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A mes chers parents, Rien au monde ne pourrait compenser tous les sacrifices qu'ils ont consentis pour notre

éducation et notre bien être afin que nous puissions réaliser nos objectifs. A mes frères et ma soeur, Pour l'amour, la grande affection et le respect qu'ils nous ont toujours témoignés. A mes ami(e)s et tous ceux qui nous sont chers, Pour leurs soutiens, leurs compréhensions et leurs dévouements continus. Hommage vous est rendu par ce travail, acceptez le comme marque de notre amour toujours croissant et notre reconnaissance jamais interrompue.

REMERCIEMENTS La réalisation de ce rapport doit beaucoup à l'aide précieuse et aux conseils reçus de mon professeur encadrante Mme. Khadija ANGADE, pour le soutien, l'aide et la clairvoyance qu'elle m'a apportés lors de l'élaboration de ce rapport. Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à M, Hicham IMMEL, mon maître de stage, pour son écoute, ses conseils, ainsi que son chaleureux accueil. Je tiens particulièrement à présenter mes vifs remerciements à mon cousin, M. M'barek NAIT NADIR, pour ses conseils précieux et son aide pendant toute la période de stage. Je tiens aussi à exprimer mes plus profonds remerciements à mes chers parents pour leur soutien moral et financier, et tout le confort qu'ils m'ont garantis pour réaliser ce présent projet de fin d'étude. Mes remerciements s'adressent également au corps professoral et administratif de l'ENCG et de la FSJES d'Agadir, ainsi qu'aux membres du jury qui me font l'honneur de bien vouloir évaluer mon travail. Enfin, dans l'impossibilité de citer tous les noms, je présente à tous ceux qui ont contribués de près ou de loin à ce travail, ma profonde reconnaissance. Dans le cadre de la formation « Offshoring » dispensée par l'école nationale de commerce et de gestion, j'ai eu l'occasion et la chance de passer de la théorie à la pratique, grâce au stage de fin de formation. J'ai effectué le stage au sein d'un cabinet d'expertise comptable, durant la période du 01/04/08 au 30/05/08. Le thème choisi concerne le passage aux normes comptables internationales IASIFRS et impacts financiers, qui présentent jusqu'à l'heure, des difficultés énormes autant pour les groupes que leurs filiales.

AvANT PROPOS

Ce stage constituera donc une étape très importante dans ma vie professionnelle. Il était une occasion qui va me permettre d'approfondir mes connaissances en Normes comptables internationales « IAS - IFRS » ainsi que leurs applications sur le plan réel. Cette expérience me permettra ainsi d'acquérir une approche globale concernant le processus de travail au sein d'un cabinet d'expertise comptable. Dédicaces Remerciement. Avant propos Sommaire Introduction Générale Partie I : Le cadre conceptuel de la normalisation internationale IAS-IFRS Introduction 10 1 2 3 4 .6

Chapitre 1 : L'adoption des normes IAS-IFRS Section I : Les référentiels comptables existants Section II : Normes Comptables Internationales IAS - IFRS Section III : Objectifs du choix du référentiel IAS-IFRS I- Objectifs et Enjeux ..23 Section IV : Le passage aux normes IAS-IFRS/ Une révolution comptable .24 11 19 21 21 II- Choix du référentiel IAS-IFRS

SOMMAIRE Chapitre 2 :Le cadre conceptuel de présentation des normes et états financiers : Section I : Présentation des normes IAS-IFRS ..27 Section II : Présentation des états financiers et hypothèses de base de la Comptabilité IASB . 48

Chapitre 3: Analyse comparative entre les normes IFRS et les normes marocaine
Section I : Différences générales ...54 Section II : Divergences de principes 55 Section III: Différences de traitement comptable ..... ..57

Section IV: Différences de présentation des états de synthèse ..61 Conclusion ...63 Partie II : Le passage des normes comptables Marocaines aux normes IAS/IFRS : Introduction 65 Chapitre I : Cadre de la mission : Section I : Fiche technique de stage ..66 Section II : Les Objectifs du stage 67

Chapitre II : Présentation de l'établissement d'accueil et de la société « GO SPA » Agadir. Section I : Métier d'expertise Comptable au Maroc 69 Section II : Présentation de l'établissement d'accueil : « Bureau Immel et Associés » 71 Section III : Présentation de la société « GO SPA Agadir » 72

Chapitre III : Traitement des cas particuliers liés à la société « GO SPA Agadir »
selon le CGNC, la réglementation Française, et les normes comptables internationales. Section 1 : Traitement des terrains domaniaux .74 Section II : Amortissement des constructions bâtis sur des terrains domaniaux...80 Section III : Traitement des licences d'adhésion à un réseau : Droit d'entrée Section IV : Traitement des marques pris gratuitement du réseau Section V : Etude de l'approche par composant Section VI : Traitement de crédit bail Chapitre IV : Etudes de l'impact financier des retraitements effectués Section I : Impact financier du traitement des terrains domaniaux Section II : Impact financier du traitement des licences d'adhésion au réseau Section III : Impact financier du traitement des marques pris gratuitement du réseau Section IV : Impact financier du traitement de l'approche par composant Section V : Impact financier du traitement de crédit bail Conclusion Conclusion générale Bibliographie .100 101 104 .107 108 110 ..98 99 .81 ...85 88 ..92

International accounting standard board) est en train de mettre en place un référentiel simplifié destiné aux petites et moyennes entreprises.Annexe 111 INTRODUCTION G~N~RALE e développement des marchés financiers a montré les limites de l'individualisation des référentiels comptables nationaux : . La plupart ont déjà entamé le chantier pour permettre la production d'un bilan et d'un compte de résultat comparatif de l'exercice 2007. ce standard deviendra obligatoire pour les comptes consolidés des banques marocaines. Les grandes structures entreprenariales se sont mises l'une après l'autre. C'est ainsi qu'à partir de 2005. y compris celles sur le sol marocain. et par conséquence toutes les filiales de ces groupes européens y compris celles sur le sol Marocain sont amenées à convertir leurs états financiers selon les normes internationales IAS-IFRS. leur part du marché international et à partir du 1er janvier 2008.Pas d'existence formelle d'un système de normes unifiés pour les entreprises qui lèvent des capitaux sur les marchés internationaux . en 1973. L'International Accounting Standard Commitee (IASC) est ainsi devenu la référence mondiale de la normalisation comptable et les IAS (International Accounting Standards) sont adoptés dans un nombre grandissant de pays et d'entreprises. Actuellement le normalisateur international (IASB. des organisations de professionnels de la comptabilité ont décidé de créer un organisme privé dans le but de promouvoir l'harmonisation comptable internationale. avant qu'ils ne soient trop tard. les groupes européens cotés en bourse sont obligés de produire des états consolidés conformes aux nomes IAS/IFRS. C'est précisément pour ces raisons qu'il est indispensable de pouvoir comparer les états et résultats financiers des différentes entreprises du monde entier. Au Maroc. Donc le Maroc s'adapte au langage international sur les marchés internationaux surtout après l'obligation de conversion vers les normes IFRS pour les comptes bancaires consolidés. toutes les filiales de ces groupes européens.Absence d'homogénéité de l'information financière fournie aux investisseurs . Et par ricochet. doivent faire remonter des états financiers selon les normes IAS. à adapter leur management financier aux normes internationales IFRS pour gagner. En effet. .Investissement en temps important pour les directeurs financiers de sociétés afin de présenter l'information financière selon les différents référentiels. · Problématique de projet : Les groupes européens cotés en bourse ont été obligés de produire des états consolidés conformes aux normes IASIFRS. . . d'où l'idée de l'uniformisation des normes IAS/IFRS.

son objectif. afin de déceler l'impact de ce traitement sur l'image fidèle de la situation patrimoniale et financière de la société. Donc ce travail consiste à traiter des cas particuliers rencontrés par la société « GO SPA Agadir » et ceux dans le référentiel. Afin de répondre à notre problématique. et ceux à travers les référentiels suivants : · Marocain selon le CGNC . nous allons suivre la méthodologie suivante : Dans la première partie on va aborder le cadre conceptuel de la normalisation international. Marocain. la société exerce sous les marques du franchiseur et adopte le même style. est ce sur la durée de bail du terrain ou sur la durée d'utilisation des constructions. français.La conversion aux normes IAS impose des retraitements qui peuvent être de simple reclassement de compte à compte. et en terme d'équipe et de savoir faire. alors quelle est la qualification juridique de l'opération selon les référentiels étudiés ? Quel est son traitement comptable ? et quel est l'impact financier du dit traitement ? . ses convergences et divergences avec le référentiel marocain. En effet. Les cas étudiés sont les suivants : . la société est appuyée par le franchiseur international en terme de processus. de méthodes de travail. sous forme d'un contrat de bail expiré en 2018. et amortie sur une durée de 10 ans.Le problème de la durée d'amortissement des constructions bâties sur le terrain domanial. d'où provient l'idée de l'étude de l'approche par composant afin de garder l'image fidèle de la situation patrimoniale et financière de la société.Nom de la marque pris gratuitement du réseau.Le poste ITMO du bilan de la société constitue un tout. créée récemment à Agadir en janvier 2007. Elle avait présenté son projet au centre régional d'investissement d'Agadir. son historique.Licence d'adhésion au réseau (Franchise) Droit d'entrée. et s'est vue accorder un terrain domanial à emplacement très intéressant.Traitement du terrain domanial : la société « GO SPA Agadir » à pour objet principal. . En effet. que tout le réseau GO SPA dans le monde. mais le plus souvent ils corrigent des divergences radicales dans les principes comptables qui ont un impact sur le résultat ou la situation nette de la société. nous pouvons constatés qu'il se décompose d'un ensemble de matériels et équipements ayant des durés de vie différents. Puis dans la deuxième partie on s'intéressera au traitement comptable et financier des cas particuliers rencontrés par la société « GO SPA » lors de son implantation sur le territoire marocain. La société a passé la licence d'adhésion au réseau dans les charges de l'exercice. La société « GO SPA Agadir » qui fera l'objet de l'étude est une SRAL. l'exploitation d'un grand centre de remise en forme et de SPA. la société GO SPA Agadir exerce sous la marque du franchiseur international sans aucune contrepartie monétaire ou non monétaire. et voir l'impact financier des retraitements effectués. A cet effet. ayant pour activité principale la remise en forme et SPA. et international . si on effectue une analyse concernant la durée de vie des éléments composant ce poste. . · International (IAS IFRS). · Français selon CRC et CNC. Alors quel est le traitement comptable de l'opération selon les référentiels comptables étudiés? . et sur lequel sont édifiées des constructions nécessaires pour le démarrage du centre par la société. En effet. alors quel est la qualification juridique de l'opération ? Quel est le traitement comptable de ce type de bail ? Et quel est l'impact financier des retraitements effectués ? .

A cet effet il est primordial de commencer par l'origine de ces normes leurs objectifs dans une première chapitre. l'exigence d'une information très complète dans l'annexe constituent les principales sources de divergence avec d'autres référentiels. le recours à l'actualisation. il s'avère nécessaire d'avoir un bref aperçu sur les référentiels comptables existants.. ensuite le deuxième chapitre va mettre le point sur la présentation des normes IASIFRS et les états de synthèse avant de finir dans le troisième chapitre avec l'adoption des normes international au Maroc. Ces changements constituent une véritable révolution dans l'information financière des entreprises. Chapitre I : L'adoption des normes comptables internationales IAS . La primauté de la réalité économique sur l'apparence juridique. Pour mieux approcher les causes cette standardisation internationale. la présente partie sera dédiée au cadre conceptuel de la normalisation IAS/IFRS.La société exploite un complexe touristique de remise en forme et SPA. En effet. ensuite on passera au recensement de quelques objectifs liés au développement des normes internationales. l'évaluation à la juste valeur.IFRS Avant de mettre l'accent sur les principaux enjeux de l'adoption des normes IAS/IFRS.En France : . Section I : Les référentiels comptables existants : I. et origines des normes IAS/ IFRS. et voir l'impact financier des retraitements effectués. et contribuent à faire de la comptabilité une matière plus complexe mais aussi plus valorisante. le matériels de travail quotidiens de la société est pris totalement à travers le moyen de crédit bail. L'enjeu stratégique de la normalisation comptable internationale doit être nécessairement pris en compte par les personnes qui sont ou qui seront impliquées dans la vie des entreprises. PREM/ÈRE PART/E: CADRE CONCEPTUEL DES NORMES IASIIFRS INTRODUCTION Les normes d'information financière internationales (IFRS) marquent une évolution de la comptabilité vers une approche économique au détriment de l'approche patrimoniale et un souci d'évaluer au mieux la performance financière de l'entreprise. d'où vient l'idée de l'étude de crédit bail selon les référentiels comptables étudiés.

Il est composé de 58 membres. au vu des avis et recommandations du CNC.En France. etc. est devenu en 1957 le Conseil National de la Comptabilité (CNC). L'élaboration des règles comptables passe par deux organismes : le Conseil national de la comptabilité (CNC) et le Comité de la réglementation comptable (CRC). Il correspond à un Plan Comptable Général réécrit et regroupe l'ensemble des règles générales d'évaluation et de comptabilisation qui relèvent exclusivement de la comptabilité financière (les dispositions relatives à la comptabilité analytique d'exploitation. Le Conseil National de la Comptabilité Le développement de l'utilisation de la comptabilité comme moyen d'information s'est heurté à l'origine. interministériel et interprofessionnel. telles que la Cour des comptes. AMF. Depuis 1999. Il est composé actuellement de 15 membres issus des pouvoirs publics (ministères. deux sont essentiels : . notamment étrangères. Il a pour mission d'établir les normes comptables de tous les secteurs d'activité. . ce règlement a été amendé plusieurs fois. Le Conseil Supérieur de la Comptabilité. Le CNC a pour vocation : . instance de décision. qui adopte des règlements et met à jour le Plan Comptable Général (PCG). n'ont pas été reprises par ce règlement. en France.de donner un avis sur les normes comptables. à l'absence de terminologie adoptée par tous. sous forme de règlements. 2.) et des instances professionnelles. C'est un organisme officiel consultatif. créé en 1947. Le CRC est également chargé d'homologuer en français les normes . qui sont ensuite homologués par arrêtés ministériels. Il a reformulé les règles de consolidation en instaurant des méthodes préférentielles. qui agit en tant qu'instance de concertation auprès du ministère de l'Economie et des Finances. C'est ainsi qu'à la Libération. comme les règles d'établissement des comptes consolidés qui font l'objet du règlement 99-02 évoqué ciaprès).le règlement 99-03 du 29 avril 1999 relatif à la réécriture du Plan Comptable Général (PCG) homologué par l'arrêté du 22 juin 1999. la normalisation comptable dépend des Pouvoirs publics à la différence des pays anglo-saxons où elle relève du secteur privé. Le Comité de la Règlementation Comptable La loi 98-261 du 06 avril 1998 portant réforme de la réglementation comptable et adaptation de la publicité financière (faisant suite à la réorganisation du Conseil National de la Comptabilité par le décret du 27 août 1996) institua un Comité de la Règlementation Comptable (CRC).d'émettre des recommandations dans le domaine comptable sur toutes les dispositions concernant les différents secteurs économiques .le règlement 99-02 du 29 avril 1999 relatif aux comptes consolidés (RRCC) des sociétés commerciales et des entreprises publiques homologuées par l'arrêté du 22 juin 1999 : ce règlement à été élaboré à partir de l'avis 98-10 du Conseil National de la Comptabilité. rattachés à des organisations professionnelles comme l'Ordre des experts comptables (OEC) et la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC). fondement des comptes sociaux français que toute entreprise doit respecter. qui figuraient dans le Plan Comptable 1982. une commission de normalisation des comptabilités créée par décret rédigea un plan comptable approuvé par l'arrêté ministériel du 18 Septembre 1947. Parmi les règlements établis par le Comité de la Réglementation Comptable. En France donc. Ses recommandations et avis sont soumis au Comité de la Réglementation Comptable (CRC). méthode retenue dans l'IAS 17). Le référentiel applicable est le Plan Comptable Général (PCG). Depuis 1999. le Conseil National de la Comptabilité (CNC) est le lieu où sont débattues les grandes questions comptables. ou liés à des instances relevant des pouvoirs publics. Il n'a en fait qu'un rôle consultatif et émet des recommandations et des avis transmis au CRC qui décide ou non de les adopter. 1. . ce règlement a été amendé plusieurs fois. souvent retenues dans les normes IAS (ex : activation des contrats de location financement.

II. La directive énonce également les règles d'évaluation des différents postes figurant dans les comptes annuels. · La Quatrième directive 78/660 CEE du Conseil du 25 Juillet 1978 : Elle concerne les comptes individuels (dits comptes annuels) de certaines sociétés. Une révision du plan fut effectuée en 1957 et un nouveau plan approuvé par l'arrêté ministériel du 11 mai 1957. Sociétés françaises et normes IAS-IFRS : Présentation d'un outil de simulation. Les États membres ont toutefois la possibilité d'imposer également l'établissement de comptes consolidés dans d'autres cas où une entreprise mère détient seulement une participation minoritaire. Les directives européennes : Le droit comptable des Etats membres de l'Union européenne pour les comptes individuels et consolidés des sociétés commerciales est ou a longtemps été encadré par la quatrième directive relative aux comptes individuels (1978) et la septième directive relative aux comptes consolidés (1983). · La Septième directive 83/349 CEE du Conseil du 13 Juin 1983 : Elle concerne les conditions d'établissement des comptes consolidés. Ces règles sont fondées sur le principe du coût d'acquisition ou du coût de revient. L'obligation d'établir des comptes consolidés est imposée à toute entreprise (entreprise mère) qui détient le pouvoir légal de contrôler une autre entreprise (entreprise filiale). Il est complété au niveau législatif par les articles du nouveau Code de commerce en date de septembre 2000. 3. octobre 2006 membres. Il a été mis en harmonie avec la loi du 30 avril 1983 et le décret du 29 novembre 1983 par le décret du 9 décembre 1986 qui avait également complété le Plan comptable par une méthodologie relative aux comptes consolidés. mais où elle dispose d'un contrôle de fait.En Europe : 1. Cette directive édicte les principes régissant l'élaboration du bilan. Le référentiel : le plan comptable général : Le référentiel français est caractérisé par un plan comptable général très détaillé qui impose des règles d'enregistrement. Le CNC est doté d'un comité d'urgence pour répondre aux questions d'interprétation des textes existants. Elle fournit deux schémas de présentation du bilan et plusieurs schémas de présentation du compte de résultat et en laisse le choix aux Etats Source : Mémoire Le Boulc'h et Le Bris. le pouvoir légal de contrôler s'exprime par la détention de la majorité des droits de vote. Dans la plupart des cas. d'évaluation et de présentation. Elle fixe également les conditions d'exemption de cette obligation.internationales. du compte de résultat (appelé compte de profits et pertes par la directive) et de l'annexe (l'ensemble des trois documents est appelé comptes annuels par la directive). La première version est le plan comptable général 1947. Elle détermine les modes d'établissement des comptes consolidés : . La dernière version est le Plan Comptable Général 1999 qui est dorénavant mis à jour par l'intégration systématique des règlements du CRC. Rennes. Ce plan 1957 fit lui même l'objet d'une révision à partir de 1971 dont l'aboutissement fût l'arrêté ministériel du 27 avril 1982. et une nomenclature des comptes précise.

Le Conseil européen de Lisbonne en mars 2000 avait décidé que la Commission européenne mette en oeuvre un « plan d'action pour les services financiers » pour 2005.le domaine juridique (modernisation du droit. amélioration de la transparence. création de la société européenne.l'information financière (homogénéité des prospectus. le compte de profits et pertes consolidé ainsi que l'annexe. Internet. Ainsi. . . * Le principe de la juste valeur : L'évolution la plus significative du référentiel IAS/IFRS. même monnaie. Une nouvelle étape d'harmonisation comptable européenne était donc nécessaire. la Commission avait publié une communication en Juin 2000 (« Stratégie de l'Union européenne en matière d'information financière : la marche à suivre ») exposant ses vues sur l'harmonisation comptable au sein de l'Union en imposant l'application des normes IAS aux sociétés cotées en bourse. plus grande fréquence de publication des comptes intermédiaires) .l'audit (indépendance des audits) . elle pose plutôt un principe. ..les comptes consolidés comprennent le bilan consolidé. ce qui la rend de portée générale. . Ces deux directives ont entraîné une nette amélioration de la qualité des états financiers individuels et consolidés mais elles n'ont pas permis la comparaison des performances des entreprises. Cette compensation se fait sur la base des valeurs comptables existant à la date à laquelle cette entreprise est incluse pour la première fois dans la consolidation .les opérations et les marchés (réforme de la législation sur les abus de marché et les conditions des offres publiques) . La raison est connue : ces deux directives comportaient (et comportent encore) de nombreuses options.Ils sont établis à la même date et selon le même mode d'évaluation que les comptes annuels de l'entreprise mère. Cette « juste valeur » est donc une valeur d'échange qui n'implique pas nécessairement l'existence d'un marché pour l'élément concerné. modification des directives. Pour les évaluations ultérieures.les valeurs comptables des actions ou des parts dans le capital des entreprises comprises dans la consolidation sont compensées par la fraction des capitaux propres des entreprises comprises dans la consolidation qu'elles représentent. En ce qui concerne l'information financière et la comptabilité. modernisation des règles de gouvernement d'entreprise) . Ce plan concernait plusieurs aspects : . lors de l'entrée d'un actif dans l'entité. d'autant que la création du marché financier unique (même marché. utilisation des normes internationales). Ces documents forment un tout. et la plus discutée. c'est-à-dire la possibilité de comptabiliser ou d'évaluer une même opération de manière différente. l'objectif sera de cerner au mieux la réalité économique. . . Ils doivent donner une image fidèle du patrimoine. Cela signifie qu'une orientation nouvelle a été prise. par le concept de « juste valeur » (fair value). le prix du marché si un marché actif existe). En effet l'IASC a défini la juste valeur comme « le montant pour lequel un actif peut être échangé ou un passif émis entre deux parties volontaires et bien informées dans le cadre d'une transaction à intérêts contradictoires». imposé pour l'évaluation des actifs et des passifs dans les conventions actuelles.la comptabilité (adoption du principe de la juste valeur*. Elle n'impose pas une méthode unique d'évaluation. différentes méthodes pourront être retenues (par exemple pour un actif détenu à des fins de transactions. . qualité de l'information périodique. Selon la nature de l'actif. de la situation financière ainsi que des résultats de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation . même principes de gouvernement d'entreprise et même référentiel comptable) se met en place chaque jour un peu plus. est celle qui remplace dans de nombreuses situations le principe du coût historique. la juste valeur retenue peut être le coût d'acquisition qui correspond effectivement au montant de l'échange accepté par les parties.

La Commission des normes comptables créées en 1975 qui a pour mission de développer la doctrine comptable. Il publie des recommandations et des interprétations en matière de comptabilisation. En Allemagne la normalisation reste du ressort du Gouvernement et du Parlement et les normes comptables trouvent leur source dans le droit. Les Etats-Unis : Aux Etats-Unis. Le règlement prévoit que les entreprises cotées européennes auront l'obligation en 2005 d'utiliser le référentiel IAS/IFRS pour l'établissement de leurs comptes consolidés. d'émettre des avis et d'assister les instances politiques dans les réformes comptables. L'Espagne qui est entrée en 1986 dans l'Union européenne s'est inspirée du modèle français. comme la WPK (un organisme de droit public au niveau national) représentant les experts comptables et les vérificateurs de comptabilité.Le Conseil supérieur des professions économiques créé en 1999 a pour mission de contribuer au cadre légal et réglementaire applicable aux professions économiques. III. mais un institut professionnel qui regroupe les experts comptables et les auditeurs. La Belgique est influencée par le modèle français par l'instauration du plan comptable minimum normalisé de 1978. L'AICPA n'est pas un organisme de normalisation. une prééminence de la réalité économique sur l'apparence juridique et par une déconnexion entre règles comptables et fiscales. . Il existe cependant des institutions de droit privé. chargé de la normalisation comptable.JOUE du 11 septembre 2002).Cette position a été confirmée par la publication en Février 2001 d'un projet de règlement mettant en place cette harmonisation. le délai pouvant être reporté en 2007 pour les sociétés dont seules les obligations sont admises sur un marché réglementé ou dont les titres sont sur un marché tiers (aux Etats-Unis par exemple). 2. Ce projet a été approuvé par le Parlement et le Conseil et a fait l'objet d'une publication au Journal officiel des communautés européennes (règlement CE n°1606/2002 du Parlement européen et du Conseil du 19 juillet 2002 sur l'application des normes comptables internationales . . 1. une fondation appelée l'OIC (Organismo Italiano di Contabilita) a été créée en 2001 afin de rassembler les professionnels et utilisateurs des comptes. Cependant certaines organisations professionnelles ont une influence. Il existe deux organes à consulter pour l'élaboration des normes : . et par le modèle allemand pour le principe de prudence et les exigences fiscales. Les autres pays d'Europe Continentale : Les pays d'Europe continentale ont en général en commun d'utiliser un plan comptable codifié. Les Pays-Bas sont influencés par les pratiques anglo-saxonnes et ont adopté les règlements européens pour se rapprocher du reste de l'Europe. de respecter le principe de prudence et d'avoir un alignement plus ou moins marqué de la fiscalité sur les règles comptables. dans l'objectif d'élaborer les principes comptables pour les états financiers et de soutenir l'application des normes IAS/IFRS. les organismes professionnels constituent la source principale de la normalisation comptable avec notamment les travaux de l 'Américan Institute of Certified Public Accountants (AICPA) créée en 1887 et du Financial Accounting Standards Board (FASB) créée en 1973. et a créé en 1988 l'Institut de comptabilité et d'audit des comptes (Instituto de contabilidad y auditoria de cuentas). En Italie.Les pays anglo-saxons : Ils se caractérisent par la prédominance des usages et des pratiques comptables.

de la fonction publique. ou du milieu universitaire. les auditeurs et les utilisateurs d'information financière.octobre 2006 financiers contenant les éléments suivants : un bilan. Ce vaste mouvement s'est traduit par l'adoption d'un ensemble de textes dont l'objectif commun est l'amélioration de la sécurité financière. Les normes US GAAP sont connues et généralement admises dans le monde. C'est un organisme indépendant qui élabore et publie des normes appelées Financial Reporting Standards (FRS). un tableau de flux de trésorerie. Le FASB est aidé par un bureau d'environ quarante personnalités compétentes et un secrétariat. une annexe. Depuis 1973. La SEC est l'organe de surveillance et de contrôle des marchés financiers américains. L'année 2005 a dû ainsi voir l'application des . seulement environ un millier sont d'origine étrangère et publient déjà leurs états financiers selon les normes américaines. y compris les émetteurs. un tableau de variation des capitaux propres. des épargnants et des investisseurs. C'est la propension américaine aux procédures judiciaires qui justifie cette réglementation très précise. Elle se présente elle-même comme l'avocat de l'investisseur puisqu'elle a pour mission principale la protection de l'épargne. les pouvoirs publics se sont attachés à renforcer la qualité de la communication financière afin de rétablir la confiance du public. qu'il n'existe pas de nomenclature précise des comptes telle que celle du PCG.. Il faut également signaler l'existence de la Securities and Exchange Commission (SEC). Rennes . Ce comité a défini un standard des états Source : Mémoire Le Boulc'h et Le Bris. que le chef d'entreprise est libre dans le choix de la présentation des documents. WorldCom. d'autant plus que sur les 13 000 sociétés cotées aux U. qui fixe les normes comptables. Sa mission est d'établir et améliorer des normes de la comptabilité financière et d'établissement des états financiers pour les entreprises et le public. Elle a renforcé la conception américaine que l'objectif de la comptabilité est de fournir des informations fiables relatives aux sociétés cotées en Bourse. Alors que l'information financière est essentiellement destinée aux investisseurs.A. aucun intérêt à obliger les entreprises américaines à abandonner les normes US GAAP au profit des normes IAS.S. La SEC n'a. le « Financial Accounting Standard Board » (FASB) est l'organisation compétente pour établir des normes de comptabilité financière et de reporting pour le secteur privé. Elle surveille l'information donnée aux marchés par les sociétés et est chargée d'éviter les éventuelles dérives telles que les délits d'initiés ou les manipulations de cours. 2. Il est pourvu d'un comité chargé de surveiller les entreprises qui ne respectent pas les normes (le Financial Rreporting Review Panel) et d'un comité chargé de résoudre les difficultés d'application et d'interprétation des normes (le comité Urgent Issues Task Force).Le Financial Accounting Standards Board (FASB). les Generally Accepted Accounting Principles (US GAAP. un compte de résultat. la SEC est chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés boursiers.. Section II : Normes Comptables Internationales IAS-IFRS : Après les scandales financiers du début des années 2000 en Europe et aux États-Unis (Enron. Le Royaume-Uni : Au Royaune-Uni. tout comme aux Etats-Unis. Le Financial Review Council (FRC) a été créé par l'Etat et regroupe toutes les organisations qui s'intéressent aux informations financières. L'Accounting Standards Board (ASB) a été créé en 1990 et est composé de 9 membres. Sociétés françaises et normes IAS-IFRS : Présentation d'un outil de simulation. Equivalent de l'AMF en France. parfois très sophistiquée. il existe plusieurs institutions.). normalisation des principes comptables) forment une réglementation très détaillée. réunit 4 membres de la profession comptable et 3 personnes issues du monde des affaires. a priori.

Cependant. ou élaborer un référentiel nouveau. La nécessité d'un référentiel unique L'information financière et comptable manquait d'homogénéité au sein de l'Union européenne : on y dénombrait encore récemment au moins quinze référentiels comptables différents. disposant d'un corps de normes déjà constitué et internationalement reconnu. l'IASB a naturellement reconnu les normes «IAS» édictées par l'IASC avant 2001. Sociétés françaises et normes IAS-IFRS : Présentation d'un outil de simulation. une structure implantée à Londres et dont les membres sont nommés par un l'IASCF (International Accounting Standards Committee Foundation) située aux États-Unis. dénommées jusqu'en 2001 normes IAS pour International Accounting Standards) existant depuis 1973. le champ d'action de la normalisation comptable s'élargissant ainsi à l'information financière. Comment s'y retrouver dans cette tour de Babel ? Comment crédibiliser la création d'un grand marché financier européen en ayant recours à quinze instruments de mesure. La politique comptable de l'Union européenne vise à favoriser l'intégration financière européenne. Source : Mémoire Le Boulc'h et Le Bris. Cette dernière option aurait isolé l'Europe dans un référentiel spécifique et ne rentrait pas dans le calendrier que s'était fixé la Commission européenne. Dès lors que le choix d'un référentiel unique avait été retenu.normes IFRS (International Financial Reporting Standards. et des taux de conversion fluctuants qui créaient pour l'investisseur un risque de change. mais elle a rendu plus flagrant le manque d'homogénéité des obligations d'information permanente pesant sur les sociétés et la diversité des référentiels comptables utilisés pour présenter les résultats et les situations financières. présentait l'inconvénient d'être élaboré pour les seuls besoins des Etats-Unis et sans influence possible de la Communauté ou des Etats membres sur son processus d'élaboration. dans l'état du Delaware.IFRS : I. Le choix du référentiel américain. et les 31 d'entre elles qui sont aujourd'hui toujours en vigueur conservent cette dénomination. inspiré des différentes pratiques nationales communautaires. Ainsi. Rennes. Depuis 2001. le référentiel IAS/IFRS. Section III : Objectif du choix du référentiel IAS . Les IAS/IFRS sont un ensemble de recommandations ayant pour objet une harmonisation au niveau international de l'information financière dans tous ses aspects. les normes édictées par l'IASB portent le nom de «IFRS» International Financial Reporting Standards (normes internationales d'information financière).Objectifs et enjeux : 1. octobre 2006 Les normes IFRS sont édictées par l'International Accounting Standards Board. difficilement envisageable au plan politique. pour une meilleure comparabilité et une meilleure transparence des états financiers publiés par les Entreprises et les Groupes. y compris comptable. .Adopter l'un des référentiels existants au plan international (les normes IAS/IFRS ou les US GAAP) . deux options étaient envisageables : . destinées à toutes les entreprises faisant appel public à l'épargne. qui définit notamment les critères d'application d'une norme. L'adoption et l'application des normes comptables internationales au sein de l'Union européenne sont régies par le règlement (CE) 1606/2002 du 19 juillet 2002. elles sont devenues la nouvelle lingua franca comptable de l'Union européenne. facteur de complexité pour la comparaison des données. afin de faciliter les décisions d'investissement transfrontières. en imposant un corpus de normes comptables unique pour l'ensemble des valeurs négociées sur les marchés financiers. s'est imposé comme la meilleure alternative. Aujourd'hui. qui produisent des résultats différents pour une même réalité ? L'introduction de l'euro a réglé en grande partie l'importante question des monnaies de présentation des comptes.

L'IASB a signé en 2002 avec son homologue américain le FASB un accord visant à éliminer progressivement les différences de normes. Mais cela était difficilement possible car un système de normes comptables comporte non seulement des règles de présentation des bilans. Les législateurs nationaux devront se prononcer sur ces deux options. même si elles proposaient un cadre harmonisé de présentation et de format des états financiers. mais l'importance des éléments de rapprochement devrait être significativement réduite et tendre vers zéro au fur et à mesure de la convergence des deux référentiels. qui doivent reposer sur un cadre conceptuel solide. d'étendre l'application des normes IAS/IFRS à toutes les sociétés commerciales pour les comptes consolidés et/ou les comptes individuels.Pour régler ce problème. on aurait pu envisager la création d'un système de normalisation comptable spécifiquement européen.La non adoption des US GAAP : . elles ne reposaient pas sur un cadre conceptuel d'évaluation généralement admis. influer très largement sur les pratiques actuelles. Les tentatives de convergence des IFRS et des US GAAP vers des normes communes visent à permettre une meilleure comparabilité internationale des performances des sociétés. doivent présenter deux jeux de comptes consolidés. de comparer objectivement les données financières des entreprises européennes (6000 à 7 000 sociétés cotées sont concernées par le règlement).IFRS : 1. 3. le corps des normes IAS/IFRS choisi par l'Europe en privilégiant la substance sur la forme et en instaurant dans certains domaines l'actualisation et la juste valeur. En France. La première leur offre la possibilité d'étendre l'application des IAS/IFRS aux comptes individuels des sociétés cotées. publiées il y a plus de vingt ans. la position du Conseil National de la Comptabilité a été de retenir l'application facultative pour les comptes consolidés des sociétés ne faisant pas appel public à l'épargne et de ne pas imposer cette application aux comptes individuels. dans ce contexte. Il permettra ainsi.américaine US GAAP. la seconde. Le règlement prévoit par ailleurs deux options ouvertes aux Etats membres. II. des produits ème ème et des charges. Les objectifs du référentiel unique : L'adoption d'un référentiel unique va favoriser l'homogénéité des informations financières produites en Europe. en limitant les options offertes (les options offertes par les directives comptables sont très nombreuses. opte définitivement pour la prééminence de l'économique sur le juridique et pourra. plus de 40 pour la quatrième directive). Ces deux présentations peuvent être très différentes l'une de l'autre.Choix du référentiel IAS . L'enjeu : mettre en place un langage financier mondial : L'utilisation des normes IFRS en Europe est une première étape vers l'uniformisation mondiale des normes comptables. côtés aux Etats-Unis. mais aussi et surtout des normes détaillées en matière de présentation des actifs. l'un en normes françaises. Les 4 et 7 directives comptables européennes. 2. l'autre en normes américaines US GAAP. constituaient une base très insuffisante car. à côté des normes IAS-IFRS et nord. des passifs. L'investissement nécessaire pour constituer ce référentiel européen aurait donc été immense et il était peu réaliste de l'engager eu égard aux ressources disponibles et à l'intérêt discutable de créer un troisième référentiel international. La Commission européenne soutient activement ce projet afin de tendre vers un système unique de normes. D'autre part. Certains groupes français. Ils devront pendant encore un certain temps présenter en plus de leurs comptes en normes IFRS un tableau de réconciliation avec les normes US GAAP.

validées au niveau communautaire. Mais il aurait posé un véritable problème de souveraineté politique. puis dans un second temps par toutes les sociétés faisant appel public à l'épargne par émission d'obligations cotées. les changements dans le profil de performance financière et de risque des sociétés peuvent créer de l'incertitude chez les investisseurs et les conduire à modifier leurs arbitrages d'allocations de ressources. Elle devait par ailleurs se projeter dans l'avenir de marchés financiers globalisés à l'ensemble du monde. 2-Le choix des normes IAS/IFRS : Le choix des normes IAS/IFRS est un choix cohérent pour l'Europe. intitulée « La nouvelle stratégie comptable de l'Union Européenne ». une crédibilité renforcée susceptible d'atténuer le risque perçu et ainsi abaisser leur coût du capital. pour l'établissement de leurs comptes consolidés. par toutes les sociétés européennes dont les actions sont cotées sur un marché réglementé. Première norme complète adoptée par l'IASB le 19 juin 2003. elle aurait subi de fait le ralliement de ses plus grandes entreprises aux US GAAP depuis longtemps inspirées par le système de marché. Elle a été approuvée au sommet Ecofin du 17 Juillet 2000. techniquement envisageable. d'un recours généralisé aux US GAAP en Europe aurait pu présenter. il apparaît difficile de les estimer de façon fiable. l'IFRS 1 s'applique à tous les états financiers qui mentionnent pour la première fois le fait qu'ils sont établis en conformité avec les IFRS et précise les modalités de changement de référentiel comptable. d'un régulateur de marché (seul habilité à interpréter et contrôler leur bonne application) et de consultants/auditeurs généralement affiliés à un réseau américain (les seuls ayant une compétence reconnue par les autorités de marché). Elle ne pouvait se placer dans le champ du normalisateur américain et devait saisir l'opportunité de participer à un mouvement de normalisation mondiale. Les IAS-IFRS auront un impact prévisible sur le bilan. l'Europe n'avait ni le temps ni les moyens de concevoir son propre standard. accepter une emprise de fait des normes américaines sur la gestion de leur entreprise. Quelles en seront les conséquences boursières ? A ce jour. Ainsi. Ayant écarté la solution US GAAP. et sur la détermination du résultat.Le choix. en théorie. Section IV* : Le passage aux normes internationales : une révolution comptable. l'avantage immédiat d'une harmonisation mondiale et d'un accès facile au marché financier américain. c'est-à-dire au 1er janvier 2004 pour les états financiers établis au 31 décembre 2005. les sociétés peuvent en attendre. et des risques pour les entreprises européennes dans la compétition économique mondiale : adopter les normes US GAAP. se mettre dans les mains d'un normalisateur comptable (qui peut changer les normes sans se soucier de leurs intérêts légitimes). un bilan en normes IAS-IFRS doit être constitué à l'ouverture de l'exercice précédent l'exercice de première adoption. une réponse politique et technique. c'est pour les dirigeants et les actionnaires. Si elle ne l'avait pas fait. Elles y sont aidées par la norme IFRS 1 « Fist-time Adoption of IFRS » et par les recommandations formulées par la COB inspirées des dispositions du CESR ( Committee of Euopean Securites Regulators). Cette norme impose également de fournir une information détaillée sur l'impact du passage à ce nouveau référentiel. Dans un premier temps. élaborée dans le cadre du « Plan d'action pour les services financiers » a été proposée par la commission européenne au Conseil et au Parlement dans sa communication du 13 Juin 2000. Si l'on considère que l'application des IAS-IFRS apportera plus de transparence et de comparabilité dans l'information financière. . sous réserve d'une modification des directives communautaires. en particulier sur le calcul des fonds propres et de l'endettement. Les sociétés cotées en Europe ont préparées leurs comptes consolidés conformément aux normes IAS.IFRS adoptées par l'Union Européenne depuis le 1er janvier 2005. Cette proposition comporte essentiellement une utilisation obligatoire des normes de l'IASB. En effet.

quelle serait la signification au plan économique des gains et pertes latents enregistrés dans les comptes ? En fait. il n'apporte pas d'éléments nouveaux susceptibles d'améliorer le diagnostic de la flexibilité financière. Les modifications introduites par les IAS-IFRS vont-elle se traduire par des changements substantiels en matière d'analyse financière ? Après avoir rappelé les modes de raisonnement tenus par les analystes selon qu'ils sont débutants ou expérimentés. en particulier l'absence de standardisation de la présentation des états financiers. dans la perspective de l'appréciation des performances de l'entreprise. les groupes européens ont engagé au premier semestre 2004 l'essentiel de leur projet de transition aux normes IAS-IFRS. La première est liée à la philosophie comptable sous-jacente aux normes IAS-IFRS. En conclusion. après tant de consultations et de proposition de part et d'autre sur l'IAS 39.couverture de leurs risques de taux d'intérêt. comme les systèmes d'information. le principe de la prédominance de la substance sur l'apparence « substance over form ») et l'appréciation de la « juste valeur ». Pour la France. Christian Prat dit Hauret distingue deux grandes catégories de zones de risque. Jean-Guy Degos procède à une analyse de la pertinence des IAS-IFRS pour le diagnostic financier des entreprises. La controverse sur l'évaluation des instruments financiers est plus vive avec l'application de la notion de « fair value » au coeur des débats entre d'une part l'IASB et d'autre part les représentants des banques et des assurances. . L'application du référentiel IAS-IFRS ne change pas uniquement les habitudes des préparateurs des états financiers. membre du CNC et du CRC. de deux modalités d'évaluation opposées. Les méthodes d'évaluation des actifs en comptabilité font l'objet depuis longtemps de réflexions doctrinales et d'études empiriques. l'une fondée sur l'actualisation des flux de trésorerie futurs et l'autre sur la capitalisation des dépenses effectives.Le passage à ce nouveau référentiel comptable a des répercussions profondes dans de multiples domaines. l'évaluation des produits dérivés demeure aussi sensible. l'application des IAS-IFRS constitue une révolution dans sa culture comptable et suscite. peut-être plus qu'ailleurs. Ce domaine d'activité ne dispose pas encore d'une norme IFRS. JP Codal pose la question de fond du réalisme d'un modèle comptable en « full fair value » et audelà de la finalité même de la comptabilité. A partir de la notion d'actif retenu dans le référentiel IAS-IFRS. Dans cette hypothèse. Elle modifie aussi la nature des risques identifiés par les auditeurs lors de leur mission de contrôle légal des comptes. Malgré la complexité du sujet au plan technique. La seconde consubstantielle aux règles de comptabilisation entraîne un contrôle plus complexe des actifs et une exigence plus forte de la validation des passifs. . Jean-Paul Codal nous permet de comprendre pourquoi. Le recours à la convention de « fair value » pour le secteur de l'assurance a également suscité interrogations et critiques. notamment en matière de provisions et de passifs éventuels. de nombreuses interrogations. la communication interne et externe. Le projet de norme IAS 39 révisé ne répond toujours pas aux demandes spécifiques des banques européennes dont le principal motif d'insatisfaction concerne la macro. *Source : Document publié sur internet de Christian Hoarau : Professeur au Conservatoire national des arts et métiers. Yuri Biondi discute des avantages et des limites. la formation comptable et financière initiale ou continue. Il montre que si ce référentiel conforte l'appréciation de la rentabilité à court terme et de la solvabilité à moyen terme. La complexité de ce référentiel sera une source de difficultés. ou encore l'activité des trésoriers d'entreprise ou celle des crédits managers. Il examine les différents problèmes qui n'ont encore pas de solutions appropriées pour l'activité bancaire et met en évidence les conséquences qu'aurait une généralisation de l'évaluation à la « fair value » de tous les instruments financiers. titulaire de la chaire de Comptabilité financière et audit.

Section I : Présentation des normes IAS-IFRS Présentation des normes IAS/IFRS : IAS 1 Présentation des états financiers IAS 2 Stocks IAS 7 Tableau des flux de trésorerie IAS 8 Résultat net de l'exercice.Chapitre II : Le cadre conceptuel de présentation des normes IFRS et Etats financières. Après avoir présenté les enjeux de l'adoption des normes IAS/IFRS. Les normes édictées par l'IASC et IASB sont résumées dans le tableau ci après et seront détaillés pour certaines qui faisant l'objet du dit rapport par la suite. erreurs fondamentales et changements de méthodes comptables IAS 10 Evènements postérieurs à la date de clôture IAS 11 Contrats de construction IAS 12 Impôts sur le résultat IAS 16 Immobilisations corporelles IAS 17 Contrats de location IAS 18 Produits des activités ordinaires IAS 19 Avantages du personnel IAS 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l'aide Publiques IAS 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères IAS 23 Coûts d'emprunts IAS 24 Information relative aux parties liées IAS 26 Comptabilité et rapports financiers des régimes de retraite IAS 27 Etats financiers consolidés et comptabilisation des participations dans les Filiales IAS 28 Comptabilisation des participations dans des entreprises associées . son champ d'application et son contenu. nous procéderons pour chaque norme à la présentation de ses objectifs. nous exposerons dans ce chapitre les dispositions des principales normes apportées par l'IASB.

compagnie d'assurance). Des informations complémentaires peuvent être requises Par des normes spécifiques dans certains secteurs d'activité (ex : banque.IAS 29 Information financière des les économies hyper inflationnistes IAS 30 Informations à fournir dans les états financiers des banques et des institutions financières assimilées IAS 31 Information financière relative aux participations dans des coentreprises IAS 32 Instruments financiers : informations à fournir et présentation IAS 33 Résultat par action IAS 34 Information financière intermédiaire IAS 36 Dépréciation d'actifs IAS 37 Provisions. passifs éventuels et actifs éventuels IAS 38 Immobilisations incorporelles IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation IAS 40 Immeubles de placement IAS 41 Agriculture IFRS1 Première application des normes IFRS IFRS2 Paiements en actions et assimilés IFRS3 Regroupement d'entreprise IFRS4 Contrat d'assurance IFRS5 Actif non courants détenus pour la vente et abandons d'activités IFRS6 Prospection et évaluation de ressources minérales IFRS7 Instrument financiers : informations à fournir. Une présentation des états financiers conforme aux principes de la norme IAS1 doit permettre la comparabilité de ceux-ci sur plusieurs périodes et avec d'autres entreprises. . La norme IAS 1 s'applique à toutes les entreprises établissant et publiant leurs comptes conformément au référentiel IFRS. donne des commentaires sur leur structure et informe des dispositions minimales quant à leur contenu. IFRS8 Secteurs opérationnels La norme IAS 1 établit les modalités générales de présentation des états financiers.

Cette norme s'applique aussi bien aux comptes individuels qu'aux comptes consolidés. . dans la mesure où ils sont évaluer à la valeur réalisable nette en accord avec les pratiques de ce secteur .les actifs biologiques relatifs à une activité agricole (IAS 41) La norme IAS 2 ne s'applique pas à l'évaluation des stocks détenus par : . à sa gestion du risque. les éléments devant obligatoirement figurer dans les états financiers sont : . pour valoriser les stocks et évaluer les dépréciations.Le tableau des flux de trésorerie . .L'état de variation des capitaux propres . . C'est-à-dire à des contrats spécifiquement négociés pour la construction pour d'un actif ou d'un . ni les prospectus. En revanche.La description des méthodes comptables et notes explicatives. . à ses sources de financement. La norme IAS 11 révisée en 1993 fixe le traitement comptable applicable aux produits et charges rattachés aux contrats de construction.Le bilan . . La norme incite ainsi l'entreprise à donner une information distincte des états financiers relative aux facteurs influençant sa performance financière. Selon l'IAS 1. de produits agricole après récolte.les en-cours de construction (IAS 11) . Son objectif est de s'assurer que les stocks ne sont pas surévalués pour améliorer le résultat ou sous-estimés pour constituer des réserves. La dernière version de la norme a été adoptée et publiée par l'IASB le 18 décembre 2003 er et est applicable aux exercices ouverts à compter du 1 janvier 2005. La norme IAS 2 a pour objectif de prescrire le traitement comptable applicable aux stocks. . excepté : .Le compte de résultat ou le compte des produits et des charges pour le CGNC Marocain.les instruments financiers (IAS 39) . elle ne concerne pas l'information intermédiaire. ainsi que tout autre élément pouvant influer sur sa situation économique et ne figurant pas directement dans ses états financiers ( ex : information environnemental). Elle traite des méthodes à utiliser pour imputer les coûts aux stocks. La norme IAS 2 s'applique à l'ensemble des stocks.les producteurs de produits agricoles et forestiers.les courtiers-négociants dans la mesure où ils sont évalués à la juste valeur diminuée des coûts nécessaires pour réaliser la vente. de produits minéraux et minerais. .

La présente norme doit être appliquée pour la comptabilisation des immobilisations corporelles.Les contrats à forfait. tels que les moules. prospection et extraction de minerais. et (b) le coût de cet actif pour l'entreprise peut être évalué de façon fiable. d'usines.. du remboursement des coûts engagés plus une rémunération fixe ou variable. Dans la présente norme. La présente norme ne s'applique pas aux: (a) actifs biologiques en rapport avec l'activité agricole (b) droits miniers.. consentantes et agissant dans des conditions de concurrence normale. les constructions de ponts. comme. La juste valeur est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé entre parties bien informées. outils et matrices et d'appliquer les critères à . sauf lorsqu'une autre Norme comptable internationale impose ou autorise un traitement comptable différent. Les questions fondamentales concernant la comptabilisation des immobilisations corporelles portent sur la date de comptabilisation des actifs. L'objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des immobilisations corporelles. La norme distingue deux types de contrats : . I.ensemble d'actifs se rapportant à un même projet et dont l'exécution s'échelonne généralement sur plusieurs exercices. . la détermination de leur valeur comptable ainsi que la comptabilisation des dotations aux amortissements correspondantes. les termes suivants ont la signification indiquée ci-après: La valeur résiduelle est le montant net qu'une entreprise s'attend à obtenir pour un actif à la fin de sa durée d'utilité après déduction des coûts de sortie attendus. Il peut être approprié de regrouper des éléments de faible valeur individuelle. prévoyant le paiement. de pétrole. de gaz naturel et autres ressources similaires non renouvelables. un jugement est requis pour appliquer les critères de la définition aux circonstances particulières ou à des types spécifiques d'entreprises. pour lesquels le prix est fixé à l'origine et révisable éventuellement en fonction des clauses prévues . Pour identifier ce qui constitue une immobilisation corporelle distincte. par exemple. par le client. Elle prévoit donc les conditions de rattachement du résultat des travaux déjà engagés et le traitement des prestations de services qui s'échelonnent sur plusieurs exercices.Les contrats en régie. Une perte de valeur est l'excédent de la valeur comptable d'un actif sur sa valeur recouvrable.Comptabilisation des immobilisations corporelles : Un élément d'immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu'actif lorsque: (a) il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet actif iront à l'entreprise.

De même. à moins qu'ils puissent être spécifiquement attribués à l'acquisition de l'actif ou à la mise en état de fonctionnement de l'actif. la différence entre ce montant et le total des règlements est comptabilisée en charges financières sur la période de crédit. Les frais administratifs et autres frais généraux ne sont pas un élément du coût des immobilisations corporelles. si les pièces de rechange et les pièces d'entretien ne peuvent être utilisées qu'avec une immobilisation corporelle et qu'on s'attend à ce que leur utilisation soit irrégulière. I. qui est équivalent à la juste valeur de l'actif échangé. De même. (b) les frais de livraison et de manutention initiaux. Lorsque le règlement de l'acquisition d'une immobilisation corporelle est différé au-delà des conditions habituelles de crédit. Le coût d'un tel actif est évalué à la juste valeur de l'actif reçu. les frais de démarrage et les frais similaires de pré exploitation n'entrent pas dans le coût d'un actif. Exemples de frais directement attribuables: (a) le coût de préparation du site. ajustée du montant de trésorerie ou d'équivalents de trésorerie transféré. et (e) le coût estimé de démantèlement et transport de l'actif. son coût est le montant correspondant à un paiement comptant. III. Les pertes opérationnelles initiales encourues avant que l'actif parvienne à la performance prévue sont comptabilisées en charges. 1-Composantes du coût : Le coût d'une immobilisation corporelle est constitué de son prix d'achat. sauf s'ils sont nécessaires pour mettre l'actif en état de fonctionnement. y compris les droits de douane et taxes non récupérables.Evaluation initiale des immobilisations corporelles : Une immobilisation corporelle qui remplit les conditions pour être comptabilisée en tant qu'actif doit être initialement évaluée à son coût. et (d) les honoraires de professionnels tels qu'architectes et ingénieurs. Toutefois. Provisions. 2-Échanges d'actifs : Une immobilisation corporelle peut être acquise par voie d'échange total ou partiel avec une autre immobilisation corporelle dissemblable ou un autre actif.la valeur globale.Les dépenses ultérieures : Les dépenses ultérieures relatives à une immobilisation déjà comptabilisée doivent être ajoutées à la valeur comptable de l'actif lorsqu'il est probable que des avantages économiques futurs iront à l'entreprise. elles sont comptabilisées en immobilisations corporelles et amorties sur une période ne dépassant pas la durée d'utilité de l'actif lié. et de rénovation du site dans la mesure où ce dernier est comptabilisé en tant que provision selon IAS 37. et de tous les frais directement attribuables engagés pour mettre l'actif en état de marche en vue de l'utilisation prévue. La plupart des pièces de rechange et des matériels d'entretien sont habituellement inscrits en stocks et comptabilisés en charges lors de leur utilisation. (c) les frais d'installation. . les pièces de rechange principales et le stock de pièces de sécurité constituent des immobilisations corporelles si l'entreprise compte les utiliser sur plus d'un exercice. toutes les remises et rabais commerciaux sont déduits dans le calcul du prix d'achat. passifs éventuels et actifs éventuels. à moins qu'elle ne soit incorporée dans le coût de l'actif selon l'autre traitement autorisé par IAS 23 : Coûts d'emprunt.

Cette valeur est déterminée sur la base d'une estimation effectuée en général par des évaluateurs professionnels qualifiés. Coûts des inspections ou de révisions majeures (SIC 23) : Le coût d'une inspection ou d'une rénovation majeure d'une immobilisation corporelle effectuée à intervalles réguliers doit être immobilisé si l'entreprise a isolé l'élément de l'immobilisation corporelle correspondant à une inspection ou révision majeure et a déjà amorti cet élément pour refléter la consommation des avantages qui seront remplacés par une inspection ou une révision majeure ultérieure. le coût de l'inspection ou révision majeure est comptabilisé en charges. 3.Evaluation postérieure à la comptabilisation initiale : 1. une nouvelle . sauf dans le cadre d'un transfert de l'activité. elles sont évaluées à leur coût de remplacement net d'amortissement. Si non. 2. Lorsqu'il n'y a pas d'indications de la valeur de marché en raison de la nature spécialisée des installations de production et du fait que ces installations sont rarement vendues. cela se traduira par l'analyse des charges d'entretien et de maintenance des exercices précédents pour mettre en évidence les frais correspondant aux renouvellements de composants qui devront être activés distinctement au bilan d'ouverture en norme IFRS.Traitement de référence : Après sa comptabilisation initiale en tant qu'actif. La norme prévoit qu'il est possible d'intégrer comme élément distinct les dépenses d'entretien faisant l'objet de programmes pluriannuels de grosses réparations ou de grandes révisions. Dans le cadre de l'IFRS 1. une immobilisation corporelle doit être comptabilisée à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur.Toutes les autres dépenses ultérieures doivent être comptabilisées en charges de l'exercice au cours duquel elles sont encourues. conforme à l'IAS 37 (Passifs) interdit le provisionnement pour grosses réparations. Lorsque la juste valeur d'un actif réévalué diffère significativement de sa valeur comptable. La prise en charge de ces coûts est ainsi étalée sur la durée d'amortissement de l'immobilisation.Autre traitement autorisé : Après sa comptabilisation initiale en tant qu'actif. Cette approche. La juste valeur des installations de production est habituellement leur valeur de marché déterminée par estimation. Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante pour que la valeur comptable ne diffère pas de façon significative de celle qui aurait été déterminée en utilisant la juste valeur à la date de clôture. La fréquence des réévaluations dépend des fluctuations de la juste valeur des immobilisations corporelles ayant été réévaluées. Provisions pour Démantèlement : IAS 16 révisée en 1998 précise que le coût estimé de démantèlement et de transport d'une immobilisation corporelle et le coût de rénovation du site (à condition qu'ils soient comptabilisés en tant que provision conformément à IAS 37) sont des composantes du coût d'une immobilisation corporelle lors de son évaluation initiale. à savoir sa juste valeur à la date de la réévaluation.Réévaluations: La juste valeur des terrains et constructions est en général leur valeur de marché. une immobilisation corporelle doit être comptabilisée à son montant réévalué. IV. diminuée du cumul des amortissements ultérieurs et du cumul de pertes de valeur ultérieures.

L'écart de réévaluation compris dans les capitaux propres peut être transféré directement dans les bénéfices non distribués lorsque l'écart est réalisé. machines. à condition que la réévaluation de cette catégorie d'actifs soit achevée dans un court délai et à condition que ces réévaluations soient tenues à jour. Toutefois. Lorsqu'une immobilisation corporelle est réévaluée.réévaluation est nécessaire. le montant de l'écart réalisé est la différence entre l'amortissement basé sur la valeur comptable réévaluée de l'actif et l'amortissement basé sur le coût d'origine de l'actif. terrains et constructions. mobilier et agencements. l'augmentation doit être créditée directement en capitaux propres sous le libellé écart de réévaluation. navires. (b) éliminé de la valeur comptable brute de l'actif. La totalité des écarts peut être réalisée lors de la mise hors service ou de la sortie de l'actif. le cumul des amortissements à la date de réévaluation est: (a) soit ajusté proportionnellement à la modification de la valeur brute comptable de l'actif. Dans ce cas. Certaines immobilisations corporelles peuvent connaître des mouvements importants et volatils de leur juste valeur. Toutefois. de sorte que la valeur comptable de cet actif à l'issue de la réévaluation est égale au montant réévalué. cette diminution doit être comptabilisée en charges. D'aussi fréquentes réévaluations ne sont pas nécessaires pour les immobilisations corporelles qui enregistrent des mouvements peu importants de leur juste valeur. Une catégorie d'immobilisations corporelles est un regroupement d'actifs de nature et d'usage similaires au sein de l'activité d'une entreprise. On citera à titre d'exemples de catégories distinctes: terrains. Lorsque la valeur comptable d'un actif augmente par suite d'une réévaluation. dans un tel cas. Lorsqu'une immobilisation corporelle est réévaluée. nécessitant une réévaluation annuelle. avions. Cette méthode est souvent utilisée lorsqu'un actif est réévalué par rapport à un indice appliqué à son coût de remplacement net d'amortissement. une réévaluation positive doit être comptabilisée en produit dans la mesure où elle compense une réévaluation négative du même actif antérieurement comptabilisée en charges. toute la catégorie des immobilisations corporelles dont fait partie cet actif doit être réévaluée. et matériel de bureau. et le montant net est porté au montant réévalué de cet actif. une part de l'écart peut être réalisée à mesure que l'actif est utilisé par l'entreprise. l'amortissement doit être le reflet de l'utilisation de l'actif . une réévaluation négative doit être directement imputée sur l'écart de réévaluation correspondant dans la mesure où cette diminution n'excède pas le montant comptabiliser en écart de réévaluation concernant le même actif.Les amortissements : Toute immobilisation est amortissable si sa durée d'utilité est limitée. Toutefois. Les effets sur l'impôt sur le résultat qui pourraient éventuellement résulter de la réévaluation des immobilisations corporelles sont traités dans IAS 12. une réévaluation tous les trois ou cinq ans peut être suffisante. cette méthode est utilisée pour des constructions qui sont réévaluées à leur valeur de marché. Le montant annuel de dotation aux amortissements doit refléter le rythme de la consommation des avantages économiques attendus de l'investissement. Toutefois. une catégorie d'actifs peut être réévaluée par inventaires tournants. et réparties sur la durée d'utilité. Impôts sur le résultat. Les éléments au sein d'une catégorie d'immobilisations corporelles sont réévalués simultanément afin d'éviter une réévaluation sélective des actifs et la présentation dans les états financiers de montants qui représentent un mélange de coûts et de valeurs à des dates différentes. En conséquence. les dotations aux amortissements sont inscrites en charges et ce sur la base amortissable obtenue en retranchant la valeur résiduelle du coût de l'actif. Le transfert de l'écart de réévaluation aux réserves ne passe pas par le compte de résultat. Lorsque la valeur comptable d'un actif diminue à la suite d'une réévaluation. À titre d'exemple. VI. véhicules à moteur.

Dans les états financiers. Le transfert de propriété peut intervenir ou non. Un contrat de location est classé en tant que contrat de location simple s'il ne transfère pas au preneur la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété. Les transactions et autres événements sont comptabilisés et présentés en fonction de leur substance et de leur réalité financière et non pas seulement de leur forme juridique. pour la présentation des passifs au bilan.Contrats de location financement : Le bailleur doit comptabiliser dans son bilan les actifs détenus en vertu d'un contrat de location financement et les présenter comme des créances pour un montant égal à l'investissement net dans le contrat de location. I. sinon. les paiements au titre de la location (à l'exclusion du coût des services tels que l'assurance et la maintenance) sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat sur une base linéaire à moins qu'une autre base systématique de comptabilisation soit représentative de l'échelonnement dans le temps des avantages qu'en retirera l'utilisateur. de l'usure physique et d'autres paramètres pouvant apparaître.Contrats de location financement : Au bilan du preneur. au commencement du contrat de location. . à la juste valeur du bien loué ou. à la valeur actuelle des paiements minimaux au titre de la location. in fine. la même distinction est faite pour les passifs liés aux contrats de location. le facteur d'actualisation est le taux d'intérêt implicite du contrat de location si celui-ci peut être déterminé. même si les paiements ne sont pas effectués sur cette bas III.Classification des contrats de location : Un contrat de location est classé en tant que contrat de location financement s'il transfère au preneur la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété. les contrats de location financement doivent être comptabilisés à l'actif et au passif pour des montants égaux. Un contrat de location simple désigne tout contrat de location autre qu'un contrat de location financement.Contrats de location simple : Les paiements au titre du contrat de location simple doivent être comptabilisés en charges dans le compte de résultat sur une base linéaire pendant toute la durée du contrat de location à moins qu'une autre base systématique soit plus représentative de l'échelonnement dans le temps des avantages qu'en retirera l'utilisateur. il ne convient pas de présenter les dettes correspondant aux actifs loués en déduction des actifs loués. Si. Un contrat de location financement est un contrat de location ayant pour effet de transférer au preneur la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété d'un actif. Pour calculer la valeur actuelle des paiements minimaux au titre de la location. le droit d'utilisation d'un actif en échange d'un paiement ou d'une série de paiements.Les contrats de location dans les états financiers du preneur : 1. 2. II.La comptabilisation des contrats de location dans les états financiers du bailleur : 1. Pour les contrats de location simple. si celle-ci est inférieure. Un contrat de location est un accord par lequel le bailleur cède au preneur pour une période déterminée. on distingue les passifs courants des passifs non courants. le taux d'emprunt marginal du preneur doit être utilisé.combiné de l'effet éventuel de l'obsolescence technique des limites juridiques.

Immeubles de placement évalués au coût . participations et co-entreprises.présentation de la norme *: 1.Immobilisations incorporelles . le bailleur transfère la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété juridique.Les actifs résultant d'avantages au personnel (IAS 19) . ENCG d'Agadir 2006/2007 2-Champ d'application : IAS 36 s'applique à la comptabilisation de la dépréciation de tous les actifs autres que: . . il comptabilise le paiement à recevoir au titre de la location en remboursement du principal et en produits financiers pour se rembourser et se rémunérer de son investissement et de ses services 2-Contrats de location simple : Les actifs faisant l'objet de contrats de location simple doivent être présentés au bilan du bailleur selon la nature de l'actif. en conséquence. Les revenus locatifs provenant des contrats de location simple doivent être comptabilisés en produits de façon linéaire sur toute la durée de contrat de location à moins qu'une autre base systématique soit plus représentative de l'échelonnement dans le temps de la diminution de l'avantage retiré de l'utilisation de l'actif loué. Les éléments entrant dans le champ d'application de la norme sont par exemple : . *Source : Mémoire IFRS. Mlle LABIB Fatima Zohra GFC.Les actifs financiers (inclus dans IAS 32 et 39) .Les actifs d'impôt différé (IAS 12) .Investissements dans les filiales.Les stocks (IAS 2) .Les immeubles de placement évalués à la juste valeur (IAS 40). I.Objectifs : . Contenu de la norme: .Dans un contrat de location financement.Goodwill .Définir les procédures qu'une entreprise doit mettre en oeuvre pour s'assurer que ses actifs sont comptabilisés pour une valeur qui n'excède pas leur valeur recouvrable .Immobilisations corporelles .Définir la méthode de calcul de la valeur recouvrable. II.Les actifs résultant de contrats de construction (IAS 11) .

juridique) .Valeur de marché . En cas de présence de goodwill. Schèma1 : dépréciation d'actif 1.) .Performance économique inférieure à celle attendue.1. Les tests doivent aussi être effectué à chaque fois qu'il y a des indicateurs de perte de valeur.1 . Toutefois.2. sorties..Changements de l'utilisation (restructuration.. économique.Fréquence de dépréciation des actifs : Un actif ou une unité génératrice de trésorerie s'est déprécié lorsque sa valeur comptable excède sa valeur recouvrable. les tests doivent être effectués à n'importe quel moment au cours de l'exercice mais à la même date tous les ans. L'UGT doit être identifiée de façon cohérente et permanente d'un exercice à l'autre. même en l'absence d'indice de perte de valeur.Obsolescence ou dégradation physique . un actif dont la valeur recouvrable individuelle peut être mesurée peut être inclus dans une UGT. même si leur production est utilisée en interne.Taux d'intérêt et taux de rendement 2 . Si un marché actif existe pour la production résultant d'un actif (ou d'un groupe d'actifs) cet actif (Ou ce groupe d'actifs) est une UGT..Exemple d'indices de pertes de valeur : Sources internes : . D'après la norme « Une unité génératrice de trésorerie est le plus petit groupe identifiable d'actifs dont l'utilisation continue génère des entrées de trésorerie qui sont largement indépendantes des entrées de trésorerie générées par d'autres actifs ou groupes d'actifs.. .Unité génératrice de trésorerie : Les unités génératrices de trésorerie (UGT) ne sont à identifier que dans la mesure où la valeur recouvrable de chaque actif pris isolément n'est pas possible. du marché. Sources externes : . La fréquence des tests de dépréciation est au minimum d'une fois l'an.Changements de l'environnement (technologique.Dépréciation des actifs : 1.

. Il y a un lien entre le niveau auquel le goodwill est affecté à une UGT et le niveau de reporting interne qui reflète la façon dont l'entreprise gère ses activités. Il faut dans un premier temps identifier tous les actifs de support liés aux UGT. 4 .3.. Le test consiste à comparer la valeur nette comptable des actifs à leur valeur recouvrable. 7. puis au prorata de la valeur comptable des actifs (y compris des actifs de support).2. celle-ci est la plus élevée des deux valeurs suivantes : la valeur de vente nette des frais de cession. 6. on retiendra la meilleure estimation du prix de vente de l'actif moins les coûts de sortie. L'UGT doit être inférieure ou égale au segment du premier ou second niveau d'information.. Si l'allocation ne semble pas raisonnable on détermine la valeur recouvrable de l'UGT en excluant les actifs de support où on détermine une UGT plus large incluant les actifs de support et dans ce cas l'affectation de la perte de valeur. Il convient donc de déterminer préalablement les segments selon IAS 14. la perte de valeur éventuelle de l'UGT est affectée en priorité sur le goodwill. les coûts directs nécessaires à la cession de l'actif. les équipements informatiques. centres de recherche.Une UGT : La valeur comptable d'une UGT est à déterminer de façon cohérente avec la façon dont la valeur recouvrable de l'UGT est déterminée..L'affectation des goodwill aux UGT : Le goodwill doit être affecté à une (ou plusieurs) UGT. les coûts de démantèlement. Si le marché est actif on retiendra le prix de marché diminué des coûts de sortie. Dans ce cas on pourra appliquer la méthode des comparables boursiers (exemples : multiples du CA. Elle comprend tous les actifs contribuant aux entrées de trésorerie (par exemple goodwill et actifs de support) et exclut les passifs comptabilisés. La détermination du prix de vente net d'une UGT ou d'un actif ou d'un groupe d'actif se fera par référence au marché. Si l'allocation des actifs de support à une UGT semble raisonnable alors on compare la valeur recouvrable de l'UGT à sa valeur nette comptable totale.Des actifs de support : Les actifs autres que le goodwill. PER. Il existe un délai jusqu'à la clôture de l'exercice suivant celui du regroupement d'entreprises pour finaliser la répartition du goodwill aux UGT.1.Evaluation de la valeur recouvrable : La valeur recouvrable doit être déterminée pour l'actif isolé. qui contribuent aux flux de trésorerie futurs à la fois de l'UGT examinée et à d'autres UGT sont les actifs de support.La valeur d'utilité : .La valeur comptable : 6. Si il n'existe pas de marché actif. 6. S'il n'est pas possible de déterminer la valeur recouvrable de l'actif isolé alors il faut déterminer la valeur recouvrable de l'unité génératrice de trésorerie de l'actif. Il s'agit des actifs du groupe ou des divisions tels que l'immeuble du siège social..Un actif isolé : La détermination de la valeur nette comptable d'un actif isolé est le montant pour lequel il est comptabilisé au bilan après déduction du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur relatifs à cet actif.). Les coûts de sortie sont par exemple les honoraires professionnels. qui ne génèrent pas d'entrées de trésorerie de façon indépendante des autres actifs (ou groupes d'actifs). la valeur d'utilité. 5 .

Et que d'autres événements externes viennent en annuler les effets. les pertes de valeur d'un goodwill ne sont pas reprises sauf : Si la perte de valeur était liée à un événement extérieur spécifique. on imputera dans un premier temps la perte sur l'écart de réévaluation existant.Les actifs isolés : La comptabilisation d'une perte de valeur pour les actifs isolés n'aura lieu que si. et seulement si. 9 . ou de sa valeur d'utilité ni zéro. doit être réparti au prorata entre les autres actifs de l'UGT. il sera alors nécessaire d'ajuster le plan d'amortissements pour les exercices futurs. Il y a lieu de modifier le plan d'amortissement afin de répartir la nouvelle valeur comptable de l'actif. au prorata de la valeur comptable de chaque actif. sous déduction de sa valeur résiduelle. la dépréciation d'actifs n'est pas définitive.Il convient de déterminer les hypothèses de projections de flux de trésorerie en fonction de la meilleure estimation des conditions économiques qui existeront pendant la durée d'utilité restant à courir de l'actif. puis aux autres actifs de l'UGT.Une UGT : La perte de valeur d'une UGT sera comptabilisée en priorité au goodwill affecté. En principe. On pourra utiliser les budgets et les prévisions financiers les plus récents. Cette comptabilisation de perte de valeur dans une UGT ne doit pas ramener la valeur comptable d'un actif la composant en dessous de son prix de vente net... la valeur recouvrable est inférieur à la valeur comptable. Les composantes des flux de trésorerie comprennent les projections des entrées de trésorerie issues de l'utilisation continue de l'actif. sur sa durée de vie restante. après approbation par la direction.1 . une durée plus longue pourra être retenue. Les hypothèses doivent être raisonnables et documentées. Les éléments à exclure sont les sorties de trésorerie relatives aux obligations déjà comptabilisées en passif (engagements de retraite).Reprise de la dépréciation : Une fois comptabilisée. une comptabilisation d'un passif peut être effectuée dans de rares cas si certaines conditions sont remplies. les flux de trésorerie liés à une restructuration future dans laquelle l'entreprise n'est pas encore engagée (réduction des charges de personnel) . s'il y a lieu. dans certains cas.2. . les projections des sorties de trésorerie nécessairement encourues pour générer les entrées de trésorerie relatives à l'utilisation continue de l'actif. La durée maximale de projection à retenir est 5 ans. La perte de valeur est comptabilisée en charges au compte de résultat. 8. Si l'actif ou les actifs concernés étaient réévalués. Si la perte de valeur va au-delà de la valeur comptable.Comptabilisation de la perte de valeur : 8. Toutefois. 8 . non récurrent et de nature exceptionnelle. à justifier. L'éventuel montant de la perte de valeur qui autrement aurait été affecté à l'actif. Elle doit être reprise en cas de changements dans les estimations utilisées pour calculer la valeur recouvrable.

Ces critères s'appliquent quelque soit le mode d'acquisition.Coût d'entrée : Se mesure à la date à laquelle la définition et les conditions d'inscription sont atteintes sans rétroactivité. Contenu de la norme : 1. il devra être incorporé dans le goodwill. II. Un actif est une Source : Ouvrage « Maitriser les IFRS » de Laurent Didelot et Odile Dandon 2eme édition.Comptabilisation : IAS 38 impose à une entreprise de comptabiliser une immobilisation incorporelle si et seulement si il est probable que les avantages économiques futurs attribuables à l'actif iront à l'entreprise . et seulement si. pour une location à des tiers. Il en est de même des dépenses relatives à un actif dont le caractère identifiable ou son contrôle par l'entreprise n'est pas démontré : parts de marché. et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. détenu en vue de son utilisation pour la production ou la fourniture de biens ou des services.I. Tableau 1: valeurs retenues pour les acquisitions des immobilisations : Éléments Valeurs retenues Eléments acquis dans le cadre d'un regroupement Juste valeur d'entreprise Eléments acquis séparément Coût de revient Eléments produits en interne Séparation entre la phase de recherche (charges) et phase de développement (éventuellement immobilisable) 2 . ressource contrôlée par une entreprise du fait d'évènements passés . Les dépenses relatives à un élément qui ne respectent pas ces critères devront être comptabilisées en charges.Présentation de la norme : 1 . et dont des avantages économiques futurs sont attendu par l'entreprise. ou à des fins administratives. Si cet élément est acquis dans le cadre d'un regroupement d'entreprise. 2 . La présente norme impose aux entreprises de comptabiliser une immobilisation incorporelle si. . clientèle.Objectif : Cette norme a pour objectif de définir le traitement comptable des immobilisations incorporelles qui ne sont pas spécifiquement traitées par une autre norme IAS/IFRS. savoir faire non protégé.Définition : Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire identifiable sans substance physique. La norme spécifie également comment évaluer la valeur comptable des immobilisations incorporelles et impose de fournir certaines informations sur les immobilisations incorporelles. certains critères sont réunis.

Frais de recherche et de développement : Les frais de recherches sont considérés comme des charges. 4-Dépenses antérieures ou postérieures à la date d'immobilisation : La seule inscription des dépenses enregistrées après la reconnaissance du caractère. 5. s'il est simultanément démontré que : .Frais de préliminaires et charges à répartir : Selon la présente norme.Faisabilité technique du projet . En cas de difficulté d'affectation entre phase de recherche et phase de développement. une immobilisation peut avoir une durée de vie indéterminée. La durée devra être appréciée à la clôture de chaque exercice. Les dépenses ultérieures rattachables à l'actif de façon fiable.Cas particulier : 5. 5. . Une immobilisation incorporelle avec une durée d'utilité indéterminée n'est pas amortie. ils ne doivent plus figurer au niveau de l'actif. la règle ne précise pas de durée maximale. ces frais ne peuvent être inscrits en actif.Intention d'achever l'immobilisation et de l'utiliser ou de la vendre .2. exception faite des frais inclus dans le coût d'acquisition des immobilisations corporelles. De ce fait. activable est autorisée. afin de s'assurer du maintien de la valeur d'actif. Il faut donc contre-passer chaque compte et les. alors que les frais de développement doivent être obligatoirement inscrits en actif immobilisé.1.Les coûts sont individualisés et mesurés de manière fiable . La date de démarrage de l'amortissement correspond à la date à laquelle l'actif est prêt à être mis en service. et ajustée en cas de modification des avantages économiques à venir. Les dépenses antérieures. mais soumise à un test de dépréciation annuel.Probabilité d'avantages économiques futurs . ne peuvent pas être immobilisées.3-Amortissement : La règle est d'amortir sur la durée d'utilité. ils sont considérés comme des charges de la période dans laquelle ils ont été encourus.Disponibilité des ressources nécessaires pour mener à bien le projet. les différents frais sont à considérer comme des frais de recherche. ne peuvent immobilisées que si elles permettent d'accroître les avantages futurs générés par l'actif. On appliquera IAS 36 et le concept des UGT si l'actif incorporel doit être associé à d'autres actifs.. précédemment comptabilisées en charges. Deux méthodes d'amortissement sont autorisées : > Soit amortissement sur la période pendant laquelle l'entreprise prévoit d'utiliser l'actif > Soit amortissement sur le nombre d'unités de production ou équivalent que l'entreprise entend obtenir de l'actif (rythme de consommation des avantages économiques de l'actif).

Actifs et passifs d'impôt. l'entreprise doit indiquer pour chaque élément d'actif et de passif le montant qu'elle s'attend à recouvrer ou à régler au-delà de douze mois. Fournisseurs et autres créditeurs. ou détenue essentiellement à des fins de transaction ou pour une durée courte et que l'entreprise s'attend à réaliser dans les 12 mois suivants la clôture. Participations mises en équivalence. Une présentation en fonction de la liquidité reste néanmoins possible dans le seul cas ou cette norme fournit une information plus fiable et plus pertinente que la première.Méthodes comptables . Trois cas particuliers ont fait l'objet d'un commentaire spécifique dans la norme il s'agit de refinancement : la part à mois d'un an des passifs à long terme.Compte de résultat . Passifs financiers. Passifs courants : Il s'agit des passifs réglés dans le cadre du cycle d'exploitation normal de l'entreprise ou réglés dans les 12 mois suivant la clôture de l'exercice.Etat de variation des capitaux propres .Clients et d'autres débiteurs.Tableau de flux de trésorerie . doit continuer à être classée en non courant si l'entreprise à l'intention de refinancer. En outre. 1. Immeubles de placements.Bilan : La distinction au bilan entre les éléments courants et les éléments non courants est rendue obligatoire et non optionnelle. sera abandonnée suite au changement de la structure des autres états financiers. la distinction entre « éléments d'exploitation » et « éléments hors exploitation ». portant intérêt à plus d'un an à l'origine. Intérêts minoritaires. Trésorerie et équivalents de trésorerie. Section II : Présentation des états financiers et Hypothèses de base : I. la trésorerie ou équivalent de trésorerie dont l'utilisation n'est pas soumise à restrictions. Eléments à présenter : Au minimum. Provisions. Capital émis et réserves Informations complémentaires et annexes : . Actifs courants : Il s'agit d'actifs pouvant être réalisés. prévue pour répondre à des fins d'analyse financière. le bilan doit présenter les éléments suivants : Immobilisations corporelles.amortissements y afférents en contre partie d'un compte de réserve pour le solde d'ouverture et en contre partie d'un compte de charges pour les augmentations de l'exercice. Sont également considérés comme actifs courants. Quelle que soit la méthode de présentation.Présentation des états financiers : Les composantes d'états financiers édictés par la norme IAS 1 sont : . vendus ou consommés dans le cadre du cycle d'exploitation normale de l'entreprise. Immobilisations incorporelles.Bilan . Stocks. Actifs financiers.Notes annexes.

Résultat de l'exercice. 4-Tableau des flux de trésorerie : Cet état présente une information sur les évolutions historiques de la trésorerie (caisse. sur le capital et sur les réserves. coût commerciaux. Les produits et charges non courants seront désormais supprimés et rattachés au comptes « autres produits » et « autres charges » selon leur nature. dépôts à vue. émises et non entièrement libérées. frais de transport. 2.le résultat net de l'entreprise . les transactions et les évènements sont comptabilisés quand ils se produisent et non pas lorsqu'intervient le versement ou la réception de trésorerie ou d'équivalent de trésorerie. Résultat avant impôt des cessions d'actifs ou règlements de passifs lors d'abandon d'activités.) ou par destination (CA.2.Compte de résultat : 2. .chacun des profits et des pertes comptabilisés directement en capitaux propres. II-. Les charges par nature doivent faire l'objet d'informations supplémentaires en annexes. L'entreprise doit également présenter dans cet état ou en annexes. charges administratives. 3-Etat de variation des capitaux propres : Présenté séparément des états financiers. facilement convertibles) avec une classification des flux par type d'activités (opérationnelles. mais aussi sur les sorties et rentrées de trésorerie à venir résultant des évènements produits. moins les découverts momentanés.) et des équivalents de trésorerie (placements à court terme liquides. ils sont enregistrés dans les livres comptables et présentés dans les états financiers de l'exercice auxquels ils se rattachent.Eléments à présenter : Au minimum. dotations aux amortissements. valeur nominale). d'investissement ou de financement). il doit comprendre les éléments suivants : .1. et Résultat net de l'exercice part du groupe. .. et le total de ces éléments ..l'effet cumulé des changements de méthodes comptables et correction d'erreurs fondamentales comptabilisées. Les utilisateurs des états financiers sont ainsi informés sur les transactions passées. le compte résultat doit présenter les éléments suivants : Produit des activités ordinaires. 2. . Charges financières..Nature et objet des réserves en capitaux propres. en indiquant chaque élément de variation de la valeur comptable de chaque catégorie de capital séparément. Intérêts minoritaires. salaires. les mouvements sur les résultats accumulés..Présentation : Le classement des charges et produits est fait soit par nature (EX : CA. coût des ventes. Charge d'impôt sur le résultat..). et information par catégorie d'actions (nombre d'actions autorisées émises et entièrement libérées. Quote-part dans le résultat net des entreprises associées et des co-entreprises mises en équivalence. les transactions sur le capital. Hypothèses de base de la comptabilité de l'IASB : Les états financiers sont présentés sur la base de la comptabilité d'engagement et sur l'hypothèse que l'entreprise continue son exploitation : 1 · La comptabilité d'engagement : Sur cette base...

1.2 · La continuité d'exploitation : Les états financiers sont présentés selon l'hypothèse que l'entreprise n'a ni l'intention.Fiabilité : Pour être utile. 2. l'information doit présenter une image fidèle des transactions et autres événements qu'elle vise à présenter ou dont on s'entend raisonnablement à ce qu'elle les présente. par exemple. Pour être fiable. si la validité et le montant d'une demande d'indemnités en vertu d'une action en justice sont contestés. des passifs et des capitaux propres pour l'entreprise à la date de clôture et qui satisfont aux critères de comptabilisation. bien qu'il puisse être approprié d'indiquer le montant et les circonstances de la demande. A cette fin. Ainsi. les utilisateurs sont supposés avoir une connaissance raisonnable des affaires et des activités économiques et de la comptabilité et une volonté d'étudier l'information d'une façon raisonnablement diligente. la fiabilité et la comparabilité. Par exemple. l'information doit également être fiable. qui doit être incluse dans les états financiers du fait de sa pertinence par rapport aux besoins de prises de décisions économiques des utilisateurs. présents ou futurs ou en confirmant ou corrigeant leurs évaluations passées. Les quatre principales caractéristiques qualitatives sont l'intelligibilité. L'information possède la qualité de fiabilité quant elle est exempte d'erreur et de biais significatifs et que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une image fidèle de ce qu'elle est censée présenter ou ce qu'on pourrait s'attendre raisonnablement à la voir présenter. ni la nécessité de mettre fin ou de réduire de façon importante ses activités dans un avenir prévisible. 4. L'information peut être pertinente. III. L'information possède la qualité de pertinence lorsqu'elle influence les décisions économiques des utilisateurs en les aidant à évaluer des événements passés. ne doit pas être exclue au seul motif qu'elle serait trop difficile à comprendre pour certains utilisateurs.Comparabilité : . La même information joue un rôle de confirmation des prévisions passées. 3 . Cependant. ils doivent être présentés sur une base différente. Si tel est le cas. l'information sur la structure et le niveau actuels des actifs détenus a une valeur pour les utilisateurs lorsqu'ils cherchent à prévoir la capacité de l'entreprise à profiter des opportunités et sa capacité à réagir à des situations défavorables.Pertinence : Pour être utile. un bilan doit présenter une image fidèle des transactions et autres événements qui génèrent des actifs. Par exemple. mais si peu fiable par nature ou dans sa représentation que sa comptabilisation pourrait être potentiellement trompeuse. la pertinence. l'information doit être pertinente pour les besoins de prises de décisions des utilisateurs. Les rôles de prévision et de confirmation de l'information sont interdépendants. il n'est pas approprié pour l'entreprise de comptabiliser le montant total de cette demande au bilan.Intelligibilité : Une qualité essentielle de l'information fournie dans les états financiers est d'être compréhensible immédiatement par les utilisateurs. par exemple sur la structure de l'entreprise ou sur le résultat d'activités prévues.Caractéristiques qualitatives des états financiers : Les caractéristiques qualitatives sont les attributs qui rendent utile pour les utilisateurs l'information fournie dans les états financiers. l'information relative à des sujets complexes.

La conformité avec les normes comptables internationales. de principes. et il a peu à peu élargi ses prérogatives aux états de restitution de l'information. .Le PCGM définit prioritairement la comptabilité avec un plan comptable et des numéros de compte. un pour les comptes sociaux et un pour les comptes consolidés. En revanche. En conséquence. les IFRS abordent l'information financière par la communication qui est effectuée auprès des actionnaires. Les IFRS. divergences générales. il conviendra d'analyser les points de convergence et de divergences entre ce référentiel et le corpus marocain. l'application des deux référentiels au Maroc conduit à des écarts surprenants et des divergences difficilement compréhensibles. Chapitre III : Analyse comparative entre les normes IFRS et les normes marocaines Après avoir exposé les principales normes IAS/IFRS et les dispositions apportées par celle-ci.Le droit comptable marocain fait également une large part dans les méthodes comptables retenues à la forme des pièces comptables et des documents pour déterminer quelle en sera la retranscription dans les comptes. Les utilisateurs doivent également être en mesure de comparer les états financiers d'entreprises différentes afin d'évaluer. aide à atteindre cette comparabilité. Nous scinderons ces divergences en trois catégories. Les normes marocaines comportent quant à elles deux référentiels. et de traitement comptable. retiennent principalement le fond des opérations pour leur intégration dans les états financiers. de façon relative.Les normes IFRS ne comportent qu'un seul référentiel qu'il faut appliquer dans son intégralité. . alors que les normes IFRS s'adjugent le domaine de l'information financière en général. leurs situations financières. Ces divergences sont les suivantes : . des marchés et des tiers pour ensuite en définir des règles normées de contenu et d'appréciation. C'est ainsi qu'il existe une prééminence du fond sur la forme dans les IFRS. des règles de comptabilisation.Les utilisateurs doivent être en mesure de comparer les états financiers d'une entreprise dans le temps afin d'identifier les tendances de sa situation financière et de sa performance. Leur orientation est majoritairement tournée vers les investisseurs. . Tandis que les normes IFRS ne feront pas de différence de méthode entre des comptes sociaux et consolidés. y compris l'indication des méthodes comptables utilisées par l'entreprise. c'est le « substance over form ». Une des implications importantes de la caractéristique qualitative de comparabilité est que les utilisateurs soient informés des méthodes comptables utilisées dans la préparation des états financiers et de tout changement apporté à ces méthodes ainsi que des effets de ces changements.Le PCGM régissait le droit comptable des sociétés et commerçant. .Le PCGM est issue des pouvoirs publics marocains alors que les IFRS sont décidés par des organisations de nature privée et indépendante des pouvoirs publics et politiques. leurs performances et les variations de leurs situations financières. Les utilisateurs doivent être en mesure d'identifier les différences entre les méthodes comptables pour des transactions et autres événements semblables. Les IFRS se veulent d'une application plus large. . Section I : Différences générale : Il existe plusieurs divergences entre les normes comptables IAS/IFRS et les normes comptables marocaines introduites par le Plan Comptable Général Marocain (PCGM). d'influence anglo-saxonne. utilisées par la même entreprise d'un exercice à l'autre et utilisées par différentes entreprises. l'évaluation et la présentation de l'effet financier de transactions et d'événements semblables doivent être effectuées de façon cohérente et permanente pour une même entreprise et de façon cohérente pour différentes entreprises.

. C'est dans une large mesure la conséquence du `substance over form'. mais dont les principaux interlocuteurs sont. la FSA britannique. actionnaires. en édictant le droit comptable. C'est ainsi que l'IASB ne cache pas que les actionnaires sont les plus privilégiés. les principaux régulateurs boursiers (la SEC américaine. l'Etat s'est efforcé de concilier les attentes des différents utilisateurs de la comptabilité (dirigeants. en contrepartie du compte de résultat. En outre. Les principales divergences paradigmatiques avec le plan comptable général marocain PCGM sont les suivantes : I. Section II : Divergences de principes : Les normes comptables internationales IAS/IFRS introduisent un réel changement d'esprit par rapport à la comptabilité marocaine.). III. L'approche des IFRS tranche complètement avec les règles fiscales car celles-ci sont traitées à part. Cependant. et le résultat se mesure comme l'évolution des capitaux propres constatée entre la clôture et l'ouverture (hors opérations avec les actionnaires). créanciers et fournisseurs. indépendant des pouvoirs publics. régissent encore beaucoup de règles comptables et les méthodes employées dans les entreprises marocaines car le PCGM permet certaines exceptions ou que les règles fiscales imposent certaines comptabilisations sous peine de se voire privé de droits à déduction de charges. par l'inscription. II. Cette optique conduit notamment les IAS/IFRS à intégrer dans le bilan certains éléments du hors bilan actuel (produits dérivés par exemple) et à renforcer les obligations des entreprises en matière de communication financière. ou que les actifs faisant l'objet d'un crédit-bail (donc n'appartenant juridiquement pas à l'entreprise) doivent être retraités comme s'ils avaient été financés par emprunt. l'Etat s'est attribué un rôle essentiel dans la sphère comptable.Réalité économique et Forme juridique : Alors que le droit comptable marocain s'appuie généralement sur la forme d'une opération pour en déterminer l'intégration dans les comptes. C'est ainsi que certains actifs titrisés ou logés dans des véhicules ad hoc juridiquement séparés de l'entreprise doivent selon les cas être réintégrés au bilan.Importance accordée aux investisseurs : Au Maroc. médiateur d'intérêts potentiellement divergents. Les trois divergences suivantes peuvent également se lire comme la mise en oeuvre de cette considération privilégiée accordée à l'information des investisseurs..Les règles fiscales. Ceci impliquera pour les comptes. l'AMF française.. les IAS/IFRS dépasse les apparences juridiques pour retranscrire la réalité économique des opérations. . Il se traduit néanmoins. L'IASB est un organisme privé.. outre les organismes professionnels et les grands cabinets d'audit. salariés.Coût historique et Juste valeur : Un des grands principes comptables basé sur les coûts historiques n'est que très partiellement appliqué par les IFRS. et en particulier les règles de détermination des bases de l'impôt sur les bénéfices. Dès lors. Il implique également de procéder à des tests de dépréciation pour réévaluer régulièrement la valeur des immobilisations corporelles.Primauté du bilan sur le compte de résultat : Le référentiel IAS/IFRS s'appuie prioritairement sur une définition des actifs et des passifs.). des plus ou moins values latentes liées aux titres de participation ou à des créances ou dettes libellées en devises. un produit est conçu comme un accroissement d'actif (ou une réduction de passif). une charge comme une réduction d'actif (ou un accroissement de passif). par exemple. C'est ainsi que la comptabilité tient largement compte de l'objectif de disposer d'un substrat comptable permettant d'asseoir la réglementation fiscale.. IV. tant en raison de difficultés pratiques que parce que ce projet a suscité de vives critiques. ce principe n'est toutefois pas appliqué à tous les actifs et passifs des entreprises (l'IASB ne semble plus suivre la voie de la `full fair value'). Le calcul de l'impôt sur les bénéfices est fait en dehors des états financiers et de la comptabilité. la mise en place de méthodes de calcul et de suivi de ces Justes valeurs : il devra être intégré la possibilité d'une volatilité plus grande de la valeur de certains actifs.

les bases marocaines qui retiennent principalement la réalité juridique des contrats conduit à « retraiter » certains contrats (crédit-bail) et en exclure d'autres (locations). . La lecture de l'endettement réel de l'entreprise dépend donc grandement de ce que ces opérations sont portées en dette ou en simple engagement hors bilan. La principale différence avec les règles des comptes consolidés marocains réside dans la « substance over form ». Ainsi.Le traitement du crédit-bail et locations : Les normes comptables marocaines diffèrent si l'on considère les règles pour les comptes sociaux ou les règles pour les comptes consolidés. Les règles applicables au Maroc pour l'établissement des comptes consolidés impliquent déjà le retraitement de ces contrats de crédit-bail en replaçant les comptes de l'entreprise dans la même situation que si elle avait acquis les biens par emprunt.bail. C'est ainsi que dans les comptes consolidés. II. la première entreprise voit son résultat amputé de dotation aux amortissements et de frais financiers alors que la seconde n'a que des charges d'exploitation avec le coût des loyers. le type de contrat signé.Section III : Différences de traitement comptable : I. des contrats de locations avec option d'achat ne figurent ni à l'actif ni au passif. et selon s'il s'agit de comptes sociaux ou consolidés. des contrats de location de longue durée. Seuls sont comptabilisés parmi les charges. les opérations relatives à des contrats de crédit-bail. Dans les comptes sociaux. Dans les normes IFRS (reprise de la norme IAS 17). L'application de normes IFRS conduirait à moins de divergences dans la comptabilisation d'opérations ayant la même économie. Il n'y a donc aucune différence comptable pour le locataire ou le crédit preneur entre ce type de contrat ou une simple location immobilière. les entreprises retrouvent à l'actif la valeur des investissements et au passif l'équivalent des sommes financées. Il y a donc pour l'instant au Maroc deux réalités de la même opération et deux retranscriptions comptables radicalement différentes. De même au niveau du compte de résultat. les dettes au passif tandis que la seconde n'aurait aucun actif ni aucun passif lié à ses investissements en crédit. la première aurait à l'actif la valeur des investissements. C'est ainsi que la présentation de l'actif et du passif se trouve complètement modifiée entre une entreprise qui financerait par emprunt ses investissements et celle qui financerait par leasing. sont concernés par un retraitement en actif et passif non seulement les contrats de crédit-bail mais également les contrats de location. Seul l'annexe des comptes annuels comporte des informations sur les contrats de crédit-bail. Si l'opération peut être analysée comme le financement de l'acquisition d'un actif (finance lease) il est alors procédé au retraitement du contrat de façon à présenter les comptes de l'entreprise comme si elle avait acquis le bien.l'application de normes IFRS pour les comptes sociaux des entreprises marocaines nécessitera.l'analyse des bilans diffère trop entre les entreprises marocaines selon le mode de financement adopté. .Le traitement des actifs immobilisés : . les loyers de location ou de leasing.les comptes des sociétés marocaines sont différents si l'on considère les comptes sociaux ou les comptes consolidés. Les conséquences en sont multiples : . Les règles internationales ne retiennent pas seulement les conditions de droit des contrats de location (contrat de crédit-bail) mais impliquent d'analyser d'un point de vue économique l'opération. . là encore. La mise en perspective de normes communes contribuerait à homogénéiser les bilans. une adaptation importante de notre réglementation fiscale.

il est possible en outre de comptabiliser parmi les actifs immobilisés les frais d'établissement (qui ne sont pas constitutifs d'un actif cessible) ou des charges à répartir sur plusieurs exercices. Autrement dit. Le législateur a permis aux entreprises d'effectuer un amortissement fiscal plus rapide de certains biens. incorporels ou financiers) dont l'entreprise est propriétaire ou de compte dits de régularisations servant à faire apparaître les charges constatées d'avance pour l'exercice suivant (exemple : le coût d'une assurance réglée annuellement pour une période au-delà de la date d'arrêté des comptes)..Amortissements : Selon les règles marocaines. alors qu'il n'y a pas de perte économique de la valeur correspondant à ces amortissements fiscaux. à partir des normes IAS. des moyens d'exercer son activité. prenons par exemple l'incidence des amortissements dérogatoires.) il est amortissable sur la durée de « consommation » . Les principales divergences résident dans le traitement comptable des actifs en non valeurs et des amortissements. si un actif permet de générer pendant une durée limitée des avantages économiques pour l'entreprise (des recettes. Des cas particuliers directement rattachés à des produits futurs des exercices suivants peuvent bénéficier d'un différé mais le principe de base et généralement admis est une inscription en charge. l'amortissement est calculé pour un actif dont l'utilisation par l'entreprise est déterminable.L'application de normes internationales va générer pour les entreprises des ajustements ou des changements de méthodes par rapport aux règles comptables marocaines actuelles. La contrepartie de ces règles fiscales était que ces opérations soient comptabilisées. (corporels.Le traitement relatif aux provisions réglementées : Le Maroc a depuis longtemps effectué un mélange entre les règles fiscales et les règles comptables. diminuant ainsi le résultat exceptionnel au profit d'un compte de provision réglementée. Ces cas bien spécifiques permettent à des entreprises marocaines appliquant les règles du PCGM de répartir la charge de ces dépenses sur plusieurs mois ou plusieurs exercices. Ainsi les amortissements dérogatoires doivent être comptabilisés et passés en charge. à contrario. Les normes internationales IFRS et IAS prônent une inscription immédiate en charge de ces dépenses. Ainsi. Les normes internationales considèrent que l'amortissement est la répartition systématique du montant amortissable d'un actif sur sa durée d'utilité. Tel était le cas de provisions réglementées à caractère fiscal . La différence primordiale va résider dans l'amortissement des fonds de commerce. cette utilisation se déterminant au travers de la consommation des avantages économiques attendus de l'actif. marques et autres éléments incorporels qui peuvent représenter dans les comptes des entreprises des valeurs significatives. un actif qui n'a pas cette durée de vie limitée n'est pas amortissable. 2. Dans les règles comptables marocaines. . Ceci conduit à considérer par défaut que tous les biens sont amortissables. et donc affectent le résultat et le bilan des entreprises : des opérations purement fiscales modifient la lecture et la présentation des comptes. 1-Les actifs dits « fictifs » : Les actifs sont généralement composés de biens. ce qui revient à dire que les entreprises bénéficient alors de l'économie anticipée des amortissements pour le calcul de l'impôt sur les bénéfices (il ne s'agit pas d'une économie mais d'un avantage dans le temps). la durée de vie présumée des fonds de commerce est de 20 ans. L'approche est différente : les dépenses sont constatées immédiatement en charge même si elles ne sont pas par nature récurrentes ou directement liées à l'exploitation courante alors La comptabilité marocaine les fasse souvent transiter par des comptes hors exploitation. C'est ainsi que l'on peut distinguer des biens amortissables de biens non amortissables comme des fonds de commerce. . III.

certains groupes pourraient voir leurs engagements sociaux futurs accrus (régimes de retraite à cotisations ou prestations définies. En ce qui concerne les provisions. sont les plus affectés par les nouvelles normes car toutes les modifications. Par exemple. Font partie des fonds propres. la provision venant obérer le résultat. se répercuteront in fine sur eux.Le traitement relatif aux valeurs mobilières : En référentiel CNGC. ils sont portés dans un poste « réserve de titres ». les écarts de traitement entre les règles fiscales et comptables ne devant pas modifier la présentation des comptes. Elles sont inscrites parmi les fonds propres.Le traitement des dettes et créances : En normes IAS. Ainsi. jusqu'ici. ils devraient subir des changements plus fréquents dorénavant. Les comptes aux normes IFRS traduiraient donc davantage la réalité économique de ces opérations : le résultat économique de l'entreprise. sa performance. la valorisation des titres non consolidés est le prix de revient d'acquisition ou la valeur vénale si celle-ci est inférieure. et ainsi figurerait au passif l'incidence du coût futur d'impôt au taux normal sur le reste de l'amortissement. Section VI : Divergences de traitement des états de synthèses : Nous pouvons résumer ces divergences en deux points principaux : I. soit comme produit constatée d'avance. en revanche. la trésorerie de l'entreprise sera affectée par ce décalage de paiement de l'impôt qui restera en dette au passif. En IFRS. V. . définis dans les normes IFRS. soit en diminution du prix d'achat des biens subventionnés. qu'elles portent sur les actifs et les passifs ou sur les produits et charges. Le profit ou la perte latente ne viennent pas affecter le résultat de la période. alors que.Les normes IFRS n'intègrent pas ces provisions réglementées qui ne doivent être traitées que d'un point de vue extra comptable. les dettes et les créances payables à terme et non productives d'intérêt doivent être actualisées. Les incidences de la fiscalité sont globalement résumées à des créances ou des dettes fiscales. VI. resterait inchangé avec ou sans cette mesure . les capitaux propres étaient relativement stables dans le temps (hors situations particulières).Les changements du bilan : Les capitaux propres. rien de semblable n'est prévu. souvent pour leur montant net résiduel dans les bilans bien que la comptabilité offre le détail de la subvention brute et de la partie déjà rapportée au résultat. Les normes IFRS entraîneraient une comptabilisation. Alors qu'en normes marocaines. des biens en crédit-bail ou des frais de développement répondant aux critères de comptabilisation énoncés dans les normes IFRS. serait seulement inclus dans les comptes IFRS l'incidence fiscale de l'avantage d'impôt obtenu. La durée de leur intégration au résultat n'est pas non plus systématiquement calquée sur la durée de vie du bien subventionné. Certains actifs qui n'étaient pas comptabilisés dans le bilan selon les normes marocaines seront donc dorénavant comptabilisés au bilan selon les normes IFRS. les titres de placements sont évalués à leur valeur vénale qu'elle soit supérieure ou inférieure à leur prix de revient. par exemple). De fait. du fait de leur comptabilisation dans le bilan à leur valeur de marché (la comptabilisation des engagements de retraite était une méthode préférentielle en normes marocaines). les subventions d'investissement reçues par l'entreprise qui peuvent apparaître dans les capitaux propres sans tenir compte de la fiscalité future : ces subventions sont progressivement rapportées parmi les produits dans le compte de résultat.

une présentation de la société d'étude « GO SPA Agadir » filiale du groupe « GO SPA Europe ».Les changements du compte de résultats : Les sociétés procédant à une réévaluation de leurs immobilisations devraient constater. Les entreprises qui attribuent des stock-options à leurs salariés devront les comptabiliser en résultat en contrepartie des capitaux propres. la plupart des éléments aujourd'hui considérés comme exceptionnels relèvent désormais des activités ordinaires et opérationnelles de l'entreprise ou d'autres produits et charges. dans leurs comptes. DEUXIÈME PARTIE ~ LE PASSAGE DES ORMES COMPTABLES MAROCAINES AUX ORMES IASIIFRS ET IMPACT FINANCIÈRE INTRODUCTION . En effet. les normes comptables marocaines applicables et les normes IFRS à appliquer. un amortissement plus élevé (à durées d'amortissement égales et en tenant compte d'une valeur résiduelle nulle). afin d'en finir par l'étude de l'impact financière des retraitements effectués sur les états de synthèses . la partie pratique qui constitue le résultat de notre recherche et dans laquelle nous allons donner. les écarts d'acquisition (également connus sous le nom de goodwill) ne seront plus amortis mais seront soumis à un test de dépréciation tous les ans. c'est pourquoi nous présenterons une deuxième partie. mais il pourrait périodiquement enregistrer de brutales dépréciations des écarts d'acquisition à la suite de « tests » de dépréciation. le poste résultat exceptionnel va disparaître. Enfin. CONCLUSION Ainsi avons nous fait le tour des normes IAS/IFRS et des différences qui existent entre ces dernières et les normes comptables marocaines. Cependant cette analyse théorique reste insuffisante pour assimiler un thème assez riche comme les normes IAS/IFRS. Dans le cadre de ces nouvelles normes.II. Les capitaux propres se trouveront accrus du fait de la réévaluation. son secteur d'activité. mais les résultats seront minorés par l'augmentation des amortissements. Le résultat net augmentera donc en proportion des amortissements supprimés.

nous présenterons d'abord l'établissement d'accueil : Le Cabinet d'expertise comptable « Bureau Immel et Associés ». Chapitre I : Cadre de la mission Projet de fin d'étude Le passage aux normes comptables internationales et impact financier Cas de la Sté « GO SPA Agadir » Présenté par : M. et les normes Marocaines. NAIT NADIR Ahmed Option : Normes Comptables Françaises et IAS/IFRS Encadré par : Mme KHADIJA ANGADE : Enseignant chercheur à l'ENCG. Lieu de stage : Cabinet d'expertise comptable « Bureau Immel et Associés » Type de stage : Stage de fin d'étude Période de stage : Du 01 AVRIL 2008 au 31 MAI 2008 Tuteurs de stage: M. Le présent projet de fin d'étude a eu pour mission principale. les normes Françaises. Ce travail va permettre de mettre en évidence d'une part. de porter un jugement sur les pratiques comptables de la société « GO SPA ». afin d'aboutir en fin de ce travail à une conclusion rationnelle en . Hicham IMMEL : Expert Comptable et Commissaire aux comptes.Dans cette partie nous allons procéder au traitement comptable et financière des cas particuliers rencontrés par la société « GO SPA Agadir ». et international IAS/IFRS. les divergences existants entre les normes IFRS. le traitement comptable et financière de quelques cas spécifiques chez la société « GO SPA Agadir ». ainsi que la société « GO SPA Agadir » qui fera l'objet de l'étude du dit rapport de fin d'études. Mais avant de passer au vif du sujet. et d'autre part. et ceux dans les référentiels Marocain. Français.

pertinents. précis et méthodique. L'objectif principal des normes IAS/IFRS est de garantir une base standard d'analyse financière .Marocain à travers le Code Générale de normalisation comptable (CGNC) . Afin de porter un jugement sur le traitement effectué par la société. Ma mission de stage s'articule autour du traitement comptable et financier de quelques cas particuliers rencontrés par la société lors de son implantation au Maroc. l'école nationale de commerce et de gestion offre aux étudiants de la formation « Offshoring ». Pour cette fin mon stage de fin d'étude au sein du cabinet d'expertise comptable va faire le cas d'étude de mon projet de fin d'étude.Internationale IAS/IFRS. et pour lesquels il y a un silence au niveau de la réglementation comptable Marocaine et/ou la réglementation Française. et conclure sur les changements engendré par ce passage sur l'information financière d'autre part. permet de produire des états de synthèses beaucoup plus significatifs. et la société objet de l'étude est la société « GO SPA Agadir » qui est créée par des partenaires marocains. garantir une image plus fidèle du patrimoine hors bilan de l'entreprise et de par les contraintes de pertinence et de fiabilité à respecter. La question qui se pose comment ce passage aux normes IAS/IFRS va il séduire l'épargne étrangère d'une part et renforcer la confiance des actionnaires d'autre part ? En deuxième lieu. en collaboration avec le franchiseur international « GO SPA Europe ». Ceci signifie qu'on cherchera a prouver si les normes comptables internationales permettent de découvrir des solutions fiables et rationnels pour des cas particuliers. Section I : Fiche technique de stage : Le stage de fin d'étude s'est déroulé au sein d'un cabinet d'expertise comptable. peut être intéressant puisque les investissements étrangers tendent de plus en plus vers le secteur de tourisme. . . le thème de travail qui est le traitement comptable des cas particuliers liés à la société « GO SPA Agadir ».fiabilité et en qualité d'information fournie par les états de synthèse de la société . L'activité principale de la société est la remise en forme et SPA. Alors comment la normalisation comptable internationale va-t-elle dégager la vraie valeur de la société « GO SPA Agadir » ? Finalement. il est temps de concrétiser cet ensemble d'acquis a travers un projet cohérent. donner à l'investisseur toutes les garanties de la performance des comptes de l'entreprise.Français selon le CNC et CRC . Section II : Les Objectifs du stage : Au sein de son cursus de formation. et présentant une information fiable et rationnelle. . Dans un premier lieu mon objectif sera le passage du théorique au pratique. nous allons se baser sur les référentiels suivants : . Alors le présent projet va se servir des moyens et ratios d'analyse financière pour tester si l'objectif des normes IFRS a été atteint lors du passage d'une part . la possibilité de concrétiser leurs acquis théoriques sur le terrain des entreprises. Le thème du projet porte sur les normes comptables internationales IAS-IFRS. Alors un tel stage concernant les normes comptables internationales IAS/IFRS d'un secteur qui ne cesse d'évoluer. L'étudiant est amené à faire preuve d'un sens d'analyse rigoureux et économique et ceci ne peut être concrétisé que par le biais d'un rapport de stage clair et concis. après la multitude d'exemples et d'études de cas qu'on a eu l'occasion de voir durant le cursus de ma formation.

à la disposition du public le tableau des experts comptables qui lui sont membres. b) Délivrer toute autre attestation donnant une opinion sur un ou plusieurs comptes des entreprises ou des organismes.le commissariat aux comptes et l'audit : L'expert comptable exerce la mission légale de commissariat aux comptes conformément aux textes en vigueur. à l'exclusion de toute immixtion dans la gestion. Il peut aussi : a) Analyser et organiser les systèmes comptables. redresser. c) Donner des conseils et avis et entreprendre des travaux d'ordre juridique. d) Exercer les fonctions de commissaire aux apports (loi 17/95 sur les sociétés anonymes). financier et comptable. L'expert comptable est seul habilité à : a) Attester la régularité et la sincérité des bilans. économique. des comptes de résultats et des états comptables et financiers. Suivre et arrêter les comptabilités. L'expert comptable exerce aussi des missions d'audit contractuel. financier et organisationnel se rapportant à la vie des entreprises et des organismes. Les experts comptables sont tous membres d'une institution organisée : l'Ordre des Experts Comptables. Il veille.92. et dont les objectifs peuvent différer de ceux de la mission de contrôle légal. fiscal. centraliser. De par la loi. au contrôle et à la fiabilité des données comptables et financières. . régi par la loi susvisée. les dirigeants ou par des tiers. tenir. Le monopole réservé à l'expert comptable en matière de commissariat aux comptes est entré en vigueur le 3 février 1996. II. Section 1 : Métier d'expertise Comptable au Maroc : I.Missions d'Expertise Comptable : 1.L'expert Comptable : Le port du titre d'expert comptable est réglementé par le Dahir 1. L'OEC tient à jour. Ce sont des missions demandées en général par les actionnaires.Chapitre II : Présentation de l'établissement d'accueil et de la société objet d'étude. b) Ouvrir. date à partir de laquelle tout rapport de commissariat aux comptes ne peut être signé que par un membre de l'ordre des experts comptables. c) Exercer la mission de commissaire aux comptes.139 du 14 rejeb 1413 (8janvier 1993) portant promulgation de la loi 15/89.

qui est en charge des travaux de comptabilité et toutes les déclarations fiscales et sociales. ~ L'assistante de direction. qui est responsable de tous ce qui audit.Dans le cadre de son monopole. Il l'assiste pour résoudre ses problèmes juridiques. inscrite à l'Ordre des experts comptable au maroc. Le Capital est détenu. Il intervient dans le diagnostic et l'évaluation de l'entreprise ainsi que dans ses relations avec les organismes financiers.Structure organisationnel : Le cabinet est organisé autour de 4 personnes : ~ L'associé. De par sa formation pluridisciplinaire et sa connaissance approfondie de l'environnement économique. l'expert comptable est seul habilité à émettre une opinion sur un ou plusieurs comptes de l'entreprise.les métiers de conseil : Le conseil est un domaine d'intervention privilégié de l'expert comptable. I. Il assure également des missions de tenue et de surveillance de comptabilités. L'expert comptable aide les dirigeants à mettre en place un système budgétaire et à analyser les performances. à hauteur de 75% au moins. ainsi que de toutes les courses du cabinet. · le conseil en organisation et en gestion de manière générale. par des Experts comptables Diplômés d'Etat. ~ L'assistant administratif. commissariat aux comptes. 2. Elle est récemment créée en 2004. Maîtrisant le droit des affaires. · le conseil financier et comptable. membres de l'Ordre des experts Comptables du Maroc. l'expert comptable donne les conseils adéquats au chef d'entreprise. études de projet et aussi la partie technique et ressources humaines. financier et fiscal. qui en charge des travaux administratifs à l'extérieur du cabinet. qui en charge de tous les aspects d'organisation du cabinet. la législation du travail et de la Sécurité Sociale. II. Elle est la deuxième société de ce type sur la région d'Agadir. . fiscaux et de gestion. Section II : Présentation de l'établissement d'accueil : « Bureau Immel et Associés ». ~ Chef de mission comptable et fiscale.Historique : Le bureau Immel & associés est une société d'expertise comptable et de Commissariat aux Comptes. L'expert comptable intervient dans : · le conseil juridique et fiscal. le droit fiscal.

Par son expertise dans le domaine.III. Section III : Présentation de la société « GO SPA Agadir » : La société « GO SPA Agadir » est une société de droit marocain. En effet.La formation et les publications : Le cabinet assure des formations au profit de l'université. la société marocaine n'est donc pas consolidée au niveau groupe. et financier.Missions : Le cabinet à quatre pôles d'activités principales : > L'audit et le Commissariat au Comptes . en collaboration avec le franchiseur international GO SPA Europe. leur donne des conseils sur le plan juridique et fiscal. . certaines entreprises préfèrent avoir recours au cabinet pour tenir leur comptabilité conformément à la loi 4. Après avoir donné un aperçu général sur l'établissement d'accueil. le cabinet assure des missions d'expertise. > La formation et les publications .La supervision comptable : Le cabinet assure la tenue de la comptabilité des sociétés. Cette mission est exercée par le directeur du bureau qui est lui-même commissaire aux comptes. Les pôles d'activités : 1. des grandes écoles de management de la région et des entreprises qui en ont besoin. A la demande des entreprises. qui fera l'objet de l'étude du dit rapport. > Le Conseil juridique & fiscale . les partenaires marocains détiennent 85% et le franchiseur international détient 15%. créée sous forme de SARL au capital de 10 125 000. le cabinet assiste les entrepreneurs tout au long de la vie de leurs entreprises. Le cabinet à également la possibilité d'éditer des publications relevant du domaine comptable. > La supervision comptable . Pour des raisons de commodité. l'Etat ou les bailleurs de fonds d'une société son jugement concernant l'état de l'entreprise. La Société est créée par des partenaires marocains. 2.L'audit et le commissariat aux comptes : Le cabinet assure des missions de commissariat aux comptes de quelques entreprises de la région.Le conseil juridique & fiscal : Dans le cadre de son activité. En effet. fiscal.00 DHs. juridique. et par la suite. financier ou économique. le cabinet aide les nouveaux entrepreneurs dans leur démarche de constitution de leurs entreprises. l'assurance que donne la loi à l'expert comptable lui permet de donner pour les actionnaires. en matière comptable. nous allons maintenant présenter la société « GO SPA Agadir ». 3.

Sans ce terrain. La société exerce sous les marques du franchiseur. . la société ne vaut rien.00 DHs. et les normes comptables internationales IAS/IFRS. et assoit les termes et les conditions de travail.La société a pour objet principale. . Elle est organisée en plusieurs départements.Ce contrat de bail est conclu pour une valeur très faible par rapport à la valeur réelle du loyer . elle n'établit donc pas ses comptes selon les normes du groupe. et s'est vue accorder un terrain domanial à emplacement très intéressant. de méthodes de travail. dont le département comptable. . Section I : Traitement des terrains domaniaux : I. ayant ouvert ses portes définitivement en 2007. sous réserve de respecter l'engagement d'investissement . . et établit ses comptes selon la réglementation comptable marocaine. l'exploitation d'un centre de remise en forme et de SPA. La société établit ses comptes annuellement. La société est régie par le droit marocain. sans référence aux normes internationales. la réglementation Française. la société doit réaliser un projet d'investissement pour un certain montant et dans une certaine durée . selon la réglementation locale. II.Le contrat de bail est renouvelable indéfiniment. et adopte le même style. un contrat de franchise a été conclu. qui lui-même est rattaché au directeur financier du groupe. alors ce montant ce n'est que des frais d'aménagement du terrain.La société a conclu un contrat de bail avec l'état . que tout le réseau GO SPA dans le monde. Du fait que la société est exclue du périmètre de consolidation du groupe. et en terme d'équipes et de savoir faire. La société est gérée par un gérant qui est en même temps gérant du centre. La société a donc mis en place les constructions nécessaires pour le démarrage du centre. Elle avait présenté son projet au centre régional d'investissement d'Agadir. Chapitre III : Traitement des cas particuliers liés à la société « GO SPA Agadir » selon le CGNC.Traitement effectué par la société : Le poste Terrains figure au bilan de la société « GO SPA » au 3 1/12/2007 pour une valeur de 680920.Description du problème : . La société est appuyée par le franchiseur international en terme de processus.En contrepartie. . A cet effet.

le bail peut être résilié par le tribunal en cas de non-paiement de la redevance pendant deux ans ou pour non respect des obligations contractuelles. c'est-à-dire qu'il peut hypothéquer l'immeuble. il apparaît clairement qu'il ne s'agit pas d'un contrat de bail simple ou d'un contrat de crédit bail.2. nous pouvons déceler parmi ses clauses. Alors le traitement effectué par la société est il fiable ou pas ? Ce qui nous poussera à faire appel aux réglementations. et le locataire (la société) a un droit réel sur le terrain. l'état a participé par le terrain moyennant des redevances non significatives (très faibles). le louer ou le sous-louer. A partir de ces deux textes juridiques. Les bénéfices de chaqu'un sont les suivants : Pour la société ce sont les bénéfices dégagés par le projet.Etude des traitements comptables possibles : 1. la société verse seulement des redevances annuelles très faibles par rapport à la valeur réelle du loyer. Donc nous pouvons assimiler le contrat conclu à un bail emphytéotique. . et pour l'état ce sont les retombées économiques du projet grâce à l'attraction des touristes et à l'entrée des devises. le louer ou le sous-louer. Française. 1. Le bail emphytéotique est un bail de très longue durée qui présente les caractéristiques suivantes : la durée du bail est de 18 ans au moins et de 99 ans au plus (il est renouvelable) .Traitement comptable selon CGNC : Le contrat de bail est conclu pour une valeur très faible par rapport à la valeur réelle du loyer. moyennent des redevances annuelles très faibles par rapport à la valeur réelle du marché. il ne peut porter que sur des immeubles .Sur la base du contrat conclu. et il doit payer une redevance annuelle modique appelée canon emphytéotique qui est révisable dans les mêmes conditions que le loyer des baux commerciaux. Sur le marché le terrain vaut plus de 20 Millions de dirhams. Autrement. et la société s'est engagée de construire le complexe touristique. et en se référant au contrat conclu. ce qui donne un signe sur la quasi-propriété du terrain.1. le fait que le bail est renouvelable indéfiniment.Le droit Comptable Marocain : 1. En effet la société a conclu avec l'état un contrat de bail de très long durée (18 ans). En effet. le locataire doit assumer toutes les charges et les grosses réparations . ce qui doit être normalement traduit par les états de synthèses de la société. nous pouvons assimiler notre cas à une sorte de partenariat entre l'état et la société « GO SPA ». III. L'article 4 du Dahir du 1er juillet 1914 (7 Chaabane 1332) sur le domaine public (refondu) prévoit que le domaine public est inaliénable et imprescriptible. il doit obligatoirement être établi par un notaire. il ne peut pas être inscrit dans son bilan. Marocaine. et renouvelable indéfiniment. le locataire bénéficie d'un droit réel c'est-à-dire qu'il peut hypothéquer l'immeuble. Selon Projet de note circulaire N° 717 relative au cadre général des impôts.Qualification juridique de l'opération : Le droit comptable marocain favorise le principe de la primauté juridique sur la réalité économique. et internationale IAS-IFRS afin de solliciter un traitement rationnel du dit cas. donc puisque le terrain n'appartient pas juridiquement à la société.

D'après cette définition. sous certaines conditions. le preneur acquitte au bailleur le loyer convenu ainsi que toutes les charges. par ailleurs.La qualification juridique : La réglementation française favorise l'approche de la prééminence de la forme juridique sur la réalité économique. Bail à construction : Certain sites ont été édifiés en ayant recours au bail à construction. Pratiquée à l'époque de la grande crise du logement. renouvellement à l'issue du bail en cours. Ce retour des constructions au bailleur s'effectue sans indemnité. D'après les définitions de ces deux concepts. appelée « canon » emphytéotique. 2. La valeur du droit au bail est évidemment fonction de la rareté d'un type de locaux à la location. En effet. Le bail à construction opérant un transfert temporaire de la propriété du sol et des constructions édifiées. puisque la société n'a pas payée une somme d'argent lors de la signature du contrat.Définition du droit au bail : Le droit au bail est un élément du fond de commerce même s'il en existe sans droit au bail. taxes et contributions relatives tant au terrain q'aux constructions. issus de la loi n 88-13 du 5 janvier 1988 et modifies par l'ordonnance no 2006-460 du 21 avril 2006 relative à la partie législative du Code général de la propriété des personnes publiques. Le loyer est établi librement entre les parties au moment de la conclusion du contrat. Le bail à construction est un bail consenti pour une durée allant de 18 à 99 ans. il doit être publié à la conservation des hypothèques. Il doit. à une localisation donnée. nous remarquons que notre cas correspond à un bail emphytéotique et non à un bail à construction. nous pouvons constater que notre cas ne correspond pas à un droit au bail. le droit comptable français traite le concept de « bail Emphytéotique ». payer une redevance annuelle.1. Durant la durée du bail à construction. A l'extinction du bail à construction. les articles L. Dans le cadre de l'exploitation des domaines public. . quand les propriétaires des terrains ne souhaitaient pas les céder mais uniquement en concéder la jouissance. 1311-1 et suivants du Code général des collectivités territoriales. par le biais duquel la société verse des redevances annuelles inscrits au niveau du compte des produits et charges.Le droit Français : 2. En contrepartie. le bailleur redevient propriétaire des galeries marchandes et grands surfaces spécialisées édifiées sur son terrain. sauf clause contraire prévue au contrat de bail. Donc nous pouvons analyser ce cas en tant qu'un contrat de location simple. La différence essentielle avec le bail à construction est que le locataire n'a pas d'obligation à construire mais seulement la simple faculté de le faire. Le bail emphytéotique est un Bail de longue durée (18 à 99 ans) portant sur un immeuble que le locataire (ou emphytéote) s'engage à mettre en valeur. sauf convention contraire des parties. en vertu duquel le preneur est titulaire d'un droit de propriété temporaire sur le sol et les constructions qu'il s'engage à réaliser. Il s'agit de la somme payée au propriétaire lors de la première signature d'un bail commercial ou au locataire précédent. il accorde tous les droits garantis par les baux commerciaux. autorisent les collectivités territoriales à consentir des baux emphytéotiques sur leur domaine public en vue de l'accomplissement par le titulaire du bail d'une mission de service public ou d'une opération d'intérêt général relevant de sa compétence. ce droit est cessible. Selon le conseil général « Haute Savoie ».

le compte 214 « construction sur sol d'autrui » doit être utilisé pour cet enregistrement.La normalisation comptable internationale IAS-IFRS : 1-Qualification juridique : La normalisation comptable internationale se base sur le principe de la prééminence de la réalité économique sur l'apparence juridique. sans aucune modification au niveau du bilan. En effet. et pour une durée de 18 ans. peuvent également . 1. lorsque le terrain a une durée de vie économique indéfinie. il fallait enregistrer les redevances annuelles dans le compte de résultat. une subvention publique peut être attribuée autrement que sous la forme d'avantages monétaires. traite des cas particuliers des subventions non monétaires.Le principe de la prééminence de la réalité économique sur la forme juridique. Les constructions bâtis sur ce terrain domanial doivent être inscrit par la société dans son bilan.2.1 Traitement comptable : Nous pouvons distingués entre trois traitements comptables possibles : . En effet dans le cadre de l'IAS 20 : comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l'aide publique. Dans ce cas la transaction est habituellement enregistrée à sa juste valeur.Traitement comptable : D'après l'exposition du cadre juridique français. par exemple. les subventions relatives à des actifs non amortissable. Puisque la valeur du loyer versé par la société au titre du contrat est non significative (très faible par rapport à sa valeur du marché).il convient de comptabiliser le droit d'occupation du domaine public en immobilisation incorporelle.2. Un gouvernement qui donne un terrain. L'IAS 20 : Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l'aide publique. En effet. Les terrains et les constructions sont traités comme des éléments distincts pour la classification du contrat. sous réserve de respecter l'engagement. III. édifiés sur le domaine public. Le traitement comptable préconisé par mon maître de stage est de considérer l'opération sous forme d'un contrat de location simple. la contre partie est enregistré en dettes de financement. . à une entité réalise une aide publique. moyennant des redevances annuelles très faibles. il est en principe classé comme location simple. d'après la loi n°94-631 du 25 juillet 1994. donc en considérant le fait que le contrat conclu est renouvelable indéfiniment.création d'un droit réel de propriété sur les ouvrages.Le cas d'une aide publique. le contrat est conclu entre l'état (domaine publique) et la société. il apparaît bien qu'on est en face d'un bail emphytéotique. pour une période déterminée. Dans le cadre de l'IAS 17: Contrat de location. nécessite l'inscription du terrain objet du bail dans le bilan de la société parmi les immobilisations corporelles pour sa juste valeur. nous pouvons assimiler notre cas à une aide publique. et en parallèle. c'est-à-dire qu'il est assimiler à un contrat indéterminé. en enregistrant les redevances annuelles au niveau du compte de résultat. Or. constructions et installations de caractère immobilier. sauf si l'on s'attend au transfert de propriété au preneur à la fin du contrat. Un contrat de location selon IAS 17 est « un accord par lequel le bailleur donne le droit au preneur. nous pouvons aller loin et dire que notre cas de figure ne correspond même pas à un contrat de location. l'immobilisation doit faire l'objet d'un amortissement. d'utiliser un actif en échange d'un paiement ou d'une série de paiements ». même en présence de conditions précaires d'occupation.

Traitement effectue par la société : La société Amortie les constructions édifiées sur le terrain domanial. l'amortissement des constructions bâtis sur le terrain d'autrui. . l'octroi d'un terrain est conditionné à la construction d'un complexe touristique. en application des nouvelles règles comptables.2 La réglementation française selon le plan comptable général : Depuis le 1ere janvier 2005. Par exemple dans notre cas. Section II : Amortissement des constructions bâtis sur des terrains domaniaux : I. il s'agit d'une cession sans prix de vente dans la mesure où le contrat ne prévoit aucune indemnité à cette occasion. doit être sortie de l'actif du bilan.000 Terrain L'enregistrement comptable : 01-01-2007 Produits différés 1. 1. sans aucune modification au niveau du bilan. l'amortissement des constructions bâtis sur les terrains d'autrui est effectue sur la base de la durée du contrat de bail.Etude des traitements comptables possibles : 1.1 Droit Marocaine selon CGNC : Selon Le CGNC.333.000. A l'expiration du bail. en enregistrant les redevances annuelles au niveau du compte de résultat.333 1. sur une base réduite du montant de l'indemnité qui sera éventuellement versée au locataire du terrain à l'expiration du bail.nécessiter de remplir certaines obligations et sont alors comptabilisées en produits sur les exercices qui supporte le coût pour satisfaire à ces obligations. 20.000. et il peut être approprié de comptabiliser la subvention liée au terrain en produit sur la durée de vie du complexe construit.000 20. 1.333 3 1-12-2007 Produits différés Produits . la construction dont la valeur nette comptable à cette date est égale à zéro. sur la durée du bail du terrain.333. sur le plan comptable. c'est-à-dire sur la durée du bail. doit être pratiqué sur la durée réelle d'utilisation du bien.Le cas d'un contrat de location simple.

lorsqu'elle satisfait aux conditions d'avantages économiques. c'est-à-dire que les constructions sont toujours à la disposition de la société. incorporelle ou un stock est comptabilisé à l'actif lorsque les conditions suivantes sont simultanément réunies : . afin d'assurer la fiabilité de l'information présentée et une image fidèle du patrimoine de la société. Selon le plan comptable général des entreprises (PCGE). sur la durée réelle de leur utilisation. La société « GO SPA Agadir » a acquitté une somme de 3 Millions de dirhams représentant le droit d'entrée.Description du problème : Pour adhérer au réseau et avoir le droit d'exercer sous les marques du franchiseur international et adopté le même style que le groupe GO SPA dans le monde. et s'est engagée de verser des redevances mensuelles d'une valeur de 5% du CA. . y compris. voir même non significatif. les immobilisations acquises à titres gratuit doivent être comptabilisé à la valeur actuelle.Le montant du droit d'entrée payé est très faible par rapport à sa valeur du marché. 2. et d'évaluation fiable. Les redevances mensuelles sont à passer en charges de l'exercice. Donc la société a le droit de comptabiliser la licence d'adhésion dans l'actif de son bilan.Son coût ou sa valeur peut être évalue avec une fiabilité suffisante. prévoit q'une immobilisation corporelle.1. La réglementation Française : L'article 311-1 du Règlement n°2004-06 du CRC.ou du potentiel de services attendus pour les entités qui appliquent le règlement n° 99-0 1 ou relevant du secteur public. dans ce cas spécifique.Etude des traitements comptables possibles : 1. " valeur estimée " à la date de l'entrée. Alors qu'il est le point de vue de la réglementation Marocaine. . Donc il apparaît bien que la société doit évaluer la licence d'adhésion à sa valeur actuelle (valeur vénale). alors il serait illogique de les amortir sur la durée du bail du terrain. et l'inscrire parmi les immobilisations incorporelles et non pas dans les charges de l'exercice. donc nous pouvons aller au delà des normes et prévoir l'amortissement des constructions. Point de vie personnelle : Le contrat de bail signé par la société est renouvelable indéfiniment. a.Il est probable que l'entité bénéficiera des avantages économiques futurs correspondants. Section III : Traitement des licences d'adhésion à un réseau (Droit d'entrée) : I. . sur ce traitement ? II. Française. Droit Marocain selon le CGNC : Selon le code général de normalisation comptable (CGNC). .La société a comptabilisé le montant du droit d'entrée payé dans les charges de l'exercice. en fonction du marché et de l'utilité économique du bien pour l'entreprise. la licence d'adhésion à un réseau est un élément des immobilisations incorporelles. par différence et à titre d'exception lorsqu'une évaluation directe n'est pas possible.3 La normalisation comptable internationale IAS-IFRS : (Traitement similaire à celle adopté par la réglementation française). et Internationale IAS-IFRS. selon les dispositions de l'article 321-8.

il apparaît bien : . monétaire ou non monétaire sont comptabilisés en les estimant à leur valeur vénale. les biens acquis à titre gratuit. la contrepartie d'un bien acquis à titre gratuit est enregistrée en produits sauf exception. · Existence d'avantages économiques futurs.L'assistance du franchiseur au franchisé lors de l'implantation et lors du déroulement du contrat de franchise.La mise à disposition d'un savoir-faire expérimenté et évolutif. Après sa comptabilisation initiale. dans le cadre d'un regroupement d'entreprise. loué. La normalisation comptable internationale IAS-IFRS : Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire identifiable sans substance physique satisfaisant aux 3 conditions suivantes : · Caractère identifiable : l'élément incorporel peut être séparable (cédé. 3. Ce coût est déterminé différemment selon que l'immobilisation a été acquise séparément.. en échange d'une rémunération et de l'engagement des franchisés à respecter le concept. . D'après l'exposition ci-dessus de la réglementation française. doit être soit créditée directement en capitaux propres soit comptabilisée en résultat. échangé) ou faire l'objet de droit contractuel ou légaux . ou acquise sans contre partie monétaire ou de capitaux propres. . L'IAS 38 fournit également d'autres orientations quant aux conditions dans lesquelles l'augmentation de la valeur comptable d'une immobilisation incorporelle à la suite d'une réévaluation. enseigne. La franchise se caractérise par six éléments principaux : . générée en interne. une immobilisation incorporelle peut être comptabilisée soit à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur (modèle du coût). et d'évaluation fiable afin d'être inscrit dans le bilan. la société doit inscrire la licence prise de son réseau dans les immobilisations incorporelles.Selon le plan comptable Français.) dûment protégés par le franchiseur..Qu'un élément d'actif doit satisfaire aux conditions d'avantages économiques. c'est-à-dire sans aucune contrepartie présente ou future. L'évaluation initiale d'une immobilisation incorporelle est basée sur son coût.La mise à disposition des signes de ralliement (marque. · Contrôle d'une ressource : l'entreprise a le pouvoir d'obtenir des avantages économiques de l'élément incorporel et peut restreindre l'accès des tiers à ces avantages . dans ce dernier cas certains états membres recourent aux évaluations d'experts. . diminué du cumul des amortissements ultérieurs et du cumul des pertes de valeur ultérieures (modèle de la réévaluation). et non pas dans les charges de l'exercice. .Droit d'entrée selon les IFRS *: La franchise est un système contractuel par lequel un franchiseur met à la disposition de franchisés un concept qu'il a mis au point. et en cas d'application particulière prévue pour les entités qui appliquent le règlement n° 99-0 1 du CRC relatif aux modalités d'établissement des comptes annuels des associations et fondation. . échangée.A la réalisation de la première condition. soit pour son montant réévalué correspondant à sa juste valeur à la date de réévaluation. transféré.

dégressif. ce test s'effectue que le droit d'entrée soit ou non amortissable. (non amortissable)... vos franchisés devront désormais s'interroger sur l'existence éventuelle d'une perte de valeur notable de leur droit d'entrée. c'est-à-dire si sa durée est limitée dans le temps. . (Résultat de critères physique. et ceux qui voient dans la reconduction la naissance d'un nouveau contrat (le 1er contrat devenant amortissable). ses sites pilotes et ses franchisés.Doit-on amortir le droit d'entrée ? Comptablement. en comparant la valeur du droit d'entrée après amortissements déjà constatés (VNC) à sa valeur économique actuelle. . . . à chaque clôture de bilan.) nous paraît donc convenir en l'occurrence.. L'amortissement linéaire (qui est par ailleurs applicable à défaut de mode mieux adapté. un actif n'est amortissable que s'il est déterminable. dans les immobilisations incorporelles. juridique à l'origine ou pendant le cours de l'utilisation de l'actif). La base amortissable du droit d'entrée doit alors être revue en fonction de la nouvelle valeur après dépréciation. un nouveau produit (risque d'obsolescence de votre concept) ou encore un franchisé. le mode d'amortissement (linéaire..Le test de dépréciation : Au-delà de l'amortissement. L'utilisation du droit d'entrée court bien sur toute la durée du contrat. On réalise alors un test de perte de valeur. Quels indices ? Par exemple. Son montant et sa composition varient suivant les réseaux. Il est incorporel car il s'agit d'un actif non monétaire. c'est-à-dire générant une ressource contrôlée par le franchisé et dont il attend des avantages économiques futurs. .-L'indépendance juridique réciproque du franchiseur et du franchisé. un état de cessation des paiements du franchiseur (menace pour la pérennité du réseau). Pas de difficultés pour les contrats prévoyant un terme (amortissables) ou pour ceux à durée indéterminée (non amortissables). mais renouvelables par tacite reconduction voient s'affronter deux écoles : les tenants d'une assimilation à une durée indéterminée. Par ailleurs. Section IV : Traitement des marques pris gratuitement du réseau : I. les contrats prévoyant un terme. ayant une valeur économique positive pour leurs entreprises. Par contre.Le versement par le franchisé d'une rémunération en contrepartie des apports et services rendus par le franchiseur.) est la traduction du rythme de consommation des avantages économiques..Droit d'entrée (ou RIF . pour la valeur à laquelle leur est vendu. sauf à prouver un rythme différent de consommation des avantages économiques.Redevance Initiale Forfaitaire) : Somme versée par le membre du réseau pour y adhérer. Si cette dernière s'avère inférieure à la valeur comptable. .L'existence d'un réseau constitué par le franchiseur. très en deçà des prévisions escomptées dans son Business Plan. *Source : Article publié par « Franchise Expo paris mars 2006 ».. sans substance physique et il résulte d'un droit contractuel (que celui-ci soit ou non transférable ou séparable). Le droit d'entrée ou licence d'adhésion est un élément du patrimoine des franchisés..Aperçu sur l'importance des marques : . technique.Le droit d'entrée apparaîtra toujours à l'actif des bilans des franchisés. Bien sûr. une nouvelle législation. le droit d'entrée se déprécie par le biais d'une provision comptable.

La marque n'est pas amortissable.La réglementation Française : Selon le plan comptable général. et en cas d'application particulière prévue pour les entités qui appliquent le règlement n° 99-01 du CRC relatif aux modalités d'établissement des comptes annuels des associations et fondations. c'est-à-dire sans aucune contrepartie présente ou future. En effet. II. sont comptabilisés en les estimant à leur valeur vénale.Droit Comptable Marocaine : Pour être comptabilisé en tant qu'actif. Selon le code général de normalisation comptable (CGNC). elles créent une image unique du produit ou du service qu'elles identifient. Selon le plan comptable général des entreprises (PCGE). Dans l'industrie des biens de consommation. Dans un sens plus large. -Le coût de l'immobilisation peut être mesuré fiablement. L'utilisation doit être faite sur plus d'un exercice dans le but d'en obtenir des avantages financiers. Celles-ci peuvent être définies comme tout mot. 2.Etude des traitements comptables possibles : 1. Une étude empirique réalisée en Allemagne sur un échantillon de 400 sociétés a montré que plus de 80 % des dirigeants sont convaincus que l'importance des marques s'est accrue considérablement au cours des dernières années. et l'inscrire dans les immobilisations incorporelles. ou de sa qualité et de ses attributs tels qu'ils sont perçus par les clients. les marques sont considérées comme un facteur de compétitivité influençant les préférences des consommateurs en faveur d'un produit et.Les actifs incorporels ont pris de plus en plus d'importance dans la vie économique et la réussite des activités des entreprises. en particulier. symbole ou dessin qui identifie et distingue un produit ou un groupe de produits par rapport à d'autres produits. le niveau des ventes de la société. il apparaît clairement que la société doit évaluer la marque prise à sa valeur actuelle (valeur vénale). et représentent une partie importante de la valeur de l'entreprise. Parmi les actifs incorporels se trouvent les marques. La réévaluation des immobilisations incorporelle est interdite. . 3. non monétaire. d'être loué ou d'être utilisé à des fins de tâches administratives dans l'entreprise. les immobilisations acquises à titres gratuit doivent être comptabilisés à la valeur actuelle. sans substance physique qui a pour but de produire des biens ou des services.La normalisation comptable internationale IAS-IFRS : IAS 38 définie une immobilisation incorporelle comme un actif identifiable. Les biens acquis à titre gratuit. monétaire ou non monétaire. Toutefois. " valeur estimée " à la date de l'entrée en fonction du marché et de l'utilité économique du bien pour l'entreprise. pour la plupart des sociétés. La marque n'est pas amortissable. par voie de conséquence. La contrepartie d'un bien acquis à titre gratuit est enregistrée en produits sauf exception. les marques ne se résument pas à un nom ou un signe. Donc. une immobilisation incorporelle doit satisfaire aux conditions suivantes : -Il est probable que des avantages économiques futurs iront à l'entreprise. les actifs incorporels constituent un facteur essentiel pour le développement. La réévaluation des immobilisations incorporelle est interdite. le nom de la marque est un élément des immobilisations incorporelles. ton.

. .Obsolescence technique. Parmi les facteurs pris en considération pour déterminer la durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle on trouve : . .Une immobilisation incorporelle doit être comptabilisée en tant qu'actif s'il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet actif bénéficieront à l'entreprise et si le coût de cet actif peut être mesuré de façon fiable.Le fait que la durée d'utilité de l'actif dépend ou non de la durée d'utilité d'autres actifs de l'entreprise. . L'amortissement doit être réparti sur la durée de l'actif. La durée d'utilité des immobilisations incorporelles peut être finie (c'est le cas. Le mode d'amortissement est choisi en fonction du rythme selon lequel les avantages économiques futurs liés à l'actif sont consommés par l'entreprise. en fonction de la période au cours de laquelle l'entité s'attend à utiliser l'actif. . parce que leur valeur ne varie pas dans le temps. l'actif n'est pas amorti.Cycle de vie caractéristique de l'actif et informations publiques concernant l'estimation des durées d'utilité d'actifs semblables utilisés de façon similaires .Utilisation attendue de l'actif par la société et prise en compte du fait qu'il pourrait être géré efficacement par une autre équipe de direction . commerciale ou autre .Stabilité du secteur d'activité dans lequel l'actif est utilisé et évolution de la demande pour les produits et services générés par l'actif . Les immobilisations incorporelles dont la durée d'utilité est indéterminée ne peuvent généralement pas faire l'objet d'un amortissement comptable ni d'un amortissement fiscal. La base de l'amortissement est le coût de l'actif diminué de sa valeur résiduelle. La réévaluation des immobilisations incorporelles est possible. par exemple. technologique. s'il n'est pas possible de déterminer une durée d'utilité. mais elle peut être plus courte. Section V : Etude de l'approche par composant. pour les brevets et les droits d'auteur) ou indéterminée (marques de fabrique ou de commerce).La durée du contrôle sur l'actif et les limitations juridiques ou autres pour son utilisation telle que les dates d'expiration des contrats de locations liés . la durée d'utilité de l'immobilisation incorporelle ne doit inclure la (les) période(s) de renouvellement que s'il existe des éléments probants justifiant le renouvellement par l'entité sans qu'elle n'encoure de coûts importants. . Cette dernière est en principe nulle sauf s'il existe un marché actif pour ce bien ou si un accord est signé avec un tiers pour acheter l'actif à la fin de sa période d'utilité. .Niveau des dépenses de maintenance à effectuer pour obtenir les avantages économiques futurs de l'actif et la capacité et l'intention de l'entreprise d'atteindre un tel niveau . La durée d'utilité et la méthode d'amortissement doivent être réexaminées au minimum à la clôture de chaque exercice. Si les droits contractuels ou autres droits légaux sont transférés pour une durée limitée susceptible d'être renouvelée. L'IAS 38 précise que la durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle qui résulte de droits contractuels ou d'autres droits légaux ne doit pas excéder la période des droits contractuels ou des autres droits légaux.Actions attendues des concurrents ou des concurrents potentiels . .

I- Description du problème:
La société a pour objet l'exploitation d'un grand centre de remise en forme et SPA, bien sur l'activité nécessite un ensemble d'immobilisations, dont les installations et équipements sont tous fournis par un seul fournisseur qui a présenté une seule facture à la société incluant le montant global. Alors la société amortie toutes ces installations sur une durée de 10 ans, en les considérant comme un tout. Or, si on procède à une décomposition du poste Installation technique, matériels et outillages (ITMO) figurant au bilan de la société pour une valeur brute de 17 817 840,60 DHs, nous pouvons constater l'existence de matériels et équipements, ayant des durées de vie différentes, et des rythmes de consommation des avantages économiques ainsi différents En effet, le poste se décompose de : - Installation de piscine pour une valeur de plus de 2 Millions de dirhams remplacée chaque cinq ans ; - Matériel de pompage pour une valeur de plus de 1 Millions de dirhams remplacée chaque trois ans ; - Chaudière pour une valeur de plus de 2 Millions de dirhams remplacée chaque cinq ans ; - Reste de l'installation pour une valeur de plus de 11 Millions de dirhams amortie sur dix ans.

II- Etudes des traitements comptables possibles :
1- Droit comptable Marocain : Le CGNC n'a pas prévu l'approche par composant, la société peut amortir le poste installations techniques, matériels et outillages considéré comme un tout, sur une durée de 10 ans. Nous pouvons dire que le traitement adopté par la société est fiable selon la réglementation marocaine. 2- Réglementation française : D'après les dispositions du PCG, dans certaines circonstances, une immobilisation corporelle acquise ou produite doit faire l'objet d'une décomposition en plusieurs éléments qui doivent être identifiés et comptabilisés séparément dès l'entrée du bien dans le patrimoine de l'entreprise. En autre, dans certains cas, cette décomposition peut apparaître nécessaire au cours de la période d'utilisation du bien. Selon le règlement n° 2002-10, n°2003-07 et n°2004-06 du CRC, lorsque des éléments constitutifs d'un actif sont exploités de façon indissociable, un plan d'amortissement unique est retenu pour l'ensemble de ces éléments. Cependant si, dès l'origine, un ou plusieurs de ces éléments ont chacun des utilisations différentes, chaque élément est comptabilisé séparément et un plan d'amortissement propre à chacun de ces éléments est retenu. Les éléments principaux d'immobilisations corporelles devant faire l'objet de remplacement à intervalles réguliers, ayant des utilisations différentes ou procurant des avantages économiques à l'entreprise selon un rythme différent et nécessitant l'utilisation de taux ou de modes d'amortissement propres, doivent être comptabilités séparément dès l'origine et lors des remplacements. Doivent être considérés comme des composants principaux d'une immobilisation corporelle, ceux satisfont aux trois conditions suivantes : - avoir une durée réelle d'utilisation différente de celle de l'immobilisation à laquelle ils se rattachent,

-avoir l'objet d'un remplacement au cours de la période d'utilisation de cette immobilisation, -et en outre, d'après le CNC (avis du comité d'urgence 2003-E), présenter un caractère significatif. En pratique, la comptabilisation d'actif par composants devrait trouver à s'appliquer, par exemple, en présence d'immobilisation corporelle dont la durée de vie est particulièrement longue et qui comportent des éléments significatifs qui devront être renouvelés sur des durées plus courtes que celle de la structure à laquelle ils se rattachent. Il pourrait en être ainsi, par exemple, des toitures, ascenseurs, installations de chauffage ou de climatisation intégrés à un immeuble ou encore des moteurs et des sièges d'un avion... Dans l'hypothèse du remplacement d'un composant arrivé au terme de sa période d'utilisation, sa valeur nette comptable doit être sortie de l'actif et enregistrée en charges. De son coté, la valeur du composant de remplacement doit être comptabilisée à l'actif comme l'acquisition d'un actif séparé et faire l'objet d'un plan d'amortissement en fonction de son utilisation. 3-La normalisation comptable internationale IAS-IFRS : L'IAS 16 : Immobilisation corporelles, exige l'approche par composant. Cette technique consiste à décomposer un actif en un nombre non restreint d'éléments immobilisables individuellement, dès lors que leur valeur est significative. Le champ d'application est double : - l'acquisition ou le renouvellement de tout ou partie d'un actif immobilisé ; - les programmes d'entretiens et de révision des immobilisations.

· Acquisition ou renouvellement de tout ou partie d'un actif immobilisé : A l'acquisition : Une machine industrielle peut être composée de divers éléments immobilisables dont la valeur unitaire significative est estimée de manière fiable. L'approche par composant impose d'inscrire à l'actif les différents composants de la machine et de les soumettre à un traitement comptable individuel. Au renouvellement d'une entité d'un actif : Le remplacement d'un élément d'un ensemble passe par la sortie de l'élément remplacé et par l'entrés du nouvel élément, ce peut être le cas d'un toit pour une usine ou d'un moteur pour un matériel industriel. S'il n'est pas possible de déterminer la valeur comptable de l'élément remplacé, l'entité peut utiliser le coût de remplacement comme une indication du coût de l'élément remplacé à l'époque ou il a été acquis ou construit. L'approche par composant pour le cas des contrats de révision d'un actif, implique pour un ensemble corporel immobilisé la création d'une immobilisation « coût d'entretien » amortie sur la durée entre deux entretiens ou révisions. L'approche par composant est retenue dès lors qu'il existe, au moment de l'acquisition du bien, un programme échelonné d'entretien et de révision du bien. En conséquence, aucune charge n'est provisionnée pour ces prestations. Tableau comparatif du traitement des immobilisations corporelles : Normes IFRS · Approche par composants distincts - Obligatoire

- Ensemble complexe d'immobilisation · Le cout d'entrée Egale au cout de revient ou d'acquisition de l'immobilisation · Réévaluations - Par catégorie d'immobilisations effectuées régulièrement - Dépréciation d'actif · Amortissements - Sur la base de la durée d'utilité propre à chaque composant - Revue et révision régulière des méthodes et durées d'amortissement selon un expert immobilier · Valeur résiduelle - reconnue selon IAS 16 · Informations à fournir plus importante - Respect des principes comptables Normes Marocaines · Approche par composants distincts - Non prévue par le CGNC · Le cout d'entrée - Comptabilisation au cout de revient · Réévaluations - Ensemble des immobilisations - Régularité non exigée · Amortissements - Sur la base de la durée de vie - Les ITMO sont amorties sur 10 ans - Possibilité de réviser le plan d'amortissement avec justification ETIC · Valeur résiduelle

bail acquiert.wikipedia. Elle peut également être confondue avec une location-vente car son intérêt réside dans la faculté du locataire à lever l'option ou à ne pas le faire. De même au niveau du compte de résultat. Le crédit bail est une technique contractuelle par laquelle une entreprise. Il peut choisir soit de restituer le bien à la société bailleresse.Droit Marocain : Les normes comptables marocaines diffèrent si l'on considère les règles pour les comptes sociaux ou les règles pour les comptes consolidés. C'est ainsi que dans les comptes consolidés. aux fonds de commerce et fonds artisanaux. sur la demande d'un client (crédit-preneur). Le référentiel marocain s'appuie généralement sur la forme d'une opération pour en déterminer l'inscription aux comptes. I. des contrats de locations avec option d'achat ne figurent ni à l'actif ni au passif. les loyers de location ou de leasing. les dettes au passif tandis que la seconde n'aurait aucun actif ni aucun passif lié à ses investissements en crédit. En effet. dite de crédit. Seule l'annexe des comptes annuels comporte des informations sur les contrats de crédit-bail.Droit Français : Depuis son apparition avec la loi n° 66-455 du 2 juillet 1966. soit reconduire la location pour une nouvelle durée. Dans les comptes sociaux. c'est-àdire se rendre propriétaire du bien. la première aurait à l'actif la valeur des investissements. cette opération ne doit pas être confondue avec une location simple que le locataire peut interrompre moyennant un simple préavis. Ainsi. le matériel de travail quotidien à savoir le matériel sportifs et équipements sont tous pris en crédit bail. II. des contrats de location de longue durée. Technique de financement apparue au début des années 1960. la première entreprise voit son résultat amputé de dotation aux amortissements et de frais financiers alors que la seconde n'a que des charges d'exploitation avec le coût des loyers. C'est ainsi que la présentation de l'actif et du passif se trouve complètement modifiée entre une entreprise qui financerait par emprunt ses investissements et celle qui financerait par leasing. Seuls sont comptabilisés parmi les charges. . les entreprises retrouvent à l'actif la valeur des investissements et au passif l'équivalent des sommes financées. Il n'y a donc aucune différence comptable pour le locataire ou le crédit preneur entre ce type de contrat ou une simple location immobilière. les opérations relatives à des contrats de crédit-bail. en vue de les donner en location à ce dernier pour une durée déterminée et en contrepartie de redevance ou de loyers. la propriété de biens d'équipement *Source : http://fr. le crédit bail constitue un moyen de se procurer des immobilisations auxquelles les entreprises ont souvent recours.org/wiki/Leasin mobiliers ou immobiliers à usage professionnel.lorsque la durée d'utilisation est <durée de vie Section VI : Traitement de crédit bail* : Le crédit bail constitue un important moyen de financement de la société « GO SPA ».. Les règles applicables au Maroc pour l'établissement des comptes consolidés impliquent déjà le retraitement de ces contrats de crédit-bail en remplaçant les comptes de l'entreprise dans la même situation que si elle avait acquis les biens par emprunt. Appliqué d'abord aux biens meubles corporels. son utilisation a été ensuite étendre aux immeubles et ultérieurement. à la suite de la loi du 6 janvier 1986.bail.

Ils sont exclus du champ d'application du règlement CRC 2004-06.évaluation des redevances restant à payer ainsi que du prix d'achat résiduel de ces biens stipulé aux contrats. A la levée de l'option d'achat.Le contrat de crédit bail constitue une opération de location assortie d'une promesse de vente du bien au locataire à l'expiration de la période de location.valeur des biens pris en crédit-bail au moment de la signature du contrat . Le prix de vente est en général très faible. . La principale différence avec les règles des comptes consolidés marocains réside dans la « substance over form ». Ils ont été exclus du champ d'application du règlement CRC 2004-06. le bailleur reste propriétaire du bien. . La comptabilisation des loyers de crédit bail pour les comptes individuels : Pendant cette période. . puisque l'équilibre financier de l'opération repose essentiellement sur la phase de location. Dans les comptes consolidés. les contrats de location simple ne sont par activables. Si l'opération peut être analysée comme le financement de l'acquisition d'un actif (finance lease) il est alors procédé au retraitement du contrat de façon à présenter les comptes de l'entreprise comme si elle avait acquis le bien. ni faire l'objet d'amortissement de sa part s'il s'agit d'un bien amortissable. Les contrats de location financement peuvent être activés en application de la méthode préférentielle (CRC 99-02. le titulaire d'un contrat de crédit-bail inscrit l'immobilisation à l'actif de son bilan pour un montant établi conformément aux règles applicables en matière de détermination de la valeur d'entrée. Si le contrat prévoit un dépôt de garantie. les contrats de location financement ne sont pas activable. sont concernés par un retraitement en actif et passif non seulement les contrats de crédit-bail mais également les contrats de location. § 300). . Ce dernier ne doit donc pas être inscrit au bilan du locataire. obligatoirement hors TVA puisqu'il s'agit d'une opération financière.La normalisation internationale IAS-IFRS : Dans les normes IFRS (reprise de la norme IAS 17). Engagement hors bilan : La société doit mentionner ces informations particulières dans l'ETIC : . Dans les comptes individuels. Les enregistrements sont en principe effectués pour le montant hors taxe dans la mesure où la TVA est récupérable. Ils sont traités comme des simples locations enregistrées en charges (PCG article 331-7). Les règles internationales ne retiennent pas seulement les conditions de droit des contrats de location (contrat de crédit-bail) mais impliquent d'analyser d'un point de vue économique l'opération.montant des redevances afférentes à l'exercice ainsi que le montant cumulé des redevances des exercices précédents .dotations aux amortissements qui auraient été enregistrées pour ces biens au titre de l'exercice clos s'ils avaient été acquis par l'entité ainsi que le montant cumulé des amortissements qui auraient été effectués au titre des exercices précédents . III. La totalité des sommes versées par le locataire constitue une charge à enregistrer dans les comptes 6122 « crédit bail mobilier » ou 6125 « crédit bail immobilier ». il s'enregistre dans le compte 2751 « dépôts ».

La comptabilisation des contrats de location dans les états financiers du bailleur : Contrats de location financement : Le bailleur doit comptabiliser dans son bilan les actifs détenus en vertu d'un contrat de location financement et les présenter comme des créances pour un montant égal à l'investissement net dans le contrat de location.00 dhs 01-01-2007 31-12-2011 dhs Matériels sportifs et Equipements Fin VR .La déduction des redevances des charges du compte de résultat.La valeur comptable à l'entrée d'un contrat de location financement est égale au moins de la juste valeur du bien loué ou la valeur actualisée des paiements minimums exigibles. .La norme IAS 17 présente les modalités de comptabilisation des contrats de location et les informations à fournir dans les états financiers. Désignation Valeur brut HT mensuelles début 10 000 000.Le retraitement obligatoire des immobilisations acquises au moyen d'un contrat de crédit bail. Les revenus locatifs provenant des contrats de location simple doivent être comptabilisés en produits de façon linéaire sur toute la durée de contrat de location à moins qu'une autre base systématique soit plus représentative de l'échelonnement dans le temps de la diminution de l'avantage retiré de l'utilisation de l'actif loué. Contrats de location simple : Les actifs faisant l'objet de contrats de location simple doivent être présentés au bilan du bailleur selon la nature de l'actif. Le tableau suivant présente la valeur du matériel pris en leasing. qu'il y ait transfert final ou non de propriété. sa valeur résiduelle. . Les dispositions préconisées pour effectuer le passage aux normes IAS IFRS sont : . . amortissement pratiqué sur la durée de location. en conséquence. . Dans un contrat de location financement. les contrats de location financement (finance lease) et les contrats de location simple (operating lease) et donne les caractéristiques permettant de les différencier chez le bailleur et le preneur.00 dhs 500 000. Le contrat de location simple désigne tout contrat de location autre qu'un contrat de location financement.L'inscription du bien à l'actif immobilisé avec un emprunt au passif. Redev. il comptabilise le paiement à recevoir au titre de la location en remboursement du principal et en produits financiers pour se rembourser et se rémunérer de son investissement et de ses services.Les paiements au titre de la location doivent être ventilés entre les charges financières et l'amortissement de la dette. le bailleur transfère la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété juridique. Le contrat de location financement a pour effet de transférer au preneur la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété du bien.00 187500. . Elle définit un contrat de location comme le droit d'utiliser un actif en échange d'un paiement ou d'une série de paiements Elle identifie principalement deux types de contrats. les redevances mensuelles s'y rapportant ainsi que la durée du bail.

financière. D'après les résultats obtenus.13 / 72740761. nous pouvons constater clairement l'incapacité des ressources durables à financer les emploies stable. traite le cas des subventions publique attribuées autrement que sous la forme d'avantages monétaires. Donc les normes IFRS montre la vraie situation patrimoniale et financière de la société « GO SPA ». le contrat de location conclu par la société avec l'état est assimilé à un bail emphytéotique. Exemples de ratios infectés : Ratio d'équilibre financier stable : Ratios Selon IFRS Gaap Ratio d'équilibre financier stable Financement permanent / Actif immobilisé 16627466. c'est plus pire. Dans le cadre des normes comptables internationales IAS-IFRS. donc la société n'a pas de marge de sécurité. nous pouvons constater une augmentation de la valeur de l'actif immobilisé et du passif courant. à une entité réalise une aide publique. entraîne des changements importants au niveau du bilan de la société. ce qui peut avoir un impact sur un ensemble de ratios de structure et de rentabilité susceptibles d'infecter l'avis des partenaires de la société. En effet. Afin d'atteindre cette finalité. En effet. la société passe d'un taux de couverture de 29. nous allons procéder à l'analyse de quelques ratios.85% selon les normes IFRS.Chapitre IV : Impact financier du passage aux normes comptables internationales IAS-IFRS Dans ce chapitre nous allons procéder à l'analyse de l'impact financier des retraitements effectués sur la situation patrimoniale.85% Selon Maroc Gaap Financement permanent / Actif immobilisé Le ratio d'équilibre stable consiste à rapprocher le volume des ressources stables dont dispose l'entreprise et les outils immobilisés caractérisant celle-ci. En effet. parmi les traitements comptables possibles. En passant aux normes IFRS.53 22. Degré de capitalisation de « GO SPA » : . par exemple. et ceux avant et après le passage afin de décliner l'impact sur le bilan de la société ainsi que sa situation financière. Un gouvernement qui donne un terrain. et risque le problème de faillait à tout moment.Impact financier du traitement des terrains domaniaux : Selon le droit comptable marocain. IAS 20 : Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l'aide publique. nous pouvons constater le cas d'une aide publique.88% selon les normes marocaines à un taux de 22. Dans ce cas la transaction est habituellement enregistrée à sa juste valeur. Le loyer versé par la société au titre du bail est enregistré au niveau des charges de l'exercice Le passage du bilan comptable de la société « GO SPA » à un bilan selon les normes IFRS. Section I. et résultat de la société « GO SPA ».

ce qui constitue une contradiction avec le droit comptable marocain. le concédant. tandis qu'ils représentent 2 1. Section II.17% en IFRS GAAP.14 21. est appuyée par le franchiseur international en terme de process.Impact du traitement de la marque pris gratuitement du réseau : La licence de marque est le contrat par lequel le titulaire d'une marque. de méthodes de travail. En effet. A cet effet. imposant à la société de payer un droit d'entrée pour une valeur de 3 000 000. Donc nous remarquons que la société est beaucoup plus indépendante financièrement en Maroc GAAP qu'en IFRS GAAP. . Donc selon les normes IFRS. La société a passée la valeur du droit d'entrée dans les charges de l'exercice.17% Selon les normes IFRS Degré de capitalisation Capitaux propres / Total passif Ce ratio montre le degré d'indépendance financière de la société « GO SPA ». moyennant une rémunération consistant le plus souvent en des redevances proportionnelles à l'exploitation appelées aussi royalties.Ratios Selon le bilan de la société Capitaux propres / Total passif 16627466. . le droit d'exploiter la marque en tout ou partie.71% du total passif selon Maroc GAAP. Section III. Nous constatons que les capitaux propres représentent 26. La société GO SPA a conclue le contrat de marque avec le franchiseur international sans aucune rémunération (à titre gratuit).Impact du traitement de la licence d'adhésion à un réseau (Droit d'entrée) : La société GO SPA. et en terme d'équipe et de savoir faire.Augmentation de la valeur des immobilisations incorporelles et constatation des dotations d'amortissements du droit d'entrée sur la durée du contrat.Les immobilisations incorporelles augmenteront par la juste valeur de la licence de marque . qui incite à enregistrer la valeur du droit d'entrée au bilan. du fait de la diminution des charges du montant de la licence enregistrée au préalable. le licencié. et plus exactement au niveau des immobilisations incorporelles. concernant impact sur le bilan de la société lors du passage aux normes comptables internationales IFRS. nous pouvons constater : .La diminution du résultat net de l'exercice. . nous pouvons évaluer la licence de marque obtenue à sa juste valeur.00dhs et des redevances mensuelles d'une valeur de 5% du Chiffre d'affaire mensuel. accorde à une autre personne.13 / 78529499. un contrat de franchise a été conclu. ce qui aura un impact sur le bilan de la société GO SPA. Donc.

333 durée IFRS Amt Maroc IT M Amt O IFRS 10 1. Si on prend comme premier composant.Augmentation de la valeur des capitaux propres. . Installation piscine.000 2.000.784 1.415.000. Ensuite vient le compostant Matériel de pompage qui prennent 5. 11.781. un aménagement peut vivre 20 ans dans une entreprise de service et 10 ans dans une entreprise industrielle.281.93% du total de l'ITMO à savoir un montant de 128 17840. par exemple la chaudière vive plus longtemps que le matériel de pompage dont le taux de dépréciation est plus accéléré donc il est plus rationnel de refléter la vraie consommation des immobilisations en question.817.784 2..61% 71.000.000 1. qui vont faire l'objet d'un amortissement par composant.000 200. tout dépend du rythme de consommation des avantages économiques du bien. Section VI : Impact financier de l'étude de l'approche par composant : Dans cette étude on va s'intéresser seulement aux installations. et d'autre part l'impact du résultat de période qui est relatif à l'amortissement de la dite période seulement. Donc le Maroc Gaap a augmenté le montant des capitaux propres par cet écart puisque l'amortissement IFRS GAAP est supérieur à l'amortissement Maroc GAAP et ce grâce à l'amortissement par composant qui octroie à chaque composante sa vraie durée d'utilité dans l'entreprise et non pas sa durée de vie en général.000 400.840 10 10 3 durée % Maroc valeur GAAP 10 10 5 200. est défini par la relation suivante et qui prend en considération d'une part l'impact réserves des immobilisations déjà amorties ou bien dont les durées d'amortissement diffèrent largement des durées marocaines.000 12.23% 01-0117817840. par le biais du résultat de l'exercice. qui est d'une valeur de 633333. Par exemple . ceci dit un montant de 2 000 000. techniques. Donc l'impact total sur les capitaux propres de GO SPA. Toutefois il est à noter que cette approche relève du principe que les différents composants de ces immobilisations ont des utilités différentes et une consommation déséquilibrées .6 1% du total ITMO à savoir 1 000 000.00 dhs. Pour mieux tracer l'impact de la notion d'amortissement par composant.784 1.60dhs et amortie sur une durée de 10ans. cette immobilisation d'une valeur de 2000000.281. date de mise en service Immobilisation Valeur brute Composantes 11. est amortie sur une durée d'utilité de 5ans.000 400.00 DH. 333 5. matériels et outillages (ITMO). Le quatrième compostant se résume aux restes de l'installation qui prennent une part de 7 1.117 Nous constatons un écart considérable au niveau de l'amortissement de la période entre Maroc GAAP et IFRS GAAP.000 100. alors l'amortissement est calculé pour chaque composant selon sa durée de vie utilitaire.23% 11. la chaudière.00 dhs consommée sur une durée de vie égale à 5ans.00 dhs et amorties sur une durée de 3ans.93% 2.60 2007 Chaudière Ecart -633.23% du total ITMO dont la durée de vie est égale à 5ans. le tableau suivant tracera le rapprochement entre les deux modèles marocains et IAS/IFRS.000 333.

00 TOTAL .Amortissement période IFRS Etant donné que la société GO SPA a commencée ses activités le 01/01/2007. La notion de l'impôt différé est à réintégrer ou à déduire suite aux retraitements des amortissements.55 IMPACT NET/ CAPITAUX PROPRES 855.333.Impact Total =Impact réserves +Impact résultat période Impacts réserves= Amortissement cumulé Maroc .000.333 0 Total ITMO 0 -633. 415.333 17817840.333.Amortissement cumulé IFRS GAAP Impact résultat période= Amortissement période Maroc . donc tout changement au niveau du montant de ces dotations d'amortissement va changer la base imposable d'où l'application du principe de l'impôt différé par les normes IAS/IFRS.00 633. Le tableau ci-dessous résume l'impact total des retraitements effectués sur le poste ITMO.117 -633. Cet impôt différé fait partie du calcul de la différence temporaire au niveau des tableaux de passage et de calcul de la différence issue des dits passages. donc aucun impact ne pourra être constaté au niveau des réserves.00 IMPOTS DIFFERE 221666. les amortissements de ces immobilisations corporelles sont des charges déductibles fiscalement du fait qu'elles relèvent de l'activité industrielle de l'entreprise . Le tableau synthétique est comme suit : IMPACT IFRS SUR CAPITAUX PROPRES IMPACTS Montant ITMO total 633. 781. Amortissement période Maroc Gaap Valeur brute en DH Impact Capitaux propres IMMO Impact Amortissements Impact Résultat antérieurs Réserves cumulés IFRS Gaap période 2.60 1. Dans le cadre de l'IAS 16.784 Ainsi on peut calculer l'impôt différé relatif à ces retraitements et qui est égale au total de l'impact de la période multiplié par le taux d'imposition pratiqué par la société « GO SPA ».

Donc l'information a toujours la même qualité que ça soit en IFRS ou bien en Maroc GAAP.Impact financier du traitement de crédit bail : La société GO SPA se base essentiellement pour acquérir ses immobilisations (Matériels sportifs et équipement) sur le moyen de crédit bail.46 = 3. .46/52740761.00 dhs VR 10 000 000. Tableau de crédit bail : Redev. Ratio de financement des immobilisations : Selon les normes IFRS Ratios de structure financière Ratios Selon le bilan de la société Capitaux permanent/Actif à plus d'un an Capitaux permanant/Actif à plus d'un an 14905799. Généralement. donc on peut dire que le projet de conversion n'a pas encore nuit à l'information relative au financement des immobilisations. nous allons procéder à une analyse comparative entre la santé financière du bilan social marocain et la qualité de l'information financière du bilan comptable IFRS.28 / 14905799.46 = 3. mais la différence est négligeable.26% Ce ratio montre clairement l'incapacité des capitaux permanents à financer l'actif stable de la société.49 D'après ce dernier ratio.53 28. Pour le cas de la part des immobilisations corporelles dans les capitaux propres on va trouver que : Résultat GO SPA avant conversion : 52143933. La situation est grave aussi en normes IFRS qui montrent la vraie valeur économique des capitaux propres. ce qui donne déjà un indice défavorable sur l'équilibre stable de la société. Pour mieux traiter cet impact. la part des immobilisations corporelles dans les capitaux propres a faiblement évolué entre le bilan social et le bilan IFRS on peut alors dire que dans les deux cas les immobilisations corporelles sont largement supérieur des capitaux propres de la société.Donc l'impact total sur les capitaux propres de la société GO SPA est de l'ordre de 855.30 Résultat GO SPA après conversion : 52143933. Valeur brut HT mensuelles début Matériels sportifs et Equipements Désignation Fin 500 000. conduit à effectué un ensemble de retraitements au niveau du bilan ainsi qu'au compte de résultat de la société GO SPA.000 DH . Section V.00 187500.00 dhs dhs 01-01-2007 31-12-2011 Le traitement de crédit bail selon la normalisation internationale IFRS. qui doit être retranché du cumul des réserves de la société pour arriver à la conciliation entre les comptes Sociaux et les comptes IFRS.28 / 15760799. une structure financière en bonne santé doit présenter un ratio supérieur à 1.

Les dettes de financement vont passer à 8 000 000. En effet. .Augmentations des charges par le biais de la dotation aux amortissements du matériel pris en leasing. Donc d'après ces retraitements. alors que si l'on calcule ce ratio sur la base des états établis selon les normes marocaines on relèvera l'indépendance total.00 dhs. nous pouvons conclure que la société GO SPA est faiblement dépendante financièrement. en se basant sur le ratio calculé conformément au référentiel IAS/IFRS.46/ 15760799. Ceci est du à une augmentation simultanée de l'estimation du financement permanent et des dettes financières. ce qui diminuera le résultat d'exploitation et par conséquent le résultat de l'exercice . ce qui s'explique par l'intégration au bilan des dettes concernant le matériel acquis à travers le crédit bail .46 35. Ratio de capacité d'endettement : Selon les normes IFRS Capacité d'endettement Ratios Capitaux propres / Capitaux permanents 15760799. . à travers un ensemble de ratios de structure et de rentabilité que nous allons traiter cidessous.00 dhs. . il apparaît clairement que le passage aux normes IFRS aura un impact majeur sur la situation financière de la société.00 / 22460799.46 / 21160799. Analyse de la structure financière : Ratio d'autonomie financière : Selon le bilan financier de la société Dettes de fin / Capitaux propres Dettes de fin / Capitaux propres 8000000.46 100.19% En se basant sur le Ratio calculé ci-dessus on peut dire que l'entreprise est très autonome en ce qui concerne l'origine de ses fonds et n'est pas contrainte du faite de l'existence d'un pouvoir exercé par les bailleurs de fonds (par exemple banque ou organisme de financement).Augmentation de la valeur de l'actif immobilisé par l'intégration du matériel pris en leasing d'une valeur de 10 000 000.46 62. (dans l'absence d'un taux d'actualisation efficace).61% Selon les normes IFRS Autonomie financière Ratios On remarque que le ratio d'autonomie financière calculé selon les normes IAS/ IFRS est plus positif. alors que celui calculé selon la réglementation marocaine est nul.00% Selon le bilan de la société Capitaux propres / Capitaux permanents 13160799.Augmentation des charges d'exploitations grâce à la charge de la redevance annuelle et de frais financiers de 2 250 000.Les retraitements à effectués sont : . et par conséquent la diminution du résultat.00 dhs. .

43 2661114. Pour la différence entre les deux comptabilités on remarque que l'analyse a montré que ce ratio a perdu de la valeur en passant des comptes sociaux aux comptes IFRS .80 2661114.56 / 26932048. donc on peut dire que le passage a mis en question la rentabilité. Nous l'avons vu avec la société GO SPA au niveau de l'évaluation de ses immobilisations et à travers quelques ratios significatifs analysant les deux bilans avant et après le projet de conversion. Surtout après le projet de conversion.5 afin d'avoir une bonne situation et garde l'autonomie de l'entreprise sur sa structure financière et ce que ça soit en comptabilité marocaine ou bien en comptabilité IFRS.88% Ce ratio exprime le taux de marge sur chiffres d'affaires exprimé en volume d'activité. Analyse de la rentabilité : Ratio de rentabilité global : Ratios Selon le bilan de la société Selon les normes IFRS Rentabilité globale Résultat net / Total actif Résultat net / Total actif 5261114. . ce ratio a diminué à environ de 10% en passant de la comptabilité marocaine aux normes IFRS en montrant la réalité de la rentabilité commerciale de la société.53 dhs de bénéfice.56 / 26932048.09% Le résultat positif de ce ratio montre que l'activité de la société GO SPA se présente à priori comme génératrice de profits. Cependant le caractère général de ce ratio pousse à compléter l'analyse par des ratios plus significatifs. généralement ce ratio doit être au moins égal à 0.Ce ratio indique la marge d'endettement qui se présente à l'entreprise.80 9. le passage aux normes IFRS n'est pas seulement un changement de référentiel comptable. ce qui peut être un indicateur d'alarme concernant la gestion d'exploitation. GO SPA possède donc une grande marge (capacité) d'endettement . En effet.23% 4. la société GO SPA dégage 19.43 19. Il signifie que pour chaque 100 dhs de chiffre d'affaire.56 / 56996165. Et cela peut être une bonne information financière pour ses associés qui seront satisfaits du fait du respect des normes marocaines et qui sont retracées par un faible écart avec les normes IFRS qui ne cessent de donner à la société GO SPA l'image de bonne santé financière. c'est aussi l'adoption d'un système totalement différent de mesure de la performance et de communication avec les marchés. Ratio de rentabilité commerciale : Ratios Selon le bilan de la société Selon les normes IFRS Rentabilité commerciale Résultat net / Chiffre d'affaire Résultat net / Chiffre d'affaire 5261114. CONCLUSION: En guise de conclusion le passage aux normes IFRS impact bien la lecture des états financiers des sociétés. CoNcL~sIoN G~N~RALE En conclusion.56 / 64996165. puisque ce ratio atteint 100% dans la réglementation marocaine et 62% selon les normes IFRS. Cette marge peut lui financer des perspectives d'investissement futures.53% 9.

· Le plan comptable général Français de 1999. · Bernard Caspar . Cours comptabilité approfondie. de l'entreprise cotée se sont modifiés en réaction pour rassurer les investisseurs. · OUVRAGES : · Mme Khadija ANGADE. Tout cela pourrait donc bien signifier que l'application des IFRS aux autres sociétés non cotées (celles qui établissent uniquement des comptes simples) pourrait se concrétiser dans un avenir relativement proche. par nature non financier. 2004. DUESS. Dans un avenir proche. 9eme édition. · Odile Dandon . depuis 2005. grâce aux nouvelles technologies de gestion. 2006/2007. D'autre part. Cependant.La plupart des entreprises gagneront en transparence du fait. notamment sur les marchés internationaux. si elles le veulent. version applicable au 1ere janvier 2005. des questions peuvent encore être posées quant à la validité et la fiabilité des informations fournies. ouvre la question de l'évolution que ces critères prendront pour le marché et les actionnaires. Gérard Enselme . Laurent Didelot. et à la gouvernance d'entreprise. de la présentation des informations par segments et de la reconnaissance des produits dérivés à leur juste valeur dans le bilan. · MEMENTO PRATIQUE FRANCIS LEFEBVRE . PHD. même si la loi sur la sécurité financière et les notions d'audit interne tentent d'écarter les problèmes liés à la comptabilité dite « créative » et autres manipulations. . Par ailleurs.Comptable. ISBN : 2-70813063-3. au sens large. c'est une information homogène. Les différents outils d'investissement connus et l'environnement. Le développement de critères sociaux et environnementaux. Nous sommes d'avis que c'est à chaque dirigeant de juger si l'adoption des IFRS peut être intéressante pour son entreprise. Plus généralement. « Groupe Revue Fiduciaire ». par exemple. · Normes IAS/IFRS . La question reste finalement ouverte et seul l'avenir et l'application concrète du référentiel permettront de se faire une idée juste à ce sujet. concept si changeant et relatif ? Les dérives ne seront-elles pas tout aussi nombreuses qu'aujourd'hui ? Les interrogations soulevées par les derniers scandales boursiers remettent en cause l'establishment de la fiabilité des informations comptables. appliquer les IFRS. 6eme édition. peuvent également. DUESS « Formation continue ». ces risques devraient cependant être plus réduits. · Code général de normalisation comptable Marocain « CGNC ». Maitriser les IFRS.1997. Cours d'analyse financière. Manuel de comptabilité approfondie et révision. Si les normes internationales apportent certainement plus de rigueur et de cohérence. Que faut-il faire ? Comment s'y prendre ? (c) Éditions d'Organisation. et ce. ENCG AGADIR. plus détaillée et de meilleure qualité que devront fournir les entreprises. formation continue. enseignant chercheur. 2006/2007. l'application de ces normes induira plus de transparence en termes de rating puisqu'elles permettront une bien meilleure comparabilité (base harmonisée). Enseignant chercheur. · Mr CHAKIR. les sociétés non cotées qui établissent des comptes consolidés. Les IFRS pourront se révéler une opportunité vraiment intéressante pour les sociétés non cotées d'une certaine importance qui raisonnent et opèrent dans un contexte international. que vont-elles réellement changer en terme de transparence.

· Mémoire IFRS. N° 717 Relative au code général des impôts.· Projet de note circulaire. ARTICLES ET MEMOIRE : IB~~OGRAPHIE Mémoire Le Boulc'h et Le Bris. octobre 2006. Rennes. ENCG d'Agadir 2006/2007. . · Code général des collectivités territoriales Français. Sociétés françaises et normes IAS-IFRS : Présentation d'un outil de simulation. Mlle LABIB Fatima Zohra GFC.