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11/02/2014

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EDITION SPÉCIALE

D’EL MOUDJAHID
Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55
e
Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €
COMITÉ STRATÉGIQUE ALGÉRO-MALIEN
Première séance de travail sur le nord-Mali
P. 7
PP. 3-4
P
h
.

N
a
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a

I
.
4
e
APPEL À LA CONCURRENCE POUR LES OPPORTUNITÉS
DE RECHERCHE ET D’EXPLOITATION DES HYDROCARBURES
Une option pour
encourager l’effort
d’investissement
EQUIPE NATIONALE
SESSION DE PRINTEMPS 2014 DU PARLEMENT
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a reçu hier, à Alger,
l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour
le Sahara occidental, Christopher Ross, indique un communiqué
du cabinet du Premier ministre. L'audience qui a eu lieu en pré-
sence du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et
africaines, Abdelmadjid Bouguerra, a permis d'aborder la situa-
tion dans la région et les questions d'intérêt commun, selon la
même source.
ABDELKADER BENSALAH :
« Nous regrettons les tentatives
de certains courants de dissuader
le citoyen d’accomplir
son devoir électoral »
MOHAMED LARBI OULD KHELIFA :
« Une vraie pluralité politique
à l’APN »
M. Sellal reçoit l’envoyé personnel
du SG de l’ONU pour le Sahara occidental
P
h
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:

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b
a
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Présentation
des nouveaux
maillots
pour le Mondial
brésilien
P. 32
P. 32
P. 5
LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA DÉPOSE
SON DOSSIER DE CANDIDATURE
E L E C T I O N P R É S I D E N T I E L L E D U 1 7 AV R I L
Plus de quatre millions
de signatures ont été
collectées à travers les
48 wilayas auprès d'élus
locaux, du Parlement
et des citoyens. Avant
l'arrivée du Président
Bouteflika, les cartons
de formulaires individuels
de signatures ont été
acheminés dans
une dizaine de fourgons.
G« 12 dépôts de
dossiers programmés
aujourd’hui »
P. 12
P
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CONSEIL CONSTITUTIONNEL
2 Djoumada Al Awal 1435 - Mardi 4 Mars 2014 - N°15068 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E
CE MATIN A 10H
Benflis dépose sa candidature
M. Ali Benflis procèdera au dépôt de sa candida-
ture auprès du Conseil constitutionnel ce matin à 10
h. Le candidat fera à cette occasion une déclaration
à la presse.
CE MATIN A 11 H
Conférence du candidat
Amar Chekar
M. Amar Chekar, candidat à la présidentielle du
17 avril, animera ce matin à 11 h au bureau de l’as-
sociation des enfants de Chouhada 34, rue Ahmed
Zabana, Sidi M’hamed une conférence de presse.
2 EL MOUDJAHID
Mét éo
PLUVIEUX
Au Nord, le temps sera froid, nuageux et
instable avec averses de pluies, notamment
vers le littoral Centre et Est.
Les vents seront modérés à assez forts
50/70 km/h près des côtes de secteurs Ouest
à Nord-Ouest. La mer sera agitée.
Sur les régions Sud, le temps sera passagè-
rement nuageux avec localement quelques
pluies vers le Nord Sahara et les Oasis.
Ailleurs, le temps sera généralement dé-
gagé.
Les vents seront modérés à assez forts avec
soulèvements de sable vers les Oasis.
Températures (maximales-minimales)
prévues aujourd’hui :
Alger (14°-10°), Annaba (12°-9°), Béchar
(25°-9), Biskra (19°-8°), Constantine (8°-
3°), Djelfa (11°- 4°), Ghardaïa (19°-8°),
Oran (16°-10°), Sétif (7°- 2°), Tamanrasset
(26°-12°), Tlemcen (15°-7°).
Mardi 4 Mars 2014
CE MATIN A 10 H AU COA
Conférence sur « GTAC 2014 »
La Fédération algérienne de cyclisme et NSO, or-
ganisent ce matin à 10 h au Comité olympique algé-
rien une conférence de presse sur l’état d’avancement
des préparatifs du GTAC, animée par le comité d’or-
ganisation du grand tour d’Algérie de cyclisme de
2014.
DU 5 AU 10 MARS AU PALAIS DES
EXPOSITIONS D’ORAN
13
e
édition du BATIMAC
La 13
e
édition du Salon
international du logement,
de l’immobilier et des maté-
riaux de construction, des
travaux publics et des véhi-
culés industriels sera organi-
sée sur le thème
«Moderniser l’acte de bâtir»
du 5 au 10 mars au palais
des expositions d’Oran.
CE MATIN A 8 H 30
A L’HOTEL EL-AURASSI
60
e
session du comité
de liaison de la route
Transsaharienne
La 60
e
session du comité de liai-
son de la route Transsaharienne, aura
lieu ce matin à 8h30 à l’hôtel El-Au-
rassi, en présence du ministre des
Travaux Publics M. Farouk Chiali, les ministres char-
gés des routes des pays membres du CLRT, les repré-
sentants des institutions financières nationales et
internationales et les ambassadeurs.
*******************
CE MATIN A 8 H 30 AU CENTRE
NATIONAL DE LA FORMATION
DES PERSONNELS SPECIALISES
L’image de la femme
algérienne dans
les médias
La ministre de la Solidarité Natio-
nale, de la Famille et de la Condition
de la Femme, M
me
Souad Bendjabal-
lah, préside ce matin à 8h30 au Cen-
tre national de la formation des personnels spécialisés
- Birkhadem, la cérémonie d’ouverture d’une journée
d’étude et d’information, intitulée  :  «  L’image de la
femme algérienne dans les médias : entre reflet de la
réalité et stéréotypes ».
CE MATIN A 8 H 30 A L’INSP
Rencontre nationale
avec les cliniques privées
La rencontre nationale avec les gestion-
naires des cliniques privées se tiendra ce
matin à 8 h 30 à l’Institut national de la santé
publique (INSP), sous la présidence du mi-
nistre de la Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière, M. Abdelmalek Bou-
diaf.
MOBILIS AU 4
e
SALON
INTERNATIONAL
DE HASSI MESSAOUD
Présentation des produits
et services corporates
Mobilis prendra part
au 4
e
Salon internatio-
nal fournisseurs de
Produits et Services,
qui se déroule du 4 au
7 mars à Hassi Mes-
saoud (Ouargla).
Seront présentées à
cette occasion aux
professionnels du sec-
teur pétrolier et gazier les innovations en of-
fres, produits et services corporates adaptés
aux besoins de ce secteur névralgique.
CE MATIN A 8H30 A L’APN
« L’entreprise en face de la Banque
d’Algérie : réformes et défis »
La Commission des fi-
nances et du budget à
l’APN organise ce matin à
8 h 30 à l’APN une journée
parlementaire sur le thème
: «L’entreprise en face de
la Banque d’Algérie : ré-
formes et défis».
JEUDI 6 MARS A 10H AU CCI
Conférence sur la femme
A l’occasion de la journée mondiale de la Femme, le centre culturel
islamique organise jeudi 6 mars à 10h en son siège une conférence sous
le thème « Messages positifs pour les femmes dans sa journée mondiale»
animée par M
me
Fatma Zahra Saidani.
CE MATIN A 10 H AU FORUM DE LA MEMOIRE
Hommage aux 15
journalistes morts
dans le crash d’avion
au Vietnam
Le Forum de la Mémoire d’El
Moudjahid, initié en coordina-
tion avec l’Association Machaal
Echahid, organise ce matin à 10
heures, un hommage aux 15
journalistes morts le 8 mars
1974 dans le crash d’avion au
Vietnam. A l’occasion de la
commémoration du 40
e
anniver-
saire de la disparition des mar-
tyrs du devoir, le docteur
Mahieddine Amimour, animera
une conférence qui sera suivie
par des témoignages.
DEMAIN A 9 H A L’HOTEL HILTON
Rencontres de partenariat tuniso-algériennes
La mission commerciale tunisienne à Alger «Tunisia Export Alger» or-
ganise les rencontres professionnelles tuniso-algériennes dans les secteurs
des pièces et composants automobiles, camions, Eengins et les bateaux
de plaisance, demain à l’hôtel Hilton à partir de 9 h.
CET APRES-MIDI A 17H AU MUSEE DU CINEMA
Rencontre avec Rachid Benhadj
A l’occasion de la programmation de son film Parfums d’Alger, la
cinémathèque algérienne organise cet après-midi à 17 h au musée du
cinéma, 26, rue Larbi Ben M’hidi une rencontre avec M. Rachid Ben-
hadj.
**********************************************
DEMAIN A 14 H A LA BIBLIOTHEQUE
MULTIMEDIA JEUNESSE
Rencontre avec l’écrivaine Dalila Boumghar
Dans le cadre du programme hebdomadaire «Des mercredis du
verbe» l’établissement Art et culture organise une intervention-débat
animée par l’écrivaine et poétesse Dalila Boumghar autour de son livre
Calembours ainsi que d’autres écrits pour enfants.
**********************************************
DEMAIN A 17 H A LA GALERIE BAYA
PALAIS DE LA CULTURE
Hommage à Aïcha Haddad
A l’occasion de la journée mondiale de la Femme, la galerie Baya
du palais de la culture Moufdi-Zakaria abritera demain à 17 h le ver-
nissage de l’exposition collective de peinture «Hommage à Aïcha Had-
dad» avec les artistes : Djohar Baoudj, Chafika Bendali-Hacine,
Nariman Ghlamallah, Ahlam Kourdoughli, Houria Menaa, Sabrina
Nehab, Karima Sahraoui et Hassina Zahaf. Une rencontre-débat
«Hommage à Aïcha Haddad » sera animée par M
me
Djamila Guendil à
travers son ouvrage Féminin pictural en collaboration avec l’associa-
tion «AFCARE», jeudi 6 mars à 17h.
**********************************************
JUSQU’AU 20 MARS
AU CENTRE CULTUREL MUSTAPHA-KATEB
Journées du livre pour enfants
A l’initiative de l’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger
le carrefour du livre dédié aux enfants sera organisé et ce jusqu’au 20
mars au Centre culturel Mustapha-Kateb, 5, rue Didouche- Mourad.
AGENDA CULTUREL
CE MATIN A 9 H A L’INSTITUT
INSFPIAA SIDI ABDELKADER BLIDA
Valorisation des produits
agricoles
La fondation Filaha Innove et le Sipsa-
Agrofood en partenariat avec le CEIMI, orga-
nisent une conférence-débat / presse avec les
professionnels de l’agriculture et de l’agro-in-
dustrie sur le thème : «Valorisation des produits
agricoles au profit des consommateurs» ;
«Synergie fertiles pour la vie », ce matin à 9 h
à l’institut INSFPIAA, Sidi Abdelkader, Blida
(près du Trésor).
CE MATIN A 9 H
RND : rencontre parlementaire
Sous la présidence de son secré-
taire général, M. Abdelkader Bensa-
lah, le RND tiendra ce matin à 9h en
son siège, une rencontre qui regrou-
pera les parlementaires des deux
chambres, les secrétaires des wi-
layas et les présidents d’APW, pour
débattre de la prochaine échéance électorale.
***********************************
CE MATIN A 10 H 30
ANR : Conférence de presse
Le secrétaire général de l’alliance
nationale républicaine, M. Belkacem
Sahli, animera ce matin à 10 h 30 en
son siège, une conférence de presse
en vue de présenter les préparations
du parti aux prochaines échéances
électorales et les premiers résultats de
collecte des signatures en faveur du
candidat du parti Abdelaziz Bouteflika.
Activités des partis
3 EL MOUDJAHID
Nation
Mardi 4 Mars 2014
Le candidat indépendant aux
élections présidentielles, M. Abdel-
kader Cheddad se retire de la
course pour la prochaine présiden-
tielle, tout en apportant son soutien
au Chef de l’Etat, M. Abdelaziz
Bouteflika.
Lors d’une conférence de
presse organisée hier à Alger,
M. Cheddad a expliqué qu’«il a
déjà promis de se retirer des élec-
tions au cas où le Président de la
République décide de se présenter
pour un 4
e
mandat». Selon lui, cette
décision n’est qu’une promesse
tenue afin de porter tout son sou-
tien et ses voix à ce candidat. «Ab-
delaziz Bouteflika est l’unificateur
et le géant politique qui gardera la
stabilité et la dignité de l’Algérie
contre toute attaque», a-t-il estimé.
Accompagné du membre du
bureau politique du parti Tajamoue
Amal El Jazair (TAJ), M
me
Zahia
Benarous, M. Cheddad a tenu à
préciser qu’«il a réussi à collecter
65.662 signatures à travers le terri-
toire national». De son coté, M
me
Benarous a expliqué que «l’Algé-
rie a besoin de stabilité et de faire
face à l’ennemi qui le guette» Elle
a dans ce sens, appelé les citoyens
à aller voter massivement le jour
du scrutin et exercer leur droit au
vote et éviter l’abstention. Le coor-
donnateur général du «Collectif
pour la loyauté et la stabilité» et
président du parti, TAJ, Amar
Ghoul avait appelé samedi dernier
à Alger «à une participation mas-
sive à la prochaine élection prési-
dentielle dans le but de barrer la
route à ceux qui veulent attenter à
la stabilité de l'Algérie et compro-
mettre sa sécurité.»
Il a souligné qu'«il appartenait
aux partis qui composent ce collec-
tif d’œuvrer efficacement à sensi-
biliser les citoyens durant la
campagne électorale de la prési-
dentielle du 17 avril prochain à la
nécessité de participer massive-
ment afin de barrer la route à ceux
qui veulent attenter à la stabilité du
pays». M. Ghoul a ajouté que ce
Groupe mettrait tout en œuvre
«pour contrecarrer ces individus
qui veulent exploiter l'occasion
pour semer la discorde en Algérie».
Wassila Benhamed
M. Cheddad se retire de la course
et apporte son soutien à Bouteflika
Le président du
Front national algérien
(FNA), Moussa Touati,
a appelé hier à Alger le
peuple algérien à «exer-
cer sa souveraineté et à
la défendre» lors de la
prochaine présiden-
tielle. «Le peuple algé-
rien doit exercer sa
souveraineté et la dé-
fendre en se rendant
aux urnes pour y dépo-
ser les bulletins de vote,
même à blanc», a souli-
gné M. Touati, lors
d'une conférence de
presse tenue au siège de
son parti, mettant en
garde ceux qui appel-
lent au boycott contre
les conséquences d'une
telle démarche. «Nous ne pouvons
pas combattre la fraude en boycot-
tant les élections», a-t-il dit.
M. Touati, qui a «déploré» les ap-
pels au boycott de la prochaine pré-
sidentielle, a exhorté le peuple
algérien à exprimer sa position
«soit en élisant son candidat, soit
en organisant des sit-in pacifiques
devant les bureaux de vote, au lieu
de boycotter les élections». Par ail-
leurs, M. Touati a qualifié de re-
grettable l'appel à un quatrième
mandat par les députés du Parle-
ment, lors de la séance d'ouverture
de la session de printemps, compa-
rant la séance à une «séance d'allé-
geance». Affirmant que le dossier
qu'il a déposé auprès du Conseil
constitutionnel était «complet»,
M. Touati s'est dit «étonné» des
pratiques de certains partis qui
«achètent les signatures d'élus ap-
partenant à d'autres partis».
FNA
Moussa Touati appelle
le peuple algérien à exercer
sa souveraineté
M. ABDELMALEK SELLAL L’A AFFIRMÉ HIER :
« Le Président de la République se porte bien »
Approché par des dizaines de journalistes, en marge de l’ouverture de la session de printemps du
Conseil de la nation, le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal et questionné à propos de l’état de santé
du président, a souligné que «le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, se porte bien,
comme nous l'avons affirmé à maintes occasions». S’exprimant, par ailleurs, au sujet de la prochaine
campagne électorale, le Premier ministre a assuré que celle-ci «débutera dans les délais fixés par la loi»,
prévoyant, dans ce cadre, «des surprises». Le Premier ministre s'est interrogé sur les motifs d'opposition
de partis à la candidature de certaines personnes, citant des responsables d'autres pays qui se portent
candidats plusieurs fois, comme en Allemagne, en faisant allusion à la chancelière qui assume son troi-
sième mandat et pourrait en briguer un quatrième.
Propos recueillis par Soraya G.
Plus de 4 millions de signatures
collectées
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déposé hier
au Conseil constitutionnel son dossier de candidature pour la prochaine
élection présidentielle prévue le 17 avril, a-t-on constaté sur place. Un
membre de la coordination, chargée de la collecte de signatures au profit
du président sortant, a indiqué à l'APS que plus de quatre millions de si-
gnatures ont été collectées à travers les 48 wilayas du pays et auprès d'élus
locaux, du Parlement et des citoyens. Avant l'arrivée du Président Boute-
flika, les cartons de formulaires individuels de signatures ont été achemi-
nés dans une dizaine de fourgons.
CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Le Président Bouteflika dépose son dossier
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déposé hier au Conseil constitutionnel son dossier de candidature
à l'élection présidentielle du 17 avril prochain.
L
e président sortant est ainsi
le cinquième postulant
ayant déposé officiellement
son dossier de candidature au
Conseil constitutionnel, avant la
clôture de la période de dépôt de
dossier de candidature fixée au 4
mars à minuit. Les autres candidats
sont le président du Front national
algérien, Moussa Touati, le prési-
dent du Front El-Moustakbel (FM),
Abdelaziz Belaïd, le président du
Rassemblement algérien (RA), Ali
Zaghdoud, et la secrétaire générale
du Parti des travailleurs (PT),
Louisa Hanoune.
L'ancien chef du gouvernement,
Ali Benflis (août 2000-mai 2003),
devra déposer aujourd’hui son dos-
sier de candidature, a-t-on appris
auprès du Conseil constitutionnel.
Depuis la convocation du corps
électoral, une centaine de postu-
lants avaient retiré les formulaires
de candidature délivrés par le mi-
nistère de l'Intérieur et des Collec-
tivités locales. Deux personnalités
politiques ont annoncé publique-
ment leur retrait de la course à la
magistrature suprême. Il s'agit de
l'ancien chef du gouvernement,
Ahmed Benbitour (décembre
1999-août 2000) et du président du
parti Jil Djadid, Soufiane Djilali.
«Nous estimons que notre partici-
pation à la prochaine élection pré-
sidentielle sera infructueuse pour
notre action politique, d'une part, et
pour le pays, d'autre part», a indi-
qué M. Benbitour hier lors d'une
conférence de presse, estimant que
son retrait de la course «servira da-
vantage le pays».
Pour sa part, le président du
parti Jil Djadid avait annoncé son
retrait malgré, a-t-il souligné, l'ob-
tention du nombre de signatures
exigé par la règlementation en vi-
gueur. «J’ai les signatures requises
mais je n'irai pas les déposer au
Conseil constitutionnel. Je ne veux
pas participer» à cette élection, a-
t-il dit.
Dans un communiqué rendu pu-
blic mardi dernier, le Conseil
constitutionnel avait rappelé que la
date limite du dépôt des dossiers de
candidature à l'élection présiden-
tielle du mois d'avril prochain était
fixée au 4 mars 2014 à minuit.
Le Conseil constitutionnel ren-
dra publique la liste des candidats
en lice pour la présidentielle dix
jours à compter de la clôture de la
période de dépôt des dossiers, rap-
pelle-t-on. Avant cela, le Conseil
vérifiera la conformité des dos-
siers, notamment en ce qui
concerne le nombre de signatures
(d'électeurs ou de citoyens) que
tout candidat doit rassembler.
E L E C T I O N P R É S I D E N T I E L L E D U 1 7 AV R I L
P
h

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N
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4
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Nation
A
propos des critères d’éligibilité sur
les deux plans de la forme et du fond,
M. Bouseltani insiste sur l’article 76
de la Constitution qui fixe certaines condi-
tions d’éligibilité et qui laisse aussi la voie
ouverte à la loi pour poser d’autres condi-
tions. Dans ce cadre, il cite l’article 136 de
la loi électorale 2012 qui en est à sa première
application et qui fixe environ 14 conditions
supplémentaires à celles citées par la consti-
tution pour prétendre la candidature à la pré-
sidentielle.
Tout en insistant sur le nombre de signa-
tures à collecter (60.000 d’électeurs ou 600
élus d’assemblée), le directeur général du
Centre des études de recherche constitution-
nelle, a relevé que les candidats des partis
politiques doivent remplir les deux formes.
Par contre, les candidats indépendants auront
à récolter les 60.000 signatures seulement. Il
n’a pas omis de rappeler que la loi organique
de 1912 a réduit ces conditions dont le nom-
bre de signatures demandées était fixé à
75.000 avec un temps court. «Avec cette loi,
le candidat a plus de temps pour remplir
cette condition. Sauf que, d’après ce que l’on
voit, les candidats indépendants ne sont pas
légion, pour une raison assez évidente et qui
s’explique par la méfiance des citoyens qui
ne veulent pas donner leur signature au pre-
mier venu», a-t-il notamment souligné.
Tout en insistant sur le nombre fixé des
signatures pour la présentation au Conseil
constitutionnel, M. Bouseltani se base sur
l’article 136 dans son alinéa 10 qui vise les
formulaires en question et l’article 139 qui
les détaille en plus du décret exécutif du 17
janvier 2014 et l’arrêté du ministère de l’In-
térieur et des Collectivités locales qui fixent
les formes de cette condition préalable de
collecte des signatures. «Celui qui n’a pas le
nombre fixé des signatures ne peut en aucun
cas prétendre à la candidature».
Et d’ajouter «toutes les lois des pays dé-
mocratiques exigent cette condition, parce
que celui qui doit se présenter doit avoir une
certaine crédibilité et un certain nombre de
citoyens qui le recommandent, sinon on va
avoir des milliers de candidats», précise-t-il.
Les candidats détenteurs de la double
nationalité sont exclus
A propos des conditions fixées par l’arti-
cle 75 de la constitution, notamment celle
liée à la nationalité, M. Bouseltani relève
plusieurs conditions dans une seule. «Il faut
avoir exclusivement la nationalité algérienne
d’origine, et il faut que le conjoint soit aussi
de nationalité algérienne depuis au moins dix
ans» affirme-t-il, tout en précisant que «le
Conseil constitutionnel depuis sa deuxième
diffusion en 1989, a complètement maintenu
cette condition dans la loi électorale ».
M. Bouseltani a fait remarquer que les
deux premières lois électorales celles de
1989 et 1997 exigeaient la nationalité d’ori-
gine du conjoint, mais le Conseil constitu-
tionnel a bien sûr, annulé cette condition.
Il n’a pas omis d’indiquer au passage que
les candidats détenteurs de la double natio-
nalité, ne seront pas candidats à la présiden-
tielle.
Concernant le dépôt du dossier de candi-
dature, M. Bouseltani revient à la version
arabe de la loi électorale qui est le texte au-
thentique et qui parle de «dépôt de la décla-
ration de candidature par le candidat», sans
aucune autre précision. «Cette disposition
est reprise dans l’article 23 du règlement du
Conseil constitutionnel», note-t-il.
S’agissant de la déclaration de patrimoine
mobilier et immobilier à l’intérieur du pays
et à l’étranger, M. Bouseltani, a indiqué que
cette obligation est mentionnée dans l’article
136 de la loi électorale. «En déposant leur
dossier de candidature, les candidats doivent
faire paraître cette annonce dans deux jour-
naux nationaux, dont un en langue nationale
et doivent apporter la preuve plus deux co-
pies dans leur dossier», a-t-il rappelé.
Pour ce qui est des formules de fausses
déclarations, le directeur général du Centre
des études de recherche constitutionnelle, a
précisé «si le Conseil découvre qu’il y a vrai-
ment une fausse déclaration, il doit, tout en
respectant la séparation des pouvoirs, signa-
ler cette information au pouvoir judiciaire
afin d’y appliquer la loi ».
Questionné sur le cheminement du traite-
ment du dossier de candidature une fois dé-
posé, M. Bouseltani a précisé qu’une fois le
postulant se présente au Conseil constitu-
tionnel, il est reçu par un haut fonctionnaire.
Sur place le directeur de sa campagne élec-
torale s’orientera vers un greffier qui procé-
dera à la vérification du dossier qui doit
compter toutes les pièces exigées par la loi,
puis il lui délivre le formulaire de déclaration
de candidature.
Ce dernier doit être rempli par le sous-
cripteur qui se dirigera vers le Président du
Conseil constitutionnel afin de signer la dé-
claration d’une façon solennelle. A ce mo-
ment là, débute l’opération de contrôle, qui
consiste en deux phases et ce après avoir dé-
signé, par le président du Conseil, un mem-
bre rapporteur qui travaille avec une équipe
de cinq magistrats et deux ou trois fonction-
naires du conseil.
Après dépôt, le cheminement
du dossier du candidat
Sur l’opération de contrôle, M. Bousel-
tani a souligné que la première phase
consiste à contrôler manuellement les docu-
ments. Cette opération est scindée en deux
parties. La première concerne la souscription
des signatures qui est contrôlée par des ma-
gistrats de la cour suprême ou du conseil
d’Etat, et la seconde touche au dossier admi-
nistratif qui est contrôlé par le rapporteur lui-
même.
A propos de vérification des signatures
dont le nombre dépasse parfois le million,
M. Bouseltani, indique que le Conseil consti-
tutionnel va aller dans la vérification des si-
gnatures au plus près du chiffre indiqué par
la loi. «On procède au contrôle manuel des
signatures une à une. Et une fois cette opé-
ration terminée, on passera à un autre
contrôle qui contient plus d’objectivité et
plus de transparence à savoir le contrôle à
travers l’outil informatique», a-t-il noté, tout
en précisant que le Conseil constitutionnel
s’est équipé de 200 ordinateurs dans trois
grandes salles manipulés par environ 220
agents de saisie qui prennent en charge
toutes les informations contenues dans les
différents formulaires contrôlés manuelle-
ment. «Il y a un logiciel qui fera une compa-
raison avec le fichier national des élus et des
électeurs afin d’annuler les doubles signa-
tures entre les différents candidats. Et c’est
le put-out, de cette opération accomplie par
ce logiciel qui sera donné aux membres rap-
porteurs qui vont le joindre à leur contrôle
manuel pour procéder à la soustraction des
double signature et celles qui ne sont pas
bonnes. Interviendra ensuite, la rédaction le
rapport en proposant une décision au Conseil
constitutionnel» explique-t-il.
Questionné sur les délais de traitement de
tous les dossiers, l’invité de la rédaction a
précisé qu’«en mobilisant tous les travail-
leurs du Conseil et bien d’autres qui viennent
de l’extérieur et en œuvrant, sans relâche,
jusqu’a une heure tardive la nuit, je crois que
le travail sera accompli avant les 10 jours
consacrés à cette opération», affirme-t-il.
Sur le nombre de dossier de candidatures
reçus au niveau du Conseil, M. Bouseltani a
indiqué «jusqu’à dimanche dernier soir, il a
été reçu quatre postulants. Pour hier (lundi)
il y a eu quatre programmations et pour au-
jourd’hui (mardi), la journée sera program-
mées pour la réception de 12 candidats, à
raison d’une heure par candidat».
M. Bouseltani précise dans ce contexte
que chaque citoyen qui rempli les conditions
d’éligibilité de l’article 73 de la Constitution
a le droit de se présenter à la présidentielle.
«La légalité c’est le respect à la Constitution.
Celui qui n’est pas d’accord avec la légalité
de l’article 73 de la Constitution et de l’arti-
cle 136 de la loi électorale, doit avoir la vo-
lonté populaire pour arriver au pouvoir et
changer la Constitution ou changer les textes
qui ne lui plaisent pas. Mais pour l’instant
on doit appliquer des textes qui ont été légi-
timement adoptés soit par le constituant, soit
par le législateur», affirme-t-il. Et d’ajouter
«tout Algérien peut prétendre à la présiden-
tielle. C’est un principe d’égalité relevant de
l’article 29 de la Constitution».
Pour ce qui est des cas d’interdiction de
candidature, M. Bouseltani, cite le casier ju-
diciaire contenant des condamnations. Quant
à la santé du postulant, il a affirmé que l’ar-
ticle 136 de la loi exige pour la santé du can-
didat, un certificat médical délivré par un
médecin assermenté.
Sarah Sofi
M. MOHAMED BOUSELTANI, DG DU CENTRE DES ETUDES DE RECHERCHE CONSTITUTIONNELLE :
« 12 dépôts de dossiers sont programmés aujourd’hui »
Les conditions pour prétendre à la magistrature suprême ont été rappelées hier sur les ondes de la Radio algérienne de la Chaîne III,
par M. Mohamed Bouseltani, directeur général du Centre des études de recherche constitutionnelle.
Le candidat et président du Parti national
pour la solidarité et le développement
(PNSD), Mohamed-Cherif Taleb, s'est retiré
de la course à l'élection présidentielle du 17
avril 2014 en raison du non aboutissement
de l'opération de collecte de signatures, a in-
diqué, hier, un communiqué du parti.
Les membres du bureau exécutif national
du PNSD, réunis hier, ont pris connaissance
du non aboutissement de l'action de collecte
de signatures de citoyens aux fins d'avaliser
la candidature de M. Taleb, explique le com-
muniqué du parti, précisant que le nombre
de signatures récoltées dans plus de la moitié
des wilayas avoisine les 48.000.
«Toutefois, le temps restant (24 h) ne
peut permettre d'atteindre les résultats es-
comptés, et ce, malgré la volonté sincère des
cadres et militants du PNSD, impliqués dans
l'opération», ajoute la même source. Le délai
de dépôt des dossiers de candidatures auprès
du Conseil constitutionnel expire le 4 mars
à minuit.
Par ailleurs, le PNSD annonce qu'il pren-
dra «activement» part au scrutin du 17 avril
par «la mobilisation de tous ses militants et
sympathisants, particulièrement lors de
l'opération du contrôle des urnes et des ré-
sultats définitifs de l'opération électorale».
«Le bureau exécutif national du parti de-
mande en outre au chef de l'Etat d'user de ses
prérogatives constitutionnelles pour veiller
au déroulement démocratique et transparent
de toute l'opération électorale afin de lui as-
surer une véritable crédibilité aux plans na-
tional et international», ajoute le
communiqué du parti, soulignant que le
PNSD «se chargera des contacts avec les
candidats retenus officiellement par le
Conseil constitutionnel pour arrêter inces-
samment sa position définitive».
POUR NON ABOUTISSEMENT DE L'OPÉRATION DE COLLECTE DES SIGNATURES
Le candidat du PNSD se retire
E L E C T I O N P R É S I D E N T I E L L E D U 1 7 AV R I L
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EL MOUDJAHID
Nation
Mardi 4 Mars 2014
L
e président du Conseil de la na-
tion, Abdelkader Bensalah, a in-
sisté sur la conjoncture
exceptionnelle du déroulement des pré-
paratifs de l’élection présidentielle pour
soutenir que les efforts des parlemen-
taires durant cette session vont se
concentrer sur la réussite de l’opération
électorale en contribuant par leurs ac-
tions à donner plus de dynamisme aux
acteurs politiques en animant la scène
nationale dans le cadre de la campagne
électorale.
Le président du Conseil de la nation
a appelé à la mobilisation et au déploie-
ment des parlementaires pour une meil-
leure organisation de ce rendez-vous
capital pour le pays, tout en expliquant la vérité
sur les progrès et les réalisations que connaît le
pays dans les différents domaines. En effet, à
quelques semaines du lancement de la cam-
pagne électorale, Abdelkader Bensalah a invité
les parlementaires, en tant que facteurs de
convergence, des acteurs influents et efficaces
pour favoriser les débats vers l’objectif attendu
du rendez-vous d’avril prochain. La campagne
électorale constitue une occasion d’expliquer
les acquis gagnés par le pays, pour faire pro-
gresser les opinions et aider à créer le climat
nécessaire à des joutes électorales en évitant
les dépassements des convenances, les doutes
et les rumeurs inutiles en pareilles situations, a
encore indiqué Bensalah, insistant sur le res-
pect du cadre légal établi par la loi en vigueur
concernant les atteintes aux institutions, les
symboles et les constantes constitution-
nelles. « Peut-on ignorer les acquis réa-
lisés et où est l’objectivité ? » a encore
affirmé Bensalah, rappelant les sacri-
fices consentis pour arriver à la paix, la
stabilité et la consolidation du dévelop-
pement national. « Le devoir nous im-
pose de préserver les acquis et de
renforcer la sauvegarde du pays  ».
C’est à juste titre que le président du
Conseil de la nation a exprimé son re-
gret face aux tentatives de certaines
personnes et de certains courants visant
à propager des discours défaitistes et
des position négatives en tentant de
dissuader les citoyens d’accomplir leur
devoir électoral. Abdelkader Bensalah
affirme que le vote est un droit et un devoir que
chaque Algérienne et Algérien doivent accom-
plir. L’abstention constitue un manquement au
principe de citoyenneté et un mépris à l’égard
de la conscience politique qui doit prévaloir
dans la pratique démocratique. Le président de
la Chambre haute parle d’une dizaine de textes
de lois inscrits dans le calendrier de la session.
Houria A.
G
La promotion de la démocratie est
au cœur même de ce qui fonde et lé-
gitime les valeurs universelles
comme les droits de l’homme, le pluralisme
politique et médiatique, la liberté d’expres-
sion, le respect de la volonté populaire, la li-
berté de se rassembler et de s’associer, le
partenariat entre les hommes et les femmes
dans l’exercice de la politique, et, surtout,
l’existence d’une conviction qui sous-tend et
conforte tous ces engagements citoyens.
Par conséquent un Parlement fort, qui
soit l’émanation de toutes ces libertés, est le
symbole irréfutable de la bonne santé de
cette démocratie partant du fait que c’est
l’institution clé par laquelle la volonté du
peuple s’exprime et les lois sont votées. C’est
l’institution à qui le gouvernement rend des
comptes. C’est aussi une des armes les plus
sûres qui permet d’affronter les grands défis
de ce 21
e
siècle. L’affirmation du président
de l’APN, M. Larbi Ould Khelifa, sur l'exis-
tence d'un pluralisme au sein de la chambre
basse du Parlement, à travers la présence de
plusieurs formations politiques aux obé-
diences, positions, orientations qui conver-
gent ou, à contrario, sont portées à diverger,
est à notre sens, un signe de vitalité, une
preuve patente d’un pluralisme qui se dé-
cline en tant que reflet majeur des tendances
les plus évidentes d’une société algérienne
qui, grâce au processus démocratique ins-
tauré dans notre pays, est en bonne voie. Le
monde évolue et les aspirations citoyennes,
la modernité en politique, la bonne gouver-
nance, enjeu capital de notre temps, ne se
contentent plus d’un hégémonisme partisan
aussi parfait soit-il.
L’exercice politique pour autant qu’il
rassemble une diversité de courants et de
modes de pensée, n’échappe jamais à ses
contingences voire à des « servitudes », qui,
paradoxalement, font sa force et sa raison
d’être. Cet exercice n’échappe jamais ou
presque, à une pluralité qui est inscrite dans
ses gènes. Tenter de le nier ou de l’occulter
revient à tourner le dos aux principes les
plus établis de la règle démocratique.
Aussi, il est réconfortant d’observer que
l’Assemblée populaire nationale soit un ré-
ceptacle, un vivier où cohabitent différentes
formations politiques qui s distinguent par
des positions et des orientations qui peuvent
être contradictoires. Que cette représenta-
tion politique s’accorde ou au contraire di-
verge, cela coule de source et tombe sous le
sens. Il n’y a rien de plus nocif à la démocra-
tie que l’existence d’un unanimisme perma-
nent, une identité de vue lancinante.
Au demeurant, un pluralisme aussi per-
ceptible, aussi éclectique, de l’avis même du
président de l’APN, est en soi une illustra-
tion encourageante de la diversité d’opinion,
dont les règles ont été établies par le Prési-
dent de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Il est également de très bons augures que
dans cette enceinte, se pratique un respect
de toutes les opinions et de toutes les posi-
tions, que l'opposition exprime ses préoccu-
pations pour peu qu’elle ne transgresse pas
la loi fondamentale ni le règlement intérieur
de l'Assemblée. C’est la preuve d’une coha-
bitation pacifique, d’un engagement tacite
de la part de toutes les formations politiques
siégeant dans cette enceinte.
M. Bouraib
C’est parti !
SESSION DE PRINTEMPS 2014 DU PARLEMENT
Deux cérémonies ont marqué, hier,
l’ouverture solennelle et officielle de la
session de printemps 2014 du Parlement
dans ses deux chambres — le Conseil de
la nation et l’Assemblée populaire natio-
nale — dont les travaux des séances se
sont déroulés en présence de Abdelkader
Bensalah, président du Conseil de la na-
tion, de Mohamed Larbi Ould Khelifa,
président de l’Assemblée populaire na-
tionale (APN), du Premier ministre, Ab-
delmalek Sellal, ainsi que les membres du
gouvernement. La session de printemps,
inaugurée d’abord à l’APN avant de se
poursuivre au Conseil de la nation, inter-
vient dans le contexte des préparatifs de
l’élection présidentielle du 17 avril alors
le pays procède aux évaluations et bilans
des réalisations dans les différents secteurs
du programme quinquennal (2010-2014)
de développement économique et social
du Président de la République.
PRESIDENTIELLE 2014
Respecter le cadre légal de la prochaine campagne électorale
L
e président du Conseil de la nation, Ab-
delkader Bensalah, a fait le souhait, hier
à Alger, que la campagne électorale
pour l'élection présidentielle 2014 ne sorte pas
de son "cadre légal".
"Des débordements sont enregistrés lors de
toute campagne électorale mais il est souhai-
table que le débat électoral ne sorte pas de son
cadre légal", a soutenu M. Bensalah dans une
allocution lors de la séance inaugurale de la
session de printemps de la chambre haute du
Parlement.
"Le débat ne doit pas être l'occasion pour
certains de s'attaquer aux Institutions de l'Etat,
ses instances constitutionnelles ou à ses
constantes nationales", a insisté M. Bensalah
formant le vœu que la campagne électorale
soit mise à profit pour mettre en valeur les réa-
lisations accomplies.
Il conviendrait d'en rappeler quelques unes,
a-t-il estimé car, "de nos jours, a-t-il dit, l'on
évoque rarement les acquis réalisés à tel point
que d'aucuns pourraient s'imaginer que le pays
n'a pas avancé ces dernières années, ce qui
n'est pas raisonnable ni objectif".
"Des déclarations et des rumeurs circulent
ces jours ci et véhiculent un discours défaitiste
déniant la réalité des faits" a-t-il dit, regrettant
que "de tels propos émanent de personnalités
de renom et de plumes censées faire preuve
d'objectivité". "Nul ne saurait renier les avan-
cées réalisées sur les plans économiques et so-
cioculturels", a poursuivi le président du
Conseil de la Nation qui a rappelé les "réali-
sations grandioses accomplies en matière d'in-
frastructures, d'habitat, d'enseignement et au
plan de l'amélioration du cadre de vie des ci-
toyens. Le premier responsable du Conseil de
la Nation a indiqué dans ce contexte qu'"il
peut arriver dans certains cas que l'on com-
mette des erreurs, que l'on enregistre des in-
suffisances dans tel ou tel secteur mais celles-ci
sont rattrapables".
Evoquant la période où les fondements de
l'Etat étaient menacés et le pays instable, M.
Bensalah a souligné que "ces douloureux évé-
nements que nous avons vécus sont des sou-
venirs amers que nous ne voulons ni ne
souhaitons revivre". "Alors que nous parlons
aujourd'hui des sacrifices et des efforts consen-
tis, il convient de rendre hommage à la sagesse
et à la clairvoyance de l'homme qui a su à
chaque fois éviter au pays de sombrer dans la
violence", saluant "la prise de conscience du
peuple algérien durant cette étape ainsi que les
sacrifices de l'armée et des services de sécurité
grâce auxquels l'Algérie a pu triompher du ter-
rorisme et surmonter sa tragédie".
Abordant les travaux de la session, M. Ben-
salah a précisé que le Parlement débattra de
plusieurs projets de lois à caractère sociopro-
fessionnel et culturel.
D'autres projets de lois concernant les sec-
teurs de la jeunesse, l'économie, l'état civil et
les douanes devraient également être inscrits à
l'ordre du jour.
Concernant le bilan du Conseil, il a indiqué
que ce dernier a adopté 240 textes de loi en 15
ans. Le Parlement a également adopté deux
amendements constitutionnels initiés par le
Président de la République et relatifs à l'insti-
tutionnalisation de l’amazigh en tant que
langue nationale et à la promotion des droits
politiques de femme.
M. Bensalah a également évoqué les diffé-
rentes lois adoptées par les deux chambres du
Parlement et relatives aux réformes qui ont
sanctionné le processus de concertations initié
par le président de la République avec les dif-
férents partis et personnalités nationales et les
organisations de la société civile en mai 2011.
Dans le respect des règles de la démocratie
CONSEIL DE LA NATION
Abdelkader Bensalah : « Nous regrettons les tentatives de certains
courants de dissuader le citoyen d’accomplir son devoir électoral »
L
e Président de l’Assemblée populaire
nationale, Larbi Ould Khelifa, a affirmé
dans son discours l’existence d’une plu-
ralité politique à l’Assemblée citant la présence
de plusieurs formations politiques qui expri-
ment librement leurs orientations et positions
politiques. Le président de l’Assemblée a rap-
pelé la nouvelle composition de l’Assemblée
qui compte plusieurs formations politiques dont
les orientations et les positions peuvent conver-
ger tout comme elles peuvent diverger, ce qui
en soi constitue selon Ould Khelifa, une concré-
tisation de la vraie pluralité politique dont les
règles ont été établies avec l’approfondissement
des réformes politiques décidées par le Prési-
dent de la République, Abdelaziz Bouteflika, en
2011. Et, à ce titre, l’assemblée respecte toutes
les opinions et toutes les positions, bien plus,
elle encourage l’opposition à exprimer ses
préoccupations dans le cadre du respect de la
loi fondamentale et de son règlement intérieur,
a encore précisé le président de l’APN expli-
quant que la critique et l’opposition qui ont
marqué l’activité de l’actuelle législature dès le
début de son investiture, dénotent du dyna-
misme des députés à exprimer les préoccupa-
tions des franges de la société.
Evoquant le rendez vous de l’élection prési-
dentielle, Ould Khelifa a appelé les Algériens
et Algériennes à la participation massive du
scrutin du 17 avril pour élire le Premier magis-
trat de notre jeune république, à pratiquer ainsi
leur droit de citoyenneté en toute liberté et en
toute transparence.
Revenant à l’activité législative, le président
de l’Assemblée a cité les textes de lois inscrits
à l’agenda de la session de printemps, comme
ceux relatifs à la lutte contre la contrebande, aux
mutuelles sociales, des règles générales rela-
tives à l’aviation civile ou encore le projet de
loi relatif aux ressources biologiques.
Houria A.
APN
Mohamed Larbi Ould Khelifa :
« Une vraie
pluralité politique »
Photos : T. Rouabah
6 EL MOUDJAHID
Nation
Mardi 4 Mars 2014
TAYEB LOUH, MINISTRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX :
« La justice a franchi de grands pas et son
indépendance sera davantage renforcée »
«La justice a franchi de grands pas, dans le cadre du programme de Président de la République
relatif à la reforme de justice», a déclaré, hier, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb
Louh, en marge de l’ouverture de la session de printemps du Conseil de la nation.
L
e ministre a également sou-
ligné que «la justice sera
renforcée davantage dans le
cadre de l’appui de son indépen-
dance et sa force pour l’application
des dispositions de lois du système
législatif national en vigueur».
Aussi, M. Louh a rappelé que
«les instances judiciaires nationales
qui jouissent de prérogatives dans
le cadre des lois en vigueur veillent
à garantir l’application et le respect
de la loi pour assurer la sécurité et
la stabilité du pays». Aussi, comme
il le précise, c’est «grâce à la poli-
tique de réconciliation nationale
initiée par le Président de la Répu-
blique et grâce au concours de tous
les citoyens et de toutes les institu-
tions de l’État, l’Algérie a pu re-
couvrer sa paix et sa stabilité». Une
paix et une stabilité retrouvées,
pour lesquelles «l’Algérie a payé le
prix fort durant les années 1990
lorsqu’elle fut ciblée par le fléau du
terrorisme qui a failli ébranler les
fondements de l’État», a affirmé le
ministre, qui a profité de l’occasion
pour appeler «le peuple algérien et
les institutions de l’État à œuvrer
dans le sens de la préservation de
la stabilité du pays à travers le res-
pect des lois de la République et la
garantie de la liberté d’expression
pour tous dans le respect des droits
d’autrui». Le ministre de la Justice
a également mis en relief, le fait
que «la création de la Commission
nationale de supervision de l’élec-
tion présidentielle prévue le 17
avril prochain, composée exclusi-
vement de magistrats, figure parmi
les résultats des réformes politiques
et législatives de 2011, opérées en
consultation avec les partis et les
personnalités nationales».
En somme, a-t-il noté, «la loi
organique promulguée en 2012 a
consacré cette commission indé-
pendante qui a supervisé les élec-
tions législatives, puis locales de
2012».
S. G.
AMAR GHOUL, MINISTRE DES
TRANSPORTS :
« Le 17 avril sera une grande fête
pour l’ensemble des Algériens
et Algériennes »
Le ministre des
Transports a indiqué
que les partis ayant
affiché leur soutien à
la candidature du Pré-
sident Bouteflika
pour un 4
e
mandat se
sont réunis récem-
ment, en vue de «tra-
cer un plan d’action
pour la campagne
électorale». Il ajoute
que «cette campagne
essayera de refléter
l’envergure de notre
candidat. Elle sera
également à la hau-
teur des ambitions du
peuple algérien et des
défis qui attendent
notre pays».
M. Ghoul a quali-
fié le prochain ren-
dez-vous électoral du
17 avril 2014, de
«grande fête, pour
l’ensemble des Algé-
riens et Algériennes». Interrogé sur
le nombre des signatures collectées
au profit du candidat Abdelaziz
Bouteflika, M. Ghoul répondra
qu’il sera «annoncé, à l’issue du
dépôt du dossier de candidature».
Qualifiant ce chiffre de «grande
surprise», il dit que le nombre de
signatures collectées par son parti
est «important, voire impression-
nant !»
S. G.
Le nouveau permis de conduire conforme
aux standards internationaux
APN
Journée parlementaire
sur « les droits sociopolitiques
de la femme »
La commission des affaires ju-
ridiques, administratives et des li-
bertés de l’Assemblée populaire
nationale (APN) organisera, de-
main, une journée parlementaire
sur le «Les droits sociopolitiques
de la femme», en collaboration
avec le ministère de la Solidarité
nationale, de la Famille et de la
Condition de la femme. Trois inter-
ventions seront présentées sur les
thèmes «Développement du sys-
tème juridique des droits sociopo-
litiques de la femme depuis
l’indépendance jusqu’a au-
jourd’hui», «Les droits sociaux de
la femme» et «Les droits écono-
miques de la femme», a indiqué,
hier, un communiqué de l’APN.
L’allocution d’ouverture qui sera
prononcée par le président de la
commission des affaires juri-
diques, administratives et des li-
bertés, Ahmed Kharchi, sera
suivie par les interventions de la
ministre de la Solidarité nationale,
Souad Bendjaballah, et du vice-
président de l’APN, Salima Oth-
mani, a ajouté la même source.
Apres le débat, la présidente du
Conseil national de la famille et de
la femme présentera, à son tour,
une intervention avant l’allocution
de clôture des travaux qui sera pro-
noncée par le président de la com-
mission des affaires juridiques,
administratives et des libertés.
Le ministre de l’Éduca-
tion nationale, Abdelatif
Baba Ahmed, a indiqué,
hier, en marge de l’ouver-
ture de la session du prin-
temps de l’APN, que «la
question des ponctions sur
salaires ne sera étudiée
qu’après la récupération des
cours perdus.
«D’ici à deux mois, s’il
s’avère qu’il y aura des en-
seignants qui auront refusé
de rattraper les cours per-
dus, il sera procédé à la
ponction sur leur salaires.»
En somme, chaque ensei-
gnant gréviste qui aura as-
suré les cours non dispensés
en raison de la grève verra
son salaire versé dans sa to-
talité.
Le ministre a indiqué,
dans ce contexte, qu’une
correspondance a été adres-
sée aux directions de l’édu-
cation, leur enjoignant de
surseoir à la décision de retenir les
journées de grève pour le mois de
mars en cours.
Le ministre a souligné que les
enseignants qui refusent de récu-
pérer les cours perdus aux élèves
«ne représentent, en fait, qu’une
minorité». M. Baba
Ahmed a également souli-
gné que le département de
l’Éducation avait «laissé à
l’appréciation de chaque
établissement d’établir un
plan de rattrapage».
«Aussi, nous avons de-
mandé à ce que les séances
puissent être récupérées,
mais pas dans la précipita-
tion ou le bourrage», a noté
le ministre, spécifiant par
là, que ce n’est pas aux
élèves de payer les frais
d’une grève qui ne les
concernait pas.
Le ministre de l’Éduca-
tion a par ailleurs rappelé
que «les sujets des exa-
mens de fin d’année ne
porteront que sur les cours
effectivement dispensés
durant l’année scolaire
2013-2014». Et d’ajouter :
«Il est inconcevable d’in-
terroger les élèves sur des
cours non donnés, il n’y a donc
pas de quoi s’alarmer.»
Propos recueillis par Soraya G.
La liberté d’expression est garantie pour tous
et se pratique dans le cadre du respect de la loi
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux,
Tayeb Louh a affirmé, hier à Alger, que la liberté
d’expression est «garantie pour tous» et reste «un
droit qui doit se pratiquer «dans le cadre du respect
de la loi». Dans une déclaration à la presse en marge
de l’ouverture de la session de printemps du Conseil
de la nation, M. Louh a indiqué que «la liberté
d’expression est garantie pour tous», affirmant que
«le Président de la République, Abdelaziz Boute-
flika, a soutenu ce droit qui est consacré par les dif-
férentes lois de la République».
Il a souligné que la pratique de ce droit doit se
faire dans le cadre du respect de la loi. Le ministre
de la Justice, garde des Sceaux, a ajouté que «le
droit à la liberté d’expression s’inscrit dans le cadre
des principes de consécration de la démocratie que
l’Algérie œuvre à asseoir».
Le ministre a en outre appelé «toutes les institu-
tions, dont la presse, à œuvrer à ancrer la culture et
le respect de la loi, en vue de garantir la stabilité de
l’Algérie pour laquelle se sont sacrifiés nos mar-
tyrs».
Le nouveau permis de conduire
qui sera mis en circulation à par-
tir du mois de mars sera
conforme aux standards interna-
tionaux, a affirmé, hier à Alger,
le ministre des Transports, Amar
Ghoul. «Il s’agit de la mise en
circulation d’un document qui
soit conforme aux standards in-
ternationaux et non d’un permis
à points», a indiqué M. Ghoul
dans une déclaration à la presse
en marge de l’ouverture de la
session de printemps de l’As-
semblée populaire nationale
(APN). Le ministère des Trans-
ports œuvre à l’application d’un
nouveau programme visant, no-
tamment, à revoir le système du
permis de conduire à travers
l’amélioration de la formation
des candidats jusqu’à l’octroi du
document. Dans le cadre de la
stratégie du secteur tracée pour
la réduction du nombre d’acci-
dents, le ministre a fait état de la
promulgation prochaine de
textes d’application coercitifs à
l’encontre des contrevenants et
incitatifs pour ceux qui respec-
tent le code de la route. En 2013,
42.864 accidents de la route ont
fait 4.540 morts et 69.582 bles-
sées, outre les dégâts matériels
estimés à 100 milliards de dinars
par an. Par ailleurs, M. Ghoul a
indiqué que la flotte aérienne al-
gérienne sera renforcée par l’ac-
quisition par les deux
compagnies nationales de trans-
port aérien de nouveaux appa-
reils, rappelant que la compagnie
Air Algérie a déjà acquis 16 aé-
ronefs, cette année.
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EN MARGE DE L’OUVERTURE DE LA SESSION DE PRINTEMPS
LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE
ABDELATIF BABA AHMED :
« La question de ponctions sur salaires
ne sera étudiée qu’après la récupération
des cours perdus »
D
ans son allocution d’ouver-
ture, le directeur du CAERT,
Francisco Caetano José Ma-
deira, a indiqué que cet atelier revêt
une importance cruciale dans le
cadre de la lutte contre le terrorisme.
«Aujourd’hui, dit-il, la situation au
Mali se développe dans un sens po-
sitif.» Bamako a recouvré l’intégrité
territoriale, et les institutions démo-
cratiques sont élues.
« On ne doit pas se leurrer »
Mais ce succès contre le terro-
risme ne doit pas, selon nous, faire
oublier la menace terroriste qui per-
siste toujours, selon le directeur du
CAERT, qui estime que «l’espoir
suscité est un espoir mesuré». Ainsi,
selon lui, «même si le Sahel réagit
positivement, il ne faut pas nous
leurrer, car le terrorisme n’est pas
vaincu». Les faits le démontrent au
quotidien. Il en voudra pour preuve,
les incidents survenus à Gao ou en-
core à Kidal. C’est pourquoi, selon
lui, il faut poursuivre la lutte dans le
Sahel et faire en sorte que les straté-
gies élaborées par l’Union africaine
(UA), l’Union européenne (UE ) ou
encore l’Organisation des Nations
unies (ONU) convergent. Le terro-
risme ne peut être vaincu de manière
isolée. La lutte doit être le produit
d’une action participative de tous les
acteurs nationaux, régionaux et in-
ternationaux. Madeira préconise de
surmonter les défis par une présence
effective et réelle des gouverne-
ments. De même qu’il y a une né-
cessité impérieuse de rester
vigilants, car les facteurs d’instabi-
lité n’ont pas disparu. Les groupes
terroristes continuent d’activer. Pis,
pour certains, ils changent de noms
et de forme. La porosité des fron-
tières complique davantage la lutte
menée. Mais il n’y a pas que cela,
puisque, selon le directeur du
CAERT, les difficiles conditions
socio-économiques des populations
sont exploitées par les groupes ter-
roristes pour recruter de nouveaux
jeunes. Madeira estime également
qu’«il faut l’implication de toutes
les communautés au niveau des
zones frontières pour promouvoir
les capacités scientifiques», et qu’«il
faut une plus grande coordination et
en temps réel dans les échanges
d’informations».
La sécurité des frontières néces-
site une parfaite connaissance pour
les pays du Sahel des systèmes d’ap-
plication de la loi, de capacités de
détection de chaque mouvement de
terroristes. Et pour relever ce défi,
il faut, selon lui, le renforcement des
capacités sécuritaires des pays de la
région, une interconnexion des ser-
vices, un accès aux informations, un
partage des renseignements au ni-
veau national et régional. Et ce
d’autant que le système actuel de
surveillance de passage des fron-
tières est inefficace. Dans des pays
visités par une mission du CAERT,
on a constaté que les renseigne-
ments des voyageurs sont notés sur
du papier volant, ce qui ne garantit
pas leur sécurisation. Selon Ma-
deira, «ce n’est plus acceptable au
moment où nous essayons de fermer
les frontières aux terroristes». Il fera
également remarquer que «le
contrôle douanier dans la région est
inexistant». D’où l’importance de
cet atelier auquel prennent part des
officiers de douane, de police et
d’immigration de 13 pays de la ré-
gion sahélo-sahélienne. Il s’agit,
entre autres, du Tchad, du Niger, du
Burkina Faso, de la Libye, du Ca-
meroun et du Nigeria. Des officiers
qui seront outillés de bases de don-
nées pour sécuriser les documents
de voyage. De son côté, le représen-
tant de la Direction Exécutive de
Lutte contre le Terrorisme, Jean Phi-
lipe Morange, a indiqué que les
nombreuses missions effectuées
dans les pays de la région et le dia-
logue instauré avec les organisations
internationales en lien avec la pro-
blématique de la sécurisation des
frontières ont permis d’identifier les
normes pratiques et les besoins à
mettre en œuvre dans le cadre d’un
projet d’assistance technique. Il a
également souligné l’importance
d’une action coordonnée aux plans
national et régional.
Il a estimé qu’il est nécessaire de
«faciliter les échanges et l’accès aux
ressources des organisations inter-
nationale».
Cet atelier de trois jours permet-
tra de présenter les outils de lutte et
de familiariser les participants à leur
utilisation. Morange affirme que le
volet frontière, thème de l’atelier or-
ganisé par le Caert, «est un élément
clé qui répond à la mobilité des ter-
roristes qui ne connaissent pas de
frontière».
M. Madeira a annoncé, par ail-
leurs, la tenue, en Mauritanie, le 17
mars, d’une réunion des représen-
tants des pays du Sahel et du Ma-
ghreb, en collaboration avec l’UA et
l’ONU, en vue de renforcer et inté-
grer les stratégies régionales dans le
Sahel. Nadia Kerraz
Plus de 77.000 recours ont été
enregistrés par la Cour suprême en
2013, a indiqué le président de la
chambre commerciale et maritime,
Abdeslam Dib, qui a appelé à la
numérisation du dossier judiciaire
pour faciliter le travail des magis-
trats.
Dans son intervention intitulée
la «Cour suprême en mots et chif-
fres», lors d’une conférence orga-
nisée par la Cour suprême à
l’occasion du 50
e
anniversaire de
sa création, M. Dib a précisé que
77.046 recours ont été enregistrés
en 2013, dont 62.108 recours pé-
naux et 14.956 civils.
Avec ce chiffre «important» de
recours en une année, la Cour su-
prême a enregistré un nombre d’af-
faires plus grand que celles enrô-
lées durant 25 années (1964-1988).
Et compte tenu du nombre
considérable et grandissant d’af-
faires, notamment pénales, «l’ef-
fort consenti par les magistrats
reste insuffisant», a relevé M. Dib.
Pour faire face à cette situation,
l’intervenant a proposé de prendre
une série de mesures relatives aux
recours pénaux, dont «le recours à
la médiation pour résoudre un li-
tige pénal».
Il a, en outre, préconisé de
«prendre des mesures à caractère
législatif à même d’élargir le
champ de l’arrêt de la poursuite pé-
nale en cas de retrait de la plainte
pour l’ensemble des délits et infra-
ctions concernant les individus ou
leurs biens, en assurant la protec-
tion nécessaire aux victimes».
S’agissant des recours civils, il a
souligné l’impératif d’«accélérer le
cadastre pour réduire les litiges liés
aux biens immobiliers». Il a, par
ailleurs, insisté sur la poursuite de
la «modernisation de la justice et la
numérisation du dossier judiciaire
pour faciliter le travail des magis-
trats».
7
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Nation
La Cour suprême a traité plus de 730.000 af-
faires durant la période allant de 1964 à 2013, a
indiqué le président de la chambre commerciale
et maritime, Abdeslam Dib. Intervenant lors de
la conférence scientifique organisée par la Cour
suprême à l’occasion de la célébration de son 50
e
anniversaire, M. Dib a précisé que la Cour a
traité 734.247 affaires durant la période allant de
1964 à 2013 sur un total de 981.087 affaires en-
registrées durant la même période. Jusqu’a l’an
2000, la Cour suprême a pu établir un équilibre
entre le nombre des affaires enregistrées et celles
traitées, cependant, a-t-il dit, un déséquilibre a
été enregistré du fait d’un «accroissement im-
prévu du nombre de recours pénaux».
Il a expliqué cette situation par «l’amélioration
du niveau de vie du citoyen, l’accès facile à la
justice, l’inefficacité des méthodes alternatives
pour résoudre les litiges et le fait que le pourvoi
en cassation ne soit assujetti qu’à des conditions
procédurales». Le critère d’un délai raisonnable
du jugement constitue un moyen pour juger de
l’équité d’un procès, a-t-il estimé, soulignant que
partant de ce point de vue, si la cadence des ju-
gements et acceptable en général pour ce qui est
du civil, des efforts, cependant, devront être dé-
ployés en matière de délits et d’infractions.
Les forces de l’Armée nationale popu-
laire (ANP) viennent de mettre hors d’état
de nuire, un dangereux groupe terroriste qui
s’est retranché dans le massif montagneux
de Sidi Ali Bounab, situé aux limites territo-
riales des wilayas de Tizi Ouzou et de Bou-
merdès, connu pour être le fief de criminels
armés.
En effet, l’opération de ratissage enclen-
chée par les forces de l’ANP dans ce mont a
permis l’élimination de 7 terroristes et la ré-
cupération d’un lot d’armes de guerre, et ce
depuis mardi dernier, jour où a été neutralisé,
un des «émirs» de cette sinistre nébuleuse
terroriste, en l’occurrence Abou El-Houm-
mam, de son vrai nom Seddik Zizit, âgé de
36 ans, ayant rejoint les maquis terroristes en
1994. Hier, les forces de l’ANP ont mis hors
d’état de nuire, deux autres terroristes au lieu
dit Tamada Lamehela situé entre les villages
Aït Maâmar et Hidoussa, relevant adminis-
trativement de la commune de Tadmaït,
selon un communiqué du ministère de la Dé-
fense nationale. Cette double élimination in-
tervient 24 heures après la neutralisation, par
les mêmes forces, de trois autres terroristes
au niveau de la zone Oued Aguergour située
dans le même massif qui continue d’être
passé au peigne fin par des forces de l’ANP.
Samedi dernier, un autre terroriste avait été
éliminé dans la même zone qui fait l’objet
d’une vaste opération de ratissage enclen-
chée suite à des renseignements sur la pré-
sence de ce groupe terroriste éliminé. Selon
les communiqués du ministère de la Défense
nationale, des fusils de chasse, des fusils au-
tomatiques et semi-automatiques, et autres
objets appartenant aux terroristes éliminés
ont été récupérés, à l’issue de ces opérations
anti terroriste. Cette opération a permis aux
forces de l’ANP de récupérer un lance-ro-
quette anti-char, un fusil automatique et des
munitions. L’assaut de forces de l’ANP lancé
depuis mardi dernier dans ce massif forestier
se poursuit toujours et ne prendra fin jusqu’à
ce que ce mont soit nettoyé de toute présence
terroriste.
Bel. Adrar
La première réunion du Comité stratégique algéro-
malien sur le Nord-Mali, coprésidée par le ministre
des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le mi-
nistre malien de la Réconciliation nationale et du Dé-
veloppement des régions du Nord, Cheick Oumar
Diarrah, s’est tenue, hier à Alger. La réunion a eu lieu
au siège du ministère des Affaires étrangères en pré-
sence du ministre délégué chargé des Affaires maghré-
bines et africaines, Abdelmadjid Bouguerra. Les
délégations interministérielles des deux pays ont par-
ticipé aux travaux de cette réunion qui sera sanction-
née par un communiqué commun.
Le comité bilatéral stratégique sur le Nord-Mali a
été institué par les présidents des deux pays, à l’occa-
sion de la visite du chef de l’État malien, Ibrahim Bou-
bacar Keita, le 19 janvier à Alger.
M. Diarrah avait déclaré, dimanche, à l’issue d’un
entretien avec le chef de la diplomatie algérienne, que
l’institution du Comité bilatéral stratégique sur le
Nord-Mali a été une volonté des chefs d’État des deux
pays «pour prendre en charge l’ensemble des ques-
tions qui structurent les relations entre l’Algérie et le
Mali sur cette question précisément».
COUR SUPRÊME
77.000 recours enregistrés en 2013
730.000 affaires traitées durant la période 1964-2013
OPÉRATION DE RATISSAGE À SIDI ALI BOUNAB
7 terroristes mis hors d’état de nuire par l’ANP
COMITÉ STRATÉGIQUE ALGÉRO-MALIEN
Première séance de travail sur le Nord-Mali
SÉCURISATION DES FRONTIÈRES AU SAHEL ET AU MAGHREB
Atelier au Caert au profit d’officiers
de 13 pays de la région
Le Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), en collaboration avec la Direction exécutive du comité
contre le terrorisme (DECT), a organisé, hier à Alger, un atelier sur «Le renforcement des capacités des pays du Sahel
et du Maghreb en matière de contrôle aux frontières».
P
h

:

N
e
s
r
i
n
e
8
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Nation
L
e Salon national de l’emploi et de la
formation, dont la 8
e
édition est pré-
vue les 15 et 16 mars prochain, se
veut un « carrefour » et une « passerelle »
qui réunira les entreprises et les demandeurs
d’emploi. S’exprimant lors d’une conférence
de presse tenue, hier à Riadh El Feth, le doc-
teur Ali Belkhiri, commissaire du Salon, a
affirmé que cet évènement, organisé par
l’Agence 3C, en partenariat avec Emploi-
Partner, « peut aussi être une très bonne op-
portunité pour disposer d’une vitrine afin
d’assurer la promotion d’une entreprise ou
d’un organisme de formation. »
Pendant deux jours, les entreprises à la re-
cherche de compétences auront à rencontrer
des diplômés.
L’objectif est de « leur permettre de trou-
ver un emploi ou un stage. » Une « plate-
forme » de débats et d’échanges entre ces
deux catégories sera mise en place et ce, à
travers un cycle de conférences thématiques
et d’ateliers ayant trait, entre autres, aux
techniques de rédaction de CV, la prépara-
tion à l’entretien d’embauche, l’entrepreneu-
riat.
Dans un futur proche, le conférencier
compte faire de ce Salon une manifestation
semestrielle. Son autre ambition est de
« tenir des Salons régionaux et d’autres spé-
cialisés. »
A cet effet, le Dr Belkhiri indique que des
manifestations analogues, relevant des sec-
teurs de BTPH, des banques et assurance «
sont en cours. » En termes de chiffres, il a
rappelé que lors l’année dernière, ils étaient
21.000 visiteurs à se rendre au Salon. Et des
milliers de CV y ont été déposés.
L’édition de 2014, à laquelle prendront
part une quarantaine d’entreprises, « verra la
participation de plusieurs dizaines d’entre-
prises et de plusieurs milliers de profession-
nels, diplômés, étudiants et s’annonce,
d’ores et déjà, d’une importance capitale. »
Dans la même optique, l’orateur dira que
« les recrutements sur place sont possibles ».
Intervenant au cours de cette conférence, M.
Ferroukhi, enseignant universitaire, souligne
que l’observatoire dont dispose l’université
de Bab-Ezzouar, qu’il représente, compte
« créer une base de données pour les diplô-
més, réhabiliter les stages et faciliter l’inser-
tion professionnelle de cette catégorie. » De
son côté, M. Zerrouki, directeur du site Em-
ploi partner.com, dont le nombre de visites
quotidiennes avoisine les 30.000, compte ac-
compagner les demandeurs d’emploi pour
s’inscrire « sur notre plate-forme » et facili-
ter ainsi la tâche aux entreprises dans « les
opérations de recrutement. » Quant à M
me
Belkahla, directrice des ressources humaines
à la fromagerie « La Belle», elle a fait part
du « recrutement ambitieux » d’une centaine
de cadres (ingénieurs en agroalimentaires, en
maintenance et en marketing).
Fouad Irnatene
8
e
EDITION DU SALON NATIONAL DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION
Carrefour des demandeurs d’emploi
et des entreprises
Dans un futur proche, Ali Belkhiri, commissaire du Salon, compte « tenir des Salons régionaux et d’autres spécialisés »
Dans le cadre de l’élaboration du plan d’ac-
tion destiné au maisons de l’environnement, le
Conservatoire National de Formation de l’En-
vironnement (CNFE), a organisé, hier, au ni-
veau de la maison de l’environnement de
Tipasa, une rencontre nationale, qui a regroupé
les responsables des 19 maisons de l’environ-
nement opérationnelles ainsi que les chargés du
dossiers au sein des directions de l’environne-
ment dont les maisons vont être mises en ser-
vice incessamment.
Cette rencontre de deux jours a pour objectif
«  d’enrichir le plan d’action des maisons de
l’environnement 2014-2015, d’évaluer leurs ac-
tivités et de discuter des différents points qui
entravent la bonne marche de leurs actions », a
indiqué le directeur du CNFE, M. Ouahid Tcha-
chi, à l’ouverture des travaux de le rencontre.
Annexées au CNFE, « les maisons de l’envi-
ronnement, se veulent un espace de rencontres,
d’activités, d’échanges de proximité de tous les
acteurs, notamment les associations et clubs
verts étudiants et chercheurs, afin d’acquérir des
connaissances et des compétences pratiques
dans le domaine de la protection de l’environ-
nement », a-t-il précisé. Pour ce responsable, le
thème de l’environnement se présente au-
jourd’hui comme un vrai métier qui est appelé
à prendre une plus grande importance dans la
vie économique, sociale et culturelle du pays.
Dans ce contexte, explique- t-il, le CNFE, par
le biais des maisons de l’environnement, « or-
ganise des activités et des campagnes de sensi-
bilisation et d’éducation environnementales, en
se basant sur la gestion des déchets à travers le
recyclage, la réutilisation et la valorisation de
ces déchets, dans le but de renforcer l’économie
nationale, par la création d’emplois verts, d’une
part, et l’amélioration de la qualité de l’environ-
nement d’autre part ». Une grande importance
est accordée également à la formation environ-
nementale. Dans ce domaine, le directeur du
CNFE, a précisé que son établissement a formé
depuis sa création en 2003, à ce jour, plus de
10.000 personnes dans plusieurs spécialités à
savoir, la gestion des déchets, les énergies re-
nouvelables, les études d’impact…
Le plan d’action 2014-2015 des maisons de
l’environnement, dont le thème sera axé sur la
gestion des déchets, (tri, recyclage et valorisa-
tion), « est construit sur trois activités de base »,
a-t-il indiqué.
Il s’agit de l’installation et de l’animation
des clubs verts, la célébration des journées en
relation avec l’environnement, la formation et
l’information sur les grands thèmes de l’envi-
ronnement. «  Ces activités ont été arrêtées en
accord avec les termes de la convention entre le
ministère de l’aménagement du territoire et de
le l’environnement et le CNFE », a précisé le
même responsable.   
Les activités autour de l’installation, l’ani-
mation et l’évaluation des clubs verts, devront
être exécutées au cours de l’année scolaire,
néanmoins des programmes spéciaux d’anima-
tion pourront être exécutés durant les périodes
des vacances avec ces mêmes établissements ou
avec d’autres institutions telles que les scouts
musulmans et les maisons de jeunes.
Quant aux célébrations des journées natio-
nales et internationales en relation avec l’envi-
ronnement et les activités autour des grands
thèmes environnementaux, ils devront suivre un
calendrier arrêté en commun accord avec la tu-
telle, de même pour les programmes de forma-
tion, d’information et de sensibilisation.
Chaque maison des 49 maisons de l’envi-
ronnement installées à travers le pays, devra
exécuter le même programme, sur une même
période bien précise, de manière à donner une
couverture nationale aux thèmes traités.    
Le conservatoire national des formations à
l’environnement, faut-il-il le préciser, est  un
établissement public à caractère industriel et
commercial, sous la tutelle du ministère de
l’Environnement et de l’aménagement du terri-
toire. « Il a pour mission de former, éduquer et
sensibiliser l’ensemble des acteurs sociaux aux
questions de l’environnement. Il est ouvert à
toutes les propositions allant dans cette optique
d’où qu’elle émanent », tient à souligner son di-
recteur.
Salima Ettouahria
RENCONTRE NATIONALE DE RESPONSABLES
DES MAISONS DE L’ENVIRONNEMENT
Pour une mise en œuvre efficace
du plan d’action 2014-2O15 
La 10
e
édition du Salon
international de la femme
Eve 2014 s’est ouverte,
hier, au palais des Exposi-
tions des Pins-Maritimes, à
la Safex d’Alger.
Inauguré par la ministre
de la Solidarité nationale,
de la Famille et de la
Condition de la femme,
M
me
Souad Bendjaballah,
ce Salon, dédié au bien-
être et à la beauté, a vu la
participation de 140 expo-
sants nationaux et étran-
gers.
Organisée par le World
Trade Center Algeria
(WTCA), cette manifesta-
tion, qui revient chaque
année depuis 10 ans, coïn-
cide avec la célébration de
la journée internationale
de la Femme.
C’est au cours d’une
conférence de presse por-
tant sur l’entrepreneuriat
féminin en Algérie, que le
général-manager du
WTCA Ahmed Tibaoui, a
mis l’accent sur l’impor-
tance de ce rendez-vous
qui représente une occa-
sion pour le développe-
ment de l’activité
économique des entre-
prises algériennes. Cet
événement permet les
échanges d’expériences
entre les professionnels du
secteur du bien-être fémi-
nin.
En sillonnant les diffé-
rents stands du Salon, la
ministre de la Solidarité a
appelé les femmes à inver-
tir davantage dans les acti-
vités liées à la beauté,
notamment par la fabrica-
tion des produits bio, qui
représentent un créneau
rentable.
M
me
Bendjaballah, qui
a estimé le nombre de tra-
vailleuses en Algérie à
17%, a fait savoir que 64%
de femmes ont bénéficié
des crédits dans le cadre de
l’ANGEM (Agence natio-
nale pour la gestion de mi-
crocrédit), contre 8%
seulement dans le cadre de
l’ANSEJ (Agence natio-
nale de soutien de l’emploi
des jeunes).
La ministre, qui a cité,
à titre d’exemple, le nom-
bre de femmes travail-
leuses dans
l’administration qui avoi-
sine les 50%, a souligné la
réticence des femmes
quant à l’investissement de
certains créneaux écono-
miques.
Elle a relevé l’impor-
tance de ce genre de mani-
festation destinée à tisser
des partenariats qui renfor-
cent davantage le rôle joué
par les femmes dans la
sphère économique.
Il convient de noter que
près de 150.000 visiteurs
considérés comme étant
potentiellement intéressés
par les prestations des ex-
posants sont attendus à ce
Salon.
Sur une surface de plus
de 6.000 m
2
, plusieurs sec-
teurs d’activités en relation
avec l’univers de la femme
ont été représentés, dont
les Salons de coiffure et
instituts de beauté, le prêt-
à-porter, la lingerie fémi-
nine, les parfums, les
cosmétiques, les instituts
de bien-être, le fitness et
SPA, la nutrition et l’hy-
giène féminine, l’espace
mère/enfant, bijoux et arti-
sanat, agences de voyages
et écoles de formation.
Ainsi, durant 6 jours,
chaque exposant pourra
vendre ses produits et ani-
mer son stand avec des dé-
monstrations en live, de
distributions de flyers,
d’échantillons, ainsi que
l’organisation de jeux et
tombolas.
Kamélia H.
Intervenant lors de cette conférence,
M. Bouchlaghem, directeur de l’adminis-
tration des finances et de la comptabilité
de SIM, a annoncé qu’une société agroali-
mentaire algéro-française, dénommée «
SIM Sanders », spécialisée dans la fabri-
cation de tous types d’aliments de bétail,
sera « opérationnelle début 2015. » Le coût
global des investissements dudit projet qui
sera réalisé dans le strict respect de la loi
51/49, s’élève à 1,1 milliard de dinars.
D’autre part, M. Bouchlaghem relève
que le groupe prépare aussi deux autres
projets de création d’usines qui sont ac-
tuellement « en maturation ». Leur réalisa-
tion est, également, prévue entre 2014 et
2015. L’une de ses usines « consiste en une
biscuiterie qui sera implantée à Ain Ro-
mana à Mouzaïa. »
F. I.
M. BOUCHLAGHEM, DAFC DU GROUPE SIM :
« Une société agroalimentaire algéro-française
sera opérationnelle début 2015 »
P
h

:

W
a
f
a
10
e
EDITION DU SALON INTERNATIONAL
DE LA FEMME
140 exposants au rendez-vous
Nation
EL MOUDJAHID 9
Mardi 4 Mars 2014
Des conventions de jumelage ont été si-
gnées, hier à Alger, entre le CHU Hassani
Issaad de Béni Messous et les hôpitaux de
Ouargla, d’Adrar et d’Illizi.
Ces conventions visent à dépêcher des
missions médicales et paramédicales du
CHU de Beni Messous aux hôpitaux des wi-
layas du Sud (Ouargla, Adrar et Illizi) pour
prendre en charge les différentes spécialités,
notamment celles qui enregistrent un déficit.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a,
récemment, affirmé que « l’Etat réunira
tous les moyens nécessaires pour faciliter la
tâche de ces missions », a rappelé le minis-
tre de la Santé, de la Population et de la Ré-
forme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf,
présent à la cérémonie de signature.
Outre la prise en charge sanitaire de la
population de ces wilayas, les médecins du
CHU de Béni Messous auront à assurer la
formation continue et le transfert des cas
complexes vers les hôpitaux du nord.
Quelques hôpitaux du nord avaient concré-
tisé des opérations de jumelage avec des hô-
pitaux du sud à titre bénévole.
Le ministère de tutelle a décidé d’encou-
rager ce type d’initiatives pour en garantir
le bon déroulement.
CHU DE BÉNI MESSOUS ET HÔPITAUX DE OUARGLA, D’ADRAR ET D’ILLIZI
Signature de conventions de jumelage
l
Un accord de partenariat entre
l’ENIE et la direction générale de
la recherche scientifique et du dé-
veloppement technologique a été signé
cette semaine pour concevoir de nouveaux
produits ou équipement industriels, sou-
tenir une économie et promouvoir surtout
le produit national. Une première sans
doute permettant de rassembler les com-
pétences et d’allier l’espace de recherche
et le terrain de la fabrication pour acqué-
rir l’expérience et mettre en pratique les
connaissances ou les innovations des cher-
cheurs souvent en quête de support logis-
tique à l’effet de faire valoir leur
savoir-faire et de concrétiser leurs ambi-
tions. La journée d’étude organisée en la
circonstance fut une opportunité au gré
des interventions de ces universitaires sur
leurs œuvres de relever l’existence d’im-
menses potentialités humaines, de situer
le champ d’action si vaste du domaine de
la recherche et de se fixer sur les préoccu-
pations d’une élite avide de prendre part
à la promotion du produit algérien. Et si
on ne peut occulter l’effort consentis par
l’Etat et traduit par la mobilisation de
fonds conséquents pour le développement
d’une notion de recherche et de technolo-
gie, il reste cependant ce lien à établir
entre une communauté universitaire et un
monde industriel pour la matérialisation
de toute cette volonté et la réalisation de
la projection définie. Une projection rap-
pelée par le ministre de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique
qui, dans ses différentes interventions, a
insisté sur l’ouverture de l’université sur
le marché de l’économie et de son in-
fluence sur une croissance. Aussi, cette
rencontre a été mise à profit pour évoquer
les expériences initiées çà et là à l’image
des pays asiatiques aujourd’hui émer-
gents par l’esprit d’innovation de leurs
chercheurs et d’entreprise et de manage-
ment de leurs opérateurs pour se distin-
guer par une technologie et dominer
pratiquement le marché mondial. C’est
dire la prise de conscience observée chez
l’élite nationale plus que jamais détermi-
née à imposer un rythme et à accompa-
gner une industrie après la remise à
niveau de son système de fonctionnement.
De la volonté et de moyens, toutes les
conditions s’y prêtent pour relever un tel
défi à la portée au demeurant de nos cher-
cheurs et universitaires et s’inscrire défi-
nitivement dans l’approche nouvelle de
l’Algérie des valeurs. Une approche repo-
sant sur l’efficacité, le pragmatisme et la
rentabilité grâce à un rayonnement effec-
tif de l’université. A travers cette première
initiative, un coup d’envoi est certaine-
ment donné pour susciter un engouement
des opérateurs publics et privés et réser-
ver à une notion de recherche pour le dé-
veloppement du produit algérien une
priorité dans l’action de toute société éco-
nomique. Un espoir est fondé surtout que
ce partenariat intéresse la filière électro-
nique, cette haute technologie de pointe...
A. Bellaha
Commentaire
Un partenariat stratégique pour l’économie nationale
M. MEBARKI MOHAMED, MINISTRE DE
L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE :
« Une expérience à généraliser »
« L’initiative mérite évidemment tous les encoura-
gements et d’être surtout généralisée dans tous les sec-
teurs. L’université doit impérativement s’ouvrir sur le
marché pour accompagner cette mutation économique
et promouvoir la production algérienne.
Aussi la recherche scientifique et le développement
technologique figurent dans les priorités de l’action de
l’université qui ne peut se résumer à une fonction clas-
sique de formation pour être fidèle aux orientations du
Président de la République et à l’esprit du programme
du gouvernement.
Des fonds conséquents ont été mobilisés pour une
telle alternative et il faut bien les rentabiliser par, jus-
tement, la conception de projets et leur concrétisation
au profit de tous les secteurs d’activité. C’est là, le défi
à relever par nos chercheurs et l’université en général.
Nous sommes condamnés à œuvrer dans le sens de la
performance et de la croissance pour le bien-être du
pays et du citoyen...»
M. AOURAG ABDELHAFID,
DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET DU DÉVELOPPEMENT
TECHNOLOGIQUE :
« Promotion du produit
algérien »
« L’institution demeure un support pour le dévelop-
pement de l’industrie et de la promotion de tous les sec-
teurs. Nous avons des équipes pluridisciplinaires de
chercheurs en mesure d’accompagner cet effort
consenti par l’Etat et de rentabiliser un système écono-
mique.
L’engagement pris aujourd’hui pour la réalisation
d’un partenariat avec l’ENIE s’assimile à un acte d’im-
plication pour la promotion du produit algérien et la si-
gnification du savoir-faire de nos chercheurs. La visite
des installations de cette entreprise qui dispose notam-
ment d’un plan de charges consistant, nous motive à
nous investir davantage et à imprégner notre griffe. Je
pense que c’est un bon début...»
A. B.
M. BEKARA DJAMEL
DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ENIE
« Un grand moment » 
« Un grand moment de bonheur sûrement, sur-
tout que ce partenariat s’assimile à une forme de ré-
habilitation d’un repère de l’entreprise qui disposait
de sa cellule de recherche à l’époque pour la perfec-
tion de fabrication de ses produits.
Je perçois une relance effective à travers ce
contrat qui nous permet d’être soutenus dans l’exé-
cution de notre plan d’action et la promotion de nou-
veaux produits, dont la conception sera purement
algérienne.» A. B.
Hommage au Président
de la République
Un vibrant hommage a été rendu au Président de la République
par le collectif de l’ENIE pour ses efforts d’équipement et de ré-
habilitation de l’outil national de production. L’ENIE n’a pas ef-
fectivement échappé à l’approche de relance pour bénéficier non
seulement d’un effacement de sa dette mais également d’une en-
veloppe conséquente pour la modernisation des unités de fabrica-
tion. Et toute une dynamique est effectivement observée depuis au
moins deux ans par cette entreprise qui renoue avec ses activités
âpres une longue période d’hibernation et d’incertitude avec l’en-
semble des menaces et risques de dissolution et de perte d’emplois.
Le sentiment de reconnaissance était hautement exprimé...
A. B.
ENIE - DIRECTION GÉNÉRALE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET DU DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE
Signature d’un contrat de partenariat
Un accord de partenariat a été conclu cette semaine entre l’ENIE et la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique à l’issue d’une
journée d’étude consacrée à l’étude des voies et moyens à mettre en œuvre pour le renforcement d’un lien et la consolidation du tissu industriel.
R
entabilité, innovation et crois-
sance ont dominé les débats pour
s’accorder à la fin des travaux sur
la nécessité de valoriser l’esprit de re-
cherche dans nos entreprises surtout
qu’un fonds spécial est réservé à ce cha-
pitre. Un chapitre où est spécifié le
risque également. « Ce partenariat, pre-
mier du genre, vise à incorporer de ma-
nière concrète des équipes de recherche
au sein des entreprises pour une relance
effective de le recherche industrielle...»
précise le responsable de l’institution
scientifique qui devait s’étaler sur une
approche reposant sur une adaptation
aux besoins des partenaires et à la pro-
motion des solutions scientifiques et la
nécessité de mettre en place un système
national de recherche.
L’orateur devait par la suite relever
les progrès accomplis dans le domaine
de la recherche par l’institution capitali-
sant désormais un savoir-faire et dispo-
sant d’une propriété intellectuelle pour
aujourd’hui, a-t-il déclaré, participer à la
promotion du produit national et à la re-
lance d’une économie algérienne. Les
brevets doivent plus que jamais être dé-
livrés en fonction des besoins écono-
miques, devait-il marteler avant de
revenir sur les motivations du choix de
ce partenariat avec une entreprise à la
grande expérience dans la filière de
l’électronique. Sur les 400 brevets pro-
duits chaque année, 95% sont l’œuvre de
multinationales, a-t-il précisé pour
conforter ses recommandations. L’objec-
tif de la recherche au-delà de l’aspect
technologique et de rentabilité, a-t-il
souligné est de garantir le bien-être du
citoyen et de lui assurer un confort aussi.
Pour sa part, le directeur général de
l’ENIE, M. Bekara Djamel, a abordé la
stratégie d’appropriation des technolo-
gies de la filière de l’électronique pour
justement mettre en évidence la portée
de ce partenariat à même de valoriser les
ressources existantes et de soutenir un
plan de charge en exécution. Effective-
ment, l’accord consiste dans une pre-
mière étape à créer des unités mixtes de
recherches adossées à des projets matu-
rés avant d’aboutir à la mise en place
d’unités opérationnelles de recherche et
développement et aboutir à l’incubation
de start-up. Un accord conçu aussi au-
tour de la notion de compétitivités tech-
nologiques à caractère industriel et
scientifique pour bénéficier d’un finan-
cement conséquent et du savoir-faire des
centres de recherche du ministère de la
Recherche scientifique. Parallèlement, il
est à noter que les participants ont suivi
l’exposition d’un chercheur algérien éta-
bli à l’étranger sur les caractéristiques du
prototype de la table intelligente dans la
télémédecine à rentrer en production
après les consultations engagées avec le
ministère de la Santé. Un deuxième pro-
totype dans le réseau des capteurs sans
fil et intelligents était également présenté
comme pour signifier une variété des
échantillons et une disponibilité à étoffer
un tissu industriel.
A. Bellaha
11
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Nation
En 2013, ce sont plus de 30 mil-
lions de voyageurs qui ont fréquenté
les seuls trains de la banlieue d'Alger
De plus en plus d’intérêt est ac-
cordé au rail qui a connu, ces dernières
années, une véritable mutation, traduite
par une extension, voire même une mo-
dernisation, à la faveur de la politique
de développement de transport collec-
tif qui s’attelle désormais à réhabiliter
les chemins de fer pour mieux répondre
aux besoins de mobilité des personnes
et des biens.
En effet, conscients du rôle clé que
joue ce segment dans l’économie natio-
nale, les pouvoirs publics, conscients,
de l’importance de celui-ci, consacrent
près de 32 milliards de dollars pour le
secteur pour la période 2005/2014. Il
s’agit par cet investissement colossal,
pour le gouvernement, de porter le ré-
seau actuel, composés de 3.919 km, à
10.600 en 2015.
Toutes les villes d’Algérie seront
connectées entre elles par le réseau fer-
roviaire. Ceci est en fait l’ambition af-
fichée par le secteur qui se déploie,
depuis quelques années, à travers des
projets d’envergure de modernisation et
d’extension, notamment dans les ré-
gions des hauts plateaux et du grand
Sud, définies comme prioritaires par les
autorités. Au cours de l’année 2013,
seulement, 13 projets ferroviaires à tra-
vers le territoire national sont mis en
chantier et d’autres sont en cours, né-
cessitant une enveloppe globale de l’or-
dre de 362 milliards de dinars.
Il existe aujourd’hui une volonté
manifeste de remettre sur rail ce mode
de transport qui prévoit ainsi l’ouver-
ture de nouvelles lignes reliant La-
ghouat à Djelfa, Touggourt à
Hassi-Messaoud ou encore Mecheria
à El Bayadh.
Il faut dire que la nouvelle feuille
de route du secteur envisage aussi de
raccorder la localité de Bab-Ezzouar à
l’aéroport Houari Boumédiène, un pro-
jet qui contribuera, à coup sûr, au dés-
engorgement de la capitale qui croule
sous le poids des embouteillages.
L’effort de réhabilitation du trans-
port ferroviaire est soutenu, faut-il, le
souligner par une enveloppe de 127
milliards de dinars dont a bénéficié la
Société nationale des transports ferro-
viaires, dans le cadre de l’accompagne-
ment de cette dernière pour la
réalisation de son programme d’inves-
tissement pour la période 2012-2015.
Un financement destiné au renouvel-
lement et au développement du maté-
riel roulant. Le plan d’investissement
de la SNTF porte ainsi, sur la réhabili-
tation et la modernisation du matériel
existant ainsi que l’acquisition de nou-
veaux équipements.
Aujourd’hui, le réseau ferroviaire,
occupe une place de choix, comparé à
d’autres modes de transport. En 2013,
ce sont plus de 30 millions de voya-
geurs qui ont fréquenté les seuls trains
de la banlieue d'Alger. Un chiffre, on ne
peut mieux, révélateur de l’importance
du rail.
Samia D.
Des experts et spécialistes nationaux et internationaux
ont mis en exergue, hier au cours d’une journée d’études,
à Bouira, l’importance du rôle que pourra jouer le pro-
gramme national de mise à niveau des petites et moyennes
entreprises (PME) dans le développement et la diversifi-
cation de l’économie algérienne.
"l’Etat a consacré un montant de 386 milliards de di-
nars pour cet ambitieux programme, qui nécessite un vé-
ritable plan de communication et de vulgarisation pour
inciter les opérateurs économiques à y adhérer", ont insisté
les différents intervenants ayant pris part à cette journée
d’étude, organisée par la direction de l’industrie et de la
promotion des investissements, ainsi que la chambre lo-
cale de l’industrie. Ce programme national de mise à ni-
veau, dont le taux d’adhésion demeure faible, selon les
estimations de ces experts, nécessite davantage de vulga-
risation et de communication avec les parties concernées
"pour lui garantir de bons résultats", ont-ils encore souli-
gné. "L’adhésion des entreprises à cette initiative est très
faible", a observé, à cet égard, l’expert international, Ser-
rai M’barek, en faisant savoir à ce propos que durant l’an-
née écoulée, "seules 2.000 entreprises ont été inscrites à
ce programme. "Il est indispensable pour les entreprises
nationales privées et publiques d’adhérer à ce programme
(de mise à niveau) engagé par les pouvoirs publics afin
de préparer les opérateurs économiques nationaux aux
défis futurs", a-t-il soutenu, en rappelant, dans ce
contexte, les avantages financiers et fiscaux que l’Etat
offre à toute entreprise voulant adopter ce programme.
D’autres intervenants, dont des entrepreneurs notam-
ment ont saisi cette opportunité pour appeler à la levée de
certaines contraintes administratives et financières qui
freinent le processus de leur d’adhésion au programme na-
tional de mise à niveau lancé par l’Etat en 2010.
A ce jour, plus d’un millier d’entreprises de différentes
tailles, dont cinq de Bouira, ont reçu des décisions de mise
à niveau, soit 5% de la totalité du programme, selon les
informations communiquées lors de cette rencontre.
S
elon Bernard Sonelec, le pro-
jet de l’usine se déroulera en
deux étapes en SKD avec une
capacité de 25.000 unités et une se-
conde étape la production s’effec-
tuera en CKD et atteindra les
75.000 unités/an. En parallèle,
«  les acteurs partenaires dans la
réalisation du projet mettront la
main à la pâte pour développer le
tissu fournisseur et de sous-trai-
tance, un point important dans le
développement de l’industrie auto-
mobile en Algérie », a souligné le
P-DG de l’Usine Renault Algérie.
Toujours dans le domaine de la
sous-traitance, le patron de la fu-
ture usine précisera que son entre-
prise se concentrera dans un
premier temps sur le développe-
ment des filières de batterie, vi-
trage, plastique, le caoutchouc des
sièges, très important dans la fabri-
cation d’un véhicule. « Des parte-
nariats entre entreprises et
fournisseurs sont ouverts et il est
possible de voir naître de nom-
breuses coopération pour le bien de
cet important projet », a-t-il ajouté.
« Des fournisseurs de la sous-
traitance, nous attendons de nous
livrer des produits de qualité, c’est
une exigence qui figure dans notre
charte, une exigence pour être
parmi les meilleurs, on ne peut pas
sacrifier la qualité » a-t-il souligné.
Le P-DG de la SNVI, Hamoud
Tazrouti, avant d’aborder le plan
de développement de la société pu-
blique a énuméré les projets auquel
prendra part la SNVI avec des par-
tenaires industriels mondialement
reconnues à l’image de Mercedes-
Benz et Renault. Le patron de la
SNVI a expliqué que le plan de dé-
veloppement de l’entreprise est axé
sur un programme d’investisse-
ment, de formation et de moderni-
sation qui permettra de voir la
production à la hausse  « la produc-
tion atteindra les 6.500 unités en
2017, avant de tourner autour de 16
500 véhicules à terme, au lieu de 2
500.000 tonnes en 2017 », actuel-
lement. La production de la fonde-
rie passera à 12, a-t-il déclaré. Sur
un autre registre, le P-DG de SNVI
a indiqué qu’actuellement l’entre-
prise est 4 filiales et la réorganisa-
tion de la société se fera en 7
filiales.
Le P-DG de la SNVI a rappelé
à l’occasion que son entreprise a
déjà conclu quatre partenariats
stratégiques : la société de produc-
tion de camions et de bus à Rouïba
de marque Mercedes-Benz, la so-
ciété de production de véhicules
utilitaires et tout terrain à Tiaret de
la même marque allemande, la so-
ciété de production de véhicule
particulier à Oran avec Renault et
la société de production de boîte de
vitesses de marque allemande ZF à
Rouïba. Selon le responsable d’au-
tres partenariats seront très pro-
chainement conclus.
Le patron de la SGP EQUIPAG,
Bachir Dehimi, dit qu’il a été re-
censé 113 partenaires (fabriquant
de pièces de rechange) potentiels et
qui pourront faire partie des four-
nisseurs et des sous-traitants avec
l’Usine Renault Algérie.
Il est utile de souligner que la
sous-traitance industrielle en Algé-
rie est en pleine croissance, illus-
trée par l’installation de l’usine de
montage de Renault en Algérie
dans la zone d’activités d’Oued
Tlélat (Oran) pour la production de
la Symbol avec un volume de pro-
duction initial de 25.000 véhi-
cules/an, l’usine Daimler-Benz à
Rouiba pour la production de
16.500 véhicules/an, l’usine de
Tiaret pour la fabrication d’environ
10.000 véhicules tout terrain et vé-
hicules légers utilitaires, et une
autre usine à Constantine devant
produire 26.000 moteurs à refroi-
dissement à eau destinés à motori-
ser notamment les véhicules
industriels, les engins agricoles et
engins de travaux publics.
Autour de ces complexes indus-
triels, les autorités algériennes ont
prévu d’encourager de nombreuses
PME spécialisées dans la fabrica-
tion de pièces de rechange et autres
composants entrant dans la fabrica-
tion de ces différents véhicules par
l’instauration politique de redres-
sement industriel.
Mohamed Mendaci
TRANSPORT FERROVIAIRE
De nouvelles perspectives
pour le secteur
MISE A NIVEAU DES ENTREPRISES
L’importance
du programme mis
en exergue à Bouira
USINE RENAULT ALGERIE
La Symbol « made in Algeria »
en novembre prochain
La première voiture « made in Algeria », une Renault Symbol toutes options, sortira de l’usine de Oued Tlélat (Oran) en novembre
prochain, comme planifié au préalable, c’est ce qu’a affirmé le P-DG de l’Usine Renault Algérie, Bernard Sonelec lors d’une
conférence de presse à la Safex à l’occasion de la 8
e
édition du Salon de l’Aftermarket Equipauto. « Renault Symbol est le premier
produit qui sortira de l’usine, c’est le début d’une longue aventure, néanmoins d’autres modèles seront fabriqués avec le temps en
fonction des évolutions du marché automobile et du marketing », a expliqué le représentant de la marque au Losange.
12
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Economie
ÉLABORATION DE LA LOI DE FINANCES
Des spécialistes expliquent le processus
L
oin d’être un simple exercice,
les spécialistes en
conviennent, l’élaboration de
la loi de finances, qui reflète la
conduite de la politique du
gouvernement, dépend d’une série de
paramètres de références,
d’indicateurs de cadrage macro-
économiques et financiers, et
d’interactions entre les différentes
structures relevant du département
des Finances, et autres départements
ministériels directement concernés
par cette entreprise. Cette
interférence dans le processus
expliquée, hier, par des hauts cadres
du ministère des Finances, à
l’occasion d’un séminaire organisé
par le ministère, est le mécanisme
permettant de collecter les données
qui serviront de base à la formulation
des prévisions budgétaires. Les
principaux éléments préalables de
cadrage de la loi de finances sont le
contexte externe, le contexte interne
et les tendances antérieures,
autrement dit les prévisions de
clôture, explique Mohamed Abbas
Maharzi, directeur de la politique
fiscale à la Direction générale de la
prévision et des politiques (DGPP).
Ainsi, la lettre de cadrage se réfère à
un nombre de fondamentaux qui sont
le prix du pétrole, le taux de change,
les exportations d’hydrocarbures, les
importations de marchandises, les
taux d’inflation et de la croissance
économique. Cinq secteurs
stratégiques, par leur contribution
dans le PIB, sont pris comme
référence dans le cadre de ce
processus, à savoir l’industrie,
l’agriculture, les hydrocarbures, le
BTPH et les services, principaux
pourvoyeurs de valeur ajoutée dans
l’économie nationale. En fait, dit M.
Maharzi, la note de cadrage «précise
l’impact des variables et fixe les
éléments de la politique budgétaire et
fiscale dans un souci d’équilibre». Il
s’agit d’une note «très importante
sans laquelle le législateur et les
concepteurs de la loi n’ont pas de
visibilité en matière de propositions
et de mesures». Pour sa part,
Boualem Amara, directeur de
l’élaboration du budget, a abordé
l’approche qui préside à la mise en
œuvre du budget de l’État, partie
intégrante de la loi de finances, pour
préciser que ce chapitre comporte les
charges et moyens financiers destinés
au fonctionnement des services
publics. La préparation du budget de
l’État, a-t-il indiqué, est un travail de
longue haleine qui s’achemine à
travers cinq phases, à savoir les
orientations budgétaires, la
préparation des propositions,
l’arbitrage, l’adoption du budget et,
enfin, sa mise en œuvre. Dans ce
sillage, la direction générale du
budget élabore une note consignant
les prévisions de dépenses à engager
dans l’année budgétaire considérée,
sur la base des rapports émanant des
DGI et DGPP (recettes
prévisionnelles de l’État et les
prévisions macro-économiques) pour
être soumise à l’examen et
l’appréciation du ministre des
Finances. Aussi, l’ensemble des
ministères dépensiers soumettent,
après approbation au niveau central,
les propositions recueillies au niveau
des directions, services et
établissements sous tutelle, au
ministère des Finances qui agit
techniquement pour l’élaboration de
la loi de finances. En matière de
perspectives, M. Amara a affirmé que
l’année 2015 verra l’élaboration d’un
budget avec approche résultat, donc
avec plus de précisions dans le cadre
des réformes budgétaires. Il s’agira
de passer d’un budget de «moyens»
à un budget de réalisations, soit de
«résultats», à travers la mise en place
de mécanismes nouveaux et de
priorités de secteurs d’activités par
rapport à d’autres dans le cadre de la
réforme budgétaire qui sera entamée
en 2015, fera savoir l’intervenant. Le
ministre des Finances, Karim Djoudi,
avait fait part, à ce propos, de la mise
en place, dès 2015, d’un «nouveau
système intégré de gestion
budgétaire», et que l’élaboration de
la première loi de finances qui sera
une loi test, selon les règles du
nouveau dispositif, interviendra à la
même année. Le ministre avait même
affirmé qu’une loi organique fixant
les conditions d'élaboration et
d'exécution de ce nouveau système
était en cours de finalisation. «Cette
loi devra instituer la modernisation de
notre système budgétaire et
englobera tous les éléments
techniques nécessaires», avait-il
expliqué. Les lois de finances seront
élaborées en référence à un nouveau
modèle qui fusionnera les budgets de
fonctionnement et d'équipement par
secteur d'activité. Le nouveau
système tend à moderniser le
processus de budgétisation des
dépenses publiques et devra
contribuer à une gestion plus efficace
des ressources de l'État en matière de
transparence des données, de
responsabilisation des gestionnaires
et de renforcement des capacités de
prévision et d'analyse. Abordant le
volet fiscal, le directeur de la
législation et de la réglementation
fiscale précisera que la DLF
intervient sur plusieurs plans. Et c’est
l’aspect «mesure» qui est pris en
charge par cette dernière, l’une des
douze structures sollicitées dans le
cadre de l’élaboration de la loi de
finances. Aussi, sa mission consiste à
suivre l’application de la loi de
finances. Une évaluation qui permet
de constater, le cas échéant, les
problèmes rencontrés ou de relever
des mesures qui ne concordent pas
avec les objectifs retenus. La DLF
émet également, dit M. Zikara, des
propositions susceptibles de répondre
à des objectifs précis de la politique
du gouvernement.
D. Akila
G
râce à la promulgation de la
nouvelle loi 05-07 portant
sur les hydrocarbures, qui
octroie plusieurs opportunités pour
l’investissement étranger, «une amé-
lioration significative» a été enregis-
trée dans l’attractivité du domaine
minier algérien, selon le président du
comité de direction de l’Agence AL-
NAFT, Sid Ali Betata, qui précise
que cette attractivité réside dans la
combinaison d’un certain nombre de
paramètres tels que les objectifs
conventionnels, la nouvelle dyna-
mique qui s’installe sur la partie sud-
ouest du domaine minier
hydrocarbures où plusieurs nouveaux
plans de développement sont lancés,
outre la construction du gazoduc GR-
5 pour l’évacuation des hydrocar-
bures. Il s’agit, notamment, de la
baisse du taux de la redevance de 5%
applicable sur beaucoup de périmè-
tres situés dans les zones qui englo-
bent les périmètres enclavés, ceux à
géologie complexe et ceux situés loin
des systèmes d’évacuation qui sont
qualifiés par les récents amende-
ments appelés «les périmètres de type
cas 3».
Aussi, «à travers ces amende-
ments,  nous avons un certain nombre
d’éléments qui améliorent les condi-
tions d’apport de capitaux étrangers,
et essentiellement l’effort de l’inves-
tissement qui est consenti et pris en
compte dans toute la procédure. Cette
amélioration est notamment marquée
par la forte présence de représentants
de compagnies étrangères, au-
jourd’hui, lors de la présentation gé-
nérale des données techniques et
législatives concernant le quatrième
appel d’offres pour les opportunités
de recherche et d’exploitation des hy-
drocarbures», a également tenu à pré-
ciser, M. Betata, hier, lors de la
rencontre organisée par l’Agence na-
tionale pour la valorisation  des res-
sources en hydrocarbures
(ALNAFT),  en ajoutant que le po-
tentiel pétrolier et gazier riche et di-
versifié, de même que le développe-
ment de ce dernier «est très
prometteur», compte tenu, notam-
ment, de «la nouvelle législation al-
gérienne en la matière qui est très
sensible à l’offre d’investissement
qui est consenti par les compagnies
pétrolières internationales».
M. Betata a souligné que plus de 50
compagnies pétrolières et plus de 150
délégués présents à cette rencontre té-
moignent de l’intérêt qu’ils accordent
au domaine minier algérien, notam-
ment cet appel d’offres.
Il a souligné, entre autres, que ce 4
e
appel d’offres à la concurrence natio-
nale et internationale, lancé en jan-
vier dernier, porte sur 31 périmètres
à travers tout le territoire national qui
sont assez prometteurs, puisqu’ils
contiennent des prospects et des leads
qui permettent d’encourager un opé-
rateur à y effectuer des travaux de re-
cherche. En outre, les périmètres
proposés concernent les bassins sédi-
mentaires contenant les hydrocar-
bures de types conventionnels et ceux
de types non conventionnels, essen-
tiellement les réservoirs compacts de
pétrole et de gaz, communément ap-
pelés «tight oil» et «tight gas». «Une
grande partie des 31 périmètres pro-
posés ont un objectif pétrolier mixte :
c’est une combinaison de ressources
conventionnelles et non convention-
nelles, essentiellement tight», précise
le premier responsable de l’agence
ALNAFT, en ajoutant que cela
constitue une «nouveauté» par rap-
port aux précédents appels à la
concurrence.
Pour ce qui est de la remise des offres
et l’ouverture des plis, celles-ci sont
prévues pour la matinée du 6 août
2014, tandis que la signature des
contrats avec les compagnies rete-
nues à l’issue de l’appel d’offres,
celle-ci est programmée pour le 5
septembre prochain à Alger.
Par ailleurs, cette journée a été
consacrée à la présentation générale
au cours de laquelle, des dispositions
de la loi et des textes réglementaires
régissant les appels à la concurrence,
des données techniques des 31 péri-
mètres, ainsi que des modalités de
participation au data room ont été
proposées à une assistance composée,
notamment de représentants des plus
grands groupes pétroliers internatio-
naux.
Kafia Ait Allouache
Le directeur générale de la compagnie pétro-
lière Sonatrach, Abdelmadjid Zerguine, a affirmé,
en marge de la rencontre portant sur le 4
e
appel à
la concurrence lancé par l’Agence nationale pour
la valorisation des ressources en hydrocarbures
(ALNAFT), en janvier dernier, que la remise en
marche du troisième train de production du com-
plexe gazier de Tiguentourine, ciblé en janvier
2013 par une attaque terroriste, devrait être mise
en service dans quelques mois. Il a expliqué que
le complexe fonctionne «normalement», avec
deux de ses trois trains, et que ces deux derniers
«produisent actuellement à la même cadence et la
même quantité en équivalent» des trois trains
existant avant l’attaque. «Avec les efforts colos-
saux qui ont été déployés, après l’attaque pour la
récupération des trains, et dans une période très
courte, nous avons récupéré une bonne énergie de
production dans ce projet, même avec les deux
trains seulement. `
Nous avons même pu récupérer les quantités
produites avant l’attaque», a-t-il évoqué.
Pour ce qui est du retour des partenaires étran-
gers, M. Zerguine a indiqué, sans davantage de
détail, que Sonatrach est «actuellement en discus-
sion avec ces parties qui ont demandé de nou-
velles facilitations».
S’agissant de la révision des prix sur les
contrats qui vont être signés, le PDG de Sonatrach
a souligné qu’un grand conflit se présente entre
les producteurs et les consommateurs, et cela se
trouve partout dans le monde, surtout avec la pré-
sente crise économique qui touche l’Europe et
d’autre pays du monde. «Un grand débat se pré-
sente sur ce sujet, mais Sonatrach va bien débattre
le sujet pour défendre bien les intérêts de l’Algé-
rie», explique-t-il.
Abdelhamid Zerguine a assuré, par ailleurs,
qu’il n’y a jamais eu de problèmes pour commer-
cialiser son gaz sur les marchés dans lesquels il
opère. «Nous n’avons pas enregistré une baisse de
volumes de gaz exporté malgré la crise en Europe.
Et s’il y a une baisse, elle sera opérée en commun
accord entre Sonatrach et ses partenaires», a-t-il
affirmé.
Concernant les invendus du gaz sur lesquels
beaucoup d’encre a coulé, le PDG de la compa-
gnie a affirmé qu’il n’y a jamais eu de gaz in-
vendu. 
«Nous n’avons jamais eu d’invendu en matière
de gaz. Même si Sonatrach serait obligée de ré-
duire ses exportations vers l’Europe, les quantités
retirées de ce marché pourraient être commercia-
lisées en Asie, avec des tarifs de 50% plus éle-
vés», a-t-il ajouté, en précisant que la production
en matière d’hydrocarbure pourrait s’élever de
195 tonnes jusqu’à 220 à 250 million de tonnes,
en donnant la promesse de doubler l’effort de fo-
rage dans les prochaine années.
K. A. A.
Le troisième train de Tiguentourine sera remis en marche dans les prochains mois
4
e
APPEL À LA CONCURRENCE POUR LES OPPORTUNITÉS DE RECHERCHE
ET D’EXPLOITATION DES HYDROCARBURES
Une option pour encourager l’effort
d’investissement
Lancé officiellement le 21 janvier dernier, cet appel d’offres porte sur 31 périmètres répartis à travers tout le territoire national.
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13 EL MOUDJAHID
Economie
Mardi 4 Mars 2014
S’
exprimant en marge du
Salon du mobilier et de
l'ameublement turcs, le di-
plomate a affirmé la "volonté" des
entreprises de son pays à établir des
partenariats sur le marché algérien
qui recèle "un grand potentiel".
"Les entreprises turques cherchent
des opportunités commerciales en
Algérie, mais elles veulent surtout
concrétiser ces partenariats par des
investissements qui s'inscrivent
dans la durée", a déclaré à l'APS M.
Keçeci en saluant "la volonté du
gouvernement algérien à promou-
voir l'investissement étranger".
Selon l'ambassadeur, le climat des
affaires en Algérie est favorable et
la règle 51/49 régissant l'investisse-
ment "ne constitue pas un obstacle".
"Il faut respecter cette règle puisque
c'est le gouvernement algérien qui
l'a instaurée" a-t-il dit. Organisé
pour la première fois à Alger, le
Salon du mobilier et ameublement
turcs a regroupé une dizaine d'entre-
prises turques. Des représentants
d'environ 1.000 entreprises algé-
riennes exerçant dans l'industrie du
meuble sont attendus à ce Salon.
Cette manifestation économique
constitue une occasion pour les
deux parties, à travers des rencon-
tres d'affaires bilatérales (B2B) pour
examiner d'éventuels projets com-
muns. Selon Hasan Karci, membre
de l'Association des exportateurs
des produits du bois d'Istanbul, "le
but des sociétés turques en Algérie
est de définir les opportunités com-
merciales et d'investissement et le
transfert des technologies". Il a
plaidé, néanmoins, pour l'"assou-
plissement" des procédures d'inves-
tissement étranger et celles relatives
au commerce extérieur. Pour leur
part, des producteurs algériens
ayant participé à cette rencontre ont
affiché leur intérêt à établir des par-
tenariats mutuellement bénéfiques
avec leurs homologues turcs. "Nous
voulons le partage du savoir-faire
des Turcs mais eux, ils veulent uni-
quement nous vendre leurs pro-
duits", a déploré un chef
d'entreprise de fabrication de mo-
bilier de bureau basée à Constan-
tine. En 2013, la Turquie était
classée 9
e
client de l'Algérie avec
des exportations algériennes de 2,6
milliards de dollars et son 7
e
four-
nisseur avec 2,07 mds USD d'im-
portations, selon les Douanes
algériennes. Plus de 200 entreprises
turques ont investi en Algérie dont
53 dans les domaines de la
construction, rappelle-t-on.
COOPÉRATION
Les entreprises turques
veulent investir en Algérie
Les entreprises turques souhaitent consolider les relations de partenariat et d'affaires
avec les opérateurs algériens dans le domaine commercial mais aussi industriel,
a déclaré hier l'ambassadeur de Turquie à Alger, Adnan Keçeci.
C
et animal marin, ressemblant à
la sardine, qui a fait dernière-
ment son apparition sur les
côtes algériennes, n’a pas proliféré de
manière inquiétante sur le littoral.
L’affirmation vient du ministre de
la Pêche et de Ressources halieu-
tiques, Sid Ahmed Ferroukhi, qui vou-
lait rassurer tout le monde. ‘‘Cette
espèce de poisson existe toujours sur
le littoral algérien mais en faible quan-
tité’’, et les autorités concernées ont
pris ‘‘toutes les mesures de sécurité
nécessaires pour faire face à la situa-
tion’’, a-t-il indiqué. D’ailleurs, une
vaste action d’information et de sen-
sibilisation sur le danger que présente
ce poisson a été mise en œuvre en di-
rection des professionnels de la pêche
et des consommateurs. Il relève « le
nombre de poissons pêchés à ce jour
estimé à dix-sept spécimens. » « Le
poisson lapin ne vient pas d’ailleurs,
il vit au niveau de notre littoral », a-t-
il fait savoir. Pour appuyer ses dires
le ministre a cité à titre d’exemple
celui découvert en 1955 à Bousmail
près de Bouharoun et il a réapparu en-
suite en 1992 à Bejaia. La chose qui
intrigue aujourd’hui, a-t-il dit, est de
savoir pourquoi ce poisson réapparaît
à des périodes et pas à d’autres. Tout
en estimant que « ce phénomène de-
vrait être lié au changement clima-
tique  ». Et de poursuivre «  les
scientifiques travaillent toujours sur
cette question pour tenter d’arriver à
comprendre pourquoi. » A une ques-
tion relative à la technique de pêche
à la dynamite notre pays, le ministre a
répondu que le gouvernement à mis en
place tous les moyens nécessaires
pour stopper cette pêche à la dyna-
mite. Ce problème, a-t-il précisé « est
en nette diminution  et cela grâce au
renforcement des contrôles au niveau
des ports de pêche.  » S’agissant du
renchérissement des prix de la sardine
cédée actuellement à 500, voire 600
DA, il a indiqué que cette augmenta-
tion est liée directement au système de
distribution et le rôle des intermé-
diaires. Par contre a-t-il dit : « Les cir-
cuits courts sont une solution.»
Ferroukhi a tenu à souligner que son
secteur n’a pas de problèmes avec les
intermédiaires en tant que tel. Le pro-
blème n’est pas dans la présence des
intermédiaires qui sont nécessaires
dans la chaîne de distribution des pro-
duits, mais dans leur rôle. «  Il faut
qu’ils s’occupent de leur tâche comme
le transport, le stockage et la mise sous
froid des produits », a-t-il ajouté. Le
ministre a écarté complètement les es-
timations des professionnels quant à la
baisse des ressources halieutiques. Il a
expliqué que tous les paramètres in-
diquent que la ressource, qui aug-
mente ou baisse par moment, existent.
Il a cité a titre d’exemple les données
statistiques disponibles de 1920 à nos
jours et qui montrent que ce que les
gens avancent sur le prétendu manque
de ressource est dénué de tout fonde-
ment. »
Makhlouf Ait Ziane
PÊCHE ET RESSOURCES HALIEUTIQUES
Le poisson lapin réapparaît sporadiquement
TRANSPORT
MARITIME
Les frets secs
divergent
L
es prix des transports de
matières premières
sèches ont globalement
augmenté cette semaine mais
ont divergé selon les types de
navires, tandis que les frets pé-
troliers prenaient également des
directions différentes. L'indice
phare du marché, le Baltic Dry
Index (BDI), qui fournit une es-
timation moyenne des tarifs pra-
tiqués sur 20 routes de transport
en vrac de matières sèches (mi-
nerais, charbon, métaux, cé-
réales, etc.), a fini vendredi à
1.258 points, au plus haut de-
puis cinq semaines, contre 1.175
points une semaine auparavant.
Le BDI a bénéficié de la
hausse des tarifs sur les "Cape-
size", ces très gros navires for-
cés par leur taille imposante à
naviguer au large des caps Horn
et de Bonne-Espérance.
Le Baltic Capesize Index
(BCI) a ainsi terminé la semaine
à 2.084 points, son maximum en
sept semaines, contre 1.701
points le vendredi précédent. De
son côté, le marché des "Pana-
max", ces navires dont les di-
mensions sont adaptées au
passage du canal de Panama, a
continué de chuter la semaine
dernière, tombant à son plus bas
niveau en six mois. Le Baltic
Panamax Index (BPI), qui syn-
thétise les tarifs pour quatre
routes (la plupart pour les cé-
réales) empruntées par des na-
vires de cette catégorie, a ainsi
terminé à 1.099 points vendredi,
son plus bas depuis début sep-
tembre, contre 1.244 points une
semaine auparavant.
De leur côté, les tarifs des
transports pétroliers ont pris des
directions différentes la semaine
dernière, les prix pour l'achemi-
nement de pétrole brut poursui-
vant leur chute tandis que les
tarifs pour le transport de pro-
duits pétroliers ont rebondi.
L'indice Baltic Dirty Tanker
Index (BDTI), moyenne des
taux pratiqués sur dix-sept
routes de transport de pétrole
brut, a fini à 726 points ven-
dredi, au plus bas depuis début
décembre, contre 761 points la
semaine précédente.
Le Baltic Clean Tanker Index
(BCTI), moyenne des prix pra-
tiqués sur six routes de produits
pétroliers raffinés (essence, gaz
liquéfié, fioul de chauffage,
etc.), a terminé à 629 points
vendredi, contre 597 points sept
jours auparavant. Jeudi, le BCTI
a atteint 630 points, son niveau
le plus élevé depuis mi-décem-
bre.
L’
euro baissait un peu face
au dollar lundi, dans un
marché prudent sur fond
d'inquiétudes sur la situation en
Ukraine et de craintes de répercus-
sions sur les marchés mondiaux, au
début d'une semaine chargée en in-
dicateurs. L'euro valait 1,3780 dol-
lar, contre 1,3800 dollar vendredi.
La monnaie unique européenne
baissait également face à la devise
nipponne à 139,53 yens, contre
140,44 yens vendredi.
Le dollar aussi baissait face à la
monnaie japonaise, à 101,26 yens
contre 101,76 yens vendredi.
La première semaine du mois
comporte la publication d'un grand
nombre d'indicateurs à digérer, no-
tamment sur l'activité manufactu-
rière (de par le monde), sur l'em-
ploi et le chômage (aux Etats-
Unis), et de décisions de banques
centrale en Europe. En effet, les
cambistes attendaient mercredi les
chiffres de l'emploi privé aux
Etats-Unis, jeudi les décisions de
politique monétaire de la Banque
d'Angleterre (BoE) et de la Banque
centrale européenne (BCE), et ven-
dredi le rapport officiel sur l'emploi
et le chômage américains. Le dol-
lar avait notamment été pénalisé
vendredi par la révision à la baisse
de la croissance de l'économie
américaine au quatrième trimestre.
Les cambistes étaient égale-
ment prudents vis-a-vis de l'euro,
après un rebond en fin de semaine
alimenté par des chiffres encoura-
geants de l'inflation en zone euro
qui avaient atténué les attentes
d'une baisse du taux directeur par
la BCE. Mais les cambistes res-
taient surtout concentrés lundi sur
la situation en Ukraine, privilé-
giant les actifs jugés les plus sûrs
comme le yen et le franc suisse.
La livre britannique se stabili-
sait face à l'euro, à 82,37 pence
pour un euro, et baissait face au
dollar, à 1,6729 dollar pour une
livre.
La devise helvétique progres-
sait face à l'euro, à 1,2125 franc
suisse pour un euro, après avoir at-
teint en début d'échanges asia-
tiques 1,2104 franc, son niveau le
plus fort en près de 14 mois. La
monnaie suisse restait quasi stable
face au dollar, à 0,8799 franc suisse
pour un dollar.
L'once d'or a fini à 1.344,25
dollars - après être montée à
1.345,19 dollars, son niveau le
plus élevé en quatre mois - contre
1.326,50 dollars vendredi soir.
CHANGES
L'euro se replie légèrement sur fond d'inquiétudes en Ukraine
14
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Monde
PENINSULE COREENNE
Pyongyang effectue
un tir d’essai de deux
missiles de courte
portée
La Corée du Nord a procédé hier au
tir d’essai de deux missiles à courte por-
tée, quatre jours après une première série
de tirs, a indiqué l’agence de presse sud-
coréenne Yonhap. Les deux missiles ont
été tirés en direction de la mer du Japon
depuis la côte orientale de la Corée du
Nord, selon Yonhap. Pyongyang avait
déjà procédé jeudi au tir d’essai de quatre
missiles Scud à courte portée, peu après
le début de manœuvres militaires
conjointes, qui ont lieu chaque année
entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.
AFRIQUE DU SUD
Le plus puissant
syndicat prépare
la création d’un parti
politique
Le plus puissant syndicat d’Afrique
du Sud, l’Union nationale des métallur-
gistes sud-africains (Numsa), qui reven-
dique 340.000 adhérents, a annoncé jeter
les bases d’un nouveau parti politique qui
défendra la ‘‘classe ouvrière’’. Le porte-
parole du syndicat, Castro Ngobese, a an-
noncé le lancement d’un nouveau
programme, le « United Front Movement
for Socialism », qui regroupera des orga-
nisations de gauche et visera à promou-
voir une meilleure éducation, des
services de santé et municipaux pour les
Sud-Africains pauvres. Ce sera « un dé-
veloppement qui mènera à la formation
d’un parti politique indépendant repré-
sentant la classe ouvrière », a-t-il expli-
qué.
REPUBLIQUE
CENTRAFRICAINE
La présidente plaide
pour un « soutien
massif » à son pays
La présidente de transition de la Ré-
publique centrafricaine, Catherine Samba
Panza, a averti hier à Kinshasa que la sta-
bilisation de son pays ne pourrait se faire
dans les délais prévus sans un ‘‘soutien
massif’’ de la communauté internatio-
nale. « J’hérite d’un pays au bord du
gouffre avec une insécurité généralisée,
l’absence de l’autorité de l’Etat sur l’en-
semble du territoire national, une catas-
trophe humanitaire sans précédent », a
déclaré M
me
Samba Panza lors d’un dis-
cours à l’ouverture du deuxième Forum
mondial des femmes francophones, qui
se tient lundi et mardi dans la capitale
congolaise. « Avec la détermination que
j’ai face à ce défi, nous arriverons au bout
de la transition que nous nous sommes
fixés, cependant sans un soutien massif
et un accompagnement de la commu-
nauté internationale, l’objectif de la sta-
bilisation du pays et du retour à un ordre
constitutionnel dans les délais requis ne
pourra être atteint », a-t-elle ajouté.
BURUNDI
Attaque meurtrière
contre l’armée
Des rebelles burundais ont revendiqué
hier l’attaque la veille d’une position de
l’armée burundaise, affirmant avoir tué
sept soldats dans une zone marécageuse
frontalière avec la République démocra-
tique du Congo. L’armée a nié avoir subi
des pertes mais a confirmé l’attaque re-
vendiquée par le groupe armé, aile dissi-
dente des Forces nationales de libération
(FNL), une ex-rébellion devenue le prin-
cipal parti d’opposition du Burundi.
Selon Eraste Dondogori, porte-parole de
ces dissidents des FNL ayant repris les
armes, les rebelles ont attaqué « deux po-
sitions de l’armée » au nord-ouest de la
capitale, dont un poste de commande-
ment à une quinzaine de kilomètres de
Bujumbura. «Nous avons tué sept soldats
en une heure de combats», a-t-il ajouté
par téléphone à l’AFP. «Nous avons mal-
heureusement perdu trois de nos
hommes, avant de nous replier sur nos
positions dans les marais de la Rukoko»,
une zone située à la frontière entre le Bu-
rundi et la République démocratique du
Congo.
BRÈVES
Le chef de l’Agence internatio-
nale de l’énergie atomique (AIEA),
Yukiya Amano, a exhorté l’Iran hier
à répondre à toutes les inquiétudes
occidentales sur un possible volet mi-
litaire de son programme nucléaire.
Les premières mesures adoptées par
l’Iran « représentent une étape posi-
tive, mais il reste beaucoup à faire
afin de résoudre toutes les questions
en suspens », a déclaré le directeur
général de l’Agence lors du conseil
des gouverneurs, réuni à huis clos
jusqu’à vendredi à Vienne. Le Japo-
nais juge ‘‘essentiels’’ une ‘‘clarifica-
tion de toutes les questions relatives
à une possible dimension militaire, et
l’application par l’Iran du protocole
additionnel’’, permettant notamment
des inspections plus fréquentes de
l’AIEA.
La veille, le président iranien,
Hassan Rohani, avait accusé les Oc-
cidentaux de vouloir freiner les déve-
loppements du programme nucléaire
iranien. « L’AIEA a mené des milliers
d’heures d’inspections et a affirmé
qu’il n’y avait aucun signe d’une di-
version du programme nucléaire ira-
nien vers un but militaire », a-t-il dé-
claré dans un discours retransmis par
la télévision d’Etat. Pour sa part, le
secrétaire américain au Trésor, Jacob
Lew, a appelé à laisser une chance
aux négociations sur le nucléaire ira-
nien.
« Il est d’une importance critique
de donner une chance de succès à des
négociations » et « de réserver la
force comme dernière option », a in-
diqué M. Lew, cité par des médias. «
Avant que nous acceptions un accord
complet, l’Iran devra fournir de véri-
tables preuves que son programme
nucléaire (...) est et restera exclusive-
ment pacifique », a-t-il précisé. L’Iran
et le groupe 5 +1 ont entériné un ac-
cord nucléaire provisoire à Genève le
24 novembre 2013, en vertu duquel
Téhéran a gelé certaines activités nu-
cléaires en échange d’un assouplisse-
ment partiel des sanctions imposées à
ses secteurs de l’énergie et financier.
« Cet allègement ne permettra pas à
l’économie iranienne de se remettre
des profonds dommages écono-
miques infligés par le programme de
sanctions », a encore déclaré M. Lew.
NUCLEAIRE IRANIEN
L’AIEA exhorte Téhéran
à lever tous les doutes
sur son programme
ATTENTAT SUICIDE CONTRE
UN TRIBUNAL D’ISLAMABAD
(PAKISTAN)
11 morts
Au moins onze personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres bles-
sées dans un double attentat suicide hier contre un tribunal d’Islamabad,
première attaque du genre en près de trois ans dans la capitale pakista-
naise, généralement épargnée par les violences. Selon des sources poli-
cières, des hommes armés ont d’abord ouvert le feu sur le tribunal du
quartier nanti de F-8, puis deux des assaillants ont actionné leur ceinture
d’explosifs. « Onze personnes ont perdu la vie et 24 autres ont été bles-
sées », a déclaré à l’AFP le chef de la police d’Islamabad, Sikandar
Hayat. L’hôpital PIMS, où les victimes ont été transportées, a confirmé
ce bilan et la mort du juge Rafaqat Awan. Ce juge avait déjà rejeté en
première instance une demande afin d’entamer des procédures contre
l’ex-président Pervez Musharraf pour l’opération sanglante de l’armée
en 2007 contre des islamistes réfugiés dans la mosquée Rouge d’Islama-
bad.
Un autre tribunal avait par la suite donné le feu vert à des poursuites
contre l’ex-homme fort du pays dans cette affaire. Mais il n’était pas clair
que ce juge eut été la cible de cette opération, ont suggéré des témoins.
« Les assaillants tiraient partout, sans distinction », a déclaré un avocat
sur place, Muhammad Yaseen. « Ils tiraient sur tous les juges, les avocats
et les employés de la cour », a renchéri Naseeb Kiyani, président du bar-
reau pour ce tribunal.
Cette attaque n’a pas été revendiquée mais elle intervient deux jours
après l’annonce d’un cessez-le-feu d’un mois par le Tehreek-e-Taliban
Pakistan (TTP), regroupement de factions islamistes armées créé en
2007, afin de relancer les pourparlers de paix avec le gouvernement.
« Nous n’avons aucun lien avec cette attaque. Nous soutenons fermement
le cessez-le-feu. Et nos camarades dans le mouvement ne peuvent pas
violer cet accord », a déclaré à l’AFP le porte-parole du TTP, Shahidullah
Shahid.
Le chef du bureau du médiateur
international en Syrie Lakhdar Bra-
himi, Mokhtar Lamani, veut quitter
son poste, a-t-on appris hier auprès
d’un porte-parole de l’Onu. M. La-
mani, qui dirige le bureau de Lakh-
dar Brahimi à Damas, « a présenté
une demande à l’Onu pour être dis-
pensé de sa tâche, mais il n’a pas
présenté officiellement sa démis-
sion », a déclaré à l’AFP le porte-pa-
role de l’Onu dans la capitale
syrienne, Khaled al-Masri. Aucune
information n’a été donnée sur les
raisons de la décision de M. Lamani
qui avait été nommé à son poste à
Damas en septembre 2012. Par ail-
leurs, l’Observatoire syrien des
droits de l’homme (OSDH) a indi-
qué que les combats et les bombar-
dements avaient repris dimanche
dans le camp palestinien de Yar-
mouk, dans le sud de Damas, rom-
pant une trêve en vigueur depuis la
mi-février. « Il y a eu des bombarde-
ments sur Yarmouk et des combats
entre le Front al-Nosra (branche sy-
rienne d’Al-Qaïda) et le Front popu-
laire de libération de la
Palestine-commandement général »,
a rapporté l’ONG. « La trêve est
rompue », a affirmé son directeur,
Rami Abdel Rahmane. Après des
mois de bombardements et de com-
bats acharnés entre l’armée et les re-
belles, ce quartier qui abritait
150.000 personnes, ne compte plus
que 40.000 habitants, dont 18.000
Palestiniens. Une trêve fragile avait
permis ces dernières semaines la dis-
tribution d’aide par l’agence de
l’Onu pour les réfugiés palestiniens
(UNRWA).
Le porte-parole de l’UNRWA a
de son côté affirmé sur Twitter :
« Mauvaise nouvelles, il semble
qu’il n’y ait pas eu de distribution de
nourriture par l’UNRWA au-
jourd’hui dans le camp assiégé des
réfugiés palestiniens de Yarmouk.»
SYRIE
Le représentant du médiateur
de l’Onu veut quitter son poste
TROUBLES EN LIBYE
Le siège du Congrès attaqué par
des manifestants, 2 députés blessés
Deux députés ont été blessés par balles quand des manifestants, dont certains armés, ont assailli dimanche soir
les locaux du Congrès général national (CGN), a indiqué le président de cette Assemblée.
«D
eux membres du CGN ont été touchés
par balles au moment où ils tentaient
de quitter les lieux dans leur voiture »,
a déclaré à la chaîne Al-Nabaa, Nouri Abou Sah-
mein accusant « des manifestants armés ». Plus
tôt, le porte-parole du Congrès, Omar Hmidane,
avait affirmé à la même télévision que « des mem-
bres (du CGN) avaient été agressés », précisant
que des voitures appartenant à des députés avaient
été détruites. Une députée avait aussi indiqué que
des manifestants, jeunes pour la plupart et armés
de couteaux et de bâtons, avaient envahi les lo-
caux du CGN en scandant : « démissionnez, dé-
missionnez.» Certains médias libyens avaient
également fait état d’un membre du Congrès, Ab-
delrahmane al-Swihli, touché par balle alors qu’il
tentait de fuir les lieux. Les manifestants récla-
ment la dissolution du Congrès et protestent
contre l’« enlèvement », la veille, de manifestants
qui participaient à un sit-in devant son siège situé
dans le centre de Tripoli. D’autre part, cinq cada-
vres ont été retrouvés dimanche dans les banlieues
de Benghazi, a indiqué Ibrahim al-Charaa, porte-
parole des services de sécurité de la ville. Quatre
corps non identifiés « portant des marques de tor-
tures » ont été retrouvés dans la région d’Abou
Mariem, à 50 km au sud-est de Benghazi, et un
autre cadavre a été découvert dans la région de Ja-
routha (30 km à l’ouest de Benghazi), a-t-il pré-
cisé. M. al-Charaa a ajouté que toutes les victimes
semblaient avoir été exécutées sommairement.
Par ailleurs, dimanche encore, un Egyptien a été
grièvement blessé par balles, a indiqué M. Charaa.
Il a été attaqué par des inconnus dans un com-
merce de primeurs où il travaillait. Toujours di-
manche, un membre des services de sécurité a été
tué à Benghazi, dans l’explosion d’un engin placé
sous sa voiture, a indiqué M. Charaa, et un ex-of-
ficier de police a été grièvement blessé par balles
dans une autre attaque.
15
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Monde
MEDVEDEV : 
« Ianoukovitch est toujours le président légitime »
Le commandant en chef de la marine
annonce prêter allégeance
aux autorités de Crimée
Le commandant en chef de la marine ukrainienne, l’amiral Denis
Berezovski, a annoncé dimanche qu’il prêtait allégeance aux auto-
rités de Crimée, au cours d’une conférence de presse à l’état-major
de la flotte russe à Sébastopol. « Je prête allégeance aux habitants
de la République autonome de Crimée (...). Je jure d’obéir aux or-
dres du commandant suprême de la République autonome de Cri-
mée », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre de Crimée, Serguiï Axionov, a salué un
«événement historique» et souligné que l’amiral Berezovski accep-
tait ainsi de se placer « sous les ordres des autorités légitimes de la
péninsule », au cours de cette même conférence de presse.
Le président déchu ukrainien Viktor
Ianoukovitch est toujours le prési-
dent légitime de cette ex-république
soviétique, même si son autorité est
«insignifiante», a estimé hier le Pre-
mier ministre russe, Dmitri Medve-
dev. « Oui, l’autorité du président
Ianoukovitch est quasiment insigni-
fiante, mais cela n’efface pas le fait
que selon la Constitution ukrai-
nienne, c’est le chef de l’État légi-
time », a écrit M. Medvedev dans
un message sur son compte Face-
book. M. Medvedev a assuré que la
Russie était prête à développer des
« relations multi-facettes et respec-
tueuses avec le pays frère qu’est
l’Ukraine », mais pas avec les auto-
rités intérimaires qui ont remplacé
M. Ianoukovitch. « L’Ukraine n’est
pas pour nous le groupe de per-
sonnes qui s’est emparé du pouvoir
après avoir versé le sang (...) en vio-
lant la Constitution et les autres lois
de leur État », a-t-il fustigé. « Il
s’agit du pays entier. Des gens très
différents. Des Ukrainiens, des
Russes, des Tatars, des juifs. D’au-
tres nations vivant en bonne en-
tente », a-t-il ajouté.
A
u cours des dernières 24
heures, dix hélicoptères de
combat et huit avions de
transport russes ont atterri en Cri-
mée, sans que l’Ukraine soit préve-
nue, contrairement aux accords
entre les deux pays sur le statut de
la flotte de la mer Noire russe, sta-
tionnée en Crimée, qui prévoient
que Kiev soit informé 72 heures à
l’avance de tels mouvements de
troupe.
Depuis le 1
er
mars, quatre na-
vires de guerre russes de la flotte de
la Baltique sont également entrés
dans le port de Sébastopol, selon la
même source. Des soldats non iden-
tifiés agissant pour le compte des
autorités pro-russes locales ont pris
le contrôle d’une partie de la Cri-
mée, assiégeant les soldats ukrai-
niens dans leurs casernes. La Russie
a déjà augmenté de 6.000 soldats sa
présence en Crimée d’après le mi-
nistère ukrainien de la Défense.
Le Parlement russe a donné, sa-
medi, le feu vert aux forces armées
russes pour intervenir en Ukraine.
Le ministre russe des Affaires étran-
gères, Sergueï Lavrov, a accusé,
hier, devant le Conseil des droits de
l’homme de l’ONU, le nouveau
gouvernement ukrainien de vouloir
s’en prendre aux minorités en
Ukraine.
« Les radicaux continuent de
contrôler les villes. Au lieu de ce
qui a été promis, on a créé un gou-
vernement des vainqueurs, une dé-
cision a été prise dans la Rada pour
diminuer les droits des minorités
linguistiques. Il a été dit qu’il faut
punir la langue russe, les vainqueurs
ont l’intention d’utiliser les fruits de
leurs victoires pour s’attaquer aux
droits de l’homme », a déclaré M.
Lavrov, défendant la mise en place
d’‘‘unités d’autodéfense’’ pour
‘‘protéger les populations’’.
Le chef de la diplomatie russe a
dénoncé aussi les menaces de
‘‘sanctions’’ et de ‘‘boycottage’’,
alors que la Russie a été, notam-
ment, fermement prévenue qu’elle
pourrait perdre son siège à la table
des grandes puissances, au sein du
club du G8. « Ceux qui essaient
d’interpréter la situation comme
une agression et menacent de sanc-
tions et de boycottage sont les
mêmes qui ont systématiquement
encouragé le déni du dialogue et ont
finalement encouragé la polarisa-
tion de la communauté ukrai-
nienne », a déclaré M. Lavrov. Le
vice-ministre russe des Affaires
étrangères a affirmé que la Russie
« ne veut pas de guerre » avec
l’Ukraine et l’autorisation du Parle-
ment russe à une intervention mili-
taire dans ce pays se veut une
preuve du sérieux des intentions du
Kremlin. Le secrétaire d’Etat amé-
ricain, John Kerry, a pour sa part
annoncé sa venue aujourd’hui à
Kiev pour réaffirmer le « soutien
fort des États-Unis à la souverai-
neté, l’indépendance et l’intégrité
territoriale de l’Ukraine.»
Il sera précédé par le numéro
deux de l’ONU, Jan Eliasson.
Les États-Unis ont annoncé hier
qu’ils demandaient l’envoi ‘‘immé-
diat’’ en Ukraine d’observateurs de
l’OSCE (Organisation pour la coo-
pération et la sécurité en Europe)
pour tenter de « veiller au respect de
l’intégrité territoriale ». Le ministre
britannique des Affaires étrangères,
William Hague, a mis en garde la
Russie sur le « prix à payer » pour
son action en Ukraine, au cours
d’une conférence de presse, hier, à
Kiev. « Cela ne peut pas être la ma-
nière dont les relations internatio-
nales doivent se régler au XXI
e
siècle. Ce n’est pas acceptable, et il
y aura des conséquences et un prix
à payer », a déclaré William Hague.
Pour l’ex-Premier ministre Ioulia
Timochenko ‘‘occupant’’ la Crimée,
la Russie a déclaré la guerre non
seulement à l’Ukraine, mais aussi
aux États-Unis et à la Grande-Bre-
tagne, qui sont garants de la souve-
raineté de l’Ukraine. « Vladimir
Poutine comprend bien qu’en nous
déclarant la guerre, il la déclare
aussi aux garants de notre sécurité,
à savoir les États-Unis et la Grande-
Bretagne », a déclaré M
me
Timo-
chenko dans une vidéo disponible
sur son site internet. « Je ne crois
pas que la Russie franchira cette
ligne rouge. Si elle le fait, elle per-
dra », a souligné M
me
Timochenko.
Elle a également estimé que
l’‘‘agression russe’’ aurait été im-
possible si l’Ukraine avait adhéré
auparavant à l’OTAN.
CRISE EN UKRAINE
Des militaires russes continuent de débarquer
massivement en Crimée
Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée, en violation des accords internationaux, ont dénoncé hier les gardes frontières ukrainiens.
G
La surface de l’Union européenne ne cesse de
s’élargir s’enrichissant des nouveaux terri-
toires arrachés lambeaux après lambeaux à
l’empire soviétique tandis que la Russie tente de
construire autour de son axe une alliance régionale eu-
rasienne. L’Ukraine est désormais collée à l’Europe de-
puis l’élargissement de 2004 et 2009. La tentation est
grande d’affaiblir ou contourner les positions du géant
russe redevenu un acteur de poids sur la scène interna-
tionale. Le menacer d’exclusion du G8 en est, à contra-
rio, la preuve. L’Union européenne envisage d’intégrer
l’Ukraine à un partenariat oriental avec à la clé un ac-
cord de libre-échange tandis que Poutine veut la trans-
former en pièce maîtresse dans son dispositif d’union
douanière face à l’Europe. Deux géants aux appétits
démesurés, l’un veut agrandir sa part de marché (37
milliards d’€ pour l’UE et 27 milliards pour la Russie)
et l’autre veut élargir son aire d’influence. Dans cette
partie d’échecs, la Crimée est, bien malgré elle, prise
dans un tourbillon passionnel qui n’est pas sans nous
rappeler le « droit des nations » imposé à Prague pour
l’annexion au Reich de la Région des Sudètes contre
une promesse de respect des nouvelles frontières et de
« mille ans de paix ».
Est-ce en référence à cette promesse d’une paix millé-
naire, qui s’est soldée par la mort d’une soixantaine de
millions de morts, que le Premier ministre ukrainien a
appelé Moscou à « ne pas violer le Mémorandum de
Budapest sur les garanties de sécurité » ? Signé en
1994 par l’Ukraine, la Russie, les États-Unis et le
Royaume-Uni, ce mémorandum est un protocole diplo-
matique dans lequel ces pays s’engagent sur un pro-
gramme de dénucléarisation des anciennes républiques
soviétiques. En clair, l’Ukraine démantèle toutes les
armes nucléaires de l’ère soviétique de son territoire
contre la promesse des autres signataires à reconnaître
et respecter l’intégrité et la souveraineté de l’Ukraine
en tant qu’Etat indépendant. Les Etats signataires
s’engagent également dans l’article 2 du Mémorandum
à ne « lancer aucune opération militaire en Ukraine, ni
d’opération d’occupation. » Des engagements caducs
aujourd’hui puisque une armée étrangère se trouve en
Crimée sans y avoir été autorisée. En point de mire une
« renucléarisation » de la région face au bouclier anti-
missile des Etats-Unis déployé en Europe ? Le projet
de l’OTAN d’installer des boucliers anti-missile en Po-
logne, République Tchèque et Roumanie pour contrer
une éventuelle attaque iranienne est — tout le monde
le sait, les Russes les premiers — une menace d’abord
et surtout contre la Russie et « ses » territoires. Face à
cette « stratégie furtive » d’Obama, Poutine aligne ses
chars. Deux stratégies totalement différentes mais à la
même finalité : contrôler plus d’espace, plus de pays,
affaiblir l’autre… sauf que cette fois, le théâtre des
opérations se passe en Europe, dans un pays qui coo-
père avec l’OTAN, même s’il n’en est pas membre.
A l’évidence, pour comprendre la Crimée aujourd’hui,
il faut dérouler une carte de la région d’une main et
ouvrir un manuel d’histoire de l’autre, tant les élé-
ments explicatifs de la crise actuelle renvoient à des pa-
ramètres qui, tout en plongeant dans l’histoire, se
redéployent à l’ombre de la nouvelle configuration de
toute la région prise en étau entre la Russie et l’Union
européenne. Une portion de terre que Moscou veut
transformer en guérite pour surveiller l’Ouest, quand
ce même Ouest veut l’utiliser comme base avancée
pour pénétrer plus avant dans l’aire d’influence de
Poutine. C’est dans les recoins de cette « mémoire écla-
tée ukrainienne » que se trouve une partie de l’explica-
tion. La révolution orange, aidée financièrement par
l’Occident, la Fondation Soros et Freedom House (une
ONG dirigée par un ancien patron de la CIA) est, on
l’imagine aisément, portée par un vent libéral qui souf-
fle de l’Est vers l’Ouest. Exploiter les tensions écono-
miques, financer des organisations « civiles » tels
Otpor pour contenir l’encombrant voisin de l’Est…
Depuis l’effondrement de l’URSS, en 1991, la Russie a
établi une base militaire avec la base navale de Sébas-
topol en échange d’une rente annuelle de plusieurs mil-
lions de dollars. Pour la Russie, la présence de sa flotte
dans la mer Noire est stratégique. Elle permet, un
contrôle du Caucase et de l’Ukraine et l’accès en Médi-
terranée. En mai 1997, un accord russo-ukrainien
partage la flotte de la mer Noire : deux forces marines
« cohabitent » alors que certaines zones sont démilita-
risées. Pour Moscou, « le port ukrainien est un élé-
ment-clé pour la puissance navale russe ». Durant la
guerre russo-géorgienne de l’été 2008, « la base russe
de Sébastopol s’était révélée stratégique lorsque la
flotte russe a organisé des blocus dans la mer Noire et
l’a utilisée pour lancer des débarquements amphibies.
M. Koursi
La Crimée : dans l’étau de l’Eurasie et de l’Union européenne
16
Mardi 4 Mars 2014
EL MOUDJAHID
Société
«C’
est une course
dédiée exclusi-
vement aux
femmes», a indiqué le directeur
de l’agence de communication
«Sport Events International»,
organisateur de cette manifesta-
tion. S’exprimant hier lors d’un
point de presse, Madjid Rez-
kane soutient que cette course
«n’est pas comme les autres», et
qualifie ce rendez-vous de
«convivial», le tout dans un
cadre idéal où se rencontreront
les adeptes du jogging. «Il ne
s’agit guère d’une compétition,
mais plutôt un challenge mar-
qué sous le sceau de la solida-
rité, car l’essentiel n’est pas de
connaître l’identité du lauréat,
mais plutôt de se faire plaisir et
de se défouler», a-t-il ajouté, en
affirmant que l’occasion sera
propice pour soutenir une
grande cause, en l’occurrence la
santé de la femme et la lutte
contre le cancer du sein.
Devant débuter à 10h à partir
du Village africain, les foulées
des gazelles s’étendent sur une
distance de 3 km en allure libre
(course ou marche), et les ins-
criptions sont prévues le jour
même sur site. Les participantes
seront scindées en quatre caté-
gories. Il y aura les groupes des
grands-mères, des copines, des
mères et filles, et enfin la caté-
gorie clubs et entreprises.
Les organisateurs ont prévu, en
marge de cet événement,deux
autres courses réservées pour
les enfants trisomiques et les
enfants non voyants, et ce sur
une distance de 500 mètres.
«Les foulées des gazelles com-
mencent peu à peu à se faire un
nom dans notre pays. Nous de-
vons suivre l’exemple des au-
tres nations où ce genre de
manifestations rassemble des
milliers de participants, comme
c’est le cas en France qui voit
25.000 femmes participer au
marathon de Paris. Nous
sommes encore loin de cet en-
gouement, mais nous ne lésine-
rons pas sur les moyens pour
faire adhérer le maximum de
femmes», a conclu Madjid Rez-
kane.
S. A. M.
Le 12
e
Salon international de la forme et
de la beauté se tiendra du 6 au 10 mars au
Centre des conventions d’Oran (CCO), avec
la participation de plus de 40 exposants na-
tionaux et étrangers, a-t-on appris samedi au-
près des organisateurs. Cette nouvelle
édition du «Jouvençal», organisée par «Kri-
zalid Communication», regroupera les prin-
cipaux producteurs et importateurs de
produits pour le maintien de la forme, et les
soins de beauté, a indiqué le directeur de
cette boîte de communication, Chaouche
Mustapha, lors d’une conférence de presse.
Des exposants nationaux, ainsi que de
France, de Pologne, de Turquie et de Tuni-
sie, présenteront leurs produits et équipe-
ments au public oranais pour la première
fois. Des firmes étrangères de 18 pays seront
également présentes, a-t-on indiqué.
L’exposition étalera également une pano-
plie de produits dont des parfums, des cos-
métiques, des produits capillaires, des bijoux
de fantaisie, du matériel et des équipements
pour beauté et des accessoires, dont des
huiles essentielles et des produits pour sa-
lons de coiffure et instituts de beauté, a pré-
cisé M. Chaouche. Ce Salon verra plusieurs
activités dont un concours de haute coiffure,
des défilés de mode, l’élection de Miss Jou-
vençal et des communications et présenta-
tion sur «Canal Beauté ». Les stagiaires de
la formation professionnelle seront égale-
ment au rendez-vous, a-t-on encore souligné.
C’est véritablement une caverne de
Bacchus que les éléments de la BMPJ de la
wilaya d’Aïn Defla ont trouvé dans un do-
micile situé à El-Abadia, le week-end der-
nier. Sur la base d’informations faisant état
de commerce de boissons alcoolisées, les
éléments de la BMPJ munis d’un mandat de
perquisition établi par le procureur de la Ré-
publique près le tribunal d’Aïn Defla ont in-
vesti le domicile en question. Âgé de 51 ans
et aidé de son fils âgé lui de 27 ans, le père
s’adonnait à ce trafic en s’entourant de pré-
cautions ; les boissons alcoolisées ont été
découvertes dans une cave aménagée sous
une des pièces du domicile familial. 8.834
cannettes de bière, 1.044 bouteilles de vin,
222 bouteilles de Pastis et une somme de
72.300 dinars ont été ainsi saisis, un camion
et un véhicule utilitaire de type Toyota
Hilux qui servaient au transport ont égale-
ment été saisis, note le communiqué de la
sûreté de wilaya. Présentés devant le pro-
cureur de la République du tribunal d’Aïn
Defla, le père et le fils ont été placés sous
mandat de dépôt sous le chef d’inculpation
de commerce illicite de boissons alcooli-
sées. A. M. A.      
« LES FOULÉES DES GAZELLES » PRÉVUES LE 8 MARS
Femmes, à vos marques !
«Les foulées des gazelles algériennes» reviennent pour la troisième année consécutive, et le rendez-vous
est pris pour ce samedi, 8 mars, au Parc zoologique de Ben Aknoun (Alger),
à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la Femme.
La mort d’un ex-footballeur de 27 ans,
Mohamed Khedda, découvert hier à l’aube,
pendu à un olivier dans la cité Nezzar-Ke-
baïli, à Merouana (Batna), a provoqué la
colère d’un groupe de jeunes convaincus
qu’il «ne s’agit pas d’un suicide», a-t-on ap-
pris de sources concordantes. Les services
de la Protection civile, contactés par l’APS,
ont confirmé «la mort du jeune homme, ef-
fectivement pendu à un arbre», mais sans
donner de détails sur les circonstances de ce
décès, le corps de l’ancien footballeur
ayant été acheminé au CHU de Batna pour
autopsie.
Les jeunes protestataires qui ont gonflé
leurs rangs en faisant sortir des lycéens de
leur établissement, ont observé un sit-in de-
vant les sièges de la daïra et de la commune
pour réclamer une enquête «approfondie»
sur ce décès. De nombreux commerçants,
craignant visiblement que le climat de ten-
sion qui a régné à Merouana du fait de ce
regroupement de jeunes ne dégénère, ont
fermé boutique, donnant des airs de «ville
fantôme» au centre-ville. Contacté par
l’APS, le chef de la daïra de Merouana,
Saïd Cheriet, a fait état d’incidents «mi-
nimes». Il s’agit, a-t-il dit, de groupes de
jeunes gens «affectés par le décès de leur
ami et qui n’ont provoqué que des dégâts
mineurs» en brisant quelques vitres à la
daïra, à la commune et au tribunal.
MEROUANA
La mort d’un ex-footballeur provoque la colère
de nombreux jeunes
12
e
SALON INTERNATIONAL DE LA FORME ET DE LA BEAUTÉ
Du 6 au 10 mars à Oran
USAGE DE PSYCHO-
TROPES À DES FINS
NON MÉDICALES
Une priorité
sanitaire
L’usage de psychotropes à d’autres fins
non médicamenteuses doit constituer une
priorité sanitaire qui appelle à une mobili-
sation intersectorielle, ont indiqué, samedi
à Oran, les participants au congrès national
des pharmaciens. Haciba Rezkallah, chef de
service de pharmacologie et toxicologie au
CHU Oran, a indiqué que l’usage de médi-
caments, notamment en guise de psycho-
tropes, «connaît une augmentation», d’où la
nécessité d’une mobilisation intersectorielle
(Sûreté nationale, justice, santé, éducation),
voire des citoyens. «Nous devons renforcer
la réglementation en la matière, instaurer
des mesures préventives, multiplier les
campagnes de sensibilisation pour faire face
au phénomène de la toxicomanie qui touche
de plus en plus de sujets jeunes», a-t-elle
souligné. La prévention et la sensibilisation
sont impératives, a estimé cette responsa-
ble, déclarant qu’«à travers l’évaluation que
nous avons faite, nous avons orienté notre
recherche pour faire de la prévention en mi-
lieux scolaire et carcéral».
Selon une étude menée par l’équipe de
M
me
Rezkallah aux urgences du CHU
Oran, sur 879 cas de demandes d’analyses
toxicologiques enregistrés en 2013, les psy-
chotropes étaient impliqués dans 36% des
cas, soit 316 personnes.
L’enquête a révélé des intoxications vo-
lontaires et accidentelles (erreurs thérapeu-
tiques ou usages médicamenteux). Durant
l’année écoulée, 22 enfants ont été admis
aux urgences de l’établissement hospitalier
pour usage accidentel de psychotropes.
L’importance d’une véritable politique de
sensibilisation qui toucherait les familles
sur les manières de conserver les médica-
ments loin de la portée des enfants, est vi-
vement recommandée. Une autre enquête
du même service a été réalisée en deux vo-
lets (la prescription du psychotrope et son
détournement de sa vocation médicamen-
teuse), impliquant 50 neuropsychiatres
d’Oran, de Sidi Bel-Abbès et de Tlemcen,
et 150 pharmaciens d’officine de ces trois
wilayas. Elle a démontré que les psycho-
tropes les plus prescrits et les plus deman-
dés sont «Benzodiazépine», prescrit par
84% des cliniciens interrogés, et «Trihexy-
phénidyle».
La quasi-totalité des cliniciens interro-
gés ont indiqué que certains de leurs pa-
tients abusent et détournent les
médicaments prescrits, soulignant que leur
nombre est en augmentation. Pour les phar-
maciens, la majorité a affirmé avoir eu des
problèmes avec les patients dans le cas de
la prescription d’un antidépresseur ou au-
tres (56% d’entre eux rencontrent fréquem-
ment ces problèmes, 8% quotidiennement
et 3% ont affaire à des ordonnances sus-
pectes).
Des pharmaciens participant au congrès,
interrogés par l’APS, estiment qu’il est
temps de prendre en considération la légis-
lation en vigueur, l’article 16 de la loi du 25
décembre 2004 relative à la prévention et la
répression de l’usage et du trafic illicites de
stupéfiants et de substances psychotropes,
stipule une peine de 5 à 15 ans de prison as-
sortie d’une amende pour tout pharmacien
qui fournit des psychotropes sur présenta-
tion d’une fausse ordonnance.
Sur instruction de la direction de la
santé, les propriétaires d’officines sont som-
més de ne servir aucune ordonnance com-
prenant des psychotropes avant le passage
du patient devant le contrôle médical. Cette
mesure est valable pour tous les malades et
même les plus âgés. Selon les chiffres four-
nis par la sûreté de la wilaya d’Oran, plus
de 66.200 comprimés psychotropes ont été
saisis en 2013, soit plus que le double de la
quantité saisie en 2012 qui était de 31.498
comprimés. Plusieurs communications ont
été présentées lors de cette rencontre, dont
les présents ont abordé, entre autres, le
cadre légal et juridique de l’exercice de la
pharmacie et l’industrie pharmaceutique en
Belgique. Quelque 400 invités et représen-
tants de 28 laboratoires pharmaceutiques al-
gériens ont pris part à ce congrès, selon les
organisateurs.
L’Organisation mondiale de la santé
(OMS) a lancé, récemment, un appel pour
l’élimination progressive des thermomètres
médicaux et des appareils pour mesurer la
tension contenant du mercure d’ici l’an
2020. Dans un communiqué publié à Ge-
nève, l’OMS indique avoir uni ses forces
pour cet appel à l’organisation Health Care
withoutHarm. Cette opération, intitulée
«Pour des soins sans mercure d’ici 2020»,
a été lancée pour marquer la signature de la
convention de Minimata sur le mercure. Le
mercure et ses différents composés sont
«une préoccupation pour la santé publique
mondiale, et ont toute une série d’effets
graves sur la santé», indique l’OMS. Et de
citer des «dommages cérébraux neurolo-
giques, en particulier chez les jeunes». Le
mercure peut également avoir des effets né-
fastes sur les reins et le système digestif, in-
dique l’OMS. La convention de Minimata
autorise l’utilisation du mercure dans les
thermomètres jusqu’en 2020, avec des ex-
ceptions pouvant repousser ce délai à 2030,
selon l’OMS. L’OMS estime cependant que
les conséquences pour la santé du mercure
«sont si graves que tous devraient s’efforcer
de respecter la date cible de 2020 fixée dans
la convention». «Avec la signature de la
convention de Minamata sur le mercure,
nous allons faire beaucoup pour protéger
définitivement le monde des conséquences
dévastatrices pour la santé du mercure», a
déclaré le directeur général de l’OMS, le D
r
Margaret Chan. «Le mercure est l’une des
dix principales substances chimiques très
préoccupantes pour la santé publique», a
ajouté M
me
Chan. La Convention donne des
orientations aux pays appelés à prendre des
mesures pour, notamment éliminer les
formes les plus nocives d’utilisation du
mercure. L’OMS et ses partenaires du sec-
teur de la santé s’efforceront en outre d’éli-
miner progressivement les antiseptiques
locaux et les produits cosmétiques éclair-
cissants de la peau à base de mercure.
L’OMS veut aussi élaborer des mesures
pour éliminer progressivement l’utilisation
de ce métal dans les amalgames dentaires.
La convention de Minamata a été adoptée
le 10 octobre 2013 à Kumamoto (Japon).
Cette convention est ouverte à la signature
jusqu’au 9 octobre 2014.
OMS
Appel pour l’élimination des thermomètres à mercure d’ici 2020
AÏN DEFLA 
EL-ABADIA
Saisie de plus de 10.000 cannettes de bière
et de bouteilles de vin  
17 EL MOUDJAHID
Culture
Mardi 4 Mars 2014
LA SORTIE NATIONALE DE PARFUMS D’ALGER DE RACHID BENHADJ
Miroir d’une époque trouble et troublante
L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel en partenariat avec le Centre national de la cinématographie organisent la sortie du long
métrage Parfums d’Alger de Rachid Benhadj, à la Cinémathèque d’Alger et de Tizi-Ouzou. Un drame social émouvant qui revient
sur le douloureux épisode de la décennie noire algérienne sous un angle socio-psychologique.
L
e long métrage relate avec des images à
la fois fortes et violentes l’histoire de
Karima Bensadji (incarnée par Monica
Guerritore) une célèbre photographe profes-
sionnelle algérienne qui s’est installée en
France depuis vingt ans, fuyant un père auto-
ritaire (Sid Ahmed Agoumi) et partie à la re-
cherche de son indépendance intellectuelle et
de sa liberté confisquée après un douloureux
drame familial.
C’est suite à un coup de fil de sa mère
(Chafia Boudraâ) que la vie de Karima va bas-
culer contrainte qu’elle était de rentrer à Alger
pour des raisons familiales. Elle se retrouve
dans sa ville natale qu’elle n’arrive pas à re-
connaître vu la situation sociale et sécuritaire
chaotique d’Alger à la fin des années 1990.
Elle découvre que son frère Mourad est em-
prisonné pour acte terroriste ; elle s’engagera
à le sauver en allant le voir dans une prison au
Sahara pour le convaincre à signer le papier
de repentance dans le cadre de la loi sur la
concorde civile.
La violence et la peur s’étaient accaparées
de la société prise sous les tenailles de l’extré-
misme religieux. Karima se voit confrontée à
une dure réalité entre les siens dont certains la
considère comme étrangère, elle essaie donc
de renouer avec sa famille et de se réconcilier
avec son passé. Elle entreprend alors de rendre
visite à son père à l’hôpital dans l’espoir de
renouer. Le réalisateur a mis en avant des
thèmes profonds qui continuent d’alimenter
les débats de nos jours tels la décennie noire
qu’a connue l’Algérie, la confrontation entre
le mode de vie occidentale et celui influencé
par l’idéologie islamiste, le militantisme des
femmes pour leur droit, les soubassements de
l’idéologie politique, la tolérance, la mémoire
du passé, ainsi que l’exil et ses conséquences
sur l’identité de soi-même. Parmi les détails
les plus marquants du film qui dure 108 mi-
nutes, l’esthétique très soignée des images di-
verses prises dans une pluralité de scènes à
travers plusieurs villes, à savoir Alger, Tipasa,
Paris et le Sahara, dû principalement à la di-
rection photo assurée par l’italien Vittorio Sto-
rato, lauréat de trois oscars, notamment le
fameux Apocalypse now de Francis Ford
Coppola. Il y a aussi le style particulier de
Benhadj qui prouve à travers Parfums d’Al-
ger, que l’Algérie est capable de produire des
films de qualité.
Parfums d'Alger a réuni une pléiade d'ac-
teurs considérés comme les stars du cinéma
algérien à l’instar de Sid Ahmed Agoumi,
Chafia Boudraâ, Rym Takoucht et Ahmed Be-
naïssa et le défunt Mohamed Benguettaf, et
comme protagoniste l'actrice italienne Monica
Guerritore qui a remplacé, à la dernière mi-
nute, Isabelle Adjani.
Coproduit par l’Agence algérienne pour le
rayonnement culturel (AARC) et la société
Net diffusion, avec le soutien du ministère de
la Culture, le film a reçu le prix du public en
2013 au Festival du film africain de Verone et
la mention spéciale du prix Don Quichotte de
la fédération internationale des ciné-clubs
(Ficc) dans le cadre d’une remise des prix pa-
rallèles à la 24
e
édition des journées cinéma-
tographiques de Carthage.
Il est à rappeler que Rachid Benhadj, qui
vit actuellement en Italie, compte à son actif
plusieurs longs métrages, entre autres La rose
des sables 1988, Touchia 1992 qui obtient le
prix du public au 4
e
Festival du cinéma afri-
cain de Milan, et Micra en 2000 avec Gérard
Depardieu.
Kader Bentounes
ECHANGES CULTURELS
Les monts du Djurdjura font "frissonner"
de plaisir les Sétifiens
La culture de la wilaya de Tizi-
Ouzou et les monts enneigés du
Djurdjura font "frissonner" de
plaisir les Sétifiens, nombreux à
venir découvrir, à la maison de la
culture Houari-Boumediene, le
riche patrimoine kabyle à la fa-
veur du festival local des arts et
cultures populaires, a-t-on
constaté dimanche. Le coup d’en-
voi de cette manifestation cultu-
relle a été donné samedi soir sur
le parvis de la maison de la cul-
ture, en présence d’une foule
nombreuse, visiblement avide de
découvrir la diversité et la ri-
chesse du patrimoine que recèle la
wilaya de Tizi-Ouzou.
La troupe folklorique "Ita-
blen" a donné le la aux activités
programmées dans le cadre de
cette semaine culturelle, suscitant
l’admiration du public sétifien qui
a visité, avec curiosité, l’exposi-
tion organisée à cette occasion
dans le hall de la maison de la cul-
ture. Au second jour de cette ma-
nifestation très colorée, le public
continue de défiler, toujours aussi
nombreux, devant les stands de
cette exposition reflétant la ri-
chesse culturelle de la région du
Djurdjura et son histoire. Les ar-
ticles artisanaux, comme les ha-
bits traditionnels de Kabylie, la
poterie de Maâtkas, l’art culinaire,
la bijouterie traditionnelle pour la-
quelle la région de Beni Yenni est
réputée, ou encore le célèbre tapis
d’Ath Hichem attirent les visi-
teurs comme des aimants. Des vi-
siteurs sont également subjugués
par l’exposition de photographies
reproduisant les fameux "chemins
qui montent", chers à Mouloud
Feraoun, ainsi que la résistance al-
gérienne durant la période colo-
niale.
Des exemplaires de livre sur
l’histoire et la culture kabyle et
des dessins et gravures conservés
dans la zaouïa de Sidi Moussa,
ainsi que des photos de célèbres
artistes et chanteurs de la région
ont été également exposés en
l’honneur des visiteurs qui ont eu
droit à la présentation d’activités
de décors et de produits locaux
(huile d’olive et miel, entre au-
tres). L’ouverture de cette mani-
festation a également été marquée
par l’organisation d’un concert de
chants et de danses animé par des
artistes kabyles à l’image de la
troupe "Anzar" de la maison de la
culture Mouloud Mammeri, du
ballet folklorique "Ithren N’da
Mouloud" et des chanteurs Mehdi
Mezkrane et Youcef Kerbas.
Le public sétifien sera, au
deuxième jour de cette manifesta-
tion culturelle, au rendez-vous
avec une représentation théâtrale
intitulée Henna, montée par le
théâtre régional de Tizi-Ouzou.
Cette semaine culturelle ne sera
pas confinée à la seule ville de
Sétif puisque plusieurs communes
de la wilaya de Sétif, dont Beni
Fouda et Ain El Kebira, entre au-
tres, accueilleront des membres de
la délégation culturelle de Tizi-
Ouzou.
3
e
FESTIVAL NATIONAL DU THEATRE
FEMININ DE ANNABA
Emouvant hommage à l’artiste
disparue Yasmina Douar
Un émouvant hommage rendu à l’ar-
tiste disparue Yasmina Douar a marqué
l'ouverture de la 3
e
édition du Festival
culturel national de la production théâ-
trale féminine, dimanche au théâtre ré-
gional Azzedine-Medjoubi d’Annaba.
L'hommage s’est voulu une reconnais-
sance aussi bien à la femme, disparue à
la fleur de l’âge (36 ans), qu’à l’artiste
dont le talent lui a permis de se faire un
nom au théâtre, mais aussi à la télévision,
à la radio et au cinéma où elle a inter-
prété, notamment, La nuit a peur du so-
leil de Mustapha Badie et Les enfants de
Novembre de Moussa Haddad. La céré-
monie d’ouverture de cette 3
e
édition a
également été marquée par des exhibi-
tions, sur le cours de la Révolution, face
au théâtre régional, de cavaliers tradition-
nels venus de Sétif, et d’une troupe Aïs-
saoua d’Annaba, en présence des
autorités locales, d’une représentante de
la ministre de la Culture, d’un public très
nombreux et de plusieurs figures artis-
tiques algériennes à l’image de Fatiha
Berber, de Mohamed Hilmi, de Mustapha
Ayad et d’Amina Medjoubi. Dans un
message lu en son nom par sa représen-
tante, M
me
Zahia Bencheikh, la ministre
de la Culture, Khalida Toumi, a indiqué
que ce festival constitue une opportunité
pour les rencontres et les échanges d’ex-
périences théâtrales entre le Théâtre na-
tional algérien (TNA), les différents
théâtres régionaux, les associations et au-
tres coopératives du 4
e
art. Après la pro-
jection d’un film documentaire d’Ali Aïs-
saoui, consacré au parcours artistique de
la défunte Yasmina Douar, deux autres
artistes, en l’occurrence Amina Med-
joudi, du Théâtre national algérien et
Daoudia Khelladi, du théâtre régional
d’Oran (TRO), ont été honorés. La pièce
Les mimosas d’Algérie, du théâtre régio-
nal d’Annaba, a ouvert la compétition de
ce festival qui proposera au public annabi
11 pièces qui se disputeront le prix de la
meilleure œuvre théâtrale féminine. Le 3
e
festival culturel national de la production
théâtrale féminine qui se poursuivra
jusqu’au 8 mars prochain, journée inter-
nationale de la Femme, réunit le TNA,
quatre théâtres régionaux (Annaba, Souk
Ahras, Batna et Oum El Bouaghi) et six
associations et coopératives théâtrales.
12 YEARS A SLAVE, OSCAR DU MEILLEUR FILM
Drame violent et cru sur l'infamie de l'esclavage
12 Years a Slave, qui a remporté dimanche
l'Oscar du meilleur film, décrit avec un réa-
lisme et une violence rares le calvaire d'un
homme libre enlevé et réduit à l'esclavage, peu
avant la guerre de Sécession. C'est un Britan-
nique, l'artiste plasticien passé au cinéma
Steve McQueen, qui a signé ce film édifiant,
abordant l'esclavage sous un angle radicale-
ment différent de celui de films récents traitant
aussi du sujet, comme Django Unchained de
Quentin Tarantino ou Lincoln de Steven Spiel-
berg. L'Oscar couronne un palmarès impres-
sionnant, le film ayant notamment remporté un
Golden Globe, le BAFTA du meilleur film, ou
encore le Prix du syndicat américain des pro-
ducteurs (PGA). 12 Years a Slave est adapté
des mémoires de Solomon Northup, publiées
en 1853, douze ans avant l'abolition de l'escla-
vage. Ce violoniste et chauffeur noir, marié et
père de trois enfants — interprété par le Bri-
tannique Chiwetel Ejiofor —, menait une vie
paisible à Saratoga Springs (Etat de New
York) lorsqu'il fut enlevé en 1841 et vendu
comme esclave à des planteurs de Louisiane.
Il lui fallut douze ans pour prouver son statut
d'homme libre et se libérer de ses chaînes,
avec l'aide d'un abolitionniste canadien (inter-
prété par Brad Pitt, également producteur du
film). Le livre méconnu de Solomon Northup
— il n'est pas étudié à l'école et n'avait jamais
été adapté par Hollywood — a été découvert
par l'épouse de Steve McQueen, une histo-
rienne. "Chaque page était une révélation.
Chaque page. Je n'en croyais pas mes yeux",
racontait récemment le réalisateur au Los An-
geles Times. "Quand j'ai fini le livre, j'étais très
en colère contre moi-même. En colère de ne
pas avoir connu ce livre avant. Mais j'ai réa-
lisé, petit à petit, que personne ne connaissait
ce livre dans mon entourage".
Le cinéaste de Hunger et Shame a pris le parti
de ne rien épargner au spectateur de la
cruauté, des violences physiques et des humi-
liations endurées par les esclaves, livrés aux
mains de maîtres sadiques, dont l'un des spé-
cimens les plus abjects est interprété par Mi-
chael Fassbender.
"L'esclavage faisait que vous ne saviez jamais,
à aucun moment, ce qui allait vous arriver",
explique le cinéaste. "Vous pouviez être lyn-
ché, fouetté, on pouvait vous réveiller à quatre
heures du matin pour danser". Très favorable-
ment accueilli par la critique, le film a égale-
ment été un vrai succès public, avec des
recettes mondiales de quelque 100 millions de
dollars — une belle performance pour un film
indépendant, entièrement produit hors des
studios hollywoodiens.
La preuve, selon Steve McQueen, que le pu-
blic est prêt à aller au cinéma pour voir autre
chose que des super-héros et des dessins ani-
més. "J'espère que les studios comprennent
que les gens veulent voir des films audacieux,
des films qui ne sont pas des superproduc-
tions", dit-il.
"J'aimerais qu'ils comprennent que ces films
peuvent gagner de l'argent".
Détente -TV
EL MOUDJAHID 21
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DISQUALIFIANT
3. Plomberie
6. Trilobite
11. Entretoile
12 . Sémitisant
13. Transplant
14. Embouchoir
16. Musarderie
17. Transistor
18 . Elévatoire
19. Quittancer
21. Parfumer
26. Livresque
28. Agronomie
31. Phraseur
32 . Barboteur
33. Fraîcheur
34. Grumeleux
35. Mésallier
36 . Exhaustif
37. Claustrer
38 . Coquille
39. Labourer
40. Somatique
41. Va-et-vient
42 . Rhodanien
43. Commettre
7. Scrupule
8. Purulent
9. Chevreuil
10. Juridique
15 . Ensilage
20 . Autoguide
22 . Allume-Feu
23 . Cocardier
24 . Formation
25 . Madrépore
27 . Lacunaire
29 . Terrasser
30 . Défection
1. Surmenant
2 . Hémicycle
4 . Ascètisme
5. Tournoyer
Mot CACHÉ
SOLUTION PRÉCÉDENTE: ECHAPPATOIRE
Mots CROISÉS Mots FLÉCHÉS
Nº 3655
Nº 3655
Nº 3655
Grille
Page animée par Mourad Bouchemla
Définitions
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT
I-Parc animalier-Renvoi delumière. II-Cours en Espagne-
Création de peintre. III-Est grand ouvert-Un problème à
surmonter.IV-Pas grand chose-Dur.V-Bien habiller-Préfixe.VI-
Entre.VII-Netteté.VIII-Chérie-Fort des os.IX-Attendre long
temps. X-Sont comptés dans la vie-Fleur des montagnes.
VERTICALEMENT
1-Mamifèred’Afrique-Père.2-Bien suivi-Constellation.
3-Lisières des bois-Laissé de côté.4-Garnir de confiture.
5-Attendues.6-Et le reste-Direction-Dans l’âtre.7-Grand sac.
8-Endroit-Essaya.9-Faire une élision-Déshydraté. 10-Système
d’évaluation.
FOND DE PARCS À HUÎ TRE
———————————————
VI EI LLE LANGUE
———————————————
CHEVEU
MAUVAI SE COMÉDI ENNE
———————————————
EN EAU
———————————————
RAPENT
DU GENRE ARUMS
————————————
EN ÉDI TI ON
————————————
AVANT LES AUTRES
VI N D’ I TALI E
———————————
VI EI LLOTS
———————————
ARBRES
ARI STOCRATI E
—————————————
EN SCÈNE
—————————————
DÉTESTÉ
EN TI TRE
————————————
I NSTRUMENTS DE MUSI QUE
————————————————
I SSUE
HÈROS DE TROI E
—————————————
ORDONNÉS
——————————————
ESSAI E
VOYAGEUR
————————————
POI L
————————————
RELATI F À LA J USTI CE
SOLUTION DES MOTS CROISÉS
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1
2
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4
5
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10
SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS
Z O O R E F L E T
E E B R E T O I L
B E E E C U E I L
R I E N S R U D E
S A P E R E M E
O P E N E T R E
P R O P R E T E S
A I M E E O S S U
P O I R E A U T E R
A N S S E T A C E
Z O N A L I
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I B O A T N T
R E B E C
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N A S E S A S T I
S N C E D
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A T R E U S E
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I M E N T
T I R E F E S S S E
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Mardi 4 Mars 2014
Télévision
Sélection
MARDI
08h00 : Bonjour d'Algérie (direct)
09h30 : Sihr el mordjane (01) rediff
10h00 : El ilm bayna yedaik (42)
10h30 : El haouase (05)
11h00 : Questions d'actu (rediff)
12h00 : Journal en français+météo
12h25 : Yaoumiyate moudarisse (23)
13h45 : Min barari el cherq (19)
14h30 : Assrar el madhi (22)
15h15 : 52 Chrono ''rediff''
16h15 : KAPITA (03)
16h45 : Taqdar tarbah
17h20 : Fréquence music
18h00 : Journal en amazigh
18h25 : Sihr el mordjane (02)
19h00 : Journal en français+météo
19h25 : Algérie mémoire et miroir
20h00 : Journal en arabe
20h45 : Paroles de femmes
22h10 : Gala artistique gala
22h40 : Expression livre
ETHNI E
D’ AFRI QUE
MI NÉRAL
—————————
POT DE LABO
HORMONE
—————————
MOYEN DE TRANSPORT
ÉCOUTÉ
———————————
TRI STE
Réalisée par Nabil Tribèche
Présentée par Amir Nebbache
Feuilleton télévisé signé Mohamed Lebcir
Fréquence Music, est une émission musicale qui touche à tous
les styles musicaux algériens, du rai, du chaabi, du kabyle, du gnawi
et même du rock algérien.
C’est une émission à travers laquelle l’animateur, avec son en-
thousiasme et sa bonne humeur, nous invite à passer d’agréables
moments de bonheur, de nostalgie et de détente.
Le réalisateur de cette série a confié que "si le prétexte dramaturgique de
cette œuvre traite du corail, une des richesses de cette belle région, c'est aussi
un film intimiste au moyen duquel nous avons voulu sortir un peu de la grisaille
en positivant et en proposant une série amusante sur fond musical, tournée dans
un cadre idyllique.
MALADI E VI RALE
—————————
COURS D’ I TALI E
TELLEMENT
————————
DI RECTI ON
17h20
18h25
"SIHR EL MORDJANE"
Mardi 4 Mars 2014
Vie religieuse
- Dohr.........….............13h00
- Asr.............................16h15
- Maghreb................... 18h48
- Icha……...……....... .20h06
Mercredi 3 Djoumada Al awal
1435 correspondant au 5 mars
2014 :
- Fedjr........................05h48
- Chourouq................07h13
Horaires des prières de la journée du mardi 2 Djoumada Al Awal 1435
correspondant au 4 mars 2014 :
28 EL MOUDJAHID
Vie pratique
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Editépar l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
aucapital social de50.000.000DA
20, ruedelaLiberté, Alger
Téléphone: 021.73.70.81
Présidente-Directricegénérale
dela publication
Naâma Abbas
Rédacteurs en chef
Kamal Oulmane — Achour Cheurfi
DIRECTION GENERALE
Téléphone: 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DIRECTION DE LAREDACTION
Téléphone: 021.73.99.31
Fax: 021.73.90.43
Internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BUREAUX REGIONAUX
CONSTANTINE
100, rueLarbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
ORAN
Maison de la Presse
3, placedu 1
er
Novembre: Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rueCondorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BORDJ BOU-ARRERIDJ
Ex-siègedelawilaya
RueMebarkiaSmaïl, B.B.A. 34000
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SIDI BEL-ABBES
Maison delapresseAmir Benaïssa
ImmeubleLeGarden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BEJAIA :
Bloc administratif, ruedelaLiberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
TIZI OUZOU :
CitéMohamedBoudiaf (ex-2.000logts)
Bâtiment 3, 1
er
étage, Nouvelleville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
TLEMCEN :12, placeKairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MASCARA : MaisondelaPresse
RueSenouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
CENTRE AIN-DEFLA :
CitéAttafi Belgacem(FaceàlaPoste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PUBLICITE
Pour toutepublicité, s’adresser
àl’AgenceNationaledeCommunicationd’Editionet
dePublicité“ANEP”
ALGER : 1, avenuePasteur
Tél. : (021) 73.76.78- 73.71.28- 73.30.43
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Télex : 81.742
ORAN : 3, rueMohamedKhemisti
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Fax : (041) 39.19.04- Télex : 22.320
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7, cours delaRévolution
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Siègesocial : 20, ruedelaLiberté, Alger
IMPRESSION
Edition du Centre :
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Edition de l’Est :
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Edition de l’Ouest :
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Unité d’Impression de Béchar (SIA)
DIFFUSION
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Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02
France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

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~'--- ········· -;- ; ··· ¡,- -;--' ·· ; - -,'-- ·· _ :
07 / 05 / 1979 ~-- ¡,'=--' ,
¡----' ¸-·~-' Q-=--' Q--,
El Moudjahid/Pub du 04/03/2014
El Moudjahid/Pub ANEP 109420 du 04/03/2014
Avis de consultation
Le CNEPD (Centre National de l'Enseignement
Professionnel à Distance) lance une consultation pour
l'acquisition des papiers d'imprimerie.
Les fournisseurs intéressés peuvent retirer le cahier des
charges sur présentation d'une copie légalisée du registre du
commerce à l'adresse suivante :
CNEPD 09, rue FERRAH-EL-OUARDI
Ex-Rue du Chenoua - Hydra - Alger
contre paiement non remboursable de 1.000 DA à verser au
compte CPA n°00400l74401709250105, agence Val d'Hydra
résidence Chaâbani, Hydra, Alger.
Les offres doivent être déposées au plus tard 10 jours après
la date de la première parution de cet avis.
El Moudjahid/Pub ANEP 109454 du 04/03/2014
République Algérienne Démocratique et Populaire
Wilaya de Sétif
Agence de wilaya de Gestion et de Régulation Foncières Urbaines de Sétif
Siège : Cité des Remparts, Bd Cheikh-Laïfa - Sétif
Vu le retard enregistré dans l’exécution des travaux relatifs au marché n°20/2011,
approuvé le 29/09/2011, portant réalisation des travaux de réhabilitation du
lotissement 90 lots ex-110 lots Aïn Touila, commune de Aïn El-Kebira (Lot voirie et
réseaux divers), conclu entre «l’Agence de wilaya de Gestion et de Régulation
Foncières Urbaines de Sétif», d’une part, et «Entreprise des Travaux Publics»,
représentée par M. MEKHALFI Imed, ayant domicilie sis lotissement 08 lots - n°03
- Aïn El-Kebira, wilaya de Sétif, d’une autre part.
L’Agence Foncière de wilaya de Sétif met en demeure pour la deuxième fois
l’entreprise de rattraper la situation et de renforcer le chantier en moyens humains
et matériels dans un délai de huit (08) jours qui suivent la date de cette mise en
demeure et de procéder à l’achèvement de la réalisation des travaux dudit projet et
reprendre les réserves signalées.
Faute de quoi, le service contractant se trouvera dans l’obligation d’entreprendre
les mesures nécessaires par la réglementation.
Le Directeur Général par intérim
El Moudjahid/Pub ANEP 109603 du 04/03/2014
MISE EN DEMEURE N°02
MISE EN DEMEURE
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE l'ENSEIGNEMENT SUPERIEURE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
CENTRE DE RECHERCHE EN BIOTECHNOLOGIE (C.R.Bt)
NouvelleVilleAli-Mendjeli - Constantine
NIF : 000725069039828
Désignation et adresse
du service contractant :
Désignation et adresse
du partenaire
cocontractant :
Désignation précise et
référence du marché :
Date d'attribution :
Expiration du délai :
Désignation de la
mise en demeure :
Objet de la mise
en demeure :
Délai d'exécution de
l'objet de la mise en
demeure :
Sanction prévue :
CentredeRechercheen Biotechnologie(C.R.Bt) nouvellevilleAli-Mendjeli, Wilaya
deConstantine.
E.T.P IFERROUDJ ENE NOUH : N°01 zoneindustrielleKechida- Batna
Marché N°18/2013 : l'acquisition, installation et mise en marche d'une station de
production d'azote liquide au niveau du Centre de Recherche en Biotechnologie
(C.R.Bt) nouvellevilleAli-Mendjeli, Constantine, en lots séparés.
Lot N°01 : Réalisation d'un abri pour lastation deproduction d'azoteliquide.
«ECHAAB» en datedu 16/12/2013
«EL MOUDJAHID» en datedu 18/12/2013
Lettreenvoyéele:19/02/2014
1
ère
Miseen demeure
Complément du dossier par :
- Miseàjour en cours devalidité(CNAS, CASNOS, CACOBATH).
- Lecasier judiciaireen cours devalidité(Copieoriginale).
- Extrait derôleen cours devalidité.
08 jours àcompter delapublication delamiseen demeure.
Résiliation du marché aux torts exclusifs du cocontractant et ce, en application de
l’articlen°06 du marchésus-cité.
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en allemand, cherche emploi comme
agent administratif.
Tél. : 0552 49.01.04
——0o0——
J. H., 27 ans, habitant Alger, licencié
en droit + CAPA avocat + 3 ans
d’exéprience désire travailler dans son
domaine ou autres.
Tél. : 0552.49.01.04
——0o0——
DAME, cinquantaine, cherche
emploi garde malade et tenue de
maison.
Tél. : 0555.83.97.84
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JH, 29 ans, licencié en sciences
économiques, 5 ans d’expérience,
cherche emploi dans le domaine
environs d’Alger.
Tél. : 0554 14.02.17
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JEUNE homme, âgé de 21 ans,
résidant à Alger, diplômé en
plomberie, cherche emploi à Alger.
Tél. : 0550 05.06.50
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JH, 27 ans, sous-traitant en
topographie, 4 ans
d’expérience, possède un
véhicule, bonne maîtrise de
l’appareil topographique, apte
aux déplacements dans tout
le territoire national, cherche
emploi dans le domaine.
Tél.: 0663 59-92-99
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HOMME, 45 ans d’expérience,
spécialité mécanique poids
lourds, cherche emploi.
Tél. : 0554 68.57.58
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JEUNE homme célibataire, 24
ans, licencié en sciences
commerciales et financières Option
: marketing (ESC) Ecole supérieure
de commerce, travaille comme
commercial, expérience 2 ans,
cherche emploi : commercial dans
les assurances.
Tél. : 0551 91 02 31
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J.H. 34 ans cherche emploi dans
un café ou restaurant comme
plongeur au niveau d’Alger.
Tél. : 0794 89.98.60
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JH 29 ans, TS en froid
industriel et climatisation SN
accompli, cherche emploi
dans le domaine ou autres.
Tél.: 0550.70.51.26
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JEUNE célibataire, licence
en génie électrique option,
électrotechnique et machine
électrique cherche emploi dans
le domaine.
Contacter : 05-50-22-66-16
——0o0——
J.F. 23 ans, cherche emploi comme
secrétaire, agent de saisie, diplômée
en informatique
Tél. : 0558-31-73-26
——o0o——
Ing.+master canadien en
génie mécanique, chargé
d’affaires, exp. dans le domaine
pétrolier, isolation et montage
industriel, logistique, gestion de
projet, trilingue, cherche emploi.
Tél. : 0557 08.30.36
——0o0——
J. H., 23 ans, habitant à Alger, licencié
en sciences de gestion, spécialité
finances ; 6 mois d’expérience à Hydro-
Aménagement de Rouiba, cherche
emploi dans le domaine (étatique ou
privé).
Tél. : 0550-17-31-71
——0o0——
JEUNE fille cherche emploi dans
le domaine archéologie (musée) ou
bien dans un autre domaine.
Tél.: 0797-83-12-85
El Moudjahid/Pub du 04/03/2014
Sports
29 EL MOUDJAHID
Mardi 4 Mars 2014
SEMI-MARATHON DE ROME OSTRIA
Souad Aït Salem (8
e
) rate de peu le record national
“L
a course a été conforme à nos
prévisions et Souad a réalisé une
bonne course durant les 15 pre-
miers kilomètres avant de ressentir une fa-
tigue suite au cumul des compétitions cette
saison hivernale”, nous a indiqué hier au
téléphone son entraîneur Rachid Mahour
Bacha qui a tenu à nous préciser que “le par-
cours de la compétition a été changé par les
organisateurs qui ont introduit des pentes
assez difficiles.”
Aït Salem avait, rappelle-t-on, remporté
haut la main 7 étapes du challenge national
de cross-country, occupé la 3
e
place au cross
du Mans en France avant de rater de peu le
national de la discipline à Batna pour des rai-
sons de maladie.
Néanmoins, il a assuré que son athlète est
sur la bonne voie puisqu' “elle est sur les
bases que nous nous sommes fixées dès le
début de la saison”. “Le chrono d'aujourd'hui
augure de bonnes choses au
mondial du semi-marathon prévu le 29 mars
à Copenhague au Danemark” a-t-il ajouté en
soulignant qu'il compte finaliser et peaufiner
la préparation de son athlète pour ce rendez-
vous important à l'étranger.
“On n'est pas encore fixé sur le pays de
notre stage, mais cela pourrait être le Portu-
gal, l'Italie ou l'Espagne” a-t-il dit en affir-
mant qu'il va faire cette préparation avec ses
propres moyens.
Au championnat du monde, la cham-
pionne dit aller faire son possible pour entrer
parmi les 8 premières, une place qui la pro-
pulsera parmi le gotha mondial de la spécia-
lité.
Après le rendez-vous du Danemark, Aït
Salem s'alignera le 27 avril sur le marathon
de Hanovre en Allemagne avec comme ob-
jectif d'améliorer le record national qu'elle
détient en 2h25mn07sec depuis 2007 à
Rome en Italie.
M. Ghyles
La championne algérienne du semi-marathon disputé à Ouargla, Souad Aït Salem, sociétaire de l'Olympique B.B.-Arréridj,
a occupé la 8
e
place de la spécialité en 1h10:36 ratant de très peu le record national de l'épreuve qu'elle détient en 1h09:15
depuis 2008. L'épreuve a été remportée par la Kenyanne Caroline J. Chepkwony en 1h08:48 devant sa compatriote Sharon
Jemutai Cherop (1h08:51) et l'Ethiopienne Netsanet Gudeta Kébédé (1h08:53).
L
e technicien Rachid Belhout a
affirmé que les dirigeants de
l'Entente de Sétif (Ligue 1 al-
gérienne de football) ont pris attache
avec son agent, pour lui proposer de
diriger la barre technique, confiée ac-
tuellement à Kheireddine Madoui, a
appris l'APS auprès de l'intéressé.
"Les responsables du club m'ont
contacté par le biais de mon agent à
Sétif, mais pour le moment il n'y a
rien d'officiel. Je suis bien évidem-
ment intéressé par le fait de repren-
dre du service à l'ESS, du moment
qu'il s'agit d'une équipe spéciale pour
moi", a indiqué Belhout, sans poste
depuis son départ du CABB Arréridj,
à l'issue de la 8e journée du cham-
pionnat. La direction de l'ESS a dé-
cidé de confier la barre technique à
l'entraîneur-adjoint, Madoui, après le
départ de Rabah Saâdane. L'équipe
phare des Hauts-Plateaux a entamé la
saison sous la houlette de l'entraîneur
français, Hubert Velud, parti ensuite
à l'USM Alger. La défaite concédée
jeudi à Blida face au RC Arbaâ (1-0),
en match avancé de la 21e journée, a
fini par donner matière à réfléchir aux
responsables du club sur la nécessité
de renforcer le staff technique.
"L'ESS ne se refuse pas. C'est au sein
de cette formation que j'ai débuté ma
carrière d'entraîneur en Algérie en
2006, mais comme je viens de le dire
auparavant, j'attends que les négocia-
tions prennent une tournure offi-
cielle", a souligné Belhout, qui avait
dirigé plusieurs formations algé-
riennes, à l'image de l'USMA et du
MCE Eulma. Pourtant, le président de
l'ESS, Hassan Hammar, avait affirmé,
dans une déclaration à l'APS, que
Kheireddine Madoui, continuera seul
à la barre technique jusqu'à la fin de
la saison. "Madoui a fait ses preuves
jusque-là, et nous n'avons nullement
l'intention d'engager actuellement un
nouveau coach. Kheireddine conti-
nuera sa mission à la tête du staff
technique jusqu'à la fin de la saison,
d'autant plus que nous sommes
entièrement satisfaits du travail qu'il
est en train d'effectuer", avait-il indi-
qué. A l'issue de la 21e journée de la
Ligue 1, l'ESS, double champion en
titre, pointe à la seconde place au
classement avec 42 points, à trois lon-
gueurs du leader, l'USM Alger.
Engagé sur deux fronts, cham-
pionnat et Ligue des champions
d'Afrique, l'ESS devra faire face à un
rythme de compétition infernal, d'ici
à la fin de cet exercice.
L'
attaquant de la JSM Béjaïa,
Mohamed Chalali, a relevé di-
manche l'importance de la vic-
toire réalisée la veille à domicile face à
la JS Kabylie (2-1), dans le cadre de la
21e journée du championnat d'Algérie
de Ligue 1 de football, estimant qu'elle
devrait permettre à son équipe d'entrete-
nir l'espoir du maintien. "C'est une vic-
toire ô combien importante pour nous. Il
nous fallait absolument gagner cette ren-
contre pour espérer décrocher notre
maintien. Dieu merci, l'équipe a montré
qu'elle a du caractère et nous devons
confirmer ce résultat à l'avenir", a indi-
qué à l'APS Chalali. La JSMB a renoué
avec la victoire samedi face à la JSK,
après une longue période de disette. Un
succès qui ne permet pas toutefois aux
joueurs de Hassan Hammouche de quit-
ter leur place de lanterne rouge (16 pts).
"C'est vrai que nous sommes derniers au
classement, mais l'espoir demeure tou-
jours. Mathématiquement, nous ne
sommes pas en Ligue 2, d'autant plus
que cinq points seulement nous sépa-
rent du premier non relégable. Nous de-
vons nous accrocher pour sauver le club
de la relégation, sachant qu'il reste 27
points en jeu", a-t-il ajouté, non sans
"regretter" au passage les incidents
survenus avant la fin du match. Entré en
cours de jeu à la 88e minute en rempla-
cement de son coéquipier Meddahi,
Chalali a réussi quelques instants après
son incorporation à débloquer la situa-
tion et offrir la victoire aux siens, dans
le temps additionnel (90e+2). "Mon rôle
sur le terrain est de marquer des buts, ce
que j'ai réussi à faire face à la JSK. Je
suis très content et pour moi et pour mon
équipe qui avait tant besoin de ce suc-
cès. J'ai traversé une période difficile,
maintenant je pense que je commence
à retrouver mon niveau", a souligné l'an-
cien international olympique. Chalali,
qui avait failli résilier son contrat avec
la JSMB durant le mercato d'hiver, se
projette sur son avenir, même si son
souci est de voir la JSMB assurer son
maintien parmi l'élite.
"J'ai failli quitter le club en décem-
bre, mais je ne pouvais pas laisser tom-
ber l'équipe qui lutte pour sa survie. J'ai
accepté de revenir avec l'objectif de
contribuer au maintien. Concernant mon
avenir, ce sera très difficile pour moi
d'enchaîner une autre saison en Algérie.
Le joueur chez nous aborde chaque
match la peur au ventre, et je ne veux
pas continuer à évoluer dans de telles
conditions", a conclu Chalali, qui sera
en fin de contrat avec la JSMB en juin
prochain. A l'occasion de la 22e journée,
prévue le week-end prochain, la JSMB
effectuera un déplacement périlleux à El
Eulma pour donner la réplique au
MCEE).
JSM BÉJAIA
Chalali (attaquant) : "La victoire face à la JSK va nous permettre
d'entretenir l'espoir du maintien"
L
a sélection féminine de football du Nigeria évoluera
dans un groupe C "difficile" lors de la phase finale de
la Coupe du Monde, prévue du 5 au 25 août prochain
au Canada, avec la participation de seize équipes.
Le Nigeria, seul représentant du continent dans cette phase
finale, affrontera, respectivement, l'Angleterre, la République
de Corée et le Mexique, à l'issue du tirage au sort de la com-
pétition, effectué samedi à Montréal au Canada. Par contre, le
tirage au sort de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la
FIFA, a réservé aux deux finalistes de 2012 - les Etats-Unis
et l’Allemagne - un rendez-vous de prestige dès la phase de
poules, alors que deux autres "grosses cylindrées" - le Brésil
et la RP Chine - se retrouveront également au premier tour.
Le Canada a, quant à lui, hérité de la Finlande, de la RDP
Corée, un ancien champion, et du Ghana, avec qui le pays
hôte aura l’honneur d’ouvrir le tournoi à Toronto le 5 août.
La France devra, de son côté, se méfier de la Nouvelle-Zé-
lande, du Paraguay et du Costa Rica pour entrevoir une qua-
lification aux huitièmes de finale. Les villes d'Edmonton,
Moncton et Montréal partageront avec Toronto le plaisir d’ac-
cueillir le tournoi, de retour au pays dans lequel il a vécu sa
première édition en 2002.
L
e président du Comité national olympique et sportif sé-
négalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, a été
nommé président du Comité d’organisation de la
Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans de football
(CAN-2015), prévue du 8 au 22 mars 2015 au Sénégal, a an-
noncé le ministre des Sports, Mbagnick Ndiaye. " Diagna
Ndiaye, avec son réseau relationnel, peut conduire avec brio
cette mission de la CAN juniors et peut nous aider à trouver
les moyens pour la réfection des stades d’accueil afin de réus-
sir l’organisation", a indiqué le ministre en marge de la réu-
nion du comité directeur du CNOSS tenue vendredi à Dakar.
Cette nomination s’est faite avec l’approbation de la
Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération
sénégalaise de football (FSF), ajoute la même source. Avec
l’accueil de cet évènement, le Sénégal va " tester ses capacités
d’organisation pour espérer postuler à l’avenir à l’organisation
de la CAN Seniors", explique le ministre. Le Sénégal n’a plus
organisé de phase finale d’une compétition continentale de-
puis la CAN-1992. Le président du CNOSS, mis devant le fait
accompli avec sa nomination, est déterminé à relever le "défi".
Il va, dans les prochains jours, procéder à la nomination, en
relation avec la tutelle, des autres membres du Comité d’or-
ganisation (COCAN).
ENCADREMENT
Belhout proche de l’ESS
MONDIAL-2014 (DAMES)
Le Nigeria dans un groupe difficile
CAN U20 -2015
Le président du Comité olympique
sénégalais à la tête du comité
d'organisation
Le tirage au sort complet
Groupe A : Canada, Ghana, Finlande, RDP Corée
Groupe B : Allemagne, USA, RP Chine, Brésil
Groupe C : Angleterre, République de Corée,
Mexique, Nigeria
Groupe D : Nouvelle-Zélande, Paraguay, France,
Costa Rica.
Sports
30 EL MOUDJAHID
Mardi 4 Mars 2014
EQUIPE NATIONALE
Halilhodzic va devoir remodeler son programme
Vahid Halilhodzic devra remodeler son emploi du temps. Le sélectionneur national, qui a tracé une feuille de route pour
les trois mois à venir, fait face à certains imprévus qui font qu’il est obligé d’opérer quelques changements
pour s’habituer à la situation du moment.
C
omme par exemple le forfait de
l’Ukraine qui devait affronter l’Algé-
rie le 31 mai à Blida. La FAF avait
réussi à arracher l’accord de principe de son
homologue ukrainienne après au moins trois
sollicitations, mais le match amical n’a ja-
mais été réellement programmé, en raison
exclusivement de la situation qui prévaut ac-
tuellement en Ukraine. A la place, l’Algérie
a pu avoir du menu-fretin : l’Arménie. L’on
ne sait pas sur quelle base Vahid Halilhodzic
s’est rabattu sur cet adversaire, mais il est
certain que l’urgence de meubler la date du
31 mai et l’indisponibilité de sparring part-
ners ont fait que l’Algérie conclue avec l’Ar-
ménie, moyennant quelques avantages,
comme l’hébergement et le transport entre
autres. A l’opposé, c’est l’Algérie qui devra
se déplacer, même si sur le principe, c’est elle
qui reçoit. En effet, les Verts vont devoir
aussi jouer le match du 31 mai à Genève. La
FAF devra recevoir dans les heures qui vien-
nent l’accord écrit de son homologue suisse.
Ce petit détail a dû contrarier un tant soit peu
Vahid Halilhodzic qui voulait à tout prix
jouer le 31 à Blida, pour faire ses au-revoirs
au public algérien et rallier de là Genève, le
1 ou le 2 juin, pour y affronter la Roumanie
le 4 et s’envoler directement pour Sao Paolo
au bord d’un vol spécial. Le Bosnien voulait
sans doute booster le moral de ses troupes par
le soutien chaleureux et indéfectible des Al-
gériens, mais il devra s’en passer, puisque
l’Arménie a demandé à jouer sur terrain neu-
tre. Ce sera Genève ! C’est dans cette ville
suisse donc que la sélection nationale établira
ses quartiers à la fin du mois de mai. Un
stage de quelques jours devrait être pro-
grammé sur place. De ce fait, le sélectionneur
national devra se déplacer dans les tous pro-
chains jours à Genève pour inspecter les cen-
tres d’entraînements pouvant accueillir les
Verts à cette date. Cette visite aussi n’était
pas prévue au programme. Comme il était at-
tendu que l’Algérie ne séjournera à Genève
que le temps du match amical face à la Rou-
manie, c’est Walid Sadi, manager des
équipes nationales, qui devait choisir le lieu
de résidence des Verts et préparer leur arri-
vée. Mais comme l’EN y restera une semaine
à une dizaine de jours en tout et pour tout,
Vahid Halilhodzic a demandé à accompagner
Sadi. Le voyage est prévu pour le courant de
la semaine prochaine.
A. Benrabah
Le Camerounais Alioum Néant au sifflet
L'arbitre international camerounais Alioum
Néant a été désigné pour diriger le match ami-
cal Algérie - Slovénie, prévu ce mercredi au
stade Mustapha-Tchaker de Blida (18h00), a
appris l'APS auprès de la Fédération algérienne
de football (FAF). Le referee camerounais sera
assisté de son compatriote Evarest Menkouande
et du Nigérian Peter Edibi. Cette rencontre
constitue le premier test préparatoire des Verts,
en vue de la coupe du Monde 2014 au Brésil
(12 juin-13 juillet). La sélection nationale
jouera deux autres matches amicaux, le 31 mai
face à l'Arménie à Genève, et le 4 juin devant
la Roumanie, au même lieu. La Slovénie, non
qualifiée pour le prochain mondial, prépare les
éliminatoires de l'Euro 2016 en France, où elle
évoluera dans le groupe E, avec l'Angleterre, la
Suisse, l'Estonie, la Lituanie et Saint-Marin.
TOUFIK KOURICHI (DTN) :
«La Slovénie, l'Arménie et la Roumanie
constituent un bon choix»
Le directeur technique national adjoint, Tou-
fik Kourichi, a estimé que les adversaires de la
sélection algérienne de football en amical, à sa-
voir la Slovénie, l'Arménie et la Roumanie,
constituaient "un bon choix" pour préparer la
coupe du Monde 2014 au Brésil (12 juin-13
juillet). "Je pense que la Fédération algérienne
de football (FAF) a fait le bon choix en pro-
grammant des matches amicaux contre ces trois
adversaires. Cela devrait permettre à la sélec-
tion de se frotter à des équipes européennes
avant le mondial et en tirer le maximum d'en-
seignements", a affirmé le DTN adjoint di-
manche soir à Echourouk.tv. L'Algérie jouera
ce mercredi son premier match-test dans l'op-
tique du mondial, face à la Slovénie au stade
Mustapha-Tchaker de Blida (18h00). Le 31
mai, les Verts croiseront le fer avec l'Arménie,
à Genève (Suisse), avant de défier la Roumanie,
le 4 juin, au même lieu. "L'Arménie, à titre
d'exemple, est une sélection qui monte en puis-
sance. Elle a réalisé d'excellents résultats lors
des éliminatoires de la coupe du Monde, à l'ex-
térieur, en battant notamment le Danemark chez
lui (4-0), par contre à domicile, les résultats
étaient moyens", a-t-il ajouté. La sélection na-
tionale s'envolera le 5 juin pour le Brésil à bord
d'un avion spécial pour prendre ses quartiers à
Sorocaba (100 km de Sao Paulo). Les Verts,
logés dans le groupe H, joueront au premier
tour du mondial face à la Belgique, la Russie,
et la Corée du Sud. Ils entameront le tournoi
face aux "Diables rouges" belges le 17 juin à
Belo Horizonte, avant de défier la Corée du
Sud, le 22 juin à Porto Alegre, puis la Russie,
le 26 juin à Curitiba.
Udinese cale à Cagliari, match
complet pour Hassan Yebda
Le milieu international algérien de l'Udinese Hassan Yebda a
pris part à l'intégralité du match en déplacement de son équipe di-
manche à Cagliari (défaite 3-0), comptant pour la 26
e
journée du
championnat italien de football. Les trois buts de la partie ont été
inscrits par Ibarbo (18
e
), Vecino (81
e
) et Ibraimi (89
e
). Le joueur
algérien, qui s'est contenté de deux minutes de jeu lors du précédent
match, à domicile face à l'Atalanta Bergame (1-1), revient ainsi
dans le onze de départ de l'entraîneur Francesco Guidolin, signant
ainsi sa troisième titularisation depuis son arrivée à Udine. A l'issue de cette défaite, la 14
e
depuis
le début de la saison, l'Udinese stagne à la 15
e
position avec 28 points, devançant de huit longueurs
le premier relégable, Livourne des deux internationaux algériens, Ishak Belfodil et Djamel Mesbah.
Yebda (29 ans) a rejoint l'Udinese lors du mercato d'hiver en provenance du FC Grenade (Espagne)
à titre de prêt. Il figure dans la liste des 28 joueurs convoqués par le sélectionneur national Vahid
Halilhodzic pour le match amical contre la Slovénie, ce mercredi, au stade Mustapha-Tchaker de
Blida (18h00) dans le cadre de la préparation des Verts en vue du Mondial-2014 au Brésil (12
juin-13 juillet).
MONDIAL-2014
(DAMES)
Tirage au sort
la semaine
prochaine
à Rome
Le tirage au sort de la Coupe
du Monde 2014 de volley-ball
(dames), dont la phase finale aura
lieu en Italie du 23 septembre au
12 octobre prochains, a été fixé au
10 mars à Rome, annonce la Fédé-
ration internationale de volley-
ball (FIVB). L'Afrique sera
représentée par la Tunisie, vain-
queur du tournoi africain, groupe
U, joué à Nairobi et par le Came-
roun qui a remporté le tournoi du
groupe T, clôturé samedi à Alger.
Le Mondial-2014 aura lieu du 23
septembre au 12 octobre en Italie :
Bari, Milan, Modène, Rome,
Trieste et Vérone. Le tournoi final
de la phase finale du Mondial-
2014 (messieurs) aura lieu en Po-
logne, avec la participation des
trois représentants africains :
Egypte, Cameroun et le vainqueur
du dernier tournoi qui aura lieu en
Tunisie, à partir de cette semaine.
VOLLEY-BALL
MOHAMED HENKOUCHE, ENTRAINEUR DU CRB :
«Nous sommes là pour redresser la barre»
Vous avez accepté de prendre en main un
Chabab mal en point en compagnie de Yahi en
cette phase cruciale du championnat…
Nous connaissons parfaitement la maison et
nous ne pouvions refuser de répondre à l’appel des
dirigeants du CRB, qui est pour nous comme une
seconde famille. Nous aimons ce club envers le-
quel, nous avons un attachement et des sentiments
sincères. Il est, si je puis dire, un devoir pour nous
de venir à sa rescousse, à la demande des Bélouiz-
dadis, dans ces moments difficiles qu’il traverse.
Ne craignez-vous pas d’échouer face à la
difficulté de la mission qui vous incombe ?
Non, notre métier exige des convictions, du
courage, et surtout beaucoup d’abnégation. Le
CRB, qui est mal classé et qui occupe le bas du ta-
bleau, n’est pas à sa place. On fera le nécessaire
pour l’extirper de la zone dangereuse. Il faut abso-
lument que le CRB évite la relégation. C’est la mis-
sion qui nous a été confiée par la direction du club.
Avec Yahi, Boudjelti et Bouhila, le courant passe
bien. Nous allons réunir nos efforts dans le seul
intérêt du Chabab.
Vous avez déjà réussi à provoquer le déclic
avec la précieuse victoire empochée face au
CABBA…
Depuis notre prise en main de l’équipe, nous
savions que le groupe était fragilisé par la série des
mauvais résultats enregistrés. Il fallait donc effec-
tuer un sérieux travail psychologique afin de re-
donner confiance au groupe et surtout de le
responsabiliser, en exerçant sur lui une pression po-
sitive, afin qu’il prenne conscience de ses respon-
sabilités vis-à-vis du club. La place du CRB n’est
pas en ligue 2. Ils sont tenus de se mobiliser, de se
donner à fond et de se sacrifier pour le faire remon-
ter au classement. La tâche n’est pas de tout repos,
mais, on n’a pas le choix, on doit se montrer à la
hauteur.
La victoire contre Bordj est-elle un bon signe
pour vous ?
Oui, cela stimulera davantage nos joueurs. Elle
leur a permis de souffler un peu et de faire baisser
la pression qui pesait sur eux. Elle permet à notre
équipe de reprendre confiance, et cela ne peut
qu’être positif pour le groupe, qui retrouve ainsi
une bonne ambiance à l’entraînement.
Comment évaluez-vous la prestation de votre
équipe face au Ahly Bordj Bou Arréridj ?
C’était un match difficile pour les deux forma-
tions. La première mi-temps a vu notre équipe pa-
tauger et jouer à l’emporte-pièce en abusant des
balles aériennes inutiles, qui ont fait l’affaire des
Bordjis. A la mi-temps, nous avons apporté des
corrections et nous avons insisté avec les joueurs
pour qu’ils posent le ballon à terre. On leur a de-
mandé de jouer au football et de ne pas se précipi-
ter. Aussi la rentrée de Dahmane à l’entame de la
seconde période a porté ses fruits. L’équipe a réussi
à faire la différence et à donner de la joie à nos
merveilleux supporters. C’est une très bonne
chose.
Confiant quant aux chances de maintien du
Chabab ?
Heureusement, sinon pourquoi sommes-nous là
! On y croit fermement et on ne ménagera aucun
effort pour y parvenir. Toute la famille du CRB doit
réunir ses forces pour que le Chabab reste en ligue
1. Je lance un appel à nos fans pour qu’ils soutien-
nent l’équipe à fond et pour qu’ils évitent surtout
de mettre une pression néfaste sur les joueurs dans
les moments difficiles d’une rencontre donnée. Les
joueurs sont tenus de se comporter en hommes
pour être à la hauteur des attentes de tous les Bé-
louizdadis. Inchallah, tout se passera bien, même
si la mission s’annonce périlleuse. En tant que staff
technique, nous savons, pour notre part, ce qu’on
a à faire pour redresser la barre.
Entretien réalisé par
Mohamed-Amine Azzouz
Sports
EL MOUDJAHID 31
ans la lucarne
D
La fidélité du public
est-elle factice ?
G
Le public, en général, a toujours voulu que son
équipe fétiche gagne à chacune de ses sorties.
C'est humain et c'est même le vœu de tous.
Néanmoins, une équipene peut toujours être à la
hauteur des attentes de son public. Car, il n'est pas facile
de produire à chaque fois la même production. C'est
pour cela que les observateurs sont en train de suivre
avec une attention particulière les sorties actuelles de
l'ESS. Car elle a toujours habitué ses fans à remporter
les titres. Néanmoins, durant le présent exercice, l'Aigle
noir n'arrive plus à déployer ses ailes comme il l'a
toujours fait sur un championnat national qu'il a
confectionné comme un «costume» à sa taille. La
dynamique des succès des Sétifiens s'est indirectement
retournée contre eux. En effet, les fans sétifiens se sont
habitués aux victoires au point de devenir presque
blasés. Ils ne veulent plus que le succès. L'élimination
de l'équipe en huitième de finale de la Coupe d'Algérie
devant le CSC avait été vécue très mal par une galerie
des Noir et Blanc plus exigeante que jamais. Puis, ce qui
a encore compliqué la situation, c'est cette courte défaite
au stade Brakni, devant le RCA (1-0). Elle a été
considérée comme la goutte qui a fait déborder le vase.
En effet, à l'occasion du match aller des 18
es
de finale,
au stade du 08-Mai 45 de Sétif, de la Ligue des
champions d'Afrique face aux Burkinabés de l'ASFA
Yennenga, le public a brillé par son absence. Certes, il
y eut quelques milliers d'irréductibles qui avaient bravé
le froid, mais globalement l'antre de l'équipe sétifienne
était étrangement vide. Le message n'a pas besoin d'être
codifié. Tout est clair pour les supporters sétifiens qui
connaissent la mentalité du public local. Il a tout
simplement montré sa désapprobation par rapport aux
derniers résultats de leur équipe qui est en train de
compromettre ses chances quant à la course au titre de
champion d'Algérie. C'est l'USMA qui est la mieux
placée pour concrétiser cet objectif cette saison. Et cette
réalité n'est pas faite pour rassurer les inconditionnels
des gars de Aïn El Fouara. Ils ont compris que les jeux
sont presque faits. Jouant sans pression, l'ESS n'a pas
rencontré de difficulté pour dominer, sur le score de 5 à
0, l'équipe d'Asfa Yennenga (Burkina Faso). Le public
a eu tort de jouer la politique de la «chaise vide», étant
donné que les poulains de Kheireddine Madoui se sont
régalés. Les absents ont toujours tort.
Hamid Gharbi
LIGUE DES CHAMPIONS (16
es
DE FINALE ALLER)
Les Sétifiens comme sur des roulettes
Le représentant des Hauts Plateaux, l’ESS, a très bien négocié ses débuts en cette Ligue
des champions d’Afrique en disposant assez nettement de la formation burkinabé de l’ASFA
Yennenga sur le score de 5 à 0.
D
ès le premier half, les Algériens
avaient su comment se défaire du
marquage de cette équipe du
Burkina Faso. Les locaux n’ont pas
trouvé de difficultés pour trouver la me-
sure de cette équipe d’Asfa Yennenga
qui avait l’habitude de rencontrer les
clubs algériens. La domination des Noir
et Blanc est si nette qu’elle leur permet-
tra d’ouvrir le score assez tôt par Bela-
miri. Ce qui avait eu pour effet
d’enhardir ses camarades. A huit mi-
nutes de la fin de la première période,
El-Ogbi ajoutera le deuxième but, celui
qui leur donnera une certaine assurance
à l’équipe en vue d’asseoir son ascen-
dant.
Comme les adversaires des Sétifiens
ont fait montre d’une certaine timidité
aux avant-postes, ils seront vite sanc-
tionnés par une autre réalisation. C’est
El Ogbi qui inscrit un fort joli doublé.
C’est sur ce score de 3 à 0 en faveur de
l’ESS que s’achèvera le premier half. En
seconde mi-temps, tout le monde pen-
sait que cette équipe d’ASFA Yennenga
allait sortir de sa torpeur et essayer de
venir « titiller » l’arrière-garde séti-
fienne. Il n’en fut rien. Ce sont toujours
les Noir et Blanc qui poursuivront leur
mainmise sur le match. Ils étaient
presque seuls sur le terrain tellement on
avait l’impression qu’il s’agissait d’un
match amical, puisque les camarades de
Gourmi réussissaient tout ce qu’ils en-
treprenaient face aux « couloirs » laissés
par la défense adverse. Et ce qui devait
arriver arriva, puisque Nadji parviendra
aisément à marquer le 4
e
but, donnant
ainsi une copieuse avance avant la
manche retour dans quinze jours. Face
aux facilités rencontrées par leurs oppo-
sants du jour, les poulains de Madoui
boucleront la rencontre par un 5
e
but
signé par l’inévitable Djahnit dans le
temps additionnel. Avec cette avance de
5 buts, les Sétifiens peuvent jouer la
manche retour à Ougadougou dans 15
jours dans la sérénité la plus totale. In-
directement, ils ont réussi à « digérer »
leur défaite de jeudi dernier à Brakni,
devant le RCA (1-0). Avant cela, les
Noir et Blanc devront bien négocier leur
difficile empoignade devant le MCA au
stade de Bologhine face au MCA à par-
tir de 15h00. Ce sera pour eux un véri-
table écueil pour la course au titre de
champion d’Algérie.
Hamid Gharbi
COUPE DE LA CONFÉDÉRATION
CS CONSTANTINE - RED LIONS
Les Libériens n'ont pas
encore confirmé leur venue
Les Red Lions (Liberia) n'ont pas encore confirmé
leur venue en Algérie pour affronter le CS Constan-
tine dimanche prochain au stade Chahid-Hamlaoui
en match retour des 16
es
de finale de la Coupe de la
Confédération africaine de football (CAF), a appris
l'APS dimanche auprès du directeur général du club
de Ligue 1 algérienne, Omar Bentobal. «On attend
toujours que les Libériens nous confirment leur
venue. Ils ne nous ont rien dit d'ailleurs à ce propos
après le match aller à Monrovia», a déclaré le respon-
sable du CSC. Les gars de Cirta ont réalisé une bonne
opération en allant battre la formation libérienne des
Red Lions sur le score de 1 à 0, vendredi à Monrovia
en match aller. L'unique but de la rencontre a été ins-
crit par Zerdab à la 57
e
minute de jeu. «C'est une
équipe qui manque terriblement de moyens. On avait
d'ailleurs séjourné dans des conditions très difficiles,
vu le niveau de vie précaire au Liberia», a encore ex-
pliqué le DG du CSC, en poste depuis quelques se-
maines en remplacement de Mohamed Boulhabib. Il
a fait savoir, en outre, que son club a saisi la CAF
pour avancer de 30 minutes le match retour pro-
grammé à 18h00, «afin de permettre sa retransmis-
sion sur le petit écran». Après avoir raté ses objectifs
en championnat et en Coupe d'Algérie, le CSC
compte jeter toutes ses forces en Coupe de la Confé-
dération où il espère aller «le plus loin possible»,
selon le même responsable.
LIGUE 1 (22
e
JOURNÉE - MATCHES AVANCÉS)
ESS-MCA ce mercredi à 15h00 et CSC-USMA vendredi
La Ligue de football professionnel vient de publier le programme
de la 22
e
journée de Ligue 1. C’est ainsi que le choc de cette journée,
qui opposera le CSC à l’USMA, aura lieu au stade Chahid-Hamlaoui
de Constantine ce vendredi 7 mars à partir de 16h00, tandis que l’em-
poignade qui mettra aux prises le MCA avec l’ESS, au stade de Bo-
loghine, a été avancée à demain mercredi à 15h00 et non à18h00
comme ab-nnoncé. Il faut dire que les dirigeants du MCA ont ré-
pondu favorablement à la demande des Sétifiens de faire avancer la
rencontre afin de leur permettre de jouer la manche retour des 16
es
de finale de la Ligue des champions face au représentant du Burkina
Faso dans de très bonnes conditions.
H. G.
MCO
Djebari démissionne de la présidence du club
Le président du MC Oran, Youcef Dje-
bari, a annoncé sa démission de son poste
après la énième contre-performance de
son équipe, accrochée à domicile par
l'USM El Harrach (1-1) samedi pour le
compte de la 21
e
journée du championnat
de Ligue 1 algérienne de football, a appris
l'APS dimanche auprès de la direction du
club phare de l'Ouest algérien. Djebari a
justifié sa décision par des «raisons de
santé», a indiqué la même source, ajou-
tant qu'il a expliqué aux membres du
conseil d'administration (CA) avoir été
conseillé par son médecin de se reposer.
Il avait déjà annoncé son départ au cours
d'une réunion du CA qui s'était tenue la
semaine dernière, mais sa démission a été
refusée, selon son vice-président, Larbi
Abdelilah. Le MCO, qui n'a glané que
deux points en six matches depuis le
début de la phase retour, voit sa situation
se compliquer davantage dans le bas du
classement. Le club d'Al Bahia est désor-
mais premier non relégable avec 21
points, devançant d'une seule unité le pre-
mier club relégable, le CRB Aïn Fekroun.
Le mauvais parcours des Hamraoua, qui
luttent pour leur maintien pour la
deuxième saison d'affilée, a provoqué l'ire
de leurs supporters qui accusent la direc-
tion de leur formation, à sa tête Djebari,
d'être responsable de cette situation. Lors
de la prochaine journée, les protégés
d'Omar Belatoui, troisième entraîneur à
défiler à la barre technique des Rouge et
Blanc, rendront visite au MO Béjaïa, 11
e
au classement et qui n'a toujours pas as-
suré son maintien.
USM HARRACH
Laïb promet une régularisation financière des joueurs
Le président de l'USM Harrach (Ligue
1 algérienne de football), Mohamed Laïb,
s'est engagé à régulariser ses joueurs qui
revendiquent des salaires impayés, a ap-
pris l'APS auprès du club algérois
confronté à de sérieuses difficultés finan-
cières. Cette mesure a été décidée au len-
demain du match nul décroché par
l'USMH, samedi à Oran face au MCO (1-
1) pour le compte de la 21
e
journée du
championnat. Cependant, il ne sera ques-
tion que d'une régularisation «partielle»
de la situation financière des joueurs,
puisque le président Laïb n'aurait promis
qu'une avance de deux salaires, au mo-
ment où les poulains du coach Boualem
Charef en doivent plus de cinq. Néan-
moins, cette «semi-régularisation» semble
avoir suffi à calmer la colère des joueurs,
qui ont renoncé à poursuivre le mouve-
ment de grève qu'ils avaient entamé au
début de la semaine écoulée. Une mesure
radicale qui avait poussé le candidat à la
présidence du club, Djaâfar Bouslimani,
à se retirer et, par la même occasion, l'an-
cien bureau conduit par Mohamed Laïb
à reprendre du service. Malgré leurs sa-
laires impayés, les joueurs harrachis
avaient consenti à interrompre le mouve-
ment de grève à la veille de la 21
e
journée
du championnat, pour éviter le forfait du
club contre le MCO. Seulement, ils
étaient décidés à reprendre le boycott des
entraînements dès leur retour d'Oran, sur-
tout s'ils ne voient rien de concret venir.
Une menace qui a fait son effet, puisque
le président Laïb s'est empressé de négo-
cier avec de nouveaux sponsors suscepti-
bles de l'aider à dénouer la crise. C'est
d'ailleurs après avoir reçu une sérieuse
promesse de leur part qu'il s'est engagé à
régulariser les joueurs.
Mardi 4 Mars 2014
D E R N I E R E S
PÉTROLE
Le Brent
à 109.09
dollars
MONNAIE
L'euro à 1.380 $
LES 2 ET 3 AVRIL
Assises nationales
de la santé
Le ministre de la Santé, de la Population et
de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Bou-
diaf, a annoncé hier à Alger l'organisation des
Assises nationales de la santé les 2 et 3 avril
prochain. Le ministre, qui a présidé la cérémo-
nie d'installation de la commission chargée de
l'organisation de ces assises, a appelé tous les
acteurs de la santé à apporter leurs contributions
lors de ces assises, en vue d'enrichir la nouvelle
loi sur la santé et d'élaborer une carte sanitaire
adaptée aux développements que connaît la so-
ciété. Il a indiqué dans ce contexte que les vi-
sites d'inspection effectuées par les cadres du
ministère au niveau de tous les établissements
hospitaliers nationaux ont permis de dévoiler
un grand déficit dans l'organisation et la ges-
tion de ces infrastructures, soulignant que les
nouvelles mesures prises par le ministère pour
l'organisation des urgences médicales dans les
différents hôpitaux "ont donné leurs fruits". La
loi sur la santé n°85/05 ne répond plus aux exi-
gences actuelles, a rappelé le ministre, souli-
gnant la nécessité de travailler afin d'asseoir un
système sanitaire moderne à même de répondre
aux besoins des citoyens. Pour un bon suivi de
la santé du citoyen, M. Boudiaf a mis l'accent
sur la nécessité de réfléchir à un conventionne-
ment avec le médecin de famille et le médecin
de référence, à l'instar des pays développés.
57
e
ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU CHAHID LARBI BEN M’HIDI
Aïn M’lila commémore l’événement
dans le recueillement
Une atmosphère de recueillement à la mémoire de tous les martyrs tombés au champ d’honneur
durant la Révolution a marqué, hier à Aïn M’lila (Oum El Bouaghi), la commémoration
du 57
e
anniversaire de la mort du chahid Larbi Ben M’hidi.
L
es autorités locales, entou-
rées de nombreux citoyens
dont des moudjahidine et
des enfants de chouhada, ont dé-
posé à cette occasion une gerbe de
fleurs avant de lire la Fatiha du
Coran devant la stèle érigée à la mé-
moire de Ben M’hidi, tout près du
petit hameau d’El Kouahi, où il est
né en 1923. Une cérémonie tout en
respect à l’homme que le général
Aussaresses avait froidement exé-
cuté de manière sommaire, sans ju-
gement, dans la nuit du 3 au 4 mars
1957, marquée aussi par un défilé
de jeunes scouts musulmans algé-
riens appartenant au groupe «Larbi
Ben M’hidi» de la ville d’Aïn
M’lila. Le responsable de l’union
de wilaya de l’Organisation natio-
nale des moudjahidine (ONM), M.
Amar Maâref, a retracé dans une al-
locution le parcours héroïque de ce
héros de la lutte pour l’indépen-
dance qui avait dit un jour : « Jetez
la Révolution dans la rue et tout le
peuple s’en saisira à bras le corps.»
Larbi Ben M’hidi, le plus jeune
d’une famille de trois filles et de deux gar-
çons, est né dans le village d’El Kouahi, non
loin d’Aïn M’lila. Il poursuivit sa scolari-
sation primaire à Batna, puis se rendit à Bis-
kra pour des études secondaires, avant de
s’engager, dès 1939, dans les rangs des
Scouts musulmans algériens (SMA).
Les massacres du 8 mai 1945, à Sétif,
Kherrata et Guelma, aiguisèrent la vo-
lonté de Ben M’hidi de poursuivre ses
activités clandestines qui le feront adhé-
rer au Mouvement pour le triomphe des
libertés démocratiques (MTLD) et à
l’Organisation Spéciale (OS). En avril
1954, il fut l’un des fondateurs du Co-
mité Révolutionnaire pour l’unité et l’ac-
tion (CRUA) qui deviendra, à
l’instigation de certains de ses membres,
le Front de libération nationale (FLN)
qui arrêtera la date du 1
er
novembre 1954
pour le déclenchement de la Révolution.
Arrêté par les parachutistes de l’armée
française le 23 février 1957, après avoir
participé aux premiers attentats de la ba-
taille d’Alger, il fut conduit dans une
ferme désaffectée de la Mitidja apparte-
nant à un colon extrémiste où il refusa
de parler sous la torture avant d’être
pendu par le général Aussaresses qui ten-
tera, avec l’assentiment de ses supé-
rieurs, de faire croire à un suicide. La
commémoration de la mort de Larbi Ben
M’hidi devait se poursuivre au chef-lieu
de la daïra d’Aïn M’lila qui abrite à cette
occasion le 9
e
séminaire consacré à ce
héros.
COLLOQUE INTERNATIONAL SUR «LE
DISCOURS FÉMININ ET LA CULTURE
ARABO-MUSULMANE CONTEMPORAINE»
Plusieurs spécialistes
attendus à Oran
Une cinquantaine de spécialiste venus de six pays
arabes, outre leurs homologues algériens, sont atten-
dus au colloque international sur le thème « le dis-
cours féminin et la culture arabo-musulmane
contemporaine », prévu mardi à Oran, a-t-on appris
des organisateurs. Les participants à cette rencontre
de trois jours débattront du concept de «la féminité
dans le discours et les cultures mondiales en général
et musulmanes et algérienne en particulier» et met-
tront la lumière sur les combats menées par les
femmes dans les domaines de la créativité intellec-
tuelle et du développement de la société, a-t-on indi-
qué. Des chercheurs tenteront de répondre à plusieurs
questionnements sur l’influence de l’environnement
politique, social et culturel sur le discours féminin
et le rôle des mouvements féminins dans le monde
contemporain. Le statut de la femme à l’ère de la
mondialisation, les inégalités entre les sexes seront
également au centre des débats. Le programme de ce
colloque, organisé par le département de philosophie
en collaboration avec les laboratoires «philosophie :
sciences et développement en Algérie» et «valeurs
et mutations politiques en Algérie» de l’université
d’Oran, prévoit cinq séances abordant «le concept de
l’écriture féminine», «les mourchidate religieuse en
Algérie», «les préoccupations des femmes dans les
films et la presse dans le monde arabe», «les droits
de la femme dans le discours religieux», «les
contraintes culturelles de la femme entrepreneur en
Algérie» et «les perspectives de l’écriture féminine».
En outre, cinq ateliers traiteront des origines du dis-
cours féminin, de la femme dans le discours reli-
gieux, des perspectives du discours féminin dans la
culture arabe et la féminité et la mondialisation. A
l’occasion, une caravane scientifique se rendra aux
centres culturels islamiques de Sidi Bel-Abbès, de
Ain Temouchent et Mascara pour animer des com-
munications sur la même thématique. Une cérémonie
pour honorer un nombre de femmes sera organisée
au siège de la wilaya d’Oran.
CULTURE
Décès du poète palestinien
Ibrahim Mohamed Salah
Le poète palestinien Ibrahim Mohamed Salah,
connu sous le pseudonyme d’ «Abou Arab» est
décédé dimanche à Homs, en Syrie, à l’âge de 83
ans, des suites d’une longue maladie, rapportent
les médias palestiniens. Surnommé également de
«poète de la révolution palestinienne», Abou Arab
a laissé, durant son long parcours, près de 300 œu-
vres, entre chansons et poésies reprises par les Pa-
lestiniens dans différentes circonstances. Né en
Galilée (nord de la Palestine) en 1931 dans le vil-
lage «Echadjara», Abou Arab a vécu dans un per-
pétuel déracinement dû à la politique
d’expropriation des Plasticiens pratiquée par l’oc-
cupant israélien, s’exilant successivement à «Kafr
Qenna», «Arrabet El Bettouf», puis au Liban avant
d’élire domicile en Syrie. Nommé responsable de
la chanson populaire à la radio «Sawt Filastine»
(La voix de la Palestine), le poète a fondé en 1980
sa première troupe musicale, «Firkat Filastine li
Ettourath Echaâbi» (Troupe palestinienne pour le
patrimoine populaire), avant de la rebaptiser «Fir-
kat Naji Al Ali», en hommage au célèbre carica-
turiste palestinien, assassiné en 1987. Après une
absence de 64 ans, Abou Arab est revenu en Pales-
tine pour participer à différentes manifestations
culturelles. «Heddi ya bahr» (Calme toi ô mer) fi-
gure parmi les chansons célèbres qui marquent le
riche parcours d’Abou Arab —inhumé lundi— et
que les Palestiniens affectionnent en particulier.
EQUIPE NATIONALE
Présentation des nouveaux maillots
pour le Mondial brésilien
Le nouveau jeu
d’équipement de
l’équipe nationale de
football, dans ses deux
versions officielles
(tout en vert, et tout en
blanc), a été présenté
à la presse hier soir
par la Fédération algé-
rienne de football
(FAF), au Centre tech-
nique de Sidi-Moussa,
juste avant la zone
mixte avec les
joueurs. Les équipe-
ments de marque Puma,
comme les précédents, pré-
sentent d’importantes diffé-
rences, comme la coupe du
haut, et la taille du bas. Les
nouveaux maillots sont, en
effet, beaucoup moins mou-
lants que dans la précédente
version, alors que les shorts
ont été « rallongés « de
quelques centimètres,
puisqu’ils semblaient nette-
ment plus longs que les an-
ciens, a constaté l’APS sur
place. Comme le Mondial-
2014 se déroulera en plein
été, dans un pays au climat
tropical, les nouveaux
maillots de l’équipe nationale
ne comportent pas de version
en manches longues. Les
deux versions (blanc / vert)
présentées par la FAF lundi
soir étaient en manches
courtes. Autre différence re-
levée dans le nouveau jeu de
maillot de l’EN, par rapport
à l’ancienne version, l’ab-
sence du « Fennec » qui,
jusque-là, trônait
fièrement sur le
torse des joueurs
algériens. Pour le
reste, la présenta-
tion est restée pra-
tiquement la
même, notam-
ment, avec le dra-
peau national à
droite du côté face
du maillot, et le
logo de la FAF du
côté opposé, au
moment où le
logo de la marque Puma
trône en plein milieu du
torse. En revanche, sur le
short, le logo de l’équipe-
mentier allemand figure sur
la cuisse droite, alors du côté
opposé, on retrouve le dra-
peau national. Un contraste,
vert - blanc, qu’on retrouve
sur les manches et le col des
maillots, puisque la version
en vert comporte un col et
une moitié des manches en
blanc, et vice-versa.
EDITION SPÉCIALE D’EL MOUDJAHID
Thème choisi : bilan 1999-2014 du Président Bouteflika
En perspective de la tenue de
l’élection présidentielle du 17
avril prochain, le quotidien El
Moudjahid vient de sortir une édi-
tion spéciale, consacrée au bilan
1999-2014 du Président Abdela-
ziz Bouteflika, sur le thème
«  Bouteflika, un homme, une
œuvre  ». Ouvrant sur une belle
photo du Président de la Répu-
blique, en train de saluer les ci-
toyens, ce numéro spécial de 32
pages, abondamment illustré,
aborde globalement et dans le dé-
tail la biographie et l’œuvre
considérable du Président Abde-
laziz Bouteflika, de 1999 à nos
jours. Comme l’a souligné une
consœur à juste titre, « il suffit de
s’interroger où étions-nous en
1999 et où en sommes nous en
2014 », pour mesurer l’effort gi-
gantesque accompli par l’Algérie
dans tous les domaines, sous la
conduite éclairée de ce brillant
homme d’Etat, dont l’un des
nombreux mérites, est d’avoir
pleinement participé à la glo-
rieuse Révolution de Novembre
qui a libéré le pays du joug colo-
nial.
Dans cette rétrospective des
grandes réalisations du Président
Abdelaziz Bouteflika, durant ses
trois mandats à la tête du pays, la
publication a cité en premier lieu
la démarche de paix et de récon-
ciliation nationale, qui a permis à
l’Algérie, Etat et nation, de re-
trouver le calme et la stabilité.
Volet très important, le dévelop-
pement socioéconomique du pays
a été également abordé sous dif-
férents angles, sous différents
secteurs d’activité, en mettant
l’accent sur les défis importants
remportés par l’Algérie durant le
règne du Président Abdelaziz
Bouteflika. A cet égard, l’édition
spéciale d’El Moudjahid a cité
des exemples concrets des paris
gagnés par notre pays, dans tous
les domaines, notamment dans le
domaine socioéconomique
comme les infrastructures de
base, les ressources en eau, l’ha-
bitat, les finances à travers le rem-
boursement anticipé de la dette
extérieure, de lutte contre le chô-
mage, de développement local et
autres. Le volet politique n’a pas
été oublié puisque la publication
a consacré des articles sur les
avancées de l’Algérie en matière
de droits de l’homme et ceux de
la participation de la femme à la
vie politique, notamment. Le
sport et surtout, la diplomatie, do-
maine d’excellence du Président
Abdelaziz Bouteflika, ont été
également mis en exergue par
cette édition spéciale, qui, il faut
le souligner, mérite amplement
d’être lue et appréciée.
Mourad A.
TIZI-OUZOU
La conduite de transfert d’eau
Taksebt-Fréha-Azazga endommagée
La conduite de transfert d’eau à partir du barrage
de Taksebt (wilaya de Tizi-Ouzou) vers les localités
de Fréha et d’Azazga a été endommagée dimanche
par un glissement de terrain, causé par les fortes pré-
cipitations enregistrées ces derniers jours, a-t-on ap-
pris hier auprès de la direction locale de l’Algérienne
des Eaux (ADE).
Ce glissement qui s’est produit au niveau de Ta-
boukert, dans la commune de Tizi-Rached, a été à
l’origine d’une importante fuite d’eau et de la pertur-
bation de l’alimentation en eau potable des localités
desservies par ce transfert, a-t-on ajouté de même
source. Les travaux de réparation seront entamés au-
jourd’hui et dureront de 48 à 72h, a indiqué l’ADE
qui informe les populations qui sont touchées par
cette perturbation qu’un système de fourniture d’eau
par citernes sera mis en place.
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