Le Roman populaire. Journal hebdomadaire illustré.

Romans, nouvelles

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N° 1- 10 Juin 1876.10 centimes le numéro. MADELEINE JPar JULES BERTIN OLATîJSTIE ..

homme fort savant et d'une jurispudence MADELEINE •Iules BMÏÏN( 1) CIxARBXJUE. humble et noire. mais du moins exempt de ses vices et pur de ses lâchetés. où le ma^in promet ce que tiendra le soir. (1) Tousjiroits réservés. avec des portes farouches. il est vrai. dorées. Ma vie première. on n'y peut toucher sans crier. les collines fondues de Saint-Cyprien. grands bois paysages périgourdins. où mon aïeul avait vécu. Mais — au contraire. feuilletant des livres d'images. pour notre nature tourmentée et bouillonnante sévères que ces. coteaux de vignes •:. Aucousus. avec une marche de pierre devant la porte de chêne noir sculpté. et où le lendemain la veille 1 C'est l'idéal pour complète logiquement notre faiblesse.-'. -' s.. les. qui coule. mais elle était trop profonde et.. le port où je re-gardais les mariniers pécher le saumon. mais obscurcies et comme. où je je: cherchais. Mais je me calomnie. sans colère mais sans amour. j'usais en les frottant sur la pierre.. Je l'étençis devant moi. dans cette rue en pente qui descend vers la Yézère. ou vivait encore une vieille grand'tanle. d'abricots.j'hâbi&is£à meuil. quoique je n'aie sur ce pas trente ans.en plusieurs existençesdistinctes. et cette date n'a pas tout fait. et j c veux la raconter comme un xiroseoleur un disséquciait cadavre. et trop souvent — la vie humaine se divise ."où mon grandsans père. regardant avec envie . tant d'heures. diton. aux battants luisants où se reflète la vaisselle .comme resté d'espérances. et vraiment il me semble sentir encore le parfum de la pâte des tortillons que confectionnait la tante. Quel moment troublé et quelles crises de folies ! Combien peu d'hommes. Là-haut. lambeaux par lambeaux. auhautd'un mont. La plaie que je veux étaler devant moi. mais bien loin.. ma jeunesse est finie. et j'ai besoin de me souvenir. ce qu'il me queje' compté. Lifraîches. insignifiante pour tout autre que moi. au soleil. qui monte jusqu'aux murailles de « l'Armandie. ballotté par toutes ses tempêtes. Pour moi j'ai été de mon temps agité par toutes ses passions. jaunesvoWmyes.:-. les brillants. ainsi nichée comme dans une aire.et qui a marqué pour moi bien des heures que je passais sous les figuiers. noirs et robustes. Ces anatomics morales servent aussi. la vieille maison qui était là maison paternelle. La bourgade. de jours où la forcé d'âme chaîne non interrompue maîtrise. ce passé . et dont elle emplissait mes poches à tout hasard:—quand je sortais. Pauvres chers souvenirs naitetque dans une d'enfance. Quelle bizarrerie de ces pauvres coeurs qui sont les'coeurs humains! Il leur faut. Il y avait alors contre la muraille un petit cadran solaire . ont su-se faire une et simple. autant de contradictions et de reniements. Certes. une amère joie à revenir passé. défunt. une petite maison du dernier siècle. le hasard d'un anniversaire. même après ce temps. comme il faut quer l'amour un clou où accrocher un vêlement qu'on né porte plus. et je sonnais alors orgueilleusement une fanfare. aux chenets .' que j'ai regrettés tant de fois> où je couraisiïoù je où dénichais les révais. tout est là devant mes yeux. miettes d'existence retrouvées case de la mémoire.perdues dans la brunie. et le foirail oùjë ne passais qu'en tremblant parmi tous les boeufs? Mais j'ai partout gardé le souvenir de notre-jardin à nous. J'étais un enfant . la large Vézère. et se jette dans la Dordogne sans se mêler à ses eaux grises.. carrières noblement où le crépuscule gardé la sérénité de l'aurore.' \ : Je me sens'lriste: envahi par je ne aujourd'hui. comme une pièce dramatique' dont' les actes étranges ne se relieraient pas entre eux et qu'une fantaisie bouffonne ou une ironie méchante aurait au hasard. rougie par le moindre orage. agrégaune existence véritablement tion d'années qui se continuent les unes les autres. les grands portraits dans leurs cadres d'or tarotés par les insectes.desnoyaux des sifflets. épelant ou chantant. picttes! D'autres fois.courir sur le mur ourlé de joubarbe qui me faisait face les lézards gris.. dans les bruyères. champs de maïs. bahuts bruns. oiseaux d'ans lesistrbres. les livres rangés surles rayons . et qui ont résisté à César.^ . souvenirs s'encadrent .'. Combien de fois me suis-je assis' sur cette pierre. corrige la destinée.LE ROMAN POPULAIRE. •:. plantés sur deux pieds de chimères. m'a rejeté Vers des années non pas oubliées. devenaient humide. aux vivants. vraie cité du moyen âgé. Limeuil est une petite ville bizarrement juchée. pour retrouver une palpitation au service do ce qui les taisait battre autrefois si un prétexte à évofort. ceux qu'on appelle chez nous des [»•«> . pendant que l'ombre de l'aiguille tour-: venait le soir. d'un ciment robuste. Je sens pourtant que j'ensuis guéri et j'éprouve déjà. et que bornent. Une-daté. où moii père était né. de châtaigniers. les deux rivières coulant côte à côte comme deux rubans de couleur différente jusqu'à Libourne.. » comme on appelle le château. dé ces puis l'immensité prairies souvent inondées. comme uneville espagnole. .lablessure que j'ai reçue et que je veux étudier est fermée. '. Chère maison. c'est avec un certain effroi un riche ruiné. Comment aurais-je oublié ee coin de terre. troués. me consoler desanneés qui vpus ont vi"'-'r: suivjsl Mon père était avocat à Limeuil. l'amitié morte. bien âgée maintenant ettoujours bonne ! Voilà donc que je m'y retrouve : la haute cheminée à large plaque de fonte. joies ou chagrins qui feraient et que sourire de pitié et qui m'émeuvent pourtant j'évoque pour. domine les plaines.Mes lointains dans ces. date d'hier. sais quelle torpeur vagué . qui.

la table de mon père qu'on dressait dans le jardin. qui lui tendait ses bras et son sourire. si-honnête i des hommes ! » trois ans.noms C'est alors que l'on parlait ! i 'avais six ou sept ans. avait-il dit. dans son alcôve. u . on l'appelait M. laissez moi là.une bouche -—C'est pour toi que je prie. celaine dorée avec le chiffre dé Jésus et de Mariee je vous en prie.. faisaient face à notre demeure.. pas. récolte. sa maison et son bonheur. libre penseur et démocrate. un seul mot de mon père qui fût marqué du jour où elle m'enseigna pour la première fois les au cachet de cette raillerie niaise qui est le sceptiMon père avait tiré de sa poche cisme des sots. Il croyait à toutes les grandes et nobles choses. accentué. J Je la vois encore avec ses yeux rouges. et la « aux espérances sans cesse frappées à mort. Mon père s'y et qui ne voulut jamais quitter son consultaient. mon père. mais ilvenait à Limeuil sou vent. elle voulut un jour me revêtir d'une '. reproche. et résolut aussi d'y. Régis. d'une dévotion. maigre. Régis. elle allait s'agenouiller r " . et ce fut une douleur pour la pauvre fille. le comte. » entrelacés.et vous à M. . et n'essayait pas le pré. . elle me donnait. tantôt il venait s'asseoira. je sur ses genoux jadis. qui s'était fait mon flamboyants mais elle ne laissait jamais échapper une parole de! . . lettrés de l'alphabet. laissant son titre et son exemple à son fils. Mon père soul'ongle.„ là-haut et y prier. se fût-elle signé en apercevant ces. de Puyrenier. disait : sière. M. de Paris même. il reporta sur moi toute son garçon^ le meilleur Mon père devait passer. de l'église. en effet. de cornets en por. ilestvrai. c coin de terre. Demeuré seul. des on dit de la politique. quand venait la Fête-Dieu. que je n'ai jamais aperçue. . et je l'ai bien souvent surprise ôpousselaiit t j'avais un vague instinct ces atroces volumes. qui l'avait fait sauter ville toute àia dévotion dû curé. ces larges pages et avec des caractères gros comme enfance. à la fraters'agit de devenir un savant ! Mais la tante fit en nité.. l'i lui-même. femme. elle m'emmenait de à un peu de bien autour de lui. en certains cas graves^ p d dans. pour un terrible affection. cette figure de légiste. Il n'avait jamais. avait. elle courut ombre à l'oeuvre de lumière. à mon tour. petit neveu. garni de bougies. taires de notre pays et dont l'a maison. et collaborer dans son . un des plus riches propriélui. le profil net et de vos fautes. la bonne femme qu'elle ne ^tentait renier habitait Paris. — M. — Oh! répondais-je. et tantôt il nous sait des soupirs.qu'elle eût brûlés pour un peu.LE ROMAN POPULAIRE. avait vécu sans autre ambition que dé faire d m'attacher à ses croyances.. . un ami plus âgé que riait et laissait faire. le curé. que tu crois. « Va jouer. La pauvre l'église. Etje demeurais sur ma chaise. Mon père. Ces grands mots. de ces choses brûlantes. de Puycomme la grand'tanle. oùson banc était pourtant marqué. que je veux le faire épeler pour la prefaire entendre tous ces mots à ceux qui l'entoumière fois là-dedans ? » dans son coin la lâche que raient. et je me souviens Elle fut ma première institutrice.. 1' On m'a bien souvent parlé. qui s'éveillait. do demander pardon a bien.' quelque q pièce blanche pour nie construire un autel du vieux de Limeuil. à la raison. s'y maria sous un poulet : « Ton père.quelle procession. plus de convertir de le ramener aux sermons de M. à la liberté. Et pourtant elle essaya plus d'une fois défaut. vivre. . disait mon celui qui parlait et saisissant à demi des lambeaux . et mon père avait mon alphabet. regardant • « Mais tante Annette. s'écria-l-elle pour mon père. mis le pied dans prendre à grandir. une petite grammaire. qu'une maladie devait emporter quand j'avais père sera damné. En revanche.assise vieux. passez. chacun doit entreprendre. s'établit à Limeuil. et l'autre n'insistait. il eût été sans doute bien empêché pour homme aux yeux de la bourgeoisie de cette petite N m'élever sans notre grand'tanle. dans ce temps-là.votre temps Puyrenier. avec patience.T. et me disant y tout en Mon père. et qui allait à son tour ni'ap^ crois. vois-tu ! Et c'est injuste. avec un bon sourirequi illuminait sa figure de vieillele alors la quarantaine. de la volontiers vieille fille. depuis la mort de ma mère. sa charité.: un > . après avoir adoré son frère et l'enfant de son frère. pour accomplir La chère femme était fort dévote. sans posant sur la table : Allons. rpse encore. avait façonnéavec amour. précepteur. reçu avocat. Il causait avec le cUré des choses du temps. Elle fut pour moi comme une mère. d'ailleurs. s'éprit d'une affection profonde pour ce mais c'était tout. il >> cesse renaissantes. Il mourut opposa. savais beaucoup déjà..mécréant». Elle pousil y passait quelquefois tout l'été. peau de brebis et me faire jouer le rôle dé saint Jean de Bordeaux. le jardin . appétissante et gaie. je ne sais . ne voulait point laisser couvrir de pousnier et mon père discutant maisqu'elle politique. traient les titres des volumes de la bibliothèque. Nous avions pour voisin. Il me semblait gai et je l'aimais tout naturellement. Il aimait beaucoup ma \ plumant 1 ton mère. père. à la justice. On le respectait beaucoup}: on '. M. au droit. et. un nez fin et. Elle n'insistait le saluait jusqu'à terre. un petit autel. pas plus que mon père n'insistait d-t . écoutant. plus chrétienne que catholique. bien souvent. je volontiers et maudits de Voltaire et de Diderot. étiquettes de plus grandes (car elle était agile malgré son grand âge) chercher m'étaient et ce fut sur au surplus familiers choses. dès mon je ne sais où une Bible monumentale. mon esprit. lorsqu'en passant ses yeux renconinvitait à dîner chez lui. grand. demeurer à Limeuil disait-il. que les avocats de Périgueux. que j'appris pour camarade'de collège. que j'étudiai plus tard. d'un dessin aimable qui souriait disait-elle le volontiers* avait. qu'avezvous doncà prier tant que ça? Vous ne faites que du d'idées que je ne comprenais pas. le front droit. de: Puyre— on me . inon pauvre petit.-. s le figuier du jardin. Je ne me rappelle point. elle avaitétabli. apercevant la grammaire unejbelle grimace : «Est-ce en croisant les bras devant Il voulait. et lorsque.

voulu chasser ce gravier qui m'emplissait mon père. mais j'aurais voulu savoir ce qu'écrivait j'étais bien las. Elle soupirait. de Puyrenier sa bibliothèque.. Un gros paysan. est très-jolie 1 » devint un peu pâle. c'est Madeleine.J'étaisnaïvement ne prodiguait M. de Puyrenier. — avec des yeux effrayés. Ce mot fit à mes oreilles le clair effet d'un coup Il marde clairon: je vis mon père qui rayonnait.mère . et une petite de mon âge. et l'on a affiché la nouLa velle ici. venait parfois auprès du feu. en me répondant : « De quoi te mêles-tu ? — C'est que.mais tout bas pour point. Mais un jour que M. M. de voisins ou de pas de visiteurs. république ! Mon pauvre père est mort trop tôt L — Trop tôtl » fit ma tante en hochant la tête. et fais ta Dieu. comme devinent ou croient lès enfants. Je n'oublierai d'hiver où. Une révolution ils.. « Tu vois. tandis que tu devrais dormir ! A quoi pensentdepuis trois heures. se promenait dans son jardin avec M. tout étonné. et riait parfois en frappant du pied. je ne suis plus bonne Toi. j'espère. pauvre petit. mon Régis. ma tante me fit signe qu'il fallait se coucher. quandM. On le savait à Paris une'fille. qui murmurait Dieu. fois. devait revenir l'année d'après.. de Puyrenief pas. ' était consternée. J'allai dans quelque sur maJ'étais fout heureux. fier de cette intimité que Puyrenier . présentait une jeune femme d'une beauté éclatante. '. vous amèneriez pas.. qu'elle lisait (un livre de messe). Eh ! le pauvre enfant ! la curiosité est une vertu Régis. et. de le scélérat Puyrenier en —Voyez-vous en riant.'---" POPULAIRE. Ensuite et à minuit.LE ROMAN en lui parlant.—_ tout inquiet et tout joyeux à la moi. vers le mois d'octobre. avec de grands l'autre en boucles sur une robe cheveux blonds retombant de soie bleue qui laissait découvertes ses épaules. de Puyrenier et mon père me jeta un de ces regards bourrus qu'il avait parfois. des tableaux. quand je me sentis « En des dorures.'. côte à côte. • Va donc jouer. deux médaillons. chait à grands pas dans la salle du baSj de longen ses . ce que font les révolutions minuit. avec un air triste qui me frappa. J'en savais maintenant réuni. dit M. république ! Seigneur Jésus ! c'est donc le diable qui est dans leur Paris ? » La tante Annette couchait à côté de ma chambre. de Puyrenier mon père. sur la porte Réclusou. qui répètent femme est laide. :'"" plaisait)! Je réponds bien qu'elle ne s'ennuierait ! fit M.en patois : informés assuraient que madame. Je l'aie vue là-haut.^fredonnant sons qui faisaient soupirer bien davantage la tante ' Annette. M. procher. . il se mit à écrire. Je remarquai. Mon pèrg d'ailleurs dès chanavoir lafièvre : il allait et venait. moi. mêlais à tout ce monde. mon père rentrant assez pâle. préservez-nous « gés! » Tu n'en as pas vu d'insurgés. J'essayai bien de lutter. me pressa contre elle dans ses bras. dePuyrenier : « Si vous vouliez nous faire je lui dis gravement ici Madeleine (le nom me plaisir. > Et il me dnnna sur la-joue un petit coup du bout de ses doigts. Jusqu'au (car je ne dormis pas beaucoup non plus). r— Ah! j'avais donc deviné! m'écriai-jeavec C'était bien elle1-Et l'autre? — L'autre? -. monsieur. douce— Ne le gronde pas.-• — La petite ! — L'autre. dit devant :". Dis :\« Mon Dieu. dit M. et ils n'en viendront pas aux . disait mon père* Le courrier est arrivé à Périgueux.large. je suis vieille. l'oeil fixe. je l'en-: et qui. du désir qu'on avait de plaire à tout ce qui nous tenait de près. que mon père n'entendît Il devait n'eût pas entendu. aux méchants propos que madame de répondre monstre. voilà de mauvaises langues. parce qu'elle Puyrenier était trop^ laide.. 11 revint plus tôt. Mais ton père? Ah ! mon Dieu ! mon dors bien. Allons! on fera votre regardant inôn père »» . Va! Puyrenier n'est pas un fierté. ici enfant. tu pourras maintenant à son âge 1 Seulement. comme il n'avait point fini. là mélancolique* tinct..'j'aurais les yeux. Je crus un moment que c'était le portrait de la même femme.. Régis. v ' — La >•< république. Il écrivit longtemps. disait ma tante en me déshabil: tu te couches à lant. et s'ils me à grand'chose. une plus grande volubilité tion qu'on nous portait. Et je lisais clairement une terreur dans ce regard. dont elle laissait toujours la porte ouverte* de peur matin que la nuit je ne fusse malade. » reprit mon père. coin chercher des insectes. tu es tout petit. elle que votre • . là mariée et. J'allai droit à lui. présentait mains àla flamme> ou le bout de ses souliers qui -: et reprenait ' sa marche. ) commission. las des gravures. Nous voilà bien heureux-maintenant.. enfants.. Enfin. j'y voyais distinctement elle me fit signe d'apet une douleur. sur le ouvert m'avait j'aperçus dont l'un rebureau. ma tante. de n'était point présentable. on disait même qu'ilavaït on ji'avait jamais vu ni l'enfant ni là mais à-Limeuil mère. et plus que tout Limeuil dame de Puyrenier partit. mis à la place ? Le roi est parti? Et qu'ont-iisxtonc Les bien .. et me baisant au front : s « Mon pauvre petit! » dit-elle. le roi? fit la chère femme en laissant tomber le livre. Je père Placial.' moi à la tantc-Annette « Il y a bien du nouveau. Le lendemain^ notre petite Tnaison ne désemplit de gens affairés. encore? Tu en La verras. que les visages étaient plus avec et que l'on parlait souriants que de coutume de l'affecdu dévouement. Tante Annette fumaient. va.-y « Il n'y a pas à en douter. priait tendis qui soupirait.. ici souEt je crûs tout cela d'insriante. coupent le cou. tout à l'heure. il y a du nouveau : le roi a quitté Paris ! — Ah! bon Dieu. puis rouge. de Puyrenier jamais le soir en été.'•'. enfant. des insurprière. disait toujours bu Léon ou Monpère.. me saluait jusqu'à" terre et médisait ' '. me regardait. marié. lui dis-je. ' -. des renseignements métayers qui venaientdemander car je me ou des conseils à mon père. les malheureux? Enfin. Elle avait joint les mains. de Puyrenier ment. et je sentais "que je m'endormais.

. souvent dans la bibliothèquede renier. cernent continu des castes. au milieu de ce parti mort. —j'ai analysé plus tard ses sen' timents—de cesgentilshommes libéraux qui. qu'on plante des chênes. et je le vois entrer.urne.. encore promener N'eût-il son pu facilement schisme dans ces salons et même y prendre ce rôle difficile mais important de libéral:qui lui eût fait dés . avaitmejeune. qui ne savaitque penser dé tout ce qu'il défendait et qui. plus plus soupçonneux — pour un voltigeurs de l'armée de Condé. à la rouge lueur des torches. vous voilà donc au comble de vos voeux ? Vous allez pouvoir me morigéner tout à votre aise (il mettait dans "ses paroles une certaine humilité). cachait une véritable amertume. le gentilhomme demeurant debout. Après les joies de la veille était venue une certaine tristesse que lui donnaient sans doute les appréhensions de l'avenir. assez attristé d'ailleurs de se trouver seul avec son titre inutile et sa fortune qui le faisait envier de tant de hobereaux ruinés. il avait étudié un coin de tous les mondes. L'odeur de la poudre.LE ROMAN POPULAIRE. comme son père ! » Enfin le maire lui-même vint nous voir et pourtant. mais dans un bocal. '. de cette originalité de^vues et de paroles qu'ils ne perdent point. il avait sa distinction 1 place marquée. ce qu'on appelle un personnage. élégants et parfumés. cher monsieur Buffieres. et qu'on prenne ma chênaie si l'on veut. Vive la réforme et donnons-nous la main. malgré blessures et les reçues les'coups donnés.la surface. deux mois auparavant. peu à peu. été toujours d'accord. ennemis sans doute. leur empruntant un peu de cette netieté. Il y avait un drame dans la vie |de M. de Puyheures. Mais je m'y habituai. d'une aimable et d'un esprit vif. de Puyrenier de ce monde où.. de traditions de classe et de souvenirs. au conseil municipal. M. rêvent (ceux-là sont rares) la grande transaction finale et essayent de rapprocher ceux des leurs qu'ils catéchi- . un*regret. s'y cramponnait par système. il s'était formé en lui comme un second Puyrenier. Et une peur profonde àce j'éprouvais instinctivement nom de république. et son sourire qui me paraissait si charmant. plein de sève et de bouillonnements. je voyais le funèbre cortège de cadavres promenés dans le tombereau. très-spirituel etun peu sceptique. quoique Paris. disait tout à l'heure le pèreMontpe« zat. qui ne partageait point ses opinions. peut-être un remords. me prit dans ses bras. les lèvres frémissantes et pourtant souriant à certaines paroles de parfois avec indulgence M. fidèle par contenance à son parti et au passé des siens. de Puyrenier arrivait seul à Limeuil.'. 7 Je comprenais que mon père. descendant d'une famille noble. champion On et certain. le ' roulement du feu de peloton qui lui répondait. et nos petites piques n'existaient qu'à. nous avons.. Le chêne est comme « nous. . brûlée si loin. à Paris. et je les entendais discuter. qui mettait un nuage sur le front de mon père et qui terrifiait si cruellement là tante Annette. s'était-il détaché du faubourg-et — les passait-il. Au fond.peu cette armure d'idées de famille. et raconta à mon père tout ce qu'il avait vu du drame qui s'était joué là-bas. C'est moi qtii. détaché de la légitimité par raisonnement. dans ce quartier général de la réaction qui s'était établi '' . s'était comme détachée et. serai forcé de vous faire de l'opposition. Pauvre père. Aussi. et que nous mettions à nos casquettes pour sortir dans les rues et faire les braves. il avait déclaré nettement la guerre à mon père. lui. ne le en tiède effet. sent de ceux de leurs adversaires qu'ils voudraient ' . Je mets mes arbres à votre disposition. dans certains majestueux hôtels de la rive gauche et qui. de-Puyrenier. Oh! soyez tranquille. je les voyais s'é> « Notre jeune monsieur aussi est uni. convertir. même dansl'êffa. je-n'en ferai point. accueillant les artistes par goût et les faisant causer par curiosité. en songeant que c'était àce nom-là que je devais ces petites cocardes tricolores que nous vendait l'épicier.. M. aux yeux de quelques-uns dès siens. et peu à. jeune. avait en effet garde les souvenirs. On parle de planter des arbres de" la liberté : « Qu'on ne plante pas « de peupliers. J'entendais le coup de pistolet tiré devant le ministère des affaires étrangères. s'assit. Il embrassa mon père. riant des burgraves de son parti et les saluant avec respect. était devenu. disent les méchantes langues. Mon père avait reçu son ami avec un vif empressement. M.maintenant. que peu voyait bien rarement dans ces centres d'opérations. iLavait souri à leur culte enfantin ou stérile du passé. déjà aimé et respecté. brillant. démocrate d'instinct. mais surtout des imitateurs. dans ces camps où l'on manoeuvre en cadence. de Puyrenier. où l'on conspire sur des airs de valse. J'entends encore le pas de de son chevaldevant notre porte. de Puyrenier. tandis que son domestique ramenait son cheval à l'écurie. v et les immortels formalistes. non dans une. de Puyrenier. . en costume de voyage. il est dur et il a du coeur jusque dans le « ventre! «. à ses hésitations et à ses doutes. voitairien d'humeuret pratiquant d'habitude. passant d'un salon du faubourg Saint-Germain à un bureau de rédaction du faubourg Montmartre. Mon père écoutait avec une attention grave.dit-il. o Eh bien. sinon les préjugés ^ dé sa caste. suprême triomphe des envieux? Rien ne lui était plus volontaire tenait à facile. ».. Mais son élôignement d'autres causes qu'à l'écaillement de ses convictions. D'une intelligence singulièrement juste. du jour au lendemain. Il était.Vapour le chêne! Le père Montpezat a raison. l'éclair dans les yeux. Ce' n'était pourtant pas la politique qui éloignait M. républicain. Après trois semaines environ.mâisridéetbronzéparlaviëdé suré déjà la taille des hommes dé son parti . Ses récits me captivaient et m'étônnaient comme des contes. royaliste en paroles.. avec de grandes bottes crottées quilui montaient jusqu'à mi-jambe. y est resté. montait à mon cerveau d'enfant et me grisait.^ semblable à un voyageur jeune et épris de forêts vierges qu'on condamnèrailà cheminer à travers des ruines. M. il n'en était ni plus fier ni moins soucieux. à leurs préjugés noblement et pieusement niais qu'ils conservaient comme des cendres qu'on enfermerait.. Tous les jours il passait avec lui plusieurs.

Joseph Buffieres-. '-'. neur. et jusque sur le Limeuil. : « Eh bien. Puyrenier. Ce serait comme on prentrop beau d'assister aux révolutions drait sa place à un drame. il tenait.Ce que disait mùn père à M. Combien de fois les ' . politique . étudiant. tout en s'avançant serie. Lorsqu'on. vais défendre aujourd'hui qui s'affirment là-bas? Tu veux être platoniquement épris d'un que tu peux servir en pleine lumière gouvernement et que tune prétends défendre que dans l'ombre? "'. mais. te faire faire là connaissance d'un un i/mte suis sûr-C'est garçon qui -le plaira. V'G'esfr encore leur'dàninéie. parce que dans tous les partis jusqu'à l'extrême les honnêtes gens sont rares. et dés gens crier : Vive M.vous et revendis.. Député! Je. sac au dos et en route. ajoutait la bonne femme.. je sus.: Vive tards. du des quartiers pain. oui. de.. M.:*•-" quelque chose pour ces bandits! Puis elle monta à sa chambre et pria longtemps. Andler.Mais qui se portait même temps.n'en finiront jamais.. j'en d. car on entendait partir dans la rue des pé. Et jusqu'au curéi sainte.nous deannonça le" résultat.que j'en ai peu. je puis bien le dire. de juillet. de la piquette. je rencontrais vers les cinq heures et demie. El. nous avons grandi ensemble. il ne s'agit c'est ensemble 1 Mais vivons.: et. car j'ai peur que ceux idées qui pensent comme: loi ne poussent leurs et. (La suite au prochain numéro). d'oies a effrayer Gargantua. - .< Tiens.. présenta 1 Notre nom était très-àimé. populaire. à demeurer écrivant pour luitravaillant. je ne sais plus quel jour à la musique des Tuileries.. V Et la pauvre tante Annette ! Elle faillit en mourir 1 1 d?effroi. tête lui aura certainement tourné. Achète-toi des cocardes et constelles-en tes habits! La république. un de mes camarades absolude collège nomméMauplaisant. —. disait-. ' A m AMOUR . Mon père fut riommé à une. quand des cris s'élevèrent vant la porte. la porte de la brasserie.à qu'elle maison. Vierge!" qui déclare qu'il est . disant à toUt ce: monde : : s «Mangez! buvez ! vous êtes chez vous! » . faut bien faire. Buffieres! '' M. jeunant avec nous. ———o—. nous avons tous un rôle. ment m'emmencr est une chose toujours si relative et La célébrité à.. mais on m'avait conté bien souvent la réception du conventionnel Romme en Péride "gord. à vivre là encore une fois. mais remarbuveurs hommes.ne savais pas trop ce que signifiait ce titre. qui voulut. Saute par-dessus • les planches. comme tu peux le faire : Ce sont mes convictions et que je. tu as autant de foi. maugréant tout bas : : r-. était nommé et causait* dédéjà de l'avenir avec mon -père* Le lendemain. de sorte que celui auquel il voulait me présenter..Us.Tù as-raison. ouvrant la porte. cher Buffieres.ê LESROMANIPOPULAIRE.II.. titres.! Les beaux de la propagande .. jeunes allemande . chez nous. des .. quér le bonheur impossible. èlïe.. que tous d eux se portai en t candidats à la députation pou r notre département. et donnant leur science ou leur simple élode braves gens pour le plaisir et pour l'honquent Les .pourtant par sa brave de . et par l'aménité quables aussi toute paterhelle de soïi chef M. 'Et. affiché en grosses lettres sur les murs de sur la porte delà mairie.. "dîner à la brasserie Andler. et. grands à d'autres . PAR Kdinond 'rH5BAUJB>IÈ«13- Il y a environ cinq ans. parents. » '. qui sait? de joie.majorité considérable.» dit enfin mon père. Tant pis pour toi ! la diane. Eh bien. Régis. il disait gaiement Buflièrcs.* par sa clientèle cuisine de bière. envoyés par leurs. du Bugué à Bergerac.. à jouer! Et Dieu sait si je prétends au premier Mon emploi!.confitures. paysans rious adoraient. . dois être content? dit-il en me prenant par la main.. de Puyrenier.... de Puyrenier. et. Buffieres avaient-ils plaidé pour les pauvres. je vais. à cheval^ par les grandes routes. distribuaient. sur les misères de la nature humaine ».él&ieiii-'ûs procès. vous pourrez. jeune démocrate.Et. né de cet établisse^ l'existence peut-être soupçonne il s'est illustré ment.du haut de l'avantla rampe et monté sur sçène. en même. » républicain.."La . dans la brasIl parlait ainsi. nous venaient demander des bulletins qu'ils à travers les fermes. et qui se trouvait au bout de la salle accoudé . « Voyons. c'est loi qui parles de t'étendre au pied de les vignes. lorsque je me présente aux électeurs. joyeux d'obliger. un jour.il m'était resté comme un éblbuissement ces bj stoires . elle vieux.Et il'se "' aux électeurs.siennes? Tùn'y penses pas ! ^.olenter ensemble comme toi .la ronde. lui aussi. le décida. -. M. au moins je n'aurais pas yu cela. de Puyrenier! . lutté. châtqaUjje fus satisfait et je passais en nie redressant devant les enfants de mon âge* Mon père d'abord n'avait point voulu accepter la canditature. tandis que j'irai à travers les barricades pari. les gamins. _ Annette avait souvent peur «d'une chaufferjlajtànté disputé pour tout de bon.mon partis. mais je ne suis pasbien sûr qu'en dépit d'elle-même elle ne mêlât point quelques à sa remercîments bonne Vierge pour l'honneur sa procurait.quelle idée est-ce là? Tu vas donc l'abstenir. pour gagner un dëferidulesiaibles père. En ouvrant Mauplaisant me dit : . je ne m?en inquiétais guère. J'aurais dû mourir:il y a deux ans. et. c'est lajoie des enfants et l'agacement des parents! » :• Jules GLAMETIE. Àh ! je te reconnais bien là ! Mais quoi! nous avons besoin de toi! Je dis nous. la nuit. elle mit sur la table du Vin. — et. ! Combien dé fois.. parleurs de campagne faisaient dans les clubs .'.FANTASTIQUE . de larùé si limitée qu'à mie demi-lieue Hautéfeuille. après avoir hésité. plaidant. moi qui ne saurais leur dire franchemen t. a sonné.Qûand j e vis le nom de mon père. hormis quelques artistes. toi. personne. elledevintpâle.Buffiëres. plus que de mourir tu l'essentiel.

. va-t-il? y a-t-il que devient-il? longtemps^que "'. à Cependant : nous ne cédions guère '-" l'illusion si commune aux vétérans et qui consiste à que. Tu l'as!répète tqk-HiÊme plus de vingt fois .m'amusez.1e mien*. .] . et..'!.-".. passa de beaucoup son attente.-il condrie. et nous nous complaignions. qu'il nous restait souffert-que à: souffrir. dont j'étaisdéjàinfpr'mé". moi! Ne disons.|>pu^ devant une table." ..î7"5':.-.->h. Gabriel Melansld. dans sa mise. ne l'as vu?.—Eh bienlM.. la lui..--nryh Melanski. .'-.i>Toi.:prpmer jours . il est rendu bizarre^ u .1'altitude trôs-fière. brasserie ^pendant.:•'><. — Oh! moi. où je savais qu'il demeurâit.cti.lé j'allai : : . demande. ..-_ Certes.-.-. Nos deux orgueils ne formaient plus qu'un. Mais.. :fort soigné d'un brun froid..tourderie.. Payaiseu..••••. aParisëtquè le demander. pour ainsi dire là Jiasedé'fna liaison avec.-w^\ .pas.-pe.-'r.-.ndriequi peuesqùioi nous ayons mérité que Melanski.'de cet original que voici.Vinepetite.. en médecine et une des réfugié polonais.--î ..».avànt>qu^ilsoutta^ -..indispQsitio.la cigarette à la main/ n'entendant ».— Il a Paris.et capricieux par son hypocondrie^ vous autres. ^. .: .: -..Gipitam*. je n'ai pas à insister. les manières caressantes.-i -U) ---.d'hyppjJe te tienne. Depuis lors.n^:> . » une petite-bande Alors il me montra de-papier sur laquelle Melansld avait écrit de sa propre main.. qui d'ailleurs de moins pour le revoir que pour m'informér Melanski.'. et qui fut en'quelque sorte le por. >'. .: . étudiant âmes que je connaisse dans la variété meilleures : noire*.'-. s'il avait dépendu d'eux.-i--. sb ferme intention de. que vous .-.n de la. plus.-.rien de moi.était devenu.>. « Et notre anii Melansld. '.. sans nous dire adieu.[. Andler-se'.comment .'?i-:«--= Qu'est-ce qui est impossible. »•Puis à moi : Gabriel Melansld.. nous laisser prendre aux motifs titulaires qui paraissent si volontiers honorables.Or —Vous.LE ROMAN.i •:.:. '-.. —Tenez.: lui écrivis pas non plus* _.* lui que lé mot « impossible -!" ... de médecine.-.. . :. ..-. C'est un.pré* quitté définitivement.ianslri est donc parti pour.vîataillev. eue.. fils d'un > « Je|te présente^!. et. qui m'avait éloigné M. dé peurquttl était vrai) que» je Venais ginât (ce. . naitla servieltesouslebras.' ..7 .. ou"v:. plus à-Paris. reprit Mauplaisant. on peut être om^siimiais çe^n'ést Là... nous nous vîmes fréquemment.: rien d'extérieur n'annonçait qu'il pût y convenance entre le caractère de M.d'une surprise trèsrgrande. —Enfin.. (la bataille prétendre Nous croyions. laquelle dura Après Une conversation bien deux heures. ment en Poitou pour.-'. s'écria Mauplaisant. lui dis-je. issue de celle présentation à la brasserie presque fortuite Andler. : L'un. '\-!.!'oei 1 au guet et. Montivilliers ? meditTJI... que à compromettre nous étions .'!' dit Mauplaisant^ .: •—Ah! voici.:...yes. Montivilliers? .'. d'aller sfenterrérlà-rbas la lui qui m'avait toujours: exprimé m'écriai-je.>:-. pas une raison pour agir. '. :.-. trait de notre piètre destinée (terrestre. . au fond.:-^. et tiède. Mauplaisant ne se trompait point en nous préseniant Fun à l'autre comme de futurs amis. cherchermutuellement. me dit le concierge.:il n-en fi^raen^et mbfe. ..-sement vulgaire. M. tu . ..... par -:\r-:-.-faisait. au contraire.:':.. Mauplaisant? -— Ilest impossible..:-'-.yjefus obligé de me^^rendse:pré.? '^ précise. — Ah bah! Qu'a-t-il donc fait? <'. ' voici som adresse . '. villiers (Seine-Inférieure)..<:.:je neis'imàcourus chez Mauplaisant.rester à Paris? et comment fait-il qu'il ne m'ait point averti?..>>I'VU-"Ï> Quand au bout dé six mois je revins. nh — Eï où est cela. larges et nobles. . . plus proche que né l'était Mauplaisant C'est que. m'avaitpromis par pique de le voir si négligent. franchement.^:. un soir..^-.*) ou peut-êtite simplement par une négligence égalera là" sienn'ejîjjéïil^ . .petits. exemple. ou notre mollesse le-succès du. .. grâce ce geste tout de ma. combat le mal. qui..Je m'aperçois. avec votre hyp.e. -'. sans nous . :\\<u concierge me dit : « M. <. j'y rptourne. j'étais l'ami de Melanski. Tout notre amour-propre.-. plus solide qu'elle seconde sûr mié}espèce: au lêcteUrlcé. la camaraderie.r . . d<. M. part]. . venir.uô je nel'avais! crji:*V M'élànski de m'écrire.. ridicules de-nos au lieu de l'mesq.erpar uiïsingulier de ramouivpropre était de nous .serpents.aviôns.Làtdessus: je tendis la main à: M. au fusain.--.uins-ouactions... pro..'.uîi co.c'est même là ce qui nous huniaincontre faisait le plus enrager..seulement.: JÏ possible! Et où est-il doncï. » r d'autant . -. •-' .renv.. Mauplaisantmerépétace « Et de quellemanière sais-tu sonadr^sséjîi. et ils se partageaient le bénéfice de nos observations res'':-: . .vJBsne vaux pas mieux que Melanski. honteux. qui accueillit avec une visible bonne.•-. hnj. Trois iouïs..' —11 est médecin à Montivilliers*. que Melanski n'a pas mieux agi à/ton égard qu'au mien. ''.] o. et Melansld était mon ami à un degré lui-même..des premiers par notre ..idrôlé deedsps.-:.-<. el je pense même que l'intimité. :. de la sorte'i.. ne déveniez pas l'ami . n'y:a. fantasque. ' . je tei Atàffirmôi Melanski est plein de coeur.des'anMres>'de./:. moins encore de ce que nous. /. intellectuelle l'emportera sur la camaraderie frivole et de passetoujours : emps.. '. êàï . eût-été:gagnée. .-.-. nous dissertions de notre désastreuse campagne à-travers la société.. Ui. é. . de ce.. comme deux vieux invalides de qui raisonneraient /Waterloo et s!apiloieraient sur les réciproquement anibes. L'on est comprend qu'à [ce poinWà (l'amitié .. oùest-il »? interrompisse. essayait de lui définir comiquement quel homme je : suis. et. . qu'Itn-est ' . docteur en médecine à .-regard bleu moi vêtu quelque peu.-r.ee que nous appelions ?ios c'est-à-dire les sous-motifs -. Melansld ? il y abel âge^mônsieur.j'eus l'air d'ignorer le (lépart dé celui-ci. Melanski.::.[le. Melanski avoir vue nous difierions on et.. tandis spontané que Mauplaisant . qu'ils y ont laissées..SI'y| res(ai plus longtemps q. physionomie à la diable.. la seconde conscience de l'autre. Sons le coup ..--: '-: ". — Pas . ] o'..].Monti: • . ..!car à première ne peut.. Je n'ai vonlu qu'indiquer d'égoïsme.::':. POPULAIRE! .i « Quelle idée a-t-il 1..

sant. . J'y avais fait preuve d'une franchise qui aurait plutôt éveillé la sienne. envahislyranniqué. dans l'expression pour les rapports humains celte estime méprisante si je ne l'avais caressée vingt fois et qui m'effrayerait apprivoisée à ma manière de sentir . vous flairiez autour de mon un motif bizarre. sinon nos mains. sans doute parce que leur cessation constituerait pour moi une perte morale et me serait réellement nuisible. à faire bon marché de moi. et sereine. et ne savait-il dé quelle manière Cette honte et cet embarras eussent . Enfin. selon la chair. Mais un matin je reçus la lettre suivante : « Mon cher synnoëte. toujours prête et comme sur le devant de son coeur. insouminant les procédés ciante de ce qu'ils sont. impérieux convenir qu'à la hauteur de nos chimères et que personne. comme les eaux du déluge. car selon l'esprit vous quittant point ou vous emmenant avec moi. face à face. tout cela. lui. de l'amour _ et de la pitié. point de nouvelles. . journellement serait idéale amitié en fût impossible que notre altérée. honteux de s'être enfui loin de moi sans Était-il me tendre la main. on mord à la comme on avait mordu à la 'confiance. toucher du doigt le fond des phique. Ma propre ne peut compromettre. toujours notre chute et que nous la que nous analysons comme une chose nécessupportons de sang-froid saire. Le silence où il persévérait selon moi. extra-perbrusqué éloignement .» l'idée que nos affections les plus vivaces en viennent toujours. peut-être n'en pas * comme elle m'y trace. ne saurait avoir. Je lui marquais à peu près que mes rapports avec lui. capable dé sub• merger jusqu'à l'arche sainte du devoir. Un mois s'écoula". qui est l'humanité dite. et cela depuis cinq mois. Nos pensées. si tu veux. nous a liés pour toujours parle sommet de l'intelligence « Brouillés à cause d'une de ces niaiseries qui les amitiés ruinent il superficielles. Melanski exercé actuellement la médecine à Montivilliers. dis-je à Mauplaisant. au mépris raije ne sais quelle saveur provocante sonné de soi-même et des autres. De Melansld. Eh bien ! il nous reste cette supériorité sur les victimes naïves. on trouve. avait été baptisé par nous la pantophobie. je préfère vous le cacher .éjteïdéïl-âmeque j'avais éprouvé mainte fois. a déjà induit moi-même vis-à-vis de vous. J'allai lé soir même chez lui. — Ecris-lui. par une loi fatale de la nature. quelque vaseux qu'il puisse être. excepté nous. car je trouve que je serais bien sot de donner des marques d'attachement à un gaillard qui se soucie si peu de moi. la prolongation indéfinie d'un .ily nous serions auraitfortàparierque en pleine tour de Babel. J'ajoutais que notre s'ynnoëtie (nous appelions ainsi la faculté que nous avions de penser en parfait accord) chance de s'altérer sous l'influence auraitquelque d'habitudes opposées. seules. mais nous possédons en outre transcendante quelque peu de l'humanité qui. peut-être vous induira-t-elle. tandis qu'il poursuivra les générations désenchantées. » Cet argument spécieux et tant de fois reproduit ne me convainquit une pas. lettre. « Quel est donc ce motif? « Franchement.. répondis-jé Je't'avoue que je crus que Melansld avait usé vis-à-vis dé ce bon M. je m'en dispense. m'àssurer de cequienëtâit. ( . Hélàs ! lorsqu'on a l'esprit tantjsoit peu philosoon aime à. « Vous m'auriez gardé rancune de ne pas vous ne avoir dit adieu. dode toute sa hauteur. car nous avons beau le deviner. ' ' v : qu'est-ce que c'est queça? Montivilliers. que votre ranl'un à cune n'aurait pu nous rendre étrangers vous ne m'en voulez même l'autre. rien ne me démontre mieux de nés âmes ou plutôt leur l'essentielle concordance fusion définitive et irrévocable que votre défiance si < judicieuse de l'humanité banale. une véritév psychologique et d'application universelle. Heureusement pas. on déception met sagloire à diagnostiquer ce qui peut exister de pis sous les meilleurs semblants. non-seulement parce qu'il est trop . Cette humanité banale. J'avais pourMélanki de ces sympathies d'amourque nul froissement Je lui écrivis. mon cher synnoëte. Ils étaient fort audëssoûs dé Melanski. je jonglais pour ainsi dire avec les reaffilées. se rencontreraient sans cesse dans la même spéculation. |je n'avais aucun adieu à vous dire . dont je voudrais me rappeler les termes. pour être apparemment m'en terminés.-ne laisseraient bas moins un souvenir ineffaçable. T— Puisque nous savons son adresse. non comme un reproche. mais comme exprimait. dont nous avons notre part. et elles s'étreindraient passionsoeurs jumelles tenues ei. celui d'OEdipe. nément comme deux esclavage par des barbares. vous m'auriez gardé rancune. dei la Seine-Infédépartement rieure. et plein de ce sang-froid le jongleur qui distingue de poignards. Il fallut m'incliner l-évidènce. donnera à notre amitié le destin proprement laissera-t-elle qu'elle voudra. un de ces motifs qui ne peuvent sonnel. convaincu marqués les' plus terriblement que je ne le blesserais ni ne me blesserais moi-même. à serésorberdansl'âmeetà fomenter d'autres affections. convenu à Un homme commun. etque si nous nous rencontrions un jour. selon notre chère coutume. universel. « Il semble parfaite qu'avec ïa connaissance que vous avez de moi.-s'éxCusérîNon. et qui « Vous êtes donc plus sceptique encore que je ne le suis? Vous avez dans la pensée delà désolation de la douceur terrible. mon cher synnoëte. Ah ! pauvre ami. afin d'apprendre quelle mouche l'a piqué. Je le connaissais trop bien pour attribuer de son silence au dépit que lui cette prolongation aurait causé ma lettre. c'est-à-dire lé dégoût souverain. savezvous ce que c'est? — C'est l'énigme démasquée du d'un sphinx plus redoutable que sphinx éternel. à seules. il faudrait lui écrire. afin de devant. choses. Andler d'un procédé bien familier se retirer d'un vieux àceuxqui veulent honnêtement fournisseur. nous n'en tombons pas imoins dans le désenchansa route côtoyant tement.LÉ ROMAR POPULAIRE. quant à moi. reprit brusquement Mauplaisant . indiquait.

vous auriez ôté dé mes Je reconnus une des mngnaneuses. je ne veux pas donner de plus grandes proportions à ce qui doit rester. et moi j'aurais le plaisir meurtrier d'asseoir ma folie une fois pour tontes.^ . j'aurais craint plus encore d'en montrer^ les commencements. une énigme pour vous. m'a entraîné depuis. « Né m'interrogez pas* D'ailleurs. et si je n'ai pas le courage aujourd'hui que ma folie s'est monstrueusement développée.compris au pied levé. m'auriez ouvert les yeux . dont vous admirez en moi l'amfait comme la grenouille de la pleur trompeuse.. vous auriez la souffrance de constater que je . au contraire. Je suis loin d'être revenu à mon état antë. qu'ils Replié sur moi-même. « Alors il était temps de me sauver de l'abîme où. de vous la révéler. je suis parti. là" cause a disparu. répondais. vous. vous m'auriez montré que j'étais ridicule. à un autre qu'à vous. mon imagination surexcitée par la solitude volontaire. Q aa n'elïez-vous à Paris quand ce terrible mirage allait s'emparer de moi! vous m'auriez défendu contre lui. Dieu merci. \ : "_'[. si je vous. tout innocents étaient. vous étiez absent.. même par vous. « Supposez que j'aie eu un amour hors du vraisemblable et dont quelques scènes n'ont d'analogues que dans le cauchemar . ami. -.Je subis actuellement les effets de cet amour. Rien qu'en causant avec vous à coeur ouvert j'aurais échappé à la démence. dessus de mes forcés. Mais non. le croiriez-vous? pour me: trouver plus absorbé par cet objet-là. deviens fou. « Cette lutte que je soutiens contre moi devaéfc. . mains lé jouet dé mort que le hasard ou la fatalitéy avait mis.comme on enlève à un enfant le pistolet qu'il tient imprudemment.. J'ai l'esprit et le corps tout ébranlés. Et il a suffi d'un mirage absurde pour y faire une lésion qui va toujoursgrândissant. tellement je ïnô " v roidis. non dans l'espoir de fuir l'objet d'une préoccupation démoralisante . cette raison. Ali! mon POPULAIRE. Tenez. mais aussi parce' que la honte que j'aurais à vous " l'avouer serait au-. je suis parti. fable. rieur.LE ROMAN -'' subtilytrop imprévu^ trop insensé pour être. j'en suis. car.. elle crève.. ne me doutant guère que cela nie mènerait où. D'aUleurs je défie qu'on s'en aperçoive.

mon cher synnoëte. siste précisément à me croire fou. je constate. avec émotion. en l'allant « Allons. et tendant à ceux qui ne se souviennent pas ou font semblant it infaiilide ne pas se souvenir.Encore ! : Les fils. Vous le premier nécessaire que je serre la main à Mauplaisant. si vous le pouvez. je cause même et tout d'une mes idées se tiennent encore. pour nous extraorvous tenter davantage. . cultures multiples. qu'il-jugeaitlûi-même plutôt qu'un autre lieu : c'est bien simple. ayant eu part à la vie organique. lontiers à plus forte raison pour ceux qui sont fous. fêté. Quant à moi. veau médecin? ende rien rappeler r Polonais? Vous n'avez. omnibus qui vous conduira chez moi en trois quarts vis-à-vis de sentiments amusante qu'ont toujours d'heure. . première c'est-à-dire me l'apporterez à Montisi indémon âme était remplie que vous d'impressions villiers. choyé. remorqué mollement par le nonchaloir. qu'il me dît des pourtant polonaise > choses en apparence fort sensées. qu'il ne doit pas être trop . l'époque où j'ai quille-Paris. le temps par exemple que à quelque autre spirite. voilà pourquoi-je sévère pour les infortunés qui ont une nature à part. le public réussit à empirer le mal. et dans l'église un Repas . je au plus juste prix les fus encore plus flatté qu'il se sentît besoin de moi. de s'agenouiller venu vous enseignera ma porte. pour la rêverie et le travail aimer en lui cet éternel bon garçon qui m'a fait qui aimez la promenade. Néanmoins dès qu'il aura veuillez adoucir sa rancune contre moi. et piqué qu'il ne me le confessât point. je raisonne.chez Simon qui pour que. me posant l'une. un bon mouvement. Il n'a pas tort. plaît. par un chemin frayé le long d'une vallée à un peu subtils ceux qui ne les comprennent pas. comme on pense du pavillon français .à l'écart et plus complète enraisonne r n'en suis que plus recherché comme médecin/. ou bien encore le Polonais. Folie pour Paris.. avait été composée et si l'artiste l'objet spécial de ma folie. au lieu d'être de marbre de je ne sais quelle maassez bien . La détente est j les remercie au nom de monpère je pour m'attirer la tension môme. à choisir comme déterminé La lettre de Melanski séjour m'agita Pénétré de ses défaillances. vous penserez qu'il contière. Mauplaisant parti " « Vous seul trouverez le moyen de guérir le i sans lui faire mes adieux. et less mon imagination pour Montivilliers. oui. je. par l'amalion pouvait communiquer te Nous avons une bibliothèque du seul regard.. Au Le lendemain soir. je qui aimé taisiés. spontané dans de simples pieds moins si s'en étonner encore. de venir verts. . se mettant magnétique mérite d'être vu. pour. Montivilliers en divers sens. il n'est pas sible. deux choses : la est la France. . « Après l'émigration de mon étonné il832. du moins jusqu'à pauvre père y fut amené par un camarade de Paris. ne savent rien. viendra mon Paris. qui est la rue ibleaient le contre-pied que . Allan Kardec.appui. de la lui montrer malgré moi toute nue et de fer du Havre. assez de fluide moureuse intensité publique. Montivilliers tout cela. vous serez cadeau de vous. à six heures..le voir.un homme très-fantasque. qu'à prendre cette rue-là. dinaire que la compréhension vous verrez. façons malheureusement. où vous viendrez. et au Havre vous trouverez un d'offenser sa pudeur cette pudeur intellectuelle. que m'en veut tout de bon d'être passer quelque temps avec moi. bien-être un . ce que je prévoyais bien déjà. entre deux collines ravissantes. propres au corps y avait ménagé les articulations .lui « hasard où nonSan riez-vous par demeurelé dis: lière sur laquelle je complais. qu'une pareille chose n'offre rien de plus et dénicherons selon votre expression. secouru. ne i-epartirais pas voDieu. « Vous paraissez curieux ce qui m'a » de'savoir humain. et la â moi aussi leur. de table. être ùe la folie. des mains sur le bras. et le mouvement ensemble. vous entendez. . s'il vous la à marcher.pièce. je dis attachante. absolument idéale et peut encore se rendre pra« Quoique vous ne me l'avouiez qu'à: mots coutique. . La faute en doit être 3 un peu hautaines. être devrnit-on Quoique je n'aie point tout mon bon sens. car ils supposeraient l'autre. à Je me. la sympathie particuMon nom n'éveille nullement sortir de l'omnibus. mieux que cela.. tiens donc. je paierais en partie sa dette.-S. puis vous suivrez la rue après. et devant une image. qui est la rue aux e de la vérité.. Et peutnous appâterons des chauves-souris. il curieux de connaître le secret de' son post-scripttim. à ce sage observateur chante. vous le comprendrez. à mes. s'il ne croit point que Pyggarder plusieurs vous écriviez un roman du premier au dernier motà sa Galatée. en payant le conducteur. pour me traiter. qui Arrivé à jMonlivilliers vous n'aurez qu'à demander n'ont nul besoin. cemment romanesques que j'aurais craint. manière des c'est La seconde qu'à-la protestants. de sorte que vous qui ne connaîtrez pas . ici à merveille. « Persuadez-lui. m'a parlé de. pour rendre un culte au Dieu invile nouveau médecin. c'est ce qui peut m-être le plus funeste. \outre mesure la solitude et pourrait « Si votre amitié. car je me décidai d'enthousiasme . . statué vînt entre ses bras. car c?est ]efrelour libre à mes abominables fanj passe pour. satisfait sa clientèle qui est déjà nombreuse et attades tendre. que la fatalité la plus mystérieuse m'a fait quitter.père. Je ne désespère point de vous « P. me répondit-il —Le Je n'ai garde. je vous conjure. Faites enpauvre médecin en le distrayant.10 LE ROMAN POPULAIRE.' ici. Au surplus je pense de vous n'est pas méchanceté. je trouve ' « Et puis. moi n'est pas devenue i mauvais coucheur. Toujours Et moi. chemin Prenez. c'est qu'à. ou mois.mais détente. j'ai pensé qu'en guérissant mon accueilli et plus heureux à la pensée que je revivrais un peu fils de ceux qui ont silibéralement à partir un four dei avec lui. là je vous prie. c'est-à-dire Juifs. j'y arrivais pères ont presque oublié (ce qui était leur droit). Démandez donc à M. où il est. Galatée. Eh ! mon conventions sociales.

. que vous me faites du bien! j^ sonnette fut comme pétrifié à nia vue. Figurez-vous. Et l'omelette! de faire la soupe . je m'explique » d'Esaû. sur la question pas importante tout de avait dans son cale divan que monsieur pleurait Jereporlailesyeuxverslui. que beauont un taet'merveilleux pour Pélagie a mieux à faire.. cela ne vous touche point^ s'il vous plaît.. Je m'étais porté devant le cheval et je tenais les là.. » parce que je à vivre près de vous. qui » du coucher. me dit Melanski.. Il démonstration du reste. vous êtes une réalité. et je les ouvris sans tâtonner. ' » j'enrage. je réfléchis gaiement.. le sien. là! Quoique — Je suis un enfant. Toutefois la seule phrase Il répéta avec une légère variante afin de rire un peu. Voyez-vous.les Nous en aurons une.. Or. voyez-vous. puis une voix bien connue s'écrier : me rendez le-temps « Pélagie.. la malle que j'aRien de plus ! En même temps il m'enveloppait que j'avais la prétention d'un regard mouillé de larmes . Je vous laisse à penser l'impression Ah! le malheureux. dont vais celle de loger.gardais libre. Et qui étais-je... que à Melanski.-puis.. Et. Qu'est-ce qu'il me dit là? Et comment dans sa professipn un pareil état moral.. Le vieux visage de femme qu'attira notre coup de « Ah ! mon ami. L'heure criait de dîner. c'est involontaire. A table. lieu de bois de lit. oui. vous n'êtes même Vous avez J'y courus tout droit. « Vous ne. La vieille. manger surtout. trouver de réprimer : « Et qu'elle pourrait peut-être se en m'occupant palinodie de faire Peut-être si je l'étais moins.. Pélagie Pélagie en ait raison. vous n'êtes guère si elle n'était sortie pour Je l'aurais embrassée.à Paris. Melanski se trouve sur cherchait aisé de reconnaître cette rjlace. avec une fiévreuse cherchant Et pendant que je découvrais je demeure dans un isolement funèbre. moi. » . ' Vous me pleurez comme si je venais dînatoire. Vous n'êtes s'arrêter net. les grandes portes ! » point un cauchemar. "ç lui criai-je « Je remplace de médecin? Mais là-dessus Pélagie. Melanski fois de M.stationnait sauta. il m'aperçut timbré. découvrir cher. il murmura. sont plantés en rond et qui est la place marronniers était le plaisir qu'il ressentait. que j'aime. du marcheil lui campa ma malle sur l'épaule. Attendez. je m'éperonnai « Ah! le coquin. depuis six mois. nulle à l'abord. je viens. là. et je sens l'irrévocable. Mais il vous faut bien un homme pour plutôt à le conqu'il » r-'-' tenir. pensai-je.il rigueur bon.. vous.. C'est que j'enrage. grand Dieu? Et celle troubler ce paisible ménage? il'pressàit que je . attendrie Assiquet. est bibenil clum. tion. Melanski. point un rêve. vous et il n'y a clans la maison d'autre lit que chiche..'. Pardonnezla conduite une détestable chose. saient à petit feu deux gentils ris cle veau.. commença étranger de_chanter un écart du cheval. J'approuve « Dieu. que d'ouvrir coup de monomanes à volonté.-. rait-elle une grosse omelette précédée d'une soupe àl'oseille. peut-il exercer de son cabriolet.. que diable ! Nunc. M'ayant en face de vlui. entrant dans-la cour. les lentilles d'estomac! soient est de danser^ nous nous en priverons. La physionomie de ses idées. » binet tiendrait « Ah ! pour le coup.Reviens. maintenant. L'on ne me cacha point trop qu'on sentait très-bien Mon pauvre ami. puis ses mains. trop vivant même. fort Je ne savais que répondre j'ai un appétit. Il est allô une émotion qui naissait de la sienne. ment dans la cuisine : Oui. répondissa à mon arrivée. ni'embrassant de conduire monsieurchez mandant pour la première pied. vous deviez voir un malade à cinq lieues d'ici. ni potage à mon service! Qui est-ce qui « Enfin. pas comme elle fait. tenez. Et que guère avant "sept ou huit heures. et le mieux de Melanski s'était visiblement l'homme le plus empreint . qu'à la n'arrive et. à voir s'il y a des.. : de mots. et celle Pélagie. Melanski à dételer. sa vie.. moi. une voilure la vie dans quelqu'un rousse. « M. Melanski est en route. me heurtant contre impatience et je vous retrouve. Horace. Elle est chez le boucher. l'honnête casserole dans laquelle cuil'amour où il ne peut plus être. comme qui aurait fait ce métier depuis longtemps. et vous j'entendis palpiter d'avant ma folie. raisonnable. tremblaient venais-je pourquoi d'une manière étrange.: . que j'ai faim ! ah ! mon pauvre Pour ce qui diable faut boire et manger. car en vérité je mourais côtelettes! de faim'. je vous assure. apprenant que son maître n'était pas « Oh! ma foi. savez. il me supplie de qu'il m'eût dite : m'écriai-je.-. il redevint tel que je l'avais connu. mon leur monomanie ou la cacher les grandes portes.-il Loin d'exagérer Assiquôt* La maison de M. et enfin vous arriverez à une place où dix : .. cher ami. Vous me priez de venir. mon ami.LE ROMAN POPULAIRE. la faim ne me talonneet que rien n'empêcherait des côtelettes. il y aura sous mon toit un El il ajouta: m'a donné un ami comme cela? » être vivant. quand. ». il est effectivement qu'éprouva Melanski lorsque.côtelettes. pouvez pas vous imaginer et il n'a venir le voir le plus tôt possible. en lui recomguides à ras le mors. pendant que je répétais. de la chair sur les os. » trouve une vraiejouissance Ainsi renseigné. mais un appétit! et il faut bien que vint rompre les chiens. II ne reviendra pourtant compter sur moi et Vous attendre à me voir ' son dîner est face à face. j'accours quel bien » vous me faites! ni matelas. porter votre malle?. me dit-on. exécuter son programme en marchant vivede mourir.. afin de laisser à Pélagie le loisir Quelle bonne inveuhein? Melansld.. car vous êtes vivant... son interlocuteur-né. destinés à Melanski.. J'aidai à propos. les petits serpents. avisantiûn de ses camarades qui. je n'étais guère content.. lui dis-je avec «Allons! allons! mon importunitâ. sauce vous. Cela mé fit peine.

vu que je n'avais pas l'air d'un monsieur à cérémonies. les membres étendus. il se moqua dé tout. Il y avait peut-être cinq minutes que j'avais colléla tête contré mon oreiller. dit-ellé à Melanski. lagie que nous finîmes par l'emporter. Comme un pasteur dans la montagne. je reconnus à l'air étrange de toute sa personne qu'il. je comfei^vj'Jetais de posséder cette ^t§>|aténçài và lire. de trembles et de saules. Je remuai les lèvres comme pour lui demander ce qu'il avait. dont je fais mon cabinet de travail et de consultations. J'attends pour meubler les autres que le propriétaire.. Néanmoins. pas moyen de s'en fâcher. devait l'être. Il n'y avait. 1 ménager mes "yeux que'dans l'espoir dé dormir. « Monsieur. un matin du dernier printemps. je suivais. et nous fouetter de en causant philosophie plus belle l'amour-propre aux dépens de qui de droit. Vivant parfum • Qui naît dans l'ombre Et meurt au jour.12 LE ROMAN POPULAIRE. sans charme et sans pensée. et très-ému je me contentai de l'observer. me dit-il. fut d'avis qu'il valait mieux ne pas déranger les habitudes de son maître. Edmond THIÀUDIÈRË. que le matelas du divan était très-bon. si ce n'est la triste modulation du cri des mésanges ou le murmure monotone des larges feuilles des roseaux. sources d'amour. c'est moi qui veux coucher sur le divan de votre cabinet. et arrangez Un peu ma chambre. la fatigue eritr'ouvrant mes lèvres. à cause de 'son jardin. je poursuivais ma route sans bût. — Voilà ce qui n'aura pas lieu. mais heureusement. fait pour lés entraîner. la tranquille chanson des. Je vis apparaître Melanski. et avait le regard fixe.„ Le dîner fini. interpellée. c'est vrai. l||É!^ié^ passionnée que nécessitait une pareille ^|^!a||èn|jjiri sur mes nerfs l'effet accoutumé. " . bouviers dans les champs. quand la porte du cabinet s'ouvrit doucement.ronces et des cytises et portent sur les sommets "les dernières fumées vaporeuses [du matin. (La suite au -prochain numéro). village du Dauphiné. la salle à manger et la pièce où vous êtes. Quant à moi. madame. I Non loin de Saint-Véran.. une me plume et de l'encre afin que je prisse des notes. . il inédit de là soeiètéhumaine avec sa profondeur sarcastique il fut gai dé cette gaieté navrante qui habituelle. Il s'assura que je ne manquais de rien d'essentiel. destination de lorsque celui-ci me conduisit à ma sommeil. D'BERBELIN. quoique je n'eusse jamais vu de somnambule. n'est-ce pas ?» Pélagie. me les ait rendues logeables. Au-dessus de toutes choses créées. tira pour moi dé sa bibliothèque l'Essai de Nicole sur les moyens de garder la paix avec les hommes. . mais. je coucherai sur le divan démon cabinet. le vent qui se jouait à travers les arbres vint m'apporter une chanson plus harmonieuse et dont les premières paroles arrivèrent. |8|1|||^ pour . après avoir tout disposé chez Melanski.hâte capitale.—'J'ai loué celte maison. C'était mon vrai Melanski. comme un laboureur dans ses sillons. Il était en chemise. -Je m'arrêtai et j'entendis : une fleur sombré Je vais cueillir des mois d'amour. barassé de fatigue. Soudain. il eut même des éclats de rire semblables au croàs^ sèment du corbeau. et d'ailleurs Melanski devait neplus s'en étonner. ne dominait lé bêlement dés moutons sous les hêtres. * . et comme un dieu dans son temple. qui ne se presse guère. tant j'avais. m'écriai-je.^du Savouray bordées d'osiers. . "je voyais le soleil majestueux et lent qui montait. Au surplus nous en étions convenus avant que Melanski arrivât. le regard plongé dans la nuit. Bientôt apparut Pélagie. C'était l'heure où les premières ardeurs d'un jour lumineux et doux épurent l'air à mi-côte autour des. les rives . v. Vous entendez. le ciel. qui sont " . id'un de nos plus grands penseurs. : essai dont il avait été question entre nous pendant le dîner et que je n'avais point encore lu Rapprocha dé mon petit lit une chaise garnie de papier. mettez « Tiens. ce chassé-croisé d'infamies et -de'ridicules désopile'la rate comme un bal d'Opéra. mais savéz-vous seulement où vous coucherez votre ami ? » Cette manière d'admonestation seyait fort à la grosse figure de Pélagie." J'allais parler. nous allâmes fumer un cigare dans le jardin qui est assez grand. De mon côté j'appuyai tantPé.. distinctement jusqu'à moi. répondit-il. ^^^Éèii^i^Çjduisit àvî point que le repos me devint ^^S^pgj^^r^là heure et demie je cessai ^^^|M^p0!^|^r^?udé LE SAM DE JUVEIQTJE NOUVELLE PAR - J. signifie : Après tout. la terre et les vivants. Bientôt la chaleur rougissant mon front.ménage. Elle était depuis quelques heures rentrée dans son. . Reproduction interdite.:? serra affectueusement la main et sortit. je cherchai au bord de l'eau une clairière où j'avais l'habitude de m'asseoir dans les grands'" jours d'été. et que j'y dormiraisà merveille. un flambeau à la main. . Je me marchait-nu-pieds dressai sur mon séant. vous êteâJà qui vous en donnez de parler comme jamais je ne vous ai vu faire.. quoiqu'elle soit assez grande." l'encens de la terre. ajoutais-je en m'adressant à Pélagie. inondant déjà de ses rayons. des draps blancs dans mon lit. Nul bruit. Eh bien. il n'y a de chambres en état que la mienne.

D'ailleurs. tout un monde d'insectes bourdonnants et agités.et misérable d'Un vieillard. même lorsqu'ils ont dépouillé leurs grâces natives et grossières au contact des grâces empruntées des gros commerçants urbains.régularité mécanique. par fois dé subites rougeurs venaient rendre à ce marbre là bien chaleur. et il n'avait point l'âir rustaud que nos bergers ne perdent point. Cet habit. littéralement loques. ^ . velus et ' ' nerveux. nus. toutes ces parties de l'accoutrement de mon personnage étaient dans un tel état de dégradation. Ses traits réguliers et doux qui avaient même gardé de . 11 souriait méme/sà . Cette prairie. percé en maint endroit. mais la voix qui m'avait primi" tivement détournée de ma promenade s'éleva de nouveau plus près de moi. néanmoins. aux déserts les plus sombres ou aux herbages les moins accessibles. grossiers mais naïfs. Ils apprennent dans les hautes solitudes . et P%J%JJ»HJ^^^^| . visiblement trop court. l'inconnu portait un habit pareil.aux manches. cérémonies eh particulièrement noces. dont les èlytres de diamant. distinction singulière*. 13 . suivant les bêtes et chantant toujours. Il était vêtu d'un pantaloU de laine sombre. l'aspect décrépit. après avoir poussé de longs beuglements. sans qu'il fût nécessaire ' dé l'examiner avec vêtu de attention. J'apercevais néanmoins. et ils conversent avec les rochers et avec les chênes. avec les genêts.-des contradictions et des disparates. Je m'assis et je me livrai déjà tout entière à l'absorbante contemplation de ces splendeurs radieuses. leur croupe puissante et leurs flancs bientôt féconds. x . étaient déformés par des rides pro^ fondes et par des contractions pénibles. Elles étaient toutes tachetées de blanc et de roux. dé la condition de ceux qui descendent périodiquement des premières régions alpines et mènent leurs troupeaux dans nos paquis plus plantureux-.à s?entrefarouches dont les tônir avec toutes les'divinités poètes anciens peuplaient les campagnes. bordée de tous côtés par un bois déjà touffu. cependant. jgjjjjfjHJ son front rayonnait comme une flamm$&éjfifl|H siaste et joyeuse. de saphir ou d'émeraude [réfléchissaient la lumière et la renvoyaient à mes yeux. et aurait ainsi pu fournir de loin une image fidèle des gilets à crevés des mignons de Henri III.. qui s'est toujours conservée pure dans nos montagnes.". suivant leur bestial caprice. Le pantalon était déchiré aux genoux. quand je vis la tète d'une génisse apparaître dans le ' taillis. à ce cadavre lavie. Du haut d'un talus boisé. moutons qui s'attachent. brillait. sorte de calme et placide-beauté. de cette toile d'étoupe aussi forte que le cuir. Sa démarche était irrégulière. La bête entra dans le pré bondissante et joyeuse et fut suivie de ses compagnes au nombre de trois. 1 qui se répandirent dans la pâture et se mirent à brouter. La simplicité sentimentale de cette poésie et peutêtre aussi l'expression -poignante que lui communid'une curiosité m'émurent quait son interprète me dirigeai du côté de presque sympathique. et je ' . Sa figure et son costume révélaient des oppositions de misère et de recherche.. descendit paisi"-" blement un être bizarre. j'admirai leur. la face du personnage aurait suffi pour émouvoir les âmes de compassion et de surprise* La peau mate et collée aux os avait revêtu par plaques sur son front et sur ses joues des teintes d'ivoire jauni qui rendaient encore son extrême émaciation plus visible . Le vert de ce pré était aussi entremêlé çà et là de fleurs et de feuillages d'autres nuances. habitués à vivre avec une.et presque-éhV gantes._ leur expression naturelle une. L'herbe haute et sombre était elle-même immobile. pauvre. en regardant attentivement au-dessus des crêtes aiguës [du gazon. ces bergers. resbesoin d'expansion qui est le sentent l'impérieux "premier fondement de nos sociétés. et d'un gilet d'étoffe blanche en bourre de soie. Sa tournure ne manquait pas d'une certaine. où j'espérais voir l'agreste chanteur. était déserte. situé à l'un des angles de la prairie. se distin: il était guait par une singularité remarquable coupé. parce qu'ils avaient peut-être.au moins aussi étranges. mais la douleur. l'homme qui chantait. pour là forme et pour la couleur. avec des étoiles au front. et seules quelques fougères courbaient parfois leurs têtes gracieuses sous la caresse tiède et parfumée du vent. et ainsi l'onvoyait que ce n'était ni l'âge.••. le gilet était effrangé partout. tantôt cadencée comme celle des soldats. de couleur plus claire ou tout à fait noire. pareille à des jets d'or liquidé. à la hauteur des coudes. enfin leur tête intelligente et dure. ceux qui déparent nos paysans dans leurs grandes le jour de leurs. Le temps avait aussi laissé la trace ineffaçable de ses ravages sur l'habit. ni la misère qui l'avaient à ce point réduit. les premiers. serré à partir des genoux en des guêtres dp toile grise. les bruyères et les fleurettes des bois. : '. cependant. En^ suivant lentement leurs chèvres ou leurs. qui s'avança avec une sorte de majesté jusqu'au milieu du pacage. sur les guêtres et sur les souliers de cuir blanc qui chaussaient mon héros. et qui. à .. qu'il paraissait. offrait au premier abord ./JÉs Dans ses grands yeux. entre tous. En dehors de cet appareil bizarre.LÉ ROMAN POPULAIRE. Je me dégageai de l'enchevêtrement des arbres et des lianes> et j'arrivai facilement sur la lisière d'une grande prairie. un sentiment plus exquis des rapports de l'homme et dé la nature. C'était un troupeau de jeunes velles de cette race aux longues cornes. C'était un homme dont les formes étaient aussi grêles que celles d'un adolescent. et grossièrement rapiécé dans une partie moins noble . tantôt alourdie comme celle d'un homme de labeur. ni la faim. ils donnent des noms humains. et laissait à découvert deux longs bras.ch£raB^H alors que je l'avais aperçu . Pardessus ces deux vêtements qui composaient ce qu'on pourrait appeler l'indispensable. L Ce devait être là le refrain favori d'un pauvre pâtre.grâce massive. auxquels.

. je reconnus arrachait Le foules semée de violettes. il s'accroupit dansle cei'cle formé par les génisses qui broutaient.-' . » nou!.. qui nous avait lui-même en guise de vers nous. il nous donna ses deux bouquets et retourna vers ses génisses^ en. et j'eus peur. pour en contempler Et. sives et je n?avaispoint oubliél'expression quecomla déraison ou paisible résignée. gnantes qui m'avaient Je sentis vaguement qu'il né s'agissait ici ni d'une ni d'iïn'accident de ni d'un châtiment. Sylva« C'est Sylvanou. ou dans les Sur les bords sauvages des torrents. en liant.. Cependant. teints du sang de Ju/«Mes bras sont toujours .de moi un frais éclat de rire. enlaçaient leurs lèvres avec un plaisir innocent et fraternel. ayan t fait Une visite récente à l'asile dé Saint-Robert. et présentant à chacune et poétique offrande. dé tout sexe et de toute famille.. et Sylvanou. Je mais d'un accident ou des hommes.. chaque année.dans les Le jour. de tout âge. : Il> s'avança triste et grave. sans qu'il nous fût possible de lui répondre. pêlebouquet. nelleet des brins'de gazon.. Quand le bûleurs têtes frémissantes cheron vient pour les abattre.. côte à côte. expiation d'herbes. des sylves. plés même dans la mort et se confondent leurs fines branches s'enchevêtrent. flammés des jeunes hommes. et de ce geste.. ety persuadée que ce fou n'était point fuet de lui parler s'il rieux. -. et elle me conta le long du chemin^ l'histoire de Juvenque et de Sylvanou. Juvenque commese sont toujours aimés dans nos montagnes filles et garçons qui. je résolus de l'observer était besoin. unepersonse modula près.-. (1) d'une. se diriger deux énormes amas de violettes. plongea à plusieurs dans le gazon. de nous sa singulière 'dit. mais l'aspect de ce visage. une explication plus claire. chantant de nouveau son mélancolique. qu'il.les ayant retirés aussitôt. et à la Je cédai donc à la fois à la compassion curiosité. et dressent vers l'azur tranquille et joyeuses.et sans épouvante. ses longs bias nus reprises. '. contre là force d'inertie des événements intelligence social. le fou. mais poussée par je ne sais'quels des. il nous .élevait Je remarquai ensuite vers les cieux comme s'il eût voulu imou cousommer une un mystérieux pardon plorer de touffes étaient chargées suprême. est né sur terre du premier regard du Mais l'Amour aussi puissant et aussi profond. ferme . mais d'un malheur. . au centre de la prairie. Je revins avec elle au village. comme de la voix et ils souriaient Ainsi le premier miroir de Juvenque fut les yeux de .. sortis de terre en même temps et prèsenlacent leurs troncs et leursque au même endroit. Le temps de ces pures amours est déjà fort ancien. on rencontre retraites mystérieuses flexibles ou deux fiers peuparfois deux bouleaux pliers qui. aperniais je vis le fou. Prenez celles-ci ! emportez-les l>pour en respirer l'enivrant la pourpre sinistre. ces malheureuses en fixant sur moi ses prunelles yeux les larmes remplies de douleurs et de reproches.. -. et les premiers coups de sa hache cruelle de sève. des cieux feuillages.. la plus conforme peut-être divins des mêlé et aux destins primitifs hommes. Elle ne me magnaneusès :laissa pas le temps de l'interroger me dit-elle. J'allais m'enfuir. Je vais cueillir une fleur sombre. salles op.' mêle avec des feuilles de menthe sauvage. de fleurettes et de. et sur les collines. Le vacher regarda le ciel ainsi. : parfum. de citro. en elle une des et je reconnus Je me retournai. bientôt que ses mains.''''.. Ils tombent enfin. et Syl. En examinant aussi que la le gazou autour de moi. et je me disposais à repour demander prendre le: chemin de SainWéran. Elle réunit un jour ces deux enfants. voisine. et depuis. Qui naît dans l'ombre . couple premier aussi doux qu'il paraît de nos jours aux coeurs'en-* . un regard du pauvre vacher . il ne saurait respecter l'un d'eux. sans raison.. leurs corps et joignaient leurs mains.. (1) Femmes qui élèvent les vers à soie. le sang' de Juvenque a produit des. et se dessèchent. m'arrêta. c'est-à-dire font perdre à chacun autant accouautant de sang. j'avais parcouru les folles inofiénvivent commun en lés. plantes. ' . ont vécu et ensemdu soleil et au ble se sont épanouis à la chaleur souffle vivant de la nature. refrain: -.La vie des champs.• Tels étaient et furent toujours Juvenque vanou..: l'explication que je n'avais pas aperçuejusqu'alors. encore en mon pays bêtes et gens. La jeune paysanne riait toujours.'• -"."' Yi vint parfum des jnois d'aniour. muniqueau regard avait fait poindre à mes Une de. était foa que cet homme compris instinctivement de désespoir.. toujours sur le sol qui les nourrit. Lors de ma visité à Saint-Robert.mais et elles repoussent fleurs.' de cerire les plus poieffaçavdé mon esprit les impressions ' alors assaillie. el. J'allais lui demander. J'étais vivement émue.M ' LE ROMAN POPULAIRE. II et Juvenque aimait Sylvanou aimait Juvenque Sylvanou.Aussi s'aimaient-ils. prairieétait avec une sorte de frénésie et en jonchait la pâture de ses génisses. dégradation. ils rapprochaient seins cachés du dieu d'amour. menant paître leurs troupeaux leur ravins. ils se cherchaient en s'apercevant. ^' Et meurtau jour.. les conune expression d'horreur templa longuement'avec presque sinistre. çues.' J'avais vu la: folié de près. le soir assis devant là dès fatigués : de et se_ reposant chaumière du coeur et s'appelaient journée. d'un choc terrible d'une nature. tout à coup de cette étrange aventure. venque.

grossier. dépuis peiné.d'un air farouche. pour plus que Les siens d'ailheures dans son logis.-vit l'ayant j sembla se ranimer. ' dans la campagne. chez lés autres.' prés. et tandis qu'il se on l'avait vu plusieurs fois rentrer couvert de sangy leurs Taidaiènt et sinistre.elle vit un homme ruis.néchér-s étàitla fille d'un bravé homme* qui. Elle il menait au paquis. mais ses mont. leurs la répression des lois. que faciles.regardée savait-il lire. Mais: néan. quelques village.. Le grand Penet. et Sylvanou Ainsi. leur condition. et l'on pouvait la comparer.. Elle avait la beauté..'.leurs admirations... Il était contrebandier* respectable que toute autre. . tomber devant. sans craindre ni le vent. sans injure. restait eh friche. qu'on appelait lé grand Penet. sous un madras lourd et qu'on pouvait. et la première fut lés . Juvenque. de passion et que fût bandes qui. à intervalles inégaux. long et pâle. en apparence. comme une champs les meilleurs reine humble et soucieuse. considé• rer cette émigration comme un bienfait. sa femme blessé.. de tout temps. 'répandait et. Il est vrai que yeux! lumineux cette conscription n'enleva jamais à nos était couronnée d'un luxuriant diadème de cheveux volontaire bras. elle du coùiUiùn des valets de ferme. maison. épuisé de fatigue.• . • affection presque ineffable à laquelle ils.selant de sang. femme et un enfant. Juvenque fout à fait pauvre.rejoindre quelques niais on ne le méprisait à l'égal point à Saint-Yéran pas plus loin. vie. fuyant. vbyaft aussi parfois. quelquefois d'abord. taciTéran. l'offrit tpùte pleine au blessé. la rendu. couverte qu'une Juvenque. la supplia dé puiser de l'eau V nient. Toutes les Tellement de sentiment et de. cauteleux Grésivaudan. jamais. vaches à la ferme. elle jeta dans l'eau bouillonnante la petite amphore de grés épais. et puis encore parler noblevaincu par la douleur. qui inspirait autant d'é-. Cependant. était fort Sylvanou.cbasteté. eu un certain point de vue. dure. mais ils avaient des trésors 1 communs : ~. se délicate. maigres arpents mais il ne cultivait jamais son bien. à Sâintr dé' •durs travaux. vait donc jamais posséder ni champ ni troupeau. Il venait cependant.ne. remplissaient pour l'année son pauvre grenier. et beaucoup de son amitié . aussi l'ayant.appartenait et sa. Aussi ces indices avaient-ils à donc. mais les plus lâches. regardé. quelques champs. dans là vallée du était revenu dans son pays avec une brutal. ni la froi. et il vivait hors de du pays. nant sur le rivage. ayant amassé quelques sacs d'écus après vingt ans En ce temps-là on. Elle n'était jpôint jolie en un mot. et Juvenque gardait un tout homme honnête qui va travailler pour gagner petit troupeau composé de chèvres et de brebis. était le fils d'une pauvre instinctif que de crainte fondée. et l'homme. masure Il ne deUn soir d'automne. sans s'en douter aucunement. Ses traits étaient étranges et fiers. écrire. qu'un jardinet des habitants du village et peu connu de la plupart où croissaient et pour abri surtout des jeunes gens. de France en Bavière et du Rhin au Pié. l'aristocratie changer tous les soupçons en certitude. recrutent ailleurs. et devait la. à l'une de et les çon— dans l'Isère cette coupable industrie. avec grande qui.dûnt resSylvanou Sylvanou. c'est-à-dire avec une turne. possédait de bien autres richesses. un jeune homme richesse plus grande encore.vu partir allègre. on. Il vivait là du proet son-vieux _ père aveuglé. s'était attardée sur les crêtes de Cheet pour gagner le pain qui suffisait à deux existences vrières et ramenait tardivement son troupeau. d'extase les plus sa blessure. répandit dé l'eau sur son. qu'elle cachait suivant la saison. dans seslabeurs. pour la blancheur des monts et pour là beauté et celte du ciel. La situation et la nature de mon [pays y ont outre cet héritage. les fraudes douanières aussi' d'aiU elle était douée nalu. a ruiné .-. pour tout bien. l'un des plus aimables jeunes hommes de la Celui-ci but. et y avait acheté et Sylvanou. quelques légumes. . visage et contrée. de retenue. qui avait alors . rant. pour la nature qui les environnait. rencontré à demi mourant sur la rive gazonnée du Savourây. était-elle connue de tous de la possession et du travail. Étonnée. . qui conduisait lui-même d'un fermier voisin.. lui avait donné un Elle s'approcha curieuse et secouràble. avec Une ivresse mortelle piralé'•'•parfum : lêvrèsvdé Juvenque* : L'Un èli faùtre étaient fils de paysans. une manière d'aristocratie. l'avait hideux livrait tout entier à ses soins rustiques. llùvénqUe chaient pas même à donner un nom. du village. mais heureux du moins quand les blés qu'il avait semés plusieurs années. outre qu'il lé curé l'ayant était honnête et vaillant. Tout à coup. toujours nouvelles pour le vert des .LE ROMAN POPtTLAIRE* 15 était presque riche. loignement veuve qui n'avait. il autour de lui je ne sais qïiel agreste pardont toutes nos bergères se munissent. moins 1 il-y avait une assez grande différence: dans . et noirs. mais peu de sa science. 1rose . grande et robuste. les vaches ses avait quitté Sylvanou. Enfin. leùT jeunesse. Il avait au sa. ou sous un grand chapeau de paille brune. comme il fait encore. au demeunaturelle. de chaume. et se ces fleurs rouges et noires qui croissent librement exercent leur métier trebandiers dangereux dans les guérets. Sa tête de bergère naïve recrutèrent toujours dans les Alpes. ^duit dé ses champs. dispos et joyeux* comme vaquait à'ceux de la maison. Elle suffi pour son pain. leurs sensations. quinze ans. l'extension de nos frontières Aujourd'hui. comme Juvenque de terre. l'avenir à-son de s'enfermer voir que ses soins profitaient et souvent de nuit jour*. bien qu'il fût maigre. savants. Syl'vanou était donc du peuple . partout au contraire. mais Si pour quelques héritage et non à'Ia fortune d'autrui.. et.et il disait souvent des choses qui'étonnaient du torrent pour qu'il étençhât sa soif et qu'il lavât et ravissaient les plus. car. mais sans répondre. sévère] fréquentes quelque grâce et le charme suprêmes. elle était pourtant au commerce illégal ou prohibé. juvenque. mais rayonnante.. la ramefum de distinction et c'était. se livrent et doux. aussi haute et aussi mystérieuse en réalité.

T. :-. blessé pour ' .. UU'llt JULES LE CLERE ET C».'v J.. l'épaule de Sylvanou . se dirigeaient par groupes i vers leurs maisons. .v où les attendait. (La suite auprochaiiinuméro). tandis'que 'bride-.Haletante^etrtroubléej mais ivre de joie et..- et je te hais..''..: ^''i-: +'> i-v.V. '."' " C'était Sylvanou.. apercevant Judarmje'ipaçut^ur ' r. Elle allait répondre:..Lçi Qù^às-tU juifenqué.-. V. '..s'.'-<( <. ] Tout était joie.prbsque ^mënti gendarme. aussi a tëliançer. . . afin que. se regardèrentetbientôt parièrent ainsi: :. .lui..'elle's'enfUit vers ses moutons. CiwuAianiE. Juvenque. elle ne:parla j amais de cette ^rëncontrëJ à1 Sylv. bordent la doublé rangée des maisons sur la"grande place de Saint-Vérah. .'! Quant à JuvënqUè ... -— Ôh ! non. M..'"-'". sous. Le grand Penet les regarda s'éloigner en murmu^ rant :. vint avec. Reproduction interdite...N'àvèz-vous pas vu" . ! Seul.. eti souriant et m'a dit: Fille.."-:'^:i.âriou. car rieu. sortant du taillis. un jeune homme.ëvëïiaiit de cette. sëtnblait se dérober à ce ibbnhèur. laisser choir.-. Adossé à l'un des arbres centenaires: qui .V.. que lu ne ...'.:'=.-.grand Penet qui. ils éprouvaient à se regarder comme autrefois un plaisir particulièrement 'doùlourëux. monsieur. la s'est-ili enfui? ..toi/sigaiè. . la jeune fille s'était levée et s'appuyait pour.A. s'écoule lentement et avec des sourires ' dans la.: et se contenta de dire en ' confession au bon curé : '/ ! . s'élèvent dans la pàtivrë nëf en même temps.ISou.':..iveux pas' te perdre. flonA car je t'aime* càr.mon étquela jbie'dëtousinsultait pdurto^jôùrs .fête. et/montrant bord de l'eau. .m'ènjénds-to? 1ervëuxrtji? et m'aimes-tu ?..\. :>. et j'inç<£nnu>se^ gen. I C'était l'heure où les derniers chants religieux i des vierges.-"-. Depuis longtemps déjà.. jjj. et où là foule plus nombreuse des âmes tièdes.| quille.dit te: :'\ v. bonh'éurà mais ils avaient quelque chose à se dire/ et qù 'aucun d'eux' ne disait. . sur .courir un homme.cpmïne .. je l'aime.j?âi.É.. sanglante au front et ' : '. que cpmme un soleil décoloré. large trouée. qui n'était instants'après.. dans sa prison comme un agneau qui voit sa mère.. ' vanou.et virent devant eux le. terre sècné^leSiSabbts d'un cheval lancé au galop."'".s. > .'''• '-: " i: 0Uelquesï blessé.':le. et. de ceux qui s'unissaient à. reculatbu^éponjyântée. sur la .. ..'fauvettes?' chàrité's'plùs. v: EtV totité honteuse.'. le devoir \ accompli. arriver au -' ' .POPULAIRE. presque à leur si -u:^ \. - Le lendemain. . . •>-„. ". èlfôTépçmdit : « — ILest sûrement passé là. zr .'.'' '')'.. .'^ . de crainte. \ '-.yijëi Juvenque!. :./'.<--. .: .. ô Syl# •" > .. pour la-première fois dèidégùisèr quelque chose de p|Ta^fré. .. un> riëànë4l ment presque sinistre ramasser son gibier sousdëurs! yeux.•.alouette mourante. entendit au même instant retentir.pour Jâ première fois' un-embarras " •'"' 1 crueiJ' •.Jesfarrjr^ Sylvanou entraîna Jirverique .reprit tout songeur le chemin dé la' montagne.'. jene. / Et tandis que les' derniers tintements dés clocheâ en mourant dans l'azur infini^ les s'éteignaient paysans.''.besoin? du do|gt lé chemin qu'avait la'yérité..qu'en te yoyabt. MB CASSETTE. — Lù Directeur-Gémnl : A. -. '. béilèl-et dequelcôté ':L% pauvre enfant éprouva. . trai*.n\':r..... .'.^'. v"'. et regardait avec un accable-v inent distrait tomber à ses pieds les feuilles jaunies qu'une brise encore douce détachait des derniers ' '• 'rameaux. toutmpnksang et toute ma vie. . . et poignant^ Ils-n'avaient pas 'moins de se voir.-.dain un coup de feu retentit à quelqueSipas des deux amants qui virent tomber.sjécoi^nt enidelmrs de moi !:î^n^çafi j'irai ce sùir_trouyer. par 'un sentiment de pudeur bu. si je nieursy tu ne sois . af^ fections. .. tout fumant.'. à se parler. .: >.y -' Ils se serrèrent instinctivement l'Un contféJ'àûtfè. vieux et jeunes. . . .'mais'leurattitude' respective tranaïf. qui la suppliait tremblant et agenouillé. Claude de Jean avec Marié —r^x'fiauçàilies' semB^s^a^j'àryu^dariser ' blaitque" j'enviaisi le sort.'" ''-''. '• — à Un Mon.".-. ' la terre. pieds..toi : -si """'" soinbre çômmé un/maudit? / ' i. :"' Un jôurf pendant que l'ombre descendaittles col1 pauvre lines'. qui ne l'avaient. ~'•/j-'.... comme si.. . t ...':. '.ne point se. .ton vieux pèrepour lëisupplieri de te donner à moi^ à moi pour tqujpuçslià moii pour la. ni famille. pendant quë^pêlè-ndêlë les'•'Vachjssdu 1fille broutaient de moutons la jeune berger et les . à vivre ensemble .pas "attendue et qui étaient le gendarme tournait dëj|àf bien loin. 'd'une) claire! fontaine et sur la limliteid^uri'bbisi-Ils s'assirènt^url/hérbe'mouillée. '' Un an un soleil'd'ocpâle après 'cëtte'àyênture. D'HERBELÎN. . il me semble qu'en te parlant: ainsi. . rue ensoleillée. Sylvanou ?.. mon coeur bondit.V " flu'il avait une.. . . non! car la vie sans toi ne m'appàraît plus chjàgrin.vengpeï.-le sortit de sa'cachette et autre. 'il'ne suivait des yeux ni.' "-> . vingt ans de Sylvâhôû. insensible d'ailleurs à ce \ spectacle. pias Randonnée -—ybudrais-tù-mô quitterJûvèhqué? '—-Pourrait-ôn nous..„.• mue.. t : ' J -.. tobre illumina les seize ans de Juvenque et les '. parfum.au'bord. l'aspect du] parvis de la petite église de Saint-Vérah aurait bf-l fort à vos yeux une image fidèle du calme radieux j de la vie rustique.:'[[ . Non.l'autre rive>. . lumière. mon père m'a reil faudra songer gardée.perei.que' je'grànd:jPënët. u': i. .. : .et hissait . qui était un dimanche..^"'Qù'âs-tu doux. '' les...-' . une pauvre .u . que tusois SyJvanoU.--. lé repas des jours de fête. FAU1S.. séparer.t'L . di3|suivrô Je. . r-.J6 LE ROMAN .dë>tendresse.'.'-.• — Et moi aussi. . -.. que les actions de grâces des fervents. sur.Ils se retournèrent . '' -': . un péril les menaçait et revinrent bientôf à Saint-Yéran silencieux et presque tristes.lËlle.