2013 ILARI Italian Revolution 1993-2013

REVOLUTION

di Virgilio Ilari
“Mais … c’est une révolution? Non, sire, c’est une révolte”. La celeberrima risposta del Duca de Letta a Giorgio I a proposito del fallito putsch populista del 18 dicembre 2013, è entrata negli Annali d’Italia e d’Europa. Solitamente la frase viene citata come “profetica”: ma in realtà si trattò di un complesso e raffinato giudizio storico, come si può leggere nelle Sbobinature di un Indiscreto pubblicate a Lugano nel 2033. Qui è riportato parola per parola l’intero colloquio che ebbe luogo al Quirinale l’indomani del decisivo passaggio parlamentare in cui, sul parere di illustri costituzionalisti, fu dichiarata illegittima e non avvenuta la sentenza “fine-di-mondo” pronunciata della Corte costituzionale (poi sgomberata dai Carabinieri e ridicolmente autoconvocatasi in sessione permanente in Via della Pallacorda). “La révolution, sire, c’est une idée qui a trouvé des baïonnettes”, aveva infatti soggiunto il Duca, porgendo al sovrano la famosa tabacchiera regalatagli dal Presidente degli Stati Uniti con le pillole di C elegans XL riservate ai 50 Knights of Liberty italiani. “Les forconi (in italiano nel testo, n. d. r.) n’ont ni l’une ni les autres. Les idées et les baïonnettes, c’est nous qui les ayons. La “révolution italienne”, comme la presse étrangère l’avait justement appelée, a été faite; il y a vingt ans. Et nous étions nous à la faire, dans notre glorieux Quatre-vingt-treize italien, lorsque Sa Majesté Oscar-Louis, de bonne mémoire, dissout notre “Chambre introuvable”, c’est-à-dire le parlamento delli incuïsiti (in italiano nel testo, n. d. r.) qui l’avait élu, en exécutant la prononce plébiscitaire du Peuple Souverain”. Il sovrano aggrottò le ciglia afferrando i braccioli della poltrona e protendendosi verso il Duca, che impallidì mordendosi la lingua. “Bien-entendu – si riprese abilmente – le circonstances sont maintenant très différentes. Maintenant il faut défendre la révolution en écrasant la révolte avec toute la sévérité républicaine”. Deglutì, accingendosi a disegnare un grande affresco storico. “Souvenez-Vous, sire, Vous qui êtes Napolitain, du billet envoyé au général Championnet par les patriotes napolitains qui s’étaient emparés par la ruse du Fort de Sant-Elme, dans le Glorieux Janvier du Quatre-vingt-dix-neuf?: «Non la Nazione, ma il Popolo è nemico dei francesi» (in italiano nel testo, n. d. r.). Les patriotes flanquèrent les Libérateurs d’Italie en tirant du canon sur les barricades des lazzari. Ce carnage nécéssaire et dégoûtant, sire, ces trois mille cadavres de canailles anonymes, farouchement vengés six mois après par le monstre

sanfédiste, nous rappelleront à jamais que la révolution n’est pas un dîner de gale: les révolutions passives non plus. Le peuple, hélas, c’est le fardeau affreux de l’élite révolutionnaire et libératrice: l’histoire nous l’enseigne. Deux siècles de démocratie italienne nous regardent, sire. La Démocratie est ici, maintenant, c’est votre fauteil. La Nation c’est Vous, sire”. Il Duca fece una pausa, lasciando gustare al sovrano l’effetto di quella meditata e solenne investitura costituzionale, ed evitando inoltre, con consumata delicatezza, di imbarazzarlo leggendoglielo in viso. Si volse invece, quasi sopraffatto dalla cristallina bellezza e profondità delle proprie riflessioni sulla storia d’Italia, alla finestra da cui il dolce tramonto romano irrompeva nel Salottino Napoleonico del Quirinale. Cos’è la storia se non l’arte di leggere il presente nella prospettiva della longue durée? Quel pensiero li attraversò entrambi all’unisono. Emozionato, il sovrano attinse finalmente la sua pillola purpurea dalla magica tabacchiera del Duca. “Mais … dites-moi, mon Duc – chiese con improvviso scrupolo – comment peut-on distinguer, en général, entre révolte et révolution, entre la canaille et la Nation?”. “Ça dépend de la cause, sire”, rispose il Duca. “Chaque fois qu’une canaille interprète les lois du marché elle s’élève, pour l’instant seul de son action collective, au niveau de Nation”. “Faites-moi donc des exemples, monsieur le Duc”, chiese ingolosito il sovrano. “Vous-vous souvenez du Neuf Novembre de 1989, de place Tienanmen, de place Takrir ...” Quest’ultimo nome incupì il volto del sovrano. “On m’a dit que la révolte du Caire a éclaté après le suicide d’un vendeur ambulant auquel une femme policière avait confisqué toute sa marchandise, sept boîtes de fruits … est-ce-que vous pensez, cher Duc, que le marché ne doit-il pas être réglé?”. “Pas du tout, sire! Mais il y a là une ambigüité dangereuse, comme les déroulements successifs de Tehéran et du Caire ont malheuresement démontré; car il ne faut jamais confondre le marché avec Le Marché, le suq avec la Bourse, les intérêts particuliers des petits entrepreneurs para-fascistes avec la volonté générale de l’Union”. Il colloquio rischiava di scadere nelle trivialità economiciste, cui già ogni giorno entrambi dovevano purtroppo sacrificare. Ma il Duca risalì subito in alto con uno dei suoi geniali colpi d’ala. “Vous-vous souvenez, sire, de la justice populaire qui frappe toujours les tyrans, de Bucarest à Bagdad, comme ceux d’Hammamet et de Tripolis, les deux copains de …”. “Monsieur le Duc, je vous-en prie!” interruppe il sovrano con repubblicana fermezza. “Pardon, sire …” disse il Duca, arrossendo d’essersi per un istante lasciato trasportare dall’empito dei sentimenti, lui, pisano come il conte Filippo Buonarroti. Gli sovvenne, a lenirlo, una frase di Bertolt Brecht: “anche l’ira per l’ingiustizia stravolge il viso”.

“Vous voyez maintenant, sire, – riprese magistralmente il Duca – les héros de la place de l’Indépendence à Kiev, qui se battent pour l’Azur Étoilé contre le gouvernement avide et corrompu qui voudrait marchander et monétiser son accord avec l’Union. J’étais profondément ému au spectacle des drapeaux géorgiens mêlés aux drapeaux oukraïnes, la foule applaudissant Lady Ashton …J’ai honte des manifestations populistes, anti-européennes, para-fascistes, qu’on a du voir en Grèce, en Espagne, en France, en Italie: et quoi dire du scandale hongrois! Heureusement samedi prochain le syndicat va réprendre la place. Je l’ai dit à Obama: No pasaran! Non sire, ça ne finira pas comme avec la grève du camionnage et la casserolade de Santiago. J’avais sept ans en 1973, mais ce fut alors que je me vouai à la cause de la liberté!”. Seguì una pausa, mentre ormai la penombra avvolgeva il Salottino stimolando l’onda dei ricordi. Con gli occhi socchiusi, il sovrano sussurrò fra sé: “Les révoltes para-fascistes … oui, je sais … je me souviens …oui, l’aide fraternel …l’internationalisme …”. Poi, fissando il Duca negli occhi, gli chiese a bruciapelo: “Qu’est-ce-que vous pensez, mon Duc, d’Oriana Fallaci?”. Spiazzato dall’inattesa domanda il giovane Duca annaspò per un istante nella scatola dei ricordi, tra Silvana Pampanini e Francesca Bertini. “Une … une patriote, sire! … oui, un chapeau plein de cérises …” aggiunse sorridendo, ormai reso sicuro dal comune amarcord toscano. “J’ai vu un film, hier soir” riprese pensoso il sovrano. “l’un des personnages était la Fallaci, jouée par Maria Rosaria Omaggio. C’était une pélicule d’André Wajda, sur la vie de Lech Walesa, intitulé L’homme de l’espoir”. “Grande!” (in italiano nel testo, n. d. r.) disse il Duca, con le labbra increspate da un lieve sorriso di derisione. “Savezvous, mon Duc, ce que Walesa a déclaré à l’Avenir il y a trois mois?”. “Oui, sire, j’en ai parlé avec peine au Saint-Père. Mon impression est que Papa Francesco (in italiano nel testo, n. d. r.) ait été lui aussi beaucoup fâché par les emportements de ce vieil Masaniello. Il a dit qu’il y faudrait une nouvelle Solidarnosc. Contre l’Union, Vous comprenez? Monsieur Néant, pas content qu’on l’aît parachûté à la présidence polonaise, se donne des aires de révolutionnaire. Solidarnosc une R é v o l u t i o n? Allons! Solidarnosc en soi, fut une révolte populiste et para-fasciste. Sans Calvi et le Vatican, sans l’entrevue même de la Fallaci, Walesa aurait disparu en un instant. Et l’Etat socialiste a survécu dix ans. Il n’est pas tombé en vertu du spontanéisme d’ouvriers embourgeoisis et – il faut le dire une bonne fois! – traîtres de leur classe. Une Solidarnosc contre l’Union! Un syndicat de ces affreux kulaks d’aujourd’hui, ce poppollo de le partite Iva (in italiano nel testo, n. d, r.) comme diable ils s’appellent! Ah! …” “Mon duc, j’ai compris”, disse il sovrano alzandosi. “Je vous prie de m’excuser, mais je dois me rétirer”. Piccato, il Duca si inchinò e girò sui tacchi. “Mon Duc!

Vous oubliez votre tabacquière”, aggiunse il sovrano in tono impersonale. Il Duca si sentì irrimediabilmente giovane e smarrito, di fronte a quel volto impassibile e senza età. Quando fu uscito, il vecchio si diresse con passo malfermo verso la porticina dietro la quale sentiva graffiare e miagolare Nilde, la sua cara gattina nera. Appena libera, lei gli si strofinò alle gambe, e quando lui sedette gli saltò in grembo. Carezzandola con la destra, con la sinistra Giorgio I le porse la pillola americana dell’immortalità. Nilde ne fece un solo boccone, leccandosi i baffi, stirandosi voluttuosamente e ronfando. Giorgio fu scosso allora da un accesso di scoppiettanti risatine, quelle cui si abbandonava di rado e solo lontano da occhi indiscreti. Ih ih ih.. quattro secoli… ih ih ih! È troppo buffo! Si scanneranno a centinaia di migliaia per contendersi le mille pillole di estratto di C elegans! E magari alla fine se le frega tutte il Cavaliere per sé e per le Olgettine! Ih ih ih! Un’immortalità garantita per Appena quattro secoli … Mio Dio sono così buffi … questa debbo proprio raccontarla agli amici! Premette un campanello dissimulato sotto il bracciolo della poltrona, e la parete si aperse con un sinistro cigolio. “Cari amici, finalmente!” esclamò il sovrano accogliendo con un sorriso Giuseppe Balsamo conte Cagliostro e Raimondo di Sangro, principe di Sansevero.

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