Histoire du panthéisme populaire au moyen âge et au XVIe siècle.. : thèse présentée à la Faculté de théologie [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Jundt, Auguste (1848-1890). Histoire du panthéisme populaire au moyen âge et au XVIe siècle.. : thèse présentée à la Faculté de théologie protestante de Montauban... / par Auguste Jundt,.... 1875.

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PrC.9Mf6Kt~OM~M<MCe: M. BONIFAS.

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et les récentes de la gnose elle n'avait antique spéculations orientale, aux séductions d'une civilisation pas su résister complètement plus rafse dédommager du terrain dans les finée, qui paraissait qu'elle perdait masses en envoyant à sa rivale ses meilleurs Justin représentans. Clément dans l'Église Martyr d'Alexandrie, saint Augustin apportèrent la science et la méthode des écoles qu'ils avaient visitées avant leur con'Version; ~zi~ ~~lès lettres la Ibree d'autres~ grecques de briser comme de Nachrétiens~ Origène, Grégoire et son frère Grégoire de Nysse~ allèrent puiser dans des trésors intellectuels qu'ils ne se firent pas faute le sol de l'Évangile. Le platonisme, qui avait eu un instant les barrières immuables du judaïsme., qui venait dede nés

:?y.ait trouver bien plus facilement accès dans une religion < naître et dont la était encore renfermée à l'état métaphysique 'taire dans ta tradition et les écrits apostoliques.

rudimen-

des doctrines. d'âge en âge~ produit. a cédé le pas aux conceptions formel d'une principe purement Cette tuelle jours étude du nous permettra peuple au et qui mérite certainement moyen âge qui fondameMàL ne constitue plus le principe comme c'est le cas pour la scolastique elle à son tour le alexandrines. et de réaliser les conséquences de ce panthéisme pratiques s'efforçant traditionnel quelques C'est ce dernier intellectuelle Ici la doctrine confondent j qu'elles docteurs éminens. pour devenir spéculation hétérodoxe. vie fera. La lutte contre l'hérésie les défenseurs de la foi de obligea la méthode de leurs ce côté fors'approprier dialectique adversaires. Le traité de saint Ambroise de Milan sur le paradis est tout plein d'allégories et même alexandrines chez saint l'adversaire décidé de tout spiritualisme intellec Augustin~ nous rencontrons des pages qu'on dirait empruntées à Platon. La jointe aux aspirations dogdu qui s'élève sur les ruines à la scolastique. tualiste. le sujet de ce travail. D'un de sous bonne le pala fusion si son L'influence de la culture côté~ certains dans l'ensemble principes philosophiques des notions dogmatiques pénétrèrent de l'Église de noms illustres. Il n'y eutpas jusqu'à l'Église d'Occident. de la nouvelle société chrétienne matiques monde romain~ donne naissance général et s'incarnent des esprits le septième pendant âge en deux créations et le huitième distinctes. La mépendant période thode et la doctrine des écoles d'Athènes et d'Alexandrie survivent à l'affaissement au moyen siècle~ de l'ancienne forme dialectique philosophie. tandis que la métatransmise à côté de plusieurs grecque. sur la théologie païenne ecclésiastique fut double. physique une longue suite de sectes systèmes grandioses~ philosophiques popuunies en une même famille par la similitude laires. dans sa doctrine lui avait imprimé positive depuis que Tertullien à un moment donné l'inesprit éminemment romain.2 INTRODUCTION. qui ne ressentît fluence de ce nouveau courant d'idées. intense autre heure et qui fut l'instrument dans indispensable l'Église de l'activité de s'éveilla à l'époque dogmatique Constantin. de jeter un coup d'oeil sur la vie spiridomaine encore de nos moyenâge~ peu connu de fixer l'attention j s'il est vrai que . L'école d'Alexandrie nous présente tronage de ces deux élémens opposés.e la pensée philosophique. Cette double influence continue à se faire sentir dans la théologie chrétienne la seconde de son développement. côté et morale au avec le christianisme de la culture sur l'autorité de de l'influence ecclésiastique ~. antique sur la. mel de la science s'imposa de plus en plus à l'esprit des docteurs chrétiens.

le xoc~o~ voT]~ de Platon. ronnement de l'édifice moyen d'un même la plus grossière. rapidement répandu grâce à la propriété excepde convenir à toutes à une épo* tionnelle les croyances. 53i entre à l'époque une en publique qui eut lieu à Éphèse Sévériens et les orthodoxes. p.. divine renfermant et la dernière la matière ou le monde xoTu.. A cet effet.LH NEOPLATONISME. Entre . et encourant d'idées dont les dernières manifestations puissant des réformateurs. le milieu du troisième le néoplatonisme~ sièclej dans le dualisme gnostique. il enseiétait de préparer terrestre que le but de son existence l'unité divine au moyen de l'abstraction le terme réalités intellectuelle évolution contenues de la perde cette d'émanations ~o~MY-~ dans l'intelligence sonnalité Cette gendra expirent Dans un doctrine de l'ascétisme~ et il entrevoyait non dans la contemplation des divine elle-même (6EMp~ mais dans au sein de Dieu (~S<rn). il faisait dériver les réalités dont la des choses principe premier en qui tous indéterminée les obtenu purement négatif~ par visibles et invisibles au moyen était le voC. comme contraires l'abstraction~ série d'une l'être sont suprême. 114.-{<u~ divine ou l'âme universelle~ ces deux mondes le néoplatonisme gnait à l'homme son retour et dans (~Msn) il y avait place pour toute la mythologie Mais païenne. Partant entrevue par Platon'. o~e~To.o. philosophique l'idéalisme principe d'une To notion l'essence il définissait de l'antiquité. Sttdb. livrer ce de à la Vers qu'il y avait d'irrationnel les rallier en un faisceau religion nouvelle un combat il s'était dans le monde romain. voulait être avant tout une religion.~ organisé visible. 'par la seconde effluve de l'être infini. discussion produide l'Aréo- . suprêmes l'anéantissement dans l'Église à partir du sixième pénétra siècle. l'intelligence première en elle le monde idéal.ëdit. qu'il possédait la variété des opinions pour que qui n'a pas son égale religieuses. 3 dans rieurs rieure l'histoire n'ont de l'Ëglue d'importance comme qu'à dans l'histoire la condition profane d'être reliés les faits exté- à la vie inte des populations. forces éparses du paganisme décisif. la quintessence de tous les systèmes Il était le couantérieurs. De l'Egypte sa corrigeant avait essayé pour patrie. les monophysites les monophysites de voir les œuvres de Denys sirent à l'appui de leur manière 'Voyez entre autres 2'<)):ee. le plus raffiné il justifiait au et la superstition assez obscurément de la divinité le De cet être identiques.

(H~lî. 4. -DeMOM. proviennent de la non-paternité et de la non-mialité. reconnaîtiui-mêmesa dépendance vis-a-vM de philosophie de sontemps:.. page. Inconnu à lui-même il se manifeste au moyen d'une série d'émanations les attri~ comprenant buts divins.DKNYS DM L'AREOPAGE. de cés livres. Il est donc vrai de dire qu'aucun également nom ne convient à Dieu et que tous les noms lui conviennent. 3: 3. div. intellectuelle. intellectuelle et de tout devoir.(Kt. L'esprit: divin primitif. l'auteur nous invite lui-même à ne pas nous arrêter à ces expressions.'3. M~ 1/2. à ne voir dans le nom de ces mais personnes d'êtres que des catégories célestes inférieurs à a . cette ces Malgré écrits ne tardèrent opposition. il est l'essence de toutes choses'. valeur le témoignage . ~-Pe7tte!'c6(!iy.. c'est d'elles que sont issus les dieux et les fils des dieux. il n'y a pas ressemblance complète entre les causes et les en'éts" Si donc il est question dans ces écrits de quelquefois personnes divines dans le sens ecclésiastique. les âmes humaines spirituelle et les natures diverses le monde qui composent matériel.n.2.):oM. élevée audessus de toute relation et de toute dénomination'. les types éternels des choses visibles renfermés dans la nature des anges. Il.~tNM. ~1/1. par la raison qu'aucun écrivain antérieur n'en garantissait l'authenucité.4. l'arHypatius. Dieu étant resseneede~ connaît toutes choses choses.L. premier évêque d'Athènes et disciple de Paul. grâce au illustre sous lequel l'auteur' patronage avait pris soin de les placer. ainsi nommés parce que cette paternité et cette filialité leur sont intégralement d'une communiquées manière spiric'est-à-dire tuelle. quelle seule appartient la réalité absolue. au est au-dessus de toute immatérialité contraire.Demom. déclara sans chevêque d'Éphèse.vn. immatérielle.De...J?6MOM. Dieu y est représenté comme l'essence absolument infinie.. --D~ II. les pères des dieux et les esprits semblables à Dieu. s~~eo~. probablement onginairë d'Alexandrie et vivant dans la seconde moitié du cinquième siècle. par l'Église qu'en Orient.(M~IV.n. A ce second degré de la vie divine nous rencontrons la distinction des personnes trinitaires~Mais quelle est la valeur de cette distinction ?.l.. dans la-connaissance qu'il a de lui-menle Il ne connaît le mat: le ma~ne possède point ni substance ni p~s~ncË 'Cet écrivain inconnu.lal'unité suprême. lisons-nous.cause '-DeKOM. On oomprc. L'être divin donne la substance à tout ce qui existe. pas à être universelletant en Occident ment accepté..td sans peine comment les moDOphysitos 6ht pu faire servir une paromc doctrine dans rintëi-Êt de tGui. BJ)enoMt. La paternité et la nlialité divines.4. 8.V.tHt).

20. imprime littéraire des écoles théologiques paraît aussi le soin d'hérésie. .–3tbi(l. sinon exposer les rèet principielle suprême et recherchée Cette de par voie est la vraie reliidentifiau cod.. de la non-conelle s'unit parau delà ne peut en le connaissant connaissance de l'Aréopage vers le milieu du neude Denys Le système reparut d'Irlande vième siècle dans les écrits d'un profond penseur.t:IV. 1. Le salut du monde dans l'unité à rentrer La succesdans le néant rité que rien de ce qui est ne peut tomber en trois ou la hiérarchie divines céleste. un passage d'anges d'après de notre ascension les degrés successifs vers en nous présentant retour la hiérarchie dans ce but qu'a été instituée C'est également le ciel et divisée en trois triades eccléimage de la précédente. 3. dans philosophique. 5 créatrice. De là il résulte rationnelle? laquelle est adorée avec gion. mal n'estqu'un a pour base cette védivine. défini comme Dieu le qui naissance faitement de toute s'est que lorsqu'elle de toutes est au-dessus où s'évanouissent qu'on avec celui les ténèbres choses.–2DjM. de perfection L? m:d étant dans ainsi les créatures. la marque originale mystérieusement de juger une doctrine mais qu'ils n'avaient de philosophie. religion. 6-De ~eo~. dans l'abîme toutes les distinctions. triades administrant le liturge siastiques aux la sainte-cène prêtre offrant aux est celui initiés appelée. ecclésiastique. my~ II. Dieu.24. comprise qu'est-ce la cause humilité pour la condamner.3-t. grâce à la science qu'il avait acquise dans La figure de Scot Érigène de l'île des saints. humaine plongée aux l'évêque n'a atteint dans le catéchumènes.Oe~fK~ I. et que la vraie religion domaines cation des deux que la vraie philosophie est la vraie philosophie est le caractère général tJOeMaMt. ou parfaits. est une les monastères Il brille pendant en ces temps de ténèbres.. puis disà la postérité laissant qu'il était apparu.IV. qui continua du palais.9. connaît non-être. étrange quelques apparition aux querelles aMnées du plus vif éclat à la cour de France.30. originaire à la cour de Charles-le-Chauve la tradition ou d'Écosse. 2. conférant l'onction le but elle auquel ou habite par et le bien comme manque le bien'. o. la science –De/MT-. il n'est h mal qu'un de l'être~. Ht. ou connaître.VHI. divisée sion des émanations nous rend possible ce de saint Paul. L'âme le baptême purifiés.. il s'ensuit la plénitude que le Toutes choses sont appelées accident qui doit s'évanouir.DENYSDEL'ARKOPAGR. avaient que ses contemporains soupçonnée génie pas assez dit-il. de son "S'occuper gles de la vraie de toutes choses.

méthodes intellectuelles conduisent de toutes à l'être par voie de négation nos représentations de la divinité. De lui seul on peut dire qu'il est. Dieu crée toutes choses. . Ces deux mén'en forment thodes. sensible à l'oeil..– 2H. H.M. 20j Il 10. loin de s'exclure. l'être qui est créé et qui crée. de toute sagesse. 1. ~9.. et fait table rase (~o~Tt~). de toute divinité. le maître universel au-dessus de créateur toute créature et créé au dedans de toute créature. 11. La nature nous apprend-il. pour devenir a besoin de se répandre dans l'air. comme le néant inaccessible à l'intelligence. consiste à concequ'une. <cil est tout à la fois substance et acciessence propre manuestâtion et le temps et l'espace~ dent. excepter aucune. ou si celle de l'élément en fera l'initiateur du panthéisme au moyen philosophique âge.6 moyen SCOT HMGÈNE. iJbM. ï. I. l'être qui est créé et qui ne crée pas. de l'élément chrétien fera de lui le créateur de la scolastique~. bien.. 74. » Ce n'est pas en vertu d'un mouve.ÏI. ment subit de sa nature que Dieu crée ce qui existe «être. au sujet duquel qui demeure inconnu Cet être infini se révèle la négation à lui-même au est plus vraie que l'amrmation. ne signine rien d'autre que Dieu est en toutes choses. l'être qui n'est pas créé et qui ne crée pas. notre auteur âge. penser et se confondent agir pour lui en un seul et même état. à Dieu toutes (xMMctnos Ttx~ qui applique intellectuelles sans en conceptions nos qualités et même nos défauts~. suivant que dans notre entendement. I. se divise en quatre catéqui n'est pas créé et qui crée. laquelle voir Dieu comme l'être au-dessus de toute de tout essence. La première et la dernière de ces catégories se rapportent à elles ne diffèrent Dieu. 38.qui l'autre par voie d'affirmation de "théophanies~ moyen c'est-à-dire par la série des créatures émanent de lui. H. infini il devient fini invisible il devient visible. t6. Il devient ainsi accessiblequi de même que la lumière.SIbM. le monde n'existe à qu'en tant qu'il participe l'être de Dieu\a » Dieu même n'est sa donc pas seulement il est encore à luiinfinie. éternel il se il commencé à êtrë~ immobile riieut par lui-même vers lui-même et dévient toutes choses en toutes choM~ II. auquel appartient déjà pour autant qu'il déIl importe seulement de savoir si la prédominance passe son époque. universelle. que nous considérons Dieu comme ou comme but final du monde principe gories Telles Dieu sont l'une Suivant les grandes lignes Scot Érigène-'deux de son système. l'intelligence.

. 17. V. M~1. zibid. Et ce n'est de la descente les choses pas de l'incarnation ineffable de la bonté qui sont. 7. propre le mobile de ses théophanies. de dépourvues des élémens puis celles qui ont pour corps la simplicité corps matériel le monde sensible.. ces manifestations successives ils demeurent éternellement et sans chanNous sommes au sein de la Sagesse divine~ loin ici des forgement a absorbé mules ecclésiastiques la philosophie le dogme..M. Le Fils n'est et le Saint-Esprit une force inhéqu'un simple milieu métaphysique~ rente aux idées universelles « Pourici-bas. les types universels des objets visila doctrine de la leur unité forme le Verbe divin 2. 22. mais suprême~ qui est unité et Trinité~ vers Dieu se multiplie en lui-même soient. en elle-même. 6. ineffable et multiple II. 14. à Incompréhensible il s'est incarné d'une certaine incarnée la connaissance des anges et des hommes merveilleuse. Dieu est une de ce monde pour autant qu'elle participe le milieu_. « Le Père~ dit-il. le créateur d'établir distinctions dans cet enil convient quelques Cependant issues du principe Au sommet de la série semble de natures suprême. la fin. y ses. III. H. afin qu'elles l'infini par les genres et les espèces~ sans cesser de la multiplication en lui l'infinité et il rappelle dont hors de lui ni néant ni matière Il n'existe qu'il est question ici. primordiales c'est-à-dire ces causes dans la variété il fait descendre des genres et des des émanations divines et de la qualité. –"siMd. sans et les effets. le Saint-Esprit dérive les effets de ces causes. le mouvement Tout ce qui est en Dieu est éternel et le retour en lui-même. il puise en lui-même à l'existence. unité multiple au sein de la conhors de sa propre il estl'emuve essence. il est le commencement. tingence » sont un et la créature comme lui. qui les porte à se réaliser dans les effets des causes ? » liquoi le Verbe de Dieu est-il descendu sons-nous dans un passage caractéristique « uniquement pour sauver. à du Verbe d'être de il aurait un son fait en lui-même~ être. 1. et enfin les êtres qui composent et malgré premiers.SCOTKRIGHNE. a déposé dans le Verbe les causes 'essentielles et des choses. m. Ici se présente bles Trinité essaie vainement de concilier Scot avec son sysque Érigène tème. dans manière~ il est descendu au moyen d'une théophanie ~e d. de-la quantité Lés types éterespèces~ dans le domaine nels produisent ainsi les essences célestes et spirituelles. suivant suivant sauver toute son humanitéjles le monde il est dans la matière se trouvent effets des causes les éternelles effets sa divinité~ pour faire rentrer ainsi tout ensemble les causes créature avant de s'être qu'il possède en lui dans leurs et causes.

iLs~62. qui a fait sortir*e ence tous ses effets. 2. n. avaient aucune les effets des causes disparu.–3IM(t. 26. car.homme produite t. V.. Il faut que le principe divine. c'est .8 fin. oUj en d'autres dans .ucune substance-propre de l'être infini "L'homme est le dernier terme de~ cette descente dans le règne de la division. elle-même arrêtons SCOT t~RÎGÈN! de Dieu n'était d'être des pas descendue causes aurait cause péri.quecQm le retour de toutes les substances dan§ leur. » de l'incarnation pas à cette explication allégorique pour-rentrer en et métaphysique~ du Fils personnelle Le procès de la divinité hors d'elle-même est ici clairement attribué à une nécessité l'idéeecclésiastique Il faut que le Fils de l'activité s'incarne. en Dieu.parlui.. les causes peuvent tout aussi peu se passer de leurs eifets'que la production des effets est le commencement de effets de leurs causes « Le procès des créatures hors de Dieu et leur la rédemption du monde. afin divine de son unité absolue. s'épuise en produisant que cette unité puisse se recomposer.. des causes c'est-à-dire se multiplient à l'innni pour que le monde sible soit sauvé.–<IMd. . l'unité de la nature humaine~.j des causes suprênies se trouvait "Au nombre rhpmme~notion lectuelle de Dieu n'avait éternellement et destiné Gonçue par la à être le médiateur en une seule des sexes~ne psnséedM entre .6.. 5.grossières~. pour qu'il rentre de division. Si la Sagesse première 3~ la raison des causes avaient que si les causes deux. En vue de la réalisation de carbuî' les final.. et même 'unités 1 Dediv. dans effet n'aurait Ces péri. 11. nat.Dieu sejseraibpas et-lacreat~ l'..l5.–SDMfL. de vue réaliste des idées se trouve le séjour élédes quatre réunion~ à moins'de' qu~e les effets visible et invi- ments~ puis vient le monde Yisibje~ qui n'est que le produit des qualités du monde invisible devenues plus.. si les effets n'aurait de même pu subsister. sont deux principes retour inséparables pour l'intelligence~ Dieu est le commencement de toute divisiôn etla fin de toute à la Trinité dans un parellsysteme~ Quelle place donner relatives à ne voir dans les trois personnes que les formes imposées divine par suite de sa manifestation à elle-même~ c'est-à-dire l'essence aussi peu dans l'unité de simples accidents de l'être divin qui pénètrent que les noms compromettent Au-dessous que portent au point du monde ou les relations les hommes.1'UTïitê termes. dans symbolisée du Saint-Esprit.14.H. termes sont Ne nous du Verbe. corrélatifs ils naissent et disparaissent ensemble'. et ne.– intellë lieu de réunion des créatures la division pa&péché. qui les unissent. !'IMd. unité primitive ?i.I.V. possédé a. aucun pu se maintenir.

temps l'un des principaux dogmes divine se couvrent si bien momens de l'évolution plus que lui en les qu'elles le prinde conciLa sphère de sont Scot ici différens créatures mais dans comme de l'homme. IT. de la le premier de la homme nature orgueil brisée hors en un l'unité félicité suprême. y. lui entier Mais division. serait reproduit pas une jamais a été pas par a été C'est la fût que en en aurait des la plénitude La car nature il serait à son au créé manière présenterait intelligence et il n'aurait quelles sounrirait tombé mait culières. la pensée lui-même essai la manifestation division avec sphère vérité et que la les humaine Érigène Fepjésentés rieur dans en même cosmique.ii anges. n. être il terre et ne se seraient sans de sensible tout aucun l'être ne entier céle. été été elle La que a idéalement du premier son homme. et. jusqu'à tout de de causes des parce placé. ce la qui monde. humaine. diversinées iDe~. nombre infini de variétés et Providence diversifiée à l'unité lui-même d'orgueil dans le paradis détourné Le moment donc principe liberté nécessité dans la jamais pose morale a fait choix d'un d'existences nouvel homme Ajoutons pourquoi nature ramenée la humaine. non monde formuler métaphysique. en lui fait péché dans primordiale justice < l'ancien Scot primitif un certain Érigène par de l'idée ait chute. soustraire comme le résultat le produit eu lieu hors en logique. suite l'homme pendant qu. desne est hupartihomme. IV. Qu'Adam avant de la qui existé la temps jamais seul s'y il ne se serait instant s. sa nature. sans intelligence quitté Le de discontinuer premières créatures. H.- 2Ibid. créatures se sont l'Église. été de et la De plus.. l'axiome de ce n'est de nouvelle qui fondamental Dieu à qu'un de dans des Dieu. ann~que l'infini. à la son essence. .SCOT KRIG)'N!: 9 rait n'aurait demeuré pas été dans séparé l'unité en primitive lui du de paradis. de été le la chute réellement soutienne avait chute de simple contraire. aurait le habité monde spi- rituellement pas séparés dans en lui.te élément et se corporel. leur unité se succédant. 7. qu'une philosophie cipe lier de cette toute d'avoir n'a est. 6. n'ont tout de la d'une du a été. c'est-à-dire le ciel aurait jo. 25 IV. du de perfection a précédé qu'à l'état s'il la pu et le pouvoir possibilité Loin chute plus divine. l'unité car Sans de son tout la chute. la sphère de l'intelligence de l'espèce là cette conséquence mais la naissance manière voit dans corruption En un morale mot visible. la pourra! goûter un de il lui ses oppositions attachée le séjour monde des multiples. non C'est dans l'homme c'est en l'intéréunies à étaient primordiale. milieu en lui. 15. que créateur. 9. 20.

tant spirituelles que matése confondre en une seuleunitë. n'est qu'une de l'âtnSj comme l'âme est une image corps image Dieu. 1 infinie division n'existe le rengt même'. ~n. renouveler. II. ep~ .. tout~ee qu'elle EonnaîttT~'JM'iiHljB de l'âme ne diffère pas substantiellement de là~ seule et mêms forment Trinité ~etce~it~lë~tu~ë~ qu'âne iBe t~. elle la conprimitive parle Ce n'est pas eh elle qu'est le siège du mal~ mais dans serve tout entière.~n. Z~–s~d. V. mités de la création. la puissance. 23. L'image de iDtëu Continue subsister Tout dans l'âmehumainë~ nécessairement Dans Mfnehu'mainë raison/l'activité ces ces trois discÈrnem~ des causes 'jusqu'à IJe~ hu~âine~c eHeSde quàli~ être renferme ràcti vite. 31: IV. c'est et qu'elles de faiblesse. à la fin du siécîe derFIchte d'un idéalisme proclamer de la chute avec absolu~ la seule réalité qui delà sacrifie la notion de abstraite. Être rivé à la matière est le degré le plus bas corruptible l'existence Rien de ce qui est ne saurait le terme de la tomber dans le néant.que les phénomènes extérieurs ne sont que apparence des modifications de l'être un en luifugitif Intellectuel~ n'a pas craint d. 5. ÏV. La en lui existent conclusion présentement en est que dans le leur monde état dé visible qu'en et. 9~8~tI/23~P" 7~~ t ÏI n.'7/–21bid. Il est le médiateur entre Dieu et le opposées le point où toutes les créatures monde. 1G. M~ IV.10 SCOT KMGRME.elîi~enGe~~ est réellement qu'humaine. siMd. La nature humaine rielles~ doivent n'a rien perdu de sa pureté fait de la chute. les mouvemens de notre libre volonté: pervers Gomme toute idée première~ elle jouit d' u ne beauté impérissable le mal ne réside que dans à l'accident~ dans la volonté individuelle. conception a été son entrée dans le de grossier car le corps. de de nier/ces conséquences l'être individuel pour Le résultat domaine final de la matière~ pour l'homme la division des sexes et le mode la reproduction a créé elle-même L'âms son physique. telligencé/la puissance dinërens correspondent effets à ces tro~~rc~s laraison des câusës'~remièrës~ conçoit l'intëlligence s'élève au-dessus de ees Dieu Les notions de l'Intelligence ligencë divine divine~ eaûsës sont Isf substance d&to~ês~e~ës. chute de la nature humaine est le point de départ de son relèvement~ L'homme ici-bas en lui les deux élémens possède qui composent la nature iiréconcilie en lui les extréuniverselle l'esprit et la matière./V.

V. sans que supplices dans être~ soit atteinte individuelle seule et sur7. 25. humainej le niveau ordinaire pas dépassé dans le . Ils y trouvent les causes premières~ et s'unissent dans lesils rentrent l'éterquelles par l'effet de notre pensée~ qui sait entrevoir nelle essence lement Dieu'. Les objets extérieurs~ conçus dans notre par nous. contemplation de l'être divin.SCOT HRIGÈNE. Ceux qui se sont tous.. I! 8. restrej ceux~ la. catégories siMd. 20. Le Christ ressuscité nous. l'unité divine et qui l'autre.V. V.–tH)M. Y. il retrouve l'infinie de son propre être revenue en multiplicité le langage originelle ». ?0. en eux une triple distinction. oUj pour employer allégochrétienne divin de ceux du laisser de au rôle de symboles « Christ monte au ciel s'élèvent de à lui l'homme par à les faits de la révélation rique qui réduit et d'images de cette évolution de l'être d'une manière invisible dans les cœurs la contemplation'.y. 2Ibid. toutes coexistent terme l'état D'un les côté dans divisions l'âme qui est le commencement s'évanouit sans issues l'une successivement retour la matière de l'autre de fraces. avec «Le les phénomènes et s'identifier passagers Dieu.31. 4 jset~Tl&~iége~ la douleur*. la mort en trois fGej:te division après ADe M~Y.V.36. Le premier de l'homme dans de cette rentrent humaine. verontau-dessus nature ceux. est ici représenté et comme l'unique ] [ comme réalité les intelligences particulières humaine le retour de la création par l'intelligence que s'opère en Dieu. 8.. » La mort physique Dieu. manifestation l'unité dans C'est de toutes le monde.nature qui n'auront demeureront au contraire. sans la division primitif des sexes.séjour de la nature qui se seront tomberont livrés dans aux d'éternels de l'existence terhumaine glorifiée. Y. a précédés de la dans ce paradis nature dans lequel toutes les créatures humaine une en elle-même~ sontun~ Tous les hommes indistinctement rentreront dans l'unité de la car cette nature est la propriété commune de humaine.8..V. de l'être inconnu de Dieu. 38. telle qu'elle existe au ciel. irrationnels « mouvemens d'usSf~piostGperverse~)) qui forme le fond de leur La conscience sa ~lisite idéale par leurs souffrances. passent nature à elle.. Mais ici s'établit élevés durant leur vie jusqu'à la. V. . 21. Ainsi les créatures visibles remontent Verbe dans intellectuelavec nous en à la fin des temps lui dans son unité est le principe et le but final du monde. unification universelle dans est le retour de sa nature. s'élède l'unité de leur nature céleste jusqu'à la déification.

soit en Msant descoNeessiônsj~~e~Qgi~epelesiastiqt]:~ '.nous* scMyènânt~quë~cë~sys~naéSSpp~ à une philosophie qui s'est vantée de ~aecprnmod~ les"èultes~'ët.intellècc~iïïeessidiis doctrine ?de. s'~ du" mOhde ?~ reconstituée. V. 27. 31.~t~ ~M~ ? . nat. non en vertu de sa nature. ~n.la félicité absoren lui- Dieu ne leconnaît même/car pas'. Après l'anéantissement sistera aucune aucune aucune malice. il ne submisère.. revenues divine. .léur doç 'l'Église. il est de la « mort des saints en Dieu. question monde dans le Jtéant de la divinité absolue prësse. recueilli son héritage.t2 SCOT EtUGÈNE. V. Le mal aura une fin. 2Û. au contraire. Les de son logique à l'identité finale de la créature Quant et de Dieu. « La substance.premières~ <[Quanclil'unite primitive une seconde créatioh~: ~tout » de « l'engloutissèment ~l'auteur.~croient... la vie éternelle absorbera bera la misère.Jfer~ de -mais ils croient la ver~té de ...)) Ailleurs. tout l'idée des peines éternelles l'harmonie passage dece système.De div.~ ns:~essàient. Scot ont Êngèneettous ce~x~m.si sur cette concession romperaient l'auteur n'était faite au d'une revenu manière lui-même fâcheuse en maint « Toutes une unité dans l'essence choses. soit en> 3ÎKd. tout~auss~ferni~men~ trine ~particulière. de qui~à~ vu incomparable de l'époque ~rofondëutspëçMiative~s~l~on~ naifre~ôu~~ûi~t~ repos de' Dieu fût lë~systèmè'deScÔt~~). T. se transforme en Dieu et devient Dieu. il n'apoint de réalite Tout le traité de Scot de cette par la Érigène même idée. indivisible et immuable. dans y demeureront de ce mondé. perdent substance dans leur unionavec Dieu que le fer perd sa particulière substance dans son union avec le feu~.=l~ dèux ôrdrés. 2IM. du il est vrai..d'ajouteFqu'n défaut entendre sera dan~~ses~causes-. n. l~Êglise en . dogme ecclésiastique. sur la prédestination est consacré à l'exposition sont absolument condamnées peines éternelles système.2. mort. La bonté divine la mort.des.spirituel. même juxtaposition d'opinions contraires.V. mais Les créatures aussi peu leur par un effet de la grâce divine.~Qrs~d~ d'idées. à toutes les doctrines. DtëuPIn'engendrëra dënteurera~ ~ëtërnellément dans un que là la pas par lâ~~q~ àbsolutaLa~iqa~'âuràIt voulu essence. absorbera la malice. fétat. libre de tout accident. aussi éternell&~queson N'avohs-no et l'être se confondent ab~ pensée. l'activité 'Malgré tuel à la ces conséquences.

dans les dernières années du douzième siècle par le doctrine répandue moine calabrais Joachim de Flore. Accueillies qui va s'ouvrir. Mais avant la catastrophe finale. la théologie préngurative de l'Église se trouve absolumentsubordonnéeau système philosophique. tour dans par le Saint-Esprit l'Évangile. . Mentionnons châtiment Elje deux foisà la loi de la part de Dieu. ils revêtent et ne font traditionnelle siècles auparavant les diverses docplusieurs le monde ancien se trouvaientsubordonnées trines qui s'étaient partagé au principe de l'être absolu dans le néoplatonisme. L'Église. dans le cours de cette étude~ que les sectes populaires a.JOACHtM DE FLORE. en le considérant com me le dogme à la philosophie et faibles~ c'est-à-dire pour les âmes ignorantes un moyen d'éducation de la vérité pure dont ils réservent comme une forme inférieure la connaissance !tux esprits éclairés*. Mais quoi qu'ils fassent. et nous les renIntimement se transmettront unies à s'incarnera avec ces théories Bçntrerpns la fraction apocalyptiques constamment se répandirent rapidement. nous retrouverons d'une conscience entre partagée dioérens et qui croit les concilier l'un à l'autre. !33 celle-ci spiritualisant cas.son enthousiasme àla nouvelle l'ère alliance. rées que comme imparfaites Durant nomène vérités tairement tout le cours si surprenant absolument elle sacrifie moyen âge. préliminaire.l~ tradition panthéiste travefs le moyen âge. selon lui. Moïse et en ce monde. Dans le second des formules de la doctrine propres conceptions de cette doctrine. de l'ordre des franciscains. 69. que l'image de la vérité supérieure. était tombée dans et ne devait pas tarder à subir un terrible une corruption irrémédiable. du ce même deux phéordres de lorsqu'involon- avant de terminer ce chapitre la encore. le Fils dans nouvelle exaltée Le Père s'est incarné dans Testament. n~1.. au moyen de l'interprétation allégorique. ils subordonnent Dans le premier au profit de leurs propres théories. de la même manière que leurs cas. devaient revenir par personnifiés spirituellement de prêcher une vérité à la ordres mendians. chargés supérieure l'ancienneet de l'Ancien à. i ~jDe o!w.. et n'étaient considédes manifestations de cette unique vérité.

biographiques~ et.M~. ~Mos. vidùsyet il s'ëtalt arrête en décade la.u. hors de l'ûnitë pure sous d'indiet'enfin forme d'exemplau'ës divins bu de genres. –~?M<!Mr~ Bène doctrine de Scot Les r<!MStras- dans l'oubli jusqu'à la fin du demeura Érigène de sa double sorti victorieux douzième siècle. scol. rëlattvemeht quelques voilà les et pôs~ d'auteurs contemporains quelques passages seules nous sont restées de ces deux hommes.Ce. 1§8. le réalisme revêtira de ce moment. siècle nous rencontrons du treizième Au commencement se rattachant bien différentes deux tanément quoique figures deux A partir r simultoutes à la tendance ihaugurëe spéculative plus ou moins directement nous font eHfièrémënt de~ Ici les écrits originaux par Scot Érigène.derniëreconsëquenee au mode de ce retour. prépondérante.'4 DAVID DE DINANT. 246 ss. commence à exercer La aile plus loin que son de Chartres était Déjà Bernard de Champeaux et avait enseigne rëtërnite Guillaume et contemporain son procès perpétuel la perfection du monde. ctM: oMM'. TREIZIÈME SIÈCLE. des eco~Or~e panthéistes. originaire Tne~~pa~t~as il vivait dan~ "Doué d'un esprit très-délié. seigné traces qui PM-iiS 18ÏO. à ladistinction dé cause et d'e~'ët'. . CHAPITRE PREMIER. avoif del)inant sur !Meuse~ David. -Le j7<!Mt/!eMMe bourg et les Ortlibiens.~ .p. jM~ot!.. puis d'espèGes incessant dans son principe mais/quant son retour ôrigmèl. intellecde Roscelin et le rationalisme Contre la nominalisme' lutte une influence sur la théologie tualiste d'AbëIard_. époque Où le réalisme. de ce genre de philosophie~ des formes plus dëcidëës. David dois et les Anzalriciens. (î'~e~ti!.. publiquement.uïëa. Ha. . rares données q(j&fffî1Ç. I.en- tCouMN. de Dinant.

. d:st. XVII. les les corps. la matière passif. 215 dans Vemse. vérité de la dialectides avec trois prinles deux Le principe indivisible celui des substances l'intelligence. indivisibles. Voilà tout son système. et l'unité~ du concret. ârt: 2. L'insimples. comment il s'identifie cipes en question pour montrer autres. ple similitude de similitude ou une identité complète. 12. ~sn<e~ e<:)tO)t!C!. Ces trois principes et par conséquent identiques et la matière sont un. Cette il s'efforce de la prouver au moyen unique. 4. en partant de chacun successivement que d'Aristote.. d'Aq. II. ~Aibert ]o 'Gr. . Si l'on fait abstraction la substance.&M-MH. Reo°tzm. l'intelligence confondent dans l'unité de la substance*. <SMaMta! ~'KMMM ~g<M'< ibid. dans l'édition de ZaMt~H!. la. rc~io?z~z. . fait abstraction de cette et la matière se différence. 2. d'après L'universalité âmes.DAVID DE DINANT.I. II. de cette sont dit-il. l. 72. est le principe actif. Ta2GdzLJZ. 714. Il résulte de là que Dieu.p. Il part d'abord deux principes la sphère sont un dans de l'idée de Dieu Le point l'un de la sphère premiers. (MtOH~/Mt.. Dieu et la matière. substance Enfin de la matière Le principe d'une ybr?7M~ (substantiel) d'êtres est la matière de ces êtres. Dieu. canamzici. 1776. les substances celui des âmes éternelles matière. ~eo~ II. membr. sont simples Dieu. chez quœst. Il importe ici de se demander si le résultat de cette connaissance est une simPuis des qu'à propos et non à propos des substances rieures. des corps est la qui était de certitude fort amateur de subtilités'. 5. ou du moins leur principe catégorie est le principe matériel. l'autre de ils différence De même~ Dieu. la matière et Dieu sont donc identiques dans l'unité de la telligence.galL:XVIII. Or l'intelligence connaît connaissance. l'intelligence première toutes choses sont unes dans la substance 2. extraits. Albert le Grand et Thomas en ont conservé d'Aquin quelques sa doctrine a été la suivante lesquels des êtres se divise en trois catégories éternelles. livre intitulé n'existe QM~crM~ ou QzM<~r/!M~ petits chapitres. substances ne peut être question revêtues de formes exté- Il ~Aibert le G)' ~MHMMt!e c)'e<:< p.matière et l'intelligence sont des principes chacun dans son domaine. Dieu. tr. il est premiers. ~Thomas '(%'OH. chez Bouquet. art. IJ to~ragedu On peut Son plus pape Innocent III avec assez sa mort avant l'année placer i2og.yaN. de Bouquet. qu. de l'abstrait. quœst. matériel des substances intellecL'intelligence °GYlero?c. art. le principe mais si l'on vrai. de l'intelligence est identique à l'objet de sa L'intelligence.

si une pareille conception pouYait se p~ese~te~~ et l'esprit . att~buer à une philosophie dans rhistoire de la spéculation religieuse qui défuM!~ Dieu avec une égale facilité la matière première. Quelle place. sa nature il renferme en lui tous les contraires.. car H n'existe qu'une substance simple.. selon Dayid. et la matière sont donc identiques dans la L'intelligence substance~.ét~. Tout être qui subit une action étrangère. admettre un principe matériel supérieur leur dinerence.a la ~)is matisre.humain. 11 ne resté donc plus qu'à des tMis chercher lequel termes~~ chez notre auteur dans la rëpre~ . ces deux principes corporelles. il a été tout philosophiques. à un point de vue dînèrent en question à cette conclusion. q1. et~PrpvIdence qui produit toutes . Or l'âme et la matière sont deux sujets de modifications. est . ~(~M~ ~AUjert le &r.al. .111Ae. mais non en tant qu'elles susceptibles forment l'essence commune des êtres individuels ces qui subissent modifications. ~MMMS f!e 2: dans l'unité c?-6<t< p. fi2. ~AIhMtle <~r.sJf~le. pour expliquer et remonter ainsi de principe en principe jusqu'à l'Innni.~t1Õ$" ~A!~ïtteC~t<MMt<eo~. sous forme de paragraphes détachés.tb DAVID DE DINANT.. ne digèrent sans quoi il faudrait pas l'un de l'autre. naturellement unique à la présenter reprenant chacun le problème et aboutissant invariablement que à ce rerfam: Dieu. IUcmbr. II tarait diScile de dénnir sa doctrine. et v par conséquent identiques. et c'est elle certainement qui a donné à son. 4.J~p. Hvrç le nom qu'il Au premier abord porte. ridéalisme chrétien ? L'on seT~ de la cbnsidérër comme une pénetraU?o de ces trois~ proportions égales.choses~ '~sf~cë~" ou le théisme le matérialisme.Cette forme de son exposition dans tous les passages qui ont été conserves de lui.~rit Dieu.~&itNple. et Dieu. aMeest.t. non au particulières moyen du sujet qui habite sous les formes Le sujet est particulières. nous dirions preset la matière se confondent se retrouve l'intelligence de la substance..9st. 2. l'intelligence la matière sont donc identiques' Ailleurs il arrive à la même conclusion une autre voie par. . Tout~tre.Úest. la subit au moyen des formes dont il est revêtu. David de Dinant s'est mû dans un qu'il cercle avait très-étroit La vérité amené de conceptions à soutenir. Ces trots termes~ lJ.5.e.76. en en'et. l'intelligence de l'uniet gouverne vers. insensible à toute influence car en vertu de l'indinerence de extérieure. It. Même raisonnement pour ne Dieu diffère prouver que pas de la nature. la matière celui des substances tuelles. in't.

des qualités apprend sans essayer particulières bien que de nous donner l'explicaet la qui constituent l'entendement les genres humain est ne lui ont donné le sens d'Aristote. Aristote de toutes et le soutien qui est le fondement en toutes est la matière Cette choses. membr. Un poëte ancien la mer et dans l'air? Dieu conséquent a dit OU Dieu peut-il presi habiter ces différences~ de nous apprendre mais il a négligé est disposée de façon à concevoir tels êtres pourquoi l'intelligence des substances tels autres comme cotnthe des substances matérielles. Platon le principe de sa spéculation. XVII. sans chercher à décou. . U. art.DAVID DE DINANT. en certains système mais ni Aristote ni endroits même av$c l'enseignement ecclésiastique. et le soutien de parce que le fondement aux choses leur être ne peut être de sa Physique que que et que ce première partie anciens ont dit que tout ce qui existe est les philosophes de toutes les existences indivisible et immuable principe matière qui mière première. affirme que Dieu Orphée~ pace dans lequel tu te meus. 1. l'esJupiter dans ses vers.. qusest. 72. quisst. David a essayé de la sorte de concilier son que Platon avec les formes de la philosophie de son temps. tr. Et comme il est évident est divers quant à que l'univers à la matière. l'essence Dieu.. est l'univers. en tant qu'elle en intelligence est l'absolue tant virtualité dans donne naissance qu'elle les a définis. est Dieu. . 1. Il n'a su que respirituelles~ mLpnter'par l'abstraction du composé au simple.S'MMM)M «!e ~Albet't le Gr. 12. elle est aux types universels tels Dieu qu'à par un. est la S~ la est une qualité la matière ce n'est est tout ce que tu vois. il en résulte la forme et un quant que Dieu et la matière sont La un substance de David de Dinant n'est donc autre première que la matière~ de Spinoza. ne convient sont dans qui donne raconte dans la Or l'unité indivisible et immuable et un. art. 4. qu'à retrouver même tion substance de l'origine les espèces. indivisible choses et qui existe indivisible essence toutes choses. 2. <S'MmMM </teo< II. qusest. :u't. e~eo< p. ~ThomM d'Aq. Il nous source de toutes fondamentale. tels enfin comme des substances célestes. La tendance de toute difféde sa philosophie est l'abstraction générale systématique Il n'aspire dans tous les êtres une rence en ce monde. doute sur L'essence Voici quelques passages qui ne laisseront subsister au- ce point.Sèment. '7 tance cun unique. première. 5.. 2. comme le principe de envisagée~à à la manière toutes les existences tant corporelles La matière est Dieu que spirituelles. Aist. H.

<S'MMKM <7tM~ II. ils n'ont rien su ajouter à l'édince à demeurer absolument stérile. devait lui rester complètement Albert le Grand étranger.e. Les disles subtilités comme les maître~ le prouvent à Baudoin. Erigène Trouve-qu'une pareille spéculation a pu trouver rons-nous la solution de ce problème.pt-i. . disciple de David.. dans la philosophie des'ee6le& arabes qui ont jeté un tsi. 0. le premier cation de l'intellect mais ilthésite versel. onzième siècle. n'a David aucune vérité métaphysique~ aucun précepte moral du prinen effet..âdme&~possÏlr~e~d~u~Ïd~t~ principe ~pr~iër~M~~ ° conséquence~unë~~e]~~ de! ~~e~indM~~lI~ IV.. aussi place une succession moteur et le monde.!1~iJ2àl~r. éctivitdans:len. . nière de voir. néoplatonisme~ tels que l'idée premier de connaître moteur. à la fois absolu et rudimentaire discutée de son temps ont pu répéter attribuées propositions d'un de cesystème.l aurait raconte et Thomas d'Aquin que plusieurs philosodéfendaient encore la doctrine de David'.Se c«Ms. vririle seul chemin aurait pu déduire cipe unique dialectique.lê111é'esp*r.i8 DAVID DK DJNANI.'l'âmë~ a~à.t' emp~ système condamné Reste la question de l'origine la Physique et la Métaphysique d'Arist~te. e<oe. Ce n'est pas dansScot sa méthode.i. ë6S. dans la pluralité.L~ fortement la doctrine d'élémëns mélangé péripatéticienne des ém~atio~s<di~i~s:îatssa~ au.Algazel~âi~a~â~.. avec une pareille méthode qu'il avait formulé l'unité substantielle de toutes sa carrière. p.ç cette fusion des deux élémens v'e~s ie ~e~l~ philosoph~tique~fÏ~ milieu Lui du douzième siècle~ AYËrthoës~ ~i~usfiM~doe~Cot~~ e. etc.vif éclat tant en Orient'qH'. par son principe du conquête.d~lèm~~ sufi~e.mdiytduel et~du à tirer~la~erniêt~ de rimmortalité' la négation 1 Albert le Gr.e~l~trëx~~ ehtl. Avieenne et des commentaires sur les livres du avatt éciut unê'ânâ~ du eieit~ de.en Espagne~ Déjà: au commencement de l'Organon sur monde. . l'impossibilité! etLdedeËn~Meti~païj'îec moyens de ses perfections~. p. peuple surtout parle bien d'un lui-même phes ciples ne pouvait pas exercer une époque trop attachée à la doctrine ecclésiastique et trop éprise de spéculation Le pour s'en contenter. nommé Baudoin~ avec lequel. de'sphè~ém~néesFu. est descendue ce qui par lequel l'unité fait de son enseignement une vraie philosophie.. de la matière choses une la notion universelle fois amrmée~ la de l'immobilité est nécessaire- a terminé pensée philosophique de toutes les existences au sein ment sa première et sa dernière Ce panthéisme sur d'influence pour l'accepter. 68. 'et enseigna et écrivit dans ~e-m~e~sprit~ rep~ésM~a~~ Le~pr~n~pal.

tout furent pénéles de de commentaires se répandirent que alexandrines. pour ceux qui de que fugitifs des la sont l'intellect pour de~e ceux parvenus. La sur les premiers déved'Aristote.– un. tendance longtemps le Livre des à cet de anéan- . ouvrage à cette vers il la est également et très-répandu de y est Lille Aristote par du époque~ fin vrai. en Occident. est l'auteur d'un livre croyons dit. compotour objets matière son des fQfmeOu d'une remonte ~Hmrëa. genre Même sont est ainsi universels Chaque supérieure. d'Aristote. de sa de pensée son des connurent C'est s'il est de en la les docteurs là que aisé David de recon- siècle. des vers écrits de versions jusque a puisé dans les ce philosophe le milieu du treizième d'Aristote. MM~ . matière qualités accisubs- formes éternelles. Le élevés ouvrages monde. sur la Outre un grand certains nombre commentaires Physique.est substance dens. d'Aristote premier substances procédant monde dénni~ mais émaner par causalité que reliées l'être tout arabe de idées la suprême. d'Aristote cenne~ dans Tout en. J~e/cc~/tt~. nous principes néoplatoniciens." avec système~ ayant qu'avec le dynamisme cosmique ne lui péripatéticiens été l'idéalisme par l'étude mëtapbysiqued'unProclus~ d'Aristote.. de laisser elles et il n'est hors le lien à ce moteur série des et activité intelligentes. I..u. mais l'influence tout sa connaissance catégories le principe Logique plus du d'ana- naturel. choses ou l'on visibles.. trouver est en une des de contemporain la Fontaine delà et de doctrine former La et sources matière de David.le& taasës sées de le Ayicembron~ lequel être. mènes posa autres sophique à bué déjà principe comme d'autre la particulier qui ne l'intellect des phénoil comentre philoattricauses. autre genre par La spéculation a cependantpas orientale a encore cette pénétration Un intitulé suggéré au produit intime de philosophie'que les moyen âge de la pensée d'Avide M&. au moyen dans se sont pas delà la spéculation. 3M. toutes la réalité de entre causalité infini comme exerça scolastique. matière espèce différencient. incompréhensible l'avaient enseigné une grande les qui innuence philosophie loppemens trés seules l'Église Dinant naître "maître logie des seul auquel appartient les néoplatoniciens.. l'étendue matière des divers les est la c'est-à-dire les types forme..UAVIDDEDiNAm.r) 9 tissement absolu. attribué de de lui la la du connu Alain douzième dans le sens siècle'.. cette Logique un et l'Éthique. seule réalité au-dessus originaux.. appartient de traités A anonyme. la matière y est-il composé est genre~ dés la forme corps~ sont les et de le caractère le qui sujet les des de spécifique..

et de là aux quatre types éternels. particulières Le dernier terme de cette ascension est la matière première qui existe au ciel Avicembron a donc enseigné l'unité de substance.La repit: dé nouvelles et d'une ~grande~tndépeMdaHee~d~ dont il jouissait lui gagna msm~ 1~ faveur de I~is. /S'.KNMM//fe(~It. Ces débris du vieux naturalisme grec nous paraissent avoir été le point de à laquelle l'influence départ de sa pensée. il a vu dans la matière le sujet indéterminé première et indivisible de toutes les existences et spirituelles.. et il s'est élevé à cette concepcorporelles tion en pratiquant la même méthode de l'abstraction dont David a fait usage deux siècles plu-s tard. d'Avicembronet les dispositions de son propre esprit ont donné la originales forme sous laquelle elle se présente à nous.nrean.. -Pc ~{t~&t&M. Cette l'histoire de la philosophie forme innuence particulière de Bène dans sans éclat la sur Paris un docteur dont le système la vie religieuse du peuple. où nous la voyons d'abord se mani&ster passagèrement dans les attaques dirigées par Michel Servet contre la Trinité. ~Ha. . de CharjM~Amau~ territoire execea il se tourna pletemeht nions tation bgique et I~s autres discipliue~littefai~es~ vers la théologie a qu'il profe~d'apres~une~ . connue Cet écrit était répandu au treizième siècle dans les écoles de l'Occident. et leurs qualités sont leurs formes..fit pretive d'opioriginale ~~ansrexp~sition~-laqu~e~ o`-. 72.&o&t~.d'anciens de Dinant men- philosophes qui le du monde. David a été avec Avicemdans bron le contintiateur du matérialisme ionien du panthéisme n'a fait dans particulière que de rares apparitions après David de Dinant elle a sommeillé jusqu'au seizième et au dix-septième siècle.~ . Albert le Grand et Thomas ont dirigé d'Aquin contre lui leurs attaques. memtl. 'i A la une de la d'abord même ville non époque vivait le à au moyen âge.372~ ~Aibertio Gr. qu~st. tr. (S~) Ailleurs il s'appuie principe directement sur une sentence d'Anaximènes de Milet qu'il rencontre dans Aristote~. La profonde ressemblance des deux doctrines nous autorise à supposer de vie n'a pas été inque la Fontaine à David. élémens qui forment la matière de ces types.12. à leur tour.ï.~0 terrestres à leurs AMAURYDE BÈNK KT LES AMALlUCtENS. et puis renaître nouvelle dans l'Ethique avec une énergie de Spinoza. Dans tionne voient des passages Aristote d'après la matière un précédemment le témoignage David cités. les élémens ont pour quatre matière la corporéité. 4.

Gi~gum. sous formes~ entre autres de la loi mosaïque sont tombées ~Rtgot'd.AMAURYDE B~NE RT LES A:~fALRICtr:NS. 107. Le pape noms. Bouquet.M(ht~MM~. 50.is. sttpM' Franc. causait peu après. parce que le Saint-Esprit opérée les sacremens il s'incarnera. A&to~ XXIX. Revenu par ses collègues au fond de sa consil le fit. MtaM~m. Zn. Vincent deBeauva. )) Entendant cela~ maître Rodolphe les mêmes révélations avaient été faites. cience contre que lui qu'on et mourut il tomba malade cette humiliation. tait quelques associés auxquels et il se mit à citer leurs Guillaume répondit qu'il en avait beaucoup. alliance de la loi. proposition Miné par le chagrin l'aveu lui arrachait. les bourgeois et surtout les Dieu aura visité les peuples. approche quand desquels je me trouve les princes. était que « tout chrétien 2t ayant fut au sein de l'Université~ soulevé Amaury contre en 120. et Rome la Babylone d'impudemanda à F orfèvre s'il compreté. Bob. envoyé de Nemours dans suivans les articles pour lui proposer l'ancienne alliance sous certaines noformes.. KeMSMo<BMKMt. à l'oril déclara lui avait révélé qu'il lui-même un prêcherait C/M'on. qui se prononça contraint la de rétracter à Paris et mis en demeure lui. France. en face de tant de perversité. fo 1. tous les royaumes est l'Antéchrist.. près du monastère de livres qu'il aurait il n'est fait mention composés. roi de France. Les la venue Rodolphe Père a agi sous certaines tamment la forme de Christ. Comp.). On l'enterra deSaint-Martin-des-Champs*. « Un orfèvre le vini. sentant févre Maître Rodolphe son impuissance que le Saint-Esprit le danger mais comprit qui menaçait l'Église. V. un jour trouver se disant du Seigneur. Franc. chez Dnchêne. un certain nombre de disciples laissait Amaury l'ombre Nulle continuèrent part qu'il est le supplice avec Christ de vives contradictions a souffert et qu'il s Cette proposition réel- qui dans ques années ses membres Guillaume~ docteur «Le sous formes sa doctrine. de soumettre le débat au pape. 18. non sans protester incriminée. du monde seront soumis au terre et les feux du ciel. le Fils a toutes les formes sous lesquelles ainsi tomberont maintenant se maniseront abolis. ~estM. La secte échappa quelpendant à répandre ce que le zèle d'un de à la vigilance de l'Église jusqu'à du nom de les plus enthousiastes la perdît.00. le Fils a agi dans la nouvelle la forme lors de des sacremens. les tremblemens de prélats par les fléaux de la famine et de la guerre. 715. festera ouvertement par ceux des hommes dans lesquels au nombre par la bouche de sept prophètes il parlera principalement Le règne de l'Esprit moi-même. .HM<. est tenu lement La thèse de croire fondamentale de sa théologie de Christ membre de la croix. script.

Le sous-diacre ((qu'aucun qu'il était le diacre incendiey Bieu pour qu'aucun autant qu'il du supplice le prêtre Jean.~<tKc. JS~. non consàcrée. évoques ils furent déLe ig novembre séculier. ans la théologie l'orfèvre Guillaume~ Étienne~ le sous-diacre le prophète de Celles."c. maître Rodolphe ensuite dans les réunions de Paris fut instruit -Quand l'évêque désirait il fit saisir les hérétiques dans leurs connaître. prêtre Badon.com~ën5(). C'étaient lësous-diacre dix des condamnés subirent de Poitiers. du Vieux-Corbeil. sinset assurait avoir vu.anaturels'' V.à Paris. 1200. l'avait accompagner bienveillantes envers erreurs. prêtre Bernard de la secte. Ainsi fut extirpée Le même Synode condamna là dateur de la secte veli dans une terre de David l'tt~sie'pernieîëusë~ësAma~ et ensédes 7- coupable.ES AMALRICIEN?.L'V. On pour interroger à ces derniers une liste de propositions leur qu'ils avouèrent sur l'avis des docteurs et des.Ma]-tëNO.))<'Quatt âütrés. possédait nom d'Êtiehnër maître GNërîn~lé~ UÏrië~ ces deux perpétuelle. Ils moururent sans Bernard prétendit râfFectër~ tnême parce ne pouvait du Viëux-Sorbeil appelé Pierre furent condamnés I'existence. . de Paris et de plusieurs ce qu'il veraconta leur autre ainsi les qu'au dispositions en connussent prêtre les donc qui plus à fond les penet de Pour simupieuses de tout provoi- la secte Rodolphe mois les diocèses un et rencontrèrent Paris.~22. Bernard seul fut arrêté. ~rédulité~na~~a~ait~~ der~ië~~ L'b~ e de Saint-Cloud génaires~ et le prêtre à la prison 'qu'une aux femmes et â~'cëùx pardon dans la secte. le sous-diacre Étienne. ce qu'il ce qu'il vinces. le prêtre de Saint-Gloud.puis~ se réunirent sous la présidence en théologie de l'arde Gorbeil.<t0t!e~l~ d~ . Elmange et Odôn~ clercs manifester le moindre repentir. aux hérétiques inspirer pleine confiance et racontait lait parfois un ravissement. v de Dinant ~Eigoi'ft. M!'tp)! memOK.T J. oliM Dachêne. trois Maître de en compagnie d'un auprès de l'évoque en lui théologie et conseillèrent~ à feindre continuer jusqu'à ce qu'ils et son compagnon de Là-dessus prêtre. BÈNR F.Be~l~~ des ''livres mémoire ~~mau~9~Bèn[e~ndu ci~etièr-e Son corps fut extr~ é~ndS~a~~tu~ d'~ris~~e~t~d~s.2H AMAL'KY DF. en lui.'Y~ . 2~. Des évêques le sous-diacre des maîtres de Sens~ chevêque présenta appartenir. dant Sens. et livrés au bras gradés publiquement la peine du bûcher. nombre très-considérable parcoururent de Langres. Pierre les accusés. les arts à Paris et avait Guillaume qui avait enseigné étudié trois Étienhe. GegMi'e T. de Troyes de sectaires. jour cette même doctrine il se rendit immédiatement et docteurs ecclésiastiques Ceux-ci nait d'apprendre.

210 ~~lt%Në.étement exécutée il est vrai.~c~'<<~e?'!i'<!<?' . eMm ~<jr. à figurer et dont sans doute déjà et defigurait les saints de siècle parmi seizième jusqu'au le traité De la Grâce à cette tolérance tacite.. d'Aristote prononcée à sa Métaphysique. IV. /'o~!Ke~ës<ra~. jusqu'à ce qu'ils aient été examinés et anecl.S AMAUUCIF. la sentence d'Aristote. en i2i5~ puis en i23i~ en des termes.~eKMH.81. SBttBou~y. p.aUlandI~ et Ree1!e¡'cltes eI'it. PHM'P<M'3.~E~f. '?%M. le nom vite de sa condamnation et momentanée~ la lettre même l'Église d'Angleterre".continuer été martyr. 8colast. 46.. être renouvelée bien IX dans une bulle de Grégoire Que l'on ne se serve moinscatégoriques~ a été interdite dont la lecture d'Aristote. ouvrages La défense de les lire dut contre eux.. de 1~ Haye 1T28.Tourdain.r¡eet Jotn'da!n.XS 23 i taires nonça la source étant qui les interprétaient'.ss.. IV. (arabss) même un blâme sévère contre à laquelle Amaury donnés en 1215 dans les statuts fut renouvelée sentence par le légat de Paris. ~SMpt-~ndT. . à l'Université L'étude de la Dialectique de Courcon Robert contre sa mais l'interdiction fut recommandée. comme aurait ses hérésies~. Bf':Nn KT LF.AMAURY DP.. édit.826. 2. MOM.A'M<o~.in Opp. Cette puisé Le de remarque digne de i2i5. Pourquoi Était-ce comme hérétique? pour ne pas accuser du temps desquels rance les chefs de l'Église n'était-ce et que celui de David une doctrine reconnue et d'ignod'aveuglement elle avait paru? ou bien de sainteté qui commençait pas plutôt à cause de la réputation car on ne pouvait condamner à entourer le nom de son auteur? celui que des récits venus du Nord assucomme un hérétique vulgaire raient avoir vait. 1843. fut encore étendue La docnaturelle Philosophie trine Un dans été de David fois fait est l'absence six années du nom de Scot Scot auparavant dans la sentence du Synode de blâmer incidemment contenté au même titre Érigène n'avait pas de Paris son ende Dinant et celle d'Amaury y furent condamnées une seconde du Synode président prola doctrine de Scot Érigène. t~M~on sfe la nature déjà oùil se releva en 1221~ dans d'avouer M lest obligé Honorius de à ce livre en 1209~ que l'ouvrage raconte le blâme inaigé de moines entre les mains d'un grand nombre Sept Érigene se trouve des des écoles et de docteurs Également rapide fut la réhabilitation de Paris ne fut du Synode A vrai dire. ces statuts Déjà mentionné expressément de Sens s'était l'archevêque seignement.1'l'{t. jamais GQmpI. ss.514. ~Martëne. ''GoMon. la phil. plus à Paris des livres naturels par un concile provincial. 166. J3e eoMCO! me<<tp/t. sans le condamner envers ces ménagemens d'Amaury. 811.<at.

de Christ avant Fils sence.Y.C'A!'OM.. nous révèle toutes c'est en choses. Les enfans issus de l'union de l'un de nous avec une femme de la secte n'ont pas besoin d~ tême\" » Nous historiens sectaires ajoutons à ces hérésies En que 1220. Le Père s'est incarné Esprit.. anecd. de Bène et de David de d'Amaury Dinant ne survécurent Voici les hérésies attribuées pas à la tourmente. n'a pas été autrement Dieu que ne l'est l'un de nous.MtM!P<M-3.. cette révélation la résurrection des morts. celles que nous trouvons relatées postérieurs. d'Heistet4Martène. SDu Boulay. » Un historien d'erreur soupçon contemporain même que la sentence du Synode de 1209 ne devait rester en trois ans ce fait prouve vigueur que pendant combien le sentiment universel des savans de l'époque s'accommodait peu de l'idée d'une totale des écrits condamnés. jusqu'à en Abrale Saint-Esprit ham. le Fils dans le sein de Marie.d'H:eisterb.EM<. Par. .614. incarné en nous.34 AMAURY DE BÈNE ET LES AM~LR!C!ENS.. que consiste c'est pourquoi nous prétendons être déjà ressuscités..Btsf.Mct~ doute des recueils de sentences d'Amaury composes~ ses disciptes.. IV. PiMf.140. 3. Actuellement Dieu est revêtu créatures. Ces. le de formes visibles au moyen Les livres contenant la doctrine de tout la consécration.. Le corps par le moyen se trouve donc -présent sous les accidens visibles du pain La consécration incarné Fils s'est ne fait en se soumettant cette préque constater à une forme visible. aux disciples du Synode de Paris d'Amaury par la sentence Le Père a opéré au commencement sans le Fils et sans le Saint. 22.82: . Cette suppression interdiction devint de ce qu'elle plus en plus illusoire tombât dans jusqu'à complétement purgés raconte vers le milieu du même siècle des versions l'oubli lorsque plus exactes d'Aristote furent de l'Orient.– Le Saint-Esprit.y. . mo~.–Le incarné il peut être vu des desquelles il se'manifeste d'accidens extérieurs. -–Alb<Mc. V. ~Ces. prétendaient le Breton Guillaume écrivait le pouvoir du Père a duré aussi longtemps parles "Ces ~D)iBoHla.22. d'Aristote.UHri de aoctriM saps Ama.a~<.V. mais le temps présens~ à agir dès maintenant commence Saint-Esprit jusqu'à la fin des temps. . TAe!. car tout ce qui est est Dieu. l'incarnation du Fils.BM<. 163 ss. Robert Lincoln importées et Albert le Grand ils ont commentée paraissent déjà n'en avoir plus tenu compter sans soulever la moindre la Physique et la Métaphysique opposition.c.<mem(M'I. s'incarne chaque Le Fils a agi jusqu'aux jour en nous-mêmes. meMw. Tout est un.

Ils entendaient la vertu de la charité dans un sens si large. -Si vit au sein de quelqu'un et qu'il commet l'Esprit. Dieu a parlé d'Ovide par la bouche aussi bien que par celle de saint -Le Augustin. et prétendaient que le et l'enfer paradis n'existent pas. C'est pourquoi ils se livraient. 'Martin de Pologne. ne peut pécher aussi longtemps que cet Esprit. monte A lorsqu'elle l'~ec 1209. ne peut qui est Dieu. me~o! V.. 3. 35 du Christ que la loi mosaïque. Sous l'apparence de la charité.. disant que « l'homme possède en lui la connaissance de Dieu. selon lui. édit. 395. en tous » Esprit opère tout Ils niaient. art. d'Anvers 1574. plus place dans la nouvelle car désormais c'est l'action intérieure de l'Esprit. C&~M. ~MM theol. qu'à l'arrivée les sacremens de l'ancienne alliance ont été abolis. qui confère le salut. le baptême.. la résurrection des corps. et promettaient à leurs victimes l'Impunité en leur assurant Dieu n'est bonté et non que que En 1222. qu'Amaury se transforme que en Dieu et qu'elle retrouve en lui son propre être et son principe idéal. pèche pas. sans aucun acte extérieur. et pécher. Christ et le Saint-Esprit. siers.. brûler de l'encens saints. habite et que -l'enfer dans son âme quand 1 homme commet des péchés mortels Martin de Pologne. est en lui.le principe formel de toutes choses Ennn. ses adhérens se livraient à toute sorte de débauches~ Suivant Thomas d'Aquin les Amalriciens considéraient Dieu comme . devant les images sacrées et vénérer les reliques des martyrs est une idolâtrie. s Ces. . d'Hetsterb. 4Thomas dAq. qu'ils tout acte considéré prétendaient que habituellement comme un péché ne l'est plus s'il est accompli dans la vertu de la charité. de chapelain dans NicolasIII. et que ses ont cru avec lui disciples que l'âme. sachroniquede 1371. car l'Esprit. fait remonter à Amaury lui-même la proposition:Aucun à ceux qui vivent péché n'est imputé dans la et il ajoute charité.. quœst. 8. justice' Césaire leur attribuait les propositions suivantes Le Fils incarné n'a pas été autrement Dieu que ne l'est l'un de chacun de nous est donc nous. au nom même de la aux péchés les plus groscharité. 22. qui n'est rien. n'est corps de Christ autrement dans le pain consacré pas que dans tout autre pain ou dans Élever n'importe des autels aux quel objet.AMAURY DE BHNE ET LES AMALRICtENS. et que de notre a commencé le temps de La confession. 1.Gerson raconte avoir trouvé dans les écrits du cardiavait enseigné la créature nal_d Ostie. c. règne l'Esprit. les il ne plus grossiers péchés. l'eucharistie ne trouvent ère qui s'ouvre.. l'homme. Cet qui est Dieu.

!m OBp. ~ec~.%eo~.~on~moignage~S!ëI~~ relativement à' 'la:dëpëndancë~'Amau~~s~i~d. de l'Université de Paris. ox.~s communes dinërëni~~ëtf~)~ termes ne sont pasideMiq~ nofé's . si les hérésies s'ëtait appropriées. plus nature essence. L V~c. se dépouille complètement de sa Dieu son éternelle et immuable et reçoit l'être né voit plus et n'aime de toute être de Dieu. notées par Odon avaient été tirées du livre en de base à un procès expresséquestion pour servir ment mteatéâTâuteur de cet ouvrage.~lusMr~ n'ont pu être extraites d'Amâury.pôsifi&n~dev~ genre. moyen de L'amour. 2ë. Nous en conclurons que les propositions réunies par Odon ne sont autres que celles qu'Amaury En effet. qu'elle qu'elle est Dieu lui-même.ma~tiFé#ità.y~B~~ m<BM~ C~ I. de ce logng. le nom de Seô~ veraiti nëcessairement mentionné' dans la sentence de 1209.~eat~rMd~stië~s~ Mcit. . jPe~.J242: tmnuenoe de Scot.àquisâhaùte. Odon de Tuseulum. p. Gen'estques'iln'yapas ciaire directement intentée à la mémoire sident instituer approfondies qui suivent virauprOcès d~Synodë de Paris pôù~l'une~es~rai~ns sur la question a pu se produites de son ~rthodoxi~~es~d~ du livre de ScotÊrigène'q~pOU~ q~'on lës~a~a~ chaneeïië~<Môn. ceqMi~j~ve de~~Otesmêmë~du àl'ën~ighëmentdë~edërmër. rencontEe~de.été censuré et que c'est le chancelier par leSynode.ë~g~ ~SM.26 Dieu au AMAURYDE BÈNE ET LES AMALRICtENS. voy. &o . d'Ostie.i'~PQsftiPii~i' Ï~aT~~ du ~lixncel~e~ d'Ostïe Pologne à donc possédées sourcë~autrëstque~ et la Odon.les hérésies quiont motivé ce blâme.r. l'objet amour qu'elle Dieu. et retrouve en particulière qu'une telle âme perd son propre n'est-plus une créature.'attribue deux listes à toutes deux. mais et de tout contemplation sur la foi du cardinal Gerson. t~. qui a tiré de l'ouvrage de Scot.~De:~i!Mc.$. ajoute que c'est hérésies qu'Amaury a puisées dans le livre De la ~'t~oM~e à cause des M~Hrc que ScqtÉrigènea. ~~p.87. 80. et ce ne sont pas les juges devant raisons énoncées tantôt explicite.'38/ n së Lrà~iWSi . les également ~A~âury~ne ~é~ë~e~ tUëlleméhtextràitës!duli~ë~D~GK~ curieuse. qui auraient puisqu'ils David une condamnation fait reculer les n'ont pas craint de Dinaht~d~ judiblâ~ Itâu~ eu d'aetion ~ScotËrigene~s~ cdntenteF plus de denétnrienoniducommehsald'innocentïlï. vivant encore de ce pape.

/?.II. mais dans l'air. parce retourner en lui et demeurer que toutes choses doivent en Dieu dans un repos Inaltérable. n. Nous ne saurions donc nous ranger garantie d'un historien àl'avis allemand' qui cherche à démontrer que les hérésies réunies par Odon n'ont rien de commun avec la doctrine et d'Amaury~ nous ne pensons pas dépasser la vérité en considérant les historique de Scot comme des citations propositions introduites Érigène par dans son exposition de leur autorité une doctrine Amaury pour appuyer Voici ces proposition? analogue.IT. C/M-oM. hommes à la manière des anges. IV. ."lî. 27 de plus de la vérité de ce fait. in Opp.. Dieu. des principes pratiques qu'ils ren- ~mctMcA coKBeHa MM: David von DnMMf. 2.est appelé la fin. 2. (~-e<y. l.le valle qui a séparé la rigueur de sa condaml'Église. ~2(~~gn~t. de p~sagea Scot. se trouvent De div. tit. de toutes le Christ ressuscité. avaient prouve fidèlement que ses adhérens reproduit donc pas de séparée Il ne convient au point de vue des disciples. p. 826.On ne peut nier facilement l'identité de Dieu et de la créature. aucun mouvemb 't ne saurait être attribué à Dieu.gmens dtl'ootiimentMre ducmdmal d'Ostte sur Dect'e<. 1.T LES AMALRtOENS. 2.. § reprobamus. choses.fra. La distinction multipliés des sexes disparaîtra elle n'existait après la résurrection. la nature humaine n'aurait à la distinction pas été soumise les des sexes. dans les T7<eoi'. etecc~. déjà plus dans .~g~ ? çap. de la doctrine. au sein de l'unité indivisible II est aisé de se convaincre à Scot nation par ce qui précède mort réconcilié que toutes ces propositions appartiennent Erigène. reproduits par Amaury. 10.parce que toutes choses sont en lui et qu'il est lui-même toutes choses. 113. était Amaury posthume se seraient son enseignement. )M<I. . -Sans le pécher lui-même.AMAURY DE BËNE F. ainsi Dieu en ne peut pas être compris mais seulement dans les créatures./287ss.E~~7.i.-Martin de Pologne. Isaae..–Dieu choses. M!(! cM)t logica. 1.. De nature en Abraham et une autre même qu'il n'y a pas une autre en dans l'un et l'autre. mais une seule et même nature ainsi tout est un dans toutes créent et la nature sont les créatures première qui est et l'être de toutes Dieu.–De même n'est point perçue que la lumière en elle-même.Stud.74P-L6si 2. Un texte plus complet en a.–Les Dieu est idées l'essence premières de Toutes choses sont créées. d'Amaury des tout de en reconnaissant l'arrestation à la secte conséquences de de tirer la mort que l'interses partisans avec maître permettre de son fondateur quelques-unes ~~le! . etepnMië par Thn' Halle 1699.

persuadés qu'ils ne pëuveht souffrir puisqu' ils sont u his à Dieu tout auta nt que l'a été Jésùs-Ch rist.Z)t~<'<'o! qu'un a voul~~rv~~ën~cëla jJ~s:PJus:'q'U1' TM~KM~ 248.ES AMALRICtENS. ~Eymenc. De la sorte il est à la fois le prinet réacipe formel du monde en tant qu'il est l'intelligence qui conçoit lise dans l'essence le domaine de tout de la contingence les types rien ce qui est.d" a donc suivi une méthode intëlleeta~ Amaury t'ente de cëll~de David de Binant. d'un terme famille à iGor. A-t-il professé ëgalemeht la thëorië dés trois âgés~ que nous rencO chez ses disciples l'amrmer~ quelques années après sa mort? nous n'osons à affronter quelque probable que cela hoùs paraisse. Ce dehors à la base duquel se trouve de l'émanation la doctrine panthéisme s'achève final de toutes choses en Dieu les divipar l'idée dû-retour sions issues de l'unité successivement l'âme divins doivent disparaître. et l'anéantissement rentre en Dieu par la contemplation progressif de son être grande tantôt individuel dans l'être infini. Ces vérités~ communes à la de l'école d'Alexandrie~ les exprime des penseurs Amaury en répétant les formules de Scot Érigene~ tantôt en spiritualisant substantielle de l'homme Ainsi.28 AMAURY DE BÈNE ET I. h' aya~t suir ce point seul témoignage assez douteuse*~ d'unélaùtoritë . Au lieu il au mais il n'a de comme fonder sein de s~ Gertainemënt se FeprésëStëf~ u~r~ Gette rêtrë i~ diy le monde des principes qui se partagent à toute idée de développement~ étrangère traces d'un illustre prëdécësseufj évolutiohs'accomplissàht nous sont inconnues.éc[it. "le retourde etde Dieu au moyendela il l'appelle l'homme connaissance~ dans l'unité primitive de sa nature céleste~ "ou bien encore. possible quer le système d'Amaury de Bène~ autant les sources de le reconstruire d'après que nous Voici nous est qu'il venons d'indi- se manifeste à lui-même en revêtant -Dieu~ l'être infini et immuable~ les formes accidentelles des créatures.XII~ emprunté 2~. deRome t587t . l'identification le langage de l'Écriture. fermaient. car il n'existe éternels au des choses~ et de lui.. "devenir pour bien graver sa pensée sous cette disciples~ munion nxion. leur prêts Il il l'exprime substantielle réussit avec ainsi Dieu tous d'une avec membre dernière du côrpsdeChrist~" et de ses forme dans l'esprit manière paradoxale en étendant la comChrist jusqu'aux sbun~rànces de la~cru~~ à faire entrer si profondément la convictioh de dans le cœur de ses adhérënSjqtl'ils seront identité les tourmens.

Dieu. de la présence substantielle de Dieu en principe au rejet du sacrement de l'eucharistie. des corps. Théorie il plapleine de dangers. l'auteur de ses actions.AMAURY DE BËNE ET LES AMALRICIENS. aux enfans choses aux dans d'Ovide par la bouche de bien. chez Amaury. Ce qui est plus grave. revètu dans l'une principes car tout de l'inmani- présent accidentelles du Fils de l'infini au moyen desquelles n'est autre chose que au sein du fini. ils ont nié la résurrection affirmant être déjà ressuscités avec par le fait de leur union le paradis et a conscience c'est l'enfer à de simples ou non de posséder états cette ils ont par conséquent suivant intérieurs. lie. Ce n'est rait. disaient-ils. peut devenir Dieu comme et l'Esprit. Christ Mais ces propositions formulées dans un du intérêt un par ses disciples ils ont conclu toutes présence extérieures. et que même les commandemens de la loi morale ne en lui la source de plus nécessaires. et réduit aboli le baptême comme un rite inutile également nés dans leur secte. que l'homme union. L'être formes carnation festations ainsi ont reproduit de leur fondateur infini de Dieu dans leur enseignement les disaient-ils. en s'unissant le Fils l'a été. justice divine n'étant aucun châtiment défense extérieure imposée à l'homme. il peut devenir qui. du bien et du mal une fois s'efface d'elle-même. puisqu'il posséderait toute vie et de tout bien. euxi-la. de la nature l'affranchissement on peut dire que lorsqu'il individuelle. spéculative Le Synode de Paris et mis eût en pratique cette dernière concertainement mentionné ces prin- . est aboSelon aucune ne sauavoir car plus. l'identification T'homme de de pécher ont déduit du principe de qu'ils l'âme humaine et de Dieu l'impossibilité pour dans cet état d'illumination intérieure il ne pèche ce n'est plus La distinction mais Dieu qui désormais lui. des innombrables que par celle de saint Augustin. par laquelle de ses disciples les prémisses de çait dans l'esprit plus ou moins grossier funestes déductions. il n'a voulu qu'élever à un état de perfection l'homme tel que tout secours extérieur lui deScot viendrait lui seraient inutile. Dieu il devient a parlé L'homme intelligible. Les Amalriciens métaphysiques est Dieu. à l'être absolu. Dieu n'est que bonté. but éminemment pratique. 2<) à abolir les prescriptions de la loi divine pour proclamer Erigène. le temps Tout est est un. En outre. lui être réserve. a enseigné l'union finale de l'homme et de Dieu. cette qui limite élémens et qui la fait dépendre de formules consacrés. qu'après 1209 qu'ils paraissent tiré de leur doctrine séquence. la puissance coërcitive de la loi morale n'est qu'illusion. ont été Déjà étaient répétées avant 1209 purement philosophique.

dë~son~hdatëu~ ellé'a~a~~n~ :djQc~sèsj:~t{(f~o' l'aveu même' -tie~.r:es~t'~crëd~~ avoir question semens sept vérité possédé une certaine prganisatibn dé réunions Teligieuses~dahs?ieSq~~Ll~d.intérieu're.est'laj'propagandetrop'ëlëé.=s~ri= intéTié~ na~» 'll èst et ~rait« :du ruczi. et des reliques de'la vérité~ confère du Saint-Esprit sauvé du légaGe spiritualisme absolu de la nouvelle ëre~ fonde sur les ruines ii1tfodui lisme mosaïque et de la piété évangëlique~SM tpàr-âegràrides sur l'Eglis~~et~par~ catastrophes -qui fondront~ principalement soude tous lés peuples mission de'l~'tërrë au rM''dé Frâncé. destine à servir de base historique à la vérité ceptions et à légitimer les précédentes en faimorales spéculative conséquences sant entrer les principes dont elles sont déduites dans l'organisme de la révélation pensatibns Fils a chrétienne.sanglan~~répression~de.elle~~tait ~r~ti~È~ dans.:fPè'.peu~e~a. ~é.T" le salut: seule secte des AmalrieienSétàit Déjà~en i~og~la. nous n'admettrons même raison de pas sur ce point le témoignage de Pologne Martin lui-même.30 AAtAURY DJ~ BÈ~E ET LES ÂMÂL1UC1ENS.~ë-~ prophètes~ Sat~Espï$t~pu~~ ce~ ~~rqphetés lliitiê attira~a.Gen~taitf~gën~ sein à-eôté'~e~gens~ du. qui les fait remonter jusqu'à Amaury 1220 la secte a professe la doctrine en Maisdéjàavant que l'homme qui habite le Saint-Esprit A côte de cette doctrine tions ne pèche p!us~ quoi qu'il fasse. mainteHant hoïnn'tes lés~ ce roya~m~ 'r:Esirit de "conn~iSsat1ceèt(: ~K~:tt.ses... Désormais est une un& idolâtrie abominable l'incarnation et là hiérarchie institution. Aucun acte persécutrice ÏM extériëuf lés hommes. sacerdotale.e~~ 'avec.i- . "Dé même que l'Incarnation du Faire les prescriptions de l'ancienne ainsi le Saintalliance~ s'incarnant dans les hommes abolit pour Esprit disposés à le recevoir.u~e~l~~s: célestes étaif.ns de ~a~us~ .¡ puis la mott. de Joachim apocalyptiques aboli du panthéisme la nn de l'histoire des distel est le but auquel-l'hérésie a fait servir les rêveries de Flore. trop rép~p~ voir être détËUitë~paï' lé supplice d~~quëlques'~u~~de~sêsaS~~ . s'attribuait dont elle la missioni des ~x.~persëëute~ rs~ . aux possédait liberté. divines. de révéler 'i.nientiou~ dr~fiis~Qr~ dé 1~ quz.£u.. accueillis organes spéciaux'du . composée~ d&~lércs-et. ses déducjusqu'en un ensemble de conphilosophique rencontrons chez poussée les sectaires nous extrêmes~ d'un autre ordre. si la secte les avait déjà possédés Pour la cipss moraux auparavant. eux les sacremens de la nouvelle le culte des saints alliance.d~-laïques~.

les hérétiques d'inquisiteur. p. En 1220~011 à Troyes. Dès un de ses 1211. ayant reçu de Dieu l'ordination. 1. t fb. (MM:M/m. Mmsi.Prœdic.LES VACDOJiS PAKTHUiSTKS. 30. mariage pour s'attacher Ils ne croient au pas davantage -&Ct:t~MK. encore I~e~~ du CM. qui a séjourné-a. de la Sorbonne. (Mec~~c~ ~M~en-o~. et interrogé. en sa qualité Lyon en 1223. nous a tracé qu'on le plus découvrait. en effet. Mars. ~C/M'<Mt. de bien sont prêtres.M:M n'est pt-o~aMemout qu'un extrait do l'ouvrage d'ËtiouMo de BcUoviUc à l'Université de Paris La secte ..~HeTiUe ms. de rompre d'après les liens du eux. B-. CMame~M de la Somme de Rameno.. même les femmes. *~<! & ~OM!~B ~gMM. un hérétique brûla. suivant que des hommes. à leur secte. ca)M/HCt. a'ïïeistei-b.même permis. je le serai aussi. 4. le concile du Latran renouvela la condamnation de la doctrine en la jugeant encore d'Amaury plus insensée Nous qu'hérétique' savons que dans la même année le Robert de Courcon légat cardinal défendit des livres déclarés l'usage suspects* en toutes ces mesures 1209. titul. Cependant n'empêchèrent de se pas l'hérésie sourdement tant dans les écoles propager et les couvens que dans les rangs du peuple. se mêlèrent intimement. Il est probable se retirèrent en grand nombre qu'ils dans cette partie de la France.Mémo! 389. qu'il suQit de confesser ses péchés à Dieu et que Dieu seul a le droit d'excommunié' II est. ~Cës. ~B?~. Vaudois. Lo passage on question se trouve aussi chez d'Argenté.. et. curieux des Vaudois tableau de son temps Ils refusent absolument. à cette époque. à leur foi les espérant gagner de cette hérétiques les contrée. P~c~M . <. I 87 Voy. 18. répondit Si saint Pierre a été sauvé. Le dominicain Étienne de Belleville. 7. chefs. p. qu 'ils la de appellent Babylone Pour impure eux tous les gens l'Apocalypse. (Stephan.BoUqUCt.). Les deux sectes.22. 715. En 1215. l'obéissance à l'Église romaine dit-il. c~p. ibid. oi-d. car en lui et en moi habite le même esprit C'est Lyon qui paraît avoir été le lieu de refuge des secprincipal taires. SS. no 933. fut brûlé à Amiens*. qui s'était dit le Saint-Esprit incarné'. 982. donner l'absolution peuvent et consacrer le pain en les paroles Ils enseignent prononçant prescrites. CMMo c(Mtc&. Un biographe de Thomas d'Aquin raconte que vers la même invité à faire pénitence époque un chevalier. maître Gbdin. quelques-uns. et confondirent un instant leurs destinées. déjà persécutés et animés de sentimens analogues aux leurs contre la hiérarchie sacerdotale et les cérémonies de l'Église. 3t se dispersa de ses principaux après le martyre membres. Z~. deBoi-bone. que les ecclésiastiques ne reçoivent Tous les gens de bien. 2. ~Can. Aota.ot a~M. de ses péchés. 395.

étant également bénie de Dieu. l'âme de tous les Adam est le Saint-Esprit hommes depuis mais si l'homme pécher 1~ diablesse qui est Dieu. ils appellent fils du diable les prêtres et refusent de reconenrichis. toute terre.. dénient le droit d'exercer la justice et de faire mensonge .. de laquetle~t la vérité au moyen au sein de laquelle cette conversion. saints que les car. naître aux cimetières et aux églises un caractère particulier de sainteté. résurrection de l'homme parfait de la pénitence.. du juste. selon eux. Presque tous accordent que~ de tout homme de bien est le Saiht-Esprit~c'est~~ Dreu. Cependant ils diffèrent beaucoup entre eux~ suivant qu'ils sont ou moms plus e atteints de ces erreurs. C'est parce que Dieu habite de bien sont prêtres. C'est 1~ ce qu'Us entendent s'opère dire lorsqu'ils afSrment croire au Père. au Filset au Saint-Esprit&guivant eux. Ils se moquent des chants et des lumières brûle devant les images religieux qu'on et appellent lesconsécrations des églises et des consacrées~ par dérision autels les fêtes des pierres. à la résurrection du Christ. à la naissance à la passion. Ils rejettent et le serment. le Père est celui qu'ils eux qui convertit d'éntre un étranger le Fils est celui à leur doctrine.nnvis il. c'est Dieu qui opère pâteux et qurleu~eonfere: le pouvoir de lier et de délieï'.. prohoneant les paroles presenles. à condition pendant toutefois de ne scandaliser personne. ~net à~la ~laee~du en eux qu~~ Saint-Esprit. car pour eux le purgatoire n'existe le que dans cette vie. des indulgences et à l'emcacité des prières en faveur des morts. J'ai v hérétique qui/placée devant un autel imprôyisé~ s'était i~a@in~~ mérite . et voilà Ils ce qu'ils disent également croient à l'incarnation.. il n'y a d'autres gens de bien ici-bas. et le véritable sacrement est la conversion de l'homme~ car c'est là qu~esHaifde Voici la Trinité admettent corps de Christ. spirituelle au moyen Pour eux la vraie passion de Jésus est le martyre.-Clü~ist dàrls en l'eucharistie. Pareillement ils considèrent comme un péché d'adorer la croix et le corps de Christ et de payer la dîme au clergé. le Saint-Esprit qui est converti..la guerre si ce n'est aux démons~ et de se soustraire au jeûne et permettent de travailler les fêtes des saints.y: en à d'autres dont les sentimens sont un peu m@i~s mauvais et . mais ils entendent la naissance.âô~~ l'erreurestquetout homme de bien peu~Mre le corps de. pour âme.32 LES VAUDOIS PAt<THÉtST]!:S. <' Ils homme de bien est le fils de Dieu de la prétendent que tout même manière a eu Dieu ou le Saint-Esprit Christ que Christ l'a été des autres hommes.. selon eux. la par là la conception.

cependant chez les Amalriciens que nous avons signalées montrées à Lyon: éminemment point l'esprit ces contrées aura empêché les nouveaux venus après 1209 ne se sont chrétien dessectaires~de de dévoiler les conséquences extrêmes de leur enseignement. pratiques qu'ils déjà proclamés Sans doute. aura trop empêché ces doctrines l'influence leur de naître.. propositions assez peu qu'elles homogène est en tout des renous mère à ce que point conforme Vaudois au commencement trace tions fusion relatées propositions savons de la doctrine particulière treizième siècle. de Lyon a donc possédé La première série des nous du un ensemble et sa fille. Étienne de Belleville constate étrangère de ces idées nous n'en à l'invasion est allée des en dimiplus trace. différens pour que même ne l'a persécution qu'une fraction idées panthéistes. quoique d'opinion d'une connaissance des preuve très-approfondie elles furent défendaient brûlées toutes deux. surtout distinguer si elle aboutisspéculation sait aux résultats avaient eux-mêmes. de la secte était demeurée doute l'influence tard j car plus la pu être parfaite et durable. de cette seconde série nous montrent d'une de la doctrine déjà proposi- si évangélique des Vaudois avec dans la secte par les hérétiques sique panthéiste de Paris importée d'abord l'essai de concilier le principe de l'inhabitation substantielle de Dieu dans l'homme avec l'idée de la corruption amenée par le péché jJ de la liberté vaudoise vis-à-vis du sacerdoce ecclépuis la justification au moyen de ce même de l'union de l'homme et de siastique principe Dieu. nuant depuis ce ? sans pas cimentée. de moyen la fausse de la vraie. j'ai entendu une erreurs. dans les discours de leurs nouveaux frères que des descriptions fortement imagées de l'union de l'âme avec Dieu. le panthéisme se sera glissé extatique dans la secte que à la suite'du morales les théories Il est à remarquer mysticisme. ont eût Mais exercée les l'un deux élémens ainsi étaient ~uxtaposéSj malgré qu'ils union sur l'autre. dé ces atteintes différente sur certains faire points. 33 sacrer mêmes les espèces. La seconde Les dernières manière les principes fondamentaux des Amalriciens. L'hérésie des accepter ment arrêté leur panthéiste Vaudois que avait pu ceux-ci d'autant n'avaient plus pas donc facilement encore se faire définitive- la frappante la métaphy- et ne possédaient aucun doctrine.LES VAUDOIS PANTHEISTES. La secte de doctrines. les Vaudois ne virent~ au commencement. J si l'arrivée des hérétiques à Lyon remonte aux premières années après les evénemens de Paris à une époque où ces doctrines pratiques n'étaient le caractère sérieux de la piété vaudoise pas encore formulées. 3 moment trouvons . ou bien.

~N-4o. Mais telle ~nuencede était encore~ sette~poque la philosur les sophe antique esprits c~ par l'inquisiteur Monéta~ de Grémone. existence s'éteindre la réappa- languissante sous l'influence rition le panthéisme vers la seconde nouveau par du nominalisme.. ~ome M43.1. qusest.SM!!MM <t(~ C~ et ~M.r~ sa mort.M~M<< le' ~M~ ~M S i 3. de Dieu la substance système qui fait matérielle ou le principe formel du monde des vrais rapports par l'exposition de l'être de personnel Dieu et de la création.fornmles~~q~ rétre absolu et immuable.P<M. En 133!.marchënt.. populaire disparaît pour ne rappelle quelque temps leur contact Dès lors l'hérésie Dans les écoles.dé~hdu6~ par~Da. in.:4T7.. intelligible seu!lea~~$d~s~~à~ lions. . cûM~J. 2. Albert l~Grand d'Aquin jugèrent au réfutation qu'une de la dialectique moyen produirait -plus d'enet que les anathèmes Ils opposèrent répétés de l'Église. jusque d'un de France.. courant d'idées provoqué d'une pour \?' 'et '?. ce qu'ont été les doctrines qu'ils Saint Thomas attaquent.~s.cHst. causalité suprême et substance de~o~qiM~ ~p. .l9.Aorsque dans isonjgï~ ouvrage contre les ~Gathares~ et .VeNise~746. un traité composa particulièrement dirigé contre lés partisans d'Averrhoës.Boulay. ~il~éfu~ l'erreur longuement des .É~ à lâ~ fois à Paris et à Oxfbrd~\sa-doetnne~rM.' vécut systématique moitié de ce siècle.les ~audois.su autrefois saint Augustin. Opp. Rien'dans momentané la théologie ultérieure des Vaudois avec les disciples d'Amaury. donc aux doctrines du théisme d'Amaury et de David les principes combattant le chrétien. ces concessions aux tendances inteIIëet~l~~S~Bp~~ faUlirent-elles compromettre sa rëputa~on. 'S~ PMM?.d'o~nodo~ 'Attxdü. écrjt~eTS.3.:140. 17..M. Grégoire IX crut atteindre la source même de l'hérésie en renouvelant la défense de lire les livres naturels d'Aristote'. et Thomas Après lui. <S~.sui'~és~s~de~~ losophes païens et estiment que le ~ond~ 'es~étei~el~ ~e%~ d'Aquin ne sut pas lui ds~eure~ absolument étTan~l~ ravait.f.docteurs qni. . et~e~n~ntMe~ënë~ giquement la transcendance de ~:peEsom~prQ~~ lui aussi en maints passages~és.3~ LE PANTHÉISME DES ECOLES. de l'éléqui concluaient de l'identité ment intellectuel dans la nature humaine à l'unité de l'intelligence uniyerselle~.p. Grâce aux citations dont est émaillée leur poléil nous est possible d'entrevoir mique.

sagesse de faire ne sité des de par tables des qui de Paris. grâce ils qu'il fut ou Grâce surtout réussirent put être à à à la la considération valeur dont ils des de le avait membres l'Église. corps l'effet volonté en vertu les d'une point et l'intelligence d'une cause mouvemens Il ne La mort de même doivent que être dans célestes. défendaient. proposicertaines l'Univerrigoureux pas et que bien canonisé trois ans de l'évêque la même du troublaient de Paris 1376. mais L'être seule- manière la Trinité Dieu éternelle il faut n'est La mais d'une que lui-même. d'une En le composé. sous le principe peut qui toutes être auquel sincère selon pas philosophie pêle-mêle sons les L'on pur ment autant que de propositions. Ie~<?/~Mo~'MM:~r. nullement se dissimulait selon ces la compromettant. et l'unité ne connaît comme croire du est. de Paris. volonté Le le contraire hasard. attaqués de leur décidèrent principal en 1386. de péché. elles-mêmes. au moteur Tous premier. de possible. suivantes: ne peut Dieu ne rien peut connaître se concevoir négative. réhabiliter en plus intrinsèque la mémoire i322 tard. d'Oxford franciscain Paris Étienne avait Au DES KCOLKS. supérieures pas vie un et l'âme.fin de l'homme cette l'autre que . exclut de Dieu. avancées des arts doctrines deux les cent étudians procédé opinions est vrai de Étienne pendant sous découvrit les de dernières moins années discutémérité que Dans nous ce le li- la Faculté forme grâce peu faux ne sont questions la au la fond foi. et dans l'intervalle rAoM:d? l'évêque sieurs dans chapitre Thomas du séjour Guillaume Tempier propositions la personne général d'Aquin des en condamné 1276. angélique "la annulé année docteur furent le vive pape de condamnées Jean la XXI quelques apprit salutaire. plude l'illustre docteur. La célibataires C'est forsimple est la . si jouissaient ouvrages Thomas jugement En tions erreurs dans qu'ils d'Aquin. un examen que source l'évêque à cette hérésies. F/ en de 1285. manière le simple s'excluent autre son chose être.LK PANTHKJSME l'ordre cain des Robert du de dominicains.H succédé. de faire de la justification des de opinions le but essentiel de leur activité et la condition absolue dans l'ordre.. non dans ramenés les facultés n'est dans avoir de péché nication entre toute crainte. Mais les dominicains. au représentant. Lamare ~M~M~du domini- ~5 Pro~cror/M. immuable. selon tout est ne éterde peut pas la y L'activité n'a jamais est nécessité par les été La création la foi. fausses. leproduit fonctionnent nelle. Dieu est mais Rien Dieu si ce n'est qu'il positive. Il chargea professées dix-neuf de Étienne école. monde éternel.

humaine prier. Les discussions entre les Thomistes et les Scotistes amenèrent le triomphe du nominalisme la source des grands systèmes fut dès lors tarie dans les écoles. disparut peu à peu devant l'influence croissante d'Aristote. 3~!M~tt<.M'M~<'<t<!OKe. d'engager une lutte dialectique sur des questions réputées dangereuses pour la foi.Opp. les ~audois~ un facile accueil. parce qu'elle provient La connaissance ne diffère pas de la substance perçue par l'intelligence de Il l'intelligence. est un que nous connaissons dans l'intelligence. t. les politique Cathares. *T~a!C<t:<!M~ee<!K~K!. <!e Ko~. vagues indices. besoin de l'inplus un profond telligence qui les faisait mais le vain plaisir entreprendre. <Mec<MHc. de l'esprit. de populations ces pays joignaient des tendances mygtiques~trÊ~prononcëes.3. âge. II n'y a dans tout l'univers seule Intelliqu'une gence Plusieurs de ces propositions avaient en 1270.. 1 175.note<. pendant plu~de~xsiêelës~ne lutte sans cesse renaissante contre rEg~e~~n~ .188. tombée au rôle d'un simple exercice philosophie réaliste. enrichie par au moyen furent. de Paris Leur réapparition par l'évêque les années suivantes pendant combien était prouve encore vivace le désir des spéculations aventureuses. les Henrieiens.ecc~384.AM<.sectat~de~LyGn~~&és~~ à la cotisiderercomme une ramification du paSth~m~nce~S~ quel d'ailleurs Gerson l'a déjà ~tachee*van~u~Bë~' ~D'Argentrë. supposa q~fa~t~ en Italie l'origine de la secte hérétique qui. e~oM& SD'Argmttr~. n'y a pas de différence entre le sujet qui connaît et de même tout ce l'objet qui est connu. déjà été condamnées..iMd. so~~f~ët~Doms~utint dans cette partie de rAllemagne. le florissantes cités du Rhin le commerce et animée aussi des et rëKgieuse~ toutes sentimens plus larges d'autonomie les sectes hostiles à l'Église. Ces questions elles-mêmes ne se reproduisirent La plus dans la suite.–L'intelligence est éternelle d'une cause immuable. Les contrées véritable renfermaient foyer occidentales de l'hérésie une bourgeoisie de l'Allemagne Les panthéiste.. y trouvèrent-elles A cet esprit les d'indépendanee.2.1~~ des disciples opinions d'Amaury et'des. ce n'était Malheureusement..622. la sur foi de Mosheim.36 ORTLIEB DE STRASBOURG ET LES ORTL~ENS. L'on ne doit point possède la félicité.. dispositions trop favorables pour q~e le pàr~sme populaire ne jetât pas à son tour dans ce sol de profondes et ~u~blesTasmes. 1à .l.

et professent trop entre surgissent donc principes analogues. le mot 0~< commençant le second par et donnant chacun avec par. 1.BM<.) Ce passage 26. 1. Mtant. 8cultetZt8 de ~hebus /enl238 en 1336. après les et la dans pays secte les événemens ont implanté occidentales leur maître.25. OrtlieOrtleb. (Sphmidt. 389. ou moins de déveiopnemens plus doctrine des sectaires. Gieseler. pour avoir et mot Ortleb dont des le à la Somme dit qu'un de que l'impulsion de Rainerio certain Sacchoni Orclenus a été doit l'Esprit ou.ie mot O~Menses. l'homme de il nom Cet Ortlibarii ne l'on est condamné de est en lire été s'abstenir qui doute avoir est évidemquesd'une réduit extérieur du place Ortlenus Ortlieb. 277. m<M. existent par la condamnation supposer que l'auteur homme les pièces Innocent procès à ou encore ressemblance à Rome. nomme doctrine. ~c< ~M~a cOMrne~M Il se compose critica. 156.381. la de parenté trompé condamnation deux concile en de doctrines. Ctœttingœ 1834).M.. 266.9. Claus de Falkenstein. du Latran. dans ces dont plusieurs nom. 2Nous trouvons oo. Ortlieb. ce à Ortlieb L'exposition rapport de l'enseignement qui les unit aux d'Amaury des Ortlibiens sectaires lumière documens de ce temps En 1197. d'admettre que porte provinces de le n'est hypothèse invraisemblable autres de celui 1209.ORTLIEB DE STRASBOURG ET LES ORTLIBJENS. parlons ou cité~. Ortliebus.F. Ce manuscrit ~sM~saus indiquer leur se trouvait à l'ancienne Bide Strasbourg. de deux indéfragmens le premier pendms 1 a~ de _I autre. de d'Amaury. et plusieurs autres sont sans . assez ment tion fréquent le chef c'est-à-dire à l'époque de la secte Ortlibenses dont sait donc il est rien également de ou bien de a étendu dans cat que cette passage par du L'histoire III. version. bus en 1200. trésor perdu comme tant pour la science d'autres. 0~. des par le mettra de Paris et notice.P. ~F" au dominicain longtemps les recherches de Pfein'er dans la Zeitsclirift de Haupt. 37 nulle tement d'Alsace Ce trace après d'une la semblable persécution simultanément pas une doctrine des dans les pays les deux des du Rhin: sectes de immédiaLyon et Amalriciens. dipl. contre d'a- il est Ortlenus enseigné suivre inconnu ou nous meilleure III est Strasbourg. du treizième siècle et contenant la doctrine des Oi-thbteas. '. 2.nom dans plusieurs . Dans les près par tout lui' Cathares une Innocent ce ». en 1210. Un manuscrit ~S~ ~F~' du interpolé attribué ~Mt~Da~d dAugsbourg. 55). qui A la un l'Allemagne l'hérésie fragment et les ajouté Vaudois.BtM. . dou~ rœu~eduainqu~teuraUemand a qui interpolé de Rainerio l'ouvrage suivant les besoins particuliers du milieu dans lequel il vivait De (v. disciples se sont réfugiés. 1853. (!M chapitre Saint-Thomas de ~M& chartes 12 et 13.-S. bourgeois de Strasbourg. ainsi du milieu que le précédent. faut qui Ortlieb sans paraît Ortievus. bhotheque La même un traité Bibliothèque possédait manuscrit.

laissons et il fera ressortir les idées qui leur sont particulières. la-seule Passion qu'il ait endurée. par laquelle il a dû en devenir passer pour est membre. d'église sont. Si l'on demande comment Lyon. quand es même frère fait pénitence. a été le premier homme Dieu a créé membre de leur secte en lui faisant que connaître et acsa volonté. lis a~~ent q~'on de la payer n~est pas tenu d~me au Glergé. suivant est la source eux. Adam peut encore être appelé le premier la réponse est qu'Adam homme. Christ~ obtenu le salut e-n entrant dans leur secte.eux-mëmesjës<nls (le Dieu.artisan. ne l'a pas créé. là Trinité n'existait Celle-ci pas encore. Nous en question le Père a agi seul. ils n'attribuent aucune réalité à la mort ejE à la résurrection du Seigneur. lorsque l'und'entre eux tombe dans un mortel ou péché il ressuscite qu'il quitte la secte. Jésus se fut attaché son premier disciple dans son Seigneur ministère ce fut là dans le monde de concert avec le Fils. Les prêtres sont les guides des âmes sur le chÉmin du mën les chants ne songe. Dieu l'ont successivement rétablie. le qui seconda le Saint-Esprit. hors de l'unique. kquel opère Le monde est Dieu éternel. et q~ Ics~~r~oivent vivre du travail de leurs mains comme ~utaultre. De même. est devenu parfait lorsqu'il et qu'il est le Saint-LË~rit. Christ a été le fils véritable de Joseph et de Marie. peut lier et délier et faire toutes choses. l'homme. Parejllement. disent-ils. qu'elle Ainsi s'est transmis le précieux dépôt de la grâce divine.–Fondée complir leur secte a traversé par Adam.que clameujs de~r~r.s'M dans leur association. de tout mal~îl est un docteur ~de l'erreur.-Ce n'est que par la prédication de Marie qu'il est devenu le Fils de Dieu Marie a donc été la nlle de Dieu avant que Jésus n'en ait été le Fils. Le pape.~n'aaucune foi aux joutent ni au indulgences pouvoir. il ns sert ~ien~uxe~~ à leur étrangers secte. alors était menacée dans son existence. Selon eux. Elle a sauvé huit hommes depuis Adam jusqu'au temps présent. entre autres ces huit élus de Jésus-Christ.38 ORTLIEB DE STRASBOURG ET LES ORTLiBIENS. n'a été complétée que lorsque saint Pierre.: n'a ~s~Ë~al~rindépën. un juif peut être sauyéfsansb~ptêm. les temps comme du salut. Ils se disent. C'est de-cette manière qu'elle a donné le jour au Fils de Dieu tout en restant vierge. Le corRs. Le Fils meurt. et de plus un pécheur. la pénitence.e. de~le~.~e~hristda~s r~châristië ~es~ qu~ . disent-ils.~ïi~~ aussi les sacremens le baptême. damment du mérite de celui qui le confère.dispensatrice tous les laquelle hommes C'esteIIe ontpérL qui est la véritable arche de Noé. la parole à l'auteur du fragment Avant la naissance de Jésus-Christ.

par sa prédication a amené un membre à leur secte.ORTLIEB DE STRASBOURG ET LES ORTUBIËNS. car ils sont disent-ils. plus élevé d'un degré le se tient à que Ils représentent Saint-Esprit. et ne voient qu'un moral dans enseignement les récits historiques des Écritures. Les quatre évangiles. si on les de la foi chrétienne. le Fils est le membre nouveau converti par le Père. livres utiles. Saint Bernard cene doit pas être condamné comme les autres. liens tout particuliers. spirituelle n'admettant d'autre génération la conversion des hommes à leur secte.–Ils nient la résurrection des corps. inutiles. pendant car il s'est converti à la vérité et il a été sauvé. interroge sur les articles ils les accordent tous. viendra quand le pape et l'empereur seront convertis à leur secte. qui gauche. ils le restreignent a la simple communion des époux. est le Fils. ils jouiront d'une paix absolue J . avec elle qui composent la Trinité. saint Augustin. ment d'Ortlieb extérieur. corps le vrai Ici peut se placer ce que nous savons de l'enseignelui-même L'homme doit s'abstenir de toul ce qui est suivre entendait l'Esprit qui est en lui. mes de leur secte induisent souvent en erreur nos clercs les plus savans. mais ils les interprètent d'une manière si bien que les femmystique. sont car ils ne sont écrits que sur du parchemin. quant à eux. piration Quant au mariage. Ils se composent une Trinité terrestre à l'image de la Trinité céleste Le Père est celui d'entre qu'ils admettent. 39 du pain ordinaire. Si l'on demande à l'une d'elles quel est son proelle nomme les deux autres personnes chain. pour ment par là opposer à la loi extérieure et aux pratiques l'insde l'Église directe du croyant. Le jugement de DieUy selon eux.-et le Saint-Esprit est celui d'entre eux qui a secondé le Père dans cette œuvre de conversion ou qui a consolidé la foi du frère nouvellement admis. corps de Christ. Ils se réunissent ainsi par groupes de trois leur culte. Il certaine- sont des. eux qui. De la même manière ils refusent de se soumettre a la lettre du texte biblique. ils appellent leur propre par contre. saint Ambroise et saint Bernard. mais ils croient au dernier et à la vie éternelle jugement des esprits. Alors seront anéantis tous ceux qui n'auront pas été des en toute éternité leurs. que Ils vivent avec une grande austérité et s'imposent de lourdes et des jeûnes pénitences fréquens. ainsi la TriCes trois personnes nité lorsqu'ils sont unies entre elles par des prient. écrits dans les cœurs mais les ouvrages des quatre docteurs grands saint Jérôme. Il arrive de la sorte que. Le Père se tient entre ses deux pour célébrer compagnons à sa droite qu'il dépasse tous deux. Ils rejettent ainsi l'autorité des Pères de l'Église.

seulement.partisans~d~s~ute~l~ace~~ '~oral \. entièrement est la présence.quedes~pëehés~e~ formes' ~à~la~natUTe~]]~après'~n~~eh~ comptait. la même méthode de l'interprétation opinions des faits chez les bibliques que chez les autres sectaires. .S~~ ascétique et~n certain nombre de ses disciples ont morale~ les a:vait placés . Également une forme un peu affaiblie. nous constatons ici la même aversion et sonculte~ les mêmes pour l'Ëglise au sujet des sacremens. sont encore ici par la d'Amaury représentés monde et par la négation~ au point de vue de la création. de Flore.l'~s se hâter de ~porter sù~~toùte~â~cté~n f~udrai~pas Mvuràule~~ doctrine qui attribuai~'à l'hommevparfait. digne de remarque il est yrai_.jusqu'eh:5uisse~Si~dQne~i~ '~Mma~ chez ~NaMdMus. 2. la tendance à spiritualiser Ortiibiensj la lettre de l'Écriture se manifested'une manière sicomplète. à la manière des hommes et l'idée à être humaine de doctrines~ nous retrouvons et de la nature divine telle de l'identité Amalriciens de l'homme l'avaient enseignée~ sous la forme de l'union et du Fils de Dieu. Les que les substantielle principes métaphysiques doctrinedel'étermté du de l'idée philosophique~ de la Somme de Rainerio. tout en continuant sujets à la mort Dans cet ensemble delanature à se reproduire <. qu'elle imprime à la secte un de ses caractères sous de Joachim distinctifs. grôssi~rs sônf . en Suissè). aux Amaldes erreurs pratiques reprochées nous y trouvons des indices évidëns d'une Ortliéb sttlsemam~ 1 ne jugement identifié aussi avec ~he~ àbsbI~souYeralneté reltgiëuse~t~m~lË~ét~ q~ enseignait qu'it'~t~~e ~oustraim ~~ùte'innuencë~eaetér~ ~poÜriq'è de l'Espri~~ërieur~~ne~pou~~ sMvie ~ue l'im~u~ion la vie ~u~pe~pl~'E& inauence~salutaire~sur brt3'la.~C~-o~C~~ ~H~mann. dans ce fragment Nulle trace.40 ORTLTEB DE STRASBOURG ET LES ORTLIBIENS. à=Str~sbourg~ quatre~ngtspersOnnes~toM~ la plupart oies conda=mnés 1e nortibre ~1 s'èn tro'uvait ctaren~~des~audsisj~tnai~~ ~gal~= mentq~i:disàtent.Fantes rerum. De plus.~n.cI1ez :FÍislit\.6. des théories apocalyptiques absentes chez la secte de Lyon. bien au contrairëj riciens tendance c~ez les sectaire~dé~rasboùrg. 15'¡9.p: 912. le Saint-Esprit..permis et âvâit d'Âriiaury et canheresièpeiietTé` de. $èné~ s'est en TM~deS. 2..M~s~~ ~e?y~M~~ Bœ~ .toI..german. 105.'? . terrestre. et revêtue du même emblème de la Trinité humains sous lequel les hérétiques de Lyon se la représentaient.

des M!MK~<PKg-er. 3. la juridiction de l'Église l'interrègne était affaiblie. commencement jusqu'au reparaître avec une et qui s'exprima La secte panthéiste du énergie avec tant s'est ainsi de force dans propagée siècle~ où nous les poésies dans l'ombre la voyons quatorzième nouvelle. d'a. c. que le chroniqueur Peu de temps pas les rapporter'. 2. s'absorba dans ce vaste développement de l'hérésie parait-il.l5i7. 14. des hérétiques "recherchant de la liberté~ mais enseignant l'apparence des doctrines si blasphématoires~ si contraires à l'Église et à l'ordre n'osa social. dans plusieurs après~ on trouva couvens d'hommes et de ne peut pas mieux servir Dieu que cette n'est plus Depuis époque~ l'hérésie Les troubles de temps par les historiens. Cb!tc~Mtye<< 3. des gens qui disaient de l'esprit' par la "liberté mentionnée pendant quelque qu'on trées de l'Allemagne. 509.45~. Frédéric l'empereur de son Il n'est II publia Vers le milieu plus guère à Padoue.. d'après lo dominicMn Félix F~ber. 4 conservé cétisme pratiqué chez quelques dans quelques a envahi d'un conséquence Le nom des Ortlibiens mentionné de la secte. foyer en Allemagne. elle comptait de nombreux répandue dans partisans les villes et dans les couvens de ces contrées. d'autres âmes plus grossières. s'il a même engendré l'asâmes heureusement le matérialisme disposées~. Crusius. du quinzième siècle. ces conditions éminemment favorables aux progrès de l'hérésie se joignait l'aversion dans beaucoup de conque l'on éprouvait pour Rome femmes. nul ne faisait attention aux sectes au milieu de l'anarchie A générale. La secte des Ortlibiens. ~Nider.ORTLTEB DE STRASBOURG ET LES ORTUBtEXS.pi-es un tnanuscrit d'Albert le (Mim~ ~Mart. !Sousle nom d'O~otcKt. dont elle avait été le premier Vers 125o~II y eut. ne tarda pas à disparaitre. agitaient l'Empire. Atna~es ~Me! p. les seigneurs et les magistrats résistaient aux évoques et aux moines. 1. HartzMun.p. . des pays du Rhin commencent du libre esprit. en Souabe. La doctrine au loin. Dès 12 5~ cette double même principe était représentée chez les Ortlibiens. de ce à être nouvelle membres que dans la loi que en 122~ contre les hérétiques siècle~ les sectaires panthéistes connus s'était sous le nom de Frères temps'. Sttasb.in-4o. J~M'!)Mc<MtMs. à Cologne.

~2 LES BÉGHARDS ET LES BEGUINES.or~ .reltgxëu~. QUATORZIÈME ET QUINZIÈME SIÈCLUS. Les feriW es. dt~nc à côm qui aniigeaient Pour les orphelins tombées dans désiraient les moyens ihsufnsahte. la~is~Mqu~ ordre r~tonastiqûe h et pi~cee~' l'. inendicite. bien 'd'aprés~les~dispositiofns~du~~g~F~QM~~ l'initiative: de 'quelquë'.a-v~w~pEed~ bourgeots. de jSo/~mc. aôuvërit:erièbre-~ur' éll.avaientaggravgl~s et les veuves~ nul asile que le s~re la 'rëgle et aux malheur cloître~ la misère/qu'enjayait étaient réster honnêtes.se~@d~eË.ët~l~it~ et arment parfaitement une association indépendante d'un car~~r~tâ au début de'tj~ ~z~~l~.es s~:r~~nnsent: et .impôrt~nce ` la plupart d~ fempssoùs laseulest~eHIanç~derëvëqu~ institution d'une des Béguine gine de l'institution .ient"exclul'âge et les Hïnrmttés ces sivement positian'd`e d'aumônes.' pléter leur aux maladies guerres continuelles~ les populations~. Marguerite Porre~e.'Ve.M ou Pfc~r~ Adamites Vers la En du aux douzième d'un siècle associations s'ajoutant religieuses dans apparaissent tout genre particulier. Les Béghards esprit.Br!M'e/ yHr/t~M. Jeanne. Q. les des Pays-Bas Les croisades~ autres Irnaux du teriaps. Maître ~'c~Mrt. D<!&eMtoM et Les de .rs~t~oque''mdiqiJt~~ heureuses commence à. et les Be~M~M. surtout d~~j~~e~ que letravail en tëmps~ë~disët~~lt~~Érë~~ réduite~ ~d~man<jj~~ ne4et~ proEU~it~us'~d~ au. Les Les Frères Frères du et les ~'a?Hrs libre esprit du libre (fin).–Z. de vivre. T~onMM~ de l'intelligence.biens~n~ gaimiiodique en implopant~a cj~jE]~~ë~ leur ihterdiS~nP~Mt~avSi~ vtv~.riche.u.

s'il avait un prédicateur fort goûté. Munohen StN' bayer. 8'est présentée a l'esprit de Mosheim.P<tdans les Quellen Gesclt. § Beghine) adoptée. Or étymologiquement femmes .Z/oMA<M'd vient M<e)!. que le nom été b~gue? le raconte. Avant devront nous fournir le plus sûrement l'explication des la foule dans mer une société étaient confondues les Béguines particulière. B~/MKMt.BeyeAfn't de rano. p.) Berlin).perK. 1295) la rejette (Deutsches doute. beggar). cette du mot Béguine. peM~ de papeln babiller. il la repousse que les Béguines en disant extérieures Lambert. et les auteurs (« conversi . et qui a dû à sa grande utilité un dé- veloppement On considérable~. 112) que «par ce qui n'était se rendent a pris pour un surnom souvent Gilles populaire coupables. 1859. mots analogues d'autres qui tous dérivent dans » est-il dit ut micas réciter des prières lollant tollant. 2~ sermon mands du quatorzième siècle écrivent pour (Tauler. Rulman Leipz. (7S~eK. De ces deux opinions d'une communauté un défenseur En 1843 elle a trouvé seule s'est maintenue présens. que cette également En effet.BefjrMMM ne peut qui vivaient pauvres manière de la même que en admettant gnifier que mendiante.Se~t/ta~t !)te!!<C<:n<es cibaria. que nous rencontrons (? bey. n°30 Cod. encore ne. et. a des Pays-Bas époposséder mendier. alleles auteurs ou ~o. ou-Rey~e/tfM't . estfra. siècle le 3e dimanche la Trinité. récit de Gilles sa source apd'Orval de 1230). vicieuse se soit étendu aux femmes par lui dans son domaine. que ce mot s'est formé de d'un verbe. . Ainsi . p. à cette impliciqu'il adresse usage époque.. il l'ont sches ÏFcef~&ucA..Frt< v. même sens. Les uns ont rattaché gères. fondateur de Liége.Fehem. pauvres les assomembres de toutes ait été donné aux chose encore. vieille poésie satirique. Bibliothèque Merswin. discuté sur la signification a beaucoup très-vivo et au dix-huitième siècle une controverse au dix-septième a suscité question de Béguines no sont pas restées étranmaisons des principales àlaquelle les rivalités créala fille de Pépin de Landen. sid'aumônes. 110). (datant du moyen une de ces erreurs dont les historiens âge prend légères (p. undique (tLoIhardi des SiegC%o)n& .Beytm/MM-fH ou . une. 33). que Grimm quelque insoluhle. Hallmann paraît (lu lui-même l'autorité il l'abandonne en partie' a la fin de son travail. II. I. jusqu'aux temps t!e!' GeM/ttc~e des !7!)'M?~ décide en la personne de Hallmann Mf/MC/ten (Die et Wackernagel Gieseler (~iMett<II. vrai. hypothèse de sa prononciation au prêtre Lambert a cause ment admettre donné que le surnom recueillies et. Matthias von Chemnat. est non sans manile second. comme Gilles pu être en n'étaient de famille Notre auteur oublie pas encore apparemment que les noms il reconnaît à Gilles. au septième les autres de l'institution des Béguines siècle y ont vu trice présumée dit le Bègue. plus invraisemblable ou le en des localités ciations à celles de Liége qui surgirent peu après analogues Du du peuple? à la connaissance nom de Lambert le Bègue n'est jamais parvenu car de cette l'invraisemblance avoir senti lui-même conjecture. que -B~Aon-c!.yMMM par le surnom tement qu'il n'est pas possible d'expliquer des Béguines naissance aux réunions qui ont donné de forde leur nom. Les circonstances . de Strasb. tandis fester )~fB)'<e)'5MC~.tresnon~habeiites domicilia. ~3 sociale au siècle où elle a paru. CMma! 1302. etc. comse justifier ne peut guère mieux seconde que la précédente. 190). En Belgique. in processione de la même racine ad annum évidemment que Jj!&yMtmc. fete&eK. reste.» Annales dcmtM. u. aurait-il en effet. Nous pensons et déclare le problème comme la première.LES BEGHARDS ET LES BHGUINES. ce nom a sainte Begge. in-4". 364 ss. ~eu~c/Mm 1862. ruinant il nous la plus importante. Lambert donné à un prêtre le surnom populaire la seconde de béguines en cette ville (1180). ce prêtre en réalité de famille de Lambert comment. quatorzième après To~ <~e?t meMm . 89./MC/Kc/<e. que le dialecte solution a Cette en anglais que et. hoc seu latins Begihardi. et. par le reproche du prêtre le mot Be. dérive dû cette d'un verbe 6e~Mt. A.

' "> Les premières ont ou lieu simultanément et nous apparitions des Béguines presque des autres. vers la de résoudre la. ~~<t~ e< B~Mtm(:6M.1'huùîilit.u ùn~~ ne plus désigner fëmmes ~viyant~dâ. Mosheim. pays siècle où la en i23o Cette elle était Valenciennes. et HyTées'~ la prati. à Bruxelles. Më)~ c'liÿorgënce entre deux auteurs loin nous de contemporains.ppur bientôt~ et dans là.B~a~M. au quinzième mendiaient au verbe pas. surnommé En en 1202~ 1212 le Bègue~ nous à en campagne un semblable à Douai~ Bruges hors milieu principales au delà et des du à Tirlemont. d'admettre Dieu.l6. eb'~ea. à Cologne. p. mêntesntanifestattpns~~ au a forcément été assez l'estretjttt du re'sté: ~es fértimes~ peuple ne les aura guère 'distingua léùr a demander l'aumône: le surhom. .'ttànsmis.pl~ :ont élevé n né la mendicité a la hauteur d'une yèrtu c~ ëvangélique. étonner. et le continuaient sens. Louis. en vertu la éhaxité.donnée. La plus première précise est prêtre près de ces associations de Liége~ fondée qui nous dans les est connue n 80 une d'une à manière n 8~ par qu'il le celle années dans rencontrons vénérable possédait établissement en en 1227 i25o du Lambert.~OMe~tMS Hôtel-Dieu. .déter~ ni la rattacher d'un seuli homme~~fëts~qt~cona l'activité minée.p. celui de prier duquel provenir. nombreux asiles bourgeois commençait 2.t~. dansl'~&a<t<1859. Nous croyons ainsi dévote. pernicieux. par conséquent vient de considérer :t()ut d~or~ ~ëiN~ les différentes associations -qui oM~~rgi pouvons ajouter des foyers dont chacun. Ce surno]]t primitive. ne mendièrent plus.u~ fois. mais uniquement les~crivauls eoolésiastiques'Im~ont.à se répandit Louvain en 1219 et à à Anvers. ` JP<e ~!)'<t~t<~ef jBe~aen~M~' !Mt~MeM<ef. pauvreté. . d'un beles unes indépendamment caf elles naissaient soin général des populations a cette époque.Ch. Béguinesigninerait plus naturel que le surnom de mendiantes a leur première leur est devaient que les Béguines condition. siècle ver seulement leur condition enleaméliorer &eyMMMytMw) autant pour que pour aux multitudes un spectacle elles n'en continuèrent pas moins S. de l'assistance vivre indirectement les pauvres publique et a s'appeler elles-mêmes sœurs "(p<:MpefesM!'o!'M.= pauvres qui sera resté. à Gand. N'oublions pas qu'à. des nc'le~ latine cg~yr~eharita~ p~S~ (Se~Mt~e~X~ exercices sa forme de piété. a~ ville des Pays-Bas De (Mosheim. Thomas de Cambray la place ~Nivelles. institution née. Les rapidement français dans où elle du les comptait elle ne limites treizième villes de pas des mille moins de auteurs existant mentionnent à Paris mort de comme et saint France. plus sous -.é plusreligieuse. distincts. la suite des temps il a reç.pcuvart`xien contenir dans d'injurieux. f23~. ouvrir de En t25o~ possédait la charité adhérentes à lui à Strasbourg. resté dans la bouche alors même qu'elles du peuple. . ié. de la ville'. dans un certain de la nécessité sociale qui a produit partout les Dans ces localités.qseasstdue sous Informe Sohmidt. De 73 sq. GtiUes d'Oryal placeanége la nttissance de la famille des Béguines. . . toutes le nombre des Béguines commencement.44 LES BÉGHARDS ET LES BEGUINES. Dans l'asile == leur avait ouvert que la charité (of~M'tttHt. a. dr&i~Ma priôrMé.na. membres de deux surtout à la mille à Cambrai. difficulté et il ne voit d'autre moyen que de donner ce mot paraît un sens que rien ne Justine. nous espMRe~~ qü'il 1 no faut pas chercher l'origine de cette famille religieuse~a~:unB. l'époque oà les deux ordros les.<tfme&:AMM<eMt).

. et s'attirèrent Elles ne tardèrent la faveur des populations. 136. à Bâle. . à Berne. sans en éprouver vie des couvens. aussi elles se rendaient Souvent pieuses. tout près de là se trouvait sœurs âgées ou malades. aux affaires comme reliabsolue mais non d'une manière et chasteté elles l'association la liberté de quitter elles conservaient quand gieuses. institution. d'une certaine même disposer ment pauvres par testament pouvaient de elles s'occupaient A l'intérieur de leur maison. nombre de nos cités ouvrières modernes moins un cloître qu'une nous rappelle encore d'une série de elle se composait aujourd'hui) (et elle se compose ne renfermait dont chacune assez petites. familles de la ville pour soigner quand à célébrer l'anniversaire elles recevaient des legs. une partie de leur temps et consacraient travaux de femme. différens d'obéissance. En France leur habitation tandis qu'en Belgique dans une même maison. surtout leur susciter parmi le clergé séculier. progrès parmi les merveilles demeuraient en assez grand les Béguines et en Allemagne. Le un cimetière. à titre de dédommagement pour 'Mosheim. c. ne manquèrent sociétés pas de religieuses Les progrès de ces deux dont ils éveildes ennemis. ou elles possédaient différentes villes par Appelés éminemment le peupleBe~r~ les membres de ces associations laïques ils consacraient que les Béguines joussaiënt de la même indépendance ainsi leur vie au travail manuel et aux exercices de piété. Le treizième les rapides n'hésite dont Matthieu de Paris pas à ranger de son temps*. elle fait son apparition siècle fut l'âge d'or de cette à Lübeck. o. à à Augsbourg. elles s'appliquaient à des messes en assistant de la mort de leurs bienfaiteurs. le plus souvent des établissemens. vœu de elles faisaient et aux préoccupations terrestres. pour trois Béguines. un malade. pour le Les Bédes prières sur leur tombe. maisons pas plus de deux ou les s'élevaient une église et un hôpital au centre. Celles qui n'étaient et de contracter le voudraient pas entièremariage. sans. faisait les pertes que leur par an. et le milieu entre la vie monastique genre de vie de ces femmes tenait à la société des hommes. repos de leur âme et en récitant des bienfaits de la ainsi de la plus grande partie gaines jouissaient les désavantages. nullement Elles ne renonçaient la vie profane. Hambourg.LES BEGHARDS ET LES BÉGUINES. Des confréries pas à trouver se formèrent à leur image dans les de tisserands. ~-5 même époque. etc. partie de leur avoir. une certaine somme recevaient Les curés des paroisses lèrent la jalousie. et aux prières dans les différentes aux lectures d'artides imitateurs.

140s. t2.' siècle~ cette congrëgation~ fut réunie~ par InndeentX~ très-restreint. o.!}.o. en Allemagne.c. permettre qu'on par des procès ni Mais en 127~ Grégoire dans leurs personnes ni dans leurs biens*. 191 s. la présence on leur associations... dé ces ordres. éprouver partie du prix des entert\riche bourgeois~ et le cas n'était demens quand quelque point rare. c. X renouvela déclin treizième leur accusations la sentence d'hérésie siècle. En 1261~ Urbain IV les prit tout spécialement contre les téméraires écrivit au doyen dé Louvain & de les protéger qui et de nepas les moleste lésamigent. nul ordre n obtiendrait plus à Favenir usage griefs. Depuis la En du. se placer sous la protection la troisième règle acceptant furent Lespoursuités exposées~ et surtout leur absorptidn progressive au bout d'un lier.~6 LES BÉGHARDS ET LES BÉGUINES. leur indëpendanG%~ soit des dominiealia. cinq ans plus tard/Innocent sous sa protection. ~Mosheim. sur cette nous et ne fut~ dès Ibrs~ plus qu~une prôvinç~ elles se maintinrent~nSE[D~ Quant aux Béguines. Déjà en d'ordonner à ses magistrats Jeanne de Flandre jugea nécessaire contre leurs de lés défendre IV spoliateurs. à un réduite aux têt annuëlïë~ Après hornbre~d~ Ziglièrën.191s. 2Mosheim.. Lombardie~ François. encore que c'est perdre au crédit croisnon-seulement du con- prêtre abandonnait d'un spécialement même une attache à chacune de ces de beaucoup de membres~ mais Le concile du Latran avait décrété de donations importantes. il se formà~ depuis~ zième siècle~ la CoMg'reg'a~OK \Bcg-~<!t~ M!Mf 2T~~coM.o. nrent qu'elles disparurent~ certain Dans lés Pays-Bas. mandait à être enseveli dans le cimetière attenant à l'établissement: quant aux ordres religteux/ils sant de ces fondations pieuses cours ne pouvaientque qui les privaient. ces associations furent obligées~ peur religieuses l'une après l'autre~ soit des franciscains. que l'on fit contre les Béghards en les accusante entre autres et les Béguines~ de former une association non reconnue par l'Église. 'Mosheim.Sjeh auxquelles ël~ par le clergé régù'* st temps~en~ i~QM~~ r~e dé l~ existence~ de sacrtnër. terre qui les avait vues naîirë~mats~ ainsi que~ët~ nous-même~ ~chercherait~ainën~ëht~~ans~'qj! les vestiges qu'elles y possetieht encore~ }de~ jôur5 en assurer établissemens ~t?`~- s.. ~A&M~ .. dirigée par une de là son nom de GoKg'reg'a~o seizième assemblée ~~ëre~M~.c.o~ de cette décision l'approbation pontificale.. de l'institution du Latran j et dès lors commença le des Béghards et des Béguines~ hâté encore par les du concile qui ne tardërehl pas à les frapper.

ciscains hérétiques ou Fratricelles. s. 12. Siegfried III. can. d'une faveur pour ce motif. l'évêque d'Eichstedt.261. de Mayence. Vienne 1841 2. au nom de Dieu et de se livrer encore à d'autres pratiques En France. ~Mo~heim. De même. CM. vers l'an 1239. c..tant dans le tiers ordre des treres mendians. de 1295. Déjà en 12~. c. de leur grâce à la liberté genre de vie et. singulières". renouvelé à en 1292 et à Mayence en Aschaffenbourg défend aux membres i3io. on appela Béghards et Béguines les Frères et les ~a?M~ ~M libre esprit. 349. Die -iEtn~e~ (<e)' ~e)Mt' .son statut. sous ce nom les franen Allemagne.LES BÉGHARDS ET LES BÉGUJNES.l47. avec les sectes de leur Enfin. Jean XXII donna même ce nom aux par~tMd:. ~. trèsdu peuple grande auprès leurs dehors que séduisent et il hypocrites. comme leur est défendue l'entrée des demeures des mis en nonnes.. de la prospérité extérieure de cette institution par suite de son rapide encore. prescrivit de ne pas accepter des membres nouveaux au-dessous ans'. Il constate qu'ils jouissent..4. -t7 Jenne de leur autonomie entrée A ce déclin elles ont changé de caractère religieuse. menaça. 3Mami. comme une conséquence développement. la corruption des mœurs et des doctrines. on désigna d'hérésies. 325.BtM. dence intérieure. leur nom ne tarda pas à être employé couvrir toute pour sorte Dans le sud de la France. Guillaume de Saint-Amour leur reproche vers la même époque de vivre d'aumônes et d'affecter une piété extraordinaire en portant en public des vêtemens délabrés~. de ces associations de traverser les rues et les places en publiques criant du pain. 25. le vœu de voir l'entrée exprime des maisons des Béguines interdite aux religieux.. ) o. amenée fatalement dans ces associations par l'entrée d'une foule d'élémens hétérogènes. Mosheim. a. de quarante l'arPierre de Mayence renouvela chevêque cette mesure. dans les Pays-Bas et dans le nord de la France. les Béghards et les Béguines durent naturellement en subir l'influence.51. les Béguines Reinbotto. se joignit la déca- . 202. archevêque pour l'abus les d'entre les Béguines prévenir que plus jeunes faisaient de leur aux établissemens de son diocèse liberté. rapport temps par suite de leur immense extension. mal famées de son diocèse des peines les De plus. des frères mendians avoir ramené paraît à leur quelques Béguines ancien genre de vie et donné à certains des habitudes de vaBéghards Un décret du concile de Mayence gabondage.e~ 298. chez Chmel. l'exemple plus sévères~. En i3oo. o.

67.o.o. Henri les novateurs. aujourd'hui ce livre. C'est et les comme Béguines partisans rentrent Albert l'ensemble vivant esprit que les Béghards des sectes panthéistes au rencontra sur leur pour compte la de moyen âge... qu'à côte des membres qui acceptèrent à l'Église~ il y en eut d'autres orétrangères qui restèrent qu'il importe de l'hérésie dans d'observer du libre dans l'étude des sources thodoxes j distinction de leur histoire. les foyers de l'hérésie. SMosheim. archevêque de JEcdpgiieg~p)~~ . La première moitié du quatorzième siècle de son plein esprit l'époque épanouissement.. Ils engagèrent à vivre sans règle assurant beaucoup de religieux qu'on pouvait mieux servir Dieu par la liberté de l'esprit de Les éveques s'émurent et voulurent les collèges dissoudre ou de pareilles ces tentati'ss voix s'etaientfaitentendre~ alors les religieuses de Kirehen et dé Gn~~ "auxquelles la liberté des FratriceHes avait plu~" demandèrent instamment à l'évëque de Constance de leur donner la règle de sain~ afin de cacher ces doctrines tin. nouvelles sous l'apparence d'une vie monastique En tzgOj Béghards régulière.48 LES BÉGHARDS ET LES BÉGUINES. le lecteur et deux Ces religieuses des franciscains Béguines~ de soht. il nous est possible coMa~~ ~Mp6heim. 4Mosheim. o. détails dans un de ses livres à Cologne.. tisans de Gérard pas oublier des doctrines en Italie*.o. c.en i 306 ün.~extg~ de :i' de Virnebourg. bourg furent ~cace contre .c.198. Il écrivit intitulé auteur perdu~ qu'un postérieur~ qui a possédé et se contente crire ce passage ces hérétiques une peste d'appeler recherchant de la liberté En 1261i apparurent en l'apparence Souabe des sectaires aux précédons~ semblables mais dont le but paraît avoir été de jeter le trouble "Alors dans dans les couvens. Vers iz5o~ fois première si horribles le Grande des Béghards hérétiques.o. M<MMe/.ëyidemment Baie nt saisir autres fut Colëgnë~ au .doctrine. SMosheim.o. se refuse à trans- que~ on les des à Baie t du décrets ex~ Cot~ n!@~ AM libre St~asla~çés lèùx et plusieurs à qu'il les considérait comme hérétiques*. ~~& . 201. il ne faut Touteibis~ Segarelli répandus de ces associations..e. surgirent quelques couvents nommait un certain nombre d'adversaires de la vie monastiFratricelles~ Béghards et Béguines.199.

s. Les menaces d'excommunication et de persécution qui terminaient ce mandement n'effrayèrent leur nombre pas les hérétiques. de mendicité et de vagabondage » ~Moaheun. . Duns Scot arriva à Cologne en i3o7 et se mit immédiatement à l'oeuvre mais l'année suivante il mourut sans avoir pu achever sa tâche 1. Le concile de Trèves la ville de l'année t3io s'occupa Béghards.. disent-ils. car la loi n'est pas imposée qui vit sans péché.. 5. c. à celui plus sous la loi. genre de vie sous prétexte de mendier au lieu de travailler.. en tis~tiennent présence de personnes de profonds crédules. assemblée. de Dieu ne sont et au juste. cap. d'une révélation céleste. 3. ~Wadaing. -La n'est pas un péché. du nom d'une minorum.. simple fornication Tout homme sa femme légitime peut renvoyer Dieu.. ne fit qu'augmenter à Cologne. Clement. A certaines époques entre eux des réunions dans lesquelles ils se donnent. On trouva donc nécessaire de faire venir dans cette ville un des les plus théologiens illustres de l'époque pour réfuter une doctrine dont le clergé de la localité était impuissant à démontrer l'erreur. c'est-â -dire au grand détriment des frères mendians. Nous leur association comme désapprouvons étrangère à toutecongrëgàtioh reconnue et leurs habitudes par l'Église. lib. Si une pour suivre femme ne déplore dans le mariage. Dans et le diocèse il y a un de Trèves. Celui qui ne me suit pas. En même temps les revenus de ces deux ordres diminuaient sensiblement. 242 Mosheim. actes de cette Béghards. et à interpeller en pleine église celui des frères mendians qui.c.LES BÉGHARDS ET LES BÉGUINES. au grand détriment de la chrétienté.osait comdamner leurs doctrines du haut de la chaire. 108. et de prêcher leur doctrine étant des laïques. l'apparence des interprètes Écritures sacrées. certain nombre des également est-il dit dans les de laïques.210s. publiquement Voici les erreurs quoique dont il les accuse Dieu se trouve dans un état de perdition (in quaCeux qui sont menés par l'Esprit dam perditione). appelés loi contre les Béghards un nouveau à laquelle congrégation ils feignent imaginaire en public vêtus de longues d'appartenir. Leur audace alla même troubler jusqu'à les réunions religieuses tenues par les dominicains et les franciscains. ~HM<~M~ o. ne peut être sauvée car je ne pèche pas. pas la perte de sa virginité elle ne Toutes ces vérités leur viennent peut être sauvée. ils se présentent ornées tuniques de grands et fuient tout travail capuchons manuel. tit.o. 49 » H leur les Béghardes' de reproche "pratiquer de pauvreté. 3. 6.

dans une lettre de Crémone.~0 ~ES BEGHARDS ET LES BÉGUINES. Rainerio de Casulis. et qui manifestent hétérodoxes sur les articles. de plus.ce qui leur Au concile de Vienne. hommes pervers et quelques. nous montre que l'hérésie avait déjà franchi les monts. Dans le de ces premier documens il est dit Nous avons d'une source appris digne de foi qu'il existe un certain de Béguines.. tant membres d'un ordre pratiques de la même religieux que laïques. certain nombre d'hommes. contre la secte du libre esprit. de foi et les sacremens de l'Église. Le à la suppression pape concluait totale des Béguines. secrètes dans des lieux retirés ou dans des cavernes. Clément écrite en i3n à l'évêque V. le temps de la liberté pour ~RaynaMi. dans la province de Spolète et. la liberté de l'esprit. arrêt trop sévère puisqu'il fraples en innocentes pait même temps que les coupables. dure du l'envoi. nombre atteintes sans doute de se livrent à des discussions folie.reprocjhe aux sectaires les erreurs suivantes . Dans quelques parties de l'Italie. fêtâmes inndèles. le temps qui s'est écoulé depuis la création l'arrivée du Seigneur jusqu'à est l'époque du Père. qui depuis la ain Saint-Esp~ du monde. Clément V dirigea contre la secte deux décrets ou constitutions. et Béguines. le concile singulières de que leur reproche il est question Mayence de réunions année. et de femmes. recueillis dans les C/emcMt/MM." Lasecondeconstitution avait pour exorde Ce n'est pas sans un grand déplaisir que nous avons a surgi une secte abominable appris qu'en et conAllemagne formée par quelques damnable.adanN. qui et à des prédications sur la Trinité et sur l'essence des opinions divine. plaît' qui eut lieu la même année. et~le temps de la rédemption. De la sorte elles induisent en diverses erreurs de gens simples et crédules. de.13H. est l'époque du Saint-Esprit. Parmi les . les contrées se trouve un avoisinantes. celui qui est compris entre du l'incarnatiom Christ et la venue du Saint-Esprit est FépoqUe du ~ils. beaucoup elles commettent sous le voile de la sainteté d'actions beaucoup qui sont un danger pour les âmes.n066.J.<MM!..l'institution. il est revenu luimême sur cette décision dans un écrit publié peu après. vulgairement appelés Béghards jËlle.Us divisent le temps compris entre la création et la fin du monde en~t~s~ëpoques suivant eux. dans accorde aux Béguines et de moeurs irréprochables orthodoxes la permission de "servir Dieu selon l'inspiration duSeigneur. qu'ils appellent c'est-à-dire la liberté de faire tout . introduire dans l'Église un genre de qui veulent vie abominable.

qui de l'hérésie. Nous genre de vie dans et de principes. Car s'il pouvait il pourrait dès ici-bas s'élever à une perfection progresser. 5i l'homme céleste de faire peut telle ce qui L'homme possède donc pas besoin qu'il en lui-même plaît~ sans que rien puisse être appelé mal. pas fait mention par l'évêque de Strasbourg. de Dieu. à son clergé~ au sujet des mêmes hérétiques~ dans cette cile la décison lettre. S'exercer dans tique. supérieure L'homme. car ses sens sont alors si complétement qu'il à son corps tout ce qui lui plaît.LES BÉGHARDS ET LES BÉGUINES. la pratique des vertus est le fait d'un homme L'âme imparfait. que nous ayons exposition sur leur de l'année une au sujet très-étendue est le plus prédu libre esprit. l'âme n'a à la contemplation s'élever lui la parfaite de la lumière de Dieu. dès la vie présente de la félicité la plénitude acquérir l'obtiendra être intellectuel Tout après la mort. nommée inquisitoriale ces hérétiques. prier. i3i7~ des Frères de leurs réunis le but de Vienne parvinrent rivalisèrent de zèle dans La cieux Nous plus lettre de Jean témoignage y trouvons d'Ochsenstein. possédée quand est parvenu au dernier ne doit plus ni jeûner ni degré de la perfection. Ceux peut en toute liberté accorder dans cet état de perfection et qu'anime de Dieu ne qui vivent l'esprit sont à aucune loi humaine ni à aucun précepte ecclésiasplus soumis car là où est l'esprit là est la liberté. du concile Ce n'est que à la connaissance la répression de Mayence sous Jean XXII de i3io est seule relatée du condès lors que ces décrets des évoques. félicité divine en vertu pour de sa nature. le diocèse de Straspar la commission sur les renseignemens dans par l'évoque y lisons L'on rencontre spécial de rechercher dans notre ville et dans . parfaite donne congé à toutes les vertus. elle n'est dée.. si la tentation Dans l'a ce cas. pas sous l'impulsion pas un pécher surtout de la nature. précéil divin. pour tère de l'eucharistie s'arrêter à une ou la Passion pensée quelconque du Seigneur. à celle qu'a il Jésus-Christ. dès l'existence et à la jouissance L'homme peut atteindre un tel degré de perfection actuelle de pécher et qu'il devient incapable qu'il ne peut plus faire aucun progrès dans la grâce divine. un signe d'imperfection des hauteurs de la contemque de descendre plation pure. ni témoigner à l'hostie aucun car ce serait respect. encore Lorsqu'on présente le corps du Christ dans le service ne faut pas se lever. L'union sexuelle est un péché mortel si elle ne s'accomplit au contraire. Du moins il n'en est paraissent pas avoir été publiées dans la lettre adressée~ six ans plus tard. Ces touchant le mysconstitutions ne immédiatement. soumis à la raison. détails quelques Elle fut écrite bourg. Jean d'Ochsenstein.

durch got omittant et aliis mendicantibus se CoNfQïment. de et que commandemens à la Vierge en trois vertus.mM~ theol.c. Dans leur nombre des grande douleur. que avec la puissance se confondent et l'activité j la volonté avoir créé toutes choses Dieu.." C<ump.5~ LES BÉGHARDS-ET-LES BÉGUINES. son actide créé Christ que saint les perfection s et vivre dès icin'est tenu d'obéir le que aux catholiqueou'iachréttènté point qui imposg respect ~K.~c dicitw M ~· opinioAmaMeianortun. Aussi prétendent-ils et avoir plus De même. Thom.nôn tamen et in petendis eleempsynismod~msuutacon~~t~est~" tunicseconsutis." . . un mérite plus en vertu de sa nature~ et peut même acquérir celui de Christ. Plusieurs d'entre eux se disent plus parfaits Paul bas vanité et supérieurs réunies divinessont dans l'éternité. Voici les hérésies qui motivent Dieu est d'une manière formelle tout ce qui Dieu en vertu entre de leur distinction menant cette est~. disent-ils.leommum. et b. 1 MosKëim. une sévère Ils être aucune à Dieu. desupercumcapùeilS pMtis. ainsi que ceux qui leur délai l'aumône. Swestronps <][Nas in singularitate quadàm reprobra pallium replicant sapra caput et dum pëtunt eleentosyNam. seront excommuniés. ~Habitu quo hactenus in perversitate usi sunt penitus abjecte et mùtato.. qn~~ 3~ art. et honnête.i. en eux. sa puissance. indqmentis ab umbilico deorsumscissis. hérétiques que les maisons qui servaient à leurs réunions soient vendues au profit de l'Épubliquement leur doctrine doivent être remis aux glise. dans l'espace Ceux d'entre les secprêtres et changé de costume dans un taires qui n'auront pas fait pénitence de trois jours 2.o.. que le peuple appelle et Soeurs mendiantes et qui se donnent à eux-mêmes le Béghards volonnom de secte du libre esprit et de Frères et Sœurs de la pauvreté se trouvent. Aq.Qaos vulgus Begehardos et s~estrones "brod dntch got'' nônuNaf-~TKss* heim. s" Deus estformaMter omne. nous Nous condamnons que ces ordonnons un certain nombre de sectaires soient chassés de leurs habitations.259 s. sa volonté. de la secte.o. ils anirment être L'Église L'homme Dieu~ entre parfait autres n'est à celui Toutes éternels est grand que si bien sans qu'on nature~ puisse eux et Dieu. à notre taire. notre diocèse 'moines toutes et des prêtres~ et beaucoup les doctrines et cérémonies de gens mariés. Les livres qui renferment de quinze jours et brûlés.256. L'homme. Sont exceptés les Béghards donneront qui ont accepté la troiou qui sont régis par des frères appartesième règle des franciscains nant vie à des ordres pieuse sentence assurent établir peut vité s'unir et les Béguines approuvés par l'Église. "brod durch got" clamitantm plateis.. 8: Atii dixerunt Deum esse pHhcîpmm fomM. . c. suivant éux~ chaque homme parfait que Dieu. p. 1.i. fatuité.

parce qu'après L'Écriture renferme de passages dans lesquels beaucoup poétiques il ne faut étaient point chercher la vérité. ne doit solliciter pas l'activité de royaume l'homme. Plusieurs d'entre eux ont atteint un tel vers le mal ni degré de perfection qu'ils ne peuvent plus ni reculer Ils ne peuvent vers la sainteté. encore eu entre les mains au siècle dernier. s'affligent et. pain aujnême De même ils affirment les éléque tout laïque honnête peut consacrer a déposé ses vêtemens et que le prêtre~ lorsqu'il a mens. longtemps attribué a Henri Su?o. ni les Sarrazins~ la mort leur esprit retournera en Dieu. Confesser pour le salut~ recevoir des âmes tant la délivrance ses péchés la sainte cène des défunts à un prêtre n'est pas nécessaire des mains d'un laïque hâte aude la messe que la célébration II n'y a 3nfer ni purgatoire. et. ils ne péché choses tous les péchés communes Ces mots sont une allusion évidente au Livre des neuf )'o<Aes écrit par un des membres de la secte et que Mosheim a. Die KSMK Jt&MMK. Ce livre ne doit pas être confondu avec un traité mystique du même nom. ne sera jugé qu'au n'aura pas lieu l'homme moment de sa mort. tout et ressemble à un sac dont on aurait pouvoir particulier perdu dans tout versé le froment.LES BÉGHARDS ET LES BÉGUINES.BM&MHH ~Ch. Ils ne vénèsuivre les préceptes le corps de Christ. Fel8en von . ils se détournent. que toutes à tous et qu'il leur est permis de voler. Aucun mobile extérieur même le désir du des cieux. bien plus. Leipzig 1859. rent nullement en blasde l'hostie et prétendent se trouve que le corps du Seigneur phémante des titre que dans le pain de la sainte-cène. Alors son esprit retournera v~ celui dont il est issu et redeviendra si comavec ne restera Dieu lui~ qu'il tel plètement un plus que seul~ Personne ne sera damnée ni les Juifs. Ils se tiennent au sommet de la neuvième impassibles rocher vaient ils ne se réjouissent écarter d'un seul mot de rien. Ces neuf rochers paraissent avoir symbolisé neuf degrés successifs de l'union de l'âme avec Dieu. C'est pourquoi l'on doit plus ajouter humaines du cœur~ qu'à la doctrine qui procèdent de la foi catholique en composer pourraient foi aux des conceptions et Évangiles~ l'on est plus tenu de suivre l'instinct intérieur que les vérités prêchées dans les églises. dont le véritable auteur est le bourgeois de Strasbourg Rulmann Merswin. sacerdotaux.) . Si tous les livres certains membres de la secte détruits de meilleurs. s'ils pou-des souffrances ils ne le feraient mortelles. qu'il existe de toute éternité. liberté~ dispensé des prélats et les statuts de l'Église. aussi progresser affirplus pécher ment-ils'qu'il leur est donné de commettre sans Ils prétendent sont quels qu'ils soient. Schmidt. 53 En vertu de cette il est également de parens. Depuis lors il ne s'est plus retrouve. Le jugement dernier par le prêtre.

dans cette vie. il doit être libre de toute vertu principales. 1. de Bégliàrds et de Béguines grand nombre rent brûlés~ lesautresMoyésdans le Rhin. et l'engage~ aux qui échappèrent un Saxe~ en Thuringe. o. y . prévint par lettre de cette dire résie émigration des sectaires. mais pour nous.144. et avait exposé sa doctrine allemand. SMosheim. le moine réuconstruit un li~ les ~ttirateht~ paTadi~~il~~r et 'Voir unesétie de propositions tUta. n'a plus besoin. Jeté en prison~ de subir le il déclara~ peu de temps ayant du feu. Joh. o. Preger.. (~AfMMCOK. des enfans. qu'il avait beaucoup de partisans dans la ville~e~ supplice les localités environnantes. dér ~eM< 1. o. près de Ëlagent c~sz yefMm ~tttM furt). qu'ils appelaient femmes de la ville~ et y célébraient leur culte dans un état à l'état d'innocene~ absolue j symbolisant par là leur retour d'Ëvedanslejardind'Éden* contemporain. Suivant un chroniqueur du temps la ville était entière avait infectée fait partie Hollandais de l'hérésie' En i3iQj on y brûla qui pour de la secte: Vers ï 322 j les hérétiques du nom dé Wàlter~ nxé à quis'était Cette presque un prêtre avaient toute chef un Cologne après avoir séjourné IL savait un quelquettëmps à Mayence. . -Cet aveu En 1325~ inquisiteurs épiscopàux. il est certain du moins de cette qu'à partir époque elle n'y reparut plus qu'à de rares intervalles A Cologne. Trever.–s 6'M<« \B<!MeM~. ceux se réfugièrent en Hesse~ en inquisiteurs d'entre eux descendit le long grand nombre Jean d'Ochsenstein Cologne. dans quelques livres rédigés en peu de latin. c. pas. ~M~.–L'homme parfait hérétiques furent poursuivis avec ardeur. Bcehmel'. depuis sidérablement dans leur leur a.. Toute union sensuelle est un pécher excepté celle pour lui-même. raconte Guillaume).54 LES BÉGHARDS ET LES BÉGUINES.yeMn«M. 270 VietnëMM ( abt)ë de Tiçtring. .B~uze. ~Mosheim. La gravité de ces proposiqui a pour but la naissance tions fait comprendre la sévérité de la sentence Les épiscopale*.togues.. libre de Christ et de toute méditation sur sa Christ n'a pas souffert -rnort~ libre de Dieu même. 253 p. ofcAtep.aNMe~ 1. Au j sévir contre a réussi à extirper l'héde Wimpheling. les Frères du libre esprit n'avaient plus été inquiétés i3o6.. 401. du Rhin vers Mayence et son collègue de Worms eux. et de tout acte de vertu. s. l'évêque de Strasbourg de son diocèse.' que les sectaires s'étaient nion paraît avoir ils patVihrent stimule à~ s~ hérét~ le zèle~d~ û'<un le' souterrain. des trois vertus la foi~ l'espoir et la charité.vait permis de s'augmenter coritranquillité et de mettre les principes moraux contenus en pratique doctrine.

L'homme peut atteindre dès ici-bas le terme suprême de la sainteté au prix que Christ a atteint des plus grandes il l'humanité. à la liberté de son esprit. souvent Le culte l'occasion était célébré des plus dans honavaient un chef. d'aucun secours d'en ses dispositions naturelles haut. Il n'existe distinction entre l'âme plus aucune entre l'âme parfaite et Christ. car précédentes en grande il est débarrassé partie du symbolisme allégorique que nous sont plus hardies. 55 Arrêtons-nous ici la secte du libre esprit recueillis dans la première seignemens Elle se composait de communautés isopériode de son développement. doit être à cette l'essence lequel la créature recomposée~ union avec Dieu. est loin un état de l'unité arriver d'être un état perdition. l'âme n'a plus dans parfait de la vie Le système philosophique loppé que celui des sectes ne peut demeurer. Dieu y est représenté relation comme descendu de son unité immuable dans le domaine de la et de la pluralité.LES FRÈRES ET LES SŒURS DU LIBRE ESPRIT. encore pour toutes n'a endurées sounrancesj saint peut même dépasser au but ne l'est vers plus lequel pour pour lui-même et non pour n'être Paul. se distinguaient lées dont les membres par un genre de vie et un cosla mendicité était leur principale ressource. absolue besoin du monde sensible c'est une chute.avec soient. Pour le bien. Les types éternels renfermés dans l'unité de son être. qui développait plus intelligent phicommuns à la secte entière la direction de son losophiques d'après De là ces nuances diverses d'une même doctrine propre esprit. il en résulta que les créatures en elles ces formes de l'intelligence sont Dieu en tant qu'elles portent est d'une manière formelle ou~ en d'autres divine. pansuivant ou l'élément théiste. avons rencontré L'identité tantôt~ et ses solutions de Dieu et du monde en est encore la vérité centrale. son union. termes. il accomplir de sa propre aucune nature. des Frères du libre dans secrètes~ les différentes qui devinrent localités. se sont multipliés à l'infini. Souvent tume particulier. qui avoue pas il tend. Mais cette manifestation au de Dieu à lui-même moyen divine. doit rentrer Pour en Dieu. parfaite et Dieu. c'était un prêtre ou bien un pour sur réunir en un tableau d'ensemble les ren- esprit est plus déveses formes sont plus nettes. l'y ramènent nécessairement. que Dieu tout ce qui est. spéculatif que ce fut l'élément pratique qui prédomina des réunions teux excès. loi parvenu les autres ses oeuvres qu'à extérieure quelles qu'elles à l'inspiration s'abandonner ne saurait poser de limites . Dès lors~ ce qui est péché Dieu sanctifie lui. ces communautés laïque ses les principes que compagnons.

qui lë~eprésentent. quand on est empêché de l'enfer. le objectives. succédé On aurait aient dans dans cependant divine. de manière de toute éternité~ c'est-à-dire Dieu. Personne en Dieu on a le ciel ne sera on peut quand au moment damné en toute l'accomplir de la mort~ l'âme qu'il ne reste plus que le pain de la sainte cène. inévitablement matérialisme naissance ou à l'uneou à l'ascétisme. . que l'hon~~ lAlYa]'usPeIa. doctrine Dieu et la loi morale ont cessé d'être quand pour nous des réalités notre destinée est réalisée. a dû exister plus haut la preuve qu'il du parti qui abolissait ouvertement la à l'as- donne de ces deux niorales~ au dans le décret de Hehri de Virnebourg de l'année i3o6~ à côté du principe que" la fornication n'est pas un péchéj" une fentmë ne pent être saucet autre qu' vée si elle ne déplore la perte dé sa virginité dans le mariage.~t72~. et qui immédiate de Dieu. et d'autres encore de la doctrine des points ce qui a été Christ et la Quand du salut. L'Église~ écrite. sur toutes les lois sociales dans L'époque présente~ se réalise cette union de l'homme et de Dieu.-De~<t?M<M-N'c~tfB.56 LES FRÈRES ET LES SŒURS DU LIBRE ESPR!T. est le terme du laquelle développement historique de la règne révélation du Fils.. Saint-Esprit succédant-au à celui du Père.gias. de la communauté des biens~ ils légitiment l'union sensuelle principe en vertu de l'excellence de nos désirs naturels et de leur supériorité et ecclésiastiques. Seuls nos mouvemens intérieurs déterminent ils légitiment le vol au nom du activité. plus. tort de croire professé les conséquences les propositions énumérées ces communautés~ à côté dcmahder distinction du bien et du mal~ un parti qui préférait cétisme la réalisation pratique de son principe philosophïq~ en enët~ suivant les individualités théisme.~ et j dans la lettre de l'évêque outre le principe de Strasbourg. suivre liberté retourne sa volonté. Désormais~ monde nous trouve aucun bien ne nous sollicite insensibles. "On primer dit un jour un membre de la secte. aucun malheur ne nous encore notre amigeplus.. n'est avec ses préceptes et ses vertus aux yeux de celui que vanité dans et sa parole j ses sacremens Dieu dans tous qui perçoit les objets visibles aussi bien que a conscience d'être la révélation dernier dis~ le jugement Écritures ne sont que des allégories: les conceptions de l'intelligence doivent les vérités de la révélation humaine a extérieure. le paraL'enfer. à l'autre Nous lisons que tous les Frères du libre esprit morales Nous trouvons qui précèdent.Lyonl617. comme le règne du le règne du Fils a c'est et se perd en lui.

MAITRE

ECKHART.

57

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adhérons. Avant d'étudier ment tiques l Nous de une ultérieur du poursuivre doctrine de la l'histoire qui secte, ne la fut de pas l'hérésie sans du Eckhart'. du influence plus grand libre esprit, sur des le il importe

développemys-

doctrine maître

docteurs

quatorzième nous

siècle~ de

succincte de la vie et du exposition système d'Eckhart, renvoyant désireraient à notre plus de détails .EMtM~' 1871. Voir le mysticisme spéculatif de M<fe,EM!/MM'<. encore sur Strasbourg ces questions les dinérentes de M. Schmidt publications dans les (.M<:M<~ -E'o~, ~<M~. u. Études sur le mysticisme .EH< 1829. allemand au quatorzième dans les Mésiècle, motMs~yJ.ctM!. des sciences mor. et polit., 1847. JKeM<e!N~<M'<, dans la jBe~-jE~e~/c~. celles de M. Preger .Be~o~, 1355), eMte~ <?eso~c/~e (Po?'arSet<em~!( der <&'M~c/MM dans la ~!tsc/ 1869. ~/s< f. M~. Meister Eckhart Theol., M. die Inquisition, Munich 1869. e'esc7McA<e der deutschen im I. ~ys~ et ~Mc~er, Leipzig 1874), celles de Martensen etne theol. (J~tcf do J?c&<<, M. Bach Studie, 1842), (Meister Eckhart, 1864) et de M. Lasson der ~~tAs?', (jMsM<e?' Eckhart, 1868). L'année a paru le premier volume de l'ouvrage dernière, attendu depuis longtemps de M. Preger im ~Me~~s?-. (Gesch. der deut. J~s~ Ce volume s'arrête Leipzig 1874). M'anneo avec des développemens 1330; l'auteur y a traité, tres-detaillés et en matoutes les questions jeure partie originaux, la qui se rattachent de maître personne Eckhart. Sur ce point, les conclusions de M. Preger en opposont, pour la plupart, sition directe avec les résultats antérieurement il nous importe d'examiner si acquis; l'ancienne manière de voir, que nous avons nous-même cherché à corroborer dans notre premier travail sur maître est destinée à céder le pas à la nouvelle. Eckhart, Commençons par la question M. Preger biographique. D'après (<?<McA. d. (!eM<. «Eckhart est né vers l'an 1,325). en Thuringe.» 1260, très-probablement Cette assertion se fonde sur trois le témoignage de Quétif, preuves la décision du chado en et les fonctions pitre général Besançon 1303, administratives qu'Eokhart exerça dans son ordre en Saxe à la fin du treizième et au commencement du quatorzième siècle. Nous avons ces points en 1871, ainsi déjà examiné des autres que la plupart entreront ici en discussion. Notre qui a M. Pregor critique aucun n'ayant inspiré comme le montre la argument nouveau, a faite, nous réponse qu'il nous répéterons ici, sous une forme 'plus si possible, les preuves convaincante, en y déjà produites, autres non moins ajoutant quelques d'attention. dignes 1<~ M. Preger tient et au témoignage « Parmi beaucoup, de Quétif. pour cause, les ont des hommes écrivains qui de l'ordre parlé des distingués dit-il dominicains, 63. <?eMA. a!. (~OM~ p. et Echard, <!eM<K, I, 326), Quétif ont presque seuls, travaillé avec l'exactitude d'un ils ont eu à leur des sources critique; disposition nombreuses et importantes; or, c'est Eckhartun Quétif quiappelle Saxon.* M. Preger laisse ainsi entrevoir sa pensée: c'est sur la foi d'anciens documens auque ces teurs assignent à Eckhart la Saxe pour patrie. Voici ce qu'ils « Fr. Aicardus, disent alits Aycardus vel Haycardus enim in ordinis (sic monumentis varie antiquis scriptum legitur), ne minus varie a reoentioribus Eccardus, Eckardus, Ecchardus, Saxo,

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MAITRE

ECKHART.

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Parisiis

ut aiunt, et pro forma, VIII et gradu magisterii; gravioriillointer Philippum IV, Francisa ut dictum est de Florentine dissidio, Aicardum, regem, supra Remigio (p. 506), Romam et doctorem evocavit Bonifacius Sic enim a Bernardo Guiipse inauguravit. donis post Remigium laudatùm recènsetur fr. Hayoardus teutonicus licentiatus per Bonifacium VIII anno MCCI!. vero tum iu existimatione Tanta anno erat, ut, divisa Sanjaoobeo sed exorto tum legebat pub!icë, Bonifacium et Saxonia ab ea distracta et provincia Teutonia, amplitudinem Aicardus hovse elootua provinciam orecta, primus hujus provinoisa prior ctincomitiisordinis Tolosse anno MCCCIIH ab Aimerîco fuerit, habitis, PIaoent!no, iisdem ordiniH Eam tanta in confirmatus. vero diselecto, magistro diligentia, eoque Mquenti in novam de fr. provinoia Bohem!se, Aycardum, provincialem SaxoniM, noatrum vicarium in sibi dantes generalem provincia Bohomiae, plenariam potestatom tam in capite in omnibus et etiamsi de iis faquam in membris, singulis, opoMeret cere mentionem ordinet et sibî videbitur specialem, ut ipse disponàt,secundum quod Vemm ut prœstantiora non sibi caveant expedire. semper ingenia, propositiones legatur atatuimua ot ordinamus quœdam sive exciderunt, aprit. pbntif. XIII, id estMCCCXXIXreprobavit. Paris (Quétif.et Echard, A't~. <M'F''a'<Hc. 1719, d'abord au commencement du in-f, I, 507). tout notons dix-huitième siècle que c'est Echard ont composé leur a une époque que Qaëtifet où ouvrage, par conséquent toute tradition orale relative au quatorzième siècle s'était depuis longtemps éteinte dans l'ordre; ce qu'on do cette époque, c'est connaissait des docteurs des livres qu'on le tenait. nos auteurs faits dé la vie dEckhart? Trois Or, que savent son précis: séjour à Paris et ses relations avec Bonifaoe VIII, sa nomination au au comme chapitre chapitre les années premier général général 1302 a provincial de Saxe et sa confirmation par Aymerio de Toulouse, enfin son élection au vicariat général de Strasbourg, –c'est-à-dire les seuls événements 1307 après entre de Plaisance de Bohême antre in sermonibus quas Johannes sive in soi'iptis, XXII constitutîone ad mysticam theologiam data Ayeniono VI kal. apectantes, illi G!plins6 atatutum regularis studio Oum vexit, multa ut in comïtiis ordinis exammatione digna MCCCVn sic Argentinse et correctione audiverimus de eo ob nimiam

in gymnasio

sententias

compris de la buHe de JeanXXn()329), puis il est Immédiatement question publiée la mort Ce n'est d'Eokhart, donc qu'à l'âge ans de quarante-deux qu'Ëokhàrt eu scène pour eux; Hs le perdent de de vue déjà h.Tâge quarante-sept ans; or nous savons Pas un mot de la première qu'il est devenu octogénaire. presque partie de la vie d'Eokhart, un mot des événemens pas qui ont suivi l'anné 1307; !& plus de la vie du maîtrej importante a Strasbourg, période celle qui comprend sonséjour à Francfort, est complètement sous silence. a Cologne, passée Toute la biographie <JN:M<tt-<M MM celles !at<poMf~M~<t/'e<~c~<tf<& e~Moe (~e ctMg<tKM~M,p~cts~!e!t< le qui furent fempH~ par ~OMMe~'M~~oB&Ma~c~AfM't en ~Me, ë< MM vicariat de Est-il étonnant lors aient ~o~~në. dès général Eckhart un Saxon? qu'ils appelé ne comme Te lieu Car, remarquons-le bien, ils nomment pas unelooalitédétertninée de son origine, ce que, vu leur-exactitude, ils eussent fait certainement s'ils avaient eu

ce sujet leur indicàtionhe se composa quelque document précis; sans à eux le montre «Saxo, comme l'extrait cipreuve qui aiment tant, l'appui, a sources ils en citer leurs d'intéressantes, trithem~ ne dessus, quand possèdent connaissant le d'Eckhart dans orientale également que séjour l'Allemagne ("Claruit suo tempore in Austria maxime,» De scftp<. eec~M.; dans la-BeM. eec~. de Fabricius. contenté d'en conclure Hambourgt7l8, § S37), s'était qu'il était AHemand(teutoni-

MAITRE

ECKHART.

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divers peuple.

à cette

une induction à celle de par complétement analogue (ce qui prouve Quétif que ce n'est avons faite pas une simple hypothèse que nous le de Trithemius à la lettre, tantôt), prenant en tirait était Autripassage qu'Eckhard chien (Preger, Nous arriverons au même résultat Tb! p. 61). par une voie toute différente. Les anciens de l'ordre documens ont consultés, nous q'uils apprennent et font commencer le nom d'Eokhart Quétif ce no Echard, sont par A; que les manuscrits récens avec E. Ceci exclut dès plus l'abord les vieux ma qui l'écrivent nuscrits allemands auteurs étaient car ce n'est latin (nos français), qu'en que ce nom peut s'écrire avec A. En second le nombre des anciens documens latins lieu, eux-mêmes se trouve car il s'ensuit et Echard n'ont par là fort restreint, que Quétif eus); plus Steill, tous ceux pas connu en 1320 aux prieurs est écrit avec E. (V. par exemple la lettre adressée de Worms et de Mayence de l'ordre des domipar le général nicains Chron. ms. de la bibl. de Francfort, cité Jaquin, ~'<e~ Hervé,~dans par M. Schmidt, .EM<M &Mall. <:M ~M~oM~Me 14: "Habui etiam myst. siècle, p. delationes de fratre nostro et de fratre graves Ekardo, priore apud Frankefort, Theodorico de Santo de malis familiaritatibus et suspectis; et idciroo do Martino, duobus ipsis sollicite." Voir encore loin les actes du chasignanter inquiratis plus pitre provincial Chose nous retrouvons dans les trois d'Erfurt). curieuse, pièces se rapportant aux trois seuls aient connus de la vie précisément qu'ils points la d'Eckhart, nous triple donnent de ce nom sur la foi d'anciens orthographe qu'ils documents de l'ordre. Ce fait nous confirme dans l'idée et Echard n'ont que Quétif guère la connu, de maître pour outre la bulle do Jean biographie Eckhart, XXII, le catalogue que des docteurs en théologie de l'Université do Paris, dressé par Bernard où nous lisons à l'année du chaGuidonis, "Haycai-dus" 1.302; les actes <!e Strasbourg pitre général où se trouve enfin les actes du (1307), "Aycardus"; chapitre de Toulouse général où se rencontre la troisième forme: fr. Ai(1304), non tamen ohardus; erat confirmatus in die eleotionis sed die lunée sequenti magistri, fuit confirmatus in provincialem a magistro (Preger, Pareillement, nous PM-<M-&p.53). dire qu'ils pouvons n'ont les actes du chapitre d'Erfurt pas connu (a a d. provincial 1303 in capitulo fuit electus Saxoprovinciali apud Erphordiam primus provincialis niœ~ magister et missus Eckhardus, a. d. MCCCXI qui fuit absolutus apud Neapolim ad legendum." Pariaius ~a~. aussi n'insèrent-ils a cette occasion aucune p. 54); citation et ne nomment-ils même a quoi la ville où le chapitre Voilà se tint. pas se réduit le degré d'information et la valeur du témoignage de Quétif et d'Echard en cette matière. 2° En 1303, dit M. de (O'escA. der deut. Preger chapitre général Myst., I, 326), "le Besançon avait défendu aux membres une de l'ordre dans de remplir des fonctions autre province celle dont ils le étaient que après, originaires. Or, immédiatement chapitre d'Erfurt de provincial Eckhart aux fonctions de prieur appelle provincial Saxe". Le fait serait en effet, si tout s'était Voici la décibien passé ainsi. grave, sion du chapitre de Besançon fratres de provinciis "Volumus et ordinamus quod dtversis ad suas provincias, unde taxerunt et absolvimus illos, qui originem, revertantur, in omciis prioratus, vol in aliis erant ante" 7<M-<M'& 6). subprioratus, lectoratus (Preger, H n'est ici pas le moins du monde doréd'une destinée à empêcher question défense navant des choix d'une certaine mais d'une mesure temporaire, espèce, purement en vue de circonstances prise Le nombre et n'engageant nullement l'avenir. données, de leurs couvens les fort augmenté vers la fin du treizième s'étant, paraît-il, siècle, dominicains <pour faciliter jugèrent la tâche nécessaire des prieurs à plusieurs provinciaux. reprises C'est de dédoubler ainsi qu'on certaines 1288 provinces géle chapitre où ce nom

6o

MAITRE

ECKHART.

Eckhart ne possédons il

naquit aucun quitta_, sépara général

très-probablement détail paraît-il, la Bohême sur sa vers

à Strasbourg jeunesse. l'âge de Entré trente

vers dans ans,

l'an l'ordre son

1260. des pays,

Nous domipour

nicains, néral de

de la Pologne, sentence définitive qui ne devint de en en qu'au chapitre Cologne 1301 1303, celui de Besançon la sépara Saxe de la province A ces deux nouvelles il fallait des add'Allemagne. provinces on résolut donc de dans leurs foyers ceux des frères ministrateurs rappeler qui, suivant les habitudes nomades des moines avaient mendians, afin pu se fixer ailleurs, de voir, comme le dit fort bien M. Preger, de quelles forces intellectuelles on disposait dans chaque der ~eM<. Ceux (<?M<;A. des frères province -~f., I, 337). qui remplissaient des fonctions administratives dans d'autres releprovinces que la leur, furent vés de leurs afin de faciliter leur Voilà nous conduit chargea notre départ. jusqu'où A la question: texte. devait-on si dans l'une faire de ces provinces quo il ne se trouvait pas d'hommes de l'administrer? il reste aucune capables décision nouvelle muet; ne fut prise à cet égard; tout resta dans l'état. Or l'on sait que, s'il était d'usage de choisir autant dans les fonctionnaires les indique possible chaque province parmi aucun de défendait différemment. gènes, règlement ne Telle en effet, procéder resta, la manière dans l'ordre 1303. Le la prod'agir après prieur provincial que choisit vince de Bohême ne sut pas en le lui-même l'administrer; 1307, général chapitre donnant ainsi la véritable de (nous sa décision de interprétation 1303) chargea Eckhart de rétablir l'ordre (Saxon ou non, dans cette avec peu importe) province un pouvoir discrétionnaire. En 1331, c'est même un Français, Bernard Tarrerii, originaire de la province de Toulouse, devint d'abord vicaire qui général, puis prieur cela sur la recommandation de provincial Jean lui-même. d'Allemagne,' et XXII Mais, sans descendre aussi 1310 le loin, nous voyons d'Allequ'en chapitre provincial réuni a Spire, nomme Eckhart magne, de cette prieur alors même qu'il province, était encore Saxe. Nous reviendrons prieur tard cetteprovincia.1 de plus décision; il nous suffira: de dire qu'elle pour le moment ne;fut pas validée. La raison que M. Prodonne de cette non-validation ne nous satisfait:pas. ger a Le motif ce choix pour lequel ne fut pas confirmé, est-il dit (<~eM~. (!e)'t!ett< dans I, 340), nous le trouvons la décision du prochain (citée tenu en 1311. plus haut) chapitre général, à Naples Eckhart fut relevé de ses fonctions de prieur et envoyé a. Paris, y en provincial de lecteur, de l'ordre qualité Eckhart avait obtenu le grade par le général Aymeric. de licencié en 1302; pour devenir lire illui entre autres docteur, fsllait, épreuves, les sentences un an (Vorarb., Eckhart cette dernière pendant n'avait 9). pas rempli en le déchargeant de ses fonctions.Nous n'ait invraisemblable que le général de l'ordre pas de Spire, du chapitre de la provincial uniquementipar prévision mission dont Eckhart devait être chargé Eckun an plus tard; mmsnau~~ hart ne s'était dans la situation à d'avoir encore pas trouvé purement aeoid~teUe lire les sentences un an, il n'y aurait M. Preger, aucun obstacle pendant eu, d'âpres à la confirmation de son élection. semble l'œuvre oublier delasortëto~te M. Preger du chapitre de et la division général Besançon, de l'Allemagme et de la Sa~e ewpro`vinces a destinées demeurer distinctes, et la <«!~Me cte~remplir.des fonctions dans une autre celle dont l'élection n'~ province que on était~originaire,Noh, da~S~ formalité; Aymeric ne relèverons pas confirmé le choix l'occasion pas été validée, parce deux provinces séparées l'on serait réduit à que mination comme premier mais seulement titude, bilité Nous très-grande, même main l'adnunisfratiblifjdë de 1303. Lors même dOnë l'une de l'autre par la décision cette seule au à. sa dodonnée d'EckhaTt, biographique sujet ce fait ne donneraitpas une entière ëerprovincial de Saxe, une probabilité de à'son lieu relativement naissance probale rëcoNnaisBons volontiers, mais qui, nous l'avons prouvé, que c'eût été réunir~dans une lui en fournit combien il est

Metz

MAITRE

ECKHART.

6i

voyager, l'ordre

suivant à laquelle

la

coutume

des son

frères couvent.

mendians, Nous

dans le rencontrons

la

province du moins

de

appartenait

laisse

suffisamment de place à l'hypothèse contraire ne donne pas le droit pour qu'elle les témoignages d'attaquer positifs allons bientôt que nous rencontrer. Eckhart a donc pu devenir en Saxe sans en être provincial en eH-et il originaire; était loin d'être un étranger pour cette Dans les dernières province. années du treizième siècle il avait été successivement nommé d'Erfurt et vicaire prieur de Thuringe, et il s'était concilié l'estime universelle dans l'exercice de ces doubles fonctions. De plus, en 1303 la province n'avait d'Allemagne de lui. Antoine pas besoin de Coblence l'administrait le partage se fit («~M quand isto divMitur provincia». V ApIV, les catalogues pend. des provinciaux et continua a l'administrer d'Allemagne), 1303. Très-estime jusqu'en en Saxe pour les services déjà rendus, inutile à sa propre province, Eckhart pourquoi n'aurait-il pu devenir, de Saxe ? provincial remarcar les bons administrateurs quons-lebien, étaient rares à cette époque, et Eckhart était si bien un personnage nécessaire dans cette partie de l'Allemagne, qu'a l'expiration de son premier on ne put se résoudre pnorat à le remplacer, et qu'on lui conféra cette la seconde dignité pour fois. En du chapitre par décision général lui-même, la défaveur malgré s'attachait dans qui l'ordre au cumul des fonctions administratives (les simples des prieurs convens ne devaient même devenir pas v~~ du chapitre provinciaux, par décision de 1298, Preger, général Eckhart P~60), dut joindre à sa charge de provincial de Saxe celle de vicaire général de Bohême. nous ~°~~ rencontrons Eckhart la première pour dit M. Preger fois, (Gesch. d. deut. l, 326), II est prieur d'Erfurt et vicaire de Thuringe. Habituellement on choisissait le prieur les frères parmi au appartenant et la couven~même loi de l'ordre voulait entrant qu'en dans la vie monastique chacun se fit admettre dans le, couvent dans l'arrondissement. duquel il était né. Quelques pages plus loir M. P reger nous raconte comme la chose la plus naturelle du monde qu'en 1320 Eckhart est prieur a Francfort (ibid. 3M). « Je suppose, la ajoute-t-il, que translation d'Eckhart de Strasbourg à Francfort se rattache aux mesures prises parl'évê~e~ Jean Strasbourg, contre d'Ochsenstein) les Béghards.. Si donc un Saxon a pu devenir dans la province prieur un &ere de cette province d'Allemagne, pourquoi n'aurait-il pu devenir en Saxe? prieur Il nous est même facile plus e de comprendre cette que la première. En effet, lors de sa nomination à Erfurt (avant 1298, dit M. Preger, avait Pb~5., 331), Eckhart ènvircu 35 ans. Il avait donc ~~r et cela d'autant de voyager, aisément plus qu'en à sa province. les En~320, au contraire, deux provinces étaient et Eckhart séparées, à être, sinon commençait du suspect d'hérésie, moins soupçonné ~f~ avec des hérétiques, ce qui ne le recommandait pas précisément au choix de ses nouveaux con&eres. Ici encore la simple habitude ne saurait donc être invoquée comme contre preuve les témoignages s ë s ~n~oiiqi~s, auxcaS~quels nous passons maintenant, Les critiques et traités par qui se sont d'Eckhart occupés Pfeiffer (Deutache Myatiker, n, la publication depuis 1857), ont passé, sans de l'origine saxonne

de ses

sermon

del'apercevoir, de maître Eckdans l'ouvrage de Pfeiffer (introd., p. XI):, -Au nombre des sermons a'Eokhart, prononcés peut-être son pendant vicariat général de les sermons Bohéme, je range tirés du manuscrit 105-110, L. 5 du couvent de Melk (en A,utriehe),car dans les suscriptions de ces sermons Eckhart est toujours maître appelé Eckhart de Faris, désignation dime qui provient où le souvenir époque de sels années d'études à Paris passées était encore vivant. M. souscrit Preger à Ce ju~~?S~ hart. Nous lisons les plus anciens

62

MAITRE

ECKHART.

dans de

les prieur

dernières du

années couvent

du d'Erfurt

treizième et de

siècle~ vicaire

revêtu de

des Thuringe. de

doubles Le

fonctions chapitre

gement: l'époque

"Que qui

les

sermons

époque d. f!eM<. de la sorte une donnée (Gesch. II, 315). Nous possédons J~/s< nouvelle pour la solution de cette un question à remontant biographique, témoignage l'époque le premier d'Eckhart à Paris <' qui a suvi immédiatemment et précédé séjour son séa autrement de la jour Strasbourg," de Saxe elle-même dit, provenant ou de province la Bohême. Eckhart était si bien considéré comme un étranger dans cette de partie le fait de son arrivée de Paris l'Allemagne, que simple a suffi pour faire placer son lieu de naissance hors de l'Allemagne elle-même. cette ait Que désignation de quoi mais le nous l'accordons; est formel étonner, il n'est passage pas dit « docteur de Paris", mais Eckhart de Paris)). d'une erreur manifeste TémoigSage trop nous à craindre le de ne pour que ayons ici comme une reproche pas l'avoir adopté valeur mais n'en conserve au point de vue négatif positive, qui pas moins une imne nous portance remarquable. Qu'on de "maître objecte pas que la désignation de Paris" Eckhart se retrouve au traité encore und ciIII, Von der sêle <ce)'<KM o. 8: *Do die sêle (Pfeiffer, dô greif er in sichselber ~McA~ c., 394, got beschuof, unde machte s! nâch sîner glîchnûsse. Dà von sprichet meister Eckehart von Paris: bât nicht daz Im dan die got besohaS'en, sêle" nâch dem glîch sî, 399; 31: «Aber inristen noch undo teile der drîer engel noch die sunder meister persône, menscheitKristî von bin, gotheit von Paris aïs ensach nie kein crêatûre weder sêle geist, Wan ireigenen nature. etiîche ez sprechont aller besjhrîbor: aïs ir von mir der.dinge sîn nature in dem gewislich gebirt got eigen 414, 84: nUnt die sêle zuo sô dar umbe,'daz ist, sîner sô h&t meister Eckehart sind von sîn

pat-conséquent qu'Eckhart y est selon lui, d'une

a suivi à son

tirés immédiatement

séjour souvent

manuscrit le premier à Strasbourg, c'est

du

maître appelé où le souvenir

à appartiennent d'Eckhart à Paris, et antérieure séjour ce quePfeiner a également conclu dufait Eckhart de Paris, désignation qui provient de son séjour à Paris était encore vivant

du couvent

'Melk

gewis sît daz ich miner sêle grunde wirdigen gar Mhen Paris an dem ende gesetzet

Eokehart ein mensche aïs in

dem himel" himelischen dingen vorgeseiten 0

geschrift genomen traité gebet spnchet: richtuom gôtiicher nature"), que M. Preger les écrits range a. parmi composés d'Eckhart pendantle séjour Strasbourg; tourner la démonstration ce qui ferait contre nous-même. M. Preger, se fondant sur les passages reconnaît avec raison que nous venons de citer, (<?eM~.< <!ett<. JMys< n'est extrait 11, 316) que cet écrit qu'un d'un considérable de maître ouvrage plus unde hôher Eckhart. avec traité voudra, Or, laquelle III comme les mots le compilateur «maître l~khart introduit de Paris font ses Citations partie de la formule

der

beschaSën diuuz dinge,

rique prouver. (œuvre, plaire h cette

105-110, torisé traité in, gnation pilateur copiés Les

postérieur de cet ouvrage, le !t la doctrine Meile appartenir, quant qu'il reSferme, période qu'on la désignation en question sera toujours du histoindépendante jugement le sur fond et tout l'on portera detcet éont ce que c'est qu'il nous fallait Nous pouvons n'existe de ce traité 111 cependant aller plus loin. n non d'Eokhart, mais d'un compilateur seul et unique exempostérieur) qu'un dans un manuscrit du quinzième chose de remarque, siècle, conservé, digne même du couvent où se trouvent bibliothèque de Meik, les sermons encore dans un manuscni.dn également nous ausiëcle.îïous quinzième crcyons au quiNzième par là à placer du siècle et au couvent de Meik la rédaction peut sous «maître sa forme Eckhart qui s'y trouve, aura eue de la désignation analogue ngurant à la même sinon la même main. époque, par M. Preger preuves n'étant apportées par pas actuelle, de Paris" et à attribuer par conséquent l'origine de la désià la connaissance que le comdes sermons en tête précités décisives, et l'hypothèse de la

nombreux que parmi manuscrits de la bibliothèque de ce couvent il ait parcouru celui se à Eckhart. dit-il. L'on sait qu'il a existé à la Bibliothèque de Strasbourg un manuscrit du milieu du quatorzième siècle de l'ancien (auj. plus un personnage inprésent connu. eu connaissance du manuscrit du couvent de Saint-Jean.PeMt-ë~-e.. brûlé). y et principalement à Cologne un grand nombre d'hommes et profondément pieux aimant comme il est facile Dieu. même Eckhart d'Eckhart quelle tout. d. M. qui introduits qu'un par un double «peutêtre". Alors vécurent Coles docteurs Eckard de Strasbourg. Eckard lc Louvain." Ce passage montre Pierre de a été que Nimègue parfaitement au courant de tout le mouvement intellectuel dont a été le centre au quaCologne torzième dans cette ville au milieu siècle. contre car argument pourrait bien tourner lui-même. Preger. pensée Pierre de Nimègue aurait Preger. De là vient par l'esprit sans doute certain nombre qu'un de sermons et d'écrits de ces derniers se rencontrent sous le nom de Tauler mêlés à ses propres œuvres. un traité d'Eckhart intitulé "Daz ist swester Katrei meister Ekehartes tohter von Strâzbui-OH VI chez (no Pfeiffer). précisément ce sont là des renseignemens qui rapportait n'ont seul défaut. nous bien la. sont-ce ces <. Or. a qu'il Preger compris l'importance de ce témoignage remontant au milieu du seizième siècle. 342-343). Pourquoi biograau nom phique qu'il ajoute d'Eckhart serait-elle moins de foi digne que celles qui le nom des autres accompagnent docteurs cite? M. c'est d'être fortintéressans. à Deventer Gérard Groot et Ruysbrœok. nous quel critique assignera à un moine jamais dont on connaît les habitudes mendiant. Voici comment il l'écarte. d'autres beaucoup maîtres éclairés de Dieu. et en a été exclue du débat. L'on trouvera donc que ce n'est nous de la pas départir rigueur scientifique en pareille qui convient matière en tenir au témoignage si catégorique que de nous de Pierre de Nimègue. Bruxelles Jean jeune. H.Daz ist swester Eatrei" a amené Pierre de Nimègue à désigner qui Eckhart comme originaire de Strasbourg» Si (Gesch. qu'il a vécu des souvenirs et des traditions la école que grande dès lors l'indication mystique y avait laissés. dit M. à nous citerons le témoignage do dans l'introduction à Nimègue son (Noviomagus). a. édition des sermons dc Tauler «A l'époque du docteur (Cologne 1543): il eut en Allemagne Tauler. Henri logne Henri de Suso. de le voir dans ses ouvrages. Qu'il . à Strasbourg.soit venu au couvent de Saintque là il se soit rendu les Jean. deut. pour motif patrie. peut-être Pierre de Nimègue loin son vrai nom) a été jusqu'à (V. Myst. 63 général d'Allemagne naissance déterminer lo Avant de de Besancon en deux ayant décidé en 13o3 la division fut de la appelé il reste province par encore le provinces Saxe se trouvant distinctes. de Pierre de Nimègue enfin. aussi est-ce peut-être de :a suscription du traité unefausse interprétation -. H est d'ailleurs instructif de consulter sur ce point le livre même de -Pierre de Pierre la patrie d'Eckhart..MAITRE ECKHART. Strasbourg. de Strasbourg? que n'en contenait Et puis. une ville nomades. Preger ne voit-il pas de Nimègue a connu qu'en supposant que Pierre la suscription du traité cet VI. car là seulement se trouvait la collection des sermons d'Eckhart à prononcés le demandons. sermons a. outre 23 sermons d'Eckhart dans la de (compris publication Pfeiffer et prononcés très-vraisemblablement à Strasbourg). . Jean. comme argument péremptoire. le manuscrit plus encore. pourquoi rintei-prétattun il y a jamais (si interprétation eu) serait-elle Les vieilles tournures /etMse? allemandes du moyen âge ne devaientelles pas être plus familières aux auteurs du seizième siècle ne le sont à nos qu'elles savans modernes? Nous avons tort de nous arrê~r à ces objections. comprenons de M. couvent de provenant Saintet renfermant. prononcés Strasbourg. par l'unique dans cette ville qu'il aura trouvé sermons de ce quelques moine? Pierre de Nimègue ne devrait-il à Cologne même pas trouver tout autant de sermons sinon d'Eckhart.

mal comme M. qui Tauler. Les seuls vieux manuscrits ont été transcrits que postérieurement de eus à sa en de ait étant écrits bas-allemand Pierre Cologne disposition Nimègue m'ont jamais encore été publiées.. 30-468. enseignemens. criptions en haut-allemand) des crits (rédigés précisément siècle. de Pierre a que plus l'identité de valeur. et exactement avec les memeainterpolations. brûlés. dont deux du quatorzième et certes. mais très-caractéristique du traité 25) se (Pfeinër. Preger de cet le résultat présenté.-DeM<. D'après dans l'histoire d'un savant très-versé de Nimègue autre jésuite neserait que le célèbre il nom était <!eBbK<!<) était né ~NimegneenlS24. ou exprimé d'une sens me paraît obscurci. et d'éditeur de Tauler. -Une réside dans le fait que le aujourd'hui autrepreuve il est postérieures). purement personnel des lecde même docteurs auteur. sur doute j~t~nKCtpio chez se retrouve la foi de l'édition sous le erat Pierre de verbum (n° de Nimègue. Pierre Pierre Canisius. Dans exemplaire. ist swester Pierre man de fraget komen nom de Tauler assez court Katrei. exemplaires de demeurer et de prêcher vent de Sainie-Gertrude. l'a de Nimegne. Nous croyons établir aujourd'hui pouvoir unecommumcationquenousdevonsal'obligeance de l'Umversité de Cologne. qui se trouvaient qu'il n'a sermons sermond'Eckhart. 168). où ledit docteur avait coutume et en d'autres lieux encore des manuscrits si vieux la parole de Dieu. et j'ai fini par trouver au coules vrais me procurer écrits. Je me suis (si bien qu'il se figure même manusles trois pas connu magnifiques de Tauler. (f° 306*'). de Pierre e De plus. il est vrai. et dialecte de Tauler sont écrits dans le véritable mons et enseignemens en haut-allemand. mais portent En outre. j'ai gâté peu précise. Canisius (son vrai n'est tures pas. que l'écriture en maints endroits. dits. avant d'Eckhart. en sa à la bibliothèque de Saint-Jean. tous les serce sermon au couvent do Sainte-Gertrude. qui savait qu'il Tauler certaines docteurs aux autres mystiques do pièces appartenant à rétablir et qui travaillait sdes sermons de Cologne. Strasbourg. Nimègue eynn were". dans le texte et la disposition des sermons sonttout autres de Nimègue qu'ils n'étaient ces trois manuscrits. chapitre Il conserva d'Erfurt cette à administrer charge pendant la province huit années~ de Saxe le nouvellement double de la durée créée. circulait ce titre: mit was que les évident textes haut-allemands n'en sont que des trans- figure également Pareillement un "Daz d'Eckhart retrouve "Eyn ùbunge le nom chez gelerter sy de fragement. 467. Bâle du manuscrit de PfeiSër). 17 chez sous die le nom eyns de Tauler. nous sommes en mesure d'affirmer que dans l'édition bibliothèque. Tauler a prononcé de Cologne. beaucoup cantilènes sermons de ses ses et ses les meilleurs lettres. autant que possible le vrai texte n'aurait ce docteur.64 MAITRE ECKHART. sermons. des sermons de Tauler des où les exemplaires le passages précédemment imprimés manière cherché a.tiré sous le nom de Tauler (f 27~). junckfrawen. Pierre de sous Nimegue. lebens avec hilgens was. exemplaires ces sermons le plus vieil écrit encore du vivant de Tauler. Jean ce titre: suivant communément ne sont pas classés les jours de fête. ces vieux à corriger d'après appliqué inéencore les sermons et je leur ai adjoint les sermons déjà imprimés. continué à imprimer ce qu'il aurait sous le nom de Tauler pas à Eckhart su appartenir s'il avait eu connnaissance et des sermons susdits et du Notre de Nimègue traité VI d'Eckhart. l'éditeur d'EcKhart ce que jet n'être son témoignage n'en pas individuel. c'est sur eux qu'il aurait d'admirateur porté tout d'abord qualité entré dans cette de s'occuper des sermons s'il était jamais la main. or- «Comme Voici ce que noua lisons dans l'introduction: dans j'ai rencontré Nimègue. <iK~n. . Là j'ai trouvé de bons en était illisible oui. mystiques que pour les autres de Tauler n'a fait que conserver occasionnellement au sula tradition Pour savait encore sur son compte à Cologne. conclusion est que le témoignage~de Pierre da zuo comprises cités plus haut. sans des sermons de Tauler f où il (1521. à Cologne.

Si Kœnigshoven. et il ajoute: «ce qui en favorisa la diffusion. au couvent et c'est précisément a l'archevêque Schotborch dédia l'édition. Or en 1543 . Il est donc Pierre plus que probable l'ami de que Schotborch Canisius. 1869. parlé nous n'en voulons d'autre de la lettre de Henri preuve de Nordiingen que ce passage a Marguerite Ebner. Lecture faite à l'Acad. l'année de Sainte-Gertrude. avant tout il comme prédicateur e. et qui montre clairement ce dialecte l'impression que produisait sur un habitant de la Haate-AUeinagne à peu près à l'époque d'Eckhart: «Je vous envoie un livre intitulé la «Lumière de la Divinité" dans la seconde (composé moitié du treizième siècle par Mathilde du couvent de Helfta deMagdebourg. nous le rencontrons occidentale. rédigés mais contiennent certains cependant termes bas-allemands constamment. il nous a été prêté dans un allemand bien étrange (in gar fremdem en Deutsch) sorte que nous eûmes bien deux années de travail et de peine avant de l'avoir transcrit dans un allemand ta. 439). En 1540 il devint 1542 h. postérieure ès arts. Lund en à Suède. diriaire qu'en fit ses .t populaire. admirateurs est Pierre de Nimègue. long séjour siWackernagel le mêm'e fait gnale d'une manière Il retrouve dans la langue plus générale. comme nous l'avons Eckhart. des Ruiman des Merswin. aux descrip- a Cologne. faisait a. composé à cette qui se répandit époque de la et de la Silésie vers le sud de l'Allemagne. usité dans les pays du Rhin supérieur. p. commença suivante sa carrière de professeur et entra en même dans la Compagnie temps de Jésus. quant à la patrie quelconque d'Eckhart: rien ne paraît d'ailleurs plus facile à expliquer si l'on au d'Eckhart en songe Saxe. 6. Il avait été commensal de ZfMM-e?H' ~KM et de de <SMo~-cA 6'eoty de (Schofbruch).Pe~s maître l'année du t3oy études priorat. qu'avant 2° La langue de maître Eckhart a été le haut-allemand. en Saxe a surtout été celle d'un admior l'on sait que la langue nistrateur usuelle des fonctionnaires de l'ordre était le latin. en cette paraît qu'il exerça une qualité puissante car la principale influence. Cologne. de vu. en Thurinse).. Thuringe et qui. (V. accusation lui est d'avoir portée plus tard contre enseigné au peuple des doctrines en la langue dangereuses Comment vulgaire.M?)M~!M. et non le bas-allemand de la Saxe. 153). ses quelques-uns dans contemporains orientale l'Allemagne d'être l'impression étranger c'est M'AIIemagne même. ensuite partit pour Louvain. Le même qu'il devenu chartreux Surius. 1543 il n'a pas été à Strasbourg. Dans l'Allemagne au contraire.~t soit au nôtre peu semblable (ehe wir's ein wenig in unser Deutsch JKec/~M v. dans la matlicule une main ~'b'<. l'esprit étranger que nous de ses auditeurs? P en D'après Mone (QtteMetMMMM~r ?«. ~!&~e& braohten). et de Surius. le Sa chapitre réputation général d'administrateur de Strasbourg universitaire a ajouté revint ajouta était alors à ses si grande. C'est du moins dans cette langue la plupart des sermons que sont rédigés et des traités nous restent de lui. d'Eckhart «le dialecte de haut et de bas-allemand.MAITRE ECKHART. les œuvres de Tauler.M. fonctions de C'<MtMM<s. l'aurait-il s'il pu avait parlé un dialecte aussi venons de le voir a. précédente. des Tauler.Pe~'M archevêque réfugie Cologne. Za~e~e~ m. C'est qui la langue des Closener. devint la langue officielle des chancelleries et des conseils des vlUes". hist dé L'activité d'Eckhart Munich. tous deux de Tauler. Dans les pays du Rhin pas il n'aurait supérieur du peuple s'il avait pas été compris la langue de la Saxe-. éerite en 1345. ~0!)!om~:M publia un manuscrit principalement d'après qu'il avait trouvé. il est inscrit sous le nom de . fit paraître en 1553 une traduction latine de Tauler. «les écrits d'Eckhart sont à la vérité en haut-allemand. qu'assurément il ne parlait leur langue. diversement nuance suivant les localités.. Mone s'abstient qui s'y rencontrent de tirer une conclusion de ce fait. ce fut le fait que le premier des mystiques celui dont la langue si riche et si appropriée du temps. Preger. en 1542 et connu par ses PScE <S'<Mtc«M-MK. l'éditeur do et l'on peut affirmer Tauler.

avec depuis la sa gouvernée tiens Monture du monde et par de Saxe. Preger pas. Que Wackernagel ait. a l'endroit et a propos cité. seulement M. en faveur de l'opinion défendons que nous ici.~ être plus . H. qui ont eu le tort altérée sa d'Ebkhart. Preger. et en noté: jusqu'à. 6'esc/t. d'abord a Strasbourg. Malheureusement s'est enlevé lui-même le droit de s'appuyer sur ce jugement de Wackernagel. 6H. du développement. mais seulement celle qu'il a adoptée postérieurement (a. de répandue de disciples. maniëre (-Maître Eckhart a vécu et prêché dit-il. M. Preger Myat. il se rendrait de coupable ce qu'on en logique un cercle appelle vicieux.kon Cette explicite? seconde manière de voir. prieur mission provincial de rétablir de Saxe l'ordre celles dans de cette vicaire province général mal de Bohême. ce passage: dit-il après avoir cité le jugement "Wackemagel. été mal inspiré en attribuant a des motifs de critique le jugement littéraire de Wasur l'origine d'Eckhart. passées dernières années en majeure dans les pays du Rhin partie supérieur et inférieur. M.généi-al de la langue allemande au quatorzième incidemment de siècle. nous allons bientôt duquel arriver On a découvert en 1872 à Oxford. trouver dans la langue d'Eckhart également qu'un de haut et de mélange et ce n'est bas-allemand. puisque. la l'-eallantiusqu'a. 326). un manuscrit dans de la bibliothèque Bod- . Wackernagel m deux ans après la première a paru en plusieurs (son livre livraisons. L'autorité s'ajoute donc. puis à Cologne sa mort. Preger considère comme un témoin Wackemagel en sa faveur dans ce débat.66 MAITRE ~CKHART. Wackemagel a m~ du tout au tout et manifestement rétracté sa première de voir. du passage que fonde la rapide diffusion du dialecte Wackernagel en question sur le fait que maître Eckhart était Saxon dont (opinion Wackernagel. en effet. dass.. glissé l'opinion saxojmo l'origine nous ne le nions d'Eckhart. ckemagel cité plus haut en effet. onle comprend. sans doute de M. les écrits d'Eckhart dans la possédions de la Haute-AHemagne.. Cette vraie langue d'Eckhart est évidemment le dialecte selon M. cinquante ans passés!) ou que les copistes lui ont attribuée. E. d'après M.pour langue primitive ce n'est. consacré a la biographie spécialement et à la critique de l'activité de maître intellectuelle Eckhart. saxon. à Celle d'un autre littérateur émment François au témoignage Pfeiffer. que sur la langue on.ne Si a son donne pas les raisons). auch aus Saohsen. supérieure tous côtés que maître (Es beforderte par lit prédication par Eckhart était originaire die Ausbreitung. d'ailleurs a tort G'egt que M. la langue de maître la seule primitive Eckhart. Il résulte. la 2e et la 3~ en de Wackernagel 1883). La question ~t-meMe littéraire ellemême se trouve ainsi bannie du débat. Eckhart est originaire do Saxe. En effet. d'après cette hypothèse. oublie d'ajouter la ~M~ 332 du même le passage page dans ouvrage. Zt<eM<M~eM/ 130). Preger Seulement. M. der deut.. nous auparavant. des copistes. Quelle valeur a des lors encore leur jugement? deux preuves Voila et se détruiqui s'excluent sent réciproquement. Preger. ''L'assei~ion deQuétifet Éc~~ il serait de laquelle originaire Saxe. la page 224 en 1851. M. et la les cqpM<M se seront & rendre sa langue déjà app~tt~ !Hsi Eckhart ne s'est eA~e de ce Wtm. nous ne possédons plus. tour le fait qu'Eckhart était Saxon se fondait pour lui sur l'argument littéraire que la langue était le dialecte répandue par Eckhart en question. aurait d& taxer d'erreur et Wackernagel et de prendre la langue Mone. La plupart pas encore de ses écrits qu'Eckharty datent des vingt de sa vie. qui puisse servir déterminer son origine. me paraît dénuée demut fondement. triomphe ne peut de fut suprasensible un cercle nombreux la Saxe stammte. Preger." <eHt~Ke. sur celle d'une province à Eckhart étrangère qu'a pu s'exercer leur critique. Preger a De plus. dans ce cas. Si dit-il immédiatement même. et entre lesquelles il aurait fallu choisir. pure langue cela ne prouverait soit né.. considération de la langue qu'en qu'il déclaré peut avoir avec une pleine assurance est né en Saxo" qu'Eokhart (Fb]-tn-6. de Mone. son lieu de peut-être naissance.

au texte moyen. générale Si donc le de ces textp sermons n'est pas un texte nous original. p. 77. cinq (les cinq premiers -s enumerés plus haut) de la précieuse qui font . 31. dit-il. que dans des manuscrits d'une Ôpoque~ tivement récente et peu nombreux (~F. Les pièces dont se compose cette collection se distinguent là fraicheur par du style. On peut doneainnjq~e !e manuscrit de Strasbourg donne la version des sermons primitive qu'il contient. E publiés Sievers par deut. 97). d'un ensemble de sermons en prêchés et pour cette Saxe. 94. haut-allemand. 45. Sievers ayant de nous jugé inutile donner une seconde fois le texte des sermons déjapuMIés~rPfeîffer.~M. comparaison M.. trouvons-nous au moins en présence d'une tradition littéraire particulière. a la Eckhart. de la naissance d'Ëckhart a Strasbourg. en le i3oi. de l'avis de tous les cri~e d~h~T~ ~er(~ p. ~port que l'autre. aux sermons et traités d'Eclcco~us hart jusqu'à présent. 22). dix trente ~n déjà dans le recueil des ~F. 52. 6y création lemagne léiennc ques. dit-il en parlant des sermons soixante-quatre mystiques avoir d'Oxford.Daz spricbet unser meister. ~Hau~ XV. même il se borne a de~ner les contours la extérieurs. Ces sermons on~cr~ dans le dialecte de l'Allemagne contrairement moyenne. 32. et que parfois intermédiaires.. qui ngurent dans ce recueil.. Les trente et un sermons d'Eckhart. 40). Au sermon présuppose XVII rédacteur du recueil se donne lui-même à connaître un pour d'Eckhart disciple . paraît été composé ~E~rte~ nous devons à l'influence durable dans ces contrées que laissa l'activité de S Je Eekhart. s.. Pfeiffer n'avait rencontré les o~eS~' mêlée. choisit Trois comme ans plus prieur. 373. ne se rattaeheraient-ils pas également dans sa pensée au séjour d'Eckhart en Saxe Cette e se heurte à un fait qui nous hypo&ese décisif. qui sont rédiges dans la langue de la plupart laHaute-AIlem~ne.?. du disposition discours. d'Alcar (fonds Laud.. sermons et traités dc~ . S que royale (ms. La découverte d'un recueil assez considérable de sermons entièrement rédigés dans ce dialecte dans un manuscrit de la fin du quatorzième siècle seul des (le ne suscite-t-elle ~oue~~d~i pas de graves dimeultés tl l'hypothèse que nous défendons ici.. Leipzig 1857. se rattache étroitement au séjour d'Eckhart à Strasbourg. pas grand le texte éloge pour Dès le premier qu'il présente d'œil on s'aperçoit coup qu'il donne des explutôt traits que de véritables La comparaison développemens.MAITRE ECKHART. 1872). Misc. 1. 71). la similitude par de leur contenu. même parfois Par le historique si quiles bien l'une relie. dix sermons vraisemblablement du même au eu Le manuscrit d'Oxford est en parchemin et remonte aux dernières années du quatorzième celui de Casse! siècle. raison demeurés inconnus en grande aux partie de l'Alcopistes lemagne M.Noussonune le jugement donc réduit à reproduire de M. in-8o) une série de soixante-quatre sermons mystidont trente et un paraissent a appartenir et a Cassel.Ce recueil.partie collection de sermons d'E~ à la Bibliothèque jadis conservée de notre ville. Malheureusement les moycns d'établir cette nous font défaut. de son texte avec celui de Pfeiffer démontre n'a conservé qu'il que les pensées fondamentales les plus imporen omettant les pensées tantes. ibid. 13). 72. d'entre eux viennent d'être M. 62. Sievers supérieure? semble le croire: . theol. Parmi paraît ces trente et un sermon neuf figurent dans des manuscrits déjà du quatorzième siècle écrits dans le dialecte et parmi de l'Allemagne ces neuf il s'en trouve supérieure. 479. tard.~d p. 35. élection le chapitre qui ne de fut la pas province connrmée. 41. est en papier et porte la date 1470. 84. «Le manuscrit ne mérite d'Oxford. figurent Eckhart publié par Pfeiffer (~ sont chez Pfeiffer les sermons d'Oxford.. et qui.Sievers sur cette question décrue littéraire. tout revient à savoir des laquelle deux versions a droit t la priorité. Pfein-er. 79. et ne donne~< ~ns hypothèse contraire? Parmi les n.

upt's s .–1283: Berhte. d'aprës'Ia d'Allemagne dès loi's décision devaient du chapitre avoir une général de 13o3 les provinces distincte.wurtin hem Eberlins (~fcAtfes municip. pas a l'interprétation purement possible mais ocelle que nous imen sorte de nombreux d'une'construction posent quelque exemples grammaticale nous devons nous arrêter ici. sion.grove erste tutsche keiser (Closener. de Saxe? Eckhart étant resté puisqu'il exercer n'aurait les fonc- s'y absolument à Paris que pour aller de provincial. signalé 1871.t. historique Eckhart a été nommé 3° En 1310 maître prieur les des (V. remplaça plus du chapitre de Besançon. de ne rien négliger éclaircissement dans ce débat. puisqu'ils déterminés «fille de maître Eekhart' ce déjà. 486). 818)-– Cuonra. en ponctuant.hemHeinriehs von Werde. d'Allemagne.wittewe von Hessen. M. ainsi "Daz is meister swester Ekehartes Katrei. d'Allemagne aucune sans en'tirer concludeut. que quelqueB-uns de exemples: des Sant EIsabet was kûnigs dohtervonUNgemunddesI&ntgi'pfën. Hegel. Nous ne nions puisse pas qu'on traduire ce texte. von meister ist swester Katrei Ekehartes duire « Histoire de la s"")T Catherine.y). Eekfille de maître dit à ce sujet: "Cette nous. 1311: Katherine Johanneses. traduit ce texte qui n'est de la suscription pas une preuve considère la place important du mot Catherine autrement aura. éd. contrevenir. von Str&zbnrc" mais non parce de donner auxmots nécessaire tohter. Preger l'a répété nous (Gesch.. Oèst~ Cùonratessunvon von que naissance-d'Eckhart et le fait qu'on Wie die ge34). Hegel.. frowe von Mülnecke. dée). siines .– von Indian (Ha. Preger. de la part et sans la moindre en faveur d'un inconnu. kamen leut und bracliten des toohter Koenigs des années 1249: von sinre dohter I.68 MAITRE ECKHART. mais à "sœur Catherine" à la rigueur (I~M'<M'& 63). Nécessité ne (la province d'Allemagne de Groningue. l'on reconnaîtra "de Strasbourg que les mots se rapportent. un traducteur. hart". c'eût de été. der après même texte que nous comment comprendre jusqu'en quitté tions 1310 la Saxe avions cette déjà étranger étudier publié. a la sans si Eckhart province et pour nomination. éd. JK~t. ft~ etc.–Chartes dohter von Husen. et fMp<M*<. (!ejS~'<M&OMf. I. de vue littéraire aucune plus au point en question. devient non-seulement et par conséquent base certaine pour provincial mais compilateur. von Sohœneeke FroweBernheId. non a « maître Eokhart". nous l'accordons. 340). aussitôt y revenir Henri manquait pas d'hommes distingués: immédiatement réélu tard. d'être qui eut l'honneur Eckhart dont ne fut pas valil'élection On mieux cette incomprend car il est jusqu'à un certain naturel de la province aient tenu à rappeler que les frères d'Allemagne auprès de un compatriote bien sa propre des bienfaits connu. voulu donner au mot "Strasbourg" le plus de la phrase un complément qui le détermine de plus près. suffisamment par les mots: Cependant n'est de ce texte. ces Voici identique. der Hessen. M. (Kœnigshoven.~et~c/MVIII. qui peut donner quelque Le traité de Pfeiffer la suscription: d'Eckhart "Daz n" VI dans l'édition porte tohter fille do traStrâzburc". a la décision général fraction au décret de 1303. qu'il convient de maître Eckhart de Stras(spirituelle) de Strasbourg. 742. sou œuvre ne présente la solution du problème un de la province d'Alledans l'Appendice). car si l'on à Strasbourg.. grave SigëbrehtesyMwe hern hem Heinriches sune von Wangen. C%foM. encore. simple indice. schnebleten muoter die do was herzoge Mpoldes <7AnMt. 1257: Wir Heinrioh Niclawes seligen und Johannes. de et non: "Histoire la'sœur bourg". qu'il serait "sœur Catherine les mots «de comme sont Strasbourg" compléntent. si Eckhart est de Strasbourg. sur la foi du arrêter est Et cependant davantage. En de Saxe 1311 et le administration l'auteur du recueil d'Oxford ce qui est capital. point d'eux son porte 4" la province d'Allemagne. II. catalogues prieurs magne provinciaux ce fait en Nous avions mais déjh. 1288: Elsa. pour faire jouir patrie C'é n'est là qu'un mais il imadministration.

leiohtgleichMitig. en majeure partie.. o~ I. et que M. jugement que la mort le loisir de publier pas dans le volume qui devait faire suite à son édition des œuvres d'Eckhart. 69 chapitre provincial entre rendu faveur lutte sans d'Erfurt son général de Saxe. Romani de Maro-Logio. Remigius licenciatus Florentinus. de Naples et l'envoya Thuringe releva Eckhart comme priorat de ses lecteur.MAITRE ECKHART. Bibliothèque datant du milieu du quatorzième de l'an 1341. die ihn wohl nur deshalb einen «Saxoweil seine erste nennen. «ri.perpapamBonifaclumVmTman~ à côté du nom d'Eckliart. en faveur de de maître l'origine strasbourgeoise comme il ressort Eckhart. 58). ~Fr'' licenciatus Echardus Teutonicus. ce ms. L'interprétation nous que se fonde proposons donc sur un usage constant dans la syntaxe des noms propres au moyen Ce fait est âge tellement hors de doute du titre que la lecture en question a décidé avant tout autre motif l'éminent de Vienne. 134). le catalogue Voici. M. il écrit: la page 448 de mon Eckhart est appelé expressément maître Eckhart de ~~60~ désignation d'un provenu «manuscrit probablement contempn~ Eckhart iui-mëme». < Eigennamen (Haupt's Zeitschr. im J. ist ait. 1302. Schmidt a bien v~Iu mettre notre Pfeiffer disposition. ~M. VIII. VIII. kann streng beweisen. la liste des licenciés de l'année 1302: "Fr. d. Sans même nécessaire juger de donner un mot d'explication. l'Université le choix voulait général docteur l'usage dans l'article de J. E. 1302-4 erwahnnng seine ernennung zum provmzial der neu gegrundeten Sachsen ordensprovinz betrISt Sie durfen wie ich glaube. d'une lettre qu'il à M. L'on comprend que dans ces circonstances la question n'ait politique pas été sans influence sur les nominations faites et que le pape par l'Université. Ch. plus haut p. de la de Francfort. de Saxe. und ich bin geneigter. ait songé a dédommager ses partisans des injustes pr~érences ce corps auxquelles savant avait pu se laisser entraîner à leur détient.R. adressa le 10 juillet 1862. 1302. des tracwird or ausdrucklich tatesp448meinerausg. l'ordre des -dominicains. papse. Preger.les siècle. Voici un fragment cette lettre: Dass meister Eckhart ans Strassburg ich zwar nicht geburtig ist. aïs den und Echards angaben Quétifs (Script. ilar glauben zu schenken. getrost aïs ein Strassburger kind betrachten. d. Preger points a jugé nécessaire de se séparer de de ses devanciers. Schmidt. III. 1302 licenciatus Dans un ms. encore et son i3o2 l'intervalle s'était grâce alors Il à la en était vicariat et y de à Paris dont ouverte doute déjà l'appela avait avoir obtenu joui le grade du pape il paraît contre devenu en Boniface Philippe docteur Saxe'. d. per papam Bonifacium a. Nous examinerons successivement les autres sur lesquels M. son jugement y exprime relativement la d'EcI~ patrie ne lui laissa hart. de du que Paris. Grimm. a. » Telles sont les raisons ont décidé qui nous à conserver notre ancienne manière de voir relativement à l'origine de maître Eckhart. tant la question lui paraît au-dessus de toute controverse. de fonctions Dans Eckhart licencié. probablement mots. l'opinion B~r~ séjour d'Eckhart dans la période à Paris tombe de la lutte entre si ~itée Bomface~in et Philippe le Bel. von Die-hs genannt. critique François à se prononcer Pfeiffer. 507). pour qui tient la copie de l'original D'autres exemples se trouvent . auctoritate a. doch ist es mir aus manchen und in der aufschrift grundenwahrsclieinlich. chapitre tout de prieur à Paris et en auprès le Bel quand Or. L'Université avait pris parti pour le premier. d'après dressé au commencement du quatorzième siècle par Bernard Guidonis et tel que Quétif l'a connu (v. pour le second.

pas pris parti pour comme fait la presque l'avait totalité de son ordre. continue M. Preger le reconnaît ~eut. et cela sans doute entier. (Gesch. les événemens de l'an une 1327 jettent vive lumière sur ce point. été nommé licencié le mais qu'Eckhartn'apas par a pape. nouvellement ces~ il restait créé à fit. a l'instigation des de Bavière. plus l'opposition de cette personnification puissance elle-même.. de voyons l'archevêque Cologne Henri de Virnebourg. de un cette cours dette sur les sentenl'Uni- envers du traité Meister que d'un passage Paris bewêret drei stund Se qui dans l'édition de Pfeiffer. il aurait car. par l'Université. des hérétiques de son diocèse le persécuteur et le partisan décidé de lëmpereur. I. Eckhart. Preger semble oublier ici qu'en sa. qui tenaient Ce n'était pour Louis le roi de plus France mais dont l'empereur était mis en d'Allemagne. Quant aux rapports d'Eokhart avec le pape. Or l'on l'an 1317 avec révêque de avec catalogue absence dans question qu'il les rapports le même de Bernard tire seid de ce fait. 462. avec Romani des de celle-ci de Maro-Logio. des mots « per papam Bonifacium VIII dans présence comme d'un copiste. Preger der deut. Catherine a songe que plus encouragea l'excommunication et les de la curie ecclésiastique. qu'il donc été. il n'a que par conséquent le pape. o. le pouvoir tout cause. ont été loin de ressembler à leurs avec les évêques. mais dans un ms. ainsi ein meister zu le rapporte fait allusion. . au détril'objet préférences ment de Eemy de Florence. est-il qui pose se plus probable qu'Eokhart dans cette querelle du côté du soit rangé du ooié du pape roi? 2° est-il ou plus facile -E!M<M'<M non trouve. 334). de la bibliothèque de Munich. jugeant ment les hommes les aurait-elle que d'après opinions qu'ils exprimaient." Si Eokhart. mysticisme de maître Eckhart lui a fait trouver d'aversion à digne la tendance du Saiut-Siégo la s'arroger si fragile'et puissance si passagère temporelle. 25) auquel M Pi-eger d'ailleurs M. au c'est cet puisque décret de se évêquo que du traité YI (Pfeiffer. qualité pape? Eckhart ne poude dominicain. les rapports régulier tout des dominicains avoclopape. éprouvé répugnances la politique du pape. Guidonis. l'additionpostérieure de 1341 comme une omission volontaire? de la sœur Catherine est complètement l°L'exemple à la étranger car il pourrait tout au plus servir à déterminer s'agit d'éolaircir. a. à celle de 1302 Uneluttepolitique analogue l'an avait éclaté entre Louis de Bavière et Jean or nous XXII. ou leur Quétif. "Il n'on résulte assurément pas.7–H. et Strasbourg Jean d'Oclisenstein.70 MAITRE ECKHART. qu'il était. JKy~ I. du clergé et sursait qu'au moyen âge. sans les manifester. aux i~st. franciscains. le pape.. Iut-mÊme(<?eM&.vu la l'essence éternelle des religieuse choses terrestres. qu'il se soit opposé prétentions du Saint-Siège. son de vue. l'OT-dre des Eckhart. "ir !Mf~ci5<t/'<. Ensuite. dans la personne de maître attaquer. Eckhart pendant à une s'acquitter année. c. vait rester neutre: le silence l'eût fait les du Saintdéjà ranger parmi partisans La question se est donc double 1° Siège. dominicains demeuré fidèle au pape. des vis-a-vis do dirons-nous. auprès du pape une protection efficace contre si lo l'archevêque. pu préférer de Florence un membre aussi d'un ~Remy ordre savait dévoué au distingué qu'elle M. d'expliquer qu'à connu le catalogue la qu'Eckhart nullement a eus vers ses rapports passage comme 301). en sa qualité facilement d'étranger ses pu cacher la cause mais il n'est préférences pour papale: pas probable qu'il ait eu de pareilles si l'on tard il la sœur à résister préférences. rapports chefs et protecteurs du clergé séculier. Allemand non-seulement resta. comment ne évideml'Université. indifférent h complètement cette spoliation des droits de l'État mais encore chercha et trouva opérée par l'Église.leurchef et protecteur. point combien de l'Etat. romaine dans que agissemens le but de conquérir la puissance durent en lui la de rétemporelle général inspirer tendance de sa vie vers pugnance (anwidern).

2°Dans ses Pb~t-Mern lui-même attribue l'in(p. que d'opposer manière de voir que l'on combat le bon plaisir d'un écrivain ou d'un copiste. SV. comment se figure-t-on même la condamnation d'Eckhart leurs. fit. Preger « per Bonifacium VIII dans le catalogue des docteurs de Paris terpolation papam et ce qui a amené.MAITRE ECKHART. 71 versité Eckhart Nous vicaire guinages le depuis revint i3o3. de ses dogmes. le de vue de son pur idéalisme! « un dieu terrestre. Nov. MCCC des . au ~c~o~~me siècle. d. à l'église mystique. M. a~ern. sur le catalogue comme des par le pape figurant. moyen Les licenciés nommés on l'a vu. 11. quelconque sulté arbitrairement le nom d'un a. rencontrons. du couvent (dépendant La donation est faite vicarii magistri M (Archives 1316. coté de celui accuse de cette cona. plus. Ne va-t-il pas d'un docteur rendu pape vénéré qui s'était si et inventer l'existence d'un rapport si direct entre lo coupable de graves erreurs. 14. 1. ni d'admettre !. (jlleluipa. Eckhart a pu dire à Cologne a obtenu ses trois à qu'il grades sans qu'il soit nécessaire Paris. l'idée d'un voyage prétation cela avec ni d'attribuer à l'Université sa nomination se soit rendu à Rome qu'il pour à Rome ne repose sur l'interque du passage Bonifacium VIII» du «per papam V. rendit lecteur Francpendant prieur en 132o. Le 13 novembre fit don à sa fille Ellina. c'est le prieur 4D'après de provincial d'Allemagne Egno Stoffen qui . der deut. tournées il avoir se été Sainte-Marguerite'2. plus haut p.l'aiti'e d'ailleurs jusqu'à le copiste du catalogue interpolation qui a écrit l'exemplaire En c'est se rendre la tâche bien facile par Quétif. 56). s'explique fort au simplement de cette dernière considération." que désormais revêtu à En il quittant ne quitta fonctions dans au de son Théodore de prédications à couvent Paris. Preger. disparition à côté du nom d'Eckhart. la D'ailcomme aussi société spirituelle. vérité. prêcha des aussi docteur des En iSiy après de la des l'ordre'. 58). pour de licencié. c'est à Quétif que M.) orgeneralis de l'hôpital Études sur le at~MMme ~Schmidt. (sans Théodore les où contrées il devint Saint-Martin). Dans sa Gesch. decimo. -Ec&e/MMH sexto 107. et a. Frédéric de Schaftolzheim. a côté il appeler quelque part le pape duquel en n ne doit point avoir d'autre ici-bas ? y (Append. du général placés sous et compagnie de de Strasbourg. fo 45~. condamnable au point de la voile de Dieu l'Eglise connaissance des destinée vérités a révéler au devaitcélestes. maîtres de Paris. a. Protocole toutes ses et ~'a:~ts dépendances. la direction doute autre Strasbourg dominicains. 111.u grade obtenir ce grade. Quétit primitif. d'une CM'M avec (de Saint-Marc) Actum Id. avoisinantes~. Uoentia priorissee ~tMM <M!<e~ civil de Strasbourg. religieuses dominicains). 2). dans le catalogue de 1341. dans sa il est appelé natale à Il maître. selon à ajouter ces mots au texte c'est la lui. nous pouvons aujourd'hui prouver veuve du chevalier Agnes. (page M. JKy~t. Append. qu'après de Jean une plume ait osé inscrire hérétique par la bulle XXII. p. de les béde province en i3i6. présent que sur Quétif d'Eokhart ce fait. et doute dans fort'. chef de l'Église et cet hérétique? -Par la du uom de Boniface VIII contre. en sans d'un couvent. Preger 334). d'une a côté du nom du prédé(auctoritate présence désignation analogue papae) cesseur d'Eckhart sur la liste. Agnès du couvent de Saint-Marc Ritter. des « de erronée faite par Quétif en enim* catalogue question ("Sic ~Le séjour d'Eckhart à Strasbourg des suppositions.DomM! vol. 1312 ne reposait après jusqu'à. à la suprématie sous monde.

. fut chargé de faire XXII voulut porter cette àB'aire Nicolas de avf.Append. et Rasée sur un te~ ca~~1~ d'apaes lés date. devant de dominicain de cette fut MMM~s ef~M pour ~e]~ns"qu~ de~ son de Strasbourg. la suite. dont il fut l'objet. écrivit. du libre esprit. En efFet/ta liste des pttéMSpMvm~ d'Alleïnâgnë inëéiéé toutes pM M. de Worms pour les charger 1320. '8chmîdt. 3Schmidt. cette accusation plus. en quelque mesure. des plaintes sieurs frères des couvens d'Allemagne qui prêchaient en langue vulles trois années gaire paraît bunal Aucun Nicolas nous des doctrines prieur que Jean le mission choix ne dangereuses aux classes Ihfëriëurës une d'Angers.l6 *Pfeiirei-. porte qu'Egno sëra.p. Pregfir dans ses Pa~rSe~M (p. 34). ~Y. le récit imaginaire aux vérifidèlement attaché eue avec un autre docteur. Eckhart professeur dernière et comme prédicateur période de la vie du maître.72 MAITRE ECKHART. les soupçons d'hérésie Dès maintenant réglementaires. Francfort en qualité deut.o.introd.XXV.c.72. talogues que nous avons déjà puMiës était dëjata~rte~l~ l'Append IV. avec les Frères supposieu à cette époque des rapports à Francfort.c. qu'il aurait Au Merswin nous a conservée récit que Ruiman tés évangéliqùes. ou authentique. précisément trouvons nous ne reparaît En t325.EgnodeStoifen PM-<M-p.–Preger. populaire dut de ses nombreux enthousiaste l'attachement disciples dans laquelle les que lui causèrent pour lui. s'élevèrent contre''pluchapitre général de Venise de ~325. 352). de son ordre à l'école à la fois comme à Cologne.p.c plus le inquisitôriale pouvait être comme Strasbourg le titre favorable prouvent lés quelques tend~îtquës du peuple mais il enquête..o. en de l'ordre... sonSéjour Dé)à pendant persécutions de l'ensemble au peuple ignorant n'avait Eckhart pas craint d'exposer il circulait à ce sujet dans cette ville ses conceptions métaphysiques. . A~s< I. aux prieurs sur les "graves une enquête qui se sont élevées contre accusations de Saint-Martin.l4. encore la date de son arrivée qui est tion que confirme Dans celle à laquelle parut la lettre deJeand'Ochsenstein.p. Théodore contre le frère et auxquels Eckhart ce et suspectes'On mauvaises des < relations ignore on reproche avoir paraît Quoi qu'il en soit. sont restés partageait d!ef de prieur. commencent à peser sur lui.it reste en fonctions jusqu'en nous'ieprodüisôrié'dâns ën~ ië71. d'une discussion nous ne savons. de lui. Le général d'ouvrir et de Mayence. Eckhart qui advint de cette enquête. son propre tri- Gervais. l'amertume compenser à Strasbourg. Hervé. apre~ann~l3t7~"(NM< a place Eokhart h.l.Dett~e~eJ~M&e!I.

dans la commission Albert inquisitoriale des franciscains.MAITRE ECKHART. Nicolas à son défenseur contre le pape. lutte qui venait de s'ouvrir déclaré du pape dans la grande l'adversaire des Béghards acharné et le persécuteur et le saint-siége. il ne trouva qu'on rien paraî/cependant ses doctrines particulières. et dans ce procès à Eckhart la faveur que le pape avait accordée contre en effet teLes franciscains de Strasbourg. Ce n'est assurément pour l'empereur Henri religieuse qui a pu ranger sion contre la spéculation il était lui-même de maître Eckhart. aux prédications à reprocher devant le peuple défendit à Eckhart d'exposer mentionne lui-même et qu'il défense qu'il s il résolut velopper accusation ainsi à un homme dont les fonctions s'attaquant un procès devant son propre tribunal. de et plus tard la protestation de Cologne. VIII. de Guillaume etc. II. tous deux Occam. » SDans une pièce intitulée « Daz ist von den zwelf maistern gar sohœn sprich. ne pouvait hérétiques fidèle au pape. soit les aux masses soustraire ignorantes pour précautions grandes de aux moines adresse soit les discours qu'il écrits qu'il compose.. Henri de Talheim. Henri de Cologne. les pièces inédites se trouvant dans le même manuscrit auquel nous avons emprunté de maître Eckhart publiées dans l'appendice. ~e~cA. et rouvrant. Ain ieclioh creatur die sieh verainiget hat In det gebirt der vater sin ewig wort in einer inwendicliait. dans demeuré des dominicains sion de frapper l'ordre accules plus distingués publique que la rumeur un de ses représentans de Nicolas à Eckhart son ami et soutien enlever Pour sait d'hérésie. religeux procès. Append. parmi les adversaires contre des preuves réunir Pour très-estimé2. M. nous lisons Der von Talhain sprichet maisterlich: Der vater gebirt sein ewig wort sunder mitelich. Mais l'archevêque son couvent'. que IV. das der vater gebirt undgebornhat? . Strasbourg. Haupt. qu'une a joué dans ce le rôle important que la politique vider. du saint-siége. Preger attribue avec raison a Eckhart. entre l'empire une si belle occalaisser échapper de son diocèse. la fin du traité « von den zwei Wegen" 2. directement relevaient Eckhart. purement de Milan. de Virnebourg. supérieure. Ce qui prouve du lecteur c'est la présence en apparence. Cette dans une même à Avignon les propositions nonce et serviteur apostolique n'eut aucun succès.. mystique naient pas l'averde Talheim un docteur la son protecteur. Was ist das.t reprochées devait à lui d'en- Il d'Eckhart. de dorénavant le voyons-nous du'moins prendre paraît avoir observée. 244. avoir il fit connaître et l'appui que le démarche prêté. Alo d'hérésie Eckhart . Eckhart. à peine de venait la juridiction instance papale. 73 temps. nommée par l'archevêque franciscains.

de son ~SSA~ par Preger dansTAppend. dernier ouvrage. avait d'inique dans le procédé Tous deux en appelèrent au papa~ et citèrent les commissaires devant épiscôpaux le La sentence des inquisiteurs ne se fit pas d'Avignon'. et là~ en présence de frères~ de plusieurs d'une dizaine d'un notaire et de la foule assemblée~ il déclara bourgeois~ qu'il avait évité soutoute erreur en matière de fbi~ que l'on avait toujours vent mal compris sa doctrine. que sa conscience est le dernier de sa viô qui nous soit le zy mars 1320~ parut une bulle 28 propositions d'Eckha~ 17 dans de jours Ain o1fe¡1b~l'i11)gsein>sel1il)$il)$eil)e. pièce IV.'sicht der vater sichaelben an. sp~c. <He~ngMMt<MM. fut prêt. quand l'acte d'accusation rigoureux comnrs~on siteurs Eckhart commission citèrent les deux hommes ni son ami n'attendirent à comparaître devant eux. 1735. rempereut. mais Jean XXI Ij irrité du mépris de sa décision souveraine une pareille l'émissaire bourg'. tant publiques étaient soumises au plus toutes ses paroles) que privées. d%s ist sein aigen~ En 1329. pms . . les inquiEnfin. (Thés~cesricshist.oi~g. ic. sitions lui reprochait. attendre ce fut une condamnation. sellj~~JiaiÍ" Dergaistdet'stehteutMœssetTohaUel'anderhMt. et maintint ses faveurs à Nicolas de Strastribunal se rendit dans l'église après son appel au pape. ~ïP?~~ Tig. l'une et il expliqua orthodoxe comme qu'on maintint l'autre de cette un acte comme vraie. destinée à le précéder à Avignon déclaration~ aussi faisait connu. mais le jour fixé pour se rendre devant ni la et pour relever dans une énergique ce qu'il y protestation et d'odieux des inquisiteurs.Éçklzart. Da. mais que. \~J~ ~L' ~V. de Jean bien aucun Deux XXII qu'aux populations Ce fait reproche. années après condamnant ne lui de Cologne. fit annoncer cette L'archevêque en décision au pape.~ugSb. l'entoura d'unsystème inquisitoriale complet d'espionnage. Peu et décidé à ne pas laisser infliger à l'ordre des dominicains humiliation de la part de ses ennemis. les pièces de ce procès dans la puMioation do M. et ntdt par rentM dansjs~ûrd~ Moe< Vitodurani C~MtMtcoM.. 3<)). oSënbarung seim selbes in &ettter selhes!iaH.?. a la fin de notre Essai sur le m~. /< :ï~ 'V.. examen. Eckhart de son couvent.74 MAITRE ECKHART. puis il -fit dresser et à montrer à ses juges. afin de se préparer le terrain à la cour d'Avignon vue du procès futur. Henri de Talheim était proYinçiai des franoi8eai:n~~ la province il devint chancelier de se à~ d'Allemagne.~omblé de présens par son souverain. ~e rgjtnipr?~ ° M. fit jeter en prison de Cologne. E~eg~ . la. < 3Cette bulle sous sa vraie forme commence par ces ~ots: Dom&tt. si l'on découvrait quelque erreur ses écrits~ il la rétractait De deux propopubliquement.

Il distingue trois périodes dans ce développement: la période de Saxe. au lieu de y est-il qu'ils traita avec dit.MAITRE ECKHART. dans son dernier ouvrage. dit-il. térité comme celui d'un homme réconcilié avec l'Église avant sa mort.~efd6M<. La substihérétique tution du chiffre 26. pour autant on le voit. 1036. de déterminer différentes périodes dans le développement intellectuel de maître Eckhart. Nous ne possédons~ aucun d'ailleurs. l'une dirigée contre Eckhart. comme par une erreur de plume. au nombre des la bulle~ paraît destinée à faire croire à de la part d'Eckhart à la doctrine de l'Église complète tout en exceptant facilement de la rétractation les deux dernières prosont celles qui figurent dans la déclaration positions. développement par lequel passé sa pensée. C~-oMtcoa. J! 478. et il donne même à entendre. cette impossibilité dans l'introduction à son édition des œuvres d'Eckhapt'. l'on ne peut comprendre Eckhart d'une manière sumsante" (G'escA. dans laquelle les premières ont ot ces phrases mots: -Do~er disparu.309). Voirie texte complet de la bulle. et la sorte un de classification d'étaMii'd~ principe pour ses écrits. Le pape.2. chez Eccard. princlasser ses écrits l'on ne peut. Me~M (BM. le second dans le traité VI et les sermons Maître énumérées dans . l'autre contre les Béghards panthéistes. Preger n'a pas essayé. Gesch. ces 26 articles rétractée sens hérétique et erroné. sa pensée s'est mue dans la même sphère de conceptions sans qu'on panthéistes~ puisse découvrir une trace d'une modification aurait subie appréciable qu'elle dans le cours des années. Corpus script. vers la fin de sa vie. de sa Depuis le commencement de prédicateur carrière et d'écrivain~ jusqu'à la fin. cipe pour historiquement nombre de ses sermons et traités~ gner une date certaine qu'à un très-petit par suite des indications dans lasuscription. qu'ils historiques portent Chercher dans la doctrine même un pareil principe de classification c'est se condamner à se perdre dans des distinctions dont la subtilité à l'esprit de la spéculation a déjà reconnu répugne Pfeiffer mystique. (Cœrner. assi-. sur le sens par la réserve qu'il exprime des passages n'a pas été réellement incriminés~ qu'Eckhart peut-être comme ses ennemis de Cologne l'avaient affirmé. commençant par M/MtnuM. celle de Strasbourg et celle de Cologne représentées par trois types doctrinaux. 7~ comme et i comme hérétiques suspectes. « Si l'on ne rend du a compte. qui précisément de Cologne. publique propositions une adhésion est un esprit absolu. Preger. a ont un mé- la mémoire du grand docteur le condamner nagement comme un hérétique il préféra transmettre son nom à la posordinaire. Il a ~M. comme Eckhart. Eckhart Mosheim n'en a connu qu'une rédaction incomplète. Ce double début d'un seul et même document a fait croire pendant quelque temps a l'existence de deux Mlea. der deizt.) été de cet avis. en effet. ~11. contenus le premier dans le traité XVII et les sermons de Melk.

encore Nous y reconstruire h. La. l'image essentielle (das la . 20 Le traité deux. predior kinden hete Eckhart bien plus sur la volonté spécuque sur la raison y appuie genthumiichen Theosopheme raissent se rattacher à son lative.. comparativement à Eckhart (kein einziger particuliers die der uns an dem Eckhart Schrift. der prier mit solichen bruoder Eckehart ordens von Erfurt. Cette excitée vers les choses d'en haut. Dans la première range période. XVII parce qu'ils une spéenlation et que l'accent physique développée y est déjà dayantage placé sur ~'intellect. qui la porte volonté s'élève encore au-dessus der Minne de la raison entziindete Wille (der von ist's der sie aufwMs hinaus dieser Wille ist es der nooh ûber die Vernunft wagt. a cette Bild). la troisième. L'âme. dans n'est . ces types le troisième dans la déclaration de Cologne. dringt).. 336). image applique également essentielle de Dieu le terme aristotélicien de "raison active". rentrée tout entière daus l'étincelle. il faut lui rendre l'habitude de s'élever (verbildet). XVII Il n'y les mystique seul trait in questions a dans cet éthiques écrit. l'essence étincelle est pour Eckhart chose de créé." moelle introduit vie éternelle? ja vous le dis la deuxième Eckhart période. énummés Preger y plus haut. est intellect wesentliche de Dieu d'une manière essentielle. (552. la première à 3e la déclaration Eckl'intellect. Cette de l'âme l'essence Les Ces catégories fait entrer les écrits autres établies. rattachant traité XVII mais et au serment 53 parce est dit: «la volonté est qu'il y plus noble que la connaissance. les forces est l'instmment leur caractère Médium) viennent perdre particulier (das de notre est une avec union avec Dieu. de l'union de l'homme avec Dieu la doctrine.ou encore dans dépassé l'amour. toute connaissance. n'ont pas encore la spéculapas Zug eiassez long. C'est la volonté. Voici comment il caractérise le développement doctrinal dans ces écrits: (o. ne connaisce que je se au sais pas. en elle-même et transformée en la volonté de Dieu. elle veut saisir Dieu au-dessus sermons veulent les de dums. les traités et le traité lui dans dans IV. de Dieu. prononcés à la doctrine. publié par l'Appendice: <' Von dem Sch auen Ctottes durch die wirkende Vernunft. «Est-ce que réside XII nous la Ce dans de Melk: de vue point la connaissance de la dans est . Les nous sermons permettent et traités de de maître Eckhart entièrement que nous son possédons système. Preger doivent servir à classer les autres écrits. M. la volonté (facultés) l'intellect. et. V. la mémoire. la spéculation place n'y joue pas Les traités XI et XIII forment de la première la transition h la deuxième période il est au traité contiennent métapostérieurs. 19 "A côté du traité XVItse le sermon encore de rôle. Dans place période de Cologne. dit Eckhart. hart appelle del'amo ou l'intellect l'étincelle chose entant qu'elle quelque d'incréé.. raison. par l'amour. Strasbourg. supérieures sont les images des personnes oul'étinceUo divines. 53. XVIII. ?).Eokhart abandonne sa précédénte manière de voir sur la priorité la de et assigne volonté. je n'ai pu l'aimer". un progrès sur la période quant important précédente.la même de Eckhart nature divinité. s'anéantissant peut toutes choses à Strasbourg 2a période Les sermons dénotent. comme le déoù il était encore d'Erfurt et vicaire l'époque prieur montre le titre qu'il Daz sint die rede der underseheidunge die der vicarius porte: von Dtiringen. 55 et les traités XI et XII dans la seconde. 309–317) qui se révèle Ire tion un période: Dans pour le traité fondement. prononcés M. Identiquelque avec la raison fiant active (wirkende Vernunft) d'Aristpte. les traités XII et le sermon II. commencemens ûberhaupt qui rappelle der verhaltnissmassig les théosophèmes langen erinnerte). de sa spéculation pado or cet écrit date à Paris premier séjour (o. III. de l'image Les trois forces de l'âme. vrai. c. c. car il y est dit: « j'ai aimé ce que mon intelligence m'a transmis. mais elle est faussée à Dieu. Ici apparaît dans la question divine. dans comme les le certains maîtres. n'a pas d'objet convienne mieux qui lui que Dieu. l'essence dans laquelle del'âme.76 MAITRE ECKHART. de Thuringe.

quelque d'incréé. Cette plus unit unité n'est danslanaturede bien. où se trouve immoyen isolée. cependant l'accent sur cette avec la nature de la divinité pas nature. deux pouvaient seule ce serait ce qu'il qu'une cauvre. lui-même. et sans mode (c'est-a. plus. 30). le traité pas un seul qu'on docteur. de l'homme. sorti de son identité avec d'après il éprouve tant une éternelle à rentrer (en dans que créature) aspiration divine. la deuxième. de Strasbourg et plupart dans les traités VI et XVIII. il est a. l'œuvre extérieure fait obstacle à Quand l'œuvre c'est l'œuvre intérieure bien si toutes intérieure. je dirais. Tout paraît les textes sont contraires d'abord à l'hypothèse ce n'est que qu'à Paris qu'Eckhart aurait commencé à s'occuper de spéculation Si a. 169. 3° Les traités IV et V appartiennent à la dernière car l'instrument de notre union avec Dieu période." ce C'est le traité: <' Von dem Schauen qu'exprime également ces mots: cherche à se frayer un passage à travers par «L'esprit l'image de Dieu qu'ilporte en lui. u chose est appelé d'incréé. qu'il faut accomplir. et l'ims'exprime a conservée de leur enseignement: assurément il n'a pression qu'il pas conscience d'une influence exercée De quelconque par eux sur son développement spirituel. connais« Voici ce passage sait Pseudo-Denys. prêtent. Maître. la substance Gottes éternelle Nous en lui-même. Dieu. discourait à Paris. satisfait suivant c'est la volonté laquelle qui l'homme a. métaphysique. est-il dit au traité quelque L'esprit IV. Preger les observations suivantes 1° Le point de départ de cette division nous fort sujet à caution. la nature Par contre. ne former de mieux. la dans des Sermons du ms. XVII est loin de mériter dise qu'il ne s'y rencontre plus. au pas de telle force mais de la substance même de l'âme.MAITRE ECKHART. serait démontré alors pas moins qu'Eckhart déjà. un concours mutuel en vue de cet acte.ge sur même n'en exact. Même l'image docprimée que nous trine dans les traités II et III: aucune des trois forces ne réalise l'union de l'âme avec elles se dans leur unité. de tous les maîtres lisons . peut lui-même entièrement a. ce qu'il est dans une mouche" o. te connaissent toi seul Dieu!" vrai qu'ils (138. de Dieu même (man hcte ein mitwurken particuliers un point Eckhart. c. Dieu. l'amour de celui est caché elle en et qui est un vrai Père.-dire infinie de où le Père se communiquer l'image Dieu). la recherche d'une solution Ce n'est nouvelle. qu'il » Il s'y trouve une citation de Denys Cela assez dit M.» il est un des forces réside au traité V: L'âme hait sa propre elle ne s'aime pareillement image. de saint l'Aréopage~ Augustin~ opposa Thomas au nomi- de sa première manière de voir. oui. 77 voyons d'Aquin qu'Eckhart et principalement se basant sur sur Denys Origène. selon Eckhart. Voila comment Eckhart sur le compte de tous les docteurs de Paris.. y aurait l'on serait alors le collaborateur mit gote). qui unit l'âme sur les ce n'est mais est question ici dc forces. pour pénétrer dans l'image essentielle de Dieu. Paris. l'âme. trait des tMosophemes de l'Aréopa. l'étincelle de l'âme est clairement définie comme supéaux forces rieure et comme l'instrument de l'union avec Dieu. Dieu. f'âme. Preger. serait-il secondaire". au sujet de cette Nous ferons tentative de M. élevait la voix et faisait démontrer grand tapage pour que l'essence de l'idée Alors meilleur assurément de que lui dit: vons criez bien dit dans Dieu n'a-t-il Paris. 15). D'après encore mis la première. avec leurs subtilités ce que Dieu est dans la moindre comprendre créature. que dans un sens assez général qu'il de l'âme. pas l'évangile: c'est là la vie éternelle. de Dieu ou l'étincelle. renferme en lui une image de Dieu infinie et une image de Dieu éternelle." Et plus que pour qui «Il faut loin: donc ait dans l'âme de chose et de plus qu'il y quelque plus intime élevé (que sa propre ou chose sans mesure image image éternelle). je prêchais et je puis bien le dire ici ~btM les maîtres de Paris ne peuvent dit-il. nous unissons a. première un autre et de la félicité éternelle ne réside pas le meilleur dans la connaissance. Et ailleurs: Un docteur (Pfein'er. fort.

Dieu en elle" et reçut de la Parole (555. il doit avoir (einen et de toute créature des pensées de l'homme élevé bien au-dessus got). sommes la multiplicité (ein. Preger au de traité un résumé commeJa donne ce qu'il regarde sujet nous . Jamais il n'y eut d'union ils touchent où ils touchent touchent l'âme. qu'ils donc être ramené d'une do différence entre eux. d'un Dieu contenter conçoit. 35). en avons reproduit plus hautlespxi~ pensée de maître le seul de la eût question L'importance peut-être demandé un6 citatio~extueHe: en effet qui passage hart dans la première Eckla doctrine clairement attribue que M Prëger << c'est Ja~ de son développement. Tout donner et Dieu veut nous libres de tout ce qui nous est extérieur. Dieu et encore est-ce s'anéantir reste a faire a l'homme: Une seule œuvre lui-même. abandonna propre. appartient la collabodevenue au dehors de l'âme. et le corps est plus intimément unie a Dieu que ne le sont L'âme intime. de la plénitude se taire sur T)ieu. 23). La oui tout ce qui est jamais d'être dans la manière introduit si profondément de Christ l'âme du corps jouissance ne peuvent in got gefiieget). nous l'avons en réalité se trouve ce traité XVII. produirait intime. toutes ses Comment a ce résultat le plus le compte de Dieu l'a dit saint comme oeuvres. plutôt par de ce M. émané 575. car. qui porte (la spéculative) dans cherché s'élève cMcore <Mt-<M de la raison». Eowesonaen néant de devenir en rien d'autre être ne réside notre que dans l'acte (548. l'unique but à est-il atteindre. La multiplicité car nous obstacle Dieu même.78 MAITRE ECKHART. nalisme plus que grandiose arriver Duns et Scot plus avait conséquent introduit que dans celui la théologie. (574 33). si la pensée plicité alliu manicvaltekeit la doctrine jusqu'à traité: « Toutes d'elle la mère la vraie mère les elle devint mais des qu'elle toute volonté de Dieu. D'autres citations confirmeront encore notre assertion. 2). que sa pensée dit. connaître Dieu. lieu Ii. Veux-tu ne peut trouver créature au lieu do ton origine reçois manière bienheureuse (in denursprunc)? première n Dieu le corps du Seigneur)' manifeste avec dévotion (566. qu'a devenue est unité et n'est pas encore des créatures no as est un dans l'unité.: in einz ist und ein unvermanicvaltekeit pas ist". 31). et non a celui qui la réalise (547. qui verserait qui composent ce une union moins car l'eau et le vin resteraient tonne de vin. Dieu et l'âme sont tellement unMés qu'aucune sont. Le silence qui doit l'accomplir comme de soi-même de définir l'anéantissement manière comme la meilleure Dieu. L'activité la réalité. cette méprise Le passage qui a pu donner renferme . S'ils touchent aucune différence entre Dieu et ni trouver Dieu. vam~ent (552 ss. éternelle deDieû. Il n'est oo trouve dans d'Eckhart sur ne se si originale l'incarnation qui n'auraient fait de notre Dame toutes les paroles actions. et aramener de Dieu. aussi d'eau dans une une goutte la nature l'âme humaine. Alors s'évanouissent dc la richesse images (idées) spirituelle qui remplit et tout ce que l'on pourrait la reconnaissance la louange comme et œuvres.Eckhart. ? L'homme doit renoncer « Celui-là tient sur Denys: à lui-même «L'homme. produire. 547. (iu ein gewandeit) Non. l'âme. excitée par période voïo2zté choses d'en haut.). Soyons sa puissance. jamais alors tout aussi où toute multidâ dem einen. ce n'est plus lui qui produit ses œuvres par toutes car l'œuvre à celui les produit qui en est la cause intérieure immédiatement. 9). 25). Cette la raison les vers l'amour. avec toute ce qui est dans le ciel et le ciel lui-même en toute propriété de lui (jâ allez daz uz Im ie geflôz. aussitôt de la morale? N'est-ce là que II est tout aussi peut oxactde dire que dans ce l'union de l'âme se réalise la traité XVII volonté que par l'intelligence. Dieu s'en va avec elle. 36). 26). absolument beau des langages par suite qui peut son âme. consiste ta briser l'unité en faire sortir ratrice pour la réalité un peu dans l'unité (573. L'homme parfait Dieu ses œuvres. also nahe plus de Dieu que les anges (diu sêle wirt ils l'âme. et en tous lieux. ici est donc et non l'homme déjà présenté (&74. ne doitpas*se un Dieu substantiel s'en va. des docteurs un réalisme antérieurs~ et h.

du traité quelques XVII sur le rôle de l'intelligence passages dans notre union avec Dieu: «La foi donne plus qu'une elle donne simple supposition (ein wênen). aîné vernunft wol unt zemâle und uebo. une niht ûzerlich. mais uniquement la puissance..MAITRE ECKHART. sans que pour cela l'intelligence cesse d'avoir le privilége de pénétrer la première dans l'essence divine. sont de la volonté.ngewaltig ir selbes und ir edeliu alsô sêre verhmdert. gebrochen verkêret. qui appartiennent tous deux à la troisième Voici encore période. ~e!~c/< VIII. Aussi faut-il s'efforcer de la retirer du domaine des choses visibles où sa pureté s'est corrompue et tonte dont l'homme est capable l'application n'est pas de trop pour lui rendre son habitude de monter vers le ciel. surtout le passage c'est classique 384. unde der willen solde sich werfen in daz hœhste guot unde daran haften»). dâ muoz si mit ganzem werden undo flize gezogen muoz man dar zuo tuon allez daz man daz man die vernunft her vermac. huote. Zuo den orêatûren enkêret si sich niht ir denne und geschehe si wirt dâ rente gewalt unreht. tcn menschen geuobmenschen inwcndigen cin ist vor allen inwendigiu gotlichiu wan daz der mensche dingen mbt. und u. accomplir si la volonté ne fait pas défaut. Dans sa chute vers les créatures. p.. 39: V(v. que le mot «volonté. ex: 425.wellen noch ouch willen (er) wizze wellen donne gotos unde willenwiz~e et au traité «Von den zwei WegenH (Haupt. etc. hommes. Der vernunft enist niht aïs eigen noch aïs gegenwertic noch aïs nâiie aïs got Niemer cnkêret si sieh anderswar nâch. idées se retrouvent dans un qui nombre d'autres écrits d'Eckgrand notamment au traité hart. sô wirt im aile (ze ?) got gewene zît innen gotlich. niht . en lui-même. c'est lui a fait violence qu'on et injustice. est-il purement dit en effet du domaine (552. wider wene. sa force s'est sa tendance s'est brisée. Par peut toutes les infirmités elle.) Ce passage < Rien n'appartient signifie a la raison aussi rien ne lui est aussi spéculative intimément. Wan wie eigen oder natiurlich ir got si. même pas dans ce passage et qu'Eckhart se contente du terme vague d'. daz. 79 sans excepter et et Scot dans que Érigène. Transformée en la volonté do Dieu. réellement présent que Dieu. daz aller Bix.. Il est clairement primitive ici que enseigné c'est l'intelligence est la vraie médiatrice de l'union qui de l'homme avec et Dieu. il est si peu question d'une théorie sur le rôle prépondérant spéciale qui appartiendrait à la volonté dans cette ne parait union. tourne vers les créatures. monde n'a pas de réalité a la page 569.< application" (flîz) pour énoncer sous une forme nullement sa manière de voir habituelle scientifique. d'une avec beauté l'accent remarquable. unde Dâ si danne ist verdorben. (v. 244: « Allez daz diu sêle mac daz solde sîn geleisten in die gesament einveldigste emveldikeit des willen. un le langage Il enseigna. 8). (662. den meinunge der mensche der vermac. Diz wan elliu dino sint dem Nous citons textuellement: « Die ûzerkeit der bilde sint dem . faussée. en vérité tout est accompli aux yeux de Dieu." etc. wîse. Jamais elle ne s'en détourne se porter sur un autre pour Si elle se objet. d'une profonde que Dieu conviction seul existe. ist im iemer kleine daz er sieh alsô zcmâte genuoc. "Einrehtvoikomenmensohesol sieh selben sô tôt gewénet sîn unt sich selben entbildet in gote unt in gotes willen so uberbildet. la volonté humaine toutes choses. je puis porter des nourrir tous les indigens. 32). sô si doch mit dem êrsten wirt verkêret unde wirt begrûndot mit den crêatûren und mit iu verbildet unde dar zuo sô wirt si an dem teil also verkrenket gewenet. wider weno unde ziehe. Sô or daz allez dennoch bedarf er stêter getuot. "La pas sphère vertu et le vice. 28) que morale retire l'énergie l'intelqui du domaine de l'accident ligence et de la modalité. Preger qui composent ne la dépassent morale. les œuvres de tous les hommes. Les autres sur l'activité de la volonté passages le résumé de M. car vouloir et avoir sont lui la même agir agi pour chose.

parvenir trop ignorantes mir verboten). inférieures supérieures toute et dans doivent souffrance si j'y suis parvenu divine ou grâce fin. de Nicolas de Strasbourg diml'enquête <<C~Iiv]~dit.ratté~~Voh lui-même. tiens sont même assez nomqui remplissent Ses apparitions supérieures ture du conduit. monsch.nc.d~it. de la période sur le compte de ceux qui s'exprime le premier a la volonté. remets-lui d'accomplir de ta nature. pourquoi J'o~. effet de la les y est-il dit à la quoi soit se heurtent quelques gens insensés tôrehte (etiiche Ces réserves liute) et veulent être posséder pleinement dans le dans corps. s'est pas occupé transcendantes. tivité spirituelle zwei Wegen" en effet un curieux possédons à Cologne. D'ailleurs de Strasbourg. terres! en effet. lui.80 MAITRE ECKHART. est Cette l'être essence absolu infinie. cf. de la vie mystique. Dieu sa plus haute œuvre vernunft an dem l'intelligence duquel accomplit (sîner connaît ohersten seul la véritable au sergewaltig ist). que spéculative qui il était de dire Si même à Paris maître Eckhart no juste qu'avant son séjour de questions le manque de spéculation. Les la félicité les forces éternelle. ses les M. 24–87). véritable s'élever doit principe l'unité suprême~ infinie et selon sans nom. mais s'y montre par échappées. (567. métaphysignificatives à d'attribuer sique ne serait pas une raison suffisante pour ranger un écnt dans cette sUr~ genre à la deh fin idu ~. avec une sévérité n'a. y a cédé la première place a la morale pratique. paix" (550. 37). Eckhart raconte renseignement preniiero de son. pour lui-même il a prié les leptéurs a donc obéi à la défense qui lui a été faite. 32). et pour un cercle le trésor de sa Spécula~OBmëtaphys~ d'initiés. ou par sa grâce do laisse-le agir en toi au moyen qui est au-dessus ta nature! œuvre il accomplit en toi et comment il lui plaît Que t'importe quelle Un homme son jardin: la navoulait de l'accomplir! irriguer que m'importe. de répandre qu'il lui a été défendu (Haupt. la de sa et s'a(der geist) l'esprit plénitude puissance bîmer absolument en lui. les sens. H 551. Eckhart à des <' commençans en est bien simple: s'adresse solichen kinden" ("mit « Si j'avais '< der anhebende atteint dans le titre.pa6~i'ép~dre~ au car on m'a. pas en rapport dans riels: qu'elle naissons ce long à l'intelligence" nous reconsupérieure (130. les gens de ma propre nature. ~e&M~ VIII. pas assignent rôle qui montre qu'il d'avoir lui-même coRSoienco doctrine: «La volonté enseigné peu auparavant pareille car elle n'est' est plus libre avec les objets matéque l'intelligence. n'y elle pas le premier rang. devait se con(577. faites. qu'il sur mes pourvu qu'il y ait de l'eau du traité.Eckhari~~est après cile a comprendre C'est pour bien des gens. occupe-t-elle carilestimposà un homme de faire absolument son discours sible abstraction dans des concepson esprit. La métaphysique meritaires était hors de aussi saison. tout~e~ grand aveuglement. Tel est le ton général Eckhart. Eckhart mon 38. 2. 549. dit-il. masses défense doctrines avec raison que parmi ignorantes. L'homme en toutes et dans qui voit Dieu choses. Mais si Nous période. breuses nous de au désir de trop cède? pour empêcher et la vie spirituelle d'Eckhart une systématiser apparente pauvreté n'a été le résultat des circonstances extérieures. un tel degré de perfection qu'il se demanderaient faudrait me ranger parmi par un saints. soit en fer ou en bois. forces inconscient qu'il appelle de connaissance en Dieu et reléguée (ein wâr wizzen. bien en vertu Ils Dieu le soin tes œuvres et repose-toi. 34). auxquels de ne pas le-faire à des personnes tînait son livre. un pareil tenter d'initier ou plutôt aux formes élécercle de lecteurs.Braii~~sighe/d'un quelqu'un. et assez il despour . défendu de le f~j~d~~ïtfa~~uch vous nom de Dieu. Le Dieu. 244). 12). doit s'élever vers Dieu 567. auraient tort de se préoccuper de cela.:ac-. Préger place en 1325. Laisse agir en toi. d'auditeurs. je en prie voulait le taxer~d'erreur. car ce livre est la pure vérité. volontiers dans que la spéculation métaphysique que l'an'iere-plan n'occupe et qu'elle Et la raison traité. 2)." Eckhart.

de la spéculation est celle idée trop universelled'alors et trop voisine dans le monde de certaines ment religieux répandue concepait tions Nous lisons "La pu paraître dangereuse. d'une à force volonté erkennen connaissance' à force de volonté wizzen Tr. 8. c'est qu'il produise répondit signes (Eckhart) le second. "L'homme. qu'il enfant toutes qu'il Dieu A trois le premier. et que nous savons de ses notions 1325 Eokmétaphysiques qu'avant près complet au peuple. tendance la divinités-possédé à se manifeste!. 1. von minne kennelôz. dans au point mysticisme. ?1. s 15). la virtualité La divinité de se 8f con- naître~ incons- lc comprendre. Preger de celle de la connaissance. exprimée dation. De même. avec une âme égale ses œuvres tout ce qu'il reçoive par l'amour. par une méthode cratique. de gardez-vous de vos serait dirons sœurs attristé: finit par une semblable recommanII. Si l'une enseigne inens hors de nos a tous les se trouvait votre ~uur en murs. tout 7). de lui envoyer. seulement d'être «sans pas d'être "sans~ amour von vil a force willen cf. Le vice de l'amour le à éveiller dans de la ses interlocuteurs l'amour de Dieu. est-il dit au traité doit s'élever vers qui porté XVII. comme l'écrit M. ECKHART. dans les sermoam du couvent de Meik se trouve connaissance" (minneder erkanntn'tsse. et dans la déclaration HnteIIect ce nom. œuvres. dans le seul écrit d'Eckhart Eckehartes la seule intitulé Meister idée appartenant aa domaine traité tvirtschaft".). de la naissance du Fils dans l'âme. 2. Il que d'entretiens dans même si Eckhart a pris taut de précautions à propos d'un de son couvent. qui . Nous craignez La traite il a d& et à propos en agir de On pour- époque. A trois originel et de division sique. à quoi reconnaîtra la vertu dans toute sa l'homme Il dit que agit en lui pureté.MAITRE le néant la divin. wizzenlôs. 11). comme de Cologne c'est (434. et la volonté Dieu au moyen de deux forces. quel signe Apprends-moi.') parler a l'occasion et comment il cherchait. 354. Le pauvre second interlocuteur dit: mon (un d'Eckhart) Apprends-moi. scripturaires pour qu'elle y jeune mon à fille dit l'homme reconnaîtra est un père. de Dieu. 509. 591. de Dieu. en ChezEckhart. V. qui enseigne autres la vérité? La jeune fille dit II doit vivre de façon à réaliser ses œuvres par ce qu'il en Le dit: C'est bien la vie intérieure d'un enseigne paroles. etc. en ou la ville de Cologne soit nommée. en à elle elle-même. un élément l'intellect essentiel de l'aine) inoréé dans l'âme c'est-dire est appelée au sermon 96 (3il. homme doit être telle au fond de son être des trésors qu'il possède pareil plus grands ses ne le Voilà comment Eckhart savait au que paroles peuvent exprimer. willëioz. tous ceux de ses écrits où la métaphysique fait défaut. exposée maux. de table qu'il a eus avec les moines au peuple à la même les prédications qu'il a faites l'ordre admis à vrai dire. de période notions sont inséparables. pauvre parlé. même l'heureuse expression rehter 345. M. est la principe des bonnes la notion métaphydistincte. minnelôz. XVIII. toute sopeuple à Cologne. la vérité la signes pour Dieu. intérieure au traité l'œuvre de la volonté identifiée 14. Et. ma doctrine de même de voir sortir de ce lieu. son en qu'il plaira place espérance seul. &TeolavoIonté divine éternelle l'image (et non. pièce forme touchante voici: t SI sous la vous aimez vivre en paix. sans von la volonté de faire proposée par M. père. Proger. 6). non dans la première. aux enfans. dans le petit effet. pour Le maître dit Chers comment vivra l'homme vérité. d'"àmourdela 7. connaissance d'amour. de chacune d'elles le principe hérétique. que mes franchir le seuil laisser de ce cloître.3. mettre a prêché librement ses doctrines dans la dernière et hart période. erkanntn''isse. dernier de l'âme mais (von ou ces deux n'est encore vil de séparer morale de la orthodoxe le but effet. l'intelligence M (551. dans sa rait donc Preger avons retrouvé dans le traité et puisque nous XVII le cercle à pou classification. dans l'Appendice. a Dieu le troisième. retourner complétement par s'il aime Dieu le bien pour le bien.

Cologne: 'Egomagister protester anteomnia. 19).1!te à dire ôrChodôxè. il importe près les termes omnem Ekardus. jamms expressément. et docui). pleines. si ipsa tota esset sit in anima. o~ et quel lieu il eût écrit ou enseigné la foi chréle contrair~d~ porte quel temps de la incréée de l'idée dans le cas présent. possède se rencontre donc chez Eckhart et de l'élément moral dans des écrits spéculatif et il en soit car aux trois est nécessaire c'est cette ainsi.r. L'erré~ creatum de toutes ses forces. de l'âme entière. dictumvel praedioatum.82 MAITRE ECKHART.et inintellexi esse verum. y est-il générale et aime choses» L'union l'homme toutes de l'élément (352. que le point dans les péincréé ait été un progrès sur son enseignement de l'intellect doctrine avons retrouvé et de même Nous ne le pensons riodes pas.X. cette a considéré et Considère idée cCmmoYraië. période et de la écrits dK la première celle de la troisième dans des retrouver allons de la déclaraAvant d'examiner de plus deuxième. l'un créé. tout.«~ de la doctrine de l'Église si jamais qn'en évité tout écart et que. talis. ciente Dieu. ou de théologie qui pratique de l'être dans le elle seule domaine les devants. qualifie encore daz man in wêrle mystique veut posséder Dieu (daz wâre haben gotes. ipsa esset tion de telligo etiam secundum Nec etiam liter. elles dans laquelle de la substance divine et également en déborder. le contraire tienne (c'est-à-dire subs~ n'a donc qu'il il le rétractait Eckhart enseigné. quia tune anuna~eMptpronata. c'est l'intelligence affective. dans le passé (née enseigné unquam dixi.et ex creato et in creato. ce n'est terme de leur que qu'au que l'intelligence objets une même sur la même confondues dans trois forces se retrouvent essence. infini. Chez lichen habe. oujusoppositurnscrip~i et qu'il a donc c'est et ce dans le qu'e~ présent.f. que nous précédentes? do même nous de la première dans des documens les idées postérieurs.p. cujus oppositum soripsi. unquam si anima esset intélleçtusessen~ collegas.~ qu'il qu'il '9. ubicunqtMipcorum val scriptum etiam male me audio hic revooo. qu'en matière~ qu'elle est partagée par les docteurs~ses n'im.. pénétré de cette classification du moins 2" Le point d'arrivée plus de garantie présente-t-il la de dire que chez Eckhart En d'autres est-il n'ai de départ? termes. Qaaet omnem deformitatem in moribus erroreminnde sèmper. 25) et se l'assimiler par une transformation ou la volonté et qui lui c'est l'amour certains qui précède l'intelligence mystiques. si quid errorum repertum (se. anima. msi quis . quod sciam. 548. parvi pueri . 'c~rtaJ9. ascension leur découvre.quodaliquldstttn sit increatum-et increabile. les ligne. minimum meum créasse omnia. qu'il appartenant et qui le distinguo des deux principes l'essence du mysticisme de fusion qui forme de définir Dieu au moyen des catégories de l'inNon content la philosophie pure.h. telligence. c'est d'avoir Eckhart contre ja~ma~ enseigrcé laquelle proteste doctores meos ont de deux l'&me est composée élémens hétérogènes. du à celle contraire sache une doctrine qu'il présente (quod sciam). à dans la nature les limites consciente de la vérité de maintenir de la piété «Dans la raison. dit. increata. in in nde et fuerit in prsemissis moribus). intellectum quod ego quia speoialiter expresse nec intellexi.d. qu'il enseigne si elle était intellect totalement d'une mmi~reessen~ incréée.o. vel non creatcm id est non per se creatum. sed boncreatumM. si bien la tendance mystique.qnod sum detestâtus. fournit la matière au contraire. 13' collègues. que . donne -Eckhart.neosensi. quia i!Md non digitum praedicaverim Et sed dixi de digitis aliquid verba illius Ihesu. jusqu'à pour s'y perdre.vel. périodes. quod sit aliquid di~ inet docui. quod dixi prout sonant. de l'âme). que l'âme est une. propter teinporum. En effet. anime. perme. mystérieux peut pénétrer prend a tous les la s'attachant successivement mais l'amour et la volonté suivent. Chez Eckhart. on a donné à leur doctrine le nom de mysticisme de son activité. quodd dixi. ici. ainsi naissance désireux de à se la Trinité.

juxtaposer moment Si donc se repoussent. (page doctrine de l'image essentielle de'Dieu (das wesentliche Bild) dans l'idée de l'image éternelle incréée. 10). Comment dès lors M. employés par Eckhart. mystique toujours conceptions précise qui leur comment lui demanderait-on d'énoncer une même en convient. hœhste unbeplus cieux. quelques~ loin il reconnut lui-même la présence. Preger encore de peut-il parler de ~progrès la deuxième à la troisième. ne l'expression Rien. peut il le car est élevé des ciel le incréé remplir. blozoungewor~nheitsîns donc infinie ou essentielle de Dieu pas seulement comme au traité l'image IV.deut. nous retiendrons contenu dans la déclaration de Cologne. toujours pensée termes semblables? Nous ne nous étonnerons donc pas des quelques rigoureusement variations sur ce point rencontrer dans les discours et que nous pourrons d'Eckhart. 315).MAITRE ECKHART. pouvait plus simple créature. n'a occasion pas été de les formules substituer du une dogme autre de doc- avait établi la possibilité d'une union de l'âme avec qu'il métaphysique il ne considérer l'âme comme une il devait Dieu. èwigsn. ~ysf. (der aller sohaBëne au traité VI: «Je n'ai plus a faire. en effet. peut à l'absolu. prit l'esprit éternelle conparticulière. c'est selon sa propriété de Dieu. de son caractère dans dépouillée propre. il est vrai. donner un démenti a cette il est apparent conclusion. son répète but. particulière intérieur l'essence néant. la métaphysique exigeait que l'âme une essence la demandait l'âme dans sa et possédât incréée. elle n'en serait lui soul la pas remplie. L'image tenue dans l'âme. sonnes il est revenu Alors le néant est en présence divines. essenoe'iucréée. 400. mais son image c'est-à-dire sa nature éternelle. logique que totalité. de la. a moins de le réduire à une simple de période question « nous lisons au traité terminologie?–Pareillement IH (deuxième Si Dieu période): donnait à l'âme tout ce qui est créé. (Gesch. dans ce traité. M. contenue dans les personnes consciente. propre du image. dans la vraie forme le son existence.~ pages plus 32~. que lors dans cette son essence intime l'âme est doctrine comme d'un développement l'intellect à la période incréé. (deuxième période) lisons: «L'être créé de l'âme s'appelle «mens» ou la petite la vie de l'esétincelle. au moment ou les mots se Comment. seule a changé. a ~a. Quand se détourne de tout ce qui est créé entrer dans l'être incréé l'esprit de cette pour éternelle sîns renfermée dans les perimage (diu ungewordenheit êwigen bildes). ne fût qu'essence incréée. parfois question d'une nature créée de l'âme tout comme il est question d'une nature créée de Dieu. dérer est dès Cologne? N'y a-t-il chez Eckhart ne pas jusqu'à l'idée se trouve exclue qui par ce texte? En effet nous retrouvons cette doctrine de la substance incréée de l'âme dans les documens des deux Au traité XII premières nous periodes. 528. pénètre et incré<<< de son image éternelle" (diu enpiœzete gewordenheit des geistes kêret sich in die Ce n'est 8). de Comment considans unité deux élémens . en en mainte effet. bildes. à l'esprit moins de ce genre de spéculation répondrait général que de faire usage qui des termes de l'exactitude l'appréciation théologiques.. en elle une essence admettre car l'absolu seul s'unir substantiellement incréée. chose. minutieuse à sa place s'il s'agissait d'un philosophe de profession. mal'aveu. l'essence pure créée de l'esprit. reconnue et qu'il reconnaisse comme d'envisager qu'il ait jamais vraie. I. Les textes pourront. 83 ecclésiastique~ la Trinité. que la seule nière l'âme humaine. au fond la pensée reste la même. logique. Catherine. par le courant en abondance sur ses lèvres ce qui est et restera pressent pour exprimer inexprile donnerait-il à ses la forme mable. est autre elle est Dieu d'une manière substantielle. qui se trouverait entia~né de son inspiration. Reconnaître à côté de cette essence incréée une autre réelle mais également eût été toute contraire à car c'eût été une dnns même créée. Preger ce traité tout au comqui appelée place mencement de la période de Strasbourg ~6!. est une divines. dit la sœur ni himel.

L'homme première" c'est-à-dire aux autres d'js vérités inoréées. mencé par s'égarer. ~oliet~ ont :sulM~i~ dni-meme.. peùt. qui doit devenuse la plus rencontre égale'nentiE[n passage sur la la métaphysique vertigineuse. .m1!. s'est manifestée. qui est incréée Ici l'âme dans sa totalité dans les écrits de la première doctrine Même période. cette pensée centrale.MAITRE ECKHART. et s'y perd de plus point l'âme vine.ramenë)toutesles notions ultërieutomentacquises. l'histoire montre quë~ez~t~ par contre. ineertaine qu'une pareille et les les études circon$tancés Ce système. désigne l'homme lui-même des hommes. y descend créé dans l'être c'est-à-dire des choses qui réside s'arrêter. mais crée. du chënNn~ Dieu par l'amour. objectif procès de l'intelligence. ni aux Aussi de l'Église~ rencontre-t-on mais seulement chez lui de toute lui la donner dogmatique une non-seulement de est créé. qui la force a. de sa nature créée (ontpleezet elle est entièrement dépouillée Elle dans et s'abhne y est le pur néant" (508. créés. nâmioser wosen incréée substance sans nom essence d'une (ungeschanen nente. l'Identité qu'un panthéiste de l'unité de en en de raspiratiomsubject~ elle-mêm&n~ de l'être inilm rentrant. que la sur connaissance de la volonté (V. Les images passagères. tôt éthique que spéculative de leur esprit. est capable est ainsi incréé. s'arrêtent les forces (ir geschanenheit sans retour de rame est absorbée l'essence par la pure divines. quelle période aux tout anges. de révéler s'écrie inclinez bien heureux. Preger). vu~. 26). qu'on nait panthéiske. Cette (526. la compréhension raison vers votre des. traité XI De même au l'âme. choses vérité (682. la cbntàçl eetté tenon c~uy:ëetté ot. a la hauteur des de l'âme an den kreften). c'est dans ce traité. 10). c'est ~Lavie l'intellect comme qui est la lumière du Père. 13). trinc base à l'enseignement métaphysique.c~me. éternel de créatures. Nous des êtres a la sphère chose de supérieur comme est désignée quelque diest absorbée de l'âme l'essence par l'unité au traité lisons XIII: pure "Lorsque o'\ aucun et ne trouva en plus. ni a tout ce qui je suis libre même de tout ce qui porto un nom. seule divinité. (diu sêle ist ein ùngeschan'en nommée explicitement Et néant. comme étant son propre devant toutes se dévoilent du néant." peut possession pure au traité XVIII incréé est clairement Cet être (deuxième période) maine. plus tout là classincationd supériorité Dans convient-il décidément de le placer? M. 506. âme. et divines absolues mes disciples cette afin de recevoir de la raison. Je vis au sein de la est l'âme huincréé donc satisfaire de l'être La. pure personnes est évidifférente de l'être créé de l'âme. quoiqu'émanée l'être de son être est qu'il incompréhensible et le fondement Son essence comprenne anranchie de toute d'une raison être au moyen contingence. plein de que le plus immobile 16).. n'a plus aucun d'appui point «une essence. métaphysique.la Conception développement. dit Eckh~-t. incréé. a variation. Eckhart. exis~ dês`le com~enee~~ùt. on a dit qu'on nait tout comme poete~Ta~. Nous n'ajouterons de ceptible de la réalité et du mot: la pensée En eifet. en un cercle hors de l'unitépremiere istikeit). et la choses. de de l'infini danslëimi. 31). lui. <. demment l'être "Lorsque aller geschanenheit).o qui Saints. pureté (583. poùr aùiâ eomônt lïu. les merveilles qui anéantit de la nos'illumine des splendeurs nuit de sa raison du jour dans la connaissance l'intellect dont de son essence Messe et de la.~n'es~~ et basée s~ A dI'i\. dans do la puissance éternelle au sein des merveilles se sait vivre qui immaineffable de la Parole dans la lumière de son néant l'eNluve incompréhensible. unité divine') essence.incréée iht. le système a danoe panthéiste Ce n'est assurément ainsi dire tout d'une pas~dam~~rië~on~eG pièce. "0 vous. spée~ a Qncadr~~ iné d'avance.la -ïondânee piü~ d~. sujette sur une disposition elle repose avec le temps: comme a.

JK~ 11. la lopersonne d'après d'autres désormais Dieu se pense. Dieu le Père mais à cette pas eu point sa place de sa propre conscience. Le Fils est l'image de toute la sphère du devenir. JKy~1. Fils toutes les créatures. 27. concrète à l'idée au moyen de laquelle il se pense. elles n'ont rien ajouté a sa profondeur. et non_. Le devenir éternel est une œuvre de la nature éternelle de Dieu. L'unité de l'enseignement d'Eckhart s'est d'ailleurs imposée à M. Pour Dieu. Que M. non d'après les différentes périodes. Pregersehâte: sans quoi nous restons condamnés a ne jamais «sufnsamment comprendre maître Eokhart. consciente. et avoir'çhoisi. car l'essence infinie ne saurait demeurer dans ce domaine de la forme et de la relation. Dieu ne prononça dans le exprima ni fin. devient consciente dans personne divine il n'est pas besoin. l'on ne saurait sumsamment comprendre maître Eckhart. cette unité doit être recomposée. présente différens composée Dieu et les créatures La dualité du Père et du Fils a l'unité rompu primitive de l'être divin. .tAITRE ECKHART. La vue d'ensemble de ce développement. 312). d'en adjoindre et s'il convient. comme tout le monde. Le Père est le sujet de cet acte de connaissance le Fils est l'idée que le Père a de lui-même.. qui est d'établir certaines divergences caractéristiques sur un point de doctrine pour arriver à classer les ëorits d'Ec~hart" (G'e~c~~M-ofeMt. DeM<. du Père objectivée l'image par l'intelet renfermant dans son unité la multiplicité des idées ligence divine De la sorte la divinité éternelles. sans commencement et nous comprenons deux. Preger lui-même Après avoir commencé par dire que « si l'on ne se rend compte du développement par lequel a passé son esprit. une seconde distincte personne du Père. cette effluve est une en elle-même. seule jamais qu'une son Fils et toutes les créatures. rentrer dans l'être absolu dont elle est issue cette force inhérente à la l'étendre et l'enrichir. la doctrine de l'âme et de ses forces «comme la mieux appropriée au but qu'il poursuit. La nature divine. a titre d'exemple de ce développement.1. des personnes trinitaires et dans cette Parole il exprima Parole. Dieu dit un. qui le croirait? en reste et expose~plus loin. 207.itats son système. mais comme un tout homogène. avec tous les points de doctrine sur lesquels il a porté. elle est Dieu pour elle se comme de deux termes moi. 25. commençant parle chapitre de l'essence divine et nnissantpar celui de l'union de l'homme avec Dieu. le système d'Eckhart. nous l'attendons encore.. 30. cette idée ou le Fils ne peut être qu'un milieu renfermant les types univermétaphysique sels du monde à l'état de pensées réelles de Dieu. en vertu d'une nécessité tend à métaphysique. ') 1 Pfein'er. qui est originelle. gique du système_. la méthode d'accorder une réalité d'après réaliste. l'auteur. car la Trinité y est réduite à la simple manifestation de Dieu à lui-même au moyen de la connaissance. p. comme le veut le dogme. 85 orthodoxe dont il ne trouve à côté n'a des ré. 437. La notion dans contradiction spéculation.'.

et. et présence sont un chemin vers Dieu. 117.86 MAITRE ECKHART. cette puissance mauvaise est en qui à ~pe~ elle. et que Il est donc également contingence. elle est à ellemême sa propre'cause et la cause de dé-toutes l'origine choses~. z~a8~h. le Fils avec le Père. pareille Eckhart tout en parlant l'enseigne en d'autres ouvertement. 78.. Le monde se divise en deux parties. en la réalisant. passages des sept jours de la création. la tendance la tendance crée. c'est par l'âme humaine que ce retour s'accomL'âme humaine plit. ~ciquctombée~ dermer . 38. 124. et qui Importe la de sphère l'espace et du temps. de l'être créé vers l'être incréé'. ibid. formes infiniment jusqu'aux variées et périssables des créatures terrestres. elles ne sont que limitation En elles-mêmes. n'est que l'être conscient de Dieu descendu dans le monde de lacontingence absolue. Primitivement renfermée dans l'essence Inconsciente de la divinité.ré ~V. Son activité. 3 Pfeiffer. Par elles-mêmes. 26. 283. vrai de dire qu'elles sont néant et les âmes. nature est le Saint-Esprit. c'est-à-dire en multipliant lorsqu'il s'y sera épuisé ses effets jusqu'à la nature l'infini.H. 26. 27. que lorsque qui y est entré sous la forme de la conscience personnelle. L'éternité du monde est la conséquence inévitable d'une manière de voir. pour Eckhart les créatures visibles et les âmes.SN. qu'il réside en elles une certaine somme de bien grâce à la de l'être infini de Dieu. le Saint-Esprit.. 20.moyen des facultés particulières. 410. 497. . 286. 2. Elle a revêtu les formes de l'existence terrestre. elles ne possèdent aucune réalité l'être infini de Dieu qui se trouve en elles leur donne seul l'existence. L'unité divine ne sera rétablie le principe de division.. 536. 21. qu'elles Les créatures à rentrer aspirent dans la divinité. ibid. Les créatures sont la réalisation lointaine et absolument imparfaite des idées divines. 281. fractionnée en se répandant dans' le monde des Gréatures~ . divine sera descendue lorsque dernier jusqu'au degré de la modalité et de la division. cf. a PfeMfeï. Le Saint-Esprit est donc à la fois le principe de la nature du retour divine dans l'être inconscient de Dieu et le principe de la création du monde visible 2. elle en est sortie quand Dieu s'est connu elle a engendré lui-même. d'un qu'elles perdent autrecôté. ~t. le de l'être créé vers l'être Fils. s'est primit~vëm~t une. divine 284. s'y sera anéanti.l'Appendice. XV. 581. M~s.d. afin de pouvoir rentrer dans l'unité primitive après avoir vaincu.13.3vers]a. Le Père est la tendance de (gefuog) l'être incréé vers l'être créé.

MAITRE ECKHART. 10. des créa- du monde TPfajNer. XV. se passages. exclue par les prémisses y rentre cience morale. iMd. 397. pas moins unie à la divinité l'âme un endroit où Dieu vit de l'âme infini et le fondequi est dans Le Dieu un seul en lui-même. Sffeiaër. 833. 20. 2 Pfeiffer.. alors elle dans l'âme. et du nni. 399. l'âme Mais connaît les types universels que fini des choses comme l'âme. pour arriver s'anéantir comme des à la connais- remplissent. Pfeiffer) spfeMfbr. Haupt. le il la étoile. ibid.. pas plus cette antithèse du tendance 3. de obligée renoncer à la reçoit L'âme rentre catégories sance de minée de les objets elle est mais. 65. attribue Dieu à Dieu dans seul notre la responâme.. 256. il est le moteur Ailleurs au comme volonté. Fils a lieu sance naît de l'âme. du système. multiplicité la lumière divine.. iMd. descendue. alors Dieu comqui est infini L'âme renferme aussi en elle la nature prend consciente de Dieu. Elle les créatures et de l'infini. ibid. 411. de l'espace et du elle possède en elle les créatures dans leur beauté idéale. Eckhart en maints de nos de notre a. et l'âme à ces hauteurs le Fils avec le Père et s'engendre engendre elle-même le Fils dans la puissance une du Père\ Dans cet acte éternel de la conscience Dieu divine. II est une force dans l'âme qui ne touche ni au temps ni à la matière le Père y engendre son Fils sans interruption. 37. son et l'activité de Dieu sont un. tourner vers lui' du ciel contraire. au ne visibles. Zeitschr. une à se détourner y rentre établit des créatures de moyen des distinctions faculté notions primitive L'intelligence extérieurs.. ° . les connaît.. la notion il aiHrme son existence inconséquence.. sont elle n'en "Il demeure et où l'âme le Dieu y a dans vit en Dieu le fondement et même être. 44.23. Quant à la volonté.6. iMd. mouvemens alors qu'il moraux. 1. bitre. "Le cours et à l'intelet des déterqui la demeurer dans pmt naturel de l'âme est rentrer ligence dans entre Dieu. l'imperfection dont elle est dans ment l'âme l'âme de Dieu comprend Dieu'. est. ainsi dans et la génération du l'unité de la connaisle Père L'âme ne conà ces Le Fils de Dieu est le Fils divine entre l'âme humaine plus de différence de l'âme et lui hauteurs temps. 26. dont il est impossible de faire complétement C'est la volonté qui détache l'âme de plus en plus une par du libre arau nom de la consabstraction. activité l'ignore sabilité moteur décide louable n'est plus liée aux formes terrestres divines. l'unité et de la volonté.

est seule basée sainte sur une tendance œuvres les bonnes son but notre vie constante qui naissent elle consiste dans Cette spirituelle. se confond avec l'inde même que notre intelligence divine. tel doit être le principe de œuvre Dieu ne le sont de toute unique.376. .. suprême.~84.'18.iMd. celui sommes Les préceptes s'ils de la religion. Cette œuvre efforts vers un bien quelconque.i4. le sentiment de la propriété a ëgalëment personnelle disparu.~ibid. évolution.7. même notre et qui l'élève vers ridée de la félicité volonté aimer Rien de ce qui est créé.3i9. s'identifie avec elle. puisse s'y faire Notre volonté s'étant entièrement conformée à la volonté de Dieu.f . des créatures nous viterrestres par un rigoureux aseéti~~ vons dans une indinerenee du monde: soufFrançes complète vis-à-vis et joies ne nous émeuvent toutes plus çhpses~ égaleitnent le bien comme les liens de la famille~~ douces.iM(L. "La retraite obscufe~deFéternelledMn~ Dieu demeure inconnu à~ui-Même~~iIàle?but~)~rê~ ~P&iiab)'.3. avec au sein alors~ tout délivrés de en vivant la puissance de Dieu se manifeste l'homme spirituel ne peut plus dans aucun peut plus tomber péché mortel loi du bien nous est devenu une propriété naturelle j comme l'est pour la pierre la tendance Vis-à-vis des prescriptions de la loi moà tombe'' rale et des institutions d'une ecclésiastiques~ nous jQûIssons alors grande liberté spirituelle. "Notre telligence personnalité la personnalité de Dieu une personnalité de la volonté de Dieu. vres extérieures et des pensées intérieures..de''Diëu~ eller~n~ts~enda~~fpas-1.çe cQnseiente. 8pfëiffër. 'T~ tèrye 2pfe. n'ont: point nous son!: sacremens'(même lier quand nous du mariage)~ unis à Dieu par la pratique être séparé de Dieu et ne de la l'accomplissement en nous les vœux~ les de nous pouvoir un obstacle vers la réalisation car de notre destinée~ afPranchisspns-hous-enhaEdiment~ Dieu élevé rame au-dessus de ses devoirs ilitéricurs et extérieurs~.26. de notre être vers et qui passent non en de laborieux est invisible.. le mal plus. nous sommes Désormais~ des vertus tout entière doit cette devenir volonté~. Détachés Quelque élevée que soit cette ext~te~e de ~ame:~u~~ de son laquelle dè tou. mais activité dans l'oubli extérieure~ Fuis le tumulte des œu- la cessation-volontaire du monde~ dans ~'attente passive de Dieu. que ton âme soit semblable à un déserta afin que la voix de Dieu entendre'.88 MAITRE ECKHART. pas. tures. ne doit désormais éternelle~ plus déterminer Dieu pour lui seul.

38. le désert silencieux tir en nous désir d'y parvenir. choses existent alors esprit. 464. et la créature est le Créateur~ Eckhart appuie très-souvent sa doctrine Selon par lui. à Dieu. 288.nous L'âme dans élevons s'anéantit la lumière et quand choses. n'existe pas de peines éternelles l'enfer n'est que le néant de la relation drons rentrent viennent nous nous comme dans lequel nous vivons si nous après la mort en Dieu avec nous. ibid. abolir la notion concrète du jusqu'au cesser de prier Dieu. le Créateur est la créature.399. et la fin de cette généraprofondeurs tion de Dieu par l'âme est le retour de Dieu en lui-même. elle l'enen elle-même. 5.elle plus où les forme personnes de leur existence trois ni du Père.iPfeiSer. sa vie c'est sur Jésus les saintes Écritures qui nous a enseigné vers l'unité divine. 26. Enfin. ô merveille des merveilles. L'âme ne se contente veut s'élever Esprit. 33.. iMd.MAITRE ECKHART.. qu'existence personnelle. 20. 256. Cf. 638. 389. même même résumant tout en lui-même. ~PfeiB'eT. haut ni du SaintFils. et de l'être humaine système et dans la pensée infini de Dieu son Dieu de hors de luis'engendre l'identité de l'âme absolue s'engendre hors d'elle- l'âme elle engendre Dieu hors d'elle-même. 89 qui est. 3. ~e~cA.. alors elle est redevenue ce qu'elle était avant d'avoir Il été créée. 5.19. Dieu trinitaire. Append. 255..lbid. 387. nous toutes les créatures. 39. à un cercle qui passerait à travers toutes les oeuvres de la Trinité. cf. 193. Spfeigëi'. nous détourner de Dieu pour en tant qu'il est Dieu auDieu. 34. XV. :bid-. allégoriquement interprétées. Cf. De la sorte. ni du dans encore. 519. Eckhart l'âme a été créée avant le peut dire que dans le temps et après le temps. 503. Les créatures elles deen nous. Toutes . ~PfeiSër. et que sa marche est semblable temps. dans ses discours et montré le chemin . de la Trinité la n'ont sous jamais pénétré Pour il faut anéanparticulière' y arriver.. 28. c'est-à-dire elle engendre Dieu des gendre hors de Dieu en Dieu* de son être qui est l'être de Dieu. 310. 13. 8. . 38. alors Dieu nous demeurera posséder dessus en tant de Dieu~ L'âme doit mourir "en devenir du néant. ibid. s'anéantissent de l'aurore Embrassant d'un l'évolution entière quand le soleil paraît" regard de l'âme humaine. 332." au sein néant c'est-à-dire esprit dans sommes toutes déifions avec les lueurs Reçues dans notre intelligence. Pfeiffer.20. nous en du Dieu soleil elle-même. 6V. Hmpt. notre en ce monde ne nous et auquel nous appartienélevons à Dieu.. 11.

15. terons pas réfuter ces assertions.Append.I. et ne laisae aùbsister aucun doute anciens.90 MAITRE ECKHART. ibid.. cependant fini. 3Pfeiffer. ni la permanence de la. nous estimons que l*expo6! que noua venons de donner. 513. (Voir . 307. et en quant a la parenté de cet enseignement avec d'autres syste~ dernière analyse avec le néoplatonisme. 15. 23. 40. à-dire à tout ce qui humaine Christ.`:Myât. 2Pfeiffer. ne croit pas que le système d'Eekhart mérite le nom de pan~M. 20. Ni le principe de la personnaHté de Dieu. et cet dans Dieu sous A ces homme l'âme trouva devenir est Christ lui-même? dans la renonce accident absolue nature. à cause . et auquel on peut qu'il ne lui est mais moi je vous donner un nom dans et son en- de plaisir L'intensité corporellement à cette naissance spirituelle spirituellement dans son corps. ni~ le ~gcie do l~cr~ati~n du mon~ invisible que visible par la libre volonté du Bieu èinitaire (S~ der déut. S97). 1~lô. 441.. n. ibid. persontant' nalité humaine dans l'union avec Dieu. et tu seras en vérité "tous Fils les hommes a été engendré au pécher c'estredeviens la nature le Fils sont et unique un homme et sa forme hauteurs est divines.du rest~l~ obserYattons doué de la virtualité de seconnaître. Dieu que l'on peut penser » n'est pas le vrai Dieu Telles sont les grandes lignes de ce système si rigoureusement d'une construction semble. 1&. gneur Marie et les Saints ont possédé ici-bas. si imposant logique. Christ' Le avant de l'être de Marie plus qu'à la naisfut si grande de cette génération sance matérielle. ne lui paraissent dù systéuié. En maints Veux-tu l'acquérir. 24. et de l'être à définir le rapport de l'être infini impuissant de la contradiction fondamentaleinhérente à ce genre de philosophie~ de toutes et qui porte du principe choses~ de l'être sur la conception à la fois comme à toute détermination et absolue représenté étranger comme De plus j édifié indépendes données ce système ne saurait damment de la conscience moraley dès le principe~ aboutir à la vraie notion du bien et du mal. Séparées ici la la sphère métaphysique et la sphère morale ne se rejoignent plus morale est absorbée par la métaphysique" ~V.Preger théisme. de la vie et de l'oeuvre la réalité du Seihistorique passages la théorie Tout ce s'efface de la sorte devant métaphysique. 103. dis un de la Bible La Bible est plus différent du donne à Dieu une foule vrai Dieu de noms. je puis également que Jésus.ûsïle rious auê-· ébranlés pa~cette spécu~~ 368. spirituelle divine déborda de l'âme de Marie dans son corps et que que la lumière la génération eut lieu Ailleurs il oppose directement matérielle à l'autorité de la Bible l'autorité de son inspiration personnelle Le Dieu semblable. 158.92. 100. en a déjà fait justice.

(Gesch. de personnalité Dieu. n'était autre chose système fonmétaphysique qu'un dement donné a la doctrine spéculatif de l'Église. QM~emMmM~." Ce rapprochement entre Eckhart et Hegel. "Les matière. 94. où le caractère universel et spécifique des objets. de!. s-M?. est du paud'Eckhart. de pas également parlé d'Église. qui cadre si bien avec l'ensemble de son enseignement. toute doctrine en un mot dans la métaphysique Jaquelle absorbe la morale. sur cette pensée? parfois. sais toujours toute la vérité! Ces 11. audacieuses. mais Hegel et certes il -devait être bon juge en cette lui-même. ~aM~e~Me/t. pas oriental et dans le spinozisme. qui n'a. et elles sont nom(Append. trouve chez eux la vraie On forme de la philosophie (aohtes a aussi donné le nom elle s'élève Philosophirea~IaqueIIe\pn de mysticisme. jusqu'à du l'anéantissement moi personnel et de ses facultés. ma enseignement: cuisine ne répandrait une odeur aussi pas toujours bonne et aussi si je diagréable. (~M-~eNMMy réservant le nom de panthéisme à la conception les d'après laquelle objets individuels en tant qu'êtres de papier. lui-même est une panthéisme chimère. et poussée par l'ascétisme. 1844). il importe breuses. der Bel. mais le procès Intérieur de l'être par divin s'objectivant à luimême arriver à se connaître. passage "mon remarquable petit doigt a créé toutes choses". admirateurs ses disciples. jus- . mérite le nom de panthéisme tout aussi bien que telle autre forme. mS. ce n'est pas nous qui le faisons. mais convient-il de chercher on elles le fond de la pensée de maître où la ces passages Eckhart. trouva Tauler et de zélés Suso. pour l'union de l'homme et de Dieu dans qui place l'abstraction manifestée au dehors intellectuelle.) en maints endroits . 2). 91 La près la doctrine mort du d'Eckhart maître. permanente. et qui voudrait Rédemption? encore souscrire au jugement sur sa qu'il a porté doctrine propre elle la dénomination de se lorsqu'il repousse pour panthéisme pour contenter de lui appliquer celle de substantialisme der ~Ms<<M!<!<~<M). nous trouverions sans vulgaires si que toute cette famille excuse. pour tant anciens le que modernes. système la vraie invisible mais trame. tant avant qu'aune conservèrent de Mono. moins de ramnée cette même peut-être. laquelle repose Nous ne le pensons n'a-t-il pas. et où l'intelligence les droits usurpe de la volonté. 440. sur le caractère hétérodoxe de la spéculation et panthéiste Sans doute Eokhart d'Eckhart. s'écrier en parlant de son «en vérité.. ou le théisme.MAITRE ECKHART. mysdu dit-il tiques quartorzieme 174. Hegel de Trinité. s'em1840). qui ont continué en matière les traditions du philosophique comme Scot Érigene l'anéoplatonisme. finis. Berlin ont été siècle. une feuille sont directement par exemple. Toute doctrine qui part de la notion abstraite de l'être divin et non de la notion concrète de la égal au non-être. intelligence. 111.a essayé de mettre une sourdine à ses principes et d'en émousser métaphysiques les arètes vives certaines trop moyennant du dogme interprétations plus voisines il sa orthodoxe. Berlin (Hegel. vait fait prédemment. pénétré était de l'identité fondamentale de qu'il sa doctrine et de la théologie de l'Émaintenir ce glise. des en grande partie hommes doués d'une riche pieux. principes qui constituent de ce se montrent comme l'originalité sans voiles. au moyen de cette interprétation bizarre: entendu de l'enfant «j'ai par là le doigt accommodation aux idées Jésus". conception. le dogme traditionnel se trouve quelle virtuellement sans être réellement remplacé Il va même jusqu'à aboli. 93. 111. sans doute de les mentionner.. le système Non. die Philos.bad.Philos. appelés Dieu Vorles. auquel ne l'avons-nous emprunte terminologie: pas vu. la substance des êtres finis seule mérite le nom de Dieu. plutôt que dans a revêtu spéculation des formes souvent même ou les plus décidées.. de penseurs. jamais même dans le panthéisme existé. du monde non par un acte créateur qui explique de l'origine la volonté de Dieu. des et du de Dieu conception rapports monde. dans laconception singulière. comme celui de Hegel. atténuations. I. presse-t-il nous ne pouvons d'ajouter (et vraiment ici admirer sa logique!).

s'ëxpNmea.t. fo ~10~26~ . et quine peuvent ê~ Nous nous en tenons.fâ~ila '>ie"u. et malgré la t~o.Dansrëta. un dominicain. t<e critique et l'HatoN'e. Baie 1522. du libre esprit se retrouve chez lui~ non qu'il ait puisé sique des Frères représentant directement dans la secte éminemment originale direction des esprits générale uneformulepréGiseetdénnitive. Suso's We~e. Savoir ces choses n'est pas nécessaire ~c qu'iI est. tandis que les protestans de nos la jom's.~c~c~e~~eM~c~~ 70. p. Berunl840) tance de la yrate religion a ëte saisie jusqu'en ses profondeurs intimes par quelques théologiens anciems.9~ MAITRE ECKHART. térieux et étrange avant de transcrire le sermon sur sainte s'écrie~ Élisabeth (n° 52. ont compMtement iaissé de côté la'pMIosopHe et la science." Voici oommentns'expi-ime sur le compte d'EcI:hatt lui-même (fo! subsM&er <Ke .tdejastioë... lequel Dieu ms~ lt. 3.ce~jugmMnt~ ~~?~ 'Tauler's Pt-e~en.. 170)~ le copiste du manuscrit auquel publiées nédictin parce laïques devant nous dans avons emprunté Au l'appendice. Maître Eokhart. et simples. le principe et . c!ef B~l.a.Bâle~~ sWaokërnagel.'nsi dans un de ses sermons su~~F~ de l'homme et de Dieu (das Ihnerste): n'œil~ est l'ceil=par. Si Dieu n'etsitp~ seraitpàs. {" 104~.n'a subi de sa spéculation d'autre innuence Sa pensée est que celle de la elle a su donner Eckhart a Eckhart de son temps. Encore en bavarois~ traduisit de ces livres que la lecture ou~ comme il s'exprime~ les pourceaux~ est le véritable de son spirituelles Les vagues aspirations du peuple~ les vérités fragépoque. à laquelle de maître La prédication qu'à.' .jesuisj~ et Dieu est juge on moi. ~~o~M~pc<<B-~KtwsM<t%inOpp. et présente la plus gMnde i-essembla.vec le spinozisme. paraissait dangereuse pour les parce qu'il ne faut pas jeter les perles des tendances lui la plupart de procéder avec haute vénération pour sa nouvellement mémoire'.mon<BHet aouœil scntun.neea. l'union de l'&me avec Dieu (es geht Ma zur !nmgkeit fort).queljeleYois.P/M~. de mal comprendre. chez Pfeiffer. des pièces inédites d'Eckhart béquinzième siccle~ le frère Oswald~ en latin plusieurs des ouvrages d'Eckhart.34. ff. mystiques mentaires dans la secte vie dans son âme et s'y répandues prennent en une doctrine organisent Toute la métaphyhomogène etcomplète. 213. AugshdurK 1612. lui en i~3o par l'Unicondamnation contre prononcée versité de Heidelberg~ le cardinal Nicolas de Cuse le nomme les parmi il se rattache de préférence On sentait philosophes touteauxquels fois que ses écrits n'étaient aux intellipas une nourriture appropriée et souvent les copistes gences ordinaires~ recommandaient à leurs lecteurs et de ne pas s'arrêter à ce qui leur prudence "Paroles ordinaires sens mysparaîtrait incompréhensible.

elle ne se soucie et pas de l'excommunication voilà le tableau d'une âme qui a fidèleappelle le bûcher deses vœux ment mis en pratique de maître Eckhart.448 ss. elle trouve son bonheur à être pour un objet d'aversion elle se laisse et de mépris. de parvenir en Dieu.MAITRE ECKHART.HY~o/re de la ~a?Mr C<<??'nc. son confesseur. la divinité. le moyen d'atteindre ce but qui connaît par ses lectures suprême~ mysticisme. longtemps s'écrie: "Réjouissez-vous dans le coin à jouir signe velir. la vanité des formes de la discipline puis~ reconnaissant elle déclare à son confesseur ecclésiastique~ qu'il lui a été un obstacle sur des le chemin du salut~ et qu'elle prêtres pour paroles d'Évangile. elle n'est pas encore satisfaite. elle vie pauvre et assurée de son béguinage et mène pendant en des contrées et misérable existence errante elle lui plus. la pénitente est transportée au sein de elle demeure sans proférer une parole. sentiment désir sans toutefois avoir lui apprend les théories du en pratique n'a pas encore fait abstraction de tout qu'elle dans son âme jusqu'au qu'il lui faut anéantir Alors mis lui-même et personnel. 93 dû exercer possédons la fille retrace maître une de grande lui un influence traité de MM~re Béguine admiratrice sur intitulé la vie religieuse du peuple. la jouissance A son retour. devenue Dieu!" Assise je suis de l'église j elle passe des journées entières de son âme en Dieu. le monde extérieur accuser et calomnier son père et humain. forces dans l'imitation de la propres quitte plusieurs la vie régulière années une d'avoir regrette pris les préceptes de ses Désormais elle s'avance de Jésus-Christ. Nous . enfin elle avec moi.. elle ne sait plus le nom ni de ni de sa mère. iMd. . mais elle ne possède pas le pouvoir autant le voudrait et de s'y anéantir. des principes de la sœur Catherine se soumet d'abord aux prescriptions mysticisme. d'y séjourner qu'elle Le confesseur. l'enseignement 1 Pfeiffer. déclare au sein de la Trinité dans que son âme demeure de la félicité céleste. L'accès Cependant de la lumière divine lui est ouverte il est vrai. sans se défendre. de ~'<oMrg''j en qui Altérée la qui nous doctrine du du (spirituelle) la vie d'une a trouvé une Eckhart strasbourgeoise enthousiaste. elle ne donne plus la croit morte et qu'on à l'enses'apprête qui La sœur connaît -son état~ et qui a entièrement Catherine la fait oublié le plus obscur de l'anéantissement de vie~ si bien survient quand dans est terrestre qu'on le confesseur transporter tout ce qui sa demeure. le confesseur ne la reconnaît étrangères.

ne saurait les connaître~ si ce n'est celui en qui la même lumière la lumière de la vérité. leur vie sur la leur. 22. 77. libre avec toutes . Mais Dieu ne contraint excepté pas la voril l'affranchit~ de telle sorte qu'elle ne veut plus que ce qui lonté est Dieu et ce qui est la liberté. dans dans il remontant que à Strasbourg'. maisc'est Tfeia'er. et qui vivent à toutes est à la fois deux de ses sermons. qu'on peut l'appeler un homme divin. de la lumière est si complètement céleste et de la noble subpénétré stance de son âme~ qu'il tient de Dieu. lorsqu'il eut connaissance des désordres moraux les doctrines auxquels spéculatives" servaient d'excuse chez la plupart de la secte~ il ëëssa des membres j'abandonnerais précieuses~ de ces hommes la nourriture ces richesses de relationsnjàui32o~ le reproche vaises et suspectes Nous trouvons~ au su jet ne reparait plus contre lui. ne peut vouloir L'esprit que ce que Dieu veut. C'est pourquoi. 37. Eckhart. avec toute sa puissance. disent que là-volonté est tellement maîtres libre que personne ne saurait la contraindre~ Dieu. ibid. Les sermons XVII etXXXvH faisMent partie de la collection manuscrite de l'ancienne BiMiotheque de Strasbourg. et en qui Son corps L'homme. 127.. exalte les mérites des de son visibles intimité. Les Frères du libre qui leur paraissait tion philosophique~ propositions res. 39. ibid. Après un passage significatif dans l'un de ses sermons': Les esprit.94 LES FRÈRES nu LIBRE ESPRIT. homme. esprit confirmer et qui métaphysiques de son côté~ a dû tout naturellement par la spéculapratiques reliait en un système continu les quelques que leur avaient léguées les sectes antérieuse sentir attiré vers les s'emparèrent leurs tendances avec avidité d'une doctrine à la même union substantielle avec Dieu hérétiques par leur tendance et sans doute les sectaires se seront gardés lui-même qu'il recherchait de leurs principes de lui faire part dès le commencement moraux.. nul venir à Dieu n'ont qu'à régler qui désirent a lui. dit-il. ~PfeiS'er. Si j'avais une cathédrale pleine d'or et de pierres à l'un pour procurer dont il a besoin. lorsque. le secret les créatures Dieu et homme. envers ces soyez miséricordieux car ils sont étrangers et inconnus à tout le monde. chers erifans. 232. de cette attitude vis-à-vis des théories pratiques des Frères du d'Eckhart toute relation eux. et ce n'est pas là une servitude. la vraie liberté. C'est d'eux amis certainement à Dieu son s'est qu'il séjour veut parler. Dieu même lui appartient Plus tard. Tous ceux hommes. je le donnerais et ce ne serait que justice~ car tout ce qui existe est à lui. qui toute Dieu accomplit élusj a renoncé oeuvre. Je dis plus si tout ce à cet sur l'heure que Dieu a jamais créé était à moi.

selon lui.LES FRÈRES DU LIBRE ESPRIT.. ce sont tous ceux qui ne considèrent pas le péché pas les vertus chrétiennes. il que revêt l'esprit pour tromper Le huitième esprit de mensonge est celui qui dirige ceux qu'on des hérétiques. en qui la vertu habite d'une substantielle a seul. !V. 182. que je veux. c'est qu'ils les vertus sont armés de toutes pour triompher dans la lutte contre les vices 3. des caractères essentiels auxquels En d'autres parfait.6. les âmes à une telle et que. qui ne veupécher qui ne pratiquent connaître Christ au dans sein la vraie de Dieu. L'homme dont les pieds sont ainsi l'homme liés ne peut marcher de qui vit au sein de la volonté Dieu ne peut plus pécher. loin de justifier le mal en l'identifiant avec le bien. après avoir énuméré sept formes ce qu'il différentes ajoute appelle comme lent de mensonge les hommes. ibid. renoncer à nos vermême~. pour rentrer tus et à nos vices. il enseigne que le précédent. » L'homme. Et ailleurs. . 30. L'homme qui s'est et en l'amour de Dieu. chose contraire amour. On noblesse quoique donc peut élever de sa et qui nature. de la loi et à Dieu l'immanence non moins remarquables passages. 3pfei~er.Append. « II faut prendre garde de ne point tomber on peut pécher à craindre suivant sans avoir de châtiment.U.. il a voulu anéanmorale de tir le mal et ne laisser subsister que le bien. veut pas que de ne pas faire ce qu'il veut. 95 si j'ai Dieu et son Il y a des gens qui disent C'est mal comprendre la liberté. ibid. cette vie leur soit dire point de vie intime parlent demeurée en vérité comme hauteur autrefois spirituelle étrangère de Bène. renoncer à la volonté de Dieu mais divine ces termes ne désignent dans sa pensée que et de l'être de Dieu dans l'âme du chrétien limites. 14. tu n'as pas l'amour de Dieu. c'estil est affirme. Amaury a voulu qu'Eckhart. fait ce que Dieu aime et affermi en la volonté laisse il lui est aussi impossible de faire ce que Dieu ne défend. La conséquence comme le montre son principe de la sœur métaphysique. l'exemple a été l'ascétisme ses dernières Catherine. quand au monde même tu ferais accroire que tu l'as. Eckhart il faut au sein de la divinité vrai. ché. bien que le péché leur deviendrait impossible. qu'un on reconnaît les hommes accomplis et justes. poussé jusqu'en à-dire l'opposé de toute tendance matérialiste. 284.. le droit de s'élever au-dessus manière du bien et du mal en perdant la connaissance du pédé la distinction en une fausse sagesse. que. 31. 477. laquelle Jamais on ne devient libre du châtiment avant de l'être du péché. Quand je puis tu veux faire ce une à Dieu et à sa loi. apfeiaër.

Les siècle directions plusieurs remarquons la manière dont esprit~ suivant des docteurs mystiques à ce sujet de précieux difféils se du rensei- Après rentes parmi sont approprié du quatorzième milieu ouvrages renferment HenriSuso~ dans son livre de la F~rt~ gnemens..pro~ de~fëiaer 621.. 6. Musique 311. gt le p~~s~~eXXde !ùUe~ là proposition 1 de Mosheim. rochers son d'Eckhart..426. l'article et ~93. de leur argUtnentation~ interlocuteurs introduites torité d'Eckhart par suite se servent par ses mois: n'avait tour donc à tour Un maître pas réitérée. alors du rait.1. 7 èt8. Ciepen~ïock.664.. IB.IMd.~1~2~. jM~M~. 7. art.2. 7. Regensburg 1829. 1512. Augsb. 16. pMp. seulement le châtiment divin dispaquand on est libre du pèche.4. ~= ï6. la mort d'Eckhart. XXIÏ. prop. prop. et 306. qui ont été publiés~. avaient su~lenéan~ 'PMaër. âclarif ~H. 39. prop. XH. p. art. attribuées la plupart.284i --` et~~ ar~S~t~V..422. Aussi longtemps que l'on est capable de pêcher~ la distinction maintenue. disparaît Quand la vertu est pour la substance » notre intelligence' pour être.~ 9. XXYl. :8. K~~ Leben:u. ei 2'05. Et ce n'est pas au bien et du mal doit être rigoureusement nous élever au-dessus de devons de l'intelligence que nous moyen cette din'ërence~ devenue notre de notre au moyen cette substance~ mais de notre dinerence substance.. 3. ë~26% 1~J. Hëhnsta~ Jéan XYII.c.~7.~8G.~ 'Cômpaïer'·:entïe eùX SMosheim.96 LES FRÈRES DU LIBRE ESPRIT. nous présente~ d'un dialogue sous la forme et la personnincation spirituelle~ fantastique de la fausse liberté tableau curieux deshérétiques qu'il a pu rencontrer alors dans~ A l'appui les eèse de Constance~. f 129~. . mais elle subsiste toujours des pronombre Les Frères du libre esprit se sont assimilé un certain de du maître sans le suivre sur les hauteurs positions métaphysiques l'idéalisme peuple. de répond depropositions sublime dans puisque ses la les les de a enseigné: eerelesrays~ Ftères fbrrn~ visi~isËipjte un deux maîtres faibli de sa condamnation servir Je du libre qui se esprit pouvaient à soutenir. d'Eckhart Les moral auxquelles il avait voulu élever la vie que Mosheim passages et des autres livres ~r~MC/~ ne sont très-visiblement ils se retrouvent époque~ du spirituelle Des KCM/' a conservés du traité encore à de la secte qui existaient faits aux écrits que des emprunts série des propositions textuellementdansia à Eckhart par la bulle de Jean XXI L et nous en rencontrons et les traités dans les sermons sous une forme identique. -J: s.10.ecc~es. . nous les Frpres dû libre sa doctrine. Mt. sSnso's I~ë~e.. 32.

la et de est commun ce qui est~ n'est pas élevée essence infiniment et conservatrice L'existence négation infiniment toutes mais concrète. Q!<~m&t!o le in )? /) 1428. p. 1425. ni de l'avenir. aussi: nuptiaKM. 1 p. p.lt4. nécessité car et la possibilité le néant éternel qui de l'existence productive~ les différences dont peut de l'âme et de redevenir une néant à tout au sein du néant. limites De la libres bannière et leur du Christ'. OpP. s'élève aussi contre dans un d'enseigner. ni à souffrir le Fils ni aux depuis souffrances et qu'il et que parchemin. 37&~e~'rM~M en A~ $f r Comp. je n'ai aucune une la Sauvagerie sans nom. par l'abstraction mon origine est un mystère. 741. 641. je vis dans je m'appelle sans me préocsans autre loi que mes instincts absolue naturels. reproche et en se jouant du texte de l'Écriture~ qu'il ni à mourir. parle également. qu'ils longtemps. De sep<em~Mt~<o~Ms. ~<tMMe<.. liberté. ~<erK<e M~M. puisse monter Jean de son Ruysbrœk temps*. une puissance le monde au sein créatrice des créatures différence subsister du est rempli. dessus dessus des différences que renferme des son de la jouissance substance mais divine.Appënd.LES FRÈRES DU LIBRE ESPRIT. dans son traité les "faux hommes subtil langage dans l'unité corps de voir qui anéantit toute notion aussi divine. de l'unité manière pareille l'état actuel du monde la jouissance sans win. &eraon. fM})t. p~09. cuper ni du passé. cun désir. tout ce qu'elle demande~ quoi physique vers le ciel en toute liberté. Aux doctrines qu'il à différentes leur reprises. afin que l'esprit n'ont plus ont traversé portance qu'encre et obscur. de l'être humain. reproche~ d'hérétiques il est aisé de 'V. ~eCt~Mm p.. d'idéal au particulière bien que la Une profit de ne peut avoir d'autre conséquence pratique que Rulmann Mersdes créatures terrestres.l. /~iTr7" Colonise 2\De~<t coMtentp~MMe. préfère ne prendre et laisser de côté ce qui pourrait de la nature humaine tonomie morale de l'ascétisme.. Tout en admettant les dures obligations que imposer la choses sont issues du néant~ il ne reconnaît toutes pas au monde adversaire. un genre spirituelle. auvolonté. libri~ gMOt-MK~aM quorzcnda~n i /1'" . 97 l'interroge. lui Le disciple de la vérité connaît. car ils sont déjà morts.l. spirit.4°~Ï8-M's. 1609. et par l'ascétisme ce monde. que maître auet qui consiste à s'élever lui a appris à pratiquer. 50.1. du Christ attacher d'imne faut qu'il ni aux Écritures qui ne sont est permis de donner à la nature que ce soit.1. la liberté Eckhart de liberté aussi. créatures dans l'unité inaltérable aude la cette morale auquel répugne l'auau panthéisme que ce qui peut justifier sévère. p. Geraon.m0pp.·~ Ir iz 114.

Après le jugement~demier. Ils n'agissent ils sont plus. qu'elle n'est pas l'essence divine elle-même. et que ce n'est qu'après la mort qu'elle redevient un avec l'être de de même Dieu. trouvé peut quiétiste. Ils pré~~ au-dessus d'eux-mêmes. mais qu'elle en est formée seulement. Il y avait le secret se mesurer ne fût pas possible qui réduit tout à une de pousser essencesans plus loin conscience ce pariet sans cependant d'aller encore et ce qui les désirs et la connaissance.l~ômme C n'a que le moyen d~~ s'ânnihiler. ni anges. il n'y verrait enseignaient-ils. hiérarchie il n'y trouverait céleste. supérieure aux personnesdela Trinité. saurait rien leur donner ni rien leur enlever. voilà dégagé de toute relation ce qu'ils appelaient la vraie pauvreté spirituelle. Dans l'attente de ce bonheur ils ne voulaient ni savoir. vit dans le corps. tous. lesinstitMtohs et les pratiques 'de l'Eglise. ils n'ont besoin ni de la grâce divine ni du secours du Saint-Esprit aucune créature. . simple il se trouvait Cependant eux quelques-uns parmi qui croyaient aussi longtemps que l'âme. de Dieu. ni ni aucune âmes. Ils méprisaient à la fois ce qui se soustrait à la mesure. Si quelqu'un traverser pouvait le ciel. ~&tta divinité la notion d'essence innnie leur paraissait. suivant eux. audessus d'elle par un dernier eSort de l'abstrat~on.98 LES FRÈRES DU LIBRE ESPRIT. ne le cherquoi que ce fût cher en rien. Dieu ëst~n~~ s'idenet:qu~poitï tifier aveclùi. Il Semblerait qu'il théisme activité. les personnes divines/ la vie ëtemeUe. Dieu ne même. templation. les bons comme les méchans. formeront. devient ''En toutes choses. comme s'ils n'étaient pas. une essence durera en toute qui éternité dans la béatitude d'une immobilité absolue. La vraie për&etion. Un troisième parti développait principalement l'idée que l'homme juste un avec Christ. ni penser. l'action et la con- . essence qu'une et inactive. dis~ent-~ nous sommes à Jésus.encore et ils s'élevaient imparfaite. des crëâtiM-es. se sentir et de toute forme. disaient-ils. nous sommes les Filsdû~re quanta J~oti~ les Fils de tout ce qi~~ l'homme quant à l'humanité~ à été 3onné un second parti d'hérétiques qui avaient au delà. étrange. Il les divise en quatre classes sui- particulières Les premiers prétendaient qu'ils sont l'essence même de Dieu. sans exception. reconnaître vant leurs les Frères tendances du libre esprit.so:imhes identiques âvëc lui °l~ sagesse et la vie éternelle. en tout ce que Dieu a-fait général ou pourra ~ire. les Évangiles. l'essence pure étant inactive. ni désirer être sans Dieu. ni faire. dans une source que l'eau puisée se confond avec celle-ci quand elle y est versée de nouveau. consiste à Grôir&que disaient-ils.

ous sommes Dieu envoyés pour mener du Christ. nous ne le prions pas. libre par l'effet de. formes. En nous ni d'amour. connaissance au sein il faut tous de l'unité supprimer les modes. image nous sentons en nous la sagesse éternelle qualité particulière. ne peut rien sans nous. de leur inhabitation dans la diviprésente à l'anéantissement de l'abolition . Parmi uns ont origine iTs hérétiques avec donc aspiré à l'unité soit au nom sont allés au delà et ont conclu nité~ leur être. n'attacher aucune aux vertus. Toute difféqu'il est abolie rence personnelle conscience de cette unité. ne veut. c'est sainteté sont indépendantes. nous ne l'adorons pas. divine. de vie contemplative que nous.LES FRÈRES DU LiBRE ESPRIT. retirant en nous séparant de toute ou forme. car ce serait avouer chose que nous. Pour arriver à la les par la pensée toutes ne se préoccuper ni de aux exercices importance de l'Église et s'affranchir a été soit en contact. les au nom de leur "N. de Dieu. est né exceptionnel. Si le Seigneur avait vécu plus il serait arrivé au même degré longtemps. absolu dans le pour paraître monde. d'Eckhart sur ce point aux ordinaires de leur secte. L'honneur nous est qui lui est rendu. ou bien sont restés en deçà et n'ont pas dépassé la limite de l'union de la nature humaine et de la sagesse spirituelle divine par de l'âme avec le Fils de Dieu. les autres lesquels Ruysbrœk de l'essence divine. on nous adore nouségalement quand avec le Seigneur une seule et même personne mêmes~ car nous formons indivisible. trine dans notre être éternel nous par nature. rendu on adore le sacrement. qu'il un accident dont la béatitude a été envoyé dans y sommes a la vie'active d'une et la le monde la vie contemplative. toutes les relations. perceptibles au point de vue conséquences pratiques entraîner pour les uns métaphysique. 99 nous a été donné également. Dieu ne sait. les hérétiques de la quatrième classe paraissent s'être occupés de préférence de l'identité de l'âme humaine avec la divinité primitive et avoir ajouté les propositions absolue. nous ne l'aimons pas. aux préceptes de piété extérieurs. bien supérieure en nous-mêmes. principes résume ainsi leur docRuysbrœk Enfin. l'abolition comme pour au s'effacent de la personnalité les autres de vue des point humaine a dû de la cons- céleste. Nous ne croyons pas en Dieu.notre nous sommes sortis de l'être arbitre. nous n'espérons pas en est autre lui. Jésus-Christ nous pour vivre et mourir pour nous. nous avons créé avec lui l'univers. étions sans Dieu (sans un Dieu hors de nous). l'identi6cation Ces différences. Le fait vierge ne nous inquiète pas. au contraire de toute espèce de loi.

du peuple. des membres un facUe~accès esprit usaient à leur secte. ûvè t d léuxs tuniparcôurerit dés s'a:l2riter. cience toutes morale et justifier au nom de FexceUënM qui pouvaient de différens les aspirations Les Frères dulibre dans coupables de la nature naître dans moyens humaine leur âme. çouièrit Ièixrs avértxr t~ôîle dus~m~~tère. .. AlvàrùsPelagt~~ les derhtères~asses reurs~esjcharbonniers/des forgerons~ par la.Dieu èt sur =. ~& enseigt~e~t'que Eg~lç àx ~elu~ u~x ue le èle pr~tes mf~ilec~u~l~es.lés hautéôrs étrangers commen~eti~~u ~~ci~sco~xs âé ét.lè de la= Parolè dutüe~ Les -Béguiries~assemblerlt alQrs les de -. ·t10 `. Ils përsuâdaient leurs avec eux au pénibles ôuvrage?~p~ ~ens de quitter se livrèr les classes~plus~levëë~~ vagabondage et la mëndieitë. de perfection Q~n :itneux`aug âispositio~s des~pers~nries quuls #~ot~l~reh~g~nie~e~. t~ uC:etdEl'll~te~·r f ~p~cSt~ I C ` s e .d~e~te!~pl~e~î~~t6~ ~~s~~se~~peu~~eu~~ns! de-llrlegdeber~.réhent ressei~t iTs ont aux =m~âisr~ris ~des Be én dem~ande l'hôsp~tâlxt~ auxquélles une§ dè terrnes figures quelques I~~üxà~~ôét~nes.4. Le nous piûpart dépëyt âinsi chànôine es de Rütisd'agir .ls~xn de déçô~rxnr.e~içe~~ e~tt~ ps~`~t~ût:o~~x~~e.dé lâ chàrité.~d~s le début.perspective â ces qu'ils leur entr'ouyralehtd~ vie lu~~âgréable.ori lèur offrait ait nom.£ ~y . et pro leuis dôctrines. so~s. :les coMSe u.qualité dés veuvés.r ·'F° i* va96a~r~ ka u e` ~> t -.bünt~e"drÿt~è.~TSux~eKttëreEn~ ~qBss~~ ~N~MW :~g~i~s~ëstles~es~ leur ré~elant en en ~L'~Ia~~ën~~ ~~yda~~e~i~ïë~ sur . ~1~.ils che. dés porchers.les: attributs ~st~ntS~pe~ ~es~euM~~M~~ g g é ilTéttrés:~Ils èt vigôû dés honiïnES grôssiérs: le paÿs. pbrte ço~ripagnes. pour gagner qu'ils trouvaient auprès des labou- Mûspitalit~ qu'.bonn~~&ntaL~~ des dëslseëtaiTe~G~~r~ . :Chez les de toutes ~soccasio~ répândrè la vie ils sè miôntràient sous lés deh~rs v~ëes~â~ religieuse.~ahs ils se -présentaientsou~ d~ directeurs acceptaient ~I~ent &mn~ës le manteau de de là Teligion~~ et C(mScienGeaupr~de~b~ èn.100 LES- FRÈRES bu MERE ESPRIT.

LES

FRÈRES

DU

LIBRE

ESPRIT.

loi

vulgaire'continuaient servaient cantiques L'anarchie

l'initiation à mieux avec graver

des leurs

laïques

principes ses les épidémies peuple. et les guerres continuelles, tremblemens de terre survenus vers le milieu du quatorzième siècle, en surexcitant les esprits, ont singulièrement favorise les progrès de l'hérésie. Le peuple était naturellement toute théorie disposé à accepter qui soit le calme de'l'âme unie avec promettait soit une réformer de Dieu, la société opprimée et divisée. Il n'est pas improbable, en effet, que, les gens de basse condition,, les Frères pour s'attacher du libre esprit aient aussi fait luire devant leurs yeux l'idée d'un renouvellement social,

et des plus éclairés, dans la mémoire du

le mariage et la propriété eux, qui condamnaient comme des institutions imparfaites, avec l'unité et qui excusaient incompatibles divine, le vol et les péchés les plus grossiers au npm de l'excellence des mouvemens de la nature humaine. Quoi qu'il eh soit, une des causes prindes rapides a été le goût naturel cipales progrès de l'hérésie de l'homme l'erreur et caresse pour ses désirs. quand elle flatte son orgueil Aussi .le libre esprit a-t-il eu des partisans dans toutes les classes de la société. de la spéculapar la hardiesse les femmes et surtout les Béguines tion théologique, par le mysticisme les gens du peuple par l'espoir quiétiste, de la loi d'un anranchissement civile ef religieuse. Ces derniers les plus nombreux. étaient Les héréeux-mêmes le nom de Frères du libre tiques se dph~ esprit ça et du haut esprit ou de aussiF ~ils~s'appélalënt nouveau~. le danger mystiques, comprenant ~~es docteurs que la secte disait courir à de leur reU 1~ socteté temps/se prononcèrent énergicontre ces~~ subversives. Ils avaient tout intérêt à ~uem~t leur cause de celle d hérétiques, car les Frères ~se~t~c du libre esprit ces hérétique parait avoir été assez riche. Outre le livre Des °: lea Hollandais Walther, il est fait mention d'un l'OMotte et de .c~e plusieurs traites de Marie Blomard de Valen~osh~ secrets.. de la secte parle «livres ~se~qu~bn tantôt, 1. j~JH~ .Mit. c.). Un certain Gtërard puMi~un !ama~eu~entre~jNjHm nécessaire,s relever l'homme do sachute (De M~th~~)~~e:Mr<~s~intu~ De Mosheim, SeyA., 376). En France, la iS' brûles en 1372, mais dont ~~M~ (CoMec<o!~MMt ~Mpe)-Mt~~Mt, SS~~ËB~y~emp~ 1427, in Opp. Sonabe et en Smsse, encore dans la première S~ 1~ ` ~~<~d~~aM~ste~~(tHdër,~j!%W)~ ~t~M ~S~S~~RË~~ë~ -ï~e& chez;'MëIbomius, .~ScMp<. à ?~~?~6~ Strasbourg, Tauler, ~àty<e?t~ fo 77a.; j% <See~ KOM <pMT<tts, Cod. B 174, in-12 dè, Sirasb.. (mâüüscrit -y~ gS~S~ît~~Stras~ X~e ~M' 4e Les prêtres et les moines étaient attirés

102

LES

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de leurs écrits, s'appuyaient et la confusion dans le peuple qui existait entre les Béghards orthodoxes et les partisans de l'hérésie, du appelés même devait nom', singulièrement favoriser la croyance en la solidarité des doctrines et des doctrines mystiques de la secte, particulières et faire considérer les principes moraux de celle-ci comme des conséquences, mais naturelles exagérées peut-êre, de ces doctrines mystiques. Nous avons vu Eckhart se prononcer contre les théories pratiques de la secte, et Suso à la fausse opposer liberté spirituelle la vraie liberté telle qu'il la à son tour, conçoit. Tauler, ce spiritualisme attaque exil de travagant parle la vie active sous gens qui méprisent prétexte qu'ils sont montés assez haut pour n'avoir plus besoin de s'exercer à la vertu. C'est une hérésie, dit-il, que de s'imaginer que l'on est transformé en la nature divine et .affranchi désormais de la loi morale. Les désirs vagues, l'exaltation du sentiment, les écarts de l'intelligence qui veut tout scruter sans connaître de règle sont, selon lui, les causes de cette erreur funeste~. A la doctrine de l'anéantissement de la personnalité humaine au sein de la divinité, il oppose une conception plus et plus en harmonie évangélique avec les véritables de l'être rapports fini et de l'être infini, la doctrine de l'amour de Dieu, ayant comme la sanctification conséquence de notre vie progressive et celle intérieure, de la jouissance immédiate des réalités célestes par la voie de la conRulman templation. de son côté, adjure avec force Merswin, supplications les hommes au cœur droit et bon.. de fuir loin du contact des "faux hommes et de se ranger libres. sous la bannière de Christ pour combattre ces adversaires de la foi, enrôlés sous la bannière de BéhaP. nous le Ruysbrœk, s'est également savons, des Frères occupé du libre esprit; il caractérise avec soin les différentes nuances qu'il croit trouver eux et ne laisse parmi aucune échapper occasion de réfuter leurs théories. avec L'énergie il se prononce laquelle contre ..l'impiété de ces faux contemplateurs.. peut surprendre si l'on songe combien son idéalisme extrême est voisin de Lui aussireeonhaîtà leur panthéisme. à l'âme la destinée de rentrer au sein de la divinité; mais il croit sauver la distinction entre le créateur et la créature en enseignant que l'âme ne peut pas franchir ses par forces propres le dernier degré de ce retour. De même il admet l'existence des choses éternelle en Dieu et il espère maintenir une limite entre le fini et l'infini en affirmant qu'il faut disentre l'être réel des choses ici-bas tinguer et leur être idéal en Dieu: Tauler, ~e<!t~em,M5' 46~, 48~67~, etc. s f 77~. Tauler, ~e~<em, t. sy.Append.,1,

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jo3

à celle d'Eckhart, d'esprit analogue d'être que la conviction orthodoxe n'a jamais alors même qu'il était entraîné abandonné, sans retour le courant de la pensée panthéiste. par Aussi Gerson a-t-il fort justement d'être hérétique, soupçonné Ruysbroek ce qui ne l'a pas emailleurs pêché de proclamer avait été spécialement que Ruysbrœk doué ciel la par le -secte des esprits pour extirper fort répandue dans libres, le Brabant et dans les contrées voisines. Parmi ces hérétiques se trouvait, au dire du biographe de Ruysbrœk, anonyme une femme dont la subtilité les savans, dialectique à plus forte raison trompait les gens et illettrés. Aussi jouissait-elle simples de ses adhérens auprès d'une si bien grande considération, que l'on croyait ne se rendait à la qu'elle sainte-cène de deux anges. qu'en compagnie Elle avait écrit de nombreux traités sur et sur l'esprit de liberté l'horreur que doit inspirer l'amour matériel. Ailleurs elle n'avait cependant pas hésité à qualifier cet amour de séraphique~. elle D'après Mirœus~, s'appelait Marie nom Blomard, n'est qui peut-être que le nom de famille de Marie de Valenciennes, dont il est question dans le passage de Gerson, et qui doit avoir avec une composé subtilité un livre sur incroyable l'amour de Dieu. Le nom entier de cette femme est donc probablement Marie Blomard de Valenciennes. sa doctrine, Ruysbroek attaqua suivant son et, il la réfuta biographe, au vicieusement, grâce secours du Saint-Esprit. Pendant du mysticisme que les représentans combattaient la secte les seules armes de la discussion panthéiste par le pouvoir théologique, sévissait contre ecclésiastique elle. Les persécutions inaugurées par Jean d'Ochsenstein et par Henri de se Virnebourg prolongèrent jusque vers le milieu du siècle suivant, et eurent pour résultat l'entier anéantissement de l'hérésie. En 1328, l'année de la mort présumée d'Eckhart, du libre esprit Frères près de cinquante furent brûlés à Cologne 3. le successeur de Henri de Walram, un commisVirnebourg, chargea saire spécialement nommé à cet effet d'empêcher les Béghards hérétide s'établir dans son diocèse, et de réconcilier ques avec l'Église ceux En i335 il renouvela qu'il rencontrerait. les décrets de son prédécesseur*. Son successeur, Guillaume de Gennep, en fit de même en iP~~&Mc~inOpp.,p.3. Gerson, De ~~e~:e verarum ~o?mm<. a falsis, in Opp., ï, 1, 155. 2Auctarium M~. ec~es., cap. 446, chez Fabricius, .KMto~. ecc~ p. 82. sjoh. Vitoduranns, Chronicon; T%MN:M-!M/Ns<. M~ p. 36. ~Mosheim, De &e~t. et beguin., 274.

tendance

t0-).

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ESPRIT.

de Coarchevêque les Frères du libre esprit; ils dislogne qui persécuta depuis ce moment de cette ville. A Magdebourg, Othon fit empriparurent l'archevêque sonner en t336 quelques elles rétractèrent Béguines du hautespri't"; leurs doctrines et subirent des pénitences~. La même on année, brûla à Erfurtjin qu'il certain était hérésies, aucune que Constantin, le Fils de Dieu, que que entre autres qui avait enseigné, comme Christ l'avait été, sans

et dans la lettre qu'il i35y, les ecclésiastiques de peines les Béghards ordres contre

envoya sévères

à ce sujet à son clergé il menaça s'ils exécutaient avec tiédeur ses le dernier

Ce fut

différence; des fables, tandis

les Évangiles de Marc et de Luc n'étaient ceux de Matthieu et de Jean renfermaient la

et tous les docteurs de l'Église vérité; n'ont été que saint Augustin le pape et les prêtres trompaient les hommes, que des imposteurs; -que et que la vertu des sacremens n'était fiction entretenue qu'une par les leur cupidité admises prêtres pour satisfaire opinions généralement dans la secte, sauf la préférence accordée sans motif apparent à deux au détriment des deux autres, ce qui n'est qu'une manière Évangiles, de voir entièrement sans valeur individuelle, scientinque appréciable. En i33g on saisit à Constance trois Béghards, que l'on convainquit de plus de trente erreurs 4 Dans ces contrées du Rhin le supérieur, matérialisme le plus grossier, revêtu de formes de langage blasphématoires, paraît avoir régné dans la secte du libre esprit. Parmi ces trente les quatre suivantes seules nous ont été conservées erreurs, II y a tout autant vent de divinité dans l'insecte le plus vil de la sainte-cène et le pain ordinaire, bien servir à nourrir deux extrémités de l'hostie Le pain que dans l'homme. placés dans deux corbeille~ peudes porcs. Si sur deux autels d'un même autel ont lieu simulta-

également séparés ou bien aux nément

sexuelle de par le prêtre et l'union et de la femme, l'homme ces deux actes ont identiquement la même valeur et aucun ne doit être préféré à l'autre.–Interrogé par trois femmes sur l'essence de la Trinité, l'un des hérétiques leur .déclara seraient elles-mêmes la sainte Trinité, qu'elles de leurs si, se dépouillant et s'attachant l'une à l'autre vêtemens, elles devenaient par le pied, ses épouses. abjurèrent Au moment leurs erreurs d'être et leur livrés peine au bras séculier, les condamnés fut commuée en un emprison-

la consécration

CAfOK. -B<e& ~CAfOK.<M~e& 8Mosheim, o. c. ~Mosheim, o. c.

chez Meibomius, Script. rer. ~e~t., 2, 340. ibid. 299. SOI.

LES

FRKRES

DU

LIBRE

ESPRIT,

~g

nement et à eux

perpétuel.

D'autres oti

furent

découverts Conrad

en

i3~o

Ratisbonne, sans parvenir

le chanoine

de Magdeberg

à Nuremberg discuta avec

la secte ne Malgré toutes disparaissait pas. Vers le milieu de ce siècle, alors que les ravages de la mort noire (i 3~) ramenèrent tant d'âmes à Dieu et provoquèrent des manifestations religieuses si extraordinaires, elle fit même des si inquiétais, progrès qu'on jugea nécessaire d'établir en Allemagne une inquisition spécialement dirigée contre elle'. Louis de Bavière était mort en Charles i3~; IV, le partisan du pape, reconnu à peu peu dans toute l'Allemagne prêta à une aide efficace-contre l'Église l'hérésie. En Innocent i353. VI au delà des Jean de envoya Alpes Schandeland comme inquisiteur de les Béghards spécialement chargé poursuivre et les Béguines suspects d'erreur. Une seule victime de cette nous est connue, persécution Berthold de Rorbach, saisi à qui, s'était rétracté Wûrtzbourg, et avait réussi à s'échapper de sa prison; mais pris une seconde fois à ou Worms, il avait recommencé à prêcher ses doctrines, il subit le supplice du bûcher en refusant de consentir à une nouvelle rétractation.. Je tiens ma foi de Dieu, dit-il, et cette grâce divine, je ne veux, je ne puis la renier. On ne lui reproche aucune erreur il n'a été pratique; comme condamné, Constantin d'Erfurt et tant d'autres, que pour avoir professé des théories erronées. Nous rencontrons chez lui les doctrines également ordinaires des Frères du libre esprit mêlées à certaines conceptions subjectives, d'une produits Intelligence à peu cultivée qui s'égare l'aventure. Voici les hérésies qu'on lui attribue: Christ s'est tellement senti abandonné de Dieu pendant sa Passion n'a su si son âme serait qu'il sauvée ou damnée. Alors il a maudit sa mère, la vierge et il a maudit la Marie, terre qui avait reçu son L'homme sang répandu. dès peut arriver ce monde à un tel degré de ne lui est désormais perfection qu'il plus de prier ni de jeûner nécessaire et que rien n'est un plus péché pour lui. La prière à haute voix n'est et ne confère pas nécessaire point le salut; il suffit de prier intérieurement sans remuer les lèvres. Un laïque illettré, mais illuminé par son instinct divin, est plus capable de progresser et de faire progresser les autres par son enseignement que le prêtre le plus savant, le plus versé dans les Écritures. II faut ajouter plus foi aux prédications et aux doctrines d'un tel laïque illuque l'esprit -Joh.Vitodu~nusiMd., Conradus de Monte pueltarum, 76, 81. contra .Be~r/MM-f~, .BtMM)~. PP., Colon., 13, 342. ~Moshehn, o. (. 324. Raynald: ~M:a~, ad ann. 1353, ne 26. "<t<M ~M~,M

à les convertir'. ces persécutions,

io6

LES

FRÈRES

DU

LIBRE

ESPRIT.

du saint Évangile et aux et plus lui obéira qu'aux prescriptions docteurs. Tout homme à Dieu qui s'est donné paroles de tous les et la boisson ordinaires une dans la nourriture grâce peut trouver du corps et du sang de à celle que confère la jouissance équivalente Christ. à Strasles persécutions recommencèrent Vers la même époque, l'hérésie avait continué de se propager sourdet3t7, bourg. Depuis mine de la ville bannit à tout i35Q, le conseil surnommé l'écolâtre Selden Claushorn, Engelbrecht, jamais un certain sur un siège de et Cûntzelin d'Atzenheim, parce qu'ils avaient frappé nous voulons lui briser en disant Voilà Dieu; bois et sur un trépied, effacé les points noirs dont leurs dés un pied, et parce qu'ils avaient ment dans cette contrée. En étaient yeux. s'écriant Henri en disant marqués, avait d'eux L'un je veux de Agro sévirent frapper voilà même Dieu nous voulons lui crever Dieu; lancé son couteau vers le ciel de mon couteau*. les en

le vicaire de l'évoque et Tristram, les Béghards et les Béguines. L'année en 1365 contre bourg, de Westhoven, ils brûlèrent comme suivante hérétique Marguerite fois du bûchera avait sauvée une première Depuis que l'abjuration de Frères du libre esprit en Alsace. ce moment, il n'est plus question en deux inquisiteurs V jugea nécessaire d'envoyer les dominicains Walther la secte 'du libre esprit, contre Allemagne avec l'autorisation de s'adjoindre autant et Louis de Caliga, Kerling et avec des lettres de frères de leur ordre qu'ils le jugeraient nécessaire, En i36y, Urbain de recommandation vécu reur vait. trois entres Charles et les magistrats 3. Kerling avait pour les princes de l'empeà la cour de Charles IV; il lui fut facile d'obtenir à l'oeuvre de répression les édits les plus favorables qu'il poursuien Thuringe, furent brûlés, trenteA Northausen, sept Béghards autres IV subirent un accorda autres des pénitences; nommé Walther, la même périrent année, deux à Erfurt*. hérétiques, En i36o,

L'inquisiteur Jean de Luxem-

les plus grands à Kerling il publia privilèges, les plus puissans dans lesquelles il donna à l'inquisiteur deux lettres, les princes et comme et requérait comtes et ducs d'Allemagne tuteurs, de leur mieux les emde toutes les villes de seconder les magistrats ployés du pape dans l'anéantissement de la secte des Béghards et des

t'<M: V. les extraits du Livre secret du magistrat de Strasb. chez Hegel, C%?'<MM7.'eM ~oee!:e!' MM(7..Ka-m~~eH,Leipzig 1871, 11, Append. VII, p. 1021. ~Mosheim, o. c. 332. 3Mosheim, o. c. 335 ss. Eccard, C'oyMs script. me~M «; 2, 1113. ~Cœmet', C/M'oHMOM;

o. de Brême.. esprit. de l'inquisition et des paude ces édits. ne disparut pas encore. 107 ou Sœurs Béguines Soeurs de la pauvreté de prisons particulières casion que les maisons conventuelles vulgairement qui s'appelaient ne possédait volontaire. aux Béghards et aux goire XI avait accordée Bremgarten qui de ceshérétiques La avait prêché le libre 4. 194. de autres contrées rigoureuses de l'Allemagne. Chassés s'étaient et de plusieurs des mesures encore du nord et du plus centre en grand nombre dans les pays du Rhin inférieur. e o. 338. que son prédéles sectaires trésor Thuringe. Dans réussi au profit du le premier à extirper l'hérésie de Hesse de la ville. Berner CAfOM: het'ansgeg. 3. mais encore d'ouvrir eux-mêmes. vres. 4Mosheim. fatigués au moment du danger. 407." Comme l'inquisition en Allemagne. <S'M'tp~. (~M'omet -No~eS.LES FRHRËS DU LIBRE ESPR!T. ~Mp~em. Monken. il félicita Walther d'avoir Kerling des provinces de Magdebourg. le pape répondit en publiant décrets. fe< ~M'M. Charles IV décida à la même des les pas oc- seraient données à l'inquisition Béghards et que celles des Béguines seraient vendues dans pour servir de prison. voH Sticilm und Wyss. y fut envoyé en i3~3 comme inquisiteur même temps le nombre des inquisiteurs de deux locauXj ordinairement par province. qui ne demandaient leurs doctrines sous teurs.. ques et aux hérétiques. et une lettre d'Allemagne de sévir contre du libre du pape de redoubler enjoignit de zèle et les de aux contre évêles s'en prirent aussi ecclésiastique Aux qui étaient restés orthodoxes. c.. plusieurs dans lesquels il recommanda aux inquisiteurs d'user de circonspection et de ne pas confondre les innocens avec les coupables. demandèrent-ils au successeur 'Moshehn. pas mieux. périrent. o. 3Justinger. de cette lutte incessante. que de cacher le voile des pratiques Aussi les inquisireligieuses. de l'Allemagne'. ibid. un Jélai de trois mois après l'expulsion des Soeurs. gagnés aux fut porté magistrats Non contents doctrines à cinq. ~Mosheim.. XI prit Grégoire cesseur 2. En i3y~. à ceux des membres nombreuses* les Béghards les représentans plaintes Béguines l'autorité institution s'élevèrent de cette qui à ce sujet en Allemagne. on brûla à Berne un homme de en 1392~ quelques-uns esprit~ La secte cependant. réfugiés JeandeBoland en général. 386 et s. p.370.à Erfurt protection que Grérestés fidèles à Béguines avait eu pour effet non-seulement de perpétuer des associal'Église tions au sein desquelles l'erreur trouvait sans cesse de nouveaux partiun refuge assuré aux hérétiques sans. Berne 1819. .. par les soins du magistrat.

Rhin desBéghardsetdesLollards.carIIssohtrem~ des articles et qui sont tels qu'ils professent. Les dernières victimes que l'inquisition ait faites parmi les partisans du libre esprit. eMatMasvonKemna. sans~aginàtion. f'' < '7'~ . 109.o.o. villes du virent également de pareils supplices. "Gardez-vous. ~Rufas. suivaM~~ il est vrai. Ulm et quelques Constance.463. o. Munich <?ese/t. mais parmi de discipline intérieure prises par aucune ne concerne les Béghards s. En 1~02. 1862. Grantolff. A Mayence. Z~ec&MeAe 6%~t~. l'archeyêque Dietrich.t. sans danger. et toutes les exceptions et concessions faites par Grégoire XI étaient annullées.3o. on brûla un Lpllard et le chroniqueur à Mayence qui relate cette condamnation.. dans cette ville un concile provincial auquel assista le cardinal Nicolas les mesures de Cuse.11. ~Mosheim. la )usti6e~ le nom des dinërentes qui entourait d'alors confréries~~igieuses.~c. plus en Allemagne où la secte s'était l'hérésie du libre Mosheim. le second à Wismar'.to8 LES FRÈRES DU LIBRE ESPRIT. de Charles XI étaient IV.. Guillaume et Bernard.SMQsheim.M. . t!eM< ~w. de Grégoire remis en vigueur. de Cologne. ~Sz. convoqua. avec une intensité propagée toute particuen avoir été lière. deux partisans du libre esprit. L'année cetteassemblée. dans lecanton on infligea la même peine à un certain d'Uri. dans SMOpMMM~. ~oM~~Mm descriptio. Chronik. En 139~ Boniface IX 'contre les publia une loi qui décida du sort de la secte* Béghards Les décrets d'Urbain V.Uëolus. o.. de Grégoire XI des mesures plus radicales. f". un nommé Burkard fut brûlé avec ses compagnons à Zurich. Baie 1497. 408.330. nous font descendre du quinzième jusque vers le milieu siècle. chMomë Zurich. l'on saisit vers la même époque plusieurs hérétiques qui préférèrent abjurer'leurs doctrines plutôt que de subir le supplice'. Rien désormais n'entravait des inquisiplus l'action teurs. périrent le premier à Lûbeck. sur le bûcher. tnort ~èts 1460).C~Mt~ dans les ~Me~~ ~r!e<:<C~7.. Cœmer. Vers i~. paraissent délivrées complètement cette depuis En époque. Wurtemberg en d'autres localités les hérétiques et subirent abjurèrent des pénitences Pendant le reste du quinzième siècle les documens connus ne mentionnent du Même les contrées esprit. c. frère Charles qui avait su se créer de nombreuses relations les parmi populations de ces contrées. des ermites qui vivent dans les bois. pourraient pas les entendre que les ne mais ce rapprochement.. dit-il à ce propos.45&~ ~J' tP<Hix Hemmerlin (Ma. 2.

C~me~. Mais la maparle encore esprit~ nière dont ces auteurs ne prouve s'expriment également pas que l'hérésie elle-même ait encore eu des partisans de leur temps. 3. dans sa Nef des /cM~ les doctrines immorales de la secte à propos des Béguines dont il censure les déportemens scandaGeiler de Kaysersberg. De Mftpto! britann.Po~M. de Nangis. les raviva pour quelque Le continuateur temps. Baoon&otp. et son contemporain le prédicateur de "gens du libre strasbourgeois. l'âme qui s'est anéantie dans l'amour de son créateur~ accorder peut à la nature tout ce qu'elle désire. nous faire croire pas suffisant pour du libre esprit ait que l'hérésie encore eu des représentans à cette époque dans cette partie de l'AlleDe même le poëte satyrique magne. il est vrai. D'après de Frères nues vie déréglée. Job. suivante: erreurs. leux t.MARGUERITE PORRETTE. ~c~ ed. nous en rencontrons d'autres. nova. Lombardi. avait écrit l'année partageait Marguerite précédente livre entre autres un la proposition qui contenait. 1557. f 35~. fo. 1516. sans éprouver aucun remords. mais non moins dans les contrées dignes d'intérêt. chez D'Achéry. ~ui' vant un autre ce livre contenait des attaques témoignage~ également contre le clergé. convers originaire Hainaut~ qui ses doctrines~. chron. 63. 4°. to~ dicte des condamnations par le souvenir n'est antérieures. n'était telle que la menaient possible~ à l'exemple des opinions professait erronées.. . En France~ les traditions des Amalriciens s'être propagées paraissent en secret où l'immigration des hérétiques jusqu'à l'époque persécutés dans les pays voisins. qu'en à Paris en place de Grève une femme du nom de Marguerite Pordu et avec elle un frère rette. au res~e A côté de ce foyer principal de l'hérésie au quatorzième panthéiste 'et au quinzième moins considésiècle. in ~eM<. de la chronique de Guillaume de Nangis raconte 13 n on brûla. fo 8' 3 CbmtM.Baie 1497.. 367. chez Baleus. religieuses on croyait à son époque qu'il n'y avait plus sinon dans les forêts et dans les vallées inconla plupart des sectaires sans doute que si l'on Geiler lui-même~ du libre esprit des hommes. quoi- 1 ~MM/eM KtMM. rables. fo. qui entourent l'Allemagne. Marguerite Porrette ne les a point mises en pratique. qu'une et des Béguines. f 140 et s. tout en professant théories. p. Baie . Strasb. Sébastien Brant énumère vers la fin de ce siècle. <?MtM. ils supposaient sans doute des Béghards d'autrefois. Strasb. 2 Die ~M6M. 1522. Il paraît néanmoins de pareilles que.

702) ~erssuivansttrës~'UhecHr&Ëî~ ~oir .nol9. ]E)uca.l'E~è~~ SRa.MGCGtX~t~~ i~ ardoir Futentles Tùrelupinscond~ Pom'ce qu'ils desYMen~~ .nge (~oM<:< ">" cite les Henschel. du l'informer environ. ~Rob.c. C~Mpettc!. dont le bùeher consuma le corps du second chef L'année su~nte~~ai~ë~V~ en d~ secte. par rihquisiteur de ces héréle suppi~ d'an grand nombre 13y2~eHè eut pour résultat tiquesy également prison. aux omciers royaux de <cc~ leur assistance dominicains ë.IIO JEANNE DABENTON ET LES TURHJPINS. Ces 'sectaires.ynaldi~M)M:adann. En i365 Urbain commencement gnon dans à l'évoque ~on diocèse de Paris d'enians Étienne de IV pour lui des deux Bélial dénoncer la présence appelés genre par le de vie et sexes. générations où organisée l'époque un venus de Rôme~ envoya au delà de la frontière par les inquisiteurs furent encore le prinde fugitifs.~ et ~x magistrats au roi. ? 89. donnait femme DaJeanne appelée Turlupins/avaient La persécution benton et un frère dont le nom ne nous est pas connu.. 6.bres se livraient dès sa première réprimée Énergiquement populaire qu'à rentra dans deux pendant la persécution~ activement l'ombre des sectes dont les meml'hérésie manifestation. entre autres de Jeanne Dabenton. ~t~ef jP~'aMeofttm~~M. auxquels alors pour le peuple chefs une qu'ils habitent*. 'Mosheim. mor('peu.L'an. dans sa patrie qu'il y eût à la même époque aux plus honteux excès.auparàvant y ~it dbn à Jaccht~s.t373. tle lVltire dédiX pour la ~rpl~xs y~~ta~ts la secte ~s Bég&fards~ appelés '?~ cependant n'avait p~ encore coMpléte~ aiërs~ que pas été conle nom de encore ~res~parisis~pour~'zèlë~ù~~av~ pape G~gôir~~ fui~me~re§ut~ il avait extirpé~ mete avec laquelle aussi-Tùrlupins' L'hérésie XH& prouve~ lettre mêmè~e'~rëgôirè ~p~ë. de rMë-de-Francë~ En fut dirigée Jacques de More. jusen Allemagne et pour ou Béguines~" Béghards peuple des erreurs de ces hérétiques~ ainsi que des localités même du pape ne nous a malheureusement Là lettre servée. comme ils l'avaient cipal siège de la secte panthéiste V écrivit d'Avidu treizième siècle. .pEÛple à décë~pvoir PmfeauttesKëresies. Paris et rile-de-France grand nombre été au en France.~ avait porté un cûup ~ont elle Ne se releva pas. lupins emigrèrent en Savoie~ Dû le ~nitë~Amédëe~u~ "lÎè. Gaguin.'o. .4l2.pâpe.fHcàeë~ mais la pets~eulEion~ 'Î~7:dui 'r.

où ils essayaient l'innocence du paradis à la façon de Dans des hérétiques Gerson Cologne.. 1. passions. années siècle qui et qui nous des cinq prophétesses d'annonchargées du Saint-Esprit qui ar été saisie à Lyon rencontrons à euxleurs réu- à parti le nom d'Hommes se donnaient tenaient (?OM<tM. :Be e:MMMHM<. <!oe<WK. Les autres doctrine. 1372. CK?M~B<N-<MM!. une femme'qui se disait une des cinq les âmes de l'enfer. non-seulement mais encore dans leurs rapports entre eux. ~ëc~ 3. <MC&-M<t.1423. mais ils dans des endroits ignode leur doctrine'. restèrent Grâce en aux France désordres et continuèrent par le à l'attention de causés à répandre en secret leur schisme et la guerre contre leurs ennemis et ne furent Vers i~z3~on condamna les Anglais. les met en quelques passages avec Joachim de Flore4. la secte possédait les localités et se cachaient fuyaient populeuses rés et déserts. plus à Lyon femmes envoyées par Dieu pour enfermée en Bresse~.114. "Ces épicuriens. <~oc<Wn. 1243. . 3. 1. 1486.. à Bourg l'avénement panthéiste annonçant encore des représentans son.l. Joseph. no 7. 3. Sermons 37 et 35.JEANNE DABENTON ET LES TURLUPINS. et c'est sans doute l'une cer le commencement de l'ère en t~23. 1. Dans les dernièfes Bruxelles mêmes un du quatorzième de Frères du libre esprit de l'intelligence. S. Il est dès lors probable rapport ont qu'ils leur principe de la liberté appuyé sur la théorie des trois spirituelle âges. j0e De examinat. 19. 869. peu à peu leur connance et ne tardent le jouet de leurs pas à faire d'elles Abolissant toute pudeur. c'est par la nudité à l'état d'innocence que nous remontons des premiers hommes et que nous atteignons dès ici-bas le suprême degré de la félicité. 3. ils tenaient des réunions sede représenter crètes. m~.. 2. dans leur langage. 19. lorsqu'il est dispensé de l'observation quillité de l'esprit. qu'il ne faut rougir de rien de ce et que qui nous est donné par la nature. sur CoMM<!ef<t(.456.adaum. des lois divines. 2.l. . revêtus de la tunique de Christ. 866.Be sMcep<tOMe/MMMNM<a*~ôt)tO(!oc<tM<e~eMt!tMttt<9Mor)ttt~amK&t. 'Bzovi~s. Suivant Gerà son époque.l. Gerson nous a conservé que les points Ils enseignaient exceptions près. elle fut racheter C'était une hérétique probablement du règne de l'Esprit. <Aeô!. ~ersqn. s'introduisent une profonde auprès des femmes en simulant ils gagnent dévotion. 1. IIi à sévir contre eux'.l. fondamentaux est arrivé à la paix et à la tranl'homme. ils échappèrent à de rares inquiétés.

des trois grandes sont les représentans de la révéépoques de l'histoire lation divine. une avait même découvert manière sans particulière. mariée. ne reculait Le premier devant aucune souillure il distinctes. les rigueurs à la vie licencieuse de l'ascétisme cependant qui préférait ne firent et que les railleries les plus outrageantes de ses compagnes. maintenant comme ils s'exprimaient alléd'une interprétation Moïse~ Jésus et Élie gorique du Seigneur. déjà âgée et que Gilles appelait unjséraphm. Les doctTittes des saints et des Les vérités de nouvelles. plus raffinée les plus grossiers celle dont il prétendait péchés. pas changer Le système des sectaires Frères du libre de Bruxeltës ne diS~Ère guère de celui loi mosaïque disaient-ils. et un différer Guillaume surnommé le Chantre..te8documen8chezBaluze. ." nombreuses dans la secte. de sorte qu'une entière Il y en avait une de femmes régnait communauté parmi les hérétiques. de lanouvellecelui été celui du Père~ le temps la période du Saint-Esprit~ commence oUj encore/le sans doute temps d'Élie~ la transfiguration du récitdë par suite du Fils. dans chefs une tour étaient appartenant un laïque.tl3 LES HOMMES DE L'INTELLIGENCE DE BRUXELLES. L'une Les femmes étaient leur d'elles. catholique sera aboli dans la nouvelle ère qui s'ouvre. parti. la docteurs feront ~V. d'accomplir Le second. sans dans la secte des tendances représentaient pratiques quant à la doctrine. des a Le temps de la esprit. Ces deux hommes. d'autres lui préféraient le membres de la secte étaient frère Guillaume. au contraire. Une nouvelle loi va être re~ là loi du que l'écorce Saint-Esprit ou de l'Esprit de liberté~ et la loi présente sera abolie. Hildenissem. de à l'un des échevins de la ville'. ne qu'Adam Ces deux chefs avaient pratiquait pas le genre de vie de son compagnon. même les âpôtres n'ont possédé de la vérité. avait fait usage dans le paradis. morale. du même avis. chacun est-il dit. différence Une autre. Gilles. doute.277ets. a aboli ce qui avant De même que la venue du Seigneur de même renseignement lui passait pour de l'Eglise vrai. et quelques bien plus avancé dans la perfection que le frère Guillaume. entre son mari et les autres hommes de résolution. nions Leurs carme. se considérait comme "Gilles le Chantre. place à des doctrines rÉcriture seront révélées plus clairement ne l'ont eté~~jjusqu'à qu'elles le Saint-Esprit illuminera rnàprésenta rintelligej~G& h d'une nière plus vive qu'il ne l'a fait jusqu'ici.~MeeM(ttte<2. qui était de la secte. disait ouvertement et ne constitue sexuelle est permise que l'union en dehors du mariage et pas un pécher étant un acte tout naturel que le fait de manger ne faisait aucune de boire.

des trois tombera la pauvreté la chasteté. produit Désormais qu'elles nous n'avons nos -actions ne nous proplus ni mérite ni responsabilité. celui qui suit les prédications des docteurs de l'Église~ tombe de plus en plus dans l'erreur. à notre volonté de produire telles pas seulement œuvres qu'il lui plaît. qu'il était lui-même Chez Saint-Esprit? n'a été dicté biblique d'autres. quels qu'ils puisêtre. préférables Nul ne peut La prédication humain. Celui l'Écriture interpréter d'un homme en qui qui entend sans_être Dieu illuminé habite du Saint-Esprit. métaphysiques Plusieurs sans doute ont été de bonne foi quand ils ont appuyé de la sorte leurs doctrines sur la Bible. est partout. il est lui-même en nous la volonté efficace qui ces oeuvres. prêcher L'homme dès maintenant La jouissance directe des splendeurs divines remplit l'âme de joie et de sécurité en lui donnant le sentiment de son éternité. sa Passion il la car . Dieu.~ » En quoi consiste cette révélation nouvelle? Dieu. elle lui ouvre l'intelligence de la Bible. Tout homme Dieu possède en lui parfaitement identifier avec l'être que sent nous avant divin de communier. si bien que les vérités trouve qu'elle en elle-même lui paraissent de beaucoup aux vérités écrites. Gilles le Chantre. enseignaient-ils. curent Christ satisacquis tout mérite sur la croix. L'on voit par ces derniers mots comment les sectaires fait pour tous.LES HOMMES DE L'INTELLIGENCE DE BRUXELLES. par la conscience Nous si bien nous pouvons de son existence en nous. l'homme éclairé prêchent par l'Esprit prêche la vie. est désormais l'auteur de toutes nos direct il ne permet actions. 1 13 doctrine sance. dans l'enfer comme dans le sacrement de la sainte-cène. dans les membres de l'homme. entend la pure vérité. dépasse l'entendement ses paroles. ses dernières poussant jusqu'en limites cette identification de la nature et de la nature humaine divine. De plus. soient bonnes ou mauvaises. l'obéis" ecclésiastiques~ c'est le contraire de cette doctrine également qu'il faut vit dans une union immédiate avec Dieu. grâce pareil au -secours du usage du texte que par la crainte de Tinquisition. péchons plus par nos actes extérieurs. ne. des plus approfondie Ecritures~ un traire. a enseigné le Sauveur des hommes. Les prêtres la mort éternelle. vertus désormais. n'affirmaient-ils pas que leur ensein'était forme plus élevée de l'enseignement gnement ecclésiasqu'une et que la source en était une intelligence tique. au conpoint s'est le salut et ne nous attirent point et par damnation. en effet. dé Bruxelles savaient au besoin le langage de l'Écriture parler pour cacher leurs sous une apparence principes chrétienne. dans la pierre.

Cependant. Les autres membres plus jeûner pendant de la secte suivirent son exempt" ~ils ne s'inquiétèrent plus des statuts de l'Église~ abolirent la prière.ilsen'de` la nal'impïtlsiôri à :i sorit muti:ies. gue du le ça~rne char~dë~lës'd~t~lr~~ avait.~ et qü'il est à p~ pénitence.n4. les sectaires se sont affranchis de toute dis- à considérer du Saint-Esprit tous les mouvemens inspirations de leur nature.conséquenë& des peines éternelles.1n' péextravagante! :Gelui qui reprend cheur pèche plus que lui.ils.dé- adressée claraient atteindre le-signe institutions 'qui'étaient Guillaume divin de gèns~ de F occasion de satisfaire que les mortinca~oRg le salut~mais encpr~Ils<p~eai~td~ de l~perfecti0n.. Le vrai pécher sui~nt~~ donc consiste à ne pas reconnaître l'activité divine dans les actions et à humaines vouloir entraver les manifestations de la nature humaine~ qui est la nature de Dieu. Gomme l'union de conséquence de cette man seignaient que a autant ture~ utile r à beaucoup homme s~exuëllë~acco~ mérite qu'tme prière péchera son boa les de voir. la Sagesse éternelle. côntre ëëuw' ~ert. directe~dë~-lëu~~rinc]~B'er~~ ~ussi~ëtaieRt-ilsladoetr~Mg~ . Un ecclésiastique. ils invoquaient le tantôt de l'indifférence des actes extérieurs L'homme principe extérieur~ ne souille pas l'homme tantôt celui de la liberté disaient--ils. LES HOMMES DE L'INTELLIGENCE DE BRUXELLES. réÿe~atioïîs.L'ôh:'cb~B~ de. ka°:négat'ibn ët :La'. pour ne pas éveiller de ils se présentaient dans les églises~ mais soupeons/ quelquefois n'avouaient en taisant leurs que des péchés véniels~ soigneusement péchés principe l'esprit mortels. Dans leurs prédications avec dédain de la chasteté et de la virgiils-parlaient disant qu'il n'existait nité Ils qu'une seule vierge.s .~sorte 'lès.. et nièrent d'accomplir l'utilité de la confession faite à un prêtre pécheur. entendaient sans doute par là représenter leur doctrine et leur genre de vie comme la conception la plus parfaite et la vraie réalisation duprinPour justifier leurs excès cipe de la chasteté. unique comme Leur de des l'autorité par ces principes. ~uès en ~paMjE~~tr~~ qui'-atte~àit:~s~trës~~lai~M~ spècialatüent ère _qüxi co~mer~~àit. intérieur~" spirituelle ou qui condamne~ i. prétendant qu'elle n'empêchait pas Dieu ce qu'il avait résolu de faire. qui auraient pu faire découvrir du néant de toute" loi extérieure devant intérieur les a naturellement amenés leurs hérésies. Égares cipline sur la route~ l'Esjour que Gilles cheminait d'enfance et qu'il ne prit lui révéla qu'il était sorti de l'état spirituelle devait désormais le carême.rËgHse~~iaien~ïn~:M~~ de toù~ rémotds v~eletàrit' de la.

deviendra celle de l'humilité et alors il n'y aura plus de diable. Dans l'idée de ce retour n'ont pas de toutes été consules créaet dans seraient ils la seront ils considéraient comme ne prêchait )) La garantie de leur leur avec Dieu sa propre sanctification n'en pas. la tête ne saurait ressusciter sans les membres. juifs. hommes tous viensauvés. elle s'est accomplie en Christ. davantage hérétiques ouvertement menacés de la torPruxelies." damnés. pouvait sexuelle être caché et illicite. chrétiens. arriver à cette dès ici-bas. la plus grande en grande emprunté les gens ignorans. tures en Dieu opéré par Dieu lui-même. ou tout autre nom semblable. de retour amrmé que rétracté tous ses compagnons. union était pour eux ressusciter d'entre les morts. de l'homme dans perflue l'intervention celle de ses frères. les Tous ils. tellement subplutôt à convaincre avoir tiles~ que. Ils disaient que s'ils étaient turer ils renieraient mais leurs entoura se rétracta. la plumains des inquisiteurs souffraient Le relâchement le martyre plutôt que de se rétracter. démons. dans Si l'on union Caïn Pilate. ti5 5 ce qui ne les empêchait de l'enfer. partie au style de la Bible. pas de parler d'enfer et de purgatoire L'homme à la manière des Frères du libre esprit. dont nous sommes les membres. car il vit dans l'union avec Dieu. la peisonnificalion Le diable lui-même de l'orgueil berger. mais le péché. Cette timidité des hérétiques dans la profession de leurs tance part doctrines n'est pas un favorable au moment des membres de la persécution. paradis. les tombés augure pour leur consChez les sectes antérieures. disaientintérieur. qu'ils pouvaient prononcer sans éveiller de soupçons. ne sera pas damné.LES HOMMES DE L'INTELLIGENCE DE BRUXELLES. pour tromper disait que tout dans leur enseignement Guillaume sous des termes tirés de l'Écriture. Le mal sera anéanti et disparaîtra. prudence. principes. Caïphe. entre. qui se manifeste le milieu du quatorà cet égard dans la secte du libre esprit depuis s'accentue encore chez les de zième siècle. sans toutefois réussir . l'union excepté langage mieux les membres de la secte à n'en parler qu'avec la plus grande il. Les sectaires ne parlaient composé de leur un doctrine qu'avec Ils s'étaient à part. pas moins trouvaient sauvés. dront à Dieu et ne formeront seul troupeau sous un seul plus qu'un sera sauvé.engageait Ils donnaient à ce genre de péché le nom de "délices du réserve. les hommes félicité dans la vie future. Le frère Guillaume. son abjuration de distinctions pris un jour. il put prétendre sa doctrine. païens. II n'y aura point de résurrection notre résurrection est déjà accomplie: iinale~ disaient-ils. au milieu des siens.

et qu'on a confondus quelquefois aye~lo~~ libre esprit. 6'eMA. il est plus vraisemblable qu'ils ont ëtëuM~ dës Catharès: v. hérétisiècle. 1. "CItë'parBalMnus. quelques Béghards et des Pays-Bas.2" 'l1Q. croit que secte. = Lenfant. Hommes d'Ailly. La secte avait un chef qui moraux~ se faisait appeler Adam. .~MeMMA.-MMee<AM<o!1. 41). <~e~<Me!'Mt!M ~M~M Jos. Il propres aux Hommes est donc permis de croire que cette doctrine en secret.y~ du :hussite contemporain 'Brzezyntt. !ij/l'inqulsition~ de l'intelligence. J3M<. Le frère Guillaume. s'y est conservée sans doute dans les ateliers des tisserands où toutes les héréflamands. généraux mais jusqu'à des particularités de l'intelligence. Qnant aux Adamites et aux Lucifériens qui se Sont m~~ en t~ütrièlïé au et douzième au treizième siècle.4. dans les? ~NM~ Mm..a!et' et ~MeMc~t~e?:. 138.Sc. Ils recurent du peuplé le surnom de dans lequel il convient moins de voir. Pierre saisi une seconde procès. et à être enNous ignorons ordre. des autres ce moment nous perdons en Belgique les traces du libre Depuis L'hérésie ne s'y réveilla esprit.80.. La BohêmCj agitée par les troubles des Hussites~ semblait leur offrir un asile assuré. pour se soustraire de l'inquisition. L'évoque de Cambrai. 1788. sa doctrine à Bruxelles. La communauté des femmes la plus entière régnait les hérétiques. sies trouvaient alors si bon accueil. faire fit instruire leur abjura publiquement informée des menées des plus amplement sévit contre eux. reproduisant non-seulement les principes communs à toutes ces sectes. la femme de son choix au L'homme parmi présentait patriarche de la secte en disant Monesprit m'a poussé vers celle-ci Au commencement du quinzième 'Énee SyMùs (Historia MeM~. cap. Schmidt.. s'est appeM fiehardûs. et fut condamné à un château de son fort. comme l'ont Picards. Dobrowsky. Fils de Dieu et Père. Utrëcht tM~ . p."6 En LES ADAMITES OU PICARDS DE BOHÊME.Pt&<M'(!e?t und. D'après un manuscrit de elle avait encore à sa tête une femme Kœniggrœtz~ que l'on appelait la mère de Dieu.<!ef 6~Mt. que cent ans plus tard. se trompant sur te sens ~mot~ le la chef de ca!f~.JBM<. YNmde la ttelgique. 300 s. "chassés de leur pays à cause de ques de l'Allemagne se retirèrent en Bohême aux rigueurs l'Évangile». en~attie d'&pt~& rappoxt ". le nom de leur patrie/qu'une forme corrompue du mot Béghards Quand de'leurs le peuple eut connaissance principes il les appela également Adamites. pénitence fermé le reste le sort trois ans dans pendant de sa vie dans un couvent membres de la secte. fois. V. des Cathares. sur les Adamites de Bohême la ~tMë~~tOM Mt~(~M~<MdeBe$usob~ chez et (!MC<Mct&de SNe. peut-être cru quelques-uns.

et qu'eux parmi les sectaires était que tout le genre humain A ces extravagances seuls et leurs enfants sont de race libre.3i. s'étaient et portèrent la désolation dans les villages enviretraite. les Adamites périrent misérablement. supérieur laïques. mais. il les força dans leur île. tèrent dérober Un leur le spectacle de leurs excès aux yeux des populations. établis dans une île de la Luschnitz. sous les ordres de Ziska. o. de l'eucharistie. Énée Sylvius. croissez. transgressé la loi de Dieu. morales les Adamites contre certaines instituajoutaient quelques propositions Ils rejetaient le sacrement tions ecclésiastiques. disan que "Quiconque. raconta tenu en prison des hommes et des femmes de la secte. même en supportèrent riant des flammes devaient les consuqui l'aspect mer* Les autres réussirent à échapper aux Taborites et à quitter la eux ce ne fut que pour tomber d'entre Bohême. de même ils ne reconnaissaient plement pas au prêtre ni un pouvoir de sainteté un caractère à celui des particulier. Dispersés à travers les campagnes. et passa au fil de l'épée tous décembre t4. qui persécuta en 14. d'innocence des premiers hommes l'état Nous n'avons disaient-ils. ils considéla cérémonie qui précédait passagères. Pour ils Tabor. signe extérieur Adam et Ève.LES ADAMITES OU PICARDS DE BOHÊME. et entendu le signe usage les femmes de la servitude déclarer hautement que les vêtemens spirituelle. pour beaucoup entre les mains des inquisiteurs allemands et pour partager le sort des Frères du libre esprit avec lesquels ils se confondirent en Allemagne et en Suisse. c. raient la nudité. rivière qui passe à ils quitjour. I 1 Telle était à quoi le patriarche Allez. en disant qu'ils ne tarderaient montaient pas à Les femmes vivre au sein de la félicité divine. contre eux avec son armée en Ziska. comme le pendant de la perfection morale. comme point. mais simle pain de la sainte-cène du pain consacré. fait la liberté. pris du désir de s'enrichir par le pillage. Les uns furent saisis et subirent le supplice avec un grand après la catastrophe avec joie sur le bûcher. est esclave. surtout les cérémonies du culte. 41. hérétiques qu'il avait avait qu'il ne sont que ne possède point d'habits. ceux d'entre eux qu'il prit en ce jour. nous vivons dans Ulrich de un gentilhomme bohème ces Rosenberg. cap. et en chantant de temps Ils courage.51 à Ënée Sylvius. avant la chute. affirmaient-elles. informé de ce fait. Une des vérités répandues n'est pas le vrai corps de Jésus. répondait multipliez ces unions De plus.. marcha ronnans. peu .

. durait . les Pays-Bas. en déjà depuis près de trois siècles. sans l'anéantir. et avec une à l'époque des réformateurs. Les persécutions en Bohême. réprimée Ce mysticisme ne disparut pas encore. matérialiste qui Allemagne. de la Belgique. dans avaient extirpé l'hérésie elles l'avaient en France.li8 LES ADAMITES OU PICARDS DE BOHÊME. et nous intensité inattendue. il subsista secrètement au sein des populations le verrons surgir une dernière fois.

Henri Nicolas Anabaptistes. tres tendances nouvelles. jusqu'en poussant des la sanctification de la réformation. Les David Joris. écloses sous la parole même des réformateurs. et en jetant dans les masses l'idée de l'émancide l'Évangile tualisme les vieux sans le vouloir.LES LIBERTINS SPIRITUELS.F~n!M~. contra-t-elle. à les extirau silence depuis plus d'un siècle sans réussir condamnées de leur temps le spirià la religion en opposant per. "9 CHAPITRE TROISIÈME. Les Libertins Frey. ranimèrent. religieuse. Dans le fonds commun des notions nouvelles réle mieux à la ce qui répondait chacun le peuple. spirituels. aventureux mysticisme qu'un d'aude distinguer il importe héritage des âges antérieurs. les conséquences avec toutes pratiques spirituelle cipe de la liberté De ces tendances abrite sous ce nom. puisait et de Frand'Alsace les paysans de son esprit particulière à la liberté religieuse voir dans les appels de Luther conie croyaient les Anabaptistes de l'oppression féodale. et les . préparaient parmi pandues direction . panthéistes. germes qui sommeillaient d'un de genre opposé deux adversaires dès son début. pation de la conscience renAussi leur œuvre dans les populations. à s'affranchir une invitation ses dernières conséquende Suisse et de Westphalie. ces le princips fondamental des d'un la réalisation chimérique royaume croyans. tuels (fin). avide à cette époque des idées qui régnait de la confusion au milieu Le grand amena mouvement des avant tout de liberté. Les réformateurs. Les Libertins Nicolas ~r?'- du seizième au commencement esprits avait le retour des doctrines que l'inquisition siècle panthéistes. SEIZIÈME SIÈCLE. ou le prinle faux spiritualisme de l'autre côté le matérialisme romain.

quelle que soit l'autorité paraît être la ressemblance des conséquences qui existe entre certaines morales que l'une et l'autre secte ont tirées de foncièrement différens.Baum. Brieve Opp. la secte du libre esprit se maintenir le plus le pays où nous dans longtemps Calvini instruction contre les erreurs de la secte des Anabaptistes. de ce jugement. L'origine nous ne pouvons auquel souscrire de son auteur. que ces différentes pas manquer d'exercer l'une sur l'autre. variété des opinions religieuses au subjecqui ont surgi à cette époque. Des deux principes nous rencontrons l'idée de la pureté côtés. où leur hérésie avons vu et une origine indépendante comme les héritiers directs des sectes antérieures.Brunswigsa. Pays-Bas. pleine carrière difficile à constater doctrines ne devaient parfois. et de ces illumines. absolue de l'homme spirile de la tuel. . n'e. se donnant à eux-mêmes le nom de Libertins et renouvelant dans les spirituels. c'est-à-dire prit naissance. la contrée la Flandre. edid. parmi qui nous à les considérer d'abord.Ed. enthousiaste leur dépeignait d'avance les En face de ces révolutionnaires félicités. dont leur imagination saints. et à l'influence.53. et quelques auteurs nous serons amené à attribuer modernes. on ne sera pas étonné d'apprendre que la secte des Anabaptistes a compté individualités quelques marquantes.VII. par l'esprit compris les descendans apparurent des Frères du libre esprit et des Hommes de l'intelligence. suscités mal de la réformation. c'est l'absence chez eux de l'idée fondamentale des Anacomplète de la nécessité du baptême des adultes~ ensuite. communauté des biens et des femmes principe seulement ce qui chez les uns est dérivé d'une fausse idée métaphysique. qui se sont laissé gagner aux idées panthéistes du milieu dans lequel elles ont et qui ont mélangé leurs rêveries vécu.CuMtz. de principes apocalyptiques à la secte des Libertins. Calvin raconte ne sont qu'une que les Libertins branche de la secte des Anabaptistes'. baptistes. si l'on songe à l'immense Cependant. en général. en Suisse et en France des hérésies cent fois condamnées. la distinction convient d'établir entre les qu'il Libertins et les Anabaptistes. à l'influence tion d'un des mêmes doctrines qui ont produit les Libertins la formaCe parti panthéiste très-remarquable décide à attribuer aux Libertins les Anabaptistes.Ed.1868. Bien loin donc de rattacher empruntés l'oriau mouvement comme le font Calvin gine des Libertins anabaptiste.!20 LES LIBERTINS SPIRITUELS.Eeuss.t chez les autres qu'une erronée de la liberté chrétienne~ application Telle est. tivisme effréné l'idée de l'inspiration auquel individuelle prophétique ouvrait chez les Anabaptistes.G.

P~M'oMe. qui n'a pas Si Calvin avait eu connaispopulaires. et surtout enfin. de son temps à intellectuel rapport qui unit les hérétiques ceux des siècles passés. que c'est mercomment humaine estre veille creatures figure peuvent qui portent depourveues tomber jusqu'a au fond tant de sens et de raison que de se laisser une ainsi il avait decevoir en des phantasies plus de ces lambeaux de doctrine. la métaphysique resil n'aurait par quelques grecque.trompé en rattachant il a fait fausse route quand seulement sophie antique. de la littérature du moyen que la connaissance mystique propositions. un peu affaiblie de celle la reproduction partie chez eux la même confusion doctrine. in Opp. .LES LIBERTINS SPIRITUELS. 223. au lieu de considérer « un labyrinthe non pareil de resveries tant absurdes. On est même tenté de croire. en dernière sur grands docteurs analyse. issues successivement de l'esprit de plusieurs du moyen âge et s'appuyant. du libre esprit. leur qui n'est que On retrouve de Dieu. 242. 2Farel. Genève 1550. que brutales~ transmis par entrevu.lvin. au origine exercé d'influence sance du leur mouvement sur littéraire les classes de la renaissance. de tels Calvin sur ce point. leurs idées comme si. pas été amené semblances accidentelles à rattacher la secte des Libertins ces nouveaux à celle des Anabaptistes. Il croit que « Satan a soufflé aux oreilles ceste personnages en avant mettent Italien: de parler par quelque et maniere qui opinion et ce que Virgile a escrit de l'entendement qui meut tellement des ceste œuvre du monde. Il a vu avec raison et il ne s'est de la philoil a attribué toute pousse universel de Dieu hommes ne sont que l'Esprit sont sortiz Et de ceste resverie les Libertins dans les Libertins une d'un genre particulier. que les ames qui besongne en tous. âge n'était pas étrangère Olt . à plusieurs d'entre témoin cette maxime eux.M'/z~ï'rf ~mo~on l'auteur de l'Instruction po: ~rqu'énonce vivre en ce nzonde: "L'homme fidele est aussi aise d'estre yh~cMMK~ des traités inédits en enfer qu'en paradis 1. Ce qui caractérise jusqu'à un certain point panthéis- ~Ca. VII. 131 cette de l'Europe. la de l'esprit humain et de l'esprit à prendre les conceptions et les désirs individuels même tendance pour la même indifférence du bien des inspirations divines. apparition leur enseignement aux principes pas. pour les notions en lisant certaines de leurs et du mal. et de nombreux passages de Farel dont il sera question déjà n'a pas suivi l'opinion plus loin. homogène tions philosophiques. Le Glaive de la . Contre la secte des Libertins. tradition po- un ensemble de concepvieille de plusieurs pulaire siècles.

maintenant on la lisait partout avec enthousiasme. je sais qu'il est venu chez vous un ~lémp~ iMafné qui veut vous induire en erreur pour et vous détourner ea yous. il n'y a ni enfer. l'un des sectaires de cette tes. damnée. Vers i525 se du montrent libre à Anvers esprit. ni damnatjon. encore plus apparente que chez leurs prédécesdoctrines sur la Bible.132 LES LIBERTINS SPIRITUELS. du libre Déjà les Frères esprit faisaient leurs hérésies usage des Écritures mais pour soutenir au moins chez eux les principes encore une métaphysiques occupent se multiplient. c'est la prétention seurs de fonder leurs gagner Luther à sa cause après l'avoir convaincu d'erreur. taphysiques Quelques doctrines fondamentales encore de cequi fut autrefois à peine subsistent le système de l'évolution de l'être absolu hors de lui-même en luide spéculation même. et ce minimum ne serait pas même philosophique suffisant l'ensemble des principes pour moraux expliquer répandus dans la secte. La Bible n'avait été qu'imparfaltementconnue des laïques au moyen elle était rendue au peuple dans sa âge. langue.f~ai selon lu~ deilavrai~~nteilises. et ceux qui ne la parcouraient pas avec la sérieuse intention la vérité. le langage Ici. agir delà sprte~~est~i~. sont de plus en plus reléguées à l'arrière-plan. chose pas autre que aotre~ison. la nature vous~fairechoir ses embûchë~~e Chaque homme. les citations ao'ecte tous les dehors du discours tandis que les grandes idées méchrétien.me~t. si nous ne voyions derrière ces quelques débris apparaître l'organisme complet de la pensée panthéiste. de la doctrine ville.tén~es~~n~~ part a de~lqu~n~~ ~~Sa~Es~ -~(~aq~~Qm~ gence de l'Évangile évitiez plus facilement de ses propositions Saint-Esprit n'est a la foi.1~~ la vie éternelle. et qu'il dut employer tou se tirer de la discussion subterfuges pour q~'ilvenak de provoqua Luther écrivit à ce sujet aux habitans d'Anvers une lettre dont voici les passages principaux s J'ai appris comblen~'agttent dans votre pays les esprits pleins d'erreurs qui senbrcent d' entraver les progrès de la vérité chrétienne.–La loi n'est pas violée par les mauv~~ésir&auss~lQngtemps . "'qt!\is m'enseigne à &ire à mon proGh~in~~q~ vouloir qu'il. espérant les premiers du réveil symptômes En cette année. place importante. Mais il paraît que l'accueil qu'il reçut fut tel qu'il ne jugea: pas à prodécouvrir toute sa pos de pensée.. d'y chercher y trouvaient tout ce que leursuggérait naturellement leur imagination aventureuse. autre âge l'atelle qu'un vait énoncée. se rendit à Wittemberg pour exposer ses idées au réformateur.

conséquente de la notion originaire panthéisme. et qui n'est venu ici que pour pouvoir de avec énergie Il soutenait cuté avec nous. Ici. carde pareilles du péché n'existe pas pour lui. il n'a jamais D'après ont le Saint-Esprit. pas. ne me repréJe ne doute dant qu'il règne sur les hommes.LES LIBERTINS SPIRITUELS. et que Dieu ne veut pas que ce qu'il seulement. 60. 3. du mal. rien teur de Luther. Saint-Esprit. Si le mal n'existe inutile. dans son traité Contre la secte des Libertins. qui se permet ger. commandé ne pèche. 123 Celui ne cède pas au désir. la volonté d'obéir aux impulsions qui ne nous soient ne constiqu'ils que le bien et dont les désirs quels la vie tuent pas de péché. tout en ne voulant permet cepenpas le péché. que d'une gens n'agissent les hommes ont Tous c'est-à-dire la raison leur manque. ~Calvin. composé Wette. c'est un esprit inconstant tout à la fois d'affiret d'insolence. qui n'ose disse vanter d'avoir avancé. en 1545. morale~ mène passager divine qui de l'homme au sein de la nature cett~amrmation de l'inertie extérieure est~e~bien~ est~a seule forme vraiment le sacrifice a fait sciemment parce qu'elle Vers la même époque~ un certain Coppin. l'enfer devient éternelle à tous. le corps seul est damné. Pour vous dire la vérité. et quoiqu'il pluet mensonsieurs. plein d'audace de ce qu'il a rien maintenir mer une chose et de la nier. gagner que tout le monde lui fût démontré chez moi. Esprit n'a pas non plus de péché. personne que le bien. corder. que l'Esprit~ de notre nature la foi. que le péché n'existe manière puisinintelligente. Dieu n'a point voulu le mal. qui n'a pas le Saintquemavolonté Il n'est percar il n'a pas de raison. tous les hommes est des gens qui n'ont nous lisons qu'il Et si ailleurs pas le nous devons encore en conclure pas. introduit . que les commandemens Dieu sont bons. Briefen. . c'est à mes dépens sonne qui ne veuille être plus savant que Luther. théisme~ il faut reconnaître que cependant de cette doctrine ont fait de dans l'idée le cercle de pareil: dans nobles la plupart conceptions des cas les quoiqu'infructueux métaphysil'interlocuce que je le péché existe. pas qu'il » de Dieu' sente chez vous comme ayant dit que le péché est voulu en général au panS'il est vrai de dire que la notion du mal manque lui concède volontiers. d'acrefusait obstinément représentans efforts pour l'introduire de leurs ques. Votre veut démon. nia tous ces articles quoiqu'il qu'ils présence en en défendant se fût trahi lui-même étaient à lui.de Lille.l1Luther. c'est que Dieu. enseigna du in Luther's De At die CAfM~M'sM ~<!oe!ye!t. c'est~à dire la forme appartient commande de l'être humain s'évanouit après la mort en tant que phénoactivité Ce rejet de toute de la vie universelle. lors de sa ses éperons.

169. de chambre. 236) raconte Pic~rt que . l'un « gaigner leur Mais il paraît car il leur favorables. Depuis est survenu un autre. Claude aussi Pocquet.etFIonmond Rremond (~t~e~e &MMM~<:f!o~~ e<~ec~Mce~ l'hérésie de ce siècle. de leur l'autre d'huissier secondés dans leur œuvre les faits qui vont suivre par ces mots: "II y environ n qn~zëanso~p~ de (p. Malheureusementpour en ce molui Calvin se trouvait ment à Paris." de répandre Quintin surtout ses héréessaya sies à Paris. il s'adjoignit à la communauté réformée très-probablement de cette ville. lequel a acquis qu'il esteinct la memoire de l'autre~ tellement l'estime comme le chef qu'on et le premier inventeur. Il parvint de la sorte àgagner la confiance de Martin Quintin prit les manières vivre. avec lui des discussions dans lesquelles vivement le caquet il lui « rabattit L'intervention de Calvin empêcha sans doute l'hérésie de pénétrer dans la commu? nauté protestante de Paris.. au temps que tout le monde batoit sm'I'enclumedël'heresie. en pubiK~ës dehors d'un parfait chrétien. H est du pays de Hainault ou de ces quartiers-la.<~M~e~Mc<ef~Zt&e~Mt. leur furent métier et moines Partisans de tailleur font tous deux d'une existence pour a chanter.-parti~ sans que la secte aurait les artisans de là capitale~~ comptés parmi de son côté se rendit." 'CaMn.o. En France. Quintin accompagné certain Bertrand des Moulins. ce que Calvin Dieu ou rien. Bertrand des Moulins mourut peu raconte en disant qu'« il devint après. nommé un tel bruit a Quintin. Le réformateur assista à des réunions où la parole. eut plus de succès auprès Quintin des gens~ du peuple: il est encore fait mention années âprè~d~ quelques . vers i5~ à Strasbourg/ Pocques ohil rejpandi~ sa secrètement touten affectant doctrine. Pocquesj appelé où il avait et originaire commencé à répandre sa doctrine. pas toujours de remplir.[525 en Brabant. des Pays-Bas. selon leur opinion. Ce qui l'avait déterminé ainsi que son à quitter les Pays-Bas. les fonctions ils furent laissé là oisive. c. de dogmatiser l'itn .'159). il apprit à connaître en plusieurs occasions et ne tarda pas à commencer d'agir du sectaire. Rouen 1623. par deux autres membres Parceval et le prêtre Antoine secte. 185. . ils avaient vie a iaser comme les prestres ne leur que les circonstances arriva d'être obligés~ celles de pour valet la doctrine de la liberté dans sa ville natale. Vers se rendit en France. c'était moins la persécution compagnon reliattirées gieuse que les dimcultés leur mauvaise qu'ils s'étaient par spirituelle conduite. ~CaMn. pensant un terrain favorable y trouver pour la diffusion de ses idées.t2~ LES LIBERTINS SPIRITUELS. d'un i53/).uintm~~C~ commença. 2.

VII. fort bien s'appliquer ce nom. misérables des embûches simplicité évangélique. tique qu'il tendait également guer avec époque~ assise dans cette pas encore solidement s'était formé contre lui dans les rangs de la et luttait contre le gouvernement théocraCe que Bucer. XXI. de Navarre il obtint pour Nous du avons réformateur des de lui les fidèles dans strasbourgeois autres contrées lettre à la reine Je et de il est évidemment une Marguerite de l'année i538~ laquelle d'eux. 163. comme les libéraux siècle les tiques. Sans doute vous ignorez combien ils sont point mauvaises nombreux s'étonner car bien Je vous ceux de voir que cette contagion même les meilleurs a atteints. ait pendant séjour bien loin la dissipoussé En i5~2 il se rendit à peu de gens aiment écris tous ces détails. esprits accepter la vérité de Christ comme on doit l'aimer. et il importe de le distindésigné sous le nom de Libertins. . après lequel l'on ne péchera plus.LES LIBERTINS SPIRITUELS. bourgeoisie à établir. Regince ~<:t!<t}v<e. Mais tout en se garpouvaient · Calvin. c. L'autorité ville. pas en Christ et à-tous passions naît curcir de la corrupteurs à la foi de nombreux renouvellement quel si même on ne reconà toutes que les d'obs- l'intelligence que grâce à Christ il leur est permis de vivre dans l'iniquité et dans le vice. si même on livre son corps les vices. Qu'y a-t-il de plus abominable des hommes leur faire croire jusqu'à votre zèle pour la parce que je connais cause du Christ. chez eux. soin de la secte religieuse dont il est question ici.BMeefMS in C&Mni Opp. qui dressent Ils bavardent de je ne sais fidèles de France. p. et que les mêmes actions sur d'autres la colère ne sont qui attirent divine. Pour tromper un homme aussi bien informé mulation Genève. A cette n'avait pas encore le sens que nous lui con le terme de libertin de la liberté~ et les libéraux naissons j il ne signifiait que partisan politels que le seizième tout. si bien qu'à son départ de recommandation une lettre Bucer connaissait les Libertins. exclusivement était parti. il faut son que Pocques à Strasbourg. si aussi leur nom n'y question vous félicite avant tout de vos sentimens l'aversion que vous ressentez contre ces paraît pas. Un de Calvin n'était parti nombreux et du patriciat. mais il ne faut pas ces monstruosités. ~. religieux a connus. o. i25 Bucer. et parce que je suis persuadé tous que vous mettrez vos soins à préserver les âmes de cette doctrine et à détourner funeste~ de ces erreurs celles qu'il est possible d'en détournera Nous verrons ce que la reine fera de ces conseils.. Prolegom. Nous y lisons si fermement chrétiens. politique. de l'homme. son Sauveur.

~tat~JourdeaM. Galvin. a este ere~~ trïplé en sqri sainctt~ehan.sunër. BareL. de un débauchée qu'undes en 154.fa. voulut et la les entendue des que des parmi qu'inspirait à une vie discipline apprenons-nous qui.mocquBdetpute~Chretienet~jusqu'&di~:de. iM'avoîtmentë.G~e n~ur de Dieu~ sainct crée a l'image delà tre&samete.sequ'il yesté.de~< ~K~ eot~ dé Gr~cet: ~e.même confondant religion plus lançaient Il nous il l'établissait. spirituels~. gouvernement n'ont pas en.7. . C'ontre.Pierr. de Calvin devant temps de qu'ils Calvin.n~~jës~ bélître. ~e~<~ . un menteur. à l'opposition bien l'antipathie habitués Libertins la influence dans d'autres.e~ ~~Z.des ~Mds~coquins. un séducteur.Za. Xin. principe politiques.g~ yè> ~~ë z33: . que toute~'Ecriture est fausse et MtësdoctnM&t(~~<~ ~tf M.n les hommes semMaMes aux bêtes brutes.. reculé violentes leurs est contre femme invoquant des l'autorité du sénateur le Libertins amché révolte qui croissante Pierre de Ameux.< cun-des. les renfermait aussi grôssiërs~M~ les LiberUns commun rencontrons indices quelques des 'Picot. église de hasard les parfois rapports de mort principale des trouvé qui menaces par contenant avait dans phemes. contre outrages Benoîte.:·~sTl.t26 LES LIBERTINS SPIRITUELS.l. dansia et fut et communauté Jacques Gruët.T'arôlle.» Comp.(jeusne) ~~1~ MaitMeu.perSBnn~?de~J~ Christ mëoh~~m~rabte~ .~ droit a este crucinë. Opp. il s'en sectaires est politiques doctrine jusqu'à l'idée d'y des systématiquement moins conclusions subi leur morales panthéistes.&~MM. quelques-unes justification même laquelle cations siers que aversion s'approprier trouver en au nom imprégrosraconté sa vie et mort écrit la une de conduitedéréglée. un fol. abolit toute (Ctruet) religion et divinité. dant se teur citoyens de Aussi trouve la de soient était confondre restées moins dans un ces deux tendances..'t . 173. .. de Dieu ronf qu'eue ne vaut nenhyceu~qui fait..399.Apostres~our-les~ pot~s~ n'est rieN.. sans n'en hommes les relâchée. niant la Tie ëtëmelte. en chefs pouravoir un composé un coin tels appelàla un de que Ce sa nous sont là livre la divinité.t!e6'e!t~. 56~: A oes. disant que~Dieu S.Sénat à colles qiiè dalls: èe 'd©cüéàçrée.doctnnës ~i~Mës.~e~ropg~ güë ont eaM des maApost~ ètc.~idëntiqu~ nous rencontrerons chez 1~ I~ertins s& ~~tuels~ j~ent~ mentles_plus yiolente~in]uresoontre~!es. un a bon~ au.~qsne. ~honim~qu~aestë malice en tnpie outrecuidance et presomption. este ayant p~du~comme ce n ont este que fols i-esveurs phantast~uea.isant aë ? disant Ee' n'estwqïaé^ rr~nna de Ge. la justifier des puni Genève contre après plus chez qu'un son saints'.trioitë. Calvin supplice maison. CaMni. étrangères une notion sur il ne faudrait pas faite croire au qu'elles réformadroits l'austérité des absolument fondéesur État calviniste que admettre ont de de leurs leur le pas libre. dë~~Evan~e~ montene.` Ce~urc~~uiniË~ayoit~mpose?~ brq`Card â'çhâ-~ ïendrë~ômtemp~b~S~mm~ piçards saïnet.

Lorsqu'il quitta Pocques de Calvin ce que Bucer. reine depuis iSzy~ avait groupé autour d'elle un certain nombre ses tendances dé personnages distingués qui partageaient religieuses. de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Calvin. cacha si bien ses doctrines sous un langage particulières mystique. l'évêque plus tard. eK -F~'tMMe 2Schmidt. 1858.eyêquede Nérac. 163. où Marguerite. Briconnet. pas plus qu'à quelque temps il ne dévoila en public le fond de son enseignement. figuraient Gérard ironiquement l'entourage et Lefévre d'Étaples. à Genève. t~c~o~'tMtgaM. 12~ mépris partis religion si différens pour demeura de la et de la loi morale a dû établir entre ces deux le reste. mais ici.LES LIBERTINS SPIRITUELS. /'o!'m. et quand il eut été informé du mal que le sectaire avait fait dans les Pays-Bas avant de paraître en France et à GePocques nève. de l'hist.. avait comptée le commencement des reprédepuis de la réformation. Roussel~. en plusieurs grief précis. C'était théologie contemplabasée sur le de l'amour divin et tive. à' déplorait qui se soumettait toutes les cérémonies du culte établi de peur de scandaliser les faibles. ce temps-là le siège de tendances red'un une ligieuses genre particulier 2. d'être un resveur et un phantastique' la ville.. sentans dans les différentes contrées de la France à Paris Lefèvre à Meaux à Paris le curé de d'Étaples. Saint-Eustache l'abbé de Saint-Martin à Autuny en Dauphiné Lecoq. Plus tard seulement ser Calvin apprit à il venait d'avoir eu affaire. de l'accuser devant ses collègues du consistoire occasions. qui s'effarouchait des rudes et coups portés au catholicisme par les héros de la Réforme le déchirement survenu dans l'Église. ne put formulèr contre lui aucun et dut se contenter. que tout en éprouvant de vives défiances à son égard. enrayé des progrès et du schisme de la réforme il avait indirectement contribué auquel Calvin. il connut quel dangereux hérétique quand les écrits de Pocques. indifférente aux formes principe de la religion. Michel l'évêque mais le d'Arandc. il Strasbourg. La cour de Navarre était dans . Le ~y~cMHte ~M!e<M<e <tMc!e&!f< de la -Be. qui. de ce Au premier cercle intime des comme rang Nicodémites_ Calvui appelait de la reine. o. n'avait cru pouvoir lui refuessaya d'obtenir mais sa demande fut rejetée. c. extérieures un mysticisme quiétiste. tout en cherchant dans la jouissance immédiate de Dieu. réservée aux âmes plus avancées dans la doctrine de l'esprit la satisfaction d'un besoin religieux au grand s'afficher Ce mysticisme qui n'osait jour.7Me<<mde la Soc. centre du mouvement était la petite cour de Nérac.

contrè ~alvin.r~venâit. ~Gette hospitalité attira dans son pays beaucoup de s'édiSer en paix sous un gouvernement libedésireuses religieuses. par sa traduction du pour passer le reste une des femmes les plus instruites de son temps.(.panvzgueur~ ~CTtMM ~Mt ~MOMM~f immoral de ces hérétiques ThéotL de .urs. tamais ~œuî~ encore tls. de l'union intérieufe~~ l'âme et de Dieu. tout n'était vaient pas constamment pas à la petite cour de Nerac il est vrai.n' aussi favorable tré de milieu pour la di~sion~~i~]~ trou~èren~dansrentourage~de~~in~et~ns~ des admirateurs~ seulement maisxe! quand lancer ~:e!Me théisme on connuttà contre Nérac les acc~S~~qu~ ~H~C'~p~ . Douée d'un cœur et d'une vive imagination~ cultivée généreux des hommes avec la plupart d'élite de son temps. de piété intérieure~ mais on s'y livrait gaiement aux plaisirs on y blâmait De même. d'âmes vraiment lais.cour des cérémonies rihdiNérehce desiréformateurSj toutën parlant sant des vinrent en Na~arr~ et Eux< aussi reeurent un la liberté de ~~rguerite extérieures j trouvaient de se sountettre et affectaient ~ù~ deI'Églisc'.: réfoïmateu.~`'ûecrii. faveur. . de sa vie dans une profonde retraite.tz8 LES LIBERTINS SPIRITUELS.?1' .de `et..B~e. .(r~é~<tttM<tC<tM MC<<t'M Z%e~tM~<M~ 'nevet646.3 Pocques et Quintin accueil ~empressé à la. La reine était d'un en pu esprit rapport occuper Nouveau les fondateurs si de la religion nouvelle.e< le titre un peu modifié SGen~ve 1~45.`ôù. Elle faisait aux réformés intervenait pardu roi de France~ fois en leur faveur usait de son iniluence auprès la cause eux que l'on avait jetés en les portes de son royaume et de son paet ouvrait aux~fugitifs prison. pour faire rendre àceux d'entre ral~eUey~attiraaussilesLibertins. et en faisant des retraites aimait à soutenir tout en se rendant le catholicisme~ dans les monastères.ttn p~ Des et ~MM<M<t~ ~M~M: voeant. le. La reine de à la messe Marguerite inla réibrme~ mais par des moyens en sa directs ouvertement qui ne la contraignaient pas à se déclarer des dons en argent. religion beaucoup on y parlait~ de la vie.. elle eût place l'influence une s'était réfugié en Navarre Testament. Traduit en la. En 15~.1 .. distinguée parmi de François le mysticisme ne l'aIj son frèrej et surtout arrêtée dans sa voie.et'enpI:pfesmorales qui peujt enseignaient t à redire à l'oeuvre cQ~enaient ne des~cour& de cette époque. Et puis~. est~g~ eux dans son traité 1 maximes dQ~t~iD~Ils défense.

2~2. voulu et les serons patiens habituelle. I. accusait Pocques et des plus grossières erreurs en leur qualité de chefs de la secte. après telles requestes. la p~us pernicieuse et exécrable qui le voy qu'elle et est un feu fùst oncques au monde. Entre qu'il le voy une secte.o. 49. ie mette la main à l'œuvre. Il contenait du une seizième allusion siècle.. 1. pour destruire obtestations et vehemences ie suis solicité des paouqu'avec de grandes autres. avaient parlé à Nërae de leurs rencontres avec Calvin en se gardant bien de rapporter l'attitude que le réformateur avait prise vis-a-vis d'eux. d'avoir d'inconstance et alla même sympathies~ jusqu'à un homme tel que lui adressa Calvin à pas avoir pour serviteur là reine une réponse et ferme. avoit maudite nommé secte Quintin pour eux.O. des extraits d'un ouvrage même..ns doute les hérétiques. autrefois de ses qui jouissaient lui déclarer ne voudrait qu'elle il écrivit o. à Nérac passer que Plusieurs personnages tascherent gion. Bonnet. phèmes dans le même conçus l'autre l'Instruction vivre en ce monde. et ceux de la reliles blas- deux leur impieté des Libertins. il réussit à respectueuse par laquelle modifier ses sentimens. ~Lettre de Calvin à la reine de Navarre. Lettresfrançaises. c. l2() mais fut recte dont mal le ton reçu à a toute la cour de la polémique l'âpreté de la reine.111. ay-ie différé un an entier.-o.. nuyct beaucoup. Neanmoins que bientôt encore. sans rien abandonner de l'attitude énergique de prendre venait vis-à-vis des représentans de l'hérésie. pour voir si 'Calvin. gagné en les traitant 'avec si peu au réformateur. !?.lvin. 3Théod. ~Ca. et cause d'esmouvoir occasion prenans et la Royne de Navarre contre de ce que Jean refutant Calvin. 9 . docteurs de ceste principaux venus fait tort avaient avait et Pocques dont Marguerite Calvin en ex- les nouveaux la faveur. de leur dissimulation Évidemment. efM/K~!re~~OH~!OM~OMr~!r/c~MteMt comment en toute nostre adversité deux avec étrangers. c.LES LIBERTINS SPIRITUELS. indi- au genre de vie que l'on menait à Nérac\. son déplaisir « contre elle-même et contre envers ceux s'imaginant que de ménagemens~ Elle lui prima hautement voir écrit ce traité fait preuve d'areprocha ses serviteurs. allumé et gaster tout. de Pocques et de deux autres écrits anonymes. Quintin et publiait à l'appui de ce jugement. res fideles qui enverrent (?) le bas pays de l'empereur tout corrompu. *Sa. Il y a plus. l'un la Lunette des Chrestiens. pour se donner de l'autorité. esprit et intitulés. de Bâze. si l'on n'y remedie. et sans dilayer. n'avaient la vie de pieux pour partisans de la cour fait prirent mystique.

Vers i5~6 leur doctrine Calvin. mée. la ~Calvin. en 15~.B pernicieux pour les simples Quintin ne time que comptât la secte des Libertins avaient été Condamnés de l'hérésie au avant feu t5~ quant à venu sur l'eschafaut~ le peuple de se bien rien de ptre~.Atnst tout. pris. Contre un C~e~oMett. i'ay" ruyne nault. Opp. 36t. Suivant Théodore services. se servit qu'elle est malheureuse pour le moins. ad ann. ceux qu'ilz appellent il renonsa. Pocquet qui sont C'est au pays que ie poules personnes que cachant quelle d'Artois et de H evenus icy pour à autre cela. le mal Si on m'allegue se pourroyt assoupir par silence. satisfit à renvoyer les deux sectaires. ie confesse que ie ne suis pas a la reproche Quant d'inconstance~ ie me suis desdict. oreilles. CiM!<e secte des 198. PoçqueSj on ignore ses destinées ultérieures. en tête de ChMM!~pM<o~ <:{ )'~ptM<t. de Bèze. scachant que Quihtin fin que d'attirer les pauvres ames a ceste secte plus que brusimples tale. décevoir chafneIz. 1&44. et non tant par rapport d'aultruy que pour l'avoir ouy de mes licite de dissimuler. pour vous faire grands que vous me faictes~ d'aultant que Madame. Madame. ie vous advertis. vois bien escrire contre la meschante laissant doctrine. qu'on vous a mal infor- expressément cette réponse la reine. la publication Théodore de Bèze affirme qu'après du traité dë Cxlvin. s'ilm'estoyt Quant a ce que vous dictes avoir un tel serviteur que ne vouldriez que moy. là. Libertins. il ne tint qu'ilz tiennent. Gâr~ estant voudroit~ acquitta il exhorta à l'instigation deux fois des caphardz~ garder de lire la saincte Escriture qu'il n'y avoit gens'.t3o LES LIBERTINS SPIRITUELS. allpgant mode bon catholique a la qu'il estoit papale~E~~nnj estant cpntant par tesmoings veincu~ dont la justice~ ainsi que par mon livrej il demanda. même En peut-être qu'elle l'engagea de i5~ fut arrêté à Tournay et i5~. sp~<<tCalvini. de n'estre point exécuté par torment crue~ s'ofFrant a diretoùtce qu'on comme ils'en bien. toute Estant selon ccste belle philosophie pas a luy qu'il n'échappas~ de se contrefaire et se trans&)rmer qu'il est licite pour nestesfëmmes. iugez. mon excuse plus que a faicte messire Antoine selon la relation des freres raisonnable. l'ayant ne pretend ouy mesme icy. Vn. . Calvin raconte ce fait en ces termes Que l'occasion de sa prise nefust à paillardise qu'il solicitoit d'hon<la ville de Tournay en est tesmoing. par de là. fut pas~l~ de plus vic- à Valenciennes~.5 les Libertins ne parurent il est plus juste plus en France' de dire qu'ils fut endisparurent peu à peu.6 ou au commencement Quintin condamné à mort.

ils parravis apres eux. Bonnet. En France dans cette dans Farel en i55o auquel opposa des Libertins les derniers vestiges à Corbigny. qui n'ont non plus d'apparence que d'effet. un des théologiens de Zurich~ dans l'Allemagne inférieure~ année l'hérésie la présence des hérétiques dans une lettre à RoViret. 199. la secte en i5~ la même entendre qu'en Strasbourg. à tous ceux qui craignent Dieu en la ville de ~OMem (contre un cordelier de Rouen). serviteur de Dieu. les mettre indices du Rhin en garde mentionnent outre contre encore ville pour rares Quelques les villes les menées dolphe Walther. l'existence de rapporte et Calvin donne à logne 5. 345. de beaucoup de circonspection dans la proqui d'ordinaire les idées "Du que ils commençaient et séduisantes vaguej gens sont par présenter empruntées dit Calvin. les auquel à la communauté publia contre cette réformée de Rouen'. commencement~ les simples ~Jehan Calvin. homme de quelque scavoir et use de quelque traesprit et de quelque ditive' c'est là une exception darit. t g .LES LIBERTINS SPIRITUELS. Calvin. Opp. Cepenils ne manquaient ni d'éloquence étaient. Genève 1547. 6 Calvin. tiré contre le Bouclier de defense. Libertins La plupart des comme représentés Calvin raconte que tiens « n'est Libertins. <~c7Me/' voor &e~eHA6~Mc~M!et:MM. pagation à l'esprit à leur lent de leur faux doctrine. VII. Geneve 1550. sCalvin. 1 3 I seignée à Rouen lytes plusieurs vante comme réfuta Remis de dans en par un ancien dames de famille Calvin. un langage si estrange. a la suite de la seconde édition du traite coMff<' secte des Libertins.. c. ses prosécordelier. des gens l'auteur des partisans à Cocomptait wallonne du Wesel déclara dans sa entre autres erreurs. SZe Glaive de la Parolle veritable. o. de leurs auditeurs pas dû être fréquente. duquel Mmcofdelier Libertin s'est voulu ~e~f~OMr approuver de fausses et ~<!mKœ&~es opinions. tout ignorans qu'ils Ils usaient ni de subtilité.Calvini Opp. 5. 2. ~Viretus <?M<t~eM. n'a du traité anonyme asnier comme Quintin C/ïn?~- spiritualisme. Calvin écrivit le Nivernais.5 la communauté confession de foi qu'elle repoussait. douteuse. 746 et s. spirituels en i55g se rencontrent aux des réformés hérétiques de une épître le cordelier liberté~ défense. XI. 242. qui compta parmi noble. Contre la secte des Libertins. celles des sont Si Quintin ignorans et Pocques entre et d'une moralité la Lunette autres. ZeMt'es~'an~MM. adressée réformé. des ou messire Antoine pas un tel leur ruse Pocques. excepté de guergonner a fin d'acquerir bruit mais est un par leur obscurité. 425. &E~:se~e CbfM~my. En i5~. 320. Il fut mis en prison l'année sui on communiqua ses écrits. son Bouclier épître le Glaive de la Parole 2.

l32 LES LIBERTINS SPIRITUELS. 4: «Celui qui habite gneur 8'cn moquera. estre distinctes qui doivent et divins et qu'ilz sont à demy faisant à croire qu'ilz sont tous spirituelz enet à double était obscur ravis avec les anges Leur langage ainsi confusement la ressource et leur laissant toujours tente. le Sei- . 168 et a. o. sauont une langue Les Quintinistes près dans une discussion*. 2 Calvin. difficulté rer au de dire maintenant d'un. ils variaient leur manière "lamais envers les autres.. motz. c. 3Calvin. dans les cieux. n'usent de motz comNon pas qu'ilz chant des oiseaux.c. 166. plus dissimulsés ilz ne revelent les mystères d'abominations qui sont cachez soubz leurs Ce pendant sinon à ceux qui desia sont du serment. tellement en laquelle ilz gasouillent qu'on n'y entend quasi non vaige. C'est~ ?1~ des qu'il faut avoir l'art de se contre- ces ambages articles principaux pour tromper comme de leur cette dissimulation )ustinaient de l'Écriture~ en invoquant et Thabitu~ passages quelques aucun scrupule de se préIls nese de parler en similitudes. que jamais on ne sait quelle est le subject Ilz ne font nulle ne que c'est qu'ilz veulent affermer ou nier. c. des auditeurs. Ils le monde'. Qui plus est. aux- eslever qu'ilz les doivent en cest estat leurs auditeurs jusque au ciel avec les anges et gloire quelles étant ils s'adressaient. a tout ce qui leur vient en la teste.. ilz plaisir bien fiers. attrayant par son étrangeté les serrait de trop si l'adversaire de dire qu'on ne les avait pas compris. 163. aucune. maintenant d'autre. faisaient ou bien encore de se de l'Évangile. en leur mais aussi ilz les embabouissent. qu'ilz tienent encor bouche soubz faire un homme sans comme ouverte ilz novice. est esprit. en cela et s'en tiennent Selon et se tranfiguune grande prennent les personnes de s'exprimer. iusque pour leur faire a croire que vessies sont lanqu'ilz les ayent ensorcelez et que la parolle de Dieu n'est que Hz ne parlent ternes. fn appliquant estre espritz avec luy. le laissent bailler et transir la Ainsi ilz se càehefitipa~a. et qu'il nous faut et que lesus Christ semblablement esprit. o. en qualité de ministres senter les envers avoir meilleure entrée faire passer pour Vaudois. pour. le nom d'esprit en meslant les choses non seulement ilz troublent le sens des auditeurs.stuee en leurs cavernes. Calvin. se confians tiennent à ce long temps suspens. 4Entre autres sur Ps. que d'esprit. et que nostre vie doit estre esprit. 2. parlent. plus francs envers les uns. plus qu'au la significatellement muns les autres: mais ilz en deguisent qu'ont de la matière dont ilz tion. 177. se rira d'eux. intelligence brigans théologie. o.

vrai chef-d'œuvre (le calLes titres sont les suivants: 10 Pm tretcte <~ ligraphie. 90 La MsH!'e)'e prier et!/am~ de -KcM. c. 1548.yp(M~OK par son extraits aidant traité aujourd'hui défense. Pocques.s Leurs nous toutefois tumé instruitz que insiste ses ses a gens » livres conservé il d'entamer en et craignans Dieu qui congnoissent la bonté de ce étaient conçus dans extraits pas les qui A d'un le d'un même écrit esprit de équivoque. doctrines Elles du se dissimulent étaient de de exposées Rouen. de fAomme interieur. Les Calvin de la assertions de été paraissent Avant la pour de ces i5~ Lunette inoffensives avaient des générale il a déjà /M~zre auteurs que Dans t5~. 3 Ces traités forment un volume in 80. ~Me~Me~et&e en la maison de 70 des ett/an~ Oraison cfMttenM~toe ~p!foeM!e)' Dieu. 1 Calvin. de la par dont Parole. comment se doibvent gouverner les sa'K)-s fideles en Christ.E<eWet«' e< <tOK~es <9'cMmen'te?'es de chastréz. 1549. et j)!t):c!p<eH!6Mt t!M _pfeMNe!' et seul ~et</Me!(t' le J9<e!t chf.!o?/ Christ. 163. 226. Nous publions dans le de ces traités. rendus on à ceux leur eschole~ première mystique que l'Esprit le langage sur emphatique cependant toutes de les avec le sens autres l'Instruction ce monde.LES LIBERTINS SPIRITUELS. Le Glaive de la Parolle. t33 simples peuple-là'. iS~y à quelques-uns traités principaux inédits. Calvin Farel D'après contre Calvin nombreux et en le Bouclier dans des son écrits Glaive de a conservé ces les sources nous dirigés Libertins. cordelier Z)M/o~<? réfuta de . exposition 5° Advertissernent salutaire ciel. plus de les Pocques plus la promesse et comme de ne qui la secte. 15. ~et~ comMeMfmen~oK)' pa< !Kf (!e som 20 <~e~MM a-P~M~'a?'~ KM)~eM JfMtM-C'/M'M<.. & Dieu. Mteoe~eeMM~t3" Zat ~ec~'<t<toM de f/MN:Hte e. compagnons nous connaissons sous pas de cacher lui ferons hérésies. exalté. ques discours pieux en interprétant tort dans paru grossières queldoctrine dont CM . c. 242. ~Calvin. 1549. 4Calvin. qu'ilz à n'y dans n'ont eux trouve pour Calvin lequel accousestre en comme choses et effet il à de quelques ne descouvre sinon grans se sont mystères ia vue.g~ quiétiste les et écrits une deux et en traités Chrestiens vivre ~?KOH!~OM inconnus Pocques une ces série sur de p~r/a:'c~en!eK~ ouvrages des encore s'étaient exprimés points dans formes la avoir écrits explicitement leur années doctrine. 1549. mal avec qui. /4poca/~Me~ sous toute après les d'un mysticisme dans clarté publié désirable un perdus. et ~'<M~h'e selon l'esperit. question. 241. Farel. de Jésus nous enseignera l'habitude disciples. du Dieu terrestre. pour les a!e~'ec<eM?'~ e< ~MM~'es~Mrs <e ~J?et verité de 60 f<!m~e ordonnance (le maMtet'e Je . l'Appendice (V) premier Contre un Co~-de~. 1549. 8° La maniere de <t"a'~e~ 1547..Metc.. saus pagination. 1549. . o. 1547.E. o. 40 Bree/oe l'ung selon la c/MM'. de R.

. Suivant eux il n'y a qu'un seul esprit qui est Au lieu partout. fait. Les ames des hommes ne sont que l'esuniversel de Dieu qui besongne en prit ilz appellent tous. le fait. qui a faict ce meschant acte? Incontinent il respondit en son picard Puy que tu le veu savoir. savoir. faict. pour ce qu'il est en noue o. o. L'autre Comment luy dict seriez vous bien si lasche? A il Che ne suis ie mye quoy replica chet Dieu. nous le foisons est en pourche nous4. c'est Dieu Car ce que toy ou moy nous c'est Dieu faisons. foit: et che que Dieu qui foit. 183.i3~ LES LIBERTINS SPIRITUELS de rétablir leur système. Contre la secte 181. lequel de Dieu l'esprit qui ne peut mal faire' La personnalité humaine "n'est fumée qu'une qui passe et non pas chose permanente~ Cet est le principe de toute esprit unique activité et de tout mouvement. c. nous allons 2 Calvin. de nos ames ilz disent que c'est Dieu qui vit en nous qui donne a nos nous vigueur soustient corps qui et faict en nous toutes les actions appartenantes a la vie. cha esté comme tout estonné my. 184).. Les Libertins « tiennent qu'il seul esprit de Dieu n'y a qu'un qui soit CL vive en toutes créatures. C'est un seul esprit qui faict tout. les abandonnait le quand malheur les frappait eux-mêmes Si quelqu'un a enduré ou mal en Calvin. 4 n Puis que tu le veux c'est c est toy. chet my. des Libertins. Comment? dict l'autre: faut-il a Dieu les crimes imputer qu'il commande estre punis? Adonc ce pouacre degorge plus fort son venin. c. (Calvin. essayer On nous permettra de les laisser parler autant que possible eux-mêmes.. 3Calvin.c. Car che que ty ou my foichet Dieu le sons. en tant en est autheur 3. Tout ce qui se faict au monde doit estre réputé directement son œuvre. Ce n'est ça esté moy. Par ce moyen ilz aneantissent tant des âmes humaines des natures que ilz feignent que les angeliques anges ne sont ou mouvemens qu'inspirations et non pas creatures ayant essence. Dieu. Farel. chet Dieu. et ce que c. disant Ouy. c'est moy.. . En ce faisant ilz n'attribuent à l'homme nulle volonté non plus que s'il estoit une et ostant pierre toute discretion du bien et du mal pour ce que rien ne peut estre mal à leur intention. o. qui nous le faisons. 178 et s. que Dieu Calvin raconte qu'ils ne craignaient de faire un indigne pas abus de ce principe dans les circonstances de la vie journalière Cette grosse touasse de se trouva Quintin une fois en une rue où on avoit tué un homme il y avoit là d'aventure fidele quelque qui disoit Helas. 223. pas moy. De la même qu'il façon ils se moquaient des malheurs mais toute leur sagesse d'autrui. o.. chet ty.

Par ce moyen Dieu ne serait pas createur du tout. mais advenue par ie à Dieu. C'o-cM. C~M~e Mtt Cordel.. 3Farel. c. il faict toutes choses et ce qu'il fait tout est bon.LES LIBERTINS SPIRITUELS. ny aucune en mal A la prédestination de Calvin ce dernier une prédestination opposait d'un tout particulier: genre "Soubz de la prédestination ombre il tasche d'anéantir tellement l'homme ne font rien à leur perdition. que les reprouvez C'est Dieu qui en tous non seulement le bien mais aussi le besongne peché et l'ini» quité* A l'appui de cette manière de voir. point pris de nostre premier mais pere Adam est en nous mesmes par le seul Dieu createur de l'esprit et qui nous a donné une naturelle inclination a mal. Prétendre le contraire. en faisant impieté grande la creature au Créateur et esgalle en justice avec Le cordelier de luy Rouen de la règle commune excepte cependant Jésus-Christ qui pour vray seul a esté conceu et nay sans peché. nous en rencontrons d'autres qui établissent la réalité du mal comme fondée sur l'activité et la volonté mêmes de Dieu.. et qui ne seut jamais aucun inclination vice. semblable et blaspheme. Le corruption luy repon qu'il contredit peché qu'on appelle n'est vulgairement originel. o. 68. ilz oublient toutes ces belles raisons et se desbordent plus en cholerc autres. o. 57. 184. En Dieu n'habite point de péché. Croire à l'existence du mal est donc la plus de l'esprit sur ce point grande erreur la science de l'homme humain. serait < faire Adam nostre createur. est follie devant » Dieu à côté de ces propositions Cependant. il ne faut plus discerner entre le bien et le mal mais dire que tout est bien faict. c. "Dieu à creé l'homme avec une inclination mauvaise et une nature vicieuse. ~Calvin. les Libertins invoquaient ce serait 1 Calvin. 353. de R. 3&6. Dieu nous a donné ceste nature vicieuse pour apparoistre seul bon. moyennant que nous ne facions scrupule de rien. o.. ce seroit contester contre Dieu. m: 347. 235. Calvin dit que la malice Quand qui est en nous et au diable n'est point une chose essentielle creée de Dieu. Farel.. Dire que l'homme n'a point esté creé mauvais et avec malice naturelle. Mais si on leur attouche seulement le petit doigt. Contre :'M C'of(!e~ Contre de R. ilz s'en rient et disent que tout cela n'est que bon et que nous plaindre de celuy qui l'a faict. c. La conclusion en est: que nulz Dieu est l'au"Puisque de teur toutes choses. 2Calvin.. 345.. absolument qui excluent la notion du mal de ce système. 347. de -B. 116 et s . 135 sa personne ou dommage en ses biens.

n'aurait Moyse pas bien escrit la creafion des choses faites des le commencement car il nous baille premièrement la creationtant du ciel que de la terre. même unique en d'autres de son Le a été des principes termes l'esprit unité au opposés ~solu de de~ la eTeatipn ~darls ~t'itll lzs ~trois pa~faitede Dieu en~~ s'€St~iyersi~ à en en ajoutant à l'un des côté nous lisons premier la natuM moment degré de cette consciente enluve~~iymit~h~~ &rmeco~ de xDieu~~id~ personnes de la Trinité. inconciliables Farel nous vient en aide passages cités tantôt une proposition trèsde la doctrine des Libertins: importante pour l'intelligence Dieu à soyen tant qu'il est autre esttdivers en ce monde ciel.ËpMs. o. ~Calvin. tant du ciel que que toutes les créatures de la terre. en ce faisant il n'a point fait mal~. 351. ces deux séries d'idées évidente. En maints de la secte. . avancent a fait l'homme que si Dieu malicieux et le diable quant et quant. "Ici qu'au les sectes précédentés. qui est ïesùs Christ 2.3. ~EntreautresEsaïe.45.c. D'un que tout ce que Dieu fait est bon. passages les écrivains pour sauver au moins les apparences sur un point aussi important que la sainteté de Dieu.c'est~~d~ sphère convient de chercher la de l'antithèse métaphysique qu'il entre soluté le bien et le mal. le récit de la Genèse qui leur permettait à Dieu la création d'attribuer des ténèbres aussi bien que celle de la lumière "Si la créature a esté en sa création. et dit que la terre a esté vaine et vuide qu'il et ténébreuse a mise la lumiere mystiquement pour s'il est une fois des le commencement enluminer ciel et donné aux et apres nous terre.7. retrace reasetgnement..et donc commechez chez jles docteurs du moyen dont nous avons âge. c.. 2Farel. et avant tout interprétés. 54. sortant invisible. de l'autre que Dieu est l'auteur direct du mal. bizarrement quelques passages bibliques*. tout par la vraye lumiere qui enlumine homme venant en ce monde.t36 LES LIBERTINS SPIRITUELS.2.3.38. Dieu a fait monstrant naturellement bonne literaux d'entendre ce que l'esprit dit aux congregations. ont esté et seront en leur premiere créa.Lantent. en faisant des notions de substance et d'âccident le contenu soy. tion ténébreux et sans lumiere. o. anges et hommes. Devrons-nous en conclure n'a existé dans leur esprit aucun qu'il lien entre ces deux ordres de à première vue? Ici pensées. mais il ne réussissent le reproche de contradiction pas à prévenir que leur adresse en Calvin termes énergiques. une opposition Il y a entre.

chose. Contre la 8ecte des JK6. Dieu n'est blasphemé de nostre sagesse. de l'esprit être une perplait dans cet état d'imperfection originelle. à l'imperfection de sa nature. n'est que l'erreur leur manière monder" Le pécher suivant naturellement limité et fini. C'est le péché de Sodome de faire ou estimer Dieu. 117. de ce que le cordelier Dieu est divers à soy en tant qu'il est exprime par ces mots De cette manière l'unité est rétablie en ce monde ciel. 348. propres. c. S'imaginer sonnalité au lieu de ne voir dans ses actes que l'action directe de Dieu. 133. disant que l'homme de voir. du système. et dont le siège est favorite des Libertins. Trinité.. le cuider. ou. ici dans l'harmonie manque et qui le précelui qui le suit immédiatement divine a été créé à l'image de la nature l'homme à cette inhérent contingent "L'homme l'unité primitive. particulier. ~Fatel. si estiment tout ce qui est fait. i3y la vie mais divine nous cet échelon rencontrons à savoir que suppose. qui s'arrête et se comhumain. Comp. c. en lui le caractère et possède puis creé lice.LES LIBERTINS SPIRITUELS. . c'est le péché de Sodome. l'enseignement humaine sans et le monde visible mais existence ne sont l'homme réelle en eux-mêmes s'attribue et autonome: phénomènes consistance. 134. et de la folle sapience ne nature qui a deesté made la des son est sortie de qu'elle à l'image de la tres saincte triple outrecuidance et triple l'outrecuidance Ces propre justice. o. l'environne une que ainsi illu- La nature qu'au monde qui sion funeste.. Calvin. à lui-même même Rouen autre dans des sous la dans il demeure des passagère une unité inaltérable forme créatures voilà en luivisibles. Et ceste outrecuydance et présomption soy-mesme est proprement leur péché." qu'au des Libertins. 2Calvin. d'outrecuidance sectaires caractère que de la puissance et de présomption la tendance termes de l'être dans le langage désignent et fini à persister dans individuel une existence et une activité à s'attribuer. 181. et confessé a Le péché a esté pardonné à Pierre. penser faire quelque Combien ils operer et faire de que les malins ne facent rien. parcequ'il il pas qui peut rien faire ne qui eut que ce n'estoit · réelle et active.. de nostre et de mérita sisôo quand nous présumons nostre cogneu franc-arbitre. estre passif et endurant et la creature active. suivant l'expression l'homme de son corps et d'un cuiLes Libertins "composent a son ame tenant du diable et du naturel der. a esté creé avec avec presomption. dans et de rentrer de cet état de différence au lieu de s'élever au-dessus Ici-bas Dieu se manifeste l'être infini par le sacrifice de la personnalité. o. qui tient sa pensée défectueuse.

4. et point leur vouloir.349. péché. 3 Calvin. différens de Dieu. qui remplissent son intelligence. le peché n'a point esté pardonné à Judas. o. d'autant qu'il s'est glorifié en sa disant puissance. daient aucune volonté « Ilz ne veoyent propre.Cott~eMMCb!e~348. o.. et Pocques cette idée sous une forme encore exprime plus nette en engageant ses lecteurs à . car elle n'estelle-même ne sont que vanité et qu'illusion. c.t-a-dire nostre ame vivante' Adam et Ê<e n'avaient avant la chute pas conscience d'être. Voulans signinec que ce ne sont que frivoles phantaisies on a quelque qu'on conçoit quand du opinion diable ou du péché. c'est toujours dans cette prétention de l'homme à une activité et à une existence particulière individuelle au sein de universel l'Esprit trouvent leur origine.238. ï'ay trahi le sang innocent'. c. t à dire que tout qui est autant Tous les objets auxquels qu'un songe l'âme s'arou rête ici-bas. tous les sentimens qui.o. Et non seulement ilz parlent du diable comme des les tenans anges.. Au contraire .. -'CaMD.t38 LES LIBERTINS SPtRtTUELS. qu'elles Le mal ne réside que dans le sentiment de la personnalité: "II n'est demeuré que l'ame vivante a l'homme dit l'auteur apres le péché. qu'illusion.–Ca. le péché pour une imagination Et disent qui n'est rien est tel jusqu'à que l'homme ce qu'il soit refondu en leur secte. « Ilz prennent le diable. de Dieu à lui-même. la rupture primordiale de l'unité lors de la révélation divine. de la Lunette des Chrestiens.237. le monde.tvm. c'es. si l'on approfondit ou.6bK<M~Mc<et!MZ!&246. «II n'est n'y aen l'homme le cuider rien faict.38g. commte inspirations sans essence: mats ilz veulent dire que ce sont vaines on doit~~ pensées lesquelles comme Touchant songes. il leur fut imputé et l'homme a esté tourné en vanité" La chute n'a donc été que la conscience d'une existence et d'une volonté propre s'éveilparticulière lant en des êtres confondus ce moment avec Dieu jusqu'à en une essence infinie. l'agitent. point vergougneux Hz ne veoyent point leur peché mais quand ilz veoyent à peché. diverses Quelque les formes que soient sous lesquelles le pêche se rencontre. ils ne se sentaient et ne possépas hommes.c.~laisser le viel Adam.360. du péché ilz ne disent pas seulement que ce soit une du bien mais ce leur est privation un cuider qui s'esvànouist que et resverie' 'FMet. Pour ceste cause ilz toutes ces comprennent choses en un mot assavoir cuider. 18. n'estoient de leur humanité. tant soit peu cette idée. 4 Farel.

relativement disparaît complépour sauver les apparences c'est-à-dire il a connu tement Christ a commencé par avoir le cuider. mal faites. donc il n'est-ce delier de Rouen pas Dieu qui fait tout? ne peut mal faire. l'exception que. 'Or en ce cuider de du jugement bref tout le sentiment tout scrupule qu'a un homme mais dans Le mal ne consiste donc pas dans l'acte extérieur. enseignent à oster la discretion qu'on veu que le peché est aboly. comme si c'estoit quelque plus tourmenter ne leur est autre chose que ce qu'ilz appellent la chair. alors l'on ne qu'il faut l'attribuer. lesus Christ n'est pas mort est mort sur la croix. remords ilz comprennent tout compte. c.. 201. La mort sur la croix le péché comme tout autre membre de l'humanité. cas du péché. ne s'en révoltes limité morale tel est Pour affranà lesus de l'Esprit Ilz composent par Jésus-Christ ou le le cuider appellent de_Diëu qui est en nous tous. est mort en lui.c. Croit-on. que l'on dans ce cas le péché existe. Calvin. le monde. universel connaître que comme l'Esprit de Christ admise tantôt en faveur théorie. l'idée que l'on se fait de cet acte.189. 181. i39 ceux cy pretendans aboly quand on n'en fait plus de cas. que Jésus selon leur opinion. et de ce qu'ilz seuleen la croix. Cet se fait cœur. il faut que dit qu'il y a des choses qu'on qu'il est question donc que et présumera Le péché n'existe c'est à cause du cuider et le sentiment qu'il éveille dans notre imagination. amuser chose.d'aprés_cette à sa sainteté. Le péché. c. cela Si donc l'on dit que le Seigneur ment~. que le cuider signi6e. on ne peche plus à leur cuider.. le vieil homme ne cuide plus. que c'est à Dieu et non à soi-même faire aucune chose? s'écrie le corpèche pas quoi qu'on fasse. en le commettant. « Penses-tu s'il fait tout. o. et que c'est folie de s'en à cuider. 198. réelle pour ne plus se res'est délivré d'être une personne de l'illusion Il faut bienavouer de Dieu.. ~Fare!. Calvin. . comme un obstacle sur le chemin individuelle le but de l'existence. ne voir dans les plus tourmenter et de notre être imparfait de la conscience que la manifestation la conscience en un mot abolir il ne faut pas s'arrêter. se dit-on au contraire agit personnellement. et puisOr Dieu n'y a autre que lui qui face rien. mais le cuider monde. Ainsi moyennant qu'on de conscience. Dieu*. comme s'il était quelque chose.o. laquelle de la perfection. le remords. s o.LES LIBERTINS SPIRITUELS. En ceste façon ne doit plus du bien et du mal. Ne plus faire aucun n'est qu'illusion. atteindre le devoir de l'homme qui veut dans notre s'an'ranchir chissement du mal l'on n'a donc qu'à renoncer au cuider.

n'est que détruisant laissé aux existence la représentation le cuider dans hommes l'exemple en cela. Hz useront bien de plusieurs belles sentences. 233.140 LES LIBERTINS SPIRITUELS. e... Hz font Iesus Christ comme une image ou un patron. Le salut des hommes. .grân~ d'ainsi le croire. métaphysique. eux. Mais le tout revient farce ou une moralité qu'une Quand ilz disent que Iesus Christ c'est d'autant a représenté ceste abolition en sa perque Iesus Christ sonne. Christ. divine. o. de suivre c'est-à-dire leur retour dans l'unité non de la liberté morale.?. Exemple a aboli le pécher leurSens est.s~e~l. nous ne sommes demptrice pas libres. c. d'après cependant voir.t"i'm. Nous sommes tous ehristz~et~c&qui'a<éste~M~ a esté faict en nous. Car il est mort et ressuscité et faut croî~ laissé nulz de ses membres sans estre mortz ayee lui et mesme ressuscitéz. comme voulans magnifier sa n'est vertu. toute nostre "ï!z constituent a esté taict Puisque Christ tout homme prendant ~atuTé hu~ qu'il est mort peut-il encore mourir cy bas ? Ce seroit .246. est le résultat mais d'une nécessité cette manière de Christ.. Jésus symbolique son âme a sauvé l'humanité en ce sens qu'il a un modèle à suivre en leur offrant dans sa propre de la sanctification. il est le représentant dtt genre humain tout entier. l'homme universel. . que Iesus Christ ait esté comme un patron seulerédemption ment auquel nous contemplions les choses que l'Eseriture à requiert nostre salut. C. suivant ou non cet exemple. v' e. 199. 199. pour et a~~ue ceux qui vivent në~~ntplu~ eux-mesmes. c'est parceque lesus Christ a joué en la croix le personnage de celuy qui l'endurcit. se retrouve donc en tous. tes ~Calvin. ~Calvin. n'est plus une individualité isolée qui laisse à ses frères~~ à suivre par le fait qu'elles'élèveâ la eonscience de son identité avec Dieu. la totalité des individus terrés~ Son retour dans l'unité divine implique ëelui de tous lés hptïitHes. 230. où sont ngurées les choses requises à nostre salut*. que là/que de cette mort intérieure. A vrai dire. Il est vray que pourcolorer la villanie de leur~oetrine. la personnincation de la nature humaine.i"l. c. d'exemple n'épuise se faisaient de l'activité rérôle ce qu'ilafaictetsouSert )ouée sur un echafaud. ~s sa. citez.l~ de cëluy quia ressuscité tësùs Christ L'Esprit des tno~ puisqu'ilestmortpou~touSjetqu~Mictqù'ila estêtou~omm~ est mort ~)our tous.i. nous -sommés' 'a. Quand ilz disent que la mort est vaincue.e. Etparce est il escrit que nous Sommes tous m~ Et par ses~embr. Nostre seigneur lesus est le seul homme nous sommes tous et puis qu'il est le dernier il n'y~a que luy~. "Ce modeste pas la notion que les sectaires du Seigneur. ..

Adam deauquel vant qu'avoir a esté de manger péché. Quintin dict Helas 1 qui avoit seulement pèche. Pour ce que le péché d'Adam du fruict de la science du bien et du mal. o. passer par la voie de la régénération La regenération est de revenir en l'estat d'innocence estoit. à la conscience de son identité avec l'Esprit de Dieu.c. Comme il y en pleurant Common du suivant passé à Coulongne. 238. qui est Christ. c. Quand ilz font des robustes. ~Calvin. quand lesus Comment. ainsi mortifier le vieil Adam. sous le joug du péché. veu que tout est consommé ? Christ aboli le cuider. Maintenant nous sommes vivifiés avec le second ne Adam. ayde moy Vore dia? est che bien de dire que Christ se porte ma? tou le ma n'est parlé y mye en n'est de son pere? est che la tout che passé ly? y mye en la gloire Dieu les essaye. Une ère nouvelle de toutes les hommes a commencé cette choses vivaient pour l'humanité depuis où a retenti complissement Auparavant la notion du haut de la croix tout est accompli. dit-il. 41). parole se réalise dans la secte des Libertins. Calvin. 199). c'est de ne plus discerner comme si on avoit congnoissance du mal. chela? de se trouver hommes differentz cest idole du Filz qu'ilz de Dieu. o c... ou de que c'est blasphémer faire semblant de rien sentir. Que dites-vous? Est-ce bienparlé cela? Do dire que Christ se porte mal? Tout Ien)Ml~n'6st-il pas passé en luy? N'est-il pas en la gloire de son père? Est-ce la tout ce que vous avez appris?» (Calvin. 1~! hommes. Comme une fois i'estois present quand dict à un homme fort malade. que je me sens mal. l'homme doit et de la mortification. o. qui ment ? faut-il que ie souffre encore. 201. plus voyant le peché.. de se plaindre disans. car ils avaient le jour L'ac- est écrit « Celuy qui voit peché.ou forgé disoit trouver pas en eux en avait' un l'esté avoyent pour le moins de ne en l'air. 234.LES LIBERTINS SPIRITUELS. Avant de parvenir. réellement en lui-même ayant et virtuelletous les hommes. le néant de la du bien et du mal et de l'existence distinction des créatures visibles à tous les esprits disposés à s'élever apparaît à Dieu. se peut Christ il mal porter? les autres sont en amiction. ilz sont tout esbahis que vous avez apprin ? Mais quand Dieu. . ment dans "il n'y a plus de diable ne de monde selon leur La fatale illusion opinion~ l'âme humaine qui retenait dans le domaine de l'imperfection et du fini se dissipe.Libertins poussaient fort loin dans la vie journalière de ce principe l'application de l'identité de l'homme et de Jésus-Christ se courrouce Quintin on luy demande comment il se porte. qu'il et la verité n'est point en luy (Jean IX~ peché luy demeure. pour veu qu'il est mort Les.

ët'~ù!ilz~ne~s0nt~~poih~ c -. puisqu'il plait a tout ce qui lui plait est bon*. et ~aint bc~e volonté soit faictë en ~outës~h~ _ceu~qui' Mgeant'sêlotï~~hair'~SBl~~ riën~~o~~r~ Gltrèstiéns et passif. r tlelx~rs ccm~ën que foli stin~ ët l'oeson.i42 mais se laisser mener LES UBENTINS SPtMTUÊÏ. ïlm n'nsrug~onsYnÿ ~us~e par ï~ehors.e il.. bten x~en. car méher~ sont mortifiés autre chose si non né disent sditfaicte en toutes Ghosës n'ayant sans rele cordelier régénération quise par les premiers volonté et à l'activité naître que tout ncation est de se laisser Dieu Père aucun l'a fait. la Si pour les Libertins consiste à oublier la connaissance du bien ë du mal acà la mortincâtidhest le renoncement pour se laisser mener par Dieu et reconpropres. reeo~noiss~nt . les dé môTt iôyéüx n& a ~I~saé~~Phin~e~'e~~lusi~ ~n~ët~ayént~hë~ou'CB~~ 'point~pêche. ~iët. cô'grioisso'ns. Cb)~ <~nM. :'t/:iln:é:se semble ~~Mc~sê. Si par son sens naturel~ un homme à ses fautes :en a desplaisance pensant et en est centriste~ ils disent que le péché règne en luy. 20t.a~'Nï:ts~~ considérera point 'dë~pëëhé~ên~~eu~~ue~ puis~e 'a~= ëéttvre. instrumentz mortz et passi&~iâmais Soyez comme he pM~~ quelque de mal. les~(~vres~dë~D~~eC~~it~ tCalvin. 200.eür 349~ r de fôÿ.son W ië'dy mortinë~ 'ëf~po~rtaTtt~eu~'opërM trumënt' a m0rt~et~passif. (!e~.. il~n~a point donné eterneUemë~serâ~faiet on n'y ~eu~ àdi~us1:e1'n_e . ~1 ësus n'a Iai~~pënsént--l'avGir~mis~a~~norty~ ëroirë~insi~tësussësïan~itîstr~ gnëri~u'comn~~it~uy'pigii~~l~~ de rienj. éternel~ Ceux qui ta bonne volonté mouvement ne riénj laissant vouloir~ Dieu besongher. o. a rien qui soitj àins doit estre garder puisque Dieu né peut mal M loué en tout ce qu'il donc laisser.-pcâr ilz . 'teî1: i` Ef cornbxen= I~=:face: du tômbëz Dïèu.' apparence qu'irait. c. c hanger~ avancer ou retarder. et qu'il est détenu captif par le sens de la chair.deceste~ortë~ét~pu~qu~noN~Et~~ en bien nyenmâl~~laissOns~irë~lë~tQagt~~ Ceux'qui'sont~ëhns~~Ms~~ par tout. que Dietla:or.q~~n~~ .di:m:itiQer.é. fàrsaz~t l.Qstër bésongner Dieu..:peu çtintredrué âmsi iï~ortif'~ez. est bien~ puisqùec'est La mortiDieu qui fait tout' hommes~ la et puis dire que tout va bien.hë~t cett`ann qu'ïlz t .S comme un petit enfant. {ze sve~ d'eux~n"isir."qûx ë~ux qy soilt paroistre devànt'~mës<'ye~m~ cô~noit . Au lieu d'exhorter a doleance les povres pécheurs pour leurs Dieu. méfaits~ et que les enseigne de se reiouir.~tdÿerif-:mortz- r eux' corünîé par .

à de l'homme. des créatures. car ce serait de conladie. » De plus. 240. . les hommes mais de nouvelles sont délivrez de cuider et créatures. CbM<M Cf~Kfe~ MC<e ~M Lib. en à la médecine. de R.. 231. il n'y a pas de crime. Coïncidence digne de remarque comme le déisme.LES LIBERTINS SPIRITUELS. 5. o. o. –Farel. en eux. i4. 237. 6. Les esleux mortifiéz ne font car ilz ne font rien et Dieu bien. sCalwn. Farel... présence".. o.proclament principe de l'être individuel au sein du monde l'une au nom de l'immanence au nom de sa transcendance de Dieu dans l'autre absolue l'univers. la vraie notion de Dieu humaine. c.3 de tout. ten[daneeSj qui satisfît deto~ la Vraie prise l'âme la conséquence est la même. dans les actions la charité l'anime envers qui le prochain couvre la multitude des pechéz et ne voit point de péché. d'autant par émeut sa pas. 189. 177. 'ÇalYin. ne saurait donccréer isolément~ Aucune une de ces deux vie spirituelle le principe jointe. o. Contre la secte des Lib. humaine se sente écrasée au-dessus Que la personnalité à elle et infiniment sente s'épar une loi extérieure élevée~ ou qu'elle vanouir toute existence et toute activité dans son identificapropres tion avec cette loi. 3G&Mn. il ne par conséquent le panthéismej lisme. recongnoissant de et providence que tout est du vouloir Sortis du de volupté dans ils trouvaient jardin lequel leur bonheur sont désorà vivre et à agir par eux-mêmes~. pareillement litique contre le régir s'en ce luy est un blasphème infidélité Diau. au fataaboutit en dernière analyse de la divinité se rencontrent diamétralement à la fin de leur opposées~ carrière~ morale de-conceptions tendances spéculatives le même du quiétisme ou de l'inertie et.. car ce serait "contester contre cas de maDieu. une meschante du monde. Parties les deux en est l'Esprit et que persuadé que l'auteur universel. il n'a pas recours manquer fiance en la volonté il condamne la potoute divine. 201. se plaint de rien. parce qu'ilz profit Dieu par-ainsi rien que n'ont tout plus de pèche en eux. car il leur manque à la fois toute morale. c. le chrétien parfait plus reconnaître des autres hommes. 356. de tomber lui-même dans le opere tout incapable ne sait également le péché péché. 4. 243. quoy qu'ilz facent. notion MM C~oM. Quand exécrable de s'aider un Aymez rien.. Calvin. car l'un elle l'autre a tout destruit Il laisse par ce commandement souverain ne s'étonne de « besongner Dieu. ne gouvernement plus que il voit commettre grand outrage de loix humaines pour Dieu est suffisant de le un crime.

o. c. et dit que le serpent dont le corps se dissout parle Moysen'estoit point le diable Quand et tombe dans le néant.~44 L'homme LES LIBERTINS SPHUTUELS. Farel. imque l'Esprit mortel qui est toujours vivant au ciel et que Iesus Christ par sa mort a aboly le cuider.354. il change de propos. Par quoy il faut que le corps qui est venu de rien retourne à son rien. Esprit il est déjà mort et ressuscité Christ. car il a esté formé de la terre. disant ce nous attendons est desia advenu. et à son tout l'esprit qui est tout.&. 223. mais il est hors de doute ces deux points de doctrine. c. fors que tel quand congneu comme cendre esteincte comme la nuée' Il est bien retourne l'esprit rien sera tourné mais Tous les à Dieu.<!e. Étant un avec question quelquefois de diables et d'enfer dans reste des écrits des Libertins. Contre ~<:sec<e<~esZt& 221. pas Quand bon dit Calvin du cordelier de Rouen. et sera en rien. pas admis sérieusement qui dans l'ensemble de leur enseignement. Alorz nos corps seront sera comme l'air clair et espars l'esprit hommes arriveront à la vie éternelle. et faict Filz de Dieu et héritier ~'immortalité et membre de Christ et noz corps temples du sainct et nos ames les images et les lieux secretz de la divinité'. 228. que que Si on leur demande comc'est que l'homme sache que son ame n'est ment. et les œuvres de la loy me sont passées. 3Calvm. en tournant la main. 2Calvin. est resioinct à l'essence de Bleu "l'esprit tellement qu'il n'y demeuré qu'un Esprit seul\" Cette de Dieu doctrine leur de l'identification essentielle de l'homme fondée dans l'histoire paraissait ils la considéraient comme le principe d'une Calvin. et suis appellé avec les anges. Hz disent que l'homme selon son corps est venu de rien. 221. Et n'ont d'autre retelz personnages surrection. mortiné ne mourra parfaitement dès ce monde plus. et par ce moyen nous a restitué la vie qui est de congnoistre que nous ne mourrons pas. car il est Dieu. dit Pocques. Ces misérables ne mettent rien en l'homme l'âme et l'esprit qui soit créé que le corps selon iceux n'est point créé et n'est point créature. ie suis relevé de mort et vivifié avec Christ. c'est à la terre. c'est a Dieu de qui il est. 4Calvin.Cb!t<feMMC'o)'<M.. 227. c. o. il vit an sein de Dieu "Par cet esprit de rénovation. o. il confesse et qu'il y a des diables.. et la terre est venue de rien. de l'esprit des révélations divines nouvelle et dernière péet . ce qui nous n'ont qu'ils ne rentrent luy semble.. avec lui e Hz se de toute l'espérance mocquent que nous avons de ressusciter.

qu'il a escrit l'exposition de l'Apocalypse sans avoir aucun livre que sa Bible.LES LIBERTINS SPIRITUELS. 237. o. gracieuse la fin signifiant du monde. amené à propos. même l'audace poussa dans son Dialogue faire semblant de jusqu'à savoir l'hébreu Malheureusement Calvin là pour était pour lui. pour paraître aux lecteurs de son plus savant Bouclier de défense. Le cordelier de Rouen.ait les sectaires monde. de 35 et s. tout ce a escrit il a rien qu'en qu'il n'y que tout ne soit de Dieu. o. période. c.238.. e." appel à l'inspiration nous trouvons aussi chez les sectaires directe. entremêla son discours de citations il latines. Moyse estoit la loy ancienne. Cependant. 2 Calvin. Le monde est finé pour ceux sont en Christ. Contre M: Cordel. ils enseignaient était que le "dernier venu'. et n'a demandé autre A côté de cet ayde que le seul Dieu3. tures. temps" d'une révélation Dépositaires aux révélations des âges précédens supérieure contenues dans les Écrile privilége de l'inspiration immédiate de Dieu leurs doctrines pour justifier et la liberté particulières s'arroqu'ils des livres saints. SFare]. Dans ce cas. comme il monstra en son partement en un chariot ardent et par lequel nous sommes plein de feu. Helie estoit le dernier. o. o. Iesus Christ la loy et traictable. gagnées lespour quelles un passage des Écritures.. ils se donnaient une très-grande peine pour cacher à leurs lecteurs leur parfaite ignorance en matière théologique. C'estoit le a~es. du développement ils interprétaient de l'humanité. 15. douce. Ils usaient surtout de ce dernier en faveur des argument âmes ignorantesj aux doctrines des réformateurs. un appel au témoignage de la Bible. Calvin. sans se regler a aucun qui l'ait exposée par devant luy. lequel estoit desia finé: non pas en tous. appelé double esprit. comme il n'est à present.. tu . Et pourtant disoit Iesus Christ par saint Iean le voiz un nouveau ciel et une nouvelle terre. consomméz hors de ce monde terrestre. i~5 r'~de la transfiguration de la même façon que l'avaient de Bruxelles au commencement du quinzième siècle dure et importable. 229.. geaient dans l'explication C'est ainsi que le cordelier de Rouen déclare a sa doctrine de Dieu et non des "qu'il hommes. c. . et ne vivent lesquelz Les Libertins plus selon la chair' se croyaient à inaugurer appelés cette troisième celle du Saint-Esprit ou d'Élie. o. Partisans de la théorie des trois ils s'attribuaient Farel. faire justice en mots de ses étymologies aventureuses quelques et pour relever l'exiguité de ses connaissances s'ils scripturaires. devait avoir le plus grand poids.

de l'autre. 2Farel. Cbm~e o. n'est que lettre morte et qui occist: il la faut laisser pour venir à l'Esprit vivifiant' Ils se permettaient même de suivant leur bon plaisir. . prinse en son sens naturel.o. interpréter par la méthode allégoafin retrouver leur propre enseignement. Bien est vray que ce pendant ilz ne laissoient pas de s'en servir s'il y avoit quelque passage qu'ilz destourner en leur sens. L'Escriture. que le diable et le maling esprit en iceux~ et ils poussaient parloit leur haine jusqu'à la contre eux quand témoigner persécution les frappait « Il y avoit à Paris un qui se portait de Dieu en ses en vray serviteur cet homme eut été jeté en prison. d'y Hz se moquoyent dit Calvin. des Écritures~ passages par la de Il comme Jésus à Gethsémahë exemple prière délaissée de celuy aux escrit mortifiéz: c'est de sainct qui la Jean. ce n'était nullement 3Fa. la Loy tue. Ils se trouvaient ainsi portés à la fois à ne parler qu'avec dédain des Écritures et à chercher dans la parole écrite l'image lointaine de la doctrine parfaite suggérée la Nous les voyons d'un par parole intérieure. Si on repliquoit en alléguant quelque ils nous ne passage. il a presehé la puante il doit donc estre Loy. quand on leur alleguoit ne dissil'Escriture.1~. "qui en vertu de l'Escomme contiennent prit de Dieu parloyent les sainctes Escritures.. apertement. ces mêmes Écritures tue. avoir la parole écrite pour des gens qui considéraient leurs fantaisies subjectives comme le dernier mot de la révélation? Pour la Bible ne eux. Ils disaient des partisans de la réforme. des Lib.. Mais ce n'estoit poussent pas qu'ilz y adioustassent ains seulement les simples foy et les esbranler pour troubler pour les gaigner plus aysement. sorte les assises rudimentaires de la révélation. ainsi invoquaient pour se soumettre le témoignage à leur autorité. quand "maistre ouvrit sa bouche Quintin disant II doit mourir. en effet. c.52. ils l'étendaient fidèles à la doctrine de la parole de Dieu. 'Calvin. ils affirmaient en eux-mêmes la posséder de la connaissance divine par leur union avec plénitude l'Esprit saint. la secte 303. mulans point qu'ilz la tehoyent pour fable. qui n'a point escrit L'aversion priere du jardina" qu'ils éprouvaient pour les livres saà ceux..c. pouvait Quelle valeur..446. côté rejeter les Écritures comme comme étant pleines la lettre qui d'erreurs.6 LES LIBERTINS SPIRITUELS. certains rejeter. tué~ En d'autres au occasions. t73 et s. mais suyvre l'Esprit qui vivifie. qui restaient crés. devons respondoyent que à la pas estre subiectz lettre qui occist.re]. prédications. des Écritures. rique. renfermait en quelque qu'une partie de la vérité.

demandoit l'ay pourriez de cet de l'y maintenant Pocques. esprit: et estoit mystères que Jésus mais écrite à eux écrite. Ilz de de un nous cire fermeté festu' celle et des histoqu'en il Ce ainsi d'inspirer pour est pré» ou ce est semblant et l'Escriture allégories. l'Écriture interprétation. c. rial. que dangereuse y a un sens le Libertin et condamne mais literal qu'il le saint. l'Ancienne sommes des dès de feu c'estet nous la vie nous l'intelligence terrestre ouverte. l'inil est fluence donné ne la double A ceux de qu'enchaîne à ceux la lettre qu'éclaire divine. . l'Écriture elle de la présente le que trésor l'ombre entier la. o.. Helie disciples ne le Esprit. 2Farel. "chariot de ce l'Escriture le literal donnait. Ils trouvaient à la parole littéral et un sens ce dernier spirituel. 236. leur propre ils cherchaient doctrine. sacrilege sens vrai. l'Esprit. que foy cueurs parole d'estre de fouler qu'il est de leur de cette ne point la ~ine comme expedient soubz ilz se sont tenant mais veulent de aux La en fou-rrure.. le sens Esprit. 39. a été mais disciple a ses encore portera. véritable double vant un intelligence sens. se cachent mainsaincte. de le Christ maintenant sous seuls vérités nous sein transportés Regardez.vérité. c. 3Calvin. Calvin. car que Dieu ne qui est le les la bons sacrée esprit sens ne parle rien en le sens de de la un suin'ait divine était. à-dire sommes divine. un non nez plus avec que literal disant l'acceptant introduire transformer faire car font de il la demener de façon une plotte: l'Escriture n'y les a pas petis allegoriesqu'aux secte des Libertins car il ne le bouteilles parut à que enfans Farel plus qu'il là. s'écrie double voicy ce que à vous temps disoit dire. c. ce motif figurée d'Élie. un le seul spirituel ilz un ont tel l'article vestus de veu. detespieds: Quand tation suyvant dit Calvin. )Ay contraire. c'est le double dans double reçoit leur de caché Par Alliance consomméz l'autre spirituel: spirituel~ appelle droit seul apparent dont ardent monde est des le opinion. l'Esprit sous ce double par le hors supérieures au d'interpréter capable et appelé la venue et plein l'Écriture. aux hommes la possession sens figuré. qui la en aux eux. L'autorité présente de-la connaissance o. sens contient que comprins avoyent de Dieu double ilz lettre.LES LIBERTINS SPIRITUELS.. 174 et s. toute condamne qui leur Papiste point il y a et ne suivant confessant ce sens sens. de quelques En choses réalité. faire tourner laquelle de reiecter en de langue. Esprit reconnaître. un celui Papistes. autre à interpréter le texte dans biblique en vertu du privilége s'attribuaient qu'ils des Écritures. o.

. et il n'a dit. mêmes dans la jouissance de notre félicité importance plus aucune formes de notre activité également 'Farel. rien ne saurait troubler férens.)) de la dissimulation un nous Quand système. ny et ferme.. 70. ne sachant literaux que le bapau contraire. et ne sont que tesme d'eaue et rien du feu tout spirituel. Abraham de son un peu apres son espouse Sara figurante sœur. 14. aux Libertins en l'année i5~. c. ques-uns raconte se dit le plus cognoissant et plus parfait annonciateur Farel. par aux l'Eglise une mesme Egyptiens. n'ont donné évangéliques. à ce qui se passe nous paraissent également car la vie intérieure seule intérieure. Libertins de vérité. ne peut que gagner. tout le pays. qui affermoit donc figurant de Christ que Sara estoit sa sœur. Bible tion. suivant à cette méthode eux. a du prix sur nousn'attachons toutes c'est-à-dire pour nous. maintenant Abraham à Pharao. 356. est "un homme lui-même. dans le monde nous avec Dieu. réalisation manifeste besoin dans l'Écriture. et faillans. sans valeur. ny en d'erreur. Le cordelier de Rouen. disant de est son espouse et sa a menty et a dit la verité qui roy de Gerar." et pourquoi des principaux leur langage entente ils ne faisaient était toujours à double dans la que pratiquer du double vie journalière cette doctrine dont ils voyaient la Esprit. Les docteurs que le laict. car il dit qu'Abraham pour ce qu'il pouvoit en mentant mentir aux parolle et Abimelech a l'Esprit a esté conduit les Libertins faisaient pourquoi articles de leur théologie. Il est à peine les conséquences morales d'indiquer d'un pareil sommes arrivés à la conscience de notre identité ne voyons plus que nous laissent indifRepliés nous de nous bonnes. qui ait menty et a dit l'entendent spiritueldouble des de l'Esprit la viande en son iargon les infideles entendans entendans Disant l'esprit que toute dit que Abraham la seule dire. de l'Evangile et de la parolle de Dieu qui onc feust ny a Geneve. de 7?. parfaite verité et sans faute aucune. Ce cordelier par une mesme parolle a menty devant et a dit verité devant les fideles lettre. 71. d'interprétacar il est possible ainsi d'écarter des livres saints tout reproche et d'effacer toutes les taches la mémoire de quelqui ternissent des personnages de l'histoire sacrée. escrit aucune il donne chose comme il dit.i~8 LES LIBERTINS SPIRITUELS. les événemens notre quiétude. et a qui Dieu a voulu qu'Abraham infideles. menty estoyent la vérité lement. quand partout extérieurs l'activité directe de Dieu. Contre un <XwtM.y puisqu'ilz c'est On voit a quoy tend ce cordelier.. ïesus Christ. On comprend ignorans'. au dehors les o. Calvin.

qu'il leur c'est théorie de Dieu soit des et que le chacun le maistre de selon ne car qu'en l'Esprit faœn Dieu la sa plus de vivre condamne vocation* celui ne n'a de et la parolle. bonne. le cueur pousse. la Calvin. charmant le très-largement. plus aucune règle les ne barrière de notre mouvemens nous la seule de rien... de s'accorder mocque faisant pain Satan connaît sont pule et tion. Ils fondaient cette conception de la liberté Gal. ne faisaient-ils imposer religion. aux couvrent de pratiques dit consentir de accommodaient catholicisme. 12. 242. chandelles. extravagant anonyme ont Malheureusement que de pu plusieurs des bonne l'expérience membres Chrestiens foi c'est autres traités la Lunette de celui défendre l'anéantis- Calvin. Farel. « rien. selon portera'. tost y nostre Aussi choses suivant tantôt à de subiection. 206 et 210. soubz impieté devant et faire iasoit le lieux réforme. 208. s du externes les temps celles ceste c'est porter de estant et la la liberté tantôt Us du'chrestien. 12. vrai raison aucune chacun passion qui ne saurait sont membres agiter Christ.. monde sa est qui la pour et en selon le vin l'a à toutes son cueur. choses externes. sont a faire Nous faisons regenerés consiste suyve affranchis tout de la loy et remis a l'homme licite nature profit appelée veullent l'homme a nulle que poursuivre ou et qu'il que dans que soit liberté. Contre la secte des Lib. c. 1 Cor. cette Que qu'il liberté conduite. et ainsi aucun en les qu'on cas disaient mais ne des les plus nous formes SPIRtTL'KLS. 13. à toute manteau et idolatrie un liberté qu'ilz simulation à un faire permettent homme s'agenouiller messes. o. 1. les abominations liberté de sacrifice estre chanter semblant qu'il s'en dont l'Antechrist. des Pocques Papistes.LKS HBKRTINS Noz aux consciences." que celuy qui nomme tout. règne plus justifié entre nos 1 Ceux vivent point secte. sectaires appetit vocation. ne elles peut de la ils sont sont point toutes nécessite'. "Calvin. de adorée extérieure. H. VI. o. l'ordonnance pour un pour pelerinages. excepet vive cueur le des ait de son sa au par Il en qui chacun luy La l'inclination a poinct pour nature fidèles. 211.. que non Il de sa son est Ilz de n'y obstant viendra voix de notre langage vocation reigle. ~Calvin 3Calvin. 212. n'exclut o. Col. )) Désormais nos ne ordonné. c. usait idole.. o. sur Rom. V. 209. 16. concluaient ~Calvin. 243.9 Libertins. o. Toutes astreinctes en 14.. c. c. et enchantant proposant notre comme activité intérieurs plus en sans face son le scru- le redemption. De ce dernier VI. c. chrétienne passage i)p . de de vie cet corporelle idéalisme l'auteur manuscrits.

. sement de toute loi morale et le matérialisme des sectaires et de Dieu. et que le vrai chrétien se resiouyt ce que c'est une oeuvre de Dieu" et peut sans rougir satisfaire toutes car il n'y a pas honte de dire que nous sommes cooperases passions. Que prenne ou ne possède saintz~. disaient-ils~ voilà la première loy que Die. devant sinon ait bonne convehânce qu'il 'Calvin. Croisse~ et multipliez sur la terre..Com<)'e~~c<e<i!MZt& 201). Contre un C<M-t!6S'<Q Ad&m. core L'anchien homme n'est nyen cruchiné en ty! Tu sens encore Vuarde bien que che morcheau ne l'estrangle gou de la pumme. 214. non-seulement ta communion des biens. Ils renversaient de la sorte toutes les institutions sociales au nom du principe de l'immanence d'un seul et même Esprit daient ils~ dans tous exige qu'on contre nul les hommes.353. Un mariage contracté et solënnisé laquelle les hommes.Cbtt&'6Mtt(XM'<M. J est charnel. mais encore celle des femme*. passifz. que Dieu face Voyaient-ils crainte du quelque scrupule 0 Adam. spirituelle~ prétenhommes. tu y voy jugement disaient-ils. Cbm<fe~MC<e(!esZt& 247.i5o tLES UBERTJNS SPIRITUELS. . 6 Calvin. o. 6Calvin. Ils appliquaient dans leur vie journalière le précepte instrumentz soyez comme mortzet iamais ne pécherez.[!e. il en pourraavoir~-encelaconsistela et ils entendaient par ce terme. c. Leur but principal était' "d'endormir les consciences a gosié!~ fasse ce qui luy viendra en avant et ce que que sans soucy chacun cueur nets appetera (Tite et à cet effet ils enseignaient tout. quelque apparence qu'il y ait.lvin. ~Ca. vivre qui a été chez l'immense majorité de l'homme cipe de l'identification son cueur de rien qui soit mais le plus grossier pratique la conséquence du prinNe plus être touché en à plaisir sans difficulté tel était le principe suprême de la morale pour les régénérés.. il et ils prétendaient si un homme entend que n'y a point de mal.u ait ordonnée~ estoit appelée loy de nature.B. 201. un il sera homme puis après alloué en tout éprouver de Dieu ce qu'il faict à faire le mal par enle le fin son aux celui qui est purifié 1~ i5)~que a Dieu. tu y vois encore? Le vieil homme n'est pMettCMe cmciËë en toi? Tu sens encore le goût de la pomme? Garnte-toi bien que ce morceau ne t'étranglè le gosier "(eaMn. 85&. o. 192. teurs de Dieu a mal faire 5. un "C'est plus mais noz parents que en que chaseun "communion des est net que tout par foy est tout aggreable à penser au pechc~ pour grand blaspheme les autres. aime "La fraternité tous les également la bonté de Dieu d'aimer rien comme sien. c. ~Calvin.

et les a signés au moyen il a eu le secret. de la secte. au des personnes pas tout dire.y et i5~Q. premier la paix intérieure. 212. A propos de la le fond de son enseignement. Très-probablement seuls ont dû posséder ses adhérens du quatorzième de la littérature siècle. ou type des de Christ. tres écrivains Le grand de Gadara VI II. 236. car nous connaissance mystique rencontrons défaut aux chez autres lui un certain écrivains nombre de la secte. des docteurs et le langage ton et d'idées d'expressions et qui rappellent d'une et des sectaires qui font manière panthéis- y sont jusà sans doute les idées frappante tes du moyen âge. et sous ce rapport documens de ces uniques lière. il dit scène du démoniaque (Matth. u. sur un Débutant il raconte tions. qu'à un certain ne semble il n'osait pas. et sans son habitation..LES LIBERTINS SPIRITUELS. . montrent Ces traités dont il s'efforce de les envelopper. de leur procurer ndeet Cependant misèresdui de la liberté le principe les principes en maints endroits. gage mystique de suivant les besoins leur langage variaient les Libertins comment leur une attention particudéjà ils méritent cause. i5t d'espritz et l'un quand les Chrestiens. ouy moins que riens. auxquelles des intention avoir d'autre que de les élever au-dessus abord. qui écrivait point dissimulées. d'infidélité ou le diable desont les enfans troppeau de pourceaux il est quelquechose. de l'espil-. tente de l'autre II ne sera Libertins Les pourtant se trouve l'homme bien avec cela chrestien l'autre mariage n'y lequel est obligé point seul doit tenir quand l'un mais entre se con- Ilz appellent spirituel. auprès duquel comme chez les audu mal forme. 28). rural de nostre intenses véritables et cachant très-modeste. ses livres selon là petite possibilité qu'il a composé au les âmes fatiguées afin d'amener entendement. la doctrine patron particulière les voiles du lanà travers clairement hommes apparaissent spirituels. pas sans intérêt de voir comment le faux est exposé dans les traités manuscrits et les conséquences fondamentales doctrines spiritualisme mentionnés plus extrêmes des haut. La négation avoir servi le monde. inconnu d'un monogramme dont années f5~. par lesquelz mande d'avoir a ombre non comparable il n'est riens. panthéistes. L'auteur qui soient restés de la secte il a écrit ses traités entre les est complétement des Libertins. après lui-même il a trouvé Sauveur. l'auteur. lesquelz 1 Calvin.c. la vérité et la paix.

VIH. mais dans le domaine de la métaphysique le contenu de qu'il faut chercher la notion du mal. nostre n'a correction donc point donne en le tenant et chastyement' d'existence propre. ce n'est pas l'abus de la liberté morale. ment voir de posséder une nature à soi une existence imparfaite Sa propre et limitée~ sapience la présomption d'a-. qui cause au Dieu des Dieux de le tenir pour quelque pour lui. Le principe du Sa seule réalité. de nostre premier transgression pereAdam~ luy qui pensoit estre homme la ou a grand en sa perfection enfantifve et peine il n'estoit qu'enfant. ~Traités Vt. et ce qui le faict estre quelque Dieu c'est le peché et contrachose. se'forit iT]-aitësIV. qu'ilz viennent qu'il leur semble qu'ilz veoyent~ oyeht et parlent.t52 LES LIBERTINS SPIRITUELS. mais le sentipéché originel. ceux leur qui s'y sont arrestéz Contemplez de congnoistre nlz lesus dire de ceulx qui se vantent Dieu par son Christ Combien en lumière. L'homme extérieur selon la chair" conds appartient ne possède des Écritures~ il ne connaît point la véritable intelligence selon la chair. . dit l'auteur~ Christ~ la spirituelle destructiblement sur sance d'aucunes a révélé et a toujours le sens spirituel de Dieu~ qui seul et immuable. prit. lesqueUes n'ont pas beaucoup advancé oultre mesût'e. ou et ailleurs Le diable ou contre-esprit n'est riens sans fumée. muets de la sapience de mensonges et réserves: evangelistes lesquels pourtant et sont-ilzfaietz de aveugles Sieuy~N~ accroire j sourds et science traditions ne aussi~Ôus servent le Seigneur Tepës~~poi~t~vec~es~ttera~ de bouche et. Ce qui rend l'homme ce qui constitue le mauvais. mal. Les premiers vivent dans le mensonge choses visibles de de aux tout l'Esse- la vérité parfaite. Prendre et usurper chose à soy. il demeure soUs le joug d~s traditions huChrist'que maines et du sens littéral des Écritures à l'homme "intérieur selon fe Consolateur l'Esprit demeureeterneUement besoing. rieté de Dieu.]V. fust la perdition et qui la lui d'inndelité. Ïl est grand vivant l'éternel et vivinantSeigneuï' vivante et point nous arrester de l'Evangile ou de la cognois- de conghoistre dé Dieu génération un sens litteral humaines. point en icelle qui est virille. c'est chose selon Dieu chose chez les enpour quelque fans Ici encore ce n'est pas dans la sphère morale. quelque c'est le plus grand dangiêr de tout II convient donc de distinguer les hommes en deux catégories d'un côté ceux qui s'attachent aux et passagères~ de l'autre ceux qui se détachent ce qui estterrestre pour ne plus suivre que la voix intérieure et dans l'illusion.

temps L'homme interieur est demeuré absconsé Christ. que tout entendement est faict C'est cachée et qu'il ne reste plus que qui eter- La saincte l'Evangile spirituelle parolle de Christ fust et a toujours demeurée de Dieu ne nous eust entendre que vous sortez la chair. que sont Les La comM'jsance et précède encore et après comme du extérieure pour eux chacun l'Église depuis le commencé et converescriptz de Christ a donc précédé de nous sa connaissance n'ont connu maintenant spirituel le Seigneur les temps Christ. Christ régénération Qui cognoist selon la chair et ne veult point passer oultre à l'Esprit~ et se iusques laisser renaître en icehry. conduira nellement misericorde ce n'est la foy disantz Quel aveugle au royaume des cieulx. pas la fin ne l'enfant l'homme.IV. du et obtenir nous Pere. Si envoyé l'Esprit de la premiere intelligence qui est Christ selon le nouveau ny comprendre spirituel est qu'il fault commencer comme par l'un mais saichez exemplaire qu'il fault finir et parachever par l'aultre. entendement et cogneue iour iusqu'au pas que je dye que Pierre et esleu du Seigneur a telle cognoisfust pervenu l'Apostre sance comme elle est de présent. a l'extérieur pour Si aucun veult il faut qu'il croye salut.LFS LIBERTINS SPIRITUELS. donner et savourer en gouster de sa puissante la charité loy de l'Esprit~ lesus et Christ est l'envoyé laquelle et oinct ne fust onction. perla que lesus Christ. 0 non. Il fault qu'il soit promis par Christ qui est l'Esprit traicté du visible et audible avant de Dieu. loy liberale de Dieu d'une sapience. car le temps n'y estoit point Et aussi le commencement n'est pervenu. iamais sceue la divine substance que lesus Christ. est envoyé non seulement un intérieur~ principalement pour spirituel de et parfaict en l'imla cognoissance et vie de l'Esprit mortelle de la puissance de sa force. et consolateur. de nous envoyer. il cognoistra la perdition etercy après B ~TïMtésm. Non présent. i mais ngure~ entendement . dans l'histoire intérieure. l53 3 qu'ilz ont de croyre. Apôtres et figuralement exemplaire nouveau. Vray si la copieuse et absconsée. à sentir. vous ne povez et vivant Christ.I. de Jésus j est révélée par le de troucapable désormais écrite.VI. venus ou la connaissance et vivant cachée depuis les temps mystiquement de l'inspiration directe du chrétien~ moyen ver le sens spirituel de Dieu sous la lettre venir parolle signe pu a Christ. se puisse spirituelle une silencieuse et coye vertu de sa vivante et franche. par leurs et couvert ou il avoit des Apostres et disciples de lesus comme il est demonstré nguralëment~ sation fidelel.

ayantz ou quelque sôing se dou~tance . en l'Esprit âme. veu que donc c'est le seul Esprit qui vivifie et nourrist de de Dieu. comme les mystiques de l'homme le retour au sein de la nature contingence divine. Le est le Dieu des vivantz Seigneur il ha engendré lesquelz d'eternelle et perpetuelle en son Esprit generation d'içelle mesme spirituelle creation. Traité II. en l'éternité. enfans légitimes delà vivante chanté et verité de Dieu. ayantz esté et sont sans commencement dû nn avec créés Dieu. sçavoir avant toutes eages des eages. ment' en tant termes. Par lesquelz Dieu tout puissant les enfans de produira dedans et 1 Esprit naissantz en sa propre nature. parolle procédante Qui sont entenduz les vrais hommes virils. dehors. mais parlé en telle maniere pour l'intelligence. comme la parfaicte filiale de sa generation charité.~4 LES LIBERTINS SPIRITUELS. le trosne le temple et l'habitacle de Dieu. Qui immortellement seront vivantz en Dieu et avec Dieu. de toute la generation de Dieu spirituelle ou par la naissance du Verbe dans notre du quatorzième siècle appelaient de préféen Dieu. chaif de sa chair et os de ses os toufois n'ayant chair ny os. rence le Fils de Dieu de sa puissance. de notre eternelleChrist avec Il s'agit de renaître divine nous élever à la vie'de substance à la l'Esprit. devant l'éternité à d'éternité. nelle. les libres enfans de la femme franche. Estant son corps. n'est il cogneu pourtant que de ceulx qui ont receu ou desirent de sa spirituelle recepvoir et céleste nature. lit.qu'i~ peussent de eslonger ou séparer luy~ en tànt~'ilz~ntiuy-mesme. recevoir identité qu'il il faut devenir est -la spirituelle conscience par en d'autres Christ. lequel n'est tieparty'nedivisé. les.ains seulement un ?. qué~amaismill&thosevisibleouinv~ sible fust créée. éternellement engendrés par le Père. purement sans tache. esprit et conceuptz spirituellement de Dieu en l'esprit engendrez de puissance. Ceux qui se sont chastrez eulx-mesmes des pour le royaume cieux sont maintenant tenuz et entenduz pour les engendréz au dernier de ces toutefois estoient les premiers temps. car nous nous sommes identifiés avec le Fils de Dieu Combien que Dieu se donne a cognoistre en par similitudes diverses sortes et manieres. par la vertu de sa saincte de leur bouche. tous les hommes gris et ch~auz d'entendement. pervenuz en la parfaicte et florissante ancienneté et vieillesse des temps. Traités I. Désormais nous vivons au-dessus . d'éternité. âme et esprit mesme esleuz et appeléz avant foanéz.

et l'erreur L'ignorance les périodes du Père et du Flls. Avant les temps présens il n'était pas possible d'attëindr" ce but idéal. sa richesse en pauvreté. s'abscondant dedans au lieu le plus secret de son temple. ses amis en son exaltation en abaissement. par rien d'exi-éileur~ ses actes et dirige s'entrouvre et qui Dieu TNUtéIV. i5 humaine au sein de Quelqu'élevée que soit cette forme de l'existence la nature consciente de Dieu. et luy oste toute foy. et derniere l'ancienne de l'Esprit. sa force en faiblesse~ sa verité en ennemis. esprit et vie. degré en degré de l'abysmense fosse en laquelle et le commence a revestir derechef de toutes les choses lesquelles il luy avoit dépouillée et luy rend plus abondantes possessions qu'il n'eubt apres jamais Cette maintenant union absolue elle de l'âme humaine et de Dieu se réalise dès trouver Dieu sous pour même de notre existence sa vraie forme. Lors luy de qu'il l'a bien tenté et esprouvé iusqu'au bout. il le radmaine il l' avoit mené. pas a pas. car l'ouverture ou cognoissance de comou entendre la profundité ancienneté de l'Esprit prendre ou eternelle n'estoit en Israel en pas donnée a cause que son iour et manifestation la plenitude~t des temps n'estoit encore venu. Il faut nous delaisser et adnihiller~ à renoncer et à tout désir. elle ne constitue cependant pas le terme de notre évolution. VI. si est pervenu ce qu'il fault qu'il procede et chemine assavoir en l'anplus oultre en éternité~ d'eternité en' la grysesse et parfaicte eternité de cienneté.LES LIBERTINS SPIRITUELS. present~qui pointa ny en ce » siecle ny en celuy a venir L'homme de l'être c'est en -qui s'est divin~ ne saurait qui désormais 2Traité I. mensonge. . Fils. sa lumière en tenebres. réalisée cette union de la nature humaine et car sa plus être contraint détermina-~ui-même STraites t. combien l'abysmenae qu'il soit a une telle virilité et puissance de la sapience de Dieu. Ce qui perfection point est maintenant clairement venu et apparu. et luy vient du tout gneur mesme se vient a tourner a retourner sa sapience en insipience. A laquelle le Seiplenitude pervenir a l'encontre de luy. et abolir nous plonger dans le commencement d'une nouvelle ère dans marque l'histoire de l'humanité. dans la période ont régne pendant qui est celle du Saint-Esprit toutes les ténèbres doivent être dissipées endure les ignorantz Père et au Le Seigneur iusqu'au mais du jour est le Saint-Esprit. nous détourner toute connaissance d'un Dieu que l'on peut encore penser en nous le sentiment pour de la divinité fosse Ce neanmoins.

sinon de son Dieu seul en l'esprit de saforGe. ~esprxt.qM~u~~ c'est qui je~lus~grand~aangiër~ . Celuy qui a prinsie Christ en toute privavray chem~ tion et delaissance de soy-mésme.` a `cela ~. Dieu car Diéu eux.sinon 'Gai~lest.essence.ayt\pou~oir' surf~ ~r Evangile à:)soy.pour~tànt~qu'iLest?K~a~~ 1~sans. baet'parcreu tailles et tribulations.plus rie loy nÿ ~y~uiss~ce~ëpouvah~ Car `èt crâindie.u% contramct et libre qüi est dxcte c~e~. devant révélation.dQnner~de ~son eœur~t-t~es~~ueM~ i mesnM.et~c<~meneed'approehërdë~ qui a~tparavant~~ ~soiene~ulle~ . Et aussy en tant vient a-estre puissant que l'homme asseuré en pensées.~ibreme~s~~ commandems~~u'~cfaint~~ësle~a~~m~ eulx -mesmes'(estoient . royaumte.. lesquelles autrefois..i~ et donne en tout et par tôut la seule gloire et louenge a~ son ~Dieu~bemG~ eelëste qui par la nature le mayne grcet conduict~ela~~ellement~q~ ~d~ Christ de paour Yablequ~dereGepvo]~quelqu~Quengeen~e~r~& qu'il n'y ait~quelque un penséei s'escpule à ~hdr~~ royaume 'eet ou ~QUYenMn~(~l. Affranchi de toute loi et de toute pensée... il reculait il les accomplit sans plus hésiter. ne s'émouvoir de quelque chosequireptileencieiny en terre. ~mesthés` pour ~lé. né en paroles.i56 LES HBERT!NS SPIRITUELS.y `iie Diéu: Pere-habitant ef'déinoûrâ~t ri~ poùvànt prôŸest de'.[ilzIesusChHst.que-nulle loÿ. car il attribue non plus à mais à Dieu: H est a noter etehtendrequ'aprez lui-même.: ndre Ih`°rie çràint: cônf©~ix~e à -celu.~Ce'qui~n~èstdemèrn'y a. que le iou'venceau est pervenu en son eage par moult d'assaults. à lui-même sa propre loi et sa propre les actions.la~oy~ran~ faict ~elfé~chose.~e/çQmmandé~ent~.le.lequel.'yl 1='éâusaris se. il Gommence a entrer au principede en l'eage le Seigneur mesme apprehende la cause et la conduite laquelle et ne s'attendt plus a l'-homme vivant quelque céleste et angeiique qu'il soit.des-~eux.ment.êt o. en toute humilité. Yé~us Chrzst en ~ne p~ç~~ et prèdmtz dürt e`t eulx.sasapience et gloire. comme~eres~et~able~~ ciel en une~celestielle~nature~~ayant~~urM~ê?~~ . révélation il est écrite. La cause est qu'icelle et atteinct et pour cage touche tant excede l'âme co~me le l'Esprit est par dessus le royaume de Christ. pèche plus.Slz~ë~D~u~nMs~ franchè-: seait.pajtjë:pàp~uys~(B~ sont~~ëhastréz. se laissant dimouvoir pour vent qui vente.°.d~rëndt~&u'~ duire ne.il le's apprôche Dieu en'ucelles..se brusie~et~t~ëntrer~ett~ ~d~nce.nâyer ce qyi :~1 lès chosésv de Dieu acGrols~. il ne tous ses actes. 'e~y.'qu~'innoc~nce~m§~~ pré .àu Pérë~ ~vec Estant~raigneau. a nonpas son ..

que jouxte monstrer vers que pour sa Dieu. rv. et qu'il leur estoit tant chairgeable de laisser et habandonner toutes les choses qu'ilz possedent. ~TjNtës~'ïV. ouy innumerables. Touchant vivifie. a soy-mesme. laquelle ilz n'avoient de le reprendre en estoit en soy une loy plus ayant penetrante et plus parfaite et spirituelle sans laquelle nul cognoissance. gloire de leur Dieu par Christ. la loi extérieure loy franche et libre de en son entier par les enfans de la femme franche l'esprit est accomplie s'emerveilloyent a suivre lesus~ était imparfaite la première et passagère en son essence et en ses effets. loyer. et chastier comme un petit reprendre enfant'. Ains par Christ ie vous en annonce une qui peult l'une et l'autre ~· Sachant nous nous hommes chMes que Dieu est l'auteur de tous les évènemens même de du Dieu terrestres. Combien que plusieurs. 111~ ao). de tout ce qui nous arrive. a salut: considéré vivant que l'une qui est spirituelle occist. de . quement le pain de l'âme nostre donne. est abolie. nous pain supersubstantiel auiQur~'hui*Np~ vivons en "toute silence et coyeté~ ne con- i%aRës I. et renoncer et se laisser mener. parMtement stvec le spiritua- . rent loùrneUement mais la mort n'est que par icelle et sa temporelle Car comme elle ha nulle puissance maledjtetipn point éternelle. le voulant l'ayantcrucifié en sa vie et conversation reprendre par leur loy. de mener a salut~ encore moins a condamnation devant Dieu et ses anges.m. et T autre qui est charnelle la loy extérieure de elle ne peult laquelle vient la premiere intelligence atteindre litterale.mystiqne de 'tTirMt~Ïtî. Traité Vîn. la. Msme. 'MMê~ s'accordait ~~Mio~~onfonne~lav~~ qui notre auteur.])-iens~ ains-ilz aSHigéz et desde notre vie physique s'est effacé priséz~L~ nous Dieu de nous donner le pain mais uni~P~"sptMs du corps. sans demander ou attendre se delectent en estans vilipendéz. ~7 De quoy contraintz qu'ilz estoient appeléz. la seconde est éternelle.LES LIBERTINS SPIRITUELS. Sur quoy vous pouvez cognoistre et voir la difference en ceulx qui contredisoyent et contredisent de présent a Christ et crucifiant iournellement en leurs coeurs. puissance tant qu'il ne venir peult les Apostres et pousséz voiantz d'observer. aussy ilz observateur d'icelle Et n'avoient cause que selonson son office povoirj ou création ne condamner. Les vrays enfants et n'est puissance la loy de l'Esprit de sont mortz et meu- a. mépris des font toutes réjouissons et de la persécution. La loi extérieure~ n'était d'observer que personne capable ou la (Rom.

i58 LES LIBERTINS SPIRITUELS. aux yeux de Dieu. cutrices de la doctrine de Dieu tous . Car vous scavez que ce qui est hault aux hommes c'est abomination devant Dieu terrestres. il en résulte pour nous un plus grand bien. ~râit punir personne ne pourroit a cause de sa aultrement. sy comme la sapience de Dieu leur est folye Tous les hommes à arriveront de la félicite éternelle. Et s'il nous arrive encore de tomber involontairement dans le péché. quelque qu'il fust "Cette vie en Dieu ne se traduit au dehors forme par aucune elle demeure un mystère ceux religieuse particulière pour n'est pas révélée~ car les élus de Dieu vivent en Il toute silence toutes les cérémonies comme également regardant incapables à qui elle et coyeté~" d'exprimer repris advancement. par cheminer lumiere enfantz demner de lumiere un aultre ne nous en tant arrestant point ~ugsf~ reprendre et conn'ha point d'intelligence qu'on pour discerner le bien du mal et le mal du bien. Ce faisait ne pecherez a Entendez donc quels il nous fault estre en bonne conversation iamais. 2Traité VIII. Par quoy en malheurs et de Vie a mort. et misericordieusement chastiés a un plus grand bien et naissant plus le mal ni en nous-mêmes ni dans les autres Ne perdant par cela le nom ou bon vouloir -a iustice ils perviennent en une plus perfecte hayne du mal. Il Les pervenuz plus pecher voluntairement a cause que la bonne nature ou generation de l'obedience de la parolle de Christ comme cellent sont les garde. un fronton ou ilz ont continuellement devant leurs yeux laquelle ou signet. trebuchent ou oblivion ilz en par meprison d'enfantise. Ni l'Église des réformateurs ne romaine~ nU'ÉgIise bien plus. bonté et pitoyable maulvais nature~ corriger aucun. car Dieu n'est que bonté et ne saula possession n benict. car ce qui est péché à nos yeux peut être justice jugeant plus personne. elles se sont faites l'une et l'autre les persépossède la vérité ou est la charité. V. aussi nos Pourtant pirs. et par conséquent comme également et imparfaites comme indifférentes. ains au contraire et point exaltation. car nous nous relevons de notre chute. animés d'une horreur plus vive du et accruz ne peuvent mal. humilité et que simplicité soit vostre Acquerez et les pas de vos piedz providence. ce qui se passe en eux. IV. ou est l'oeuvre de l'Evangile tout va de pirs en ? M n'y en a point. de ténèbres ennemis nous tellement fidele triomphent par dessus que si aucun Regardez ~Tiaités VI. ne hommes. Et s'il advient chanqu'ilz tumbent. et faictz les enfantz et pétition de Dieu en pour estre trouvés pour tout temps lui rendre en lumiere comme parfaite lou enge.

par mon livre. Et faictes Et sy edictz lisent ce que ou s'ilz la chayre point ce qu'ilz peu et qu'il servez n'ensuivez lesce qui fainctise le commandent. Traite Vil.. aurez scachant qu'il petit y peult qu'il il est Il ridicule. du catholicisme. se . apprivoisé comme le prinil ose les prêtres son il est une caige ouvertement du Dieu péché. tiques. murmuration me estat dictes sy Ailleurs. a de bons selon Dieu aux en homchoses. payer leur romanique. 3 Traité VII. '59 cœur gentils miers paour pour l'oeuvre s'advance pour au dss exciter du de vitupere dire et le droict. est ou bon. 361). maulvais. de A. que la secte des (Contre Zt'&. monde ordinaire leur vie. a loyer et gist sans E ieu Adorez partout plaisantz de toutes vous hypocrisie comme et et sans lover mais au seul remunerateur ecclesiastique sacerdotal. propres pareillement.LES LIBERTINS SPIRITUELS. plus assis tot sur proverbe qui sont car de leurs vous de a ceux du l'Eglise dehors. tel dèles prudentz ment la bourse ferez Ne faictes l'Evangile mais temple « apparence que prescriptions de ou Dieu sont n'est les ecclésiaspas cœurs dans fiestre en se consolant plutôt Oyez sur usant que tel sur mais maintenant faisant et voiez œuvre qui dict du comment cœur fermer a leur les mais ou vous y en et il fault la terre. pera l'exterieur. de Moyse. du toute teuthonique intérieurela bouche et leur fideles. ainsi qu'elle est malheureuse servit" (Calvin. qui les gentils Seigneur' il faut suivent il et veulent d'user faire de dangers. en quand en abus. aux l'Église la convient prudence. ce point son lapider de ces force ceulx livres. Traite VI. tyrans. Contre un Cb:-fM. Il stypendier cela abus. de Aussy Dieu d'aller ou sont Eglise cœurs bien sont contentement parlez point Dieu est la ou ordonnances commande. car il ne leurs fault point qu'il freres estant lettres et attende sont les fugitifs breborions les prede scandale. par de là. esleu se soit vrai. prie. témoignage. Dieu du de la quelques terre. Leurs envoyent a occir En se soumettre par dans la et enseigneurs ornent et face en pensée autre. qu'en avoir au et est entretenue ie vous en ha point Si vous quelque monstrez-mei. esprit mes Quant le et ensuivez verité. ou il n'y plus de un à d'avantaige au ses sujet l'auteur met lorsqu'il cipal encore d'être entre plus de s'exprime non-seulement compare sa en couvée blâmer librement tourner môyne un en oyson représentans estable.) dont la justice. et ne accuse point de « les enfans le nom du au mettant Dieu difference d'être les son ciel et de de leur ne jamais terrestre parler de Dieu enflammez ni de Témoin le cas de Quintin tant par tesmoings «eonveinou.

doctrine ou n'ont dans moins quitté pas les proprement s'arrêtaient~ manière de en partisans quand nomla lodes faire nulle imporet sans dans fait spi- à leur de voir. doute ces avant béguinages~ pieuses. multiples culte. femmes des maisons eux. formés sente l'être catholiques partisans Il avaient comme pousse de la fraternité~ principe à son l'auteur égard~ natu relle de leur condamner privée Dieu. et des du libre leur plus ils esprit. gagnaient les Ils Frères prêchaient des tard. de quelque associations reçues qu'ils du a libre été le avec auront n'ont Nous où à constituer cependant idées car tout de mystiques il est rencontrons leurs d'hommes faveur.i6o LES HBERTINS SPIRITUELS. aux n catholicisme. de où secte ils de même que dite. V. de même sur devoirs. L'auteur comme nos traités pénétré l'ont esprit directeur manuscrits 'Tj'aité 2 Traité . afin à l'intelligence infini qu'entreauxquelles de la des masses.il distinction entre par les une derniers singulière temps appropriée de de de l'être ce ne coïncidence de la d'idées philosophie la notion terrestres. Christ en ce principe lesquels pour dans ses jusqu'à la charité recommander blissemens que absolue c'est lieux cun et les clusion la secte. pas apparence se séparer tous est la les hommes Le méconnu la conséquence parvenus aux hauteurs sereines que le unité les réprédans cta- charité. V. avec soy chose des sa maison Cette conde appliquer l'élève et vertu de la au-dessus majorité membres Les formé villes breux calité~ nouveaux naître part tance. ne se décharge la communion semble hopitaux qu'un en que et cha- souvent des membres l'adversité. mal trop bienfaisance. Dieu céleste. soutenir leur plus avaient ils tâchaient convertis en diverses réussi la foi envoyant quelques une de compléter livres l'instruction ils ont pu ainsi mais contrées groupes communauté quelques étaient probable les Frères d'adhérens. de ils Libertins. de ses de Dieu plustot. qui en unit Dieu_. grossière voit le sage au-dessus cependant religion Le de la lien vie et à ses de il voue vulgaire. divinités un monde. de leur fraternelle et sœurs a quelque grande II faire me des cogneu son ains membres la freres segregez: prinst selon attendu ses sens sa puissance selon bien leur nature. retrouve usitée de et celle des en même dans divinités du A cette l'ancienne grecque occasion. Evangile' rites extérieurs mais du il n'en conseille pas puisque moins la de chose s'accommoder ne nous touche.

de lui. et sapience. prend satieté miroirs. aux c'est Entre tres à leur autres intention l'Oraison et qu'il a comcon~Mselon la avons est adressée a Dieu et sens de notre saincte a laquelle de la destinée qui Dieu de frères le les vous aymës freres congrégation sœurs et immaculée a donné gouverner congregéz en de en en une de de ce vié. pour de l'un commencement a mon une vous que l'Esprit fault qu'ayez Dieu defension admonester l'auteur lisons un corps mal. qu'il les il les viande et enfantine le ou en Dieu. ensemble silence. plu monde de au maintenant et a vous minable sang. les de Christ ensemble. moy. l'huys et assemblée la des Petite e~/a~ et se les Seiorde en Christ ~on~MMce Dieu aux est sœurs ouvert. en l'un ne ferez car viande ny donnez aussy tout diable.ya?M~jMe~ assemblées Christ chasteté dernier par tres-honorées gneur Voyant ducteur ame. !6! rituel posé plative reigle de les congrégations écrits que nous de ce genre. de vesture. blablement donnant restre proporcionner sans nature. conet » au une aultrouleur a m'eslire et pasteur cesserai exhortations selon pour de sauvegarde qu'il faut à ses vous delaisser frères et adresse Quand l'œil parolle. que quand prenez le royaume vous st prendre plein a vostre mesme quoy ce qui soit en concupiscence habitz. choses ydoine l'un tem- bas et de manger S'il bonne et estant scavoir avec provident qu'il l'ordre votre ne soit des deconla desir. lectation siste viande.. la creature par cy devant veu est sœur et bagues. discretion au ne vouloir soient leur ter- mesure leur de l'affection grevéz corporel- . coyté toutes y a aucun ou Dieu. maison maison la Maniere est de traité vous ~MKzere aux suivent soy en la une ensemble <:iH!H:e~ écrite cœur nous pour de vos le soeurs en les ne en pour au même genre doibvent g-OMyerner sœurs. a Dieu. ne viande. comme ou par quelque vous ainsi parler en l'aultre.LES L!BERT!N3 SPIRITUELS. Vous tures vient du en et science esleuz breuvage. Voici nom maison tres bliez endroit. que ce qui ou sachant Si aucun reiecte chastiant fault par de frere a en dextre leur des enfantz amour chair terrienne Sem- il fault a senestre et cette malicieuse charnelle perverse avec soy afin pleyer qu'ilz malice.. cœur. sa gloire dorelotz et ce en Car vous vous qu'en delectable ha a semblé ce avez au beau. qu'il mesmes. Oultre Semblablement convient bonne cordiaux tenir froidesse. l'aultre Consequemment.. et déplaisant. qu'il et ie les ne ha Au plu en . et son vesdelict il fault monde est aboet achapter providenee mesnaige de de sceu mais il fault estoit point de venez son Dieu a constitué Apotres. l'aultre pérance. paour estes les œuvre faisantes et congregéz uns sur il que asprement faict sœurs.

elles ne devaient leur apparaître que comme des définitions hyperboliques ces points réservaient du peuple. supposer que leurs livres n'ont pas dont les vagues'aspi-cette tendance à propager religieuse peu contribué dans la contemun aliment suffisant rations vers la liberté trouvaient les doctrines des Libertins Naturellement morales mystique. parmi à leur église leur ferez contentement~ car "d'aller mode des Libertins de nomdè Dieu est la ou sont les coeurs fidèles. vient voulant tion formes de l'Église pas se séparer ducatholicisme aux cérémonies extérieures. par icelle. "a dû trouver l'Eglise et nous pouvons breux partisans. des haut Bien des hommes par leur fortune placés une réforme. se livrant guinage à aucun ordre religieux.G~)'6~Mc<e<MZt~l65.t6z LES LIBERTINS SPIRITUELS. les sentiers de Dieu. Ainsy se maintiennent et aux seraux serviteurs et famille. C'est leur participails justifiaient de l'indifférence des par la doctrine si comces personnes que le principe établie. au début quiétiste." » avec ce que nous savons de l'ors'accordent Ces détails parfaitement et des Béguines. plation cachées à ces-hommes demeuraient qu'attirait avant tout le côté reliou bien. cherehé~ Christ. riches et sages de les nobles. La des maisons des Béghards intérieure ganisation ici paraît avoir été un bédont il est question de sœurs congrégation de la vie mystique aux jouissances de dames nobles. s'ils les rencontraient dans l'es gieux de leur enseignement. Quant ce siècle en leurs enfantz il recommande leur dans ces maisons. et par leur rang. sur de la liberté de l'homme d'action comme moyens spirituelles Libersur les classes ignoqu'a a s'arnuser sont leurs né~ scrupule' les esprits questions en choses inutiles" le ioug de lesus consciences a fin de servir extravagantes et sur "les gens profanes qui se et sur cela ont. vantes qu'on qui se trouvent s'ils sers'ils servent leurs gages. sans appartenir exercée il conde l'influence A ces témoignages par les Libertins. ne gens de lettres. des prélats même souhaitaient mais. pour de l'argent paie exactement comme frères vent qu'on les considère pour le seul loyer de Dieu. fit en France. les pourvoyantz leur enseigne et sœurs et qu'on frère ou icelle voudra de droict qu'iceluy eslire. comme en telle ordre ou grace de Dieu avecques de la misericorde ou sœur participantz luy. écrits tins rantes remuer des sectaires. . a Sathari sans aucun remords "phantastiques qui ne d~ et prennent tOût leur plaisir ~Calvin. lement la part indirecte qui leur revient dans les progrés que d'ajouter le mysticisme de la réfbrmation.

de ces nouveaux illuminés. alors dans ces pays par qui régnait des tendances les esprits. sait de reconnaître vovés l'oeuvre de Dieu la mission lançaient divine des autres contre l'anathème de se représenter la suite de la multiplicité contrée avait et qui refuTous ces en-. religieuses qui divisaient Chaque son prophète des révélations qui s'attribuait particulières. vit après un premier qu'elle avait mis à sa base. Il n'est pas étonnant milieu qu'au individuelles le spiritualisme des Libertins tistes et donné naissance parmi eux à prendre racine dans ce sol de ce pêle-mêle des opinions ait pénétré chez les Anabapparticulières. demandant l'établisseparmi armes. au milieu d'une secte représentans historiquement de celle des Libertins. et dans le nord venons l'histoire des Anabaptistes dans présente de l'Allemagne des phénomènes analogues 11 est difficile les à de décrire. l'autre plus constitution d'un royaume pas à cet effet une effusion fonder des communautés sanctifiés d'un gouvernement des universelle. t63 Vers la même Pays-Bas ceux que confusion nous époque. tel plus haut degré. et n'attendant du Saint-Esprit. ries politiques. succès ses espérances ruinées à jamais par la chute de Munster et la mort des chefs de l'insurrection.à que leurs frères de Westphalie et professant une indépendance spirituelle que ne. . la fois animés de sentimens moins violons baptistes panthéistes~. l'autre. Entre ces deux partis opposés se placent plusieurs groupes moins nettement et se rapaux aspirations déterminées prochant saient plus de l'un ou de l'autre parti. suivant l'idée à employer du royaume de Dieu et des moyens il convient de ranger les AnaAu nombre de ces fractions intermédiaires. ment immédiat d'une théocratie saints j que précéderait les Anabaptistes deux tendances et révolutionnaire. grâce au principe positif et vraiment religieux au contraire. différente ont créé une doctrine intéressante au car elle montre le principe de la liberté de l'esprit. romaine l'Église des réformateurs. pas les adhérens de Munster et les coilprofessés par les fanatiques on serait d'abord tenté d'attriqu'ils en ont déduites.LES ANABAPTISTES. mais cherchant baptême à et à par la méditation appartint cette dernière tendance. qui commençait si agité. et contre prophètes. L'on distingue ordinairement radicale principales :.l'une. L'avenir de Menno Simons. uni aux rêveries apocalyptiques et aux théoque nous le connaissons. régénérés par le second de la parole de Dieu. Ces à des fractions du panthéisme. ne rêvant pas la visible nouvelle de chrétiens de Dieu sur la terre. l'anéantissement des méchans par la force des modérée et plus évangélique. connaissaient A voir les principes séquences morales se faiqu'ils pour le réaliser.

C~tpa~A. cause des deuxarticles surtout imporians~ AMtof. sur David Joris l'ouvrage. A La Haye il assista au supplice de quelques Anade leur foi inébranlable et le spectacle lui nt baptistes qu'il connaissait. dont la doctrine l'attira tout particulièrement par suite de son goût pour les rêveries fantastiques. c'est parce qu'ils se puni de mort toute désobéissance des croyans au dernier terme parvenus accomplis. si profonde dans leur secte. malgré le danger qu'il y courait. et les deux Mtioles de Nippold. Sans doute son existence Il entra ainsi en rapport avec fut exilé ~T. pour revoir sa famille et ses amis. Ces sont et 1864. avec tous les sectaires que ses pérégrinations lui faisaient souet revenant rencontrer. 1.comme des oracles divins les paroles de leurs prophètes. une impression qu'il se décida peu de temps après à entrer Il reçut le baptême en i535. nous leur empruntons la majeure par tie des faits qui vont suivre. la communauté des biens et des femmes.863 dooumens et des citations qu'ils renferment.[6~ DAVID JORIS. S'ils ont considéré . 883 et s. appelé David. de l'union mais à Delft la profession sur verre quand de peintre exerçait les principes de la réformation se répandirent Doué d'un dans cette ville. Les Anabaptistes les événemens panthéistes apparaissent peu avant se rattache de Munster.Ke~~eM~ tom. -E?-eAe~t. et de l'autorité dans une absolue fausse des saints en matière religieuse des notions interprétation scripturaires mysde l'âme avec Dieu et de la liberté du croyant vis-à-vis de la loi tique extérieure. buer également dece mouvement à uneinnuence l'origine panthéiste/Ceon ne tarde pas à reconnaître pendant que ce n'est pas dans l'idée métadu monde et de Dieu que ces révolutionnaires de l'identité physique ont puisé leur doctrine de l'immanence de Dieu dans l'âme des élus.choses sont soumises.. et avide de nouveautés~ il ne tarda pas à devenir un des esprit original défenseurs de cette doctrine. en relation errant d'une ville à l'autre. . en qui le péché est abolie et à qui toutes.Mt . et morale. vent à Delft. leur origine à l'influence d'un principalement homme de probablement originaire de Delft. parce que le Dieu de vérité et de justice habite en eux. enthousiaste. d'Arnold. et pratiqué à leur volonté. Il fit si bien qu'en i528 il plus ardens Dès lors il mena une vie pour trois ans pour crime d'hérésie. ~HM daNs 1~~ Z~part.2%eo~1. communément Bruges. David Joris à comme regardaient de la sanctification. les Anabaptistes.. fort agitée.Joris dans cette ville pendant la première parce qu'il séjourna fréquemment communauté partie de sa vie et qu'il y fonda sa première l'imagination Jean-David Joris.

est apparu quoique entre NippoM. attendre avait de et qui en apreste le le premier qui s'est l'Esprit en Dieu sa force. Son A cette souvent priait qu'il ni de se mettre les lui raconte heures il détouril était déifier. du la liberté par car les dès indis- l'esprit. ni passait il sachant hauteurs prières. tous hors transporté les rois de la terre des mains. savoir dans d'aucun qu'il qu'il l'abus jour. tout-puissant parler de il le feu passages quelques dans arriservitemps chose nous en trois. c'est symptômes il avait réussi significatifs à grouper grandiose sur toutes travail qui A Delft là qu'il anabaptiste quelques autour d. bien devait reçut que des ne devait spirituelles dans l'Esprit parvenu. de ce qu'il longues demandait. accomplira 'parenee. se laisser auxquelles et sur la anciens sans rien l'idée mais ainsi et Un sur biographes. et enfant lequel sa une pourquoi qui au fond jeune son Chaque David l'Esprit perfection image l'on Seigneur dans le du reposera nombre Dieu évidente doit n'en est et qui la un en également sont qu'un en lequel trois David. sur manifestée de Christ la plus les deux plénitude reposera grande autres. La mort du me que saint le Dieu en trois. î. pouvoir foule maintevision exhor- protection.. leur dépourvues il m'est tout dont d'un voici permis trait. entendit devant les long s'écria cette un grand tumulte enfans qui et de tombaient remettaient à genoux à ces enfans vit le et il quelques insignes du mur du une battaient imploraient femmes nant écrivit tation. o. tout voir il Seigneur. révèle. de tout de sous Puis vêtement. le second. le troisième.DAVID JOUIS.i à la tête un senta de ses mouvement spirituel idée sous dont forme le projet conçut et d'étendre le chef. du de son mot leur nations reprél'un en na royaume cette il serait de il visions. double une doit être longue engloutie et cela par un en Après de l'inspiration. esprit. lui-même. appris être des traités maintenant tense ciples populaires nous agite de entre 'ses rencontrons sa pensée. Le premier qui David doit présentement. révélera puissance. i65 errante de l'avait ou également bien qui il mis avait pouvaient en contact avec à connaître tombés les partisans cette de doctrine mains. Il arriva Dieu. lui. il fut s'absorber une les révélation hommes qu'il se laisser le sens légèreté dans particulière en font dans debout autre pendant de se -tenait et il atelier. que de l'Esprit David. Christ. 64 et s. d'Israël. demandait ner par comment sa prière. et la victoire ver teur sur trouve présente C'est trois mis la de l'homme ainsi du nom du Jésus-Christ. . l'oeuvre Celui des la moins trois qui importante. divinité. c. imagination époque.

. lequel l'au- haut. qu'avec peine et viles traversaient choses en ce temps toutes de la conscience Pénétré à tout l'Esprit. I. teur glorifie la dignité Quand il messianique continue son biographe. ~NippoM. sans honte et sans Adam et Eve le furent au commencement' à se livrer à un rigoureuxascétisme. mes paroles ont coulé de l'Esprit de la sagesse. Sa visions au service à samêre le 'fit. plus grand. et qu'il raconta aussitôt fort semblable sième vision. sous à la seconde. son unique et d'anéantir en lui toute ott il ne réussit humaines lui révéla de tout ce vis-à-vis complète ~l'indésir fut de se soustraire volonté Mais il personnelle. mes yeux nocence (entendez elles se tiennent plicité deleur des colombes coeur. qui n'est d'un bout à l'autre dont il se croit revêtu. elles sans tache. pleines de candeur elles sont pures. 2Nippold. 70 et s. que bientôt âpres cheval. ce qui de l'Esprit saint qui a parlé en moi ma plume sous l'impulsion est écritdoit demeurer écrit. il eut une troieut fini cette exhortation. qui Seigneur le monde à cause de son incrédulité. et s'avancent en sautillant vers moi dans la simdebout et sansfraude.o. forme part cantique est notre Dieu.67ets. il est le Seigneur. pour de sa haute L'idée ses partisans des vocàtioninspiraégàlement bizarres. mère monté dans un sentier inconnu. Écoutez le maître.i66 DAVID JORIS. visions le déterminèrent pris total de lui-même qui existe envahit Quence des sens. toute et il sera le jeune anéantira Hommes les autres ne sont que manifesté du l'Esprit chair et qui punira le Seigneur en Israël à la fin des temps. eut des moments Dieu. a établi sur sa maison de l'esprit. Écoutez en la plénitude de sa force. a élever son âme vers sans cesse son imavoulait renouveler désormais de et car des pensées Le Seigneur gination. Loutre vieLe disciple de Joris vit debout devant est encore plus frappante. que des serviteurs. la voix du serviteur Écoutez Dieu le connaît David.o. comme dissimulation. . de sa mission divine. son âme. d'un un fort remsur la mélodie de Luther composé la voix d'en Mes oreilles. c." sont et une indiiférence comme esprit Un de Ces méC'est sur ce ton que continue chant de louanges qu'un par ce discours. à l'un sur tous sion un travail de par son Esprit qu'il à son image et en lui*. o. recevez en vous l'effluve de l'Esréjouissez-vous! assemblées de et apprenez ce que l'Esprit dit aux saintes prit originel Dieu. ont entendu ont aperçu d'un regard rapide au loin dans la forêt l'inbien ce mot!) dont les brebis de Christ sont revêtues. s'engager les hommes reconnurent pour être le sentier de la ~ie. y est-il dit. il se consacrer uniquement renonça manuel.

C'était un homme d'une belle taillc. généraux. nuque! la descripuon de l'homme idéal s'appliquait parfaitement'. Les aveux de ces malheureux qui ont été conservés en partie dans les registres de la cour de justice. et ils avaient qu'une la plus excès. lui L'Kspt'it l'homme remonter vers tu surface de ta terre et U étendit en lui lui tournait au-dessus de du sol. Ces mesures de rigueur quels sa mère. encore martyrs de leur foi. et enseignant se livrant qu'il même ne f~ut introduit pendant la communauté pMmi eux les repas aux plus grossiers ~Ntppoid.. ta main apprenunt pour due te toucher.tM\')njo)(tt. qui se' retourna au bout d'un instant et présenta ses traits aux regat'ds du discipte. le faire. o. t'homme mais émit t'Ms" encore mort. subirent ne l'enthousiasme des sectaires produisirent n'eu fut pas l'effet désire.toris. d'enpermettent trevoir jusqu'à un cei-tam point quelle fut la doctrine de lu sects persécutée. et la confirmation de leuc foi en . Après queiquesinstans'Tappatiuonse mit en marche et le disciple crut sentir qu'cUc passait & truvers un personne. le Messie~ lu nouvelle créature. et ils tenaient David Joris pour un prophète Mais à côté de ces principes communs auxx inspira de Dieu. c-.u~es:iives Peu de David. premier homme. Joris écrivit lui-même le récit de cette vision. 7H. En 1538 la secte fut découverte et le magistrat sévit contre elle. 1. et administraient aux aduttea seul valable d'après leur opinion. de toute dans les déclarations de Anabaptistes nuance. et vin~t-sept de ses partisans. absolue. A la~ueHc il attachait ainsi que ses adhérons une importance tous y cnpitalc: voyaient la représentation vivante de l'idée des apparitions :. pain corps et le vin de le baptême des cnfans. d'un teint très-blanc. venu du ciel~. des condamnes des doctrines morales & !a secte plusieurs qui donnent nous trouvons de Deift peut un caractère pas 4tre contraint Ceux-ci ne particulier. lesparmi le supplice à Deift. à peu ta vie pénétra dans cet être mystérieux. ii X' lui Ic-eerps d'un homme bien fait et qui dit regarde! et il vifthomme descendre sur pendu dit: regarde! s'élever prit lui défendit un profond et il vit le Uns. et l'année suivante trente et un d'entre eux moururent qu'exalté.tabtt'et Dieu. . et dont te \'ist~e était orne d'une barbe rousse. Us rejetaient un second baptême. ils considéraient te la sainte-ccne comme des symboles du uniquement et du sang de Christ. prétendaient que l'homme de n'épouser seule femme. Lu tête de Joris fut mise & prix. elle se fut évanouie~ dit au disciple: Quand C'est 1~ l'Esprit le veri. L'Esprit lui sous ta terre et demeurer susabime sans que rien ne le sontif.

dëcus dans espérahces apoea. ces déclarations montrent influence ce dernier a quelle exercée sur son entourage. ses adherehs. Après son départ.~yptiqKës. l'assemblée de Bôcholt générale n'avait pas eu de résultat. La persécution n'arrêta Joris dans l'exécution du plan qu'il point s'était tracé. se rallierait à lui.yq~e~~facco]EH~ l'oeuvre hommes. du règne dé Biëu de Meich~ àprès avoir Emden dans la Frise occiden- rii'à . accomplir èn~usce. à faire accepter momentanément son autorité des frères de cette contrée. et par quel lien intime les de Anabaptistes Delft se rattachent aux partisans de la liberté de l'esprit~. le parti radical. Après le parti radical s'était autour groupé en grande partie de Théodore de Batenbourg. mais s'efforcer pas avoir honte de remonter à l'état d'innocence d'Adam et d'Eve avant la chute. était de Strasbourg quelque tetnps avant l'insurrection Jean de Leyde pour fonder le royaume messiântque dans que lui avait l'Esprit désignée comme la nouvelle Jeru~ lypse. dit-il. et~~tavec~uxplusie~ membres tails jettent une~ive lumieresur~enseiMIë d&ss~œne~ptM "Je veux. Strasbourg. il entreprit têtedesAnabaptistes à prêché l'a-vènement venu à tale. Il pensaqu'après son second échec. Mises en rapport avec les visions de Joris et ce que nous savons sur jusqu'à présent de sa doctrine la divinité. nion entre les différentes fractions au moyen de concesdes Anabaptistes sions réciproques. qui désapprouvait l'emploi vice de la cause de Dieu.. de dépourvu chef. à la de se mettre Be même. relation Arrivé à Strasbou~. l'un des les plus représentans de la tendance extrême ce chef venait fanatiques de trouver la mort en essayant de s'emparer d'une petite ville du district d'Oldenbourg. de la nudité. Il se tourna vers les Anabaptistes des contrées voisines et de s'attacher celles des fractions essaya qu'il savait momentanément sans direction. le désastre de Munster. A Strasbourg il avait réussi à cr~er une Gonïmunauté assez imp tante.i68 DAVID JORIS. c. étaient entrés dans une~ tard avec chés de4a conmtunauté ëvangë~Ue âvec~~tt~ ils devatënf plus se comondre. Il se rendit donc en i538à à plus facilement et réussit Oldenbourg. et ? âvaitétéjeté son.I)avid~~ les de la secte. t. en primais ses projets avaientété découverts. du rétabliss~e~~ toutes Ghôs~~dO~~ NtppoM. o. avait vainement essayé deux ans auparavant. 77 et s. du glaive au serJoris. immédiatement après les événemens de cimenter l'ude "Westphalie.

de ces pasavait défiez-vous de votre "Vous n'êtes que des hommes sages. des incrédules. chaque homme à sortir de lui-même Annoncer à tous ceux qui veulent l'entendre que nous devons nous unir à Dieu et nous abreuver de son Esprit tel est mon ministère. lecture Sur d'un quoi il ouvrit un de ses traités qu'il sur la confession chapitre publique fondée sur un grard nombre de passages qu'il prétendun: Comme les Strasbourgeois lui contestaient l'interprétation et fit apporté. éclairés~ et envoyés Dieu comme moi. au contraire. en contiennent la proparce que les livres des prophètes mais qu'il était absurde de prétendre messe que Christ y engendrerait nécessairement des enfans. que de ceux dont les dispositions sont vraiment ne spirituelles. doctrine bibliques. Ces dispositions se rencontrent sérieusement et assidûment que chez celui qui s'exerce dans la pénitence et dans la prière pour le pardon des péchés. à l'Esprit de Dieu qui parle par moi. je qui désobéissez. Celui qui n'est pas régénéré ne peut comprendre par encore moins juger d'après elle une doctrine l'Écriture.tesse tés divines. commençait dès dans et si Christ d'enfans. nouvellement révélée". N'avez-vous fait cette expérience? Dans ce cas. Les Strasbourgeois. qui avaient sans doute connaissance de David de et morales eschatologiques suivant si le monde à venir si dans ce monde Joris. toute ma doctrine. Il faut que vous passiez par une pénitence qui plonge l'esprit dans la triset qui consume le corps. il s'emporta charnels. s'écria-t-il. maintinrent il y aurait une nombreuse aussi des enfans. vous rejetez ont déjà ressenti en réalité l'influence et la puissance du Par le fait que vous doutez de ma mission particulière. 169 Ma doctrine me vient du ciel elle ne peut être comprise chargé. avant que vous puissiez entendre mes véri. et qui sont appelés. Aux objections de ses auditeurs. Les sectaires de quelques-unes lui demandèrent maintenant génération Strasbourg. des enfans par ceux qui l'ont faite. des doctrines le jour sa secte.DAVID JORtS. et qui ne cesse de prier jusqu'à ce qu'il sente que tout désir coupable est complètement banni de son âme". mais qu'il ne pondit que sur ce point il ne pouvait des enfans lui paraissait pas impossible dans le que l'on dût engendrer monde futur. Ne dites pas que je me fais passer pour le prophète Élie je suis ce que je suis. Je suis la voix qui doit auparavant exhorter et à entrer en Christ. Il ré- . des péchés. avec vous. il répondit: "Je vois que vous n'êtes pas capables de comprendre mes mystères. pas encore et laissez-vous instruire comme jugement personnel. engendrerait rien dire de précis. Mes partisans dans l'Allemagne romps tout entretien inférieure n'exigent aussi précises tirées de l'Écripas de moi des preuves ~ure~ puisqu'ils Saint-Esprit.

. o. elle n'est à sa place que dans la bouche de ceux qui sont exercés dans la du monde supérieur et qui contemplation sont délivrés de tout ce qui est terrestre. sur ces matières pénétrer la révélation j'attends de l'Esprit saint. le peuple actuel de Dieu doit s'attendre auquel et se soumettre. double insuccès aurait tout autre que Joris. dans cet enseignement des preuves de sa vérité. sur certains points desadoctrine obscurs. Jésus-Christ. SNippoId.90ets. surnaturelle l'origine Ce." Les Strasbourgeois formulèrent ainsi que suit la conclusion de ces entretiens Nous ne en bonne conscience pouvons les nouvelles doctrines accepter qui nous ont été proposées sur la confession la nécessité publique des péchés d'abolir tout sentiment de honte la polygamie la légitimité du divorce pour cause de divergence ou de mœurs religieuse peu convenal bles*. 103 et s.. Cette nouvelle doctrine de Dieu.– sont que les tentations de l'esprit Outre la personne du par la chair. inévitable de sa doctrine. car ils déclarèrent se séparer de lui pour cause de dissentiment sur les propositions suivantes L'état de nudité complète et l'anéantissement de tout sentiment de honte sont des moyens. de ce qui s'était passé à ayant eu connaissance quelques-uns des leurs à Joris pour l'Interroger ce dernier point comme une Strasbourg. Tous les être publiquement péchés doivent confessés dans l'assemblée des ndèles. il n'est pas besoin de eu la comparant à renseignement l'éprouver et des des prophètes il est inutile de chercher apôtres. il répondit pareillement avec humeur: Cette question est oiseuse.tyo DAVID JORIS. clave de la lettre et dépourvue de l'Esprit de Dieu. C'est le sort de tous les prophètes. apôtres et envoyés de Dieu d'être rejetés au commencement espar une génération pharisaïque. un autre et dominaSeigneur teur universel. Interrogé sur la Trinité.o.. il apparaîtra juge à venir. Mon habitude n'est pas de vouloir les mystères. au moyen et d'en établir de miracles'. découragé Rejeté par les différens eût été un premier partis dont l'adhésion pas vers la réali*NippoM.utiles pour atteindre la perfection. députèrent à Strasbourg amena la défection d'un certain dans la province Les Anabapd'Oldenbourg.t. Les expliqui leur paraissaient cations de ce dernier ne satisfirent pas les envoyés.c. I. c. conséquence suivant laquelle Christ est pour nous un initiateur et un exemple en toutes choses. L'échec nombre tistes de David Joris de ses partisans de cette contrée. Le lien du mariage Les démons ne ne contraint plus les parfaits.

. et qui a mission de parseul possède la parolede Dieu. sur la terre. Alors. 27). sur la terre. l'on verra qui est ler au nom de Dieu. pire. je ne suis qu'un indigne~ A cette lettre en était jointe une autre. I. demeurés à religieux. o.. adressée à tous les États de l'emde Hesse de la faire parvenir à Charles-Quint. dans laquelle saires des châtimens célestes lem nouvelle tuellement. 101 et s. la vie éternelle et pour m'est et révélée. à un envoyé d'en haut. apparaitra Aucun prince. et il espère obtenir de l'empereur la convocation justice de sa cause d'un concile universel où il pourra s'élever non-seulement contre les mais aussi contre les soi disans romains. pour le reste. prêtres évangéliques.DAVID JORIS. ton d'autorité Pendant qui convient l'été de une lettre assez i53o il écrivit à la haute cour de justice de Hollande il menaçait. se montrera Bientôt dans sa colère et l'Agneau dans les cavernes. entendu et savouré aura en grandi quand l'enfant sera esprit. Et les princes se cacheront présentement. en sagesse. car c'est la vie de Dieu que j'ai reçue qui parle témoignage serviteur par ma bouche. o. que le Fils et celui à qui le Fils l'aura XI. Adversaire de toute violence dans le domaine il ne songea pas à entraîner ses partisans. dit-il. Le temps est proche. ~Nippold. Personne de nouveau et en qui qui il est engendré vu. il préféra recourir à la une guerre sainte contre les ennemis en se présentant devant les magistrats et les princes avec le persuasion. en sa qualité de juge divin. je l'entrevois Mon témoignage est plus grand que tout j'en jouis dans sa plénitude. car celui-là ne connaît le Fils que celui en il est devenu chair. il était en butte et l'affirmation de sa haute auxquelles persécutions Un nouveau soleil de vérité s'est levé pour moi dignité spirituelle. sera où la Jérusarétabli spiri- sation de ses desseins. il résolut ne saurait pas même le plus puissant empêcher ce qui doit arriver. c. . 115. '7' les grands moyens au risque d'employer de tout compromettre. et il priait Philippe Il y défiait tous les sages et tous les puissans de la terre de lui donner une interprétation satisfaisante du passage Personne ne connaît le Père voulu révéler (Matth. mois plus tard. I. ndèles. ses adverhardie. o. les miens. Ce que j'ai révélé à la génération présente envoyé de Dieu. de Dieu. il envoya au landgrave de Hesse une Quelques Philippe lettre conçue en termes beaucoup et contenant le récit des plus modérés. et où le temple dit-il. qu'un agneau. lnippold. pourquoi le persécute-t-on il mène l'existence la ? 11 n'est pas un révolutionnaire aussi inoffensif Mais il est convaincu de la plus paisible.

que l'on persécutait à cause de l'Évangile.172 en âge et en DAVID JOUIS. Un recueil de extraites vingt-cinq propositions de ses livres avait été dans le nord de publié l'Allemagne pour appeler sur son enseignement l'attention des autorités et des théologiens. qu'en agissant ainsi il ne pensait faire autre chose qu'user de la liberté d'action qu'il s'était implicitement réservée en enseignant que les vérités divines qu'il avait mission d'annoncer ne seraient révélées aux hommes que lorsque les temps seraient c'est-à-dire il jugerait à propos de accomplis. Bientôt nous le verrons déclarer que l'exlittéraledu plication récitde la chute d'Adam est absurde/et que Christ a lui-même de Satan en appliquant parlé allégoriquement ce nom à Pierre! ~Nippold. qu'esclaves L'institution du mariage doit disparaître~ les hommes doivent posséder les femmes en toute communauté. Je n'ai jamais dit visiqu'il n'y a pas de diables bles et réels... l'égal retranchent derrière l'Écriture ne sont de la lettre. . A cette époque les théories de David Joris avaient des déjà rencontré contradicteurs décidés. 117. avec l'assurance vivre en toute sécurité'. craignant une fâcheuse influence que cet écrit n'exerçât sur esprit de la comtesse et d'Emden sur les terres de laquelle d'Oldenbourg il vivait. I. j'admets sur ce point ce que l'Esprit enseigne dans les Écritures. Cet écrit présente un double intérêt. qu'il y pourrait à mieux. o. Tous ceux qui se David. fit adresser a-Joris l'invitation de venir en ses États. qui s'attendait ne vit dans cette réponse nouvel qu'un échec pour ses ardentes espérances. de Hesse. o. car je sais lui-même a appelé Pierre que le Seigneur un démon et Judas un diable. Il montre que Joris savait au besoin dissimuler sa pensée et même abandonner momentanément ses principes son intérêt quand et sans doute l'exigeait. quand le faire s'il en était de sa bonne foi quand autrement. il ne craignit pas même de détourner les soupçons d'une ambipar des déclarations évidente On prétend guité à mes adhérons que je persuafte que je serai roi dans le royaume de Christ plût à Dieu qu'il en fût un jour ainsi!–On m'attribue l'idée que les anges ne sont que des hommes qui vivent dans la joie. elle une apologie composa pour de sa doctrine les ~contre dirigée articles lui attribue mensongers dans un esprit qu'on d'inipartout mitié. Joris. Entré dans cette voie. que subsisterait-il nous le voyons renier comme les propositions suivantes pure invention je suis le troisième du Christ. Joris. grâce. Philippe avoir affaire à s'imaginant de la réforme tant soit peu quelque partisan extravagant.

Voici ma réponse sur ce point Les régénérés et les saints le monde. et nous livrer sans péché à toutes les idolâtries. o. manière c'est ce que promet l'Apocalypse en parlant d'un nouveau ciel et d'une nouvelle terre. sont pures pour ceux qui se trouve veuille amoindrir de Paul frt une œuvre jamais dit que la doctrine mauvaise en comparaison de la doctrine de David. créatures par là cette félicité. que Joris il se subd'explications "On me reproche tiles d'avoir dit que le jugement dernier sera acde sempar David Joris ou quelqu'un compli au milieu des régénérés blable à lui.. t73 de justification de toute A part ce procédé est intéressant de noter celles des propositions de maintenir. Joris conçut Rejeté des Anabaptistes. 120. o. Saint Paul déclare lui-même et destiné à s'effacer que son savoir est imparfait devant une connaissance de Dieu voilà ce que je soutiens parfaite Et si j'exalte en mes discours la parole de la connaissance de Dieu. ni contraire se réaliser ici-bas d'une pas convenables. ne jugeront et j'espère pas seulement moyen me trouver reconnaître sur qu'il faut David Joris. et si j'affirme n'est pas imperfection. nous vivrions au quelqu'endroit à notre substance céleste. de renvoyer ne me paraît le royaume et visible. t. suprême qu'elle je veux soutenir cette opinion à la face du ciel. nous étions déifiés. ou qu'il contente rectifie au manière peu incriminées honorable. . grâce crime d'avoir dit que mes partisans et moi nous pouvons librement entrer dans toutes les églises. sième David. humaines. ne sont Que les mœurs jour au dès maintenant un nombre de ces élus.DAVID JORIS. contre tous les docteurs et tous les sages de ce monde sans succès auprès des princes. ni extraordinaire doive en soi. 'Nippold. et si nous avions le royaume de Dieu en nous. mais encore les anges. et Christ remonter des enfers? sont purs. Pareillement on me fait un ciel. aux Écritures. ou Si vous croyez qui souille l'homme. Le troisième David dont on est l'Esprit une femme de Dieu de la vérité dont éternelle. le projet plus. Si nous. qui se nomme voulu dire. en du monde que se trouvât notre corps. honteusement Je n'ai que c'est le lieu où l'on Adam comment a-t-il Toutes choses qui sanctifie pu pécher en paradis. Et qu'on ne prétende pas que j'enseigne que la félicité des saints ne se réalisera et que je pas au ciel mais sur la terre. la terre Ce doit l'on Je dois avoir la présence n'est pas là ce reconnaître ait le droit cela Que extérieure enseigné du troique j'ai la présence.audacieux encore de se soumettre le mouvement de la également.

d'une lettre les chargés pour du colloque~ membres mais avec la recommandation de sonder le terrain seules chercher avant trancher de celui de présenter les questions aucune le Fils soin. je m'adresserai jeter en prison Joris soutenait contre différens adversaires intérêt. contrée dont l'Égypte est le type. s'était groupé autour vos Depuis plusieurs années. résidant Vers i5~. En DAV!D JORIS. c. "Dis-moi. devait t5~ ayant appris qu'un colloque dans le but de préparer la réconciliation de avoir lieu à Ratisbonne et de l'Église romaine il envoya dans cette ville l'Église luthérienne~ deux de ses partisans les plus dévoués. doctrine si vous êtes vraiment à venu Wittemberg pour vous pour y propager faire immédiatement au magistrat folies. devine aisément pour faire accepter il écrivit à Luther. 883. Simons valeur Esprit une lettre très-vive doctrines à parler? 124. o. auquel avec la lettre. c. et ne remirent point la lettre. son tanOn aux propositions du sectaire quel accueil fit Luther hollandais. la pour dans les Écritures du Fils et en l'absence le Fils de Dieu doit d'Égypte. chez Mélanchton.. Les à Ratisbonne de se rapprocher de Bucer. o. Ubbo Philipps. près de Hambourg.:74 réformation elle-même. à Mélanchton. Les négociations en restèrent là.. Mécontent de ce résultat. une polémique du plus haut après la mort de son premier de Menno à Oldenlo. et que le royaume des cieux est ouvert. . que la vie éternelle est révélée. Menno Simons publia la première édition de sonjF'oK~tMeK~cec~ dans l'introduction Joris crut trouver une allusion directe à ses produquel contre son autorité. et remplis tous deux de l'autre. En i5~ dis qu'un de ses amis se rendait à Wittémberg. Dans cet écrit on ne en l'absence C'est il soutenait saurait ce dernier trouver que controversées base certaine a révélé Suivant le Père. pour le provoquer à une discussion sur la de leurs t'autorise lui particulières. Examine-toi qui t'a envoyé? écrivit-il~ quel pour voir com- ~Nippold. Arnold. chef Le parti modéré des Anabaptistes. il recut l'émissaire de Joris en lui Quant disant Votre est fantastique. envoyés de Joris essayèrent mais ils n'osèrent lui dévoiler leur doctrine. se sont elles pas encore accomplies C'est maintenant présente. Joris tenta effort quelque temps après un nouvel autorité des réformateurs allemands.o. Il envoya donc à et une attaque pres tendances. Simons. des psaumes XLVI et XLVII ne doivent se réaliser dans la période faut requ'il d'Osée parole j'ai fait venir mon fils nécessairement venir des Pays-Bas~ car ces deux pays sont bas l'un comme Les prophéties gens au cœur simple.

toi-même je souffre le range que voit plus parmi en cet dans examen l'Écriture. déclarée lettre pas l'obéissance mais sous l'obéissance et que est de à la vérité je ne esprit veuille et Simons Plus avec de je rejette elle. conscience Il faut. c. . l'Écriture~ l'Écriture de qui détacher guider lettre bre ce seulement résultat chair. ce qui n'avons dont mais pas nous elle se passe encore vraiment La d'un pour ne étre rougissons. et longtemps s armer pour d'artifices Il l'armure doctrines Il ne nouvelles. et crois confiance l'Esprit vanité. 130 et s. captive de l'Écriture. pouvait sentences arriver partisans dicté de par philosophiques de plus de la favorable leur de oratoires. Simons vit à avec la docde rien aux comme points soit à la Il me n'est laisser Cette nomde l'Esprit fond de qu'il quel Il cette se était discussion de invité répondit qui de avait à Joris depuis refusait à toute rejeté de invincible l'Évangile. pas non un tard. en trouves mes petit aucune et si tu tu le certitude ne te laisses ne crois paroles. sa doctrine. vérité comme laisse regretteras. i75 ment ta tu es ressuscité car toi tu dans n'es le qu'un premier scribe de pas Fuis ta homme versé résurrection. Mennonites~ 15~ trois demeurés lettres. enfant.DAVID JORIS. pourvu clairement combattre. s'adressa le à Joris. continua leur chef. les réputé précisément de Christ! doctrine tout Menno qu'il le contraire.. un trine adversaire toi-même seule que le néant. réside ne ne sont t'es et et de le dans que pas pourplus juger pas sais comme de toutes mort pourquoi l'homme l'on me à à cette méprisable les gens soit tout d'opprobre. considère tu sait n'es Je en éternelle Tes et qui pensées que tu heure. ï. instruire ta la propre vérité choses. en et qui parce dans l'on me toute intelligence. aussitôt silence et leur que non de exposa toute sous directement leur chef Simons. Christ. que veut bon que nous pourquoi font juger juste nous ces avec parmi ayons était le outrages. Si tu tournera et tu pas a ne en un lu ta confusion. fidèles à se joignirent cette Il les leur plus gendre dernier. intéressans partisans Blesdik. abîmé quoi digne vie qui saint. sous représenta son dit-il infériorité. 15~ dont voici les passages Si nous au fait dedans éprouvons de nous~ péni- la honte un signe à confesser certain délivrés pas ouvertement que du du nous péché péché. certain le les à pour Menno à Joris discussion adressa. de c'est tence publique Nippold. mauvaise asile~ est lui pourvu lui hommes qui Dieu dans notre ce qui nous et équité. vrai que par eut de ses autres. est le signe confession cœur pu- purifie o. entre à quelques intelligence l'obéissance éternelle.

176 DAVID JORIS. Mais un vrai chrétien ne doit pas seulement se souvenir des bienfaits de Dieu en des occasions il doit être reconnaissant envers déterminées. il anéantit tous les mauvais instincts. Ce. ses Christ a institué le sacrement de la sainte-cène la reconnaissance envers Dieu disciples prochain. A son aSrmàtion réitérée de l'autorité des Écritures saintes et ses arguniens basés sur l'enseidu Seigneur et des apôtres. mais ne saurait Cette vérité~ personne la trouver de toutes de jouir les à Dieu.. Cela ne nous est possible que si l'Esprit de Dieu est en nous. et la repentance a toujours il faut de la sainte-cène fut continuée pour et l'amour du inspirer à de tout la puissance de de ces cœurs nombre petit. Jean Lasky (a Lasco). . afin d'être à revêtir Jésus-Christ~ c'est A-dire à revêtir l'être et la nature de Dieu. jouissance matérielle que réside le mal. o. chacun Joris est se dépouille cœùr~ Dieu se manifeste élus~ venu donc la prêcher de sa fausse confiance pénitence que en lui-même et revienne à la justice parfaite admis qui réside au fond de soi~ coeur. rifié. dé leur chef. Dieu à tous les momens de son activité terrestre. Mais le été devenus et déinés. t. de l'Ecri- celui-là seul la possède qui est parvenu ture àl'âge parfait de Christ Joris eut une discussion avec le surintendantde de analogue l'Église la Frise orientale. Ce dernier~ dès son arrivée dans cette province en 15~'avait invité les partisans de Joris à des entretiens privés. de sorte que l'on possède la liberté créatures~ parce que l'on n'agit plus sans dans la possession de plusieurs femmes. son adversaire gnement répondait ihvaria~Nippotd. Malheureusement le point de vue auquel il se plaça dans cette discussion ne pouvait être admis par Joris. cette Quiconque comprend vérité n'a plus besoin ni de pain ni de vin pour se souvenir de Dieu. 141 et s. et il avait réussi à s'entendre avec eux sur tous les points. o. Partout où l'Esprit de Christ est recu. n'est pas penser dans le fait extérieur de la dans l'impureté dans la lettre du cœur. Maintenant est arrivée le temps où la perfection que l'âge de la virilité par doit apparaître laisser là tout aiment Dieu sur la terre. parce que écouter en eux Esprit en toutes choses. 11 commença excepté sur celui du ministère particulier sur cette question avec Joris un échange de lettres des plus instructives. ce qui est la parole de la perfection et enfantin. La célébration les apôtres à cause de l'incrédulité du peuple et de son peu d'intelligence à nous il appartient de conserver ces choses extérieures ou de les mettre de côté. Les vrais disciples du Seigneur sans aucune espèce de cérémonie.

de soi-même et entrer en Dieu et en Christ. L'arche aussi se composait de trois parties. Le monde ressentira dans peu de temps tout autrement que par le passé la venue de cet Esprit. ou de est l'Esprit. de même que la loi a été et accomplie blement . il essaya de justifier l'idée de sa vocation particulière et par le récit de ses visions l'affirmation de son inspiration incessante. Christ. Cette manifestation de Dieu. de il savait était en lui et lui en laquelle qu'elle en établissant elle. des temps. à la lumière de l'Esprit au sein dule témoignage quel je vis. et tous les croyans seront instruits -directement du ciel par des précepteurs spirituels a suscités que l'Esprit et qui apparaîdepuis longtemps tront sous peu. Certes la doctrine des apôtres a eu son éclat. Leur n'abolira enseignement de pas la connaissance telle que les apôtres l'ont prêchée. jy~ en invoquant l'autorité de la suprême et de Sagesse éternelle la Vérité de Dieu. Le sanctuaire était plus noble que le parvis et moins noble que le saint des saints de même la doctrine des apôtres a surpassé la doctrine de Moïse et doit être à son tour par une doctrine surpassée qui est encore à révéler. Je me suis complètement et à la direction abandonné. triple de Christ. représentée dans la construction symboliquement de l'arche de l'alliance. et du saint des saints. cet Esprit viendra prophétie il vous conduira quand en toute vérité (Jean XVI. et qui eu sera de même que chez l'homme l'accomplissement. et ne renversera pas les fondemens dé la doctrine il ne fera qu'accomplir et confirapostolique. non par la soumission à la lettre de l'enseignement mais par la soumission apostolique. fort ceux qui croient t3). Cet Esprit se manifestera bientôt au monde en la personne d'un seul non de nombreux homme. l'âge viril est des périodes l'accomplissement Par la venue du Saint-Esprécédentes. mais une splendeur encore plus grande que celle des deux âges qui doit nous être révélée. du du sanctuaire parvis. C'est une vérité et trop excellente trop élevée pour que je puisse la révéler à qui n'a pas été à la bien préparé Plus comprendre. les raisonnemens de pressé par son contradicteur. » Relativement à sa mission Joris refusa d'abord divine. une nouvelle terre sera créée. à l'Esprit. le monde entier prit sera transformé. pour arriver des choses il faut sortir célestes. par le moyen Alors sera réalisée la apôtres. précèdent. tard. mer cette doctrine des apôtres.DAVÏDJÛMS. Invoquer des Écritures mes pour combattre c'est méconnaître la différence doctrines. un éclat à celui de la loi supérieur mosaïque. de s'expliquer. dit-il. Ils se trompent que cette prédiction s'est accomplie entièrement du temps des apôtres. et à la connaissance que.

car jusqu'à les dons du Saint-Esprit n'étaient accordés aux saints que d'une manière fragmentaire et dans une certaine non dans la plénitude mesure. que je ne puis plus tomber Avant moi personne ne pouvait s'attribuer une semblable ma venue perfection. c'est-à-dire il est un et immuable.dans l'Évangile. virilité. dans la conviction régénération par la foi ne consiste pas seulement de Christ nous est imputé. seuls. maintenant essence. et que celui qui voit. "<~eux-là qu'il écrivit se glorifier d'être délivrés de toute erreur. Bien des gens se trompent parce qu'ils ne savent pas distinguer les affections naturelles des péchés. C'est là une Que temps présent. immédiate par une union blâmé en outre plusieurs n'hésita pas à les maintenir Cède le pas à l'homme expériaux approches menté. désor- inexpérimenté de même qu'on se taise donc et éteint une lampe . et considèrent par conséquent comme péché ce qui ne l'est pas. Pendant l'âge de la où règne la vérité et la justice. du jour. le mole temps de l'accomplissement ment est venu de poser un fondement qui ne doit plus être ébranlé. avait Lasky abolie est auquoisous enfin de Joris. mais encore dans la mortifique le mérite cation de la chair et dans la soumission à la direction de l'Essuprême à un tel degré de sainprit. peuvent cette nouvelle qui se sont assimilés et éternelle par la régénération de Christ et la connaissance vérité. y est-il dit. avec l'âme humaine. et je n'aidas sur des paroles Paul. vérité. Maintenant est présent.guide Mes~parolë~ vélées en Esprit besoin ~ë~~ppuyèr et en~Vérité.–Ce dans notre âme intelligente uniquement que du péché. spirituellement. non Christ est celui qui a été hier. la souillure ne souille distinction l'homme plus. qu'on car tout n'a est pur à ceux qui pas su faire jusqu'au sont purs. morales celui-ci propositions dans la dernière lettre au théologien réformé. mais La abondance. jourd:hui se manifeste à différens d'abord qu'il degrés~ symboliquement forme {de loi. La volonté de saint de Diëu~ n'est~us que l'on arrive à la foi sur l'autorité de la parole écrite. absolue. l'aveugle choisit m'ont été~ pour. Dès la vie présente nous pouvons arriver affranchis teté~ que nous sommes complètement de la loi du pécher et n'obéissons n'est pas dans que nous notre plus qu'à l'Esprit. et qui sera demain. est l'homme tout ce qui est enfantin doit être abol~ l'on<doit~oire présent. j'ai si bien livré mon âme à l'empire de la Quant dans l'erreur. Fuisque. et qui possèdent de Dieu en l'Esprit à moi. l'usage des choses indinérentes nature réside physique. puis corporellement selon sa véritable Jean . qui par l'Évangile.178 DAVID JORIS.

tout pénétré du malsain mysticisme chez Joris. e. o. Au de l'année il disparut printemps des pays qui avaient i5~ été jusqu'à le ce jour théâtre de son activité vers la même époque. 179 mais au seul paroles vrai Dieu et en son Christ uniquement avec le cœur.. I. o. la voie de la persuasion ne l'avait qu'il avait suivie au but. les tentations de la rifatigues de la vie agitée qu'il avait menée jusqu'ade plus en plus à l'idée d'une existence lors. le décida. "le dernier qui représentaient le nouvel Adam. qu'elles mirent de quitter la vie forcément austère qu'il avait menée jusqu'à ce jour. sans extérieures' de longues années Joris ne vivait plus Depuis de que des offrandes ses adhérens. de la vie et de la volupté de l'esprit~ Le succès de ce livre ne de Joris. chesse aux . pour se livrer à une existence son Wonplus facile. un riche étranger.. se disant originaire des Pays-Bas et assurant'avoir été chassé de sa de religion. C'est ainsi qu'il fit en i5~. et la fiancée de Christ. alors il publiait des "lettres à ses amis. II. et de publier des merveilles. ~'W'o~. ~. lui perparaît-il.o. qui ont disparu tions et suivantes. du règne de Dieu passive de l'avènement et à la jouissance des biens dont ses partisans l'avaient comblé. Les sommes ce nouvel qui lui parvinrent à la généroaprès appel sité de ses partisans furent si considérables. de la félicité. pour amener les hommes à reconnaître son autorité avaient échoué. 150 et s. Après les violences infructueuses de Jean de Leyde et de Batenburg. pour se plaindre de l'abandon dans lequel on le laissait. Ses espépas conduit rances relatives 4 son prochain et au renouvellement immétriomphe diat de l'humanité le quittèrent à ce moment. Cet écrit. à déception. WippoM.l~Tippold. o. que nous connaissons contenait dans sa édition des gravures première dans les édiobscènes. s'ajoutant tant d'autres.. e. et tranquille consacrée à l'attente retirée.c. 884 ~NippoM. le monde répondit pas à l'attente ne se convertit Cette nouvelle pas à sa parole. Souvent ces ressources ne lui arrivaient il pas comme l'eût désiré. paraît-il. le renouvellement de toutes choses au bas de cette dernière L'inscription qui se trouvait figure caractérise la tendance du livre. se présenta patrie pour cause devant le magistrat de Bâle s'ajoutant il s'attacha > 58I et s.DAVJD JORIS. elle nous apprend de que les attraits la femme qui représente sont des symboles l'Église. à exécuter un projet que sans doute il méditait déjà depuis quelque ses tentatives Toutes temps. livre dont l'apparition devait lui amener la soumission de toutes les âmes encore rebelles. homme céleste.

-ci grande l'église node et en faveur avec une dans à sa vie extérieure au dire de ses biographes.n.quiétisme absolu. et Jérusalem'. en rapport Il était comptait et lors du procès de Sorvet Castellion.c. mourut le z5 août àvee Schwehkfeld de celui.496.!8o et obtint d'être inscrit DAVID JORIS. -ne fut pas exempte de fautes. de seconde épouse. répondait à ces libéralités en écrivant à ses lointains amis de s'abstenir désormais de toute de leur foi. et mena jusqu'à la fin de ses jours l'existence luxueuse d'un patricien.c.n. t5 56 et fut enseveli ` . une supplique adressée aux Étants suisses et écrite qu'il blessed'idées~. ~N!ppold. paraît-il. sur la liste des bourgeois de cette ville sous le nom de Jean de Bruges. Il conserva. Jean de Bruges 'NIppol<o. Il publia même contre eux des traités intitulés Contre les vrais et la Véritable Sion /M~~r~cafeK~. téaux ministres les plus grands égards. Il affectait les dehors d'un chrétien zélé. s'abstenant de toute affable avec propagande religieuse.c. dans sa maison. appartenant noble quil'avait suivi des Pays-Bas. assistait moignait évangéliques au culte public. ceux que les circonstances mettaient en rapport avec lui.l35.o. Anne de Bergen qualité à une famille heim.. et plein de charité envers les pauvres. il publia. et d'attendre profession publique en silence la manifestation du jour du Seigneur: Il vécut à Bâle dans un.. Ce fait de bigamie est établi par des documens relatifs au juridiques des biens qui suivit sa mort~. apparence s'accomoder S'il aux rites de dissimulation s'efforça évangéla sorte sa vie intime irréprochable.490. de l'Allemagne in~riëure et delà F~~ dans ce dernier pays. De temps en temps des émissaires fidèles lui apportaient des nouvelles des PaysBas et parfois aussi de fortes sommes Jean de Bruges d'argent.. à Noyon. fit venir sa famille auprès de lui. partage Le temps que lui laissait la gestion de ses anaires~ il l'employait~ écrire des livres et à entretenir une correspondance active avec ses nombreux amis des Pays-Bas.t. acheta une maison à Bâle et une L'étranger campagne dans les environs de la ville. ~Nippold. avec liques donner tout une en continuant une à parfaite. c'est surtout à Paris. à Orléans et en Picardie des partisans. mais sitôt qu'il était rentré fréquemment dans sa deil s'appliquait à effacer de l'esprit meure.o. des siens l'impression que le sermon avait pu y produire et ne laissait aucune occasion échapper dans l'intimité du foyer domestique d'exprimer l'aversion que lui inspiraient les prédicateurs protestans.

. V. non au moyen de David. la chair mais . 584. qui est l'Esprit de la croix. David Joris est le véritable du Père. au de David Joris. par le Père en un endroit dans son âme dans toute sa plénitude. été répandu venue de Joris. !8l Saint-Léonard. issu du Père non selon Messie. parfaite grand jour la doctrine de la conna~ sance de Dieu et de lui-même.DAVID JORIS. par l'amour de sauver et de damner. 286 et s. ne pas connaître d'autre nom du à. l'indiscrétion L'on arrêta hollandais. Dans famille défunt l'interrogatoire déclarèrent inculpée qui découd'un serviteur tard. la liste des ouvrages de Joris chez Arnold. il est celui qui doit juger le les péchés. I!. selon l'Esprit saint.. C'est Joris qui produira l'arrivée sacremens jusqu'à et qui rendra les hommes et puissante. 811. ou de maintenir pardonner a été envoyé par le Père et s'est Jésus-Christ monde au dernier jour. a été conservé après le supplice yeux des hommes charnels jusqu'à la secret. c.. qui lui a été et la grâce de l'Esprit ceur ineffable. les vérités "Toutes saisis et par Jésus-Christ même po-ur atteindre et imparfaites. 557. parfaits en les remplissant d'une manière hune doit pas s'accomplir Mais cette transformation elle se réalisera du temps de Jésus-Christ comme maine etgrossière comme ~NiMoM o. o. le FîiS bien-aimé aux anéanti de Christ. de Christ. o.. Voici une liste de onze ils entrèrent cependant des ouvrages de l'Université articles qui furent extraits par les docteurs divines révélées par Moïse et les prophètes.. mais par la doude la croix et des souffrances. nî. de Il possède le pouvoir donné par le Père. sa ville natale~ ils affirqu'il avait emprunté que celui de secte religieuse aussi ne pas former particulière. sont hommes à la vie éternelle. inutiles passagères et parfaite félicité. Cet Esprit. Elles n'ont été donla véritable comme des enfans dans la sounées aux hommes que pour les contenir La docen tout ce qui est honnête. immédiatement écrits' couverte de nombreux sité.c. II. c. ~Mppold. mission et pour faire leur éducation d'amener tous les et capable est parfaite trine de Joris au contraire les apôtres. la tribu de Lévy et le vrai tabernacle comme Christ l'a fait. les hommes dans l'obéisde maintenir dans le but unique incarné sance et des cérémonies des au moyen de sa doctrine des enfans. nom du réfugié domiciliaire amena la déune perquisition que suivit l'on leur soumit à l'examen de l'Univer- d'abord de la les membres arrestation. et _C'est la maison c'est lui qui doit rétablir spirituellement pourquoi de Dieu. le Christ. peu à peu mèrent dans la voie des aveux. ignoré de tous les saints. vrit au magistrat Deux ans plus le~véritable sa famille.

c. par l'Esprit. fu. et son et brûlé ho~s de la ville ainsi que corps fut exhuma portrait qui se trouvait subit beau..o (r~oorgium riô~tri prôpter:I?pmm inil~ié~ tpall. Pareilqu'il est plus grand que Jean-Baptiste.iént paraître ôbli- ~~ellloo~ s'étaiënt F~m~e~~n~l~~S~n~ donner pap~t~n~e~c~ ïAt!Mld. pauté le montre de celui que Joris est chargé d'annoncer en comparaison est imparfait et que être plus grand que J~n-Baptiste aux hommes.o. Saint-Esprit j et devenu Christ par l'onction mais le péché contre le Saintcontre le Père -et le Fils seront ëSacés. en David Joris et suivent cette-vérité.893' sVoici. à renversé Or l'Antéchrist jusque dans ses fonÉglise. Sa famille amende peuple.manière mystérieuse. l'Église..itiris.a~~ audiié . Ceux-là seuls entendent et d'une . pas été parfaite de Dieu. Joris prétend des cieux. de la pacomme l'existence de la doctrine apostolique~ des apôtres Il en résulte que l'enseignement clairement.Iëur~Je<~s:<?~ Ntp~M~ . dont le Seigneur lement il se place devenu chair.i~M~ auditis cujusd~rn quibuadam articulis.faire prgsjenee~ d'un g~ abstenüs"de de . à la ges honorable Curt<m~ séance peu après o~ de dans Sebastien suspendu ~spénitêûce~ Feglise dans ep l'église a~ . ne peut doit être libre. ses commandemens.t82 DAVID JORIS.b~ et "Mmi~'y!~M8. qui s.iM~SBCundae~GnHo.elle son :'dût tom. >iomiyë. ni dans l'autre. qui croient et véritable de Christ et des apôtres était la doctrine Si la doctrine n'aurait fondée sur cet enseignement. ni dans ce ne sera pardonné contre David c'est-à-dire Joris. C'est lui qui est le plus petit du royaume tous les saints. brisée contre demens de nouveau la vraie l'édince car les portes de l'enfer sont impuissantes et anéantie. ql. Esprit. monde personne Le mariage être contraint nauté doit de n'avoir qu'une seule femme.u~gseïn. engendré lui-même au contraire par le a dit Tous les péchés divine.)]~o~~ Jesu Christf-M!ï!B<H t!mt'hoMend~/u~'Dpmiimm~M!b'§ïS.iïci BaW lienàis p~ ofe~sor. Da~videm :st~tM ~J~ctJ~tt~o~~Ra~i~~ ~ppeHa. au-dessus de Jésus-Christ~ lequel est né de femme et est né du ciel.K~ Açade~mae sat~a.~ïü Eoà ëyu~ artics:ûlos iriagni= mglytas Ego. La plus entière commupar l'Esqui sont régénérés parmiceux régner sur ce point Enfin les docteurs de Baie lui reprochaient prit de David Joris"– sur plusieui-s d'avoir essayé de fonder sa doctrine passages de l'Écride leur vraie sigNincatiôhjGo~ et les ture qu'il détourne la venue de eu en vue daiïs n'avaient leur~ prédieU~ apôtres »'Joris et non rétablissementde l'Eglise son Le i3 mai i559 L'Université condamna la mëmo~~ de Joris.

angelis C. une fin Il demeure silencieux. HenBasiliensis universitatis a Magnifico Rectore Uo Secundo.ire is. sa nul tout ce de qui lumière. reeitati fuerunt mihi Sebastiano D. ex libris Davidis dicuntur articuli richo Petri qui excerpti gymnasiarcha.impios. sans fond.DAVID JORIS. una cum aliis. et D. pas il il hors est est qui nous sainte il pense longueur. 8. t83 Les naître nous ici divers cvénemens les cependant de le des sa doctrine de cette existence des de les le si agitée nous religieuses ont fait de conJoris. autres d'une objets visible innocence éternel sa Parole et caché de Dieu par est mstire~ obligé dn"s de la manifester puissance son de inintelligible son éternelle viro Domino IIonnoho Petri cum atque optimo prudentissimo sontentiam do cis hoc meam et cis lectis. essence. mea manu Sebastianus Castalio scrips!. ou une son tant lui-même sur d'or. nec non CœCastalioni. "Atmo J&59 die 27 Aprilis. Amon. (neque meam de eis scribo sententiam. Ego illos hsareticos. ficus D. sonbere Igitur ego pro mea parte quod sentirenms.mpIaNeAntichristtanamessejidioo. incidemment resterions principales au-dessous avec et Nous conceptions notre tâche si nous que de que n'exposions l'auteur lui dans parole a l'ensemble dans Livre développemens plus volumineux autant donnés son plus important ses écrits~ la m6rvez7/e~. et éternelle faut infinie de le de cette chercher. l'éternelle même intimes uns beauté Ce essence des et raison. Ego idem Basilesa. detestari et ex anime me eos articulos mea manu tester. et un rocher pas ce qu'il dans est. MbHoth~ca. un sans sans abîme fin. il ne impassible~ son propre il sausa à côté incompréhensible être. lumière. eamquo odi. Id testor evertendam fideli. èandem quam verbis docin me est prorsus damno. religionom tanquam teste et eiua. est absol'j. recitati Qeorgii. sagesse) substance. intelligence à pensées les d'une grâce laquelle essence distinguons et pure. nobis jndicattun). activité. Phyracte. du objets.)' triua.~·s 27 Aprilis 1559. coram Jesu Cht-isto exitatos. le D'' Siea la de ces Nous devons la communication complaisance pièces de Baie. Itaque scholMcha requirebat. Reotor una. car la commencement. néant profondeur de et lui. lui-même. toute il est les nous. . du cœur tous en conception suprême Ce il est vérité vie et monde parfaites et n'est Esprit. qui etiam Jori. condemnare. de l'Université ber. laisserons possible à Joris Dieu toute est. credo articulos esse nefandos. de M. ne rait se comme manifeste exprimer reposant montagne absoluité~ sa grandeur. dixi. sumus deinde ac de iis articulis enim fuerat jussi dioere. execrari. scripto et ex inferis ad totam nostri unius servatons doctrinse contrarios. aliquot absentibus nobis fuerant in collegio. legebat. ne largeur. vivante Et dépassent cependant de mais justice. en une une origine lumière éternelle immuable le fondement Essence se sa humaine. tout est de la le est l'essence nous lumière Seigneur éclaire les qu'il au-dessus de et de sans pas. des les croyans. et quantum abominor. eos que detestor. aen versloten waer in dat van der Weridt ghcoponbaei't '2"!y<MM!~oec&.

23. n. lui seul et personne d'autre. unde datbestaet dineer~ck. 2.H. 1551. il exprime en lui tout ce qui existe. sa création a son origine éternelle en lui et se poursuit indéfiniment au moyen du Fils.8.7ët8. Dieu a reçu en Christ les dénominations au moyen desmultiples. en termes emphaà tous qui ne ne consur continue pas le Père. 7. il réalise en elle la virtualité sagesse et vérité.. onderscheydelqck. Tout ce qui émane de Dieu. en bégayant quelles nous essayons son essence. plus'1s de bon sens L'on dit qu'il y a trois personnes divines dans un seul Dieu. 111. 11.l3. et qui ont servi successivement de chefs et d'initiateurs dans la cité divine. 3. 23. ghesonden komt. II. lIbid.I.– anonyme. ce derHoochgelovet moet hy sijn. de Dieu déborde l'Esprit de toutes et laisse échapper hors de lui la plénitude parts de son être.10.I. 1. 11.28.I.. ne connaît à discourir prenant plaisir Ce qui est simple et intelligible donc connaîtraient-ils le Fils? or la Trinité. III. Dieu y demeure tout en tout.i8~. m wàrer begrypëUjkeyt unde gesicht des verstants door den Soon. H. 23. il laisse échapper hors de lui et crée sous une forme visible ses Fils et ses Filles. et chacun cette proposition comme il lui convient interprète pourquoi n'exposema &con de là comprendre rais-je pas également si a mieux. 1.18. tance en tant qu'inclinée vers le monde des créatures. Moïse.1. sa force. II. undsijn geschepsvanghthyinhemeeweUjckerwyse oran. tiques et incompréhensibles.II. deslleeren. II..38. leur naît comment plaît pas le Fils. Leur verbiage n'est que sottise ont de science. qu'il a de. Dieu commence de la sorte à exister (sous une forme concrète) dans ses créatures. Dieu se connaît dans le Verbe. les trois personnes que trois hommes.3. ses saintes créatures égales à lui. H. II. 3. Cette émad'exprimer nation divine n'épuise pas l'essence semblable à une fontaine qui coule sans interruption. son intelligence "Bien sur des docteurs savent bavarder fort savamment le symbole de Nicée. Dans cette émanation vers nous.IÏ. à destinés en toute vérité son Esprit et son essence. Elle et Christ. in den Namo §l. II. ni ~'H l. 8: siet. ? quelqu'un ne sont autres qu'illedise. se connaître. est et reste Dieu.l6.8. Voyez. choisis: spécialement par Dieu. 30. qui est l'image de sa divine son Esprit et sa subssplendeur.t. 7. ~IMd. 1. sans die als een Ambassatoer lieu d'impr.4. 4. moins ils ont auprès des anges. 3.fo 2. 30. 4. qui sont ses Fils et ses Filles.. 2. . posséder en tant éternelles des cieux que lumières nouveaux. Dans cette Parole. c'est-à-dire de l'intelligence divine et des distinctions établit dans l'essence que cette intelligence absolue'. 10. 33. 11. conformes à sa propre manière et d'être.18. 11. 8. sa vie. DAVID JORIS. 11. 16. daer vangt hy an in sijn gescheps.

et ne réside pas dans des paroles. 27-28. pourrait-on donc que que le Père et le Saint-Esprit se sont incarnés avec le Fils toutes choses en les ramenant à accomplir En effet. que ce soit enseignement et lais(loi divine) ou parole. Dieu.4-7. sont images imparfaites. si le Fils seul s'était comment incarnée Dieu dans sa totalité est devenu homme? Il faut se soient aussi Le royaume la puissance de l'Esprit.H. non des définitions mais dans également à la faiblesse ce ne sont que des bons. terre. tous ces noms nécessaires de Dieu. si l'on dit en Christ.. possédant sa simplicité et vivant librement dans une joie et une primitive paix revêtu de la divine comme éternelles. dire et doit incarnés. C'est dans le cœur d'Adam que s'est elle a. 13. Peu m'importe donc comment on nomme Dieu qu'on l'appelle Père. il tomba par sa faute du domaine de l'Esprit dans celui de la chair. de la lumière dans les ténèbres. seul vrai Dieu. de l'essence céleste et impérissable dans l'essence infernale et périssable. successives les personnes trinitaires ne désignent de la sorte que trois époques. rore. Aussi les trois personnes n'existent-elles puis l'homme. sons l'Esprit de Vérité nous guider et nous instruire L'histoire de la chute d'Adam et de son expulsion du paradis n'est de cette sortie qu'un symbole absolu de. l'homme se trouvait en Eden.eu pour conséquence. 2. on détruit la diversité qu'ils des Il faut donc admettre trois incarnations personnes. que pour nous.DAVID JORIS. absolu dans son essence et impersonnel. de notre entendement. Déchu la demeure de cette . Esprit. marquées divines. de la plénitude de la sagesse divine dans le néant de la sagesse propre. était de tout Dieu reste ce qu'il un temps. puis le jeune homme. j85 i nier leur a commencé vraie substance. tout autre sens selon l'Esprit. sainte et libre de la demeure dans et dans l'esclavage. dans l'impiété Cette chute était nécessaire. et en rapport avec notre qu'images elles ont un intelligence enfantine. de la vie dans la mort.. l'être hors de lui-même. tout spécialement se fait en Dieu par des r~'élations avec mesure et proportion d'abord vient l'enfant. Les paroles de l'Écriture relatives à la chute ne sont que figures d'Adam. il perdit sa liberté et sa joie. au sein de la vie et de la lumière l'essence de Dieu daiis divine. et non pour Dieu même. donc à ce qui est extéRenonçons volonté rieur. Verbe. Fils.n. En effet. or. elle ne pouvait Dieu a voulu pas ne pas arriver manifester et réaliser en Adam l'essence des choses visibles.. Avant que la terre ne fût créée. non un déplacement dans UMd. opérée la chute. des lueurs magnificence de l'aude ces hauteurs.

mensonge. 23. (V. H. la chair. "La vie intime de l'âme est la chose du monde la plus élevée. de Joris la proposition attribuée p!n"HoNn deVirnebourg l'épuisant. jusqu'à ce que le péché. est l'Esprit silencieux et invisible. le plus grand a été fait le plus petit. 145.. sa vivante et lumineuse essence doit demeurer cachée. la mort. le cœur cate. le diable et l'enfer de l'incrédulité soient abolis par la foi. elle est la vraie vie. 72. la plus incompréhensible. Celui qui était le plus élevé (Christ ou le la sortie de la spirilumière le de la venté premier Adam) le plus humble. 81. 51. et que tout ce dans son vrai jour comme qui ne lui ressemble un nonpas apparaisse être destiné à périr. 122. ler sous la forme qui Si Christ première'. déchue Quoique dans la sphère . le plus noble et le plus pur est devenu le moins noble et le plus impur. 52.) . même de l'Esprit. II. la flamme violente de l'amour cades œuvres sans nombre. 3. mais l'abandon de la vraie substance l'espace.i86 DAVID JORIS. le seigneur est devenu le serviteur Si le Verbe c'est pour est descendu de la sorte dans l'être à l'essence dans le domaine après des avoir créatures. 49. remonter pouvoir la force inhérente absolu. 123. cette thèse 21-22. II. t. le plus juste est devenu le plus péle plus innocent est devenu le plus coupable. le plus riche et le plus puissant est devenu le plus pauvre et le plus faible. la porte à se révé- est devenu des objets continue à passagère c'est afin que tout néant se manifeste. 11. 51. 38. 81. 39. II. de l'Esprit l'obscurité. infinie. 17. assis les damnés les sept sceaux du livre de la vie n'auront pas été ce qui est issu de Dieu n'aura dans l'esrompus. t. 8. intérieure. cheur. de l'homme est l'image de la beauté de Dieu. IV.aux Frères du libre-esprit: «Deumosse in quadam perditiuno.. L'esprit en lui habite la joie et la perfection. p. t. II. séjourner ici-bas. en anéanti. à ~Comp. pas été réintroduit sence de la contingence. 20. la Parole et puissante mystérieuse cachée en Dieu. U. plus haut. Aussi longtemps que la vie et la magnificence de Dieu resteront ici-bas dans un état de pride misère. la plus délien vérité. suivant la manière pable de produire d'agir de la nature divine et la plénitude débordante de la bonté de Dieu. du bien est sorti le mal. visibles. 94. 24. I. 104. 114. 29. entourées des ombres de la mort où sont vation. t!. II. et que l'homme soit ramené au sein de l'éternité divine. de douleur. Christ est obligé de souffrir en ce monde. dans les profondeurs secrètes de sa nature." 3Ibid. 23. II. L'homme. De la vie est issue la mort. la substance divine est demeurée dans sa pureté originelle au fond de l'âme humaine. tuelle de l'unité divine. lIbid.. 129. 101. 80. 88.

18. 8. II.'9. ringswijs II. subne raisonnement pas science. 3. lui dans dépose pas bouche ce que de leur philosophes saint ni quelque rhétorique son leurs descriptions ni telle de à aux du le la pauvreté le fassent autre paraître. 2. II. Comment la dans l'esprit. II. faire vaniteux. les à objets la parviendront aux loin riches. s lbid. I. tre de Que Parole. II.)OR!S. et les propre dans peu des est sa vérité Plus extérieurs. de Dieu est l'essence inconnue vérité. 2. f. propre comme se comprendre Toute seule nature'." les efforts la et les de sa propre de tous font que intelligence? les de hommes. 2. s'anéantisse à tous les particulière néant~ son et à sa substance spirituellement la lumière de est. in mennichvuldicheyt cm. et carnation hommes mort la vie puissance Dieu replace fruits à connaître spirituelle le des au milieu sa grâce l'éternel et céleste de jardin paix de jouissance planté justice que Dieu paradis "an volkommen verstanftt. II. dos la beauté Le toutes éternel. 73. but de est connaître. 11' . 3..DAVID. 151. l'anéantissement l'homme qui renonce s'est ajoutée de son qu'il morts. humaine ni les Dieu qu'enfle cherche s'arrêter font que péris- la dialectique. l'imagination. 8. ce qui la faiblesse vie de de pour créatures. 73. 12. 59. » 93. retournera-t-il Dieu il n'est ne la véritable Est-ce sagesse théologiens tendement~ n'est qui tilités ni la par dans substance. fondement la par- notre (historique) pour est &ire extérieur dans la envoyé ce qui dans chair l'homme par est le Père pour dans intérieur la renouveler ce qui et lettre en est invidans Dieu? pas sa les ence périssable ce qui est et visible force. 18. 9. faite de l'homme insondable passant. sible. ni ne les hardiesses science révélera du essence. que en et tous la lui inles Cette lui l'arbre est Christ vci-staea rend de la vérité l'homme pénétrera en lui-même de de dans les en profondeurs tout ce qu'il vienne dans divin son afin cachée dans da la et connue profondeurs suprême dans dans de du Dieu son de seul. 31. 6. Christ choses. 5. H. et parfaite du divine à travers a le cessé dans Pcre~ sainte le cercle l'abîme de la t8~ subset abimde l'éternelle l'intelligence elle-même. L'esprit tance solue~ mense l'âme. 5. II.. encore communique leur Dieu aussi bêtes but sable mitive. l'être et demeurer se révèle la génération qui éternel de délices produit et qui porte amour. à ceux celui qui doit que soi-même la substance le La raison des par choses l'homme compréhension C'est "Il faut que visibles de à les ce champs atteint. la prid'en- et il sera regard ressuscité contemplera éternelle divinité. âme. 47.n. 'IMd. 106. a été rentrer sagesse y habite. existence devienne c'est-à-dire de Christ. I.

. 117. le souffle et la rosée de la vie un Dieu vériéternelle table en Dieu. L'appeler saint. Étoile du ~attH~ns~lar~ du jour divin. 1~10. serait trop peu dire.22. un Père céleste de la sainte Eterntté. la substance invisible. mière. l'âme est parvenue Quand de la sorte à l'accomplissement de la de sa stature perfection ou maturité en Dieu. il demeure dans le cercle infini de la substance sans fond. T i.17. car il est l'Esprit la connaissance et de la vérité. la substance sainte de la puissance et de perfection il est Dieu lut-méme'.. unique et véet qui est b vie de la ritable. 3.ï88 DAVID JOMS. ni comment est. La lettre de laloi est eQ~IéÏemmt'abou~pouT lesenfànsde ~Jérusâlemeëleste. regard que nous devons contempler la dil'image qu'il a de lui-même. 2. il est~saAnt~~ là~u~ ` reté~ la justice elle-même~ un seul Dieu en Dieu. selon l'Esprit. comme. c'est avec son œil qu'il nous faut vérité.et!g~9.I. divin~~me. Dieu. pur. un ange devant la face pur.. parfaite de D~ de sa ~ne~mage substance la lumineuse invisible. Ht.%6. ni ce qu'il qui il est.2. Il n~a quepl~~ltba~ëtsanté~dâ~ l'éternel paradis de Dieu. elle est devenue divine avec Dieu. comme Christ Christ et la la Sagesse l'ontengënd~y~~dÉvëMu .il"9veIl4 saint. 151. il se tient immobile au sein de~'étëmelle Joie. II. 1~ ~8~ . 36. le Fils éternel lui-même. sans s commencement ni fin. Christ et~la Sagesse divine divinetou tout t. I16.sf. Les vrais Fils'de rËternité règnent ~m~ 'Ibid. M. sa lumière. Désormais elle ne demande plus rien sur le de ni compte Dieu.i. mais seulement au moyen de sa propre essence. Le péché est détruit. vine Parole. 23. H. il est.l'ont. 2IMd. il a atteint l'âge delà virilité il engendre spirituelle.I.f[.II. L'Esprit qui est en elle.Comprend toutes choses il sonde les aMmes de la de divinité. JLio.7. 30. de l'amour. le Soleil de l'intell~ence*. la lumière percevoir de l'éternelle c'est avec son Sagesse. 36. comme elle avait été humaine sur la terre. en Dieu. ~en~so~~u qu'il veuille s'unir ainsi à l'homme et~abiter~ëTnëI~ment d~~ cœur~ '7~~ hommes nouveaux du royaume die&cteu~ ttnt~~ Les dë~ écrite au fond de leur âme. I. 100. l'union avec Dieu est l'homme est rentré dans son origine prerétablie. 2. 22. simple. Ce n'est pas au moyen d'une essence à l'essence divine que nous pouvons étrangère venir à Dieu. juste.elle~'à~ d'êtïe qu'aüssi longtemps que là nature eQ&ntinec~l~dm~& ~u°r< güidë extérieur.et inconnue de Dieu se dévoile à elle.

des à s'est élevé l'homme pour lui de différence la chute fonctions l'homme bien à la perfection entre le bien Les et ne de l'Esprit. tel qu'il a été d'éternité. 118. Ils ne se chagrinent de leur ancienne substance tout point pécheresse. purs et sains. qui désorprit. 102. H. membres car tous au surtout ce qu'ils ne n'ont péché diabolique fût-ce même prit. Ils n'ont ni loi.11. Ce serait un corps de ce qui Le lui-même de notre participe à la liberté est antérieur ne peut souiller l'âme. rien sprituel. 69. 67. tout est impur. I.1. de Dieu. 152. 11.. IV. 116. doodt. plus de résister à la voix intérieure de l'Esà la lettre les défenses de la de loi extérieure~ l'Esprit de la vie et le mal. 117.Hï~able dans son essence veut 'IMd. dans la spiritualité. pur mort est devenu une vie tout est permis aux régénérés du Saint-Esplus antérieurement sans pouvaient accomplir Aux impurs et aux incrédules. ce qui était une utile. aux purs et aux enfans de Dieu. 17. maer is gantsch vry. les affranchis du Seigneur. II. 58. car le péché ne réside pas dans Saint-Esprit les œuvres mais dans les dispositions du coeur. I. Celui que le a engendré ne pèche plus. i. entre plissent nécessaires est moins aux bonnes meilleures. la mort. 25. ni commandement. de prise sur eux: tout ce qu'ils font est bien. de même il cependant faut pas dire également telle chose bonne car toutes choses sont également que telle autre. Ce n'est . 151. revu tmde ghenespn: sonde. Si quelqu'un . 44. 160. 135. il demeure im-. le diable. libres. le passé est oublié. 116. 97. de la femme libre et non de l'esclave. 91. de l'intelligence est dorénavant et bon. différentes. II. tout est pur. oeuvre. 26. 83. pour obéir les commandemens et toutes bien des enfans Quand de Dieu*. 115: Dese heeft volkommen of gheen weth ghebot meer. il entre là vie et du sont corps rem- et le relèvement. mépriser que différens pour nous qu'il existe des degrés dans la dans la foi. les héritiers des promesses les enfans d'Abraham. ce qui paraissait mauvais et impur. noch duyvel heeft dar geen macht meer onerst wat doet dat is hy j'e~ht. 66.13. plus à observer ils sont entièrement Le péché. à cause de la faiblesse auparavant nuisible. II. ghesondt. concourent n'y a plus la mort. 101. II. dans la sainteté beautëj pour Dieu et en Dieu il n'y a ni augmentation ni diminution. 109. 7. Ce qui était à l'enfant défendu et au jeune homme est licite à l'homme. de Dieu. les prêtres-rois l'ord'après dre de Melchisédec. extérieures. et il n'est pas possible de les faire autres yeux ni serait Dieu dans son Mépriser quoi que ce soit. mais être sont bonnes. 189 ils sont les premiers-nés Christ.DAVID JORIS. péril et sans dommage pour eux. HI.

'Vivons donc sans prendre souci d&rié~ car libres de tout mal. commande. pureté par ce qui est impur*. par la chair.'43. dans le ciel.'= les termes~ de ` ~été 'dsIun `dirstïnee. la franchise l'innocence la simplicité par l'impudicité. m~is ~~t là gro~' ést de s~r~'W à-la glorifi~~` xlén3 sa prci~rè gloi-c~e. c'est être Justine Non. ce qu'ils nomment comme impur et exécrable. de Dieu. maù~aisquoiquece Si quelqu~un nous fait so~~caa' du tort~ ~a~ que tout nous sommes At'steles=o~euvres'de ne. il faut que la foi se manifeste la bonté de cœur par l'astuce. ~acun-ddit~rë''cont~t~ ÏMa.. et réaliser.. tussehen vaUeu uiKte Opstaen. et s'abandonner à la ditection "L'homme doit entièrement faire ce qu'il yho~nms. l'esprit par la dissimulation. être blâmé et condamne propre. qu'ils vous louent. II. nous demeurons et nous vivôns~la~ebièn.. ce qu'ils conbien. ou des hommes~ qu'ils du jugement vous blâment placer au-dessus avec une entière agiten touteliberté. 125. et sur la terre. tH.: dood.13: Soe dieMensch toteeh voI&o!~eB!eyem!n deît ~~ë~ gebrocMwird. 11.'tout& ~loire''à'~ieu~M'së~ l'Écritm'e.. dann Is geen omdetgcÏteyt tuaachen goet umd q~6t. la femme cofSm& tout ce qui existe ternité en éternité. l'essence céleste par l'essence et. il faut savoir se terrestre. IH~nsutt cequiestdoitétrë. le bien par le mal.~ss~eN Mvem~M~ 39~4. la vérité par le mensonge. comme pur et saint. Ce qu'on sanctiné appelle ici-bas décar ce qui plaît aux hommes beau et louable auprès du Seigneur. d'après l'exsmple~es il ne fait qu'aggraafin-de paraître juste et bon aux yeux des hommes. sespoir.etcequïn'estpasnëdoit~ a tout bien fait. . par la duplicité.ra' -parle~e~s~ 'mani~te~ qu'une l'homme à laquer mW s«pttr ij~de p~r` Iâx méme. est laid et corrompu. ~u~ s~nts-t~ncbntre~lapiërrë :nuteneprodNitpas'deson~rdtB~ ~tè~'a~si~hsm~'n~a~~ ~qui.Dieu~l'ujtiq~'but'ex~te~ cation~ son~(~réatëù)!~ss~në.159~~ 3~Ït. nuit.~2~~Y Dieu~'qûi'fra~fait. à cet effet. car il méprise l'oeuvre ver l'état de corruption dans lequel il se trouve. plaît à Dieu. 67. rendre sa vie extérieure irréprochable Pharisiens. pnétéde. noas-noùs Dieu sont pas de trouver bonnes.j~QQ BAV!D JORIS.<:her6~ mais~ ~attribuer. est son œuvre. l'amour par la haine et l'envie. dans sa et pur se manifester et laisser ce qui est lumineux périssable. Ïï. ce qui est impérissable par ce qui est indépendance. il damne son âme par sa justice propre et sa sagesse et la vie de Dieu. U le nomme mal. il le considère sidèrent le jour naît de la succède aux ténèbres/que De même que la lumière par le dél'espoir par l'incrédulité.

chair de sa. 125. la dont concevoir l'inaltérable le reste selon la plus désirer. Dieu éprouve impérisla pureté en luivérités l'homme signée. m. il est question ce qui serait ici des ma- et la femme volonté de cessent Dieu au plan des noces célestes. selon la parole de Jérémie. être prêt à suivre doit Dieu obéir sans murmurer aux appels de son de le conduire~ Créateur. épouser beauté en leur est éternelle et la gloire intelligence satisfaction que son cours la splendeur. 11.1S9. L'homme à qui ces ne doit point les repousser paraîtront trop élevées. préparées de Dieu. ils doivent divine. selon les Écritures. sans quoi il risque. et laisser Dieu. II elle tUtM-. chair. 7. loir femme gneur. ni la s'attacher au Seiuniquement d'engendrer. 12. 151. 12&. II. de non sous la pro24. un Non tout suivre ne doit L'homme homme que l'homme et à la les élus point doivent selon le bon vourégulier. 117. rechercher. de blasphémer Dieu dans son ignorance'. .dire L'homme ~réee~Ur Volonté donnent pour à Christ cela ses les noms ne sont pas ne seront qu'elles vie. Bien des qui est Christ. et laisser pécheresse. substance sable de l'essence même. contraire de à céleste. c'estfemme vit pour et non l'homme l'homme. IL 3. Ce n'est pas d'une femme unique que le prophète entend mais de sept femmes réunies dans une. Les chair ne doivent régénérés aucune comme femme. il doit les recevoir et se taire sur ce qui dépasse son entendement. soumis à leur nature selon l'Esprit intérieur la rechercher. en eSët n'est créé pour la femme. pour la femme. épouser le font les hommes. dès longtemps aux enfans riages des anges. 159. doivent volontairement munautés (comprenez-moi bien!)~ s'humilier et être appelées devant un homme ses épouses. c. oui sept comSept femmes. XXXI urie femme entourera un homme et s'unira à lui. 127. mais désirer. aussi longtemps il ne sera pas leur époux et pas devenues vit pour Dieu~ et la communauté vit pour Christ. 161. de la Fiancée de parler. Christ demeurant dans sept communautés.DAVID JORIS< <9t où il lui plaira partout veut. elle deviendra un homme avec lui. mais la femme point est l'homme. os de ses os. et son corps d'Époux~ de Roi. Le potier Dieu faire de lui ce qu'il n'a-t-il pas le droit de donner à l'argile telle forme qu'il lui convient? L'Éternel brisera de son sceptre de sa créature~ de fer toute résistance aussi facilement dans que le potier sa colère fait voler en éclats les vases qu'il a façonnés. s'attacher à une femme. 27. II. 31. La femme sous est placée est dépourvue la puissance de de liberté~ l'homme~ de vigueur. la Ghrist épouses ses épouses~ de Seigneur. H. pour le seul motif qu'il ne les comprend en toute soumission pas. comtnnnautés elles leur à-.

Aussi peu que l'on connaîtrait sur les objets terrestre!~ la jumière répandue la vérité si rpn n'étudiait que l'image et l'ombre de laL dans Ja lettré sont renfermés vérité. Ubid. pourquoi que ia femme à l'être divin disparaisse.19.4. que d'UNe Les saints enseig~~ m~ej~alîég~riqu~~e~i~t~ que. Dieu dans tout ce qui existe~ dans tous~ de Dieu ture atteste l'existence ~n~P~ couvrent l'intelligence des ~crîtui~s. n. 2Ibtd. cache d'une sous: dure qaae:.r~4. . ai~~pe~~on~ les connaîtrait Ecrit~s~ gères s'anéantissent les choses étermeUes. tection portons de Dieu. dans cet état de mariage céleste~ sera maudit' fondé la légitimité de la polygamie~ nous dirions sur le principe de la recommétaphysique électives des sexes en de la nature humaine de l'intégrité par la réunion position un seul être.. "Toutes nn dans l'éternité. et la puissance tous l'image dans notre Tels nature furent Adam ce furent et Êve~ dont nous deux âmes_. Nous principe de l'anéantissement chez Scot Érigène avons rencontré une pareille conception d& l'être humain avant et après la vie terrestre..éducation 'interieur. réunies dans un seul corps. L'enfa~nt: da~~ l'. 149-150. C'est du ciel. 117. Désormais comme sitoires les créatures c'était le cas avant du monde visible dans extérieures notre ne nous éloignent plus de Dieu.-25.soni~nlevé&?~ est semblable à L'Écriture un vêtement épaisj ~~honimcdo~ est e~~ à un fruit dont le noyau écbrce.56~88. sur le ou~ ce qui reviejnt de l'essence unie dans l'essence infinie.~Au~~B~~ de ~itu~ été en~nt~ la-lettre a etg~ de-l'humanité'~Ge. 11.n.2.53~8~~48~M.îgx DAVID JORIS. !î. et l'homme Alors l'homme femme ne sera David plutôt seront redevenus point trouvé Joris a donc des affinités Quiconque ensemble égaux à leur Créateur.exi~r(gtgnip§.II.QUt''est-extérj:e~~r~ que ce qui:estdnteri~ur~t.8. 21. la femme la substance porte en lui la substance selon les il est nécessaire devienne homme. étrangère Écritures~ pour que la substance et la sera un ange devant la face de Dieu. prennent les formes tran-~ les choses passaAlors la raison retrouve <¡!.lire. Les Écritures ne nous apprenne~~ connaître ~ue le Cli~ II.S. rjùoy- nécessaire qu'ils fussent introduits s~us ~t~~f~M~ïie~ la &j(Messe de ~'intelligenee hutn~e. Cette unités'est brisée: l'homme primitivement de la terre.. au même à son point de vue. régénération.

sauraient lui donner la félicité dont il jouira dans la vie devant lui. iIMd.ir. 11. 91. 17.ll3.n.37.9. de vie et de force. mais il ne faut pas oublier institué. 2. L'on s'est parfois de moi. elle révèle le véritable Christ ressuscité d'entre les morts.13. II. 31. ni par rien d'exl'Écriture. à qui sait la comprendre. 6. térieur à nous. 1.m..20. extérieure n'est rien l'Écriture au fond est Esprit. s'écrie s'il ne témoignait Joris. I. pas de lui-même il me faupar mes discours. La figure de en sa historique Christ connaissance effet. H 11' 23. 5.DAVID JORIS. 126. . mais à eux-mêmes ma sainte doctrine.66. 96. et l'on a tourné moqué en ridicule ce n'est pas à moi. IV. 1.22. et agréable. vu et goûté ce que l'on va goûter qui aura et voir. I. nous sommes amenés que à la connaissance de la vérité.44. 1.80. Il.101. SiMd. car Dieu sait prendre imprudens en main la défense de sa cause! "Réveillez-vous.II.84. 16. 83.69. 7. La parole de feu. le seul que connaissent les théoloces prédicateurs sans mission giens. L'on entre dans cette communauté ou par la régénération baptême dont le d'eau est le signe extérieur.12. vous dis que celui mille vies ne qui va s'ouvrir sein à l'heure le temps est venu il est venu En vérité je oui. 1. 27.83.IV. 38. 31.. il faut posséder la clef de David.n!. la fumée monte Ce n'est donc ni par dans la lettre le Christ extérieur 1. drait me taire! Les mots sont les paroles que je prononce irrévocables de l'Éternité la conscience de mes auditeurs elle-même. le vrai consolateur qui est Esprit et dont est joie et lumière l'Évangile Cet impérissable de l'Esprit est le fondement de la communauté Évangile des saints.2. siMa.16. ni par les sacremens. '93 et passager. seule capable d'ouvrir l'intelligence des paraboles obscures et des mystérieuses prophéties. que de pareils ont nui. 134. nuée terre.118.43. 0 terre. et qu'annoncent divine. m'est tédivine est une parole moin que je dis vrai. 90. s'élève de ton quelle du soleil couchant Le feu est allume. La Parole intérieure tranquille est aussi loin de la Parole extérieure trouver cette Parole que le ciel de la terre intérieure pour chair. 1. I. "Si Dieu ne parlait point par ma bouche. spirituel. écrite. 151. I.1. le baptême n'a point de valeur~. m. 118. qui prêchent en leur propre nom là lettre de afin de mener une vie l'Évangile.34. que sans la nouvelle sans naissance.II. 1. de l'âme l'entrée dans la substance divine d'eau par la foi. 116.m.36. car la substance divine habite au fond de notre être. La vérité nous est innée. baptême Ce dernier ne doit pas être aboli comme le veulent car le Seigneur l'a quelques-uns.30.

nouvelle teur substance Sa de la vérité.de Moïse. ascension de l'humanité~ triple éducation pendant Christ et David noms de la Trinité. triple sain~etleUeutrès-saint. mière de Dieu en toute vérité et justice. 124. triple initiation divine~ correspondanîaux du Christ~ à travers le parvis. rité.5. issu.&ussirAnci~ veau Testament sont-ils destinés à passer avee les 6g~ l<ss p~ophé~es » qu'ils contiennent l'ombre s'évanpuit quand la~ est~ appaEue'. il arrive le nouvel et véritable Adam descendu du ciel.ii7. 2.i76. t. l'Oint de l'Éternel le Citoyen de la Jérusalem il vient au nom du Seigneur bénir la terre en la céleste. le ciel. du nouvel Homme céleste~ de Celui qui est. ni Christ (selon la chair}. 31.n. . "L'heure du jugement a sonné. appelé présent à toute intelligence l'Homme de DieUj non le David extérieur de la chair et Christ-David~ du sang. 149. Le! I. vivant d'éternité Il vient révéler ia vie et la luen éternité. 9. 158. n. qui a été et qui sera. le 8.r~ite.96. m.U. et les hommes dans leur aveuglement ne leVoient pas! t Veillez et prêtez l'oreille: sachez discerner la venue du. mais le Christ-David selon l'Esprit.154. n. il est un avec le Père et le Fils. car il possède commandemens.qui sont MoïsCj Christ et Élie~ ou. 12.107. 14. ` lis. de la Vie de l'éternelle vévers dont la perfection a été cachée jusqu'à puissante de ce mondêj du vrai Messie de Dieu." » puissance La journée de l'Eternel est là les prophéties sont accomplies. il faut l'écouter il faut les suivre comme ceux. .37. comme quelques-uns le disent~ trois le lieu Adam. Si quelavant ce jour a témQigné de Christ en disant le voici! sa parole qu'un n'a été que mensonge et tromperie. ~iMo~ ni Da~id(s~on la chair mon. il marche du milieu de la nuit du monde versi'aurore~ contre et au Rédempla voix de Dieu. ~IMd. 3.150. 11. M.123. !. va 6. Gloire soit au Sauveur comme voix.:94 DAVID JORIS. 107. ni les apôtres n'ont entrevu la spl~ du dernier Temple qui doit être élevé à la glp~e de Dieu et da~xlequel l'Éternel sera adoré en Esprit et en Vérité. m. Voici. 75. il.r. Dieu s'est révélé depuis te commencement du monde au moyen de troi$ hommes. la manière d'être~ le cœur~ l'intelligence de Dieu. du Seigneur et Roi sur qui reposent les sept esprits de Dieu. 147. la iace de la le vent d'Qrient~~ terre va changer. 57. ses de la Parole toute le pécher la mort. 90. 114. n. 11.126. dia~ I. le diable et l'enjfêr~ contre la des ténèbres* et la damnation éternelle. 4.. Christ. prédit et promis à la terre de toute éternité selon la parole de l'Écriture. disparaître. monde m.. son en&nce~ sa jeunesse et spjBt la première opérée par le Père~ la seconde par âge mûr 1@ ~ils~ sième par le Saint-Esprit. Fancien tî. Le temple ~6 Salomon et n'en ont été qu'une l'Église image impa.

qui prennent plaisir ruine de leurs frères et au supplice des enfans de Dieu Le Seigneur. I. 120. Très-Haut. II. on retourne un vêtement. Christ a laissé le chemin de l'union avec Dieu il a haute.DAVID JORIS.95 l'enfer car ils ne sont péché. 119.88. 15. 13. cet ensemble rement. humaine n'est sentiment de systèmes panthéistes les Libertins et les pour universel de Dieu. . 37. II. s'évanouiront néant. 23.22. 81. sur les nations. éternelle. activité particulière. C'est dans l'homme que s'opérera vellement les créatures universel. H. I. 126. de goûter une science mais pour les esprits incapables plus institué une religion de formes. 1. I. Le dans volonté toute les individuelle. 92. 112. mains de Joris. 98. . 113. existence dans mal notre personnalité réside dans confiance dans nous-mêmes. l'Esprit une illusion. puissant. il jettera au feu la et bmera leur verge de ses ennemis glaive entre leurs mains'! J Nous de Joris homme sommes entrés dans ces pour pouvoir extraordinaire L'on présenter en réunissant sur longs détails un tableau complet dans un même la parenté la vie de cadre et la doctrine de cet la l'activité et la théorie. II. 83. 15. les représente existence. 1. Malheur à Malheur ceux qui Pourquoi ne se sont la consommation des pas encore Malheur autorités à tout y aura de comme ce renouson intel- substance tarde-t-elle à venir? temps courbés devant les grands. existeront dans passagères sous une -nouvelle elles y rentreront ligence dans leur forme. leur a placé dans la main une verge et un glaive. I. 153. Les petits devant les intelligens. 26. orgueilleux à la pratiquent l'injustice. destinée à maintenir les âmes pleine encore faibles -dans la voie du devoir. mais il visitera son peuple et qu'il établira quand son jugement bien-aimé. Dans une troisième manifestation de lui-même universel dévoilera aux hommes la plénitude l'Esprit <TMa. 106. 8. et notre intelligence le renoncement et morale Pour amener à entre pratique intime qui rattache antérieuexposés Frères la du libre le en accident. aux bylone impure. ne saurait méconnaître aux de conceptions Pour Joris comme réalité qu'un notre est la seule esprit. tification consiste dans l'abdication notre La sancpropres. les ignorans alors aux princes de ce monde. à 'a Badu 1 dans les voies qui n'ont point marché ce qui est élevé. il est vrai. II. Il que nouveaux cieux et une nouvelle l'univers sera retourné terre. 26. 6. du Nouveau aux l'Esprit sont survenues Testament un l'humanité révélations hommes exemple par le moyen à suivre sur de l'Ancien et préparatoires de la parole écrite. 23. 74. au but de qui son intellectuelle de Dieu.

t~6 de la connaissance divine.

OAV!DJOMS. Cette révélation suprême commence dès les

Ceux qui sont régénérés sont délivrés 'à par l'Esprit temps présents. seuls ils comprennent l'Écriture tout jamais de l'erreur et du péché; de la parole intéet savent découvrir sous la lettre écrite les oracles subsistent seuls rieure: Dieu parle et agit par eux; les bons instincts dans ils ne rougissent acte ni d'aucun aveu, plus ni d'aucun aux mouvemens et pour accomplir le bien ils n'ont qu'à s'abandonner du sans qu'aucune loi extérieure, de leur nature, pas même l'institution la liberté Les élus de contraindre de leur esprit. puisse mariage, avant ainsi à l'état d'innocence des premiers hommes Dieu remontent de l'esprit, ils adola chute. Vivant au sein de Dieu dans la quiétude sans professer publiquement rent Dieu sans paroles et sans cérémonies~ leur âme à tous les cultes selon les mais avec la liberté de s'accommoder du moment~ car la vie intérieure seule a du prix à leurs A cote de ces principes leur sont indifférons. yeux; les actes extérieurs nous renconcommuns à David Joris et aux autres sectes panthéistes~ à sa doctrine trons chez Joris quelques traits nouveaux qui donnent leur foi,. nécessités la place que l'imagination C'est d'abord a particulier. et dans dans sa vie spirituelle occupée à côté de la raison spéculative Les Anabaptistes ont été des visioncelle de ses adhérens. panthéistes c'est dans l'extase les révélafréquemment naires que leur vëhaient un caractère leur enseignement. ils ~ndaient Puis leurs selon eux l'avè~ëmëntd~ de rabôlition de toute humaine; tyranjnië de Dieu sera accompagne et leur pouvoir entre les ajatns des eh&ns! les rois tomberont, passera s'est attribué~d~~ de Dieu. Enfin, c'est le rôle exceptionnel que Joris tions divines rétablissement vraie de ce royaume des saints. ïl~ s'est cot~td~ecHTtm~ 1~ s'est cha~Tgé il. te· universel ofènt~ëet~~q~a~é~ personnification de l'Esprit offert lui-même à la foi de ses adhérons comm~ë~ d'annoncer dant ici-bas le commencenîent de-l~ëonom~'nM~à-~ cette fpr~nouvë~sO~s~ qu'il en soit le roi. De des trois âgës~ ~a théorie Savoir ~dûctt'îa~ produit qui au fond n'en sont qu'unj c'est-à-dire ~~fdes~nc~~ successives du Verbe divin, dont la troisiSMë e~ hésitatioïrqu'il mon~s~à~~ parfaite, quelque La mort~de J~ris~'en donnant'pï~tëit~~ démenti le plus formel, jeta la division pal'mts~a~ son du vivant de beau-père ~vattd~t~~ qui doutes sur ce point, et à qui répugnait sur l'autorité desquelles idées révolutionnaires

~é~~n~î-~tre â h~la~~rnessïariité lé -Blèsdik; p~ttelques dti~ s

iërelâchënieOt~oF~

DAVID

JORIS.

'97
de ses anciens fractions

grand nombre amis et forma

des un

sectaires j se sépara complétement La polémique entre parti distinct.

les deux

se prolongea de longues ce que la secte pendant de années, jusqu'à Mcnno de jour en jour par suite de l'effondrement Simons, grandissant des espérances attirât général apocalyptiques, peu à peu à elle, en les toutes les forces vives de l'anabaptisme. transformant, Voici en quels termes Menno Simons s'adressa en i562 à la secte de Joris dans l'introduction à la seconde édition de son Fundamentboek « D'abord les de Munster, de Batenburg, fanatiques puis du parti de aujourd'hui celui de David! des femmes Luxure~ arrogance, dissimulation, pluralité et violences~ voilà vos mœurs Vous tenez la doctrine de Christ et des apôtres pour l'enseignement vivons dans cœur pleine sieurs rien et vous la vôtre pour imparfaite, des apôtres et de Christ une ère nouvelle mettez à sa bien place vous accomplie; prétendez que a fait son temps et que nous Christ de votre plus~ vous chassez chair Ce la secte misérable fait et pécheresse~ voir que plu n'avait moraux encore de son

votre

et de mensonges~ d'injustice années après la mort de Joris abandonné des doctrines

passage

religieuses

panthéiste et des principes

fondateur. Les documens que nous nous montrent sur s'est à celles de tout les menées des

possédons qu'il

à Strasbourg, tendances complétement En 1533, le nombre

analogues des sectaires

dans produit que nous venons genre

Anabaptistes cette ville des de décrire.

àStrasbourgfutsi teurs évangéliquesj nombre dans plus, d'articles tous vjtlle ceux cette

des prédicagrande que le magistrat,sur dut réunir un synode de rédiger un certain chargé foi évangélique, telle quelle était reconnue contenantla de la confession De depuis la.publication tétrapolitaine. qui pouvaient désirer

qui s'étaient les instances

rassemblés

un point qu'on modifiât quelconfurent invités à se présenter devant que de la doctrine officielle, le.synode, de voiret à discuter avec les réforà exposer leur manière publiquement mateurs*. Cette mesure n'eut d'autre résultat de fournir aux que autorités enquêtes teligieuss; nefut civiles qu'on la discussion et ecclésiastiques dut ouvrir bientôt une base certaine dans les nombreuses de dissidence après sur des questions ne convainquit et la paix publique personne, l'année les prédicateurs suivante, strasbourgeois

pas rétablie.Dès

':Nippo].d, o. G., l, 145. V. Ïîoehn6h, Zur Gesclt. 2%e~ 1860,1, p. li

~<M~.

ïf~e~SM/ër,

dans la ~e~c/M)'

<Ke hist.

198

NICOLAS

FREY.

renouvelèrent

dans une lettre du 2 février, plaintes ils dénoncèrent au magistrat la présence de sectaires prêchant publiquement que Dieu ne se soucie pas des actions que nous commettons ici-bas, chacun est libre selon son bon plaisir. que d'agir suivant D'autres, leur récita admettent., il est vrai, que Dieu s'occupe de notre conduite en ce monde, mais prétendent tout autant en faique nous l'honorons sant le mal qu'en faisant le bien, dernier n'aura que le jugement pas et ni diable ni enfer' lieu., qu'il n'existe Le vrai représentant de cette tendance a été à Strasbourg un certain Nicolas panthéiste Frey, dont Capiton nous a conservé la biographie et la doctrine'. Nicolas Frey était originaire deWindsheim en Bavière, il y exerçait le métier de pelletier. Quand la réformation dans cette ville, il pénétra devint un des partisans lés plus zélés des idées nouvelles; mais peu de temps après, il se mit en rapport avec les Anabaptistes de la contrée., occasionna reçut le second baptême, des troubles dans sa ville natale, fut emprisonné et puis relâché contre la promesse de changer de conduite. Mais comme les autorités lui demandaient de rétracter publises s'enfuir quement erreurs, il'préféra plutôt que de subir cette humiliation. Il quitta années donc, de mariage, après quinze sa femme nommée dont il avait eu huit enfàns, Catherine, et se dirigea vers Abusant Nuremberg, de l'hospitalité que lui onrit dans cette ville un des citoyens les plus pieux et les plus respectés, il gagna à ses doctrines la sœur de son hôte, nommée Elisabeth, et conclut ~~c ~lle ce qu'il appelait un mariage spirituel et céleste. CatheMme, 1'epou.së délaissée, arriva peu dé temps appès à Nuremt~g, et enga~ssn mar~à retour~ ner avec elle dans sa ville natale. Frey, p~~ute ~on~ traita et la chassa. Plus tard il écrivit à <? su~t à sa~o~~pirituelle comme il la nommai ou, encore,~ s<~cpn)itg~ vu dans la Trinité que j& devais briser .? tê~nm~ër~âe~ afin que les prophéties de ~Ancienet~jNouveau.s~ accomplies. N'est-il pas~dit~ en e~ que~ semenëë~ ';bri: sera la tête au serpent? M& première femme est~e~em~~adémon' dont parle l'Écriture à .quant toi, tu es~~mm~jE~ce lui briser la tête. Pour devenir uh disciple '1~ij'iltaïr femme, enfàns, dÊmeure, patrie. j'ai~rasë le~er~l~~ c'est parce que. j'ai étë ~Gé~le~e,asSn~ "1t;tit, ~Ibid.,p.'M. '7~~ j ~L'opuscule de Capiton étant devenu t~s-Mte, 80 Kœhnch ra ~p~ë & desontravail.

leurs

NICOLAS

FREY.

)9

mais

Dieu

Frey vint menées imprudentes

qui vit en :532

en moi

et en qui

mal dissimulés avec les autres rapports sectaires de la localité, ne tardèrent sur eux l'attention pas à attirer des autorités. Ils furent Avertie de la présence emprisonnés. de son mari à Strasbourg, Catherine se rendit dans cette ville et le supplia de avec elle à Windsheim. revtiittr fut inflexible. Frey son obstiVoyant nation, bigame, Suivant le magistrat le condamna, arrêt qui fut exécuté trois le 19 mai jours les erreurs professé du diable. t53-}., au après à être pont suivantes Toutes noyé comme du Corbeau. L'Ëslise les

à Strasbourg; et leurs

je vis. Élisabeth

Obligé l'y

de quitterNuremberg, bientôt. Leurs rejoignit

prédicse rapportent à moi, à ma première et à ma seconde femme. Ma première femme est la reine du royaume de l'incrédulité; élis est préfigurée dans la personne de Saül. Ma seconde femme est en David, moi-même préfigurée De même je le suis en Jonathan. que David et Jonathan ont conclu une alliance chasser perpétuelle pour ainsi Saül, je me suis allié à Élisabeth spirituellement pour chasser Catherine. L'œuvre la plus parfaite qu'un croyant puisse accomplir, est d'abandonner sa première femme et d'en épouser une seconde. La et l'amour du prochain foi qui justifie le chrétien consiste dans l'affection constante c'est une œuvre d'Élisabeth; en elle, afin que Dieu produit fidèle et pieux soit amélioré que le chrétien et rapproché de son oriÉlisabeth est la mère de tous les croyans gine. c'est par elle que la vraie foi chrétienne a commencé sur la terre. De même que Marie a de même Élisabeth doit révéler engendré le Christ, du Christ à l'image tions de l'Écriture l'humanité, de chanter et pour cette le Magnificat. raison elle est tout le chef aussi d digne que Je suis la Vierge le Christ a

il doit avoir Capiton, et les sacremens sont une invention

en moi toutes les promesses accompli antérieures; promesse divine n'a plus à s'accomplir moi. Je suis Christ après suivant la la pierre angulaire Rarole éternelle, ont rejetée.– que les constructeurs Je suis envoyé de Dieu pour montrer aux hommes de Christ l'image 'en ma personne, de même que Moïse la leur a montrée autrefois dans la~ sienne. Tous les de la divinité doivent être maintenant mystères la naissance de Christ, perdition depuis ~fre ramenées à leur perfection primitive; je suis l'instrument Dieu veut manifester sa gloire.–C'est par lequel à la sublime école d<& Bieu même qu'Elisabeth a puisé ces révélations; c'est le Saint-Esprit dans son cœur.–Les qui tes a fait naître ordinaires de prédicateurs la en moi car dévoilés~ sont tombées les derniers dans temps sont venus. Toutes les créatures qui doivent

l'Église; aucune

200

HENRI

NICOLAS

ET

LES

FAMILISTES.

ils savent, il est vrai, d'idoles; que des encenseurs le terrain pour l'édince les pierres et déblayer grossièrement équarrir ils Dans leurs prédications rien construire. mais ils ne savent futur, de leurs frères à cause de leur manque déshonorent Dieu et séduisent d'actous pécheurs et ils dépendent foi; car ils disent que nous sommes femme et enfans qui est d'abandonner complir la loi sainte et parfaite, pour suivre le Seigneur. au seizième a abouti Voilà à quelles blasphématoires conséquences de l'homme .et de Dieu chez ses plus grosde l'identité siècle la doctrine l'Évangile ne sont siers représentans. Si nous poursuivions des idées nos recherches dans ce domaine si peu de la Réformaà encore à ajouter encore

à l'époque du peuple religieuses noms sans doute d'autres tion, nous rencontrerions nous ne croyons cependant pas que ceux dont il vient d'être question; de tel autre sectaire ou plutôt des rêveries des doctrines l'exposition des Anabaptistes de la communauté allemands~ jetterait panthéiste Les phénomènes une lumière populaires. plus vive sur ces tendances et ceux en France et en Allemagne~ derencontrer que nous venons pays sumsent pour en d'autres que nous allons encore voirse produire ce côté de la vie religieuse du peuple au seizième nous faire connaître connu siècle..

traces du panthéisme populaire au seizième siècle se dans les Pays-Bas de F~~ rencontrent et en Angleterre; Au dire de Raemond~ il se&M-ma dès t535, notamment à Amsterd~m~ le secte d'Adamites~ nouvelle dont toute la thé~ t de l'homme retour à l'état d'innocence de nos premiers parens~et~~ Les dernières le culte moyen cesseurs latinat dans le rétablissement de cérémonies encore de Bohême. se remplissoit sytnboliq~ plus grossières que,celle~ur~~ PaLe même jouteur ~M~ que ve~ de tels moqueurs de religiQn~ g~nté~ Luci~ les livre~~QEt&~su~~us ~t q~~)~rtou~ àilleurs ttit~ luifve, des q,ui ~mp~sla cl~rés~-

tes, gens perdus qui tiennent;j~our,&t~les ceux du grand ,tégislaîeurde;Dieu Moyse~

détestabk livre~raé~.en:,Allèmagne.~upy,~ semaitfceste ~dpctrinej.pQrtaLnt"cest ,hornbl~ et se m<~ajM ~M~ des troi~ reti~~ tienne et la;mjsthométan& 't Plus intéressante est l'apparition de la secte Florim. de Rmnona, o. c., 11, 223, 236.

FamiUs~~

HENRI

NICOLAS

ET

LES

FAMIUSTES.

201

Nicolaïtes, nommé

fondée Henri

vers

de principe qu'à l'identification enseignait-il, et nous édifie l'homme Aussi n'est s'appelait-il qu'il de la un

Nicolas ce dernier

époque par un ami de David en Westphalie'. de Munster originaire avec Dieu était l'union poussée mystique la même de la créature lui-même intérieur mais homme avec et du nous Créateur. l'homme avec du lui. Dieu Le selon Esprit

Joris, Le jus-

absolue

s'humanifie selon pas l'homme une

Père, inférieur de

en un une

L'âme incréé. d'entre éclairé

créature, lui-même un

portion que Dieu un

a ressuscité homme de son que

les morts, l'Esprit parfaite, transformé de l'être un

a rempli et oint du Saint-Esprit, vérité céleste et de la lumière déifié de Dieu. du Père; mais l'union avec Dieu dans Le Christ, il ne doit comme avec

de

véritable de n'est

l'essence et

homme en l'être

l'esprit selôn lui, plus être

amour, l'image comme

de

la droite

personnage tous ceux qui

historique, vivent dans

une Dieu.

envisagé condition commune

à

il déduisait n'existe que le péché plus sique ses disciples en leurs rés et lui ne disent prières mières de l'oraison dominicale, parties parce qu'à il sont nés de Dieu; pèchent qu'ils point d'autant à là fois Amoureux ils qu'il Finutilité et l'indifférence sans des cérémonies vivent considéraient était loisible et meurent le

De ce principe dans le cœur

métaphydes régéné-

que les trois preleur ils ne compte en dérivait encore religieuses ces

doute distinguaient par auxquels Henri Nicolas fondait sa doctrine sur de les rattacher historiquement. Christ n'a la théorie des trois âges Moïse n'a prêché que l'espérance, annonce l'amour Le preenseigné que la foi, lui-même qui unit tout. mier a pénétré dans le parvis du temple, le second dans le sanctuaire, lui-même dans le saint des saints. pénètre de sa doctrine la ressemblance La devise dont il aimait Ses sur relations ce point avec avec celle Joris du

des baptême aux uns de négliger là des Anabaptistes,

ni sacremens, baptême enfans comme un acte et aux autres

ou plutôt sans valeur Ils se

d'accomplir. il convient sans

expliquent sectaire hollandais.

à signer ses écrits était Il répandit d'abord l'amour m'a forcé de parler. Charitas extorsit, où son principe de l'indifférence des formes exses idées en Hollande~ les catholiques, entre lui attira des partisans térieures jusque parmi des dominicains les le frère Balthasar, autres d'Anvers, auquel prieur adversaires Nicolas du de la secte nom attribuent ainsi qu'à un autre des de adhérens la liberté de de d'Adrien Wissenhort~ le principe

Florim. de Raemond,

o. c., II, 237.

H~n'y~do~e:d'EgH~ situé ~cQ&uf~de~ï~~ de ~acrern~n..-est c~hette.f de faire une~r~~ comment des ~¡>: dl:J.ehrestiens :en' esprit~~nou&~v~~qt~~s~ lo-~ptesme exteneur. visrb. ~~ene.pied` sommes . en MS~~ aux' fi~egéd~~ ~& . et. Henri Nicolas et y fonda avec des Hollandais passa en Angleterre réfugies une association "la famille de l'amour.V'Ï~~t). sont a~fanehis~ussr~ l'pbs~atiQn~d~ que de l~Higat~ de "Y. ser~ice de. En i5y5 ses partisans. les réformes de Je réfuter. VI. réunions.r~sGk~s.~QY. IX.. il etaM~ajtt~es deux~p~i]~ ~'j~ culte doit~ selon . Ils existaient encore du temps de Jacques se perdirent dans d'autres sectes.~M~Mt. devenus suspects.esp~~t~ :l~sq uel~ sout ressuscités avec lesus Chnstj et ne recherchent plus les choses terrestres. 690.eh~péfl~~ re &pintuaIttéde'rËvangile~ ~ostF~S~j~u~jE~~ e~nt appa~u=aq `t~ot~de.a mis a néant toutes~eremomes. ses'dise!ples~. in Opp. publièrent une confession de foi destinée à prouver leur accord avec mais en i58o la reine leur défendit l'orthodoxie.~ol}te:nait dans son livre que "les enfan~ 4'.thproO.o ~It.de ~~an i~ :f~pp :p.ta.ti~~ a... 585 et sa. un traité En i56z de Hollande composé par envoyèrent un partisan de continuer ï< plus leurs tard.le I. 8'ï~ . s'en-.~ ~désot~m~azs ~it°nôus ~trn~Itre soucs Ie..o. il reparut sous Elisabeth et remplit l'Angleterre de ses prophéties.g~i~ ~e .~ .co~ Pays-Bas.Qic. *Calvin.~Qaj~ ~~o~<t ~m~~t%i~~Mg~) ae~ 1~. rl~ . tout en "opposant de nqstre Seigneur à l'autorité Jésus Christ et de tous les et de tous les mar~rrs et docteurs apostres anciens les songes d'un fantastique nomniéSebas~ . de suivre toutes les religions à condition l'homme parfait de dissimuler ses opinions Vers la nn du règne d'Edouard particulières. -M~ 'S~ ~ea G"h.lui~ësser . '~<!s~ 'ViB~gs~~M~~a~ il.A!tM ~e/He.~2etea on â'mou~é~ 1~~01~1.é~6i~~ ~Jaequ6s~eh%M6~â~]~r~~ .597.H~~en~n~ ~'adg~~r IJr~u ~avec avec prière à Calvin. que~Egtis~d~tre~ çor~s~quenx ten~en.suit..~ay~n~ sû. I~r~. le nom ~de' 1'aln.pos~~rai. ils spirituelle'.d~in~r~~u. inconnu de la liberté de "farcir toutes les ï.' donm~ ~s'tî~s. MM ~M(M~ leur ~M~et de FoMMe~~M/.302 LES LIBERTINS SPIRITUELS..u.c.. qu'il appela Réduit au silence sous Marie Tudor. en dress!ant~Qn r(~unMspmtu~. L'auteur auquel Calvin reproche de force cottations marges deson livre comme s'il ne parloit que par la bouche des ApostreSj~.

tout cela n'est extérieure.699. . 203 reverence tout lieu part un de faire confession de foi. mettre les la vie y pend. laquelle de la pieté ne le purge point?'» est un défenseur de la doctrine ~Calvin. ~Ous~la l'idole ~SQU~~ a~tjeur commet au l'ombre et. qui peuvent tièrement sont tenus Dieu. 621. 610. de s'agenouiller devant Dieu ou devant une idole*. et que lesus Christ n'a nulle et d'oster le bonet~ ces choses sont libres de peché. c. o. non pas a Calvin ce qu'on doit dire. En quelle exterieur de l'honneur temoignage qu'il et rudes que sainct Paul plus des foibles en sa vertu et puissance n'a faict. 603. 612. C'est En second de sa seuls le chrétien de s'exposer à la mort se dire parfaits. dit-il. Notre de la li- 'dehors. 598. serviteurs et temoins. accident tions~ souvent leurs acpas d'après de juger les hommes: L'acte extérieur en lui-même et disparaissant II y a grande Payens. Esprit. tyrs le droit de s'accommoder aux cérémonies du n'a nulle de faire. ce que ce n'estoit pour point iadis mais si auiourd'huy on fait semblant naissant passager~ de notre vie spirituelle. 618. les ceremonies et celles des papales cas mortel de n'estre de mepriser Papiste. D'ailleurs part défendu mais d'après leurs intentions qu'il du l'apparence est indinérent. l'idolatrie Puisque peut estre un bon coeur Comment peut estre caché est-il possible que n'est qu'une ombre.. Nul ne devra confesser sa fby qu'il toutes C'est au sainct qu'il nait receu le don de parler langues. .587. car ce serait insensé professer ses convictions. sans mal recouvre un ce n'est convient cœur pur. sa foi. est libre de rien. Ceux-là pour affirmer et qui peuvent se vanter de connaître ende suivre de Christ et des marl'exemple car culte il leur établi reste toujours ce que Jésus et encore ne peut-on les y contraindre. doivent brider leurs langues. Gatym.687.que l'a devinéj mconnù~on de la loy. Tous ceux auxquels d'enseigner lesus Christ n'est et lesquels il n'a point ordonnez ses point apparu. c. l'Evangile Puisque a mis bas les cérémonies externes part défendu de pUer le genou Vëu que sans loy il n'y a point eaehee sous l'apparence de sainteté~ aussi couleur et l'apparence d'idolâtrie.LES LIBERTINS SPIRITUELS.. nous requerans ne se doyvent a mort point laisser C'est homme grand'folie qu'un qui n'estsa vie pour protester est sa foy. Il y a trois choses requises a ce qu'un de confesser lesus Christ se homme soit capable premierement qu'il cognoisse secondement en pleine certitude.. finalement soit envoyé de Dieu. o. idoles car. qu'il sache tres-bien-discerner. pour des ceremonies hazarde pas encore parfaict voulant rende que chascun porte a Dieu. Ceux qui sont morts mortes. il n'est qu'un laisser de traces à la surface entre diversité.

Puisque ne peut estre servi par la main des aussi ne peut estre offensé. » au dehors nous est licite Calvin a rangé avec raison notre auteur au nombre des Libertins spirison en enet ne dépasseque tuels enseignement $ur un seul point celui de ces hérétiques:ifasudonneraridée dei$ndt~ence descéM~ un développement ecclésiastiques que nous ne~encontrons pas encore chez ces-derniers.. hommes.c. qu'un homme s'aime soy-mesme en lesus Christ devant qu'aimer ses prochains ce qui vaut autant comme s'il disoit que nul n'est Chrestien sinon qu'il s'adore comme un idole. que endroit. Or cette excuse neseroit un homme de bon iupas pour contenter veu que toute sa procedure gement est de monstrer~ le règne de puisque tout ce qui apparaît IesusChristestspirituel.558. dans~ les Pay~B~ au milieu des sanglantes persécutions ordonnées pàrTMqui~net~rledMc~~ Nous les'retrou~vons même dans ces cûntr~a~ se furent affranchis du joug espagnol. II faut~ dit-il. 1.618.' et d'accommodation esprit de dissimulation au culte de les sectaires se maË~nrent l'Église. se faisant a croire qu'il est venu au dernier Dieu point de perfection. LES LIBERTINS SpIRITUELS berté spirituelle.\S~'c&èMyMcA.590.o. telle que les Libertins l'ont professée les citations qui suivent confirment ce jugement. d'affranchir Chrestiens a l'usage des cérémonies quant et au service exterieur de Dieu.GHeseler. a ~<tc<<t<tM <:ott<<-<t Zt&er<Mt<M. Voici a quoy tend ce brouillon: que si nous avons liberté en quelelle est en tout et par tout. îR.' 'Calvm. ~o?<~e<M<t MspjM~M c<Mt<ra aMOMNMMm oMe~M Zt&e)'<tMMM. 617.. II fait bien semblant qu'en donnant liberté de toutes choses/il n'entend point permettre qu'on ravisse les biens ou les femmes mais seulement les d'autruy. Grâce à leur .20~. ~arhix dé Sam~ les Libertins contre composa deux traités qui paraissmtêt~ C'est la dernière mention de sect~p~ qui soitfEite seiziemesiécle.

àv~~t dé dïsp~ grâce à son union avec les tenda&ees d'usc sëete:étrangère nouvellement apparue. hérti~ge s~ès dition ~etisëe Montrer le comméneement pan~iste antiques comme au sein de cette de la étude nous avons continue considéré de la vie L'histoire cette traet de la vient de la manifestation société de l'âme après personnelle Tb même antinomisme divines. la même négation d'une existence mort. le commencement et l'on en du chez les sectaires principes au temps du néoplatonisme. la même Partout absence de la notion du mal. spiritualisme il est toujours rôËé au fond duquel obspossible d'entrevoir quoique à l'arrière-plan. siècle les doctrines et les métaphysiques ce qu'ils avaient été . treizième Ici s'arrête Nous populaire. le même mépris des révélations à des conséquences morales aboutissant eridentiques. j jusqu'au un dernier éclat. Le panthéisme allemand moderne. La ressemblance même sur des porte traits qu'on croirait devoir rester particuliers à ce dernier système îels- qu'à la fin du seizième moraux étaient restés chrétienne. et diminuer en génération ensjttité de génération moment ou il jette. curément la même notion indiquées parfois et relégués de Dieu et la même conception des rapports de Dieu et du monde.CONCLUSION. de Bène~ nous l'avons vu s'enrichir momentanément sous l'inmaury de la spé<ealation nuence au quatorzième mystique siècle. Cet transmis à travers les siècles depuis les temps d'Aspirituel. Considérations -Michel Servet et Sébastien générales. la la longue tradition du panthéisme avons suivi les apparitions successives depuis siècle jusqu'à l'époque des réformateurs. 205 CONCLUSION. Fr~Mc~ a pu constater cette tendance ont peu varié dans leurs que les sectes qui représentent moins dans l'application doctrines encore en philosophiques~ qu'elles ont fait à la vie pratique.

l'j$i~g~~ aa~~ _le a~i~ptititt~t raetere. de notre~nnionintime~ tnsiiste ~vec-.du~eu.~bde.q.pbtect~l~ d~ . sei~éme siècle.de la Reformation.el~e~~du~ ~ri~e~~tm~ ~tisans~. une source intarissable furent l'instruction des classes impuissante aussi longtemps qu'elle négligea et aussi longtemps discussions.u~t~ d~ r seu~td$~ ~e.ns l'ua~a~&~Dieu~st besoin de religieux. sous la forme.-purement. preuvB~que:~a pi~'pQpula~e~~redu~a~~ &at~c~i des~c<mçeptions fnystiqNes~~e seul. Ces dispositions contre l'Eglise fut lesquelles d'hérésies.exténeu~~a~~rti~iËto~~ la~onaaissaNCe.p~~et~rs: ~s~ens.satis~sa~~s'I~-doc~t~~S~ rep~a~nt . modation n'avait à leur conversion succédant précipitée.une teur de <~tte loi objeetive~s~l esterai 9ue:l~ dans de~ieu et sur son imŒaaeace force égale sur la transcentdàace l?hlQi de le~y~de l'h~ni~~el~ notre âme.besoin. et que Christ a~~e Dieu gories de en élevant l'htMmam dans du la ~person~i'humantte~~ divine pop~i~ ~8~ ~~n~de~s~~a~~ ~c~site ~twoup r~lité.de ~véHtable. L'instruction religieuse à toutes les religions. moins respectable si des masses. peuple~ mystique sister. précaire au moyen âge. à ~. inférieures en de stériles pour s'épuiser la saine nourne fut pas en état de présenterauxmultitudçs qu'elle de l'Évangile. de l~sph~de~a~~pu. riture du peuple précisément et qui n'a n'est pas uni- significatif religieux notre soumission absolue à la 1~ quement le sentime~de l'aumais encore celui notre conscience.. Cependant 'et~que ~.cai~eteHieva~l~ la ~f. S'il est vrai q~e le senttme~ pas été accidentel. . pas~ve~le seizièmë'siêGle.. de'-ces 'sectes d'utie~~ino~?a~t~~es~~p~ ~QUOr~)àl~ *une 4~ë~~d~r ~tx. moeurs de leur religion antépas remplacé en elles lesconceptionsetles du peuple rieure par une vie spirituelle plus élevée. les doctrines toutes de concilier philosophiques que sa prétention absolue de l'essence avec l'adoration et tous les cultes de l'antiquité du réalisée par les sectaires de Dieu conciliation que nous trouvons de l'accomsans doute. doGtNnË~l'iden~du~n<mde. pour lui et pour conclue que l'appa~ion~~an~me ~epoque~ . disparu des rangs ait Que le panthéisme c'est là un fait A l'époque .zo6 CQNCÏ.rSl~§sa~est~ mais ce ne ntt que p<~r remonter masses.UStON.~ ~'exister~aS~~ëS.

Michel Servet avait Déjà en t53i attal'Aragonais de la Trinité au nom de la qué le dogme philosophie panthéiste.. Franck des conséquences claré lui-même système premier révèle pas pratiques que ne voulait qu'il bien vers philosophie d'un nouvel de la uniquement de sa métaphysique rencontrées de secte.): Sebastian der Voil&ufer der neuern deutschen ~8.tins Franck et que l'on peut considérer ultérieur appartiennent d'être rangé développement David Joris mérite à juste titre de la pensée encore au comme le point Les panthéiste. esprit et inquiet sombre.CONCLUSION. de déLiber- Sébastien les philosophes parmi modernes'. M. sur l'être Quiconque indéterminé de Dieu qui se déen revêtant termine les qualités des existences concrètes et qui devient conscient dans les intelligences finies.1~. la tradition noua. sa philosophie tomba dans l'oubli siècle suivant. Ses ouvrages jusqu'au d'ailleurs étaient écrits en latin et ne pouvaient exercer d'influence sur le peuple. Sans a pas recherche aucune il a dédoute été son un des imperfections ma~s il la renaissance de la pensée moins philosophique. siècle ne connut et ne vit que pas le philosophe Servet ne fonda ni école ni secte l'hérétique. il fut le précurseur plus dialectique que spéculatif. . moyen âge. 314 et s. de la vérité abstraite. si longtemps interrompue de la philosophie transcendante et qui puisa dans l'étude des lettres et dans l'activité de son esprit original antiques un ensemble de conceptions part du . publiée par Hagen literar. Au moment même où apparaissaient les dernières manifestations de la doctrine de la liberté il y eut encore un homme spirituelle. Pe~AS~MM (~M~c~MM~ 2e ~M'NM<tonMM<< édit. qui recette fois-ci en Allemagne. de Spinoza~ mais n'eut de vivre pas le bonheur comme lui à une où l'intérêt les questions époque de métaphysique pour était pure Le seizième éveillé. mouve- l'excellente étade sur le système de Sébastien Franck. laire dans celle 207 de la spéculation d'où elle était descendue pure quatre siècles auparavant. Frankf. Franck. M%r. la solution qu'il essaie de donner à l'antithèse de la liberté morale de l'homme et de l'activité infinie de déjà connaît ses idées Dieu j l'opposition l'art des qui vient qui réside dans la plus qu'il établit entre la nature hommes/enfin toutes les âmes sur laquelle et dont sa conception humaines à quelque il a établi il a su sommes Préoccupe n'a déduit nous pas avons fonder de Dieu et qui vient du Christ universel religion qu'elles de la tolérance de essor appartiennent religieuse idée large le principe tirer toute une en présence conviendra l'histoire. que nous de la spéculation panthéiste. 2. n'en tantôt. PMIbaopMe.

âge'~or.ah -tMiëme~ dtartt ~'hel.t~~Q~ CONCEfSïBttt.de J~h.'Aliemagnè ynty~3 est arrivée 'été ont subi < son les témps cons~~ce~m~ ~të~l&.2ô8 nient à~Àp~M't~ ~t~ette~ô~~n~ â~s~ stM~Me~a~h~ët~ rea~e~ea~q~ 'to~~l~M. q~eJ~ûbS~hm~Acb~n~~Us~ et 'qui ~outi germdl1ique ont la uevient s'~ r de 1.a.t~Ogîe pf~sëë~Mëe~quemënt.=~t ~nc~rer~e~tt=relx: q'a'`~u~lne. actuellë cet ur~enirde la vie .opulaite t~ù lâ m~tho~t~~e et rèria~ssan~e d~ :ntI1éisme i priric~~e de la vie z~atic~naié I~a ~e~ig~on:. a ~a~cc~c~d ~e~` ~eea~d~tc~eesantirtt> Î vxa~ b~W n -~é j~sttèe .u 3 er~ s~~éant a~ m~y~ea engeitd~es partth~me.p. .éli~an~sxo:è ~st là s~pr~sr:e~~resce tabl~.dë~sste~eë~ se ~~e~e~~ï~ ~ger~a~q~ MeM~MM~ ~'s~MM! ~e~Q~ .autM~ mo~que~iMM~ tra~t l'ittStotre~de~e~~ ran~àm~ ~es.

APPENDICE 44 .

de Vienne. autres culière. tiré du Cod. les pièces qui figurent dans cet Appendice. 2786~ n" 33. (renfermant endroits). partie 2788~ nos manuscrit d'une de manuscrits de~a le 1~ ~n collection du quatorzième un siècle (l'ua contenant-les nos ï~ i et 2. n<'n/tg)~ d~ milieu en paraît du quinzième-siècle corrompu y). proviennent dont deux l'autre les n" supplëm. 4"/f<' faisant t62. n" III. 2. en plusieurs i-t8j le texte et un duseizième siècle (d'où est tire len" . à une des quatre seulement publique. de PfeiSer 3o)~ et le brûlé.~ Argent. papiers imp. A. 98. Les parti- de manuscrits t. appartenant i et 2~ tirés bibliothèque inédits les nos III. IV.Parmi proviennent Ce sont (Bibl.

gnodenrichen gelerten Eckeharten den grossen lerer stroft'ete umb sine behende bohe leré dio er pflag zuo. Alle tzeme m d~en under worffen ist under die menschen und mit die gerne eime dem vesten bilde gantzen iemerlichen Cristi noch erne. 1 Dis ist das baner und warnet buechelin. andere und si ouch vermúschete ~=~ mit sirien inbrunatigen hitzigen zuogeleiten minneworten. und ist eine ernesthafte lere allen gnothertzigen warnenda menschen einvaltigen wie sú sich soellent hfiten ~pr4~J1 'valschen fryen menschen.uo. alle guothertzige menschen gar eigentliche mit grosseme erneste wie su sich hutcn sollent vor atlcme valschen rote~.geleit vermiachet von grosser grundeloser demuetikeit w~~el1. und mit vil froemeden behenden do worten.'i4àâer wQ.ï TRAITÉS SUR LES FRÈRES DU LIBRE DE ESPRIT RULMAN MERSWIN DE MAITRE ET LES PRÉDICATIONS ECKHART. wenne banier. miJsd ane vohende soJS~ sont tirés . etteliéhe geschrift andern frnnden gottes und und in ire buechere ~t\te1'l:Í. me gegen der Cristi banier geund volkes zuo disem volke das hie under Lucifers baner Das ist gezoget. .tuonde vor dem gemeinen groben und etteliche volke. Item das baner `buechetin in dem die wort und die sinne hellent glich allen den demnetigen DÛnnenrichen worten die der liebe stifter Ruoleman Merswin selber geschuben het yon den vior iorensines und ouch anefanges anderswo. es ist heisset in disen die banier baner. em das buoch vma don dryen und von eime durchbrüchen. ein gros und volg.J!tiuo $chpbell nous des matières du d'où ces traités und kummet alle zit het Ruoleman Merswin ouch buecher der en teil hie noch geschriben.lte von allen menschen unbekant sin und von niemane erhaben. stoJ}t. Aber was er gooder schribeu schreip das het el' also rnuoste. not. sint alle die menschen die do uf in iren gont richen sinnelichen flogierten vernunft.te volgerit gelouben. eine Lucifers das mit den s~~n uf gantuot cristen ziten ziten banier sorglichen die banier gegenwertigen Cristi. vergar borgerillndej~ridere lind het materien.

vaische und ist wise.sprecheHt J~~e]~e~ noch an tinte und an birmen~ Sehe~ menschen gesqhrift redent aiso guothe~zige yorhjtënde gajF das us der velseMi~ .2t2 TRAITÉS DE RULMAN MERSWIN. mit dem lidende ûmbe akp ~uo andern moensehen Aeh.menseh~ ~u~rr~~ kun' yon heil~ mit guothertzigen rentsu die heilige andere nent. das ouch zuo . das nut guot were das men dirre valschen wenne guothertzige menschen mbehtent werden. DMe valschen ~e~ch~ t" ouch abe die heilige:geschrift u~d~. Dirre worte und ander worte hant su worte vil schribe. die Vil kluogerbéhender yalschen menschen spreehent àbe das lideti unsefs Iteben und sprechent herren.gp~ Das tst aber gar vals<:h get'e~ unsers Heben herren sol nieman dem andërn ~be sprechent StpttdM sol und wil selber daruber meister stn. der warnetpuch yor den vaischen bpuedern und sprichet Es lig~ n~tdarattan vil kluogen worten. allé die wile sprach er nie das er genuog gelitten hette. Liebe guothertzigen Hite~ die heilig~n âùhent M~ yor zuo walde von vorhten. Die wile er uf ertriche in siner menschwandelte licher naturen. mensche und s~och vol bilde. do Es ist vollebroht! 1 sprach er erst Wer zuo dem vatter wilj dermuose durch den sun. Dise frigen valschen menschen guothertzige menschen sprechentsu habent nùt me zuo lidende noch zuo sterbende und sprechent su habent us gelitten und sprechent und gestorben~ wer noch zuo lidende und zuo sterbende der si noch ein grob habe. untze das er kam an das ende~ do er dem vatter sinen geist uf gap. Ach~ allé guothertzige ËOtenschen~ nement der 1ère Cristiwar~w~ Cristus het inaller sinerlete die hpchfertigennider~ su hoehent sich han denne es Cri- San~e Paulus tigenerhoehet. under ir baner geziehent. Dis ist aber eine valsche rede. ziten ir sùllent wissen es tête in disen sorgliçhen vil noter das sich allé guothertzige menschen butent und nichent allé die menschen Die frigen worte hant. ùch selber dise valschen war wenne es tet in vil ziten nie so not me wenne allé wellent es besser han denne es Cristus frigen' menschen selber gehebet het. Cristus sprach Nuo sprechent aber dise frigen valschen menschen su sint vor langen ziten durch den sun. Wanne aber mit Lucifers honartj und wellent es aber besser stus selber hetgehebetj Wer sich hiehoehet wenne Gristus sprach ouch der wurt dort genidertj und wer sich hie nidert der wurt dort gehoehet. sich dar ane stossende Ach allé guothertzigen fliehent und nement mit erneste zuo menschen. gar vil.

wanne Owe und dise menschen zuo fliehende alle guothertzige wenne es tet menschen. vindet in disen lebendiger gottes-frunde ziten. wanne liehter under siner baner und meret sich noch ger mensche. zuo ime han. ufgewornen. wanne es sint zwo baner gegen einander gat an den strit. getruwen Wo der sich noch nutgerwe zuo grunde were wollte lossen. mag mit der heiligen die redent wider den heiligen geschrift. die ist bluotvar rot gemalet. gerotent vaste herfuritjhten. und muos sine Alle menschen sint mit vil behenden . gotte geben mit einem frien gemuete ufgebenden und dem willen gotte sichlossenuntzeindentot. Wo nuo dise valschen der men nut wol beweren worten. was got von ime wil haben das er dem wil sin. 313 kan men mit bessers rotes worte die aise vil behender geben. wenne geist. zuo wer nuo mit gantzen truwen nuhet zuoCristo. widërsagende welre mensche alsô werlichen Cristi wer der mensche zoget under baner. Lucifers geworffen nùt umbe under baner. so bist tvenest~ Ich weis nuch du und umbe hap wenig worte und mit und fliehent. das er in nut lasse. und fliehent under Cristi Lucifer baner. in disen ziten dem gekrutzigetenCristo der sol ouch ein gantz nuo der moensche wenne alleine zuo fliehende sichers. Hutent uch~ alle cristen wanne die prophecien menscheh. Welre gëhorsam mensche also mit einem frigen ufgebenden zuo gemuete Lucifer und allen creaturen. er wolte ouch helffe suochen mit den creaturen. Welre mensche under dirre baner wil striten. die heilige ist kummen usser dem heiligen geschrift der heiligen geiste. cristen ir sollent guothertzigen wissen das es nuo menschen. gotte gent one aller creaturen das ist ouch die sache das men so wenig gesuoch. Hie sint alle gewore cristen menschen das schuldig sd âne sehent mit der bescheidenheit die su hant empfangen von gotte. fliehent nie so not me zuo niehende der alle den het gar zit. und sol ie ein cristen mensche warnen das ander wie gar sorgliche es stot in allen sachen in disen ziten. owe. der sol ist. das su in disen sorglichen'ziten nut irre werdent. Men sorglichen menschen in disen vindet gar wenig die sich alleine ziten. hant. Die eine baner die ist Cristi baner. cristenheit zuo heine und zuo einer lere was die cristenheit beheilige darf.TRAHIS DE RULMAN MERSWJN. dem menschen tuot gar not das er gewerliche wandele in disen ziten. Ach vil valscher lùten gefurt guothertzieb du anders. der muos sich vor bin verweein frummer gendaser ritter welle sin zuo streitende wider alle untugénde~ ture~ und muos sich leren nature frummekiiche leren in allen brechen striten durch sin selbes naund muos sich toetén.

not allen gev~ren minnenden hertze~ ~a.~Ach~ lontùchalleminnendenhertzener~ not ist ~f gangen in det &oeh~igen~i~e~t~ ma~~ger meder verborgener wisen u~ ~cb ~p~ ang. so machet er sich geswinde uf und machet sich zuo des anevohenden guothertzigen menschen gedencken.~n~i~Qt. TRA!TÉS DE RULMAN MERSWIN. der hilnet dir das du in allen striten gesigest. han ein gros getrùwen zuosinem wenne Cristus herren. tzige baner anevohende und werdent mensehen. bittent das ersich erbanh~b~~ atiM~< umb die es in disen ziten~r~sorgli~n .Es ~~n~ wolten sù mit irre bescheidenheit anesehen wie e~st~nd~u~ su muostenterschrecken. ime zoigent sinen vaischen grunt der do lit in der naturen. Hiëhen und butent ùch gar sere wenne Wenne es geschihtgarvil menschen werdent gefùret in disen ziten das guothermit faisçher 1ère usserCristi das gefuret ~nder Lue~ baner.s"g!f. frien mensche die do sd habent sprechent nùt me zuo sterbende nochzuo und men lidende. uffe das der geist moege ungehindert uf gon.2t~. ten vilgerotet das sint allé die valschen ufgon. ~em~ru~ und in fàllent. Aber dis andere boese volk das under das leider in disen ziLucifers~anerist. Nuo behùte gotalle guothertzige mensche~~ nùnftigerbehendikeitundvoraUerheimëUcher~vaIsci~ . hertzigen Wô nuo dise vaischen menschen kummentzuo einem und anevohenden guothertzigetimenschen. Tuot er das nùt~ sô stotesgar sorglicheumb in. Allé guothertzigen es têt nie so not me. herre. solle der naturen gnuog tuon in wele wise die nature wurt âne gestossen. sehent-mit fuos grosser erbermede. wenneeins anevohenden menschen ist noch aise nature mùrwe und aise gesellig mit naturen. ist sin houbet im und. Dise valschen menschen hant aise vil valscher behender worte die men von vorhten guotmenschen nut getar geschriben.So tupt es not das der guothertzige mensche Cristum zuo helfë und wider nemme strite. so dise rede Lucifer benndet.

Hie zuo wàrt also geantwortet Ein gewilliger demuetiger abegang naturen ist der behendeste durchbruche das ist also ihgeîstëundin zuo verstonde. noch lipliche meinunge genuegede ioren. begirde des neisches. das hant schreip. 3t5 S a Dis eime iuste ist wol das buoch von richen doch den drien durchbruchen und von gelereten und versuhte creaturen kunde. Die drite . Die ander froge ist weles der sicnërste do der mensche in der zit uffe geston moege noch digrotsij semeersten verfroge ~ist: weles die neheste sich. Und der mensche sol sich ouch zuo gotte. der do gerne zuo dem hoehefsten vcllekommenesteme lebende kerne. aise stifter.sollent ir leben.der mensche in zit mit gotte vereinigen einigunge si/alse moege. ein vand fride beer und in allen nie das vinden er keinen untze sich zwentzig und do mit gnodeter airest froeide den dis mit 1ère andehtiger und geiste: vollekomenen us er groesliche meister heiligen lerer. Eckeharten. duï'ehbruch s~ den der mensche getun mag. Wenne in der hoehe. sinre noch muotwilligen vollekomenen noch wart sinen zuo lust funfund gotte priester gantze dar und kerende wart. stroifete Ruoleman den gebesserte. ouch aiso neme das su me furdere denne hùndere do begriffen wil die ùbernatùrlichen losding sen die susseh zergenglichen wanne der liebe sancte ding in der niedere. so. zuo anevohet selbes wahs bruederen und hie gebesserlichen aisus sprichet Es sint drie dën menschen hën menschen ist das eime anevohenfrogen in den alles das begriffen und eime zuônemenden menscheri und eime vollkomme- Die erste froge ist weles der behendeste zuogehoeret. das der mensche allen den lusten abe gange die sine nature das men die geleisten mag. der muoz wer durchbruche. untze an die bescheidene notdurft.TMtTÉS DE RULMAN MERSWIN. sprach und ist es aber das ir mit dem geiste toetent die so sollent ir sterben. Paulus Und ist es das ir lebent nach der begirde des fleisches. unser einer und lieber Merswin. genuegede der alle naturlichc pfaffen. erneste erluchteter rehte in dem grossen buoch sin in seit.

und -alle ubernussige willigen abegang sùssikeit der naturen gelossen het. man&chen werent. denne dem Hie danne ewigen werg die ersten na- bilden aise verre er kan mensche geiste gar eigentlich zuo.wanne ime ist ndt wol stes allé zit zuo getr~wende~ der mensche stdnde donne in grosser demuetiger anders so goetteîicher gelossehheit. wenne der geist dise zergenglichen abegang natùrlichen und die nature werg getrucket ùberwunden hat. Nuo wart aber fdrbas me gesprochen von dem lerer Ein gewilliger des geistes. alsoliche menschen die ne~M das fur wesen den schin. es si in tuonde oder in. Hie voHsohette einjBensehegfosund begirde zuo-gotte. und ùberso springet er sprungen hat. dasesgerne gewissethette ~eles inre menschen oder usser.gat~ so gont auch s!t gotte abe. das ist. Wanne sider das unsers herren menscheit selber zuo ettelichen ziten sinen tieben iûhgern eine hindernisse des heiligen atse er selber sprach geistes was Es ist danne das ieh von ùch fare~ so wurt dch der troester des heiligengeistes~ Hie von sprach meister Eekehart y Ëtteliche Mte die nement got so er in mit luste inhihtende und smakende nement ist~ und dieselben in nut noch &)lheit siner minnen wanae so in dieMstlichkelt Mhten des und smakendes abe . demuetikiiche vor allendiagcn fur setzende sint was . ist ouch ettewas zuo vorhdie sdssikeit des geistes me die ere gottes do hute sich ein minnervor.. Wanne got der ist das wesen ist sùssikeit aber g~t~be der schin. das sen ernest sintgeworeinnere menschen. oder mag noch dem lieplichen bilde unsers lieben herren Ihesu Christi. Und wele menschen den schin oem~otf~ wesen~ das sint noch ussere menschen. Wanne welre mensche einen geiegelichergeworergottes von der welte geton het. ist es gar sorgliche. aise wart ime von gotte geantwortet Wele menschen mine ère in allen iren wercken. Aboliehe menschen nement den schin fur das wesen. zuo glicher wise muos ouch der mensche einen gewiUigen tuon an aller uberaussiger sùssikeit abegang des gei. lossende. Do von sprach der liebe sancte Paulus Ziehent abe den alten menschen und cleident uch mit unserme herren Ihesu Christo.2t6 TRAITER t)E RUJLMANMERSWiN. die aber das wesenhement fur den schin. die er ouch gar vie! lustliger turîichen das gehoeret werg und unwandelber wanneerewig tende~ das ein solicher innerlicher wurde minnende und meinende uf die lustlichen niessende wurt danne ouch ist. Aber wele menschen sich hie durch geubet hant und dnrchbrochen hant~ und gotte nul was er in ioch gebende istj es si sureoder susse~ das sd das allés gitche von ime uf nement.

sùssekeit geistes. Aber wenne er mir befintliche abe get. und gotte froeliche und blos ledig wider benomen losse. einikeit mit gotte ston das in verdrusse dTiessende. Ein sen lerer spricht Eine in in gelossenheit. Ein mensche mit grosser einen frogete begirde begnodeten grossen lerer und sprach Weles die geworeste were. gerechteste gelossenheit Do wart ime geantwùrtet aiso Eine gewore in gelossene gelossenheit dem geiste und in der naUren~ die soltent beide und mittbigenander einander sin also das sich der mensche in allen sinen naturlichen kreften wurcken und biegen sancte hant in kunde alzuomole zu grunde was er mit ime gotte gelossen. das er were das er innerliche wercken fride usserliche ruowe Von sende oder gottes friden ein sprichet rechten worheit lerer wenne Lieber du du soit mensche. aiso were trostes stande. Wànne Salomon Men sol ruowe han in den dingen. Wanne in miner selen ist. Haruf uch demuetiget erhoehe in der zit des gelossenheit ùbernatùrliches das von er des sprach under die der der liebe sint. der liebe also sancte aise so ist mir Dionysius gar froeliche gebe mir got uf die selbe zit das mir alle creaturen aise ime selber.in ime und friden in allen gebe fùnde. crstund noch do nùt in einer vollekomener gelossenen gelossenheit. nùt aise wol mit allen creaturen aise mit ime. sint usserlich. es sigent usser werg oder inner werg. Disen spricht iomer zalete der liebe sancte fur einen wanne Dionysius gebresten. diseme sin in der wer gelossenheit der mensche also aber das er obe solte ist gelossenheit in solicher gelossenheit sin solte selbes er denne also sin nùt in dem was aller gelosund ussewendig das in ut verdrussedas und der fride Es in allen der befùnde vergot in oder und stunde~ creaturen neme. in allem dime tuonde wisund . 2!~ guoter wercke alsoliche menschen wurckende so sint sie doch inre menschen. das er uch gewaltige es von Und entzoer friden ouch von sprach mensche ùt befintliches in dem dise selbe geiste. vollebrehte. und das gotte wenne befùnde ime das er sich danne gen wùrde~ gotte habe in allen wercken Hie so sprach gottes. es sige sure oder susse das er dar inne stande welle. gliche dirre ersten sol sich der mensche demuetikliche gelossenheit got durch und Aller under allen creaturen. die fur goetteliche ere ùt anders was wercke die wùrckentj fursetzent~ so sint su doch usser menschen. so were mir noch denne undertenig werent. susses beschowunge. so habe ich iomer noch ime und das ist min gebreste. su sint innerlich aber was der menschen oder under Petrus gottes~ Dirre lerer das der liebesten. got befintliche rehte wol zuo muote.TRAITÉS DE RULMAN MERSWIN.

y .7~ Ÿ' a~ ff iEr·r. d~s ~s~ éxme rnenschctt der s~ch~.l~ ~v~.u~en~bli~~en~.dü :des. n~.~?u T k `~.ïalsa=cias xn ialle~ ï~~ne~n. S zv .ÿ~erçkeh:. -sa4~islt~ er.au. .:wan~e eirie.SW IhI..° `~ r 5- ~.~fcr~atç~remseh~.f a~x'.S ?' . so brst d:u ndc.st~ gebresth~ft j.` 6 at~X' ~t .nut~~all~e~ sit~entsthn~l~Çheh~=k~e£ten ~1~ natûrhcheF~di~ m~rr~ch eue s~c~aerie~~$fark.nut m..nad izuo~enr~enden na`furenr. :Ù.gelôssene ~élossenh~it m: ger~tc~ ü. ~?~MM~ ~M~M~S~g~~ ~M~~ gent~liche v~dest.dm.zit `nc~cb in abex `. suhd~r~ ~f.~der ~texke ~unçi 'schoene` des schoe aer ~t~rgel~~seY~e~~ s ~alle~`~ d~s ~na dér~s~ eh~~r ~.rEh~ruch d~trch tne~selie ho un~i ver-: ~:ut~~Ftteltlmhe .er~~bft~~ea~ $ én= liSa>S~~I' in.t üf de~ °~elben erea~.~$~ `R~~I&N `A~I~I~.i~ ~s~f~ 11~ ~i§ s < f y ~r .rst~we~ Ab~r~etn ~~rr~u~ffi~er tiu.xnid~ch s~lber ~~rïd~t~eder in.

i wo~ent':und'sint Aber et _. undâas..wellent~ .T~rr~DB~ ?: &iQ S~aS~Q~InM <~c~ . hindernisse a:a.yor rnèn.der..uLw#e. hohe er5ine. wille.~at.ls.Iioch. :nÓchvolgêr.istiein abegang. ÍpittuQnde1!nd dem. ei n~t.: . demuet1kelt dO. v¿ri1ûnftiger.weis one . úberésin.bilde i elichen sinnelichen. eriwas rrien:in.'hoçhêit was und:"istdie~l1er.intiahte..I1g ist.~te ¡die ge.aget¥.' chverer.:abega.~ruf?und und das tuot su~âuc~u~ntze an~das ~ëhssten=k~tnert:.~ lïèbë. .Hievonspiaçh.grotist:ein: bescheidenl:Íeit.. -niemer.. in miner:/ lebendè: ng(j.g'Çgene.n1ensche.. 8.das-. déi::do. mâg sechste.sa.o~erskiho~he~te Sl~ het. abegang.smt~ étteliche~ lûte Kdie.iharùmbsp' mnc~e~he~be.ein-demuetiger gottelicher.~Tùo." getu t.. dnd-aller creaturèn der.was~ L~clfer.in a..aie und ~értrich~s. vaste Dêr:eine. 40.vor.EW lier:.die do' do wol atlen~ verstande- ~S~~ ~S°~ ~W~ ~ëtn~~t~ ~eLossen~ge~ gernewoltenvon:goettelicheèmin:geworçr' abegang Dér ander das grot..wart'zerstoeret. undalle allezi~d!lrmitted.voUe-" die. vierde: das.wart. getehtergelossenheitdurchden'geist noch nie creature. undm.das Der :indemgeistê.t. ~gd~<~B~~ ~S~sb~'d~ti~ro~kà ~ë]~ ~~d~t~ g!j~n~ iSg~~ ~Rm~t~~C~a~ g~Mt~ ~gs~Ie$ch[~~ ~gêj~~cËJ~ S~Sdëm~ ~oi~sel~~lie! ~Ms~&~ ~zii~ ~~S~etjt~ ~M!J~ g~M~~ ~s~S~~c~~sto~Sne~l! ~EÏ~GËë!~ ~@S~~ ~??~~1~ ~ox~m~~ë~ ~eeM~h~~ jgï~ti~a~ ~M~g~L~si~~ ~it~~i~~eme~ ~S~~s~~ve~mu~ ~NSd~n~ ~Mïe~ls&~Mr~ ~ëlëanS~is~E~~ :bilde.h'aterhoehet .also g~antwûrte.dv Dé zdo-fvt~art. j~eWprë'gelossenegelossenheit dm-cR 'l'i.

Das ich do gérné pfafFe worent die grossenbehendën wol verstonde was so ich abërin man sol die margaritën~niït~M da sprichet wurden mir uwere bredigen YerdBûMg~ henbehendenwort~r~olt~~en~d~~mei! usnhten~und~nùtentzurneates~anB~~het~ an uchdasiresdemgêmëineng~ sagent res und serunge das duncket gotte von mich nùt~nutzë~ ~tebër herre~ dd bebésche~ der guote das von hoertej di~ das das dié 's~vin so hodenne dise wort dëm <und gedohte ~~e~M~ ein lieberës tuonj moebtentnemen. reden was sollënt ir wissen das habe~u~~ gerne und gehoeret. Hie mitte so werdent der und ist gar sere faste eine hindernisse frigen werg gottes benomen. und der selbedasdo hoeret das ist das selbe das do gehôeret wurt. und wellent denne die edeln zuo ettelichen ziten aber ein anders. :uyd bes:do ùnser ëbenmensche~l~ Wanne es ist eimeanevoh~ men- . pfaffe von der geschrift sprach Lieber wolte ich gerne sprach er gar h. dis und ewigen wanhe was got in mir sprider chet.ir~ guotliche gehoeret ir 6s nut fur ubël habenj so Do mit uch reden. wanne es ist gar ein gros ding. got gelossenen gnodeneinswordenundnutvonnaturen. das tuon. mensche der do hoeret wùrckendes lidig und gottes sprechende worheit. Es beschah ouch 'bi und meister ouch Eëkehartesziteh von lebende zuo das meister ein grosser Eckeharte wâs got in imé sprichët. Eckehart also Der mensche ston der muos alzuo mole zuo grunde in einer gelossenheit demuetigen wanne das do gottes wort hoeren sol.wollent.220 TttA!TËS DE RULMAN MERSWIN. wurckende ist~ und des selben und usser dem selben doch so gehoeretes worheit der prophet David sprichet ouch meister Herufsprach anevohenden Ich sol hoeren menschen wol zuo. Do hupder~)fa~~ae~~Sprach:~o ich ungerne ùwere brëdigen vil meister und vàttër~ collent usséf goëtteliËhër mihne Lieber hërrej. und wetlent dis und gins lossen. blos unangenomen das were ein-werg der obersten stunde~ Ein solicher mensche der also in dirre fribeite stunde~ der brehte des wanne der vatter gebirt allé zit sinen eintages one aile zaï vil frùhtej suri allé zit gar vit sun und wurcket durch sinen eingebornen gebornen wanne su sint voit frùhte in eimesolichen menschen. Do sprach meister ~ckehâ~ rëde gere ich das ir mich durch got die die zwei sint gar widerwertigetnandër.D~ ungerne Das wil ich uch sagen.

vernunftigen und leben.TRAITES DE RULMAN MERSWIN. ir sint ein gros pfane. das were uch hette darane geheissen lesen. em geordent ir sagent su wisete leben. So eruwere behendenwortnut ouch sint nut nut su gar den nutze. rent sagen. der geschrift. dar. in der schuolen fureta ougenblickeme bredigen. das men Und dise die selbe lere tete nuo aise not sere und cristen an aise faste sd ie gemeinde cristener menschen in bredigete tugentlich offentliche stroffete getet. gelossenheit demuetikeit allen der der do wurt ir und iemer alle zit dem sint su hie dem aise aller tieffe obersten under gar nutze. gar unverfenglich gesin ir muostent selber an dem a anevohen und ie furbas und ie furbas leren. mand verstot frùhte oder nutze ist. so vil aise su es hoehoeren. 22t schennutnutze~ verstost. ioren der mensche die meistere kundent. in eime die in also enwisder und in und in oberste schuolen per schuolmeister. also nochvol- wol ussergoettelicher das ir nuo anevingent mit der helffe also das er selber lerete die wile er in dirre zit wandelte. disen drier menschen gewiset schuolen meister Ecke- so ist uwer anevohenden. und solte die untugende leren ustriben und von ime stossen. goettes herren Ihesu Aber gebrediget. und muostent der zit erbeiten untze das ir nuo ein meister der heidem ersten zuo schuole wurdent . umb das dar. grossen do ir zuo do mustent ir an gesetzet. meister ein meister Eckehart. So sint wanne grossen wanne in eine wanne su cime furbas hohen grossen zuonemenden menschen nutzer were. nut gentzli- und uf das nutzeste wegeste ich sin bin und solte ich unwirdig minnen und der und lere unsers oder geseit uch roten. die wile moegent su es vil lihte gerne dar von koment und sich zuo in selber inkerende grosser demuetiger bent und in rehter ertrinkent sent der obe under sie in brediger. der uch do ein gros buoch hettefur und demaaneyohenj gehebet. und geleren ussewendigen lieber Harumbe.. von ir untugenthaft suntlich sie kumen moehtentm lieber gar meister Eckehart. ich uch so wolte rotende Christi sin. denn geleret hundert hart. in sinen sich das versinkent su nut geund das got oder zuo ie beschuf. che werg in allen guoten dingen lerete ueben. wie Nuo ùweren bredigen das gar wenig ieuberschwenckigen dingen. one die zit. hohen vollekomenen lere gonde schowenen menschen ouch in lit nùt gar vil belanges wanne darane. untze das tugende usser untugenden unde werdent. che uf das wie bredigen zuonemenden uwer leren und handen vollekomenen menschen. getent Do was sine lere in den sinagogen und in tempeln alles daruf das der gerichtet sine untugentlichen mensche suntllchen und tugentliwerg abe liesse. und ouch gar wenig Nuo bringet. aber und willen so sich sd in werdent.

gent mir. Aber aiso das ir mir gëloBent ieh lebe das irniemer Aise ving menschen dirËe guotê Eckehart zuo swigende. do hette ich aise und. do spraeh dirre guote piaffe: habe ich uch zuo vil geret Eekehartj und es zuo lang gemahtj es ist nuo zit das ich heim gange. grunde redehde sint. Und do ich d~ geleretë und dritliesse zuo schuolengon~ zehen ior stunt ait was worden. dowas ich ein einig sun und wâs min va~ërga~ und er furte der mich alles mit imme zuo wèitlichen saGaenj~ Nuo was welte leben. allé krete Wanne ersichnochordenungederheiligenkyfchen. Wanaë was iëh vor~m were wâs es solte sin wolte~ das viel mir aise gar eigenMche in~ das miëh duhfë~ iemer ouch ettewas kùnnen. menschen 1ère und bewise wie das und zuonemenden henden menschen zuo lossende und die tugende lereat su ane sollent vohen die untugende mit der helfë gottes die tugende danne der mensche er dann ouch wol meister ùber alle unso wurde begrinen~ und wurde ouch danne von dem heiligen geiste von innan getugende. Lieber Nuo noch dirre rede. Bo sprâeh Ir habent mich aise ga~ der h~ guote aiso armer sundie wile das seitè sines ~n~~sagën~J~ pfàne âne und lebendes~~niugent ufgar vil und~sprach trsoUentwissende sindo icheiniungër~nabe unë~ was.MANMERSWiN.kunde danne min schuolemeister~ vil geleret Aise ging das ich ich me verzuo voiles . nutze das men anevoHarumbsoistgar ligengeschriftwordensint. Wanne meister das ver- meister jEckehartdisenguotenpfanën und gap ime das Do umbving betze und sprach: Lieber herre~ir sellent wissen das ich in vil ioren nie aise dise rede die ich nuo zuomole von keine rede so gerne gehoerte habe und ich bitte ùch gehoeret gotder musse ùwer ewiger Ion sin brùderminneh und usser aller cristenlicher goettelicher und ich manc uch gottes aise hohe ich uch gemanen lichen trùwenj mag. und Und es ich war bat imë Minën~ er mich ich ettewas wide~ erberén mi~ e~ ime aise lange bbe das er es tet~ und er gëwan schuolemeister in das hus~ das erm<<:h zuo sëhuolei& solte~ und do was ich zehen ior ait worden. das ir mir Wellent pnenboren und sagen von uwerme lebende aise es ùch got gebende istj wanne ich verstandë wol von der gnoden gottës ueh usser aller das ir usse eime lebenden begnodete erlûhtete'pMe das~eh nut gelossen m~g~ ieh muos~uch~ag~~édas'uch~ der untze har gelebet habe. 1ère nùt garvil me gebe doch so haltet leret das er uf die ussewendige begriSën. ich von Mnd uf gar géli~pRg mole riche von sinnen.222 TRAïTÉSDERM.

der heiligen selben iore meister werden. bringen in grosseme we geton ùberswenkigeme ùbernùssigeme und luste der naturen. mich gar erlich mit guoter geselleschaft was do ich wol vier ior zuo schuolen geleren. tot. allen lusten die ich erdenlange sehsse und aise untze das ich hertzen kunde. gesin. und naturlichen inne. mit dem munde~ und ich fur gar geswinde mit den do ich heim do was min vatter und mir kam. wol zuo handen. geschrift Aiso beschah es in dem funften iore das noch min vatter siech wart. und er schickete kumen mir die botten wart was gar mit solte~ wanne ouch Und das ich gar geswinde mir. hinder das ich kan oder mag geleret anders gewinnent wanne nut habe danne Do min und schuolen. sprach kein wip zuo nemende. soltest ziten begnuegen Und sprechende din guot vertuon. es sol zuo dem minnesten mit cken funf noheinander libe den suochte ich wollust. erneste do gab er mir wolte. grossem er were allessant hest vil. mir vorlesen min rede hette sich wolte. du erwindest niemer du kummest danne do hertzefroeliche in der wdrheite ich zuo das din liplich sprechen moege froelichen friden und froeide mines herzen funden. und kundest doch alles nut zwentzigesten loeffe versuocht die libe guote muotwillen vollekomeund vinden . das was. mich mit ich verbinde das e zuo das schuolen ich nut sach schickete ich zùrne Vatter. und mit noch Und einen disen dag. und ich wart zuo manig~n du alles grossen der geuebete. min in aise die lere an vaste. das grosse guot wilt du tuon?.nuo ouch ligen geschrift das din willen noch Aber allen in allen muottet es herzebegeren die den lusten disen wie vil ich dingen. leben noch allem ving ane. Und habe gantzen das sol ouch ahte nut tage und und s'n mit eine stunde sin. alleine.TRA!TÉS DE RULMAN MERSWIN. 2~3 schuolen aller lutete seme mir untze das ich me ahtzehen wolte und ior ait worden der er also schuole erneste nieman gar mich das annemen Also beschah mich bat. Du hast alle die iore~ do gedohte ich in mir selber der naturen wollust und hast darumbe soltent. das men meinde er solte in demder vil iore zuo schuolen was gelegen. kam Do es das vatter umb mit eine grogar schoene unseres alles vatter und iungfrowe ich die nemen das wir erben sin ich grosen guotes. solte. rehte guotes usser genuog lande zuo botte heim. do ging mir also das ich aise vil kunde alse ettelicher die lere gar. die nature Und so kanst genuog. mossen Und das seitent gar usser krang. es ouch oder gedencken lustlichen muotwilligen do vant in mir ich alles selber kein begeren kunde. und in diseme in guote lebende was ich Und in dem zwentzig ior alt wart. Do gedohte ich in mir du dem und selben der heidu gutes rehte nuo soit du rehte mag.

Und zuo stunt muotwillen.du. die ganze naht. Do wart ich gar sere in mir selber geslagen Nuobinich incristeund wart gedenckende nem gelouben und geborn und habe ouch vil wisheit in der geschri&j bin doch cristenlicher Wanne ich habe geleordenunge abe gegangen.. nen friden TRAITÉS CE RULMANMEMWtN. als ïn euër ~ise. do saeh ich ouch nut. ~a~ kleine wider aise nut.mir in die sinne. wart gedenDu kanst doch der geschrift rehtè ckende genuog. von bette do vant ich sanctum do gedohte me denne. Dem gedanke was ieh gnuegen ouch genuog. und sas ùber die geschrift. gelouben schribet. dar inne soltdu dich besehen obe duut in aller dergeschrift vinden kunnest ueben~ undsolt do inné du geleret also das du ein wollustiges bemoehtest werden~ in aller diner naturen vinden kundest. Utid d~ troum. bet wider alle die gebot noch criatenlicher noch allem ordenunge. Und das aller. und wartete obich wachend~e utgesehen moehte~ es half nut~ do mir nût troemde. liebe ~rowe einre aise gaï' toerwol das ein-ganzbegnuëgeninnehabenmoehte.224. wegen ich: Der was und hatte damit cristehen sinremuoterdarzuodas aise er von ime selber Augustinum ouch gar ein erein inne. Nuo do ich dis ane gefing und lichen bette bat dar zuo in uffe vier wochen gewerete. begnuegen kam incristenem vant. und do riche sinnelicher und ich den wiser doch gelouben. sû: erri~anèn irre grundiose erbermede~ das ich in mime natùrlichen lange zit noch gegangen kumme~ und das su mir zua hel~ hertzen gantzep frid~vinde~ demichouch bin und mir noch nie werden do ich kuhdej unser. erste buoch das ich uftet gelas. do kam ich in ein verwegen die sehe~ das ich die s~hp~nen g~ntze kume erliden sa wolte ~~h~ Aber allés umbe won mir. also das er ein begnuegenin undeiroeide Nuo vant. ich von habe~ denn aHeineunser~e lieben f~o~e~~ tesgeton und d~ selbe do kleinen disnest kint ufeinen geton. also das ime fride in dernsheiligen geiste wart. Und gemûet~ und v~ach-ete. Und die wil ich nuo anrua~a wil. Ân der sèbsten . do sancteAugustinuszupcfistenem gedo wart ef begnodet louben ime kam. cristliche und habe ouch der zit der fur niemanm ordenunge gelebet. ich eine aise gar schoene frowe von ir gingent in minen ougen ndt mime suntlicheS~beMeu~ do wart mir ein~fnaht~~oumêndewie zuo mir reden und kertesich der getroumde mir vier nahtnocheinander~~ in der funfteh naht. aber ich habe noch muotwillen wider allé bin ich und heisse cristen. man. und habe ouch nieman in deFewike~ déme ich dt dienesmich bittet. und do dm hertze aise du gernegehebethettest~ ein bégnueDo noch viel.und gen inne vinden kunde.

und sohent also das ich in dem troume aise gar fro do ich und zuo froeiden mir selber das do vant ich kam. mich liebe ane 1 so wil herliche nùt wol das du wilt. und dem soit ouch du nuo an gottes stat in allen sachen und volgen sin. Do was mir soit wissende und wie Ach. mit mime lieben Wanne du das getuost. sprechende schuole und sol dich der sol dich nuo erst in die gewore fùren leren. uber alle mine sinn- das ich selber erwachete. tuon chende ir sprechende umbe zuo mir. und allen zuo do gap ich zuo stunt einen dem wolluste den alle die stunt unserre lieben frowen gegeben mag. Du die schoene ich mich frowe zuo dir were sin das kommeliche ane gesehen es si gekeren mag noch dich guotliche mag. und irem kinde das ich was mir zuo mir aber gelobete ouch wolte eines Nuo stimme priester do noch werden. vor nie me wochen. do ving ich de zuo stunt ane und kerte sin. naht rehte und gar und liche wart. Und urlop aller ich das welte &-oelichen welt und befant. sunde und bihte und der und um allé wart mine busse den mir ouch do ein grosser zit. 225 da troumde mir aber. sosol her Cuonrat uf den mitten tag heim zuo dir in din Das und hus kummen. ir? wannesoit soit sele gesant uf dine knu uf an gottes spreehen gibe ùch stat~ beide tS . und eine fruntschaft denne das du dich e umb kerest. wol kere uffe ruwigen winahten. wol friden und froeide in dem heiligen und e mag es nut geiste findende werden. vil sehe. heiligen was do in diseme es ouch ersten empfing sacramente und umb. und sol zuo dir sprechen es hat mich ettewas froemede das du nut verantwurten Lieber und herre~ soit ich zuo Lieber herre. dise schoene hette. und was wie das schoene ich gerne sprevolle- frowe. mich liche naht. verre schoener wanne ich su vormoles ein alzuo mole schoenes beide gar frùntliche kint in irme das kint und also gesehen und arme. sie hette die frowe guotliche ane~ Und friden do der mich aise froegegen mir. sieh were schoene und hertze frowe mir sehe. Nuo do ich erwachete~ mich ruwe und unsern gen alzuo umb bihtete mole alle von mine welte. kerte frowe und sich empfanfunfzehen selben slief winoch do was mir wie das ich aber wachete. wie das su sich aber von mir ich in dem kere alles sloffe dich zuo wie kerete das und ich die wante. ir noch mir stunt hute was-wellent hant. fallen. nahtes in dem troum wie das eine were Du soit hern Cuonrat zuo dir nemen. das du dis deste bas gelbugehorsàm best. in der do ich noch do nut rehte slone.TRAITES DE RULMAN MERSVÏN. Und es beschah. naht. do nam verlorne dar ich versumete do gantze herrn in dem und do wart in dem hette. Und zuo eime wortzeichen. so maht du danne kinde machest. aise gar foui vernunft was.

was uch got zuo do mitte tuont lip und alles das ich han. Nuo dis wortzeichen tuonde git. gehorsame der capellen~ aiso das chent wir drie tages unser messein liche naturliche sorge bedorftent haben. zuo busse das ich solte buwen eine lieben fro~enwillenenweg~ das gap ich alles durçh unserre und noch wiUen und geheissehernCuonrates. wir drige allé zit bigenanAlse warent wen willendiedirte pfrunde. . an gottes stat gein min h us aise gap ich mich ime ouch zuo stunt und ich bihtete ime gantze bihte.maNigegangen~sint und darzuo gerhandewegeunsermeeiginenlibeanetotent. Und also doch usser Also spro~ wir. Be!~ und hant oueh indewe~ ndt me getoerrenf uebeh. das wol zuo den drigen alteren machen. keine lip- habe ich min leben vatter. rehte gevon den drienpMnden der und hettent zuo unsere notdurft und was ich uberigesguotes mehette~ nuog.~ aiso das wir unsereigen aise krang in der naturen worden. dem wart ouch der pfrunden lieben frowir durch unserre dem gobent nen lieben lùteren priester.. uebunge me von allen uns das und wir versehent unkdschheit. noch eiund wir fundent eine mir. Ich sage uch wol ettewas~ das'wir~ und. = Ÿ iore ist gesin. wendig do danne die eine bekQmnge~d~~ bekorungen. und und solte su heissen wihen in unserre altere darin. do inné sol ich uch gehorsame ufden mitten tag zuo mir der priesterkamebene Wanne das besehach. Do sprach der guote pfaffe lent wissen und solte ich unser solLieberherie~ meister Eekehart~" von iegelieheme drier-leben mit sunderw~ ein gautzes so hette ich von iege~heme heite sagen oder schribem dirige buoch fol zuo schribende.lieber nuo wol funizig ior ait worden das ich es ettewas magzuo es mag uch vil lihte verdriessën mahthabenunddérwortezuovil? Do sprach meister EGkehart drossenTiet und lieber herrey mir fùrbas sagent ïr sollent wissen das es mich nut ye! het mich ouchnûtzuolang lieben das ir den tôt unsers von uwer driger leben uhd ùch~ ged~ht.226 TRAITÉS DE RULMAN MËRSWÏN. also besatte er mir horsam zuo sinde und unde drige schoene nuwe cappeUe frowen ere. solte drige guote pfrunden do were. lang ge- mitdisenzweyenheiligenpriestefnvertriben/untzeandisezitdasieh bin. heisset die unreine bekorunge. ster. wir und unser gesinde. durch manhigfaltige von der gnoden gottes durch gros liden swere bekorunge ouch~~ros~id~in. das ir sin. Und dis beschach ouch~ und ich ward do ouch prienotdurft der kam zuo und her Cuonrat und besang der alteren einen. thesu Cristi'erent-un hcrren und was ~érr~drigeruebuage `.. –MeisterEckehart. vil vilioreistgesin.

Harumbsohabe ich ir gar ein schoenes lop gemaht. dirre sich zit nùt enweis. solte. das sancta Marien leben vaste noch Magdalenen das er versencken. grosse himmelsche un liep habe. der liehen sancte Marthen leben ettewas noch Aber trette. es gar nutze meister Eckeharte. so wil ich es uch bringen wol alles so ich nuo zuo ùehkume/undwilesùchlossenlesen. Cristum. so grosse wunder das von wanne durch armen duncket. also das er kumen moehte. aber er ist ettewas das mich dunket wie er sorgfeltig. spriche das geroten. zuo diseme lebende kummen bin. der ist ouch gar alzuo mole ein sùsser mensche. mich dunket das er der lieben nuo zuo mole das Ich nùt got wol das mich sunder wundert het. mich guot do kan ich uch ettewas gewùrcket von goettelicher wenig weis wanne er alse foul goettelicher minnen si. und ich geloube das minnen. wir ntit mussig one alles habe geton. bet. aise haben. Do sprach verswigen ich bitte uch das ir mir erloubent dise men den es nùt von uch wurt befinden sinde. mag. haben. und ingenumen. also das diagabezuoschribenj wanne. alzuomole wir es so wellent wille. wil er sich lossen wisen suoehen~der nen vatter von himel Ihesum sununserenherren riennochvolger machen~ so sprach wil. Aise Nuo denricher wissent. ob das er mit sime frigen willen selber eiginen der liebe sancte Bernhart Got der wil nùt den . Des wart ein guoter gnowie das der mensche von iugent uf gelezuo eime geworen vollekomenen lebende antwurte durch disen lerer von moerder so grosser von den dingen und wil gnode wil in nemen und wil in fdren durch sigotte in aller geder das ein Es ist dehein also geben. wanne kùnigin ich weis gar sere minne anders nùt danne das ich armer sunder ir genossen aiso das ich habe. 'Hievon und wil in einen vollekome. Und herre in der es gottes das nemunge ich das ist aise gar senftmuetig wurt also das er von swenckender anders minnen deme Cuonrat. in bihte ir wissent das ich uch ge- sullent bliben.. und ich das es mich wol. von mime lebende das eine. So ist der anvolgende der bruoder~ der do heiset her Michel. und sprach und ziehen zit. nùt Und abefalle ist untze in unseren tot.TRAÎTHS DE RULMAN MERSWIN. men die hohe die seit hàbe~ das die wort alle meister Eckehart Lieber herre. und su strengliche ouch gerne liden stont. 227 su uns bi unserme liden lebende missent. zit dar noch personen pfaffe von einre andern gefroget wart. scheit dirre beschach lerer ich weis guote es zuo vatter. getar es wol gesagen. Fuget es got. der gehorsame er zuo er het vil ziten mit gar also verzogen vil uber- Und in got si. Meister lieber Eckehart.

vor aiso das des menschen vernunft nunft in des menschen vernunft~ smneliche vernunft das ùber allé menschliche gotte erluhtetwurt~ Der ander nutz Hùsset von unsers herren lip in des menschen lipj wurt do von ndt zn redende das der lip vor gotte also fruhtbar wanne es ouch uber ist.Sospricbetderheiligegetst: das der mensche ewicliche bi mir wonen und so frowet grossen froeidenrichen hoçhgezit einander.ef goet~ ganzen unbetrogenen wercken beide in tuonde und lossende yve~e in deheinen nùt enmeinen saçhen weder in zit npeh in ewik~it~ mensche ~cn selber '~nM . aiso das des menschen unsers herren nut zuo verwurt gezieret vor gotte~ aiso das es menschlichen sinnen fruhte die dem menschen stonden ist. er wil m haben aise und sin wil.228 TRAITÉS DE RULMAN MERSWtN. von~ so frowet sicli die vollekomenUche mensche unsets herren aisqdasder iegeschuof. und get frigen willen gerne were. hohesten nutze und fruhte. von menschliche sinne trinet. Aber sol dis grosse froeidenriche schen geschehen yon dem empibhende zup dem herren~ so muos der mensche ston. menschen haben aise er was. dem aller nunft nut das der gemenschen zungennùt werdent~ dovon so kùnnent aller wanne die geschrift Aber von kan selber nùt do von gesagen. aiso ist. der gnoden gottes nut abe. Sp spriche!t dersun diemarteliedurching~leii. werdent vonderempibhunge unsers ubersinnelichen und oueh ~ruhte die dem dem grossen hohen nutze menschen sprechen. heiugetnjfaltikeit den menschen dasich ~o frowe ich mich das ich rijebtzen sieh den allés wirdigen hochgezit soi. Nuo beschach es aber zu einre er in sime eiginen er fur sich und get er sunder ein gros- zit das ein guoter lerer wart redende von dem heiligen saeratnentej also Es niessent die nutze und sprach so ehte in der mensche von dem hëiîigen gottes lichamen~ sacramente verwirdekliche Dererstenutznusset vonder gôttelichen empfohet.M~e~~dea von hsrzen und ime innerliche leitst allé sine yersumë~ festen willen einen gantzen habe von gantzeme grunde stnes~h~ das er niemer me welle s~nde getuon. Der dirte nutz nùsset sele sele in des menschen sele. t~f déni andern der also vinden stonde~ aiso das~ wiUenj alsp das . ~on hi~ durch R~ d~ mit minnes~ Ufdemerstenpunctenmt. Und dis sint drie der minnesten Aber yon herrn &'onelichamen.toser sI<sp. dovon so kan alter engeischer vergedenkenj lichamen yater~spEtch~ empfoh~tj. so mag ùsser eime grossen ser vollekomener mensche werden.

TRAFTÉS CE RULMAN MEMWJN. so wil demuetigen ime got alle und gantzeme hertund grunde. noch nehers aller usserlichen einen in sich selber und bliben Wanne der mengottes bi ime selber moege. noch mit do inne meiund ist und nende ist. hoere und sprechende war der vermanunge uwers getruwen vatters. in allen sachen weder minnende in allen. zuo lidende got dem menschen git. inzitnoch in ewikeit. das vollebringet sacramentes. nùt anders suochende wannedieeregottes. willen sine sùnde vergeben. Wanne aber das der das er in gotte befestent der mag gar moege werden. menschen. mensche nùt noch in lege. dicke tages hie zuo keret.eine vergeben. frùnde cristlichen gesprechen gelouben. 22C) der dem aber mensche menschen got dise zwene gebristet in ime vindet~ puncten das noch nùt vollebroht des heiligen ziten ein lerer was denne darnoch in in der émpfohungen Es sprach ouch zu einen wirdigen das die nim und ist. aise dicke den gar Es mensche. creaturen verirret werden. tdsus ewige wisheit mit kurtzen worten indins lùtermit men- ist Liebes min kint. Wanne ich habe noch und wanne dinge vinde das in sich alîen nùt dingen der mensche sichers wisliche gestudieret.dis lieben cristenen luogent. das er das dangberliche und demueund es sime sinnelichen neme. gebregebreste aise dicke gedultikliche So sich der ubersehen. alle sine do inne und von vil menschen. habent wanne aise dicke wir ruwen der mensche Ich wil got gelossenen tuot. dozuo gotte stilheit und hohe guote betrahtunge wercke. Begeret keit in goettelicher heimiichkeite~ allen menschen unde creaturen sche do zuo kummet in wise wegers ordenliche und den vil lihteklithe minre noch und lidige der habende sol schrip su ouch ieman goettelicher ussers wenig gewerbes sin. mag beschehen ouch zuo einen ziten ein meister sprach das alle das sint meistere und alle gottes die artikel des heiligen also edelste gotte das nutzeste moegent. .sinen noch minnende tuot sachen. der wochen und des iores goetteliche so werden ime geschwigen Das von minne. von gotte mit gehoeret gesohssete und worte wenig wol und geordnete vil guoter weg in ime selber und entslahe. der treit selen froeide und hertzen fride veil~ wanne so sich der mensche wil vereinigen. in lossende. zen usser cime aise dicke Nuo der aise dicke ergebenen in tuonde meinende dis der mensche dis ist. sche der sich one grosse redeliche notdurft der usserkeit underwindet. Und was ouch demuetiger es sige tikliche sten innerliche und oder froeiliche usserliche. hertzen Und er sprichet also begirde. grosse zuoversiht und sùnes wie. und Bischof Obrecht sime gemuete ist und zuo sol aller der spricht menschen ouch allen suochende mit gotte sich selber also das er des sinen vereiniget. und sich entsage also das er von der gnoden mache.

Und ist ouch zuvoj-htende das s~ ~aHe~ i~ nete vernunftige stoitze frihëildes gestes. das su sich aizuomole ~ersencke und ertrencke in dem hohen aptgrundelosen Aberwas grundedergotheit. Wenne'ouch das der vernunft in eime ougenblicke entdecket wurt. solgot- . das ist das su allé wortalle und ouch alle goetteliche begirde allé gedencke minne in die sele ziehe. stat in tehter demuetikeit gnuogtuonundgehorsamsin~unddennesolotQu~ Was ~ut. dermensche hie in der zit befindet oder begriffén mag. ~anderrewisengëboren wurt ~~verbt~et und Nuo manigfaltigeungeordnetepinliche~ise~deF~ antwurten sol. u~d lareh lent aise lange und aise vil untze an die~t das s~ m. und sol sich ouch demuetikl~ andern menschen an gdttes ~tat gehorsam zuo sinde.'. so enmag su es doch in deheinen noch sicherliwëg niémer schinberlicher cher bas behalteh~ wanne aiso das su es wider von minnen verliere in dem goettelichen do allé ding inne behalten grundelosen aptgrunde sint. so wurt su gereisset in ein gar wtînderliches ùberwunderliehes und es enkan ir iagen alles der noch. Und was m der dem soi er ouch denne an gottes heisset. das ist nuwent aise die almuosen schdsselen oder die brosemen die von der herren tische fallent.it der h~a~ tes gelerent leben. ist eine verborgene in der selen die aptgrunde aptgrunde die ruffet one underlasundmiteinre wilden aptgruntlichen unbegriffenlicher stimme dem goettelichen aptgrunde alles noch. Aber die tegeliche spise die dem innern und dem ussern menschen von not bliben muos.z3o TRAITÉS DE RUUtAN MERSWtN. Welhe menschen dari~ebl~ent~ were ~iëger das~sû sich wider us këftent zuo der welte~l~ su d~~ totsùndeblibent. Aber das hoeheste und das edelste und das nutzeste das ir hie in der zit werden mag. Aber wie hohe und wie uberswenckig es in der sinnelichen vernunft schinende ist das sd rehte duncket wie es ir von mihnen zuo eigen gegeben ist. das sol sin ein warnemen wol besinnetesve~ usser eime rehten nider geslagenen underwornën demue~gen grunde under got und under alle creaturen.& Werdisbuechelinlisetundesntt~rweun~~ das ist ein gewor zeichen das er h~~ m~ein mre~nsch~ umb so mag es gerne lesen ein~ anevoheader mens~~ zuonemender umb das su datinne studiereti mensche. Und soi der mehsche ouch do inne mit grosseme erneste war' nemen dër ordenung6 gottps jn aHen dingen. doch in dirre zit not vollenkomenliche werden. IMsist~ouch de~aN~schedelicheste vall.

sach ist das wir aus der zeit in ainer ze goetlichen beweglichait wercken. Das bewiset Cristus in gebet des menschen solt werden sel.. DIVERSES MAITRE Maister Egghart Er Es ist ain guoter sprichet ain ainiges sprichet Das ist sein selbes sin~ maister blosz.SERMONS DE MAITRE ECKHART. dem ewanaïs si . das selb ist formioz. woertiln~ im gat weder zuo noch abe der das sprechen chan von wesen 1 Pater noster qui Vater es in celis. 23t II SERMONS DE ET PIÈCES ECKHART. das si selber versmaecht so wurdi_. leben geleret warumb wir aber betten wir gotes in gebet wirdig werden geboren das der von unser. mensch erheben fusse drucket in der hoehi~ darumb so hat nieder. Wan aber got so er spricht schauetin zeit'und das er wonet in ewichait. in menschlicher sùllen. sun getichtet das hoch hatin der und schuol der der der wishait gerne mit in der aïs deerhoeret ist vater mensch Eya~ das gebet dem rate der hailigen saelichàit. Pater ben ret sach und betteti. sind ze leiplicher wùrckung. hat uns gege- natur. und nach das sich der turen geschaffen sele alle creaturen under die schmaechenej do ainer waer gelio das von aïs vil creatur mueg zuo in einem unmaerem gebet genaem. nit verschmaecht got alle creaim. noster uns hat qui es !H celis. èwigen hër David bewiset muetichait trivaltichait. das sind geleDie erst ist das mitderwir geistlich geboren aïs wir in die zeit werdent in die gnad gnaden enpfangen Die ander sind. Als vil die veroch Gebraest ist got des menschen die in der goetlichen liebi nit volkomen. der uns das leben der zwo hat sach.

aïs och das getruwenals vil aïs das gebet vor an der staetichait des gebetes (~c)~ wan got selber hat gesprochen Wer zuo mir chumet mit getruwën und mit Staetichait den wilich nit usztraiben.das~~ aïs ertrich. Das sprichest. das gebet mit dem mund an das spricht hertz wenig aber das gebet mit dem hertzen an dem mund nutzesey~ das ist nùtze~ allain das gebet mit dem hertzen und mit dem mund ist volkomen. Doch muosz das vierde bey innigem gebet seih~das~ië~ù~ tichait nit sey. dem erwarb gebet hulde. warumb.:bittent.n. aUes seines hertzen notdurft ze reden mit ainem obrosten chùnige~ noch vil me grosser ist es in stille und in frid seines hertzen mM~ot~kdsenne. won so der namme ie dicker ist. Also ist es umb das so du das ie dicker gebi~t so es got ie genaemer ist.SERMONS DE MAITRE EGKHART. Rachel Tobyas tochter do~i~Asa~~ Gebet ist doch der aller sid~st~egz~go~waM~~ me gehindert ~rdendenn~ gebet. so sein uigang ie hoeher ist. aïs un~ bezai<~nt~istb~!Marte~Nn~~ chent Dendu lieb~astder~st siech.z~ne'" menne.~e~ïaM~~ so woltent si den wirdigen adel zuo ain~~snoedë~siecheh nit mue Noch gen. und das ist das erste das zuo innerchait des gebetes gehoeret. Das ander ist das man nit sol ablan.zuo der hoch~it~an~ solich verworSën gebet enpfachentdi~engel. schuid und ze genaden enpfangen tst.erworben j~e~t~n~ des goetlichen richtums~tnd d~tilishM~ilticha~ inn~ creatur ist.deia~ ~ir' allwent bettansollint darumb~d~~NN~ "Ôt. WM g~waltig Mm~~ nit gebiete% do sy sprach.¡iAriaIl werdint. ob er fur war ioch sich selben in gnaden nit wistij sôler got me getruwen denn im sein bechantntisz und . gedençkent mein daby: und bettent gerne! 1 Wiszent aïs grosz es were ainem verworfhën durftigen. Ba von dunckt wenn der menschsein chosen haben wil mich. sein liebe muoter.pillich mit got.i~. ur~ ~)~~ chuntandessehaechersend~das~a~tugeR~ ~o~~htï. Sand Jeronimus . Nua mpe~ah~ r~it got ~a:iszt ~o~ des wirnotdùrftig sigint und me~eraStet~~g~ . ïch begere. mit dem so wir be~snT~vilM~d~~ wir umb got wol. das er denn aller seiner und hindernust meisinn~ gespraeche den sol.sein vernunft erforschen wandaerwirbet muege. des gedry tt das zuo innerkait betes gehoeret das ist das es mit getrùwerzuoversichtvolbrachtsol also das der mensch ietzze werden.

und wie das got willig davon. menschait an sich genommen hat. doch so sigint wir nit allweg von allen dingen zuo im gekert sein gap zenemenne. dofurergeg~n und sol unser den ufgang hertz gekeret hin zuo im. und ufgang so darumb. seit got an allen steten ist. der sunnen. mir ze ge · disz was alles e er benne. wir betten. sein in ainer unrùbiger begirde In def bet istze wissen'zuo wem wir betten des werdent snllen. werden so vil nit behalten er das ich sol verdampnet was sol ich denn betten? Hiezuo antwort ich also das uns got allé zuo seiner froed ewigen aïs wir och ail nach geschaffen hat. gebeten Ach. Hiezuo antwurt ich und sprich Do an dem craeutz Cristus starb der die war sunn er sein ist. ertrich durch mich geschaffen. und in der weisz so ist got aller-creatur vervater. frage sein.-und wir beweiset so wir sprechen Vater wann da mainen unser. Hett mich got bêchant das ewiclich so mag ich nimer verlorn oder waiszt werden. der sunnen.SERMONS DE MAITRE ECKHART. sey ze gebenne. 233 so vil ist das ich ob ich begern mag. was wend ir denn das er geben welle den die in so mynneclich hitzeclich bittend! 1 Sanetus so er gefraget Augustinus wirt wie das gebet soll sprichet. haubt. wurd. doch von Adames valle haer hat got geordnet das nyemant zuo im ehoemen mag an gnade. do Cristus ze himel fur. do naigt dem der sunnen. Es moecht ich soit ain ander werden. hochen richtuom schribet des so vil ist E er do hat er himel und mich geschuffe. warumb ich mich aber dem der sunnen gegen cheren utgang sol. sein das got aller well erhoern. Nuo moechtest du fragen enpfaenglich ob ich got nicht welt er mir baete.gegen und ufgang darumb keren wir uns in unserm im. sundenûnd schicket zuo midung aller toedlichen sùnden. gebet Die ander sach ist: gegen uns geschaffen got hat m das das ist in dem paradiesz. . wir dry personen ainen got. er beger me ze gebenne seiner gnaden bin. das waisz ich nit. so mag ich nimer behalten werden. Der och die hat. unbechumbert mit dem das got nit enist. und darumbhat uns got das gebet churtz gemacht undaischurtz es ist aïs ist es och wann es rainet von taeglichen nutz. er antwurt gernost und sprichet Das ist ain keren des gemuetes gebet ze got ledeclich. im gebildet und aïs er unser sigint. so sond wir des ellend nimer in dem wirsind vergessen von Die drytt sach ist dem ausstose desparadises. N uo moechist furbaz fragen und sprechen Ich wais wol das ich betten sol. und hat mir ain stat und sich selber bérait bey im geordnet. der ist sicher. denn nit geben? Ich sprich das mit sancto der von seinem Paulo. und die erwurbet man mit gebet.

und davon so hoert uns nit me tuone so wir uns mit got versenen denn das wir unserm vater getrù wellen. was mag lustigers sein denn das got mein vater i~ aïs sunderlich als ob icb inzeituad in ewichait nit ander sy denn içhund er? Davon spricht sandiïohans Schowent bruede~ wel liebe got zuo uns hat das wir seine ehind smd und ha~ ~nd d~~Lunsbillic~ mi ze Das gebet< Es sprichet. diebluemU und ander chindnitdiedochsein bildtragentals unverdie er speisset mit dem taue und daidet nun&ig creatur mit der varbe. derben. so usz disem gemuet ellend verwÉg~~rde~~zuo~ wann das muosz sich ain das ër yëcii~ kain ding ob im in hab mit dêH) er abëriadën~~ dem hymel ist. Cristus lert unsspreehe~ter~UMd~nit~ noe~~ darumb das wir gar~ get~rsti~sigint~.23~ SERMONS DE MAITRE ECKHART.Ghen wirt mir me lones. wagint. "ais s0. wie moechterdenne seine chind gelassen den er sein ewigc froed geben wil mit im selber? aïs wol schein ist an den drein orden. Ze dem mal haisset drytten got unser vater mit underschaid von den engein~ wan er unser natur an sich hat und nit der engein und erloeset genomen hat mit seinem tod und nit die engel die verfallen sind. die hand ankain und Iat si doch got nit veraigen. und unvernunftiger~ inderweiszso haissend alle creatur unser Die ander weisz darumb wir in dem gebete sprechen Vater da geben wir ain unser.$a~us~Dioi~~ gebetis~ainer~eb~~des~et~~es~ng~ gaist CQniempliprn ur~ H~ern~ von dem englis~en anders ist ~~maig~~ëlïenïmng~~ desgemNetcsun~depveEnun~~e~~ Das iubUiern ist ain ùbergand dassolainvern~nAigérgaist~ wan~ Mrstentu~~ schreibet ~s daran ~t leit Das ~H~tund~meretun&~enlon vil mein gebet an mangem m6ns.Ë~n~ So wir aber sprechen Der du m~e~~st.wi~ . und das wir im mit neissigem won er lat seiner gebet dienend nunftiger bruoder. und davon so-wàer got u~ aber unser in dem wommg wir himel ist mit der begirde und~m Und w~~ :¥~terttnser. und och die nsch in dem wage nnd die tier in dem walde und die vogel in den lûften~ die lat er nit. unvernunftiger creatur. Eya. underschaidung mitdemdaswirgotesbild mit den mit dem tragen wir och engein~ got vernunAiclich erchennen~ von.

so personen mag. seinen chinden gehailget. mal. aïs der himel ist das er teilet die aïs der also gecheret. Cristi gelernet. i~keren hindersich solich gebot und got. zergenclich sprichent von dem ding verschmaechen. und vil sachen. wann hertzen erhaben hat gnuog aïs der himel in den himel wortenundmitwercken. allen zeitlichu himel het und liebi paideveint durch Zuo dem funften gotes willen umbvangen. aïs in dem ersten buoch her Moyses bewiset wasser soelich noch hand von wir under laeute laid das das firmament und doch von davon nit noch nimer von ir staetichait staeten damit wir Ihesu trauren umbbegriffen witi ir truwe mit erledigat. himel Aiso von Zuo inbrunstiger die sich den also Zuo dem glichent. 235 und davon got geeret. zuocheren von dem hoengsussen munde so wir uns vater der beginnent. frund~ reich und arm. fest ist. noch sein. och soelher laeut leben also zuo ist och der lib dem das ist noch lieb went mal. alsowerdent von froeden. des himels ordenlich. noch undersich weder mit sey himel uru mit gaist an hindernusz bewiset an dem das nebensich mit beweget laid von got laeute noch nimer mal dryttn uberallu element erhaben ist.SERMONS DE MAITRE KCKHART. sind si dem sind und seinen raeten glich. Doch glich. also und mit mit begirde betrachtung Zuo dem vierden mal. Aïs der undertaenig flissigem weder werdent seinem dem ist. ist in erhebten hertzen. in dem salter sprach Die himel bewisent weissag goetlich da mainet er erlaeuchte froede. gaist got in ainem der wirt. ding an underschaidung. von lieb gèhindert. Zuo dem ersten der himel geziert mal/aïs ist mit der sunnen und mit dem mane und mit andern also sind och der laeut hertzen gestirne. bet umb . die ersten dein wir er ist ere gehailiget sind. gaiste die dem himel glich sind. sein wann gebet beginnent nam Hie beweiset himelischen aïs nach aller an sprechen Sanctificetur. Cristus das wir gotes chind das ist an den dreyen er nit hailiger werden so wirt sein nam das ist und das ist die erste dem wesen ob in ainem hailichait. wir: Der du bist in der aïs dem vil wirt das himel. sippe. sele geziert mit mit erlaeuchter liebi sternen ist die erchantnùsz sich der sunnen die sich glichet andern dem und mane mit und glichet andern und tugende her ist ordenlich. ebunigllchen nach dem wir werd sind und bet also von ihrem erste. wann vaeterliche hailichait.

Es sprichet in ainem schein der regel~on Was da inne gescheche gebotte ze halten. ist Wellëntirë~ Sëchent wië~bist sb du à~ M aitïem widër ist~~ ~unSaëiigdas~ disgëtuont~ got~vil Bas vët'stâTit wërd~ das das zornigj sô werd si senftmuetig. so halténd und hand ir den ursprung danbesess&n samnunge tû&nlichen wir das ? Denn eures &awen oder manj vergessent und hement war. sicherlich uebung denn vor in grosser . er mùosz gedenck~n du weltest das~àn so lernent aller den Wann wissent mit clainer dir ist aine churtzen ain yëclich unsaélig. Darumb so gesprochen in ainem nement war wen ir da bey habent der verstend wilsey und ainvaltiges len der die dinge guot lasse sein die er nit verstat. a< Ain guote Dise wort closterler und colafze.das gewandiet werde mgàntzermynne~ verstan. closter dem confent. wort waran volkômenhait leit wùrchend untugent tugent. wan gewurcket traet swaer burdinan~ freye mynne hat das das sy mit geringem gemuete die andren laeuten swaer waerend die der mynne nit hettend.236 SERMONS DE MAITRE EGKHART.dem<apifel~da gehoert~ie~nitz&~r~~ ainem wysamen E$ gehoert mensçhëh zuo das et sich àllzëmal dûrchseche ob er hab abgelet die gebreSten die sein àigensin~ mag er runën in dëm càpitël oder daruS': da tuôt ër die wër<:k die ainen yecliIst chen menschën me slachëntj dëhh obë~ aine charge so wërd si milt. Hie inne soeltent ir nit fragen nach manigvaltichait. dassultir das das. Das verstand lichen herre sinnen w~nn dasiaesen und mit tuond des cappitel das ir wërcken. tuond gebrësten~ ir dicke es~ werckent~m Nuo~ so à~ Owe es sey aines andern selbes ledig sein choemen ist. ir sulleht sein in lautrer nigvaltige verstandenhait~ euer mit aigenschaft neh der nam des elosters inainichait. Ir sond aber nit abelan mawerck ze wùrçken. die gebot voikomenlicher werdent von freyer mynne. ir was ain closter Verstant sprichet ze tut~che oder ain samnunge? aïs vil aïs ledig und aïs lôs aller gesetzt und aller gebotte. ? SQ nement v~ar das ir taët~ nuo wiltdu~ocl~zu~ ërstbèchënnenwiëir~ das tr ùebùngë.

Alle die weil ir Nuo verstant die red nach naher behendlichait wellent nemen_. er. Ich sol den boesen nit lassen in der not da er mein bedarf. den ir ansechent. Nuo ir: Eya~ herre. die gechert. an dem andern haguotes. Die aïs er in gesicht. Ser~t~ Enk"n<. Tansent gitcher dem das man pater denn noster sint vil glicher der heUe denn zwaintzig. wann ir envindent ir nit. ding hettent wir der lere sprechent vil. Warselber und die laeute. herre. choemen. dich und uber den naechsten. in arbaiten und Nuo sind nach hoeren ich rechter So fragent uf sich luginan mit gantze solten~ die sind abgotleren seite so wol. Warumb? des endes noch des aneganges. Das laeute ist wider der rede die man also Der den sprechent Warumb? Da hat er in aïs ain nit pnigt. Da hat es das nie boshait in gefiel.scy. si werck. Hand die den nement gaist war ur . in rechte alwegen aïs sisù~etwenne was die abgoetter so tuond warhait sait das man tuot~ so man Das ist so die laeute seyen. und nertzig~ denn zway. vil me denn ich uch sag. wir soelich lere ze sprechent Eya. grosse das si von leiden den noeten. in soelicher ledichait das ir euch selber aïs wenig ùberha. Entrùwen~ so rùcbi mein kùchi nit alweg gern hoert.SERMONS DE MAITRE ECKHART. Nuo sich ich an gemachet. das weyset sich selber. des ist not. bend aïs ir ainem tuond. leben ewigen gedencket die rede rechte das ir gebetes Nuo nement noch guoter werck nit sond wo ir vor aines taetent. wann ain bild ist in der sele das wil alleu snell haben. vernim und laeuten es nit friede wercken. der hat disz alles sament und vil me. ze sere bechumert. allen zeitent 1 Das han. ich denn die n~e moment ù gesaget. 237 -va*. wann das verstand da tuont dabey ir nun zway. geben. der och der selben chaines und da ist verboten urtail ùber tuot. ben ? la. enpfelichent han das sy sind. von mynne soliche werck solten wurcken. Darumb guoten und sy wellent si sich. dem ainen sol ich da nit underschaid boesz. ledig sein. so si in verstant das sy got nit gaentziich in ir mynnent hailigen Hierumbwirtvilabtgoetteranbettet. ir gen umb? si moechten vil naeher Da sind wir denn warhait ich lere. minder und zwaintzig vil glicher aller gleichist. si mit und verstan alle selber Legent'ùch ab~ so verstant ùch gesagen chùnnen oder mupfaffen nit vil. Wer das erer hat.s ruu~e. darnach er ist pfliget man hat ze sprechen in der welte. so hand ir vil widerNuo ir hetten spreçhentz. der rede moecht man u vil sagen. ich sol in och nit fliechen in der schalkhait der dass ich besser welle sin denn ich sol es allesgot natur. wann bdesz und guotes das er es richte. Sech. das irdernitennndent ir es verstanden? Nuo gab. witz er guoter bilde der hailigen drivaltichait.

2 3 8 SERMONS DE MAITRE ECKtMRT. so sèchent ir es mit den àugen das der welt'Wtse h~ der sich vil eben betrachtet was er sprechen welle in grossën'ta~ Noch noeter ist ainem menschen. Nuo verstant was ain -rechter priester sey.des enist nit. Nuo verstant blind wort und ur rede die ir. Der ist ain rechter priester ob er aïs vil schmachait und schanden hetti von seinem ampte aïs vil er eren hat. An priesterschaft. das ainer die ger dennvillaeute ist oder geblendet~ und ist saelisèchent. vergebens oder ain pischof oder ain.. Nun ist das sicherj das enchain fraw priester sol sem. und Koeln. hand ir vil widersprechen in der luglichait. dawenige messes gew~esen. Das ampt der hailigen eristenhaitj das haben wir âlle/gleich boesz und noch an pischofen. dejR von got reden wil~wentgema- .rumb. . Das selb sprichet~ sprie~ Wann ainer so ist sein geàuog~ in ainempistumistj wenn zwen weres u~bel. so was ist lûgigen der warha~t. Warumb? seine werckrechtgewurckt. Owe! Ir sprechent waer ich ain pfaffe wes ich denn grosz nutz welt schanen! Eya~ tuon das dein. Ich furcht laider das ir wenig waere. wann denn geit ain tnens~ das selber das~ëm~ Das darumb war sey. Vil mess geschechent in den stetten. Wann ir ist nit vilzwyscheh Pasel und Mentz priester. ich wolt sy tragen uf meiner hand. ich enwaisz ob ich selber ainer waer. noch an gotes lcichnam enlit noch !? sécher nit die obrost saelichait des ewigen Da hat got aile lebens. waer vil ze tïievon gotesieichnam reden. Wepnë ain pfan' geborn so ist ir genuog&.Das das war sey. Also ~pnch dent~ so stuond ~on gates leiehr~amv:das selbe in vil er gotes. Hie verstant das saelichait enleit an zuovallenden Welleht ir es ebën hMh rede vërnemen~ dingen. und ist doch me saelichait entspruïigen in den waelden_. rechter sein..dennocht durch die liebi gotes priester wolt sein. ze sechen Warumb? Da mag ain blind gotes lichnam voikoemender werden der gotes leichnamnimergesicht~ und-das werck ist gotes aigen. got hat getan das mensch.dicke tuont.?Das ts~ wà. Das selb sprich ich von und ze nemen. ain fraw choemen dber ainen man~ wan die hat got als wol gemachet aïs ainen màn. ainëni wirt denn von den gèlera dick gewalt getan von den pfa~en.-pabst.leichnam zenemenj wann waer ersaelicherdarumb~ vil naeme~ so waer ain priester saeligerdën~ . also wann ich -wolt. noch an baobsten~ noch an guot. das er. so sechent ir es mit den augenda nitenist noch beschicht aber.Und dar umb so merckent vil d~saeUchaitndchvoIko~~ha~nitenIaitan messen ze sprechen aine des tages hoch ze hoeren. ze enpfachen vil messen. und doqh so mag.

das du es hettest? Owe. und euch selber und das ir an red enchain baide das ain Land ver- standnusz dise kome. die in selber maist. Das das war sey. si. Er lat wysz der er chan. Wiler aber war han. noch und ich es nim und och ir und under andern die torhait so besessen. Nu sprechent die uns wysent ab.SERMONS DE MAITRE ECKHART. das fur war. hand nit red. es sey denn in rechter not das er es nit mueg enberen. ist ir baide. ist aller an der mit das cristenhait. z~Q wann ie minder materie terie. der machet zwirent. Dise also. loëstest Ir enpfindent sein nit? darumb so luogent zuo euch selber. so hat er die armen also lieb das er nit behaltet vor in. so fundent und da waer got des ir dick naechsten. tzem willen warumbe behieit du es nit. das si fur die uch aïs laid port waer das . ir chundent im es nit gesagen. haller. er soit sein selbes also arm sein. in rede und in wurcken uf dem ertrich. und soelt man im sein leben das er nit gedaecht mit gannemen. so du nun dein leben. vermag wann er ist irdischer got und sol chain got me sein uf ertrich denn er allain wenn zwen so stund es ùbel werdent. mit ainem sein nit. recht goetlicher selten guot si vil wei- seyn. ir hetten warhait ist ain wir Ich rechter bichtere sogetan Der tuond uch Das ist der da hat Ich han aïs vil er ist nit sprichet da wissen icht. die verstand leben haimlich ir buttent anders under urtailent. enberent und der euch fragti warumb ir sein enbaerint. selber. Das verstant das er den reichen haimlicher dabey ist und die armen Huchet. das er also arm ist mit der gabe der und soelt er sein leben losen armen. so es der ewichait aller gleichest ist. Nuo nement war der natur wan ir gebent dick der not des nit not schalckait. wie ist clainer er selber es muosz fert. uf die naechsten nit nndent! Nuo denn den Wer findent reichen. und mag geschechen so vil toren nie wart! laeut chlaffens ser mensch er wisse denn die es verstan wellent und und toerin der sont. wann das ist war das er vermag das auf ertrich chain haubt aïs vil als er allain. chunnent. das under den die sint Wissent seine mit aignent nach dem gelerten solicher das ir aigen nit enist. buôsz zuo Nuo aber der das ist belle war das er mir ser an mir Ach. Und ist. die hievor chainer in gesprochen laye dem bey fride eu weyse liecht. von got ze reden und och von schweigent uwers straffunge ir fride. alles das allwegen spraech lerer? mynnezaichen. herre. ain den das ir der Owe. wùrcken aïs lieb eu aïs lieb offenlich. so gant mit mir in dem glauben bis an den babst. armen lieber ir die wol Es enist die da sprechent dick nit war. mein sùnde mag vergen ligen. er enhetti mer. das ain wort nit wolvail.

als es der werde Dionysius cher pfaffe was ein tolmesëher hat m gebrdchunge wann bestetiget und geschriben goetlicher warhait.2~0 SERMONS DE MAÎTRE ECKHART. Nit me 6-agent Da mit schieden nach welmanigvaltichait. Der Die hoechsten von gotj Dionysius~ maister sprach gelarteu Gregorius~ sinne ze begriffer. des hailigen und aahuchunge gaist und von Dis sind wort die dem gaist ze warhait wisent. Sèchent nement war gotes haimiichait~ wort. wann aïs ir fragen. die hie gesprochen ist. so sullen wir mit liben die wiir tramit allen liben. reden. Lant eur fragen sein. me. Seit denn goetliches die aller ùberstëigët lauterosten wie mag denn menschlich nature engelische nature. setzent dch darauf. seit doch dem menschen iûnger fragte wesenAugustinus sprichet von der gotes stat. do sprach ein junger man scheinent in dem closter. Also ain swester 8 Daz send gar hoch fragen und materien. also sind allain der ding die got nit gaistlich Do sprach der maister verstant zuogehoerent ir dise (sic). Do die obrosten von dem closter in wolten sprach der maister. chunste. sprichet got dCNgesach nie wesen des angesicht mensche. got genicht gelobt ist denn gleich den engeln? sechen. das ir alle die rede. Amen. von goetliches des angesichte Da f~r ich es han. Nit enfurchtent mein. gen got sechen Wa wir unseraugenhincheren~da sullen wir got mit einer durchiautren elarhait allé schauwen. das ir haltent in verstantnûsz das noch nie gerùret davon ist nit ze wart. das ist alle mein rede Chinde. wann die offenbart eu me denn alle zungen Do gesprechen mugent sprach aber der junge man lent ir nit verwirrt werden. si sich in gotte. sprachj. fur das closter kome der ir ùbel furchtent~ noch laider soit dch sein das dise red fur die port ehoeme. wann ain chunstreius dem latine. was das mainte das sanctus Wir sullen got sechen als er ist von antlùtze Paulus sprichet Und anderswa die geschrift zeantlutze. Maximus die bewaerent das goetlich wesen eht:einem Sanctus Ein seinen maister und er hat es-von chu-nstlichait . Dise vor gesprochen rede die sol nieman straffen. ungelernoter aber nit das man uf in sùllé beleibem man sol die wort lassen stan und sol sich senken in den sin der worte.

Der iunger sich maister in goetliche sprichet menschlich der sprichet offenbarunge Maximus nature sich der warhait. nit anders laeuchtunge ist denne ain liecht.und unverwandelich. îieeht den luft. Aber mit sinnelicher die wir haissen die got weise. aïs viel wirt si die tugent. unsers herren das got allaine hat untoetbruoder. 2~t nit enistj noch enkeinre noch chainer wann beschaidenhait. von in selber geschicht. me. sand Jacob. des alle ding das da haisset gotes wort. inwendig. aber sage mir weder in dem menschen oder ussen. Des nement ein bilde an der erbegreinëtj des luftz. in im selber besitzen der zal der goetlicher er- mangvalticlich sol des ainbornen der der masse sol sein die im gegeben ist und nach gnaden die zal der wonunge und manigvaltichait Es ist glich schepfe der lerer mit onenbarung. nit das der luft sein nature das verliese. sunder das von gote und werdent. da die sunne in scheinet. und doch ieclicher nach welten die verzuketwerdent. Sanctus daeutet sant Pauli wort da er Augustinus gnaden Weishait nicht des vaters. allaine das wirdichait. goetlich onenbarunge~ wùrket in uns. die sich néigende zuo unsprechlicher barmhertzigkait Und dem selben von gerechtikait gleich geschicht geschep&tj von gotes weishait und ding gemachet wirt in unser sele unser und von vervon unser sindj die mit einer nu nfte. und wone in aim liechte da nit zuoganges enist. Aïs der luft. wan aïs Was die vernunft Maximus sprichet das wirt die vernunft. gotes offenbain der sele.SERMONS DE MAITRE ECKHART. sprichet lichait an ime. wirt von den angesechen wortes gotes bekantnisse wann ain erwelten. und ein ist. das si haisset in alle weis . die da geschicht tugenden mit einer wunderlicher Maximus sprichet weishait goetliche und forunsprechlicher bildunge Aïs vil menschliche vernunft aïs vil ufsteiget. in meines vaters haws ist mangerhande Das ist gotes wonunge. Der sprichet Aïs weishait goetliche der mensche mit mynne runge sprichet und neiget sich ze goetlicher weishait so geschicht steiget. leibe tuontes got inne doch si ein sprichet weishait. sich in die sele. vernunfte. mit der und in der allé si ist schepfende. also das der luft ein liecht ùberwindet wirt geachtet begreiRën also ist menschlich nature gefùget ze gote. formen sol nach iecliches aïs Paulus menschen verzùchket da sich wart. die got wise und so sùllen wir guot haisset. andern vernunft munge. mer. aïs viel och die sele die tugent mag. die ain haws ist des-vaters. Da von gotes offenbarunge neiget sind die tugende laeute hie anhabent und dort alle. die sich an gerechten volbracht nit uswendig. und das begernt. got sechen und die engele nach disem libe in guoten aber in disem laeuten.

~ ç(as dxe:' besçh~~denhârt .spï~he~ de`n ~tbén die yr traget~ sullrëu wrr~go~ise~hen rn aller~~Itbeu~ De~ niâi=> ster. antw~rrt und sprr~ht Mit libe in li. ~~p~ e~s ran~~aar~er wunder-..é~wride~â.elcl~es glorie wr~t denn. licher v~l~e.e tin ~?~~érne~r~ ~li~' ~i~=eirs~tn~t..tn s~«v~~ ~t `~ ç ~`^ ~e `werde . also=das nrtTar~derynwall~n d~rng'en x~l~it ~erhuufte~: begegt~ey iZiag w~nne sr.~ c~er~hyhgen lzbe rn ~ier ~s~rid~p~erxe. At~ô erschernet goetlrch wese~.. T?as ~rst al~ sauctûs m'ït l~usgu~rrrtâs. d~s ist . mâxster` antv~urt des worte~ Bec~enn~n . 'wann srn ~rose t~~er~zend~ fu gent wirt geoffénbar~ xn detr~ ~~ler~ e~elt~en.xrature. yc·re das unbeg~~fl=ieh ist.E' DE .~ot~ wérdë.rïb ~01~ ich wrssen ~e go~ g~seh~p~t xhr~ss~ ~~i~ i~~r ~ç~~é'~Iiit Iàer. n sol m allen dmgen I~âvôn sprrçhet .`das got an . enist..er.~unste~ic~n~leben d~:n~t ar~ders dem lib nacTi~ der ~er~u~ntte Fer~~he~~eEzr ~..~is~f?~er~ ~ut~r ~r: er~ v c~`°'r..e~rseher``e.got f a u a â1 'i yo5' r Y i naturé.r~rerschelriét .selber ist. . also das'das gôethch vvesen y déx v~rnunft ~her scly~ r. Die andt. das~rt.:`~oetl~çh wesèn.r gleichnrss~' get u~ das goetlrch'~ wes~d.M~~TRE ~GtCH.o mge~dget wir :~iaget wtrdzkait.~de~ s.t~ seit'dem un~ ere g~l~ipt.~op Tn ~~x~~ ger~ç~ als ob sein.A~ .Der ruri g er s p~rchat v ~wer drrt~ sud ~1.d~lt ~be~ ttnberrffelrch xst be rr~l nh '` ` .riit mrt v~rnunfte trn gésechen ah b~charc~èu vér~rui~fte~ ~nrt beschâyenli~~t hart.~rkicu s~l~r w~r. Als er. da rist det 'im. . so' hàft Der ynger itbé so grosse ~r~~prrche~d~ als.a s û nén IieclZtes nit.lh~t. das sst d. s~ ist es urlbégrrRrclt léiplrçhén~stnnen Da vor~ x~t sW ~°~s~ wirt es begri$rch -Alâo vérstent.1 '~y~`~u~~i wânir g~t sol-werderi alle ding m:alIen`~din~én~ w~i~ir~ g~t~S~~(Iarn.aunü~r gésehiclit das.s "f r~t~`n~I~Iso_`_' E é ~ilûft.~c~t£rst~. rt 7 ges~bep ` f~~sseK~~ar Jsc ~p ur. me si doch an xr salberirirern~~de ersc~e~~er~ rfu`ag Der x~nger sprichet.b~~ wanr~ r.v~rt. ~j~~l~l~ K~ 3E~~ ~r lorn haben sey nature u~rd -gewyne~ I~~ ur~ res scheltiet -ïiecht.: ~g schemen n iienh.~un~l.~spraec~.t .

luteht Wann-aller "ef1steHl.sin spric~et çls~. und~ am.er~witt"geâne in.So.damiteralle.des' zuo. auer ~t~~s~p~ anders denn.acheàtlerglllge.en~ensél)(m.llendingen stond. guot-ist v()n' teilhaftichait d~$obrosten was yeseri heisset-das eïn wesèn.~sGhepfere. wann. aUer ùhd nit im selbermsich selber. 2~.a-. goètliche > p:ature "sshepfet $~Det#`itinget fr~~et und .wa:egel1. ~~m~ got ~N~st~Sa~Œ ~SS~S~~S~ ~N~WN~das.wann ~S$~ ~gei~~emë~ s!~S~S~~ ~n~q~s~ Ss~M! ~j~.in seinerpffeub.s.ei-\ doch wann ft1rsatzung. an dem wésende~ mit Liezeselber sein in ~li~eeh~nt~ ~Seit die.3 ~~N~ $~B~~ ~S~ist~.itldriemèfide eiï~ii h~gnisse wlllln anekleidet hoeherenv. Secpt also' dinge wann heisset.da.z~~dem. und ein ende. das si die ~g~~R~a~stjaM~ ist.och:` ge~¢ warurnbe si allainé amschepfe~ine i' haissét ~~che~fet:~v~rx~ und. ist. ::und er aÍ1e. die. .~èr enlfcfist. ~st~ sem '~wille. .dingvon nichte. vindént.s~~ ~st~on~ W!sndë~d~n~~ ~~Hte~wâ~ !tBM~~ ~?~1~~ ~0~ ~nti~jn~ ~Sa~neis~tsset~gu~ ~s~ste~~ !ttj~t~tg~~ ~n~ sr allé ding sicht immselber und lauHet in allen ~sein~iau~ ist anders nit denn sein sechen.Ùnd'.ller ~prièhet ~~e~s~~epf~t~ von ir. und ~KO~i~ ~M~t~te. loffet sein das David Snelleclichen sein ist nicht wa sich hin waege der allenter ~tain:stat: Gotwaeget w~llen gerunge. nit ein l 4r~ T Der ~naistér Goetlichè: nature is`t ~.~ ~r~)~es~~ . ~o 'fnan.SERMONS DE MAITRE ËCKHA&T..unhering.$ôvvirtgeborn unspr~chenliche\Yei$S:. sein WeSenr. 11atúrlicli aùe in. ime unbeweglichen aller dinge und ussér im bégerent me~ éine anbeginn. nicht enist . und istoçh~semruowe.h~pf~t er' .haisse~d~ wirta1so sich. .yo~ Aber in und ~.' ~ei~sse wil in'steter.ding waegenyst im<aigenlich.~nd~~ ~n~m~ a~ ~ns~~ ~ex~ù~ft rn rr~e~ . ~va~~s~p~ Mteinlunders~nt.

t.m~ sü~ïinam~rl dié éinenvb~der~ndem schëidënt daines aisb~man va~rnemet~~as ~n~i und lautet enchain sun istj da ënlidtët ein yate~ an de~~ geiste lutet wa geist heisset. das man das mit enkainer rede volenden mag. unddarumbbechennenwir von dem wesende den vater und von weishait den sun und von dem leben den heiligen gaist.e. und sind ddch underscbeidenliehen dr~ Ich wolt gern wissen ob man aH~s das von den Der iunger sprichet . Aïs Âbràha~~u~ ein menschait. ordenunge wise wesen. verstanden muege werden. ist got und wie ist er und wie beschreibet der antwurt Die warhaftigosten maister die sprechent Wann von dem wesende der dinge die da sind ist er bekant und von der wunderlicher der dinge ist er bekant wesen. und von der bewegunge der dinge ist er bêchant ein leben~ also istdasfunden~ den wesen.name~ sunderUcherunderschëidunge.inder- zuo dem gebornen wesende nannten si den wesen batte zuo dem ungebornen vorgânde wes~ hailigén gaist. Und aïs es die geordente lae~te ~ent~~ wir es von hertzen glauben~ und mit einer einchaitë mit dreien wesende perso~en odêr~~ scheidunge. sunder geordente lute die von goetlichem geiste erlaeuGhtet sindj die habent funden~in sache aller dinge und einen und unteilig und gemeine~ das habent si einicbait ursprungeinvaltig und habent doch die drivaltichait genannt nit in einer sunderlichait.f/ister ahtwùrt Das ist nit aiso ze verstanden da~ ? seind dréÿ..2~). DeriuQger spricht Ich wolt gern wissen~ ma~ voS~~ muege das ersei ein vater und ein sunu~ . Der maister sprichet loeset die rede das enchain wort mehschlicher Dionysius sinne noch name noch weise enchan bezeichennen oder bedeiten das sacheliche wesen aller dinge und das nrstentuom~ und die wann die einvaltichait drivaltichait aller reinost enist nit ein dinge das von menschlieher ist~ noch von engeliscber vernunfte~ si ioch vernunfte/da da si ioch aller heiterst Der tunger sprach man in? Der maister Was ist. mer~ in einer sunderÙchër der gescha~n manigvaltichait d'n~n hant eineinichait ist. SERMONS DE MAITRE ECKHART. doeh wiste ich gerne warumbe in die weisen drivaltig und ainvaltig nannten.d~n. uaddengefuog~en 'wesen nannten si den sigenomën dieungëbornistu~ das vaterj ungebornwe~ und denLgef~og~ snn~ u~ das na~ten. Der iunger sprichet Nuo weis iehdas man das nit versten enmag.J.si. âls® sûllen ~und~ .

durch das dinge. der ander lasset blos der da gotes wesen. Der iunger Ich gihe des. ist. Got der ist ein ùbersprichet das loegént das er si ein wesen. loegenunge widersprichet got ist und wer doch hie widersatzunge nit warhait. so wirt si redlich aïs man geleichet nennet. von gote gesprochen sind.A' drelen moechti personen maister antwurtet . Das erste alle ding von gote. gotes Veriehen sprichet got ist warhait. enwer er nit unnemlich. wann aïs under den maistern krieg so muos man wechset. widersatzunge. zweier hand weise die in der sind gegeschrifte bruchen. mit dem das allé nemlichait.. Davon biten wir an dem herren Das uberwesliche gebete brot gib uns heut. veriehen und loegenen. und wann die gueti hat einen widersaz der iergen (?). enhabe. Der maister Aïs ich dann e sprichet sagte ist ander wa widersatz.ein ein warhait. so vergicht man offenbar und loegnetvfrveriehung gotes . warlichen so merket. aïs Dionysius ewichait. wesen. stiget. si gote abe sprichet als er sprichet das got nicht ensei. das widerlut hat und solich ding mag got nit bezeichen. der meihet nit mit eigner bezeichnunge. abnemunge. und dem gleich. si veriehent etlicher wann die sache. eigenlichen. zuo dem gesachten gleichnisse dingen. darumbe bekumet das gote nit. darumbe ist er ein ùberwesen. Hierumbe an dem mag man got nit bechennen.SERMONS DE MAtTRK ECKHART. hunge und die loegenunge doch ist die verloegenunge an der wann wenne man gëfuget geschrift. Also haisset och got ein guote. wann der da sprichet got ist es noch bei gleichnisse. noch wesen eigenliche.5 das man von der einichaite sprechen sprichet. Das eine ist die das ander ist die vergehunge. das si nit sprichet sunder bei gleichnisse. warliait. Der iunger Liechter denn das liecht sprichet ist das da die verieuber ej~n tragent. Der maister Wenne sprichet man sprichet ein ùberwesen. gotes wesen aigenlichen Der maister antwurtet Von gote enmag nicht eigenlichen wergesprochen dën das nit widersaz wann man wesen. Der iunger Ich wante das guote sprichet und weishait und gerechticnait bezeichente und nit bei gleichnisse. Der Das allen sinnen und allen vernunften uber~ das wer aïs suber ze swigende. spricht got ist nicht ein wardas got unsprechlich hait der mainet ist und nit eigenlichen warhait ist genannt. ein guote. und alle die bezeichnunge die die der berobet in verloegenunge ànclebet. 3. wann dem wesenden wider stat 'nitwesen. dawider ist nitsprichet wesen. sprichet moechte man so got genennen. enist enkâin widersatz in disen zwein. und das sol och von und gerechtichait von liechte sin gesaget. si scheident das ander. die widersteunge Durch so enmag ein got nit geheissen wesen eigenlichen.

~<t!' hoch /fa~eM. In dem beginn wird geàiso ttnd bluot in l- das wortzeaaischwordenis~ uM dassetb drivaltichait. faire conserve. das vo lendet er nit'..i21-136.. mer.das es nit enistj und vergicht das es me denne ein wesen ist. '8mTentlesNos5.S .~ s'est paraît-il. . einander. .ê(). sant Paulus wie man gesechen Timotheus fragte moëchte Haisch und bluot in dem sacramente des brotes. wort len6reatuMn~undsunderlieRinredlië~ In der verainung gebildet sind. wirt gesechen ein ain. wann wer da sprichet der sprichet nit das das es ist.(Skb~rt H.nus(SrIts.12k.Som~ in sunlicher art erchriegent. er rurt ùberwesen~ das.1~8. que~unemam~~ fràgmentairé~: -v.t~Li~1:)p#tf()n~irt.. dans les différens ma.141.2~6 SERMONS DE ~AtTRB ËCKHART. Der sprach Das mag nieman anders gesechen. . und trin!Mn~ dieisij~ïn~ m~ dérn v~ter.er gange denn m:tunseremherreninsein widergeburt hinder dem beginn des wortes~ do er vor gote ie in nicht gewesen ist. 6~]f M~ . Von.ciem chref1 suivent les Nos 5. usserlich~ist uberwesenaneloegenunge. wann (von?) dem gewaitig~n widergange so wirt er ain in Cristo und ain mitberer ogenblikes sechen wie hailigen gotes und aller crëaturej und jwùrket begm und ende eins in dem sich alle ding onenbarent.6.13&. holne mit Schoen fragen. d~ aïs geborner sùn~ in dem der Yater aUe seinen were~ g~ in seiner istiger nuo das vaeterliche geistlicher art seit wort so geis~ chreftig ist das es gelibet wirt. ~tt<. en partie ~uMië par PfëiSër. was das sei. bluot sechen das selbe e~ige~ und niessen in allen dingen gew~tcliç~ si. et celte qNi~mitjJtn~ëa~ateme~ ëgalement partie de ce recueil ~0 pr~posttiOBp metaph~i~es. Was aber das me si~ des enzdget er nit abe das wesen.aber innerlich in der vernunft.t'40.< d. mit der niessung gebent si allen dingen iren èrsten ad~idë~ Dïs. so loegent man das da sei ein wesen. und alie sunlicher gelibete~ sint ein vas und em chelich widerbarung des :wortes das zuoneischund dis zuopluotwordenist.ewige flaisch und bluot bin op~tederliebeGnstu~m~im~~he~~ s~rach das lebende naisch und pluot das vpm~ime~k~ also essent. 'ÔI'> "v.

sind. suochet. und bluot gewesenist. ist durch Marien und und und das ze flaisch wort. und allé zeit Cristi enpfachent aïs er sich selber an den iùngern leichnam empfieng die mit im ain lip und gebent in och allen gereinten hertzen aïs er sich den )unwurdent. wenne si gelobent das si mit im erstan wellent. wirt. gern gab und nit minre. umb hant.. werdent mit Cristo wan in disem brot ist gewaerliche das lebende naisch und bluot aïs es in Marien was und an dem crùtze das hieng. also das si in im erstanden ain waissenkorn worden mit Cristo. mynne in den Cristo. und werck H'ëiet hoerentj wer also erstanden und Und si und mere. ~7 tigen worte wurden und bende flaisch tent. In der ich sag Timotheus. bluot bluot och Do brach die iùnger von bluot. und gelaeutert und si der vater geclaeret geschaNenheit entwirdet. Sanctus Paulus nam ~dir durch ze bluot in Màrien wer inseiner wie man verstan gefraget. wann ist. werdent. als der durch ùch iùnger und durch vil iùnger vergossen aller rùwigen hertzen die herzuo und bringen mynne allé die dis nit versten si es wissende. lebende das selb die sond mùgent~ und in wissentlicher flaisch und chain es mit bezuoveranders aïs so werdent si lebeliche wirt dem Davon geiste so rate ich das der vater alle zeit in uns gotes gelobet. Der sprach Die mit gesamnoten chreften und in begirallé zeit entslaffent undsterbent in unserem herren Ihesu wart allé empfieng. Der sprichet empfangen ist erstanden. die sint ain lip und hat. brot~ sechende ernstlichem und in dem geloben in sein ewig mainte chelche den Cristi si zuo dis leime hatund er das vernùnftiger vernùnftiger in ainer in ainer sechen in gat creature und creatur lebende hettent flaisch si das lebende si in das si vereinet wurden unvernunftigen mit ime zewurckende chelich zu und einem aïs in im gesechen creaturen vernunfticlich allé vas so soltent durch Ich sprach ze offenbaren vater wirt girde girde sicht Gristus. in gantzem ernste das allé menschen das untz si ein volkomen waissenkorn brot dester diker niessent.-SERMONS DE MAITRE ECKHART. lebende bin ein in ùch ain nuen ding in ir ersten das lebende flaisch und adel. das ewige verainung lebende ist der solte das Cristi leich- widergeburt in Gristumgegaagen worden ist. der tuot wùrcket allé saëlig empfachent wàrt sind gew~lteclich ding in aim mit Cristo die selben in dem si geCristo. glauben~ werdent Hie wider Und er ewiclich in dem urkund. die augen und allé zeit Cristi leichnam Des helf uns got. er ain mitberer gotes . oren die dis sechent und fruchtberlichen. man mit biblibendem zuokere sechende und nit anders. Sanctus lich Meher Paulus wer Cristi leichnam recht fruchtbergefraget. wurde.

die~reatu~n~die~ si seien clain oder grosse.. do ward er Udende~ undalle ding sich selbeempËndende.otnen dem sruppely dès ~st~x~~ès. sprach ~benden :w<>rt.d iegliçhe von ir sèlber -i~~r ls~ atn ~oll~. tind och h~~t .ffen g~s wenoe~)~ hertaen Gristo.(tha. ist u~. was so so edel und lauterdas er unenpnntlich was aise got und der in ze stuer bette es nût ckeagehowenhett. al~eh und'lJlitPtf~nem Der Pau~s~~ DermitbegtrdesemeEch~ wais mit gote allé ding. e~t~ wenig.. das der aigen wille des menschen nit gnuegen er woltc wissen ubel und guot. das wotte. :Alle.~motheu~. und siieifdoch und empfundea~ redte alleu underschaid als er von gote Ross.ztte~e~ erkrï~get worden ist das ewig. und vie! von dem wiUen gotes..L... und starb eins bittern todes. wit.beginngesprOGhen ward.. da das wort und mensche gelibet Der mensch ward.1>)Vàere.preèh~n ~çhttpf is. der chumet vil retche]wider heim denn er us ~oss.verainentze~ zeit und ewich~t aiso ~dig iMitet~ d~ ime verstanden mag werden~ sichei~h~d~~ Timotheus~gte~aulu~~az~ Der :mensçJ. dascham lauter in Marien leib.gë.gepurt . rat kùnde denne das selbe lenieman ge~issen bende naisch und bluot das also von. Der underschaid was so tustHchen riche den der mensch mit lùstempnenge_.s~ mensch~ und~Ght~~ll~dtng. ime von gote verbotén was.wûf~wider ze ~g~~S~ er~ch~~a. und was mit ir enpnntlichen und lidende. und och nimer widër lidende sterinehomenmûegent~dennegewiUigen Den willigen bende. allen ~t~iM~~v~~h~ =ygeritirr~en hat. . und wurden vermiteit von demlëbenden ewigen wqrte in dem si luter gesprochen wurdent. Timotheus sprach: ~-J.. un~d sich in 'l1úè. aller ze einer widerbringunge dinge die von dem ersten und och das allé menschepverMIen waren.&âgte~~aûlu~~a~jp~~ Daskanniema~yo~~sag~n~~lo~ wissen solt. ~te waere.enhame'~eht~on~r~ ist~ ~nd~~des~n~d~. undsl1n~ Wepsieh~ainBt~a~d~ der. Dis sol man ansechen in dem beginne.toedeo. zem ersten naisch gerichtetstët. wanne er bringet enpnntUchen und~ nit weste~ und der trost Jst4n Mar~en leibe helf da& er~~ mis nimer zerersta~den. menschen si sichs~lbernoch erkennenmoechtent~s die ding in chain weise widerbringenmu~ge~tde~n~m willigem tode dU1'cn Cristum. und ward mensehe. gange. Und wer aiso gat.wal$ig mit:aMen.SERMONS DE J~HTREECKKART.

in dem got mensche worgaistes. vernunft Amen. sich mit in dem Cristo sag dir wann lebenvaeterdie und und all uns fragte menschen? suin sol du mercken. in meiner worte emaldazich mit veraihtem widergepurd begunde werdent mir alle gen~ da ich ie gewesen bin in goetlichen gnaden. vernunft die und nit die menschen die sele. gant die sint und erkrieget und alle rechte weishait wenne hant. Timotheus dazistdazerkumpt er stat. usser mensche was noch in Cristo istj dingen wider verkleret ich alzeit Cristo wi- mit mir in sein widergeburt der gestorben werden muosz. da ist iecliche si ist~ si ist ain armen verdorben got. wir vil verstan mol ainen vernunftioIch richsent. alle lust in zait und in ewichait. Seit luoding Cristi wann das lebende . han er allé Ich der sein zeit sag ist ist. das er stat in vermuegenhait uf ichte. naigunge Und daz wirt in die vermugenhait Daz als Cristus.also daz ich mich nit me richte. herre worden Hilf ward mir in ruofti dir. 249 inenschen créature~ eins vernunftlosen den ist. allen so/muosz durch 4-er'verklaert Timotheus uf daz naechste er nit schlieff. irt der ist. besunder in deni abschlagen aller dinge. Der sprach warumb fragte Paulus. aigen lust me gewinnet? wer in dem ewigen wort dem cngat Cristi verainet und lebende wirt. und sein glantz ist so haitérin dem alle ruo worden bin und alles ich erstanden ist. von bezaichnet Timotheus dem kerker ner fragte mines leibes das ich gesprochen Paulus warumbe Der sprach mei- aiso gar verainiget widergeburt in zit noch ewikait nit wollt leben. nit mit und dem mein daz ich lebendigen pluot. und wirt also gefrawet dez j daz er nit anders lustet noch wircket denne daz lebende Cristi der sein herre pluot worden anncleben herre. ire vernunft vernunftlos ist in in mit kuPaulus in diser zeit darzuo fragte Mag der mensch men das er kainen Der sprach la sicherlich. ich alle und sein entsprungen. Paulus Das die Ich Wie in Alle sind gantz himelreiche. adel irergelassenhait dem vater wider haim wenne alle Des goetliche helf uns got. Das Timotheus sen verdorben Ich die main wider in wie clame helf iren ersten adel getragen sunder werdent. Und die weile er nit erstanden mynne und begirde wirt~ wurken untz er mit ertrich. aSênbar~ pluot jist herre und ritter in mir. naturlicher die menschen entselet roeten verblendent main und mit bluot Cristi entnaturent digen und weisheit liche vernunft von freiem weishait weislos. hant allen under geben.SERMONS DE MAITRE ECKHART. . in-dem uïid schIaS'enlebendig schianeninmirvergangenist. Daz wirt betùtet in soellichem alle notdurft usz ze rùten bi Cristi pluot.

25o SERMONS DE MAITRE ECKHART. dem ersten im glauben si sich so vesticlichj so ernsttith zuo koerten und allés irtuonwas àin ruowe und ain ime. Die trittenempfachent in in dem lieehte des hailigen gatStes~ si Yeraint und in dem sune nach wurden in dem vater voikumenhaitj aiso daz si die selben ~verck worchten die Cristus vor getan hett und merere. ah dem groenen und nach der urstendi dosi sprachent Zaige dornstag und uns dein vater~ und wart Cristi wort so krefticlichen bein irenhertzen dàz si sprachent der vaeWir sechën dich in verainigunge girlichen seiterlichait Und lies si in wissender sunder gleichnùsse. Zuo in in dreierlay empnengan. wer Cristi leichnam rechte empfieng als TimotheusfragtePaulus~ in die iungern Er sprach Die mit ernstlicher begird in empnengent. nit me lebendig sindj und si die vaeterlich gnade leret und gelaeutert hatj das si in im erstandensind~ sindain leib und ain weisekorn worCristi leichnam aile zeit recht als in empiachent die iungern Die empneagent weisz. Der sprach das ertrich und sein seibs 'selTlaffen dir. Timotheus Der die welt erkriegetUhd und nuh uf kanledigsin~ Timotheus s(~inCnsto soit es och wol gemuet mit daser aizin naturlieh von Cristo~ wan snudsi frâgte Paulus yerschmaeçhet besessen kaim wissen das uud was ain armer menseh zeit h~ naëh haftet hà~ oder ~aer. hertzen gânt~cm irem~uou ~râkait <xiej' dez sullen natur~e ir'usserlidter~gegen~rf~ s<Ëhlaf bekore~ s~ch ànders~getroemet si nit ers~o~emund~su~ nmpsz~l~~tt~t~~ da0-~mb denn nitab lan~ die~rob mitiTtselberknegen~untz~erilie~C~~ sehlanenoderwachea~u~~ied!4 die werdent ain weishait mttimë~als~ in sy wurcketjals~seiu uad schiaffet chetj derendet Nuo die dasterbent allé atngëbore~ sun~ zelt in denï leben~~s~ sint die die von freiem willen ~nd~ irs rai- in CristOjdaz . den verainten worten ïhesu Cristi entscblan'end und erstorbeh sint und. d~'sta~ kleiM~ u~ istdazreieh derhimeim~ ~~tePaulusr~~uhs~~ ~emansterbensoli~Cr~~ Die haissent an und~rlasz mercken.diser aiso das werdentsyammitim. s6hla~ in Cris~M giessentj allé und ir aiso den mit Cristo. zuoversicht ner voikumenhait. dazsialle dingiiessent. Die andren empRengend in schIaSen~ sogar warent sy mitgot veraint. Und alle die menscheh die die begirde und mynne so 1ere sicheritch habent Cristi iunger ze ~erden~ die volgent.

wortiosen hat. wie man verstan sott das ewig wort wider fragte Paulus. und ze verclaeren. Und da bistdu von gnaden mensche und ainmitbruoder gotes und aller creatur wissenliche unwissende. ains nùen verklerten der stirbt in zeit noch todes. denn'ain willenloser daz mit dem lebendigen verzigter mensch. das die vaeterlich erwindent des ertrichs. pluot Cristi in dise dùnsterkait ist. gar ernstllich kumst doch nimer da hin. gegangen (Von sant Bernhart. kumet.) Timotheus Paulus Wie sol der mensch fragte verstan daz er sey genhaitso flaische hailigen daz wort. inenschet oder unwisselich schawet. in dem dich got und alle wirst mit dem redlichen du denne von ie und wissest dich nichte selentwirdihat in in dem diner unwisseliche~ unwesende. In der mensc'-e und verzi- und lebendiges . Amen. und in deinem pluot und ingange gelassenhait so traegt allé got vernùnfticlich wider in iren ding staeten adel. noch Daz frucht abland. bittern tod oder rechter mit schmertze mit Cristo in den sie gant allezeit ze versten wenne widerwertikait goetlichait Cristo senkent daz er sey den also tot und verzigen vindet aller daz si kain widersechen und williclich (sic). wort? bendigen anders du gast geschwindelichen tiber redlichait borgen creatur willen ber stilli Er lange sprach Du solt wege und dich gan uber und uber vernunft. bist. Des helf uns got. Timotheus Paulus Wie sol man mensch werden in dem lefragte hoeret. die disz verstand. Du soit gar selber uber und weise. in den bittern tod des schmerzens. nit was. Der mensch der da mensch worden ist in dem ewigen worte ùber zeit und ewikait. in dem alle dinge ze sterben ist der aller worte ewigen wartende ist untzim in zeit gewalt ediost und in tod~ ze verewikait stat daz ewig aber schier lebendig werdent. ùber ùber alle sinliche chreft~ in die verin ewikait mit dem Timotheus des lautren ie angesechen aïs du von got beginnes da sichtig sichst dich wesen. sten wer mit dem verainten sunder wort allen wider lust. kait und freien ist och nit din augen daz es ist der ist vorspiles wirt got. gebildet Aïs du verstan und mercken. dann und was daz des ist nit der dich aigner aines in dir. Und wider. der weder nit atnde git er allen dingen aïs willigen zeit und ewikait ir leben und ir wesen da sy ie warent. 35' nen hertzens. angesechen trivaltikait. Und hiezuo kan niemant kumen. ze verkleren ? Daz sag ich dir und merck es wol. also gepf~anzet het in sein volkumen- nimer hait. haben.. wenne der stirbt.SERMONS DE MAITRE ECKHART. wol daz Cristi tod in zeit und in ewikait Das helf uns got. wann si wissent saelig sind die. geben wirt.

:niwènn naturlxch`beclia~itnusz gewaltig nîmer re~htmttetig.~sseh~.wir balde :Ëereuosd kumen zu~ dir m voikumenh~.nQ~~e~et~ 'w~t'm~ëi~l~~i. ich :betten.~ sous.dinge~ da kumet ~ùn ai~l~myh~ tt~die sel.~rme. di~:gotwf efapfaë~~ .un~a~ x~ den lâeuten. iében ? wenzt h~t der g~xsx. dennee got~.h~r:cf~nck mag.ben und fûs x»ein sol ich aplas haïsche~? wx~ sol.die~~ ~ndsz~und ~my~~nd'~s~ :~t<Kden'.~lleze~ . Undwen~erda~ allés.Amen f. a~ibuons à.xpppelox certynés pro`- .. utid ui~erïn be~àntalle lebendè yvâllust: ~xrt.auc~da~~ schmachait~siechtàge~pi~~jM~ rechtaisc~ ej-~m ~b&~Rt~j~a~ che. ~c~a~ne~.nd. zcl~ saeràzne.got:. ç~d~erob x~h m~ch se~b hah dem sW . Deut `spéculativës Myat: II..L. in: die k<on~ stille~nesbegia~staëte~H~ sten ~autrikatt. begird aller ew~e!.:fur tnxch sèl.rfdx~~des dasei~ile.9t. '8.goetlicî~ glxc. Wër ku~e~ ~tl vdikus~ aine verdrosne mënlich~ der solhaben ~nad~~ ~ergen~klicher dakumet ain uiigeso~ ain.252 SERMONS CE MA!TRËËCKHART. ich wxssen ob: xr~xçh . dxe wérdex~t..nt brxngè~ es? W e sol. questions ~'feiffei.tÏ~ f:r~geri. .(~qu~~]j). Danne so sol er sieh aller ~und selen. ungetrûbte i~ait.aier~led~. . ge&eiot in Cftsto? Bas sag~ichdir der liebe Cristus in dem ntensehen :wënné~ erstet~ also zuokceren daz ec dbernatûriichen liecht. so wachset ai~~oc~e~tl~t~l~u~e~ der hoèchsol armut.'egiessen und"inertri~e~kaÍt).ee~~t~ plûs anciani~és d~~oHs'my~que~ n'oat ~as a~c~ t~~ieébrttt~d~ ahsoluie ~uë poupr~ft plut8t. . m~wandekutMiwissicti~~p~et~ Timotheus~agtePaulus d~.gefryet'xn und ~eben:naçh dem:=înrern ~$~~ ~$~~ ~P~ /g~ ~ctis~ haist~ain~aÏ~ .?` ~ax"umb . 4~6~M[tt.ù.hait?. `so'rnaclxtu m` ~xn nûwe grunendès ueben usz e~pfinden d'Eckhart de txaiter et sQn p~. . tugént.leben?"\ ~nn~myn~ne~ .

und hat fùres wesen ruowe~ ture an sich ander fur~ und gebirt ander genomen~jund enzundet dem ersten aiso ist es ze glicher fur. das holtz im so guot nit muegent denn usz der inren ist niena zuo nutze. darumb kam umb die sie die chint der verzweiflung uppichait gunge uebtent. und davon allerlay urtail von got und auch von den laeuten. ùberwunden hat und hat und sein ist widerspaenig. Aïs usser liden und wurcken den an menschen beraitet beraiten undze nùti ze inrem machet. und ist denn mit dem fur veraint. taenig was dem vater aïs vil huwer forme und begirde Mad doçhhindert si nit die inren zegot. und sein in ainer und na- groben materie verlorn wesen. minn~ ze gotte. begert minn aïs das grôesserdas in der gothait. nit an- denn got. in dem ainvaltig liecht ist pr~het~ward ~~seë~ ~1~!ï~rivaltlgi~under. Dis alles sament verlùret Damit das er nit geschaiden der mehsch. es und das leben. der mynnet mynnet got umb got. weis mit dem menschen berait hat sein aigen wurcken ist. Bas ain ist wie das sy dasgot . gezogen tn am goetUchliecht. merj das und under- die menschait. Der fur mit so der nature. der vindet das erst ist ain und ainoede. sy entspringen an warumbe. gries won si allwent die mag in dem mer. holtz sin nature so ist es stille und so mer. 253 der ersten sein das warhait denn das fûr warhait. ~utabir K~s was~e~ was noeh vil honart~ grosz ùber G~ blage verhenget das si gotes undanckbar ding das got an sich nam die menschlich gothait Begerende gelaisten schowunge~ die laeute waren umb allés ir uppichait seines guotes. weis als holtz ist allain Ze glicher als lang als das utmaterie das fûr das holtz so brochselt selber.SERMONS DE MAITRE ECKHA!tT. und verlurt zorn und ursache und ding bewe- der unchaeuschait und ùppekait~ und raissung und blibet unaller boszhait und boeser schuldig von sechen und von hoern~ gedenck Hnd erfert von dem nature ist er auch unschuldig ist. ist von der nature. Der mensch der von der nature vier geschaiden ist. und verlorn und sein aigen spister~ain ders mainet mitwurcker noch und mitgeberer mit dem vater. Allu unser werck und tugende fruchtbar sy icht sigint. dienet 6. M~X guote kurtze 1er.

Der mag menschen dem vater und vott dem su~n in des lautern haissen ain mensch. er çham in natu$ . Das ander wunder ist an den personen.den !. an dem wesen und drivaltig Das drytt ist wnnin ain persone. Do der myntiezunder maegtlich dom~ost uns der tag herfur mochtder morgen lenger nitbÏeiben. wannatn ainîgerj Der erste falsch haben. Der ander morgenrot des was do ir baider gaist undergraif des sunes. ~on er was es selber~ won nature ist ewig und nature muos beleiben. bende ist der d~ laitet die da waënen~~ der besten guote.25/i.– Dsr achtent .~u~ vater. SERMOUS DE MAÎTRE ECKHART..Wérindemmtstatj wissent~ de~ umb dehain lebehs gaistlichen gaist ist der dte sich an net~entains gaiste. als ain betwang g~wisz der man Sein susser usgang ist brait als der Bey dem abentrege.:wer. –Der si sich daruf falsch gaist ist der die laeute laitet~ die under dem sjchoeereaturen weiset in ain gesiehtder ist der die laeute wa!se~ ïE( ain gaistlich hoffart das dritt vierd wol gevaUent. der da ntisset von choemtf!i< Hie sond wir verstan den~aist der warhait sele. Wissent das des nit mag s~ wissent och Gristus vermocht sein nit. mûIrgeMOt morgënrot ist erschienen in der welt. Wissent umb der und vil tugend~ laitet die. der prophet.Detimensctfenmagniemaairren. in selbef wolgevaUent Der sidas die w~rckent M ir~ creaturen. Der maister sprichet von nùn gaisten. derinCristostatùn~d der gaist der warhait sein tanei'ist. das zwo natur stoessent creatur wie das sey das schoepfer der ob allen wundefn~ sey und creatur Nuo und schoepfer sprichet sol uns choemen bezaichnet so ist Der erste Der ander' sey. des vaters.i. wie das sey. ist ersehi~en gçn'aig 1t. Der drytt morgenrot swebte umb das das ieadert aller lauterosten bluotUn mynnetichosten erbrennet ward~ do hertz Marien. morgenrot morgenrot ist uns erscheinet erschinen.lf DerfunftHtderdieMtet~diein~ und waënsnt d~s tn das von got gesich selber oder uFcbain creature. als der morgenrot zuochunft: seiner des tages. -Der wie $i den taeuten richten die von eMnftigen dingen sagent. der die Der sechste:ist der gaist ist zemàt~seh. Der erst morgenrot Der drytt morgenrot was die underlo2glichait was der wiû des vaters. Der mag ain anniger bestan an das ist d6r von dem wir davor geredet der warheit. Nuo sind morgenrot drey ist erschienen in der kamer der persone in der persone des sunes. Wissent ':ewi~en. warumbedennïa~teftichdu~ Dec ander &tsch gatste ïst der d~ laeuten erscheinet in ainem liechti und die laeute pfer ist. geben sey.

n. mit dem das sy got begerent ze mynnen. allen laeuten. sprichet: und got ist ist die Nuo ich sprich und der in der got ist die mynne. so sprich ich got ist mynn. der mag gaiste gezogen werden uber allés das got ie in die verborgne geschuof. Z)eM<. und sol leben von dem er redet. und Cristum wend in seinem und hoechsten adel. und sol sein das er scheiuet. Wissent das chan nieman Die laeut die das befunden geworten. Got ist ain guot yetz also das da iaget mit seiner alle creaturen. Der mich frage was got ich antwûrti waere. ist denn ain. die laeute richtent sich allweg nach Cristo. und damit mynne so gieng man von ain. ist got das er wirt von den creaturen. und och den die in dasselb guot gezogen werden mit aim waren besitzen. in im. er wely mynne wann me waere. geiaget Comp. merckent. ich darumb das man beleibe Nuo pey ain. die sind unbechant hand. Das ich sprich das tuon got ist die mynne. ainichait. in disem das si sechent iren bechennen. Das sprich ich umb vier sache. Und darumbe das man beleibe bey ain. scheinen das er ist. mynne darumb das sy in wider also lusticlich iagent.. Das sind alle die die da sunde nit fur sunde und nit in hand. da haime und der nach in der in der octaff der iij kinig. an got allain. epistel das sanctus Johannes der mynne ist der ist in got . und sunderlich die gaistlich laeute heissent und in des der warhait nit sind'. Pfeiffer. stant aller tugenuebung nit erchennen den. falsch 255 die da chetzer gaist ist der die laitet haissent. ain frag invallen. und. Die erste sach ist mit got iaget seiner mynn alle creaturen. Wenn man spricht da moechti got ist die minne. ist der mynne ist in got und er ist in im. wissent.SERMONS DE MAÎTRE ECKHART. ebenmenschen in gebresten der so gros ist. Die besten Der den gaist der warhait maister sprechent well verstan. Unser allerbesten maister sprechent: Der mensch der da lebt in dem der warhait. Da bechennet er alles das sein selbes sel begert in im. Myst. 638. Die bechennent alle ding in der wardavon hait bechennent si der falschen gaiste schaden von dem wir davor gesprochen das ist die maist peine die si leident haben. E er mensch der da stat in der sol alweg Cristo. Am j sonntag Man Got liset hutt mynne. redent von goetlicher haimlichait die in froemd ist an der warhait. V.

das tuot er nit darumbë schlecht des. Darumbe du mir ist got~ Sahctus Augustinus M gaebest sprjehet: mynne alles das du gelaisten mich nit~ du gebest denn machtj daran genueget Augustinus spricKet mensch~ mynne das deiner sele das du mit der mynne erwerben machtj und bëh~ kll': got wànn Ze dem drytten mag. Aiso iaget alle creature got mit myane~ wànn got mynne duncket begerent aUe creaturen got iagen mitmynne.~56 ~SRMONS DE MAÎTRE. wer dann mynne~dàs~iJNe~~er ailes das mynnë~cilis~ Nuomynneat Wer nuo schinët. wànn an allen creaturen darumb so miht ain yeclich an aiMryeclicher crëaturë etwas~ mynn~ ist~ ~r glich :der das etwenne rotz. vvenn sÿ ir 3edoch undmag nement den 'lùst ctwas dich selben mir. dïè iÏd bild n: t~ sô'ist. Nuo~eg das denn~~ ain bilde malet an ain wand~ s04st~ie waïM au d~¡¡.'etwas denn ruo . in ainen ze tode. das bilde an~dêf'wai~ mynnet der die wand~ahn mitte naeme~aSe~~oët~ die wahd~ aiso da~dàs~bud~ dannen nement selb enthalt. Ear~mb~~b ist. Sanctus ist. Ainer willen.ist lûtër got. ir begirde nit erf~lt werden~ und ist das arumb~.bi1des. das.Waerainstainveyhùnftigjermuost er bàerisiïl Der ain boem fragti warumb fruocht. das tUocl~~derniitt~ das~~d~ Und wànn alstis~eu~ iéglyhér~ . Darumb wir lauter GotiStder du g<Mj ~§~îi~ sele~ nitë~~v~~ wâhn ~r got ~itsbechen~ das daguotist~undwann~w~ an den creaturen dàs er ir so ding . m~~ genuegen in allé creatu!'ëj im sëlbèr undist ddc~ got hat sein mynne zersprait ain.bild darNuo sein bilde. chan die sele nit genuegeQ denn. mer. tnyntiét. ih der frucht~ das da~ i~h mich vërnuWe spriche das ich derauweminem tuon ich darumb mich won ursprun nach sinj das istmynneclicbt Gût~ und ist dem ursprung ursprung an mynne.° . So ist. die echtvernunftig das sy ir genuegde w~ an~dëmiu~t so begerënd sy~êt~ën~~r~ nuegde nit daran vindent. so mynnest der. die wile iener lebend was~ das er nimer ze &ide in im selber wil er lust suoehe~ in fride~ wann &idë mynnectich darumb choeme. ËCKHÀRtt die iagent got mit ir mynne~ wànn Ze dem andern mal: allé crëatureh das er darumb sùnde tuo durch der es ist chain mensch so unsaelig lust. die mvnne. ist. ér tuot sy durch ainen mynnelichen poshait das er ùbel tuô.d lustlichesschmët~ darumbsomynne~~ ab das unddas~ belïbét das. waer er vernunftigjer der mynne. 5 ain?altigj sy nement die da lustig seheinet. rnÿnn`et atn-lâuteï detn es _ri~dich ~i~ :àr.Sanctus Dionysius umbechànt mynnen sprichet: ist. Der das. ist dér vârvüe.

man fund got nit darmitte.. so spraech sy ist uberal. und won got uberal ist und si in got ist. und uns sunde. ich wil in das er mich mâche wql bitten seiner wirdig und wil gabe ze enpfachen. und das vieli haer in dis zit auf in'der ertrich edeikait als es ist in seiner alle ding auf ertrich nature.SERMONS DE MAITRE ECKHART. so antwurte Dermichû-agti ich wo got waer. Disz ich ist ytll ain sermon ùch laenger der heiligen. . und uberal. dem ain spaenli. Der englen der ist an zal yeclicheristain sele~undsy anal. er muosz alle creature mit seiner mynnen oder wi~sens mynne. wann er geben muosz.Nuo mynne ist. als niderste engel. Hie ain ende. Darumb in nit bitten wil ich umb sein gabe. So achtent denn wie edel der obrist engel sey. Wer mich wo die sele waeri die in ich mynne ist. Der nu naeme aller engel edelchait so si hand an ir nature. Ich wil uch noch ain sermon sprechen stille. benaeme. der in spriçhe ich . damit mag ich doch nit saelig ich wurdi werden. seiner wann gabe nimer waer ich wirdig gedancken. wann sein. der ist in got. die mussent bluen und fruchtbaer werden. won Ze dem vierden mal so sprich ich in~ ain.. enphiel der ain spaenli snitte von aim holtz. Darumb ich sprich mynne mit der er sich selben ist und der im das mint. mer. mit senier mynne. sy mit im ain al und wann mit der guete mynnent. seiner gabe ze es waer im lieb oder laid. so musti er mir geben. yeainerhoeher und der ander. er ist uberal. ist in ime die sele von got in ir ist so muosz er in ir ist der uberal ist. das machet ir zaï chan nymantgedencken. entpfachen. im dancken das er also ist das er geben muosz. im alle sein Wie das sy das er mich minnet de~b~~ gothait. Nuossitzent allé halten. damit das ich ia mynne und bin in seiner s~g saelig mynne.~ Darumb an fritag Ich wil got umb seiner sprach: noch wil i m gaben nymer gebitten. der edelkait aller welte ze got welte gan. so enist si ain und in denn der gotte hot und uberal anderst nit. Got ist uberal in der also ist got ain al. es ist allés poshait. won got ist mynne. und aller créature edelchait als si sind in ir und mit nature. 257 coli(?).. und er ist in ime. wann won es ist ain lauter und ist minder posheit denn posheit won es ist ain lùter also vindet man gotes nit. und die sele die in won got mynnet ist die ist in gotte mynne und got it in ir. nit. sy wissens so wil ich sprechen ain wort das ich nuo naechst nit.

Das Das erste. Ich bitte uns. also inminne ist/ze demsprichiehainwoertIinjdassprichetsanctusPaugotes lus(!) Gang in~ getruwer chnech~ tst in die ?0 spreçhent da sicht erschinent. Follet Des nement und da wasser ist da ist nit holtz.. Got ist in demersten sermon: Nuo nim ich ain ~rort das ichgespraeh der ist in got und er ist in ime. vater~ aïs ich ain ander ist. Lieben ich bitt uch daz ir chind. sol ich dieh setzen da ist got der sele aïs er darumb nam ab ist al versameht~ got~~ das waere das. guet.nit mihrerj got ist. moecht behuel~ nit got dàs got sein. merken ainen sin. wann tikait~ gegen damit ainem er im selber er harej Ich nimainwoertiin dich. und nit veraint. Ainnutzeler. und werfent Nuo nement da holtz ist da ist nit wasser. Ze dem andern ze verstan~ hand: wise. ~bér die v:v~ enboben àH mein sol ich dich setzen in ainikei~ d~alles guot ist in einikait. sprach: ain istikait die got ist~ und. au~den~ewajagelio~s und du~n~~in~das auch aùs diener sein: und das herr~sprâeh alsOKmit dië~~elé war als got Ich nim woertlin da sol auch mein Daichpin~. ichainwoertlin:SpraGhùnserher:g~ngihge~~ setzen boban ail mein guot. samnunge in die art dsreinikàitd~ der Ze dem drytten mal. maltais gespraitet ist in die ain. yQr~~elë~a~ ais gar~ âm~die' unser sy~w~ den~~ aiso gàrw~ ist als grç~s~ als mit. Da- wa got sele/undwa geschrift wann got nit.258 SERMONS DE MAÎTRE ECKHART. Aïs al mein -guot sol ich dich.in und nit zway. 8. das got it seines iswese~ er der sele sy. so ist sele nit. mynne. Der und def in der mynne ist. Moyses sprichet: die maister und tnan die sel ist sache got von antlute sprechentaiso: got. die doch das hôltz die wirt ain nit mit wan gotte da ist veraint und und nit ist es umb die ist da ist nit veraint. wann wer got sicht. enmitten ain. ze antlùte.Des bitt iGh ueh .got. die wirtainmitgotte Diesele Diegeschriftsprichet: so ist das wasman ain vass wassers~ ain glichndsz. ich sol dich Setzen creaturen. ser im vas veraint und nit ain~ wann das das holtz. der sicht nit won ain.. won Die wider Also in das wasser. antlute Wozway ist a. setzen in ùber die zertailung es ails versameilti~ in âm.

. gaistlichen man gen sôvitidet sel ist i~ iï tilosseri tuje~diehëttiin wuhne ~komenheit selber i~t dërt in mir sûnderliehen aines andern. Nuo merckent ist in sei- ich sprich es ist das sy chain zale hand. Ain Got schoene bredig von der liebi gotes. wann das ir dasainsin dem andern und alle natur abgeschaiden natur von natur engel hand Da die ungetailet. 11. disen Alle die also sind in ainichait. Darumb wa die sele ist da ist got. Got wonet tur. ist da ist got. wil dch sagen wie ich der laeute ich wil mein selbs und aller gedenck. es hetti wàere erfûllet wie edel ain spaenlin alle dise ain engel oder welt ain mit saelichait. die geschrift Wa mein sele liege denn. und sin wol behaltent. und wa got ist da ist och mein sele. Darumb ist och die sele wa got ist. von allen creaabgeloeszet die volkomenhait und alle und an mengi von natur mit aller ir froede und ist ain die allé an zaï und in in selber. waeger waer. Der Comp. wann wer das taete. und ainen han yeclichen ais icb mich selber han in mir selber. das er ainen engel saech l~ seiner imwaerewol An allen lauterchait. wann die sele ist in gotte. das in bildung das si nit ausgangen von ainichait. Pfeiffet.SERMONS DE MAITRE ECKHART. allés adetieh umb ainen engel. als ich e sprach. ungehinenchain gaist beschiusset den andern. menschen nichait und fuge mich fur vergessen. seiner natur. 25~ ir es tuogent durch und myn willen. wan sprechen wissent das da in der ainichait ist weder Chuonrat noch ich Heinrich. Soelti der mensch darumb dienen bis an don iungsten tag und bis an das ende der welt. das waere und man moechti es waer chetzerey. Deut. unrecht. des helf uns got. won die ane bildunge so dùrifens nit waenen sind. Amen beleiben~ sy in ainichait. 30 (sermon 5). Das wir in ai- durch bitte got. ~T~er claia ~M~he engel genastlin und mit der ist als von edel im in. ist die mynne und der in der mynne wonet der wonet in got und in der sele mit allem dem das er ist und alle creagot in im. dch das 9. und ist als war als got got ist. och ist gevallen. dingelonet.

des freyen wese~ si erste das lauter sias a~o~cïo mynnet ist diebloszistichait noch eng. und in dem das Die gewaren das ist der anbetter in dem bilde. Nit sele aller froede und natur.260 FERMONS DE MAITRE ECKHART. ich das es nit ist da ist got. wann ich das hait ich gar-wirdeclich. grunde Disz ist die da enist nit denn ain grund. wir in dem und hailigen der vater geist in der guetichait~ in dem Da bekennenwirals~w~ Disz enist seyen. allain me~ ùber natur in seiner der got sich selber fraeuet aller der saelichait des enist nit denn ain. die bittent ich nichtes und das gebet ist recht und ist chrefbitt. ain woertiin~ Eya~ nuo merckent und hab vergessen. goetlichen und da ain ist da Wa die sele ist all. hie oben ist wesen noch alles werck da ist allain wesen in das da si ist in gotj ia werck und wesen da ist werck wesen und in der weslich inneMeibun~ bild istjës des weist diewesdas m~ da ist sunbe~ die~ M~ nach so wes.ibet. und da all ist da ist ain. lich vernùnftichait der-personen es ist da sy die personen mynnet da ain lauter da si nie us kamenj leibes chraft ist~ gotes der die lauter Nuo. Das ist ain gewisze warhait.én. bilde und wdrcket in den ochsunderwerckjW~M in der chraft als sy ist als wir gemynnent in dem enthalten noch und Disz enthalten.. à chraft ist.. enwaer. Und spraech ich spraech unrecht. allé Da minnet Waer sy gpt dano~ wesen. nit bitte~ und fur nieman bitte~ noch fur Hainrichen.és der da~ da es enmynnet robet dem naeme ist alles wesens da da und er istj aller uber istiGhaIt. won so ich nichtes noch hait der wir fdr an Conraten. und abtgot bittet. sun seyen in der weishait bilde. Die da icht bittent oder umb got. in wesen. merckent haissent ain die maister enpfenglichs. wie ain ere mir ist. ainer darumb er sich ainer geit und got selber. und wà got ist da ist die sele. als ob er aller creatur gedenck sind! 1 Nuo bittent fur die die mir enpfolchen nit me sy denn ich allain. so bitt ich recht. es sey got lieb oder leid~ wann sele. sy wesen des gaistes volkoemenhait mag in disem hoechst da man zuo ehoemen die wir art. wyshait des sunes und unin den personen. man it anders der bittet ainen an. nach ist und stat nachmuegenhaitdësvM personen~ des hailigen nach der gueUchait gaistes.. engel bleibet unbeschlossen in der andern sele aizemal ungehindert yeclichen fraeuet sich mein von natur. sprechen. da sens. tig. sunder wurcklicb. Aber es ist nit die hoeste volkoemenhait leben nach gaistes . gaist. nach anhangunge ain. wann denn gotes unrecht. Wer ichtes nimer so wol Ich bitte es waer ain lauter moecht chetzerey. hailig die bittent got -in der wardas got in der gaist und ist in der chraft das seyen siwirtdâ die chraft.

ist. menschait. entwachset das menschen. nach gaistes und in dem wesen von ist. Staend er an im selber. das ich in demselben understantnusz habe des personlichen das ich das personlich wesen wesens. sind hie zway wesen. mensch nach gaistes enthalund en- pfellet muoste und seines . muoste libe art volbracht gaist nimer als der inner da er beraubt in er gnadenlichen volkoemen werden. sein selbes der allait das arte er wol doch sich sich in understentnusz~ und die gothait biegen nach dem Hierumb werden und gnaden so muoste enist. als sein leib uns Das ain an und understendichait understendichait volbracht werden des helf sel meiner des in ainer menschait.aigens och der usser behalten dem grund ain werden aigenes ist. baide weslich und Aiso muosten wir och derselb Cristus wir im personlich. got~ ain das geschech. Ich-aiso wann da ich dieselb art bin nach dem personlichen das ich in verainiget wesen. er enpfachet erfolgen wol der gnaden innùs von dem trost und sussichaitj Blib er also an im selber trost sein herus halten teri ist. er es nimer chan. sun. mensch wurckunge inner mensch er dem ain gnaden. des vaters ewiclich inne got in dem grunde bleibend ist und ich grund si ist wortes~ Cristo. das der habe verserte von den wesen also als die menschait an der personpersonen Cristi ain personlich lichait wesen ist. und ist doch ain understosz Cristi ewigen personlichen wesens. selber in mein selbes verstantnusz~ also als ich nach sey alzemal lagenlich art ain bin nach dem grunde. der ewigen ain mensehait. 26) ] immer mensch besitzen alsemal sullen enthalten mit leib werde und in dem mit sele das.SERMONS DE MAITRE ECKHART. alzemal beraubet verstentnusz dis personlich aigens wesen. wesen bin ain und och das personliche personlichen wann wesen. . das ich nach dem ussersten wesen personlich sey. ewigen ainem wesen. an wesen ist. sele enpfieng bestes nit von personlichen das innichait. understendichait und ist ain Cristus an understendichait. ain und als das vil beide derselb mein Cristus. von gnaden so understosz. und uberschwebt dem ussersten alzemal got. sein~ damite in den wercken. also grund understantnuss alzemal understantnuss dasselb wesen ist. uszer dem grunde gnadenlichen so mag der also wesens. Nuo personlich das ist nach der gothait das blos substàntziich 1-sonlich wesen. mensch. also als der grund selb ain grund gaistes wesen dasselbe ist. guot understantnusz mit der hand maenger wyse. also als er in dem wesen ain Cristus ist ~achvolgen ti~ bitl dem denn art. Ain wesen wesen wann das ander der selb das per- des der sele understosz personlichait. aber es ist das hoesti nit. uns got.

von siner hohen wiszhait.hân geurid ':n.iiéhist'komen der dihgalsô ain sprach Daniel dem gaist der wyshattals nit. ediest': gabë.262 SERMONS DE MAITRE ECKHART.' ~i~ujrnb~st~~r~aiû~~ umb -sieh '.gxt ~urnb ain-'brot.dj~~nit~ 'tent~~das. si rnac~ët~t~ gox.hât der gt~t um~ icht~~hders bittetedenn . das ist och ze allu ~M gesproche~ der~ vvysh~i. Dise red fugt wol zuo leh hab im gërûbRet~ dem das i<:h gester sp]*aeh und in gelâdënj und hab im gelockëtj hab uo~ in micbM~ komen det gaist der und derweissagsprieht dich und fdrchtent in geachtet fur gold und silber und f~t' aMu ch~nignch und M~ edëlgëstam~ und fur herschaft ge~ âlle ding hab geachtet gen und ais hor und ais ain habe kain den gaist der wysaehten Das\er sàmdesaïs ein~ pjMl.cf~s.'uhdë~den~~n:~g~ g€b~icli:'selber~zam~ chnecht.!Q'mir' da&~i~d~j~gëst~~ ~bitt&wasdu.ist~m~ieb~r~denn~gt~~s. Aih~ats~iei~'t~ ~dekam.sÿ: a~ pfé-nt~trig.'` Es nît'in ~csvc~ttet: Etltchè `iaeut~~ lâdent.derv~h~ die.und~l~g~~ . daserspràch~ aïs ding sind ain lutër ~t~ege~~d~ TUO~t~~d~~E~l~~t~ gaist~er~wisnàit.t~aeëe~ da& ~waer ain ~af~n~j~d~~t~ gern.~lb~d~<gô!t: gaist.~]~s~ selber. Bs~ist-mn~~i~t~ nMosz~ga~t'~ë~ deH~gaïst~ der~veishai~~ladet~ in~wolMstj. in iti gesunth~it uud unci n. der ~hat das'bj~~li~r~eat!ï~~ die ist--wrter denn ~llé `disé welt.âl~~m. < M -Ain bredig diç mag uff in gezogen von sant Augustin. pfenïi~ng.èlal.~ùo frem spra~~h aîri rieher rt~an..gaebé im der 'got ttrrib rht:khd~~s~ blt~ef: dehn ty~nn ~r . werden Wir dir nach von allem hertzen volgen und suQchentdeinantlùtz.sel~r.wàl'umb~~d~de]~~ 'umb sicn.` lëh. 1?â~t er dënn u~b ainën . ~lrng~ehabent w~ru~t~nb. magj Ghorn~ der alld in ding aehtët dem ist nit~der ~ts zë.D$rumh. ~'aber°got:.l~Tûo spnchet é~ · Mit~~dem alles guQ~ zerri~le dx~ gabe dër wysl~ait.. Das ist ain oifenbarzaichën hait.clâmëy als~ âinsan~~ dasd~e~~ tnensch gaistiderwys~ das-ër et~ in~¡.git nn<lil~eres dëi~n sich hundert Tu.d~f~uot ersten..: spra~ dàs Maine.t.hélbling gaist der ~etshâît° in umb marck ~i. reichtum bit. er .

das als das minste. in got ist geberen. gebirt wir allen unsern Darumb lust habent in im. das mag ich verliesen mag. als ain chaufmann im das er all daran. werck ob ains in got edler. gewunne. j won alles das mir angeborn ich nit.SERMONS DE MAITRE ECKHART. ~~anrPaulus brdder ~ner t%weinent . Got hat allen seinen gelust ist. Won in wirt dem das das minste der ain edel da wurcket es alleklich gaist der wishait als das maiste. was und was arbaiten er denn lieb und dest me daran . Alles das mir angeboren ist. mit kaem das zechen guiti. gotes und got waer aigenlich sin. Dem menschen sind und ie me gelassen ie lieber waer gewisz ze'lassen als leichte aigenlich als das ich als ein linsij ainen ungern ainen augenblick ie lieber waere recht lengerwaere ~nd waere. man hat es denn zemale und recht. er durch und nem verzige~ ich also der sein Wer crùtz mir und nachfolgen folg welli. willen noch folgen. won got hat allen seinen lust in der geburtj geberint. waer denn das ander. in dem ewangelio Si volgent mir nach. won da wirt das minste als das maiste und nit das.wille werde. das er allen seinen lust habe in der sele~ und das.ze~alfnit~ ~er~ ~d~enn~ ~er~~MeE~im da~ denn°hétti. 263 bringen mag. Got aigendas ist guot das wir seinem lich nach.hairn ewtkHch al~ sere begerte willen. das verlur m der geburtj und darumb er seinen sun in uns. und waer doch ain clain ding. und darumb so er sich in uns. glich. nach der edelkait frucht des zwyes und nit nach der grobhait des stoin in disem ckes. mensch bin. als sant sprach Christus. won got lust an dem geberen. das wir allen gebirt unsern lust darinn und wir denselben natdriichen sun mit im haben. ~icher~ laits das' . daran.maist won das edleste er geit sich selben geberlich. das han ich alles in dem gaist der und allé sussichait~ das nit usbleibet als grosz als ainer wishait. von got geschaiden gottes willen sin durch Hiemit sind die maister sere bekumert und Etiiche er mainte ain weile. als es got engebruchet. Sant Lucas schreibet in dem ewangelio ~gÈster sprach ~~u~ §eiti selbes atgenlich des bin ding gela$sen. und nit das maist als das minste ist. nadlen und glich spitz. als ich Dein . volgen. also gebruch ich es glich dasselbe in seiner aiso also nature. hat seinen allen gemag mir nieman alles das mir zuogefallen benemen. und lust und trost in ainen da wirt alle die zwy pflantzet groben stock. der 'verzichi sich Der sich sein selbes mir nach. Das ist alsprechent augenblick wann im als er ewikiich~ gotz willen undoch als so fùrsetzet~ so die pein ie groesser der furwar wisti marcken hetti. Also beschicht Da werdent allen werck gaiste.

mensehen ze andacht und ze gebet. aber das leben ist ieklicher creaer sprichet ainhain creature creatur Ich gib in das leben.selë. es sy pin ablegen. als da ain chaiser ainem denn ob im ain nit ander er hoeher rock gaebi anders neme komen t froed die sele'och also enmag dann von got. und verstatdiehitze wol andasfûr. Die sel hat nit undeschaides das-die sel hat ain unserm won persone. das im als lieb.. aiso Was sant Paulus. und. so lauffeter und Aiso abe~dieandern. und si verainen menschen ist es umb . Der wasser taeti in ain vasz. der sel unwert.26~.er Gotes minstes ainen guoten. Darumb hab in dem gebenne. willen erfdllen das ist himelrich. D~ ufden und spor disen Ich wil tichsagen ain was das mainde das in und der kumt. lauffent och. Ich maister. und allés was man das moecht des sind man won Christo. das ains an das ander Man nitmagverstândenwerden. SERMONS DE MAITRE ECKHART. won mit den froeden folget sprich diesem wesen. Aber vil ander dinge die an verntinftigen ture aigen got sind. hund ze ainem derdenhasen vol allé creature. dem hasen sere nach. er wil es selber si achteti menschen mensch es aïs ainen ainen waer der geit ~aer gaebe die sel aiso geben. ie lenger won ie groesser froede. Ihesu Cristo./Wann so waer ~gehj von . als vil si ir grobhait si alzemal dasselbe. uns&rm groeber wesen. dein selbes und put uf dein chraeutz! Verlaeugen das si pine Dassprechentdie vasten und ander pine. Die sel ist in Nuo sprichet got und got in ir. es mueglich das es chain zart das er es nit es ein creatur. die sind darumb zeval. Darnach sprichet ër Ich gib in das leben. so gieng das vasz umb das wasser.alsgarain'smdsi. gët lust nit~ 'gesmeckt. maere Ain mensch etwenn aïs andern wol gemal gelust es in und er in gesicht. ist an der ewigen si es alzemal abmag sprechen von sprechen und fra- herren och Ain maister sprichet: sein groesse ist in ainige. aber die sel ist als gar ain mit got.der. lassent ab. und ie groesser gotes pein in gotes willen ie me saelichait.seehent drdssetochschiere~ lauffen. und moecht ablat. das si enso het got geben moechte. Won vermoechte das. wenig apfel Gàeb sich 'aizemale. als einen mucken. den achteti geleiden das waere sunder mocht. Was er wisti das gotes wille ie lieber/ie me pein geliten waere. aber das wasser waer~nit in dem vasze~ noch das vasz waere och nit in dem wasser. die schih an'der sunne} aber got chan von nit verstanden herren sein wesen werden Ihesu an die sele unddieselangot. das si es von ieman geleiden er Ich gib das die sel volsprichet er Ich und der vater sint ain. dingen al ir wesen. Recht gaebe.

bleibet obrosten gueti er Das wann huse~ man wann engel oder mit Wir wir dingen antlutz~ und sprichet wesen. dem in lam sprichet war nach. ist ain claid gueti gotes. der in alle Wir Nuo er got. die sèchent verct- verdrùsset loffent got gotes drusset liche willen boes. die volgent und Davon ist. si im laeute drytte und diese willeclich. got ist uber nimet in suochet got und die aber der wille gothait. Mein herre sand lohans sach ain lamb stan uf dem berg voran an seiner stirnen saines vater het geschriben namen namen und het bey im stent vier und viertzig hundert tausend. anders will Etliche got und die du neben die das got. chet Es waren allés junckfrawen. gotes helf Darumb ist~ein uns got. das volgent mag sant bestan. do sprach vater in ist und ze geluck unser herre sele. suss got schier. si aber und da ich wil nit sprechent herre. und ain wunderlich sungen den nieman denn gesingen moecht dem lamp si. Amen. er wil. Davon tougin war Si volgent er si laitet.SERMONS DE MAITRE ECKHART. der vater in Warhait geworten muegent. waerint. volkomen. gesmecket hatt gotes in dem der lat nit abj er lautfet und andern im al- David sprichet Disen menschen laeute nach. e das er gecleidet werde mag. Die die vor salter nit. und seinen Er spri- gesanck nach war . irm loffent. und volgeten es gienge. oder got. suochent dis geworten das antlutz besitzen. Die volgent laeute der nach in si gesunt war nach. Die andern denn waere got die sind das das nach neben sint ist aigen alzemal got. seinem die ist lohannes Sand ungeluck. mir. des begreiffen williclich 11 Uff der unschuldigen kindlin tag. das nit Smeckent aber etliche sint leben. wellent gant wilt. die. und Syon. in dem laeut volgent herr buoch got oder Tiefel. Diese in gesunthait. mich gan hinter Do sprach unser Also ist das der got dein wir in der antlut. 265 der went \vie gesechen nach. so begertint si das es gotes siech. suochen alles in der Die mit Peter siechtagen vor gieng Ich und bin die und es gat. willen die volgent. in dem sel gueti und gueti. wurtzen da der sun us usse und haftet nement dekainen dein an got Verstantnusz gat. sprichet ain claid gotes. vor got.

entrugetruwe wet. choeme ? Si waren sol das geschecheu und waren junckfrawen. a~i disz natur.tod in laide nachgan sein. von dem ssy denn demiamp von dir selb Er das ist sprichet underem Ain entund du beschorung~ obnan. und hast du die an dir~ so muosz er in dir geboren la wil werden. hat nit me den ain mùgg hat an got. Bis du ain junckfraw volgeten und bist. aïs vil als.vpr. s~pr~ creaturén und mensch hoche àposteinament . ist in got.266. die obrosten. und die obrost hat iren fuosz gesetzt uf die nidrosten. du Gotsegen~ spraehsantpeter. und die gehoecht der nit ensmacket das usser im ist. die gùldin keten ist die lauter bloss natur. herus choemen. dërenleidet got getruwend ist. Syon sprichet lerusalem als vil aïs schowen. fride. ich eu sagen ain halbes maere herre gieng Unser ainer ainestunder scbart grosser Da cham ain fraw und sprach Moeeht ich beruren die vasen von seinem Ich claide~ ich wùrd gesMnt.. und volgeten die volgent dem lamb war es gienge. das und ist ob der nidrosten got die creatur das die obrosteh Das wyse maister schlosnen das spraechen die andern und spraechen worten. so koerent Sie wan er sprichet dem lamb war es gieng. SERMONS DE MAITRE ECKHART. soelti der liden Si waren uf dem berg Syon. soleiden creaturenentruwet~spvolgest koemet. das offenbar.erstperet obnan nit istj das leidet etwas ob im sey das hoeeher Dieweil der es ist. Das mainet der sin nit. Die aine die maister sprechent andern. ~as es sey denn. ja der engel. gat. Es mainet alles ain inwachsen~ usserhalb der wann der engel~ bloszen enwais nit me aïs dis holtz.. sprichet Aïs ich nuo Die zway zwingent t nùwelichen sprach zuo dem garten got. natur. dem lambgetrùwend war es gat. Er diser dem spricht lauterchait Uf Wie dem berge. Ain yeclichen ruret die andern. und das gesgot nit nach chaffen sein und das guot ist.das maister ungloebiger ruwet allen das du denn2. si wider. nit und. also uf und waren dem lamb und allen creaturen berge. disz man obnan zuo hat das ie geordnet 3ie nidrosten und réglèrent hant mit begesprochen. gotes ère wurd getroffen. laeute Etiich dem lamb nach als lang es in wol aber sp es nit noch irem willen gat. Do sprach: unser bingerùret. aïs Man spLuf Die sich neme& liden uf in lieb..von frunden'oder deinen werdest. von ehainer Sic waren ist. das muos herus choemen gebrochen die-schal muosz sol des guoten und des chernen c'nzwain. grossi m@ngigâtumbdich und triaget Ain maister sprichot das wir leben von dem todë.wiesp~ seiest geruret?ain dich. und die got begriffet. uod allen nit. Alle creatur rdrent der gescha~enhait. Sol ich-ain hon esse~ oder ain rind~ und sol dem lamb es mupjs.

SERMONS

DE

MAITRE

ECKHART.

26~

darumb was es in alles sùsz das si litten in glich laid und liep; was als lie? der tod als das leben. Ain haidenscher maister die glichet creaturen Die geschrift wir sullen werden. got. sprichet got gleich das ist boesz und trugenliche menschen Glich, gleich ich mich ainem und vinde ich ainen menschen der mir glich ist, der mensch der gebaeret als ob er ich sey, und er enist es ist. Die geschrift Wir sulsprichet len got gleich sein. Nuo sprichet ain haidenischer maister der mit naturlichen dingen darzuo chaem Got mag als wenig leiden als weglaich nig er nit geleiden mag das er got nit sey. es ist ain sin in der ewichait; mer, glichait so waer ich nit geleich das enist glichait chait Er an iren ser nam es geit sprichet stirnen. ist das mir ain sin in der iren ist unser sullen sein Si hetten Was wir Glichnuss das nit,, ist ain. froemdes ist das Waer inne nit an gat, ich ain, aini-

sich

der

nit gleich sin. ewichait, namen namen und ires vaters name ? was ist unsers vaters nam als den vater

geschriben name ? Unist geborn ich sprach vater so ge-

da die gothait us glimmet zuo dem garten. Philippus uns. Es mainet zuo nueget des vaters speise, ainen es so und name ist geboren, ist si mir gleich, der

und des vaters geborn, usser der ersten lauterchait, sprach Herre, zaige uns dem er ersten das wir suMen

menschen

derhimlisch chumet us ain

mir,glich vater der gebirt mynne, naturlichen. Boecius

in mich sin glich. gebirt so komet-ain oder mynne daraus; ain mynne daraus. ist, so kumt und der von der aus

sin, wann Sich ich ain sich Aiso ich ist

in mir sin gleich, das ist der hailig gaist, Der das chind hoebet

der gleichait t vater ist; der der taufjfi, der

Got ist ain guote der sprichet stille3tend, alle ding beweget; das got staet ist, das machet alle dinge lauffent. Etwas ist so lustlichj das bewegt und iagt und machet allé ding ze lauffen, dassichoemen wider dannen si geflossen und bleibet es unbesind, in im selber, und ie me denne ain yeclich ding edler ist, ie staees lauffet. Der apgrund und gueti und telichen iaget sy. Alle wyshait leit etwas zuo; warhait ain enleit nit zuo denn den grund disz wesens. Nuo sprichter: In ir munde ist chain lugi~ funden. Dieweil ich creaweglich tur han und nit dieweil funden. laeute lobet mich des hertze menschen mich aber volistj zaichen, mich creatur ir mund lobt gelobet; Schiltet Was guoten Es ist ain lobet aber ain mich ain boeser davon das hant, zaichen ain so ist es lùgi 'und des enist in aines guoten das er menschen, mensch so bin ich warlich guoter so bin so mund. von got ich bin warlich ich Das rede; warlich geschant.

das chind gebirt enist nit sein vater.

guote

boeser~ mensch, redet der er gern

gelobt. ist alwegen ains wan mit wa die

268

SERMONS

DE

MAÎTRE

KCKHART.

laeut gand, gand, wann

umbgand, die redent die redent

davon gern gern

redent

si gern.

Die

mitden die

handwercken nit

umb umbgern were enist

von den handwercken; von. predigen. Ain guot

mitpredigen mensch redet

ypn got. Ain chraft ist in der sele von der ich och me gesprochen han, und und Nuo die sele alle also, so waer si ungeschaffen unschœpnich. des nit an dem zuo der zeit, Diser andern und chraft meil, taile enist so hat si ain zuosechen und ain da rùret si gescha~enhaitj nit ferre noch usser;

tichait. uber

zuohangen a und ist geschaffen Yerndnfdas enunt(?) des meres ist

als dise das ist ir als aigenlich kuntundgegenwirtig~ und volget dem lamp stat da ich inne stan. Dise chraft ist ain iunckfraw, in seinem die nùst got blosz zemal nach war es gat. Dise chraft istigen Das uns si ist ain in der ainichait, nit gleich mit der gleichait. wesen tausent das widerfar~ des helf uns got. Amen.

1

la vij brueder tag.
Niïïi und wàrten dein. der da machet mnotep z~âier sulln werden. nuo war/dein die ûnberhaften der chiade; Der muoter und

An der

J~~rtMaetj~s~~or~Mf. deinbruederste~td~u~ Lobent~ in dem herren hus chindërj gotes dën frdeliëhj yph sfnd hërrën disëm Wtrgë~ inuçter érste wort.

wonende name des

Nn~ ain

si gebenedict In disen worten das wir

UQtz in die

t ~wl~halt! Das erstedaser dinge. Das andre das wir

uns gotes

gelobet

gotës das

bri~deFs~len~r~en. Nuo mercken Das erste wunder dis wort werden. den der den

Nim

war~

das

ist, das man das wort underpMehet,, ist das wirgqtesbruederùcdmuoter unwandelbaërsol Das dritte ist_, maint allé ~ëia d~ gotës

vier dinge in ime. und bedaetttët das es ain Werden. Baupter Das;ande*'j bruodët' und das wil

trait

worfen! ) und wil werden~ das uf das wort

mit dasdis wôrt (nim war atles das es bëzaiçhnet das dermënscëejdergotesmaoteru~ bruound sein girde sol gerlçlitet sein gedancke wervaters zuowo~ seinen sun ist. Das vierde denn das ist das disz da? wort. âih in allen aÏtiinitWort wercken Ünamaint ewig

das

des ewigen

woërtiin der

ist nim~ârj mensche nit ënmaine

SERMONS

DE

MAITRE

ECKHART.

269

Und der

sùllent darumb

gotes

muoter

und

seine

sprichet

ding in seinen hailigen; im selber ain gaist und gote so ist er ain leichnam, muoter und brueder

chunig und sprichet ain wunder, und werden.

bruderwerden~ David Got der ain aber maister

das da ist ain wurket das der

wun-

wunderliche engel sey in und zuo wir des

darumb Und

in ordenunge ze got ist es ain wunder das davon stet geschriben die sele sei

sullen

in dem

das sich die engel des wundern das in dem buoch, mynne leibe in der wuestunge als ain ruoten des roches, und hat sich genaiget wir went das die sele gotes muoter auf iren lieben. Si sprechent und sein bruoder das ist ain wunder, man enmag es nit gesprechen es werde, enhat nit namen, enoben es trittet zeit und enoben. wann es ain stat, wunder tus hant ist; Johannes davon von mag dem es nit gesprechen. wunder der clarhait man als aines Wann Darumb des sprichet wortes vater. und sancWir Nuo

seine clarhait gesechen sanctus Crisostomus sprichet
sig was~ darumb chunde er

aingebornen es ain wunder

ewigen von dem was

unmaes-

ner der vil, der der

aines den

chuniges fragti und und

es nit gesprochen. herschaft hat gesechen spraeche Was ist des

Rechte und

er als aisprichet ist der als unzalich herschaft ? und

chuniges

Recht als eines chuniges.~ spraeche Nuo wer ist dise die uf get von der wuestunge als ain ruote des roches ? und maint wann als die ruote ist spitzig obnan des roches, und den luft, untz si als ungesichtlich imer mere durch wirt als der dringet nimet man es, das der mensche der gotes muoluft, und aiso gaistlich antwurte ter werden schafne das get das wil, das der gar gaistlich ding und hat sich genaiget us~ als der wein darumb uf sol sein uf wasser iren und lieben erhaben herren. uber Was alle gehais ist

obnan ist,

ser nature wasser us.

was usser gote gange, genaiget, das das in sy gange, und engnueget ir nit, sy wil da baiten untz es ir von herus si ensenke sich in den grund und schepfe selber in gnaden werde, dem beginne aller goetlicher wercke. Nuo brueder sprieh sullen ich Es ist ain wunder das wir wann wir sein werden, bei der hand nemen und Nuo sprich ich us ainem gelich Sullen gotes bilde muoter und seine undsulgetreten, intreten und wider muoter werden, so muos ich im

obnan

und wein; Darumb hat

get sein chraft davon gat ain si sich obnan

der wèin, wann der hais satze, obnan us in das wasser, und wirt und was us im gat, das gat hitze,

len ainander ingebildet und och veratnet sprichet~

wider wir

werden.

gotes

das ewig wort gebern ais es der vater gebirt, sein, Aiso sprich ich Sol ich dasselbe wort sprechen das got so muos ich !m verainet sein. Nuo sprich ich Ist got vater.

2~0

SERMONS

DE

MAtTRE

ECKHART.

ia so ist

ist er och

muoter; Das

und mainet

si ist

also

sera

verainet Das erst,

das

si nit

anders

denn got. Sy stant da usse.

zway

dine.

sol gote so sere ste. Das. ander,

Das maint dein. und von allen wil sein und werden das die sele die gotes muoter wil, sol sein selbes und e si gotes ward in der Unser muoter aller frawe, dinge vergessen. und~von der geburt do ward si e gotes muoter in der gothait, menschait~ sich die geburt in der gothait das si in gebar gotes in ir so widerbildete das er menschlich Mein oberste von chraft und sich das si got begreifïët geordnet ain schoene wort David und sich mit im verainet. in in gùsset spricht in ich han dich hute geborn zuo meinem,herren Mein herre sprach seinen sun Der vater der hailgen drivaltikait. dem widerschein gebirt sun Ich han in alle ding.. ane underlas Der vater sprichet zuoseinem in dem aller geborn in dem nidrosten underlas dich underlas enoben werkte ter und gebirt sich ane meiner gothait; der sele. Das ist gotes nature, das er sich ane das si enoben zeit und in die sele geber das ist .der sele nature, si ensi geruowet Ir nature,, nimer stat ist an irem hoechsten. nidrostén in das hoechste seinen Der sun vater da sich der vater in die sele, selbe und inné sein gebirt. Der vanaturlichen ist sein geberen und dich geboren ir geborn ist darzuo ward.

sùlle duncken werden,si werden das die sele, die gotes muoter wartent sein. Und dingen geschaiden

verainet

das die sele das si noch wil, sol ussen

nimer ussen sein

sich

gebirt

sprechen. ich gebute

zuo dem sun leh han sprichet Was in lacob und ruowestin Syon. dir das du dich geberst ist lacob? ain seie die allé ding unter ir fusse getreten hat~ und in dem sun gemenschen ain haisse brinnendu ufstat, begerung. Da wirt-der an boren als in dem himlischen vater/aiso die vernunft got begreiffet blossen wesene. Das, das hindernusse sup, getan hat_, das tut die vernunft mit er sich alseines nusses;:des 'gùsset sun liecht in uns. Das und derainborn gat die wesende warhait. Amen.

seinem

gote. Got hat enkaine zemale in seinen ainbornen disz an uns volbracht

werdSjdes;helfuns

Aïs Maria hailigen stuond geschrift

Maria

ùberdazbirggieng.

uf ùtid

der gieng shëMe in daz gebirge. Die maister daz an den! us~usse der créature us dëm sprechend

-SERMON&OE MAÎTRE ECKHART. ersten

27!

sei en cirkeliches ursprungen des en~es uf den bewiderboegen wann als das' usfliessén'der gin, usser personen gote ist ain fbrmiich bilde des ursprunges der creaturen, also ist es och ein vorspiel der widerfliessenden creatur in got, aïs Augustinus Die geschiht sprichet. wenne das wort gotes sich personliche in die sele mit dem haigusset und er es uns us dem ligen gaiste, runse der ersten gabe der sele davon die sele geraisset wird nach ze volgende schenket, mit den gaben an den personen, da die sele gaistlichen wirt ze des ersten ufgetragen wesendes der gnaden bloshait liecht, anblike, das die Da zuo furdert glorien glantze. sele pur machet von froemder formen und dise da uf tragent die sele nach den perdarinne das ewige goetlicher wort wishait, darvon wirt es goetlichen smakende in die von der ersten nach wider der

gleichnisse. das sonen, des vaters sele. Die

Dise zuogabe, ist bechantnus entgossen ander gabe ist; nusset

des hailigen art gaistes den das wort und heiset des gaistes. xonim entgùsset~ Mit disen mynne die vernunft gaben der sele und wirt geformet och der wille. Wille in die froemden forme des frigen swinget wesendes so ist alle gotes die sele vollenfurt dazuo si got geschaffen hat, in ze bekenneiide und und ze versmaechende ze mynnende die welt und undertreten. Davon da er sprichet: Augustinus wir bechennen und mynnen~ ewig ding so sein wir gesatzet us der welte; und davon sprichet das ewangelium das Maria stuond uf. Maria be~ zaichent aine erlaeuchtende sele an bekantnisz., die von gotes personlicher inwonunge worden ist. Dise sele stat mit gerunge swanger ufze aim widerwuorfe gerichtet dem hochgelobten gegen si guote gotes; ubertenet aller wesende. stat geheftet in dem mitelpuncten, Das ist in dem überswanke goetlicher wànn die sele sprichet volkoemenhait, in dem buoche der weishait das ir wonunge sei in der fullende der haildas ist in dem gen, alles guotes. ursprunge Darnach das Maria volget das ander stuond stuke,, uf. Bei disem ist uns begriffen ain freihait uftragende von allen dingen, die mit creaturlichen in die sele getragen bilden, gotes unglichait, bis das werdent, die sele sich entschutet von allem und darzuo anvalle leiplicher bilde, ùber des leibes chrefte sich an das lauter ufgerichtet der sele, gensterlin ze erbietende sich in lauterm liechte dervernunftichait, gotes gegenwt.ir~ tic hait. Dis main~t unser herre da er uns manet das wir uns unser selob wir im volgen bes verzeichen, da er uns nit allaine wellen, haisset verzeichen toetliche und froemde sunder er haisset creature, uns das sanctus Paulus sprichet inder Das maint welte. Unser och wandiung sol sein in dem himele, Wenne nit

Ï72

SERMONS

DE

MAÎTRE

ECKHART.

wir unser goetlich

selbes

verzeichen

und

das

wir

uns

uber

uns

selber

uns ist denn das sich uns noch mer erb'etende wesen, so stat er och als.er stat in im selber sein. Und in der bloshait, selber so er sich vernunfticlichen er nit us sich selber in uns. Doch so entreit uber alle gaiste, seines wesendes in mich durch den umbevang gusset als'dasbuochsagetdesweishait. das ist ain erlaeuchte Maria, ir selber in sich. Wer des troste. Nuo merkent das wort das Maria mit ainer gaeche gieng maiestàet~ dise in das gegieng. die allé vor hoehi N uo sond wir merkenwetchesdasgebirgeseiindas birge. hoehi der goetlichen Das ist die ùbersubstancieliche uns der vorhang wann ist ùberswenckende~, creature den hanget; augen und ze schowende hantgelaite das Maria goetlichen doch mit doch sprichet begert die sele in der zuchemieh sele, bevindet~ die stet uf wenne der widersaget us si got swmget falsch der welte

tragent wir an

in

Maria

der vinsternisz

Herre~

mynne buoch nach dirjjjyann

ane sein

muegenwirdarnitgeraichen. mit ainer gaeche gieng personen drivaltichait

Nuo sprichet in

dàs ewangelium

underschaide, personlichem die hoehi des gebirges.Augustinas Nuo und merkend gaist. das der vater sei ain ursprungalder gothaitj des sunes und beid&personliche einusnutendeoder ture in demworte in dem undwesliehe. ain river sçhenkende des sunes~ flusse und nach die der

Doverstanichder dasgëbirge. die m eines wesendes ëinikait stant~ sun das ist vater und-v'aterlichait, sprichet des gaistes

So saget. gpt~ l'y.l1~e.dêfJià~ miltekait des willen wortes usliechte aiM~ dafalsch. Ze

gaiste. ser des vaters seines goetlich von nit dem muos

wie demseizedeM~ Nuo merkent und yërnunft:mups hertzen das uf enmoechte sunder von sich das selber

sein blicket

das got an

mit

bekantnissewesen~so gesin,

got andern

wort enpfangen und~ und da$ were es were ain crëatur

in ainer nachdas wort einer naturlichen gleichâitj wanne one das so enwere telgunge des yadie vernunft aber in diser geburd nit ain sun j wann des wortes des widerwuriës ters und der widerblick (dasistgot~ nichtsubstancie) umb dièse und das usgrùnende wort; dreyesihd ain an dem wesende das wir Das wort heten was zaichen. gotes ainen in dem ùndërschàid beginhë Zem dritten uf sich andën bei gote personëh~so sprichet und da brufënt wir tôhannës des under--

mal, die vernunft

dem widerwurfegoetliehes des vaters sich bilden

istesod~rwesungejSO odersprechen

schaides widerbliken

das muos malej selber in ainer ewigen

widërboegënuRd das stete ufdas hoecbste

usflusses Von disem dritten die der personen stùcke ist das laugnent. und ist geborn~ in dem und wirt ende der geburt.. das wesendes. hoehi gebirges wie die sele her und zuo seinen keklimmen ursprung. das ist so si mit sich ufgétreit in die hohen obersten chreften ainen des uberweslichen widerglantz bild der heiligen drivaltichait. ob er dem triben worten Nuo die ewigen usgesprochen sond wir och mercken berg uf dem Das ist der unbegriffenliches alsain von kind~ frùnd antlùtze wenne glantzes redet mit seinem ze antlùtze die sele sinechait si vindet ane mit gote wonte Moyses der goetlichen clarhait. frundej und in der muege vinsternisse des vergessencn in den sele. davon die persone. Hie warf ir licht in das verguldete Dise sunne ist das liecht der die berge. got an underschaid. von im gesprechen so vertoerste) und bleibe nit me denne ain underschaid~ gienge aller der drivaltikait als die Iuden und haiden an got glaubent. von sprichet die alte geschrift schilt und davon des widerschinen goetlichen substancie beide Da sprach er im zuo wonte mit ime viertzig tage Nuo sond ir wissen. we~Die sunne berg ist ain usgedrucket liche und personliche. so haisset sein von dem vater ain geburt. Dise neigunge das ist wille.SERMONS DE MAITRE ECKHART. Daabgrunde. enmag ain inwendig gaiste und zuo tribende mavom gaiste gote gotes getriben ist.der sun heissen noch geborti. ist ain bekantver- neigunge die in der sind in ir ende. die mynne fluote ist von des vaters und des usgedrukes entgossen Wt. ais der widerwurf der vernunft blenchet in dem liecht der bekantnisse. der luft da ist ursprung der clarhait und des tages tunge allein. ewicliche in dem ursprunge und in dem wort des vaters seiner geburt. Nuo merenpfangen kent den vorwurf der mynne nicht nach dem gleichnisse der formen der nature. guoten einer der liechtes. Das ist das dritte und des endes volkomenhait stùcke. der und geburt. 2~3 werke und uebunge. wesenhait. (ob ich das von disem widerbliken ain stunde. Darnach Das secht nisse nunft die mercke und muos och wie wir also. und der mynne ewigem von gibet unserm Paulus und sprichet: Wer nunge -tes sun. blos iste gen. in dis gebirge gaistlich gat. der ist gowilliclichen Nuo han ich mit churtzen volget. der formen entgiessung des usrunse nach bilde der in dis wort nussetus dem usblike des vaters nach _und wenne der nature mit personlichem underschaide. haben den merkent hailigen gaist Die substancieder nach den vindcn in disem vernunft formen gebirge. t8 . Der leipliche speise. Wann aber dise weise an dem willen nit enist. davon die geburt ewig istj gegenwùrtige gespannen und liesse got die vernunft an ain geistliche muoskait wann. davon ist er imer enpfanain bilde in der luchDer nement geborn.

~uo~ ùch ze gebenne.rioch dann. doch mit personlichem als das gehtignisse den chreften undersehaidej der sele us gusset den schatz der bilde. liecht 14 An sant Jacobus tag.. da~~e~iE~~ hait ist das allé gaist in dem e~igen lebea darzn~ muegen das die sel Ihes~~sti es begr~n 1~ ¡t. Dise chraft bildet den vater der sele durch sein von der er entusniessendegothait~ gusset allen den hort goetliches wesendes in sein wort und in den gaist. So usgedrucket sprichet sein aberdieweslichëvernunftingot usder sele. Das istzway~i~rstan. noch denne ist das bilde des vaters nit lauter in der sele. ioch aines engels und ioch irs selbes.318.rid. us dem vater in die guldene schilte glentzet der das ist in dem sun und in dem goetlichen clarhait.4ss. pfet mit der sele wesende eine chraft die die maister haissent ain schlos oder ain schrein formen gaistHcher ùnd.). das sind die hohen selen an dem bilde der hailigen drivaltikait.ist ir nit ze gebenne or ist Es nacE~eschaSenhait~ istmeinnit dch ze gebenne~ Utid îs~zë~j~t~n~g~ nâture das er sait Es ist mein~it ucH g~ene.~ lichernatur'und istaiso gebenne das reich gotes.~brmlicher bilde.bi~.~ da~~ n<~hdannë natûr ni hat ze sti nahe.ë. hailigen gaist. got- Pféiffer . ze. das~ Es ist geschriben in dem ewangeJio muoter bat Çnstum~ind~satte ainer wurt sitzezuo der Mchteh handund~iner Jacob ~e~ne Johannes s~ne z aht- und spMG~:tFenwîsseht w~ ir.274 SERMONS DE MAITRE ECKHART. Davon sprichet Augustinus das an dem obrosda hat got geschetentailederseledasdameK~odergemuet haisset. und davon widerschinen die berg. ist des dem es mein :'Es nit vatéf~re~t~. So die "eîe in der kraft schowet der ussersten creaturen bilde.c.1. ~!tS~ Comparer la. so vindet si got mit wesungeligendegegenwurtiginderchra~beslossen'. fin de ce sermon aveoîë contmenoement dn sermdit 9& (o.sitzende ze iminer jeehten und ze es ~Mierîmçken ~nd~esist~ ze'gebeI1né.

spricht es ist mein nit ùçh ze geben. das himelreich aih armuot.SERMON~ DE MAITRE ECKHART. es ist des dem es mein es ist mein nit ùch ze gebenne. enmag umb. ir sigint denn der sun ewiclich us dem fliessend nement sind. umb solt du es mer. mussent ir wann ich ze gebenne. die also. mer.s ist mein awer hat. das da ich von und dem dem awer es ist nit mein urweslich Da musist in demselben der vater vater nùsse. allé in. men~ wenne das der vater ùr vater wird als er darumb. dès helf uns got. in dem ir ùr saelichait zuô komint. vater Es mainet beraitet so <. Cristus Es ist mein~ wann ich han es von dem vater. das ist in seiner Und sol si das reich da neurspringlichait. gant doch ledige us die nit ist Das sind und enhant ir helle. er och do sprach Mein lich 1er ist mein nit. Es han es von vater. gebenne. Des enmùgent ir nit tuon. mein und nit mein ist se wunderals an ainer andern stat in dem ewangelio. wend ir es es nemen in dem ursprung da ich es nime. so muost du derselb sun sin des vaters. nement es nime~ in dem grund dem usflusz da ich ewiclich und irs nemen. das ist usz dem usz dem ich ewiclich ursprung geflossen bin. und es ist war. es nime_. ain nit ùch und doch nit mein ùch nemen~ ist wol ùch mein. da mussent darumb ir es nemen da M Das Cristus istir. Es sind D~ erst ItCtt~ fùnf ist hânde armuet. armen des gaistes. mein vater ist. Amen. Mein und nit mein das ist sere wunderlich. ich es nime. ze geben da ich sprung art sent sind in es da ich mer. si derselb sun sm. so mag ich ùch es nit geben noch enhan es nit ùch ze ir nement es da ich es selber in dem grurid da der vater nime. der ewiclich so ist das reich ain des goetlichen ze nemenne wann in und Und des darsun so muosz nit vaters gewesen ist. won anders da der vater dem ain natùrlich ist des sunes. uswèndigoder pas a~derhaissetainguldin eren und in guote und . und da gern sitzent wenn me in si us der sprichet ist von Selig sind funf die armueten. reich ist. Das wir herursprung ist. Das sind das armuot. Darnemen. 275 ze gébenne. grunt ursprung nieman wann der sun des vaters nach der ainichait.

beslossen gesant den Got ist und hat. chain Hie statj und si sind sind allé menschen zëmal ledig und blos aller ain menseh und derselb das das et-trieh~sz wann der werden. der mensch zuofaUender mensch menschen mensch waeren ist forme. sele und Die habent nit allain gegeben mage~ ere. leiden und sind doch ledig.276 SERMONS DE MAITRE ECK~ART. sind goetlich armen.: ze tupne. Cristus. sint. darumb und wegent es gar gros gend nent sich das si gelassen hand. si muegen nit minder Das sind all die mit willen arm Die dritte haissent willige armuot. waer dascs alles sampt verbrunne beEben. und ain maister sol ledige ertriches. wann das ewig das werck leian underlasz wann sisind Die fierden Darumb in dem ewigen worte ist weder boes noch guotes.-guot dise sullen befreien willen. ding. hat mich hat. Dise laeute habent himelreich von not und dennocht unbewegt haben denn himelrich. leib und sele. das si gelassen si urtail. si berait das wercke. Waer nie ledige ist ain enthalt si och baidu nit/%o 0 du claer Mein susse mein vater des ungebornen das ichyon verstantnisse. sind. und ere. nature liechtesj dir wissen raintg mueg! tneinen Çristus gaistund sprach Bi- schofAlbrechtsprichet: got in ir beslossen wëishaitinim artnen guote botschaft in allen dingen~alsodaz die weishait die ist m gotj Sanctus Johannes spnehet. Die menschen habent ain und er ain anders. Die funften Hievon sprichet wart nôch nimer himelriches nit. haissent gaistlich armen. dietugende aiso das got die Wir wisse~.ze Die habent mit dem urtail nit ze schaNën~ wann si sind ir selbes ledige und aller Die sind nit allain ir selbes ledige. . die da hant gegeben frunde und mag. hand. si sind och gotes ledige und sind sein als recht ledige. das er chain Und funde er ain stat darin er stat vindet in in da er wurcken muege. si haltent guoter wercke. wann si bechennent das es besser ist. wann und me~ si sind zemal ledig guot. das si wa~si gelaisten muegen. Die dis zemal gegeben hand von rechtem Dise bechensitzen an dem iungsten tag das urtail mit den zwelfboten. leib. das wùrcket die werck. me. weder boesz noch guotes. so waerdiestat woerchti. denn frunden aller wort dent sind die dabesitzent.

Sant Iohannes baptiste Wann. sind ussern die sint zwischen zwayerlay den obro- oder zehant gehoeret gesichet. ewichait.SERMONS DE MAITRE ECKHART. so das or it nimet es die begerung. was nit guot nit erleiden allen flecken ist. das sol uch nit erleschen. da ist die beschowerin. vater ist uns Wir nemen das sen und sùllen von uns ain goetlich wesen deiner nature. die chreften. alles ain mit der sele nature. wellen gerne Sant wir Bernhart it hoeheres das enwirt iungern Warzuo Iohannes ich nit me. von seinen er Sant ich sprach siche? Das liecht ist von dem liechte. dabei. daz sprichet es was got in mir. legen bilde. grunden moechtin das man von Wirsutn sprichet gote volgen denne wir han. uns nit. das auge icht und den Die sind innern nidrosten den sinnen. Sanctus Ich der Augustinus sprichet ich ie was in gote me sein sol. sten und den usren sinnen. als er uns gewesen ist mit seim su ne. Der mit seim hertzen. Sanctus Paulus Alles das ich was. solte gote sprechen da er uns laitet. da vindet. Sanctus Herre 1 ich mag dich nit gemynnen. so gibet si es den obrosten geordnet. Sanctus Paulus sprichet: mynnen. sprichet: in der substancie ward der sun geborn von dem vater. Was herin chovon manigveltichait in so nach. und ist ain funkii si mag goetlicher nature.. Die weishait in irm buoche E das himel und erde gemachet sprichet do was ward. das und besichet es mit fursich- men sol. goetlicher vindentj der nature. Augustinus sprichet mer. nement es und es ùf der obrosten chraft sunder tragen gelichnusse~ J wann si nit enpfachet fbrme~ noch bilde und haisset und ist sinteresis. oder chnecht wir und sechen her. sein . 277 das wir mynnen sunder mitel. es lùstlich ist inne. mir waere lieber das ich nie und immer worden were noch nimer werden e denne wir daz minst wort ersolte. der nit. awangelista und got von gote. kuom in mich und mynne dich selber in mir. so verlieren wir. si wil sin sunder in volkomender nen in lauterkait~ unwandelberer das muos zem und zemal staetichait ersten erhaben geleich geschaiden sein von der und wil wozeitlichait. Doch sprichet Paulus Wir sint Sanctus des gaistes. das bilde unsrer nature und sùlten Lege werden an uns von das dir weAugustinus so sol infliessen und Sanctus sprichet offenbar das wir das wissi wir ist allein enwas boten Die da suochen Augustinus sprichet die envindent wer da suochet und nit envindet. und ward das wir mag. gangen ich das flaischlich sechen das gefraget Ihesum? Do gaistlich hetten. die weisheit Ich han ufgetane das u ain liecht sprichet ist in geborn dem himel. ich usgegangen von dem allerhoechsten in einer Och ewigen geburt. von Es sprechent die maister die obrosten und die nidrosten. ïst es denne tichait.

die han hat ze ainer hantlaitung wir uns selber ze ainer musvallen und sint in ir beliben~ uf gemachet dem chet derme und von wege der uns ze herberg Was wir verstan von es die erste Origines seiner sache sige Der sich in Ain subtiler haiden solt. so ist es ane zweivel Wilt du die sprichet warhait so leg abe froede und forcht. geschechen und . das nichtes Ain hailig sprichet Die creaturen die mag da von gefellet. Gregorius [nensch in und verzichet gantze sich seines demuetichait. Es ~)riund tioffnuhg und peine und alle aigenschaft. von ir sond wissen das ware . und und du umb kainen und warumb. in demuetikait M. chet ain haiden Lëg abe allés dis und das. hie und nuOj und hait dich nach dem das du selber bist nach innerkait. noch well. lich und innerlich. bringen spriersten das sint wir me der selber sach. dingen erlich gewiset was aber nieman erchennen und geoffenbaret mag. Was da chumet in die obrosten von ainer chraft zuo der getragen nach der ewichait. er sey denn ist. der sele darinne das alle die chrefte ainveltichait. Der ist tet nach getrieben us seinem dem gerechten der sich nit regniert vaterhaim~ das in innekait beslossen ist. wann si ist uber alles verstan. gemuet und richAmen. zuoversicht lauterlich bevindenj es ist alles mitel. leben leit an rechter gaistlich sein selbës und aller dinge~ das der mensch im selber nit ensuoMoshait che~ noch beger~ noch hab.gesamnot sint usseralso sich sun- daz wirt chraft. wann das er sich seibst lasse der Liebechind~ ewigenordenungdieaUen der es recht erchanti. und und der von usser gittichait seinem denn man allain chet chet sich verschmechnùsse sich aigem willen sein aigne saelichaitj iri staetichait wùrcken umb das von stolzhait der ainichait man und maister': suochet gotes willen furderlicher doch nit uf dem ze belibene wenne aber (kumen wil?)j so sol das allés abe. Ain haiden sprichet es der welt Das herz andern.278 SERMONS DE MAITRE ECKHART. manigvaltichait Boecius guot. uns got gegeben in got ze wisende. irdischer dingcj sprechent stolzhait cheret cheret cheret und selbes. es ist so schnelle der zit. dis werck haltet als ob es gescheche nit angeliden ist lauter. was du wurckest Es sprizùîuostj und wurck Was von ain haidenscher es dich in airiichait.

si starck ist herren. man seiner wann si geworten muoter all sein gestercket das si sich haimmit der si chaines trostes was warhait hat vier Die ander tugend das si sich vierde frunden an nit das ir. enpfachen. ist denn allain. 18. der mag im ain hinderntisz. Ir nit ùberwinden. darf Die erste ist Die an Die warhait nit darf entschuldigen. der ist. Das ist uns bewaert mit Cristo und mit allen seinen die gemynten sind all tod durch frunden. Dise unser do wort redt herr er !hesus zuo wir Die Cristus muoter als das craeutz fruntliche redet in Das wolte und die edeln tragen zuo der marwort. demuetig gewiset grocsser da selber hochfertig ie minder gaist wirt. nit. nit des sond got man chan nit geworten das ist lichait. die warhait. wissen wenn das in wil. nut und Ihesu lebent. sprechent Cristus offenbart bedorfte. ain ist das Wann Und wer man wer wil Wer sele der wisse von das wil recht alle im inne. ordnung ist. wann. ie Der der die me ir got recht warhait sele von wil. Woeltend M der warhait han geswigen und sich der creature han underwunden und so het man in des lebens nidergeneiget. verstan. warhait. gleich Got lobet got warhait in ir selber.SERMONS DE MAITRE ECKHART. Dis ist uns warhait in ir selber unsers wann mynnen. und offenbart si vor allen laeuten. herren der bechenne ut wissen unwissent hailig spricht wann der nan wann in im ware det bin got selber gaistlich denn an von mir ist got sy. sol. Hierumb . das ist das im got sey. sol man das si sich nit drytt ir selber. so von unserm leben in der erberen Cristo die der wer volkomenlich choment in der selbes in recht volbracht ainichait. es ir ist. wann wissen. Die verhelen. seiner verstan maister mynneclichu sele. ~79 innen unserm Die warhait ainchait tes geist und geainiget herren da inne verstan sei. Do ter. das aller das lauterste. weg wann Ihesu diemuet unserm selber niedert der diemuet sprichet Cristo. und selber im im das hoechstc wissen und in bechennen chennent. er nit blosz. bewaert mit allen chan nieman Die den bergen. Darumb wol gunnen. und das der mag ist das die von wer die muos von ainichait ùt Wann wann er in dcr von er gowaisz und unbegot nut wann von in- gaist noch enist bechennet. wissen. wirt Hic clain leit vinIch im selben davon das dinge. wirt ist. darf mag.

der warhait das so er ië me begert ze leiden. Und das ment. schedie. in dinerinùoterer&~u~ ur~wurt~e~ oc kraft. Herre Ihesu\CrISte. laeute mynne gerichtet indergerechtechait und geordnet ~¡.e~~ dime vatter zuo lobe und ~eren~~wurke~in~'d~ dem hoehsten. Disier~~eis~ himeischer die dich-neigete in Herre. Die Es undain und ain gedultig antidtz durchnaechtig wandiung. Herre Ihesu Criste~ durch vatter. Gemaine~~8<~tech~ Verborgneund&oem~~ sïnnë ï~ r . bilde nach dm selbes iop. gczeme. des ~. sind etliche laeute die waenent die laeute das ist der gaist der warhait. ie gelitentj die da sind im himel frunde und all sein gemynnte Cristus und uf erde das woeit er allés leiden an allés waï'unibe~ und ist aller derselben gaistes.z8o SERMOUS DE MAITRE ECKHART< und die da sind in der ewichait. uf ze~ yelleht dasi sent dicke das si sind undsunderlich der nement si me an sich denn der warhait begirde.. Amen. nement ir aehte~ si beweitrognen.M. leidung und sind si die bebetriegen~ Der laeutesond ir nit mynne han. durch~he~ew~Hiînn so heigé~ich ih~miirs. so clagend all die frdnt unsers herren. menschliche nature. und aber der so recht wenig ist die der warhait ` die gotsëlberisL clagen si der ewigen warhait die habentainangezogen laeute die da lebend in der warhait. sodbeteanmiratleuhgelicheit.durch. ding der zeitlicher deshaben îch wais wol das wirnitmehabendennainengot. Moecht er allés das geleiden warhait. die noch hie sind in dsr zéitj das der so vil ist die der warhait lebend.. Der gaist och wir nit me denn ainengaistj Soerie me leidet durch die der stat alwege in der warhait.

POÉSIES MYSTIQUES. dch in synekeit. irs gemeit. godes in ùch war. uns entsiuzzen hort.ùch in synekeit. Des frauwet Sie sagent Sie wollent sich min muot. Uns koment bredegere. godes in u@h war. . Sprach ein nonne guot. irs gemeit. uns guode wort. 28 I III POÉSIES MYSTIQUES 1. ~zc~ sticke wil in einer Scheidet v Nement Senkent abe gar. So werdent Der Der werde lesemeister sin (sic). dch sagen mere. Diderich fro So werdent Der hohe meister Der wil uns machen . Daz sy von rechter minne Ntit erwidern enweiz. Ichwil Den hymelischen Scheidet Nement Senkent abë gar. Er wil die sele reizzen Mit der minnen fùrbitt (Mit) seiner minnen Duot er ir also heiz.

Der das niht enverstat.19:mjt'è:rùiden. 30 n: «&c. veraenken. ne ga.Ïn' 1~p~emièr6'stÍ:p~e. Seheide~a~gar~ Nement~~od~nr~~ ~Senkent~i~~synek~I~ So werdent i~s geH~ 'Le texte que nous avions sou les ~e~ sich.le refr/I. Der wise meister Hechard Wil uns von nihte san. godes in dch war. Des adeleres fluken Wil er uns machen kunt. Dermagesgoteclan. Er sprach laterlichen Al in principio. 1. etc. I. godes in ùch warj uch in synekett j So werdent irs geœei~ Nement Senkent Ich kan achf nit berihten Waz man uJE~~at gMeit ~r ~i!t~~g~vieM~ tn-tter~gescn~a~niMit~ Geit in dâs unge~~ Verlisent~eh~se~ber AldarhabtireinkaSën Alin daz ~vesen gàr. In den haf niht getuchtet Der godeliche schih i Setiieidetabegar. Ll6:Semer~nnen6ti<!Më.– 1. poM~ 6: j. 41: hat..r.et . 1~ plus .POÉStES MVSTtQUES.hei4et abc 1I10US mne forme e garj ~a~ gcwar. So werdent irs gemeit. Senkentûchinsynekeit. Scheidet Nement abe gar. Dy sele wil er verzuken In den grunt âne grunt. 36 gesat..a~SM 1. s'ytrouva.itenèntterqu'apt~~ pluscumomstronqnëeapresiès antres.

daz . anschowet Ir )eclicher Aisus so hant si sich Si Itihtent Doch Allé hant drie in ir selbesheit. urspring ein wesen der guete du genemet.'OEStKS MYSTIQUES. sind. aller dinge. floegende geiste welden werdent edeln klar in ir selbes si gezogen gotheit die sich sin. undërstoz: eine eigenschaften Daz bewiset -die Seht. ich daz meine. Driveltecheit. er ime al offenbar Indemestillenwiderschin~ Daz bliken und daz Daz under einander widerbliken da geschihet. sint bisunder ` ist gemeine Indergelobetendrinitet~ Si luhtet sich ein. Ein Gar Bist d~ bist ein brunne. si in in beslozen ein einikeit.. In die Nùt Aisus In die Die einicheit. sin nature. Die' haltent An hohe nature. personlicheit. tougener stille In der Einen In aller Dez verholener im gebar gihet gelicheit sin. drige an underscheit. vergen. Ich Die will von der in dez vaters hoher sun er voiler minne herzen singen bran. 283 2. diz ist der In der wesenlicher Sint si der Eigenschefte eigenschefte bloz.

Z)<M <~M<MAe -SfcAeM~te~. rimée paraît IT. 1543). . Ir jegelich an ire selbesheit. alsus ist uns bewiset Ein gcdriget und doch ein t. appartiennent de goût docteurs la métaphysique plusieurs 1864. dans son genre analogues Les C~H~~MM édition répandu chez Ph.ckeruagel.284. au même 310 ss. Aisus so haldent si sich ein: Seht. avoir poésies été assez i ~Le Voir grands mystiques. des l'époque des Wa. à Tauler attribuées œuvres de Tauler littéraire. Leipzig. Nimegue). Canisius de (Pierre par Pierre (Cologne. POÉSïES MYSTIQUES.

Mone. net fratribus zur bad. und hab willen daz ich allein ir name und nit ir leben und wan das hie wole schreiben von kùrtze der wegen. apud Trequi sicut quamvis in actis verim celebrati pro ~Comp. IV. prior ici rectifient Teutonia. 2: « A. nit willen het meistern als zuo machen. . Preger (7br<M'& p.CATALOGUES DES PROVINCIAUX D'ALLEMAGNE DE L'ORDRE DES DOMINICAINS.) ont tenté de donner avant nous. ich ouch die cronica lang und grosse Beatus primum Madenburgi2z6~ Conradus capitulum extraneis secundi 1221 eligitur celebravit in tantum novem fratribus bus. Les catalogues sur bien que nous publions pMvîncia. 24 ss. ZaM<~es~Mc& ~M~ewamm~. Nomen supervenientinon reperi. 1233 war C. 285 IV CATALOGUES DES L'ORDRE PROVINCIAUX DES DOMINICAINS. beschreilieben Aliso wil ich hie Hic est Hum teutonie catalogus provintiaprovintie ben die namen unser defunctorum e die vetter der provincialen. capituli 1236 habeatur B. da von angenge bisz auf die zeitte tuzscher provinze gewcssen sind. D'ALLEMAGNE DE 1 2.Usin les listes de provinciaux des points que Mone et M. et C.

gàr ein heilliger man~ durch den got grosze wunder wùrken wàs.0 br. und ~r. :ii A. provintze und waz bysiben provincial Bertholdus jaren eligitur annh praefuit 12~. etiam apud capituli. Alexander und was by 2 jaren an dem ampt.?~0r~d~ ~a~gensis~eUgitur .Alexa~r!ttgi~ br. Hermannusvon îSt58 male~ Haudelberg zuo dem andern und was by 5 iaren am demampt. Fr. und 12~. dem ampt. ~?~ Maden= ~]~~ zëS ~Fr. Yeri Hitto eligitur praefuit annis in Hàlverstat novem. in Tre23 3 Draco Dracho. . HittOj und was jaren an dem ampt. Bertholdus in Gandavo an septem. pluasquare qùondam -provincialés. darnach byschon' zuo Regenspurc. by neun A. Er was by 3 jaren an dem ampt. et A.r annis Ratis- der grosze meister. A.j M A. res fuerunt quam commuhiter A. d. provincialis Wormatiam célébrât! 125~ efficiproyincialatus~ tur predicator generalis fr. d. d. ~i25. Er was by 3 jaren an dem ampt. na~one~ Àlbe~BOï~nus~ teatus~ 9ligitu. Su~s~aere. Edmundus zweyenjarenàn ï25t Edthundus eligitur demampt.0 Fr. A. br. primus In actis quia in oiHcio defungitur. er was gnus. Claru~~t!~ CUjLÏS. was by A. de Hauelberg~ Fr. t265 was by eime Gwoswinus~ jar an dem ampt. HermaBus vîr sànetus~ génère nôbilisël~ tribi~s an-: Haudelberg. d. Hermannus praefuit annis duobus t~g etabspivitur. d. Fr.8~pra~it~nni~N~ ~t~ant~auëlëërg .0 br.u~ .d. d. in diser i233 do ward signantur. br.~rgenCine ei~il~r~e~ ~~i~a:nn~uë%a~ lutus est. 1260 br. von br.~86 CATALOGUES DES PROVtNCtAUX D'ALLEMAGNE factum officio fuisset si mortui essent in forquare tasse sequens nominatur.n~bilis~ phifosôpKofum maxtM W~rmati~ t~prae~ tribuSj posteâ in episeopu~ ponense~~g~r. br. Albertus ma- in~Lëtbt~t~paeJ~ ni~absoMi~ Fr. 12~. Hugo. i25~. d.

ampt. mal~ andern an dem zuo Edmundus. was by 5 gerechter man. H. ~t. 126~ br. Fr. Conradus secundo tribus Gurli Friburge annis. Wolframus was by 3 jaren an dem ampt. i2~y ein UolrichvonStras- tribus. und ren A. Guolframus i26g. Basilee eligitur quinque Gurli in Lo- ampt. t29G br. Trëbehse~ pMorzuo ren Trest praefuit Argentine quatuor. d. und was by 3 jaund uno anno et absolvitur. Edmundus secundo eligitur in Treveri annis 1266_. 3 ja~en 1203 stetgeetliGher 3 jaren br. pilator praefuit Fr. eligitur annis an dem . swestern Otenbach stercloster sant leren von in und ampt von einem Er sant dem legaten auch vier swestercloster swenant solten des or- angefangen Brunnaderdazman das swestern Er war sy das Michels-Insel. Cuonradus was do was Argentine.Theodrieus kunst j und meiwas by Theodoricus. Minda. d. Hermanus praefuit eligitur quinque A. A. et praefuit tribus. der do Mentzejund ampt. 1266 br. mal jaFr. die selben densgewonheiten. flissen 1286 Diser an dem br. Fr. theologia t2g3 solvitur. eligitur annis praefuit Conradus 1296. jaren an dem ampt. d. praefuit Fr. eligitur annis praefuit Engelbert. eligitur praefuit Fr. 1290~ et in Essiingen Was by !A. Fr. d. d. byvier von und Fr. tribus et ab- A. A. von zu by~. circiter Conradus grozer tugenden und was by 5 jaCuonradus von und 1272 annos. und eligitur Ratispone 272 annis quatuor et absolvitur. br. 287 A. 1286. tuor. 1281 br. de j magister an de~ anïp~ 1296 br. Engerlin jaren an dem ampt. vanio Fr.d. ein man burg. com- Udalricus sume.DE L'ORDRE DES DOMINICAINS. praefuit annis. jaren an dem A. was Hermannus gar ser fast von geerwarb de Minda eligitur annis quasi qua vil'freyheiten fur die provinze. hoher an dem d. kunst ampt. Cuonradus mal zuo dem andern an dem ampt. dem ren d. de Eslinga. de Eslinga praefuit Esslingen was by A. i2y3br. Henricus Engerlin in Minda 1281.

Fr. Anteligitur uno anno. de Gruningen eli- . et annis quinque praefuit muôst unddarumb bestettiget.z88 CATALOGUES DES PROVINCIAUX D'ALLEMAGNE A. d. A. d. provintie isto-dividiet dian- provintialis duobus praefuit genere A. 3oo gar und ein br. ein bey genden 3 jaren i3o5~ bilis. eligitur Winpine fuit annis tribus et absolyitur. vien- Welsperg.. d. Fr. was Jacobus by 5 jaren Heinrich von an Fr. A. :3o8 Liechtenberg. und-starb A. et post ma- und do er ein jar kunst. ampt. d. Egno und von von Stoftuan Fr. edel t3o5 von und br. i3o3 br. ventus t3io. Primus vise nis. sed non eligitur. Hugo von Zurich man. assumitur. Egno mal. Fr. fen. und Fr. Antonius Confluentinus Sub Theutoniam eli- i3o3. anno moritur. do ward gister in theologia connrmàtur. Spire eligitur esslingensis. von und absolvitur. d. con- Henriçus de Gruningen der andehtig provincial aber er meister Eckard. cundo quenti andern Egno de Stoffen eligitur in Brisaco 1315. by 2 jaren an dem eligitur Turego praefuit annis tribus. praefuit vir Leichtenberg. was d. dem ampt. A. gotlicher do an dem was gewesen ampt. einem ter nit was. sese- und stârb nit ein jàr an dem ampt. zu Regenspurg Albertus grosz erwelt in vaward byschoff A. an dem ampt. in der brueder und ward begraben in den kor fur zuo Zurich convente denfronaitar. sanctus. nensis_. lohannes hoher von meister in theologia. was fen convente. gitur ibidem in tur provincia Saxoniam. man des selben jars ein welung in zuo Zurich tun und diegçschach dem br. Heinrich von und ward erwelt und Gruningen. i3i5 zuo dem Stofwas Fr. i3a3 br. i3ï6 und br. d. Antonius ampt. A. Jacobus de Welsberg.. d. ward do vor er byschofP der mais gewesen i3io 13o8 werpie ad episcopatum quem Eckardus. Egno de Sto~en~ noprse- geslecht was br. by 5. jaren br. Henricus ~urenbergei3t6~ fëre quinque. von eligitur et pr~efuit annis Fr. Colonie Hugo 13o i de andechtiger seliger was by 3 jaren an dem daran. magister Johannes de dem ampt.

289 Gruningen und was A. fuit tempere magna discordia in provintia quia Barnabas magister mare ordinem. der bapst zuo einem ap dem Welsperg dern mal.DE L'ORDRE DES DOMINICAINS. Heinrich provinzal . 13~. Henricus Confluentie quinque. do ward erwelt Tarrerii dem der zu eligitur et praefuit annis Argentine i33ij Illo tribus. das es den XXII.) Joannes de Duobus MontipraeFr. 13~o Montibus an dem d. Heinrich was bei 5 jaren gitur secundario et praefuit annis Fr. Wienne was Jacobus von zuo dem anby 6 jaren an a provincialatu absoluit. was meister sich fast aber bekùmern~ und etliche brueder warentnitdarzuo umb ward fur den der provinzial der provinz unddar geneiget. bus fuit Bartholomaus gotlicher man. quasi de Lingo eligitur et praefuit annis und 1326~ zeiten ampt. meister was by de Duoi~. br. die sach so gross. i35z}. von kunst ampt. bapst Johannes dis namen und der selb bapst kam. Fr. von an dem do redes do- bey 3 jaren an dem i326 br. Der Seuse warend i9 (Hucusque tabula. in Basilea i323~ tribus. d. qui eum A. Tolosana. von selbe Bernhardus der von provincial was provintze gegeben vicarien undwas bey 3 jaren ampt. Fr. i33i br. zuo dem andern mal~ ampt. A. d. Jacobus de Welsberg eligitur secundo Berne et praei33~ fuit annis sex. von teutschengab der provintze land der zuo einem vicariengenannt Bernhardus Tarrerii und was provintze A. Bernardus Tarrerii br. d. ordinis volebat reforsed précédons Henricus de Cigno obstitit et ad papam Johannem XXII appellavit. Lingo d. dem bus ren A. ja- in Gewiler eligitur annis i3.o. Johannes und ampt. Bôlsenheim und ein vater edler andechtig und diser seliger br. i33~ von und br. Bey dis provincials wolt man den orden etwas bass formieren ordens mit und Barnabas der i5. br.

Gerhardus meister goetlicher A. und tugenreiches meinten das es were ein kerne der geschrin't guotes was an dem ampt by 6 jaren und starb.getMulich~~ aîs~daz'er~V!a~ zup dem ahdern~~ren Mtj nit an! Wéllen was der provincial Péter gehrt er darvon und ward absolviert. t36z kunst. d.x jar und "~ÿôn arifang. d. i~6~ \~tën von kmist und und er garein seMgër âllëbruederconfente uad ~an~ ujnd ünd ist also \vas z. Petrus . zuo detnandei:n mal. br. die selben buecher und ordens und sy bewerten tugenlichen Hugo. müe'und ~a~ gewesen. t~oz br. A. A. die lateinischen* buecher und was by 6 jaren an dem ampt.c und by So~e~meiste~goetlic~ dem. Diser provinzial de HuntniSj br. d.. d. d. t3go br. d. und was -r~ kunst. A. by~ô. t3g~ br. Petrus A. GiselbcEtuSj und wa~ A. 1~26 br. t368 br. Aber zuo bewaren. Petrus A. 13g8 br. ordens gewesen~ in disert teuzscher auchdie. Peter Engeim was by 12 jagotlicher Basel. uadmere~geistiM~es jar an ~dem. Ad~ von Thepbaldi und ein andëhtig Florin und man~ und was bey Engerlin von starb desselben jars. Uolrich meister gotlieher kunst ren an dem ampt. gar wol provintze HAnihveï~ der missthat sw '"clo~tren lëjÊ~ ârbéit goetlicher MQ~m~ durchohtët~tdM~ûnde~boshe~ sy jfand. Nycolaus Nota~~ an dem àmptj~ k~hr provincial: manet lang an dem ~provinëial atïipt ËF regiert als diser provincial. jà~r voü eiriérn arbeu. t~o8 br. 1372 br. provintze ein erberer lieber yat~~ undwas auGh~gar br. d. d. d.3jarenandem~ampt..~mptt~. Cùsin A.so yent Do vun bë- . Johannes ein grosser undgelertter jaren an dem ampt. d. 8 ja- von meister conventezuo kunst~undwasbyôjarenandemampt.jaren'àn ~i~)~M~ A. A. RegenspurGj Augspurg~ dem und meister und was bey geschrin'tj goettlicher A. t38~. lebens. undwas '.9jai. d.pTovtncial ~ampt'~uM~d~n~s~ sa~ a~jdëm und visitatiq. Uolrich Wintener von renandemampt.2ÇO CATALOGUES DES PROVtNCIAUX D'ALLEMAGNE siner buecher gab vaein ander gar lieb und gehejim~ und etlicher dem provinziaizuoubersehenundzuoùberhoeren und ter Heinrich die er gemachet hat. teuzsehe buecher by sunder die er machetj meister des gab er dem XVI.

Marthen hie d. swester- A. Strasb. montrent les notices suivantes qui les accompagnent dans la copie qu'il s'en était procurée jf. und was an dem ampt etwas mer den ein kunzt. 1871. und was zuo Francfurt an Sant!~55 do was das provincialcapitel der heilligen do ward erwelt ze provincial junckfrawentag. Jacob der gotlier die meister gepet. ein Den befiel ich euch in eur andechtig do ward disz buoch geschriben*.DE L'ORDRE DES DOMtNICAINS. t~y an det dem vil ampte guotz mit zuo dem -andern vil reformie zu 11 jar bruoderconvent mal und etliche und ma- net. 1~. e< OM~O o~peM~MS Das seM. d. ea. Do catalogues ont déjà figuré dans l'Appendice de notre ~M<M <.<MtM6.PfOt/MtCM~MMM F''<~MCMB O~MK ~M«MtMB. ward erwelt wider zuo dem amptbruoder Peter Wellen. PfeiSer. von chen provinz ~CM àmpt 1~75 do erwelt einem ein zu Gemùnd~ 5 jar. qu'une disposition plus exacte des noms d'après l'ordre chronologique. de Tenenaco. <~eMttmp<tM MM. . d. geschrift.tM'le Mw<. &tMM<Aeca moMt~MM<K~. Cb~o~t~ Provintialium ~M<omMBea!eM<<gMa<<!6M/a~monM<eMo~aM-~Aa~MMMo ~M~~e <K~en~<t. Wilhelm Rosslauf und ward heilligen er absolvirt. ùber goetlicher A. die teuzche Heinricus ein meister provinzebr. jar. C~a~M . zgi A. de M. regiert zuo einem warderwelt provincial von dem convente zuo Wen (?). darnach provincial meister der br. AtytM~ adCtMa annum 1483 confecit mOMM~MgMaef!<tM. nous les reproduisons sans autre changement ~CM~. bruoder Stubach kunst. d.60 ward von dem convente was an dem A. 2. f!Mc~<M. & Cb~af. und cloester. les avait tirés tous deux d'un manuscrit du couvent do Sainte-Catherine comme le à~Augsbourg. eo<Kee p<tp~'aeeo m~. KM<Zo<S<M. gMM Ambt Buch.a<0. dans les papiers inédits duquel nous les avons rencontrés.

TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. . principallemënt i'h~ poür. voiant plusieurs pôëuples en toutes rëgi~ns~ a dextré en celle ou de prësë&t et a senestre. de jT\près qu'ai et mis mon temps a cercher~ demander. par le moyen de son filz lesus Christ. Un du commencement pour pervenir petit traicté plaire a Dieu. selon escriptures~ et sapiente et celèSLigllëj~ la drpicteforme~ proeëda~te veu sens et made Christ en sapience~ laquelle doctrine l'esprit. ocuppe~ arresté et par dessus tous thresôrs le vrày moyen m'enquester~ povoir obtenir et principal et a droict multiplie. 'pourtant. qui mayne~ condùict/asseure et enrichit au vray chemin de la vie immortelle de Ghrist~ selon l'esprit de la tressacrée voyejVerItëetyie(quidevrayest) le Seigneur donnant moyennant par son filz Ïesuschrist la gloire a mon Dieu/en a présent premier ceulx qui m'ont iusques a ceste mesme doctrine.2()2 TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. LE PROLOGUE.d'icelle sainë~ spMtMetle ~çloctrine royent estre ignorantz et veni~~ me suis ~oubz la xnesûïe de foy correction) humblement ~Yan~~ et que i'ay rëeeu de mon Dieu~ éternellement bëniëï~n~n~ < et éternelle~ immortelle~ véritable par aupuissance cun moyen~ mon Seigneur Dieu meVouIdroît~ ctimirie un tesson ou pot cassée pour servir envers aucuns a~ sa ~oiice~~lG~ëngë~ Piiant aussy qu'un chascun (le petit comme le grand) tendent et m~~ pâine. sentier. conduict et enseigne et aussy afin que Sn~blement ie les honnore comme pères et tneres~ non seulement etaymé et et escriptures livres/lettres par bouche~ àins bien~p~ droictement niere des en une vie ndele~ chrestienne et certainement cogneu en iceulx. V.

par cy devant (a scavoir avant les iours A laquelle . avec sa famille et estime que nul ne me repute que selon ma ne veuillez par mon escript et Maistre. gner un aultre. la veille. les aultres. la ou mesme on ne seroit point enseigné. ha les piedz (ou pensées Quiconque lavées)~ il est net par tout.entremettre puissant. ayant (selon petit entendement) excogité ces choses. (comme i'ay ma chairge. regeneration. 2g3 de.ê~abismeden~ et dernière mière disant estant la pregist et consiste suivant la Saincte Parole du Seigneur. ce qui et droict. muet et aveugle~ a iuste cause le Seigneur desrolesquelz appele beurs et larrons~ leur concluant d'ensemble tomber ouy meurdriers en la fosse. et habitacle de Dieu benict. la ou on est mesme sourd. aggreables.TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. ou instruict. d~angë~ semblable. que et estandart enseigne habillez des coeurs. par laquelle ie dy selon l'esprit. ame. mon et recoulé Parquoy. de travailler a obtenir ces bons dons~ et ces plus celestes et glorieuses de Dieu richesses combien que c'est chose merveilleusement a redoubter et craindre~ de s'advancer a la plaire est iuste déclaration l'esprit~ d'un tel sy excellent. de vouloir fort et admirable instruire sens de et ensei- et estre mener. est la desquelz comme superfluante Euphrates~ je me veulx tenir selon mon ayant aussy mes gentz obedientz cœur le zeledemon dedans et dehors. et trouve souventes n'est court le marché sy est-ce qu'il fois quelque simple lourdault. il vist et substente son Au petitte laisser perfaicte scaichez endroict. toutes chascun ay d'aultre part aussy regardé qu'un peult le Seigneur) en ce qu'il ha receu de Dieu. ou escoutant mon ou chair de aultre mot de du tenans d'homme. soubzmon en leurs n'oyantz de Christ. portans livrées de mon Dieu son. faire son debvoir (moyennant de son talent~ en marchandant afin d'adviser pour soy et un aultre. que le petit mercier bannetier comme pas le grand marchant. et de nul aultre mot est la mortincation~ est interieurement du ~u~iattondela et engendrée ~ee la graM pecheresse. preceder.. de faire quelque car combien ou petit gaignaige. et aussy que la lecture de livres de mon Seigneur veine de toute devant et mon sapience escript) quartier. sinon du sens soit et qui prendt~ marchande. ou de vouloir et conduire un aultre. vouloir riches et plaisantz au Seigneur. richesse afin ou evaluation. et se vouloir. er achapte quelque piece de luy. semence paillardepourprée~ defbrnication conceue e serpenta faisantz leur oeuvre . guet tambour sur ou diable lequel phiffre. Iesuschrist. faiçt un sainct temple chose pervenir. laquelle la faulse et orgueileuse mere et ou generée.

guérir aux fidèles en son Evangile. accordante lumiere de soy et n'apporte point ceste doetrine que si aucun vient a vous. que Dieu par sa puissante ver et fidelement approcher a ce mesme.2Q~ TRAITÉ D'UK LIBERTIN SPIRtTBE~. ou office plusieurs. parlé) n'estoit donnée l'ouverture Enseigneurdontpremieri'ay d'icelluy et eternelle ou entendre la profundité. ou la resonle fruitt deêlebvres~ cognoistrez a leurs oeuvres de l'esprit. ha donné puissance Dieu tout puissant l'ha parlé de sa véricomme Christ et blesser ner et iustifier. n'estoit et perfection la plenitude point encoire venu. de l'estrangier et mereenaire. Pourtant ou donner sans tarder et demander temps. en son dernier iour. Yous les dict-il ne le saluez et ne le recepvez point. par lequel il faict son oeuvre~ ainsy qu'il faisoit en les ayant envoyé et Prophètes sa primitive Eglise. par ses Apostres de son Esprit. brebis. Aussy ausquelz que devant omce apostolique plus perfaicte de condemde lyer et deslyer. misericorde par la seule et exsudante et de toutes choses. Ce qui et obtenir. heure. (avant ces iours) ont usurpée et function Laquelle ou soufllement de rEsprit révélation~ puissance usurpent sans quelque en runiveret seductions dequoy est sours. les duquel et elles s'enfuyent n'est du Seigneur. qui parleroyent . de vous se haste de cercher. en d'eternité et envoyé en ce present ha ordonné temps n'est dict. Mais a nous n'est faict ny pensé ainsy. figure. un chascun et iect d'œil. ancienneté des temps. ascavoir du Seigneur avec la Parolle avec elle. et sourdent grandes erreurs a sel monde. puissance. minute ou instruction du la louenge et priz de Dieu. a ceulx qui le cerchent largiteur lequel est liberal le Seigneur Pour lesquelz suscite~ ou esveille un vaisseau craignent. et apparu de pouvoir recouvrer de Dieu en son filz lesuschrist. sans tesmDignage~ sa 0 non et aussy nostre bouche et oeuvre de l'esprit ou vertu. s~asles brebis accourent de la voix. ne l'appel ou huchement: estre trouvé des patres pelueset Combien pharisaicqM~~ qu'il pourroit mais et . tel qu'il luy plaist. Oultr~ mortifier. iour ni heure d'enquérir~ au Seigneur pour trouanciens de Bethulie) (avec le prince Ozias et les main de ceulx. disant croyantz table et sacrée bouche rien a renPierre Apostre que les portes d'enfer ne pourront avecques contre d'eulx. Ce qui est maintenant (Dieu mercy) cogneu de plusieurs. a laquelle nance et sifflement semblent. qui nous est une devant sa face en la vertu et soufflement temps present. ou cognoissance de comprendre en Israël en a cause que son iour et manifestation de l'esprit.feroyent signes comme r~igneau diseurs. clairement est maintenant veu.

-Pourtant et vous enquerez craignez. d'entendre et concepvoir son sens pour en ce mesme le luy servir. que amples le riche et nst. y eubt lieu spacieux les biens pour qui luy estoyent et parcreux? ayant faict ce.TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. qui sont auroient leur toute fyans le sens et estrangë eslongné a la monstruosité et souillure de du tout leurs et fainctise desirans hipocrisie et demandans estre veux des es des hommes. faicte grande.r le sablon et vanité.. Voiez et lisez la thesaurization et assemblement de celuy qui est sans Dieu. et obeyront leur coeur.du tout nous et appuyant la seule confyant en misericorde de Dieu en son nlz laIesuschrist. meschante et abhominable vie precedente nous rendt laquelle (avec noz peres et confuz ~ncestres) qui cause que soions .. en luy. disoit a son âme qu'elle se reposast du Seigneur dequoy mesme nuict de (en la sa vaine attente de repos) luy fut demandée son aine. Ce qui adviendra vostre si ne suivez par deffaulte. oeuvres. rues. Mais non coings avec nous. amassé un thresor qu'aurez d'ire au iour de vengeance. tascheront pensées. '95 de Dieu.ietée par terre. lequel clairement annoncé. (tres chers) le chemin ensuivre les mortz par lequel vous vous nous suyvons le Seigneur et auquel périr entre advancerez. gemir. et sa Parolle. vous aurez quand faict par cela détriment a vostre et ame. . Voila sa Parolle ne voulez nant ver. qui de tout sens et imagination. mere. nostre infame. les lequel a tousiours démangera eternellement. et obeyr craindre. N'est-ce pas une fumée de toute son oeuvre. et sy lamenter plorer. grandz. au fol. monstrer. et penser sans estant Melluy behict. attendons Lequel temps par n'aiantz ce pendant patience de quoy nous iustifier.. point Car il ainsy fault que nous nous tenons comme en tenebres. triumphamment en un dechassement et departie de toutes tenebres et obscurité. ny frère. contre les ventz et la tempeste laquelle ont couru et et sa ruyne ha esté. ne soymesme (qui tout dedans excede) et dehors. misericorde il ha franchement quelle favorisé et donné a ceulx qui et se confyeront croyront. sans esparsoeur gner pere. Ne savez-vous de tous point que la racine maulx est convoitise de richesses? et que ces cerchantz d'icelles sont tombéz en plusieurs pre qu'il ses douleurs?Aussy pour les mettre n'est-il faire plus pas escript. et mauldictzdu et adioindrez si en un vermiSeigneur. et obeissez au conseil de vous est tant Dieu. qui ha edifié sa maison accomparé su. a ce que notre iusques Dieu s'apparoistra en lumiere. des voyes afin que de Dieu. ny non de exalter.romafin greniers. Considerez a quelle utilité et prouffict viendra vostre labeur.

dehors poeult. passions et mort. Surquoy en lumiere vous par la vertu de son iour lumineux de chasteté et et veoir la différence en ceulx qui contredisoyent pouvez cognoistre de présent a Christ crucifié et crucifient iournelcontredisent l'ayant en sa vie et conversation lement-en leurs coeurs le voulant reprendre ilz n'avôyent d'observer. Et aussy ilz puissance par leur loy. Ne scavez-vous. souffrance. Mais a nous qui suivons (par grace) la voye. Dequoy avons a parler~ et du tout avoir noz sens et entendement fichéz et arrestéz a Tintelligencej ouverture et cognoissance d'icelle pas seduictz. Afin que ne scions saincte par quelque blanchiz. vivante loy spirituelle~ ne divertiz du Seigneur et éternelle. et aymez et Dieu. la vie pocques . etiuyau Pere~ou point de leur dire pourtant que sonPere en la loy de l'esprit. Parqupyaiuste le Seigneur Iesuschrist ne s'esmouvoit cause. qu'il vous ha créez a un librepriz de sa gloire ? et qu'il vous ha tant aymé et chery de vouloir le luste. deceptive apparence extérieure. voire bien plus'perfaicte et vivante~ autant que le dedans est la vertu et puisestre faicte quelsance du dehors. vostre Createur Cognoissez Ostez de voz yeulx dedans et dehors ce qui vous empesche ou nuist a le suivre.2~6 cheminiez en TRAt~É D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. et l'autre (qui est charnelle) l'une blesse et l'aultre faict occist guerist :Tune aveuglist. ou debvez scavoir. surmontantê et excedante bonne~ celle de Moyse ou de la lettre. qui moyen fussiez est le diable. laquelle n'avoyent cause de le reprendrejentant ayant en soy une loy plus pénétrante/et sans laquelle nul vivant cognoissance. et l'aultre veoir. pour vous faire sainctz et esleuz a une ymage et eternelle de son Nom ? et que par ce louenge destournez et delibvrez des lyens de vous mesmes. par sepulchres lesquels. caché en ou force d'icelle. mais par dedans nyantz en leurs coeurs la vertu. en toute calamité. Vous donnant une loy saincte. Ce qui ne poeult estre trouvé ny demeurer tout ou sapience admayne la loy de l'esprit laquelle par sa prudence et clair.. estoit en luy. nostre Dieu. d'icelle qu'il estoit observateur de plus perfaicte et spirituelle ne poeult consivenir a salut deré que l'une (qui est spirituelle) vivifie.amaileurs faces~ pour farder grissent leur trongne ou yisaige comme paillardes le simple et ignorant/qui pour mieulx decepvoir ne yoidt que ne se guettant ou doublant par dehors que soubz tel habit sont les ou verolle. ou pourroit Auquel ou de ou déception~ vesture d'aigneau que fraulde par une extérieure et deschirantz~ brebis dont dedans seroient trouvez loups ravissantz devant en une vie. qui cautellement (comme est dict) apparpistroient et de pieté. ment habandonner lesuschrist et délaisser son seul filz unique icelles. et spirituelle par Christ.

pour simulation~ nostre passant ayant son d'ainsy nous mesmes aucun mesme nous contre tout) Dieu là luy frere vouloir chemin aydons de nostre bien et utille salut. avec Cornelis lequel Pierre~ invocqua pour scavoir le chemin de son salut. (ou desirons en sa loy sa perfaicte crainte en noz de son doigt y soit escripte (sans quelque puis (en bonne volonté. Et ainsy en imprimant coeurs. ou soeur de et voye reprenne comme nostre vray a faire son vouloir: principallement misericordieusePère. 3f)7 admirable et spirituelle ardente. choses.que pour nostre seul vostre chemin et fondement bonne lieue. a s'humilier. est d~presen~ o non efEsleu le commencement estiez quesi et Apostres voye seroit Toutefois choses sont a une telle cognoissance comme elle pervenu car le temps Et aussy n'y estoit point pervenu. pour Qui est et chastréz. renovation des cieulx. chose. Et circoncision cieulx ou qui en l'esprit. Ce neantmoins lors estoyent les Disciples avant. et sera fondée eternellement et a tousiours. et le cousteau le commencement A laquelle circonscision et fin de toutes l'inciseur. humaine) toutes comfut venuz aussy de lesuschrist abrégé d'une par au espérant possibles . pierre bien aymés freres et soeurs) il vous (mes fault pervenir. n'est pas la fin. faictz capables de la doctrine et assemblée la castration de Christ. nous évoquer et appeller. le sont des qui excede Car hommes. le Royaume Christ. si desirez d'estre et qu'il vous vienne a gré de saulvez. Sur lequel sens sa saincte congregation. iusques ou main. j nous soient oinctes) noz faces afin que n'ap" oingdons qu'elles aux hommes ieusnans.TRAITÉ D'UN LIBERTIN SP!R!TUEL. Non pas que ie dye que Pierre Apostre du Seigneur. (faisant Voiez diligence (selon et debvoir). ne l'enfant l'homme. grand nous mesme la cognoissance et renpar (a scavoirpar du Seigneur peché) en la force de l'esprit (auquel gist et abbaisser soubz a la un puissante main de en du de est ou des mere. Ains bien coyettement et invisiblement desirons qu'elles soient veues qu'il de nostre nous Dieu. ou qu'on ne faice aucunne de paroissons estyme noz oeuvres interieures ou exterieures. afin quand ment a emendation et rechangement et travaillons petit a petit aspirons et formant a ce qu'icelle de iour en iour loy spirituelle en avant proceder premierement. applatir ensemble estre pour des sens. est celle la principale. vray fondement Eglise aussy le Royaume qui se faict pour les chastréz du ventre de leur icelle lesuschrist circoncision est est de Dieu la en la loy spirituelle dont Christ. elles sont maulvaises. grace croyant. Afin deception) s'il chemin) et desir ou en y ha a ce et le salut de Christ. par faictz estre semblables petit enfant.

et point cster~ fors que le maulvais sens. dorelotz yeulx.. et ce qui nuygtet empesehe a vostre âme. Approchez-vous.s les choses terrestres sont ainsy enrichyes. ses bagues. gàing. deleëtàMe et de manger d'iëelluy.qu'on vous o~Pre les mains. Mettez tout vostre vivre (ie dy selon aux dons de Dieu. il le vous fera large et facile. et l'habandonnez a Elye:pourrecepvoir la vie infaillible de l'esprit.. Ne vous admusez ou empêschez le (qu'aultant que la necessité temporelle seriez incommodes a batailler soubs Dieu. ou se faict l'assemblée. et achaptez le champ ou elles sont enfouyes de rièt vostre ame sera remplye chesses eternellement. et donner eternelle et le Seigneur vous recepvra. Vendez ce que vous possedez.~9~ TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPtBtTUPt. Ne songez pointa puis. Si doncquf. Ouvrez et estendez puis qu'on Vous veult donner. et rejoye engendrera creera. Ne perdez point de l'oeil ce~u reéeu en l'ou~è et--aurèillé. de leur Enquerez et vous destournez a la bonne querelle. Ce qui vous semble estroit et penible.plus tardt afin que n'attendez ~rop~onguement~q~ stiiez -forcloz dé la vie eternelle de Dieu. en toute doulceur et clemence. par dessus le sens et entendement du temps passé. de present au monde toutes choses sont abbregées et practiquées en tout artz et estatz. Et l'esprit) soiez veufves avec la veufve afin que soyez trouvez ayantz plus d'ehfàhs.H heurte a vostre huys ouvifëz~ et le laissez entrer afin qu'il lieu et demeure vous avë~ prenne . vivant. et pervenues en subtilité~ combien et envieillyt plus donc s'enrichyt l'esprit et sens de Dieu en l'homme nay de sa nature. Privez-vous intérieurement et extérieurement avec la veufve de Zarephta de Zidon de ce qui nourryt la chair. et tout que c'est une pluye qui produi'Ét en avant lemaulvais admayne etzizanique à~n vous. ParqMOy venez avanPdevani~qtt'ils~ .. et le conseil des bataillai soubz point dës~~ requiert) o~~ G'est le dict d~ ment de l'esprit. gardez et goustez Savourez ce qui est bon. Cognoissez que ce qui est descendant~ du Pète des lumières~ bon fruict. rubis ny emeraugdes n'ont veues au monde. A ceste cause. que celle qui ha -maiy. à üroict Scaichéz camp vous adioignant la çause Enquestez-vous de la noyse~ et vous accompaignezëtassocyez Dieu. subtantera et enseignera Luy seul vous conduyra. oncques esté Cerchez les bien (elles sont a trouver). Ne craignez Ouvrez voz point. gasô~ vous ou sont leurs ennemys. et regardez et richesses car telles perles. advancez vous en ce qui vous poeult faire vivre. Oyez le bruict~du tabourin~~ et ëscoutez aprez le son du phinre~ de quelle part il sa fleute:.

prince ou seigneur de ses ennemys a l'encontre habandonnant toute sa vertu et puissance au gaing ou perte de celuy soubz il s'est lequel . forme. par celuy qui ha este et sera tousiours est. redempteur Ne craignez son ioug ne sa chairge. C'est bien loing de le creer en sa vertu ou force. laquelle en habondance asseurée de de Dieu mesme Christ. Et moy et vous (mes donc. Croyez-le car ie vous tesmoigne la chose estre comme véritable. d'entreprendre on gaigne et acqueste auquel une telle et bien? Veu et inexprimable richesse charnel que l'homme son (selon va tout ryant. et nature estoit autant. un salut immortel et certain comme pour donné bien. pour un petit sallaire. pourtant nature est entièreque vostre ment contraire a la sienne mais quand son gorreau. Au semblable. comme faict (charmemoire. d'une telle et iouyssance a fruytion sa parolle -ceulx'qui et accomplyront commandement. est-il maintenant de dire ie crain et suis tremblant temps un tel chemin. l'exprimant par pour ce qui Mais departir. que ne le povez est Vray vous semble qu'elle pesante. perdre freres) ne vous et destruire par vostre nonchalloir. sans regarder entendement) y derriere a soy. ouy et Prophetes par sesA~ostres parlantz des~e commencement du monde. ou eschappatoire . conceu qu'il que ma vie et m'estoit n'y avoit avec Car luy. ~99 sera trouvé sans quiconque Dieu Considerez ce qui est iuste. et auxiliateur. et point nous ou de nous ayantz quelque povoir (ô de faire un cheveul non) blanc ou noir en -sa taincture. et vous donnez le tort. meschante quand vostre.TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. estoit. par foy accolerez et vouloir lors la chairge est a demy allegée. venir a la vie (laquelle ie pour sinon desiroye) ascavoir par Christ tribulation et amiction dehors et lors ie me bendy en mes reins et dedans. a la bataille. ou vaciller de sa vairle attente. éternellement infaillible et véritable votant l'aultre il est dict) habandonner (comme toutes choses est perissant et mortel. commandement. point car elle est legiere ouy plus legiere croire. ie fey selon l'ouverture de la cognoissance de mon Dieu. N'est-il pas a'estre et digne aymé nous mesmes? obey par dessus en tant qu'il nous ha faict. celuy qui mesme que hacrain1:. nellement) soustenant la querelle l'homme de son Roy. . freres) avec moy. dur point et dimcile d'en moyen d'aultre Et ou plus aussy vous debvez que ie la scavoir. de vostre Approchez-vous createur. Pour ceste cause (mes tresaffectez laissez périr.etdoubtéleiaix. mourra veritablement croyez la mort eternelle. qui lors par foy me fut donnée. et au Seigneur tout droict et louenge.submis. l'espérance Combien plus nous pour la vie immornous est tant copieusement telle.

et qu'aprez l'avoir gousté~ et estre faictz semblables a luy. seule louenge en foy au desir d'y pervenir. et estre il &ult et avant faict toutes un membre qu'ilcroye/entende distribué et baillée pardile du pere.luy: tions et savourions sa divine bonté. Premierement Christ salut. par de nostre seul enseigneur et oinct de lesuschrist. A la gloire et seule louenge touteffoisgrand toutenbisgrand de mon Dieu. il fault que vous et moy vous vous eslonguez. spirituelles tout homme bon ou maulvais excuse que nnablement n'ayt quelque devant Dieu nostre Seigneur ains bien par nous une d'ignorance occasion et instruction de bien faire. par lesuschristj quiestjestoitetseraa tousiours mais. nous facions la pareille aux indigentz d'icelle.visceralle miséricorde par sa bonne conversation. nous est envoyé. Lequel de sa grace. et Maistre. nous et rural sentyment le moyen Dieu. tout tout en r et cogneue au iour iusques a ses Apostres. Faisantz nostre ainsy que Christ. et avant la constitution du monde. contrediDesquelz seurs et ennemys de la croix de Christ. Par ainsy recepvez le traicté de petit en moy T~" l'intelligence.300 TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. Auquel ay délibère (selon mon petit povoir) donner le de ce que i'enten du principe de pervenira plaire à Dieu. pervenir a sa gloire. et senestre. l'envoyé sapience. et que leur monstrez et bon (par vostre approchement vouloir a l'obedience de la verité) ce chemin Afin pour vous suivre. sceue pondu d'Israel d'une traicté. mais principaletaent l'extérieur pour signe et figure a si aulcun veult choses. C'est la le premier commencement de l'introyte de mon petit. Amen. ha ia~ct pour nous qui estions ses ennemys et Enseigneur et . du oeuvres a dextre temps de la restitution a vous (dict-il) donne a cognoistre n'est et ne poeult estre ces choses (pourtant Maisa sont ordonnez qu'este enfantifz). dedans et dehors. indocte estrangéz. ceul~qui des la creation. entendement et unction~ ne fut jamais laquelle Comme il ha dict et respresent. a celle fin que gouscrye et prye d'approcher de. et obtenir ou outil servant la et cognoissëj que lesuschnst non seulement pour un intérieur en . a un jugement et tesmoignaige de ceulx qui y contrediront. de par mon Père. aprez leur demande et par éternellement benict.

Combien que ou puissions a un tel entendepervenir et sens intérieur.yteulx droicts. (comme i'ay dict tastable ou maniable devant) que visible. et creudt et entendit par cela que c'estoit le Christ etceluy qui estoit envoyé pour le salut et redempMais son croyre et intelligence n'estoit tion d'Israel. pédagogue a son disciple. savourant et goustant ce qui moigne d'estre estoit terrien. ainsy que luy mesme le testerre et parlant de terre. aussy entendoit et tachoit (comme il a une aultre et guarison. une mere a sa fille. parolle et résurrection de l'esprit a. 3o) et perfaict entendement spirituel l'immortelle de régénération vray est que premier qu'ayons ment de la cognoisçance en et vie de l'esprit. faictz et oeuvres. le sens. lequ'ilz luy n'ha chair. et dehors de contenance et de parler. en parolles. flz perviennent a une versation. l'aller. Car aultrement il impossible ou entendre un que le sens enfantif eust poeu comprendre nous mistere~ comme vous voiez que par nature entendre et apprendre toutes choses visibles. sens. alleure intelligence. lesquelz facilement de veoir la conpar acoustumance le venir et parler de leur pere. aprez le retour de ses disciples envoyéz lesquelz luy la veue aux aveugles. leur povons concepvoir. selon la chair. ni os ains estoit chair. lequel lean (avec lean baptiste) a Christ. il falloit que par sa bonté il commenceast et se comme un pere a son enfant. tellement qu'aprez le deces ou trespas du pere. et faire aller les bo. l'entendement vie auxmortz. Combien tous ceulx qui naissent de femme n'en qu'entre fut de tel que lean ne plus sapient ou angeiique entant avant Christ quel et cognoissance litterallement de tous les prol'ouverture phetes. tel. les oeuvres Mais aprez qu'il eust ouy en la prison de Christ. et moy que ie sois amoindri entant qu'il regne et que ie sois aboly: qu'il est la vie et la et la vertu de la vie de l'esprit sapience de Dieu. point esprit. on dict que le filz luy est semblable dedans a scavoir de face. font les enfans et qu'aussy leur fin st commencement. terrestre. lesquelz ont eu leurs cours et envoy iusques a luy en l'extérieur. . leur cours. la puissance de la force. de hauteur. resusciter les mortz. Puis doncque est qu'avons visiblement qu'ainsy poeu comprendre ce qui ha esté de Christ selon la chair. et moigna de luy disant Celuy qui est descendu qu~ilavoit est pardessus tout. la veue aux aveugles et la droicte alleure pour donner aux boyteulx: ce que lean entendoit Mais lesuschrist pour lors se faisoit.TRAITÉ D'UN LÎBERTIN SPIRITUEL. il tes-~ du ciel est céleste. Il fault qu'iceluy croisce. un plyast visiblement ou enseigneur estoitmaistre. baptiste. telle maniere de faire. dirent avoient veu donner hault et excellent de pervenir que nous facions) a une aultrevision. fault comme corporellement.

iusques mais plustot luy estre moleste a son huys~ tant oultraigeusement niez vostre requeste et que heurtiez qu'en ayez a sufnsaneej Qu'il vous donne des pains tant et sy largement a scavoir lesuschrist. une aultre confëssirn baptesme. Lequel prière en la foy en lesuschrist.. quias crée le ciel et là terre. en de tout vostre coeur et sens aluy: premier ne vous habandonnez en la presence de-ceulx. sans retenir en vous quelque quitéz et transgressions. et que nna&ictunen&nt~ en l'obédience de ton en un virilte et ancienne grisesse pervenir MeEnentie puisse serviteurs~ espritjaun prixdetonNometerneliementbenict. a vostre confusion~ entierement luy manifestant toutes voziniensuivir. en eaue (dict-il)~ mais il y en ha un au ie vous baptise lean ha dict ne cognoissez milieu de vous. estude ou labeur que pourriez mais par la seule non pas de nous et par labeur se font sans labeur si ne vous orra ou escoutera. Seigneur en iceulx. la mer. Ce qui est impossible par quelque Car les dons celestes faire iour et nuict. Etainsy vous prosterner et obedience de cœur devant luy.Amen. disant: confession le Dieu de mon salut. et persévérant nuict ettour~ Et par ainsy (très chers) en continuant devant le Seigneur sans cesser pu vous lasser par prières et pétitions a ce qu'obteavec la veufve. pour festoyer vostre amy qui est yenu de dehors guible. ie soye ann qu'avec nelle de tom esprit cheminent et discipline de ta parolle. Comme et mortification. le mesme chemin que desirez qui cheminent chose de cache_. Ou aultrement et les jectera au feu inextinblera les zizanies par fagotz ou faisseaux. et me desavec ceulx qui craignent et me dresse eteonduy en fraulde. pne~ donne Hioy a cognoistre ton Nom. contenues.3(~ un aultre TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. Voilà . céleste. en une bien humblement absconsé ou muré. eulx. Je te et beaultéz les estoillesy et toutes lesgloires le chemin a la vie en ton fils Iesuschrist. icelluy baptise en feu et point lequel il purle van (ou la verge) est en sa main vertu de l'esprit duquel son froment (ou geca par icelle son aire (ou nostre cœur) et assemblera seront mais les pailles (ou vaines parolles) parolle) en son grenier mieulx)~ il r'assemsoudées (si vous l'entendez au vent.. de ce qui est donc (mes tres ayméz freres) en brief le contenu le entendre afin que plus-facilement ou terrestre puissiez visible a vous d'y pervenir travail. Mttrne jde j~voye et de ceulx qui cheminent des meschantz~ celestej par la vertu de ta Et me donne d'estre renay de ta puissance favorisé en la bouche de-tes parolier laquelle de present tu as donné et vraye et éterqui selon la vie immortelle prophëstes et ap03tres en tes voyes.

Et quand il voidt et plourez en dueil et repenchastye. absconsé tenant ne donnant ou permettant povoir considéré vient a estre qu'on a dextre ne senestre touteffois au partz surmonté en tant secretement de tentateur de tentation selon la baille la mesure qu'il (benict) nous foy. commencent a dresser et eslever les s'opposent de vous. ainsy et entendre (par ceulx qui ont pour cognoistre vant cognoissance c'est qu'il fault faire pour scavoir le bien departir vous) comment a petit du mal et par ce moyen escouter en voz pensées petit (aprez vous ha touché) ce qui est lumiere ou tenebres. s'advance a nostre et nous relieuve le couraige et affermit noz ayde. en voz pensées la ioye et la cognoissance du bien et vous sa loy) de degré en degré. pensées~ plus. Par laquelle foy nous cryons Seigneur. terre. tant s'est que le Seigneur le combat nous tenter pour oultre nous. reprent. par la loy de son esprit. que vous la bataille d'eulx. combattant ilz vous iectent par sault vostre soudaynement a vous le combat. et que n'espargnez il s'asseure petit voidt vous que Christ que chair ne sang du vieil homme (ou a petit en vous et avec vous et les il advient quand qu'en a son ayde. 3o3 la noblesse vostre ceste ame et loyaulté et force de- et festoyer. en secours tence et il vous puissance). selon Et que le puissiez substanter Vous advanceant de toute de sa personne. lors il se contente en l'obedience de vostre coeur au sens de sa cillyé par soy mesme parolle. Puis a l'encontre luy. Car que le Seigneur de son esprit. Veu de nostre nous que frère. envoye auprez est& r'encontré . contre Belial et Belial Christ legion. de toutes qu'on n'y voidt entrée dedans et d'ennemys en ses pensées. il vient et Lors incontinent nostre ayde-nous! aprez cry au dangier. domestiques et inimicieusement a l'encontre de Christ aussy aprez durement contre vous. faictes mortellement et eslevant contre trois. tristesse Lors a mesure qu'il voidt l'accroissement de vostre douleur et du mal il multiplye et accroist au semblable qu'avez commis. puis aprez bort ne ryve En telle sorte ne voidt ayde qu'on de nous.TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. Puis doulcement (selon Et et leur livre asprement assault. il et que vous cryez et ayde. tellement yeulx (par qu'il une si dure advironnéz bataille. nostre coyettement ouvre les se faict n'yssue. legion en telle maniere se et et vous de vostre maison. que gemissez et est recontance vostre cheute et improvidence. la bataille se commence es aucun sytost qu'il ha attainct pensées la font-ilz trois contre deux et deux contre contre Christ. r'enforceant de l'un ou vient enseigneur d'autant l'aultre. lors avec ioignez vieil Adam). en que Puis nous aprez estions il nous qui ha foybles et non lesuschrist. dehors. Seigneur perissons.

et chastier enlaydir reprendre et luy donne a-cognoistre les embusches de Satan et de sa paillarde a&n que elle ne le deçoipveet sa beaultë luy faice perdre par ses acclicotemens et ioeunesse. par la régénération misericordicusement qu'avons et rede noz sens en l'obedience interieures et exterieure de sa changement et divine parolle. nature et innocence de l'enfant en l'entendement. en sa filiale crainte. et que la besongnes'àdvance et Seigneur de ce que povôns estre encoire participans de la grace et mises'esiouyt en ses afflictions et tribulations. le que la chose va bien. puisque nous donne telles attainctes. et offences. Surquoy au contraire et reiecter~ le vient a blasmer. Dieu afin que par ce moyen le Seigneur et qu'il donne accroissement. en la vraye spirituelle Procédant en avant en crainte.i TRAITÉ D*UN LIBERTIN SMRtTUEL. et le dangier Adonc il entcndt de nostre necessité. le voulant beaulté et sapience se mpnstrant une belle déesse devant luy comme tellement qu'il de ses ennemys ou aornëe et de beaulté. Et ainsy par plusieurs laquelle luy est donnée et arrouse il plante nostre nature spriritue~e donnée de admonitions. et commence ses ennea cognoistre qu'il ne regardeplus mys de plus près. nature. tellement qu'il souffert nous console de ce mesme qu'ha ïesusehrist pour noz pechez de ce mesme en la vertu de sa parolle en l'esprit par les escriptures de Dieu par grace. En telle'sorte derrière soy. luy plaise florissamment voye auiouvenceau. et luy venons a racompter nostre fortune. luy attribuant donnant toute liberté~ afin qu'il s'approche d'elle. et que couvertement elle le faice paillarder le Seigneur a son amour. Pourtant le de luy. receu de luy. Et ainsy luy vient-il amettre au devant les dangiërs et le easore et le vient a abbaisser peril ou elle le poeult faire tomber plus en son enfancej bas qu'il n'sstoit radvironhant d'enhemysded~n dehors oublye afin que par le grand empesehement et occupation et qu'ainsy il vienne a âccroistre et meurir l'aultre. pour la fuyte ou reculler donner d'iceulx ains au contraire pour la crainte est du tout preparé a la mort.et fructifier. et aussy qu'il cognoisse que c'est adonc que l'ennemy par sa cauteUe le pour~eslever en sa fleur nouée. de ~un~ il d'obedîence par-la mesme a enforcer la bataille venir nous . selon le norissement de son adolescence Puis et ioeunesse~ la poursuyte a ne le fault plus contraindre nypoulser car il n'y est que trop aspre. ricorde* de Christ. et le reprendt fermement vient en rudesse a l'encontre Seigneur afin que par là gloire de son eage il ne se perde soy mesme. et d'habitzdegloire royne.3o. la ou premier se commence a cause que l'entendement entendt plus vivement les navreures de la loy. le glorifiant et exaltant en'sa suyt.

l'esprit vienne a cognoistre ou de de simplesse ou d'orgueil. de chasteté ou l'esprit l'esprit de gaing ou de perte. conservé et une sanité en ses mangeantz. 3o5 de crainte perfaictement apprendre par ce moyen avec nous. Pour d'humilité en humilité. m'advance a et iouvenceau. d'amour ou de hayne. menant l'esprit délaisse~ et qu'on avec soitfaict a l'aultre luy. en crainte. et accroissent nous costyent perseveramment lesquelz mys. au temps dedans mais principalement iusques non seulement dehors. de liberalité l'esprit mandise. tronc. il ne parler de sera l'homme selon contentieux selon la petite possibilité ou moleste aux mon sentyment . SPIRITUEL. ou d'avarice. l'esprit -l'esprit de paix ou de discorde. a la guarison (ou parolles) a son Dieu eternellement soit une gloire benict.TRAITE D'UN HBERTtN en obedience. attainct l'esproeuve de demourer sinon sans pas iamais et curateurs. et adolescence prez). l'esprit faulseté. eternellement l'un de l'aultre separera (la parolle) estre r'enforcé en bataille Par ainsy donc. pleurs. en la transgression on perdu tout afin que et pensées veiller en l'esprit tousiours ou de Christ la voix de Dieu ou du diable. l'esprit ou de gourde sobrieté de paillardise. l'esprit on les Afin que sommairement a la vie ou a la mort. Car et ennemy qui est si nous vouloir du tout lesuschrist avions apres del'un. chaleur et rosée d'enhault de la pluye et substanté par ses branches a un a ce qu'il soit pervenu Iusques des fameliques en la bouche et garde de ses de sa racinne par son viril et comfruict perfaict. choses Afin qu'en toutes des gentilz. voiez qu'il fault de bataille les aureilles de Christ. par lesusl'homme et salut. mode fueilles porté bataille) pervenir en la fleur de l'enfant iouvenceau. entendre ce nous faut-il nostre par ainsy? en avant au la et ainsy du gradua auquel soleil par ment (en poursuivant le bouton se forme la.consolation fueilles. que prouffiteroit soub~ tuteurs un serviteur ydoines Pour (quand tout cela. nostre seul vaincquéur christ humblement est que nous nous sommes Pr doncques veu qu'ainsy advaneéz de nostre anciens si de parler rural ie de l'enfant entendement. trenchante de la moysson que la sye ou la faucille (ou de la perfection) et a tousiours. aspres de la loy intérieure ayant en l'obedience ou cheoir de tomber de paour et trembler voire se bender après icelle Et ainsy d'icelle et prevarication loy spirituelle. d'humilité de Belial. N'est-il de proceder capables de posseder l'heritaige.etqu'ons'adioingne bataillant selon l'esprit en et obedientz loyaulx en nostre estre inobedientz esté et penetre tousiours estre de plus comme ou de pleurs en ses ennea cognoistre inséparablement et vaincquant l'enfance iuventute et innocence.

d'eternité de resprît.4e »11all" perv~n~~ puiss~ce spirituelles du rout: a ~ïeu soit si est ce s p~ de luy~qu'il~ne~ freres a une telle virilUtë et puissance pervenu procède et chemine plus ~l~a~ qu'il fault qu'il en etermte. le feu sans se brusier et scait entrer de Dieu en icelles. de telle sorte qu'un par icelluy. reins et pensées. La cause est. sa non pas a son filz ïesuscbrist soit celeste ou angelique qu'il touche et attaint l'esprit. ayt pouvoir de l'anciensance de l'espoventer. qm est le scrutateur Il est a ce que i'ay entreprins par la grace de mon Dieu. quelque plus a homme vivant. Car il est le nlz de Dieu mesm~ est conforme ` le en :fz~xt. poursuivre en et parcreu est pervenu noter et entendre qu'aprez que le iouvenceau a il commence batailles'et son eage. en laquelle entrer au principe enfantif et ne s'attendt et la conduite. Et par ainsy pour des coeurs. en iagHs~se~~ neté. par moult d'assaultz. ie scay que l'homme de Christ.de son Dieu. Il scait prendre en l'eaue sans se noyer: scaiçhànt manger le glayv&on~e~~ sinon ce q. tribulations. sées~ ne se laissant chose qui reptile en ciel ny én terre. . Il n'y ha plus ne loy ny Evangile sur luy.est car Dieu mës~e parle pa~ thresor. sapience et gloire. Et aussy comme le Royaume exced-elle l'âme et. en la vie immortelle la tout et supporte est immuable en tout. a celuy. sans oultrecuidement ha soudainement senti et veu par l'esprit de sa sapience en Dieu benict. ui M ne craint deffence ne commandement sans se blesser. et ancien quand sapient Ce qu'il ou malice. Il accroist et commence'd'approcher le faisoient reculler et Car les choses qui au paravant neté grise. et demourant rer<dt son Pere habitant. Et aussy. sinon de son Dieu seul en quelque la cause f l'esprit de sa force. que ce qui est de Dieu yeufvës et la de&p. pourtant asseuré en penvient a estre puissant entant que l'homme en parollesj de dimouvoir ne s'esmouvoir pour vent qui vente. A cause qu'il est ment que nul (ayant faimou~oif~ne consolé et ayd&. luy.. lequel ayant et de s()n~~c~ Ne donner ne povant et immuable produire puissant Et . mesme ~appréhende' le Seigneur de l'eage.306 TRAITE D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. qu'icelleeage de Christ. chose procede d'un bon zele. Ce neantmoins (mes très chers en vertu et aydant remply de toutes richesses et ehascun~ et SpeJ~~ de la~~aj~n< ""g.sion des indigëntz un advocât fidelement pour orphelins les consolant esprit. ny puisqui. cienne et dernière j~~UeMe plénitude . franchement il les approche qu'il est l'affrançhy pourtant craindre.

aprez vous Lequel et conduira en toute enseignera ou main verité. Lors voidt de pas a misérable et plus paovre. est échappe aprez qu'il du tout a retourner sa sapience en ses amys en son exaltation ennemys. et qu'il esté et vie. et d'Esau. la generation. Premièrement emaïM capable au un un (comme Royaume. afin de Dieu et de Christ que le corps precieux resuscitent ensemble perfaictement a l'eternelle de la vie immortelle gloire de Dieu. en laquelle-il de toutes bout. de luy. en abbaissance. esiouissance et felicité eternelle de son coeur. plaisant. il le r'admaine l'avoit les choses mené) (de et le commence l'abysmense de rechef luy iamais et possessions disantz. et prendt du tout son éternel habitacle avec cheminant en ses salles en toute icelluy ancien.TRAITÉ D'UN LIBERTIN SPIRITUEL. iouvenceau. vous faire que pour approcher a ce haultain et divin office. sa force sa richesse en mensonge. devant est dict) soiez faictz et engendrez un PtitS aprez Tierëement Puis pardessus . plus que langue ne scauroit ou Combien parler descripre. il fault vous en escripve qu'on quelafin cela que chose: de venir que aux fontaines vous induyse d'eaux soubz le sueil ou vives. despouillé. 3o7 mesme de Laban se vient a tourner a l'encontre insipience. en attendant le dernier iect d'oeil sera auquel la consummation de toutes choses et le iugement de toute chair en une ardeur de feu. sa verité sa beaulté en laideur. qu'il n'eubt Dieu recoipt (oultre et faict venir icelles) plus dire peccavi lesquelles habundantes a ses contre- la face (ou priere) Adonc d'icelluy pour iceulx. le faict qu'il et vigueur en paovreté. en foiblesse et impuissance. et les ayde de tout son povoir leur estat pour pervenir a ce mesme temps selon et lieu: degré. plus que iamais noble ou riche et luy oste toute beau. le Seigneur se contente. par le regard les tres excellentes richesses du Royaume de Dieu et appreniez en toute le moyen humilité et la voye d'y pervenir. sa lumiere et luy vient en ténèbres. entendement de pervemr et cognoiscance pour par vivre et regner avec Dieu -en son filz lesuschrist. A ceste cause (vous qui aymez le Seigneur) mettez et diligence paine a un tel sens. foy. Tellement n'avait esprit temple. courantes de Dieu et qu'oyez marchepied de de vostre voz âureilles. s'absconsant dedans secret de son luy au lieu le plus aprez qu'il l'ha bien tenté quedutoutson degré en degré pas il luy avoit Et aspirement et esprouvé est aprez fosse a revestir rendt iusques au adonc luy. Aussy attendt-il ses freres. et sentez coeur de voz yeulx. homme tout un auquel ancien commence et gris.

~u.~e:G/ -= .F<~Bë:~s. typ. Vu''paf~oy~n' ~T.iseh~snec. par le Pjëë~ënt <!e la soutenance . Finablement nellement louenge. ~f. de Q. Qui · en eternelle (d'eternelle perdurable devant iour et nuict assistant vivant.n Dieu de vos âmes. a u.~p8 TRAME O'UNLIBERTÏDSPtRITUKL. eage) un ange éteren perpétuelle pieu du principe de est la fin de ce que i'ay maintenant a vous dire~ a plaire a Dieu par le moyen pervenir ` de son &lz îesuscttristj par les trois eages dont I'ay faictBpentioh de priz et salut Amen.efïï~~tmp~ ~M~v y Str~tourg.

les Frères et les Sœurs du libre esprit N~~MBd~mt libre esprit (fin) ~~?' ?? Poimette Jeanne Dabenton et de Bruxelles on Picards de N~~ 'Mg~F~ ~Ï~)ar~s'iri~ ~~Ana~ Joris. Denys de l'Aréopage (Pseudo-Denys) ScotEngene Joachimde Flore CHAHTNBl. Nicolas Frey ? ~coIasetlesFamitistes ib ortin 8 spirituels ~C~M~WM~ 1 n g c jo ~i 20 a< 9~ gg 42 94 109 m ll6 119 igg 200 202 205 . David de Dinant. ~AinTN! n. Le Néoplatonisme. Introduction.TABU~E~M~riÊRES.urydeBènoetIesAmaMciens Les Vandois panthéistes Le panthéisme des écoles Ortiieb de Strasbourg et les Ortlibiens XIVe et XVe siècles. ~) PMHMINAIHES. es Béghards et les Bégaines.–Xnie siècle. Ama.

6.&~ë~ . amtg~ h~ch~t~en ~Scheena'à~ea.'Aim.gen. <~<!f~M~~ ~<M*s~~)~tc't. .Aimgmot~~ar~eï~ b~iij ?..?!0 .ma~j~8i~ ~deT&~d~M~~ 2.' in g.?~y~ v.ÀintM~g/TO~.~4<ia~~c~ ~~M~. Ain gnote diootetl~t amd calatze 3.N~ s~~Jâcsi~ 2ti gl5 23t 236 240 246 252 253 255 288 259.~A~'aa~i~ -sptes '.e~M~t~~ \'vom. -LPtterm&B~q~ea~ 2.2~ ~m~~s~c~ ~M~~rt'9~e~~d$~ 'B~ ~<~ 'i.SS~~ Oé.h<~ë~ 'M.j~ :>: 't2.A)nJ8onmt~ ~a. 01 .itttdvone!m6~odeBdehëmg~ertempA~ndm~aterBekehi~ ~eag~ossen toferstro~te.eM~tj?! ÏV.e~~&eH~~ 3. D<M) umdnmtetlem.9.2~ .t. 6.~T~B)f. ~< .fII4Ure Fiddàart.BSNS.rcÍêh '0' 168. ~HtM~M~ /t.~MbaûOhvon~)adryeh<[<t)'chbr&cheit.a~e.MATtËR~. tS!Mtt<<w~t~ .E~cheh<tch~tgen. N.

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