very start. He was only sixteen. Since then, colour has been part of the highlights of his career: the years discovering photography, the first trips to Africa, the great reportages, then recently this "sweet moment" which gives the exhibition its title. The exhibition presents about 160 colour photographs, most unpublished. Taking colour as a guideline, it explores the artist's work and life from the late 1950s to the present day. First clicks I did not realise I was a colour photographer. And yet it was there. From the very first pictures. Raymond Depardon. For Raymond Depardon, colour is linked to childhood. His first pictures were of his mother, the animals on his parents' farm, the red tractor, the kitchen tablecloth. He was not yet twenty when he "went up" to Paris and moved into the back room of a photographer's shop on Saint Louis Island, where he took a snap of himself on his scooter. He became a photo reporter, he photographed Edith Piaf, he was sent to Africa, he saw the world. Since then, colour has been part of his way of looking at things. Reporter In the 1970s and 1980s, Raymond Depardon worked for big agencies: Dalmas, Gamma, Magnum. He took colour photos, thought in colour, questioning human beings and the right distance from reality. In Chile in 1971, in Beirut in 1978, in Glasgow in 1980 he focused not on events but what was happening around them. These are fundamental reportages. Chile In 1971, two years before Salvador Allende died, he took photos of Mapuche Indians fighting to live on the lands of their ancestors. He watched men labouring in the fields and thought about his father. He was 28, wondering about his relationship to the world and to the subject. Looking for a new path. Beirut In 1978, in Beirut on an assignment for the German magazine Stern, he turned away from reportage. He did not photograph the civil war but its consequences. Raymond Depardon stayed there for a month, photographing passionately in colour. His reportage went round the world.

Raymond Depardon, Self-portrait with the Rolleiflex set on a wall. First scooter, Italian brand 'Rumi', with press sticker on the mudguard. Ile Saint-Louis, 1959 © Raymond Depardon / Magnum Photos Raymond Depardon. Un moment si doux 5

Glasgow In 1980 the Sunday Times asked him to go to Glasgow. To a photographer of the south and the desert, Glasgow seemed to be at the antipodes of his photography. And yet he discovered the northern light, and remembered it later when he photographed the north of France. In Glasgow he functioned like an anthropologist: how could he avoid the trap of exoticism? What distance should he take? In large cities, Raymond Depardon feels like an inner exile, as a young man he found it hard to find his foothold in Paris. The photos taken in Glasgow were never published but they heralded the work on the big cities that he showed at the Cartier Foundation for Contemporary Art in 2004. Such a sweet time In the 2000s colour reappeared and took over. It was no longer related to reportage, the press and news stories, but to a quest for personal truth, the search for happiness, a place to live in, a beginning. Depardon rediscovered the light and colour of Ethiopia, South America and the palm groves of Chad. This year, he specially returned in five country (Ethiopia, Chad, Bolivia, Hawaii and United States) in order to realise new photographies for the exhibition. "A sweet moment" reveals a quieter, more inward, more intellectual approach. Raymond Depardon is now, to quote Clément Rosset, looking for the "sweetness of reality". ............................ curator: Hervé Chandès, General Manager of the Cartier Foundation for Contemporary Art designer : bGc studio agency ............................
The Grand Palais organise two meetings in the presence of Raymond Depardon at 6.30 PM at the auditorium: - 20 november 2013: discussion about the birth of the project "Such a sweet time" with Stéphane Paoli and Hervé Chandès & 27 november 2013: discussion with Michel Guerrin Informations sur www.grandpalais.fr

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At the same time, a Raymond Depardon retrospective will be held : at the Cinémathèque française from 14 November to 1 December 2013 (on Saturday 16 and 23 November : films + dialogues with the film director around the main sections of the program: "Letting others speak", "Africa(s)", " Ppp" and "Institutions"). Informations : Cinematheque.fr / press : Elodie Dufour: 01 71 19 33 65 e.dufour@cinematheque.fr at the MK2 Grand Palais from 2 december to 10 february / Informations sur www.mk2.com / press : Monica Donati : 01 43 07 55 22/ monica.donati@mk2.com

............................ curator: Hervé Chandès, General Manager of the Cartier Foundation for Contemporary Art designer : bGc studio agency
................................ open: daily (except Tuesdays) from 10 am to 8 pm, late closing at 10 pm on Wednesdays. during the Christmas holidays from December 21 to January 4: open daily (except Tuesdays) from 9 am to 10 pm. tarifs : € 11, concession € 8 (16-25 y.o), free for visitors under 16. access : metro ligne 1 and 13 station Champs-Élysées-Clemenceau ou 9 station Franklin D. Roosevelt information and booking on: www.grandpalais.fr publications by the Réunion des musées nationaux-Grand Palais, Paris 2013 : exhibition catalogue, 22x24 cm, 176 pages, 153 illus., 29 € Application Depardon, a sweet moment : exhibition catalogue + 8 original and unpublished short movies. French, for Ipad and androïd tablet computer, € 3,59 press contact : Réunion des musées nationaux - Grand Palais 254-256 rue de Bercy 75577 Paris cedex 12 Florence Le Moing florence.lemoing@rmngp.fr 01 40 13 47 62 Svetlana Stojanovic svetlana.stojanovic@rmngp.fr 01 40 13 49 95

This exhibition enjoys the support of

Raymond Depardon. Un moment si doux

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comunicado
Raymond Depardon
Un momento tan dulce
14 noviembre 2013 – 10 de febrero de 2014 Grand Palais,
Galerie sud-est, entrée avenue Winston Churchill

Esta exposición está organizada por la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en colaboración con Magnum Photos

El color aparece en la obra de Raymond Depardon desde las primeras imágenes. Tiene entonces 16 años. Desde ese momento, le acompaña en todos los momentos importantes: los años de descubrimiento de la fotografía, los primeros viajes a África, los grandes reportajes y, más recientemente, en este «momento tan dulce» que da título a la exposición. La exposición presenta unas 160 fotografías en color y la mayoría son inéditas. Tomando el color como hilo conductor, invita a dar un paseo por la obra y la vida del artista desde finales de los años 50 hasta nuestros días. Los años clave Yo no sabía que fuera un fotógrafo del color. Sin embargo, ahí estaba. Desde las primeras imágenes, Raymond Depardon En la vida de Raymond Depardon, el color está ligado a su infancia. Sus primeras imágenes son las de su madre, las de los animales de la granja de sus padres, el tractor rojo, el hule de la cocina... No tiene aún 20 años cuando decide «subir» a París e instalarse en la trastienda de un fotógrafo de Île Saint-Louis, donde se fotografía en su scooter. Se convierte en fotógrafo reportero: fotografía a Edith Piaf, le envían a África, descubre el mundo... Desde entonces, el color acompaña a su curiosidad. Reportero En los años 70 y 80, Raymond Depardon trabaja para grandes agencias: Dalmas, Gamma y Magnum. Toma instantáneas en color, piensa en color, cuestionando al ser humano y la distancia adecuada con la realidad. En Chile en 1971, en Beirut en 1978, en Glasgow en 1980... No busca el acontecimiento en sí, sino lo que ocurre alrededor, en los márgenes. Se trata de reportajes innovadores. Chile En 1971, dos años antes de la muerte de Salvador Allende, fotografía a los indios mapuches que luchan por vivir en la tierra de sus ancestros. Observa a los hombres que trabajan el campo y se acuerda de su padre. Tiene 28 años, se hace preguntas sobre su relación con el mundo y con el individuo; busca una nueva vía. Beirut En 1978, enviado a Beirut por la revista alemana Stern, decide distanciarse del reportaje; no fotografía la guerra civil, sino sus consecuencias. Raymond Depardon pasa allí un mes fotografiando apasionadamente en color. Su reportaje dará la vuelta al mundo.

Raymond Depardon, Autorretrato con Rolleiflex apoyado en un muro. 1ª scooter «Rumi», etiqueta de prensa en el guardabarros. Île Saint-Louis, 1959 © Raymond Depardon / Magnum Photos Raymond Depardon. Un moment si doux 7

Glasgow En 1980, por petición del Sunday Times, pone rumbo a Glasgow. Como fotógrafo del sur y del desierto, Glasgow le parece las antípodas de su fotografía. Sin embargo, descubre las luces del norte, que recordará más adelante cuando fotografía el norte de Francia. En Glasgow se hace preguntas de antropólogo: ¿cómo evitar el exotismo, qué distancia adoptar? En las grandes ciudades, Raymond Depardon se siente como un exiliado del interior; de joven ya experimentó este sentimiento al llegar a París. Las fotos de Glasgow, que nunca serán publicadas, anticipan el trabajo sobre las grandes ciudades que expone en la Fondation Cartier pour l'art contemporain en 2004. Un momento tan dulce A comienzos del siglo XXI, el color vuelve a aparecer y se impone. Ya no va ligado al reportaje, a la prensa, al acontecimiento, sino a la búsqueda de una verdad sobre sí mismo, de la felicidad, de un lugar donde vivir, de un comienzo. Depardon redescubre las luces y los colores de Etiopía, de Sudamérica y de los palmerales chadianos. Este año regresó a cinco países (Etiopía, Tchad, Bolivia, Hawai y Estados-Unidos) expresamente para sacar nuevas fotografías para la exposición. «Un moment si doux» (Un momento tan dulce) dibuja, por tanto, un enfoque más silencioso, más interiorizado, más mental. Raymond Depardon busca ahora, según las palabras de Clément Rosset, «la dulzura de lo real».
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comisario : Hervé Chandès, Director Général de la Fondation Cartier pour l’art contemporain escenografó : agence bGc studio
................................ El Grand Palais organiza dos encuentros con asistencia de Raymond Depardon a las 18:30 horas en el auditorio. 20 de noviembre 2013: debate sobre el nacimiento del proyecto "un momento muy dulce", con Stéphane Paoli y Hervé Chandès y 27 de noviembre de 2013: Entrevista con Michel Guerrin. Información www.grandpalais.fr ............................ De forma paralela, habra una exposicion retrospectiva: - del 14 de noviembre al 1 de diciembre de 2013 en la Cinemateca francesa (sábados 16 y 23 de noviembre: películas y conversaciones con el cineasta sobre los ejes principales de la programación: «Pasar la palabra», «Áfricas», «Prensa / Foto / Política» e «Instituciones»). Información: Cinematheque.fr / prensa : Elodie Dufour: 01 71 19 33 65 / e.dufour@cinematheque.fr - del 2 de diciembre al 10 de febrero en el MK2 Grand Palais. Información www.mk2.com / prensa : Monica Donati : 01 43 07 55 22 / monica.donati@mk2.com ................................ apertura : cada día (excepto el martes) de 10 a.m a 8 p.m, y de 10 a.m a 10 p.m el mercoles. abierta todos los días durante las vacaciones (excepto el martes) de 9 a.m a 10 p.m tarifas : 11 €, reducida 8 € Entrada gratuita para menores de 16 años. acceso: Metro Linea 1 y 13 Champs-Elysée Clemenceau, linea 9 Franklin D. Roosevelt. Para más información y las reservaciones, visite : www.grandpalais.fr publicaciones en las ediciones de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, Paris, 2013 catálogo de la exposición, 22x24 cm, 176 pages, 153 illus., 29 € e-catálogo Depardon, un momento tan dulce: Libro enriquecido. 8 cortometrajes inéditos. En francés, para tabletas iPad y Android, € 3,59 contactos prense : Réunion des musées nationaux - Grand Palais 254-256 rue de Bercy 75577 Paris cedex 12 Florence Le Moing florence.lemoing@rmngp.fr 01 40 13 47 62 Svetlana Stojanovic svetlana.stojanovic@rmngp.fr 01 40 13 49 95

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biographie
Raymond Depardon est photographe et cinéaste. 1942 Naissance le 6 juillet dans une famille de cultivateurs à Villefranche-sur-Saône (Rhône). Raymond Depardon grandit, avec son frère aîné Jean, à la ferme du Garet tout près de la Saône. 1954 S’approprie un appareil 6X6 de marque Lumière, reçu par son frère en cadeau d’anniversaire. Premiers instantanés de la ferme, depuis son chien Pernod jusqu’à des fêtes de conscrits. Il tire lui-même ses photos. 1956 Obtient son certificat d’études. Son père, convaincu qu’il ne reprendra jamais la ferme, lui offre un appareil 6x6 d’occasion. Est engagé comme apprenti dans une boutique de photo-opticien de Villefranche-sur-Saône.
© Raymond Depardon / Magnum Photos

1957 S’inscrit à des cours de photographie par correspondance afin d’obtenir le titre « d’opérateur photographe ». Décroche ses premières commandes de photographe des footballeurs amateurs. 1958 Devient l’assistant de Louis Foucherand, après avoir trouvé son adresse en consultant l’annuaire à la rubrique « reporter-photographe », et s’installe à Paris. 1960 Rentre à l’agence Dalmas. Polyvalent, il photographie les vedettes, les faits-divers, les Jeux olympiques et multiplie les reportages à l’étranger. Couvre la guerre d’Algérie et décroche sa première grande publication en photographiant une mission militaire française dans le désert algérien. Devient, en cinq ans, le reporter principal de l’agence. 1966 Crée l’agence Gamma avec Hubert Henrotte, Hugues Vassal et Léonard de Remy, vite rejoints par Gilles Caron. Gamma crée la nouveauté en offrant au photographe autonomie et responsabilité. 1969 Premier court métrage documentaire tourné en Tchécoslovaquie, un an après la répression soviétique du Printemps de Prague, Ian Palach est un film hommage à un jeune Praguois qui s’est immolé par le feu. 1970 Premier voyage au Tchad avec Gilles Caron, Robert Pledge et Michel Honorin. 1973 Après la scission d’une partie des photographes il recrute des reporters et redynamise l’agence ; reçoit la Robert Capa Gold Medal avec David Burnett et Chas Geresten pour leur livre Chili. 1974 Tourne son premier long métrage documentaire sur la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing : 1974, une partie de campagne qui ne sortira en salle qu’en 2002. Photographie et réalise un film : Les révolutionnaires du Tchad qui auront une résonance internationale et contribueront à la libération en 1977 de l’otage Françoise Claustre, une ethnologue française détenue trois ans au Tchad. 1977 Deuxième long métrage : Numéros zéro, à l’occasion du lancement du quotidien Le Matin de Paris.

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1978 Quitte l’agence Gamma et rejoint la coopérative Magnum. Il photographie la guerre civile au Liban et en Afghanistan, suite à ce voyage, il publie son premier recueil de texte et photographies dans une collection de poésie Notes. Tournage du film documentaire San Clemente, dans un hôpital psychiatrique de Venise, qui clôt une recherche photographique sur la folie recluse entamée en 1977. 1981 Fonde avec Pascale Dauman sa propre société de production de films : Double D copyright film. Reporters rencontre une large audience et obtient le césar du meilleur documentaire. Sa Correspondance new-yorkaise, dans le quotidien Libération est remarquée et confirme sa prise de liberté vis à vis du photojournalisme. 1983 Sortie du film Faits divers réalisé dans le commissariat du V arrondissement de Paris 1984 La Mission photographique de la Datar, fait appel à Raymond Depardon. Photographie, à la chambre et en couleurs, les lieux de son enfance autour de sa ferme familiale. 1985 New York, NY obtient le César du meilleur court métrage. Réalise Empty quarter, une femme en Afrique, film aux frontières du documentaire et de la fiction présenté au Festival de Cannes . 1987 Épouse Claudine Nougaret et tourne avec elle Urgences, film sur les urgences psychiatriques à l’Hôtel-Dieu. Naissance de leur premier enfant. 1989 Photographie la chute du mur de Berlin. 1990 Réalise La Captive du désert, présenté en compétition au Festival de Cannes. 1991 Reçoit le Grand Prix national de la photographie. Naissance de son deuxième enfant 1992 Fonde avec Claudine Nougaret la société de production de films Palmeraie et désert pour débuter le tournage du film Afriques : comment ça va avec la douleur ? 1995 Délits flagrants obtient le césar du meilleur documentaire et le prix Joris-Ivens ; premier film sur les institutions judiciaires. 1996 Tournage du film Afriques : comment ça va avec la douleur ? : partant du Cap en Afrique du sud, Raymond Depardon remonte jusqu'à Villefranche-sur-Saône via le continent africain. 1997 Sortie du film Paris dont le rôle principal est tenu par le photographe Luc Delahaye, alors membre de l’agence Magnum. 1998 Adaptation au théâtre du livre La ferme du Garet, mise en scène par Marc Feld et interprétée par Claude Duneton à la Manufacture des Œillets, à Ivry-sur-Seine, elle donnera lieu ensuite à une tournée en France et au Canada. 2000 Détours, première grande exposition à la Maison européenne de la photographie. La publication Errance et Détours obtient le prix Nadar 2000. 2001 Sortie du film Profils paysans : l’approche, premier chapitre d’une série de trois films consacrés au monde rural français. 2002 Réalise au Tchad Un homme sans l’occident, adapté du roman de Diego Brosset, qui est présenté au festival de Venise 2002. Absorption de la société « Double D copyright film » par
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« Palmeraie et désert ». Sortie sur les écrans de 1974, une partie de campagne après 28 ans d’attente. 2003 Obtient l’autorisation exceptionnelle de tourner les audiences du tribunal correctionnel de e Paris : 10 chambre, instants d’audiences sera présenté à Cannes en 2004. 2004 Il se lance dans une grande mission qui durera cinq ans : photographier la France et son territoire. Parallèlement il filme sept villes : Rio de Janeiro, Shanghai, Tokyo, Moscou, Berlin, AddisAbeba, Le Caire, pour l’installation 7 x 3 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à Paris. 2005 Présentation au festival de Berlin et sortie en salle de Profils paysans : le quotidien. 2006 Il sélectionne 52 expositions de photographies en tant que directeur artistique invité des 37 Rencontres Internationales de la photographie d’Arles. 2007 Expose au Museum für Fotografie à Berlin Villes/Cities/Städte suite de 7 x 3. 2008 La vie moderne obtient le Prix Louis Delluc. Sortie du livre La terre des paysans, somme de de son travail photographique sur le monde rural. En novembre, installation de: Donner la parole coréalisé avec Claudine Nougaret, dans le cadre de l'exposition "Terre natale ailleurs commence ici" menée conjointement avec Paul Virilio à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris. 2009 Obtient avec Paul Virilio le prix Nomad's pour Terre natale ailleurs commence ici. Reçoit le prix international planète Albert-Kahn pour l'ensemble de son travail. L'installation Donner la parole est présentée au Kunsthal Charlottenborg de Copenhague. Des gens libre adaptation théâtrale de Zabou Breitman d’après les films Urgences et Faits divers est couronné par deux Molières. 2010 L’exposition La France de Raymond Depardon ouvre en septembre 2010 à la BnF François Mitterrand. 2011 Obtient le prix Ptolémée de la géographie pour le livre La France . Dans le cadre de l’exposition « Mathématiques, un dépaysement soudain » Au Bonheur des Maths co-réalisé avec Claudine Nougaret est présenté à la Fondation cartier pour l’art contemporain à Paris. 2012 Le film Journal de France, coréalisé par Claudine Nougaret dont il est l’acteur principal, est présenté au Festival de Cannes et sort en salles en Juin. Réalise le portrait officiel du nouveau Président de la République François Hollande. 2013 Nouvelles prises de vues pour l’exposition Un moment si doux. La France de Raymond Depardon est présenté au Musée des Bellas Artes de Caracas, Venezuela. Parution du livre Manicomio aux éditions Steidl.
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liste des œuvres exposées
156 photographies de Raymond Depardon exposées * les photographies précédées d’un astérisque ont été réalisées pour l’exposition Van-Tao, Vietnam. 1972 170 x 247 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

LES ANNÉES DÉCLIC
Autoportrait. Ferme du Garet. Villefranche-surSaône, 1960 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Marthe Bernard Depardon, Ferme du Garet. Villefranche-sur-Saône, 1960 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Ferme du Garet. Villefranche-sur-Saône, 1960 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos "Bari", Ferme du Garet. Villefranche-surSaône, 1960 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Autoportrait au Rolleiflex (posé sur un mur) er 1 scooter de marque Italienne « Rumi », avec étiquette de presse sur le garde-boue. Île Saint-Louis. Paris, 1959 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Salon du camping, Porte de Vincennes,1960 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Hassi Messaoud, Algérie, 1961 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Durant l'expédition S.O.S. SAHARA. Algérie, 1960 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Édith Piaf, Paris, 1959. 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Les starlettes de l'année 1960, 169 ans à elles dix : Anne-Marie Bellini, Mireille Darc, Catherine Deneuve, Danièle Gaubert, Geneviève Grad, Joëlle Latour, Dahlia Lavi, Giselle Sandre, Catherine Spaak, Michèle Verez 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Fahra Pahlavi et le roi Hassan II du Maroc. Iran, 1967 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Lors de la visite de la reine Elisabeth II d'Angleterre. Axum, Ethiopie, 1965 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Salisbury (actuelle Harare), Rhodésie.1965 35,7 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Salisbury (actuelle Harare), Rhodésie, 1965 27 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Campagne présidentielle de Richard Nixon. Louisville, Kentucky, USA, 1968 27 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Campagne présidentielle de Richard Nixon. Louisville, Kentucky, USA, 1968 37,5 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Campagne présidentielle de Richard Nixon. Louisville, Kentucky, USA, 1968 27 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

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Après un tremblement de terre. Sur la route entre Chasquitambo et Cajacay, Pérou, 1970 40,5 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Après un tremblement de terre. Sur la route entre Chasquitambo et Cajacay, Pérou, 1970 40,5 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Après un tremblement de terre. Chasquitambo, Pérou, 1970 40,5 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Après un tremblement de terre. Chasquitambo, Pérou, 1970 40,5 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Réfugiés touaregs du Mali. Algérie, 1974 27 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Réfugiés touaregs du Mali. Algérie, 1974 27 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Réfugiés touaregs du Mali. Algérie, 1974 40,5 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Réfugiés touaregs du Mali. Algérie, 1974 40,5 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Ferme du Garet. Villefranche-sur-Saône, 1984 33 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Ferme du Garet. Villefranche-sur-Saône, 1984 34 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Ferme du Garet. Villefranche-sur-Saône, 1984 34 x 27 cm Raymond Depardon / Magnum Photos J.O. d'Albertville. Les Saisies,1992 31,2 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Marcel Privat. Le Villaret, Lozère, 2007 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Abel et Gilberte Jeanroy. Servance, HauteSaône, 2007 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

REPORTAGES Chili
Fundo de leñadores de Santa Adriana, environs de Nacimiento, Chili, 1971 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Asentamiento "Arnoldo Rios" Provincia de Cantin, entre Temuco et Puerto Saaverdra, Chili, 1971 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Fundo "La florida", près de Parral, Chili, 1971 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Parral, Chili, 1971 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Parral, Chili, 1971 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Durant les funérailles du ministre de l'habitat et de l'urbanisme Carlos Cortes.Santiago, Chili, 1971 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon. Un moment si doux

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Campamiento "Che Guevara". Faubourg sud de Santiago, Chili, 1971 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Campamiento "Che Guevara". Faubourg sud de Santiago Chili, 1971 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Asentamiento "Arnoldo Rios" Provincia de Cantin, entre Temuco et Puerto Saaverdra, Chili, 1971 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Afuerino (journalier agricole). Entre Chillian et Santiago, Chili, 1971 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Afuerino (journalier agricole). Entre Chillian et Santiago, Chili, 1971 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Afuerino (journalier agricole). Entre Chillian et Santiago, Chili, 1971 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Afuerino (journalier agricole). Entre Chillian et Santiago, Chili, 1971 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Beyrouth
Achrafieh, Beyrouth, Liban, 1978 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Notre Dame du Liban, Beyrouth, Liban, 1978 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Notre Dame du Liban, Beyrouth, Liban, 1978 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1978 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Damour, Liban, 1978 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1978 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1978 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1978 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1978 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1978 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1978 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Hamra, Beyrouth, 1978 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Hamra, Beyrouth, 1978 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1991 33 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon. Un moment si doux

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Beyrouth, Liban, 1991 33 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Beyrouth, Liban, 1991 33 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Beyrouth, Liban, 1991 33 x 41 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Glasgow
Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 34 x 51 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Glasgow, Écosse, 1980 51 x 34 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

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UN MOMENT SI DOUX
* Lalibela, Éthiopie, 2013 170 x 227 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Harar, Éthiopie, 2013 170 x 203 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Harar, Éthiopie, 2013 170 x 203 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Harar, Éthiopie, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Modra, Tibesti, Tchad, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Modra, Tibesti, Tchad, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Abra Pampa, Argentine, 2012 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Tarabuco, Bolivie, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Tarabuco, Bolivie, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Hollywood boulevard, Los Angeles, USA, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Plage de Wai Ki Ki, Honolulu, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Plage du Petit-Travers, Hérault, 2012. 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Boulevard du Port-Royal, Paris, 2009 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Puerto del Hambre, Chili, 2007 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Sur le ferry vers l'île de Chiloé, entre Pargua et Chacao, Chili. 2007 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Harar, Éthiopie, 2013 170 x 170 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Bolivie, 2005 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Bolivie, 2005 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Bolivie, 2005 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Equateur, 2005 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Bolivie, 2005 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Oruro, Bolivie, 2008 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Sur la route avant La Paz, Bolivie, 2005 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Ras Hôtel, Addis-Abeba, Éthiopie, 2004 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

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Ras Hôtel, Addis-Abeba, Éthiopie, 2004 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Puerto Eden, Chili, 2007 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Puerto Eden, Chili, 2007 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Santiago,Chili, 2007 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Paris, 2007 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Paris, 2008 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Ancud, île de Chiloe, Chili, 2007 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Vallegrande, Bolivie, 2013 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Comarapa, route n°7, Bolivie, 2013 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Abra Pampa, Argentine, 2012 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Ancud, île de Chiloe, Chili, 2007 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Faya-Largeau, Tchad, 2013 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Faya-Largeau, Tchad, 2013 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Anita et Salomé Roraima. Amazone, Brésil, 2008. 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Awash, Éthiopie, 2007 34 x 45 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Harar, Éthiopie, 2013 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Harar,Éthiopie, 2013 40,8 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Harar, Éthiopie, 2013 40,8 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Plage de Wai Ki Ki, Honolulu, 2013 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Plage de Wai Ki Ki, Honolulu, 2013 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos Promenade des Anglais, Nice, 2012 35 x 35 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Nerac, Lot-et-Garonne, France, 2009. 35 x 44 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Criel-Plage, Seine-Maritime, France, 2009 35 x 44 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Supt, Jura, France, 2006. 35 x 44 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Étretat, Seine-Maritime, France, 2009. 35 x 44 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

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Mosaïque n°1
* Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine,. 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

Mosaïque n°2
* Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos * Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

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* Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

* Rio Galegos, Argentine, 2012 25 x 25 cm Raymond Depardon / Magnum Photos

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textes des salles
L'impression colorée pour Raymond Depardon est d'origine. Par la grâce de la lumière, la photographie est attachée au souvenir de sa mère et de son père, aux couleurs joyeuses de son enfance teintées plus tard d'orientalisme. Il a vingt ans. C'est le temps de l'apprentissage de la photographie, des premiers voyages, du désert. "La couleur est la métaphore de la curiosité" dit-il. Elle l'accompagnera dans les grands reportages fondateurs : il questionne l'être humain et construit son regard dans la recherche de la bonne distance avec le sujet, entre vérité du cœur et expérience du réel. Il fait de la photographie un acte politique de pensée. Il donne sa chance à son premier regard. Récemment, presque clandestinement, Raymond Depardon use de la couleur pour son plaisir, libéré de toute contrainte, sans thème ni attente. Nomade dans l'âme, "riche de solitude", il photographie des lieux sans événements, des apparitions, des scènes de vie, il fait des photos "que tout le monde pourrait faire et que personne ne fait" et éprouve en elles un moment si doux, coloré, silencieux, songeur, simple, indifférent au moment décisif et parfaitement humanisé. Cette exposition en forme de récit autobiographique est une somme de "moments si doux" saisis dans l'œuvre d'un artiste qui, il y a cinquante ans environ, tout jeune homme de seize ans, quitte sa ferme et monte à Paris avec son appareil photo.

« LES ANNÉES DÉCLIC » J’ai eu la chance de grandir dans une ferme, j’ai photographié les canards, le berger allemand, tout ce qui m’entourait. Ma maman aussi, mais pas ou très peu mon père. Je suis « monté à Paris » en 1958, j’avais seize ans. J’étais l’apprenti d’un photographe, nous faisions des reportages. En 1959, j’ai photographié Edith Piaf. Les gens me regardaient, sans doute parce que j’étais très jeune. Je me plaçais de face, simplement. En 1959, je suis devenu pigiste pour l’agence Dalmas dont l’Afrique était l’un des terrains de reportage privilégiés. J’y suis allé dès l’été 1960, dans le Sahara d’abord, puis dans d’autres régions.

« LES ANNÉES DÉCLIC » suite De la fin des années 50 au début des années 80, je faisais de la couleur parce qu’il fallait faire de la couleur mais je ne pensais pas en couleurs. J’ai laissé partir ces images dans un flux et disparaître. J’ai eu la révélation de la couleur en 1984, au moment de la mission de la DATAR qui avait pour objectif de dresser un portrait de la France. J’ai accepté en hommage à mon père et en repensant à la souffrance qu’il éprouva lors de la construction de l’autoroute qui allait amputer la ferme du Garet d’une partie de ses terres et anéantir le travail de toute une vie. Il y avait dans la cour de la ferme le tracteur rouge de mon frère et la mobylette bleue de Nathalie, ma nièce. Et tout à coup, la couleur m’est apparue comme une évidence.

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CHILI En 1971, le Chili, en pleine effervescence, célébrait le premier anniversaire de l’élection du président Salvador Allende. J’ai décidé de rejoindre les Mapuches qui luttaient pour leurs terres. Des tribunaux siégeaient dans la nature, présidés par des indiens vêtus de ponchos noirs, qui organisaient la répartition des terres. Des paysans labouraient avec des bœufs ; un instant, je me suis revu, enfant, avec mon père. Ce séjour au Chili fut une révélation : je restais dans un lieu qui était lui-même un événement offrant la matière d’un reportage complet à l’américaine, tel que ceux que Life publiait.

BEYROUTH En 1978 je décide de prendre mes distances par rapport au photojournalisme et à l’exotisme du voyage. Je viens d’entrer à Magnum. Le magazine allemand Stern veut des images de la guerre civile au Liban. A Beyrouth, je choisis de photographier non pas la guerre civile, mais ses conséquences et tout ce qui se passe en marge des conflits. Je photographie une voiture criblée de balles, plutôt qu’un soldat courant dans une rue sous les tirs. C’était l’été 78. J’ai connu la peur. Je suis revenu à Beyrouth en novembre pour écrire Notes qui allait être mon premier livre fondateur.

GLASGOW Glasgow me semblait aux antipodes de ma photographie. J’ai beaucoup photographié le Sud, l’Afrique, le désert. Et pourtant, le Nord me va bien. Je l’ai remarqué à travers mes photos du Nord de la France : j’y trouve une lumière exceptionnelle. A Glasgow, il n’y avait pas la guerre. Que photographier alors ? Les enfants dans les rues ? Les alcooliques ? Cet étonnant décor urbain ? Les lumières étaient magnifiques. En 1980 Glasgow était une ville très exotique. Mais comment la photographier ? Quelle est la bonne distance ? Pierre Bourdieu a beaucoup écrit à ce sujet. Pour lui, « la photographie est une manifestation de la distance de l’observateur qui enregistre et qui n’oublie pas qu’il enregistre ».

UN MOMENT SI DOUX Après 1984 et les photographies de la ferme du Garet, je suis revenu au noir et blanc, la couleur était dans mes films. Il me faudra notamment attendre les commandes de la Fondation Cartier pour l’art contemporain avec les expositions consacrées aux indiens Yanomami du Brésil (2003), aux Villes (2004) ou encore Terre Natale, ailleurs commence ici (2009), pour revenir à la couleur. Je l’ai alors utilisée pour mon plaisir. C’est ce plaisir de la couleur que montre Un moment si doux. Il s’agissait de photos plus libres que j’avais faites au cours de voyages à l’occasion de repérages ou pour moimême, presque clandestinement. Des photographies assez douces, distanciées, avec une certaine

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retenue. En noir et blanc je m’inscris dans la grande tradition européenne de noirs denses et profonds ; je vois au contraire la couleur claire, lumineuse, joyeuse surtout. Dans la couleur, il y a un champ incroyablement riche que j’avais peu exploré ; les tissus des femmes au Tchad, l’élégance des paysans de l’Altiplano. C’est l’image de la modernité.

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catalogue de l’exposition

22 x 24 cm, 176 pages, relié, 153 illustrations Éditions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2013 29 €

Sommaire :
Avant-propos, Hervé Chandès Choses vues, Clément Rosset

1959-2000
« Les Années déclic », propos recueillis par Hélène Kelmachter Chili, 1971, propos recueillis par Hélène Kelmachter Beyrouth, 1978, propos recueillis par Hélène Kelmachter Glasgow, 1980, propos recueillis par Hélène Kelmachter

De 2000 à aujourd’hui
Un moment si doux, propos recueillis par Hélène Kelmachter Raymond l’argenteur, entretien réalisé par Michel Cassé

annexes : liste des œuvres exposées - bibliographie

................... auteurs : Hervé Chandès, directeur de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, commissaire Michel Cassé, astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique et à l'Institut d'Astrophysique de Paris, écrivain, poète et commissaire d'expositions Clément Rosset, normalien, philosophe du bonheur et de la joie, auteur de plus de 70 publications, de l'essai philosophique au théâtre Hélène Kelmachter, historienne de l’art

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extraits du catalogue

Préface
Par Hervé Chandès L'impression colorée pour Raymond Depardon est d'origine. Par la grâce de la lumière la photographie est attachée au souvenir de sa mère et de son père, aux couleurs joyeuses de son enfance teintées plus tard d'orientalisme. Il a 20 ans. C'est le temps de l'apprentissage de la photographie, des premiers voyages, du désert. "La couleur est la métaphore de la curiosité" dit-il. Elle l'accompagnera dans les grands reportages fondateurs : il questionne l'être humain et construit son regard dans la recherche de la bonne distance avec le sujet, entre vérit é du cœur et expérience du réel. Il fait de la photographie un acte politique de pensée. Il donne sa chance à son premier regard. Récemment, presque clandestinement, Raymond Depardon use de la couleur pour son plaisir, libéré de toute contrainte, sans thème ni attente. Nomade dans l'âme, "riche de solitude", il photographie des lieux sans événements, des apparitions, des scènes de vie, il fait des photos "que tout le monde pourrait faire et que personne ne fait" et éprouve en elles un moment si doux, coloré, silencieux, songeur, simple, indifférent au moment décisif et parfaitement humanisé. Cette exposition en forme de récit autobiographique est une somme de "moments si doux" saisis dans l'œuvre d'un artiste qui, il y a cinquante ans environ, tout jeune homme de 16 ans, quitte sa ferme et monte à Paris avec son appareil photo.

I- 1942-2000

« Les années déclic »
Propos recueillis par Hélène Kelmachter Je ne savais pas que j’étais un photographe de la couleur. Elle était pourtant là. Dès les premières images. Toujours, quand je couvrais un événement pour Dalmas, puis Gamma et Magnum, c’était en noir et blanc et en couleurs. Un tremblement de terre, une guerre civile, les voyages du Pape ou de la Reine Elisabeth : noir et blanc et couleurs. Pour moi, c’était souvent le noir et blanc d’abord, la couleur ensuite. Je chargeais mon appareil photo avec un film couleur, mais je ne pensais pas en couleurs. De la fin des années 50 au début des années 80, je crois que je faisais de la couleur parce qu’il fallait faire de la couleur. Je n’en étais pas vraiment satisfait ; la technique n’étant alors pas encore très performante. Surtout, la couleur se désintégrant sur les planches-contact, il était impossible de garder ces images sous les yeux, comme pour le noir et blanc. Les diapositives, de meilleure qualité, étaient enregistrées et classées dans des cartons. Je les avais oubliées. Je me souvenais des photos, mais les ayant mises de côté, j’avais laissé ces couleurs partir dans un flux, et disparaître. […]

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[…] Aujourd’hui quand je pense à la couleur, je pense à l’enfance, aux sucres d’orge, aux bocaux remplis de bonbons aux nuances douces ou acidulées. J’ai eu la chance de grandir dans une ferme. J’ai eu une enfance heureuse. Mes parents étaient cultivateurs dans la vallée de la Saône. […] […] Mon frère avait reçu un appareil-photo pour son anniversaire, un petit Lumière que j’ai très vite emprunté. Je photographiais les chats, les canards, le chien de la ferme. Et les tournois de football à six, avec les copains d’école : première occasion de trouver ma place face au sujet, d’expérimenter la bonne distance. J’étais timide et être spectateur me convenait bien. Je faisais aussi partie de l’équipe minime du football club de Villefranche-sur-Saône. Mais j’étais plus souvent derrière mon viseur que derrière le ballon. Avec mon argent de poche, j’ai acheté une petite chambre d’occasion. Nous sommes allés avec mes parents aux puces de Lyon ; c’est ainsi que j’ai fait mes premières photos au Rolleiflex. […] […] Je suis « monté à Paris » en 1958. J’allais avoir seize ans. J’étais l’apprenti du photographe Louis Foucherand. Je l’aidais à développer les films. Nous faisions d es reportages et des publireportages un peu décalés. C’est ainsi qu’en 1959, j’ai photographié Edith Piaf. C’est un portrait que je viens de retrouver grâce à… une émission radiophonique. Il y a quelques années, j’ai été interviewé sur France Inter. En sortant du studio d’enregistrement, une hôtesse m’a signalé que quelqu’un avait téléphoné durant l’émission : c’était la femme de Louis Foucherand qui habitait maintenant la province et qui avait encore dans son grenier quelques photographies que j’avais faites. Dont celle d’Edith Piaf. J’habitais sur l’Ile Saint Louis. Je me déplaçais en scooter, un Rumi acheté d’occasion, sur lequel je me suis photographié, en utilisant un retardateur, l’appareil posé à même le rebord de pierre du Quai de Béthune - sur le côté sud de l’Ile Saint Louis, non loin du domicile du Président Pompidou. A gauche de l’image, on voit un « Cube », véhicule utilitaire de chez Citroën très populaire à l’époque. Cet autoportrait donne l’impression que l’on sort tout juste de la guerre. Ma is il date de 1959. […] […] L’Afrique était l’un des terrains de reportage privilégiés de l’agence Dalmas. J’y suis allé dès l’été 1960, dans le Sahara d’abord, puis dans d’autres régions. […] J’étais un peu comme un explorateur, je partais toute la journée et je racontais à Bodard ce que j’avais vu : des barrages, des tensions. C’était la première fois que j’allais dans un pays d’Afrique anglophone. Les rues étaient désertes le dimanche, contrairement à l’Afrique francophone, beaucoup plus animée. J’avais 23 ans et j’aurais voulu rencontrer des gens de mon âge. J’étais seul dans les rues de Salisbury – Harare aujourd’hui. Je n’étais pas très rassuré. C’était une ville coloniale et les quartiers, africain et occidental, étaient très séparés. Les Noirs habitaient dans des baraquements, un peu comme les camps de Soweto. J’ai fait un effort sur moi-même, je suis entré dans ce quartier et j’ai photographié. Les gens étaient très gentils. Ils me regardaient, ils savaient plus de choses sur moi que moi sur eux. Je ne risquais rien. Ils buvaient de la bière dans des seaux en plastique de quatre ou cinq litres qu’ils se passaient de l’un à l’autre. Ils étaient ivres. C’était un week -end. J’ai fait des photos. J’avais un film Kodachrome 25 ASA. J’avais mis ces images de côté ; je les avais oubliées. […] […] Je me sens bien sur les deux continents, l’Afrique et l’Amérique latine, qui ont encore une dimension rurale. J’y trouve une franchise, un universalisme, un humanisme. Le monde rural avait été mon premier sujet. J’ai photographié les chats, les veaux, le berger allemand, tout ce qui m’entourait à la ferme du Garet. J’ai photographié ma maman aussi, mais pas ou très peu mon père. C’est sans doute la dernière chose que l’on puisse faire : photographier son père ou le filmer. Je regrette de ne pas l’avoir filmé ou enregistré. Mais je n’en étais pas capable. […]

***

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Chili - 1971
Propos recueillis par Hélène Kelmachter J’ai une relation particulière avec la couleur. Techniquement insatisfait, je n’aimais pas les films diapositives, leur préférant les négatifs et les planches-contact. J’ai utilisé la couleur sur de courtes périodes. Durant vingt ans, j’ai été reporter-photographe pour plusieurs agences. Peu téméraire, je n’ai couvert que quelques conflits à Beyrouth, au Vietnam, en Algérie ; j’ai partagé plusieurs situations difficiles avec Gilles Caron avec qui j’ai fondé l’agence Gamma. Nous avons beaucoup voyagé ensemble à Prague, en Israël, au Biafra. Nous avions eu l’idée de développer un département télévision au sein de l’agence Gamma et dans cette perspective, nous travaillions ensemble : il photographiait et je tournais des films. Mais nous échouâmes à vendre nos sujets aux chaînes télévisées. L’idée était alors trop pionnière… C’est une aventure que j’ai menée plus tard, seul, tournant des films pour le grand écran et non plus des reportages. A l’exception de quelques -uns tournés à New York ou dans le désert, tous mes films sont en couleurs. Ces reportages pour lesquels je restais longtemps dans des zones en conflit m’ont permis de trouver la bonne distance face au sujet. Que ce soit au Chili en 1971, à Beyrouth en 1978 ou à Glasgow en 1980, il ne s’agissait pas de photographier l’événement, la guerre ou le conflit, mais ce qui se passait autour, dans les marges et les lisières. Ce sont des voyages fondateurs. […] […] Ce séjour de cinq semaines au Chili a été un moment essentiel pour moi. J’ai commencé tôt à faire du reportage, dès l’âge de18 ans ; j’en avais 28 ans et je souhaitais trouver une nouvelle voie sans savoir encore où elle me conduirait. Des photographes comme Gilles Caron entraient de plein pied dans la violence de l’événement. Quant à moi, je ne me sentais pas à l’aise dans ce type de relation au sujet. La durée de mon séjour au Chili fut une révélation : je restais dans un lieu qui était lui-même un événement ou plutôt un prétexte. […]

*** Beyrouth - 1978
Propos recueillis par Hélène Kelmachter […] A Beyrouth, j’ai choisi de photographier non pas la guerre civile, mais ses conséquences et tout ce qui se passait en marge des conflits. Je photographiais une voiture criblée de balles, plutôt qu’un soldat courant dans une rue sous les tirs. C’était l’été 78. La première phase de la guerre, la « bataille des grands hôtels », était terminée. La ville était coupée en deux. J’étais du côté chrétien, dans le quartier d’Achrafieh. Les chrétiens se divisaient en plusieurs tendances, dont les conservateurs et les phalangistes. Chez les musulmans, on trouvait essentiellement les Sunnites et les Palestiniens. Stern avait fait appel à un rédacteur allemand qui habitait Beyrouth ; je lui ai proposé de m’accompagner mais il ne sortait pas de chez lui, ayant probablement été trop directement impliqué dans les premiers conflits. Trois semaines environ après mon retour à Paris, j’ai appris qu’il avait été abattu dans la rue, devant son domicile. […] […] Ce séjour de plus d’un mois au Liban m’a paru long et douloureux. J’ai fait beaucoup de photos, essentiellement en couleurs. A mon retour à Paris, René Burri, photographe de l’agence Magnum, m’a donné quelques conseils pour préparer mon rendez-vous avec le directeur artistique de Stern, Rolf Gillhausen : placer toutes les bonnes images au début de la présentation ; imaginer qu’à chaque page on puisse découvrir quelque chose de radicalement différent ; jouer sur les contrastes entre les Palestiniens, les chrétiens, les phalangistes. Je suis parti à Hambourg avec mon carrousel. J’ai projeté les images : le mariage chez les chrétiens, la pauvreté chez les Palestiniens, les plages. Stern en a fait vingt-cinq pages. Le reportage a ensuite été publié dans Paris-Match. J’avais réussi mon examen

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d’entrée chez Magnum avec ce premier reportage de « features » correspondant à l’esprit de l’agence. Je suis revenu à Beyrouth en novembre de la même année pour écrire Notes, qui allait être mon premier livre fondateur. […]

*** Glasgow - 1980
Propos recueillis par Hélène Kelmachter Glasgow me semblait aux antipodes de ma photographie. J’ai beaucoup photographié le Sud, l’Afrique, le désert. Et pourtant, le Nord me va bien. Je l’ai remarqué également à travers mes photos du Nord de la France : j’y trouve une lumière exceptionnelle. […] J’y ai fait deux longs séjours. […] Un rédacteur avait été spécialement dépêché de Londres. Comme pour Beyrouth, il s’agissait d’une commande, pourtant aucune image n’a finalement été publiée. C’est une série complètement inédite. A Glasgow, j’ai trouvé une grande bourgeoisie, occupée à jouer au golf et à organiser des bals de charité. J’ai vu des quartiers en plein déclin. J’ai été pris dans une rixe devant un bar, un samedi soir. J’ai eu aussi peur à Glasgow qu’à Beyrouth. Ce n’était pas la même peur bien sûr, mais j’avais parfois le sentiment que je n’aurais pas dû être là, à ce moment précis. […] […] Le paysage urbain n’est pas mon univers. […] Sans doute ai-je toujours des comptes à rendre avec la ville. J’ai une relation d’amour-haine avec l’urbain. Dès que je m’en éloigne, la ville me manque. […]

***

II- De 2000 à aujourd’hui
Un moment si doux
Propos recueillis par Hélène Kelmachter J’ai eu la révélation de la couleur au début des années 80, au moment de la mission photographique de la DATAR. Je rentrais alors d’un long séjour aux Etats-Unis. J’avais beaucoup regardé la technique des photographes américains, leur manière d’appréhender le paysage, souvent à la chambre, retrouvant dans leur pratique l’une de mes obsessions. Ils ont une relation p articulière à la ruralité, à l’espace, très différente de la nôtre. Le paysage est peut -être pour les Américains une manière de se confronter à leur histoire. […] […] J’ai commencé les prises de vue de la DATAR en noir et blanc pour me familiariser avec la chambre. Et tout à coup, la couleur m’est apparue comme une évidence. Il y avait dans la cour de la ferme le tracteur de mon frère, un Massey Fergusson rouge et la mobylette de Nathalie, ma nièce. Je ne pouvais pas photographier cela en noir et blanc. La couleur est trop importante. […] C’était en couleurs que je devais photographier cette modernité. Avec la commande de la DATAR, j’ai, pour la première fois, choisi la couleur. Le temps était venu de faire ce que j’avais envie de faire : photographier en couleurs.[…] […] Un jour, j’ai inscrit, sur une boîte de photographies, un mot… ce que, dans les agences, notamment à Magnum, on appelle un mot-clé depuis l’arrivée de l’ordinateur et le classement informatique des clichés. Ici, le mot-clé était « un moment si doux ». Ces images n’étaient pas liées à un thème mais il s’agissait de photos plus libres que j’avais faites au cours de voyages que ce soit à

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l’occasion de repérages pour des expositions de la Fondation Cartier ou pour moi -même. Des photographies en couleurs, assez douces, distanciées, avec une certaine retenue. J’ai donné cette boîte à Hervé Chandès qui a été mon premier spectateur couleur. Il a été l’un des premiers à aimer mon travail en couleurs et m’a toujours poussé à faire de la couleur alors qu e je pensais être plutôt un photographe du noir et blanc. […]

*** Raymond l’argenteur
Extraits de l’entretien réalisé par Michel Cassé Introduction: Je te propose, cher goutteur de lumière, quelques thèmes et tu me diras ceux que tu aimes. Le premier c’est l’unification par l’argentique, le second c’est le désert bien doré, et le troisième le temps. Le temps c’est de l’argentique. Courtois avec la lumière, nous la laisserons s’exprimer la première. Messagère consciencieuse et véloce, elle transporte les messages d’un point à l’autre de l’univers. Nous la recueillons dans tous nos calices d’atomes photosensibles. […] […] Raymond Depardon : Argentiquement, je fais partie de la génération qui a découvert cet incroyable miracle qu’est faire une photographie. J’aime beaucoup l’idée du photon qui arrive sur l’argent, qui le noircit, qui l’imprègne, qui jette son noir de fumée ou son encre de pieuvre. En matière d’ombre, je crois savoir que les femmes grecques, quand les hommes partaient à la guerre, à la lueur de la flamme d’une bougie, dessinaient le profil de leur fiancé sur un bout de caverne. Un profil c’est déjà une photo d’identité. En matière d’identité, un poème de Verlaine est symptomatique de ma quête : Je suis venu, calme orphelin, Riche de mes seuls yeux tranquilles, Vers les hommes des grandes villes : Ils ne m'ont pas trouvé malin. À vingt ans un trouble nouveau Sous le nom d'amoureuses flammes M'a fait trouver belles les femmes: Elles ne m'ont pas trouvé beau. Ce que j’aime bien dans cette phrase c’est cette idée : je suis venu, (te dire…), calme orphelin, je trouve ça très fort. Dès qu’on est en voyage on est un peu orphelin. Et riche de mes seuls yeux tranquille. Je trouve cela magnifique. J’aime l’idée d’être photographe et de partir sur le s routes, d’être riche de solitude. […]

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application Depardon, un moment si doux

La Rmn-Grand Palais a choisi d’adapter le catalogue d’exposition pour le support Tablette. Il s’agit ici d’explorer la forme, avec un travail sur le graphisme. Le développement sur mesure, réalisé avec une direction artistique attentive aux usages des publics qu’elle souhaite accompagner, fond de cette application une expérience d’édition inédite. On retrouvera en haute définition les 151 œuvres qui constituent le catalogue d’exposition Raymond Depardon, mais aussi 8 films courts originaux et inédits, réalisés par Claudine Nougaret au cours des nouvelles prises de vues de Raymond Depardon. L’ensemble constituant ainsi une nouvelle forme d’expression multimédia pour Raymond Depardon disponible sur App Store à partir du 14 novembre 2013 application pour iPad et tablettes Androïd - 3.59 € production et Edition © 2013 – Réunion des musées nationaux – Grand Palais

images extraites des films :

Los Angeles

Méditerranée

Honolulu

Faya-Largeau

Buenos Aires

Paysans

© Claudine Nougaret / Palmeraie et désert 2013

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programmation culturelle
L’entrée est gratuite pour l’ensemble de la programmation culturelle. Accès prioritaire sur présentation d’une invitation à retirer sur www.grandpalais.fr. Entrée Champs-Élysées, square Jean Perrin. conférences en ligne, films, contenus multimédias sur notre page dédiée www.itunes.fr/grandpalais

Les rencontres du mercredi soir - Auditorium à 18h30

Mercredi 20 novembre - Stéphane Paoli, Raymond Depardon et Hervé Chandès Discussion autour de la naissance du projet « un moment si doux », exposition de plus de 160 photographies récentes, ainsi que de plus anciennes, inédites, qui permet de montrer l’attachement particulier que Raymond Depardon porte à la couleur. Mercredi 27 novembre - Entretien de Raymond Depardon avec Michel Guerrin Le monde n’est pas fait de beautés exceptionnelles ni de points de vue pittoresques. Il est tout simplement des lumières sur des entrées de villes, des campagnes sans histoires. Je me dois de décider de ces hasards. Au fond, c’est ça… des photographies. Raymond Depardon Michel Guerrin est directeur adjoint de la rédaction du Monde, auteur notamment de Raymond Depardon (Nathan, 1999) et Profession : Photoreporter (Gallimard, 1988)

Rétrospective des films Raymond Depardon
Depuis un an, le MK2 Grand Palais poursuit son engagement dans une programmation riche et audacieuse, unique à Paris. De septembre à décembre 2013 il proposera plusieurs cycles d’envergure, complémentaires de l’actualité du Grand Palais. A partir du 2 décembre, retrouvez la rétrospective intégrale de ses films en copies restaurées et découvrez ses courts métrages, projetés en fin d’après -midi. De la fin des années 1970 à aujourd’hui, quatre grandes thématiques retraceront l’ensemble de son œuvre cinématographique : Donner la parole ; Presse, photo, politique ; Les institutions et Afriques. Retrouvez chaque semaine la programmation détaillée et réservez vos places sur www.mk2.com Cette rétrospective sera également diffusée à la Cinémathèque française du 14 novembre au 1 décembre 2013 (samedis 16 et 23 novembre : films + dialogues avec le cinéaste) Plus d’informations sur www.cinematheque.fr / contact presse : Elodie Dufour: 01 71 19 33 65 / e.dufour@cinematheque.fr
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activités autour de l’exposition
 adultes individuels Visite guidée
Accompagnés d’un conférencier, découvrez celui qui se considère comme « un passeur » sillonnant le monde depuis un demi-siècle. Conçue avec lui, l’exposition nous invite à la découverte de grands formats photographiques en couleur et de nouvelles prises de vues de ses thèmes favoris : les territoires, la solitude des villes et des villages, le quotidien ou encore l’actualité. 17€, TR 12€ (durée : 1h) À 16h lundi, vendredi et samedi, et à 18h jeudi et samedi Pendant les vacances scolaires: 16h mercredi, 10h30 samedi

 familles et enfants Offre réservée aux nouveaux visiteurs : une visite-découverte du Grand Palais pour le prix du billet de l’exposition
Le Grand Palais offre une courte visite guidée à ses nouveaux visiteurs. 11€ (durée : 1h) er samedi 18 janvier 14h et 18h, samedi 1 février 14h et 18h Réservation sur internet seulement, pour le prix du billet d’entrée

 public éloignés
Visite guidée le passeur sillonnant le monde, action de médiation en direction de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzeimer et/ou de personnes en situation de handicaps psychiques. La visite de l’exposition est menée avec des petits groupes de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer et/ou de personnes en situation de handicaps psychiques qui raconteraient ce que peut évoquer pour eux les paysages de Raymond Depardon et l’expression « passeur sillonnant le monde ». L’objectif de cette visite est de mettre en valeur l’instant présent et de s’appuyer sur des grands formats photos presque immersifs, pour ces personnes qui ne peuvent souvent pas se projeter dans l’avenir ou dans le passé.

Pour plus d'information : http://www.grandpalais.fr/fr/champ-social-et-handicap

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informations pratiques
ouverture
tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 20h, et nocturne jusqu’à 22h le mercredi. Pendant les vacances de Noël : ouverture tous les jours (sauf le mardi) de 9h à 22h.

tarifs
PT : 11 €, TR 8 € (16-25 ans, famille nombreuse). Billet tribu 30 € (4 pers. Dont deux jeunes de 16-25 ans). Gratuit pour les demandeurs d'emplois dans le cadre de l'opération "La Macif, la Culture pour tous" et pour les bénéficiaires du RSA, et du minimum vieillesse. Gratuit pour les moins de 16 ans. Sur présentation de leurs tickets, les visiteurs de l’exposition Depardon au Grand Palais bénéficient du tarif réduit pour la rétrospective Depardon à La Cinémathèque française (5,5 € au lieu de 6,5€ / 4,5€ avec la carte Sésame) et les spectateurs de la rétrospective à La Cinémathèque française bénéficient du tarif réduit (8 € au lieu de 11 €) pour visiter l’exposition au Grand Palais.

accès
Grand Palais, entrée Champs-Elysées Métro lignes 1, 9 et 13 : Champs-Elysées Clemenceau ou Franklin-Roosevelt. renseignements, achat des billets, téléchargement des audioguides sur : www.grandpalais.fr ou par téléphone au : 01.44.13.17.17

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visuels disponibles pour la presse
autorisation de reproduction uniquement pendant la durée de l’exposition et pour en faire le compte -rendu. Les images doivent être impérativement reproduites en intégralité, ne doivent pas être recadrées et aucun élément ne doit y être superposé. La reproduction des visuels sur internet est limitée à 5 images maximum par sites web. Chaque photographie doit être accompagnée de sa légende et du crédit photographique appropriés. (Crédits photographiques : Légende. Lieu. Date © Raymond Depardon / Magnum Photos)

Toute reproduction en couverture ou à la une devra faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès du service presse de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais.
Suite à la reproduction illégale d'images et à la mise en vente de contrefaçons, il est exigé que toutes les images numériques fournies, ou pour lesquelles une autorisation a été donnée, soient détruites après l'utilisation précise pour laquelle les droits ont été acquis et que ces images numériques ne soient en aucun cas conservées dans quelque archive que ce soit, ni sur quelque support matériel, électronique, numérique ou autre, que ce soit.

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Reproduction authorised only for reviews published during the exhibition. Images must be used full size and must not be bled or cropped in any way. Nothing must be superimposed on images. Reproductions on internet are limited to 5 visuals by website. Each photography must be followed by his legend and copyright (copyright: Title. Place. Date © Raymond Depardon / Magnum Photos). High definition images must be systematically deleted after use. Following illegal image reproduction and sale of fake works we require that all scans supplied or permitted are destroyed following authorised use and are not kept in any archive, digital or otherwise or held electronically on any machine or in any other format.

Raymond Depardon Van-Tao, Vietnam. 1972 170 x 247 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

LES ANNÉES DÉCLIC

Raymond Depardon Autoportrait au Rolleiflex (posé sur un mur) er 1 scooter de marque Italienne « Rumi », avec étiquette de presse sur le garde-boue. Île Saint-Louis. Paris, 1959 25 x 25 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

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Raymond Depardon Édith Piaf, Paris, 1959 25 x 25 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon Salon du camping, Porte de Vincennes, 1960. 25 x 25 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

CHILI

Raymond Depardon Campamiento "Che Guevara", Faubourg sud de Santiago, Chili, 1971 51 x 34 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

BEIROUTH

Raymond Depardon Beyrouth, Liban, 1978. 34 x 51 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

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GLASCOW

Raymond Depardon Glasgow, Écosse, 1980 34 x 51 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

UN MOMENT SI DOUX

Raymond Depardon Lalibela, Éthiopie, 2013 170 x 227 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon Harar, Éthiopie, 2013 170 x 203 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon Plage de Wai Ki Ki, Honolulu, Hawaï, 2013 170 x 170 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

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Raymond Depardon Harar, Éthiopie, 2013 170 x 170 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon Bolivie, 2005 45 x 34 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon Sur la route avant La Paz, Bolivie, 2005 45 x 34 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

Raymond Depardon Puerto Eden, Chili, 2007 45 x 34 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

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Raymond Depardon Buenos Aires, Argentine, 2012 25 x 25 cm © Raymond Depardon / Magnum Photos

L’AFFICHE DE L’EXPOSITION

© Affiche Réunion des musées nationaux - Grand Palais, 2013 / Magnum Photos

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Fondation Louis Roederer, mécène de l’exposition

Le Champagne Louis Roederer et maintenant la Fondation Louis Roederer se passionnent depuis plus de dix ans pour la photographie. Roederer a en effet contribué, il y a dix ans, à ouvrir une galerie de photographie à la BnF et a soutenu financièrement la quasi-totalité des expositions de photos de cet établissement, connu par le monde entier pour son extraordinaire collection. Le hasard a voulu qu’en 2004, Roederer ait financé l’exposition d’un immense photoreporter américain, et se soit ensuite systématiquement mobilisé pour les productions du photojournalisme. En témoigne l’exposition évènement de la « France de Raymond Depardon », en 2010, qui a attiré plus de 80 000 visiteurs à la BnF sur le site de Tolbiac. C’est dans le droit fil de cette passion, et des liens d’amitiés qui existent aujourd’hui entre l’artiste et la Fondation, que Louis Roederer a décidé à nouveau de s’associer à la grande exposition de Raymond Depardon au Grand Palais. Droit de suite, fidélité. Sans aucun doute. Mais aussi une conviction : Raymond Depardon est un immense artiste qui, projet après projet, conduit une rigoureuse et patiente « recherche de l’œuvre ». Cette démarche – que la Fondation a retenue pour définir son objet – s’illustre une fois encore autour de ce rassemblement de quelques cent tirages en couleurs. « Un moment si doux », tel est l’intitulé de ce nouvel opus du photographe. Est -ce parce qu’il a travaillé dans la presse, mais Raymond Depardon a le génie des titres. Tout le monde connaît l’heure douce. Tout le monde l’a vécue. Mais seul Raymond Depardon a pu poser des images sur ces moments-là. C’est, par exemple, ce cliché – un autoportrait qui fait l’affiche de l’exposition – d’un « Raymond à la vespa » qui exprime, avec le plus de clarté, le projet du photographe. C’est l’image des espoirs, c’est l’image de cette subtile et délicieuse nostalgie qui saisit l’artiste au terme d’une journée de travail. Au-delà de cet autoportrait qui dit tant sur la douceur des couleurs, Depardon expose des images qu’il a sélectionnées, et qu’il a mises de côté au fil du temps sous la rubrique « Un moment si doux ». De multiples reportages, sur l’Amérique, l’Afrique, sur la France aussi – à travers quelques belles photos de Dunkerque, sous la douce lumière du nord -…La douceur est de tous les pays, de tous les climats, de tous les mondes. Pour autant, il semble que, pour le maître, pour le paysan de la ferme du Garet qu’il n’a jamais oubliée, il y a un monde qui concentre et exprime à son plus haut point d’intensité l’heure douce : c’est l’Orient. Cet orient imaginaire qui habite son regard et le conduit, où qu’il soit, à chercher les palmiers et les paysages, témoignant d’un tropisme orientaliste, moderne, débarrassé de tout colonialisme, un orientalisme en quelque sorte « doux ».

Contact presse Fondation Louis Roederer Image Sept 01 53 70 74 70 Anne Auchatraire aauchatraire@image7.fr - Isabelle de Segonzac isegonzac@image7.fr

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partenaires média de l’exposition
http://www.arte.tv/fr

http://lci.tf1.fr

http://www.tf1.fr/news/

http://www.linternaute.com/

http://www.troiscouleurs.fr/

http://www.20minutes.fr

http://anous.fr

http://fr.euronews.com/

http://www.lefigaro.fr

http://www.lexpress.fr

http://www.cotemaison.fr/

http://www.connaissancedesarts.com

http://www.europe1.fr/

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notes

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