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CORRIGÉS DSCG 2010
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Corrigé Indicatif

SESSION 2010

GESTION JURIDIQUE, FISCALE ET SOCIALE
Durée de l’épreuve : 4 heures coefficient : 1,5

Document autorisé : Aucun document autorisé Matériel autorisé : Une calculatrice de poche à fonctionnement autonome sans imprimante et sans aucun moyen de transmission, à l’exclusion de tout autre élément matériel ou documentaire (circulaire n° 99-186 du 16/11/99 ; BOEN n° 42). Document remis au candidat : Le sujet comporte 8 pages numérotées de 1 à 8. Il vous est demandé de vérifier que le sujet est complet dès sa mise à votre disposition.

Le sujet se présente sous la forme de 4 dossiers indépendants Page de garde………………………………………………………………………………………….. Présentation du sujet......................................................................................................................…… DOSSIER 1 : FUSION DE SOCIÉTÉS………………….………………………………. DOSSIER 2 : ENTREPRISE EN DIFFICULTÉ………….………………………………. DOSSIER 3 : DROIT DES CONTRATS………………………………………………….

page 1 page 2 page 3 page 5 page 6

DOSSIER 4 : DROIT PENAL ET CONTENTIEUX……………………………………….. page 7 ________________________________________________________________________________________________ Le sujet ne comporte aucune annexe

AVERTISSEMENT Si le texte du sujet ou de ses questions vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, il vous est demandé de la (ou les) mentionner explicitement dans votre copie.
DSCG 2010 UE1 – Gestion juridique, fiscale et sociale

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fiscale et sociale 3/8 . TRAVAIL A FAIRE 1 – A l’occasion de cette opération de fusion-absorption. La parité retenue pour l’opération est de 3 actions de la société absorbante pour 2 actions de la société absorbée. On vous précise que les exercices comptables des deux sociétés coïncident avec l’année civile et que. La société AYMARD est en plein développement et a souhaité étendre son activité au mobilier d’extérieur : chaises.SUJET Il vous est demandé d’apporter un soin particulier à la présentation de votre copie. Toute information calculée devra être justifiée. Mme de la SALIEGE a été désignée en qualité de commissaire à la fusion. elle a décidé de procéder à l’absorption de la société BEGRAND. Les créanciers de la société AYMARD disposent-ils d’une voie de recours ? Dans l’affirmative. Les apports sont valorisés sur la base des valeurs réelles. quelle est la date butoir en matière de rétroactivité juridique d’une opération de fusion ? La solution est-elle identique en matière fiscale ? Précisément. 2 – Quel est l’objet de la mission du commissaire à la fusion ? Selon quelles modalités a-t-il été désigné ? Les sociétés auraient-elles pu se dispenser de désigner un commissaire à la fusion ? 3 – Quel est l’intérêt de la clause de rétroactivité insérée dans le projet de fusion ? De manière générale. Il a été convenu entre les deux sociétés que la date de réalisation définitive de l’opération de fusion serait fixée au 1er juillet 2010 avec effet rétroactif au 1er janvier 2010. la société AYMARD a augmenté son capital de 337 500 €. tables et fauteuils pour jardins et terrasses. Les deux sociétés se connaissent depuis un certain temps et la société AYMARD a pris dans le courant de l’année 2005 une participation de 10 % dans le capital de la société BEGRAND (500 actions acquises au prix unitaire de 45 €). à quel(s) type(s) d’impôt(s) ou taxe(s) la rétroactivité est-elle susceptible de s’appliquer ? 4 – La santé financière de la société AYMARD étant assez précaire. dans quelles conditions peuvent-ils l’exercer et avec quelle(s) issue(s) possible(s) ? 5 – Quelles sont les obligations de la société BEGRAND envers son comité d’entreprise dans le cadre de la fusion avec la société AYMARD ? 6 – A quelles conditions de fond et de forme l’opération de fusion a-t-elle pu être placée sous le régime fiscal de faveur des fusions ? DSCG 2010 UE1 – Gestion juridique. implantée à Saint-Affrique (Aveyron). au plan fiscal. du point de vue fiscal. son capital social est formé de 5 000 actions au nominal de 30 €. DOSSIER 1 : FUSION DE SOCIETES La société AYMARD est une société anonyme au capital de 450 000 € (9 000 actions au nominal de 50 €) implantée à Mauriac (Cantal) et spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de jardinières pour terrasses et balcons. Pour atteindre cet objectif. les deux sociétés sont soumises à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun. La société BEGRAND revêt également la forme de société anonyme . L’opération a été placée sous le régime fiscal de faveur des fusions. les créanciers de cette société ne voient pas d’un très bon œil l’opération de fusion envisagée avec la société BEGRAND. Retrouver et justifier ce montant.

L’échange des titres a été l’occasion de constater une moinsvalue de 5 000 € pour la SAS DELVAL. - Quelles sont les conséquences fiscales de l’opération de fusion entre la SA AYMARD et la SA BEGRAND pour M.7 . LACHAISE. M. fiscale et sociale 4/8 . la société BEGRAND a constaté les plus-values suivantes sur les éléments de l’actif immobilisé compris dans l’apport : Plus-value nette à court terme Immobilisations non amortissables Immobilisations amortissables autres que les immeubles Immeubles compris dans l’apport Plus-value nette à long terme 200 000 € 45 000 € 120 000 € 60 000 € Quel est le sort de ces plus-values dans le cadre de la mise en œuvre du régime fiscal de faveur des fusions ? 8 – On vous communique la situation de deux associés de la société BEGRAND : M. La SAS DELVAL détenait quant à elle 300 actions de la société BEGRAND et a reçu 450 actions de la SA AYMARD. qui n’exerçait aucune fonction au sein de la société BEGRAND. détenait à titre personnel 400 actions de la société BEGRAND. LACHAISE et pour la SAS DELVAL ? DSCG 2010 UE1 – Gestion juridique.A l’occasion de la fusion. LACHAISE. a reçu en échange 600 actions de la société AYMARD et a constaté à cette occasion une plus-value d’échange de 8 500 €. A l’occasion de la fusion.

au 31 décembre 2009. La perte constatée au titre de l’exercice 2009 s’explique principalement par la baisse du niveau d’activité résultant de nombreuses fermetures administratives intervenues au cours de l’exercice. au cours de votre intervention. fiscale et sociale 5/8 . ses exercices coïncident avec l’année civile. Les comptes audités font apparaître une perte de l’ordre de 115 000 € et. en mai 2010. Cette situation fait craindre à la direction de la société une sous-exploitation du parc pour la nouvelle saison qui va débuter et notamment sur la période de forte activité qui court de juin à octobre. les capitaux propres sont négatifs à hauteur de 80 000 €. Quelles sont les raisons qui peuvent conduire le commissaire aux comptes à déclencher une procédure d’alerte ? 2. sur le dossier de la SA XTREME PARK qui exploite différents parcs d’attractions en France. TRAVAIL A FAIRE 1. vous apprenez que certaines installations n’ont pas encore pu être mises aux normes et ne peuvent donc toujours pas être accessibles au public.DOSSIER 2 : ENTREPRISE EN DIFFICULTE Vous intervenez. Le commissaire aux comptes aurait-il pu déclencher la procédure d’alerte au cours de l’exercice social 2009 ? DSCG 2010 UE1 – Gestion juridique. Exposer les différentes phases de la procédure d’alerte qui pourrait être déclenchée par le commissaire aux comptes de la SA XTREME PARK. Par ailleurs. en qualité de commissaire aux comptes. Ces fermetures sont liées au non respect de différentes normes de sécurité. 3. La SA XTREME PARK est une société anonyme dotée d’un conseil d’administration .

Cette dernière a confié une partie de ces travaux à la société LAVOILA (travaux de terrassement et de mise en état du terrain). à quelle(s) condition(s) ? Si non. TRAVAIL A FAIRE 1. pourquoi ? DSCG 2010 UE1 – Gestion juridique. Dans ce type de contrat. un agrément est-il nécessaire ? Dans l’affirmative. L’action en justice entreprise par la société LAVOILA à l’encontre de la SCI RCT est-elle recevable ? 4. fiscale et sociale 6/8 .DOSSIER 3 : DROIT DES CONTRATS La SCI (société civile immobilière) RCT a conclu un marché de travaux pour la construction d’un terrain de tennis avec la société ALBLAK. sur quoi portet-il et quelles seraient les conséquences d’un défaut d’agrément ? 3. La société LAVOILA assigne la SCI RCT en paiement des sommes dues au titre du contrat conclu entre elle-même et la société ALBLAK. La société ALBLAK refuse de procéder au paiement des sommes demandées par la société LAVOILA au motif que les travaux réalisés par celle-ci ne sont pas conformes au cahier des charges. Qualifier le contrat conclu entre la société ALBLAK et la société LAVOILA ? 2. est-il juridiquement recevable ? Si oui. L’argument opposé par la société ALBLAK afin de ne pas avoir à payer.

Deux opérations ont attiré l’attention de votre responsable de stage. il apprend que les convocations ont été expédiées par lettre recommandées le 31 août 2010. Opération n° 1 : Début 2007. est commissaire aux comptes depuis cinq ans. Le cabinet dans lequel vous effectuez votre stage vient d’être désigné comme commissaire aux comptes de la SARL BATIVAR. TRAVAIL A FAIRE 1. Les faits présentés sont-ils susceptibles de conséquences pénales ? DSCG 2010 UE1 – Gestion juridique. Les deux opérations décrites posent-elles problème au regard du droit pénal ? 2. C’est par une indiscrétion de la comptable interne que vous l’avez appris. afin que celui-ci puisse démarrer son activité de fleuriste.DOSSIER 4 : DROIT PENAL ET CONTENTIEUX En septembre 2010. Dossier 1 : SARL BATIVAR La SARL BATIVAR. DURAL étant resté très discret à ce sujet. Monsieur Jean DURAL. gérant majoritaire. On vous précise que la SARL BATIVAR détient 53 % du capital de la SCI DU PARC. Monsieur Pierre DURAL. la SARL BATIVAR a décidé d’octroyer un prêt de 3 000 euros à la SCI DU PARC afin que cette dernière n’ait pas à solliciter auprès de sa banque un financement à court terme coûteux compte tenu de la conjoncture. Le cabinet dans lequel vous effectuez le stage s’expose-t-il lui-même à des sanctions pénales s’il demeure inactif ? Dossier 2 : SA DUPIN La SA DUPIN est une société anonyme dont les exercices clôturent le 28 février et dont le cabinet dans lequel vous êtes stagiaire. entreprise de plomberie dont le siège social est à Toulon. dirigeant de la société. Votre maître de stage a constaté tout début septembre qu’il n’avait pas été convoqué à l’assemblée générale annuelle de la SA DUPIN devant approuver les résultats de l’exercice clos le 28 février 2010. Il se demande même si cette assemblée s’est effectivement tenue. a décidé que la société BATIVAR accorderait un prêt de 10 000 € à son cousin. aucun intérêt n’est prévu. est une société qui « ne connaît pas la crise » et qui dispose très fréquemment d’excédents de trésorerie. Elle clôture ses comptes annuels le 31 août et l’assemblée générale se tient chaque année fin décembre. M. fiscale et sociale 7/8 . Aucune convention n’a été établie. Après avoir pris contact avec Monsieur DUPIN. Opération n° 2 : Le 20 octobre 2009. aucun remboursement n’a eu lieu. TRAVAIL A FAIRE 3. vous réalisez un stage dans un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes et votre responsable dans le cabinet a décidé de vous faire travailler sur trois dossiers actuellement en cours de traitement .

TRAVAIL A FAIRE 4 Quelle est la première étape de ce recours contentieux ? Dans quel délai doit-il être exercé et auprès de qui ? Ce recours dispense-t-il la société du paiement des majorations d’impôts et pénalités envisagées ? 5. L’entreprise a connu une période de développement sans précédent et son résultat a été en constante progression. fiscale et sociale 8/8 . Au terme de cette vérification. taxes et pénalités dus. Cette entreprise est une société anonyme qui exerce son activité dans le domaine de la fabrication de meubles de cuisines et salles de bains. La société a fait l’objet début 2010 d’une vérification de comptabilité. L’administration fiscale a alors fait savoir à la société. Si cette voie de recours n’est pas satisfaisante pour l’entreprise. La Commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires n’a pas été saisie et l’expert-comptable a indiqué à son client que subsistait le recours contentieux. de quel recours dispose-telle encore ? Devant quelle juridiction ? Dans quel délai peut-elle exercer ce recours ? L’entreprise doit-elle être représentée par un avocat ? Peut-elle faire appel de la décision rendue si celle-ci ne lui est pas favorable ? DSCG 2010 UE1 – Gestion juridique. Cette proposition concerne des éléments non admis par l’administration parmi les charges déductibles et des remises en cause de régimes de faveur dont l’entreprise aurait indument bénéficié. L’entreprise a fait connaître dans le délai qui lui était imparti sa réponse. qu’elle entendait maintenir l’intégralité des rectifications proposées. refusant en bloc l’ensemble des rectifications proposées par l’administration. dans les conditions de forme et de délai requis. l’administration a adressé à la société NERVAL une proposition de rectification motivée avec mention des droits.Dossier 3 : SA NERVAL Le cabinet dans lequel vous effectuez votre stage est expert-comptable de la société NERVAL.

FISCALE ET SOCIALE DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique.SESSION 2010 UE 1 . fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 1 / 14 .GESTION JURIDIQUE.

fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 2 / 14 . L 236-3). Toutefois.. il est possible de désigner plusieurs commissaires à la fusion. - Désignation du commissaire à la fusion : Le commissaire à la fusion est désigné par ordonnance du Président du Tribunal de commerce sur requête des sociétés qui participent à l’opération. La société absorbante détenant avant la fusion 10 % du capital de la société absorbée.) DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. elle aurait du recevoir en théorie 500 x 3/2 = 750 actions. les sociétés déposent une requête conjointe en vue de la désignation du commissaire à la fusion. Retrouver et justifier ce montant. L’augmentation de capital de la société absorbante doit donc être limitée à 7 500 – 750 = 6 750 actions. Le commissaire à la fusion est soumis aux mêmes incompatibilités que le commissaire aux comptes. Le commissaire à la fusion est choisi parmi les commissaires aux comptes inscrits ou parmi les experts inscrits sur une des listes établies par les cours et tribunaux (C. la société AYMARD a augmenté son capital de 337 500 €. la société AYMARD détenant préalablement à l’opération de fusion. Le commissaire à la fusion doit également donner un avis sur la valorisation des apports dans le cadre de la fusion. (Précisions complémentaires non exigées : En règle générale. com. Dans le cadre de l’opération de fusion. C’est la règle de la fusion-renonciation (C. et compte tenu de la parité d’échange. art. pas de la déterminer). com.. R 236-6 et R 225-7). Il doit donner un avis sur la parité d’échange qui a été retenue pour l’opération en vérifiant que le rapport d’échange est équitable (il s’agit d’apprécier la parité. En fonction de l’importance ou de la complexité de l’opération. l’augmentation du capital doit être limitée à l’émission des actions permettant de rémunérer les actionnaires de la société absorbée autres que la société absorbante. art. une fraction du capital de la société BEGRAND. Le commissaire est investi d’une double mission. 2 – Quel est l’objet de la mission du commissaire à la fusion ? Selon quelles modalités at-il été désigné ? Les sociétés auraient-elles pu se dispenser de désigner un commissaire à la fusion ? Mission du commissaire à la fusion : Le commissaire à la fusion doit établir un rapport écrit sur les modalités de la fusion. il y a lieu normalement pour la société AYMARD d’émettre 5 000 x 3/2 = 7 500 actions nouvelles.Nota : les numéros d’articles donnés à l’appui des réponses proposées ne sont nullement exigés des candidats DOSSIER 1 : FUSION DE SOCIETES 1 – A l’occasion de cette opération de fusion-absorption. soit une augmentation de capital de : 6 750 x 50 = 337 500 €.

L 236. art. Elle peut ainsi permettre de déterminer la parité d’échange sur une base intangible alors que. - - - 4 – La santé financière de la société AYMARD étant assez précaire. etc. com. com. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 3 / 14 . Cette décision doit néanmoins être prise à l’unanimité des associés des sociétés qui fusionnent (Code de commerce. art. R 236-8). Elle facilite les opérations de transmission en prenant habituellement comme date d’effet rétroactif. impôts locaux. La solution au plan fiscal : Au plan fiscal. - DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. un droit d’opposition aux créanciers des sociétés en présence (C. com. les créanciers de cette société ne voient pas d’un très bon œil l’opération de fusion envisagée avec la société BEGRAND. art.. les valeurs des sociétés en présence pourraient évoluer jusqu’à la date des assemblées générales approuvant l’opération. 3 – Quel est l’intérêt de la clause de rétroactivité insérée dans le projet de fusion ? De manière générale. La date butoir en matière de rétroactivité juridique : La rétroactivité est possible. L 236-14). la date d’effet rétroactif. quelle est la date butoir en matière de rétroactivité juridique d’une opération de fusion ? La solution est-elle identique en matière fiscale ? Précisément. la rétroactivité de l’opération de fusion est possible jusqu’à une date qui correspond à la date d’ouverture de l’exercice en cours à la date de réalisation de l’opération de fusion chez la société absorbante. Il ne saurait y avoir de rétroactivité en matière de TVA. jusqu’à la date de clôture du dernier exercice clos par la société absorbée (C. en l’absence d’une clause de rétroactivité.- Dispense de désignation d’un commissaire à la fusion : Le droit des sociétés autorise désormais deux sociétés anonymes qui fusionnent à se dispenser de désigner un commissaire à la fusion.. L’étendue fiscale de la rétroactivité : Au plan fiscal. Les créanciers de la société AYMARD disposent-ils d’une voie de recours ? Dans l’affirmative. à quel(s) type(s) d’impôt(s) ou taxe(s) la rétroactivité est-elle susceptible de s’appliquer ? L’intérêt de la clause de rétroactivité : La clause de rétroactivité permet de mener à bien les opérations de fusions en travaillant sur une situation patrimoniale figée dans le temps. celle du dernier exercice clos. selon le Code de commerce. accorde en matière de fusions de sociétés.10 – II). au plan fiscal.. il n’y a de rétroactivité qu’en matière d’impôt sur les sociétés. Conditions d’exercice du droit d’opposition : Les créanciers disposent d’un délai de 30 jours à compter de la dernière mesure de publication du projet de fusion pour exercer ce droit d’opposition devant le tribunal de commerce (C. art. dans quelles conditions peuvent-ils l’exercer et avec quelle(s) issue(s) possible(s) ? L’existence d’une voie de recours : Le droit des sociétés. L 236-4).

L’employeur indique les motifs de l’opération de fusion et consulte le comité d’entreprise sur les mesures envisagées à l’égard des salariés lorsque cette fusion comporte des conséquences pour ceux-ci. Il s’agit d’une mention fiscale qui vient s’ajouter aux mentions exigées par le Code de commerce.A l’occasion de la fusion. Conditions de fond : Le régime fiscal de faveur n’est possible que si l’opération réalisée correspond bien à la définition fiscale des fusions donnée par l’article 210-0-A du Code général des impôts et si l’opération est réalisée entre deux sociétés soumises à l’IS. Cette consultation suppose que le comité d’entreprise dispose d’une information suffisante pour exprimer un avis sur l’opération. l’opération doit remplir deux conditions de fond et une condition de forme. 7 . art. 6 – A quelles conditions de fond et de forme l’opération de fusion a-t-elle pu être placée sous le régime fiscal de faveur des fusions ? Pour pouvoir bénéficier du régime de faveur des fusions. Si le comité d’entreprise estimait ne pas disposer de l’information et du temps nécessaires. 5 – Quelles sont les obligations de la société BEGRAND envers son comité d’entreprise dans le cadre de la fusion avec la société AYMARD ? La société BEGRAND a l’obligation de consulter le comité d’entreprise sur le projet de fusion (C. la société BEGRAND a constaté les plus-values suivantes sur les éléments de l’actif immobilisé compris dans l’apport : Plus-value nette à court terme Immobilisations non amortissables Immobilisations amortissables autres que les immeubles Immeubles compris dans l’apport Plus-value nette à long terme 200 000 € 45 000 € 120 000 € 60 000 € DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. A défaut de remboursement des créances ou de constitution de garanties. Condition de forme : L’option pour le régime de faveur doit être mentionnée de manière explicite dans le projet de fusion. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 4 / 14 . le Président du tribunal de commerce peut soit rejeter l’opposition.- Issues possibles : Lorsque des créanciers ont formé opposition au projet de fusion. soit à l’inverse ordonner le remboursement immédiat de la créance. Le comité d’entreprise doit disposer d’un délai suffisant pour examiner les conditions de l’opération. Travail. il pourrait demander en justice de surseoir à l’opération. la fusion est inopposable aux créanciers. L2323-19). soit enfin ordonner la constitution de garanties complémentaires au profit du créancier concerné.

au plan fiscal. l’échange des actions à l’occasion de la fusion constitue une opération à titre onéreux qui devrait en principe déclencher l’imposition de la plus-value constatée sur les titres lors de l’échange. La réintégration s’effectue par voie extra-comptable. LACHAISE : Tout d’abord. La société AYMARD devra également réintégrer extra-comptablement sur 15 ans. Au cas d’espèce. LACHAISE et pour la SAS DELVAL ? Situation de M. lorsqu’interviendra ultérieurement la cession du bien par la société absorbante. qui n’exerçait aucune fonction au sein de la société BEGRAND. M. un quinzième de la plus-value nette sur immeubles. soit 21 000 € par an. ces plus-values ne sont pas imposées chez la société absorbée mais sont imposables de manière étalée sur 5 ans ou sur 15 ans chez la société absorbante. Ensuite. En clair. 8 – On vous communique la situation de deux associés de la société BEGRAND : M.Quel est le sort de ces plus-values dans le cadre de la mise en œuvre du régime fiscal de faveur des fusions ? Dans le cadre du régime fiscal de faveur des fusions. la plus-value de cession sera calculée par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable du bien chez la société absorbée . mais simplement constatée. il est de 15 ans pour les plus-values constatées sur les immeubles. la plus-value de fusion constatée sur les éléments non amortissables n’est pas imposée immédiatement et la fusion revêt un caractère intercalaire. En revanche. soit 8 000 € par an pendant 15 ans. la remise des titres de la société absorbante aux associés de la société absorbée ne saurait être considérée comme une distribution. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 5 / 14 . La réintégration sur 5 ans et/ou sur 15 ans porte sur l’intégralité de la plus-value sans distinction court terme ou long terme. le droit fiscal instaure au DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. - - Quelles sont les conséquences fiscales de l’opération de fusion entre la SA AYMARD et la SA BEGRAND pour M. L’échange des titres a été l’occasion de constater une moins-value de 5 000 € pour la SAS DELVAL. A l’occasion de la fusion. Les plus-values nettes constatées sur éléments amortissables : dans le cadre du régime de faveur. a reçu en échange 600 actions de la société AYMARD et a constaté à cette occasion une plus-value d’échange de 8 500 €. cette plus-value n’étant pas encaissée. il y a lieu de distinguer : Les plus-values nettes constatées sur les éléments non amortissables compris dans l’apport : ces plus-values sont provisoirement exonérées et bénéficient d’un régime de sursis d’imposition. Toutefois. LACHAISE. la société AYMARD devra donc réintégrer une plus-value de (45 000 + 60 000 = 105 000 €) sur une durée de 5 ans. LACHAISE. La SAS DELVAL détenait quant à elle 300 actions de la société BEGRAND et a reçu 450 actions de la SA AYMARD. Le délai est de 5 ans pour la généralité des éléments amortissables compris dans l’apport . détenait à titre personnel 400 actions de la société BEGRAND.

qui est d’application obligatoire. En conséquence. la SAS DELVAL détient 450 titres de la société AYMARD dont le capital comporte désormais 9 000 + 6750 = 15 750 actions. soit 6 % du capital social. La société avait inscrit à l’actif de son bilan des titres de la SA BEGRAND et reçoit en échange à l’occasion de la fusion des titres de la SA AYMARD. de la société BEGRAND. l’article 38-7 bis du CGI donne la possibilité à la SAS DELVAL de demander à bénéficier d’un régime de sursis d’imposition. Si les titres détenus dans la SA BEGRAND avaient la nature de titres de participation. la SAS DELVAL détient donc 2.profit des associés personne physiques un régime de sursis d’imposition. Néanmoins. Si les titres n’avaient pas la nature de titres de participation (détention < 2 ans par exemple). le sursis est ici un régime optionnel. la moins-value est déductible du résultat. Cette opération d’échange aboutit au cas d’espèce à constater une moins-value d’échange qui doit être fiscalisée. Après l’opération.86 % soit moins de 5 % du capital de la SA AYMARD. cette moins-value n’est pas déductible. ni même à être déclarée. du fait de l’opération de fusion. l’opération de fusion revêt un caractère intercalaire. En valeur relative. après fusion. La plus-value d’échange n’a donc ni à être calculée. Pour les associés personnes physiques. Situation de la SAS DELVAL : L’opération de fusion entraîne pour la SAS DELVAL deux conséquences . la SAS DELVAL perd la qualité de société mère. La SAS DELVAL détenait avant l’opération de fusion 300 titres. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 6 / 14 . Mais à la différence de la situation des associés personnes physiques. ce qui lui permettait de bénéficier du régime des sociétés mères et filiales. DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique.

Une copie de cette demande est adressée en lettre recommandée avec demande d’avis de réception au Président du tribunal de commerce. ou lorsque la réponse du Président du conseil d’administration est jugée non satisfaisante par le commissaire aux comptes. une rupture d’approvisionnement en matière première indispensable . une situation de trésorerie négative et dont l’évolution conduira à l’impossibilité de régler les créanciers à l’échéance . DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. A titre d’exemple. 234-1 du Code de commerce prévoit que lorsque le commissaire aux comptes d’une société anonyme relève. Exposer les différentes phases de la procédure d’alerte qui pourrait être déclenchée par le commissaire aux comptes de la SA XTREM PARK. Dans les sociétés anonymes à conseil d’administration. à défaut de réponse dans le délai de 15 jours. Quelles sont les raisons qui peuvent conduire le commissaire aux comptes à déclencher une procédure d’alerte ? Règle de droit : L’article L. juridique. l’alerte prend fin. des faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. Nota : les exemples cités ne sont pas exigés des candidats 2. Si le commissaire aux comptes estime la réponse satisfaisante. à l’occasion de l’exercice de sa mission. Cette information constitue le point de départ de la procédure dite « procédure d’alerte ». Le président doit répondre par lettre recommandée avec demande d’avis de réception dans le 15 jours. la procédure d’alerte comporte quatre phases : Le commissaire aux comptes informe par lettre recommandée avec demande d’avis de réception le Président du conseil d’administration des faits relevés par lui et de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. ce dernier dispose d’un délai de 8 jours pour inviter le Président à réunir le conseil d’administration afin de le faire délibérer sur les faits relevés. Ainsi. une destruction de l’outil de production . L’incertitude pesant sur la continuité d’exploitation peut résulter d’éléments divers à caractère financier. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 7 / 14 . une sous-activité notable et continue dans certains secteurs de l’entreprise . etc. des conflits sociaux graves et répétés . Dans les SA à conseil d’administration. peuvent être à l’origine de nature à compromettre la continuité de l’exploitation : des capitaux propres négatifs . etc. il en informe le Président du Conseil d’Administration ou du Directoire.DOSSIER 2 : ENTREPRISE EN DIFFICULTE 1. tout fait susceptible de remettre en cause la pérennité ou l’avenir de la société peut être à l’origine du déclenchement de la procédure d’alerte.

En cas de carence du conseil d’administration. Le Président du conseil d’administration dispose de 8 jours pour convoquer l’assemblée générale. le commissaire aux comptes établir un rapport spécial d’alerte destiné à l’assemblée générale qui doit être convoquée spécialement. Or. Enfin. la mission du commissaire aux comptes est dite « permanente ». Dans le cas d’espèce. alors. le commissaire aux comptes pouvait analyser ces faits comme étant de nature à compromettre la continuité de l’exploitation de la société et il devait. Si le commissaire aux comptes estime que les décisions prises par l’assemblée générale ne permettent pas d’assurer la continuité de l’exploitation. le commissaire aux comptes convoque lui-même l’assemblée générale dans un délai de 8 jours à compter de l’expiration du délai imparti au conseil d’administration ou au directoire pour convoquer l’assemblée générale. Dans l’affirmative. 3. il informe le Président du tribunal de commerce avec copie de tous les éléments utiles à son information. le Président du conseil d’administration communique le rapport spécial du commissaire aux comptes au comité d’entreprise. déclencher sans attendre la procédure d’alerte. aux délégués du personnel. s’il s’est réuni hors délai ou si la continuité de l’exploitation demeure compromise. on ne sait si le commissaire aux comptes a eu connaissance. Si le conseil ne s’est pas réuni. Pour cela. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 8 / 14 . l’information prévue à la première phase de la procédure d’alerte porte sur tout fait que le commissaire aux comptes relève lors de l’examen des documents qui lui sont communiqués ou sur tout fait dont il a connaissance à l’occasion de l’exercice de sa mission. Le commissaire aux comptes aurait-il pu déclencher la procédure d’alerte au cours de l’exercice social 2009 ? Dans les sociétés anonymes. le commissaire aux comptes invite le président du conseil d’administration par lettre recommandée avec demande d’avis de réception à faire délibérer l’assemblée générale sur les faits relevés. à défaut. au Président du tribunal de commerce ainsi qu’au comité d’entreprise ou.Le Président du conseil d’administration dispose d’un délai de 8 jours pour convoquer le conseil d’administration. Dans les 8 jours suivant la réunion du conseil d’administration. La réunion du conseil d’administration doit intervenir dans les 15 jours qui suivent la demande du commissaire aux comptes. Le commissaire aux comptes est convoqué à cette séance. des nombreuses fermetures administratives intervenues en 2009 et leur impact sur la capacité d’exploitation de la société et sur ses résultats. Cela signifie que le commissaire aux comptes peut agir et être informé à toute époque de l’année et qu’il est tenu de déclencher une procédure dès lors qu’il a connaissance de fait de nature à mettre en cause la continuité d’exploitation. DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. ou à défaut aux délégués du personnel. un extrait du procès verbal de la réunion doit être communiqué par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au commissaire aux comptes. au cours de l’année 2009. dans le même délai.

sur quoi porte-t-il et quelles seraient les conséquences d’un défaut d’agrément ? La sous-traitance impose l’accord du maître de l’ouvrage afin de respecter l’obligation personnelle d’exécution de la commande par l’entrepreneur principal . à savoir le terrassement et la mise en état du terrain. L’action en justice entreprise par la société LAVOILA à l’encontre de la SCI RCT est-elle recevable ? Il s’agit ici d’analyser la relation entre le sous-traitant et le maître de l’ouvrage qui est par nature. Le législateur considère qu’à défaut d’agrément. » A défaut. faire accepter chaque sous-traitant et agréer les conditions de paiement de chaque contrat de sous-traitance par le maître de l’ouvrage . un agrément est-il nécessaire ? Dans l’affirmative. le contrat conclu entre la société ALBLAK et la société LAVOILA répond à la définition du contrat de sous-traitance (et donc à celle du contrat d’entreprise) puisque la société LAVOILA se voit confier une partie du contrat signé initialement entre le maître de l’ouvrage (RCT) et l’entrepreneur principal (ALBLAK). tout en demeurant intégralement tenu à son égard. au moment de la conclusion et pendant toute la durée du contrat ou du marché. aucun contrat ne les lie directement. à un tiers (le sous-traitant). la loi du 31 décembre 1975 définit la sous-traitance comme l’opération par laquelle une entreprise principale confie par un sous-traité (contrat de sous-traitance).Qualifier le contrat conclu entre la société ALBLAK et la société LAVOILA ? Le contrat conclu est un contrat de sous-traitance. le sous-traitant n’a aucun droit contre le maître de DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. sur ses ordres et spécifications. Dans ce type de contrat. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 9 / 14 . En l’espèce.DOSSIER 3 : DROIT DES CONTRATS 1. tout ou partie de la prestation qu’il doit fournir à son propre client (maître de l’ouvrage). le sous-traitant n’a pas d’action directe en paiement à l’égard du maître de l’ouvrage. En effet. 2. L’article 3 de la loi de 1975 précise que « l’entrepreneur qui entend exécuter un contrat ou un marché en recourant à un ou plusieurs sous-traitants doit. mais pour sa part l’entrepreneur principal ne peut pleinement invoquer le contrat de sous-traitance à l’encontre de son sous-traitant. En effet. extracontractuelle. tout ou partie de l’exécution du contrat conclu avec le maître de l’ouvrage. Le contrat de soustraitance est un contrat d’entreprise spécifique régi par une réglementation spéciale. 3. La sous-traitance consiste donc pour un entrepreneur (donneur d’ordre ou entrepreneur principal) à confier à un cocontractant (le sous-traitant) le soin de réaliser. sous sa responsabilité. l’entrepreneur principal est tenu de communiquer le ou les contrats de sous-traitance au maître de l’ouvrage lorsque celui-ci en fait le demande.

En l’espèce. il s’agit de vérifier si la SCI RCT avait connaissance ou non de l’intervention et avait ou non agréé la société LAVOILA (sous traitant) 4. L’argument opposé par la société ALBLAK afin de ne pas avoir à payer. pourquoi ? Le sous-traitant est tenu. à quelle(s) condition(s) ? Si non. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 10 / 14 . ce dernier n’est pas tenu de payer le sous-traitant non agréé puisqu’il doit le prix à l’entrepreneur principal. le non-respect du cahier des charges constitue assurément le non-respect d’un engagement contractuel de la part du sous-traitant qui n’a donc pas rempli ses obligations contractuelles Il y a donc matière pour la société ALBLAK à engager la responsabilité contractuelle de la société LAVOILA à condition pour la société ALBLAK de démontrer la non exécution des obligations contractuelles (fait générateur) lui causant (lien de causalité) un préjudice DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. comme tout entrepreneur. à l’exécution de ses obligations contractuelles envers son contractant. En l’espèce.l’ouvrage. est-il juridiquement recevable ? Si oui. Dès lors.

celui des associés ou des tiers contractants avec elle. M. DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. et son cousin. application au cas d’espèce sur 1. Il s’agit d’un délit applicable notamment aux sociétés à responsabilité limitée. La jurisprudence a toutefois décidé que le point de départ de la prescription commence « au jour où le délit est apparu et a pu être constaté dans des conditions permettant l’exercice de l’action publique ». Par ailleurs. élément matériel : il consiste en l’usage de biens. l’abus de biens sociaux suppose la réunion de trois éléments constitutifs : élément légal : ce délit est prévu par la loi . Celle-ci commence à courir au jour de la réalisation matérielle du délit. - • Prescription de l’abus de biens sociaux La prescription triennale de droit commun s’applique. de mauvaise foi. Dans cette hypothèse. Opération n° 1 : prêt à un cousin (qualification et éléments constitutifs sur 3.DOSSIER 4 : DROIT PENAL ET CONTENTIEUX 1. un usage qu’ils savent contraire à l’intérêt de celle-ci afin de satisfaire soit leurs intérêts personnels. le prêt n’est pas rémunéré et n’a pas été remboursé en tout ou partie. Cet usage doit être effectué dans l’intérêt personnel du dirigeant et ce de manière directe ou indirecte . le prêt accordé à M. La prescription part ainsi de la présentation des comptes annuels au sein desquels l’opération irrégulière est enregistrée. Est visé tout usage qui s’avère contraire à l’intérêt général de la société que ce soit l’intérêt de la société elle-même. Dans certains cas. soit une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement. des biens ou du crédit de la société. cet abus conduit à des sanctions pénales. élément moral : l’abus de bien social est une infraction intentionnelle. Cet usage implique un acte positif tendant à l’utilisation d’un bien social à des fins personnelles. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 11 / 14 . prise en compte de la prescription 1) La situation décrite apparaît susceptible d’être qualifiée d’abus de biens sociaux. c’est-à-dire au jour de l’accomplissement de l’acte délictueux. crédits de la société (liquidités. de crédits ou de pouvoir. • L’abus de biens sociaux est constitué dès lors que les dirigeants d’une société font. Pierre DURAL apparaît sans raison d’être pour la société BATIVAR et ne s’explique que par l’intérêt familial qui unit le décideur. Les biens susceptibles d’être détournés sont entendus largement : biens de la société (meubles ou immeubles). Comme toute infraction pénale. la prescription part alors de la révélation de l’opération irrégulière. capacités financières) ou pouvoirs conférés par la société.Les deux opérations décrites posent-elles problème au regard du droit pénal ? Le dirigeant d’une société dispose de pouvoirs qu’il ne peut exercer de manière abusive. sauf dissimulation par des manipulations comptables ou des écritures irrégulières. En l’espèce. Jean DURAL. Cet usage doit être contraire à l’intérêt social.

La réponse formulée par M. En effet. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 12 / 14 . En l’espèce. L 820-7 du Code de commerce). certains comportements.Le cabinet dans lequel vous effectuez le stage s’expose-t-il lui-même à des sanctions pénales s’il demeure inactif ? Pour que le contrôle externe du commissaire aux comptes soit effectif. Il s’agit bien d’un délai de réunion et non d’un délai de convocation.Les faits présentés sont-ils susceptibles de conséquences pénales ? L’article L 242-10 du Code de commerce sanctionne le défaut de réunion de l’assemblée générale des actionnaires dans les délais prescrits (dans les six mois de la clôture de l’exercice) et prévoit un emprisonnement de six mois et une amende de 9 000 €. 2. et il n’obère pas la situation de trésorerie de la société BATIVAR. Enfin. L’opération n’est donc pas prescrite. peuvent être justifiés s’ils relèvent d’une politique élaborée pour l’ensemble du groupe. Depuis la jurisprudence « Rozenblum » (1985). DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. qu’ils ne sont pas dépourvus de contrepartie et qu’ils n’excèdent pas les capacités de la société appelée à contribuer au groupe. Si le gérant de la société BATIVAR peut faire état d’une politique élaborée pour l’ensemble du groupe. le fait de ne pas révéler au procureur de la République des faits délictueux dont il a eu connaissance (art. normalement constitutifs de l’infraction. Le prêt octroyé par la SARL BATIVAR à la SCI DU PARC est expliqué par l’économie de frais bancaires que l’opération génère. L’élément matériel est donc établi. Opération n° 2 : prêt à une autre société Il s’agit d’apprécier la notion d’abus de bien social dans le cadre d’un groupe de sociétés. est constitutif d’une infraction punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 75 000 €. Le commissaire aux comptes s’interroge en septembre 2010. le défaut de toute formalisation du prêt et la discrétion gardée par Monsieur DURAL incitent à considérer que le gérant savait qu’il usait des fonds de l’entreprise à des fins irrégulières. Quant à l’élément intentionnel. le prêt à la SCI ne devrait pas être qualifié d’abus de biens sociaux. (délit de non révélation) Remarque : La nature et le montant des sanctions ne sont pas exigés des candidats 3. le législateur prévoit des infractions relatives à l’exercice de la fonction de commissaire aux comptes. soit plus de trois ans après les faits mais moins de trois ans après la présentation à l’assemblée des comptes annuels du 31 août 2007 qui enregistraient l’irrégularité. la question de la prescription se pose. Ainsi. la SARL BATIVAR et la SCI DU PARC constituent un groupe dans la mesure où la première contrôle la seconde.Il est donc préjudiciable à la société BATIVAR et contraire à l’intérêt social. DUPIN n’est donc pas satisfaisante. La responsabilité pénale des dirigeants peut-être retenue même si le défaut de réunion dans le délai imparti résulte d’une simple négligence. l’appréciation de la notion d’intérêt social doit être adaptée au cas des groupes de sociétés.

5. pour saisir le tribunal.Par ailleurs. si cette convocation en apparence tardive fait suite à une requête en report d’assemblée présentée au président du tribunal de commerce et que celui-ci a accordé un délai pour tenir l’assemblée. En principe. L’entreprise dispose d’un délai de deux mois après avoir reçu la décision de l’administration.Si cette voie de recours n’est pas satisfaisante pour l’entreprise. elle a la possibilité d’introduire une instance devant le tribunal administratif (les rectifications concernent les bases de l’impôt sur les sociétés). le contribuable dispose d’un délai expirant au 31 décembre de la troisième année suivant celle de la notification de la procédure de rectification. Devant la Cour administrative d’appel. Cependant. L’entreprise n’a pas l’obligation de se faire représenter par un avocat devant le tribunal administratif. fiscale et sociale CORRIGÉ INDICATIF 13 / 14 . DSCG 2010 – UE 1 Gestion juridique. délai respecté par les convocations adressées le 31 août 2010. La demande est déposée au greffe du tribunal. l’article L 820-4 1° punit d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 30 000 € le Président ou les administrateurs qui n’ont pas convoqué le commissaire aux comptes. Dans le cadre d’une procédure de rectification. la représentation par un avocat est obligatoire. Le jugement rendu par le tribunal administratif est susceptible d’appel devant la Cour administrative d’appel dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. de quel recours dispose-t-elle encore ? Devant quelle juridiction ? Dans quel délai peut-elle exercer ce recours ? L’entreprise doit-elle être représentée par un avocat ? Peut-elle faire appel de la décision rendue si celle-ci ne lui est pas favorable ? Si la société n’est pas satisfaite de la réponse à la réclamation. les infractions ne sont pas constituées. la réclamation ne dispense pas le contribuable d’acquitter les impositions et pénalités mises à sa charge. Remarque : la nature et le montant des sanctions ne sont pas exigés des candidats 4. Néanmoins. il est possible d’accompagner la réclamation d’une demande de sursis de paiement. Quelle est la première étape de ce recours ? Dans quel délai doit-il être exercé et auprès de qui ? Ce recours dispense-t-il la société du paiement des majorations d’impôts et pénalités envisagées ? La première étape du recours contentieux est constituée de la réclamation préalable devant le service des impôts du lieu d’imposition. si les actionnaires ont été convoqués mais que le commissaire aux comptes lui ne l’a pas été.

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