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Fiche 2 - Libre-échange et protectionnisme

Fiche 2 - Libre-échange et protectionnisme

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'cience économi(ue

Acquis de première : gains à l'échange, Notions : libre-échange et protectionnisme, compétiti ité pri! et hors pri!

II- Mondialisation, finance internationale et intégration européenne

"#$ %uels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production &

%iche 2 & Avantages et inconvénients des échanges internationau!

I.

La vision libérale :Le libre-échange est optimal
A. Le protectionnisme est inefficace
Introduction -Définition du protectionnisme

Le protectionnisme cherche à protéger une production nationale qui ne bénéficie pas d’un avantage comparatif.

1. Constat

2.

!plications a. Le protectionnisme" un #eu $ somme négative

A l’époque où Ricardo explicite sa thèse, l’Angleterre vit sous la protection des corn laws qui ont pour objectif de défendre l’agriculture anglaise dominée par les aristocrates de la concurrence que leur imposent les pa s européens! "eci a pour résultat d’augmenter le prix des céréales anglaises, ce qui oblige les industriels anglais # accro$tre les salaires! %i au contraire les corn laws sont supprimés, les prix des céréales vont chuter gr&ce aux importations, ce qui diminuera le bien'(tre des producteurs agricoles, en particulier de l’aristocratie et au contraire améliorera celui des industriels qui auront pu baisser les salaires sans détériorer le pouvoir d’achat de leurs ouvriers! le protectionnisme a un co)t pour le consommateur! *ne étude de +,-./-% concernant le co)t de la protection de l’industrie textile canadienne démontre que l’imposition des auto'limitations a permis de maintenir ou de créer 0111 emplois mais que chaque poste de travail a co)té 23 111 dollars alors que le salaire mo en dans cette industrie n’était que de 21 111 dollars 4il aurait mieux valu pa er 21 111 dollars des ch5meurs6 ! "ette mesure a co)té aux consommateurs canadiens 307 millions de dollars en 78 9 les industriels canadiens profitant des mesures protectionnistes pour augmenter leur prix jusqu’# :1 ;! "ette mesure a donc détérioré le pouvoir d’achat des consommateurs les plus défavorisés qui ont d) pa er plus cher du textile bas de gamme que les <=> leur auraient procuré # un prix beaucoup plus réduit !

Conclusion : une politique protectionniste n’est donc pas neutre économiquement, elle engendre une redistribution des revenus des consommateurs qui perdent du pouvoir d’achat suite # la hausse des prix vers les producteurs qui maintiennent artificiellement des prix élevés! ,lle représente donc un jeu # somme nulle! ?e jeu est m(me # somme négative, si comme le montre l’exemple de l’industrie textile canadienne, les barrières douanières incitent les producteurs # se spécialiser vers les produits les moins porteurs, laissant ainsi # leurs concurrents étrangers les spécialisations les plus d namiques

b. )ui conduit $ des représailles
• l’expérience des années :1 a montré que le pa s qui met sur pied une politique protectionniste afin de protéger son industrie nationale va subir # son tour des mesures de rétorsion de la part de ses partenaires étrangers , ce qui risque de déboucher sur une généralisation du protectionniste , qui ne peut que freiner la croissance et détruire des emplois les pa s d’Asie du %ud',st ne sont pas aujourd’hui seulement source de destruction d’emplois 9 ils représentent la @one qui conna$t la plus forte croissance économique et qui fournit donc des débouchés # nos entreprises, en particulier dans les secteurs # forte valeur ajoutée dans lesquels l’industrie franAaise est en train de se spécialiser 4 ex B C!D!=! en "orée du %ud 6 ! Eermer nos frontières c’est se priver des débouchés dans cette @one et donc se priver d’emplois!

*. Le libre-échange gén+re croissance et bien-,tre
1. Constat

2. Les effets bénéfi(ues du libre-échange
 >ans l’optique libérale qui va de %mith # FG%, le libre'échange est optimal et conduit # une amélioration du bien'(tre de tous les échangistes! • %mith montre que les pa s a ant basé leur spécialisation sur des dotations factorielles complémentaires ont intér(t # laisser librement entrer les produits, car il bénéficie ainsi de biens de meilleure qualité # des prix plus réduits, ce qui améliore la satisfaction des consommateurs • <our Ricardo, les pa s se spécialisent dans la production où ils ont un avantage comparatif, c’est'#'dire l# où la productivité est la plus forte, les facteurs de production sont alors utilisés dans les activités où la productivité est la plus élevée, la production augmente donc • FG% vont chercher # montrer comme l’écrit %andretto que B H ,n dépit de l’immobilité internationale des facteurs de production, leur rémunération tendrait néanmoins # s’égaliser dans tous les pa s sous l’influence du commerce international des marchandises I B  # l’origine le pa s s’est spécialisé dans la production qui utilisait intensément le facteur le plus abondant donc le moins cher 9 mais, suite # cette spécialisation, l’utilisation du facteur abondant va s’intensifier, ce qui # terme va augmenter son co)t B le facteur devenant plus rare! Au contraire le facteur rare voit son utilisation diminuer puisque le pa s importe les biens nécessitant son utilisation, le facteur rare devient alors plus abondant et donc moins co)teux!  ?e développement des échanges internationaux réduit donc les différences de rareté relative 9 il rend moins abondant le facteur pléthorique, atténue la rareté relative du facteur rare, de ce fait le libre'

échange tend # réduire les disparités, de pa s # pa s, des rémunérations des facteurs! %andretto peut en conclure B H ce théorème d’FG% implique que, sous l’effet du commerce international, les taux de profit deviennent égaux partout et que le pouvoir d’achat des travailleurs s’égalise dans tous les pa s, aux ,tats'*nis comme au Jangladesh ou en ,thiopie I, ce qui conduirait progressivement # un phénomène de convergence des économies!  ?es nouvelles théories de la croissance semblent rendre le libre'échange plus nécessaire que jamais B  la théorie de la croissance endogène montre que, plus l’accumulation du progrès technique et des connaissances est élevée, plus forte sera la croissance potentielle, le resserrement des liens économiques entre les pa s accro$t la propagation des techniques, réduit le risque de duplication d’activités de R'> et génère donc une croissance économique plus forte!  afin de réduire leurs co)ts de production, les entreprises cherchent # bénéficier de rendements d’échelle qui nécessitent une augmentation des débouchés qui n’est réalisable que par le développement du libre'échange et l’instauration du marché mondial!  le libre'échange réduit les distorsions de prix en homogénéisant les prix des entreprises fabriquant les m(mes produits! >ès lors, les entreprises vont (tre incitées # investir sur les marchés les plus porteurs, ce qui conduira # une amélioration de l’efficience économique et donc # terme de la croissance économique

II.

Le libre-échange n-est pas tou#ours la solution

Introduction -Libre-échange et protectionnisme $ travers l-histoire
'e protectionnisme se dé eloppe durant des périodes présentant des caractéristiques bien précises# (#lassudrie-)uch*ne écrit ainsi : + les poussées protectionnistes doi ent *tre mises en relation, historiquement a ec des périodes dans lesquelles les transformations technologiques sont capables de créer des retournements d,a antages comparatifs ou de spécialisation # (#'assudrie-)uch*ne est amené à distinguer " t.pes de périodes :  les périodes de croissance hégémonique : /e! : $012-$034 , $514-$532 6 qui sont des périodes au cours desquelles le pa.s leader comme ses partenaires bénéficient d,a antages ou de désa antages comparés relati ement stables # )ans les domaines de la haute technologie, l,a antage du leader est tel que ses sui eurs ne peu ent le concurrencer et qu,ils ont donc intér*t à importer ses produits afin d,e!porter librement des produits plus traditionnels dans lesquels ils sont spécialisés#  au contraire, dès lors que l,hégémonie du pa.s leader est remise en question /la 7( à la fin du 8I89 , les :; depuis $532 6 ou que la croissance économique se ralentit, le recours au protectionnisme est plus fréquent#

A. .ne remise en cause de la conception libérale
1. .ne corrélation tarifs douaniers/ croissance économi(ue0

2. .ne relativisation de la relation de causalité : le libre-échange déterminant de la croissance
(eaucoup d,e!emples de dé eloppement basés en apparence sur la logique libérale sont en réalité conformes à la logique du protectionnisme éducateur :  les pa.s, comme le <apon ou la =orée du >ud qui ont su tout en appliquant une promotion par les e!portations protéger leur marché intérieur par des barrières douanières ont pu constituer une base économique cohérente qui a été une des conditions a.ant assuré leur dé eloppement économique#  =ontrairement au m.the populaire qui eut qu'elle se soit dé eloppée sur la base du libéralisme et du libre-échange, la 7rande-(retagne a utilisé agressi ement - ?usqu'à en *tre un pionnier dans certains domaines - des politiques olontaristes destinées à dé elopper ses industries naissantes ',e!emple de la 7( au! 8@III- 8I89 siècles est ainsi probant : durant une première phase, les industriels anglais ont réclamé et obtenu l,introduction de barrières douanières pour protéger l,industrie te!tile naissante de la concurrence indienne /qui produisait des produits de meilleure qualité à moindre coAt 6 #A l,abri des barrières , les anglais ont mécanisé leur production et , une fois que celle-ci est de enu compétiti e , ils sont de enus libre-échangistes , ont imposé à l,Inde un tarif douanier très faible et ont alors inondé le marché indien de leurs cotonnades ruinant par là-m*me l,ébauche de dé eloppement économique qu,était en train de connaBtre l,Inde #

*. Le protectionnisme" un préalable $ l-ouverture
1. La th+se du protectionnisme éducateur de % List
 ?es pa s qui occupent aujourd’hui un leadership dans le commerce mondial 4 Allemagne, ,* , +apon 6 et qui sont donc les plus favorables au développement des échanges internationaux étaient au K/KL siècle

les défenseurs d’un protectionnisme éducateur qui devait les mettre # l’abri de la concurrence exercée par le R* !  ,n effet, contrairement # ce qu’affirme Ricardo et toute l’école libérale, la spécialisation ne tombe pas du ciel 9 elle est construite par le pa s qui cherche # s’implanter dans les secteurs les plus porteurs! %i les pa s les plus faibles acceptent le libre' échange, ils vont (tre obligés de se cantonner aux productions délaissées par le pa s leader, car leurs industries n’étant pas encore compétitives, elles seront éliminées! ?e pa s en retard doit alors appliquer une stratégie protectionniste, qui contrairement # la théorie développée par les libéraux n’est pas défensive mais offensive! ,n effet, son industrie n’étant pas compétitive, il doit dans un premier temps la protéger par des barrières douanières qui lui offriront un marché captif 4le consommateur en contrepartie subit un co)t B il pa e plus cher des biens de moins bonne qualité6 ! Mais ces barrières douanières ne seront que provisoires 9 au fur et # mesure les industries naissantes vont gagner en maturité , vont devenir plus compétitives , les barrières protectionnistes pourront alors progressivement (tre réduites! ?ist qui est avec Familton le promoteur du protectionnisme éducateur considère , en effet , qu’il faut instaurer des barrières tant que les industries ne sont pas compétitives , mais que les producteurs doivent dès l’origine savoir que ces barrières ne sont que provisoires , sinon ils ne seront pas incités , sous l’aiguillon de la concurrence ,# accro$tre leur compétitivité !

2. La politi(ue commerciale stratégi(ue :le mod+le *oeing & Airbus
Gn a assisté au début des années N1 # une réhabilitation de la théorie du protectionnisme éducateur! ,lle est basée sur la remise en cause des h pothèses démontrant l’optimalité du libre' échange! >ès lors que l’on ne se situe pas sur des marchés de "<<, le libre'échange peut générer des effets pervers! ,n effet B contrairement # ce qu’affirmaient Ricardo et # sa suite FG%, la spécialisation ne résulte pas de déterminants statiques adoptés passivement par les ,tats 4dotations factorielles6 9 elle est construite par les ,tats qui cherchent # s’implanter sur les marchés les plus porteurs! *n pa s qui dispose d’une avance technologique 4exemple les *%A6 va alors essa er de la maintenir en mettant en place des barrières # l’entrée qui dissuaderont ses concurrents étrangers de se lancer dans l’innovation! • • *ne des barrières essentielles est constituée par les co)ts de recherche B "eux 'ci sont très élevés, et ne pourront (tre rentabilisés que si l’entrant sur le marché peut bénéficier d’économies d’échelles! /l peut (tre alors nécessaire d’appliquer des mesures protectionnistes qui en rendant le marché intérieur captif aux entreprises nationales leur permettront >ans une première phase de rentabiliser leurs investissements! comme l’a démontré la théorie de la croissance endogène, l’innovation sera d’autant plus aisée que l’expérience et le capital de connaissances accumulés dans le domaine seront forts! >ès lors, il peut (tre utile d’aider les entreprises # obtenir ces connaissances qui constituent, elles aussi une barrière

  

 

# l’entrée B l’,tat peut ainsi, soit se substituer aux entreprises afin de mener des recherches, soit par des aides les inciter # investir les créneaux les plus porteurs! • Ainsi, dès lors que l’on ne se situe plus sur un marché de "<< c’est # dire que B les entreprises du pa s leader appliquent une stratégie commerciale visant # rendre leurs concurrents économiquement dépendants et incapables de générer un progrès technique leur permettant de rattraper le retard accumulé, une intervention de l’,tat peut s’avérer nécessaire afin de contribuer # la constitution des avantages comparatifs sur les marchés les plus d namiques! ,n appliquant une stratégie s’appu ant sur les principes du protectionnisme éducateur 4cf! exemple d’Airbus6 un pa s peut permettre # ses entreprises de conquérir une place sur un marché oligopolistique caractérisé par de fortes barrières # l’entrée, ce qui # terme diminuera la dépendance et permettra la réduction des barrières douanières! "’est donc un protectionnisme offensif des industries de l’avenir B il vise par une anal se de l’évolution des marchés une spécialisation qui d namise les avantages comparatifs • Limites :/l n’en reste pas moins que l’exemple de Joeing et d’Airbus montrent que la politique menée par les O gouvernements peut (tre assimilée # un jeu # somme négative , puisque les pertes subies par les américains n’ont pas été compensées par une amélioration du bien'(tre des européens

C. Le protectionnisme une solution $ la menace de désindustrialisation0
1. Constat

2.

!plications

Au?ourd,hui, dans un conte!te de crise économique, d,augmentation du chCmage, la concurrence e!ercée par les pa.s à faible coAt de main d,Du re semble entraBner la disparition de pans entiers de l,industrie qui sont alors délocalisés, en particulier ers les NEI , ce qui multiplie les licenciements # 'es E):M connaissent un mou ement de délocalisations de leurs établissements industriels ers les pa.s émergents

Délocalisation : transfert à l’étranger d’une activité jusque- là assurée sur le sol national


o o o

'es E):M accusent alors ces pa.s de faire du dumping social et en ironnemental
Dumping : amélioration artificielle de la compétitivité commerciale à l’exportation ocial : gr!ce à la faiblesse ou l’absence de protection sociale et de réglementations du travail "ex : travail des enfants# $nvironnemental : gr!ce à la faiblesse o% l’absence de réglementations visant à protéger l’environnement Le protectionnisme défensif peut &tre une solution : protéger des activités dépassées et peu concurrentielles au niveau international pour permettre de les rendre compétitives ou d’assurer leur reconversion

1. 2ais (ui se heurtent $ de nouvelles limites

',application de mesures protectionnistes est au?ourd,hui source de critiques : 

 en maintenant artificiellement des emplois dans des secteurs oF elle n,est plus compétiti e /e! : te!tile 6 elle retarderait une spécialisation sur les secteurs les plus d.namiques , qui /comme l, a montré 'afa.6 nécessite d,opérer des choi! # 'a Grance ne pou ant *tre présente sur tous les marchés, il faut qu,elle opère une stratégie de spécialisation qui d.namisera sa croissance économique #>au egarder des emplois dans les secteurs traditionnels, c,est au contraire perpétuer une spécialisation sur les produits oF l,on se concurrence par la compétiti ité-pri! H c,est donc à terme détériorer la compétiti ité structurelle de l,industrie franIaise qui re?oindrait le rang des pa.s intermédiaires en quittant celui des E):M#

3our les plus motivés" la comparaison des deu! formes de protectionnisme par 4.Lafa5 :
>ecteur concerné EJKL:=LIKNNI>M: ):G:N>IG -les secteurs stratégiques rele ant de la défense nationale -les secteurs de recon ersion qui subissent de plein fouet la concurrence e!térieure - il s,agit de recon ertir la branche menacée par la concurrence étrangère en fa orisant un repli en bon ordre sur les créneau! les plus porteurs, en restructurant la filière par la spécialisation intrabranche - le danger est que la protection de ienne permanente, sous la pression des secteurs traditionnels qui cherchent à se protéger de la concurrence des E@), ceci retarderait un nécessaire redéploiement du tissu productif ers les branches les plus d.namiques - une protection planifiée qui ise à assurer une restructuration en bon ordre du tissu productif, en particulier un redéploiement des emplois /mais aussi des in estissements6 ers les secteurs porteurs - une protection dégressi e dans le temps : les producteurs nationau! doi ent comprendre, dès l,application de mesures défensi es qu,elles isent à accélérer les restructurations et non à les retarder EJKL:=LIKNNI>M: KGG:N>IG - les secteurs porteurs et inno ateurs pour lesquels le pa.s ne dispose pas encore d,un a antage comparatif - le pa.s qui n,est pas encore compétitif sur un secteur d,a enir doit protéger ses industries naissantes, afin de combler le handicap pro isoire et de ne pas tomber dans la dépendance du pa.s leader sur ce marché / e! : l,informatique en :urope 6 - la protection des industries naissantes doit *tre planifiée et dégressi e dans le temps# 'AGAM écrit : + rien ne serait plus dangereu! qu,une protection appliquée hNti ement sous l,influence de groupes de pression et donc le maintien illimité contribuerait ensuite à pérenniser des structures inadaptées - une protection planifiée et dégressi e dans le temps qui permette au producteur de rattraper leur retard et d,opérer une transition en douceur ers le libre-échange qui est l,ob?ectif de mo.en terme - des ob?ectifs réalistes qui tiennent compte des capacités réelles du pa.s afin de déterminer les acti ités pour lesquelles le seuil de compétiti ité peut *tre atteint des délais raisonnables - une limitation du nombre de productions protégées qui permettent réellement d,opérer des choi! stratégiques de spécialisation

Kb?ectifs recherchés

)angers encourus

L.pe de mesures à appliquer

=omme le conclue 'AGAM, le protectionnisme peut *tre la meilleure ou la pire des choses, la pire s,il consacre d,a antages d,efforts à la production défensi e d,industries du passé qu,à la protection offensi e des industries de l,a enir H la meilleure s,il ise par une anal.se de l,é olution des marchés une spécialisation qui d.namise les a antages comparatifs#

III.

)uels sont les mo5ens des politi(ues protectionnistes 0

?es mercantilistes vivent dans un monde économique qui ne conna$t pas de croissance économique durable!/ls en sont donc conduits # conclure que le stocP de richesses dans le monde est constant, c’est'#'dire qu’il a été déterminé une fois pour toutes par >ieu et qu’il ne pourra évoluer! >ès lors, cela va influencer la vision que les mercantilistes ont du commerce international! /ls en sont amenés # conclure que l’échange international est un jeu à somme nulle, que ce que gagnent les uns est forcément perdu par les autres! ?es pa s se livrent donc une guerre économique! "haque pa s va alors chercher # B • développer ses exportations en favorisant son industrie nationale 4exemple B les manufactures ro ales de "olbert 6 tout en essa ant d’importer le moins possible afin d’obtenir un excédent commercial! • ?e pa s conna$tra alors une entrée d’or qui épuisera le stocP d’or de ses partenaires, • le pa s gagnera alors en puissance politique, le roi pourra alors financer son armée et conquérir de nouveaux territoires!

A. Les barri+res tarifaires
 Le tarif douanier se définit comme un protectionnisme par les prix. 'l vise à augmenter le prix des produits étrangers sur le territoire national. 'l ( a deux grandes formes : o Le tarif ad valorem représente la forme privilégiée du tarif douanier. 'l consiste à appliquer un certain pourcentage à la valeur déclarée du produit. o Le tarif spécifique) levé sous forme d*un montant fixe par unité du bien importé. +et instrument est soumis désormais à des r,gles précises : les droits de douane ne peuvent augmenter) sauf pour des périodes limitées et sous condition que le pa(s procédant à ces hausses les justifie par le fait que la concurrence étrang,re engendre des conséquences négatives pour l’appareil national de production

*. Les barri+res non tarifaires
 les restrictions quantitatives : existence de contingents d’importation pour un produit donné. $lles sont en principe interdites : néanmoins) elles demeurent tolérées lorsqu’elles font l’objet d’un accord bilatéral entre les parties concernées de plus en plus le protectionnisme tend à se cacher derri,re des mobiles de t(pe environnementaux) sociaux ou consuméristes) mobiles que l’on appelle souvent la - .one grise protectionniste /) parce qu’il est bien difficile de savoir si ces r,gles ont été adoptées pour des raisons de protection du marché national) ou pour des raisons non commerciales : o des normes sanitaires spécifiques pour les produits importés o des normes techniques o l’édiction de r,gles environnementales o on peut aussi imposer des formalités administratives complexes et co0teuses qui ont pour effet de décourager les importations

C. La dévaluation compétitive
1. L-ob#ectif
Le taux de change qui est le prix d*une monnaie exprimé dans une autre monnaie ?oue un rCle essentiel dans la

compétiti ité des produits H le tau! de change est le point de contact entre l,économie nationale et le reste du monde# :n effet, le pri! d,un produit en de ise étrangère est égal au pri! en monnaie nationale multiplié par le tau! de change# Eendant longtemps les gou ernements ont utilisé le tau! de change comme une ariable de politique économique qui leur permettait de compenser les faiblesses ou d,accroBtre le potentiel de leur appareil productif# :n effet, une baisse de la aleur de la monnaie par rapport à d,autre génère automatiquement une baisse des pri! à l,e!portation# %uand, une monnaie se déprécie, une perte de aleur de la monnaie nationale de rait permettre d,améliorer la compétiti ité-pri! des producteurs résidents mais elle renchérit le coAt des importations

%uand on parle de changement de aleur d,une monnaie par rapport à une autre, on utilise différents termes, selon que l,on est en changes fi!es ou fle!ibles =hanges fi!es :n changes fi!es, la banque centrale s'engage à échanger sa monnaie contre une de ise à un tau! de change déterminé, appelé parité, qu,elle doit défendre# >i elle n,. par ient pas, elle doit fi!er une nou elle parité l,étalon de change or mis en place à (retton Ooods : $514 - $53$ réé aluation dé aluation =hanges fle!ibles 'e s.stème de change actuel est basé sur les changes fle!ibles qui résulteraient de l,application de la loi de l,offre et de la demande de de ises )epuis $53$ appréciation dépréciation

)éfinition

Eériodes Augmentation de la aleur de la monnaie par rapport au! autres de ises )iminution de la aleur de la monnaie par rapport au! autres de ises

2. Les mécanismes
une dévaluation de la monnaie a un effet immédiat B elle accro$t le prix des importations 4exprimé en monnaie nationale6 et réduit le prix des exportations 4en monnaie étrangère 6 ! A court terme , puisque les effets prix 4 p des imports Q p des exports R pM Q pK 6 jouent plus rapidement que les effets volume 4 quantité exportée Q quantité importée R qK Q qM 6 , la Jalance commerciale voit son solde se détériorer 4 pK ! qK S pM ! qM 6

 mais # mo en terme, alors que l’effet prix a ant déj# joué est stable, l’effet volume appara$t B l’augmentation des exportations sera d’autant plus élevée que la sensibilité des exportations au prix est forte 4c’est'#'dire que l’élasticité'prix des exportations est élevée6 et que les entreprises nationales ne profitent pas de la dévaluation pour augmenter leurs marges! Gn considère généralement qu’une dévaluation génère # mo en terme une amélioration du solde de la Jalance "ommerciale B les effets volumes devenant supérieurs aux effets prix! ?e mécanisme que nous venons de décrire est connu sous le nom de courbe en J . ?a chute des importations sera d’autant plus importante que la sensibilité des importations aux prix est forte 4 l’élasticité 'prix des importations est élevée 6 et que les entreprises étrangères ne peuvent compenser la dévaluation par une chute de leur marge !  *ne politique de monnaie faible peut (tre efficace # certaines conditions B • les effets prix doivent (tre supérieurs aux effets volume

• •

l’élasticité Tprix des importations doit (tre forte B la hausse du prix des importations doit se traduire par une baisse des importations l’élasticité Tprix des exportations doit (tre aussi forte B la baisse du prix des exportations doit se traduire par une hausse des exportations
la compétitivité est la capacité à maintenir et à accro1tre ses parts de marché 2endant tr,s longtemps on a considéré que la seule source de compétitivité pour une entreprise ou un pa(s était la compétitivité-prix qui vise à produire à moindre co0t afin de réduire les prix pour dépasser la concurrence et s’attirer les faveurs des consommateurs.

;ne politique de monnaie faible permet donc d,accroBtre la compétiti ité-pri!
• •

1. Les limites d-une politi(ue de monnaie faible a. .n #eu $ somme nulle voir négative
 %i un pa s mène une politique de monnaie faible, il a le risque d’une guerre des monnaies B tous les pa s adoptent cette politique !Gr, pour réduire son taux de change, un pa s doit mener une politique monétaire expansive visant # diminuer le taux d’intér(t ?es conséquences seront alors B • Aucun pa s ne gagne en compétitivité, puisque tous les pa s ont adopté des politiques de monnaie faible • Mais cela crée de l’inflation !?a théorie quantitative de la monnaie postule que toute augmentation de la masse monétaire en circulation se traduit par une augmentation des prix et n’a aucun effet sur la sphère réelle!

b. .ne politi(ue inutile
 'a compétiti ité P pri! ne semble pas au?ourd,hui *tre la forme dominante par laquelle luttent les entreprises les plus inno antes • ;ne politique de monnaie faible est inefficace dans le cas d,importations incompressibles /qui sont peu dépendantes du pri! : l,élasticité-pri! des importations est faible6# 'a hausse du pri! des importations ne se traduit pas par une baisse du olume des importations, la aleur des importations augmente donc# • 'a stratégie de compétiti ité -pri! semble d,autant plus inadaptée pour les pa.s dé eloppés qui subissent désormais la concurrence des NEI sur les produits mo.ens de gamme H les politiques de monnaie faible suffisent pas à compenser les écarts de coAt de production ',essentiel est au?ourd,hui : • la compétitivité qualité ou compétitivité hors-prix ou structurelle qui est la capacité à
imposer ses produits sur le marché indépendamment de leur prix. L’entreprise gr!ce à l’innovation) à l’amélioration de la qualité de ses produits) à son adaptation à la demande) à la qualité de ses services) ... peut gagner des parts de marché tout en maintenant des prix plus élevés que ceux de ses concurrents .Les entreprises bénéficient ainsi d’une meilleure rentabilité qui peut &tre à l’origine d’un cercle vertueux #

c,est ce qui e!plique les e!cédents commerciau! de l,Allemagne par rapport à la Grance, alors que le tau! de change est identique# :lle a basé sa stratégie sur la compétiti ité-qualité#

Néanmoins, compétiti ité-pri! et hors-pri! ne s,opposent pas nécessairement pour " raisons : • le consommateur opère son choi! en se basant sur plusieurs critères : la qualité, l,inno ation certes mais aussi le pri!# )ans un conte!te de concurrence très forte /marché offreur6 les entreprises se doi ent non seulement d,offrir des produits de qualité , mais au! pri! les plus compétitifs possibles # • l,entreprise qui désire rentabiliser son inno ation peut diminuer le pri! de ente afin d,accroBtre la demande donc la production# :lle bénéficiera ainsi d,économies d,échelle qui lui permettront de diminuer son coAt, d,améliorer sa rentabilité, donc de financer des efforts de recherche lui permettant de réaliser des inno ations incrémentales /différenciation des produits , ### 6 ou ma?eures #

Conclusion- %aut-il alors mener une politi(ue de monnaie forte 0

 

;ne politique de monnaie forte consiste à laisser la monnaie nationale s,apprécier 'es conséquences attendues d,une telle politique : • A court terme, pour les échanges de marchandises, le pri! des importations libellé en monnaie nationale diminue et au contraire le pri! des e!portations libellé en de ises augmente : cela doit faire augmenter les quantités importées et diminuer les quantités e!portées# ', e!cédent commercial diminue, oire se transforme en déficit • A mo.en terme les effets peu ent se ré éler plus positifs : o permet de réduire le cout des importations pour lesquelles l'élasticité-pri! est très faible /produits énergétiques6 o réduit le cout des I): ers l'étranger o Eour les capitau! : les titres financiers libellés dans cette monnaie prennent de la aleur par rapport à ceu! libellés en de ises étrangères et il est alors possible de les placer sur les marchés en les rémunérant un peu moins que ceu! libellés en de ises étrangères H les emprunteurs d,un territoire dont la monnaie a tendance à s,apprécier peu ent donc s,endetter en ne pa.ant qu,un tau! d,intér*t faible o les entreprises nationales sont contraintes de faire des efforts en termes de compétiti ité, et elles sont poussées à in estir et à inno er pour améliorer leur compétiti ité-pri! /gains de producti ité6 et hors-pri! /qualité6#  'es limites de cette politique : • Eour mener cette stratégie, la (anque =entrale doit augmenter les tau! d,intér*t directeurs, ce qui rend difficile l,emprunt, donc l,in estissement et la croissance • =ette stratégie mise en place dans l,;nion européenne a aussi une limite spécifique : tous les pa.s n,ont pas la m*me forme de compétiti ité# =eu! qui n,ont pas de compétiti ité qualité subissent un tau! de change trop éle é qui réduit encore plus leur in estissement et leur croissance#

!

Des ressources complémentaires
:!ercices de remédiation >ur le net, articles et idéos )e base Approfondissement

I# 'a ision un %=M : commerce et libérale : 'e libre- international dé eloppement échange est optimal
;n %=M sur le commerce international ;n te!te à trous ;n schéma interactif ;n te!te à trous l,anal.se de Jicardo sur

'e cours du =N:) Mondialisation, finance internationale et intégration européenne ;ne idéo : les théories du libreéchange

;n cours de >ciences po : 'e protectionnisme ne fait-il que des perdants & 'a ie des idées 'ibreéchange et dé eloppement : des gains partagés &

;n te!te à trous sur les limites du protectionnisme )issertation - Ku erture au commerce international et croissance /"2$$"2$"6#pdf ;ne dissertation interacti e sur l,utilisation des politiques protectionnistes par les pa.s dé eloppés 'es termes de l,échange

II# ;ne conception à relati iser

;ne idéo 'a =hine: "9 puissance mondiale ;ne idéo : libre-échange et protectionnisme ;ne idéo 'e protectionnisme

;n article de <#>apir , les m.thes du libre-échange: ici Libre-échange et protectionnisme : le rai débat est lancé - 'e Monde

;n %=M ;n %=M sur les formes de protectionnisme ;ne dissertation corrigée : 'es politiques protectionnistes contribuent-elles à la croissance &

Libre-échange ou protectionnisme & - 'a @ie des idées 'e protectionnisme, un remède à la crise & la ie des idées ;n diaporama de prépa sur le débat libre-échangeprotectionnisme ;ne idéo : les a antages d,une monnaie faible ;ne idéo : la guerre des monnaies une idéo de 8erfi : la guerre des monnaies ;n article de la Lribune sur les conséquences e la dépréciation de l,euro ;ne idéo d,:codico La compétitivité )u6est-ce (ue la compétitivité0Dessine moi l,éco ;ne idéo : le marché des changes 'a ie des idées 'es normes réglementaires, un protectionnisme déguisé & ;ne idéo 7au! de change ;ne idéo présentant la balance des paiements ;ne idéo : le dollar %rance: Il faut investir dans la compétitivité hors-pri!" 8ervé *acular

III# %uels sont les mo.ens des politiques 'es protectionnistes protectionnistes &

mesures

;ne dissertation interacti e : )ans quelle mesure les normes sociales et en ironnementales handicapent-elles les entreprises & 'e marché des changes

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