Grammaire française pour le cours moyen (I et II

)

Calvet et Chompret

Grammaire Française Cours moyen
Par

J. Calvet Agrégé de l'Université Professeur à l'Institut catholique de Paris

C. Chompret Licencié ès lettres ancien Professeur au Collège Stanislas

Huitième édition

PARIS J. DE GIGORD, EDITEUR Rue Cassette, 15 1931

Reconstruire l'école

1/138

Grammaire française pour le cours moyen (I et II)

Calvet et Chompret

PREFACE

Dans cette grammaire destinée aux enfants de neuf à douze ans, nous avons suivi la même méthode que dans le livre élémentaire qui a été publié précédemment. Ce Cours moyen constitue une grammaire complète de l'usage ; le Cours supérieur qui est sous presse ne comprendra en plus que l'histoire de la langue. Ainsi, depuis le début de leurs études classiques (classe de sixième), jusqu'à la fin, les élèves se trouveront en présence des mêmes formules grammaticales. C'est dire que tous les chapitres de notre livre ne doivent pas être appris à fond à une première étude : le maître choisira les notions qui conviennent à la force de ses élèves. D'ailleurs, ici comme dans toute grammaire, il y a des pages que l'élève consulte, mais qu'il n'apprend pas, par exemple ce qui regarde la prononciation et la formation des mots : ces deux chapitres, très complets, pourront être un bon instrument de travail. Certaines notions importantes (éléments de la proposition, compléments, espèces de verbes) ont été étudiées à deux endroits, dans la morphologie et dans la syntaxe : nous n'avons pas craint de répéter des formules sur lesquelles le maître devra revenir pour ainsi dire chaque jour. Pour ce volume, comme pour 1es précédents, nous sollicitons instamment les observations de nos collègues. C. C. J. C.

Reconstruire l'école

2/138

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) GRAMMAIRE FRANCAISE COURS MOYEN ---------------------

Calvet et Chompret

NOTIONS PRELIMINAIRES
Le langage. L'homme fait connaître ce qu'il pense par le 1angage. Le langage est parlé ou écrit. Le langage parlé se sert de sons. Le langage écrit se sert de lettres qui représentent ces sons. Les mots. Les mots sont des groupes de lettres ou de sons désignant les êtres, leurs qualités, leurs actions, etc. Dieu, père, aime, sont des mots. Les propositions. Les propositions sont des groupes de mots exprimant une idée. Dieu est grand, le père est bon, sont des propositions. Les phrases. Les phrases sont des groupes de propositions formant un sens complet. J'aime mon père qui est bon, est une phrase. Une seule proposition suffit parfois pour faire une phrase : j'aime mon père. La Grammaire. Le livre qui nous enseigne à bien employer les mots, à bien former les propositions et les phrases, s'appelle une Grammaire. La grammaire est donc l'art de parler et d'écrire correctement. Division de la Grammaire. La grammaire se divise en trois parties : 1° la Phonétique qui étudie les lettres et les sons (phonétique, du mot grec, phoné qui signifie voix); 2° la Morphologie qui étudie les formes variables ou invariables des mots (morphologie, des mots grecs morphé forme, et logos discours); 3° la Syntaxe qui étudie la manière de construire les mots dans la proposition et les propositions dans la phrase (syntaxe, des mots grecs taxis disposition, et sun ensemble, avec).

Reconstruire l'école

3/138

Les voyelles simples. Il y a vingt consonnes : b. d. r. m. et 3° la prononciation des lettres et des syllabes. L'alphabet. et en voyelles composées qui sont formées de plusieurs lettres : eau dans beau. o. i. w. mais produisent deux sons : ia dans diable. o. Les mots se composent de lettres. Les voyelles proprement dites. s. n. x. t. m. Les voyelles proprement dites considérées comme des lettres se divisent en voyelles simples qui sont formées par une seule lettre : a dans table . v. z. r. Les consonnes ne sonnent qu'à l'aide des voyelles p. Division des voyelles. Il y a cinq voyelles : a. y. u.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret PREMIERE PARTIE PHONETIQUE La Phonétique étudie 1° les lettres et les sons isolés. Didon. h. x. q. i. Les Voyelles. o. dans Padoue. L'alphabet français compte vingt-six lettres qui sont : a. Les voyelles sont sonores par ellesmêmes : a. L'ensemble des lettres en usage dans une langue s'appelle l'alphabet. q. CHAPITRE PREMIER CLASSIFICATION DES LETTRES ET DES SONS ISOLES. p. 1. Reconstruire l'école 4/138 . e. u. c. Il y a une lettre qui est tantôt voyelle.v. z. f. t. w. k. h. Il y a deux sortes de lettres : les voyelles et les consonnes. c. g. Les voyelles se divisent en voyelles proprement dites qui ne produisent qu'un son par une seule émission de voix : a dans table . e. p. b. L'alphabet français. j. d. n. k. s. et en diphtongues qui se prononcent d'une seule émission de voix. 2° les lettres unies dans la syllabe. j. Voyelles et consonnes. 1. f. tantôt semi-consonne : y. d. Papin.

vérité . eu. prononcé comme u simple dans gageure. iu reliure. u et parfois y. qui se prononce très légèrement comme dans rose. Tels sont les groupes ai. ei vieil. ao prononcé comme ô dans Saône. oi roi. Les diphtongues sont des voyelles composées qui se prononcent d'une seule émission de voix. comme dans martyr. cela arrive en général quand il est dans le corps d'un mot et à la suite d'une autre voyelle.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Les voyelles simples sont a. tulipe. L'y voyelle a tantôt la valeur d'un i. marguerite . partout prononcé comme u allemand : loup. 2° l'é fermé. qui se prononce la bouche presque ouverte comme dans père. Ailleurs. prononcé comme o dans beau. iais niais. Ainsi : ai corail. ie miel. eu. ieu mieux. e. eau. i. Yatagan. io violette. prononcé comme e muet dans meule. Les voyelles considérées comme sons. Il y a trois sortes d'e : 1° l'e muet. La plupart des autres diphtongues se terminent au contraire par la voyelle i. ui luire. frère. iou biniou. Certains groupes de voyelles prononcées d'une seule émission de voix. prononcé comme è ouvert dans palais. tantôt la valeur de deux i comme dans pays (pai-is) . ai prononcé comme é fermé dans je parlai. 3° l'è ouvert. Telles sont : ia diable. ne produisent également qu'un son simple : ce sont les voyelles composées. y est semi-consonne : Bayard. ei. prononcé comme a dans Laon. oe poêle. mais laissent entendre deux sons. Les voyelles considérées comme des sons s'appellent voyelles pures lorsque leur son fondamental Reconstruire l'école 5/138 . Les diphtongues. Les voyelles composées. o. qui se prononce la bouche presque fermée comme dans bonté. prononcé comme è ouvert dans reine. au prononcé comme o dans épaule. ao. Un certain nombre de diphtongues commencent par la lettre i. ou. mère.

amiante. aim : bain. en. ien : chien. embonpoint. f. les consonnes se divisent en trois ordres : 1° les palatales (appelées parfois à tort gutturales). n . 2° les dentales. tant. moins. groin. bonbonne.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret n'est modifié par aucune résonance : a dans table . guimpe . faim. r . succinct. font. m. on. z. b. Cette fusion des voyelles avec les consonnes m ou n se produit chaque fois que ces consonnes terminent le mot ou sont elles-mêmes suivies de consonnes. Les Consonnes. voyelles simples nasales : an. p. exemple. um : un. Reconstruire l'école 6/138 . suint. rein. uin : juin. k. qui se prononcent du palais : c. p. seing. humble. lent. Diphtongues nasales ian. iam : viande. les voyelles composées et les diphtongues. in. v. q. Les mots suivants font seuls exception : bonbon. m. malouin. et voyelles nasales lorsque leur son fondamental est accompagné d'une résonance nasale : a dans chant. s. Les voyelles deviennent nasales lorsqu'elles sont suivies des consonnes m ou n qui se fondent avec elles dans la prononciation. rien. om : on. im : fin. Reims. bon. brimborion. g.C'est toujours m. iambe. t. am : an. et non n. ouin : marsouin. prompt . bonbonnière. un. . emmener . que l'on trouve devant b.ou linguales. camp. brun. pain. ein. qui sont prononcées par la langue qui appuie contre les dents (dentes. et néanmoins. eim : sein. parfum. 1. Ordres de consonnes. em : en. Voyelles composées nasales ain. champs. Peuvent être nasales : les voyelles simples. oin : loin. 3° les labiales qui sont formées surtout par le mouvement des lèvres (labia). Si on considère les organes qui servent à les articuler. nimbe. essaim . ion : lion. pingouin. lingua) : d. j. Remarque.

z. les consonnes se divisent en deux degrés : 1° les douces (ou sonores). n v m g ch. 3° les liquides. p. h aspirée d s b f c. La lettre x est une consonne double. I.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Espèces de consonnes. 2° les fortes (ou sourdes). ainsi nommées parce que pour les prononcer la bouche s'ouvre et se ferme brusquement et que leur son ne peut se prolonger : c. ainsi nommées parce qu'elles se prononcent avec une sorte de sifflement : s. d. de k : ciste. k. q t p Reconstruire l'école 7/138 . cage. ainsi nommées parce qu'elles se lient si facilement aux autres lettres qu'elles semblent couler dans la prononciation : l. quand elles ont une sorte de son délayé : bastille. q. j. pain. t. selle. ch . v. 2° les spirantes ou sifflantes. dans g àà. III. dans c (= s) la douce de c = k) : César. Degrés de consonnes. de qu : cinq. second. parce qu'elles se prononcent légèrement du nez. agneau. g. czar. fendre. On reconnaît ainsi : dans b la douce de p : bain. Si on considère l'intensité de la prononciation. Remarques. de c = g) : leçon. TABLEAU DES CONSONNES PALATALES DENTALES LABIALES fortes Muettes douces fortes Spirantes douces Liquides fortes j. b. qui sont prononcées avec un moindre effort : b. dans d la douce de t : donner.. tonner. chatte dans v àààde f : vendre. elle équivaut à cs. m et n sont appelées aussi nasales. n. dans z ààà de s : zèle. r. II. les consonnes se divisent en trois espèces : 1° les muettes ou explosives. Si on considère la qualité de l'articulation. m. y r z l. k. ks ou gs : Xerxès. f. 1 et n sont appelées 1 mouillée et n mouillée. dans j ààà de ch : jatte. de c (= k) : gage. quint. qui sont prononcées avec plus d'énergie : p. kyste.

elle est appelée h aspirée. La lettre h. quand elle est douce.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Remarques 1. 2. Reconstruire l'école 8/138 . parce qu'elle est nulle dans la prononciation : l'homme . quand elle est forte. est appelée h muette. et. parce qu'elle produit alors un son fort et heurté qui s'oppose à toute liaison et à toute élision : la hache. Les liquides non mouillées sont toujours fortes.

isth-me. Reconstruire l'école 9/138 . Dans fer il y a une syllabe . Une syllabe est une lettre ou un groupe de lettres qui se prononcent d'une seule émission de voix. Remarques.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE II LA SYLLABE. o-va-les . Une syllabe dont l'unique voyelle est un e muet est une syllabe muette : sable.I. Dans l'écriture on peut couper un mot d'une ligne à l'autre en séparant les syllabes. est une syllabe sonore : coq. une consonne simple ou composée (ch. couvée. il faut savoir que la syllabe commence toujours par une voyelle simple ou composée. dans fer-ru-re il y en a trois. on doit donc syllaber ainsi : fes-tons . as-tra-ga-les . La syllabe. rh. Pour décomposer les mots en syllabes. un mot de plusieurs syllabes s'appelle un polysyllabe. Une syllabe qui renferme une syllabe sonore. dans fer-rer il y en a deux . pour syllaber. II. Les lettres en s'unissant pour former les mots constituent des groupes que l'on appelle syllabes. Un mot d'une seule syllabe s'appelle monosyllabe . un mot de deux syllabes s'appelle dissyllabe . dis-trict . . th). Comment syllaber. mais on ne doit jamais séparer les lettres d'une syllabe. même suivie d'un e muet. ph. Espèces de syllabes. poulet. dune. ou un groupe de consonnes formé d'une muette et d'une liquide . un mot de trois syllabes s'appelle trisyllabe. fonc-tion.

1° Au point de vue de la sonorité. Eléments de la prononciation. Jean. La voyelle A. A est muet et nul dans août. rouennerie et dans tous les adverbes en em-ment. les syllabes sont accentuées ou atones : accentuées. les voyelles et les consonnes sont sonores ou muettes : c est sonore dans lac et muet dans tabac. solennité. E se prononce a dans femme. longues quand le son est prolongé de manière à avoir environ la valeur de deux brèves : u est bref dans lutte. placard. indemniser (mais pas dans indemne). taon. toi est accentuée. are. long dans flûte. A est bref quand il est suivi d'une consonne articulée : délicate. nenni. heaume. Maupeou. quand la voix les prononce avec moins d'intensité : dans victoi-re. disparaît. la quantité et la tonalité. Les voyelles accentuées ou toniques sont longues ou brèves. ingrate. Saint-Saens. Pour la prononciation des lettres et des syllabes il faut distinguer : la sonorité. . c'est-à-dire à peu près comme un e : James (djèms). toast . épeautre. L'habitude de le prononcer a dans Jenny. 3° Au point de vue de la tonalité. il se prononce à l'anglaise . E est nul dans Caen. curaçao. quand le son est rapide . solennel. Saône. arre) :amarré. En général l'e tonique est fermé [quand il est final ou suivi de e muet ou d'une consonne qui ne se Reconstruire l'école 10/138 . les règles de leur quantité s'apprendront par l'usage. 2° Au point de vue de la quantité. mais il doit se prononcer dans aoriste. quand la voixinsiste en les prononçant .Dans les mots anglais bien francisés. indemnité. atones. Dans les mots non encore francisés. Toute voyelle surmontée de l'accent circonflexe est longue. vic est atone. hennissement. quaker (coueke'r). Les voyelles atones sont généralement brèves. l'a se prononce comme en français : square. les voyelles et les syllabes sont longues ou brèves : brèves. A est long dans les finales qui ont un r (ar. re est muette.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE III PRONONCIATION DES LETTRES ET DES SYLLABES. il tend à devenir muet dans extraordinaire . Prononciation des voyelles. Remarque. La voyelle E. 1.

La prononciation populaire tend de plus en plus à le supprimer. Il est généralement ouvert et bref quand il est suivi d'une consonne articulée : étoffe. La voyelle composée au (ou eau) se prononce généralement comme o fermé : défaut. du Bellay. se prononce comme e quand il est muet mais qu'on le fait entendre : neuf. La voyelle au. c) Dans la syllabe initiale. La voyelle composée eu. reine. La voyelle oi. On disait de même autrefois faisan (fesan). O est fermé quand il est final ou suivi d'une consonne non articulée : métro. d)Dans les monosyllabes qui sont entraînés dans la suite du discours. c'est-à-dire l'e qui n'est ni fermé ni ouvert n'est pas toujours nul dans la prononciation. Les voyelles composées ai et ei. il tend aussi à disparaître. Dans les autres cas il est le plus souvent muet. II. il doit en principe se faire entendre : tenir. Reconstruire l'école 11/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret prononce pas (excepté dans les finales et et ès) : bonté. La voyelle o. ornement. Par exception.chariot. on applique les règles précédentes . L'é fermé n'est jamais long . 2° Devant un autre mot. on dit : pauv'femme. à la fin et dans le corps des mots. taon. et dans gageure. en particulier l'r. surtout à Paris. chaos. chaussée]. Eu se prononce u dans les formes du verbe avoir : que j'eusse. refaire. L'e muet. quand le monosyllabe est isolé. féroce. b) Dans l'intérieur des mots. Belley. faisander (fesander). excepté quand sa disparition entraînerait trois consonnes de suite : aveuglement. ay et ey se prononcent en général comme è ouvert: parfait. O est nul dans faon.Craon. il est ouvert quand il est suivi d'une consonne non articulée dans les finales èt et ès et toutes les fois qu'il est suivi d'une consonne articulée : forêt. La voyelle eu. ai se prononce comme un e muet dans les formes du verbe faire et dans les composés de faire. mait'd'étude. même dans l'écriture. il a une valeur spéciale et l'e se prononce. échafaud. ressentir. comme ils sont liés à d'autres mots. l'è ouvert est long ou bref suivant l'usage. paon. chef. régulier. a) L'e muet final 1° dans les mots isolés de plusieurs syllabes est en général nul : mortelle et mortel se prononcent de même. procès. quand ai atone est suivi un s : nous faisons (fesons). Laon. bergerie. il se prononce si le mot suivant commence par r ou l suivi d'une diphtongue : il ne mange rien. et la prononciation familière supprime la liquide qui le précède. ouverte ou fermée. Il y a des cas (voir l'élision) où il disparaît complètement.

guet-apens. La nasale un se prononce quelquefois on : dans les mots latins : secundo et dans jungle. Remarque. un. sauf quand il est la préposition en et dans les mots Ecouen. épenthèse. hortensia. Transformation des nasales. Prononciation des nasales. en-nui. mais à la fin des mots il a perdu sa valeur nasale et se prononce à part. Les voyelles i et u sont toujours fermées. en-ivrer. Elles sont longues ou brèves suivant l'usage. en-noblir. et Reconstruire l'école 12/138 . Penthièvre. sauf dans dam. Les nasales. 1° en final se prononce in : païen. prudent. nom. nous vin-mes. parfum.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret La voyelle composée oi se prononce (oua). étaim.M peut remplacer n et prendre un son nasal . in. Les voyelles nasales sont an. Mais la nasalisation s'est conservée dans néan-moins. memento. Elle se prononce comme o dans oignon (ognon) et dans poigne et empoigner mais dans le langage familier seulement. moine. 3° en atone initial se prononce an : entité. chrétien. femme (fame). solennité (sola-nité) et dans les adverbes en emment (ament). Il y a des syllabes nasales qui ont perdu ou qui perdent le son nasal : flamme (flame). adventice. ingrédient. junte. mentor. La nasale on se réduit à e muet dans monsieur (m(e)sieu) et perd la nasalisation dans les mots venus du grec comme epsilon et Kyrie eleison. daim. La nasale on. bref ou long comme a lui-même : étoile. embrun. tender in agenda. année (anée). essaim. menthe. thym. en (qui est tantôt an. stentor. 4° en atone dans l'intérieur des mots se prononce in ou an suivant l'usage an centurie. La nasale un. dom. Lentulus. Les voyelles i et u. examen. faim. 2° en tonique suivi d'une consonne muette se prononce an .compendieux. fermé ou ouvert. La nasale en se prononce tantôt an tantôt in. tantôt in). pensum. enorgueillir. Aventin. appendice. menthol. Buzenval. .tentacule. La nasale en. pentagone. bon sens (sauf dans les formes de venir et de tenir et de leurs composés (il tient). Rouen et Saint-Ouen. on.

le second sifflant : accident. arsenic. sauf dans gibbeux. metsine . occulte. u. reculer. Il peut prendre le son sifflant devant a. par exemple des douces aux fortes et inversement : paquebot devient pagbot . En règle générale. sauf dans marc et clerc. r. o. escroc. pauffam. Il a le son sifflant devant e et i : ceci. C double équivaut à c simple devant a. décoller. B. 1. croc. des passages d'une consonne à l'autre. et il se fait des accommodations. trafic. cric. suc. Règle générale. médecine. Devant e et i les deux c se prononcent le premier guttural. impeccable. Il faut éviter les suppressions et les accommodations exagérées. a) C final se prononce ordinairement : après une voyelle sonore : cognac.C'est une faute choquante de ramener un à in (in jour). C intérieur se prononce toujours. B double équivaut à b : sabbat. mais il serait pédant et de mauvais ton de prononcer toutes les lettres. C. u. chagjour . u : calibre. Remarque. au moyen d'une cédille : ça. accès. o. chaque jour. o. porc. franc. rabbi. sauf 1.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) punch (mais pas dans lunch). radoub. tabac. même après une nasale : sanctifiés. baccalauréat. Après une consonne articulée : talc. pauvre femme. sauf dans donc accentué et dans zinc où il se prononce g. et sonnent toutes les deux dans les mots savants et les mots étrangers. ajonc. Prononciation des consonnes. des voyelles disparaissent. fisc. mais cette règle générale comporte beaucoup d'exceptions. occasion. mais les consonnes doubles se réduisent à une dans les mots purement français. Calvet et Chompret Changement des consonnes. rabbin. Reconstruire l'école 13/138 . gibbosité. broc. Les consonnes intérieures se prononcent toujours. . Il a le son guttural devant a. B intérieur sonne toujours : obstiné. des consonnes se rencontrent. abbatial. sauf dans estomac. sanction. clafcin . b)Il ne se prononce pas après une voyelle nasale : blanc. r : accabler. clavecin. arc. Il a le son de g dans second et ses dérivés. les consonnes finales ne se prononcent pas. Dans la prononciation rapide. f et c. B final est nul : plomb.

D intérieur sonne partout : adjudant. trachéotomie. u : chaos. chirographaire. reddition. dans direct. circonspect. f est nul devant un pluriel commençant par une consonne : neu(f) sous. neu(f) fois neuf . catéchumène. dans distinct. district. Ch final a le son guttural ordinairement : varech. suspect. accord. ailleurs il est sonore : le neuf mai. muid. chélidoine. cachexie. chyle. noeud. chérubin. contact. où il se prononce ké. compact et exact . David. talmud. sauf dans achéen. Ct. archéologie. F. Dans neuf. trochée. choléra. boeuf et nerf au pluriel : des boeu(f)s. etc. Ch intérieur ou en tête des mots a le son guttural devant a. différence. branchie. efféminé. verdict . Remarque. archiépiscopal. F final sonne presque toujours. crescendo (creschendo). krach. bachique. des ner(f)s. chaud. D final est nul dans tous les mots bien français : gourmand. affiche.. fil d'archal et maillechort. excepté dans archal. intellect. Ct sonne dans tact. La Rochefoucau1d. Il est nul dans almanach. succinct. czar (gzar). sauf dans chiromancie. effraction. dans strict. Dans la prononciation oratoire on a une tendance à faire sonner les deux f : diffamer. arachide. amict. sauf dans Gounod. il a le son chuintant dans match. sud. j'en ai neuf. ecchymose. palinod. il a le son chuintant devant i : chirurgie. punch. Ct est nul dans respect. Ch. tachygraphie. Il se prononce double dans addenda et adducteur. Les deux f sonnent dans les mots savants : suffixe.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Prononcez concetti (consetti) dolce (dolche). lichen. des oeu(f)s. Dans les mots français ou bien francisés che ou chi tend à avoir le son chuintant. orchidée. intact. plaid. pachyderme. pied. correct. dans oeuf. infect. archonte. Reconstruire l'école 14/138 . effloresence. o. instinct. D. Il est nul dans clef. Léopold. psychique. eutychéen. F double se réduit à f simple : affaire. et dans les noms propres : Joad. etc. manichéen. archétype. Madrid.. abject . Il sonne dans les mots étrangers : stand. effaré. nid. lunch. Remarque. aspect. caïd. etc. il a le son chuintant devant e : archevêque. et il ne conserve le son guttural que dans les mots savants ou étrangers. exarchat. etc. adjoindre D double équivaut à d simple : addition.

ambiguïté (ambigu-ité). vingt. Il a le son dur et se sépare de l'n dans les mots savants ou étrangers : magnat. Remarque. G dans le corps ou en tête des mots et devant une voyelle a le son guttural devant a. pouding. La règle générale est que l'h est muet quand il est d'origine latine et aspiré dans tous les autres cas. gag(e)ure. u et le son chuintant devant e et i. houille. Exception : h est aspiré dans : hiérarchie. Quand il est muet. L final se prononce ordinairement. mais il ne se marque pas par une aspiration proprement dite . Il sonne dans les mots étrangers drag. houblon. . mais non dans orang-outang ni dans sterling. nom de nombre. aiguiser. hérisser. hameçon. On doit dire jou(g) (joug) et lé (legs) malgré les hésitations de 1'usage. magnifier. hyacinthe. Reconstruire l'école 15/138 . Remarques. huile. magnésie.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret G. Le g double équivaut à g simple : aggraver. etc. hoquet. ouil (corail. Guise. hésiter. aiguière. dans ciguë. regnicole. Le g devant m ou d se prononce toujours. L. harceler. Dans héros l'h est aspiré. soleil. coing.parce qu'il se mouille . Quand il est aspiré. fauteuil. Mais g peut prendre le son chuintant devant o et u par l'addition d'un e qui ne se prononce pas : mang(e)ons. il est un signe orthographique bien plus qu'une lettre ayant sa valeur dans la prononciation. hiatus. pig(e)on. consanguinité (consangu-inité). L'h initial est muet ou aspiré.dans les finales en ail. hectolitre. hisser. à moins qu'il ne soit précédé d'un autre nom de nombre : dix-huit (dizuit). Il en est de même de héraut : le héraut. euil. hôtel. il empêche la liaison et l'élision. Ainsi h est muet dans : homme. hargneux.Dans huit. il disparaît dans la prononciation. l'h est aspiré : le huit. doi(gt). narguer. et il est muet dans les dérivés de héros : l'héroïsme. etc. . l'héraldisme. Il est aspiré dans : hêtre. aiguille (aigu-ille). lignite. o. hérisson. H. hermine.Il ne faut pas confondre cet u muet avec l'u qui se prononce dans les formes du verbe arguer (argu-er). Le g devant n est toujours mouillé dans les mots bien français : magnificence. aiguillon (aigu-illon). Il peut prendre le son guttural devant e et i par l'addition d'un u qui ne se prononce pas : fatiguer. hernie. hyène. guider. fenouil).. linguiste (lingu-iste). poing. eil. G final est nul dans les mots bien français : faubourg. mais il disparaît . stagnant.

sommier. julep. osciller. Chaulnes. présomptif. dictamen. vallée. septennat. symptôme. Villars. mais ou dit daner (damner) et autone (automne). codicille. etc. gramen. cheptel. annuaire. Mais il y a une tendance à prononcer les deux l. Reconstruire l'école 16/138 . cantaloup. Ailleurs il se prononce : indemne. N final nasalise la voyelle qui précède. Villers. mille. innocence. collègue. tennis. chenil. album. gentil. hanap. 2° L est en général mouillé après un i. connexe. coutil. L double se réduit à 1 dans les mots bien français. annoter. pusillanime. sommaire. Aden. hymen. corps. fusil. Gap et dans les mots d'origine étrangère : croup. cyclamen. et sonne dans les mots savants. lichen. etc. L double tantôt est mouillé. pensum. soûl. commentaire. requiem. sirop. doyenné. pouls. commotion. sommation. Ailleurs n double équivaut à n simple : dictionnaire. Belfort. M final. N double sonne comme deux n dans les mots savants : cannibale. Mais il y a des exceptions : distiller. tantôt garde la valeur de consonne. Il sonne dans cap. Carmen. mollusque. gluten. sommet. quand cet i est précédé d'une voyelle : abeille. prompt. 1° L est toujours mouillé après un i. P intérieur devant une consonne se prononce : septembre. excepté dans fils et aulx et dans les noms propres : Paulmier. . M. collège. rébellion.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret L disparaît complètement dans baril. cep. rhum. loup. spécimen. pollen. innombrable. bacille. amen. exemption. sauf dans les cas que nous avons vus. N double conserve souvent le son nasal suivi d'n simple. commerce. grenouille. handicap. cul de jatte. Illinois. galop. pupille. collation. emmancher. etc. Mais on prononce deux m dans les mots savants et dans sommité. commun. même quand cet i n'est pas précédé d'une autre voyelle : Camille. 2° ordinairement après un o : sommeil. exempt. P final est nul dans les mots bien français : drap. Villemain. P. sourcil. eden. N. annuler. nombril. M double équivaut à un seul m 1° quand le premier m nasalise la voyelle qui précède : emmener. Gaultier. Tlemcen. gril. 3° L'l non précédé d'un i garde sa valeur de consonne. L intérieur doit toujours sonner malgré l'abus qui tend à l'introduire. Abraham. temps.grésil. calom-nie. factum. britannique. consomption. outil. illuminé. tranquille. autom-nal. Millet. vaciller. etc. ville et leurs dérivés et composés . M intérieur ne nasalise la voyelle qui précède que quand il est suivi de b ou de p. Septentrion. intérim. On doit dire avec un seul 1 : installer. Il y a exception pour : abdomen. tu romps. ne se nasalise pas et se prononce : harem.

promptitude. sept. erroné. R final se prononce ordinairement : offrir. P double équivaut à p simple : supplique. archer. appétence. ours (au singulier). mais il est nul dans cinq cents. pus. interrègne. Q. clos. quiétude (mais on dit inkiétude). S final ne se prononce pas dans les mots proprement français : profès. sculpter. exempter. liquéfier. trésor. fier. confus. squameux. corridor. excepté dans : gars (ga). indomptable. R double. narration. torride. cher. Par exception. ferraille. os. métis. Varron. Mais il arrive 1° que 1'u se prononce distinctement devant e et i dans: équestre. interroger. questure. tous (accentué). courroux. etc. cinq. Coppée. comptabilité. apporter. quattrocentiste. arrière. Ph se prononce toujours f : philosophie. appendicite. succès. courir et mourir : tu mourras. perruque. équilatéral. Corrèze. maïs. quadrature. haubert. jus. us. Philippique. 2° qu'il se prononce ou devant a dans exequatur. hier. quadrille. Q intérieur est suivi d'un u qui ne se prononce pas mais qui donne au q le son dur : équerre. Tanger. hélas. corroder. séquestre. Appien. appauvrir. squale. parrain. danger. dompter. R intérieur se prononce toujours : carton. équité. Par exception. questeur. Il y a quelques exceptions : 1° le s final se prononce dans as. vis. fer. dans les noms et adjectifs terminés en ier. Q final sonne dans les deux seuls mots où il se trouve : coq. quasiment. las. aquarelle. obséquieux. équateur. ubiquité . obus. enfer.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Par exception. quiétisme. se prononce comme un seul r : arrogance. en cher. entier. appliqué. Boucher. terrorise. opprobre. quinquagénaire. il se prononce double dans : appendice. mais il se prononce ka dans quasi. Il se prononce double dans les mots savants et dans certains mots comme : interruption. reliquat. Fléchier. il est nul dans baptême. terrible. liquéfaction. lis. Béranger. Reims. suppléer. Burrhus et dans les futurs et conditionnels de quérir. et en ger : aimer. correct. verrou. baptismal. quarante. R. jadis. plus (quand il est suivi d'un que ou qu'il indique une opération mathématique). carrière. charrue. mars. équiangle. compter. Mazeppa et quelquefois dans appréhender. quart. quasimodo. corps. Baptiste. chaleur. quartz. il est nul dans les infinitifs en er. 2° Il se prononce en général dans les mots savants ou étrangers et dans les noms propres d'origine Reconstruire l'école 17/138 . septième. loquace. cinq mille. supporter. Verrès. opprimer. cinq francs. atlas. S. etc. Coppet. licencié ès lettres.

Dalmatie. présage. désuétude. S est doux entre deux voyelles dont la première n'est pas nasale : rose. prospectus. Destouches. parasite. héritier. résider. faussaire. discipline. Sarmatie. Mais s est nul dans lesquels. S intérieur se prononce en général et. Damas. doigt. début.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret étrangère : vasistas. T double se prononce comme t simple : littérature. etc. vingt. Le W germanique se prononce comme le v français : Waldeck. assumer. sept et huit (sauf devant un pluriel commençant par une consonne). ticket. La Boétie. abasourdi. embrasser. sot. inertie. T. inertie. debout. Lot. passif . gymnase. sport. Moltke. Rabat. etc. mais il est doux par exception dans nansouk. quand il se prononce. net. argutie. mais on entend deux t dans : atticisme. résolution . Nesle. subsister . Westphalie. pression. Montreuil. scorbut. blocus. désarmer. assez. Montratier. rébus. rapt. transept. intermittent. est. asthme. immédiat. court. et dans d'autres mots comme : asservir. mat. Kant. pittoresque. résection. Devant un i suivi d'une autre voyelle il prend en général le son sifflant de l's dur : nation. chrestomathie. guttural. gratuit. S double se prononce à peu près toujours comme un s simple dur : passage. Desportes. Windthorst. descendre. monosyllabe. Par exception t final sonne dans : fat. bossu. transitoire. Mais les cas sont très nombreux où le t garde devant i le son normal : pitié. subit. épizootie. incessible. dans les mots commençant par le préfixe dis comme dissipation. insister. Claretie. ascenseur. bastion. vivat. Jonas. amitié. palmarès. antienne. Despois. alphabet. pétiole. Stuart. août. pessimiste. assidu. Metz. T intérieur sonne surtout devant un r : montrer. mais il est doux par exception dans : Jersey. Fresnel. obscène. ouest. cobalt. transit. Rembrandt. résister. 2° entre une voyelle nasale et une autre voyelle : penser. Rosny. tiare. but. malt. assonance. granit. mot. assaut. bissextile. attentif. fait. chrétien. Ailleurs qu'entre deux consonnes s est dur (c ou ss) : 1° entre une consonne et une voyelle : sursis. basilique. juillet. exeat. Cujas. crédit. mesdames. iris. moitié. accessit. conscience. il est dur entre deux consonnes. Desmoulins. tiers. dot. prompt. huitième. Reconstruire l'école 18/138 . Mozart. insurrection . Monthyon. Carnot. disséminer. Wagner. registre. salut. antéchrist. Petion. susciter. bahut. Suresnes. Alsace. disciple. Mais il est devenu muet dans isthme. Retz. fret. preterit. obit. début. licet. laps. T final ne se prononce pas : achat. desquels. calicot. mais il est dur dans : préséance. Critias. etc. transport. tennis. gratis. entresol. partie. asymptote. W. discerner. virus. etc. insigne. spartiate. désigner. attitude. primatie. transaction. Cependant on fait entendre deux s dans les mots savants : glossaire. issu. abrupt. Mathias. occiput. dynastie. Belsunce. lest. indult. attrister. ascension. expert.

Newton. interview (mais on dit : interviewer). Ajax. Roubaix. sandwich. excepté dans whist et tramway où il se prononce ou (ouist. Béatrix. Ximénès et Xérès deviennent Kiménès et Kérès. wallace. Douarnenez. Mais 1° l'x se réduit à s dur dans : soixante et ses dérivés. Velasquez.On entend aussi x dans coccyx. New York (cependant on dit aussi : Neuton et NeuYork). Z initial ou intérieur se prononce comme s doux devant une voyelle : zone. bronze. Austerlitz. watman. Z. Metz. Longfellow. larynx. Exupère . Droz. Dreux. aimerez. wagon. Le W anglais dans les mots non francisés se prononce ou devant une voyelle : wisky. snow. Z final se prononce dans : gaz et fez. Lebnitz. crucifix. Buloz. Waddington. assez. silex. borax. X final ne se prononce pas dans les mots vraiment français : faux. ow se prononce en général comme o fermé : Glascow (Glasco). exécrable. Barbaroux. exubérant. Xerxès. Brieux. dixième. watercloset. tramoué). X. phénix. Retz. six couteaux (si couteaux). X final se prononce comme cs dans les mots savants ou étrangers : codex. Newman. nez. Reconstruire l'école 19/138 . Pollux. Rodez. exécuter. à moins qu'ils ne soient suivis d'un pluriel commençant par une consonne : le six mai. Chamonix. riz. luxe. Newcastle. etc. Bruxelles. Auxerre. Xerxès (Csercès) . Morlaix. Forez. Dumouriez. Aix. genoux. Séez. dans deuxième. Le W anglais dans les mots francisés se prononce v. index. Gex. maxime. Cadix. Ew se prononce iou : mildew. flux.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Waterloo. warwick. Witt. Watteau. Par exception x final se prononce comme un s dans dix et six. Il sonne comme un s dans Berlioz. Daily News (délinious). Seltz (dans tous ces mots le t est nul : Coblentz). 3° Xaintrailles se prononce Saintrailles . Auxonne. X intérieur ou initial se prononce cs: rixe. sixième. Z final ne se prononce pas : raz. lynx. 2° x se réduit souvent à gz comme dans : exalter. le dix mai.

le. Les règles fondamentales de la prononciation sont modifiées par les phénomènes suivants : la tonalité . . l'euphonie. et.L'accent tonique ne peut jamais porter sur une syllabe muette. par rapport aux autres qui sont atones. Règle de l'accent tonique. la voix insiste sur la syllabe initiale. on dit qu'elle porte l'accent tonique. dans tous les polysyllabes. par l'accent secondaire. que. plus faible que l'accent tonique : partenaire . dans. il prit congé. le. ne. la. ce. mère. etc. La tonalité ou accent tonique. Accent secondaire. Tu. nai a l'accent principal. qui font groupe avec les mots qui les suivent .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE IV MODIFICATIONS DE LA PRONONCIATION. Dans les polysyllabes. le. il. . Exceptions. etc. me. sont accentués. de. 2° les monosyllabes dont l'unique syllabe est un e muet sont toujours atones : je. Elle est appelée tonique. Reconstruire l'école 20/138 . il y a une syllabe dominante qui est prononcée avec plus d'intensité que les autres . qui de ce fait est frappée d'un accent secondaire. les. il se rejette sur l'avant-dernière : bonté. Influence de l'accent. pour. les liaisons .Sont atones 1° les articles du. Il porte sur la dernière syllabe du mot quand elle est sonore. achever devient j'achève . l'élision. Accent tonique. En français. des. L'accent tonique a souvent donné à la voyelle accentuée un son plein qui est représenté par une combinaison de voyelles. 2° les prépositions et conjonctions de coordination monosyllabiques qui disparaissent pour ainsi dire entre les mots qu'elles unissent : par. les accents et les signes orthographiques. Vous écrirez un mot à Paul : cette proposition n'a que trois accents pour six mots. un. quand elle est muette. Cependant les mots atones peuvent être accentués dans certains cas : Dormira-t-il? Rendez-les. Par conséquent : 1° un mot ne peut jamais se terminer par deux syllabes muettes : relever devient je relève . Viendrais-tu ? Sur ce.

Par conséquent. pain. loi. Exceptions. chers enfants devient cher zenfants et neuf années devient neu vannées. je viens. la suppression de la consonne finale amènerait la rencontre de deux voyelles.Dans la liaison. quand la tonique devient atone. mais on ne doit pas lier savant et est. Il est / onze heures / et demie. effréné . uhlan. les consonnes conservent leur son normal. . . nous devons . C'est pourquoi tant de consonnes finales ont disparu dans la prononciation : un gros livre. clarté . et les fortes s (ou x) et f qui prennent le son des douces z et v : sang impur devient san kimpur. virginal . ou hiatus. Tous vos / oui et tout vos / ah sont sans effet. Mais lorsqu'un mot terminé par une consonne du groupe des muettes est suivi d'un mot commençant par une voyelle ou une h muette. mobilier. excepté les douces g et d qui prennent le son des fortes correspondantes c et t. Règles générales de la liaison.1° R final dans les noms de nombre et les adjectifs en er se lie avec la voyelle du nom Reconstruire l'école 21/138 . vilain. 3° Il y a des mots commençant par une voyelle qui ne souffrent pas la liaison. Dans : Un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant. Les liaisons trop fréquentes sont un signe de pédantisme. la voyelle simple et primitive reparaît. pénible .et dans certains cas la conjonction et. je dois. vierge. Liaison des liquides. nous percevons . céleste .les noms ouate. . r. Nature de la liaison. pour l'éviter. Ordinairement les consonnes qui font liaison sont les muettes. clair. n. ciel. il ne faut donc pas la faire quand elle serait plus désagréable que le son qu'on veut éviter.les interjections ah ! et oh! . Les liaisons.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Dans la dérivation. Remarque. 2° La liaison ne doit se faire qu'entre deux mots tellement unis par le sens qu'il ne peut pas y avoir un repos entre eux. Lorsqu'un mot terminé par une consonne est suivi d'un mot commençant par une consonne. ce sont : les noms de nombre un et onze . yacht . Mais il y a des cas particuliers qu'il faut étudier. famine . la consonne finale du premier mot ne se prononce pas pour éviter un choc désagréable. m. nous venons. vilenie . Voyez de même : peine. frein. légal . 1° La liaison a pour but d'éviter une prononciation désagréable . Les finales l. on lie sot et ignorant qui sont unis par le sens. Ai accentué se ramène à a atone : faim. on ne fait jamais de liaison par-dessus un signe de ponctuation. panier. ne se lient pas ordinairement. . je perçois. meuble. -l'adverbe oui . on lie la consonne finale à la voyelle initiale du mot suivant avec laquelle elle forme une syllabe : un gros arbre (un gro zarbre). grand écrivain devient gran técrivain .

se lient . marque du pluriel. On dit : des nez aquilins .Ainsi on doit lier n dans : on arrive. dans le cas contraire n ne se lie pas. D final précédé de r ne se lie pas : le nord et le midi. un faux ami . au singulier ces consonnes ne se lient que lorsqu'elles appartiennent à un déterminatif suivi d'un nom. aucun élève. . Liaison des muettes. tabac à priser . . bien. marque du pluriel.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret qui suit : le premier homme. C'est un solécisme qu'il faut éviter (entre quat'yeux). 1° Les labiales et les palatales se lient rarement : on doit dire sans liaison : beaucoup en peu de mots . ou à une préposition monosyllabique dans. dans les mots qui n'ont pas d's et dit: entre quatzyeux. ou à un verbe suivi d'un complément. votre aspect importune. 2° La dentale d finale se lie rarement sauf dans les expressions : pied à terre. sous un arbre.P final se lie dans les adverbes beaucoup et trop quand ils sont attachés par le sens au mot qui les suit. 2° N final terminant un adjectif. des époux affligés . G final et c final se lient souvent quand ils sont précédés de n. pensez à moi. un léger avantage. 4° La finale in ne se lie que dans divin et malin : le malin esprit (malin nesprit). rien est peu de chose.le divin Homère . Liaison des spirantes. Ainsi on doit dire avec la liaison : il a beaucoup appris . ainsi on doit lier l'n dans : ce bon élève. La règle est si absolue que le peuple prononce parfois l's. D final précédé de n se lie ordinairement : un grand homme. je n'ai rien à dire . un époux affligé. mais on ne doit pas lier l'n dans : cela est bon à dire . un étang immense . si on. donne-m'en un peu. un rang élevé . mais on ne doit pas lier dans : est-on arrivé ? le bien et le mal . un coup imprévu . le divin amour (divi-namour). il est trop étourdi . Mais s final se lie quand il appartient à un adjectif précédant le nom qu'il qualifie. se lie toujours : des avis intéressants. mais n peut perdre le son nasal dans divin et on dit très bien le divin enfant (divi-nenfant). avec liaison . chez. le sang humain . rien ont un rapport grammatical avec ce mot . je vous en avertis. de pied en cap. c'est bien étrange. en. blanc ou noir. Reconstruire l'école 22/138 . certain élève. rien se lie avec la voyelle du mot suivant. à un adjectif ou à un participe au singulier : un avis intéressant. La finale s non articulée normalement ne se lie point quand elle appartient à un nom. sans. S final. quand il marque le pluriel. Exceptions. et sans liaison : les voix étaient partagées .en. des os à ronger. dès. bien. chacun a son avis. sous : un homme de bas étage . X final et z final. 3° N final dans les mots on. un pronom et le nom de nombre un se lie à la voyelle du mot suivant si c'est un nom ou un adjectif suivi du nom qu'il détermine.

A dans la (article ou pronom) : l'amitié. e. oui et un (chiffre). L'euphonie. T précédé de r ne se lie pas en général : un désert immense. onzième. Lettres euphoniques. mais elle ne se lie jamais dans et : il lit et il écrit.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret La dentale t se lie en général : il parlait avec éloquence . celui de presque. celui de jusque. jusqu'ici. et sans liaison : un étudiant en médecine. tantôt ne se lie pas. Celui de quelque s'élide dans quelqu'un. puisque.L'élision ne se fait pas devant les mots onze. dans le mot presqu'île. me. dans l'adverbe ne et dans le mot que (pronom ou conjonction) : j'espérais qu'il n'oserait s'engager sans l'avis d'un homme sage. E dans le (article ou pronom). . que les muettes font liaison. C'est surtout quand elles appartiennent à des adjectifs. Exception. ne s'élide que devant il. Nature de l'élision. ils : s'il venait . Voyelles élidées. quoique. celui de la préposition entre. c'est-à-dire la consonnance agréable. i. Les voyelles qui peuvent être élidées sont a. L'e final des conjonctions lorsque. dans la préposition de . je. dans les pronoms ce. La voyelle supprimée est remplacée par une apostrophe. C'est par euphonie que l'on fait des liaisons et des élisions. ouate. un. L'euphonie. te. quelqu'une . On dit avec liaison : il vint à temps. à des pronoms.je l'ai lue et relue. jusqu'où . pour éviter les sons trop durs (rencontre Reconstruire l'école 23/138 . On entend plus particulièrement par élision dans l'écriture la suppression de la voyelle finale d'un mot quand le mot suivant commence par une voyelle. I ne s'élide que dans si (conjonctif ou interrogation devant il.je ne sais s'ils viendront. T précédé de n tantôt se lie. parce que ces mots s'appuient ordinairement sur les mots qui suivent. elle. dans jusqu'à. est la loi la plus générale de la prononciation. se . L'élision. Toutes les fois que l'e muet à l'intérieur ou à la fin d'un mot n'est pas prononcé par euphonie. L'élision est la suppression d'une voyelle dans la prononciation. on. il y a réellement élision : la médecine et les médecins (la mé-d'cin' et les médecins). dans entr'acte . à des adverbes ou à des verbes.

et indique un é fermé : été. Il y a quatre signes orthographiques : le tréma. et il indique que la voyelle est longue : château. Les accents. u. à la suite d'un impératif en a ou en e devant en. maïs. Le tréma porte sur l'une des voyelles e. drôle. reçu. i. on) : parle-t-il ? dira-t-on. elles. u. entre un verbe à la 3e personne du singulier en e ou en a. 2° la lettre t. l'accent grave et l'accent circonflexe. et son pronom sujet (il. e. L'accent aigu ne se rencontre que sur la voyelle e. la cédille. où. l'apostrophe et le trait d'union. La prononciation est modifiée par les accents et par les signes orthographiques. o. Signes orthographiques.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret de consonnes) et les hiatus (rencontre de voyelles). La cédille se place quelquefois sous la lettre c suivie d'une des voyelles a.La lettre l qui précède quelquefois le pronom on. Elles se placent toutes deux à la suite d'un verbe : 1° la lettre s. mais elle a une autre origine. elle. mère. L'accent circonflexe se rencontre sur les voyelles a. pour indiquer que le c doit alors se prononcer comme ss : rinçage. L'euphonie a introduit des consonnes inutiles à l'orthographe qui ont pour but d'adoucir la prononciation. i. flûte. arçon. La lettre l dite euphonique lui servait donc d'article (le on=l'on). Il y a trois accents : l'accent aigu. donnes-en . gîte. et indique un è ouvert: père. Les accents et les signes orthographiques. l'éléphant (pour le éléphant). Saül. là. y : vas-y. précédée dans le même mot d'une autre voyelle. Les consonnes euphoniques sont t et s. Remarque. L'accent grave se rencontre le plus souvent sur la voyelle e. cueilles-en . On était primitivement le même mot que le nom latin homo (homme). s'emploie sans doute par euphonie . Le trait d'union marque que deux ou plusieurs mots doivent être unis en un seul : abat-jour .On dit plutôt : si l'on que si on. L'apostrophe tient la place d'une des voyelles a. Reconstruire l'école 24/138 . i o. s'il (pour si il). supprimée ou élidée : l'ancre (pour la ancre). u. arcen-ciel. e. On le trouve aussi quelquefois sur les voyelles a et u : à. tempête. ils. . et indique que la voyelle sur laquelle il se trouve doit être dans la prononciation détachée de celle qui précède : ciguë.

le. in est un préfixe. il peut aussi en différer soit par suite d'altérations. Ils forment une famille de mots. la partie du mot qui change s'appelle terminaison ou désinence. On peut former des mots de la même famille en mettant avant le radical une particule appelée préfixe. dans inhumain. Dans hommage. pronom et le verbe. Mots variables et mots invariables. la conjonction. Il y a neuf parties du discours. l'article. etc. Le radical peut être identique à la racine . ce n'est pas le mot tout entier qui change. le verbe. la préposition. Homme et hommage sont de la même famille. la conjonction et l'interjection. qui sont : le nom. racine. soit par suite d'additions de lettres ou de syllabes. age est un suffixe . Reconstruire l'école 25/138 . Quatre de ces mots sont invariables. ou après le radical une particule appelée suffixe. et l'interjection. Dans le mot variable. le nombre. la préposition. inhumanité . dans chacun des mots suivants : homme. Cinq de ces mots sont variables. c'est-à-dire qu'ils ne changent jamais de forme . Ce sont : le nom. c'est-à-dire neuf espèces de mots. Il ne faut pas confondre le radical avec la racine. Familles de mots. c'est-à-dire qu'ils peuvent changer de forme. le temps. Les mots s'unissent dans des propositions et des phrases qui constituent le discours. hommage . Dans homme. La partie du mot qui ne change pas s'appelle le radical . la personne. Ainsi la racine hom se retrouve pure. l'adjectif. l'article l'adjectif.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret DEUXIEME PARTIE MORPHOLOGIE ------------------------------- CHAPITRE PREMIER LES ESPECES DE MOTS. et le mode. On réserve plus spécialement le nom de désinence aux lettres placées à la fin des mots variables pour indiquer le genre. le pronom. Espèces de mots. terminaison. hom est le radical et me la terminaison. ce sont : l'adverbe. elle se trouve dans le radical. altérée ou accrue. humanité . inhumain. parce qu'ils ont le même radical hom. Tous les mots qui ont le même radical sont de la même famille. Radical. l'adverbe. humain. La racine est la partie primitive du mot .

ont fait ranger dans l'un ou l'autre groupe les noms d'êtres inanimés : char. Le genre. inhumain est un mot composé. ma voix . commun à tous les mots qui ne désignent qu'un seul être : le chasseur. Valeur des désinences. l'agréable. etc. d'homophonie. d'étymologie. tes lèvres . Reconstruire l'école 26/138 . quatre chiens. le nombre. Il y a deux genres principaux : Le masculin. Hommage est un mot dérivé . la personne des mots et dans le verbe. cela. commun à tous les mots désignant plusieurs êtres : deux chasseurs. Le féminin. nous ne les étudierons qu'avec le verbe. son chien. il est de la première personne : je chante. le temps et le mode. Des raisons d'analogie. S'il désigne l'être qui parle. commun à tous les mots désignant des êtres femelles : femme. le neutre. Il n'en est resté en français que des traces dans les adjectifs et surtout dans les pronoms : l'utile. Par genre d'un mot. S'il désigne l'être à qui l'on parle. La personne. Le latin avait un troisième genre. le groupe. Il y a ainsi trois personnes du singulier et trois personnes du pluriel. etc. ses jouets. charrette. commun à tous les mots désignant des êtres mâles : homme. trois lièvres. il est de la seconde personne : tu ris . On appelle personne le caractère distinctif d'un mot provenant du rôle joué dans le discours par l'être qu'il désigne. les mots formés avec des préfixes s'appellent mots composés. un lièvre . il est de la troisième personne : il joue . on entend un caractère distinctif de ce mot. chatte. provenant de ce qu'il désigne un être mâle ou un être femelle. chat . Le pluriel. quoi. Le nombre. (La formation des mots sera étudiée plus loin). Le neutre français se confond pour la forme et la construction avec le masculin. Les autres modifications n'intéressant que le verbe. Il y a en français deux nombres : Le singulier.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Les mots formés avec des suffixes s'appellent mots dérivés. On appelle nombre un caractère distinctif des mots provenant de ce qu'ils désignent un ou plusieurs êtres. S'il désigne l'être dont on parle. Les lettres ou les syllabes dont la désinence se compose indiquent selon les cas le genre.

d'aimer . Le nom désigne les personnes et les choses. dont le verbe indique l'état ou l'action. Calvet et Chompret Valeur des mots. Le sujet peut être un nom. parce qu'il indique qui est obéissant. parce qu'il indique qui fait l'action. Dans la proposition. 1° Le complément d'objet. ou l'action qu'elles font. L'interjection marque une exclamation. on dit alors qu'il est complément indirect d'objet : Paul pense à son maître . Quand je dis Paul aime. c'est la personne ou la chose sur laquelle passe l'action exprimée par le verbe. je sais bien qu'il fait l'action d'aimer. les parents sont l'objet de l'amour de Paul. mais je ne sais pas qui il aime. La neige est sujet de tombe. ou une proposition. qui est-ce qui aime ? Paul. (Parents est complément d'objet du verbe aime. . Emploi des mots : Le sujet. Paul est obéissant. : Paul aime ses parents. L'adverbe modifie ordinairement le sens du verbe. ou désigne directement les êtres à la place des noms. un mot employé comme nom. Espèces de compléments. Autour du verbe. Paul est sujet de aime. L'article indique que ces personnes et ces choses sont déterminées. La neige tombe en hiver.) Remarque. qu'est-ce qui tombe ? La neige. Paul aime ses parents . parents est complément de aime. si bien que cette personne ou cette chose est indispensable au sens de ce verbe : Paul aime ses parents. Le verbe indique l'état dans lequel sont les personnes ou les choses. L'adjectif marque les qualités des personnes et des choses désignées par les noms. Pour trouver le sujet d'un verbe on pose avant ce verbe la question qui est-ce qui ou qu'est-ce qui ? Ex. Le mot qui complète le sens du verbe s'appelle complément : Paul aime ses parents. s'appelle le sujet. tous les mots n'ont pas la même importance. Le pronom remplace les noms qu'on ne peut pas répéter. En général le verbe qui indique une action n'a pas un sens complet par lui-même. Emploi des mots : le complément. un pronom.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Valeur des mots. Le nom. Le plus important est le verbe qui indique un état ou une action. maître est complément indirect d'objet de Reconstruire l'école 27/138 . La préposition et la conjonction servent à unir les autres mots entre eux. Il y a deux espèces de compléments : le complément d'objet et le complément de circonstance. Paul est sujet de est. parce que l'action d'aimer passe sur les parents .Le complément d'objet peut être précédé d'une préposition . Paul est sujet de aime. les autres mots se groupent suivant leur importance.

suspension de guerre. l'attente . Ils se distinguent le plus souvent par l'orthographe. circonstance. discuter. Signification des mots : les homonymes. pardon complet . le nombre : la tante. Reconstruire l'école 28/138 . faîte. mais il peut être aussi un nom. événement. avec bonheur. indique à qui Paul attribue son aumône. fête (la fête). sur le chemin de l'école. si bien qu'on les confond très souvent. armistice. d'un verbe intransitif. lutter. indique le lieu où il fait l'aumône : c'est un complément de lieu. avènement. infraction. sur le chemin de l'école. le matin. un verbe à l'infinitif ou au participe. comme son nom l'indique. acte contraire à une loi. ou d'un verbe passif : Paul est obéissant (Obéissant indique quelle est la qualité que l'on donne ou attribue au sujet Paul au moyen du verbe être : obéissant est attribut. Les paronymes. apurer. sans se prononcer absolument de la même manière. jugement probable . amnistie. disputer. commencement d'un règne . la mousse . que l'on attribue au sujet à l'aide d'un verbe d'état. sans discussion . fait (il fait) . Emploi des mots : l'attribut. faites (vous faites). rendre pur. Les compléments de circonstance ont des formes nombreuses que l'on étudiera plus loin : Paul fait l'aumône aux pauvres. fait (un fait). sur le chemin de l'école. Le complément d'objet qui n'est précédé d'aucune préposition est complément direct d'objet : Paul aime ses parents. conjecture. en ami. c'est un complément de manière . fais (tu fais). ont une grande ressemblance entre eux par le son et par l'étymologie. faix. le matin indique le temps où il fait l'aumône : c'est un complément de temps . débattre le pour et le contre . indique de quelle manière il fait l'aumône. 2° Le complément de circonstance. Aux pauvres. épurer. Le verbe qui indique un état n'a pas un sens complet par lui-même. Il a besoin. vérifier .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret pense. le matin. c'est un complément d'attribution . avec bonheur.) L'attribut est ordinairement un adjectif qualificatif . effraction. On appelle paronymes des mots qui. marque les différences circonstances de l'action ou de l'état exprimés par le verbe. conjoncture. le genre. On appelle homonymes des mots qui ont à peu près la même prononciation mais pas le même sens. pour être complet. fait qui arrive. la tente. avec bonheur. amicalement. Voici quelques paronymes : amiablement. un pronom. sont des compléments de circonstance : aux pauvres. L'attribut désigne une qualité que l'on donne. le mousse. action de briser . d'être suivi de l'attribut. contester.

élevé . répartir. plateau supportant les denrées .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret éminent. en parlant des animaux . mettre des plis l'un sur l'autre. ployer. distribuer. vénéneux. matinal. imminent. Reconstruire l'école 29/138 . haut. c'est-à-dire les mots simples qui ont la même racine et un sens voisin. c'est-à-dire des mots qui n'ont pas la même racine mais expriment des idées très voisines : courage et bravoure. On distingue : 1° les synonymes proprement dits. il n'y a pas de synonymes dans une langue bien faite. flairer. rentrer en possession . On donne quelquefois le nom d'antonymes à des mots qui expriment des idées opposées : courage et lâcheté. 2° les synonymes improprement dits. repartir. qui menace. mais beaucoup de mots sont voisins par le sens. couvrir d'une couche . qui a l'habitude de se lever matin. couvrir de nouveau. Antonymes. corrompre . partir de nouveau et répondre promptement . parce qu'ils expriment des nuances différentes de la même idée. matineux. ravager. sentir par l'odorat . venimeux. inventaire. partager. officieux. enduire. état détaillé. fait au nom de la loi . A vrai dire. induire. qui renferme du venin. exhaler une odeur. recouvrir. On appelle synonymes des mots qui ont à peu près la même signification. qui rend service. en parlant des plantes. qui renferme du poison. officiel. infester. courber) ou les mots composés qui viennent de 1a même racine mais ne sont pas formés de la même manière. où chaque mot doit avoir une signification particulière. désoler. Synonymes. fleurer. amener à. par exemple attrister et contrister dont le second est plus fort que le premier. infecter. recouvrer. démolir et détruire. qui s'est levé matin . par exemple plier et ployer (plier. péril et danger. éventaire. monter et descendre.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE II LE NOM. de tous les agneaux. Ces mots sont des noms communs. miel . un animal ou une chose. agneau. Le nom est un mot qui sert à désigner. etc. 2° Le nom propre est celui qui ne convient qu'à une seule personne. Roncevaux. à plusieurs Reconstruire l'école 30/138 . édifices. les autres abstraits. Dieu. ruche. Le nom abstrait désigne une qualité générale qui est commune à plusieurs personnes. Champagne. Espèces de noms. etc. les sentiments.Veillantif. 2° les noms historiques de peuples : Gaulois. abondance. Roncevaux le nom particulier de l'endroit où il a été tué. le Loup et l'Agneau. : poêle. Pêcheur. Paris. Victor . montagnes. parce qu'ils peuvent se dire de tous les bergers. fleuves. Remarque. Veillantif le nom particulier de son cheval. Obélisque. parce que Roland est-le nom particulier du neveu de Charlemagne. les idées. Par choses il faut entendre les objets inanimés. Ces mots sont des noms propres. la Concorde. à un seul animal. monsieur le Député. à une seule chose : Roland. villes. Durandal. du bourgogne (pour du vin de Bourgogne). joie. Seine. pêche. à nommer une personne. les actions. poêle sont des noms. Durandal le nom particulier de son épée. ange. un animal ou une chose en particulier : abeille. 3° les noms géographiques de pays. poisson. âme. Romains. Le nom concret désigne une personne. 2° Le nom propre peut devenir nom commun quand il cesse accidentellement d'appartenir à un seul être : l'alexandre des chats . : France. places. Il y a deux espèces de noms : le nom commun et le nom propre. les uns sont concrets. l° Le nom commun peut devenir nom propre quand il cesse accidentellement de convenir à plusieurs êtres: Pierre l'Ermite. Francs. Les noms propres s'écrivent avec une majuscule. Espèces de noms. Augustin. Le nom. musette. de toutes les musettes. Dans la catégorie des noms propres se rangent par conséquent : 1° les noms de familles et les prénoms : Hugo. Parmi les noms communs. Sortes de noms communs. Thierry. 1° Le nom commun est celui qui convient à tous les êtres de la même espèce : berger.

une fleur. le mieux est l'ennemi du bien . Les mots associés pour former un nom composé sont ordinairement unis par un trait d'union : arcen-ciel. Le nom collectif est un nom qui. .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret animaux. le rouge sont les couleurs de la France . Reconstruire l'école 31/138 . chatte.ment sont masculins: bal. avant-coureur.On forme le féminin dans les noms en ajoutant un e muet au masculin : bourgeois. Remarque. la multitude des guerriers . ier. la fauvette. giroflée. Il y a deux genres dans les noms : le masculin et le féminin. santé. friction. 1° Les noms d'hommes ou d'animaux mâles sont du masculin: père. le boire. essence. Mots pris comme noms. Règle générale. tantôt il n'en désigne qu'une partie c'est alors un nom collectif partitif : une foule d'indigents. lampadaire. Des adjectifs. contrefaçon. laurier. ail. eur. à plusieurs choses : vieillesse. parce que la vieillesse est commune à tous les vieillards. le colibri . coq. blancheur. En général les noms en al. vie. Ces noms sont des noms abstraits. un arbre.Ferrand. chat. senteur. attirail. Le genre dans les noms communs. Quelquefois ils sont fondus en un seul mot : portemanteau. poule. la lune . aire. 2° Les noms d'animaux qui désignent l'espèce sans distinction de sexe. . Le nom composé est un nom qui est formé de plusieurs mots ne désignant qu'un seul être : Puy-deDôme. ence. sans être au pluriel. et les noms en ance. ornement . des pronoms. age. ferraille. Formation du féminin dans les noms. des mots invariables sont quelquefois employés comme noms : le bleu. le dormir. ie. chef-lieu. on reconnaît qu'un nom est du féminin quand on peut mettre devant ce nom la ou une. la blancheur commune à tous les objets blancs. le blanc. Tantôt le collectif désigne tous les êtres de la collection : c'est alors un nom collectif général : la foule des étudiants. Les noms de femmes ou d'animaux femelles sont du féminin : mère. Noms collectifs. feuillage. Clermont. désigne plusieurs personnes ou plusieurs choses : foule. ee. té sont féminins : garance. une multitude d'ouvriers. les autres du féminin : le rhinocéros. 3° Les noms de choses sont du masculin ou du féminin d'après l'usage : le soleil.On reconnaît qu'un nom est du masculin quand on peut mettre devant ce nom le ou un . le manger. ion. multitude. des verbes. la souris. Noms composés. Le masculin et le féminin. sont les uns du masculin.

cantatrice (qui a pour profession de chanter). chasseresse (mot poétique). Forme spéciale du féminin. épouse . lépreux. acteur.Quelques noms en eur ont au féminin deux formes de signification différente.Par analogie empereur fait impératrice. chatte. pair. Noms terminés par p ou f. Les noms terminés au masculin par er changent au féminin l'e fermé en è ouvert. Débiteur. débiteuse (qui débite) . boulangère. débitrice (qui doit). La plupart des noms en eur font leur féminin en euse : buveur. chasseuse (qui aime à chasser) . . Chasseur. La plupart des noms terminés par n ou par t doublent cette consonne devant l'e muet du féminin : chien. duc. buveuse. marquis. institutrice . Il faut rapprocher de ces noms abbé. et font ainsi leur féminin en ère : meunier. Vendeur. déesse. hôtesse . chienne . veuve. pairesse. marquise. duchesse. Quelques-uns de ces noms font leur féminin en eresse : enchanteur. spectateur. Dieu. et ambassadeur fait ambassadrice. larron. Il y a des noms qui ont deux formes : une pour le masculin. qui font au féminin abbesse. venderesse (personne qui fait un acte de vente). chanteuse (qui aime à chanter) . actrice . Les noms terminés au masculin par p ou f changent p ou f en v devant l'e muet du féminin : loup. larronnesse. Reconstruire l'école 32/138 .Cette règle subit de nombreuses exceptions que nous allons étudier. meunière . louve . Demandeur. . Les noms terminés au masculin par x font le féminin en se : époux. . prince. Une vingtaine de noms terminés par un e muet font leur féminin en esse : hôte. etc. veuf. Noms terminés en er. princesse. enchanteresse . Noms terminés par un e muet. chat. Noms en eur. Noms terminés en x. quelques autres font leur féminin en trice: instituteur. vendeuse (personne qui vend) . spectatrice. lépreuse. Chanteur. Remarque. l'autre pour le féminin. demandeuse (qui demande sans cesse) . Noms terminés par n ou t. boulanger. demanderesse (qui réclame en justice).Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret bourgeoise. Exceptions.

professeur. monsieur. vache . Masc. laie. damoiselle . madame . femme . la critique (l'art de critiquer) . La forme masculine et la forme féminine n'ont rien de commun. cerf. etc. canard. chameau. devineresse . propriétaire. veau. neveu. fille . devin.Il arrive au contraire que la même forme sert pour le masculin et pour le féminin. chef. . 2e cas. jouvencelle . un garde (celui qui garde). serviteur. la garde (action de garder) . jouvenceau. philosophe. une aigle (enseignes militaires) . porc. une aide (action d'aider) .singe. cane . nièce . un aigle (oiseau). père. . fille . Remarque. il en est ainsi pour les mots : auteur. génisse . chevrette . médecin. Rôle particulier des genres. soit parce que le féminin se fait d'après une ancienne forme du masculin : damoiseau. chamelle . Le genre est alors parfois marqué par l'article : un enfant (garçon). femme . Fém. masc. sanglier. reine. 1° il sert parfois à distinguer un être animé d'un être inanimé : un aide (celui qui aide). soldat. Il en est ainsi de : élève. servante . Fém. guenon . parrain.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret 1er cas. chevreau. le critique (celui qui critique). compagnon. truie . artiste. un esclave (homme). concierge. gouvernante . mari. tante . jumelle . affiche) . biche . Fém. fém. cheval. Le genre ne sert pas seulement à distinguer les êtres mâles des êtres femelles. compagne . témoin. brebis . oncle. perroquet. etc. poule . Souvent le genre n'est marqué que par le sens général de la phrase . soeur . homme. sacristine . chèvre . gendre. une enfant (fille) . jumeau. écrivain. mère . roi. . perruche . gouverneur. héroïne . mulet.La forme féminine est une altération de la forme masculine. sculpteur. mouton. bru . jument . héros. frère. bouc. mule . garçon. coq. boeuf. une esclave (femme). peintre. un enseigne (officier de marine). marraine . une enseigne (drapeau. Masc.soit parce que le mot a été modifié par l'usage : Masc. fils. Reconstruire l'école 33/138 . sacristain.

3° Ailleurs le genre distingue les différents sens d'un même nom : Noms. les vieilles gens sont soupçonneuses. la vase (boue) . pendule : balancier. un prodige : un foudre d'éloquence. De là. époque . mais de même orthographe (homonymes) : le coche (voiture). Reconstruire l'école 34/138 . les vieilles gens sont soupçonneux . il est masculin : un aigle tenant un foudre dans ses serres. Calvet et Chompret 2° Parfois aussi le genre distingue des noms d'origine et de significations différentes. vapeur : bateau à vapeur . un page (jeune noble). union de deux choses ou animaux non appariés (une couple d'heures) . famille. l'image qui permet de dire : souvent trahis par les hommes. etc. ou bien : souvent trahies par les hommes. De même s'il désigne un homme extraordinaire. outil). galette très mince . tous les gens de bien. crêpe : étoffe claire frisée. d'origine distincte. un statuaire (sculpteur). un trompette (musicien). une tour (édifice) . dans le sens de feu du ciel. Gent (au pluriel. gens signifiant nation. un moule (modèle en creux). la statuaire (sculpture) . Sens féminin. corps à l'état gazeux . Observations sur le genre de certains noms. un vase (ustensile). Désignant le dard enflammé. est féminin : la foudre frappe les sommets. voile : étoffe destinée à couvrir. Au pluriel gens désigne ordinairement un groupe de personnes sans distinction de sexe et est du masculin des gens heureux . le droit des gens. un livre (volume). faculté de se souvenir . attribut de Jupiter. une livre (poids) . la mousse (plante) . période : point extrême . la page (côté d'un feuillet) . vieilles gens. couple : union de deux personnes ou de deux animaux appariés (un couple de pigeons). etc. Or le passage de l'une à l'autre a donné lieu à des expressions mixtes telles que bonnes gens. une trompette (instrument) . horloge . une moule (coquillage) . la coche (entaille) . Foudre. groupe de propositions . un tour (circuit. mémoire : écrit destiné à rappeler. est féminin : la gent trotte-menu (La Fontaine) .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) un mousse (jeune marin). accessoire d'un navire. Sens masculin. Mais cette seconde acception est postérieure à la première. Le genre de certains noms donne lieu aux observations suivantes. Le masculin foudre signifiant grand tonneau est un mot différent.

Le masculin se substitue parfois au féminin pour donner à l'expression plus de grandeur. le Quercy. d'énergie on d'ampleur : Sans cela toute fable est un oeuvre imparfait. autrui. Orgue est masculin. cet orgue est excellent. la Bretagne. les Pyrénées et les Andes sont du féminin. Formation du féminin dans les noms propres. 1° Les noms propres de montagnes sont en général du masculin : le Caucase. Mais on devra dire au masculin seulement : tous les honnêtes gens . sauf dans quelques expressions comme : les grandes orgues . folles amours. les Cévennes. 4° Quelques noms de villes sont précédés de l'article qui en marque le genre : Le Blanc. Brest sont du masculin. Au contraire. Chose est du féminin. Genre des noms propres.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Mais cette double construction n'est possible que quand le pluriel gens est immédiatement précédé d'un adjectif qualificatif comportant pour le féminin une forme distincte de celle du masculin. la Seine. les Valois. autre chose a été dit. Automne est facultativement des deux genres : un automne pluvieux ou une automne pluvieuse. La Châtre. On dira donc également bien : tous les vieilles gens ou toutes les vieilles gens. (La Fontaine) Amour est féminin au pluriel dans quelques expressions : nouvelles amours. Les prénoms masculins ont en général leurs correspondants féminins. Le féminin se forme d'après des règles analogues à celles des noms communs : Masc. Mais dans ces expressions. les Corbières. Cependant on dit quelque chose de bien dur. et féminin partout ailleurs. 3° Les noms propres de contrées. Marseille. Le genre dans les noms propres. quelque chose et autre chose sont des formes neutres de pronom indéfini (quelqu'un. Hymne est facultativement masculin ou féminin : un bel hymne ou une belle hymne. le Jura. Reconstruire l'école 35/138 . de pures délices. et partout ailleurs masculin. de pays. Orge est masculin dans les deux expressions : orge mondé. Partout ailleurs le masculin est de rigueur. Délices est masculin et d'ailleurs rare au singulier. de provinces. Fém. tous les gens de bien. Oeuvre est généralement du féminin. et féminin au pluriel : c'est un grand délice . Paris. 5° Les noms de fleuves sont du masculin ou du féminin : le Rhin. dans sa construction. se confond avec le masculin. Mais les Vosges. Masc. ces orgues sont excellents. autre chose) et le neutre. les Alpes. de villes sont du féminin quand ils sont terminés par un e muet : la France. quelque chose . orge perlé. 2° Les noms propres de famille sont du masculin : les Bourbons. Fém.

Tous les autres noms en ail font leur pluriel régulier en ails : un gouvernail. un voeu. x ou z. un seul animal. coraux. le larynx. des fuseaux . Cette règle subit de nombreuses exceptions. Louis. 1° Les mots invariables employés comme noms ne changent pas au pluriel : les si. François. des gouvernails. Henriette . un terrier. ne changent pas au pluriel : le palais. Remarque. Jules. émail. 2° Les noms terminés par s. ce sont : bail. joujou et pou. soupirail. hibou. carnaval. Le nombre dans les noms communs. Françoise . un chien. un animal. forment leur pluriel en ajoutant un s au singulier : des bals. genou. festival. caillou. une seule chose : le chasseur. régal. les cahiers. les comment. des régals. Noms qui ont deux formes au pluriel. Jean. le nez : les palais. Charles. nopal. 6° Sept noms en ou font leur pluriel en ajoutant un x au singulier . corail. travail. Adrienne . un verrou. Exceptions : bal. On forme le pluriel des noms en ajoutant un s au singulier : la table. les pourquoi. vitrail.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Eugène. chou. vantail. Adrien. les nez. 3° La plupart des noms en al font leur pluriel en aux : un cheval. eu. un fuseau. Louise . Règle générale. Un nom est du pluriel quand il désigne plusieurs personnes. pal. qui font bijoux. qui font baux. eau. Il y a deux nombres pour le nom : le singulier et le pluriel. des voeux. cailloux. Exceptions. Eugénie . les larynx. Exception : landau fait au pluriel landaus. Tous les autres noms en ou prennent un s au pluriel : un filou. des verrous. des chiens. des cheveux . chacal. Jeanne . Formation du pluriel. 4° Sept noms en ail font leur pluriel en aux. etc. ce sont : bijou. Remarque. des chevaux . etc. Charlotte. etc. un cheveu. Calvet et Chompret Le singulier et le pluriel. Reconstruire l'école 36/138 . le cahier. les crayons. plusieurs animaux ou plusieurs choses : les chasseurs. Un nom est du singulier quand il désigne une seule personne. des animaux. trois terriers. 5° Les noms terminés en au. des filous . des joyaux . le crayon : les tables. Henri. oeu font leur pluriel en ajoutant un x au singulier : un joyau. Julie .

quelques-uns conservent leur pluriel d'origine : un gentleman. des soprani . Les autres restent invariables : des pater.Ecrits en deux mots. gentilhomme. une belle-mère. travaux (ouvrages) . des contresens . travails (appareils pour maintenir les animaux vicieux). des belles-mères. messeigneurs . mesdames . madame. les deux éléments dont ils sont formés varient comme deux mots distincts : bonhomme. des sages-femmes. Aïeul . adjectifs. bonshommes . des cornemuses . ciels (dans ciels de lit. les noms composés peuvent être formés de deux mots variables (noms. Exceptions. un condottiere. des credo. gentilshommes . et plus généralement. Oeil . des pensums. un chef-lieu. 1° Les noms étrangers naturalisés (c'est-à-dire devenus français) par l'usage. un portefaix.a) Si l'un des deux mots est une qualification ou une apposition de l'autre. Voici les principaux : Travail . en suivant les règles des noms communs : une cornemuse.des aides-maçons. des soli on des solos. un aide-maçon. Noms composés écrits en deux mots variables. des portefaix. ciels de tableaux). Noms composés écrits en un seul mot. monsieur. Le pluriel des noms étrangers. un contresens. ils prennent tous les deux la marque du pluriel : un grand-père. aulx (en langage courant) . un portefeuille. . Reconstruire l'école 37/138 . Les noms composés écrits en un seul mot forment le pluriel en ajoutant un s au singulier. . d'autres hésitent entre leur pluriel d'origine et le pluriel français en s : un solo. Ail . yeux (organe de la vue) . des agendas. 1er cas. . des condottieri . aïeuls (le grand-père et la grand'mère).Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Il y a des noms qui ont au pluriel deux formes de sens différents.Dans certains noms composés. 2° Parmi les noms étrangers susceptibles de prendre la marque du pluriel. des portefeuilles . un cerf-volant. des gentlemen . Pluriel des noms étrangers. prennent la marque du pluriel : des accessits. ails (en langage scientifique). aïeux (tous les ancêtres) . des chefs-lieux. des ave. une sage-femme. des examens. Ciel . monseigneur. Le pluriel des noms composés. des cerfs-volants.des grands-pères. messieurs. participes) avec ou sans préposition. cieux (en parlant du firmament) . oeils (dans oeils de boeuf [lucarne]). un soprano.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II)

Calvet et Chompret

une reine-marguerite, des reines-marguerites. Exceptions. - 1° Grand'mère, grand'tante, grand'messe font au pluriel, grand'mères, grand'tantes, grand'messes. 2° Les noms composés d'un mot étranger et d'un mot français, gardent le mot étranger invariable : les gréco-latins, les néo-platoniciens. b) Si l'un des deux mots explique ou complète l'autre, le mot complété seul prend la marque du pluriel : un terre-plein (= un lieu plein de terre), des terre-pleins; un timbre-poste (= un timbre de la poste), des timbres-poste; un Hôtel-Dieu (= un hôtel de Dieu), des Hôtels-Dieu; un bain-marie (= un bain de Marie),des bains-marie; un chef-d'oeuvre, des chefs-d'oeuvre ; un pot-de-vin, des pots-de-vin; un arc-en-ciel, des arcs-en-ciel. Exceptions. - 1° Char à bancs fait nécessairement au pluriel : chars à bancs. 2° Coq-à-l'âne, haut-le-corps, pied-à-terre, pot-au-feu,tête-à-tête restent invariables : des coq-à-l'âne. Noms composés écrits en deux mots dont l'un est invariable. 2e cas. Ecrits en deux mots, les noms composés peuvent être formés d'un mot invariable (verbe à l'indicatif ou préposition) et d'un nom. La partie variable prend la marque du pluriel lorsque le nom composé s'est éloigné de son origine et équivaut à un nom simple ; au contraire, le nom composé reste invariable quand il a conservé son sens initial. Ainsi on dit : des abat-jour, des après-midi, des crève-coeur, des prie-Dieu, des réveille-matin, des cure-dents, des tire-bouchons, des avant-postes, des sous-chefs. Exceptions. - 1° Les mots comme brise-mottes, porte-allumettes, presse-papiers, ont déjà à cause de leur sens l's au singulier ; ils ne changent pas au pluriel. 2° Dans les noms composés du mot garde, quand ils désignent des personnes, le mot garde est un nom (synonyme de gardien) et il prend la marque du pluriel ; quand ils désignent des choses, le mot garde est un verbe et reste invariable. - Le nom uni au mot garde suit les règles énoncées plus haut : des gardes-malades, des gardeschasse, des garde-meubles, des garde-manger. 3e cas.- Les noms composés peuvent être formés de mots invariables ou de locutions elliptiques. Ils ne prennent pas la marque du pluriel : des passe-partout, des on-dit, des va-et-vient, des ouï-dire, des pince-sans-rire, des qu'en dira-t-on, etc. Rôle particulier du nombre.

Reconstruire l'école

38/138

Grammaire française pour le cours moyen (I et II)

Calvet et Chompret

Le nombre dont le principal rôle dans les noms est d'indiquer s'ils désignent un ou plusieurs êtres, sert parfois, très rarement, à distinguer les différents sens d'un même mot : assise = pierre servant de base à un mur ; assises = session d'une cour criminelle. ciseau = lame de fer tranchante à un bout ; ciseaux = instrument à deux branches tranchantes dans le sens où elles se croisent. lunette = instrument d'optique qui grossit ou rapproche les objets ; lunettes = assemblage de deux verres dans une même monture destiné à être placé devant les yeux. Le pluriel des moins propres. Pluriel des noms propres. Les noms propres prennent comme les noms communs la marque du pluriel quand ils désignent plusieurs êtres: les Russes (= les sujets de l'empire russe) les Bourbons (= les rois de la dynastie de ce nom) les Guyanes (= les trois provinces de ce nom). Remarque. - L'usage est pourtant d'écrire sans s les noms de familles bourgeoises : les Lenoir ; les Dulong. Les noms propres prennent à plus forte raison la marque du pluriel quand ils sont employés comme noms communs pour désigner plusieurs êtres : les Virgiles sont rares (= les poètes de la valeur de Virgile sont rares) trois Césars (= trois exemplaires des oeuvres de César); deux Raphaëls (= deux tableaux de Raphaël). Si le nom propre, même précédé de l'article pluriel, ne désigne qu'une personne, il reste au singulier : les Molière, les Racine, les La Fontaine. les Bossuet ont illustré le règne de Louis XIV (il n'y a eu qu'un Molière, un Racine, un La Fontaine, un Bossuet pour illustrer le règne de Louis XIV).

Reconstruire l'école

39/138

Grammaire française pour le cours moyen (I et II)

Calvet et Chompret

CHAPITRE III L'ARTICLE.

L'article. L'article est un mot qui se place devant le nom, pour marquer que les êtres qu'il désigne sont plus ou moins déterminés. Espèces d'articles. Il y a deux espèces d'articles : l'article défini et l'article indéfini. L'article défini est celui qui se place devant le nom d'un être déterminé d'une manière précise. Les formes de l'article défini sont : - au singulier le pour le masculin ; la pour le féminin ; - au pluriel les pour les deux genres. Exemples : le poète (bien déterminé, celui que nous avons entendu) ; la poésie (celle que le poète nous a dite) ; les applaudissements (ceux qui ont accueilli sa poésie). L'article défini élidé. Quand le et la sont suivis d'un mot commençant par une voyelle ou un h muet, e et a s'élident, c'està-dire se suppriment, et sont remplacés par une apostrophe : l'homme, l'ange, l'âme ; l' est un article élidé. L'article défini contracté. L'article le précédé de à ou de de, et suivi d'un mot commençant par une consonne ou un h aspiré,se contracte, c'est-à-dire s'unit avec à ou avec de pour former un seul mot : de le devient du ; à le devient au : Au clocher du hameau (pour à le clocher de le hameau). Les, précédé de à ou de de, se contracte toujours ; de les devient des ; à les devient aux : aux filets des pêcheurs; du, au, des, aux, sont des articles contractés. L'article indéfini. L'article indéfini se place devant le nom d'un être déterminé d'une manière vague et incomplète : un papillon, une fleur. Un et une sont des articles indéfinis parce qu'on ne sait pas de quel papillon ou de quelle fleur on veut parler.

Reconstruire l'école

40/138

peuvent aussi désigner une partie quelconque d'un tout ou d'un groupe de choses. Du. une : les filets des pêcheurs (des est article contracté mis pour de les) . pluriel de du et de de la. j'ai vu des pêcheurs (des est article indéfini). pluriel de un. des.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Les articles indéfinis sont : au singulier un pour le masculin. article indéfini. 2. Reconstruire l'école 41/138 . au pluriel des. de le de la. de l'. Il ne faut pas confondre des.1. . une pour le féminin . Remarques. pour les deux genres. avec des. article défini contracté. du et des sont articles partitifs. On les appelle alors articles partitifs : donnez-moi du champagne et des biscuits .

agréable . bien fourré. Adjectifs terminés en e. nos professeurs. L'adjectif qualificatif exprime une qualité. . Il y a deux genres pour les adjectifs qualificatifs : le masculin et le féminin. L'adjectif est un mot qui s'ajoute au nom. qui indiquent une qualité du nom . qui déterminent le nom. fourré. (La Fontaine) saint. L'Adjectif qualificatif. Règle générale. Reconstruire l'école 42/138 . une promenade nécessaire. exigu. On forme le féminin dans les adjectifs qualificatifs en ajoutant un e au masculin : un habit gris.Cette règle présente de nombreuses exceptions ou particularités. agréable. Les adjectifs terminés par gu au masculin prennent un tréma sur l'e au féminin : aigu. prennent au féminin. une veste grise . Ancien indique une qualité du collège . sont des adjectifs. bonne ou mauvaise. 2° les adjectifs déterminatifs. aiguë . de l'être auquel il s'applique : Un saint homme de chat. nos. un foulard vert. utile. gras sont des adjectifs qualificatifs. Adjectifs terminés par s ou x. ses et nos déterminent de quelles cours. Les adjectifs qualificatifs terminés par un e muet au masculin ont le féminin semblable au masculin : un voyage nécessaire. les uns deux ss. Le genre dans les adjectifs qualificatifs. Exceptions. pour indiquer une qualité de l'être désigné par ce nom. Formation du féminin. Il y a donc deux sortes d'adjectifs : 1° les adjectifs qualificatifs.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE IV L'ADJECTIF. ses. Adjectifs terminés en gu. Les adjectifs terminés par s ou x au masculin. une cravate verte. gros et gras. utile. (prononcez ce). exiguë. ou pour le déterminer plus complètement : l'ancien collège. gros. ses cours. de quels professeurs on veut parler : ancien.

. cruelle . Il y a un certain nombre d'adjectifs qualificatifs qui font leur féminin d'une manière irrégulière. Il y a exception pour bellot. bocager. pâlotte. Adjectifs terminée par el. vermeil. vieillot et sot. font leur féminin en trice : destructeur. ul. rondelette . mauvaise . ce sont majeur. mauvais. Les adjectifs terminés au masculin par er changent l'e fermé en e ouvert (è) et font le féminin en ère : printanier. on. grassouillet. bocagère. chicaneuse.Les uns ajoutent un e suivant la règle générale . eil. ancienne . Adjectifs terminés par et. . manchote.D'autres font leur féminin en eresse : pécheur. eil. Les adjectifs terminés au masculin par ot font leur féminin en ote : idiot. ul. secret qui font le féminin avec un e ouvert (è) et un seul t : complète. Les adjectifs terminés au masculin par et doublent le t au féminin : rondelet. qui sont terminés au masculin en teur. fausse . jaloux. doublent la consonne finale au féminin : cruel. vengeur.D'autres. et font bellotte.masc:Fém. Adjectifs terminés en ot. pécheresse .Fém. destructrice. qui prennent deux tt au féminin. replet. grassouillette. chicaneur. Calvet et Chompret Adjectifs terminés en er. en. Féminins irréguliers. printanière . Voici les principaux : Masc. inquiet. nul. manchot. lasse . neuve . vive. Reconstruire l'école 43/138 . secrète. concret. vif. vermeille . bon. Adjectifs terminés par f. en. idiote.D'autres font leur féminin en euse : trompeur. Les adjectifs terminés au masculin par eur peuvent avoir quatre formes au féminin. . on. vieillotte. Les adjectifs terminés au masculin par el. mineure. bonne. Il y a exception pour complet. pâlot. mineur. las. . supérieure. vengeresse. basse . jalouse. trompeuse . ancien. Adjectifs terminés en eur. sotte. Les adjectifs terminés par un f au masculin changent l'f en v au féminin : neuf.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) les autres se (prononcez ze) : bas. discret. nulle . faux. et les adjectifs en érieur : majeure.

. nouveau. franche . dispos. turc. malin. crasse (seconde forme de grasse) . Beau. appliquées. jumelle . rosat. Ces exceptions rappellent celles que nous avons vues pour la formation du pluriel dans les noms. nouvelle . pour le masculin. beau.publique . sèche . Il y a deux nombres pour les adjectifs qualificatifs : le singulier et le pluriel. Grand servait autrefois pour les deux genres comme les adjectifs qui venaient d'un adjectif latin ayant la même forme au masculin et au féminin (grandis). poli. comme pour le féminin : Un enfant aimable. un vieil ami. grecque . longue . nouvel. mou. Le nombre dans les adjectifs qualificatifs.folle . Adjectifs terminés par s ou x. vieux. bénin. préfix. public. maligne . L'apostrophe n'a donc pas de raison d'être. vieille . fou. coite . On forme le pluriel des adjectifs qualificatifs en ajoutant un s au singulier. scarlatine. d'autres ne s'emploient qu'avec des noms féminins : canine. franc. gentil. obéissant. II. belle . sec. Une enfant aimable. grognon. fou. appliquée. long. nouveau. caduque . obéissantes. jumeau. fat. gentille . polie. grand'tante. molle . douce . Reconstruire l'école 44/138 . grand'route.turque . appliquées. d'autres servent pour les deux genres : bougon. III. caduc. préfixe. mol. pers . Exceptions. vieux. grand'messe. favori. Coi. obéissante. obéissants. témoin. polis.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) blanc. devant un nom commençant par une voyelle ou un h muet : un bel habit. favorite . Cette règle présente des exceptions. Calvet et Chompret Remarques. appliqué. réguliers . mais pour les adjectifs masculins seulement. mou. Des enfants aimables. vieil. C'est sur ces formes primitives que le féminin s'est formé régulièrement. doux. deviennent au masculin bel. grec. bénigne . frais. fraîche . régulières. polies. régulière . Certains adjectifs ne s'emploient qu'avec des noms masculins : aquilin. blanche .I. fol. Nous avons conservé cet usage dans grand'mère. régulier . Règle générale. Des enfants aimables.

L'adjectif grand. fatal. Le positif marque une simple participation à la qualité indiquée par l'adjectif : le père est ferme . etc. Il y a exception pour certains adjectifs comme naval. Formes simples du comparatif. Les adjectifs terminés au singulier par al font leur pluriel en changeant al en aux : un délégué municipal. font leur pluriel en x : beaux. pluvial. grand'tante. moindre employé à côté de plus petit . jumeaux. Adjectifs en al. Selon la nuance exprimée. gras. D'autres adjectifs comme austral. grand'messe ne change pas au pluriel : des grand'mères. joyeux . qui font au pluriel navals. départemental.. boréal. Elles se rencontrent : 1° dans les trois comparatifs suivants : meilleur. des fermiers gros. simple ou composée. hébreux. Formes du comparatif. Le positif. égale ou inférieure à celle de l'autre. nationaux. Les formes simples sont anciennes et rares. d'égalité ou d'infériorité. glacial. Mais cette participation peut être plus ou moins grande. en présence de deux êtres participant à une même qualité. Le comparatif. employé à l'exclusion de plus bon . national . Grand dans grand'mère. départementaux. Le comparatif se distingue du positif par une forme spéciale. final. Ces mots sont considérés comme des mots composés. Beau. jumeau. sont inusités au pluriel. "qui a du courage". le comparatif est un comparatif de supériorité. joyeux. la mère est énergique .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Les adjectifs terminée au singulier par s ou x ne changent pas au pluriel : un fermier gros. gras. les enfants sont sages. fatals. De là trois degrés principaux dans la signification des adjectifs qualificatifs : le positif. des grand'messes. nouveau. Le degré de signification dans les adjectifs qualificatifs. Degrés de signification. marque pour celui auquel il se rapporte une participation supérieure. Vertueux signifie "qui a de la vertu" . des grand'tantes. hébreu. finals. des délégués municipaux. nouveaux. le comparatif et le superlatif. courageux. Reconstruire l'école 45/138 . L'adjectif qualificatif exprime moins une qualité que la participation à une qualité. Le comparatif.

Le superlatif n'a que des formes composées .). il est trop curieux (= plus qu'il ne convient). Tous les autres comparatifs ont une forme composée. tels que : majeur. il marque pour cet être le plus haut ou le plus faible degré de participation à la qualité indiquée par l'adjectif : c'est alors un superlatif relatif : les heures les plus pénibles ne sont pas les moins fécondes. le chien est plus docile que le chat. pis (neutre) employé à côté de plus mauvais . plus grand . et l'adverbe assez pris dans le sens de "plus qu'il n'est habituel". L'adverbe trop signifiant "plus qu'il n'est normal". Il en est de même d'assez peu employé dans le même sens : un procédé trop peu délicat . suivant les cas. la. il est très peu aimable. plus haut . plus nombreux. plusieurs. Trop peu signifiant "moins qu'il n'est convenable ou nécessaire" marque également le comparatif. Formes composées du comparatif. Le superlatif. mineur. Le complément du comparatif précédé de que fait partie d'une proposition elliptique : Paul est plus savant que Pierre signifie Paul est plus savant que Pierre n'est savant. Reconstruire l'école 46/138 . 3° Le comparatif d'infériorité se marque par l'adverbe moins placé devant l'adjectif : la vie m'est moins chère que l'honneur. inférieur. une attitude assez peu respectueuse. supérieur. marquent de même des comparatifs : cet enfant est assez malin (= plus malin qu'on n'est ordinairement à son âge). plus bas . etc. deux nuances très distinctes : 1° ou bien comparant l'être auquel il se rapporte avec les êtres de même espèce ou de même catégorie. Formes du superlatif. la langue est à la fois la meilleure et la pire des choses. Il exprime. Chaque espèce de comparatifs a son mode particulier de formation : 1° Le comparatif de supériorité se marque par l'adverbe plus placé devant l'adjectif : le chat est plus souple que le chien . Remarque. les : le plus jeune n'est pas le moins intelligent . 2° Le comparatif d'égalité se marque par l'adverbe aussi placé devant l'adjectif : l'eau de la source est aussi limpide que le cristal. et fém. plus petit . Le superlatif est le suprême degré de signification de l'adjectif. le superlatif marque pour cet être une très haute ou très faible participation à la qualité indiquée par l'adjectif : c'est alors un superlatif absolu : ce jeune homme est très suffisant . 2° ou bien envisageant l'être en lui-même.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret pire (masc. 2° dans certains adjectifs assimilés pour la signification et la forme à des comparatifs. 1° Le superlatif relatif se forme du comparatif devant lequel on place l'article le.

leur piqueur. qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf. démonstratifs. indéfinis. Complément de l'adjectif qualificatif. interrogatifs. Bon et généreux sont des attributs. sans l'intermédiaire d'un verbe : le bon père . Fonctions de l'adjectif qualificatif. pour. votre meute. Nos. L'adjectif qualificatif peut. Reconstruire l'école 47/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Remarque. de la meute. Bon et généreux sont des adjectifs épithètes. sur : Il est bon pour ses camarades. amis. avoir des compléments. Envieuse. de quelle meute. . extrêmement curieuse. les sentiments généreux du bon père.L'adjectif possessif suivi du comparatif marque de même un superlatif : nos plus vieux amis sont nos meilleurs amis. L'adjectif qualificatif est attribut quand la qualité qu'il exprime est appliquée au nom par l'intermédiaire d'un verbe : mon père est bon . du piqueur : ils sont donc possessifs. fidèle à ses amis. leur indiquent quel est le possesseur des chevaux. L'adjectif possessif. votre. Il est épithète quand la qualité qu'il exprime est appliquée au nom directement. etc. numéraux. Les adjectifs déterminatifs sont : les adjectifs possessifs. 2° Le superlatif absolu se forme du positif devant lequel on place un des adverbes très. incapable de lâcheté. L'adjectif qualificatif peut être aussi mis en apposition : Elle. (La Fontaine) Envieuse est mis en apposition à elle. qui lui sont joints par une préposition telle que à. De plus nos. votre. : Nîmes est une ville très ancienne. de quel piqueur il est question : ils sont donc déterminatifs. comme le nom. L'adjectif qualificatif peut avoir dans la proposition trois fonctions principales : il peut être épithète. L'adjectif possessif indique à qui appartient la personne ou la chose qu'il détermine : nos chevaux. Adjectifs déterminatifs. lâcheté sont des compléments d'adjectifs. extrêmement. Camarades. fort. leur indiquent de quels chevaux. ses sentiments sont généreux. attribut ou apposition. s'étend et s'enfle et se travaille.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Rôle de l'adjectif possessif. moi . . cette. Liste des adjectifs possessifs. là. L'Adjectif démonstratif. moi . cette cour-ci. on remplace ma. là sont des adjectifs démonstratifs parce qu'ils montrent de quel château. tien. Ce sont : mien. ces. L'adjectif démonstratif. de la 2e ou de la 3e personne . nôtre. votre. en le montrant aux yeux ou à l'esprit : ce château. Les adjectifs possessifs sont un seul objet possédé masculin de la 1e personne un seul possesseur de la 2e personne de la 3e personne de la 1e personne plusieurs possesseurs de la 2e personne de la 3e personne mon ton son notre votre leur féminin ma ta sa notre votre leur plusieurs objets possédés masculin et féminin mes tes ses nos vos leurs Remarques. sien. L'adjectif possessif indique 1° si le possesseur est de la 1e. Dans cette phrase : ma chatte est blanche... ton. 3° si l'objet possédé est du masculin ou du féminin . certain ânon passa (Racine).. son. ta.. etc. notre. Devant un mot féminin commençant par une voyelle ou par un h muet. 2° s'il y a un seul ou plusieurs possesseurs . un possesseur de la 1e personne. son absence. un objet possédé du singulier. cette. ton arrivée. cette époque-là. ces fossés. sa par mon. de quels fossés. 4° si l'objet possédé est du singulier ou du pluriel. une chatte. un objet possédé du féminin. cette tour. Ce. le possessif ma indique : un seul possesseur.1. ton. une chatte . ces avenues-là. vôtre : Au travers d'un mien pré. cette. son : mon habitation. on veut parler. Aux formes usuelles mon. 2.. correspondent des formes moins usitées qu'il ne faut pas confondre avec les formes du pronom possessif.. ci. ces. Reconstruire l'école 48/138 . L'adjectif démonstratif est celui qui détermine l'être désigné par le nom.

le maître est mécontent de ses élèves (ses possessif. il introduit une proposition et il rappelle le nom pré de la première proposition. Il ne faut pas confondre ces. laquelle. Dans cette phrase lequel est un adjectif relatif : il détermine pré. L'Adjectif relatif. qu'on réunit au nom par un trait d'union. peu usitées dans la langue actuelle.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Liste des adjectifs démonstratifs. ses. avec ses. desquelles. ces avenues-là (qui sont loin de moi). L'adjectif relatif. pour demander une détermination plus précise de l'être désigné par ce nom : quel bateau ? quelle destination ? quels compagnons ? quelles aventures ? Reconstruire l'école 49/138 . Les adjectifs démonstratifs sont pour le singulier masculin ce devant une consonne Calvet et Chompret cet devant une voyelle ou un h muet féminin pour le pluriel des deux genres cette ces Ci. auxquels. duquel. adjectif démonstratif. Les formes de l'adjectif relatif. L'adjectif interrogatif est celui que l'on place avant un nom.. adjectif possessif : ces élèves sont paresseux (ces démonstratif. auxquelles. là indique un objet éloigné : cette cour-ci (qui est près de moi) . ou là. sont : lequel. On ajoute quelquefois après le nom précédé d'un adjectif démonstratif les mots ci. là. lequel pré j'avais hérité de mon oncle. Ces. L'adjectif interrogatif. auquel. lesquels. L'Adjectif Interrogatif. desquels. L'adjectif relatif détermine l'être désigné par le nom et relie la proposition qu'il introduit à un nom précédemment exprimé qu'il rappelle : j'avais trouvé acquéreur pour un pré de grand rapport. lesquelles. je les montre du doigt). Ci indique un objet rapproché. Formes de l'adjectif relatif. les élèves du maître).

.. L'adjectif indéfini désigne d'une manière vague et générale le nom qu'il détermine : certains généraux.) tous toutes (... maints colonels. Formes de l'adjectif indéfini.. L'adjectif indéfini. Les adjectifs indéfinis peuvent se ranger en deux groupes.) (.) nuls (rare) nulles (rare) des 2 genres quelque des 2 genres ( . quelques lieutenants.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Les adjectifs interrogatifs sont pour le singulier masculin quel ? féminin quelle ? pour le pluriel masculin quels ? féminin quelles ? L'adjectif indéfini.) 1° une idée numérique des 2 genres chaque masculin féminin totalité. Ils expriment en effet singulier masculin féminin masculin unité ou pluralité féminin certain certaine maint mainte pluriel certains certaines maints maintes quelques plusieurs ( . universalité masculin féminin masculin féminin tout toute aucun aucune nul nulle singulier pluriel Reconstruire l'école 50/138 ..

autre. toute la classe est responsable.. Les adjectifs numéraux cardinaux ne sont autre chose que les mots qui expriment les nombres. qui expriment le rang : le deuxième train. nul signifiant sans valeur. que tels telles Calvet et Chompret quels ... plusieurs transfuges. tout le régiment. etc.. Les autres adjectifs indéfinis s'emploient sans article : aucune sanction. lorsqu'un adjectif seul ou un adverbe sont enfermés entre quelque et que : quelque vaillants que soient vos soldats. Reconstruire l'école 51/138 .. que quelles . le quatrième wagon. Leurs formes. L'adjectif numéral L'adjectif numéral exprime le nombre ou le rang des êtres qu'il détermine : quatre bancs à cinq places. votre excuse est nulle . Certain signifiant sûr. peuvent s'employer avec l'article : la même garnison. sont adjectifs qualificatifs : la nouvelle est certaine ... les quelques soldats. lorsqu'un nom déterminé ou non est enfermé entre quelque et que : quelques vaillants soldats que vous ayez. la deuxième place du troisième banc. Il y a deux sortes d'adjectifs numéraux : les adjectifs numéraux cardinaux. Quelque dans l'expression quelque. Il est adjectif. quelque. et les adjectifs numéraux ordinaux..Même.. certain. nulle discipline. tout. tout. tout signifiant tout entier. Il est adverbe.un certain caporal. quatre wagons.. Certain. que quelconque même autre quelconques mêmes autres Remarque. Adjectifs numéraux cardinaux. qui expriment le nombre : deux trains.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) masculin féminin masculin 2° les autres. tel.. Quelque . que. . que quelle . nous ne reculerons pas. une manière féminin d'être des 2 genres des 2 genres des 2 genres tel telle quel . nous ne reculerons pas. nul. que est adjectif ou adverbe. quelconque..

et par conséquent il prend la marque du pluriel : l'armée d'Annibal était à deux milles de Rome.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Quelques-uns de ces adjectifs sont des mots simples. et fait une au féminin : Une ou deux pêches . Il n'y a d'exception que pour les trois adjectifs un. Adjectifs numéraux ordinaux. octante. Quelques adjectifs avaient autrefois une forme primitive dérivée directement du latin : prime. mesure itinéraire. Dans les adjectifs composés supérieurs à cent les adjectifs se juxtaposent sans trait d'union ni conjonction : deux cents cinquante hommes. ils varient en nombre et prennent une s au pluriel.L'adjectif. Un.Quant à vingt et cent. cent et mille et ceux qui expriment les dizaines (excepté les trois dernières pour lesquelles les mots simples septante. Leur genre et leur nombre. peuvent rester invariables s'ils sont suivis d'un autre adjectif numéral : cinq cent quarante hommes . Ce sont ceux qui expriment les premiers nombres de un à seize. Mille. quatre-vingt-dix). soixante-neuf. 2. centième restent invariables : page trois cent . Leurs formes. En vertu d'un usage illogique. Les adjectifs numéraux cardinaux sont invariables : la France compte environ trente-six mille communes. et restent invariables quand ils s'additionnent avec le nombre qui les précède. vingt et cent. parce que cent et vingt s'ajoutent à deux mille. Les autres adjectifs numéraux cardinaux sont des mots composés. Les adjectifs numéraux ordinaux marquent l'ordre ou le rang des êtres qu'ils déterminent. Reconstruire l'école 52/138 . numéral cardinal un. troisième. 3. vingt et cent. . chapitre quatre-vingt. Vingt et cent employés pour vingtième. 1. etc. quatre-vingt. Dans les adjectifs composés inférieurs à cent l'adjectif simple qui marque les unités est uni par un trait d'union à celui qui marque les dizaines : vingt-trois. On dit de même soixante et onze. quatrevingt-dix chevaux. qu'il ne faut pas confondre avec mille adjectif numéral est un nom. 1° Ils se forment des adjectifs numéraux cardinaux correspondants en ajoutant le suffixe ième : unième. qu'il ne faut pas confondre avec l'article indéfini un. quatre-vingts hommes parce que cents et vingts sont multipliés par quatre. deuxième. varie en genre. Remarques. trente et une mirabelles. Vingt et cent. . Il y a exception pour un devant lequel le trait d'union est remplacé par et : vingt et un. même multipliés par un nombre. Mais on écrira : trois mille quatre cents hommes. nonante ont été remplacés par des mots composés soixante-dix. quand ils sont précédés d'un nombre qui les multiplie. On écrira : deux mille cent vingt hommes.

Ce sont : simple. Pour désigner le moment ou la date : à cinq heures. les soldats de l'an deux. Pour désigner la partie d'un livre : la page vingt-quatre du chapitre trois du tome deux . septuagésime. il faut rattacher les adjectifs multiplicatifs. comme les adjectifs numéraux cardinaux correspondants. quart. Reconstruire l'école 53/138 . 2° Second et deuxième s'emploient indifféremment l'un pour l'autre .1° En composition on emploie toujours unième et deuxième à l'exclusion de premier et second. le quatorze du mois. toutefois on préfère second quand il n'y a que deux objets. Adjectifs multiplicatifs.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret second. quadruple. qui indiquent combien de fois doit être répété le nombre des êtres qu'ils déterminent. 2° Les adjectifs numéraux ordinaux sont des mots simples ou des mots composés. d'ailleurs peu nombreux. quint. Dans les adjectifs composés. centuple. décime. etc. quadragésime.. ultime.. Quelques-unes de ces formes se sont conservées : fièvre quarte. millime. double. triple. le dernier adjectif seul prend le suffixe ième : cent-trente-troisième. centime. tiers. quintuple. etc. Henri quatre . Aux adjectifs numéraux ordinaux. multiple. Charles-Quint. Remarques. 3° Les adjectifs numéraux ordinaux sont remplacés quelquefois par les numéraux cardinaux : pour désigner le rang des rois qui portent le même nom : Louis neuf. sextuple. .

le pronom qui remplace le nom ne nomme les êtres. la troisième est celle de qui l'on parle : il lit. les pronoms interrogatifs. Vous désigne directement la personne que l'on est heureux de revoir. Espèces de pronoms. dans aucun cas. la deuxième est celle à qui l'on parle : tu lis . les pronoms relatifs. Il y a trois personnes grammaticales : la première est celle qui parle : je lis . Le pronom est un mot qui remplace le nom : mon ami part ce soir . toi. sont des pronoms. Les pronoms personnels sont: singulier masc et féminin 1e personne 2e personne je. les pronoms indéfinis. quel vide il va laisser derrière lui ! Il et lui. voilà en quoi il diffère du nom. les pronoms possessifs. Mais. moi. Qui représente hirondelle. te pluriel masc et fém nous vous Reconstruire l'école 54/138 . qui annonce le printemps. les pronoms démonstratifs. Tous les pronoms ne remplacent pas les noms de la même manière : 1° la plupart représentent un nom déjà exprimé qui s'appelle antécédent : salut à l'aimable hirondelle. 2° d'autres s'emploient exclusivement à la place du nom pour désigner directement des personnes : je suis heureux de vous revoir. Il y a six espèces de pronoms : les pronoms personnels.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE V LE PRONOM. Le Pronom personnel Le pronom personnel se met à la place du nom pour désigner les personnes grammaticales. mis à la place du nom ami. me tu. son antécédent.

Pronom réfléchi. adverbe de lieu. lui. la masc et fém lui masc ils. nous et vous sont tantôt sujet et tantôt complément. Parmi les heureux qui vivent en ce monde. les. d'elles. soi. sont les formes du pronom personnel quand il est sujet . toi. tu. et est suivi d'un verbe qu'il complète : le rat n'était pas sorti que le chat le saisit. . la. est un pronom. préposition. il est suivi d'un verbe . Il ne faut pas confondre le. Il ne faut pas confondre en. y sont les formes du pronom personnel quand il est complément . d'elles . Le la les. d'elle. qui est avant chat sont des articles . et il est invariable : le dévouement qu'on leur témoigne leur est indifférent. article défini. ils. de cela. en. avec le. pronom. moi. signifie à eux. se. Leur. les formes je. eux fém elles Calvet et Chompret masc et fém les. le. pronom personnel. à elles . ni avec en. adjectif possessif. adjectif possessif. leur Pronom sujet et pronom complément. les. te. Leur. pronom personnel. préposition. la. il. article est toujours suivi d'un nom de même genre et de même nombre qu'il annonce. D'une manière générale.Moi. pronom. En. soi. signifie dans. adverbe de lieu. On les emploie quand le pronom complément représente le même nom que le sujet de la proposition : l'écolier orgueilleux se vante toujours. lui. pronom. les formes me. qui est avant saisit. avec leur. toi. les. Pronom en. (Corneille). elle. se fém elle. est précédé d'un nom de même genre et de même nombre qu'il remplace. En. leur. signifie d'eux. il est complément. eux. signifie de là. Les formes se et soi s'appellent pronoms réfléchis. avec en. la. peuvent être employées comme sujet : Dans un si grand revers que vous reste-t-il ? . Pronom leur. d'eux. les formes moi. le 3e personne des deux genres et des deux nombres en. et il peut prendre la marque du pluriel : leur vertu est la richesse qu'ils s'efforcent de transmettre à leurs enfants. il accompagne et détermine un nom . les. la.En certains cas. les. combien en trouve-t-on qui ne désirent quelquefois en Reconstruire l'école 55/138 . le. Le qui est avant rat. signifie de lui. eux. Pronom le. et le. la. pronom personnel. Remarque. Il ne faut pas confondre leur. elles. Le.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) masc il. y. En.

plus j'ai envie de vous y rejoindre. signifie à lui. J'y réfléchis (= je réfléchis à cela. Tantôt lui signifie à lui. Les pronoms personnels sont du masculin. avec y. lui. à eux.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) sortir ? En ce monde (= dans ce monde) en préposition . à luimême. on peut alors les remplacer par le mot chose : il pleut . et il est du masculin ou du féminin : le père parle. à elles. je suis sorti avec lui . C'est un pronom possessif. y est pronom . Le pronom lui peut avoir deux sens. y pronom personnel. à elle. combien en trouve-t-on (= de ces hommes). Formes composées du pronom personnel. La sienne est mis pour sa voiture et indique que cette voiture appartient à mon ami. adverbe de lieu. la mère paraît. en sortir (= sortir de là). Calvet et Chompret Pronom y. Tantôt il correspond à il : mon ami est venu . il. nous. unies par un trait d'union à l'adjectif même. en adverbe de lieu. Le neutre dans les pronoms personnels. au tableau). en. à cela. toi. un animal ou un objet . j'en suis fâché . pronom personnel. résignons-nous-y . y sont du neutre. l'enfant lui sourit. eux. l'enfant lui obéit . vous. y est adverbe de lieu. Il ne faut pas confondre y. Le pronom possessif rappelle un nom précédemment exprimé. soi. à elle. On dit qu'ils sont du neutre quand ils ne tiennent pas la place d'un nom désignant une personne. vous le voyez . du féminin ou du neutre. en pronom . Les formes moi. Pronom lui. le. Les formes du pronom possessif indiquent Reconstruire l'école 56/138 . et indique à qui appartient l'objet qu'il désigne : mon ami préfère ma voiture à la sienne. y adverbe de lieu. Le Pronom possessif. vous y rejoindre (= vous rejoindre là). Vous me faites de Rome un tableau charmant : plus j'y réfléchis. dans ce cas lui est toujours du masculin. forment des pronoms composés qui ont un sens plus fort et plus précis : je lui ai parlé moi-même. signifie là.

celles Reconstruire l'école 57/138 . 3° s'il y a un ou plusieurs objets possédés . tien. pronoms possessifs. celui-là est plus agréable. ceux féminin : celle . Le pronom démonstratif tient la place d'un nom en montrant. votre. Le Pronom démonstratif. Il y a deux formes de pronoms démonstratifs : les pronoms démonstratifs simples et les pronoms démonstratifs composés. celui-là tiennent la place du mot livre et montrent les deux livres dont il s'agit : ce sont des pronoms démonstratifs. ne prennent pas l'article et accompagnent un nom . sont précédés de l'article et ont un accent circonflexe sur l'o. 2.1. comme par un geste. -Il ne faut pas confondre notre et votre. avec le nôtre et le vôtre. Notre et votre. l'être dont il s'agit : j'hésite entre ces deux livres : celui-ci est plus instructif. 2e ou 3e personne . Formes des pronoms démonstratifs. 4° si l'objet possédé est du masculin ou du féminin. Les mots mien. 2° si le possesseur est de la 1e. ce . adjectifs possessifs. 1° Les pronoms démonstratifs simples sont : masculin : celui. Voici ces formes : Calvet et Chompret un seul objet possédé plusieurs objets possédés masculin féminin 1e personne le mien un seul possesseur 2e personne le tien 3e personne le sien 1e personne le nôtre plusieurs possesseurs 2e personne le vôtre 3e personne le leur masculin féminin les miennes les tiennes les siennes les nôtres les vôtres les leurs la mienne les miens la tienne la sienne la nôtre la vôtre la leur les tiens les siens les nôtres les vôtres les leurs Remarques.notre. le nôtre et le vôtre.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) 1° s'il y a un ou plusieurs possesseurs. Celui-ci. . pronoms possessifs. adjectifs possessifs.je suis tout votre.sien. non précédés de l'article défini sont adjectifs : il est tout mien.

que. 3. . 3e pers.) . dont sont des trois genres. du même nombre et de la même personne que son antécédent. il devient c' devant un e. Pronoms relatifs simples.) . ceux-ci. celle-là . celles-là Neutre : ceci (équivalent de ce-ci).1. Dans le langage familier. ou fem. vous qui cueillez la fleur (masc. celui-là . il ne perd jamais l'e par élision : ce héros est admiré du monde entier. Il ne faut pas confondre ce. des deux nombres et des trois personnes : l'arbre qui fleurit (masc. cela (équivalent de ce-là) Calvet et Chompret Remarques. Le nom représenté par le pronom relatif s'appelle antécédent : printemps est l'antécédent de qui.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) neutre : ce 2° Les pronoms démonstratifs composés sont : Masculin : celui-ci. Le pronom relatif est du même genre. ç'a été toujours pour moi une joie de le regarder. pronom démonstratif. sing.) .) . il ne s'emploie que devant les masculins commençant par une consonne ou par un h aspiré . et ç' devant un a : ce que j'aime dans l'enfant c'est son air innocent . 3e pers. nous dont on parle tant (masc. ci s'applique aux objets rapprochés. Dans ces pronoms démonstratifs. Formes du pronom relatif. sing. il précède un verbe ou un pronom relatif . la forme cela s'abrège souvent en ça : je voudrais voir ça ! Le Pronom relatif. la fleur qui s'ouvre (féminin sing. dont. Les pronoms relatifs simples sont qui. 3e pers. que. pluriel 2e pers. quoi. là s'applique aux objets éloignés. où. Qui. il n'est jamais suivi immédiatement d'un nom . celles-ci. plur. ceux-là Féminin : celle-ci.) . ce que je cherche (neutre sing 3e pers. la maison que j'habite (fém. 1e pers.) Quoi est du neutre et de la 3e personne : ce à quoi nous pensons. 2. adjectif démonstratif. Qui représente le nom printemps et rattache à ce nom la proposition relative qui ramène le soleil : qui est un pronom relatif. Le pronom relatif représente un nom auquel il rattache une proposition appelée pour cette raison proposition relative : J'aime le printemps qui ramène le soleil et les fleurs. avec ce. L'adjectif démonstratif ce est toujours suivi d'un nom masculin qu'il détermine . Il y a deux sortes de pronoms relatifs : les pronoms relatifs simples et les pronoms relatifs composés. Reconstruire l'école 58/138 . Le pronom démonstratif ce signifie ceci. cela .

Composés : lequel? lesquels? duquel? desquels ? Reconstruire l'école 59/138 . Le mot quiconque qui signifie qui que ce soit est un pronom relatif indéfini . . tantôt compléments. Le pronom interrogatif appelle une désignation précise de l'être qu'il représente.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Où est des deux genres. Les pronoms relatifs composés sont formés de l'article défini et de l'adjectif quel mis en un seul mot. Le Pronom interrogatif. il ne s'emploie qu'au singulier et il est toujours sujet : Quiconque a beaucoup vu. n'a ni antécédent ni suppléant. (La Fontaine) Remarque. Simples : qui ? masculin et féminin. . sing. vers lequel. lesquels. adverbe de lieu. Fonctions des pronoms relatifs. les pronoms interrogatifs composés.Il ne faut pas confondre où. a un antécédent et peut être remplacé suivant les cas par dans lequel. pronom relatif. Pronoms relatifs composés. Lequel. Où. Les autres pronoms relatifs sont toujours compléments. avec où. etc. Qui est ordinairement sujet. . que ? quoi? neutre singulier. adverbe de lieu. Ce sont singulier lequel masculin duquel auquel laquelle féminin pluriel lesquels desquels auxquels lesquelles de laquelle desquelles à laquelle auxquelles Quiconque. pronom relatif. Peut avoir beaucoup retenu. et plur. lesquelles sont tantôt sujets. où. des deux nombres et de la 3e personne : chacun a ses défauts où toujours il retombe. Il y a trois formes de pronoms interrogatifs : les pronoms interrogatifs simples. et les pronoms interrogatifs renforcés. laquelle.

ni avec que. quoi. On m'a confié ce secret (un homme. Que interrogatif signifie quelle chose. Le Pronom indéfini. m'a confié ce secret) . sert à unir deux propositions : n'oublions jamais que Dieu nous voit. parce qu'il a un antécédent. adverbe. et n'a pas d'antécédent : que voulez-vous? Que relatif a toujours un antécédent : je ne connais pas l'homme que vous avez vu.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) auquel? auxquels? laquelle? lesquelles ? de laquelle? desquelles ? à laquelle? auxquelles ? Renforcés : qui est-ce qui? qui est-ce que? qu'est-ce qui ? qu'est-ce que? On emploie ainsi les pronoms interrogatifs : pour les personnes : qui? (sujet ou complément) qui est-ce qui? (sujet) qui est-ce que? (complément) pour les choses : quoi? d'ordinaire compléments que? parfois sujets lequel? laquelle? lesquels? lesquelles? sujets ou compléments duquel? de laquelle?compléments desquels? desquelles? auquel? à laquelle? auxquels? auxquelles? Calvet et Chompret Remarques. quoi. avec qui. Il ne faut pas confondre que. adverbe. conjonction. que je ne désigne pas. pronom relatif. signifie en général combien : que vous êtes heureux ! Que. pronoms interrogatifs Aimons à secourir le pauvre qui nous tend la main : qui est pronom relatif. 2. le pauvre. avec que. conjonction. Il ne faut pas confondre qui. ni avec que. Que. . Le pronom indéfini remplace des noms en désignant les personnes ou les choses d'une manière vague et générale. Qui avez-vous vu ? qui est interrogatif parce qu'il n'a pas d'antécédent et qu'il marque une interrogation.1. pronoms relatifs. on est pronom Reconstruire l'école 60/138 . pronom interrogatif.

Il ne faut pas confondre personne. tel et tel approuvent . plusieurs. Adjectifs. nulle. masc. Le pronom indéfini rien est du neutre . plusieurs. Reconstruire l'école 61/138 . Formes du pronom indéfini. Rien. nul. qui peut prendre la marque du pluriel et qui se construit avec l'article. Calvet et Chompret Personne. certain. quelque chose. quelqu'un. Ils sont tantôt adjectifs indéfinis. quiconque. Personne n'est venu : personne est pronom indéfini. une. Tout est pronom indéfini. en nombre : l'autre. aucun risque. masc. tel. du masc. personne. certains. aucune. certains avantages. aucun ne se lasse . tantôt pronoms indéfinis. un tel avenir. autrui. Aucun. adjectif indéfini. adjectif qualificatif ou nom commun. ils accompagnent un nom qu'ils déterminent : d'autres conditions. du plur. Les principaux pronoms indéfinis sont les uns invariables : on. et du sing. en genre et nombre : l'un. fém. etc. les uns. Partout ailleurs il est pronom indéfini du genre neutre : tout est bon venant d'une mère. nulle responsabilité. un autre sing. Il est adjectif indéfini quand il accompagne ou détermine un nom : tous les droits de l'homme. les autres. neutre singulier les autres variables : en genre : un. qui est du masculin et ne prend jamais l'article. tout. l'on. des autres. Il est adjectif qualificatif quand il signifie tout entier : tout le discours fut ennuyeux. Quelles sont les personnes qui sont venues ? personne est nom commun. fém rien. aucun. d'autres blâment . certaine. tous s'agitent . certains l'affirment. avec personne. autre. Pronoms indéfinis. nom commun féminin. tel. nul. pronom indéfini. ils tiennent la place d'un nom et n'accompagnent aucun nom : nul n'est indifférent .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) indéfini. il n'a pas de pluriel et n'est jamais précédé de l'article : rien n'est plus beau que la vertu. plur. Il est nom commun quand il est précédé de l'article : le tout est plus grand que la partie.

) pour l'autre. indéf.) ami est un (art. Un. ni l'un ni l'autre. Le pronom indéfini un est le plus souvent construit avec l'article (= l'un) il n'accompagne jamais un nom. deux vrais amis se sacrifient l'un (pron. de l'adjectif indéfini un signifiant un certain .) frère . il est ordinairement opposé à autre dans les locutions l'un et l'autre. indéf. Dans ces trois dernières acceptions le mot un n'est jamais précédé de l'article et il est régulièrement suivi d'un nom : un (art. Reconstruire l'école 62/138 . de l'adjectif numéral cardinal un signifiant un seul. Il se distingue par là : de l'article indéfini un signifiant un quelconque . indéf.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Il faut se garder de le confondre avec le nom masculin rien qui comporte les deux nombres et se construit avec l'article : laissez de côté ces riens qui vous préoccupent.

Formes générales du verbe. Les principaux verbes intransitifs sont : 1° les verbes être. 2° les verbes participant au sens du verbe être : devenir = commencer à être . Dans : je mange du pain.. est. Remarque. décliner. il importe. rougir.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE VI LE VERBE. pronominale. sont des verbes. Existe. 3° les verbes marquant l'évolution de l'être. germer. . 3° une action à la fois faite et subie par le sujet. 4° les verbes exprimant une modification ou une transformation dans l'état d'un être : pâlir. sembler = être en apparence . 1° Les verbes transitifs expriment une action qui passe du sujet sur un objet (personne ou chose) : l'abeille aime les fleurs. il nous aime. mourir. ou plus souvent une action : Dieu existe. blêmir. jaunir. Il y a deux espèces de verbes : les verbes transitifs et les verbes intransitifs. sans l'intermédiaire d'une préposition. paraître. il est bon. Formes active. Le verbe est un mot qui exprime une existence.Un même verbe peut être employé transitivement ou intransitivement. les verbes sont transitifs indirects. etc. ses différentes étapes de l'existence : naître. 2° Les verbes intransitifs ou n'expriment aucune action. vieillir. les verbes sont transitifs directs . venir. il suffit. grandir. partir. 5° les verbes dits de mouvement : aller. 6° les expressions il faut. suivant qu'il y a ou qu'il n'y a pas de complément d'objet. dans : je mange. Le verbe est alors accompagné d'un pronom qui représente le sujet et subit l'action faite par le sujet : les bons élèves s'encouragent eux-mêmes. etc. manger est transitif . croître. par l'intermédiaire d'une préposition. exister . aime. si l'action passe indirectement. etc. une manière d'être. De là trois formes du verbe : Reconstruire l'école 63/138 . ou expriment une action qui ne sort pas du sujet : Dieu existe . 2° une action subie par le sujet : les bons élèves sont encouragés par le maître . Si l'action passe directement. manger est intransitif. l'abeille va et vient. passive. grossir. verdir. Le même verbe transitif direct peut exprimer : 1° une action faite par le sujet : le maître encourage les bons élèves .

Les désinences du verbe marquent les nombres. nous partions. singulier pluriel 1e personne je chantai nous chantâmes 2e personne tu chantas vous chantâtes 3e personne il chanta ils chantèrent Modes. le subjonctif. qui ont des désinences particulières : je partais. Les quatre premiers de ces modes sont dits modes personnels parce qu'ils ont des désinences Reconstruire l'école 64/138 . La forme passive est réservée aux verbes transitifs qui peuvent avoir un complément d'objet direct : Dieu aime l'homme . dans laquelle le sujet fait l'action marquée par le verbe et ordinairement la subit dans un pronom qui le représente. Le subjonctif présente l'action comme douteuse ou comme dépendant d'une autre action :je désire qu'il revienne. se repent est intransitif. l'homme est aimé de Dieu. les modes et les temps. L'indicatif indique l'action comme un fait : j'écris une lettre . . le pronom se indique que le sujet subit l'action : je sacrifie est transitif. Il y a trois personnes grammaticales dans les verbes comme dans les pronoms . mais il n'indique pas que le sujet subisse l'action . nous irons à la campagne. Désinences verbales. elles sont marquées par des désinences particulières. Il y a six modes dans les verbes : l'indicatif. j'ai lu. La forme passive. Le conditionnel présente l'action comme dépendant d'une condition :je partirais. dans laquelle le sujet subit l'action marquée par le verbe . l'impératif. dans laquelle le sujet fait l'action marquée parle verbe . le pronom se représente le sujet. il se repent. -Dans il se sacrifie. les personnes. . l'infinitif et le participe. il lit. le conditionnel.La forme active est commune aux verbes transitifs et aux verbes intransitifs : il écrit une lettre . il sommeille.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret la forme active. si mon père le permettait. Il y a deux nombres dans les verbes : le singulier et le pluriel. La forme pronominale est commune aux verbes transitifs et aux verbes intransitifs : il se sacrifie . Remarque. L'infinitif présente l'action dans sa signification générale :voyager est utile et agréable. L'impératif présente l'action comme un ordre ou un conseil : faites le bien. Le participe est une sorte d'adjectif explicatif : les beaux jours revenus.Dans il se repent. La forme pronominale.

vous avez eu. les deux derniers sont dits modes impersonnels. Tous les verbes (excepté le verbe avoir) forment leurs temps composés à l'aide d'autres verbes. Temps. Ce sont les auxiliaires Reconstruire l'école 65/138 . . mais seulement au participe passé passif. De là trois groupes de temps : temps à sens présent. temps à sens futur. et aux temps du passif (composés de ce participe) . Ils se répartissent ainsi : à sens présent à sens passé imparfait passé simple passé composé passé antérieur plus-que-parfait passé passé 1e forme passé 2e forme imparfait passé plus-que-parfait passé passé à sens futur futur simple indicatif présent futur antérieur futur antérieur impératif conditionnel subjonctif présent présent présent infinitif participe présent présent Espèces de temps. Les temps composés sont formés de plusieurs mots : j'ai été. Remarque. Il y a deux espèces de temps : les temps simples et les temps composés. Le passé indique que l'action s'est faite avant le moment où l'on parle.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret particulières pour chaque personne . appelés pour ce motif verbes auxiliaires. elle sera aimée. temps à sens passé. Le futur indique que l'action se fera après le moment où l'on parle. Le présent indique que l'action se fait au moment où l'on parle.Les verbes marquent aussi le genre. Il y a trois temps : le présent. Les temps simples sont formés d'un seul mot : vous aviez. il sera aimé. Verbes auxiliaires. parce qu'ils n'ont qu'une désinence commune pour les trois personnes. le passé et le futur. Il y a deux principaux verbes auxiliaires : le verbe avoir et le verbe être.

peuvent servir d'auxiliaires. finissant. devoir. La conjugaison vivante comprend les 4/5 des verbes français. le troisième groupe constitue la conjugaison morte. etc. pour les conjuguer. Reconstruire l'école 66/138 .les verbes terminés à l'infinitif en re : rendre. Le premier groupe comprend les verbes terminés en er à l'infinitif et en e au présent de l'indicatif : aimer. issant). prés. Le troisième groupe comprend tous les autres verbes.les verbes terminés à l'infinitif en oir : recevoir . Beaucoup d'autres verbes. je finis. Conjugaison. vouloir. en issant au participe présent :finir.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret proprement dits. en is au présent de l'indicatif. comme on la verra plus loin. On peut. il est ordinairement en er ou plus rarement en ir (part. Les deux premiers groupes constituent la conjugaison vivante . parce que c'est la seule qui puisse s'accroître : toutes les fois qu'on forme un verbe nouveau. Le 2e groupe comprend les verbes terminés en ir à l'infinitif. Tous les verbes ne se conjuguent pas de la même manière. La première conjugaison est dite vivante. sentant . comme faire. La conjugaison est l'ensemble des formes que peut prendre un verbe aux différents temps des différents modes. c'est-à-dire .les verbes terminés à infinitif en ir et au participe présent en ant : sentir. les ranger en trois groupes. . . aller.environ 4000 sur 4500. j'aime.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Verbe avoir Temps simples à sens présent présent j'ai tu as il a nous avons vous avez ils ont aie ayons ayez j'aurais tu aurais il aurait nous aurions vous auriez ils auraient que j'aie que tu aies qu'il ait que nous ayons que vous ayez qu'ils aient avoir ayant eu que j'eusse que tu eusses qu'il eût que nous eussions que vous eussiez qu'ils eussent imparfait j'avais tu avais il avait nous avions vous aviez ils avaient à sens passé Calvet et Chompret à sens futur futur simple j'aurai tu auras il aura nous aurons vous aurez ils auront passé simple j'eus tu eus il eut nous eûmes vous eûtes ils eurent temps personnels temps impersonnels infinitif participe subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir avoir devant avoir Reconstruire l'école 67/138 .

Il signifie alors être ou exister. subjonctif conditionnel Reconstruire l'école 68/138 . le sujet réel est le nom placé à sa suite.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé j'ai eu tu as eu il a eu nous avons eu vous avez eu ils ont eu plus-que-parfait j'avais eu tu avais eu il avait eu nous avions eu vous aviez eu ils avaient eu passé antérieur Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur j'aurai eu tu auras eu il aura eu nous aurons eu vous aurez eu ils auront eu j'eus eu tu eus eu il eut eu nous eûmes eu vous eûtes eu ils eurent eu impératif indicatif temps personnels aie eu ayons eu ayez eu j'aurais eu tu aurais eu il aurait eu nous aurions eu vous auriez eu ils auraient eu que j'aie eu que tu aies eu qu'il ait eu que nous ayons eu que vous ayez eu qu'ils aient eu avoir eu ayant eu j'eusse eu tu eusses eu il eût eu nous eussions eu vous eussiez eu ils eussent eu que j'eusse eu que tu eusses eu qu'il eût eu que nous eussions eu que vous eussiez eu qu'ils eussent eu impersonnel infinitif s participe Remarque. il y avait. etc. Le pronom il qui le précède n'est que le sujet apparent du verbe. Il sert à former : les temps composés du verbe être . Il y a des fleurs dans le jardin signifie : des fleurs sont dans le jardin. les temps passés de la plupart des verbes à la forme active. L'auxiliaire avoir n'a besoin d'aucun autre verbe pour former ses temps composés. Avoir est impersonnel dans les expressions il y a. les temps passés de tous les verbes à la forme passive . uni au verbe être.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Verbe être Temps simples à sens présent présent je suis tu es il est nous sommes vous êtes ils sont sois soyons soyez je serais tu serais il serait nous serions vous seriez ils seraient que je sois que tu sois qu'il soit que nous soyons que vous soyez qu'ils soient être étant été que je fusse que tu fusses qu'il fût que nous fussions que vous fussiez qu'ils fussent imparfait j'étais tu étais il était nous étions vous étiez ils étaient à sens passé Calvet et Chompret à sens futur futur simple je serai tu seras il sera nous serons vous serez ils seront passé simple je fus tu fus il fut nous fûmes vous fûtes ils furent temps personnels temps impersonnels infinitif participe subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir être devant être Reconstruire l'école 69/138 .

Le verbe être a plusieurs significations : dans son sens le plus général il affirme qu'une qualité convient au sujet : Dieu est bon . les temps passés de tous les verbes à la forme pronominale : il s'est enfui .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé j'ai été tu as été il a été nous avons été vous avez été ils ont été plus-que-parfait j'avais été tu avais été il avait été nous avions été vous aviez été ils avaient été passé antérieur Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur j'aurai été tu auras été il aura été nous aurons été vous aurez été ils auront été j'eus été tu eus été il eut été nous eûmes été vous eûtes été ils eurent été impératif indicatif temps personnels aie été ayons été ayez été j'aurais été tu aurais été il aurait été nous aurions été vous auriez été ils auraient été que j'aie été que tu aies été qu'il ait été que nous ayons été que vous ayez été qu'ils aient été avoir été ayant été j'eusse été tu eusses été il eût été nous eussions été vous eussiez été ils eussent été que j'eusse été que tu eusses été qu'il eût été que nous eussions été que vous eussiez été qu'ils eussent été impersonnels infinitif participe Remarques. il signifie exister : Cela n'est pas. Reconstruire l'école 70/138 subjonctif conditionnel . L'auxiliaire être sert à former : les temps passés de certains verbes à forme active : il est venu . Dans ce sens. il signifie appartenir : cette nation est à nous. il est parfois impersonnel : il est des hommes qui disent (= il y a des hommes qui disent) .

s'abstenir. etc. 1° Les verbes pronominaux non réfléchis (appelés aussi verbes essentiellement pronominaux) sont ceux qui n'ont pas d'autre forme que la forme pronominale : se repentir.je me loue. Elle est caractérisée : 1° par l'emploi constant de l'auxiliaire être aux temps composés . Forme active. On dit : je loue. Parfois le verbe pronominal équivaut à un verbe passif : ce pont s'est construit (a été construit) en trois mois. Il y a deux espèces de verbes pronominaux : les verbes pronominaux non réfléchis et les verbes pronominaux réfléchis.1. Le pronom qui les accompagne insiste sur le sujet. 2. 2° par la présence. s'écrier. Reconstruire l'école 71/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret tous les temps simples des verbes à la forme passive : il sera poursuivi . mais ne réfléchit pas sur le sujet l'action exprimée par le verbe. CONJUGAISON DES TROIS GROUPES DE VERBES. La forme pronominale n'est autre chose que la forme active dans laquelle le verbe marque que le sujet fait l'action sur lui-même. . La forme active est commune aux verbes transitifs et aux verbes intransitifs : j'ai appelé Antoine. Forme pronominale. d'un pronom de la même personne que le sujet : nous nous repentons. c'est-à-dire qu'il indique une action que deux sujets font l'un sur l'autre : Pierre et Paul se battent dans le chemin. je suis loué. la plupart des verbes se conjuguent à l'actif avec l'auxiliaire avoir : je suis sorti.s'enfuir. Parfois le verbe pronominal est réciproque. Remarques. il sert à former tous les temps composés des verbes à la forme passive : j'ai été puni. se méfier. à tous les temps. Le pronom qui accompagne ces verbes reçoit l'action qu'ils expriment et la réfléchit sur le sujet. il est venu. conjugués avec l'auxiliaire être. j'ai chassé. A part quelques verbes intransitifs. 2° Les verbes pronominaux réfléchis (appelés aussi verbes accidentellement pronominaux) sont ceux qui peuvent avoir une forme active ou passive : se louer. uni au verbe avoir.

Dans cet exemple. quand une proposition est au passif et qu'on veut la mettre à l'actif. il est sujet du verbe. Remarque. et on prend le sujet du verbe actif pour en faire le complément d'agent du verbe passif à l'aide des prépositions de ou par : ·Dieu aime les hommes . Calvet et Chompret A la forme passive. Ce complément marquant par qui l'action est faite est dit pour cette raison. et le sujet du verbe passif pour en faire le complément direct d'objet du verbe actif : les hommes sont aimés de Dieu. complément d'agent Pour transformer une proposition où le verbe a la forme active en une proposition dont le verbe soit à la forme passive. on prend le complément d'agent du verbe passif pour en faire le sujet du verbe actif. Donc les verbes qui peuvent avoir un complément direct d'objet sont les seuls qui puissent avoir la forme passive. le verbe présente l'action comme subie par le sujet : l'enfant est chéri de ses parents. Le mot parents est un complément de circonstance du verbe.Tous les verbes à la forme passive se conjuguent de la même manière. les hommes sont aimés de Dieu. Reconstruire l'école 72/138 . l'enfant subit l'action exprimée par le verbe (est chéri).Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Forme passive. Dieu aime les hommes. . on prend le complément direct d'objet du verbe actif pour en faire le sujet du verbe passif. Inversement.

Verbe Aimer (transitif) Forme active Temps simples à sens présent présent j'aime tu aimes il aime nous aimons vous aimez ils aiment aime aimons aimez j'aimerais tu aimerais il aimerait nous aimerions vous aimeriez ils aimeraient que j'aime que tu aimes qu'il aime que nous aimions que vous aimiez qu'ils aiment aimer aimant aimé que j'aimasse que tu aimasses qu'il aimât que nous aimassions que vous aimassiez qu'ils aimassent imparfait j'aimais tu aimais il aimait nous aimions vous aimiez ils aimaient à sens passé Calvet et Chompret à sens futur futur simple j'aimerai tu aimeras il aimera nous aimerons vous aimerez ils aimeront passé simple j'aimai tu aimas il aima nous aimâmes vous aimâtes ils aimèrent temps personnels temps impersonnels infinitif participe subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir aimer devant aimer Reconstruire l'école 73/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) 1er groupe.

Reconstruire l'école 74/138 subjonctif conditionnel . interroger. nous interrogeons. avançons. Les verbes qui ont un e muet à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif changent cet e muet en un è ouvert devant une syllabe muette. nous avançâmes. je sèmerai . j'espérerai. il interrogeait. je sème. espérer. Ceux qui ont un é fermé le changent en è ouvert devant une syllabe muette finale : semer. j'espère.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé j'ai aimé tu as aimé il a aimé nous avons aimé vous avez aimé ils ont aimé plus-que-parfait j'avais aimé tu avais aimé il avait aimé nous avions aimé vous aviez aimé ils avaient aimé passé antérieur Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur j'aurai aimé tu auras aimé il aura aimé nous aurons aimé vous aurez aimé ils auront aimé j'eus aimé tu eus aimé il eut aimé nous eûmes aimé vous eûtes aimé ils eurent aimé impératif indicatif temps personnels aie aimé ayons aimé ayez aimé j'aurais aimé tu aurais aimé il aurait aimé nous aurions aimé vous auriez aimé ils auraient aimé que j'aie aimé que tu aies aimé qu'il ait aimé que nous ayons aimé que vous ayez aimé qu'ils aient aimé avoir aimé ayant aimé j'eusse aimé tu eusses aimé il eût aimé nous eussions aimé vous eussiez aimé ils eussent aimé que j'eusse aimé que tu eusses aimé qu'il eût aimé que nous eussions aimé que vous eussiez aimé qu'ils eussent aimé impersonnel infinitif s participe Remarque. Les verbes terminés en ger à l'infinitif intercalent un e entre le g du radical et l'a ou l'o de la désinence . Les verbes terminés par cer à l'infinitif prennent une cédille sous le c devant les désinences qui commencent par a ou o: avancer.

redoublent généralement l ou t devant une syllabe muette : appeler. payer. changent l'y en i devant un e muet : côtoyer. mais pour les verbes en ayer on peut garder l'y : il paye. L'impératif présent prend un s à la seconde personne devant en ou y : manges-en . oyer. songes-y. je jette. il noie . Verbe Finir (transitif) Forme active Temps simples à sens présent présent je finis tu finis il finit nous finissons vous finissez ils finissent fini finissons finissez je finirais tu finirais il finirait nous finirions vous finiriez ils finiraient que je finisse que tu finisses qu'il finisse que nous finissions que vous finissiez qu'ils finissent finir finissant fini imparfait à sens passé passé simple je finis tu finis il finit nous finîmes vous finîtes ils finirent à sens futur futur simple je finirai tu finiras il finira nous finirons vous finirez ils finiront je finissais tu finissais il finissait nous finissions vous finissiez ils finissaient temps personnels conditionnel impératif indicatif que je finisse que tu finisses qu'il finît que nous finissions que vous finissiez qu'ils finissent devoir finir devant finir temps impersonnels infinitif participe subjonctif Reconstruire l'école 75/138 . Les verbes en ayer.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret La première conjugaison est la seule où l'impératif présent n'ait pas de désinence s à la deuxième personne du singulier. il paie . jeter. j'appelle . au lieu de changer l'e muet en è ouvert. il côtoie . noyer. Les verbes en eler ou eter. il gèle. uyer. 2e groupe. Mais : geler.

Bénir se conjugue comme finir. tu hais. Temps composés. eau bénite. nous haïssons. excepté au singulier de l'indicatif présent et de l'impératif présent : je hais. à sens passé passé composé j'ai fini tu as fini il a fini nous avons fini vous avez fini ils ont fini plus-que-parfait j'avais fini tu avais fini il avait fini nous avions fini vous aviez fini ils avaient fini à sens futur passé antérieur futur antérieur j'eus fini tu eus fini il eut fini nous eûmes fini vous eûtes fini ils eurent fini j'aurai fini tu auras fini il aura fini nous aurons fini vous aurez fini ils auront fini aie fini ayons fini ayez fini j'aurais fini tu aurais fini il aurait fini nous aurions fini vous auriez fini ils auraient fini que j'aie fini que tu aies fini qu'il ait fini que nous ayons fini que vous ayez fini qu'ils aient fini avoir fini ayant fini j'eusse fini tu eusses fini il eût fini nous eussions fini vous eussiez fini ils eussent fini que j'eusse fini que tu eusses fini qu'il eût fini que nous eussions fini que vous eussiez fini qu'ils eussent fini temps personnels impersonnel infinitif s participe subjonctif conditionnel impératif indicatif Reconstruire l'école 76/138 . Haïr prend partout un tréma sur le i. et bénit qui s'emploie dans les expressions pain bénit.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Remarque. et a deux participes passés : béni comme fini.

Verbe Sentir (transitif) Forme active Temps simples à sens présent présent je sens tu sens il sent nous sentons vous sentez ils sentent sens sentons sentez je sentirais tu sentirais il sentirait nous sentirions vous sentiriez ils sentiraient que je sente que tu sentes qu'il sente que nous sentions que vous sentiez qu'ils sentent sentir senti que je sentisse que tu sentisses qu'il sentît que nous sentissions que vous sentissiez qu'ils sentissent imparfait je sentais tu sentais il sentait nous sentions vous sentiez ils sentaient à sens passé passé simple je sentis tu sentis il sentit nous sentîmes vous sentîtes ils sentirent Calvet et Chompret à sens futur futur simple je sentirai tu sentiras il sentira nous sentirons vous sentirez ils sentiront temps personnels impersonnels infinitif subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir sentir devant sentir participe sentant Reconstruire l'école 77/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) 3e groupe.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé j'ai senti tu as senti il a senti nous avons senti vous avez senti ils ont senti plus-que-parfait j'avais senti tu avais senti il avait senti nous avions senti vous aviez senti ils avaient senti passé antérieur j'eus senti tu eus senti il eut senti nous eûmes senti vous eûtes senti ils eurent senti Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur j'aurai senti tu auras senti il aura senti nous aurons senti vous aurez senti ils auront senti aie senti ayons senti ayez senti temps personnels impératif indicatif j'aurais senti tu aurais senti il aurait senti nous aurions senti vous auriez senti ils auraient senti que j'aie senti que tu aies senti qu'il ait senti que nous ayons senti que vous ayez senti qu'ils aient senti avoir senti j'eusse senti tu eusses senti il eût senti nous eussions senti vous eussiez senti ils eussent senti que j'eusse senti que tu eusses senti qu'il eût senti que nous eussions senti que vous eussiez senti qu'ils eussent senti impersonnels infinitif participe ayant senti Remarque. Les verbes en ir dont le radical se termine par un t perdent ce t devant les désinences à consonne : je sens . tu vêts. je pars . seul vêtir conserve le t devant l's : je vêts. subjonctif conditionnel Reconstruire l'école 78/138 .

Verbe Recevoir (transitif) Forme active Temps simples.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) 3e groupe. à sens présent présent je reçois tu reçois il reçoit nous recevons vous recevez ils reçoivent reçois recevons recevez je recevrais tu recevrais il recevrait nous recevrions vous recevriez ils recevraient que je reçoive que tu reçoives qu'il reçoive que nous recevions que vous receviez qu'ils reçoivent recevoir reçu que je reçusse que tu reçusses qu'il reçût que nous reçussions que vous reçussiez qu'ils reçussent imparfait je recevais tu recevais il recevait nous recevions vous receviez ils recevaient à sens passé passé simple je reçus tu reçus il reçut nous reçûmes vous reçûtes ils reçurent Calvet et Chompret à sens futur futur simple je recevrai tu recevras il recevra nous recevrons vous recevrez ils recevront temps personnels impersonnels infinitif subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir recevoir devant recevoir participe recevant Reconstruire l'école 79/138 .

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé j'ai reçu tu as reçu il a reçu nous avons reçu vous avez reçu ils ont reçu plus-que-parfait j'avais reçu tu avais reçu il avait reçu nous avions reçu vous aviez reçu ils avaient reçu passé antérieur j'eus reçu tu eus reçu il eut reçu nous eûmes reçu vous eûtes reçu ils eurent reçu Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur j'aurai reçu tu auras reçu il aura reçu nous aurons reçu vous aurez reçu ils auront reçu aie reçu ayons reçu ayez reçu temps personnels impératif indicatif j'aurais reçu tu aurais reçu il aurait reçu nous aurions reçu vous auriez reçu ils auraient reçu que j'aie reçu que tu aies reçu qu'il ait reçu que nous ayons reçu que vous ayez reçu qu'ils aient reçu j'eusse reçu tu eusses reçu il eût reçu nous eussions reçu vous eussiez reçu ils eussent reçu que j'eusse reçu que tu eusses reçu qu'il eût reçu que nous eussions reçu que vous eussiez reçu qu'ils eussent reçu impersonnels infinitif avoir reçu participe ayant reçu Remarque. Devoir se conjugue comme recevoir. mais il prend un accent circonflexe au masculin du participe passé : dû. Les autres verbes en oir sont très irréguliers. subjonctif conditionnel Reconstruire l'école 80/138 .

à sens présent présent je romps tu romps il rompt nous rompons vous rompez ils rompent romps rompons rompez je romprais tu romprais il romprait nous romprions vous rompriez ils rompraient que je rompe que tu rompes qu'il rompe que nous rompions que vous rompiez qu'ils rompent rompre rompant rompu que je rompisse que tu rompisses qu'il rompît que nous rompissions que vous rompissiez qu'ils rompissent imparfait je rompais tu rompais il rompait nous rompions vous rompiez ils rompaient à sens passé passé simple je rompis tu rompis il rompit nous rompîmes vous rompîtes ils rompirent Calvet et Chompret à sens futur futur simple je romprai tu rompras il rompra nous romprons vous romprez ils rompront temps personnels impersonnels infinitif participe subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir rompre devant rompre Reconstruire l'école 81/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) 3e groupe. Verbe Rompre (transitif) Forme active Temps simples.

Les verbes en oudre sont de deux sortes : les verbes en soudre perdent le d au singulier du présent de l'indicatif et de l'impératif : je résous. Les verbes en andre. endre. il étend. il absout. tu peins. ordre. gardent le d comme désinence à la 3e personne du singulier de l'indicatif présent : il répand. où n se change en gn : je craignis.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé j'ai rompu tu as rompu il a rompu nous avons rompu vous avez rompu ils ont rompu plus-que-parfait j'avais rompu tu avais rompu il avait rompu nous avions rompu vous aviez rompu ils avaient rompu passé antérieur j'eus rompu tu eus rompu il eut rompu nous eûmes rompu vous eûtes rompu ils eurent rompu Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur j'aurai rompu tu auras rompu il aura rompu nous aurons rompu vous aurez rompu ils auront rompu aie rompu ayons rompu ayez rompu temps personnels impératif indicatif j'aurais rompu tu aurais rompu il aurait rompu nous aurions rompu vous auriez rompu ils auraient rompu que j'aie rompu que tu aies rompu qu'il ait rompu que nous ayons rompu que vous ayez rompu qu'ils aient rompu j'eusse rompu tu eusses rompu il eût rompu nous eussions rompu vous eussiez rompu ils eussent rompu que j'eusse rompu que tu eusses rompu qu'il eût rompu que nous eussions rompu que vous eussiez rompu qu'ils eussent rompu impersonnels infinitif subjonctif conditionnel avoir rompu participe ayant rompu Remarques. perdent le d au singulier du présent de l'indicatif et de l'impératif : je crains. il tond. devant les voyelles. oindre. eindre. joignez. Tous les autres verbes en oudre gardent le d : je Reconstruire l'école 82/138 . il tord. ondre. il joint . Les verbes en aindre.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret mouds. permets. tu croîs. tu croîs . il moud. Les verbes en oître ont de plus un accent circonflexe sur l'i à la première et à la deuxième personnes du singulier de l'indicatif présent : je croîs. ils ont partout un accent circonflexe sur l'i suivi d'un t. Les verbes dont le radical est terminé par deux t perdent un t au singulier du présent de l'indicatif et de l'impératif : je combats. Par analogie on écrit : il plaît. Reconstruire l'école 83/138 . Les verbes en aître et oître perdent le t devant l's au singulier du présent de l'indicatif et de l'impératif : je reconnais.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) 1er groupe. Verbe Entrer (intransitif) Forme active Temps simples à sens présent présent j'entre tu entres il entre nous entrons vous entrez ils entrent entre entrons entrez j'entrerais tu entrerais il entrerait nous entrerions vous entreriez ils entreraient que j'entre que tu entres qu'il entre que nous entrions que vous entriez qu'ils entrent entrer entré que j'entrasse que tu entrasses qu'il entrât que nous entrassions que vous entrassiez qu'ils entrassent imparfait j'entrais tu entrais il entrait nous entrions vous entriez ils entraient à sens passé passé simple j'entrai tu entras il entra nous entrâmes vous entrâtes ils entrèrent Calvet et Chompret à sens futur futur simple j'entrerai tu entreras il entrera nous entrerons vous entrerez ils entreront temps personnels impersonnels infinitif subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir entrer devant entrer participe entrant Reconstruire l'école 84/138 .

les verbes de mouvement comme aller. d'autres qui marquent tantôt un état. se conjuguent avec être quand ils marquent un état. parti. comme demeurer. entrer se conjuguent avec être . sorti. Ce participe se met toujours au genre et au nombre du nom ou du pronom auquel il se rapporte : arrivée d'hier. arrivés d'hier. elle est repartie ce matin . se conjuguent avec avoir . passer. bondir.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé je suis entré tu es entré il est entré nous sommes entrés vous êtes entrés ils sont entrés plus-que-parfait j'étais entré tu étais entré il était entré nous étions entrés vous étiez entrés ils étaient entrés passé antérieur je fus entré tu fus entré il fut entré nous fûmes entrés vous fûtes entrés ils furent entrés Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur je serai entré tu seras entré il sera entré nous serons entrés vous serez entrés ils seront entrés sois entré soyons entrés soyez entrés temps personnels impératif indicatif je serais entré tu serais entré il serait entré nous serions entrés vous seriez entrés ils seraient entrés que je sois entré que tu sois entré qu'il soit entré que nous soyons entrés que vous soyez entré qu'ils soient entrés être entré je fusse entré tu fusses entré il fût entré nous fussions entrés vous fussiez entrés ils fussent entrés que je fusse entré que tu fusses entré qu'il fût entré que nous fussions entrés que vous fussiez entrés qu'ils fussent entrés impersonnels infinitif participe étant entré Remarques. Tous les verbes intransitifs conjugués avec l'auxiliaire être ont un participe passé simple : entré. Tous les verbes intransitifs ne se conjuguent pas avec le même auxiliaire : ceux qui marquent une action comme courir. subjonctif conditionnel Reconstruire l'école 85/138 . et avec avoir quand ils marquent une action. venir. ils sont repartis ce matin. tantôt une action. Les verbes intransitifs conjugués avec avoir ne diffèrent en rien pour la conjugaison des verbes transitifs.

Verbe Se Repentir Forme pronominale Temps simples à sens présent présent je me repens tu te repens il se repent nous nous repentons vous vous repentez ils se repentent repens-toi repentons-nous repentez-vous je me repentirais tu te repentirais il se repentirait nous nous repentirions vous vous repentiriez ils se repentiraient que je me repente que tu te repentes qu'il se repente que nous nous repentions que vous vous repentiez qu'ils se repentent se repentir repenti que je me repentisse que tu te repentisses qu'il se repentît que nous nous repentissions que vous vous repentissiez qu'ils se repentissent imparfait je me repentais tu te repentais il se repentait nous nous repentions vous vous repentiez ils se repentaient à sens passé passé simple je me repentis tu te repentis il se repentit nous nous repentîmes vous vous repentîtes ils se repentirent Calvet et Chompret à sens futur futur simple je me repentirai tu te repentiras il se repentira nous nous repentirons vous vous repentirez ils se repentiront temps personnels impersonnels infinitif subjonctif conditionnel impératif indicatif devoir se repentir devant se repentir participe se repentant Reconstruire l'école 86/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) 2e groupe.

aux temps composés le participe s'accorde toujours en genre et en nombre avec le sujet : elles se sont repenties. le participe ne s'accorde avec le sujet que si le subjonctif conditionnel Reconstruire l'école 87/138 . Dans les verbes essentiellement pronominaux. Dans les verbes accidentellement pronominaux.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé je me suis repenti tu t'es repenti il s'est repenti nous nous sommes repentis vous vous êtes repentis ils se sont repentis plus-que-parfait je m'étais repenti tu t'étais repenti il s'était repenti nous nous étions repentis vous vous étiez repentis ils s'étaient repentis passé antérieur je me fus repenti tu te fus repenti il se fut repenti nous nous fûmes repentis vous vous fûtes repentis ils se furent repentis Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur je me serai repenti tu te seras repenti il se sera repenti nous nous serons repentis vous vous serez repentis ils se seront repentis temps personnels impératif indicatif je me serais repenti tu te serais repenti il se serait repenti nous nous serions repentis vous vous seriez repentis ils se seraient repentis que je me sois repenti que tu te sois repenti qu'il se soit repenti que nous nous soyons repentis que vous vous soyez repentis qu'ils se soient repentis s'être repenti je me fusse repenti tu te fusses repenti il se fût repenti nous nous fussions repentis vous vous fussiez repentis ils se fussent repentis que je me fusse repenti que tu te fusses repenti qu'il se fût repenti que nous nous fussions repentis que vous vous fussiez repentis qu'ils se fussent repentis impersonnels infinitif participe s'étant repenti Remarques.

et où il lui est uni par un trait d'union : abstiens-toi. 1er groupe. donc se est complément indirect.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret pronom complément d'objet est complément direct. sauf à l'impératif où il le suit. Elles se sont vengées : on dit venger quelqu'un. précède immédiatement le verbe aux temps simples. donc se est complément direct . qui rappelle ou représente le sujet. verbe Aimer (transitif) Forme passive Temps simples à sens présent présent je suis aimé tu es aimé il est aimé nous sommes aimés vous êtes aimés ils sont aimés sois aimé soyons aimés soyez aimés je serais aimé tu serais aimé il serait aimé nous serions aimés vous seriez aimés ils seraient aimés que je sois aimé que tu sois aimé qu'il soit aimé que nous soyons aimés que vous soyez aimés qu'ils soient aimés être aimé aimé que je fusse aimé que tu fusses aimé qu'il fût aimé que nous fussionsaimés que vous fussiez aimés qu'ils fussent aimés devoir être aimé devant être aimé imparfait j'étais aimé tu étais aimé il était aimé nous étions aimés vous étiez aimés ils étaient aimés à sens passé passé simple je fus aimé tu fus aimé il fut aimé nous fûmes aimés vous fûtes aimés ils furent aimés à sens futur futur simple je serai aimé tu seras aimé il sera aimé nous serons aimés vous serez aimés ils seront aimés temps personnels impersonnels infinitif participe étant aimé subjonctif conditionnel impératif indicatif Reconstruire l'école 88/138 . Le pronom. elles se sont nui : on dit nuire à quelqu'un. Aux temps composés il précède l'auxiliaire être : ils se sont enfuis.

La conjugaison passive d'un verbe transitif n'est pas autre chose que la conjugaison du verbe être auquel on ajoute le participe passé du verbe à conjuguer. et de se demander à quel temps du verbe être est la partie restante .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Temps composés à sens passé passé composé j'ai été aimé tu as été aimé il a été aimé nous avons été aimés vous avez été aimés ils ont été aimés plus-que-parfait j'avais été aimé tu avais été aimé il avait été aimé nous avions été aimés vous aviez été aimés ils avaient été aimés passé antérieur j'eus été aimé tu eus été aimé il eut été aimé nous eûmes été aimés vous eûtes été aimés ils eurent été aimés Calvet et Chompret à sens futur futur antérieur j'aurai été aimé tu auras été aimé il aura été aimé nous aurons été aimés vous aurez été aimés ils auront été aimés aie été aimé ayons été aimés ayez été aimés temps personnels impératif indicatif j'aurais été aimé tu aurais été aimé il aurait été aimé nous aurions été aimés vous auriez été aimés ils auraient été aimés que j'aie été aimé que tu aies été aimé qu'il ait été aimé que nous ayons été aimés que vous ayez été aimés qu'ils aient été aimés avoir été aimé j'eusse été aimé tu eusses été aimé il eût été aimé nous eussions été aimés vous eussiez été aimés ils eussent été aimés que j'eusse été aimé que tu eusses été aimé qu'il eût été aimé que nous eussions été aimés que vous eussiez été aimés qu'ils eussent été aimés impersonnels infinitif participe ayant été aimé Remarques. il suffit de supprimer le participe passé du verbe. que seuls les temps du passif où entre l'auxiliaire avoir sont des temps composés. Il en résulte : que pour former un temps du passif. Reconstruire l'école 89/138 subjonctif conditionnel . il suffit de prendre le temps correspondant du verbe être et d'y ajouter le participe passé . pour trouver à quel temps est une forme passive.

forme passive. parce qu'on dit aimer quelqu'un. Chaque fois qu'un verbe conjugué avec être ne comporte pas à l'actif de complément direct d'objet. forme active. Reconstruire l'école 90/138 . on est en présence d'une forme active.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Le verbe être sert d'auxiliaire à certains verbes à l'actif : il est tombé. Il est venu. Il ne faut pas prendre ces formes pour des formes passives. et non passive. il est aimé. parce qu'on ne dit pas venir quelqu'un .

oir. re ant asse asses ât assions assiez assent isse isses ît issions issiez issent 1er groupe ais ais ait ions iez aient Calvet et Chompret imparfait 2e groupe issais issais issait issions issiez issaient 3e groupe ais ais ait ions iez aient Impératif Conditionnel erais erais erait erions eriez eraient Subjonctif e es e ions iez ent er ant isse isses ît issions issiez issent Infinitif Participe Reconstruire l'école 91/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Modes 1er groupe Indicatif e es e ons ez ent e ons ez présent 2e groupe is is it issons issez issent is issons issez irais irais irait irions iriez iraient isse isses isse issions issiez issent ir issant 3e groupe s s t ons ez ont s ons ez rais rais rait rions riez raient e es e ions iez ent ir.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Modes 1er groupe Indicatif ai as a âmes âtes èrent passé simple 2e groupe is is it îmes îtes irent 3e groupe is is it îmes îtes irent 1er groupe erai eras era erons erez eront Calvet et Chompret futur simple 2e groupe irai iras ira irons irez iront 3e groupe rai ras ra rons rez ront Reconstruire l'école 92/138 .

Les uns sont incomplets : il leur manque certains modes. il tonne. Verbe tonner Indicatif Présent = il tonne Imparfait = il tonnait. Ils se conjuguent à la troisième personne comme les verbes du groupe auquel ils appartiennent. Futur simple = il tonnera. Conditionnel présent = il tonnerait. il faut. ce sont les verbes défectifs. Plus-que-parfait = il avait tonné. Futur antérieur = il aura tonné. passé 2e forme= il eût tonné. Ces verbes n'ont pas d'impératif. etc. passé 1e forme = il aurait tonné.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Verbes Impersonnels.. Verbes irréguliers. ou de désinence. Passé= avoir tonné. Reconstruire l'école 93/138 . Passé composé = il a tonné. Plus-que-parfait = (qu')il eût tonné. participe présent = tonnant. Ce sont les verbes qui expriment des phénomènes naturels comme il pleut. auxquels il faut joindre des verbes comme il y a. Subjonctif présent = (qu')il tonne. Passé simple = il tonna. Futur= devoir tonner. Infinitif = tonner. Calvet et Chompret On appelle verbes impersonnels des verbes qui n'ont que la troisième personne du singulier aux différents temps des différents modes. de terminaison. etc. Passé antérieur = il eut tonné. Les autres présentent à certaines formes des particularités de radical. Il y a deux espèces de verbes irréguliers. imparfait = (qu')il tonnât. qui les mettent en dehors des cadres de la conjugaison régulière : ce sont les verbes irréguliers proprement dits. Passé composé = (qu')il ait tonné. certains temps ou certaines personnes . participe passé = tonné.

d) le groupe du passé simple formé de deux temps 1. le participe présent : aimant. On peut distinguer ainsi cinq groupes de temps : a) le groupe de l'infinitif présent formé de trois temps 1. le subjonctif présent : que j'aime. il importe de remarquer que dans toute conjugaison certains temps présentent les mêmes particularités de formation. nous indiquerons pour chaque verbe irrégulier :1° l'infinitif présent. 2. l'indicatif présent singulier : j'aime. 2. Premier groupe. etc. finis. le subjonctif imparfait : que j'aimasse. l'indicatif imparfait : j'aimais. 2. 5° le participe passé. c) le groupe de l'indicatif présent formé de deux temps 1. Avant d'étudier le tableau des verbes irréguliers. Reconstruire l'école 94/138 . Imparfait indicatif : j'allais. l'impératif présent singulier : aime. ils vont. 2. 3. que je finisse. que tu ailles. 3° l'indicatif présent. je vais. Trois radicaux : all. etc. etc. allons. Verbes en er. nous finissons. l'impératif présent pluriel : aimons. subjonctif : que j'aille. allez. Ces rapprochements étant de très utiles points de repère dans la conjugaison. 4° le passé simple. j'allai. tu vas. Aller. Présent indicatif : je vais. que je finisse. qu'il aille. je finirais. va. Nous détaillerons ensuite les autres particularités. allant.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Tableau des verbes irréguliers. que nous allions. nous allons. il va. vous allez. 5. je finis. 2. le futur simple : j'aimerai. etc. fini. b) le groupe du participe présent formé de cinq temps 1. finissant. 3. etc.l'indicatif présent pluriel : nous aimons. finir. finissons.je finissais. de tous les temps passés composés de ce participe et de l'auxiliaire. que vous alliez. e) le groupe du participe passé composé 1. allé. le passé simple : tu aimas. 4. etc. 2° le participe présent. l'infinitif présent : aimer. ir. etc. qu'ils aillent. Impératif : va. tu finis. etc. le conditionnel présent : j'aimerais. je finirai. du participe passé : aimé.

tu iras. etc. Deuxième groupe : verbes en ir (participe présent issant). acquis. re. eau bénite. et par suite la fusion des deux voyelles. Temps composés formés avec l'auxiliaire être : je suis allé. je fleuris. Reconstruire l'école 95/138 . etc. Troisième groupe. N'est irrégulier qu'au participe présent et à l'imparfait de l'indicatif. haïssant. futur indicatif : j'irai. je bénis. j'envoie. je florissais. Envoyer. fleurissant. il acquiert. Aux temps composés. et au conditionnel présent : j'enverrais.. en une seule syllabe. etc. Ester ne s'emploie que dans l'expression : ester en justice. etc. i. que tu ailles. envoyant.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) subjonctif : que j'aille. je haïs. Verbes en ir. Verbes en ir (part. Ne présente d'autre irrégularité que l'absence de tréma. j'envoyai. tu hais. Calvet et Chompret S'en aller se conjugue de même. présent ant. que tu acquières. nous acquérons. Acquérir. oir. ils acquièrent. subjonctif : que j'acquière. N'est irrégulier qu'au futur : j'enverrai.) a) Irréguliers proprement dits. Bénir. A l'impératif présent la 2e personne du singulier est va-t'en (t' forme élidée du pronom te). envoyé. Présent indicatif : j'acquiers. au singulier du présent de l'indicatif et de l'impératif : je hais. il hait. Bayer ne s'emploie qu'à l'infinitif : bayer aux corneilles. j'acquis. que vous acquériez. je hais. que nous acquérions. je fleuris. qu'ils acquièrent. acquérant. bénissant. j'acquiers. vous acquérez. etc. je bénis. en précède immédiatement l'auxiliaire : je m'en suis allé. dans le sens de prospérer : il fait alors florissant. Haïr. La forme bénit est réservée aux objets bénits par une cérémonie religieuse : pain bénit. fleuri. Fleurir. béni ou bénit. Hais. a. qu'il acquière. tu acquiers. haï.

Tressaillir se conjugue comme assaillir. fuyez. assailli. Mentir. bouilli. Remarque. fuyiez. il bout. subj. dormi. Présent indicatif : je bous. ils courent. Imparfait indicatif : j'assaillais. mentons. indic : je fuyais. indic : je fuis. etc. etc. subjonctif : que je bouille. tu assailles. ils fuient. fuyions. tu cours. nous cueillions. ils assaillent. il assaille. Pré. je courus. Présent indicatif : je cueille. etc. je dors. je mens. indic. il dort. mentant. il court. ils dorment. couru. subjonctif : que je cueille. ils bouillent. imparf. Bouillir. tu fuies. cueillant. vous bouillez. Fuir. il ment. Calvet et Chompret Assaillir. dormant. etc. prés. imparfait indicatif : je bouillais. fuyant. je cueillerais. il cueille. ils mentent. j'assaille. : je mens. qu'il coure. bouillant. v. je fuis. j'assaillis. tu cueilles. v. tu mens. Présent indicatif : j'assaille. je bous. fui. cueilli. Futur indicatif : j'acquerrai. je cueille. nous courons. ils cueillent. n. q. vous assaillez. Remarque. tu dors. subjonctif : que je coure. que je dorme. subjonctif : que j'assaille. je dormis. Conquérir se conjugue comme acquérir. Cueillir. v. menti. etc. je fuis. etc. que nous courions. qu'il fuie. Courir. etc. futur et conditionnel : je cueillerai. courant. n. vous courez. subj.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) conditionnel : j'acquerrais. nous bouillons. vous cueillez. que je fuie. assaillant. impératif : cueille. nous assaillons. q. Futur et conditionnel avec deux r : je courrai. que tu coures. il fuit. Présent : je cours. je courrais. qu'ils fuient. tu bous. etc. Remarque. présent indicatif :je dors. Reconstruire l'école 96/138 . je cours. etc. je cueillis. vous dormez. que n. fuyons. nous dormons. tu fuis. Dormir. je bouillis. mentez. Sortir se conjugue de même. je mentis.

je servais. ouvrant. Ressortir à (dépendre de. Futur et conditionnel. je mourrais. Partir. q. souffrir. se conjuguent de même. j'ouvre. Imparf. je meurs. que je serve. v. subj. découvrir. tu meurs. tu tiens. je tiens. que je tienne. etc. indic.. ils meurent. que je tinsse. je sers. subj. ouvrez. v. servons. etc. tu sers. n. tenons. il sert. ils ouvrent. n. Futur et conditionnel avec deux r : je mourrai. Imparf. ouvrons. n. Présent indic : je meurs. etc. je meure. je tiens. etc. Imparf. impér : ouvre.. Ouvrir. Desservir et resservir se conjuguent comme servir. ils partent. je mourus. n. Servir. Remarque. etc. je servis. n. que j'ouvre. que je parte. mort. ouvrons. etc. q. q. je tiendrais. mourions. Présent indic : je pars. etc. il meurt. etc. tenions. tu ouvres. q. subj. teniez. impér. j'ouvris. tenant. subj. tenez. c'est-à-dire comme sentir. mourez. subj. tu pars. mourant. ouvert. etc. en langage juridique) se conjugue comme finir : nous ressortissons. Ressortir (sortir de nouveau) se conjugue comme sortir. etc. Temps composés avec l'auxiliaire être. tiens. subj. qu'ils meurent. etc. n. imparf. partez. je pars. Venir se conjugue comme tenir. Présent indic. offrir. je partis. je tins. partons. q. il tient. qu'il meure. mourons. Remarque. que tu ouvres.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Mourir. v. qu'ils tiennent. Temps composés : avec l'auxiliaire être. qu'il tienne. servi. Reconstruire l'école 97/138 . v. tenu. n. Présent indic : j'ouvre. v. Présent indic. il ouvre. même radical : je tiendrai. Imparf. ouvrez. indic :j'ouvrais. Remarque. ils tiennent. Remarque. q. Tenir. indic : je mourais. il part.partant. mais asservir se conjugue comme finir (2e groupe). etc. servant. parti. ils ressortissaient. tenez. tenons. mouriez. je sers. v. que tu tiennes. tu meures. indic : je partais. Couvrir. etc.

n'est guère usité qu'à l'infinitif présent. j'ouïs. requérir. Verbes défectifs. etc.. j'assis. vêtez. Transir n'est usité qu'à l'infinitif. faillons. Au XVIe siècle on disait :je fiers. impér. être en saillie) se conjugue sur sentir et ne s'emploie qu'à la 3e personne : il saille. Présent indic. j'assieds ou j'assois. n. etc. il vêt. partic. Verbes en oir. tu fiers. peu usité. je vêtais. Imparf. Gésir n'est usité qu'au participe présent gisant. : n. Calvet et Chompret Faillir. je faillirais. Quérir (chercher) n'est usité qu'à l'infinitif et seulement en compagnie et à la suite des verbes aller. je vêtis. inusité au sing.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Vêtir. ils gisent. enquérir. etc.. et aux temps composés. v. ils vêtent. il se conjugue comme on l'a montré pour acquérir. conquérir. Présent indic. Saillir (sortir avec impétuosité) se conjugue sur finir . v. tu Reconstruire l'école 98/138 . venir. (oyant). envoyer : on est allé quérir le médecin. Asseoir.je saillirais. indic. Issir n'est usité qu'au participe passé issu. Saillir (s'avancer. a transi. gisons. tu vêts. v. et aux personnes suivantes de l'indicatif présent : il gît. que je vête. : j'assieds. faillez. a) Irréguliers proprement dits. assis. ils faillent. il fait donc : je saillirai. Férir (frapper) n'est usité qu'à l'infinitif présent et au participe passé féru employé adjectivement : sans coup férir . peuvent se remplacer par les formes modernes : je faillirai.. saillant. je vêts. à l'imparfait de l'indicatif je gisais. etc. v. asseyant ou assoyant. Présent indic. je faillis. etc. asseyons. féru de son idée. à l'indicatif présent (3e personne) : transit. et au participe passé : transi. n. ou : j'assois. vêtant. failli. ils asseyent . vêtu. gisez. tu assieds. subj. il saillait. et aux temps passés (formés à l'aide de l'auxiliaire être). vêtons. au passé simple et au passé composé (3e personne) : transit. Ouïr. Dans ses composés acquérir. il saillira. plur. je vêts. Le futur je faudrai et le conditionnel je faudrais. il assied. n. (faillant). asseyez. j'ois. il fiert. (je faux). sailli. inusité.

asseyions. q. : assieds. Futur indic. tu pourvoies. subj : que j'asseye. fallant. fallu. asseyiez. tu mouvras. v. Remarque. pleuvant. Futur indic. je pourvoirais. q. il assoit. je meus. n. plu (auxil. pourvu. indic. ou : j'assoirai. v. ils meuvent. il pleuvra. q. Mouvoir. assoyez. tu assoies. qu'il assoie. je pourvus. assoyez. avoir). n. qu'il pourvoie. pourvoyant. il faut. mouvions.v. assoyions. v. Reconstruire l'école 99/138 . je mouvrai. q. il pleuvrait. n. que v. que je pourvoie. subj. mouvons. q. il pourvoit. q. meus. mouvant. subj. promouvoir. mue. Futur indic. nous asseyions. mouviez. q. assoyons. n. je pourvois.indic. impér. ou : j'assoyais. qu'il pleuve. Pourvoir. v. ou : que j'assoie. asseyons. Présent indic. il plut. ils assoyaient. pourvoyions. il assoyait. je pourvoirai. il meut.. etc. tu assoyais. Présent subj. qu'il meuve. qu'ils pourvoient. mouvez. imparfait : j'asseyais. condit. ou : j'asseyerai. etc. qu'ils meuvent. que v. conditionnel sur ces modèles. futur simple : j'assiérai. etc. pourvoyez. condit. tu assoiras. je pourvois. Imparf. que je meuve. v. tu assiéras. asseyez . etc. il pleut. il faudrait. tu meus. qu'ils asseyent . pourvoyons. Pleuvoir. n. je pourvoyais. asseyiez. pourvoyiez. v.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret assois. il fallut. etc. condit. assoyiez. ils pourvoient. je mouvrais. je mus. mû. Présent cond. ils assoient. qu'il asseye. tu asseyais. q. Présent indic. il fallait. tu mouvrais. Imparf. il asseyait. impér. q. n. qu'ils assoient. je meus. indic. . tu asseyes. etc. il faudra. qu'il faille. mouvons. n. se conjuguent comme mouvoir. etc. tu meuves. ils asseyaient. assoyions. mouvez. Futur. indic. tu pourvois. assoyiez. etc. n. subj. assoyons. Falloir. etc. émouvoir. imparf. je mouvais. ou : assois. q.

v. q. Prévaloir se conjugue comme valoir sauf au subj. condit. je voyais. Remarque. que je vaille. q. etc. tu voies. je vaux. etc. ils valent. qu'ils sachent. je verrais. sachant. su. etc. etc. n. pouvons. etc. tu vois. imp. Vouloir. tu peux. je savais. v. je valus. il vaut. tu vaudras. q. tu visses. valons. et au conditionnel : je prévoirais. impér. q. sachez. q. n. sache.q.q. indic. je vois. q. voyiez. : que je prévale. impér. impér. je voulus. n. tu pourras. Futur indic. n. Reconstruire l'école 100/138 . ils voient. pouvez. imp. je vaudrais. tu vailles. qu'ils puissent. du subj. n. etc. pouvant. v. subj. condit.Prévoir se conjugue de même sauf au futur : je prévoirai. valez. qu'il voie. vaux. etc. savons. Imparf. voyons. savez. condit. je veux. Futur indic. condit. je vaudrai. Présent indic. puissiez. etc. sachons. qu'ils voient. que je susse. Futur indic. qu'il sache. je pourrais. tu pourrais. je peux ou je puis. n. q. tu vaux. vu. . tu vaudrais. il sait. je vois. indic. je pourrai. q. q. etc. puissions. v. il peut. v. qu'ils vaillent. ils savent. il voit. etc. valez. sachions. je sus. je sais. voulant. du subj. v. voyions. tu verrais. prés. etc. n. Valoir. valiez. je saurai. tu voyais.inusité. ils peuvent. Savoir. v. n. v. Présent subj. Présent indic. tu verras. Imparf. subj. q. que je puisse. valu. qu'il vaille.valant. voyez. voyant.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Pouvoir. . valions. qu'il puisse. Remarque. voulu. je pus. je vaux. etc. que je voie. Voir. subj. Présent indic.Equivaloir se conjugue comme valoir. que je sache. valons. tu puisses. tu sais. je sais. sachiez. je saurais. tu saches. pu. Futur indic. je verrai. je vis. q. que je visse. je peux ou je puis. Présent indic. etc.

qu'il veuille. q. Douloir (se) n'est usité qu'à l'infinitif. etc. Futur indic. il sied. échéant. il siérait. indic. q. il échoit ou il échet. Apparoir ne s'emploie qu'à l'indicatif présent 3e pers. je veux. que je veuille. aux participes et à l'indic. n. je déchois. impér. etc. voulez. ils siéront. Reconstruire l'école 101/138 . q. Futur indic. (je sieds. il écherra.il échoyait. Imparf. ils échoient. nous voulons. n'est guère usité qu'à la 3e personne. Présent indic. q. Ce verbe. v. nous soyons. Dans le sens d'être convenable. tu voudras. Imparf. veuillons. prés. ils veulent. ils seyaient. être). tu veux. je décherrai. déchoyions. sans part. 2. je déchus. tu sieds. il échoit. Verbes défectifs. tu veuilles. etc. il seyait. condit. ils siéent . Seoir.. Remarque. ils déchoient. il siéra. n'est guère usité qu'à l'infinitif. il ne s'emploie qu'au participe présent et aux troisièmes personnes suivantes : il sied. subj. être) : il est déchu. voulions. vouliez. tu voudrais. est d'un emploi plus fréquent aux temps composés (auxil. veuillez. il écherrait. etc. etc. Présent indic. je décherrais. Echoir. prés. veuille. tu déchois. n. n. déchoyons.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Présent indic. condit. Chaloir n'est usité que dans l'expression : peu m'en chaut. ils seient). qu'il siée. je voudrais. subj. vous voulez. il appert. subj. qu'il échoie. Déchoir. vous seyez. Futur indic. peu usité aux temps simples. qu'ils veuillent. seyant ou séant. il déchoit. sis (sise) 1. déchu. : je voudrai. je déchois. que je déchoie. ils siéraient. indic. voulons. qu'ils siéent . Choir ne s'emploie guère qu'à l'infinitif et au passé composé : ils sont chus. condit. v. etc. Dans le sens d'être assis. tu déchoies. il sied. échu (auxil. déchoyez. q. mieux que : veux. il veut. qu'il déchoie. il échut. je déchoyais.

subj. n. introduire. q. indic. buvez. je connus. je sursis. condit. Peu usité à certains temps . sursoyez. etc. détruire. etc. concluions. je sursois. q. imparf. Absoudre. subj. du subj. je connais. Conclure. n. nuire (excepté au part. tu conduis. ils boivent. il sursoit. qu'il sursoie. concluons v. je confis. Présent : je conclus. je conduisis. concluant. a) Irréguliers proprement dits. Conduire. impér. q. je bus. sursoyant. je confis. tu confis. subj. connaissez. n. Connaître. buvions. Présent indic. il connaît. Présent indic. qu'il boive. connu. que je boive. je confis. Présent indic. que je conduise. tu conclus. produire. q. sursoyez. concluez. Reconstruire l'école 102/138 . qu'il conclue. confit. je surseoirai. instruire. séduire. etc. v. q. je connais. il conduit. conclu. je conduis. je sursoyais. que je sursoie. Présent indic. confisons. Confire. qu'ils boivent.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Surseoir. conduisant. subj. buvez. je bois. tu connais. ils sursoient. Boire. q. inusité à l'imparf. n. III. il conclut. connaissant. il boit. etc. induire. impér. q. sursoyons. etc. tu sursoies. buvant. je bois. buvons. sursois. Remarque. v. passé nui). buviez. il confit. subj. etc. q. cependant au participe passé il fait : suffi. ils conduisent. je surseoirais. connaissons. tu sursois. je conduis. confisez. enduire. On conjugue de même : 1. je sursois. n. je conclue. conduisez. Futur indic. bu. 2. je conclus. conduit. buvons. n. Présent indic. Déduire. Verbes en re. etc. n. confisant. Remarque. sursoyions. sursoyons. construire. voir résoudre. v. sursis. v. ils connaissent. Suffire se conjugue de même . réduire.v. cuire. tu bois. bois. ils confisent. tu boives. je conclus. v. tu conclues. que le sursisse. ils concluent. n. nous conduisons.

cousons. craignons. Imparf. conditionnel : je connaîtrais. je cousis. etc. je couds. peindre. impér. etc. il coud. je cousais. restreindre. indic. je crains. craignons. qu'ils croient. que je craigne. q. impér. imparf. ils croissent. je coudrais. Présent indic. v. je croîs. subj. condit. subj. ils cousent. je dis. je crois. etc. Paraître. subj. etc. je couds. tu crois. Calvet et Chompret Craindre. Coudre. je craignis. q. Présent indic. Présent indic. je croîtrais. croyons. je croissais. il croit. disant. je crois. qu'il croie. je dis. Dire. enfreindre. n. plaindre. cousez. On conjugue de même : Méconnaître. je crois. tu crois. dit. éteindre. disparaître. je connaissais. etc. que je couse. je crains. etc. croissez. q. etc. reconnaître. il craint. croyiez. Remarque. Remarque. cousez. couds. croissons. ils craignent. crois. etc. On conjugue de même 1. tu crains. subj. comparaître. etc. étreindre. v. il croît. craignant. Croire. croyant. Courre n'est usité que dans l'expression courre le cerf. v. teindre. imparf. Présent indic. croissant. crois. je craignais. croyez. craint. indic. cru. Ceindre. que je croisse. feindre. craignez. 3. je crus. croyez. crue. etc. crains. craignez. tu couds. joindre. etc. cousant. je crûs. etc. imparf. indic. poindre. crû. Croître. n. croyions. etc. n. que je croie. v. impér. croissons. condit. impér. croissez. tu croies. n. croyons. n.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) subjonctif : que je connaisse. Oindre. Contraindre. 2. Reconstruire l'école 103/138 . ils croient. apparaître. geindre. cousu. v. indic. cousons.

je faisais.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Présent indic. contredisez. 3. tu disais. lu. je lisais. mettant. etc. je mets. je lus. faites. je ferai. il met. indic. etc. 1. Remarque. v. etc. etc. tu mets. Présent indic. Lire. proscrire. etc. dites. v. se conjuguent comme écrire. impér. v. n. faisons. Redire se conjugue de tout point comme dire. subj. imparf indic. écrivez. médisez. ils disent. je disais. etc. mettons. je fais. interdire. q. souscrire. q. n. je dise. j'écrivais. j'écrivis. v. je fais. il lit. moulant. j'écrirais. médire. Moudre. Imparf. j'écris. q. Remarque. tu feras. mettez. je mouds. indic. tu lis. moulu. fait. etc. je mis. mise. dédire. v. je mets. subj. faites. Inscrire. de l'indicatif et de l'impératif. indic. q. prédisez. se conjuguent comme mettre. dites. etc. v. il écrit. Faire. faisons. Commettre. Remarque. etc. condit. écrivons. tu écris. tu ferais. v. s'en écartent à la 2e pers. n. Les composés du verbe faire. que je lise. mis. n. remettre. que j'écrive. où ils font : v. imparf. je fis. Présent indic. ils font. Elire se conjugue comme lire. ils lisent. 2. faisant. satisfaire. du plur. tu fais. Le conditionnel a le même radical que le futur : je ferais. interdisez. dédisez. il fait. je lis. écrivant. Ecrire. Présent indic. Contredire. il dit. subj. impér. etc. contrefaire. tu dises. prédire. etc. fais. je dis. Futur indic. disons. quoique composé de dire. ils mettent. se conjugue comme finir : cependant le participe passé fait : maudit. subj. tu dis. ils écrivent. tu fasses. Imparf. dis. du prés. je moulus. etc. n. Maudire. lisons. que je mette. écrit. Remarques. je fasse. lisant. lisez. je lis. Reconstruire l'école 104/138 . disons. se conjuguent de même. Présent indic. permettre. Mettre. subj. j'écris. v. décrire. etc. etc. v. Remarque.

preniez. Calvet et Chompret Prendre. suivons. Présent indic. je suis. dissous (au féminin : absoute. ils rient. Imparf. riions. plaisant. je moulais. ils suivent. Naître. je suivis. q. ils plaisent. je plais. je prends. plu. qu'il prenne. résolvez. qu'ils prennent. indic. suivez. être). indic. q. prenons. v. Présent indic. je ris. tu nais. vaincu. Présent indic. moulez. etc. que je prenne. je mouds. prenions. Absoudre et dissoudre se conjuguent comme résoudre . je vaincs. subj. : je nais. n. Présent indic. Présent indic. ni d'imparfait du subjonctif . il prend. tu ris. que je plaise. ils vainquent. v. tu mouds. résolvons. etc. je vainquais. etc. pris. Vaincre. subj. je résolus. que je rie. 2. ils moulent. que je vainque.v. riiez. je naquis. que je résolve. je résous. n. Plaire. tu vaincs. subj. il plaît. il suit. je nais. Rire. vainquez. nous plaisons. v. tu prennes. né (auxil. etc. prenez. présent indic. etc. il moud. je plais. résolvant. subj. qu'ils rient. prenant. que je suive. q. naissant. tu plais. v. riant. subj. n. je prenais. imparf. imparfait indic. je pris. v. il résout. je prends. Reconstruire l'école 105/138 . plaisez. que tu ries. Présent indic. q. riez. etc. etc. il rit. dissoute). q. je résolvais. ils naissent. Remarque. nous naissons. ils n'ont pas de passé simple. n. n.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Présent indic. tu suis. je résous. v. indic. rions. je ris. vous naissez. je ris. moulons. ils résolvent. suivi. il vainc. que je moule. tu résous. n. subj. je vainquis. résolu. il naît. n. tu prends. Suivre. v. ils prennent. n. v. je vaincs. imparf. vainquant. etc. Résoudre. je rirais. ils en diffèrent en deux points : l. subj. je plus. vainquons. Taire se conjugue de même. Remarque. je suis. condit. qu'il rie. ri. leur participe passé est en s : absous. suivant.

vivons. Participe passé: clos . Pas de passé simple ni d'impératif. Participe passé : lui. Indic.: que je close. . Indic. Le participe présent bruyant est devenu adjectif. imparf. vivant. il clôt.Condit. ils bruissaient. etc. fris. je vivais. . etc. etc. prés. etc. : je frirais.Futur : ils brairont. v.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Vivre . tu fris. Les verbes défectifs n'ont que les formes suivantes : Braire. et temps composés : j'ai clos. Futur : je frirai. prés. Indic. j'occis. Passé comp. Indic. ils bruissent. Tous les autres temps. : je clorais. Participe passé : frit. que je vive. n. Indic. et temps composés (avec avoir). b) Verbes défectifs.Impératif. prés. Clore. : il brairait. . imparfait. ils brairaient. prés. prés. :je fris. etc. S'emploie habituellement à tous les temps et à toutes les personnes avec le verbe faire lui servant d'auxiliaire : faire frire. j'ai occis. etc. comme conduire. tu occis. subj.:je clos. Reconstruire l'école 106/138 . Luire. je vis. vivez. : il brait. -Subj. frite. il vit. tu clos. Indic. : il bruit. ils vivent. tu vis. indic. prés. etc. . : il bruissait. ils braient. Frire. prés. Futur : je clorai. vécu. il occit.Conditionnel prés. Occire (presque inusité). Conditionnel prés. etc. présent. je vis. Bruire. je vécus.

prés. : (l'eau) sourd. quand il est à un temps simple : il ne vient pas . mais ne s'emploie qu'au sens propre. le verbe est j'avais espéré. Pas de participe présent. Titre (tistre). (l'eau) sourdait.n'est usité qu'au participe passé tissu et aux temps composés . repu. prés. Traire. Remarque. Repaître est complet. Ses temps passés sont : je repus. Si le verbe est à un temps composé.. Pour l'analyse. etc. je trais. se conjuguent comme traire. Pas de participe passé.. Il y a exception pour l'infinitif qui se met après les deux parties de la négation : ne pas souffrir. : (que l'eau) sourdît. (les eaux) sourdaient . point. Subj. n'a ni passé simple. imparf. : je trayais. Dans les propositions affirmatives. imparf. je n'irai point.. Reconstruire l'école 107/138 . prés. trayions.. v. q. se place entre les deux parties de la négation. (les eaux) sourdirent. .. trayez. Pas de passé simple. passé simple : (l'eau) sourdit. imparf. trayons. Le verbe dans les propositions affirmatives. et non pas j'avais. etc. Indic. distraire. (les eaux) sourdent . Indic. ils traient.. . Le verbe accompagné des négations ne.Le participe passé est trait. Subj.. se remplace à tous les autres temps par le verbe tisser qui est complet. ni imparfait du subjonctif. pas. change l'i en y devant une voyelle sonore. (que les eaux) sourdissent . Sourdre. Indic. dans les propositions négatives et dans les propositions interrogatives. q.. c'est l'auxiliaire et l'auxiliaire seul qui se met entre les deux parties de la négation : il n'est pas parti.etc. que je traie. Indic. n. ni de temps composés. v. Calvet et Chompret Paître. qu'ils traient. se conjugue aux autres temps comme connaître. aux temps composés. Remarque. etc.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Participe passé: occis. n'est usité au participe passé qu'en termes de fauconnerie . n. Indic. soustraire. trayiez.Extraire. ne . trayions. que je repusse. n. il arrive souvent qu'un complément se place entre l'auxiliaire et le participe : j'avais pendant quelque temps espéré son retour.

de même nombre et de même personne que lui : l'hirondelle est-elle revenue ? Remarques. Quand la troisième personne du singulier du verbe interrogatif se termine par un a ou par un e. cet e muet se change en é fermé devant le pronom sujet je : que désiré-je ? eussé-je hésité ? 3.Après les verbes terminés par une syllabe sourde. après l'auxiliaire quand le verbe est à un temps composé : venez-vous ? avez-vous écrit ? Si le sujet est un nom. 4. et on met ce t entre deux traits d'union : quand viendra-til ? qu'espère-t-il ? Reconstruire l'école 108/138 .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Dans les propositions interrogatives : Si le sujet est un pronom. on intercale un t entre le verbe et le pronom.1. le nom conserve sa place avant le verbe. Le pronom qui est sujet ou qui représente le sujet dans les propositions interrogatives est toujours relié par un trait d'union au verbe après lequel il se trouve : que dit-il ? que faites-vous ? 2. mais il se répète après le verbe sous la forme d'un pronom sujet de même genre. on ne doit pas rejeter le pronom je.Quand la première personne du singulier du verbe est terminée par un e muet. il se rejette après le verbe quand le verbe est à un temps simple. Il faut donc dire : est-ce que je dors ? et non pas dors-je ? Cependant l'usage permet : ai-je ? suis-je ? sais-je ? vois-je ? etc. .

ailleurs. vraiment. jadis. qui font communément. assurément. L'adverbe est un mot invariable que l'on joint à un autre mot pour en modifier le sens. d'ailleurs (etc. maintenant. encore. même. près. apparemment. très endetté (verbe) . Les principaux adverbes sont : les adverbes d'affirmation : oui. conforme. les adverbes de lieu : où. depuis peu. surtout . et on le remplace par un accent circonflexe dans certains mots comme assidu. Les mots qui peuvent être ainsi modifiés par l'adverbe sont le nom. non. autrefois. obscur. gentil fait gentiment. les adverbes d'interrogation : quand ? où ? d'où ? par où ? pourquoi? que ? combien ? comment ? les adverbes de temps : aujourd'hui. profond. courant : violemment. confus. ne. environ. dorénavant. les adverbes de négation : ne. couramment. bientôt. là. exprès. précis. etc.. dessous. Remarque. cru : assidûment. le verbe et l'adverbe : peu de fortune (nom) . par là (etc. ne.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE VII L'ADVERBE. souvent. partout. enfin. demain. on supprime l'e du féminin : poli. La plupart des adverbes de manière sont terminés en ment. autant. d'où. Reconstruire l'école 109/138 . pas. aussi. aveugle. ensuite. de là. Les adverbes de quantité : beaucoup. longtemps.. diffus. l'adjectif. bonnement . par où. si. désormais.Aux adverbes de quantité il faut joindre la locution ne. peu. dedans. puis. mieux et tous les adverbes en ment. l'adverbe se forme du masculin par la suppression du t et le changement de n en m : violent. cruellement. depuis.. crûment. hier. pas même. Cette règle comporte les exceptions suivantes : 1° Quand l'adverbe est formé d'un adjectif terminé au masculin par une voyelle sonore. fort misérablement (adverbe).). 3° L'e muet de l'adjectif devient é dans les mots suivants : commun. bonne. De même impuni fait impunément . trop. plus. commode.. pas du tout . si. point. toujours.. les adverbes de manière : bien. point. importun. opiniâtre. ne. cruelle. certes. assez pauvre (adjectif) . naguère. 2° Dans les adjectifs en ant ou en ent. joliment. Ils se forment le plus souvent en ajoutant ment à la forme féminine de l'adjectif correspondant : bon. depuis longtemps .. les adverbes de doute : peut-être. nullement. . dessus. ici. probablement.. cruel. joli :poliment. certainement. pas. dehors. par ici. que (seulement) indiquant la restriction en quantité : Paul n'a que six ans. loin. guère. alors. mal. uniforme. jamais..) . parfois. énorme.

aussi. aussi prudemment. moins prudemment. sur toutes choses : surtout gardez-vous de mentir . Certains adverbes ont. en face. très prudemment. en une fois : il arriva tout à coup . Reconstruire l'école 110/138 . il bavarde sur tout. 2° Tout à coup. peu à peu. à droite. et plus tôt. principalement. observez-la. très devant l'adverbe : le plus prudemment.Il ne faut pas confondre 1° Plutôt. le pis ou le plus mal. Le comparatif se marque en mettant plus. et tout d'un coup. et d'avantage (un nom et une préposition) : insistez davantage . le mieux. 5° Là. 3° Surtout. Peu fait moins. Le superlatif se marque en mettant le plus. à. de meilleure heure : Vous venez plus tôt que de coutume. adverbe de lieu. On appelle locutions adverbiales des adverbes formés de plusieurs mots séparés : à présent. et sur tout. par. Mal fait pis ou plus mal. subitement.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Remarque. venez plutôt lundi que mardi. précédés d'une préposition comme de. le moins prudemment. . il gagna mille francs tout d'un coup. Elles se composent en général d'un nom ou d'un adjectif. le comparatif et le superlatif. sur. Le positif est l'adverbe lui-même : prudemment. le moins. de préférence. je n'y vois pas d'avantage. article ou pronom : la règle est de venir s'amuser là . 4° Davantage (plus). trois degrés de signification : le positif. devant l'adverbe : plus prudemment. moins. Bien fait mieux. et la. comme les adjectifs. le moins. en.

6° pour marquer la cause : par. Et il peut avoir des sens très divers dans une foule de gallicismes. 7° pour marquer la direction : vers. derrière. . après. voilà . envers.Le plus souvent de marque un rapport d'appartenance et il précède ainsi en général le Reconstruire l'école 111/138 . dès . La préposition est un mot invariable que l'on place devant un mot pour marquer le rapport de ce mot avec un autre : donnez ce livre à Pierre.L'adjectif sauf.Le plus souvent à indique l'attribution (le datif en latin) : je donne un habit à un pauvre. vers. la qualité : une tunique à manches . pour . selon . Remarque.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE VIII LA PREPOSITION. Remarque. moyennant. il le jeta à l'eau. peuvent s'employer comme prépositions et sont alors invariables : tout est perdu sauf l'honneur . je vais à Rome. sans. . Mais il peut indiquer : l'objet : il obéit à son maître . 3° pour marquer l'attribution : à. 2° De. nonobstant. 8° pour marquer l'identité (dans l'apposition) : de. sous. depuis. 4° pour marquer la provenance: de. pour . on réalisera ce projet moyennant finances. pendant. On peut en juger par les prépositions à et de. . on massacra tout excepté les enfants . suivant. la direction : il l'exhorta à bien faire. l'origine : je demande une grâce à mon roi . quant à. voici. 5° pour marquer la manière : avec. On appelle locutions prépositives des prépositions composées de plusieurs mots séparés : afin de. durant. les participes attendu. . en. sur. le temps : il arriva à quatre heures . et par conséquent n'introduit pas toujours la même espèce de compléments. 1° à. par . devant. le lieu : il habite à Paris .La même préposition n'indique pas toujours des rapports identiques. entre. chez. vu. parmi. contre. touchant. à cause de. La préposition à placée devant Pierre marque le rapport de ce mot avec donnez. excepté. 2° pour marquer le temps : avant. au lieu de. Les principales prépositions sont : 1° pour marquer le lieu : dans.

le mois de mai. De peut encore être explétif : un saint homme de chat. la matière : un vase d'or. l'apposition : la ville de Rome. l'origine : il est né d'un père illustre. la durée : un travail de dix années. le lieu : il vient de Rome. le contenu : un tonneau de vin. Mais il peut indiquer : la qualité : un homme de génie. Reconstruire l'école 112/138 . l'espoir de la récompense. et avoir des sens divers dans une foule de gallicismes.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret complément du nom : le livre de Pierre.

pour que. si. Reconstruire l'école 113/138 . Il y a deux sortes de conjonctions : les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination. Les conjonctions de coordination servent à unir deux mots ou deux propositions ordinairement de même nature : le printemps et l'été. supposé que. en effet . je termine et je pars (deux propositions principales).quoique. pourtant. tandis que. autant que . Les conjonctions de subordination expriment 1° le but : pour que. car. même si. au point que . parce que. donc. 2° l'union. 5° la condition : si. et les composés de que (afin que. avant que. or. 7° le temps : lorsque. à moins que. La conjonction est un mot invariable qui sert à unir deux mots ou deux propositions. ou. vu que. à condition que. mais. parce que. dès que. lui ou moi (deux pronoms) . puisque. afin que. ou . Les principales conjonctions sont 1° conjonctions de coordination : et. 6° La comparaison : comme. 5° ou une simple transition : or. quand même. Les conjonctions de coordination expriment : 1° l'opposition : mais. de manière que. cependant . (deux noms) . encore que . lui est subordonnée : j'espère que nous réussirons. de plus. la séparation ou l'alternative : et. pour ou contre quelqu'un (deux prépositions) . de même que). prudemment et habilement (deux adverbes) . du moins. de peur que . néanmoins. attendu que . 3° la cause : comme. ainsi que. que. ni. On appelle locutions conjonctives des conjonctions formées de plusieurs mots séparés : de même que. de peur que. 2° la conséquence : de sorte que. quand. 3° la preuve : car. 2° conjonctions de subordination : comme. ni. 4° la concession : bien que. tant que. soit que . comme. de même que. d'ailleurs. 4° la conséquence : donc. quand. jusqu'à ce que. quoique. depuis que.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE IX LA CONJONCTION. cependant. ainsi. Les conjonctions de subordination servent à unir deux propositions en montrant que celle qu'elles introduisent dépend de l'autre. puisque. si ce n'est que. aussi. vert et rouge (deux adjectifs) . rire et causer (deux verbes) . pourvu que. toutefois . par conséquent .

j'ai fait comme lui. je vois par ce que tu me racontes que tu as bien fait de venir. il faudra mourir . il arriva comme j'achevais d'écrire . conjonction de manière : comme vous avez été dissipés. conjonction de temps et de comme. interrogatif. adverbe de quantité (tellement).Il faut bien distinguer 1° Parce que. je retire ma récompense . de quoi que (quelle que soit la chose que) : quoi que vous fassiez. de par ce que (par cela que) : je suis heureux parce que tu es venu . et de si. j'ai encore toute ma mémoire. 4° Comme.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Remarque. affirmatif. locution conjonctive. quoique je sois vieux. de si. je ne sais si je partirai . je partirai. Reconstruire l'école 114/138 . conjonction : il est si malade : je vous dis que si . de si. 2° Quoique (bien que). si sous voulez. . conjonction de cause. 3° Si. de comme.

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE X L'INTERJECTION. Les interjections proprement dites sont des cris 1° d'étonnement : Eh ! Ah ! Bah ! 2° de joie : Oh ! 3° de douleur : Hélas ! Aïe ! 4° d'indignation Ha ! Ho ! 5° d'aversion :Fi ! Hou ! Pouah ! 6° d'encouragement : Hue ! 7° d'invocation : O ! 8° d'appel familier : Hé ! Hem ! Hein ! Chut ! 9° de soulagement : Ouf ! 10° parfois elles sont de simples onomatopées : Pouf ! Crac ! Paf ! Pstt ! On emploie aussi comme interjections certains noms : courage ! patience ! paix ! silence ! foin ! dame ! diable ! adieu ! certaines formes verbales : allons ! suffit ! soit ! gare ! vivat ! certains adjectifs : bon ! ferme ! certains adverbes : arrière ! bien ! Reconstruire l'école 115/138 . L'interjection est un mot invariable qui exprime un mouvement. subit de l'âme.

ex-mettre. On l'évite. D'autres sont dits collectifs : ils ajoutent au mot primitif l'idée de collection. ils diminuent le sens du mot primitif : ette. valetaille. abri-t-er. con-lège.par la suppression de la consonne finale du préfixe : mettre. Parmi les suffixes les uns sont dits diminutifs . irruption .par l'élision de la voyelle finale du préfixe: avoir. feuillage. Reconstruire l'école 116/138 . effréné . Les mots dérivés sont ceux qui sont formés des mots primitifs par l'addition d'une terminaison spéciale appelée suffixe qui leur donne un sens particulier. accourir . re-avoir. les mots se divisent en primitifs. adcourir. collège . dis-famer. Au point de vue de leur origine. 1° dans la dérivation. émettre . valet. chambrette. Les mots primitifs sont les mots racines qui expriment l'idée simple sans aucune détermination particulière et qui ont été formés les premiers. . et primaire . On distingue parmi les préfixes ceux qui sont inséparables. 2° dans la composition. Notions générales.et surtout par l'assimilation de cette consonne à la consonne initiale du mot simple : courir. Les autres sont dits péjoratifs : ils donnent au mot primitif une signification désagréable : aille. c'est-à-dire qui n'existent qu'en composition (més dans mésestime et ceux qui sont séparables. Quelques-uns ont une double forme et aussi une double signification : ier et aire se retrouvent dans premier. Les mots composés sont formés des mots primitifs par l'addition soit d'un autre mot. La langue française en a environ 7. dérivés et composés. feuille. en intercalant les consonnes l ou t entre le mot primitif et le suffixe : fourmi. d'amas : age. esse et ice dans justesse et justice. pape-t-erie. in-ruption. Il arrive dans la dérivation comme dans la composition que la rencontre de voyelles produirait un hiatus et que la rencontre de consonnes produirait un choc désagréable. fourmilière. c'est-à-dire qui existent et ont un sens par eux-mêmes (contre dans contrevent). abri. ex-fréné. . On distingue deux sortes de suffixes : les suffixes populaires et les suffixes savants. diffamer . Les préfixes sont aussi populaires ou savants. .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE XI LA FORMATION DES MOTS. ravoir. chambre. soit d'une particule appelée préfixe qui se met en tête du mot et lui donne un sens particulier. Parfois même le mot primitif est modifié : papier. taba-t-ière.500. tabac.

. 3° les noms dérivés d'adjectifs . les verbes se tirent de noms et quelquefois de verbes.des noms de personnes : le mourant.des adjectifs : fleuri. . blâme . et la dérivation proprement dite qui se fait à l'aide d'un suffixe. La dérivation nominale est double : dérivation impropre quand le nom ou l'adjectif se tirent d'un nom. 6° les adjectifs dérivés de noms. en-brasser.Plus souvent le nom se tire du radical de l'infinitif par l'adjonction d'un e muet: rêver. 2° les noms dérivés de verbes . chapeau. rêve . 2° Le participe présent donne . . . blâmer. I . Les noms de cette catégorie sont tirés de l'infinitif. négligent.des adjectifs : excellent. l'accident .des noms de personnes : le prétendu. le fiancé. l'adolescent. 1° Parfois l'infinitif lui-même devient un nom : le boire et le manger. la découverte . d'un adjectif ou d'un verbe sans suffixe : cri de crier. de verbes et d'adjectifs . 3° Le participe passé donne . . péjoratifs et collectifs . estime.LA DERIVATION. la durée.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) en-porter. 5° les adjectifs dérivés de verbes . Reconstruire l'école 117/138 . Dérivation nominale. Il y a des noms dérivés dont les primitifs n'existent pas on ont cessé d'être d'usage : candeur (pas de mot primitif). et verbale quand elle sert à former des verbes. Calvet et Chompret La dérivation est dite nominale quand elle sert à former des noms ou des adjectifs. le régent . en-mener. le penchant. estimer. Remarque.des noms de choses : le levant. l'adjoint . emporter . absolu. On peut classer de la manière suivante l'étude des mots qui sont formés par la dérivation nominale proprement dite : 1° les diminutifs. chapelet (petite coiffure) dérivé de chapel. emmener. embrasser.des noms de choses abstraites : la pensée. Les noms et les adjectifs se tirent de noms. 4° les noms dérivés de noms . du participe présent ou du participe passé d'un verbe.

jaunisse. pellicule. ot (otte) a donné : chariot. charrette. ule. livraison. des noms de choses : bosquet. gloriole. aud expriment. pâlot. pointille. aille. pruneau. oir. trahison. poulet. perdreau. ferraille. ation) donne : fenaison. douceâtre. Les noms dérivés de verbes sont formés avec les suffixes suivants : eur. paperasse. valetaille. pataud. chevrette . ot sont des diminutifs populaires. qui marque le lieu ou l'instrument de l'action. is. ule se trouve dans globule. serrure. aille donne : antiquaille. ande (ende) donne : lavande. roitelet. ande. aud donne badaud. pauvret. populace. lavis. as (asse) donne : cervelas. offrande. compositeur. charmille. cuissot. enjouement. carriole. rôtissoire. pourceau . bonasse. ille se trouve dans faucille. gravure. mangeaille. lourdaud. ille sont des diminutifs savants. noiraud. osselet. semis. 1° eur donne : flatteur. des adjectifs : douillet. et des noms de choses : fourneau. plâtras. 2° aison (ison. Reconstruire l'école 118/138 . tourelle. cule. molasse. etc. naissance. ure donne : blessure. et (ette) forme des noms d'animaux : agnelet. âtre. encensoir. légende. is (isse) donne : coloris. 3° oir (oire) donne : battoir. eau (elle) forme des noms d'animaux : chevreau. ison).patience. aison (ation. menteur. méritoire. âtre donne bleuâtre. ance. collectifs Calvet et Chompret Voici le sens des principaux suffixes 1° eau. 2° ole. baisse. les deux premiers une idée de collection. dorure.. marâtre. accroissement. Noms dérivés de verbes. vieillot. culotte. vendeur. qui indique des personnes faisant l'action exprimée par le verbe . cule se trouve dans animalcule. ole donne : bestiole. et. cervelle. ure. bellot. 3° as. qui marquent l'action ou le résultat de l'action . pécheur. croyance. muraille. tablette . balançoire. ment. volaille. et tous les quatre sont péjoratifs. réprimande.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Diminutifs. obligatoire. marmaille. et est quelquefois renforcé par el : corselet. menotte. ance (ence) donne : vengeance. péjoratifs. côtelette. ment donne : fondement. démoralisation. gageure.

honorabilité. Prussien. in. égoïste. paroissien. Savoyard. iste indique celui qui prend parti pour une idée ou s'adonne à une occupation : journaliste. ie donne: ineptie. tude sont des noms abstraits de qualités : esse donne délicatesse. campagnard. paysan. 2° On a des noms de choses avec at qui marque une dignité . ard. ard : montagnard. on : marmiton. aie. eur. villageois. on retrouve ce sens dans les mots suivants : ain (an): châtelain. royaliste. Noms dérivés de noms. noirceur.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Noms dérivés d'adjectifs. in. isme qui indique un système . marin. ien. saleté. guêpier. courtois. cafetière. froideur. Français. in : alpin. tude donne : aptitude. vieillesse. ard. mondain. ie. ois : bourgeois. ier et aire sont le même suffixe . ier indique 1° des hommes qui fabriquent l'objet marqué par le radical : serrurier. ois. Des noms on peut former des noms avec des suffixes. sécurité. Ces suffixes indiquent d'une manière générale l'origine . ade. eur (ne pas confondre avec eur qui forme des noms d'agent avec les verbes) donne : blancheur. Angevin. ien : grammairien. sûreté. cerisier . ier et aire qui marquent un métier. hardiesse. Suédois. anarchiste. ien. citadin. le second est savant. 2° des arbres ou des plantes qui produisent le fruit marqué par le radical : prunier. fantassin. courtisan. brassard. inertie. horaire. iste qui indique le sectateur d'un système . vilain. on. le premier est populaire. ain (an). dentiste. té. Gascon. perfidie. erie qui marquent une idée générale de collectivité. aire indique des noms d'agent : mandataire. de. té (été. ais qui marquent l'origine et en particulier les noms de peuples . forgeron. chimiste. luthérien. Calvet et Chompret Les noms formés d'adjectifs avec les suffixes esse. vigneron. parfois aussi des noms de choses : annuaire. etc. Reconstruire l'école 119/138 . On a des noms de personnes avec les suffixes ain. age. ois (ais) forment des noms de peuples : Américain. 3° des endroits qui contiennent l'objet marqué par le radical : grenier. justesse. on. jambon. agne. gratitude. commissionnaire . enfantin. ité) donne : bonté. Persan. sabotier .

Grammaire française pour le cours moyen (I et II)

Calvet et Chompret

2° at (é) marque une dignité : consulat, majorat, duché, évêché. isme désigne un système, une méthode : stoïcisme, christianisme libéralisme ; ou une tournure propre à une langue : gallicisme, solécisme (langage propre aux gens de Solès, où l'on parlait mal). age exprime une idée de collectivité : feuillage, herbage,marécage; et aussi le résultat d'une action : labourage, ouvrage, éclairage. ée exprime une collectivité : rosée, risée, poignée, journée, année, charretée. ade exprime l'idée de collectivité : cotonnade, peuplade ; ou une action : ruade, noyade, glissade. aie (oie) exprime une collection : futaie, aulnaie. agne exprime vaguement une idée de collectivité : campagne, montagne. erie dans les noms dérivés d'adjectifs, exprime la qualité : étourderie, bizarrerie ; dans les noms dérivés des verbes, il exprime un métier ou l'endroit où il s'exerce : imprimerie, brasserie, laiterie ; ou bien simplement une action : causerie, plaisanterie, tromperie. Adjectifs dérivés de verbes. Les principaux suffixes qui servent à former des adjectifs avec des verbes sont able (ible, uble) et if qui produisent encore des mots nouveaux, et ace et ile qui n'en produisent plus. 1° able, lorsqu'il est joint à un verbe transitif, indique que l'action marquée par le primitif peut être faite : faisable, explicable, attaquable (qui peut être fait, expliqué, attaqué) ;lorsqu'il est joint à un verbe intransitif, il indique la possibilité de faire : valable, périssable (qui peut valoir, qui peut périr). ible et uble ont le même sens que able : fusible, soluble. 2° if (ive) forme des adjectifs actifs qui expriment la faculté de faire : actif, hâtif, pensif. Exceptionnellement quelques adjectifs en if ont le sens passif : adoptif, captif, portatif. ace exprime une qualité portée à un haut degré : efficace, loquace, tenace, vorace. ile exprime que l'action marquée par le primitif peut être faite : docile, fragile. Adjectifs dérivés de noms. Les principaux suffixes qui servent à former des adjectifs sont al (el, il), ique, eux, e, u, lent, esque, être. al et ique expriment que l'idée du nom primitif convient bien à la chose dont on parle ; eux, e, u, lent expriment la possession avec une idée d'abondance et de plénitude; esque et être indiquent l'origine. Ex. : al (el, il) : brutal, rural, royal, accidentel, civil, juvénile. ique : aristocratique, classique, féerique, poétique. eux (oux) : épineux, fangeux, fiévreux, jaloux. é : ailé, fortuné, sensé. u : barbu, chevelu, têtu.

Reconstruire l'école

120/138

Grammaire française pour le cours moyen (I et II) lent : opulent, succulent, violent. esque : barbaresque, chevaleresque, pittoresque. être (estre) : champêtre, alpestre, pédestre, terrestre. Dérivation verbale.

Calvet et Chompret

Certains verbes se tirent de noms ou d'adjectifs par la simple addition de la terminaison verbale, sans qu'on ait recours à des suffixes. Les terminaisons verbales sont celles de la conjugaison vivante er ou ir. La plupart des verbes dérivés de noms (sans suffixes) se terminent en er : alimenter, camper, émailler, tapisser, ranger. Ils expriment l'action ou l'objet de l'action. Les verbes dérivés d'adjectifs se terminent en er ou en ir : sécher, mûrir. La plupart des verbes en er ont le sens causatif, c'est-à-dire qu'ils expriment l'action de produire la qualité indiquée par l'adjectif : sécher signifie rendre sec. Les verbes enir, plus nombreux, ont le sens causatif ou le sens passif : mûrir signifie rendre mûr ou devenir mûr. Certains verbes sont formés de noms ou d'adjectifs au moyen des suffixes iser, oyer, fier. iser sert à former des verbes intransitifs qui marquent une imitation du primitif : fraterniser (agir comme un frère); ou des verbes transitifs qui ont un sens causatif : aiguiser (rendre aigu). oyer (ayer, eyer) sert à former des verbes intransitifs qui marquent l'activité du primitif : flamboyer (jeter des flammes), larmoyer (verser des larmes), bégayer, grasseyer. fier sert à former des verbes qui signifient que la chose marquée par le primitif est faite : pacifier (donner la paix), terrifier (produire de la terreur). Les verbes qui dérivent de verbes au moyen de suffixes comme eler, ailler, iller, eter, oter, onner, asser, ont en général un sens fréquentatif et parfois un sens diminutif : tirailler, mordiller, chantonner, rêvasser. II. - LA COMPOSITION. Un mot composé est formé de deux membres ou termes dont l'un exprime l'idée principale et dont l'autre précise ou détermine cette idée. Ainsi dans vinaigre, vin exprime l'idée principale et aigre marque une détermination. 1° Le terme qui détermine l'autre peut être - un préfixe, et on a alors surtout des verbes et quelques noms et quelques adjectifs; - ou un nom ou un adjectif, et on a alors surtout des noms et quelques verbes et quelques adjectifs. 2° Il arrive aussi parfois qu'un mot composé s'opère par la fusion d'une proposition toute entière : un songe-creux. Les mots ainsi formés sont toujours des noms.

Reconstruire l'école

121/138

Grammaire française pour le cours moyen (I et II)

Calvet et Chompret

3° Il y a enfin une catégorie particulière de mots composés qui sont formés avec des mots, des préfixes ou des suffixes grecs. La composition au moyen de préfixes. Les préfixes sont inséparables ou séparables :ils sont inséparables quand ils n'existent qu'en composition : ex, re, dans exclure, redire ; ils sont séparables quand ils peuvent s'employer isolément comme prépositions ou adverbes : contre, bien, dans contretemps, bienheureux. Les préfixes séparables ou inséparables peuvent se partager en deux catégories : 1° les préfixes employés comme prépositions dans les mots composés ; 2° les préfixes employés comme adverbes. Préfixes prépositions ab (abs devant c et t, a devant m et v) marque une idée d'éloignement, de séparation : abstenir, absurde, absorber, aveugle (ab-oculus). ad (a et par assimilation ac, af, etc.)marque l'idée d'un mouvement vers, d'un rapprochement. Il sert à former un très grand nombre de mots composés : admettre, atteindre, addition, assimiler, apercevoir, appauvrir, abandon, affaire, avenir. ante (ne pas confondre avec anti préfixe grec) marque une idée d'antériorité : antécédent, antichambre. circon signifie autour : circonférence, circonstance, circonvenu. cis, en deçà, opposé à trans et ultra, au delà : cisalpin. contra (contre) exprime une idée d'opposition, d'action contraire quelquefois une simple idée de juxtaposition : contradiction,contrefaire, contrevenir, contrebande, contrôle (contre-rôle), contrepoison, contre-allée, contremaître. cum (con, com, col, cor, co) marque une idée de réunion, d'assemblage : conduire, commencer, consentir, confirmer, corriger, concitoyen, confrère, collègue. de (dé), dis (dif, di), dés ; des est la forme moderne de dis, et dis a fini par se confondre avec de. Les trois préfixes expriment une idée de séparation, de division, de cessation, de privation : décerner, déléguer, discourir, disjoindre, distraire, discorde, désarmer, désordre. ex (é) indique l'extraction ou la privation : expédier, exploiter, exemption, éluder, écarter, écervelé, éhonté. extra signifie hors de : extravaguer, extraordinaire. fors (hors) signifie hors de : forfaire, hormis, hors-d'oeuvre. in (im, il, ir) et en indiquent un mouvement du dehors en dedans, ou insistent simplement sur l'action : incliner, inonder, emplir, enchaîner, enrôler, enrichir, incursion, empreinte, enclos, entrain. en (venant de inde, de là ; ne pas confondre avec en, dans)indique la sortie d'un lieu : enlever, emporter, emmener. inter, entre signifient au milieu de, par le milieu, ou quelquefois à demi : inter est savant et entre est

Reconstruire l'école

122/138

Grammaire française pour le cours moyen (I et II)

Calvet et Chompret

populaire : intercaler, intercepter, intervertir, international ; entrelacer, entremêler, entrevoir, entrebâiller ; entrefilet, entrefaites, entresol. intra (intro) signifie au dedans, dans l'intérieur : introduire, intrinsèque. per (par) exprime le passage à travers, le moyen, l'achèvement : parcouru, parfaire, parvenir, percevoir, persévérer, parsemer, parmi, parterre. post signifie après : posthume, postdater, puîné (post-natus). pré signifie avant : précéder, préluder, préparer, prévoir. pro (pour) signifie devant, en avant : promettre, produire, professer, poursuivre, pourvoi. re (ré, res, r[e]) marque une action faite une seconde fois, ou une action faite en sens contraire de la première : redire, refaire, réciter, rédemption, rattacher, réélire, rechute, recoin ; reculer, repousser, réagir, réfuter, refluer, reflux. rétro signifie en arrière, en retour : rétrocéder, rétrograder, rétroactif. sé signifie à l'écart de : séduire, sevrer (separare), sélection, séparer. sub (suc, sug, sup, suf), sous (sou) marquent une idée d'infériorité : subséquent, succéder, suffire, subdiviser, supporter, suggérer, soumettre, soustraire, soussigné, soucoupe, soupente. super, sur, sus (ne pas confondre sa forme sou avec celle qui vient de sub) marquent une supériorité : superposer, superflu, superfin, survenir, surmonter, surplus, surtout, surhumain, susciter, soupirer, soutenir (tenir en haut). trans (tran, très, tra) indique le passage au travers de jusqu'à un terme : transférer, transpercer, transcendant, traduire, trépasser. ultra (outre) signifie au delà : ultramontain, outrepasser, outrecuidant. Préfixes adverbes. bene (bien) détermine le mot primitif dans un sens favorable : bénédiction, bénéfice, bénévole, bienveillant, bienfaisant, bienséant. bis (bi, bes, be) indique une répétition, quelquefois avec sens péjoratif : bisaïeul, bipède, binocle, besace (double sac), brouette (deux petites roues), biscornu. in (ne pas confondre avec in, dans) a une valeur négative et privative : injuste, incroyable, illégal, impatienter, enfant (in-fans), ennemi (in-amicus). male (mal) détermine le primitif dans un sens défavorable : malveillance, malaise, malséant, malade, malingre, maugréer, maudire. més (mé) ajoute au primitif un sens péjoratif : méchant, médire, mésuser, mésaventure, mécontent. mi, demi, semi marquent la division par moitié : milieu, midi, mi-carême, demi-livre, semi-double, semi-mensuel (qui paraît tous les deux mois). non marque une négation : nonchalant, nonpareil, non-valeur. pen (de paene, presque) donne péninsule (paene insula), pénombre. vice (vi) signifie qui fait la fonction, qui tient la place de : vice-roi, vice-recteur, vice-président, vicomte.

Reconstruire l'école

123/138

il faut distinguer deux cas. . le déterminant est placé après le déterminé et c'est le cas le plus fréquent : cornemuse. oiseau-mouche. procès-verbal. chou-fleur . quadrupède. trimestre. . état-major. les prépositions qui remplacent le génitif sont les prépositions de. en Reconstruire l'école 124/138 . vinaigre. centimètre. le mot composé est calqué sur le latin et l'un des deux noms est au génitif : chèvrefeuille (caprifolium). courte-pointe (culcita puncta). à. joubarbe (Juvis barba). trident.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Composition sans préfixes. 1° Quand ils sont formés de deux noms. . Les composés de coordination sont formés ou de deux noms. ou d'un nom (ou pronom) et d'un verbe. Dans la formation populaire. république. salpêtre (sal petrae). La langue française comprend des noms. sergent-major. musaraigne (mus-aranea). primevère. le génitif est remplacé par une préposition : chef-d'oeuvre . commissairepriseur. betterave . mappemonde. . des adjectifs et des verbes qui sont formés sans préfixes par juxtaposition de mots. pot-pourri. ou d'un nom et d'un adjectif numéral. maître-autel. Dans la formation savante.dans les composée savants. saintoffice. vendredi (veneris dies). le plus souvent le nom au génitif précède la nom déterminé : chèvrefeuille. quatre-temps. Les composés de subordination sont formés ou de deux noms. mille-feuille. décimètre. 2° Quand ils sont composés d'un nom et d'un adjectif qualificatif. 1° Quand ils sont formés de deux noms.par apposition -: chef-lieu. la formation populaire et la formation savante.mais parfois l'adjectif suit le nom : banqueroute. et les composés de subordination dans lesquels une des deux parties dépend de l'autre : mappemonde. fêteDieu . l'adjectif numéral précède toujours le nom : triumvir. orfèvre (auri faber). eau-forte.par juxtaposition : laurier-rose. ils sont unis . point-virgule .le déterminant est placé avant le déterminé : aide-maçon. quintessence. reine-claude. tiers-état . . gentilhomme. 269. 3° Quand ils sont composés d'un adjectif numéral et d'un nom. huis-clos. printemps. basse-cour. On peut distinguer deux espèces de noms composés : les composés de coordination dans lesquels une des deux parties détermine l'autre : commis-voyageur. . morte-saison. ou d'un nom et d'un adjectif qualificatif.dans les composés populaires. branle-bas. parfois cependant le génitif suit le déterminé : connétable (comes stabuli).le plus souvent l'adjectif précède le nom : aubépine (alba spina). hôtel-Dieu.

couvre-feu. Il y a des composés irréguliers. . guide-âne. Ils ont trois formes : . clavecin. ou bien ils sont formés d'onomatopées : cahin-caha (qua hinc. tohu-bohu. ovipare. gris brun. garde-fou. clairsemé. carnivore. fébrifuge. unanime. marchepied. fainéant. 3e forme : parapluie. frais cueilli. tournevis. baragouin. . rez-de-chaussée. équivoque. rectiligne. boîte aux lettres. va-nu-pieds. brise-lames. portefaix. argentifère. sot-l'y-laisse. Dans la composition sans préfixes on a un verbe et un nom complément de ce verbe qui s'unissent pour former un verbe nouveau : bouleverser. frais émoulu. pot-au-feu.d'un nom et d'un suffixe latin qui dérive d'un verbe : fratricide. pacifique. Ex. caravansérail. mic-mac. vol-au-vent (vole-au-vent). casse-tête. trictrac . pince-sans-rire. licencié ès lettres (ès : dans les).de deux adjectifs subordonnés dont l'un détermine l'autre : nouveau-né. . saltimbanque. salle à manger. 2e forme : abat-jour. agricole.de deux adjectifs juxtaposés : sourd-muet. châtain clair . . écoute-s'il-pleut. les préfixes grecs Reconstruire l'école 125/138 . . pique-assiette. belle-de-nuit. bric-à-brac. porte-montre.ou bien ils sont unis avec une préposition. ivre mort.ou bien les deux éléments sont fondus en un seul mot. mâchefer. qua hac?) couci-couça. hôtel de ville . ventriloque. Ceux de la seconde forme sont les plus nombreux. : 1e forme : cauchemar (presse démon). horticulteur.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret : gendarme. coupe-gorge. culbuter.d'un adjectif et d'un nom (formation savante) : magnanime. trouble-fête. 2° Quand les noms composés sont formés d'un nom (ou pronom) et d'un verbe. chef-d'oeuvre. aigre-doux . le nom ou pronom est à l'accusatif et sert de complément au verbe. Les adjectifs composés sont formés . La plupart des verbes composés sont formés avec des préfixes. arc-en-ciel. tire-botte. bouledogue.ou bien ils sont distincts avec un trait d'union. multicolore . Composés grecs. colporter. ou bien ils sont empruntés aux langues étrangères : choucroute. passeport. maintenir. rabat-joie.boute-en-train. sainte-nitouche . gratte-papier. passe-droit. Il faut distinguer dans la formation des mots composés avec des éléments grecs. serre-tête. autodafé. gagne-pain. Ou bien ils sont formés de toute une phrase : quant-à-soi. Remarque.

emphase. évangile (bonne nouvelle). prophète. biblio. vie : biographie. parasite. synonyme. sus. hypothèse. sur. auprès de : parabole. au-dessus. enthousiasme. sympathie. syllogisme. avec : synode. au delà : hyperbole. architecte. apothéose. cata. apostasie. pour : apocalypse. péripétie. en (ein). hypertrophie. en avant : programme. catégorie. méta. avec et idée de changement. amphi. périphrase. sommet : acrobate. Mots grecs qui jouent le rôle de préfixes. chiromancie. amphithéâtre. hypogée. chrono. au premier rang : archiduc. Quelques-uns de ces composés sont réguliers. ana. à cause de. chromo. adjectifs. Noms et adjectifs. devant. d'autres sont irréguliers. bio. bibliomane. syntaxe. sous. eu. cacochyme. l'autre est pris au latin ou au français. caco. autographe. antipathie. antipode. dessous : hypocrite. hyper. mal. anonyme. auto. Reconstruire l'école 126/138 . symétrie. autour. ec (ex). paraphrase. des deux côtés : amphibologie. diamètre. temps : chronologie. acro. analysé. bibliophile. chronomètre. anti. chiro. à travers : diadème. biologie. para. épithète.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret proprement dits (prépositions ou adverbes) . couleur : chromolithographie. c'est-à-dire que tous leurs éléments sont empruntés au grec . contre : catalepsie. main : chirographaire. noms de nombre) qui jouent le rôle de préfixes. en haut. système. bien. météore. dys. de succession : métaphore. dialogue. privation : apathie. sy). a (an). apo. archi. prologue. éph). en chef. c'est-à-dire qu'un élément étant emprunté au grec. épi (ep. contre : antidote. syllabe. épigraphe. hypo. du haut en bas. à l'entour de : période. hors de : éclipse. livre : bibliothèque. symbole. mauvais : dyspepsie. bon : eucharistie. loin de. dia. syn (syl. éclectique. les mots grecs (noms. de nouveau : analogue. de. péri. de soi-même : autobiographie. métamorphose. acropole. anabaptiste. dans. athée. par. anarchie. autonome. catastrophe. Voici le sens des principaux préfixes grecs. sur : encyclique. pro. et les suffixes. sym. mauvais : cacophonie. au-dessus : épidémie.

hippophagique. ornitho. terre : géographie. héli. hydrothérapie. psychiatrie. oxyton. néo-platonisme. voix : phonographe. hippopotame. petit: microbe. Calvet et Chompret Reconstruire l'école 127/138 . monde : cosmographie. ophtalmie. soleil : héliomètre. héliotrope. philo. ostéotomie. télé. nouveau : néologisme. philanthrope. sang : hémoptysie. tout : panorama. chaleur : thermogène. propre : idiotisme. cheval : hippodrome. idiosyncrasie. caché : cryptographie. ortho. macro. loin : télégraphe. noso. feu : pyrogravure. micro. gastronomie. paléontologie. photo. qui hait : misanthrope. thermo. image : iconoclaste. droit : orthodoxe. stratagème. pan. oyno. théo. peuple : démocrate. pyrotechnie. hippo. grand : macrocéphale. chrysanthème. miso. hiéro. onoma. hiératique. hémo. lumière : photographe. homonyme hydro. homologue. égal : isocèle. orthographe. iso. cynégétique. dieu : théocratie. chien : cynocéphale.. géo. théologie. homo. cosmogonie. crypto. microcéphale. ophtalmologie. acide : oxygène. maladie : nosographie. mysogine. téléphone. estomac : gastrite. hémorragie. démographie. onomastique. pseudo-prophète. géologie.thermomètre. sacré : hiérophante. faux: pseudonyme. iconographie. isochrone. âme : psychologie. ornithomancie. ancien : paléographie. cryptogame. ostéo: os : ostéologie. démagogue. psycho. pyro. strato. aigre. démo. cosmo.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) chryso. microscope. nom : onomatopée. néo. oxy. phono. idio. eau : hydrogène. panthéisme. photomètre. qui aime : philosophe. le même : homogène. armée : stratégie. paléo. oiseau : ornithologie. hiérarchie. phonomètre. or : chrysolithe. ophtalmo. icono. pseudo. gastro. gastralgie.

doctrine : cosmologie. mariage : cryptogame. proto. dodécachorde. hémi. qui produit : gazogène. six : hexagone. cratie. tri. force. qui a la forme : polymorphe. protocole. polyèdre. heptagone. homéopathie. mythologie. Calvet et Chompret Reconstruire l'école 128/138 . divination : chiromancie nécromancie. trois : trilogie. cinq: pentagone. déca. huit : octogone. bibliographie. neuf : ennéagone. maladie. description : cosmographie. quatre : tétraèdre. hémisphère. morphe. sept : hebdomadaire. Noms de nombre. plusieurs. monastique. triangle. hexamètre. zoo. logie. mancie. oïde. névropathie. hepta (hebd). douze : dodécagone. qui a l'aspect de : métalloïde. premier : prototype. économie. manie. polygamie. myria. pentamètre. décalogue. adoration : idolâtrie. métrie. demi : hémicycle. dix : décagone. mille : kilomètre. polygone. endéca. cent : hécatombe. ploutocratie. hex. onze : endécagone. octo.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) topo. penta. fureur : mélomanie. gène. deux : distique. diphtongue. monosyllabe. algie. dilemme. kilogramme. affection : antipathie. lieu : topographie. ennéa. pathie. nostalgie. etc. hydrogène. dodéca. Suffixes grecs. poly. amorphe. douleur : névralgie. tétra. cycloïde. mono. nomie. animal : zoologie. kilo. tétracorde. iconolâtrie. mesure : géométrie. loi : astronomie. kilomètre. dis. hectolitre. métromanie. graphie. hécaton (hecto). un seul : monogramme. dix mille : myriamètre. latrie. pouvoir : démocratie. game. myriapode.

sémaphore. éducation : orthopédie. vue : spectroscopie. technie. tomie. Calvet et Chompret Reconstruire l'école 129/138 . pole. art : mnémotechnie. phagie. incision : trachéotomie. qui porte : phosphore.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) pédie. travail : liturgie. canéphore. peur : anglophobie. hypophagie. etc. urgie. phobie. action de manger : anthropophagie. chirurgie. encyclopédie. ville : acropole. phore. nécropole. hydrophobie. pyrotechnie. scopie. microscope. métropole. gastrotomie.

verbe.le verbe. I. En se groupant pour exprimer les idées. . sujet de nourrit. Du sujet. qui exprime l'état ou l'action d'un être . Qu'est-ce qui nourrit ses enfants ? le blé.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret CHAPITRE XII DE LA PROPOSITION. expriment un jugement . ils constituent une proposition. Qui est-ce qui sème le blé ? le laboureur.un pronom : Il nous a agréablement surpris . blé. les mots forment des propositions.un nom : Charles est arrivé hier soir . Le sujet d'une proposition peut être un mot ou une proposition. le blé nourrit ses enfants.un mot employé comme nom (adjectif. mot invariable) : Le bien bon l'accompagnait .ou à un mode personnel : Mieux valait qu'on en profitât. à la question qu'est-ce qui ? Ex. . On le reconnaît en posant devant le verbe la question qui est-ce qui? ou qu'est-ce qui ? Les êtres animés répondent à la question qui est-ce qui ? les êtres inanimés. Il y a donc dans une phrase autant de propositions que de jugements exprimés par les mots dont elle se compose. Dieu nous aime et Il nous bénit exprime deux jugements . Le sujet de la proposition est l'être dont le verbe exprime l'état ou l'action.le sujet. par exemple. Une proposition est l'expression d'un jugement. .ou à l'infinitif: Nous trouver ainsi réunis était depuis longtemps notre désir . Deux termes sont essentiels à toute proposition : . Laboureur est sujet de sème . elle renferme donc deux propositions. -un infinitif : Depuis hier causer et rire sont toute notre occupation. Cette phrase. Reconstruire l'école 130/138 . Ces mots : Dieu est bon. . b) La proposition sujet peut être . a) Le mot sujet peut être . c'est-à-dire l'être même qui est dans cet état ou qui fait cette action. : Le laboureur sème le blé .

Le verbe de la proposition est le mot qui exprime l'état ou l'action du sujet : Ex.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Quand une proposition sert de sujet à une autre proposition. 2° Avec les verbes impersonnels proprement dits : Il pleut. c'est le sujet provisoire qui est le sujet grammatical de la proposition . : Le maître est estimé . cours. Remarque. : Il vous appartient de leur parler en maître . Tout verbe pouvant comporter un complément d'objet. ou le pronom démonstratif neutre ce : Ex. : Il était cinq heures . Cette même particularité d'un sujet provisoire se retrouve dans deux cas : 1° Avec certains verbes construits d'une manière impersonnelle : Ex. Dans ce dernier cas le sujet réel est inclus dans le sens du verbe : Il pleut = il tombe de la pluie. il est écouté . l'un provisoire.. l'autre réel. Le verbe peut marquer l'état du sujet de deux manières : . Vengenous. il tombait de la neige.ou bien avec le concours d'autres mots. : Elle comptait. le sujet réel ou logique n'est que l'explication ou l'apposition du sujet grammatical. : Cet élève est studieux . Le verbe marque de même l'action de deux manières : tantôt par lui seul. Les mots heures. etc. Ex. est employé dans un sens intransitif. Ex. : Les foins sont fanés . vole . tantôt à l'aide d'un complément indiquant l'objet sur lequel s'exerce l'action du sujet. Ex. celle-ci est généralement pourvue d'un autre sujet provisoire préparant ou annonçant la proposition sujet. mais non accompagné d'un complément d'objet. Ex. Le pronom il n'est dans ces trois propositions qu'un sujet provisoire. Ex. : Elle allait à grands pas. il grêle. Les verbes intransitifs ne peuvent être complétés que par un attribut ou un complément Reconstruire l'école 131/138 . Remarque. nuit. Tout verbe ayant un complément d'objet est un verbe transitif : Ex. Du verbe. En général. : Va. il est aimé . Ex. Ce sujet provisoire n'est autre que le pronom personnel neutre il. Le mot qui complète alors le verbe est un attribut du sujet. achetait. Tout verbe ne comportant pas de complément d'objet est un verbe intransitif. . quand un verbe se trouve ainsi avec deux sujets. sont les sujets véritables ou réels. le laboureur se réjouit. les blés jaunissent . C'est à vous de leur dicter des lois. il neige. il faisait nuit ..ou bien par lui-même. sa vertu est exemplaire. II. revendait. : Perrette portait son lait à la ville. neige.

un infinitif : Parler. L'attribut du sujet ou de l'objet peut être . laisser : faire entrer c'est introduire . L'attribut. . Ces verbes sont de véritables auxiliaires . Tels sont les verbes venir de. . Les verbes transitifs réclament un complément d'objet auquel peuvent s'adjoindre des compléments circonstanciels. ce n'est pas bavarder . Dans l'analyse de cette proposition : Les mauvais élèves ont peur du maître.un adjectif : Il est bon de parler et meilleur de se taire.un participe : Bien peu d'enfants en paraissent convaincus . certaines locutions comme avoir coutume de. et dès lors le verbe ainsi composé.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret circonstanciel. pouvoir : je voudrais sortir signifie je sortirais volontiers . et du maître comme le complément d'objet de ce verbe. les verbes faire. on considérera donc ont peur comme le verbe. Reconstruire l'école 132/138 .un pronom : Qu'ils travaillent chaque jour à le devenir . exprime une manière d'être que le verbe reporte sur le sujet ou l'objet : Mon ami est prudent (attribut du sujet ami). Enfin certains verbes joints à un infinitif équivalent pour le sens à un verbe simple. III. De l'attribut. qui complète souvent le verbe. exprimant une action unique. l'infinitif auquel ils s'ajoutent est le verbe à conjuguer . les verbes vouloir. etc. Il avait coutume de dire signifie : il disait habituellement. aller. je le crois sage (attribut de l'objet le). doit être traité comme un verbe simple. devoir : je vais partir équivaut à je partirai bientôt . Les locutions verbales équivalent à des verbes simples et doivent être traitées comme des verbes simples : Avoir peur équivaut à craindre. une proposition : La règle est de parler discrètement et toujours à propos. .un nom commun : Sans la discrétion pourtant ils ne seront jamais des hommes.

ou bien élire. devenir. je le considère comme très sérieux. etc. c'est-à-dire : les verbes passifs. rester. je l'ai toujours eu comme conseiller .etc. L'attribut est direct quand il est relié au sujet ou à l'objet par le verbe seul : Cet enfant est aimable . sembler (= être en apparence) Il paraît doux . Assez souvent aussi l'attribut est reporté sur l'objet du verbe. Je le crois sage. entièrement conjugués avec l'auxiliaire être : Il est qualifié dans les Fables de chattemite. considérer comme. maintenir. et tous ceux qui impliquent le sens du verbe être : Il naît caressant . Qu'il affecte le sujet ou l'objet. pour. je crois cet homme très capable . etc. prendre.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) L'attribut du sujet complète le plus souvent le verbe être : Le chat est hypocrite. juger. etc. Remarque. IV. nommer. en : Il passe pour studieux . rendre. Le complément d'objet est aussi nécessaire après les verbes transitifs que l'attribut après certains verbes intransitifs. ou bien avoir. déclarer. se tenir (= continuer à être) Il demeure perfide . Quand l'attribut est indirect. Il complète alors un verbe signifiant : ou bien croire. comme paraître. Des compléments. d'archipatelin . choisir. signifiant être. Reconstruire l'école 133/138 . et il vit prudent et défiant. On fera donc ainsi l'analyse des deux derniers exemples : Pour studieux : attribut indirect du sujet il . L'attribut est indirect quand il est relié au sujet ou à l'objet par le verbe accompagné d'un mot invariable : de. je le prends aujourd'hui comme arbitre. l'attribut peut être direct ou indirect.: je le déclare très honnête . de tartufe. on ne doit pas séparer dans l'analyse l'attribut du mot invariable qui l'introduit. Il complète aussi les verbes qui participent au sens du verbe être. ou bien dire. Comme très sérieux : attribut indirect de l'objet le. comme. Calvet et Chompret 2° les verbes intransitifs.

Les principaux sont : 1° le complément d'attribution.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Il se présente sous deux formes : la forme directe. la forme indirecte. à souffrir. 7° le complément d'instrument ou de moyen. 9° le complément de prix : Ses oeuvres. exprimant l'être auquel aboutit l'action du sujet : Efforce-toi de rendre à tes parents tout le bien qu'ils t'ont fait. D'autres compléments sont communs aux verbes transitifs et aux verbes intransitifs et marquent une circonstance de l'action exprimée par le verbe : d'où leur nom de circonstanciels. il renonça de dépit à la lutte .ou la durée de l'action : Reconstruire l'école 134/138 . indiquant comment agit le sujet : Mais il composait de caprice . quand il est relié au verbe par une préposition : Applique-toi à la vertu . introduit par la préposition par : Résolu à vaincre. 10° le complément de matière : Son succès est du plus pur mérite. indiquant . indiquant sous quel rapport est envisagé l'état ou l'action du sujet : Il était sans égal pour l'énergie . renonce au vice. 8° le complément de mesure : Son talent grandit de cent coudées . Ce complément est ordinairement introduit par la préposition à ou pour . 6° le complément de partie. Le complément d'objet est propre aux verbes transitifs. et sa gloire de l'admiration la plus sincère . 2° le complément de but. Le complément d'objet peut être un nom : Les hommes estiment la vertu . indiquant ce dont on se sert pour atteindre un but : A force d'étude il disciplina et assouplit son génie . un pronom : Dieu la bénit et la récompense . 3° le complément de cause. évite le mal . il prit le taureau par les cornes . 11° le complément de temps. 4° le complément de point de vue. un infinitif : Aime à prier. quand il n'est relié au verbe par aucune préposition : Fais le bien . de plus en plus appréciées. indiquant le résultat en vue duquel agit le sujet : Un peintre travaillait pour la gloire . 5° le complément de manière. une proposition : Sois convaincu que la piété est utile à tout. à travailler. indiquant le motif pour lequel agit le sujet : Découragé par un échec. s'achètent aujourd'hui à grand prix .

Reconstruire l'école 135/138 .soit l'endroit d'où vient le sujet : Il revenait de la capitale. La proposition est alors complexe. Ainsi fut fait (= il fut fait ainsi) . Une proposition réduite aux termes que nous venons d'étudier. compléments du verbe. et indiquant par qui l'action est faite : Ses parents étaient aidés et comblés par lui. participes . sont : .ou des appositions : noms. . est une proposition simple. . participes. A quoi bon tout ceci ? (= tout ceci est bon à quoi ?) . . mais alors sous-entendus.ou des compléments. sujet. le verbe : Rien de trop (= ne faisons rien de trop) .soit l'endroit où va le sujet : Il allait chaque année à Paris . verbe. adjectifs. . etc. indiquant . Les termes non exprimés. 14° Il faut ajouter à cette liste le complément d'agent. Les éléments susceptibles de s'ajouter ainsi au sujet. Il arrive assez fréquemment que les termes d'une proposition ne sont pas tous exprimés. .. attribut. La proposition dans ce cas est dite elliptique. possessifs. peuvent être le sujet : Soit fait (= que cela soit fait) . au verbe. propre aux verbes passifs. 13° le complément d'origine : Il était né de parents pauvres. Le plus souvent ces termes sont accompagnés de mots qui les développent ou les expliquent.ou des déterminatifs adjectifs démonstratifs. ou aux différents compléments du verbe.ou des qualificatifs : adjectifs épithètes. 12° le complément de lieu. à l'attribut.soit l'endroit par où passe le sujet : Il aimait au retour à passer par Reims .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Il était resté quatre ans sans concourir . noms. Toutes les espèces de mots peuvent ainsi trouver leur emploi dans la proposition. adverbes .soit l'endroit où se trouve le sujet : Il vivait à la campagne . altéré de gloire .ou la date de l'action : Le succès qu'il remporta la cinquième année fut un triomphe . . .

Le fait-on ? Nullement (= on ne le fait nullement). le sujet et le verbe. assis pour m'écouter.) .) Quand verrai-je.) Reconstruire l'école 136/138 . Je supplie avant tout les dieux de m'assister. Enfin. etc. (La Font. : Ne t'attends qu'à toi seul . : Et grenouilles de ne plaindre. de même dans la phrase ou dans le discours certaines propositions sont subordonnées à d'autres propositions. tous les termes simultanément : Il est bon d'être charitable : mais envers qui ? (mais il est bon d'être charitable envers qui ?) . Ex. simultanément : Pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau (= elle n'avait pas un seul petit morceau.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret l'attribut : La principale jonchée fut donc des principaux rats (= la principale jonchée fut donc une jonchée des principaux rats) .) Remarque. Tous les mots du discours font nécessairement partie de quelque proposition. ou les choses personnifiées. De là deux sortes de propositions : 1° les propositions indépendantes .) 2° les interjections équivalant à des propositions incises. simultanément : Qui est parti le premier ? Mon frère (mon frère est parti le premier) . c'est un commun proverbe. pour leur faire part de ses idées ou de ses sentiments : Romains. Sion. Les propositions indépendantes sont généralement à mode personnel. 2° les propositions subordonnées. le verbe et l'attribut. et ne faisant par conséquent partie d'aucune autre proposition : Ah! mon frère. Et Jupin de leur dire. par lesquels on appelle ou interpelle les personnes. relever tes remparts ? (Rac. (La Font. Ex. Sénat. L'indépendante se construit parfois à l'infinitif. et vous. de même que dans une proposition certains mots sont subordonnés à d'autres mots. soit pour rendre une interrogation plus pressante. Ex. (La Font. : Pourquoi tarder ? Pourquoi hésiter ? soit pour rendre le récit plus alerte et plus vif. Il faut cependant en excepter : 1° les mots en apostrophe.

D'après le mot qui l'introduit. Les interrogatives subordonnées sont dites indirectes par opposition aux interrogatives indépendantes qui sont directes. .de comparaison : Je vous écris plus souvent que vous ne m'écrivez . Tel est l'ordre logique voulu par la pensée. . . En vertu de sa fonction une proposition est donc sujet. D'après la fonction qu'elle remplit dans la phrase.de but : Je vous écrirai. Les unes sont à mode personnel (Indicatif.de cause : je ne vous ai pas écrit. ou l'être dont on parle.de condition : Si je ne vous écris pas. une subordonnée à mode personnel peut donc être relative. conjonctive ou interrogative. parce que j'étais en voyage . concessive.) ou une conjonction de subordination: Quelqu'un troubla la fête Pendant qu'ils étaient en train. une subordonnée peut être : 1° Sujet : Il faut que je me venge . . Les subordonnées à mode personnel se rattachent aux indépendantes par un mot de subordination qui peut être ou un relatif : Une grenouille vit un boeuf Qui lui sembla de belle taille. objet. ou circonstancielle (= finale. Dans la proposition subordonnée comme dans la proposition indépendante l'ordre des termes devrait être : d'abord le sujet. les autres sont à mode impersonnel (participe ou infinitif). causale. . soyez sans inquiétude . (La Font. (La Font. subjonctif ou conditionnel) .de temps : Je vous écrirai quand vous m'aurez répondu. 2° Objet : je sais que la vengeance Est un morceau de roi.de conséquence : J'écris si vite.de concession : Quoique l'heure s'avance. pour que vous sachiez tout .Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Les propositions subordonnées se présentent sous deux formes. (La Font. que je crois parler . puis le verbe suivi de ses compléments indiquant ce qu'est ou ce que fait le sujet. comparative ou temporelle). je tiens à vous écrire . conditionnelle.) 3° Complément circonstanciel : Elle peut alors exprimer une circonstance . consécutive.) ou un mot interrogatif entre deux verbes Je ne sais si on jugera demain. . Reconstruire l'école 137/138 .

On place de même par inversion le complément avant le verbe quand c'est un pronom interrogatif : Que devient-il? quand c'est un pronom relatif : Il a obtenu la prolongation qu'il espérait . : Cette année. du moins. sont fréquentes : C'est ainsi que le sujet se rejette après le verbe dans les propositions interrogatives : Quand commencent les vacances ? dans les propositions exclamatives : Vivent les vacances ! dans les propositions incises : Les vacances sont. etc. est d'aller du plus court au plus long : Je ne jouirais pas en paix d'une prolongation obtenue dans ces conditions. à peine. dit-on. etc. les prolongations ont été accordées à regret. de rapidité. la règle.Grammaire française pour le cours moyen (I et II) Calvet et Chompret Les dérogations à cet ordre ou inversions. conforme à l'harmonie. Quant à l'ordre à suivre pour les compléments du verbe. dans les propositions commençant par un des mots ainsi. Les écrivains d'ailleurs sacrifient souvent l'ordre logique à des préoccupations littéraires de légèreté. retardées . quand c'est un pronom personnel atone : je l'en félicite. : Ainsi se passèrent les vacances. peut-être. en effet. Reconstruire l'école 138/138 .

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful